176. Jean 3 v16

INTRODUCTION

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il donna son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16)

« Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même (kan : même si, quoique, aussi bien, malgré le fait que, quand même) s‘il meurt, vivra. Celui qui croit et vit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » (Jean 11:25-26)

 

  1. Le pis-aller de la Mort selon Jésus-Christ

Si nous considérons le verset considéré comme central de la Bible à savoir Jean 3:16, la foi au Fils Unique nous épargne purement et simplement la Mort.

Avant la résurrection de Lazare en Jean 11 Jésus considère que subir la Mort est un pis-aller et qu’il y a la résurrection après la première mort en guise de rattrapage qui, par la force des choses, est malheureusement devenu la norme au vu des faits. Autrement dit, pour la théologie traditionnelle le « ne périsse pas » est devenu le « ne périsse pas après la première mort inévitable ». Ceci correspond à la Réalité espace-matière-temps mais pas à la Vérité céleste et divine exprimée ici par Jésus … !

Ce pis-aller est exprimé par la particule kan (kan : même si, quoique, aussi bien, malgré le fait que, quand même) où Jésus considère que mourir n’est pas la solution qu’Il préconise car en plus dans la foulée Il dit clairement que celui qui croit en Lui et surtout VIT EN Lui ne mourra jamais !!!

Il est en effet Celui où Réalité (Homme incarné parfait) et Vérité (Dieu Tout Puissant) ne font plus qu’UN d’où l’affirmation de l’Immortalité pour celui ou celle qui croit et vit EN Lui. Il n’y a ici plus de place pour la Mort qu’Il a réellement subie à notre place !

Il a payé assez cher par Ses souffrances et le risque phénoménal qu’Il a pris par Son incarnation, Sa passion et Sa montée sur la croix pour que la Plénitude du salut total esprie, âme et surtout corps soit notre part de croyant !!! Ne faisons pas la fine bouche en disant que « c’est trop, ce n’est pas possible » ! Pour Jésus rien n’est jamais trop et surtout tout est possible car c’est à la mesure de Son Humanité d’amour si proche de nous et de Sa Plénitude (plèroma : plérôme) infinie et divine qui nous « englobent et environnent » parfaitement, c’est à dire, encore une fois, esprie, âme et aussi corps !!!

 

  1. Explication introductive (Jean 3:3-15) de Jean 3:16 par Jésus Lui-même

Jean 3:16 est précédé d’une explication introductive dans le dialogue de Jésus avec Nicodème.

  • Entrer dans le Royaume de Dieu : Face à la Nouvelle ou seconde Naissance préconisée par Jésus pour entrer dans le Royaume de Dieu, Nicodème voudrait Le « coincer » en parlant du « vieux » en principe censé retourner dans le ventre de sa mère pour pouvoir naître à nouveau une seconde fois ! Jésus répond que la condition de possibilité pour entrer dans le Royaume de Dieu, c’est certes naître d’eau (notre corps est composé environ à 70% d’eau) à savoir de notre mère d’ici-bas, ce qui est évidemment indispensable pour tout simplement exister, et ensuite naître à nouveau et En-Haut (un seul mot grec pour à nouveau, et En-Haut : anoten**)** de la Pneuma céleste ou la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte), notre Mère divine, ce qui est, selon Lui à juste titre, indispensable pour monter et entrer dans le Royaume de Dieu. Rappelons à cet effet que le projet du Créateur ne prévoit pas que l’homme mâle enfante mais que c’est la femme, « Eve » qui signifie mère. Pour Jésus ce projet se perpétue tout autant dans le processus de la Nouvelle Naissance En-Haut de notre Mère céleste, la ROUaCH (substantif au féminin en hébreu) KoDeSCH, sinon Il n’aurait pas dit qu’il faut naître à nouveau de la Pneuma !!! Pour Jésus, il n’y ni confusion des genres, ni suppression des genres même au niveau de qui est YHWH ELoHiM, à l’image Duquel (homme-Père, femme-Esprie Sainte, descendance-Fils) nous sommes créés, contrairement à la théologie et liturgie traditionnelles !!!
  • Ce qui est né de la chair est chair (=corps mortel parce qu’infesté par la sarx ou chair) et ce qui est né de la Pneuma (=Esprie Sainte) est pneuma (=corps métamorphosé immortel, glorieux, céleste) : cela signifie qu’en naissant de la Pneuma on « devient en Esprie », on bénéficie de Sa « nature » aussi corporelle glorieuse, comme l’Apôtre Jean au début de l’Apocalypse (cf. Apocalypse 1:10a ; verbe ginomai : premier sens devenir ; en : en), ou bien on est métamorphosé, transfiguré, transformé de gloire en gloire par et en l’Esprie (2 Corinthiens 3:18). Nous recevons la « nature » divine du Souffle Créateur divin à savoir l’Esprie Sainte notre Mère céleste et celle de notre Père Céleste le Créateur, comme Adam au corps immortel et glorifié parce que par-là rendu « vivant » (Genèse 2:7).
  • Naître à nouveau, En-Haut : Il faut naître En-Haut (gennètenai anoten et non pas **d’**En-Haut v.7b), c’est à dire MONTER ! L’Esprie n’est pas contrôlable comme le vent qui souffle où il veut. C’est pourquoi la Pneuma Sainte est libre et souveraine car Elle est YHWH ELoHiM, la troisième Personne de la Trinité à part entière, notre Mère divine, Sa spécificité et Son identité au sein de ladite Trinité. Comme dans toute mère, il faut être intégré, baptisé, immergé (fœtus en Son sein) pour être engendré à nouveau et En-Haut !!! Notons, une fois encore, que seule une « mère » peut enfanter ! Fécondée par notre Père céleste (Matthieu 16:17 ; Jean 6:65), Elle nous reçoit en Son sein (baptême, immersion dans l’Esprie) pour que nous puissions naître d’Elle à nouveau et En-Haut.
  • Savoir ou alors témoigner de ce que l’on a vu ? Le Fils de l’Homme est Lui aussi YHWH ELoHiM, deuxième Personne de la Trinité, puisqu’Il était au ciel de toute éternité avant l’incarnation (Jean 8:58). De là Son Père et Sa Mère l’Esprie Sainte l’engendrèrent, avec Marie, Sa mère terrestre lui ayant donné Son humanité (Matthieu 1:18ss ; Luc 1:35), et Il siège à la droite du Père après Son Ascension. Ainsi en tant que vrai Homme ou « Fils de l’Homme » et aussi vrai Dieu de toute éternité (=Réalité et Vérité à nouveau UN en et par Sa Personne), Il pouvait témoigner ici-bas de ce qu’Il a vu et « appris » du Père En-Haut (Jean 15:15), raison pour laquelle nous en avons au moins tout autant besoin que Lui…
  • Être élevé comme le serpent élevé par Moïse dans le désert pour la guérison, le salut de quiconque croit et regarde à Lui. Jésus fut élevé sur la croix par Son amour, celui du Père et de l’Esprie Sainte (« Car Dieu a tant aimé ») pour que nous ne périssions pas ! Et c’est là qu’Il prononce Jean 3:16 à la fois la base, la continuité et l’aboutissement du salut total et au-delà dans « les ères des ères », l’Eternité !!! Il fut aussi élevé du tombeau par la Résurrection authentificatrice puis lors de l’Ascension devant Ses disciples. Enfin Il sera élevé sur le Trône en tant qu’Agneau Sauveur pour recevoir le livre aux sept sceaux qu’Il ouvrira pour déclencher le processus apocalyptique (Apocalypse 5:5 à 6:1 ; cf. aussi pour l’Eternité 22:2-3) avec d’abord l’entrée en action à partir d’En-Haut de l’Eglise des Vainqueurs née à nouveau En-Haut ou 8ème Eglise ou premier Cavalier Vainqueur couronné et armé sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2).

 

  1. « Faire la Vérité »

« Celui qui fait (poieo) l_a vérité, vient en_ présence (pros + accusatif : vers, à, auprès de, devant, en présence de, à côté) de la lumière pour que ses œuvres soient manifestées, car en Dieu elles sont travaillées » (trad. litt. Jean 3:21)

Ici il ne s’agit pas « d’agir selon la vérité » mais de « faire la vérité » ce qui est bien plus fondamental et important !!!

Pour ce faire il faut venir auprès, en présence de, devant quoi ? Réponse : la Lumière. La Lumière est Jésus Lui-même (Jean 8:12 ; 9:5).

La Lumière chasse les ténèbres, réchauffe, transforme, donne la vue, rassure, se manifeste et révèle. Elle permet de travailler (erga : œuvres, travail ; cf. ergothérapie) parce qu’on voit, parce que la métamorphose qu’elle opère donne les moyens, la puissance et la capacité d’accomplir le travail (ergadzomai : travailler, façonner, créer, faire valoir, produire). Toutefois ce n’est pas tout : il faut que sous cette lumière, il y ait la manifestation de ces œuvres, de ce travail ! Il faut que cela apparaisse, soit connu de tous, devienne un phénomène aux yeux de tous dans la lumière dans tous domaines (ici verbe phanéroo : rendre clair, évident, visible, sous les yeux de tous, public ; cf. phénomène, phénoménal).

Enfin ces œuvres sont travaillées, accomplies EN Dieu. Cela signifie que « faire la vérité » n’est possible qu’à partir du moment où on est soi-même devenu vrai ou vérité dans la Lumière parce qu’on « fait corps » avec Dieu.

Ce n’est pas d’abord un travail moral, éthique, doctrinal mais un travail que nous appellerons existentiel et ontologique. Il faut en effet être Vérité et cela se passe quand on est réellement EN Dieu : EN Jésus-Christ la Lumière, EN l’Esprie Sainte le Feu, DANS le Père le Créateur (=travail) sur le Trône !!!

Quand on est bénéficiaire existentiellement et ontologiquement de la nature même de Dieu (2 Pierre 1:4) alors on est lumineux, de feu et par là créateur(trice) (=œuvre, travail) pour réellement « faire la vérité ».

Faire la vérité est d’abord un acte de Création ou de Recréation à caractère divin et céleste pour vaincre les effets du mensonge et de la chute dans la création !

Faire la vérité signifie la manifester aux yeux de tous, de la création intermédiaire, de l’espace-matière-temps pour qu’elle soit REVELEE à cette réalité et la « submerge comme l’eau couvre le fond de la mer » ! Il s’agit de la Révélation des fils et filles de Dieu au corps sauvé dont il est question en Romains 8:18-23.

Bref, une fois de plus, nous sommes dans ce qu’est l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée et montée sur le Trône, agissante à partir de là où Jean 3:16 devient l’Evangile complet et par là vrai, et non un faux évangile au rabais !!!

 

Conclusion

L’Évangile de Jean 3:16, tel que Jésus l’a exprimé, devient clair et net et est issu d’un amour véritable et total qui nous évite « logiquement » la Mort en nous glorifiant, pour manifester la vérité céleste dans la réalité terrestre et ainsi travailler à la recréation effective. Nous sommes appelés à ETRE EN Lui, COMME Lui esprie, âme et corps dans la Lumière, le Feu divins et par là recréateurs avec et par Lui !

En Jésus, Martin BUSCH

175. Mamré

INTRODUCTION

 

En Genèse 17:24-27, il est relaté qu’Abraham et les « mâles » jeunes et vieux de son clan furent circoncis. Nous savons aujourd’hui que la circoncision juive était une projection prophétique sur la circoncision de Christ pour le chrétien laquelle est la circoncision de la chair ou sarx devant être coupée, séparée du corps-soma (Philippiens 3:20-21 ; Colossiens 2:11). Il s’agit bien évidemment de la métamorphose du corps en son état initial immortel d’avant la chute devenant capable de voir à nouveau YHWH ELoHiM face à face dans Sa gloire céleste suite à la montée à la Salle du Trône.

 

  1. Les effets de la circoncision

En ce qui concerne Abraham, comme la métamorphose ou le salut du corps n’était pas encore possible à quelques « exceptions de grâce » près (Hénoch, Elie) vu que Christ n’avait pas encore payé pour notre justification globale, un événement incroyable et merveilleux eut tout de même lieu aux Chênes de Mamré (Genèse 18).

Cet événement se situe juste APRES la circoncision, opération qui affaiblit le corps dans un premier temps, alors que Mamré signifie force et vigueur. De plus le chêne est considéré comme un bois solide, beau (cf. meubles en « chêne massif ») et de par sa rareté actuellement presque précieux, en tous cas relativement cher. Comme bois de chauffage, il chauffe davantage comparé aux autres bois. D’ailleurs le corps métamorphosé ou « circoncis par Christ » reçoit en quelque sorte tout cela d’une manière céleste à l’infini, de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18).

Ainsi Abraham reçut la visite de YHWH ELoHiM au grand complet sous la forme de trois êtres « humains » à savoir le Père céleste (cf. Abraham le « patriarche »), la ROUaCH KoDeSCH (=Esprie Sainte) la Mère (cf. Sarah la « matriarche ») et Jésus-Christ le Fils (cf. Isaac le fils). Ils partagèrent en toute simplicité un repas sous l’arbre devant Abraham debout en tant qu’hôte comme de coutume à l’époque ! A ce propos resoulignons aussi l’unité de YHWH ELoHiM UN (Deutéronome 6:4 ; EHaD : UN) comme l’être humain « un » parce que créé à Son image où le Père correspond à l’âme, l’Esprie Sainte à l’esprie et Jésus-Christ au corps, sachant que l’unité familiale, papa, maman, descendance, est tout autant à prendre en compte.

Il se trouve qu’Abraham et Sara, âgés respectivement de presque 100 et 90 ans, reçurent par la suite la force et la vigueur miraculeuses de métamorphose de concevoir puis de recevoir Isaac leur bébé au sein de leur couple ! C’est pourquoi la circoncision d’Abraham fut d’ores et déjà VISIBLEMENT partiellement transformée en circoncision de Christ, absolument indispensable pour la réalisation de ce grand miracle !

 

  1. Lever les yeux, voir, courir, rencontrer, se prosterner,  trouver grâce pour qu’ADoNAÏ ne passe pas à côté, ne s’éloigne pas

Lorsque la canicule sévit, on n’a pas envie de se bouger, ni même d’ouvrir les yeux car le soleil brûlant éblouit, accable et on attend à l’ombre que cela passe et qu’un peu de fraîcheur arrive pour reprendre progressivement les activités habituelles (cf. canicules été 2022…). C’est d’autant plus vrai en « camping », même si les peaux de bête dont était fabriquée les tentes de l’époque d’Abraham étaient relativement « isolantes »… !

  • Lever les yeux: Abraham, dans la chaleur du jour, a pourtant levé (NaSa : lever, élever, porter, supporter, souffrir, s’élever) les yeux (AYiN : yeux, œil, regard, face, visage, facultés mentales et spirituelles, pensées). La signification d’AYiN, à la fois les yeux physiques et les facultés mentales et spirituelles ont donné l’adage qui dit que les yeux sont le « visage » ou le « reflet » de l’âme et de l’esprie (=homme intérieur), d’où les relations que l’on établit entre les deux réalités. Abraham devait souffrir de son grand âge et celui de Sara qui, normalement rendait impossible d’avoir eux-mêmes un enfant. C’est peut-être cela et en même temps paradoxalement les promesses de descendance de YHWH qui lui firent lever les yeux physiques et par là son esprie-âme vers le ciel avec probablement pleins de points d’interrogation ? Mais lever les yeux physiques, élever son esprie-âme permet au moins d’avoir une chance de voir quelque chose ! Si on les garde fermés ou même abaissés, on est absolument sûr de ne rien voir du tout dans le physique en tous cas !
  • Voir: Abraham leva les yeux et il vit, et il vit (RaAH : voir apercevoir, regarder, discerner, distinguer, reconnaître ; VaYaReA : et il vit) trois êtres « humains » se tenant debout (NaTZaB : se tenir debout, droit, être posté, fixé, établi) près de lui. Voir c’est le contraire d’être aveugle. Le texte original reprend deux fois « et il vit » (VeYaReH ; v.2). Il insiste sur le fait qu’Abraham voyait clairement et qu’il voyait trois êtres humains, à savoir YHWH ELoHiM, « campés, postés, établis » près de lui ! Combien de fois voit-on sans voir alors que ce l’on recherche se trouve là, posé tout près, à portée de vue pour ne pas dire à portée de main ! Abraham VIT, il avait le en quelque sorte le « collyre divin » sur ses yeux pour voir et surtout identifier Celui qu’il recherchait et espérait (cf. Apocalypse 3:18c). Que chercher, espérer et voir de plus pour tout être humain si ce n’est YHWH ELoHiM Lui-même ?
  • Courir pour rencontrer: Le presque centenaire Abraham piqua en quelque sorte un « sprint » en direction de YHWH ELoHiM pour Le retenir et Le rencontrer !!! Plus de fatigue malgré le grand âge et suite à la circoncision, mais la pleine forme !!! Il courut (ROUTZ : courir, accourir en hâte, précipitamment, se précipiter, se hâter, s’empresser) sans échauffement au risque de potentiellement faire un problème de santé vu son grand âge… ! Ce « sprint », certes court, démontrait la motivation extrême et la dimension énorme de foi et d’amour d’Abraham ! Il peut faire penser à l’état d’esprit de l’enfant qui court spontanément vers ses parents qu’il retrouve après une journée de crèche par exemple. Il ne voulait absolument pas manquer la Rencontre. Le texte dit clairement « il courut pour les rencontrer » (KaRaH : rencontrer, venir vers, arriver, trouver, invoquer, crier, appeler). Cette découverte, cette rencontre est à mettre en relation avec le cri, l’appel, l’invocation lorsqu’il « leva les yeux ». Il courut à partir de sa tente, c’est à dire qu’il sortit de son environnement habituel ou de sa « zone de confort » pour se précipiter vers YHWH ELoHiM encore passablement inconnu pour lui malgré tout son vécu avec Lui. YHWH ELoHiM ne S’impose pas, n’impose pas Sa présence, Sa Gloire : une démarche libre, ici une course, un appel, un cri de la part du croyant est nécessaire. Nous sommes évidemment en pleine perspective prophétique pour la montée (course physique, cri du cœur, désir intense) à la Salle du Trône où nous pourrons voir et rencontrer notre Dieu, sans mourir comme Abraham, être imprégnés de la Plénitude de Son Amour, de Sa Présence et de Sa Gloire !
  • Se prosterner: Abraham se prosterna à terre (SCHaHaH : prosterner, rendre hommage, se courber, adorer, s’abaisser, s’humilier) devant YHWH ELoHiM sous forme de trois « êtres humains ». Il les interpella par ADoNaÏ, « Seigneur » au singulier, dont il savait qu’il avait besoin de la « grâce à Ses yeux » (HeN : grâce, faveur, acceptation). Il ne fallait absolument pas qu’Il passe à côté de Son serviteur (HeVeD : esclave, serviteur, celui qui sert, travaille pour autrui). Les choses sont claires et nettes, ici on sait qui est qui, on sait qui est le serviteur et qui est le Seigneur ADoNaÏ ! On sait qui a besoin de s’humilier pour recevoir la grâce et qui peut la donner ! Abraham savait qui il était, à savoir une créature humaine pécheresse, impure et qui était le Saint, YHWH ELoHiM. Il n’y a pas de confusion, de « mélange des genres » … ! Dans notre rencontre avec YHWH ELoHiM, il est capital d’en être conscient car Il résiste aux orgueilleux mais Il fait grâce aux humbles (cf. Jacques 4:6 ; 1 Pierre 5:5). Aujourd’hui YHWH ELoHiM veut nous faire la grâce de la circoncision aussi physique de la part de Christ pour être intégrés dans le sein de l’Esprie Sainte, suivie de la rencontre à la Salle du Trône ou Nouvelle Naissance En-Haut. Toutefois il faut avoir l’humilité d’y croire alors que pas grand monde y croit et la désirer ardemment !!! Pour beaucoup, il faut avoir l’humilité de « changer le contenu de la foi traditionnelle » qui ne considère dans ce domaine que la réalité espace-matière-temps et pas la vérité céleste… !
  • Trouver grâce: Abraham savait qu’il devait trouver grâce aux yeux de YHWH ELoHiM (MaTZA : parvenir, recueillir, gagner, acquérir, arriver à, recevoir, trouver, atteindre ; HeN : grâce, faveur). Il voulait mettre toutes les chances de son côté d’être accepté favorablement par Lui et qu’Il ne passe (HaBaR : passer, aller au-delà, à travers, émigrer, partir au loin, disparaître) surtout pas « d’auprès de lui », c’était absolument vital et capital pour lui ! L’humilité authentique et la motivation réelle d’Abraham furent les meilleures attitudes de cœur, et le texte le démontre, de corps (voir, se précipiter, courir, se prosterner) pour trouver ladite grâce ! Il s’agit là du parfait exemple à suivre pour chacun d’entre nous !

 

  1. Droit au but

Abraham se tenait debout comme un respectueux hôte-serviteur devant YHWH ELoHiM entrain de manger le repas qu’il « Leur » avait présenté.

Pourtant les « salamalecs » orientaux habituels ne sont pas ici la tasse de thé de YHWH ELoHiM qui demande sans détour : « Où est Sara ta femme » ? Il va droit au but pour dire qu’Il reviendra au « temps de la vie » (CaHaT HaYaH) c’est à dire pour la conception puis l’accouchement du fils pour Sara (Genèse 21:1-8), la femme d’Abraham, sa seule vraie femme légitime, histoire de mettre un peu les choses au point par rapport au petit arrangement d’incrédules et « d’incirconcis » avec Agar dont nous connaissons aujourd’hui les conséquences catastrophiques … !

La notion de plaisir voire de capacité de réalisation de l’acte sexuel avec le « vieux » peut-être impuissant est logiquement mis en cause par le rire de Sara qui écoutait en douce, sans compter la possibilité de concevoir la concernant, vu la « vieille » qu’elle était devenue. Elle ne put retenir un rire d’incrédulité et de réalisme lié au ridicule de la situation suite à cette incroyable déclaration divine du « temps de la vie », alors que cela faisait belle lurette que celui-ci était passé, donc impossible !

YHWH demande à Abraham pourquoi Sara a-t-elle ri ? Suit l’auto-justification du grand âge liée à son incrédulité assaisonnée de sa peur provoquant le mensonge affirmant qu’elle n’aurait pas ri.

Ainsi comme le laisse entendre ADoNaÏ : « Qu’est-ce qui est trop difficile, extraordinaire (PaLa : étonnant, extraordinaire, prodigieux, accomplissement, difficile, merveilleux, admirable, extrême) à accomplir pour YHWH, trop étonnant, prodigieux, merveilleux, admirable, extrême au temps de la vie (CaHaT HaYaH) quand Il « reviendra » vers eux ? (SCHOUV : revenir, se diriger, se tourner vers ; Genèse 18:14).

Nous connaissons la suite de l’histoire. Il est effectivement revenu vers Sara et Abraham pour accomplir le merveilleux et extraordinaire miracle rendant effectives la conception et la naissance d’Isaac : droit au but (Genèse 21:1-8) !!!

 

  1. Qu’est-ce qui est trop difficile, étonnant, prodigieux, merveilleux, admirable, extrême au « temps de la vie »pour YHWH ELoHiM?

YHWH ELoHiM est revenu et reviendra si nous revenons à Lui (=repentance) par la foi en Sa Parole (Cf. : Jean 8:51ss) pour accomplir pour nous l’impossible, l’extraordinaire, l’étonnant, l’admirable au « temps de la vie » qui est depuis environ 2000 ans d’une très brûlante actualité.

Il est revenu en Jésus-Christ pour parfaitement accomplir Sa mission sur la Croix suivie de la Résurrection authentificatrice. Il est encore revenu par l’Esprie Sainte notre Maman céleste dans laquelle nous sommes appelés à être immergés (baptisés) à savoir notre conception nouvelle dans Son sein et notre Nouvelle Naissance d’Elle En-Haut pour pouvoir entrer physiquement dès maintenant dans le Royaume de Dieu et le voir, y vivre réellement esprie, âme et corps métamorphosé, transfiguré, sans mourir !!!

Jésus-Christ Glorifié est encore revenu au début de l’Apocalypse auprès de Jean pour faire un très sérieux rappel à l’ordre aux églises quant à notre « retour » à Lui ou repentance en vue de la formation de l’Eglise des Vainqueurs circoncise de la circoncision de Christ ou transfigurée puis montée sur le Trône à Ses côtés afin de lancer enfin le processus apocalyptique final dont il est prévu qu’elle soit pleinement partie prenante !

Est-ce trop extraordinaire, merveilleux, difficile, extrême pour YHWH ELoHiM d’avoir vaincu la Mort (Apocalypse 1:18), de pouvoir nous métamorphoser, de pouvoir nous accorder l’immortalité, de nous faire monter sur le Trône auprès de Lui ??? Est-ce trop extraordinaire, merveilleux, admirable, difficile, extrême pour nous d’y croire et de rechercher cela, motivés comme Abraham, le père de la foi ??? Fut-ce trop extraordinaire, merveilleux, admirable, difficile, extrême pour YHWH ELoHiM d’accorder Isaac à un couple presque centenaire ? Ce fut le temps de la vie pour Abraham et Sarah et c’est le « temps de la vie » pour nous aussi !

Combien de chrétiens ont ri d’une façon ou d’une autre, incrédules, se mentant et mentant aux autres en niant, s’opposant même, puis ignorant cette bénédiction de salut total esprie, âme et surtout corps couronnant les effets de la Croix et de la Résurrection !!! Ils l’ont d’ailleurs payé très cher, malheureusement pour certains. Il ne faut pas résister à l’Esprie Sainte sous peine de jugement mais L’écouter surtout quand Elle a décidé de faire passer l’accomplissement du plan divin !

Il n’est d’ailleurs pas étonnant à ce propos, que suive immédiatement l’histoire du jugement de Sodome et de Gomorrhe à l’époque d’Abraham. Cette succession correspond prophétiquement à ce que nous lisons dans l’Apocalypse par rapport à l’Eglise des Vainqueurs formée et prête au combat (Apocalypse 6:2) où le jugement de la Grande Tribulation mondiale suit immédiatement (Apocalypse 6:3ss) !!! Nous savons quelle fut l’attitude extraordinaire d’amour et de foi d’Abraham par son intercession pour malgré tout éviter ce jugement terrible !

En 2022 le conflit en Ukraine par exemple peut dégénérer en jugement de feu nucléaire atroce mondial pouvant correspondre au début de la Grande Tribulation. Je suis persuadé que notre intercession d’amour et de foi va actuellement dans le même sens qu’Abraham car Hiroshima et Nagasaki ne sont rien à côté de ce qui pourrait se passer aujourd’hui !

Ainsi malgré tout, en guise d’espérance nous devons savoir que, d’après le texte biblique, le cavalier couronné et vainqueur sur son cheval blanc (Eglise des Vainqueurs, 8ème Eglise ; Apocalypse 6:2) PRECEDE les autres chevaux de jugement et de destruction de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss) !

De même la circoncision d’Abraham et la visite réelle tangible de YHWH ELoHiM ont PRECEDE Sodome et Gomorrhe, sachant qu’Il voulait préalablement s’entretenir en toute intimité avec Abraham à ce sujet. Quel moment extraordinaire !  Abraham et même Lot furent préservés de ce jugement !

Autrement dit, AVANT les terribles jugements de dimensions mondiales de la Grande Tribulation, les « circoncis de Christ » gardant la Parole de Christ, seront préalablement montés voyant YHWH ELoHiM à la Salle du Trône pour être en intimité avec Lui, préservés et en capacité de combattre ici-bas à partir d’En-Haut en « vainqueurs et pour vaincre » (Apocalypse 6:2 ; cf. aussi Apocalypse 3:10) !

 

Conclusion

Qu’est-ce qui est trop difficile, impossible, extraordinaire, étonnant, admirable au « temps de la vie » pour YHWH ELoHiM ? Rien, et à plus forte raison ce qu’Il a promis !

Depuis environ 2000 ans c’est le « temps de la Vie » et l’Eglise continue à se confiner dans le « temps de la Mort » !!! Abraham ne s’est pas confiné dans le temps de la Mort mais est réellement passé et resté dans le temps de la Vie même au moment très difficile ultérieur du fameux « sacrifice d’Isaac » (Genèse 22) !!! (cf. aussi Hébreux 11:19 ; Apocalypse 12:11c).

Le temps de la Vie est incompatible avec le temps de la Mort. Alors un libre choix personnel s’impose pour commencer à changer le contenu de notre foi ! Suivons l’exemple du « père de la foi » qui fut probablement souvent SEUL dans sa persévérance à croire. A bon entendeur, salut !

 

En Jésus, Martin BUSCH

174. Mythe ou révélation ?

DÉFINITION

« Un mythe est une construction imaginaire qui se veut expliquer des phénomènes cosmiques ou sociaux et surtout fondatrice d’une pratique sociale en fonction des valeurs fondamentales d’une communauté à la recherche de sa cohésion. Il est porté à l’origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes :

  • la création du monde (cosmogonie) ;
  • les phénomènes naturels ;
  • le statut de l’être humain, et notamment ses rapports avec le divin, avec la nature, avec les autres individus (d’un autre sexe, d’un autre groupe) ;
  • la genèse d’une société humaine et ses relations avec les autres sociétés.

L’étude des mythes est la mythologie. La mythification est l’action ou le processus par lequel l’historiographie, la production artistique ou les représentations populaires considèrent, interprètent ou transforment un personnage ou un épisode historique en un mythe.

Le terme mythe est souvent employé pour désigner une croyance manifestement erronée au premier abord, mais qui peut se rapporter à des éléments concrets exprimés de façon symbolique et partagée par un nombre significatif de personnes. Il met souvent en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.

Le mythe (qui se veut explicatif en se fondant sur des constructions imaginaires) se distingue de la légende (qui suppose quelques faits historiques identifiables), du conte (qui se veut inventif sans expliquer), et du roman (qui “explique” avec peu de fondements). Ces quatre types de récits fictifs sont parfois confondus » Wikipédia.

INTRODUCTION

Le mythe, une construction imaginaire, veut transmettre une connaissance pour tenter de se rapprocher d’une réalité se voulant plus ou moins objective mais reste en fait toujours partiale, partielle et relative voire carrément fausse.

Son caractère de construction imaginaire le définit comme venant de celui qui _imagi_ne, c’est à dire qui se fait une image propre qui devient au bout compte une création humaine pouvant même être l’objet d’une forme d’idolâtrie.

Le mythe à caractère « religieux », une croyance, s’apparente entre autres à la gnose combattue dans la Bible (cf. Nicolaïtes ; Apocalypse 2:6) englobant un mix d’ésotérismes, de cultes à mystères, de magie, des superstitions etc… bref, un peu les ancêtres du New Age.

Par contre la Révélation biblique, qui n’est pas par définition une construction imaginaire, relève de l’ordre du rapport personnel réel et vrai de la confiance et/ou de foi en YHWH ELoHiM, le Véritable que L’on aura préalablement effectivement et réellement rencontré d’une façon ou d’une autre.

 

  1. La Rencontre personnelle réelle avec YHWH ELoHiM, base de la Révélation

La confiance/foi en YHWH ELoHiM est basée sur une rencontre véritable, personnelle, esprie, âme et corps, un fait non imaginaire, avec Celui qui Se révèle ou se dévoile. Un témoignage authentique relatif à cette rencontre devient possible parce qu’il s’agit justement d’un fait réel et non du fruit d’une imagination quelconque.

L’objectivité, la réalité, la vérité d’une Rencontre non relative, sont par conséquent du domaine de la Révélation bannissant le mystère, l’imaginaire, la magie, la croyance, les divers systèmes de pensée ne pouvant, voire ne voulant se dégager du relativisme spatio-temporel de toute manière incontournable.

Quand par exemple un homme rencontre une femme ou vice versa et que cela aboutisse au mariage, à la fondation d’une famille suite à la Révélation de l’amour mutuel esprie, âme et corps, il n’y a plus d’imaginaire mythique, de croyance mais la confiance réciproque, la réalité de la durée de la vie à deux, et plus s’il y a des enfants, qui, eux, sont loin d’être imaginaires car ils se chargent de nous le rappeler vigoureusement s’il le faut… !

Adam et Eve créés comme tels pour se rencontrer et vivre ensemble, avec l’ordre d’avoir une descendance, révèlent, dans cet ordre d’idées, de quelle nature doit être la Révélation à l’homme de YHWH ELoHiM, notre Père, notre Mère (Esprie Sainte) et notre Epoux (Jésus-Christ) divins par la Rencontre.

L’imaginaire mythique essaye de signifier un « invisible » à partir du matériel visible, immanent. C’est pourquoi il fut, est et restera toujours voué à l’échec parce que dépendant de l’imaginaire futile des modes religieuses, de pensées, de cultures, d’habitudes diverses liés à l’espace-matière-temps, donc évolutifs et par conséquent relatifs. D’ailleurs, ne dit-on pas que ce qui semble vrai aujourd’hui ne le sera pas obligatoirement demain.

La Révélation biblique, dont particulièrement le livre de l’Apocalypse, se veut au contraire de signifier un « invisible » A PARTIR du céleste divin, à partir d’En-Haut, à partir de YHWH ELoHiM non lié à l’espace-matière-temps mais d’Éternité et de Gloire.

C’est pourquoi seule la Révélation biblique est en capacité de rétablir l’UN archétypique d’avant la chute de l’homme initial à l’image, à la ressemblance à l’UN, le CREATEUR divin YHWH ELoHiM (Romains 8:19+23) dont il dépend totalement en tant que CREATURE.

L’invisible céleste divin et l’actuel espace-matière-temps libéré de la « servitude de la corruption » par sa transformation en Eternité, Lumière céleste et Gloire (Romains 8 :19-23), redeviennent à leur tour UN, harmonieux, de par la Révélation qui est la Rencontre des deux.

La Révélation, de par cette métamorphose, dévoile, révèle justement ce qui est actuellement invisible, caché et mystérieux. L’espace-matière-temps est en effet par nature en incapacité ontologique de s’adapter au céleste-divin sans être préalablement transformé ou métamorphosé voire au bout du compte même recréé (Apocalypse 20:11 ; 21:1).

Il en est de même de l’être humain. C’est pourquoi, naturellement, il génère le mythe à partir d’éléments de l’espace-matière-temps pour s’essayer au dépassement vers le Tout Autre, Dieu dont il sait consciemment ou inconsciemment qu’Il est existentiellement nécessaire, mais en vain.

Seule la Rencontre personnelle révélatrice avec YHWH ELoHiM initiée par Lui et acceptée par l’être humain, engendrant la Révélation, peut unir Réalité et Vérité.

 

  1. De l’interprétation mythique des textes bibliques à la Révélation

Pour paraître « sérieuses », raisonnables, crédibles, nombreuses sont les exégèses religieuses qui se réfugient dans le mythe symbolique pour ne pas dire la légende, le conte et sa structure, très largement réducteurs pour aborder certains textes bibliques. Les textes de création et surtout celui de l’Apocalypse sont particulièrement concernés par cette critique historique.

Pourtant ces textes sont fondés sur des témoignages de rencontres préalables de leurs auteurs avec YHWH ELoHiM. Il leur a parlé, montré en clair, révélé, notamment à Moïse et à Jean, respectivement le début et la fin réels de l’Histoire. Nombreuses sont d’ailleurs les récentes études scientifiques sérieuses de diverses disciplines qui se rapprochent merveilleusement du texte biblique.

Le mythe non fondamentalement historique mais imaginaire est attribué par ladite critique historique aux textes au premier abord invraisemblables.

Les textes bibliques, Parole écrite vraie de Dieu, ne sont pas le fruit de l’imaginaire mythique de tel ou tel supposé auteur mais bien le fruit de rencontres personnelles avec YHWH ELoHiM communiquant Sa Parole et la faisant vivre par des expériences révélatrices, réelles et concrètes dépassant toute intelligence (Cf. Ephésiens 4:18 ; Philippiens 4:7). La réduction mythique n’est plus envisageable au nom d’une soi-disant critique historique d’ailleurs très évolutive et relative mais est hors sujet, hors du thème biblique pour ne pas dire « anathème ».

Nos systèmes de pensées et d’interprétations fruits de connaissances partielles donc partiales doivent être radicalement transformés, métamorphosés par la Révélation du « face à face » de la Rencontre qui seule peut prétendre à la globalité de la Vérité ! (Cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

De plus la Révélation englobe notre transformation et notre métamorphose notamment corporelle parce que visible, objective impliquant la montée réelle dans l’environnement céleste pour pouvoir pleinement recevoir la globalité de la Vérité. Il s’agit de la « ré-union » de la Réalité avec la Vérité en ce qui concerne nos personnes, esprie, âme et corps ré-unis.

Quand on est En-Haut dans la Rencontre et la Révélation « on sait », on « voit », on « connaît », on « entend et comprend » parfaitement.

Changer d’environnement esprie, âme et corps change toujours la « façon de voir et de comprendre les choses » ! C’est déjà un peu vrai ici-bas quand on change d’endroit (« le voyage forme la jeunesse ») et c’est d’autant plus vrai de par la montée dans le merveilleux environnement d’En-Haut.

Comme les textes bibliques viennent d’En-Haut, seul l’environnement d’En-Haut nous permet de les aborder avec une totale justesse. Ce qui nous paraît encore inextricable en-bas devient alors clair comme l’eau de roche En-Haut ! Les « voiles » du mythe, du symbolisme, de la légende, du conte, du roman ne peuvent en aucun cas trouver leur place dans l’herméneutique biblique.

Les paraboles utilisées par Jésus entre autres (parabolè : parabole, comparaison, juxtaposition, rapprochement, rencontre, projection ; MaSCHaL : parabole, sagesse, proverbe, sentence) n’ont rien à voir avec le mythe. Elles sont un rapprochement, une rencontre, une sagesse, une projection lumineuse éclairant la Vérité, un chemin balisé qui doivent ouvrir la voie à la Révélation claire et nette de l’UN dans le Plérôme du tout en tous.

Nombreuses sont par exemple les paraboles de Jésus qui devaient aboutir à la Révélation de Sa Personne (Marc 12:1-12 ; cf. aussi Apocalypse 1:1 ; 19:10), de qui Il était, à l’époque dans le cadre de Ses Rencontres avec Ses auditeurs et plus particulièrement celles avec Ses disciples !

Sans Révélation pas d’interprétation juste du texte biblique, Parole écrite inspirée de Dieu, Vérité divine écrite (2 Timothée 3:16). La Révélation est le moyen de Dieu pour « submerger » la Réalité par la Vérité (Cf. Esaïe 11:9 ; Habakuk 2:14).

 

  1. Les effets du mythe dans les religions chrétiennes

Le mythe religieux, une construction imaginaire, rappelons-le, fonde par définition la séparation fondamentale entre l’invisible céleste, divin et le visible matériel-temporel, le spirituel et le temporel, le sacré et le profane, l’élite religieuse et le commun des mortels, l’âme-esprie (invisible) et le corps (visible), l’essence et la substance tangible, la vérité et la réalité. Bref, il s’agit de la division fondamentale, du tohu-bohu par l’instauration du « voile » séparateur obscurcissant du désordre.

Le spiritualisme issu principalement de la philosophie grecque en est un aspect. Il a largement infesté les enseignements chrétiens et littéralement créé la religion chrétienne.

La religion veut par le mythe signifier un « spirituel » mais à partir du terrestre donc automatiquement d’un imaginaire voilé très souvent réservé à des initiés. Il ne peut se construire qu’à partir de l’immanent, de soi et au-delà du Royaume des ténèbres.

La religion veut certes par définition « relier » (du latin religare) l’être humain à Dieu mais pour ce faire, elle met en place un système où elle lie, crée des liens religieux pour soi-disant essayer de permettre l’accession à Dieu. La religion part toujours de l’immanent, vu qu’il s’agit d’une construction imaginaire de l’homme et pas du céleste, exactement comme le mythe imaginaire religieux symbolique.

La religion infestée par le mythe engendre de la sorte d’infinis symboles accompagnés de rituels, une culture religieuse, pour essayer de fédérer un maximum d’adeptes s’identifiant à ces croyances et pratiques.

Mais malheureusement on reste toujours enfermé dans des constructions imaginaires religieuses. Elles ont entre autres engendré des constructions de beaux bâtiments avec leurs clochers, tours et autres constructions-œuvres en tous genres se voulant chargées de symboles, de mythes et de légendes dans le but d’atteindre le ciel, s’élever à Dieu à partir de la terre, de l’immanence.

Pensons à la tour de Babel (cf. clochers) où les hommes voulaient eux aussi se regrouper pour atteindre à partir d’en-bas le ciel et même le conquérir par la religion, la sorcellerie et la magie pratiquées au sommet de ladite tour !!!

Ainsi la religion se situe très exactement dans la démarche inverse de celle de la Révélation qui vient au contraire de YHWH ELoHiM Lui-même, d’En-Haut.

 

  1. Le mythe implique l’impersonnalisme existentiel religieux

Le mythe est fondamentalement impersonnel puisqu’il est une construction imaginaire dont les généralités relativistes suppriment automatiquement le côté personnel, individualisé ou de personne à personne.

La rencontre personnelle réelle avec le Tout Autre et l’environnement tout autre céleste, glorieux véritable n’est, de ce fait, pas préconisée. Pour preuve, il ne tient pas compte de qui est Dieu le Véritable, de Sa Sainteté existentielle d’Amour indispensable parce que Créateur parfait (Cf. Apocalypse 3:14) de la vraie Vie de plénitude que l’on découvre lors de cette Rencontre personnelle.

Par là le mythe ne préconise pas la repentance profonde et réelle de l’homme devenu imparfait, mauvais et pécheur par le péché, la chute, libre choix au départ effectué par le couple initial Adam et Eve. Leur histoire est d’ailleurs souvent considérée comme un mythe, ce qui lui ôte toute crédibilité et sérieux. Ainsi la grâce, le pardon, le sacrifice expiatoire total de Jésus, la rédemption n’ont plus lieu d’être ou alors au mieux relèvent aussi du mythe religieux. Nous ne parlons même pas de la Résurrection récupérée comme mythe peut-être sympathique mais tellement étrangère au « raisonnable » (Cf. 1 Corinthiens 15:12 -18).

L’impersonnalisme existentiel de par ces glissements vers le mythe, enlève tout crédit à la nécessité d’une rencontre personnelle directe d’amour, de repentance et de pardon incluant l’ensemble de l’être humain et notamment le corps. Les constructions imaginaires, les images, les symboles veulent faire des adeptes mais dans le cadre d’un impersonnalisme existentiel religieux.

Pour illustrer notre propos : dans les médias vous pouvez voir l’image souvent trafiquée (cf. symbole) d’une personnalité politique, du sport, du show-biz ou autre et les infos souvent « mythiques » l’entourant. On croit connaître ladite personne alors que l’on ne connaît que son image et celle qu’elle veut donner d’elle ou qu’on veut donner d’elle. Seule une rencontre personnelle physique et un vécu commun permettraient de mieux la connaître réellement. La religion fait un peu pareil avec Dieu et notamment avec Christ.

La notion de rédemption totale esprie-âme-corps n’est pas nécessaire pour le mythe religieux à couleur chrétienne, restant malgré lui, même « à son corps défendant », une construction imaginaire, d’image, par définition toujours voilée et obscure.

Le « chrétien » doit avoir une certaine image de Dieu correspondant à celle que la dénomination religieuse veut véhiculer à travers le mythe et les symbolismes qu’elle met en avant. Pour maintenir l’autorité du mythe, la réalité, notamment un corps mortel déchu, malvoyant, ne doit surtout pas rejoindre la Lumière de la Vérité du salut total à savoir un corps glorieux, métamorphosé, monté pour justement y voir clair (Cf. Apocalypse 3:17-18).

Apocalypse 13:11-18, lors du règne de l’Anti[é]-Christ, illustre bien comment la religion satanique utilisera l’image et le symbole. Cette religion totalitaire anti-christique sera mise en place par l’imitation bestiale diabolique de l’Esprie Sainte présentant l’imitation bestiale diabolique du Christ dont l’image sera à adorer : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait. Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque (cf. symbole, signe) sur leur main droite ou sur leur front et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »

Le mythe religieux symbolique d’origine diabolique sépare, divise le corps de l’esprie-âme comme la religion infestée par le spiritualisme mensonger. De par cette division, la mort et la perte de l’homme sont inéluctables (Cf. diabolos : Diviseur).

Cette division mortelle comprend l’impersonnalisme religieux qui ne peut comporter la Réconciliation du soi de l’homme avec lui-même, non seulement avec son corps mais aussi avec son être intérieur, ni avec son prochain, ni avec Dieu puisqu’il ne peut Le rejoindre réellement par la Montée ou la glorieuse Rencontre personnelle totalement salvatrice à la Salle du Trône.

Le mythe même à couleur chrétienne ignore cette rédemption totale excluant le salut du corps par la métamorphose opérée par l’Esprie Sainte (Jean 3:5ss ; 6:63 ; 2 Corinthiens 3:18)) qui permet la Révélation suite à la Rencontre accompagnée par la suppression totale du mythe et du symbole religieux. Sans Révélation suite à la Rencontre, il ne peut y avoir que le glacial impersonnalisme religieux totalitaire, anti-christique mensonger par nature totalement opposé à la Réconciliation et à la Rencontre.

Ainsi la religion chrétienne, avec ses infinies dénominations donc divisions, est mythe avec ses solutions imaginaires, ses symboles et ses rituels indiquant de faux chemins du salut aboutissant à des impasses terribles qui ne disent évidemment pas leur nom.

L’impersonnalisme religieux aboutit inexorablement au terrible « Je ne vous connais pas » puisqu’il n’y avait pas eu les conditions de Rencontre réelle personnelle de Connaissance notamment physique de gloire avec Jésus, l’Époux (Cf. Vierges folles ; Matthieu 25:12 par ex.).

La Rencontre, la Révélation et la Connaissance personnelles existentielles ne peuvent qu’aboutir au merveilleux « Je vous connais » (Jean 13:18 par ex.) carrément aux antipodes du mythe chrétien religieux trompeur, diviseur et meurtrier.

 

Conclusion

Mythe ou Révélation ? Jésus avait un discours radical et surtout lorsqu’Il apparut à l’Apôtre Jean. A chaque introduction des lettres destinées aux sept églises Il trouvait nécessaire de S’identifier comme le Glorieux, Dieu, le Guerrier, le Fils de Dieu, Celui qui a la Plénitude de l’Esprie, le Saint et le Véritable, pour donner davantage d’Autorité, de Réalité et de Vérité à Ses Paroles.

Il ne voulait surtout pas être « mythologisé », ni « symbolisé » et voulait arracher les églises à l’emprise du mythe religieux par la Révélation en se présentant justement comme la Révélation !

Il voulait que la Rencontre réelle et véritable avec Lui ait lieu au Ciel, dans l’Immortalité, dans l’Identité nouvelle glorieuse, dans l’exercice de la Puissance et de l’Autorité sur les nations, dans la Pureté, dans le Temple céleste et sur le Trône.

Si cette Rencontre n’est pas prônée, crue et n’a pas lieu, nous sommes clairement dans le Mythe religieux chrétien

Si elle est prônée, crue et a lieu, nous sommes clairement dans la Réalité métamorphosée apocalyptique de la Révélation UNE avec la Vérité de Gloire caractérisant la « 8ème Eglise » ou l’Eglise des Vainqueurs assise dans les lieux célestes parce que réellement montée sur Trône (Apocalypse 3:21) !

 

En Jésus, Martin BUSCH

173. Transparence

INTRODUCTION

La transparence se définit dans le domaine spirituel, moral, éthique pour signifier l’honnêteté, la franchise, la pureté, etc. dans le cadre de relations saines, sans dissimulations et arrière-pensées avec autrui et avec Dieu.

Dans le domaine matériel, elle se définit par rapport à une vitre, un verre, de l’eau laissant passer de par sa propreté et sa pureté la possibilité de bien voir à travers dont la lumière, des personnes, des animaux, des objets, des paysages etc, et s’il s’agit de cristal ou d’une pierre précieuse, des reflets, des brillances, des couleurs, des éclats lumineux etc. Nous verrons qu’elle se définit enfin au niveau de notre corps appelé à devenir « transparent » à YHWH ELoHiM.

 

  1. De la transparence restaurée par l’expiation de Jésus-Christ

Nous aimerions parler dans notre propos de la transparence du chrétien justifié donc en principe potentiellement glorifié, lequel devrait être « transparent » à YHWH ELoHiM. Il devrait laisser clairement laisser « transparaître » YHWH ELoHiM de façon visible, tangible non seulement au niveau de l’esprie et de l’âme mais aussi au niveau du corps.

La transparence caractérisait pleinement Jésus sans péché où elle fut entre autres merveilleusement soulignée et confirmée par Son comportement parfait, Ses Paroles, Ses miracles, Sa transfiguration, Sa résurrection, Ses apparitions de Ressuscité aux disciples durant les 40 jours suivants, Son ascension, Son apparition glorieuse à l’Apôtre Jean et toutes celles dans l’Apocalypse.

Quand il est dit que l’être humain fut créé à l’image, à la ressemblance de YHWH ELoHiM**,** cela signifie qu’il était doté comme Lui d’une transparence totale et parfaite. Au Paradis avant la chute, cette transparence laissait en effet pleinement passer à travers lui la Gloire et la Lumière du Créateur. Il n’y avait rien de caché, aucune ombre ni opacité quant à son identité de créature parfaite de lumière puisque justement transparente à son Créateur resplendissant et glorieux.

De par cette transparence, son esprie (pneuma, ROUaCH) laissait parfaitement apparaître sa Maman céleste la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte). Son âme (psychè, NePHeSCH : âme, aspect psychique, pensées, caractère, sentiments, intelligence…) laissait parfaitement apparaître celle de son Papa céleste. Son corps (soma, GeViYaH, BaSaR) laissait parfaitement apparaître celui du Fils glorieux de toute éternité, Jésus.

Son identité, sa spécificité, son existence propres étaient tout à fait respectées de par la possibilité et la capacité lui ayant été données de choisir dans la Liberté de DEPENDRE ou non de YHWH ELoHiM via cette transparence en tant que créature. Cette Liberté permettait ou non à l’Amour parfait de pleinement transparaître dans son relationnel, à la Gloire de Lumière, de Puissance et d’Éternité de l’imprégner et de resplendir pleinement à travers son corps.

« L’image » ou « l’icône » du Créateur (eikon : image, effigie, apparence, forme ; TzeLeM : image, figure, ressemblance ; aussi idole, ténèbres, ombre) qu’est l’être humain ne peut devenir indépendante ou idole et vivre puisqu’elle doit fondamentalement de par son existence et son essence totalement être TRANSPARENTE au Créateur. Ainsi la condition de possibilité d’existence et d’essence de la créature passe obligatoirement par la transparence à son Créateur.

Dès lors qu’elle devient indépendante ou idole donc ténèbres, ombre (chute), « loin » du Créateur Source de Lumière, elle perd sa transparence donc toute possibilité de vivre, d’exister puisqu’il n’y a plus rien à laisser transparaître. Les ténèbres, le néant absolu ou le tohu-bohu atroce la rendent opaque, noire, la salissent, l’isolent et la mettent dans un étau pour la briser et la tuer.

A cause de la chute, l’Histoire, l’espace-matière-temps, la durée tels que nous les connaissons, furent malgré tout mises en place par grâce par YHWH ELoHiM. Nous sommes dans une réalité voilée intermédiaire entre le céleste et le tohu-bohu avec une succession d’éléments à la fois linéaires et répétitifs circulaire (cf. spirale) de débuts et de fins, de naissances et de morts etc. Jésus-Christ s’est incarné et inscrit dans ce cadre pour nous en sauver et arracher réellement et définitivement.

Comme le « tout est accompli » juridique expiatoire est intervenu de la sorte il y a presque 2000 ans, il n’y a plus d’obstacle à ce que la rédemption totale esprie, âme et corps soit effective aujourd’hui et permette la sortie réelle de ladite situation espace-matière-temps intermédiaire voilée (cf. 2 Corinthiens 3:16-18) pour celle céleste éternelle, glorieuse et donc parfaitement transparente à YHWH ELoHiM.

La Révélation ou Apocalypse, la fin du voile, remplace par définition « le déjà et le pas encore » intermédiaire voilé (cf. 1 Jean 3:2) par le rétablissement de la transparence de la créature humaine à YHWH ELoHiM, Son image parfaite.

 

  1. YHWH ELoHiM et Son Environnement céleste resplendissant, limpide et transparent

Que disent certains textes bibliques de cette transparence au sens large du terme notamment pour YHWH ELoHiM ? Laissons-nous édifier par eux, ce qui peut être une première démarche vers ce qui pourrait déjà être un peu une « exposition » à notre Soleil de justice (Malachie 4:2) qui nous guérit, donc nous rend transparents à Lui et que nous sommes appelés par là à laisser pleinement « transparaître ».

« Ils virent le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent__, (LiBeNaH : clarté, transparence, pierre de saphir, blancheur) comme le ciel lui-même dans sa pureté__. » (Exode 24:10**)**

« A__u-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant__, qui s’étendait sur leurs têtes dans le haut. » (Ezéchiel 1:22)

« Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut. Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu__, au-dedans duquel était cet homme et qui rayonnait tout autour ; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu et comme une lumière éclatante__, dont il était environné__. Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante qui l’entourait : c’était une image (= Jésus-Christ : « l’Homme » nouveau) de la gloire de l’Éternel__. A cette vue, je tombai sur ma face et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. » (Ezéchiel 1:26-28)

« Il y a encore devant le trône comme une mer de verre (Esprie Sainte), semblable à du cristal__. » (Apocalypse 4:6)

« Et il me montra un Fleuve d’eau de la vie__, limpide (Esprie Sainte ; lampros : brillant, splendide, magnifique, clair, limpide ; cf. lampe) comme du cristal qui sortait du trône de Dieu (Père) et de l’Agneau (Fils)__. » ( Apocalypse 22:1)

Nous retrouvons la Trinité, le Trône et son environnement resplendissant et éclatant dans sa transparence et limpidité cristallines parfaites.

 

  1. L’Eglise des Vainqueurs : Fille du Roi, Épouse du Fils du Roi, Mère, Jérusalem d’En-Haut glorieuse, lumineuse, resplendissante, transparente à YHWH ELoHiM

« Toute resplendissante est la fille du roi dans l’intérieur du palais. Elle porte un vêtement en tissu d’or__. Elle est présentée au roi, vêtue de ses habits brodés. » (Psaume 45 :14-15).

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil__, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête__. Elle était enceinte et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement__. » (Apocalypse 12:1-2).

« Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. » (Apocalypse 12:5)

Et le dragon fut irrité contre la femme et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité » (Apocalypse 12:17).

« Mais la Jérusalem d’en haut est libre, laquelle est notre mère » (Galates 4:26)

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur__. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Et l’ange me dit : écris heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau ! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. (Apocalypse 19:7-9).

« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem__, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux__. » (Apocalypse 21:2).

«Puis un des sept anges … il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau__. Et il me transporta en esprie sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparent [cristallin]__.» (Apocalypse 21:9-11 cf. REdV n°144 « Jérusalem »).

« La muraille était construite en jaspe et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur__. » (Apocalypse 21:18b)

« La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire et l’agneau est son flambeau (cf. transparence). Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » (Apocalypse 21:23-24).

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal (Esprie Sainte), qui sortait du trône de Dieu (Père) et de l’agneau (Fils). Au milieu de la place de la ville (Eglise des Vainqueurs) … » (Apocalypse 22:1).

La transparence resplendissante de l’Eglise des Vainqueurs à YHWH ELoHiM correspond enfin à ce qu’elle devrait être. La « famille » royale céleste du Psaume 45 est restaurée : il n’y a plus aucune limitation à la grâce incommensurable qui est ainsi offerte par le Sacrifice expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cette transparence se veut donc de nous être communiquée ici par la Parole- Logos-DaBaR créatrice, agissante et puissante complète de YHWH ELoHiM.

Celle-ci ne se définit pas simplement dans l’écoute, la lecture, la compréhension, le cœur (rèma) mais aussi par la vue, le toucher, l’odorat, le ressenti, la puissance, le corps (cf.Jean 1:39 ; Psaume 34:9 ; Luc 24:39 ; 1 Jean 1:1 etc…), tout cela aboutissant au final à la transformation, la transfiguration, la métamorphose complète « en cette même image de gloire » opérée par l’Esprie Sainte (2 Corinthiens 3:18).

L’Église des Vainqueurs ainsi enfantée par l’Esprie Sainte ou née de nouveau En-Haut (Jean 3:5ss), peut, de par sa transparence à son divin Époux, être pleinement « pénétrée et fécondée » par Lui, le Logos créateur d’engendrement, pour qu’elle puisse devenir mère des enlevés (Apocalypse 12:5c+12a) et de sa postérité restée sur terre (Apocalypse 12:17). Ainsi il est important de distinguer la mère, la Jérusalem nouvelle, l’Épouse qui descend du ciel (cf. Trône ; Apocalypse 21:2), celle qui éclairera les nations de par sa transparence à Dieu (Apocalypse 21:23) et recevra la gloire des rois de la terre nouvelle et celle de ses enfants (nations, rois de la terre sauvés ; Apocalypse 21:24-25).

Ainsi par sa métamorphose et sa montée, dès à présent, à partir d’En-Haut, elle peut être d’emblée totalement transparente à l’Amour et l’Autorité paternelle merveilleuse de son Papa céleste, au Feu, à la Lumière et la Puissance de sa Maman céleste l’Esprie Sainte. Alors seulement elle pourra efficacement et puissamment en tant qu’Épouse, Mère, Ville céleste, enfanter (évangélisation), prendre soin, enseigner, nourrir, protéger, guérir ses enfants (pastorale, ministères, dons spirituels et de services à partir d’En-Haut) et mener les combats victorieux (mettre la lune sous ses pieds, c.à d. vaincre l’Ennemi et rétablir le Royaume de Dieu à partir d’En-Haut ; Apocalypse 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ; 19:14…) à la suite de Son divin Époux (Apocalypse 12:7ss ; 19:11-16).

Sa transparence à YHWH ELoHiM laissera transparaître qui Il est ! Cela lui permettra d’agir de façon transparente efficace et puissante en-bas à partir d’En-Haut !

Le « Soyez saints car je suis saint » (Lévitique 11:45 ; 19:2 ; 20:26 ; 1 Pierre 1:15), le « Aimez-vous comme je vous ai aimé » (Jean 13:34 ; 15:12) et la puissance réellement victorieuse à partir d’En-Haut (Apocalypse 1 :6 ; 5:10 ; 6:2 ; 12:1 ; 17:14) ne resteront plus lettre morte. Cette transparence absolue de perfection et de puissance sera uniquement rendue possible par le positionnement de départ réel et total (esprie, âme et corps) d’En-Haut, de la Salle du Trône pour agir efficacement en-bas ! Ce positionnement fut clairement voulu du Seigneur pour hier et surtout pour aujourd’hui : c’est Son actualité apocalyptique depuis qu’Il est apparu en Gloire à l’Apôtre Jean pour le charger de transmettre ce message aux églises (Apocalypse 1:10-20, jusqu’à 3:22).

 

Conclusion

Pour avoir vu personnellement, encore hors de mon corps, entre autres la merveilleuse mer de cristal, la Jérusalem céleste, je voudrais non seulement partager un enseignement biblique mais aussi apporter ici un témoignage que j’espère le plus transparent possible à YHWH ELoHiM, car ces Paroles [« Logoi » dans le texte original] sont véritables (cf. Apocalypse 19:9) c’est-à-dire transparentes au « Je suis » et Son environnement.

En Jésus, Martin BUSCH

172. Ça passe ou ça casse ?

INTRODUCTION

Dans la vie, il y a des situations où l’on se trouve dans l’impasse : pas moyen de passer, pas moyen d’aller plus loin.

Certains caractères forts diront : « Pour moi, ça passe ou ça casse ». L’Apôtre Pierre était de ceux-là quand il comprit que Jésus allait devoir mourir. Il était soi-disant prêt à tout pour Le suivre même dans l’au-delà non sans avoir tiré l’épée et combattu pour son Maître (Jean 18:10-11).

Reprenons une petite conversation qu’il eut avec Jésus.

 

  1. Ça passe ou ça casse ?

« Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. » (Jean 13:36-38 ; Trad. Segond 1910).

Que doit-on passer ? L’ultime passage absolument inévitable pour quasi tout le monde est la Mort ! Pierre a en effet une mentalité de « jusque boutiste » un peu fanfaron même face à la Mort. Jésus lui prophétise que le moment venu son « jusque boutisme » trouvera ses limitations marquées par le chant du coq, volatile arrogant et prétentieux. Mais Il lui prophétisera aussi qu’il Le « suivra » en mourant martyr (Jean 13:36 ; 21 :18-19).

D’ailleurs notre « ça passe ou ça casse » personnel trouve ses limitations bien avant même l’impasse radicale de la Mort… L’instinct de survie et la peur comme chez Pierre, font toujours leur très gros effet, nous dirions, très largement préventif pour bien d’autres sujets moins radicaux…

Jésus les a dominés pour nous dans la prière intense et Sa soumission au Père céleste et à Sa Maman céleste l’Esprie Sainte à Gethsémané jusqu’à transpirer des gouttes de sang, puis, suite à cette victoire sur Lui-même, à accepter jusqu’au bout le processus de la Passion, ce qui n’est évidemment pas rien mais, en fait, c’est « tout »…

A la question de l’impasse que représente la Mort, Jésus parle non seulement de la résurrection (Jean : 6:39+54), mais aussi de l’immortalité (Jean 6:47-51 ; cf. aussi Romains 2:7 ; 2 Timothée 1:10 etc…). Cette dernière est la solution radicale face à une mort semblant tout aussi radicale pourtant vaincue à la Croix et lors de la Résurrection pour transformer l’impasse où a lieu la casse mortelle en passage d’immortalité.

Face à une mort-disparition certaine du Peuple Hébreu de par son état d’esclavage en Égypte, la casse mortelle sera finalement réservée aux Égyptiens (plaies, noyade dans la Mer Rouge). Par contre le passage-survie s’ouvrira aux Hébreux.

Plus tard, dans l’aridité « exilique » du désert, encore hors du Pays promis, la casse mortelle sera finalement réservée aux 10 espions incrédules et à la génération Moïse-Aaron tout aussi incrédule par leur refus de la traversée du Jourdain devant précéder l’entrée au Pays promis et sa conquête (cf. Deutéronome 9:23ss). Par contre le passage au Pays promis s’ouvrira à la génération suivante avec Josué et Caleb de la première génération, les deux seuls « espions-explorateurs » hébreux sur les douze à avoir cru.

Dans le « désert » espace-matière-temps, la casse mortelle sera finalement réservée aux sept églises incrédules de l’Apocalypse et les suivantes jusqu’à nous. Par contre le passage s’ouvrira à celles et à ceux qui rechercheront dans la foi et de tout leur cœur l’immortalité ou le salut du corps par la métamorphose (Romains 2:7 ; 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18), suivie de la montée au Pays promis céleste.

En effet la survie du Peuple Hébreu et l’immortalité de l’Église sont dépendantes du passage inévitable dans leur Pays promis respectifs, environnements protecteurs indispensables pour la Vie !

C’est pourquoi ça passera pour celles et ceux qui croient, font confiance aux injonctions de Jésus-Christ Glorifié exprès revenu et apparu à Jean pour un rappel à l’ordre vigoureux aux sept églises et par là-même à nous aujourd’hui !

Il a en effet subi la mort sur la croix, la « casse » mortelle A NOTRE PLACE pour passer à la Résurrection afin que justement nous n’ayons plus à être mortellement « cassés » et « passer » sans mourir à l’immortalité dans les lieux célestes.

L’authenticité de son œuvre d’amour fut magistralement prouvée par Sa Résurrection. Elle est Sa victoire sur la Mort ne pouvant qu’impliquer le bénéfice ainsi acquis pour nous à savoir notre vie éternelle et notre immortalité, bref, pour que ça passe sans que ça casse ! On ne peut pas s’autoriser à parler de substitution expiatoire totale si nous devons à notre tour subir la casse mortelle corporelle avec les souffrances allant avec, même si les faits largement constatables semblent nous donner tout à fait tort.

Pâques signifie passage parce que les Hébreux sont passés, ont été préservés de la mort de leurs premiers-nés, du massacre par l’armée égyptienne, de la noyade dans la Mer Rouge et plus tard, à terme, de l’extermination par l’aridité et les dangers divers du désert.

Ils sont miraculeusement passés de l’autre côté de cette mer tout comme leurs descendants ont miraculeusement passé le Jourdain pour aller conquérir le Pays promis « où coulent le lait et le miel ».

De même l’Église doit passer dans les lieux célestes ou le Pays promis protecteur céleste pour être à l’abri du Prince de ce monde et ainsi pouvoir le combattre enfin efficacement et victorieusement. Pour ce faire, elle doit y recevoir par grâce l’autorité du Trône et exercer avec puissance le règne aux côtés de son Epoux pour passer à la conquête clairement décrite dans l’Apocalypse. Cette conquête consiste d’abord à dégager les lieux célestes encore occupés par l’Ennemi (Apocalypse 12 : 7ss ; enfer) puis le cosmos (dont la terre ; espace-matière-temps ; Apocalypse 19:14). Ces combats préalables sont absolument incontournables, toujours d’après le texte de l’Apocalypse, à la mise en place de l’Éternité !!!

Nous constatons de la sorte que le passage au Pays promis protecteur emprunté par Israël est le vecteur prophétique du passage à emprunter par l’Église au Pays promis céleste où l’on est en parfaite sécurité. Cela permettra l’efficacité pour l’instauration millénaire sur terre du Royaume de Christ suivi de l’Éternité sans casse mortelle pour nous !

C’est pourquoi EN Jésus et PAR notre Maman l’Esprie Sainte cela ne cassera pas, mais cela passera !!! Alléluia !!!

 

  1. Vous connaissez le chemin

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:1-6 ; Trad. Segond 1910)

Il y a de quoi avoir le cœur troublé quand l’impasse de la casse mortelle se présente devant nous, surtout quand des situations, des événements graves, la maladie et la vieillesse marquent l’approche voire l’imminence inexorable de la « fin ». Ne fanfaronnons pas tel Pierre à l’image du coq en disant que nous n’avons pas peur de la mort… ! Certes la certitude du salut par la foi en Jésus-Christ rassure et donne la paix mais soyons tout simplement vrais, honnêtes et humbles…

Jésus donne des solutions :

  • « Croyez en Dieu et croyez en moi ! » Avoir la foi, Lui faire confiance, c’est la base, mais en vue de quoi ?
  • Commencer par accepter sincèrement qu’il y a plusieurs demeures d’ores et déjà prévues dans la maison du Père, autrement dit qu’il y a dès maintenant suffisamment de places parfaitement adaptées, PERSONNALISEES parce que préparées avec amour et cœur par notre Époux bien-aimé, Jésus Lui-même. Ce fut prévu à l’époque de l’Apôtre Jean et des sept églises de l’Apocalypse donc sans aucun doute pour chacune et chacun d’entre nous qui croyons, ceci sans exception.
  • Prendre Jésus au mot par rapport à cette préparation effectuée. S’Il n’avait pas préparé de place à celles et à ceux qui croient, Il l’aurait clairement dit. Il ne nous balade pas !
  • Quand ces places seront-elles disponibles ? Après Sa mort, Sa résurrection, Sa montée au ciel sur le Trône, Il veut et peut revenir à tout moment comme pour Jean pour nous prendre avec Lui. Il ne demande que ça dès à présent ! Il ne s’agit ni de l’enlèvement (Apocalypse 12:5c+12a), ni de Son retour en Gloire aux yeux de tous (Apocalypse 19:11ss) mais des trois montées à distinguer de ces événements (Apocalypse [1] 1:6 ou 5:10 ; [2] 7:9c+14-17 ; [3] 11:12) . C’était valable pour Ses interlocuteurs donc il y a bien longtemps, à plus forte raison c’est valable pour nous… Nous savons que l’Apôtre Jean y a cru contrairement aux sept églises et a reçu en conséquence cette bénédiction de la montée, d’être « pris par Jésus pour être là où Il est » comme Il aurait aussi voulu prendre avec Lui les membres des sept églises pour qu’ils « soient là où Il est » et voient Sa Gloire (Apocalypse 2:1 à 4:1ss ; cf. aussi Jean 17:24).
  • Si Jésus « nous prend avec Lui » ce n’est pas pour nous laisser nous fracasser sur le mur de l’impasse de la mort mais bien pour nous faire passer en toute sécurité dans Ses demeures ! D’ailleurs le verbe grec paralambano utilisé par Jésus signifie prendre près de soi, épouser, recevoir, accueillir, donner l’hospitalité. Nous sommes très loin d’une casse mortelle préalable qui serait pour le moins bizarre voire choquante dans le contexte de ces Paroles ! En plus Jésus fit référence à Hénoch qui marcha avec Dieu, disparut et non pas mourut. En effet, le verbe hébreu LaKaCH de Genèse 5:24 correspond au verbe grec paralambano et signifie aussi prendre, épouser, recevoir, accueillir, chercher. Cela ne laisse par conséquent aucun doute quant à la volonté de Jésus de nous offrir l’immortalité dès maintenant. Comme dit, cette bénédiction est valable pour tous ceux qui y croiront dès à présent. N’oublions pas que la foi biblique se porte principalement sur ce qui est humainement IMPOSSIBLE mais malgré tout divinement POSSIBLE parce que PROMIS PAR LA PAROLE !!! Malheureusement depuis presque 2000 ans, nous savons que ces Paroles du quasiment impossible absolu face à la Mort dominante, confirmé par les faits en général, n’ont pas passé au sein de l’Eglise voulant avoir les « pieds sur terre », être « normale ». Elle s’est de ce fait fracassée sur le mur de l’impasse de la mort certes en croyant fort heureusement à la Résurrection mais seulement après la plus réaliste, évidente et apparemment incontournable mais injuste première mort pourtant expiée par Jésus… !
  • Nous savons en outre où Jésus s’en est allé et notre but est de montrer et de remontrer à Sa suite notamment sur la base de la foi en Ses Paroles quel en est le chemin, à commencer par Lui-même le Chemin, la Vérité et la Vie ! Ensuite il s’agit de dire comment y parvenir.
  • Cela passe par Celle qui réalise par Sa puissance au Nom de Jésus la métamorphose de notre corps (2 Corinthiens 3:18) et notre montée (Jean 3 : 5ss). Il s’agit de la ROUaCH KoDeSCH, l’Esprie Sainte du sein de laquelle nous devons obligatoire naître à nouveau En-Haut (monter) et de la sorte pouvoir très concrètement entrer dans le Royaume de Dieu ! (Jean 3 : 5ss). Surtout ne négligeons pas Ses avertissements sans cela la casse mortelle au désert aride terrestre quelquefois précédée de souffrances souvent innommables, risque d’être notre destinée (Hébreux 3:7-19 ; Psaume 95:7-11). Au contraire, entrons dans Son repos par définition sécurisé au Pays qu’Il nous a promis pour enfin passer à la conquête finale !!!

Conclusion

Les promesses de Jésus sont vraies et pour nous le « ça passe ou ça casse » n’est plus d’actualité depuis presque 2000 ans ! La foi en Ses Paroles nous permet de « passer » sans que ça casse sur l’impasse du mur ultra bétonné de la Mort. Choisissons délibérément et sans hésiter la Vie en Jésus par l’Esprie Sainte !!!

En Jésus, Martin BUSCH

171. La récapitulation

INTRODUCTION

 

Pour essayer de comprendre ce qu’est la « récapitulation » d’après le Nouveau Testament, relisons tout d’abord certains merveilleux passages bibliques à notre avis centraux avec le retour au grec pour certains mots clés.

« … pour l’économie (oikonomia : dispensation, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, plénitude, accomplissement) des temps (kairos, [-on génitif pluriel de kairoi ] : mesures, périodes, événements, temps, époques), de récapituler (anakephalaioo : récapituler, prendre en bloc, résumer, rassembler, ré-unir, ramener à la tête, à l’important à nouveau ; kephalè : tête ; cf. céphalée) le tout en Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre en lui. »  (Ephésiens 1:10)

« Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné comme tête (kephalè : tête, chef) au-dessus de toute l’Église qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Ephésiens 1:22-23)

« Il est la tête du corps (soma : corps) l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1:15-20)

« Car en lui habite corporellement (somatikos) toute la plénitude de la divinité. Vous êtes comblés (pepleromenoi : être comblés, totalement remplis, immergés) en lui, qui est la tête de toute principauté et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main de l’homme n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été couchés (suvtapto : couché avec) avec lui par le baptême, vous êtes aussi énergisés (sunergeiro : lever, relever, réveiller, énergiser ensemble) en lui et avec lui, par la foi en la puissance (energeia : puissance, énergie, action, efficacité) de Dieu qui l’a relevé d’entre les morts.» Colossiens 2:9-12

 

  1. La récapitulation

 

  • Le corps, l’Eglise, fonctionne-t-il selon la Tête, Christ ?

 

capituler (anakephalaioo) signifie rassembler, rattacher à nouveau (= ana = re-, à nouveau) le tout à la tête et plus particulièrement le corps de Christ, l’Eglise. Elle doit de nouveau être rattachée à la Tête, Christ, pour faire UN avec Lui, seule condition pour que cela « marche et fonctionne ».

Si le corps ne fonctionne pas normalement, c’est qu’il a justement un problème de connexion avec la tête, le chef, le « QG du commandement général du corps ».

Si l’Eglise, corps de Christ, ne fonctionne pas comme elle le devrait, alors se pourrait-il que la tête souffre elle aussi ? Autrement dit, c’est un peu comme si Christ souffrait toujours encore sur la croix (cf. les crucifix avec le Christ qui y est toujours cloué) alors qu’Il est ressuscité, glorifié, monté S’asseoir à la droite du Père il y a bien longtemps et n’est évidemment plus sur la croix !

Comme Il est parfait, glorifié, tout puissant après avoir souffert une fois pour toutes (Hébreux 6:6 ; 10:10), Son corps devrait logiquement fonctionner tout aussi parfaitement. Pourtant, comme nous le savons, ce n’est absolument pas le cas. En réalité l’Eglise est « décapitée », « morte », non rattachée à la Tête, Christ, vu son état comparé à ce qu’elle devrait être. Elle s’est donnée d’autres « têtes » dont la plus connue est le Pape… sachant qu’il y a partout pléthore de « petits papes » qui imposent leurs lois et idéologies religieuses !

 

  • Baptême de Feu et de Gloire, la circoncision de Christ

 

Pourquoi cet état de fait ? Parce que le corps du chrétien membre de l’Eglise n’est pas circoncis dans la réalité de la circoncision de Christ. Celle-ci s’opère non de la main d’homme, mais de celle de notre Maman céleste l’Esprie Sainte

Ainsi notre corps (soma) n’est pas encore débarrassé, dépouillé, coupé de la chair (=sarx, cf. sarcophage).

Le baptême d’eau cité en Colossiens 2:12 ne peut être la réalité de la circoncision céleste effective. A l’époque de Paul avant l’Apocalypse, il ne fut qu’un expédient provisoire, une projection symbolique en attendant le baptême de Feu et de Gloire de la Nouvelle Alliance apocalyptique instituée par Jésus-Christ Glorifié. Nous ne pouvons qu’en constater la preuve vu l’état problématique, esprie, âme et corps de l’Eglise pourtant composée de baptisés d’eau.

Ainsi le baptême de Feu et de Gloire est le seul vrai baptême voulu de YHWH ELoHiM et donc efficace (Apocalypse 1:17-18). Ce baptême consiste réellement et effectivement à séparer, circoncire, couper [« autour »] la chair de notre corps telle une opération chirurgicale (cf. Genèse 2:21 ; autre opération chirurgicale divine sur Adam) au « laser du Feu divin », dans une immersion générale de Gloire (« salle d’opération » propre, stérile ; cf. le sein de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte) sans que l’on reste mort sur la « table d’opération » mais bien vivant, immortel et glorifié après intervention. Notre corps, deviendra alors « compatible » avec le Christ glorieux Lui aussi immortel et pourra alors définitivement être « greffé » à la Tête divine.

C’est là « l’ensevelissement » de notre chair (« après la chirurgie, chair transmise à l’anapath qui, après analyse, établit la pathologie mortelle, suivie de l’incinération de la chair… ») suivie du réveil de notre corps « circoncis ». Il est de la sorte sauvé de la mort et se réveille en « salle de réveil », c’est à dire dans la Salle du Trône !

Notre corps débarrassé de la chair sera semblable, compatible, au Christ Glorifié. Il ne pourra s’agir que d’un corps métamorphosé, transfiguré, glorifié non seulement placé auprès de Lui telle Son Épouse, mais de surcroît pleinement greffé à Lui, en capacité de faire totalement corps avec Lui, la Tête. C’est ainsi et seulement ainsi que l’Eglise peut être réellement le corps de Christ fonctionnant parfaitement en unité et en harmonie avec la Tête.

 

  • La foi librement consentie déclenche l’énergie divine

 

Pour que cela s’accomplisse, il faut que la puissance de Dieu, Son énergie à savoir l’Esprie Sainte (Zacharie 4:6 ; Romains 8:11 ; Actes 1:8) soit efficace, uniquement suite à notre foi qui manifeste notre désir et notre choix libres vis à vis du projet de YHWH ELoHiM et permet le déclenchement de « l’opération » (2 Corinthiens 3:18).

 

  • La corporéité de la plénitude divine

 

En Jésus, la Tête, habite CORPORELLEMENT la plénitude de la divinité. C’est pourquoi nous pouvons nous aussi être COMBLES en héritant et recevant  CORPORELLEMENT la plénitude divine par ladite circoncision de Christ de notre CORPS offerte et opérée par l’Esprie Sainte ! Nous pourrons alors faire CORPS avec Lui justement de par cette récapitulation !

 

  • Le corps récapitulé s’élargit à la récapitulation de la création

 

La réelle et vraie « récapitulation » CORPORELLE à Christ (greffer corporellement à la Tête pour harmoniser le corps avec la Tête) s’élargit à la réconciliation du tout ( = « tout ce qui est dans les cieux et la terre ») dans la plénitude ou l’accomplissement.

Cette récapitulation est intrinsèquement indissociable et préalablement nécessaire pour l’exercice effectif de plus en plus visible aux yeux de tous de Sa souveraineté sur toute principauté et toute autorité (Colossiens 2:10 ; cf. Matthieu 28:18). Il en a décidé ainsi, d’où notre responsabilité vis à vis de l’humanité et de la création par rapport au contenu de notre foi qui s’exerce d’abord dans une relation de confiance PERSONNELLE d’amour avec Lui dont le fruit sera la récapitulation générale !

Celle-ci intègre parfaitement le dépassement au-delà de tout ce qu’on peut penser et imaginer. Cette décision souveraine divine d’amour veut pleinement responsabiliser et impliquer le croyant dans le processus de restauration, de récapitulation du tout, fut-ce malheureusement au prix de souffrances pouvant même mener à la mort, en cas d’incrédulité et de résistance persévérantes !

En bref, le Christ Rédempteur « récapitule » le Christ Créateur. La création initiale d’avant la chute est « récapitulée », restaurée, dans le nouveau ciel et la nouvelle terre finaux éternels, après le processus apocalyptique avant-dernier auquel nous sommes aujourd’hui appelés à glorieusement participer,

L’Eglise « récapitulée », c’est à dire l’Eglise des Vainqueurs au corps sauvé, circoncis de la chair, greffé effectivement à la Tête, devient le moyen de la réalisation avec et en Christ par l’Esprie Sainte, de la rédemption de l’humanité et du cosmos dans le plérôme en vue de l’avènement de l’Eternité (Ephésiens 1 : 23 ; Romains 8:18-23).

Ainsi la révélation de la réalité comme création de Dieu est récapitulée quant à sa vérité dans l’accomplissement de la rédemption.

 

  1. L’économie du plérôme des temps
 
« … pour l’économie (oikonomia : dispensation, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, plénitude, accomplissement) des temps (kairos,[on : génitif pluriel de kairoi] : mesure [spéciale], période [déterminée], événement [spécifique], temps [marqué], époque [particulière] ) » (Ephésiens 1:10)

 

  • Le plérôme des kairoi

 

En Ephésiens 1:3-9 il est question du salut en Jésus-Christ avec le pardon des péchés, la justification, par Son sang POUR, EN VUE DE (eis) QUOI ?

En vue de la dispensation, de l’économie, de l’administration de l’accomplissement, de la plénitude PROCHE des kairoi (des temps). Il s’agit clairement « des dispensations, des mesures spéciales, des étapes particulières » devant amener à l’accomplissement de l’Histoire et par là à sa fin pour laisser la place à l’Eternité. Nous sommes ainsi appelés à vivre pleinement dès maintenant les dernières grandes étapes de l’Histoire du Salut précédant la fin, à savoir celles décrites dans l’Apocalypse jusqu’au chapitre 21 du livre avec notamment la position et l’action « récapitulative » de l’Eglise des Vainqueurs, elle-même récapitulée, regreffée à Christ sur le Trône, ceci évidemment à partir d’En-Haut.

Les kairoi sont d’ailleurs aussi illustrés par les fêtes juives à dimension temporelle dont par exemple les fêtes du septième mois (Lévitique 23:23-43 ; Nombres 29:12-39) dont la fête du Yom Kippur (expiations ; cf. sacrifice expiatoire de Jésus), la fête de Succot (fêtes des tentes du Peuple dans le désert ; cf. église sur terre) et la fête des trompettes qui deviendra celle de Roch Hachana (Nouvel An juif, kairoi apocalyptiques « nouveaux », de la Révélation, de l’Eglise des Vainqueurs montée au Pays promis céleste pour l’accomplissement final dans le plérôme).

 

  • C’est pour quand ?

 

Paul y croyait pour lui quand il dit : « Nous ne mourrons pas tous » (1 Corinthiens 15:51 et ss) « Le Seigneur est proche » (Philippiens 4:4). Jésus-Christ Glorifié y croyait aussi pour l’Eglise du début quand Il dit : « Oui, je viens bientôt » (Apocalypse 22:20).

Cette mise en place de ladite dispensation apocalyptique, des kairoi de récapitulation comme conséquences immédiates de la justification, est donc conditionnée, comme dit, par la formation de l’Eglise des Vainqueurs déjà initialement immédiatement VOULUE par Jésus-Christ Glorifié selon Ses 7 lettres aux églises depuis la fin du premier siècle voire avant, à la Pentecôte !

Cette formation est elle-même conditionnée par la récapitulation de l’Eglise à savoir la métamorphose du corps du croyant et sa montée de par la Nouvelle Naissance réelle et incontournable du sein de notre Maman céleste l’Esprie Sainte pour que nous soyons glorieusement circoncis puis greffés à la Tête divine, Christ.

Voilà la trame du contenu de l’exhortation des 7 lettres de Jésus-Christ Glorifié adressé aux 7 églises ! Il voulait absolument que le corps fonctionne selon la Tête pour que le processus des avant derniers kairoi d’accomplissement se mette immédiatement en branle !

 

  • Le retard dû à l’incrédulité de l’Eglise

 

Le refus et l’incrédulité de l’Eglise du premier siècle jusqu’à aujourd’hui de ces kairoi de récapitulation apocalyptique de Révélation, ont terriblement retardé et retardent toujours encore dramatiquement le déclenchement de l’économie de l’accomplissement des temps !

Il s’agit pourtant d’une série de « mesures » nécessaires pour entre autres la réussite de l’évangélisation mondiale (mission capitale), les combats victorieux en tant que corps de Jésus-Christ Glorifié, la Tête, à partir du Trône pour éjecter l’Ennemi et ses acolytes des lieux célestes et au final de la terre ou plus largement du « cosmos ».

 

Conclusion

 

L’Eglise des Vainqueurs est non seulement un seul corps avec Christ, la Tête, au vrai sens du terme, mais elle est tout autant Son Épouse, ce qui démontre la réalité d’une unité et d’une coordination totales et parfaites.

Puissions-nous le comprendre pour le croire pour ensuite le vivre dès à présent, car, d’après la Bible, c’était déjà prévu pour hier et à plus forte raison pour aujourd’hui !

Nous n’arrêterons pas de « récapituler » cet enseignement pour que nous soyons les plus nombreux possible à être dès à présent réellement à la fois en couple avec Christ et à la fois « récapitulés » à la Tête sur le Trône !!!

 

En Jésus, Martin BUSCH