128. Survie ou Vie ?

INTRODUCTION

Sommes-nous en situation de « survie » ou de « vie » ? Quelle réponse donner selon que l’on se situe dans une perspective purement terrestre et humaine ou celle de l’immortalité et de la gloire ?

La survie, de caractère provisoire, comporte par définition une perspective incontournable de mort plus ou moins proche. Celle-ci se situe par conséquent dans une situation intermédiaire provisoire entre le néant et la vie.

La Vie en principe comporte par définition une perspective assurée d’immortalité et d’éternité contrairement à l’adage bien connu « la mort fait partie de la vie » !

 

1. La perspective de survie terrestre et humaine.

La base des comportements, organisations, pensées, mentalités, spiritualités etc… des êtres humains est, si on va au fond des choses et en allant au fondamental le plus simple, la survie et avant tout la survie physique.

 

On va d’abord chercher à manger, protéger son corps des aléas agressifs et destructeurs de la nature et des entités sociologiques humaines négatives en s’adaptant et en luttant de mille et une manières pour simplement survivre.

 

Ce que l’on appelle les civilisations avec tous leurs aspects, sont des démarches complexes de mutualisation collective évoluant au cours de l’histoire pour se faciliter la tâche et s’assurer la survie le plus longtemps voire le plus agréablement possible.

 

Mais cela ne peut se concrétiser qu’au prix de « morts » d’autrui, d’autres éléments y compris de « morts » au sein de la nature notamment de par l’utilisation de certaines technologies à la fois porteuses de solutions (productions alimentaires suffisantes, éléments de soins et de confort divers) et à la fois dévastatrices (pollutions dues à certaines productions, empoisonnements progressifs par additifs et pesticides etc…). On retrouve parallèlement, de diverses façons plus ou moins évoluées et complexes, ce processus de survie dans le monde animal, végétal voire minéral (Cf. problématique des « trous noirs » ???) d’après certains chercheurs mais au prix encore une fois de « morts » d’autrui ou d’éléments autres.

 

Il s’agit d’une lutte pour la survie contre la mort, tout en sachant que la mort est nécessaire à la perpétuation de la vie sous des formes semblables et/ou nouvelles selon les cas. Pour schématiser : les lions, par exemple, donnent la mort en tuant et en mangeant leurs proies souvent chétives ou malades pour survivre et perpétuer leur espèce. En même temps par cette sélection dite naturelle et mortifère, l’espèce des proies est aussi davantage préservée vu que seuls les plus forts survivront pour se multiplier.

 

Les semences des plantes doivent mourir en terre pour la perpétuation et la multiplication de leur espèce végétale.

 

Le cycle alimentaire « naturel » perpétuant la vie tout en étant mortifère, doit impérativement être maintenu pour assurer la survie.

La science et ses applications se veulent elles aussi d’assurer la survie et elles arrivent à la prolonger et en même temps, elles aussi détruisent ou risquent de détruire des parties de la nature ou des hommes (Cf. Tchernobyl). On surexploite (« mort ») les richesses de pays en voie de développement pour prolonger le confort donc la survie allongée des habitants des pays dits riches.

 

Pour permettre la survie, l’écologie voudrait atténuer le plus possible les « morts » catastrophiques qui se constatent de plus en plus au niveau du globe, à cause de certaines technologies s’avérant dangereuses. Mais l’écologie est-elle socialement acceptable et viable (précarité et « mort » sociale), justement au nom de la survie des classes les plus défavorisées ? Va-t-on privilégier la fin du monde ou la fin du mois ?

 

Une problématique semblable se pose de par les conflits générationnels. Au discours habituel des « vieux » : « Il faut faire de la place aux jeunes » s’ajoute malheureusement celui, davantage « dégagiste » voire extrémiste et méchant de la part de certains « actifs plus jeunes » qui consiste à dire : « Poussez-vous les vieux, vous occupez trop de place, vous nous coûtez trop cher, dépêchez-vous d’aller au cimetière ou au crématorium, cela fera quelques charges et problèmes en moins et éventuellement des héritages en plus, etc… ». On pourrait multiplier les exemples plus policés mais non moins réels…

 

La mort est donc « étrangement » nécessaire à la survie.

 

Bien entendu la morale, les lois, les religions et plus généralement les civilisations sont censées tempérer cette radicalité mais uniquement parce que la société humaine, par confort compréhensible, veut tout de même plus ou moins éviter le chaos ou la loi de la jungle ou celle du plus fort dans sa plus simple expression… justement pour survivre ! Il faut en effet essayer d’éviter d’avoir un comportement extrême vis-à-vis de l’autre de peur que cela ne nous retombe aussi dessus un jour ou l’autre.

 

Malgré tout, au bout du compte, la loi du plus fort prédominera tout de même mais de façon plus subtile. Celui qui saura utiliser au mieux les réalités de la civilisation ou des systèmes du moment en place à son profit, sera malgré tout le plus fort pour utiliser et, si nécessaire, discrètement écraser (mort) l’autre pour survivre plus confortablement !

 

Bien entendu des gens de bonne volonté et notamment ayant les prémices de l’Esprie atténuent fort heureusement cette triste réalité et permettent une survie un peu plus allongée voire confortable fort heureusement (Situation actuelle intermédiaire de la création qui permet encore la survie). Toutefois la mort reste l’aboutissement ultime, ne serait-ce que par le vieillissement et la maladie. De même, la nature est magnifique sauf quand il y a des tremblements de terre, des typhons, des sécheresses voire des comètes percutant la terre ou autres catastrophes…

 

L’extrême de la guerre ou de conflits violents ouverts divers consiste à donner la mort à « l’ennemi » pour soi-disant pouvoir soi-même et/ou l’ensemble collectif auquel on appartient, de continuer à survivre !

 

Les religions et les superstitions presque infiniment diverses sont nées à l’origine face à la réalité de la mort pour essayer de la conjurer tout au moins dans l’au-delà. En effet, outre les objectifs pour codifier les vivres ensemble et la survie soi-disant meilleure de « civilisations » allant des tribus (aux mythes fondateurs ancestraux) aux nations les plus puissantes par des croyances en des dieux ou réalités supranaturelles devant expliquer le monde, le principal objectif religieux sera de tenter d’assurer une vie après la mort (Cf. tombeaux égyptiens par ex.).

 

Comme dit, les religions furent inventées à la base pour tenter de libérer l’homme de l’angoisse mortelle incontournable. Mais le comble est que les systèmes sacrificiels religieux notamment humains, démontrent qu’il faut donner la mort pour pouvoir éventuellement survivre religieusement parlant. Il faut en effet s’attirer les faveurs du(es) dieu(x) vénéré(s) pour ici-bas et pour l’au-delà. Il s’agit de le(s) « payer » et/ou « apaiser » par divers types de rituels et/ou de sacrifices mortifères comportementaux, de végétaux, d’animaux et d’êtres humains. Il faut que cela « coûte » pour que ce soit un sacrifice digne de ce nom !

 

Nous retrouvons les mêmes types de sacrifices humains (Cf. avortements, morts par l’exploitation au travail, scandales écologiques etc…), écologiques ou autres effectués au profit des religions dont les « dieux » s’appellent argent, capital, collectivisme, idéologies diverses y compris l’athéisme où l’homme est dieu, pour tenter d’améliorer la survie de certains au détriment d’autres.

 

Bref, la réalité mortelle nécessaire à la survie se retrouve en filigrane absolument partout et devient au bout du compte la source et le modèle de base généralisé, certes sous des formes infinies.

 

Quel cercle vicieux, quelle prison, quel système atroce : d’une part on lutte contre la mort tout en sachant d’autre part qu’elle est nécessaire à la survie celle-ci aboutissant tout de même au bout du compte à la mort !

 

Nous sommes parfaitement conscients que dans notre bref propos nous frôlons peut-être le « simplisme » et que les différentes disciplines scientifiques et humaines démontrent d’une bien plus grande complexité analytique relative au sujet évoqué ici.

Toutefois la nécessaire radicalité mortelle pour la survie dont nous avons voulu rapidement faire la démonstration, reste à notre avis incontournable. Les faits sont têtus et « on ne fait pas d’omelette (survie) sans casser les œufs (« mort ») ».

 

Ce survol « radical » pouvant apparaître simpliste n’en porte pas moins, si on va un peu au fond des choses, un certain bien-fondé. (Cf. Psaume 90: 2ss ; Ecclésiaste 1:1ss ; Romains 8:19-20).

Donc, inutile de se voiler la face pour voir et constater que le cercle vicieux dans lequel nous sommes enfermés à savoir la mort nécessaire à la survie semble à vrai dire totalement infranchissable.

 

2. La perspective de vie

Si rien, ni même la religion comme nous l’avons vu, ne nous permet d’accéder à la vie sans la mort quelle est la solution ?

 

« Je suis » (YHWH) le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6), Parole de Jésus-Christ, nous ouvrirait une autre perspective mais qui se doit d’être tout aussi radicalement substitutive pour bénéficier de l’immortalité (Vie) et effective que celle mortelle décrite dans le paragraphe précédent pour être LEGITIME !

  1. La religion chrétienne

YHWH en Jésus est Lui-même entré par l’incarnation et la croix dans ce cercle vicieux de la mort incontournable pour « payer » le prix de la sortie et de la délivrance et permettre l’accession à la Vie !

 

La religion chrétienne cautionne et proclame cette affirmation ! Elle parle de bonne nouvelle, d’Évangile et c’est en effet quelque chose de merveilleux. De plus, les adeptes de la religion chrétienne, souvent femmes et hommes de bonne volonté, bénéficiant des « prémices de l’Esprie » atténuent merveilleusement les souffrances de la survie.

 

Mais que constatons-nous en même temps dans le discours de ladite religion chrétienne ? La mort est une délivrance et le passage obligé pour accéder à la vie. Nous sommes exactement sur le même modèle du cercle vicieux et de la prison dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent. La mort est nécessaire à la Vie uniquement située dans l’au-delà. En réalité on reste dans le régime de la survie !!!

 

La religion chrétienne, même en croyant en la mort expiatoire et la Résurrection de Jésus-Christ, part par-là dans son discours d’en-bas, du cercle vicieux uniquement à travers la mort du croyant pour essayer d’aller en-haut dans la Vie ! Son discours est ni plus ni moins calqué sur la réalité mortifère implacable du monde ne pouvant pas aller au-delà de la survie. C’est pourquoi elle finit toujours par n’être qu’une religion avec plein d’additifs et de pesticides religieux incontournables et inévitables ! Elle proclame, exhorte, prêche quelque chose qui ne peut qu’aboutir à un système religieux de survie fût-il pentecôtisto-charismatique ou autre en attendant la délivrance pour la Vie par la mort… salvatrice… !!!

 

  1. Passer de la survie de type religieux à la Vie

Le Seigneur Jésus-Christ a effectivement payé le prix de substitution totale pour nous faire passer réellement de la survie à la Vie. C’est la raison pour laquelle, il n’y a plus rien à payer par nos œuvres, souffrances et mort pour passer à la Vie. Il faut donc commencer par changer de discours et de foi pour sortir de la religion chrétienne.

 

Ainsi les points de départ légitimes de tout discours et enseignement ne pourront être que la Résurrection et surtout la Glorification révélée actualisation de la Résurrection, preuve et authentification objectives et vraies accordant la légitimité à l’Evangile. Il faut pour cette raison partir du livre de l’Apocalypse, Révélation de la Glorification de Jésus-Christ et des croyants pour être légitime et crédible. Il est indispensable de se « projeter » d’emblée dans les aboutissements, dans le but, dans les révélations ultimes pour être dans le plan de Dieu et ainsi espérer passer de la survie religieuse à la Vie. Autrement dit pour pouvoir avancer il faut s’inspirer, se nourrir des aboutissements, des objectifs ultimes, de la destination, du but car il faut savoir où l’on va !

 

La mort ne peut être par conséquent ni une délivrance, ni un passage obligé pour la Vie, car Jésus l’a vaincue ! (Apocalypse 1:17-18). Si elle intervient malheureusement, Jésus nous ressuscitera pour la Vie (Jean 6:39-40, 54 ; 11:24-25). Il s’agit pour Jésus d’un terrible pis-aller : « Je suis la résurrection et la vie ; le croyant en moi, MEME (Kan = kai ean : et même, même si, malgré le fait, quand même) s__’il est mort, vivra » (Jean 11:25). En réalité, ce qui L’intéresse, ce sur quoi Il Se focalise c’est la Vie sans la mort pour nous ! (Jean 3:16 ; 6: 50-51+ 57-58 ; 11:26).

 

Nous avons démontré que la religion avec ses infinités de rites et de superstitions naquit de par la confrontation à la mort. La mort est la base, le ferment de la religion. Mort et religion sont totalement indissociables.

 

Le discours de Jésus nous invite à nous passer de la mort DONC de la religion ! Ses propos sont de ce fait les plus anti-religieux possible.

Si par Son sacrifice de substitution (« Je suis », YHWH, Dieu et en même temps Fils de l’homme parfait a pris la place des croyants humains dans la mort), nous avons la possibilité de nous passer de la mort alors de même nous sommes invités à nous passer de la religion. Cela signifie que nous sommes invités à penser, parler, enseigner à partir de Sa Glorification révélée (Apocalypse, Révélation), l’actualisation de Sa Résurrection, bref de la Vie pour non pas survivre mais vraiment vivre éternellement à travers NOTRE glorification (immortalité, métamorphose du corps, perfection, montée) qu’Il veut nous accorder aujourd’hui même ! Il s’agit du seul moyen pour sortir du cercle vicieux de l’espace-matière-temps, de la religion et de la mort.

 

Le passage d’Hébreux 6:1-3 est une merveilleuse introduction à la libération de la religion chrétienne : « C’est pourquoi laissant (aphièmi : abandonner, laisser en arrière, lâcher, renvoyer, faire partir, négliger, laisser aller, rejeter, renvoyer, congédier, répudier, déserter, abandonner toute obligation vis-à-vis de) le point de départ (arkès : archaïsme, commencement, origine, premier, principe, point de départ ; cf. archaïque) de la parole (logos : parole, dire, entretien, raisonnement, propos, raison divine, verbe, discours, fondement, motif, valeur, analogie, opinion) de Christ, portons-nous (pherometa du verbe phero : porter, se tourner vers, tendre vers, se rendre vers, aller vers, se porter vers, se précipiter vers, conduire vers, s’élever vers, obtenir pour soi, se guider vers) à la perfection (teleiotès : achèvement final, accomplissement, perfection, complet, à point, à terme, réalisation, à maturité, plein développement du corps, absolu) en ne posant (kataballo : poser les fondements, exposer, disposer, abattre [les cartes], jeter) pas à nouveau le fondement (temelion : fondation, fondement, ce qui est posé, grave, sérieux, important) de la repentance, des œuvres mortes et de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si du moins Dieu le permet. »

 

D’après le contexte (Hébreux 5:11-14) passons du petit lait des enfantillages et du pis-aller des religions juive et chrétienne à la prêtrise éternelle (sans mort) du Seigneur Jésus-Christ à la manière de Melchisédek (Roi de justice ; là où la justice règne effectivement donc éternellement = d’emblée projection dans le règne de Christ durant le Millénium puis l’Eternité), c’est-à-dire révélée (Apocalypse, actualisation de Sa Résurrection), de gloire, victorieuse sur la mort (Cf. Genèse 14:17-20 ; Abraham vainqueur en présence de Melchisédek ; cf. Eglise des Vainqueurs) devenant ainsi pour nous « cause de salut éternel » (Salut éternel = Vie sans mort ; Hébreux 5:6-10).

Nous remarquons par ailleurs que le thème de la « résurrection des morts » parmi les autres cités, tout de même considérés comme capitaux, fait partie de ces « enfantillages » de la religion chrétienne !

 

Il doit être laissé de côté au profit de la Vie éternelle, de l’Immortalité, perspectives d’une toute autre dimension relevant justement non pas des religieux de Dieu, bébés vulnérables buvant du lait, mais des fils et des filles adultes de Dieu REVELES bénéficiant de la liberté de la gloire à venir ayant par-là du recul et une vision d’ensemble.

C’est pourquoi il est écrit en Romains 8: 18-23 (Segond 1910) : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des FILS de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprie, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. »

Quand cette gloire à venir dont Paul parle, a-t-elle été révélée ? Au moment de la révélation de la Gloire de Jésus-Christ à Jean (Apocalypse 1:1ss).

Qu’implique cette révélation ? Elle implique la révélation des fils et filles de Dieu qui doivent bénéficier de la rédemption du corps c’est-à-dire de la métamorphose et de la montée engendrant l’immortalité ou la VIE ou encore la plénitude de l’Esprie.

A quoi la création est-elle soumise ? Elle est soumise à la servitude ou esclavage de la corruption c’est-à-dire à la mort (Cf. paragraphe 1).

Qu’attend la création dans les douleurs et la souffrance ? Elle attend d’avoir part à la liberté de la gloire des fils et filles de Dieu.

Qu’est-ce que la liberté de la gloire ? La capacité d’être en relation directe visible, tangible et d’amour avec YHWH ELoHiM dans la Salle du Trône (Apocalypse 5:10) et sur le Trône (Apocalypse 3:21) et à partir de là pouvoir agir dans l’amour parfait et la puissance parfaite dans la plénitude de l’Esprie (non plus les prémices de l’Esprie) pour vaincre l’asservissement et la corruption (Apocalypse 6:2).

Nous savons que la victoire n’est possible que sans les entraves de la création asservie par la corruption et la mort à savoir les limitations de l’espace-matière-temps. Ces entraves ne peuvent être ôtées que par la libération de cet environnement terrestre par la montée au ciel sans mourir et la liberté de la gloire qui ne peut se situer qu’en-dehors et « au-dessus » du cercle vicieux de la mort (=limitations de l’espace-matière-temps) dans lequel est enfermé la création.

 

Qu’est-ce qui permet la liberté de la Gloire attendue par la création asservie ? La révélation des fils de Dieu agissant à partir du Trône en vue de la délivrance finale.

Ici nous touchons le cœur du problème car la religion chrétienne n’en reste qu’à l’œuvre parfaite de Jésus-Christ l’Époux, totalement indispensable et fondamentale certes, mais qui doit à partir de Sa Résurrection et de Son Ascension aboutir à Sa Glorification REVELEEE engendrant obligatoirement la révélation des fils et filles de Dieu, c’est-à-dire la révélation de l’Épouse adulte immortelle, glorifiée assise et régnante sur le Trône, l’Eglise des Vainqueurs !

 

Voilà le but immédiat auquel Jésus-Christ nous exhorte à passer et c’est pour maintenant ! Alors pourquoi s’occuper des enfantillages, de la crèche et de la maternelle ?

 

C’est tout simplement terminé : il faut passer, investir, s’occuper, partir de et se projeter dans la révélation de Jésus-Christ Glorifié qui doit obligatoirement entraîner la révélation des fils et filles de Dieu ou l’Eglise des Vainqueurs. L’un ne va pas sans l’autre, l’un n’a pas de sens sans l’autre. Pour cela il faut abandonner, laisser derrière soi les prémices, le béaba de la Parole de Christ pour passer à la Parole de Christ. Pour la Parole de Vie et Christ, le béaba est dépassé depuis 2000 ans ! Que ce soit dit, enseigné et écrit une fois pour toutes ! La religion chrétienne-système telle que nous la connaissons est dépassée et doit être abandonnée ! Les thématiques pour lesquelles les chrétiens ont polémiqué, se sont divisés, se sont même entretués doivent être laissées en arrière et remplacées !

 

Ainsi nous passons de l’imperfection à la perfection, de la repentance à la rencontre réelle de Jésus-Christ Glorifié, des œuvres mortes aux œuvres de Vie efficaces et parfaites à partir du Trône, des prémices de l’Esprie à la Plénitude de l’Esprie, de la foi à la révélation objective, visible, tangible du Trône, de la doctrine des baptêmes au baptême de gloire, de l’imposition des mains pour les bénédictions, délivrances et guérisons à la métamorphose par le Feu divin de la Sainte Esprie et la montée à la Salle du Trône, de la résurrection des morts à l’immortalité et la Vie éternelle, de l’attente du jugement éternel à la glorification immédiate pour l’éternité auprès de l’Epoux sur le Trône, de la survie à la Vie, de l’enfantillage à l’état adulte, du lait à la nourriture solide, de la religion chrétienne avec entre autres la Ste Cène ou Eucharistie à l’Eglise des Vainqueurs qui mange le Corps et le Sang de Feu ou glorifié de Jésus durant la Ste Cène de Gloire (Apocalypse 3:20c), de la création asservie à nouvelle création éternelle, etc…!

 

Conclusion

C’est ainsi et seulement ainsi que nous seront en mesure de faire des choses plus grandes que le Seigneur par l’Esprie Sainte que le monde ne peut justement pas recevoir (Jean 14:12-17). Lâchons les béquilles religieuses même chrétiennes et courront PLEINS DE VIE vers la liberté de la gloire des FILS ET FILLES de Dieu ! Passons de la survie à la Vie ! Seulement ainsi nous pouvons être dans le plan révélé de YHWH ELoHiM notre Bien-Aimé !

En Jésus, Martin BUSCH

127. Ressuscité et Glorifié

INTRODUCTION

La Résurrection du Seigneur Jésus-Christ se doit d’être un fait historique réel, objectif et impliquer la résurrection des morts des croyants (Jean 6 :54 ; 1 Corinthiens 15 :20-22), mieux encore, leur immortalité dès à présent (Jean 3 :16 ; 6 :48-51 ; 8 :51 ; Romains 2 :7 ; 1 Corinthiens 15 : 51a ; 2 Timothée 1 :10).

La Glorification du Seigneur Jésus-Christ et Sa manifestation par la Révélation se doit tout autant d’être un fait historique réel, objectif et impliquer l’immortalité, la glorification des croyants esprie, âme et surtout corps (2 Corinthiens 3 :18).

Pourquoi surtout corps ? Simplement parce que le corps est concret, visible, tangible, une réalité objective indiscutable et n’est ni une idée, ni une idéologie, ni même une vue de l’esprie. S’il meurt (1ère mort ; Apocalypse 20 :6ab) le croyant ne bénéficiera pas de l’immortalité éternelle dès maintenant pour former l’Eglise des Vainqueurs mais seulement de la résurrection des morts, ce qui est certes capital…

Autant le Seigneur Jésus-Christ est ressuscité corporellement, physiquement, réellement, autant la résurrection du corps des croyants aura lieu.

Autant le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fut, est et sera révélé, autant l’immortalité par la glorification pour les chrétiens y croyant, aura lieu corporellement, physiquement et concrètement. Ceci évidemment au titre du bénéfice de la justification et/ou expiation et/ou substitution obtenues sur la croix.

 

1. La Résurrection, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

Si Jésus n’est pas ressuscité notre foi est totalement vaine (1 Corinthiens 15 :14+17-19).

Pour démontrer la Résurrection auprès des disciples plusieurs événements ont eu lieu avant l’Ascension suivie de la Glorification suprême à la droite du Père sur le Trône : l’apparition d’anges et leur annonce de la résurrection de Jésus aux femmes, la découverte du tombeau vide avec les linges pliés, les nombreuses apparitions du Ressuscité durant 40 jours (Actes 1 :3).

En Actes 1 :3 le mot « preuve » (Tekmèrion : preuve, évidence incontestable, démonstration, indice probant, témoignage, signe, symptôme) est employé. Là le texte ne parle pas de foi en la résurrection mais veut insister sur l’objectivité historique du fait incontestable et indiscutable de la Résurrection !

Elle doit ainsi être le sceau absolu et le fondement incontestable de la vérité de l’Evangile de Jésus-Christ ! Pour les Apôtres il n’est plus question à ce moment-là de foi ou éventuellement d’une idéologie ou vue de l’esprie mais bien d’un fait objectif, d’un vécu concret indiscutable avec le Ressuscité dont ils devront être les témoins avec la puissance de la Sainte Esprie (Actes 1 :8). Leur parole et leur témoignage seront principalement fondés sur ce qu’ils ont vu, sur le fait objectif concret de la Résurrection (Actes 2 :30-33).

L’Esprie Sainte, notamment à la Pentecôte, sera par la suite Celle qui donnera l’objectivité au témoignage apostolique de la Résurrection de Jésus par Sa puissance (Cf. Actes 2 :32 « comme vous le voyez et l’entendez »). D’autres « objectivisations » de la Sainte Esprie seront données par les miracles, signes, prodiges et délivrances avec d’autres événements surnaturels visibles, évidents et constatables notamment durant la période de l’Eglise charismatique primitive et plus généralement durant les « réveils » de l’Histoire de l’Eglise.

L’Apôtre Paul se réfère lui aussi à ces « objectivations » de sa Parole prêchée par la puissance de la Sainte Esprie (Romains 15 :17-19 ; cf. aussi Marc 16 :16-18).

C’est évidemment excellent, même très excellent et les églises soupirent toujours après cela ! Mais il se trouve que l’Histoire de l’Eglise nous a prouvé l’aspect « fluctuant » de ces « objectivations » ou « preuves » au gré des périodes de réveils suivies de périodes de non-réveils ou d’endormissements. Cela prouve ni plus ni moins qu’à chaque fin de réveil, il y a des butoirs empêchant la pérennisation de ces « objectivisations » merveilleuses. Alors on invoque, probablement à juste titre, le manque de foi, d’obéissance, de sanctification, d’amour, etc… des chrétiens. Toutefois nous savons de quoi la « pâte humaine » est faite … La Bible l’illustre avec lucidité tout au long de ses pages… Quelle est la solution ? Elle réside pour commencer bien entendu dans les manifestations glorieuses tangibles, objectives, historiques du « Je suis » comme Il est aujourd’hui, à savoir Jésus-Christ Glorifié révélé justement en vue de métamorphoser ladite « pâte humaine » !

 

2. La Glorification de Jésus-Christ, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

2a) La révélation de Jésus-Christ Glorifié à Jean : une « objectivation »

L’Apôtre Jean au moment de son exil à Patmos était dans un summum pour ne pas dire le summum de sa vie charismatique car « l’Esprit le saisit » pour une expérience nouvelle et pour le moins la plus extraordinaire et exceptionnelle comparée à ce qu’il avait vécu jusqu’à présent (Apocalypse 1 :10ss) !

Ce fut la manifestation ou la révélation de Jésus-Christ Glorifié ! Autrement dit l’Esprie Sainte mena le « charismatique » plus que confirmé, témoin oculaire de la Résurrection, l’Apôtre Jean, vers une étape supplémentaire à savoir la rencontre et la révélation de Jésus-Christ Glorifié. Il s’agit là de la mission majeure de la Sainte Esprie !

Ce n’était ni une idée, une vue de l’esprie, voire une vision mais bien une « objectivisation » ou la Révélation tangible suite à l’action de la Sainte Esprie qui l’avait préalablement saisi !

Il s’agissait bien d’un événement réel, objectif, concret :

Jean entendit, se retourna, vit, tomba comme mort, sentit la main droite de Jésus-Christ Glorifié et reçut la mission d’écrire les sept lettres aux sept églises, sans compter par la suite le reste du livre de l’Apocalypse !

 

2b) Le lien entre la Croix et la Résurrection d’une part et la Glorification d’autre part

Il se trouve que Jésus-Christ Glorifié établit Lui-même ce lien quand Il dit à Jean : « Ne crains pas ; moi Je Suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort (croix) et voici, vivant Je Suis (Résurrection) pour les ères des ères et je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès. » (Apocalypse 1 :17b-18 ; Trad. litt.).

Cette auto-identification devant Jean établit clairement le rapport étroit, indissociable et voulu entre « l’objectivation tangible glorieuse » de Sa Résurrection et celle de Sa Glorification révélée. En effet Jean n’a pas à craindre ici une entourloupe de l’Ennemi mais bien au contraire, il doit expérimenter puis transmettre la Révélation de Jésus-Christ Glorifié, la nouvelle donne pour l’objectivation du message de l’Evangile.

Jésus-Christ Glorifié veut se révéler constamment à chacun d’entre nous à condition que nous reconnaissions que la mission majeure de la Sainte Esprie est de nous mener à Lui ! Autrement dit, le Seigneur veut passer à une objectivation glorieuse, tangible, constante, répétée, constamment actualisée de Sa Personne auprès de nous !

Il exprime cette volonté d’objectivation glorieuse constante à travers les lettres aux sept églises dans la présentation de la Gloire lui correspondant en introduction à chacune d’elles (Apocalypse 2 :1+8+12+18 ; 3 :1+7+14). Jésus veut que nous Le considérions, Le rencontrions et Le voyions comme tel, c’est-à-dire comme Il est aujourd’hui depuis Sa Glorification révélée !

Sa Résurrection fut objectivement confirmée auprès des Apôtres de façon unique et exceptionnelle durant 40 jours de diverses manières à titre de preuve incontestable. De même, ladite Résurrection ne pouvait être objectivement confirmée auprès des générations suivantes de l’Eglise, dont celle de l’époque de l’Apocalypse jusqu’à nous voire au-delà, que par Sa Glorification révélée, manifestée objectivement et concrètement de façon répétitive à titre de PREUVE incontestable.

En effet Dieu ne fait pas de favoritisme ou acception de personne (Galates 2 :6) car faire du favoritisme est un péché (Jacques 2 :9).

C’est à ce titre que YHWH ELoHiM veut accorder la preuve de la Résurrection de Jésus-Christ non pas seulement aux Apôtres mais à tous par la Révélation ou la manifestation glorieuse concrète de Jésus par l’action de la Sainte Esprie qui veut nous saisir et nous mener à Lui. Mais cela ne s’arrête pas là !

Depuis cette Glorification, il est important de noter qu’Il a vaincu la Mort et l’Hadès puisqu’Il est le détenteur des clés de leur puissance mortifère quasiment inévitable jusqu’alors (Hénoch et Elie exceptés) ! Par conséquent cela introduit et fonde d’emblée Son discours aux sept églises notamment par rapport à la métamorphose du corps et de l’immortalité du croyant qu’Il appelle de Ses vœux pressants, vu cette victoire complète et inédite jusqu’alors !

 

3. La Glorification des croyants, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

3a) Les promesses contenues dans les sept lettres (cf. Ecrit Vol.2 Eglise des Vainqueurs où nous développons et justifions les affirmations suivantes).

  • Pour Ephèse, il s’agit de l’immortalité (Apocalypse 2:7b ; Genèse 3:22b)
  • Pour Smyrne, il s’agit du règne des martyrs durant le Millénium (Apocalypse 2 :10c-11 ; Apocalypse 20 :4b-6).
  • Pour Pergame, il s’agit de la restauration de l’esprie (manne, pain céleste : Jean 6:63), du corps (manne, pain céleste ; nourriture issue du Corps Glorifié de Jésus, Ste Cène de Gloire ; Apocalypse 3 :20c) et de l’âme du croyant (nom nouveau gravé sur la pierre, nouvelle identité céleste ; Apocalypse 2 :17bc).
  • Pour Thyatire, il s’agit d’être prophète des nations (Etoile du matin) et du règne de l’Eglise des Vainqueurs sur les nations durant le Millénium (Apocalypse 2:26-28 ; Apo 12:5b ; Apo 20:4a ; 2 Pierre 1:19-21).
  • Pour Sardes, il s’agit du poids-valeur-sanctification, de la dignité, de l’honneur et de la gloire (Apocalypse 3 :5 ; concerne particulièrement l’âme).
  • Pour Philadelphie, il s’agit de l’autorité, de la gloire (nom nouveau, âme renouvelée, nouvelle identité), de la sacrificature et de la montée impliquant l’habitation effective dans la Jérusalem céleste et le Temple céleste (Apocalypse 3 :12-13 ; 12 :12a ; 19 :6-8 ; concerne particulièrement la thématique du Pays promis céleste, de l’environnement céleste, de la Salle du Trône).
  • Pour Laodicée, il s’agit de la métamorphose du corps par le revêtement de Pureté, de Feu et de Gloire, puis de la Ste Cène de Gloire qui est en fait la fête de mariage de l’Épouse avec l’Époux pour être suivie de l’accession au Trône à Ses côtés résultant de ce mariage. (Apocalypse 3 :18-21 ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :1+5b+c ; 19 :6-8 ; 20 :4a).

Ces promesses de glorification étaient pour les églises de la fin du premier siècle, ainsi à plus forte raison, elles le sont pour l’Eglise d’aujourd’hui puisque YHWH ELoHiM ne fait pas de favoritisme.

Une promesse contenant des bénédictions doit simplement s’accepter par la repentance et l’écoute de la Sainte Esprie (Apocalypse 2:5+7 ; 16-17 ; 22b+29 ; 3 :3b+6 ;13 ; 19b+22).

La repentance (métanoïa : méta = autre ; noos = connaissance) est un changement (autre) radical de connaissance, de doctrine, d’enseignement, de conception, de mentalité, de pratiques, de vécu, d’état d’esprit dont l’abandon réel du péché avec la métamorphose (méta = autre ; morphosis = morphologie, forme, aspect extérieur) de notre corps. Cette métamorphose donnant accès au ciel accordera aussi un changement de connaissance et de conception particulièrement, à partir de ce moment-là, par la possibilité d’une écoute parfaite de la Sainte Esprie et l’immersion dans la Gloire du Trône (Apocalypse 5 :10).

Tout cela se passera aux niveaux de l’esprie (délivrance spirituelle), de l’âme (identité, enseignements, conceptions, mentalité) et aussi du corps (glorification, métamorphose du corps), que Jésus veut sauver de la Grande Tribulation qui atteindra tous ceux restés sur terre (Apocalypse 3 :10) ! Seule la montée dans les lieux célestes avec un corps nécessairement et préalablement métamorphosé, transfiguré (1 Corinthiens 15:50-51) sera la solution concrète et réelle (Apocalypse 3 :10) face à la Grande Tribulation (Apocalypse 6+8+9+11+12 :1).

La glorification de Jésus-Christ implique indubitablement de par Ses promesses très exhortatives la glorification des croyants ou la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Ainsi, avec les manifestations et révélations répétées de Jésus-Christ Glorifié, preuves de Sa Résurrection, l’Eglise des Vainqueurs glorifiée et révélée constituera elle aussi une suite de preuves et d’objectivations face au monde !

 

3b) L’objectivation de la glorification, la preuve indispensable pour une évangélisation efficace et des combats victorieux

L’Eglise des Vainqueurs montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) permettra par ses actions parfaites et ciblées sur terre à partir du ciel une évangélisation efficace (Apocalypse 7) accompagnée d’une suite de combats victorieux pour dégager le Dragon des lieux célestes et de la terre (Apocalypse 12 :10-12a ; 17 :14 ; 19 :14).

4. Les preuves et les évidences de la gloire ne peuvent se passer de la foi et de l’amour

4a) Les objectivations dues aux preuves et évidences de la gloire ne furent, ne sont et ne seront pas à 100% efficaces

En Romains 1 :18-21, Paul avance l’objectivation fournie par la création qui révèle Dieu, Sa puissance, le monde invisible. Il parle d’égarement et de cœur sans intelligence des êtres humains qui refusent Dieu.

Aujourd’hui, il existe des démonstrations philosophiques imparables quant à la l’existence de YHWH ELoHiM et la véracité de l’Evangile de Jésus-Christ. Mais l’adage dit bien : « Ne voit que celui qui veut voir » …

En Jean 9, Jésus relie la guérison de l’aveugle-né à la manifestation (Jean 9:3 : phanéroo : manifester, révéler, montrer, prouver, rendre évident, clair, notoire) des œuvres de Dieu. Il s’agit clairement d’une objectivation opérée par la guérison. Le bénéficiaire de cette guérison a fini par voir physiquement, psychiquement et spirituellement. Les adversaires de Jésus par contre, qui ne voulaient pas « voir » ont fini par devenir aveugles par rapport à la manifestation glorieuse de Dieu (Jean 9:39-41).

Le Ressuscité même dit à Thomas qui bénéficiait de l’objectivation de la Résurrection par une de Ses apparitions : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29). Toutefois Il lui a aussi dit : « Parce ce que tu m’as vu, tu as cru ». Autrement dit c’est par l’objectivation de la Résurrection que Thomas a cru et il a exprimé une des plus belles confessions de foi de la Bible adressée à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Lucifer, le chérubin « protecteur » probablement le plus glorieux, beau et puissant que YHWH ELoHiM a jamais créé, avait bénéficié du maximum d’objectivation de la gloire et de la sainteté du Trône. Mais au lieu d’aimer et de faire confiance à son Créateur, il pécha par orgueil. (Ezéchiel 28 :13ss).

L’Apocalypse, malgré les objectivations, les évidences de gloire et de jugements devant amener les hommes à la repentance et la foi, fait état de leur refus de repentance (Apocalypse 6:15-17 ; Apo 9:20-21 ; Apo 11:9-10 ; Apo 16:11+21…).

Combien de personnes sont placées devant les preuves et les objectivations venant du ciel mais par mauvaise foi, méchanceté et orgueil nient l’évidence.

La question qui se pose alors : « A quoi servent les objectivations, les preuves, si cela ne fonctionne pas ? » En fait cela ne fonctionne pas à tous les coups, ce qui veut dire que cela fonctionne aussi pour un très grand nombre, nous le verrons plus tard.

Même le Millénium sous le règne de Christ sur terre avec l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs qui sera une objectivation généralisée merveilleuse sur terre dans la perfection, permettra de la sorte un jugement dernier tout à fait juste, objectif. En effet les êtres humains de cette époque à venir, auront l’occasion de penser et d’agir en totale connaissance de cause face à l’évidence de la gloire et de la perfection de ce règne. Malgré cette objectivation, nombreux seront ceux qui suivront Satan le Séducteur relâché pour combattre les élus (Apocalypse 20 :7-10)

Tous ces arguments et événements ont conduit l’Eglise à progressivement se passer des objectivations en insistant exagérément sur la foi et l’amour du croyant et en valorisant l’être intérieur au détriment du corps. Le martyre sera « glorifié » pour produire des héros et au-delà des Saints, des « Pères » auxquels on pourra « s’identifier », ce qui est une idolâtrie… ! On se passe alors « héroïquement » pour ne pas dire « orgueilleusement » des bénédictions, délivrances, de la gloire surnaturelles et au final de l’apocalyptique bref, de l’objectivation céleste de la manifestation de la glorieuse Révélation alors qu’elle est clairement prévue dans le plan de Jésus-Christ le Ressuscité apparu et le Glorifié révélé !

 

4b) Les objectivations due aux preuves et évidences de la gloire sont indispensables

Parmi bien d’autres objectivations, aussi dans l’Ancien Testament (cf. Buisson ardent, Passage de la Mer Rouge, Sinaï, colonne de Feu et de Fumée, juges, prophètes dont Elie et Élisée etc…), nous retiendrons celle accordé à Saul devenu l’Apôtre Paul sur le chemin de Damas (Actes 9 :1ss). L’apparition glorieuse en Lumière de Jésus a clairement provoqué un retournement de situation chez celui qui fut un persécuteur acharné des chrétiens. Paul utilisera d’ailleurs cette apparition de Jésus-Christ Glorifié pour témoigner ultérieurement de sa foi (Actes 22 :1ss).

L’Apôtre Pierre qui a pourtant assisté à nombre de miracles, de signes et de prodiges opérés par Jésus, retiendra dans sa deuxième épître la métamorphose ou transfiguration glorieuse de Jésus pour justifier le fait que lui et les apôtres ne racontent pas de « fables habilement conçues », le contraire de l’objectivation céleste démontrant la VERITE. Il insiste sur le fait que lui et les autres apôtres présents sur la montagne L’ont vu de leurs propres yeux (2 Pierre 1:16-18).

L’Apôtre Jean écrit clairement en introduction de sa première épître : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » (1 Jean 1:1-4 ; Trad. Segond 1910)

L’Apôtre Jean part directement sur l’objectivation de Jésus sur terre auprès des apôtres avant et après la Résurrection. Il l’associe clairement à la communion, à la vie et à la joie.

Dans le livre de l’Apocalypse, en tant que témoin (Apocalypse 22:8a), il posera l’ensemble des fondements de l’apocalyptique chrétienne c’est-à-dire l’objectivation de plus en plus forte de l’Evangile par la Gloire manifestée en vue de l’établissement éternel du Royaume de Dieu.

Il démontrera l’efficacité de l’Eglise des Vainqueurs (1er cavalier) envoyée du ciel (Apocalypse 6:2) engendrant la réussite de l’évangélisation mondiale (Apocalypse 7), une objectivation merveilleuse, tant attendue, s’il en est.

L’objectivation de la femme glorieuse, l’Eglise des Vainqueurs – Epouse de Christ (Apocalypse 12 :1ss) en phase d’accouchement, apparaissant comme un signe visible pour tous dans le ciel donc objectif, aboutira à l’expulsion du Dragon des lieux célestes.

Les objectivations suivantes dont l’apparition terrestre en Sion des Juifs glorifiés (cf. 144 000 ; Apocalypse 14:1ss), d’un ange évangélisant volant dans le ciel (Apocalypse 14:6ss), les victoires des élus avec le Roi des rois (Apocalypse 17:14), aboutiront à la victoire de Jésus-Christ Glorifié sur terre et au règne du Millénium avec à la clé à ce moment-là, nombre de convertis (Apocalypse 19:11ss).

Pourquoi ces objectivations apocalyptiques sont-elles indispensables ? Elles démontrent le souci de vérité et d’authenticité qu’a le Seigneur auprès des hommes. Jésus-Christ est LA vérité. Sa personne et Son œuvre ne peuvent être fondées sur des fables, des légendes, des symboles ou des mythes comme c’est le cas de la plupart des religions et croyances.

Ces objectivations sont indispensables car elles seules font avancer l’Histoire du salut (cf. naissance virginale, ministère de puissance de Jésus, croix, résurrection, ascension, pentecôte, glorification-révélation). L’avancement de cette Histoire est bloqué depuis environ 92, moment où les sept Eglises refusèrent d’entrer dans le processus apocalyptique ou de Révélation par la repentance, en écoutant la Parole de Jésus et celle de la Sainte Esprie.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « Amen, amen, je le dis à vous, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la mort jusque dans l’éternité » (Jean 8:51 ; trad. litt. ; cf. Apocalypse 3:10). Cela signifie qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui a gardé Sa Parole !..

Les promesses faites aux sept églises portent par la restauration, la transformation, la métamorphose ou la transfiguration sur l’ensemble du croyant esprie, âme et corps. Cela concerne par conséquent à la fois l’amour, la foi-confiance et les objectivations, preuves, évidences, concrètes et glorieuses. L’un ne va pas sans l’autre, nous l’avons démontré.

Écouter, garder les Paroles de Jésus Glorifié et de la Sainte Esprie implique l’immortalité c’est-à-dire la transformation intérieure et la métamorphose ou glorification du corps permettant la montée et la constitution de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Épouse de l’Époux divin.

Dans un couple, une relation « platonique » (uniquement une sorte de confiance-foi-amour sans sexualité) mène généralement au désastre et il ne peut y avoir en tous cas de fruits ou d’enfants ou d’objectivations concrètes et visibles. Cela ressemble au désastre qui dure depuis 2000 ans entre l’Eglise et Jésus. L’Histoire du Salut est bloquée depuis.

De même s’il n’y a pas de foi-confiance-amour accompagnant la sexualité, on peut penser viol, violence, prostitution aux pires des cas. Dans un couple, s’il n’y a pas de sexualité, il manquera la communion (union commune, proximité, osmose, unité : être un EN Christ), la joie, la vie et sa transmission (Cf. Proverbes 17:6 ; Ezéchiel 24:25 ; Psaume 144:12 etc…), preuves objectives de vérité, d’authenticité et au final de « gloire ».

Comme il faut les deux dimensions pour former un couple, il faut de même qu’elles soient effectives et réelles entre Jésus-Christ Glorifié et l’Eglise Glorifiée son Épouse sur le Trône unique solution pour porter du vrai fruit et changer les choses par l’enclenchement du processus apocalyptique.

 

Conclusion

« Le Seigneur est l’Esprie ; là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté. Nous tous le visage ayant été voilé, la gloire du Seigneur s’y mire, en cette même image nous sommes métamorphosés de gloire en gloire, aussi (Kataper : de même, aussi, comme) par le Seigneur, l’Esprie. » (2 Corinthiens 3 :17-18).

L’Esprie Sainte veut nous ôter le voile, nous libérer, nous métamorphoser de gloire en gloire en présence et sous l’effet de la Gloire du Seigneur Jésus-Christ Glorifié révélé qui se mire dans notre visage !

Alors, Jésus-Christ Ressuscité, oui et mille fois oui ! Jésus-Christ Glorifié révélé, oui et mille fois oui ! L’un ne va pas sans l’autre.

YHWH ELoHiM veut ainsi rétablir et établir la vérité de Sa Parole que nous avons à garder et qui nous affranchira de la sorte de la prison espace-matière-temps. Redécouvrons et expérimentons la véritable actualisation et l’objectivation de la Résurrection par la Glorification révélée.

En Jésus, Martin BUSCH

126. Joseph ou Juda ?

INTRODUCTION

Jusqu’à nos jours, il existe une opposition de fond pas vraiment levée au sein du Peuple d’Israël et par extension au sein de l’Église entre Joseph et Juda, ou plutôt de ce qu’ils représentent. Cette opposition, qui n’a pas lieu d’être, subsiste d’une façon catastrophique et nous plonge dans une réalité extrêmement grave. Il est grand temps de commencer à mettre le doigt sur ce point sensible pour pouvoir enclencher la délivrance !

 

1. Les retrouvailles entre Joseph, premier ministre de Pharaon et ses frères

a) L’espionnite

Lors des retrouvailles entre le premier ministre de Pharaon, Joseph, et ses frères dont Juda, qui l’avaient vendu comme esclave, l’ambiance fut plutôt tendue. Les frères de Joseph ne le reconnurent pas, ce qui paraît logique : Joseph, qu’ils croyaient mort (Genèse 42:13), ne pouvait être pour eux le « premier ministre », juste placé sous Pharaon ! Il était de surcroît habillé comme un prince d’Egypte… ! C’était une situation totalement inimaginable !

Ce que nous retiendrons pour notre propos, c’est l’accusation grave de Joseph à l’égard de ses frères pouvant entraîner une condamnation à mort ou tout au moins un emprisonnement à vie ! Il traita ses frères d’espions, de RaGeLiM (pluriel de RaGaL : espion, explorateur, calomniateur, manipulateur ; cf. verbe RaGaL : calomnier, médire, manipuler, aller çà et là, explorer, voyager, porter des nouvelles plus ou moins fausses, se faire passer pour qui on n’est pas ; cf. ragots).

D’ailleurs les frères de Joseph ont très vite fait le rapport entre cette accusation grave et ce qu’ils avaient fait alors à l’encontre de Joseph et de Jacob leur père auquel ils avaient justement rapporté des « ragots » concernant Joseph. Ce dernier aurait pu trouver un autre prétexte pour se venger en les faisant condamner sans autre forme de procès. Mais il les traita indirectement par « pédagogie » en fonction de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé et à leur père Jacob et non pas en fonction de leurs intentions présentes non condamnables d’acheter du blé en Egypte simplement pour survivre.

Le terme RaGaL a certes deux significations : l’une à connotation plus neutre à savoir explorateur, voyageur, migrant ici pour survivre et l’autre beaucoup plus péjorative voire dangereuse à savoir espion, calomniateur, manipulateur, menteur. L’accusation de Joseph comprise dans ce dernier sens était de la sorte vraie, justifiée alors que ses frères pensaient évidemment d’abord à la signification neutre. En fait nous pensons, comme la sémantique indiquée dans le dictionnaire nous l’indique, que les deux significations peuvent être intimement liées et les frères de Joseph en ont d’ailleurs rapidement pris conscience.

 

b) Le mensonge et la peur

Les frères de Joseph étaient au fond d’eux-mêmes des manipulateurs, des calomniateurs, des menteurs, bref des RaGeLiM vis-à-vis de Joseph et de Jacob. Ils avaient hérité de l’esprit de mensonge et de manipulation de Laban leur grand-père et aussi de Léa leur mère qui, elle aussi, trompa sans vergogne Jacob durant la nuit de noces en se faisant passer pour Rachel. Ils continuèrent à mentir à Jacob en cachant toujours encore ce qu’ils avaient fait dans le passé lors de leur premier retour d’Egypte en Canaan (Genèse 42:21ss). Nous connaissons la suite de l’histoire lorsque Joseph se fit reconnaître par ses frères et l’arrivée de Jacob en Egypte. Tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes mais … !

En Genèse 50:15ss après la mort de Jacob, nous constatons que la peur des fils de Léa ne s’était pas tout à fait estompée car ils craignaient toujours encore la vengeance de Joseph, une fois Jacob décédé !!! Leur cœur de RaGeLiM n’était pas vraiment transformé. Toutefois Joseph les rassura car son cœur et ses intentions étaient purs.

 

c) La survie

A l’époque, la famine sévère et très longue ne finissait pas de sévir dans la région. Beaucoup de personnes moururent de faim. Le rôle de Joseph prévu de la part de YHWH était de sauver le clan de cette catastrophe humanitaire grave. Les eaux du Nil, les pâturages, les terres fertiles et les semences au pays de Goshen en Egypte lui furent mis à disposition, non seulement de quoi survivre mais encore de quoi bien vivre, de se nourrir et même de se multiplier pour finalement former le Peuple Hébreu nombreux pour ne pas dire puissant au fil des années !!!

Joseph était l’instrument de YHWH pour placer Son Peuple dans un ENVIRONNEMENT protégé. Cela leur permettait de devenir un Peuple nombreux et fort à tel point que bien plus tard, le Pharaon de l’époque de Moïse, prit peur et prit des mesures en faisant tuer les nouveaux nés mâles hébreux pour provoquer le mélange par mariage de leurs sœurs survivantes avec le peuple égyptien et ainsi assurer à terme la disparition dudit Peuple !

Quoi qu’il en soit, sans l’intervention de YHWH à travers Joseph, c’était la mort et la disparition pures et simples du Peuple Hébreu dans le contexte de famine de l’époque.

 

d) Une belle âme dans un beau corps

La privation du corps par la famine, entraîne la mort même chez les bergers hébreux dirigés par le « juste » patriarche Jacob-Israël. Ils avaient, certes comparés aux égyptiens idolâtres, une « belle âme » dans leur orientation générale vis-à-vis de YHWH, malgré leur état d’esprit peu glorieux. Mais en l’occurrence il leur fallait obligatoirement aller survivre dans la riche Egypte pour le moment. C’était un problème du domaine du corps, de la nourriture d’abord et Joseph l’avait bien compris (Genèse 45:11).

Sans le « salut du corps » indissociable d’un environnement favorable, pas de vie possible ! Il est donc important d’avoir d’abord un « beau » corps dans un contexte et environnement viables et favorables pour pouvoir ensuite avoir une belle âme (mens sana in corpore sano…) ! Le reste n’est que blabla !

 

e) D’abord le corps et ensuite l’âme-esprit : l’ordre divin de la création

Joseph était le fils de la belle Rachel que Jacob aimait (Genèse 29 :17-18). Léa avait les yeux (AYiN : œil, AME, facultés mentales et spirituelles, source) délicats (RaQ : délicat, tendre).

Rachel au beau corps, mère de Joseph et de Benjamin aurait dû, selon la demande de Jacob à Laban et aussi selon le plan de YHWH, passer AVANT Léa à la belle âme (cf. yeux) ! Cela correspondait à l’ordre de la Création divine d’Adam (ADaM : sol, terre glaise, rouge) auquel YHWH ELoHiM a d’abord donné un beau corps tiré de la terre avant de lui insuffler dans ses narines Sa NiSCHeMaTH (Genèse 2 :7 ; cf. NePHeSCH : âme, gloire, souffle, respiration, esprit).

Ezéchiel 37:7-10 reprend le même ordre de « recréation » dans le contexte mortel de l’exil babylonien où le Peuple d’Israël était en quelque sorte « mort » hors de son Pays. Dans la vision du prophète, les os se rassemblèrent, puis les nerfs et la chair poussèrent dessus d’abord et seulement ensuite l’Esprit fut donné à cette armée !

Un amour qui reste « platonique », théorique, sans acte physique sexuel, d’ordre corporel entre un homme et une femme ne donnera jamais une fécondation suivie d’une naissance… ! L’acte corporel intervient d’abord pour qu’il puisse s’en suivre la conception d’un bébé doté immédiatement d’une âme et d’un esprit !

Laban, le loup blanc, le manipulateur, instrument du Serpent, a donc inversé l’ordre divin de la création en trompant Jacob par le fait qu’il lui a d’abord donné Léa et seulement ensuite Rachel. Dès le départ dans le processus de création du Peuple d’Israël l’ordre des choses divin fut inversé ! Le fait que Léa fut « refilée » à Jacob en premier faisait passer chronologiquement l’âme avant le corps et son environnement. Ce qui est logiquement mortel et d’ailleurs a failli l’être !!!

Les fils de Lé a, au vu du droit d’ainesse et vu que cette dernière avait accouché des aînés, ne pouvaient accepter que le jeunot Joseph, le petit freluquet rêveur, pourri gâté, bien habillé, puisse passer AVANT eux, les diriger pour devenir leur « patriarche » ! La relation filiale de préparation au patriarcat intime et pédagogique qu’avait établie Jacob avec Joseph ainsi que ses rêves inspirés où ses frères se prosterneraient devant lui, démontraient que le projet de Jacob et de YHWH allait dans ce sens. Il fallait que le fils aîné de Rachel, femme choisie et « dirigeante » dans le clan vivant d’ailleurs au quotidien dans la tente de Jacob, passe devant et avant, aussi à ce titre !

L’ordre divin des choses que Jacob voulait changer, fut de nouveau remis en cause par la vente de Joseph par ses frères et leur mensonge à Jacob. Ils ne se rendaient pas compte qu’ils coupaient la branche vitale corporelle et environnementale sur laquelle ils étaient assis. C’est pourquoi Joseph les traita plus tard de RaGeLiM !

Joseph put certes rétablir l’ordre des choses en ce qui concerne le corps des membres de son clan en leur fournissant pour l’instant et d’abord la nourriture et l’environnement dont ils avaient besoin au pays de Goshen, mais il savait qu’il n’avait pas rétabli l’ordre des choses en ce qui concerne le bon environnement définitif, vu que le Pays promis par YHWH était situé à Canaan ! L’esclavage à terme mortel du Peuple Hébreu en Egypte nous le prouva bien assez par la suite. C’est pourquoi il demanda évidemment à ce qu’il soit enterré en Terre Promise (Genèse 50 :25) comme le fut Jacob avant lui (Genèse 50:1ss).

Qu’en est-il de Juda, le fils de Léa mais finalement aussi l’ancêtre du Messie !

 

2. Juda (Genèse 37 ; 44 ; 49:8-10)

a) Le sauveur et le roi

Même s’il était complice des autres et à vrai dire contre Ruben qui voulait en fait sauver Joseph en douce (Genèse 37: 21-22 ; cf. aussi 42:22), Juda proposa en l’absence momentanée de Ruben (Genèse 37: 29-30) sa vente aux Ismaélites de passage. Il voulait éviter de répandre le sang de celui qui était malgré tout leur frère (Genèse 37: 26ss). Il sauva d’une certaine manière la peau de Joseph et par là s’imposa d’ailleurs déjà un peu comme le véritable chef de clan aux dépens de Ruben, l’aîné. Il prit d’ailleurs son indépendance vis-à-vis de Jacob un peu plus tard (Genèse 38) avec un comportement pas très louable au demeurant… !

Pourtant lors de la terrible famine avant le second voyage en Egypte, Juda s’imposa même face à Jacob en prenant l’initiative de se porter garant de Benjamin fils de Rachel (Genèse 43: 3ss) qu’il fallait impérativement amener en Egypte sur ordre de Joseph. En outre il plaida efficacement devant Joseph la cause de Benjamin pourtant son « concurrent au statut de chef de clan » en tant que fils de Rachel, accusé de vol. Juda proposa en outre de prendre la place de l’accusé par amour pour son père Jacob (Genèse 44:16ss). Nous voyons là une préfiguration messianique de Juda. Il prit non seulement ses responsabilités de chef ou « royales » en plaidant (avocat) au nom de ses frères mais encore celles de sauveur en se proposant de se « sacrifier » à vie comme esclave à la place de Benjamin. Il ouvrait en fait logiquement la voie de chef de clan à Benjamin, fils de Rachel au corps magnifique, comme le désirait à ce moment au fond de lui-même Jacob à défaut de Joseph.

Par ce biais, l’ordre des choses de la création divine semblait rétabli : d’abord l’aspect physique, matériel (Rachel, Joseph-Benjamin) puis l’aspect psychique et spirituel (Léa, Juda).

 

b) La bénédiction de Jacob-Israël pour Juda

« Juda, tu recevras les hommages de tes frères ; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. _Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain_ d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schiloh (Shiloh : le Pacifique cf. SHaLOM : paix ; SCHaLaH : envoyer en mission, cf. Le Messie, l’Envoyé) et que les _peuples lui obéissent. Il attache à la vigne son âne et au meilleur cep_ le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement et dans le sang des raisins son manteau. Il a les yeux rouges de vin et les dents blanches de lait. » (Genèse 49:8-10 ; Segond 1910).

Juda le fils de Léa, prend littéralement et étonnamment la place de Joseph dans la bénédiction de Jacob. Il devient le « patriarche », l’héritier et aussi l’ancêtre de la tribu de Juda qui permettra aux Juifs de continuer à traverser les millénaires jusqu’à nos jours. Il sera l’ancêtre du Roi David et du Messie Jésus-Christ, le Shiloh. En effet les tribus du Royaume du Nord et leurs descendants dont Manassé et Éphraïm, fils de Joseph, ont été largement disséminés et mélangés aux nations à partir de -722 par les Assyriens. Seule la tribu de Juda, le Royaume du Sud, assurera la continuité juive même à Babylone, au retour d’exil en Israël et dans le monde suite à l’exil dû aux romains. Il est clair que Juda, le fils de Léa, avait malgré tout une « belle âme », nous l’avons vu. Il était aussi censé avoir un « beau corps » de lion aussi dans un « bel et bon environnement » de vignobles, de pâturages et d’élevage d’après la bénédiction de Jacob ! Bref une belle âme dans un beau corps de lion au Pays promis par YHWH où coulent le lait et le miel (Nombres 13:27) ! D’ailleurs il portera en lui et préfigurera de la sorte le Shiloh qui fera obéir les peuples… !

Autrement dit il est impérativement nécessaire d’avoir d’abord un contenant entier (corps, environnement, Pays promis) pour pouvoir profiter ensuite d’un contenu (âme, esprit, Jérusalem, Temple, etc…).

Mais que s’est-il passé ? L’entourloupe de Laban a-t-elle vraiment été résolue avec la bénédiction que reçut Juda ? Y-a-t-il encore eu des RaGeLiM ?

3. Les RaGeLiM de Moïse

a) Les espions manipulateurs

En Nombres 13 nous lisons l’histoire très connue des 12 espions-explorateurs représentant les 12 tribus d’Israël dont Caleb pour la tribu de Juda et Josué pour la tribu d’Éphraïm, fils de Joseph. Au retour, les espions rapportèrent de l’abondance dont bénéficiait le pays mais ils décrivirent aussi des habitants forts et puissants, des géants qui ne se laisseraient probablement pas faire. Caleb tenta de redonner la foi en YHWH ELoHiM et d’encourager à la conquête. Mais les autres, exceptés Josué et évidemment Caleb (Nombres 14:5-10), « décrièrent » (DiBaH : mauvais propos, médisance, mauvaise réputation, outrages, propos injurieux ; verbe : calomnier, décrier, donner mauvaise réputation) le Pays. Autrement dit, le Pays donné par YHWH était considéré comme mauvais, nul, inadapté pour le Peuple à cause de ses habitants. Bref, ils se sont attaqués par là à YHWH Lui-même à Ses capacités de les rendre victorieux, à Ses promesses et projets ! (Nombres 14:27).

Le résultat ne se fit pas attendre : les RaGeLiM, exceptés Caleb et Josué, qui ont décrié le Pays, moururent dans la foulée (Nombres 14:36-38). Le Peuple fut condamné à errer dans le désert pendant 40 ans et y mourir à terme, exceptés Caleb et Josué, une fois encore (Nombres 14:24+30 ; 34-35 ; 26:65). Le Peuple essaya alors d’attaquer tout de même les habitants du Pays mais ils furent battus (Nombres 14:39-45).

 

b) Josué le descendant de Joseph et d’Éphraïm désigné pour faire la conquête du Pays d’Israël et le cas Jéroboam

Selon l’attitude de foi de Caleb, un descendant de Juda, celui-ci aurait tout autant pu être désigné pour la conquête. Mais il n’en fut pas ainsi. Il reçut toutefois Hébron en Juda en héritage (Josué 14:13-14 ; 15:13). Cette ville n’était pas trop éloignée de Jérusalem et donc du futur Temple… !

En fait la conquête était encore du domaine de Joseph ou plus exactement de son descendant Josué. Selon le plan de YHWH ELoHiM, il était là pour assurer d’abord la vie corporelle, l’environnement, la Terre promise, « le pain, le lait, le miel, le vignoble » pour le Peuple par le combat et la conquête.

Ce n’est que bien plus tard que le roi David descendant de Juda, le roi Salomon, jusqu’à un certain point, et bien entendu le Messie, « couvriront » vraiment les deux dimensions.

Certes une fois à l’abri dans le Pays promis, il ne s’agit pas de se détourner de Jérusalem et du Temple ou du ministère de Juda comme l’a fait et fait faire le roi Jéroboam, Éphraïmite, donc descendant de Joseph. Il créa des hauts lieux avec des cultes sacrificiels à Béthel et à Dan, avec deux veaux d’or devant symboliser la sécurité matérielle et territoriale (1 Rois 12:25-33 ; 1 Rois 13:1-10). Il a ainsi trahi son ancêtre Joseph et son ministère. Le jugement divin ne tardera pas à s’abattre sur lui et sa descendance (1 Rois 13 à 16). La trahison du roi du Royaume du Nord, Jéroboam, a conduit une fois de plus les Juifs, notamment descendants de Juda, à jeter le discrédit sur « Joseph » et son rôle par rapport au don du Pays promis et à devenir beaucoup plus religieux spiritualistes. Ce déséquilibre s’est perpétué jusqu’à nos jours tant chez certains RaGeLiM juifs par rapport à la Terre promise que chez certains RaGeLiM chrétiens par rapport à la Terre promise céleste.

Mais sans Pays promis PREALABLE pas de Jérusalem et pas de Temple, sachant que négliger par la suite Jérusalem et le Temple implique aussi à terme la perte du Pays promis d’où les exils !!! Les deux sont intrinsèquement liés et indispensables. En fait le résultat du aux RaGeLiM comme aux idolâtres est le même : la mort en exil, hors du Pays promis !

 

4. Les RaGeLiM du Peuple d’Israël à notre époque

 

1948, nous le savons, est une date capitale dans l’Histoire du Salut : la création de l’Etat d’Israël. A ce moment jusqu’à nos jours, il y eut toujours des RaGeLiM juifs qui ne voyaient pas et ne voient toujours pas encore la nécessité de l’Aliyah, du retour au Pays promis. Même aujourd’hui encore, ils se sentent tellement bien ailleurs dans le monde… ! Pourtant il s’agirait pour eux d’entrer dans la réalisation des promesses de YHWH ELoHiM clairement énoncées dans les textes bibliques !!! Ils ne voient pas que vivre sur leur Terre leur assurera la vie de leur corps d’abord nécessitant absolument un environnement favorable pour eux et seulement de leur âme-esprit ensuite à plus ou moins long terme ! Ils ne voient pas qu’il s’agit pour eux de la seule issue pour la vie vu les projets meurtriers du Dragon de plus en plus évidents partout ailleurs dans le monde ! Ils inversent l’ordre de la création divine et sont des « religieux spiritualistes » !

Ces RaGeLiM sont clairement les descendants idéologiques de Laban, des fils de Léa et des explorateurs incrédules et calomniateurs de l’époque de Moïse !

Ils sont des menteurs par rapport au texte biblique et font de la sorte de YHWH ELoHiM un menteur ! Ils sont des manipulateurs et des incrédules auxquels YHWH a accordé « d’explorer » en quelque sorte le Pays promis par la Torah et les Ecrits Prophétiques qu’Il leur a révélés !

D’ailleurs certains sages juifs actuels disent que si leurs pères avaient écouté Theodor Herzl, auteur du manifeste sioniste en 1896, en faisant tout pour créer l’Etat juif en Terre promise avant l’accession au pouvoir de Hitler, la Shoah n’aurait probablement pas eu lieu. Les Juifs auraient effectivement eu un « refuge » voire des moyens de défense et d’attaque pour davantage se protéger. Mais comme dit, on ne refait pas l’Histoire ! Quoi qu’il en soit, quelle affirmation terrible mais significative !!!

 

5. Les RaGeLiM de l’Église et leur mensonge

a) Les RaGeLiM de l’Église

Les premiers RaGeLiM de l’Église sont clairement les membres des sept églises citées au début du livre de l’Apocalypse qui ont refusé le ministère de l’Apôtre Jean (le Joseph-Josué de son époque) et son message de la part de Jésus-Christ Glorifié qui les exhortait à rejoindre le Pays promis par la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône pour former l’Église des Vainqueurs, celle de la conquête qui vaincra le Dragon dans tous les « espaces » qu’il occupe toujours indûment.

Ils furent des menteurs et des calomniateurs et par là engendrèrent des misères sans nom durant des millénaires et des perdus sans nombre pour le Royaume de Dieu !!!

Il y a quelques années, un homme de Dieu véritable et fidèle sur son lit de mort ayant vu Jésus-Christ Glorifié assis sur le radiateur de sa chambre d’hôpital, dit un peu plus tard à des proches présents : « Nous sommes tous des menteurs » !

Parole incompréhensible pour des gens engagés à fond pour l’Evangile de Jésus-Christ !!! Aujourd’hui ces paroles deviennent plus compréhensibles.

Nous n’annoncions qu’un tiers voire qu’un quart dudit Evangile (cf. Ecrit « Les trois sacrifices » n°125) et étions des menteurs en nous référant à un soi-disant « plein Evangile » !!! Nous n’étions que des « spiritualistes charismatiques » ou des RaGeLiM par manque de connaissance probablement ! (Cf. Osée 4:6)

Les spiritualistes charismatiques ou RaGeLiM de l’époque de l’Apôtre Jean, ont provoqué la catastrophe du catholicisme romain ou plutôt gréco-romain dont les racines idéologiques et philosophiques helléniques et romaines se sont fortement étendues dès le 2ème siècle au sein de l’Église ! La mise de côté de l’Apocalyptique, de la Révélation, ouvrant réellement, physiquement la porte du ciel, en général qualifiée de « mysticisme » irréaliste et irrationnel, perdure jusqu’à nos jours !

Aujourd’hui, nous étions ou sommes encore des RaGeLiM, nous avions ou avons le témoignage de l’Apôtre Jean, le texte de l’Apocalypse à disposition sans compter les autres textes bibliques notamment prophétiques, qui nous exhortaient ou exhortent à pénétrer dans le Pays promis réellement, concrètement avec le corps glorifié !!!

L’Evangile de Jésus-Christ comprend en effet un salut pour l’être humain tout entier ! Pour cela il ne peut que comprendre la dimension concrète et indispensable préalable du Pays promis offerte par Joseph puis Josué suivis de David et du Messie Jésus-Christ Glorifié !

La gravité des conséquences de la vente quasi meurtrière de Joseph aux Ismaélites (leurs descendants s’opposent d’ailleurs avant tout à la soi-disant « occupation » d’une terre qui, d’après eux leur reviendrait au titre du droit d’aînesse d’Ismaël, le « véritable héritier » d’Abraham et de ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme « terre d’Islam »), du refus d’aller à la conquête du Pays promis, du refus du témoignage apocalyptique de révélation ou d’ouverture, de dévoilement, donc d’accès au ciel par l’Église est incalculable. _Sans accès au Pays promis ou au ciel PREALABLE, pas de Jérusalem ou de Jérusalem céleste et donc pas de Temple ou de Salle du Trône_.

Seule alors règne la mort du désert destinée aux RaGeLiM puisque l’environnement espace-matière-temps « désertique » en est totalement imprégné ! Sans Joseph, Juda et les siens étaient morts et enterrés.

L’Apocalypse ou le dévoilement (voile déchiré, accès au Saint des saints, Salle du Trône) annonce clairement la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ où les chrétiens restés sur terre seront persécutés et tués à tour de bras. Jésus [Joseph-Josué] voudrait nous en préserver, encore faudrait-il que nous « gardions Sa Parole » pour devenir des vainqueurs et nous retrouver au ciel, notre refuge et Pays promis, dans la nouvelle Jérusalem et le Temple céleste (Apocalypse 3:10-12).

 

b) Le mensonge de certaines confessions et professions de foi chrétiennes
  • La christologie

En général dans les confessions ou professions de foi chrétiennes apparaissent les affirmations suivantes concernant Jésus-Christ : Sa naissance virginale, Sa divinité de Fils unique du Père céleste, Sa mort expiatoire sur la croix, Sa résurrection, Sa montée au ciel pour siéger sur le Trône à la droite du Père et Son retour en gloire pour « juger les vivants et les morts ». Ensuite on passe au Saint Esprit et à l’Église universelle sur terre. Nous sommes carrément dans le mensonge par omission !

Il manque en effet un élément majeur et capital entre Son accession au Trône d’une part et Son retour en gloire d’autre part (Apocalypse 19:11ss) !

C’est Jésus-Christ GLORIFIE (Apocalypse 1:12-16 ; Apo 2:1+8+12+18 ; Apo 3:1+7+14) REVELE ou APOCALYPTIQUE (Apocalypse 1 :1) !

C’est comme si on effaçait Apocalypse 1 à 19:10 : on « saute » directement au retour en gloire alors que le plan de YHWH comporte quelques chapitres entre les deux, c’est le moins qu’on puisse dire, dont la glorification du corps des croyants pour accéder dès à présent sans mourir au ciel ou Pays promis céleste et ensuite ACCOMPLIR le plan divin prévu et décrit dans l’Apocalypse !

Il y a là une atteinte non seulement aux effets et conséquences de la croix et de la résurrection pour le croyant mais une atteinte encore beaucoup plus gravissime à l’IDENTITE de notre Seigneur Jésus-Christ Porteur de la plénitude de la divinité (plèroma ; Colossiens 1:19 ; 2:9), c’est à dire Jésus-Christ Dieu, le Tout Puissant !

Seul le VRAI MESSIE, selon les textes bibliques vétérotestamentaires notamment, règne comme un VRAI ROI puissamment, visiblement et effectivement, comme son ancêtre David le fit. Sans cette visibilité il ne peut être le VERITABLE (Apocalypse 3:7 ; Apo 19:11), c’est-à-dire le vrai Dieu. Mais Il a choisi de ne combattre et de régner qu’avec Sa « Reine-Épouse », l’Église des Vainqueurs montée à la Salle du Trône siégeant avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3:21). Mais comme elle ne monte pas, il y a évidemment un problème… !

En effet il se trouve que l’Église, comme Israël, fut et est une foule de RaGeLiM qui professe une vérité partielle donc partiale et de ce fait un mensonge d’abord sur l’identité de son Seigneur Dieu et de Ses capacités toutes puissantes plus particulièrement dans Sa manifestation de règne visible et tangible à partir du ciel sur la terre ! C’est cela la dimension apocalyptique ou révélée de Jésus-Christ mais dépendante de Sa volonté et de Son plan préalables (cf. : Joseph) avec l’Église des Vainqueurs !

Ainsi confesser Jésus-Christ monté au ciel, siégeant à la droite du Père ne suffit pas : il faut clairement ajouter ou tout au moins préciser : « Jésus-Christ Glorifié révélé ».

« Révélé » est le contraire de caché, de secret, d’invisible, d’inaccessible. La révélation (=Apocalypse, dévoilement) démontre que le « voile est déchiré », que l’accès au ciel est réellement ouvert pour pouvoir vraiment « circuler » dans les deux sens et surtout se rencontrer visiblement, concrètement, effectivement, converser et pas seulement « spirituellement » où nos prières ressemblent bien souvent à des monologues !

Une autre caractéristique identitaire de Jésus-Christ Glorifié révélé est celle de l’EPOUX (2 Corinthiens 11:2 ; Apocalypse 21:2). Si un époux n’est pas accessible, ce n’est tout simplement pas un époux. Il se dévoile, se découvre, bref se REVELE à Son Épouse dans l’intimité totale pour ne plus former qu’un avec elle ! Et ce n’est pas une image ou un symbole !

Jésus-Christ est l’EPOUX qui veut prendre concrètement soin de Son Épouse, l’Église, en la mettant à l’abri, en la protégeant ! Il n’est pas Celui qui veut la larguer dans le désert de l’espace-matière-temps, des tribulations ce monde ici-bas ! Il veut au contraire la mettre en position victorieuse dans ce monde à partir du ciel et du Trône ! Pour ce faire celle-ci doit habiter le Pays Promis céleste et agir à partir de lui, exactement selon le modèle d’Israël qui doit exercer son ministère de Peuple élu à l’égard du monde à partir de sa Terre (Cf. : Joseph) !

Mais il se trouve que l’Église de RaGeLiM a infligé et continue d’infliger des « râteaux » à son Amoureux et Époux divin qui n’arrête pas de lui faire non seulement des avertissements mais encore des propositions, des promesses et des déclarations d’amour pour qu’elle Le rejoigne à la Maison céleste !

Cela va encore plus loin : il s’agit de la remise en question de son identité de Père éternel qui est clairement énoncée en ce qui Le concerne en Esaïe 9:6 ! Apocalypse 12:1ss décrit la naissance de Son Fils qu’Il aura avec Son Épouse glorifiée ! Le processus apocalyptique et l’accomplissement du plan divin dont la naissance de l’enfant mâle est capitale. Celui-ci bénéficiera de l’enlèvement et procèdera à la conquête de la partie des lieux célestes encore indûment occupés par l’Ennemi (=enfer) puis celle de la terre pour aboutir à l’instauration du Millénium dont on ne voit d’ailleurs souvent pas grand-chose dans les confessions de foi en général.

Ainsi nous constatons que la christologie comporte aussi la dimension de Joseph (Terre, corps, multiplication, révélation).

  • Le rôle du Saint Esprit et l’ecclésiologie (doctrine de l’Église)

Le troisième article du Symbole des Apôtres qui ne fut d’ailleurs pas rédigé par les Apôtres, parle de l’Église universelle, c’est-à-dire l’Église située partout dans l’univers ou de l’espace-matière-temps. Rien n’apparaît de l’Église des Vainqueurs ou de l’Église glorifiée « montée ».

Cette omission « limite » par conséquent l’action du Saint Esprit dont la mission et le rôle majeurs sont de nous métamorphoser et nous amener via les dons et ministères charismatiques auprès de Jésus corps, esprit, âme hors de l’univers dans les lieux célestes !

Nous voyons clairement que les confessions de foi sont l’œuvre des chrétiens RaGeLiM, héritiers des sept églises citées dans l’Apocalypse, qui ont refusé comme les frères de Joseph et la majorité des espions de Moïse de passer à la conquête et à l’installation dans le Pays promis ! Certes on peut concéder le manque de connaissance (Osée 4:6), de négligence ou encore d’ignorance suite à la succession des générations où l’on a « oublié » tout cela mais avouons que les conséquences furent et sont vraiment catastrophiques.

Quoi qu’il en soit les confessions de foi du début de notre ère, sont la preuve par neuf du refus de l’Apocalyptique des chrétiens de la fin de premier siècle et de leur état de RaGeLiM. Ils ont, jusqu’à nos jours, influencé l’Église à travers les siècles !

  • Le passage du mythe à la réalité historique

La définition de mythe est un récit relatant des faits imaginaires non consignés objectivement par l’histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d’ordre philosophique, métaphysique ou social.

Malheureusement non seulement dans les milieux athées, agnostiques mais encore dans les milieux dits chrétiens libéraux voire plus « orthodoxes » la totalité ou tout au moins des parties des textes bibliques sont de l’ordre du mythe, du symbolisme et plus particulièrement les textes apocalyptiques dont évidemment principalement l’Apocalypse. Là nous côtoyons par voie de conséquence nombre d’interprétations de RaGeLiM très éloignées de l’histoire alors que la « dimension de Joseph » nous fait clairement passer du mythe à la réalité historique et très concrète de la vie !

La métamorphose du corps, la montée permettant à une partie de l’Église d’être dans les lieux célestes pour ensuite agir sur terre tout en sachant qu’il y aura durant cette période une église restée sur terre subissant beaucoup de souffrances, la non confusion de la Grande Tribulation avec le règne de l’Anti[é]-Christ, l’enlèvement, le Millénium et bien d’autres aspects dont nous ne cessons d’écrire et de parler, nous permettent de dérouler chronologiquement donc de façon tout à fait historique l’Apocalypse, comme du « papier à musique » !

Comme Joseph, Josué nous passons du mythe générateur d’incrédulité à la réalité historique génératrice de foi pour le salut du corps par la survie concrète en Egypte (Joseph) et/ou la conquête, l’installation au Pays promis (Josué) !

Sans réalisation concrète et réelle messianique révélée, visible, tangible du passage au Pays promis céleste, l’Église passe obligatoirement partiellement ou totalement à terme au mythe et au symbolisme dans son vécu et sa pensée ! Il faut en effet bien tenter de trouver des explications et des interprétations plausibles et humainement raisonnables à ces textes… La foi, même charismatique, doit impérativement passer de l’incantatoire au concret réel apocalyptique ou de la révélation.

Seule la REPENTANCE reste l’issue positive et unique pour passer de l’état de RaGeLiM au Véritable qui nous affranchit réellement et concrètement de la servitude et de la vulnérabilité !

 

Conclusion

La question « Joseph OU Juda ? » doit obligatoirement trouver sa réponse en « Joseph ET Juda », c’est-à-dire dans le Messie qui regroupe parfaitement les deux, encore faudrait-il que nous l’acceptions en tant que tel !

Le merveilleux texte prophétique messianique d’Ezéchiel 37:15-28 met en avant cette réunification de Joseph (Éphraïm, Royaume du Nord) et de Juda (Royaume du Sud). Ezéchiel doit en effet maintenir ensemble dans sa main un bâton brisé pour préfigurer et signifier cette réunification dans le Pays promis. « Le Serviteur David », le Messie Jésus-Christ, sera leur roi et y règnera dans une Alliance de paix éternelle.

Etonnamment, un commentateur de l’Apocalypse de tendance évangélique considère que dans la situation actuelle il y a des « anomalies à rectifier » : « … l’Église qui devrait être dans les cieux ; Israël qui devrait vivre en paix dans tout le pays qui lui a été promis… ». Nous dirions qu’il ne s’agit pas d’anomalies mais bien de catastrophes bimillénaires dont les effets perdurent et s’étendent de plus en plus dans notre situation d’exil hors de notre Pays promis céleste !

Comprenons que la dimension de Joseph est simplement aussi au programme des textes prophétiques apocalyptiques, de l’Apocalypse et bien d’autres textes, encore faudrait-il considérer les choses dans leur globalité et notamment dans l’ordre divin comme c’est décrit entre autres dans la Genèse et l’Apocalypse : d’abord Joseph ensuite Juda pour finalement trouver la réconciliation et l’union parfaites des deux EN Jésus-Christ !

Si Jésus-Christ Glorifié ne S’était pas révélé à l’Apôtre Jean pour nous exhorter à la métamorphose du corps et à la montée pour la formation de l’Église des Vainqueurs au Pays promis céleste, Il n’aurait pas été le vrai Messie. En effet Esaïe 11 et Ezéchiel 37, avec nombre d’autres textes associent clairement le règne du Messie davidique à venir au Pays promis c’est-à-dire au « ministère » de Joseph-Josué PREALABLE SUIVI bien entendu de celui de Juda avec Jérusalem et le Temple !

« C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés et je vous donnerai la terre d’Israël (ministère de Joseph d’abord) Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes ordonnances et qu’ils observent et pratiquent mes lois et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu (ministère de Juda ensuite). » (Ezéchiel 11:17+19 ; Trad. Segond 1910).

En Jésus,

Martin BUSCH

125. Les trois sacrifices

INTRODUCTION

Exode 29:10-28 relate de trois sacrifices. Le sacrifice de Jésus englobe tous les sacrifices prescrits pour Israël et tout particulièrement ceux que nous allons commenter. Il est aussi le Souverain Sacrificateur pour l’éternité auprès du Père (Cf. Hébreux 7 et 8).

Les buts et effets de ces trois sacrifices nous révéleront probablement que nous ne prenons pas la mesure de l’étendue que recouvre le sacrifice complet de Jésus en notre faveur. Autrement dit, les églises ne considèrent et ne prêchent en général que le tiers de l’Evangile issu de la croix et de la résurrection !

 

1. Le sacrifice pour le péché ou justification et la Pentecôte (Exode 29:10-14)

Il s’agit du sacrifice dont la dimension est reprise en général par les églises et qui est évidemment fondamental et capital.

« Tu amèneras le taureau devant de la tente de la rencontre. Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du taureau. Tu égorgeras le taureau devant YHWH à l’entrée de la tente d’assignation. Tu prendras du sang du taureau, tu en mettras avec ton doigt sur les cornes de l’autel et tu répandras tout le sang à la base de l’autel. Tu prendras toute la graisse qui couvre les entrailles, le grand lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel. Mais tu brûleras au feu à l’extérieur du camp la chair du taureau, sa peau et ses excréments : c’est un sacrifice pour le péché. (HATaH : sacrifice pour le péché d’une victime expiatoire, sacrifice de culpabilité, de purification) ».

 

a) L’identité et le rôle des sacrificateurs et la justification par le sacrifice de substitution expiatoire

Le péché, la culpabilité, l’impureté du Peuple « absorbés et donc portés » par les sacrificateurs parce qu’ils sont ses représentants, intermédiaires, médiateurs et ambassadeurs, doivent être transférés sur le taureau à sacrifier via l’imposition des mains (acte de foi) sur sa tête (cf. Lévitique 16:21). Celui-ci « absorbera » ainsi le péché et par conséquent le portera à son tour à la place des sacrificateurs et par extension du Peuple. Sa mort sacrificielle de substitution aura alors un effet expiatoire. Le feu brûlera la plus grande partie du corps du taureau à l’extérieur du camp, autrement dit le péché sera de la sorte exclu, chassé du camp, un peu comme on traite des détritus et des excréments. Le feu consumera, purifiera, exterminera tout ce « paquet » fondamentalement négatif. Notons que les entrailles, le foie, les rognons devaient aussi d’emblée être brûlés sur l’autel pour empêcher préventivement toute lecture d’augure et de divination, pratiques très répandues dans l’Antiquité païenne mais sévèrement interdites pour le Peuple d’Israël (Cf. Deutéronome 18:10-12). Seul YHWH est habilité à connaître l’avenir et le destin de tout un chacun et du monde et Il le révèle à qui Il le veut et comment Il le veut.

Nous retrouvons évidemment des thématiques attribuées à Jésus-Christ non seulement Sacrificateur et donc représentant, ambassadeur, intermédiaire ou médiateur (1 Timothée 2:5 ; Hébreux 7 et Héb 8:6 ; Héb 9:15 ; Héb 12:24) mais aussi victime expiatoire de substitution qui nous purifie et nous justifie si nous croyons (par la foi). Par Sa perfection, Il est le représentant des croyants auprès du Père et celui du Père auprès des croyants c’est-à-dire le Sacrificateur-Médiateur-Ambassadeur !!! Lui par contre n’a pas transféré le péché sur une autre victime expiatoire à sacrifier mais accepta Lui-même d’être ladite victime sur la croix tout en n’ayant pas péché (Hébreux 7:28) et donc ne méritant pas de châtiment ! C’est la raison pour laquelle Il put pleinement et de façon satisfaisante aux yeux du Père subir le châtiment à notre place. S’Il avait péché, Il n’aurait pas pu être puni à notre place puisqu’Il aurait dû être châtié pour son propre péché et uniquement celui-là selon la justice de YHWH, donc pas de transfert ni de substitution possible. En effet le salaire du péché, aussi petit soit-il, c’est la mort pour celui qui l’a commis.

L’animal sacrifié ne pouvait de même être coupable de péché vu qu’il n’avait pas de libre arbitre et donc ne pouvait être responsable.

C’est pourquoi il pouvait provisoirement prendre le péché sur lui. Son sacrifice était pour cette raison provisoirement agréé par YHWH. L’animal fut toutefois marqué par les effets généralisés de la chute de l’homme lui, doté du libre arbitre, responsable et ambassadeur de la création dont les animaux. Par ce fait l’ensemble de création fut touché par la corruption contrairement à Jésus né du Père céleste et parfait à tout point de vue. Ainsi seul le sacrifice de Jésus pouvait être de substitution et expiatoire et pouvait englober tous les sacrifices de l’Ancienne Alliance. Il est le seul vecteur expiatoire pouvant au final être agréé du Père en absorbant (prenant sur Lui) et en pouvant porter tout péché !

 

b) Le sang libère la puissance et le don de l’Esprie Sainte

Le sang est répandu sur les cornes de l’autel par le doigt du représentant, médiateur ou intermédiaire de YHWH auprès du Peuple à savoir le sacrificateur. Les cornes représentent la puissance de bénédiction qui pourra de la sorte être libérée en faveur du Peuple grâce au sang versé et appliqué aux endroits prescrits.

De même le sang versé de Jésus libère la puissance de la Sainte Esprie sur les croyants par le « doigt » ou l’autorité-puissance de YHWH qui pourra s’exercer en notre faveur (Exode 8:19 ; Exo 31:18 ; Luc 11:20).

Il est aussi répandu autour de l’autel (cf. croix), passage obligé, pour pouvoir approcher YHWH ELoHiM dans le Sanctuaire. Tout doit être purifié par le sang d’expiation, de rédemption et de réconciliation.

Enfin la graisse doit « fumer » (KaTaR : faire un sacrifice de fumée, brûler. Cf. quand la graisse brûle cela donne beaucoup de fumée. Cela fait penser à la catharsis la purification, cf. Cathares = les purs) parce que la purification permet la libération de la puissance et de la bénédiction (cf. : dons spirituels, ministères et services, fruits de l’Esprit dans le N.T.) par le feu et la fumée ! Nous pensons aussi à l’huile, la graisse à mettre en rapport avec l’Esprie Sainte, le Feu et la Fumée que nous retrouvons dans la colonne de Feu et Fumée dans le désert et dans le Temple lors de sa Dédicace.

Pierre reparle de ces éléments lors de son discours à la Pentecôte qu’il a repris du prophète Joël (cf. Joël 2:30) : « … je donnerai des prodiges en haut dans le ciel et des prodiges en bas sur la terre, du sang, du feu et des nuages de fumée » (Actes 2:19). La Pentecôte, le don de l’Esprie Sainte est clairement à mettre en relation avec ce premier sacrifice comme première conséquence de la justification et doit mener, nous le verrons, à la suite, c’est à dire au second sacrifice !

Jusqu’ici nous sommes dans la ligne de ce qui est généralement enseigné dans les églises, tout au moins les églises charismatiques.

 

2. Le sacrifice de l’offrande ou la métamorphose du corps (Exode 29:15-18 ; cf. Romains 12:1-2).

« Tu prendras l’un des béliers et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu en prendras le sang et tu le répandras sur l’autel tout autour. Tu couperas le bélier en morceaux, tu laveras les entrailles et ses pattes que tu mettras sur les morceaux et sur sa tête. Tu feras fumer tout le bélier sur l’autel ; c’est un sacrifice complet pour YHWH, c’est un sacrifice consumé par le feu, d’une odeur d’apaisement pour YHWH. »

a) Transfert du charnel et de la mortalité du corps non encore sauvé sur le bélier

Contrairement au premier sacrifice, celui-ci était consumé non pas à l’extérieur du camp mais sur l’autel. Il ne s’agissait par conséquent pas du péché impur et sale qui devait être « transporté » hors du camp pour y être « fumé », brûlé, par substitution. La fumée hors du camp n’était pas d’une odeur agréable à YHWH !

Le transfert de la mortalité et du charnel sur le bélier qui devait être sacrifié par substitution se faisait par l’imposition des mains (acte de foi).

Les meilleurs morceaux et la tête du bélier furent recouverts par des entrailles lavées et/ou vidées des excréments et les pattes lavées des saletés. Ces derniers représentaient la chair ou sarx héritée de la chute. Les meilleurs morceaux représentaient le corps (soma à différencier de la chair sarx), la tête, domaine de la pensée, avec ses cornes, puissance et capacités humaines propres. Ceux-ci n’auront pas le dessus parce que de plus en plus infectés par la sarx dominante, placée au-dessus.

Une illustration : mettez deux pommes ensemble, l’une « infectée » par la pourriture et l’autre saine : c’est la pourrie qui aura le dessus en infectant la saine… ! Il en est exactement de même pour le corps mélangé à la chair dans l’espace-matière-temps ! Nous sommes exactement dans la situation des chrétiens actuels, certes justifiés, mais dont le corps n’est pas sauvé, ni préservé !

Cette présentation sur l’autel, au premier abord étrange, nous permet donc d’identifier ici le corps des sacrificateurs transféré sur le bélier sacrifié, recouvert par la chair mortelle dominante.

Le bélier portant ainsi la mortalité charnelle du corps des sacrificateurs ainsi préparé et présenté devait être brûlé au final sur l’autel. Par-là, le corps du sacrificateur était transformé, consacré, glorifié par le Feu à l’intérieur du camp.

En effet sous peine de risquer la mort au Saint des Saints, le sacrificateur devait préalablement recevoir la gloire de la Fumée et du Feu. Le bélier de ce second sacrifice devait donc être complètement brûlé sur l’autel et il était d’une agréable (NiCHoaCH : agrément, ce qui est agréable, apaisant, serein, qui plaît) odeur à YHWH.

Le sang devait être répandu sur l’autel et tout autour. A nouveau la puissance pouvait être libérée puisque les cornes signifiant la puissance ne pouvaient qu’y être incluses.

De même notre corps et notre chair devront être « offerts » en sacrifice (Romains 12:1-2) EN Christ, DANS Son Corps glorieux de Feu de gloire à « l’intérieur », sur l’autel (croix), dans la victime expiatoire où tout sera « fumé » ou brûlé. Ainsi la mortalité charnelle de notre corps devra être transférée par la foi dans Son Corps glorieux de Feu et de Lumière (Cf. Baptême de gloire et de Feu : Apocalypse 1:17-18 ; et Ste Cène de gloire : Apocalypse 3:20). Notre corps pourra ainsi être métamorphosé, changer de morphologie. D’ailleurs le Feu, sa chaleur, la Lumière et le nuage de gloire et les bonnes odeurs parfumées (bonne odeur agréable pour YHWH) et d’autres manifestations commencent à avoir lieu dans des réunions et moments de prières et sont à rechercher et à recevoir dans une intensité telle qu’elles aboutissent réellement et concrètement à la métamorphose du corps en fait opérée par la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18).

b) Le lavage par l’eau : confirmation que le premier sacrifice était accompli et efficace

Les parties du dessus, visibles, apparentes dites viles ou la chair (sarx) devaient être lavées en vue de la régénération par le Feu. En effet les excréments des entrailles, les saletés des pattes ne pouvaient avoir leur place sur le Saint Autel. Il fallait impérativement procéder au lavage et par là les éloigner de l’Autel car ils avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice.

Ce « lavage » par l’eau confirmait simplement que le premier sacrifice pour le péché était accompli. Les saletés et les excréments avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice. Ils ne pouvaient donc « revenir » dans le processus du deuxième sacrifice qui a une toute autre signification.

Pour nous cela préfigure la « transformation » (=métamorphose, transfiguration) de notre corps qui est aussi le « bain de la régénération » et le renouvellement en une forme et substance nouvelles par la Sainte Esprie (cf. 2 Corinthiens 3:18 ; Tite 3:5). Nous savons tous que ce n’est effectivement pas le baptême d’eau qui sauve mais bien la repentance et la foi pour commencer (cf. Actes 8:13-24).

Par conséquent, l’eau de ce sacrifice prépare au bain de régénération du deuxième sacrifice parce qu’il confirme que le premier sacrifice a d’ores et déjà été efficace. Il ne peut donc s’agir du baptême d’eau ne sauvant pas, mais bien du baptême de gloire vécu par l’Apôtre Jean (Apocalypse 1:17-18) , dont il est aussi question en Tite 3:5 : « … non en vertu d’œuvres celles de justice que nous nous aurions faites mais selon sa miséricorde, il nous sauve par un bain (loutros : bain, lavage, baignade non pas avec de l’eau mais de régénération ou encore de Feu) de régénération (palingenisia : [palin adv. de nouveau, retour à un état antérieur] nouvelle genèse [retour à l’état d’Adam et d’Eve avant la chute], nouveau commencement, nouvelle naissance, naissance En-Haut, rétablissement, renouvellement, re-création, régénération, restauration, rénovation, production d’une nouvelle vie) et le renouvellement (anakainosis : renouvellement, ana re-, nouveau, autre ; kainos : FORME et SUBSTANCE [nouvelles]) de l’Esprie Sainte. »

c) Nécessité du salut du corps

Les sacrificateurs, transféraient, transmettaient au bélier par l’imposition des mains (foi) qui ils sont et ce qu’ils sont, non seulement leur « partie chair, sarx » mais encore les parties dites nobles consommables et qui, comme dit, déjà infectées, s’altèreront totalement aussi avec le temps donc dans l’espace-matière-temps. Ce bélier absorbait ce « mélange intermédiaire mortel » que furent le corps et la chair des sacrificateurs et cela leur permettait le service du Temple, surtout l’approche de YHWH ELoHiM au Saint des Saints.

A ce stade, nous, nous sommes certes juridiquement donc potentiellement des sacrificateurs par le premier sacrifice de par le pardon des péchés et le don de l’Esprie Sainte, mais nous n’avons pas encore « sacrifié-brûlé-fumé-transfiguré » notre propre corps mortel en un corps glorieux immortel. Il s’agit de la condition incontournable pour devenir totalement et réellement sacrificateurs au sens signifié en Apocalypse 1:6 et 5:10 pouvant aller dans le Saint des Saints ou la Salle du Trône.

Notre corps doit donc être « fumé », brûlé c’est à dire métamorphosé, sauvé par le Feu divin dans le sacrifice vivant (Cf. Romains 12:1-2) et donc, comme dit, devenir pleinement par ce sacrifice à notre tour des sacrificateurs métamorphosés, transformés esprie, âme et aussi corps (Apocalypse 1:6 ; Apo 5:10).

 

d) Sacrifice vivant ou métamorphose (transfiguration, transformation)

Précisons qu’il s’agit d’un sacrifice VIVANT (turian dzosan) d’après Romains 12:1 c’est-à-dire que la mort ne nous touchera pas dans ce processus ! En ce qui concerne les sacrificateurs, le bélier est sacrifié à leur place par substitution et nous, nous bénéficions du sacrifice de Jésus-Christ à notre place « afin que nous ne périssions pas » (Jean 3:16). Notre corps mortel disparaîtra certes dans sa morphologie actuelle parce qu’il sera transformé, transfiguré, métamorphosé par le Feu divin (2 Corinthiens 3:18) mais il bénéficiera par-là de l’immortalité !

Par la foi (l’imposition des mains à la victime à sacrifier est un acte de foi) et l’œuvre de la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18) nous transférons notre mortalité corporelle sur Jésus, la victime expiatoire !

Il s’agit d’un sacrifice parfait d’apaisement, agréable et qui plaît à YHWH ELoHiM ! Pourquoi Lui plaît-il ?

Simplement parce qu’il permettra dorénavant le passage, l’accès et l’élévation à la sacrificature réelle laquelle nous permettra de Le rejoindre réellement dans le « Saint des Saints » !

En d’autres termes, l’Epouse pourra alors rejoindre l’Époux divin et par cette rencontre réelle et uniquement ainsi, l’amour pourra s’exprimer parfaitement. L’Époux Jésus-Christ Glorifié sera apaisé, satisfait et heureux (cf. odeur agréable » pour YHWH le Fils) ! Quel bonheur !

L’expression de Son amour dans tous les sens du terme pourra parfaitement et pleinement se manifester en faveur de l’Épouse dans une communion et une union parfaites. L’Épouse pourra ainsi tomber enceinte pour accoucher plus tard d’un fils ! (Apocalypse 12:1-5)

Mais auparavant, suite à la métamorphose du corps, il faudra être investi, intronisé et élevé pour la communion, l’union et le partage : c’est le troisième sacrifice qui suit.

 

3. Le sacrifice d’investiture puis d’élévation et de communion

L’Apocalypse donne un nouveau « statut », une nouvelle « dignité » à l’Eglise des Vainqueurs à savoir rois et, pour notre propos ici, sacrificateurs (Apocalypse 1:6).

 

a) Le sacrifice en vue de l’investiture : première partie (Exode 29:19-21)

Le sacrificateur devra être investi, consacré, reconnu comme tel par tous, à commencer par YHWH Lui-même. Il reçoit par là la dignité, le statut (comme les « galons » en milieu militaire, reconnaissance, autorité et gloire octroyés par le nouveau grade) de gloire reconnus au sacrificateur au sens plein du terme. C’est le but de la première partie de ce sacrifice.

De même, le sacrificateur de l’Apocalypse métamorphosé devra, comme il se doit, être introduit, intronisé, investi dans son nouveau statut ou encore nouvelle « dignité » (cf. Nombres 27:20) et ses nouvelles fonctions y afférant.

« Tu prendras le deuxième bélier, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit et tu répandras le sang sur l’autel tout autour. Tu prendras du sang qui sera sur l’autel et de l’huile d’onction et tu en feras l’aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et sur leurs vêtements. Ainsi seront consacrés (QaDaCH : introniser, GLORIFIER, sanctifier, consacrer, préparer, choisir, faire sortir de l’ordinaire) Aaron et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements.

  • Le lobe de l’oreille droite, le pouce de la main droite, le gros orteil du pied droit et les vêtements

Le côté droit de l’être humain est en général considéré comme plus « noble », plus a_droit_ (par opposition : gauche ou _mal_adroit) parce qu’il dirige le geste (écriture, travail manuel etc. par exemple) plutôt d’abord avec la main et le pied droits. Il est aussi question de la « droite de YHWH » désignant Sa puissance et Son autorité (Exode 15:6). La notion de droite domine majoritairement l’ensemble des actions du corps et au-delà de l’être humain.

Le côté droit signifie par conséquent le statut, la dignité, les fonctions et capacités en découlant.

Ce texte nous donne davantage de détails par rapport aux conséquences de la métamorphose.

Le lobe de l’oreille fut percé avec en général le placement d’un anneau pour identifier un esclave (cf. Deutéronome 15:16-17).

Par ailleurs, l’oreille et son lobe furent à l’époque considérés comme le siège de l’intelligence (cf. âme), de l’entrée et de la sortie des espries (cf. esprie humaine). Les anneaux fixés à l’oreille étaient censés protéger des mauvaises espries dans les milieux païens, ce qui implique qu’ils pouvaient être considérés comme un signe d’idolâtrie.

Ici le lobe est recouvert de sang (aussi d’huile lors d’autres sacrifices ; cf. Lévitique 15:25+28). Cela signifie que le sacrificateur est considéré comme libéré de son esclavage, de ses pensées limitées tant au niveau rationnel que sentimental (cf. âme) et du monde spirituel négatif (cf. esprie). Le sang et l’huile le libéraient de son esclavage notamment celui de son intelligence humaine limitée, de l’idolâtrie ou de spiritualités fausses et oppressives, donc de tous les obstacles qui l’empêchaient d’approcher YHWH ELoHiM. Bref ici il s’agit clairement de la libération « officielle donc réelle et objective » de son AME et de son ESPRIE de par son nouveau statut et sa nouvelle dignité ! Le sang et l’huile sur le lobe de l’oreille droite sont les « marqueurs » de ce nouvel état de fait !

Le parallèle avec le sacrificateur de l’Apocalypse coule de source. Ce sacrificateur est effectivement et réellement libéré des esclavages et des limitations que l’espace-matière-temps impose par aveuglement tant à l’âme (psychè, psychique), siège des sentiments et de l’intelligence, qu’à l’esprie (pneuma, pneumatique, vent, esprit), siège des spiritualités. (Cf. Apocalypse 3:18c ; Collyre pour les oindre les yeux et recouvrer la vue tant psychique que spirituelle mais aussi physique aux réalités célestes, l’un ne pouvant se passer de l’autre ; Romains 12:2 : renouvellement de l’intelligence ou connaissance pour discerner la volonté parfaite, bonne et agréable de YHWH ELoHiM).

Le pouce ou « doigt » est une unité de mesure correspondant à la largeur du pouce c’est-à-dire 2 cm environ (cf. Jérémie 52:21). Il est aussi un membre indispensable de la main pour travailler, saisir des outils, objets et nourriture, mesurer, écrire, manger etc… Le sang « consacre, sanctifie, glorifie » tous ces aspects « actifs de nature corporelle » donc de capacité d’action, de travail et de puissance du sacrificateur (cf. Exode 8:19 ; Exode 31:18 ; Deutéronome 9:10 ; Luc 11:20 où le doigt de Dieu est considéré comme Sa puissance).

La « mesure » des gestes des sacrificateurs et de leur travail était alors considérée comme juste, parfaite et agréable par YHWH ELoHiM.

Nous sommes clairement dans la pérennisation « officielle et donc réelle et objective » du CORPS glorifié des sacrificateurs de par leur nouveau statut et leur nouvelle dignité avec lesquels ils pourront travailler et agir selon YHWH.

Le sacrificateur de l’Apocalypse de par la glorification préalable de son corps (Apocalypse 3:18 ; Apo 6:2 ; Apo 12:1 : glorifiés montés, or purifié par le Feu ; Apocalypse 1:13-16 aspect du corps de Jésus glorifié.) pourra travailler « correctement » selon la « mesure de la taille de la plénitude de Christ » (Ephésiens 4:13). Bref, il aura le « doigt » ou les « moyens et les capacités physiques glorieuses » d’accomplir correctement le service de YHWH.

Le gros orteil est quasiment indispensable pour se déplacer particulièrement pour la marche, notamment pied nu ou même en sandales et par là englobe, représente le pied.

Le sacrificateur était appelé à fouler le Lieu Saint et le Lieu très Saint. Pour cela il fallait que le gros orteil représentant le pied soit sanctifié par le sang de la victime d’investiture. Le Peuple d’Israël doit lui aussi fouler la Terre Sainte (Deutéronome 11:24 ; Josué 1:3). C’est pourquoi il est fort probable que la restauration du Temple soit intrinsèquement liée à la restitution totale de la Terre d’Israël promise maintes fois au Peuple d’Israël par YHWH ! Sachons toutefois que s’il devait y avoir de nouveaux sacrifices dans le troisième Temple, ils ne contribueraient plus à aucune bénédiction vu l’œuvre de Jésus sur la croix.

Le pied du sacrificateur de l’Apocalypse doit fouler les lieux célestes promis et particulièrement la Salle du Trône, Lieu Très Saint par excellence !

Le gros orteil du pied droit sert à « fouler l’environnement » glorieux, promis, mis à part pour nous par YHWH où nous serons autorisés à nous déplacer et vivre sans les limitations de l’espace-matière-temps dont nous serons libérés de par le nouveau statut et la nouvelle dignité !

Les vêtements du sacrificateur recouvraient la nudité honteuse d’ordre charnel (cf. Genèse 3:7-11). Ils devaient être aspergés du sang de l’autel et de l’huile d’onction. Ce furent les « détergents » parfaitement efficaces qui seuls pouvaient effacer la honte de la nudité par des vêtements conformes rendant possible de supporter la sainteté de YHWH ELoHiM au Lieu Saint et surtout au Lieu très Saint !

Le vêtement au paradis était l’éclat de gloire et de lumière revêtant les corps nus d’Adam et d’Eve qui avaient été créés à la ressemblance ou à l’image de YHWH glorieux ! Donc il n’y avait pas de honte à cause de ce « revêtement » de Gloire, de Feu et de Lumière. A cause du péché, la nudité honteuse du corps en découlant, révéla la disparition progressive de ladite gloire ou ressemblance à YHWH puisqu’elle était de plus en plus entachée et polluée par des ténèbres charnelles et de mort.

D’ailleurs par peur de YHWH, Adam et Eve essayèrent de couvrir leur nudité dorénavant honteuse, entachée perdant la Lumière avec des feuilles de figuier. Mais ensuite ils furent « recouverts », habillés de peaux d’animaux qui furent malheureusement préalablement tués pour ne pas dire sacrifiés par YHWH Lui-même (Genèse 3:7+21). Là encore nous remarquons le caractère de sacrifice de substitution pour permettre au moins une durée de vie provisoire et donc une nouvelle chance de salut.

Les sacrificateurs de l’Apocalypse porteront des vêtements blancs de gloire et de lumière qui manquaient d’ailleurs cruellement à l’église de Laodicée.

Ils seront libérés de la honte de la nudité de par leur vêtement blanc marquant leur nouveau statut, leur nouvelle identité et leur nouvelle dignité (Apocalypse 3:18-21) !

Nous constatons en outre que la femme d’Apocalypse 12:1 qui est bien entendu l’Eglise des Vainqueurs (ou les sacrificateurs) sera revêtue du soleil ou portera des vêtements brillants comme le soleil c’est-à-dire sera à l’image de Jésus-Christ Glorifié son Epoux. Elle accouchera d’un enfant mâle, leur fils, la nouvelle génération qui pourra être enlevée (Apocalypse 12:1-5 ; cf. Esaie 9:6 où Jésus est appelé « Père éternel »).

 

b) Le sacrifice pour l’élévation et la communion : seconde partie (Exode 29:22-28).

La seconde partie sera l’élévation (montée) avec le partage, la communion (vie dans la Salle du Trône) avec YHWH ELoHiM.

« Tu prendras la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et le gigot droit, car c’est un bélier de d’inauguration (MiLouHiM : investiture, inauguration, consécration, dédicace ; cf. MiLoH : plénitude, gloire) ; tu prendras aussi une couronne de pain, un gâteau à l’huile et une galette du panier des azymes placé devant YHWH. Tu mettras toutes ces choses sur les paumes d’Aaron et sur les paumes de ses fils et tu les feras tournoyer vers le haut (NOPH : élever en agitant et balançant de façon circulaire de bas en haut, faire tournoyer vers le haut, faire faire un tournoiement vers le haut) devant YHWH. Tu les ôteras ensuite de leurs paumes et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel, sur l’holocauste ; c’est un holocauste d’une odeur agréable devant YHWH.

Tu prendras la poitrine du bélier d’investiture d’Aaron et tu le feras tournoyer vers le haut devant YHWH : ce sera ta portion (MaNaH : part, portion).

Tu mettras à part la poitrine et le gigot du bélier qui aura été prélevé pour la consécration d’Aaron et de ses fils, la poitrine en la faisant tournoyer vers le haut, l’épaule en la présentant par élévation (TeROUMaH : offrande par élévation).

Ce sera pour toujours la part des fils d’Israël et pour Aaron et ses fils une offrande d’élévation et des sacrifices d’élévation en vue de la paix (SCHaLOM – ici SCHaLeMeHeM : entier, complet, paisible, en parfait état de santé, paix, action de grâce, bien être, tranquillité, bonheur, amitié) pour YHWH. »

Le sang aura coulé et aura été répandu là où c’était prescrit pour l’investiture : c’était chose faite. Certains éléments du bélier la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvraient les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons, la graisse qui les entourait et le gigot droit, avec le pain en couronne, le pain azyme et le gâteau à l’huile furent déposés dans la paume des mains d’Aaron et de ses fils. Alors intervint le premier tournoiement-balancement vers le haut devant YHWH.

Élever en agitant, balançant en tournant, nous fait penser à une spirale ou à un ressort en verticale. Cette partie à brûler revenait de droit à YHWH et il fallait bien entendu que ces éléments « montent » En-Haut auprès du Très Haut (couronne de pain : royauté du Père ; pain azyme sans le « levain du péché » : incarnation de J-C ; gâteau à l’huile : Ste Esprie). Cette partie du sacrifice partagée fut fumée-brûlée par là en quelque sorte reçue et « consommée » par YHWH ce qui fut d’une odeur agréable pour Lui. C’est la part de YHWH ELoHiM dans ce partage-communion.

Ensuite la poitrine justement issue du sacrifice d’investiture, de consécration, de « dignité nouvelle » doit aussi être saisie pour être tournoyée vers le haut. Ce sera la part des sacrificateurs ! Cette partie du bélier dans laquelle les sacrificateurs se trouvent par identification et transfert sur la victime via l’imposition des mains, s’élève en tourbillonnant et font penser à Elie qui est monté au ciel dans un tourbillon et dans le Feu (2 Rois 2:11). En effet il s’agissait de leur part qui montait, donc d’eux-mêmes puisqu’ils l’avaient absorbée, mangée, intégrée en partage avec YHWH ELoHiM !

L’épaule et le gigot devaient de même être « agités par tournoiement vers le haut et présentés par ELEVATION » pour les fils d’Israël « inclus, incorporés » dans les sacrificateurs, leurs représentants et donc aussi cette part du bélier. Ainsi il était prévu que les sacrificateurs, leurs précurseurs, entraînent dans leur sillage l’ensemble du Peuple qui était en quelque sorte « incorporés » en eux et leur part du bélier !

Les sacrificateurs de l’Apocalypse seront réellement, physiquement incorporés en Christ, la Victime expiatoire, le Sacrificateur, le seul Médiateur (1 Timothée 2:5), le Précurseur et Celui qui est monté au ciel pour les précéder. Ils monteront (élévation) en trois étapes (Apocalypse 5:10 (1) ; Apo 7:9+14 (2) ; Apo 11:12 (3)) et apparaîtront en gloire en Apocalypse 12:1 en tant que femme couronnée. Sur le Trône (Apocalypse 3:21) celle-ci aura à son tour « incorporé » l’enfant mâle de par son union avec son Epoux, Jésus-Christ Glorifié. Elle accouchera de cet enfant qui alors sera ENLEVE dès sa naissance (Apocalypse 12:5).

En effet pour qu’il puisse y avoir l’enlèvement il faut préalablement que les sacrificateurs ou l’Epouse de Christ aient incorporé la génération suivante pour lui donner naissance. Ensuite seulement, l’enlèvement pourra avoir lieu ! En effet l’enlèvement ne pourra se faire qu’après la montée des « précurseurs » !

Ce sacrifice d’élévation (de montée, toujours contenu dans le sacrifice de Christ) sera pour toujours (pour l’éternité) la part des « sacrificateurs montés » (Eglise des Vainqueurs, Epouse de Christ, Femme glorieuse) et la part du Peuple (enfant mâle, nouvelle génération issue de l’Eglise des Vainqueurs initiale) enlevé ! L’aboutissement sera de vivre dans le SHaLOM éternel auprès de YHWH.

 

Conclusion

A ce jour seul un tiers des effets du sacrifice de Jésus est pris en compte et prêché ! Ceci explique que l’Eglise est bloquée et prisonnière dans l’espace-matière-temps depuis 2000 ans et a souvent combattu le sang et la chair alors qu’elle aurait dû combattre dans les lieux célestes contre les espries méchantes (Ephésiens 6:12). Mais pour mener ce combat, il faut affronter l’Ennemi là où il se trouve : justement dans les lieux célestes ! Donc il n’y a qu’une seule solution : monter esprie âme et corps glorifié dans la Salle du Trône au troisième ciel pour qu’à partir de là le deuxième ciel actuellement occupé par l’Ennemi puisse être dégagé !

Il ne le sera définitivement qu’avec la nouvelle génération enlevée issue de l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée ! (Apocalypse 12:7-11).

Le sacrifice de Jésus englobant ces trois sacrifices a des effets et des conséquences beaucoup plus larges et importants que ce que l’on prêche et croit habituellement ! On ne reçoit que ce que l’on croit. Comme la foi vient de la Parole, il faut que cette dernière apporte le « plein Evangile » qui nous apparaît à travers ces trois sacrifices. Une fois que le « plein Evangile » est prêché, la foi peut alors pleinement s’en saisir et se manifester en vue de recevoir ce que notre Seigneur Jésus-Christ nous a effectivement acquis sur la croix ! « Qu’il te soit fait selon ta foi » (Matthieu 8:13 ; cf. aussi Marc 9:14-29).

En Jésus, Martin BUSCH

124. Surprises !

INTRODUCTION

Surprendre : c’est le meilleur moyen de pallier à l’ennui ! Mais c’est aussi très efficace au combat !

Très souvent YHWH ELoHiM agit par surprise, là où on ne L’attend pas ou plus ! Il emploie cette stratégie face au Serpent qui lui aussi agit par surprise à commencer contre Adam et Eve et les êtres humains en général par la suite. Il a présenté le fruit défendu sous un bel aspect séduisant en leur disant qu’ils seraient « comme des dieux ». Mais après, de surprises en surprises, ce furent l’expulsion du Paradis, la perte de l’immortalité, la souffrance sous toutes ses formes… et évidemment la reconquête du Séducteur/Trompeur/Menteur/Accusateur d’une partie des lieux célestes et de l’accès à la Salle du Trône pour accuser enfoncer les humains et particulièrement les enfants de Dieu. Il n’avait évidemment pas mentionné ces « détails » à Adam et à Eve … car il fallait évidemment « l’effet surprise » par le mensonge, la tromperie et la cachotterie !

L’Ennemi va toujours tenter de séduire pour pourrir les mentalités, la pensée et les us et coutumes, la culture… avec des personnes en vue, riches, puissantes, influentes, manipulatrices, médiatisées, belles, entourées de paillettes, de gloire et de prestige etc… Il ira dans un autre registre utiliser la religion sous toutes ses formes, aussi ascétiques, monastiques, même en utilisant le nom de YHWH ELoHiM, pour essayer de le réduire à un objet d’idolâtrie, summum de son système de séduction !

YHWH ELoHiM Lui aussi répondit, répond et répondra par des surprises mais à l’inverse de Son Ennemi et du nôtre, Il passera par ce qui est et apparaît insignifiant, voire apparemment perdu, pour en faire jaillir au nez et à la barbe de l’Adversaire, les éléments déterminants, clés de l’accomplissement de Son Plan de Salut !

« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance , semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. » (Esaïe 53:1-3 ; Trad. Segond 1910).

C’est ainsi que YHWH ELoHiM a totalement et complètement retourné la situation par « surprise » pour nous sauver : Il n’avait vraiment rien de séduisant notamment sur la croix mais après le Messie Vainqueur est ressuscité glorieux, apparu glorieux à Ses disciples, monté glorieux au ciel pour revenir glorieux entre autres auprès de l’Apôtre Jean ! Surprise, surprise !

 

1. Quelques ancêtres « surprenants » de Jésus le Messie (cf. Matthieu 1 et Luc 3)

Nous avons souvent parlé de la lignée – postérité juste nécessaire pour accueillir le Messie. C’est pourquoi Seth (Genèse 5) fils d’Adam et d’Eve fut celui qui servit à remettre en place cette lignée après l’échec avec Caïn le méchant meurtrier d’Abel son frère. Le Serpent a toujours essayé de rompre ladite lignée-postérité (cf. Genèse 6) en tentant de la corrompre génétiquement, moralement et spirituellement. Il voulait la briser à tout prix pour empêcher la naissance du Messie dont il savait qu’Il allait le vaincre et qui l’a effectivement vaincu par la croix et la résurrection !

C’est pourquoi le Peuple d’Israël avec sa Terre et sa Loi sensées être protectrices face au monde qui s’était livré à l’Ennemi (cf. le monde corrompu et méchant avant Noé et plus tard Babel avec le roi impie Nimrod et les civilisations urbaines y afférant ainsi que les civilisations égyptienne, mésopotamienne, babylonienne et autres), est devenu par la suite, à partir des patriarches, le berceau messianique.

Il fut logiquement dans la ligne de mire de l’Adversaire, notamment par la séduction liée à la puissance et le faste des civilisations idolâtres qui lui étaient contemporaines et voisines. C’est pourquoi le Peuple d’Israël ne devait en aucun cas se mélanger à ces peuples par mariage et autres aspects de la vie à cause de la puissance séductrice de corruption, ne pouvant qu’entraîner purement et simplement sa disparition à terme (cf. Exode 34:11-16 par ex.).

De même, pour cette raison, les villes situées sur la Terre Promise devaient systématiquement être éradiquées pour éviter cette « contamination » (cf. Josué 9:24).

Nous allons voir qu’il existe des exceptions-surprises de YHWH, même par rapport à la « pureté » du comportement et des passages empruntés de la lignée-postérité juste devant aboutir au Messie :

 

a) T[h]amar s’étant prostituée par tromperie à son beau-père Juda, lui-même vraiment pas net et honnête du tout dans cette histoire, c’est le moins qu’on puisse dire, fut avec lui une ancêtre de Jésus (Genèse 38) ! Oups !

Dans la logique de la lignée juste, l’ancêtre du Christ le Messie aurait plutôt dû être son frère Joseph le fidèle et le juste !!! ?

Mais YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

b) Rahab une des prostituées, de la ville de Jéricho, issue d’un peuple ennemi d’Israël et idolâtre, occupant la terre promise par YHWH, donc devant être détruit, connut probablement pas mal d’hommes impies pour subvenir selon toute vraisemblance largement à ses besoins. Mais elle aida les espions de Josué et obtint la promesse d’être épargnée au moment du massacre des habitants de Jéricho. Cette prostituée après la prise de Jéricho s’intégra au Peuple d’Israël, se maria avec un certain Salmon et accoucha d’un garçon appelé Boaz (ou Booz). La prostituée Rahab fut elle aussi une ancêtre du Christ le Messie !!!

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

c) La fille aînée de Lot était à l’origine d’un peuple dont les débuts ne furent vraiment pas très glorieux, à savoir l’inceste !

Lot, après avoir échappé à la catastrophe de Sodome et Gomorrhe, parce qu’il avait peur des peuples environnants, s’était isolé dans une grotte près de Tsoar avec ses deux filles. Comme il n’y avait personne dans le coin, elles l’enivrèrent pour coucher avec lui afin d’avoir une descendance. Elles eurent chacune un fils et l’aînée appela le sien Moab (Mo = mon ; AB= père : elle enfonce le clou !!!) qui fut l’ancêtre des Moabites. La cadette accoucha d’Ammon (HaM=peuple Mo[n]=mon), l’ancêtre des Ammonites. Ici, quelle double tentative de ce qu’on pourrait quasiment appeler de l’usurpation d’identité vis-à-vis de la lignée juste devant passer par Israël !

Les Moabites, d’ailleurs comme les Ammonites, ne furent pas particulièrement amis avec Israël ! Ils offraient des sacrifices humains (enfants, particulièrement des garçons premiers nés) à leur dieu Molok aussi appelé Schemosch, ce qui était d’une abomination absolue. Bref ces deux peuples étaient avec les Amalécites aux antipodes de la volonté de YHWH ELoHiM à tel point que les Juifs étaient traditionnellement invités à ne pas valider de conversion au judaïsme de personnes issues de ces peuples !!!

C’est dans ce contexte « courbe » que nous pouvons lire le livre de Ruth nous narrant la belle histoire de Ruth, la Moabite ! Elle accepta d’emblée YHWH comme son ELoHiM, le Peuple d’Israël et sa Terre par cette belle déclaration à Naomie sa belle-mère au moment du retour au Pays : « Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (Ruth 1:16-17). Ces paroles démontrent qu’il s’agissait d’une sorte de conversion-repentance. Il se trouve qu’elle s’est mariée avec Boaz, comme par hasard, le fils de la prostituée Rahab… Ainsi Ruth, pourtant une Moabite, avec tout le « bagage » culturel et religieux qu’elle aurait pu transmettre et par là « contaminer » la lignée censée être « juste et pure », fut une ancêtre « devenue juste » du Christ le Messie !!!

Toutefois par le biais de Ruth, la fille aînée de Lot fut par conséquent elle aussi une ancêtre du Christ le Messie !!! Oups !

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

d) Bath Schéba la femme d’Urie puis une des femmes du Roi David.

David était confortablement installé dans son palais à Jérusalem et, pendant que ses officiers et soldats combattaient au loin, il devait s’ennuyer jusqu’à ce qu’un soir, il aperçoive de son toit une très belle femme, Bath Schéba, femme d’un de ses plus fidèles et vaillants soldats au combat, Urie. Elle était entrain de se baigner un peu plus bas…

Après l’avoir fait identifier et donc sachant alors qu’elle était mariée, il ne se gêna pas pour céder « au démon de midi », la faire monter au palais, coucher avec elle et la rendre enceinte !

Mais il ne s’arrêta pas à l’adultère mais finit par faire tuer par fourberie le fidèle Urie en demandant à Joab son général de le lâcher au plus fort du combat pour qu’il soit mortellement atteint. C’est ce qui se passa : le fameux roi David adultère et meurtrier et pourtant ancêtre-clé du Messie à venir !!!

Nathan le prophète dénonça le double péché de David qui le reconnut et se repentit (Psaume 51). L’enfant qui naquit par la suite mourut mais le suivant qu’il eut avec Bath Schéba, Salomon, (2 Samuel 12:24) fut un des ancêtres du Messie le Christ !

La logique pour une lignée « juste » davidique aurait plutôt dû passer par Abigaïl par exemple, une des femmes légitimes de David, remplie de sagesse et « bénie » (cf. 1 Samuel 25).

Mais Bath Schéba, la femme adultère, qui probablement s’ennuyait aussi, ne se fit probablement pas trop prier pour passer à l’acte avec le roi d’Israël tout de même… puis tenter de cacher l’épisode… (2 Samuel 11:4).

Plus tard, sur le conseil de Nathan le prophète, elle prouva d’ailleurs qu’elle avait « de la suite dans les idées » en faisant respecter la promesse antérieure de David concernant la couronne destinée à son fils Salomon (1 Rois 1 :10ss). Elle n’était probablement pas tout à fait étrangère, d’ailleurs, au fait que David lui ait fait cette promesse antérieurement… Cela lui donnait tout de même la position privilégiée et enviée de reine-mère…

Elle allait ainsi pouvoir « régenter » au moins pour un certain temps la vie du palais royal et surtout prendre l’ascendant sur toutes les autres femmes et concubines du roi !!!

Elle aussi, devint malgré tout, avec David, une ancêtre du Christ le Messie !!!

Ainsi YHWH ELoHiM a choisi dans Sa souveraineté de faire passer « la semence » de la fameuse lignée par ce canal pas très glorieux… pour les raisons évoquées dans l’introduction et pour quelques générations plus tard faire apparaître le Messie ! En effet YHWH ELoHiM « écrit droit sur des lignes courbes » (cf. image du ressort combinant à la fois des lignes courbes sur une ligne droite) selon une maxime de la sagesse juive : surprise, surprise !

2. Comprendre les lignes courbes

a) La Grâce

Pour recevoir la « bénédiction » donc faire partie de la lignée messianique avant la naissance de Jésus, aurait-il fallu par exemple être obligatoirement dans une logique de prostitution, donc de péché ou encore dans la « ligne courbe » pour ne pas dire « fourbe » ? Evidemment pas ! Heureusement qu’il y avait tout de même, bien majoritairement, des hommes et des femmes de Dieu qui étaient dans l’ensemble droits et fidèles au Seigneur et faisaient partie de ladite lignée.

Nous dirions dans une première approche que ces événements inexplicables, illogiques, relevaient de la grâce, elle aussi totalement illogique parce qu’elle « pénètre, s’intègre, s’incarne » de façon très surprenante, donc par surprise, dans les lignes courbes du ressort en vue de l’avancement et de l’accomplissement de la « ligne droite » ou plan parfait et droit de YHWH ELoHiM.

La grâce s’est aussi plus généralement manifestée pour l’ensemble du Peuple d’Israël qui n’arrêtait pourtant pas ses infidélités ! Il resta malgré tout, justement par grâce, le Peuple élu porteur indiscutable de la semence du Messie !

En ce qui concerne la grâce, nous désirons toutefois nous situer dans le sillage de l’Apôtre Paul :

« Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé… » (Romains 5:20).

« Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6:1-2)

Jamais on ne fera l’économie de la repentance avec l’abandon réel du péché pour passer de la ligne courbe et fourbe dans la « ligne droite » du Seigneur ! Cela apparaît clairement et constamment dans l’Ancienne Alliance comme dans la Nouvelle !

Ainsi la logique divine de la grâce démontre que YHWH ELoHiM voulait de tout temps chercher par amour passionné et inconditionnel celles et ceux qui étaient embourbés dans leur péché pour en faire, envers et contre tout par « surprise », des acteurs absolument incontournables dans l’accomplissement de Son plan.

C’est une réalité totalement incompréhensible pour l’Accusateur qui est absolument incapable de saisir ce qu’est le véritable amour inconditionnel, issu de la grâce qui ne recherche pas et ne regarde pas au mérite. Il se fera donc toujours « surprendre » sur ce terrain-là par YHWH ELoHiM.

Donc surprise, surprise de la part de YHWH ELoHiM et Son plan s’accomplit au nez et à la barbe de notre Ennemi avec ceux et surtout celles (femmes méprisées, mises au second plan, de côté, dans les contextes culturels de l’époque ; cf. Luc 24:9-11) qui ne semblaient absolument pas avoir le profil adéquat !!!

En fait, Satan ne les avait pas dans le collimateur et sa ligne de mire pour les surveiller suffisamment et éventuellement les « attaquer et/ou supprimer ». Leur état moral, spirituel voire physique semblait apparemment totalement irrécupérable. Il pensait qu’ils étaient tombés si bas dans la déchéance qu’ils ne pouvaient se relever et être susceptibles de participer à l’accomplissement du projet de Dieu. Mais c’était sans compter avec la grâce issue de cet amour inconditionnel et parfait de YHWH ELoHiM ! Nous constatons donc l’avancement du plan de YHWH en ligne droite carrément à l’intérieur des lignes courbes où Il est venu nous chercher et nous délivrer (cf. ressort ; Ephésiens 4:8-10).

Ne nous étonnons donc pas si nous allons retrouver cette grâce et cet amour inconditionnel dans la formation de l’Eglise des Vainqueurs tant au niveau de la métamorphose que celui de la montée !!! Nous savons dès aujourd’hui qu’aucune dénomination, organisation, église établie, ni par voie de conséquence aucun homme ou femme s’identifiant prioritairement à des « œuvres, appareils organisationnels ecclésiaux religieux dénominationnels quelconques » (cf. pharisiens d’hier et d’aujourd’hui), n’en bénéficiera en tant que tel. Bref, la religion, comme nous le verrons plus loin, ne servira à rien, pire, sera un obstacle très subtil donc efficace !

Seuls des individus, « celui/celle » qui vaincra après s’être repenti en écoutant ce que l’Esprit dit, y arriveront (Apocalypse 2:7 etc…). Celui ou celle qui vaincra pourrait ne pas avoir le profil du tout auquel nous pourrions nous attendre à priori : surprise, surprise !!! Il ou elle pourrait vraiment être profondément enfoncé dans les lignes courbes et pourtant bénéficier de la grâce parce qu’il ou elle ne retient justement pas l’attention du Serpent ! Mais c’est souvent celles et ceux qui sont engoncés aux tréfonds des lignes courbes qui ont un cœur disposé à tout donner par amour pour le Seigneur par la suite ! (Luc 7: 40-47 ; cf. aussi Jean 4 avec la samaritaine).

 

b) Religion, religion quand tu nous tiens !!!

« Car mes pensées ne sont pas vos pensées (MaHaSHaBaH : pensée, projet, dessein, invention, art) et vos chemins (DeReK : chemin, voie, usage, manière, habitude, direction, marche) ne sont pas vos chemins, oracle de YHWH, car autant les cieux (SHaMaÏM : lieux célestes, cf. Genèse 1 :1) sont plus hauts (GaBaH : élevé, haut, grand, en dépassement) que la terre (EReTZ : création « visible, tangible, observable » ; cf. Genèse 1:1), autant mes chemins sont plus hauts que vos chemins et mes pensées plus hautes que vos pensées. » (Esaïe 55 : 8-9 ; trad. litt.).

Le summum de la séduction du Serpent est d’avoir inventé la religion, un système qui veut donner des moyens et des pratiques aux êtres humains en recherche de Dieu. Elle sert à donner soi-disant bonne conscience et à assouvir la soif de paix intérieure de tout esprit humain. La religion est « l’opium du peuple » pour essayer de trouver un semblant de calme et de sérénité intérieurs !

Pour ce faire tout être humain se fabrique et/ou adopte une religion dont il peut être éventuellement lui-même le dieu et/ou encore il se passionne pour toutes sortes d’idoles sous une infinités de formes.

Mais la pire des choses est d’entrer dans un système religieux juif et/ou chrétien dont YHWH est considéré comme Dieu mais que l’on transforme par la religion en une idole !!! Bref c’est le comble de la séduction !

Comment est-ce possible ? Simplement parce que, par la religion, YHWH ELoHiM devient l’OBJET de la pensée et de la pratique religieuses alors que nous sommes, d’après ces versets d’Esaïe incapables d’avoir Ses pensées et donc à plus forte raison de Le penser ou en faire par certaines pratiques (voies) un objet religieux. Il n’est pas « objet » sous peine de devenir une idole humaine cernable, une espèce de veau d’or juif et/ou chrétien de fabrication humaine.

Au contraire Il est toujours SUJET, A L’ORIGINE, LE CREATEUR, le « JE SUIS » (YHWH) et ne peut être pensé, cerné, mis en boîte, dans des limites même par l’intelligence humaine. Ce n’est simplement pas possible sous peine d’idolâtrie !

La seule alternative est que nous puissions Le RENCONTRER et Le DECOUVRIR personnellement et réellement par la REVELATION de Sa personne et de Sa gloire qu’Il nous propose !

Le(s) dieu(x) ou idole prend obligatoirement une dimension terrestre cernable et compréhensible. Il sera intégré dans le système et sera humainement et surtout raisonnablement beaucoup plus percevable pour en réalité remplacer YHWH ELoHiM dont on ne fait que garder le nom pour la forme. Mais YHWH ELoHiM n’est justement par « cernable » par la raison, ni au niveau de la matière, de l’espace ou encore du temps puisqu’Il est justement Dieu. S’Il était cernable par la raison, alors ce serait la raison ou encore l’espace-matière-temps qui seraient Dieu ! C’est pourquoi l’Eglise particulièrement dite « libérale » et traditionnelle prône une théologie raisonnable, qui s’adapte au monde et qui tente d’adapter YHWH ELoHiM au monde tel qu’il est perçu ! Le scientisme et non pas la science prend entre autres le dessus.

Une des illustrations les plus évidentes est le veau d’or, pour en reparler. Moïse était loin sur la montagne, YHWH ELoHiM n’était pas atteignable et n’était plus perçu par le Peuple. Il est clairement écrit : « Et ils dirent : Israël, voici ton ELoHiM qui t’a fait sortir du pays d’Égypte ! » (Exode 32:4). Le veau d’or remplaçait YHWH et devenait l’ELoHiM du Peuple d’Israël !

C’était doré, coûteux, visible et bien au-delà, « compréhensible, cernable » puisque « terrestre » ! Une fois l’idole installée ce fut la kermesse et la débauche « festive » … !

Surprise, surprise de la part du Serpent pour Aaron qui alors avait fait collecter l’or et fabriquer la statue dorée du veau. Il succomba en effet à la tentation de la « religion » qui était le summum parmi les « lignes courbes » inventées par le Serpent ! Aaron était d’abord un « religieux », s’identifiait à la prêtrise avant tout. Il s’était référé à la religion et à sa fonction plutôt qu’à YHWH ELoHiM Lui-même : d’où son aveuglement tout de même surprenant au vu de ce qu’il avait vécu avec Moïse et les miracles exceptionnels dont la Mer Rouge entre autres !

S’il s’agit de la statue d’un veau d’or, s’il s’agit, bien plus tard de statues de saints, de Marie et de Jésus Lui-même, par ailleurs soi-disant « transformé », « contenu », « discerné » dans un bout de pain et une coupe de vin, on se réfère à la religion et à la fonction liée au ministère du prêtre voire du pasteur !

On se fait appeler Saint Père, Pape, mon Père, Padre, Père spirituel, Papa, Maître ou autre. La référence et plus particulièrement l’identification à un ministère fût-il à consonance biblique charismatique est ni plus ni moins de la religion et mène inexorablement à une forme d’idolâtrie (cf. 1 Corinthiens 1:12-13 ; moi JE SUIS [ego eimi – on est, on s’identifie à] de Paul, d’Apollos…) !

Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, notre vécu, que nous désirons certes avoir avec le Seigneur, n’est-il pas malgré tout plus ou moins teinté de « religion » et donc d’idolâtrie ?

N’avons-nous pas besoin d’une dénomination qui, quelque part, remplace sournoisement le nom, l’identité de YHWH ELoHiM par une idole ? N’avons-nous pas besoin de nous « identifier » à telle ou telle dénomination ou « nom » (renommée, « père spirituel ») d’un ou plusieurs ministères ? Cette identification au vrai sens du terme, fait de nous des idolâtres d’une « image idéalisée » que nous nous faisons ! En effet nous nous « projetons » en elle sur un « écran » que nous contemplons, idéalisons et au final adorons ! Mais nous ne savons pas que cet écran sur lequel est projeté cette image « fait écran » au vrai Dieu, à YHWH ELoHiM !!!

Par ailleurs, combien de fois entendons-nous les « ne quittez pas votre assemblée » (Hébreux 10:25) et « l’Eglise est l’appui et la colonne de la vérité » (1 Timothée 3:15) ! Mais de nos jours quelle église, quelle dénomination, quels ministères ? Ainsi on entend souvent : « Hors de ma dénomination, de mon œuvre, église etc… point de salut… ! »

Pourquoi en est-on arrivé là ? A l’époque ces versets furent écrits quand l’Eglise était dans l’ensemble unie. Ils concernaient l’Eglise de la période AVANT la révélation de Jésus-Christ Glorifié ou l’Apocalypse. Mais après le refus de ladite révélation, l’Eglise s’est passablement divisée dès le 2ème siècle, même si l’Eglise majoritaire par la suite catholique romaine affirmait le contraire et voulait imposer cette opinion même au prix de persécutions féroces à l’encontre des « dissidents » durant des siècles… !

L’Eglise des Vainqueurs montée, devenue vraiment l’Epouse de Christ, ne sera composée que de sacrificateurs et de rois au ciel. Les systèmes d’avant, notamment ceux non seulement liés aux ministères et aux dénominations, mais encore aux bases de la pratique religieuse ne peuvent plus avoir cours (cf. Hébreux 6:1-2 ; Apocalypse 1:6 ; 5:10).

Ainsi la religion, même réputée « réveillée » fait pleinement partie du système à lignes courbes et fourbes de manière très subtile où l’on ne peut que tourner en rond et par là se fatiguer en vain pour ce qui ne rassasie pas et n’étanche pas la soif au final. On est dans la « liturgie » même charismatique. Il existe des rapports de pouvoir, d’influence au niveau des ministères, des organisations et églises des différentes dénominations. On pratique de la « politique religieuse ». Les enseignements nous font tourner en rond, finissent par nous ennuyer et nous mettent à terme dans une ambiance funéraire figée… !

Pour être dans les clous et surtout pas seul, une fois de plus, l’histoire et la réalité de l’Eglise nous démontrent qu’il n’y a que la métamorphose et la montée pour la rencontre et la révélation à la Salle du Trône comme solutions.

En effet tant au niveau moral (« nos voies ») qu’au niveau doctrinal (« pensées ») nous sommes ici-bas, que nous le voulions ou non, aux antipodes de ce que YHWH ELoHiM veut !!! Que veut-Il ?

Tout simplement que courions vers, allions vers Lui, tels des enfants les bras tendus, ouverts pour nous jeter dans les Siens (Matthieu 19:14 ; Marc 10:14 ; Luc 18:16 « car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent ») :

« Holà ! Allez, assoiffés vers les eaux, même celui qui n’a pas d’argent, allez, mangez et ravitaillez-vous, allez, ravitaillez-vous, sans paiement en argent, de vin et de lait ! Pourquoi ? Vous pesez votre argent et vous vous fatiguez pour un pain qui ne vous rassasie pas. Écoutez, écoutez-moi et mangez du bon et régalez votre être, avec du gras ! Tendez votre oreille et allez vers moi et écoutez et votre être vivra et je conclurai [couperai, partagerai] pour vous une alliance pour toujours, celle qui assure la fidélité envers David. Voici je l’ai donné (NaTaN) [comme] témoin pour les peuples, je l’ai donné [comme] guide (NaGiD : chef, prince, intendant, commandant, conducteur, guide) et commandant aux peuples. Voici tu appelleras une [des] nation[s] (GoY : nation, peuple autre qu’Israël) que tu ne connais pas, tu appelleras une nation qui ne te connaît pas, ils courront vers toi à cause de YHWH ton ELoHiM et pour le KaDoSH (Saint) d’YSeRaEL, car il t’a GLORIFIE (PHaAR : glorifier [1er sens], embellir, orner, honorer).

Cherchez (DaRaSH : chercher, consulter, avoir souci de, s’informer, avoir recours, prendre à cœur, s’occuper de) YHWH quand il se laisse rencontrer (MaTSa : trouver, rencontrer, atteindre, recueillir) appelez-le quand il est proche (KaROV : proche, près, voisin, en parenté). Que le méchant abandonne sa voie et l’homme inique ses pensées et qu’il revienne vers YHWH et il lui fera grâce, car notre ELoHiM est généreux pour pardonner… (voir plus haut les v.8-9 ; Esaïe 55:1-7 ; Trad. litt.).

Ce texte est évidemment à mettre en parallèle avec Apocalypse 3:18 où Jésus-Christ Glorifié conseille d’acheter de l’or, des vêtements blancs et du collyre pour les yeux et que l’on s’investisse à fond pour être glorifié/métamorphosé/monté en vue de notre proximité, de notre union et parenté réelles avec YHWH notre ELoHiM.

L’Alliance éternelle de fidélité envers David, c’est-à-dire celle que nous avons en Jésus-Christ nous ouvre la voie de la repentance suivie de la glorification impliquant cette réelle proximité avec le Saint d’Israël, cette parenté d’union en tant qu’Épouse de Jésus-Christ Glorifié.

C’est pourquoi l’évangélisation sera à ce moment-là un appel très efficace aux nations qui ne feront plus la sourde oreille mais accourront à cause de cette proximité (Apocalypse 7) issue de la réponse positive que nous aurons donnée à YHWH ELoHiM : aller vers Lui par la métamorphose, la montée et recevoir la nourriture et les biens célestes gratuits qu’Il a en réserve pour nous !

Surprise, surprise : le goût de la religion est devenu fade, ses eaux usées par les traditions et polluées par le péché ne font plus recette. On en est vraiment fatigué et saturé !

Cela l’Ennemi ne semble pas le comprendre car il continue toujours d’appliquer les mêmes recettes avec une matière première sale et destructrice sous une belle apparence religieuse séductrice ornée de la « saine doctrine » !

Surprise, surprise : les gens ont une soif de plus en plus incompressible de YHWH même sans le savoir, de Ses pensées, de Ses voies, de Sa nourriture, de Ses dons, de la vie d’authenticité et de vérité qu’Il nous propose. Cela ne peut être clinquant, ni surtout courbe ou fourbe, comme nous le propose le Serpent ! Mais cela il ne le comprend pas et ne peut le comprendre car il est lui-même courbe et fourbe et ne peut que reproduire ce qu’il est !

Surprise, surprise : on ne peut recevoir les biens énoncés en Esaïe 55 de YHWH sur terre et l’espace-matière-temps parce qu’il faut être GLORIFIE !

Il est donc indispensable d’être auprès de Lui et pour être auprès de Lui, il faut être glorifié pour pouvoir Le rejoindre là où Il est, c’est-à-dire dans les lieux célestes. Ainsi chez Lui et seulement chez Lui nous pourrons recevoir Ses pensées, comprendre Ses voies (cf. 1 Corinthiens 13:8-13) que nous pourrons ensuite partager aux nations sur terre, lesquelles accourront de ce fait !

Ses pensées et Ses voies sont tellement éloignées, différentes des nôtres : surprise, surprise ! Nous qui pensions que « notre religion » même dite réveillée nous permettrait d’avoir Ses pensées et connaître Ses voies ! En effet jusqu’à présent nous croyions pouvoir aboutir à YHWH ELoHiM par elle sous sa forme la plus réveillée biblique évangélique et charismatique que nous considérions comme non religieuse ! C’est justement là le piège de l’Ennemi qui nous fait croire, comparé au christianisme traditionnel, que nous ne sommes pas des religieux, ni dans la religion : surprise, surprise de la part du Serpent qui réussit ainsi à nous maintenir dans le monde dont il est le Prince. Si nous persévérons dans la voie religieuse, même si nous restons dans le déni que nous sommes dans la religion, nous serons des perdants et non des vainqueurs !

C’est pourquoi, surprise, surprise, en vue de faire de nous des vainqueurs, YHWH ELoHiM passe, au comble de Sa grâce et de Son amour inconditionnel, par des Tamar, des filles de Lot, des Rahab ou encore des Bath Schéba pour nous signifier que nous devons sortir de la « religion », invention subtile du Diable !

L’exemple des martyrs chrétiens, notamment au moment de leur exécution est par ailleurs aussi très parlant. Ils sont totalement libérés de la religion pour des raisons évidentes et terribles. Ils n’ont plus rien à perdre et ils savent que la religion ne leur sert plus à rien. Il n’y a plus que le Seigneur Jésus-Christ qui compte, sans fards ou autres entourloupes religieuses. C’est pourquoi il ne leur est fait aucun reproche dans la lettre à l’église de Smyrne (Apocalypse 2:8-11) d’une part et d’autre part, après leur résurrection, ils règneront avec l’Eglise des Vainqueurs durant le Millénium (Apocalypse 20:4a, Eglise des Vainqueurs et 20 :4b-6, Martyrs).

Surprise, surprise, pour l’Ennemi qui pensait s’être définitivement débarrassé de témoins du Christ un peu trop gênants pour lui en les faisant exécuter.

Les Martyrs seront pleinement rois et sacrificateurs auprès de Jésus durant le Millénium au même titre que l’Eglise des Vainqueurs montée ! (Apocalypse 20 :6c).

Ce dernier cas de figure est un argument supplémentaire, s’il en faut, pour démontrer la nécessité d’être libéré de la « religion » et de l’influence, voire davantage, du démon religieux. Il est un des obstacles principaux à la métamorphose du corps suivi de la montée en vue d’une relation directe et authentique voulue depuis tellement longtemps par le Seigneur.

Mais « en attendant » que faut-il faire ? Il faut tout de même tenir le coup ici-bas et pour ce faire, composer avec le système via la religion même réveillée ! Eh bien non ! Cela fait 2000 ans que nous argumentons avec le « en attendant » pour demeurer dans la religion malgré notre déni, alors que nous devrions réellement demeurer EN Christ !

Ainsi pour commencer YHWH ELoHiM veut vraiment nous libérer de la religion par le renouvellement de notre intelligence qui nourrira notre foi et notre amour ne pouvant que nous mener à la montée par le « sacrifice » (baptême du Feu) de notre corps ou sa métamorphose ! Voilà ce qui est un culte « logique et raisonnable » aux yeux de YHWH ELoHiM (Romains 12:1-2).

Il remplacera la religion par notre proximité réelle et directe avec Lui dans les lieux célestes ! Il est entré et entrera Lui-même dans les lignes même les plus courbes, en l’occurrence la religion, pour nous ramener dans la ligne droite nous projetant dans le Céleste telle une merveilleuse rampe de lancement ! Surprise, surprise !

 

Conclusion

Aujourd’hui nous nous fatiguons pour pas grand-chose, nous servons le terrestre dont la « religion » et tout ce qu’elle renferme, croyant qu’elle est le moyen de salut pour les êtres humains.

Mais YHWH ELoHiM nous exhorte à remplacer les systèmes terrestres notamment religieux tant aux niveaux du comportement, des domaines matériels, que des pensées par la rencontre directe avec Lui et la révélation. Il veut que nous passions à Ses dimensions (si on peut employer ce terme) dans Sa proximité réelle dans la Salle du Trône par Sa grâce.

Sa façon de penser et d’agir était, est et sera toujours surprise, surprise, aussi pour l’Ennemi car Ses pensées ne sont pas les nôtres et Ses voies ne le sont pas davantage : justement parce qu’Il est vraiment Dieu !

Mais Il est exprès devenu Homme en Jésus-Christ, surprise, surprise ! Il est venu nous chercher dans les lignes courbes pour que nous puissions Le rencontrer, entrer dans la ligne droite et réellement passer à la Salle du Trône, à la Révélation : suite de surprises, car l’éternité ne sera qu’une suite infinie de merveilleuses surprises, donc pas d’ennui au programme !

En Jésus, Martin BUSCH

123. Rois briseurs de vases

INTRODUCTION

« Le vainqueur, celui qui garde (tèréo : observer, pratiquer, garder) jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai autorité sur les nations et il les fera paître avec un bâton (sceptre) de fer, comme on brise des vases d’argile de même que moi aussi j’en ai reçu pouvoir de mon Père. » (Apocalypse 2:26-28).

« Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon Trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son Trône. » (Apocalypse 3:21)

« Tu fais d’eux pour notre Dieu des rois et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5:10).

 

1. Que signifie briser les vases d’argile ?

En Romains 9 c’est Dieu qui brise les vases d’argile de colère pour en faire des vases de miséricorde qui doivent « disparaître, se fondre » dans la Gloire ou être métamorphosés :

« … et pour qu’Il fasse connaître la richesse de Sa gloire envers des vases de miséricorde qu’Il a préparés d’avance pour la gloire ? » (Romains 9:23).

Qu’est-ce qu’un vase ? Un contenant d’un liquide ou autres biens. Il est la « limite » indispensable pour mesurer et éventuellement conserver un contenu ici-bas ! Il est aussi ce qui apparaît, ce que l’on voit au premier abord.

Nous savons par ailleurs qu’Adam fut tiré de l’argile rouge et formé par YHWH ELoHiM tel un vase. Il fut ensuite plongé, imprégné dans la Gloire à tel point que le vase disparut dans le Feu et la Lumière divins. Le vase de « miséricorde » était « préparé pour la gloire ». En ce qui concerne Adam et Eve, comme le péché n’avait pas encore eu lieu en ce qui les concerne, la Gloire du Souffle de YHWH ELoHiM pouvait en effet d’emblée être pleinement attribuée et leur permettre de vivre dans le Paradis en tant que tels auprès de Lui.

Comme dit, le vase du départ disparut sous la Gloire, la Lumière et le Feu divins. Il y avait métamorphose, c’est-à-dire le vase d’argile était « brisé » pour être remplacé par ce qui n’était plus un contenant, une limitation, un cadre !!! Le vase était remplacé par « autre chose », c’est à dire la Gloire, d’où les possibilités constantes de métamorphose dans les lieux célestes (Epouse, Femme glorieuse, Reine, Rois, Sacrificateurs, Serviteurs, Armée…) !!!

Dans la gloire il y a uniquement « l’Etre » : la véritable ressemblance à YHWH : « Je suis Celui qui suis » ! Merveilleusement Il « dépasse, va totalement au-delà » de toutes nos conceptions terrestres possibles et imaginables !

2. Prendre l’autorité royale, le sceptre (bâton, verge) pour briser notre vase et celui des autres préparés pour la Gloire

a) Affirmer avec l’autorité d’un roi ou d’une reine la nécessité de la métamorphose ou du vase brisé

Pour régner, s’asseoir sur le Trône, il faut évidemment d’abord combattre et être vainqueur suite au combat. Autrement dit il faut passer dans la Gloire auprès du Seigneur Jésus-Christ Glorifié qui nous accueillera alors sur le Trône pour régner avec Lui en tant qu’Épouse – Reine – Roi. Il s’agit bien entendu de briser la première limite de notre corps déchu ou « vase de colère ». Pour ce faire il faut devenir un vase de miséricorde (justification par la foi en Jésus-Christ) après avoir été un vase de colère (incrédule, inconverti).

Il est écrit que notre vase de miséricorde est PREPARE D’AVANCE pour la Gloire. Comme dans la gloire il n’y a plus de limites ni de limitations (cf. Jésus-Christ ressuscité et glorieux), il faut donc obligatoirement qu’elles soient brisées ou métamorphosées. Les repères espace-matière-temps sont brisés !

Cette nouvelle situation nous permettra de passer à la Salle du Trône pour revenir sur terre et inversement et faire le travail correctement sans limitations dans tous les sens du terme c’est-à-dire au niveau de la connaissance (1 Corinthiens 13:9-13) et physique comme Jésus ressuscité (cf. aussi Jean 3:13).

Nous savons que le combat efficace et la victoire ne s’obtiennent qu’à partir d’En-Haut, du Trône car si c’était possible en-bas cela se saurait, d’autant plus que l’Eglise a déjà essayé de dominer le monde à partir d’en-bas pour aboutir aux catastrophes que nous connaissons !

Il paraît qu’il existe à nouveau un courant généralement appelé « dominationisme » dans certaines églises actuellement considérées comme réveillées et puissantes outre-Atlantique et en Afrique où les fidèles sont appelés à prendre des postes et positions clé pour dominer la société et l’influencer dans « le bon sens » ! Quelle gageure quand on sait que cela a déjà échoué après Constantin jusque dans le Moyen-Age voire bien au-delà !!!

 

b) Aboutir au brisement du vase au niveau du renouvellement de l’intelligence avec le sceptre royal (Romains 12:1-2 : le renouvellement de l’intelligence, aussi une forme de repentance – métanoïa – changement – autre – méta de connaissance noïa, nous permet la métamorphose).

 

  • La nouvelle naissance ou la naissance En-Haut

Il ne faut pas confondre la nouvelle naissance ou la naissance En-Haut avec la conversion ou la repentance ou encore avec le baptême dans la Sainte Esprie. La conversion et la repentance, c’est d’abord l’acceptation de Jésus-Christ comme notre Sauveur et Seigneur personnel (justification par la foi).

Le baptême dans la Sainte Esprie nous introduit et nous confère la vie charismatique (donc spirituels, ministères, services…).

La nouvelle naissance ou la naissance En-Haut (gennètè anoten Jean 3:3 ; pas d’En-Haut ek anoten) est ce qu’elle veut dire au sens premier c’est-à-dire naître à nouveau physiquement dans un corps de gloire et ceci En-Haut !!!

Naître d’eau et d’Esprie (Jean 3:5) signifie qu’il faut naître sur terre puisque notre corps terrestre est pour la plus grande partie composé d’eau et naître d’Esprie c’est-à-dire naître à nouveau En-Haut ou être métamorphosé par l’opération de la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18). En effet ce qui est « né de la chair [ou corps non glorifié] est [effectivement] chair et ce qui est né de l’Esprie est esprie (= glorieux, céleste, spirituel, réellement en Esprie, en Jésus-Christ) ». (Jean 3:6)

Il est indispensable de prendre une autorité royale pour le renouvellement de l’intelligence ou un changement de connaissance (métanoïa) et casser le vase avec le bâton-sceptre. L’autorité royale céleste a toujours une vision de perspectives et d’issues pour éviter de tourner en rond comme en prison avec pleins de catastrophes à la clé à cause des limitations terrestres.

Ainsi comprendre et affirmer la métamorphose sous cet angle consiste à tordre « royalement » le coup aux pieux mensonges et erreurs largement enseignés jusqu’à présent notamment dans les églises dites évangéliques qui font là de graves confusions !!!

 

  • La mort obligatoire ?

Si Jésus S’est sacrifié pour que nous ne périssions pas (Jean 3:16), s’Il met à notre disposition l’immortalité (2 Timothée 1:10 ; Romains 2:7 ; Apocalypse 2:7b) affirmons royalement que c’est non seulement possible mais très souhaitable pour que le plan de révélation de Dieu puisse s’enclencher et s’accomplir ! S’il est réservé aux hommes de mourir une seule fois (Hébreux 9:27), cela ne veut évidemment pas dire que TOUS les hommes doivent mourir car dans ce cas la Bible se contredirait notamment par rapport à Hénoch et Elie pour commencer et par rapport à la Parole de Jésus qui dit : « Tel est le pain qui descend du ciel, pour que quiconque en mange ne meure pas ! » (Jean 6:50). Pour Jésus comme pour nous, certes la mort frappait la majorité des hommes et Il parlait de ce fait aussi de la résurrection (Jean 6:54) mais Il considérait aussi la possibilité de l’immortalité qui s’obtenait en Le mangeant, c’est-à-dire en mangeant Son Corps glorifié de Feu et de Lumière célestes !!!

N’est-ce pas avoir un cœur de berger (« fera paître ») et d’amour de Roi-Reine que de vouloir préserver la vie de ses brebis et/ou sujets ? Simplement il faut être responsable, voir juste, connaître les bons pâturages et se battre contre le loup comme un Roi-Reine, un berger pour avoir les moyens de son amour !!!

 

c) L’état d’esprit royal est d’être vrai et authentique et non pas rêveur car c’est indispensable pour pouvoir aborder les réalités vraies.

Il est indispensable d’être vrais et authentiques : si nous sommes par exemple assis sur une chaise ici-bas nous ne sommes pas assis sur le Trône.

Ephésiens 2:6 est souvent mal interprété à cet effet : « …avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir avec lui dans les hauts cieux en Christ Jésus. »

Il y est question de la grâce et d’une résurrection en Christ après une mort par nos fautes au verset 5. En réalité nous sommes dans une affirmation uniquement juridique et pas physique car Paul et ses lecteurs étaient en vie malgré leur ancien état de péché donc ils ne pouvaient évidemment pas être ressuscités puisqu’ils n’étaient pas morts. Ici il ne peut en effet s’agir que d’une affirmation juridique pour ne pas dire imagée de justification par la grâce. Il en est de même de l’expression « être assis avec Lui dans les lieux célestes ». Cela veut dire que nous sommes assurés d’être sauvés en cas de décès.

Par notre propos, nous voulons être dans un message de réalité, de faits réels, d’authenticité et de vérité et pas de pieuses projections virtuelles incantatoires qui ne font que provoquer les moqueries de notre Ennemi depuis belle lurette car il ne marche pas au « bluff » s’il n’y a pas d’effets réels et effectifs !!!

Jésus n’a pas fonctionné ainsi ni quand Il était sur terre, et les démons le savaient bien, (miracles, délivrances faits réels suite à Ses Paroles vraiment efficaces notamment), ni quand Il est venu du ciel en Gloire auprès de Jean !!!

L’Eglise de l’époque n’a pas écouté l’Esprie Sainte et ne s’est pas repentie. L’inefficacité et la déchéance postérieures de l’Eglise à travers 2000 ans d’histoire nous autorisent aujourd’hui de par ce recul bimillénaire, sur la base des paroles de l’Apocalypse et surtout celles de Jésus-Christ Glorifié à ouvrir et à rechercher d’autres perspectives que celles généralement prônées. Celles-ci furent d’ores et déjà proposées dès le début avec l’attente de l’église primitive de la Révélation du Seigneur Jésus-Christ (1 Corinthiens 1:7) suivie de ladite Révélation au début de l’Apocalypse (Apocalypse 1:1), devant entraîner celle des fils et des filles de Dieu par le salut du corps ou la métamorphose (Romains 8:19+23 ; Apocalypse 1:6 ; 5:10).

 

3. L’Evangélisation initialement prévue par Jésus consistait aussi à « briser les vases »

Dans l’Apocalypse c’est le vainqueur – roi – reine ou l’Eglise initiale Glorifiée des Vainqueurs qui, à la suite et avec Jésus (Psaume 2:7-9 ; Apocalypse 2:28), brise les vases !

On change totalement de méthode de témoignage et d’évangélisation !

  • D’abord le Vainqueur apparaît glorifié non limité par les lois systémiques de l’espace-matière-temps. Il est d’emblée lui-même, « physiquement » un témoignage dès le départ.
  • La Parole d’autorité royale qu’il prononce est telle une épée flamboyante donc efficace.
  • Il voit à la fois dans les lieux terrestres et célestes et peut efficacement délivrer les personnes de l’aveuglement notamment par les démons, de leurs problèmes psychiques et évidemment physiques en « brisant leur vase ».
  • Il a reçu l’autorité, le sceptre royal (le bâton, la verge) pour « briser les vases » c’est-à-dire métamorphoser ou commencer à métamorphoser le corps de ses interlocuteurs par la puissance de la Sainte Esprie !
  • Il apporte par-là la seule vraie solution pour qu’ils puissent justement définitivement échapper à ces problèmes et en être délivrés !

Voilà le travail et cela change la donne ! C’est pourquoi le cavalier couronné d’Apocalypse 6:2 ou le Vainqueur parti en vainqueur et pour vaincre réussira vraiment l’évangélisation mondiale telle que Jésus l’a ordonnée et aussi telle qu’Il l’avait initialement prévue déjà pour Ses apôtres !

Briser les vases est aussi signifié par le baptême, l’immersion dans l’identité ou dans le NOM de YHWH ELoHim, Père, Fils et Sainte Esprie, c’est-à-dire le baptême de gloire !!!

Quand on n’est pas un vase de miséricorde le vase brisé peut aussi signifier la mort (Jérémie 25:34 ; cf. Apocalypse 11:5).

Ce résultat efficace est décrit en Apocalypse 7  les Juifs de toutes les tribus et les êtres humains de toutes les nations,(exactement selon le commandement de Jésus : Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 sachant que le rôle de la Sainte Esprie était aussi de les métamorphoser, condition sine qua non pour la réussite de leur ordre de mission) issus de la Grande Tribulation se repentiront, se convertiront (« laveront leurs robes dans le Sang de l’Agneau ») en très très grande masse (vases de miséricorde) pour monter, se retrouver devant le Trône parce qu’ayant leur « vase brisé » c’est-à-dire leur corps métamorphosé délivré de toute limitation (vieillissement, mort, espace-matière-temps, difficultés) et donc ayant la possibilité par la glorification de passer dans les lieux célestes !

Il faut évidemment aussi comprendre que cela se passera juste avant et durant la première partie de la Grande Tribulation : « Les rois de la terre, les grands et les chefs d’armées, les riches et les puissants, tous, esclaves et hommes libres se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes. Ils disaient aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous loin de la face de celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l’Agneau… » (Apocalypse 6:15-16).

Voilà le problème crucial très concret, c’est le moins qu’on puisse dire, car il ne suffira plus de dire de belles paroles même « justes » ! Il faudra en effet pouvoir sortir concrètement, physiquement et non plus seulement au niveau de l’âme et de l’esprie les gens de l’horreur planétaire. Il faudra « briser les vases » ou métamorphoser ces personnes pour qu’elles puissent réellement en sortir et s’en sortir !

 

Conclusion

Soyez des rois-reines « briseurs de vases » car la tiédeur est insupportable au Seigneur (Apocalypse 3:16). Mais l’état d’esprie d’autorité royale davidique face au géant Goliath et autres adversités nous conduira à être vainqueurs et à réellement siéger sur le Trône avec Jésus-Christ Glorifié !

 

En Jésus, Martin BUSCH