120. Mon pays

INTRODUCTION

Quand on a l’occasion de voyager notamment dans des endroits sur terre pas très attractifs tant dans les zones urbaines que campagnardes, on se dit : « Comment les gens peuvent-ils rester vivre ici ? » Et pourtant ces personnes veulent souvent y rester, y sont souvent très attachées parce qu’elles y sont nées et y ont grandi. Pour des raisons compréhensibles, certains déménagent tout de même pour rejoindre des endroits plus beaux mais après un certain temps ressentent malgré tout le mal du pays, ce dernier fût-il relativement peu attractif ! D’autres déménagent pour des raisons économiques, de changements climatiques, d’oppression politique ou encore d’autres motifs mais n’en ressentent pas moins le mal du pays, certes à des degrés divers.

Pourquoi le mal du pays ? C’est difficilement explicable, mais on parlera de souvenirs, de sensations, d’odeurs, de bruits, d’ambiances, d’environnements, de culture, de famille, de personnes, d’amis, de mentalités, de ressentis, de racines etc… Tous ces aspects et bien d’autres touchent tour à tour et/ou à la fois notre esprie, notre âme et notre corps. Bien entendu dans ce genre de considérations, il y a certes bien des nuances et des exceptions qui confirment en général la règle.

Abraham, par exemple, dut quitter son pays d’origine pour aller dans un pays que YHWH lui montrerait, autrement dit, au départ il ne savait même pas où il allait ! Là non seulement quelles incertitudes, quels déchirements mais aussi quels risques à l’époque ! Les Apôtres furent aussi appelés à bouger pour parcourir toute la terre, y annoncer l’Evangile et faire des disciples ! Combien d’hommes et de femmes de Dieu notamment au 19ème siècle furent appelés à quitter leur pays relativement confortable pour aller annoncer l’Evangile dans des pays tellement différents, voire hostiles, ceci durant des mois voire des années et pour certains jusqu’à leur mort !

 

1. 2000 ans déjà !

Les deux millénaires d’exil provoqué puis maintenu par Esaü-Edom-Empire Romain-Catholique-romain-Occident, engendrèrent par la force des choses que le fait d’être un « bon juif » consistait à respecter la Torah autour du système synagogal pouvant s’adapter partout dans le monde et aussi au monde.

La perte du Temple et de la Terre Promise eut des conséquences théologiques et entraîna des pratiques religieuses s’éloignant par la force des choses de la Torah (suppression du culte sacrificiel au Temple tout de même important et central par ex.).

Elles consistèrent en conséquence à spiritualiser (esprie) et à intellectualiser (âme) pensées et pratiques, vu que l’environnement religieux tangible et concret, le Pays et le Temple, leur fut ôté par l’exil. Les environnements dus à l’exil déteignaient indubitablement sur les juifs dispersés et provoqua nombre de divisions au nom de courants théologiques souvent très divergents. Pourtant l’expression quasi rituelle « l’an prochain à Jérusalem » des Juifs de la diaspora démontrait ce « mal du pays » et la nostalgie de sa capitale qui resteront malgré tout ancrés dans leur cœur grâce à nombre de passages de la Torah (Cf. Psaume 137:5-6 par ex.).

L’environnement philosophico-culturel majeur des Juifs de la diaspora, qui est celui de l’Occident, est et reste fondamentalement la philosophie grecque. Sous son influence, on va prôner des formes d’universalismes spiritualistes et idéalistes devant aboutir inévitablement au détachement d’avec les dimensions terrestres et cultuelles tangibles juives notamment comme dit le Pays pourtant promis par YHWH ELoHiM Lui-même et le Temple à Jérusalem.

L’Eglise subit exactement la même évolution. Elle resta et reste en exil ici-bas par son refus de monter à la Salle du Trône et au Paradis malgré l’appel pressant de Jésus-Christ Glorifié dont il est question au début de l’Apocalypse.

Ainsi être un « bon chrétien » consistait et consiste à respecter la Bible avec les diverses traditions herméneutiques et interprétatives autour de divers systèmes ecclésiaux dénominationnels et des églises-bâtiments légalisant d’une certaine manière les divisions de l’Eglise, mais pouvant s’adapter de la sorte partout dans le monde et malheureusement surtout au monde.

Le refus de la Salle du Trône et du Paradis eut donc des conséquences théologiques déviantes et entraîna des pratiques religieuses s’éloignant par la force des choses de la Parole de YHWH au profit de traditions religieuses humaines voire idolâtres et démoniaques (Culte des Saints, de Marie, médailles, rituels superstitieux, magie blanche en corrélation et/ou superposition avec les cultes païens notamment gréco-romains qui avaient préexisté au catholicisme etc…).

Elles consistèrent en premier lieu à spiritualiser (esprie) et à intellectualiser (âme) pensées et pratiques sous l’influence des environnements géographiques et culturels dus à l’exil sur terre (Cf. Par ex. Gnosticisme, Nicolaïtes : New Age de l’époque, marcionisme etc…). Ainsi cet environnement déteignait et déteint indubitablement sur les chrétiens.

Sous l’influence grecque, on va passer à des formes d’universalismes spiritualistes et idéalistes évacuant par réalisme le salut du corps qui ne se produit évidemment pas parce qu’on a « oublié » l’indispensable retour au « Pays promis » céleste. Cet « oubli » a provoqué un refoulement du mal du pays sain et saint remplacé par un désir malsain de mort, notamment par le martyre recherché durant la période post néo-testamentaire, soi-disant seule porte incontournable pour pouvoir passer de l’autre côté dans la « gloire ». On se contentera alors de rêver au retour à l’Eglise primitive charismatique des Actes des Apôtres dont on faussera la réalité et qu’on idéalisera alors qu’en fait il faudrait tendre vers le Paradis perdu, la Salle du Trône, notre Pays Promis via le salut du corps offert en Jésus-Christ en vue d’accomplir correctement les missions prévues dès le départ par YHWH ELoHiM !

 

2. 70 ans déjà

Nous fêtons en 2018 les 70 ans de l’Etat d’Israël sur sa Terre, au Pays promis (1948-2018) ! Durant ces années les prophéties nombreuses des prophètes concernant l’Aliyah, le retour des Juifs au Pays où YHWH ELoHiM les rassemble, se réalisent concrètement et malgré tous les aléas, merveilleusement sous nos yeux.

Il se trouve que, comme par « hasard », justement après la guerre 39-45, donc à la même période, Franklin et Helen Hall prônait le jeûne et le Salut du Corps par le Baptême du Feu. Plus tard, Franklin Hall proposera un commentaire de l’Apocalypse, écrit prophétique du Nouveau Testament s’il en est, parlant de la montée dans les lieux célestes, la Salle du Trône, le Pays Promis, d’une catégorie de chrétiens au corps sauvé revêtus de l’armure céleste et/ou du revêtement de Feu et de Gloire… ! Quel parallélisme et correspondance dès le départ à ce moment-là !

Parallèlement aujourd’hui nous constatons avec joie l’influence grandissante d’une théologie juive beaucoup plus axée sur le messianisme s’exerçant depuis 1948 à partir de la Terre Promise, insistant sur la nécessité impérative d’une présence physique pérenne de l’ensemble des Juifs sur ladite Terre via l’Aliyah, accompagnée de la reconstruction du Temple à Jérusalem. Elle prend dans cet environnement, parce que choisi par YHWH ELoHiM Lui-même, un caractère beaucoup plus prophétique. En effet uniquement sur la Terre Promise, les « yeux » de certains rabbins et savants juifs pourront s’ouvrir de plus en plus selon les projets de YHWH ELoHiM. La Parole prophétique venue du ciel peut à nouveau en quelque sorte « s’incarner » dans cet environnement tangible choisi par YHWH ELoHiM et à cause de cela permettre la jonction effective et réelle entre les lieux célestes et la Terre d’Israël puis la Terre entière (Cf. Esaie 2:1-5). Ainsi cette Parole prophétique juive prend vie, crée une espérance, prend du sens dans le Pays promis qui sera doté à l’avenir du Temple pour aboutir à la délivrance finale messianique généralisée opérée par le Messie et Sa Fiancée-Épouse, le Peuple d’Israël (Osée 2:14ss par ex.) !

Elle correspond ainsi d’une façon beaucoup plus exhaustive et concrète aux discours des prophètes de l’Ancienne Alliance des époques préexiliques et exiliques assyriennes et babyloniennes. L’exil y est toujours présenté comme un jugement terrible et habiter le Pays promis aux patriarches sera toujours présenté comme une bénédiction incommensurable et comme une incontournable nécessité pour que le plan de YHWH puisse se réaliser effectivement et concrètement. Celui-ci enclenchera alors la période messianique de la délivrance finale et de l’Eternité paradisiaque.

Cette théologie juive de plus en plus à caractère prophétique correspond étonnamment au Prologue de l’Evangile de Jean où Jésus-Christ est désigné comme étant la « Parole qui s’est faite chair », S’est « incarnée » : où cela ? Bien évidemment dans le Pays Promis !

Elle correspond aussi entre autres textes à l’Apocalypse proposant la « Terre promise céleste » avec « la Salle du Trône–Temple céleste-Saint des Saints » à partir desquels, d’après les textes, s’opèrera en fait la délivrance finale !

Celle-ci sera opérée par Jésus-Christ Glorifié et Son Épouse, l’Eglise des Vainqueurs plus particulièrement à partir du Trône ! (Apocalypse 3:21). Il en résultera, après bien des péripéties décrites dans l’Apocalypse, le Millénium terrestre et l’Eternité avec un nouveau ciel et une nouvelle terre parfaitement connectés (Apocalypse 21:1-2), comme ce fut le cas du Paradis originel, la présence du Serpent exceptée.

Ainsi nous pourrons déduire que la présence au Pays promis tant des Juifs sur leur Terre que de l’Eglise des Vainqueurs au paradis et à la Salle du Trône, permettra par un prophétisme authentique le passage du Mystère à la Révélation, de ce qui est caché à ce qui est manifesté, des ténèbres à la Lumière !

 

3. Du Mystère à la Révélation

« …le mystère caché depuis des ères et depuis des générations, mais manifesté maintenant à ses saints… » (Colossiens 1:26).

« …enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. » (Colossiens 2:2).

Le Seigneur Jésus-Christ et plus particulièrement le Ressuscité est clairement la fin du mystère caché depuis des générations, depuis que le temps est temps (ères = aion, aionos) à savoir depuis la chute, depuis que l’accès à l’Arbre de Vie (Jésus-Christ) donnant l’immortalité, est barré (Genese 3:22). Il se trouve par ailleurs qu’un arbre est enraciné dans la terre, a des racines, y cherche de la nourriture et en donne. L’Arbre de Vie se trouve au Paradis, là où l’immortalité en est le fruit.

Pour connaître le mystère de Dieu, pour passer à la manifestation du mystère caché, pour avoir une pleine intelligence (sunesis : intelligence, compréhension, connaissance, pensée), il faut aller là où Jésus-Christ, l’Arbre de Vie, se trouve à savoir le Trône dans le Paradis-Ciel où Il est « enraciné », où Il est « à la maison » et où on peut en manger le fruit. Si on veut manger du fruit d’un arbre, il faut aller dans le verger ou jardin où se trouve l’arbre en question. Cela semble être d’une logique plus qu’enfantine.

Cette connaissance, manifestation du mystère caché est de l’ordre de la compréhension, de la raison parce qu’il est ici question de TOUS les trésors de la sagesse (sophia : étude, science, sagesse pour la connaissance de sujets divers) et de la science (gnosis : science, connaissance). Le texte désigne incontestablement la connaissance objective, scientifique, observable, même globale, par tout un chacun !!!

Les notions de mystères de la foi, de mystères souvent ésotériques de la religion, de ressentis, d’intuitions plus ou moins vagues sont purement et simplement abolis. Tout est parfaitement accessible objectivement et scientifiquement. C’est comme si on étudiait des sujets soit dans son propre pays ou dans un autre pays, encore faudrait-il y être et/ou y voyager pour être en mesure de faire le travail un tant soit peu correctement !

Autrement dit on passe du Mystère à la Révélation où par définition plus rien n’est caché mais clairement accessible. Dans notre relation avec Dieu on passe du « Dieu caché », de l’homme qui lui aussi se cache de Lui par honte (Genese 3:9) au Dieu révélé, manifesté sans mystère et à l’homme glorifié à Son image en Jésus qui ne se cache plus. La réalité réelle, objective et de raison sans limite aucune sera la seule à être en vigueur. On passe des ténèbres où l’on ne voit pas grand-chose voire rien, où l’on cherche à percer des mystères, à la Lumière où tout est clairement observable et visible. On passe de la terre déchue au Paradis parfait complètement connecté au Trône ! Cela correspond d’ailleurs à la Terre promise d’Israël qui se doit d’être parfaitement connectée au Temple et au Saint des Saints à Jérusalem !

C’est pourquoi le judaïsme qui se décline hors du Pays d’Israël comme le christianisme qui se décline hors du Pays promis céleste et/ou du paradis et de la Salle du Trône, maintient obligatoirement le mystère, bloque le prophétisme vrai et mène obligatoirement au mysticisme qui n’est ni plus ni moins une mystification accompagnée d’un faux prophétisme « hors sol » ou « hors Terre promise ». Nous connaissons l’identité du Mystificateur, du Trompeur, du Menteur ! Cela veut clairement dire que nous avons « vécu » 2000 ans de mystification pour une bonne part en restant bien évidemment dans le « mystère de la foi qui est grand » selon l’expression liturgique consacrée !!!

Bref le christianisme sous toutes ses formes dénominationnelles n’est ni plus ni moins depuis 2000 ans qu’un mystère de mystification où l’on cherche mais finalement sans trouver parce qu’on ne sait pas vraiment ce que l’on doit chercher ni comment le chercher !!! Même si on met des mots sur ce que l’on recherche tels que le Royaume de Dieu ou même Christ, au fond il ne s’agit que de concepts gardant par définition toujours une part de mystère ou encore de nombreuses « inconnues ». On aboutit à une foi malheureusement branchée sur diverses formes religieuses de mysticismes pour ne pas dire d’ésotérismes !

Au fait qu’est-ce que le mysticisme ?

« La mystique ou le mysticisme est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes. Le terme relève principalement du domaine religieux et sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun. » (Wikipédia)

Ou encore : « Attitude philosophique ou religieuse fondée davantage sur le sentiment et l’intuition que sur la connaissance rationnelle, et qui a pour objet l’union intime et directe entre l’homme et la divinité. » (CNRTL à propos du mysticisme)

La Révélation, l’Apocalypse, si elle prône l’expérience, le contact, la communication directe, l’union intime avec Dieu, rejette par définition le mystère et le symbole. En effet quelque chose de révélé n’est plus caché, est visible, est de l’ordre de la connaissance claire et rationnelle, doit et peut être discerné objectivement par le « sens commun » et même d’une manière un peu semblable par l’ensemble de la création. (Cf. Romains 8:18-23)

Si nous revenons au Pays promis où est établi l’Etat d’Israël avec des Juifs qui reviennent physiquement chez eux, nous sommes carrément et indiscutablement dans le concret, le physique, le corporel, la connaissance rationnelle. Tout un chacun peut en constater la réalité avec ses cinq sens et presque quotidiennement à travers les médias ! Il en sera de même quand le Temple sera reconstruit ! N’oublions jamais que le Peuple d’Israël est un modèle et un vecteur prophétique structurant pour l’Eglise !

Il en fut de même quand Jésus était physiquement sur terre, fut physiquement crucifié, ressuscita physiquement, apparut physiquement durant 40 jours avec Son Corps ressuscité et glorifié aux disciples, mangea réellement avec eux et se laissa physiquement toucher par eux. Quand Il monta au ciel, c’était tout aussi physique, tangible et visible de tous.

Quand Il revint glorifié pour l’Apôtre Jean, c’était encore une fois très tangible, visible et physique pour l’Apôtre Jean, c’est le moins qu’on puisse dire !

Jésus-Christ Glorifié n’était pas très content parce que l’Eglise subissait la grande mystification due à une pérennisation dorénavant non justifiée du mystère cachottier, fruit de la chute qui n’avait absolument plus lieu d’être après le « Tout est accompli » de la Croix !!!

C’est pourquoi le livre de l’Apôtre Jean s’appelle l’Apocalypse, la Révélation qui se doit par définition et par essence détruire concrètement le mur qui nous sépare encore aujourd’hui de la montée réelle, esprie, âme et corps dans notre Pays sans mourir !

Si un juif fait son Aliyah dans son Pays d’Israël, il y accèdera vivant esprie, âme et corps. Il n’y a là pas de mystère, ni rien de caché. Nous sommes totalement dans le concret : cela lui coûtera peut-être sa bonne situation sociale selon le pays où il se trouvait, la perte de ses repères habituels, d’une partie de sa culture, d’amis etc…, l’apprentissage de l’hébreu, un nouveau style de vie, de nouvelles lois et règlements à connaître et à respecter etc… Mais il saura tout naturellement qu’il sera à sa place et qu’il ne sera plus en exil ! Il n’aura plus le « mal du pays » bien qu’il soit né et ait grandi ailleurs dans le monde !

Il en sera exactement de même pour le chrétien « monté » dans son Pays d’Israël céleste : il saura qu’il sera tout naturellement à sa place et qu’il ne sera plus en exil ! Il n’aura plus le « mal du pays » bien qu’il soit né et ait grandi ailleurs sur terre !

4. Des parallélismes aux jonctions en vue de la réalisation de l’Unité, du « Grand UN » (EHaD)

Jusqu’ici nous avons proposé un argumentaire basé sur les parallélismes et les correspondances entre Israël et l’Eglise des Vainqueurs pour démontrer la nécessité impérieuse pour les chrétiens de vivre esprie, âme et corps dans le Pays Promis. Mais la pédagogie paralléliste resterait une pieuse mystification s’il n’y avait pas de réalisation concrète au niveau des jonctions parfaites entre Israël et l’Eglise des Vainqueurs, le Pays promis terrestre et le Pays promis céleste !

 

a) Jonctions Parole et Terre Promise dans le Messianisme

« Parole que vit Esaïe, fils d’Amots, sur Juda et Jérusalem. Il arrivera, dans la suite des jours, que la maison de YHWH s’élèvera au-dessus des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines et que toutes les nations y afflueront. Des peuples nombreux s’y rendront et diront : Venez, nous monterons vers la montagne, vers YHWH, à la maison de Jacob et il nous enseignera ses voies et nous marcherons sur ses sentiers. Car de Sion sortira la Torah et Parole de YHWH de Jérusalem. Il jugera entre les nations et il arbitrera pour des peuples nombreux. De leurs glaives ils forgeront des socs et de leurs lances des serpes : Une nation ne lèvera plus l’épée contre une autre et elles n’apprendront plus le combat. Maison de Jacob, allez et nous irons dans la lumière de YHWH ! » (Esaie 2:1-5 ; Trad. litt.).

Voici une des plus belles prophéties de « jonction » entre Israël, la Terre d’Israël, Jérusalem, le Temple déjà avec des dimensions célestes (expression : « au-dessus des montagnes ») d’une part et d’autre part les nations avec des promesses de paix et de félicité non pas à la lumière du soleil mais bien à la Lumière de YHWH ELoHiM ! (Cf. Apocalypse 21:23-24).

La TORaH, la Parole écrite et le DaBaR, la Parole (Cf. Logos), proclamée et « incarnée » donc actualisée, autrement dit la Révélation prophétique, sortiront de Sion (Pays promis) et de Jérusalem (Lieu du Temple).

Le Chemin (« sentiers, voies ») à suivre, la Vérité (« TORaH et DaBaR » conjugués) à connaître et la Vie (abolition de la guerre et des conflits avec bien-être et vie abondante à la place) à expérimenter prennent clairement une dimension messianique (Cf. Jean 14:6 ; Apocalypse 19:13b). Durant le Millénium, une des « jonctions » entre la terre et le ciel, le Messie dirigera les nations à partir du Pays promis terrestre et de Jérusalem évidemment parfaitement connectés au Trône céleste (Apocalypse 20:4d+6d+9a).

 

b) Jonctions Israël et Eglise issue des nations pour l’évangélisation mondiale

« Car si leur rejet (apobolè : rejet, mise à l’écart) a été la réconciliation (katallagè : ajustement d’une différence, retour en faveur, réconciliation ; cf. catalogue, classification, remise en ordre) du monde, que sera leur réintégration (proslèmpsis : réintégration, réception [dans le Royaume de Dieu] ; proslambano : prendre à part, prendre avec, recevoir chez soi, recueillir), sinon vie d’entre les morts ? » (Romains 11:15).

Comme Jésus a été rejeté par les hommes, à tel point qu’ils L’ont crucifié en vue d’une possibilité de réconciliation du croyant avec Dieu, le Peuple d’Israël fut rejeté, mis à l’écart et persécuté loin de son Pays à travers les siècles en vue de la « réconciliation du monde », sachant que leur réintégration engendrera une forme de résurrection d’une puissance inouïe, c’est-à-dire le réveil le plus puissant de tous les temps qui est décrit en Apocalypse 7 (Cf. aussi Apocalypse 14:1-5). Ce réveil commencera par la conversion massive des Juifs durant la Grande Tribulation suivie justement de celle de la foule indénombrable issue de toutes les nations. Celle-ci se retrouvera soudainement projetée de la terre devant le Trône de Dieu, ce qui sera d’ailleurs la deuxième « montée ».

Nous nous trouvons ici devant une « jonction » capitale entre Israël et l’Eglise issue des nations, prophétisée par Paul, relative à l’accomplissement de la « Grande Commission » ordonnée par Jésus à savoir l’évangélisation du monde (Matthieu 28:19). Il est clair que la réussite de l’évangélisation mondiale soit conditionnée par cette jonction qui n’est elle-même rendue possible que par la formation préalable de l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 3:21 ; Apo 4:1 ; Apo 5:10 ; Apo 6:2).

 

c) Jonctions Israël et Eglise issue des nations pour la formation de l’homme nouveau accédant au Père

« En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous en toute sagesse et intelligence, nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bon plaisir qu’il a proposé en lui, en vue (eis : en vue de, vers) de la dispensation (oikonomia : dispensation, économie, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, accomplissement, plénitude) des temps (kairos : moment crucial, âge, époque, dispensation) de réunir (anakephalaioo : récapituler, résumer, réunir, condenser, mettre en une seule tête – ici Christ ; cf. céphalée même racine) toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ephesiens 1:7-10).

Nous remarquerons que ce passage confirme encore notre propos énoncé dans le paragraphe « Du Mystère à la Révélation ». Ici la connaissance du mystère est donnée EN VUE DE la « plénitude » du « Kairos », de la « dispensation » d’accomplissement où la jonction totale en Christ des cieux et de la terre sera faite à savoir l’Eternité (Cf. Apocalypse 21:1-7).

Le processus de cette réunification totale commencera par se faire par la prise de possession d’Israël de son Pays avec la reconstruction du Temple (Apocalypse 11:1-3 = 3ème Temple), la métamorphose et le salut du corps des croyants, la montée dans le Pays promis Céleste (Apocalypse 11:12), la réconciliation d’Israël et des croyants issus des nations (Ephesiens 2:11-18 ; Apocalypse 7 ; Apo 11:1-13 Typologies de Moïse et d’Elie ; Apo 12:1 : femme Eglise des Vainqueurs avec la couronne de 12 étoiles = 12 tribus+12 apôtres unifiés) tous ayant lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau pour former un seul corps et devenir ENSEMBLE un seul homme nouveau, c’est-à-dire glorifié, bénéficiant du salut esprit, âme et corps, de l’immortalité ! Cela permettra clairement et sans équivoque l’accès auprès du Père : « C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul HOMME NOUVEAU, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un seul Esprit. » (Ephesiens 2:11-18 ; Trad. Segond 1910).

La formation de l’homme nouveau EN Jésus-Christ, c’est-à-dire glorifié, issu de l’unification des deux entités Israël et Eglise venant des nations (EHAD), permettra l’accès auprès du Père à savoir le Trône !!! La jonction se présente sous la forme d’une NOUVELLE IDENTITE UNIE et complète et/ou « accomplie » esprie, âme et corps qui permettra l’accès au Trône DANS UNE SEULE (EHAD) Esprie, à savoir la Sainte Esprie ! La jonction de l’homme nouveau est inséparable de celle entre le Pays promis terrestre et le Pays promis céleste, du futur Temple terrestre avec le Temple céleste (Cf. Apocalypse 3:12 Temple céleste à mettre en rapport avec Apocalypse 11:1-2, Temple terrestre ; cf. écrit « L’Eglise des deux Témoins ») ! La notion de l’EHAD (Deuteronome 6:4), cet « UN » étant totalement à associer non seulement à YHWH ELoHiM mais aussi à l’accomplissement dans la réconciliation et la réunification dans la Plénitude d’Israël et des chrétiens des nations, de la terre et du ciel à travers le Pays promis céleste et terrestre !

 

d) Jonction d’Eternité pour Jérusalem

« Et il me transporta en esprie sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes et sur les portes douze anges et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël : à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. La muraille de la ville avait douze fondements et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau. » (Apocalypse 21:10-14 ; Trad. Segond 1910).

Jérusalem est aussi l’Épouse du divin Epoux (Apocalypse 21:2b) et ainsi nous retrouvons dans l’Eternité l’accomplissement de l’EHAD, de l’unité, suite à la réconciliation, la récapitulation du Tout en Christ et dans l’Esprie Sainte auprès du Père ! La jonction parfaite pour Jérusalem se produira au moment de l’apparition du nouveau ciel et de la nouvelle terre : « … et la ville, la sainte Jérusalem nouvelle, je la vis, descendant du ciel d’auprès de Dieu. » (Apocalypse 21:2)

 

Conclusion

Il est extrêmement délicat voire impossible de trouver les Paroles devant « récapituler » le Tout !

Quand j’ai fait le voyage en Israël en 1994, j’avais l’impression de rentrer « au Pays, à la maison, au bercail », bien que je sois très attaché à l’Alsace la terre de mon « berceau » et de ma vie jusqu’à ce jour ! Nonobstant, j’ai encore bien plus le « mal du pays de mon pays céleste » dont j’ai pu visiter une partie en 2000 comme bien d’autres croyants à travers l’Histoire. Mon corps n’était malheureusement pas « monté » à ce moment-là.

Toutefois j’aspire à y monter esprie, âme et corps glorifié pour pouvoir participer au processus vers la « jonction » parfaite et générale. Elle se fera uniquement par des allers-retours incessants terre-ciel et ciel-terre selon le projet extraordinaire de YHWH ELoHiM décrit étape après étape dans l’Apocalypse.

Sachons que la réalisation de l’EHAD ne pourra se faire qu’à partir de là où elle se trouve c’est-à-dire en Jésus-Christ sur le Trône, à partir de « MON PAYS » céleste et, toi cher lecteur, si tu le désires, aussi de « TON PAYS » céleste. Puissions-nous rejoindre esprie, âme et corps le plus rapidement possible « NOTRE PAYS » céleste, nos vraies racines pour pouvoir pousser, grandir et porter du fruit !

En Jésus, Martin BUSC

119. La Coach

INTRODUCTION

Il y a deux sortes de souffrances : celles, positives, qui sont dues à notre relation de proximité avec YHWH ROUaCH TZaeBaOTH notre Coach, notre Formatrice, l’Esprie Sainte qui veut à terme nous extraire de l’espace-matière temps et celles qui ont lieu parce que nous sommes exposés aux flèches destructrices de l’Ennemi dans ledit espace-matière-temps où nous sommes toujours encore prisonniers.

Il n’est pas toujours facile de faire la distinction entre ces deux sortes de souffrances, car elles sont quasiment toujours proches dans le temps, voire simultanées, car l’Ennemi attaque surtout quand le coaching de l’Esprie Sainte se met en place pour que nous soyons plongés par les douleurs dans la confusion et le mélange des deux types de souffrances.

Après, si nous considérons les souffrances dues à l’Ennemi, celles-ci sont toujours toxiques et visent toujours à nous détruire esprit, âme et corps. Le but ultime sera de nous couper de notre Créateur pour l’Eternité en essayant de susciter notre révolte et le reniement de notre foi. De même les souffrances innommables subies par notre Seigneur Jésus-Christ sur la croix visaient avant tout à Le couper du Père. Elles devaient provoquer la révolte du Fils face à Son Père sous les coups atroces de tortures, d’autant plus insupportables qu’elles étaient totalement injustes et devaient être ressenties le plus possible comme telles. Mais Il est resté parfait et fidèle à Son Père et a obtenu A NOTRE PLACE, pour nous, le prix de la victoire de la justification et de la délivrance des souffrances dues à l’Ennemi, ouvrant ensuite la voie aux victoires sur l’Ennemi pour l’éternité tant dans le ciel que sur la terre !

Par contre les souffrances, dues à notre Coach, notre Formatrice-Entraîneur YHWH ROUaH, l’Esprie Sainte, visent, comme pour tous ceux qui se payent un coach sportif ou autre à nous muscler, à améliorer notre santé, notre forme physique, mentale et spirituelle (Cf. « mens sana in corpore sano » : un[e] esprit[e] sain[e] dans un corps sain) ! Le but sera de nous faire sortir le plus vite possible par la montée de la zone de vulnérabilité qui est l’espace-matière-temps.

C’est tout aussi vrai pour les entraînements commandos au sein de l’armée dont le but sera de préserver le plus possible la vie des soldats au combat et d’obtenir leur efficacité pour une victoire rapide sur l’ennemi. Nous sommes ainsi totalement à l’opposé du but des souffrances infligées par le Diable.

Au sein de l’Eglise la non distinction entre les deux souffrances a mené à des aberrations d’interprétation de certains textes suivies de théologies qui dénaturent le cœur d’Amour de notre Père. Par ailleurs, si les souffrances infligées par notre Ennemi devaient avoir un côté positif et/ou éducatif, cela lui donnerait automatiquement une dimension identitaire positive alors qu’il est le Mal absolu… ! Nous aboutirions à une aberration doctrinale fondamentale vers un mélange religieux subtil entre le bien et le mal, la vie et la mort, d’ailleurs voulu de notre Ennemi pour pourrir l’ensemble. Le Diable, dont le principal démon-collaborateur est la Mort, deviendrait en quelque sorte un agent pour ne pas dire un soi-disant serviteur de YHWH pour faire souffrir les croyants dans un but soi-disant positif… !?

Alors pourquoi Jésus serait-Il mort à notre place pour nous en délivrer ? Pourquoi les dons spirituels dont le don de guérison et de discernement des espries ? Pourquoi alors prier « Délivre-nous du mal[in] » ? Pourquoi revêtir l’armure du chrétien pour se protéger et combattre l’Ennemi ? Pourquoi prendre le bouclier de la foi pour éviter d’être touché par les flèches de l’Ennemi ? Pourquoi résister au Diable pour qu’il fuie loin de nous ? etc… Il faudrait savoir !!!

Nous remarquerons de surcroît que la nécessité des dons spirituels et de la prière démontre que nous sommes malheureusement encore atteignables et vulnérables ici-bas dans notre corps mortel car ils sont justement donnés pour nous délivrer des souffrances infligées par les flèches de l’Ennemi. Pourquoi sommes-nous encore atteignables et vulnérables ? Simplement parce que nous ne sommes pas métamorphosés pour pouvoir monter à la Salle du Trône.

Là nous ne serions plus exposés aux flèches de l’Ennemi, même si nous revenons après coup travailler dans le contexte terrestre vu que notre corps glorifié comme celui du Ressuscité étant apparu sur terre, ne sera plus soumis aux lois limitatives et dangereuses de l’espace-matière-temps. Nous aurons une proximité « de couple réellement uni » avec notre divin Epoux par la puissance l’Esprie Sainte.

Entre-temps, il y a une bonne nouvelle : la Coach divine, l’Esprie Sainte, notre Maman divine, veut nous coacher gratuitement par un entraînement commando de Feu pour que nous puissions passer de gloire en gloire en Son sein et dans un premier temps être rendus capables physiquement, mentalement et spirituellement de passer victorieusement les obstacles espace-matière-temps et à proximité du deuxième ciel ( « vallée de l’ombre de la mort », à proximité de l’Hadès-Enfer) pour aboutir au troisième ciel ou la Salle du Trône. Nous essayerons de proposer quelques exemples bibliques pour d’une part différencier les deux sortes de souffrances et d’autre part donner un contenu au coaching de l’Esprie Sainte.

 

1. Job

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Job est le livre biblique par excellence traitant du problème de la souffrance. Nous noterons que l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ sur la Croix et la Résurrection n’avait pas encore eu lieu, ce qui permettait à l’affreux plaidoyer de l’Accusateur Satan d’aboutir. Il était basé sur le doute : il fallait effectivement vérifier la sincérité de Job à l’égard de YHWH ELoHiM. Notre Avocat, Jésus-Christ, ne pouvait pas encore faire à ce moment-là un contre-plaidoyer fondé sur la substitution opérée par Son Sacrifice expiatoire parfait engendrant la Grâce totale s’appliquant immédiatement sans cette affreuse « vérification » toxique.

YHWH, au nom de Sa justice absolue, malgré le fait qu’Il ait considéré Job comme intègre et droit, était ainsi obligé de céder à la plaidoirie du terrible Procureur. Il fallait donc que Job passe par cette atroce vérification. Celle-ci était la souffrance toxique provoquée par Satan visant à détruire Job esprie, âme et corps, notamment dans le but ultime qu’il maudisse YHWH ELoHiM et de provoquer ainsi la séparation d’avec Lui.

Job est alors frappé par rapport à sa fortune, sa famille, mais cela ne suffisait pas au « Procureur » qui pourra alors pousser la « vérification » sur le corps même du pauvre Job en le frappant par la maladie…

La problématique des « pourquoi » nous est exhaustivement exposée dans la plus grande partie du livre de Job. Nous y distinguons clairement chez Job les souffrances dues à l’Ennemi (Job 1:13 ; 2:7-10) comprenant notamment l’attitude de sa femme. Elle ne lui fut pas d’une aide particulièrement sympathique car elle allait carrément dans le sens du Diable… ce qui devait être très dur pour Job ! (Job 2:9) La culpabilisation, voire la colère de ses « amis religieux » (Par ex. : Job 4:6ss ; Job 32:2 ; Job 42:7-9) ne firent qu’en rajouter, et très largement, vu les réponses compréhensibles passablement exaspérées pour ne pas dire désespérées de Job à certains moments !

 

b. La « souffrance » due à la divine Coach

« YHWH répondit à Job du milieu de la tempête (SaHaR : ouragan, tourbillon, tempête) et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans connaissance (DaHaTH : connaissance, savoir, projet, dessein, vérité, intelligence, réflexion, sagesse) ? Ceins tes reins comme un guerrier (GeBeR : guerrier, homme fort, vaillant – capable de lutter, chef). Je t’interrogerai et tu me feras savoir. » (Job 38:1-3 et la suite).

Voilà clairement le décor pour ce coaching de l’Esprie Sainte, YHWH ROUaCH TzaeBaOTH (des armées) ! Pour commencer le vent (Cf. Vent – Sainte-Esprie) qui n’est pas une petite brise matinale mais bien plutôt un terrible ouragan, bref des conditions pas trop idéales pour passer des épreuves orales (Je t’interrogerai et tu me répondras) avec Elle ! Quand on connaît les dégâts que peuvent provoquer les ouragans tropicaux ou autres… (Décembre 1999, Irma 2017 etc…) !

Ensuite commencer un coaching avec une Formatrice-Entraîneur qui nous dit d’emblée que nous sommes des fauteurs de troubles par nos discours « obscurantistes » sans connaissance, intelligence, vérité, sagesse sur les projets de YHWH,…histoire de nous mettre à l’aise, bref, il y a de quoi se prendre pour un moins que rien… !

Mais Elle nous dit en même temps de nous mettre en tenue de combat (Ceins tes reins comme un guerrier) pour l’entraînement commando : quelle gageure pour un Job déprimé de surcroît déjà rongé par la maladie… ! C’est presque choquant et nous sommes en tous cas très loin d’une espèce d’amour à l’eau de rose qui tolérerait tout et n’importe quoi.

Pour Job vient ensuite une « petite leçon de choses » (comme on disait alors pour les cours de SVT ou Sciences Naturelles) sur la Création (Job 38 et 39).

Vient la première question demandant réponse de cet oral exceptionnel : « YHWH apostropha Job et dit : Celui qui plaide contre le Tout Puissant est-il convaincu ? Celui qui conteste avec ELoHiM peut-il répondre ? Job répondit à YHWH et dit : Voici, je suis léger (QaLaL : léger, humilié, peu de choses, superficiel, diminué, vil, méprisable, maudit) ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; deux fois, je n’ajouterai rien ». (Job 40:1-5).

Job dit en quelque sorte, je sèche à cet oral, je suis nul, je n’ai rien à dire et je ne dirai plus rien, il se note en quelque sorte lui-même : 0/20 ! Cette note concerne les connaissances de Job sur la Création, YHWH et Sa manière de la gérer.

La Coach en remet alors une couche par une sorte de défi : « YHWH répondit à Job du milieu de la tempête et dit : Ceins tes reins comme un guerrier ; je t’interrogerai et tu m’instruiras. Anéantiras-tu jusqu’à ma justice ? Me condamneras-tu pour te donner droit ? As-tu un bras comme celui d’ELoHiM, une voix tonnante comme la sienne ? Orne-toi de magnificence et de grandeur, revêts-toi de splendeur et de gloire ! Répands les flots de ta colère et d’un regard abaisse les hautains ! D’un regard humilie les hautains, écrase sur place les méchants ; caches-les tous ensemble dans la poussière, enferme leur front dans les ténèbres ! Alors je rendrai hommage à la puissance de ta droite. » (Job 40:6-14 ; Trad. Segond).

Job ne répondit plus rien comme il l’avait dit avant, il s’attribue un nouveau 0/20 par rapport à qui il est, son identité d’homme limité comparé à YHWH ELoHiM et plus particulièrement à sa Coach divine la Sainte Esprie !

Bref, première leçon de coaching : l’humilité jusqu’au plus profond des tripes voire au-delà… Il s’agit pour YHWH d’injecter à Job l’antidote à l’orgueil qui est le piège le plus terrible quand on vise la Glorification. De toute façon, on ne monte pas en tant qu’orgueilleux. Le prophète Ezéchiel nous révèle d’ailleurs que l’Ennemi était justement tombé dans l’orgueil alors qu’il était un Chérubin (Lucifer, porteur de lumière) tout près du « sommet » de la gloire du Trône (Ezechiel 28:11-19).

YHWH ROUaCH TzaeBaOTH parla alors du puissant hippopotame (Job 40:15ss) pour poursuivre sur le Léviathan (Job 40:25 ; LiEViaTHaN : litt. l’enroulé en spirale c’est-à-dire le Tortueux, le Serpent, le Dragon). Cet animal est véritablement décrit par la suite comme le Dragon crachant le feu, invincible par qui que ce soit et quoi que ce soit sur terre y compris les animaux les plus féroces (Job 41: 1-26). De plus dans les lieux célestes, il inflige la crainte aux ELoHiM (Job 41:17) qui sont ici les créatures célestes comme les démons, mais peuvent aussi être les anges (Jude v.9) voire même l’Eglise des Vainqueurs première génération et seconde génération (Apocalypse 12:3-4+5a).

Quand YHWH ROUaCH TzaeBaOTH aborde ce thème nous entrons encore un peu plus dans le vif du sujet à propos du coaching car Son but est de nous rendre capables de vaincre le Dragon après nous l’avoir « présenté » tel qu’il est, et c’est plutôt impressionnant !

Il s’agit en effet de la deuxième leçon de coaching : connaître son Ennemi et ne pas le sous-estimer, sinon…

En effet, si on s’attaque à lui avec les moyens humains ridicules par définition, on ne le fera pas une seconde fois… (Job 40:32 à 41:2a). C’est donc une folie que de s’attaquer à lui, mais c’est encore une plus grande folie que vouloir tenir tête à YHWH ROUaCH YHWH ROUaCH TzaeBaOTH la Toute Puissante qui est encore au-dessus. (Job 41:2b).

La troisième leçon de coaching sera de reconnaître que YHWH ELoHiM ROUaCH est encore plus forte que le Dragon.

Job a bien compris et appris ces trois leçons qui aboutissent chez lui au bout du compte à un bouleversement total face à YHWH ROUaCH et à la repentance sincère : « Job répondit à YHWH et dit : Je reconnais que tu peux tout et rien ne s’oppose à tes pensées. Quel est celui qui rend tes desseins obscurs ? C’est pourquoi j’ai radoté sans rien comprendre de choses étonnantes qui me dépassent et que je ne connais pas. Écoute-moi et je parlerai, je t’interrogerai et tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » (Job 42: 1-6).

C’est là que nous aboutissons à la quatrième leçon de coaching à savoir le passage de la situation où il avait « entendu parler de YHWH ELoHiM » à celle de Le VOIR !!! Le coaching de YHWH ROUaCH doit TOUJOURS ABOUTIR à pouvoir Le voir face à face. Il ne s’agit pas là « d’une vue de l’esprie » mais bien d’une vue physique réelle !!! Job aboutit à la conclusion que nous reformulerions ainsi : quand j’ai entendu parler de toi, je radotais et faussais Ta Parole et la perception qu’on pouvait avoir de toi parce que je n’y comprenais rien et que j’étais complètement dépassé. Je rendais tes desseins et projets « obscurs » en mélangeant et confondant tout. Quand je T’ai réellement vu, j’ai compris que j’avais tout à réapprendre et tout à réentendre parce que j’étais limité dans tous les sens du terme !!! (Cf. 1 Corinthiens 13:9-13).

Une des premières conséquences fut le pardon donné à ses « amis » accompagné des holocaustes d’expiation complets à savoir sept (chiffre de la plénitude) taureaux et sept béliers ainsi que l’intercession de Job. Les autres conséquences ne furent pas simplement le rétablissement de Job dans sa situation d’abondance précédente, mais une situation bien meilleure démultipliée et une belle descendance nombreuse ce qui fait évidemment penser à la nouvelle situation de l’Eglise des Vainqueurs « montée » qui voit YHWH ELoHiM face à face, porte par conséquent beaucoup de fruits (Foule d’Apocalypse 7) et est bénie ! Nous évoquerons plus rapidement les autres personnages bibliques dans la même perspective.

 

2. Jacob

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Jacob, ayant trompé Isaac et Esaü avec la complicité de sa mère Rebecca, a donné à l’Ennemi des bâtons (péché-mensonges) pour le frapper. (Cf. aussi Osée 12:4a : « Dans le ventre, il a trompé son frère » ; HaQaV : tromper, supplanter, circonvenir, saisir au talon, par derrière, assaillir insidieusement).

La longue « partie de plaisir » ultérieure de 20 ans de son travail acharné pour Léa et Rachel chez Laban, loin du pays, ne fut pas une sinécure et malgré tout une conséquence du péché. Le trompeur, en effet fut marié par tromperie à Léa, la sœur aînée qu’il n’aimait pas. Bref, il s’était fait largement flouer par Laban qui voulait le garder auprès de lui pour indéfiniment continuer à l’exploiter (Genèse 31:36-42). Sa fuite de chez Laban, considéré à nouveau comme une tromperie (Genèse 31:20), son retour au pays avec l’annonce éminemment « musclée » voire mortifère de l’accueil d’Esaü (Genèse 32:6-8), n’était pas faite pour arranger les choses !!! Bref, Jacob était constamment en lutte pour sa survie et celle des siens, très souvent menacé de mort. Il essaya de s’en sortir par les moyens humains dont la ruse, la tromperie et malheureusement aussi le péché. Toutes ces souffrances furent provoquées par l’Ennemi car elles avaient le but clairement affiché de détruire Jacob et les siens esprie, âme et corps.

 

b. La « souffrance » due à la divine Coach

« Jacob demeura seul. Alors un être humain lutta (ABaQ : lutter – à mains nues – combattre, se battre) avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet « être humain » le frappa à l’emboîture de la hanche et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit : Je ne te laisserai pas partir (SHaLaCH : laisser partir, échapper, laisser retourner, lâcher, laisser enlever), que tu ne m’aies béni (BaRaK : bénir, saluer, féliciter). Il lui dit : Quel est ton nom ? Et il répondit : Jacob. Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël (YiSeRaEL : lutter, soutenir, persister, persévérer, combattre avec Dieu) ; car tu as lutté avec ELoHiM et avec des hommes et tu as été vainqueur (YaKoL : vainqueur, pouvoir, maître ; verbe : vaincre, emporter, avoir le pouvoir, la capacité, la force). Jacob l’interrogea, en disant : Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Et il le bénit là. Jacob appela ce lieu du nom de Peniel : car, dit-il, j’ai vu ELoHiM face à face et ma vie (NePHeCH : souffle, vie, âme) a été sauvée. Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. » (Genèse 32: 24-31).

Le combat de Jacob fut un combat avec YHWH ELoHiM. Cela apparaît clairement dans le texte de la Genèse.

Osée 12: 3-6 nous éclaire un peu davantage : « Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon (HaQaV : tromper, supplanter, circonvenir, saisir au talon, par derrière, assaillir insidieusement) et dans sa vigueur (OWN : force, vigueur générant le pouvoir, force physique de l’homme), il lutta avec ELoHiM. Il lutta avec l’Envoyé (MaLeaK), et il fut vainqueur (YaKoL), il pleura et lui adressa des supplications. Jacob l’avait trouvé à Béthel…Et YHWH, ELoHiM TZAeBaoTH (des armées), YHWH est sa renommée» (ZeKeR : mémoire, titre, renommée, nom, souvenir)

Ici l’ange ou l’Envoyé est identifié à YHWH ELoHiM des Armées (TZAeBaoTH).

Il est clair qu’il s’agit de Dieu mais en même temps de l’Envoyé. Jésus-Christ est le Messie, l’Envoyé mais l’Esprie Sainte est aussi « l’Envoyée » du Père et du Fils. Face à Abraham, ce furent TROIS « êtres humains » ou YHWH ELoHiM qui se présentèrent.

Résultat : nous pourrions avoir le choix entre Jésus et l’Esprie Sainte dans le cas de Jacob. Mais la Sainte Esprie apparaît clairement dans la Bible comme YHWH TZAeBaoTH (cf. Zacharie 4:6). Donc il n’y a plus le choix d’identification.

La situation de Jacob–Israël étant le « troisième » patriarche, nous confortera dans cette option qu’il s’agit de l’Esprie Sainte, la puissance « armée » de YHWH ELoHiM. Ici Jacob, déclaré VAINQUEUR par sa divine adversaire, est appelé par Elle Israël ou « Force de Dieu, Lutteur, Puissant comme Dieu » nom plutôt à mettre en relation avec la Sainte Esprie, la Puissance de YHWH, la « troisième Personne».

Ce combat où il vainquit Dieu l’Esprie Sainte, montre que cette dernière l’avait en même temps imprégné d’Elle-même sinon cela n’aurait absolument pas été possible. Vaincre Dieu en tant qu’humain, quelle gageure ! Mais il n’en est par moins vrai que Jésus a Lui-même dit que « le Royaume de Dieu est violenté et ce sont les violents qui s’en emparent » ! (Matthieu 11:12). Nous sommes ici clairement dans cette dynamique et caractéristique de puissance et aussi de violence de type militaire autant de celle de Jacob–Israël que de l’Esprie Sainte mais justement dans un but positif, constructif !

Dans ce combat de coaching l’élève allait en quelque sorte « dépasser » le Maître, d’après Ses Paroles. Pourtant Jacob avait un problème de hanche démise due à un coup de son Maître et aurait dû logiquement perdre le combat. Mais il n’abandonna simplement pas en « embrassant, enserrant » probablement avec ses bras tel un étau, sa Formatrice divine pour ne pas La lâcher, La laisser partir, vu qu’il n’avait plus la possibilité d’utiliser correctement une de ses jambes. Jacob était dans une démarche positive et constructive avec sa divine Formatrice, la preuve : il pleurait et suppliait tout en se battant pour obtenir la bénédiction, nous dirions à n’importe quel prix !

Jacob aurait en effet préféré mourir plutôt que de La lâcher et manquer ladite bénédiction. Il savait qu’il n’avait plus rien à perdre car il avait vu YHWH face à face et était de ce fait censé mourir. De plus la rencontre avec Esaü risquait de toute façon d’être la fin des haricots. Ainsi Jacob aurait préféré mourir dans les bras de Celle qui l’aimait d’un amour divin ou alors obtenir à tout prix la bénédiction divine qui était et doit toujours être la solution à tout problème dont celui, très immédiat, posé par Esaü.

Comme il s’agissait d’un combat de coaching, YHWH ROUaCH dans Sa justice et Son équité, n’avait en quelque sorte pas d’autre choix que de le déclarer vainqueur à moins de le tuer ! En fait c’est vraiment là que résidait la victoire de Jacob-Israël sur YHWH ROUaCH. Cette dernière avait en effet encore plein de projets pour Son « élève » dont la continuation de la lignée devant aboutir à la création du Peuple d’Israël : donc pas d’autre solution que de le déclarer vainqueur car ce n’était pas avec un cadavre que les projets à venir pouvaient se réaliser !

YHWH ELoHiM ROUaCH TZAeBaoTH ne lui donna pas Son identité parce que donner son identité, bibliquement parlant, signifie donner à celui qui la reçoit d’en disposer d’une certaine manière et d’exercer un pouvoir usurpateur à son encontre. Jacob aurait pu par conséquent dans ce cas encore vouloir être tenté de tromper voire de supplanter Celle qui la lui aurait donnée. C’était d’ailleurs un peu le défaut de Jacob face à Esaü, à vrai dire ! Là nous retrouvons le thème de l’humilité obtenue par le coaching divin : Dieu doit rester Dieu et la créature doit rester créature. Il n’y a pas de place pour l’orgueil et l’usurpation d’identité !

Par contre, Jacob reçoit une nouvelle identité bien à lui : il s’appellera dorénavant Israël (YiSeRaEL : lutter, soutenir, persister, persévérer, combattre avec Dieu ; Variante : Force de Dieu, Lutteur, Puissant comme Dieu). Comme il avait lutté avec YHWH ELoHiM des Armées et aussi avec les hommes, il a été déclaré VAINQUEUR sur eux et pas par n’importe qui !

C’est quasiment inimaginable pour un homme. Mais c’est très exactement ce à quoi le coaching ou plutôt l’entraînement commando militaire doit mener.

Ce thème du Vainqueur fut repris par Jésus-Christ Glorifié dans Ses lettres aux Églises et nous rappelle par conséquent la situation à venir de l’Eglise des Vainqueurs !!! Mais il est indispensable de passer par le coaching divin !

Jacob-Israël reçut enfin la bénédiction demandée. On ne connaît pas les Paroles de bénédiction mais il est à supposer qu’elles concernaient entre autres la rencontre à hauts risques avec Esaü qui se terminera bien et son entrée et établissement en Canaan, la Terre promise, la Terre justement nommée d’Israël et sa descendance à venir (à mettre en relation avec le thème de l’immortalité dans la pensée juive ; cf. « transmission de la vie ») !

Le Vainqueur Jacob-Israël put prendre de la sorte sa position « d’aîné », chef du clan élu de YHWH, futur Peuple d’Israël dans Sa Terre promise qui correspond pour nous vainqueurs, évidemment à la Salle du Trône et ce qu’il y a « autour » !

S’il y a une caractéristique qu’il nous semble importante à retenir, c’est la motivation « à mort » de Jacob-Israël, prêt à tout donner, à souffrir jusqu’à en mourir pour arriver à ses fins qui correspondaient exactement à la finalité prévue par YHWH ELoHiM ROUaCH TZAeBaoTH à savoir la BENEDICTION ! Jacob-Israël n’était pas un tiède. Sa véritable confrontation et victoire sur la Chef suprême Toute Puissante des Armées du Ciel doit aussi avoir lieu pour nous pour obtenir la bénédiction, c’est-à-dire la montée pour nous unir avec Jésus notre Epoux !

Sous quelle forme ? Pour chaque croyant, une forme particulière, mais pour tous toujours le même fond que nous avons essayé de décrire chez Job comme chez Jacob-Israël en vue d’atteindre le but ultime.

 

3. Le Seigneur Jésus-Christ

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Les souffrances provoquées par l’Ennemi sont relatées tout au long des Évangiles dont les principales seront la tentation par le Diable et la résistance pharisaïque de Ses contemporains. Elles culmineront évidemment sur le chemin de croix et sur la croix avec « en guise d’apéritif très amer » la trahison avec un baiser d’un de Ses propres disciples : Judas. Comme dit en introduction, le but de ces atroces souffrances infligées par le Diable, étaient de séparer le Fils du Père en essayant de provoquer la révolte du Fils contre Son Père, ce qui aurait eu un effet cataclysmique terrible. Mais il échoua, heureusement pour nous ! D’où le fameux « Tout est accompli » qui résonne tel un grand « ouf ! » au moment où Il expira. Le Seigneur Jésus-Christ a clairement pris sur Lui les souffrances infligées par l’Ennemi à notre place : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe 53 :4-5 ; trad. Segond).

 

b. La souffrance due à la divine Coach (Matthieu 26:36-46 ; Marc 14:32-42 ; Luc 22:39-45)

Gethsémané fut véritablement le « grand » coaching de Sa Mère divine, la Sainte Esprie à l’égard de Son Fils, Jésus devant la face du Père.

A Gethsémané, le Seigneur Jésus-Christ était triste, effrayé et angoissé jusqu’à la Mort, ce qui veut dire qu’Il était intérieurement au bout du bout parce que si proche de la terrible Mort, à tel point qu’Il avait demandé par trois fois de l’aide dans la veille et la prière aux trois disciples qui L’avaient accompagné. Mais ceux-ci s’endormirent et Il se retrouva seul. Pourquoi était-Il par ailleurs au bout du bout ? Parce que dans cette situation déjà très difficile, Il devait affronter Son Père sous le coaching de Sa Mère, l’Esprie Sainte dans une prière de combat sans mesure dont nous entrevoyons l’intensité aux grumeaux de sang qu’Il transpirait. Ce combat était d’autant plus difficile voire quasiment impossible à mener vu qu’il s’agissait paradoxalement d’un combat d’amour dans l’amour parfait entre le Père, le Fils et l’Esprie Sainte, la divine Coach, et en conséquence pour l’accomplissement de l’amour parfait envers les hommes (Jean 3:16). Cela ne dura pas cinq minutes mais bien plusieurs heures (Cf. Matthieu 26:40).

Jésus, face à l’atroce Mort et aux souffrances terribles dont Il savait qu’elles risquaient de Le faire chuter par une possible révolte dues aux souffrances trop lourdes, voulait demander à Son Père s’il était possible que cette coupe de souffrances s’éloignât de Lui. Comme dit, Il S’est littéralement « battu » avec Sa divine Coach la Sainte Esprie par cette prière au Père. Dans la proximité avec la Mort où la divine Coach l’avait mené en cet instant pour déjà Lui montrer la réalité de ce qui L’attendait, Son désir personnel était soudé à un logique instinct de survie ou une pulsion de vie face à la tristesse, l’angoisse, la frayeur justement dues à cette proximité d’avec la Mort et son combat de coaching avec Sa Mère, la Sainte Esprie devant le Père. Jésus savait que, s’Il devait être livré à la Mort, Il devra subir la déchirure absolue de l’abandon du Père, ce qui est le pire du pire (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27:46 ; Marc 15:34). A la différence du coaching que nous sommes appelés à passer, Jésus était appelé à mourir à notre place, pour nous, à entrer dans la Mort et son royaume et y prendre le pouvoir pour que nous puissions bénéficier de l’immortalité (cf. Apocalypse 1:17-18). Notre coaching nous fera certes souffrir, pas dans le but de mourir, bien au contraire, mais dans le but de vivre éternellement ou de recevoir la bénédiction de l’immortalité !

Ainsi Il acceptera sur le moment de se laisser terrasser par la divine Coach en acceptant à notre place les souffrances et la Mort infligées par l’Ennemi (Esaïe 53:4-5). La résurrection scellera plus tard Sa pleine victoire.

Cette acceptation, qui scella son arrêt de mort, se traduisit par le fameux : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » (Matthieu 26:39 Marc 14:36b).

La totale élimination de Son instinct de survie, de Sa pulsion de vie par Son renoncement à Sa volonté propre y afférant, donne une certaine idée de l’intensité du combat non seulement avec le divin Coach devant le Père mais encore contre ce qui faisait partie de Lui-même, qui était Lui-même : Sa propre vie, Lui qui pourtant est la Vie parce parfait et/ou sans péché ! Quelle souffrance !

« Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient à terre. » (Luc 22:44 ; Trad. Segond).

Dès qu’Il accepta la volonté du Père et de la Mère, la Sainte Esprie, un ange vint le fortifier car il Lui fallait des forces supplémentaires pour éliminer encore totalement cette pulsion de vie jusqu’à ses racines les plus profondes : d’où son état d’agonie et les grumeaux du Sang « s’enfonçant » dans la terre… !

Nous connaissons la suite… ! L’heure de l’Ennemi avait alors sonné pour infliger les souffrances au Fils unique de Dieu et essayer de Le faire chuter ! Il ne s’en est d’ailleurs pas privé car il savait qu’il jouait définitivement le tout pour le tout. Mais le Seigneur Jésus-Christ tint parfaitement et victorieusement le coup !

Après Sa mort, Il est allé dans l’Hadès en prendre les clés (1 Pierre 3:19 ; Apocalypse 1:18), puis est ressuscité, est apparu durant 40 jours à Ses disciples, est monté au ciel devant eux, est allé sièger sur le Trône à la droite du Père, a envoyé Sa Mère divine la Sainte Esprie à la Pentecôte, est revenu glorifié vers l’Apôtre Jean dans la volonté de faire monter immédiatement l’Eglise à son tour dans la Salle du Trône et même la faire siéger à Ses côtés sur ce Trône (Apocalypse 3:21).

 

3.1 L’Apôtre Paul

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

Nous avons un catalogue « édifiant » de ces souffrances devant détruire Paul en 2 Corinthiens 11:23-33 et 12:10 (Cf. aussi Romains 8:35-36) qui représentent entre autres les gifles du démon de 2 Corinthiens 12:7. Paul aurait aimé ne plus subir ces souffrances d’où sa compréhensible triple demande au Seigneur d’en être délivré. Mais le Seigneur lui refusa cette faveur à ce moment-là à cause de Sa Parole (Actes 9:16) qu’Il avait dite à Ananias de Damas qu’il devra souffrir et à cause du risque d’orgueil. Se pose par conséquent la question du rôle positif que l’Ennemi pourrait jouer pour éviter que les croyants, dont ici Paul en particulier, ne tombent dans l’orgueil !?

Quelle aberration !!! Nous lisons d’ailleurs ce genre d’aberration par exemple dans le NCB à la page 1139 à propos du commentaire sur « l’écharde » de Paul : « Satan intervient dans la maladie physique … mais en dernier ressort, il n’est que l’agent des intentions salvatrices de Dieu » !!! Cette explication est totalement à proscrire car il n’y a rien de bon en lui, donc rien de bon ne peut venir de lui. Il ne peut donc être « l’agent des intentions salvatrices de Dieu » !

Comment alors résoudre ce problème ? C’est que finalement le Seigneur a par la suite tout de même délivré Paul de toutes les persécutions venant du Diable et des démons puisque plus tard il écrira à Timothée : « A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Icone, à Lystre ? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:11-12 ; Trad. Segond).

L’Ennemi ne pouvait en effet pas être, ni rester « l’agent, le serviteur » de Dieu d’où finalement l’exaucement de la prière de Paul.

La « tête de pont » de la souffrance infligée par l’Ennemi s’appelle persécution. Nous pourrions l’élargir au cortège interminable d’autres souffrances venant de lui dont les possessions spirituelles et les maladies psychiques et physiques, les soucis, les conflits en tous genres personnels et plus généraux, les problèmes d’argent, les circonstances socio-économiques défavorables, les accidents, les guerres, les attentats etc… qui touchent malheureusement aussi les chrétiens et davantage les chrétiens dans certains pays.

 

b. La souffrance due au divin Coach

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances (pathèma : souffrances, passions) pour vous ; et ce qui manque (usterèma : ce qui manque, absence, insuffisance, besoin) aux souffrances de Christ, je l’achève (antanaplèroo : achever, accomplir) en ma chair, pour son corps qui est l’Église. » (Colossiens 1:24)

Si nous n’avions pas proposé deux sortes de souffrances, ce verset serait vraiment incompréhensible pour ne pas dire choquant vu que les souffrances de Christ pour notre salut esprit, âme et corps sont pleinement suffisantes et n’ont en aucune façon besoin d’être « complétées » !

Tout d’abord Paul serait-il « maso » parce qu’il se réjouit de ses souffrances pour l’Eglise, souffrances qui de surcroît manqueraient à celles de Christ ? Non mais, pour qui se prend-t-il ? Quelle apparente hérésie !!!

En réalité il s’agit clairement des souffrances ou « passion » de l’entraînement du Coaching divin de la Sainte Esprie pour l’exercice de son ministère auprès de l’Eglise dont il est question dans les versets suivants : « C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1:25-27 ; Trad. Segond).

Nous en arrivons à une affirmation doctrinale qui n’a probablement pas encore été tellement comprise : les souffrances dans une certaine mesure « passionnelles » dans la chair, dans l’espace-matière-temps dues au Coaching divin de la Sainte Esprie, qui n’ont rien à voir avec les flèches de l’Ennemi contrées à la base par le Sacrifice de Jésus, puis par les ministères, les dons spirituels et la puissance de l’Esprie, les prières et autres (cf. Romains 15:17-21), complètent les souffrances du Christ !!! L’entraînement commando de la Sainte Esprie est notre part ou participation aux souffrances du Christ ! (Cf. 2 Corinthiens 1:7 ; 1 Pierre 4:13).

Ce type de souffrances du divin Coaching ont provoqué la joie d’ordre passionnel de Paul parce qu’il savait qu’elles le mèneraient à annoncer pleinement la Parole de Dieu pour laquelle il était « passionnément » engagé.

Il l’a d’ailleurs pleinement annoncée non seulement « Christ en nous » mais aussi Christ sur nous à savoir la métamorphose ou le salut du corps et la révélation des fils de Dieu (Romains 8:18-23 ; 29-30 ; 1 Corinthiens 15: 51 ; 2 Corinthiens 3:18).

Il aurait dû comme l’Apôtre Jean vivre au final la « montée ». Mais au moment où il voyageait vers Jérusalem alors que des disciples « poussés par l’Esprie » l’exhortaient de ne pas y aller, alors qu’Agabus, prophète de Judée, l’avertit qu’il y serait fait prisonnier, il y alla tout de même. Actes 20 :22 qui est souvent traduit « ayant été lié par l’Esprie, je me rends à Jérusalem », aurait pu justifier sa décision allant pourtant à l’encontre des avertissements prophétiques. Mais en fait ici il s’agit de l’esprie de Paul qui le tient lié d’après le texte original. Darby, à notre agréable surprise, l’a bien compris et le précise bien par sa traduction : « Et maintenant, voici, étant lié dans mon [l’]esprie, je m’en vais à Jérusalem, ignorant (ne tenant pas compte des choses) les choses qui m’y doivent arriver. »

Paul fut arrêté alors qu’il avait replongé dans la tradition suite à la pression des chrétiens judaïsants de Jérusalem voulant ménager la chèvre et le chou (Actes 21:1-31). Cela aboutit malheureusement à la persécution ultime, au martyr de Paul à Rome et pas à sa montée prévue pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs ! Paul n’a pas persévéré dans le coaching de la Sainte Esprie l’ayant averti, devant le mener à la montée comme prévu par le plan du Seigneur et comme Jean l’a vécu. Il n’a alors malheureusement pas été délivré de cette persécution-là ni de celle de sa captivité qui est à mettre en relation avec la captivité de l’espace-matière-temps !

Nonobstant, c’est bien Paul qui a posé par l’annonce pleine de la Parole les FONDEMENTS DOCTRINAUX du Salut du corps et ceux des souffrances du Coaching-entraînement commando de la Sainte Esprie nécessaires pour passer dans la Gloire esprit, âme et surtout corps ! Ce n’est d’ailleurs pas étonnant vu sa « montée » apparemment seulement unique et non renouvelée au troisième ciel qui se passa dans son corps ou hors de son corps (2 Corinthiens 12:2-4). A ce moment-là les allers-retours 3ème ciel – terre auraient dû constamment se renouveler, se perpétuer et ne pas rester au catalogue de ses souvenirs d’il y a quatorze ans… ! Pourquoi ? Peut-être y avait-il un peu d’orgueil ou de fausse humilité ce qui est la même chose, voire d’un début apparent de confusion entre les deux types de souffrances (2 Corinthiens 12:7-9) vu le contexte et la problématique du passage biblique ? Il aurait pourtant été définitivement préservé des baffes persécutrices du démon s’il n’en était pas resté aux souvenirs de sa « montée » et avait poursuivi avec de constants allers-retours pour aider à constituer l’Eglise des Vainqueurs ! La passion et l’autorité de Paul conjuguées au ministère de Jean auraient probablement permis la montée de l’Eglise de l’époque dans la Salle du Trône. Pourquoi osons-nous une telle affirmation ? Parce que Paul par la puissance de la Sainte Esprie et la Parole a réussi à faire passer définitivement l’Eglise du judaïsme et ses milliers de rites et lois à l’Evangile de la Grâce totalement centré sur Jésus-Christ. Ce n’était absolument pas une mince affaire, c’est le moins qu’on puisse dire. L’étape suivante lui aurait aussi réussi d’autant qu’il avait quelque part plus d’autorité que Pierre… ! (Galates 2:11ss). Sa montée en était clairement les prémices.

 

3.2 L’Apôtre Jean

a. La souffrance provoquée par l’Ennemi

L’Apôtre Jean a dû endurer des oppositions dans l’Eglise (Prophètes de mensonge : 1 Jean 4:1 ; Diotrèphe : 3 Jean 9ss) entre autres et fut persécuté à cause de l’annonce de la Parole notamment par son exil sur l’île de Patmos (Apocalypse 1:9) où il devait en principe mourir de faim et de soif vu qu’il s’agissait d’un « caillou » nu, sans rien, au milieu de nulle part.

Nous reconnaissons clairement les souffrances infligées par l’Ennemi car elles visaient à saper le ministère de l’Apôtre Jean, à le détruire et à le supprimer purement et simplement.

 

b. La souffrance due au divin Coach

La souffrance due au divin Coach suit immédiatement celle provoqué par l’Ennemi. Jean, sur l’île de Patmos, « devint en Esprie » ou « fut saisi par l’Esprie », (Apocalypse 1:10) la divine Coach. Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié lui apparut ensuite dans la Gloire (Apocalypse 1:11ss), ce qui le fit tomber comme mort à Ses pieds. Il était tellement effrayé, la Gloire et le Feu célestes étaient tellement forts, que son corps mortel et charnel ne pouvait pas tenir le coup. Mais le Seigneur Jésus-Christ posa sur lui la main droite et lui dit : « Ne crains pas, je suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort et voici je suis vivant pour les siècles des siècles et je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. Ecris… » (Apocalypse 1:17-18).

Il s’agissait d’une « souffrance » véritable pour la chair qui terrassa Jean, c’était le Baptême de Gloire qui allait le métamorphoser puisque la main droite de Jésus-Christ Glorifié se posa sur lui pour le relever et qu’il puisse écrire… Par la suite il put aussi monter à la Salle du Trône esprie, âme et corps (Apocalypse 4:1) et expérimenter toute l’Apocalypse pour ensuite en communiquer le texte et le message à l’Eglise !

 

3.3 La problématique posée par les deux types de souffrances proches dans le temps

Nous avons commencé à aborder le sujet dans l’introduction. Il est clair que les tentations et les souffrances infligées par l’Ennemi ne peuvent venir de YHWH (Jacques 1:13). Si c’était le cas, comme déjà dit, cela ferait jouer un rôle positif à l’Ennemi, ce qui est totalement inconcevable.

Par contre, pour Job et Jacob et finalement pour tous les croyants qui sont dans l’espace-matière-temps avec leur « corps de mort » (Romains 7:24), les flèches de l’Ennemi les atteignent, les blessent et les font souffrir. Il suffit d’ailleurs de regarder nos propres vies… !

De plus, il se trouve que pour tous les exemples que nous avons traités, les souffrances dues à l’Ennemi sont quasiment toujours très proches dans le temps des souffrances du divin Coaching de la Sainte Esprie. Pourquoi ?

Simplement parce que l’Ennemi veut pousser à la confusion des deux types de souffrances et parce qu’il veut tout de suite annuler les progrès du croyant coaché. Celui-ci ne sait alors plus où il en est et surtout ne sait plus où il va parce que les souffrances dues à l’Ennemi rendent aveugles et très souvent provoquent même les « murmures » puis la révolte contre le Seigneur. Alors évidemment à partir de là tout est à recommencer… !

Cette proximité dans le temps des deux souffrances est connue de la divine Coach. Elle est avérée dans tous les exemples que nous avons cités plus haut. Elle est illustrée au début des récits de la tentation de Jésus autre moment de coach de la Sainte Esprie : « Alors Jésus fut emmené par l’Esprie dans le désert pour être tenté par le diable. » (Matthieu 4:1 ; cf. Marc 1:12 ; Luc 4:1).

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux (cf. Apocalypse 19:4b-c) ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. » (Matthieu 5:10-12 Trad. Segond). Nous pourrions ajouter la lettre à l’Eglise de Smyrne (Apocalypse 2:8-11) et bien d’autres passages. Ce passage va très loin et pourrait pousser carrément à la confusion des deux types de souffrances, tellement la proximité entre les deux est réelle.

Si nous suivions la logique que pourraient nous inspirer le verset introduisant le récit de la tentation, la Sainte Esprie emmènerait Jésus jeûner dans le désert pour l’exposer aux tentations et épreuves d’un coach bis, le Diable. Dieu voudrait alors utiliser le Diable pour faire progresser Jésus !!! Mais où va-t-on ? En tous cas c’est ce que le Diable voudrait nous faire croire pour nous jeter dans la confusion la plus totale. Quelle aberration !

Si nous suivions la même logique du Sermon sur la Montagne sans tenir compte du contexte biblique général, le Diable, qui provoque les persécutions, mettrait une alarme en marche, allumerait un voyant positif par définition, devant nous rendre « heureux » parce que nous sommes sur la bonne voie et que la récompense sera grande dans les cieux ! Cela a d’ailleurs conduit la deuxième génération de chrétiens à rechercher la persécution et le martyre pour s’assurer une meilleure place au ciel ! La conséquence un peu plus tardive fut l’enseignement du salut par les œuvres… !

Si nous voulions pousser la logique jusqu’au bout au niveau de la tentation-épreuve, ce serait Dieu Lui-même à travers le Diable qui nous tenterait-éprouverait pour nous faire éventuellement tomber dans le péché entraînant automatiquement toutes sortes de souffrances toxiques et négatives !!! La traduction erronée de la demande du Notre Père « ne nous soumet pas à la tentation » et les pensées qui avaient déjà probablement cours dans l’Eglise primitive, ont fait écrire à l’Apôtre Jacques le verset suivant pour remettre les pendules à l’heure : « Que personne quand il est tenté ne dise que c’est de la part de Dieu que je suis tenté, car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et ne tente lui-même personne. » (Jacques 1:13).

Ainsi l’Eglise primitive jusqu’à la montée (Apocalypse 1 à 5) par la foi efficace, la prière, le jeûne, les dons spirituels, les ministères, la Parole d’autorité efficace, la sanctification, l’amour etc…, le tout basé sur le Sacrifice expiatoire de Jésus ayant libéré la puissance de la Sainte Esprie, était appelée à combattre et réduire les souffrances, y compris les persécutions (Actes 12:5ss), infligées par l’Ennemi. Elle l’a fait tant bien (périodes de réveil) que mal (périodes d’endormissement).

Alors pourquoi ces textes qui pourraient nous induire à confondre les deux sortes de souffrances ? Simplement parce que ces deux souffrances sont temporellement proches voire quelquefois simultanées et que si l’Ennemi prend le risque d’attaquer par les tentations et les persécutions, c’est que le Coaching salutaire de la Sainte Esprie est en route. C’est ce que voulait dire Jésus et rien d’autre. Donc cela ne nous autorise absolument pas à confondre les deux types de souffrances. Cette confusion a mené à la théologie doloriste d’autoflagellation et autres, à la recherche du martyre pour avoir une meilleure place au ciel, aux dérives ascétiques du monachisme, au purgatoire, au légalisme, au salut par les œuvres dont particulièrement les souffrances dues aux persécutions etc… Elle a réduit la portée du sacrifice de Jésus sur la Croix et de Sa victoire par la Résurrection !

Si l’Eglise était d’emblée « montée » sur l’injonction de Jésus-Christ Glorifié, en acceptant le nécessaire coaching de la Sainte Esprie, le problème de la souffrance infligée par l’Ennemi aurait été purement et simplement résolu puisque le corps était transfiguré : c’était d’ailleurs le plan du Seigneur qui aurait bien voulu l’accomplir dès le 1er siècle, mais… Alors aujourd’hui, par nécessité, amour et miséricorde, il est nécessaire de réduire tant bien que mal les souffrances occasionnées par l’Ennemi par les moyens reçus de l’Eglise primitive. Mais il ne faut surtout pas en rester là et notamment dans la confusion entre les deux types de souffrances.

Non, il s’agit clairement de se tourner vers la Sainte Esprie pour entrer dans Son coaching indispensable qui est clairement décrit au début de l’Apocalypse.

 

3.4 La souffrance due à la divine Coach selon l’Apocalypse

Le Baptême de Gloire, que l’Apôtre Jean a expérimenté, fait partie du commencement de la « souffrance » due au Coaching de la Sainte Esprie.

Il s’agit là de la mort de la mortalité (=chair qui résiste terriblement) de notre corps pour le transfigurer à l’image de YHWH comme Adam l’était au Paradis avant la chute et comme Jésus-Christ Glorifié L’est sur le Trône à la droite du Père !

Mais avant la montée, le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fait clairement référence à la Coach divine, la Sainte Esprie dans les lettres aux 7 églises (Apocalypse 2:7 etc…) qui justement doit nous coacher par Sa Parole agissante. Elle doit faire de nous des « écoutants » de Sa Parole pour en devenir des « pratiquants » c’est à dire des Vainqueurs rendus ensuite capables de recevoir les promesses de bénédiction en relation avec la montée.

  • La première étape sera la repentance authentique et profonde face aux reproches de Jésus-Christ Glorifié (métanoïa : repentance, changement de/autre/nouvelle conception-connaissance, reconnaissance et abandon du péché, de tout ce qui est faux et mauvais). Cette étape sera très douloureuse car elle bousculera notre mode de vie, notre façon de penser du tout au tout. Bref, il faudra apprendre à dire comme Jésus : « Non pas ma volonté mais la Tienne ». Ce sera un combat salutaire avec notre divine Coach pour déraciner notre orgueil, parce que nous sommes tous des têtes de mules invétérées. Il nous faudra apprendre l’humilité et l’obéissance, car ce sera Lui la Chef et non pas nous ! C’est la transformation de notre âme dont particulièrement le caractère et de notre esprie ! Les reproches de Jésus-Christ Glorifié nous donnent des indications (liste non exhaustive) pour nous orienter dans les domaines où notre repentance sera nécessaire : Abandon du premier amour (2:4) ; Nicolaïtes (2:6 ; 2:15) : New Age avec médecines parallèles, adoration de la nature, magie, superstitions etc… ; Balaam (2:14): fausses prophéties, amour de l’argent, prostitution etc… ; Jézabel (2:20-23a) : idolâtries, prostitution, adultère avec comme conséquence mortalité infantile, avortements, satanisme ; mort spirituelle, œuvres imparfaites (3:1b-2) : traditionalisme religieux, ritualisme, légalisme ; manque de puissance (3:8b) : incapacité de délivrances miraculeuses ; tiédeur, orgueil (3:15-17).
  • La seconde sera d’accepter les promesses aux Vainqueurs de la part de Jésus-Christ Glorifié, que ce soit l’immortalité (2:7b), la royauté (2:10c), une nouvelle identité (2:17), la perspective du règne durant le Millénium avec le vrai prophétisme (2:26-28), le Salut pour l’Eternité (3:5), la résidence attitrée dans le Temple céleste (3:12) et siéger sur le Trône avec notre Epoux Jésus-Christ Glorifié (3:21).

Nous pourrions penser à une forme de « contrat notarié » ou encore « un contrat d’engagement à l’armée » que l’on accepte ou que l’on n’accepte pas. En fait, avant de jouir des effets positifs d’un contrat, il faut commencer par le lire, le comprendre, en parler et finalement le signer devant notre divine Notaire-Recruteur-Entraîneur militaire-Coach, la Sainte Esprie ! La signature est un engagement inscrit « dans le marbre ».

L’acceptation de ce contrat de coaching consistera à la perte de nos repères habituels terrestres que ce soit aux niveaux spirituels, psychiques et corporels pour intégrer d’ores et déjà l’environnement céleste et ses effets dans notre façon de penser et d’être.

Il y a là l’acceptation d’un changement physique, corporel avec la perspective des pertes de repères limitatifs faussement rassurants des contours et des possibilités de notre corps mortel actuel.

Il y a là l’acceptation d’un changement de statut et d’une prise de responsabilité dans la royauté et du prophétisme où l’on devient porteur du « bâton-sceptre » et de la Parole divine d’autorité envers les nations. Cela peut donner le tournis aux vermisseaux que nous sommes actuellement face au poids de cette tâche de Gloire ! (Cf. poids de la Gloire ; 2 Corinthiens 4:18)

Il y a là l’acceptation d’un changement par rapport à la NECESSITE d’entrer dans le Salut TOTAL éternel, l’immortalité, le Livre de VIE, esprie, âme et corps.

Il y a là l’acceptation d’un changement de résidence, de déménagement, de l’abandon de notre petit chez soi et cadre avec nos petites habitudes et repères. La nouvelle résidence sera réellement et concrètement le Temple céleste et le Trône dans le Saint des Saints céleste auprès de notre Epoux sans qu’il y ait abandon des nôtres éventuellement restés ici-bas vu les allers-retours constants ciel-terre !

Il y a là l’acceptation d’un changement d’identité (au niveau de l’âme, psychè) c’est-à-dire on change de nom pour prendre celui de notre divin Epoux. Bref on s’engage définitivement dans le contrat de mariage avec notre divin Epoux ! Le cœur de ce combat de coaching sera la motivation d’amour et résidera dans la question cruciale suivante : « Suis-je vraiment amoureux(reuse) de mon divin Epoux, est-ce que je L’aime vraiment ? » C’est à notre avis, un niveau de combat de coaching parmi les plus élevés, à la fois en intensité, en délicatesse et en profondeur absolue (Cf. Jean 21:15-17). Il ne peut y avoir aucune triche, hypocrisie ou orgueil dans ce processus car il s’agit de l’amour qui est le « plus grand ». L’amour ne se force pas, ne se provoque pas mais il est ou il n’est pas. Par contre il se reçoit totalement et se donne totalement ! Il se vit dans la dimension de l’amitié, de la complicité, de l’intérêt (philae ; AHaBaH en hébreu ; cf. âme ; Père), de l’amour physique (eros : Epoux J-C, Epouse Eglise ; YaDiD en hébreu ; cf. corps ; J-C) et de l’amour don de soi total, confiance totale, grâce, bonté, bienveillance totale, le plus souvent cité dans le Nouveau Testament (agapè ; HeSeD en hébreu ; cf. esprit ; St Esprit).

  • La troisième sera la « montée » et l’entrée à la Salle du Trône pour l’imprégnation de la Gloire du Trône (4:1 ; 5:9-10+ 4 et 5). Cette imprégnation, aussi une forme d’apprentissage auprès de Dieu, ira au-delà de tout ce que nous pouvons penser, ressentir, expérimenter. Quel chamboulement absolu supplémentaire au vu de la Gloire du Trône !!!
  • La quatrième sera l’envoi en mission pour mener les différents combats victorieux à la suite et aux côtés des anges, de la Sainte Esprie et de Jésus-Christ Glorifié Chefs de Guerre (6:2 ; 12:4-6 +11ss ; 17:14 ; 19:14 etc…). Combattre le Dragon ne sera absolument pas une promenade de santé, même si nous sommes glorifiés. Mais nous serons là assurés de l’efficacité et de la victoire parce que nous serons alors dotés des moyens (Sang-Feu de l’Agneau, cf. corps glorifié ; Parole du témoignage d’En-Haut cf. plénitude de l’épée de l’Esprit ; Amour total d’En-Haut « bannissant » la crainte de la Mort cf. cœur-âme transformé ; Apocalypse 12:11) et de l’encadrement nécessaires d’En-Haut pour gagner !

On se dit : « Quel merveilleux programme ! » Mais il y a une souffrance de coaching d’un genre de « souffrances » occasionnées durant les entraînements de type commandos. Ils ne sont pas uniquement physiques (cf. jeûne, entretien du corps, sport) mais aussi mentaux (apprendre à obéir, à travailler en coordination-amour avec le Chef et les autres notamment ministères) ainsi que le maniement des armes (pratique des dons spirituels, prière, intercession, visions, rêves inspirés, paroles d’autorité, manifestation du Feu de puissance, travail réel sur la Bible…).

Le problème, c’est la motivation car ce coaching peut ne pas nous sembler prioritaire : d’où la tiédeur qui paralyse l’entrée dans le processus. Qu’est-ce que la tiédeur ? Ce n’est que le respect partiel du contrat signé, uniquement quand cela nous arrange. Le Seigneur est très clair : Il vomira les tièdes (3:16). Pourquoi ? Parce qu’Il ne peut rien faire avec celles et ceux qui persistent à vouloir rester tièdes, rester des égoïstes et des indécis.

Si nous ne respectons pas le contrat en n’étant pas en veille, à l’affût, dans l’action, le Seigneur viendra « comme un voleur » (3:3) et nous surprendra et nous prendra même ce que nous avons déjà (cf. Parabole des talents ; Matthieu 25:28).

Si nous ne respectons pas le contrat à cause de prostitutions, d’adultères, d’idolâtries, de satanisme (attention aux réseaux sociaux, jeux vidéo et films négatifs etc… ; 2:20-22+24b), la mort et le jugement correspondant à nos œuvres et à ce que nous avons dans le cœur sera notre destin (2:22-24).

Si nous ne respectons pas le contrat à cause de fausses doctrines et de fausses prophéties (2:14-15), le Seigneur nous combattra avec l’Épée de Sa bouche (2:16).

Si nous ne respectons pas le contrat en n’étant pas dans le premier amour (2:4), le Seigneur nous ôtera le chandelier (2:5c) c’est-à-dire nous enlèvera ce qui nous permet de nous éclairer, d’éclairer le monde par l’annonce efficace de l’Evangile et d’y voir clair pour nous et autour de nous.

Bref, le non engagement dans le coaching de la Sainte Esprie, Elle respectera notre décision. Ensuite, en cas de refus, de repentance ou de changement d’avis ultérieur, cela entraînera l’impossibilité de la « montée » et nous laissera en arrière exposés aux souffrances toxiques et destructrices de l’Ennemi dans l’espace-matière-temps. C’est très exactement ce qui s’est passé durant 2000 ans, et de façon terrible, quand l’Eglise de l’époque de l’Apôtre Jean a refusé de s’engager dans le coaching de l’Esprie Sainte demandé par Jésus-Christ Glorifié ! La Sainte Esprie est et reste une gentlewoman et ne force jamais qui que ce soit, rappelons-le.

Aujourd’hui, la porte est ouverte pour le coaching divin. En cas de refus, la foi sincère en Jésus-Christ nous accordera malgré tout le salut éternel après la mort mais ce sera un peu comme l’Apôtre Paul l’a écrit : « Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ. Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun. Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. » (1Corinthiens 3:11-15).

Jésus-Christ Glorifié donne justement le conseil de construire avec l’or : « Je te conseille d’acheter chez moi de l’or purifié (puroo : brûler, flamber, faire fondre, purifier des scories et impuretés) par le feu afin que tu deviennes riche. » Ce n’est ni plus ni moins la description de la métamorphose du corps par le Feu divin qui consume la chair, la mortalité (scories, impuretés) et il en reste le corps glorifié (or ; cf. paillettes d’or commencement de la métamorphose + vêtements blancs ; cf. Revêtement de Feu, de Lumière). Pourquoi le texte parle-t-il « d’acheter » ? Simplement parce que le Coaching divin fait « souffrir », cela coûte mais on peut y aller paradoxalement sans argent, sans payer (Esaie 55:1-5). Il suffit de le vouloir à fond ! Nous ne sommes pas dans le légalisme car personne n’est forcé à suivre le coaching du Saint Esprit ! Nous sommes simplement INVITES !

 

Conclusion

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc et vous mangerez ce qui est bon et votre être se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre être (NePHeSCH) vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle pour rendre durables mes faveurs envers David. Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples comme chef et dominateur des peuples. Voici, tu appelleras des nations que tu ne connais pas et les nations qui ne te connaissent pas accourront vers toi, à cause de YHWH, ELoHeïKa, VeLiKaDoSCH YTZeRaEL, car il te glorifie (PaAR : glorifier, honorer, embellir, donner la splendeur). » (Esaie 55:1-5).

Ce texte d’invitation magnifique parle d’immortalité, d’une alliance de gloire parce qu’éternelle, de notre divin Epoux (David) régnant et de YHWH ELoHiM le Saint d’Israël QUI NOUS GLORIFIE ! Bref, on est vraiment dans le sujet !

Il suffit d’avoir vraiment soif et boire. Il suffit de vouloir acheter parce que le coaching divin coûte comme nous l’avons vu, sans toutefois devoir payer par les souffrances dues à l’Ennemi pour lesquelles Jésus a totalement payé. Il suffit d’écouter, de « manger » ce qui est bon « pour la santé » en suivant le Coaching dla Sainte Esprie pour passer à l’éternité par la métamorphose et l’immortalité. Il suffit de signer le contrat, de conclure l’Alliance éternelle de gloire et les peuples accourront (Apocalypse 6:2 ; 7) non seulement à cause de YHWH ELoHiM le Saint d’Israël mais aussi parce qu’Il nous aura GLORIFIE esprie, âme et corps à savoir notre être entier !!!

En Jésus, Martin BUSCH

118. Le Guerrier-Roi

INTRODUCTION

« Maintenant donc ces trois-là demeurent : la foi, l’espérance et l’amour, mais l’amour est le plus grand » (1 Corinthiens 13:13).

Il est peut-être étonnant de placer ce verset dès le début d’un propos intitulé « Le Guerrier-Roi » mais nous allons essayer d’établir le rapport entre les deux.

Le guerrier est censé se battre, tuer, vaincre, dominer, assujettir l’ennemi par tous les moyens, comme qui dirait : « La guerre c’est la guerre ».

L’amour au contraire semble nous appeler à éviter toute violence, agression, évidemment comme Jésus l’a clairement dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:43-48 Trad. Segond + Cf. textes parallèles Luc 6:27+35).

« Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent. Et moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre… » (Matthieu 5:38ss).

« Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s`il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. » (Romains 12:20).

Mais prenons l’exemple de parents qui voient qu’un méchant agresse leur enfant, que doivent-ils faire ? Quelle sera l’attitude d’amour et de bonté ? Laisser faire ou essayer de protéger par tous les moyens leur enfant de blessures voire de la mort ?

Si une nation agresse votre propre nation faut-il se laisser envahir, tuer, égorger, emprisonner, oppresser ou faut-il s’engager pour la défense ? Quelle sera l’attitude d’amour et de bonté ? Laisser faire ou s’engager pour se battre par amour pour les siens et la nation ?

Fallait-il s’engager dans la résistance lors de la dernière guerre mondiale contre la barbarie nazie ? Quelle était l’attitude d’amour et de bonté ?

Fallait-il mener la guerre froide contre la dictature communiste ou se laisser faire avec toutes les conséquences que cela aurait pu avoir ? Quelle était l’attitude d’amour et de bonté à avoir dans ce cas-là ?

Faut-il se battre contre l’extrémisme islamiste ou laisser se perpétrer des massacres d’enfants, de femmes et d’hommes innocents dans les rues, les salles ou églises ? Quelle est l’attitude d’amour et de bonté ?

Faut-il se battre contre les injustices sociales, corruptions en tous genres etc… ou rester passif et laisser faire ? Quelle est l’attitude d’amour et de bonté ?

Ces cas de figures, certes extrêmes, apparemment contraires à l’enseignement de Jésus et de Paul, soulignent que ni le problème posé, ni les réponses à apporter sont simples notamment à cause des effets collatéraux des deux côtés des belligérants (morts, blessés, stress, souffrances) provoqués par tout conflit. Jésus, par l’amour, la bonté et le pardon, voulait en limiter au maximum la portée dans notre difficile situation intermédiaire espace-matière-temps. Il voulait désamorcer le plus rapidement possible les conflits menant à des situations extrêmes pour d’emblée en éviter les effets collatéraux désastreux (Matthieu 5:23-25 ; Mt 7:1-3 ; Mt 18:21-22 etc.).

Par quelques exemples nous essayerons de donner quelques réponses à travers le texte biblique par rapport aux deux attitudes : « Guerrier-Roi » d’une part et « Amour-Bonté » d’autre part.

 

1. Adam et Eve

« Et ELoHiM dit : Faisons ADaM à notre image, selon notre ressemblance et qu’ils dominent (RaDaH : dominer, traiter, régner en souverain, triompher, donner la victoire, prendre, surveiller, fouler aux pieds, subjuguer, assujettir, dévorer) sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail et sur toute la terre et sur tout animal rampant sur la terre ! » (Genese 1:26).

« Et ELoHiM les bénit ; et ELoHiM leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la (KaBaSH : assujettir, soumettre, vaincre, réduire à, forcer, mettre sous ses pieds, faire violence) ! Et dominez (RaDaH) sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux et sur tout être vivant qui se déplace sur la terre ! » (Genese 1:28).

« Et YHWH ELoHiM prit ADaM et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder (SCHaMaR : garder, regarder, observer, avoir la garde, surveiller, protéger, prendre garde, avoir soin, être chargé de) » (Genese 2:15).

L’imagerie religieuse représente souvent Adam et Eve comme des nudistes désœuvrés dans un jardin idyllique aux arbres, plantes et fruits magnifiques, entrain de se prélasser sur un tapis d’herbes douces et de se délecter de fruits bien juteux.

En fait nous avons déjà démontré dans d’autres Rubriques qu’ils étaient des êtres glorieux de Feu et de Lumière parce qu’entre autres arguments : à la ressemblance et à l’image de leur divin Créateur (Cf. Ezechiel 1:26-28). Ils avaient en outre des missions bien définies dont nous retiendrons ceux apparaissant dans les versets cités plus haut.

Il se trouve qu’Adam et Eve avaient clairement des missions de GUERRIERS-ROIS, à savoir « dominer, soumettre, régner, surveiller, fouler aux pieds, assujettir, vaincre, garder, protéger… ». Les termes hébreux sont très explicites et ne laissent aucun doute quant à l’interprétation à donner pour définir le contenu de leur mission. S’ils devaient être des « GUERRIERS-ROIS » c’est qu’il y avait un ou des ennemis malgré le fait que la restauration par la métamorphose de la création, précédemment précipitée dans le tohubohu par le Serpent, fut bonne et parfaite. Alors quid ? Il se trouve que le texte biblique nous informe que le Serpent rôdait malgré tout dans le jardin d’Eden ! C’est justement de lui qu’Adam et Eve devaient se débarrasser pour se protéger et protéger cette création restaurée ! Cette protection ne pouvait se faire que par un combat violent de guerrier-roi, sans merci et victorieux sur le Serpent !

Adam et Eve devaient en outre « s’aimer » l’un l’autre en formant un seul corps et en s’attachant (Genese 2:24 ; DaBaq : s’attacher, coller, se joindre) l’un à l’autre, en se multipliant. Ils devaient « aimer » en donnant une identité (SHeM : nom, identité, bonnes caractéristiques comportementales donc notion d’amour, de bonté) aux animaux et en gérant bien la création dans son ensemble, en la « cultivant », nous ajouterions « avec amour » … Nous sommes par conséquent très loin de la passivité d’Adam et d’Eve souvent représentée ici et là et bien présente dans notre imaginaire !

L’amour apparaît encore par la liberté de choix, fondement obligatoire de l’amour, donnée par YHWH ELoHiM à travers l’interdit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal auquel Adam et Eve avaient libre accès. L’amour ne peut en aucun cas se forcer et ne peut exister que dans et par la liberté.

Mais pour pouvoir aimer, il fallait en même temps protéger l’amour par le combat sans merci contre le Serpent et par la proximité et l’obéissance libre et volontaire à YHWH, autre caractéristique du GUERRIER discipliné !

N’oublions pas que YHWH est Lui aussi un Guerrier-Roi redoutable et invincible ! En même temps, l’Amour-Bonté véritable ne pouvait être vécu qu’au contact intime avec Celui qui est aussi amour !

Ainsi le texte de la Genèse commence d’emblée dès l’épisode du Paradis, avant même la chute, à établir un sain et saint équilibre entre les deux dimensions de l’Amour-Bonté d’une part et du Guerrier d’autre part. Malheureusement la chute a entraîné un déséquilibre de ces deux dimensions et particulièrement au niveau de la dimension du Guerrier-Roi largement accaparée par l’Ennemi. Il ne pouvait s’accaparer de la dimension de l’amour véritable car il ne sait pas et ne veut pas faire puisqu’il l’a fondamentalement renié par sa révolte contre YHWH qui justement est amour.

C’est pourquoi il a perdu la partie au moment de l’acte d’amour ultime de la croix. Nous allons passer en revue à travers les textes bibliques que ces deux dimensions restent, malgré la chute, parallèlement présentes.

2. Personnages de l’Ancienne Alliance

Nous n’en retiendrons que certains, sachant que nous retrouvons plus ou moins les deux dimensions tout au long des textes et des personnages.

 

a. Caïn et Abel

 

Dès la première génération engendrée par Adam et Eve, Caïn représente la dimension du « Guerrier-Roi » et Abel celle de « l’Amour-Bonté ».

YHWH voulait absolument récupérer Caïn en l’avertissant (Genèse 5:6) avant qu’il ne commette l’irréparable à savoir le meurtre d’Abel. YHWH voulait par-là maintenir la dimension du « Guerrier-Roi » dans le bon camp. Mais comme l’Ennemi avait profité de la chute pour devenir le Prince de ce monde et donc largement récupéré cette dimension du Guerrier-Roi, Caïn n’eut pas la force de vaincre et de dominer sur le terrain que l’Ennemi avait en grande partie repris à Adam lors de la chute… ! Les conséquences sur l’humanité furent désastreuses : « YHWH vit que la méchanceté (RaH : mal, méchanceté, désastre, férocité, douleur, affliction, malheur) de l’être humain était grande sur la terre et que toutes les pensées de son cœur penchaient chaque jour uniquement vers le mal (RaH). » (Genèse 6:5). Bref la vie sur terre était devenue invivable, d’où la décision de YHWH à ce moment-là, de provoquer le déluge.

 

b. La descendance proche des fils de Noé

 

Si nous jetons un coup d’œil sur Genèse 10 et surtout 11 nous voyons malheureusement qu’un clivage semblable se dessine inexorablement. D’un côté Nimrod pourtant appelé « vaillant chasseur devant YHWH » mais aussi « Roi de Babel » (Genèse 10:9-10) et de l’autre côté les descendants de Sem, ancêtre d’Abraham.

Au début Nimrod semblait être le « Guerrier-Roi – Chasseur » situé du bon côté à cause de la mention « devant YHWH » mais l’histoire de Babel nous montre que l’aspect « Guerrier-Roi » était une fois de plus passé du mauvais côté.

Par contre une partie de la descendance de Sem à savoir Abraham, représentait le côté « Amour-Bonté » (Cf. Amour-Bonté pour YHWH, Sarah et les membres de son clan dont par ex. Loth etc…), sachant qu’Abraham était aussi un « Guerrier-Roi » vu qu’il avait vaincu les rois de différentes villes de la région (Genèse 14:13ss). La rencontre merveilleuse d’Abraham avec le Messie Melchisédek à la fois Sacrificateur (Amour-bonté, sacrifice de substitution et d’expiation) et Roi de Salem (Guerrier, Roi aussi de la Cité de la Paix ; Genèse 14:18) adoubait la plénitude octroyée par les deux dimensions présentes chez Abraham.

 

c. Ismaël et Isaac

Ismaël était un « guerrier » du désert : « Il sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous et la main de tous sera contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères » (Genèse 16:12 ; Trad. Segond). Ismaël et ses descendants furent et restèrent des « Guerriers-Rois » malheureusement contre YHWH et Ses fidèles jusqu’à nos jours.

Isaac par contre de par son acceptation de se laisser « sacrifier » par Abraham son père, de par son attitude de paix et de compromis envers Abimélec (Genèse 26:12-33) démontra qu’il incarnait l’Amour-Bonté. Il inspirait toutefois en même temps de la crainte, d’où l’Alliance de non-agression demandée à Isaac par le roi Abimélec (Roi) et Picol le chef de son armée (Guerrier), ayant constaté la présence de la dimension « Guerrier-Roi » d’Isaac. Isaac avait donc aussi reçu de par la bénédiction de YHWH le côté « Guerrier-Roi » !

 

d. Esaü et Jacob

Esaü était un chasseur redoutable et portait évidemment en lui ce côté « Guerrier » et plus tard « Guerrier-Roi ». Isaac aurait voulu le garder du « bon côté » quitte à lui concéder la bénédiction de l’aîné, du futur chef (Guerrier-Roi) de clan malgré la Parole divine donnée à Rebecca sur le choix de YHWH porté sur Jacob, malgré le mépris du droit d’aînesse d’Esaü qu’il vendit pour un plat de lentilles à Jacob, malgré ses mariages avec des femmes païennes qui ont brisé le cœur de ses parents. Mais ce fut en vain, car le cœur n’y était pas chez Esaü qui était davantage dans le registre du remord incluant automatiquement la vengeance au lieu d’entrer dans la repentance.

Esaü avec son fils Edom sera l’ancêtre des peuples et des valeurs de l’Occident (Cf. Petra origine et synthèse des civilisations égyptiennes, grecques et romaines) dont particulièrement celles du très puissant et guerrier Empire romain héritier de la civilisation grecque. Le papisme romain avec la monarchie de droit divin en naquit dont l’apogée se manifesta au Moyen-Age de pair avec l’Orthodoxie surtout en Russie. De terribles idéologies d’apparence non religieuses en résultèrent dont le marxisme, le nazisme, le populisme, le capitalisme prédateur, le laïcisme à terme liberticide. Il ne sera pas étonnant qu’Esaü-Edom-Occident put se targuer des opérations les plus guerrières et oppressives de tous les temps. Ce n’est probablement pas fini car il se trouve du « mauvais côté » vu son hostilité actuelle presque générale vis-à-vis d’Israël.

Jacob, malgré sa tromperie pour obtenir la bénédiction de droit d’aînesse à laquelle il avait dorénavant droit, rappelons-le, fut du côté de YHWH et de Sa bénédiction (Cf. Vision-rêve de l’échelle avec la réitération des promesses). Il fut dans les registres « Amour-Bonté » vu son attitude voulue pacifique envers Laban et Esaü venu « l’accueillir » lors de son retour au pays avec ses 400 cavaliers lourdement armés.

Toutefois Jacob renommé Israël (qui a lutté vigoureusement avec ELoHiM) en luttant avec YHWH, le Saint Esprit, qu’il a « vaincu », est incontestablement devenu un Guerrier-Roi la veille de sa rencontre avec Esaü. Il « vaincra » aussi d’une certaine manière Esaü car il pourra rejoindre le Pays promis et occuper la position initialement disputée de l’héritier, du fils aîné dans la lignée selon YHWH qui aboutira à la création du Peuple à juste titre …d’Israël.

 

e. Juda et Joseph

Juda eut l’idée de la vente de Joseph aux Ismaélites-Madianites et par là lui sauva malgré tout, la vie. Les textes nous montrent qu’il prit la place de Ruben l’aîné en prenant le leadership de ses frères. Il parlera en leur nom quand ils se retrouveront en mauvaise posture devant Joseph, 1er ministre de Pharaon. Jacob l’envoya par la suite en avant pour prévenir Joseph de son arrivée (Genèse 46:28). La bénédiction de Jacob le placera dans la position de l’aîné, du « Guerrier-Roi (Genèse 49:8-10). Il fit partie des ancêtres du Messie (Matthieu 1:3). Juda eut de nombreux manquements, égratignant largement le côté « Amour-Bonté » de son vivant. Mais de par la bénédiction de Jacob, sa descendance finit malgré tout par rester du « bon côté ». Jérusalem et le Temple seront situé sur le territoire de la tribu de Juda. Ainsi les deux dimensions « Amour-Bonté » et « Guerrier » resteront positivement présentes chez Juda.

Joseph fut de son vivant proche de la perfection : il avait la dimension « Amour-Bonté » lors de ses terribles aventures en Egypte et celle de « Guerrier-Roi » de par sa position de quasiment l’homme le plus puissant de la planète à son époque. Ephraïm et Manassé, les tribus dont il était l’ancêtre ne restèrent malheureusement pas tellement du bon côté (Par ex. : 2 Chroniques 25:6-12 : épisode des mercenaires Ephraïmites) particulièrement après la division en deux du Royaume après Salomon. Elles étaient toujours plus ou moins en concurrence avec Juda, ce qui les éloigna de YHWH, de Jérusalem et du Temple (Cf. Histoire du Royaume du Nord ou d’Israël).

Toutefois il est réjouissant que de voir le maintien de ces deux personnages du « bon côté » dans les deux dimensions tellement indispensables.

 

f. David

 

David était à la fois dans la dimension Amour-bonté de par sa relation intime avec YHWH ELoHiM (Cf. Psaumes ; son attitude générale de bonté avant et durant son règne, excepté l’épisode Batschéba) et à la fois il était le Guerrier-Roi par excellence d’Israël. C’est lui qui a finalisé la conquête du Pays promis. Il était d’ailleurs considéré comme une figure typologique messianique et ancêtre du Messie (2 Samuel 7:13 ; Esaie 11:1ss ; Ezechiel 37:24). Les autres souverains d’Israël et de Juda, excepté Salomon au début de son règne, ne lui arrivèrent pas à la cheville notamment dans ces deux dimensions malgré le fait qu’il y en eut certains qui firent ce qui était agréable à YHWH.

 

g. Le Messie annoncé dans l’Ancienne Alliance

 

Les textes relatifs au Messie sont nombreux. (Nombres 24:17 ; Jeremie 23:5-8 ; Michee 5:1-5 ; Esaie 9:5-7 ; 11 ; Daniel 9:25-26 ; Psaume 110 etc…).

Sa divinité, Son Amour-Bonté notamment pour les petits, les pauvres et les malheureux nous sont clairement présentés.

La royauté de type davidique, la domination juste donc la dimension du Guerrier-Roi y apparaissent de toute évidence.

La restauration du Peuple d’Israël sur sa Terre Promise et aussi l’extension de cette restauration aux nations à travers le Messie sont aussi annoncés.

Il y a une quasi simultanéité d’accomplissement messianique de l’Amour-Bonté d’une part et de Guerrier-Roi d’autre part dans les textes vétérotestamentaires ce qui paraît relever du bon sens le plus élémentaire. En effet « l’Amour-Bonté » ne peut survivre que dans un espace de type « Terre promise » conquis et protégé par le « Guerrier-Roi » juste sous peine de souffrances voire d’extermination plus ou moins proche.

Nous retrouvons ici très exactement la configuration du Paradis tel que nous l’avons exposé plus haut, sauf que le Messie, le nouvel Adam, accomplira parfaitement sa mission, contrairement au premier Adam.

 

3. La problématique « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » dans l’Histoire

a. Les impasses

  • Face à Israël

Nous comprendrons, à la lumière de cet éclairage messianique vétérotestamentaire, la résistance d’ailleurs tout à fait justifiée des Juifs au Jésus-Christ du Nouveau Testament. Il ne semblait prôner par Son ministère et Ses Paroles que l’aspect Amour-Bonté par le sacrifice personnel mais malheureusement suivi des échecs patents de 2000 années d’histoire d’une église romaine qui n’hésita pas à disperser, tuer et persécuter le Peuple Elu par son attitude guerrière ! Quel « Amour-Bonté » ! C’est du joli en guise de témoignage !!! De surcroît nous sommes très loin du Royaume messianique où « le loup couchera avec l’agneau » comme annoncé dans les textes… ! Face à Israël l’Eglise se trouvait et se trouve toujours dans une première impasse.

 

  • Face à la réalité espace-matière-temps

Dans l’espace-matière-temps en situation intermédiaire pour que l’Amour-Bonté puisse un tant soit peu s’exprimer, il ne faut pas trop se trouver dans des situations extrêmes de conflits et/ou de difficultés diverses. Mais cela ne dure en général pas longtemps.

Aujourd’hui et ce depuis quasiment 2000 ans, on a toujours essayé de combler le vide laissé par le « Guerrier-Roi » selon YHWH par le « Guerrier-Roi » religieux terrestre. Ce dernier vira toujours tôt ou tard du mauvais côté.

Mais sa mise en place s’avérait pourtant indispensable pour un minimum d’ordre nécessaire à la survie dans notre contexte actuel. Il voulait créer quelquefois sincèrement des espaces de sécurité, de justice et de liberté pour tenter de mettre en place par des formes de légalismes l’Amour-Bonté-Justice, réalité à laquelle tout être humain aspire désespérément pour sa survie.

Mais quels ne furent pas les dommages collatéraux inévitables et extrêmes dans cet espace-matière-temps intermédiaire : oppressions de toutes sortes, guerres de religion d’hier et d’aujourd’hui, papisme, royautés de droit divin, inquisition, persécutions des Juifs, des Vaudois, des Cathares, des Protestants, des Huguenots et autres Evangéliques, superstitions religieuses, antisionisme, civilisation guerrière grécoromaine-judéo-chrétienne…

Il s’agit là des résultats du « Guerrier-Roi » religieux manipulé pour une très large part avec succès par le Prince de ce monde.

La mise en place du « Guerrier-Roi » même religieux soi-disant chrétien située dans la zone de tentation de l’espace-matière-temps, n’est pas vraiment épatante.

Quand des périodes meilleures semblent vouloir se faire jour après bien des souffrances, elles ressemblent à une belle pomme bien rouge qui semble saine mais dès qu’on l’examine d’un peu plus près, on découvre une petite tache de pourriture qui n’arrêtera pas de grandir : on connaît la suite du cercle vicieux duquel il semble impossible de se dégager.

La conclusion générale n’est pas glorieuse par rapport aux résultats concrets de la proclamation de l’Evangile « Amour-Bonté » uniquement, sachant que l’aspect « Guerrier-Roi » religieux terrestre certes indispensable à défaut d’autre chose mis en place ici-bas, nous mènera tôt ou tard à la catastrophe !

La situation dans l’espace-matière-temps ne peut que mener à la constatation d’une seconde impasse.

  • Face à l’échec de l’évangélisation mondiale

Par ailleurs, si nous considérons le nombre de « sauvés en Jésus » qui meurent pour passer au Paradis à celui des « perdus », beaucoup plus important, qui passent en enfer, il y a de quoi se poser des questions… ! Cela vient évidemment du manque de la bonne dimension « Guerrier-Roi » censé protéger et surtout crédibiliser la dimension « Amour-Bonté ».

Les résultats de l’évangélisation à travers les siècles quand on considère les chiffres démontrent une troisième impasse.

b. Quelques positions religieuses et idéologiques relatives à cette problématique

Tout au long des textes bibliques et de l’histoire de l’Eglise nous avons démontré que l’aspect « Guerrier-Roi » selon YHWH aurait été indispensable aux côtés de l’aspect « Amour-Bonté ». L’Ennemi l’a bien compris et c’est pourquoi il essaye constamment de manipuler l’Eglise par ce biais tout en pourrissant l’aspect « Amour-Bonté ».

 

  • L’Eglise romaine avec l’Orthodoxie

Elle a voulu jouer le rôle du « Guerrier-Roi » terrestre par le papisme (Trois couronnes sur la mitre papale ; absolutisme de droit divin du Tsar pour l’Orthodoxie) tout en revendiquant en même temps la dimension « Amour-Bonté ». Nous en connaissons les résultats terribles notamment au niveau de « l’Amour-Bonté ».

  • Les Eglises protestantes et évangéliques

Elles voulaient éviter que l’aspect « Amour-Bonté » ne soit pollué par celui du « Guerrier-Roi » particulièrement religieux considéré comme étant de toute façon aux mains de l’Ennemi. C’est pourquoi elles furent entre autres favorables à la laïcité qui sépare les deux entités. Les églises mennonites, encore plus extrêmes, ont complètement exclu l’aspect « Guerrier-Roi » terrestre en refusant entre autres le service militaire (non-violence) et toute responsabilité politique « du monde » en général.

De plus, la théologie de ces églises remet au retour en gloire à la face du monde du Seigneur Jésus-Christ, l’instauration parfaite de l’aspect « Guerrier-Roi ». C’est partiellement exact mais incomplet.

Le résultat sera par conséquent le discours suivant : « Nous sommes le petit reste, le petit troupeau qui devra plus ou moins subir les circonstances et les aléas de l’Histoire. Ceux-ci seront plus ou moins favorables selon les périodes. Il n’y a pas le choix, il faut essayer de faire ce qu’on peut et essayer de rester fidèle au Seigneur. » Cette sorte de résignation doloriste face au monde démontre que ces églises essayent de faire en vain le deuil du manque de la dimension « Guerrier-Roi ».

 

  • Le Laïcisme

Il prône radicalement et de façon idéologique cette séparation des deux entités : la « religion » doit totalement se cantonner dans l’espace privé notamment des églises-bâtiments et la notion de « Guerrier-Roi » ne doit en aucun cas relever du religieux vu les échecs du passé, dont les guerres de religions et toutes sortes d’oppressions et d’intolérances. Seul « l’Amour-Bonté » religieux peut avoir droit de cité dans les églises de façon « privée ». La dimension « Guerrier-Roi » ne donc peut être assumée que par un état « laïque » si possible démocratique. Mais nous constatons que les valeurs éthiques chrétiennes sont de plus en plus bafouées dont l’avortement, la disparition progressive du mariage, de la famille « normale » etc…

 

  • L’Islam

A l’opposé, l’Islam prône à la fois la territorialité (Terre d’Islam à terme pour le monde entier et la Palestine plus particulièrement), l’aspect « Guerrier-Roi » par le Djihad ou la guerre « sainte » (Extermination des mécréants) pour imposer la Charia (Corpus législatif de l’ordre islamique) qui doit soi-disant mettre en place l’aspect « Amour-Bonté » (Par ex. : envers la femme sous son voile). Mais « l’Amour-Bonté » ne peut exister dans l’Islam vu que la Charia se veut de l’imposer autrement dit l’Islam n’accorde pas la liberté unique fondement incontournable de « l’Amour-Bonté ».

 

  • Le Marxisme

Remarquons la critique du marxisme qui considérait que l’aspect « Amour-Bonté » de l’Eglise était « l’opium du Peuple » car non crédible au niveau de sa concrétisation dans la société particulièrement par rapport à la justice sociale. L’égalité, le partage des richesses etc. devaient donc être imposés par le « Guerrier prolétaire » issu du « Peuple-Roi ». La dictature du prolétariat, en fait dominée par la Nomenklatura, une sorte de « caste » soi-disant communiste elle-même dominée par un dictateur (Staline et Corée du Nord), a généré les horreurs que nous avons constatées et constatons encore. Là encore « l’Amour-Bonté » que le marxisme veut imposer par l’égalité et la justice sociale n’a pu et ne peut qu’aboutir à des horreurs. Le marxisme se veut de conquérir le monde…

 

  • Le National-Socialisme

Remarquons la critique du national-socialisme où l’aspect « Amour-Bonté » n’était que le signe d’une faiblesse pour ne pas dire d’une dégénérescence du judéo-christianisme. L’homme nouveau supérieur aryen, héroïque aux yeux bleus et cheveux blonds devait incarner l’aspect « Guerrier-Roi-Führer-Héros » pour résoudre les problèmes du monde. Pour ce faire il lui fallait soumettre voire éliminer les races inférieures, dont la vermine juive tout particulièrement à l’origine de tous les maux du monde. De plus, il était prévu que les chrétiens y passeraient par la suite. L’aspect « Guerrier » était exacerbé dans cette idéologie. Les résultats du nazisme furent atroces dont particulièrement la Shoah et la guerre plus généralement. « L’Amour-Bonté » n’était plus une valeur à rechercher.

 

4. La problématique « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » dans le Nouveau Testament.

Nous soutenons en guise d’introduction de ce chapitre, qu’il ne peut y avoir de différence entre le Messie de l’Ancien Testament et celui du Nouveau Testament.

Par conséquent il faudra essayer de démontrer que le Messie du Nouveau Testament correspond bien à Celui de l’Ancien Testament qui comporte les caractéristiques à la fois de « l’Amour-Bonté » et du « Guerrier-Roi ». Nous nous cantonnerons aux deux caractéristiques qui concernent notre propos.

 

a. Amour-Bonté de YHWH

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse (verbe grec appolumi : périr, mourir, détruire, tuer, mettre à mort, disparaître, pourrir) pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16 ; Trad. Segond).

Ce verset central de la Bible résume l’Amour-Bonté de YHWH qu’Il a manifestée par le don de Jésus-Christ sur la croix pour que nous ne mourions pas et que nous bénéficions de la vie éternelle. L’ensemble des églises chrétiennes se réfère volontiers à ce verset que l’on trouve très souvent inscrit sur les murs des églises, des traités d’évangélisation et autres.

Mais en général lesdites églises n’ont pas compris l’étendue de ce verset, car elles enseignent qu’il faut malgré tout mourir, certes que de la première mort, et que seulement ensuite on ne subira pas la seconde mort pour finalement bénéficier de la vie éternelle. Ce n’est pas tout à fait ce que le verset dit, car là il est clairement question de ne pas mourir du tout, ce qui veut dire que par le sacrifice de Jésus, la mort est vaincue et l’immortalité est à l’ordre du jour pour celles et ceux qui croient en Lui ! Tout père ici-bas doté d’un minimum « d’Amour-Bonté » voudrait évidemment éviter la mort à son enfant ! A plus forte raison c’est le cas de notre Père céleste qui Lui, nous aime parfaitement, étant « Amour-Bonté » par excellence ! La maladie, les souffrances, les difficultés, le vieillissement conduisant au final à la mort, ne sont pas la tasse de thé de notre Père céleste ! La preuve, Il a donné son Fils unique pour nous éviter tout cela.

Nous avons déjà développé le thème de l’immortalité. Elle fait partie des résultats parfaits du sacrifice parfait de Jésus-Christ. Mais nous constatons que presque tout le monde meurt parmi les chrétiens, alors quid ? En effet il manque quelque chose : la capacité d’application, le pouvoir et l’autorité de faire, d’accomplir !

Comment ? Dans et par la mission et la puissance du « Guerrier-Roi » en ce qui concerne le Messie, l’Epoux, le nouvel Adam et l’Eglise des Vainqueurs, Son Epouse, la nouvelle Eve, assise sur le Trône avec Lui ! Là une fois de plus nous voyons l’interdépendance des deux dimensions « Amour-Bonté » et « Guerrier-Roi » selon YHWH applicables au Nouvel Adam mais aussi obligatoirement à Sa Nouvelle Eve !

b. Le « Guerrier-Roi selon YHWH

Nous avons démontré dans le premier chapitre la surprenante dimension « Guerrier-Roi » d’Adam et d’Eve. Intervient alors la chute où ils perdent partiellement cette prérogative. En effet nous lisons en Genèse 3:15 la Parole adressé par YHWH au Serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité (ZaRaH : semence, postérité, descendance). Celle-ci t’écrasera (SHOUPH : écraser, meurtrir, viser, blesser mortellement) la tête et toi tu lui blesseras le talon (HaKeV : talon, pas). »

Nous constatons tout d’abord clairement l’état de guerre entre la postérité du Serpent (Cf. Genèse 6:1-5) et celle d’Eve. Donc la dimension « Guerrier-Roi » ne fut en principe pas totalement retirée de l’être humain au même titre celle de « l’Amour-Bonté ». Mais il sera très largement affaibli et devra souffrir jusqu’à la mort. Il évoluera dorénavant dans la faiblesse de sa situation intermédiaire dans le cadre de l’espace-matière-temps, pouvant certes ici et là obtenir des victoires contre l’Ennemi s’il est un tant soit peu fidèle à YHWH.

Ensuite, en général l’interprétation habituelle de ce verset des chrétiens dit qu’il s’agit de Jésus le Messie mort sur la croix (=morsure du Serpent au talon de la descendance d’Eve) qui est en même temps l’acte qui a écrasé la tête du Serpent. Ce n’est que partiellement exact. D’un point de vue juridique, en effet, la tête du Serpent dorénavant condamné sans appel est écrasée mais malheureusement pas dans l’application à ce jour : il suffit de considérer l’histoire depuis l’événement de la croix, l’actualité et ce qui semble nous attendre pour comprendre que le Serpent-Dragon a pu rester au 2ème ciel pour toujours encore avoir la puissance d’être le Prince de ce monde. De plus il peut encore apparaître devant le Trône de YHWH pour nous accuser et nous combattre atrocement par voie de conséquence (Apocalypse 12:10c et les versets précédents).

Pourtant Jésus tient les clés de l’Hadès et de la Mort entre Ses mains ! (Apocalypse 1:18b). Nous pourrions dire : « Mais qu’attend-t-Il pour manifester Son côté « Guerrier-Roi », Son autorité, Sa puissance effective aux yeux de toute la création puisqu’Il a tous les atouts (clés) entre Ses mains ? »

Il a donné une réponse très claire notamment au début de l’Apocalypse tout d’abord en apparaissant à Jean sous Son aspect glorieux avec entre autres Ses dimensions de « Guerrier-Roi » :

 

  • Le glaive qui sortit de Sa bouche (Apocalypse 1:16b ; Apo 2:12)
  • Ses yeux tels une flamme de Feu (Apocalypse 1:14b ; Apo 2:18b)

Par là Il voulut donner une première réponse en démontrant à Jean et aux Églises qu’Il était le « Guerrier-Roi », le nouvel Adam restauré qui était dorénavant plus puissant que le Dragon et la Mort, ceci parce qu’Il était en même temps Dieu (Premier et dernier, le Vivant) et qu’Il était mort sur la croix et ressuscité pour l’éternité ! (Apocalypse 1:17b-18).

A partir de là surgit la deuxième réponse par rapport à l’application et la mise en œuvre. Celle-ci ne sera possible qu’à partir du moment où l’AUTRE PARTIE de la postérité d’Eve à savoir évidemment le Peuple élu, l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise, la nouvelle Eve sera, aux côtés de son Epoux, en état et en position d’écraser la tête du Serpent dans les faits, dans l’application de la peine à laquelle il fut condamné.

Il se trouve que Jésus est de la postérité de la première Eve et Il est en état et en position, en ce qui Le concerne, d’aller plus loin à savoir dans l’application, le combat victorieux effectif contre le Dragon-Serpent et ses acolytes. Mais Il Lui FAUT ATTENDRE l’autre partie de la postérité d’Eve pour passer avec elle dans l’application du jugement prononcé à l’encontre du Serpent !

Il faut absolument, conformément à la justice parfaite de YHWH et de Sa Parole (Genèse 3:15) que L’ENSEMBLE DE LA POSTERITE D’EVE refasse concrètement le chemin/distance inverse pour la reconquête du Paradis.

Quel est ce chemin/distance inverse ? Le premier Adam par désobéissance, faiblesse et négligence, a mangé le fruit défendu qu’Eve lui avait tendu et a parcouru un chemin/distance d’éloignement d’avec YHWH lors de sa chute.

Jésus-Christ, en tant que second Adam, a depuis 2000 ans environ, refait victorieusement le chemin/distance inverse parcouru par le premier Adam. Il est effectivement revenu s’asseoir sur le Trône à la droite du Père et a en même temps ouvert le chemin/distance pour Son Epouse par Son sacrifice expiatoire !

Il faut nonobstant, au nom de la justice parfaite de YHWH et selon Sa Parole, que l’autre partie de la postérité (8ème Eglise, Eglise des Vainqueurs graciée, justifiée, métamorphosée, montée) de la première Eve fasse de même réellement le chemin/distance inverse que ladite première Eve avait parcouru lors de sa chute sous l’emprise de la séduction. Il lui faut obligatoirement concrètement s’asseoir sur Trône (Apocalypse 3:21) et devenir « Guerrière-Reine » aux côtés de son Epoux « Guerrier-Roi ».

Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que les conditions concrètes seront remplies pour l’application de la condamnation prononcée contre le Serpent-Dragon et ses acolytes !

Apocalypse 6:2, Apo 12:11ss, Apo 14:4b ; Apo 17:14, Apo 19:14a démontrent cette nécessité incontournable sans laquelle rien, strictement rien ne se passera sans que l’autre partie de la postérité d’Eve à savoir l’Eglise des Vainqueurs soit en place aux côtés de son divin Epoux sur le Trône pour accomplir la part qui lui revient depuis le début.

C’est pourquoi Jésus-Christ Glorifié l’ATTEND depuis 2000 ans. Il aurait voulu ne pas attendre et que cela se passe dès le début au plus tard en 92 quand Il S’était plus spécialement adressé à l’Apôtre Jean. Mais cela ne dépendait pas de Lui mais uniquement de l’obéissance et de la repentance de l’Eglise de l’époque qui persista dans le refus. Ainsi le Messie « Guerrier-Roi » suivait de près le Messie « Amour-Bonté » des Évangiles. Il correspond donc au Messie de l’Ancien Testament. Mais il Lui aurait fallu l’autre partie de la postérité d’Eve pour concrétiser tout de suite l’écrasement de la tête du Serpent-Dragon !!! Ceci expliquant cela !

Même après 2000 ans, nous affirmons que cela se passera car c’est écrit ! D’abord le Dragon et ses acolytes seront éjectés des lieux célestes d’après Apocalypse 12:10-11 et ensuite ils seront éjectés de la terre d’après Apocalypse 19:11-20.

Voilà ce qui aurait dû se passer très rapidement après la période où Jésus disait à ses auditeurs d’aimer les ennemis, de pardonner etc… Chaque instant de ces 2000 années d’attente fut, est et sera un instant de trop vu les souffrances de l’Eglise et d’Israël depuis cette période. YHWH, parce qu’Il est Amour, n’est pas un sadique mais un Père qui depuis le début voulait donner les moyens du « Guerrier-Roi » pour qu’on s’en sorte ! La liberté de choix sans laquelle l’Amour-Bonté n’est pas possible explique cette douloureuse attente de l’Époux qui est tellement amoureux de Son Epouse qui a choisi de ne pas venir Le rejoindre à ce jour !

Nous citerons Apocalypse 17:14 qui nous semble fonder clairement notre propos : « Ils (ennemis) combattront contre l’Agneau et l’Agneau les vaincra parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui (Eglise des Vainqueurs la seule à se trouver auprès de Lui, l’autre partie de l’Eglise vaincue étant restée sur terre ; Apocalypse 13:7+9-10) les vaincront aussi. »

Jésus-Christ est l’incarnation parfaite à la fois de « l’Amour-Bonté » et du « Guerrier-Roi ». Mais d’après la Parole de YHWH au Serpent, juste après la chute, Il est obligé d’attendre celui ou celle qui entend ce que l’Esprie dit, se repent et bénéficie des promesses de la métamorphose et de la montée pour former l’Eglise des Vainqueurs placée auprès de Lui, l’autre partie de la postérité d’Eve. Celle-ci pourra alors parfaitement revêtir les deux caractéristiques « Amour-Bonté » et « Guerrière-Reine » car elle aura parcouru avec succès en sens inverse le chemin-distance de séparation d’avec YHWH qu’Eve avait parcouru lors de la chute. Elle pourra, avec Jésus, effectivement et définitivement vaincre en écrasant la tête du Serpent !

 

 

Conclusion

« Amour-Bonté » ? Oui et mille fois oui, car il est le « plus grand » mais pas sans le « Guerrier-Roi » avec Sa « Guerrière-Reine » pour que Jésus puisse réellement se manifester et être vécu ! Cela aurait dû avoir lieu il y a bien longtemps donc c’est et restera « pour maintenant au plus tard »…

 

En Jésus, Martin BUSCH

117. La démarche Gédéon

INTRODUCTION

« Les enfants d’Israël firent ce qui est mal aux yeux de YHWH et YHWH les livra dans la main de Madian pendant sept ans. La main de Madian fut puissante (HaZaZ : puissant, fort, ferme) contre Israël. A cause de Madian, les enfants d’Israël creusaient des souterrains dans les montagnes et les rochers escarpés. » (Juges 6:1-2 ; Trad. Litt.).

Les enfants d’Israël, à nouveau dans le péché et l’idolâtrie, étaient dans l’étau de Madian qui les pillaient et les oppressaient terriblement.

Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec Apocalypse 6:16 : « …ils disent aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous… » où la première partie de la Grande Tribulation avec les guerres, les crises économiques, les persécutions des croyants fidèles auront sévi terriblement (Apocalypse 6:3-16). A ce moment-là une première partie de l’Eglise des Vainqueurs sera déjà montée puis entrée en action (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2). Elle obtiendra les victoires du plus grand réveil mondial dont il est question en Apocalypse 7 suivi de la seconde montée de la foule innombrable devant le Trône (Apocalypse 7:3-17).

Nous allons proposer ici un parallèle cyclique (Cf. Histoire = ressort avec ses dimensions linéaires et cycliques parallèles à la fois) entre Gédéon, ses soldats et la première partie de l’Eglise des Vainqueurs : en effet cette Eglise sera massivement utilisée pour la délivrance de milliards de personnes de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:8+14b). Gédéon et ses quelques 300 soldats seront utilisés pour la délivrance de l’ensemble du Peuple d’Israël de l’oppression de Madian et de leurs alliés (Amalek et les fils d’Orient ; Juges 6:3).

La structure cyclique de l’histoire de Gédéon ressemble « étrangement » à la structure cyclique de l’histoire principalement relatée dans les premiers chapitres de l’Apocalypse. Entre les deux cercles en quelque sorte parallèles du ressort il y a simplement aujourd’hui une « distance linéaire » d’environ 3000 ans. Nous ferons un va et vient constant entre les deux cercles durant notre propos.

 

 

1. La période prophétique

« Lorsque les enfants d’Israël crièrent à YHWH au sujet de Madian, YHWH envoya un prophète aux enfants d’Israël. Il leur dit : Ainsi parle YHWH, l’ELoHiM d’Israël : Je vous ai fait monter d’Égypte et je vous ai fait sortir de la maison des esclaves. Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous ceux qui vous opprimaient ; je les ai chassés devant vous et je vous ai donné leur pays. Je vous ai dit : Je suis YHWH, votre ELoHiM ; vous ne craindrez point les dieux de l’Amorite dans le pays desquels vous habitez. Mais vous n’avez pas écouté ma voix. » (Juges 6:7-10).

La recherche de YHWH accompagnée de repentance engendre toujours tôt ou tard une période prophétique où YHWH recommence à parler et à envoyer son ou ses prophètes pour remettre les pendules à l’heure et permettre une issue salvatrice et/ou une délivrance.

Ces versets sont clairement à mettre en parallèle avec la période prophétique depuis la diffusion du texte de l’Apocalypse par l’Apôtre Jean aux églises de l’époque à celles de nos jours. L’appel à la repentance était, est et restera toujours d’actualité.

Aujourd’hui nous y sommes d’autant plus que le message prophétique de délivrance pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs est à nouveau clairement diffusé avec un appel pressant à la repentance des chrétiens en vue de la montée. Il s’agit d’écouter Jésus-Christ Glorifié, d’être transfiguré au niveau du corps pour être rendu capable par la montée d’être opérationnel à partir d’En-Haut pour le premier combat durant la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2). Dans quel but ? Celui d’opérer victorieusement la délivrance des Juifs messianiques et de la foule de chrétiens qu’on ne peut dénombrer, subissant les affres de la Grande Tribulation, cette dernière se mettant inexorablement en place sous nos yeux. Cette période est à mettre en parallèle avec la situation terrible des Israélites de l’époque de Gédéon. Comme dit, la période prophétique introduit toujours une solution pour aller plus loin avec le Seigneur.

 

 

2. « Vaillants Guerriers »

« Puis vint l’Envoyé de YHWH et il s’assit sous le térébinthe d’Ofra qui appartenait à Joas, de la famille d’Abiézer. Gédéon, son fils, battait du froment dans le pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian. L’Envoyé de YHWH se laissa voir et lui dit : YHWH est avec toi, vaillant (GiBOR : vaillant, puissant, héroïque, de combat, vainqueur) guerrier (HaYiL : homme armé, capable, héros, vertueux, brave) ! » (Juges 6 :11-12 Trad. Litt.).

L’Envoyé de YHWH vint s’asseoir sous un térébinthe faire tranquillement causette avec Gédéon et lui délivrer un message.

Gédéon par contre se comportait comme un stressé qui, le plus vite possible, voulait « planquer » la récolte vitale de blé. Il battait le blé dans le pressoir à l’abri des regards des terribles occupants madianites qui procédaient constamment à des razzias. Cela se faisait normalement dehors à l’aire exposée au vent pour séparer le grain de la paille. Cette opération se voyait donc de loin quand la paille et la poussière volaient alors que le grain tombait directement à terre pour ensuite être engrangé ! Il ne fallait pas par conséquent que les occupants puissent voir qu’il y avait du blé à voler dans le coin.

Gédéon était à ce moment-là très loin de vouloir faire causette, de surcroît avec un inconnu. S’il n’arrivait pas à cacher sa récolte, lui et sa famille risquaient ni plus ni moins de mourir de faim durant les mois suivants. Gédéon se comportait comme un survivant, un pauvre petit paysan résigné face à une situation terrible à laquelle il pensait ne rien pouvoir changer.

L’Envoyé dit alors au « paysan opprimé, courbé à sa tâche », à Gédéon : YHWH est avec toi, vaillant guerrier. Non mais, c’est une blague !

Aujourd’hui les bureaux des responsables d’églises sont les bureaux des plaintes, des maladies, des souffrances et des misères de toutes sortes des chrétiens qui au final ne connaissent malgré tout pas beaucoup de délivrances. Les chrétiens courbent par conséquent l’échine face aux maladies, aux pressions et aux impondérables de la vie. Alors voilà, il faut tenir le coup tant bien que mal souvent courbés, certes avec le Seigneur pour les chrétiens, en attendant des jours peut-être meilleurs… ! Alors la Parole de YHWH à Gédéon n’est-elle pas aussi une « blague » si on l’actualise pour nous alors qu’on « subit » les aléas de la vie ici-bas ?

Allons plus loin avec cette Parole qui ne nous dit pas seulement « YHWH est avec toi » mais en plus nous offre la SOLUTION-CONCRETISATION REELLE, EFFECTIVE : GiBOR HéHaYiL ! La solution pour Gédéon et Israël c’était la « métamorphose » d’un paysan opprimé, courbé en un guerrier vainqueur, héroïque ! Eh bien… !

Voilà de quoi il s’agit ! On est souvent réduit à dire : « Le Seigneur est avec toi », « Je prierai pour toi, je penserai à toi pour que tu tiennes le coup, cela finira bien par passer » sans plus. Il est évident qu’on est incapable de vivre la vraie solution concrète : GiBOR HéHaYiL, que nous traduirons par ce texte de l’Apocalypse : « …et voici un cheval blanc et celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6:2). Voilà la solution réelle !

Oui mais, le problème, comment cela se fera-t-il ? L’histoire de Gédéon nous aidera à répondre à cette question qu’il a d’ailleurs lui-même soulevée de différentes manières face à l’Envoyé dans un souci évident d’honnêteté, d’authenticité et de vérité. Gédéon fut un homme de foi (Hébreux 11:32) qui, s’il avait vécu à notre époque, aurait sûrement refusé nos incantations liturgiques (« Le Seigneur soit avec vous… et avec votre esprit ») ou ces prophéties pieuses évangéliques-charismatiques de bénédictions pour la plupart soi-disant de foi mais s’avérant par la suite impuissantes et vides d’effets. Nous sommes par contre appelés à être très reconnaissants au Seigneur quand il se passe malgré tout ici et là des miracles et des réveils et quand des solutions concrètes se mettent en place. Toutefois, c’est trop rare par rapport aux promesses du Nouveau Testament.

 

 

3.Partir de la réalité telle qu’elle est vraiment sans vouloir se mentir

Gédéon était un homme de la terre qui avait les pieds sur terre. Il va donner des arguments qui partent de constatations basiques d’évidences face à ce qui pourrait être de belles paroles sans suite. Elles auraient pu éventuellement flatter son petit ego personnel : YHWH est avec lui et le traite de vaillant guerrier donc il aurait pu se croire doté d’une sorte « d’infaillibilité » ne pouvant qu’aboutir à la tyrannie ou alors au rejet des autres avec éventuellement l’échec catastrophique et la mort à la clé. Etant considéré comme un vaillant guerrier, il aurait déjà pu se voir revêtu d’une armure étincelante pourfendant du madianite et autres ennemis et en tirer une propre gloire de toute façon illusoire. Non, Gédéon partit de sa réalité telle qu’elle se présentait à lui de façon réaliste donc responsable. Il ne voulut ni se mentir à lui-même ni à autrui et savait très bien où il en était vraiment. Il était un paysan opprimé en simple situation de survie qui risquait de ne pas pouvoir rentrer sa récolte et qui avait plutôt besoin de se cacher. Que répondra-t-il à l’Envoyé de YHWH ?

 

 

a. Le sain réalisme

« Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, si YHWH est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous ont-elles atteintes ? Et où sont toutes ces merveilles que nos pères nous ont racontées, en disant : YHWH ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Égypte et maintenant YHWH nous a délaissé et il nous livre entre les mains de Madian ! » (Juges 6:13 ; Trad. Litt.).

Gédéon n’y alla pas par quatre chemins. Avec tout le respect qu’il avait pour son interlocuteur qu’il nomme Seigneur ou ADoNaï, il commence par lui dire : « Pardon ou excuse-moi », c’est-à-dire qu’il s’excusait parce qu’il ne se sentait pas tout à fait à même d’entrer dans ce qui pouvait apparaître comme un triomphalisme léger dans le discours de son interlocuteur. Les merveilles et prodiges de la sortie d’Égypte étaient du passé, du souvenir, étaient du domaine des pères mais n’étaient plus d’actualité. Pour lui, YHWH avait abandonné le Peuple d’Israël en le laissant toujours encore sous la coupe des Madianites malgré le fait qu’il ait crié à Lui et se soit adressé à Lui.

De même nous pouvons dire aujourd’hui, malgré le réveil charismatique et les nombreuses repentances, où sont les miracles abondants du Nouveau Testament et surtout la promesse de Jésus disant que nous ferions de plus grandes choses que Lui ? (Jean 14:12). Cela fait depuis 2000 ans qu’on tourne en rond de réveil en sclérose et de sclérose en réveil pour revenir dans la sclérose et ainsi de suite mais sans vraiment faire davantage que Jésus Lui-même. Nous restons prisonniers de l’espace-matière-temps, les nuages noirs des malheurs, des difficultés au niveau mondial s’amoncellent à l’horizon. Les signes avant-coureurs de la Grande Tribulation sont évidents. La situation de péché et de mélanges de toutes sortes ont atteint et atteignent l’Eglise. Des « autels à Baal côtoient ceux à YHWH » et nous pourrions noircir des pages et des pages sur le sujet. Osons dire et analyser les choses telles qu’elles sont à la manière de Gédéon ! C’est un bon début ! Être vrai, honnête, authentique et voir les choses telles qu’elles sont, nous semble être une attitude saine et loin de ce qu’on pourrait appeler du délire religieux qui a déjà fait tant de mal à l’Eglise.

L’Envoyé avait dit à Gédéon que YHWH était avec lui personnellement. Mais Gédéon, dans son discours, passa d’emblée au Peuple d’Israël et de sa destinée présente. Il était solidaire de son Peuple et osa poser à juste titre la question du « grand pourquoi ». Par ailleurs, il essaya en quelque sorte de l’excuser, de le justifier et de le défendre. C’était en fait une attitude d’amour et de foi pour le Peuple d’Israël, nonobstant toujours encore Peuple élu de YHWH, qui ressemblait à celle de Moïse et des prophètes. Ceux-ci savaient pertinemment que la crédibilité et l’honneur de YHWH était en jeu et d’une certaine manière liée à la pérennité de l’existence de Son Peuple même infidèle.

Peut-être certains diront au contraire que Gédéon était incrédule et qu’il aurait dû d’emblée entrer par la foi dans le discours de l’Envoyé. Mais cette affirmation ne tient pas face au jugement postérieur de la Parole de Dieu en Hébreux 11:32, où il est mentionné avec les autres héros de la foi et pour les raisons énoncées plus haut.

Gédéon était simplement un homme, un vrai, les pieds sur terre, membre du Peuple d’Israël sur sa terre promise qu’il aimait et il ne voulait pas se la jouer tout seul. Il était franc et direct, solidaire de la souffrance de son Peuple. Cela, YHWH le savait et au final l’appréciait, c’est pourquoi Il l’avait probablement choisi ! Pour couronner le tout nous remarquons que l’Envoyé était en fait YHWH Lui-même, probablement Jésus (à la fois Envoyé et YHWH), d’après le verset 14 où il donna Sa réponse :

« YHWH se tourna vers lui et dit : Va dans ta force (BeCoaHKa : Be=dans ; Ka=de toi ; CoaH=force humaine, puissance, richesse, pouvoir) et avec celle-ci tu sauveras Israël de la main de Madian ; ne t’ai-je pas envoyé ? » (Juges 6:14 ; Trad. Litt.)

Cette réponse était quasiment choquante : le jeune pauvre paysan opprimé, en situation de survie devait y aller avec sa propre force, les moyens ridicules du bord. C’est très exactement ce que dit le texte. N’était-ce pas se moquer du monde ? Eh bien non !

En fait ce qui importait : c’était que ce soit YHWH qui envoie mais il fallait commencer par y aller avec ses propres forces, ses « propres pains et poissons » (Cf. Multiplication des pains).

C’est le début de la vraie foi qui enclenche le miracle ! La Parole de YHWH commence par mettre en branle nos propres forces et moyens aussi minimes soient-ils ! En effet YHWH veut nous faire participer à tout prix à Son plan de façon volontaire quelle que soit notre situation concrète de départ ! Il part toujours du réel basique qui nous concerne directement au plus près. Il veut absolument éviter que nous jouions un jeu fût-il d’apparence religieuse !

Mais la Parole de YHWH va encore plus loin car Il dit qu’avec cette force qui est de tout évidence une force « de nul », Gédéon allait sauver Israël de Madian !!! Alors là c’est le comble du comble ! Mais en même temps, YHWH avait très bien compris l’analyse réaliste de la situation de Gédéon. Il partit justement de la réalité concrète de Gédéon qui était humainement parlant ni plus ni moins catastrophique.

Aujourd’hui l’Eglise est physiquement prisonnière de l’espace-matière-temps donc en position catastrophiquement défavorable face à l’Ennemi, Prince de ce monde (comme Israël face à Madian) qui occupe encore une partie des lieux célestes (= 2ème ciel ; à l’époque de Gédéon cela « correspond » à l’occupation d’une partie du Pays promis) ce qui lui donne un avantage évident et décisif. L’état du monde à travers l’Histoire et aujourd’hui pour ne pas dire ce qui semble nous attendre demain, en est la preuve par neuf. Humainement, il n’y a apparemment aucunement possibilité pour s’en sortir, c’est la situation actuelle, la réalité. Il est capital de voir la réalité en face telle qu’elle est et ne pas se faire des illusions et des films exactement comme Gédéon et avec lui le Seigneur !

C’est pourquoi Jésus Glorifié est parti de la situation concrète pas très brillante de chacune des 7 églises. Il ne les a pas caressés dans le sens du poil… Mais Il leur a aussi proposé une issue, une solution, une Bonne Nouvelle pour leur dire que le chemin pour être vainqueur, pour monter, pour sortir de l’impasse espace-matière-temps était ouvert.

Il faut donc commencer par écouter ce que l’Esprie a à nous dire, accepter Sa Parole, se repentir, changer d’avis, de conception, puis y aller avec nos faibles forces actuelles. Mais en même temps, comme il s’agit de Son projet, c’est Lui qui nous envoie pour monter à la Salle du Trône, pour ensuite partir en vainqueur pour vaincre. Donc cela s’accomplira !

Mais la petite discussion entre YHWH et Gédéon n’est pas terminée car ce dernier n’est pas encore à court d’arguments : « Gédéon lui dit : Excuse-moi mon ADoNaï, comment sauverai-je Israël ? Voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé et je suis le plus jeune dans la maison de mon père. » (Juges 6:15).

Sa famille n’était pas influente vu sa pauvreté. Alors comment pourrait-il s’imposer et prendre la direction d’une armée issue de toutes les autres familles d’Israël ?

De plus il était le plus jeune. Traditionnellement à l’époque, le plus jeune de la famille n’avait rien à dire sachant que c’était le fils aîné qui héritait et était appelé à diriger le clan à la disparition du père. Bref Gédéon avait tout sauf la notoriété requise pour commencer quoi que ce soit.

A l’époque, l’Apôtre Jean était persécuté en exil à Patmos avec très peu d’influence sur l’ensemble de l’Eglise à cause des Diothréphistes (3 Jean 9).

Actuellement, les chrétiens prêchant la délivrance avec le salut du corps pour aujourd’hui, la montée pour aujourd’hui et la suite pour quasiment demain, pourraient presque se compter sur les doigts de la main.

Mais que dit YHWH à Gédéon, que nous dit-Il ?

« YHWH lui dit : car je serai avec toi et tu battras Madian comme un homme, (KeISCH comme un homme) un (EHaD). » (Juges 6:16 ; Trad. Litt.).

YHWH lui répéta qu’Il serait avec lui et qu’il battrait Madian. Oui, mais !

Toutefois la suite du texte original est une véritable révélation : comme (Ke) un homme (ISCH = mâle, homme) est la première partie de la révélation à savoir que YHWH, comme déjà dit, considère Gédéon comme un « mâle », un homme, un vrai, authentique, honnête, qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas, qui ne se fait pas de film sur lui-même ou la situation environnante.

Ensuite vient la deuxième partie de la révélation, nous en dirions le clou : EHaD, UN mis en apposition est un qualificatif qui est en général attribué à YHWH Lui-même : « Ecoute Israël, YHWH notre ELoHim, YHWH (un) EHaD » (Deutéronome 6:4). Dans ce passage capital, l’apposition d’EHaD est identique à Juges 6:16 mais elle est simplement apposée à YHWH au lieu de l’être à ISCH (homme). Mais « EHaD » (= un, premier, autre) ne signifie pas seulement un dans le sens d’une unité parfaite signifiant et impliquant la toute-puissance mais signifie aussi par extension le divin (premier, autre ; cf. Tout Autre).

Autrement dit Gédéon battra Madian parce que le fait que YHWH soit avec lui implique que Gédéon deviendra comme YHWH c’est-à-dire EHaD !!! Voilà ce que signifie réellement la Parole de YHWH adressée à Gédéon. Quelle révélation !

Nous ne résistons pas à faire le parallèle avec la glorification, la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône qui sont ici signifiées par EHaD, indispensables pour vaincre « notre Madian » du 21ème siècle ! (Apocalypse 6:2).

Nous savons par ailleurs que notre Ennemi est à l’opposé le diviseur. Cela trouvera sa démonstration évidente quand les soldats du camp ennemi d’Israël s’entretueront.

 

 

4. L’identification

Dans tout processus prophétique et rencontre, il est toujours indispensable d’identifier, de savoir à qui et à quoi on a à faire.

 

a. Grâce et miracle

« Gédéon lui dit : Si j’ai trouvé grâce (HeN : grâce, faveur, acceptation) à tes yeux, donne-moi un signe (OTH : signe, prodige, miracle) que c’est toi qui me parles. Ne t’éloigne pas d’ici jusqu’à ce que je revienne auprès de toi, que j’apporte mon offrande et que je la dépose devant toi. Et YHWH dit : Je resterai jusqu’à ce que tu reviennes » (Juges 6:17-18).

La grâce et le miracle sont ici absolument considérés comme indissociables et doivent prouver l’identité de YHWH.

On ne peut parler de la grâce de Dieu, de Sa faveur, de Son acceptation s’il n’y a pas de miracle, de signe, de prodige ! Gédéon, à juste titre, comme il l’avait plus ou moins laissé entendre dès le départ, ne voulait pas de mots, de paroles qui ne soient pas confirmés par le miracle. La sortie d’Egypte était un miracle et confirmait que YHWH était le vrai ELoHiM (Dieu) ! Gédéon n’en veut pas moins plusieurs centaines d’années plus tard. Il savait évidement que cela passait par l’offrande préalable comme ce fut le cas du sacrifice de l’Agneau Pascal avant la délivrance du passage de la Mer Rouge et la suite. Il proposa par conséquent le « sacrifice-repas pascal » préalable avant le signe ou prodige. Il laissa toutefois à « l’Inconnu » une porte de sortie en lui disant d’attendre qu’il revienne avec l’offrande, car si « l’Inconnu » n’avait pas été YHWH et donc incapable de faire un miracle, il serait parti vite fait.

Gédéon avait par conséquent une vision juste des choses et voulait absolument avoir à faire au vrai ELoHiM (Dieu), c’est-à-dire à YHWH !

Ainsi le ministère de Jésus, l’Eglise primitive et l’Eglise charismatique ont dans une bonne mesure, démontré et démontrent cette indissociabilité de la grâce et du miracle précédés du Sacrifice parfait de l’Agneau sur la croix. Mais comme dit, l’Eglise ne fait pas de plus grandes choses que Jésus comme annoncé, c’est-à-dire que la grâce et les miracles ne vont malheureusement pas grandement de pair. On galvaude des hypocrites « le Seigneur soit avec toi » sans pouvoir passer effectivement au miraculeux « vaillant guerrier », on parle de « grâce infinie » sans pouvoir affirmer honnêtement la nécessité de la confirmation systématique par les miracles qui pourtant était déjà à l’ordre du jour en Marc 16 :20 déjà quelques années avant la révélation donnée par Jésus-Christ Glorifié. C’est pourquoi il y a beaucoup trop de problèmes dans l’Eglise.

Gédéon ne voulait pas d’un Dieu, qui a fait certes des merveilles dans le passé au moment de la sortie d’Egypte, mais qui laissait le Peuple de son époque à lui dans la panade. Il dit que si c’est effectivement YHWH qui lui avait parlé et lui avait fait grâce, il lui fallait un signe, un prodige, un miracle maintenant.

Voilà une saine manière d’identifier YHWH !

En ce qui nous concerne et l’Eglise depuis le début de l’Apocalypse, seul Jésus Glorifié avec Son projet de nous faire monter et de nous envoyer à partir d’En-Haut dans le monde, est une issue valable. Il s’agit là pour nous du seul moyen d’être capables de prêcher la vraie grâce qui sera assurément suivie d’authentiques confirmations systématiques par les signes et les miracles ! L’abondance en sera inédite et ainsi se réalisera la promesse de Jésus que nous ferions de plus grandes choses que Lui !!!

L’exigence et la foi de Gédéon sont pour nous un exemple à suivre ! Seul le projet de Jésus Glorifié énoncé nous apporte la vraie solution et la possibilité de prôner et d’expérimenter l’indissociabilité de la grâce et du miracle ! Celle-ci nous permet d’identifier réellement YHWH mais il y a encore d’autre critères.

b. Le sacrifice et le Feu dévorant

« Gédéon alla préparer un chevreau et fit avec un épha de farine des pains sans levain. Il mit la chair dans un panier et le bouillon dans un pot, les lui apporta sous le térébinthe et les présenta. L’Envoyé d’ELoHiM lui dit : Prends la chair et les pains sans levain, pose-les sur ce rocher et répands le bouillon. Et il fit ainsi. L’Envoyé de YHWH avança l’extrémité du bâton qu’il avait à la main et toucha la chair et les pains sans levain. Le feu monta depuis le rocher qui mangea la chair et les pains sans levain. (Juges 6:19-22).

Le sacrifice expiatoire était et reste la clé pour rencontrer YHWH. La croix est, reste et restera incontournable. Le rocher, Christ (1 Corinthiens 10:4), indissociable du Sacrifice durant lequel coula Son Sang, l’Agneau Pascal, sont la base. Cela correspondit à la signification de l’ordre de l’Envoyé de poser la viande, les pains azymes sur le rocher et d’y verser le jus.

Remarquons que l’expiation sacrificielle comporte un mouvement de haut vers le bas : l’Agneau-Chevreau s’affaisse, le sang, le jus coulent de haut en bas. C’est le prix à payer. Christ est venu d’En-Haut vers ici-bas et a payé avec Ses meurtrissures et Son Sang. C’est la grâce, c’est la base, la fondation de l’identification. Là tous les chrétiens sont d’accord et c’est fondamentalement parfait et satisfaisant. Mais il se trouve qu’on ne vit pas dans la fondation d’une maison sauf exception… La fondation tient certes tout le reste et est solidement enfoncée dans le sol mais on n’y vit pas : on vit au rez-de-chaussée et aux étages ! C’est pourquoi on construit sur une base pour en faire un ou des lieux de vie à la lumière du Soleil, du Feu !

Là nous passons d’un mouvement du bas vers le haut !!! Il est clairement écrit que le Feu MONTA !!! Mais il est aussi écrit qu’il MANGEA (AKaL : manger, dévorer) les éléments du sacrifice d’ordre pascal de Gédéon. (L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël. Exode 24:17…car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Hébreux 12:29 ; Trad. Segond).

C’est pourquoi le baptême de Feu « mange » littéralement notre corps mortel pour le glorifier et le métamorphoser dès à présent comme le corps crucifié de Jésus fut « mangé » par le Feu et la Lumière de la résurrection et de la glorification. Au même titre que la croix n’est rien sans la résurrection du corps de Jésus (Cf. 1 Corinthiens 15) la grâce issue de cette croix n’est rien sans les conséquences en découlant à savoir entre autres la métamorphose miraculeuse de notre corps par le Feu qui va du bas vers le Haut exactement comme c’est le cas de la montée qui nous mène tout autant d’en-bas vers En-Haut.

Le fait que le Feu ait « mangé, dévoré » le sacrifice de chair terrestre montre qu’il est nécessaire à présent de passer complètement et totalement à cette nouvelle dimension indispensable pour la mise en route de la délivrance et de la victoire. Nous pensons bien entendu particulièrement au baptême de Feu et de Gloire (Apocalypse 1:17-18) institué par Jésus Glorifié qui remplace, « mange », le baptême d’eau et la Ste Cène par le Feu et la Gloire (Apocalypse 3:20) tout autant institués par Jésus Glorifié. Le Baptême et la Cène de Feu et de Gloire remplace, « mange » le baptême avec l’eau et la Ste Cène avec le pain et le vin. La base reste Son sacrifice, l’Agneau immolé en 33 environ mais le but ultime n’est ni l’eau, ni le pain et le vin. Le Baptême et la Ste Cène avec les éléments terrestres furent l’objet de disputes et de controverses sanglantes entre les chrétiens dans le passé. Nous avons là la preuve que nous n’avons pas atteint le but qui consiste à être baptisés, dans le Feu à manger le Corps et le Sang glorieux de Feu pour être transfigurés et ainsi pouvoir monter En-Haut. Ephésiens 4 :8-10 nous parle des « captifs » que Jésus dans Sa montée a emmenés !!! Seul ce mouvement de bas en Haut sera notre délivrance effective !

Par ailleurs, le bâton que l’Envoyé et YHWH à la fois (Jésus) avait à la main nous fait penser au bâton de Moïse et d’Aaron avec lequel ils firent des signes et des prodiges, à celui de Jésus Chef de guerre (Apocalypse 19:15) et à celui de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:24 ; Apo 12:5). Le Feu « au bout du bâton » est à la fois un feu de jugement pour les impies et de bénédiction pour les fidèles. Il sera aussi tel un sceptre pour diriger les nations dans l’autorité du Feu divin notamment durant le Millénium.

 

c. La rencontre qui permit l’identification ultime par Gédéon suivie du SHaLOM

« L’Envoyé de YHWH alla (HaLaK : aller, s’éloigner, marcher, parcourir) loin de ses yeux. Gédéon vit que c’était l’Envoyé de YHWH, il dit : Ah, ADoNaÏ YHWH, car j’ai vu l’Envoyé de YHWH face à face. Et YHWH lui dit : SHaLoM à toi, pour que tu ne craignes pas, tu ne mourras pas. Gédéon bâtit là un autel à YHWH et lui donna pour nom YHWH SHaLOM : il existe encore aujourd’hui à Ofra, qui appartenait à la famille d’Abiézer. » (Juges 6:22-24).

Au moment de la manifestation du Feu et où YHWH s’éloigna de Gédéon, et non pas disparut, il se rendit compte qu’il avait réellement rencontré et vu YHWH face à face ce qui pour lui, dans son corps déchu, aurait signifié la mort.

Mais YHWH de loin lui donne le SHaLOM ce qui était bien plus que la paix.

Il s’agit en fait pour nous de la parfaite santé, de l’abondance, de la plénitude, de l’immortalité, de la gloire, du Feu (Cf. immortalité, glorification, métamorphose du corps), bref de tout ce qui émane de YHWH Lui-même en termes de bénédictions !

Ce SHaLOM fut accordé à l’Apôtre Jean au moment où Jésus-Christ Glorifié le rencontra (Apocalypse 1:17). Il lui permit par la suite d’écrire (Apocalypse 1:19), de « monter » (Apocalypse 4:1-2), de voir et de communiquer l’ensemble de l’Apocalypse.

Les Paroles de YHWH suivies du sacrifice expiatoire et de substitution permirent une première identification partielle préalable de YHWH par Gédéon mais c’est bien la suite à savoir la manifestation du Feu et de la Gloire qui permit l’identification totale et déterminante d’après les Paroles de Gédéon lui-même.

Cette manifestation correspond très exactement à la Révélation ou Apocalypse ultime dans laquelle nous sommes aujourd’hui appelés à nous situer pour entre autres « revisiter » et « identifier » à partir de là l’ensemble des textes bibliques précédents.

Cela correspond clairement à la démarche de Gédéon initiée par YHWH Lui-même.

Cela correspond tout aussi clairement à la démarche de l’Apôtre Jean initiée par Jésus-Christ Glorifié à la fois l’Envoyé et YHWH Lui-même.

Cela doit absolument correspondre à notre démarche toujours initiée par Jésus-Christ Glorifié et qui nous fut transmise par l’Apôtre Jean à travers le texte de l’Apocalypse.

5. Passage à l’action purificatrice au niveau « d’Israël – Eglise »

YHWH n’attendit pas longtemps pour plonger Gédéon dans l’action dès la nuit suivante, car Il lui ordonna de démolir l’autel à Baal de son père et d’abattre le poteau sacré (ASHeRa probablement en l’honneur d’Astarté déesse de la fécondité et de l’abondance) érigé à côté aussi en l’honneur de Baal. Ensuite il devait remplacer tout cela par un autel à YHWH avec un sacrifice et un feu dont le bois qui l’alimentera, sera celui du poteau sacré. Gédéon exécuta l’ordre de YHWH la nuit parce qu’il redoutait certains serviteurs de son père et les gens d’à côté.

Comment Gédéon, avec tout ce qu’il avait reçu, pouvait-il encore avoir peur ? La peur n’est-elle pas le contraire de la foi ? Là nous pensons qu’il s’agissait de la crainte accompagnée de sagesse .

Gédéon n’était pas un fanfaron, voulait être prudent, ne pas jeter les perles aux pourceaux et s’exposer inutilement. De plus il savait qu’il était le plus jeune de la famille et n’était d’emblée pas censé être ni écouté ni approuvé. Sa manière de faire s’avéra juste et payante face aux gens qu’il craignait et qui voulaient effectivement le mettre à mort quand ils découvrirent le spectacle au matin. Il avait obéi à YHWH mais en tenant sagement compte du contexte. Ce sera justement à partir de ce contexte que YHWH agira et retournera la situation avec Joas son père.

Joas, tenant certainement à son fils Gédéon, ayant sûrement fait une prise de conscience par rapport au culte impie à Baal (=Beelzébuth) et ayant l’autorité du père de famille voire de clan, fut utilisé par YHWH pour protéger Gédéon. Il eut beaucoup de sagesse et dit que Baal n’avait qu’à se défendre lui-même s’il était Dieu. Il décréta dans la foulée que celui qui voudrait plaider pour Baal ou le défendre serait mis à mort. Cela paraissait au premier abord plutôt étonnant pour ne pas dire risqué ! Mais il y eut là une subtilité de sagesse incroyable de Joas, car vouloir effectivement plaider pour Baal signifiait clairement qu’il ne serait pas capable de se défendre tout seul et que ce serait la démonstration évidente qu’il n’est pas Tout Puissant et Dieu. C’est pourquoi les gens se résignèrent logiquement à la conclusion suivante : « Que Baal se défende lui-même, car c’est son autel qu’il a renversé » (Juges 6:32).

Au jour d’aujourd’hui nous sommes appelés à démasquer et détruire les autels à Baal en tenant le même discours que Jésus Glorifié par Ses reproches dans Ses lettres aux sept églises entre autres. L’idolâtrie à Baal est à assimiler à la sécularisation et à l’installation de l’Eglise dans le monde avec toutes les idolâtries d’un nouveau genre tant au niveau théologique qu’éthique que de la puissance spirituelle et/ou des moyens, alors qu’elle aurait dû monter et travailler à partir d’En-Haut et de la Gloire.

Nous prenons quelques exemples du culte à Baal ayant malheureusement cours dans l’une ou l’autre église en les actualisant :

  • Sacrifices d’enfants à Baal – avortements tolérés dans certaines églises ;
  • Sacrifices à Baal – sacrifice eucharistique de l’église romaine alors que Jésus S’est sacrifié une fois pour toutes ;
  • Poteau sacré, un symbole phallique dressé contre le ciel et contre YHWH, lieu de prostitution sacrée, orgies – clochers des églises, sexualité hors mariage, pédophilie, homosexualité dont particulièrement les mariages bénis par des responsables d’églises entre personnes du même sexe ;
  • Rituels magiques – médecines parallèles ésotériques souvent accompagnées de vénération de la nature tolérées voire encouragées dans certaines églises ;
  • Gestion inconsidérée et scandaleuse de l’argent et des biens réclamés par les prêtres de Baal (Cf. orgies onéreuses avec les prostituées sacrées autour des poteaux sacrés, train de vie scandaleusement élevé des prêtres) à leurs fidèles – gestion de l’argent inconsidérée et scandaleuse de certains responsables d’églises ayant « oublié » la sobriété en toutes choses, frais de fonctionnement inconsidérés, énormes investissements dans des bâtiments de luxe alors que la misère règne dans les rues et certains pays etc… pour ne prendre que ces exemples et nous pourrions allonger cette lamentable liste.

Si nous ne considérons que ces quelques aspects dites-moi comment faire comme Gédéon pour ne renverser dans l’Eglise simplement ces quelques « autels, pratiques et poteaux consacrés à Baal » d’aujourd’hui évidemment très graves ? C’est humainement impossible et pourtant impératif puisque YHWH l’a ordonné à Gédéon et Jésus-Christ Glorifié aux 7 églises.

Résultat : Cela peut être fait certes partiellement ici-bas peut-être au prix de notre sang, mais une fois de plus, cela ne peut être parfaitement fait qu’à partir d’En-Haut d’où l’on peut partir en vainqueur et pour vaincre comme un vaillant guerrier couronné ayant reçu le SHaLOM de YHWH ! L’obéissance, la sagesse et la puissance parfaites ne peuvent être au rendez-vous que dans ces conditions-là !

 

 

6. Le grand affrontement se précise

Les ennemis d’Israël se rassemblèrent dans la vallée de Jizréel. La réponse de YHWH ne se fit pas attendre : « Gédéon fut revêtu (verbe LaBaCH : revêtir, couvrir, envelopper, porter sur soi) de la ROUaCH YHWH ; il sonna du Shofar » (Juges 6:34).

Il est intéressant de noter qu’il s’agit du revêtement de la Sainte Esprie, étant la protection, l’autorité et la puissance émanant de YHWH au niveau du corps (cf. revêtement de Feu, immersion dans). Le vêtement et/ou le revêtement concerne évidemment d’abord le corps qui est le seul à pouvoir être « habillé » ou « revêtu ». En principe l’âme et l’esprit ne sont pas à « habiller ».

Cela nous rappelle évidemment le début du livre des Actes : « Mais vous recevrez une puissance (Baptême du Feu : Matthieu 3 :11c), venant de la Sainte Esprie (la Pneuma) SUR vous et vous serez mes témoins (martus, marturès : martyrs, témoins) … » (Actes 1:8).

Cette puissance donna à Gédéon l’autorité de rassembler une armée, ce qui est en soi miraculeux vu les données humaines de départ passablement insignifiantes et faibles dont il bénéficiait et que nous avons évoquées plus haut.

Cette puissance de Feu donna aussi la volonté d’aller jusqu’au bout : de toute façon avec l’armée qui était en face à Jizréel, il n’y avait pas trop le choix car le rapport de force très défavorable pour Israël laissait assurément présager d’un véritable génocide.

Nous sommes actuellement en tant qu’église charismatique, censée être revêtue du Feu de la Sainte Esprie, intégrée dans Son sein maternel, devant la Grande Tribulation qui se précise, nous l’avons souvent écrit et démontré. Nous n’avons pas le choix, exactement au même titre qu’Israël face à la multitude des Madianites et de leurs alliés. Avec Israël nous sommes sur terre dans un rapport de force totalement défavorable.

Mais quand ce sera le moment, soit nous serons le cavalier sur le cheval blanc préalablement montés à la Salle du Trône (Apocalypse 6:2), soit nous seront des témoins martyrs exécutés et/ou tués durant la première partie de ladite Grande Tribulation (Apocalypse 6:9-11), soit, si nous restons en vie sur terre durant cette période atroce, nous ferons partie de la seconde montée mais après de terribles souffrances (Apocalypse 7 notamment v.2 ; Apo 4-8 ; Apo 4:9 ; Apo 4:14b ; Apo 4:17c).

Nous verrons dans la suite de l’histoire de Gédéon que nous nous pencherons plus particulièrement sur celles et ceux qui chevaucheront leur cheval blanc et qui partiront en vainqueurs et pour vaincre. Mais il y aura encore une prochaine étape entre temps, celle de la toison.

 

 

7. La toison

De quoi s’agissait-il ? Gédéon posa une toison en laine sur l’aire et demanda une première fois à YHWH de faire en sorte que la rosée du matin ne mouille que la toison et que le terrain autour reste sec. Cela fut ainsi. Puis il fit une seconde demande à savoir que le lendemain matin la toison devait rester sèche et seul le terrain autour devait être humide. Cela fut ainsi.

Gédéon n’avait-il pas assez reçu pour, selon certains, presque « tenter » le Seigneur à cause de son incrédulité ? Il lui fallait encore le signe de la toison… ! En effet, « Gédéon dit à ELoHiM : Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu as parlé (DiBaReTa : tu as parlé ; verbe DaBaR : parler, dire, promettre, ordonner, déclarer, prononcer) » (Juges 6:36). Cela nous rappelle étrangement la parole connue du Tentateur « Si tu es le Fils de Dieu… » (Matthieu 4:3 ; 27:40 ; Luc 4:3 ; 4:9). On pourrait encore rajouter la phrase de Gédéon pour pencher vers cette interprétation au moment de sa deuxième demande : « Que ta colère ne s’enflamme pas contre moi si je parle encore une fois. » (Juges 6:39). Il était conscient, vu les choses exceptionnelles qu’il avait entendues et vécues, qu’il risquait d’aller un peu loin avec YHWH et finir par L’irriter !

Nous aimerions relever un verbe employé par Gédéon à savoir le fameux verbe DaBaR justement utilisé quand YHWH adresse Sa Parole à ses serviteurs. Il s’agissait certes de la Parole prononcée, audible qui existe aujourd’hui de diverses manières (dons spirituels de Parole, voix directe de Dieu, songes, signes, événements exceptionnels ou autres) mais qui existe aussi sous forme écrite pour nous à savoir la Bible. Certes il devait y avoir quelque part des rouleaux écrits par Moïse mais probablement non accessibles à Gédéon qui ne savait peut-être même pas lire ? Quoi qu’il en soit l’histoire de la toison et de la rosée était quelque chose de terrestre, de tangible, de palpable et donc par essence de « consultable » doté d’une objectivité concrète indiscutable. De même pour nous la Bible revêt des caractéristiques semblables et de plus nous y avons accès à tout instant de façon tangible pour obtenir une Parole divine objective, tangible. Elle est la Parole de YHWH objective qui nous est concrètement adressée et par laquelle Il nous parle aussi. Elle est le « tamis » ou « l’étalon » pour toute Parole audible prononcée. La toison est en quelque sorte aussi ce « tamis » ou cet « étalon » objectif pour juger de l’authenticité définitive de tout ce qui a été dit oralement à Gédéon par YHWH.

C’est pourquoi nous osons le « glissement » interprétatif d’actualisation de cet épisode de la toison vers la consultation, l’examen de la Parole écrite de Dieu, la Bible en vue d’une authentification définitive.

Comme les Juifs de Bérée (Actes 17:11) Gédéon à sa manière certes, et avec les « moyens objectifs du bord » examina, consulta, vérifia les Paroles de YHWH ELoHiM dites précédemment. L’exaucement bienveillant de YHWH à la demande de Gédéon et le discours de ce dernier nous conforte dans cette interprétation car il dit à YHWH : « Si tu veux sauver Israël par ma main comme tu as PARLE ».

Autrement dit, si c’est vrai ce que tu m’as dit me concernant moi, alors accorde-moi ce signe miraculeux dans une dimension concrète, accessible pour que je sois sûr que je ne me trompe pas, car l’enjeu est pour le moins vital non seulement pour moi mais pour tout Israël.

Notre démarche actuelle notamment par les Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs correspond à cette démarche de Gédéon pour donner le plus d’objectivité biblique au message de cette 8ème Eglise (ou Eglise des Vainqueurs) car l’enjeu est pour le moins tout aussi vital pour l’Eglise dans son ensemble face à ce qui nous attend !

 

 

8. Le tri préalable à la formation de l’Armée des Vainqueurs ou l’Eglise des Vainqueurs

Environ 32 000 soldats israélites s’étaient regroupés autour de Gédéon. YHWH fit le tri car ne « monte » pas au combat qui veut.

Tout d’abord personne ne doit pouvoir tirer une once de propre gloire pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs. L’humilité est de mise : « YHWH dit à Gédéon : Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains ; il pourrait en tirer gloire à mes dépens et dire : C’est ma main qui m’a sauvé. » (Juges 7:2).

Dans un premier temps Gédéon doit ordonner à ceux qui avaient peur de s’éloigner et de rentrer à la maison. C’est vrai que les peureux sont en général non seulement les plus désobéissants quand il s’agit d’aller de l’avant mais aussi les plus fanfarons donc les plus orgueilleux par la suite surtout quand tout s’est bien passé. La foi, la confiance et l’humilité, le contraire de la peur et de la fanfaronnade orgueilleuse de l’incrédule, est indispensable pour faire partie de l’Armée des Vainqueurs.

Dans la métamorphose du corps il ne faut pas avoir peur, car au moment où cela se passe, les dimensions et les repères habituels de notre corps terrestre disparaissent pour laisser place au corps transfiguré céleste. Les nouveautés célestes, la vision directe de l’Ennemi et de ses acolytes pour les combattre sont déstabilisantes, effectivement fondamentalement très déstabilisantes. La Sainte Esprie qui est une « gentlewoman » ne force pas et arrête alors de suite le processus de transfiguration. Mais avoir peur quand on perd les repères habituels est la démonstration qu’on n’est pas apte au combat !

22 000 hommes s’en retournèrent donc, pour ne laisser que 10 000 hommes aller au combat.

Mais pour YHWH le tri n’était pas suffisamment sélectif. Il ordonna à Gédéon de les faire descendre au torrent pour boire. Ceux qui se mettront à genoux pour boire seront éliminés. Ils mettront en effet plus de temps pour se relever, voire déposeront les armes à côté, donc se mettront dans une position de vulnérabilité, prendront leur temps pour profiter du moment, d’un petit confort provisoire « pour boire non pas un verre » mais le contenu de quelques paumes de main, d’une petite pause très bienvenue. Ils prouvaient par-là qu’ils n’avaient pas entièrement la tête au combat et surtout manquaient de motivation réelle.

Par contre ceux qui auront lapé l’eau comme des chiens seront sélectionnés. Il se seront mis vite fait à 4 pattes pour se désaltérer, gardant leurs armes à la main les plongeant même dans l’eau, ils n’auront pas peur de se « mouiller » pour pouvoir se relever très vite en cas d’urgence. Ils firent preuve de motivation, leurs pensées n’étaient pas à faire la pause et « prendre un verre » au détour d’un chemin mais bien de faire vite pour pouvoir aller de l’avant. Ceux qui restèrent n’étaient que 300 !!!

La motivation pour « monter » pour ensuite mener les combats doit être totale. Ni Gédéon, ni YHWH ne forcèrent personne. Ils leur dirent simplement de rentrer à la maison. Cela signifierait pour nous aujourd’hui, de rentrer dans nos églises, traditions et convictions précédentes. Si on ne croit pas vraiment à la métamorphose du corps, la montée pour pouvoir mener les combats ultérieurs prévus par Jésus-Christ Glorifié, il vaut mieux « rentrer à la maison ou …prison espace-matière-temps dont les « Madianites » sont les geôliers ». Ce tri est déjà en train de se faire actuellement.

 

 

9. Le songe prophétique et son interprétation

YHWH fit encore une dernière fleur à Gédéon : après lui avoir donné l’ordre d’attaquer le camp ennemi, Il tint pourtant compte de sa peur car les Madianites et leurs alliés étaient nombreux comme les sauterelles et leurs chameaux comme les grains de sable au bord de la mer : humainement parlant, les 300 Israélites ne pesaient par lourd… et la victoire était totalement impossible dans ces conditions-là.

Il voulait donc préalablement encourager Gédéon et lui dit de descendre cette nuit-là discrètement avec Poura son serviteur quelque part dans le camp ennemi. Là un homme raconte un songe à son copain d’une galette de pain d’orge (nourriture fréquente des Israélites et notamment des pauvres) qui tournoyait dans le camp de Madian pour atterrir près d’une tente la mettant sens dessus dessous. Celle-ci finit par s’écrouler. Le copain lui répondit qu’il s’agissait sans doute de l’épée Gédéon et que Dieu allait livrer Madian et ses alliés entre ses mains.

Dès que Gédéon eut entendu le récit du songe et son interprétation, il prit le temps de se prosterner et d’adorer YHWH, puis retourna au camp d’Israël. Cette dernière confirmation fut le déclencheur ultime de l’attaque.

Elle correspond clairement à Apocalypse 5:9-10 : « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation, tu en as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur la terre ».

Cette parole prophétique avec les louanges qui suivront, seront le déclencheur de l’ouverture du premier sceau à savoir le cavalier au cheval blanc d’Apocalypse 6:2 qui est envoyé pour commencer la première bataille en vue du règne sur terre.

De même, Gédéon donna l’ordre d’attaquer.

 

 

10. Le combat

a. Cohésion

Il fallait une cohésion totale de l’Armée d’Israël. Tous devaient faire et crier comme Gédéon l’avait ordonné pour obtenir un résultat optimal. Cela correspondait à la Parole de YHWH lorsqu’Il lui avait dit : « Tu combattras comme un homme un (EHaD) » (Juges 6:16 ; cf. voir plus haut Trad. Litt.).

Étrangement l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs est présentée comme un cavalier unique en Apocalypse 6:2. La raison de cette présentation pourrait être qu’il combattra en parfaite cohésion, unité comme « un homme un ». Quand on considère l’état de division de l’Eglise terrestre seule l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs venant d’En-Haut est capable de combattre ainsi dans l’unité et la cohésion parfaites pour une efficacité optimale « comme EHaD ».

 

b. Mode de combat

  • Répartition par trois centaines des soldats israélites en hauteur autour du camp ennemi,
  • cruches vides à briser,
  • torches allumées à brandir,
  • shofars à sonner,
  • cris et paroles « Epée pour YHWH et pour Gédéon » (Juges 7:20).

Pour nous, il s’agit d’être au bon endroit au bon moment c’est-à-dire En-Haut, en hauteur comme les 300 soldats de Gédéon, à la Salle du Trône, puis de là nous serons envoyés contre le 2ème ciel et sur terre. Nous pourrons alors combattre dans l’humilité (on ne sera pas nombreux face à l’armée ennemie), l’obéissance, la cohésion avec le Feu, la Parole, la proclamation. Pour ce faire, faire UN comme Gédéon avait fait UN avec YHWH, esprit, âme et surtout corps, est indispensable et incontournable.

La Parole « Epée pour YHWH et pour Gédéon » confirme tout cela car elle associe totalement YHWH et Gédéon dans une parfaite unité.

Il est alors possible de manier à bon escient l’Épée de la Parole et de l’Esprie et d’utiliser le bâton duquel jaillit le Feu.

Le résultat fut très efficace : panique, désordre, les ennemis s’entretuent et prennent la fuite. Bref c’était la victoire !

Cela correspond au cavalier de l’Apocalypse parti en vainqueur et pour vaincre. Le résultat sera encore plus efficace d’après Apocalypse 7.

Pour Gédéon, ce n’était pas fini, il fallait poursuivre et exterminer l’ennemi. Gédéon convoqua alors d’autres soldats de différentes tribus d’Israël pour finir le travail (Juges 7 :23-25).

Cela peut correspondre aux deux montées qui suivront la première montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) à savoir celles d’Apocalypse 7 :9+14b et 11 :12 ainsi que l’enlèvement dont il est question en Apocalypse 12 :5c+12 et à tous les combats victorieux suivants de l’Armée de l’Eglise des Vainqueurs dans l’Apocalypse (7 ; 11 :5-6 ; 12 :7-11 ; 17 :14 ;19 :14).

 

 

Conclusion

La démarche de Gédéon, un être humain comme nous, à la lumière de l’Apocalypse, nous a semblé édifiante. Nous remarquerons qu’il s’agit en fait du travail de YHWH qui tenait à ce que Sa Gloire et Sa Gloire seule soit mise en valeur mais en même temps Il tenait le faire AVEC Gédéon et ses quelques 300 soldats.

Il fallait en effet que Gédéon, le petit jeune agriculteur pauvre, accepte de faire une démarche incroyable pour que la délivrance et la victoire sur l’Ennemi puissent avoir lieu.

Pour ce faire en ce qui nous concerne, il est indispensable de suivre le plan de Jésus-Christ Glorifié, YHWH et Envoyé par le Père et être revêtus de l’Esprie Sainte notre Mère pour suivre la démarche de Gédéon à la lumière de l’Apocalypse.

En Jésus, Martin BUSCH

116. Le corps glorifié et le Pays promis

INTRODUCTION

Le corps glorifié ou métamorphosé ou transfiguré est intrinsèquement indissociable de son environnement d’origine à savoir le Paradis ou le Pays promis ou encore le Royaume glorieux de YHWH.

Pour revenir au début, nous avons maintes et maintes fois insisté sur la seconde déchéance de la création devenue intermédiaire suite à la chute de l’homme, la première étant celle du tohubohu quasi absolu du verset 2 de Genèse 1 suite à la chute et de l’action de Lucifer. Il s’en suivit alors une restauration ou métamorphose par la Lumière et le Feu divins dont la puissance fut déclenchée par l’Esprie Sainte engendrant la Parole (Genèse 1:3ss ; cf aussi Jean 1).

Certes la deuxième déchéance est restée intermédiaire dans le cadre de l’espace-matière-temps tel que nous le connaissons à peu près actuellement, car YHWH a décidé de donner à l’homme une seconde chance par la possibilité de libre retour à Lui par Son plan de salut à travers l’Histoire, la durée, le répit. Ce plan de salut représente une succession de tentatives de restauration de la part de YHWH pour essayer à chaque fois de rétablir totalement la situation, ceci dès le début ! Commençons par la situation telle que nous pouvons la constater au premier abord.

 

1. L’état du corps humain correspond à l’état de son environnement et inversement.

L’écologie a, d’une certaine manière, bien compris cela mais elle n’y inclut pas YHWH et le message biblique. Elle prône un processus de restauration et de conservation de la nature et par conséquent du corps, certes louable en soi, mais malheureusement uniquement par la volonté et l’action propres de l’être humain. Malgré des améliorations certes indéniables et appréciables, cela ne pourra aboutir vu l’état moral et spirituel de l’homme en général et principalement parce qu’il refuse YHWH dont il aurait pourtant désespérément besoin pour ce faire… Par ailleurs, nous savons qu’une catastrophe naturelle (éruptions volcaniques, astéroïdes dangereux etc.) et/ou d’origine humaine mauvaise (bombe atomique, pollutions entraînant des dérèglements climatiques etc.) pourrait mettre fin à l’habitabilité en l’état de notre environnement actuel très rapidement. Ainsi tout effort écologique porte malgré tout toutes sortes d’épées de Damoclès mortelles potentielles prêtes à tomber sur lui. L’ultime épée de Damoclès s’abattra de toute façon au moment du jugement dernier (Cf. Apocalypse 20:11). Mais il est clair que le parallélisme entre la mortalité du corps humain et la mortalité de notre l’environnement actuel apparaît ici de toute évidence. De même la survie provisoire de ce corps mortel dans notre environnement actuel dépend des ressources de celui-ci : nourriture, énergie, atmosphère etc… que nous prélevons sans compter et souvent au prix d’intérêts pas très écologiques, ni très moraux… au risque encore une fois de subir des catastrophes en tous genres.

C’est pourquoi le corps humain correspond à l’état de son environnement et inversement. La seule option pour le salut du corps consistera donc logiquement à changer d’environnement pour rejoindre non pas une autre planète mais l’environnement céleste glorieux, parfait qui est fondamentalement « autre ».

 

2. Le corps ne peut être sauvé qu’en rejoignant un environnement glorieux

Romains 8:17-23 en parlant du salut du corps, met clairement en valeur l’aspect de ce rapport indissociable entre la délivrance de la création actuellement souffrante par la révélation des fils de Dieu dont la caractéristique retenue est justement leur corps sauvé. Pour que la révélation des fils et filles de Dieu puisse avoir lieu, il faut évidemment la rédemption visible et tangible du corps. Pourquoi visible et tangible ? Parce qu’actuellement les maladies, accidents, handicaps, vieillissement et décès sont tout aussi visibles et tangibles et démontrent clairement que notre corps n’est pas sauvé et condamné à l’impuissance et au final à la mort.

En effet il ne s’agit là que de la démonstration de l’impuissance fondamentale de l’être humain à délivrer la création de sa situation intermédiaire de souffrance. Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ? (Matthieu 15:14). Un homme enfoncé dans les sables mouvants peut-il aider un autre homme lui aussi pris dans lesdits sables mouvants ?

Ainsi le corps doit impérativement bénéficier de l’accès à l’environnement céleste glorieux à savoir à la Salle du Trône ou au 3ème ciel (2 Corinthiens 12:2) qui seuls sont un terrain solide à partir duquel la délivrance devient possible.

Ainsi l’Esprie Sainte transforme ce corps de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18) en commençant par le baptiser en Elle de Feu et de Gloire ici-bas pour l’imprégner d’une gloire suffisante lui permettant dans un premier temps la montée ou Nouvelle Naissance à la Salle du Trône, notre Pays promis (Apocalypse 4:1ss ; Apo 5:10 ; Apo 7:13-15 ; Apo 11:12 ; Apo 12:1+5b). Là cette transfiguration pourra indéfiniment se parfaire de gloire en gloire en vue de la suite des combats autant dans les lieux célestes (2ème ciel) encore occupés par l’Ennemi (Apocalypse 12: 7-11) que sur terre dont il est le Prince en vue de sa défaite et de l’établissement du Millénium (Apocalypse 19:11ss) devant finalement aboutir à l’Eternité (Apocalypse 21:1ss).

 

3. Tentatives successives de restauration du paradis de la part de YHWH déjà dans l’Ancienne Alliance

Pourquoi parlons-nous de tentatives de la part de YHWH ? Ne serait-Il pas assez puissant pour régler le problème tout de suite sans attendre ? Serait-Il réduit à faire des essais et des tentatives pouvant par définition ne pas aboutir ? Eh bien oui, parce qu’Il est absolument nécessaire que Ses créatures dotées du libre arbitre rendant possible l’amour véritable soient totalement partantes avec Lui. Ce fut vrai avec les anges dont Lucifer comme avec les êtres humains par la suite. Nous savons que Lucifer ayant bénéficié du libre arbitre, a choisi de se révolter. Il est définitivement jugé et condamné (Ezechiel 28:11ss ; Jean 12:31 ; 16:11 ; Apocalypse 20:1-3+10).

A présent les tentatives d’amour de restauration totale de YHWH sont dépendantes de l’ouverture spirituelle et morale des êtres humains pour pouvoir accueillir « la semence-descendance d’Eve, le Messie, qui écrase la tête du Serpent » (Genèse 3:15). Celui-ci leur permettra dans le sein de la Sainte Esprie d’être métamorphosés aussi au niveau du corps avec la repentance, le pardon, le renouvellement de l’intelligence, la foi et l’amour (cœur, être intérieur) pour l’accès au « Pays Promis ».

 

a. Genèse 1: 3ss est une première tentative de restauration.

En fait il s’agit d’une métamorphose déclenchée par la Parole, le Feu et la Lumière suite au tohubohu occasionné par Lucifer, le Chérubin qui s’était révolté contre YHWH ELoHiM.

L’être humain fut formé à partir de la terre et métamorphosé glorieux à l’image divine par le souffle de YHWH : il aurait dû être partant avec Lui. Il était la clé pour la finalisation de cette restauration car il aurait dû d’emblée soumettre, vaincre et chasser le Serpent dans le cadre de la gestion de cette création qui lui était confiée par YHWH. Mais il chuta comme nous le savons et ne fut pas partant avec YHWH à cause de sa désobéissance ! L’environnement terrestre où il fut chassé passa non pas dans un tohubohu invivable comme précédemment mais passa du paradis au système intermédiaire espace-matière-temps certes encore vivable mais au prix de la souffrance, du travail de la terre et de la mort progressive. Pourquoi YHWH accorda-t-Il une seconde chance à l’être humain ? Parce qu’il n’était pas dans la même position de connaissance et de puissance quasi absolue de Lucifer (signifie porteur de Lumière : un comble !) évoluant tout près du Trône. Il doit y avoir sûrement d’autres raisons seules connues de notre Souverain Père dans cette décision vis-à-vis de Lucifer et de ses acolytes, car Il ne se trompe jamais dans Son jugement. (Ezéchiel 28:11ss ; Jean 12:31 ; 16:11 ; Apocalypse 20:1-3+10 et bien d’autres textes).

 

b. La seconde tentative de restauration eut lieu peu après la chute.

L’environnement terrestre après la chute aurait pu, selon le plan de YHWH être d’emblée transformé, métamorphosé suite à une attitude de cœur bonne des hommes à savoir celle qu’avait Abel. Il était considéré comme juste et comme un héros de la foi (Hébreux 11:4) qui aurait pu introduire d’emblée la venue, l’incarnation du Messie (2ème Personne de Trinité d’emblée présente au ciel : Jean 8:58) devant écraser la tête du Serpent par son Sang précieux (Hébreux 12:24). Mais Abel fut tout de suite tué par Caïn, l’assassin (1Jean 3:12 ; Jude 10-11) … dont la société immorale qu’il engendra, mena à terme au jugement du déluge. Cette première tentative de restauration avec Abel ne put alors malheureusement aboutir, car le juste fut éliminé dès le départ. Plus personne n’était réellement partant avec YHWH pour la restauration d’amour du Paradis.

 

c. Une troisième tentative de restauration est décrite en Genèse 5

Là nous assistons carrément à l’énumération d’une nouvelle descendance d’Adam avec son fils Seth qui était « à son image, à sa ressemblance » autrement dit glorieux et proche de YHWH. Cela explique d’ailleurs les âges « canoniques » énoncés dont les 969 ans de Mathusalem… ! Leur corps devait avoir une résistance exceptionnelle et devait se conserver incroyablement bien comparés à l’état des centenaires d’aujourd’hui ! Là encore la nouvelle descendance d’Adam et d’Eve devait être partie prenante de cette nouvelle tentative de restauration.

Dans ce contexte, Hénoch (Genèse 5:21 ; Hébreux 11:15 ; Jude 1:14), parce qu’il marchait vraiment avec Dieu, vit des myriades d’anges et le Seigneur, fut le seul à monter au ciel. Il fut malheureusement pour l’humanité le seul mais il était la démonstration une fois de plus de cette nouvelle volonté et tentative de restauration de YHWH. Cet événement exceptionnel de mise en place d’une autoroute entre ciel et terre était destiné à ouvrir le chemin au Messie parfait, la « semence-descendance issue d’Eve devant écraser la tête du Serpent ». Il aurait voulu remettre en place encore une fois à ce moment-là le paradis sur terre en enlevant la malédiction de la terre.

Remarquons que cet événement de restauration était d’ailleurs attendu dans un avenir proche par les contemporains d’Hénoch qui étaient du côté de YHWH. Lémec en faisait partie : « Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera (NaCHaM : soulager, réconforter, délivrer, avoir compassion, repentir, consoler, retourner [la situation]) de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que YHWH a maudite. » (Genèse 5:28-29).

Noé, un nouveau juste, représentait pour son père l’espoir de restauration de la terre maudite. Cette restauration impliquait bien entendu le salut du corps car elle engendrait la délivrance de la fatigue et des difficultés de la vie, caractéristique, s’il en faut, d’un corps sauvé.

Cette restauration, nous le verrons, sera pourtant précédée par le jugement purificateur du déluge vu l’état effroyable de l’humanité qui s’unissaient même corporellement et sexuellement avec les démons entraînant l’engendrement d’êtres puissants et horriblement malfaisants (Genèse 6:1ss) !

 

d. Noé et le déluge sont une quatrième tentative de restauration mais par le jugement préalable.

L’environnement terrestre après le déluge purificateur aurait dû selon le plan de YHWH être transformé, métamorphosé à l’occasion de ce nouveau départ et de cette nouvelle Alliance de VIE (Genèse 9:1ss) dite noaïque, si les descendants de Noé avaient respecté l’Alliance du moment. Cet environnement purifié aurait ainsi pu accueillir la nécessaire venue justificatrice et victorieuse sur le Serpent du Messie Sauveur promis (Genèse 3:15). Cette venue aurait déjà pu rendre la Salle du Trône accessible autant pour la rédemption du corps de l’être humain que de la création. Mais il en fut autrement avec l’établissement du terrible système babylonien qui s’en suivit.

YHWH s’engagea à ne plus provoquer une telle catastrophe garantissant une pérennité vivable de l’état intermédiaire de l’environnement terrestre pour les humains (Genèse 8:20-22) : « Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse. » YHWH mit une certaine distance « sanitaire » de survie entre le rapport de l’état moral et spirituel de l’être humain d’une part et la terre d’autre part. Ainsi la terre devait rester en attendant vivable mais toujours encore intermédiaire et non paradisiaque. Il voulait inlassablement continuer Ses tentatives de restauration du Paradis.

 

e. Le passage de la terre dans son ensemble à la Terre Promise d’Israël et celui de l’humanité au Peuple d’Israël : cinquième tentative pour accueillir le Messie et la restauration terrestre

YHWH passa alors à un environnement plus réduit et protégé à savoir la Terre promise d’Israël avec Abraham et ses descendants à savoir le Peuple élu, appelé à respecter la Loi et à accueillir le Messie. Durant presque 2000 ans avant l’arrivée de Jésus-Christ, YHWH voulut ouvrir le chemin à la manifestation du Messie pour que la tête du Serpent soit écrasée le plus vite possible. Le Messie devait apparaître dans la descendance d’Abraham. Chaque femme juive tombée enceinte avait le secret espoir de porter en elle le Messie !

Par ailleurs les textes des prophètes ont clairement mis en rapport l’apparition, l’action du Messie d’une part et Jérusalem et la terre d’Israël d’autre part (Esaie 11:1ss par exemple et bien d’autres textes). Toujours d’après ces nombreux textes, le Messie était censé sauver de la malédiction le Peuple élu tout autant dans ses conditions de vie physiques, corporelles que dans sa terre et son environnement !

Voici quelques « signes » relatifs au projet constant de YHWH de restauration :

  • Abraham. Le Messie était déjà présent sur terre en tant que Roi et Sacrificateur de Salem, Melchisédek (signifie : Roi de Justice). En tant que Roi et Sacrificateur, Il régnait déjà sur la future Jérusalem et ses possessions attenantes, ce qui n’est pas peu dire par rapport à notre propos !!! Non seulement il régnait, mais en tant que sacrificateur Il justifiait, c’est pourquoi il s’appelait Roi de justice (=Melchisédek). L’ensemble Messie régnant, justifiant, purifiant – Terre promise était en place ! Il ne s’agissait ni plus ni moins d’une espèce de début de restauration en bonne et due forme du paradis ressemblant au futur Millénium et à la Nouvelle Terre de l’Eternité ! Il se manifesta à Abraham vainqueur des rois des villes de l’Ennemi qui seul Le reconnut pour qui Il était, en lui offrant honneur et dîme entre autres (Genèse 14:18-19 ; Hébreux 7:1-14). Il était aussi présent quand YHWH se manifesta par sa visite sous forme de trois êtres humains (Genèse 18:1ss). Là encore nous remarquons le désir divin d’ouvrir sur la terre promise le chemin au Messie pour écraser la tête du Serpent. La destruction de Sodome et Gomorrhe fut un jugement par le feu de purification pour faire davantage place nette à cette éventuelle restauration de l’environnement céleste. Mais Abraham fit un écart notable avec Agar (Genèse 16:1ss) par rapport aux promesses de YHWH avec les conséquences que nous connaissons aujourd’hui… ! Là encore la restauration de l’environnement céleste fut arrêtée.
  • Isaac fut une typologie du Christ de par son « sacrifice » accepté et programmé mais non réalisé sur lui et de son mariage conduit de façon exceptionnelle (Genèse 24:1ss) ainsi que de la naissance miraculeuse de ses deux fils (Genèse 25:21). Il est intéressant de noter qu’il fut le seul patriarche à passer et à circuler toute sa vie sur la Terre Promise. Là encore nous voyons l’aspect messianique d’Isaac et l’aspect Terre Promise manifesté par le désir de restauration de YHWH. Pourtant la fin de vie d’Isaac démontra qu’il n’avait pas été sensible à la Parole que YHWH avait donnée à Rebecca (Genèse 25:23) en voulant malgré tout privilégier Esaü par rapport à Jacob ce qui était justement contraire à cette Parole… ! D’où les problèmes très graves qui s’en suivirent, notamment la tromperie de Jacob et de Rebecca.
  • Jacob, « le trompeur », dut quitter le Pays Promis suite à l’histoire très conflictuelle avec Esaü pour ne le retrouver que bien plus tard. Là encore nous retrouvons le désir de restauration de YHWH par l’échelle (Genèse 28 :10ss) de Béthel, « autoroute » ciel-terre. Les promesses concernent évidemment la postérité, semence d’une part et le Pays promis d’autre part.
  • Joseph était un homme fidèle et juste devant YHWH. Son histoire en fit une figure messianique quasi parfaite. Jacob le savait au fond de lui-même à l’avance, c’est pourquoi il le forma et le traita comme le futur chef de clan qui devait lui succéder dans secret espoir, comme dit, qu’il pourrait être le Sauveur, le Messie qui écraserait la tête du Serpent ou plutôt qu’il Lui ouvrirait tout au moins la route. Mais tout en étant quasiment à la tête de la première puissance mondiale de l’époque (puissance matérielle et corporelle) il n’était pas sur la Terre Promise à cause de ses frères jaloux qui l’avaient vendu comme esclave. Il était conscient d’une certaine manière de cette carence car il demanda à ce que ses os soient enterrés en Israël (Genèse 50:22-26 ; Exode 13:19 ; Josué 24:32 ; Hébreux 11:22). Ezéchiel 37 mentionnant les os desséchés avec la formation de la chair autour et l’insufflation de l’Esprie suivi surtout de la restauration du Peuple, de la Terre, la venue du Roi-Messie et l’étendue de la foi en YHWH au niveau des nations explique clairement la perspective prophétique de l’attente de Joseph, des prophètes et du Peuple notamment en exil à Babylone à ce moment-là. Nous y voyons clairement le Millénium.
  • Moïse, s’il avait pu conquérir le Pays promis comme prévu, aurait pu accueillir le Messie sans problème. La gloire qui accompagnait son ministère était une suite « d’autoroutes » ciel-terre pour permettre la venue du Messie. Mais sa faiblesse lors de l’événement des espions en terre d’Israël et sa désobéissance à Mériba furent encore une fois fatale. La restauration ne put avoir lieu.
  • David et Salomon auraient pu être très rapidement les rois qui auraient pu accueillir le Messie. Esaïe parle clairement du rejeton de Jessé, père de David et grand-père de Salomon, comme devant être le Messie (Esaïe 11). A ce moment-là la Terre Promise était entièrement aux mains du Peuple élu et le Temple put être construit ! Les écrits bibliques de ces deux rois démontrent la spiritualité et la sagesse extraordinaires de ces deux rois. Israël était parmi les premières puissances mondiales de l’époque. Les ingrédients pour la venue du Messie-Roi étaient quasiment rassemblés mais nous connaissons l’événement meurtrier et adultérin avec Batschéba et David et les nombreuses concubines païennes de Salomon qui gâchèrent le tout et ceci pour des générations, nous dirions jusqu’à l’arrivée de Jésus-Christ.

 

4. La sixième tentative de YHWH en Jésus-Christ venu en Terre d’Israël il y a 2000 ans

La partie incombant à Jésus-Christ et par extension au Père et à l’Esprie Sainte a parfaitement fonctionné. Tout est accompli, la justification parfaite est offerte. Marie la juive avait le cœur et l’attitude convenant au Père pour devenir la mère humaine du Messie ! Les conditions pour l’accueil du Messie étaient remplies. La semence-postérité d’Adam et d’Eve, de Jessé, de David, parfaite, sans péché qui allait accomplir le sacrifice parfait sur la croix était là. La résurrection, l’ascension et l’immersion dans l’Esprie Sainte furent la preuve absolue de la réussite de la partie incombant à YHWH. Elle ne peut et ne pourra être remise en cause. La chrétienté a mis et met tout cela en valeur à juste titre. Elle s’en est nourrie à travers les siècles et a pu subsister malgré tout tant bien que mal grâce à l’œuvre parfaite de Jésus-Christ. Mais il reste, depuis le début de l’Apocalypse, une autre partie de la restauration à réaliser ! C’est celle du Pays promis, de l’environnement adéquat correspondant au corps sauvé, glorifié, transformé, métamorphosé !

5. La septième tentative de YHWH par Jésus-Christ Glorifié étant apparu à l’Apôtre Jean

Jésus Glorifié apparut à l’Apôtre Jean pour entamer la tentative de restauration d’amour définitive pour que la tête du Serpent soit écrasée non pas seulement juridiquement mais réellement dans les faits. Cela représente sans conteste une partie non négligeable du récit de l’Apocalypse.

Pour ce faire le corps du croyant doit obligatoirement être transformé et monter à la Salle du Trône pour libérer la partie des lieux célestes (2ème ciel) et la Terre encore indûment occupées par l’Ennemi.

Il y a d’ailleurs un parallélisme évident entre le Pays d’Israël terrestre dont une partie plus ou moins grande fut et est toujours occupée par l’Ennemi et les lieux célestes (Cf. Ephésiens 2:2 ; Eph 6:12). Ce parallélisme est tout aussi valable pour le Temple dont le Saint des Saints représente la Salle du Trône. Le Mont du Temple doit à nouveau être repris à l’Ennemi pour que le Saint des Saints puisse à nouveau être accessible. C’est à partir de là que Jésus-Christ règnera sur terre. Les textes bibliques ne nous autorisent pas à faire l’impasse sur le Peuple élu, le Pays promis et le Temple dans l’accomplissement des promesses et de la restauration d’amour du paradis. Le Peuple d’Israël fut, est et restera les prémices et indicateurs prophétiques de l’Histoire du Salut par YHWH.

C’est la raison pour laquelle Jésus a tant pleuré sur Jérusalem car Il savait que le Peuple Juif aurait dû être partant pour cette restauration d’amour messianique, environnementale, céleste de gloire du Pays promis. Il savait que si les Juifs en tant que Peuple et notamment leurs responsables à Jérusalem L’avaient accepté comme Messie, étaient partants, la restauration aurait été possible comme elle fut maintes fois décrites dans les textes prophétiques. En effet dans ces textes, l’apparition du Messie s’accompagne dans la foulée de la restauration physique, réelle, environnementale du Pays promis, du Temple et du monde. C’est ce à quoi s’attendaient les responsables juifs à juste titre ! Mais, comme nous le savons et l’avons écrit dans le paragraphe précédent, la sixième tentative avait réussi d’un point de vue juridique par la croix et la résurrection mais pas dans l’accomplissement environnemental, de Pays Promis, terrestre, mondial et donc aussi corporel et physique. Ceux qui auraient dû être partants, exceptée Marie pour l’incarnation, ne l’étaient malheureusement pas pour la suite !

L’Eglise fut formée par l’Esprie Sainte en vue de l’accomplissement du salut total esprie, âme et corps du croyant. Les ministères et les dons spirituels touchent et sont concernés par ce salut total dont le don de guérison pour le corps. Normalement l’Eglise charismatique aurait dû d’emblée être partante pour la montée et la suite des opérations. Mais les textes des Actes aux Épîtres y compris les lettres aux 7 églises nous démontrent qu’il y eut malheureusement du gâchis.

C’est pourquoi YHWH à travers Jésus Glorifié procéda à une septième tentative de restauration.

Jésus-Christ Glorifié était on ne peut plus pressant dans Ses lettres au sept Églises pour qu’elles soient partantes à partir du 3ème ciel à présent accessible pour la restauration de glorification générale en passant par les combats et les jugements contre l’Ennemi et tous ses acolytes dont le déroulement est décrit dans l’Apocalypse. Il aurait voulu écourter le processus historique de souffrances et de misères humaines.

Mais malheureusement cette septième tentative de restauration définitive n’a pas encore réussi non pas à cause de YHWH mais parce que l’Eglise, comme le Peuple d’Israël avant elle, n’était et n’est toujours pas partante.

 

Conclusion

YHWH ne procédera pas à une nouvelle tentative. Seul le texte de l’Apocalypse et le message de Jésus-Christ Glorifié résonne à travers les siècles jusqu’à nos jours et jusqu’à toi chère lectrice, cher lecteur. Si nous sommes vraiment partants alors notre corps sera glorifié et pourra évoluer dans le merveilleux Pays promis pour le rétablissement de toutes choses !

C’est l’explication de nos problèmes, de nos souffrances, de nos échecs depuis presque 2000 longues années !!! Il n’y a pas à chercher plus loin des réponses au problème de la souffrance ! Aussi longtemps que nous ne sommes pas partants avec YHWH pour cette restauration du corps et de notre environnement nous serons et resterons plus ou moins dans la panade. Alors ? C’est parti !!!

En Lui, Martin BUSCH

115. Le 4×4 du Seigneur

INTRODUCTION

En 1978 j’avais eu le privilège de prêcher sous le chapiteau de l’œuvre VIE ABONDANTE à Vichy. J’avais demandé aux auditeurs « d’apprendre » à compter jusqu’à TROIS… Ce qui n’était pas difficile… Il y était question du Père, du Fils et du Saint[e] Esprit[e], de l’esprit[e], de l’âme et du corps, de la repentance/conversion, du baptême d’eau et du baptême du Saint[e] Esprit[e], de la doctrine, de l’éthique et de la puissance et nous pourrions ici largement continuer la liste. D’une façon assez surprenante après la fin de la réunion, un inconnu que je serais incapable de reconnaître ou de retrouver, dont je ne connais ni le nom ni l’adresse m’a dit qu’il faudra que j’apprenne à compter jusqu’à QUATRE. On peut aisément imaginer ma perplexité et mon étonnement. Toutefois c’est un souvenir qui m’est resté après presque 40 ans et ce n’est que récemment que j’ai appris à compter jusqu’à QUATRE !!! Du moins dans mon enseignement chrétien… De qui et de quoi s’agit-il ?

 

1. Le 4X4 du Seigneur

Quand le Peuple d’Israël fut constitué en Égypte (Mitzraïm – Egypte : limites, barrières, prison) il fallait qu’il en soit libéré, il fallait qu’il en sorte. Pour ce faire il fallait en quelque sorte un « 4X4 » pour sortir au désert, le traverser et atteindre le Pays promis.

Quelles sont les quatre roues motrices de ce 4X4 ?

 

I. Peuple d’Israël, la sortie d’Egypte, le désert et la conquête :

  1. Sacrifice de l’Agneau pascal
  2. Passage de la Mer Rouge
  3. Réception des 10 commandements dans le Feu et la Gloire du Sinaï
  4. Montée, conquête et installation au merveilleux Pays promis.

 

II. Peuple d’Israël avec le culte du Tabernacle et du Temple :

  1. Autel des sacrifices d’expiation
  2. Cuve d’airain remplie d’eau
  3. Entrée et passage dans le Lieu Saint (Table des pains de proposition, autel des encens, chandelier à 7 branches …)
  4. Entrée par le passage du voile dans le Lieu Très Saint (Arche avec les Chérubins).

 

III. Eglise à partir de la Pentecôte jusqu’au début de l’Apocalypse :

  1. Repentance dans la foi et l’acceptation personnelle de la croix justificatrice (Cf. Sacrifice de l’Agneau, Autel des sacrifices d’expiation) et de la résurrection.
  2. Baptême d’eau (Cf. Passage de la Mer Rouge, passage dans la Cuve d’airain)
  3. Baptême et/ou réception de l’Esprie Sainte et de Feu (Cf. Sinaï)
  4. Vie d’Église charismatique puissante des Actes des Apôtres avec les dons spirituels et les ministères.

 

IV. Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise instituée par Jésus-Christ Glorifié :

  1. Rencontre avec Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1:10ss).
  2. Baptême de gloire et Ste Cène de Gloire avec la métamorphose du corps (Jean 6:47-51 ; Apocalypse 1:17-18 ; 3:20)
  3. Montée(s) à la Salle du Trône (Jean Apocalypse 4:1ss ; Eglise des Vainqueurs 3:21 ; 5:9-10 ; 7:9+16-17 ; 11:12).
  4. Vie d’Eglise de la 8ème Eglise ou Eglise des Vainqueurs en tant qu’Épouse Glorifiée de Jésus-Christ régnant et combattant avec Lui sur et à partir du Trône avec les révélations de l’Apocalypse et l’accomplissement des missions qui lui seront confiées (Apocalypse 3:21 ; 6:1ss etc…cf. Écrit : Missions de l’Eglise des Vainqueurs).

Voilà le plan de salut prévu par le Seigneur qui a prévu de nous faire passer avec son « 4X4 » jusque dans l’Eternité. Il se trouve que nous sommes appelés à passer à la quatrième dimension.

Nous pourrions appeler cela une première déclinaison de notre 4X4.

En tant qu’historien de l’Eglise et chrétien tout court, je me suis toujours posé la question pourquoi, malgré les réveils, ceux-ci ont toujours fini dans la sclérose voire bien pire. Au début d’un réveil, les personnes sont en effet puissamment saisies par l’Esprie Sainte et foncent à fond pour le Seigneur, vivent des révélations, des expériences et des miracles extraordinaires et merveilleux et puis le traintrain quotidien finit toujours par reprendre le dessus soit déjà pour ces personnes concernées soit pour la ou les générations qui suivent. Pourquoi ?

Cela vient tout simplement du fait qu’il aurait fallu être transfiguré, métamorphosé, transfiguré corporellement pour pouvoir vivre dans un environnement favorable, notamment et avant tout dans la gloire céleste du Seigneur et Son amour tangible à la Salle du Trône pour que cela puisse parfaitement se mettre en place pour l’éternité. L’histoire de l’Eglise nous l’a à ce jour amplement prouvé, mais aussi et avant tout les textes bibliques et les enseignements évidents, logiques que l’on peut en tirer. Jésus n’a pas payé par amour le prix fort de notre salut pour que nous continuions à vivoter en situation intermédiaire engendrant à vrai dire une insatisfaction plus ou moins avouée. En effet, au fond de nous-mêmes, nous nous dirons toujours qu’il nous manque quelque chose même si nous nous raisonnons « pieusement » par des versets bibliques ici employés soit hors contexte, soit à la méthode Coué pour ne pas dire avec une bonne dose d’hypocrisie… ! Combien de serviteurs ou servantes de Dieu même vivent des miracles de guérisons à foison au niveau de leurs auditoires et en même temps, souvent, malheureusement, eux-mêmes ou leurs proches souffrent de maladies souvent graves malgré prières et supplications. Comment expliquer cela ? Tout simplement parce qu’eux comme nous vivons dans la situation intermédiaire de l’espace-matière-temps où nous sommes exposés aux tirs et aux blocages spirituels du Prince de ce monde et de ses acolytes.

Soyons tout simplement vrais et authentiques : tout cela implique qu’il faut absolument sortir esprie, âme et notamment corps de cet environnement intermédiaire. Le texte de l’Apocalypse ne fait que nous y inviter. Toutefois cela nous semble si impossible, si improbable, si inédit que notre foi ne s’y engage même pas. Cela ne peut pas marcher…humainement. Et pourtant… ! Non seulement rien n’est impossible à Dieu mais en plus c’est dans Sa volonté !

Nous voilà à la quatrième dimension promise et voulue du Seigneur que nous aimerions encore décliner sous divers aspects dans notre propos. Ce que cet inconnu m’avait dit sous le chapiteau, il y a presque 40 ans s’est réalisé : il fallait que j’apprenne à compter jusqu’à 4 et même 4X4 de différentes manières !

 

2. Père, Fils, Sainte Esprie et … ?

a. Le Créateur et la créature

Serait-il possible de compter jusqu’à 4 quand on parle de Trinité ? Là, me diriez-vous, nous frisons la fausse doctrine, pour ne pas dire davantage… !

Il est vrai que Dieu, Père, Fils et Sainte Esprie, se suffit à lui-même. Il est le Tout Puissant Créateur. (Cf. Ecrit « La Preuve Ontologique » pour le paragraphe relatif à la Trinité). Il ne faut en aucun cas confondre la créature d’avec le Créateur. La créature ne doit et ne peut en aucun cas vouloir remplacer voire supplanter le Créateur. C’est ce que voulait faire Lucifer, probablement le chérubin le plus puissant que YHWH ait jamais créé. Cette révolte ne pouvait qu’entraîner sa défaite définitive programmée. Nous ne pouvons en aucun cas entrer dans cette démarche qui ne ferait qu’aboutir au désastre.

Alors comment peut-on compter jusqu’à quatre ? C’est inenvisageable, impossible, au premier abord…

 

b. Identité de Dieu amour et identité de l’être humain

Pourtant Jésus n’a-t-il pas dit : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? » (Jean 10:34 ; cf. Psaume 82:6). Ainsi la créature devient non pas Dieu, le Tout Puissant Créateur mais des dieux, c’est-à-dire semblables, à l’image de Dieu et nonobstant aussi comme Lui !!! Pourtant dans notre fragilité et vulnérabilité nous en sommes si loin… !

Mais alors comment est-ce possible ? En fait cela réside dans l’identité de Dieu qui est amour. « Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru. Dieu est (identité) amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. » (1Jean 4:16).

Le verbe grec meno du verset signifie demeurer, rester, être un permanent, loger, habiter définitivement, être un fixe, un sédentaire, un stable. C’est on ne peut plus clair !!!

Il ne s’agit pas d’une problématique éthique morale de comportement d’abord, mais bien d’une problématique identitaire, existentielle du type de créature que nous sommes, de ce que l’on EST. D’où, à l’origine de tout, le nom de YHWH, Je suis Celui qui est. L’amour est une réalité qui ne peut alors qu’après s’extérioriser, s’incarner et en même temps accueillir dans une réciprocité absolue. C’est pourquoi il est question de « demeurer en » !

 

c. Emanation-projection identitaire

Parce qu’Il est amour, parce que l’amour est dans Son identité, il ne peut y avoir qu’une « émanation-projection identitaire » en-dehors de Lui-même, le Créateur, dans la créature qui croit et qui Lui fait confiance. Il y a en quelque sorte une merveilleuse « assimilation réciproque de domiciliation ».

Le seul moyen de liberté absolue donc à caractère divin permettant « d’être soi-même » à la disposition de la créature est le libre-choix de la foi et de l’amour envers Lui qui est amour. Son œuvre de justification et de salut en Jésus-Christ démontre Son amour et Sa foi en nous qui est, comme dit, d’abord Son « émanation-projection identitaire » !!! Nous sommes donc clairement ici avant tout dans une problématique IDENTITAIRE. YHWH ne serait pas amour s’il n’y avait pas cette indispensable « émanation-projection identitaire » d’amour dans un vis-à-vis, un autre, semblable à Lui, à Son image et qui n’est justement pas Lui.

 

d. Débordement infini d’amour : la nature, l’essence de YHWH

Le relationnel trinitaire Père, Fils et Sainte-Esprie se suffit certes à lui-même puisqu’il permet à la fois le « vis-à-vis » et l’indispensable « comparaison » entre deux vis à vis autres que soi-même conditions de possibilité de l’existence ou du « Je suis » divin. Toutefois « l’entre-soi » d’amour Père, Fils et Sainte Esprie ne veut pas en rester là, car c’est dans Sa nature, Son essence d’amour de déborder au-delà de Lui-même !

C’est ainsi qu’il faut compter jusqu’à quatre car nous pouvons à présent dire Père, Fils, Sainte-Esprie et…la Création prioritairement celle de l’être humain mâle et femelle à Son image !!!

L’union, la réunion, l’unité parfaites des quatre aussi indispensable pour l’amour identitaire fondamental dégage une formidable puissance qui seule permettra de dégager l’Ennemi des lieux célestes et de la terre et de passer à l’Eternité via le Millénium ! C’est un message capital de l’Apocalypse !

Voici une deuxième déclinaison fondamentale de notre 4X4 !

3. Création-chute, incarnation-justification, église charismatique primitive et… ?

a. YHWH Créateur

Nous avons vu que YHWH a souverainement choisi d’être Créateur**,** c’était sa première émanation-projection identitaire d’amour».

b. Le Père avec Son Épouse l’Esprie Sainte opérant l’incarnation en Marie et mission accomplie du Fils par Son Sacrifice parfait

YHWH n’en est pas resté là parce qu’Il est devenu Père s’unissant à l’Esprie Sainte opérant en Marie une femme juive, issue du Peuple formé à travers des siècles : Israël !!! De cette union naissait le Fils de l’Homme et en même temps Fils de Dieu, venu Se sacrifier sur la croix à notre place par amour suite à la chute. C’était la deuxième « émanation-projection identitaire d’amour » après celle de la Création.

 

c. Le don de la Sainte Esprie

La troisième « émanation-projection identitaire d’amour » était le don ou le baptême dans la Sainte Esprie à la Pentecôte où YHWH était venu habiter SUR le corps et DANS l’esprie et l’âme des croyants pour former l’Eglise charismatique primitive. En général on s’est arrêté de compter en ne comptant que jusqu’à trois et en ne retenant que la Sainte Esprie EN nous (cordon ombilical) alors qu’en tant que notre mère céleste nous sommes tout autant EN Elle. On pense par ailleurs que l’Eglise charismatique primitive était le nec plus ultra de ce que voulait YHWH !

Tous les chrétiens réveillés voulaient ou veulent revenir à l’Eglise primitive ! Cela n’a jamais marché et ne marchera jamais ! Pourquoi ?

 

d. Le Fils est l’Epoux et l’Eglise des Vainqueurs est l’Épouse assise sur le Trône et devient mère

Tout simplement parce que Jésus, YHWH homme est qualifié d’Époux (Luc 5:35 ; 2 Corinthiens 11:2 ; Apocalypse 21:2…) !

Autant l’union maritale entre le Père et et l’Esprie Sainte EN Marie a donné naissance au Fils pour notre justification, autant le Fils, l’Époux veut s’unir à Son Épouse glorifiée pour qu’elle puisse donner naissance à un enfant, une nouvelle génération qui jouera un rôle déterminant dans l’expulsion finale de l’Ennemi des lieux célestes et de la terre (Apocalypse 12:1-5+11 ; 17:14 ; 19:7-8+14).

Nous voilà à la quatrième « émanation-projection identitaire d’amour » où l’Eglise revêtue et remplie de l’Esprie Sainte doit absolument monter pour renaître métamorphosée auprès de son Epoux sur le Trône pour s’unir à Lui et avoir avec Lui un enfant !!! Autant la conception et la naissance de Jésus relevait de l’ordre physique et corporel, autant la naissance de l’enfant mâle d’Apocalypse 12 relèvera de l’ordre physique et corporel glorifié et métamorphosé par la Sainte-Esprie !!! Nous rejoignons bien entendu aussi le fait de demeurer, d’habiter définitivement auprès de notre Epoux comme il se doit pour tout couple ! (Cf. 1Jean 4:16).

Voici une troisième déclinaison fondamentale de notre 4X4 !

4. Lois, rites, symboles, spirituel et … ?

a. La distanciation du genre humain d’avec YHWH

La chute a progressivement mis fin au relationnel direct entre YHWH et les hommes. Adam, Eve et Caïn pouvaient parler directement avec YHWH (Genèse 3:8ss ; 4:6ss). Le relationnel entre l’homme et YHWH était alors dès le départ après la chute en rapport avec l’offrande ou le sacrifice (Genèse 3:21 ; 4:3-4) mais la conversation directe était encore largement de mise. La prière, le fait « d’invoquer le nom de YHWH » ne commença qu’avec Seth et Enoch (Genèse 4:26). Cette distanciation progressive engendra le fait que l’existence devenait totalement invivable sur terre à cause de la méchanceté et de la corruption des hommes s’étant éloignés de YHWH (Genèse 6:11-12) pour aboutir à la catastrophe du déluge (Genèse 7:1ss).

 

b. Le Peuple élu et la Loi

Noé et sa famille furent sauvés à cause de leur obéissance à YHWH (Genèse 6:22). Le genre humain fut sauvé. Mais une première alliance avec des lois furent établies entre YHWH et Noé pour essayer de promouvoir la vie et éviter l’extermination (Genèse 9:1-17). Toutefois le genre humain se corrompit à nouveau avec la tour de Babel malgré l’Alliance avec Noé (Genèse 11:1ss). Dieu décida alors d’une autre méthode en créant un Peuple à part parmi le genre humain sur une terre à part avec les patriarches et Moïse. Pour ce faire, le respect de lois et de rites liés à des symboles pédagogiques devaient créer les conditions d’un retour à YHWH pour un relationnel direct à terme pour l’ensemble du genre humain. Certes nombres d’hommes et de femmes fidèles et de prophètes juifs retrouvèrent par moment ce relationnel direct, au-delà des lois et des rites, que YHWH désirait restaurer. Mais L’histoire d’Israël, le Peuple élu sur sa terre par intermittence furent problématiques, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

c. L’Eglise charismatique des Actes et des Epîtres avec la Sainte Esprie dans le cœur

Ainsi YHWH projeta d’aller au-delà de lois, des rites et des symboles.Il voulait inscrire l’aspect relationnel dans le cœur des membres de Son Peuple (Jérémie 24:7 ; 31:33 ; 32:39-40). Pour ce faire il fallait qu’Il puisse ouvrir le chemin à la Sainte Esprie afin qu’Il puisse remplir les croyants. C’était l’Eglise primitive ayant bénéficié du don et aussi de l’immersion dans l’Esprie Sainte via la justification et la grâce offertes par le sacrifice expiatoire et la résurrection de Jésus-Christ. On pourrait alors se poser la question pourquoi les problèmes ne furent-ils pas résolus ? En effet le concile de Jérusalem (Actes 15) sans compter toutes les problématiques posées par les chrétiens judaïsants relatifs au respect de la Loi et sans compter par ailleurs les sérieux problèmes doctrinaux et de sanctification démontrèrent que la solution pour un relationnel direct avec YHWH à quelques exceptions près n’étaient de loin pas en place. Pensons aux épîtres où le tableau des différentes églises n’était pas rose… (Cf. entre autres Romains 8:9) ! Pourtant la route en Jésus-Christ pour que l’Esprie Sainte habite les cœurs était ouverte. Mais le relationnel direct avec YHWH peinait, malgré le fait comme dans l’Ancien Testament des serviteurs et des servantes aient vécu cette relation directe. Remarquons que le Baptême d’eau et la Ste Cène étaient tout à fait légitimes jusqu’au début de l’Apocalypse puisqu’institués par Jésus Lui-même (Matthieu 28:19 ; 1 Corinthiens 11:23ss). Ils étaient des rites symboliques pour se souvenir, participer et s’identifier à l’œuvre de Jésus par la croix et la résurrection. Puisque leur célébration et pratique étaient demandées, ils représentaient aussi une loi à respecter pour en quelque sorte tenir le coup jusqu’au début de l’Apocalypse. L’Eglise allait encore évoluer dans l’espace-matière-temps et il lui fallait par conséquent encore des rites, des symboles et des lois pour « maintenir ensemble » dans ce qui était une tension déchirante entre le « déjà » spirituel (Sainte Esprie en nous) et le « pas encore » céleste (Saint Esprit sur nous qui nous métamorphose de gloire en gloire : 2 Corinthiens 3:18). C’est ce qui définit le symbole d’après le verbe grec sumballo signifiant « jeter ensemble » ici à savoir une réalité visible (eau, pain, vin) avec une réalité invisible (Corps glorifié de Jésus). Mais le symbole n’est pas la réalité !!! En effet Jésus vrai Dieu (céleste) et vrai homme (visible, terrestre) n’est pas un symbole mais la réalité ! Il ne peut se réduire à un morceau de pain et une coupe de vin ! Le symbole n’est qu’un instrument pédagogique et de mémoire pour essayer de faire comprendre l’importance de l’œuvre de Jésus et de parer à son oubli dans la prison espace-matière-temps où tout finit par mourir !

 

d. L’institution de l’Eglise des Vainqueurs avec la fin des symboles, rites et lois

C’est pourquoi, Jésus-Christ Glorifié lors de son retour auprès de Jean avait institué l’Eglise des Vainqueurs à la fois par le Baptême de Feu et de Gloire (Apocalypse 1:17-18) et la Ste Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 3:20). Ceux-ci d’après les lettres aux 7 églises devaient mener à la repentance, la métamorphose du corps et la montée dans la Gloire pour justement former la 8ème Eglise (après les 7 églises de type terrestre des Actes et des Épîtres justement jusqu’au retour de Jésus auprès de Jean) ou l’Eglise des Vainqueurs (« à celui qui vaincra je… ») ou encore les « fils et les filles de Dieu révélés » attendus par la Création dans les gémissements (Romains 8:19-23) parce qu’en situation intermédiaire espace-matière-temps, une prison. Cette révélation se fera par la rédemption ou le salut du corps (Romains 8:23) sachant que pour le cœur ou l’esprie et l’âme ou encore l’homme intérieur les choses seraient censées être réglées ou tout au moins bien entamées en ce qui concerne le salut par grâce de l’âme et de l’esprie après la mort, sachant qu’il faudra alors la résurrection des corps (Apocalypse 20:13).

Mais le salut du corps par la métamorphose (transformation, transfiguration), avec l’immortalité et la montée à la Salle du Trône à la clé, implique la fin et l’abolition du rite, du symbole, de la loi, de la nécessité de la mémoire et de la pédagogie pour effectivement repasser au paradis dans un relationnel direct avec YHWH ! Nous prônons de la sorte la fin réelle et effective de la religion-système ! Celle-ci nous a clairement menés à la catastrophe, les 2000 dernières années nous le prouvent, c’est pourquoi il faut impérativement en sortir selon l’ordre de Jésus-Christ Glorifié pour passer à la quatrième dimension !

Voici une quatrième déclinaison fondamentale de notre 4X4 !

Conclusion

Aujourd’hui apprenons à compter jusqu’à 4 et à entrer dans cette 4ème dimension car vous l’aurez compris : l’enjeu et capital. Rester, voire revenir en arrière mènera clairement à la catastrophe pour nous-mêmes et pour bien d’autres. C’est avant tout une question d’amour à commencer identitaire et ensuite relationnelle. Le 4X4 passe les chemins et les pentes les plus délicats pour assurément atteindre le but du Seigneur qui doit devenir le nôtre.

En Lui, Martin BUSCH