126. Joseph ou Juda ?

INTRODUCTION

Jusqu’à nos jours, il existe une opposition de fond pas vraiment levée au sein du Peuple d’Israël et par extension au sein de l’Église entre Joseph et Juda, ou plutôt de ce qu’ils représentent. Cette opposition, qui n’a pas lieu d’être, subsiste d’une façon catastrophique et nous plonge dans une réalité extrêmement grave. Il est grand temps de commencer à mettre le doigt sur ce point sensible pour pouvoir enclencher la délivrance !

 

1. Les retrouvailles entre Joseph, premier ministre de Pharaon et ses frères

a) L’espionnite

Lors des retrouvailles entre le premier ministre de Pharaon, Joseph, et ses frères dont Juda, qui l’avaient vendu comme esclave, l’ambiance fut plutôt tendue. Les frères de Joseph ne le reconnurent pas, ce qui paraît logique : Joseph, qu’ils croyaient mort (Genèse 42:13), ne pouvait être pour eux le « premier ministre », juste placé sous Pharaon ! Il était de surcroît habillé comme un prince d’Egypte… ! C’était une situation totalement inimaginable !

Ce que nous retiendrons pour notre propos, c’est l’accusation grave de Joseph à l’égard de ses frères pouvant entraîner une condamnation à mort ou tout au moins un emprisonnement à vie ! Il traita ses frères d’espions, de RaGeLiM (pluriel de RaGaL : espion, explorateur, calomniateur, manipulateur ; cf. verbe RaGaL : calomnier, médire, manipuler, aller çà et là, explorer, voyager, porter des nouvelles plus ou moins fausses, se faire passer pour qui on n’est pas ; cf. ragots).

D’ailleurs les frères de Joseph ont très vite fait le rapport entre cette accusation grave et ce qu’ils avaient fait alors à l’encontre de Joseph et de Jacob leur père auquel ils avaient justement rapporté des « ragots » concernant Joseph. Ce dernier aurait pu trouver un autre prétexte pour se venger en les faisant condamner sans autre forme de procès. Mais il les traita indirectement par « pédagogie » en fonction de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé et à leur père Jacob et non pas en fonction de leurs intentions présentes non condamnables d’acheter du blé en Egypte simplement pour survivre.

Le terme RaGaL a certes deux significations : l’une à connotation plus neutre à savoir explorateur, voyageur, migrant ici pour survivre et l’autre beaucoup plus péjorative voire dangereuse à savoir espion, calomniateur, manipulateur, menteur. L’accusation de Joseph comprise dans ce dernier sens était de la sorte vraie, justifiée alors que ses frères pensaient évidemment d’abord à la signification neutre. En fait nous pensons, comme la sémantique indiquée dans le dictionnaire nous l’indique, que les deux significations peuvent être intimement liées et les frères de Joseph en ont d’ailleurs rapidement pris conscience.

 

b) Le mensonge et la peur

Les frères de Joseph étaient au fond d’eux-mêmes des manipulateurs, des calomniateurs, des menteurs, bref des RaGeLiM vis-à-vis de Joseph et de Jacob. Ils avaient hérité de l’esprit de mensonge et de manipulation de Laban leur grand-père et aussi de Léa leur mère qui, elle aussi, trompa sans vergogne Jacob durant la nuit de noces en se faisant passer pour Rachel. Ils continuèrent à mentir à Jacob en cachant toujours encore ce qu’ils avaient fait dans le passé lors de leur premier retour d’Egypte en Canaan (Genèse 42:21ss). Nous connaissons la suite de l’histoire lorsque Joseph se fit reconnaître par ses frères et l’arrivée de Jacob en Egypte. Tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes mais … !

En Genèse 50:15ss après la mort de Jacob, nous constatons que la peur des fils de Léa ne s’était pas tout à fait estompée car ils craignaient toujours encore la vengeance de Joseph, une fois Jacob décédé !!! Leur cœur de RaGeLiM n’était pas vraiment transformé. Toutefois Joseph les rassura car son cœur et ses intentions étaient purs.

 

c) La survie

A l’époque, la famine sévère et très longue ne finissait pas de sévir dans la région. Beaucoup de personnes moururent de faim. Le rôle de Joseph prévu de la part de YHWH était de sauver le clan de cette catastrophe humanitaire grave. Les eaux du Nil, les pâturages, les terres fertiles et les semences au pays de Goshen en Egypte lui furent mis à disposition, non seulement de quoi survivre mais encore de quoi bien vivre, de se nourrir et même de se multiplier pour finalement former le Peuple Hébreu nombreux pour ne pas dire puissant au fil des années !!!

Joseph était l’instrument de YHWH pour placer Son Peuple dans un ENVIRONNEMENT protégé. Cela leur permettait de devenir un Peuple nombreux et fort à tel point que bien plus tard, le Pharaon de l’époque de Moïse, prit peur et prit des mesures en faisant tuer les nouveaux nés mâles hébreux pour provoquer le mélange par mariage de leurs sœurs survivantes avec le peuple égyptien et ainsi assurer à terme la disparition dudit Peuple !

Quoi qu’il en soit, sans l’intervention de YHWH à travers Joseph, c’était la mort et la disparition pures et simples du Peuple Hébreu dans le contexte de famine de l’époque.

 

d) Une belle âme dans un beau corps

La privation du corps par la famine, entraîne la mort même chez les bergers hébreux dirigés par le « juste » patriarche Jacob-Israël. Ils avaient, certes comparés aux égyptiens idolâtres, une « belle âme » dans leur orientation générale vis-à-vis de YHWH, malgré leur état d’esprit peu glorieux. Mais en l’occurrence il leur fallait obligatoirement aller survivre dans la riche Egypte pour le moment. C’était un problème du domaine du corps, de la nourriture d’abord et Joseph l’avait bien compris (Genèse 45:11).

Sans le « salut du corps » indissociable d’un environnement favorable, pas de vie possible ! Il est donc important d’avoir d’abord un « beau » corps dans un contexte et environnement viables et favorables pour pouvoir ensuite avoir une belle âme (mens sana in corpore sano…) ! Le reste n’est que blabla !

 

e) D’abord le corps et ensuite l’âme-esprit : l’ordre divin de la création

Joseph était le fils de la belle Rachel que Jacob aimait (Genèse 29 :17-18). Léa avait les yeux (AYiN : œil, AME, facultés mentales et spirituelles, source) délicats (RaQ : délicat, tendre).

Rachel au beau corps, mère de Joseph et de Benjamin aurait dû, selon la demande de Jacob à Laban et aussi selon le plan de YHWH, passer AVANT Léa à la belle âme (cf. yeux) ! Cela correspondait à l’ordre de la Création divine d’Adam (ADaM : sol, terre glaise, rouge) auquel YHWH ELoHiM a d’abord donné un beau corps tiré de la terre avant de lui insuffler dans ses narines Sa NiSCHeMaTH (Genèse 2 :7 ; cf. NePHeSCH : âme, gloire, souffle, respiration, esprit).

Ezéchiel 37:7-10 reprend le même ordre de « recréation » dans le contexte mortel de l’exil babylonien où le Peuple d’Israël était en quelque sorte « mort » hors de son Pays. Dans la vision du prophète, les os se rassemblèrent, puis les nerfs et la chair poussèrent dessus d’abord et seulement ensuite l’Esprit fut donné à cette armée !

Un amour qui reste « platonique », théorique, sans acte physique sexuel, d’ordre corporel entre un homme et une femme ne donnera jamais une fécondation suivie d’une naissance… ! L’acte corporel intervient d’abord pour qu’il puisse s’en suivre la conception d’un bébé doté immédiatement d’une âme et d’un esprit !

Laban, le loup blanc, le manipulateur, instrument du Serpent, a donc inversé l’ordre divin de la création en trompant Jacob par le fait qu’il lui a d’abord donné Léa et seulement ensuite Rachel. Dès le départ dans le processus de création du Peuple d’Israël l’ordre des choses divin fut inversé ! Le fait que Léa fut « refilée » à Jacob en premier faisait passer chronologiquement l’âme avant le corps et son environnement. Ce qui est logiquement mortel et d’ailleurs a failli l’être !!!

Les fils de Lé a, au vu du droit d’ainesse et vu que cette dernière avait accouché des aînés, ne pouvaient accepter que le jeunot Joseph, le petit freluquet rêveur, pourri gâté, bien habillé, puisse passer AVANT eux, les diriger pour devenir leur « patriarche » ! La relation filiale de préparation au patriarcat intime et pédagogique qu’avait établie Jacob avec Joseph ainsi que ses rêves inspirés où ses frères se prosterneraient devant lui, démontraient que le projet de Jacob et de YHWH allait dans ce sens. Il fallait que le fils aîné de Rachel, femme choisie et « dirigeante » dans le clan vivant d’ailleurs au quotidien dans la tente de Jacob, passe devant et avant, aussi à ce titre !

L’ordre divin des choses que Jacob voulait changer, fut de nouveau remis en cause par la vente de Joseph par ses frères et leur mensonge à Jacob. Ils ne se rendaient pas compte qu’ils coupaient la branche vitale corporelle et environnementale sur laquelle ils étaient assis. C’est pourquoi Joseph les traita plus tard de RaGeLiM !

Joseph put certes rétablir l’ordre des choses en ce qui concerne le corps des membres de son clan en leur fournissant pour l’instant et d’abord la nourriture et l’environnement dont ils avaient besoin au pays de Goshen, mais il savait qu’il n’avait pas rétabli l’ordre des choses en ce qui concerne le bon environnement définitif, vu que le Pays promis par YHWH était situé à Canaan ! L’esclavage à terme mortel du Peuple Hébreu en Egypte nous le prouva bien assez par la suite. C’est pourquoi il demanda évidemment à ce qu’il soit enterré en Terre Promise (Genèse 50 :25) comme le fut Jacob avant lui (Genèse 50:1ss).

Qu’en est-il de Juda, le fils de Léa mais finalement aussi l’ancêtre du Messie !

 

2. Juda (Genèse 37 ; 44 ; 49:8-10)

a) Le sauveur et le roi

Même s’il était complice des autres et à vrai dire contre Ruben qui voulait en fait sauver Joseph en douce (Genèse 37: 21-22 ; cf. aussi 42:22), Juda proposa en l’absence momentanée de Ruben (Genèse 37: 29-30) sa vente aux Ismaélites de passage. Il voulait éviter de répandre le sang de celui qui était malgré tout leur frère (Genèse 37: 26ss). Il sauva d’une certaine manière la peau de Joseph et par là s’imposa d’ailleurs déjà un peu comme le véritable chef de clan aux dépens de Ruben, l’aîné. Il prit d’ailleurs son indépendance vis-à-vis de Jacob un peu plus tard (Genèse 38) avec un comportement pas très louable au demeurant… !

Pourtant lors de la terrible famine avant le second voyage en Egypte, Juda s’imposa même face à Jacob en prenant l’initiative de se porter garant de Benjamin fils de Rachel (Genèse 43: 3ss) qu’il fallait impérativement amener en Egypte sur ordre de Joseph. En outre il plaida efficacement devant Joseph la cause de Benjamin pourtant son « concurrent au statut de chef de clan » en tant que fils de Rachel, accusé de vol. Juda proposa en outre de prendre la place de l’accusé par amour pour son père Jacob (Genèse 44:16ss). Nous voyons là une préfiguration messianique de Juda. Il prit non seulement ses responsabilités de chef ou « royales » en plaidant (avocat) au nom de ses frères mais encore celles de sauveur en se proposant de se « sacrifier » à vie comme esclave à la place de Benjamin. Il ouvrait en fait logiquement la voie de chef de clan à Benjamin, fils de Rachel au corps magnifique, comme le désirait à ce moment au fond de lui-même Jacob à défaut de Joseph.

Par ce biais, l’ordre des choses de la création divine semblait rétabli : d’abord l’aspect physique, matériel (Rachel, Joseph-Benjamin) puis l’aspect psychique et spirituel (Léa, Juda).

 

b) La bénédiction de Jacob-Israël pour Juda

« Juda, tu recevras les hommages de tes frères ; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. _Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain_ d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schiloh (Shiloh : le Pacifique cf. SHaLOM : paix ; SCHaLaH : envoyer en mission, cf. Le Messie, l’Envoyé) et que les _peuples lui obéissent. Il attache à la vigne son âne et au meilleur cep_ le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement et dans le sang des raisins son manteau. Il a les yeux rouges de vin et les dents blanches de lait. » (Genèse 49:8-10 ; Segond 1910).

Juda le fils de Léa, prend littéralement et étonnamment la place de Joseph dans la bénédiction de Jacob. Il devient le « patriarche », l’héritier et aussi l’ancêtre de la tribu de Juda qui permettra aux Juifs de continuer à traverser les millénaires jusqu’à nos jours. Il sera l’ancêtre du Roi David et du Messie Jésus-Christ, le Shiloh. En effet les tribus du Royaume du Nord et leurs descendants dont Manassé et Éphraïm, fils de Joseph, ont été largement disséminés et mélangés aux nations à partir de -722 par les Assyriens. Seule la tribu de Juda, le Royaume du Sud, assurera la continuité juive même à Babylone, au retour d’exil en Israël et dans le monde suite à l’exil dû aux romains. Il est clair que Juda, le fils de Léa, avait malgré tout une « belle âme », nous l’avons vu. Il était aussi censé avoir un « beau corps » de lion aussi dans un « bel et bon environnement » de vignobles, de pâturages et d’élevage d’après la bénédiction de Jacob ! Bref une belle âme dans un beau corps de lion au Pays promis par YHWH où coulent le lait et le miel (Nombres 13:27) ! D’ailleurs il portera en lui et préfigurera de la sorte le Shiloh qui fera obéir les peuples… !

Autrement dit il est impérativement nécessaire d’avoir d’abord un contenant entier (corps, environnement, Pays promis) pour pouvoir profiter ensuite d’un contenu (âme, esprit, Jérusalem, Temple, etc…).

Mais que s’est-il passé ? L’entourloupe de Laban a-t-elle vraiment été résolue avec la bénédiction que reçut Juda ? Y-a-t-il encore eu des RaGeLiM ?

3. Les RaGeLiM de Moïse

a) Les espions manipulateurs

En Nombres 13 nous lisons l’histoire très connue des 12 espions-explorateurs représentant les 12 tribus d’Israël dont Caleb pour la tribu de Juda et Josué pour la tribu d’Éphraïm, fils de Joseph. Au retour, les espions rapportèrent de l’abondance dont bénéficiait le pays mais ils décrivirent aussi des habitants forts et puissants, des géants qui ne se laisseraient probablement pas faire. Caleb tenta de redonner la foi en YHWH ELoHiM et d’encourager à la conquête. Mais les autres, exceptés Josué et évidemment Caleb (Nombres 14:5-10), « décrièrent » (DiBaH : mauvais propos, médisance, mauvaise réputation, outrages, propos injurieux ; verbe : calomnier, décrier, donner mauvaise réputation) le Pays. Autrement dit, le Pays donné par YHWH était considéré comme mauvais, nul, inadapté pour le Peuple à cause de ses habitants. Bref, ils se sont attaqués par là à YHWH Lui-même à Ses capacités de les rendre victorieux, à Ses promesses et projets ! (Nombres 14:27).

Le résultat ne se fit pas attendre : les RaGeLiM, exceptés Caleb et Josué, qui ont décrié le Pays, moururent dans la foulée (Nombres 14:36-38). Le Peuple fut condamné à errer dans le désert pendant 40 ans et y mourir à terme, exceptés Caleb et Josué, une fois encore (Nombres 14:24+30 ; 34-35 ; 26:65). Le Peuple essaya alors d’attaquer tout de même les habitants du Pays mais ils furent battus (Nombres 14:39-45).

 

b) Josué le descendant de Joseph et d’Éphraïm désigné pour faire la conquête du Pays d’Israël et le cas Jéroboam

Selon l’attitude de foi de Caleb, un descendant de Juda, celui-ci aurait tout autant pu être désigné pour la conquête. Mais il n’en fut pas ainsi. Il reçut toutefois Hébron en Juda en héritage (Josué 14:13-14 ; 15:13). Cette ville n’était pas trop éloignée de Jérusalem et donc du futur Temple… !

En fait la conquête était encore du domaine de Joseph ou plus exactement de son descendant Josué. Selon le plan de YHWH ELoHiM, il était là pour assurer d’abord la vie corporelle, l’environnement, la Terre promise, « le pain, le lait, le miel, le vignoble » pour le Peuple par le combat et la conquête.

Ce n’est que bien plus tard que le roi David descendant de Juda, le roi Salomon, jusqu’à un certain point, et bien entendu le Messie, « couvriront » vraiment les deux dimensions.

Certes une fois à l’abri dans le Pays promis, il ne s’agit pas de se détourner de Jérusalem et du Temple ou du ministère de Juda comme l’a fait et fait faire le roi Jéroboam, Éphraïmite, donc descendant de Joseph. Il créa des hauts lieux avec des cultes sacrificiels à Béthel et à Dan, avec deux veaux d’or devant symboliser la sécurité matérielle et territoriale (1 Rois 12:25-33 ; 1 Rois 13:1-10). Il a ainsi trahi son ancêtre Joseph et son ministère. Le jugement divin ne tardera pas à s’abattre sur lui et sa descendance (1 Rois 13 à 16). La trahison du roi du Royaume du Nord, Jéroboam, a conduit une fois de plus les Juifs, notamment descendants de Juda, à jeter le discrédit sur « Joseph » et son rôle par rapport au don du Pays promis et à devenir beaucoup plus religieux spiritualistes. Ce déséquilibre s’est perpétué jusqu’à nos jours tant chez certains RaGeLiM juifs par rapport à la Terre promise que chez certains RaGeLiM chrétiens par rapport à la Terre promise céleste.

Mais sans Pays promis PREALABLE pas de Jérusalem et pas de Temple, sachant que négliger par la suite Jérusalem et le Temple implique aussi à terme la perte du Pays promis d’où les exils !!! Les deux sont intrinsèquement liés et indispensables. En fait le résultat du aux RaGeLiM comme aux idolâtres est le même : la mort en exil, hors du Pays promis !

 

4. Les RaGeLiM du Peuple d’Israël à notre époque

 

1948, nous le savons, est une date capitale dans l’Histoire du Salut : la création de l’Etat d’Israël. A ce moment jusqu’à nos jours, il y eut toujours des RaGeLiM juifs qui ne voyaient pas et ne voient toujours pas encore la nécessité de l’Aliyah, du retour au Pays promis. Même aujourd’hui encore, ils se sentent tellement bien ailleurs dans le monde… ! Pourtant il s’agirait pour eux d’entrer dans la réalisation des promesses de YHWH ELoHiM clairement énoncées dans les textes bibliques !!! Ils ne voient pas que vivre sur leur Terre leur assurera la vie de leur corps d’abord nécessitant absolument un environnement favorable pour eux et seulement de leur âme-esprit ensuite à plus ou moins long terme ! Ils ne voient pas qu’il s’agit pour eux de la seule issue pour la vie vu les projets meurtriers du Dragon de plus en plus évidents partout ailleurs dans le monde ! Ils inversent l’ordre de la création divine et sont des « religieux spiritualistes » !

Ces RaGeLiM sont clairement les descendants idéologiques de Laban, des fils de Léa et des explorateurs incrédules et calomniateurs de l’époque de Moïse !

Ils sont des menteurs par rapport au texte biblique et font de la sorte de YHWH ELoHiM un menteur ! Ils sont des manipulateurs et des incrédules auxquels YHWH a accordé « d’explorer » en quelque sorte le Pays promis par la Torah et les Ecrits Prophétiques qu’Il leur a révélés !

D’ailleurs certains sages juifs actuels disent que si leurs pères avaient écouté Theodor Herzl, auteur du manifeste sioniste en 1896, en faisant tout pour créer l’Etat juif en Terre promise avant l’accession au pouvoir de Hitler, la Shoah n’aurait probablement pas eu lieu. Les Juifs auraient effectivement eu un « refuge » voire des moyens de défense et d’attaque pour davantage se protéger. Mais comme dit, on ne refait pas l’Histoire ! Quoi qu’il en soit, quelle affirmation terrible mais significative !!!

 

5. Les RaGeLiM de l’Église et leur mensonge

a) Les RaGeLiM de l’Église

Les premiers RaGeLiM de l’Église sont clairement les membres des sept églises citées au début du livre de l’Apocalypse qui ont refusé le ministère de l’Apôtre Jean (le Joseph-Josué de son époque) et son message de la part de Jésus-Christ Glorifié qui les exhortait à rejoindre le Pays promis par la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône pour former l’Église des Vainqueurs, celle de la conquête qui vaincra le Dragon dans tous les « espaces » qu’il occupe toujours indûment.

Ils furent des menteurs et des calomniateurs et par là engendrèrent des misères sans nom durant des millénaires et des perdus sans nombre pour le Royaume de Dieu !!!

Il y a quelques années, un homme de Dieu véritable et fidèle sur son lit de mort ayant vu Jésus-Christ Glorifié assis sur le radiateur de sa chambre d’hôpital, dit un peu plus tard à des proches présents : « Nous sommes tous des menteurs » !

Parole incompréhensible pour des gens engagés à fond pour l’Evangile de Jésus-Christ !!! Aujourd’hui ces paroles deviennent plus compréhensibles.

Nous n’annoncions qu’un tiers voire qu’un quart dudit Evangile (cf. Ecrit « Les trois sacrifices » n°125) et étions des menteurs en nous référant à un soi-disant « plein Evangile » !!! Nous n’étions que des « spiritualistes charismatiques » ou des RaGeLiM par manque de connaissance probablement ! (Cf. Osée 4:6)

Les spiritualistes charismatiques ou RaGeLiM de l’époque de l’Apôtre Jean, ont provoqué la catastrophe du catholicisme romain ou plutôt gréco-romain dont les racines idéologiques et philosophiques helléniques et romaines se sont fortement étendues dès le 2ème siècle au sein de l’Église ! La mise de côté de l’Apocalyptique, de la Révélation, ouvrant réellement, physiquement la porte du ciel, en général qualifiée de « mysticisme » irréaliste et irrationnel, perdure jusqu’à nos jours !

Aujourd’hui, nous étions ou sommes encore des RaGeLiM, nous avions ou avons le témoignage de l’Apôtre Jean, le texte de l’Apocalypse à disposition sans compter les autres textes bibliques notamment prophétiques, qui nous exhortaient ou exhortent à pénétrer dans le Pays promis réellement, concrètement avec le corps glorifié !!!

L’Evangile de Jésus-Christ comprend en effet un salut pour l’être humain tout entier ! Pour cela il ne peut que comprendre la dimension concrète et indispensable préalable du Pays promis offerte par Joseph puis Josué suivis de David et du Messie Jésus-Christ Glorifié !

La gravité des conséquences de la vente quasi meurtrière de Joseph aux Ismaélites (leurs descendants s’opposent d’ailleurs avant tout à la soi-disant « occupation » d’une terre qui, d’après eux leur reviendrait au titre du droit d’aînesse d’Ismaël, le « véritable héritier » d’Abraham et de ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme « terre d’Islam »), du refus d’aller à la conquête du Pays promis, du refus du témoignage apocalyptique de révélation ou d’ouverture, de dévoilement, donc d’accès au ciel par l’Église est incalculable. _Sans accès au Pays promis ou au ciel PREALABLE, pas de Jérusalem ou de Jérusalem céleste et donc pas de Temple ou de Salle du Trône_.

Seule alors règne la mort du désert destinée aux RaGeLiM puisque l’environnement espace-matière-temps « désertique » en est totalement imprégné ! Sans Joseph, Juda et les siens étaient morts et enterrés.

L’Apocalypse ou le dévoilement (voile déchiré, accès au Saint des saints, Salle du Trône) annonce clairement la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ où les chrétiens restés sur terre seront persécutés et tués à tour de bras. Jésus [Joseph-Josué] voudrait nous en préserver, encore faudrait-il que nous « gardions Sa Parole » pour devenir des vainqueurs et nous retrouver au ciel, notre refuge et Pays promis, dans la nouvelle Jérusalem et le Temple céleste (Apocalypse 3:10-12).

 

b) Le mensonge de certaines confessions et professions de foi chrétiennes
  • La christologie

En général dans les confessions ou professions de foi chrétiennes apparaissent les affirmations suivantes concernant Jésus-Christ : Sa naissance virginale, Sa divinité de Fils unique du Père céleste, Sa mort expiatoire sur la croix, Sa résurrection, Sa montée au ciel pour siéger sur le Trône à la droite du Père et Son retour en gloire pour « juger les vivants et les morts ». Ensuite on passe au Saint Esprit et à l’Église universelle sur terre. Nous sommes carrément dans le mensonge par omission !

Il manque en effet un élément majeur et capital entre Son accession au Trône d’une part et Son retour en gloire d’autre part (Apocalypse 19:11ss) !

C’est Jésus-Christ GLORIFIE (Apocalypse 1:12-16 ; Apo 2:1+8+12+18 ; Apo 3:1+7+14) REVELE ou APOCALYPTIQUE (Apocalypse 1 :1) !

C’est comme si on effaçait Apocalypse 1 à 19:10 : on « saute » directement au retour en gloire alors que le plan de YHWH comporte quelques chapitres entre les deux, c’est le moins qu’on puisse dire, dont la glorification du corps des croyants pour accéder dès à présent sans mourir au ciel ou Pays promis céleste et ensuite ACCOMPLIR le plan divin prévu et décrit dans l’Apocalypse !

Il y a là une atteinte non seulement aux effets et conséquences de la croix et de la résurrection pour le croyant mais une atteinte encore beaucoup plus gravissime à l’IDENTITE de notre Seigneur Jésus-Christ Porteur de la plénitude de la divinité (plèroma ; Colossiens 1:19 ; 2:9), c’est à dire Jésus-Christ Dieu, le Tout Puissant !

Seul le VRAI MESSIE, selon les textes bibliques vétérotestamentaires notamment, règne comme un VRAI ROI puissamment, visiblement et effectivement, comme son ancêtre David le fit. Sans cette visibilité il ne peut être le VERITABLE (Apocalypse 3:7 ; Apo 19:11), c’est-à-dire le vrai Dieu. Mais Il a choisi de ne combattre et de régner qu’avec Sa « Reine-Épouse », l’Église des Vainqueurs montée à la Salle du Trône siégeant avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3:21). Mais comme elle ne monte pas, il y a évidemment un problème… !

En effet il se trouve que l’Église, comme Israël, fut et est une foule de RaGeLiM qui professe une vérité partielle donc partiale et de ce fait un mensonge d’abord sur l’identité de son Seigneur Dieu et de Ses capacités toutes puissantes plus particulièrement dans Sa manifestation de règne visible et tangible à partir du ciel sur la terre ! C’est cela la dimension apocalyptique ou révélée de Jésus-Christ mais dépendante de Sa volonté et de Son plan préalables (cf. : Joseph) avec l’Église des Vainqueurs !

Ainsi confesser Jésus-Christ monté au ciel, siégeant à la droite du Père ne suffit pas : il faut clairement ajouter ou tout au moins préciser : « Jésus-Christ Glorifié révélé ».

« Révélé » est le contraire de caché, de secret, d’invisible, d’inaccessible. La révélation (=Apocalypse, dévoilement) démontre que le « voile est déchiré », que l’accès au ciel est réellement ouvert pour pouvoir vraiment « circuler » dans les deux sens et surtout se rencontrer visiblement, concrètement, effectivement, converser et pas seulement « spirituellement » où nos prières ressemblent bien souvent à des monologues !

Une autre caractéristique identitaire de Jésus-Christ Glorifié révélé est celle de l’EPOUX (2 Corinthiens 11:2 ; Apocalypse 21:2). Si un époux n’est pas accessible, ce n’est tout simplement pas un époux. Il se dévoile, se découvre, bref se REVELE à Son Épouse dans l’intimité totale pour ne plus former qu’un avec elle ! Et ce n’est pas une image ou un symbole !

Jésus-Christ est l’EPOUX qui veut prendre concrètement soin de Son Épouse, l’Église, en la mettant à l’abri, en la protégeant ! Il n’est pas Celui qui veut la larguer dans le désert de l’espace-matière-temps, des tribulations ce monde ici-bas ! Il veut au contraire la mettre en position victorieuse dans ce monde à partir du ciel et du Trône ! Pour ce faire celle-ci doit habiter le Pays Promis céleste et agir à partir de lui, exactement selon le modèle d’Israël qui doit exercer son ministère de Peuple élu à l’égard du monde à partir de sa Terre (Cf. : Joseph) !

Mais il se trouve que l’Église de RaGeLiM a infligé et continue d’infliger des « râteaux » à son Amoureux et Époux divin qui n’arrête pas de lui faire non seulement des avertissements mais encore des propositions, des promesses et des déclarations d’amour pour qu’elle Le rejoigne à la Maison céleste !

Cela va encore plus loin : il s’agit de la remise en question de son identité de Père éternel qui est clairement énoncée en ce qui Le concerne en Esaïe 9:6 ! Apocalypse 12:1ss décrit la naissance de Son Fils qu’Il aura avec Son Épouse glorifiée ! Le processus apocalyptique et l’accomplissement du plan divin dont la naissance de l’enfant mâle est capitale. Celui-ci bénéficiera de l’enlèvement et procèdera à la conquête de la partie des lieux célestes encore indûment occupés par l’Ennemi (=enfer) puis celle de la terre pour aboutir à l’instauration du Millénium dont on ne voit d’ailleurs souvent pas grand-chose dans les confessions de foi en général.

Ainsi nous constatons que la christologie comporte aussi la dimension de Joseph (Terre, corps, multiplication, révélation).

  • Le rôle du Saint Esprit et l’ecclésiologie (doctrine de l’Église)

Le troisième article du Symbole des Apôtres qui ne fut d’ailleurs pas rédigé par les Apôtres, parle de l’Église universelle, c’est-à-dire l’Église située partout dans l’univers ou de l’espace-matière-temps. Rien n’apparaît de l’Église des Vainqueurs ou de l’Église glorifiée « montée ».

Cette omission « limite » par conséquent l’action du Saint Esprit dont la mission et le rôle majeurs sont de nous métamorphoser et nous amener via les dons et ministères charismatiques auprès de Jésus corps, esprit, âme hors de l’univers dans les lieux célestes !

Nous voyons clairement que les confessions de foi sont l’œuvre des chrétiens RaGeLiM, héritiers des sept églises citées dans l’Apocalypse, qui ont refusé comme les frères de Joseph et la majorité des espions de Moïse de passer à la conquête et à l’installation dans le Pays promis ! Certes on peut concéder le manque de connaissance (Osée 4:6), de négligence ou encore d’ignorance suite à la succession des générations où l’on a « oublié » tout cela mais avouons que les conséquences furent et sont vraiment catastrophiques.

Quoi qu’il en soit les confessions de foi du début de notre ère, sont la preuve par neuf du refus de l’Apocalyptique des chrétiens de la fin de premier siècle et de leur état de RaGeLiM. Ils ont, jusqu’à nos jours, influencé l’Église à travers les siècles !

  • Le passage du mythe à la réalité historique

La définition de mythe est un récit relatant des faits imaginaires non consignés objectivement par l’histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d’ordre philosophique, métaphysique ou social.

Malheureusement non seulement dans les milieux athées, agnostiques mais encore dans les milieux dits chrétiens libéraux voire plus « orthodoxes » la totalité ou tout au moins des parties des textes bibliques sont de l’ordre du mythe, du symbolisme et plus particulièrement les textes apocalyptiques dont évidemment principalement l’Apocalypse. Là nous côtoyons par voie de conséquence nombre d’interprétations de RaGeLiM très éloignées de l’histoire alors que la « dimension de Joseph » nous fait clairement passer du mythe à la réalité historique et très concrète de la vie !

La métamorphose du corps, la montée permettant à une partie de l’Église d’être dans les lieux célestes pour ensuite agir sur terre tout en sachant qu’il y aura durant cette période une église restée sur terre subissant beaucoup de souffrances, la non confusion de la Grande Tribulation avec le règne de l’Anti[é]-Christ, l’enlèvement, le Millénium et bien d’autres aspects dont nous ne cessons d’écrire et de parler, nous permettent de dérouler chronologiquement donc de façon tout à fait historique l’Apocalypse, comme du « papier à musique » !

Comme Joseph, Josué nous passons du mythe générateur d’incrédulité à la réalité historique génératrice de foi pour le salut du corps par la survie concrète en Egypte (Joseph) et/ou la conquête, l’installation au Pays promis (Josué) !

Sans réalisation concrète et réelle messianique révélée, visible, tangible du passage au Pays promis céleste, l’Église passe obligatoirement partiellement ou totalement à terme au mythe et au symbolisme dans son vécu et sa pensée ! Il faut en effet bien tenter de trouver des explications et des interprétations plausibles et humainement raisonnables à ces textes… La foi, même charismatique, doit impérativement passer de l’incantatoire au concret réel apocalyptique ou de la révélation.

Seule la REPENTANCE reste l’issue positive et unique pour passer de l’état de RaGeLiM au Véritable qui nous affranchit réellement et concrètement de la servitude et de la vulnérabilité !

 

Conclusion

La question « Joseph OU Juda ? » doit obligatoirement trouver sa réponse en « Joseph ET Juda », c’est-à-dire dans le Messie qui regroupe parfaitement les deux, encore faudrait-il que nous l’acceptions en tant que tel !

Le merveilleux texte prophétique messianique d’Ezéchiel 37:15-28 met en avant cette réunification de Joseph (Éphraïm, Royaume du Nord) et de Juda (Royaume du Sud). Ezéchiel doit en effet maintenir ensemble dans sa main un bâton brisé pour préfigurer et signifier cette réunification dans le Pays promis. « Le Serviteur David », le Messie Jésus-Christ, sera leur roi et y règnera dans une Alliance de paix éternelle.

Etonnamment, un commentateur de l’Apocalypse de tendance évangélique considère que dans la situation actuelle il y a des « anomalies à rectifier » : « … l’Église qui devrait être dans les cieux ; Israël qui devrait vivre en paix dans tout le pays qui lui a été promis… ». Nous dirions qu’il ne s’agit pas d’anomalies mais bien de catastrophes bimillénaires dont les effets perdurent et s’étendent de plus en plus dans notre situation d’exil hors de notre Pays promis céleste !

Comprenons que la dimension de Joseph est simplement aussi au programme des textes prophétiques apocalyptiques, de l’Apocalypse et bien d’autres textes, encore faudrait-il considérer les choses dans leur globalité et notamment dans l’ordre divin comme c’est décrit entre autres dans la Genèse et l’Apocalypse : d’abord Joseph ensuite Juda pour finalement trouver la réconciliation et l’union parfaites des deux EN Jésus-Christ !

Si Jésus-Christ Glorifié ne S’était pas révélé à l’Apôtre Jean pour nous exhorter à la métamorphose du corps et à la montée pour la formation de l’Église des Vainqueurs au Pays promis céleste, Il n’aurait pas été le vrai Messie. En effet Esaïe 11 et Ezéchiel 37, avec nombre d’autres textes associent clairement le règne du Messie davidique à venir au Pays promis c’est-à-dire au « ministère » de Joseph-Josué PREALABLE SUIVI bien entendu de celui de Juda avec Jérusalem et le Temple !

« C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés et je vous donnerai la terre d’Israël (ministère de Joseph d’abord) Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes ordonnances et qu’ils observent et pratiquent mes lois et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu (ministère de Juda ensuite). » (Ezéchiel 11:17+19 ; Trad. Segond 1910).

En Jésus,

Martin BUSCH

125. Les trois sacrifices

INTRODUCTION

Exode 29:10-28 relate de trois sacrifices. Le sacrifice de Jésus englobe tous les sacrifices prescrits pour Israël et tout particulièrement ceux que nous allons commenter. Il est aussi le Souverain Sacrificateur pour l’éternité auprès du Père (Cf. Hébreux 7 et 8).

Les buts et effets de ces trois sacrifices nous révéleront probablement que nous ne prenons pas la mesure de l’étendue que recouvre le sacrifice complet de Jésus en notre faveur. Autrement dit, les églises ne considèrent et ne prêchent en général que le tiers de l’Evangile issu de la croix et de la résurrection !

 

1. Le sacrifice pour le péché ou justification et la Pentecôte (Exode 29:10-14)

Il s’agit du sacrifice dont la dimension est reprise en général par les églises et qui est évidemment fondamental et capital.

« Tu amèneras le taureau devant de la tente de la rencontre. Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du taureau. Tu égorgeras le taureau devant YHWH à l’entrée de la tente d’assignation. Tu prendras du sang du taureau, tu en mettras avec ton doigt sur les cornes de l’autel et tu répandras tout le sang à la base de l’autel. Tu prendras toute la graisse qui couvre les entrailles, le grand lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel. Mais tu brûleras au feu à l’extérieur du camp la chair du taureau, sa peau et ses excréments : c’est un sacrifice pour le péché. (HATaH : sacrifice pour le péché d’une victime expiatoire, sacrifice de culpabilité, de purification) ».

 

a) L’identité et le rôle des sacrificateurs et la justification par le sacrifice de substitution expiatoire

Le péché, la culpabilité, l’impureté du Peuple « absorbés et donc portés » par les sacrificateurs parce qu’ils sont ses représentants, intermédiaires, médiateurs et ambassadeurs, doivent être transférés sur le taureau à sacrifier via l’imposition des mains (acte de foi) sur sa tête (cf. Lévitique 16:21). Celui-ci « absorbera » ainsi le péché et par conséquent le portera à son tour à la place des sacrificateurs et par extension du Peuple. Sa mort sacrificielle de substitution aura alors un effet expiatoire. Le feu brûlera la plus grande partie du corps du taureau à l’extérieur du camp, autrement dit le péché sera de la sorte exclu, chassé du camp, un peu comme on traite des détritus et des excréments. Le feu consumera, purifiera, exterminera tout ce « paquet » fondamentalement négatif. Notons que les entrailles, le foie, les rognons devaient aussi d’emblée être brûlés sur l’autel pour empêcher préventivement toute lecture d’augure et de divination, pratiques très répandues dans l’Antiquité païenne mais sévèrement interdites pour le Peuple d’Israël (Cf. Deutéronome 18:10-12). Seul YHWH est habilité à connaître l’avenir et le destin de tout un chacun et du monde et Il le révèle à qui Il le veut et comment Il le veut.

Nous retrouvons évidemment des thématiques attribuées à Jésus-Christ non seulement Sacrificateur et donc représentant, ambassadeur, intermédiaire ou médiateur (1 Timothée 2:5 ; Hébreux 7 et Héb 8:6 ; Héb 9:15 ; Héb 12:24) mais aussi victime expiatoire de substitution qui nous purifie et nous justifie si nous croyons (par la foi). Par Sa perfection, Il est le représentant des croyants auprès du Père et celui du Père auprès des croyants c’est-à-dire le Sacrificateur-Médiateur-Ambassadeur !!! Lui par contre n’a pas transféré le péché sur une autre victime expiatoire à sacrifier mais accepta Lui-même d’être ladite victime sur la croix tout en n’ayant pas péché (Hébreux 7:28) et donc ne méritant pas de châtiment ! C’est la raison pour laquelle Il put pleinement et de façon satisfaisante aux yeux du Père subir le châtiment à notre place. S’Il avait péché, Il n’aurait pas pu être puni à notre place puisqu’Il aurait dû être châtié pour son propre péché et uniquement celui-là selon la justice de YHWH, donc pas de transfert ni de substitution possible. En effet le salaire du péché, aussi petit soit-il, c’est la mort pour celui qui l’a commis.

L’animal sacrifié ne pouvait de même être coupable de péché vu qu’il n’avait pas de libre arbitre et donc ne pouvait être responsable.

C’est pourquoi il pouvait provisoirement prendre le péché sur lui. Son sacrifice était pour cette raison provisoirement agréé par YHWH. L’animal fut toutefois marqué par les effets généralisés de la chute de l’homme lui, doté du libre arbitre, responsable et ambassadeur de la création dont les animaux. Par ce fait l’ensemble de création fut touché par la corruption contrairement à Jésus né du Père céleste et parfait à tout point de vue. Ainsi seul le sacrifice de Jésus pouvait être de substitution et expiatoire et pouvait englober tous les sacrifices de l’Ancienne Alliance. Il est le seul vecteur expiatoire pouvant au final être agréé du Père en absorbant (prenant sur Lui) et en pouvant porter tout péché !

 

b) Le sang libère la puissance et le don de l’Esprie Sainte

Le sang est répandu sur les cornes de l’autel par le doigt du représentant, médiateur ou intermédiaire de YHWH auprès du Peuple à savoir le sacrificateur. Les cornes représentent la puissance de bénédiction qui pourra de la sorte être libérée en faveur du Peuple grâce au sang versé et appliqué aux endroits prescrits.

De même le sang versé de Jésus libère la puissance de la Sainte Esprie sur les croyants par le « doigt » ou l’autorité-puissance de YHWH qui pourra s’exercer en notre faveur (Exode 8:19 ; Exo 31:18 ; Luc 11:20).

Il est aussi répandu autour de l’autel (cf. croix), passage obligé, pour pouvoir approcher YHWH ELoHiM dans le Sanctuaire. Tout doit être purifié par le sang d’expiation, de rédemption et de réconciliation.

Enfin la graisse doit « fumer » (KaTaR : faire un sacrifice de fumée, brûler. Cf. quand la graisse brûle cela donne beaucoup de fumée. Cela fait penser à la catharsis la purification, cf. Cathares = les purs) parce que la purification permet la libération de la puissance et de la bénédiction (cf. : dons spirituels, ministères et services, fruits de l’Esprit dans le N.T.) par le feu et la fumée ! Nous pensons aussi à l’huile, la graisse à mettre en rapport avec l’Esprie Sainte, le Feu et la Fumée que nous retrouvons dans la colonne de Feu et Fumée dans le désert et dans le Temple lors de sa Dédicace.

Pierre reparle de ces éléments lors de son discours à la Pentecôte qu’il a repris du prophète Joël (cf. Joël 2:30) : « … je donnerai des prodiges en haut dans le ciel et des prodiges en bas sur la terre, du sang, du feu et des nuages de fumée » (Actes 2:19). La Pentecôte, le don de l’Esprie Sainte est clairement à mettre en relation avec ce premier sacrifice comme première conséquence de la justification et doit mener, nous le verrons, à la suite, c’est à dire au second sacrifice !

Jusqu’ici nous sommes dans la ligne de ce qui est généralement enseigné dans les églises, tout au moins les églises charismatiques.

 

2. Le sacrifice de l’offrande ou la métamorphose du corps (Exode 29:15-18 ; cf. Romains 12:1-2).

« Tu prendras l’un des béliers et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu en prendras le sang et tu le répandras sur l’autel tout autour. Tu couperas le bélier en morceaux, tu laveras les entrailles et ses pattes que tu mettras sur les morceaux et sur sa tête. Tu feras fumer tout le bélier sur l’autel ; c’est un sacrifice complet pour YHWH, c’est un sacrifice consumé par le feu, d’une odeur d’apaisement pour YHWH. »

a) Transfert du charnel et de la mortalité du corps non encore sauvé sur le bélier

Contrairement au premier sacrifice, celui-ci était consumé non pas à l’extérieur du camp mais sur l’autel. Il ne s’agissait par conséquent pas du péché impur et sale qui devait être « transporté » hors du camp pour y être « fumé », brûlé, par substitution. La fumée hors du camp n’était pas d’une odeur agréable à YHWH !

Le transfert de la mortalité et du charnel sur le bélier qui devait être sacrifié par substitution se faisait par l’imposition des mains (acte de foi).

Les meilleurs morceaux et la tête du bélier furent recouverts par des entrailles lavées et/ou vidées des excréments et les pattes lavées des saletés. Ces derniers représentaient la chair ou sarx héritée de la chute. Les meilleurs morceaux représentaient le corps (soma à différencier de la chair sarx), la tête, domaine de la pensée, avec ses cornes, puissance et capacités humaines propres. Ceux-ci n’auront pas le dessus parce que de plus en plus infectés par la sarx dominante, placée au-dessus.

Une illustration : mettez deux pommes ensemble, l’une « infectée » par la pourriture et l’autre saine : c’est la pourrie qui aura le dessus en infectant la saine… ! Il en est exactement de même pour le corps mélangé à la chair dans l’espace-matière-temps ! Nous sommes exactement dans la situation des chrétiens actuels, certes justifiés, mais dont le corps n’est pas sauvé, ni préservé !

Cette présentation sur l’autel, au premier abord étrange, nous permet donc d’identifier ici le corps des sacrificateurs transféré sur le bélier sacrifié, recouvert par la chair mortelle dominante.

Le bélier portant ainsi la mortalité charnelle du corps des sacrificateurs ainsi préparé et présenté devait être brûlé au final sur l’autel. Par-là, le corps du sacrificateur était transformé, consacré, glorifié par le Feu à l’intérieur du camp.

En effet sous peine de risquer la mort au Saint des Saints, le sacrificateur devait préalablement recevoir la gloire de la Fumée et du Feu. Le bélier de ce second sacrifice devait donc être complètement brûlé sur l’autel et il était d’une agréable (NiCHoaCH : agrément, ce qui est agréable, apaisant, serein, qui plaît) odeur à YHWH.

Le sang devait être répandu sur l’autel et tout autour. A nouveau la puissance pouvait être libérée puisque les cornes signifiant la puissance ne pouvaient qu’y être incluses.

De même notre corps et notre chair devront être « offerts » en sacrifice (Romains 12:1-2) EN Christ, DANS Son Corps glorieux de Feu de gloire à « l’intérieur », sur l’autel (croix), dans la victime expiatoire où tout sera « fumé » ou brûlé. Ainsi la mortalité charnelle de notre corps devra être transférée par la foi dans Son Corps glorieux de Feu et de Lumière (Cf. Baptême de gloire et de Feu : Apocalypse 1:17-18 ; et Ste Cène de gloire : Apocalypse 3:20). Notre corps pourra ainsi être métamorphosé, changer de morphologie. D’ailleurs le Feu, sa chaleur, la Lumière et le nuage de gloire et les bonnes odeurs parfumées (bonne odeur agréable pour YHWH) et d’autres manifestations commencent à avoir lieu dans des réunions et moments de prières et sont à rechercher et à recevoir dans une intensité telle qu’elles aboutissent réellement et concrètement à la métamorphose du corps en fait opérée par la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18).

b) Le lavage par l’eau : confirmation que le premier sacrifice était accompli et efficace

Les parties du dessus, visibles, apparentes dites viles ou la chair (sarx) devaient être lavées en vue de la régénération par le Feu. En effet les excréments des entrailles, les saletés des pattes ne pouvaient avoir leur place sur le Saint Autel. Il fallait impérativement procéder au lavage et par là les éloigner de l’Autel car ils avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice.

Ce « lavage » par l’eau confirmait simplement que le premier sacrifice pour le péché était accompli. Les saletés et les excréments avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice. Ils ne pouvaient donc « revenir » dans le processus du deuxième sacrifice qui a une toute autre signification.

Pour nous cela préfigure la « transformation » (=métamorphose, transfiguration) de notre corps qui est aussi le « bain de la régénération » et le renouvellement en une forme et substance nouvelles par la Sainte Esprie (cf. 2 Corinthiens 3:18 ; Tite 3:5). Nous savons tous que ce n’est effectivement pas le baptême d’eau qui sauve mais bien la repentance et la foi pour commencer (cf. Actes 8:13-24).

Par conséquent, l’eau de ce sacrifice prépare au bain de régénération du deuxième sacrifice parce qu’il confirme que le premier sacrifice a d’ores et déjà été efficace. Il ne peut donc s’agir du baptême d’eau ne sauvant pas, mais bien du baptême de gloire vécu par l’Apôtre Jean (Apocalypse 1:17-18) , dont il est aussi question en Tite 3:5 : « … non en vertu d’œuvres celles de justice que nous nous aurions faites mais selon sa miséricorde, il nous sauve par un bain (loutros : bain, lavage, baignade non pas avec de l’eau mais de régénération ou encore de Feu) de régénération (palingenisia : [palin adv. de nouveau, retour à un état antérieur] nouvelle genèse [retour à l’état d’Adam et d’Eve avant la chute], nouveau commencement, nouvelle naissance, naissance En-Haut, rétablissement, renouvellement, re-création, régénération, restauration, rénovation, production d’une nouvelle vie) et le renouvellement (anakainosis : renouvellement, ana re-, nouveau, autre ; kainos : FORME et SUBSTANCE [nouvelles]) de l’Esprie Sainte. »

c) Nécessité du salut du corps

Les sacrificateurs, transféraient, transmettaient au bélier par l’imposition des mains (foi) qui ils sont et ce qu’ils sont, non seulement leur « partie chair, sarx » mais encore les parties dites nobles consommables et qui, comme dit, déjà infectées, s’altèreront totalement aussi avec le temps donc dans l’espace-matière-temps. Ce bélier absorbait ce « mélange intermédiaire mortel » que furent le corps et la chair des sacrificateurs et cela leur permettait le service du Temple, surtout l’approche de YHWH ELoHiM au Saint des Saints.

A ce stade, nous, nous sommes certes juridiquement donc potentiellement des sacrificateurs par le premier sacrifice de par le pardon des péchés et le don de l’Esprie Sainte, mais nous n’avons pas encore « sacrifié-brûlé-fumé-transfiguré » notre propre corps mortel en un corps glorieux immortel. Il s’agit de la condition incontournable pour devenir totalement et réellement sacrificateurs au sens signifié en Apocalypse 1:6 et 5:10 pouvant aller dans le Saint des Saints ou la Salle du Trône.

Notre corps doit donc être « fumé », brûlé c’est à dire métamorphosé, sauvé par le Feu divin dans le sacrifice vivant (Cf. Romains 12:1-2) et donc, comme dit, devenir pleinement par ce sacrifice à notre tour des sacrificateurs métamorphosés, transformés esprie, âme et aussi corps (Apocalypse 1:6 ; Apo 5:10).

 

d) Sacrifice vivant ou métamorphose (transfiguration, transformation)

Précisons qu’il s’agit d’un sacrifice VIVANT (turian dzosan) d’après Romains 12:1 c’est-à-dire que la mort ne nous touchera pas dans ce processus ! En ce qui concerne les sacrificateurs, le bélier est sacrifié à leur place par substitution et nous, nous bénéficions du sacrifice de Jésus-Christ à notre place « afin que nous ne périssions pas » (Jean 3:16). Notre corps mortel disparaîtra certes dans sa morphologie actuelle parce qu’il sera transformé, transfiguré, métamorphosé par le Feu divin (2 Corinthiens 3:18) mais il bénéficiera par-là de l’immortalité !

Par la foi (l’imposition des mains à la victime à sacrifier est un acte de foi) et l’œuvre de la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18) nous transférons notre mortalité corporelle sur Jésus, la victime expiatoire !

Il s’agit d’un sacrifice parfait d’apaisement, agréable et qui plaît à YHWH ELoHiM ! Pourquoi Lui plaît-il ?

Simplement parce qu’il permettra dorénavant le passage, l’accès et l’élévation à la sacrificature réelle laquelle nous permettra de Le rejoindre réellement dans le « Saint des Saints » !

En d’autres termes, l’Epouse pourra alors rejoindre l’Époux divin et par cette rencontre réelle et uniquement ainsi, l’amour pourra s’exprimer parfaitement. L’Époux Jésus-Christ Glorifié sera apaisé, satisfait et heureux (cf. odeur agréable » pour YHWH le Fils) ! Quel bonheur !

L’expression de Son amour dans tous les sens du terme pourra parfaitement et pleinement se manifester en faveur de l’Épouse dans une communion et une union parfaites. L’Épouse pourra ainsi tomber enceinte pour accoucher plus tard d’un fils ! (Apocalypse 12:1-5)

Mais auparavant, suite à la métamorphose du corps, il faudra être investi, intronisé et élevé pour la communion, l’union et le partage : c’est le troisième sacrifice qui suit.

 

3. Le sacrifice d’investiture puis d’élévation et de communion

L’Apocalypse donne un nouveau « statut », une nouvelle « dignité » à l’Eglise des Vainqueurs à savoir rois et, pour notre propos ici, sacrificateurs (Apocalypse 1:6).

 

a) Le sacrifice en vue de l’investiture : première partie (Exode 29:19-21)

Le sacrificateur devra être investi, consacré, reconnu comme tel par tous, à commencer par YHWH Lui-même. Il reçoit par là la dignité, le statut (comme les « galons » en milieu militaire, reconnaissance, autorité et gloire octroyés par le nouveau grade) de gloire reconnus au sacrificateur au sens plein du terme. C’est le but de la première partie de ce sacrifice.

De même, le sacrificateur de l’Apocalypse métamorphosé devra, comme il se doit, être introduit, intronisé, investi dans son nouveau statut ou encore nouvelle « dignité » (cf. Nombres 27:20) et ses nouvelles fonctions y afférant.

« Tu prendras le deuxième bélier, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit et tu répandras le sang sur l’autel tout autour. Tu prendras du sang qui sera sur l’autel et de l’huile d’onction et tu en feras l’aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et sur leurs vêtements. Ainsi seront consacrés (QaDaCH : introniser, GLORIFIER, sanctifier, consacrer, préparer, choisir, faire sortir de l’ordinaire) Aaron et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements.

  • Le lobe de l’oreille droite, le pouce de la main droite, le gros orteil du pied droit et les vêtements

Le côté droit de l’être humain est en général considéré comme plus « noble », plus a_droit_ (par opposition : gauche ou _mal_adroit) parce qu’il dirige le geste (écriture, travail manuel etc. par exemple) plutôt d’abord avec la main et le pied droits. Il est aussi question de la « droite de YHWH » désignant Sa puissance et Son autorité (Exode 15:6). La notion de droite domine majoritairement l’ensemble des actions du corps et au-delà de l’être humain.

Le côté droit signifie par conséquent le statut, la dignité, les fonctions et capacités en découlant.

Ce texte nous donne davantage de détails par rapport aux conséquences de la métamorphose.

Le lobe de l’oreille fut percé avec en général le placement d’un anneau pour identifier un esclave (cf. Deutéronome 15:16-17).

Par ailleurs, l’oreille et son lobe furent à l’époque considérés comme le siège de l’intelligence (cf. âme), de l’entrée et de la sortie des espries (cf. esprie humaine). Les anneaux fixés à l’oreille étaient censés protéger des mauvaises espries dans les milieux païens, ce qui implique qu’ils pouvaient être considérés comme un signe d’idolâtrie.

Ici le lobe est recouvert de sang (aussi d’huile lors d’autres sacrifices ; cf. Lévitique 15:25+28). Cela signifie que le sacrificateur est considéré comme libéré de son esclavage, de ses pensées limitées tant au niveau rationnel que sentimental (cf. âme) et du monde spirituel négatif (cf. esprie). Le sang et l’huile le libéraient de son esclavage notamment celui de son intelligence humaine limitée, de l’idolâtrie ou de spiritualités fausses et oppressives, donc de tous les obstacles qui l’empêchaient d’approcher YHWH ELoHiM. Bref ici il s’agit clairement de la libération « officielle donc réelle et objective » de son AME et de son ESPRIE de par son nouveau statut et sa nouvelle dignité ! Le sang et l’huile sur le lobe de l’oreille droite sont les « marqueurs » de ce nouvel état de fait !

Le parallèle avec le sacrificateur de l’Apocalypse coule de source. Ce sacrificateur est effectivement et réellement libéré des esclavages et des limitations que l’espace-matière-temps impose par aveuglement tant à l’âme (psychè, psychique), siège des sentiments et de l’intelligence, qu’à l’esprie (pneuma, pneumatique, vent, esprit), siège des spiritualités. (Cf. Apocalypse 3:18c ; Collyre pour les oindre les yeux et recouvrer la vue tant psychique que spirituelle mais aussi physique aux réalités célestes, l’un ne pouvant se passer de l’autre ; Romains 12:2 : renouvellement de l’intelligence ou connaissance pour discerner la volonté parfaite, bonne et agréable de YHWH ELoHiM).

Le pouce ou « doigt » est une unité de mesure correspondant à la largeur du pouce c’est-à-dire 2 cm environ (cf. Jérémie 52:21). Il est aussi un membre indispensable de la main pour travailler, saisir des outils, objets et nourriture, mesurer, écrire, manger etc… Le sang « consacre, sanctifie, glorifie » tous ces aspects « actifs de nature corporelle » donc de capacité d’action, de travail et de puissance du sacrificateur (cf. Exode 8:19 ; Exode 31:18 ; Deutéronome 9:10 ; Luc 11:20 où le doigt de Dieu est considéré comme Sa puissance).

La « mesure » des gestes des sacrificateurs et de leur travail était alors considérée comme juste, parfaite et agréable par YHWH ELoHiM.

Nous sommes clairement dans la pérennisation « officielle et donc réelle et objective » du CORPS glorifié des sacrificateurs de par leur nouveau statut et leur nouvelle dignité avec lesquels ils pourront travailler et agir selon YHWH.

Le sacrificateur de l’Apocalypse de par la glorification préalable de son corps (Apocalypse 3:18 ; Apo 6:2 ; Apo 12:1 : glorifiés montés, or purifié par le Feu ; Apocalypse 1:13-16 aspect du corps de Jésus glorifié.) pourra travailler « correctement » selon la « mesure de la taille de la plénitude de Christ » (Ephésiens 4:13). Bref, il aura le « doigt » ou les « moyens et les capacités physiques glorieuses » d’accomplir correctement le service de YHWH.

Le gros orteil est quasiment indispensable pour se déplacer particulièrement pour la marche, notamment pied nu ou même en sandales et par là englobe, représente le pied.

Le sacrificateur était appelé à fouler le Lieu Saint et le Lieu très Saint. Pour cela il fallait que le gros orteil représentant le pied soit sanctifié par le sang de la victime d’investiture. Le Peuple d’Israël doit lui aussi fouler la Terre Sainte (Deutéronome 11:24 ; Josué 1:3). C’est pourquoi il est fort probable que la restauration du Temple soit intrinsèquement liée à la restitution totale de la Terre d’Israël promise maintes fois au Peuple d’Israël par YHWH ! Sachons toutefois que s’il devait y avoir de nouveaux sacrifices dans le troisième Temple, ils ne contribueraient plus à aucune bénédiction vu l’œuvre de Jésus sur la croix.

Le pied du sacrificateur de l’Apocalypse doit fouler les lieux célestes promis et particulièrement la Salle du Trône, Lieu Très Saint par excellence !

Le gros orteil du pied droit sert à « fouler l’environnement » glorieux, promis, mis à part pour nous par YHWH où nous serons autorisés à nous déplacer et vivre sans les limitations de l’espace-matière-temps dont nous serons libérés de par le nouveau statut et la nouvelle dignité !

Les vêtements du sacrificateur recouvraient la nudité honteuse d’ordre charnel (cf. Genèse 3:7-11). Ils devaient être aspergés du sang de l’autel et de l’huile d’onction. Ce furent les « détergents » parfaitement efficaces qui seuls pouvaient effacer la honte de la nudité par des vêtements conformes rendant possible de supporter la sainteté de YHWH ELoHiM au Lieu Saint et surtout au Lieu très Saint !

Le vêtement au paradis était l’éclat de gloire et de lumière revêtant les corps nus d’Adam et d’Eve qui avaient été créés à la ressemblance ou à l’image de YHWH glorieux ! Donc il n’y avait pas de honte à cause de ce « revêtement » de Gloire, de Feu et de Lumière. A cause du péché, la nudité honteuse du corps en découlant, révéla la disparition progressive de ladite gloire ou ressemblance à YHWH puisqu’elle était de plus en plus entachée et polluée par des ténèbres charnelles et de mort.

D’ailleurs par peur de YHWH, Adam et Eve essayèrent de couvrir leur nudité dorénavant honteuse, entachée perdant la Lumière avec des feuilles de figuier. Mais ensuite ils furent « recouverts », habillés de peaux d’animaux qui furent malheureusement préalablement tués pour ne pas dire sacrifiés par YHWH Lui-même (Genèse 3:7+21). Là encore nous remarquons le caractère de sacrifice de substitution pour permettre au moins une durée de vie provisoire et donc une nouvelle chance de salut.

Les sacrificateurs de l’Apocalypse porteront des vêtements blancs de gloire et de lumière qui manquaient d’ailleurs cruellement à l’église de Laodicée.

Ils seront libérés de la honte de la nudité de par leur vêtement blanc marquant leur nouveau statut, leur nouvelle identité et leur nouvelle dignité (Apocalypse 3:18-21) !

Nous constatons en outre que la femme d’Apocalypse 12:1 qui est bien entendu l’Eglise des Vainqueurs (ou les sacrificateurs) sera revêtue du soleil ou portera des vêtements brillants comme le soleil c’est-à-dire sera à l’image de Jésus-Christ Glorifié son Epoux. Elle accouchera d’un enfant mâle, leur fils, la nouvelle génération qui pourra être enlevée (Apocalypse 12:1-5 ; cf. Esaie 9:6 où Jésus est appelé « Père éternel »).

 

b) Le sacrifice pour l’élévation et la communion : seconde partie (Exode 29:22-28).

La seconde partie sera l’élévation (montée) avec le partage, la communion (vie dans la Salle du Trône) avec YHWH ELoHiM.

« Tu prendras la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et le gigot droit, car c’est un bélier de d’inauguration (MiLouHiM : investiture, inauguration, consécration, dédicace ; cf. MiLoH : plénitude, gloire) ; tu prendras aussi une couronne de pain, un gâteau à l’huile et une galette du panier des azymes placé devant YHWH. Tu mettras toutes ces choses sur les paumes d’Aaron et sur les paumes de ses fils et tu les feras tournoyer vers le haut (NOPH : élever en agitant et balançant de façon circulaire de bas en haut, faire tournoyer vers le haut, faire faire un tournoiement vers le haut) devant YHWH. Tu les ôteras ensuite de leurs paumes et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel, sur l’holocauste ; c’est un holocauste d’une odeur agréable devant YHWH.

Tu prendras la poitrine du bélier d’investiture d’Aaron et tu le feras tournoyer vers le haut devant YHWH : ce sera ta portion (MaNaH : part, portion).

Tu mettras à part la poitrine et le gigot du bélier qui aura été prélevé pour la consécration d’Aaron et de ses fils, la poitrine en la faisant tournoyer vers le haut, l’épaule en la présentant par élévation (TeROUMaH : offrande par élévation).

Ce sera pour toujours la part des fils d’Israël et pour Aaron et ses fils une offrande d’élévation et des sacrifices d’élévation en vue de la paix (SCHaLOM – ici SCHaLeMeHeM : entier, complet, paisible, en parfait état de santé, paix, action de grâce, bien être, tranquillité, bonheur, amitié) pour YHWH. »

Le sang aura coulé et aura été répandu là où c’était prescrit pour l’investiture : c’était chose faite. Certains éléments du bélier la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvraient les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons, la graisse qui les entourait et le gigot droit, avec le pain en couronne, le pain azyme et le gâteau à l’huile furent déposés dans la paume des mains d’Aaron et de ses fils. Alors intervint le premier tournoiement-balancement vers le haut devant YHWH.

Élever en agitant, balançant en tournant, nous fait penser à une spirale ou à un ressort en verticale. Cette partie à brûler revenait de droit à YHWH et il fallait bien entendu que ces éléments « montent » En-Haut auprès du Très Haut (couronne de pain : royauté du Père ; pain azyme sans le « levain du péché » : incarnation de J-C ; gâteau à l’huile : Ste Esprie). Cette partie du sacrifice partagée fut fumée-brûlée par là en quelque sorte reçue et « consommée » par YHWH ce qui fut d’une odeur agréable pour Lui. C’est la part de YHWH ELoHiM dans ce partage-communion.

Ensuite la poitrine justement issue du sacrifice d’investiture, de consécration, de « dignité nouvelle » doit aussi être saisie pour être tournoyée vers le haut. Ce sera la part des sacrificateurs ! Cette partie du bélier dans laquelle les sacrificateurs se trouvent par identification et transfert sur la victime via l’imposition des mains, s’élève en tourbillonnant et font penser à Elie qui est monté au ciel dans un tourbillon et dans le Feu (2 Rois 2:11). En effet il s’agissait de leur part qui montait, donc d’eux-mêmes puisqu’ils l’avaient absorbée, mangée, intégrée en partage avec YHWH ELoHiM !

L’épaule et le gigot devaient de même être « agités par tournoiement vers le haut et présentés par ELEVATION » pour les fils d’Israël « inclus, incorporés » dans les sacrificateurs, leurs représentants et donc aussi cette part du bélier. Ainsi il était prévu que les sacrificateurs, leurs précurseurs, entraînent dans leur sillage l’ensemble du Peuple qui était en quelque sorte « incorporés » en eux et leur part du bélier !

Les sacrificateurs de l’Apocalypse seront réellement, physiquement incorporés en Christ, la Victime expiatoire, le Sacrificateur, le seul Médiateur (1 Timothée 2:5), le Précurseur et Celui qui est monté au ciel pour les précéder. Ils monteront (élévation) en trois étapes (Apocalypse 5:10 (1) ; Apo 7:9+14 (2) ; Apo 11:12 (3)) et apparaîtront en gloire en Apocalypse 12:1 en tant que femme couronnée. Sur le Trône (Apocalypse 3:21) celle-ci aura à son tour « incorporé » l’enfant mâle de par son union avec son Epoux, Jésus-Christ Glorifié. Elle accouchera de cet enfant qui alors sera ENLEVE dès sa naissance (Apocalypse 12:5).

En effet pour qu’il puisse y avoir l’enlèvement il faut préalablement que les sacrificateurs ou l’Epouse de Christ aient incorporé la génération suivante pour lui donner naissance. Ensuite seulement, l’enlèvement pourra avoir lieu ! En effet l’enlèvement ne pourra se faire qu’après la montée des « précurseurs » !

Ce sacrifice d’élévation (de montée, toujours contenu dans le sacrifice de Christ) sera pour toujours (pour l’éternité) la part des « sacrificateurs montés » (Eglise des Vainqueurs, Epouse de Christ, Femme glorieuse) et la part du Peuple (enfant mâle, nouvelle génération issue de l’Eglise des Vainqueurs initiale) enlevé ! L’aboutissement sera de vivre dans le SHaLOM éternel auprès de YHWH.

 

Conclusion

A ce jour seul un tiers des effets du sacrifice de Jésus est pris en compte et prêché ! Ceci explique que l’Eglise est bloquée et prisonnière dans l’espace-matière-temps depuis 2000 ans et a souvent combattu le sang et la chair alors qu’elle aurait dû combattre dans les lieux célestes contre les espries méchantes (Ephésiens 6:12). Mais pour mener ce combat, il faut affronter l’Ennemi là où il se trouve : justement dans les lieux célestes ! Donc il n’y a qu’une seule solution : monter esprie âme et corps glorifié dans la Salle du Trône au troisième ciel pour qu’à partir de là le deuxième ciel actuellement occupé par l’Ennemi puisse être dégagé !

Il ne le sera définitivement qu’avec la nouvelle génération enlevée issue de l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée ! (Apocalypse 12:7-11).

Le sacrifice de Jésus englobant ces trois sacrifices a des effets et des conséquences beaucoup plus larges et importants que ce que l’on prêche et croit habituellement ! On ne reçoit que ce que l’on croit. Comme la foi vient de la Parole, il faut que cette dernière apporte le « plein Evangile » qui nous apparaît à travers ces trois sacrifices. Une fois que le « plein Evangile » est prêché, la foi peut alors pleinement s’en saisir et se manifester en vue de recevoir ce que notre Seigneur Jésus-Christ nous a effectivement acquis sur la croix ! « Qu’il te soit fait selon ta foi » (Matthieu 8:13 ; cf. aussi Marc 9:14-29).

En Jésus, Martin BUSCH

124. Surprises !

INTRODUCTION

Surprendre : c’est le meilleur moyen de pallier à l’ennui ! Mais c’est aussi très efficace au combat !

Très souvent YHWH ELoHiM agit par surprise, là où on ne L’attend pas ou plus ! Il emploie cette stratégie face au Serpent qui lui aussi agit par surprise à commencer contre Adam et Eve et les êtres humains en général par la suite. Il a présenté le fruit défendu sous un bel aspect séduisant en leur disant qu’ils seraient « comme des dieux ». Mais après, de surprises en surprises, ce furent l’expulsion du Paradis, la perte de l’immortalité, la souffrance sous toutes ses formes… et évidemment la reconquête du Séducteur/Trompeur/Menteur/Accusateur d’une partie des lieux célestes et de l’accès à la Salle du Trône pour accuser enfoncer les humains et particulièrement les enfants de Dieu. Il n’avait évidemment pas mentionné ces « détails » à Adam et à Eve … car il fallait évidemment « l’effet surprise » par le mensonge, la tromperie et la cachotterie !

L’Ennemi va toujours tenter de séduire pour pourrir les mentalités, la pensée et les us et coutumes, la culture… avec des personnes en vue, riches, puissantes, influentes, manipulatrices, médiatisées, belles, entourées de paillettes, de gloire et de prestige etc… Il ira dans un autre registre utiliser la religion sous toutes ses formes, aussi ascétiques, monastiques, même en utilisant le nom de YHWH ELoHiM, pour essayer de le réduire à un objet d’idolâtrie, summum de son système de séduction !

YHWH ELoHiM Lui aussi répondit, répond et répondra par des surprises mais à l’inverse de Son Ennemi et du nôtre, Il passera par ce qui est et apparaît insignifiant, voire apparemment perdu, pour en faire jaillir au nez et à la barbe de l’Adversaire, les éléments déterminants, clés de l’accomplissement de Son Plan de Salut !

« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance , semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. » (Esaïe 53:1-3 ; Trad. Segond 1910).

C’est ainsi que YHWH ELoHiM a totalement et complètement retourné la situation par « surprise » pour nous sauver : Il n’avait vraiment rien de séduisant notamment sur la croix mais après le Messie Vainqueur est ressuscité glorieux, apparu glorieux à Ses disciples, monté glorieux au ciel pour revenir glorieux entre autres auprès de l’Apôtre Jean ! Surprise, surprise !

 

1. Quelques ancêtres « surprenants » de Jésus le Messie (cf. Matthieu 1 et Luc 3)

Nous avons souvent parlé de la lignée – postérité juste nécessaire pour accueillir le Messie. C’est pourquoi Seth (Genèse 5) fils d’Adam et d’Eve fut celui qui servit à remettre en place cette lignée après l’échec avec Caïn le méchant meurtrier d’Abel son frère. Le Serpent a toujours essayé de rompre ladite lignée-postérité (cf. Genèse 6) en tentant de la corrompre génétiquement, moralement et spirituellement. Il voulait la briser à tout prix pour empêcher la naissance du Messie dont il savait qu’Il allait le vaincre et qui l’a effectivement vaincu par la croix et la résurrection !

C’est pourquoi le Peuple d’Israël avec sa Terre et sa Loi sensées être protectrices face au monde qui s’était livré à l’Ennemi (cf. le monde corrompu et méchant avant Noé et plus tard Babel avec le roi impie Nimrod et les civilisations urbaines y afférant ainsi que les civilisations égyptienne, mésopotamienne, babylonienne et autres), est devenu par la suite, à partir des patriarches, le berceau messianique.

Il fut logiquement dans la ligne de mire de l’Adversaire, notamment par la séduction liée à la puissance et le faste des civilisations idolâtres qui lui étaient contemporaines et voisines. C’est pourquoi le Peuple d’Israël ne devait en aucun cas se mélanger à ces peuples par mariage et autres aspects de la vie à cause de la puissance séductrice de corruption, ne pouvant qu’entraîner purement et simplement sa disparition à terme (cf. Exode 34:11-16 par ex.).

De même, pour cette raison, les villes situées sur la Terre Promise devaient systématiquement être éradiquées pour éviter cette « contamination » (cf. Josué 9:24).

Nous allons voir qu’il existe des exceptions-surprises de YHWH, même par rapport à la « pureté » du comportement et des passages empruntés de la lignée-postérité juste devant aboutir au Messie :

 

a) T[h]amar s’étant prostituée par tromperie à son beau-père Juda, lui-même vraiment pas net et honnête du tout dans cette histoire, c’est le moins qu’on puisse dire, fut avec lui une ancêtre de Jésus (Genèse 38) ! Oups !

Dans la logique de la lignée juste, l’ancêtre du Christ le Messie aurait plutôt dû être son frère Joseph le fidèle et le juste !!! ?

Mais YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

b) Rahab une des prostituées, de la ville de Jéricho, issue d’un peuple ennemi d’Israël et idolâtre, occupant la terre promise par YHWH, donc devant être détruit, connut probablement pas mal d’hommes impies pour subvenir selon toute vraisemblance largement à ses besoins. Mais elle aida les espions de Josué et obtint la promesse d’être épargnée au moment du massacre des habitants de Jéricho. Cette prostituée après la prise de Jéricho s’intégra au Peuple d’Israël, se maria avec un certain Salmon et accoucha d’un garçon appelé Boaz (ou Booz). La prostituée Rahab fut elle aussi une ancêtre du Christ le Messie !!!

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

c) La fille aînée de Lot était à l’origine d’un peuple dont les débuts ne furent vraiment pas très glorieux, à savoir l’inceste !

Lot, après avoir échappé à la catastrophe de Sodome et Gomorrhe, parce qu’il avait peur des peuples environnants, s’était isolé dans une grotte près de Tsoar avec ses deux filles. Comme il n’y avait personne dans le coin, elles l’enivrèrent pour coucher avec lui afin d’avoir une descendance. Elles eurent chacune un fils et l’aînée appela le sien Moab (Mo = mon ; AB= père : elle enfonce le clou !!!) qui fut l’ancêtre des Moabites. La cadette accoucha d’Ammon (HaM=peuple Mo[n]=mon), l’ancêtre des Ammonites. Ici, quelle double tentative de ce qu’on pourrait quasiment appeler de l’usurpation d’identité vis-à-vis de la lignée juste devant passer par Israël !

Les Moabites, d’ailleurs comme les Ammonites, ne furent pas particulièrement amis avec Israël ! Ils offraient des sacrifices humains (enfants, particulièrement des garçons premiers nés) à leur dieu Molok aussi appelé Schemosch, ce qui était d’une abomination absolue. Bref ces deux peuples étaient avec les Amalécites aux antipodes de la volonté de YHWH ELoHiM à tel point que les Juifs étaient traditionnellement invités à ne pas valider de conversion au judaïsme de personnes issues de ces peuples !!!

C’est dans ce contexte « courbe » que nous pouvons lire le livre de Ruth nous narrant la belle histoire de Ruth, la Moabite ! Elle accepta d’emblée YHWH comme son ELoHiM, le Peuple d’Israël et sa Terre par cette belle déclaration à Naomie sa belle-mère au moment du retour au Pays : « Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (Ruth 1:16-17). Ces paroles démontrent qu’il s’agissait d’une sorte de conversion-repentance. Il se trouve qu’elle s’est mariée avec Boaz, comme par hasard, le fils de la prostituée Rahab… Ainsi Ruth, pourtant une Moabite, avec tout le « bagage » culturel et religieux qu’elle aurait pu transmettre et par là « contaminer » la lignée censée être « juste et pure », fut une ancêtre « devenue juste » du Christ le Messie !!!

Toutefois par le biais de Ruth, la fille aînée de Lot fut par conséquent elle aussi une ancêtre du Christ le Messie !!! Oups !

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

d) Bath Schéba la femme d’Urie puis une des femmes du Roi David.

David était confortablement installé dans son palais à Jérusalem et, pendant que ses officiers et soldats combattaient au loin, il devait s’ennuyer jusqu’à ce qu’un soir, il aperçoive de son toit une très belle femme, Bath Schéba, femme d’un de ses plus fidèles et vaillants soldats au combat, Urie. Elle était entrain de se baigner un peu plus bas…

Après l’avoir fait identifier et donc sachant alors qu’elle était mariée, il ne se gêna pas pour céder « au démon de midi », la faire monter au palais, coucher avec elle et la rendre enceinte !

Mais il ne s’arrêta pas à l’adultère mais finit par faire tuer par fourberie le fidèle Urie en demandant à Joab son général de le lâcher au plus fort du combat pour qu’il soit mortellement atteint. C’est ce qui se passa : le fameux roi David adultère et meurtrier et pourtant ancêtre-clé du Messie à venir !!!

Nathan le prophète dénonça le double péché de David qui le reconnut et se repentit (Psaume 51). L’enfant qui naquit par la suite mourut mais le suivant qu’il eut avec Bath Schéba, Salomon, (2 Samuel 12:24) fut un des ancêtres du Messie le Christ !

La logique pour une lignée « juste » davidique aurait plutôt dû passer par Abigaïl par exemple, une des femmes légitimes de David, remplie de sagesse et « bénie » (cf. 1 Samuel 25).

Mais Bath Schéba, la femme adultère, qui probablement s’ennuyait aussi, ne se fit probablement pas trop prier pour passer à l’acte avec le roi d’Israël tout de même… puis tenter de cacher l’épisode… (2 Samuel 11:4).

Plus tard, sur le conseil de Nathan le prophète, elle prouva d’ailleurs qu’elle avait « de la suite dans les idées » en faisant respecter la promesse antérieure de David concernant la couronne destinée à son fils Salomon (1 Rois 1 :10ss). Elle n’était probablement pas tout à fait étrangère, d’ailleurs, au fait que David lui ait fait cette promesse antérieurement… Cela lui donnait tout de même la position privilégiée et enviée de reine-mère…

Elle allait ainsi pouvoir « régenter » au moins pour un certain temps la vie du palais royal et surtout prendre l’ascendant sur toutes les autres femmes et concubines du roi !!!

Elle aussi, devint malgré tout, avec David, une ancêtre du Christ le Messie !!!

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

2. Comprendre les lignes courbes

a) La Grâce

Pour recevoir la « bénédiction » donc faire partie de la lignée messianique avant la naissance de Jésus, aurait-il fallu par exemple être obligatoirement dans une logique de prostitution, donc de péché ou encore dans la « ligne courbe » pour ne pas dire « fourbe » ? Evidemment pas ! Heureusement qu’il y avait tout de même, bien majoritairement, des hommes et des femmes de Dieu qui étaient dans l’ensemble droits et fidèles au Seigneur et faisaient partie de ladite lignée.

Nous dirions dans une première approche que ces événements inexplicables, illogiques, relevaient de la grâce, elle aussi totalement illogique parce qu’elle « pénètre, s’intègre, s’incarne » de façon très surprenante, donc par surprise, dans les lignes courbes du ressort en vue de l’avancement et de l’accomplissement de la « ligne droite » ou plan parfait et droit de YHWH ELoHiM.

La grâce s’est aussi plus généralement manifestée pour l’ensemble du Peuple d’Israël qui n’arrêtait pourtant pas ses infidélités ! Il resta malgré tout, justement par grâce, le Peuple élu porteur indiscutable de la semence du Messie !

En ce qui concerne la grâce, nous désirons toutefois nous situer dans le sillage de l’Apôtre Paul :

« Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé… » (Romains 5:20).

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6:1-2)

Jamais on ne fera l’économie de la repentance avec l’abandon réel du péché pour passer de la ligne courbe et fourbe dans la « ligne droite » du Seigneur ! Cela apparaît clairement et constamment dans l’Ancienne Alliance comme dans la Nouvelle !

Ainsi la logique divine de la grâce démontre que YHWH ELoHiM voulait de tout temps chercher par amour passionné et inconditionnel celles et ceux qui étaient embourbés dans leur péché pour en faire, envers et contre tout par « surprise », des acteurs absolument incontournables dans l’accomplissement de Son plan.

C’est une réalité totalement incompréhensible pour l’Accusateur qui est absolument incapable de saisir ce qu’est le véritable amour inconditionnel, issu de la grâce qui ne recherche pas et ne regarde pas au mérite. Il se fera donc toujours « surprendre » sur ce terrain-là par YHWH ELoHiM.

Donc surprise, surprise de la part de YHWH ELoHiM et Son plan s’accomplit au nez et à la barbe de notre Ennemi avec ceux et surtout celles (femmes méprisées, mises au second plan, de côté, dans les contextes culturels de l’époque ; cf. Luc 24:9-11) qui ne semblaient absolument pas avoir le profil adéquat !!!

En fait, Satan ne les avait pas dans le collimateur et sa ligne de mire pour les surveiller suffisamment et éventuellement les « attaquer et/ou supprimer ». Leur état moral, spirituel voire physique semblait apparemment totalement irrécupérable. Il pensait qu’ils étaient tombés si bas dans la déchéance qu’ils ne pouvaient se relever et être susceptibles de participer à l’accomplissement du projet de Dieu. Mais c’était sans compter avec la grâce issue de cet amour inconditionnel et parfait de YHWH ELoHiM ! Nous constatons donc l’avancement du plan de YHWH en ligne droite carrément à l’intérieur des lignes courbes où Il est venu nous chercher et nous délivrer (cf. ressort ; Ephésiens 4:8-10).

Ne nous étonnons donc pas si nous allons retrouver cette grâce et cet amour inconditionnel dans la formation de l’Eglise des Vainqueurs tant au niveau de la métamorphose que celui de la montée !!! Nous savons dès aujourd’hui qu’aucune dénomination, organisation, église établie, ni par voie de conséquence aucun homme ou femme s’identifiant prioritairement à des « œuvres, appareils organisationnels ecclésiaux religieux dénominationnels quelconques » (cf. pharisiens d’hier et d’aujourd’hui), n’en bénéficiera en tant que tel. Bref, la religion, comme nous le verrons plus loin, ne servira à rien, pire, sera un obstacle très subtil donc efficace !

Seuls des individus, « celui/celle » qui vaincra après s’être repenti en écoutant ce que l’Esprit dit, y arriveront (Apocalypse 2:7 etc…). Celui ou celle qui vaincra pourrait ne pas avoir le profil du tout auquel nous pourrions nous attendre à priori : surprise, surprise !!! Il ou elle pourrait vraiment être profondément enfoncé dans les lignes courbes et pourtant bénéficier de la grâce parce qu’il ou elle ne retient justement pas l’attention du Serpent ! Mais c’est souvent celles et ceux qui sont engoncés aux tréfonds des lignes courbes qui ont un cœur disposé à tout donner par amour pour le Seigneur par la suite ! (Luc 7: 40-47 ; cf. aussi Jean 4 avec la samaritaine).

 

b) Religion, religion quand tu nous tiens !!!

« Car mes pensées ne sont pas vos pensées (MaHaSHaBaH : pensée, projet, dessein, invention, art) et vos chemins (DeReK : chemin, voie, usage, manière, habitude, direction, marche) ne sont pas vos chemins, oracle de YHWH, car autant les cieux (SHaMaÏM : lieux célestes, cf. Genèse 1 :1) sont plus hauts (GaBaH : élevé, haut, grand, en dépassement) que la terre (EReTZ : création « visible, tangible, observable » ; cf. Genèse 1:1), autant mes chemins sont plus hauts que vos chemins et mes pensées plus hautes que vos pensées. » (Esaïe 55 : 8-9 ; trad. litt.).

Le summum de la séduction du Serpent est d’avoir inventé la religion, un système qui veut donner des moyens et des pratiques aux êtres humains en recherche de Dieu. Elle sert à donner soi-disant bonne conscience et à assouvir la soif de paix intérieure de tout esprit humain. La religion est « l’opium du peuple » pour essayer de trouver un semblant de calme et de sérénité intérieurs !

Pour ce faire tout être humain se fabrique et/ou adopte une religion dont il peut être éventuellement lui-même le dieu et/ou encore il se passionne pour toutes sortes d’idoles sous une infinités de formes.

Mais la pire des choses est d’entrer dans un système religieux juif et/ou chrétien dont YHWH est considéré comme Dieu mais que l’on transforme par la religion en une idole !!! Bref c’est le comble de la séduction !

Comment est-ce possible ? Simplement parce que, par la religion, YHWH ELoHiM devient l’OBJET de la pensée et de la pratique religieuses alors que nous sommes, d’après ces versets d’Esaïe incapables d’avoir Ses pensées et donc à plus forte raison de Le penser ou en faire par certaines pratiques (voies) un objet religieux. Il n’est pas « objet » sous peine de devenir une idole humaine cernable, une espèce de veau d’or juif et/ou chrétien de fabrication humaine.

Au contraire Il est toujours SUJET, A L’ORIGINE, LE CREATEUR, le « JE SUIS » (YHWH) et ne peut être pensé, cerné, mis en boîte, dans des limites même par l’intelligence humaine. Ce n’est simplement pas possible sous peine d’idolâtrie !

La seule alternative est que nous puissions Le RENCONTRER et Le DECOUVRIR personnellement et réellement par la REVELATION de Sa personne et de Sa gloire qu’Il nous propose !

Le(s) dieu(x) ou idole prend obligatoirement une dimension terrestre cernable et compréhensible. Il sera intégré dans le système et sera humainement et surtout raisonnablement beaucoup plus percevable pour en réalité remplacer YHWH ELoHiM dont on ne fait que garder le nom pour la forme. Mais YHWH ELoHiM n’est justement par « cernable » par la raison, ni au niveau de la matière, de l’espace ou encore du temps puisqu’Il est justement Dieu. S’Il était cernable par la raison, alors ce serait la raison ou encore l’espace-matière-temps qui seraient Dieu ! C’est pourquoi l’Eglise particulièrement dite « libérale » et traditionnelle prône une théologie raisonnable, qui s’adapte au monde et qui tente d’adapter YHWH ELoHiM au monde tel qu’il est perçu ! Le scientisme et non pas la science prend entre autres le dessus.

Une des illustrations les plus évidentes est le veau d’or, pour en reparler. Moïse était loin sur la montagne, YHWH ELoHiM n’était pas atteignable et n’était plus perçu par le Peuple. Il est clairement écrit : « Et ils dirent : Israël, voici ton ELoHiM qui t’a fait sortir du pays d’Égypte ! » (Exode 32:4). Le veau d’or remplaçait YHWH et devenait l’ELoHiM du Peuple d’Israël !

C’était doré, coûteux, visible et bien au-delà, « compréhensible, cernable » puisque « terrestre » ! Une fois l’idole installée ce fut la kermesse et la débauche « festive » … !

Surprise, surprise de la part du Serpent pour Aaron qui alors avait fait collecter l’or et fabriquer la statue dorée du veau. Il succomba en effet à la tentation de la « religion » qui était le summum parmi les « lignes courbes » inventées par le Serpent ! Aaron était d’abord un « religieux », s’identifiait à la prêtrise avant tout. Il s’était référé à la religion et à sa fonction plutôt qu’à YHWH ELoHiM Lui-même : d’où son aveuglement tout de même surprenant au vu de ce qu’il avait vécu avec Moïse et les miracles exceptionnels dont la Mer Rouge entre autres !

S’il s’agit de la statue d’un veau d’or, s’il s’agit, bien plus tard de statues de saints, de Marie et de Jésus Lui-même, par ailleurs soi-disant « transformé », « contenu », « discerné » dans un bout de pain et une coupe de vin, on se réfère à la religion et à la fonction liée au ministère du prêtre voire du pasteur !

On se fait appeler Saint Père, Pape, mon Père, Padre, Père spirituel, Papa, Maître ou autre. La référence et plus particulièrement l’identification à un ministère fût-il à consonance biblique charismatique est ni plus ni moins de la religion et mène inexorablement à une forme d’idolâtrie (cf. 1 Corinthiens 1:12-13 ; moi JE SUIS [ego eimi – on est, on s’identifie à] de Paul, d’Apollos…) !

Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, notre vécu, que nous désirons certes avoir avec le Seigneur, n’est-il pas malgré tout plus ou moins teinté de « religion » et donc d’idolâtrie ?

N’avons-nous pas besoin d’une dénomination qui, quelque part, remplace sournoisement le nom, l’identité de YHWH ELoHiM par une idole ? N’avons-nous pas besoin de nous « identifier » à telle ou telle dénomination ou « nom » (renommée, « père spirituel ») d’un ou plusieurs ministères ? Cette identification au vrai sens du terme, fait de nous des idolâtres d’une « image idéalisée » que nous nous faisons ! En effet nous nous « projetons » en elle sur un « écran » que nous contemplons, idéalisons et au final adorons ! Mais nous ne savons pas que cet écran sur lequel est projeté cette image « fait écran » au vrai Dieu, à YHWH ELoHiM !!!

Par ailleurs, combien de fois entendons-nous les « ne quittez pas votre assemblée » (Hébreux 10:25) et « l’Eglise est l’appui et la colonne de la vérité » (1 Timothée 3:15) ! Mais de nos jours quelle église, quelle dénomination, quels ministères ? Ainsi on entend souvent : « Hors de ma dénomination, de mon œuvre, église etc… point de salut… ! »

Pourquoi en est-on arrivé là ? A l’époque ces versets furent écrits quand l’Eglise était dans l’ensemble unie. Ils concernaient l’Eglise de la période AVANT la révélation de Jésus-Christ Glorifié ou l’Apocalypse. Mais après le refus de ladite révélation, l’Eglise s’est passablement divisée dès le 2ème siècle, même si l’Eglise majoritaire par la suite catholique romaine affirmait le contraire et voulait imposer cette opinion même au prix de persécutions féroces à l’encontre des « dissidents » durant des siècles… !

L’Eglise des Vainqueurs montée, devenue vraiment l’Epouse de Christ, ne sera composée que de sacrificateurs et de rois au ciel. Les systèmes d’avant, notamment ceux non seulement liés aux ministères et aux dénominations, mais encore aux bases de la pratique religieuse ne peuvent plus avoir cours (cf. Hébreux 6:1-2 ; Apocalypse 1:6 ; 5:10).

Ainsi la religion, même réputée « réveillée » fait pleinement partie du système à lignes courbes et fourbes de manière très subtile où l’on ne peut que tourner en rond et par là se fatiguer en vain pour ce qui ne rassasie pas et n’étanche pas la soif au final. On est dans la « liturgie » même charismatique. Il existe des rapports de pouvoir, d’influence au niveau des ministères, des organisations et églises des différentes dénominations. On pratique de la « politique religieuse ». Les enseignements nous font tourner en rond, finissent par nous ennuyer et nous mettent à terme dans une ambiance funéraire figée… !

Pour être dans les clous et surtout pas seul, une fois de plus, l’histoire et la réalité de l’Eglise nous démontrent qu’il n’y a que la métamorphose et la montée pour la rencontre et la révélation à la Salle du Trône comme solutions.

En effet tant au niveau moral (« nos voies ») qu’au niveau doctrinal (« pensées ») nous sommes ici-bas, que nous le voulions ou non, aux antipodes de ce que YHWH ELoHiM veut !!! Que veut-Il ?

Tout simplement que courions vers, allions vers Lui, tels des enfants les bras tendus, ouverts pour nous jeter dans les Siens (Matthieu 19:14 ; Marc 10:14 ; Luc 18:16 « car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent ») :

« Holà ! Allez, assoiffés vers les eaux, même celui qui n’a pas d’argent, allez, mangez et ravitaillez-vous, allez, ravitaillez-vous, sans paiement en argent, de vin et de lait ! Pourquoi ? Vous pesez votre argent et vous vous fatiguez pour un pain qui ne vous rassasie pas. Écoutez, écoutez-moi et mangez du bon et régalez votre être, avec du gras ! Tendez votre oreille et allez vers moi et écoutez et votre être vivra et je conclurai [couperai, partagerai] pour vous une alliance pour toujours, celle qui assure la fidélité envers David. Voici je l’ai donné (NaTaN) [comme] témoin pour les peuples, je l’ai donné [comme] guide (NaGiD : chef, prince, intendant, commandant, conducteur, guide) et commandant aux peuples. Voici tu appelleras une [des] nation[s] (GoY : nation, peuple autre qu’Israël) que tu ne connais pas, tu appelleras une nation qui ne te connaît pas, ils courront vers toi à cause de YHWH ton ELoHiM et pour le KaDoSH (Saint) d’YSeRaEL, car il t’a GLORIFIE (PHaAR : glorifier [1er sens], embellir, orner, honorer).

Cherchez (DaRaSH : chercher, consulter, avoir souci de, s’informer, avoir recours, prendre à cœur, s’occuper de) YHWH quand il se laisse rencontrer (MaTSa : trouver, rencontrer, atteindre, recueillir) appelez-le quand il est proche (KaROV : proche, près, voisin, en parenté). Que le méchant abandonne sa voie et l’homme inique ses pensées et qu’il revienne vers YHWH et il lui fera grâce, car notre ELoHiM est généreux pour pardonner… (voir plus haut les v.8-9 ; Esaïe 55:1-7 ; Trad. litt.).

Ce texte est évidemment à mettre en parallèle avec Apocalypse 3:18 où Jésus-Christ Glorifié conseille d’acheter de l’or, des vêtements blancs et du collyre pour les yeux et que l’on s’investisse à fond pour être glorifié/métamorphosé/monté en vue de notre proximité, de notre union et parenté réelles avec YHWH notre ELoHiM.

L’Alliance éternelle de fidélité envers David, c’est-à-dire celle que nous avons en Jésus-Christ nous ouvre la voie de la repentance suivie de la glorification impliquant cette réelle proximité avec le Saint d’Israël, cette parenté d’union en tant qu’Épouse de Jésus-Christ Glorifié.

C’est pourquoi l’évangélisation sera à ce moment-là un appel très efficace aux nations qui ne feront plus la sourde oreille mais accourront à cause de cette proximité (Apocalypse 7) issue de la réponse positive que nous aurons donnée à YHWH ELoHiM : aller vers Lui par la métamorphose, la montée et recevoir la nourriture et les biens célestes gratuits qu’Il a en réserve pour nous !

Surprise, surprise : le goût de la religion est devenu fade, ses eaux usées par les traditions et polluées par le péché ne font plus recette. On en est vraiment fatigué et saturé !

Cela l’Ennemi ne semble pas le comprendre car il continue toujours d’appliquer les mêmes recettes avec une matière première sale et destructrice sous une belle apparence religieuse séductrice ornée de la « saine doctrine » !

Surprise, surprise : les gens ont une soif de plus en plus incompressible de YHWH même sans le savoir, de Ses pensées, de Ses voies, de Sa nourriture, de Ses dons, de la vie d’authenticité et de vérité qu’Il nous propose. Cela ne peut être clinquant, ni surtout courbe ou fourbe, comme nous le propose le Serpent ! Mais cela il ne le comprend pas et ne peut le comprendre car il est lui-même courbe et fourbe et ne peut que reproduire ce qu’il est !

Surprise, surprise : on ne peut recevoir les biens énoncés en Esaïe 55 de YHWH sur terre et l’espace-matière-temps parce qu’il faut être GLORIFIE !

Il est donc indispensable d’être auprès de Lui et pour être auprès de Lui, il faut être glorifié pour pouvoir Le rejoindre là où Il est, c’est-à-dire dans les lieux célestes. Ainsi chez Lui et seulement chez Lui nous pourrons recevoir Ses pensées, comprendre Ses voies (cf. 1 Corinthiens 13:8-13) que nous pourrons ensuite partager aux nations sur terre, lesquelles accourront de ce fait !

Ses pensées et Ses voies sont tellement éloignées, différentes des nôtres : surprise, surprise ! Nous qui pensions que « notre religion » même dite réveillée nous permettrait d’avoir Ses pensées et connaître Ses voies ! En effet jusqu’à présent nous croyions pouvoir aboutir à YHWH ELoHiM par elle sous sa forme la plus réveillée biblique évangélique et charismatique que nous considérions comme non religieuse ! C’est justement là le piège de l’Ennemi qui nous fait croire, comparé au christianisme traditionnel, que nous ne sommes pas des religieux, ni dans la religion : surprise, surprise de la part du Serpent qui réussit ainsi à nous maintenir dans le monde dont il est le Prince. Si nous persévérons dans la voie religieuse, même si nous restons dans le déni que nous sommes dans la religion, nous serons des perdants et non des vainqueurs !

C’est pourquoi, surprise, surprise, en vue de faire de nous des vainqueurs, YHWH ELoHiM passe, au comble de Sa grâce et de Son amour inconditionnel, par des Tamar, des filles de Lot, des Rahab ou encore des Bath Schéba pour nous signifier que nous devons sortir de la « religion », invention subtile du Diable !

L’exemple des martyrs chrétiens, notamment au moment de leur exécution est par ailleurs aussi très parlant. Ils sont totalement libérés de la religion pour des raisons évidentes et terribles. Ils n’ont plus rien à perdre et ils savent que la religion ne leur sert plus à rien. Il n’y a plus que le Seigneur Jésus-Christ qui compte, sans fards ou autres entourloupes religieuses. C’est pourquoi il ne leur est fait aucun reproche dans la lettre à l’église de Smyrne (Apocalypse 2:8-11) d’une part et d’autre part, après leur résurrection, ils règneront avec l’Eglise des Vainqueurs durant le Millénium (Apocalypse 20:4a, Eglise des Vainqueurs et 20 :4b-6, Martyrs).

Surprise, surprise, pour l’Ennemi qui pensait s’être définitivement débarrassé de témoins du Christ un peu trop gênants pour lui en les faisant exécuter.

Les Martyrs seront pleinement rois et sacrificateurs auprès de Jésus durant le Millénium au même titre que l’Eglise des Vainqueurs montée ! (Apocalypse 20 :6c).

Ce dernier cas de figure est un argument supplémentaire, s’il en faut, pour démontrer la nécessité d’être libéré de la « religion » et de l’influence, voire davantage, du démon religieux. Il est un des obstacles principaux à la métamorphose du corps suivi de la montée en vue d’une relation directe et authentique voulue depuis tellement longtemps par le Seigneur.

Mais « en attendant » que faut-il faire ? Il faut tout de même tenir le coup ici-bas et pour ce faire, composer avec le système via la religion même réveillée ! Eh bien non ! Cela fait 2000 ans que nous argumentons avec le « en attendant » pour demeurer dans la religion malgré notre déni, alors que nous devrions réellement demeurer EN Christ !

Ainsi pour commencer YHWH ELoHiM veut vraiment nous libérer de la religion par le renouvellement de notre intelligence qui nourrira notre foi et notre amour ne pouvant que nous mener à la montée par le « sacrifice » (baptême du Feu) de notre corps ou sa métamorphose ! Voilà ce qui est un culte « logique et raisonnable » aux yeux de YHWH ELoHiM (Romains 12:1-2).

Il remplacera la religion par notre proximité réelle et directe avec Lui dans les lieux célestes ! Il est entré et entrera Lui-même dans les lignes même les plus courbes, en l’occurrence la religion, pour nous ramener dans la ligne droite nous projetant dans le Céleste telle une merveilleuse rampe de lancement ! Surprise, surprise !

 

Conclusion

Aujourd’hui nous nous fatiguons pour pas grand-chose, nous servons le terrestre dont la « religion » et tout ce qu’elle renferme, croyant qu’elle est le moyen de salut pour les êtres humains.

Mais YHWH ELoHiM nous exhorte à remplacer les systèmes terrestres notamment religieux tant aux niveaux du comportement, des domaines matériels, que des pensées par la rencontre directe avec Lui et la révélation. Il veut que nous passions à Ses dimensions (si on peut employer ce terme) dans Sa proximité réelle dans la Salle du Trône par Sa grâce.

Sa façon de penser et d’agir était, est et sera toujours surprise, surprise, aussi pour l’Ennemi car Ses pensées ne sont pas les nôtres et Ses voies ne le sont pas davantage : justement parce qu’Il est vraiment Dieu !

Mais Il est exprès devenu Homme en Jésus-Christ, surprise, surprise ! Il est venu nous chercher dans les lignes courbes pour que nous puissions Le rencontrer, entrer dans la ligne droite et réellement passer à la Salle du Trône, à la Révélation : suite de surprises, car l’éternité ne sera qu’une suite infinie de merveilleuses surprises, donc pas d’ennui au programme !

En Jésus, Martin BUSCH

123. Rois briseurs de vases

INTRODUCTION

« Le vainqueur, celui qui garde (tèréo : observer, pratiquer, garder) jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai autorité sur les nations et il les fera paître avec un bâton (sceptre) de fer, comme on brise des vases d’argile de même que moi aussi j’en ai reçu pouvoir de mon Père. » (Apocalypse 2:26-28).

« Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon Trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son Trône. » (Apocalypse 3:21)

« Tu fais d’eux pour notre Dieu des rois et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5:10).

 

1. Que signifie briser les vases d’argile ?

En Romains 9 c’est Dieu qui brise les vases d’argile de colère pour en faire des vases de miséricorde qui doivent « disparaître, se fondre » dans la Gloire ou être métamorphosés :

« … et pour qu’Il fasse connaître la richesse de Sa gloire envers des vases de miséricorde qu’Il a préparés d’avance pour la gloire ? » (Romains 9:23).

Qu’est-ce qu’un vase ? Un contenant d’un liquide ou autres biens. Il est la « limite » indispensable pour mesurer et éventuellement conserver un contenu ici-bas ! Il est aussi ce qui apparaît, ce que l’on voit au premier abord.

Nous savons par ailleurs qu’Adam fut tiré de l’argile rouge et formé par YHWH ELoHiM tel un vase. Il fut ensuite plongé, imprégné dans la Gloire à tel point que le vase disparut dans le Feu et la Lumière divins. Le vase de « miséricorde » était « préparé pour la gloire ». En ce qui concerne Adam et Eve, comme le péché n’avait pas encore eu lieu en ce qui les concerne, la Gloire du Souffle de YHWH ELoHiM pouvait en effet d’emblée être pleinement attribuée et leur permettre de vivre dans le Paradis en tant que tels auprès de Lui.

Comme dit, le vase du départ disparut sous la Gloire, la Lumière et le Feu divins. Il y avait métamorphose, c’est-à-dire le vase d’argile était « brisé » pour être remplacé par ce qui n’était plus un contenant, une limitation, un cadre !!! Le vase était remplacé par « autre chose », c’est à dire la Gloire, d’où les possibilités constantes de métamorphose dans les lieux célestes (Epouse, Femme glorieuse, Reine, Rois, Sacrificateurs, Serviteurs, Armée…) !!!

Dans la gloire il y a uniquement « l’Etre » : la véritable ressemblance à YHWH : « Je suis Celui qui suis » ! Merveilleusement Il « dépasse, va totalement au-delà » de toutes nos conceptions terrestres possibles et imaginables !

2. Prendre l’autorité royale, le sceptre (bâton, verge) pour briser notre vase et celui des autres préparés pour la Gloire

a) Affirmer avec l’autorité d’un roi ou d’une reine la nécessité de la métamorphose ou du vase brisé

Pour régner, s’asseoir sur le Trône, il faut évidemment d’abord combattre et être vainqueur suite au combat. Autrement dit il faut passer dans la Gloire auprès du Seigneur Jésus-Christ Glorifié qui nous accueillera alors sur le Trône pour régner avec Lui en tant qu’Épouse – Reine – Roi. Il s’agit bien entendu de briser la première limite de notre corps déchu ou « vase de colère ». Pour ce faire il faut devenir un vase de miséricorde (justification par la foi en Jésus-Christ) après avoir été un vase de colère (incrédule, inconverti).

Il est écrit que notre vase de miséricorde est PREPARE D’AVANCE pour la Gloire. Comme dans la gloire il n’y a plus de limites ni de limitations (cf. Jésus-Christ ressuscité et glorieux), il faut donc obligatoirement qu’elles soient brisées ou métamorphosées. Les repères espace-matière-temps sont brisés !

Cette nouvelle situation nous permettra de passer à la Salle du Trône pour revenir sur terre et inversement et faire le travail correctement sans limitations dans tous les sens du terme c’est-à-dire au niveau de la connaissance (1 Corinthiens 13:9-13) et physique comme Jésus ressuscité (cf. aussi Jean 3:13).

Nous savons que le combat efficace et la victoire ne s’obtiennent qu’à partir d’En-Haut, du Trône car si c’était possible en-bas cela se saurait, d’autant plus que l’Eglise a déjà essayé de dominer le monde à partir d’en-bas pour aboutir aux catastrophes que nous connaissons !

Il paraît qu’il existe à nouveau un courant généralement appelé « dominationisme » dans certaines églises actuellement considérées comme réveillées et puissantes outre-Atlantique et en Afrique où les fidèles sont appelés à prendre des postes et positions clé pour dominer la société et l’influencer dans « le bon sens » ! Quelle gageure quand on sait que cela a déjà échoué après Constantin jusque dans le Moyen-Age voire bien au-delà !!!

 

b) Aboutir au brisement du vase au niveau du renouvellement de l’intelligence avec le sceptre royal (Romains 12:1-2 : le renouvellement de l’intelligence, aussi une forme de repentance – métanoïa – changement – autre – méta de connaissance noïa, nous permet la métamorphose).

 

  • La nouvelle naissance ou la naissance En-Haut

Il ne faut pas confondre la nouvelle naissance ou la naissance En-Haut avec la conversion ou la repentance ou encore avec le baptême dans la Sainte Esprie. La conversion et la repentance, c’est d’abord l’acceptation de Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur personnel (justification par la foi).

Le baptême dans la Sainte Esprie nous introduit et nous confère la vie charismatique (donc spirituels, ministères, services…).

La nouvelle naissance ou la naissance En-Haut (gennètè anoten Jean 3:3 ; pas d’En-Haut ek anoten) est ce qu’elle veut dire au sens premier c’est-à-dire naître à nouveau physiquement dans un corps de gloire et ceci En-Haut !!!

Naître d’eau et d’Esprie (Jean 3:5) signifie qu’il faut naître sur terre puisque notre corps terrestre est pour la plus grande partie composé d’eau et naître d’Esprie c’est-à-dire naître à nouveau En-Haut ou être métamorphosé par l’opération de la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18). En effet ce qui est « né de la chair [ou corps non glorifié] est [effectivement] chair et ce qui est né de l’Esprie est esprie (= glorieux, céleste, spirituel, réellement en Esprie, en Jésus-Christ) ». (Jean 3:6)

Il est indispensable de prendre une autorité royale pour le renouvellement de l’intelligence ou un changement de connaissance (métanoïa) et casser le vase avec le bâton-sceptre. L’autorité royale céleste a toujours une vision de perspectives et d’issues pour éviter de tourner en rond comme en prison avec pleins de catastrophes à la clé à cause des limitations terrestres.

Ainsi comprendre et affirmer la métamorphose sous cet angle consiste à tordre « royalement » le coup aux pieux mensonges et erreurs largement enseignés jusqu’à présent notamment dans les églises dites évangéliques qui font là de graves confusions !!!

 

  • La mort obligatoire ?

Si Jésus S’est sacrifié pour que nous ne périssions pas (Jean 3:16), s’Il met à notre disposition l’immortalité (2 Timothée 1:10 ; Romains 2:7 ; Apocalypse 2:7b) affirmons royalement que c’est non seulement possible mais très souhaitable pour que le plan de révélation de Dieu puisse s’enclencher et s’accomplir ! S’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois (Hébreux 9:27), cela ne veut évidemment pas dire que TOUS les hommes doivent mourir car dans ce cas la Bible se contredirait notamment par rapport à Hénoch et Elie pour commencer et par rapport à la Parole de Jésus qui dit : « Tel est le pain qui descend du ciel, pour que quiconque en mange ne meure pas ! » (Jean 6:50). Pour Jésus comme pour nous, certes la mort frappait la majorité des hommes et Il parlait de ce fait aussi de la résurrection (Jean 6:54) mais Il considérait aussi la possibilité de l’immortalité qui s’obtenait en Le mangeant, c’est-à-dire en mangeant Son Corps glorifié de Feu et de Lumière célestes !!!

N’est-ce pas avoir un cœur de berger (« fera paître ») et d’amour de Roi-Reine que de vouloir préserver la vie de ses brebis et/ou sujets ? Simplement il faut être responsable, voir juste, connaître les bons pâturages et se battre contre le loup comme un Roi-Reine, un berger pour avoir les moyens de son amour !!!

 

c) L’état d’esprit royal est d’être vrai et authentique et non pas rêveur car c’est indispensable pour pouvoir aborder les réalités vraies.

Il est indispensable d’être vrais et authentiques : si nous sommes par exemple assis sur une chaise ici-bas nous ne sommes pas assis sur le Trône.

Ephésiens 2:6 est souvent mal interprété à cet effet : « …avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir avec lui dans les hauts cieux en Christ Jésus. »

Il y est question de la grâce et d’une résurrection en Christ après une mort par nos fautes au verset 5. En réalité nous sommes dans une affirmation uniquement juridique et pas physique car Paul et ses lecteurs étaient en vie malgré leur ancien état de péché donc ils ne pouvaient évidemment pas être ressuscités puisqu’ils n’étaient pas morts. Ici il ne peut en effet s’agir que d’une affirmation juridique pour ne pas dire imagée de justification par la grâce. Il en est de même de l’expression « être assis avec Lui dans les lieux célestes ». Cela veut dire que nous sommes assurés d’être sauvés en cas de décès.

Par notre propos, nous voulons être dans un message de réalité, de faits réels, d’authenticité et de vérité et pas de pieuses projections virtuelles incantatoires qui ne font que provoquer les moqueries de notre Ennemi depuis belle lurette car il ne marche pas au « bluff » s’il n’y a pas d’effets réels et effectifs !!!

Jésus n’a pas fonctionné ainsi ni quand Il était sur terre, et les démons le savaient bien, (miracles, délivrances faits réels suite à Ses Paroles vraiment efficaces notamment), ni quand Il est venu du ciel en Gloire auprès de Jean !!!

L’Eglise de l’époque n’a pas écouté l’Esprie Sainte et ne s’est pas repentie. L’inefficacité et la déchéance postérieures de l’Eglise à travers 2000 ans d’histoire nous autorisent aujourd’hui de par ce recul bimillénaire, sur la base des paroles de l’Apocalypse et surtout celles de Jésus-Christ Glorifié à ouvrir et à rechercher d’autres perspectives que celles généralement prônées. Celles-ci furent d’ores et déjà proposées dès le début avec l’attente de l’église primitive de la Révélation du Seigneur Jésus-Christ (1 Corinthiens 1:7) suivie de ladite Révélation au début de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1), devant entraîner celle des fils et des filles de Dieu par le salut du corps ou la métamorphose (Romains 8:19+23 ; Apocalypse 1:6 ; 5:10).

 

3. L’Evangélisation initialement prévue par Jésus consistait aussi à « briser les vases »

Dans l’Apocalypse c’est le vainqueur – roi – reine ou l’Eglise initiale Glorifiée des Vainqueurs qui, à la suite et avec Jésus (Psaume 2:7-9 ; Apocalypse 2:28), brise les vases !

On change totalement de méthode de témoignage et d’évangélisation !

  • D’abord le Vainqueur apparaît glorifié non limité par les lois systémiques de l’espace-matière-temps. Il est d’emblée lui-même, « physiquement » un témoignage dès le départ.
  • La Parole d’autorité royale qu’il prononce est telle une épée flamboyante donc efficace.
  • Il voit à la fois dans les lieux terrestres et célestes et peut efficacement délivrer les personnes de l’aveuglement notamment par les démons, de leurs problèmes psychiques et évidemment physiques en « brisant leur vase ».
  • Il a reçu l’autorité, le sceptre royal (le bâton, la verge) pour « briser les vases » c’est-à-dire métamorphoser ou commencer à métamorphoser le corps de ses interlocuteurs par la puissance de la Sainte Esprie !
  • Il apporte par-là la seule vraie solution pour qu’ils puissent justement définitivement échapper à ces problèmes et en être délivrés !

Voilà le travail et cela change la donne ! C’est pourquoi le cavalier couronné d’Apocalypse 6:2 ou le Vainqueur parti en vainqueur et pour vaincre réussira vraiment l’évangélisation mondiale telle que Jésus l’a ordonnée et aussi telle qu’Il l’avait initialement prévue déjà pour Ses apôtres !

Briser les vases est aussi signifié par le baptême, l’immersion dans l’identité ou dans le NOM de YHWH ELoHim, Père, Fils et Sainte Esprie, c’est-à-dire le baptême de gloire !!!

Quand on n’est pas un vase de miséricorde le vase brisé peut aussi signifier la mort (Jérémie 25:34 ; cf. Apocalypse 11:5).

Ce résultat efficace est décrit en Apocalypse 7  les Juifs de toutes les tribus et les êtres humains de toutes les nations,(exactement selon le commandement de Jésus : Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 sachant que le rôle de la Sainte Esprie était aussi de les métamorphoser, condition sine qua non pour la réussite de leur ordre de mission) issus de la Grande Tribulation se repentiront, se convertiront (« laveront leurs robes dans le Sang de l’Agneau ») en très très grande masse (vases de miséricorde) pour monter, se retrouver devant le Trône parce qu’ayant leur « vase brisé » c’est-à-dire leur corps métamorphosé délivré de toute limitation (vieillissement, mort, espace-matière-temps, difficultés) et donc ayant la possibilité par la glorification de passer dans les lieux célestes !

Il faut évidemment aussi comprendre que cela se passera juste avant et durant la première partie de la Grande Tribulation : « Les rois de la terre, les grands et les chefs d’armées, les riches et les puissants, tous, esclaves et hommes libres se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes. Ils disaient aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous loin de la face de celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l’Agneau… » (Apocalypse 6:15-16).

Voilà le problème crucial très concret, c’est le moins qu’on puisse dire, car il ne suffira plus de dire de belles paroles même « justes » ! Il faudra en effet pouvoir sortir concrètement, physiquement et non plus seulement au niveau de l’âme et de l’esprie les gens de l’horreur planétaire. Il faudra « briser les vases » ou métamorphoser ces personnes pour qu’elles puissent réellement en sortir et s’en sortir !

 

Conclusion

Soyez des rois-reines « briseurs de vases » car la tiédeur est insupportable au Seigneur (Apocalypse 3:16). Mais l’état d’esprie d’autorité royale davidique face au géant Goliath et autres adversités nous conduira à être vainqueurs et à réellement siéger sur le Trône avec Jésus-Christ Glorifié !

 

En Jésus, Martin BUSCH

122. Phases d’attaques

INTRODUCTION

 

L’adage « la meilleure défense c’est l’attaque » est probablement exact mais pas n’importe comment et pas dans n’importe quelles conditions.

Souvent, dans la guerre que doivent mener les chrétiens, la situation devient désespérée conséquence, entre autres, du fait que la majorité ne se bouge pas trop et préfère rester à l’arrière dans son petit confort. Sachons toutefois que de « l’autre côté » ça n’arrête pas d’attaquer et de tirer même si on fait semblant de ne pas le remarquer. Aujourd’hui, par exemple, on estime que 150 millions de chrétiens environ sont sous pression et/ou sont persécutés dans le monde. Quand cela nous touche au plus près, on n’a pratiquement plus le choix : marche, combat avec les moyens du bord (attaque) ou crève (martyre).

Avant la phase de l’attaque, il y a la phase de la préparation, de l’attente non pas passive dans un endroit « planqué » mais bien à l’affût en armes pour justement être prêts à passer à l’attaque.

Tous les chrétiens savent qu’il y a la guerre contre notre Ennemi et ses acolytes mais ils ne connaissent pas vraiment les objectifs, c’est pourquoi autant les moyens, la manière et la stratégie ne peuvent être adaptés aux enjeux. Le livre de Josué, avec la conquête, nous permettra en outre de tirer des parallèles d’actualisation intéressants.

Je me souviens d’avoir été dans une église que l’on pouvait considérer comme des plus vivantes où la louange avec des chants spirituels alternait voire se mélangeait avec des cris de combat, des paroles d’autorité et de foi. Je tombai sous la présence du Seigneur et sorti de mon corps. Le Seigneur m’emmena en haut au plafond à droite de la salle dans le coin. Je voyais l’ensemble de l’assemblée louer, combattre les yeux fermés. Le Seigneur me dit à l’oreille : « Tu vois, ils combattent les yeux fermés, ils sont des soldats aveugles qui tapent à l’aveugle et s’élancent vers l’Ennemi sans rien voir, ils ne savent pas où ils vont ni même ce qu’ils font. » Je fus très étonné, car je m’attendais au contraire à Son satisfecit devant cet engagement et la vie de cette assemblée. Aujourd’hui, je comprends bien mieux ce qu’Il voulait dire…

 

  1. Les objectifs et la première phase d’attaque

Attaquer pour attaquer sans but, sans objectifs, sans vision clairement définis revient à combattre quasiment sans résultat et peut être très dangereux voire suicidaire. Quels sont les objectifs à atteindre d’après le Seigneur ? Nous avons parlé de la préparation et de l’attente préalables en vue d’atteindre les objectifs ou les buts.

 

a) Préparation / attente

« Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don (charisma : don de grâce = dons spirituels, ministères et services cf. aussi karis : grâce Romains 12 :6ss), ATTENDANT (apekdekomai : attendre, recevoir, accepter, chercher s’attendre à) l’apocalypse (apokalupsis : révélation, manifestation visible et tangible) de notre Seigneur Jésus Christ, lui, vous affermira jusqu’au but (telos : but, réalisation, accomplissement, finalisation), pour que vous soyez irréprochables (anegklètos : irréprochable, innocent, sans reproche, inaccusable, non blâmable) au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à l’union (koinonia : participation, collaboration, union, communion) avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. » (1 Corinthiens 1 :5-9 ; NB : Paul fait la distinction claire entre le moment de la révélation de J-C [Apoc. 1 :1ss] et le moment de Son jour [Apoc. 19 :11ss] car entre les deux Il est censé nous affermir jusqu’au but en vue d’être irréprochables [Apoc.19 :7-8]).

Ce texte est un résumé magnifique de ce qu’il faut pour la préparation/attente :

  • Parole
  • Connaissance
  • Solidité du témoignage de Christ
  • Charismes : ministères et dons spirituels
  • Entrer par une foi démontrée dans la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

b) Le prix à remporter

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix (brabeiov : prix, récompense du vainqueur) ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent (agonidzomai : concourir, combattre, lutter, s’investir à fond cf. : être en agonie, être « jusque boutiste ») se conduisent avec tempérance (egkrateuomai : être maître de soi, se dominer, se contrôler, s’abstenir, se conduire avec tempérance) en tout afin de recevoir une couronne corruptible ; mais nous, c’est pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je boxe (pukteo : boxer, frapper_,_ faire du pugilat) non pas en battant l’air. Mais je traite durement (upopiadzo : meurtrir, traiter durement) mon corps et je le tiens assujetti (doulagogeo : maintenir en esclavage, discipliner sévèrement : cf. doulos : esclave, serviteur, cf. aussi douleur), de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. (1 Corinthiens 9 :24-27).

« Non pas que j’aie atteint ou que je sois parvenu au but, je poursuis en vue de le saisir totalement puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et je tends vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix (brabeion : récompense dans les J.O., prix ; cf. verbe brabeuo : décider, gouverner contrôler, arbitrer ; cf. Apocalypse 3 :21 ; 20 :4) de la vocation d’En-Haut de Dieu en Christ Jésus » (Philippiens 3 :12-14).

Paul a été « saisi par Jésus-Christ » sur le chemin de Damas : c’est le salut par la foi et la grâce : c’est acquis et c’est ce qui est à juste titre prêché par les églises à ce jour.

Mais il y a encore un but/objectif/prix à atteindre, la preuve c’est que Paul, qui n’est pourtant pas le premier chrétien venu, dit qu’il ne l’a pas atteint, à plus forte raison cela ne peut être que notre cas actuellement, à moins que quelqu’un ne porte ici-bas la couronne incorruptible !!! J’aurais hâte de le ou la rencontrer… !!!?

A quoi correspondent cet objectif, ce prix, cette récompense auxquels l’appel, la vocation d’EN-HAUT de Dieu EN Jésus-Christ nous invitent ?

Le terme employé pour prix, brabeion, est à mettre en relation avec le verbe brabeuo (décider, gouverner contrôler, arbitrer). Cela nous mène directement à Apocalypse 3 :21 et 20 :4 où l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée siègera couronnée sur le Trône et/ou des trônes pour gouverner et juger durant le Millénium ! (Cf. aussi Apocalypse 2 :27 ; 12 :5).

Ainsi pour recevoir ce prix, il est obligatoire d’avoir le corps métamorphosé, glorifié et d’être monté sur le Trône !

En attendant il s’agit non seulement d’une attente mais aussi d’un combat, d’une course, d’un match de boxe, d’une préparation physique, d’un « élan » en vue de tendre vers cet objectif et l’atteindre suite à l’appel de Dieu. Pour ce faire, il faut clairement se tourner vers quelque chose de nouveau, d’autres dimensions et en quelque sorte « laisser en arrière » les rudiments de l’enseignement chrétien, certes capitaux et censés avoir été assimilés et pratiqués, pour nous porter en avant vers la perfection (cf. Hébreux 6 :1-3). Il faut même « oublier » ce qui est en arrière pour se concentrer vers ce qui est en avant. Puisqu’il s’agit clairement d’un appel de Dieu, il ne peut que s’agir de Sa volonté !

 

c) Apocalypse de Jésus et apocalypse des filles et fils de Dieu = règne en couple suite à l’obtention de la couronne céleste

  • Apocalypse, révélation de notre Seigneur Jésus-Christ (Apocalypse 1 :1ss) qui a déjà eu lieu pour Jean et qui s’est passée en 92 environ. Cela s’est passé et une nouvelle ère et un nouveau vécu-pratique de l’Alliance ont été souverainement inaugurés et institués par Jésus-Christ Glorifié Lui-même ! A nous d’y entrer !
  • Perfection (anegklètos cf. : Apocalypse 4 :1ss ; 5 :10 ; 12 :1 ; 14 :1ss ; 19 :7-8+14 ; Hébreux 6 :1), c’est-à-dire la révélation, l’apocalypse (apocalupsis) des fils et des filles de Dieu au corps parfaitement sauvé, métamorphosé, monté à la Salle du Trône. Cette révélation est attendue par la création gémissante, car elle s’accompagne ensuite d’une action de délivrance ici-bas, mais à partir d’En-Haut (Romains 8 :19-23). C’est à venir mais aurait déjà dû avoir lieu car les deux révélations ou apocalypses autant celle de Jésus Glorifié que celle de l’Eglise des Vainqueurs glorifiée AURAIENT DÛ QUASIMENT ALLER DE PAIR, d’où le discours pressant et sévère de Jésus-Christ Glorifié au début du livre de l’Apocalypse dans les lettres aux sept églises !
  • Obtention de la couronne incorruptible (couronne : Apocalypse 3 :11+21 ; 6 :2 ; 12 :1 ; règne : 2 :26-27 ; 5 :10 ; 12 :5b ; 20 :4a), ou du prix, ou de la communion/union/mariage/règne en tant qu’Epouse avec Jésus-Christ l’Époux suite à l’appel d’En-Haut en rapport avec la venue de Son jour (Apocalypse 19 : 7-8+11ss). C’est aussi encore à venir mais aurait déjà dû avoir lieu !

d) Notre citoyenneté dans les cieux doit être vécue aujourd’hui

Paul voulait en tout cas vivre la citoyenneté céleste tout de suite en ce qui le concerne comme il l’aurait voulu pour les chrétiens de son époque. Mais cela supposait pour lui clairement la transformation préalable du corps de misère en un corps de gloire :

« Car notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus Christ qui transformera (métaskèmatidzo : transformer, changer l’apparence, la structure ; cf. méta : autre ; skèma : schéma, aspect ; cela ne relève en aucun cas des dimensions « intérieures ») le corps de misère en le rendant conforme (summorphon : semblable, même morphologie, même forme) au corps de sa gloire, selon l’énergie (energeia : énergie, puissance, efficacité, force, pouvoir) de sa puissance (dunamis : puissance, capacité surnaturelle, force, pouvoir, moyens, capacité cf. :dynamite) qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3 :20-21).

Paul attendait le Seigneur Jésus-Christ pour son époque et Il est effectivement revenu une première fois en gloire, (92 env.) malheureusement après son martyre à Rome (67env.). Nous avons traité le cas de Paul à ce sujet dans d’autres écrits et nous n’y reviendrons pas ici. Nonobstant il a posé les fondements doctrinaux de la métamorphose et de la montée et aurait dû les expérimenter.

Quoi qu’il en soit, Jésus-Christ Glorifié avait l’intention d’accorder tout de suite aux chrétiens qui écoutent et se repentent, cette transformation de leur corps de misère en un corps de gloire (Apocalypse 3 :17-18 – Laodicée – aussi toutes les promesses faites aux autres églises précédentes) pour bénéficier de la citoyenneté céleste dont il est aussi question en Apocalypse 3 :12c.

Ainsi notre citoyenneté dans les cieux nous fut légalement acquise par la justification de la croix mais elle ne pourra être effective et vécue qu’à partir du moment où nous pourrons réellement vivre dans les cieux grâce à la transformation de notre corps de misère et d’humiliation en un corps de gloire. On ne peut être vraiment citoyen d’un pays que si on y vit physiquement et concrètement, tout au moins un minimum de jours par an selon les législations en vigueur des différents pays.

Comme dit, Paul s’attendait à bénéficier de sa citoyenneté céleste de son vivant, à plus forte raison aujourd’hui nous sommes invités non seulement à nous y attendre mais aussi, comme lui, à nous entraîner, nous battre, à boxer, à courir avec notre corps ! Il est évident que le jeûne selon le Seigneur n’est pas étranger à ce processus. Il est la dimension corporelle de la piété avec la prière qui en est la dimension spirituelle et le don en argent qui en est la dimension psychique, les trois étant intrinsèquement liés et interdépendants.

Quand nous voyons la détermination, les souffrances et les épreuves notamment physiques des migrants pour arriver dans des pays où ils espèrent avoir une vie meilleure, nous devrions en prendre de la graine. Ils sont prêts à tout pour « passer » dans nos pays et s’y installer parce que leurs conditions de vie dans leurs pays d’origine sont souvent catastrophiques soit politiquement, soit économiquement, soit les deux. De plus, ils n’ont pas la citoyenneté des pays où ils espèrent s’installer.

Nous, nous avons déjà, comme le dit Paul, la citoyenneté des cieux. Au Royaume des cieux nous ne sommes pas des « sans-papiers », nous les avons déjà, contrairement aux migrants !

Et pourtant nous ne faisons pas tout pour « monter » dans le pays qui est d’ores et déjà le nôtre « sur le papier », pour atteindre le but, pour remporter le prix parce que cela nous semble tellement impossible. Nous ne croyons pas vraiment que notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ ait une énergie suffisante au niveau de Sa puissance pour nous donner la même morphologie, le même corps que le Sien pour éviter la mort et bénéficier dès à présent de l’immortalité ! (Cf. Marc 9 :23-24).

 

e) La première phase d’attaque

Comment avoir la foi, élément majeur de la première phase de l’attaque ?

La démontrer (Hébreux 11 :1) en s’y attendant, se préparant, comme décrit plus haut, puis s’investir à fond en pensées et en action selon le Seigneur au niveau de notre piété dans le but décrit dans ces textes car il s’agit d’un combat, d’une épreuve sportive qui doivent se gagner comme au J.O. ! Pour être champion olympique, cela ne se trouve pas dans un paquet Bonux, il faut s’entraîner au quotidien, manger correctement au quotidien, perdre les kilos en trop et avoir un esprit de combattant (cf. Ephésiens 6 :11-18) et de vainqueur (Apocalypse 2 :7+17+26 ; 3 :5+12+21) !

Les chrétiens qui perdront seront ceux qui mourront pour bien entendu malgré tout bénéficier de la grâce de la justification en Jésus-Christ après. Mais ce n’est pas là le sujet de notre propos, ni le but à atteindre, ni le prix à remporter dont parle Paul !

Par contre ceux qui gagneront le prix, auront mené le combat et auront au final obtenu la médaille d’or ! Sachons que le Seigneur en a une infinité en réserve ! Mais il faut gagner et pour gagner, il faut commencer par s’entraîner pour être sélectionné et ensuite participer. Au final, il s’agit d’y aller à fond pour vaincre ! Quand il est question de vainqueurs, de victoire c’est qu’il y avait obligatoirement des combats avant ! Ici nous sommes en présence de la première phase de l’attaque qui aboutit à prendre à partir de l’espace-matière-temps la position céleste pour pouvoir passer dans la deuxième phase de l’attaque !

Celle-ci, se passera à partir de la position céleste vers l’espace-matière-temps. Nous passons ici aux exhortations-promesses exprimées autrement de Jésus-Christ Glorifié dans Ses sept lettres aux sept églises (Apocalypse 1 à 3) et à l’attaque du cavalier couronné (Apocalypse 6 :1-2).

 

  1. Les phases d’attaques suivantes

a) L’évangélisation mondiale réussie : succès de la deuxième phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs à partir d’En-Haut

La deuxième phase de l’attaque se passe clairement à partir d’Apocalypse 6 :1-2 : « Je regardai, quand l’Agneau ouvrit un des sept sceaux et j’entendis un des quatre animaux qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, il sortit en vainqueur (nikao : vaincre, conquérir, triompher, surmonter) et pour qu’il vainque. »

Nous sommes clairement en présence de l’Eglise des Vainqueurs assise sur un cheval blanc (Cf. Apocalypse 19 :14), couronnée (Apocalypse 5 :10b ; 3 :11 ; 12 :1 ; 20 :4) et victorieuse (Apocalypse 2 :7b+17b+26 ; 3 :5+12+21 ; 12 :11 ; 17 :14c) !

Cette seconde phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée (Apocalypse 10 :9-10) d’En-Haut vers ici-bas inaugurera par ailleurs la Grande Tribulation qui sera la contre-attaque immédiate de l’Ennemi envoyant d’autres cavaliers et d’autres chevaux aux couleurs très inquiétantes et aux effets terribles pour celles et ceux qui seront restés sur terre !

Mais l’Eglise des Vainqueurs, de par ses nouvelles capacités octroyées, notamment plus de limitations dans l’espace-matière-temps (Cf. Jésus-Christ ressuscité passant de la terre au ciel et inversement avec ses capacités physiques surnaturelles pouvant traverser les murs, se déplacer instantanément d’un endroit à un autre, disparaître, apparaître etc…), vu que le corps de ses membres sera glorifié, obtiendra la victoire décrite en Apocalypse 7. Il s’agira des fruits d’une opération de victoires avec d’autres moyens comparés aux nôtres actuellement. Qu’y a-t-il comme plus belle victoire si ce n’est la réussite de l’évangélisation mondiale avec ces moyens en collaboration étroite avec les anges ? D’abord les Juifs dont il est question en Romains 11 :15+23-32 se tourneront vers le Seigneur et ensuite l’ordre de Jésus d’aller par toutes les nations pour faire des disciples (Matthieu 28 :19) se concrétisera avec succès (Apocalypse 7 :9).

L’ordre d’évangélisation de Jésus à Ses disciples de Matthieu que nous retrouvons en Actes 1 :8 était impossible à réaliser dans les conditions de l’époque si les apôtres gardaient leur corps d’humiliation. Il reste d’ailleurs toujours impossible à réaliser aujourd’hui malgré les technologies de la communication si nous pensons à des tribus isolées dans tel ou tel coin de la terre. C’est encore le cas dans des régions, quartiers de nombreuses villes et campagnes verrouillés à l’Evangile. Nous pensons aussi aux dictatures bloquant les moyens de communication ou encore aux sociétés tribales verrouillées sociologiquement et spirituellement par l’une ou l’autre croyance et/ou superstition. De plus, comme dit, les moyens pour y arriver n’y sont pas !

Jésus savait évidemment tout cela et pourtant Il avait donné cet ordre à des hommes qui étaient encore dans leur corps de misère à ce moment-là. Pour Jésus, il était clairement prévu qu’ils soient transformés physiquement en gloire rien que pour avoir la capacité et les moyens d’exécuter cet ordre cardinal !

C’est pourquoi il était prévu à ce moment-là que Sa puissance et la puissance du Feu du Saint Esprit survenant sur eux les métamorphosent à terme et en fassent très vite l’Eglise des Vainqueurs, d’où Son ordre d’attendre à Jérusalem « le don que le Père avait promis » (Actes 1 :4). L’Eglise primitive charismatique aurait dû très rapidement devenir l’Eglise des Vainqueurs !!! Elle n’en était d’ailleurs pas très loin quand on voit que Philippe était surnaturellement transporté pour continuer dans la foulée l’évangélisation (Actes 8 :39-40) ainsi que la puissance inimaginable de guérison, due au Feu du Saint Esprit, émanant des apôtres (par ex. : Actes 5 :15-16 etc.).

Mais nous apprenons par les épîtres et les lettres aux sept églises de l’Apocalypse et même déjà par certains passages des Actes que le tableau n’était pas resté si idyllique que cela et n’avait pas évolué comme le Seigneur l’aurait voulu et prévu. Mais Sa volonté ne s’impose pas contre la volonté des croyants et leur libre-arbitre, contrairement à volonté destructrice du Diable, le dictateur et manipulateur de toujours.

C’est pourquoi, 2000 années plus tard, l’Eglise n’ayant encore pas accordé sa volonté sur celle du Seigneur, se retrouve, de par son réveil charismatique actuel de nouveau au pied du mur, à savoir la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Elle seule sera capable de procéder à la première phase d’attaque et par là répondre avec succès à l’ordre d’évangélisation mondiale donné par Jésus. N’oublions jamais que YHWH ELoHiM a souverainement décidé de faire faire la finition du travail de restauration d’abord à Adam et Eve puis aux différents couples et leur descendance à travers l’histoire d’Israël, puis à Lui-même, le Père et Marie et enfin à Jésus l’Epoux et Son Epouse, l’Eglise des Vainqueurs composée du Peuple d’Israël et des convertis issus des nations !

b) L’éjection du Prince de ce monde : succès de la troisième phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs à partir d’En-Haut

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, je les attirerai tous à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir (élévation de la crucifixion). La foule lui répondit : Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : Il faut que le Fils de l’homme soit élevé (crucifié) ? » (Jean 12 :31-34).

Ce texte est la preuve par neuf que Jésus Lui-même avait prévu que le processus apocalyptique commencerait tout de suite après Sa résurrection et le don du Saint Esprit. Il emploie l’adverbe MAINTENANT (en grec : nun) alors qu’à l’époque jusqu’à aujourd’hui le jugement de ce monde n’a pas eu lieu, le Prince de ce monde n’a pas été jeté dehors (cf. : Apocalypse 12 : 10cd) et Jésus n’a pas attiré tous les hommes à Lui. Si le Messie devait passer par la mort notamment d’après Esaïe 53 et certains psaumes, contrairement aux croyances de la foule, Il était malgré tout censé établir dans la foulée le Royaume sur terre à partir de Jérusalem au moment de Sa venue d’après les textes messianiques de l’Ancien Testament !

Ces paroles de Jésus situant le jugement du monde et l’expulsion du fauteur de troubles par excellence pour « maintenant », tout au moins pour le 1er siècle, confirment donc nos propos du paragraphe précédent.

Et pourtant nous savons qu’il a actuellement encore accès au Trône de YHWH ELoHiM pour nous accuser (Apocalypse 12 :10).

Le seul changement depuis 2000 ans, et il est de taille, est que nous avons devant le Trône du Père notre « Avocat-Paraclet » Jésus-Christ le Juste (1 Jean 2 :1) à nos côtés, encore faut-il faire appel à Ses services par notre conversion à Lui (cf. Jean 12 :48) et nous serons sûrs d’obtenir le pardon et la justification.

Les Paroles de Jésus aux 12 disciples en Jean 14 : 1-3 nous conforte dans notre compréhension messianique dans Son intention de réelle proximité temporelle pour la « montée » : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Cf. Jean 17 :24).

A partir de là la Parole de Jésus quelques versets plus loin (Jean 14 :12-14) devient tout à coup beaucoup plus crédible : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Pourquoi Jésus a-t-Il employé le terme « maintenant » et pourquoi a-t-Il fait des promesses de montée et de puissance inimaginable à Ses disciples contemporains de Lui ?

Se serait-Il trompé ? Evidemment non ! Il savait en effet que toutes les conditions légales donc de possibilité d’application seraient remplies pour le démarrage du processus apocalyptique après la croix et la résurrection. Il fallait certes l’acceptation libre et consentie préalable de l’Eglise de l’époque pour la métamorphose et la montée puis l’accomplissement des « œuvres plus grandes ». Ne savait-Il pas qu’il y aurait un problème ? Sûrement si, mais Il croyait en Son Eglise, Il confessait Sa foi en Son Eglise qu’Il aimait d’un amour totalement fou et inconditionnel et par là refusait de prendre fondamentalement en considération dans Sa façon de penser et de parler que cela pourrait durer 2000 ans voire plus à cause d’un refus encore éventuel à ce moment-là ! Cela fait 2000 ans que « notre amoureux » refuse d’attendre bien qu’Il Lui faille attendre ! En effet en amour, il faut impérativement être à deux et en même temps laisser la liberté d’aimer à son partenaire… ! (Cf. pour comprendre le temps et l’histoire : Ecclésiaste 1 :9 cercle, constant recommencement ; Ecclésiaste 3 :1-11 aspect linéaire, commencement et fin, un temps pour… : illustration du « ressort » combinant le cercle et la ligne ; 2 Pierre 3 :8 : un jour  ressort contracté – est comme 1000 ans – ressort déployé  sont comme un jour – ressort contracté etc.).

Ainsi Jésus évoque déjà à Son époque terrestre l’éjection du Prince de ce monde qui correspondra aux deux phases d’attaques majeures de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12 :11 ; 19 :14ss) avec les anges. Elles marqueront l’éjection de l’Ennemi et de ses acolytes d’abord des lieux célestes à savoir en Apocalypse 12 :7-11 puis de la terre ou monde (Apocalypse 19 :11ss notamment 19 :14) et en Apocalypse 20 :2-3 +v.10.

Le jugement définitif du monde n’aura lieu qu’en Apocalypse 20 :11-15, c’est-à-dire entre le Millénium et l’établissement de l’Eternité.

Par ailleurs Jésus n’attirera tous les hommes sans exception à Lui qu’en Apocalypse 21 : 3-4 dans le nouveau ciel et la nouvelle terre.

Tout cela aurait dû déjà avoir eu lieu à l’époque de l’Apocalypse pour la raison évoquée plus haut. Mais comme l’Epouse chargée de finir le travail, de « réaliser » à partir de la gloire à la suite et aux côtés de son divin Epoux, traîne les pieds pour s’asseoir avec Lui sur le Trône, rien n’a encore pu être fait !!!

Si Jésus a tout accompli juridiquement et peut déjà être notre avocat devant le Père, la deuxième phase d’attaque ne pourra avoir lieu qu’à partir du moment où l’Agneau pourra ouvrir le premier sceau (Apocalypse 6 :1-2) qui marquera le début de la finalisation en couple opérée à partir d’En-Haut, du Trône !

 

  1. Josué, David, Salomon

La conquête est bien entendu à prendre en considération dans notre propos, sachant que le Pays Promis est à mettre en parallèle avec notre Pays Promis, le Paradis, la Jérusalem céleste, la Salle du Trône.

a) La mort de Moïse

La période des pérégrinations dans le désert du Peuple d’Israël exposé à toutes sortes d’attaques sous la direction de Moïse correspond à la période terrestre de l’Eglise, elle aussi exposée à toutes sortes d’attaques dans l’espace-matière-temps, période qui aurait dû durer au maximum jusqu’en 92 environ. Dans les deux cas, à cause du manque de foi et d’acceptation, il y eut des prolongations. Pour Israël ce furent 40 ans et pour l’Eglise, jusqu’à présent ce furent et sont 2000 ans voire plus selon ce qui se passera !

L’Eglise primitive était charismatique. Elle fut appelée avec insistance par Jésus-Christ Glorifié à la montée ou entrée et conquête de son Pays Promis céleste. De même l’Eglise actuelle est elle aussi partiellement charismatique, ceci pratiquement dans toutes les dénominations. Ainsi les conditions pour la « montée » ou la « conquête » commencent à être réunies et cette Eglise est à nouveau appelée à la montée ou entrée et conquête de son Pays promis céleste.

Il se trouve que la génération incrédule et têtue du Peuple d’Israël dut mourir y compris Moïse !!! Comment est-ce possible, lui qui avait tellement souffert, lui qui n’avait vécu que pour cela, lui qui était le top du top en terme ministère et de miracles (Deutéronome 34 :10-12) !!!

Nous en avons donné les explications dans notre Rubrique intitulée « Moïse et Mériba » (75). Moïse a obéi en frappant le premier « Rocher » Jésus-Christ souffrant à Rephidim pour obtenir l’eau mais a désobéi aux nouvelles instructions de YHWH en frappant aussi plus tard le second « Rocher » Jésus-Christ Glorifié à Kadès Barnéa alors qu’il aurait dû Lui parler et Le glorifier devant le Peuple au moment du passage alors imminemment prévu dans le Pays promis. On ne frappe plus le Rocher Jésus-Christ Glorifié sous peine d’en subir les conséquences ! A ce moment-là, par la stricte obéissance peut-être sans en connaître la portée, il aurait dû passer d’une réalité à l’autre, de l’aridité du désert à l’abondance du Pays Promis, de Jésus-Christ souffrant pour nous à Jésus-Christ Révélé et Glorifié nous faisant passer au ciel, de l’espace-matière-temps à la Salle du Trône.

En ce qui concerne l’Eglise, si l’on évalue une génération à 25 ans, nous aboutirions aujourd’hui à environ 80 générations (2000/25=80) qui sont mortes ou sont en train de mourir depuis l’Apocalypse de Jésus… ! Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas reconnu Jésus-Christ Glorifié ni accepté son message.

« Ainsi, après la mort de Moïse, serviteur de YHWH, et YHWH dit à Josué, fils de Noun, assistant de Moïse : Moïse, mon serviteur, est mort et maintenant, lève-toi, passe le Jourdain, toi et tout ce peuple, vers cette terre que je donne aux fils d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. » (Josué 1 :1-3 Trad. Litt.)

Si nous regardons l’histoire de l’Eglise avec ses nombreux échecs et difficultés nous y voyons aussi de nombreux « Moïses », des hommes et des femmes que YHWH ELoHiM a puissamment utilisés pour faire avancer les choses dans le bon sens, notamment des réveils incroyablement puissants. Mais c’était et c’est toujours dans le « désert » ou l’espace-matière-temps. De plus, contrairement à Moïse qui avait comme but ultime de passer dans le Pays promis comme YHWH le lui avait dit, ils avaient et ont perdu la révélation de la conquête-montée vers la Salle du Trône avec le corps métamorphosé. Pourtant quand on va dans un nouveau pays, on y va aussi avec son corps, jusqu’à nouvel ordre… !

Il faut aussi noter que l’état du Peuple d’Israël n’était pas des meilleurs à ce moment-là. Ce dernier dut redevenir « réglo » par la circoncision qui avait été étonnamment abandonnée pour la nouvelle génération au désert pourtant encore dirigée par Moïse à ce moment-là ! (Josué 5 :2-9). Tout nouveau-né mâle aurait dû, en effet d’après la Torah, être circoncit à 8 jours même au désert !

L’état déplorable du Peuple au moment de la mort de Moïse était réel, une situation correspondant à l’état de l’Eglise des années 92, donc quelques années après la Pentecôte, et au-delà, à l’état de nos églises actuelles.

Cette « remise en ordre » pour le Peuple d’Israël, est à mettre en parallèle aux exhortations de Jésus-Christ Glorifié dans Ses lettres aux sept églises via l’écoute du Saint Esprit et la repentance. Mais ces lettres ne furent pas prises en considération à l’époque et cela entraîna des effets désastreux dont nous subissons encore les effets aujourd’hui.

Dès avant le 2ème siècle et les suivants, notamment à Alexandrie, survint le raz de marée du système de pensée de la philosophie gréco-romaine inspirée d’une vision du monde ambiante splittée parce que sous-tendue par le panthéon gréco-romain aux idoles multiples, à l’image des humains dans leur comportement pervers dans des luttes intestines. C’est juste le contraire de l’homme créé à l’image de YHWH. Ainsi parmi bien d’autres conséquences, l’être humain, comme les divinités, y est fondamentalement divisé, l’âme y est fondamentalement séparée du corps (Cf. paroles de Socrate avant son suicide).

Par ailleurs chacun est soumis à son « destin » inéluctable souvent injuste et inexplicable et peu enviable notamment dans l’au-delà ! C’est l’influence du Diviseur. C’est le contraire de la relation entre YHWH ELoHiM et Son Peuple toujours marquée par la confiance et la constance de la Parole adressée, par les échange, les appels à la repentance, les miracles pour essayer de transformer le destin inéluctable de jugement et de destruction en bénédictions et bonheur.

Au niveau de l’Eglise, l’unité de YHWH ELoHim (Deutéronome 6 :4) est remise en cause au profit du culte marial et des saints. Nous retrouvons ce système de pensée tant chez les Pères de l’Eglise qu’au sein de l’épiscopat à caractère monarchique naissant de ladite « Grande Eglise » ou église majoritaire de l’époque. Celle-ci cherchera à s’accommoder du système impérial romain idolâtre et deviendra logiquement l’église ayant le plus d’influence à savoir celle de la capitale de l’Empire, Rome, ce qui en fit « l’Eglise catholique (universelle) Romaine ».

Le culte marial et des saints, le sacrifice de la messe offert par l’Eglise, opéré par les prêtres, sont calqués ni plus ni moins sur les cultes sacrificiels païens opérés par les prêtres des idoles païennes. Le pape deviendra plus tard en quelque sorte le « nouvel empereur romain » se voulant à la tête du fameux rêve d’ancien d’Empire dit « universel-catholique » devant dominer le monde connu (Occident et Orient) datant déjà du conquérant-empereur grec-macédonien Alexandre le Grand (Cf. ville d’Alexandrie) voire des empires babylonien et perse. Il se réalisera, malheureusement pour l’humanité, au moment du règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 13 à 19).

La tendance des 2ème et 3ème siècles dite « apocalyptique » dans une certaine mesure « montaniste » de certains chrétiens considérés comme « dissidents » beaucoup plus proches des textes bibliques, fut alors injustement écartée et/ou étouffée par ladite « Grande Eglise ». L’Apocalypse fut même mise de côté par certains ou tout au moins mise aux oubliettes, car on ne la comprenait évidemment plus. Fort heureusement ce livre fut, par la grâce de Dieu, malgré tout retenu dans le canon biblique. L’Ancien Testament subit un peu le même sort et chez certains, même YHWH ELoHiM n’était plus considéré comme étant le Dieu du Nouveau Testament que l’on avait mis à la sauce des systèmes de pensée gréco-romains.

Les lettres de Paul furent faussement interprétées de façon hellénique visant notamment à spiritualiser la foi chrétienne, c’est-à-dire entre autres à séparer fondamentalement l’esprit et l’âme de l’homme d’une part de son corps d’autre part. Comme dit, la notion biblique vétérotestamentaire de l’unité et de la primauté existentielle (YHWH : « Je suis » EHaD : premier, un ; Deutéronome 6 :4) de YHWH ELoHim est remise en cause par le rejet du judaïsme et la mise au rancard de la Torah. YHWH devint un objet de réflexion par la raison humaine au lieu d’être la source, l’origine, le point de départ de toute réflexion. Ainsi la Révélation, l’Apocalypse de YHWH à l’homme devint par là une donnée subjective à relativiser qui finit par être soumise à la raison dite objective de l’homme et c’est au bout du compte qu’ainsi l’homme devint dieu. Les symboles et les images raisonnablement acceptables devinrent les clés d’interprétation de l’Apocalypse jusqu’à nos jours.

Ainsi cette unité de l’être humain à l’image de YHWH ELoHim le Créateur UN fut tout autant remise en cause par une suite de raisonnements logiques d’où la spiritualisation théologique et religieuse généralisée mortifère. Elle prenait en effet sa source davantage dans les réalités diverses et multiples immanentes observables et constatables et non en YHWH ELoHiM EHaD (=un).

Cela ne put qu’engendrer les infinies divisions au sein de l’Eglise catholique romaine dès le départ puis en-dehors d’elle particulièrement au 12ème siècle (Vaudois) et au 16ème siècle (Réforme avec tous les courants-dénominations dits dissidents jusqu’à nos jours). Le dénominationnalisme devint par conséquent la légalisation de la division de l’Eglise.

Nous retrouvons clairement le système de pensée hellénique même dans nos milieux évangélico-charismatiques qui pourtant se veulent les plus « bibliques » possible ! Le corps n’y a plus sa place biblique en ce qui concerne son salut (=immortalité Romains 2 :7 ; 8 :23 ; 2 Timothée 1 :10 ; Apocalypse 2 :7b). Le corps est inexorablement voué à la mort et à la pourriture voire aux cendres. Ainsi par amour « intérieur » du prochain, le corps est uniquement traité de façon humaine, humaniste et humanitaire pour limiter les dégâts mais seulement pour ici-bas. C’est fort louable au demeurant, mais ne reflète pas l’ensemble du message de la Parole de Dieu et particulièrement celui de l’Apocalypse. Pourtant la guérison physique miraculeuse chez les charismatiques représente un embryon merveilleux qui aurait dû mener à la compréhension et au vécu du salut du corps c’est-à-dire de l’immortalité !

Comme, à cause du système de pensée hellénique, le corps a perdu sa place dans le processus du salut, on a perdu la notion d’environnement, de territoire à conquérir et à occuper pour y préserver ledit corps. Le désert n’est en effet pas idéal pour la survie du corps : il faut donc un environnement plus favorable à savoir un pays « où coulent le lait et le miel » ! (Cf. Ezéchiel 36 :25-30).

De même, l’espace-matière-temps (désert) par définition (limitations, débuts-fins donc mort) ne peut assurer le salut du corps : il faut obligatoirement donc passer avec le corps glorifié et sauvé dans le Pays promis, la Salle du Trône pour être assuré de sa pérennité éternelle.

Moïse était mort !!! Josué dut alors prendre le relais. Il avait la foi de la réussite de la conquête avec Caleb (Nombres 13 :30 ; 14 :24+30 ;32 :12 ; Josué 14 :13-14) lors de l’épisode des 12 espions envoyés dans le Pays Promis par Moïse 40 ans auparavant.

Nos « Moïses » du passé sont morts. Nos « Moïses » actuels, s’ils restent dans le désert, vont de toute façon mourir, même si c’est à 120 ans ou plus. Ceux qui par leur désobéissance veulent faire obstacle à la foi de la conquête, risquent même de mourir prématurément ! (Josué 1 :18 ; 7 :18-26 ; Apocalypse 22 :18-19). A bon entendeur salut ! La crainte-respect de YHWH ELoHiM va de pair avec l’amour et ne peut en être séparée. Comme je l’ai déjà écrit, ils sont toutefois sauvés pour l’éternité par leur foi en Jésus-Christ mais ne feront pas partie de l’Eglise des Vainqueurs qui aura pénétré dans le Pays Promis esprit, âme et corps.

En ce qui concerne l’Eglise, une nouvelle étape doit à présent s’enclencher et doit se solder par la « mort » de la spiritualisation religieuse hellénique mise à la sauce chrétienne. Evidemment celle-ci était un peu plus acceptable par une raison ne prenant prioritairement en compte que la réalité immédiate visible et raisonnablement atteignable comme base de pensée… !

La pensée doit se fonder sur l’Apocalypse ou Révélation de YHWH ELoHiM et de Ses Fils et Filles pour aboutir à un mouvement venant d’En-Haut vers ici-bas. Le mouvement d’ici-bas voulant aller En-Haut sans Jésus-Christ est babylonien et se veut de faire de l’homme un dieu.

 

b) La vision de l’objectif

« Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Hittites et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. » (Josué 1 :4)

YHWH ELoHiM donne tout d’abord la vision du merveilleux objectif. Le Pays promis s’étend tout de même jusqu’à l’Euphrate…. Moïse reçut malgré tout le privilège de pouvoir contempler le Pays promis du sommet du Mont Nébo juste avant sa mort. (Deutéronome 34 :1-4). Moïse avait la vision de l’objectif contrairement à l’Eglise majoritaire des deux premiers siècles et celle qui suivit jusqu’à nos jours. Il faut tout de même préciser que Josué se trouvait clairement dans la continuité de Moïse (Deutéronome 34 :9 ; Josué 1 :5+7).

Les descriptions du Pays promis céleste représentent un des axes majeurs du livre de l’Apocalypse et ont comme but à nous donner la vision de l’objectif (Cf. par ex. écrits « La Salle du Trône » et « Missions de l’Eglise des Vainqueurs »).

L’Eglise charismatique actuelle rêve d’être comme l’Eglise primitive, ce qui est déjà un objectif fort louable et appréciable mais ce n’est pas l’objectif que Jésus-Christ Glorifié et à Sa suite l’Apôtre Jean préconisent et nous présentent dans l’Apocalypse.

YHWH ELoHiM veut la « totale » et c’est pourquoi notre foi doit être orientée vers la « totale ». Pour ce faire, la vision et l’objectif de YHWH ELoHiM doivent correspondre à notre vision et notre objectif.

Adam et Eve fut éjectés du Paradis, c’est pourquoi nous devons avoir comme vision et objectif la réintégration au Paradis dans et à travers notre Seigneur Jésus-Christ qui a totalement payé le droit d’entrée !

En même temps que ce soit pour Josué et le Peuple d’Israël ou pour nous-mêmes, il y aura des attaques à mener, démonstrations de notre foi ! (Hébreux 11 :1).

 

c) Garanties de réussite

« Aucun homme ne se maintiendra devant toi, tous les jours de ta vie je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. Sois fort et sois courageux, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai fait serment à leurs pères de leur donner. Seulement s_ois fort et sois courageux_, pour prendre garde d’agir assidûment selon toute la Torah que Moïse, mon serviteur, t’a ordonnée ; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin que tu réussisses (TSaLaCH : prospérer, réussir, avoir du succès, saisir, passer, vaincre) partout où tu iras. Que ce livre de la Torah ne s’éloigne pas de ta bouche ; murmure-le jour et nuit pour que tu prennes garde de faire comme tout ce qui est écrit car en lui (écrit) tu mèneras à bien ton chemin et alors tu réussiras (SaKaL : réussir, ouvrir l’intelligence en vue de la réussite, rendre sage, agir avec sagesse et prudence, montrer une grande intelligence, comprendre). Ne t’ai-je pas ordonné : Sois fort (HaZaK : fort, puissant) et sois courageux (AMaTZ : courageux, fort, décidé, ferme déterminé, assuré) afin que tu ne sois ni terrifié ni découragé, car YHWH, ton ELoHiM est avec toi partout où tu iras. » (Josué1 :5-9 ; Trad. Litt.).

YHWH ELoHiM sera avec Josué comme avec Moïse et Il ne l’abandonnera pas. La proximité de YHWH ELoHiM est la première des garanties. Pourtant il lui faudra être fort et courageux, c’est un ordre répété, car c’est à lui qu’incomberont les responsabilités d’atteindre l’objectif.

La Torah écrite par Moïse, devra être constamment à la bouche de Josué, prononcée, murmurée et pas seulement : il devra la mettre rigoureusement en pratique !

Voilà les clés du succès et de la réussite pour atteindre l’objectif. Josué doit comprendre qu’il lui faudra « la jouer serrée », car il ne s’agira pas d’une « petite promenade de santé » …

En ce qui nous concerne, nous sommes appelés à être à l’opposé de l’inaction, de l’attente passive où l’on croit que cela nous tombera dessus comme un fruit mûr ou plutôt pourri, où le corps paresseux commence à s’engraisser, s’empâter et sentir la fiente, où le travail et la connaissance notamment de la Parole ne font plus partie du vocabulaire, où la recherche de la proximité avec YHWH ELoHiM ne suscite que points d’interrogation, bref où la grâce devient « crasse » … ! Se situer à la fois dans la continuité des géants de la foi, des « grands ministères » notamment charismatiques, des « Moïses » avec leurs miracles inimaginables, les conversions, les baptêmes du St Esprit, les guérisons, les foules énormes rassemblées etc…et en même temps aller plus loin, nous dirions bien au-delà, fait partie d’une préparation difficile à une première phase d’attaque. Ainsi il faudra être fort et courageux non seulement pour assumer l’héritage merveilleux « charismatique mosaïque » tout en allant au-delà par l’affrontement direct d’un Ennemi défendant bec et ongles le territoire qu’il occupe indûment à la fois d’abord dans les lieux célestes (2ème ciel, une partie du Pays Promis, Canaan) que sur terre (autres territoires environnants et au-delà).

 

d) Mise en mouvement du Peuple pour la conquête du lieu de repos

Immédiatement Josué passa à l’action en donnant des ordres aux chefs du Peuple relatifs aux préparatifs. Tout le monde devait se battre jusqu’au terme de la conquête y compris les tribus ayant reçu les territoires déjà occupés à l’est du Jourdain (Josué 1 :10-18).

YHWH ELoHiM donne le territoire mais en même temps l’ensemble du Peuple doit se battre dans une unité indéfectible. Le but énoncé par Josué est la possibilité de se reposer (NOUaCH : se reposer, s’établir, rester, être tranquille, s’arrêter, se poser) mais seulement après les combats de la conquête !

L’errance dans le désert avec ses souffrances et ses combats uniquement de survie : ce sera FINI !!! Les perfusions de survie certes miraculeuses de la manne, des cailles et l’eau du rocher seront remplacées par les bons produits goûteux du Pays et ses sources d’eau vive ! (Josué 5 :11-12). Ce sera le REPOS mais avant ce sera l’obéissance à commencer dans les phases d’attaques.

« Venez (Deute impératif du verbe deuro : venir, aller à, rejoindre) à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos vies. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11 :28-30)

Aller vers le Seigneur Jésus-Christ c’est recevoir le repos mais c’est aussi apprendre de Lui, recevoir Ses instructions en acceptant l’obéissance à savoir Son joug et Son fardeau bien plus légers que l’oppression atroce de l’Ennemi !

Alors quoi de plus merveilleux qu’en tant que fatigués et chargés, à cause des conditions de vie du désert espace-matière-temps, que de venir, d’aller, de rejoindre pour ne pas dire de « monter » sans mourir vers notre Jésus Glorifié, là où Il se trouve c’est-à-dire sur le Trône au paradis-ciel notre Pays promis ! C’est là que nous trouverons le repos véritable et un joug vraiment doux et léger !!! Comme pour le Peuple d’Israël la Terre promise est une terre de repos (Josué 1 :13-15) le Paradis-ciel, la Salle du Trône seront un lieu de repos. Nous sommes évidemment très loin des soi-disant lieux de repos appelés cimetières… !

 

e) Explorations préalables

L’envoi des deux espions dans le Pays et particulièrement à Jéricho correspond pour nous à la collecte et la prise au sérieux des témoignages particulièrement chrétiens de celles et de ceux qui sont passés avec leur être intérieur (EMI – NDE – autres opérés par le St Esprit) au paradis (3ème ciel) mais aussi en enfer (2ème ciel) et sont revenus ici-bas dans leur corps. Les espions de Josué ont à la fois vu le beau pays (Paradis 3ème ciel) mais aussi les terribles villes fortifiées idolâtres et perverties (enfer – 2ème ciel) dont Jéricho avec ses « vaillants » soldats (Josué 6 :2), leurs ennemis.

Au-delà de ces témoignages, certains textes bibliques et particulièrement les écrits des prophètes et ceux de l’Apocalypse, nous permettent cette exploration pour fortifier notre foi et nous donner une vision plus juste en vue de la mise en place du « passage du Jourdain » ou de la « montée ».

 

f) Le passage du Jourdain ou la montée (Josué 3 et 4)

L’Arche de l’Alliance représentant l’aboutissement du processus d’approche de YHWH ELoHiM jusqu’au Saint des Saints (Tabernacle) où elle se trouvait, se mettra au milieu du premier obstacle « naturel » le Jourdain dont le niveau d’eau était au plus haut donc infranchissable pour cette foule énorme avec femmes, enfants, armes et bagages à cette époque de l’année (Josué 3 :15). Un passage fut miraculeusement mis à sec avec la présence de l’Arche portée par les sacrificateurs au milieu du lit du fleuve. Cela ressemble au passage de la Mer Rouge et là le courant d’eau fut retenu en amont (Josué 4 :23).

Notre obstacle « naturel » est le système espace-matière-temps dont notre corps charnel fait partie. Le processus de la métamorphose ou de la glorification ou de la circoncision de Christ (Josué 5 :2-10 ; Colossiens 2 :11) est indispensable pour le « passage » car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15 :50).

L’Arche (Trône) qui permit la traversée du Jourdain correspond à la présence de Jésus-Christ Glorifié qui apparut à Jean et le métamorphosa pour qu’il puisse monter (Apocalypse 4 :1).

Distinguons les 4X4 étapes qui nous font mieux comprendre où nous sommes appelés à nous situer aujourd’hui :

1. Apocalypse 3 :20 : (1) Agneau Pascal, (2) Autel du sacrifice, (3) conversion – Ste Cène pain et vin, (4) Ste Cène de Gloire

2. Apocalypse 1 :17-18 : (1) Passage de la Mer Rouge, (2) Cuve d’airain, (3) baptême d’eau, (4) Baptême de Feu et de Gloire

3. Apocalypse 1 :1-5+10 (1) Sinaï dans le désert avec don de la Torah, (2) Lieu Saint, (3) Baptême du St Esprit de la Pentecôte avec dons spirituels et ministères dont celui de Jean, (4) prophète – apôtre – témoin de la Révélation de J-C Glorifié

4. Apocalypse 1 :6 ; 4 :1c ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :7-11 à 19 :11ss : (1) Passage du Jourdain, (2) Conquête du Pays Promis, (3) Attente et préparation pour la Formation de l’Eglise des Vainqueurs à travers la Révélation de Jésus-Christ Glorifié (4) Métamorphose du corps, montée, révélation des Fils et Filles de Dieu avec conquête du 2ème ciel et de la terre (Cf. Romains 8 :23 ; 2 Corinthiens 3 :18).

L’Apocalypse (Révélation) de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1 :1+10-20) attendue à juste titre par Paul et ses lecteurs (1 Corinthiens 1 :7) permettra le passage, la montée comme l’Arche permit le passage du Jourdain et fera ainsi de nous des rois et des sacrificateurs (=Eglise des Vainqueurs) pour Son Père (Apocalypse 1 :6) en vue de Son retour en Gloire aux yeux de tous (Apocalypse 1 :7 ; 19 :11ss).

Apocalypse 1 :1-8 est l’introduction du livre résumant en quelques phrases la nouvelle et dernière étape de l’Histoire du Salut qui y est décrite et qui se jouera avec l’Eglise des Vainqueurs.

La clé incontournable est la Révélation-Apocalypse de Jésus-Christ Glorifié aboutissant à travers bien des étapes à son dernier retour en gloire au vu et au su de tous (Apocalypse 1 :7-8 correspondant à 19 :11ss).

Les sacrificateurs portant ENSEMBLE dans l’unité l’Arche (Préfiguration du Trône de Jésus-Christ Glorifié) postés au milieu du Jourdain pour permettre le passage de la nouvelle génération du Peuple d’Israël, préfigurent la montée de celles et de ceux qui accepteront les exhortations de Jésus-Christ Roi révélé dans Sa Gloire (Apocalypse 1 :10-16).

 

g) L’Apocalypse (révélation) des fils et filles

Peu après le passage miraculeux du Jourdain du Peuple d’Israël, les rois à l’ouest du Jourdain eurent leur « cœur fondu » ou perdirent courage et n’eurent « plus d’esprit » ou eurent le souffle coupé devant les « fils d’Israël » ! (Josué 5 :1). Le texte suggère ainsi le passage de l’état « d’enfants d’Israël » à celui de « fils d’Israël » (cf. Romains 8 : 15 techna : enfants qui crient Papa – Abba et passage au v.19 apocalypsin uion : révélation des fils).

Le passage miraculeux et exceptionnel du Jourdain ou pour nous la « montée » commenceront par faire peur aux ennemis car ceux-ci savent pertinemment que pour eux cela marquera le début de la fin ! La gloire de YHWH ELoHiM se manifesta à l’époque dans la région par la « révélation » de la puissance accompagnant les fils d’Israël et se manifestera par la révélation à la création de Ses fils et filles glorifiés, au corps sauvé (Romains 8 :19-23).

Par ailleurs le Peuple d’Israël passa de l’état d’assistanat (enfants) même miraculeux (manne et cailles) à l’état de gestionnaire responsable (Fils et Filles) par la prise de possession concrète du territoire à cultiver qui devait lui revenir (Josué 5 :12).

L’Eglise des Vainqueurs, elle aussi, prendra sa position de responsabilité et de gestion qui lui reviendra. Elle deviendra responsable et victorieuse parce que glorieuse dans un environnement glorieux, combattante et régnante à partir du Trône auprès de son Epoux Glorieux !

 

h) L’Apocalypse (révélation) de Jésus-Christ

« Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux et voici, il vit un homme se tenant vis-à-vis de lui, son épée tirée dans la main. Josué alla vers lui et lui dit : Est-ce que tu es de nous ou est-ce que tu es de nos ennemis ? Il répondit : Non, car je suis le chef de l’armée de YHWH_, maintenant_ je suis venu. Josué tomba à terre sur son visage et il se prosterna et il dit : Quoi ? Mon Adonaï parle à son serviteur ? Et le chef de l’armée de YHWH dit à Josué : Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi. » (Josué 5 :13-15).

Jésus-Christ glorifié est clairement à identifier ici (cf. Apocalypse 1 :10ss). Il s’identifie comme le Chef de l’armée de YHWH : Il apparaît ici comme YHWH-Homme au premier abord (Cf. Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu).

Pour confirmation de Son identité, Il se révèle à Josué comme Il s’était révélé à Moïse au buisson ardent en décrétant que le sol sur lequel il se tenait était saint. Josué devait comme Moïse ôter ses sandales. Josué savait qu’il se tenait devant YHWH Lui-même et il tomba le visage contre terre et L’adora (se prosterner devant Lui). De plus, quelques versets plus loin (Josué 6 :2), YHWH est clairement nommé comme tel, donnant Ses ordres à Josué.

Ce dernier est littéralement bouleversé car il s’exclame dans l’étonnement et la surprise la plus totale : « Comment est-ce possible ? YHWH ELoHiM, s’adresse personnellement à moi, se révèle personnellement à moi ! »

Que lui dit son Adonaï (Seigneur) ? « Je suis le Chef de l’armée de YHWH ». Il signifie ainsi à Josué qu’Il ne fait ni partie de l’armée ennemie ni de celle d’Israël mais de l’armée céleste qu’Il dirige et Il est venu parler et agir en tant que tel évidemment avec Son épée tirée pour faire d’Israël par Son combat une Armée de Vainqueurs ! Il lui donnera d’ailleurs immédiatement après les instructions pour la prise de Jéricho.

Quand Jésus-Christ Glorifié S’est présenté et révélé à Jean, ce dernier tomba comme mort à Ses pieds (Apocalypse 1 :17a). Il lui donna aussi des instructions à noter (Apocalypse 1 :19) pour que l’Eglise devienne elle aussi une armée de vainqueurs (lettres aux sept églises) ou l’Eglise des Vainqueurs !

Nous voyons une fois de plus que l’Apocalypse (Révélation) de Jésus-Christ Glorifié, YHWH-Homme (Apocalypse 1 :13ss où il est justement question d’un « fils d’homme ») et Chef de l’Armée de YHWH, le glaive sortant de Sa bouche (Apocalypse 1 :16b), est absolument incontournable et indispensable pour aller de victoire en victoire et par là de gloire en gloire ! Désirons-la ardemment !

Elle nous permettra de passer aux phases d’attaques déterminantes en vue de la victoire et de la gloire finales.

 

i) Phases d’attaques sous Josué

Jéricho (cf. écrit Rubrique « Jéricho » n° 103) fut la phase d’attaque et victoire miraculeuses exceptionnelles dans le pays. C’était le premier verrou à faire sauter par Israël dans le Pays Promis. Cette phase d’attaque correspond à celle du cavalier sur le cheval blanc (Apocalypse 6 :2) ayant toutes les caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs qui obtiendra le réveil le plus puissant de l’Histoire décrit dans Apocalypse 7 lors de la Grande Tribulation (Apocalypse 6 à 11).

Une partie du verrou préfigurée par la prise de Jéricho qui sautera lors de ce réveil est le marquage du sceau divin du Peuple d’Israël qui lavera sa robe dans le Sang de l’Agneau. Il s’agit de la destruction miraculeuse des murs de Jéricho. Sachons qu’aussi longtemps Israël ne reconnaîtra pas en Jésus son Messie, il y aura comme un mur face à la finalisation du plan de YHWH. Cela fut prophétisé par Paul en Romains 11 et représentera la réhabilitation d’Israël dans son rôle initial pour les nations, ce qui débloquera la suite.

Les sacrificateurs juifs étaient les seuls habilités à porter l’Arche, c’est-à-dire le Trône de YHWH ELoHiM notamment pour traverser le Jourdain puis faire le tour de Jéricho. De même l’Eglise des Vainqueurs est un ensemble de sacrificateurs (Apocalypse 1 :6 ; 5 :10).

Qu’est-ce qu’un sacrificateur et particulièrement le Grand Sacrificateur ? Il sacrifie la victime expiatoire et devient porteur de son sang pour en asperger l’Arche dans le Saint des Saints. Seul le porteur du sang de la victime expiatoire peut se tenir devant la Sainteté du Trône de YHWH ELoHiM dans Son Temple.

Mais comment devenir porteur du Sang de notre victime expiatoire, l’Agneau devenu Jésus-Christ Glorifié et en même temps Grand Sacrificateur qui nous a précédé dans le Sanctuaire ? Comment devenir un peuple de Sacrificateurs (Apocalypse 1 :6 ; 5 :10) habilités à pénétrer le Saint des Saints réellement munis du Sang de Christ ?

Nous ne pouvons porter les grumeaux du Sang de Jésus en l’état qui ont alors couvert le bois de la croix ou sont tombés en terre. Nous ne sommes pas davantage les porteurs de Son Sang par l’absorption d’un vin soi-disant passé par la transsubstantiation chez les catholiques et la consubstantiation chez les luthériens. La représentation et le symbole du sang signifié par le vin chez les calvinistes et les évangéliques n’est pas réellement ce Sang et ne peut donc en aucun cas être efficace devant la Sainteté manifesté par le Feu et la Lumière de YHWH ELoHiM.

Quelle est la solution ? Porter le Sang de Jésus-Christ tel qu’Il est maintenant. Il est fait de Feu divin glorieux et de Lumière divine glorieuse (Apocalypse 1 :13-16) et nous pouvons parfaitement porter Son Feu et Sa Lumière en les « mangeant, en les absorbant » lors de la Ste Cène de Gloire et/ou du Baptême de Feu. Cela nous métamorphosera le corps. Seule cette manière rendra l’approche de l’Arche-Trône parfaitement possible !

Par ailleurs, la « rentrée » des Juifs (Apocalypse 7 :4-8 ; cf. aussi 14 :1-5 ; cf. aussi Josué 5 :7-11) ayant ainsi pleinement récupéré leur position en jouant leur rôle et ministère prévus depuis toujours, rendra possible que l’autre partie du verrou saute à savoir la réalisation du réveil demandé par Jésus à Ses disciples en Matthieu 28 :19 et Actes 1 :8 (prise de Jéricho). Lors de la prise de Jéricho, tout devait être passé au fil de l’épée ou dévoué par interdit. Cela signifie que l’éclatante Eglise des Vainqueurs venant des lieux célestes sera efficace dans l’évangélisation parce qu’elle dévouera par interdit, passera au fil de l’épée non pas les personnes mais bien les puissances des ténèbres qui trompent et aveuglent les gens. La route de la conquête s’ouvrira alors de plus en plus.

Bien d’autres phases d’attaques s’en suivirent avec des batailles contre des coalitions de rois tout au long de la vie de Josué et jusqu’à David. Ils préfigurent les combats et surtout catastrophes sur terre qui auront lieu durant la Grande Tribulation : ce seront particulièrement les catastrophes liées aux 7 trompettes ou shofars (cf. aussi 7 jours, 7 sacrificateurs pour Jéricho : Josué 6 :3-5).

Le Peuple put progressivement s’installer dans les territoires prévus pour les différentes tribus. Mais la conquête n’était pas totalement terminée pour autant.

 

j) Phases d’attaques sous David

En fait la conquête aura eu une phase d’attaque décisive bien plus tard quand David aura conquis Jérusalem et aura pu y faire pénétrer l’Arche de l’Alliance qui apparut aux yeux de tout le Peuple à ce moment-là (2 Samuel 5 et 6). C’est un événement absolument capital car l’importance de Jérusalem surtout avec la présence bénissante de l’Arche n’est plus à démontrer au niveau des textes bibliques.

« Et le temple de Dieu dans le ciel s’ouvrit et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » (Apocalypse 11 :19a). Cela signifie que le voile de séparation qui existe aussi dans les lieux célestes entre le 2ème ciel ou Hadès occupé par l’Ennemi et le 3ème ciel disparaîtra.

Nous constatons que l’Arche est au niveau de ces deux événements un dénominateur commun pour une mise en parallèle de la prise de Jérusalem avec l’arche qui y apparut et y pénétra et la prise des lieux célestes encore aujourd’hui occupés par le Dragon.

En effet en Apocalypse 12, quelques versets plus loin, l’Eglise des Vainqueurs est révélée dans la gloire (Apocalypse 12 :1) pour accoucher de son enfant et celui de son Epoux Jésus-Christ Glorifié (Esaïe 9 :5 ; Apocalypse 12 :5), c’est-à-dire la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. Celle-ci, avec les anges, éjectera le Dragon et ses acolytes du ciel (Apocalypse 12 :7-11), ce qui correspond donc à la conquête de Jérusalem par David. Jérusalem, ville de David et aussi ville du « Fils de David » avec son Temple tient une place absolument névralgique. Elle est le lieu du Trône (Arche-Trône 1 Rois 8 :7 ; 2 Rois 19 :15 ; cf. Apocalypse 22 :3) du Père auquel l’Ennemi a toujours encore accès pour nous accuser puisqu’il occupe indûment une partie du ciel, le 2ème ciel, à ce jour (Apocalypse 12 :10). Cette position lui donne la formidable puissance actuelle dans le monde, d’où sa fureur quand il est éjecté (Apocalypse 12 :12b).

Plus tard David battit le reste de ses ennemis (2 Samuel 8 à 24) intérieurs (Absalom par ex.) et extérieurs (Philistins et bien d’autres nations environnantes). La terre d’Israël fut alors libérée de ses ennemis.

Ces combats correspondent à toutes les phases d’attaques et de combats du « Fils de David » avec l’Eglise des Vainqueurs et les Anges menés durant le règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 13 à 19, notamment 17 :14 ; 19 :11-16). Ils aboutiront à l’éjection du Dragon et de ses acolytes de la terre. (Apocalypse 19 :20 à 20 :2). Le Millénium pourra ainsi être mis en place (Apocalypse 20 :4-7).

 

k) Le Millénium et le règne de Salomon

Le règne de Salomon sera marqué par la paix et la bénédiction divines issues de la sagesse demandée et reçue par ce roi. On peut quasiment dire qu’à cette époque Israël était la première puissance mondiale et sa richesse était inimaginable.

Les écrits de sagesse de Salomon sont d’une teneur exceptionnelle. Les Proverbes relèvent de l’éthique-morale selon YHWH ELoHiM et l’Ecclésiaste du système de pensée fondamental voulu par Lui. La thématique d’amour Fiancé, Fiancée ou Epoux, Epouse que nous trouvons dans le Cantique des Cantiques n’est pas étrangère à celle qui se révèle si bien dans l’Apocalypse pour le couple Jésus-Christ Glorifié – Eglise des Vainqueurs.

L’événement majeur de ce règne sera la construction du Temple, l’Arche dans le Saint des Saints et la manifestation de la gloire de YHWH ELoHiM (1Rois 7 et 8).

Jésus-Christ Glorifié (Cf. Arche Son Trône) règnera (Roi – Reine) avec Son Epouse (aussi Sacrificateurs) dans le 3ème Temple sur terre totalement et réellement connecté au ciel durant 1000 ans !

Le règne de Salomon se termina relativement mal à cause de ses concubines païennes auxquelles il construisit des sanctuaires païens ! Le cœur de Salomon à la fin de son règne, n’était pas aussi de proche de YHWH que celui de David. La conséquence désastreuse et catastrophique après sa mort en fut la division du Royaume en deux parties. Ainsi Israël (Royaume du Nord) fut maintes fois en conflit avec Juda (Royaume du Sud). Un processus de décadence était clairement engagé ayant abouti à l’exil des Juifs du Royaume du Nord (-722) puis ceux du Royaume du Sud (-586) ainsi que l’exil de 70 à 1948 dû à Rome et l’Occident.

Le Millénium se terminera aussi en vrille avec l’Ennemi qui, relâché, arrivera malgré le règne parfait de Christ sur terre, à séduire les nations pour envahir toute la terre jusqu’à Jérusalem où le Feu céleste dévorera tous les ennemis (Apocalypse 20 :9b). Cela marquera la fin définitive de l’espace-matière-temps (Apocalypse 20 :11b) et ce sera la dernière phase d’attaque.

On se demande souvent pourquoi fallait-il que Satan soit à nouveau relâché après le Millénium ? Au nom de la liberté et de l’amour : il fallait que les hommes de cette époque bénie aient encore une fois clairement le choix au plus profond d’eux-mêmes, même après le règne parfait d’amour mais aussi d’autorité (« Paître les nations avec une verge de fer » Apocalypse 2 :27 ; 12 :5 ; 19 :15) de Jésus-Christ Glorifié et de l’Eglise des Vainqueurs durant 1000 ans. Leur cœur, comme celui de Salomon, n’appartenait apparemment plus vraiment au Seigneur. Ils furent par conséquent malheureusement nombreux à se laisser séduire par le Diable.

De même pour que la justice du Père puisse ensuite s’exercer pleinement, il fallait aussi que le choix des hommes puisse encore une fois clairement s’effectuer en pleine connaissance de cause devant l’évidence d’un règne parfait de 1000 ans sur terre.

Ce choix ultime des hommes pris dans l’évidence et la clarté de la Révélation de Christ sur terre, permettra en fait que le jugement dernier puisse pleinement s’effectuer dans la justice absolue, sans faille aucune.

 

Conclusion

Les géants de la foi tels que Moïse sont là pour nous inspirer et nous enseigner. Mais il ne faudrait pas les utiliser comme prétextes pour que nous n’avancions pas vers ce qu’ils ont attendu et espéré au fond d’eux-mêmes, peut-être pour certains, même sans qu’ils sachent vraiment de quoi il s’agissait.

La Révélation de Jésus-Christ Glorifié, clé pour « monter », a déjà eu lieu et est par conséquent entrée en vigueur depuis presque 2000 ans. Aujourd’hui, elle se manifestera donc dès que la foi par sa démonstration sera effective et réelle, suite à l’annonce de la Parole prophétique apocalyptique (ou de révélation). Les phases d’attaques clairement prévues par les textes bibliques sont d’une urgence grandissante à chaque instant qui passe. La situation est loin de s’améliorer et les perspectives d’avenir se réduisent à peau de chagrin sauf si nous adoptons concrètement la solution de la montée !

Génération Josué–Jean lève-toi à la rencontre glorieuse et à la suite de ton Bien-Aimé Fils de David !

En Jésus, Martin BUSCH

121. Émetteur-Récepteur

INTRODUCTION

Tellement de métiers sont aujourd’hui axés sur la communication, qu’elle soit d’ordre linguistique, technique, pédagogique, psychique, psychologique, symbolique, visuelle, gestuelle, etc… Pourquoi ? Parce que ce qui est émis est réceptionné de façon toujours plus ou moins déformée, à une exception près, par le récepteur comparé à ce que voulait vraiment transmettre l’émetteur. La seule exception est bien entendu quand le récepteur est YHWH ELoHiM qui sait tout et comprend tout puisqu’Il est Dieu.

Mise à part cette exception, cette déformation se situe notamment au niveau du couple, de la famille, des proches pour s’étendre au niveau des voisins, du travail, de l’économie, de la politique, de l’armée, des médias, des arts, de la culture et finalement aux niveaux de toutes les réalités sociologiques de toutes les sociétés de ce bas monde. Cela explique ces recherches toujours plus poussées pour tenter de faire correspondre le plus possible le message émis par l’émetteur à ce que reçoit le récepteur. Cette déformation fut et est bien entendu source de nombreux conflits.

Dans notre propos nous ne pourrons faire le tour d’une question aussi vaste, mais nous essayerons de nous pencher sur l’émetteur YHWH ELoHiM et le récepteur l’être humain et l’inverse à savoir sur l’émetteur l’être humain et le récepteur YHWH ELoHiM.

 

  1. De Babel à la Pentecôte

Nimrod, roi de Babel pour ne pas dire roi et de plus en plus dictateur d’une grande partie du monde urbain « civilisé » (Genèse 10:9), organisa avec ses sujets la révolte contre YHWH ELoHiM.

Ils construisirent une tour, un « haut lieu » où se pratiquaient toutes sortes de pratiques idolâtres, magiques, occultes, de péchés, de sorcellerie pour reconquérir les lieux célestes à partir de la terre et surtout du 2ème ciel (Hadès, Enfer), l’ensemble soumis aux manipulations du Serpent.

Ils auraient réussi d’après les Paroles incroyables de YHWH Lui-même, s’Il n’était pas intervenu !!! (Genèse 11:6b : « maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté »). Quelle puissance négative à notre avis inégalée à ce jour ! Mais YHWH ELoHiM brouilla leur langage (Shaphah : lèvre, langage, langue, discours, paroles, parler) ou mit des interférences entre émetteurs et récepteurs ! Autrement dit YHWH a brisé leur unité diabolique non seulement en tant que peuple unique mais aussi au niveau de leurs « lèvres » ou « communication » entre eux au sens large du terme. En effet Shaphah dont le premier sens est lèvre prend un sens beaucoup plus étendu et global que simplement langue dans le cadre de la communication et de la relation. Il englobe ici toutes les dimensions esprit, âme et corps des habitants de Babel dans leur capacité à communiquer entre eux et d’être, bien entendu sous l’emprise et le contrôle de l’Ennemi. Bref ils étaient tous « UN » contre YHWH ELoHiM, d’où leur puissance incroyable ! Il brisa cette unité en brouillant leur com. Babel signifie d’ailleurs brouhaha, mélange, confusion, blabla et leur « unité » était de plus basée sur le Diviseur qui, identitairement, ne pouvait que provoquer de lui-même à terme la division et la dispersion, comme d’habitude.

Une première réponse reconstructive de YHWH ELoHiM fut la création du Peuple d’Israël en donnant la Torah au Sinaï comme pédagogue et ciment unificateur dudit Peuple. Ce dernier était appelé à communiquer l’existence de YHWH ELoHiM avec Sa Parole exprimant Sa volonté et Ses projets pour l’humanité. Cela devait aboutir à l’accueil au sein d’Israël d’une émission-réception parfaite dans la personne de YHWH Lui-même que nous appellerons « existentielle » et « essentielle » entre Lui et l’humanité et au sein de l’humanité elle-même : YHWH fait Homme, Jésus-Christ.

Son Œuvre salvatrice justificatrice permit la venue de l’Esprie Sainte (Pentecôte : fête des semaines, de la moisson et du don de la Torah au Sinaï ; cf. Israël au désert) qui, en remplissant et en revêtant ou baptisant les Apôtres et les premiers croyants, commença par proclamer la foi en une unité enracinée en Dieu (Ephésiens 4:1-7).

La condition de possibilité de sa réalisation passait par le mouvement descendant du Christ (incarnation) en vue de Sa montée (Ascension) et de la montée des captifs (Ephésiens 4:7-10) par les ministères (Ephésiens 4:11-12) et les dons spirituels (1 Corinthiens 12 ; Romains 12) pour aboutir à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils, à l’homme adulte, à la mesure de la taille de la plénitude de Christ (Ephésiens 4:11-13). Cet aboutissement ne peut se réaliser que dans la montée dans la gloire, là où est Christ (Salle du Trône ; cf. Israël au Pays Promis, Temple), condition de possibilité de l’unité (Jean 17:20-24).

 

  1. De l’Eglise des Vainqueurs à la future Babylone

La Pentecôte, avec ses conséquences charismatiques et la formation de la Bible, a comme but clair et net la montée pour que puisse se réaliser Ephésiens 4:11-13 !!! Affirmer que ce passage puisse se réaliser sur terre est tout simplement un mensonge, car rien que la captivité espace-matière-temps sous la coupe du Prince de ce monde en empêcherait la réalisation. C’est pourquoi il est écrit que Jésus a littéralement « fait captive la captivité » (Ephésiens 4:8), a fait des « dons aux hommes » en vue de la montée, la libération de cette prison espace-matière-temps (Ephésiens 4:9b : profondeur de la terre) d’où Il veut emmener les captifs que nous sommes !

L’émission-réception parfaite est obligatoirement basée sur l’unité, l’harmonie, la connaissance du Fils, l’homme adulte et/ou à la taille du Christ dans la plénitude. Sans cet accomplissement, où nous serons vraiment à l’image du Créateur, le récepteur comme l’émetteur que nous sommes censés être, ne peut bien fonctionner. Les ministères et les dons spirituels sont des dons pour mener vers cette réalité (Ephésiens 4:12). Certes Dieu nous parle à travers la Bible, les ministères, les dons spirituels et c’est merveilleux quand cela se passe et qu’il y a du fruit comme résultat ! Mais il ne s’agit que d’une communication partielle d’où le parler en langues que nous ne comprenons pas avec notre intelligence terrestre justement pour nous édifier « malgré nous » c’est-à-dire sans trop d’obstacles « intellectuels ». Il s’agit bien là d’une preuve que l’émission-réception entre les chrétiens et YHWH n’est pas optimale même si les dons spirituels et les ministères sont pratiqués !

En effet l’intelligence, parce qu’elle est sous influence de l’espace-matière-temps, est un obstacle pour une bonne émission-réception avec notre Créateur. Il faut donc qu’elle « entende sans comprendre » des paroles parfaites inspirées de la Sainte Esprie (parler en langues) pour se laisser transformer miraculeusement en vue de son édification. De plus, cette édification qui est un processus progressif donc jamais totalement parfait, démontre que l’émission-réception ne peut bien se faire ici-bas. Les dons charismatiques sont donnés pour aboutir à « autre chose » comme nous l’apprend le texte d’Éphésiens 4 !

A ce sujet, reconnaissons que nos prières ne sont généralement que des monologues souvent insupportables qui pour certains ont, notamment à cause de cela, évolué vers de belles récitations religieuses voire des formes d’incantations liturgiques. Le parler/chant en langues s’est d’ailleurs progressivement perdu et s’est transformé en récitations de chapelets et en chants grégoriens ! Donc on ne se pose plus trop de questions quant à la bonne émission-réception avec YHWH ELoHiM.

Nous ne nous attendons en effet plus à une réponse mais la prière devient simplement un rite religieux en soi, un style de vie « méditatif lénifiant », pour en quelque sorte nous donner bonne conscience, nous calmer et nous rasséréner un peu dans le rythme effréné de notre société. De plus quand nous recevons ce que nous croyons être une réponse, n’est-ce pas souvent le résultat de notre imaginaire psychique ou encore notre capacité d’analyse toujours limitée correspondant à des circonstances personnelles et/ou collectives du moment ? Heureusement que ce n’est pas toujours le cas, mais soyons tout simplement honnêtes et francs avec nous-mêmes et surtout avec YHWH ELoHiM au bout du compte !

Quelquefois nous élaborons des projets devant faire avancer l’œuvre de Dieu et quand nous arrivons à les réaliser nous pensons qu’il s’agit de Sa réponse positive (autojustification par l’activisme). Mais est-ce vraiment le cas ? Bien des athées élaborent des projets louables en tous genres, notamment humanitaires, et arrivent à les réaliser !

Alors qu’est-ce qu’un échange digne de ce nom avec YHWH ELoHiM ?

Quand nous regardons par exemple Moïse qui « échangeait » avec Lui comme avec un ami dans le Tabernacle (Cf. Salle du Trône), de même que les prophètes souvent « montés » dans la Salle du Trône, « saisis » par l’Esprie, nous devrions en tant que bénéficiaires de la Nouvelle Alliance, pourtant considérée comme meilleure et des dons charismatiques, nous poser de sérieuses questions ! C’est ce que l’Eglise de la fin du premier siècle n’a pas fait d’où son incompréhension (mauvaise réception du message émis) et donc refus des messages puissants de Jésus-Christ Glorifié ! Car en fait les messages aux 7 églises sont les vraies réponses aux vraies questions que nous devrions nous poser notamment pour pouvoir être des émetteurs-récepteurs sans fritures, bien « réglés » sur la Sainte Esprie.

Échanger et se comprendre avec notre Créateur nécessite la transformation préalable de nos cinq sens donc de notre corps et bien entendu aussi de notre être intérieur pour que nous puissions bien communiquer avec Lui.

Un face à face réel, de visage à visage, de lèvres à lèvres, de langue à langue (Cf. couple J-C – Eglise) dans l’harmonie réelle de l’amour est indispensable. Cela aboutit en quelque sorte de pouvoir se comprendre presque sans se parler… ! Cela ne peut être virtuel.

Le virtuel déforme et est mensonger car il a toujours comme constante de ne montrer qu’une partie de la réalité et d’en cacher l’autre. Notre communication actuelle avec YHWH relève malheureusement un peu du domaine virtuel. La Bible, les ministères et les dons spirituels ressemblent un peu à notre smartphone… !

Ainsi la formation de l’Eglise des Vainqueurs au corps métamorphosé et montée à la Salle du Trône est incontournable pour la bonne mise en place Émission-Réception avec YHWH ELoHiM pour ne former qu’un seul Peuple et une seule « langue et/ou lèvre » !

Babel à l’époque de Nimrod avait une grande qualité de communication dans le négatif et dans sa révolte selon la constatation de YHWH ELoHiM Lui-même. Alors comment pouvoir être victorieux contre la Babylone de l’Apocalypse durant le règne de l’Anti-Christ si nous restons dans notre situation actuelle ? C’est tout simplement impossible et d’ailleurs pas prévu par le texte biblique.

En effet le texte de l’Apocalypse est très clair pour les chrétiens restés sur terre durant le règne de l’Anti-Christ (Apocalypse 13: 7+9-10) et notamment lors de l’apogée de Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre, ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus ! (Apocalypse 17:5-6 ; 18:24).

Par contre les appelés, élus et fidèles qui seront auprès du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs, avec l’Agneau sur le Trône, c’est-à-dire l’Eglise des Vainqueurs montée, vaincront. (Jean 17:14 ; 19:7-8+14). Les choses sont on ne peut plus claires !!! La victoire n’est possible que si les « transmissions » avec le Roi des rois sont parfaites !

Nonobstant, en face, l’Ennemi a bien compris que pour avoir une chance de vaincre YHWH ELoHiM dans les lieux célestes, il lui fallait remettre en place une nouvelle Babel ou Babylone, une cité dictatoriale qui règnera sur les rois de la terre (Apocalypse 17:18) et donc avec un semblant d’unité basée sur les péchés tels des briques assemblées, cimentées (cf. verbe kollao : coller, cimenter Apocalypse 18:5) devant « atteindre le ciel » (Cf. Tour de Babel). Mais nous constatons que les conflits entre la « prostituée » et les dix cornes démontreront une fois de plus les divisions inerrantes au règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 17:16).

Les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse démontrent que la future Babylone tiendra les humains en quelque sorte unis dans leur révolte contre YHWH ELoHiM (Apocalypse 17:3b), la luxure, l’impureté (Apocalypse 17:4-5), la dictature idéologique et politique (Apocalypse 17:6+18 ; 18:3a+9), les oppressions démoniaques généralisées (Apocalypse 18:2b), le pouvoir économique (Apocalypse 18:3b+11-19), la culture et l’art (Apocalypse 18:22), le foyer et le couple démonisés (Apocalypse 18:23) bref un totalitarisme inédit où émetteurs et récepteurs seront sur une même longueur d’ondes atroce et négative au diapason du Dragon !

L’esprie, l’âme et le corps de l’être humain dans un contexte de « pensée unique démonisée » avec une émission-réception dans le négatif se retrouvera dans un environnement social, matériel-physique et spirituel totalement aux mains de l’Ennemi.

C’est pourquoi la politique de l’autruche consistant à mettre la tête dans le sable pour ne pas voir ni affronter le danger à venir dont nous voyons clairement les germes dans l’histoire récente et actuelle, est ni plus ni moins suicidaire !

 

  1. Quel Evangile émis par la Bible et quel Evangile reçu et émis par l’Eglise ?

a) Evangile émis par la Bible

 

Si nous considérons le Messie des prophètes de l’Ancienne Alliance, il est clair qu’Il était censé, après son sacrifice (Esaïe 53), créer des conditions de vie concrètes pour l’humanité d’ordre pré-paradisiaques (Millénium sur terre) et paradisiaques (Nouveau ciel et nouvelle terre) dans la foulée de Sa venue (Esaïe 11 ; 51:14-16 etc.). Ephésiens 4 montre clairement que Jésus-Christ est descendu jusqu’aux tréfonds de la terre (croix, ensevelissement, enfer) pour d’emblée emmener les captifs à Sa suite dans Sa montée et les amener dans les lieux célestes à Sa stature et à Sa mesure pour qu’ils Le connaissent vraiment. Son retour pour la victoire finale fut d’ailleurs annoncé pour « bientôt », dans un avenir « proche » (Matthieu 24:33 ; Marc 1:15 ; 13:29-30 ; Luc 21:31-32 ; Romains 16:20 ; Philippiens 4:5b ; Jacques 5:8 ; Apocalypse 1:1 ;3:11 ; 22:6+7+10+12+20). Voilà la Bonne Nouvelle (Evangile) émise par la Bible.

 

b) Evangile reçu et émis par l’Eglise

 

L’Eglise a annoncé certes la partie de l’Evangile capitale, centrale et incontournable de la venue de Jésus-Christ sur terre pour nous justifier par la croix et la résurrection en vue du salut après la première mort, mais elle s’est arrêtée là. Elle a dit et cru comme l’Eglise de Laodicée qu’elle était riche alors qu’elle était pauvre aveugle et nue ! (Apocalypse 3:17). Elle n’a pas écouté la recommandation de Jésus-Christ Glorifié qui devait la mener direct dans la foulée par la métamorphose dans la Gloire, la Salle du Trône et même sur le Trône avec Lui (Apocalypse 3:18-22).

C’est comme si, en ce qui concerne le Peuple d’Israël, la Pâque (Agneau Pascal, croix), la sortie d’Egypte, les pérégrinations dans le désert (d’ailleurs prolongées à cause de l’incrédulité d’Israël) avec ses bénédictions et aussi ses souffrances suivies de « murmures » contre YHWH et Moïse, avec le Sinaï, le don de la Torah (=vie de l’Eglise sur terre, don de la Bible), n’étaient pas suivies de la conquête et de l’établissement dans Pays promis avec la construction du Temple (montée au paradis et à la Salle du Trône) !

C’est un peu comme si on vous remettait un chèque que vous ne pourriez encaisser qu’après votre mort ou après plus de 2000 ans d’attente voire davantage… !? Autant parler d’un chèque en bois à la babylonienne … !

L’émission d’un tel Evangile n’est pas vraiment recevable à commencer auprès des Juifs et ne peut correspondre au texte biblique !

Si pour le Peuple d’Israël leur incrédulité face à la conquête a prolongé la vie au désert de 40 ans jusqu’à ce que la génération du moment soit morte et enterrée (y compris Moïse, Aaron et Myriam, exceptés Josué et Caleb qui avaient cru), l’incrédulité de l’Eglise démontrée par l’émission d’un évangile incomplet et donc faussé, aura prolongé la vie dans le « désert-prison » de l’espace-matière-temps de 2000 longues années voire davantage !!!

De même d’après l’Apôtre Pierre (2 Pierre 3:10-13) parlant des événements relatés plus tard en Apocalypse 19-21 (particulièrement Apocalypse 20:11b ; 21:1), la sainteté de conduite et la pratique de la piété des chrétiens hâtent (speudo : hâter, accélérer, faire vite ; cf. : en anglais speed vitesse, en argot : speeder) « la venue du jour de Dieu » !!! En fait le refus de l’Eglise d’écouter ce que l’Esprit et Jésus-Christ Glorifié lui avaient dit dans les sept lettres du début de l’Apocalypse, notamment en ce qui concerne l’abandon de certains péchés et fausses doctrines, correspond au fond à ce passage de Pierre.

C’est pourquoi invoquer la seule souveraineté de YHWH quant au déclenchement du processus final décrit plus en détails dans l’Apocalypse, est une fausse « émission » entretenue par l’Eglise qui ne veut ni plus ni moins que se « débiner » par rapport à sa propre responsabilité dans ce domaine bien précis.

Certes, YHWH est incontestablement le Maître de l’Histoire et nous ne connaissons ni le temps, ni l’heure, mais Il a décidé dans Sa souveraineté de faire participer Israël comme l’Eglise, de les rendre responsables quant au rythme de son déroulement ! La participation au déroulement du plan de YHWH ELoHiM fut instaurée dès le départ par les missions confiées à Adam et Eve puis à Israël et à l’Eglise. L’amour ne peut en effet se passer de la participation, de l’échange, de la réciprocité et par là de la responsabilité. La grâce ne peut effacer cela. Elle essayera toutefois instant après instant, année après année, siècle après siècle de récupérer et de rattraper l’être humain trop souvent en dérive par rapport à ses responsabilités : ceci expliquant cela.

Cette responsabilité est une affirmation très importante car elle permettra de mieux comprendre l’Histoire du Salut. Jésus-Christ aurait en effet voulu déclencher très rapidement le processus final d’où Ses propres termes de « bientôt » et de « proche » quant à son déclenchement. Son premier retour (temporellement proche des évangiles, d’ailleurs selon Ses promesses) auprès de l’Apôtre Jean comporte une suite d’exhortations à l’Eglise à rentrer dans ce processus, de « speeder » pour que cela démarre tout de suite !

Le Messie de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament est le même mais le mauvais comportement et l’incrédulité de l’Eglise face à la finalisation du salut du corps, la métamorphose pour la montée, le déclencheur du processus, a remis en cause cette correspondance de proximité temporelle décrite notamment par les prophètes. Elle a donc remis aux calendes grecques l’instauration du Millénium puis de l’Eternité par son comportement et son émission d’un Evangile incomplet pas complètement biblique ! Cela fait 2000 ans que cela dure et ce n’est vraiment pas la faute du Seigneur ! De plus, et l’Histoire nous l’a amplement prouvé, cette mauvaise émission de l’Evangile entraîna une mauvaise réception tant au sein de l’Eglise qu’en-dehors d’elle.

 

  1. Principe de réalité immédiate

« Je ne crois que ce que je vois » est l’adage illustrant le principe de réalité immédiate. Même scientifiquement, il n’est pas tout à fait exact. On ne voit pas l’électricité, mais on en voit les effets et on peut en mesurer l’intensité… Nous savons par ailleurs que toute découverte scientifique ouvre une multitude de réalités et aussi des inconnues nouvelles dont on n’avait pas idée auparavant, que l’on ne « voyait » pas avant … !

Au sein de l’Eglise le principe de réalité immédiate s’applique à la tradition, aux rites et habitudes du moment en application. « On a toujours cru comme cela, on a toujours interprété les textes bibliques comme cela, on a toujours fait comme cela, c’est que cela doit être juste… ! »

De même l’Eglise, dès le premier siècle, a glissé dans le principe de réalité immédiate. Pourquoi ? Parce qu’il s’agissait du salut du corps, salut visible et constatable avec les cinq sens et de la montée mais qui nécessitaient une remise en cause de ce qui se voyait et que l’on constatait. Il lui fallait en effet une véritable foi préalable pour entrer dans la nouvelle dimension proposée par Jésus-Christ Glorifié.

Ainsi, une chose est de croire et de prôner le salut de l’âme et de l’esprie que nous ne voyons pas de prime abord, autre chose est de prôner le salut du corps, sa glorification immédiate que l’on voit avec ses cinq sens.

Matthieu 9:1-8 remet clairement le principe de réalité immédiate religieux des scribes en question face à la maladie : « Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer et alla dans sa ville. Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux : Cet homme blasphème. Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car, lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés sont pardonnés ou de dire : Lève-toi, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit et va dans ta maison. Et il se leva et s’en alla dans sa maison. Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte et elle glorifia Dieu qui a donné aux hommes un tel pouvoir__. » (Trad.Segond 1910)

La « paralysie » de l’Eglise actuelle est physique comme pour ce paralytique ! Il est vrai que Jésus commença par lui pardonner ses péchés (salut intérieur) suite à la foi, ce qui est d’ailleurs réservé à YHWH. Mais pour démontrer que la foi en Lui vrai YHWH et vrai Homme, est juste, il fallait encore autre chose : il est nécessaire de passer du principe de réalité immédiate sur terre au principe de réalité céleste qui vient de Son pouvoir et de Sa puissance surnaturels issus de Sa divinité. Jésus est venu d’En-Haut !

Il s’agit de se poser la vraie question : qu’est-il plus facile de dire tes péchés te sont pardonnés (salut de l’âme et de l’esprie) ou de dire lève-toi et marche (prémices visibles du salut du corps) ?

Parallèlement :

Qu’est-il plus facile de dire : Jésus est mort pour le pardon de tes péchés et le salut de ton esprie et de ton âme aujourd’hui et le salut de ton corps après la première mort par la résurrection (Jean 6:40b+44) ou Jésus est mort pour le pardon de tes péchés et non seulement pour le salut de ton esprie, de ton âme, mais aussi pour le salut (rédemption, métamorphose du corps : Romains 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18) de ton corps dès maintenant avec l’immortalité (Jean 6:47-51 ; 2 Timothée 1:10) et la montée (Apocalypse 4: 1b ; 5:10 ; 7:9 ; 11:12) à la clé pour aujourd’hui ?

C’est vrai qu’aussi longtemps que notre corps est en quelque sorte « paralysé » par les lois naturelles de vieillissement et de mortalité ici-bas dans l’espace-matière-temps, c’est très difficile de prêcher le salut et la glorification du corps pour maintenant. On se heurtera toujours au « cause toujours, je veux voir avant de croire », « est-ce que c’est vraiment biblique ? » au nom du principe de réalité immédiate religieux qui s’est largement installé dans l’Eglise.

La foi basée sur la Parole de Dieu qui parle non seulement du pardon des péchés mais aussi du salut du corps dès à présent est la solution à terme pour la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs.

D’où vient la foi ? Elle vient de la Parole de Dieu : « la foi vient de ce qu’on entend (lit) et ce qu’on entend (lit) vient de la Parole de Christ ! » (Romains 10 :17)

Emission juste réception juste fortifiant la foi jusqu’à ce qu’elle porte de bons fruits !!!

Mais si l’émission est incomplète donc faussée comme c’est le cas aujourd’hui, la réception est tout autant incomplète donc faussée et il ne pourra jamais y avoir de fruits correspondants comme ce fut et c’est le cas depuis 2000 ans jusqu’à aujourd’hui !

Il est donc indispensable de passer du principe de réalité immédiate religieux du moment, au principe de réalité biblique et céleste que nous obtiendrons concrètement par la foi basée sur la Parole de Dieu !

Si le miracle de Jésus a provoqué chez la foule qu’elle glorifie Dieu, à combien plus forte raison le miracle de la formation de l’Eglise des Vainqueurs dans l’accomplissement de ses missions provoquera cela et bien plus, car à ce moment-là seulement, se réalisera la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père. » (Jean 14:12 ; cf. Romains 8: 22ss ; Apocalypse 6:2 et 7).

 

Conclusion

Que veut transmettre l’Émetteur YHWH ELoHiM à Ses récepteurs que nous sommes ? Quels contenus les émetteurs que nous sommes devons-nous transmettre tant à YHWH ELoHiM qu’à nos frères et sœurs et au monde ?

Trop souvent nous sommes dans le « blabla » (Cf. Babel) fût-il de couleur religieuse et d’apparence biblique.

Paul lui-même se rend compte du problème : « Misérable (talaiporos : misérable, malheureux, chargé d’ennuis, affligé, écrasé par les obligations) moi homme ! Qui me délivrera (rusetai, verbe ruomai : délivrer, secourir, sauver. Il s’agit d’une délivrance ressemblant à celle d’un soldat sur le point d’être fait prisonnier par l’ennemi qui se fait secourir par un camarade) de ce corps de mort ? » (Romains 7 :24 ; trad. litt.)

Il donne clairement la réponse : « Donc maintenant aucune condamnation (katakrima : sentence de condamnation) pour les EN Christ Jésus. Car la loi de l’Esprit de la vie EN Christ Jésus [m’] t’affranchit (eleuteroo : libérer, rendre libre) de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8:1-2).

Paul, dans son discours, parle clairement d’un CORPS DE MORT qui le fait pécher et mourir. D’où son appel pathétique pour en être délivré !

Mais EN Christ, c’est-à-dire notre corps métamorphosé DANS le Christ ressuscité et glorifié, autrement ce n’est pas possible, la loi de l’Esprie de la vie délivre du corps de mort qui nous retient prisonniers de l’Ennemi en le métamorphosant et le glorifiant.

Bref l’émission glorieuse et de gloire esprie, âme et corps implique une réception glorieuse, esprie et, âme et corps, pour un résultat vraiment glorieux !

En Jésus, Martin BUSCH