26. Communion à la nature Divine

INTRODUCTION

« Par elles, les promesses précieuses et très grandes nous ont été données, pour que par celles-ci vous deveniez ( ginomai = devenir ; ici : geneste = deveniez) participants ( ici koinonos= partenaire,associé, compagnon participant, qui partage tout, être joint ; cf. koinonia= communion) à la nature (physis= physique, substance, être) divine, ayant fui (apopheugo = fuir ; cf. fugue) loin de la pourriture (phtora = pourriture, corruption, destruction, mort, carnage) dans le monde due à la convoitise » (2 Pierre 1:4 trad. litt.)

Au verset précédent il est question de divine puissance, de vraie connaissance, de gloire et d’excellence dans tous les domaines. C’est par le Seigneur et Ses dons, les grandes promesses précieuses que nous devenons UN avec la nature divine.

Pour ce faire, il faut fuir la pourriture qui se trouve où ? Dans le monde (kosmos = cosmos, univers dont la terre). La pourriture est due à la convoitise (épitumia = convoitise, désir pour ce qui est défendu, luxure) qui entraîne le péché et la chute (Genèse 3).

Il est merveilleux de constater que Pierre lui aussi exprime à sa façon la métamorphose ou le salut du corps. Dans ce texte on ne voit en général que l’aspect moral et éthique mais les mots et le texte grecs ne laissent à notre avis aucun doute quant à l’interprétation relative à la métamorphose du corps. Devenir un avec la nature divine en fuyant la pourriture dans le monde nous semble être d’une clarté cristalline.

 

1. Devenir participant à la nature divine

 

La « physis – nature » est un riche concept discuté dans les milieux philosophiques.

D’après Pierre, il existe une « physis » divine. Le terme physique et par extension les termes corporel, matériel, naturel, substantiel nous sont d’emblée suggérés.

Si nous relisons le texte décrivant Jésus glorifié en Apocalypse 1, nous voyons que Sa « physis » divine est faite de feu et de lumière resplendissante.

Il existe une substance divine, une nature divine, un corps divin glorifié dont Jésus est le prototype.

Le concept « physis » recouvre aussi la notion relativement plus large « d’être » qui englobe aussi l’aspect moral et spirituel.

D’autres pensent à une notion d’éclosion après un état d’occultation, de naissance d’un monde ancien à un monde nouveau.

La compréhension globale de « physis », rien qu’au niveau du concept, nous introduit dans une dynamique et un devenir, bref à une vie nouvelle !

Le chrétien est appelé, grâce aux promesses, à devenir (verbe grec ginomai = devenir) participant à la « physis » divine. Dans le « devenir », on passe d’un état à un autre état. Ici on passe de la « physis » matérielle, corporelle visible et perceptible de notre « cosmos » à la « physis » divine !

L’emploi de « koinonos » (participant) même racine que « koinonia » (communion) ainsi que l’emploi de « physis » (substance) a introduit ce passage dans les discussions relatives à la Ste Cène, à la Communion où il est question de transsubstantiation, de consubstantiation et de symbole ou de représentation.

Pour les Catholiques romains l’Eucharistie ou encore la Communion serait le lieu où le pain et le vin seraient transformés par le ministère du prêtre en vrai corps et en vrai sang de Jésus pour que notre corps mortel de corruption en le mangeant, participe, soit en communion avec le corps et le sang de Jésus. La consubstantiation luthérienne joint le pain et le vin au corps et au sang de Jésus. Donc on mange le pain et le vin tels quels et le corps et le sang de Jésus y sont joints par la Sainte Esprie et les Paroles d’institution. Le symbole réformé explique les choses simplement par la notion de représentation. Le pain et le vin représentent seulement le corps et le sang de Jésus et font penser (mémoire) au Sacrifice de Jésus.

Malheureusement les corps mortels de tous ces croyants sont restés en l’état : la communion comprise ainsi n’a rien changé ou du moins n’a pas changé grand chose. Ces débats ont entraîné des divisions, des combats, des meurtres et des guerres dans l’Eglise : ce qui n’est pas très moral… !

Par contre par la métamorphose, le salut du corps, le baptême de Feu, la Ste Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 3:20), notre corps devient réellement participant, est réellement un, en communion, est réellement joint à la physis divine en vue de notre montée sur le Trône avec Jésus (Apocalypse 3:21). Ainsi la Parole de Jésus parlant de Son Corps en Jean 6: 50 prend tout son sens : « C’est ici le pain descendu du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. »

Ainsi en étant métamorphosés, nous devenons l’Eglise des Vainqueurs c’est à dire nous devenons compagnons, partenaires, participants à la « physis » divine de Jésus, nous partageons tout avec Lui, même le Trône, nous sommes en communion, en union commune, uns physiquement avec Lui comme une épouse avec Son Epoux mais dans le divin, le glorieux, l’immortel, le céleste !

Pour cela il faut FUIR !!!

 

2. Fuir la pourriture

 

Ici le chrétien est exhorté à fuir la pourriture, la corruption, la destruction, la mort et le carnage (phtora = pourriture, corruption, destruction, mort, carnage) ! Il est invité à la « fugue » (apopheugo) non seulement par rapport au péché mais par rapport aux conséquences du péché notamment dans la nature ou la physis terrestre ! La mort est non seulement la conséquence du péché mais est devenue le « mode de vie » de l’espace-matière-temps avec ses cycles constants dont la pourriture est un élément de mort dans la nature évident y compris notre corps mortel !

Quand on est en fuite, on lâche tout pour aller plus vite et espérer échapper aux poursuivants.

Aujourd’hui on ne fuit pas : on s’intègre, on s’adapte, on veut être et faire comme les autres, on veut affronter la réalité et on va même jusqu’à adapter la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ au monde ! En fait c’est quelque part raisonnable pour durer ! C’est de la folie d’aller contre !

Mais d’après ce texte, il faut fuir tout cela mais où et comment ?

Fuir la mort ? Fuir le temps, l’espace et la matière ? Fuir le péché et ses conséquences ? Comment est-ce possible ?

La réponse est donnée dans le texte et le contexte :

  • la connaissance vraie, complète (épignosis) de Dieu et de Jésus. Elle n’est évidemment possible que dans la Salle du Trône. C’est là qu’il faut aller !
  • la divine puissance (ici : theias dunameus), la Sainte Esprie, nous donne cette connaissance complète ou vraie (épignosis) pour la vie (zoé), c’est à dire le contraire de la mort à savoir la vie sans la mort donc la métamorphose du corps entraînant l’immortalité. C’est la communion à la nature divine telle qu’elle apparaît dans le texte original. Arrêtons de dire que la mort fait partie de la vie !!! Arrêtons le mensonge d’adaptation au monde !
  • l’excellence morale (arètè = vertu, bonté ). Nous constatons que l’excellence morale fait partie du rêve dans ce monde. En-dehors de Jésus sur terre elle n’existe simplement pas. Pierre le constate lui-même dans les chapitres suivants. Elle ne peut exister qu’à partir de ce qui précède à savoir la métamorphose, l’immortalité ou la participation à la nature divine impliquant la connaissance vraie de Dieu.

Pierre parle des promesses précieuses et très grandes. Il sait qu’il n’en bénéficiera pas (2 Pierre 1:13-14) mais il rappelle « comme par hasard » la transfiguration ou métamorphose de Jésus qu’il a vécue pour authentifier son enseignement (2 Pierre 1:16-18).

Fuir l’espace-matière-temps imprégné de corruption et de pourriture pour aller « uni au physique divin » à la Salle du Trône et revenir en tant qu’Eglise des Vainqueurs affronter la réalité terrestre de façon glorieuse donc efficace : cela nous est révélé dans l’Apocalypse.

 

CONCLUSION

 

On sent que l’Épître de Pierre est une sorte de testament et il sait que la Mort le touchera bientôt comme le Seigneur Jésus-Christ le lui a fait connaître (2 Pierre 1:13-14). Il essaye aussi d’exhorter ses amis à la patience par rapport à la fin (2 Pierre 3:7ss).

Toutefois, notamment par le verset commenté plus haut, il pressent et décrit la métamorphose du corps par « le devenir dans la participation et dans l’union à la substance physique divine ». La fuite est un moyen d’urgence pour échapper aux catastrophes inexorables. Dans la fuite on met tout en œuvre pour se sauver. Ceux qui subiront la colère de l’Agneau essayeront de se cacher dans les rochers et les cavernes des montagnes mais en vain (Apocalypse 6:15-17). Il sera trop tard.

Alors mettons-nous en état de fuite pour nous jeter dans les bras de Jésus,

 

En Lui,

Martin BUSCH

25. Importance de la métamorphose impliquant l’immortalité

INTRODUCTION

« Au Vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7b)

Cette promesse est la première des promesses faites aux sept églises. Ici il s’agit de l’église d’Éphèse. Nous avons clairement démontré dans nos écrits précédents que la métamorphose du corps mène à l’immortalité sur une base biblique, donc nous ne reviendrons pas là dessus et le fait de manger de l’Arbre de Vie permet l’immortalité (Genèse 3:22 ; Apocalypse 2:7b).

Par contre nous aimerions insister sur l’importance de la métamorphose du corps impliquant l’immortalité. Si nous sommes en effet transformés, glorifiés, métamorphosés, transfigurés de gloire en gloire par la Sainte Esprie pour bénéficier de l’immortalité, le processus de l’accomplissement du livre de l’Apocalypse s’enclenchera effectivement et c’est capital !

Cette promesse et son accomplissement déterminent tout le reste. Ce n’est pas par hasard qu’elle se trouve en première position. Elle est la condition de possibilité de la compréhension puis de la réception des promesses faites aux églises suivantes. De ces sept églises sortira l’Eglise initiale des Vainqueurs dont les membres deviendront « Vainqueurs » parce qu’ils ont « entendu ce que l’Esprie dit aux églises ».

 

1. Les EMI (Expériences de Mort Imminente) ou NDE (Near Death Experiences) et les montées âme et esprie dans les lieux célestes

 

Nous ne pouvons pas passer sous silence les millions de témoignages d’EMI qui font l’objet de sérieuses études scientifiques….

Certains firent des expériences « négatives » et se retrouvèrent en enfer et d’autres dans les lieux célestes merveilleux mais uniquement avec leur âme et leur esprie. En cas d’EMI les médecins sont arrivés à récupérer ces personnes qui réintègrent alors leur corps et peuvent témoigner et rapporter des faits ayant eu lieu en salle d’opération ou dans d’autres pièces voisines par exemple qui leur étaient totalement impossible de percevoir parce qu’ils étaient au même moment en « état de mort clinique ».

Nous remarquons que ces personnes, quand elles sont sorties de leur corps, ne peuvent plus communiquer avec leur entourage terrestre alors qu’elles sont très conscientes, entendent, voient tout ce qui se passe. En général elles passent ensuite dans un tunnel vers la lumière avec Jésus, des anges ou des parents, amis décédés ou autres dans une belle nature ou ville. Ceux qui « tombent » en enfer : on leur « communique » leur condamnation, de la souffrance et des tortures indescriptibles.

Dans tous ces cas de figure, il y a une barrière infranchissable entre le monde céleste et/ou infernal et le monde immanent et matériel. Une fois que ces personnes sont retournées dans leur corps, alors seulement elles peuvent témoigner en communiquant de ce qui leur était arrivé. Elles ont besoin de leur corps pour communiquer sur terre. Elles agissent et vivent comme tous leurs semblables certes avec une conception de vie différente et en général meilleure, pour certains une conversion à Jésus. Mais elles ne peuvent évoluer entre les lieux célestes et le monde immanent pour agir ! Leur corps est resté sur terre d’une part et leur âme et leur esprie sont allés dans les lieux célestes d’autre part. Il y a eu séparation entre l’être intérieur et extérieur c’est à dire il y a eu mort « imminente » ou tout simplement mort ! Les scientifiques et les spécialistes des sciences humaines essayent à leur manière de donner leurs explications mais ce qui est certain, c’est que les EMI ouvrent de nouveaux champs d’investigations qui remettent sérieusement en cause les certitudes que l’on pouvait avoir jusqu’à présent. Malheureusement « l’ange de lumière » (2 Corinthiens 11:14) évoluant encore dans les lieux célestes notamment devant le Trône de Dieu (Job 1:6ss ; Zacharie 3:1 ; Apocalypse 12:10b) veut et peut tromper nombre de personnes expérimentant l’EMI. Être très attentif à l’enseignement biblique et notamment au fait que Jésus-Christ est le seul Chemin, la seule Vérité et la seule vraie Vie nous paraît fondamental. Tout doit passer par Lui.

De plus en plus de servantes et de serviteurs de Dieu firent et font l’expérience de montées au ciel aussi uniquement avec leur âme et leur esprie. Là il n’y a pas obligatoirement mort mais leur corps reste sur terre. Leurs témoignages et enseignements sont édifiants et instructifs ! Souvent leur ministère, soit commence, soit reprend un nouvel élan, est empreint de nouvelles révélations et de puissance.

 

2. Jésus, Paul et Jean

 

Jésus est monté au ciel au moment de l’Ascension et est revenu pour 500 frères à la fois et pour Jean (1 Corinthiens 15: 6 ; Apocalypse 1: 10ss) comme Il l’avait d’ailleurs dit précédemment (Matthieu 16: 28 ; Marc 9:1 ; Luc 9: 27).

Paul est monté au troisième ciel et il ne sait si c’est dans son corps ou hors de son corps (2 Corinthiens 12: 1-5). Il y a 50% de chances que ce fut avec son corps alors évidemment métamorphosé. Ce qui est certain, c’est qu’il a posé les fondements doctrinaux de la métamorphose et de l’immortalité : Romains 2:7 ; 8:19-23+30 ; 1 Corinthiens 15: 51a ; 2 Corinthiens 3: 18 ; 5:1-5 ; 2 Timothée 1:10.

Jean évidemment est monté esprie âme et corps métamorphosé (Apocalypse 4:1-2). Il écrivit dans son corps encore sur terre tout ce qui lui a été dicté et ce qu’il a vu avant sa montée. Mais après sa montée pour écrire au ciel, il lui fallait évidemment son corps métamorphosé (glorifié, transformé, transfiguré, né En Haut, devenu en esprie) au ciel (Apocalypse 14:13 ; 19:9 ; 21:5) car on n’écrit pas avec son âme et/ou son esprie. Il lui fallait aussi « redevenir son corps terrestre », posséder et emporter ses écrits pour les transmettre aux différentes églises et aux nations (Apocalypse 2:1 etc…). Il est indiscutable qu’il écrivait dans les lieux célestes après être « monté » (Apocalypse 4:1 ; 10:4). Il est aussi redescendu pour pouvoir envoyer le livre de la Révélation aux responsables des sept églises (Apocalypse 1:11) et à tous les autres.

L’expérience de montée dans les lieux célestes de Jean esprie, âme et corps métamorphosé puis de redescente sur terre pour l’accomplissement d’une mission est évidemment d’actualité !

Jean a mangé, avalé le petit livre (Apocalypse 10: 9-10) dans le ciel avec son corps métamorphosé en vue de prophétiser sur terre dans son corps terrestre « sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10: 11). Nous voyons ici l’importance de la métamorphose du corps car il est impossible de monter au ciel avec le corps mortel terrestre : « …la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu et la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité » (1 Corinthiens 15:50).

L’exemple de l’Apôtre Jean est clair, net et précis : recevoir la Révélation dont une partie avant sa montée au ciel pour le préparer notamment à la métamorphose (Apocalypse 1:10ss), recevoir encore davantage de cette Révélation après sa montée à la Salle du Trône et au ciel en tant que métamorphosé (Apocalypse 4:1-2) et enfin transmettre cette Révélation aux églises et aux nations notamment par l’écrit en étant retourné sur terre. Pour pouvoir accomplir sa mission, la métamorphose du corps avait une importance déterminante et indispensable ! Elle sert de modèle pour l’Eglise des Vainqueurs !

 

3. Ne pas confondre l’enlèvement avec la montée de l’Eglise des Vainqueurs

 

Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul décrit l’enlèvement après avoir préalablement affirmé que « nous ne mourrons pas tous », ce qui était alors pour tout de suite et aussi pour nous maintenant (à cause de l’opposition adverbiale forte « pantès de » : nous ne mourrons pas tous, tous par contre nous serons « changés »). Ensuite il écrit de l’enlèvement. Nous serons transformés, changés (1 Corinthiens 15:51 – grec : allagessometa = nous serons changés, transformés, deviendrons autres). Le revêtement de l’incorruptibilité par le corps corruptible (1 Corinthiens 15: 53-54) est simplement la description de la métamorphose ou du changement de morphologie, de forme extérieure c’est à dire un corps incorruptible comme celui de Jésus lors de Sa transfiguration où le verbe métamorphoo est employé (Matthieu 17:2 ; Marc 9:2) comme en 2 Corinthiens 3:18 où la Sainte Esprie métamorphose le croyant de gloire en gloire. En fait le processus de métamorphose pour la montée comme pour l’enlèvement est identique.

L’enlèvement sera la métamorphose de masse au moment du son de la dernière trompette relatée en 1 Corinthiens 15: 51b-54, 1 Thessaloniciens 4:16-15-17 et en Apocalypse 12:5c. La « montée » par contre était, est et sera d’actualité jusqu’au son de la dernière trompette. L’enlèvement n’est pas à confondre avec les « montées » au ciel de certains prophètes, de Paul et surtout pas celle de Jean. Il n’est pas davantage à confondre avec la métamorphose et la montée des croyants appelés à former l’Eglise des Vainqueurs dès maintenant ! En effet les croyants « enlevés » (Apocalypse 12: 5c) auront dressé leur tente ou habitent définitivement avec leur corps glorifié, métamorphosé dans les cieux (Apocalypse 12:12). Cela deviendra possible parce que le Dragon et ses acolytes n’auront plus de place dans le ciel (Apocalypse 12: 8).

Avant l’enlèvement l’Eglise des Vainqueurs sera au ciel (Apocalypse 5:10a ; 12:1) et sur la terre ou dans l’univers physique (Apocalypse 5:10b ; 6:2 ; 12:1) selon l’exemple vécu de l’Apôtre Jean. Le combat à la fois dans les lieux célestes et sur terre fera rage quand l’Eglise des Vainqueurs partira en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2). Le grand réveil d’Apocalypse 7 en sera une victoire évidente. L’aspect glorieux de la femme d’Apocalypse 12:1 montre qu’elle aura la lune, symbole du mal, sous ses pieds c’est à dire qu’elle aura déjà largement entamé la puissance de l’Ennemi. Elle portera la couronne de douze étoiles, ce qui démontre son amour et son unité notamment entre les chrétiens issus des juifs et ceux issus des nations. Elle sera revêtue du soleil ce qui démontrera sa gloire et sa perfection. Elle ne sera plus liée aux limitations de l’espace-matière-temps : elle apparaîtra dans le ciel. Enfin elle donnera naissance à l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée (cf. enlèvement – 1 Corinthiens 15: 51b-54, 1 Thessaloniciens 4:16-15-17 et Apocalypse 12:5c) c’est à dire à une nouvelle génération plus puissante qui avec l’Archange Michel vaincra le Dragon et ses acolytes pour le bouter hors du ciel (Apocalypse 12:7-11). Cette nouvelle génération, à partir du ciel vaincra à la suite de Jésus, le Dragon et ses acolytes sur terre (Apocalypse 19:14) et, encore à partir du ciel sur des trônes, règnera sur terre lors du millénium (Apocalypse 20:4a). Pourquoi cette nouvelle génération est-elle plus puissante que la celle de la femme glorieuse ? Parce qu’il est dit d’elle : « C’est pourquoi soyez dans la joie vous les cieux et vous qui y dressez votre tente » (Apocalypse 12:12 cf. 2 Corinthiens 5:1-4 où la tente est assimilée au corps). Le secret de la joie et de la puissance ultimes est d’être totalement enraciné au ciel esprie, âme et corps et de ne plus y avoir d’obstacles vu que l’Ennemi en est définitivement exclu.

Pour bien comprendre les choses, l’Eglise n’a pas compris qu’entre la période de l’Eglise des Actes et des Epîtres, nous, et la dernière trompette, moment de l’enlèvement, il y aura l’Eglise initiale des Vainqueurs au corps métamorphosé qui ainsi montera et redescendra et qui montera et redescendra et ainsi de suite dans le combat qu’elle mènera. Elle fera en quelque sorte un travail préparatoire à l’enlèvement. C’est elle qui accouchera de l’Eglise des Vainqueurs ENLEVEE**.** Il est indispensable qu’elle parte en vainqueur et pour vaincre, préparer le terrain afin que le Dragon puisse pour commencer être vaincu dans les lieux célestes par l’Eglise des Vainqueurs enlevée dont elle aura accouché ! Pour mener à bien ses missions, il est d’une importance capitale qu’elle ait un corps métamorphosé car on ne peut combattre si on est « divisé » dans ce que l’on est à savoir esprie, âme (même au ciel) d’une part et corps non métamorphosé (sur terre) d’autre part. Il faut avoir réellement accès au céleste et au terrestre à la fois pour avoir une chance de gagner. Notre être tout entier doit être un : esprie, âme et corps glorifié pour mener à bien ce type de combat ! Il faut avoir un corps métamorphosé pour accoucher dans le céleste !!! On n’accouche pas avec une âme ou un esprie ! Il faut communiquer, voir, identifier, combattre et vaincre dans le céleste comme dans le terrestre. Nous remarquons qu’en ce qui concerne les témoignages EMI et les personnes montant au ciel seulement avec leur âme et leur esprie, ce combat n’est tout simplement pas engagé ni possible à cause de cette division. Mais ce sont tout de même à notre avis des signes avant-coureurs par rapport à la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs !

 

CONCLUSION

 

Une fois de plus nous remarquons que la métamorphose du corps avec comme conséquence l’immortalité est absolument indispensable et d’une importance capitale. La confusion entre la montée de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1 à 12 :1) et l’enlèvement de l’Eglise des Vainqueurs qui aura seulement lieu en Apocalypse 12 a eu et a toujours eu des effets désastreux. C’est l’Eglise des Vainqueurs, la femme glorieuse qui accouchera de l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée ! Que les écailles nous tombent des yeux de tout notre être entier pour que nous puissions voir la Révélation et devenir la révélation des fils et filles de Dieu devant toute la création ! (Romains 8:19).

 

En Lui,

Martin BUSCH

24. La clé de David

INTRODUCTION

« Ainsi parle le Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul ne fermera » (Apocalypse 3:7).

Jésus se présente ainsi dans Sa lettre à l’Eglise de Philadelphie. Une porte est ouverte pour cette église pour convaincre les juifs qui s’opposaient à elle à propos de la véracité de l’Evangile de Jésus-Christ.

Cette Eglise a gardé la parole du Seigneur et pas renié Son nom. D’ailleurs nombre de dénominations s’identifient à cette église pour les raisons que l’on peut facilement imaginer…. Ce n’est pas notre propos ici.

Il y a une reprise évidente d’Esaïe 22: 22 : « Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : quand il ouvrira, nul ne fermera ; quand il fermera, nul n’ouvrira. » Là Il s’agit d’Eliakim qui sera choisi de Dieu comme le nouveau maître de palais ou « préfet » ou « premier ministre » sous le règne d’Ézéchias, roi de Juda. Le précédent préfet étant à l’image du peuple : infidèle à Dieu et à Ses commandements. La fonction de cet homme lui donnait autorité sur les entrées de la ville de Jérusalem, du Palais royal et du Temple mais bien évidemment aussi sur la vie et le fonctionnement du royaume dans son ensemble sous l’autorité du roi. Il s’agit là avant tout de l’exercice du pouvoir exécutif.

Jésus, plus tard dans l’Apocalypse, est présenté et se présentera comme le rejeton et la postérité de David ! (Apocalypse 5:5 ; 22:16).

Pourquoi cette référence à David ? Parce que David est la référence de la royauté sur Israël selon le cœur de Dieu. David avait une intimité et une complicité rares avec Dieu. Habitant une maison de cèdre alors que l’Arche n’était abritée que par une tente, David désirait honorer son Dieu entre autres en voulant Lui construire un Temple digne de Lui ! Il consulta Nathan le prophète qui finit par lui répondre d’après la Parole de Dieu reçue la nuit suivante que ce serait son successeur, Salomon, qui allait construire le Temple. Mais une promesse capitale allait être faite dans la foulée à David : « Ta maison et ton règne seront toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi. » (2 Samuel 7: 1-16).

On sait par l’histoire que la royauté « humaine » sur Israël et sur Juda a disparu. Mais la royauté pour toujours donc la descendance (maison) pour toujours est assurée par Jésus-Christ Lui-même. Il tient la clé de David pour ouvrir une ou des portes.

 

1. La porte d’Israël et des nations

 

Dans le contexte immédiat de l’église de Philadelphie, il s’agit des juifs de cette ville qui reconnaîtraient que Jésus aime cette église et donc qu’ils reconnaîtraient la Seigneurie de Jésus-Christ (Apocalypse 3:8-9). Devant cette église en effet, c’est la porte que Jésus a ouverte et que nul ne peut fermer.

Aujourd’hui nous assistons aussi avec joie à l’extension de l’Eglise messianique phénomène probablement lié à la création de l’Etat d’Israël en 1948 ! Aujourd’hui certains membres des autorités israéliennes reconnaissent l’action positive des églises évangéliques à l’égard d’Israël.

L’Eglise des Vainqueurs partie en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2) aura aussi la porte ouverte vers les juifs devenant alors « messianiques » issus de la Grande Tribulation qui seront marqués du sceau de Dieu (= métamorphose du corps ; cf. 144 000 chiffre non limitatif) et qui auront lavé leur robe dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 1-8 ; 7:14). Ce réveil sera intrinsèquement lié à celui qui touchera les nations (Apocalypse 7: 9ss).

Les douze étoiles représentant à la fois les douze tribus et les douze apôtres de la femme en travail d’Apocalypse 12:1 étant l’Eglise des Vainqueurs, montrent l’unité totale d’Israël et des nations à ce moment-là. Il n’y a plus que douze étoiles à savoir une seule Eglise au niveau de l’Eglise des Vainqueurs composée des juifs messianiques et des nations !

L’ouverture de la porte d’Israël pour sa reconnaissance de la Seigneurie de Jésus-Christ est capitale car elle ouvre d’autres portes dans le déroulement du plan de Dieu. C’est l’élection d’Israël qui n’a jamais été remise en cause par Dieu qui nous permet de dire cela suite à Paul ! (Actes 1:8 ; Romains 11; Apocalypse 7). Israël justifié en Jésus doit en effet encore pleinement jouer son rôle dans l’Histoire du Salut ! Par là la clé de David ouvre donc aussi la porte pour le salut des nations !

 

2. La porte de la Mort et de l’Hadès

« …je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès » (Apocalypse 1:18)

Jésus tient les clés de la Mort et de l’Hadès ou le séjour des morts. Cela veut dire qu’il peut en ouvrir la porte et en faire sortir celles et ceux qu’Il a décidé d’en faire sortir (1 Pierre 3:19). Il a autorité sur la Mort et l’Hadès ! Il est souverain et peut empêcher tout ce qui y mène ! Il est vainqueur de la Mort et de la prison Hadès !

La création après la chute est en situation intermédiaire. Dans ce cadre l’être humain peut décider d’accepter le salut en Jésus-Christ et aller au ciel ou aller en enfer ou dans l’Hadès. Cette création intermédiaire est une anti-chambre pour les deux chemins. De par sa beauté elle comprend les marques du ciel et de par ses catastrophes, mais aussi de par les limitations espace-matière-temps, elle porte les marques de la Mort et de l’Hadès.

Jésus, parce qu’Il tient les clés de la Mort et de l’Hadès ou la clé de David, veut non seulement nous sauver pour toujours après la Mort (un compromis à nos yeux problématique, où on subit tout de même la première mort), mais aussi et surtout nous sauver de la Mort en général et donc de tout ce qui y mène à savoir la vieillesse, la maladie liées au temps qui passe, à l’Histoire, à la nature et ses cycles, bref des éléments négatifs de l’anti-chambre qu’est la création intermédiaire. Autrement dit, Il veut par là nous donner l’immortalité totale en nous ouvrant avec la clé de David la porte du ciel, de la Salle du Trône.

Posséder la clé de David signifie régner pour toujours (2 Samuel 7:16). Si ce règne doit durer toujours, il doit obligatoirement aller au-delà de la fin des temps, car toujours signifie sans fin donc au-delà de la fin des temps. Si le règne de la Maison (famille – descendance aussi Temple, Jérusalem célestes) de David ou le fait de posséder la clé de David doit s’arrêter à la fin des temps alors ce n’est pas un règne pour toujours !

 

3. La porte du ciel ou de la Jérusalem céleste, du Temple, de la Salle du Trône

 

Jésus a vaincu la mort par la croix et la résurrection et met à notre portée l’immortalité par le baptême de gloire et de feu ou la métamorphose du corps qui est signifiée dans le contexte immédiat dans la promesse à l’église de Philadelphie à savoir que le vainqueur devient une colonne dans le Temple céleste de Dieu.

Jésus tient la clé de David ou de la maison de David pour nous ouvrir la porte du ciel ! Il veut absolument nous arracher du côté limitatif et négatif de la création intermédiaire en nous ouvrant une porte de sortie avec la clé de David !

« Une porte était ouverte dans le ciel, et la première voix que j’avais entendue me parler, telle une trompette, dit : monte ici et je te montrerai ce qui doit arriver ensuite, aussitôt je devins en esprie (= métamorphose du corps) … » (Apocalypse 4: 1-2)

En fait, la porte est grande ouverte ! La clé de David a été tournée pour la déverrouiller depuis bien longtemps !

Comme David était très proche de Dieu (cf. psaumes par ex.), Jésus veut nous donner la proximité tout à fait réelle et effective avec Lui et cela ne peut se faire que là où Il se trouve ! Il est le Saint, le Véritable et veut nous rendre saints et vrais ou authentiques là où tout est saint et vrai ! Il veut nous apprendre à vaincre et à régner dans et à partir du Pays Promis comme David l’avait fait, sachant que pour l’Eglise des Vainqueurs le Ciel est le Pays Promis. Comme David et ses prédécesseurs à partir de Josué, il faudra chasser les ennemis du pays promis. En effet, l’Eglise des Vainqueurs devra vaincre le Dragon et ses acolytes du 2ème ciel (Apocalypse 12).

 

4. Qu’est-ce que la prison espace-matière-temps ?

 

Examinons ensemble la nature de la prison espace-matière-temps !

En ce qui concerne le temps, l’histoire, par exemple on peut penser à un ressort, un tire-bouchon ou à une spirale. Deux figures géométriques y apparaissent combinées : le cercle et la ligne droite continue. Le cercle fait tourner en rond et la ligne droite ne s’arrête pas à moins qu’on ne la coupe et elle ne peut revenir en arrière. Autrement dit on tourne en rond et cela ne s’arrête jamais à moins d’un cataclysme total éliminant l’univers, c’est-à-dire le néant. L’histoire se répète d’une façon ou d’une autre (cercle ; cf. Ecclésiaste 1:1-10) même si on change d’époque et on ne sait pas vraiment quand elle a commencé ni quand elle s’arrêtera (ligne droite qui par définition ne commence nulle part et continue indéfiniment cf. Ecclésiaste 1:11 ; cf. 3:1-11). Quelle prison !!! Quel déterminisme !!! Cela ne peut pas s’arrêter !!! Même si le temps peut être relativisé cette base reste valable d’une façon ou d’une autre !

La matière a besoin de l’espace ou de « vides » différents et inversement à partir de l’infiniment petit jusqu’à l’infiniment grand et inversement. La matière est formée de « vides » (espace) et d’éléments plus compacts (matière). Certains disent que la matière est formée de « vides » où évoluent sans logique à ce jour connue des mini-éléments (observation de l’infiniment petit).

Sans entrer dans des considérations physiques qui ne manqueront pas d’évoluer au fur et à mesure des découvertes, on sait que le temps mais aussi l’espace et la matière sont relativisés. La réalité de la spirale à savoir la combinaison cercle, ligne droite subsistera d’une façon ou d’une autre. La réalité humaine décrite par l’Ecclésiaste était, est et restera humainement parlant.

L’espace-matière-temps sont imbriqués l’un dans l’autre. Ils forment une prison sans pareille tant pour le corps que pour la pensée !

Notre corps mortel fait partie intégrante de ces systèmes de l’espace-matière-temps pour survivre mais à cause des systèmes cycliques que nous observons et de la ligne qui peut être coupée, il finit aussi obligatoirement par mourir.

Ainsi pour le commun des mortels, c’est le cas de le dire, il ne peut y avoir d’issue. C’est logique, c’est rationnel, c’est le bon sens : vouloir y échapper consiste à être fou !

Pour le commun des chrétiens, pour être « réaliste » et ne pas paraître fou aux yeux du monde, on s’adapte à la première mort et après on parle évidemment d’éternité. Si notre corps physique meurt, Jésus nous « rattrape » de l’autre côté si nous Lui avons fait confiance « ici-bas » ou dans l’espace-matière-temps. C’est vrai et heureusement, mais l’Evangile, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est valable non seulement pour l’âme et l’esprie mais aussi pour le corps qui est appelé à être métamorphosé et expérimenter l’immortalité.

L’Ecclésiaste ou Salomon, le fils de David, après avoir longuement décrit à sa manière la prison apparemment inviolable de la condition humaine, nous propose une solution, la clé de David : « Souviens-toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, AVANT… » la vieillesse, la dépression, les peurs et finalement la mort (Ecclésiaste 12:1-8). Le Créateur est la solution, mais il ne faut pas attendre trop longtemps car le conditionnement espace-matière-temps nous enferme de plus en plus au fur et à mesure que l’on vieillit ! Chaque jour qui passe est comme un étau qui se resserre lentement mais sûrement sur notre corps et sur nos pensées. La porte semble totalement verrouillée et totalement infranchissable.

Il faut donc la clé de David pour nous sortir de là !

5. La Ste Esprie est la clé de David

La Ste Esprie est cité au moment de la création (Genèse 1:2). Elle est la force et la puissance de la Parole du Père car l’épée de l’Esprie est la Parole de Dieu (Ephésiens 6:17). Elle est Créatrice au même titre que le Père et le Fils (Colossiens 1:16). La Ste Esprie est la clé de la création.

Jésus a été conçu par la Ste Esprie, Sa Mère céleste (Matthieu 1:18-24) Elle est la puissance d’engendrement fécondée par le Père de toute éternité (Jésus-Christ Dieu) comme Marie le fut au début de notre ère (Jésus-Christ Homme ; Luc 1:35). Jésus est présenté comme le descendant de David et fait donc partie de la « Maison de David ». La Ste Esprie est la clé de la Maison de David dans la venue de Dieu s’incarnant en Jésus-Christ sur terre.

« … la Ste Esprie descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe » (Luc 3:22 cf. aussi Matthieu 3:16 ; Marc 1:10 ; Jean 1:32).

Au moment de Son baptême qui marqua le début de Son ministère, le Ste Esprie apparut et souligne les Paroles du Père « Tu es mon fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection ».

La Ste Esprie est la clé de la Maison de David pour le ministère de Jésus.

« L’Esprie de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts… » (Romains 8:11)

La Ste Esprie est la clé de la Maison de David pour la résurrection de Jésus.

Les Apôtres ont reçu une puissance, la Ste Esprie à la Pentecôte (Actes 1:8 ; 2:1-4). La Ste Esprie est la clé de la Maison de David pour la naissance de l’Eglise puis pour sa direction. (Livres des Actes cf. aussi Jean 16: 7-15)

Il a été promis aux chrétiens la métamorphose ou le salut de leur corps : « …nous aussi qui possédons les prémices de l’Esprie, nous gémissons intérieurement, attendant l’adoption et la rédemption de notre corps » (Romains 8:23).

« Et nous tous qui, le visage dévoilé, reflétons la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés (métamorphosés, transformés) en cette même image de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprie » (2 Corinthiens 3:18 ; cf. aussi Apocalypse 1: 10).

Le prophète Zacharie a eu de nombreuses visions de la Jérusalem glorieuse (Zacharie 2:1ss) puis des éléments du Temple (Zacharie 4:1ss) ainsi que d’autres éléments apparaissant dans l’Apocalypse (Zacharie 3:1 ; 4:12ss) même si des aspects concernaient directement l’époque du prophète et de Zorobabel.

Dans ce contexte résonne le fameux verset : « Ce n’est ni par la puissance, ni par la force mais c’est par Ma ROUaCH, dit YHWH TZaeBaOTH» (Zacharie 4:6).

Au moment où Jésus ordonne à Jean de « monter » dans la Salle du Trône il est écrit : « Aussitôt je devins en Esprie… » (Apocalypse 4: 2).

La Ste Esprie est la clé de la Maison de David pour la métamorphose du corps ou Nouvelle Naissance de Son sein maternel du chrétien membre de l’Eglise des Vainqueurs et par là même est la clé pour entrer dans la Salle du Trône**.**

« Au milieu du trône…un agneau se dressait qui semblait immolé. Il avait sept cornes et sept yeux qui sont les sept espries de Dieu envoyés sur toute la terre » (Apocalypse 5:6). La Ste Esprie est présente lors de l’accession au Trône de Jésus et fait un avec Lui. Elle a trouvé Jésus en parcourant la terre, seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux et de monter sur le Trône, car « l’Esprie sonde tout même les profondeurs de Dieu ! » (2 Corinthiens 2:10)

La Ste Esprie est la clé de la Maison de David pour la glorification ultime de Jésus monté sur le Trône.

La nature féminine de la Ste Esprie en même temps insaisissable, rompt, casse les systèmes régis par l’espace-matière-temps. Tout ce qui est « Esprie » et né d’Elle, ne peut plus être dépendant de l’espace-matière-temps. La Ste Esprie est donc la clé pour déverrouiller cette porte hyper blindée inviolable de notre prison.

La clé de David est le moyen avec lequel Jésus ouvre la (ou les) porte(s). Il « exécute » avec cette clé l’ouverture. Posséder la clé c’est avoir le pouvoir, la puissance d’ouvrir la porte. La clé « fait corps » avec la main de Jésus quand elle tourne dans la serrure. La Ste Esprie nous a été donnée, Elle est en nous via le cordon ombilical et nous sommes baptisés en Elle c’est à dire intégrés en Son sein maternel.

Nous sommes par là invités à reconsidérer l’étendue infinie du rôle de Dieu la Ste Esprie.

Nous sommes en effet dans la situation des sept églises auxquelles sont adressées les lettres de Jésus Glorifié où il est fortement recommandé d’entendre ce que l’Esprie dit aux églises. Que dit l’Esprie aux églises ? Il faut changer de conception et se repentir des péchés commis en vue de quoi ? En vue des promesses faites aux églises qui se réalisent notamment dans la métamorphose du corps pour avoir accès dès maintenant à la Salle du Trône, ce qui est urgent !

Ainsi seulement pourra se réaliser cette parole : « …ce sont des choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprie. » (2 Corinthiens 2: 9-10)

C’est uniquement à la Salle du Trône et dans les lieux célestes qu’il y a des choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme. Elles sont révélées par la Ste Esprie et ne peuvent être révélées que pleinement dans les lieux célestes !

 

CONCLUSION

 

Si nous acceptons l’offre de la clé de David, l’offre de la porte ouverte, l’appel qui nous dit « monte ! », l’offre de métamorphose du corps par la Ste Esprie dans Son baptême du Feu, nous recevrons l’immortalité et le système prison espace-matière-temps sera cassé ! Maintenant la porte du ciel est ouverte par la Ste Esprie, la clé de David !

La porte est à portée de main, devant nous, elle est ouverte pour celles et ceux qui croient que Jésus nous aime et qui L’aiment.

Il a par conséquent ouvert la porte du ciel ou de la Jérusalem céleste, du Temple céleste, de la Salle du Trône pour que nous soyons transformés à Son image, saints et véritables, que nous soyons les témoins visuels et de puissance en action de Sa gloire céleste !

La Ste Esprie justement parce qu’Elle est Esprie, veut non seulement toucher notre esprie et notre âme mais aussi parce qu’Elle est physiquement notre Mère céleste, transformer notre corps en nous engendrant afin qu’il « devienne en esprie »ou de même nature qu’Elle !

Elle est la clé de David par Jésus-Christ Glorifié !

 

En Lui,

Martin BUSCH

23. Siéger sur le trône

INTRODUCTION

« Le vainqueur, je lui donnerai de siéger mon trône avec moi, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône » (Apocalypse 3:21)

Cette promesse est celle faite à l’Eglise de Laodicée : elle est donc pour nous !

Si on considère ce que représente la gloire du Trône, on serait tenté de dire : c’est trop !

Mais Jésus, l’Époux veut trôner avec Son Épouse !!! C’est une des raisons pour laquelle Il est allé jusqu’au bout sur la Croix !

Mais il faut, pour trôner, commencer par aller dans la Salle du Trône ! Pour aller dans la Salle du Trône il faut être Vainqueur !

Que faut-il pour être Vainqueur ?

  • Se repentir et reconnaître qu’on est malheureux, misérable, pauvre aveugle et nu
  • Avoir sur soi l’or purifié par le feu
  • Porter des vêtements blancs
  • Avoir les yeux oints pour recouvrer la vue
  • Ouvrir la porte à Jésus pour prendre la Ste Cène de gloire avec Lui. (Apocalypse 3:18-20).

Cela veut dire quoi ? Tout simplement la métamorphose du corps ! En effet dans notre corps terrestre, « notre corps de mort » comme dit Paul, on est aveugle et nu. Face aux difficultés de la vie, notamment la maladie, on est trop souvent malheureux et misérable. On passe le plus clair de son temps à gagner de l’argent pour le corps de mort !

La solution c’est l’or divin (cf. paillettes par exemple) qui est une parmi les premières étapes de la métamorphose du corps suite au baptême du feu qui purifie, ôte les scories du « minerai » qu’est notre corps. Celui-ci doit passer dans le « haut fourneau » céleste ou sur « l’autel des sacrifices » !

Les vêtements blancs, de lumière finalisent l’état de transfiguration dans lequel nous devons être. Aujourd’hui, même avec nos habits terrestres, nous ne sommes que misérables parce que honteux de notre nudité et pauvres parce que nus aux yeux du monde spirituel.

Nos yeux, même s’ils voient les choses terrestres, sont en réalité aveugles car ils ne voient pas les lieux célestes sauf exception et de façon temporaire. Le collyre céleste a besoin d’être appliqué pour voir notamment Jésus qui veut nous faire « manger Son Corps glorieux » pour avoir une communion, un souper, une Ste Cène réelle avec Lui !

 

1. La vérité, rien que la vérité !

 

Certains disent que cette réalité existe déjà parce que Jésus a tout accompli ! Jésus a tout accompli juridiquement mais l’Ennemi fait tout pour que l’application des bénédictions notamment et en particulier la transfiguration du corps ne se fasse pas. Il fait tout pour que l’application des peines, notamment sur notre corps, se fasse ! Alors il trompe l’Eglise. Celle-ci dit à sa suite « je suis riche, je me suis enrichie » donc je n’ai besoin de rien ! Je suis au top et je n’ai plus rien à apprendre et à recevoir ! En réalité elle ne reconnaît pas sa misère intérieure comme extérieure ! Elle croit que « par la foi » elle trône déjà avec Christ ! Quel mensonge !

Si elle trônait déjà telle quelle avec le Christ : quelle catastrophe son règne ! Elle règne sur quoi ? Certes elle domine, oppresse souvent par la religion, les rites et les lois inapplicables. Que peut-elle faire d’autre ? Elle s’adapte en effet à l’espace-matière-temps. Même les églises et les œuvres les plus « réveillées » finissent par se scléroser avec le temps ! Mais est-ce cela le Royaume de Dieu ?

Alors oui, la vérité, rien que la vérité !!!

 

2. Il faut apprendre à régner

 

Le livre de l’Apocalypse nous dévoile tout « un programme de formation dans les lieux célestes » en vue du règne (Millénium) ! Pour commencer la formation il est indispensable de « monter » comme Jean à la Salle du Trône (Apocalypse 4:1). Cela paraît évident. Nous donnons les aspects majeurs de cette formation :

  • Il faut apprendre à vaincre dans un corps métamorphosé armé et équipé en vue du réveil le plus puissant de l’Histoire (Apocalypse 6:2 ; 7).
  • Il faut savoir « accoucher d’une nouvelle génération plus puissante et plus glorieuse de l’Eglise des Vainqueurs » dans le risque maximum et laisser humblement la place à cette nouvelle génération (Apocalypse 12: 1-6).
  • Il faut par la suite être en état de vaincre et d’éjecter le Dragon et ses acolytes des lieux célestes (Apocalypse 12:11)
  • Il faut savoir vaincre et éjecter le Dragon et ses acolytes de la terre (Apocalypse 19 14).
  • Il faut enfin pouvoir se « parer comme une épouse pour son époux » (Apocalypse 21:2) avec un « vêtement de lin pur et resplendissant » (Apocalypse 19:8).

Une fois que l’Épouse est prête, elle peut enfin vraiment régner avec son divin Epoux sur le trône (Apocalypse 20: 4a).

En Lui,

Martin BUSCH

22. L’heure de l’épreuve

INTRODUCTION

« Parce que tu as gardé ma parole avec constance, moi aussi je te garderai [hors] de l’heure de l’épreuve qui doit arriver sur l’ensemble des habitants de la terre pour les éprouver. » (Apocalypse 3:10).

Jésus Glorifié adresse cette parole à l’Eglise de Philadelphie et par là s’adresse à nous faisant partie de l’Eglise de Jésus-Christ malheureusement encore cantonnée sur terre. C’était à l’époque du premier siècle jusqu’à nos jours. Il est important non seulement de garder la Parole du Seigneur Jésus-Christ, mais aussi de la garder avec persévérance, avec constance ! Bref il ne faut pas « lâcher le morceau » et éviter le « feu de paille » par rapport à cette Parole. C’était la qualité de l’Eglise de Philadelphie !

 

1. TOUS LES HABITANTS DE LA TERRE TOUCHES PAR L’EPREUVE

 

La Grande Tribulation d’Apocalypse 6 touchera l’ensemble des habitants de la terre, notamment au moment du jugement déclenché par le sixième sceau (Apocalypse 6: 12-17). Cette épreuve à venir, dont il est question ici, est donc effectivement la Grande Tribulation d’Apocalypse 6 au moment de l’ouverture des sceaux 2 à 6.

Dans une logique déconcertante de clarté si l’Eglise de Philadelphie reste sur terre l’épreuve la touchera puisque celle-ci arrivera sur l’ensemble des habitants de la terre ! Mais le Seigneur Jésus-Christ, « le Saint, le Véritable, qui tient la clé de David, qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul ne peut ouvrir » (Apocalypse 3: 7), donne par Sa Parole une possibilité d’y échapper ! Mais alors comment ?

 

2. JE TE GARDERAI HORS DE L’HEURE DE L’EPREUVE

 

Le texte grec dit que Jésus nous gardera hors de l’heure (ek tès oras et pas en tès oras). Il n’est pas question ici que Jésus nous garde dans, durant l’heure de la tribulation mais Il ne peut que nous garder HORS DU TEMPS dans cette situation ! C’est la seule solution pour n’être plus sur la terre !!! Être sur terre implique obligatoirement subir l’épreuve puisqu’elle touche tous les habitants de la terre vivant dans l’espace-matière-temps !

Pour être hors du temps, il n’y a qu’une seule solution : être un Vainqueur au corps transfiguré, métamorphosé dans le Temple céleste marqué sur le front du nom du Père, de Jésus et de la Jérusalem nouvelle ! (Apocalypse 3:12 ; 7:3 ; 14:1). Le Vainqueur est une colonne dans ce Temple et donc y a sa solide demeure éternelle ! (Apocalypse 3:12) Être une colonne c’est être une pièce maîtresse dans l’édifice. Le Seigneur cherche des « piliers » pour engager le processus !

L’Eglise initiale des Vainqueurs ayant gardé les Paroles des lettres aux sept églises se retrouve plus tard hors du temps dans la Salle du Trône en tant que sacrificateurs et rois appelés à régner sur terre (Apocalypse 5 :10) puis sur le cheval blanc, couronnée, partie en vainqueur pour vaincre (Apocalypse 6:2) donc hors du temps, seule possibilité pour vaincre, durant la période de cette épreuve. Elle frappera tous les habitants de la terre restés évidemment sur terre dans le temps. Ainsi le Vainqueur est gardé hors du temps au moment de l’épreuve qui frappera tous les habitants de la terre.

 

3. LES CHRETIENS RESTES DANS L’HEURE DE L’EPREUVE

 

Le fruit de la victoire de l’Eglise des Vainqueurs sera cette multitude de chrétiens que l’on ne pourra compter issue de la Grande Tribulation (Apocalypse 7: 9+14). Il s’agit là de l’Eglise restée sur terre, qui au même titre que tous les habitants terrestres, sera mise à l’épreuve. Cette Eglise se sera formée suite au témoignage surnaturel de l’Eglise des Vainqueurs basée au ciel. Chaque membre de cette Eglise restée sur terre « aura lavé et blanchi sa robe dans le Sang de l’Agneau » (Apocalypse 7:14).

Durant cette épreuve, cette Eglise restée sur terre soit terminera en martyr (Apocalypse 6: 9-11), soit survivra et sera marquée du sceau de Dieu ou métamorphosée (Apocalypse 7:3+15). Le fait qu’elle soit issue de l’épreuve (Apocalypse 7:3+14b) démontre qu’elle sera restée sur terre et aura donc subi cette épreuve, terrible à un point tel qu’elle devra être consolée même au ciel par le divin Berger (Apocalypse 7: 17).

D’ailleurs, la situation sur terre après le cataclysme du 6ème sceau sera quasiment intenable et les hommes se cacheront dans les cavernes des montagnes pour essayer de se protéger.

 

4. COMPRENDRE L’IMPORTANCE D’ENTENDRE CE QUE L’ESPRIE DIT AUX EGLISES

 

Si nous avons une oreille, entendons ce que l’Esprie dit aux églises ! Il faut suite à cela que nous puissions vivre les promesses de Jésus Glorifié pour passer dans les lieux célestes autant pour notre protection et celle de nos familles qui voudront écouter que pour nos frères et sœurs chrétiens, sachant que c’est avant tout l’amour pour Jésus-Christ glorifié qui doit être le moteur de notre démarche.

Jésus-Christ Glorifié nous parle, nous invite à passer auprès de Lui pour nous épargner cette épreuve et porter du fruit comme personne n’en jamais porté jusqu’à présent ! Jésus-Christ Glorifié nous aime et Il veut absolument nous éviter les horreurs à venir et en même temps nous donner réellement les moyens surnaturels et puissants d’aider des milliards d’autres personnes terriblement éprouvées parce que prises dans cette si atroce tourmente à venir !

Que Son appel d’amour pressant puisse résonner dans vos oreilles et votre cœur et que vous soyez conscients de l’importance capitale d’entendre ce que l’Esprie vous dit et dit aux églises !

 

En Lui,

Martin BUSCH

21. Le livre

INTRODUCTION

« Et je vis dans la main droite de celui qui siège sur le trône un livre écrit au-dedans et au-dehors, scellé de sept sceaux » (Apocalypse 5:1)

Ce livre est scellé de sept sceaux. Chaque sceau rompu déclenche des événements spécifiques décrits en Apocalypse 6 à 10 sachant que le septième sceau se réalise aux sonneries successives des sept trompettes ou « contient » ces sept trompettes (Apocalypse 8: 1-2) déclenchant chacune à leur tour une série de sept événements. La septième trompette introduit la révélation et l’accomplissement du mystère de Dieu d’abord tenu secret ou du message des sept tonnerres contenu dans ce livre. Quand la septième trompette sonnera, le mystère de Dieu s’accomplira (Apocalypse 10:4-7).

De quel livre s’agit-il ? C’est le livre qui contient la description des événements se situant à partir d’Apocalypse 12. A chaque ouverture de sceau de ce livre puis au son des trompettes du septième sceau, opération préliminaire à sa lecture, s’accomplissent des événements importants chamboulant, c’est le moins que l’on puisse dire, l’état des lieux sur terre. Ces chamboulements prépareront l’accomplissement du mystère de Dieu dont il est question dans ce livre.

 

1. Le Livre dans la Salle du Trône

 

Ce livre (rouleau) se trouve dans la main droite du Père (Apocalypse 5:1,7). Le fait qu’il soit dans la main droite montre l’importance capitale de ce livre. La main droite implique l’action voire le combat. En général l’épée de la Parole et de l’Esprie est maniée avec la main droite. La main droite est la main de la bénédiction (Genèse 48:17-18). Il est question de la « droite » de Dieu (Exode 15:6). Ce livre, dès l’ouverture des sceaux puis de la révélation de son contenu, engendre des événements, des actions. Il n’est pas « lettre morte » mais bien Parole vivante « exécutive ».

Ce livre est couvert d’écrits au-dedans et au-dehors, autrement dit, il n’y a plus de place pour rajouter quoi que ce soit. Il s’agit de l’accomplissement définitif et complet du dessein de Dieu !

Toutefois, le Père, parce que le livre est complet et achevé, à cause de la globalité indissociable lieux célestes et univers physique dont fait partie la terre (Apocalypse 5:3) fait chercher quelqu’un qui représente cette globalité et qui soit digne d’ouvrir le livre et de le lire (Apocalypse 5:4). La Ste Esprie parcourut toute la terre et désigna Jésus-Christ, l’Agneau immolé en Se manifestant sur Lui lors de Sa montée sur le Trône (Apocalypse 5: 6c). Jésus-Christ englobe le tout dans Sa personne vrai Homme (univers physique), vrai Dieu (lieux célestes). Il était totalement parfait et digne (grec : axios = « dans l’axe ») pour recevoir le livre, l’ouvrir et le lire. Ce rouleau est en quelque sorte le « sceptre » de Jésus lors de son accession sur le Trône qui Lui fut remis de la droite du Père. C’est la base et le fondement de ce qui va suivre !

La remise du rouleau – sceptre à Jésus authentifie Son sacrifice et Son sang versé pour des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation (Apocalypse 5: 9) par les paroles d’un chant nouveau. Ce chant nouveau introduit une nouvelle ère, une nouvelle dispensation à savoir le nouveau statut de l’Eglise des Vainqueurs, rois, prêtres appelés à régner sur la terre (Apocalypse 5:10). Cette Eglise des Vainqueurs au corps transfiguré et métamorphosé évoluera dans les lieux célestes et dans l’univers physique pour aboutir au règne sur terre. Pour ce faire il lui faudra vaincre l’Ennemi et ses acolytes dans les lieux célestes d’abord puis sur terre.

Ce sceptre a un contenu et rien que son ouverture pour commencer a des conséquences concrètes immédiates. Le premier sceau déclenche immédiatement le départ au combat de l’Eglise des Vainqueurs c’est à dire le cavalier sur le cheval blanc parti en vainqueur pour vaincre ! (Apocalypse 6:2).

Les jugements de la Grande Tribulation sont rudes (Apocalypse 6:3-8 ; sceaux 2 à 6), les persécutions des chrétiens restés sur terre sont sans pitié. Les uns mourront martyrs (Apocalypse 6:9) et les autres « issus de la Grande Tribulation » souffriront terriblement puisque Jésus devra les consoler ultérieurement même au ciel (Apocalypse 7: 17c). Ils seront marqués du sceau de Dieu sur leur front et expérimenteront l’immortalité puisqu’ils passeront de la terre au ciel sans mourir et par là rejoindront l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 7: 1-17). Ces derniers seront le fruit de l’Eglise des Vainqueurs initiale partie en vainqueur pour vaincre ! Ce réveil engendrant des milliards de milliards de sauvés (« que nul ne pouvait compter » Apocalypse 7:9a) issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7: 14b+c) est la première étape liée à l’ouverture des six premiers sceaux du livre ! On ne peut pas dire que c’est anodin ! Dieu attend avec impatience cette récolte ou cette victoire de la part du cavalier parti en vainqueur pour vaincre ! C’est urgent ! C’est le premier coup de boutoir « énorme » contre le Prince de ce monde !

 

2. Le contenu du livre, d’abord un mystère

 

Jean reçut la révélation du contenu par les « voix des sept tonnerres » (Apocalypse 10: 3b-4). Comme il allait l’écrire, une voix le lui interdit (Apocalypse 10: 4). Le mystère s’accomplira uniquement au son de la septième trompette. Ce livre ne devait pas être d’abord « écrit ou réécrit » mais « mangé » assimilé, devant faire partie intégrante de la personne de Jean. Il fallait que ces paroles aillent jusqu’au fond des tripes de Jean ! Il allait jouir de la dégustation certes, mais la digestion assimilée à l’annonce prophétique s’annonce être très difficile (Apocalypse 10: 8-11) puisqu’elle engendrera le processus de victoire effective sur l’Ennemi, lequel ne veut pas se laisser faire. Il faut bien comprendre que le contenu du livre ne pouvait en effet être révélé avant l’ouverture du septième sceau marqué par la sonnerie de la septième trompette, ce qui semble évidemment logique. On ne peut dérouler le rouleau si un des sceaux (fermetures métalliques et/ou en cuir d’un rouleau) est encore fermé.

Pourquoi ce mystère ? Chaque chose en son temps. Que déclenche la sonnerie de la septième trompette et donc l’ouverture totale et finale du septième sceau ? (Apocalypse 11: 15).

L’ouverture du Temple de Dieu dans le ciel et l’apparition de l’arche ! (Apocalypse 11:19). Autrement dit si le Temple de Dieu est fermé avant et si l’arche de l’Alliance n’apparaît pas, c’est que les lieux célestes sont coupés en deux et qu’une partie de ces lieux célestes est encore occupée par l’Ennemi. Il faut encore actuellement une « protection », une fermeture, une séparation du 3ème ciel d’avec le 2ème ciel ou l’Hadès. Par ailleurs l’Ennemi apparaît malheureusement encore devant le Trône de Dieu pour accuser les frères (Job 1: 6ss ; Apocalypse 12: 10c).

La sonnerie de la septième trompette annonce clairement une étape capitale à savoir l’éjection du Diable du ciel pour commencer (Apocalypse 12: 8-9). Cette éjection préfigure que le royaume du monde est entrain de passer sous le règne effectif visible de Dieu (Apocalypse 11:15-18).

Pour ce faire, il faut commencer par vaincre dans les lieux célestes. Car c’est à partir des lieux célestes que l’on tient les rênes du monde ! Le Dragon, quand il se fera éjecter du ciel est en fureur car il perd par là beaucoup de puissance (Apocalypse 12:12c). Il perd son « territoire » hors de l’espace-matière-temps de caractère illimité dans les lieux célestes.

Pour vaincre dans les lieux célestes, il faut obligatoirement que l’Eglise des Vainqueurs soit participante à cette victoire (Apocalypse 12:11) car on ne peut régner sans avoir préalablement vaincu soi-même. Pour être capable de vaincre, il est indispensable que l’Eglise des Vainqueurs soit d’abord comme cette femme glorieuse (Apocalypse 12:1), vêtue du soleil (= feu et lumière de son corps métamorphosé), la lune sous ses pieds (= victorieuse de la lune symbolisant le mal ; cf. perfection), couronnée de 12 étoiles (unité Israël nations de ceux qui ont lavé leur robe dans le sang de l’Agneau). Mais cela ne semble pas suffire. Elle accouche d’un enfant mâle que le Dragon voulait d’emblée avaler et pour cause : cette nouvelle génération d’Église des Vainqueurs le vaincra (Apocalypse 12: 11). Elle sera en mesure de régner sur la terre puisqu’elle sera enlevée (cf. Enlèvement) auprès du Trône avant que le Dragon n’arrive à la dévorer (Apocalypse 12: 4-5). Elle demeurera définitivement dans les cieux (Apocalypse 12: 12a) seul endroit d’où elle sera alors en mesure de régner sur terre à ce moment-là hors de portée de l’Ennemi (Apocalypse 2: 26-27 ; 5:10 ; 12: 5b ; 20: 4a).

Après le règne de l’imitation trinitaire de 3 ans et demi de l’Ennemi sur terre (Apocalypse 13-19) intervient la défaite et l’éjection de celui-ci de la terre. Ainsi peut commencer le Millénium. Enfin ce sera la fin du monde et la fête au ciel et sur la nouvelle terre (Apocalypse 21:1-2).

Voici l’accomplissement du mystère contenu dans le livre à la sonnerie de la septième trompette !

 

3. Le livre révélé

« Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre. » (Apocalypse 22:10)

Jean est exhorté à révéler les paroles prophétiques de ce livre. Cette révélation, cette diffusion prophétique a été « amère à ses entrailles » Apocalypse 10: 10c-11). L’histoire nous l’a prouvé. Le ministère de Jean a été rejeté par nombre de ses contemporains chrétiens (3 Jean 9-10) et le livre de l’Apocalypse n’a été admis dans le canon du Nouveau Testament que relativement tard (fin du 2ème siècle). Jean n’a donc pas vu cet écrit accepté comme autorité écrite, Parole de Dieu, dans l’Eglise d’alors. C’était amer pour lui ! Pourtant Jésus lui avait dit : « Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre. » (Apocalypse 22:7).

Sommes-nous tous heureux ? Combien de chrétiens sont malheureux ! Combien de problèmes et de difficultés dans l’Eglise !

Une des raisons : on ne garde pas les paroles de la prophétie de ce livre. Aussi longtemps que nous ne serons pas « montés » à la salle du Trône après avoir reçu la métamorphose du corps ou le salut du corps tout restera en l’état. Il n’y a plus de secret, il n’y a plus de mystère. On sait où aller. Comment ? En recherchant, en lisant, en méditant, en travaillant, en gardant dans nos pensées et notre coeur les paroles de ce livre pour susciter la foi, « car la foi vient de ce qu’on entend » suivi de l’accomplissement miraculeux avec comme « moteur » l’amour pour notre Epoux, le Seigneur Jésus-Christ que nous voudrons absolument rejoindre sans mourir !

 

En Lui,

Martin BUSCH