122. Phases d’attaques

INTRODUCTION

 

L’adage « la meilleure défense c’est l’attaque » est probablement exact mais pas n’importe comment et pas dans n’importe quelles conditions.

Souvent, dans la guerre que doivent mener les chrétiens, la situation devient désespérée conséquence, entre autres, du fait que la majorité ne se bouge pas trop et préfère rester à l’arrière dans son petit confort. Sachons toutefois que de « l’autre côté » ça n’arrête pas d’attaquer et de tirer même si on fait semblant de ne pas le remarquer. Aujourd’hui, par exemple, on estime que 150 millions de chrétiens environ sont sous pression et/ou sont persécutés dans le monde. Quand cela nous touche au plus près, on n’a pratiquement plus le choix : marche, combat avec les moyens du bord (attaque) ou crève (martyre).

Avant la phase de l’attaque, il y a la phase de la préparation, de l’attente non pas passive dans un endroit « planqué » mais bien à l’affût en armes pour justement être prêts à passer à l’attaque.

Tous les chrétiens savent qu’il y a la guerre contre notre Ennemi et ses acolytes mais ils ne connaissent pas vraiment les objectifs, c’est pourquoi autant les moyens, la manière et la stratégie ne peuvent être adaptés aux enjeux. Le livre de Josué, avec la conquête, nous permettra en outre de tirer des parallèles d’actualisation intéressants.

Je me souviens d’avoir été dans une église que l’on pouvait considérer comme des plus vivantes où la louange avec des chants spirituels alternait voire se mélangeait avec des cris de combat, des paroles d’autorité et de foi. Je tombai sous la présence du Seigneur et sorti de mon corps. Le Seigneur m’emmena en haut au plafond à droite de la salle dans le coin. Je voyais l’ensemble de l’assemblée louer, combattre les yeux fermés. Le Seigneur me dit à l’oreille : « Tu vois, ils combattent les yeux fermés, ils sont des soldats aveugles qui tapent à l’aveugle et s’élancent vers l’Ennemi sans rien voir, ils ne savent pas où ils vont ni même ce qu’ils font. » Je fus très étonné, car je m’attendais au contraire à Son satisfecit devant cet engagement et la vie de cette assemblée. Aujourd’hui, je comprends bien mieux ce qu’Il voulait dire…

 

  1. Les objectifs et la première phase d’attaque

Attaquer pour attaquer sans but, sans objectifs, sans vision clairement définis revient à combattre quasiment sans résultat et peut être très dangereux voire suicidaire. Quels sont les objectifs à atteindre d’après le Seigneur ? Nous avons parlé de la préparation et de l’attente préalables en vue d’atteindre les objectifs ou les buts.

 

a) Préparation / attente

« Car en lui vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don (charisma : don de grâce = dons spirituels, ministères et services cf. aussi karis : grâce Romains 12 :6ss), ATTENDANT (apekdekomai : attendre, recevoir, accepter, chercher s’attendre à) l’apocalypse (apokalupsis : révélation, manifestation visible et tangible) de notre Seigneur Jésus Christ, lui, vous affermira jusqu’au but (telos : but, réalisation, accomplissement, finalisation), pour que vous soyez irréprochables (anegklètos : irréprochable, innocent, sans reproche, inaccusable, non blâmable) au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à l’union (koinonia : participation, collaboration, union, communion) avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. » (1 Corinthiens 1 :5-9 ; NB : Paul fait la distinction claire entre le moment de la révélation de J-C [Apoc. 1 :1ss] et le moment de Son jour [Apoc. 19 :11ss] car entre les deux Il est censé nous affermir jusqu’au but en vue d’être irréprochables [Apoc.19 :7-8]).

Ce texte est un résumé magnifique de ce qu’il faut pour la préparation/attente :

  • Parole
  • Connaissance
  • Solidité du témoignage de Christ
  • Charismes : ministères et dons spirituels
  • Entrer par une foi démontrée dans la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

b) Le prix à remporter

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix (brabeiov : prix, récompense du vainqueur) ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent (agonidzomai : concourir, combattre, lutter, s’investir à fond cf. : être en agonie, être « jusque boutiste ») se conduisent avec tempérance (egkrateuomai : être maître de soi, se dominer, se contrôler, s’abstenir, se conduire avec tempérance) en tout afin de recevoir une couronne corruptible ; mais nous, c’est pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je boxe (pukteo : boxer, frapper_,_ faire du pugilat) non pas en battant l’air. Mais je traite durement (upopiadzo : meurtrir, traiter durement) mon corps et je le tiens assujetti (doulagogeo : maintenir en esclavage, discipliner sévèrement : cf. doulos : esclave, serviteur, cf. aussi douleur), de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. (1 Corinthiens 9 :24-27).

« Non pas que j’aie atteint ou que je sois parvenu au but, je poursuis en vue de le saisir totalement puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et je tends vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix (brabeion : récompense dans les J.O., prix ; cf. verbe brabeuo : décider, gouverner contrôler, arbitrer ; cf. Apocalypse 3 :21 ; 20 :4) de la vocation d’En-Haut de Dieu en Christ Jésus » (Philippiens 3 :12-14).

Paul a été « saisi par Jésus-Christ » sur le chemin de Damas : c’est le salut par la foi et la grâce : c’est acquis et c’est ce qui est à juste titre prêché par les églises à ce jour.

Mais il y a encore un but/objectif/prix à atteindre, la preuve c’est que Paul, qui n’est pourtant pas le premier chrétien venu, dit qu’il ne l’a pas atteint, à plus forte raison cela ne peut être que notre cas actuellement, à moins que quelqu’un ne porte ici-bas la couronne incorruptible !!! J’aurais hâte de le ou la rencontrer… !!!?

A quoi correspondent cet objectif, ce prix, cette récompense auxquels l’appel, la vocation d’EN-HAUT de Dieu EN Jésus-Christ nous invitent ?

Le terme employé pour prix, brabeion, est à mettre en relation avec le verbe brabeuo (décider, gouverner contrôler, arbitrer). Cela nous mène directement à Apocalypse 3 :21 et 20 :4 où l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée siègera couronnée sur le Trône et/ou des trônes pour gouverner et juger durant le Millénium ! (Cf. aussi Apocalypse 2 :27 ; 12 :5).

Ainsi pour recevoir ce prix, il est obligatoire d’avoir le corps métamorphosé, glorifié et d’être monté sur le Trône !

En attendant il s’agit non seulement d’une attente mais aussi d’un combat, d’une course, d’un match de boxe, d’une préparation physique, d’un « élan » en vue de tendre vers cet objectif et l’atteindre suite à l’appel de Dieu. Pour ce faire, il faut clairement se tourner vers quelque chose de nouveau, d’autres dimensions et en quelque sorte « laisser en arrière » les rudiments de l’enseignement chrétien, certes capitaux et censés avoir été assimilés et pratiqués, pour nous porter en avant vers la perfection (cf. Hébreux 6 :1-3). Il faut même « oublier » ce qui est en arrière pour se concentrer vers ce qui est en avant. Puisqu’il s’agit clairement d’un appel de Dieu, il ne peut que s’agir de Sa volonté !

 

c) Apocalypse de Jésus et apocalypse des filles et fils de Dieu = règne en couple suite à l’obtention de la couronne céleste

  • Apocalypse, révélation de notre Seigneur Jésus-Christ (Apocalypse 1 :1ss) qui a déjà eu lieu pour Jean et qui s’est passée en 92 environ. Cela s’est passé et une nouvelle ère et un nouveau vécu-pratique de l’Alliance ont été souverainement inaugurés et institués par Jésus-Christ Glorifié Lui-même ! A nous d’y entrer !
  • Perfection (anegklètos cf. : Apocalypse 4 :1ss ; 5 :10 ; 12 :1 ; 14 :1ss ; 19 :7-8+14 ; Hébreux 6 :1), c’est-à-dire la révélation, l’apocalypse (apocalupsis) des fils et des filles de Dieu au corps parfaitement sauvé, métamorphosé, monté à la Salle du Trône. Cette révélation est attendue par la création gémissante, car elle s’accompagne ensuite d’une action de délivrance ici-bas, mais à partir d’En-Haut (Romains 8 :19-23). C’est à venir mais aurait déjà dû avoir lieu car les deux révélations ou apocalypses autant celle de Jésus Glorifié que celle de l’Eglise des Vainqueurs glorifiée AURAIENT DÛ QUASIMENT ALLER DE PAIR, d’où le discours pressant et sévère de Jésus-Christ Glorifié au début du livre de l’Apocalypse dans les lettres aux sept églises !
  • Obtention de la couronne incorruptible (couronne : Apocalypse 3 :11+21 ; 6 :2 ; 12 :1 ; règne : 2 :26-27 ; 5 :10 ; 12 :5b ; 20 :4a), ou du prix, ou de la communion/union/mariage/règne en tant qu’Epouse avec Jésus-Christ l’Époux suite à l’appel d’En-Haut en rapport avec la venue de Son jour (Apocalypse 19 : 7-8+11ss). C’est aussi encore à venir mais aurait déjà dû avoir lieu !

d) Notre citoyenneté dans les cieux doit être vécue aujourd’hui

Paul voulait en tout cas vivre la citoyenneté céleste tout de suite en ce qui le concerne comme il l’aurait voulu pour les chrétiens de son époque. Mais cela supposait pour lui clairement la transformation préalable du corps de misère en un corps de gloire :

« Car notre citoyenneté est dans les cieux, d’où nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus Christ qui transformera (métaskèmatidzo : transformer, changer l’apparence, la structure ; cf. méta : autre ; skèma : schéma, aspect ; cela ne relève en aucun cas des dimensions « intérieures ») le corps de misère en le rendant conforme (summorphon : semblable, même morphologie, même forme) au corps de sa gloire, selon l’énergie (energeia : énergie, puissance, efficacité, force, pouvoir) de sa puissance (dunamis : puissance, capacité surnaturelle, force, pouvoir, moyens, capacité cf. :dynamite) qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3 :20-21).

Paul attendait le Seigneur Jésus-Christ pour son époque et Il est effectivement revenu une première fois en gloire, (92 env.) malheureusement après son martyre à Rome (67env.). Nous avons traité le cas de Paul à ce sujet dans d’autres écrits et nous n’y reviendrons pas ici. Nonobstant il a posé les fondements doctrinaux de la métamorphose et de la montée et aurait dû les expérimenter.

Quoi qu’il en soit, Jésus-Christ Glorifié avait l’intention d’accorder tout de suite aux chrétiens qui écoutent et se repentent, cette transformation de leur corps de misère en un corps de gloire (Apocalypse 3 :17-18 – Laodicée – aussi toutes les promesses faites aux autres églises précédentes) pour bénéficier de la citoyenneté céleste dont il est aussi question en Apocalypse 3 :12c.

Ainsi notre citoyenneté dans les cieux nous fut légalement acquise par la justification de la croix mais elle ne pourra être effective et vécue qu’à partir du moment où nous pourrons réellement vivre dans les cieux grâce à la transformation de notre corps de misère et d’humiliation en un corps de gloire. On ne peut être vraiment citoyen d’un pays que si on y vit physiquement et concrètement, tout au moins un minimum de jours par an selon les législations en vigueur des différents pays.

Comme dit, Paul s’attendait à bénéficier de sa citoyenneté céleste de son vivant, à plus forte raison aujourd’hui nous sommes invités non seulement à nous y attendre mais aussi, comme lui, à nous entraîner, nous battre, à boxer, à courir avec notre corps ! Il est évident que le jeûne selon le Seigneur n’est pas étranger à ce processus. Il est la dimension corporelle de la piété avec la prière qui en est la dimension spirituelle et le don en argent qui en est la dimension psychique, les trois étant intrinsèquement liés et interdépendants.

Quand nous voyons la détermination, les souffrances et les épreuves notamment physiques des migrants pour arriver dans des pays où ils espèrent avoir une vie meilleure, nous devrions en prendre de la graine. Ils sont prêts à tout pour « passer » dans nos pays et s’y installer parce que leurs conditions de vie dans leurs pays d’origine sont souvent catastrophiques soit politiquement, soit économiquement, soit les deux. De plus, ils n’ont pas la citoyenneté des pays où ils espèrent s’installer.

Nous, nous avons déjà, comme le dit Paul, la citoyenneté des cieux. Au Royaume des cieux nous ne sommes pas des « sans-papiers », nous les avons déjà, contrairement aux migrants !

Et pourtant nous ne faisons pas tout pour « monter » dans le pays qui est d’ores et déjà le nôtre « sur le papier », pour atteindre le but, pour remporter le prix parce que cela nous semble tellement impossible. Nous ne croyons pas vraiment que notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ ait une énergie suffisante au niveau de Sa puissance pour nous donner la même morphologie, le même corps que le Sien pour éviter la mort et bénéficier dès à présent de l’immortalité ! (Cf. Marc 9 :23-24).

 

e) La première phase d’attaque

Comment avoir la foi, élément majeur de la première phase de l’attaque ?

La démontrer (Hébreux 11 :1) en s’y attendant, se préparant, comme décrit plus haut, puis s’investir à fond en pensées et en action selon le Seigneur au niveau de notre piété dans le but décrit dans ces textes car il s’agit d’un combat, d’une épreuve sportive qui doivent se gagner comme au J.O. ! Pour être champion olympique, cela ne se trouve pas dans un paquet Bonux, il faut s’entraîner au quotidien, manger correctement au quotidien, perdre les kilos en trop et avoir un esprit de combattant (cf. Ephésiens 6 :11-18) et de vainqueur (Apocalypse 2 :7+17+26 ; 3 :5+12+21) !

Les chrétiens qui perdront seront ceux qui mourront pour bien entendu malgré tout bénéficier de la grâce de la justification en Jésus-Christ après. Mais ce n’est pas là le sujet de notre propos, ni le but à atteindre, ni le prix à remporter dont parle Paul !

Par contre ceux qui gagneront le prix, auront mené le combat et auront au final obtenu la médaille d’or ! Sachons que le Seigneur en a une infinité en réserve ! Mais il faut gagner et pour gagner, il faut commencer par s’entraîner pour être sélectionné et ensuite participer. Au final, il s’agit d’y aller à fond pour vaincre ! Quand il est question de vainqueurs, de victoire c’est qu’il y avait obligatoirement des combats avant ! Ici nous sommes en présence de la première phase de l’attaque qui aboutit à prendre à partir de l’espace-matière-temps la position céleste pour pouvoir passer dans la deuxième phase de l’attaque !

Celle-ci, se passera à partir de la position céleste vers l’espace-matière-temps. Nous passons ici aux exhortations-promesses exprimées autrement de Jésus-Christ Glorifié dans Ses sept lettres aux sept églises (Apocalypse 1 à 3) et à l’attaque du cavalier couronné (Apocalypse 6 :1-2).

 

  1. Les phases d’attaques suivantes

a) L’évangélisation mondiale réussie : succès de la deuxième phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs à partir d’En-Haut

La deuxième phase de l’attaque se passe clairement à partir d’Apocalypse 6 :1-2 : « Je regardai, quand l’Agneau ouvrit un des sept sceaux et j’entendis un des quatre animaux qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens. Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, il sortit en vainqueur (nikao : vaincre, conquérir, triompher, surmonter) et pour qu’il vainque. »

Nous sommes clairement en présence de l’Eglise des Vainqueurs assise sur un cheval blanc (Cf. Apocalypse 19 :14), couronnée (Apocalypse 5 :10b ; 3 :11 ; 12 :1 ; 20 :4) et victorieuse (Apocalypse 2 :7b+17b+26 ; 3 :5+12+21 ; 12 :11 ; 17 :14c) !

Cette seconde phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée (Apocalypse 10 :9-10) d’En-Haut vers ici-bas inaugurera par ailleurs la Grande Tribulation qui sera la contre-attaque immédiate de l’Ennemi envoyant d’autres cavaliers et d’autres chevaux aux couleurs très inquiétantes et aux effets terribles pour celles et ceux qui seront restés sur terre !

Mais l’Eglise des Vainqueurs, de par ses nouvelles capacités octroyées, notamment plus de limitations dans l’espace-matière-temps (Cf. Jésus-Christ ressuscité passant de la terre au ciel et inversement avec ses capacités physiques surnaturelles pouvant traverser les murs, se déplacer instantanément d’un endroit à un autre, disparaître, apparaître etc…), vu que le corps de ses membres sera glorifié, obtiendra la victoire décrite en Apocalypse 7. Il s’agira des fruits d’une opération de victoires avec d’autres moyens comparés aux nôtres actuellement. Qu’y a-t-il comme plus belle victoire si ce n’est la réussite de l’évangélisation mondiale avec ces moyens en collaboration étroite avec les anges ? D’abord les Juifs dont il est question en Romains 11 :15+23-32 se tourneront vers le Seigneur et ensuite l’ordre de Jésus d’aller par toutes les nations pour faire des disciples (Matthieu 28 :19) se concrétisera avec succès (Apocalypse 7 :9).

L’ordre d’évangélisation de Jésus à Ses disciples de Matthieu que nous retrouvons en Actes 1 :8 était impossible à réaliser dans les conditions de l’époque si les apôtres gardaient leur corps d’humiliation. Il reste d’ailleurs toujours impossible à réaliser aujourd’hui malgré les technologies de la communication si nous pensons à des tribus isolées dans tel ou tel coin de la terre. C’est encore le cas dans des régions, quartiers de nombreuses villes et campagnes verrouillés à l’Evangile. Nous pensons aussi aux dictatures bloquant les moyens de communication ou encore aux sociétés tribales verrouillées sociologiquement et spirituellement par l’une ou l’autre croyance et/ou superstition. De plus, comme dit, les moyens pour y arriver n’y sont pas !

Jésus savait évidemment tout cela et pourtant Il avait donné cet ordre à des hommes qui étaient encore dans leur corps de misère à ce moment-là. Pour Jésus, il était clairement prévu qu’ils soient transformés physiquement en gloire rien que pour avoir la capacité et les moyens d’exécuter cet ordre cardinal !

C’est pourquoi il était prévu à ce moment-là que Sa puissance et la puissance du Feu du Saint Esprit survenant sur eux les métamorphosent à terme et en fassent très vite l’Eglise des Vainqueurs, d’où Son ordre d’attendre à Jérusalem « le don que le Père avait promis » (Actes 1 :4). L’Eglise primitive charismatique aurait dû très rapidement devenir l’Eglise des Vainqueurs !!! Elle n’en était d’ailleurs pas très loin quand on voit que Philippe était surnaturellement transporté pour continuer dans la foulée l’évangélisation (Actes 8 :39-40) ainsi que la puissance inimaginable de guérison, due au Feu du Saint Esprit, émanant des apôtres (par ex. : Actes 5 :15-16 etc.).

Mais nous apprenons par les épîtres et les lettres aux sept églises de l’Apocalypse et même déjà par certains passages des Actes que le tableau n’était pas resté si idyllique que cela et n’avait pas évolué comme le Seigneur l’aurait voulu et prévu. Mais Sa volonté ne s’impose pas contre la volonté des croyants et leur libre-arbitre, contrairement à volonté destructrice du Diable, le dictateur et manipulateur de toujours.

C’est pourquoi, 2000 années plus tard, l’Eglise n’ayant encore pas accordé sa volonté sur celle du Seigneur, se retrouve, de par son réveil charismatique actuel de nouveau au pied du mur, à savoir la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Elle seule sera capable de procéder à la première phase d’attaque et par là répondre avec succès à l’ordre d’évangélisation mondiale donné par Jésus. N’oublions jamais que YHWH ELoHiM a souverainement décidé de faire faire la finition du travail de restauration d’abord à Adam et Eve puis aux différents couples et leur descendance à travers l’histoire d’Israël, puis à Lui-même, le Père et Marie et enfin à Jésus l’Epoux et Son Epouse, l’Eglise des Vainqueurs composée du Peuple d’Israël et des convertis issus des nations !

b) L’éjection du Prince de ce monde : succès de la troisième phase d’attaque de l’Eglise des Vainqueurs à partir d’En-Haut

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, je les attirerai tous à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir (élévation de la crucifixion). La foule lui répondit : Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : Il faut que le Fils de l’homme soit élevé (crucifié) ? » (Jean 12 :31-34).

Ce texte est la preuve par neuf que Jésus Lui-même avait prévu que le processus apocalyptique commencerait tout de suite après Sa résurrection et le don du Saint Esprit. Il emploie l’adverbe MAINTENANT (en grec : nun) alors qu’à l’époque jusqu’à aujourd’hui le jugement de ce monde n’a pas eu lieu, le Prince de ce monde n’a pas été jeté dehors (cf. : Apocalypse 12 : 10cd) et Jésus n’a pas attiré tous les hommes à Lui. Si le Messie devait passer par la mort notamment d’après Esaïe 53 et certains psaumes, contrairement aux croyances de la foule, Il était malgré tout censé établir dans la foulée le Royaume sur terre à partir de Jérusalem au moment de Sa venue d’après les textes messianiques de l’Ancien Testament !

Ces paroles de Jésus situant le jugement du monde et l’expulsion du fauteur de troubles par excellence pour « maintenant », tout au moins pour le 1er siècle, confirment donc nos propos du paragraphe précédent.

Et pourtant nous savons qu’il a actuellement encore accès au Trône de YHWH ELoHiM pour nous accuser (Apocalypse 12 :10).

Le seul changement depuis 2000 ans, et il est de taille, est que nous avons devant le Trône du Père notre « Avocat-Paraclet » Jésus-Christ le Juste (1 Jean 2 :1) à nos côtés, encore faut-il faire appel à Ses services par notre conversion à Lui (cf. Jean 12 :48) et nous serons sûrs d’obtenir le pardon et la justification.

Les Paroles de Jésus aux 12 disciples en Jean 14 : 1-3 nous conforte dans notre compréhension messianique dans Son intention de réelle proximité temporelle pour la « montée » : « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Cf. Jean 17 :24).

A partir de là la Parole de Jésus quelques versets plus loin (Jean 14 :12-14) devient tout à coup beaucoup plus crédible : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

Pourquoi Jésus a-t-Il employé le terme « maintenant » et pourquoi a-t-Il fait des promesses de montée et de puissance inimaginable à Ses disciples contemporains de Lui ?

Se serait-Il trompé ? Evidemment non ! Il savait en effet que toutes les conditions légales donc de possibilité d’application seraient remplies pour le démarrage du processus apocalyptique après la croix et la résurrection. Il fallait certes l’acceptation libre et consentie préalable de l’Eglise de l’époque pour la métamorphose et la montée puis l’accomplissement des « œuvres plus grandes ». Ne savait-Il pas qu’il y aurait un problème ? Sûrement si, mais Il croyait en Son Eglise, Il confessait Sa foi en Son Eglise qu’Il aimait d’un amour totalement fou et inconditionnel et par là refusait de prendre fondamentalement en considération dans Sa façon de penser et de parler que cela pourrait durer 2000 ans voire plus à cause d’un refus encore éventuel à ce moment-là ! Cela fait 2000 ans que « notre amoureux » refuse d’attendre bien qu’Il Lui faille attendre ! En effet en amour, il faut impérativement être à deux et en même temps laisser la liberté d’aimer à son partenaire… ! (Cf. pour comprendre le temps et l’histoire : Ecclésiaste 1 :9 cercle, constant recommencement ; Ecclésiaste 3 :1-11 aspect linéaire, commencement et fin, un temps pour… : illustration du « ressort » combinant le cercle et la ligne ; 2 Pierre 3 :8 : un jour  ressort contracté – est comme 1000 ans – ressort déployé  sont comme un jour – ressort contracté etc.).

Ainsi Jésus évoque déjà à Son époque terrestre l’éjection du Prince de ce monde qui correspondra aux deux phases d’attaques majeures de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12 :11 ; 19 :14ss) avec les anges. Elles marqueront l’éjection de l’Ennemi et de ses acolytes d’abord des lieux célestes à savoir en Apocalypse 12 :7-11 puis de la terre ou monde (Apocalypse 19 :11ss notamment 19 :14) et en Apocalypse 20 :2-3 +v.10.

Le jugement définitif du monde n’aura lieu qu’en Apocalypse 20 :11-15, c’est-à-dire entre le Millénium et l’établissement de l’Eternité.

Par ailleurs Jésus n’attirera tous les hommes sans exception à Lui qu’en Apocalypse 21 : 3-4 dans le nouveau ciel et la nouvelle terre.

Tout cela aurait dû déjà avoir eu lieu à l’époque de l’Apocalypse pour la raison évoquée plus haut. Mais comme l’Epouse chargée de finir le travail, de « réaliser » à partir de la gloire à la suite et aux côtés de son divin Epoux, traîne les pieds pour s’asseoir avec Lui sur le Trône, rien n’a encore pu être fait !!!

Si Jésus a tout accompli juridiquement et peut déjà être notre avocat devant le Père, la deuxième phase d’attaque ne pourra avoir lieu qu’à partir du moment où l’Agneau pourra ouvrir le premier sceau (Apocalypse 6 :1-2) qui marquera le début de la finalisation en couple opérée à partir d’En-Haut, du Trône !

 

  1. Josué, David, Salomon

La conquête est bien entendu à prendre en considération dans notre propos, sachant que le Pays Promis est à mettre en parallèle avec notre Pays Promis, le Paradis, la Jérusalem céleste, la Salle du Trône.

a) La mort de Moïse

La période des pérégrinations dans le désert du Peuple d’Israël exposé à toutes sortes d’attaques sous la direction de Moïse correspond à la période terrestre de l’Eglise, elle aussi exposée à toutes sortes d’attaques dans l’espace-matière-temps, période qui aurait dû durer au maximum jusqu’en 92 environ. Dans les deux cas, à cause du manque de foi et d’acceptation, il y eut des prolongations. Pour Israël ce furent 40 ans et pour l’Eglise, jusqu’à présent ce furent et sont 2000 ans voire plus selon ce qui se passera !

L’Eglise primitive était charismatique. Elle fut appelée avec insistance par Jésus-Christ Glorifié à la montée ou entrée et conquête de son Pays Promis céleste. De même l’Eglise actuelle est elle aussi partiellement charismatique, ceci pratiquement dans toutes les dénominations. Ainsi les conditions pour la « montée » ou la « conquête » commencent à être réunies et cette Eglise est à nouveau appelée à la montée ou entrée et conquête de son Pays promis céleste.

Il se trouve que la génération incrédule et têtue du Peuple d’Israël dut mourir y compris Moïse !!! Comment est-ce possible, lui qui avait tellement souffert, lui qui n’avait vécu que pour cela, lui qui était le top du top en terme ministère et de miracles (Deutéronome 34 :10-12) !!!

Nous en avons donné les explications dans notre Rubrique intitulée « Moïse et Mériba » (75). Moïse a obéi en frappant le premier « Rocher » Jésus-Christ souffrant à Rephidim pour obtenir l’eau mais a désobéi aux nouvelles instructions de YHWH en frappant aussi plus tard le second « Rocher » Jésus-Christ Glorifié à Kadès Barnéa alors qu’il aurait dû Lui parler et Le glorifier devant le Peuple au moment du passage alors imminemment prévu dans le Pays promis. On ne frappe plus le Rocher Jésus-Christ Glorifié sous peine d’en subir les conséquences ! A ce moment-là, par la stricte obéissance peut-être sans en connaître la portée, il aurait dû passer d’une réalité à l’autre, de l’aridité du désert à l’abondance du Pays Promis, de Jésus-Christ souffrant pour nous à Jésus-Christ Révélé et Glorifié nous faisant passer au ciel, de l’espace-matière-temps à la Salle du Trône.

En ce qui concerne l’Eglise, si l’on évalue une génération à 25 ans, nous aboutirions aujourd’hui à environ 80 générations (2000/25=80) qui sont mortes ou sont en train de mourir depuis l’Apocalypse de Jésus… ! Pourquoi ? Parce qu’elle n’a pas reconnu Jésus-Christ Glorifié ni accepté son message.

« Ainsi, après la mort de Moïse, serviteur de YHWH, et YHWH dit à Josué, fils de Noun, assistant de Moïse : Moïse, mon serviteur, est mort et maintenant, lève-toi, passe le Jourdain, toi et tout ce peuple, vers cette terre que je donne aux fils d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. » (Josué 1 :1-3 Trad. Litt.)

Si nous regardons l’histoire de l’Eglise avec ses nombreux échecs et difficultés nous y voyons aussi de nombreux « Moïses », des hommes et des femmes que YHWH ELoHiM a puissamment utilisés pour faire avancer les choses dans le bon sens, notamment des réveils incroyablement puissants. Mais c’était et c’est toujours dans le « désert » ou l’espace-matière-temps. De plus, contrairement à Moïse qui avait comme but ultime de passer dans le Pays promis comme YHWH le lui avait dit, ils avaient et ont perdu la révélation de la conquête-montée vers la Salle du Trône avec le corps métamorphosé. Pourtant quand on va dans un nouveau pays, on y va aussi avec son corps, jusqu’à nouvel ordre… !

Il faut aussi noter que l’état du Peuple d’Israël n’était pas des meilleurs à ce moment-là. Ce dernier dut redevenir « réglo » par la circoncision qui avait été étonnamment abandonnée pour la nouvelle génération au désert pourtant encore dirigée par Moïse à ce moment-là ! (Josué 5 :2-9). Tout nouveau-né mâle aurait dû, en effet d’après la Torah, être circoncit à 8 jours même au désert !

L’état déplorable du Peuple au moment de la mort de Moïse était réel, une situation correspondant à l’état de l’Eglise des années 92, donc quelques années après la Pentecôte, et au-delà, à l’état de nos églises actuelles.

Cette « remise en ordre » pour le Peuple d’Israël, est à mettre en parallèle aux exhortations de Jésus-Christ Glorifié dans Ses lettres aux sept églises via l’écoute du Saint Esprit et la repentance. Mais ces lettres ne furent pas prises en considération à l’époque et cela entraîna des effets désastreux dont nous subissons encore les effets aujourd’hui.

Dès avant le 2ème siècle et les suivants, notamment à Alexandrie, survint le raz de marée du système de pensée de la philosophie gréco-romaine inspirée d’une vision du monde ambiante splittée parce que sous-tendue par le panthéon gréco-romain aux idoles multiples, à l’image des humains dans leur comportement pervers dans des luttes intestines. C’est juste le contraire de l’homme créé à l’image de YHWH. Ainsi parmi bien d’autres conséquences, l’être humain, comme les divinités, y est fondamentalement divisé, l’âme y est fondamentalement séparée du corps (Cf. paroles de Socrate avant son suicide).

Par ailleurs chacun est soumis à son « destin » inéluctable souvent injuste et inexplicable et peu enviable notamment dans l’au-delà ! C’est l’influence du Diviseur. C’est le contraire de la relation entre YHWH ELoHiM et Son Peuple toujours marquée par la confiance et la constance de la Parole adressée, par les échange, les appels à la repentance, les miracles pour essayer de transformer le destin inéluctable de jugement et de destruction en bénédictions et bonheur.

Au niveau de l’Eglise, l’unité de YHWH ELoHim (Deutéronome 6 :4) est remise en cause au profit du culte marial et des saints. Nous retrouvons ce système de pensée tant chez les Pères de l’Eglise qu’au sein de l’épiscopat à caractère monarchique naissant de ladite « Grande Eglise » ou église majoritaire de l’époque. Celle-ci cherchera à s’accommoder du système impérial romain idolâtre et deviendra logiquement l’église ayant le plus d’influence à savoir celle de la capitale de l’Empire, Rome, ce qui en fit « l’Eglise catholique (universelle) Romaine ».

Le culte marial et des saints, le sacrifice de la messe offert par l’Eglise, opéré par les prêtres, sont calqués ni plus ni moins sur les cultes sacrificiels païens opérés par les prêtres des idoles païennes. Le pape deviendra plus tard en quelque sorte le « nouvel empereur romain » se voulant à la tête du fameux rêve d’ancien d’Empire dit « universel-catholique » devant dominer le monde connu (Occident et Orient) datant déjà du conquérant-empereur grec-macédonien Alexandre le Grand (Cf. ville d’Alexandrie) voire des empires babylonien et perse. Il se réalisera, malheureusement pour l’humanité, au moment du règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 13 à 19).

La tendance des 2ème et 3ème siècles dite « apocalyptique » dans une certaine mesure « montaniste » de certains chrétiens considérés comme « dissidents » beaucoup plus proches des textes bibliques, fut alors injustement écartée et/ou étouffée par ladite « Grande Eglise ». L’Apocalypse fut même mise de côté par certains ou tout au moins mise aux oubliettes, car on ne la comprenait évidemment plus. Fort heureusement ce livre fut, par la grâce de Dieu, malgré tout retenu dans le canon biblique. L’Ancien Testament subit un peu le même sort et chez certains, même YHWH ELoHiM n’était plus considéré comme étant le Dieu du Nouveau Testament que l’on avait mis à la sauce des systèmes de pensée gréco-romains.

Les lettres de Paul furent faussement interprétées de façon hellénique visant notamment à spiritualiser la foi chrétienne, c’est-à-dire entre autres à séparer fondamentalement l’esprit et l’âme de l’homme d’une part de son corps d’autre part. Comme dit, la notion biblique vétérotestamentaire de l’unité et de la primauté existentielle (YHWH : « Je suis » EHaD : premier, un ; Deutéronome 6 :4) de YHWH ELoHim est remise en cause par le rejet du judaïsme et la mise au rancard de la Torah. YHWH devint un objet de réflexion par la raison humaine au lieu d’être la source, l’origine, le point de départ de toute réflexion. Ainsi la Révélation, l’Apocalypse de YHWH à l’homme devint par là une donnée subjective à relativiser qui finit par être soumise à la raison dite objective de l’homme et c’est au bout du compte qu’ainsi l’homme devint dieu. Les symboles et les images raisonnablement acceptables devinrent les clés d’interprétation de l’Apocalypse jusqu’à nos jours.

Ainsi cette unité de l’être humain à l’image de YHWH ELoHim le Créateur UN fut tout autant remise en cause par une suite de raisonnements logiques d’où la spiritualisation théologique et religieuse généralisée mortifère. Elle prenait en effet sa source davantage dans les réalités diverses et multiples immanentes observables et constatables et non en YHWH ELoHiM EHaD (=un).

Cela ne put qu’engendrer les infinies divisions au sein de l’Eglise catholique romaine dès le départ puis en-dehors d’elle particulièrement au 12ème siècle (Vaudois) et au 16ème siècle (Réforme avec tous les courants-dénominations dits dissidents jusqu’à nos jours). Le dénominationnalisme devint par conséquent la légalisation de la division de l’Eglise.

Nous retrouvons clairement le système de pensée hellénique même dans nos milieux évangélico-charismatiques qui pourtant se veulent les plus « bibliques » possible ! Le corps n’y a plus sa place biblique en ce qui concerne son salut (=immortalité Romains 2 :7 ; 8 :23 ; 2 Timothée 1 :10 ; Apocalypse 2 :7b). Le corps est inexorablement voué à la mort et à la pourriture voire aux cendres. Ainsi par amour « intérieur » du prochain, le corps est uniquement traité de façon humaine, humaniste et humanitaire pour limiter les dégâts mais seulement pour ici-bas. C’est fort louable au demeurant, mais ne reflète pas l’ensemble du message de la Parole de Dieu et particulièrement celui de l’Apocalypse. Pourtant la guérison physique miraculeuse chez les charismatiques représente un embryon merveilleux qui aurait dû mener à la compréhension et au vécu du salut du corps c’est-à-dire de l’immortalité !

Comme, à cause du système de pensée hellénique, le corps a perdu sa place dans le processus du salut, on a perdu la notion d’environnement, de territoire à conquérir et à occuper pour y préserver ledit corps. Le désert n’est en effet pas idéal pour la survie du corps : il faut donc un environnement plus favorable à savoir un pays « où coulent le lait et le miel » ! (Cf. Ezéchiel 36 :25-30).

De même, l’espace-matière-temps (désert) par définition (limitations, débuts-fins donc mort) ne peut assurer le salut du corps : il faut obligatoirement donc passer avec le corps glorifié et sauvé dans le Pays promis, la Salle du Trône pour être assuré de sa pérennité éternelle.

Moïse était mort !!! Josué dut alors prendre le relais. Il avait la foi de la réussite de la conquête avec Caleb (Nombres 13 :30 ; 14 :24+30 ;32 :12 ; Josué 14 :13-14) lors de l’épisode des 12 espions envoyés dans le Pays Promis par Moïse 40 ans auparavant.

Nos « Moïses » du passé sont morts. Nos « Moïses » actuels, s’ils restent dans le désert, vont de toute façon mourir, même si c’est à 120 ans ou plus. Ceux qui par leur désobéissance veulent faire obstacle à la foi de la conquête, risquent même de mourir prématurément ! (Josué 1 :18 ; 7 :18-26 ; Apocalypse 22 :18-19). A bon entendeur salut ! La crainte-respect de YHWH ELoHiM va de pair avec l’amour et ne peut en être séparée. Comme je l’ai déjà écrit, ils sont toutefois sauvés pour l’éternité par leur foi en Jésus-Christ mais ne feront pas partie de l’Eglise des Vainqueurs qui aura pénétré dans le Pays Promis esprit, âme et corps.

En ce qui concerne l’Eglise, une nouvelle étape doit à présent s’enclencher et doit se solder par la « mort » de la spiritualisation religieuse hellénique mise à la sauce chrétienne. Evidemment celle-ci était un peu plus acceptable par une raison ne prenant prioritairement en compte que la réalité immédiate visible et raisonnablement atteignable comme base de pensée… !

La pensée doit se fonder sur l’Apocalypse ou Révélation de YHWH ELoHiM et de Ses Fils et Filles pour aboutir à un mouvement venant d’En-Haut vers ici-bas. Le mouvement d’ici-bas voulant aller En-Haut sans Jésus-Christ est babylonien et se veut de faire de l’homme un dieu.

 

b) La vision de l’objectif

« Vous aurez pour territoire depuis le désert et le Liban jusqu’au grand fleuve, le fleuve de l’Euphrate, tout le pays des Hittites et jusqu’à la grande mer vers le soleil couchant. » (Josué 1 :4)

YHWH ELoHiM donne tout d’abord la vision du merveilleux objectif. Le Pays promis s’étend tout de même jusqu’à l’Euphrate…. Moïse reçut malgré tout le privilège de pouvoir contempler le Pays promis du sommet du Mont Nébo juste avant sa mort. (Deutéronome 34 :1-4). Moïse avait la vision de l’objectif contrairement à l’Eglise majoritaire des deux premiers siècles et celle qui suivit jusqu’à nos jours. Il faut tout de même préciser que Josué se trouvait clairement dans la continuité de Moïse (Deutéronome 34 :9 ; Josué 1 :5+7).

Les descriptions du Pays promis céleste représentent un des axes majeurs du livre de l’Apocalypse et ont comme but à nous donner la vision de l’objectif (Cf. par ex. écrits « La Salle du Trône » et « Missions de l’Eglise des Vainqueurs »).

L’Eglise charismatique actuelle rêve d’être comme l’Eglise primitive, ce qui est déjà un objectif fort louable et appréciable mais ce n’est pas l’objectif que Jésus-Christ Glorifié et à Sa suite l’Apôtre Jean préconisent et nous présentent dans l’Apocalypse.

YHWH ELoHiM veut la « totale » et c’est pourquoi notre foi doit être orientée vers la « totale ». Pour ce faire, la vision et l’objectif de YHWH ELoHiM doivent correspondre à notre vision et notre objectif.

Adam et Eve fut éjectés du Paradis, c’est pourquoi nous devons avoir comme vision et objectif la réintégration au Paradis dans et à travers notre Seigneur Jésus-Christ qui a totalement payé le droit d’entrée !

En même temps que ce soit pour Josué et le Peuple d’Israël ou pour nous-mêmes, il y aura des attaques à mener, démonstrations de notre foi ! (Hébreux 11 :1).

 

c) Garanties de réussite

« Aucun homme ne se maintiendra devant toi, tous les jours de ta vie je serai avec toi comme j’ai été avec Moïse ; je ne te délaisserai pas et je ne t’abandonnerai pas. Sois fort et sois courageux, car c’est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j’ai fait serment à leurs pères de leur donner. Seulement s_ois fort et sois courageux_, pour prendre garde d’agir assidûment selon toute la Torah que Moïse, mon serviteur, t’a ordonnée ; ne t’en détourne ni à droite ni à gauche, afin que tu réussisses (TSaLaCH : prospérer, réussir, avoir du succès, saisir, passer, vaincre) partout où tu iras. Que ce livre de la Torah ne s’éloigne pas de ta bouche ; murmure-le jour et nuit pour que tu prennes garde de faire comme tout ce qui est écrit car en lui (écrit) tu mèneras à bien ton chemin et alors tu réussiras (SaKaL : réussir, ouvrir l’intelligence en vue de la réussite, rendre sage, agir avec sagesse et prudence, montrer une grande intelligence, comprendre). Ne t’ai-je pas ordonné : Sois fort (HaZaK : fort, puissant) et sois courageux (AMaTZ : courageux, fort, décidé, ferme déterminé, assuré) afin que tu ne sois ni terrifié ni découragé, car YHWH, ton ELoHiM est avec toi partout où tu iras. » (Josué1 :5-9 ; Trad. Litt.).

YHWH ELoHiM sera avec Josué comme avec Moïse et Il ne l’abandonnera pas. La proximité de YHWH ELoHiM est la première des garanties. Pourtant il lui faudra être fort et courageux, c’est un ordre répété, car c’est à lui qu’incomberont les responsabilités d’atteindre l’objectif.

La Torah écrite par Moïse, devra être constamment à la bouche de Josué, prononcée, murmurée et pas seulement : il devra la mettre rigoureusement en pratique !

Voilà les clés du succès et de la réussite pour atteindre l’objectif. Josué doit comprendre qu’il lui faudra « la jouer serrée », car il ne s’agira pas d’une « petite promenade de santé » …

En ce qui nous concerne, nous sommes appelés à être à l’opposé de l’inaction, de l’attente passive où l’on croit que cela nous tombera dessus comme un fruit mûr ou plutôt pourri, où le corps paresseux commence à s’engraisser, s’empâter et sentir la fiente, où le travail et la connaissance notamment de la Parole ne font plus partie du vocabulaire, où la recherche de la proximité avec YHWH ELoHiM ne suscite que points d’interrogation, bref où la grâce devient « crasse » … ! Se situer à la fois dans la continuité des géants de la foi, des « grands ministères » notamment charismatiques, des « Moïses » avec leurs miracles inimaginables, les conversions, les baptêmes du St Esprit, les guérisons, les foules énormes rassemblées etc…et en même temps aller plus loin, nous dirions bien au-delà, fait partie d’une préparation difficile à une première phase d’attaque. Ainsi il faudra être fort et courageux non seulement pour assumer l’héritage merveilleux « charismatique mosaïque » tout en allant au-delà par l’affrontement direct d’un Ennemi défendant bec et ongles le territoire qu’il occupe indûment à la fois d’abord dans les lieux célestes (2ème ciel, une partie du Pays Promis, Canaan) que sur terre (autres territoires environnants et au-delà).

 

d) Mise en mouvement du Peuple pour la conquête du lieu de repos

Immédiatement Josué passa à l’action en donnant des ordres aux chefs du Peuple relatifs aux préparatifs. Tout le monde devait se battre jusqu’au terme de la conquête y compris les tribus ayant reçu les territoires déjà occupés à l’est du Jourdain (Josué 1 :10-18).

YHWH ELoHiM donne le territoire mais en même temps l’ensemble du Peuple doit se battre dans une unité indéfectible. Le but énoncé par Josué est la possibilité de se reposer (NOUaCH : se reposer, s’établir, rester, être tranquille, s’arrêter, se poser) mais seulement après les combats de la conquête !

L’errance dans le désert avec ses souffrances et ses combats uniquement de survie : ce sera FINI !!! Les perfusions de survie certes miraculeuses de la manne, des cailles et l’eau du rocher seront remplacées par les bons produits goûteux du Pays et ses sources d’eau vive ! (Josué 5 :11-12). Ce sera le REPOS mais avant ce sera l’obéissance à commencer dans les phases d’attaques.

« Venez (Deute impératif du verbe deuro : venir, aller à, rejoindre) à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos vies. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11 :28-30)

Aller vers le Seigneur Jésus-Christ c’est recevoir le repos mais c’est aussi apprendre de Lui, recevoir Ses instructions en acceptant l’obéissance à savoir Son joug et Son fardeau bien plus légers que l’oppression atroce de l’Ennemi !

Alors quoi de plus merveilleux qu’en tant que fatigués et chargés, à cause des conditions de vie du désert espace-matière-temps, que de venir, d’aller, de rejoindre pour ne pas dire de « monter » sans mourir vers notre Jésus Glorifié, là où Il se trouve c’est-à-dire sur le Trône au paradis-ciel notre Pays promis ! C’est là que nous trouverons le repos véritable et un joug vraiment doux et léger !!! Comme pour le Peuple d’Israël la Terre promise est une terre de repos (Josué 1 :13-15) le Paradis-ciel, la Salle du Trône seront un lieu de repos. Nous sommes évidemment très loin des soi-disant lieux de repos appelés cimetières… !

 

e) Explorations préalables

L’envoi des deux espions dans le Pays et particulièrement à Jéricho correspond pour nous à la collecte et la prise au sérieux des témoignages particulièrement chrétiens de celles et de ceux qui sont passés avec leur être intérieur (EMI – NDE – autres opérés par le St Esprit) au paradis (3ème ciel) mais aussi en enfer (2ème ciel) et sont revenus ici-bas dans leur corps. Les espions de Josué ont à la fois vu le beau pays (Paradis 3ème ciel) mais aussi les terribles villes fortifiées idolâtres et perverties (enfer – 2ème ciel) dont Jéricho avec ses « vaillants » soldats (Josué 6 :2), leurs ennemis.

Au-delà de ces témoignages, certains textes bibliques et particulièrement les écrits des prophètes et ceux de l’Apocalypse, nous permettent cette exploration pour fortifier notre foi et nous donner une vision plus juste en vue de la mise en place du « passage du Jourdain » ou de la « montée ».

 

f) Le passage du Jourdain ou la montée (Josué 3 et 4)

L’Arche de l’Alliance représentant l’aboutissement du processus d’approche de YHWH ELoHiM jusqu’au Saint des Saints (Tabernacle) où elle se trouvait, se mettra au milieu du premier obstacle « naturel » le Jourdain dont le niveau d’eau était au plus haut donc infranchissable pour cette foule énorme avec femmes, enfants, armes et bagages à cette époque de l’année (Josué 3 :15). Un passage fut miraculeusement mis à sec avec la présence de l’Arche portée par les sacrificateurs au milieu du lit du fleuve. Cela ressemble au passage de la Mer Rouge et là le courant d’eau fut retenu en amont (Josué 4 :23).

Notre obstacle « naturel » est le système espace-matière-temps dont notre corps charnel fait partie. Le processus de la métamorphose ou de la glorification ou de la circoncision de Christ (Josué 5 :2-10 ; Colossiens 2 :11) est indispensable pour le « passage » car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15 :50).

L’Arche (Trône) qui permit la traversée du Jourdain correspond à la présence de Jésus-Christ Glorifié qui apparut à Jean et le métamorphosa pour qu’il puisse monter (Apocalypse 4 :1).

Distinguons les 4X4 étapes qui nous font mieux comprendre où nous sommes appelés à nous situer aujourd’hui :

1. Apocalypse 3 :20 : (1) Agneau Pascal, (2) Autel du sacrifice, (3) conversion – Ste Cène pain et vin, (4) Ste Cène de Gloire

2. Apocalypse 1 :17-18 : (1) Passage de la Mer Rouge, (2) Cuve d’airain, (3) baptême d’eau, (4) Baptême de Feu et de Gloire

3. Apocalypse 1 :1-5+10 (1) Sinaï dans le désert avec don de la Torah, (2) Lieu Saint, (3) Baptême du St Esprit de la Pentecôte avec dons spirituels et ministères dont celui de Jean, (4) prophète – apôtre – témoin de la Révélation de J-C Glorifié

4. Apocalypse 1 :6 ; 4 :1c ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :7-11 à 19 :11ss : (1) Passage du Jourdain, (2) Conquête du Pays Promis, (3) Attente et préparation pour la Formation de l’Eglise des Vainqueurs à travers la Révélation de Jésus-Christ Glorifié (4) Métamorphose du corps, montée, révélation des Fils et Filles de Dieu avec conquête du 2ème ciel et de la terre (Cf. Romains 8 :23 ; 2 Corinthiens 3 :18).

L’Apocalypse (Révélation) de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1 :1+10-20) attendue à juste titre par Paul et ses lecteurs (1 Corinthiens 1 :7) permettra le passage, la montée comme l’Arche permit le passage du Jourdain et fera ainsi de nous des rois et des sacrificateurs (=Eglise des Vainqueurs) pour Son Père (Apocalypse 1 :6) en vue de Son retour en Gloire aux yeux de tous (Apocalypse 1 :7 ; 19 :11ss).

Apocalypse 1 :1-8 est l’introduction du livre résumant en quelques phrases la nouvelle et dernière étape de l’Histoire du Salut qui y est décrite et qui se jouera avec l’Eglise des Vainqueurs.

La clé incontournable est la Révélation-Apocalypse de Jésus-Christ Glorifié aboutissant à travers bien des étapes à son dernier retour en gloire au vu et au su de tous (Apocalypse 1 :7-8 correspondant à 19 :11ss).

Les sacrificateurs portant ENSEMBLE dans l’unité l’Arche (Préfiguration du Trône de Jésus-Christ Glorifié) postés au milieu du Jourdain pour permettre le passage de la nouvelle génération du Peuple d’Israël, préfigurent la montée de celles et de ceux qui accepteront les exhortations de Jésus-Christ Roi révélé dans Sa Gloire (Apocalypse 1 :10-16).

 

g) L’Apocalypse (révélation) des fils et filles

Peu après le passage miraculeux du Jourdain du Peuple d’Israël, les rois à l’ouest du Jourdain eurent leur « cœur fondu » ou perdirent courage et n’eurent « plus d’esprit » ou eurent le souffle coupé devant les « fils d’Israël » ! (Josué 5 :1). Le texte suggère ainsi le passage de l’état « d’enfants d’Israël » à celui de « fils d’Israël » (cf. Romains 8 : 15 techna : enfants qui crient Papa – Abba et passage au v.19 apocalypsin uion : révélation des fils).

Le passage miraculeux et exceptionnel du Jourdain ou pour nous la « montée » commenceront par faire peur aux ennemis car ceux-ci savent pertinemment que pour eux cela marquera le début de la fin ! La gloire de YHWH ELoHiM se manifesta à l’époque dans la région par la « révélation » de la puissance accompagnant les fils d’Israël et se manifestera par la révélation à la création de Ses fils et filles glorifiés, au corps sauvé (Romains 8 :19-23).

Par ailleurs le Peuple d’Israël passa de l’état d’assistanat (enfants) même miraculeux (manne et cailles) à l’état de gestionnaire responsable (Fils et Filles) par la prise de possession concrète du territoire à cultiver qui devait lui revenir (Josué 5 :12).

L’Eglise des Vainqueurs, elle aussi, prendra sa position de responsabilité et de gestion qui lui reviendra. Elle deviendra responsable et victorieuse parce que glorieuse dans un environnement glorieux, combattante et régnante à partir du Trône auprès de son Epoux Glorieux !

 

h) L’Apocalypse (révélation) de Jésus-Christ

« Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux et voici, il vit un homme se tenant vis-à-vis de lui, son épée tirée dans la main. Josué alla vers lui et lui dit : Est-ce que tu es de nous ou est-ce que tu es de nos ennemis ? Il répondit : Non, car je suis le chef de l’armée de YHWH_, maintenant_ je suis venu. Josué tomba à terre sur son visage et il se prosterna et il dit : Quoi ? Mon Adonaï parle à son serviteur ? Et le chef de l’armée de YHWH dit à Josué : Ote tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi. » (Josué 5 :13-15).

Jésus-Christ glorifié est clairement à identifier ici (cf. Apocalypse 1 :10ss). Il s’identifie comme le Chef de l’armée de YHWH : Il apparaît ici comme YHWH-Homme au premier abord (Cf. Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu).

Pour confirmation de Son identité, Il se révèle à Josué comme Il s’était révélé à Moïse au buisson ardent en décrétant que le sol sur lequel il se tenait était saint. Josué devait comme Moïse ôter ses sandales. Josué savait qu’il se tenait devant YHWH Lui-même et il tomba le visage contre terre et L’adora (se prosterner devant Lui). De plus, quelques versets plus loin (Josué 6 :2), YHWH est clairement nommé comme tel, donnant Ses ordres à Josué.

Ce dernier est littéralement bouleversé car il s’exclame dans l’étonnement et la surprise la plus totale : « Comment est-ce possible ? YHWH ELoHiM, s’adresse personnellement à moi, se révèle personnellement à moi ! »

Que lui dit son Adonaï (Seigneur) ? « Je suis le Chef de l’armée de YHWH ». Il signifie ainsi à Josué qu’Il ne fait ni partie de l’armée ennemie ni de celle d’Israël mais de l’armée céleste qu’Il dirige et Il est venu parler et agir en tant que tel évidemment avec Son épée tirée pour faire d’Israël par Son combat une Armée de Vainqueurs ! Il lui donnera d’ailleurs immédiatement après les instructions pour la prise de Jéricho.

Quand Jésus-Christ Glorifié S’est présenté et révélé à Jean, ce dernier tomba comme mort à Ses pieds (Apocalypse 1 :17a). Il lui donna aussi des instructions à noter (Apocalypse 1 :19) pour que l’Eglise devienne elle aussi une armée de vainqueurs (lettres aux sept églises) ou l’Eglise des Vainqueurs !

Nous voyons une fois de plus que l’Apocalypse (Révélation) de Jésus-Christ Glorifié, YHWH-Homme (Apocalypse 1 :13ss où il est justement question d’un « fils d’homme ») et Chef de l’Armée de YHWH, le glaive sortant de Sa bouche (Apocalypse 1 :16b), est absolument incontournable et indispensable pour aller de victoire en victoire et par là de gloire en gloire ! Désirons-la ardemment !

Elle nous permettra de passer aux phases d’attaques déterminantes en vue de la victoire et de la gloire finales.

 

i) Phases d’attaques sous Josué

Jéricho (cf. écrit Rubrique « Jéricho » n° 103) fut la phase d’attaque et victoire miraculeuses exceptionnelles dans le pays. C’était le premier verrou à faire sauter par Israël dans le Pays Promis. Cette phase d’attaque correspond à celle du cavalier sur le cheval blanc (Apocalypse 6 :2) ayant toutes les caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs qui obtiendra le réveil le plus puissant de l’Histoire décrit dans Apocalypse 7 lors de la Grande Tribulation (Apocalypse 6 à 11).

Une partie du verrou préfigurée par la prise de Jéricho qui sautera lors de ce réveil est le marquage du sceau divin du Peuple d’Israël qui lavera sa robe dans le Sang de l’Agneau. Il s’agit de la destruction miraculeuse des murs de Jéricho. Sachons qu’aussi longtemps Israël ne reconnaîtra pas en Jésus son Messie, il y aura comme un mur face à la finalisation du plan de YHWH. Cela fut prophétisé par Paul en Romains 11 et représentera la réhabilitation d’Israël dans son rôle initial pour les nations, ce qui débloquera la suite.

Les sacrificateurs juifs étaient les seuls habilités à porter l’Arche, c’est-à-dire le Trône de YHWH ELoHiM notamment pour traverser le Jourdain puis faire le tour de Jéricho. De même l’Eglise des Vainqueurs est un ensemble de sacrificateurs (Apocalypse 1 :6 ; 5 :10).

Qu’est-ce qu’un sacrificateur et particulièrement le Grand Sacrificateur ? Il sacrifie la victime expiatoire et devient porteur de son sang pour en asperger l’Arche dans le Saint des Saints. Seul le porteur du sang de la victime expiatoire peut se tenir devant la Sainteté du Trône de YHWH ELoHiM dans Son Temple.

Mais comment devenir porteur du Sang de notre victime expiatoire, l’Agneau devenu Jésus-Christ Glorifié et en même temps Grand Sacrificateur qui nous a précédé dans le Sanctuaire ? Comment devenir un peuple de Sacrificateurs (Apocalypse 1 :6 ; 5 :10) habilités à pénétrer le Saint des Saints réellement munis du Sang de Christ ?

Nous ne pouvons porter les grumeaux du Sang de Jésus en l’état qui ont alors couvert le bois de la croix ou sont tombés en terre. Nous ne sommes pas davantage les porteurs de Son Sang par l’absorption d’un vin soi-disant passé par la transsubstantiation chez les catholiques et la consubstantiation chez les luthériens. La représentation et le symbole du sang signifié par le vin chez les calvinistes et les évangéliques n’est pas réellement ce Sang et ne peut donc en aucun cas être efficace devant la Sainteté manifesté par le Feu et la Lumière de YHWH ELoHiM.

Quelle est la solution ? Porter le Sang de Jésus-Christ tel qu’Il est maintenant. Il est fait de Feu divin glorieux et de Lumière divine glorieuse (Apocalypse 1 :13-16) et nous pouvons parfaitement porter Son Feu et Sa Lumière en les « mangeant, en les absorbant » lors de la Ste Cène de Gloire et/ou du Baptême de Feu. Cela nous métamorphosera le corps. Seule cette manière rendra l’approche de l’Arche-Trône parfaitement possible !

Par ailleurs, la « rentrée » des Juifs (Apocalypse 7 :4-8 ; cf. aussi 14 :1-5 ; cf. aussi Josué 5 :7-11) ayant ainsi pleinement récupéré leur position en jouant leur rôle et ministère prévus depuis toujours, rendra possible que l’autre partie du verrou saute à savoir la réalisation du réveil demandé par Jésus à Ses disciples en Matthieu 28 :19 et Actes 1 :8 (prise de Jéricho). Lors de la prise de Jéricho, tout devait être passé au fil de l’épée ou dévoué par interdit. Cela signifie que l’éclatante Eglise des Vainqueurs venant des lieux célestes sera efficace dans l’évangélisation parce qu’elle dévouera par interdit, passera au fil de l’épée non pas les personnes mais bien les puissances des ténèbres qui trompent et aveuglent les gens. La route de la conquête s’ouvrira alors de plus en plus.

Bien d’autres phases d’attaques s’en suivirent avec des batailles contre des coalitions de rois tout au long de la vie de Josué et jusqu’à David. Ils préfigurent les combats et surtout catastrophes sur terre qui auront lieu durant la Grande Tribulation : ce seront particulièrement les catastrophes liées aux 7 trompettes ou shofars (cf. aussi 7 jours, 7 sacrificateurs pour Jéricho : Josué 6 :3-5).

Le Peuple put progressivement s’installer dans les territoires prévus pour les différentes tribus. Mais la conquête n’était pas totalement terminée pour autant.

 

j) Phases d’attaques sous David

En fait la conquête aura eu une phase d’attaque décisive bien plus tard quand David aura conquis Jérusalem et aura pu y faire pénétrer l’Arche de l’Alliance qui apparut aux yeux de tout le Peuple à ce moment-là (2 Samuel 5 et 6). C’est un événement absolument capital car l’importance de Jérusalem surtout avec la présence bénissante de l’Arche n’est plus à démontrer au niveau des textes bibliques.

« Et le temple de Dieu dans le ciel s’ouvrit et l’arche de son alliance apparut dans son temple. » (Apocalypse 11 :19a). Cela signifie que le voile de séparation qui existe aussi dans les lieux célestes entre le 2ème ciel ou Hadès occupé par l’Ennemi et le 3ème ciel disparaîtra.

Nous constatons que l’Arche est au niveau de ces deux événements un dénominateur commun pour une mise en parallèle de la prise de Jérusalem avec l’arche qui y apparut et y pénétra et la prise des lieux célestes encore aujourd’hui occupés par le Dragon.

En effet en Apocalypse 12, quelques versets plus loin, l’Eglise des Vainqueurs est révélée dans la gloire (Apocalypse 12 :1) pour accoucher de son enfant et celui de son Epoux Jésus-Christ Glorifié (Esaïe 9 :5 ; Apocalypse 12 :5), c’est-à-dire la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. Celle-ci, avec les anges, éjectera le Dragon et ses acolytes du ciel (Apocalypse 12 :7-11), ce qui correspond donc à la conquête de Jérusalem par David. Jérusalem, ville de David et aussi ville du « Fils de David » avec son Temple tient une place absolument névralgique. Elle est le lieu du Trône (Arche-Trône 1 Rois 8 :7 ; 2 Rois 19 :15 ; cf. Apocalypse 22 :3) du Père auquel l’Ennemi a toujours encore accès pour nous accuser puisqu’il occupe indûment une partie du ciel, le 2ème ciel, à ce jour (Apocalypse 12 :10). Cette position lui donne la formidable puissance actuelle dans le monde, d’où sa fureur quand il est éjecté (Apocalypse 12 :12b).

Plus tard David battit le reste de ses ennemis (2 Samuel 8 à 24) intérieurs (Absalom par ex.) et extérieurs (Philistins et bien d’autres nations environnantes). La terre d’Israël fut alors libérée de ses ennemis.

Ces combats correspondent à toutes les phases d’attaques et de combats du « Fils de David » avec l’Eglise des Vainqueurs et les Anges menés durant le règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 13 à 19, notamment 17 :14 ; 19 :11-16). Ils aboutiront à l’éjection du Dragon et de ses acolytes de la terre. (Apocalypse 19 :20 à 20 :2). Le Millénium pourra ainsi être mis en place (Apocalypse 20 :4-7).

 

k) Le Millénium et le règne de Salomon

Le règne de Salomon sera marqué par la paix et la bénédiction divines issues de la sagesse demandée et reçue par ce roi. On peut quasiment dire qu’à cette époque Israël était la première puissance mondiale et sa richesse était inimaginable.

Les écrits de sagesse de Salomon sont d’une teneur exceptionnelle. Les Proverbes relèvent de l’éthique-morale selon YHWH ELoHiM et l’Ecclésiaste du système de pensée fondamental voulu par Lui. La thématique d’amour Fiancé, Fiancée ou Epoux, Epouse que nous trouvons dans le Cantique des Cantiques n’est pas étrangère à celle qui se révèle si bien dans l’Apocalypse pour le couple Jésus-Christ Glorifié – Eglise des Vainqueurs.

L’événement majeur de ce règne sera la construction du Temple, l’Arche dans le Saint des Saints et la manifestation de la gloire de YHWH ELoHiM (1Rois 7 et 8).

Jésus-Christ Glorifié (Cf. Arche Son Trône) règnera (Roi – Reine) avec Son Epouse (aussi Sacrificateurs) dans le 3ème Temple sur terre totalement et réellement connecté au ciel durant 1000 ans !

Le règne de Salomon se termina relativement mal à cause de ses concubines païennes auxquelles il construisit des sanctuaires païens ! Le cœur de Salomon à la fin de son règne, n’était pas aussi de proche de YHWH que celui de David. La conséquence désastreuse et catastrophique après sa mort en fut la division du Royaume en deux parties. Ainsi Israël (Royaume du Nord) fut maintes fois en conflit avec Juda (Royaume du Sud). Un processus de décadence était clairement engagé ayant abouti à l’exil des Juifs du Royaume du Nord (-722) puis ceux du Royaume du Sud (-586) ainsi que l’exil de 70 à 1948 dû à Rome et l’Occident.

Le Millénium se terminera aussi en vrille avec l’Ennemi qui, relâché, arrivera malgré le règne parfait de Christ sur terre, à séduire les nations pour envahir toute la terre jusqu’à Jérusalem où le Feu céleste dévorera tous les ennemis (Apocalypse 20 :9b). Cela marquera la fin définitive de l’espace-matière-temps (Apocalypse 20 :11b) et ce sera la dernière phase d’attaque.

On se demande souvent pourquoi fallait-il que Satan soit à nouveau relâché après le Millénium ? Au nom de la liberté et de l’amour : il fallait que les hommes de cette époque bénie aient encore une fois clairement le choix au plus profond d’eux-mêmes, même après le règne parfait d’amour mais aussi d’autorité (« Paître les nations avec une verge de fer » Apocalypse 2 :27 ; 12 :5 ; 19 :15) de Jésus-Christ Glorifié et de l’Eglise des Vainqueurs durant 1000 ans. Leur cœur, comme celui de Salomon, n’appartenait apparemment plus vraiment au Seigneur. Ils furent par conséquent malheureusement nombreux à se laisser séduire par le Diable.

De même pour que la justice du Père puisse ensuite s’exercer pleinement, il fallait aussi que le choix des hommes puisse encore une fois clairement s’effectuer en pleine connaissance de cause devant l’évidence d’un règne parfait de 1000 ans sur terre.

Ce choix ultime des hommes pris dans l’évidence et la clarté de la Révélation de Christ sur terre, permettra en fait que le jugement dernier puisse pleinement s’effectuer dans la justice absolue, sans faille aucune.

 

Conclusion

Les géants de la foi tels que Moïse sont là pour nous inspirer et nous enseigner. Mais il ne faudrait pas les utiliser comme prétextes pour que nous n’avancions pas vers ce qu’ils ont attendu et espéré au fond d’eux-mêmes, peut-être pour certains, même sans qu’ils sachent vraiment de quoi il s’agissait.

La Révélation de Jésus-Christ Glorifié, clé pour « monter », a déjà eu lieu et est par conséquent entrée en vigueur depuis presque 2000 ans. Aujourd’hui, elle se manifestera donc dès que la foi par sa démonstration sera effective et réelle, suite à l’annonce de la Parole prophétique apocalyptique (ou de révélation). Les phases d’attaques clairement prévues par les textes bibliques sont d’une urgence grandissante à chaque instant qui passe. La situation est loin de s’améliorer et les perspectives d’avenir se réduisent à peau de chagrin sauf si nous adoptons concrètement la solution de la montée !

Génération Josué–Jean lève-toi à la rencontre glorieuse et à la suite de ton Bien-Aimé Fils de David !

En Jésus, Martin BUSCH

121. Émetteur-Récepteur

INTRODUCTION

Tellement de métiers sont aujourd’hui axés sur la communication, qu’elle soit d’ordre linguistique, technique, pédagogique, psychique, psychologique, symbolique, visuelle, gestuelle, etc… Pourquoi ? Parce que ce qui est émis est réceptionné de façon toujours plus ou moins déformée, à une exception près, par le récepteur comparé à ce que voulait vraiment transmettre l’émetteur. La seule exception est bien entendu quand le récepteur est YHWH ELoHiM qui sait tout et comprend tout puisqu’Il est Dieu.

Mise à part cette exception, cette déformation se situe notamment au niveau du couple, de la famille, des proches pour s’étendre au niveau des voisins, du travail, de l’économie, de la politique, de l’armée, des médias, des arts, de la culture et finalement aux niveaux de toutes les réalités sociologiques de toutes les sociétés de ce bas monde. Cela explique ces recherches toujours plus poussées pour tenter de faire correspondre le plus possible le message émis par l’émetteur à ce que reçoit le récepteur. Cette déformation fut et est bien entendu source de nombreux conflits.

Dans notre propos nous ne pourrons faire le tour d’une question aussi vaste, mais nous essayerons de nous pencher sur l’émetteur YHWH ELoHiM et le récepteur l’être humain et l’inverse à savoir sur l’émetteur l’être humain et le récepteur YHWH ELoHiM.

 

  1. De Babel à la Pentecôte

Nimrod, roi de Babel pour ne pas dire roi et de plus en plus dictateur d’une grande partie du monde urbain « civilisé » (Genèse 10:9), organisa avec ses sujets la révolte contre YHWH ELoHiM.

Ils construisirent une tour, un « haut lieu » où se pratiquaient toutes sortes de pratiques idolâtres, magiques, occultes, de péchés, de sorcellerie pour reconquérir les lieux célestes à partir de la terre et surtout du 2ème ciel (Hadès, Enfer), l’ensemble soumis aux manipulations du Serpent.

Ils auraient réussi d’après les Paroles incroyables de YHWH Lui-même, s’Il n’était pas intervenu !!! (Genèse 11:6b : « maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils auraient projeté »). Quelle puissance négative à notre avis inégalée à ce jour ! Mais YHWH ELoHiM brouilla leur langage (Shaphah : lèvre, langage, langue, discours, paroles, parler) ou mit des interférences entre émetteurs et récepteurs ! Autrement dit YHWH a brisé leur unité diabolique non seulement en tant que peuple unique mais aussi au niveau de leurs « lèvres » ou « communication » entre eux au sens large du terme. En effet Shaphah dont le premier sens est lèvre prend un sens beaucoup plus étendu et global que simplement langue dans le cadre de la communication et de la relation. Il englobe ici toutes les dimensions esprit, âme et corps des habitants de Babel dans leur capacité à communiquer entre eux et d’être, bien entendu sous l’emprise et le contrôle de l’Ennemi. Bref ils étaient tous « UN » contre YHWH ELoHiM, d’où leur puissance incroyable ! Il brisa cette unité en brouillant leur com. Babel signifie d’ailleurs brouhaha, mélange, confusion, blabla et leur « unité » était de plus basée sur le Diviseur qui, identitairement, ne pouvait que provoquer de lui-même à terme la division et la dispersion, comme d’habitude.

Une première réponse reconstructive de YHWH ELoHiM fut la création du Peuple d’Israël en donnant la Torah au Sinaï comme pédagogue et ciment unificateur dudit Peuple. Ce dernier était appelé à communiquer l’existence de YHWH ELoHiM avec Sa Parole exprimant Sa volonté et Ses projets pour l’humanité. Cela devait aboutir à l’accueil au sein d’Israël d’une émission-réception parfaite dans la personne de YHWH Lui-même que nous appellerons « existentielle » et « essentielle » entre Lui et l’humanité et au sein de l’humanité elle-même : YHWH fait Homme, Jésus-Christ.

Son Œuvre salvatrice justificatrice permit la venue de l’Esprie Sainte (Pentecôte : fête des semaines, de la moisson et du don de la Torah au Sinaï ; cf. Israël au désert) qui, en remplissant et en revêtant ou baptisant les Apôtres et les premiers croyants, commença par proclamer la foi en une unité enracinée en Dieu (Ephésiens 4:1-7).

La condition de possibilité de sa réalisation passait par le mouvement descendant du Christ (incarnation) en vue de Sa montée (Ascension) et de la montée des captifs (Ephésiens 4:7-10) par les ministères (Ephésiens 4:11-12) et les dons spirituels (1 Corinthiens 12 ; Romains 12) pour aboutir à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils, à l’homme adulte, à la mesure de la taille de la plénitude de Christ (Ephésiens 4:11-13). Cet aboutissement ne peut se réaliser que dans la montée dans la gloire, là où est Christ (Salle du Trône ; cf. Israël au Pays Promis, Temple), condition de possibilité de l’unité (Jean 17:20-24).

 

  1. De l’Eglise des Vainqueurs à la future Babylone

La Pentecôte, avec ses conséquences charismatiques et la formation de la Bible, a comme but clair et net la montée pour que puisse se réaliser Ephésiens 4:11-13 !!! Affirmer que ce passage puisse se réaliser sur terre est tout simplement un mensonge, car rien que la captivité espace-matière-temps sous la coupe du Prince de ce monde en empêcherait la réalisation. C’est pourquoi il est écrit que Jésus a littéralement « fait captive la captivité » (Ephésiens 4:8), a fait des « dons aux hommes » en vue de la montée, la libération de cette prison espace-matière-temps (Ephésiens 4:9b : profondeur de la terre) d’où Il veut emmener les captifs que nous sommes !

L’émission-réception parfaite est obligatoirement basée sur l’unité, l’harmonie, la connaissance du Fils, l’homme adulte et/ou à la taille du Christ dans la plénitude. Sans cet accomplissement, où nous serons vraiment à l’image du Créateur, le récepteur comme l’émetteur que nous sommes censés être, ne peut bien fonctionner. Les ministères et les dons spirituels sont des dons pour mener vers cette réalité (Ephésiens 4:12). Certes Dieu nous parle à travers la Bible, les ministères, les dons spirituels et c’est merveilleux quand cela se passe et qu’il y a du fruit comme résultat ! Mais il ne s’agit que d’une communication partielle d’où le parler en langues que nous ne comprenons pas avec notre intelligence terrestre justement pour nous édifier « malgré nous » c’est-à-dire sans trop d’obstacles « intellectuels ». Il s’agit bien là d’une preuve que l’émission-réception entre les chrétiens et YHWH n’est pas optimale même si les dons spirituels et les ministères sont pratiqués !

En effet l’intelligence, parce qu’elle est sous influence de l’espace-matière-temps, est un obstacle pour une bonne émission-réception avec notre Créateur. Il faut donc qu’elle « entende sans comprendre » des paroles parfaites inspirées de la Sainte Esprie (parler en langues) pour se laisser transformer miraculeusement en vue de son édification. De plus, cette édification qui est un processus progressif donc jamais totalement parfait, démontre que l’émission-réception ne peut bien se faire ici-bas. Les dons charismatiques sont donnés pour aboutir à « autre chose » comme nous l’apprend le texte d’Éphésiens 4 !

A ce sujet, reconnaissons que nos prières ne sont généralement que des monologues souvent insupportables qui pour certains ont, notamment à cause de cela, évolué vers de belles récitations religieuses voire des formes d’incantations liturgiques. Le parler/chant en langues s’est d’ailleurs progressivement perdu et s’est transformé en récitations de chapelets et en chants grégoriens ! Donc on ne se pose plus trop de questions quant à la bonne émission-réception avec YHWH ELoHiM.

Nous ne nous attendons en effet plus à une réponse mais la prière devient simplement un rite religieux en soi, un style de vie « méditatif lénifiant », pour en quelque sorte nous donner bonne conscience, nous calmer et nous rasséréner un peu dans le rythme effréné de notre société. De plus quand nous recevons ce que nous croyons être une réponse, n’est-ce pas souvent le résultat de notre imaginaire psychique ou encore notre capacité d’analyse toujours limitée correspondant à des circonstances personnelles et/ou collectives du moment ? Heureusement que ce n’est pas toujours le cas, mais soyons tout simplement honnêtes et francs avec nous-mêmes et surtout avec YHWH ELoHiM au bout du compte !

Quelquefois nous élaborons des projets devant faire avancer l’œuvre de Dieu et quand nous arrivons à les réaliser nous pensons qu’il s’agit de Sa réponse positive (autojustification par l’activisme). Mais est-ce vraiment le cas ? Bien des athées élaborent des projets louables en tous genres, notamment humanitaires, et arrivent à les réaliser !

Alors qu’est-ce qu’un échange digne de ce nom avec YHWH ELoHiM ?

Quand nous regardons par exemple Moïse qui « échangeait » avec Lui comme avec un ami dans le Tabernacle (Cf. Salle du Trône), de même que les prophètes souvent « montés » dans la Salle du Trône, « saisis » par l’Esprie, nous devrions en tant que bénéficiaires de la Nouvelle Alliance, pourtant considérée comme meilleure et des dons charismatiques, nous poser de sérieuses questions ! C’est ce que l’Eglise de la fin du premier siècle n’a pas fait d’où son incompréhension (mauvaise réception du message émis) et donc refus des messages puissants de Jésus-Christ Glorifié ! Car en fait les messages aux 7 églises sont les vraies réponses aux vraies questions que nous devrions nous poser notamment pour pouvoir être des émetteurs-récepteurs sans fritures, bien « réglés » sur la Sainte Esprie.

Échanger et se comprendre avec notre Créateur nécessite la transformation préalable de nos cinq sens donc de notre corps et bien entendu aussi de notre être intérieur pour que nous puissions bien communiquer avec Lui.

Un face à face réel, de visage à visage, de lèvres à lèvres, de langue à langue (Cf. couple J-C – Eglise) dans l’harmonie réelle de l’amour est indispensable. Cela aboutit en quelque sorte de pouvoir se comprendre presque sans se parler… ! Cela ne peut être virtuel.

Le virtuel déforme et est mensonger car il a toujours comme constante de ne montrer qu’une partie de la réalité et d’en cacher l’autre. Notre communication actuelle avec YHWH relève malheureusement un peu du domaine virtuel. La Bible, les ministères et les dons spirituels ressemblent un peu à notre smartphone… !

Ainsi la formation de l’Eglise des Vainqueurs au corps métamorphosé et montée à la Salle du Trône est incontournable pour la bonne mise en place Émission-Réception avec YHWH ELoHiM pour ne former qu’un seul Peuple et une seule « langue et/ou lèvre » !

Babel à l’époque de Nimrod avait une grande qualité de communication dans le négatif et dans sa révolte selon la constatation de YHWH ELoHiM Lui-même. Alors comment pouvoir être victorieux contre la Babylone de l’Apocalypse durant le règne de l’Anti-Christ si nous restons dans notre situation actuelle ? C’est tout simplement impossible et d’ailleurs pas prévu par le texte biblique.

En effet le texte de l’Apocalypse est très clair pour les chrétiens restés sur terre durant le règne de l’Anti-Christ (Apocalypse 13: 7+9-10) et notamment lors de l’apogée de Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre, ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus ! (Apocalypse 17:5-6 ; 18:24).

Par contre les appelés, élus et fidèles qui seront auprès du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs, avec l’Agneau sur le Trône, c’est-à-dire l’Eglise des Vainqueurs montée, vaincront. (Jean 17:14 ; 19:7-8+14). Les choses sont on ne peut plus claires !!! La victoire n’est possible que si les « transmissions » avec le Roi des rois sont parfaites !

Nonobstant, en face, l’Ennemi a bien compris que pour avoir une chance de vaincre YHWH ELoHiM dans les lieux célestes, il lui fallait remettre en place une nouvelle Babel ou Babylone, une cité dictatoriale qui règnera sur les rois de la terre (Apocalypse 17:18) et donc avec un semblant d’unité basée sur les péchés tels des briques assemblées, cimentées (cf. verbe kollao : coller, cimenter Apocalypse 18:5) devant « atteindre le ciel » (Cf. Tour de Babel). Mais nous constatons que les conflits entre la « prostituée » et les dix cornes démontreront une fois de plus les divisions inerrantes au règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 17:16).

Les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse démontrent que la future Babylone tiendra les humains en quelque sorte unis dans leur révolte contre YHWH ELoHiM (Apocalypse 17:3b), la luxure, l’impureté (Apocalypse 17:4-5), la dictature idéologique et politique (Apocalypse 17:6+18 ; 18:3a+9), les oppressions démoniaques généralisées (Apocalypse 18:2b), le pouvoir économique (Apocalypse 18:3b+11-19), la culture et l’art (Apocalypse 18:22), le foyer et le couple démonisés (Apocalypse 18:23) bref un totalitarisme inédit où émetteurs et récepteurs seront sur une même longueur d’ondes atroce et négative au diapason du Dragon !

L’esprie, l’âme et le corps de l’être humain dans un contexte de « pensée unique démonisée » avec une émission-réception dans le négatif se retrouvera dans un environnement social, matériel-physique et spirituel totalement aux mains de l’Ennemi.

C’est pourquoi la politique de l’autruche consistant à mettre la tête dans le sable pour ne pas voir ni affronter le danger à venir dont nous voyons clairement les germes dans l’histoire récente et actuelle, est ni plus ni moins suicidaire !

 

  1. Quel Evangile émis par la Bible et quel Evangile reçu et émis par l’Eglise ?

a) Evangile émis par la Bible

 

Si nous considérons le Messie des prophètes de l’Ancienne Alliance, il est clair qu’Il était censé, après son sacrifice (Esaïe 53), créer des conditions de vie concrètes pour l’humanité d’ordre pré-paradisiaques (Millénium sur terre) et paradisiaques (Nouveau ciel et nouvelle terre) dans la foulée de Sa venue (Esaïe 11 ; 51:14-16 etc.). Ephésiens 4 montre clairement que Jésus-Christ est descendu jusqu’aux tréfonds de la terre (croix, ensevelissement, enfer) pour d’emblée emmener les captifs à Sa suite dans Sa montée et les amener dans les lieux célestes à Sa stature et à Sa mesure pour qu’ils Le connaissent vraiment. Son retour pour la victoire finale fut d’ailleurs annoncé pour « bientôt », dans un avenir « proche » (Matthieu 24:33 ; Marc 1:15 ; 13:29-30 ; Luc 21:31-32 ; Romains 16:20 ; Philippiens 4:5b ; Jacques 5:8 ; Apocalypse 1:1 ;3:11 ; 22:6+7+10+12+20). Voilà la Bonne Nouvelle (Evangile) émise par la Bible.

 

b) Evangile reçu et émis par l’Eglise

 

L’Eglise a annoncé certes la partie de l’Evangile capitale, centrale et incontournable de la venue de Jésus-Christ sur terre pour nous justifier par la croix et la résurrection en vue du salut après la première mort, mais elle s’est arrêtée là. Elle a dit et cru comme l’Eglise de Laodicée qu’elle était riche alors qu’elle était pauvre aveugle et nue ! (Apocalypse 3:17). Elle n’a pas écouté la recommandation de Jésus-Christ Glorifié qui devait la mener direct dans la foulée par la métamorphose dans la Gloire, la Salle du Trône et même sur le Trône avec Lui (Apocalypse 3:18-22).

C’est comme si, en ce qui concerne le Peuple d’Israël, la Pâque (Agneau Pascal, croix), la sortie d’Egypte, les pérégrinations dans le désert (d’ailleurs prolongées à cause de l’incrédulité d’Israël) avec ses bénédictions et aussi ses souffrances suivies de « murmures » contre YHWH et Moïse, avec le Sinaï, le don de la Torah (=vie de l’Eglise sur terre, don de la Bible), n’étaient pas suivies de la conquête et de l’établissement dans Pays promis avec la construction du Temple (montée au paradis et à la Salle du Trône) !

C’est un peu comme si on vous remettait un chèque que vous ne pourriez encaisser qu’après votre mort ou après plus de 2000 ans d’attente voire davantage… !? Autant parler d’un chèque en bois à la babylonienne … !

L’émission d’un tel Evangile n’est pas vraiment recevable à commencer auprès des Juifs et ne peut correspondre au texte biblique !

Si pour le Peuple d’Israël leur incrédulité face à la conquête a prolongé la vie au désert de 40 ans jusqu’à ce que la génération du moment soit morte et enterrée (y compris Moïse, Aaron et Myriam, exceptés Josué et Caleb qui avaient cru), l’incrédulité de l’Eglise démontrée par l’émission d’un évangile incomplet et donc faussé, aura prolongé la vie dans le « désert-prison » de l’espace-matière-temps de 2000 longues années voire davantage !!!

De même d’après l’Apôtre Pierre (2 Pierre 3:10-13) parlant des événements relatés plus tard en Apocalypse 19-21 (particulièrement Apocalypse 20:11b ; 21:1), la sainteté de conduite et la pratique de la piété des chrétiens hâtent (speudo : hâter, accélérer, faire vite ; cf. : en anglais speed vitesse, en argot : speeder) « la venue du jour de Dieu » !!! En fait le refus de l’Eglise d’écouter ce que l’Esprit et Jésus-Christ Glorifié lui avaient dit dans les sept lettres du début de l’Apocalypse, notamment en ce qui concerne l’abandon de certains péchés et fausses doctrines, correspond au fond à ce passage de Pierre.

C’est pourquoi invoquer la seule souveraineté de YHWH quant au déclenchement du processus final décrit plus en détails dans l’Apocalypse, est une fausse « émission » entretenue par l’Eglise qui ne veut ni plus ni moins que se « débiner » par rapport à sa propre responsabilité dans ce domaine bien précis.

Certes, YHWH est incontestablement le Maître de l’Histoire et nous ne connaissons ni le temps, ni l’heure, mais Il a décidé dans Sa souveraineté de faire participer Israël comme l’Eglise, de les rendre responsables quant au rythme de son déroulement ! La participation au déroulement du plan de YHWH ELoHiM fut instaurée dès le départ par les missions confiées à Adam et Eve puis à Israël et à l’Eglise. L’amour ne peut en effet se passer de la participation, de l’échange, de la réciprocité et par là de la responsabilité. La grâce ne peut effacer cela. Elle essayera toutefois instant après instant, année après année, siècle après siècle de récupérer et de rattraper l’être humain trop souvent en dérive par rapport à ses responsabilités : ceci expliquant cela.

Cette responsabilité est une affirmation très importante car elle permettra de mieux comprendre l’Histoire du Salut. Jésus-Christ aurait en effet voulu déclencher très rapidement le processus final d’où Ses propres termes de « bientôt » et de « proche » quant à son déclenchement. Son premier retour (temporellement proche des évangiles, d’ailleurs selon Ses promesses) auprès de l’Apôtre Jean comporte une suite d’exhortations à l’Eglise à rentrer dans ce processus, de « speeder » pour que cela démarre tout de suite !

Le Messie de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament est le même mais le mauvais comportement et l’incrédulité de l’Eglise face à la finalisation du salut du corps, la métamorphose pour la montée, le déclencheur du processus, a remis en cause cette correspondance de proximité temporelle décrite notamment par les prophètes. Elle a donc remis aux calendes grecques l’instauration du Millénium puis de l’Eternité par son comportement et son émission d’un Evangile incomplet pas complètement biblique ! Cela fait 2000 ans que cela dure et ce n’est vraiment pas la faute du Seigneur ! De plus, et l’Histoire nous l’a amplement prouvé, cette mauvaise émission de l’Evangile entraîna une mauvaise réception tant au sein de l’Eglise qu’en-dehors d’elle.

 

  1. Principe de réalité immédiate

« Je ne crois que ce que je vois » est l’adage illustrant le principe de réalité immédiate. Même scientifiquement, il n’est pas tout à fait exact. On ne voit pas l’électricité, mais on en voit les effets et on peut en mesurer l’intensité… Nous savons par ailleurs que toute découverte scientifique ouvre une multitude de réalités et aussi des inconnues nouvelles dont on n’avait pas idée auparavant, que l’on ne « voyait » pas avant … !

Au sein de l’Eglise le principe de réalité immédiate s’applique à la tradition, aux rites et habitudes du moment en application. « On a toujours cru comme cela, on a toujours interprété les textes bibliques comme cela, on a toujours fait comme cela, c’est que cela doit être juste… ! »

De même l’Eglise, dès le premier siècle, a glissé dans le principe de réalité immédiate. Pourquoi ? Parce qu’il s’agissait du salut du corps, salut visible et constatable avec les cinq sens et de la montée mais qui nécessitaient une remise en cause de ce qui se voyait et que l’on constatait. Il lui fallait en effet une véritable foi préalable pour entrer dans la nouvelle dimension proposée par Jésus-Christ Glorifié.

Ainsi, une chose est de croire et de prôner le salut de l’âme et de l’esprie que nous ne voyons pas de prime abord, autre chose est de prôner le salut du corps, sa glorification immédiate que l’on voit avec ses cinq sens.

Matthieu 9:1-8 remet clairement le principe de réalité immédiate religieux des scribes en question face à la maladie : « Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer et alla dans sa ville. Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux : Cet homme blasphème. Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit : Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs ? Car, lequel est le plus aisé de dire : Tes péchés sont pardonnés ou de dire : Lève-toi, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit et va dans ta maison. Et il se leva et s’en alla dans sa maison. Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte et elle glorifia Dieu qui a donné aux hommes un tel pouvoir__. » (Trad.Segond 1910)

La « paralysie » de l’Eglise actuelle est physique comme pour ce paralytique ! Il est vrai que Jésus commença par lui pardonner ses péchés (salut intérieur) suite à la foi, ce qui est d’ailleurs réservé à YHWH. Mais pour démontrer que la foi en Lui vrai YHWH et vrai Homme, est juste, il fallait encore autre chose : il est nécessaire de passer du principe de réalité immédiate sur terre au principe de réalité céleste qui vient de Son pouvoir et de Sa puissance surnaturels issus de Sa divinité. Jésus est venu d’En-Haut !

Il s’agit de se poser la vraie question : qu’est-il plus facile de dire tes péchés te sont pardonnés (salut de l’âme et de l’esprie) ou de dire lève-toi et marche (prémices visibles du salut du corps) ?

Parallèlement :

Qu’est-il plus facile de dire : Jésus est mort pour le pardon de tes péchés et le salut de ton esprie et de ton âme aujourd’hui et le salut de ton corps après la première mort par la résurrection (Jean 6:40b+44) ou Jésus est mort pour le pardon de tes péchés et non seulement pour le salut de ton esprie, de ton âme, mais aussi pour le salut (rédemption, métamorphose du corps : Romains 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18) de ton corps dès maintenant avec l’immortalité (Jean 6:47-51 ; 2 Timothée 1:10) et la montée (Apocalypse 4: 1b ; 5:10 ; 7:9 ; 11:12) à la clé pour aujourd’hui ?

C’est vrai qu’aussi longtemps que notre corps est en quelque sorte « paralysé » par les lois naturelles de vieillissement et de mortalité ici-bas dans l’espace-matière-temps, c’est très difficile de prêcher le salut et la glorification du corps pour maintenant. On se heurtera toujours au « cause toujours, je veux voir avant de croire », « est-ce que c’est vraiment biblique ? » au nom du principe de réalité immédiate religieux qui s’est largement installé dans l’Eglise.

La foi basée sur la Parole de Dieu qui parle non seulement du pardon des péchés mais aussi du salut du corps dès à présent est la solution à terme pour la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs.

D’où vient la foi ? Elle vient de la Parole de Dieu : « la foi vient de ce qu’on entend (lit) et ce qu’on entend (lit) vient de la Parole de Christ ! » (Romains 10 :17)

Emission juste réception juste fortifiant la foi jusqu’à ce qu’elle porte de bons fruits !!!

Mais si l’émission est incomplète donc faussée comme c’est le cas aujourd’hui, la réception est tout autant incomplète donc faussée et il ne pourra jamais y avoir de fruits correspondants comme ce fut et c’est le cas depuis 2000 ans jusqu’à aujourd’hui !

Il est donc indispensable de passer du principe de réalité immédiate religieux du moment, au principe de réalité biblique et céleste que nous obtiendrons concrètement par la foi basée sur la Parole de Dieu !

Si le miracle de Jésus a provoqué chez la foule qu’elle glorifie Dieu, à combien plus forte raison le miracle de la formation de l’Eglise des Vainqueurs dans l’accomplissement de ses missions provoquera cela et bien plus, car à ce moment-là seulement, se réalisera la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père. » (Jean 14:12 ; cf. Romains 8: 22ss ; Apocalypse 6:2 et 7).

 

Conclusion

Que veut transmettre l’Émetteur YHWH ELoHiM à Ses récepteurs que nous sommes ? Quels contenus les émetteurs que nous sommes devons-nous transmettre tant à YHWH ELoHiM qu’à nos frères et sœurs et au monde ?

Trop souvent nous sommes dans le « blabla » (Cf. Babel) fût-il de couleur religieuse et d’apparence biblique.

Paul lui-même se rend compte du problème : « Misérable (talaiporos : misérable, malheureux, chargé d’ennuis, affligé, écrasé par les obligations) moi homme ! Qui me délivrera (rusetai, verbe ruomai : délivrer, secourir, sauver. Il s’agit d’une délivrance ressemblant à celle d’un soldat sur le point d’être fait prisonnier par l’ennemi qui se fait secourir par un camarade) de ce corps de mort ? » (Romains 7 :24 ; trad. litt.)

Il donne clairement la réponse : « Donc maintenant aucune condamnation (katakrima : sentence de condamnation) pour les EN Christ Jésus. Car la loi de l’Esprit de la vie EN Christ Jésus [m’] t’affranchit (eleuteroo : libérer, rendre libre) de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8:1-2).

Paul, dans son discours, parle clairement d’un CORPS DE MORT qui le fait pécher et mourir. D’où son appel pathétique pour en être délivré !

Mais EN Christ, c’est-à-dire notre corps métamorphosé DANS le Christ ressuscité et glorifié, autrement ce n’est pas possible, la loi de l’Esprie de la vie délivre du corps de mort qui nous retient prisonniers de l’Ennemi en le métamorphosant et le glorifiant.

Bref l’émission glorieuse et de gloire esprie, âme et corps implique une réception glorieuse, esprie et, âme et corps, pour un résultat vraiment glorieux !

En Jésus, Martin BUSCH

120. Mon pays

INTRODUCTION

Quand on a l’occasion de voyager notamment dans des endroits sur terre pas très attractifs tant dans les zones urbaines que campagnardes, on se dit : « Comment les gens peuvent-ils rester vivre ici ? » Et pourtant ces personnes veulent souvent y rester, y sont souvent très attachées parce qu’elles y sont nées et y ont grandi. Pour des raisons compréhensibles, certains déménagent tout de même pour rejoindre des endroits plus beaux mais après un certain temps ressentent malgré tout le mal du pays, ce dernier fût-il relativement peu attractif ! D’autres déménagent pour des raisons économiques, de changements climatiques, d’oppression politique ou encore d’autres motifs mais n’en ressentent pas moins le mal du pays, certes à des degrés divers.

Pourquoi le mal du pays ? C’est difficilement explicable, mais on parlera de souvenirs, de sensations, d’odeurs, de bruits, d’ambiances, d’environnements, de culture, de famille, de personnes, d’amis, de mentalités, de ressentis, de racines etc… Tous ces aspects et bien d’autres touchent tour à tour et/ou à la fois notre esprie, notre âme et notre corps. Bien entendu dans ce genre de considérations, il y a certes bien des nuances et des exceptions qui confirment en général la règle.

Abraham, par exemple, dut quitter son pays d’origine pour aller dans un pays que YHWH lui montrerait, autrement dit, au départ il ne savait même pas où il allait ! Là non seulement quelles incertitudes, quels déchirements mais aussi quels risques à l’époque ! Les Apôtres furent aussi appelés à bouger pour parcourir toute la terre, y annoncer l’Evangile et faire des disciples ! Combien d’hommes et de femmes de Dieu notamment au 19ème siècle furent appelés à quitter leur pays relativement confortable pour aller annoncer l’Evangile dans des pays tellement différents, voire hostiles, ceci durant des mois voire des années et pour certains jusqu’à leur mort !

 

1. 2000 ans déjà !

Les deux millénaires d’exil provoqué puis maintenu par Esaü-Edom-Empire Romain-Catholique-romain-Occident, engendrèrent par la force des choses que le fait d’être un « bon juif » consistait à respecter la Torah autour du système synagogal pouvant s’adapter partout dans le monde et aussi au monde.

La perte du Temple et de la Terre Promise eut des conséquences théologiques et entraîna des pratiques religieuses s’éloignant par la force des choses de la Torah (suppression du culte sacrificiel au Temple tout de même important et central par ex.).

Elles consistèrent en conséquence à spiritualiser (esprie) et à intellectualiser (âme) pensées et pratiques, vu que l’environnement religieux tangible et concret, le Pays et le Temple, leur fut ôté par l’exil. Les environnements dus à l’exil déteignaient indubitablement sur les juifs dispersés et provoqua nombre de divisions au nom de courants théologiques souvent très divergents. Pourtant l’expression quasi rituelle « l’an prochain à Jérusalem » des Juifs de la diaspora démontrait ce « mal du pays » et la nostalgie de sa capitale qui resteront malgré tout ancrés dans leur cœur grâce à nombre de passages de la Torah (Cf. Psaume 137:5-6 par ex.).

L’environnement philosophico-culturel majeur des Juifs de la diaspora, qui est celui de l’Occident, est et reste fondamentalement la philosophie grecque. Sous son influence, on va prôner des formes d’universalismes spiritualistes et idéalistes devant aboutir inévitablement au détachement d’avec les dimensions terrestres et cultuelles tangibles juives notamment comme dit le Pays pourtant promis par YHWH ELoHiM Lui-même et le Temple à Jérusalem.

L’Eglise subit exactement la même évolution. Elle resta et reste en exil ici-bas par son refus de monter à la Salle du Trône et au Paradis malgré l’appel pressant de Jésus-Christ Glorifié dont il est question au début de l’Apocalypse.

Ainsi être un « bon chrétien » consistait et consiste à respecter la Bible avec les diverses traditions herméneutiques et interprétatives autour de divers systèmes ecclésiaux dénominationnels et des églises-bâtiments légalisant d’une certaine manière les divisions de l’Eglise, mais pouvant s’adapter de la sorte partout dans le monde et malheureusement surtout au monde.

Le refus de la Salle du Trône et du Paradis eut donc des conséquences théologiques déviantes et entraîna des pratiques religieuses s’éloignant par la force des choses de la Parole de YHWH au profit de traditions religieuses humaines voire idolâtres et démoniaques (Culte des Saints, de Marie, médailles, rituels superstitieux, magie blanche en corrélation et/ou superposition avec les cultes païens notamment gréco-romains qui avaient préexisté au catholicisme etc…).

Elles consistèrent en premier lieu à spiritualiser (esprie) et à intellectualiser (âme) pensées et pratiques sous l’influence des environnements géographiques et culturels dus à l’exil sur terre (Cf. Par ex. Gnosticisme, Nicolaïtes : New Age de l’époque, marcionisme etc…). Ainsi cet environnement déteignait et déteint indubitablement sur les chrétiens.

Sous l’influence grecque, on va passer à des formes d’universalismes spiritualistes et idéalistes évacuant par réalisme le salut du corps qui ne se produit évidemment pas parce qu’on a « oublié » l’indispensable retour au « Pays promis » céleste. Cet « oubli » a provoqué un refoulement du mal du pays sain et saint remplacé par un désir malsain de mort, notamment par le martyre recherché durant la période post néo-testamentaire, soi-disant seule porte incontournable pour pouvoir passer de l’autre côté dans la « gloire ». On se contentera alors de rêver au retour à l’Eglise primitive charismatique des Actes des Apôtres dont on faussera la réalité et qu’on idéalisera alors qu’en fait il faudrait tendre vers le Paradis perdu, la Salle du Trône, notre Pays Promis via le salut du corps offert en Jésus-Christ en vue d’accomplir correctement les missions prévues dès le départ par YHWH ELoHiM !

 

2. 70 ans déjà

Nous fêtons en 2018 les 70 ans de l’Etat d’Israël sur sa Terre, au Pays promis (1948-2018) ! Durant ces années les prophéties nombreuses des prophètes concernant l’Aliyah, le retour des Juifs au Pays où YHWH ELoHiM les rassemble, se réalisent concrètement et malgré tous les aléas, merveilleusement sous nos yeux.

Il se trouve que, comme par « hasard », justement après la guerre 39-45, donc à la même période, Franklin et Helen Hall prônait le jeûne et le Salut du Corps par le Baptême du Feu. Plus tard, Franklin Hall proposera un commentaire de l’Apocalypse, écrit prophétique du Nouveau Testament s’il en est, parlant de la montée dans les lieux célestes, la Salle du Trône, le Pays Promis, d’une catégorie de chrétiens au corps sauvé revêtus de l’armure céleste et/ou du revêtement de Feu et de Gloire… ! Quel parallélisme et correspondance dès le départ à ce moment-là !

Parallèlement aujourd’hui nous constatons avec joie l’influence grandissante d’une théologie juive beaucoup plus axée sur le messianisme s’exerçant depuis 1948 à partir de la Terre Promise, insistant sur la nécessité impérative d’une présence physique pérenne de l’ensemble des Juifs sur ladite Terre via l’Aliyah, accompagnée de la reconstruction du Temple à Jérusalem. Elle prend dans cet environnement, parce que choisi par YHWH ELoHiM Lui-même, un caractère beaucoup plus prophétique. En effet uniquement sur la Terre Promise, les « yeux » de certains rabbins et savants juifs pourront s’ouvrir de plus en plus selon les projets de YHWH ELoHiM. La Parole prophétique venue du ciel peut à nouveau en quelque sorte « s’incarner » dans cet environnement tangible choisi par YHWH ELoHiM et à cause de cela permettre la jonction effective et réelle entre les lieux célestes et la Terre d’Israël puis la Terre entière (Cf. Esaie 2:1-5). Ainsi cette Parole prophétique juive prend vie, crée une espérance, prend du sens dans le Pays promis qui sera doté à l’avenir du Temple pour aboutir à la délivrance finale messianique généralisée opérée par le Messie et Sa Fiancée-Épouse, le Peuple d’Israël (Osée 2:14ss par ex.) !

Elle correspond ainsi d’une façon beaucoup plus exhaustive et concrète aux discours des prophètes de l’Ancienne Alliance des époques préexiliques et exiliques assyriennes et babyloniennes. L’exil y est toujours présenté comme un jugement terrible et habiter le Pays promis aux patriarches sera toujours présenté comme une bénédiction incommensurable et comme une incontournable nécessité pour que le plan de YHWH puisse se réaliser effectivement et concrètement. Celui-ci enclenchera alors la période messianique de la délivrance finale et de l’Eternité paradisiaque.

Cette théologie juive de plus en plus à caractère prophétique correspond étonnamment au Prologue de l’Evangile de Jean où Jésus-Christ est désigné comme étant la « Parole qui s’est faite chair », S’est « incarnée » : où cela ? Bien évidemment dans le Pays Promis !

Elle correspond aussi entre autres textes à l’Apocalypse proposant la « Terre promise céleste » avec « la Salle du Trône–Temple céleste-Saint des Saints » à partir desquels, d’après les textes, s’opèrera en fait la délivrance finale !

Celle-ci sera opérée par Jésus-Christ Glorifié et Son Épouse, l’Eglise des Vainqueurs plus particulièrement à partir du Trône ! (Apocalypse 3:21). Il en résultera, après bien des péripéties décrites dans l’Apocalypse, le Millénium terrestre et l’Eternité avec un nouveau ciel et une nouvelle terre parfaitement connectés (Apocalypse 21:1-2), comme ce fut le cas du Paradis originel, la présence du Serpent exceptée.

Ainsi nous pourrons déduire que la présence au Pays promis tant des Juifs sur leur Terre que de l’Eglise des Vainqueurs au paradis et à la Salle du Trône, permettra par un prophétisme authentique le passage du Mystère à la Révélation, de ce qui est caché à ce qui est manifesté, des ténèbres à la Lumière !

 

3. Du Mystère à la Révélation

« …le mystère caché depuis des ères et depuis des générations, mais manifesté maintenant à ses saints… » (Colossiens 1:26).

« …enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. » (Colossiens 2:2).

Le Seigneur Jésus-Christ et plus particulièrement le Ressuscité est clairement la fin du mystère caché depuis des générations, depuis que le temps est temps (ères = aion, aionos) à savoir depuis la chute, depuis que l’accès à l’Arbre de Vie (Jésus-Christ) donnant l’immortalité, est barré (Genese 3:22). Il se trouve par ailleurs qu’un arbre est enraciné dans la terre, a des racines, y cherche de la nourriture et en donne. L’Arbre de Vie se trouve au Paradis, là où l’immortalité en est le fruit.

Pour connaître le mystère de Dieu, pour passer à la manifestation du mystère caché, pour avoir une pleine intelligence (sunesis : intelligence, compréhension, connaissance, pensée), il faut aller là où Jésus-Christ, l’Arbre de Vie, se trouve à savoir le Trône dans le Paradis-Ciel où Il est « enraciné », où Il est « à la maison » et où on peut en manger le fruit. Si on veut manger du fruit d’un arbre, il faut aller dans le verger ou jardin où se trouve l’arbre en question. Cela semble être d’une logique plus qu’enfantine.

Cette connaissance, manifestation du mystère caché est de l’ordre de la compréhension, de la raison parce qu’il est ici question de TOUS les trésors de la sagesse (sophia : étude, science, sagesse pour la connaissance de sujets divers) et de la science (gnosis : science, connaissance). Le texte désigne incontestablement la connaissance objective, scientifique, observable, même globale, par tout un chacun !!!

Les notions de mystères de la foi, de mystères souvent ésotériques de la religion, de ressentis, d’intuitions plus ou moins vagues sont purement et simplement abolis. Tout est parfaitement accessible objectivement et scientifiquement. C’est comme si on étudiait des sujets soit dans son propre pays ou dans un autre pays, encore faudrait-il y être et/ou y voyager pour être en mesure de faire le travail un tant soit peu correctement !

Autrement dit on passe du Mystère à la Révélation où par définition plus rien n’est caché mais clairement accessible. Dans notre relation avec Dieu on passe du « Dieu caché », de l’homme qui lui aussi se cache de Lui par honte (Genese 3:9) au Dieu révélé, manifesté sans mystère et à l’homme glorifié à Son image en Jésus qui ne se cache plus. La réalité réelle, objective et de raison sans limite aucune sera la seule à être en vigueur. On passe des ténèbres où l’on ne voit pas grand-chose voire rien, où l’on cherche à percer des mystères, à la Lumière où tout est clairement observable et visible. On passe de la terre déchue au Paradis parfait complètement connecté au Trône ! Cela correspond d’ailleurs à la Terre promise d’Israël qui se doit d’être parfaitement connectée au Temple et au Saint des Saints à Jérusalem !

C’est pourquoi le judaïsme qui se décline hors du Pays d’Israël comme le christianisme qui se décline hors du Pays promis céleste et/ou du paradis et de la Salle du Trône, maintient obligatoirement le mystère, bloque le prophétisme vrai et mène obligatoirement au mysticisme qui n’est ni plus ni moins une mystification accompagnée d’un faux prophétisme « hors sol » ou « hors Terre promise ». Nous connaissons l’identité du Mystificateur, du Trompeur, du Menteur ! Cela veut clairement dire que nous avons « vécu » 2000 ans de mystification pour une bonne part en restant bien évidemment dans le « mystère de la foi qui est grand » selon l’expression liturgique consacrée !!!

Bref le christianisme sous toutes ses formes dénominationnelles n’est ni plus ni moins depuis 2000 ans qu’un mystère de mystification où l’on cherche mais finalement sans trouver parce qu’on ne sait pas vraiment ce que l’on doit chercher ni comment le chercher !!! Même si on met des mots sur ce que l’on recherche tels que le Royaume de Dieu ou même Christ, au fond il ne s’agit que de concepts gardant par définition toujours une part de mystère ou encore de nombreuses « inconnues ». On aboutit à une foi malheureusement branchée sur diverses formes religieuses de mysticismes pour ne pas dire d’ésotérismes !

Au fait qu’est-ce que le mysticisme ?

« La mystique ou le mysticisme est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes. Le terme relève principalement du domaine religieux et sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun. » (Wikipédia)

Ou encore : « Attitude philosophique ou religieuse fondée davantage sur le sentiment et l’intuition que sur la connaissance rationnelle, et qui a pour objet l’union intime et directe entre l’homme et la divinité. » (CNRTL à propos du mysticisme)

La Révélation, l’Apocalypse, si elle prône l’expérience, le contact, la communication directe, l’union intime avec Dieu, rejette par définition le mystère et le symbole. En effet quelque chose de révélé n’est plus caché, est visible, est de l’ordre de la connaissance claire et rationnelle, doit et peut être discerné objectivement par le « sens commun » et même d’une manière un peu semblable par l’ensemble de la création. (Cf. Romains 8:18-23)

Si nous revenons au Pays promis où est établi l’Etat d’Israël avec des Juifs qui reviennent physiquement chez eux, nous sommes carrément et indiscutablement dans le concret, le physique, le corporel, la connaissance rationnelle. Tout un chacun peut en constater la réalité avec ses cinq sens et presque quotidiennement à travers les médias ! Il en sera de même quand le Temple sera reconstruit ! N’oublions jamais que le Peuple d’Israël est un modèle et un vecteur prophétique structurant pour l’Eglise !

Il en fut de même quand Jésus était physiquement sur terre, fut physiquement crucifié, ressuscita physiquement, apparut physiquement durant 40 jours avec Son Corps ressuscité et glorifié aux disciples, mangea réellement avec eux et se laissa physiquement toucher par eux. Quand Il monta au ciel, c’était tout aussi physique, tangible et visible de tous.

Quand Il revint glorifié pour l’Apôtre Jean, c’était encore une fois très tangible, visible et physique pour l’Apôtre Jean, c’est le moins qu’on puisse dire !

Jésus-Christ Glorifié n’était pas très content parce que l’Eglise subissait la grande mystification due à une pérennisation dorénavant non justifiée du mystère cachottier, fruit de la chute qui n’avait absolument plus lieu d’être après le « Tout est accompli » de la Croix !!!

C’est pourquoi le livre de l’Apôtre Jean s’appelle l’Apocalypse, la Révélation qui se doit par définition et par essence détruire concrètement le mur qui nous sépare encore aujourd’hui de la montée réelle, esprie, âme et corps dans notre Pays sans mourir !

Si un juif fait son Aliyah dans son Pays d’Israël, il y accèdera vivant esprie, âme et corps. Il n’y a là pas de mystère, ni rien de caché. Nous sommes totalement dans le concret : cela lui coûtera peut-être sa bonne situation sociale selon le pays où il se trouvait, la perte de ses repères habituels, d’une partie de sa culture, d’amis etc…, l’apprentissage de l’hébreu, un nouveau style de vie, de nouvelles lois et règlements à connaître et à respecter etc… Mais il saura tout naturellement qu’il sera à sa place et qu’il ne sera plus en exil ! Il n’aura plus le « mal du pays » bien qu’il soit né et ait grandi ailleurs dans le monde !

Il en sera exactement de même pour le chrétien « monté » dans son Pays d’Israël céleste : il saura qu’il sera tout naturellement à sa place et qu’il ne sera plus en exil ! Il n’aura plus le « mal du pays » bien qu’il soit né et ait grandi ailleurs sur terre !

4. Des parallélismes aux jonctions en vue de la réalisation de l’Unité, du « Grand UN » (EHaD)

Jusqu’ici nous avons proposé un argumentaire basé sur les parallélismes et les correspondances entre Israël et l’Eglise des Vainqueurs pour démontrer la nécessité impérieuse pour les chrétiens de vivre esprie, âme et corps dans le Pays Promis. Mais la pédagogie paralléliste resterait une pieuse mystification s’il n’y avait pas de réalisation concrète au niveau des jonctions parfaites entre Israël et l’Eglise des Vainqueurs, le Pays promis terrestre et le Pays promis céleste !

 

a) Jonctions Parole et Terre Promise dans le Messianisme

« Parole que vit Esaïe, fils d’Amots, sur Juda et Jérusalem. Il arrivera, dans la suite des jours, que la maison de YHWH s’élèvera au-dessus des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines et que toutes les nations y afflueront. Des peuples nombreux s’y rendront et diront : Venez, nous monterons vers la montagne, vers YHWH, à la maison de Jacob et il nous enseignera ses voies et nous marcherons sur ses sentiers. Car de Sion sortira la Torah et Parole de YHWH de Jérusalem. Il jugera entre les nations et il arbitrera pour des peuples nombreux. De leurs glaives ils forgeront des socs et de leurs lances des serpes : Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre et elles n’apprendront plus le combat. Maison de Jacob, allez et nous irons dans la lumière de YHWH ! » (Esaie 2:1-5 ; Trad. litt.).

Voici une des plus belles prophéties de « jonction » entre Israël, la Terre d’Israël, Jérusalem, le Temple déjà avec des dimensions célestes (expression : « au-dessus des montagnes ») d’une part et d’autre part les nations avec des promesses de paix et de félicité non pas à la lumière du soleil mais bien à la Lumière de YHWH ELoHiM ! (Cf. Apocalypse 21:23-24).

La TORaH, la Parole écrite et le DaBaR, la Parole (Cf. Logos), proclamée et « incarnée » donc actualisée, autrement dit la Révélation prophétique, sortiront de Sion (Pays promis) et de Jérusalem (Lieu du Temple).

Le Chemin (« sentiers, voies ») à suivre, la Vérité (« TORaH et DaBaR » conjugués) à connaître et la Vie (abolition de la guerre et des conflits avec bien-être et vie abondante à la place) à expérimenter prennent clairement une dimension messianique (Cf. Jean 14:6 ; Apocalypse 19:13b). Durant le Millénium, une des « jonctions » entre la terre et le ciel, le Messie dirigera les nations à partir du Pays promis terrestre et de Jérusalem évidemment parfaitement connectés au Trône céleste (Apocalypse 20:4d+6d+9a).

 

b) Jonctions Israël et Eglise issue des nations pour l’évangélisation mondiale

« Car si leur rejet (apobolè : rejet, mise à l’écart) a été la réconciliation (katallagè : ajustement d’une différence, retour en faveur, réconciliation ; cf. catalogue, classification, remise en ordre) du monde, que sera leur réintégration (proslèmpsis : réintégration, réception [dans le Royaume de Dieu] ; proslambano : prendre à part, prendre avec, recevoir chez soi, recueillir), sinon vie d’entre les morts ? » (Romains 11:15).

Comme Jésus a été rejeté par les hommes, à tel point qu’ils L’ont crucifié en vue d’une possibilité de réconciliation du croyant avec Dieu, le Peuple d’Israël fut rejeté, mis à l’écart et persécuté loin de son Pays à travers les siècles en vue de la « réconciliation du monde », sachant que leur réintégration engendrera une forme de résurrection d’une puissance inouïe, c’est-à-dire le réveil le plus puissant de tous les temps qui est décrit en Apocalypse 7 (Cf. aussi Apocalypse 14:1-5). Ce réveil commencera par la conversion massive des Juifs durant la Grande Tribulation suivie justement de celle de la foule indénombrable issue de toutes les nations. Celle-ci se retrouvera soudainement projetée de la terre devant le Trône de Dieu, ce qui sera d’ailleurs la deuxième « montée ».

Nous nous trouvons ici devant une « jonction » capitale entre Israël et l’Eglise issue des nations, prophétisée par Paul, relative à l’accomplissement de la « Grande Commission » ordonnée par Jésus à savoir l’évangélisation du monde (Matthieu 28:19). Il est clair que la réussite de l’évangélisation mondiale soit conditionnée par cette jonction qui n’est elle-même rendue possible que par la formation préalable de l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 3:21 ; Apo 4:1 ; Apo 5:10 ; Apo 6:2).

 

c) Jonctions Israël et Eglise issue des nations pour la formation de l’homme nouveau accédant au Père

« En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bon plaisir qu’il a proposé en lui, en vue (eis : en vue de, vers) de la dispensation (oikonomia : dispensation, économie, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, accomplissement, plénitude) des temps (kairos : moment crucial, âge, époque, dispensation) de réunir (anakephalaioo : récapituler, résumer, réunir, condenser, mettre en une seule tête – ici Christ ; cf. céphalée même racine) toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ephesiens 1:7-10).

Nous remarquerons que ce passage confirme encore notre propos énoncé dans le paragraphe « Du Mystère à la Révélation ». Ici la connaissance du mystère est donnée EN VUE DE la « plénitude » du « Kairos », de la « dispensation » d’accomplissement où la jonction totale en Christ des cieux et de la terre sera faite à savoir l’Eternité (Cf. Apocalypse 21:1-7).

Le processus de cette réunification totale commencera par se faire par la prise de possession d’Israël de son Pays avec la reconstruction du Temple (Apocalypse 11:1-3 = 3ème Temple), la métamorphose et le salut du corps des croyants, la montée dans le Pays promis Céleste (Apocalypse 11:12), la réconciliation d’Israël et des croyants issus des nations (Ephesiens 2:11-18 ; Apocalypse 7 ; Apo 11:1-13 Typologies de Moïse et d’Elie ; Apo 12:1 : femme Eglise des Vainqueurs avec la couronne de 12 étoiles = 12 tribus+12 apôtres unifiés) tous ayant lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau pour former un seul corps et devenir ENSEMBLE un seul homme nouveau, c’est-à-dire glorifié, bénéficiant du salut esprit, âme et corps, de l’immortalité ! Cela permettra clairement et sans équivoque l’accès auprès du Père : « C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul HOMME NOUVEAU, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un seul Esprit. » (Ephesiens 2:11-18 ; Trad. Segond 1910).

La formation de l’homme nouveau EN Jésus-Christ, c’est-à-dire glorifié, issu de l’unification des deux entités Israël et Eglise venant des nations (EHAD), permettra l’accès auprès du Père à savoir le Trône !!! La jonction se présente sous la forme d’une NOUVELLE IDENTITE UNIE et complète et/ou « accomplie » esprie, âme et corps qui permettra l’accès au Trône DANS UNE SEULE (EHAD) Esprie, à savoir la Sainte Esprie ! La jonction de l’homme nouveau est inséparable de celle entre le Pays promis terrestre et le Pays promis céleste, du futur Temple terrestre avec le Temple céleste (Cf. Apocalypse 3:12 Temple céleste à mettre en rapport avec Apocalypse 11:1-2, Temple terrestre ; cf. écrit « L’Eglise des deux Témoins ») ! La notion de l’EHAD (Deuteronome 6:4), cet « UN » étant totalement à associer non seulement à YHWH ELoHiM mais aussi à l’accomplissement dans la réconciliation et la réunification dans la Plénitude d’Israël et des chrétiens des nations, de la terre et du ciel à travers le Pays promis céleste et terrestre !

 

d) Jonction d’Eternité pour Jérusalem

« Et il me transporta en esprie sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes et sur les portes douze anges et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël : à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. La muraille de la ville avait douze fondements et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau. » (Apocalypse 21:10-14 ; Trad. Segond 1910).

Jérusalem est aussi l’Épouse du divin Epoux (Apocalypse 21:2b) et ainsi nous retrouvons dans l’Eternité l’accomplissement de l’EHAD, de l’unité, suite à la réconciliation, la récapitulation du Tout en Christ et dans l’Esprie Sainte auprès du Père ! La jonction parfaite pour Jérusalem se produira au moment de l’apparition du nouveau ciel et de la nouvelle terre : « … et la ville, la sainte Jérusalem nouvelle, je la vis, descendant du ciel d’auprès de Dieu. » (Apocalypse 21:2)

 

Conclusion

Il est extrêmement délicat voire impossible de trouver les Paroles devant « récapituler » le Tout !

Quand j’ai fait le voyage en Israël en 1994, j’avais l’impression de rentrer « au Pays, à la maison, au bercail », bien que je sois très attaché à l’Alsace la terre de mon « berceau » et de ma vie jusqu’à ce jour ! Nonobstant, j’ai encore bien plus le « mal du pays de mon pays céleste » dont j’ai pu visiter une partie en 2000 comme bien d’autres croyants à travers l’Histoire. Mon corps n’était malheureusement pas « monté » à ce moment-là.

Toutefois j’aspire à y monter esprie, âme et corps glorifié pour pouvoir participer au processus vers la « jonction » parfaite et générale. Elle se fera uniquement par des allers-retours incessants terre-ciel et ciel-terre selon le projet extraordinaire de YHWH ELoHiM décrit étape après étape dans l’Apocalypse.

Sachons que la réalisation de l’EHAD ne pourra se faire qu’à partir de là où elle se trouve c’est-à-dire en Jésus-Christ sur le Trône, à partir de « MON PAYS » céleste et, toi cher lecteur, si tu le désires, aussi de « TON PAYS » céleste. Puissions-nous rejoindre esprie, âme et corps le plus rapidement possible « NOTRE PAYS » céleste, nos vraies racines pour pouvoir pousser, grandir et porter du fruit !

En Jésus, Martin BUSC

119. La Coach

INTRODUCTION

Il y a deux sortes de souffrances : celles, positives, qui sont dues à notre relation de proximité avec YHWH ROUaCH TZaeBaOTH notre Coach, notre Formatrice, l’Esprie Sainte qui veut à terme nous extraire de l’espace-matière temps et celles qui ont lieu parce que nous sommes exposés aux flèches destructrices de l’Ennemi dans ledit espace-matière-temps où nous sommes toujours encore prisonniers.

Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre ces deux sortes de souffrances, car elles sont quasiment toujours proches dans le temps, voire simultanées, car l’Ennemi attaque surtout quand le coaching de l’Esprie Sainte se met en place pour que nous soyons plongés par les douleurs dans la confusion et le mélange des deux types de souffrances.

Après, si nous considérons les souffrances dues à l’Ennemi, celles-ci sont toujours toxiques et visent toujours à nous détruire esprit, âme et corps. Le but ultime sera de nous couper de notre Créateur pour l’Eternité en essayant de susciter notre révolte et le reniement de notre foi. De même les souffrances innommables subies par notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix visaient avant tout à Le couper du Père. Elles devaient provoquer la révolte du Fils face à Son Père sous les coups atroces de tortures, d’autant plus insupportables qu’elles étaient totalement injustes et devaient être ressenties le plus possible comme telles. Mais Il est resté parfait et fidèle à Son Père et a obtenu A NOTRE PLACE, pour nous, le prix de la victoire de la justification et de la délivrance des souffrances dues à l’Ennemi, ouvrant ensuite la voie aux victoires sur l’Ennemi pour l’éternité tant dans le ciel que sur la terre !

Par contre les souffrances, dues à notre Coach, notre Formatrice-Entraîneur YHWH ROUaH, l’Esprie Sainte, visent, comme pour tous ceux qui se payent un coach sportif ou autre à nous muscler, à améliorer notre santé, notre forme physique, mentale et spirituelle (Cf. « mens sana in corpore sano » : un[e] esprit[e] sain[e] dans un corps sain) ! Le but sera de nous faire sortir le plus vite possible par la montée de la zone de vulnérabilité qui est l’espace-matière-temps.

C’est tout aussi vrai pour les entraînements commandos au sein de l’armée dont le but sera de préserver le plus possible la vie des soldats au combat et d’obtenir leur efficacité pour une victoire rapide sur l’ennemi. Nous sommes ainsi totalement à l’opposé du but des souffrances infligées par le Diable.

Au sein de l’Eglise la non distinction entre les deux souffrances a mené à des aberrations d’interprétation de certains textes suivies de théologies qui dénaturent le cœur d’Amour de notre Père. Par ailleurs, si les souffrances infligées par notre Ennemi devaient avoir un côté positif et/ou éducatif, cela lui donnerait automatiquement une dimension identitaire positive alors qu’il est le Mal absolu… ! Nous aboutirions à une aberration doctrinale fondamentale vers un mélange religieux subtil entre le bien et le mal, la vie et la mort, d’ailleurs voulu de notre Ennemi pour pourrir l’ensemble. Le Diable, dont le principal démon-collaborateur est la Mort, deviendrait en quelque sorte un agent pour ne pas dire un soi-disant serviteur de YHWH pour faire souffrir les croyants dans un but soi-disant positif… !?

Alors pourquoi Jésus serait-Il mort à notre place pour nous en délivrer ? Pourquoi les dons spirituels dont le don de guérison et de discernement des espries ? Pourquoi alors prier « Délivre-nous du mal[in] » ? Pourquoi revêtir l’armure du chrétien pour se protéger et combattre l’Ennemi ? Pourquoi prendre le bouclier de la foi pour éviter d’être touché par les flèches de l’Ennemi ? Pourquoi résister au Diable pour qu’il fuie loin de nous ? etc… Il faudrait savoir !!!

Nous remarquerons de surcroît que la nécessité des dons spirituels et de la prière démontre que nous sommes malheureusement encore atteignables et vulnérables ici-bas dans notre corps mortel car ils sont justement donnés pour nous délivrer des souffrances infligées par les flèches de l’Ennemi. Pourquoi sommes-nous encore atteignables et vulnérables ? Simplement parce que nous ne sommes pas métamorphosés pour pouvoir monter à la Salle du Trône.

Là nous ne serions plus exposés aux flèches de l’Ennemi, même si nous revenons après coup travailler dans le contexte terrestre vu que notre corps glorifié comme celui du Ressuscité étant apparu sur terre, ne sera plus soumis aux lois limitatives et dangereuses de l’espace-matière-temps. Nous aurons une proximité « de couple réellement uni » avec notre divin Epoux par la puissance l’Esprie Sainte.

Entre-temps, il y a une bonne nouvelle : la Coach divine, l’Esprie Sainte, notre Maman divine, veut nous coacher gratuitement par un entraînement commando de Feu pour que nous puissions passer de gloire en gloire en Son sein et dans un premier temps être rendus capables physiquement, mentalement et spirituellement de passer victorieusement les obstacles espace-matière-temps et à proximité du deuxième ciel ( « vallée de l’ombre de la mort », à proximité de l’Hadès-Enfer) pour aboutir au troisième ciel ou la Salle du Trône. Nous essayerons de proposer quelques exemples bibliques pour d’une part différencier les deux sortes de souffrances et d’autre part donner un contenu au coaching de l’Esprie Sainte.

 

1. Job

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Job est le livre biblique par excellence traitant du problème de la souffrance. Nous noterons que l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ sur la Croix et la Résurrection n’avait pas encore eu lieu, ce qui permettait à l’affreux plaidoyer de l’Accusateur Satan d’aboutir. Il était basé sur le doute : il fallait effectivement vérifier la sincérité de Job à l’égard de YHWH ELoHiM. Notre Avocat, Jésus-Christ, ne pouvait pas encore faire à ce moment-là un contre-plaidoyer fondé sur la substitution opérée par Son Sacrifice expiatoire parfait engendrant la Grâce totale s’appliquant immédiatement sans cette affreuse « vérification » toxique.

YHWH, au nom de Sa justice absolue, malgré le fait qu’Il ait considéré Job comme intègre et droit, était ainsi obligé de céder à la plaidoirie du terrible Procureur. Il fallait donc que Job passe par cette atroce vérification. Celle-ci était la souffrance toxique provoquée par Satan visant à détruire Job esprie, âme et corps, notamment dans le but ultime qu’il maudisse YHWH ELoHiM et de provoquer ainsi la séparation d’avec Lui.

Job est alors frappé par rapport à sa fortune, sa famille, mais cela ne suffisait pas au « Procureur » qui pourra alors pousser la « vérification » sur le corps même du pauvre Job en le frappant par la maladie…

La problématique des « pourquoi » nous est exhaustivement exposée dans la plus grande partie du livre de Job. Nous y distinguons clairement chez Job les souffrances dues à l’Ennemi (Job 1:13 ; 2:7-10) comprenant notamment l’attitude de sa femme. Elle ne lui fut pas d’une aide particulièrement sympathique car elle allait carrément dans le sens du Diable… ce qui devait être très dur pour Job ! (Job 2:9) La culpabilisation, voire la colère de ses « amis religieux » (Par ex. : Job 4:6ss ; Job 32:2 ; Job 42:7-9) ne firent qu’en rajouter, et très largement, vu les réponses compréhensibles passablement exaspérées pour ne pas dire désespérées de Job à certains moments !

 

b. La « souffrance » due à la divine Coach

« YHWH répondit à Job du milieu de la tempête (SaHaR : ouragan, tourbillon, tempête) et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans connaissance (DaHaTH : connaissance, savoir, projet, dessein, vérité, intelligence, réflexion, sagesse) ? Ceins tes reins comme un guerrier (GeBeR : guerrier, homme fort, vaillant – capable de lutter, chef). Je t’interrogerai et tu me feras savoir. » (Job 38:1-3 et la suite).

Voilà clairement le décor pour ce coaching de l’Esprie Sainte, YHWH ROUaCH TzaeBaOTH (des armées) ! Pour commencer le vent (Cf. Vent – Sainte-Esprie) qui n’est pas une petite brise matinale mais bien plutôt un terrible ouragan, bref des conditions pas trop idéales pour passer des épreuves orales (Je t’interrogerai et tu me répondras) avec Elle ! Quand on connaît les dégâts que peuvent provoquer les ouragans tropicaux ou autres… (Décembre 1999, Irma 2017 etc…) !

Ensuite commencer un coaching avec une Formatrice-Entraîneur qui nous dit d’emblée que nous sommes des fauteurs de troubles par nos discours « obscurantistes » sans connaissance, intelligence, vérité, sagesse sur les projets de YHWH,…histoire de nous mettre à l’aise, bref, il y a de quoi se prendre pour un moins que rien… !

Mais Elle nous dit en même temps de nous mettre en tenue de combat (Ceins tes reins comme un guerrier) pour l’entraînement commando : quelle gageure pour un Job déprimé de surcroît déjà rongé par la maladie… ! C’est presque choquant et nous sommes en tous cas très loin d’une espèce d’amour à l’eau de rose qui tolérerait tout et n’importe quoi.

Pour Job vient ensuite une « petite leçon de choses » (comme on disait alors pour les cours de SVT ou Sciences Naturelles) sur la Création (Job 38 et 39).

Vient la première question demandant réponse de cet oral exceptionnel : « YHWH apostropha Job et dit : Celui qui plaide contre le Tout Puissant est-il convaincu ? Celui qui conteste avec ELoHiM peut-il répondre ? Job répondit à YHWH et dit : Voici, je suis léger (QaLaL : léger, humilié, peu de choses, superficiel, diminué, vil, méprisable, maudit) ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; deux fois, je n’ajouterai rien ». (Job 40:1-5).

Job dit en quelque sorte, je sèche à cet oral, je suis nul, je n’ai rien à dire et je ne dirai plus rien, il se note en quelque sorte lui-même : 0/20 ! Cette note concerne les connaissances de Job sur la Création, YHWH et Sa manière de la gérer.

La Coach en remet alors une couche par une sorte de défi : « YHWH répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Ceins tes reins comme un guerrier ; je t’interrogerai et tu m’instruiras. Anéantiras-tu jusqu’à ma justice ? Me condamneras-tu pour te donner droit ? As-tu un bras comme celui d’ELoHiM, une voix tonnante comme la sienne ? Orne-toi de magnificence et de grandeur, revêts-toi de splendeur et de gloire ! Répands les flots de ta colère et d’un regard abaisse les hautains ! D’un regard humilie les hautains, écrase sur place les méchants ; caches-les tous ensemble dans la poussière, enferme leur front dans les ténèbres ! Alors je rendrai hommage à la puissance de ta droite. » (Job 40:6-14 ; Trad. Segond).

Job ne répondit plus rien comme il l’avait dit avant, il s’attribue un nouveau 0/20 par rapport à qui il est, son identité d’homme limité comparé à YHWH ELoHiM et plus particulièrement à sa Coach divine la Sainte Esprie !

Bref, première leçon de coaching : l’humilité jusqu’au plus profond des tripes voire au-delà… Il s’agit pour YHWH d’injecter à Job l’antidote à l’orgueil qui est le piège le plus terrible quand on vise la Glorification. De toute façon, on ne monte pas en tant qu’orgueilleux. Le prophète Ezéchiel nous révèle d’ailleurs que l’Ennemi était justement tombé dans l’orgueil alors qu’il était un Chérubin (Lucifer, porteur de lumière) tout près du « sommet » de la gloire du Trône (Ezechiel 28:11-19).

YHWH ROUaCH TzaeBaOTH parla alors du puissant hippopotame (Job 40:15ss) pour poursuivre sur le Léviathan (Job 40:25 ; LiEViaTHaN : litt. l’enroulé en spirale c’est-à-dire le Tortueux, le Serpent, le Dragon). Cet animal est véritablement décrit par la suite comme le Dragon crachant le feu, invincible par qui que ce soit et quoi que ce soit sur terre y compris les animaux les plus féroces (Job 41: 1-26). De plus dans les lieux célestes, il inflige la crainte aux ELoHiM (Job 41:17) qui sont ici les créatures célestes comme les démons, mais peuvent aussi être les anges (Jude v.9) voire même l’Eglise des Vainqueurs première génération et seconde génération (Apocalypse 12:3-4+5a).

Quand YHWH ROUaCH TzaeBaOTH aborde ce thème nous entrons encore un peu plus dans le vif du sujet à propos du coaching car Son but est de nous rendre capables de vaincre le Dragon après nous l’avoir « présenté » tel qu’il est, et c’est plutôt impressionnant !

Il s’agit en effet de la deuxième leçon de coaching : connaître son Ennemi et ne pas le sous-estimer, sinon…

En effet, si on s’attaque à lui avec les moyens humains ridicules par définition, on ne le fera pas une seconde fois… (Job 40:32 à 41:2a). C’est donc une folie que de s’attaquer à lui, mais c’est encore une plus grande folie que vouloir tenir tête à YHWH ROUaCH YHWH ROUaCH TzaeBaOTH la Toute Puissante qui est encore au-dessus. (Job 41:2b).

La troisième leçon de coaching sera de reconnaître que YHWH ELoHiM ROUaCH est encore plus forte que le Dragon.

Job a bien compris et appris ces trois leçons qui aboutissent chez lui au bout du compte à un bouleversement total face à YHWH ROUaCH et à la repentance sincère : « Job répondit à YHWH et dit : Je reconnais que tu peux tout et rien ne s’oppose à tes pensées. Quel est celui qui rend tes desseins obscurs ? C’est pourquoi j’ai radoté sans rien comprendre de choses étonnantes qui me dépassent et que je ne connais pas. Écoute-moi et je parlerai, je t’interrogerai et tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » (Job 42: 1-6).

C’est là que nous aboutissons à la quatrième leçon de coaching à savoir le passage de la situation où il avait « entendu parler de YHWH ELoHiM » à celle de Le VOIR !!! Le coaching de YHWH ROUaCH doit TOUJOURS ABOUTIR à pouvoir Le voir face à face. Il ne s’agit pas là « d’une vue de l’esprie » mais bien d’une vue physique réelle !!! Job aboutit à la conclusion que nous reformulerions ainsi : quand j’ai entendu parler de toi, je radotais et faussais Ta Parole et la perception qu’on pouvait avoir de toi parce que je n’y comprenais rien et que j’étais complètement dépassé. Je rendais tes desseins et projets « obscurs » en mélangeant et confondant tout. Quand je T’ai réellement vu, j’ai compris que j’avais tout à réapprendre et tout à réentendre parce que j’étais limité dans tous les sens du terme !!! (Cf. 1 Corinthiens 13:9-13).

Une des premières conséquences fut le pardon donné à ses « amis » accompagné des holocaustes d’expiation complets à savoir sept (chiffre de la plénitude) taureaux et sept béliers ainsi que l’intercession de Job. Les autres conséquences ne furent pas simplement le rétablissement de Job dans sa situation d’abondance précédente, mais une situation bien meilleure démultipliée et une belle descendance nombreuse ce qui fait évidemment penser à la nouvelle situation de l’Eglise des Vainqueurs « montée » qui voit YHWH ELoHiM face à face, porte par conséquent beaucoup de fruits (Foule d’Apocalypse 7) et est bénie ! Nous évoquerons plus rapidement les autres personnages bibliques dans la même perspective.

 

2. Jacob

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Jacob, ayant trompé Isaac et Esaü avec la complicité de sa mère Rebecca, a donné à l’Ennemi des bâtons (péché-mensonges) pour le frapper. (Cf. aussi Osée 12:4a : « Dans le ventre, il a trompé son frère » ; HaQaV : tromper, supplanter, circonvenir, saisir au talon, par derrière, assaillir insidieusement).

La longue « partie de plaisir » ultérieure de 20 ans de son travail acharné pour Léa et Rachel chez Laban, loin du pays, ne fut pas une sinécure et malgré tout une conséquence du péché. Le trompeur, en effet fut marié par tromperie à Léa, la sœur aînée qu’il n’aimait pas. Bref, il s’était fait largement flouer par Laban qui voulait le garder auprès de lui pour indéfiniment continuer à l’exploiter (Genèse 31:36-42). Sa fuite de chez Laban, considéré à nouveau comme une tromperie (Genèse 31:20), son retour au pays avec l’annonce éminemment « musclée » voire mortifère de l’accueil d’Esaü (Genèse 32:6-8), n’était pas faite pour arranger les choses !!! Bref, Jacob était constamment en lutte pour sa survie et celle des siens, très souvent menacé de mort. Il essaya de s’en sortir par les moyens humains dont la ruse, la tromperie et malheureusement aussi le péché. Toutes ces souffrances furent provoquées par l’Ennemi car elles avaient le but clairement affiché de détruire Jacob et les siens esprie, âme et corps.

 

b. La « souffrance » due à la divine Coach

« Jacob demeura seul. Alors un être humain lutta (ABaQ : lutter – à mains nues – combattre, se battre) avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet « être humain » le frappa à l’emboîture de la hanche et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai pas partir (SHaLaCH : laisser partir, échapper, laisser retourner, lâcher, laisser enlever), que tu ne m’aies béni (BaRaK : bénir, saluer, féliciter). Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël (YiSeRaEL : lutter, soutenir, persister, persévérer, combattre avec Dieu) ; car tu as lutté avec ELoHiM et avec des hommes et tu as été vainqueur (YaKoL : vainqueur, pouvoir, maître ; verbe : vaincre, emporter, avoir le pouvoir, la capacité, la force). Jacob l’interrogea, en disant : Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. Jacob appela ce lieu du nom de Peniel : car, dit-il, j’ai vu ELoHiM face à face et ma vie (NePHeCH : souffle, vie, âme) a été sauvée. Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. » (Genèse 32: 24-31).

Le combat de Jacob fut un combat avec YHWH ELoHiM. Cela apparaît clairement dans le texte de la Genèse.

Osée 12: 3-6 nous éclaire un peu davantage : « Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon (HaQaV : tromper, supplanter, circonvenir, saisir au talon, par derrière, assaillir insidieusement) et dans sa vigueur (OWN : force, vigueur générant le pouvoir, force physique de l’homme), il lutta avec ELoHiM. Il lutta avec l’Envoyé (MaLeaK), et il fut vainqueur (YaKoL), il pleura et lui adressa des supplications. Jacob l’avait trouvé à Béthel…Et YHWH, ELoHiM TZAeBaoTH (des armées), YHWH est sa renommée» (ZeKeR : mémoire, titre, renommée, nom, souvenir)

Ici l’ange ou l’Envoyé est identifié à YHWH ELoHiM des Armées (TZAeBaoTH).

Il est clair qu’il s’agit de Dieu mais en même temps de l’Envoyé. Jésus-Christ est le Messie, l’Envoyé mais l’Esprie Sainte est aussi « l’Envoyée » du Père et du Fils. Face à Abraham, ce furent TROIS « êtres humains » ou YHWH ELoHiM qui se présentèrent.

Résultat : nous pourrions avoir le choix entre Jésus et l’Esprie Sainte dans le cas de Jacob. Mais la Sainte Esprie apparaît clairement dans la Bible comme YHWH TZAeBaoTH (cf. Zacharie 4:6). Donc il n’y a plus le choix d’identification.

La situation de Jacob–Israël étant le « troisième » patriarche, nous confortera dans cette option qu’il s’agit de l’Esprie Sainte, la puissance « armée » de YHWH ELoHiM. Ici Jacob, déclaré VAINQUEUR par sa divine adversaire, est appelé par Elle Israël ou « Force de Dieu, Lutteur, Puissant comme Dieu » nom plutôt à mettre en relation avec la Sainte Esprie, la Puissance de YHWH, la « troisième Personne».

Ce combat où il vainquit Dieu l’Esprie Sainte, montre que cette dernière l’avait en même temps imprégné d’Elle-même sinon cela n’aurait absolument pas été possible. Vaincre Dieu en tant qu’humain, quelle gageure ! Mais il n’en est par moins vrai que Jésus a Lui-même dit que « le Royaume de Dieu est violenté et ce sont les violents qui s’en emparent » ! (Matthieu 11:12). Nous sommes ici clairement dans cette dynamique et caractéristique de puissance et aussi de violence de type militaire autant de celle de Jacob–Israël que de l’Esprie Sainte mais justement dans un but positif, constructif !

Dans ce combat de coaching l’élève allait en quelque sorte « dépasser » le Maître, d’après Ses Paroles. Pourtant Jacob avait un problème de hanche démise due à un coup de son Maître et aurait dû logiquement perdre le combat. Mais il n’abandonna simplement pas en « embrassant, enserrant » probablement avec ses bras tel un étau, sa Formatrice divine pour ne pas La lâcher, La laisser partir, vu qu’il n’avait plus la possibilité d’utiliser correctement une de ses jambes. Jacob était dans une démarche positive et constructive avec sa divine Formatrice, la preuve : il pleurait et suppliait tout en se battant pour obtenir la bénédiction, nous dirions à n’importe quel prix !

Jacob aurait en effet préféré mourir plutôt que de La lâcher et manquer ladite bénédiction. Il savait qu’il n’avait plus rien à perdre car il avait vu YHWH face à face et était de ce fait censé mourir. De plus la rencontre avec Esaü risquait de toute façon d’être la fin des haricots. Ainsi Jacob aurait préféré mourir dans les bras de Celle qui l’aimait d’un amour divin ou alors obtenir à tout prix la bénédiction divine qui était et doit toujours être la solution à tout problème dont celui, très immédiat, posé par Esaü.

Comme il s’agissait d’un combat de coaching, YHWH ROUaCH dans Sa justice et Son équité, n’avait en quelque sorte pas d’autre choix que de le déclarer vainqueur à moins de le tuer ! En fait c’est vraiment là que résidait la victoire de Jacob-Israël sur YHWH ROUaCH. Cette dernière avait en effet encore plein de projets pour Son « élève » dont la continuation de la lignée devant aboutir à la création du Peuple d’Israël : donc pas d’autre solution que de le déclarer vainqueur car ce n’était pas avec un cadavre que les projets à venir pouvaient se réaliser !

YHWH ELoHiM ROUaCH TZAeBaoTH ne lui donna pas Son identité parce que donner son identité, bibliquement parlant, signifie donner à celui qui la reçoit d’en disposer d’une certaine manière et d’exercer un pouvoir usurpateur à son encontre. Jacob aurait pu par conséquent dans ce cas encore vouloir être tenté de tromper voire de supplanter Celle qui la lui aurait donnée. C’était d’ailleurs un peu le défaut de Jacob face à Esaü, à vrai dire ! Là nous retrouvons le thème de l’humilité obtenue par le coaching divin : Dieu doit rester Dieu et la créature doit rester créature. Il n’y a pas de place pour l’orgueil et l’usurpation d’identité !

Par contre, Jacob reçoit une nouvelle identité bien à lui : il s’appellera dorénavant Israël (YiSeRaEL : lutter, soutenir, persister, persévérer, combattre avec Dieu ; Variante : Force de Dieu, Lutteur, Puissant comme Dieu). Comme il avait lutté avec YHWH ELoHiM des Armées et aussi avec les hommes, il a été déclaré VAINQUEUR sur eux et pas par n’importe qui !

C’est quasiment inimaginable pour un homme. Mais c’est très exactement ce à quoi le coaching ou plutôt l’entraînement commando militaire doit mener.

Ce thème du Vainqueur fut repris par Jésus-Christ Glorifié dans Ses lettres aux Églises et nous rappelle par conséquent la situation à venir de l’Eglise des Vainqueurs !!! Mais il est indispensable de passer par le coaching divin !

Jacob-Israël reçut enfin la bénédiction demandée. On ne connaît pas les Paroles de bénédiction mais il est à supposer qu’elles concernaient entre autres la rencontre à hauts risques avec Esaü qui se terminera bien et son entrée et établissement en Canaan, la Terre promise, la Terre justement nommée d’Israël et sa descendance à venir (à mettre en relation avec le thème de l’immortalité dans la pensée juive ; cf. « transmission de la vie ») !

Le Vainqueur Jacob-Israël put prendre de la sorte sa position « d’aîné », chef du clan élu de YHWH, futur Peuple d’Israël dans Sa Terre promise qui correspond pour nous vainqueurs, évidemment à la Salle du Trône et ce qu’il y a « autour » !

S’il y a une caractéristique qu’il nous semble importante à retenir, c’est la motivation « à mort » de Jacob-Israël, prêt à tout donner, à souffrir jusqu’à en mourir pour arriver à ses fins qui correspondaient exactement à la finalité prévue par YHWH ELoHiM ROUaCH TZAeBaoTH à savoir la BENEDICTION ! Jacob-Israël n’était pas un tiède. Sa véritable confrontation et victoire sur la Chef suprême Toute Puissante des Armées du Ciel doit aussi avoir lieu pour nous pour obtenir la bénédiction, c’est-à-dire la montée pour nous unir avec Jésus notre Epoux !

Sous quelle forme ? Pour chaque croyant, une forme particulière, mais pour tous toujours le même fond que nous avons essayé de décrire chez Job comme chez Jacob-Israël en vue d’atteindre le but ultime.

 

3. Le Seigneur Jésus-Christ

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Les souffrances provoquées par l’Ennemi sont relatées tout au long des Évangiles dont les principales seront la tentation par le Diable et la résistance pharisaïque de Ses contemporains. Elles culmineront évidemment sur le chemin de croix et sur la croix avec « en guise d’apéritif très amer » la trahison avec un baiser d’un de Ses propres disciples : Judas. Comme dit en introduction, le but de ces atroces souffrances infligées par le Diable, étaient de séparer le Fils du Père en essayant de provoquer la révolte du Fils contre Son Père, ce qui aurait eu un effet cataclysmique terrible. Mais il échoua, heureusement pour nous ! D’où le fameux « Tout est accompli » qui résonne tel un grand « ouf ! » au moment où Il expira. Le Seigneur Jésus-Christ a clairement pris sur Lui les souffrances infligées par l’Ennemi à notre place : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe 53 :4-5 ; trad. Segond).

 

b. La souffrance due à la divine Coach (Matthieu 26:36-46 ; Marc 14:32-42 ; Luc 22:39-45)

Gethsémané fut véritablement le « grand » coaching de Sa Mère divine, la Sainte Esprie à l’égard de Son Fils, Jésus devant la face du Père.

A Gethsémané, le Seigneur Jésus-Christ était triste, effrayé et angoissé jusqu’à la Mort, ce qui veut dire qu’Il était intérieurement au bout du bout parce que si proche de la terrible Mort, à tel point qu’Il avait demandé par trois fois de l’aide dans la veille et la prière aux trois disciples qui L’avaient accompagné. Mais ceux-ci s’endormirent et Il se retrouva seul. Pourquoi était-Il par ailleurs au bout du bout ? Parce que dans cette situation déjà très difficile, Il devait affronter Son Père sous le coaching de Sa Mère, l’Esprie Sainte dans une prière de combat sans mesure dont nous entrevoyons l’intensité aux grumeaux de sang qu’Il transpirait. Ce combat était d’autant plus difficile voire quasiment impossible à mener vu qu’il s’agissait paradoxalement d’un combat d’amour dans l’amour parfait entre le Père, le Fils et l’Esprie Sainte, la divine Coach, et en conséquence pour l’accomplissement de l’amour parfait envers les hommes (Jean 3:16). Cela ne dura pas cinq minutes mais bien plusieurs heures (Cf. Matthieu 26:40).

Jésus, face à l’atroce Mort et aux souffrances terribles dont Il savait qu’elles risquaient de Le faire chuter par une possible révolte dues aux souffrances trop lourdes, voulait demander à Son Père s’il était possible que cette coupe de souffrances s’éloignât de Lui. Comme dit, Il S’est littéralement « battu » avec Sa divine Coach la Sainte Esprie par cette prière au Père. Dans la proximité avec la Mort où la divine Coach l’avait mené en cet instant pour déjà Lui montrer la réalité de ce qui L’attendait, Son désir personnel était soudé à un logique instinct de survie ou une pulsion de vie face à la tristesse, l’angoisse, la frayeur justement dues à cette proximité d’avec la Mort et son combat de coaching avec Sa Mère, la Sainte Esprie devant le Père. Jésus savait que, s’Il devait être livré à la Mort, Il devra subir la déchirure absolue de l’abandon du Père, ce qui est le pire du pire (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27:46 ; Marc 15:34). A la différence du coaching que nous sommes appelés à passer, Jésus était appelé à mourir à notre place, pour nous, à entrer dans la Mort et son royaume et y prendre le pouvoir pour que nous puissions bénéficier de l’immortalité (cf. Apocalypse 1:17-18). Notre coaching nous fera certes souffrir, pas dans le but de mourir, bien au contraire, mais dans le but de vivre éternellement ou de recevoir la bénédiction de l’immortalité !

Ainsi Il acceptera sur le moment de se laisser terrasser par la divine Coach en acceptant à notre place les souffrances et la Mort infligées par l’Ennemi (Esaïe 53:4-5). La résurrection scellera plus tard Sa pleine victoire.

Cette acceptation, qui scella son arrêt de mort, se traduisit par le fameux : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26:39 Marc 14:36b).

La totale élimination de Son instinct de survie, de Sa pulsion de vie par Son renoncement à Sa volonté propre y afférant, donne une certaine idée de l’intensité du combat non seulement avec le divin Coach devant le Père mais encore contre ce qui faisait partie de Lui-même, qui était Lui-même : Sa propre vie, Lui qui pourtant est la Vie parce parfait et/ou sans péché ! Quelle souffrance !

« Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. » (Luc 22:44 ; Trad. Segond).

Dès qu’Il accepta la volonté du Père et de la Mère, la Sainte Esprie, un ange vint le fortifier car il Lui fallait des forces supplémentaires pour éliminer encore totalement cette pulsion de vie jusqu’à ses racines les plus profondes : d’où son état d’agonie et les grumeaux du Sang « s’enfonçant » dans la terre… !

Nous connaissons la suite… ! L’heure de l’Ennemi avait alors sonné pour infliger les souffrances au Fils unique de Dieu et essayer de Le faire chuter ! Il ne s’en est d’ailleurs pas privé car il savait qu’il jouait définitivement le tout pour le tout. Mais le Seigneur Jésus-Christ tint parfaitement et victorieusement le coup !

Après Sa mort, Il est allé dans l’Hadès en prendre les clés (1 Pierre 3:19 ; Apocalypse 1:18), puis est ressuscité, est apparu durant 40 jours à Ses disciples, est monté au ciel devant eux, est allé sièger sur le Trône à la droite du Père, a envoyé Sa Mère divine la Sainte Esprie à la Pentecôte, est revenu glorifié vers l’Apôtre Jean dans la volonté de faire monter immédiatement l’Eglise à son tour dans la Salle du Trône et même la faire siéger à Ses côtés sur ce Trône (Apocalypse 3:21).

 

3.1 L’Apôtre Paul

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Nous avons un catalogue « édifiant » de ces souffrances devant détruire Paul en 2 Corinthiens 11:23-33 et 12:10 (Cf. aussi Romains 8:35-36) qui représentent entre autres les gifles du démon de 2 Corinthiens 12:7. Paul aurait aimé ne plus subir ces souffrances d’où sa compréhensible triple demande au Seigneur d’en être délivré. Mais le Seigneur lui refusa cette faveur à ce moment-là à cause de Sa Parole (Actes 9:16) qu’Il avait dite à Ananias de Damas qu’il devra souffrir et à cause du risque d’orgueil. Se pose par conséquent la question du rôle positif que l’Ennemi pourrait jouer pour éviter que les croyants, dont ici Paul en particulier, ne tombent dans l’orgueil !?

Quelle aberration !!! Nous lisons d’ailleurs ce genre d’aberration par exemple dans le NCB à la page 1139 à propos du commentaire sur « l’écharde » de Paul : « Satan intervient dans la maladie physique … mais en dernier ressort, il n’est que l’agent des intentions salvatrices de Dieu » !!! Cette explication est totalement à proscrire car il n’y a rien de bon en lui, donc rien de bon ne peut venir de lui. Il ne peut donc être « l’agent des intentions salvatrices de Dieu » !

Comment alors résoudre ce problème ? C’est que finalement le Seigneur a par la suite tout de même délivré Paul de toutes les persécutions venant du Diable et des démons puisque plus tard il écrira à Timothée : « A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:11-12 ; Trad. Segond).

L’Ennemi ne pouvait en effet pas être, ni rester « l’agent, le serviteur » de Dieu d’où finalement l’exaucement de la prière de Paul.

La « tête de pont » de la souffrance infligée par l’Ennemi s’appelle persécution. Nous pourrions l’élargir au cortège interminable d’autres souffrances venant de lui dont les possessions spirituelles et les maladies psychiques et physiques, les soucis, les conflits en tous genres personnels et plus généraux, les problèmes d’argent, les circonstances socio-économiques défavorables, les accidents, les guerres, les attentats etc… qui touchent malheureusement aussi les chrétiens et davantage les chrétiens dans certains pays.

 

b. La souffrance due au divin Coach

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances (pathèma : souffrances, passions) pour vous ; et ce qui manque (usterèma : ce qui manque, absence, insuffisance, besoin) aux souffrances de Christ, je l’achève (antanaplèroo : achever, accomplir) en ma chair, pour son corps qui est l’Église. » (Colossiens 1:24)

Si nous n’avions pas proposé deux sortes de souffrances, ce verset serait vraiment incompréhensible pour ne pas dire choquant vu que les souffrances de Christ pour notre salut esprit, âme et corps sont pleinement suffisantes et n’ont en aucune façon besoin d’être « complétées » !

Tout d’abord Paul serait-il « maso » parce qu’il se réjouit de ses souffrances pour l’Eglise, souffrances qui de surcroît manqueraient à celles de Christ ? Non mais, pour qui se prend-t-il ? Quelle apparente hérésie !!!

En réalité il s’agit clairement des souffrances ou « passion » de l’entraînement du Coaching divin de la Sainte Esprie pour l’exercice de son ministère auprès de l’Eglise dont il est question dans les versets suivants : « C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1:25-27 ; Trad. Segond).

Nous en arrivons à une affirmation doctrinale qui n’a probablement pas encore été tellement comprise : les souffrances dans une certaine mesure « passionnelles » dans la chair, dans l’espace-matière-temps dues au Coaching divin de la Sainte Esprie, qui n’ont rien à voir avec les flèches de l’Ennemi contrées à la base par le Sacrifice de Jésus, puis par les ministères, les dons spirituels et la puissance de l’Esprie, les prières et autres (cf. Romains 15:17-21), complètent les souffrances du Christ !!! L’entraînement commando de la Sainte Esprie est notre part ou participation aux souffrances du Christ ! (Cf. 2 Corinthiens 1:7 ; 1 Pierre 4:13).

Ce type de souffrances du divin Coaching ont provoqué la joie d’ordre passionnel de Paul parce qu’il savait qu’elles le mèneraient à annoncer pleinement la Parole de Dieu pour laquelle il était « passionnément » engagé.

Il l’a d’ailleurs pleinement annoncée non seulement « Christ en nous » mais aussi Christ sur nous à savoir la métamorphose ou le salut du corps et la révélation des fils de Dieu (Romains 8:18-23 ; 29-30 ; 1 Corinthiens 15: 51 ; 2 Corinthiens 3:18).

Il aurait dû comme l’Apôtre Jean vivre au final la « montée ». Mais au moment où il voyageait vers Jérusalem alors que des disciples « poussés par l’Esprie » l’exhortaient de ne pas y aller, alors qu’Agabus, prophète de Judée, l’avertit qu’il y serait fait prisonnier, il y alla tout de même. Actes 20 :22 qui est souvent traduit « ayant été lié par l’Esprie, je me rends à Jérusalem », aurait pu justifier sa décision allant pourtant à l’encontre des avertissements prophétiques. Mais en fait ici il s’agit de l’esprie de Paul qui le tient lié d’après le texte original. Darby, à notre agréable surprise, l’a bien compris et le précise bien par sa traduction : « Et maintenant, voici, étant lié dans mon [l’]esprie, je m’en vais à Jérusalem, ignorant (ne tenant pas compte des choses) les choses qui m’y doivent arriver. »

Paul fut arrêté alors qu’il avait replongé dans la tradition suite à la pression des chrétiens judaïsants de Jérusalem voulant ménager la chèvre et le chou (Actes 21:1-31). Cela aboutit malheureusement à la persécution ultime, au martyr de Paul à Rome et pas à sa montée prévue pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs ! Paul n’a pas persévéré dans le coaching de la Sainte Esprie l’ayant averti, devant le mener à la montée comme prévu par le plan du Seigneur et comme Jean l’a vécu. Il n’a alors malheureusement pas été délivré de cette persécution-là ni de celle de sa captivité qui est à mettre en relation avec la captivité de l’espace-matière-temps !

Nonobstant, c’est bien Paul qui a posé par l’annonce pleine de la Parole les FONDEMENTS DOCTRINAUX du Salut du corps et ceux des souffrances du Coaching-entraînement commando de la Sainte Esprie nécessaires pour passer dans la Gloire esprit, âme et surtout corps ! Ce n’est d’ailleurs pas étonnant vu sa « montée » apparemment seulement unique et non renouvelée au troisième ciel qui se passa dans son corps ou hors de son corps (2 Corinthiens 12:2-4). A ce moment-là les allers-retours 3ème ciel – terre auraient dû constamment se renouveler, se perpétuer et ne pas rester au catalogue de ses souvenirs d’il y a quatorze ans… ! Pourquoi ? Peut-être y avait-il un peu d’orgueil ou de fausse humilité ce qui est la même chose, voire d’un début apparent de confusion entre les deux types de souffrances (2 Corinthiens 12:7-9) vu le contexte et la problématique du passage biblique ? Il aurait pourtant été définitivement préservé des baffes persécutrices du démon s’il n’en était pas resté aux souvenirs de sa « montée » et avait poursuivi avec de constants allers-retours pour aider à constituer l’Eglise des Vainqueurs ! La passion et l’autorité de Paul conjuguées au ministère de Jean auraient probablement permis la montée de l’Eglise de l’époque dans la Salle du Trône. Pourquoi osons-nous une telle affirmation ? Parce que Paul par la puissance de la Sainte Esprie et la Parole a réussi à faire passer définitivement l’Eglise du judaïsme et ses milliers de rites et lois à l’Evangile de la Grâce totalement centré sur Jésus-Christ. Ce n’était absolument pas une mince affaire, c’est le moins qu’on puisse dire. L’étape suivante lui aurait aussi réussi d’autant qu’il avait quelque part plus d’autorité que Pierre… ! (Galates 2:11ss). Sa montée en était clairement les prémices.

 

3.2 L’Apôtre Jean

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

L’Apôtre Jean a dû endurer des oppositions dans l’Eglise (Prophètes de mensonge : 1 Jean 4:1 ; Diotrèphe : 3 Jean 9ss) entre autres et fut persécuté à cause de l’annonce de la Parole notamment par son exil sur l’île de Patmos (Apocalypse 1:9) où il devait en principe mourir de faim et de soif vu qu’il s’agissait d’un « caillou » nu, sans rien, au milieu de nulle part.

Nous reconnaissons clairement les souffrances infligées par l’Ennemi car elles visaient à saper le ministère de l’Apôtre Jean, à le détruire et à le supprimer purement et simplement.

 

b. La souffrance due au divin Coach

La souffrance due au divin Coach suit immédiatement celle provoqué par l’Ennemi. Jean, sur l’île de Patmos, « devint en Esprie » ou « fut saisi par l’Esprie », (Apocalypse 1:10) la divine Coach. Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié lui apparut ensuite dans la Gloire (Apocalypse 1:11ss), ce qui le fit tomber comme mort à Ses pieds. Il était tellement effrayé, la Gloire et le Feu célestes étaient tellement forts, que son corps mortel et charnel ne pouvait pas tenir le coup. Mais le Seigneur Jésus-Christ posa sur lui la main droite et lui dit : « Ne crains pas, je suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort et voici je suis vivant pour les siècles des siècles et je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. Ecris… » (Apocalypse 1:17-18).

Il s’agissait d’une « souffrance » véritable pour la chair qui terrassa Jean, c’était le Baptême de Gloire qui allait le métamorphoser puisque la main droite de Jésus-Christ Glorifié se posa sur lui pour le relever et qu’il puisse écrire… Par la suite il put aussi monter à la Salle du Trône esprie, âme et corps (Apocalypse 4:1) et expérimenter toute l’Apocalypse pour ensuite en communiquer le texte et le message à l’Eglise !

 

3.3 La problématique posée par les deux types de souffrances proches dans le temps

Nous avons commencé à aborder le sujet dans l’introduction. Il est clair que les tentations et les souffrances infligées par l’Ennemi ne peuvent venir de YHWH (Jacques 1:13). Si c’était le cas, comme déjà dit, cela ferait jouer un rôle positif à l’Ennemi, ce qui est totalement inconcevable.

Par contre, pour Job et Jacob et finalement pour tous les croyants qui sont dans l’espace-matière-temps avec leur « corps de mort » (Romains 7:24), les flèches de l’Ennemi les atteignent, les blessent et les font souffrir. Il suffit d’ailleurs de regarder nos propres vies… !

De plus, il se trouve que pour tous les exemples que nous avons traités, les souffrances dues à l’Ennemi sont quasiment toujours très proches dans le temps des souffrances du divin Coaching de la Sainte Esprie. Pourquoi ?

Simplement parce que l’Ennemi veut pousser à la confusion des deux types de souffrances et parce qu’il veut tout de suite annuler les progrès du croyant coaché. Celui-ci ne sait alors plus où il en est et surtout ne sait plus où il va parce que les souffrances dues à l’Ennemi rendent aveugles et très souvent provoquent même les « murmures » puis la révolte contre le Seigneur. Alors évidemment à partir de là tout est à recommencer… !

Cette proximité dans le temps des deux souffrances est connue de la divine Coach. Elle est avérée dans tous les exemples que nous avons cités plus haut. Elle est illustrée au début des récits de la tentation de Jésus autre moment de coach de la Sainte Esprie : « Alors Jésus fut emmené par l’Esprie dans le désert pour être tenté par le diable. » (Matthieu 4:1 ; cf. Marc 1:12 ; Luc 4:1).

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux (cf. Apocalypse 19:4b-c) ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » (Matthieu 5:10-12 Trad. Segond). Nous pourrions ajouter la lettre à l’Eglise de Smyrne (Apocalypse 2:8-11) et bien d’autres passages. Ce passage va très loin et pourrait pousser carrément à la confusion des deux types de souffrances, tellement la proximité entre les deux est réelle.

Si nous suivions la logique que pourraient nous inspirer le verset introduisant le récit de la tentation, la Sainte Esprie emmènerait Jésus jeûner dans le désert pour l’exposer aux tentations et épreuves d’un coach bis, le Diable. Dieu voudrait alors utiliser le Diable pour faire progresser Jésus !!! Mais où va-t-on ? En tous cas c’est ce que le Diable voudrait nous faire croire pour nous jeter dans la confusion la plus totale. Quelle aberration !

Si nous suivions la même logique du Sermon sur la Montagne sans tenir compte du contexte biblique général, le Diable, qui provoque les persécutions, mettrait une alarme en marche, allumerait un voyant positif par définition, devant nous rendre « heureux » parce que nous sommes sur la bonne voie et que la récompense sera grande dans les cieux ! Cela a d’ailleurs conduit la deuxième génération de chrétiens à rechercher la persécution et le martyre pour s’assurer une meilleure place au ciel ! La conséquence un peu plus tardive fut l’enseignement du salut par les œuvres… !

Si nous voulions pousser la logique jusqu’au bout au niveau de la tentation-épreuve, ce serait Dieu Lui-même à travers le Diable qui nous tenterait-éprouverait pour nous faire éventuellement tomber dans le péché entraînant automatiquement toutes sortes de souffrances toxiques et négatives !!! La traduction erronée de la demande du Notre Père « ne nous soumet pas à la tentation » et les pensées qui avaient déjà probablement cours dans l’Eglise primitive, ont fait écrire à l’Apôtre Jacques le verset suivant pour remettre les pendules à l’heure : « Que personne quand il est tenté ne dise que c’est de la part de Dieu que je suis tenté, car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente lui-même personne. » (Jacques 1:13).

Ainsi l’Eglise primitive jusqu’à la montée (Apocalypse 1 à 5) par la foi efficace, la prière, le jeûne, les dons spirituels, les ministères, la Parole d’autorité efficace, la sanctification, l’amour etc…, le tout basé sur le Sacrifice expiatoire de Jésus ayant libéré la puissance de la Sainte Esprie, était appelée à combattre et réduire les souffrances, y compris les persécutions (Actes 12:5ss), infligées par l’Ennemi. Elle l’a fait tant bien (périodes de réveil) que mal (périodes d’endormissement).

Alors pourquoi ces textes qui pourraient nous induire à confondre les deux sortes de souffrances ? Simplement parce que ces deux souffrances sont temporellement proches voire quelquefois simultanées et que si l’Ennemi prend le risque d’attaquer par les tentations et les persécutions, c’est que le Coaching salutaire de la Sainte Esprie est en route. C’est ce que voulait dire Jésus et rien d’autre. Donc cela ne nous autorise absolument pas à confondre les deux types de souffrances. Cette confusion a mené à la théologie doloriste d’autoflagellation et autres, à la recherche du martyre pour avoir une meilleure place au ciel, aux dérives ascétiques du monachisme, au purgatoire, au légalisme, au salut par les œuvres dont particulièrement les souffrances dues aux persécutions etc… Elle a réduit la portée du sacrifice de Jésus sur la Croix et de Sa victoire par la Résurrection !

Si l’Eglise était d’emblée « montée » sur l’injonction de Jésus-Christ Glorifié, en acceptant le nécessaire coaching de la Sainte Esprie, le problème de la souffrance infligée par l’Ennemi aurait été purement et simplement résolu puisque le corps était transfiguré : c’était d’ailleurs le plan du Seigneur qui aurait bien voulu l’accomplir dès le 1er siècle, mais… Alors aujourd’hui, par nécessité, amour et miséricorde, il est nécessaire de réduire tant bien que mal les souffrances occasionnées par l’Ennemi par les moyens reçus de l’Eglise primitive. Mais il ne faut surtout pas en rester là et notamment dans la confusion entre les deux types de souffrances.

Non, il s’agit clairement de se tourner vers la Sainte Esprie pour entrer dans Son coaching indispensable qui est clairement décrit au début de l’Apocalypse.

 

3.4 La souffrance due à la divine Coach selon l’Apocalypse

Le Baptême de Gloire, que l’Apôtre Jean a expérimenté, fait partie du commencement de la « souffrance » due au Coaching de la Sainte Esprie.

Il s’agit là de la mort de la mortalité (=chair qui résiste terriblement) de notre corps pour le transfigurer à l’image de YHWH comme Adam l’était au Paradis avant la chute et comme Jésus-Christ Glorifié L’est sur le Trône à la droite du Père !

Mais avant la montée, le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fait clairement référence à la Coach divine, la Sainte Esprie dans les lettres aux 7 églises (Apocalypse 2:7 etc…) qui justement doit nous coacher par Sa Parole agissante. Elle doit faire de nous des « écoutants » de Sa Parole pour en devenir des « pratiquants » c’est à dire des Vainqueurs rendus ensuite capables de recevoir les promesses de bénédiction en relation avec la montée.

  • La première étape sera la repentance authentique et profonde face aux reproches de Jésus-Christ Glorifié (métanoïa : repentance, changement de/autre/nouvelle conception-connaissance, reconnaissance et abandon du péché, de tout ce qui est faux et mauvais). Cette étape sera très douloureuse car elle bousculera notre mode de vie, notre façon de penser du tout au tout. Bref, il faudra apprendre à dire comme Jésus : « Non pas ma volonté mais la Tienne ». Ce sera un combat salutaire avec notre divine Coach pour déraciner notre orgueil, parce que nous sommes tous des têtes de mules invétérées. Il nous faudra apprendre l’humilité et l’obéissance, car ce sera Lui la Chef et non pas nous ! C’est la transformation de notre âme dont particulièrement le caractère et de notre esprie ! Les reproches de Jésus-Christ Glorifié nous donnent des indications (liste non exhaustive) pour nous orienter dans les domaines où notre repentance sera nécessaire : Abandon du premier amour (2:4) ; Nicolaïtes (2:6 ; 2:15) : New Age avec médecines parallèles, adoration de la nature, magie, superstitions etc… ; Balaam (2:14): fausses prophéties, amour de l’argent, prostitution etc… ; Jézabel (2:20-23a) : idolâtries, prostitution, adultère avec comme conséquence mortalité infantile, avortements, satanisme ; mort spirituelle, œuvres imparfaites (3:1b-2) : traditionalisme religieux, ritualisme, légalisme ; manque de puissance (3:8b) : incapacité de délivrances miraculeuses ; tiédeur, orgueil (3:15-17).
  • La seconde sera d’accepter les promesses aux Vainqueurs de la part de Jésus-Christ Glorifié, que ce soit l’immortalité (2:7b), la royauté (2:10c), une nouvelle identité (2:17), la perspective du règne durant le Millénium avec le vrai prophétisme (2:26-28), le Salut pour l’Eternité (3:5), la résidence attitrée dans le Temple céleste (3:12) et siéger sur le Trône avec notre Epoux Jésus-Christ Glorifié (3:21).

Nous pourrions penser à une forme de « contrat notarié » ou encore « un contrat d’engagement à l’armée » que l’on accepte ou que l’on n’accepte pas. En fait, avant de jouir des effets positifs d’un contrat, il faut commencer par le lire, le comprendre, en parler et finalement le signer devant notre divine Notaire-Recruteur-Entraîneur militaire-Coach, la Sainte Esprie ! La signature est un engagement inscrit « dans le marbre ».

L’acceptation de ce contrat de coaching consistera à la perte de nos repères habituels terrestres que ce soit aux niveaux spirituels, psychiques et corporels pour intégrer d’ores et déjà l’environnement céleste et ses effets dans notre façon de penser et d’être.

Il y a là l’acceptation d’un changement physique, corporel avec la perspective des pertes de repères limitatifs faussement rassurants des contours et des possibilités de notre corps mortel actuel.

Il y a là l’acceptation d’un changement de statut et d’une prise de responsabilité dans la royauté et du prophétisme où l’on devient porteur du « bâton-sceptre » et de la Parole divine d’autorité envers les nations. Cela peut donner le tournis aux vermisseaux que nous sommes actuellement face au poids de cette tâche de Gloire ! (Cf. poids de la Gloire ; 2 Corinthiens 4:18)

Il y a là l’acceptation d’un changement par rapport à la NECESSITE d’entrer dans le Salut TOTAL éternel, l’immortalité, le Livre de VIE, esprie, âme et corps.

Il y a là l’acceptation d’un changement de résidence, de déménagement, de l’abandon de notre petit chez soi et cadre avec nos petites habitudes et repères. La nouvelle résidence sera réellement et concrètement le Temple céleste et le Trône dans le Saint des Saints céleste auprès de notre Epoux sans qu’il y ait abandon des nôtres éventuellement restés ici-bas vu les allers-retours constants ciel-terre !

Il y a là l’acceptation d’un changement d’identité (au niveau de l’âme, psychè) c’est-à-dire on change de nom pour prendre celui de notre divin Epoux. Bref on s’engage définitivement dans le contrat de mariage avec notre divin Epoux ! Le cœur de ce combat de coaching sera la motivation d’amour et résidera dans la question cruciale suivante : « Suis-je vraiment amoureux(reuse) de mon divin Epoux, est-ce que je L’aime vraiment ? » C’est à notre avis, un niveau de combat de coaching parmi les plus élevés, à la fois en intensité, en délicatesse et en profondeur absolue (Cf. Jean 21:15-17). Il ne peut y avoir aucune triche, hypocrisie ou orgueil dans ce processus car il s’agit de l’amour qui est le « plus grand ». L’amour ne se force pas, ne se provoque pas mais il est ou il n’est pas. Par contre il se reçoit totalement et se donne totalement ! Il se vit dans la dimension de l’amitié, de la complicité, de l’intérêt (philae ; AHaBaH en hébreu ; cf. âme ; Père), de l’amour physique (eros : Epoux J-C, Epouse Eglise ; YaDiD en hébreu ; cf. corps ; J-C) et de l’amour don de soi total, confiance totale, grâce, bonté, bienveillance totale, le plus souvent cité dans le Nouveau Testament (agapè ; HeSeD en hébreu ; cf. esprit ; St Esprit).

  • La troisième sera la « montée » et l’entrée à la Salle du Trône pour l’imprégnation de la Gloire du Trône (4:1 ; 5:9-10+ 4 et 5). Cette imprégnation, aussi une forme d’apprentissage auprès de Dieu, ira au-delà de tout ce que nous pouvons penser, ressentir, expérimenter. Quel chamboulement absolu supplémentaire au vu de la Gloire du Trône !!!
  • La quatrième sera l’envoi en mission pour mener les différents combats victorieux à la suite et aux côtés des anges, de la Sainte Esprie et de Jésus-Christ Glorifié Chefs de Guerre (6:2 ; 12:4-6 +11ss ; 17:14 ; 19:14 etc…). Combattre le Dragon ne sera absolument pas une promenade de santé, même si nous sommes glorifiés. Mais nous serons là assurés de l’efficacité et de la victoire parce que nous serons alors dotés des moyens (Sang-Feu de l’Agneau, cf. corps glorifié ; Parole du témoignage d’En-Haut cf. plénitude de l’épée de l’Esprit ; Amour total d’En-Haut « bannissant » la crainte de la Mort cf. cœur-âme transformé ; Apocalypse 12:11) et de l’encadrement nécessaires d’En-Haut pour gagner !

On se dit : « Quel merveilleux programme ! » Mais il y a une souffrance de coaching d’un genre de « souffrances » occasionnées durant les entraînements de type commandos. Ils ne sont pas uniquement physiques (cf. jeûne, entretien du corps, sport) mais aussi mentaux (apprendre à obéir, à travailler en coordination-amour avec le Chef et les autres notamment ministères) ainsi que le maniement des armes (pratique des dons spirituels, prière, intercession, visions, rêves inspirés, paroles d’autorité, manifestation du Feu de puissance, travail réel sur la Bible…).

Le problème, c’est la motivation car ce coaching peut ne pas nous sembler prioritaire : d’où la tiédeur qui paralyse l’entrée dans le processus. Qu’est-ce que la tiédeur ? Ce n’est que le respect partiel du contrat signé, uniquement quand cela nous arrange. Le Seigneur est très clair : Il vomira les tièdes (3:16). Pourquoi ? Parce qu’Il ne peut rien faire avec celles et ceux qui persistent à vouloir rester tièdes, rester des égoïstes et des indécis.

Si nous ne respectons pas le contrat en n’étant pas en veille, à l’affût, dans l’action, le Seigneur viendra « comme un voleur » (3:3) et nous surprendra et nous prendra même ce que nous avons déjà (cf. Parabole des talents ; Matthieu 25:28).

Si nous ne respectons pas le contrat à cause de prostitutions, d’adultères, d’idolâtries, de satanisme (attention aux réseaux sociaux, jeux vidéo et films négatifs etc… ; 2:20-22+24b), la mort et le jugement correspondant à nos œuvres et à ce que nous avons dans le cœur sera notre destin (2:22-24).

Si nous ne respectons pas le contrat à cause de fausses doctrines et de fausses prophéties (2:14-15), le Seigneur nous combattra avec l’Épée de Sa bouche (2:16).

Si nous ne respectons pas le contrat en n’étant pas dans le premier amour (2:4), le Seigneur nous ôtera le chandelier (2:5c) c’est-à-dire nous enlèvera ce qui nous permet de nous éclairer, d’éclairer le monde par l’annonce efficace de l’Evangile et d’y voir clair pour nous et autour de nous.

Bref, le non engagement dans le coaching de la Sainte Esprie, Elle respectera notre décision. Ensuite, en cas de refus, de repentance ou de changement d’avis ultérieur, cela entraînera l’impossibilité de la « montée » et nous laissera en arrière exposés aux souffrances toxiques et destructrices de l’Ennemi dans l’espace-matière-temps. C’est très exactement ce qui s’est passé durant 2000 ans, et de façon terrible, quand l’Eglise de l’époque de l’Apôtre Jean a refusé de s’engager dans le coaching de l’Esprie Sainte demandé par Jésus-Christ Glorifié ! La Sainte Esprie est et reste une gentlewoman et ne force jamais qui que ce soit, rappelons-le.

Aujourd’hui, la porte est ouverte pour le coaching divin. En cas de refus, la foi sincère en Jésus-Christ nous accordera malgré tout le salut éternel après la mort mais ce sera un peu comme l’Apôtre Paul l’a écrit : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » (1Corinthiens 3:11-15).

Jésus-Christ Glorifié donne justement le conseil de construire avec l’or : « Je te conseille d’acheter chez moi de l’or purifié (puroo : brûler, flamber, faire fondre, purifier des scories et impuretés) par le feu afin que tu deviennes riche. » Ce n’est ni plus ni moins la description de la métamorphose du corps par le Feu divin qui consume la chair, la mortalité (scories, impuretés) et il en reste le corps glorifié (or ; cf. paillettes d’or commencement de la métamorphose + vêtements blancs ; cf. Revêtement de Feu, de Lumière). Pourquoi le texte parle-t-il « d’acheter » ? Simplement parce que le Coaching divin fait « souffrir », cela coûte mais on peut y aller paradoxalement sans argent, sans payer (Esaie 55:1-5). Il suffit de le vouloir à fond ! Nous ne sommes pas dans le légalisme car personne n’est forcé à suivre le coaching du Saint Esprit ! Nous sommes simplement INVITES !

 

Conclusion

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc et vous mangerez ce qui est bon et votre être se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre être (NePHeSCH) vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle pour rendre durables mes faveurs envers David. Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples comme chef et dominateur des peuples. Voici, tu appelleras des nations que tu ne connais pas et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi, à cause de YHWH, ELoHeïKa, VeLiKaDoSCH YTZeRaEL, car il te glorifie (PaAR : glorifier, honorer, embellir, donner la splendeur). » (Esaie 55:1-5).

Ce texte d’invitation magnifique parle d’immortalité, d’une alliance de gloire parce qu’éternelle, de notre divin Epoux (David) régnant et de YHWH ELoHiM le Saint d’Israël QUI NOUS GLORIFIE ! Bref, on est vraiment dans le sujet !

Il suffit d’avoir vraiment soif et boire. Il suffit de vouloir acheter parce que le coaching divin coûte comme nous l’avons vu, sans toutefois devoir payer par les souffrances dues à l’Ennemi pour lesquelles Jésus a totalement payé. Il suffit d’écouter, de « manger » ce qui est bon « pour la santé » en suivant le Coaching dla Sainte Esprie pour passer à l’éternité par la métamorphose et l’immortalité. Il suffit de signer le contrat, de conclure l’Alliance éternelle de gloire et les peuples accourront (Apocalypse 6:2 ; 7) non seulement à cause de YHWH ELoHiM le Saint d’Israël mais aussi parce qu’Il nous aura GLORIFIE esprie, âme et corps à savoir notre être entier !!!

En Jésus, Martin BUSCH

118. Le Guerrier-Roi

INTRODUCTION

« Maintenant donc ces trois-là demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand » (1 Corinthiens 13:13).

Il est peut-être étonnant de placer ce verset dès le début d’un propos intitulé « Le Guerrier-Roi » mais nous allons essayer d’établir le rapport entre les deux.

Le guerrier est censé se battre, tuer, vaincre, dominer, assujettir l’ennemi par tous les moyens, comme qui dirait : « La guerre c’est la guerre ».

L’amour au contraire semble nous appeler à éviter toute violence, agression, évidemment comme Jésus l’a clairement dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:43-48 Trad. Segond + Cf. textes parallèles Luc 6:27+35).

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Et moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre… » (Matthieu 5:38ss).

« Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s`il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. » (Romains 12:20).

Mais prenons l’exemple de parents qui voient qu’un méchant agresse leur enfant, que doivent-ils faire ? Quelle sera l’attitude d’amour et de bonté ? Laisser faire ou essayer de protéger par tous les moyens leur enfant de blessures voire de la mort ?

Si une nation agresse votre propre nation faut-il se laisser envahir, tuer, égorger, emprisonner, oppresser ou faut-il s’engager pour la défense ? Quelle sera l’attitude d’amour et de bonté ? Laisser faire ou s’engager pour se battre par amour pour les siens et la nation ?

Fallait-il s’engager dans la résistance lors de la dernière guerre mondiale contre la barbarie nazie ? Quelle était l’attitude d’amour et de bonté ?

Fallait-il mener la guerre froide contre la dictature communiste ou se laisser faire avec toutes les conséquences que cela aurait pu avoir ? Quelle était l’attitude d’amour et de bonté à avoir dans ce cas-là ?

Faut-il se battre contre l’extrémisme islamiste ou laisser se perpétrer des massacres d’enfants, de femmes et d’hommes innocents dans les rues, les salles ou églises ? Quelle est l’attitude d’amour et de bonté ?

Faut-il se battre contre les injustices sociales, corruptions en tous genres etc… ou rester passif et laisser faire ? Quelle est l’attitude d’amour et de bonté ?

Ces cas de figures, certes extrêmes, apparemment contraires à l’enseignement de Jésus et de Paul, soulignent que ni le problème posé, ni les réponses à apporter sont simples notamment à cause des effets collatéraux des deux côtés des belligérants (morts, blessés, stress, souffrances) provoqués par tout conflit. Jésus, par l’amour, la bonté et le pardon, voulait en limiter au maximum la portée dans notre difficile situation intermédiaire espace-matière-temps. Il voulait désamorcer le plus rapidement possible les conflits menant à des situations extrêmes pour d’emblée en éviter les effets collatéraux désastreux (Matthieu 5:23-25 ; Mt 7:1-3 ; Mt 18:21-22 etc.).

Par quelques exemples nous essayerons de donner quelques réponses à travers le texte biblique par rapport aux deux attitudes : « Guerrier-Roi » d’une part et « Amour-Bonté » d’autre part.

 

1. Adam et Eve

« Et ELoHiM dit : Faisons ADaM à notre image, selon notre ressemblance et qu’ils dominent (RaDaH : dominer, traiter, régner en souverain, triompher, donner la victoire, prendre, surveiller, fouler aux pieds, subjuguer, assujettir, dévorer) sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail et sur toute la terre et sur tout animal rampant sur la terre ! » (Genese 1:26).

« Et ELoHiM les bénit ; et ELoHiM leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la (KaBaSH : assujettir, soumettre, vaincre, réduire à, forcer, mettre sous ses pieds, faire violence) ! Et dominez (RaDaH) sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux et sur tout être vivant qui se déplace sur la terre ! » (Genese 1:28).

« Et YHWH ELoHiM prit ADaM et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder (SCHaMaR : garder, regarder, observer, avoir la garde, surveiller, protéger, prendre garde, avoir soin, être chargé de) » (Genese 2:15).

L’imagerie religieuse représente souvent Adam et Eve comme des nudistes désœuvrés dans un jardin idyllique aux arbres, plantes et fruits magnifiques, entrain de se prélasser sur un tapis d’herbes douces et de se délecter de fruits bien juteux.

En fait nous avons déjà démontré dans d’autres Rubriques qu’ils étaient des êtres glorieux de Feu et de Lumière parce qu’entre autres arguments : à la ressemblance et à l’image de leur divin Créateur (Cf. Ezechiel 1:26-28). Ils avaient en outre des missions bien définies dont nous retiendrons ceux apparaissant dans les versets cités plus haut.

Il se trouve qu’Adam et Eve avaient clairement des missions de GUERRIERS-ROIS, à savoir « dominer, soumettre, régner, surveiller, fouler aux pieds, assujettir, vaincre, garder, protéger… ». Les termes hébreux sont très explicites et ne laissent aucun doute quant à l’interprétation à donner pour définir le contenu de leur mission. S’ils devaient être des « GUERRIERS-ROIS » c’est qu’il y avait un ou des ennemis malgré le fait que la restauration par la métamorphose de la création, précédemment précipitée dans le tohubohu par le Serpent, fut bonne et parfaite. Alors quid ? Il se trouve que le texte biblique nous informe que le Serpent rôdait malgré tout dans le jardin d’Eden ! C’est justement de lui qu’Adam et Eve devaient se débarrasser pour se protéger et protéger cette création restaurée ! Cette protection ne pouvait se faire que par un combat violent de guerrier-roi, sans merci et victorieux sur le Serpent !

Adam et Eve devaient en outre « s’aimer » l’un l’autre en formant un seul corps et en s’attachant (Genese 2:24 ; DaBaq : s’attacher, coller, se joindre) l’un à l’autre, en se multipliant. Ils devaient « aimer » en donnant une identité (SHeM : nom, identité, bonnes caractéristiques comportementales donc notion d’amour, de bonté) aux animaux et en gérant bien la création dans son ensemble, en la « cultivant », nous ajouterions « avec amour » … Nous sommes par conséquent très loin de la passivité d’Adam et d’Eve souvent représentée ici et là et bien présente dans notre imaginaire !

L’amour apparaît encore par la liberté de choix, fondement obligatoire de l’amour, donnée par YHWH ELoHiM à travers l’interdit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal auquel Adam et Eve avaient libre accès. L’amour ne peut en aucun cas se forcer et ne peut exister que dans et par la liberté.

Mais pour pouvoir aimer, il fallait en même temps protéger l’amour par le combat sans merci contre le Serpent et par la proximité et l’obéissance libre et volontaire à YHWH, autre caractéristique du GUERRIER discipliné !

N’oublions pas que YHWH est Lui aussi un Guerrier-Roi redoutable et invincible ! En même temps, l’Amour-Bonté véritable ne pouvait être vécu qu’au contact intime avec Celui qui est aussi amour !

Ainsi le texte de la Genèse commence d’emblée dès l’épisode du Paradis, avant même la chute, à établir un sain et saint équilibre entre les deux dimensions de l’Amour-Bonté d’une part et du Guerrier d’autre part. Malheureusement la chute a entraîné un déséquilibre de ces deux dimensions et particulièrement au niveau de la dimension du Guerrier-Roi largement accaparée par l’Ennemi. Il ne pouvait s’accaparer de la dimension de l’amour véritable car il ne sait pas et ne veut pas faire puisqu’il l’a fondamentalement renié par sa révolte contre YHWH qui justement est amour.

C’est pourquoi il a perdu la partie au moment de l’acte d’amour ultime de la croix. Nous allons passer en revue à travers les textes bibliques que ces deux dimensions restent, malgré la chute, parallèlement présentes.

2. Personnages de l’Ancienne Alliance

Nous n’en retiendrons que certains, sachant que nous retrouvons plus ou moins les deux dimensions tout au long des textes et des personnages.

 

a. Caïn et Abel

 

Dès la première génération engendrée par Adam et Eve, Caïn représente la dimension du « Guerrier-Roi » et Abel celle de « l’Amour-Bonté ».

YHWH voulait absolument récupérer Caïn en l’avertissant (Genèse 5:6) avant qu’il ne commette l’irréparable à savoir le meurtre d’Abel. YHWH voulait par-là maintenir la dimension du « Guerrier-Roi » dans le bon camp. Mais comme l’Ennemi avait profité de la chute pour devenir le Prince de ce monde et donc largement récupéré cette dimension du Guerrier-Roi, Caïn n’eut pas la force de vaincre et de dominer sur le terrain que l’Ennemi avait en grande partie repris à Adam lors de la chute… ! Les conséquences sur l’humanité furent désastreuses : « YHWH vit que la méchanceté (RaH : mal, méchanceté, désastre, férocité, douleur, affliction, malheur) de l’être humain était grande sur la terre et que toutes les pensées de son cœur penchaient chaque jour uniquement vers le mal (RaH). » (Genèse 6:5). Bref la vie sur terre était devenue invivable, d’où la décision de YHWH à ce moment-là, de provoquer le déluge.

 

b. La descendance proche des fils de Noé

 

Si nous jetons un coup d’œil sur Genèse 10 et surtout 11 nous voyons malheureusement qu’un clivage semblable se dessine inexorablement. D’un côté Nimrod pourtant appelé « vaillant chasseur devant YHWH » mais aussi « Roi de Babel » (Genèse 10:9-10) et de l’autre côté les descendants de Sem, ancêtre d’Abraham.

Au début Nimrod semblait être le « Guerrier-Roi – Chasseur » situé du bon côté à cause de la mention « devant YHWH » mais l’histoire de Babel nous montre que l’aspect « Guerrier-Roi » était une fois de plus passé du mauvais côté.

Par contre une partie de la descendance de Sem à savoir Abraham, représentait le côté « Amour-Bonté » (Cf. Amour-Bonté pour YHWH, Sarah et les membres de son clan dont par ex. Loth etc…), sachant qu’Abraham était aussi un « Guerrier-Roi » vu qu’il avait vaincu les rois de différentes villes de la région (Genèse 14:13ss). La rencontre merveilleuse d’Abraham avec le Messie Melchisédek à la fois Sacrificateur (Amour-bonté, sacrifice de substitution et d’expiation) et Roi de Salem (Guerrier, Roi aussi de la Cité de la Paix ; Genèse 14:18) adoubait la plénitude octroyée par les deux dimensions présentes chez Abraham.

 

c. Ismaël et Isaac

Ismaël était un « guerrier » du désert : « Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères » (Genèse 16:12 ; Trad. Segond). Ismaël et ses descendants furent et restèrent des « Guerriers-Rois » malheureusement contre YHWH et Ses fidèles jusqu’à nos jours.

Isaac par contre de par son acceptation de se laisser « sacrifier » par Abraham son père, de par son attitude de paix et de compromis envers Abimélec (Genèse 26:12-33) démontra qu’il incarnait l’Amour-Bonté. Il inspirait toutefois en même temps de la crainte, d’où l’Alliance de non-agression demandée à Isaac par le roi Abimélec (Roi) et Picol le chef de son armée (Guerrier), ayant constaté la présence de la dimension « Guerrier-Roi » d’Isaac. Isaac avait donc aussi reçu de par la bénédiction de YHWH le côté « Guerrier-Roi » !

 

d. Esaü et Jacob

Esaü était un chasseur redoutable et portait évidemment en lui ce côté « Guerrier » et plus tard « Guerrier-Roi ». Isaac aurait voulu le garder du « bon côté » quitte à lui concéder la bénédiction de l’aîné, du futur chef (Guerrier-Roi) de clan malgré la Parole divine donnée à Rebecca sur le choix de YHWH porté sur Jacob, malgré le mépris du droit d’aînesse d’Esaü qu’il vendit pour un plat de lentilles à Jacob, malgré ses mariages avec des femmes païennes qui ont brisé le cœur de ses parents. Mais ce fut en vain, car le cœur n’y était pas chez Esaü qui était davantage dans le registre du remord incluant automatiquement la vengeance au lieu d’entrer dans la repentance.

Esaü avec son fils Edom sera l’ancêtre des peuples et des valeurs de l’Occident (Cf. Petra origine et synthèse des civilisations égyptiennes, grecques et romaines) dont particulièrement celles du très puissant et guerrier Empire romain héritier de la civilisation grecque. Le papisme romain avec la monarchie de droit divin en naquit dont l’apogée se manifesta au Moyen-Age de pair avec l’Orthodoxie surtout en Russie. De terribles idéologies d’apparence non religieuses en résultèrent dont le marxisme, le nazisme, le populisme, le capitalisme prédateur, le laïcisme à terme liberticide. Il ne sera pas étonnant qu’Esaü-Edom-Occident put se targuer des opérations les plus guerrières et oppressives de tous les temps. Ce n’est probablement pas fini car il se trouve du « mauvais côté » vu son hostilité actuelle presque générale vis-à-vis d’Israël.

Jacob, malgré sa tromperie pour obtenir la bénédiction de droit d’aînesse à laquelle il avait dorénavant droit, rappelons-le, fut du côté de YHWH et de Sa bénédiction (Cf. Vision-rêve de l’échelle avec la réitération des promesses). Il fut dans les registres « Amour-Bonté » vu son attitude voulue pacifique envers Laban et Esaü venu « l’accueillir » lors de son retour au pays avec ses 400 cavaliers lourdement armés.

Toutefois Jacob renommé Israël (qui a lutté vigoureusement avec ELoHiM) en luttant avec YHWH, le Saint Esprit, qu’il a « vaincu », est incontestablement devenu un Guerrier-Roi la veille de sa rencontre avec Esaü. Il « vaincra » aussi d’une certaine manière Esaü car il pourra rejoindre le Pays promis et occuper la position initialement disputée de l’héritier, du fils aîné dans la lignée selon YHWH qui aboutira à la création du Peuple à juste titre …d’Israël.

 

e. Juda et Joseph

Juda eut l’idée de la vente de Joseph aux Ismaélites-Madianites et par là lui sauva malgré tout, la vie. Les textes nous montrent qu’il prit la place de Ruben l’aîné en prenant le leadership de ses frères. Il parlera en leur nom quand ils se retrouveront en mauvaise posture devant Joseph, 1er ministre de Pharaon. Jacob l’envoya par la suite en avant pour prévenir Joseph de son arrivée (Genèse 46:28). La bénédiction de Jacob le placera dans la position de l’aîné, du « Guerrier-Roi (Genèse 49:8-10). Il fit partie des ancêtres du Messie (Matthieu 1:3). Juda eut de nombreux manquements, égratignant largement le côté « Amour-Bonté » de son vivant. Mais de par la bénédiction de Jacob, sa descendance finit malgré tout par rester du « bon côté ». Jérusalem et le Temple seront situé sur le territoire de la tribu de Juda. Ainsi les deux dimensions « Amour-Bonté » et « Guerrier » resteront positivement présentes chez Juda.

Joseph fut de son vivant proche de la perfection : il avait la dimension « Amour-Bonté » lors de ses terribles aventures en Egypte et celle de « Guerrier-Roi » de par sa position de quasiment l’homme le plus puissant de la planète à son époque. Ephraïm et Manassé, les tribus dont il était l’ancêtre ne restèrent malheureusement pas tellement du bon côté (Par ex. : 2 Chroniques 25:6-12 : épisode des mercenaires Ephraïmites) particulièrement après la division en deux du Royaume après Salomon. Elles étaient toujours plus ou moins en concurrence avec Juda, ce qui les éloigna de YHWH, de Jérusalem et du Temple (Cf. Histoire du Royaume du Nord ou d’Israël).

Toutefois il est réjouissant que de voir le maintien de ces deux personnages du « bon côté » dans les deux dimensions tellement indispensables.

 

f. David

 

David était à la fois dans la dimension Amour-bonté de par sa relation intime avec YHWH ELoHiM (Cf. Psaumes ; son attitude générale de bonté avant et durant son règne, excepté l’épisode Batschéba) et à la fois il était le Guerrier-Roi par excellence d’Israël. C’est lui qui a finalisé la conquête du Pays promis. Il était d’ailleurs considéré comme une figure typologique messianique et ancêtre du Messie (2 Samuel 7:13 ; Esaie 11:1ss ; Ezechiel 37:24). Les autres souverains d’Israël et de Juda, excepté Salomon au début de son règne, ne lui arrivèrent pas à la cheville notamment dans ces deux dimensions malgré le fait qu’il y en eut certains qui firent ce qui était agréable à YHWH.

 

g. Le Messie annoncé dans l’Ancienne Alliance

 

Les textes relatifs au Messie sont nombreux. (Nombres 24:17 ; Jeremie 23:5-8 ; Michee 5:1-5 ; Esaie 9:5-7 ; 11 ; Daniel 9:25-26 ; Psaume 110 etc…).

Sa divinité, Son Amour-Bonté notamment pour les petits, les pauvres et les malheureux nous sont clairement présentés.

La royauté de type davidique, la domination juste donc la dimension du Guerrier-Roi y apparaissent de toute évidence.

La restauration du Peuple d’Israël sur sa Terre Promise et aussi l’extension de cette restauration aux nations à travers le Messie sont aussi annoncés.

Il y a une quasi simultanéité d’accomplissement messianique de l’Amour-Bonté d’une part et de Guerrier-Roi d’autre part dans les textes vétérotestamentaires ce qui paraît relever du bon sens le plus élémentaire. En effet « l’Amour-Bonté » ne peut survivre que dans un espace de type « Terre promise » conquis et protégé par le « Guerrier-Roi » juste sous peine de souffrances voire d’extermination plus ou moins proche.

Nous retrouvons ici très exactement la configuration du Paradis tel que nous l’avons exposé plus haut, sauf que le Messie, le nouvel Adam, accomplira parfaitement sa mission, contrairement au premier Adam.

 

3. La problématique « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » dans l’Histoire

a. Les impasses

  • Face à Israël

Nous comprendrons, à la lumière de cet éclairage messianique vétérotestamentaire, la résistance d’ailleurs tout à fait justifiée des Juifs au Jésus-Christ du Nouveau Testament. Il ne semblait prôner par Son ministère et Ses Paroles que l’aspect Amour-Bonté par le sacrifice personnel mais malheureusement suivi des échecs patents de 2000 années d’histoire d’une église romaine qui n’hésita pas à disperser, tuer et persécuter le Peuple Elu par son attitude guerrière ! Quel « Amour-Bonté » ! C’est du joli en guise de témoignage !!! De surcroît nous sommes très loin du Royaume messianique où « le loup couchera avec l’agneau » comme annoncé dans les textes… ! Face à Israël l’Eglise se trouvait et se trouve toujours dans une première impasse.

 

  • Face à la réalité espace-matière-temps

Dans l’espace-matière-temps en situation intermédiaire pour que l’Amour-Bonté puisse un tant soit peu s’exprimer, il ne faut pas trop se trouver dans des situations extrêmes de conflits et/ou de difficultés diverses. Mais cela ne dure en général pas longtemps.

Aujourd’hui et ce depuis quasiment 2000 ans, on a toujours essayé de combler le vide laissé par le « Guerrier-Roi » selon YHWH par le « Guerrier-Roi » religieux terrestre. Ce dernier vira toujours tôt ou tard du mauvais côté.

Mais sa mise en place s’avérait pourtant indispensable pour un minimum d’ordre nécessaire à la survie dans notre contexte actuel. Il voulait créer quelquefois sincèrement des espaces de sécurité, de justice et de liberté pour tenter de mettre en place par des formes de légalismes l’Amour-Bonté-Justice, réalité à laquelle tout être humain aspire désespérément pour sa survie.

Mais quels ne furent pas les dommages collatéraux inévitables et extrêmes dans cet espace-matière-temps intermédiaire : oppressions de toutes sortes, guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, papisme, royautés de droit divin, inquisition, persécutions des Juifs, des Vaudois, des Cathares, des Protestants, des Huguenots et autres Evangéliques, superstitions religieuses, antisionisme, civilisation guerrière grécoromaine-judéo-chrétienne…

Il s’agit là des résultats du « Guerrier-Roi » religieux manipulé pour une très large part avec succès par le Prince de ce monde.

La mise en place du « Guerrier-Roi » même religieux soi-disant chrétien située dans la zone de tentation de l’espace-matière-temps, n’est pas vraiment épatante.

Quand des périodes meilleures semblent vouloir se faire jour après bien des souffrances, elles ressemblent à une belle pomme bien rouge qui semble saine mais dès qu’on l’examine d’un peu plus près, on découvre une petite tache de pourriture qui n’arrêtera pas de grandir : on connaît la suite du cercle vicieux duquel il semble impossible de se dégager.

La conclusion générale n’est pas glorieuse par rapport aux résultats concrets de la proclamation de l’Evangile « Amour-Bonté » uniquement, sachant que l’aspect « Guerrier-Roi » religieux terrestre certes indispensable à défaut d’autre chose mis en place ici-bas, nous mènera tôt ou tard à la catastrophe !

La situation dans l’espace-matière-temps ne peut que mener à la constatation d’une seconde impasse.

  • Face à l’échec de l’évangélisation mondiale

Par ailleurs, si nous considérons le nombre de « sauvés en Jésus » qui meurent pour passer au Paradis à celui des « perdus », beaucoup plus important, qui passent en enfer, il y a de quoi se poser des questions… ! Cela vient évidemment du manque de la bonne dimension « Guerrier-Roi » censé protéger et surtout crédibiliser la dimension « Amour-Bonté ».

Les résultats de l’évangélisation à travers les siècles quand on considère les chiffres démontrent une troisième impasse.

b. Quelques positions religieuses et idéologiques relatives à cette problématique

Tout au long des textes bibliques et de l’histoire de l’Eglise nous avons démontré que l’aspect « Guerrier-Roi » selon YHWH aurait été indispensable aux côtés de l’aspect « Amour-Bonté ». L’Ennemi l’a bien compris et c’est pourquoi il essaye constamment de manipuler l’Eglise par ce biais tout en pourrissant l’aspect « Amour-Bonté ».

 

  • L’Eglise romaine avec l’Orthodoxie

Elle a voulu jouer le rôle du « Guerrier-Roi » terrestre par le papisme (Trois couronnes sur la mitre papale ; absolutisme de droit divin du Tsar pour l’Orthodoxie) tout en revendiquant en même temps la dimension « Amour-Bonté ». Nous en connaissons les résultats terribles notamment au niveau de « l’Amour-Bonté ».

  • Les Eglises protestantes et évangéliques

Elles voulaient éviter que l’aspect « Amour-Bonté » ne soit pollué par celui du « Guerrier-Roi » particulièrement religieux considéré comme étant de toute façon aux mains de l’Ennemi. C’est pourquoi elles furent entre autres favorables à la laïcité qui sépare les deux entités. Les églises mennonites, encore plus extrêmes, ont complètement exclu l’aspect « Guerrier-Roi » terrestre en refusant entre autres le service militaire (non-violence) et toute responsabilité politique « du monde » en général.

De plus, la théologie de ces églises remet au retour en gloire à la face du monde du Seigneur Jésus-Christ, l’instauration parfaite de l’aspect « Guerrier-Roi ». C’est partiellement exact mais incomplet.

Le résultat sera par conséquent le discours suivant : « Nous sommes le petit reste, le petit troupeau qui devra plus ou moins subir les circonstances et les aléas de l’Histoire. Ceux-ci seront plus ou moins favorables selon les périodes. Il n’y a pas le choix, il faut essayer de faire ce qu’on peut et essayer de rester fidèle au Seigneur. » Cette sorte de résignation doloriste face au monde démontre que ces églises essayent de faire en vain le deuil du manque de la dimension « Guerrier-Roi ».

 

  • Le Laïcisme

Il prône radicalement et de façon idéologique cette séparation des deux entités : la « religion » doit totalement se cantonner dans l’espace privé notamment des églises-bâtiments et la notion de « Guerrier-Roi » ne doit en aucun cas relever du religieux vu les échecs du passé, dont les guerres de religions et toutes sortes d’oppressions et d’intolérances. Seul « l’Amour-Bonté » religieux peut avoir droit de cité dans les églises de façon « privée ». La dimension « Guerrier-Roi » ne donc peut être assumée que par un état « laïque » si possible démocratique. Mais nous constatons que les valeurs éthiques chrétiennes sont de plus en plus bafouées dont l’avortement, la disparition progressive du mariage, de la famille « normale » etc…

 

  • L’Islam

A l’opposé, l’Islam prône à la fois la territorialité (Terre d’Islam à terme pour le monde entier et la Palestine plus particulièrement), l’aspect « Guerrier-Roi » par le Djihad ou la guerre « sainte » (Extermination des mécréants) pour imposer la Charia (Corpus législatif de l’ordre islamique) qui doit soi-disant mettre en place l’aspect « Amour-Bonté » (Par ex. : envers la femme sous son voile). Mais « l’Amour-Bonté » ne peut exister dans l’Islam vu que la Charia se veut de l’imposer autrement dit l’Islam n’accorde pas la liberté unique fondement incontournable de « l’Amour-Bonté ».

 

  • Le Marxisme

Remarquons la critique du marxisme qui considérait que l’aspect « Amour-Bonté » de l’Eglise était « l’opium du Peuple » car non crédible au niveau de sa concrétisation dans la société particulièrement par rapport à la justice sociale. L’égalité, le partage des richesses etc. devaient donc être imposés par le « Guerrier prolétaire » issu du « Peuple-Roi ». La dictature du prolétariat, en fait dominée par la Nomenklatura, une sorte de « caste » soi-disant communiste elle-même dominée par un dictateur (Staline et Corée du Nord), a généré les horreurs que nous avons constatées et constatons encore. Là encore « l’Amour-Bonté » que le marxisme veut imposer par l’égalité et la justice sociale n’a pu et ne peut qu’aboutir à des horreurs. Le marxisme se veut de conquérir le monde…

 

  • Le National-Socialisme

Remarquons la critique du national-socialisme où l’aspect « Amour-Bonté » n’était que le signe d’une faiblesse pour ne pas dire d’une dégénérescence du judéo-christianisme. L’homme nouveau supérieur aryen, héroïque aux yeux bleus et cheveux blonds devait incarner l’aspect « Guerrier-Roi-Führer-Héros » pour résoudre les problèmes du monde. Pour ce faire il lui fallait soumettre voire éliminer les races inférieures, dont la vermine juive tout particulièrement à l’origine de tous les maux du monde. De plus, il était prévu que les chrétiens y passeraient par la suite. L’aspect « Guerrier » était exacerbé dans cette idéologie. Les résultats du nazisme furent atroces dont particulièrement la Shoah et la guerre plus généralement. « L’Amour-Bonté » n’était plus une valeur à rechercher.

 

4. La problématique « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » dans le Nouveau Testament.

Nous soutenons en guise d’introduction de ce chapitre, qu’il ne peut y avoir de différence entre le Messie de l’Ancien Testament et celui du Nouveau Testament.

Par conséquent il faudra essayer de démontrer que le Messie du Nouveau Testament correspond bien à Celui de l’Ancien Testament qui comporte les caractéristiques à la fois de « l’Amour-Bonté » et du « Guerrier-Roi ». Nous nous cantonnerons aux deux caractéristiques qui concernent notre propos.

 

a. Amour-Bonté de YHWH

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse (verbe grec appolumi : périr, mourir, détruire, tuer, mettre à mort, disparaître, pourrir) pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16 ; Trad. Segond).

Ce verset central de la Bible résume l’Amour-Bonté de YHWH qu’Il a manifestée par le don de Jésus-Christ sur la croix pour que nous ne mourions pas et que nous bénéficions de la vie éternelle. L’ensemble des églises chrétiennes se réfère volontiers à ce verset que l’on trouve très souvent inscrit sur les murs des églises, des traités d’évangélisation et autres.

Mais en général lesdites églises n’ont pas compris l’étendue de ce verset, car elles enseignent qu’il faut malgré tout mourir, certes que de la première mort, et que seulement ensuite on ne subira pas la seconde mort pour finalement bénéficier de la vie éternelle. Ce n’est pas tout à fait ce que le verset dit, car là il est clairement question de ne pas mourir du tout, ce qui veut dire que par le sacrifice de Jésus, la mort est vaincue et l’immortalité est à l’ordre du jour pour celles et ceux qui croient en Lui ! Tout père ici-bas doté d’un minimum « d’Amour-Bonté » voudrait évidemment éviter la mort à son enfant ! A plus forte raison c’est le cas de notre Père céleste qui Lui, nous aime parfaitement, étant « Amour-Bonté » par excellence ! La maladie, les souffrances, les difficultés, le vieillissement conduisant au final à la mort, ne sont pas la tasse de thé de notre Père céleste ! La preuve, Il a donné son Fils unique pour nous éviter tout cela.

Nous avons déjà développé le thème de l’immortalité. Elle fait partie des résultats parfaits du sacrifice parfait de Jésus-Christ. Mais nous constatons que presque tout le monde meurt parmi les chrétiens, alors quid ? En effet il manque quelque chose : la capacité d’application, le pouvoir et l’autorité de faire, d’accomplir !

Comment ? Dans et par la mission et la puissance du « Guerrier-Roi » en ce qui concerne le Messie, l’Epoux, le nouvel Adam et l’Eglise des Vainqueurs, Son Epouse, la nouvelle Eve, assise sur le Trône avec Lui ! Là une fois de plus nous voyons l’interdépendance des deux dimensions « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » selon YHWH applicables au Nouvel Adam mais aussi obligatoirement à Sa Nouvelle Eve !

b. Le « Guerrier-Roi selon YHWH

Nous avons démontré dans le premier chapitre la surprenante dimension « Guerrier-Roi » d’Adam et d’Eve. Intervient alors la chute où ils perdent partiellement cette prérogative. En effet nous lisons en Genèse 3:15 la Parole adressé par YHWH au Serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité (ZaRaH : semence, postérité, descendance). Celle-ci t’écrasera (SHOUPH : écraser, meurtrir, viser, blesser mortellement) la tête et toi tu lui blesseras le talon (HaKeV : talon, pas). »

Nous constatons tout d’abord clairement l’état de guerre entre la postérité du Serpent (Cf. Genèse 6:1-5) et celle d’Eve. Donc la dimension « Guerrier-Roi » ne fut en principe pas totalement retirée de l’être humain au même titre celle de « l’Amour-Bonté ». Mais il sera très largement affaibli et devra souffrir jusqu’à la mort. Il évoluera dorénavant dans la faiblesse de sa situation intermédiaire dans le cadre de l’espace-matière-temps, pouvant certes ici et là obtenir des victoires contre l’Ennemi s’il est un tant soit peu fidèle à YHWH.

Ensuite, en général l’interprétation habituelle de ce verset des chrétiens dit qu’il s’agit de Jésus le Messie mort sur la croix (=morsure du Serpent au talon de la descendance d’Eve) qui est en même temps l’acte qui a écrasé la tête du Serpent. Ce n’est que partiellement exact. D’un point de vue juridique, en effet, la tête du Serpent dorénavant condamné sans appel est écrasée mais malheureusement pas dans l’application à ce jour : il suffit de considérer l’histoire depuis l’événement de la croix, l’actualité et ce qui semble nous attendre pour comprendre que le Serpent-Dragon a pu rester au 2ème ciel pour toujours encore avoir la puissance d’être le Prince de ce monde. De plus il peut encore apparaître devant le Trône de YHWH pour nous accuser et nous combattre atrocement par voie de conséquence (Apocalypse 12:10c et les versets précédents).

Pourtant Jésus tient les clés de l’Hadès et de la Mort entre Ses mains ! (Apocalypse 1:18b). Nous pourrions dire : « Mais qu’attend-t-Il pour manifester Son côté « Guerrier-Roi », Son autorité, Sa puissance effective aux yeux de toute la création puisqu’Il a tous les atouts (clés) entre Ses mains ? »

Il a donné une réponse très claire notamment au début de l’Apocalypse tout d’abord en apparaissant à Jean sous Son aspect glorieux avec entre autres Ses dimensions de « Guerrier-Roi » :

 

  • Le glaive qui sortit de Sa bouche (Apocalypse 1:16b ; Apo 2:12)
  • Ses yeux tels une flamme de Feu (Apocalypse 1:14b ; Apo 2:18b)

Par là Il voulut donner une première réponse en démontrant à Jean et aux Églises qu’Il était le « Guerrier-Roi », le nouvel Adam restauré qui était dorénavant plus puissant que le Dragon et la Mort, ceci parce qu’Il était en même temps Dieu (Premier et dernier, le Vivant) et qu’Il était mort sur la croix et ressuscité pour l’éternité ! (Apocalypse 1:17b-18).

A partir de là surgit la deuxième réponse par rapport à l’application et la mise en œuvre. Celle-ci ne sera possible qu’à partir du moment où l’AUTRE PARTIE de la postérité d’Eve à savoir évidemment le Peuple élu, l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise, la nouvelle Eve sera, aux côtés de son Epoux, en état et en position d’écraser la tête du Serpent dans les faits, dans l’application de la peine à laquelle il fut condamné.

Il se trouve que Jésus est de la postérité de la première Eve et Il est en état et en position, en ce qui Le concerne, d’aller plus loin à savoir dans l’application, le combat victorieux effectif contre le Dragon-Serpent et ses acolytes. Mais Il Lui FAUT ATTENDRE l’autre partie de la postérité d’Eve pour passer avec elle dans l’application du jugement prononcé à l’encontre du Serpent !

Il faut absolument, conformément à la justice parfaite de YHWH et de Sa Parole (Genèse 3:15) que L’ENSEMBLE DE LA POSTERITE D’EVE refasse concrètement le chemin/distance inverse pour la reconquête du Paradis.

Quel est ce chemin/distance inverse ? Le premier Adam par désobéissance, faiblesse et négligence, a mangé le fruit défendu qu’Eve lui avait tendu et a parcouru un chemin/distance d’éloignement d’avec YHWH lors de sa chute.

Jésus-Christ, en tant que second Adam, a depuis 2000 ans environ, refait victorieusement le chemin/distance inverse parcouru par le premier Adam. Il est effectivement revenu s’asseoir sur le Trône à la droite du Père et a en même temps ouvert le chemin/distance pour Son Epouse par Son sacrifice expiatoire !

Il faut nonobstant, au nom de la justice parfaite de YHWH et selon Sa Parole, que l’autre partie de la postérité (8ème Eglise, Eglise des Vainqueurs graciée, justifiée, métamorphosée, montée) de la première Eve fasse de même réellement le chemin/distance inverse que ladite première Eve avait parcouru lors de sa chute sous l’emprise de la séduction. Il lui faut obligatoirement concrètement s’asseoir sur Trône (Apocalypse 3:21) et devenir « Guerrière-Reine » aux côtés de son Epoux « Guerrier-Roi ».

Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que les conditions concrètes seront remplies pour l’application de la condamnation prononcée contre le Serpent-Dragon et ses acolytes !

Apocalypse 6:2, Apo 12:11ss, Apo 14:4b ; Apo 17:14, Apo 19:14a démontrent cette nécessité incontournable sans laquelle rien, strictement rien ne se passera sans que l’autre partie de la postérité d’Eve à savoir l’Eglise des Vainqueurs soit en place aux côtés de son divin Epoux sur le Trône pour accomplir la part qui lui revient depuis le début.

C’est pourquoi Jésus-Christ Glorifié l’ATTEND depuis 2000 ans. Il aurait voulu ne pas attendre et que cela se passe dès le début au plus tard en 92 quand Il S’était plus spécialement adressé à l’Apôtre Jean. Mais cela ne dépendait pas de Lui mais uniquement de l’obéissance et de la repentance de l’Eglise de l’époque qui persista dans le refus. Ainsi le Messie « Guerrier-Roi » suivait de près le Messie « Amour-Bonté » des Évangiles. Il correspond donc au Messie de l’Ancien Testament. Mais il Lui aurait fallu l’autre partie de la postérité d’Eve pour concrétiser tout de suite l’écrasement de la tête du Serpent-Dragon !!! Ceci expliquant cela !

Même après 2000 ans, nous affirmons que cela se passera car c’est écrit ! D’abord le Dragon et ses acolytes seront éjectés des lieux célestes d’après Apocalypse 12:10-11 et ensuite ils seront éjectés de la terre d’après Apocalypse 19:11-20.

Voilà ce qui aurait dû se passer très rapidement après la période où Jésus disait à ses auditeurs d’aimer les ennemis, de pardonner etc… Chaque instant de ces 2000 années d’attente fut, est et sera un instant de trop vu les souffrances de l’Eglise et d’Israël depuis cette période. YHWH, parce qu’Il est Amour, n’est pas un sadique mais un Père qui depuis le début voulait donner les moyens du « Guerrier-Roi » pour qu’on s’en sorte ! La liberté de choix sans laquelle l’Amour-Bonté n’est pas possible explique cette douloureuse attente de l’Époux qui est tellement amoureux de Son Epouse qui a choisi de ne pas venir Le rejoindre à ce jour !

Nous citerons Apocalypse 17:14 qui nous semble fonder clairement notre propos : « Ils (ennemis) combattront contre l’Agneau et l’Agneau les vaincra parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui (Eglise des Vainqueurs la seule à se trouver auprès de Lui, l’autre partie de l’Eglise vaincue étant restée sur terre ; Apocalypse 13:7+9-10) les vaincront aussi. »

Jésus-Christ est l’incarnation parfaite à la fois de « l’Amour-Bonté » et du « Guerrier-Roi ». Mais d’après la Parole de YHWH au Serpent, juste après la chute, Il est obligé d’attendre celui ou celle qui entend ce que l’Esprie dit, se repent et bénéficie des promesses de la métamorphose et de la montée pour former l’Eglise des Vainqueurs placée auprès de Lui, l’autre partie de la postérité d’Eve. Celle-ci pourra alors parfaitement revêtir les deux caractéristiques « Amour-Bonté » et « Guerrière-Reine » car elle aura parcouru avec succès en sens inverse le chemin-distance de séparation d’avec YHWH qu’Eve avait parcouru lors de la chute. Elle pourra, avec Jésus, effectivement et définitivement vaincre en écrasant la tête du Serpent !

 

 

Conclusion

« Amour-Bonté » ? Oui et mille fois oui, car il est le « plus grand » mais pas sans le « Guerrier-Roi » avec Sa « Guerrière-Reine » pour que Jésus puisse réellement se manifester et être vécu ! Cela aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps donc c’est et restera « pour maintenant au plus tard »…

 

En Jésus, Martin BUSCH

117. La démarche Gédéon

INTRODUCTION

« Les enfants d’Israël firent ce qui est mal aux yeux de YHWH et YHWH les livra dans la main de Madian pendant sept ans. La main de Madian fut puissante (HaZaZ : puissant, fort, ferme) contre Israël. A cause de Madian, les enfants d’Israël creusaient des souterrains dans les montagnes et les rochers escarpés. » (Juges 6:1-2 ; Trad. Litt.).

Les enfants d’Israël, à nouveau dans le péché et l’idolâtrie, étaient dans l’étau de Madian qui les pillaient et les oppressaient terriblement.

Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec Apocalypse 6:16 : « …ils disent aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous… » où la première partie de la Grande Tribulation avec les guerres, les crises économiques, les persécutions des croyants fidèles auront sévi terriblement (Apocalypse 6:3-16). A ce moment-là une première partie de l’Eglise des Vainqueurs sera déjà montée puis entrée en action (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2). Elle obtiendra les victoires du plus grand réveil mondial dont il est question en Apocalypse 7 suivi de la seconde montée de la foule innombrable devant le Trône (Apocalypse 7:3-17).

Nous allons proposer ici un parallèle cyclique (Cf. Histoire = ressort avec ses dimensions linéaires et cycliques parallèles à la fois) entre Gédéon, ses soldats et la première partie de l’Eglise des Vainqueurs : en effet cette Eglise sera massivement utilisée pour la délivrance de milliards de personnes de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:8+14b). Gédéon et ses quelques 300 soldats seront utilisés pour la délivrance de l’ensemble du Peuple d’Israël de l’oppression de Madian et de leurs alliés (Amalek et les fils d’Orient ; Juges 6:3).

La structure cyclique de l’histoire de Gédéon ressemble « étrangement » à la structure cyclique de l’histoire principalement relatée dans les premiers chapitres de l’Apocalypse. Entre les deux cercles en quelque sorte parallèles du ressort il y a simplement aujourd’hui une « distance linéaire » d’environ 3000 ans. Nous ferons un va et vient constant entre les deux cercles durant notre propos.

 

 

1. La période prophétique

« Lorsque les enfants d’Israël crièrent à YHWH au sujet de Madian, YHWH envoya un prophète aux enfants d’Israël. Il leur dit : Ainsi parle YHWH, l’ELoHiM d’Israël : Je vous ai fait monter d’Égypte et je vous ai fait sortir de la maison des esclaves. Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous ceux qui vous opprimaient ; je les ai chassés devant vous et je vous ai donné leur pays. Je vous ai dit : Je suis YHWH, votre ELoHiM ; vous ne craindrez point les dieux de l’Amorite dans le pays desquels vous habitez. Mais vous n’avez pas écouté ma voix. » (Juges 6:7-10).

La recherche de YHWH accompagnée de repentance engendre toujours tôt ou tard une période prophétique où YHWH recommence à parler et à envoyer son ou ses prophètes pour remettre les pendules à l’heure et permettre une issue salvatrice et/ou une délivrance.

Ces versets sont clairement à mettre en parallèle avec la période prophétique depuis la diffusion du texte de l’Apocalypse par l’Apôtre Jean aux églises de l’époque à celles de nos jours. L’appel à la repentance était, est et restera toujours d’actualité.

Aujourd’hui nous y sommes d’autant plus que le message prophétique de délivrance pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs est à nouveau clairement diffusé avec un appel pressant à la repentance des chrétiens en vue de la montée. Il s’agit d’écouter Jésus-Christ Glorifié, d’être transfiguré au niveau du corps pour être rendu capable par la montée d’être opérationnel à partir d’En-Haut pour le premier combat durant la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2). Dans quel but ? Celui d’opérer victorieusement la délivrance des Juifs messianiques et de la foule de chrétiens qu’on ne peut dénombrer, subissant les affres de la Grande Tribulation, cette dernière se mettant inexorablement en place sous nos yeux. Cette période est à mettre en parallèle avec la situation terrible des Israélites de l’époque de Gédéon. Comme dit, la période prophétique introduit toujours une solution pour aller plus loin avec le Seigneur.

 

 

2. « Vaillants Guerriers »

« Puis vint l’Envoyé de YHWH et il s’assit sous le térébinthe d’Ofra qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment dans le pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’Envoyé de YHWH se laissa voir et lui dit : YHWH est avec toi, vaillant (GiBOR : vaillant, puissant, héroïque, de combat, vainqueur) guerrier (HaYiL : homme armé, capable, héros, vertueux, brave) ! » (Juges 6 :11-12 Trad. Litt.).

L’Envoyé de YHWH vint s’asseoir sous un térébinthe faire tranquillement causette avec Gédéon et lui délivrer un message.

Gédéon par contre se comportait comme un stressé qui, le plus vite possible, voulait « planquer » la récolte vitale de blé. Il battait le blé dans le pressoir à l’abri des regards des terribles occupants madianites qui procédaient constamment à des razzias. Cela se faisait normalement dehors à l’aire exposée au vent pour séparer le grain de la paille. Cette opération se voyait donc de loin quand la paille et la poussière volaient alors que le grain tombait directement à terre pour ensuite être engrangé ! Il ne fallait pas par conséquent que les occupants puissent voir qu’il y avait du blé à voler dans le coin.

Gédéon était à ce moment-là très loin de vouloir faire causette, de surcroît avec un inconnu. S’il n’arrivait pas à cacher sa récolte, lui et sa famille risquaient ni plus ni moins de mourir de faim durant les mois suivants. Gédéon se comportait comme un survivant, un pauvre petit paysan résigné face à une situation terrible à laquelle il pensait ne rien pouvoir changer.

L’Envoyé dit alors au « paysan opprimé, courbé à sa tâche », à Gédéon : YHWH est avec toi, vaillant guerrier. Non mais, c’est une blague !

Aujourd’hui les bureaux des responsables d’églises sont les bureaux des plaintes, des maladies, des souffrances et des misères de toutes sortes des chrétiens qui au final ne connaissent malgré tout pas beaucoup de délivrances. Les chrétiens courbent par conséquent l’échine face aux maladies, aux pressions et aux impondérables de la vie. Alors voilà, il faut tenir le coup tant bien que mal souvent courbés, certes avec le Seigneur pour les chrétiens, en attendant des jours peut-être meilleurs… ! Alors la Parole de YHWH à Gédéon n’est-elle pas aussi une « blague » si on l’actualise pour nous alors qu’on « subit » les aléas de la vie ici-bas ?

Allons plus loin avec cette Parole qui ne nous dit pas seulement « YHWH est avec toi » mais en plus nous offre la SOLUTION-CONCRETISATION REELLE, EFFECTIVE : GiBOR HéHaYiL ! La solution pour Gédéon et Israël c’était la « métamorphose » d’un paysan opprimé, courbé en un guerrier vainqueur, héroïque ! Eh bien… !

Voilà de quoi il s’agit ! On est souvent réduit à dire : « Le Seigneur est avec toi », « Je prierai pour toi, je penserai à toi pour que tu tiennes le coup, cela finira bien par passer » sans plus. Il est évident qu’on est incapable de vivre la vraie solution concrète : GiBOR HéHaYiL, que nous traduirons par ce texte de l’Apocalypse : « …et voici un cheval blanc et celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6:2). Voilà la solution réelle !

Oui mais, le problème, comment cela se fera-t-il ? L’histoire de Gédéon nous aidera à répondre à cette question qu’il a d’ailleurs lui-même soulevée de différentes manières face à l’Envoyé dans un souci évident d’honnêteté, d’authenticité et de vérité. Gédéon fut un homme de foi (Hébreux 11:32) qui, s’il avait vécu à notre époque, aurait sûrement refusé nos incantations liturgiques (« Le Seigneur soit avec vous… et avec votre esprit ») ou ces prophéties pieuses évangéliques-charismatiques de bénédictions pour la plupart soi-disant de foi mais s’avérant par la suite impuissantes et vides d’effets. Nous sommes par contre appelés à être très reconnaissants au Seigneur quand il se passe malgré tout ici et là des miracles et des réveils et quand des solutions concrètes se mettent en place. Toutefois, c’est trop rare par rapport aux promesses du Nouveau Testament.

 

 

3.Partir de la réalité telle qu’elle est vraiment sans vouloir se mentir

Gédéon était un homme de la terre qui avait les pieds sur terre. Il va donner des arguments qui partent de constatations basiques d’évidences face à ce qui pourrait être de belles paroles sans suite. Elles auraient pu éventuellement flatter son petit ego personnel : YHWH est avec lui et le traite de vaillant guerrier donc il aurait pu se croire doté d’une sorte « d’infaillibilité » ne pouvant qu’aboutir à la tyrannie ou alors au rejet des autres avec éventuellement l’échec catastrophique et la mort à la clé. Etant considéré comme un vaillant guerrier, il aurait déjà pu se voir revêtu d’une armure étincelante pourfendant du madianite et autres ennemis et en tirer une propre gloire de toute façon illusoire. Non, Gédéon partit de sa réalité telle qu’elle se présentait à lui de façon réaliste donc responsable. Il ne voulut ni se mentir à lui-même ni à autrui et savait très bien où il en était vraiment. Il était un paysan opprimé en simple situation de survie qui risquait de ne pas pouvoir rentrer sa récolte et qui avait plutôt besoin de se cacher. Que répondra-t-il à l’Envoyé de YHWH ?

 

 

a. Le sain réalisme

« Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, si YHWH est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous ont-elles atteintes ? Et où sont toutes ces merveilles que nos pères nous ont racontées, en disant : YHWH ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Égypte et maintenant YHWH nous a délaissé et il nous livre entre les mains de Madian ! » (Juges 6:13 ; Trad. Litt.).

Gédéon n’y alla pas par quatre chemins. Avec tout le respect qu’il avait pour son interlocuteur qu’il nomme Seigneur ou ADoNaï, il commence par lui dire : « Pardon ou excuse-moi », c’est-à-dire qu’il s’excusait parce qu’il ne se sentait pas tout à fait à même d’entrer dans ce qui pouvait apparaître comme un triomphalisme léger dans le discours de son interlocuteur. Les merveilles et prodiges de la sortie d’Égypte étaient du passé, du souvenir, étaient du domaine des pères mais n’étaient plus d’actualité. Pour lui, YHWH avait abandonné le Peuple d’Israël en le laissant toujours encore sous la coupe des Madianites malgré le fait qu’il ait crié à Lui et se soit adressé à Lui.

De même nous pouvons dire aujourd’hui, malgré le réveil charismatique et les nombreuses repentances, où sont les miracles abondants du Nouveau Testament et surtout la promesse de Jésus disant que nous ferions de plus grandes choses que Lui ? (Jean 14:12). Cela fait depuis 2000 ans qu’on tourne en rond de réveil en sclérose et de sclérose en réveil pour revenir dans la sclérose et ainsi de suite mais sans vraiment faire davantage que Jésus Lui-même. Nous restons prisonniers de l’espace-matière-temps, les nuages noirs des malheurs, des difficultés au niveau mondial s’amoncellent à l’horizon. Les signes avant-coureurs de la Grande Tribulation sont évidents. La situation de péché et de mélanges de toutes sortes ont atteint et atteignent l’Eglise. Des « autels à Baal côtoient ceux à YHWH » et nous pourrions noircir des pages et des pages sur le sujet. Osons dire et analyser les choses telles qu’elles sont à la manière de Gédéon ! C’est un bon début ! Être vrai, honnête, authentique et voir les choses telles qu’elles sont, nous semble être une attitude saine et loin de ce qu’on pourrait appeler du délire religieux qui a déjà fait tant de mal à l’Eglise.

L’Envoyé avait dit à Gédéon que YHWH était avec lui personnellement. Mais Gédéon, dans son discours, passa d’emblée au Peuple d’Israël et de sa destinée présente. Il était solidaire de son Peuple et osa poser à juste titre la question du « grand pourquoi ». Par ailleurs, il essaya en quelque sorte de l’excuser, de le justifier et de le défendre. C’était en fait une attitude d’amour et de foi pour le Peuple d’Israël, nonobstant toujours encore Peuple élu de YHWH, qui ressemblait à celle de Moïse et des prophètes. Ceux-ci savaient pertinemment que la crédibilité et l’honneur de YHWH était en jeu et d’une certaine manière liée à la pérennité de l’existence de Son Peuple même infidèle.

Peut-être certains diront au contraire que Gédéon était incrédule et qu’il aurait dû d’emblée entrer par la foi dans le discours de l’Envoyé. Mais cette affirmation ne tient pas face au jugement postérieur de la Parole de Dieu en Hébreux 11:32, où il est mentionné avec les autres héros de la foi et pour les raisons énoncées plus haut.

Gédéon était simplement un homme, un vrai, les pieds sur terre, membre du Peuple d’Israël sur sa terre promise qu’il aimait et il ne voulait pas se la jouer tout seul. Il était franc et direct, solidaire de la souffrance de son Peuple. Cela, YHWH le savait et au final l’appréciait, c’est pourquoi Il l’avait probablement choisi ! Pour couronner le tout nous remarquons que l’Envoyé était en fait YHWH Lui-même, probablement Jésus (à la fois Envoyé et YHWH), d’après le verset 14 où il donna Sa réponse :

« YHWH se tourna vers lui et dit : Va dans ta force (BeCoaHKa : Be=dans ; Ka=de toi ; CoaH=force humaine, puissance, richesse, pouvoir) et avec celle-ci tu sauveras Israël de la main de Madian ; ne t’ai-je pas envoyé ? » (Juges 6:14 ; Trad. Litt.)

Cette réponse était quasiment choquante : le jeune pauvre paysan opprimé, en situation de survie devait y aller avec sa propre force, les moyens ridicules du bord. C’est très exactement ce que dit le texte. N’était-ce pas se moquer du monde ? Eh bien non !

En fait ce qui importait : c’était que ce soit YHWH qui envoie mais il fallait commencer par y aller avec ses propres forces, ses « propres pains et poissons » (Cf. Multiplication des pains).

C’est le début de la vraie foi qui enclenche le miracle ! La Parole de YHWH commence par mettre en branle nos propres forces et moyens aussi minimes soient-ils ! En effet YHWH veut nous faire participer à tout prix à Son plan de façon volontaire quelle que soit notre situation concrète de départ ! Il part toujours du réel basique qui nous concerne directement au plus près. Il veut absolument éviter que nous jouions un jeu fût-il d’apparence religieuse !

Mais la Parole de YHWH va encore plus loin car Il dit qu’avec cette force qui est de tout évidence une force « de nul », Gédéon allait sauver Israël de Madian !!! Alors là c’est le comble du comble ! Mais en même temps, YHWH avait très bien compris l’analyse réaliste de la situation de Gédéon. Il partit justement de la réalité concrète de Gédéon qui était humainement parlant ni plus ni moins catastrophique.

Aujourd’hui l’Eglise est physiquement prisonnière de l’espace-matière-temps donc en position catastrophiquement défavorable face à l’Ennemi, Prince de ce monde (comme Israël face à Madian) qui occupe encore une partie des lieux célestes (= 2ème ciel ; à l’époque de Gédéon cela « correspond » à l’occupation d’une partie du Pays promis) ce qui lui donne un avantage évident et décisif. L’état du monde à travers l’Histoire et aujourd’hui pour ne pas dire ce qui semble nous attendre demain, en est la preuve par neuf. Humainement, il n’y a apparemment aucunement possibilité pour s’en sortir, c’est la situation actuelle, la réalité. Il est capital de voir la réalité en face telle qu’elle est et ne pas se faire des illusions et des films exactement comme Gédéon et avec lui le Seigneur !

C’est pourquoi Jésus Glorifié est parti de la situation concrète pas très brillante de chacune des 7 églises. Il ne les a pas caressés dans le sens du poil… Mais Il leur a aussi proposé une issue, une solution, une Bonne Nouvelle pour leur dire que le chemin pour être vainqueur, pour monter, pour sortir de l’impasse espace-matière-temps était ouvert.

Il faut donc commencer par écouter ce que l’Esprie a à nous dire, accepter Sa Parole, se repentir, changer d’avis, de conception, puis y aller avec nos faibles forces actuelles. Mais en même temps, comme il s’agit de Son projet, c’est Lui qui nous envoie pour monter à la Salle du Trône, pour ensuite partir en vainqueur pour vaincre. Donc cela s’accomplira !

Mais la petite discussion entre YHWH et Gédéon n’est pas terminée car ce dernier n’est pas encore à court d’arguments : « Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, comment sauverai-je Israël ? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé et je suis le plus jeune dans la maison de mon père. » (Juges 6:15).

Sa famille n’était pas influente vu sa pauvreté. Alors comment pourrait-il s’imposer et prendre la direction d’une armée issue de toutes les autres familles d’Israël ?

De plus il était le plus jeune. Traditionnellement à l’époque, le plus jeune de la famille n’avait rien à dire sachant que c’était le fils aîné qui héritait et était appelé à diriger le clan à la disparition du père. Bref Gédéon avait tout sauf la notoriété requise pour commencer quoi que ce soit.

A l’époque, l’Apôtre Jean était persécuté en exil à Patmos avec très peu d’influence sur l’ensemble de l’Eglise à cause des Diothréphistes (3 Jean 9).

Actuellement, les chrétiens prêchant la délivrance avec le salut du corps pour aujourd’hui, la montée pour aujourd’hui et la suite pour quasiment demain, pourraient presque se compter sur les doigts de la main.

Mais que dit YHWH à Gédéon, que nous dit-Il ?

« YHWH lui dit : car je serai avec toi et tu battras Madian comme un homme, (KeISCH comme un homme) un (EHaD). » (Juges 6:16 ; Trad. Litt.).

YHWH lui répéta qu’Il serait avec lui et qu’il battrait Madian. Oui, mais !

Toutefois la suite du texte original est une véritable révélation : comme (Ke) un homme (ISCH = mâle, homme) est la première partie de la révélation à savoir que YHWH, comme déjà dit, considère Gédéon comme un « mâle », un homme, un vrai, authentique, honnête, qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas, qui ne se fait pas de film sur lui-même ou la situation environnante.

Ensuite vient la deuxième partie de la révélation, nous en dirions le clou : EHaD, UN mis en apposition est un qualificatif qui est en général attribué à YHWH Lui-même : « Ecoute Israël, YHWH notre ELoHim, YHWH (un) EHaD » (Deutéronome 6:4). Dans ce passage capital, l’apposition d’EHaD est identique à Juges 6:16 mais elle est simplement apposée à YHWH au lieu de l’être à ISCH (homme). Mais « EHaD » (= un, premier, autre) ne signifie pas seulement un dans le sens d’une unité parfaite signifiant et impliquant la toute-puissance mais signifie aussi par extension le divin (premier, autre ; cf. Tout Autre).

Autrement dit Gédéon battra Madian parce que le fait que YHWH soit avec lui implique que Gédéon deviendra comme YHWH c’est-à-dire EHaD !!! Voilà ce que signifie réellement la Parole de YHWH adressée à Gédéon. Quelle révélation !

Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec la glorification, la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône qui sont ici signifiées par EHaD, indispensables pour vaincre « notre Madian » du 21ème siècle ! (Apocalypse 6:2).

Nous savons par ailleurs que notre Ennemi est à l’opposé le diviseur. Cela trouvera sa démonstration évidente quand les soldats du camp ennemi d’Israël s’entretueront.

 

 

4. L’identification

Dans tout processus prophétique et rencontre, il est toujours indispensable d’identifier, de savoir à qui et à quoi on a à faire.

 

a. Grâce et miracle

« Gédéon lui dit : Si j’ai trouvé grâce (HeN : grâce, faveur, acceptation) à tes yeux, donne-moi un signe (OTH : signe, prodige, miracle) que c’est toi qui me parles. Ne t’éloigne pas d’ici jusqu’à ce que je revienne auprès de toi, que j’apporte mon offrande et que je la dépose devant toi. Et YHWH dit : Je resterai jusqu’à ce que tu reviennes » (Juges 6:17-18).

La grâce et le miracle sont ici absolument considérés comme indissociables et doivent prouver l’identité de YHWH.

On ne peut parler de la grâce de Dieu, de Sa faveur, de Son acceptation s’il n’y a pas de miracle, de signe, de prodige ! Gédéon, à juste titre, comme il l’avait plus ou moins laissé entendre dès le départ, ne voulait pas de mots, de paroles qui ne soient pas confirmés par le miracle. La sortie d’Egypte était un miracle et confirmait que YHWH était le vrai ELoHiM (Dieu) ! Gédéon n’en veut pas moins plusieurs centaines d’années plus tard. Il savait évidement que cela passait par l’offrande préalable comme ce fut le cas du sacrifice de l’Agneau Pascal avant la délivrance du passage de la Mer Rouge et la suite. Il proposa par conséquent le « sacrifice-repas pascal » préalable avant le signe ou prodige. Il laissa toutefois à « l’Inconnu » une porte de sortie en lui disant d’attendre qu’il revienne avec l’offrande, car si « l’Inconnu » n’avait pas été YHWH et donc incapable de faire un miracle, il serait parti vite fait.

Gédéon avait par conséquent une vision juste des choses et voulait absolument avoir à faire au vrai ELoHiM (Dieu), c’est-à-dire à YHWH !

Ainsi le ministère de Jésus, l’Eglise primitive et l’Eglise charismatique ont dans une bonne mesure, démontré et démontrent cette indissociabilité de la grâce et du miracle précédés du Sacrifice parfait de l’Agneau sur la croix. Mais comme dit, l’Eglise ne fait pas de plus grandes choses que Jésus comme annoncé, c’est-à-dire que la grâce et les miracles ne vont malheureusement pas grandement de pair. On galvaude des hypocrites « le Seigneur soit avec toi » sans pouvoir passer effectivement au miraculeux « vaillant guerrier », on parle de « grâce infinie » sans pouvoir affirmer honnêtement la nécessité de la confirmation systématique par les miracles qui pourtant était déjà à l’ordre du jour en Marc 16 :20 déjà quelques années avant la révélation donnée par Jésus-Christ Glorifié. C’est pourquoi il y a beaucoup trop de problèmes dans l’Eglise.

Gédéon ne voulait pas d’un Dieu, qui a fait certes des merveilles dans le passé au moment de la sortie d’Egypte, mais qui laissait le Peuple de son époque à lui dans la panade. Il dit que si c’est effectivement YHWH qui lui avait parlé et lui avait fait grâce, il lui fallait un signe, un prodige, un miracle maintenant.

Voilà une saine manière d’identifier YHWH !

En ce qui nous concerne et l’Eglise depuis le début de l’Apocalypse, seul Jésus Glorifié avec Son projet de nous faire monter et de nous envoyer à partir d’En-Haut dans le monde, est une issue valable. Il s’agit là pour nous du seul moyen d’être capables de prêcher la vraie grâce qui sera assurément suivie d’authentiques confirmations systématiques par les signes et les miracles ! L’abondance en sera inédite et ainsi se réalisera la promesse de Jésus que nous ferions de plus grandes choses que Lui !!!

L’exigence et la foi de Gédéon sont pour nous un exemple à suivre ! Seul le projet de Jésus Glorifié énoncé nous apporte la vraie solution et la possibilité de prôner et d’expérimenter l’indissociabilité de la grâce et du miracle ! Celle-ci nous permet d’identifier réellement YHWH mais il y a encore d’autre critères.

b. Le sacrifice et le Feu dévorant

« Gédéon alla préparer un chevreau et fit avec un épha de farine des pains sans levain. Il mit la chair dans un panier et le bouillon dans un pot, les lui apporta sous le térébinthe et les présenta. L’Envoyé d’ELoHiM lui dit : Prends la chair et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le bouillon. Et il fit ainsi. L’Envoyé de YHWH avança l’extrémité du bâton qu’il avait à la main et toucha la chair et les pains sans levain. Le feu monta depuis le rocher qui mangea la chair et les pains sans levain. (Juges 6:19-22).

Le sacrifice expiatoire était et reste la clé pour rencontrer YHWH. La croix est, reste et restera incontournable. Le rocher, Christ (1 Corinthiens 10:4), indissociable du Sacrifice durant lequel coula Son Sang, l’Agneau Pascal, sont la base. Cela correspondit à la signification de l’ordre de l’Envoyé de poser la viande, les pains azymes sur le rocher et d’y verser le jus.

Remarquons que l’expiation sacrificielle comporte un mouvement de haut vers le bas : l’Agneau-Chevreau s’affaisse, le sang, le jus coulent de haut en bas. C’est le prix à payer. Christ est venu d’En-Haut vers ici-bas et a payé avec Ses meurtrissures et Son Sang. C’est la grâce, c’est la base, la fondation de l’identification. Là tous les chrétiens sont d’accord et c’est fondamentalement parfait et satisfaisant. Mais il se trouve qu’on ne vit pas dans la fondation d’une maison sauf exception… La fondation tient certes tout le reste et est solidement enfoncée dans le sol mais on n’y vit pas : on vit au rez-de-chaussée et aux étages ! C’est pourquoi on construit sur une base pour en faire un ou des lieux de vie à la lumière du Soleil, du Feu !

Là nous passons d’un mouvement du bas vers le haut !!! Il est clairement écrit que le Feu MONTA !!! Mais il est aussi écrit qu’il MANGEA (AKaL : manger, dévorer) les éléments du sacrifice d’ordre pascal de Gédéon. (L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël. Exode 24:17…car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Hébreux 12:29 ; Trad. Segond).

C’est pourquoi le baptême de Feu « mange » littéralement notre corps mortel pour le glorifier et le métamorphoser dès à présent comme le corps crucifié de Jésus fut « mangé » par le Feu et la Lumière de la résurrection et de la glorification. Au même titre que la croix n’est rien sans la résurrection du corps de Jésus (Cf. 1 Corinthiens 15) la grâce issue de cette croix n’est rien sans les conséquences en découlant à savoir entre autres la métamorphose miraculeuse de notre corps par le Feu qui va du bas vers le Haut exactement comme c’est le cas de la montée qui nous mène tout autant d’en-bas vers En-Haut.

Le fait que le Feu ait « mangé, dévoré » le sacrifice de chair terrestre montre qu’il est nécessaire à présent de passer complètement et totalement à cette nouvelle dimension indispensable pour la mise en route de la délivrance et de la victoire. Nous pensons bien entendu particulièrement au baptême de Feu et de Gloire (Apocalypse 1:17-18) institué par Jésus Glorifié qui remplace, « mange », le baptême d’eau et la Ste Cène par le Feu et la Gloire (Apocalypse 3:20) tout autant institués par Jésus Glorifié. Le Baptême et la Cène de Feu et de Gloire remplace, « mange » le baptême avec l’eau et la Ste Cène avec le pain et le vin. La base reste Son sacrifice, l’Agneau immolé en 33 environ mais le but ultime n’est ni l’eau, ni le pain et le vin. Le Baptême et la Ste Cène avec les éléments terrestres furent l’objet de disputes et de controverses sanglantes entre les chrétiens dans le passé. Nous avons là la preuve que nous n’avons pas atteint le but qui consiste à être baptisés, dans le Feu à manger le Corps et le Sang glorieux de Feu pour être transfigurés et ainsi pouvoir monter En-Haut. Ephésiens 4 :8-10 nous parle des « captifs » que Jésus dans Sa montée a emmenés !!! Seul ce mouvement de bas en Haut sera notre délivrance effective !

Par ailleurs, le bâton que l’Envoyé et YHWH à la fois (Jésus) avait à la main nous fait penser au bâton de Moïse et d’Aaron avec lequel ils firent des signes et des prodiges, à celui de Jésus Chef de guerre (Apocalypse 19:15) et à celui de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:24 ; Apo 12:5). Le Feu « au bout du bâton » est à la fois un feu de jugement pour les impies et de bénédiction pour les fidèles. Il sera aussi tel un sceptre pour diriger les nations dans l’autorité du Feu divin notamment durant le Millénium.

 

c. La rencontre qui permit l’identification ultime par Gédéon suivie du SHaLOM

« L’Envoyé de YHWH alla (HaLaK : aller, s’éloigner, marcher, parcourir) loin de ses yeux. Gédéon vit que c’était l’Envoyé de YHWH, il dit : Ah, ADoNaÏ YHWH, car j’ai vu l’Envoyé de YHWH face à face. Et YHWH lui dit : SHaLoM à toi, pour que tu ne craignes pas, tu ne mourras pas. Gédéon bâtit là un autel à YHWH et lui donna pour nom YHWH SHaLOM : il existe encore aujourd’hui à Ofra, qui appartenait à la famille d’Abiézer. » (Juges 6:22-24).

Au moment de la manifestation du Feu et où YHWH s’éloigna de Gédéon, et non pas disparut, il se rendit compte qu’il avait réellement rencontré et vu YHWH face à face ce qui pour lui, dans son corps déchu, aurait signifié la mort.

Mais YHWH de loin lui donne le SHaLOM ce qui était bien plus que la paix.

Il s’agit en fait pour nous de la parfaite santé, de l’abondance, de la plénitude, de l’immortalité, de la gloire, du Feu (Cf. immortalité, glorification, métamorphose du corps), bref de tout ce qui émane de YHWH Lui-même en termes de bénédictions !

Ce SHaLOM fut accordé à l’Apôtre Jean au moment où Jésus-Christ Glorifié le rencontra (Apocalypse 1:17). Il lui permit par la suite d’écrire (Apocalypse 1:19), de « monter » (Apocalypse 4:1-2), de voir et de communiquer l’ensemble de l’Apocalypse.

Les Paroles de YHWH suivies du sacrifice expiatoire et de substitution permirent une première identification partielle préalable de YHWH par Gédéon mais c’est bien la suite à savoir la manifestation du Feu et de la Gloire qui permit l’identification totale et déterminante d’après les Paroles de Gédéon lui-même.

Cette manifestation correspond très exactement à la Révélation ou Apocalypse ultime dans laquelle nous sommes aujourd’hui appelés à nous situer pour entre autres « revisiter » et « identifier » à partir de là l’ensemble des textes bibliques précédents.

Cela correspond clairement à la démarche de Gédéon initiée par YHWH Lui-même.

Cela correspond tout aussi clairement à la démarche de l’Apôtre Jean initiée par Jésus-Christ Glorifié à la fois l’Envoyé et YHWH Lui-même.

Cela doit absolument correspondre à notre démarche toujours initiée par Jésus-Christ Glorifié et qui nous fut transmise par l’Apôtre Jean à travers le texte de l’Apocalypse.

5. Passage à l’action purificatrice au niveau « d’Israël – Eglise »

YHWH n’attendit pas longtemps pour plonger Gédéon dans l’action dès la nuit suivante, car Il lui ordonna de démolir l’autel à Baal de son père et d’abattre le poteau sacré (ASHeRa probablement en l’honneur d’Astarté déesse de la fécondité et de l’abondance) érigé à côté aussi en l’honneur de Baal. Ensuite il devait remplacer tout cela par un autel à YHWH avec un sacrifice et un feu dont le bois qui l’alimentera, sera celui du poteau sacré. Gédéon exécuta l’ordre de YHWH la nuit parce qu’il redoutait certains serviteurs de son père et les gens d’à côté.

Comment Gédéon, avec tout ce qu’il avait reçu, pouvait-il encore avoir peur ? La peur n’est-elle pas le contraire de la foi ? Là nous pensons qu’il s’agissait de la crainte accompagnée de sagesse .

Gédéon n’était pas un fanfaron, voulait être prudent, ne pas jeter les perles aux pourceaux et s’exposer inutilement. De plus il savait qu’il était le plus jeune de la famille et n’était d’emblée pas censé être ni écouté ni approuvé. Sa manière de faire s’avéra juste et payante face aux gens qu’il craignait et qui voulaient effectivement le mettre à mort quand ils découvrirent le spectacle au matin. Il avait obéi à YHWH mais en tenant sagement compte du contexte. Ce sera justement à partir de ce contexte que YHWH agira et retournera la situation avec Joas son père.

Joas, tenant certainement à son fils Gédéon, ayant sûrement fait une prise de conscience par rapport au culte impie à Baal (=Beelzébuth) et ayant l’autorité du père de famille voire de clan, fut utilisé par YHWH pour protéger Gédéon. Il eut beaucoup de sagesse et dit que Baal n’avait qu’à se défendre lui-même s’il était Dieu. Il décréta dans la foulée que celui qui voudrait plaider pour Baal ou le défendre serait mis à mort. Cela paraissait au premier abord plutôt étonnant pour ne pas dire risqué ! Mais il y eut là une subtilité de sagesse incroyable de Joas, car vouloir effectivement plaider pour Baal signifiait clairement qu’il ne serait pas capable de se défendre tout seul et que ce serait la démonstration évidente qu’il n’est pas Tout Puissant et Dieu. C’est pourquoi les gens se résignèrent logiquement à la conclusion suivante : « Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qu’il a renversé » (Juges 6:32).

Au jour d’aujourd’hui nous sommes appelés à démasquer et détruire les autels à Baal en tenant le même discours que Jésus Glorifié par Ses reproches dans Ses lettres aux sept églises entre autres. L’idolâtrie à Baal est à assimiler à la sécularisation et à l’installation de l’Eglise dans le monde avec toutes les idolâtries d’un nouveau genre tant au niveau théologique qu’éthique que de la puissance spirituelle et/ou des moyens, alors qu’elle aurait dû monter et travailler à partir d’En-Haut et de la Gloire.

Nous prenons quelques exemples du culte à Baal ayant malheureusement cours dans l’une ou l’autre église en les actualisant :

  • Sacrifices d’enfants à Baal – avortements tolérés dans certaines églises ;
  • Sacrifices à Baal – sacrifice eucharistique de l’église romaine alors que Jésus S’est sacrifié une fois pour toutes ;
  • Poteau sacré, un symbole phallique dressé contre le ciel et contre YHWH, lieu de prostitution sacrée, orgies – clochers des églises, sexualité hors mariage, pédophilie, homosexualité dont particulièrement les mariages bénis par des responsables d’églises entre personnes du même sexe ;
  • Rituels magiques – médecines parallèles ésotériques souvent accompagnées de vénération de la nature tolérées voire encouragées dans certaines églises ;
  • Gestion inconsidérée et scandaleuse de l’argent et des biens réclamés par les prêtres de Baal (Cf. orgies onéreuses avec les prostituées sacrées autour des poteaux sacrés, train de vie scandaleusement élevé des prêtres) à leurs fidèles – gestion de l’argent inconsidérée et scandaleuse de certains responsables d’églises ayant « oublié » la sobriété en toutes choses, frais de fonctionnement inconsidérés, énormes investissements dans des bâtiments de luxe alors que la misère règne dans les rues et certains pays etc… pour ne prendre que ces exemples et nous pourrions allonger cette lamentable liste.

Si nous ne considérons que ces quelques aspects dites-moi comment faire comme Gédéon pour ne renverser dans l’Eglise simplement ces quelques « autels, pratiques et poteaux consacrés à Baal » d’aujourd’hui évidemment très graves ? C’est humainement impossible et pourtant impératif puisque YHWH l’a ordonné à Gédéon et Jésus-Christ Glorifié aux 7 églises.

Résultat : Cela peut être fait certes partiellement ici-bas peut-être au prix de notre sang, mais une fois de plus, cela ne peut être parfaitement fait qu’à partir d’En-Haut d’où l’on peut partir en vainqueur et pour vaincre comme un vaillant guerrier couronné ayant reçu le SHaLOM de YHWH ! L’obéissance, la sagesse et la puissance parfaites ne peuvent être au rendez-vous que dans ces conditions-là !

 

 

6. Le grand affrontement se précise

Les ennemis d’Israël se rassemblèrent dans la vallée de Jizréel. La réponse de YHWH ne se fit pas attendre : « Gédéon fut revêtu (verbe LaBaCH : revêtir, couvrir, envelopper, porter sur soi) de la ROUaCH YHWH ; il sonna du Shofar » (Juges 6:34).

Il est intéressant de noter qu’il s’agit du revêtement de la Sainte Esprie, étant la protection, l’autorité et la puissance émanant de YHWH au niveau du corps (cf. revêtement de Feu, immersion dans). Le vêtement et/ou le revêtement concerne évidemment d’abord le corps qui est le seul à pouvoir être « habillé » ou « revêtu ». En principe l’âme et l’esprit ne sont pas à « habiller ».

Cela nous rappelle évidemment le début du livre des Actes : « Mais vous recevrez une puissance (Baptême du Feu : Matthieu 3 :11c), venant de la Sainte Esprie (la Pneuma) SUR vous et vous serez mes témoins (martus, marturès : martyrs, témoins) … » (Actes 1:8).

Cette puissance donna à Gédéon l’autorité de rassembler une armée, ce qui est en soi miraculeux vu les données humaines de départ passablement insignifiantes et faibles dont il bénéficiait et que nous avons évoquées plus haut.

Cette puissance de Feu donna aussi la volonté d’aller jusqu’au bout : de toute façon avec l’armée qui était en face à Jizréel, il n’y avait pas trop le choix car le rapport de force très défavorable pour Israël laissait assurément présager d’un véritable génocide.

Nous sommes actuellement en tant qu’église charismatique, censée être revêtue du Feu de la Sainte Esprie, intégrée dans Son sein maternel, devant la Grande Tribulation qui se précise, nous l’avons souvent écrit et démontré. Nous n’avons pas le choix, exactement au même titre qu’Israël face à la multitude des Madianites et de leurs alliés. Avec Israël nous sommes sur terre dans un rapport de force totalement défavorable.

Mais quand ce sera le moment, soit nous serons le cavalier sur le cheval blanc préalablement montés à la Salle du Trône (Apocalypse 6:2), soit nous seront des témoins martyrs exécutés et/ou tués durant la première partie de ladite Grande Tribulation (Apocalypse 6:9-11), soit, si nous restons en vie sur terre durant cette période atroce, nous ferons partie de la seconde montée mais après de terribles souffrances (Apocalypse 7 notamment v.2 ; Apo 4-8 ; Apo 4:9 ; Apo 4:14b ; Apo 4:17c).

Nous verrons dans la suite de l’histoire de Gédéon que nous nous pencherons plus particulièrement sur celles et ceux qui chevaucheront leur cheval blanc et qui partiront en vainqueurs et pour vaincre. Mais il y aura encore une prochaine étape entre temps, celle de la toison.

 

 

7. La toison

De quoi s’agissait-il ? Gédéon posa une toison en laine sur l’aire et demanda une première fois à YHWH de faire en sorte que la rosée du matin ne mouille que la toison et que le terrain autour reste sec. Cela fut ainsi. Puis il fit une seconde demande à savoir que le lendemain matin la toison devait rester sèche et seul le terrain autour devait être humide. Cela fut ainsi.

Gédéon n’avait-il pas assez reçu pour, selon certains, presque « tenter » le Seigneur à cause de son incrédulité ? Il lui fallait encore le signe de la toison… ! En effet, « Gédéon dit à ELoHiM : Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu as parlé (DiBaReTa : tu as parlé ; verbe DaBaR : parler, dire, promettre, ordonner, déclarer, prononcer) » (Juges 6:36). Cela nous rappelle étrangement la parole connue du Tentateur « Si tu es le Fils de Dieu… » (Matthieu 4:3 ; 27:40 ; Luc 4:3 ; 4:9). On pourrait encore rajouter la phrase de Gédéon pour pencher vers cette interprétation au moment de sa deuxième demande : « Que ta colère ne s’enflamme pas contre moi si je parle encore une fois. » (Juges 6:39). Il était conscient, vu les choses exceptionnelles qu’il avait entendues et vécues, qu’il risquait d’aller un peu loin avec YHWH et finir par L’irriter !

Nous aimerions relever un verbe employé par Gédéon à savoir le fameux verbe DaBaR justement utilisé quand YHWH adresse Sa Parole à ses serviteurs. Il s’agissait certes de la Parole prononcée, audible qui existe aujourd’hui de diverses manières (dons spirituels de Parole, voix directe de Dieu, songes, signes, événements exceptionnels ou autres) mais qui existe aussi sous forme écrite pour nous à savoir la Bible. Certes il devait y avoir quelque part des rouleaux écrits par Moïse mais probablement non accessibles à Gédéon qui ne savait peut-être même pas lire ? Quoi qu’il en soit l’histoire de la toison et de la rosée était quelque chose de terrestre, de tangible, de palpable et donc par essence de « consultable » doté d’une objectivité concrète indiscutable. De même pour nous la Bible revêt des caractéristiques semblables et de plus nous y avons accès à tout instant de façon tangible pour obtenir une Parole divine objective, tangible. Elle est la Parole de YHWH objective qui nous est concrètement adressée et par laquelle Il nous parle aussi. Elle est le « tamis » ou « l’étalon » pour toute Parole audible prononcée. La toison est en quelque sorte aussi ce « tamis » ou cet « étalon » objectif pour juger de l’authenticité définitive de tout ce qui a été dit oralement à Gédéon par YHWH.

C’est pourquoi nous osons le « glissement » interprétatif d’actualisation de cet épisode de la toison vers la consultation, l’examen de la Parole écrite de Dieu, la Bible en vue d’une authentification définitive.

Comme les Juifs de Bérée (Actes 17:11) Gédéon à sa manière certes, et avec les « moyens objectifs du bord » examina, consulta, vérifia les Paroles de YHWH ELoHiM dites précédemment. L’exaucement bienveillant de YHWH à la demande de Gédéon et le discours de ce dernier nous conforte dans cette interprétation car il dit à YHWH : « Si tu veux sauver Israël par ma main comme tu as PARLE ».

Autrement dit, si c’est vrai ce que tu m’as dit me concernant moi, alors accorde-moi ce signe miraculeux dans une dimension concrète, accessible pour que je sois sûr que je ne me trompe pas, car l’enjeu est pour le moins vital non seulement pour moi mais pour tout Israël.

Notre démarche actuelle notamment par les Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs correspond à cette démarche de Gédéon pour donner le plus d’objectivité biblique au message de cette 8ème Eglise (ou Eglise des Vainqueurs) car l’enjeu est pour le moins tout aussi vital pour l’Eglise dans son ensemble face à ce qui nous attend !

 

 

8. Le tri préalable à la formation de l’Armée des Vainqueurs ou l’Eglise des Vainqueurs

Environ 32 000 soldats israélites s’étaient regroupés autour de Gédéon. YHWH fit le tri car ne « monte » pas au combat qui veut.

Tout d’abord personne ne doit pouvoir tirer une once de propre gloire pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs. L’humilité est de mise : « YHWH dit à Gédéon : Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains ; il pourrait en tirer gloire à mes dépens et dire : C’est ma main qui m’a sauvé. » (Juges 7:2).

Dans un premier temps Gédéon doit ordonner à ceux qui avaient peur de s’éloigner et de rentrer à la maison. C’est vrai que les peureux sont en général non seulement les plus désobéissants quand il s’agit d’aller de l’avant mais aussi les plus fanfarons donc les plus orgueilleux par la suite surtout quand tout s’est bien passé. La foi, la confiance et l’humilité, le contraire de la peur et de la fanfaronnade orgueilleuse de l’incrédule, est indispensable pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs.

Dans la métamorphose du corps il ne faut pas avoir peur, car au moment où cela se passe, les dimensions et les repères habituels de notre corps terrestre disparaissent pour laisser place au corps transfiguré céleste. Les nouveautés célestes, la vision directe de l’Ennemi et de ses acolytes pour les combattre sont déstabilisantes, effectivement fondamentalement très déstabilisantes. La Sainte Esprie qui est une « gentlewoman » ne force pas et arrête alors de suite le processus de transfiguration. Mais avoir peur quand on perd les repères habituels est la démonstration qu’on n’est pas apte au combat !

22 000 hommes s’en retournèrent donc, pour ne laisser que 10 000 hommes aller au combat.

Mais pour YHWH le tri n’était pas suffisamment sélectif. Il ordonna à Gédéon de les faire descendre au torrent pour boire. Ceux qui se mettront à genoux pour boire seront éliminés. Ils mettront en effet plus de temps pour se relever, voire déposeront les armes à côté, donc se mettront dans une position de vulnérabilité, prendront leur temps pour profiter du moment, d’un petit confort provisoire « pour boire non pas un verre » mais le contenu de quelques paumes de main, d’une petite pause très bienvenue. Ils prouvaient par-là qu’ils n’avaient pas entièrement la tête au combat et surtout manquaient de motivation réelle.

Par contre ceux qui auront lapé l’eau comme des chiens seront sélectionnés. Il se seront mis vite fait à 4 pattes pour se désaltérer, gardant leurs armes à la main les plongeant même dans l’eau, ils n’auront pas peur de se « mouiller » pour pouvoir se relever très vite en cas d’urgence. Ils firent preuve de motivation, leurs pensées n’étaient pas à faire la pause et « prendre un verre » au détour d’un chemin mais bien de faire vite pour pouvoir aller de l’avant. Ceux qui restèrent n’étaient que 300 !!!

La motivation pour « monter » pour ensuite mener les combats doit être totale. Ni Gédéon, ni YHWH ne forcèrent personne. Ils leur dirent simplement de rentrer à la maison. Cela signifierait pour nous aujourd’hui, de rentrer dans nos églises, traditions et convictions précédentes. Si on ne croit pas vraiment à la métamorphose du corps, la montée pour pouvoir mener les combats ultérieurs prévus par Jésus-Christ Glorifié, il vaut mieux « rentrer à la maison ou …prison espace-matière-temps dont les « Madianites » sont les geôliers ». Ce tri est déjà en train de se faire actuellement.

 

 

9. Le songe prophétique et son interprétation

YHWH fit encore une dernière fleur à Gédéon : après lui avoir donné l’ordre d’attaquer le camp ennemi, Il tint pourtant compte de sa peur car les Madianites et leurs alliés étaient nombreux comme les sauterelles et leurs chameaux comme les grains de sable au bord de la mer : humainement parlant, les 300 Israélites ne pesaient par lourd… et la victoire était totalement impossible dans ces conditions-là.

Il voulait donc préalablement encourager Gédéon et lui dit de descendre cette nuit-là discrètement avec Poura son serviteur quelque part dans le camp ennemi. Là un homme raconte un songe à son copain d’une galette de pain d’orge (nourriture fréquente des Israélites et notamment des pauvres) qui tournoyait dans le camp de Madian pour atterrir près d’une tente la mettant sens dessus dessous. Celle-ci finit par s’écrouler. Le copain lui répondit qu’il s’agissait sans doute de l’épée Gédéon et que Dieu allait livrer Madian et ses alliés entre ses mains.

Dès que Gédéon eut entendu le récit du songe et son interprétation, il prit le temps de se prosterner et d’adorer YHWH, puis retourna au camp d’Israël. Cette dernière confirmation fut le déclencheur ultime de l’attaque.

Elle correspond clairement à Apocalypse 5:9-10 : « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation, tu en as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur la terre ».

Cette parole prophétique avec les louanges qui suivront, seront le déclencheur de l’ouverture du premier sceau à savoir le cavalier au cheval blanc d’Apocalypse 6:2 qui est envoyé pour commencer la première bataille en vue du règne sur terre.

De même, Gédéon donna l’ordre d’attaquer.

 

 

10. Le combat

a. Cohésion

Il fallait une cohésion totale de l’Armée d’Israël. Tous devaient faire et crier comme Gédéon l’avait ordonné pour obtenir un résultat optimal. Cela correspondait à la Parole de YHWH lorsqu’Il lui avait dit : « Tu combattras comme un homme un (EHaD) » (Juges 6:16 ; cf. voir plus haut Trad. Litt.).

Étrangement l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs est présentée comme un cavalier unique en Apocalypse 6:2. La raison de cette présentation pourrait être qu’il combattra en parfaite cohésion, unité comme « un homme un ». Quand on considère l’état de division de l’Eglise terrestre seule l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs venant d’En-Haut est capable de combattre ainsi dans l’unité et la cohésion parfaites pour une efficacité optimale « comme EHaD ».

 

b. Mode de combat

  • Répartition par trois centaines des soldats israélites en hauteur autour du camp ennemi,
  • cruches vides à briser,
  • torches allumées à brandir,
  • shofars à sonner,
  • cris et paroles « Epée pour YHWH et pour Gédéon » (Juges 7:20).

Pour nous, il s’agit d’être au bon endroit au bon moment c’est-à-dire En-Haut, en hauteur comme les 300 soldats de Gédéon, à la Salle du Trône, puis de là nous serons envoyés contre le 2ème ciel et sur terre. Nous pourrons alors combattre dans l’humilité (on ne sera pas nombreux face à l’armée ennemie), l’obéissance, la cohésion avec le Feu, la Parole, la proclamation. Pour ce faire, faire UN comme Gédéon avait fait UN avec YHWH, esprit, âme et surtout corps, est indispensable et incontournable.

La Parole « Epée pour YHWH et pour Gédéon » confirme tout cela car elle associe totalement YHWH et Gédéon dans une parfaite unité.

Il est alors possible de manier à bon escient l’Épée de la Parole et de l’Esprie et d’utiliser le bâton duquel jaillit le Feu.

Le résultat fut très efficace : panique, désordre, les ennemis s’entretuent et prennent la fuite. Bref c’était la victoire !

Cela correspond au cavalier de l’Apocalypse parti en vainqueur et pour vaincre. Le résultat sera encore plus efficace d’après Apocalypse 7.

Pour Gédéon, ce n’était pas fini, il fallait poursuivre et exterminer l’ennemi. Gédéon convoqua alors d’autres soldats de différentes tribus d’Israël pour finir le travail (Juges 7 :23-25).

Cela peut correspondre aux deux montées qui suivront la première montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) à savoir celles d’Apocalypse 7 :9+14b et 11 :12 ainsi que l’enlèvement dont il est question en Apocalypse 12 :5c+12 et à tous les combats victorieux suivants de l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs dans l’Apocalypse (7 ; 11 :5-6 ; 12 :7-11 ; 17 :14 ;19 :14).

 

 

Conclusion

La démarche de Gédéon, un être humain comme nous, à la lumière de l’Apocalypse, nous a semblé édifiante. Nous remarquerons qu’il s’agit en fait du travail de YHWH qui tenait à ce que Sa Gloire et Sa Gloire seule soit mise en valeur mais en même temps Il tenait le faire AVEC Gédéon et ses quelques 300 soldats.

Il fallait en effet que Gédéon, le petit jeune agriculteur pauvre, accepte de faire une démarche incroyable pour que la délivrance et la victoire sur l’Ennemi puissent avoir lieu.

Pour ce faire en ce qui nous concerne, il est indispensable de suivre le plan de Jésus-Christ Glorifié, YHWH et Envoyé par le Père et être revêtus de l’Esprie Sainte notre Mère pour suivre la démarche de Gédéon à la lumière de l’Apocalypse.

En Jésus, Martin BUSCH