32. L’eau de Dieu

INTRODUCTION

« Jésus lui répondit : quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura plus soif jusque dans l’éternité : l’eau qui je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4:13-14 – Trad. litt.).

L’eau du puits de la Samaritaine est une eau terrestre que l’on doit boire de façon répétée au fur et à mesure que la soif se manifeste à nouveau dans le temps. L’eau de Jésus étanche la soif définitivement, éternellement, jusque dans l’éternité (eis tov aiona), jusque dans le céleste. L’eau de Jésus ne peut qu’être céleste car une eau terrestre ne pourrait étancher la soif définitivement ! Evidemment il ne s’agit pas d’une soif terrestre mais d’une soif de bonheur parfait dû à la libération totale des limitations de l’espace-matière-temps.

L’eau du baptême d’eau est une eau terrestre qu’il ne faut pas confondre avec l’eau que Jésus donne. L’eau baptismale terrestre, à cause du symbolisme et du sacramentalisme ambiant des églises, est souvent confondue avec l’eau céleste dans l’interprétation de certains textes soi-disant « baptismaux ».

Dans notre propos, nous allons nous intéresser à l’eau que Jésus donne, l’eau de Dieu.

 

1. Naître d’eau et d’Esprie

« Amen, amen, je te le dis, si quelqu’un n’est pas engendré (gènètè cf. gène) d’eau et d’Esprie, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. » (Jean 3:5)

Il est évident que cet engendrement, cette naissance est à identifier avec la [nouvelle] naissance En Haut (Jean 3: 3 ; anoten = en haut ou nouvelle = jeu de mot de Jésus et il s’agit de naître En-Haut et **pas d’**En-Haut d’après le texte original. la particule ek est ici absente : genètè anoten alors qu’elle apparaît au verset 5 : ek[x] udatos kai pneumatos ) car elle est une réponse explicative de Jésus à Nicodème où ce dernier rétorquait qu’on ne peut entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère pour expérimenter une seconde et nouvelle naissance ! Cette naissance n’est pas seulement nouvelle mais il s’agit d’une naissance En-Haut ou de naître physiquement au ciel.

En effet, le texte de Jean 3 concerne la Nouvelle Naissance ou la Naissance En-Haut qui n’est pas à confondre avec la repentance et la conversion. Naître c’est passer physiquement du ventre de la maman au monde terrestre à l’air libre et à la lumière du soleil !

De la même manière, on naît du « ventre » de notre Mère la Sainte Esprie au monde céleste. La naissance est un passage PHYSIQUE, TANGIBLE ! On passe donc d’une réalité terrestre à une réalité céleste avec notre corps pour ENTRER et pouvoir VOIR le Royaume en réalité, en vrai.

Naître d’eau, c’est naître de l’eau donnée par le Seigneur, l’eau qui jaillit jusque dans l’éternité (Jean 4:14), le céleste comme nous l’avons expliqué dans l’introduction. Il est impossible de naître de l’eau naturelle. Naître à nouveau, d’En Haut, du céleste c’est naître de l’eau vive céleste, l’eau de la vie ! C’est pourquoi Jésus dit à l’Eglise comme une de ses dernières recommandations : « Que celui qui a soif vienne, que celui qui le veut, reçoive de l’eau de la vie gratuitement. » (Apocalypse 21:6b ; 22:17). Il s’agit dans le contexte, de la recommandation relative à la métamorphose des chrétiens étant urgemment invités à devenir l’Eglise des Vainqueurs ! On peut aussi penser, selon certaines interprétations, à notre première naissance terrestre évidemment indispensable. Nous sommes en effet faits d’environ 70% d’eau…

Naître d’Esprie ne signifie pas être convaincu de péché, de justice et de jugement avec comme conséquence la repentance et la conversion (métanoïa). Ici il s’agit d’autre chose à savoir une naissance qui, par définition ne peut être que corporelle, physique. Naître d’Esprie c’est naître par la transfiguration opérée par la Sainte Esprie notre Mère céleste qui accouche de nous En-Haut, nous métamorphose, qui change notre morphologie (qui ne peut aller que vers le corporel, physique, morphologique céleste ; cf. « devenir en Esprie » Apocalypse 4:2) de gloire en gloire ! (2 Corinthiens 3:18).

Au sens premier, on ne naît qu’avec son corps. La conception, suivie de la naissance corporelle du bébé 9 mois plus tard est corporelle jusqu’à nouvel ordre !

Naître d’eau [céleste] et d’Esprie est la seule façon de réellement entrer dans le Royaume de Dieu comme c’est écrit dans notre verset, car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15: 50). Il donc est indispensable que notre corps mortel revête l’immortalité (1 Corinthiens 15: 53-54).

Jean 7: 38-39 démontre que l’eau vivante est à identifier avec l’Esprie. En fait, naître d’eau, naître d’Esprie, naître En Haut, naître de nouveau signifie la même chose à savoir la transformation de notre corps mortel de chair et de mort qui naît alors en tant que corps transfiguré dans le Royaume de Dieu, le ciel ! Tout cela est opéré par la Sainte Esprie et vient de la Sainte Esprie. On peut aussi parler du baptême de gloire que Jean a reçu de la part de l’Esprie et de Jésus glorifié (Apocalypse 1:10+17 ; 4:1-2a). Ce n’est qu’ainsi en fait que des fleuves d’eau vive pourront couler de notre sein.

 

2. Le bain de l’eau dans la parole prophétique révélée

« Maris aimez vos femmes comme le Christ a aussi aimé l’Eglise et S’est Lui-même livré pour elle, afin qu’il la sanctifie en la purifiant par le bain de l’eau dans la révélation (rhèma) afin qu’Il se la présente glorieuse, l’Eglise n’ayant pas de tache ou de ride ou quelque chose de tel mais qu’elle soit sainte et sans défaut (amomos)__. » (Ephésiens 5:25-27 ; trad. litt.).

Là, il n’est pas question de l’eau du baptême d’eau même si certains traducteurs en Ephésiens 5 traduisent loutron qui signifie bain par baptême (= baptisma en grec = immersion ce qui n’est pas tout à fait la même chose).

Nous tomberions d’ailleurs dans l’enseignement qui consisterait à dire que c’est le baptême d’eau, le rite qui sauve, sanctifie et purifie.

Le bain d’eau dans le rhèma ou nous dirions ici dans la parole créatrice prophétique de révélation signifie encore qu’il s’agit de l’eau céleste telle que nous l’avons expliqué dans le paragraphe précédent. Ici la notion de révélation, d’Apocalypse, de rhèma nous place clairement dans le céleste révélé c’est à dire à ciel ouvert ! Se baigner dans l’eau céleste de Jésus, la Sainte Esprie, c’est se trouver dans un environnement, un « bain » céleste où tout est clair, révélé. Ce bain nous sanctifie, nous purifie, nous transforme pour que nous devenions glorieux, sans tache, sans ride (signes de vieillissement physiques) ou quelque chose de tel, sans défaut. Le Christ a signé l’acte de mariage sur la croix en se livrant pour l’Eglise, Son Épouse afin qu’elle soit belle et pure à l’intérieur, c’est évident, mais aussi à l’extérieur, c’est à dire corporellement ! L’un ne va pas sans l’autre. Il faut que l’Épouse soit semblable à l’Époux !

Que révèle ce bain, que dit-il, que met-il à jour (cf. rhèma) ?

Il s’agit d’un bain « révélateur » purifiant, sanctifiant, éliminant toute « tache, ride, défaut » ou tout ce qui pourrait y ressembler pour ne laisser la place qu’à un corps glorieux, révélé, mis à jour. Il s’agit d’un bain dans une eau divine qui révèle le corps (soma) en le purifiant de la chair (sarx ; cf. sarcophage) ou la marque de la maladie et de la mort. Nous nous situons clairement dans la « révélation des fils de Dieu » attendue par la création dont il est question en Romains 8:19 ! Ce « rhèma » proclamé, énoncé, révélateur d’immortalité produit le puissant miracle de la métamorphose.

En effet s’il s’agissait ici du baptême d’eau l’Eglise devrait avoir un autre aspect dans tous les sens du terme, c’est le moins qu’on puisse dire !!!

S’il est question de sainteté, englobant aussi l’être intérieur, il est aussi question d’une Eglise sans tache, sans ride et sans défaut concernant clairement l’être extérieur, le corps ! Pour s’en sortir, certains commentateurs placent ces attributs uniquement sur le plan moral et spirituel puisqu’ils ne croient pas au salut du corps, ni à l’existence du corps humain glorieux initial qui se manifeste une fois qu’il est débarrassé de la chair.

Là encore nous sommes en plein dans le processus de la métamorphose !

 

3. Le bain de la régénération

« …il nous sauva par un bain de régénération (paligenèsias) et de renouvellement de l’Esprie Sainte » (Tite 3:5)

Quand on se baigne, c’est évidemment avec le corps. Le bain de régénération (paligenèsias : palin = nouveau ; genèsias = genèse, commencement, gènes) est un bain qui redonne un nouveau commencement, une nouvelle genèse, de nouveaux gènes célestes à ce qui s’y baigne, c’est à dire notre corps.

Souvent on regrette en disant : « Ah, si je pouvais revenir en arrière, quand j’étais jeune, si je pouvais tout commencer à nouveau, alors… ».

Le bain du recommencement c’est ne plus être lié au temps et pouvoir passer librement aux origines de toutes choses c’est à dire Dieu ! Cela va plus loin qu’un simple recommencement, c’est venir réellement à Jésus glorifié qui est le commencement ou l’Alpha !

Le bain de la genèse nouvelle, c’est pouvoir [re]venir au paradis, passer devant les chérubins qui ne nous barreront plus l’entrée ! Nous retournons ainsi à une genèse nouvelle, à l’état d’Adam et d’Eve avant la chute au corps glorifié à l’image de Dieu dans Son paradis.

Le bain de gènes nouveaux, porteurs parfaits de la vie dans sa plénitude change fondamentalement la génétique de notre corps. Ces gènes ne seront plus porteurs de maladies [génétiques et autres] et de mort. Nous y recevons un corps de feu et de lumière particulièrement pour les lieux célestes et un corps jeune resplendissant quand nous évoluerons glorifiés dans l’espace-matière-temps.

Les « fils de Dieu » attendus par la création seront révélés grâce à la génétique nouvelle opérée par le renouvellement de l’Esprie Sainte !

4. Le corps lavé d’une eau pure

« …approchons-nous donc avec un cœur véridique dans la plénitude de la foi les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience et lavés quant au corps d’une eau pure (udati catharo ; cf. cathares = les purs)__. » (Hébreux 10:22).

« Lavés quant au corps » signifie qu’il s’agit du corps qui est lavé… On pouvait s’attendre dans le contexte, du cœur lavé mais là il est question du corps. Si l’être intérieur ou le cœur est purifié d’une mauvaise conscience par la foi en l’œuvre expiatoire de Jésus, la Parole de Dieu parle aussi du corps et ici d’une eau pure ! L’eau du baptême d’eau est terrestre et n’est pas pure. Si le corps est lavé d’une eau pure, il ne peut s’agir que de l’eau céleste qui seule peut être réellement pure.

Un corps lavé d’une eau pure donc « propre » aux yeux de Dieu est un corps débarrassé de la chair, des gènes chargés de mort, propre à entrer au ciel ! Nous ne pouvons que constater que le baptême d’eau ne confère pas ce genre de « propreté » à notre corps toujours encore plombé par la chair ! Seuls le baptême de feu et de gloire ou la métamorphose etc.…peuvent laver la chair du corps !

 

5. D’où vient cette eau ?

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, clair comme du cristal sortant du trône de Dieu et de l’Agneau » (Apocalypse 22:1).

Il y a non seulement un fleuve d’eau de la vie qui sort du Trône mais encore une mer limpide comme du cristal devant le Trône (Apocalypse 4 :6).

Il n’est pas question de ruisseaux, d’étangs ou de lacs mais bien d’un fleuve et d’une mer ! La source abondante et puissante est au Trône !

L’Esprit de Dieu, l’eau de la vie, est là en abondance. Il veut immerger notre corps en Lui et bien entendu aussi notre être intérieur !

Quand l’Eglise des Vainqueurs imprégnée de l’eau de la vie sera constituée et se manifestera (Apocalypse 6 :2 ; 12 :1 ; 7), quand les fils et les filles de Dieu seront révélés, l’attente de la Création sera comblée (Romains 8: 19-23) !

Cette eau ne demande qu’à se déverser à partir du Trône dans le monde pour assainir et guérir les nations (Ezéchiel 47 : 1-12 ; Apocalypse 22:1-2). Toutefois cela ne se passera qu’à partir du moment où celles et ceux dont le corps aura été baigné et lavé à savoir l’Eglise des Vainqueurs, entreront en action en se laissant entraîner dans ce flot merveilleux directement issu du Trône !

Si cela s’était déjà passé cela se saurait… !

La foule que l’on ne peut dénombrer d’Apocalypse 7, la gloire de l’Eglise des Vainqueurs d’Apocalypse 12 avec à la clé l’enlèvement témoigneront entre autres événements de ce fleuve, de cette mer qui se déverseront dans ce monde !

En attendant, à nous de chercher à baigner, laver notre corps dans cette eau de la vie, à la boire pour former l’Eglise des Vainqueurs !

 

CONCLUSION

 

L’eau de Dieu est au moins aussi indispensable que l’eau ici-bas sans laquelle toute vie est impossible.

Elle est gratuite et abondante et toute vie disparaîtra incessamment sous peu si elle ne se déverse pas bientôt ici-bas après que nous ayons pris comme pionniers le bain de la régénération !

 

En Lui,  Martin BUSCH

31. L’Église selon Dieu

INTRODUCTION

« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin que le pouvoir d’eux soit sur le bois de la vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (Apocalypse 22:14 – Trad. litt.).

Après que l’ange ait montré le ciel et la cité céleste et dit ses dernières paroles à Jean en Apocalypse 22: 10 –11, Jésus prend le relais en disant « Voici, je viens bientôt… je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22:12-13).

Jésus conclut le livre de l’Apocalypse en revenant en quelque sorte en arrière au début du livre. Il s’adresse comme au début de l’Apocalypse par Ses recommandations à l’Eglise sur terre des Actes et des Épîtres de l’époque de Jean, aux sept églises et aussi par voie de conséquence à nous qui ne sommes pas encore devenus l’Eglise des Vainqueurs. La preuve est qu’Il revient sur le destin de ceux qui restent dans le péché (Apocalypse 21:8) alors que le récit du jugement dernier avait déjà été relaté précédemment (Apocalypse 20:11ss).

Le Seigneur dans le livre de l’Apocalypse a révélé ce qui doit arriver dans l’ordre chronologique jusqu’à la fin (Apocalypse 20:7-15) et maintenant, en guise de conclusion, Il fait encore un appel, des proclamations et des recommandations finales (Apocalypse 22:14-21).

Il s’agissait en effet pour les chrétiens contemporains de Jean de suivre ces recommandations et comme ce ne fut pas le cas, ces recommandations sont et resteront valables jusqu’à ce qu’elles soient réellement et effectivement suivies et vécues.

De quoi s’agit-il ? Il s’agit pour le Seigneur d’avoir une église selon Lui et non pas une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre ! Actuellement l’Eglise veut ramener le Seigneur à ses dimensions humaines limitées, ce qui est une forme d’idolâtrie, alors que le Seigneur veut ramener l’Eglise à Ses dimensions illimitées et célestes !

1. Heureux

 

Le Seigneur dans Son amour veut que nous soyons heureux ! Son but initial fut et reste le bonheur de Ses créatures ! Mais au bonheur, il faut impérativement associer la liberté, car un bonheur imposé n’est plus le bonheur. Il faut donc que ceux qui aspirent au bonheur démontrent qu’ils le désirent vraiment en faisant un acte volontaire et libre proposé par le Seigneur ! Nous sommes donc loin du « dolorisme » d’une église incrédule faisant de Dieu un « père fouettard » ! Autrement dit une église heureuse est une église selon Dieu. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église fondée sur son apologie de la souffrance et de l’auto-flagellation et surtout sur son état de souffrance perpétuel soi-disant éducateur et auto-salvateur selon certains. 

 

2. La « lessive » selon Dieu

L’acte volontaire pour le bonheur est la lessive selon Dieu. Pour pouvoir faire une lessive, il faut d’abord avoir quelque chose à laver ! Il se trouve que les chrétiens de Laodicée étaient « nus » et étaient invités à « acheter » auprès de Dieu des vêtements blancs (Apocalypse 3: 18). Le vêtement ou le revêtement est le Seigneur Jésus Lui-même (Romains 13:14). On est invité à être EN Christ. On peut seulement être EN Christ glorifié car c’est ainsi qu’Il est à présent (Apocalypse 1:13-16). Il est fait de feu et de lumière. Son sang glorifié est le Feu céleste. C’est pourquoi seul un vêtement blanchi par le sang glorifié de Jésus peut entrer en ligne de compte (Apocalypse 7:14). Tout autre vêtement ne peut être blanc ou de noce, il faut en effet qu’il soit de même facture ou nature que celui de Jésus glorifié, l’Époux (Matthieu 22:11-13).

 

Quel est notre « nudité » ou « vêtement sale » ? C’est notre peau de mort, notre chair, [re]vêtement sale que nous avons hérité d’Adam et d’Eve après la chute. Il faut donc laver ou transformer ou métamorphoser ou transfigurer notre corps afin qu’il soit débarrassé de la chair. Il faut que le corps de mort corruptible revête l’incorruptibilité, que ce corps mortel revête l’immortalité (1 Corinthiens 15:53).

Par conséquent une église qui a lavé ses vêtements est une église selon Dieu. Elle est revêtue de Christ, elle a un corps métamorphosé, glorifié, elle est sauvée esprie, âme et corps. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église qui est n’est pas comme son Epoux, elle est minée par la maladie, le vieillissement et la mort, conséquence du péché et elle tient davantage un discours pollué par les réalités de l’espace-matière-temps d’ailleurs largement admises par le « monde » parce que facilement visibles et constatables avec nos cinq sens et surtout « raisonnables ». 

 

3. Le pouvoir et la liberté de l’Arbre de Vie antidote à l’esprie religieux

Le bois de vie ou l’arbre de vie est cité dans la Genèse et permet d’obtenir l’immortalité : « L’Éternel Dieu dit : voici l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger et de vivre éternellement. (Genèse 3:22 ; cf. aussi 2:9 ; Apocalypse 2:7 ; 22:2).

L’autorité, le pouvoir, la puissance et la liberté (cf. ici grec : exousia) de l’homme qui a lavé son vêtement reposent sur le bois de la vie. Parce que Jésus fut pendu cloué au bois et est par conséquent le Chemin, la Porte, l’homme n’est plus soumis à l’espace-matière-temps puisqu’il peut passer, « monter » dans les lieux célestes. Son corps glorifié, incorruptible, immortel avec comme conséquence toute la puissance, l’autorité, le pouvoir et la liberté, vient de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ ! Pouvoir passer dans les lieux célestes est la preuve de l’autorité, du pouvoir, de la liberté et de la puissance du chrétien conférés par le Saint Esprit (cf. 2 Corinthiens 3:16-18). Le pouvoir de choisir la liberté, le droit de passage (cf. grec : exousia) dans les lieux célestes est fondé sur le « bois de la vie » ou « l’arbre de vie ». C’est un miracle !

C’est pourquoi une église qui bénéficie de l’immortalité donc de l’autorité, du pouvoir, de la liberté et de la puissance dus au droit de passage, est une église selon Dieu. L’Arbre de Vie, Jésus-Christ, est son fondement et sa base. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre est une église mortelle dans tous les sens du terme, impuissante, sans autorité, sans pouvoir, emprisonnée dans l’espace-matière-temps qui est axée sur toutes ses pratiques religieuses de par l’esprit religieux. Ses représentations du Christ encore cloué sur la croix alors qu’Il est ressuscité, libre et glorieux sont très significatives !

 

4. Entrer par les portes de la cité

La cité brille de la gloire même de Dieu et elle a douze portes avec douze anges (Apocalypse 21:11ss). Par conséquent : n’entre pas qui veut dans la cité. Chaque porte est une perle (Apocalypse 21:21ss). Si nous faisons le rapprochement avec la parabole des perles (Matthieu 13:45-46) relative au Royaume de Dieu, entre par ces portes celui ou celle qui « vend tout ce qu’il a pour acheter la perle trouvée ». Le chrétien aussi, « devra tout vendre pour pouvoir acheter » le vêtement blanc auprès de Dieu afin de ne pas rester « nu » et dans la « honte de la nudité » qu’avaient Adam et Eve après la chute. Bref, entrer dans la gloire divine de la cité avec sa place d’or pur comme un cristal limpide (Apocalypse 21:11ss) c’est tout investir pour passer ces portes. Cela signifie qu’il faut tout faire pour laver ses vêtements avec le sang glorieux de Feu de Jésus, pour être immortel, avoir de l’autorité, de la puissance et du pouvoir, bref être l’église selon Dieu !

C’est la raison pour laquelle Jésus introduit ici son avant-dernier discours par la soif (Apocalypse 21:6ss ; 21:9ss ; 22:12ss) ! Si on n’a pas soif, c’est de toute façon peine perdue !

« A celui qui a soif je donnerai de la source d’eau de la vie gratuitement. Le vainqueur héritera de cela et je serai son Dieu et lui sera mon fils » (Apocalypse 21:6b)

Quand on a vraiment soif dans le désert par exemple, on est prêt à tout donner et vendre pour boire et vivre !

Avec Jésus, pas de problème : c’est gratuit, il y en a en abondance pour tous ceux qui ont soif ! C’est une eau d’une qualité parfaite : l’eau de source non polluée. En plus c’est l’eau de la vie (tou oudatos tès dzoè) : mieux que la fontaine de jouvence qui permet seulement de rajeunir dans un corps limité, c’est la source de vie sans fin, de métamorphose donc d’immortalité et donc de pouvoir monter, entrer et vivre dans la merveilleuse cité !

Voilà l’héritage du Vainqueur ou de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Eglise selon Dieu !

N’hérite pas qui veut ! Il faut être fils et fille ! Pour ce genre d’héritage il faut être fils et fille de Dieu. En général un fils ou une fille ressemble, est semblable, est de même nature que ses parents_. Un fils ou une fille_ vit en famille avec ses parents et a la clé de la maison pour pouvoir entrer et sortir librement. Avec Dieu cela doit être pareil et ainsi Il est vraiment notre Dieu. Nous entrons dans la cité glorieuse pour y vivre dans la maison préparée à l’avance par Jésus (Jean 14:3). En effet Il est revenu (Apocalypse 1:12 – 16 ; 3:20-21 ;4:1c), Il veut encore revenir et nous prendre avec Lui afin que là où Il est, nous y soyons aussi ! La gloire de Dieu illumine la cité : pas besoin de lune ni de soleil (Apocalypse 21:23 ; 22:5). Cette gloire sera révélée à la création par les fils et filles de Dieu ayant bénéficié de la rédemption de leur corps (Romains 8: 19-23).

Une église dont les membres font tout pour entrer maintenant dans la cité céleste glorieuse parce qu’assoiffés pour boire l’eau de la vie, réellement fils et fille de Dieu, est une église selon Dieu. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église qui reste en l’état dans sa prison espace-matière-temps et qui n’a absolument pas envie ni soif de rien ou de pas grand chose.

 

CONCLUSION

 

Parce que nous avons soif, le mot à dire à l’instigation de Jésus Lui-même doit être : « Viens ! »

« Que celui qui entend dise : Viens ! Que celui qui a soif, dise : Viens ! Que celui qui le veut reçoive de l’eau de la vie gratuitement ! » (Apocalypse 22:17ss).

En Lui, Martin BUSCH

30. Retour ou retours de Jésus-Christ ?

INTRODUCTION

 Nombreuses furent et sont les polémiques relatives à l’avènement et/ou au retour du Messie.

Déjà Esaïe 11 nous parle de la venue du Messie mais ne fait pas la distinction entre Sa première venue (Esaïe 11:1) et Sa venue avant le Millénium (Apocalypse 19 et 20 ; Esaïe 11: 4ss). Le loup ne couche pas encore avec l’agneau (Esaïe 11:6). D’où la polémique juive anti-chrétienne disant que Jésus de Nazareth n’est pas le Messie puisqu’Il n’a pas instauré son règne sur terre dans la foulée comme cela est décrit en Esaïe 11 entre autres passages.

De même en ce qui concerne le retour/avènement de Jésus-Christ pour certains chrétiens, il n‘y en a qu’un, et au fur et à mesure que les années ont passé, certains se sont rendus compte d’après la Bible qu’il y en avaient plusieurs.

La doctrine de l’enlèvement est progressivement apparue à la fin du 19ème siècle avec Scofield (1843-1921) et d’autres. Elle est liée à la doctrine dispensationaliste qui prône notamment les dispensations successives de la révélation de Dieu au cours de l’Histoire.

A ce stade nous en serions d’après 1 Thessaloniciens 4:16-17 à un premier avènement (parousia = parousie) dans les airs de Jésus lors de l’enlèvement (verbe arpadzo : arracher, enlever), sachant qu’automatiquement le retour final de Jésus aux yeux des nations lors de la bataille d’Harmaguédon deviendrait le second retour/avènement (Actes 1:11 ; Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss avant le Millénium).

Il s’agirait déjà à ce moment-là du passage du mot retour au singulier au mot retours au pluriel puisqu’il y en aurait déjà deux !

Mais selon certains textes que nous aborderons, il reste toutefois un problème et non des moindres.

 

1. La prophétie de Jésus relative à Sa venue dans Son règne

 

En effet Jésus a dit : « Je vous le dis en vérité, quelques uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ». (Matthieu 16: 28 ; cf aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27).

Pour un auditeur contemporain de Jésus, Le voir venir dans Son règne avant sa mort implique une chose très claire : cette venue doit avoir eu lieu au premier siècle, très éventuellement au « grand » plus tard au début du deuxième siècle … !

De quoi s’agit-il ?

Il ne peut s’agir de l’Ascension car Il est monté en vue d’aller dans Son règne, s’asseoir à la droite du Père. En effet Ses disciples qui l’ont vu monter au ciel ont entendu les paroles des deux anges parlant de sa venue future ou de Son retour futur (Actes 1:11). L’Ascension ne peut donc être Sa venue dans Son règne, ni Son retour. Il fallait d’après le passage de Matthieu que certains contemporains auditeurs de Jésus Le voient avant leur mort venir ou revenir régnant et glorieux.

Il ne peut s’agir de Son retour ou parousie lors de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17), car cela fait 2000 ans environ qui ont passé et l’enlèvement n’a toujours pas eu lieu, cela se saurait. Les auditeurs contemporains de Jésus sont apparemment morts entre-temps à moins qu’ils n’aient fait l’expérience de l’immortalité ! Cela se saurait aussi !

Il ne peut s’agir davantage du retour en gloire final avant le Millénium (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss), car cela fait 2000 ans environ qui ont passé et le retour glorieux et la bataille d’Harmaguédon précédant le Millénium n’ont toujours pas eu lieu. Si cela s’était passé, cela se saurait aussi !

Ajoutons à tout cela les versets où Jésus dit que le Royaume des cieux est proche, que le Fils de l’homme est proche, à la porte, que Son avènement est proche (Matthieu 3:2 ; 4:17 ; 10:7 ; 24:33 ; Marc 1:15 ; 13:29 ; Luc 21:31 ; Philippiens 4:5 ; Jacques 5:8 ; Apocalypse 1:3 ; 22:10).

Nombre de versets parlent des derniers jours, du temps avancé (Romains 13:11-12), de l’attente imminente du retour Seigneur écrits entre autres par Paul, Pierre et Jean qui vivaient au 1er siècle (Philippiens 3:20-21 ; 1 Corinthiens 15:51 ; 1 Pierre 4:7 ; 1 Jean 2:18).

Notons que dans 1 Pierre 4:7 les traductions proposent : « La fin de toutes choses est proche » mais on pourrait plutôt traduire le but (tèlos) de toutes choses est proche, ce qui permet de donner une autre perspective d’interprétation correspondant à une compréhension plus vraie du texte puisque presque 2000 ans ont passé et la fin de toutes choses n’a pas eu lieu ! Si on traduit par but de toutes choses, on peut à juste titre se poser la question de quel but s’agit-il ?

Enthousiastes, les premiers chrétiens attendaient ces événements pour leur époque. Paul pensait qu’il vivrait cet événement avec sa génération (cf. emploi de « nous » dans ses écrits sur l’enlèvement par exemple) : mais il est mort martyr avant.

En fait ni Jésus, ni les auteurs du Nouveau Testament ne se sont trompés ! Jésus est revenu, est paru à l’Apôtre Jean pour les Siens en Apocalypse 1:10-20 en vue d’instituer et de former l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2 à 3).

Cela situe le retour proche dont nous parlons aux environs de 92-95 vu que l’on considère communément la rédaction de l’Apocalypse à cette période-là ! Nous sommes par conséquent dans les clous par rapport au retour ou avènement PROCHE de Jésus qui a eu lieu pour Jean, auditeur contemporain de Jésus ayant entendu de visu Ses paroles relatées en Matthieu 16:28 ! Vu que Jésus avait parlé de plusieurs de ses auditeurs contemporains, Jean ne devait pas être le seul à avoir vécu cela, mais nous n’avons pas de sources à ce jour. Ce retour ou cette venue n’avait pas encore eu lieu à l’époque de la rédaction des Evangiles et des Epîtres mais il était vivement attendu ainsi que les suivants.

Jésus ne disait-Il pas à propos de Jean cette parole ainsi confirmée : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne ? » (Jean 21:21-23). Jean est effectivement resté en vie pour pleinement vivre le retour en gloire de Jésus prévu pour Son église ou les Siens dès le premier siècle. Il leur a adressé les sept lettres pour que celui ou celle qui écoute ce que l’Esprie dit aux églises et qui se repent fasse partie de l’Eglise des Vainqueurs dont une des bénédictions nouvelles est la métamorphose du corps condition de possibilité de la montée au ciel (1 Corinthiens 15:50). Jean a en effet vécu le salut de son corps ou la transfiguration pour pouvoir monter à la Salle du Trône.

Paul écrit de la révélation des « Fils de Dieu » bénéficiant du salut du corps attendue par la création souffrant de la vanité et de la corruption (Romains 8: 22-23). C’est en fait exactement ce qu’a expérimenté Jean.

Jean décrit clairement cet événement : « Mes bien-aimés, dès à présent nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lorsqu’il paraîtra, nous lui serons semblables, puisque nous le verrons tel qu’il est…Quiconque demeure EN lui ne pèche plus. Quiconque pèche ne le voit ni ne le connaît. » (1 Jean 3: 1-4+6).

 

Il décrit la situation d’avant ce premier retour de Jésus-Christ pour les Siens et après à savoir :

  • nous sommes enfants de Dieu dès à présent : avant
  • ce que nous serons n’a pas encore été manifesté : avant
  • quiconque pèche ne le voit, ni le connaît : avant
  • lorsqu’Il paraîtra, nous serons semblables à Lui : après
  • puisque nous le verrons tel qu’Il est : après
  • quand on est EN Lui on ne pèche plus : après

Le retour de Jésus pour les Siens apparemment a eu peu d’effet durant les 2000 ans d’histoire de l’Eglise. Nous ne connaissons que le témoignage de Jean qui a vu Jésus venant, entrant dans Son règne et étant monté à la Salle du Trône semblable à Lui c’est à dire le corps métamorphosé ou transfiguré ! Par son vécu d’intimité avec Jésus, probablement son jeûne [forcé] sur l’île de Patmos, sa foi, son obéissance et son amour, il participe à l’accomplissement des prophéties relatives à ce premier retour de Jésus pour les Siens ! Pourquoi pour les Siens ? Parce que le message relatif au Vainqueur est délivré lors du premier retour de Jésus glorifié à Jean pour l’Eglise et peut donc dès ce moment, en 95, être pleinement expérimenté et vécu.

 

2. L’accomplissement du plan de Dieu lié à la participation des croyants

L’accomplissement du plan de Dieu à cause de Sa toute puissance peut très certainement se passer de la participation des croyants. Toutefois nous constatons que le choix totalement souverain de Dieu est d’inclure, de faire participer l’être humain croyant à l’accomplissement de Son plan. Marie par exemple est entrée dans cette participation. Ainsi, Dieu S’est fait Lui-même homme en Jésus-Christ pour rendre toute participation parfaite, car il fallait qu’elle soit parfaite pour qu’elle soit valide face à Sa justice parfaite et aussi face à l’accusateur Satan (Hébreux 2:14-18). Le fait que Jésus-Christ ait pris notre place sur la croix, qu’il y ait substitution, a entraîné le « tout est accompli ». Mais cela ne L’a pas empêché de continuer à solliciter la participation des croyants dans l’accomplissement de Son plan après la croix et la résurrection !

Son choix souverain relatif à cette participation commençant déjà avec Adam et Eve (Genèse 3:15) et certains de leurs descendants dont Noé, Abraham puis le peuple d’Israël, avec ses hommes et femmes de foi, est parfaitement illustré par rapport à notre propos pour l’Ancien Testament.

A présent, on pourrait se dire avec le « tout est accompli » de Jésus que cette participation serait achevée puisque justement tout est accompli. Mais il semblerait que cela ne soit pas Son choix puisqu’Il a chargé Ses disciples de missions (Matthieu 28:18-20 par ex.). Elles représentent clairement la participation des disciples à l’accomplissement du plan de Dieu à ce moment-là.

Il est un passage de l’apôtre Paul qui pourrait choquer : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise… » (Colossiens 1:24). La participation de Paul consistait à asseoir l’Eglise dans ses fondements en attendant le premier retour de Jésus glorieux et l’acceptation de Son message et cela représentait énormément de souffrances dans le contexte de l’époque (2 Corinthiens 11:18-33 ; cf. Actes 9:16). Toutefois le fait de « compléter » les souffrances du Christ ou littéralement d’accomplir les conséquences des détresses du Christ ou encore les « souffrances pour vous » vont apparemment à l’encontre du « tout est accompli ».

En fait il ne s’agit absolument pas ici de la justification ou de la rédemption totale et complète que Jésus a accomplie sur la croix mais bien de cette participation du croyant souverainement voulue de Dieu dans son contexte tant historique que culturel et politique à l’accomplissement de Son plan à un moment donné ! Pour Paul, d’après Actes 9:16 c’était sa participation particulière à lui.

Tout en sachant que Dieu en et par Jésus a absolument tout accompli pour notre salut et notre justification, Dieu dans Sa souveraineté a choisi d’inclure la participation du croyant dans l’accomplissement du plan divin et du processus du salut.

La participation particulière principale de Jean aura été de vivre et de transmettre le message de l’Apocalypse à commencer par être dans l’accomplissement de paroles de Jésus (Matthieu 16:28) et d’autres par rapport à Son premier retour proche qui est intervenu en Apocalypse 1:10-20.

La question qui se pose : pourquoi d’autres chrétiens contemporains n’ont-ils pas suivi ?

Jésus avait pourtant chargé Jean de transmettre le message aux différentes églises de Son retour en vue de la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs. Mais l’Eglise n’a pas écouté ce que l’Esprie et Jésus glorifié ont dit, elle ne s’est pas repentie et n’a pas cru comme Jésus et l’Esprie le lui avaient demandé ! Les sept églises nommées dans l’Apocalypse puis l’Eglise ne sont pas entrées dans cette participation à l’accomplissement du plan de Dieu. Participer à ce plan représente entrer dans le processus du devenir de l’Eglise comme épouse glorifiée devant s’asseoir sur le trône avec son Epoux glorifié !

Excepté Jean personne n’a suivi d’où la grande dépression de l’Eglise aux niveaux spirituel, moral et physique ! L’Histoire de l’Eglise est très parlante à ce sujet : il n’y a pas photo… ! Cette dépression ayant commencé à prendre fin à l’époque de la Réforme, a impliqué au jour d’aujourd’hui l’attente de 2000 ans, car l’écoute, la repentance et la foi, bref la participation des croyants par rapport aux lettres de Jésus aux 7 églises ne sont pas intervenues. Nous pouvons comparer cette situation au Peuple d’Israël qui a refusé d’écouter, de se repentir et de croire au bord du Jourdain à l’entrée de Canaan. La conséquence fut la mort de la génération du moment des Israélites, exceptés Josué et Caleb. Cela entraîna 40 ans de pérégrinations supplémentaires dans le désert suite à l’irritation de Dieu (Hébreux 3:17) ! Seuls Josué et Caleb qui avaient cru, « participé » sont entrés dans la Terre Promise de leur vivant ! Même Moïse qui espérait longtemps pouvoir y entrer, ne put y aller !

Jésus est revenu glorieux vers Jean pour les Siens une première fois en vue de constituer l’Eglise des Vainqueurs. Il a institué une nouvelle ère ou dispensation avec le baptême de gloire et la Ste Cène de gloire entraînant la constitution de l’Eglise des Vainqueurs et sa participation particulière décrite dans l’Apocalypse. Le but dont il est question dans 1 Pierre 4:7 pouvait être atteint il y a 2000 ans c’est pour cela qu’il était proche ! Il a été atteint par Jean par rapport à son vécu et la transmission du message mais pas par l’Eglise en général. Ce retour, cet avènement, cette parousie avec la constitution de l’Eglise des Vainqueurs devait déclencher la suite des événements dans l’Apocalypse, ceci dans une période pouvant être relativement brève comparée à nos 2000 ans. Mais aussi longtemps que l’Eglise ne participera pas en devenant l’Eglise des Vainqueurs tout est bloqué ! Ceci expliquant cela !

Aujourd’hui, la Sainte Esprie nous accorde d’avoir à nouveau la révélation de ce premier retour glorieux de Jésus lié à la constitution de l’Eglise des Vainqueurs au corps métamorphosé. Jésus voudrait que la distance temporelle, aujourd’hui 2000 ans, entre d’une part Son premier retour pour les Siens et d’autre part l’acceptation de Son message arrête de s’amplifier.

En effet de nombreux chrétiens passent avec leur âme et leur esprie dans le ciel. Jésus glorifié apparaît de plus en plus à des chrétiens de nos jours. La révélation de la métamorphose du corps est donnée. Bref le Seigneur accélère la cadence ! Jésus commence à revenir de plus en plus souvent glorieux pour les Siens actuellement pour qu’ils puissent recevoir le Baptême de Feu et de Gloire et prendre la Ste Cène de Feu et de Gloire en vue de la métamorphose du corps et de l’immortalité pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1:17ss ; 3:20). Le premier retour proche de Jésus a eu lieu en 94 environ et se répètera jusqu’à la constitution de l’Eglise des Vainqueurs notamment chaque fois qu’Il frappe à la porte pour prendre le souper glorieux avec chacun d’entre nous (Apocalypse 3:20) après nous avoir baptisés dans le Feu et la Gloire comme Il l’a fait pour Jean (Apocalypse 1:17-18). Donc on peut parler clairement de retours, d’avènements, de parousies de Jésus au pluriel !

Ils ont eu lieu, ils ont lieu et vont avoir lieu avec de plus en plus d’intensité et de fréquence. La parole de Jésus si souvent répétée : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matthieu 18:20) prend évidemment une signification beaucoup plus glorieuse, réelle et vraie ! Jésus veut apparaître glorieux comme à Jean au milieu des Siens pour baptiser de Feu et de Gloire et célébrer le « souper » de Feu en vue de la métamorphose et de la montée dans les lieux célestes !

 

3. La participation prévue par Dieu pour l’Eglise des Vainqueurs en rapport avec les retours et avènements ultérieurs de Jésus-Christ

Quand l’Eglise des Vainqueurs sera constituée, quelle sera sa participation, quelles seront ses missions ?

L’Eglise des Vainqueurs est destinée à être sacrificateurs pour Dieu, c’est à dire qu’elle va servir et adorer Dieu devant Son Trône dans les lieux célestes et en même temps elle est destinée à former un royaume et à régner sur terre (Apocalypse 5:10).

Dans les lieux célestes, outre le fait d’adorer Dieu pour se fortifier et s’imprégner de Lui, elle doit combattre, partir en vainqueur et pour vaincre sur le cheval blanc, couronnée, armée d’un arc (Apocalypse 6:2). Le résultat sera la foule que personne ne pouvait compter, fruit d’une évangélisation menée à la fois dans les lieux célestes et sur terre (Apocalypse 7). Ce sera le réveil le plus important de l’Histoire. Le fait d’évoluer à la fois sur terre et surtout dans les lieux célestes donne une connaissance et une puissance beaucoup importantes, d’où une efficacité merveilleuse sans précédent.

Outre la gloire immense dont elle sera environnée suite à cette période (Apocalypse 12:1), elle devra donner naissance à un fils qui sera ENLEVE (Apocalypse 12:5) et doté d’une puissance encore plus grande. Il s’agira d’une nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui paîtra les nations avec autorité. C’est ici que se situe l’enlèvement décrit dans 1 Thessaloniciens 4:16-17 (verbe grec arpadzo : enlever, arracher ; 1 Thessaloniciens 4:17 et Apocalypse 12:5) et dans 1 Corinthiens 15 :52-54 (dernière trompette 1 Corinthiens 15 :52 ; 1 Thessaloniciens 4 :16 et septième donc dernière trompette Apocalypse 11:15). 1 Thessaloniciens 4:16-17 relate du Seigneur qui descend du ciel : c’est ici l’avènement ou parousie du Seigneur Jésus-Christ qui suit les retours glorieux en vue de la mise place de l’Eglise des Vainqueurs que nous avons décrit dans le paragraphe précédent. Le texte d’1 Corinthiens insiste davantage sur la métamorphose du corps, l’Apocalypse davantage sur le combat dans les lieux célestes et le règne sur terre et 1 Thessaloniciens sur la parousie du Seigneur. Mais il s’agit exactement du même événement.

Cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée, avec l’Agneau, les anges, combattra et vaincra Satan et ses acolytes dans les lieux célestes (Apocalypse 12:7-11 ; 15:2). Ce combat est la participation du moment de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée. Cette victoire sonnera le glas de la présence accusatrice de Satan dans la Salle du Trône et dans les lieux célestes (Apocalypse 12:10-13). En même temps celles et ceux qui auront été enlevés demeureront, auront leur tente ou corps transfiguré dans les cieux (2 Corinthiens 5: 1-4 ; Apocalypse 12:12) et ils auront tout lieu de s’en réjouir car le Dragon, même précipité sur terre, y mènera une guerre victorieuse sans merci durant 42 mois contre les saints restés sur terre (2 Thessaloniciens 2:1- 12 ; Apocalypse 11:1-13 ; 12:12b ; 13: 7+10 ; 13 à 18).

Outre la louange et le service devant le Trône en tant que Sacrificateurs (Apocalypse 14:1ss ; 15:2ss ; 19:1-9), l’Eglise des Vainqueurs, formée de combattants sur des chevaux blancs (Apocalypse 19:14), participera à la bataille d’Harmaguédon à la suite du Seigneur Jésus-Christ qui vaincra l’Ennemi et ses acolytes sur terre.

Cet avènement du Seigneur Jésus-Christ sur un cheval blanc, couronné de plusieurs diadèmes, revêtu d’un vêtement teint de sang est Son retour final glorieux en général admis par la majorité des commentateurs.

Il est celui qui précède le Millénium et implique l’expulsion de l’Ennemi et de ses acolytes de la terre (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss).

Enfin, après la participation ou l’implication de l’Eglise des Vainqueurs dans cette victoire, il s’agira de passer au règne sur terre à partir du ciel et à Jérusalem avec Christ et avec les martyrs durant 1000 ans (Apocalypse 2:27 ; 3: 21 ; 5:10 ; 20:4a). C’est la participation de l’Eglise des Vainqueurs à cette période merveilleuse déjà annoncée dans l’Ancien Testament par les prophètes. Elle aboutira à la participation ultime en tant qu’Épouse assise sur le Trône avec son bien-aimé Epoux après que l’Ennemi et ses acolytes une nouvelle fois vaincus (Apocalypse 20:7-10), les damnés aient été définitivement jetés dans l’étang de feu et que le premier ciel et la première terre (univers) aient disparu ! (2 Pierre 3: 10-13 ; Apocalypse 20:11-15).

 

CONCLUSION

La distance temporelle entre le moment où il est possible pour les chrétiens de faire partie de Eglise des Vainqueurs à savoir les années 90 et aujourd’hui est non seulement une difficulté réelle mais encore un drame dont nous ne mesurons pas encore la portée :

40 ans de désert c’était long pour le Peuple d’Israël, 2000 ans c’est encore bien plus long et combien de temps encore ? Jésus est revenu une première fois vers les Siens et les Siens ne l’ont pas reconnu excepté Jean à notre connaissance.

Le livre de l’Apocalypse nous révèle l’ordre chronologique dans lequel les choses se passeront. Il n’y aura pas d’enlèvement ni de retour final avant la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Dieu a prévu des événements qui consistent à d’abord accorder un réveil sans précédent, puis chasser définitivement le Dragon et ses acolytes des lieux célestes puis de la terre avec l’Eglise des Vainqueurs. On ne peut se permettre de sauter les étapes. Les auteurs des écrits précédant l’Apocalypse parlent à juste titre tantôt de l’une, tantôt de l’autre étape car ils ne connaissaient pas encore les précisions qui allaient être apportées plus tard dans l’Apocalypse. Ils avaient raison de parler de proximité dans le temps car une première réalisation potentielle eut lieu en 94 environ ! Même pour certains commentateurs l’Apocalypse aurait été écrite avant… ! Cela donnerait une proximité encore plus évidente.

Mais pour que ces choses proches parce que POSSIBLES depuis l’an 94 environ où Jésus a institué une nouvelle dispensation lors d’un premier avènement, puissent s’enclencher, il faut que l’Eglise s’implique dans la participation souverainement voulue par Dieu selon la dispensation présente à savoir la formation de l’Eglise des Vainqueurs.

Dieu ne veut pas faire les choses sans nous. Il faut donc que nous entrions dans la nouvelle dispensation de l’aujourd’hui de Dieu qui dure depuis 2000 ans ! Les dispensations d’avant 94 étaient très bonnes mais elles ne sont plus dans l’actualité de Dieu ! Comme l’Eglise n’est pas entrée dans l’actualité de Dieu dans les années 90 ni depuis, Dieu attend depuis presque 2000 ans, car on ne peut brûler les étapes. Le rôle de notre Maman céleste la Sainte Esprie est de nous guider dans l’actualité décidée par le Père et le Fils !

A la question posée au début de notre propos « Retour ou retours de Jésus-Christ » la réponse est clairement « retours de Jésus-Christ ».

« Hâtons l’avènement du jour du Seigneur », le dernier retour !!! (2 Pierre 3:12 ; Apocalypse 20:11 ; 21).

 

En Lui,

Martin BUSCH

29. Notre corps, le temple du Saint Esprit

INTRODUCTION

« Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple de la Sainte Esprie qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1Corinthiens 6:19-20).

Salomon a construit le premier Temple et la gloire de Dieu s’y est manifestée (1 Rois 5 à 8 – 10ème siècle avant J-C).

Ce Temple fut brûlé par les Babyloniens (2 Rois 25: 9 – Nebuzaradan serviteur du roi babylonien Nebucadnetsar II – en 586 avant J-C).

Avec Esdras (Livre d’Esdras – en 536 avant J-C) au retour de l’exil de Babylone, le second Temple fut reconstruit et celui-ci fut largement agrandi par Hérode 1er le Grand (vers 19 avant J-C).

Le second Temple fut détruit par Titus en 70 après J-C dont il ne reste que les murs de soutènement de l’esplanade et les restes des arches d’accès à l’esplanade.

Le troisième Temple alors que le second était encore debout fut « reconstruit » selon Dieu au moment de la résurrection de Jésus (env. en 33) car Il a dit aux Juifs : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs lui dirent : il a fallu 46 ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du Temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite. » (Jean 2: 19-22).

Comme l’Eglise est Son corps (1 Corinthiens 12:27 ; Ephésiens 5:23 ; Colossiens 1:24), elle est donc par voie de conséquence le troisième Temple.

Certes parallèlement nous savons que le 3ème Temple terrestre sera reconstruit à Jérusalem (2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1-2) mais ce n’est pas notre sujet ici.

Là nous allons nous intéresser plus particulièrement au troisième Temple, l’Eglise des Vainqueurs en rapport avec la métamorphose de notre corps physique.

 

1. Comment l’Eglise est-elle le corps de Christ, donc le troisième Temple ?

L’Eglise doit être EN Christ pour être Son corps. Elle ne peut être dans (en) Son corps terrestre, ce qui serait une aberration, mais bien dans Son corps céleste glorieux c’est à dire transformé, transfiguré au moment de Sa résurrection. Il fallait que le corps de Jésus soit céleste pour qu’Il puisse contenir l’Eglise. C’est ici le troisième Temple ! Mais comment peut-elle être contenue dans le Corps de Christ ?

L’Apôtre Paul nous livre à ce titre une description saisissante : « Et c’est EN lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main d’homme n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans dépouillement du corps de la chair » (Colossiens 2:11).

Le chrétien pour être EN Christ doit passer par une « opération » faite par le scalpel de Christ où l’on ne coupe pas le prépuce comme lors de la circoncision juive mais où la chair est coupée du corps !

La chair (sarx ; cf. sarcophage) est la caractéristique issue de la chute, limitée, mortelle du corps (soma) mais elle n’est pas le corps.

La chair est « les habits de peau » faits par l’Éternel dont Il revêtit Adam et Eve après la chute (Genèse 3:21). Le corps (soma) est à présent revêtu d’une peau de mort (sarx), d’un ou plusieurs animaux, aussi déchus et mortels à cause du péché de l’homme, morts, sacrifiés par l’Eternel. Guerres (Genèse 3:15), souffrances pour transmettre et maintenir la vie, dominations, oppressions du mari sur la femme et par extension sociales (Genèse 3: 16), malédiction du sol ou passage de la création en situation intermédiaire (prison espace-matière-temps – cf. écrit « La Création intermédiaire ») et souffrances au travail pour la survie et finalement mort (Genèse 3:17-19) : voici le résultat du péché ou de la chute.

Lors de la mort de l’être humain qui est la séparation d’avec Dieu, c’est la chair et le corps qui meurent à cause de la chute ! En effet, la peau de mort (sarx) finit par tuer le véritable corps de l’homme (soma) en l’infectant, en provoquant le vieillissement, la maladie, les souffrances et la mort !

Le véritable corps de l’homme initial est au contraire à l’image de Dieu (Genèse 1:27) c’est à dire glorieux fait de puissance, de feu et de lumière ! C’est ainsi qu’étaient Adam et Eve avant la chute ! Le péché a entraîné la mort, le sacrifice d’un ou plusieurs animaux pour « couvrir » l’apparition des ténèbres infernales sataniques dans le corps de gloire d’Adam et d’Eve. S’il n’y avait pas eu cette couverture sacrificielle opérée par Dieu, Adam et Eve disparaissaient immédiatement dans l’Hadès ou l’enfer et tout était définitivement détruit et terminé ! C’était le plan de l’Ennemi.

Cette « couverture » rendue possible par le sacrifice opéré par l’Éternel a permis l’enclenchement de l’Histoire et plus particulièrement celui de l’Histoire du Salut (Genèse 3:15). Le temps lié à l’espace-matière devint le cadre de survie, de luttes, de souffrances et de mort de l’être humain. Ce cadre fut séparé du céleste, de l‘éternité (Genèse 3:23). S’il est une prison, un lieu de souffrance et de mort, il offre aussi à l’homme un délai, du temps pour revenir, retourner à Dieu. Ce délai a aussi été utilisé par Dieu en Jésus-Christ pour nous récupérer ce qu’Adam a perdu : « Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendu à la vie… » (Colossiens 2:13).

Le dépouillement du corps de la chair n’est par notre mort !!! Au contraire, Jésus coupe (grec : apekdosis cf. apectomie), enlève, « circoncit » le mortel, le terrestre (sarx) du corps (soma). Il ne reste alors plus que le corps à nouveau glorieux avec la chair, la peau de mort en moins !!! Voilà la circoncision de Christ qui est, nous l’avons compris, la métamorphose du corps.

Paul, au verset 12, parle du baptême qui ne peut être que la mort et l’ensevelissement de la chair uniquement, puisque nous avons été ensevelis AVEC son corps de chair mort sur la croix pour ensuite « ressusciter » EN Lui et avec Lui, avec le corps qui ne peut qu’être glorieux comme le Sien aujourd’hui. Il s’agit là clairement du baptême de gloire (Apocalypse 1: 17). Il est important de comprendre que ce baptême de gloire ou métamorphose du corps est le fait de circoncire, de couper, de séparer la chair du corps qui, lui, retrouve son état de gloire originel !!! Ici il n’est pas question de notre mort où, comme nous l’avons écrit plus haut, la chair et le corps meurent tous les deux, c’est à dire sont séparés de Dieu ! En plus, dans le même passage Paul écrit que Jésus a triomphé par la croix des dominations et des autorités dont fait évidemment partie la mort !

Pour ce faire, il faut la foi en la puissance de Dieu. « L’incirconcision de la chair » ou la chair non coupée, non enlevée liées à la chute, au péché, accompagnée par la réalité inexorable : la mort, est supprimée par la grâce ! (Colossiens 2: 12-13).

Il ne s’agit plus de rester prisonnier des lois religieuses du passé, car elles étaient « l’ombre des choses à venir ! ».

Remarquons que les légalistes traditionalistes dénoncés par Paul dans ce passage méprisent, ne tiennent pas compte du corps (soma) et par leurs interdictions satisfont, rassasient la chair (sarx ; Colossiens 2: 18-23). Cela ne fait que confirmer et démontrer la distinction décrite plus haut entre le corps d’une part et la chair d’autre part, ce qui est extrêmement important dans la compréhension de ce qu’est l’être humain actuellement !

Quelles sont les choses à venir ? Elles se résument en une seule expression : le corps (soma) est EN Christ ! La circoncision de Christ permet à présent que notre corps glorifié, métamorphosé soit EN Christ. Notre corps ne peut exister que dans le corps glorifié de Christ. C’est pourquoi, EN Christ, nous sommes le troisième Temple, le Temple de la Sainte Esprie !

2. Notre corps, le Temple de la Sainte Esprie

 

La Sainte Esprie vit dans ce Temple qui est notre corps. Il est tout de même étonnant que Dieu la Sainte Esprie se contente d’habiter dans notre carcasse actuelle !

En fait Elle ne S’en contente absolument pas ! C’est pourquoi, au même titre que le premier et le deuxième Temple de Jérusalem devaient être magnifiques, de bois précieux couverts d’argent et d’or, la Sainte Esprie veut nous métamorphoser de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18). C’est exactement la même opération que la circoncision du Christ ou l’adoption, la rédemption du corps (Romains 8:23).

La Sainte Esprie ne veut pas du péché, les versets qui précèdent le précisent. (1 Corinthiens 6:6ss). La sanctification est indispensable. Même si le corps meurt (1 Corinthiens 6:14) avec et par la chair, la promesse de la résurrection dans la gloire y est liée. La chair sera alors détruite par la mort notre ennemie. Ceux qui se seront convertis seront certes au ciel mais ils ne pourront revenir glorieux sur terre contrairement à l’Eglise des Vainqueurs. En effet ceux qui sont nés En Haut, métamorphosés, ont leur corps sauvé avant la mort, font partie de l’Eglise des Vainqueurs, n’ont alors plus besoin de cette opération parce qu’ils bénéficient d’ores et déjà de la victoire de l’immortalité. Leur chair est enlevée du corps par la circoncision du Christ dès ici-bas. Comme ils n’ont pas été touchés par la mort, la barrière ciel – terre ne sera plus infranchissable pour eux. Ils pourront circuler entre les deux et apparaître visiblement glorieux sur terre, exactement comme Jésus après la résurrection. Ils seront la révélation des fils et des filles de Dieu (Romains 8:19) pour la création qui les attend dans les gémissements. Cela se verra de tous parce que cela sera dévoilé, visible, révélé, parce que leur corps glorifié aura été sauvé (Romains 8:23) de la chair et n’aura pas été touché par la mort.

Ceci est confirmé quand il est dit que nous sommes appelés à glorifier Dieu dans notre corps et non pas dans notre chair, précisons-le ! (1 Corinthiens 6:20). (Certaines traductions dans ce passage disent qu’il faut aussi glorifier Dieu dans notre esprie, mais ce n’est pas ici dans le texte grec à notre connaissance).

Comment peut-on glorifier Dieu dans notre carcasse même si elle est « jeune » sujette à toutes les tentations et attaques de l’Ennemi ? Il y a là un problème très sérieux. Le Temple de Jérusalem devait être magnifique pour glorifier Dieu alors qu’en est-il de notre corps ? Notre corps vaut-il moins que le Temple de Jérusalem ?

Une fois de plus, il faut donc impérativement le « ravalement » céleste de notre Seigneur Jésus-Christ et de la Sainte Esprie pour que nous puissions réellement glorifier Dieu avec notre corps ainsi débarrassé de la chair. Le Feu de Dieu doit impérativement brûler la peau de mort adamique, la chair qui nous habille et par là mettre au jour un corps « normal » selon Dieu c’est à dire habillé de lumière et de gloire pour pouvoir Le glorifier sur terre ! C’est le vrai baptême, la vraie immersion de Feu et de Gloire ! « Offrons notre corps en sacrifice » (Romains 12:1ss) pour que la chair brûle sur l’autel et qu’il en soit débarrassé ! Cette réalité nous fait aussi penser à la Nuée de Dieu à mettre en relation avec le Feu qui envahit le Temple lors de sa dédicace (1Rois 8: 10). En effet le seul moyen réel d’être parfait comme Il est parfait, c’est d’être débarrassé de la chair et d’avoir notre corps EN Christ, le troisième Temple habité par la Sainte Esprie qui s’y sentira à l’aise à ce moment-là !

Glorifier Dieu passe par quelque chose de visible, de révélé et de manifesté aux yeux de tous comme c’était le cas du Temple de Jérusalem.

Glorifier Dieu dans et avec notre corps débarrassé de notre chair, c’est manifester, révéler la gloire visible sur terre de notre corps de Feu et de Lumière libéré des limitations de l’espace-matière-temps et de toutes les malédictions énumérées et vécues depuis, dans Genèse 3: 15 et suivants. La Gloire est toujours visible, tangible, manifestée.

3. Le Temple dans l’Apocalypse et le Vainqueur

 

Au moment de la métamorphose du corps le Vainqueur peut passer dans les lieux célestes c’est à dire qu’il est EN Christ le Temple céleste. Il peut aussi retourner sur terre pour accomplir ses missions comme nous l’avons démontré plus haut.

L’Agneau, le Dieu tout puissant EST le Temple (Apocalypse 21:22).

Le vainqueur métamorphosé est une colonne dans le Temple de Dieu. Il fait partie de l’architecture pour soutenir une partie du bâtiment. Il reçoit une nouvelle identité, celle de Dieu, de Jésus et celle de la nouvelle Jérusalem dont il porte le nom ! (Apocalypse 3:12). Il y reçoit en effet des missions et des responsabilités pour « soutenir » le projet glorieux de Dieu. Ainsi il accomplira ces missions royales par ses combats (Apocalypse 6:2) dans le 2ème ciel et sur terre toujours à partir du 3****ème ciel (cf. 3ème Temple), son point d’attache ou sa domiciliation. Pour avoir cette domiciliation, il lui faut une nouvelle identité à savoir celle de Dieu le Père et de Jésus le Fils et l’Époux d’une part et celle de la nouvelle Jérusalem d’autre part. Par là il, bénéficie respectivement de son statut d’Épouse (Apocalypse 21:2 – en famille et du même « sang » que le Père et Jésus, Fils et Epoux) et de sa citoyenneté céleste (citoyen de la ville de la nouvelle Jérusalem céleste).

Le Vainqueur servira Dieu devant le trône et dans Son Temple (Apocalypse 7:15). Il y adorera Dieu dans le Saint des Saints comme sacrificateur (Apocalypse 5:10 ). Il y sera protégé du règne du Dragon précipité sur terre**,** car il ne sera pas dans le parvis extérieur du Temple qui sera foulé aux pieds par les nations durant 42 mois (Apocalypse 11:2). Le cœur de Dieu qui est l’Arche de l’Alliance du Temple Céleste lui sera révélé (Apocalypse 11:19 ; 15:5).

Il sera au Temple avec les anges (Apocalypse 14:15,17 ; 15:6 ; 16:1,17). Il verra la gloire et la puissance de Dieu dans des degrés d’une élévation dépassant toute imagination (Apocalypse 15:8).

 

CONCLUSION

 

La grandeur, la perfection, la magnificence de Dieu sont à notre portée à cause de Son amour. Cela fait presque 2000 ans qu’Il a prévu notre salut total y compris le salut du corps pour que nous puissions venir Le rejoindre dans la gloire sans mourir ! Il veut débarrasser notre corps de notre chair ou de notre peau de mort ou de notre corps de mort (Romains 7 :24) pour que nous ayons réellement accès auprès de Lui dans la gloire !

Quel amour !!!

Cet amour devrait être notre moteur avec la foi en la puissance de Dieu et l’acceptation de la grâce pour entrer dans le processus du salut total esprie, âme et corps de notre être offert EN Jésus-Christ par Son sang versé !

Le peuple d’Israël était dans la joie quand il montait à Jérusalem au Temple pour célébrer les différentes fêtes (cantiques des degrés, des montées – Psaumes 120 à 134 par ex. psaumes, chants prévus pour être chantés et priés lors de la montée à Jérusalem).

L’Eglise est appelée à devenir l’Eglise des Vainqueurs en montant là où la Sainte Esprie veut la mener !

Quand nous considérons ce qui nous attend dès maintenant sans mourir dans la réalité du troisième Temple nous ne pouvons que monter vers et dans ce troisième Temple à la voix de Celui qui nous appelle et nous dit voire crie : « MONTE ICI ET JE TE MONTRERAI » ! (Apocalypse 4:1).

En Lui,

Martin BUSCH

28. Notre citoyenneté Céleste

INTRODUCTION

« Car notre citoyenneté est dans les cieux d’où nous attendons aussi notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre misérable corps en le rendant conforme à son corps de gloire selon l’énergie de son pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3: 20-21 – trad. litt.).

Depuis notre conversion nous avons « la carte d’identité », la citoyenneté du ciel !

Paul attendait le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ dont la première action sera la mise en conformité de notre corps misérable à Son corps de gloire. Nous traiterons de la citoyenneté, de l’attente dont écrit Paul et de la mise en conformité de notre corps de misère en un corps de gloire.

 

1. LA CITOYENNETE DANS LES CIEUX

 

L’expression grecque (èmon to politeuma en ouranois uparkei) pourrait être traduite par « notre entité commune dans le ciel où l’on a des devoirs et droit de cité ou les droits et les devoirs du citoyen, où l’on possède la citoyenneté ». (politeuma a donné « politique » ; polis = cité ; métropole etc.)

Pour pouvoir bénéficier pleinement de cette citoyenneté tant au niveau des droits et des devoirs il faut y être, y habiter réellement. Certes on peut avoir la nationalité française tout en vivant à l’étranger par exemple, mais alors vit-on pleinement la citoyenneté française à ce moment-là ?

Être citoyen du ciel, c’est accomplir des devoirs ou missions et bénéficier des droits ou bénédictions inhérentes au ciel. Il faut donc y être réellement et effectivement pour que ce soit possible. Nous avons vu dans nos écrits précédents les missions ou devoirs de l’Eglise des Vainqueurs (cf. Ecrit « La mission de l’Eglise des Vainqueurs ») et aussi ses droits ou bénédictions (cf. Écrit « La métamorphose du corps).

Paul attendait le Seigneur pour une mise en conformité de notre corps de misère. Cette attente prouve qu’il est impossible à terme de rester réellement citoyen du ciel en restant sur terre dans notre corps misérable, emprisonnés par l’espace-matière-temps. Certes on peut le rester mais uniquement « sur le papier », en théorie avec à terme le passage par la mort à la clé. Nous avons à bénéficier des droits (immortalité) et à accomplir nos devoirs (combats pour le réveil et l’éjection du Dragon du ciel et de la terre) dans le ciel !

Paul et tous les convertis possèdent la carte d’identité ou le passeport du « pays ciel » par le sang de Jésus mais Paul était en attente pour passer dans le pays en question.

 

2. QU’ATTENDAIT PAUL ?

 

La majorité des commentateurs parleront de l’enlèvement où effectivement le corps sera métamorphosé. D’autres parleront du retour glorieux final de Jésus avant le Millénium. Mais cette interprétation nous semble très grave car ils font de Jésus tout simplement un menteur, disons-le franchement. Mais Jésus n’a rien à voir avec le Père du mensonge !!!

En effet Jésus a dit : « Je vous le dis en vérité, quelques uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ». (Matthieu 16: 28 ; cf aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27). Il ne s’agit pas dans ce cas de l’Ascension, ni de Son retour en vue de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17), ni du retour « avec les nuées » visible de « toutes les tribus de la terre » (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss pour le millénium). 2000 longues années environ ont passé sans enlèvement et sans retour glorieux final !

En fait il s’agit du retour glorieux de Jésus pour Jean et pour les Siens qui voudraient devenir l’Eglise des Vainqueurs relaté au début de l’Apocalypse !!! (Apocalypse 1 à 3).

Ne disait-Il pas de Jean : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne ? » (Jean 21:21-23). Jean est effectivement resté en vie pour vivre le retour en gloire de Jésus prévu pour Son église et les Siens dès le premier siècle**.**

Donc la Parole de Jésus de Matthieu 16:28 est vraie !!! Il s’agit en fait du retour de Jésus en gloire en vue de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs !

Paul parle clairement de son attente dans certains passages de ses Epîtres avec à la clé évidemment la métamorphose du corps et l’immortalité. (Romains 7:2 ; 8: 20-23 ; 1 Corinthiens 15: 51 ; 2 Corinthiens 3:18). La Révélation des fils et des filles de Dieu de Romains 8 par exemple avec la rédemption du corps à la clé se situe clairement avant l’enlèvement et donc évidemment avant le retour final en gloire de Jésus. L’Apocalypse est très claire quand à l’ordre des choses : le premier retour de Jésus qui a eu lieu au premier siècle pour les Siens pour la constitution de l’Eglise initiale des Vainqueurs avec la montée à la Salle du Trône liée à la métamorphose du corps pour celles et ceux qui se repentent et qui recherchent l’immortalité (Apocalypse 1 à 4), le retour en gloire de Jésus pour l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17 ; Apocalypse 12: 5c) et le retour en gloire final de Jésus (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss pour le millénium).

En Philippiens 3: 20-21 Paul attendait clairement ce premier retour en gloire de Jésus pour les Siens.

3. LA MISE EN CONFORMITE DE NOTRE CORPS

 

Le verbe grec employé ici métaskèmatidzo se décompose ainsi : méta signifie autre et skèma signifie schéma, structure, forme, schème, apparence. Les traducteurs proposent transfigurer, transformer. Nous sommes donc tout à fait dans notre sujet de la métamorphose. Jésus donne à notre corps de misère une autre forme, apparence, structure.

Si Paul parle d’un corps de misère, ailleurs d’un corps de mort, c’est qu’il est parfaitement conscient que notre corps actuel n’est pas conforme.

Il faut donc « l’énergie, la puissance » du Seigneur Jésus Christ pour rendre conforme (grec : summorphon) notre corps de misère.

Quel est la référence du corps d’un citoyen du ciel ? Réponse : le corps de gloire de Jésus. Notre corps de misère ne peut hériter du Royaume de Dieu ou du ciel. Il faut donc tout d’abord que notre corps non conforme devienne conforme au Sien : glorieux !

Ce premier retour en vue de la citoyenneté céleste se situe dans le processus et le projet du Seigneur d’appliquer dans les faits le « tout est accompli » de la Croix à savoir éjecter le Dragon des lieux célestes (Apocalypse 12: 7ss) puis de la terre (Apocalypse 19; 20:1-3+9). Pour cela entrons pleinement et clairement dans la première étape des vrais citoyens du ciel ou de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs.

 

En Lui,

Martin BUSCH

27. La Jérusalem en-haut, libre, notre mère

INTRODUCTION

« Au contraire la Jérusalem En-Haut est libre, c’est elle notre mère. » (Galates 4: 26).

Paul explique dans l’Épître aux Galates, la différence entre l’Alliance Ancienne de la Loi et la Nouvelle Alliance de la Foi et de la Grâce en Jésus-Christ pour le salut. Le gros problème des Galates, des Gaulois, qui auraient émigré de Gaule dans une région, la Galatie, actuellement turque, était en effet le légalisme religieux qui les empêchait de pleinement recevoir la « grâce » du salut par la foi.

Paul, en partant de l’exemple d’Ismaël né d’Agar selon la chair à rapprocher avec le Sinaï en Arabie où fut donnée la Loi et celui d’Isaac né de Sara selon la promesse fait le parallèle allégorique (Galates 4:24) entre la Jérusalem actuelle terrestre d’une part et d’autre part la Jérusalem En-Haut, libre, qui est notre « mère ».7

1. LA JERUSALEM EN-HAUT LIBRE

 

Sara avait 90 ans et Abraham 100 ce qui fait de la naissance d’Isaac un véritable miracle (Genèse 15:5-6 ; 16:1ss ; 17: 17 ; 18:10-19 ; 21:1ss ; Romains 4:19). Les lois de l’espace-matière-temps étaient dépassées et laissaient la place au miraculeux d’En-Haut selon la foi d’Abraham en la promesse venue d’En-Haut !

La Jérusalem actuelle terrestre et la Loi subissent une parole expéditive : « Chasse l’esclave et son fils car il ne faut pas que le fils de l’esclave hérite avec le fils de la femme libre. » (Galates 4:30).

La Jérusalem En-Haut est libre selon la foi et la promesse car l’accomplissement de la Loi mosaïque est une impossibilité et par là une condamnation, une servitude et finalement une oppression. Mais elle est aussi libre parce qu’elle est En-Haut ce qui va encore beaucoup plus loin que ce que nous avons l’habitude de comprendre et de croire.

En effet, ce qui est En-Haut est céleste c’est à dire est affranchi des lois de l’espace-matière-temps existant suite à la chute. Notre corps de mort terrestre est soumis à ces lois et évidemment nous empêche par là d’accomplir la Loi parfaite mosaïque (cf. Romains 7: 12-25).

Notre corps est actuellement comme celui de Sara, soumis au vieillissement et par là incapable d’enfanter donc de porter du fruit. Il fallait impérativement le miracle au niveau du corps de Sara pour qu’elle puisse concevoir puis enfanter à 90 ans.

De même, parallèlement pour nous, il faut que les choses se passent dans l’environnement de la « Jérusalem En-Haut » pour que puisse s’enclencher un début de rédemption du corps, de métamorphose du corps.

En effet, la liberté réelle et absolue est non seulement de recevoir par grâce le salut de l’âme et de l’esprie mais aussi celui du corps. Le salut du corps ou sa métamorphose ou sa transfiguration avec l’immortalité à la clé, nous sont clairement promis dans la Parole de Dieu (Romains 8: 19-23 ; 2 Corinthiens 3:18 ; 2 Timothée 1:10 etc.…). Jésus a en effet TOUT accompli !

La question qui se pose : Que faisons-nous de ces promesses ?

Rions-nous d’incrédulité voire de moquerie comme Sara qui a « les pieds sur terre » ou croyons-nous envers et contre tout comme Abraham ? Ces promesses sont humainement impossibles mais promises En-Haut et donc se réaliseront pour les « Abrahams » de notre temps et/ou de demain qui deviendront l’Eglise des Vainqueurs réellement libre.

Nous reconnaissons que ce n’est pas facile comme pour Abraham face à la réalité implacable terrestre. Face aux lois de l’espace-matière-temps, nous nous créons des Ersatz soi-disant « normaux » avec des « Agars » en tous genres et surtout religieux non bibliques pour nous adapter à l’espace-matière-temps mais en nous mentant à nous-mêmes. Les conséquences furent et sont désastreuses : il suffit de voir l’histoire de l’Eglise malheureusement peu glorieuse. Les conséquences pour Israël et pour l’Eglise de la descendance d’Agar et d’Ismaël nous semblent d’ailleurs aussi très problématiques… c’est le moins que l’on puisse dire !

Alors ayons foi en les promesses En-Haut et « par la persévérance à bien faire » cherchons « l’honneur, la gloire et l’immortalité » Romains 2:7.

 

2. LA JERUSALEM EN-HAUT NOTRE MERE

 

Pour être libre, il est donc indispensable d’être comme la Jérusalem En-Haut autrement dit de faire partie de la descendance, d’être du même sang, de la même nature, de la même substance que la Jérusalem En-Haut. Elle est à assimiler à l’Esprie Sainte notre Mère céleste avec Laquelle nous sommes appelés à faire UN, à nous « identifier » à Elle en quelque sorte.

En effet, la Jérusalem En-Haut est notre mère****. Elle n’est pas la mère de qui que ce soit d’autre. Elle est la mère de celles et de ceux qui sont nourris et se nourrissent auprès d’elle.

L’enfant est nourri dans le ventre de sa mère via le cordon ombilical en attendant la naissance.

La question qui se pose : sommes-nous dans le ventre de la Jérusalem terrestre ou de la Jérusalem En-Haut ?

Il est clair que les églises qui veulent durer sur terre alors qu’elles devraient tout faire pour passer En-Haut ne peuvent faire partie que de la Jérusalem terrestre. Pour elles la naissance En-Haut est confondue avec la conversion. Seul l’être intérieur (âme et esprie) peut être sauvé et la mort du corps est le passage obligé pour passer En-Haut.

C’est plus réaliste, mais si Jésus a réglé le problème du péché dont le salaire est la mort qu’il s’agisse de la première mort ou de la seconde comment peut-on enseigner que la mort est le passage, le chemin pour le céleste ? Jésus est le seul chemin, le seul passage pour le ciel, la Salle du Trône.

Ces églises ont même problème que les Galates parce qu’elles limitent l’étendue des effets du Sacrifice de Jésus sur la Croix aux limites des lois de l’espace-matière-temps. Elles ne rejettent pas l’œuvre de Jésus mais elles estiment qu’il faut la compléter avec de la religion, des spectacles, des lois et des rites pour fédérer les gens par des ensembles ecclésiaux dans des cadres de type dénominationnels par exemple.

Par contre, l’enfant qui est dans le ventre de la Jérusalem En-Haut ne peut que naître En-Haut puisque sa mère est justement En-Haut. Il est en effet tragique qu’un enfant sorte du ventre de sa mère pour grandir loin d’elle comme les enfants nés sous X !!!

Quoi qu’il en soit, si les choses se passent normalement, cet enfant sera nourri par une nourriture sans maladies, sans additifs chimiques terrestres passant dans le cordon ombilical de la mère.

Ensuite, une fois que la naissance aura eu lieu, à savoir la montée En-Haut dans la Salle du Trône, le lait maternel sera d’une qualité parfaite. L’environnement dans sa globalité sera parfait pour que l’enfant puisse grandir dans la dignité pour devenir sacrificateur et roi (Apocalypse 5:10) devant l’Éternel ainsi que combattant couronné (Apocalypse 6:2) chevauchant le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre dont la première victoire sera la foule immense d’Apocalypse 7 issue de la Grande Tribulation.

Les membres de l’Eglise des Vainqueurs recevront le nom, l’identité de leur mère, de la nouvelle Jérusalem En-Haut ainsi que celui de Dieu (Apocalypse 3:12) et sera l’Épouse dans cette unité et osmose générale qui se sera préparée pour son Epoux (Apocalypse 21:2). La mère et l’enfant ne feront plus qu’UN en Jésus-Christ !

 

CONCLUSION

Des questions se posent directement à nous :

  • Jusqu’où va la liberté que Jésus nous a acquise sur la croix ?_
  • Cette liberté est-elle limitée par la Mort, les lois de l’espace-matière-temps ?
  • L’espace-matière-temps est-il au-dessus ou en-dessous de l’œuvre merveilleuse libératrice de Jésus sur la croix ?
  • S’il est effectivement en-dessous qu’en est-il de notre corps voire de la création qui gémit sous les douleurs de l’enfantement en attendant la révélation des Fils et des Filles de Dieu ? (Romains 8: 19-23).

Soyons donc des « enfants de la Jérusalem En-Haut, libre, notre mère » puis identifions-nous à elle !

 

En Lui,

Martin BUSCH