132. Daniel, de la foi charismatique à la foi apocalyptique

INTRODUCTION

Le Prophète Daniel (Beltschatsar nom babylonien attribué) fut probablement un des prophètes les plus exceptionnels de la Bible. Durant sa jeunesse ce jeune « noble » Juif fut déporté dès le premier exil à Babylone en -606 (-586 2ème déportation et -582 3ème déportation) avec ses amis Hanania (Schadrac), Mischaël (Méchac), and Azariah (Abed Négo).

Choisis pour être au service de Nabudochonosor, le roi de Babylone, en principe obligés de prendre la nourriture réservée à la table royale, Daniel réussit à négocier avec le chef des eunuques qu’il leur permette de ne manger que de la nourriture permise par la Torah après un test concluant de 10 jours d’essai sur leur aspect physique (Daniel 1: 11-16).

Daniel fut un proche du pouvoir en place durant l’ère babylonienne puis durant celle de la Perse. Il était près du sommet des premières puissances mondiales successives de son époque tout en restant fidèle à YHWH ELoHiM qui lui donnera une puissance et une autorité de type charismatique rarement égalées dans l’histoire.

Son ministère et sa vie terrestre se terminèrent lors de la domination perse (Daniel 1:21 ; 5:30 en -539). Il entreverra déjà la montée en puissance du futur empire gréco-macédonien qui atteindra plus tard son apogée sous Alexandre le Grand (né en -356 ; mort en -323), probablement un des plus grands conquérants de l’histoire, si ce n’est le plus grand. Ses conquêtes (331-323) lui permirent d’étendre son territoire jusque dans la vallée de l’Indus y compris jusqu’en Egypte (cf. ville d’Alexandrie) et bien entendu jusqu’en Perse !!!

Notons en outre les dates très importantes de -539 avec la chute du royaume babylonien provoqué par Darius roi de Perse, -538 avec l’Edit de Cyrus, autorisant le retour des Juifs en Israël et les confirmations dudit Edit par Artaxerxès (Esdras 6:14) quelques temps plus tard (env. 17 ans ; cf. livres d’Esdras et de Néhémie).

Ce retour d’exil des Juifs au Pays d’Israël marquera indiscutablement le passage de la foi charismatique de Daniel à sa foi apocalyptique. En effet les prophètes bibliques de cette époque ont toujours associé la présence des Juifs au Pays promis à la manifestation glorieuse, apocalyptique, révélée à venir du Messie glorieux.

Cela relève donc de la foi apocalyptique c’est-à-dire de la foi en la Révélation vécue, visible notamment aux cinq sens, claire et nette de la Gloire céleste déjà pour le présent !

Le voile qui cachait la Gloire céleste est ôté par la manifestation du Messie glorieux à la fois en Israël connecté au ciel par le Temple et à la fois dans le Pays promis céleste. C’est très exactement ce type de manifestation qu’a cru et vécu Daniel ! Il a passé de la proximité de la gloire terrestre visible et concrète avec les plus puissants de ce monde à la proximité de la gloire céleste visible et concrète avec le Roi des rois dans un environnement céleste inimaginable certes pour lui seulement manifesté sur terre. Il n’est en effet pas « monté » comme l’Apôtre Jean, Hénoch ou encore Elie mais il a clairement passé de la foi charismatique expérimentée au plus haut niveau politique terrestre à la foi apocalyptique. Cette dernière correspond à l’expérience sur terre à Patmos de l’Apôtre Jean en Apocalypse 1 à 3, sachant qu’ensuite Apocalypse 4:1 mentionne sa montée au Trône céleste, ce que Daniel n’a pas vécu. L’Apôtre Jean, lui aussi, a passé de la foi charismatique, au sein de l’Eglise primitive, à la foi apocalyptique à Patmos puis dans les lieux célestes, au Trône.

 

1. La foi charismatique du Prophète Daniel

La foi charismatique du prophète Daniel avec ses résultats nous semble être d’une évidence claire et nette !

 

a) Révéler et interpréter le rêve mystérieux du roi Nabudochonosor de la statue qui troublait ses nuits mais dont le contenu lui échappait, relève du surnaturel divin absolu (Daniel 2). Daniel n’avait en effet aucune indication préalable concernant ce rêve et pourtant son ministère de prophète (Daniel 1 :17) se confirma glorieusement dans une situation plus que tendue !!! YHWH ELoHiM lui révéla non seulement le contenu du rêve mais encore son interprétation ! Il sauva en plus la vie de Daniel, celle de ses amis intercesseurs (Daniel 2 :17-18) et même celle de ses « collègues » incompétents (Daniel 2 :24). Daniel rendit clairement témoignage à YHWH ELoHiM devant le roi le plus puissant du monde d’alors (Daniel 2:27ss). Sa position et celle de ses amis les rapprochèrent encore davantage du sommet de l’état (Daniel 2:46-49).

 

b) L’événement de la fournaise ardente (Daniel 3) suite au refus des amis de Daniel d’adorer ladite statue fabriquée par Nabudochonosor fut absolument exceptionnelle ! Ils furent suite à leur refus jetés dans la fournaise décuplée par ordre du roi mais n’y brûlèrent pas et firent de plus la rencontre merveilleuse du Messie glorieux ! Ils ressortirent indemnes même sans l’odeur du feu sur eux. Cela entraîna le fait que YHWH ELoHiM devait être respecté par tous dans le royaume.

 

c) Le songe de l’arbre abattu qu’eut Nabuchodonosor trouva aussi son explication à travers Daniel. Cet arbre abattu représentait Nabuchodonosor qui, préalablement exhorté par Daniel à la repentance (Daniel 4:27), n’en tint pas compte. Suite à ses paroles d’orgueil (Daniel 4:30), il sombra dans la folie et la déchéance pour un temps et il fut ensuite rétabli mais donnant cette fois-ci plus sincèrement gloire à YHWH ELoHiM (Daniel 4:34-37 ; 5:21).

 

d) L’inscription sur le mur lors d’un festin idolâtre avec l’utilisation sacrilège de la vaisselle du Temple donné par Beltschatsar le fils de Nabuchodonosor, fut encore interprété par Daniel et marqua la nuit même la mort de ce roi et la fin du royaume de Babylone (Daniel 5: 30). Darius le Mède prit le pouvoir et marqua le début de l’apogée de l’Empire perse (- 539).

 

e) Daniel jeté aux lions parce qu’il refusait d’adorer le roi Darius, est encore un épisode charismatique de puissance des plus extraordinaires (Daniel 6). En effet les lions affamés ne firent pas de mal à Daniel lorsqu’il se trouva en leur compagnie dans la fosse. Il en ressortit totalement indemne. Par contre, les lions tuèrent celles et ceux qui y furent jetés par la suite. Darius donna gloire à YHWH ELoHiM. Daniel prospéra sous Darius le Mède et sous Cyrus le Perse (Daniel 6:28).

Voici une foi charismatique totalement extraordinaire de prophétie, de don de connaissance, d’interprétation, de puissance miraculeuse sans défaut qui de plus est vécue au sommet des états les plus puissants du monde d’alors qui se sont succédés. Elle peut franchement faire rêver… !

Nous constatons de surcroît que cette foi charismatique au top contient d’ores et déjà les prémices de la foi apocalyptique de Daniel. La statue décrivant la suite des premières puissances mondiales à travers l’histoire jusqu’à la manifestation glorieuse finale de YHWH ELoHiM en est la preuve dès le départ au chapitre 2 du livre.

Par ailleurs au chapitre 7 du livre, il y a un retour chronologique au règne babylonien de Beltschatsar, fils de Nabuchodonosor alors qu’à la fin du chapitre 6, il est précisé qu’il fut tué et que les médo-perses étaient au pouvoir. Pourquoi ce retour en arrière ? Tout simplement parce qu’il y sera plus précisément question de la foi apocalyptique de Daniel qui suit la foi charismatique.

2. La foi apocalyptique du prophète Daniel

 

a) Visions apocalyptiques et interprétations

A plusieurs reprises Daniel reçoit des visions-songes sur la succession des différentes puissances de premier plan qui vont se succéder et d’événements de l’histoire du salut.

Dans le tableau succinct qui suit, nous remarquerons le côté « spirale » du déroulement de l’histoire avec des typologies événementielles à la fois relativement proches dans le temps de l’époque de Daniel se retrouvant avec une structure semblable bien plus tard, notamment jusque dans la période apocalyptique, la fin des temps.

 

Daniel 2 – Statue

Daniel 7 – Animaux

Daniel 8 – Animaux

Daniel 9

Daniel 10

Daniel 11

Daniel 12

Interprétations

Or

Lion

 

Exil d’Israël -expiation (9:24)

 

 

 

Babylone (2:38)

Argent

Ours

Bélier

Exil d’Israël et fin d’exil et d’expiation (9:24)

Apparition de J-C glorieux à Daniel (10:5-18)

Position proche de Daniel aux côtés de Darius (11:1) Conflit entre la Grèce-Javan et la Perse qui perdra

 

Perse-Médie (8:20)

 

Bronze

Léopard

Bouc

Exaucement de la prière de Daniel (9 :15-23) à savoir la reconstruction de Jérusalem et du Temple (9:25)

 

Alexandre le Grand et ses 4 successeurs en -323 (11:2-3). Roi du midi (Ptolémée souverain d’Egypte – dynastie des Lagides) opposés au roi du Septentrion – Nord (Séleucides) Guerres qui dureront env. 200 ans (11:5-35) Typologie de la Grande Tribulation

 

Grèce-Javan (8:21) Alexandre le Grand et ses 4 successeurs (Dynasties Lagides, Séleucides, Antigonides, Antipatrides) dont Antiochus IV qui a profané le Temple en -169 (8:21-25 ; 11:4+21-35). Typologie de l’Anti[é]-Christ qui s’installera dans le 3ème Temple.

Fer/argile

Animal terrifiant Petite corne qui prend le dessus (7:8,11,20-23)

L’Anti[é]-Christ dont un des quatre successeurs d’Alexandre le Grand, Antiochus IV, fut une typologie préfiguratrice puisqu’il osa profaner le Temple. Il s’élèvera contre le Chef des chefs et sera détruit sans l’effort d’aucune main (8:25)

Apparition de l’Oint, J-C et Sa crucifixion ou retranchement (9:25-26) Destruction de Jérusalem et du Temple par Titus en +70 Arrêt du culte sacrificiel du Temple Exil des Juifs jusqu’en +1948 (9:26-27) Horreurs des persécutions des Juifs par l’Eglise Catholique Romaine et Orthodoxe, puis la Shoah, persécutions communistes, islamiques, autres à venir… (9:27ab)

Combat avec l’archange Michel contre le Prince Perse ou le Dragon (10:20-21)

Projections sur la domination future de l’Anti[é]-Christ installé dans le Temple à Jérusalem (11:36-45a ; 2 Thessaloniciens 2:4)

Combat de l’archange Michel précédé de la Grande Tribulation (12 :1ab) Eglise des Vainqueurs (12:3) Victoire de l’Anti[é]-Christ sur les saints lors de son règne sur terre de 3 ans et demi (12:9-11)

Rome-Occident-Orient (capitalisme, communisme, national-socialisme, populismes, impérialismes, dictatures avec cultes de la personnalité, d’idéologies, religieuses, mix idéologique des empires précédents (7:12) etc… (fer)

ET Islam (argile)

Les deux correspondent aux ancêtres respectifs typologiques bibliques fondamentaux Esaü-Edom (fer) et Ismaël (argile)

Apparition de J-C glorifié à Jean – Eglise des Vainqueurs – Grande Tribulation puis combat contre le Dragon éjecté des lieux célestes puis

Règne de l’Anti[é]-Christ sur terre (8:23-25)

Pierre surnaturelle qui fait tomber la statue (2:44-45)

Cour céleste (7:9-10) Messie glorieux (7:13-14)

Purification du sanctuaire (8:14)

Ruine du dévastateur (9:27c) Fin des péchés, justice éternelle, fin du prophétisme – onction du Saint des saints (9:24)

 

Fin de l’Anti[é]-Christ (11:45b)

Jugement dernier (11:1c-2) Daniel assuré de son salut éternel (11:13)

Millénium avec le règne de J-C avec l’Eglise des Vainqueurs et les martyrs sur terre – Jugement dernier – Eternité

 

b) Le positionnement, caractéristique majeure de la foi apocalyptique

La foi charismatique évidente et d’une puissance extraordinaire de Daniel portait en elle les prémices (cf. Daniel 2) d’une foi apocalyptique. Ce n’est pas seulement au niveau de la « spiritualité » du prophète que cela s’est passé mais bien au niveau très concret du déroulement de l’histoire de son époque. Daniel étant positionné en tant que proche conseiller du souverain babylonien puis de certains rois médo-perses, a pu peser, orienter ces premières puissances mondiales tout au moins vers le respect voire l’adoration de YHWH ELoHiM et la mise à l’honneur de Ses serviteurs (Daniel 2: 46-49 ; 3:28-30 ; 4:34-37 ; 5:29 ; 6:25-28).

Parallèlement, une des caractéristiques de la foi apocalyptique est, d’après le livre de l’Apocalypse, d’orienter le cours de l’histoire sur terre mais positionné au « SOMMET » c’est-à-dire au TRONE CELESTE seule possibilité pour vaincre le Dragon et ses acolytes pour finalement aboutir au merveilleux Millénium sur terre et enfin à la félicité dans l’Eternité.

Ainsi la foi charismatique puissante et effective du prophète Daniel, à notre connaissance peu égalée, l’a certes projeté dans l’abondance matérielle et au sommet du pouvoir politique du moment mais sa foi apocalyptique l’a mis en présence, positionné auprès de Jésus-Christ Glorifié comme ce fut le cas de l’Apôtre Jean selon Apocalypse 1 à 3. Il y a des similitudes frappantes entre les deux expériences des deux serviteurs de YHWH.

Daniel a pu aller très loin AVANT l’acte parfait rédempteur et totalement justificateur de notre Seigneur Jésus-Christ. Jean put aller encore plus loin et expérimenter la montée au Trône céleste et non seulement voir mais aussi vivre hors espace-matière-temps près du « sommet céleste » la suite des événements (Apocalypse 4 et suite) !

Daniel, malgré sa position exceptionnelle dans ce monde, considérait par rapport à ce qu’il avait compris, que le top du top du positionnement selon YHWH était le retour et le séjour au Pays promis, à Jérusalem, au Temple, à la « montagne sainte » (Daniel 9 :16-19). C’était l’objet de sa prière de repentance pour le Peuple et de ses supplications dans une foi apocalyptique de positionnement !!! Il savait en effet quelle était l’importance capitale de ce positionnement en terre d’Israël ! Ce positionnement était clairement conforme aux promesses de YHWH ELoHiM aux patriarches concernant la Terre Promise ! Cette Terre promise avec le Temple est à mettre clairement en parallèle avec les lieux célestes et le Trône de YHWH ELoHiM à atteindre effectivement et concrètement dès maintenant.

Il s’agit là d’une des caractéristiques principales d’une foi apocalyptique, qui recherche un positionnement pour recevoir la révélation de la réalité tangible de YHWH ELoHiM et du développement du cours de l’Histoire jusqu’à la fin !

Le Seigneur a d’ailleurs clairement confirmé que le fait de considérer cette perspective de positionnement de Daniel dans le Pays promis, l’amènerait à recevoir directement, réellement la révélation de la Gloire divine céleste à un point tel que son corps terrestre ne supportait plus cette Gloire (Daniel 10:8-11) ! Ce fut aussi le cas de l’Apôtre Jean (Apocalypse 1 :17).

Le degré de révélation au cours de l’Histoire, d’après le tableau ci-dessus, correspond d’ailleurs très clairement aux descriptions de l’Apocalypse.

 

c) Révélation de l’Eglise des Vainqueurs à Daniel

Daniel reçut en outre la révélation de l’Eglise des Vainqueurs positionnée dans la Gloire jusque dans l’Eternité (Daniel 12:3) : « Et les intelligents (SaKaL : intelligent, celui qui réussit, voit, comprend, connait, réfléchit, prudent, sage, instruit ; cf. Daniel 12:10) brilleront comme la brillance du ciel (RaKiYa : ciel, étendue de la force de Dieu, où elle réside, éclate, firmament ; cf. Apocalypse 12:1) et ceux qui ont fait des justes (Apocalypse 6:2 et 7), seront nombreux comme les étoiles (cf. Apocalypse 7:9 ; 12 :11-12a) à toujours et à jamais (Apocalypse 21:2+9ss). »

Ce passage est à mettre en relation avec Apocalypse 12 :1 révélant l’Eglise des Vainqueurs glorieuse, complète et révélée et sa nouvelle génération (Apocalypse 12 :5) car il y est aussi question de l’Archange Michel (Daniel 12:1 ; Apocalypse 12:7) qui se tient auprès des FILS révélés, brillants du Peuple de Dieu (cf. Romains 8:19) pour la victoire contre le Dragon et ses acolytes dans les lieux célestes (Apocalypse 12:7ss).

Cette Eglise sera composée d’intelligents et de sages parce qu’ils auront accepté d’être dans les lieux célestes, dans la « brillance du ciel » pour notamment être préservés de la Grande Tribulation (Apocalypse 3:10) et pour être ainsi en position de vivre la « venue de la perfection ». Ils pourront aussi bénéficier clairement et directement de la connaissance divine, démontrant leur intelligence (cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

Cette Eglise « fera des justes » (cf. Apocalypse 7 réussite de l’évangélisation mondiale, le plus grand réveil de l’histoire, deuxième montée) parce qu’elle sera efficace, victorieuse et « brillante » à partir d’En-Haut, du Trône céleste qui subsiste « à toujours et à jamais » (Apocalypse 6:2).

Bien entendu Daniel eut aussi la révélation du jugement dernier (Daniel 12:1c-2 ; Apocalypse 20:11-16) qui sera la conséquence de la finalisation de l’action à partir du Trône de l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise dans l’Histoire auprès et à la suite de son Epoux jusque dans l’Eternité c’est-à-dire encore une fois « à toujours et à jamais ».

 

3. Passer de la foi charismatique à la foi apocalyptique

 

a) La foi charismatique sans foi apocalyptique

Une des caractéristiques marquantes de la foi charismatique actuelle sans foi apocalyptique est la nostalgie d’un retour à l’Eglise charismatique primitive sur terre. C’est fort louable mais ce n’est absolument pas le plan de YHWH ELoHiM qui en réalité veut nous faire passer au Paradis parfaitement connecté au 3ème ciel, au Trône : le positionnement initial d’Adam et d’Eve, bien entendu à la fin des combats hors de portée du Serpent et de ses acolytes … ! (Apocalypse 20:10+14-15 ; 21:8).

Si nous faisons un parallèle avec les expériences du prophète Daniel, le contenu de sa foi apocalyptique l’avait dès le départ porté vers le désir de positionnement en Terre d’Israël, au Temple, lieu de contact, de révélation de YHWH ELoHiM pour Son Peuple. Il considérait que c’était bien plus que sa position de puissance et d’abondance matérielle auprès des plus puissants de ce monde d’alors. C’est pourquoi il bénéficia de bien plus à savoir de la révélation de Jésus-Christ Glorifié !!! Souvent la foi charismatique ne vise que la puissance et l’abondance sur terre certes accordées par YHWH ELoHiM mais elle ne va pas réellement au-delà c’est à dire jusqu’auprès de Lui, En-Haut !

La foi apocalyptique a un sens, une direction, des perspectives qui mènent à la recherche et la découverte des choses d’En-Haut (Colossiens 3:1-2).

La foi charismatique actuelle sans foi apocalyptique est de ne pas prendre en compte la portée de l’apparition et du message de Jésus-Christ Glorifié à l’Apôtre Jean et plus précisément des conséquences immédiates à savoir notre immortalité-métamorphose-transfiguration du corps suivie de la montée dans les lieux célestes.

 

b) Christ notre vie apparaissant en gloire implique notre apparition en gloire

« Lorsque Christ paraîtra, votre vie, alors vous aussi vous paraîtrez en gloire » (Colossiens 3:4).

L’Apôtre Paul attendait clairement ce que l’Apôtre Jean a vécu, ce qui aurait dû impliquer normalement la manifestation-apparition en gloire des croyants. Il croyait en l’apparition en gloire prochaine du Seigneur Jésus-Christ Glorifié impliquant celle des croyants ! Les vigoureuses exhortations aux 7 églises et les promesses en découlant, notamment en vue de l’apparition glorieuse de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12:1), en sont la démonstration évidente ! L’Eglise d’alors n’avait pas la foi apocalyptique qui aurait dû provoquer son apparition en gloire à ce moment-là. Elle fut donc mise « en attente » … !

La foi, en effet, n’est pas un automatisme, ni un coup de baguette magique, ni une recette. La FOI implique une RELATION PERSONNELLE INTIME D’AMOUR avec YHWH ELoHiM, avec un trésor à découvrir. Ce trésor se cherche puis se découvre au fur et à mesure de l’intensification de cette relation.

La foi apocalyptique, de « découvrement » se veut justement d’aboutir à une relation d’amour tellement intense avec YHWH ELoHiM qu’elle ne peut que finir par ôter toute barrière de séparation d’avec Lui, ceci pour aujourd’hui grâce au « Tout est accompli » de Jésus sur la croix !

Quel est le trésor de la foi apocalyptique, qui révèle, qui découvre ce qui est caché ? C’est tout simplement d’abord YHWH ELoHiM Lui-même et plus particulièrement notre Epoux Jésus-Christ Glorifié : « Christ notre vie » !!!

Ainsi il faut que notre corps soit sauvé, métamorphosé, transfiguré, mis en conformité avec notre Epoux pour qu’Il soit réellement « notre vie » et donc pouvoir monter auprès de Lui. Cela se passera, comme nous l’avons expliqué dans notre écrit précédent (REdV n° 131) par notre Mère céleste, l’Esprie Sainte qui nous porte en elle et nous fera naître de nouveau En-Haut (2 Corinthiens 3:18) pour pouvoir vivre réellement auprès de notre Bien-Aimé.

Les chrétiens contemporains de Jean n’avaient malheureusement plus cette foi apocalyptique d’amour, de relation intime avec l’Esprie Sainte notre Maman Céleste et Christ notre vie, notre Epoux, d’où le résultat que nous constatons à ce jour après 2000 ans d’Histoire de l’Eglise !

 

c) Caractéristiques de la transformation de la foi charismatique en la foi apocalyptique

La vie du prophète Daniel animée d’une foi charismatique au top fut « transfigurée » en une foi apocalyptique. Cette dernière « transcendait » sa foi charismatique et était le fruit de sa relation personnelle réelle, intime, d’amour avec son Dieu. Daniel finit par passer complètement de la foi charismatique à la foi apocalyptique, de révélation, de « découvrement » suivie du vécu réel et concret avec Jésus-Christ Glorifié et des anges dans les réalités célestes tel que nous pouvons le lire vers la fin de son livre !

Une des caractéristiques majeures de la foi apocalyptique est la repentance car celui ou celle qui se retrouve en face de YHWH ELoHiM se rend vraiment compte de son état fondamental de péché d’ailleurs indissociable du péché de son entourage, de sa nation et du monde (Daniel 9:16ss ; Apocalypse 2:5… ; Esaïe 6:5-8…). Sans remise en question allant jusqu’aux « trippes » pas de foi apocalyptique authentique.

Une autre caractéristique, liée à la précédente, est le jeûne total ou partiel volontaire (Daniel 10:2-3+10-11) ou forcé dans des circonstances de persécution comme pour Jean sur l’île de Patmos par exemple (Apocalypse 1:9-10+17+19). Dans la démarche de la foi apocalyptique et le vécu en résultant, le corps terrestre imprégné de la chair mortelle, dépendant de la nourriture de l’espace-matière-temps ne « suit plus » et ne peut plus tenir face à la gloire divine qui est fondamentalement « toute autre », sainte et pure (Esaïe 6:5-8). Le jeûne est une des expressions majeures de la foi apocalyptique qui dit que nous ne dépendons pas prioritairement de l’espace-matière-temps mais d’abord de YHWH ELoHiM ! Seules les Paroles et la Main divines permettront alors de nous relever et de vivre tout au moins un début de métamorphose du corps (cf. baptême de gloire ; Apocalypse 1:17 et Ste Cène de Gloire ; Apocalypse 3:20c institués par J-C Glorifié Lui-même remplaçant le Baptême d’eau et la Ste Cène avec le pain et le vin ; cf. écrit « Nouveau mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance Biblique ») sans lequel on ne tiendrait absolument pas debout voire vivant en Sa présence glorieuse (Daniel 10:10-11+16-19 ; Apocalypse 1:17).

Dans ce contexte, la prière de Daniel (Daniel 9:4ss) devint une prière existentielle, issue des tréfonds de sa personnalité même, démontrant qu’il s’agit d’une situation de vie ou de mort non seulement par rapport à lui-même mais aussi par rapport à son environnement, le Peuple d’Israël, la Terre promise, sa capitale Jérusalem et son Sanctuaire. En effet la prière existentielle de la foi apocalyptique inclut toujours les autres, le genre humain à côté de soi et au loin. Elle vise le salut entier esprie, âme et corps. La prière existentielle (avec la repentance) prouvait que Daniel connaissait, malgré sa fidélité incroyable, son propre état de péché, celui de son Peuple et par là a pu recevoir la Révélation de son Seigneur. La foi apocalyptique implique, toujours au même titre, la nécessité d’un positionnement dans un environnement glorieux (Terre promise, Jérusalem, Temple, Lieux Célestes, Trône). Nous sommes évidemment loin de la prière où nous serions réduits à faire de YHWH ELoHiM notre « petit commissionnaire » …

 

d) Les stratégies et les combats en jeu

La foi apocalyptique révèle et provoque toujours des combats dans les lieux célestes pour dégager le 2ème ciel encore occupé par l’Ennemi (Apocalypse 12 :10c ; cf. 2 Corinthiens 12:2d) et ses acolytes en vue de l’avancement et de l’accomplissement final du plan de conquête et de salut de YHWH ELoHiM, ainsi que sur terre (Daniel 10:3ss ; Apocalypse 6:2 ; 12:7ss ; 17:14 ; 19:11ss etc.). En ce qui concerne Daniel, il fallait que soit ouverte une voie entre le 3ème ciel et la terre, lieu où se trouvait le prophète. C’était un rude combat d’une durée de 21 jours (Daniel 10:13+20) suite aux prières et paroles du prophète qui furent « entendues » (Daniel 10:12).

La foi apocalyptique a trois buts majeurs :

  • Ouvrir le chemin entre le 3ème ciel avec le Trône divin et l’espace-matière-temps en passant obligatoirement à travers le 2ème ciel, siège de l’Ennemi. Cette voie permettra la transmission de révélations avec la rencontre de Jésus-Christ Glorifié comme ce fut notamment le cas de Daniel et de Jean (Daniel 10 :10ss ; Apocalypse 1 à 3), la montée de Jean (Apocalypse 4:1), l’action de l’Eglise des Vainqueurs initiale à partir du Trône (Apocalypse 5:10 : 6:2 ; 7), les trois vagues de montées de l’Eglise des Vainqueurs et l’enlèvement (Apocalypse 5:10 ; 7:9b+14b ; 11:12 ; 12:1+5c+12a).
  • Éjecter le Dragon et ses acolytes des lieux célestes (Daniel 10:20 ; Apocalypse 12:7-11)
  • Chasser le Dragon et ses acolytes de l’espace-matière-temps (Daniel : 9:27 ; Apocalypse 19:19 à 20:3 ; 20:10).

C’est pourquoi le Dragon ne veut absolument pas que les croyants passent de la foi charismatique à la foi apocalyptique car seule cette dimension de foi lui fait perdre réellement et définitivement du « terrain » (Apocalypse 6:2 ; 7 ; 12:9+17 ; 20:1ss+10).

Pour contrer tout cela il a inventé à l’époque de Jean les cultes à mystères d’origine orientale (Eleusis, Mithra, initiations avec 7 grades – cf. franc maçonnerie -, idée d’un salut personnel, mort et résurrection etc…) ayant envahi le monde gréco-romain pour soi-disant mener à des « révélations » et à un au-delà meilleur, le gnosticisme (l’ancêtre du New Age) en vue de l’acquisition par soi-même de la « connaissance » (prob. Nicolaïtes : Apocalypse 2:6+15), les philosophies d’ordre mystique et bien d’autres pensées, cultes et pratiques visant à donner des espérances « d’au-delàs » plus qu’aléatoires !

L’hellénisme, tout autant inventé par lui, avec ses pensées, ses philosophies, ses méthodologies, ses mythologies, sa religion idolâtre avec sa multitude de dieux dans son panthéon, influença le monde et plus particulièrement la théologie chrétienne jusqu’à nos jours (cf. génie grec, arts et lettres, sagesse, philosophie, architecture, mythologie, etc…). La théologie du remplacement (L’Eglise remplacerait Israël, Peuple ELU), l’antisémitisme en découlant, la mariologie (cf. la déesse de la justice Dikè dont l’enfant divin devait apporter au monde un ordre nouveau !), le culte des saints (dieux et déesses gréco-romaines), le papisme romain (correspond au rêve d’un empire universel dominant le monde), le sacrifice eucharistique opéré par le prêtre au nom de l’église catholique romaine (sur le modèle des cultes sacrificiels païens) en furent des aspects particulièrement graves. Bref, il s’agissait d’imitations déviationnistes visant ni plus ni moins à tromper la masse des gens.

Il a aussi inventé les appellations mysticisme, mystiques, illuminés pour décrier et discréditer les chrétiens animés de la foi apocalyptique et les faire accuser de déviationnisme voire d’hérésie. Les sectes « apocalyptiques » du style Témoins de Jéhovah, Mormons, Adventistes du 7ème jour et bien d’autres ont clairement contribué au rejet de la part de l’Eglise de la foi apocalyptique.

Enfin, il a malheureusement réussi à « spiritualiser » la foi charismatique sur des bases helléniques spiritualistes lui barrant le chemin de la progression vers la foi apocalyptique, donc vers toute perspective immédiate et réelle de salut du corps et de REVELATION effectivement vécue dans un contexte céleste de gloire. N’oublions jamais que la Révélation est par définition à l’opposé du gnosticisme (cf. Nicolaïtes ; Apocalypse 2:6+15), du mystère et du mysticisme entre autres élitistes, sélectifs via des systèmes initiatiques démoniaques.

C’est pourquoi le combat existentiel, vital pour échapper à la mort, à tout ce qui y mène et bénéficier de toutes les bénédictions issues de l’œuvre expiatoire et justificatrice de notre Seigneur Jésus-Christ, ne peut être que le résultat du combat de la foi apocalyptique seule.

Il est donc indispensable de redonner, sur des bases bibliques sérieuses, une expression, un contenu à cette foi pour que le processus de révélation se mette enfin réellement et concrètement en marche ! Ce fut le combat exemplaire du prophète Daniel, de l’Apôtre Jean. C’est aussi celui que nous désirons mener par la grâce de YHWH ELoHiM !

 

Conclusion

« Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. » (Daniel 12:13)

« La Pneuma et l’épouse disent : Viens !

Que celui qui entend dise : Viens !

Que celui qui a soif vienne,

Que celui qui le veut reçoive l’eau vive, gratuitement ! » (Apocalypse 22:17)

Oui, en tant qu’« Épouse » je veux rencontrer le Seigneur Jésus-Christ Glorifié pour naître de nouveau de la Pneuma Sainte En-Haut, « monter », qu’Il vienne !

Oui, j’ai entendu Sa Parole, que le Seigneur Jésus-Christ Glorifié vienne !

Oui, j’ai soif et je viens !

Oui, je le veux, je reçois l’Eau de la Vie (métamorphose du corps, immortalité) gratuitement !

Daniel fut assuré de recevoir son héritage à la fin des jours après avoir marché vers sa fin c’est-à-dire sa mort. Mais il ressuscitera car il sera debout pour recevoir son héritage (Daniel 12:13).

Nous qui avons la foi apocalyptique comme Daniel, nous pouvons recevoir MAINTENANT grâce à l’œuvre de Jésus, l’Eau de la VIE gratuitement c’est-à-dire la transfiguration et l’immortalité suivies de la montée ou nouvelle naissance En-Haut. Ce sera une rencontre glorieuse de révélation totale avec notre Bien-Aimé, Christ notre VIE !

En Jésus, Martin BUSCH

131. Le visage et le corps du Saint-Esprit

INTRODUCTION

Le Saint-Esprit, ce grand inconnu… ! La question que nous aimerions poser : quel est le visage et quel est le corps du Saint Esprit, troisième Personne de la Trinité ? Est-ce important ? Qu’est-ce que cela change ? A quoi ça sert ?

Nous savons que le Fils révèle le Père : « Celui qui m’a vu a vu le Père » et le Père révèle le Fils par exemple à la transfiguration (Cf. aussi 2 Corinthiens 4 :6). Le Père est père parce qu’Il a un Fils et qui plus est, Lui ressemble, et le Fils est fils parce qu’Il a un Père et qui plus est, Lui ressemble, notamment au niveau de la « Face », du Visage ! (Cf. Nombres 6:25-26 ; Apocalypse 22:4). Quand on peut « mettre un visage sur quelqu’un », on commence à pouvoir mieux le reconnaître pour finalement le connaître, d’où l’importance du visage visible et par extension celle du corps !

 

1. L’appellation biblique du Saint-Esprit

Il est important de noter d’emblée que la ROUaCH (Genèse 1:2 ; traduit traditionnellement par Esprit) est un substantif hébreu au FEMININ ainsi que la NisCHaMaH (haleine [de YHWH]) ce qui révèle en fait que cette ROUaCH et/ou NisCHaMaH est en quelque sorte la réalité féminine de la Trinité !!! Surprise, surprise !!! Alors traduction = trahison ? Très certainement et ladite « trahison » serait moins grave si on avait traduit par la Sainte Esprie ou l’Esprie Sainte par exemple. Ceci n’est d’ailleurs qu’une proposition de traduction personnelle, mais que je retiendrai dorénavant…

En Genèse 1:26-28 nous lisons : « Et ELoHiM dit : que nous fassions un ADaM (être humain) dans notre forme (TZeLeM : figure, forme, ombre, image) selon notre ressemblance (DeMoTH : ressemblance, modèle, figure, à l’identique, pareil, forme apparence, semblable, comparable) et qu’ils dominent…et ELoHiM créa l’ADaM dans leur (celle d’ELoHiM pluriel de EL = Dieu) forme, dans la ressemblance d’ELoHiM il le créa, il les créa mâle (TZaKaR : mâle, de sexe masculin, homme) et femelle (NeKeBaH : femelle, femme) et ELoHiM les bénit et ELoHiM leur dit : portez du fruit et devenez nombreux et emplissez la terre… »

Par ELoHiM (traduit par Dieu Genèse 1:1) EL au pluriel en hébreu, les trois personnes de la Trinité sont signifiées et par YHWH (traduit en général par « Eternel » employé à partir  Genèse 2:4), « Je suis – l’Être », l’unité (EHaD : unique, un) divine est aussi signifiée.

Parallèlement le mâle (selon la forme du Père), la femelle (selon la forme de la ROUaCH KoDeSCH, de l’Esprie Sainte) et la « multiplication » à savoir leurs enfants (selon la forme du Fils) est à la ressemblance d’ELoHiM d’une part et d’autre part le mot générique ADaM (être humain selon la forme de YHWH) signifie l’unité.

Il nous faut donc affirmer la présence de la féminité dans la Trinité ! Le substantif ROUaCH au féminin non seulement nous suggère cette affirmation, mais mieux encore, nous la démontre. Ce n’est en effet pas un « hasard » que ROUaCH soit du genre féminin dans la Parole de Dieu. Cela révèle une réalité qui fut scandaleusement occultée à commencer par la traduction machiste dans les langues actuelles majeures à notre connaissance !

En grec Pneuma (traduit généralement par Esprit) est au neutre ce qui laisserait la question du genre ouverte mais elle nous permet évidemment de pencher bibliquement parlant vers le féminin à cause du genre donné en hébreu.

La traduction malheureuse de ROUaCH et Pneuma au genre masculin révèle qu’il n’est traditionnellement pas concevable ni convenable de laisser une once de féminité dans le Dieu parfait, comme si la féminité pouvait Le rendre imparfait … !

Nous constaterons que la féminité de la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte) nous donnera des éclairages fondamentaux la concernant au niveau du visage et du corps ! Nous utiliserons dans notre propos soit l’appellation hébraïque, soit la grecque, soit la traduction que nous avons proposée en français.

A juste titre, la ROUaCH KoDeSCH est représentée par la Colombe, le Feu, la Lumière, la Nuée, les sept Lampes, les sept Cornes, les sept Yeux, les Éclairs, le Souffle, le Vent, la Puissance, la Force, la Dynamique, l’Épée, la Clé de David, la Source d’eau vive… cette diversité étant rendue possible au titre de la métamorphose (transfiguration, transformation), une caractéristique et une constante célestes.

Elle est aussi perçue dans Ses actions et effets comme Celle qui sonde, remplit, revêt, crée, transforme, métamorphose, ressuscite, défend, réveille, inspire, conduit, prend soin, guérit, rend témoignage au Père et au Fils, montre le Fils, convainc de péché, de justice et de jugement, tranche, exécute des jugements, parle, console, accompagne, défend, communique, saisit, habite et baptise le croyant, révèle, illumine, active les dons spirituels, les ministères, les services-ministères… et j’en oublie probablement… !

Venons-en pour commencer à notre situation actuelle d’êtres humains pour progresser dans notre propos.

 

2. La nécessaire et malheureuse distinction entre la pneuma de l’homme et la Pneuma de Dieu (alias LA ROUaCH KoDeSCH), conséquence de la chute

« Mais selon qu’il a été écrit : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, c’est ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélés (apokalupto : dévoiler, révéler, découvrir, éclairer, manifester, faire paraître) par la Pneuma. En effet la Pneuma explore (eraunao : examiner, scruter, rechercher, chercher, explorer, sonder, perquisitionner) tout, même les profondeurs (batos : profondeur, abîme, hauteur, longueur) de Dieu. Qui en effet connaît parmi les humains les choses de l’humain, si ce n’est la pneuma de l’homme en lui ? Ainsi de même personne ne connaît les choses de Dieu si ce n’est la Pneuma de Dieu. » (1 Corinthiens 2:9-11 ; Trad. litt.).

L’Apôtre Paul fait ici une distinction claire entre la pneuma de l’homme qui peut connaître les choses uniquement situées dans le cadre de l’espace-matière-temps et la ROUaCH KoDeSCH ou la Pneuma Sainte (Esprie Sainte) qui sonde tout, même les profondeurs de Dieu et qui Seule connaît les choses de Dieu.

Elle est à ce titre Celle qui a « dévoilé » le Seul digne d’ouvrir le livre aux sept sceaux à savoir l’Agneau se dressant sur le Trône, parce qu’Il est justement doté et pourvu des sept (plénitude ; cf. aussi Esaïe 11:2) Pneumas de Dieu, à savoir les sept cornes (puissance) et les sept yeux (sonde, explore, voit tout même les profondeurs de Dieu, ici en l’occurrence celles du Fils ; cf. Apocalypse 5:2b-7).

La distinction radicale et malheureusement nécessaire dans l’état actuel des choses entre la pneuma ou NePHeSCH (esprie, âme ou psychè) de l’ADaM et la ROUaCH KoDeSCH de Dieu est la conséquence de la chute.

En effet la NePHeSCH humaine a voulu s’arroger l’indépendance vis à vis de la ROUaCH KoDeSCH au moment où l’ADaM (être humain – couple) a mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Sa NePHeSCH, sous l’influence du Serpent, se sépara de la ROUaCH KoDeSCH en voulant même prendre Sa place. La NePHeSCH de l’ADaM a ainsi voulu discerner par elle-même ce qui est bien de ce qui est mal et ainsi devenir « comme Dieu », pire Dieu. Ce discernement ne pouvait revenir en fait qu’à YHWH ELoHiM seul et notamment à la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte) à cause de Son omniscience et omnipotence qu’Elle était la Seule, en tant que Créatrice et Transformatrice (Genèse 1:2-3), en capacité de posséder ! La NePHeSCH de l’ADaM fut par-là séparée d’avec la ROUaCH de Vie, car de par sa nature de créature, elle n’était pas en capacité d’assumer l’omniscience et l’omnipotence de la ROUaCH créatrice. Il s’agissait, il s’agit et il s’agira toujours par ce fait d’une impossibilité existentielle et essentielle et d’une imposture, d’où les conséquences mortelles destructrices d’incompatibilités fondamentales de rupture et de séparation d’avec la ROUaCH KoDeSCH. Cela impliqua notre condition humaine désastreuse à commencer par la perte de l’immortalité (Cf. interdiction de l’accès à l’Arbre de Vie ; Genèse 3:22).

 

3. L’ADaM d’avant la chute et la suite

« Et YHWH ELoHiM façonna l’ADaM venant de la poussière du sol (haadamah : la terre, argile rouge, le sol) et il alluma (NaPHaCH : souffler, allumer) dans ses narines une haleine (NisCHaMaH : souffle, haleine, respiration, esprit, âme) vivante (HaÏ : vivant, vif) et l’ADaM devint un être (NePHeSCH : être, souffle, haleine, odeur, parfum, vie, principe de vie, âme, cœur, sentiment, désir, volonté, pensée, CORPS vivant, animé) vivant. » (Genèse 2:7).

Ce verset nous démontre sans conteste qu’il n’y avait pas de distinction entre la NePHeSCH de l’ADaM et « l’Haleine Vivante » insufflée par YHWH ELoHiM lors de la Création. De ce fait, l’ADaM d’avant la chute était vivant, lumineux, glorieux, à la parfaite ressemblance à YHWH ELoHiM de par sa NePHeSCH, signifiant ici encore son être entier UNI à savoir la ROUaCH (selon la Sainte Esprie), l’âme (selon le Père) et aussi le corps (selon Jésus-Christ) selon la forme de YHWH !

Les domaines dits « spirituels » se sont ensuite INTERIORISES vu la rupture entre le corps et l’être intérieur, autre conséquence de la chute : « La NisCHaMaH (haleine) de l’ADaM (être humain) est une lampe (NiR : lumière, lampe, terre défrichée, nouvellement cultivée, labourable, autorité, royauté) de YHWH qui explore (HaPHaS : rechercher, explorer, fouiller, méditer, projeter) toutes les profondeurs (HeDeR : chambre, profondeur, intérieur, fond, dedans, entrailles, intimité) des entrailles (BeTeN : ventre, corps, entrailles, sein, cœur, pensée). » (Proverbes 20:27 ; cf. aussi Psaume 51:13-14).

Cette exploration ne vise qu’un seul but : rétablir à terme ce que l’ADaM a perdu lors de sa chute. La Lumière doit à nouveau « être », « illuminer », « métamorphoser » l’ADaM en entier et notamment son corps. Il s’agit d’un processus comparable à Genèse 1 : La ROUaCH de YHWH a exploré, plané au-dessus des eaux et du tohu-bohu terrestre provoqué par la révolte et la chute de Lucifer et de ses anges. Puis, la Lumière fut, a irradié, explosé les ténèbres. Le tohu-bohu fut métamorphosé, refait, refaçonné, transformé en paradis lumineux et merveilleux suivi de la création de l’ADaM (couple – être humain) !

La bonne nouvelle est que Jésus-Christ a juridiquement éliminé notre tohu-bohu physique terrestre par la possibilité de la métamorphose entraînant notamment le salut du corps, justement opérée par la ROUaCH KoDeSCH (2 Corinthiens 3 :18). Il s’agit d’une partie non négligeable du « package » de ce qu’Il nous a acquis par Son sacrifice sur la croix.

 

4. La ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte) est pleinement une personne de la Trinité

Il apparaît clairement que la ROUaCH KoDeSCH soufflée par le Père Créateur d’une part et d’autre part « faisant corps » avec Jésus-Christ Glorifié où Elle apparaît telle une épée dans Sa bouche et avec l’Agneau sur le Trône, a incontestablement le visage et le corps semblables mais pas identiques au Père et au Fils.

Ce n’est pas tout : Elle a, d’après le texte de « façonnage-création » du premier couple à la forme et ressemblance du Créateur, le visage et le corps semblables de la FEMME (Eve, NeKeBaH = femelle) d’avant la chute. Par voie de conséquence l’Eglise des Vainqueurs et/ou de l’Epouse Glorifiée Lui ressemblera aussi en tant que femme glorifiée (Cf. Apocalypse 12 :1) !!! Cette dernière pourra alors parfaitement témoigner du Père et du Fils par la ROUaH KoDeSCH qui habitera pleinement en elle et la revêtira parfaitement parce qu’Elle l’aura glorifiée pneuma, âme et corps !

Puisqu’Elle est ROUaH (Esprie), on pourrait en conclure qu’Elle ne pourrait, soi-disant par définition, avoir ni de corps, ni de visage bien à Elle. Elle serait donc en constante exploration dans la recherche de corps, fut-ce Celui du Père ou du Fils ou encore d’êtres humains, pour en avoir leur visage ! Cette recherche démontrerait un « manque », donc une impuissance, ce qui n’est pas concevable dans Sa position de pleine divinité ! Ainsi, comme Elle est YHWH ELoHiM, Elle est aussi omnipotente et Elle ne PEUT donc qu’avoir le pouvoir, la capacité de posséder un corps et un visage bien à Elle dont les yeux sont clairement nommés en Apocalypse 5:6c ! Elle est bien la troisième personne au sens plein du terme de la Trinité mais féminine dans Sa spécificité, donc aussi avec un « visage-corps » féminin (PHaNIM : face, figure, visage, présence, personne, personnalité).

Pourquoi est-il important d’essayer de connaître le visage et le corps propres de la ROUaCH KoDeSCH ?

Tout d’abord dans le but de mieux La connaître. Ensuite, à partir de là, il nous revient de L’honorer dans ce qu’Elle est véritablement en considérant Sa vraie place et dignité féminine dans la Trinité avec le Père et le Fils. Elle n’est pas à réduire à un « attribut spirituel, une simple émanation » ou encore un « valet » auprès du Père et/ou du Fils comme cela apparaît dans maintes prédications même évangéliques comportant le petit appendice traditionnel dans certaines phrases : « par le Saint Esprit », pour ne pas trop L’oublier, mais sans vraiment savoir de quoi et de Qui on parle. Bien des enseignants de la Bible et/ou théologiens ne savent effectivement pas vraiment « quoi faire » du Saint Esprit et pour cause… Ils savent parler et écrire de la christologie mais beaucoup moins bien de la pneumatologie.

La ROUaCH KoDeSCH est pleinement et totalement YHWH ELoHiM comme les deux autres Personnes de la Trinité, avec la même Gloire. Elle est donc aussi un Corps et possède par conséquent un PHaNiM (face, visage, personne, personnalité) propre … mais de femme entre autres à cause du genre au féminin donné à Son appellation ROUaCH dans la Bible.

Cela nous permet déjà de mieux La REconnaître, La connaître, L’aimer, L’entendre, L’écouter, Lui obéir et donc de mieux bénéficier de Ses spécificités féminines néanmoins divines, de Sa douce présence bienfaisante et de Ses opérations de puissance en notre faveur dont nous avons tellement besoin. Dans le processus de Révélation, de l’Apocalypse, le mystère, ce qui est caché, et donc engendrant symboles et images pour religieusement compenser, doit obligatoirement se réduire de plus en plus et disparaître !

Combien de chrétiens disent : « Ah, si Jésus déambulait encore sur terre, ce serait plus facile pour nous de croire en Lui car Il serait visible, tangible, prononcerait des Paroles parfaites vraiment audibles, ferait des miracles exceptionnels visibles ! On pourrait Le toucher, Il pourrait nous imposer les mains, on pourrait regarder Son visage, Lui regarder dans les yeux, Le voir à la télé ou sur les réseaux sociaux etc… »

Pourtant Jésus a dit qu’il était avantageux pour nous qu’Il s’en aille afin de nous envoyer la ROUaCH KoDeSCH (Jean 16:7).

Il est vrai que si nous regardons l’Histoire de l’Eglise dans son ensemble, où voyons-nous l’avantage, très sincèrement ? Certes il y eut et il y a des miracles, des réveils et des événements absolument exceptionnels que la ROUaCH KoDeSCH a opéré à travers certains membres et ministères de l’Eglise. Mais ce ne furent que des flashs, des signes, des coucous merveilleux momentanés malheureusement beaucoup trop rares au milieu de persécutions, de religiosités, d’imperfections, de souffrances, d’hypocrisies ici-bas et ceci dans une constance massive et déconcertante. Alors où se trouve alors « l’avantage » ?

Nous avons donné maintes réponses à cette question dans nos « Rubriques ». Mais il en est une, supplémentaire, dont nous n’avons pas encore parlé : reconnaître et connaître le visage et le corps propres féminins de la ROUaCH KoDeSCH (= Esprie Sainte) !

5. Apparitions de la ROUaCH KoDeSCH dans la Genèse avec Son corps

Quand les trois « êtres humains » qualifiés de YHWH rendirent visite à Abraham aux chênes de Mamré (Genèse 18:1-2), il apparaît clairement que la ROUaCH KoDeSCH, avait un corps et un visage bien à Elle.

Le « mystérieux être » qui a lutté avec Jacob (le troisième patriarche, Israël : force, puissance d’ELoHiM – Pour mémoire : cf. Abraham père de la foi, typologie du Père ; Sacrifice d’Isaac typologie de J-C ; Jacob-Israël, Force, Puissance d’EL typologie de la ROUaCH KoDeSCH) toute la nuit (Genèse 32:24ss.) était la ROUaCH KoDeSCH (cf. écrits « Patriarches » et « Coach » pour la démonstration). Jacob dit en plus qu’il avait vu YHWH face à face ! (Péniel : Phanim d’EL, Visage de Dieu)

Plus tard le Prophète Osée 12:3-6 identifie la mystérieuse « personne », ne voulant pas révéler Son Nom à Jacob. Il s’avère qu’il s’agit de YHWH ELoHiM TZAeBaoTH (…YWHH des armées = puissance – Actes 1:8 – force de frappe : « cornes » = puissance en Apocalypse 5:6 ; la ROUaCH KoDeSCH = Epée : Apocalypse 19:15 ; 20:9b ; Ephésiens 6:17).

La suite nous démontrera qu’Elle avait déclaré Jacob vainqueur d’une façon typiquement intelligente, subtile, c’est à dire « féminine ». Jacob fut en effet vainqueur tout d’abord face à lui-même, l’ex-trompeur. Sa demande de bénédiction en fut la preuve par neuf ainsi que le fait qu’il ait dit « ma NePHeSCH a été sauvée » (Genèse 32:30). De plus Elle lui a donné un nouveau nom, une nouvelle identité à savoir Israël ! Par contre à la demande de Jacob Israël de lui révéler son Nom, il n’obtint qu’une autre question : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » (Genèse 32:30) Ce qui pourrait encore une fois être interprété comme étant une manière féminine de répondre… et ce n’était probablement pas encore le moment de lui révéler Son identité féminine.

Il fut ensuite « vainqueur » face à Esaü, devenu miraculeusement et contre toute attente « sympathique » à son égard, ce qui lui permit de préserver ses épouses et sa descendance, les 12 ancêtres des tribus d’Israël. Là encore un retournement de situation de style tout à fait féminin : pensons à Esther… !

D’après ce texte, il semble que la ROUaCH KoDeSCH soit une guerrière et un coach sans concession mais dans un style subtil et efficace encore une fois, typiquement féminin… même si ici le texte biblique n’identifie pas spécifiquement ces apparitions comme étant d’une « femme » !

De même que nous devrions pouvoir voir « face à face » le Père et le Fils (par ex. avec Ses marques sur Son corps : Jean 20:27), de même, nous devrions pouvoir voir réellement « face à face » la ROUaCH KoDeSCH comme Jacob ! Elle est pleinement une personne féminine (PHaNIM : face, figure, visage, présence, personne, personnalité ; cf. PHaNaH : se tourner vers, se retourner, regarder, paraître) au même titre que le Père et le Fils sont des personnes-personnalités masculines. Toute personne-personnalité est en fait indubitablement caractérisée par un visage propre à condition qu’il soit « non voilé, caché » par divers facteurs.

 

6. Reconnaître et connaître le visage et le corps propres féminins de la ROUaCH KoDeSCH : une nécessité et un avantage

a) La spiritualisation : une plaie mortelle

Nous avons maintes et maintes fois dénoncé la spiritualisation prônée par le christianisme qui, par nécessité « raisonnable », a toujours plus ou moins exclu le salut du corps, seul effet visible, tangible, davantage réel et par-là révélateur de la foi ou à l’opposé de l’incrédulité…

Qu’est-il en effet plus facile de dire : « lève-toi et marche ou tes péchés te sont pardonnés ? » (Matthieu 9:5 ; Marc 2:9 ; Luc 5:23)

L’Eglise prononce constamment le « tes péchés te sont pardonnés » mais il est beaucoup plus rare d’entendre le « lève-toi et marche » suivi d’effets corporels visibles et concrets… ! Ceci simplement en ce qui concerne le don de guérison, mais à plus forte raison qu’en est-il au niveau du salut éternel de notre corps qui serait exempté de la première mort et au-delà, du corps et du visage tangibles de la ROUaCH KoDeSCH présente parmi nous, par-là en lien « existentiel » et « essentiel » avec le salut de notre corps en passant entre autres par les ministères et les dons ?

Au niveau de l’enseignement biblique traditionnellement donné, la ROUaCH KoDeSCH est « spiritualisée ». D’ailleurs, ce que l’on enseigne, engendre une foi conforme à l’enseignement et les effets qui vont avec !

Ainsi le salut du chrétien n’est considéré que comme « spirituel ». Seules l’âme et l’esprie seraient sauvées. Il faut donc, pour être sauvé, être débarrassé du corps par la mort du corps (une soi-disant « délivrance ») ou la première mort, puisque la ROUaCH KoDeSCH parmi nous ne serait qu’un « Esprit » vague et imperceptible, donc seulement capable de sauver notre esprie et notre âme mais incapable de sauver notre corps. En effet, on ne peut FAIRE qu’à partir de ce qu’on EST vraiment !

Pourtant la ROUaCH KoDeSCH au contraire est une Puissance tangible donc obligatoirement avec une réalité corporelle et de visage féminine visible et perceptible ! Elle est plus particulièrement présente sur terre depuis la Pentecôte, en principe aussi réellement que Jésus L’était concrètement et visiblement il y a environ 2000 ans avant et 40 jours après Sa Résurrection. Mais Elle n’a pas été perçue et reçue comme telle, notamment dans Sa dimension corporelle tangible et de visage de femme et, nous le verrons plus tard, de mère, impliquant normalement à plus forte raison le salut de notre corps et/ou l’immortalité perdue lors de la chute.

 

b) Identité féminine de la ROUaCH KoDeSCH : un avantage notoire

Comme dit la ROUaCH KoDeSCH est une PERSONNE-PERSONNALITE, qui a obligatoirement par voie de conséquence un CORPS et donc un VISAGE bien à Elle !!!

Rechercher à connaître et reconnaître Son corps et surtout Son visage, c’est bénéficier davantage par PROXIMITE accrue de Son ministère d’amour émanant fondamentalement de ce qu’Elle EST, de Son identité féminine propre complète et intégrale. La métamorphose ou le salut de notre corps y est inclus dont Elle est la Sainte Opératrice, Réalisatrice justement à partir de son identité, de ce qu’Elle EST (2 Corinthiens 3:18). Seule une femme peut accoucher. C’est pourquoi Jésus a dit en Jean 3 que nous devons naître à nouveau d’Elle En-Haut pour voir le Royaume des cieux !!! Nous connaissons en plus, par analogie, l’importance que représente le corps et le visage pour une femme ! L’en priver serait tout simplement un contresens. C’est pourquoi elle aura aussi tendance à prendre soin du corps de ses proches (mari, enfants) notamment par l’alimentation et l’hygiène et bien d’autres aspects. L’importance de la proximité corporelle féminine maternelle est absolument capitale et structurante pour tout être humain et au final salvatrice !

C’est évidemment à ce titre qu’il est notoirement avantageux que Jésus Se soit en allé pour nous envoyer la ROUaH KoDeSCH qui, justement telle une MERE, nous consolera concrètement et effectivement avec Son corps, pas seulement avec des mots, de notre situation d’exil mortel par rapport au ciel, et à la Salle du Trône, notre Pays promis et notre Saint des Saints (Cf. Esaïe 66:13) ! Elle fera tout pour pallier à ce problème. Cette féminité donne une dimension maternelle divine d’engendrement à l’amour, à l’affection, aux soins, à la prise en charge toute particulière dont tout être humain a désespérément besoin, dès sa conception EN Elle, nous le verrons dans un paragraphe suivant.

 

c) D’autres précisions sur le corps et le visage de la ROUaCH KoDeSCH

Une indication intéressante concernant le visage de la ROUaCH KoDeSCH sera les YEUX que nous retrouvons en Apocalypse 5:6c. S’il y a des yeux, pourquoi ne pourrait-il pas y avoir un visage et un corps… ? Le regard est absolument capital et si nous arrivons à capter le regard ou à nous laisser capter par ce regard, presque tout sera dit, révélé, ressenti, vécu et communiqué pour notre être tout entier ! Les yeux, partie physique du visage et du corps, sont tels une « fenêtre » pour « voir » l’être entier, c’est-à-dire le reconnaître et le connaître vraiment.

« Avec toi, la source de la vie (= la ROUaCH KoDeSCH), dans ta lumière (Elle nous éclaire) nous voyons la lumière (le visage et le corps lumineux de la ROUaCH KoDeSCH). » (Psaume 36:10).

Voici une autre indication concernant le visage et le corps féminin d’une beauté lumineuse et fraîche telle une source ou « jeune » de la ROUaCH KoDeSCH : la TANGIBILITE corporelle vivifiante de la Lumière dont le Feu (Actes 2:3) est à l’origine, ainsi que l’Eau vive – Source de Vie (Jean 4:10-14 ; Apocalypse 21:6).

 

d) L’accouchement ou REnaissance En-Haut : une clé majeure de compréhension et de confirmation

La ROUaCH KoDeSCH – Sainte Pneuma a en outre « besoin » d’un corps de femme pour pouvoir « ACCOUCHER » de nous. Nous devons naître « de la Pneuma » (de la ROUaCH, d’Esprie) de nouveau EN-HAUT (Jean 3:5-8 ; 2 Corinthiens 3:18). Jusqu’à présent on « spiritualisait – imageait » ce phénomène en confondant notamment la conversion avec la nouvelle naissance probablement pour raison de spiritualisation du salut et de la ROUaCH KoDeSCH qui n’avait soi-disant par définition ni vraiment de corps et de visage !

Et pourtant, d’après Jésus, il nous faut à nouveau NAITRE D’ELLE, donc de SON CORPS, de Sa NisCHaMaH de Lumière et de Feu créatrice, métamorphosante et ceci EN-HAUT, c’est-à-dire au paradis-ciel d’après le texte original et pas ici-bas [d]’En-Haut ! Si Jésus a parlé de notre nouvelle naissance à partir de la Pneuma comment concevoir ladite naissance sans qu’il y ait un corps de femme ?

Comment cela se passera-t-il ?

 

e) L’adoption

« … vous avez reçu une Pneuma d’adoption (uiotèsia : adoption ; uios : fils ; thèsis : action de poser, d’arranger, de placer, d’instituer, d’affirmer ; cf. thèse) par laquelle nous crions : Abba – Père. » (Romains 8:15).

« …en nous-mêmes nous gémissons en attendant l’adoption, la rédemption (apolutrosis : rachat, rédemption, salut, délivrance) de notre corps. » (Romains 8:23).

Cette renaissance via le salut, la rédemption DU CORPS n’est possible que s’il y a eut ADOPTION par la Pneuma Sainte, notre mère adoptive, impliquant aussi celle de NOTRE PERE adoptif (Jean 6:65 ; Romains 1:7 ; 8:15). Il faut bien comprendre qu’Il est notre Père par adoption alors qu’Il est le Père ayant engendré Son Fils Jésus-Christ (Luc 2:49) avec la Pneuma Sainte Sa Mère céleste. Marie ayant fait corps avec la Pneuma Sainte est Sa mère terrestre tout autant par engendrement (Jean 2:1 …). L’adoption signifie qu’il n’y a pas engendrement comme pour Jésus qui est YHWH ELoHiM mais que la créature humaine est totalement acceptée, incluse, INCORPOREE physiquement et génétiquement par le Créateur et la Créatrice, dans son corps de femme. Cette incorporation nous transforme en FILS et des FILLES révélés donc HERITIERS de notre Père et de notre Mère célestes. Par là nous devenons COHERITIERS de Celui qui a été engendré à savoir notre Epoux Jésus-Christ ! (Romains 8:15-19). De l’adoption nous passons à la filiation réelle !

C’est pourquoi notre processus d’adoption NE PEUT QUE MENER à la rédemption de notre corps (Romains 8:23) c’est à dire la métamorphose qui passe obligatoirement par l’intégration totale réelle, physique, « génétique » DANS le corps divin de la ROUaCH KoDeSCH ou l’immersion, baptême EN Elle. Elle devient par-là réellement notre Mère non seulement adoptive mais physique, génétique en vue de notre REnaissance, ce qui diffère de notre première naissance terrestre.

En ce qui concerne l’adoption terrestre, il n’y a en principe pas de gènes communs entre les parents adoptifs et l’enfant adopté et il n’y a pas de deuxième accouchement. Par contre, l’adoption divine rendue possible par le sacrifice expiatoire du SANG versé de Jésus, implique obligatoirement notre passage réel et véritable dans le corps de notre Mère céleste pour pouvoir renaître EN-HAUT afin que nous devenions réellement fils et filles d’Elle, donc aussi héritiers et cohéritiers de Christ ayant le même Sang que Lui. Notre chair et notre sang en tant que tels, c’est-à-dire corruptibles, ne peuvent hériter du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15:50). Il nous faut donc devenir « génétiquement » compatibles à part entière dans notre nouveau statut de fils et de filles !

Ainsi pour pouvoir renaître de notre Mère céleste, il nous fallait d’abord être adoptés (= repentance, conversion) et miraculeusement intégrés pour pouvoir exister en elle, dans Son corps. C’est pourquoi nous ne pouvons qu’être revêtus, baptisés, immergés, inclus réellement à savoir concrètement DANS le Corps de Feu et de Lumière de la ROUaCH KoDeSCH. Nous passons de l’adoption à la filiation réelle et effective. C’est ce qui se passe lors du baptême dans la Sainte Esprie, l’expérience de la Pentecôte qui devrait se perpétuer dans une intensification constante croissante (Cf. croître, grandir) de la puissance de Feu céleste pour notre corps dans le corps glorieux de la Sainte Esprie notre mère. L’onction passagère du dimanche matin s’il y a lieu, certes excellente, ne suffit pas ! C’est comme si le fœtus rentrait et sortait du sein de sa mère…, ce qui n’est évidemment pas viable ! D’où l’importance de la prière et du jeûne qui nous aident à vivre davantage cette croissance nécessaire.

En effet nous sommes appelés à vivre et grandir constamment EN ELLE comme nous avons vécu et grandi dans le ventre de notre mère terrestre. De plus, Elle est pour nous la « Source de Vie » par Son Sang céleste (Feu, Lumière) qui coule en nous via le « cordon ombilical ». Il est nécessaire de faire passer notre corps dans une immersion et bénéficier d’une transfusion de Feu et de Lumière célestes. Cela correspond à la période de l’Eglise primitive et de l’Eglise charismatique en général.

Au terme de la gestation, il nous sera ensuite possible de naître EN-HAUT. Pour cela, Il faut que la ROUaCH KoDeSCH ait un Corps glorieux bien à Elle pour pouvoir nous porter en Elle et finalement accoucher de nous. Nous pourrons de la sorte réellement, concrètement, physiquement renaître ou naître à nouveau En-Haut avec un corps métamorphosé de Gloire !!! Cela correspond à la période apocalyptique de l’Eglise des Vainqueurs, de l’Épouse de Christ qui naît En-Haut du sein de la ROUaCH KoDeSCH !

Peut-on dans ces conditions de maternité réelle, concrète, non imagée, non symbolique de la ROUaCH KoDeSCH imaginer qu’Elle ne puisse avoir ni de corps, ni de visage de femme ? C’est d’autant plus impensable ! Jésus n’a pas parlé de REnaissance pour rien ! Il connaissait bien entendu parfaitement la féminité de la ROUaCH KoDeSCH ! Passons donc de l’image à la réalité, de la spiritualisation à la tangibilité !

Genèse 1:27 devient ainsi d’autant plus crédible car ELoHiM a créé l’homme ET LA FEMME selon Sa ressemblance et Sa forme autrement dit en découvrant la ROUaCH KoDeSCH, nous avons « trouvé » à Qui ressemblait Eve (Eve : vivre, donner la vie, mère) !!!

 

f) La Réalisatrice

La ROUaH KoDeSCH est mère et de ce fait Réalisatrice du plan divin comme nous le lisons en Zacharie 4:6 : « Ni par violence, ni par force mais au contraire dans [Be : dans, avec, par] ma ROUaCH… » (Cf. aussi Osée 12:3-6).

L’Eglise des Vainqueurs ou l’Épouse de Jésus-Christ Glorifié qui naîtra d’Elle, sera, elle aussi, mère et par là réalisatrice efficace, guerrière, combattante (Apocalypse 6:2 ; 17:14c ; 19:14a) de par sa position sur le Trône (Apocalypse 3:21) aux côtés du Seigneur Jésus-Christ, son Epoux (Cf. écrit Epouse-Mère Réalisatrice REdV n°73). Elle accouchera d’un enfant mâle, nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12:5).

Précisons toutefois que maints aspects que nous avons décrits pourraient être attribués au Père (Créateur comme la ROUaCH) et au Fils notamment à Son Corps ressuscité glorifié (nous en Christ, Christ en nous ; cf. aussi J-C Chef de Guerre : YHWH TZAeBaoTH ; Apocalypse 19:11ss) au titre de l’unité de YHWH ELoHiM. En même temps, il ne faut pas procéder à des mélanges et des confusions entre les différentes personnes de la Trinité et leurs fonctions et attributions spécifiques prévues de toute éternité. Ainsi nous désirons nous entretenir par notre propos dans la spécificité tout à fait particulière de la ROUaCH KoDeSCH.

Le Père est avant tout Père de Son Fils, le Fils est avant tout Fils de Son Père et Victime expiatoire ressuscitée et la ROUaCH KoDeSCH est avant tout Mère, Réalisatrice, Guerrière, Opératrice agissant dans une dimension de sensibilité et de perfection féminine. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Elle est plus particulièrement capable de sonder, sentir, discerner « même les profondeurs de Dieu », caractéristiques plus spécifiquement féminines, ô combien !

Comment admettre la complétude et la perfection divine de YHWH ELoHiM sans considérer, admettre et finalement affirmer Sa réalité féminine ?

On ne peut en effet rien cacher à l’Esprie Sainte : par Sa sensibilité féminine parfaite, elle sait tout, ressent tout, a un feeling sans pareille ! Elle est de surcroît plus spécifiquement opératrice, Réalisatrice parce qu’Elle est Mère ! Elle porte en effet Son enfant jusqu’à son terme pour accoucher ou réaliser, ou opérer dans la finalisation. Une mère tisse un lien sans pareille avec son enfant. Elle réalise et opère la procréation dans la Salle du Trône prévue par YHWH ELoHiM !

« Une femme oublie-t-elle d’avoir compassion du fils issu de son ventre ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai pas. » (Esaïe 49:15). Voici ADoNaï YHWH la ROUaCH KoDeSCH, la mère parfaite qui ne nous oubliera JAMAIS !

 

g) La famille

Nous vivons à une époque où la famille, le mariage sont littéralement sinistrés et ceci jusque dans l’Eglise !!! La structure de base de la société est devenue du n’importe quoi ! Nous assistons à un délitement mortel à plus ou moins long terme ! Combien de femmes sont violées et/ou meurent sous les coups de leur conjoint ! La femme-objet dévaluée sous toutes ses formes est surabondamment exploitée dans notre société gangrenée. Cela vient notamment de la méconnaissance machiste millénaire de la ROUaCH KoDeSCH dans Ses spécificités divines et féminines par l’Eglise.

Alors quel privilège de pouvoir dire non seulement Papa (Père Céleste – Abba) mais aussi Maman (ROUaCH KoDeSCH) ! Nous pourrons aussi dire mon Chéri à notre mari (Fils – Jésus – Epoux) comme Lui pourra nous dire Ma Chérie (Épouse, Eglise des Vainqueurs née de nouveau EN-Haut d’Esprie Sainte, de la ROUaCH KoDeSCH). L’Épouse de Jésus-Christ, créature, est la « pièce rapportée » de la famille. Par grâce elle bénéficie de l’adoption suivie de la filiation réelle, physique rendue possible par l’incorporation dans le corps de la Sainte Esprie et la REnaissance EN-HAUT !

L’enfant de l’Époux et de l’Épouse complètera merveilleusement cet ensemble familial qui seul avec les anges pourra éjecter le Dragon des lieux célestes, rappelons-le (Apocalypse 12:7-11) ! C’est justement en YHWH ELoHiM dans Son unité parfaite d’amour comme dans Sa merveilleuse diversité y compris féminine que nous pourrons refonder nos bases familiales, reconnaître et trouver la véritable Source d’eau vive devant Elle-même couler de notre sein !

Voilà la concrétisation de l’ALLIANCE tangible, réelle, vraie parce qu’aussi physique, familiale, de sang concernant YHWH ELoHiM et l’ADaM créé selon Sa forme et ressemblance ! Elle fut rendue possible par le Sang justificateur de Jésus versé sur la croix !

Il s’agit d’une Alliance familiale DE SANG réelle, physique, génétique uniquement rendue possible par notre adoption, puis par filiation en tant que fils et filles réellement dans le sein de notre Mère ne pouvant qu’aboutir à la REnaissance EN-HAUT ! Nous serons effectivement en famille physiquement, génétiquement avec YHWH ELoHiM uniquement parce que la ROUaCH KoDeSCH a un corps et un visage de Femme, de Mère capable de nous intégrer EN Elle, de nous porter et accoucher de nous REELLEMENT ! Elle nous transmet par la métamorphose de notre corps en Son sein les gènes célestes absolument nécessaires pour nous rendre physiquement et génétiquement « compatibles » avec notre Epoux Jésus-Christ.

Comme déjà dit, il s’agit de ce fait non pas d’une adoption telle que nous la définissons sur terre, sans gènes communs entre les parents adoptifs et l’enfant adopté mais d’une adoption par filiation dans la RECREATION dans le sein de l’Esprie Sainte où notre corps est recréé, sauvé, génétiquement reprogrammé pour que nous ayons tous le même SANG DE GLOIRE FAMILIAL : quelle grâce miraculeuse ! L’adoption par notre Père et Mère célestes nécessite obligatoirement CETTE recréation avec une renaissance pour la filiation rendant possible la compatibilité de sang avec Eux et rendant possible la vie sur le Trône avec notre Epoux. Ainsi et seulement ainsi nous pouvons vraiment parler de « nouvelle créature » (Galates 6:15).

Nous sommes ainsi très loin des rites religieux symboliques, froids, impersonnels et dépassés censés signifier l’Alliance. Ils résonnent et retentissent à vide tels un airain ou une cymbale (1 Corinthiens 13) alors que l’amour inconditionnel total par adoption transformée en véritable FILIATION de notre Père et de notre Mère célestes nous est offert en toute simplicité !

 

7. Quelques confirmations supplémentaires et fondamentales relatives à l’identité de la ROUaH KoDeSCH

a) L’Incarnation : que dit vraiment le texte biblique ?

La description de Luc 1:35 relative à la conception de Jésus nécessite quelques éclaircissements dans notre propos.

La Sainte Pneuma (ROUaCH KoDeSCH – Sainte Esprie) entoure Marie, FIT CORPS, UN, AVEC ELLE, L’IMPREGNA, L’ENTOURA, puis le Très Haut la « couvrit de Son ombre», la « remplit », la « féconda » dans l’intimité : « La Pneuma Sainte viendra (eperkomai : venir, s’approcher) autour (epi : sur, autour, en couverture, en protection, auprès de, en présence de) de toi et la puissance (dunamis : puissance, force) du Très Haut (upsistos : le Très Haut, le Plus Haut, Celui qui est assis, positionné en-haut, au-dessus) entrera en « intimité » avec toi (episkiadzo : couvrir, recouvrir de son ombre = intimité).

Matt 1:18 devrait être compris de la même manière : « Elle fut détectée ([eurètè] eurisko : trouver, se retrouver, détecter ; cf. eurèka) [enceinte] dans son utérus (en gastri : ventre, utérus ; cf. gastrique) étant [préalablement] (eko : avoir, être, avoir besoin) issue (ek : issu, venant hors de, en sortant de) de la Pneuma. »

La fécondation ne fut pas accomplie par la Pneuma Sainte (= la ROUaCH KoDeSCH) mais bien par le Père sous peine qu’Il ne soit pas spécifiquement et vraiment le Père. Le Père céleste n’est pas Père de Jésus par procuration… Mais en tant qu’Épouse du Père, avec Lui, la Pneuma Sainte, a aussi personnellement donné Sa nature divine à Jésus en accouchant de Lui faisant corps avec Marie. Elle est, par le fait qu’Elle ait fait corps avec Son corps de Gloire avec Marie, la Mère céleste de Jésus. Le Père céleste n’est pas bigame, Il a une seule Epouse à savoir la ROUaCH KoDeSCH. Marie, potentiellement une mère-célibataire risquant la condamnation à mort, ne fut pas l’Épouse du Père céleste mais bien celle de Joseph le père adoptif de Jésus. Joseph, avec Marie, accepta d’assumer ici-bas cette situation pour le moins étrange et très risquée.

L’unité trinitaire ne doit donner lieu à des confusions et des mélanges inappropriés des trois Personnes divines ayant chacune leurs spécificités et surtout leurs fonctions liées à leur NOM, IDENTITE, GENRE, PERSONNALITE et/ou APPELLATION propres !

Sans la couverture et protection maternelles opérées par la Mère céleste de Jésus, la Sainteté du Feu divin du corps du Père céleste aurait littéralement consumé Marie faite de chair mortelle terrestre totalement incompatible avec la tangibilité corporelle glorieuse céleste rappelons-le ! (1 Corinthiens 15:50).

Le Seigneur Jésus-Christ est bien le Fils du Père céleste et de Marie mais aussi de la Sainte Pneuma de toute éternité (Genèse 1:2-3) qui a fait corps avec elle. Marie Lui a donné Sa nature humaine au même titre qu’Il a reçu la nature divine du Père céleste ET de la Mère céleste d’après les textes des évangiles cités plus haut.

Marie ne serait-elle qu’une « mère porteuse » ? En aucun cas puisqu’il faut en effet affirmer la pleine humanité de Jésus-Christ et par-là considérer à sa pleine et juste valeur l’appellation biblique de Marie, « mère de Jésus » ! Mais c’est à travers l’Esprie Sainte qui a enveloppé Marie, fait corps, un avec elle, l’a adoptée, transformée, que cela fut rendu possible. Il fallait en effet que le maintien impossible à la fois de l’humanité et à la fois de la divinité de Jésus-Christ fut rendu possible ! Il fallait aussi que Marie ne soit pas l’Épouse du Père céleste en remplaçant la Sainte Pneuma tout en étant fécondée par Lui, mais EN Elle.

Souvent on a pensé que la Sainte Pneuma était le sperme ou encore l’appendice du Père, ce qui L’aurait réduite à un simple attribut ou émanation du Père… et malheureusement, a donné lieu à des blagues blasphématoires de très mauvais goût.

La Parole de Dieu a aussi prévenu par rapport au péché contre la Sainte Pneuma : on n’attaque pas l’Épouse du Père et la Mère de Jésus ! (Matthieu 12:31-32 ; 1 Jean 5:16). On ne lève pas la main contre ou sur Elle en voulant La qualifier de démon comme l’ont fait les pharisiens (Matthieu 21:24ss). Refuser Sa Parole, Son témoignage de puissance miraculeuse rendu à Jésus le seul Sauveur, coûtera le salut. Bref comme on ne doit pas s’en prendre à une femme on ne doit pas s’en prendre à la ROUaCH KoDeSCH !

La Sainte Pneuma – ROUaCH KoDeSCH est pleinement une Personne de la Trinité à respecter A EGALITE avec le Père et le Fils. Cette égalité ne peut se concevoir que dans la position spécifique d’Épouse Glorieuse du Père et donc de Mère céleste. Il n’y a pas d’autre alternative car c’est la seule position restante valable qui la met à égalité avec le Père et le Fils ! Sous aucun prétexte on ne peut La réduire et La diminuer à un attribut ou à une émanation fut-ce du Père céleste ! Elle est pleinement la digne Épouse du Père et la Mère de Jésus de toute éternité ! Il s’agit de la « structure familiale » fondamentale, originelle, fondatrice et créatrice de YHWH ELoHiM « étant » de toute éternité ! Nous retrouvons cette structure familiale dans la création à commencer au niveau de l’être humain à Sa ressemblance, à Son image !

La Sainte Pneuma – ROUaCH KoDeSCH désire aussi être notre Mère céleste et, dans la mesure où nous L’acceptons comme telle, par amour inconditionnel nous serons concrètement et physiquement incorporés EN Elle, dans Son corps glorieux de rêve. Elle pourra alors accoucher de nous En-Haut et ainsi permettre que la famille puisse être au complet avec la nouvelle génération née de l’Époux Jésus le Fils et de l’Épouse l’Eglise des Vainqueurs montsée (Apocalypse 12:5) !

 

b) Le problème de la mariologie

L’Eglise catholique romaine, consciemment ou inconsciemment, peut-être entre autres par une sorte de besoin de féminité au niveau religieux, a remplacé en grande partie la doctrine sur la ROUaCH KoDeSCH (=pneumatologie) par la fausse doctrine de la mariologie qui a abouti à une idolâtrie très grave. On vénère, adore la « Reine du ciel », la « Mère de l’Eglise » etc…

D’où peut venir le titre « Reine du ciel » ? Marie serait la Reine du ciel (d’après une interprétation fausse d’Apocalypse 12:1) si elle était l’épouse du Père, le Roi. Malgré le fait qu’elle soit la mère de Jésus MAIS « issue parce qu’enveloppée » de la vraie Épouse (l’Esprie Sainte) du Père et le Père céleste le père de Jésus, elle ne sera que la femme de Joseph dont elle aura d’ailleurs d’autres enfants (Luc 8:19 ; Actes 1:14). Marie ne peut être bigame à savoir être la femme du Père et celle de Joseph ! Quel scandale ! Ainsi ne pas comprendre et admettre l’identité véritable de l’Épouse du Père, la ROUaCH KoDeSCH laisserait la place à Marie pour effectivement être la Reine du ciel ! Quelle imposture, prendre la place de la ROUaCH KoDeSCH !

De plus elle prendrait la place de l’Épouse de Christ, l’Eglise des Vainqueurs montée que nous avons justement à identifier en Apocalypse 12:1ss. Christ ne pourrait pas être de la sorte l’Époux puisqu’Il n’aurait pas d’Épouse compatible avec Lui !

D’où peut venir le titre « Mère de l’Eglise » ? Nous avons vu que la ROUaCH KoDeSCH est la Mère de l’Eglise dont Elle doit accoucher En-Haut ! Là encore Marie prendrait la place de la ROUaCH KoDeSCH. Quelle imposture et idolâtrie !

Elle devint « médiatrice » donc proche du catholique romain telle une mère proche de son enfant, comme elle le fut de Jésus… ! Sa proximité tant du croyant d’un côté que de Jésus et du Père de l’autre côté doit soi-disant assurer un lobbying féminin efficace pour avoir les exaucements espérés suite aux prières qu’on lui adresse… ! Là encore elle prendrait la place de notre Mère céleste, l’Esprie Sainte qui Elle est en réalité « proche » de nous. De plus la Parole de Dieu est pourtant claire en affirmant que Jésus-Christ est le seul Médiateur (1 Timothée 2:5 ; Hébreux 8:6 ; 9:15 ; 12:24). Là encore nous constatons une imposture idolâtre majeure puisqu’elle remplacerait le Seigneur Jésus-Christ !!!

Nous ne nions pas la grâce extraordinaire et UNIQUE qui a été faite à Marie et dont elle a été parfaitement consciente (Luc 1:46-55) mais elle ne peut en aucun cas être considérée comme quelqu’un qui pourrait jouer le rôle de Dieu au féminin à la place de la Sainte Pneuma ! N’oublions jamais cette parole de Jésus à Sa mère terrestre : « Femme qu’y a-t-il entre toi et moi ? » (Jean 2:4). Cela peut paraître brutal mais Marie en tant que mère terrestre voulait en quelque sorte empiéter sur le terrain de la Mère céleste qui Seule en tant que YHWH peut donner le « tempo » en inspirant Son Fils (« Mon heure n’est pas encore venue » Jean 2:4).

Le vrai honneur, la vraie dignité, la véritable identité avec son merveilleux corps et visage de femme que nous sommes appelés à considérer en ce qui concerne la ROUaCH KoDeSCH, ne pourra qu’y faire échec.

De plus, à partir de là, les ministères des femmes dans l’Eglise devront être fortement encouragés et mis à l’honneur ce qui ne correspond évidemment pas à la conception machiste catholique romaine des ministères ! On en connaît d’ailleurs de plus en plus les conséquences désastreuses qui apparaissent de nos jours de plus en plus clairement…

 

Conclusion

Tout cela peut nous paraître à la fois nouveau et surtout étrange par rapport au langage et à la tradition machiste des millénaires passés ! Comment peut-on, théologiquement parlant, oser mettre une « once de féminité » dans YHWH ELoHiM ? Ce n’est pas possible, ce n’est pas digne ! Personne n’a osé affirmer chose pareille ! Quel déraillement, quelle déviation, quel dérapage non contrôlé pour ne pas dire risque de fausse doctrine … !

Et pourtant, si le couple initial composé d’un homme ET d’une femme au corps et au visage de rêve, est à la ressemblance et selon la forme de YHWH ELoHiM, on ne peut ignorer Sa réalité féminine notamment avec un corps glorieux de rêve, un visage et des yeux d’une splendeur incomparables !

Jésus-Christ Lui-même affirme qu’il faut naître d’Elle et non pas de Lui ! S’Il a tenu un tel discours, c’est qu’Il connaissait la féminité de la ROUaCH KoDeSCH ! En effet, seul un corps de femme est en capacité d’accoucher ! Si dans le texte biblique ROUaCH est du genre féminin, c’est qu’il y avait des raisons et pas des moindres !

Nous espérons à présent qu’Elle soit davantage reconnue et connue pour ce qu’Elle EST. Elle a un visage et un corps féminin à la fois de guerrière, de chef des opérations sans faille, de coach, de réalisatrice (Cf. Proverbes 31:10ss) qu’il faut respecter, honorer, adorer en tant que YHWH ELoHiM TZAeBaoTH et à la fois Elle porte en son sein, accouche en tant que Mère, est d’une douceur maternelle sans pareille, d’une chaleur merveilleuse, d’un amour sans pareil, d’une sensibilité, d’une proximité, d’une complicité et d’une bienveillance qu’on ne trouve nulle part ailleurs (Cf. Ephésiens 4: 29-32). Elle est là, à la fois proche, intime, douce et à la fois efficace, tranchante (Epée-Parole cf. Ephésiens 6:17 ; Hébreux 4:12), sans concession pour notre coaching et notre protection : dans ces conditions Sa présence ne peut être qu’un avantage certain comme l’a dit notre Seigneur Jésus-Christ.

Elle se retirera en cas de non accueil et acceptation par l’être humain (l’ADaM). Il ne faut pas pécher contre Elle. Il ne faut pas La mépriser, La rabaisser, L’attrister, Lui résister, surtout ne pas « lever la main sur et contre Elle » mais au contraire La respecter, L’aimer et L’adorer comme une personne et personnalité de la Trinité à part entière, Celle qui connaît et sonde tout, même les profondeurs de Dieu ! En tant que Mère céleste, Elle est le fondement du SHaLoM (Cf. Jérusalem [signifie FONDEMENT du SHaLoM, de la Paix, du Bonheur] céleste notre mère ; Galates 4:26), la garante de l’ordre, de la propreté, du bel environnement et du bien-être dans la Maison FAMILIALE de YHWH ELoHiM !

Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi : les fruits de la ROUaCH KoDeSCH (Galates 5:22-23) ne correspondent-ils pas plus spécifiquement à Sa féminité qui procure le bien-être au foyer familial dont fait partie l’Épouse du Fils Jésus-Christ, l’Eglise des Vainqueurs, la « pièce rapportée de la famille » PHYSIQUEMENT née EN-HAUT de Son corps de femme céleste ?

Nous comprendrons par conséquent facilement la nécessité absolue de mieux reconnaître et connaître notre Maman céleste pour enfin former à travers Elle l’Eglise des Vainqueurs.

On dit souvent que le Saint-Esprit est un gentleman mais en réalité bibliquement parlant la ROUaCH KoDeSCH – la Pneuma Sainte ou encore par souci d’exactitude de traduction dans le plus grand sérieux et respect : la Sainte Esprie ou l’Esprie Sainte est une gentlewoman ! Vivons donc tangiblement EN Elle pour pouvoir renaître d’Elle En-Haut !

 

En Jésus, Martin BUSCH

130. L’homme nouveau

INTRODUCTION

« Car il (le Seigneur Jésus-Christ) est notre paix, lui des deux n’ayant fait qu’un et ayant détruit (luo : détruire, dissoudre, annuler, renverser, éliminer, abolir, délier, lâcher, lever, libérer ; cf. lien, limite) le mur mitoyen (mesotoikon : mur mitoyen ; mesos : milieu ; toikos : mur de maison, bordure) de séparation (phragmos : haie, clôture, palissade ; cf. fragmentation) , la haine (ektra : inimitié, haine), ayant rendu inactif (katargeo : rendre inactif, inutile, annuler, abroger, abolir, s’affranchir de) par sa chair l’usage (nomos : loi, précepte, règle, usage, coutume, opinion, mode de vie ; cf. normes) des commandements (evtolè : ordre, commandement, instruction) dans ses dogmes (dogma : dogmes, doctrine, ordonnances, philosophie, enseignement systématique, décret, arrêt) afin de créer (ktidzo : bâtir, fonder, instituer, créer, accomplir, mettre en place, posséder) en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, (kainos : neuf, fait récemment, récent, qui vient d’être produit, inventé, frais, non usé, nouvelle sorte, qui sert pour la première fois, sans précédent, rare, inouï, différent de ce qui était, innové, inauguré, extraordinaire, inattendu, imprévu) en établissant la paix et de les réconcilier (apokatalasso : réconcilier complètement, réunir) l’un et l’autre en un seul corps avec Dieu par la croix, en détruisant (apokteino : tuer, exécuter, faire périr, détruire, supprimer, abolir) en elle la haine. » (Ephésiens 2:14-16).

L’homme nouveau est ici composé du Peuple d’Israël, des Juifs messianiques plus particulièrement d’une part et d’autre part des chrétiens issus des nations. Cet homme nouveau n’existe pas vraiment à ce jour d’après ce passage.

On en voit par contre des prémices dans les Actes des Apôtres d’où l’extraordinaire puissance et rayonnement de l’Eglise primitive composée de Juifs puis de chrétiens issus des nations. Plus tard on en voit des traces dans les lettres de Jésus Glorifié entre autres à l’Eglise d’Éphèse justement typologie de l’Eglise primitive (Apocalypse 2:47 ; cf. « chandelier »), de Philadelphie, typologie des églises dites évangéliques (Apocalypse 3 :7b-10a+12) et de Laodicée, typologie des églises pentecôtisto-charismatiques au sein desquelles se convertirent librement les premiers Juifs dits plus tard « messianiques ». Ces églises sont actuellement les plus proches d’Israël et essayent de manifester leur amour à l’égard du Peuple élu. Les promesses à l’Eglise de Philadelphie parlant du Temple et de Jérusalem sont évidemment significatives par rapport à cette présence juive. Les promesses à l’Eglise de Laodicée dont surtout la promesse de la montée sur le Trône avec Jésus-Christ Glorifié est l’accomplissement de Deutéronome 28:13 entre autres passages : « L’Éternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et tu ne seras jamais en bas ».

L’appellation « sacrificateurs et rois » (représentants du Peuple d’Israël et au-delà des nations auprès de YHWH ELoHiM ; Apocalypse 5:10 ; cf. Exode 19:6) de celles et ceux qui seront montés les premiers au « Ciel-Pays promis céleste » et/ou « Salle du Trône-Saint des Saints », permet aussi de déduire que la présence et le leadership (Cf. Apocalypse 7:5-8 et 14:1-5) de Juifs convertis sera déterminante dans le processus de formation de l’homme nouveau, créé EN Christ c’est à dire de l’Eglise montée des Vainqueurs.

Bien entendu nous retrouverons la même unité et la même composition « Israël – Eglise issue des nations » de l’Eglise des Vainqueurs tout au long des textes de l’Apocalypse qui suivent, confirmant clairement Romains 11:12-15, passage qui trouvera son accomplissement plus particulièrement en Apocalypse 7:5-8 et suivants.

 

1. Le Messie avait, a et aura BESOIN du Peuple d’Israël pour que l’homme nouveau puisse exister

Revenons à la période décrite par le livre de la Genèse avant Abraham. Après la chute, YHWH ELoHiM essaya d’assurer la lignée devant écraser la tête du Serpent au niveau de l’humanité toute entière. Les histoires de Caïn et d’Abel, de Noé, de la tour de Babel démontrèrent chaque fois l’échec dû à la perversion de l’humanité dans son ensemble. Celle-ci était initialement désignée par YHWH ELoHiM comme partenaire et dans ces conditions, il fallait impérativement être deux pour réussir ! Mais…

YHWH ELoHiM changea alors de stratégie et progressivement Se choisit un Peuple qu’Il Se mit à part. Celui-ci devait vivre sur une Terre bien précise avec sa Capitale et son Temple.

Pourquoi ? Tout simplement pour créer à partir d’un ancêtre-patriarche fidèle et fiable Abraham, le père de la foi, un Peuple régi par Sa Loi ou la Torah (ayant entre autres un rôle pédagogique de garde-fou, de mieux vivre, de rappel de son histoire avec YHWH ELoHiM ainsi que de la manière de L’approcher), avec une langue au moins à 4 D, l’hébreu, dans un environnement protégé la Terre promise d’Israël et un lieu de rencontre et de communion avec YHWH ELoHiM à Jérusalem dans Son Temple.

Il fallait un environnement impérativement protégé de l’Ennemi et de ses acolytes tant au niveau d’êtres humains enseignés et formés par Sa Parole avec le moins d’entraves possibles de génération en génération qu’au niveau espace-environnement pour la mise en pratique libre de ladite Parole. Bref il Lui fallait, au sein de l’humanité, mettre à part (sanctifier, élire, choisir) un Peuple, vecteur et porteur de Son Plan de Salut et de rétablissement de ce qui existait avant la chute !

Comment ? En faisant venir en son sein le Messie, l’Envoyé, le Christ, l’Oint, le Choisi qui écraserait la tête du Serpent ! Il avait besoin en outre de cet environnement « protégé » à tous niveaux pour mettre en route l’expiation totale et définitive du péché sur la croix accompagnée de la preuve et confirmation de ladite expiation à savoir la résurrection suivie de ses actualisations par la glorification révélée.

A cause du CHOIX SOUVERAIN de YHWH ELoHiM de mettre en place ledit environnement protégé, il se trouve qu’à ce titre le Messie avait de la sorte BESOIN du Peuple d’Israël pour venir S’incarner et y accomplir la première partie de Sa mission. De même Il aura toujours encore BESOIN dudit Peuple avec son environnement décrit plus haut pour finaliser la deuxième partie de Sa mission dite apocalyptique en vue de Son règne visible et éternel !!!

Pourquoi ? A cause de son identité juive, remontant notamment à Abraham en passant par David, qui fait partie de Lui-même pour l’Eternité, caractérisant la spécificité juive de Son humanité, de Sa nature humaine aujourd’hui glorifiée donc éternelle sur laquelle il n’est absolument pas possible de faire l’impasse ! (Cf. Apocalypse 5:5 ; 22:16).

A cause de cette réalité incontournable issue du choix souverain du Père Il a donc toujours BESOIN du Peuple d’Israël dans son Pays avec sa Capitale et son Temple ! Même assis sur le Trône céleste, Il est toujours encore prévu dans le plan de salut de YHWH ELoHiM qu’Il parte et travaille aussi A PARTIR de Son identité et nature humaine propre d’appartenance au Peuple d’Israël qu’Il n’a pas perdue après la Résurrection et la Glorification (Apocalypse 3:7 ; 5:5 ; 22:16). En conséquence c’est prioritairement avec Son Peuple, Son Pays, Sa ville Jérusalem et Son Temple qu’Il doit finaliser (Cf. Apocalypse 14:1ss) pour régner, notamment durant le Millénium.

Comme dit, cela correspondait au choix souverain de Son Père qui a choisi et élu ce Peuple depuis Abraham pour accomplir le plan messianique ! C’est pourquoi Jésus a exercé Son ministère quasi exclusivement en Israël auprès de Ses compatriotes parce qu’Il n’a été « envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël » (Cf. Matthieu 15:21-28). Ce processus prioritaire pour Israël ne s’est pas tout d’un coup arrêté au moment de la Résurrection mais bien au contraire Il l’a confirmé auprès de Ses disciples leur recommandant d’être Ses témoins d’abord à Jérusalem, puis en Judée, puis en Samarie et ensuite seulement jusqu’aux extrémités de la terre !!! Les choses sont claires : il aurait fallu qu’Israël prenne toute sa place auprès du Messie durant Sa période pré-pascale et au-delà jusque dans l’Eternité où la Jérusalem nouvelle assimilée à l’Epouse porte d’abord les noms des douze tribus ensuite ceux des apôtres (Cf. Apocalypse 21: 2b+12-14). Voilà l’ordre des choses prévues par le Père pour et jusque dans l’Eternité !

Pour confirmation, les prophètes, inspirés de la Sainte Esprie, associent constamment le règne du Messie au Peuple d’Israël, à la Terre promise, à Jérusalem et au Temple. Comme cette association ne s’est pas encore concrétisée, elle ne pourra l’être que dans l’avenir, notre avenir, justement en vue de la formation de « l’homme nouveau » dont parle Paul !

2. La stratégie du Serpent pour le divorce entre Israël et l’Eglise issue des nations

Le Serpent savait que le Seigneur Jésus-Christ avait besoin du Peuple d’Israël, c’est pourquoi il a joué depuis 2000 ans une série de cartes visant à éloigner le Peuple d’Israël de son Messie à commencer par le refus de Son ministère suivi du refus de l’évidence et de la preuve de la Résurrection (Matthieu 28:11-15).

C’est pourquoi, Jésus, connaissant cette carte jouée par l’Ennemi, pleura sur Jérusalem (Matthieu 23:37 ; Luc 19:41-48 ; Actes 7:51-53) et fut en même temps très dur avec ses contemporains juifs pour essayer, en les « secouant », de les ramener à Lui et par là de contrer le jeu maléfique de l’Ennemi (Matthieu 21:23-33 ; Jean 8:44 par ex. et bien d’autres textes).

L’autre carte sera le « divorce » entre les Juifs et l’Eglise issue des nations qui sera de plus en plus consommé jusqu’à se transformer très rapidement en haine !!!

Tout d’abord l’Ennemi tenta de supprimer l’Eglise naissante, adorant au Temple, via les persécutions perpétrées par les Juifs (Saul le futur Apôtre Paul fut le persécuteur le plus connu). Il tenta aussi de supprimer le Peuple Juif en provoquant plus tard la destruction du Temple suivi de l’exil organisé par les Romains (en 70 et 132). Ensuite quand l’Eglise se confondit avec l’Empire Romain, il suscita les longues et terribles persécutions millénaires de la part de cette dernière. Nous pensons aussi aux propos antisémites de Martin Luther évidemment récupérés par les nazis et Hitler en personne dans son livre « Mein Kampf » pour « justifier » la Shoah ! Nous dirions que l’inimitié et la haine dont parle l’Apôtre Paul furent poussées dans les extrêmes de l’horreur de la part de l’Eglise soi-disant agissant au nom de Jésus-Christ ! Seule la repentance et la demande de pardon collective et individuelle auprès des Juifs et de YHWH ELoHiM peut commencer à effacer ces horreurs par le Sang du grand pardon du Crucifié. Par ailleurs ce « divorce » engendra les divisions et « divorces » qui ont eu lieu et ont lieu au sein de l’Eglise à travers les siècles. Se couper du tronc commun (Israël) ne peut qu’engendrer la division et la dispersion.

Sachons par conséquent qu’aussi longtemps que cette haine existera, même s’il ne s’agit que d’inimitié, il n’y aura tout simplement pas d’homme nouveau car celui-ci est le résultat de l’unité réelle et effective « des DEUX », à savoir l’Israël messianique et l’Eglise issue des nations ! Que les choses soient dites et écrites très clairement à la suite de l’Apôtre Paul !

 

3. Ne pas confondre l’Election d’abord réservée à Israël et l’Evangile universel proposé à toutes les nations

L’image de l’Apôtre Paul des racines et de l’olivier franc (Israël – prémices) sur lequel sont greffées les branches de l’olivier sauvage à savoir l’Eglise issue des nations est plus que parlante, car si on coupe ces branches du tronc nous savons qu’elles se dessèchent et meurent obligatoirement (Cf. Romains 11:17ss). L’Election fait d’Israël les racines et le tronc de l’olivier source commune d’où vient la sève donc la vie.

Il existe malheureusement encore des relents de la « théologie du remplacement » d’Israël par l’Eglise issue des nations due à la confusion entre l’élection concernant uniquement Israël et le salut universel par l’Evangile proposé à l’humanité toute entière, les Juifs y compris bien entendu.

En effet « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme, ni femme », ceci au titre de l’Evangile uniquement ! (Cf. Romains 10:12 ; 1 Corinthiens 1:23-24 ; 12:13 ; Galates 3:28 ; Colossiens 3:11).

Mais c’est premièrement Israël qui est l’Eglise et ceci de par son Élection ! (Cf. Romains 1:16 ; Romains 2:9-10).

Paul nous confirme tout cela : « En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection (eklogè : choix, élection, cf. klèsis : appel ; ek : hors de ; ekklèsia : église ; BaHiR : élu, bien aimé ; BaHaR : choisir, élire, aimer, désirer), ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » (Romains 11:28-29).

 

4. Un homme véritablement « nouveau », VIVANT d’entre les morts

En outre, en Romains 11, Paul donne à Israël, le Peuple élu, un rôle de victime expiatoire « devenue péché » (« ennemis » A CAUSE de vous ; cf. croix) par leur rejet POUR ceux qui vivaient autour d’eux (nations) suivie d’une « résurrection » par leur réintégration. Il souligne par-là la parenté JUIVE messianique et christique entre le Peuple d’Israël et Jésus-Christ : « Car si leur rejet (apobolè : rejet, mort ; apo : loin de ; bolè : jet ; cf. « envoyer bouler ») a été la remise en ordre (katalagè : réconciliation, ajustement, restauration, remise en ordre, retour en faveur ; cf. cataloguer, mettre en ordre, classer) de ceux qui vivaient autour d’eux (kosmos : convenance, parure, décoration, ornement, ce qu’il y a autour, ce qui est en surface, monde, cosmos, ordre mondial, de l’univers ; cf. cosmétiques), que sera leur réadmission (proslempsis : action de prendre, d’accroître, addition, admission, reprendre, réintégrer), sinon une VIE d’entre les morts ? » (Romains 11:15 ; cf. Ezéchiel 37).

Cette réintégration aura des effets absolument inimaginables tant au niveau de la sanctification et de la gloire que des fruits ! Il s’agira effectivement de l’homme véritablement « nouveau » vivant d’entre les morts, c’est-à-dire immortel préalablement monté ! Pour l’instant, à moins de ne pas avoir les yeux en face des trous, nous sommes plutôt au régime sec « ancien », morts entre les morts, malgré les bénédictions d’une foi pentecôtisto-charismatique dont le réveil initial merveilleux se sclérose malheureusement de plus en plus puisqu’il n’a pas atteint le but de la formation l’homme nouveau !

Ainsi le salut vient des Juifs d’abord EN Jésus le Messie, puis du Temple, de Jérusalem, de la Terre promise (Jean 4:22) pour s’étendre à « ceux qui sont autour » jusqu’au « Cosmos » ou univers. Voilà le « catalogue », le « classement », la « remise en ordre » de YHWH ELoHiM !

Ainsi leur réintégration impliquera la création de « l’homme nouveau » uni ! Le « mur mitoyen » sera détruit, à la dispute de « voisinage » transformée en haine meurtrière au fil des millénaires suivra la réconciliation pour aller jusque dans la formation d’un seul corps avec YHWH ELoHiM Lui-même EN Christ Jésus : l’homme nouveau ! (Cf. 1 Pierre 2:4-12).

En Galates 6:14-16 Paul rejoint à nouveau cette pensée d’union entre les deux : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis ; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. Paix et miséricorde sur tous ceux (=Eglise issue des nations d’une part) qui suivront cette règle, ET sur l’Israël de Dieu (Eglise juive messianique d’autre part) ! » (Trad. Segond 1910).

Dans cette union formant l’homme nouveau ou la nouvelle créature (Apocalypse 7 : 14b+c ; 11 :3-4+10+12 avec les typologies de Moïse-Israël et d’Elie-nations ; 12 :1 : couronne de 12 étoiles = union des 12 tribus et 12 apôtres ; 17 :14c : « élus » = Israël, « appelés » et « fidèles » tout l’ensemble et/ou l’homme nouveau), Israël gardera éternellement sa spécificité et ses missions particulières dues à l’Élection (Apocalypse 7 :4-8 avec l’énumération des tribus, 144 000 ; 11:1 avec l’adoration au Temple, typologie Moïse ; 14 :1ss 144000 ; 20:9, où le règne millénariste terrestre est exercé à Jérusalem ; 20:12+14 noms des tribus d’abord, noms des apôtres ensuite ) tout en étant parfaitement uni aux croyants issus des nations.

Il apparaît aussi clairement que l’homme nouveau ainsi décrit ne se formera que dans la perspective puis la réalisation de l’Eglise des Vainqueurs montée esprie, âme et corps métamorphosé dans l’Immortalité (Cf. « vie d’entre les morts » et « nouvelle créature ») et la Gloire ! Il est évident que la réalisation la plus visible et la plus « massive » de l’homme nouveau n’aura lieu qu’à la deuxième montée en Apocalypse 7.

 

5. Israël vecteur prophétique et indicateur prophétique du plan de salut : quelques parallélismes

a) Israël vecteur prophétique :

  • Le Peuple d’Israël est appelé à rayonner en bénédiction sur le monde entier pour frayer le chemin en vue du salut universel messianique en Jésus-Christ. En parallèle : Non pas à Rome ou à Genève ou autre dénomination, mais à Jérusalem avec ses Juifs messianiques !!!
  • La Terre promise est l’endroit terrestre où ce Peuple doit revenir ou « monter » pour être dans le projet spécifique de protection que YHWH ELoHiM avait prévu avec Abraham, Moïse et Josué. Elle est un espace de vital pour le Peuple qui lui permet d’être le point de départ pour rayonner sur le monde entier dans la perspective messianique. Il suffit de constater la recrudescence de l’antisémitisme violent à travers le monde. En parallèle : Le ciel est la Terre promise, « espace vital protecteur » notamment de la Grande Tribulation qui ne tardera pas, espace d’où l’homme nouveau est appelé à trouver sa sécurité et à agir dans le monde entier.
  • Jérusalem est la capitale abritant le Temple avec entre autres le Grand Sacrificateur entrant dans le Saint des saints. De là devra s’opérer la gouvernance mondiale. C’est pourquoi il y aura l’usurpation de l’Anti[é]-Christ qui voudra à partir de là gouverner le monde et par là tenter d’atteindre le Trône céleste pour s’y installer (2 Thessaloniciens 2:4). En parallèle : Du Trône céleste (= Saint des saints) où siège YHWH ELoHiM devra s’opérer avec l’homme nouveau la gouvernance générale dans les cieux et sur la terre ou le cosmos. Cela sera possible grâce au Messie Yeshouah Grand Sacrificateur et en même temps victime expiatoire parfaite, Agneau pascal, (Apocalypse 3 :21 ; 5 :6+8+12-13 ; 6 :1 etc…) en compagnie de Son Epouse (Homme nouveau) sur le Trône (Apocalypse 3:21).

b) Israël indicateur prophétique relativement récent :

  • 1897 : 1er congrès sioniste à Bâle – En parallèle : Réveil exceptionnel pentecôtisto-charismatique de la fin du 19ème siècle et particulièrement d’Azusa Street 1906 (Cf. Fête de la Pentecôte ou celle de la remise de la Loi au Sinaï suivie de la marche dans le désert ou « espace-matière-temps).
  • 1948 : Création de l’Etat d’IsraëlEn parallèle : peu après la 2ème guerre mondiale : Message du Feu et du Salut du Corps pour la montée au ciel et la création de la 8ème Eglise ou de « l’homme nouveau » ou de l’Eglise des Vainqueurs, reçu de la part de la Sainte Esprie et promu par Franklin Hall.
  • 1967 : Guerre des 6 jours miraculeusement victorieuse pour Israël, mais restitution malheureuse par Israël à ses ennemis de diverses parties conquises de la Terre promise notamment à Jérusalem – En parallèle : Réveil pentecôtisto-charismatique intensifié dans le monde entier dans les années 1970-2000 qui aurait dû aboutir au salut du corps par le Feu divin suivi de la montée mais qui a trouvé beaucoup d’oppositions dans le monde pentecôtisto-charismatique. Des renoncements et des incompréhensions de certains grands ministères charismatiques sont malheureusement intervenus par rapport au message du Salut du Corps et de la 8ème église de Franklin Hall.
  • 2018 et années suivantes, 70 ans après la création de l’Etat d’Israël : Des événements majeurs se préparent pour Israël, logiquement visant à la reconquête totale du Pays promis, à une Aliyah intensifiée indispensable et à la reconstruction du 3ème Temple. Une intensification de l’attente prophétique messianique par les Juifs en Israël est en cours – En parallèle : Prières et combats renouvelés dans l’Esprie en vue de la montée de l’Épouse sur le Trône aux côtés de son Epoux, c’est-à-dire la mise en place de l’homme nouveau ou de la nouvelle créature. Fondements bibliques et doctrinaux de ce message de plus en plus étayés. Rapprochements d’amour d’Églises issues des nations avec les Juifs, croissance des églises messianiques composées de Juifs reconnaissant en Yeshouah leur Messie. Il s’agit là incontestablement de la CLE de David (Cf. aussi Sainte Esprie) entre les mains du « Saint » et « Véritable » qui nous ouvrira concrètement les portes du Lieu Saint puis du Lieu très Saint, c’est à dire du Ciel puis de la Salle du Trône !!! (Apocalypse 3:7 ; cf. Esaïe 22:22).

 

Conclusion

Isaac le deuxième patriarche bénit Jacob-Israël le troisième patriarche avec ces paroles : « Que des peuples te soient soumis et que des nations se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères et que les fils de ta mère se prosternent devant toi (Cf. Esaü frère de Jacob ancêtre typologique de l’Occident) ! Maudit soit quiconque te maudira et béni soit quiconque te bénira. » (Genèse 27:29).

Nous voulons bénir Israël pour être bénis richement, glorieusement, dans l’immortalité et surtout lui reconnaître humblement sa position première d’autorité, liée à son Election.

Nous voulons craindre YHWH ELoHiM en respectant Son choix souverain d’Election d’Israël : « Le fruit de l’humilité, de la crainte de YHWH, c’est la richesse, la gloire et la vie. » (Proverbes 22:4).

Aussi sûr qu’Israël est revenu dans son Pays, aussi sûr nous monterons dans notre Pays céleste.

La clé davidique, à savoir l’Esprie Sainte, entre les mains de notre Messie Yeshouah nous ouvrira la porte du ciel, permettra la métamorphose de notre corps et la montée à la Salle du Trône ! Des DEUX, Israël et églises issues des nations ou « gentils », nous formerons par l’opération de l’Esprie Sainte (Clé de David) EN Christ UN seul corps, l’homme nouveau, la nouvelle créature, l’Épouse montée ! Qu’il en soit ainsi, amen !

 

En Jésus, Martin BUSCH

129. Le devenir pour l’accomplissement

INTRODUCTION

« Tout est accompli » s’écria Jésus sur la Croix juste avant de mourir (Jean 19:30).

Il se trouve qu’un accomplissement de l’être Jésus suite à un « devenir » se soit opéré à ce moment-là. Même si l’accomplissement se définit aussi dans l’achèvement de tâches, d’œuvres, de projets, il se définit aussi dans « l’essentiel, l’existentiel » c’est-à-dire dans ce que l’on est fondamentalement, dans l’identité véritable. L’expression un « être accompli » souligne cette facette « existentielle » dont nous voulons nous entretenir.

L’expression « tout » signifie une globalité et une unité encore une fois non seulement par rapport à l’œuvre et la mission accomplies mais encore par rapport à l’identité, l’être du Seigneur Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

Comment Jésus pouvait-Il être à la fois homme obligatoirement limité dans l’espace-matière-temps, mortel et de ce fait en constant « devenir » ou évolution comme nous tous, condition sine qua non pour être véritablement homme, et Dieu ou YHWH ELoHiM, non limité, omniscient, omnipotent, immortel donc « accompli » ? Voilà la question qui en engendre une autre : quelles sont les conséquences pour nous dans le « devenir » et « l’accomplissement » du Seigneur Jésus-Christ ?

 

1. Le « devenir » de Jésus, Fils de l’homme

Le « devenir » est lié à une évolution dans le temps. Si Son Incarnation par Sa naissance miraculeuse liée à l’union entre le Père céleste, l’Esprie Sainte et Marie est miraculeuse (Matthieu 1 :18-25), Jésus était un vrai bébé puis un petit enfant comme les autres bébés et enfants dans leur croissance et leur évolution en général car Il était véritablement un être humain.

Nous ne savons pas grand-chose de la période se situant entre la naissance entourée d’événements certes exceptionnels tels l’annonciation, les bergers, les anges, les mages, la présentation au Temple avec Siméon et Anne et la fuite en Égypte, les rêves de Joseph d’une part, et l’âge de 12 ans de Jésus où Il était monté à Jérusalem en famille à la fête de Pâques (Luc 2:41-52) d’autre part. Il est fort probable que Marie et Son père adoptif Joseph lui aient parlé de tous ces événements car Il savait à ce moment-là en tous cas qui était Son véritable Père (Luc 2:49).

Notons qu’à deux reprises il est écrit que Jésus grandissait, croissait en force, sagesse, stature et que la grâce de Dieu reposait sur Lui (Luc 2:40+52). Cela implique que l’enfant Jésus était véritablement un enfant qui progressait, évoluait comme tout enfant. Il était donc pleinement un être humain dans l’espace-matière-temps limité et où l’on évolue ! Ensuite on ne sait plus grand-chose de la période située entre les 12 ans de Jésus et Ses 30 ans environ du début de Son ministère.

Le baptême de Jésus par Jean-Baptiste (Matthieu 3:17 et parallèles) et la transfiguration (Matthieu 17:5 et parallèles) représentèrent des étapes supplémentaires par la voix directe du Père et la manifestation de l’Esprie Sainte (Colombe, Nuée, Lumière) en vue de la prise de conscience en termes de révélation pour Jésus relative à Sa propre identité « d’Agneau de Dieu » et « de Fils Bien Aimé de Dieu le Père ».

Pour l’Apôtre Pierre, c’est à la transfiguration que Jésus reçut honneur et gloire de la part de Dieu le Père (2 Pierre 1:17), en ce sens que son identité et statut de « Fils » encore une fois révélée par le Père Lui donnait une position qui allait bien au-delà de Moïse et d’Élie étant alors apparus auprès de Lui dans la nuée sur la montagne ! Quelle prise de conscience : être « au-dessus » d’Élie et de Moïse !

Hébreux 5 :8 évoque clairement que Jésus, bien qu’Il fût Fils, dut apprendre l’obéissance par la souffrance et c’est seulement après être parvenu à Son accomplissement ou la perfection qu’Il devint cause de salut éternel !

Jésus eut, d’après l’Evangile de Jean, la prise de conscience qu’Il était non seulement le « Fils » du Père céleste mais encore et carrément YHWH (« Je suis ») ELoHiM (Jean 10:38 ; 13:19 ; 14: 9-11…).

Nous constatons par conséquent clairement qu’il y avait un « devenir », une progression, une maturation, une prise de conscience de plus en plus marquée soulignant la condition véritablement humaine donc limitée de Jésus dans l’espace-matière-temps mais allant dans le sens d’une révélation de plus en plus évidente de Sa divinité en vue de l’accomplissement.

 

2. La récupération de ce que le Seigneur Jésus-Christ a abandonné

Jésus était-Il en même temps YHWH ELoHiM alors qu’Il devait progresser, évoluer, apprendre, prendre progressivement conscience de Son identité divine et même mourir, donc logiquement ni omniscient, ni omnipotent, ni immortel ?

Comment alors affirmer l’unité (Deutéronome 6:4 Écoute, Israël ! YHWH, notre ELoHiM, YHWH est UN ; EHaD) de la personne de Jésus-Christ, deuxième personne de la Trinité UNE, vrai YHWH ELoHiM et vrai homme statuts identitaires par définition incompatibles ? C’est là toute la difficulté de notre propos.

 

a) De l’incarnation à la résurrection

Paul nous dit en Philippiens 2: 6-11 : « … Christ Jésus, qui, se trouvant dans la nature (morphè : forme, morphologie, apparence, nature, attribution, essence) de Dieu, n’a pas considéré comme une prérogative (arpagmos : bien, propriété, possession, prérogative, rapt, vol, butin, proie) de faire valoir d’être égal (isos : identique, égal, pareil) à Dieu, mais s’est vidé (kenoo : vider, évacuer, abandonner, faire sortir, enlever, ôter, rendre vain, sans effet, se dépouiller ; cf. kenos : vide, privé de, vain) lui-même, en ayant pris une nature (morphè : forme, morphologie, apparence, nature, attribution, essence) d’esclave (doulos : esclave_,_ asservi, soumis ; cf. douleur) en étant devenu semblable (omoioma : conforme, semblable, comparable, identique) aux hommes et trouvé quant à son aspect (skèma : aspect, schéma, figure, manière d’être, constitution, maintien, posture) comme un homme, il s’abaissa (tapeinoo : humilier, abaisser, amoindrir, diminuer, appauvrir, affaiblir, aplatir ; cf. tapis) lui-même, se rendant obéissant (upèkoos : qui prête l’oreille, obéissant, docile, soumis, qui écoute ; cf. acoustique) jusqu’à la mort, la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a surélevé (uperupsoo : élever outre mesure, à la majesté suprême, exalter, prôner au plus haut point) et lui a offert le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse Jésus Christ Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. »

Au moment où Jésus est né, Il devint homme, donc à l’image et à la ressemblance de Dieu, faisant intégralement partie de la création par Son abaissement, Son obéissance, Son humiliation, Son acceptation de l’esclavage.

Il a, dans l’obéissance, accepté d’ABANDONNER la nature divine, Il s’en est littéralement vidé en prenant intégralement la nature humaine d’esclave (Cf. Romains 8 :3). Pourquoi esclave ? Parce qu’Il fut soumis à l’espace-matière-temps et ses terribles aléas, notamment l’exposition aux terribles tentations et attaques du Dragon et celles de la Mort !

Mais cet abandon ne remet-il pas en question l’unité de YHWH ELoHiM ?

Faisons tout d’abord un excursus sur l’unité trinitaire de YHWH ELoHiM.

Elle réside dans Sa nature de Créateur, le « Je suis » existentiel basé sur le relationnel fondamental « en interne » nécessairement autosuffisant condition de possibilité de l’existence de Dieu. Il Lui faut donc être au minimum trois personnes Père, Fils et Sainte Esprie à cause de cette nécessité impérative du relationnel. Le relationnel ne peut être non seulement dans le vis-à-vis (deux) mais doit encore comporter une possibilité comparative relationnelle entre deux « autres » que soi et à partir de soi. Il faut donc être au minimum trois « personnes » pour pouvoir exister et se suffire à soi-même dans la relation et finalement aussi être un, condition de possibilité de la toute-puissance incompatible avec toute forme de division (Cf. écrit « Preuve ontologique » pour une démonstration plus approfondie).

Pour mieux comprendre l’unité de YHWH ELoHiM, prenons l’exemple de l’être humain créé à la ressemblance, à l’image de YHWH. L’être humain est un, tout en étant trois : âme (correspond au Père), corps (correspond à Jésus-Christ) et esprie (correspond à l’Esprie Sainte) !

Fondamentalement il se trouve que Jésus-Christ a la nature du Créateur, de YHWH ELoHiM (Colossiens 1:16 : « Tout a été créé par lui ») et Il a la nature humaine étant à l’image de Dieu donc homme dans la création (Colossiens 1:15 : « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. »).

Il aura fallu qu’Il se dépouille, abandonne, se vide de Sa nature divine, car il est « techniquement » impossible qu’Il soit homme de chair comme nous et YHWH en même temps au niveau de Sa nature (état, condition, aussi environnement). Toutefois ce n’est pas le cas au niveau de Sa personne (identité). Cela démontre que YHWH ELoHiM en Jésus-Christ a mis « Ses mains, pour ne pas dire son corps entier, Sa nature dans le cambouis » (Cf. 2 Corinthiens 5:21), si vous permettez l’expression, et ne « S’est pas débiné » pour prendre des risques inimaginables dans le but de nous faire sortir d’une situation inextricable !

Il aura fallu du temps, une prise de conscience toute « humaine » qui L’aura progressivement mené vers la RECUPERATION de la nature divine par la METAMORPHOSE ou la GLORIFICATION de Sa nature humaine au moment de la RESURRECTION.

Par cette récupération Il put pleinement à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, être YHWH ELoHiM et vrai homme à la fois. Il pouvait alors monter auprès du Père avec Son corps humain glorifié et redescendre sur terre auprès de Ses disciples sans problème. Il pouvait être touché, manger, vu (homme glorifié avec les marques de la crucifixion Jean 20:27-28), tout en pouvant passer les murs et se déplacer instantanément d’un endroit à l’autre (aspect divin). Il pouvait apparaître sous une autre forme donc Se métamorphoser ! (Cf. morphè ; Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Marc 16:12). Bref, Il avait récupéré, son attribution, sa nature, Ses attributs divins non liés aux lois de l’espace-matière-temps qu’Il avait temporairement abandonnés pour venir nous sauver tout en gardant sa nature humaine mais glorifiée. Les deux natures sont devenues COMPATIBLES donc pouvaient s’unir.

 

b) La dépendance et la soumission vis-à-vis du Père, moyens de préserver Son être entier dans l’unité et de vaincre

Tout aurait volé en éclats si Jésus avait péché, si Sa fidélité, Son obéissance et Sa soumission dans Sa nature humaine n’avaient pas été parfaites et absolues dans Sa dépendance consentie vis-à-vis du Père (Esaïe 53:9 ; Jean 8:46 ; 14:30 ; 2 Corinthiens 5:21 ; 1 Pierre 2:22 ; 1 Jean 3:5). Bref, s’Il avait succombé à la tentation et au péché, c’eût été cataclysmique, un retour au tohu-bohu. Quels risques n’a-t-Il pas pris pour nous sauver ! L’Ennemi le savait évidemment, d’où ses stratégies et stratagèmes à Son égard pour Le faire pécher et chuter.

Gethsémané est l’illustration par excellence de la tension terrible qu’il y a pu y avoir entre Sa nature humaine qui ne voulait tout « naturellement » (instinct, pulsion de vie) pas mourir sur la croix et la personne et la nature divine du Père qui voulaient cette mort expiatoire de substitution pour le salut de quiconque croit, mission pour laquelle Il S’était justement incarné !

Sa soumission à la volonté du Père démontrant Sa dépendance humaine parfaite fut plus forte, fort heureusement pour nous, et le Seigneur Jésus-Christ dans sa nature humaine de chair chargé de notre péché, devenant même Lui-même péché (2 Corinthiens 5:21), accepta d’aller sur la croix.

Le summum de Sa fidélité et don de Soi au Père et à nous se manifesta dans Son « DEVENIR de péché » en vue de « l’ACCOMPLISSEMENT » ! D’où cette parole avant de mourir : « Tout est accompli » (Jean 19 :30).

Son unité fut malgré tout préservée puisqu’Il réussit à maintenir durant Sa vie terrestre sa dépendance absolue et parfaite vis-à-vis du Père dans Lequel était aussi préservée Sa nature divine de par Son « héritage filial » de Fils de Dieu. Mais à cause de Son « devenir de péché », Il dut en plus renoncer à ce qui fondait Sa dépendance à l’égard de Son Père. Il s’agit de l’abandon total du Père qui le fit passer entre les griffes horribles de l’Ennemi en enfer ou séjour des morts : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27: 46 ; Marc 15:34). Lui qui avait abandonné Sa nature divine, dut encore expérimenter cet abandon total du Père, c’est-à-dire boire la coupe jusqu’à la lie et cela jusqu’en enfer !!!

Pourtant Il persévérait dans Sa confiance et Sa dépendance vis-à-vis du Père en disant : « Père, je remets mon esprie entre tes mains » (Luc 23:46). En d’autres termes, Il remit sa personne, son identité aux bons soins du Père sachant que non seulement Sa nature humaine, devenue péché pour nous, allait mourir (1 Pierre 3:18) mais que Son esprie, Sa personne à cause de l’abandon du Père allait encore devoir faire un tour très désagréable au séjour des morts (1 Pierre 3:19-20).

Il y fut peut-être d’abord accueilli par un rire sarcastique de Son Ennemi croyant à tort qu’il avait gagné mais celui-ci dut vite déchanter car il fut obligé de Lui remettre les clés de cette prison et laisser sortir celles et ceux qui y écouteraient Sa prédication (Apocalypse 1:18c ; 1 Pierre 3:19).

En effet le péché que Jésus était « devenu », n’était pas le Sien, Il ne méritait par conséquent pas la mort, ni l’abandon du Père impliquant Son entrée au séjour des morts. Il n’était donc plus possible (il n’y avait plus de puissance -dunatos- pour qu’Il y fut retenu ; trad. litt.) qu’Il y fût retenu par la mort (Actes 2:24-27).

Delà Il fut par conséquent délivré des liens de la mort pour être ressuscité par le Père et le Saint Esprit. Son âme et Son esprit ou Sa personne furent libérés du séjour des morts et Sa nature humaine ou son corps fut métamorphosé de cadavre meurtri en corps vivant de gloire.

Pour résumer : cette dépendance consentie dans la perfection permit envers et malgré tout le maintien de l’unité de YHWH ELoHiM dont Il resta la deuxième personne malgré Son abandon temporaire de Sa nature divine, Son obligation d’aller dans le « devenir humain », le « devenir péché » impliquant la mort de son corps et Son passage en enfer. Le néant de la mort ayant injustement touché Jésus-Christ n’a pas pu avoir raison de l’unité de YHWH ELoHiM qui va au-delà de tout, même de l’enfer, de par Sa Toute-Puissance résidant dans l’Amour parfait.

Au bout du compte, cela aboutit à « l’accomplissement » du salut expiatoire et de substitution sur la croix pour nous, confirmé et prouvé par la Résurrection, et la glorification, un accomplissement suite au « devenir » du Jésus terrestre pré-pascal.

La résurrection opérée par Son Père et Sa Maman céleste l’Esprie Sainte est par ailleurs aussi la démonstration de la préservation de l’Unité non seulement de l’être Jésus-Christ mais celle de la Trinité.

 

3. La récupération

a) La récupération de la nature humaine de Jésus par la résurrection implique celle du croyant en son être entier

Comme Jésus savait que tout était accompli (Jean 19 :30) par Son sacrifice expiatoire et de substitution pour nous, Il savait aussi qu’Il allait pouvoir récupérer Sa nature divine tout en gardant sa nature humaine mais glorifiée (Jean 20 :27).

Il savait aussi que par la récupération de Sa nature humaine par la résurrection, Il allait aussi pouvoir récupérer notre nature humaine déchue et corrompue par « extension » de Sa nature à notre nature en l’englobant grâce à l’expiation rendant possible la substitution salvatrice.

Sa nature humaine fut rendue compatible avec Sa nature divine dans la résurrection, la glorification, la métamorphose de Son corps. Les deux natures pouvaient dorénavant être totalement unifiées.

Comme dit, la récupération de Sa nature humaine par la glorification dans la résurrection sont les prémices d’une extension des effets du salut total esprie, âme et corps pour les hommes qui croient.

Il a pu faire passer la nature humaine héritée de Marie et de ses ascendants au ciel. La force de substitution de Son sacrifice permettant le passage de Sa nature humaine, ouvrit telle une brèche le mur infranchissable de séparation qui empêchait l’accès au ciel non seulement pour l’esprit et l’âme du croyant mais aussi pour sa nature ou corps ! Jésus n’est pas ressuscité uniquement avec Son esprit et Son âme mais aussi avec Son corps, Sa nature humaine ! C’est pourquoi Il put entraîner à Sa suite, dans Son sillage non seulement l’esprit, l’âme du croyant mais aussi son corps ou nature à travers le mur de séparation.

Ainsi Il put dorénavant ENGLOBER et RECUPERER par EXTENSION rétrospective, présente et future NOTRE nature corporelle humaine d’esclave. La nature-création corrompue devra elle aussi être obligatoirement sauvée et glorifiée par la révélation des fils et des filles de Dieu glorifiés aussi par extension vu que c’est l’être humain glorifié (comme Adam avant la chute) qui devra dorénavant « gérer » correctement ladite création (Cf. : Colossiens 1:20+28 ; 2:10 ; Romains 8:21ss…).

Pourquoi non seulement pouvons-nous mais devons-nous parler d’extension ? Parce qu’au moment de la création c’est PAR la Parole (le Logos ou le DaBaR) et la Lumière (Phos et OR), c’est-à-dire EN Lui, que tout a été créé, fait et métamorphosé (à partir et suite au tohubohu sur terre Genèse 1 :2…) : « Car EN lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16).

Cette extension englobant le TOUT au moment de la création implique la validation concrète visible immédiate de la récupération totale englobant le TOUT au moment du salut. Par conséquent, à commencer l’être humain esprie, âme ou « personne » et nature ou forme (morphè) c’est à dire le corps doit bénéficier dès maintenant de ce salut.

 

b) La récupération de ce qu’Adam et Eve ont perdu

Au même titre que la chute entraîna une extension de la malédiction mortelle au niveau du corps-nature d’Adam et d’Eve et de leurs descendants suivi de celle de la nature-création, au même titre le salut en Jésus-Christ doit entraîner l’extension de bénédiction et de salut au niveau du corps-nature des croyants suivis de ceux de la nature-création.

Nous avons parlé d’une démarche d’expiation et de substitution en notre faveur de la part de Jésus parfait dans Sa dépendance au Père et la puissance de la Sainte Esprie.

Cela a une conséquence majeure :

« Et comme tous meurent EN Adam, de même aussi tous EN Christ seront vivifiés (dzoopoieo : vivifier, animer, rendre vivant, faire la vie ; litt. : poieo faire ; dzoon : vivant : cela ne concerne pas un mort qui ressusciterait mais cela concerne un être humain dans son corps mortel transfiguré dans un corps immortel – cf. 1 Corinthiens 15 :51a immortalité et les versets suivants pour l’enlèvement avec le même processus de transformation – donc PAS egeiro : ressusciter, se lever, se réveiller, revenir à la vie, malgré le contexte parlant de la résurrection) » (1 Corinthiens 15:22).

Le premier Adam a perdu la nature humaine de lumière divine et de gloire initiale (nephech de YHWH insufflée dans son corps d’argile rouge Genèse 2:7) à cause du péché et de la chute qui s’en suivit. Cela n’eut pas seulement des conséquences pour Adam et Eve eux-mêmes mais elles furent aussi étendues à leurs descendants « génétiquement contenus EN eux » de par leur nature corrompue et mortelle héritée, à savoir la mort au bout du compte et tout ce qui préalablement y mène bien évidemment (=souffrances, vieillissement) !

Le dernier Adam, Jésus-Christ (1 Corinthiens 15:45) vivifiera c’est-à-dire métamorphosera, transformera, transfigurera celles et ceux qui seront « contenus EN Lui » DANS l’extension de Sa nature humaine glorifiée et Sa nature divine récupérée à présent compatibles.

Qu’est-ce qui rend possible ce « transfert » du premier Adam au dernier Adam ? L’expiation et la substitution opérées sur la croix, confirmées efficaces par la Résurrection, la Révélation et la Glorification acceptées par la foi !

En effet de même qu’Adam a entraîné toute l’humanité et la création dans sa chute, de même le Seigneur Jésus-Christ veut entraîner dans la glorification celles et ceux qui L’acceptent, par Sa nature humaine ressuscitée et glorifiée dans laquelle Il veut les englober !

Par la résurrection Sa nature humaine d’esclave a été glorifiée et rendue compatible avec Sa nature divine récupérée, les deux furent alors totalement unifiées aussi avec la nature divine du Père et celle de l’Esprie Sainte au titre de l’unité globale (EHaD) de YHWH ELoHiM.

Par l’expiation et la substitution, il est donc obligatoire dès à présent que notre nature humaine de lumière et de gloire initiale perdue EN Adam soit récupérée EN Jésus-Christ le dernier Adam, si nous croyons évidemment.

Comme nous avons hérité d’Adam la nature corrompue d’esclave de l’espace-matière-temps, nous pouvons récupérer aujourd’hui par l’expiation et la substitution EN Christ d’ores et déjà accomplies, ce qu’Adam a perdu.

Qu’a perdu Adam ? Il a perdu le paradis (environnement glorifié, terre-univers glorifiés parfaitement connectés aux lieux célestes dans la lumière), la gloire, la lumière divine, la beauté, la perfection, la puissance et l’autorité sur la création, le contact direct avec YHWH ELoHiM et l’immortalité. Il n’a pas perdu sa personne (conscience, esprit, âme, identité).

Précisons en passant qu’Adam est resté Adam après la chute, comme ce fut le cas d’Eve, de nous tous, de tout être créé et aussi du Seigneur Jésus-Christ. Tout être garde sa personne-identité même s’il change de morphologie ou se métamorphose.

Que devons-nous récupérer en Christ ? Ce qu’a perdu Adam à savoir le paradis, la gloire, la lumière divine, la beauté, la perfection, la puissance et l’autorité sur la création, le contact direct avec YHWH ELoHiM et l’immortalité.

Pourquoi devons-nous récupérer cela en Christ dès maintenant ? Pas seulement pour notre petit confort et notre petite personne, ce qui serait déjà une grâce merveilleuse, mais bien pour le service à partir du Trône en vue du déclenchement du processus ou « devenir » apocalyptique et/ou de révélation et son « accomplissement » c’est à dire l’aboutissement à la victoire finale sur notre Ennemi à tous et la mise en place de l’Eternité dans la félicité.

 

4. Le « devenir » dans la gloire en vue de l’accomplissement

Préambule :

« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés en Christ (Cf. Apocalypse 5 :10), mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ (Cf. Apocalypse 5:10 ; 7:9b ; 11:12 ; 12:1+5), lors de son avènement (Cf. Apocalypse 5:6 ; 11:15). Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance (Cf. Apocalypse 19:11ss ; 20:9b). Car il faut qu’il règne (Cf. Apocalypse 5:6 ; 6:1 ; 17:14) jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort (Cf. Apocalypse 20:14). Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. (Cf. Apocalypse 21:3+7 ; 22:3-5 » (1 Corinthiens 15:22-28 Trad. Segond 1910 env.).

Voilà déjà une belle introduction au « devenir » en gloire APRES la résurrection et l’ascension. Il s’agit clairement d’éléments que nous retrouverons dans l’Apocalypse écrite bien après la première épître aux Corinthiens ! Le fameux chapitre 15 relatif à la résurrection se projette aussi de façon évidente dans l’apocalyptique dont l’immortalité (v. 51a+55-56), l’enlèvement (v.51b-54), la vivification ou métamorphose du corps des croyants, l’avènement de Christ, Sa souveraineté et ses combats jusqu’à la victoire finale sur Ses ennemis dont principalement la Mort, jusqu’à ce que Dieu soit tout en tous. Bref déjà un véritable programme ou « devenir » dont nous retrouverons bien plus de précisions dans le livre de l’Apocalypse. L’Apôtre Paul savait ce que l’obéissance de Jésus allait avoir comme conséquences finales par Son abandon de Sa nature divine et les souffrances subies en résultant.

Là nous n’en sommes pas simplement au niveau de la résurrection, de l’ascension, de la pentecôte ou encore même au premier retour en gloire auprès de l’Apôtre Jean ! Nous en sommes bien plus à Sa montée sur le Trône, Son retour en gloire aux yeux de tous d’Apocalypse 19 et bien entendu au-delà dans l’Eternité.

En effet la seule preuve que Jésus soit « surélevé » est le fléchissement de TOUT genou à la proclamation de Son nom ainsi que la confession qu’Il est Seigneur ou YHWH ELoHiM ! Quand nous parlons de preuve nous sommes dans le contraire de ce qui est caché, c’est-à-dire de ce qui est révélé !

Nous avons clairement démontré qu’il y avait un processus de « devenir » au niveau du Jésus pré-pascal terrestre en vue de « l’accomplissement », mais il y aura encore un « devenir » en gloire du Seigneur Jésus-Christ d’après 1 Corinthiens 15:22-28 et évidemment l’Apocalypse entre autres.

Par ailleurs il se trouve que les épîtres mais aussi et surtout le livre de l’Apocalypse décrivent parallèlement un processus de « devenir », de prise de conscience des croyants en vue de « l’accomplissement » de leur salut total et de leur véritable identité, plus particulièrement d’Épouse de Christ glorifiée sur le Trône et/ou d’Église des Vainqueurs montée à la Salle du Trône pour faire UN avec Lui.

 

a) La nécessité du « devenir » en gloire du croyant pour le déclenchement du processus apocalyptique

Au même titre que le Jésus prépascal avait dans Son devenir besoin de révélations (voix céleste du Père, Colombe du Saint Esprit, transfiguration etc…) au même titre le croyant a besoin de la révélation (=Apocalypse) du processus aboutissant à l’accomplissement final à commencer de ce qu’il est appelé et exhorté à être aujourd’hui dans la gloire ! Il lui faut une prise de conscience pour mettre sa foi en action dans la bonne direction !!!

Il se trouve que les lettres aux 7 églises exhortent à la « métamorphose » suivie de la « montée » pour la formation initiale de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Épouse du Christ.

Quand celle-ci sera formée (Apocalypse 5:10) alors seulement l’Agneau pourra se « dresser », prendre autorité (Apocalypse 5:6b istèmi : se placer debout, se tenir debout, se lever, se dresser, se soulever, se pousser en avant, se fixer, se placer à son poste) au milieu du Trône, où Il se trouvait d’ailleurs déjà, pour enclencher les opérations par l’ouverture des sceaux (Apocalypse 5 :9 ; 6 :1) et envoyer l’Eglise des Vainqueurs vaincre (Apocalypse 6:1-2) ! Pourquoi fût-il trouvé digne de cela ? Simplement parce qu’Il a racheté pour Dieu des hommes par Son Sang (Apocalypse 5:9) : très exactement ce que l’Apôtre Paul écrivait alors !

Seulement au moment où l’Epouse se trouvera avec l’Epoux sur le Trône (Apocalypse 3:21), seulement au moment où elle sera « sacrificateurs et régnants potentiels » (Apocalypse 5:10), seulement au moment où elle pourra être envoyée en mission en tant que vainqueur sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2), alors seulement s’enclenchera le processus ou devenir en vue du fléchissement de genoux généralisé de tous devant le Seigneur Jésus-Christ (Apocalypse 19:4c ; 22:3) où justement l’Agneau sera Roi, servi et adoré au même titre que le Père. C’est là le véritable accomplissement !

 

b) Le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ parallèlement au « devenir » de l’Eglise des Vainqueurs montée dans l’Apocalypse

Le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ n’est donc pas terminé dans les lieux célestes mais ce « devenir » sera intrinsèquement lié à celle avec laquelle Il fera UN, à savoir Son Epouse à la nature-corps récupérée par Lui et glorifiée sur le Trône en vue de « l’accomplissement » final d’Apocalypse 22:3.

Pourquoi ce « devenir » subsistera-t-il encore dans les lieux célestes ? Tout simplement parce que l’Histoire dans l’espace-matière-temps ne sera pas encore terminée et se continuera encore durant la période dite « apocalyptique » ou de révélation (Cf. 1 Corinthiens 15:24-27a ; Apocalypse 20:14). La terre et/ou l’univers subsisteront encore sous la forme actuelle jusqu’en Apocalypse 20:11b.

Quel est le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ dans l’Apocalypse ?

Tout d’abord Il apparaît glorieux à Jean mais Il est en manque de Son Épouse, l’Eglise, qu’Il exhorte par les 7 lettres à venir Le rejoindre sur le Trône par la métamorphose et la montée, conséquences et bénédictions incluses dans le « package » de Son sacrifice de substitution sur la croix !!!

Comme dit plus haut, une fois que l’Eglise initiale des Vainqueurs sera montée (première « montée » ; Apocalypse 5:10), Il pourra alors se DRESSER au milieu du Trône pour prendre autorité parce que le livre des sceaux lui sera remis par la droite du Père (Apocalypse 5 :7). Il pourra alors déclencher par l’ouverture du livre les événements liés à ces sceaux (Apocalypse 5:6-9 ; 6:1-2). Il recevra aussi la louange, l’honneur et l’adoration de la même manière que Son Père avec Lequel Il est assis sur le Trône (Apocalypse 5:13 ; cf. aussi 6:16 ; 7:9-10).

La victoire du cavalier couronné et vainqueur sur le cheval blanc (Apocalypse 6:2) aura comme conséquence la conversion en masse d’Israël en premier puis des nations, issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7). Ce sera la réussite (=victoires) de l’évangélisation mondiale qu’Il avait ordonné à Ses disciples en tant que Ressuscité peu avant l’ascension (Marc 16:15a ; Actes 1:8).

Ces personnes d’abord sur terre dans la Grande Tribulation se retrouveront « montées » devant le Trône céleste (Apocalypse 7:1c+9b+14bc).

Il s’agira de la seconde « montée ».

L’Agneau tel un Bon Berger s’en occupera tout spécialement et les consolera des épreuves atroces subies précédemment sur terre (Apocalypse 7:17).

Nous constatons que l’Époux et l’Epouse travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Après la troisième montée de l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11 :12), complétant l’Eglise des Vainqueurs ou l’Épouse, nous retrouvons cette dernière « complète » et glorieuse en Apocalypse 12:1ss entrain d’accoucher du garçon qu’elle a conçu avec l’Epoux (Cf. Esaïe 9:6 Jésus deviendra « Père éternel » à son tour). Ce fils-nouvelle génération sera enlevé (Apocalypse 12:5c ; cf. « enlèvement » qui n’est pas à confondre avec les montées précédentes et qui n’aura donc pas lieu avant ces trois montées mais après elles ; cf. 1 Corinthiens 15:51b-54 ; 1 Thessaloniciens 4:15-17 ; Apocalypse 11:15 : trompette du 7ème ange ; 12:5c enlèvement ; Apocalypse 12:12a = 1 Thessaloniciens 4:17b).

Cette « génération-fils » avec les anges vaincra le Dragon par le Sang de l’Agneau et le Logos ou Parole (= Jésus ; Apocalypse 12:11 ; cf. Jean 1:1ss) pour l’éjecter des lieux célestes (Apocalypse 12:9c+12b-13). En fait ce « fils » sera encore plus fort puisqu’il sera porteur des « gènes » de son Père Jésus par filiation c’est-à-dire que le Sang (nature, corps de Feu) et la Personne (Logos, identité, perfection spirituelle et morale) feront totalement partie de son héritage filial, de son être et de sa manière d’être et de combattre. Il aura définitivement dressé sa tente (corps) dans les cieux (Apocalypse 12:12a ; 1 Thessaloniciens 4:17b).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Plus tard l’Agneau avec les juifs convertis et montés (144 000 partie juive de l’Epouse Apocalypse 7:4-8, faisant partie de la deuxième montée ; 14:1-5) apparaîtra à Sion, à Jérusalem. Cela enclenchera une « évangélisation » généralisée supplémentaire par un ange et aussi des jugements et/ou une « moisson » (Apocalypse 14:6ss).

La mise en valeur glorieuse à Sion de l’élection et de la pôle-position du Peuple d’Israël, horloge de l’Histoire du Salut, déjà considéré comme « épouse-fiancée » de YHWH ELoHiM dans le Pays promis, sera une étape supplémentaire du processus : non seulement la chute annoncée de Babylone capitale du règne de l’Anti[é]-Christ sur terre à ce moment-là, mais aussi une gloire encore intensifiée suivie des jugements des « fléaux » (Apocalypse 15 et 16).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Le combat dans cette période atroce du règne de l’Anti[é]-Christ sur terre (Apocalypse 12:12b à 19:10) se poursuivra. La chute de Babylone sera effective (Apocalypse 17 et 18). La collaboration de l’Agneau (Epoux, Père, Seigneur des seigneurs, Roi des rois) et des élus, des fidèles (Epouse, Reine, Enfant mâle, « fils », nouvelle génération enlevée) dans leur combat contre le Dragon et ses acolytes se poursuivra victorieusement (Apocalypse 17 et 18 ; notamment 17:14).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Viendra ensuite le combat victorieux pour la reconquête définitive de la terre avec le retour glorieux visible de tous du Seigneur Jésus-Christ suivi de Ses armées dont l’Épouse revêtue de fin lin blanc et pur (Apocalypse 19:8+14) ou encore le cavalier sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2 ; 19:14).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Viendra enfin l’instauration du Millénium avec le règne de Jésus-Christ sur terre avec Son Épouse et fils (Apocalypse 20:4a) et les martyrs (Apocalypse 20 :4b-6).

Là encore, nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » avec les martyrs travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun durant le Millénium et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Après la descente du Feu sur l’Ennemi et ses acolytes (Apocalypse 20:9b) suite au Millénium, viendra le jugement final (Apocalypse 20:10-15) et l’Eternité : l’accomplissement final :

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a surélevé et lui a offert le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse Jésus Christ Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. » (Cf. aussi Apocalypse 21:7+3ss)

 

Conclusion

Le « devenir » pour « l’accomplissement » est un processus inauguré par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même pour nous donner l’exemple à suivre. Nous pouvons librement Le suivre à cause de Son sacrifice expiatoire de substitution.

Il se trouve que le bénéfice de ce sacrifice permet notre « devenir » et notre « accomplissement » avec le « devenir » et « l’accomplissement » de notre Seigneur Jésus-Christ là où Il se trouve à savoir sur le Trône !

Voilà Son désir et Sa volonté ! Le voulons-nous aussi ? Si nous le voulons commençons par y croire, par proclamer clairement cette bonne nouvelle et prier de tout notre être pour que cela ait lieu pour nous et les autres !

 

En Jésus, Martin BUSCH

128. Survie ou Vie ?

INTRODUCTION

Sommes-nous en situation de « survie » ou de « vie » ? Quelle réponse donner selon que l’on se situe dans une perspective purement terrestre et humaine ou celle de l’immortalité et de la gloire ?

La survie, de caractère provisoire, comporte par définition une perspective incontournable de mort plus ou moins proche. Celle-ci se situe par conséquent dans une situation intermédiaire provisoire entre le néant et la vie.

La Vie en principe comporte par définition une perspective assurée d’immortalité et d’éternité contrairement à l’adage bien connu « la mort fait partie de la vie » !

 

1. La perspective de survie terrestre et humaine.

La base des comportements, organisations, pensées, mentalités, spiritualités etc… des êtres humains est, si on va au fond des choses et en allant au fondamental le plus simple, la survie et avant tout la survie physique.

 

On va d’abord chercher à manger, protéger son corps des aléas agressifs et destructeurs de la nature et des entités sociologiques humaines négatives en s’adaptant et en luttant de mille et une manières pour simplement survivre.

 

Ce que l’on appelle les civilisations avec tous leurs aspects, sont des démarches complexes de mutualisation collective évoluant au cours de l’histoire pour se faciliter la tâche et s’assurer la survie le plus longtemps voire le plus agréablement possible.

 

Mais cela ne peut se concrétiser qu’au prix de « morts » d’autrui, d’autres éléments y compris de « morts » au sein de la nature notamment de par l’utilisation de certaines technologies à la fois porteuses de solutions (productions alimentaires suffisantes, éléments de soins et de confort divers) et à la fois dévastatrices (pollutions dues à certaines productions, empoisonnements progressifs par additifs et pesticides etc…). On retrouve parallèlement, de diverses façons plus ou moins évoluées et complexes, ce processus de survie dans le monde animal, végétal voire minéral (Cf. problématique des « trous noirs » ???) d’après certains chercheurs mais au prix encore une fois de « morts » d’autrui ou d’éléments autres.

 

Il s’agit d’une lutte pour la survie contre la mort, tout en sachant que la mort est nécessaire à la perpétuation de la vie sous des formes semblables et/ou nouvelles selon les cas. Pour schématiser : les lions, par exemple, donnent la mort en tuant et en mangeant leurs proies souvent chétives ou malades pour survivre et perpétuer leur espèce. En même temps par cette sélection dite naturelle et mortifère, l’espèce des proies est aussi davantage préservée vu que seuls les plus forts survivront pour se multiplier.

 

Les semences des plantes doivent mourir en terre pour la perpétuation et la multiplication de leur espèce végétale.

 

Le cycle alimentaire « naturel » perpétuant la vie tout en étant mortifère, doit impérativement être maintenu pour assurer la survie.

La science et ses applications se veulent elles aussi d’assurer la survie et elles arrivent à la prolonger et en même temps, elles aussi détruisent ou risquent de détruire des parties de la nature ou des hommes (Cf. Tchernobyl). On surexploite (« mort ») les richesses de pays en voie de développement pour prolonger le confort donc la survie allongée des habitants des pays dits riches.

 

Pour permettre la survie, l’écologie voudrait atténuer le plus possible les « morts » catastrophiques qui se constatent de plus en plus au niveau du globe, à cause de certaines technologies s’avérant dangereuses. Mais l’écologie est-elle socialement acceptable et viable (précarité et « mort » sociale), justement au nom de la survie des classes les plus défavorisées ? Va-t-on privilégier la fin du monde ou la fin du mois ?

 

Une problématique semblable se pose de par les conflits générationnels. Au discours habituel des « vieux » : « Il faut faire de la place aux jeunes » s’ajoute malheureusement celui, davantage « dégagiste » voire extrémiste et méchant de la part de certains « actifs plus jeunes » qui consiste à dire : « Poussez-vous les vieux, vous occupez trop de place, vous nous coûtez trop cher, dépêchez-vous d’aller au cimetière ou au crématorium, cela fera quelques charges et problèmes en moins et éventuellement des héritages en plus, etc… ». On pourrait multiplier les exemples plus policés mais non moins réels…

 

La mort est donc « étrangement » nécessaire à la survie.

 

Bien entendu la morale, les lois, les religions et plus généralement les civilisations sont censées tempérer cette radicalité mais uniquement parce que la société humaine, par confort compréhensible, veut tout de même plus ou moins éviter le chaos ou la loi de la jungle ou celle du plus fort dans sa plus simple expression… justement pour survivre ! Il faut en effet essayer d’éviter d’avoir un comportement extrême vis-à-vis de l’autre de peur que cela ne nous retombe aussi dessus un jour ou l’autre.

 

Malgré tout, au bout du compte, la loi du plus fort prédominera tout de même mais de façon plus subtile. Celui qui saura utiliser au mieux les réalités de la civilisation ou des systèmes du moment en place à son profit, sera malgré tout le plus fort pour utiliser et, si nécessaire, discrètement écraser (mort) l’autre pour survivre plus confortablement !

 

Bien entendu des gens de bonne volonté et notamment ayant les prémices de l’Esprie atténuent fort heureusement cette triste réalité et permettent une survie un peu plus allongée voire confortable fort heureusement (Situation actuelle intermédiaire de la création qui permet encore la survie). Toutefois la mort reste l’aboutissement ultime, ne serait-ce que par le vieillissement et la maladie. De même, la nature est magnifique sauf quand il y a des tremblements de terre, des typhons, des sécheresses voire des comètes percutant la terre ou autres catastrophes…

 

L’extrême de la guerre ou de conflits violents ouverts divers consiste à donner la mort à « l’ennemi » pour soi-disant pouvoir soi-même et/ou l’ensemble collectif auquel on appartient, de continuer à survivre !

 

Les religions et les superstitions presque infiniment diverses sont nées à l’origine face à la réalité de la mort pour essayer de la conjurer tout au moins dans l’au-delà. En effet, outre les objectifs pour codifier les vivres ensemble et la survie soi-disant meilleure de « civilisations » allant des tribus (aux mythes fondateurs ancestraux) aux nations les plus puissantes par des croyances en des dieux ou réalités supranaturelles devant expliquer le monde, le principal objectif religieux sera de tenter d’assurer une vie après la mort (Cf. tombeaux égyptiens par ex.).

 

Comme dit, les religions furent inventées à la base pour tenter de libérer l’homme de l’angoisse mortelle incontournable. Mais le comble est que les systèmes sacrificiels religieux notamment humains, démontrent qu’il faut donner la mort pour pouvoir éventuellement survivre religieusement parlant. Il faut en effet s’attirer les faveurs du(es) dieu(x) vénéré(s) pour ici-bas et pour l’au-delà. Il s’agit de le(s) « payer » et/ou « apaiser » par divers types de rituels et/ou de sacrifices mortifères comportementaux, de végétaux, d’animaux et d’êtres humains. Il faut que cela « coûte » pour que ce soit un sacrifice digne de ce nom !

 

Nous retrouvons les mêmes types de sacrifices humains (Cf. avortements, morts par l’exploitation au travail, scandales écologiques etc…), écologiques ou autres effectués au profit des religions dont les « dieux » s’appellent argent, capital, collectivisme, idéologies diverses y compris l’athéisme où l’homme est dieu, pour tenter d’améliorer la survie de certains au détriment d’autres.

 

Bref, la réalité mortelle nécessaire à la survie se retrouve en filigrane absolument partout et devient au bout du compte la source et le modèle de base généralisé, certes sous des formes infinies.

 

Quel cercle vicieux, quelle prison, quel système atroce : d’une part on lutte contre la mort tout en sachant d’autre part qu’elle est nécessaire à la survie celle-ci aboutissant tout de même au bout du compte à la mort !

 

Nous sommes parfaitement conscients que dans notre bref propos nous frôlons peut-être le « simplisme » et que les différentes disciplines scientifiques et humaines démontrent d’une bien plus grande complexité analytique relative au sujet évoqué ici.

Toutefois la nécessaire radicalité mortelle pour la survie dont nous avons voulu rapidement faire la démonstration, reste à notre avis incontournable. Les faits sont têtus et « on ne fait pas d’omelette (survie) sans casser les œufs (« mort ») ».

 

Ce survol « radical » pouvant apparaître simpliste n’en porte pas moins, si on va un peu au fond des choses, un certain bien-fondé. (Cf. Psaume 90: 2ss ; Ecclésiaste 1:1ss ; Romains 8:19-20).

Donc, inutile de se voiler la face pour voir et constater que le cercle vicieux dans lequel nous sommes enfermés à savoir la mort nécessaire à la survie semble à vrai dire totalement infranchissable.

 

2. La perspective de vie

Si rien, ni même la religion comme nous l’avons vu, ne nous permet d’accéder à la vie sans la mort quelle est la solution ?

 

« Je suis » (YHWH) le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6), Parole de Jésus-Christ, nous ouvrirait une autre perspective mais qui se doit d’être tout aussi radicalement substitutive pour bénéficier de l’immortalité (Vie) et effective que celle mortelle décrite dans le paragraphe précédent pour être LEGITIME !

  1. La religion chrétienne

YHWH en Jésus est Lui-même entré par l’incarnation et la croix dans ce cercle vicieux de la mort incontournable pour « payer » le prix de la sortie et de la délivrance et permettre l’accession à la Vie !

 

La religion chrétienne cautionne et proclame cette affirmation ! Elle parle de bonne nouvelle, d’Évangile et c’est en effet quelque chose de merveilleux. De plus, les adeptes de la religion chrétienne, souvent femmes et hommes de bonne volonté, bénéficiant des « prémices de l’Esprie » atténuent merveilleusement les souffrances de la survie.

 

Mais que constatons-nous en même temps dans le discours de ladite religion chrétienne ? La mort est une délivrance et le passage obligé pour accéder à la vie. Nous sommes exactement sur le même modèle du cercle vicieux et de la prison dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent. La mort est nécessaire à la Vie uniquement située dans l’au-delà. En réalité on reste dans le régime de la survie !!!

 

La religion chrétienne, même en croyant en la mort expiatoire et la Résurrection de Jésus-Christ, part par-là dans son discours d’en-bas, du cercle vicieux uniquement à travers la mort du croyant pour essayer d’aller en-haut dans la Vie ! Son discours est ni plus ni moins calqué sur la réalité mortifère implacable du monde ne pouvant pas aller au-delà de la survie. C’est pourquoi elle finit toujours par n’être qu’une religion avec plein d’additifs et de pesticides religieux incontournables et inévitables ! Elle proclame, exhorte, prêche quelque chose qui ne peut qu’aboutir à un système religieux de survie fût-il pentecôtisto-charismatique ou autre en attendant la délivrance pour la Vie par la mort… salvatrice… !!!

 

  1. Passer de la survie de type religieux à la Vie

Le Seigneur Jésus-Christ a effectivement payé le prix de substitution totale pour nous faire passer réellement de la survie à la Vie. C’est la raison pour laquelle, il n’y a plus rien à payer par nos œuvres, souffrances et mort pour passer à la Vie. Il faut donc commencer par changer de discours et de foi pour sortir de la religion chrétienne.

 

Ainsi les points de départ légitimes de tout discours et enseignement ne pourront être que la Résurrection et surtout la Glorification révélée actualisation de la Résurrection, preuve et authentification objectives et vraies accordant la légitimité à l’Evangile. Il faut pour cette raison partir du livre de l’Apocalypse, Révélation de la Glorification de Jésus-Christ et des croyants pour être légitime et crédible. Il est indispensable de se « projeter » d’emblée dans les aboutissements, dans le but, dans les révélations ultimes pour être dans le plan de Dieu et ainsi espérer passer de la survie religieuse à la Vie. Autrement dit pour pouvoir avancer il faut s’inspirer, se nourrir des aboutissements, des objectifs ultimes, de la destination, du but car il faut savoir où l’on va !

 

La mort ne peut être par conséquent ni une délivrance, ni un passage obligé pour la Vie, car Jésus l’a vaincue ! (Apocalypse 1:17-18). Si elle intervient malheureusement, Jésus nous ressuscitera pour la Vie (Jean 6:39-40, 54 ; 11:24-25). Il s’agit pour Jésus d’un terrible pis-aller : « Je suis la résurrection et la vie ; le croyant en moi, MEME (Kan = kai ean : et même, même si, malgré le fait, quand même) s__’il est mort, vivra » (Jean 11:25). En réalité, ce qui L’intéresse, ce sur quoi Il Se focalise c’est la Vie sans la mort pour nous ! (Jean 3:16 ; 6: 50-51+ 57-58 ; 11:26).

 

Nous avons démontré que la religion avec ses infinités de rites et de superstitions naquit de par la confrontation à la mort. La mort est la base, le ferment de la religion. Mort et religion sont totalement indissociables.

 

Le discours de Jésus nous invite à nous passer de la mort DONC de la religion ! Ses propos sont de ce fait les plus anti-religieux possible.

Si par Son sacrifice de substitution (« Je suis », YHWH, Dieu et en même temps Fils de l’homme parfait a pris la place des croyants humains dans la mort), nous avons la possibilité de nous passer de la mort alors de même nous sommes invités à nous passer de la religion. Cela signifie que nous sommes invités à penser, parler, enseigner à partir de Sa Glorification révélée (Apocalypse, Révélation), l’actualisation de Sa Résurrection, bref de la Vie pour non pas survivre mais vraiment vivre éternellement à travers NOTRE glorification (immortalité, métamorphose du corps, perfection, montée) qu’Il veut nous accorder aujourd’hui même ! Il s’agit du seul moyen pour sortir du cercle vicieux de l’espace-matière-temps, de la religion et de la mort.

 

Le passage d’Hébreux 6:1-3 est une merveilleuse introduction à la libération de la religion chrétienne : « C’est pourquoi laissant (aphièmi : abandonner, laisser en arrière, lâcher, renvoyer, faire partir, négliger, laisser aller, rejeter, renvoyer, congédier, répudier, déserter, abandonner toute obligation vis-à-vis de) le point de départ (arkès : archaïsme, commencement, origine, premier, principe, point de départ ; cf. archaïque) de la parole (logos : parole, dire, entretien, raisonnement, propos, raison divine, verbe, discours, fondement, motif, valeur, analogie, opinion) de Christ, portons-nous (pherometa du verbe phero : porter, se tourner vers, tendre vers, se rendre vers, aller vers, se porter vers, se précipiter vers, conduire vers, s’élever vers, obtenir pour soi, se guider vers) à la perfection (teleiotès : achèvement final, accomplissement, perfection, complet, à point, à terme, réalisation, à maturité, plein développement du corps, absolu) en ne posant (kataballo : poser les fondements, exposer, disposer, abattre [les cartes], jeter) pas à nouveau le fondement (temelion : fondation, fondement, ce qui est posé, grave, sérieux, important) de la repentance, des œuvres mortes et de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si du moins Dieu le permet. »

 

D’après le contexte (Hébreux 5:11-14) passons du petit lait des enfantillages et du pis-aller des religions juive et chrétienne à la prêtrise éternelle (sans mort) du Seigneur Jésus-Christ à la manière de Melchisédek (Roi de justice ; là où la justice règne effectivement donc éternellement = d’emblée projection dans le règne de Christ durant le Millénium puis l’Eternité), c’est-à-dire révélée (Apocalypse, actualisation de Sa Résurrection), de gloire, victorieuse sur la mort (Cf. Genèse 14:17-20 ; Abraham vainqueur en présence de Melchisédek ; cf. Eglise des Vainqueurs) devenant ainsi pour nous « cause de salut éternel » (Salut éternel = Vie sans mort ; Hébreux 5:6-10).

Nous remarquons par ailleurs que le thème de la « résurrection des morts » parmi les autres cités, tout de même considérés comme capitaux, fait partie de ces « enfantillages » de la religion chrétienne !

 

Il doit être laissé de côté au profit de la Vie éternelle, de l’Immortalité, perspectives d’une toute autre dimension relevant justement non pas des religieux de Dieu, bébés vulnérables buvant du lait, mais des fils et des filles adultes de Dieu REVELES bénéficiant de la liberté de la gloire à venir ayant par-là du recul et une vision d’ensemble.

C’est pourquoi il est écrit en Romains 8: 18-23 (Segond 1910) : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des FILS de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprie, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. »

Quand cette gloire à venir dont Paul parle, a-t-elle été révélée ? Au moment de la révélation de la Gloire de Jésus-Christ à Jean (Apocalypse 1:1ss).

Qu’implique cette révélation ? Elle implique la révélation des fils et filles de Dieu qui doivent bénéficier de la rédemption du corps c’est-à-dire de la métamorphose et de la montée engendrant l’immortalité ou la VIE ou encore la plénitude de l’Esprie.

A quoi la création est-elle soumise ? Elle est soumise à la servitude ou esclavage de la corruption c’est-à-dire à la mort (Cf. paragraphe 1).

Qu’attend la création dans les douleurs et la souffrance ? Elle attend d’avoir part à la liberté de la gloire des fils et filles de Dieu.

Qu’est-ce que la liberté de la gloire ? La capacité d’être en relation directe visible, tangible et d’amour avec YHWH ELoHiM dans la Salle du Trône (Apocalypse 5:10) et sur le Trône (Apocalypse 3:21) et à partir de là pouvoir agir dans l’amour parfait et la puissance parfaite dans la plénitude de l’Esprie (non plus les prémices de l’Esprie) pour vaincre l’asservissement et la corruption (Apocalypse 6:2).

Nous savons que la victoire n’est possible que sans les entraves de la création asservie par la corruption et la mort à savoir les limitations de l’espace-matière-temps. Ces entraves ne peuvent être ôtées que par la libération de cet environnement terrestre par la montée au ciel sans mourir et la liberté de la gloire qui ne peut se situer qu’en-dehors et « au-dessus » du cercle vicieux de la mort (=limitations de l’espace-matière-temps) dans lequel est enfermé la création.

 

Qu’est-ce qui permet la liberté de la Gloire attendue par la création asservie ? La révélation des fils de Dieu agissant à partir du Trône en vue de la délivrance finale.

Ici nous touchons le cœur du problème car la religion chrétienne n’en reste qu’à l’œuvre parfaite de Jésus-Christ l’Époux, totalement indispensable et fondamentale certes, mais qui doit à partir de Sa Résurrection et de Son Ascension aboutir à Sa Glorification REVELEEE engendrant obligatoirement la révélation des fils et filles de Dieu, c’est-à-dire la révélation de l’Épouse adulte immortelle, glorifiée assise et régnante sur le Trône, l’Eglise des Vainqueurs !

 

Voilà le but immédiat auquel Jésus-Christ nous exhorte à passer et c’est pour maintenant ! Alors pourquoi s’occuper des enfantillages, de la crèche et de la maternelle ?

 

C’est tout simplement terminé : il faut passer, investir, s’occuper, partir de et se projeter dans la révélation de Jésus-Christ Glorifié qui doit obligatoirement entraîner la révélation des fils et filles de Dieu ou l’Eglise des Vainqueurs. L’un ne va pas sans l’autre, l’un n’a pas de sens sans l’autre. Pour cela il faut abandonner, laisser derrière soi les prémices, le béaba de la Parole de Christ pour passer à la Parole de Christ. Pour la Parole de Vie et Christ, le béaba est dépassé depuis 2000 ans ! Que ce soit dit, enseigné et écrit une fois pour toutes ! La religion chrétienne-système telle que nous la connaissons est dépassée et doit être abandonnée ! Les thématiques pour lesquelles les chrétiens ont polémiqué, se sont divisés, se sont même entretués doivent être laissées en arrière et remplacées !

 

Ainsi nous passons de l’imperfection à la perfection, de la repentance à la rencontre réelle de Jésus-Christ Glorifié, des œuvres mortes aux œuvres de Vie efficaces et parfaites à partir du Trône, des prémices de l’Esprie à la Plénitude de l’Esprie, de la foi à la révélation objective, visible, tangible du Trône, de la doctrine des baptêmes au baptême de gloire, de l’imposition des mains pour les bénédictions, délivrances et guérisons à la métamorphose par le Feu divin de la Sainte Esprie et la montée à la Salle du Trône, de la résurrection des morts à l’immortalité et la Vie éternelle, de l’attente du jugement éternel à la glorification immédiate pour l’éternité auprès de l’Epoux sur le Trône, de la survie à la Vie, de l’enfantillage à l’état adulte, du lait à la nourriture solide, de la religion chrétienne avec entre autres la Ste Cène ou Eucharistie à l’Eglise des Vainqueurs qui mange le Corps et le Sang de Feu ou glorifié de Jésus durant la Ste Cène de Gloire (Apocalypse 3:20c), de la création asservie à nouvelle création éternelle, etc…!

 

Conclusion

C’est ainsi et seulement ainsi que nous seront en mesure de faire des choses plus grandes que le Seigneur par l’Esprie Sainte que le monde ne peut justement pas recevoir (Jean 14:12-17). Lâchons les béquilles religieuses même chrétiennes et courront PLEINS DE VIE vers la liberté de la gloire des FILS ET FILLES de Dieu ! Passons de la survie à la Vie ! Seulement ainsi nous pouvons être dans le plan révélé de YHWH ELoHiM notre Bien-Aimé !

En Jésus, Martin BUSCH

127. Ressuscité et Glorifié

INTRODUCTION

La Résurrection du Seigneur Jésus-Christ se doit d’être un fait historique réel, objectif et impliquer la résurrection des morts des croyants (Jean 6 :54 ; 1 Corinthiens 15 :20-22), mieux encore, leur immortalité dès à présent (Jean 3 :16 ; 6 :48-51 ; 8 :51 ; Romains 2 :7 ; 1 Corinthiens 15 : 51a ; 2 Timothée 1 :10).

La Glorification du Seigneur Jésus-Christ et Sa manifestation par la Révélation se doit tout autant d’être un fait historique réel, objectif et impliquer l’immortalité, la glorification des croyants esprie, âme et surtout corps (2 Corinthiens 3 :18).

Pourquoi surtout corps ? Simplement parce que le corps est concret, visible, tangible, une réalité objective indiscutable et n’est ni une idée, ni une idéologie, ni même une vue de l’esprie. S’il meurt (1ère mort ; Apocalypse 20 :6ab) le croyant ne bénéficiera pas de l’immortalité éternelle dès maintenant pour former l’Eglise des Vainqueurs mais seulement de la résurrection des morts, ce qui est certes capital…

Autant le Seigneur Jésus-Christ est ressuscité corporellement, physiquement, réellement, autant la résurrection du corps des croyants aura lieu.

Autant le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fut, est et sera révélé, autant l’immortalité par la glorification pour les chrétiens y croyant, aura lieu corporellement, physiquement et concrètement. Ceci évidemment au titre du bénéfice de la justification et/ou expiation et/ou substitution obtenues sur la croix.

 

1. La Résurrection, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

Si Jésus n’est pas ressuscité notre foi est totalement vaine (1 Corinthiens 15 :14+17-19).

Pour démontrer la Résurrection auprès des disciples plusieurs événements ont eu lieu avant l’Ascension suivie de la Glorification suprême à la droite du Père sur le Trône : l’apparition d’anges et leur annonce de la résurrection de Jésus aux femmes, la découverte du tombeau vide avec les linges pliés, les nombreuses apparitions du Ressuscité durant 40 jours (Actes 1 :3).

En Actes 1 :3 le mot « preuve » (Tekmèrion : preuve, évidence incontestable, démonstration, indice probant, témoignage, signe, symptôme) est employé. Là le texte ne parle pas de foi en la résurrection mais veut insister sur l’objectivité historique du fait incontestable et indiscutable de la Résurrection !

Elle doit ainsi être le sceau absolu et le fondement incontestable de la vérité de l’Evangile de Jésus-Christ ! Pour les Apôtres il n’est plus question à ce moment-là de foi ou éventuellement d’une idéologie ou vue de l’esprie mais bien d’un fait objectif, d’un vécu concret indiscutable avec le Ressuscité dont ils devront être les témoins avec la puissance de la Sainte Esprie (Actes 1 :8). Leur parole et leur témoignage seront principalement fondés sur ce qu’ils ont vu, sur le fait objectif concret de la Résurrection (Actes 2 :30-33).

L’Esprie Sainte, notamment à la Pentecôte, sera par la suite Celle qui donnera l’objectivité au témoignage apostolique de la Résurrection de Jésus par Sa puissance (Cf. Actes 2 :32 « comme vous le voyez et l’entendez »). D’autres « objectivisations » de la Sainte Esprie seront données par les miracles, signes, prodiges et délivrances avec d’autres événements surnaturels visibles, évidents et constatables notamment durant la période de l’Eglise charismatique primitive et plus généralement durant les « réveils » de l’Histoire de l’Eglise.

L’Apôtre Paul se réfère lui aussi à ces « objectivations » de sa Parole prêchée par la puissance de la Sainte Esprie (Romains 15 :17-19 ; cf. aussi Marc 16 :16-18).

C’est évidemment excellent, même très excellent et les églises soupirent toujours après cela ! Mais il se trouve que l’Histoire de l’Eglise nous a prouvé l’aspect « fluctuant » de ces « objectivations » ou « preuves » au gré des périodes de réveils suivies de périodes de non-réveils ou d’endormissements. Cela prouve ni plus ni moins qu’à chaque fin de réveil, il y a des butoirs empêchant la pérennisation de ces « objectivisations » merveilleuses. Alors on invoque, probablement à juste titre, le manque de foi, d’obéissance, de sanctification, d’amour, etc… des chrétiens. Toutefois nous savons de quoi la « pâte humaine » est faite … La Bible l’illustre avec lucidité tout au long de ses pages… Quelle est la solution ? Elle réside pour commencer bien entendu dans les manifestations glorieuses tangibles, objectives, historiques du « Je suis » comme Il est aujourd’hui, à savoir Jésus-Christ Glorifié révélé justement en vue de métamorphoser ladite « pâte humaine » !

 

2. La Glorification de Jésus-Christ, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

2a) La révélation de Jésus-Christ Glorifié à Jean : une « objectivation »

L’Apôtre Jean au moment de son exil à Patmos était dans un summum pour ne pas dire le summum de sa vie charismatique car « l’Esprit le saisit » pour une expérience nouvelle et pour le moins la plus extraordinaire et exceptionnelle comparée à ce qu’il avait vécu jusqu’à présent (Apocalypse 1 :10ss) !

Ce fut la manifestation ou la révélation de Jésus-Christ Glorifié ! Autrement dit l’Esprie Sainte mena le « charismatique » plus que confirmé, témoin oculaire de la Résurrection, l’Apôtre Jean, vers une étape supplémentaire à savoir la rencontre et la révélation de Jésus-Christ Glorifié. Il s’agit là de la mission majeure de la Sainte Esprie !

Ce n’était ni une idée, une vue de l’esprie, voire une vision mais bien une « objectivisation » ou la Révélation tangible suite à l’action de la Sainte Esprie qui l’avait préalablement saisi !

Il s’agissait bien d’un événement réel, objectif, concret :

Jean entendit, se retourna, vit, tomba comme mort, sentit la main droite de Jésus-Christ Glorifié et reçut la mission d’écrire les sept lettres aux sept églises, sans compter par la suite le reste du livre de l’Apocalypse !

 

2b) Le lien entre la Croix et la Résurrection d’une part et la Glorification d’autre part

Il se trouve que Jésus-Christ Glorifié établit Lui-même ce lien quand Il dit à Jean : « Ne crains pas ; moi Je Suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort (croix) et voici, vivant Je Suis (Résurrection) pour les ères des ères et je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès. » (Apocalypse 1 :17b-18 ; Trad. litt.).

Cette auto-identification devant Jean établit clairement le rapport étroit, indissociable et voulu entre « l’objectivation tangible glorieuse » de Sa Résurrection et celle de Sa Glorification révélée. En effet Jean n’a pas à craindre ici une entourloupe de l’Ennemi mais bien au contraire, il doit expérimenter puis transmettre la Révélation de Jésus-Christ Glorifié, la nouvelle donne pour l’objectivation du message de l’Evangile.

Jésus-Christ Glorifié veut se révéler constamment à chacun d’entre nous à condition que nous reconnaissions que la mission majeure de la Sainte Esprie est de nous mener à Lui ! Autrement dit, le Seigneur veut passer à une objectivation glorieuse, tangible, constante, répétée, constamment actualisée de Sa Personne auprès de nous !

Il exprime cette volonté d’objectivation glorieuse constante à travers les lettres aux sept églises dans la présentation de la Gloire lui correspondant en introduction à chacune d’elles (Apocalypse 2 :1+8+12+18 ; 3 :1+7+14). Jésus veut que nous Le considérions, Le rencontrions et Le voyions comme tel, c’est-à-dire comme Il est aujourd’hui depuis Sa Glorification révélée !

Sa Résurrection fut objectivement confirmée auprès des Apôtres de façon unique et exceptionnelle durant 40 jours de diverses manières à titre de preuve incontestable. De même, ladite Résurrection ne pouvait être objectivement confirmée auprès des générations suivantes de l’Eglise, dont celle de l’époque de l’Apocalypse jusqu’à nous voire au-delà, que par Sa Glorification révélée, manifestée objectivement et concrètement de façon répétitive à titre de PREUVE incontestable.

En effet Dieu ne fait pas de favoritisme ou acception de personne (Galates 2 :6) car faire du favoritisme est un péché (Jacques 2 :9).

C’est à ce titre que YHWH ELoHiM veut accorder la preuve de la Résurrection de Jésus-Christ non pas seulement aux Apôtres mais à tous par la Révélation ou la manifestation glorieuse concrète de Jésus par l’action de la Sainte Esprie qui veut nous saisir et nous mener à Lui. Mais cela ne s’arrête pas là !

Depuis cette Glorification, il est important de noter qu’Il a vaincu la Mort et l’Hadès puisqu’Il est le détenteur des clés de leur puissance mortifère quasiment inévitable jusqu’alors (Hénoch et Elie exceptés) ! Par conséquent cela introduit et fonde d’emblée Son discours aux sept églises notamment par rapport à la métamorphose du corps et de l’immortalité du croyant qu’Il appelle de Ses vœux pressants, vu cette victoire complète et inédite jusqu’alors !

 

3. La Glorification des croyants, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

3a) Les promesses contenues dans les sept lettres (cf. Ecrit Vol.2 Eglise des Vainqueurs où nous développons et justifions les affirmations suivantes).

  • Pour Ephèse, il s’agit de l’immortalité (Apocalypse 2:7b ; Genèse 3:22b)
  • Pour Smyrne, il s’agit du règne des martyrs durant le Millénium (Apocalypse 2 :10c-11 ; Apocalypse 20 :4b-6).
  • Pour Pergame, il s’agit de la restauration de l’esprie (manne, pain céleste : Jean 6:63), du corps (manne, pain céleste ; nourriture issue du Corps Glorifié de Jésus, Ste Cène de Gloire ; Apocalypse 3 :20c) et de l’âme du croyant (nom nouveau gravé sur la pierre, nouvelle identité céleste ; Apocalypse 2 :17bc).
  • Pour Thyatire, il s’agit d’être prophète des nations (Etoile du matin) et du règne de l’Eglise des Vainqueurs sur les nations durant le Millénium (Apocalypse 2:26-28 ; Apo 12:5b ; Apo 20:4a ; 2 Pierre 1:19-21).
  • Pour Sardes, il s’agit du poids-valeur-sanctification, de la dignité, de l’honneur et de la gloire (Apocalypse 3 :5 ; concerne particulièrement l’âme).
  • Pour Philadelphie, il s’agit de l’autorité, de la gloire (nom nouveau, âme renouvelée, nouvelle identité), de la sacrificature et de la montée impliquant l’habitation effective dans la Jérusalem céleste et le Temple céleste (Apocalypse 3 :12-13 ; 12 :12a ; 19 :6-8 ; concerne particulièrement la thématique du Pays promis céleste, de l’environnement céleste, de la Salle du Trône).
  • Pour Laodicée, il s’agit de la métamorphose du corps par le revêtement de Pureté, de Feu et de Gloire, puis de la Ste Cène de Gloire qui est en fait la fête de mariage de l’Épouse avec l’Époux pour être suivie de l’accession au Trône à Ses côtés résultant de ce mariage. (Apocalypse 3 :18-21 ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :1+5b+c ; 19 :6-8 ; 20 :4a).

Ces promesses de glorification étaient pour les églises de la fin du premier siècle, ainsi à plus forte raison, elles le sont pour l’Eglise d’aujourd’hui puisque YHWH ELoHiM ne fait pas de favoritisme.

Une promesse contenant des bénédictions doit simplement s’accepter par la repentance et l’écoute de la Sainte Esprie (Apocalypse 2:5+7 ; 16-17 ; 22b+29 ; 3 :3b+6 ;13 ; 19b+22).

La repentance (métanoïa : méta = autre ; noos = connaissance) est un changement (autre) radical de connaissance, de doctrine, d’enseignement, de conception, de mentalité, de pratiques, de vécu, d’état d’esprit dont l’abandon réel du péché avec la métamorphose (méta = autre ; morphosis = morphologie, forme, aspect extérieur) de notre corps. Cette métamorphose donnant accès au ciel accordera aussi un changement de connaissance et de conception particulièrement, à partir de ce moment-là, par la possibilité d’une écoute parfaite de la Sainte Esprie et l’immersion dans la Gloire du Trône (Apocalypse 5 :10).

Tout cela se passera aux niveaux de l’esprie (délivrance spirituelle), de l’âme (identité, enseignements, conceptions, mentalité) et aussi du corps (glorification, métamorphose du corps), que Jésus veut sauver de la Grande Tribulation qui atteindra tous ceux restés sur terre (Apocalypse 3 :10) ! Seule la montée dans les lieux célestes avec un corps nécessairement et préalablement métamorphosé, transfiguré (1 Corinthiens 15:50-51) sera la solution concrète et réelle (Apocalypse 3 :10) face à la Grande Tribulation (Apocalypse 6+8+9+11+12 :1).

La glorification de Jésus-Christ implique indubitablement de par Ses promesses très exhortatives la glorification des croyants ou la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Ainsi, avec les manifestations et révélations répétées de Jésus-Christ Glorifié, preuves de Sa Résurrection, l’Eglise des Vainqueurs glorifiée et révélée constituera elle aussi une suite de preuves et d’objectivations face au monde !

 

3b) L’objectivation de la glorification, la preuve indispensable pour une évangélisation efficace et des combats victorieux

L’Eglise des Vainqueurs montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) permettra par ses actions parfaites et ciblées sur terre à partir du ciel une évangélisation efficace (Apocalypse 7) accompagnée d’une suite de combats victorieux pour dégager le Dragon des lieux célestes et de la terre (Apocalypse 12 :10-12a ; 17 :14 ; 19 :14).

4. Les preuves et les évidences de la gloire ne peuvent se passer de la foi et de l’amour

4a) Les objectivations dues aux preuves et évidences de la gloire ne furent, ne sont et ne seront pas à 100% efficaces

En Romains 1 :18-21, Paul avance l’objectivation fournie par la création qui révèle Dieu, Sa puissance, le monde invisible. Il parle d’égarement et de cœur sans intelligence des êtres humains qui refusent Dieu.

Aujourd’hui, il existe des démonstrations philosophiques imparables quant à la l’existence de YHWH ELoHiM et la véracité de l’Evangile de Jésus-Christ. Mais l’adage dit bien : « Ne voit que celui qui veut voir » …

En Jean 9, Jésus relie la guérison de l’aveugle-né à la manifestation (Jean 9:3 : phanéroo : manifester, révéler, montrer, prouver, rendre évident, clair, notoire) des œuvres de Dieu. Il s’agit clairement d’une objectivation opérée par la guérison. Le bénéficiaire de cette guérison a fini par voir physiquement, psychiquement et spirituellement. Les adversaires de Jésus par contre, qui ne voulaient pas « voir » ont fini par devenir aveugles par rapport à la manifestation glorieuse de Dieu (Jean 9:39-41).

Le Ressuscité même dit à Thomas qui bénéficiait de l’objectivation de la Résurrection par une de Ses apparitions : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29). Toutefois Il lui a aussi dit : « Parce ce que tu m’as vu, tu as cru ». Autrement dit c’est par l’objectivation de la Résurrection que Thomas a cru et il a exprimé une des plus belles confessions de foi de la Bible adressée à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Lucifer, le chérubin « protecteur » probablement le plus glorieux, beau et puissant que YHWH ELoHiM a jamais créé, avait bénéficié du maximum d’objectivation de la gloire et de la sainteté du Trône. Mais au lieu d’aimer et de faire confiance à son Créateur, il pécha par orgueil. (Ezéchiel 28 :13ss).

L’Apocalypse, malgré les objectivations, les évidences de gloire et de jugements devant amener les hommes à la repentance et la foi, fait état de leur refus de repentance (Apocalypse 6:15-17 ; Apo 9:20-21 ; Apo 11:9-10 ; Apo 16:11+21…).

Combien de personnes sont placées devant les preuves et les objectivations venant du ciel mais par mauvaise foi, méchanceté et orgueil nient l’évidence.

La question qui se pose alors : « A quoi servent les objectivations, les preuves, si cela ne fonctionne pas ? » En fait cela ne fonctionne pas à tous les coups, ce qui veut dire que cela fonctionne aussi pour un très grand nombre, nous le verrons plus tard.

Même le Millénium sous le règne de Christ sur terre avec l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs qui sera une objectivation généralisée merveilleuse sur terre dans la perfection, permettra de la sorte un jugement dernier tout à fait juste, objectif. En effet les êtres humains de cette époque à venir, auront l’occasion de penser et d’agir en totale connaissance de cause face à l’évidence de la gloire et de la perfection de ce règne. Malgré cette objectivation, nombreux seront ceux qui suivront Satan le Séducteur relâché pour combattre les élus (Apocalypse 20 :7-10)

Tous ces arguments et événements ont conduit l’Eglise à progressivement se passer des objectivations en insistant exagérément sur la foi et l’amour du croyant et en valorisant l’être intérieur au détriment du corps. Le martyre sera « glorifié » pour produire des héros et au-delà des Saints, des « Pères » auxquels on pourra « s’identifier », ce qui est une idolâtrie… ! On se passe alors « héroïquement » pour ne pas dire « orgueilleusement » des bénédictions, délivrances, de la gloire surnaturelles et au final de l’apocalyptique bref, de l’objectivation céleste de la manifestation de la glorieuse Révélation alors qu’elle est clairement prévue dans le plan de Jésus-Christ le Ressuscité apparu et le Glorifié révélé !

 

4b) Les objectivations due aux preuves et évidences de la gloire sont indispensables

Parmi bien d’autres objectivations, aussi dans l’Ancien Testament (cf. Buisson ardent, Passage de la Mer Rouge, Sinaï, colonne de Feu et de Fumée, juges, prophètes dont Elie et Élisée etc…), nous retiendrons celle accordé à Saul devenu l’Apôtre Paul sur le chemin de Damas (Actes 9 :1ss). L’apparition glorieuse en Lumière de Jésus a clairement provoqué un retournement de situation chez celui qui fut un persécuteur acharné des chrétiens. Paul utilisera d’ailleurs cette apparition de Jésus-Christ Glorifié pour témoigner ultérieurement de sa foi (Actes 22 :1ss).

L’Apôtre Pierre qui a pourtant assisté à nombre de miracles, de signes et de prodiges opérés par Jésus, retiendra dans sa deuxième épître la métamorphose ou transfiguration glorieuse de Jésus pour justifier le fait que lui et les apôtres ne racontent pas de « fables habilement conçues », le contraire de l’objectivation céleste démontrant la VERITE. Il insiste sur le fait que lui et les autres apôtres présents sur la montagne L’ont vu de leurs propres yeux (2 Pierre 1:16-18).

L’Apôtre Jean écrit clairement en introduction de sa première épître : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » (1 Jean 1:1-4 ; Trad. Segond 1910)

L’Apôtre Jean part directement sur l’objectivation de Jésus sur terre auprès des apôtres avant et après la Résurrection. Il l’associe clairement à la communion, à la vie et à la joie.

Dans le livre de l’Apocalypse, en tant que témoin (Apocalypse 22:8a), il posera l’ensemble des fondements de l’apocalyptique chrétienne c’est-à-dire l’objectivation de plus en plus forte de l’Evangile par la Gloire manifestée en vue de l’établissement éternel du Royaume de Dieu.

Il démontrera l’efficacité de l’Eglise des Vainqueurs (1er cavalier) envoyée du ciel (Apocalypse 6:2) engendrant la réussite de l’évangélisation mondiale (Apocalypse 7), une objectivation merveilleuse, tant attendue, s’il en est.

L’objectivation de la femme glorieuse, l’Eglise des Vainqueurs – Epouse de Christ (Apocalypse 12 :1ss) en phase d’accouchement, apparaissant comme un signe visible pour tous dans le ciel donc objectif, aboutira à l’expulsion du Dragon des lieux célestes.

Les objectivations suivantes dont l’apparition terrestre en Sion des Juifs glorifiés (cf. 144 000 ; Apocalypse 14:1ss), d’un ange évangélisant volant dans le ciel (Apocalypse 14:6ss), les victoires des élus avec le Roi des rois (Apocalypse 17:14), aboutiront à la victoire de Jésus-Christ Glorifié sur terre et au règne du Millénium avec à la clé à ce moment-là, nombre de convertis (Apocalypse 19:11ss).

Pourquoi ces objectivations apocalyptiques sont-elles indispensables ? Elles démontrent le souci de vérité et d’authenticité qu’a le Seigneur auprès des hommes. Jésus-Christ est LA vérité. Sa personne et Son œuvre ne peuvent être fondées sur des fables, des légendes, des symboles ou des mythes comme c’est le cas de la plupart des religions et croyances.

Ces objectivations sont indispensables car elles seules font avancer l’Histoire du salut (cf. naissance virginale, ministère de puissance de Jésus, croix, résurrection, ascension, pentecôte, glorification-révélation). L’avancement de cette Histoire est bloqué depuis environ 92, moment où les sept Eglises refusèrent d’entrer dans le processus apocalyptique ou de Révélation par la repentance, en écoutant la Parole de Jésus et celle de la Sainte Esprie.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « Amen, amen, je le dis à vous, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la mort jusque dans l’éternité » (Jean 8:51 ; trad. litt. ; cf. Apocalypse 3:10). Cela signifie qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui a gardé Sa Parole !..

Les promesses faites aux sept églises portent par la restauration, la transformation, la métamorphose ou la transfiguration sur l’ensemble du croyant esprie, âme et corps. Cela concerne par conséquent à la fois l’amour, la foi-confiance et les objectivations, preuves, évidences, concrètes et glorieuses. L’un ne va pas sans l’autre, nous l’avons démontré.

Écouter, garder les Paroles de Jésus Glorifié et de la Sainte Esprie implique l’immortalité c’est-à-dire la transformation intérieure et la métamorphose ou glorification du corps permettant la montée et la constitution de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Épouse de l’Époux divin.

Dans un couple, une relation « platonique » (uniquement une sorte de confiance-foi-amour sans sexualité) mène généralement au désastre et il ne peut y avoir en tous cas de fruits ou d’enfants ou d’objectivations concrètes et visibles. Cela ressemble au désastre qui dure depuis 2000 ans entre l’Eglise et Jésus. L’Histoire du Salut est bloquée depuis.

De même s’il n’y a pas de foi-confiance-amour accompagnant la sexualité, on peut penser viol, violence, prostitution aux pires des cas. Dans un couple, s’il n’y a pas de sexualité, il manquera la communion (union commune, proximité, osmose, unité : être un EN Christ), la joie, la vie et sa transmission (Cf. Proverbes 17:6 ; Ezéchiel 24:25 ; Psaume 144:12 etc…), preuves objectives de vérité, d’authenticité et au final de « gloire ».

Comme il faut les deux dimensions pour former un couple, il faut de même qu’elles soient effectives et réelles entre Jésus-Christ Glorifié et l’Eglise Glorifiée son Épouse sur le Trône unique solution pour porter du vrai fruit et changer les choses par l’enclenchement du processus apocalyptique.

 

Conclusion

« Le Seigneur est l’Esprie ; là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté. Nous tous le visage ayant été voilé, la gloire du Seigneur s’y mire, en cette même image nous sommes métamorphosés de gloire en gloire, aussi (Kataper : de même, aussi, comme) par le Seigneur, l’Esprie. » (2 Corinthiens 3 :17-18).

L’Esprie Sainte veut nous ôter le voile, nous libérer, nous métamorphoser de gloire en gloire en présence et sous l’effet de la Gloire du Seigneur Jésus-Christ Glorifié révélé qui se mire dans notre visage !

Alors, Jésus-Christ Ressuscité, oui et mille fois oui ! Jésus-Christ Glorifié révélé, oui et mille fois oui ! L’un ne va pas sans l’autre.

YHWH ELoHiM veut ainsi rétablir et établir la vérité de Sa Parole que nous avons à garder et qui nous affranchira de la sorte de la prison espace-matière-temps. Redécouvrons et expérimentons la véritable actualisation et l’objectivation de la Résurrection par la Glorification révélée.

En Jésus, Martin BUSCH