182. De la nature à la Création

INTRODUCTION

Durant les siècles derniers, considérés comme des siècles où la chrétienté prédominait tout au moins en Occident et partiellement au Proche Orient, la Nature (espace-matière-temps) était la Création, sachant que cette conviction que nous partageons, était aussi accompagnée d’erreurs notables telle l’affirmation soi-disant basée sur le texte biblique que la terre était plate et non ronde.

Mais aujourd’hui à notre époque de « déchristianisation », entre autres due à ces erreurs, ce qui était considéré comme la Création devint la Nature tout simplement parce que le Créateur est passé aux oubliettes de par un scientisme relativement généralisé érigé quasiment comme doctrine immuable ! Le mouvement du balancier de la « connaissance » était passé à l’autre extrême. Pourtant la théologie existentialiste nous offre des pistes de réflexion intéressantes pouvant sérieusement satisfaire la raison par rapport à l’existence de Dieu. Nous avons repris maints concepts et argumentaires de l’ouvrage de Fritz BURI Theologie der Existenz ; Verlag Paul Haupt Bern u. Stuttgart 1954.

 

1. La relation (essence) indispensable à l’existence et l’existence indispensable à la relation

D’un point de vue de la « théologie existentialiste » la relation ontologique fondamentale (= vie, relation, amour, essence au sein de la Trinité = ELoHiM : pluriel de EL et Incarnation : Jésus Dieu et Homme : la relation ciel-terre et terre-ciel ; relation ontologique Dieu-Nature) impliquant l’existence fondamentale du Tout Autre (= différence fondamentale totale nécessaire de deux réalités pour une possibilité de relation fondamentale, à savoir YHWH le Tout Autre qui EST comme dit par nécessité existentielle d’altérité fondamentale) est indispensable pour que quelque chose puisse exister.

Nous constatons en effet que les « relations », interactions, toujours de type limité, intermédiaire et partiel… au niveau de la Nature qui existe, impliquent des réalités nécessaires à la fois de « principe initiateur, déclencheur global », « d’origine » et à la fois d’essence, de relation toutes deux interdépendantes et non éludables. Nous ne pouvons qu’aboutir à la relation avec le Tout Autre et par là à Son existence fondamentale, ontologique (cf. écrit « La preuve ontologique » pour davantage de précisions et de démonstrations).

C’est pourquoi Jean-Paul Sartre philosophe athée arrive à une conclusion radicalement logique et au bout du compte honnête que « rien n’existe », affirmation ayant même donné lieu à des quolibets et des dessins humoristiques…

La réflexion sur l’existence est dépendante de la réflexion dite d’essence ou de la relation fondamentale avec le Tout Autre. Celui-ci s’est pleinement incarné en Jésus-Christ. Il a « fusionné » avec l’humanité rendant fondamentalement possible ladite relation malgré la nécessaire et logiquement paradoxale différence fondamentale du Tout Autre.

La réflexion d’essence est tout aussi dépendante de la réflexion d’existence pour que quelque chose puisse tout simplement exister. En effet si rien n’existe à la base la relation est impossible.

Ainsi il faut à la fois la différence fondamentale et à la fois la capacité relationnelle allant jusqu’à la capacité de fusion fondamentale totale, condition de possibilité de l’existence. (Cf. écrit « La preuve ontologique » pour davantage de précisions et de démonstrations).

Tous ces éléments, certes évoqués ici très sommairement, peuvent commencer à satisfaire la raison ou en terme biblique la « sagesse » (HaKeMaH et sophia : sagesse, intelligence, raison) qui sera à distinguer de la simple perception scientifique d’observation et d’explication et par là faire repasser la Nature à la Création.

2. La raison est à distinguer d’une simple perception scientifique d’observation et d’explication

La raison devient de la sorte davantage qu’une simple perception scientifique d’observation et d’explication logiquement tentée par le rationalisme absolutiste athée.

Cette perception est pourtant toujours limitée parce qu’elle est et sera indéfiniment en incapacité d’avoir une vision globale de la Nature, du Monde. En effet, toute découverte ouvre systématiquement quasiment à l’infini de plus en plus de nouveaux champs de recherches et d’investigations. Toute découverte, par les nouveautés par-là mises en évidence, démontre de surcroît la relativité des interprétations inédites de la réalité liée aux perspectives et contextes divers auxquels on est confronté au fil du temps.

La réflexion existentialiste permet à la raison, au champ d’investigation plus large que la simple perception scientifique d’observation et d’explication, d’aboutir à la vérité de la transcendance telle décrite dans le premier paragraphe. Là encore, la Nature ne peut que « raisonnablement » redevenir Création.

 

3. Liberté

Comme la Nature avec ses catastrophes n’est pas parfaite, ni l’homme avec ses imperfections notoires, le Créateur pourrait ne pas être parfait.

C’est là qu’intervient la liberté donnée par le Créateur à l’homme condition de possibilité de l’amour, de la relation fondamentale et aussi par-là de la perfection. Sans liberté, relation et/ou amour, il ne peut y avoir de perfection sinon nous ne pourrions que sombrer dans la dictatoriale et oppressive robotisation de l’homme, fondamentalement imparfaite parce que par définition sans existence propre, incapable d’être soi, donc non apte au relationnel de fond.

La robotisation ne permet donc aucun échange réel et authentique de vis à vis ni de réflexion comparative. La raison intégrant la réflexion existentielle et essentielle, comme décrit plus haut, ne peut se contenter de cette robotisation dont la manifestation majeure dans l’Eglise est le sacramentalisme religieux figeant l’existence et la relation dans le rite répétitif et impersonnel (Theologie der Existenz Fritz BURI Verlag Paul Haupt Bern Stuttgart 1954 ; p.107ss).

Le sacramentalisme figé est en outre un ersatz d’accomplissement eschatologique de type ecclésial impérialiste dénominationnel. Il est une robotisation religieuse d’origine humaine relativement intangible attribué aux sacrements, aux ministères, aux divers rites, aux églises-bâtiments même esthétiques etc… Il s’agit d’une forme eschatologique pyramidale, cérémonielle installée et organisée sur terre sur la durée, notamment avec l’aide du culte de Mammon (= démon de l’argent).

Au départ lors de la chute, l’homme a librement choisi de refuser par sa désobéissance la proposition d’amour et de relation fondamentale du Créateur parfait d’où son imperfection et par voie de conséquence celle de la Création dont il est le gérant.

La relation existentielle ontologique fondamentale fut donc rompue ce qui aurait dû entraîner à terme la disparition de l’existence avec le retour au tohu-bohu intégral, le néant, totalement mortifère déjà intervenu suite à la révolte-chute de Lucifer ayant eu lieu entre Genèse 1:1 et Genèse 1:2.

Dieu en soi, existence (YHWH) et essence (EloHiM-Trinité relation avec le vis à vis et comparative par la tridimensionnalité donc suffisante, Amour) pourrait se suffire à Lui-même. Toutefois l’existence en soi a toujours besoin d’altérité exponentielle créatrice, d’engendrement, de créativité, de vie sans limitations relationnelles, de liberté et d’amour.

Ainsi de par Son existence et essence d’amour, de vie (Créateur) donc de créativité, de partage, Dieu a restauré (métamorphosé) la création suite au tohu-bohu, avec la création d’un vis à vis, l’être humain semblable à Lui, lui aussi tridimensionnel (homme, femme, descendance ; esprie, âme et corps) placé de ce fait au sommet de Son œuvre restaurée.

Ce dernier, comme dit, chuta aussi de par la liberté qui lui fut donnée.

Dieu de par Son existence et Son essence ne pouvait que mettre en place la séance de rattrapage par l’Histoire du Salut dans la durée, le temps, pour redonner une chance de restauration-métamorphose une fois de plus par la liberté choisie de foi et de confiance, rendues à nouveau possibles par grâce pour l’homme imparfait ou pécheur.

Cette possibilité de restauration consiste dans le fait que Dieu a reproposé la liberté de choix à l’être humain par les quatre Alliances au cours de l’Histoire et celle à la fois historique et éternelle de la Croix et de la Résurrection, l’Agneau sur le Trône, sous-tendant et validant les quatre autres dès la Genèse jusqu’à l’Apocalypse (cf. REdV n°165 « Une en quatre et quatre en une »).

La Nature, de la sorte malgré tout encore Création parce qu’intermédiaire car pas tout à fait tohu-bohu mais tout de même « champ de bataille », peut dans la foulée elle aussi être délivrée de la corruption via cette restauration humaine. Elle peut, elle aussi, redevenir pleinement et surtout de toute évidence pour tous, la Création originelle parfaite. Notons qu’il se trouve que notre corps physique fait lui aussi partie de cette Nature… !!! (Romains 8:19-23). Ainsi la Nature repasserait de nouveau à la Création parfaite originelle. Ce serait tout à fait conforme à la réflexion de la raison concernant l’existence et l’essence réintégrant pleinement l’être humain esprie, âme et corps dans la réconciliation de toutes choses.

 

4. Voile et Révélation

Si la raison nous mène logiquement à des évidences de Vérité concernant Dieu, le salut, la Bible, nous constatons que majoritairement seule la perception scientifique d’observation et d’explication par définition limitée est prise en compte dans le monde.

Il s’agit de la Nature et de l’homme recouverts d’une sorte de « voile » obscurcissant qui n’a rien à voir avec la raison. Ce voile doit donc être raisonnablement déchiré (Matthieu 27:51 ; Marc 15:38 ; Luc 23:45) par la Révélation restaurant la foi et la confiance en Dieu et remettant en évidence la réflexion de la raison.

Cette foi ne peut qu’engendrer logiquement et raisonnablement la « vue » et le retour sans délai dans le contexte paradisiaque qui permettra le retour de la Nature intermédiaire espace-matière-temps à la Création paradisiaque originelle éternelle.

La Révélation n’est Révélation que si elle restaure sans attendre la connaissance raisonnable, de sagesse, accompagnée des accomplissements d’évidences tangibles, perceptibles et visibles dit apocalyptiques et eschatologiques ! (Apocalypse 1:1 ; Apocalypse 19:10 ; Apocalypse 22:16 ; cf. écrit « La preuve ontologique » pour davantage de précisions et de démonstrations).

Pourquoi la Révélation est-elle nécessaire ? Parce que la perception scientifique d’observation et d’explication rationaliste n’a pas la capacité, ni même la volonté (cf. voile) de percevoir autre chose au-delà de l’espace-matière-temps, ce que peut faire la raison. Cette perception, comme dit, trouve ses limitations de par les transmissions relatives des systèmes d’interprétations et de connaissances évoluant au cours de l’histoire, du temps.

Mais la perception scientifique d’observation et d’explication peut s’autoriser de s’approcher tout de même de la raison à partir du moment où elle accepte de se confronter positivement même de façon critique (cf. nécessité de la liberté ; cf. recherches positives Bible et Sciences) aux problématiques bibliques existentielles (YHWH : est, par nécessité existentielle) et essentielles (ELoHiM ; vie, relation, amour, foi, confiance) telles décrites plus haut. De même la raison elle-même faite en partie de la perception scientifique d’observation et d’explication doit se confronter positivement à elle mais aussi de façon critique, sous peine de dérives obscurantistes et souvent absolutistes comme durant le Moyen-Age et aujourd’hui dans certains milieux dits chrétiens dangereusement « crédules ».

C’est pourquoi nous pouvons aborder la problématique eschatologique ou de la fin des temps avec la raison englobant nécessairement la « Révélation ».

Comme par ailleurs la raison nous démontre objectivement le Nom, l’Identité existentielle de YHWH et essentielle d’ELoHiM, nous sommes pleinement autorisés à nous diriger vers l’Écriture, la Bible qui justement est le seul livre qui nous Le révèle ainsi nommé et considéré.

La Bible et plus particulièrement l’Apocalypse nous révèlent justement l’indispensable problématique eschatologique d’accomplissement.

 

5. L’impossibilité de la dichotomie temporelle d’après la raison

La raison ne peut admettre de dichotomie temporelle ou de quelque autre ordre que ce soit, entre justification et accomplissement ou conséquences concrètes de la plénitude de l’acquis de la justification.

C’est comme si un non-lieu en justice n’était pas appliqué immédiatement. La raison nous dit dans le cas d’un non-lieu que l’on passe de la prison au retour à maison, à l’air libre. En eschatologie le justifié passe sans délai de la prison espace-matière-temps à la maison céleste, notamment sans passer par la mort ou l’exécution capitale !!! Cela paraît tout à fait logique, évident, raisonnable, sage et en l’occurrence juste.

Là encore la raison nous fait passer par la liberté de choix de l’homme indispensable à la perfection. La justification, si elle est librement et raisonnablement acceptée dans sa plénitude et considérée comme parfaite (repentance, conversion), doit être suivie de la même libre acceptation raisonnable de la restauration parfaite immédiate de la Nature en Création originelle qui inclut nécessairement celle de notre corps terrestre. La raison nous dit que l’un ne va pas sans l’autre sous peine d’un discrédit certain dont nous subissons les désastreuses conséquences notamment au niveau de l’efficacité de la mission !

Là encore le voile mensonger du Dragon s’oppose à la raison et la foi incluant l’accomplissement eschatologique immédiat pourtant voulu par Jésus dès Apocalypse 1 et même avant. Il faut par conséquent la Révélation qui dévoile justement ce qui est caché, obscurci contre tout ce qui peut être raisonnable et logique !!!

6. L’Esprie Sainte réduit la dichotomie temporelle en coachant le combat de la foi des croyants

La foi, qui veut aller au-delà de ce qui est caché n’est de la sorte pas opposée à la raison, bien au contraire !

En harmonie avec la raison (sagesse), elle fait confiance et se veut combative pour bénéficier du ministère de Révélation, de transformation, de restauration, de métamorphose de notre corps et de la Nature en Création exercé par notre Maman céleste, le Coach divin, YHWH TzaeBaOTH (=YHWH des Armées ; combat), l’Esprie Sainte.

C’est Elle qui a déjà procédé à une première restauration-métamorphose au début de la Genèse avant la création de l’être humain et c’est encore Elle qui accomplira la seconde restauration-métamorphose complète de l’homme et de la Nature ou Création intermédiaire (cf. 2 Corinthiens 3:14-18).

Depuis la Pentecôte, où Elle a été répandue, nous nous trouvons actuellement dans Son Alliance. Cette Alliance de l’Esprie Sainte doit le plus rapidement déboucher sur l’Alliance de Gloire de la Révélation comprenant l’Eglise des Vainqueurs montée et siégeant avec Christ sur le Trône. Encore faut-il reconnaître Son Identité maternelle féminine divine et Son rôle d’engendrement des croyants métamorphosés au 3ème ciel ainsi que celui du combat de la foi qu’Elle veut coacher chez eux dans ce but en tant que YHWH TzaeBaOTH.

 

7. Quelle est l’Alliance valide aujourd’hui aux yeux de YHWH ELoHiM ?

Jésus-Christ Glorifié a institué en dernier la quatrième Alliance de Feu de Lumière et de Gloire de l’Histoire du Salut. Il s’agit de celle qui est considérée par YHWH ELoHiM comme la plus actuelle et souverainement voulue par Lui pour nous aujourd’hui !!! (Cf. REdV n°165 « Une en quatre et quatre en une »)

Rappelons que la première Alliance ou Ancien Testament révèle particulièrement le Père. La seconde Alliance révèle particulièrement le Fils dans les Évangiles. La troisième Alliance révèle particulièrement l’Esprie Sainte par Son rôle et Ses actions avec Son témoignage à Christ dans les Actes et les Épîtres.

La quatrième Alliance complète instituée par Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1:17-18 : baptême de Gloire ; 3:20 ; Ste Cène de Gloire) révèle le Père (Apocalypse 1:4b), l’Esprie Sainte (Apocalypse 1:4c), le Fils (Apocalypse 1:5ab) c’est à dire YHWH ELoHiM dans Sa globalité et plénitude ET l’Eglise métamorphosée, montée de l’Eglise des Vainqueurs, prêtres et rois (Apocalypse 1:6 ; cf. écrit « selon YHWH » n°159).

Cette dernière Alliance eschatologique de l’Histoire du Salut allant vers sa fin, est pour Dieu la seule valable aujourd’hui et doit donc être par voie de conséquence être la seule valable historiquement parlant pour nous aujourd’hui, sachant que la Croix et la Résurrection à valeur d’Éternité sous-tend et valide toutes les quatre Alliances temporelles (cf. REdV n°165 « Une en quatre et quatre en une »).

Un des pièges de l’Ennemi au cours de l’Histoire fut de cantonner plus ou moins les croyants dans les arcanes d’une Alliance plus ancienne, dépassée, leur faisant croire par là qu’ils étaient « dans le coup », là où il fallait aux yeux de Dieu !!!

Israël, de par les exils n’était que très peu là où il fallait à savoir au Pays promis, à Jérusalem, au culte du Temple !

Israël n’a pas reconnu en Jésus le Messie. Même les disciples ont fui au moment de la Passion.

L’Eglise primitive de type charismatique a eu les pires difficultés pour ne plus évoluer en partie dans l’Ancienne Alliance malgré le ministère très puissant de l’Esprie Sainte. Elle n’a pas davantage accepté l’Alliance de Gloire instituée par Jésus-Christ Glorifié, parce qu’elle n’a pas pleinement compris le rôle maternel de l’Esprie Sainte devant nous enfanter à nouveau En-Haut. Elle n’est même pas restée dans la troisième Alliance de l’Esprie Sainte d’où la « dépression romaine » de l’Eglise durant plusieurs siècles.

Aujourd’hui l’Eglise est redevenue partiellement charismatique mais n’a toujours pas accepté la quatrième Alliance de Gloire eschatologique apocalyptique ! Bref, jusqu’à quand sera-t-elle en retard pour prendre le bon train du Seigneur ???

Si elle prend un train qui était certes le bon dans le passé mais qui aujourd’hui ne mène plus nulle part, il est très difficile d’en changer. Une fois qu’on est dedans, on est dedans, à moins de tirer la poignée alarme pour le faire arrêter et en sortir. Mais attention aux amendes ou réactions des traditionalistes !!! C’est exactement comme dans la « Tradition » : on s’y croit parce qu’on est embarqué et lancé à toute vitesse envers et contre toute raison ou sagesse parce que cela ne mène plus nulle part sans qu’on en soit conscient !

Pourquoi le train de la quatrième Alliance est-il le bon ? Parce que les modalités et la destination aboutissent clairement dans l’immortalité au Trône aux côtés de Jésus ! (Apocalypse 3:21). Seul le terminus de la gare du Paradis est raisonnable puisque c’est très exactement de là qu’Adam et Eve ont été expulsés !

 

Conclusion

Suffit-il d’avoir raison ? Suffit-il d’être sage ? Nous voudrions que ce soit le cas mais cela ne suffit évidemment pas. L’obscurantisme opposé à la Lumière reste trop souvent la norme car le voile jeté sur le monde et notamment l’Eglise est très épais.

Le salut total des filles et fils révélés esprie, âme et notamment corps sauvé rendant possible la délivrance de la Nature pour redevenir pleinement Création est tout à fait raisonnable et logique (Romains 1:19ss ; Romains 8:19-23).

Accordons notre foi à l’évidence de la sagesse (HaKeMaH : sagesse, raison, prudence, intelligence, expérience, art, adresse) qui commence par le respect (YiReAH : révérence, considération, respect, crainte ; à commencer par l’acceptation raisonnable de foi de Son existence, essence et plan de salut abouti) de YHWH ELoHiM (cf. Proverbes 1:7 ; Proverbes 9:10).

 

En Jésus, Martin BUSCH

181. Le ressort

INTRODUCTION

Un thème biblique qu’on ne peut éluder est bien celui de l’histoire du salut et plus particulièrement celui de l’annonce, il y a tout de même 2000 ans, non seulement des apôtres mais de Jésus-Christ Lui-même de la proximité de Son retour, de la fin des temps proche, de l’avènement du Royaume de Dieu proche… :

La « génération ne passera pas que… » : Marc 13:30 ; Matthieu 24:34 ; Luc 21:32.

« Le Seigneur est proche » : Hébreux 10:37 ; Matthieu 10:7 ; Marc 1:15 ; Marc 13:29 ; Philippiens 4:5 ; Jacques 5:8 ; 1 Pierre 4:7 ; Apocalypse 1:3 ; Apocalypse 22:10.

« Le bientôt » : Romains 16:20 ; Apocalypse 1:1 ; Apocalypse 3:11 ; Apocalypse 22:7,12,20.

Certains vont même jusqu’à oser dire que Jésus et les apôtres se seraient trompés ou alors ils cherchent à relativiser les choses de différentes manières en disant que ce n’était pas ce qu’ils voulaient vraiment dire etc…

Il est par ailleurs vrai que le messianisme juif exprimé par les prophètes, prône une proximité temporelle évidente du Messie souffrant suivi dans la foulée du Messie régnant.

Nous nous trouvons par conséquent devant un problème sérieux !

Essayons de l’aborder par le schéma du ressort :

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1. Le ressort

Que nous apprend le ressort ?

– Il a un commencement et une fin et nous pouvons imaginer au milieu du ressort une ligne droite fléchée qui part d’une extrémité du ressort à l’autre extrémité.

– Un ressort a une succession de cercles identiques qui se répètent en évoluant et progressant autour de ladite ligne droite.

– Un ressort peut être compressé pour ne laisser apparaître au bout du compte qu’un cercle. Il peut aussi au contraire être étiré jusqu’à ne plus être un ressort mais une bout de métal déformé et sans utilité, juste bon à être jeté.

 

a) L’Histoire linéaire

Pour décrire l’Histoire, ce schéma du ressort avec la ligne fléchée fait référence à un début et à une fin linéaire, ce qui la met dans une position intermédiaire entre ce qui « est » avant le début et ce qui « est » après la fin et en même temps « au-delà » (éternité) pendant le déroulement de l’Histoire. Si elle n’était pas intermédiaire, elle serait éternelle parce que sans début et sans fin, ce que nous rejetons (pour la démonstration cf. écrit « La preuve ontologique) ».

L’Histoire a un aspect linéaire limité c’est à dire qu’elle évolue de l’origine puis du passé dans le présent et vers l’avenir lequel se terminera à un moment donné.

L’Ecclésiaste, Salomon, a bien compris cet aspect linéaire limité :

« Il (Dieu) fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur (êtres humains) cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. » (Ecclésiaste 3:11)

Certains penseurs restreignent l’histoire, le temps à cette linéarité ainsi décrite.

 

b) L’Histoire circulaire

Le schéma du ressort propose aussi le cercle qui reste identique et répétitif tout au long de l’Histoire, du commencement à la fin.

Là encore l’Ecclésiaste, Salomon l’a compris tout autant :

« Ce qui a été, c’est ce qui sera et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’il est une chose dont on dise: Vois ceci, c’est nouveau ! Cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient pas de ce qui est ancien et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard. » (Ecclésiaste 1:9-11)

« Ce qui est, a déjà été et ce qui sera a déjà été et Dieu ramène ce qui est passé. » (Ecclésiaste 3:15)

L’être humain se rend moins compte, n’a pas « souvenir » de cette réalité circulaire de l’Histoire et croit, à chaque génération nouvelle, avoir « réinventé la poudre ». Mais en réalité l’Histoire n’est pas simplement linéaire mais se répète inlassablement dans ses aspects structurels semblables au cours du son déroulement. Le philosophe Kant a à juste titre dit que « l’être humain est un animal qui n’apprend rien du passé ». Autrement dit l’être humain n’a pas compris cet aspect circulaire répétitif et de ce fait n’en tire aucun enseignement, commet de ce fait au fil des siècles les mêmes erreurs et succombe aux mêmes tentations !

 

c) L’Histoire compressible

Le schéma du ressort propose de surcroît la possibilité d’allongement, de prolongation ou de rétrécissement ou de raccourcissement ! La relativité du temps a été démontrée par Einstein et affirmée bien avant par Moïse et l’Apôtre Pierre : « Mille ans sont comme un jour et un jour sont comme mille ans » (Psaume 90 ; 2 Pierre 3:8 ; cf. REdV n°164).

Marc 13:20 nous révèle aussi que Dieu, Maître de l’Histoire, peut la compresser : « Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il les a abrégés, à cause des élus qu’il a choisis »

Même si nous ne pouvons connaître ni le jour ni l’heure, l’Apôtre Pierre affirme que les chrétiens peuvent compresser le ressort, c’est à dire HÂTER par leur attente authentique liée à leur sanctification, l’avènement du jour de Dieu :

« Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! » (2 Pierre 3:11-12)

Ces textes démontrent que le Seigneur dans Sa souveraineté comme les croyants veulent compresser le ressort, c’est à dire que leur but est de passer « bientôt », rapidement, de l’Histoire, avec ses aléas terribles de souffrances, à l’Éternité de la félicité !!!

 

2. Le déjà et le pas encore : Hébreux 2:5-9.

« En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons. Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous. »

Ce texte résume clairement l’enseignement paradoxal « du déjà et du pas encore ». Tout est déjà soumis à Jésus mais ce n’est pas encore visible, finalisé dans les faits. C’est juridiquement accompli, validé à cause de Sa mort mais pas pleinement réalisé. La visibilité prouvant que « toutes choses lui soient soumises » n’est pas encore évidente. Ce qui donnera la visibilité à cause du plein accomplissement c’est l’apocalyptique ou la Révélation qui justement révèle ce que nous ne voyons pas encore !!!

Quand l’épître aux Hébreux fut écrite l’Apocalypse ne fut pas encore vécue ni par voie de conséquence rédigée par Jean. Mais à partir du moment où Jésus-Christ Glorifié est visiblement apparu à Jean, le contenu des sept lettres aux églises démontre clairement que l’enseignement du « déjà et du pas encore » n’était plus d’actualité aux yeux du Seigneur.

Jésus-Christ Glorifié et surtout Révélé, visible, voulait apparaître et œuvrer comme tel en exhortant à la formation de l’Eglise des Vainqueurs ayant le même corps que Lui, étant réellement Son corps, étant réellement assise sur le Trône avec Lui comme Son Épouse !!! C’est là que nous pouvons remarquer que le processus apocalyptique doit « compresser » le ressort, mettre fin à l’Histoire et accomplir visiblement et effectivement la promesse du « Je viens bientôt » suivi du « Amen, viens Seigneur Jésus » (Apocalypse 22:20).

Si telle est la volonté du YHWH ELoHiM de compresser le ressort de l’Histoire et en faire un cercle d’Éternité, par déduction nous savons que le Dragon veut évidemment faire l’inverse en tirant sur le ressort pour en faire un bout de métal « sans ressort », inutile, « mort », à jeter à la poubelle, à assimiler au tohu-bohu infernal général. C’est pourquoi nous assistons à 2000 longues années de tiraillements du ressort dans un sens et dans l’autre au gré des réveils et des scléroses se succédant, maintenant bon an mal an l’Histoire, l’espace-matière-temps ! Comment expliquer cela ??? Cela paraît tout à fait incroyable !!!

 

3. Seul l’accomplissement de la mission cardinale permet la venue de la fin !

L’accomplissement du commandement cardinal (Matthieu 28:19-20) conditionne clairement la venue de la fin !!! En d’autres termes, la fin ne viendra pas aussi longtemps que la bonne nouvelle du Royaume ne sera pas prêchée dans le monde entier !!! C’est de la responsabilité de l’Eglise, responsabilité qu’elle n’a pas pu assumer ni assumée puisque l’Ennemi a encore la possibilité de tirer en longueur le ressort pour prolonger le plus possible son règne maléfique sur terre, voire de le pérenniser !

Les cercles du ressort continueront à se succéder jusqu’à ce que l’Evangile soit prêché au monde entier, d’où son combat pour empêcher par tous les moyens cette prédication.

Vu que nous sommes encore dans le ressort de l’Histoire nous ne pouvons que conclure que l’Evangile n’a pas encore été prêché au monde entier :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24:14)

« Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin… Ce ne sera que le commencement des douleurs. Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations. car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprie Sainte… » (Marc 13 : 7…13)

« Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, l’Esprie Sainte survenant sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1:7)

 

4. Comment l’Evangile pourra-t-il être prêché au monde entier ?

La réponse est ni plus ni moins lorsque le premier cavalier sur son cheval blanc partira pour vaincre et vaincra effectivement (cf. Apocalypse 6:2) !!! Il s’agit de l’Eglise des Vainqueurs née En-Haut de notre Maman l’Esprie Sainte préalablement survenue sur nous, moment où nous avons été conçus, intégrés, en Son sein maternel !

« Je regardai et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6:2).

Cette Eglise des Vainqueurs victorieuse est semblable à son Seigneur Jésus-Christ apparaissant plus tard Lui aussi sur son cheval blanc dont le nom est Fidèle, Véritable, PAROLE DE DIEU ! L’Eglise des Vainqueurs montée sur le Trône en tant qu’Épouse, porte obligatoirement le nom de son Epoux à savoir Fidèle Véritable, Parole de Dieu (cf. Apocalypse 2:17b+c ; Apocalypse 3:12). C’est pourquoi elle ne sera capable de réaliser le commandement missionnaire de Jésus Ressuscité qu’à partir du moment où elle porte l’identité Fidèle, Véritable, Parole de Dieu car on ne peut faire sans être et cela fait 2000 ans que l’Eglise veut faire sans être !!! Inutile de faire un dessin sur l’Histoire de l’Eglise à ce propos !!!

« Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même ; et il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. Les armées (Anges et Eglise des Vainqueurs) qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc et pur (cf. aussi Apocalypse 19:8). » (Apocalypse 19:11-14)

Le résultat du travail de l’Eglise des Vainqueurs semblable à son Epoux dont elle porte l’identité, le nom, Fidèle, Véritable, Parole de Dieu, est décrit en Apocalypse 7 où enfin l’Israël messianique et des hommes de « TOUTES les nations, tribus, peuples et langues » pourront se tenir devant le Trône parce qu’ils auront lavé leur vêtement dans le sang de l’Agneau !!! La Parole de Dieu aura été prêchée fidèlement et en vérité donc efficacement dans le monde entier seulement à ce moment-là par l’Eglise des Vainqueurs.

Pourquoi encore l’Eglise des Vainqueurs seulement ? Parce qu’elle sera en outre l’exaucement de prière de Jésus Lui-même où Il la décrit clairement notamment dans son unité parfaite et dans la gloire En-Haut conditions de possibilité d’une évangélisation efficace où le monde pourra enfin croire :

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17:20-24)

5. La chronologie de l’Alliance de Gloire de l’Apocalypse

Nous retrouvons clairement l’ordre chronologique de l’Apocalypse comprenant la formation de l’Eglise glorieuse couronnée des Vainqueurs, victorieuse par la Parole de Dieu prêchée fidèlement et véritablement au monde entier, sans compter tout le processus apocalyptique ultérieur enclenché jusqu’à la fin du monde !!! Ainsi le ressort sera de plus en plus compressé, l’espace-matière-temps, l’Histoire-ressort sera de plus en plus compressée, l’Eternité dans la félicité éternelle s’approchera de plus en plus jusqu’à son avènement en Apocalypse 21:1ss !

Nous ne pouvons que comprendre l’importance de l’enjeu lié à la formation de l’Eglise des Vainqueurs seule capable de réussir la mission au niveau mondial !!!

Nous comprenons mieux les exhortations « pressantes et musclées » de Jésus-Christ Glorifié dans les sept lettres aux églises !!! Il voulait d’emblée compresser le ressort et mettre un coup d’arrêt définitif aux va et viens « interminables » du ressort de l’Histoire !

En instituant l’Alliance de Gloire avec toutes Ses promesses et aussi tous les devoirs de l’Eglise pour vaincre (« contrat » d’Alliance dans les sept lettres), Il institue clairement la proximité de la fin qui ne dépend plus que de ceux qui sont appelés à « vaincre » pour compresser le ressort de l’Histoire. La balle est clairement dans notre camp !!!

C’est pourquoi la proximité du Royaume fut autant proclamée à juste titre par Jésus et les Apôtres ! L’institution de l’Alliance de Gloire quelques décennies après la résurrection, comportant un premier RETOUR en Gloire de Jésus, permettait d’affirmer honnêtement la proximité temporelle parce que potentielle dont nous avons parlé plus haut !

 

Conclusion

Ensemble comprimons le ressort de l’Histoire, hâtons le jour du Seigneur en respectant notre part de l’Alliance de Gloire instituée par Jésus-Christ Glorifié il y a si longtemps !!!

En Jésus, Martin BUSCH

180. Féminité de la ROUaCH KoDeSCH et salut du corps

INTRODUCTION

La féminité de l’Esprie Sainte, la Pneuma Sainte, la ROUaCH KoDeSCH troisième personne de la Trinité peut provoquer les questions « Pourquoi créer un nouveau problème de doctrine avec risques de nouvelles divisions, d’une nouvelle dénomination ? Seul Jésus compte ! Qu’est-ce que cela change ? A quoi ça sert ? etc.… ».

Pour commencer ROUaCH est au féminin en hébreu et il nous semble inconvenant pour ne pas dire irrespectueux vis à vis de la troisième Personne de la Trinité de procéder à une traduction au masculin. Par exemple, si on appelait une personne Martin alors qu’elle est une femme, cela ferait désordre et c’est d’autant plus grave s’il s’agit de la ROUaCH KoDeSCH !

Si l’être humain à savoir « mâle, femelle et puis descendance » a été créé à la ressemblance de YHWH ELoHiM, où est la Personne de la Trinité qui correspond à la femme, à Eve la Mère ? Arrêtons tout simplement de faire mentir la Parole de Dieu en ne considérant pas la féminité de la ROUaCH KoDeSCH qui justement occupe cette place glorieuse et merveilleuse à part et spécifique aux côtés du Père et du Fils !

Quand Jésus explique à Nicodème qu’il nous faut naître à nouveau et En-Haut de la ROUaCH ou Pneuma pour entrer dans le Royaume des Cieux, Il prouve qu’Il connaissait Sa féminité. Personne ne naît d’un homme mais uniquement d’une femme et c’est d’autant plus vrai de par notre Nouvelle Naissance de la ROUaCH KoDeSCH, notre Mère céleste. Les Paroles adressées à Nicodème ne sont pas des mythes, des images ou encore des symboles et c’est bien ainsi que ce dernier avait compris les Paroles du divin Maître vu qu’il Lui a demandé comment un vieux pouvait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et [re]naître (Jean 3:4).

Nous invitons enfin à une relecture des Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs n°131, 159 et 162 entre autres pour les démonstrations plus détaillées se voulant basées sur les textes bibliques originaux hébreux et grecs.

 

1. La ROUaCH KoDeSCH à égalité avec le Père et le Fils nécessite qu’Elle occupe une place à part entière totalement spécifique dans la Trinité de par Sa Féminité

L’égalité de la ROUaCH KoDeSCH avec le Père et le Fils implique qu’Elle ait une spécificité bien à Elle. Elle la possède par sa féminité et par là son identité de Mère au même titre que le Père qui a la spécificité d’être Père et au même titre que le Fils qui a la spécificité d’être le Fils.

Elle est Mère parce qu’Elle est d’abord la Mère divine de Jésus en tant qu’Épouse du Père, comme Marie est Sa mère humaine terrestre mais seulement épouse de Joseph après son mariage avec lui qui a suivi.

C’est Elle la véritable « Reine du Ciel » (Psaume 45:8) et non pas Marie. Une lecture attentive des textes des Évangiles en grec parlant de l’Incarnation nous le démontre clairement (REdV n° 131 pour la démonstration). Elle ne peut être réduite, au titre de cette égalité, à une soi-disant émanation sous forme de souffle ou d’haleine du Père…

Elle est la première Personne de la Trinité spécifique clairement citée dans le texte biblique en Genèse 1:2, ce qui lui donne une place primordiale notamment dans la création du monde animal, de l’être humain et la métamorphose par la Parole (DaBaR) et la Lumière (OR) du tohu-bohu provoqué par la chute de Lucifer et de ses anges après la création initiale de Genèse 1:1 ! La manifestation de la Parole (Parole faite chair) et de la Lumière (Je suis la Lumière du monde) pourrait dans le contexte d’éternité et non de temps, de succession ou d’hiérarchie faire référence à la naissance divine du Fils participant à part entière avec Son Père et Sa Mère (ELoHiM = Dieu au pluriel = Père, Esprie Sainte, Fils et YHWH dans leur Unité) à la création et la métamorphose du tohu-bohu (Jean 8:58 ; 10:30 ; 15:15 ; Colossiens 1:15-17).

Par ailleurs le couple humain, homme et femme devant donner naissance à un enfant, l’ensemble familial à l’image d’ELoHiM-Dieu (Genèse 1:26-28) nécessite la place féminine de Mère (Eve signifie d’ailleurs « Mère ») de la ROUaCH KoDeSCH (cf. ELoHiM pluriel de El-Dieu donc trois personnes divines Père, Mère, Fils = pluralité).

Nous réaffirmons en outre cette ressemblance au niveau de l’unité de YHWH (Deutéronome 6:4) quand nous Le mettons en parallèle avec l’individu humain « un en trois » au niveau de son esprie correspondant à l’Esprie Sainte, de son âme correspondant au Père Créateur et de son corps correspondant à Jésus-Christ.

 

2. La féminité de la ROUaCH KoDeSCH évite des confusions quant au processus du salut complet et total du croyant

Ne confondons pas, comme le font certains, la repentance-conversion (fécondation, foi, pardon des péchés par la Croix et la Résurrection) avec l’immersion-baptême dans la ROUaCH KoDeSCH.

Celui qui s’est repenti-converti, donc juridiquement justifié, pardonné, peut être littéralement, concrètement, totalement intégré dans Son sein maternel tel un fœtus appelé à se développer ainsi nourri de Feu et de Lumière divine par « cordon ombilical » (= à la fois Esprie Sainte EN nous et SUR nous par le baptême, l’immersion en Elle, suivi du processus de métamorphose dans la croissance dans la vie charismatique sur terre) pour aboutir au terme à la Nouvelle Naissance En-Haut dans le Royaume des Cieux, esprie, âme et corps (Vainqueur, formation de l’Eglise des Vainqueurs En-Haut avec montée sur le Trône en tant qu’Épouse de Christ).

Ne pas comprendre ce processus complet qui est un réel engendrement du sein de la ROUaCH KoDeSCH, implique un salut partiel et incomplet.

Cet engendrement de notre Mère divine ressemble parfaitement à l’engendrement physique terrestre le qualifiant à juste titre de Nouvelle ou Seconde Naissance !

Cet engendrement rendu possible par l’identité féminine de la ROUaCH KoDeSCH implique par conséquent clairement le salut total y compris celui du corps !

3. Conséquences néfastes de l’enseignement traditionnel chrétien

L’enseignement chrétien habituel du salut exclut notamment le corps qui doit de ce fait obligatoirement mourir et ne retient que l’âme et l’esprie dans ce processus tout en maintenant certes et fort heureusement la promesse de rattrapage de la résurrection. Ce salut partiel brise cette unité salvatrice nécessairement globale de l’être humain. La mort du corps ressemble d’ailleurs étrangement aux enfants mort-nés voire avortés sur terre : quels drames !

Ce salut partiel brise aussi, comme nous l’avons vu, à la fois la pluralité trinitaire « familiale » et l’unité indissociable de YHWH ELoHiM ne pouvant tolérer, au nom de ladite unité, de salut fractionné et partiel. Tout cela vient du fait de l’ignorance au bout du compte de la féminité de la ROUaCH KoDeSCH qui veut pourtant exercer Sa maternité salvatrice notamment corporelle à notre égard.

Elle tient une place à part entière spécifique à égalité avec le Père et le Fils qui Lui revient presque « logiquement » et « normalement » de par Sa féminité dans la Trinité !

Ignorer cela implique un spiritualisme hellénique dualiste machiste réduisant l’Esprie Sainte à une simple « émanation » voire « appendice » du Père.

Ainsi cette conception machiste réductrice unisexe masculine d’ELoHiM implique assurément la place secondaire de la femme par rapport à l’homme si souvent injustement méprisée voire martyrisée dans le monde même au sein de l’Eglise à certaines époques, notamment au niveau des ministères.

Ne pas reconnaître l’exemple du couple divin implique la mise en cause du respect du mariage même au sein de l’Eglise (Matthieu 19:6 ; Marc 10:9 ; 1 Corinthiens 7:10). La famille est par là largement remise en cause de ce fait.

Nous y voyons aussi la source théologique et éthique dévoyée d’une intrusion « d’abomination » de type homosexuel et par extension logique lesbien dans l’enseignement et la pratique de certains soi-disant chrétiens dans l’Eglise au nom d’un faux amour soi-disant fraternel d’accueil et de légitimation s’alignant sur les mœurs actuelles du « monde ». Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui puisque la Bible en parlait déjà comme d’une « abomination » (Genèse 19:5 ; Lévitique 18:22 ; 20:13 ; Romains 1:27+32 : 1 Corinthiens 6:10 ; 1 Timothée 1:10). En aucun cas l’Eglise ne doit s’adapter au monde mais le plus possible à la Bible-Parole de Dieu, ce qui est son rôle majeur !

Tout a commencé par le couple (Père et Mère Esprie Sainte), tout doit continuer par le couple (Adam et Eve, Abraham et Sara, Incarnation etc…) et tout doit finir par le couple (Epoux Jésus-Christ et Israël, Israël messianique-Eglise des Vainqueurs, Eglise selon les périodes de l’histoire du salut). L’Ennemi et ses acolytes, pour contrer cela dans une imitation diabolique, a entre autres voulu « séduire, épouser » Eve, les « filles des hommes » pour corrompre l’humanité aussi corporellement (Genèse 3:13 ; 6:1-8 et ss ; Matthieu 24:37-39 : mariages-orgies mis en relation avec le déluge et la fin des temps).

 

4. Comment cela se fera-t-il ?

Lors de l’Annonciation, Marie pose la question à l’Ange du « Comment cela se fera-t-il ? » (Luc 1:34)

Face aux détresses de ce monde, nous déplorons si souvent notre impuissance et nos impossibilités. Comme Marie, dans l’attente messianique, nous nous posons peut-être plus ou moins consciemment le « Comment cela se fera-t-il ? »

La ROUaCH KoDeSCH est Consolatrice, Défenseure, Coach, Inspiratrice, Réalisatrice, Puissance, Feu, YHWH des Armées (ZeBAOTH), Créatrice, Mère divine, d’où « l’avantage » que Sa venue représente selon Jésus (Jean 16:7).

Nous avons la réponse claire et nette dans le Prophète Zacharie :

« Ce n’est ni par puissance ni par force, mais c’est par ma ROUaCH, dit YHWH ZeBAOTH » (Zacharie 4:6). Nous voyons là le mode opératoire de YHWH qui agit certes dans l’unité parfaite et non exclusive mais signifie aussi la spécificité attribuée à la ROUaCH KoDeSCH dans Sa pluralité d’ELoHiM !!!

Dans les Actes :

Jésus ressuscité dit en Actes 1:8 : « Mais vous recevrez une dunamis (puissance), la Pneuma Sainte survenant sur vous » en vue de la réussite de l’évangélisation mondiale qui n’a pas encore eut lieu à ce jour, et de loin. Il faudra attendre Apocalypse 6:2 à associer avec 7:4ss où l’Eglise des Vainqueurs initiale née de nouveau En-Haut sera en mesure de procéder à cette réussite !

De plus Jésus au début de Son ministère, avant qu’Il ne prêche et ne réalise guérisons et miracles, bref, avant qu’Il n’exerce Son ministère, manifeste la puissance, a reçu préalablement la Pneuma Sainte (Matthieu 3:16 ; Marc 1:10 ; Luc 3:22 ; Jean 1:32).

Enfin Jean Baptiste a clairement vu le rapport entre la Pneuma Sainte et le Feu, Puissance à l’origine de la Lumière : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de dénouer ses souliers. Lui, il vous baptisera de la Pneuma Sainte et de Feu. » (Matthieu 3:11 ; cf. Actes 1:5 ; Genèse 1:2-3).

 

Conclusion

Il paraît que le muscle utérin, le myomètre, est considéré comme étant le plus puissant du corps féminin. Il sert à faire naître le bébé venu à terme. Couple, naissances et descendance… Quelle plénitude merveilleuse d’explosion de Vie devenant complète et réelle avec le rôle spécifique de Puissance d’engendrement féminin de notre Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH. Elle accomplit, finalise et nous fait pleinement entrer dans l’accomplissement victorieux apocalyptique par le salut de notre corps via la Nouvelle Naissance En-Haut !!!

En Jésus, Martin BUSCH

179. YHWH protège

INTRODUCTION

Le prophète Sophonie a transmis la Parole de YHWH probablement entre -635 et -625 alors que Juda se vautrait dans les péchés et les infidélités. Il prêcha avant que le Livre de la Loi ne fut retrouvé par le roi Josias (-640 à -609) en -622 entraînant une bonne réforme relativement radicale de retour à YHWH ELoHiM.

Israël (Royaume du Nord) avait d’ores et déjà été déporté par les Assyriens en -722. Sophonie exerçait son ministère pour éviter le jugement à Juda (Royaume du Sud) qui, au vu de la dépravation du Peuple, était malgré tout relativement proche. Les Babyloniens commençaient en effet déjà à pointer le bout de leur nez pour dominer le monde d’alors à la place des Assyriens (cf. Sophonie 2:13-15). Le jugement sur Juda intervint en -586 avec la prise de Jérusalem et la destruction du Temple par les Babyloniens.

Pourquoi notre titre « YHWH protège » ? Parce qu’il s’agit de la signification du nom de Sophonie : “TzePHaNeYaH” : Sophonie ; TzaPHaN : protéger, cacher, défendre, conserver, mettre à couvert, réserver ; YaH : YHWH. Le message contenu dans une partie du texte de Sophonie correspond à la signification de son nom.

« Et je ferai rester (SCHaAR [ici verbe] : rester, être de reste, celui qui est resté vivant, survivre, subsister, demeurer, laisser de reste ; substantif : reste, restant, l’unique) au milieu de toi un peuple pauvre (HaNI : pauvre, abattu, humble, souffrant, malheureux, doux, affligé) et faible (DaL : pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, brisé) et ils chercheront refuge (HaSaH : se réfugier, se reposer, se confier, espérer) dans le nom (SCHeM : nom renom, réputation, gloire) de YHWH. » (Sophonie 3:12).

 

1. Après les jugements, le « reste » subsistera

Les jugements radicaux terribles évoqués de YHWH ELoHiM sont destinés non seulement à Juda mais au monde entier (Sophonie 1 à 3:8 ; exceptés 2:6-7). Il n’y aura pas de repentance de la part de la très grande majorité des Israélites et de l’humanité dans son ensemble (Sophonie 3:7-8 ; cf. Apocalypse 9:20-21). Ainsi pas de protection divine pour les impénitents au « jour de YHWH » (Sophonie 3:8). Tout est-il perdu ?

Assurément non car il subsistera toujours un « reste » quand ceux qui « triomphaient avec arrogance seront ôtés du milieu de Juda » (Sophonie 3:11).

Quelles sont les caractéristiques du « reste » ?

 

2. Le peuple du « reste »

D’un point de vue quantitatif il s’agit toujours d’une minorité (DaL : pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, brisé).

Ce reste « unique » face à une majorité écrasante de pécheurs impénitents (SCHaAR [ici verbe] : rester, être de reste, celui qui est resté vivant, survivre, subsister, demeurer, laisser de reste ; substantif : reste, restant, l’unique) aura survécu dans cet enfer d’extermination quasi généralisée.

La thématique du « reste » fut d’ailleurs en quelque sorte introduite avec l’histoire de Noé dont la famille a survécu en tant que « reste » face à l’extermination de l’humanité par le déluge.

Un « reste » survivant de la génération sortie d’Égypte en les personnes de Caleb et de Josué passèrent le Jourdain en vue de la conquête du Pays promis.

Il y eut aussi un reste d’Israélites fidèles à l’époque d’Élie alors qu’il se croyait tout seul.

Bien des prophètes (cf. Esaïe 1:9 ; 10:20-22 etc…) dont justement Sophonie ont parlé du « reste ». Il y eut en effet un « reste » qui survécut et retourna fidèlement en Israël après l’exil à Babylone.

Bien entendu nous pourrions appliquer la thématique après la Shoah, où le « reste » qui survécut, put procéder à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

L’Apôtre Paul reprit cette notion en Romains 9:27 et 11:3-10 par rapport à l’acceptation du salut par la foi et la grâce du « reste » minoritaire de Juifs.

Jésus-Christ Glorifié en parla dans Sa lettre à l’église de Sardes exhortée à « affermir le reste qui était sur le point de mourir » face à une majorité infidèle dans cette église.

Pas de repentance, pas de retour à YHWH ELoHiM de la majorité malgré les avertissements prophétiques à tous. Autrement dit quand il n’y a plus moyen pour YHWH de faire avancer Son plan et de « travailler » à l’avancement de Son Royaume à cause des endurcissements, de l’orgueil et des blocages impliquant surdité, aveuglements, incrédulité et finalement péchés en tous genres, alors tombent les jugements où seul le « reste » fidèle subsistera.

La parabole du potier dont parle le prophète Jérémie (18:1-10) rend ce processus particulièrement clair. Quand l’argile entre les mains du divin Potier ne se laisse plus travailler, notamment à cause de bouts durs dans la pâte, alors le vase ne réussit pas et Il est obligé de le jeter pour recommencer avec le « reste » d’argile malléable (cf. Sophonie 3:11-13).

Pour être malléable, il faut être humble, être « petit » dans la repentance, accepter le travail d’éventuelles nouvelles formes entre les mains souveraines du divin Potier.

Par contre, quand la nature humaine se croit forte, sûre d’elle-même, nombreuse, majoritaire, riche (cf. Apocalypse 3:16-17 ; église de Laodicée) dans tous les domaines mais surtout dans ceux dits « spirituels », pharisaïques, ecclésiaux, même évangélique-charismatiques, alors elle produit du péché, de la dureté, de la méchanceté, de l’hypocrisie, de la religiosité, du traditionalisme. La situation est alors telle que la malléabilité n’est plus possible, d’où les jugements où le divin Potier sera obligé de jeter l’argile impropre à la confection de la poterie initialement prévue.

Ayant personnellement vécu les réveils charismatiques des années 1970-2000 environ en Europe, je constate une terrible sclérose bloquant bien des avancées en vue de la 4ème Alliance comportant le dernier réveil apocalyptique prévu par YHWH : le même schéma des attitudes impénitentes des sept églises du début du livre de l’Apocalypse se reproduit clairement, étonnamment plus particulièrement chez celles et ceux qui sont considérés comme les plus « réveillés ».

Seul l’argile restant, le « reste pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, doux, brisé » de ce fait malléable, sera à nouveau capable de retrouver le chemin de la repentance pour pouvoir « chercher refuge dans le Nom de YHWH », c’est à dire croire, tout faire pour monter au Pays promis céleste où il sera vraiment « protégé ».

 

3. Chercher refuge dans le Nom de YHWH

Dans la Rubrique de l’Eglise des Vainqueurs n°159 intitulée « Selon YHWH » (à relire) nous avons démontré que l’Eglise des Vainqueurs montée était la dernière consonne, le deuxième « hé », du tétragramme divin. Ce fait au premier abord absolument incroyable et inconcevable prend de la sorte une dimension toute particulière quand il s’agit littéralement de chercher refuge dans le nom de YHWH et par conséquent en faire pleinement partie !

Chercher refuge dans le nom de YHWH signifie donc faire partie intégrante de Lui et même de façon indispensable et obligatoire ! Il ne sera en effet au complet qu’à partir du moment où nous serons réellement montés, réfugiés et donc protégés (cf. Apocalypse 3:10) dans le Nom de YHWH sur le Trône aux côtés de notre Epoux, notre divin Berger par la Nouvelle Naissance En-Haut du sein de notre Maman céleste la ROUaCH KoDeSCH, la Pneuma Sainte !

Après des situations intermédiaires de délivrances, de purifications, d’allégresse, de joie et de bonheur en Israël lors des divers retours d’exil du « reste » au Pays, nous ne rejoignons que partiellement le texte de Sophonie.

Ainsi seule la perspective de l’Eglise des Vainqueurs véritablement montée au Pays promis céleste, nous permet de pleinement rejoindre le texte du prophète.

Il précise que « le reste ne commettra plus d’iniquité, qu’il ne prononcera plus de mensonge, qu’on ne surprendra plus dans sa bouche une langue trompeuse » ( = salut et perfection de l’esprie et de l’âme ; sanctification parfaite pas seulement juridique mais effective). Il pourra paître en sécurité, se reposer tranquillement car personne ne pourra plus lui faire peur (résidence au Pays promis céleste après la montée) !!!.. YHWH a éloigné l’Ennemi… tu n’as plus de malheur à supporter… plus rien à craindre… plus d’oppresseurs (sécurité absolue au 3ème ciel, sur le Trône) … le salut est pour le boiteux (= guérison, salut ou métamorphose du corps) … il sera rassemblé pour être un sujet de gloire, de renom pour tous les peuples de la terre (unité, communion parfaites ; puissance, autorité, règne sur terre, gloire) ainsi que de joie, d’amour parfaits et de louange ! » (Sophonie 3:13-20).

Ce n’est ici pas symbolique, une belle image pour soi-disant procéder à une idéalisation inatteignable si nous restons dans notre dangereuse et triste réalité actuelle intermédiaire espace-matière-temps !

Au contraire il s’agit ici clairement de la merveilleuse réalité devenue vérité dans les faits de celui ou celle en tant que « reste » qui trouve véritablement refuge dans le Nom de YHWH. Il est définitivement domicilié avec Lui esprie, âme et corps glorifié dans Sa « Maison » qui est Son Trône, le troisième ciel puisqu’il porte le même nom, la même identité de YHWH, mieux, fait partie intégrante de ce Nom en y ayant véritablement trouvé refuge !!!

Ce « reste protégé » pourra alors seulement apparaître tel un signe, un miracle dans le ciel, donc aux yeux de tous (Sophonie 3:19c+20b), comme l’Épouse de Christ si glorieuse donnant naissance à la nouvelle génération des futurs « enlevés » malgré la terrible menace du Dragon qui ne pourra rien faire (Apocalypse 12:1ss).

 

Conclusion

YHWH protège, cache, défend, conserve, met à l’abri, à couvert le « petit reste », la future Eglise montée des Vainqueurs, pour lui réserver dans la réalité et la vérité unes, glorieuses, célestes, cette place unique DANS Son Nom aujourd’hui ! Quelle joie, quelle allégresse !

Hier est passé, demain n’est pas encore. Alors aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, si vous désirez vous laisser immerger, baptiser, travailler, former et transformer par le Feu métamorphosant, guérissant, purificateur dans le sein maternel de la ROUaCH KoDeSCH, alors mettez-y toute votre foi, vos aspirations et votre amour !!!

En Jésus, Martin BUSCH

178. Exaltation de Christ dans notre corps

INTRODUCTION

« …suivant ma vive attente et mon espérance, je n’aurai honte de rien, mais en toute assurance, comme en tout temps et maintenant, le Christ sera exalté (megaluno : rendre grand, magnifier, exalter, célébrer, estimer hautement, glorifier ; cf. mégalomanie) dans mon corps (soma), soit par la vie, soit par la mort. Car pour moi vivre, Christ et mourir un gain (kerdos : gain, avantage, profit, avantage_. Mais si vivre dans la_ chair (en sarki ; sarx : chair, cf. sarcophage) cela me donne du fruit à l’œuvre ; alors que choisirais-je, je ne sais… » (Philippiens 1:20-21 ; Trad. litt.).

Quand l’Apôtre Paul écrivit ces paroles (cf. épîtres de captivité), il était en prison à Rome probablement un an (61 env.) avant sa mort de martyr par décapitation (62 env.).

 

1. La contradiction

Ce verset disant que « mourir est un gain », est souvent utilisé pour évacuer purement et simplement la possibilité de l’immortalité physique pour le chrétien ou tout au moins son importance relative…

Si l’Apôtre Paul dit que Christ sera exalté dans son corps éventuellement par la Mort telle quelle, qui, de surcroît, est un gain, un avantage, un profit alors elle ne pourrait être qu’une alliée ! Autant se suicider vite fait, bien fait puisqu’on se jetterait dans ses bras « avantageux », alors qu’elle est en réalité un démon qui sera jeté dans l’étang de feu (Apocalypse 20:14)… !!! Pensons à ce propos au suicide-meurtre collectif atroce de la secte du Temple solaire… et d’une façon moins radicale mais malgré tout déviationniste, des tendances de certains chrétiens des premiers siècles à rechercher plus ou moins le martyre pour espérer obtenir des récompenses meilleures dans l’au-delà.

Pourtant le même Apôtre a écrit que la Mort est un ennemi (1 Corinthiens 15:26), que nous ne mourrions pas tous (1 Corinthiens 15:51), que nous devions rechercher l’immortalité (Romains 2:7), que notre corps bénéficierait de la rédemption ou du salut (Romains 8:23), que les justifiés seraient glorifiés (Romains 8:30), que nous serions transfigurés ou métamorphosés (metamorphoo = changement de morphologie ; 2 Corinthiens 3:18) etc.… !

Comment expliquer cette contradiction flagrante ? En général on dit que toutes ces bénédictions de l’ordre de la métamorphose du corps et de l’immortalité se passeraient APRES la première mort et qu’en attendant nous serions par conséquent tous à la même enseigne. Ainsi cette contradiction serait soi-disant plus ou moins levée. Autrement dit, la Mort, du moins la première, serait envers et contre tout la seule « porte d’entrée » au ciel pour les sauvés, sachant, soit dit en passant, qu’elle est aussi celle de l’enfer pour les perdus ! Quel mélange ! Moi qui croyais que Jésus seul était la Porte du ciel !!! (Jean 10:7-9).

C’est pourquoi cette manière de lever cette contradiction chez Paul ne peut en aucun cas convenir d’un point de vue de la Vérité divine biblique voire tout simplement logique, même si nous sommes confrontés à la Réalité espace-matière-temps apparemment incontournable et indiscutable du vieillissement et de la Mort « universels » du corps humain !!!

Ainsi quelle est la solution à la contradiction évoquée ici ?

 

2. Glorifier Christ dans notre corps par la Mort du martyr

Dans le passage de l’épître aux Philippiens cité en introduction, Paul parle de Christ qui sera exalté, magnifié dans son corps soit par la vie, soit par la mort.

Il nous semble clair que dans la seconde option seule la Mort du martyr peut glorifier, exalter Christ dans le corps. Reprécisons qu’elle ne doit en aucun cas être recherchée car elle pourrait plus ou moins s’apparenter à une forme de suicide qui est condamné par la Parole (cf. Matthieu 27:5).

Toutefois une récompense merveilleuse attend les martyrs, notamment décapités, lors du Millénium, à savoir la première résurrection pour exercer le règne avec Christ (Apocalypse 20:4b-6) et avec l’Eglise des Vainqueurs d’ores et déjà montée en trois étapes suivies de la génération des enlevés (Apocalypse 1:6 ; 2:26 ; 5:10 ; 6:2 ; 7:6-14 ;11:12 ; 12:1+5+12a ; 19:7-8 ; 20:4a.…).

Ainsi Paul fait partie des martyrs, notamment décapités, qui règneront avec Christ lors du Millénium et c’est uniquement dans ce cas que la Mort peut être considérée comme un gain. Celle-ci est néanmoins très loin d’être sinécure notamment quand le martyr doit subir des souffrances et des tortures atroces préalables sans compter la perspective du passage par la Mort, qui est, rappelons-le, ni plus ni moins un démon atroce !

Paul aura donc été « exaucé » par rapport au gain, à l’avantage de cette Mort du martyr où il a glorifié Christ dans son corps environ une année après qu’il ait écrit le passage cité, d’ailleurs sans qu’il ait pu retourner à Philippes et plus généralement sans refaire de voyages missionnaires. Il restera malheureusement prisonnier à Rome pour y finir martyr par décapitation.

Toutefois ici il envisage encore une possibilité un peu différente qui, nous le verrons, sera de l’ordre du provisoire pour lui parce que plus tardive mais aboutissant toujours au même destin. Il l’introduit avec « ei de » qui signifie « si pourtant, mais ». Il exprime ainsi une opposition radicale par rapport à ce qu’il venait de dire auparavant. De plus il n’emploie plus le terme de corps mais celui, bien plus « négatif », de chair !!! C’est extrêmement important de le noter pour bien comprendre l’option qu’il évoque !

Il était encore disposé à vivre encore dans la chair, c’est à dire son corps de mort, son corps infecté par la chair dont il voulait tout de même très clairement être délivré, (cf. Romains 7:24 ; 8:1-2). Il aurait pu continuer à servir les Philippiens encore un peu plus longtemps ici-bas. Il pensait même qu’il pouvait y être appelé (Philippiens 1:24-26 ; 2:23). Mais il savait par expérience que s’il restait dans son corps de chair, les souffrances terribles seraient à nouveau au rendez-vous (cf. 2 Corinthiens 11:23-33 ; 12:7-9 ; pour mieux comprendre que dans ces conditions la Mort du martyr plus rapide pouvait être le cas échéant un gain…).

Par sa consécration très radicale et sans compromis dont nous n’atteignons pas le bas de la cheville, il aurait de toute façon fini par le martyre, certes peut-être plus tard, vu le danger notoire qu’il représentait pour le royaume des ténèbres.

C’est pourquoi il parlait du « gain de la mort » à condition qu’elle soit relativement rapide dans le temps. Il sentait d’ailleurs que le martyre serait sa part et sa manière de glorifier, de magnifier, d’exalter Christ dans son corps. Cela eut effectivement lieu relativement rapidement à savoir un an après, lors de la persécution provoquée par Néron suite à l’incendie de Rome en 62.

Nous pouvons alors mieux comprendre quand il dit qu’il n’avait « honte de rien » (Philippiens 1:20) puisqu’il glorifierait éventuellement Christ dans son corps par la Mort, toutefois celle du martyre, ce qui était tout à fait louable et très respectable, c’est le moins qu’on puisse dire !

Pourtant cette opposition radicale impliquant l’option éventuelle de la continuation plus longue de la vie terrestre dans la chair aboutissant de toute manière à la Mort du martyr, démontre aussi que ce n’était pas le meilleur plan de la Maman céleste de Paul, la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte), au vu des événements relatés dans le livre des Actes. Elle voulait en effet clairement l’empêcher d’aller à Jérusalem parce qu’Elle savait qu’il y serait arrêté pour aboutir à Rome après bien des péripéties et mourir martyr après avoir fait de surcroît une entorse traditionaliste juive pas trop en harmonie avec ses enseignements et convictions (Actes 20:22 : ici c’est l’esprie de Paul qui le « lie » cf. trad. Darby ; cf. 20:23 ; 21:4+11+23-39).

Elle voulait en fait lui accorder les mêmes grâces de vie et d’immortalité qu’à l’Apôtre Jean qui fut métamorphosé et qui est monté à la Salle du Trône (Apocalypse 1:17 ; 4:1-2) ! Les conséquences glorieuses pour l’Eglise auraient probablement été phénoménales !

 

3. Vivre, Christ c’est l’autre option pour L’exalter dans notre corps

A la Réalité mortifère espace-matière-temps s’oppose justement la Vérité divine biblique de la métamorphose du corps, de la montée et de l’immortalité, bref de la Vie, y compris celle de notre corps, donc réellement éternelle à savoir vivre, Christ. Cette Vérité divine biblique qui glorifiera indubitablement Christ dans notre corps s’impose et s’imposera accompagnée par la transformation des lieux célestes et terrestres lors de la finalisation du processus apocalyptique.

Paul parle de « vivre, Christ » (to dzèn, Xristos v.21) ce qui signifie que la vie de son corps ne pouvait être que la métamorphose ou revêtement de l’incorruptibilité de son corps suivie de la montée, condition de possibilité pour qu’il puisse se fondre, s’identifier, esprie, âme et corps à Lui, bref, être comme Lui. Il pouvait littéralement devenir un « christien » ou « vivre, Christ » tel qu’Il est aujourd’hui pour justement L’honorer, Le glorifier, L’exalter dans son corps délivré de la chair !

Christ était d’ores et déjà « basé » au ciel tout en pouvant se manifester et agir puissamment et parfaitement sur terre, comme c’est aussi clairement prévu pour l’Eglise des Vainqueurs qui sera comme Christ ! Il s’agit en effet d’être esprie, âme et corps comme Il est aujourd’hui, à savoir glorifié, ce qui nous permettra de nous fondre EN Lui en tant qu’Epouse puis d’agir et d’évoluer tant dans les lieux célestes que sur terre. Voilà la seule manière éminemment d’une évidence quasi logique pour justement L’exalter, Le glorifier dans notre corps de façon visible, efficace et effective !!! Le secret, le voile, le mystère, l’aveuglement dus à notre corps mortel de chair seront définitivement levés pour faire place à la Splendeur, la Révélation de notre corps métamorphosé de Feu et de Lumière harmonisant et correspondant parfaitement à celui de notre Epoux bien-aimé.

Il n’y a donc pas d’autre option biblique à cette glorification de Christ dans notre corps, car pour ce faire**,** il faut réellement être glorifié, le corps sauvé, transfiguré, né de nouveau En-Haut. Bref, c’est « vivre, Christ » très concrètement, là où la Réalité ne fera plus qu’un avec la Vérité du Salut total en Jésus-Christ !

En effet, quand notre corps, reste infecté par la chair et tous ses aléas mortifères, il ne peut franchement pas honorer, exalter Christ, la perspective éventuelle du martyre exceptée (cf. Apocalypse 1:8-11 ; église de Smyrne, église persécutée ; Apocalypse 20:4bss). Un corps vieillissant voire malade, une âme plus ou moins dépressive, une esprie attaquée voire tourmentée, bref les marques des coups profonds de l’Adversaire, plus particulièrement lors de la Grande Tribulation à venir, ne peuvent glorifier Christ et ne trouvent leur guérison que dans les lieux célestes auprès de Lui, le bon Berger (cf. Apocalypse 7:14b+17). C’est pourquoi nous prions « ne nous soumet pas à la tentation ou sors-nous de la zone de tentation (=montée) et délivre-nous du mal, du Malin »

 

Conclusion

Exalter Christ dans notre corps veut bien dire ce que cela veut dire ! Ici il s’agit clairement du corps par opposition à la chair !!! En fait notre corps n’est vraiment pleinement corps qu’à partir du moment où il aura bénéficié du salut, de la rédemption (Romains 8 :23), à savoir à partir du moment où il sera entièrement débarrassé de la chair. Jésus a payé pour cela sur la croix, alors prenons avec joie et reconnaissance ce merveilleux cadeau afin qu’Il soit pleinement et réellement glorifié et exalté aux yeux de tous !!!

En Jésus, Martin BUSCH

177. Jonas et la Grâce

INTRODUCTION

Il nous semble important de préciser d’emblée que l’histoire incroyable de Jonas fut considérée par Jésus de tout à fait historique, miraculeuse et pleinement authentique (Matthieu 12:39ss ; 16:4 ; Luc 11:29ss). Nous ne raconterons pas à nouveau dans les détails l’histoire extraordinaire de Jonas mais nous relèverons quelque aspects relatifs à l’étendue sans limite de la Grâce de YHWH ELoHiM.

 

  1. Jonas est-il mort pour être ressuscité ?

Jonas, suite à l’ordre de YHWH d’aller prêcher à Ninive, prit la fuite en bateau « loin de la face de YHWH ».

Alors YHWH envoya une tempête terrible. Cela aboutit, après les péripéties sur le bateau du tirage au sort le désignant comme coupable de la situation, au fait qu’il fut jeté à l’eau par les marins et la tempête s’apaisa (Jonas 1:4-16).

A la question de savoir si Jonas mourut pour être ressuscité nous répondrons par oui ! Le texte est tout à fait clair à ce sujet : « Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie » (Jonas 2:6a). Cela signifie qu’il est mort noyé ! « Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse__, YHWH ELoHaÏ » (Jonas 2:7c).

Jonas, physiquement mort, englouti par un poisson, s’est alors tourné dans la repentance avec son âme [et son esprie] vers YHWH (Jonas 2:8) et par là finit, corporellement ressuscité, par être vomi par ledit poisson sur le rivage (Jonas 2:9-11). Sa repentance fut ensuite authentifiée par son obéissance en allant prêcher aux Ninivites (Jonas 3:3ss).

Sa prédication prophétique annonçant la destruction de leur ville dans 40 jours fut d’une efficacité foudroyante car les plus de 120 000 habitants (Jonas 4:11) se sont repentis, leur roi en tête. Cette efficacité ne fut probablement pas étrangère au vécu personnel incroyable de Jonas de ce fait pleinement motivé par le message à transmettre. La ville ne fut par conséquent pas détruite.

 

  1. Leçon de Grâce

YHWH ELoHiM fit une leçon de grâce à Jonas. En effet, ses annonces prophétiques ne se sont pas réalisées ce qui le mit très en colère (Jonas 4:9b). C’est « humainement » compréhensible car son ego prit un sacré coup ainsi que sa crédibilité, celle de son ministère à ses propres yeux d’abord et ensuite aux yeux de son entourage qui aurait pu éventuellement le traiter de faux prophète. De plus, les faits ne correspondaient pas à son avis au risque qu’il avait pris dans une ville peu sûre et où le roi, s’il avait réagi négativement, aurait pu le faire exécuter sur le champ.

Par la suite, l’histoire du ricin qui a poussé en une nuit pour lui faire une ombre agréable lui aurait permis, soi-disant tranquillement, d’assister de loin à la destruction de Ninive. Mais le ricin a péri en une nuit. Très contrarié à cause d’un arbre mort ne lui offrant plus d’ombre, YHWH ELoHiM lui fit remarquer qu’il était beaucoup moins concerné par les vies humaines épargnées pourtant beaucoup plus précieuses qu’un ricin !

YHWH avait en effet fait Grâce (HOUS : faire grâce, avoir pitié, épargner, protéger) aux habitants repentants de la ville ! Son but était atteint !

Jonas avait pourtant lui aussi vécu la Grâce totale de par sa résurrection avec la vie sauve dont il bénéficia, et plus tard accessoirement du confort de l’ombre du ricin qui lui fut gratuitement offerte !

Le texte ne dit pas si Jonas a compris la leçon de Grâce mais vu ses qualités de prédicateur pouvant être sous une onction divine très puissante, il est probable qu’il l’ait comprise malgré son caractère passablement rugueux, peut-être quelque part nécessaire pour l’exécution de la très difficile Mission que YHWH ELoHiM lui avait confié…

 

  1. La Grâce ne se mesure pas

La Grâce ne se mesure pas mais nous pouvons avoir une idée de son ampleur quand elle permet la délivrance du Jugement de la Mort ayant frappé, décrite en Jonas 2:1-11. Il est très important de ne pas faire la politique de l’autruche face à l’annonce du Jugement, à associer à la Sainteté de YHWH qui est à prendre très au sérieux !!! Seule une Repentance (SHOUV[aH] : retour, repentance ; NaCHaM : se repentir, regretter ; métanoïa : repentance, changement de connaissance, d’avis) sincère prouve la prise au sérieux de la gravité du péché face à la Sainteté de YHWH et au Jugement annoncé en découlant !

Nous retiendrons quelques termes à partir de l’hébreu pour bien rendre compte de la réalité terrifiante du Jugement :

La « détresse » au verset 2 (TSaR, TSaRaH : angoisse, ennemi, adversaire, affliction, détresse, malheur, peine, souffrance, forte contrariété, rivalité, lieu étroit, attaque) est clairement une composante de la Mort, notre ennemie, selon les significations de TsaR, TsaRaH ! La Mort est une peine, une souffrance atroce, un adversaire à l’opposé de la délivrance, d’une libération, d’une alliée, d’une fuite dans une réalité soi-disant meilleure.

Cette détresse est aussi liée à un étouffement dans un lieu étroit. Il s’agit d’une attaque par étranglement, entraînant une difficulté respiratoire provoquant une terrible angoisse. C’est un énorme étau atroce qui se resserre sur le corps.

Le « séjour des morts » au verset 3 (SCHeOL : séjour des morts, enfer, exil, fosse, profondeurs, désolation) n’est pas agréable, c’est le moins qu’on puisse dire, et Jonas y a été !!! Il y a crié à YHWH, et pour cause, car c’est un lieu de profondeurs et de tortures sans fin les plus terribles et totalement inimaginables tant corporelles, psychiques que spirituelles !!! Il s’agit aussi d’un « exil » loin de YHWH ELoHiM dans une désolation extrême. L’éloignement de YHWH ELoHiM, la Vie, et de Son regard, est la situation la pire et est en fait la Mort.

« L’abîme » au verset 3 (MeTZOLaH : fond, profondeur, abîme, tombe, ténèbres, boue profonde, profondeur de la mer) rejoint les deux autres termes décrivant l’endroit affreux avec ses effets atroces où Jonas fut jeté. Nous retrouvons spécialement l’enfermement dans ces profondeurs ténébreuses où le corps, l’âme et l’esprie sont enserrés, étouffés sans possibilité de sortie.

Les « verrous » de la terre au verset 7 (BeRiYaH : barre, verrou, barrières, prison) se rapprochent encore des termes précédents. Là, la masse de terre amassée sur Jonas (cf. « racines des montagnes ») est un verrou, des barres d’enfermement, une prison inviolable avec les souffrances y afférant. La prison est à mettre en rapport avec condamnation, non justification, punition.

 

  1. La Repentance permet l’accès direct à la Grâce – HeSeD – Karis

Lorsque l’âme de Jonas (NePHeSCH : âme, être vivant, personne, individu, souffle, vie, siège des sentiments, des ressentis, de l’intelligence) se déchirait dans la Mort, il se souvint de YHWH pour crier, prier, invoquer, se tourner vers Lui, bref se repentir ! On connaît la suite : il fut ressuscité, vomi sur le rivage par le poisson et put par la Grâce continuer à vivre dans son corps pour obéir en prêchant aux Ninivites.

Jonas prononça des paroles extraordinaires telles que : « Je disais, je suis chassé loin de ton regard mais je verrai ton saint temple … ma prière est parvenue jusqu’à toi dans ton saint temple… ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la Grâce **(**HeSeD : grâce, amour, miséricorde, bienveillance, bonté, faveur, affection, compassion, clémence), pour moi j’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, j’accomplirai mes vœux que j’ai faits : le salut vient de YHWH. » (Jonas 2:5+8+9-10)

Jonas savait parler et savait de quoi il parle. Il était un orateur hors pair non seulement devant les Ninivites mais aussi face à YHWH par sa prière qui S’est laissé en quelque sorte « convaincre » en se « repentant » (Exode 32:14 ; 2 Samuel 24:16…) de Son Jugement !!!

Mais comme nul n’est parfait, Jonas était tout de même une grosse tête de mule même jusqu’à en appeler d’une certaine manière à la Mort atroce à la rescousse de son « argumentaire » de gamin, histoire d’avoir raison dans sa petite discussion avec YHWH lorsqu’il s’offusqua du fait que ses prophéties ne se soient pas réalisées pour Ninive bénéficiant alors directement de la Grâce sans Jugement préalable !!! (Jonas 4:9b).

 

  1. La Grâce – HeSeD illimitée

Quand Jésus-Christ Glorifié a parlé de Repentance dans Ses lettres aux sept églises au début de l’Apocalypse, c’est qu’Il voulait faire Grâce et éviter le Jugement aux 7 églises**.** Il indiquait pour ce faire le chemin de la Gloire via la métamorphose et la montée à la Salle du Trône, conséquence évidente de Son Sacrifice sur la Croix. Il ne s’agissait pas là d’être ressuscité (Eglise de Smyrne persécutée exceptée) mais de les faire bénéficier d’emblée de l’Immortalité (Jean 3:16 ; Apocalypse 2:7b) avec toutes ses conséquences glorieuses inimaginables décrites par la suite dans l’Apocalypse !!!

Voilà la Grâce et l’Amour illimités sans mesure de YHWH ELoHiM !!! Pourquoi s’en priver ? Pourquoi limiter cette merveilleuse Grâce non seulement pour nous-mêmes mais bien aussi pour les autres et le monde en détresse !!!

 

  1. Jonas et l’Eglise des Deux Témoins

L’histoire de Jonas nous fait penser à l’Eglise des Deux Témoins (deux témoins, deux oliviers, deux chandeliers ; typologie d’Élie et de Moïse ; Apocalypse 11:3-6) d’Apocalypse 11, celle qui sera la troisième à bénéficier de la Montée après sa Résurrection sur terre suite à sa mise à mort par la bête elle-même qui viendra directement de l’abîme (Apocalypse 11 :7-12).

Sa prédication prophétique sera extrêmement puissante, de Feu et de Jugement semblable à celle de Moïse face à Pharaon, celle d’Élie face à Achab et Jézabel et en l’occurrence aussi celle de Jonas face aux Ninivites. Cette église sera intouchable sauf par la bête (Apocalypse 11:5). Comme Moïse et Elie, Jonas fut protégé lors de son action prophétique…

L’Eglise des Deux Témoins par sa montée sera celle qui complètera l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 6:2 : première montée ; 7:9+14 : deuxième montée ; 11:12 : troisième montée) pouvant alors apparaître complète, en gloire aux yeux de tous (Apocalypse 12:1). Il en résultera l’éjection du Dragon des lieux célestes avec la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs avec les « enlevés » (Apocalypse 12:5+7ss+12a ; à ne pas confondre avec les « montés »).

 

  1. La Grâce dans l’Apocalypse

Au niveau de l’Apocalypse, la Grâce se révélera nettement par le réveil mondial (Apocalypse 7:4-9a) provoqué par l’Eglise des Vainqueurs initiale (Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 6:2) et la deuxième montée en Apocalypse 7:9+14b, puis la prédication puissante de l’Eglise des Deux Témoins face aux horreurs terriblement mortifères de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3 à 9:21). Cette Grâce se continuera par l’enlèvement (Apocalypse 11 :15 ; 12:5+12a), la prédication de l’ange (Apocalypse 14:6-7), les Vainqueurs à Sion (Apocalypse 14:1ss) , les Vainqueurs chantant le cantique de Moïse (Apocalypse 15:2ss) et l’instauration du Millénium (Apocalypse 20). La Grâce ne cessera face à l’intensification des jugements dus aux péchés sur terre de type babylonien, c’est à dire extrêmes, et prendra ses dimensions pleines illimitées d’Éternité dans l’adoration et la louange des anges et de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1:5-8 ; 4:8ss ; 5:9ss ; 7:9ss ; 11:15ss ; 14:2ss ; 19:1ss) et enfin de tous les sauvés devant le Trône (Apocalypse 21 et 22).

 

  1. Jugement, Repentance Grâce et Mission

Quel fut le problème de Jonas ? Ici nous abordons le cœur du message du livre.

Jonas, voulant s’éloigner de la face de YHWH en connaissance de cause, a subi le Jugement de la Mort pour, suite à sa Repentance, bénéficier de la Grâce de la Résurrection sur terre afin d’accomplir efficacement sa Mission à Ninive.

Les Ninivites, eux aussi éloignés de la face de YHWH mais pas en connaissance de cause (Jonas 4:11), se sont repentis suite à la prédication de la Parole prophétique leur révélant leurs péchés et le Jugement mortifère à venir. Ils bénéficièrent de la Grâce de pouvoir continuer à vivre SANS LE JUGEMENT afin d’accomplir leur Mission en vivant plus proches de la Face de YHWH et de Sa volonté.

Jonas n’avait pas compris que la Repentance AVANT le Jugement annoncé, permettait d’accéder DIRECTEMENT à la Grâce de la Vie SANS le Jugement afin que la Mission s’accomplisse. Jonas a subi le jugement de la Mort parce qu’il ne s’est pas repenti AVANT. Une chance supplémentaire exceptionnelle lui fut accordée pour la Repentance alors qu’il se trouvait déjà dans le séjour des morts. Ainsi la Grâce de la Résurrection de son corps a pu avoir lieu en vue de la Mission à accomplir.

Jonas pensait que les Ninivites malgré leur Repentance devaient tout de même obligatoirement passer par le Jugement de la destruction et de la Mort avant de bénéficier d’une Grâce post mortem, le cas échéant.

La majorité des chrétiens sont des Jonas en puissance. Ils pensent que malgré la Repentance, la Conversion à Jésus-Christ, le Jugement de la Mort doit obligatoirement intervenir.

Ils en restent au « salaire du péché c’est la Mort » (Romains 6:23a) sans passer à la suite « MAIS la Grâce (Karisma : grâce, faveur, bienfait, joie, don gratuit ; cf. charismatique) de Dieu, c’est la Vie éternelle EN Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23b). Il ne croient pas vraiment que Jésus a réellement prit sur Lui le « salaire du péché », c’est pourquoi ils « l’encaissent » tout de même en subissant la première Mort. Il croient comme Jonas qu’on ne peut pas passer directement de la Repentance à la Grâce sans passer par le Jugement de la Mort.

Ils croient qu’il « est réservé (apokeimai : réserver, mettre de côté, à l’écart, être méprisé, délaissé) aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le Jugement » (Krisis : jugement, châtiment, punition ; cf. crise ; Hébreux 9:27) et par là croient qu’il est obligatoire pour tous les hommes de mourir une seule fois et après quoi vient le Jugement lui tout aussi obligatoire, ce que le texte ne dit absolument pas. Cette « réservation », cette mise à l’écart, cet abandon portant déjà en lui le Jugement de la Mort à venir, même venant de la juste Justice de Dieu, n’implique aucun caractère obligatoire parce qu’elle peut se résilier AVANT par Grâce, ici en l’occurrence par le moyen de la Repentance préalable.

Ainsi ils ne croient pas vraiment à la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24). C’est on ne peut plus clair !!!

Face à la Grande Tribulation ou le Jugement ils ne croient pas à la Parole de Grâce et d’Amour de Jésus Glorifié permettant d’en être préservé « parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai de l’heure de la tribulation (=Jugement mortifère généralisé, Grande Tribulation) qui va venir sur l’humanité entière » (Apocalypse 3:10 ; 6:3ss).

Si le Jugement de la Grande Tribulation doit toucher l’ensemble de l’humanité sur terre à un moment donné, la seule solution c’est de ne plus y être à savoir croire pour vivre la Grâce de pouvoir monter au ciel sans mourir après avoir été métamorphosé en Gloire et se joindre à l’Eglise des Vainqueurs enfin de ce fait capable d’accomplir correctement ses Missions ! (Cf. Apocalypse 6:2 ; 7)

Autrement dit, la Repentance suite à la Parole prophétique de l’Evangile complet (cf. Jean 3:16) permet l’accès immédiat à la Grâce sans passer par le Jugement. Le Jugement (MiCHePaTH : jugement, justice, ordonnance, sentence, punition, droit ; Krisis : jugement, droit, justice, sélection, procès, condamnation, punition ; cf. crise) se positionne et s’applique dans l’incrédulité en-dehors de ladite Grâce. Quand la Grâce s’applique suite à la Repentance, elle ANNULE purement et simplement le Jugement, fût-il la première Mort ! Quel Amour et quelle Bonne Nouvelle !!!

Jonas a certes rempli sa Mission en prêchant le Jugement mais il n’a pas compris ni accepté que la Grâce réelle, totale et complète via la Repentance permettait de ne pas subir ledit Jugement !!! Ce fut son problème par rapport aux Ninivites et avant tout face à YHWH ELoHiM !

Les églises du début de l’Apocalypse furent des têtes de mule comme Jonas et ne se repentirent pas de leur fausse croyance concernant la possibilité même de la Grâce de la Vie éternelle immédiate ou l’Immortalité sans la Mort pour pouvoir accomplir correctement leur Mission à partir d’En-Haut ! Nous en subissons les effets effroyables aujourd’hui. Mais sachons que la Repentance qui consiste ici à changer le contenu de notre foi est la voie royale pour ne pas subir le Jugement !

 

Conclusion

L’histoire de Jonas est très souvent reprise dans les livres pour enfants contenant des histoires bibliques. Les auteurs et illustrateurs de ces livres font le bon choix. Tant l’aventure incroyable de Jonas que le message en résultant, nécessite une foi d’enfant qui sait déplacer des montagnes humainement et raisonnablement terriblement bien « enracinées » et infranchissables, du moins en apparence… !

 

En Jésus, Martin BUSCH