180. Féminité de la ROUaCH KoDeSCH et salut du corps

INTRODUCTION

La féminité de l’Esprie Sainte, la Pneuma Sainte, la ROUaCH KoDeSCH troisième personne de la Trinité peut provoquer les questions « Pourquoi créer un nouveau problème de doctrine avec risques de nouvelles divisions, d’une nouvelle dénomination ? Seul Jésus compte ! Qu’est-ce que cela change ? A quoi ça sert ? etc.… ».

Pour commencer ROUaCH est au féminin en hébreu et il nous semble inconvenant pour ne pas dire irrespectueux vis à vis de la troisième Personne de la Trinité de procéder à une traduction au masculin. Par exemple, si on appelait une personne Martin alors qu’elle est une femme, cela ferait désordre et c’est d’autant plus grave s’il s’agit de la ROUaCH KoDeSCH !

Si l’être humain à savoir « mâle, femelle et puis descendance » a été créé à la ressemblance de YHWH ELoHiM, où est la Personne de la Trinité qui correspond à la femme, à Eve la Mère ? Arrêtons tout simplement de faire mentir la Parole de Dieu en ne considérant pas la féminité de la ROUaCH KoDeSCH qui justement occupe cette place glorieuse et merveilleuse à part et spécifique aux côtés du Père et du Fils !

Quand Jésus explique à Nicodème qu’il nous faut naître à nouveau et En-Haut de la ROUaCH ou Pneuma pour entrer dans le Royaume des Cieux, Il prouve qu’Il connaissait Sa féminité. Personne ne naît d’un homme mais uniquement d’une femme et c’est d’autant plus vrai de par notre Nouvelle Naissance de la ROUaCH KoDeSCH, notre Mère céleste. Les Paroles adressées à Nicodème ne sont pas des mythes, des images ou encore des symboles et c’est bien ainsi que ce dernier avait compris les Paroles du divin Maître vu qu’il Lui a demandé comment un vieux pouvait-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et [re]naître (Jean 3:4).

Nous invitons enfin à une relecture des Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs n°131, 159 et 162 entre autres pour les démonstrations plus détaillées se voulant basées sur les textes bibliques originaux hébreux et grecs.

 

1. La ROUaCH KoDeSCH à égalité avec le Père et le Fils nécessite qu’Elle occupe une place à part entière totalement spécifique dans la Trinité de par Sa Féminité

L’égalité de la ROUaCH KoDeSCH avec le Père et le Fils implique qu’Elle ait une spécificité bien à Elle. Elle la possède par sa féminité et par là son identité de Mère au même titre que le Père qui a la spécificité d’être Père et au même titre que le Fils qui a la spécificité d’être le Fils.

Elle est Mère parce qu’Elle est d’abord la Mère divine de Jésus en tant qu’Épouse du Père, comme Marie est Sa mère humaine terrestre mais seulement épouse de Joseph après son mariage avec lui qui a suivi.

C’est Elle la véritable « Reine du Ciel » (Psaume 45:8) et non pas Marie. Une lecture attentive des textes des Évangiles en grec parlant de l’Incarnation nous le démontre clairement (REdV n° 131 pour la démonstration). Elle ne peut être réduite, au titre de cette égalité, à une soi-disant émanation sous forme de souffle ou d’haleine du Père…

Elle est la première Personne de la Trinité spécifique clairement citée dans le texte biblique en Genèse 1:2, ce qui lui donne une place primordiale notamment dans la création du monde animal, de l’être humain et la métamorphose par la Parole (DaBaR) et la Lumière (OR) du tohu-bohu provoqué par la chute de Lucifer et de ses anges après la création initiale de Genèse 1:1 ! La manifestation de la Parole (Parole faite chair) et de la Lumière (Je suis la Lumière du monde) pourrait dans le contexte d’éternité et non de temps, de succession ou d’hiérarchie faire référence à la naissance divine du Fils participant à part entière avec Son Père et Sa Mère (ELoHiM = Dieu au pluriel = Père, Esprie Sainte, Fils et YHWH dans leur Unité) à la création et la métamorphose du tohu-bohu (Jean 8:58 ; 10:30 ; 15:15 ; Colossiens 1:15-17).

Par ailleurs le couple humain, homme et femme devant donner naissance à un enfant, l’ensemble familial à l’image d’ELoHiM-Dieu (Genèse 1:26-28) nécessite la place féminine de Mère (Eve signifie d’ailleurs « Mère ») de la ROUaCH KoDeSCH (cf. ELoHiM pluriel de El-Dieu donc trois personnes divines Père, Mère, Fils = pluralité).

Nous réaffirmons en outre cette ressemblance au niveau de l’unité de YHWH (Deutéronome 6:4) quand nous Le mettons en parallèle avec l’individu humain « un en trois » au niveau de son esprie correspondant à l’Esprie Sainte, de son âme correspondant au Père Créateur et de son corps correspondant à Jésus-Christ.

 

2. La féminité de la ROUaCH KoDeSCH évite des confusions quant au processus du salut complet et total du croyant

Ne confondons pas, comme le font certains, la repentance-conversion (fécondation, foi, pardon des péchés par la Croix et la Résurrection) avec l’immersion-baptême dans la ROUaCH KoDeSCH.

Celui qui s’est repenti-converti, donc juridiquement justifié, pardonné, peut être littéralement, concrètement, totalement intégré dans Son sein maternel tel un fœtus appelé à se développer ainsi nourri de Feu et de Lumière divine par « cordon ombilical » (= à la fois Esprie Sainte EN nous et SUR nous par le baptême, l’immersion en Elle, suivi du processus de métamorphose dans la croissance dans la vie charismatique sur terre) pour aboutir au terme à la Nouvelle Naissance En-Haut dans le Royaume des Cieux, esprie, âme et corps (Vainqueur, formation de l’Eglise des Vainqueurs En-Haut avec montée sur le Trône en tant qu’Épouse de Christ).

Ne pas comprendre ce processus complet qui est un réel engendrement du sein de la ROUaCH KoDeSCH, implique un salut partiel et incomplet.

Cet engendrement de notre Mère divine ressemble parfaitement à l’engendrement physique terrestre le qualifiant à juste titre de Nouvelle ou Seconde Naissance !

Cet engendrement rendu possible par l’identité féminine de la ROUaCH KoDeSCH implique par conséquent clairement le salut total y compris celui du corps !

3. Conséquences néfastes de l’enseignement traditionnel chrétien

L’enseignement chrétien habituel du salut exclut notamment le corps qui doit de ce fait obligatoirement mourir et ne retient que l’âme et l’esprie dans ce processus tout en maintenant certes et fort heureusement la promesse de rattrapage de la résurrection. Ce salut partiel brise cette unité salvatrice nécessairement globale de l’être humain. La mort du corps ressemble d’ailleurs étrangement aux enfants mort-nés voire avortés sur terre : quels drames !

Ce salut partiel brise aussi, comme nous l’avons vu, à la fois la pluralité trinitaire « familiale » et l’unité indissociable de YHWH ELoHiM ne pouvant tolérer, au nom de ladite unité, de salut fractionné et partiel. Tout cela vient du fait de l’ignorance au bout du compte de la féminité de la ROUaCH KoDeSCH qui veut pourtant exercer Sa maternité salvatrice notamment corporelle à notre égard.

Elle tient une place à part entière spécifique à égalité avec le Père et le Fils qui Lui revient presque « logiquement » et « normalement » de par Sa féminité dans la Trinité !

Ignorer cela implique un spiritualisme hellénique dualiste machiste réduisant l’Esprie Sainte à une simple « émanation » voire « appendice » du Père.

Ainsi cette conception machiste réductrice unisexe masculine d’ELoHiM implique assurément la place secondaire de la femme par rapport à l’homme si souvent injustement méprisée voire martyrisée dans le monde même au sein de l’Eglise à certaines époques, notamment au niveau des ministères.

Ne pas reconnaître l’exemple du couple divin implique la mise en cause du respect du mariage même au sein de l’Eglise (Matthieu 19:6 ; Marc 10:9 ; 1 Corinthiens 7:10). La famille est par là largement remise en cause de ce fait.

Nous y voyons aussi la source théologique et éthique dévoyée d’une intrusion « d’abomination » de type homosexuel et par extension logique lesbien dans l’enseignement et la pratique de certains soi-disant chrétiens dans l’Eglise au nom d’un faux amour soi-disant fraternel d’accueil et de légitimation s’alignant sur les mœurs actuelles du « monde ». Cela ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui puisque la Bible en parlait déjà comme d’une « abomination » (Genèse 19:5 ; Lévitique 18:22 ; 20:13 ; Romains 1:27+32 : 1 Corinthiens 6:10 ; 1 Timothée 1:10). En aucun cas l’Eglise ne doit s’adapter au monde mais le plus possible à la Bible-Parole de Dieu, ce qui est son rôle majeur !

Tout a commencé par le couple (Père et Mère Esprie Sainte), tout doit continuer par le couple (Adam et Eve, Abraham et Sara, Incarnation etc…) et tout doit finir par le couple (Epoux Jésus-Christ et Israël, Israël messianique-Eglise des Vainqueurs, Eglise selon les périodes de l’histoire du salut). L’Ennemi et ses acolytes, pour contrer cela dans une imitation diabolique, a entre autres voulu « séduire, épouser » Eve, les « filles des hommes » pour corrompre l’humanité aussi corporellement (Genèse 3:13 ; 6:1-8 et ss ; Matthieu 24:37-39 : mariages-orgies mis en relation avec le déluge et la fin des temps).

 

4. Comment cela se fera-t-il ?

Lors de l’Annonciation, Marie pose la question à l’Ange du « Comment cela se fera-t-il ? » (Luc 1:34)

Face aux détresses de ce monde, nous déplorons si souvent notre impuissance et nos impossibilités. Comme Marie, dans l’attente messianique, nous nous posons peut-être plus ou moins consciemment le « Comment cela se fera-t-il ? »

La ROUaCH KoDeSCH est Consolatrice, Défenseure, Coach, Inspiratrice, Réalisatrice, Puissance, Feu, YHWH des Armées (ZeBAOTH), Créatrice, Mère divine, d’où « l’avantage » que Sa venue représente selon Jésus (Jean 16:7).

Nous avons la réponse claire et nette dans le Prophète Zacharie :

« Ce n’est ni par puissance ni par force, mais c’est par ma ROUaCH, dit YHWH ZeBAOTH » (Zacharie 4:6). Nous voyons là le mode opératoire de YHWH qui agit certes dans l’unité parfaite et non exclusive mais signifie aussi la spécificité attribuée à la ROUaCH KoDeSCH dans Sa pluralité d’ELoHiM !!!

Dans les Actes :

Jésus ressuscité dit en Actes 1:8 : « Mais vous recevrez une dunamis (puissance), la Pneuma Sainte survenant sur vous » en vue de la réussite de l’évangélisation mondiale qui n’a pas encore eut lieu à ce jour, et de loin. Il faudra attendre Apocalypse 6:2 à associer avec 7:4ss où l’Eglise des Vainqueurs initiale née de nouveau En-Haut sera en mesure de procéder à cette réussite !

De plus Jésus au début de Son ministère, avant qu’Il ne prêche et ne réalise guérisons et miracles, bref, avant qu’Il n’exerce Son ministère, manifeste la puissance, a reçu préalablement la Pneuma Sainte (Matthieu 3:16 ; Marc 1:10 ; Luc 3:22 ; Jean 1:32).

Enfin Jean Baptiste a clairement vu le rapport entre la Pneuma Sainte et le Feu, Puissance à l’origine de la Lumière : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de dénouer ses souliers. Lui, il vous baptisera de la Pneuma Sainte et de Feu. » (Matthieu 3:11 ; cf. Actes 1:5 ; Genèse 1:2-3).

 

Conclusion

Il paraît que le muscle utérin, le myomètre, est considéré comme étant le plus puissant du corps féminin. Il sert à faire naître le bébé venu à terme. Couple, naissances et descendance… Quelle plénitude merveilleuse d’explosion de Vie devenant complète et réelle avec le rôle spécifique de Puissance d’engendrement féminin de notre Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH. Elle accomplit, finalise et nous fait pleinement entrer dans l’accomplissement victorieux apocalyptique par le salut de notre corps via la Nouvelle Naissance En-Haut !!!

En Jésus, Martin BUSCH

179. YHWH protège

INTRODUCTION

Le prophète Sophonie a transmis la Parole de YHWH probablement entre -635 et -625 alors que Juda se vautrait dans les péchés et les infidélités. Il prêcha avant que le Livre de la Loi ne fut retrouvé par le roi Josias (-640 à -609) en -622 entraînant une bonne réforme relativement radicale de retour à YHWH ELoHiM.

Israël (Royaume du Nord) avait d’ores et déjà été déporté par les Assyriens en -722. Sophonie exerçait son ministère pour éviter le jugement à Juda (Royaume du Sud) qui, au vu de la dépravation du Peuple, était malgré tout relativement proche. Les Babyloniens commençaient en effet déjà à pointer le bout de leur nez pour dominer le monde d’alors à la place des Assyriens (cf. Sophonie 2:13-15). Le jugement sur Juda intervint en -586 avec la prise de Jérusalem et la destruction du Temple par les Babyloniens.

Pourquoi notre titre « YHWH protège » ? Parce qu’il s’agit de la signification du nom de Sophonie : “TzePHaNeYaH” : Sophonie ; TzaPHaN : protéger, cacher, défendre, conserver, mettre à couvert, réserver ; YaH : YHWH. Le message contenu dans une partie du texte de Sophonie correspond à la signification de son nom.

« Et je ferai rester (SCHaAR [ici verbe] : rester, être de reste, celui qui est resté vivant, survivre, subsister, demeurer, laisser de reste ; substantif : reste, restant, l’unique) au milieu de toi un peuple pauvre (HaNI : pauvre, abattu, humble, souffrant, malheureux, doux, affligé) et faible (DaL : pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, brisé) et ils chercheront refuge (HaSaH : se réfugier, se reposer, se confier, espérer) dans le nom (SCHeM : nom renom, réputation, gloire) de YHWH. » (Sophonie 3:12).

 

1. Après les jugements, le « reste » subsistera

Les jugements radicaux terribles évoqués de YHWH ELoHiM sont destinés non seulement à Juda mais au monde entier (Sophonie 1 à 3:8 ; exceptés 2:6-7). Il n’y aura pas de repentance de la part de la très grande majorité des Israélites et de l’humanité dans son ensemble (Sophonie 3:7-8 ; cf. Apocalypse 9:20-21). Ainsi pas de protection divine pour les impénitents au « jour de YHWH » (Sophonie 3:8). Tout est-il perdu ?

Assurément non car il subsistera toujours un « reste » quand ceux qui « triomphaient avec arrogance seront ôtés du milieu de Juda » (Sophonie 3:11).

Quelles sont les caractéristiques du « reste » ?

 

2. Le peuple du « reste »

D’un point de vue quantitatif il s’agit toujours d’une minorité (DaL : pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, brisé).

Ce reste « unique » face à une majorité écrasante de pécheurs impénitents (SCHaAR [ici verbe] : rester, être de reste, celui qui est resté vivant, survivre, subsister, demeurer, laisser de reste ; substantif : reste, restant, l’unique) aura survécu dans cet enfer d’extermination quasi généralisée.

La thématique du « reste » fut d’ailleurs en quelque sorte introduite avec l’histoire de Noé dont la famille a survécu en tant que « reste » face à l’extermination de l’humanité par le déluge.

Un « reste » survivant de la génération sortie d’Égypte en les personnes de Caleb et de Josué passèrent le Jourdain en vue de la conquête du Pays promis.

Il y eut aussi un reste d’Israélites fidèles à l’époque d’Élie alors qu’il se croyait tout seul.

Bien des prophètes (cf. Esaïe 1:9 ; 10:20-22 etc…) dont justement Sophonie ont parlé du « reste ». Il y eut en effet un « reste » qui survécut et retourna fidèlement en Israël après l’exil à Babylone.

Bien entendu nous pourrions appliquer la thématique après la Shoah, où le « reste » qui survécut, put procéder à la création de l’Etat d’Israël en 1948.

L’Apôtre Paul reprit cette notion en Romains 9:27 et 11:3-10 par rapport à l’acceptation du salut par la foi et la grâce du « reste » minoritaire de Juifs.

Jésus-Christ Glorifié en parla dans Sa lettre à l’église de Sardes exhortée à « affermir le reste qui était sur le point de mourir » face à une majorité infidèle dans cette église.

Pas de repentance, pas de retour à YHWH ELoHiM de la majorité malgré les avertissements prophétiques à tous. Autrement dit quand il n’y a plus moyen pour YHWH de faire avancer Son plan et de « travailler » à l’avancement de Son Royaume à cause des endurcissements, de l’orgueil et des blocages impliquant surdité, aveuglements, incrédulité et finalement péchés en tous genres, alors tombent les jugements où seul le « reste » fidèle subsistera.

La parabole du potier dont parle le prophète Jérémie (18:1-10) rend ce processus particulièrement clair. Quand l’argile entre les mains du divin Potier ne se laisse plus travailler, notamment à cause de bouts durs dans la pâte, alors le vase ne réussit pas et Il est obligé de le jeter pour recommencer avec le « reste » d’argile malléable (cf. Sophonie 3:11-13).

Pour être malléable, il faut être humble, être « petit » dans la repentance, accepter le travail d’éventuelles nouvelles formes entre les mains souveraines du divin Potier.

Par contre, quand la nature humaine se croit forte, sûre d’elle-même, nombreuse, majoritaire, riche (cf. Apocalypse 3:16-17 ; église de Laodicée) dans tous les domaines mais surtout dans ceux dits « spirituels », pharisaïques, ecclésiaux, même évangélique-charismatiques, alors elle produit du péché, de la dureté, de la méchanceté, de l’hypocrisie, de la religiosité, du traditionalisme. La situation est alors telle que la malléabilité n’est plus possible, d’où les jugements où le divin Potier sera obligé de jeter l’argile impropre à la confection de la poterie initialement prévue.

Ayant personnellement vécu les réveils charismatiques des années 1970-2000 environ en Europe, je constate une terrible sclérose bloquant bien des avancées en vue de la 4ème Alliance comportant le dernier réveil apocalyptique prévu par YHWH : le même schéma des attitudes impénitentes des sept églises du début du livre de l’Apocalypse se reproduit clairement, étonnamment plus particulièrement chez celles et ceux qui sont considérés comme les plus « réveillés ».

Seul l’argile restant, le « reste pauvre, maigre, faible, réduit, écrasé, doux, brisé » de ce fait malléable, sera à nouveau capable de retrouver le chemin de la repentance pour pouvoir « chercher refuge dans le Nom de YHWH », c’est à dire croire, tout faire pour monter au Pays promis céleste où il sera vraiment « protégé ».

 

3. Chercher refuge dans le Nom de YHWH

Dans la Rubrique de l’Eglise des Vainqueurs n°159 intitulée « Selon YHWH » (à relire) nous avons démontré que l’Eglise des Vainqueurs montée était la dernière consonne, le deuxième « hé », du tétragramme divin. Ce fait au premier abord absolument incroyable et inconcevable prend de la sorte une dimension toute particulière quand il s’agit littéralement de chercher refuge dans le nom de YHWH et par conséquent en faire pleinement partie !

Chercher refuge dans le nom de YHWH signifie donc faire partie intégrante de Lui et même de façon indispensable et obligatoire ! Il ne sera en effet au complet qu’à partir du moment où nous serons réellement montés, réfugiés et donc protégés (cf. Apocalypse 3:10) dans le Nom de YHWH sur le Trône aux côtés de notre Epoux, notre divin Berger par la Nouvelle Naissance En-Haut du sein de notre Maman céleste la ROUaCH KoDeSCH, la Pneuma Sainte !

Après des situations intermédiaires de délivrances, de purifications, d’allégresse, de joie et de bonheur en Israël lors des divers retours d’exil du « reste » au Pays, nous ne rejoignons que partiellement le texte de Sophonie.

Ainsi seule la perspective de l’Eglise des Vainqueurs véritablement montée au Pays promis céleste, nous permet de pleinement rejoindre le texte du prophète.

Il précise que « le reste ne commettra plus d’iniquité, qu’il ne prononcera plus de mensonge, qu’on ne surprendra plus dans sa bouche une langue trompeuse » ( = salut et perfection de l’esprie et de l’âme ; sanctification parfaite pas seulement juridique mais effective). Il pourra paître en sécurité, se reposer tranquillement car personne ne pourra plus lui faire peur (résidence au Pays promis céleste après la montée) !!!.. YHWH a éloigné l’Ennemi… tu n’as plus de malheur à supporter… plus rien à craindre… plus d’oppresseurs (sécurité absolue au 3ème ciel, sur le Trône) … le salut est pour le boiteux (= guérison, salut ou métamorphose du corps) … il sera rassemblé pour être un sujet de gloire, de renom pour tous les peuples de la terre (unité, communion parfaites ; puissance, autorité, règne sur terre, gloire) ainsi que de joie, d’amour parfaits et de louange ! » (Sophonie 3:13-20).

Ce n’est ici pas symbolique, une belle image pour soi-disant procéder à une idéalisation inatteignable si nous restons dans notre dangereuse et triste réalité actuelle intermédiaire espace-matière-temps !

Au contraire il s’agit ici clairement de la merveilleuse réalité devenue vérité dans les faits de celui ou celle en tant que « reste » qui trouve véritablement refuge dans le Nom de YHWH. Il est définitivement domicilié avec Lui esprie, âme et corps glorifié dans Sa « Maison » qui est Son Trône, le troisième ciel puisqu’il porte le même nom, la même identité de YHWH, mieux, fait partie intégrante de ce Nom en y ayant véritablement trouvé refuge !!!

Ce « reste protégé » pourra alors seulement apparaître tel un signe, un miracle dans le ciel, donc aux yeux de tous (Sophonie 3:19c+20b), comme l’Épouse de Christ si glorieuse donnant naissance à la nouvelle génération des futurs « enlevés » malgré la terrible menace du Dragon qui ne pourra rien faire (Apocalypse 12:1ss).

 

Conclusion

YHWH protège, cache, défend, conserve, met à l’abri, à couvert le « petit reste », la future Eglise montée des Vainqueurs, pour lui réserver dans la réalité et la vérité unes, glorieuses, célestes, cette place unique DANS Son Nom aujourd’hui ! Quelle joie, quelle allégresse !

Hier est passé, demain n’est pas encore. Alors aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, si vous désirez vous laisser immerger, baptiser, travailler, former et transformer par le Feu métamorphosant, guérissant, purificateur dans le sein maternel de la ROUaCH KoDeSCH, alors mettez-y toute votre foi, vos aspirations et votre amour !!!

En Jésus, Martin BUSCH

178. Exaltation de Christ dans notre corps

INTRODUCTION

« …suivant ma vive attente et mon espérance, je n’aurai honte de rien, mais en toute assurance, comme en tout temps et maintenant, le Christ sera exalté (megaluno : rendre grand, magnifier, exalter, célébrer, estimer hautement, glorifier ; cf. mégalomanie) dans mon corps (soma), soit par la vie, soit par la mort. Car pour moi vivre, Christ et mourir un gain (kerdos : gain, avantage, profit, avantage_. Mais si vivre dans la_ chair (en sarki ; sarx : chair, cf. sarcophage) cela me donne du fruit à l’œuvre ; alors que choisirais-je, je ne sais… » (Philippiens 1:20-21 ; Trad. litt.).

Quand l’Apôtre Paul écrivit ces paroles (cf. épîtres de captivité), il était en prison à Rome probablement un an (61 env.) avant sa mort de martyr par décapitation (62 env.).

 

1. La contradiction

Ce verset disant que « mourir est un gain », est souvent utilisé pour évacuer purement et simplement la possibilité de l’immortalité physique pour le chrétien ou tout au moins son importance relative…

Si l’Apôtre Paul dit que Christ sera exalté dans son corps éventuellement par la Mort telle quelle, qui, de surcroît, est un gain, un avantage, un profit alors elle ne pourrait être qu’une alliée ! Autant se suicider vite fait, bien fait puisqu’on se jetterait dans ses bras « avantageux », alors qu’elle est en réalité un démon qui sera jeté dans l’étang de feu (Apocalypse 20:14)… !!! Pensons à ce propos au suicide-meurtre collectif atroce de la secte du Temple solaire… et d’une façon moins radicale mais malgré tout déviationniste, des tendances de certains chrétiens des premiers siècles à rechercher plus ou moins le martyre pour espérer obtenir des récompenses meilleures dans l’au-delà.

Pourtant le même Apôtre a écrit que la Mort est un ennemi (1 Corinthiens 15:26), que nous ne mourrions pas tous (1 Corinthiens 15:51), que nous devions rechercher l’immortalité (Romains 2:7), que notre corps bénéficierait de la rédemption ou du salut (Romains 8:23), que les justifiés seraient glorifiés (Romains 8:30), que nous serions transfigurés ou métamorphosés (metamorphoo = changement de morphologie ; 2 Corinthiens 3:18) etc.… !

Comment expliquer cette contradiction flagrante ? En général on dit que toutes ces bénédictions de l’ordre de la métamorphose du corps et de l’immortalité se passeraient APRES la première mort et qu’en attendant nous serions par conséquent tous à la même enseigne. Ainsi cette contradiction serait soi-disant plus ou moins levée. Autrement dit, la Mort, du moins la première, serait envers et contre tout la seule « porte d’entrée » au ciel pour les sauvés, sachant, soit dit en passant, qu’elle est aussi celle de l’enfer pour les perdus ! Quel mélange ! Moi qui croyais que Jésus seul était la Porte du ciel !!! (Jean 10:7-9).

C’est pourquoi cette manière de lever cette contradiction chez Paul ne peut en aucun cas convenir d’un point de vue de la Vérité divine biblique voire tout simplement logique, même si nous sommes confrontés à la Réalité espace-matière-temps apparemment incontournable et indiscutable du vieillissement et de la Mort « universels » du corps humain !!!

Ainsi quelle est la solution à la contradiction évoquée ici ?

 

2. Glorifier Christ dans notre corps par la Mort du martyr

Dans le passage de l’épître aux Philippiens cité en introduction, Paul parle de Christ qui sera exalté, magnifié dans son corps soit par la vie, soit par la mort.

Il nous semble clair que dans la seconde option seule la Mort du martyr peut glorifier, exalter Christ dans le corps. Reprécisons qu’elle ne doit en aucun cas être recherchée car elle pourrait plus ou moins s’apparenter à une forme de suicide qui est condamné par la Parole (cf. Matthieu 27:5).

Toutefois une récompense merveilleuse attend les martyrs, notamment décapités, lors du Millénium, à savoir la première résurrection pour exercer le règne avec Christ (Apocalypse 20:4b-6) et avec l’Eglise des Vainqueurs d’ores et déjà montée en trois étapes suivies de la génération des enlevés (Apocalypse 1:6 ; 2:26 ; 5:10 ; 6:2 ; 7:6-14 ;11:12 ; 12:1+5+12a ; 19:7-8 ; 20:4a.…).

Ainsi Paul fait partie des martyrs, notamment décapités, qui règneront avec Christ lors du Millénium et c’est uniquement dans ce cas que la Mort peut être considérée comme un gain. Celle-ci est néanmoins très loin d’être sinécure notamment quand le martyr doit subir des souffrances et des tortures atroces préalables sans compter la perspective du passage par la Mort, qui est, rappelons-le, ni plus ni moins un démon atroce !

Paul aura donc été « exaucé » par rapport au gain, à l’avantage de cette Mort du martyr où il a glorifié Christ dans son corps environ une année après qu’il ait écrit le passage cité, d’ailleurs sans qu’il ait pu retourner à Philippes et plus généralement sans refaire de voyages missionnaires. Il restera malheureusement prisonnier à Rome pour y finir martyr par décapitation.

Toutefois ici il envisage encore une possibilité un peu différente qui, nous le verrons, sera de l’ordre du provisoire pour lui parce que plus tardive mais aboutissant toujours au même destin. Il l’introduit avec « ei de » qui signifie « si pourtant, mais ». Il exprime ainsi une opposition radicale par rapport à ce qu’il venait de dire auparavant. De plus il n’emploie plus le terme de corps mais celui, bien plus « négatif », de chair !!! C’est extrêmement important de le noter pour bien comprendre l’option qu’il évoque !

Il était encore disposé à vivre encore dans la chair, c’est à dire son corps de mort, son corps infecté par la chair dont il voulait tout de même très clairement être délivré, (cf. Romains 7:24 ; 8:1-2). Il aurait pu continuer à servir les Philippiens encore un peu plus longtemps ici-bas. Il pensait même qu’il pouvait y être appelé (Philippiens 1:24-26 ; 2:23). Mais il savait par expérience que s’il restait dans son corps de chair, les souffrances terribles seraient à nouveau au rendez-vous (cf. 2 Corinthiens 11:23-33 ; 12:7-9 ; pour mieux comprendre que dans ces conditions la Mort du martyr plus rapide pouvait être le cas échéant un gain…).

Par sa consécration très radicale et sans compromis dont nous n’atteignons pas le bas de la cheville, il aurait de toute façon fini par le martyre, certes peut-être plus tard, vu le danger notoire qu’il représentait pour le royaume des ténèbres.

C’est pourquoi il parlait du « gain de la mort » à condition qu’elle soit relativement rapide dans le temps. Il sentait d’ailleurs que le martyre serait sa part et sa manière de glorifier, de magnifier, d’exalter Christ dans son corps. Cela eut effectivement lieu relativement rapidement à savoir un an après, lors de la persécution provoquée par Néron suite à l’incendie de Rome en 62.

Nous pouvons alors mieux comprendre quand il dit qu’il n’avait « honte de rien » (Philippiens 1:20) puisqu’il glorifierait éventuellement Christ dans son corps par la Mort, toutefois celle du martyre, ce qui était tout à fait louable et très respectable, c’est le moins qu’on puisse dire !

Pourtant cette opposition radicale impliquant l’option éventuelle de la continuation plus longue de la vie terrestre dans la chair aboutissant de toute manière à la Mort du martyr, démontre aussi que ce n’était pas le meilleur plan de la Maman céleste de Paul, la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte), au vu des événements relatés dans le livre des Actes. Elle voulait en effet clairement l’empêcher d’aller à Jérusalem parce qu’Elle savait qu’il y serait arrêté pour aboutir à Rome après bien des péripéties et mourir martyr après avoir fait de surcroît une entorse traditionaliste juive pas trop en harmonie avec ses enseignements et convictions (Actes 20:22 : ici c’est l’esprie de Paul qui le « lie » cf. trad. Darby ; cf. 20:23 ; 21:4+11+23-39).

Elle voulait en fait lui accorder les mêmes grâces de vie et d’immortalité qu’à l’Apôtre Jean qui fut métamorphosé et qui est monté à la Salle du Trône (Apocalypse 1:17 ; 4:1-2) ! Les conséquences glorieuses pour l’Eglise auraient probablement été phénoménales !

 

3. Vivre, Christ c’est l’autre option pour L’exalter dans notre corps

A la Réalité mortifère espace-matière-temps s’oppose justement la Vérité divine biblique de la métamorphose du corps, de la montée et de l’immortalité, bref de la Vie, y compris celle de notre corps, donc réellement éternelle à savoir vivre, Christ. Cette Vérité divine biblique qui glorifiera indubitablement Christ dans notre corps s’impose et s’imposera accompagnée par la transformation des lieux célestes et terrestres lors de la finalisation du processus apocalyptique.

Paul parle de « vivre, Christ » (to dzèn, Xristos v.21) ce qui signifie que la vie de son corps ne pouvait être que la métamorphose ou revêtement de l’incorruptibilité de son corps suivie de la montée, condition de possibilité pour qu’il puisse se fondre, s’identifier, esprie, âme et corps à Lui, bref, être comme Lui. Il pouvait littéralement devenir un « christien » ou « vivre, Christ » tel qu’Il est aujourd’hui pour justement L’honorer, Le glorifier, L’exalter dans son corps délivré de la chair !

Christ était d’ores et déjà « basé » au ciel tout en pouvant se manifester et agir puissamment et parfaitement sur terre, comme c’est aussi clairement prévu pour l’Eglise des Vainqueurs qui sera comme Christ ! Il s’agit en effet d’être esprie, âme et corps comme Il est aujourd’hui, à savoir glorifié, ce qui nous permettra de nous fondre EN Lui en tant qu’Epouse puis d’agir et d’évoluer tant dans les lieux célestes que sur terre. Voilà la seule manière éminemment d’une évidence quasi logique pour justement L’exalter, Le glorifier dans notre corps de façon visible, efficace et effective !!! Le secret, le voile, le mystère, l’aveuglement dus à notre corps mortel de chair seront définitivement levés pour faire place à la Splendeur, la Révélation de notre corps métamorphosé de Feu et de Lumière harmonisant et correspondant parfaitement à celui de notre Epoux bien-aimé.

Il n’y a donc pas d’autre option biblique à cette glorification de Christ dans notre corps, car pour ce faire**,** il faut réellement être glorifié, le corps sauvé, transfiguré, né de nouveau En-Haut. Bref, c’est « vivre, Christ » très concrètement, là où la Réalité ne fera plus qu’un avec la Vérité du Salut total en Jésus-Christ !

En effet, quand notre corps, reste infecté par la chair et tous ses aléas mortifères, il ne peut franchement pas honorer, exalter Christ, la perspective éventuelle du martyre exceptée (cf. Apocalypse 1:8-11 ; église de Smyrne, église persécutée ; Apocalypse 20:4bss). Un corps vieillissant voire malade, une âme plus ou moins dépressive, une esprie attaquée voire tourmentée, bref les marques des coups profonds de l’Adversaire, plus particulièrement lors de la Grande Tribulation à venir, ne peuvent glorifier Christ et ne trouvent leur guérison que dans les lieux célestes auprès de Lui, le bon Berger (cf. Apocalypse 7:14b+17). C’est pourquoi nous prions « ne nous soumet pas à la tentation ou sors-nous de la zone de tentation (=montée) et délivre-nous du mal, du Malin »

 

Conclusion

Exalter Christ dans notre corps veut bien dire ce que cela veut dire ! Ici il s’agit clairement du corps par opposition à la chair !!! En fait notre corps n’est vraiment pleinement corps qu’à partir du moment où il aura bénéficié du salut, de la rédemption (Romains 8 :23), à savoir à partir du moment où il sera entièrement débarrassé de la chair. Jésus a payé pour cela sur la croix, alors prenons avec joie et reconnaissance ce merveilleux cadeau afin qu’Il soit pleinement et réellement glorifié et exalté aux yeux de tous !!!

En Jésus, Martin BUSCH

177. Jonas et la Grâce

INTRODUCTION

Il nous semble important de préciser d’emblée que l’histoire incroyable de Jonas fut considérée par Jésus de tout à fait historique, miraculeuse et pleinement authentique (Matthieu 12:39ss ; 16:4 ; Luc 11:29ss). Nous ne raconterons pas à nouveau dans les détails l’histoire extraordinaire de Jonas mais nous relèverons quelque aspects relatifs à l’étendue sans limite de la Grâce de YHWH ELoHiM.

 

  1. Jonas est-il mort pour être ressuscité ?

Jonas, suite à l’ordre de YHWH d’aller prêcher à Ninive, prit la fuite en bateau « loin de la face de YHWH ».

Alors YHWH envoya une tempête terrible. Cela aboutit, après les péripéties sur le bateau du tirage au sort le désignant comme coupable de la situation, au fait qu’il fut jeté à l’eau par les marins et la tempête s’apaisa (Jonas 1:4-16).

A la question de savoir si Jonas mourut pour être ressuscité nous répondrons par oui ! Le texte est tout à fait clair à ce sujet : « Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie » (Jonas 2:6a). Cela signifie qu’il est mort noyé ! « Mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse__, YHWH ELoHaÏ » (Jonas 2:7c).

Jonas, physiquement mort, englouti par un poisson, s’est alors tourné dans la repentance avec son âme [et son esprie] vers YHWH (Jonas 2:8) et par là finit, corporellement ressuscité, par être vomi par ledit poisson sur le rivage (Jonas 2:9-11). Sa repentance fut ensuite authentifiée par son obéissance en allant prêcher aux Ninivites (Jonas 3:3ss).

Sa prédication prophétique annonçant la destruction de leur ville dans 40 jours fut d’une efficacité foudroyante car les plus de 120 000 habitants (Jonas 4:11) se sont repentis, leur roi en tête. Cette efficacité ne fut probablement pas étrangère au vécu personnel incroyable de Jonas de ce fait pleinement motivé par le message à transmettre. La ville ne fut par conséquent pas détruite.

 

  1. Leçon de Grâce

YHWH ELoHiM fit une leçon de grâce à Jonas. En effet, ses annonces prophétiques ne se sont pas réalisées ce qui le mit très en colère (Jonas 4:9b). C’est « humainement » compréhensible car son ego prit un sacré coup ainsi que sa crédibilité, celle de son ministère à ses propres yeux d’abord et ensuite aux yeux de son entourage qui aurait pu éventuellement le traiter de faux prophète. De plus, les faits ne correspondaient pas à son avis au risque qu’il avait pris dans une ville peu sûre et où le roi, s’il avait réagi négativement, aurait pu le faire exécuter sur le champ.

Par la suite, l’histoire du ricin qui a poussé en une nuit pour lui faire une ombre agréable lui aurait permis, soi-disant tranquillement, d’assister de loin à la destruction de Ninive. Mais le ricin a péri en une nuit. Très contrarié à cause d’un arbre mort ne lui offrant plus d’ombre, YHWH ELoHiM lui fit remarquer qu’il était beaucoup moins concerné par les vies humaines épargnées pourtant beaucoup plus précieuses qu’un ricin !

YHWH avait en effet fait Grâce (HOUS : faire grâce, avoir pitié, épargner, protéger) aux habitants repentants de la ville ! Son but était atteint !

Jonas avait pourtant lui aussi vécu la Grâce totale de par sa résurrection avec la vie sauve dont il bénéficia, et plus tard accessoirement du confort de l’ombre du ricin qui lui fut gratuitement offerte !

Le texte ne dit pas si Jonas a compris la leçon de Grâce mais vu ses qualités de prédicateur pouvant être sous une onction divine très puissante, il est probable qu’il l’ait comprise malgré son caractère passablement rugueux, peut-être quelque part nécessaire pour l’exécution de la très difficile Mission que YHWH ELoHiM lui avait confié…

 

  1. La Grâce ne se mesure pas

La Grâce ne se mesure pas mais nous pouvons avoir une idée de son ampleur quand elle permet la délivrance du Jugement de la Mort ayant frappé, décrite en Jonas 2:1-11. Il est très important de ne pas faire la politique de l’autruche face à l’annonce du Jugement, à associer à la Sainteté de YHWH qui est à prendre très au sérieux !!! Seule une Repentance (SHOUV[aH] : retour, repentance ; NaCHaM : se repentir, regretter ; métanoïa : repentance, changement de connaissance, d’avis) sincère prouve la prise au sérieux de la gravité du péché face à la Sainteté de YHWH et au Jugement annoncé en découlant !

Nous retiendrons quelques termes à partir de l’hébreu pour bien rendre compte de la réalité terrifiante du Jugement :

La « détresse » au verset 2 (TSaR, TSaRaH : angoisse, ennemi, adversaire, affliction, détresse, malheur, peine, souffrance, forte contrariété, rivalité, lieu étroit, attaque) est clairement une composante de la Mort, notre ennemie, selon les significations de TsaR, TsaRaH ! La Mort est une peine, une souffrance atroce, un adversaire à l’opposé de la délivrance, d’une libération, d’une alliée, d’une fuite dans une réalité soi-disant meilleure.

Cette détresse est aussi liée à un étouffement dans un lieu étroit. Il s’agit d’une attaque par étranglement, entraînant une difficulté respiratoire provoquant une terrible angoisse. C’est un énorme étau atroce qui se resserre sur le corps.

Le « séjour des morts » au verset 3 (SCHeOL : séjour des morts, enfer, exil, fosse, profondeurs, désolation) n’est pas agréable, c’est le moins qu’on puisse dire, et Jonas y a été !!! Il y a crié à YHWH, et pour cause, car c’est un lieu de profondeurs et de tortures sans fin les plus terribles et totalement inimaginables tant corporelles, psychiques que spirituelles !!! Il s’agit aussi d’un « exil » loin de YHWH ELoHiM dans une désolation extrême. L’éloignement de YHWH ELoHiM, la Vie, et de Son regard, est la situation la pire et est en fait la Mort.

« L’abîme » au verset 3 (MeTZOLaH : fond, profondeur, abîme, tombe, ténèbres, boue profonde, profondeur de la mer) rejoint les deux autres termes décrivant l’endroit affreux avec ses effets atroces où Jonas fut jeté. Nous retrouvons spécialement l’enfermement dans ces profondeurs ténébreuses où le corps, l’âme et l’esprie sont enserrés, étouffés sans possibilité de sortie.

Les « verrous » de la terre au verset 7 (BeRiYaH : barre, verrou, barrières, prison) se rapprochent encore des termes précédents. Là, la masse de terre amassée sur Jonas (cf. « racines des montagnes ») est un verrou, des barres d’enfermement, une prison inviolable avec les souffrances y afférant. La prison est à mettre en rapport avec condamnation, non justification, punition.

 

  1. La Repentance permet l’accès direct à la Grâce – HeSeD – Karis

Lorsque l’âme de Jonas (NePHeSCH : âme, être vivant, personne, individu, souffle, vie, siège des sentiments, des ressentis, de l’intelligence) se déchirait dans la Mort, il se souvint de YHWH pour crier, prier, invoquer, se tourner vers Lui, bref se repentir ! On connaît la suite : il fut ressuscité, vomi sur le rivage par le poisson et put par la Grâce continuer à vivre dans son corps pour obéir en prêchant aux Ninivites.

Jonas prononça des paroles extraordinaires telles que : « Je disais, je suis chassé loin de ton regard mais je verrai ton saint temple … ma prière est parvenue jusqu’à toi dans ton saint temple… ceux qui s’attachent à de vaines idoles éloignent d’eux la Grâce **(**HeSeD : grâce, amour, miséricorde, bienveillance, bonté, faveur, affection, compassion, clémence), pour moi j’offrirai des sacrifices avec un cri d’actions de grâces, j’accomplirai mes vœux que j’ai faits : le salut vient de YHWH. » (Jonas 2:5+8+9-10)

Jonas savait parler et savait de quoi il parle. Il était un orateur hors pair non seulement devant les Ninivites mais aussi face à YHWH par sa prière qui S’est laissé en quelque sorte « convaincre » en se « repentant » (Exode 32:14 ; 2 Samuel 24:16…) de Son Jugement !!!

Mais comme nul n’est parfait, Jonas était tout de même une grosse tête de mule même jusqu’à en appeler d’une certaine manière à la Mort atroce à la rescousse de son « argumentaire » de gamin, histoire d’avoir raison dans sa petite discussion avec YHWH lorsqu’il s’offusqua du fait que ses prophéties ne se soient pas réalisées pour Ninive bénéficiant alors directement de la Grâce sans Jugement préalable !!! (Jonas 4:9b).

 

  1. La Grâce – HeSeD illimitée

Quand Jésus-Christ Glorifié a parlé de Repentance dans Ses lettres aux sept églises au début de l’Apocalypse, c’est qu’Il voulait faire Grâce et éviter le Jugement aux 7 églises**.** Il indiquait pour ce faire le chemin de la Gloire via la métamorphose et la montée à la Salle du Trône, conséquence évidente de Son Sacrifice sur la Croix. Il ne s’agissait pas là d’être ressuscité (Eglise de Smyrne persécutée exceptée) mais de les faire bénéficier d’emblée de l’Immortalité (Jean 3:16 ; Apocalypse 2:7b) avec toutes ses conséquences glorieuses inimaginables décrites par la suite dans l’Apocalypse !!!

Voilà la Grâce et l’Amour illimités sans mesure de YHWH ELoHiM !!! Pourquoi s’en priver ? Pourquoi limiter cette merveilleuse Grâce non seulement pour nous-mêmes mais bien aussi pour les autres et le monde en détresse !!!

 

  1. Jonas et l’Eglise des Deux Témoins

L’histoire de Jonas nous fait penser à l’Eglise des Deux Témoins (deux témoins, deux oliviers, deux chandeliers ; typologie d’Élie et de Moïse ; Apocalypse 11:3-6) d’Apocalypse 11, celle qui sera la troisième à bénéficier de la Montée après sa Résurrection sur terre suite à sa mise à mort par la bête elle-même qui viendra directement de l’abîme (Apocalypse 11 :7-12).

Sa prédication prophétique sera extrêmement puissante, de Feu et de Jugement semblable à celle de Moïse face à Pharaon, celle d’Élie face à Achab et Jézabel et en l’occurrence aussi celle de Jonas face aux Ninivites. Cette église sera intouchable sauf par la bête (Apocalypse 11:5). Comme Moïse et Elie, Jonas fut protégé lors de son action prophétique…

L’Eglise des Deux Témoins par sa montée sera celle qui complètera l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 6:2 : première montée ; 7:9+14 : deuxième montée ; 11:12 : troisième montée) pouvant alors apparaître complète, en gloire aux yeux de tous (Apocalypse 12:1). Il en résultera l’éjection du Dragon des lieux célestes avec la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs avec les « enlevés » (Apocalypse 12:5+7ss+12a ; à ne pas confondre avec les « montés »).

 

  1. La Grâce dans l’Apocalypse

Au niveau de l’Apocalypse, la Grâce se révélera nettement par le réveil mondial (Apocalypse 7:4-9a) provoqué par l’Eglise des Vainqueurs initiale (Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; 6:2) et la deuxième montée en Apocalypse 7:9+14b, puis la prédication puissante de l’Eglise des Deux Témoins face aux horreurs terriblement mortifères de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3 à 9:21). Cette Grâce se continuera par l’enlèvement (Apocalypse 11 :15 ; 12:5+12a), la prédication de l’ange (Apocalypse 14:6-7), les Vainqueurs à Sion (Apocalypse 14:1ss) , les Vainqueurs chantant le cantique de Moïse (Apocalypse 15:2ss) et l’instauration du Millénium (Apocalypse 20). La Grâce ne cessera face à l’intensification des jugements dus aux péchés sur terre de type babylonien, c’est à dire extrêmes, et prendra ses dimensions pleines illimitées d’Éternité dans l’adoration et la louange des anges et de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1:5-8 ; 4:8ss ; 5:9ss ; 7:9ss ; 11:15ss ; 14:2ss ; 19:1ss) et enfin de tous les sauvés devant le Trône (Apocalypse 21 et 22).

 

  1. Jugement, Repentance Grâce et Mission

Quel fut le problème de Jonas ? Ici nous abordons le cœur du message du livre.

Jonas, voulant s’éloigner de la face de YHWH en connaissance de cause, a subi le Jugement de la Mort pour, suite à sa Repentance, bénéficier de la Grâce de la Résurrection sur terre afin d’accomplir efficacement sa Mission à Ninive.

Les Ninivites, eux aussi éloignés de la face de YHWH mais pas en connaissance de cause (Jonas 4:11), se sont repentis suite à la prédication de la Parole prophétique leur révélant leurs péchés et le Jugement mortifère à venir. Ils bénéficièrent de la Grâce de pouvoir continuer à vivre SANS LE JUGEMENT afin d’accomplir leur Mission en vivant plus proches de la Face de YHWH et de Sa volonté.

Jonas n’avait pas compris que la Repentance AVANT le Jugement annoncé, permettait d’accéder DIRECTEMENT à la Grâce de la Vie SANS le Jugement afin que la Mission s’accomplisse. Jonas a subi le jugement de la Mort parce qu’il ne s’est pas repenti AVANT. Une chance supplémentaire exceptionnelle lui fut accordée pour la Repentance alors qu’il se trouvait déjà dans le séjour des morts. Ainsi la Grâce de la Résurrection de son corps a pu avoir lieu en vue de la Mission à accomplir.

Jonas pensait que les Ninivites malgré leur Repentance devaient tout de même obligatoirement passer par le Jugement de la destruction et de la Mort avant de bénéficier d’une Grâce post mortem, le cas échéant.

La majorité des chrétiens sont des Jonas en puissance. Ils pensent que malgré la Repentance, la Conversion à Jésus-Christ, le Jugement de la Mort doit obligatoirement intervenir.

Ils en restent au « salaire du péché c’est la Mort » (Romains 6:23a) sans passer à la suite « MAIS la Grâce (Karisma : grâce, faveur, bienfait, joie, don gratuit ; cf. charismatique) de Dieu, c’est la Vie éternelle EN Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6:23b). Il ne croient pas vraiment que Jésus a réellement prit sur Lui le « salaire du péché », c’est pourquoi ils « l’encaissent » tout de même en subissant la première Mort. Il croient comme Jonas qu’on ne peut pas passer directement de la Repentance à la Grâce sans passer par le Jugement de la Mort.

Ils croient qu’il « est réservé (apokeimai : réserver, mettre de côté, à l’écart, être méprisé, délaissé) aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le Jugement » (Krisis : jugement, châtiment, punition ; cf. crise ; Hébreux 9:27) et par là croient qu’il est obligatoire pour tous les hommes de mourir une seule fois et après quoi vient le Jugement lui tout aussi obligatoire, ce que le texte ne dit absolument pas. Cette « réservation », cette mise à l’écart, cet abandon portant déjà en lui le Jugement de la Mort à venir, même venant de la juste Justice de Dieu, n’implique aucun caractère obligatoire parce qu’elle peut se résilier AVANT par Grâce, ici en l’occurrence par le moyen de la Repentance préalable.

Ainsi ils ne croient pas vraiment à la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5:24). C’est on ne peut plus clair !!!

Face à la Grande Tribulation ou le Jugement ils ne croient pas à la Parole de Grâce et d’Amour de Jésus Glorifié permettant d’en être préservé « parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai de l’heure de la tribulation (=Jugement mortifère généralisé, Grande Tribulation) qui va venir sur l’humanité entière » (Apocalypse 3:10 ; 6:3ss).

Si le Jugement de la Grande Tribulation doit toucher l’ensemble de l’humanité sur terre à un moment donné, la seule solution c’est de ne plus y être à savoir croire pour vivre la Grâce de pouvoir monter au ciel sans mourir après avoir été métamorphosé en Gloire et se joindre à l’Eglise des Vainqueurs enfin de ce fait capable d’accomplir correctement ses Missions ! (Cf. Apocalypse 6:2 ; 7)

Autrement dit, la Repentance suite à la Parole prophétique de l’Evangile complet (cf. Jean 3:16) permet l’accès immédiat à la Grâce sans passer par le Jugement. Le Jugement (MiCHePaTH : jugement, justice, ordonnance, sentence, punition, droit ; Krisis : jugement, droit, justice, sélection, procès, condamnation, punition ; cf. crise) se positionne et s’applique dans l’incrédulité en-dehors de ladite Grâce. Quand la Grâce s’applique suite à la Repentance, elle ANNULE purement et simplement le Jugement, fût-il la première Mort ! Quel Amour et quelle Bonne Nouvelle !!!

Jonas a certes rempli sa Mission en prêchant le Jugement mais il n’a pas compris ni accepté que la Grâce réelle, totale et complète via la Repentance permettait de ne pas subir ledit Jugement !!! Ce fut son problème par rapport aux Ninivites et avant tout face à YHWH ELoHiM !

Les églises du début de l’Apocalypse furent des têtes de mule comme Jonas et ne se repentirent pas de leur fausse croyance concernant la possibilité même de la Grâce de la Vie éternelle immédiate ou l’Immortalité sans la Mort pour pouvoir accomplir correctement leur Mission à partir d’En-Haut ! Nous en subissons les effets effroyables aujourd’hui. Mais sachons que la Repentance qui consiste ici à changer le contenu de notre foi est la voie royale pour ne pas subir le Jugement !

 

Conclusion

L’histoire de Jonas est très souvent reprise dans les livres pour enfants contenant des histoires bibliques. Les auteurs et illustrateurs de ces livres font le bon choix. Tant l’aventure incroyable de Jonas que le message en résultant, nécessite une foi d’enfant qui sait déplacer des montagnes humainement et raisonnablement terriblement bien « enracinées » et infranchissables, du moins en apparence… !

 

En Jésus, Martin BUSCH

176. Jean 3 v16

INTRODUCTION

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il donna son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16)

« Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même (kan : même si, quoique, aussi bien, malgré le fait que, quand même) s‘il meurt, vivra. Celui qui croit et vit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11:25-26)

 

  1. Le pis-aller de la Mort selon Jésus-Christ

Si nous considérons le verset considéré comme central de la Bible à savoir Jean 3:16, la foi au Fils Unique nous épargne purement et simplement la Mort.

Avant la résurrection de Lazare en Jean 11 Jésus considère que subir la Mort est un pis-aller et qu’il y a la résurrection après la première mort en guise de rattrapage qui, par la force des choses, est malheureusement devenu la norme au vu des faits. Autrement dit, pour la théologie traditionnelle le « ne périsse pas » est devenu le « ne périsse pas après la première mort inévitable ». Ceci correspond à la Réalité espace-matière-temps mais pas à la Vérité céleste et divine exprimée ici par Jésus … !

Ce pis-aller est exprimé par la particule kan (kan : même si, quoique, aussi bien, malgré le fait que, quand même) où Jésus considère que mourir n’est pas la solution qu’Il préconise car en plus dans la foulée Il dit clairement que celui qui croit en Lui et surtout VIT EN Lui ne mourra jamais !!!

Il est en effet Celui où Réalité (Homme incarné parfait) et Vérité (Dieu Tout Puissant) ne font plus qu’UN d’où l’affirmation de l’Immortalité pour celui ou celle qui croit et vit EN Lui. Il n’y a ici plus de place pour la Mort qu’Il a réellement subie à notre place !

Il a payé assez cher par Ses souffrances et le risque phénoménal qu’Il a pris par Son incarnation, Sa passion et Sa montée sur la croix pour que la Plénitude du salut total esprie, âme et surtout corps soit notre part de croyant !!! Ne faisons pas la fine bouche en disant que « c’est trop, ce n’est pas possible » ! Pour Jésus rien n’est jamais trop et surtout tout est possible car c’est à la mesure de Son Humanité d’amour si proche de nous et de Sa Plénitude (plèroma : plérôme) infinie et divine qui nous « englobent et environnent » parfaitement, c’est à dire, encore une fois, esprie, âme et aussi corps !!!

 

  1. Explication introductive (Jean 3:3-15) de Jean 3:16 par Jésus Lui-même

Jean 3:16 est précédé d’une explication introductive dans le dialogue de Jésus avec Nicodème.

  • Entrer dans le Royaume de Dieu : Face à la Nouvelle ou seconde Naissance préconisée par Jésus pour entrer dans le Royaume de Dieu, Nicodème voudrait Le « coincer » en parlant du « vieux » en principe censé retourner dans le ventre de sa mère pour pouvoir naître à nouveau une seconde fois ! Jésus répond que la condition de possibilité pour entrer dans le Royaume de Dieu, c’est certes naître d’eau (notre corps est composé environ à 70% d’eau) à savoir de notre mère d’ici-bas, ce qui est évidemment indispensable pour tout simplement exister, et ensuite naître à nouveau et En-Haut (un seul mot grec pour à nouveau, et En-Haut : anoten**)** de la Pneuma céleste ou la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte), notre Mère divine, ce qui est, selon Lui à juste titre, indispensable pour monter et entrer dans le Royaume de Dieu. Rappelons à cet effet que le projet du Créateur ne prévoit pas que l’homme mâle enfante mais que c’est la femme, « Eve » qui signifie mère. Pour Jésus ce projet se perpétue tout autant dans le processus de la Nouvelle Naissance En-Haut de notre Mère céleste, la ROUaCH (substantif au féminin en hébreu) KoDeSCH, sinon Il n’aurait pas dit qu’il faut naître à nouveau de la Pneuma !!! Pour Jésus, il n’y ni confusion des genres, ni suppression des genres même au niveau de qui est YHWH ELoHiM, à l’image Duquel (homme-Père, femme-Esprie Sainte, descendance-Fils) nous sommes créés, contrairement à la théologie et liturgie traditionnelles !!!
  • Ce qui est né de la chair est chair (=corps mortel parce qu’infesté par la sarx ou chair) et ce qui est né de la Pneuma (=Esprie Sainte) est pneuma (=corps métamorphosé immortel, glorieux, céleste) : cela signifie qu’en naissant de la Pneuma on « devient en Esprie », on bénéficie de Sa « nature » aussi corporelle glorieuse, comme l’Apôtre Jean au début de l’Apocalypse (cf. Apocalypse 1:10a ; verbe ginomai : premier sens devenir ; en : en), ou bien on est métamorphosé, transfiguré, transformé de gloire en gloire par et en l’Esprie (2 Corinthiens 3:18). Nous recevons la « nature » divine du Souffle Créateur divin à savoir l’Esprie Sainte notre Mère céleste et celle de notre Père Céleste le Créateur, comme Adam au corps immortel et glorifié parce que par-là rendu « vivant » (Genèse 2:7).
  • Naître à nouveau, En-Haut : Il faut naître En-Haut (gennètenai anoten et non pas **d’**En-Haut v.7b), c’est à dire MONTER ! L’Esprie n’est pas contrôlable comme le vent qui souffle où il veut. C’est pourquoi la Pneuma Sainte est libre et souveraine car Elle est YHWH ELoHiM, la troisième Personne de la Trinité à part entière, notre Mère divine, Sa spécificité et Son identité au sein de ladite Trinité. Comme dans toute mère, il faut être intégré, baptisé, immergé (fœtus en Son sein) pour être engendré à nouveau et En-Haut !!! Notons, une fois encore, que seule une « mère » peut enfanter ! Fécondée par notre Père céleste (Matthieu 16:17 ; Jean 6:65), Elle nous reçoit en Son sein (baptême, immersion dans l’Esprie) pour que nous puissions naître d’Elle à nouveau et En-Haut.
  • Savoir ou alors témoigner de ce que l’on a vu ? Le Fils de l’Homme est Lui aussi YHWH ELoHiM, deuxième Personne de la Trinité, puisqu’Il était au ciel de toute éternité avant l’incarnation (Jean 8:58). De là Son Père et Sa Mère l’Esprie Sainte l’engendrèrent, avec Marie, Sa mère terrestre lui ayant donné Son humanité (Matthieu 1:18ss ; Luc 1:35), et Il siège à la droite du Père après Son Ascension. Ainsi en tant que vrai Homme ou « Fils de l’Homme » et aussi vrai Dieu de toute éternité (=Réalité et Vérité à nouveau UN en et par Sa Personne), Il pouvait témoigner ici-bas de ce qu’Il a vu et « appris » du Père En-Haut (Jean 15:15), raison pour laquelle nous en avons au moins tout autant besoin que Lui…
  • Être élevé comme le serpent élevé par Moïse dans le désert pour la guérison, le salut de quiconque croit et regarde à Lui. Jésus fut élevé sur la croix par Son amour, celui du Père et de l’Esprie Sainte (« Car Dieu a tant aimé ») pour que nous ne périssions pas ! Et c’est là qu’Il prononce Jean 3:16 à la fois la base, la continuité et l’aboutissement du salut total et au-delà dans « les ères des ères », l’Eternité !!! Il fut aussi élevé du tombeau par la Résurrection authentificatrice puis lors de l’Ascension devant Ses disciples. Enfin Il sera élevé sur le Trône en tant qu’Agneau Sauveur pour recevoir le livre aux sept sceaux qu’Il ouvrira pour déclencher le processus apocalyptique (Apocalypse 5:5 à 6:1 ; cf. aussi pour l’Eternité 22:2-3) avec d’abord l’entrée en action à partir d’En-Haut de l’Eglise des Vainqueurs née à nouveau En-Haut ou 8ème Eglise ou premier Cavalier Vainqueur couronné et armé sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2).

 

  1. « Faire la Vérité »

« Celui qui fait (poieo) l_a vérité, vient en_ présence (pros + accusatif : vers, à, auprès de, devant, en présence de, à côté) de la lumière pour que ses œuvres soient manifestées, car en Dieu elles sont travaillées » (trad. litt. Jean 3:21)

Ici il ne s’agit pas « d’agir selon la vérité » mais de « faire la vérité » ce qui est bien plus fondamental et important !!!

Pour ce faire il faut venir auprès, en présence de, devant quoi ? Réponse : la Lumière. La Lumière est Jésus Lui-même (Jean 8:12 ; 9:5).

La Lumière chasse les ténèbres, réchauffe, transforme, donne la vue, rassure, se manifeste et révèle. Elle permet de travailler (erga : œuvres, travail ; cf. ergothérapie) parce qu’on voit, parce que la métamorphose qu’elle opère donne les moyens, la puissance et la capacité d’accomplir le travail (ergadzomai : travailler, façonner, créer, faire valoir, produire). Toutefois ce n’est pas tout : il faut que sous cette lumière, il y ait la manifestation de ces œuvres, de ce travail ! Il faut que cela apparaisse, soit connu de tous, devienne un phénomène aux yeux de tous dans la lumière dans tous domaines (ici verbe phanéroo : rendre clair, évident, visible, sous les yeux de tous, public ; cf. phénomène, phénoménal).

Enfin ces œuvres sont travaillées, accomplies EN Dieu. Cela signifie que « faire la vérité » n’est possible qu’à partir du moment où on est soi-même devenu vrai ou vérité dans la Lumière parce qu’on « fait corps » avec Dieu.

Ce n’est pas d’abord un travail moral, éthique, doctrinal mais un travail que nous appellerons existentiel et ontologique. Il faut en effet être Vérité et cela se passe quand on est réellement EN Dieu : EN Jésus-Christ la Lumière, EN l’Esprie Sainte le Feu, DANS le Père le Créateur (=travail) sur le Trône !!!

Quand on est bénéficiaire existentiellement et ontologiquement de la nature même de Dieu (2 Pierre 1:4) alors on est lumineux, de feu et par là créateur(trice) (=œuvre, travail) pour réellement « faire la vérité ».

Faire la vérité est d’abord un acte de Création ou de Recréation à caractère divin et céleste pour vaincre les effets du mensonge et de la chute dans la création !

Faire la vérité signifie la manifester aux yeux de tous, de la création intermédiaire, de l’espace-matière-temps pour qu’elle soit REVELEE à cette réalité et la « submerge comme l’eau couvre le fond de la mer » ! Il s’agit de la Révélation des fils et filles de Dieu au corps sauvé dont il est question en Romains 8:18-23.

Bref, une fois de plus, nous sommes dans ce qu’est l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée et montée sur le Trône, agissante à partir de là où Jean 3:16 devient l’Evangile complet et par là vrai, et non un faux évangile au rabais !!!

 

Conclusion

L’Évangile de Jean 3:16, tel que Jésus l’a exprimé, devient clair et net et est issu d’un amour véritable et total qui nous évite « logiquement » la Mort en nous glorifiant, pour manifester la vérité céleste dans la réalité terrestre et ainsi travailler à la recréation effective. Nous sommes appelés à ETRE EN Lui, COMME Lui esprie, âme et corps dans la Lumière, le Feu divins et par là recréateurs avec et par Lui !

En Jésus, Martin BUSCH

175. Mamré

INTRODUCTION

 

En Genèse 17:24-27, il est relaté qu’Abraham et les « mâles » jeunes et vieux de son clan furent circoncis. Nous savons aujourd’hui que la circoncision juive était une projection prophétique sur la circoncision de Christ pour le chrétien laquelle est la circoncision de la chair ou sarx devant être coupée, séparée du corps-soma (Philippiens 3:20-21 ; Colossiens 2:11). Il s’agit bien évidemment de la métamorphose du corps en son état initial immortel d’avant la chute devenant capable de voir à nouveau YHWH ELoHiM face à face dans Sa gloire céleste suite à la montée à la Salle du Trône.

 

  1. Les effets de la circoncision

En ce qui concerne Abraham, comme la métamorphose ou le salut du corps n’était pas encore possible à quelques « exceptions de grâce » près (Hénoch, Elie) vu que Christ n’avait pas encore payé pour notre justification globale, un événement incroyable et merveilleux eut tout de même lieu aux Chênes de Mamré (Genèse 18).

Cet événement se situe juste APRES la circoncision, opération qui affaiblit le corps dans un premier temps, alors que Mamré signifie force et vigueur. De plus le chêne est considéré comme un bois solide, beau (cf. meubles en « chêne massif ») et de par sa rareté actuellement presque précieux, en tous cas relativement cher. Comme bois de chauffage, il chauffe davantage comparé aux autres bois. D’ailleurs le corps métamorphosé ou « circoncis par Christ » reçoit en quelque sorte tout cela d’une manière céleste à l’infini, de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18).

Ainsi Abraham reçut la visite de YHWH ELoHiM au grand complet sous la forme de trois êtres « humains » à savoir le Père céleste (cf. Abraham le « patriarche »), la ROUaCH KoDeSCH (=Esprie Sainte) la Mère (cf. Sarah la « matriarche ») et Jésus-Christ le Fils (cf. Isaac le fils). Ils partagèrent en toute simplicité un repas sous l’arbre devant Abraham debout en tant qu’hôte comme de coutume à l’époque ! A ce propos resoulignons aussi l’unité de YHWH ELoHiM UN (Deutéronome 6:4 ; EHaD : UN) comme l’être humain « un » parce que créé à Son image où le Père correspond à l’âme, l’Esprie Sainte à l’esprie et Jésus-Christ au corps, sachant que l’unité familiale, papa, maman, descendance, est tout autant à prendre en compte.

Il se trouve qu’Abraham et Sara, âgés respectivement de presque 100 et 90 ans, reçurent par la suite la force et la vigueur miraculeuses de métamorphose de concevoir puis de recevoir Isaac leur bébé au sein de leur couple ! C’est pourquoi la circoncision d’Abraham fut d’ores et déjà VISIBLEMENT partiellement transformée en circoncision de Christ, absolument indispensable pour la réalisation de ce grand miracle !

 

  1. Lever les yeux, voir, courir, rencontrer, se prosterner,  trouver grâce pour qu’ADoNAÏ ne passe pas à côté, ne s’éloigne pas

Lorsque la canicule sévit, on n’a pas envie de se bouger, ni même d’ouvrir les yeux car le soleil brûlant éblouit, accable et on attend à l’ombre que cela passe et qu’un peu de fraîcheur arrive pour reprendre progressivement les activités habituelles (cf. canicules été 2022…). C’est d’autant plus vrai en « camping », même si les peaux de bête dont était fabriquée les tentes de l’époque d’Abraham étaient relativement « isolantes »… !

  • Lever les yeux: Abraham, dans la chaleur du jour, a pourtant levé (NaSa : lever, élever, porter, supporter, souffrir, s’élever) les yeux (AYiN : yeux, œil, regard, face, visage, facultés mentales et spirituelles, pensées). La signification d’AYiN, à la fois les yeux physiques et les facultés mentales et spirituelles ont donné l’adage qui dit que les yeux sont le « visage » ou le « reflet » de l’âme et de l’esprie (=homme intérieur), d’où les relations que l’on établit entre les deux réalités. Abraham devait souffrir de son grand âge et celui de Sara qui, normalement rendait impossible d’avoir eux-mêmes un enfant. C’est peut-être cela et en même temps paradoxalement les promesses de descendance de YHWH qui lui firent lever les yeux physiques et par là son esprie-âme vers le ciel avec probablement pleins de points d’interrogation ? Mais lever les yeux physiques, élever son esprie-âme permet au moins d’avoir une chance de voir quelque chose ! Si on les garde fermés ou même abaissés, on est absolument sûr de ne rien voir du tout dans le physique en tous cas !
  • Voir: Abraham leva les yeux et il vit, et il vit (RaAH : voir apercevoir, regarder, discerner, distinguer, reconnaître ; VaYaReA : et il vit) trois êtres « humains » se tenant debout (NaTZaB : se tenir debout, droit, être posté, fixé, établi) près de lui. Voir c’est le contraire d’être aveugle. Le texte original reprend deux fois « et il vit » (VeYaReH ; v.2). Il insiste sur le fait qu’Abraham voyait clairement et qu’il voyait trois êtres humains, à savoir YHWH ELoHiM, « campés, postés, établis » près de lui ! Combien de fois voit-on sans voir alors que ce l’on recherche se trouve là, posé tout près, à portée de vue pour ne pas dire à portée de main ! Abraham VIT, il avait le en quelque sorte le « collyre divin » sur ses yeux pour voir et surtout identifier Celui qu’il recherchait et espérait (cf. Apocalypse 3:18c). Que chercher, espérer et voir de plus pour tout être humain si ce n’est YHWH ELoHiM Lui-même ?
  • Courir pour rencontrer: Le presque centenaire Abraham piqua en quelque sorte un « sprint » en direction de YHWH ELoHiM pour Le retenir et Le rencontrer !!! Plus de fatigue malgré le grand âge et suite à la circoncision, mais la pleine forme !!! Il courut (ROUTZ : courir, accourir en hâte, précipitamment, se précipiter, se hâter, s’empresser) sans échauffement au risque de potentiellement faire un problème de santé vu son grand âge… ! Ce « sprint », certes court, démontrait la motivation extrême et la dimension énorme de foi et d’amour d’Abraham ! Il peut faire penser à l’état d’esprit de l’enfant qui court spontanément vers ses parents qu’il retrouve après une journée de crèche par exemple. Il ne voulait absolument pas manquer la Rencontre. Le texte dit clairement « il courut pour les rencontrer » (KaRaH : rencontrer, venir vers, arriver, trouver, invoquer, crier, appeler). Cette découverte, cette rencontre est à mettre en relation avec le cri, l’appel, l’invocation lorsqu’il « leva les yeux ». Il courut à partir de sa tente, c’est à dire qu’il sortit de son environnement habituel ou de sa « zone de confort » pour se précipiter vers YHWH ELoHiM encore passablement inconnu pour lui malgré tout son vécu avec Lui. YHWH ELoHiM ne S’impose pas, n’impose pas Sa présence, Sa Gloire : une démarche libre, ici une course, un appel, un cri de la part du croyant est nécessaire. Nous sommes évidemment en pleine perspective prophétique pour la montée (course physique, cri du cœur, désir intense) à la Salle du Trône où nous pourrons voir et rencontrer notre Dieu, sans mourir comme Abraham, être imprégnés de la Plénitude de Son Amour, de Sa Présence et de Sa Gloire !
  • Se prosterner: Abraham se prosterna à terre (SCHaHaH : prosterner, rendre hommage, se courber, adorer, s’abaisser, s’humilier) devant YHWH ELoHiM sous forme de trois « êtres humains ». Il les interpella par ADoNaÏ, « Seigneur » au singulier, dont il savait qu’il avait besoin de la « grâce à Ses yeux » (HeN : grâce, faveur, acceptation). Il ne fallait absolument pas qu’Il passe à côté de Son serviteur (HeVeD : esclave, serviteur, celui qui sert, travaille pour autrui). Les choses sont claires et nettes, ici on sait qui est qui, on sait qui est le serviteur et qui est le Seigneur ADoNaÏ ! On sait qui a besoin de s’humilier pour recevoir la grâce et qui peut la donner ! Abraham savait qui il était, à savoir une créature humaine pécheresse, impure et qui était le Saint, YHWH ELoHiM. Il n’y a pas de confusion, de « mélange des genres » … ! Dans notre rencontre avec YHWH ELoHiM, il est capital d’en être conscient car Il résiste aux orgueilleux mais Il fait grâce aux humbles (cf. Jacques 4:6 ; 1 Pierre 5:5). Aujourd’hui YHWH ELoHiM veut nous faire la grâce de la circoncision aussi physique de la part de Christ pour être intégrés dans le sein de l’Esprie Sainte, suivie de la rencontre à la Salle du Trône ou Nouvelle Naissance En-Haut. Toutefois il faut avoir l’humilité d’y croire alors que pas grand monde y croit et la désirer ardemment !!! Pour beaucoup, il faut avoir l’humilité de « changer le contenu de la foi traditionnelle » qui ne considère dans ce domaine que la réalité espace-matière-temps et pas la vérité céleste… !
  • Trouver grâce: Abraham savait qu’il devait trouver grâce aux yeux de YHWH ELoHiM (MaTZA : parvenir, recueillir, gagner, acquérir, arriver à, recevoir, trouver, atteindre ; HeN : grâce, faveur). Il voulait mettre toutes les chances de son côté d’être accepté favorablement par Lui et qu’Il ne passe (HaBaR : passer, aller au-delà, à travers, émigrer, partir au loin, disparaître) surtout pas « d’auprès de lui », c’était absolument vital et capital pour lui ! L’humilité authentique et la motivation réelle d’Abraham furent les meilleures attitudes de cœur, et le texte le démontre, de corps (voir, se précipiter, courir, se prosterner) pour trouver ladite grâce ! Il s’agit là du parfait exemple à suivre pour chacun d’entre nous !

 

  1. Droit au but

Abraham se tenait debout comme un respectueux hôte-serviteur devant YHWH ELoHiM entrain de manger le repas qu’il « Leur » avait présenté.

Pourtant les « salamalecs » orientaux habituels ne sont pas ici la tasse de thé de YHWH ELoHiM qui demande sans détour : « Où est Sara ta femme » ? Il va droit au but pour dire qu’Il reviendra au « temps de la vie » (CaHaT HaYaH) c’est à dire pour la conception puis l’accouchement du fils pour Sara (Genèse 21:1-8), la femme d’Abraham, sa seule vraie femme légitime, histoire de mettre un peu les choses au point par rapport au petit arrangement d’incrédules et « d’incirconcis » avec Agar dont nous connaissons aujourd’hui les conséquences catastrophiques … !

La notion de plaisir voire de capacité de réalisation de l’acte sexuel avec le « vieux » peut-être impuissant est logiquement mis en cause par le rire de Sara qui écoutait en douce, sans compter la possibilité de concevoir la concernant, vu la « vieille » qu’elle était devenue. Elle ne put retenir un rire d’incrédulité et de réalisme lié au ridicule de la situation suite à cette incroyable déclaration divine du « temps de la vie », alors que cela faisait belle lurette que celui-ci était passé, donc impossible !

YHWH demande à Abraham pourquoi Sara a-t-elle ri ? Suit l’auto-justification du grand âge liée à son incrédulité assaisonnée de sa peur provoquant le mensonge affirmant qu’elle n’aurait pas ri.

Ainsi comme le laisse entendre ADoNaÏ : « Qu’est-ce qui est trop difficile, extraordinaire (PaLa : étonnant, extraordinaire, prodigieux, accomplissement, difficile, merveilleux, admirable, extrême) à accomplir pour YHWH, trop étonnant, prodigieux, merveilleux, admirable, extrême au temps de la vie (CaHaT HaYaH) quand Il « reviendra » vers eux ? (SCHOUV : revenir, se diriger, se tourner vers ; Genèse 18:14).

Nous connaissons la suite de l’histoire. Il est effectivement revenu vers Sara et Abraham pour accomplir le merveilleux et extraordinaire miracle rendant effectives la conception et la naissance d’Isaac : droit au but (Genèse 21:1-8) !!!

 

  1. Qu’est-ce qui est trop difficile, étonnant, prodigieux, merveilleux, admirable, extrême au « temps de la vie »pour YHWH ELoHiM?

YHWH ELoHiM est revenu et reviendra si nous revenons à Lui (=repentance) par la foi en Sa Parole (Cf. : Jean 8:51ss) pour accomplir pour nous l’impossible, l’extraordinaire, l’étonnant, l’admirable au « temps de la vie » qui est depuis environ 2000 ans d’une très brûlante actualité.

Il est revenu en Jésus-Christ pour parfaitement accomplir Sa mission sur la Croix suivie de la Résurrection authentificatrice. Il est encore revenu par l’Esprie Sainte notre Maman céleste dans laquelle nous sommes appelés à être immergés (baptisés) à savoir notre conception nouvelle dans Son sein et notre Nouvelle Naissance d’Elle En-Haut pour pouvoir entrer physiquement dès maintenant dans le Royaume de Dieu et le voir, y vivre réellement esprie, âme et corps métamorphosé, transfiguré, sans mourir !!!

Jésus-Christ Glorifié est encore revenu au début de l’Apocalypse auprès de Jean pour faire un très sérieux rappel à l’ordre aux églises quant à notre « retour » à Lui ou repentance en vue de la formation de l’Eglise des Vainqueurs circoncise de la circoncision de Christ ou transfigurée puis montée sur le Trône à Ses côtés afin de lancer enfin le processus apocalyptique final dont il est prévu qu’elle soit pleinement partie prenante !

Est-ce trop extraordinaire, merveilleux, difficile, extrême pour YHWH ELoHiM d’avoir vaincu la Mort (Apocalypse 1:18), de pouvoir nous métamorphoser, de pouvoir nous accorder l’immortalité, de nous faire monter sur le Trône auprès de Lui ??? Est-ce trop extraordinaire, merveilleux, admirable, difficile, extrême pour nous d’y croire et de rechercher cela, motivés comme Abraham, le père de la foi ??? Fut-ce trop extraordinaire, merveilleux, admirable, difficile, extrême pour YHWH ELoHiM d’accorder Isaac à un couple presque centenaire ? Ce fut le temps de la vie pour Abraham et Sarah et c’est le « temps de la vie » pour nous aussi !

Combien de chrétiens ont ri d’une façon ou d’une autre, incrédules, se mentant et mentant aux autres en niant, s’opposant même, puis ignorant cette bénédiction de salut total esprie, âme et surtout corps couronnant les effets de la Croix et de la Résurrection !!! Ils l’ont d’ailleurs payé très cher, malheureusement pour certains. Il ne faut pas résister à l’Esprie Sainte sous peine de jugement mais L’écouter surtout quand Elle a décidé de faire passer l’accomplissement du plan divin !

Il n’est d’ailleurs pas étonnant à ce propos, que suive immédiatement l’histoire du jugement de Sodome et de Gomorrhe à l’époque d’Abraham. Cette succession correspond prophétiquement à ce que nous lisons dans l’Apocalypse par rapport à l’Eglise des Vainqueurs formée et prête au combat (Apocalypse 6:2) où le jugement de la Grande Tribulation mondiale suit immédiatement (Apocalypse 6:3ss) !!! Nous savons quelle fut l’attitude extraordinaire d’amour et de foi d’Abraham par son intercession pour malgré tout éviter ce jugement terrible !

En 2022 le conflit en Ukraine par exemple peut dégénérer en jugement de feu nucléaire atroce mondial pouvant correspondre au début de la Grande Tribulation. Je suis persuadé que notre intercession d’amour et de foi va actuellement dans le même sens qu’Abraham car Hiroshima et Nagasaki ne sont rien à côté de ce qui pourrait se passer aujourd’hui !

Ainsi malgré tout, en guise d’espérance nous devons savoir que, d’après le texte biblique, le cavalier couronné et vainqueur sur son cheval blanc (Eglise des Vainqueurs, 8ème Eglise ; Apocalypse 6:2) PRECEDE les autres chevaux de jugement et de destruction de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss) !

De même la circoncision d’Abraham et la visite réelle tangible de YHWH ELoHiM ont PRECEDE Sodome et Gomorrhe, sachant qu’Il voulait préalablement s’entretenir en toute intimité avec Abraham à ce sujet. Quel moment extraordinaire !  Abraham et même Lot furent préservés de ce jugement !

Autrement dit, AVANT les terribles jugements de dimensions mondiales de la Grande Tribulation, les « circoncis de Christ » gardant la Parole de Christ, seront préalablement montés voyant YHWH ELoHiM à la Salle du Trône pour être en intimité avec Lui, préservés et en capacité de combattre ici-bas à partir d’En-Haut en « vainqueurs et pour vaincre » (Apocalypse 6:2 ; cf. aussi Apocalypse 3:10) !

 

Conclusion

Qu’est-ce qui est trop difficile, impossible, extraordinaire, étonnant, admirable au « temps de la vie » pour YHWH ELoHiM ? Rien, et à plus forte raison ce qu’Il a promis !

Depuis environ 2000 ans c’est le « temps de la Vie » et l’Eglise continue à se confiner dans le « temps de la Mort » !!! Abraham ne s’est pas confiné dans le temps de la Mort mais est réellement passé et resté dans le temps de la Vie même au moment très difficile ultérieur du fameux « sacrifice d’Isaac » (Genèse 22) !!! (cf. aussi Hébreux 11:19 ; Apocalypse 12:11c).

Le temps de la Vie est incompatible avec le temps de la Mort. Alors un libre choix personnel s’impose pour commencer à changer le contenu de notre foi ! Suivons l’exemple du « père de la foi » qui fut probablement souvent SEUL dans sa persévérance à croire. A bon entendeur, salut !

 

En Jésus, Martin BUSCH