156. Conduire le peuple

INTRODUCTION

Conduire, diriger le Peuple de Dieu, dans quelle direction, vers quel but, pour aller où, pour quoi faire et comment faire ? Les mêmes questions se posent pour le Peuple de Dieu qui doit lui aussi se demander dans quelle direction, vers quel but et lieu suis-je mené pour quoi faire et comment faire ?

Très vaste sujet que nous n’aborderons que par touches à partir de quelques exemples bibliques.

  1. Moïse et Josué

a) La sortie d’Égypte et les pérégrinations dans le désert.

  • L’Agneau Pascal dont le sang fut répandu sur les linteaux des portes des maisons du Peuple Hébreu alors esclave et qui devait être mangé fut au centre des événements et marqua l’incroyable exode pour le désert sous la conduite de Moïse et avant tout de YHWH ELoHiM. Transposé au niveau chrétien cet exode correspond à la conversion où l’on se repent, accepte et croit au sacrifice salvateur et à la Résurrection de Jésus-Christ.
  • Le passage de la Mer Rouge, lui aussi incroyablement exceptionnel, transposé au niveau chrétien correspond au baptême d’eau.
  • Le désert et les pérégrinations, avec le Sinaï, correspondent transposés au niveau chrétien, à la réception de la Parole de Dieu (Sinaï, 10 commandements Torah – Bible) et au baptême de l’Esprie Sainte et de Feu suivis de la vie d’Église sur terre, le « désert » aux limitations de l’espace-matière-temps, où malgré les divers merveilleux miracles, les attaques de l’Ennemi et de ses acolytes ont malheureusement aussi fait de terribles dégâts.

C’est là que se pose la question cruciale de notre propos : tout cela pour aller où, pour faire quoi et comment ?

b) Le but, le passage du Jourdain, la conquête

  • Pour Moïse le but devait être évident dès sa première rencontre avec YHWH ELoHiM : c’était CONDUIRE le Peuple d’Israël au Pays Promis où coulent le lait et le miel (Exode 3 : 8+17) et où l’accès à ADoNaÏ dans le Saint des Saints du Temple, situé dans la ville sainte Jérusalem était OUVERT au Grand Sacrificateur représentant et englobant l’ensemble du Peuple (cf. par ex. Hébreux 6:20 : Jésus Grand Sacrificateur).
  • Dans le Pays promis il n’est alors plus question de repasser la Mer Rouge, ni d’aller au Sinaï, ni prévu de continuer à tourner en rond dans le désert mais bien d’aller l’habiter et de vivre de ses produits, des bons pâturages, ceci en sécurité, le plus rapidement possible.
  • Moïse, pourtant un des ministères les plus extraordinaires, pour diverses raisons a quelque part perdu cette vision de la finalité dans sa plénitude et sa réalité (Cf. REdV 75 ; Moïse et Mériba). Il n’était plus considéré par YHWH comme étant digne de conduire le Peuple au Pays, y monter pour le conquérir. YHWH le remplaça donc par Josué. Moïse dut malheureusement mourir au désert comme Aaron, Myriam et la génération initialement sortie d’Égypte.
  • Seules les exceptions, Josué et Caleb, ont persévéré dans la vraie foi en se nourrissant selon les exhortations et les promesses de YHWH ELoHiM de ce qu’ils ont vu du Pays promis lorsqu’ils l’ont exploré. Après les 40 années de pérégrinations du Peuple dans le désert, ils ont ainsi pu victorieusement entrer et conquérir avec la nouvelle génération le Pays, sachant que David, préfiguration du Messie, finalisera la conquête bien plus tard.
  • A l’époque de Josué, il fallait passer le Jourdain, monter au Pays et entreprendre la conquête DANS LE PAYS, d’ailleurs sans faire de quartier… ! En-dehors du Pays, en restant dans le désert, il paraît totalement évident que la conquête ne pouvait pas avoir lieu, était totalement impossible.

c) Transposition au niveau chrétien

  • Il s’agit bien évidemment de sortir de l’aride désert terrestre mortifère pour monter et entrer au Pays promis céleste de Vie et d’Immortalité comme c’est révélé dans l’Apocalypse. Le Pays de Canaan était occupé par bien des peuplades exactement comme les lieux célestes sont partiellement occupés par le Dragon et ses acolytes (enfer, séjour des morts, avec en plus accès pour l’Accusateur des « frères » au Trône : Apocalypse 12:10c).
  • La conquête ne peut donc pas se faire à partir du désert-espace-matière-temps. Il faut d’abord entrer-monter au Pays promis céleste, sans mourir comme les Hébreux, en passant « notre » Jourdain (Arche au milieu du Jourdain ; pour nous : Nouvelle Alliance de Feu et de Gloire ; métamorphose et montée) pour ensuite déloger l’Ennemi des parties qu’il y occupe encore (Éphésiens 6:10ss ; Apocalypse 12:7ss) ! Ensuite et seulement ensuite et pour finir, à partir des lieux célestes nettoyés, la reconquête de la terre sera possible, c’est à dire l’accomplissement messianique millénariste, suivi de l’Eternité (2 Thessaloniciens 1:6-10 ; Apocalypse 19:11ss ; 20 ; 21).
  • Par conséquent, conduire le Peuple de Dieu, signifie tout faire selon YHWH ELoHiM pour aimer, se nourrir et tendre d’emblée et prioritairement vers le Pays promis céleste, la Salle du Trône, en vue d’y monter esprie, âme et surtout corps, selon certains écrits de Paul et l’Apocalypse.
  • Cette conduite mène non seulement à la Révélation de Jésus-Christ Glorifié mais aussi à celle de Son Épouse, la Jérusalem d’En-Haut, l’Eglise des Vainqueurs ! C’est la seule démarche possible parce que prévue ainsi par YHWH ELoHiM Lui-même. Seulement de cette manière l’avancement du processus apocalyptique vers le but, la victoire ultime et la fin pourront s’enclencher. La conduite du Peuple d’Israël par les prophètes de l’Ancienne Alliance allait tout à fait dans le même sens.
  • La « génération Moïse » ou la « génération chrétienne d’avant l’Apocalypse » d’hier et qui s’est malheureusement perpétuée jusqu’à aujourd’hui, à la fois avec son vécu certes extraordinaire mais aussi avec celui de ses très gros problèmes (Cf. par ex. Hébreux 6:4ss ; 2 Pierre 2), doit impérativement céder la place à la « génération Josué » ou la « génération johannique ». Celle-ci a la vision juste parce que globale par l’Apocalypse-Révélation permettant d’aboutir réellement au but, à la finalité.
  • Perdre la claire et pleine vision du but et de la finalité dans la conduite du Peuple de Dieu, mène à l’impasse face à des obstacles toujours infranchissables. Il ne reste plus que la possibilité de revenir en arrière puis de tourner en rondIl s’agit d’une prédication et d’une action limitées à l’entretien, même si elles visent en plus une très louable croissance numérique et qualitative ici-bas. Nous constatons qu’elles ont en effet abouti à chaque fois, pour les raisons évoquées, tôt ou tard à la sclérose religieuse traditionaliste, souvent hypocrite sous ses diverses formes, et finalement à la mort, exactement comme ce fut le cas de la « génération Moïse ».
  • Ainsi il faut éviter de manquer le but parce qu’on risque même d’oublier complètement quel est ledit but : Amartia (cf. aussi le verbe amartano) en grec généralement traduit par péché, faute, erreur, manquement signifie en sens premier négligence, le fait de manquer le but, de dévier, de s’égarer, ce qui, dans notre contexte, n’est pas peu dire, surtout quand on pense aux 40 années de pérégrinations d’Israël au désert et aux 2000 ans d’Histoire de l’Eglise toujours en exil sur terre !
  • Le guetteur-berger-prophète-responsable dont parle Ezéchiel (chap. 33 ; 34) jouera ou non son rôle d’avertissement avec sa trompette. Ce sera une question de vie ou de mort notamment dans la conduite du Peuple de Dieu !
  • Le livre prophétique de l’Apocalypse dont la nouvelle Alliance de Feu et de Gloire instituée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même avec et par l’Esprie Sainte, la Maman céleste Inspiratrice et Réalisatrice, doit de même nous avertir en vue d’avoir la vraie foi complète et la pleine, claire vision de la finalité pour pouvoir atteindre le but. Cela commencera par le désir ardent d’une véritable Nouvelle Naissance En-Haut pour bénéficier de l’immortalité et pour voir enfin totalement clair à la merveilleuse Lumière céleste (Apocalypse 3:18).

  1. Jésus et le Royaume de Dieu

Il suffit de prendre une concordance et chercher « Royaume » dans les Évangiles pour se rendre compte de son importante récurrence. L’Évangile de Matthieu ne fût-il pas surnommé à juste titre « l’Evangile du Royaume » ? Mais Marc et Luc ne furent pas en reste.

a) La raison pour laquelle Jésus fut envoyé

La raison pour laquelle Jésus fut envoyé, est l’annonce de la bonne nouvelle du Royaume : « Mais il leur dit : Il faut aussi que j’annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; CAR C’EST POUR CELA QUE J’AI ETE ENVOYE. » (Luc 4:43 ; Trad. Segond 1910).

b) Le Royaume est proche

Jésus dit aussi que le Royaume de Dieu s’est approché, qu’il est proche avec Sa venue sur terre et les signes miraculeux L’accompagnant (Matthieu 4:17 ; Mat 10:7 ; Marc 1:15 ; Marc 10:15 ; Luc 9:11 ; Luc 10:9 ; Luc 21:31), mais il n’est ni arrivé, ni installé et il ne s’est par conséquent pas encore manifesté sous forme de Règne effectivement exercé par le Père.

c) La conquête préalable indispensable à l’exercice du Royaume de Dieu

Jésus a pleinement la vision du but, celle de l’instauration du Royaume de Dieu c’est à dire le moment où YHWH ELoHiM règnera effectivement sur l’ensemble des lieux célestes et la terre. Pour qu’Il y règne effectivement, il faut reconquérir ce qui fut occupé et dominé par le Prince de ce monde à la chute. Jésus en fait par conséquent le but prioritaire de Son ministère et plus particulièrement de Son Sacrifice justificateur suivi de Sa Résurrection.

d) Le Bon Berger

La thématique du Bon Berger (Jean 10 ; Psaume 23) censé conduire le troupeau, démontre sans équivoque que les brebis qui écoutent Sa voix ne seront pas exposées, ni victimes du Loup même s’il rôde aux alentours (cf. vallée de l’ombre de la mort où on ne craint aucun mal, nul ne ravira Ses brebis de Sa main). Au contraire, elles bénéficieront des bons pâturages ou du bon Pays promis céleste. Si le berger est le Bon Berger, Il n’abandonnera pas Ses brebis au Loup comme les mercenaires !

e) Ne pas confondre la Toute-Puissance de YHWH et l’exercice effectif de Son Règne

Souvent on confond pouvoir illimité, souveraineté, toute puissance de YHWH ELoHiM et exercice effectif de Son Règne.

Le Père est bien entendu souverain parce qu’Il est le Tout-Puissant et serait en capacité d’exterminer immédiatement tout le mal sous toutes ses formes. Mais Il n’exerce pas actuellement Son Règne sur le monde vu qu’il a souverainement décidé de laisser le libre arbitre et la gestion de la Création à l’être humain. Il lui avait définitivement confié cette gestion dont le but premier était justement de L’honorer en Lui remettant dans une soumission volontaire d’amour et comme fruit de ladite gestion (éjection du Serpent, donner une identité-nom aux animaux entre autres), l’exercice réel et effectif de la Royauté. C’est ce que fera Jésus à la fin quand Il aura mis tous les ennemis sous Ses pieds (1 Corinthiens 15:24-25 ; Apocalypse 19:11ss) en tant que Nouvel Adam régnant suivi et accompagné de la Nouvelle Eve régnante, l’Eglise montée des Vainqueurs.

f) Finaliser ce qu’Adam et Eve n’ont pas finalisé

Tout a commencé avec un couple créé à la ressemblance de YHWH ELoHiM et tout doit se terminer par un couple pour que le Règne du Père soit restauré !!! C’est le plan initial du Créateur ! Cette bonne clé de compréhension de l’Apocalypse permet de revenir avec justesse et pertinence à la Genèse et inversement ! Comme qui dirait, « la boucle est bouclée ».

Entre temps, l’être humain, en voulant prendre la place de YHWH parce qu’il a choisi en tant que créature révoltée de décider par lui-même ce qui est bien et ce qui est mal, a automatiquement laissé la place à l’Ennemi, le Prince de ce monde qui l’avait trompé et précédé dans sa démarche de révolte aux conséquences atroces.

Il faut donc que, suite à la justification en Christ, l’être humain reprenne dans la réalité sa place de créature glorieuse originelle par la métamorphose et la montée grâce à l’Esprie Sainte, pour pouvoir ENCORE accomplir et finaliser le travail à la suite de Jésus, le Premier, en vue de l’exercice effectif du Règne du Père Créateur.

N’oublions surtout pas que ce qu’Adam et Eve n’ont pas finalisé, il faut que l’Épouse précédée par l’Époux le finalise encore ! C’est absolument incontournable. Ainsi et seulement ainsi, YHWH ELoHiM exercera pleinement Son Règne et de plus, par Son Amour infini et comme dit selon Son plan initialAVEC Sa créature humaine justifiée par la Croix, restaurée et repositionnée par la glorification de l’Esprie Sainte.

g) La priorité du Royaume de Dieu

Certaines paraboles (Perle, trésor…) illustrent cette priorité à donner au Royaume de Dieu et la motivation totale qu’il engendre pour celles et ceux qui ont réellement découvert de quoi il en retourne (Matthieu 13:44ss ; Luc 18:16 etc.…).

Le verset phare à ce sujet est le fameux : « Cherchez premièrement (proton : d’abord, premièrement ; cf. prototype, proton, priorité etc.…) le royaume et la justice de Dieu… » (Matthieu 6:33 ; Trad. Segond 1910).

Pourquoi le Royaume de Dieu doit-il être la priorité du disciple et des ministères ? Tout simplement parce qu’il est appelé à PARTICIPER à cette reconquête indispensable à l’instauration du Royaume de Dieu non pas à partir de la terre mais à partir du ciel ou paradis (Apocalypse 6:2 ; cf. aussi Jean 18:36 ; Romains 8:18ss ; 1 Corinthiens 4:20) esprie, âme et corps préalablement sauvé et monté ! Quel merveilleux programme !!!

h) Une subtile idolâtrie

Nous avons vu ce que le règne terrestre ecclésial papiste (cf. tiare papale aux trois couronnes) a provoqué surtout au Moyen-Age… Dans le même ordre d’idées, la fausse vision pour ne pas dire l’aveuglement de certains « évangéliques souverainistes-nationalistes » voire aux relents racistes mal conduits notamment aux USA et malheureusement ailleurs aussi, nous a fait récemment frémir… Ils n’ont pas la vision biblique ni de la Révélation apocalyptique, ni des moyens célestes, ni du but prévus pour que le Règne effectif de YHWH ELoHiM soit effectivement instauré et s’exerce réellement.

Ils confondent le Royaume de Dieu avec le règne des structures ecclésiales en tant que telles où régnerait Dieu, toujours plus ou moins alliées aux autorités humaines en place. Il s’agit d’une forme d’idolâtrie subtile où l’Eglise, l’institution, la dénomination, les ministères et œuvres devenus idoles, sont confondus avec le Royaume de Dieu. Ils sont peut-être inconscients de cette confusion, obnubilés par les infinis problèmes mondiaux récurrents et persistants tout au long des millénaires. Si Dieu ne règne pas, alors il faut un peu Le remplacer, prendre Sa place et mettre des structures ecclésiales terrestres en place où soi-disant Il régnerait. Comme la place régnante est de la sorte déjà prise, Dieu ne peut pas vraiment y régner ! Comme ces structures humaines restent toujours imparfaites, « voilées », Il n’y règne pas davantage. Cela n’a donc rien à voir avec la parfaite Lumière céleste offerte par le Créateur En-Haut, Lumière qui éclairera vraiment !

En effet, les résultats victorieux annoncés effectués à partir d’En-Haut de l’Eglise des Vainqueurs avec la réussite de l’évangélisation mondiale (Apocalypse 6:2 ; 7), l’éjection du Dragon et de ses acolytes du ciel (Apocalypse 12:7ss) et l’éjection du même Dragon et de ses acolytes de la terre (Apocalypse 19 : 11ss) à la suite de Jésus-Christ Glorifié démontrent d’une toute autre efficacité et justesse de vue, plus particulièrement dans la conduite du Peuple de Dieu… !

i) Se pose toujours la question du quand et du comment !

Marc 9 : 1ss avec les textes parallèles nous donne des indications intéressantes : « Il leur dit encore : Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le royaume de Dieu venir avec puissance. Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus. »

La Transfiguration (= ici en grec verbe metamorphoo : métamorphoser, transformer) est une première réponse concrète à cette affirmation étonnante de Jésus. Cet événement majeur de manifestation visible et puissante du Royaume de Dieu, avec l’apparition conjointe d’Élie et de Moïse, est une merveilleuse signalétique prophétique sur le chemin vers la transfiguration-métamorphose-restauration de l’Épouse.

L’Apôtre Pierre, avant l’Apocalypse, a lui aussi intégré la bonne vision du but en évoquant non pas prioritairement tous les miracles et paroles de Jésus pour L’identifier mais bien l’événement, pour lui majeur, de la Transfiguration (2 Pierre 1:16ss) pour s’opposer aux faux prophétismes et aux philosophies humaines ambiantes. Il insiste à juste titre sur le rapport étroit entre l’Esprie Sainte et le prophétisme, la Parole de Dieu__, d’où l’importance de redécouvrir urgemment Son Identité biblique féminine et maternelle ainsi que Ses divers rôles primordiaux depuis la Pentecôte !

L’apparition glorieuse de Jésus à Jean, exhortant à la repentance et à l’écoute de l’Esprie Sainte, inaugure ce processus par l’instauration de l’Alliance de Feu et de Gloire par le Baptême et la Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 1 : 12 ; 3 : 20 ; 5:10), l’immortalité à la clé bien évidemment (Apocalypse 2:7b).

Voilà le début de la manifestation effective Royaume de Dieu qui n’était alors plus proche mais qui s’était déjà réellement et concrètement manifesté avec ce premier retour en Gloire de Jésus qu’Il avait précédemment évoqué devant Ses auditeurs d’alors.

Comme l’Apôtre Jean, entrons, pensons, tendons vers, vivons pour cette Gloire et manifestation du Royaume, le but ! En effet comment voulons-nous agir selon YHWH ELoHiM dans les lieux célestes et sur terre s’Il n’a pas pleinement entamé Son Règne en révélant non seulement glorieusement le Fils mais aussi Son Épouse glorifiée ? Quelle prétention que de vouloir agir sans que le Règne de Dieu commence à être effectif, à commencer chez nous-mêmes notamment au niveau de notre corps, de nos yeux, car actuellement on n’y voit pas tellement clair (Apocalypse 3:18c) et on finit toujours plus ou moins par s’égarer ! C’est pourquoi il faut chercher premièrement le Royaume de Dieu en cherchant le vécu de la Nouvelle Alliance de Feu et de Gloire !

Il s’agit d’une nouvelle ère, dispensation, finalité qu’il ne faut surtout pas manquer car elle permet d’avoir la vision claire et nette grâce à la manifestation effective du Royaume de Dieu garantissant de ce fait une action et un vécu parfaits, justes et efficaces.

Comme dit, ADoNaÏ exercera selon Sa volonté souveraine préalable et exprimée, Son règne effectif uniquement AVEC l’Eglise des Vainqueurs, l’Épouse de l’Agneau, la Jérusalem d’En-Haut qui doit impérativement effectuer le travail de finalisation manqué par Adam et Eve au Paradis. Le règne effectif du Père va donc obligatoirement de pair avec celui de l’Épouse en position de Gloire sur le Trône aux côtés de son Epoux. C’est Sa volonté souveraine de vrai « Père » qui veut que Ses enfants soient devenus adultes comme tout père digne de ce nom ! Voilà quand et comment le Royaume de Dieu sera instauré !!!

  1. Paul

Tout au long des Rubriques de l’Eglise des Vainqueurs, nous avons démontré que l’Apôtre Paul avait posé les fondements doctrinaux de l’Eglise des Vainqueurs. Nous avons aussi montré d’après les derniers chapitres du livre des Actes pourquoi il n’a pas vécu ce qu’il aurait dû vivre au même titre que l’Apôtre Jean. Notons toutefois à sa décharge que sa position était très difficile vu qu’il devait assurer, particulièrement par ses lettres, ses souffrances (Colossiens 1:24) la délicate transition d’entretien, de croissance et de pérennité de l’Eglise pour une durée alors indéterminée mais en principe imminente à savoir l’instauration de la Nouvelle Alliance de Feu et de Gloire du début de l’Apocalypse.

Paul avait une vision claire et nette de la nouvelle dispensation glorieuse à venir ou Révélation de Jésus-Christ (1 Corinthiens 1:7) qui allait commencer malheureusement seulement après son martyre (67) au début de l’Apocalypse (=Révélation ; 92).

Pour traiter notre sujet, nous allons plus particulièrement considérer le texte des « cinq ministères » (Éphésiens 4) censés conduire le Peuple de Dieu pour démontrer que ceux-ci ont le devoir de le guider prioritairement au Pays promis céleste.

a) UN

Seul le vécu de la nouvelle Alliance de Feu et de Gloire rend possible l’UN d’Éphésiens 4:4-6 avec un seul corps, une seule Pneuma, une seule espérance, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (ici baptême de Feu et de Gloire ; cf. Hébreux 6:2 avec la doctrine des baptêmes d’ores et déjà considérée comme dépassée), un seul Dieu et Père au-dessus de tous (Règne effectif ; cf. Para. précédent) par tous et en tous.

b) Libération des captifs

Jésus est descendu dans les profondeurs de la terre pour libérer les captifs (rendre captive la captivité), c’est à dire pour les faire monter hors de leur prison espace-matière-temps en prévoyant de les emmener aux cieux bien entendu, où d’autre ? De là et uniquement de là, Il pourra ensuite remplir le « tout » ou toutes choses (panta) à savoir l’ensemble des lieux célestes, l’univers espace-matière-temps et y compris celles et ceux qui y habitent (Éphésiens 4:7-10). L’Ennemi et ses acolytes ne pourront plus y avoir de place ni d’accès puisque Jésus remplira justement le « tout ».

c) Ministères pour l’édification du Corps de Christ

Rappelons toujours et encore qu’Il a décidé de ne pas finaliser tout cela tout seul ! Il a donné les ministères (Éphésiens 4:11) pour faire quoi ? L’édification du Corps de Christ ! Il ne peut s’agir du Corps terrestre alors limité, « selon la chair » de Jésus. Donc il ne reste que Son Corps Glorifié actuel à considérer qui seul peut remplir et englober toutes choses ! Autrement dit la conduite du Peuple de Dieu par les ministères ne peut aboutir qu’à sa transfiguration ou glorification seul moyen d’être véritablement le Corps Glorifié du Christ. Ce sera par-là, et uniquement par-là, l’édification véritablement parfaite et ni plus ni moins réalisable et possible du Corps de Christ tel qu’Il fut réellement depuis la Résurrection, l’Ascension et l’apparition à Jean et tel qu’il est toujours encore aujourd’hui pour l’Eternité ! Le Peuple de Dieu-Épouse doit en effet être rempli de Lui, faire UN avec Lui et/ou être EN Lui, être à Son image, à Sa ressemblance pour pouvoir être compatible avec Lui.

d) Résultats

La suite du texte (Éphésiens 4:12ss) confirme notre interprétation : unité de la foi, connaissance du Fils de Dieu, état adulte à la mesure parfaite de la taille du Christ dans Sa plénitude, fonctionnement harmonieux et efficace dans l’amour du Corps UN sont les moyens et le but qui ne peuvent en aucun cas être terrestres sinon cela se saurait et on y serait !

Ainsi seule l’Alliance de Feu et de Gloire céleste validée par Jésus-Christ Glorifié, depuis 92 environ au début de l’Apocalypse, peut amener ces merveilleux résultats uniquement suite à un positionnement et une corporéité unifiée de type céleste (édification du Corps du Christ UN glorifié) : soyons tout simplement honnêtes avec nous-mêmes, notre prochain et surtout et avant tout avec YHWH ELoHiM et Sa Parole !

Conclusion

En simplifié, pour résoudre un problème de maths, si vous faites une erreur de calcul et/ou de démonstration que ce soit au début ou plus tard, le résultat final sera inexorablement faux. Cela signifie que le résultat, la finalité, le but reste inconnu, inaccessible bref on n’y comprend rien ! Alors on s’arrache les cheveux, on tourne en rond, en bourrique ou alors on est découragé, on abandonne carrément le tout, on ignore, pire, on refoule le problème parce qu’on n’aboutit pas ! Mais tout le monde sait qu’un problème refoulé resurgit tôt ou tard à la surface sous une forme ou une autre plus difficile encore à résoudre… Il se trouve que par le texte de l’Apocalypse, nous avons d’avance le résultat exact, c’est pourquoi tous nos calculs et démonstrations (=compréhension des textes bibliques qui précèdent) doivent s’accorder avec ce résultat !!!

C’est pourquoi ne pas avoir la vision, la foi et le désir de la métamorphose et de la montée ou Nouvelle Naissance En-Haut esprie, âme et surtout corps pour le Pays promis céleste, le Royaume de Dieu, révélés dans l’Apocalypse, ressemble un peu à cette erreur de calcul et/ou de démonstration. Cette erreur empêche de voir le bon résultat, la finalité, c’est-à-dire qu’on ne peut pas comprendre le livre de l’Apocalypse dans sa présentation chronologique, la plus littérale et simple possible. Alors on passe aux spiritualismes, symbolismes voire aux imageries compliquées ou au contraire simplistes selon l’interprétation choisie parmi les dizaines proposées. Au lieu de conduire le Peuple à bonne destination, on tournera en rond, on retournera les choses dans tous les sens mais il n’y aura pas de solution exacte et concrète, pas de « bons pâturages », pas d’issue et de résultat probants, on restera déçu parce que littéralement coincé.

La solution pour une bonne conduite du Peuple de Dieu est évidemment donnée par la meilleure professeure de maths qui soit ! Il s’agit de notre Maman Céleste l’Esprie Sainte qui veut nous inspirer, nous intégrer dans Son merveilleux Corps de Mère (immersion ou baptême dans la Sainte Esprie et le Feu ; l’Esprie Sainte EN nous par le cordon ombilical) pour nous faire monter en accouchant de nous à nouveau En-Haut. Par-là Elle veut nous fait ENTRER au Royaume de Dieu (Jean 3:5). Elle veut non seulement nous y donner la solution au problème posé mais Elle veut bien plus : faire de nous l’élément qui manquait à LA solution globale et finale décrite dans l’Apocalypse via la Grâce préalable manifestée par Jésus-Christ Glorifié qui nous a précédé en étant monté au ciel parce qu’Il en est préalablement descendu pour nous justifier et ensuite nous emmener à bon port par Elle ! (Zacharie 4:6 ; Jean 3:6 ; 13 ; Éphésiens 4:8).

En Jésus, Martin BUSCH

155. Le sentier de la vie

INTRODUCTION

Incroyable mais vrai ! Le psaume 16 de David est absolument exceptionnel de par sa vision prophétique apocalyptique qu’il nous propose, surtout quand on a compris puis accepté l’Alliance de Feu et de Gloire de la Révélation !

Notons tout d’abord que ce psaume se situe sur trois niveaux d’interprétation majeurs :

  • David, roi et ancêtre du Messie avec le Peuple au Pays d’Israël.
  • Jésus-Christ puisque l’Apôtre Pierre reprend en grande partie ce psaume dans sa prédication à la Pentecôte où il qualifie David de prophète. Il voulait par-là démontrer bibliquement que le Messie allait être ressuscité et ne pouvait être retenu par la mort et la pourriture (Actes 2:24-32).
  • L’Église des Vainqueurs dans l’accomplissement apocalyptique : notre propos où tous les merveilleux aspects abordés par le texte trouvent pleinement leur accomplissement effectif.

Cette dernière vision se révèle encore davantage par une lecture du texte original, d’où nos indications et multiples significations de certains mots en hébreu entre parenthèses dans notre traduction littérale qui précède les paragraphes d’explications. Nous y retrouvons les thèmes majeurs des promesses liées à cette Alliance de Révélation que nous essayerons de développer ici.

Ainsi ce psaume peut être une prière et un chant extraordinaire et par là un sentier de la vie à emprunter pour celles et ceux qui croient et aspirent à monter à la Salle du Trône former l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise.

Nous vous proposons dans un premier temps une transcription très « spéciale ». Nous espérons qu’elle ne soit pas choquante pour vous, mais elle est à notre avis sincère. C’est un « poème » :

Chante, David :
Dieu, sauve ma peau, je suis chez Toi, mon super héros,
Mes amis du coin sont cool de chez cool,
Je ne fais pas l’imbécile.
Dieu, tu manges et bois avec moi, on ne se quitte plus.
J’hérite de Toi le Pays, j’ai plein de beurre !!!
Dieu, Tes conseils sont au top, du cœur à cœur.
Dieu, on se regarde, T’es à côté, je ne me plante plus.
C’est la fête, on s’éclate, ça ne craint plus.
Plus de cadavres, c’est la Vie.
Tu Te bouges toujours avec moi, c’est promis !
Je suis si heureux, qu’est-ce que T’es beau !

  1. Titre

Garde (SCHaMaR : garder, protéger, sauver la vie) -moi EL, car je me réfugie (HaSaH : se réfugier, se confier, espérer) en toi.

Je dis à YHWH : ADoNaÏ, toi mon bien (TOV : bonheur, meilleur, bien, bon, bienfait, agréable, plaisant), rien au-dessus de toi !

David, par ce titre, résume le psaume en disant que la protection, le salut pour la vie se trouve EN (Be- ; BeKa : en toi) ELoHiM. Cela rejoint l’Alliance de Gloire et de Feu où l’être humain dans son intégralité, esprie, âme et corps transformés se confie avec son esprie, espère avec son âme EN Christ DANS Sa justification et se réfugie avec son corps DANS sa Maman céleste l’Esprie Sainte qui le portera et accouchera de lui En-Haut.

YHWH ADoNaÏ est le nec plus ultra : le bonheur parfait, le meilleur, le summum !

  1. Les saints au Pays

Les saints (KaDoSCH : saint, mis à part, sacrés) qui sont dans le pays, sont magnifiques (ADYR : puissants, magnifiques, majestueux) tout mon plaisir (HePHeTZ : plaisir, délice, bonheur, affection) est en eux__.

Les idoles font de nombreux ravages, on leur court après : Je ne leur verserai pas leurs libations de sang et je n’élèverai pas leurs noms sur mes lèvres.

Quelle belle description de l’Eglise des Vainqueurs qui est montée, née de nouveau au Pays promis céleste. Uniquement ici, ses membres sont saints, purs, sans péché, mis à part. Leur aspect est magnifique, ils sont plein de majesté et de puissance, ils font plaisir à voir dans leur réel bonheur affiché et ne font que susciter l’affection et l’amour. Fini le péché et l’idolâtrie. Ils en sont totalement séparés car ils sont montés au Pays promis céleste, à la Salle du Trône, au Saint des Saints.

  1. Nouvelle Alliance de Feu, de Lumière et de Gloire pour une destinée nouvelle

YHWH, la part de mon pain (MaNaH : part, partage, portion, manne, subsistance, pain) et mon calice (KoS : coupe, calice), maintenant mon lot (GoRaL : lot, destin, destinée, sort).

David fait prophétiquement clairement allusion à la Ste Cène de Gloire (Apocalypse 3:20) avec le partage réel avec nous du Corps (Pain) et du Sang (Coupe) de Feu et de Lumière de Jésus-Christ Glorifié.

C’est uniquement là que l’on peut effectivement manger le Corps glorifié et le Sang glorifié réels de Jésus qui ne peuvent, depuis l’Apocalypse, être réduits et rabaissés à un morceau de pain et à une gorgée de vin. Ici la justification de notre corps est scellée dans la réalité céleste de l’accomplissement tangible et corporel de Gloire de Christ. C’est là la véritable Alliance voulue depuis toujours par ADoNaÏ et instaurée par Jésus-Christ Glorifié au début de l’Apocalypse !

Jésus peut alors devenir notre lot. Cela signifie qu’Il vient vivre avec nous dans l’intimité effective de couple par l’acte de mariage scellant définitivement notre destinée auprès de Lui ! Que notre « porte » Lui soit ouverte, laissons-Le entrer glorieux, c’est-à-dire comme Il est à présent ! (Apocalypse 3 : 20-21).

  1. L’Héritage

Un pays (HaBaL : corde, câble, cordeau, héritage ; pays, territoire mesuré au cordeau) étincelant (ShaPHaR : étincelant, plaisant, beau, agréable) m’est échu, un bel héritage (NaHaLaH : possession, propriété, héritage).

La filiation effective à travers notre Nouvelle Naissance du merveilleux Corps féminin glorieux de notre Maman divine, l’Esprie Sainte, impliquant la paternité de notre Papa céleste, donne droit à un héritage. En effet, sans filiation pas d’héritage. Cet héritage, cette possession, est l’étincelant, magnifique Pays promis céleste où nous pourrons de ce fait dorénavant résider et dont nous pourrons pleinement profiter des délices !!! (Apocalypse 5:10 ; Apo 7:9b ; Apo 11:12 ; Apo 12:1+12a).

  1. L’Intimité avec YHWH

Je bénis YHWH qui me conseille (YaHaTZ : conseiller, décider, résoudre) même la nuit mon cœur (KiLeiYaH : reins, âme, conscience, cœur, entrailles) m’exhorte (YaSaR : avertir, exhorter, instruire, corriger).

J’ai constamment (TaMiYD : à perpétuité, constamment, toujours, durée, continuellement, permanent) YHWH vis à vis de moi (NeGeD : vis à vis, devant, en présence, en face, à côté), à ma droite (YaMiYN : droite, côté droit, main droite, puissance), je ne tombe (MoTH : vaciller, chanceler, trembler, tomber, faire un faux pas, être ébranlé) pas__.

Le Conseil, la Parole, l’Échange dans la proximité totale et l’intimité parfaite avec YHWH ELoHiM et plus particulièrement avec notre Epoux, Jésus-Christ Glorifié est totale. Il « passe la nuit » avec nous. Il nous entoure dans un face à face merveilleux constant, nous accorde une « droite » ou « puissance » (cf. ROUaCH KoDeSCH) de plénitude sans faille, sans chute, sans peur et sans reproche.

Jusqu’au nouveau ciel et la nouvelle terre d’Éternité, n’oublions pas qu’il y aura encore du travail et des combats à partir du ciel contre le Dragon et ses acolytes. Mais il n’y aura plus de chute, de défaite, de peur, de faux pas grâce au Conseil indispensable de YHWH, notre Epoux et nos Parents célestes.

  1. Joie, Gloire, Sécurité

C’est pourquoi mon cœur (LeV : cœur, siège de l’amour et des sentiments, confiance) se réjouit (SaMaH : exulter, se réjouir, être gai, en fête, avoir du plaisir, triompher, contenter, enchanter), ma gloire (KaVOD : dignité, gloire, honneur, esprit, hommage, noblesse, brillance, éclat) exulte (GiYL : exulter, se réjouir, être dans l’allégresse), mon corps ( BaSaR : corps, physique) est en sécurité (BeTaCH : sécurité, sûreté, confiance, paix, tranquillité).

Cœur en confiance, joie indescriptible, enchantement, plaisir, contentement, gloire, triomphe, fête perpétuelle, exaltation, louanges qui ne peuvent être ni remis en cause, ni menacés, ni interrompus par la peur, l’insécurité, des maux, des maladies et la mort ! Pourquoi ? Parce ce que justement notre corps est en sécurité, intouchable par le Dragon et ses acolytes. La sécurité du corps par la métamorphose, la glorification et la montée est la condition de possibilité de la tranquillité, de la paix et du bonheur parfaits !

  1. Immortalité

Car tu n’abandonneras pas ma vie (NePHeSCH : vie, âme, souffle) au séjour des morts (SHeOL : tombe, fosse, souterrain, séjour des morts, enfer), tu ne délaisseras pas ton juste (HaSiD : saint, juste, fidèle) pour connaître (RaHAH : voir, connaître, regarder, paraître) la corruption (SHaHaTH : fange, pourriture, corruption, destruction).

Subir la mort implique la pourriture du corps suite à un abandon de YHWH (Cf. « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? »). La mort est une déchirure atroce entre l’homme intérieur et l’homme extérieur.

Mais là le corps ne risque plus rien : il est en sécurité complète et totale ! La mort et tout ce qui y mène n’ont plus de pouvoir sur lui, ne peuvent plus le toucher. Le HaSiD (juste, justifié [par Jésus]) bénéficie de l’immortalité intégrale, autrement dit, YHWH ne laissera pas la pourriture et la fange l’attaquer, n’abandonnera pas sa vie au SheOL (enfer, séjour des morts), ceci pour maintenant.

  1. Confession de foi dans les promesses pour le sentier de la vie

Tu me feras connaître (YaDaH : connaître, savoir) le sentier (OraCH : sentier, route, manière de, style de) de la vie (HaY : vie, survie, restauration, réparation, conservation, existence) la plénitude (SoBaH : plénitude, satiété, abondance, saturation, imprégnation) du bonheur (SiMeCHaH : bonheur, joie, plaisir, transports, débordement de joie) avec les beautés (NaYiM : délice, beauté, douceur) de ton visage (PhaNiYM : face, visage, figure) à ta droite (YaMiYN : droite, côté droit, main droite) pour l’éternité (NeTZaCH : gloire, victoire, à perpétuité, pour l’éternité, pour toujours, perpétuel). »

Connaître le sentier de la Vie, l’opposé de l’actuel, celui de la Mort, c’est l’emprunter, y marcher, le suivre car il implique assurément la plénitude du bonheur, le face à face avec Jésus-Christ Glorifié à Sa Droite sur le Trône et ceci pour toujours (Apocalypse 3:21). David résume en quelque sorte ce qui précède. Cette conclusion est une des plus merveilleuses confessions de foi de la Bible !

En Jésus, Martin BUSCH

154. ​Réveil de l’Esprie, se lever, monter et bâtir

INTRODUCTION

« …tous ceux dont ELoHiM réveilla (HOUR : réveiller, remuer, exciter, secouer) l’esprie (ici [la] ROUaCH humaine au féminin en hébreu), se levèrent (QOUM : se lever, se dresser, s’élever, s’exécuter, persévérer) pour monter (HaLaH : monter, s’élever dans les airs, s’élancer, être enlevé, surpasser, être ramené) bâtir (BaNaH : bâtir, rebâtir, construire, s’établir, rétablir, fonder, relever, travailler) la maison de YHWH à Jérusalem. » (Esdras 1:5).

Esdras vécut au moment des retours au Pays promis d’une partie du Peuple d’Israël de l’exil à Babylone au moment où « l’esprie de Cyrus, roi de Perse, fut réveillée » (Esdras 1:1) en – 538. Il ordonna et fit organiser le premier retour (ou l’Aliyah). Trois vagues principales de retour sont à noter : en – 538 dont Aggée, en – 548 dont Esdras et en – 445 dont Néhémie, sachant que ces prophètes prophétisèrent plus ou moins selon les circonstances sur les trois périodes.

Le retour au Pays promis, d’après de nombreux textes des prophètes, est une projection-annonce prophétique entre autres sur les trois montées réelles, esprie, âme et corps, au Pays promis céleste (Apocalypse 5:10 ; Apo 7:9+14 ; Apo 11:12) qui formeront l’Eglise des Vainqueurs au complet, la glorieuse Épouse de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 12:1ss). Leur fils, nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs ENLEVEE (Apocalypse 12 : 5), avec les anges, à partir du Trône, éjectera du ciel le Dragon (Apocalypse 12:7-11), sera définitivement installée au ciel (Apocalypse 12:12a) et continuera les combats contre le Dragon sur terre à partir de là (Apocalypse 17:14 ; Apo 19:14).

Pour croire en l’humainement impossible Aliyah, il est nécessaire de commencer par avoir l’esprie réveillée par YHWH pour ensuite se lever, monter et reconstruire non seulement la truelle et la pelle à la main mais aussi les armes pour combattre en même temps l’Ennemi voulant empêcher la finalisation des travaux. Ce fut le cas des Juifs rentrés au Pays à l’époque d’Aggée, d’Esdras et de Néhémie (Esdras 4 et ss ; Néhémie 4 etc…).

 

  1. L’esprie réveillée par YHWH

  • Tous invités mais pas tous réceptifs

YHWH n’a pas réveillé l’esprie de tous mais de certains. Tous les membres du Peuple étaient pourtant invités à rentrer (Esdras 1:3) mais tous n’avaient pas l’esprie ouverte à YHWH pour répondre positivement à l’invitation car l’influence de l’environnement babylonien puis perse était énorme et certains s’y étaient d’ailleurs très bien installés. Les risques du voyage et de l’installation au Pays d’Israël occupé par d’autres peuplades, de surcroît passablement dévasté et détruit, toujours exposé aux attaques en tous genres, semblaient pour eux des obstacles insurmontables.

Ceux qui sont restés à Babylone, malheureusement majoritairement, disparurent en tant que Peuple élu de YHWH ELoHiM. Ils finirent par être persécutés, voire éliminés en partie selon les périodes, ou s’intégrèrent et se mélangèrent aux populations locales en adoptant en même temps leur style de vie et leurs divinités. Seuls ceux qui sortirent de Babylone, en risquant le voyage, continuèrent à terme à être le Peuple avec tous ses devoirs et prérogatives liés à son élection.

Nous retrouvons le même phénomène chez les chrétiens dont l’esprie n’aura pas été réceptif et ouvert à la Parole et à l’invitation de Jésus-Christ Glorifié et à l’écoute de l’Esprie Sainte pour être réveillée. Au lieu d’être le cavalier couronné vainqueur (Apocalypse 6 : 2), ils resteront de ce fait en-bas pour malheureusement subir la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3-17 surtout Apo 9-11) ce qui n’est pas le désir de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 3:10).

Après la terrible Grande Tribulation (Apocalypse 6 à 11), l’Anti[é]-Christ installera sa domination atroce sur terre (Règne de l’Anti[é]-Christ : Apocalypse 12:17ss ; Apo 13 à Apo 19:19).

Ceux qui y seront malheureusement restés, eux aussi convertis par le ministère de l’Eglise des Vainqueurs en étant qualifiée du « reste de la descendance de la femme glorieuse » (Apocalypse 12 : 17) seront vaincus (Apocalypse 13 : 7) et la vie chrétienne y sera quasi impossible (Apocalypse 13:10 ; Apo 14:12-13). D’ailleurs le dernier appel pour l’Aliyah céleste en Apocalypse 18:4 exhortant les derniers chrétiens sur terre à sortir de Babylone pour ne pas participer à ses péchés, démontre la trop forte pression dictatoriale et persécutrice du règne de l’Anti[é]-Christ. La nécessité deviendra plus qu’urgente de sortir de l’espace-matière-temps babylonien, rejoindre l’Eglise des Vainqueurs au troisième ciel.

Nous constatons aujourd’hui, comme à l’époque de l’Apôtre Jean, que nombre, voire la majorité des chrétiens dits réveillés qui ont entendu ou entendent l’exhortation à monter pour sortir de la Babylone terrestre soit ne comprennent pas, soit doutent, soit restent dans leurs traditions en refusant de mettre le vin nouveau dans de nouvelles outres (Matthieu 9:17). Pourtant tous sans exception sont invités à y croire pour pouvoir vivre dès maintenant cette nouvelle dispensation d’Alliance de Feu et de Gloire impliquant la métamorphose du corps suivie de la montée au Pays promis !

  • Contrat d’élection ou de mariage

La partie du Peuple exilé dont l’esprie était réveillée avait avant tout YHWH ELoHiM à cœur, autrement dit L’aimait, trouvait sa raison d’être et son identité en Lui et par Lui ! Il avait à l’époque choisi de Se révéler à Son Peuple dans le Temple, à Jérusalem, au Pays promis ! Cela faisait partie intégrante de Son Alliance, du « contrat d’élection, de mariage » !

Par conséquent il leur fallait quitter Babylone pour justement reconstruire ledit Temple à Jérusalem ainsi que les murs de la ville, aller  à Sa rencontre et nulle par ailleurs ! L’Alliance de Feu et de Gloire ou le contrat de mariage implique un processus semblable où nous sommes appelés comme le Peuple d’Israël à quitter la Babylone terrestre pour la Salle du Trône, la Jérusalem céleste au Pays promis céleste.

  • Amour toujours

Le verbe hébreu « HOUR » signifie non seulement réveiller, le contraire du sommeil, mais aussi remuer, exciter, secouer. Bref on est pris, touché, envahi à tel point que l’on est remué jusqu’au plus profond de soi-mêmeexcité c’est à dire totalement motivé, enthousiasmé, secoué c’est à dire ébranlé, remis en cause (cf. repentance ; Néhémie 1 : 5ss), chamboulé, changé. Nous comprenons immédiatement que ce qu’on appelle l’amour n’est pas loin.

Pensons par exemple à l’expression « réveiller l’amour ». Quand « on a quelqu’un dans la peau », on rêve, pense tout le temps à la personne aimée, on est « habité » par elle, il faut absolument la rejoindre, vivre avec elle, là où elle se trouve, s’unir à elle, bref c’est absolument irrésistible, pas explicable mais tellement réel !

Voilà le cœur du réveil de l’esprie du fidèle par YHWH.

Nous rêvons, pensons à Lui et plus particulièrement à notre bien-aimé Epoux céleste, Jésus-Christ Glorifié ! Laissons-nous remuer, exciter, secouer par Lui et enthousiasmons-nous pour Le rejoindre au plus vite  où Il nous attend.

Dans cet « état d’esprie en amour » je vous laisse deviner quelle sera l’ampleur de votre chamboulement pour vos lectures bibliques, leur compréhension à partir de la Révélation, vos prières, vos jeûnes, vos paroles, vos écrits, vos conversations, vos relations et évidemment les investissements de toutes sortes vous engagerez à cet effet (Cf. Esdras 9:3ss ; Néhémie 1:4-11).

Ici pas de manifestation fanatique, car il y est justement question d’amour véritable fondé sur la liberté totale de choix dans l’acceptation ou non de faire confiance à YHWH ELoHiM pour le « voyage ». Le mysticisme et la gnose n’ont pas davantage leur place car les images, symboles, allégories, mystères doivent laisser leur place à la réalité totalement tangible, physique, réelle du processus.

En effet, le Peuple exilé avait le choix de retourner concrètement, réellement ou pas au Pays rejoindre YHWH. Il en est de même pour nous aujourd’hui en tant que chrétiens invités à monter tout aussi concrètement et réellement.

Actuellement nous sommes épouse de Christ sur le papier (Livre de vie : Apocalypse 20:12) grâce au Sang de la Croix et ce sera capital au moment du jugement dernier.

Toutefois le réveil de notre esprie signifie bien davantage à savoir l’authentique prise de conscience dès maintenant de notre identité et position d’épouse. Nous devenons au plus profond de nous-mêmes, jusqu’aux tréfonds de nos tripes, existentiellement, épouse de Christ.

Celle-ci ne peut alors que concevoir de vivre réellement, physiquement dans Sa Maison avec Lui comme toutes les épouses dignes de nom ! Elle ne peut vivre loin de Lui, ce n’est plus possible, sinon elle ne « vit » plus ! C’est là l’énergie inépuisable, inaltérable, insatiable tel le Feu céleste transmise par la ROUaCH KoDeSCH sa Maman céleste qui aura réveillé son esprie et transfigurera son corps par la Nouvelle Naissance En-Haut.

Ainsi, aspirant à devenir par la métamorphose du corps à la ressemblance totale de Son Epoux, l’Épouse veut faire corps, s’unir à Lui pour que coule en elle la semence glorifiée divine de Feu et de Lumière en vue de la conception puis de la naissance d’une nouvelle génération de vainqueurs glorifiés (Apocalypse 12 : 5). Voilà le programme !

Que diriez-vous si au soir de la cérémonie de votre mariage, l’Époux vous informait qu’avant que vous n’entriez dans Sa Maison, il faudra que vous mouriez préalablement ? Vous diriez à juste titre que c’est complètement inacceptable, invraisemblable pour ne pas dire scandaleux, voire criminel !!! Quel amour bizarre qui inclurait le démon de la Mort dans son accomplissement !

Pourtant c’est ce que l’Eglise enseigne plutôt plus que moins !!! : « Il faut savoir mourir pour apprendre la vie », « la mort fait partie de la vie », « tout le monde doit mourir ». C’est le discours du réalisme « raisonnable » terrestre mortifère que l’on subit au quotidien, souligné par la théologie de l’épreuve et de la souffrance, opposé à celui de la Foi et surtout au plus important : l’Amour ! Jésus, par amour, a porté tout le néant à notre place, ce n’est ni une plaisanterie, ni une blagounette !

  • Bonne nouvelle

Il y a donc une bonne nouvelle : le chemin est ouvert pour Le rejoindre là où Il se trouve : dans Son Pays promis céleste, Sa Maison, sur le Trône et ceci sans mourir ! (Jean 3:16 ; Romains 2:7 ; 1 Corinthiens 15:53-54 ; 2 Timothée 1:10 ; Apocalypse 2:7b).

Le billet pour les lieux célestes est payé et le voyage se fera sous bonne escorte divine, sans attaque mortelle ennemie ! (Esdras 8:21-23 etc.…)

 

  1. Se lever (QOUM : se dresser, se lever, s’élever, s’exécuter, persévérer).

Le verbe QOUM, comme nombre de mots hébreux, présente des significations multiples de dimensions « spatiales » à 3 ou même à 4 D.

On ne reste plus couché parce que le réveil a sonné :

  • Donc on se dresse sur son lit.
  • On se lève, on s’habille, on se « revêt » pour pouvoir « s’élever ».
  • On s’exécute, on obéit.
  • Et on s’apprête à persévérer, à maintenir le cap.

Bref on se bouge, debout là-dedans, inspection du paquetage et des équipements dans un quart d’heure puis départ par sections sur le terrain des opérations, comme qui dirait pour ceux qui ont fait leur armée… !

La partie du Peuple d’Israël à l’esprie réveillée, plus que motivée ne pouvait que se préparer, se tenir debout, se bouger, s’exécuter et persévérer en vue de « s’élever » au Mont du Temple ! Elle l’a fait en – 538 et les années suivantes et l’a refait en 1948 !

Par contre, en ce qui concerne l’Eglise, c’est plutôt une grasse matinée d’environ 2000 ans… !

 

  1. Monter (HaLaH : surpasser, s’élancer, être enlevé, monter, s’élever dans les airs, être amené)

Là encore nous retrouvons nos 4D :

  • D’abord on se surpasse : on fait tout pour prendre son élan, s’élancer, tel un avion sur la piste qui met les pleins gaz,
  • On décolle, on est enlevé,
  • On montes’élève dans les airs,
  • On est amené à bon port à Jérusalem, au Temple, à la Salle du Trône.

Ce voyage pour les Juifs de l’époque avec l’emploi du verbe HaLaH, pouvait déjà avoir une charge sémantique d’encouragement absolument merveilleuse. Eux, ont mis concrètement un pied devant l’autre pour atteindre leur destination, mais nous, nous sommes invités à vivre ce verbe dans toutes ses dimensions 4 D pour monter comme notre modèle Jésus monté au ciel lors de Son Ascension !

 

  1. Bâtir

Le verbe BaNaH comporte lui aussi des dimensions 4 D (BaNaH : relever, s’établir, travailler, fonder, bâtir, construire, rebâtir, rétablir) :

  • D’abord on se relève, on se remet du voyage, on se réjouit d’être bien arrivé au Pays.
  • On se met au travail en posant d’abord les fondations
  • On bâtit, on construit, on rebâtit non seulement par le travail mais aussi en combattant, bref on restaure, rétablit l’original, la bonne situation paradisiaque totalement selon YHWH ELoHiM.
  • On s’établit, s’installe, prend ses marques.

 

Conclusion

Voilà encore en d’autres termes le programme du voyage en 4X4 (Cf. REdV n°115 « Le 4X4 du Seigneur ») proposé dans l’Apocalypse que nous indique prophétiquement le vécu du Peuple Juif relaté et annoncé par les Prophètes. Comprendre et interpréter les textes bibliques à partir de l’Apocalypse est une clé fondamentale pour pouvoir établir la connexion jusqu’au premier verset de la Genèse en passant évidemment par la Croix et la Résurrection. Réveil de l’esprie, se lever, monter et bâtir armes à la main, voilà priorité de YHWH ELoHiM pour la restauration finale, donc cela ne peut être que la nôtre !

En Jésus, Martin BUSCH

153. ​Le salut total

INTRODUCTION

La chute suite au péché a entraîné la déchéance de l’être humain créé à l’image, à la ressemblance de YHWH ELoHiM sachant que l’esprie humaine a été créée à la ressemblance de l’Esprie Sainte, l’âme à celle du Père et le corps à celle du Fils. Avant cette déchéance, cet être humain était donc un être glorieux uni, harmonieux de Feu et de Lumière, immortel et puissant.

Pour pouvoir décrire le salut, il faut savoir de quoi on est sauvé c’est à dire connaître la nature de la déchéance, sachant que le sacrifice expiatoire nous en a juridiquement sauvés pour ouvrir la voie à l’exécution, à la mise en œuvre totale et complète de ce salut par l’Esprie Sainte.

 

  1. La déchéance

  • Comment le mal et le péché infectent-ils l’être humain ?

Nous vous proposons une petite présentation pour clarifier les choses, sachant que YHWH ELoHiM comme l’être humain sont respectivement une unité inséparable et qu’il y a de ce fait une interdépendance des trois dimensions donc des interférences constantes de l’une à l’autre.

Nous référençons ici le lieu et les effets majeurs de la déchéance des trois dimensions chez l’être humain qui étaient initialement glorieuses et parfaites avant la chute :

Esprie ; ROUaCH ; Pneuma lieu de la conception, inoculation du mal et du péché ; idolâtries, superstitions, liens spirituels, possessions.

Âme ; NePHeSCH ; Psychè – lieu de la conceptualisation, de la formation et du développement du mal et du péché ; pensées, réflexions et raisonnements mauvais et faux, volonté de faire le mal et de pécher, maladies psychiques.

Corps ; GeYiaCH ; Soma – lieu de la concrétisation, de la matérialisation, de la manifestation visible et tangible, de la mise en œuvre du mal et du péché ; mauvais comportements, mauvaises paroles et actions, maladies physiques, blessures, vieillissement, mortalité.

  • Ne confondons pas le corps (soma) avec la chair (sarx).

Le corps est souvent simplement désigné en français par chair, en grec par sarx qui a d’ailleurs donné sarcophage ou porteur, conteneur de cadavre ou encore cercueil. Malheureusement le mot sarx est confondu avec le mot corps-soma. Le corps-soma de l’homme, au départ parfait et glorieux, changea fondamentalement de composition et de constitution ou fut transformé, métamorphosé à la chute et est carrément devenu chair-sarx : un corps de chair ou un corps porteur de mort, mortel d’où la confusion voire l’assimilation entre les deux parce qu’on ne savait plus ce qu’était un corps-soma SANS la chair-sarx.

  • Que signifie Jésus venu en chair ?

Cette confusion pourrait par ailleurs aussi venir du fait qu’il est écrit que Jésus est venu en chair pour nous sauver et on ne pouvait imaginer voire admettre que Son corps de chair puisse d’emblée porter la marque de la mort puisqu’Il était parfait. Pourtant Il a volontairement accepté d’abandonner Son parfait Corps de Feu et de Gloire pour revêtir un corps mortel, de mort, de chair (Colossiens 1:22 : en to somati tès sarkos autou : dans Son corps de chair).

En d’autres termes, Sa Passion ou Sa Souffrance avait déjà commencé à Son Incarnation et à Sa Naissance dans l’étable de Bethléem pour aboutir à la Croix où Il a finalement endossé dans la mort même, la totalité du mal, les conséquences de notre péché, de notre déchéance dans leur globalité tels que nous les avons décrite plus haut.

Sans commettre de péché (Hébreux 4:15), Jésus est pourtant littéralement devenu péché à notre place dans Son corps humain de chair (cf. Jean 4:6) ou Son corps de mort qu’Il a non seulement accepté puis revêtu mais aussi HERITE de Marie et de son ascendance (Romains 8:3 ; Philippiens 2:6-8). Comprenons par-là que Marie n’était pas « immaculée conception » c’est à dire qu’elle aurait été elle-même miraculeusement conçue comme Jésus sans père terrestre en ayant à sa naissance un corps soi-disant non infecté par la chair.

 

  1. Le salut total

  • L’Évangile complet par la Nouvelle Alliance de Gloire

Si nous analysons les textes bibliques nous trouvons tour à tour et en interconnexions des descriptions du péché et du mal tant au niveau de sa conception, de son inoculation, c’est à dire au niveau de l’esprie, que de sa conceptualisation, de sa formation et de son développement, c’est à dire au niveau de l’âme, que de sa concrétisation, de sa matérialisation, de sa manifestation, de sa mise en œuvre, c’est à dire au niveau du corps de chair.

Il y est aussi dit que Jésus-Christ par Son sacrifice nous en a totalement libéré.

Pourtant il suffit de lire les appels à la repentance, les reproches, les recommandations, les exhortations des apôtres dans les épîtres et de Jésus Glorifié Lui-même dans les lettres aux sept églises pour constater que les croyants sont loin d’en être libérés dans les faits. Regardons l’histoire de l’Eglise, nos églises et nos vies personnelles pour arriver au même constat ! Pourquoi ?

Revenons à l’évolution du processus du péché et du mal : il est d’abord conçu, puis se forme, se développe et finalement se manifeste, se concrétise, se matérialise.

Ce processus ressemble « étrangement » en sens inverse à celui de l’enfant conçu dans le sein de sa mère, s’y développant et normalement suivi de sa naissance. Le Diable n’a rien inventé, ni créé, il contrefait pour détruire, anéantir et tuer.

Quand quelqu’un accepte le Seigneur Jésus-Christ comme son Sauveur personnel, il est normalement libéré de ses idolâtries voire de ses liens ou possessions (au niveau de l’esprie), change de raisonnement, de pensées (au niveau de l’âme) en croyant qu’il est sauvé et pardonné par le Sacrifice de la Croix et la Résurrection, qu’il aura la Vie éternelle, toutefois en mourant d’abord, que la Bible est la Parole de Dieu.

Mais où est la troisième étape du salut ? Comme dit, la concrétisation, la matérialisation, la corporéité manquent tout au moins partiellement pour ne pas dire totalement à l’appel ! La chair-sarx reste en effet très active dans le corps malheureusement toujours encore de chair-sarx et continue entre autres à faire pécher, souffrir, vieillir et mourir !!! En prime, les retours de bâtons cinglants contre l’homme intérieur sont plus que fréquents. La vie chrétienne devient alors de moins en moins idyllique pour ne pas dire très difficile dans de nombreux cas ! On a pourtant en général un souvenir si magnifique de paix et de libération intérieures du début de la vie chrétienne… !

Ainsi le corps-soma n’est pas délivré, « circoncis, coupé » (Colossiens 2:11) de la chair et le corps reste un corps de mort (cf. Romains 7:24 : ek tou somatos tou tanatou toutou ; [qui me délivrera] de ce corps de mort) même si des guérisons physiques miraculeuses ont pu merveilleusement intervenir. La concrétisation finale ou troisième étape n’a pas eu lieu. C’est un peu comme un enfant conçu, puis porté mais au final mort-né (= mort des chrétiens). Voilà le problème !

Il faut en effet que le corps soit débarrassé de la chair-sarx, c’est à dire qu’il soit sauvé (Romains 8:23 ; tèn apolutrosin tou somatos èmon : la rédemption de notre corps) au même titre que l’esprie et l’âme, qu’il renaisse une deuxième fois du Corps Glorieux de Feu et de Lumière de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte, En-Haut (Jean 3:3ss ; 2 Corinthiens 3:18) dans la Salle du Trône, nous dirions dans la « 4ème dimension » de l’environnement céleste glorieux ou Pays promis de Gloire indispensable, hors de l’espace-matière-temps !

En effet, ce qui est né de la chair est…chair, c’est à dire marine d’emblée dans la sarx, le sarcophage, le cercueil, la mort mais ce qui est né de l’Esprie est…esprie c’est à dire baigne et naît d’un vrai corps-soma maternel donc féminin de Vie, de Gloire, de Feu et de Lumière pour être et rester éternellement ainsi.

Comme le corps sans chair-sarx glorieux d’Adam et d’Eve fut transformé, métamorphosé en corps de chair-sarx avec expulsion du Paradis suivi de la mort, le salut totalement accompli en Jésus-Christ doit nous permettre de refaire très exactement le chemin inverse dès aujourd’hui… à moins qu’il ne soit totalement accompli… ???

Quoi qu’il en soit, voilà proposés le salut total et l’Evangile complet où la mort physique et tout ce qui y mène n’ont bibliquement plus leur place.

C’est d’autant plus vrai que le contenu et le but du nouveau message de Jésus-Christ Glorifié aux sept églises au début de l’Apocalypse, ayant alors institué l’Alliance de Gloire, de Feu et de Lumière, est dorénavant valide depuis près de 2000 ans peu après les Actes et les Épîtres ! Accepter cette nouvelle dispensation, c’est réinterpréter le texte biblique A PARTIR de l’Apocalypse et de cette nouvelle Alliance de Feu et de Gloire.

De même, Paul par exemple, a réinterprété l’Ancien Testament à partir de la justification par le Sacrifice de Jésus-Christ et des Évangiles, tout en donnant de sérieuses perspectives vers la Révélation à venir et notamment le salut du corps.

  • Croire et confesser l’impossible et l’impensable par la Parole de la Foi

On pourrait rétorquer : « Elle est évidemment bien gentille, ta rêverie sympathique, mais quand tu auras expérimenté tout cela, tu repasseras et tu auras peut-être le droit de m’en parler… ! »

Ma réponse commence tout d’abord par ces versets :

« La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus (kataiskuno : déshonorer, mettre en disgrâce, être confus, faire honte, humilier, tromper, confondre, mettre en échec). » (Romains 10:7-11 ; Trad. Segond 1910)

Histoire de cœur (esprie, âme) et de bouche (corps-soma) ! La foi de mon cœur procure la justification préalable et indispensable au salut, l’expression de ma foi, la confession de cette Parole prononcée, dite, écrite, communiquée de mon corps-soma ou de ma bouche me fera parvenir au salut ne pouvant être partiel, divisé, séquencé mais bien d’emblée total, visible, corporel, certes esprie et âme mais aussi corps ! Il en va de la crédibilité à terme de ce salut au vu des textes bibliques !!!

Je ne serai pas trompé, confus, déshonoré : aujourd’hui cette Parole de FOI (cf. Esaïe 55) est près de moi, dans mon cœur et dans ma bouche ! Comme cette Parole de foi du salut total correspond à la Parole de Dieu, j’ai non seulement le droit d’en parler mais le devoir d’en parler et je ne serai pas confus, ni confondu, ni humilié devant la Face de mon Père sur ce sujet ! Il ne peut que s’agir d’une Parole de FOI réelle car elle confesse l’humainement impossible, l’impensable, l’illogique, le miraculeux définitivement total et absolu que Seule l’Esprie Sainte peut réaliser.

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les prédestine à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il prédestine, il les appelle aussi ; et ceux qu’il appelle, il les justifie aussi ; et ceux qu’il justifie (= salut de l’esprie et de l’âme), il les glorifie aussi (= salut du corps ; edoxasen aoriste temps verbal grec qui désigne l’aspect de certitude établie intemporelle cf. RedV N° 147) » (Romains 8:29-30).

Aujourd’hui nous sommes comme paralysés (Luc 5:17-38), prisonniers dans notre corps de chair-sarx : apparemment impossible de s’en dépêtrer.

La question cruciale est celle de Jésus aux pharisiens et docteurs de la loi de service : « Lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés te sont pardonnés (Salut de l’homme intérieur), ou de dire : lève-toi, et marche (Salut de l’homme extérieur) ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison. Et, à l’instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché, et s’en alla dans sa maison, glorifiant Dieu. »

Aujourd’hui nous sommes aussi invités à croire, à dire avec Jésus-Christ Glorifié : lève-toi, monte, non pas meurs (Apocalypse 2:7b), et va chez toi à la maison du Père, au Pays promis céleste ! Nous sommes invités à casser le toit d’une maison terrestre (nos systèmes religieux de foi limitée) pour nous approcher de très près de Lui et passer au-delà de la foule notamment celle « d’actuels pharisiens et docteurs de la loi qui suppriment la Parole de Foi divine au profit de leur tradition, et de leur soi-disant « sagesse biblique » basée sur leur réalisme terrestre !

A vous de choisir, car il est vrai qu’il est tellement plus facile de dire : « Tes péchés te sont pardonnés, occupe-toi de l’homme intérieur car la chair (pourtant à ne pas confondre avec le CORPS !) ne sert de rien » que le fameux « lève-toi et marche, monte avec ton corps, sois complètement sauvé, métamorphosé, glorifié, débarrassé de la chair » laquelle effectivement ne sert à rien et ne doit pas être sauvée mais retranchée.

 

En Jésus, Martin BUSCH

152. ​Un feu, une flamme

INTRODUCTION

« Et sur la montagne de Sion, ce sera le salut (PeLeÏTaH : délivrance, salut, secours), [ce sera] la sainteté (KoDeSCH : sainteté, consécration, séparation) e_t la maison de Jacob reprendra possession de ses possessions. La maison de_ Jacob sera un feu (ESCH : feu, éclat, foudre) et la maison de Joseph une flamme (LeHaBaH : flamme, lame, fer de lance, éclair) et ils allumeront et dévoreront la maison d’Ésaü, du chaume (LeKeSCH : menue paille, chaume, regain, seconde herbe) et il n’y aura pas de survivant de la maison d’Ésaü, car YHWH a parlé__. » (Abdias v.17-18 ; trad. litt.).

On pourrait situer le texte d’Abdias à l’époque de la prise de Jérusalem par les Arabes et les Philistins entre -848 et -841 durant le règne de Joram et vers la fin du ministère du Prophète Elie (2 Chroniques 21 : 12ss ; Abdias v. 11ss). On ne connaît pas grand-chose de la vie du Prophète. Par contre son texte prophétique très bref nous donne des indications très intéressantes notamment en ce qui concerne la position et la nature de l’Eglise des Vainqueurs… !

Pour ce faire, il nous faudra identifier la « maison d’Esaü (= velu, poilu ; Genèse 25 : 25) » ou d’Edom (= roux cf. Genèse 25 : 30 ; 36 : 8…) ainsi que son rôle négatif à travers les siècles face au Peuple élu ou la « maison de Jacob (Royaume du Sud, Juda) et la maison de Joseph (Royaume du Nord, Israël) ». Ces deux dernières « maisons » ont « étrangement » l’aspect de l’Eglise des Vainqueurs sauvée, sainte, un Feu et une Flamme suite à la métamorphose et la montée.

L’identification et le rôle joué par la maison d’Esaü nous donnera un éclairage à notre avis relativement évident pour une meilleure compréhension de la Révélation entre autres selon le Prophète Abdias.

  1. Le mépris

Les deux jumeaux Esaü et Jacob, fils d’Isaac et de Rebecca, ne furent pas en osmose comme nombre de jumeaux mais semblaient plutôt être en concurrence dès leur naissance (Genèse 25 : 26). Esaü le chasseur, le guerrier, chouchou d’Isaac, aurait pourtant pu être parfaitement complémentaire de Jacob, le berger, le gérant, le « cuisinier », chouchou de Rebecca (Genèse 25 : 25-28).

Esaü, sorti en premier du sein maternel, était l’aîné, donc bénéficiait du droit d’aînesse. Il avait droit à la bénédiction patriarcale de l’aîné qui faisait de lui le futur chef du clan. Il aurait dû être en quelque sorte le garant de la continuité générationnelle pour la constitution et la mise à part du Peuple Élu issu des Patriarches devant assurer la Révélation de YHWH ELoHiM sur terre à partir du Pays promis.

Il méprisa ce très précieux droit d’aînesse en le « vendant » à son frère jumeau Jacob pour un ridicule plat de lentilles rouges (cf. Hébreux 12 : 16). Ce mépris le priva non seulement de ses droits en tant que tels mais aussi de la bénédiction patriarcale d’Élection et à travers elle avant tout de celle de YHWH ELoHiM Lui-même !!! Il méprisait YHWH ELoHiM qui Seul peut maintenir en vie, ceci avec ou sans plat de lentilles (Genèse 25 : 29+32-34 ; Malachie 1 :3). Voilà le problème de base d’Esaü : son MEPRIS d’ADoNaÏ et de Sa Souveraineté !

Son mépris entraîna :

  • Sa jalousie et sa haine meurtrières envers Jacob qui avait reçu la meilleure bénédiction réservée à l’aîné. Jacob, de ce fait, dut s’exiler loin du Pays promis chez Laban et les cousins.
  • Sa relation coupée avec YHWH ELoHiM (cf. Malachie 1 :3 ; Romains 9 :13) : il ne put voir comme Jacob « l’échelle terre-ciel », ni avoir la révélation, en rapport avec cette échelle, de la ROUaCH KoDeSCH, YHWH TZaeBaOTH lors du combat-coaching nocturne.
  • Ses mésalliances avec des femmes étrangères (Genèse 28 : 6-8) et sa postérité devenant ennemie d’Israël et de YHWH ELoHiM. Certains rabbins juifs pensaient qu’il était prévu à l’origine qu’il se marie avec Léa, la fille aînée de Laban, s’il était resté dans le plan divin.
  • Son « exil » volontaire définitif au Pays de Séir (Genèse 36 :8) situé au sud-est du Pays d’Israël. Il fut à l’origine du brillant et puissant royaume édomite ou Iduméen qui construisirent la fameuse riche cité de Petra. Les Nabatéens leur succédèrent. Petra devint un nœud majeur de communications caravanières où toutes les civilisations les plus évoluées de l’époque tant orientales, qu’arabe, égyptienne, perse, grecque et romaine se croisèrent quasiment du 6ème siècle avant J-C jusque vers le 8ème siècle de notre ère !
  • La civilisation occidentale avec la Renaissance et l’ère moderne au final, principalement à partir de Rome (L’Empereur romain Hadrien conquit Petra ; cf. aussi dynastie des rois de Judée appelés Hérode, des Iduméens**,** sous l’égide des Romains à l’époque de Jésus**)** puis de l’Eglise romaine en est l’héritière. N’oublions surtout pas que les Romains provoquèrent en plus l’exil quasi bimillénaire des enfants d’Israël du premier siècle jusqu’en 1948 ! Ce fut l’exil juif le plus long de l’histoire que nous connaissions.

De l’Occident, on parle pourtant de civilisation judéo-chrétienne, appellation qui ne fait que démontrer cette proximité jumellaire. En même temps la Shoah, ayant suivi la très longue période de l’Inquisition et de l’antisémitisme persécuteur millénaire occidental, fut à ce jour l’ultime démonstration d’horreur de ce qui opposa et oppose toujours encore malgré les apparences, Esaü-Edom à Jacob-Israël !

Ce mépris vengeur et ses conséquences, nous permettent donc de proposer une première identification d’Esaü-Edom, à savoir l’Occident et plus particulièrement nombre de ses valeurs dictatoriales déviantes mortifères héritées dont le catholicisme romain étatique papiste (surtout après le 4ème siècle et au Moyen-Age) ayant par ailleurs, avec certaines formes de judaïsme, largement inspiré l’islam. Nous pensons aussi au nazisme, au capitalisme, au communisme, aux complotismes, aux diverses formes de dictatures aux valeurs « déviantes » etc… L’histoire nous a prouvé qu’à un moment ou à un autre ces soi-disant « valeurs » occasionnèrent des persécutions très graves à l’encontre de Jacob-Israël. Nous rejoignons ici certaines analyses rabbiniques juives.

Mais il ne s’agit pas uniquement de valeurs déviantes héritées de religions ou d’idéologies diverses mais aussi de territoire, d’espace vital justement absolument indispensables à la VIE ! Cet aspect nous permettra d’affiner et d’étendre l’identification et le rôle spécifiques d’Esaü-Edom.

  1. Histoire de territoire

« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Parce que l’ennemi a dit sur vous : Ah ! ah ! Ces hauteurs éternelles sont devenues notre propriété ! Prophétise et dis : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Oui, parce qu’on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir pour que vous soyez la propriété des autres nations__, parce que vous avez été l’objet des discours et des propos des peuples__, montagnes d’Israël, écoutez la parole du Seigneur, de l’Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, aux montagnes et aux collines, aux ruisseaux et aux vallées, aux ruines désertes et aux villes abandonnées, qui ont servi de proie et de risée aux autres nations d’alentour ; ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Oui, dans le feu de ma jalousie__, je parle contre les autres nations et contre Édom tout entier qui se sont donné mon pays en propriété, avec toute la joie de leur cœur et le mépris de leur âme, afin d’en piller les produits ». (Ezéchiel 36 : 2-5 ; Trad. Segond 1910)

Ce texte est plus que clair. Il parle certes des « autres nations, des peuples, de l’ennemi » qui se sont arrogés la propriété des « hauteurs éternelles », des montagnes d’Israël, mais il évoque spécifiquement une nation parmi les autres probablement plus « spécialisée » et en tête pour disputer à Israël sa Terre : EDOM !!! (Genèse 25 : 30 pour l’appellation)

Esaü, logiquement le plus proche de son jumeau Jacob, en méprisant la bénédiction du droit d’aînesse, a entre autres aussi perdu l’héritage de la Terre promise !!! De ce fait, son but aura été, est et sera de constamment tenter de récupérer cette bénédiction et cette terre pour lui, même s’il les avait honteusement vendues pour un plat de lentilles. En allant à la chasse pour offrir du gibier cuisiné à son père en vue de l’obtention illégitime de la bénédiction vendue, il a clairement démontré sa mauvaise foi et sa tromperie préalables vis à vis de Jacob qui lui a rendu la monnaie de sa pièce dans un registre malheureusement très semblable… (Genèse 27 : 1ss).

Il paraît que l’histoire des fils d’Isaac a donné l’adage : « Qui va à la chasse perd sa place, celui qui revient, chasse le coquin ». C’est vrai que Jacob, le trompeur, le « coquin », soutenu par sa mère Rebecca, a mensongèrement roulé Esaü et Isaac dans la farine pour obtenir la bénédiction du droit d’aînesse. Reconnaissons toutefois que c’était, disons, compréhensible mais pas honnête, face à un Esaü qui voulait au final le beurre et l’argent du beurre !

Jacob n’a en effet pas méprisé et donc apprécié à sa juste valeur la bénédiction du droit d’aînesse et par là YHWH ELoHiM. Cela lui valut, certes après bien des épreuves très difficiles, l’ayant d’ailleurs remis en place, d’être le troisième patriarche légitime qui aura assuré la continuité générationnelle en engendrant les ancêtres des 12 tribus d’Israël !

Esaü-Edom n’a jamais réussi à chasser définitivement Jacob-Israël de la Terre promise… ! On ne méprise pas YHWH TZaeBaOTH à savoir YHWH la ROUaCH KoDeSCH qui S’est plus particulièrement occupée du troisième patriarche Jacob-Israël ! On ne se moque, ni ne s’approprie la propriété même de la ROUaCH KoDeSCH !

Notons en outre que YHWH ADoNaÏ parle au Pays, aux montagnes, aux vallées, aux ruisseaux comme à des interlocuteurs ! Cette personnification du Pays démontre l’importance capitale qu’Il accorde à cette Terre promise totalement indissociable du Peuple qui doit l’habiter pour pouvoir simplement vivre !!!

Esaü, même en s’étant réconcilié avec Jacob, l’invita à Séir, ce qui consista à tenter Jacob pour peut-être lui proposer une vie plus agréable dans l’immédiat, mais qui devait en réalité l’empêcher d’aller en Canaan pour y accomplir sa mission. Jacob alla, malgré cette tentation, fidèlement au Pays promis (Genèse 33 : 12ss).

Plus tard à l’époque de MoïseEdom refusa le passage à Israël, exténué par son très difficile périple au désert, voulant directement rejoindre le Pays promis (Nombres 20 : 14-21). Si Edom avait laissé passer Israël, le voyage aurait probablement été simplifié pour le Peuple Hébreu devenu de plus en plus impatient par rapport aux difficiles conditions de vie au désert, notamment à l’égard de Moïse (Nombres 21 : 4ss). Cette impatience lui coûta d’ailleurs très cher…

L’Occident, Esaü-Edom, à travers les croisades, les protectorats (anglais), a lui aussi voulu indûment s’approprier de la Terre sainte éternelle ! L’Empire romain puis l’Eglise romaine avec l’Empire de Byzance ou de Constantinople ou l’Eglise d’Orient, dominèrent longtemps le « Pays de Jésus », « oubliant » que Jésus était juif. Là des églises-bâtiments catholiques romaines et orthodoxes « consacrées », c’est à dire soi-disant « saintes », placées sur des lieux « saints » démontrèrent que ces religions voulurent y marquer « leur » territoire, certes contre les musulmans ottomans sur place mais aussi contre les Juifs qu’ils persécutaient déjà à cette époque … !

« Ésaü s’en alla vers Ismaël__. Il prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, et sœur de Nebajoth. » (Genèse 28 :9 ; Trad. Segond 1910).

Esaü s’est non seulement marié avec des filles de Cananéens (Genèse 26 : 34) qui occupaient le Pays à cette époque, mais se lia à la **fille d’**Ismaël, ancêtre des arabes qui, bien plus tard, ont promu l’Islam.

Longtemps, l’Empire musulman ottoman (Turcs d’origine indo**-européenne, Orient-Indes, Moyen-Orient)** occupa le Pays après Constantinople. Quasiment toutes les premières puissances mondiales occupèrent d’ailleurs plus ou moins longtemps le « plus beau des Pays » à travers l’histoire (Babyloniens, Perses, Arabes, Grecs, Romains, Croisés, Turcs…).

N’oublions jamais que bien plus tard, le Grand Mufti de Jérusalem (Mohammed Amin al-Husseini palestinien musulman proche des nazis) inspira à Hitler la « solution finale » pour tenter d’éliminer définitivement toute tentative sioniste dont le but majeur était, depuis la fin du 19ème siècle avec Théodor Herzl, la création de l’Etat d’Israël.

Actuellement les Jordaniens (la Jordanie s’étend sur l’ancien territoire édomite) ou Palestiniens formant la très grande majorité du peuple Jordanien (Arabes ; cf. aussi Philistins, même racine que Palestiniens) notamment descendants d’Edom, occupent toujours le Mont du Temple avec le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa, dont ils ont la garde !!! De plus ils occupent des pans entiers de la Terre promise et continuent à les disputer à l’Etat d’Israël.

La prophétie de Daniel 11 : 40-41 met en rapport l’Anti[é]-Christ fondant sur le « plus beau des Pays » et Edom qui sera délivré à ce moment-là avec Moab et Ammon. Ce n’est pas peu dire … !

  1. Le Prophète Abdias montre comment Edom sera détruit

Si Edom est l’Occident (Europe, Russie en partie, États-Unis), le Moyen-Orient (monde du pétrole, capitalisme, islam) et l’Orient ( Japon, Chine – valeurs communistes, capitalistes : des valeurs occidentales) qui détiennent matières premières, capitaux, technologies, intelligence, sagesse, savoir (Abdias 8) et armes les plus modernes etc… il n’est pas étonnant que ces puissances soient tombées dans l’orgueil, engendrant par là toujours tôt ou tard des oppressions politiques, sociales, économiques etc…

Abdias procède d’ailleurs à un rapprochement voire à une extension-assimilation tout au moins idéologique d’Edom à toutes les nations, ce qui va dans le sens de notre identification élargie (Abdias 15-16).

Nous retrouvons bien entendu Petra, ancien nœud mondial de communication et de commerce, soi-disant située en sécurité dans le « creux des rochers » inaccessibles, placée comme des nids d’aigle, dans des « hauteurs » imprenables, dans l’abondance matérielle, même dans les « étoiles et l’univers » ! Ainsi même la réussite de la conquête de l’espace ne mettrait pas Edom à l’abri ?! (Abdias 3-4) On pourrait se demander quelle puissance pourrait renverser ces géants économiques, militaires, culturels si ce n’est une coalition à l’interne.

Une coalition parmi ou plutôt dans les nations se formera en « interne » pour détruire Edom. Elle se fera probablement en réaction à des dérives dictatoriales d’Edom voulant se maintenir en place suite à des révoltes et mouvements sociaux durs en tous genres, des catastrophes sanitaires, naturelles, écologiques, économiques et des fractures et injustices sociales. Elle rassemblera entre autres des personnes manipulées, révoltées et en précarité qui n’auront plus rien à perdre.

En effet, le texte parle de « voleurs, de pillards », de ceux qui ont profité de son « pain », de faux « amis-alliés » qui tromperont puis oppresseront à leur tour Esaü-Edom, dressant des pièges à un moment donné imparables permettant les vols et les pillages radicaux des productions, technologies, biens, richesses et trésors (Abdias 5-8).

La destruction, le carnage d’Edom viendra donc de l’intérieur des nations de type édomite. Des conflits intérieurs, des mouvements « sociaux » violents, des guérillas, des guerres civiles, des violences de toutes sortes, des terrorismes, des organisations souterraines financièrement puissantes et armées, des piratages à l’interne en tous genres pourriront la situation générale (cf. Daesch ; Black Blocks ; Anarchie ; Mafias, services secrets corrompus, mercenaires, tueurs professionnels etc.…). Ces forces sont toujours les plus oppressives, quand elles prennent le pouvoir. Elles génèrent l’insécurité à tous niveaux et pourront à terme vaincre les formidables armées régulières et forces de l’ordre de Théman (descendant d’Esaü ; Genèse 36 :11) dépassées, surbookées, épuisées pour finalement les déconcerter et les mettre dans l’épouvante (Abdias 9).

De plus, le texte d’Abdias emploie le mot à double sens « TsiYR » à savoir des « douleurs, angoisses, paniques, le fait d’être hors de ses gonds » (sens premier) qui se répandent par un « messager, une rumeur » (sens second) : aujourd’hui nous pourrions penser aux réseaux sociaux et autres moyens de communications qui pourraient être utilisés au niveau mondial !!! Ce seront des manipulations comme dit pour une culture anarchiste violente, de désobéissance civile systématique, la guerre aveugle, le terrorisme, des soulèvements, des conflits assaisonnés de crises morales, sanitaires, économiques et politiques pour mettre Edom à terre, le rendre « petit » et en faire l’objet du plus grand mépris. (Abdias 1-2).

Le prophète Malachie donne en outre un éclairage complémentaire à ce terrible spectacle qui peut nous concerner très rapidement : « Si Édom dit : nous sommes détruits, nous relèverons les ruines ! Ainsi parle l’Éternel des armées : qu’ils bâtissent, je renverserai et on les appellera pays de la méchanceté, peuple contre lequel l’Éternel est irrité pour toujours » (Malachie 1 :4 ; Trad. Segond 1910).

Positiver, être optimiste, croire en soi, agir, entreprendre, réussir malgré l’adversité etc.…, valeurs typiques de nos sociétés occidentales, ne serviront à rien et c’est loin d’être rassurant pour nous… !

  1. Pourquoi Esaü-Edom et les nations associées subissent-ils ces jugements ? (Abdias 10-16)

Parce qu’Esaü-Edom a exercé de la violence à l’égard de son frère Jacob-Israël et qu’il aurait dû se garder de se repaître et de se réjouir de ses ruines et malheurs terribles, se garder de mettre la main sur ses richesses et d’exterminer les fuyards ou les réchappés suite aux invasions de la Terre promise.

Esaü-Edom n’a évidemment pas tenu compte des recommandations divines, d’où encore une fois son assimilation définitive aux nations hostiles à Jacob-Israël. Notons l’antisémitisme séculaire pour ne pas dire endémique qui resurgit constamment dans le monde entier.

Aux versets 15 et 16 d’Abdias la Parole de jugement est adressée tour à tour aux nations et à Esaü-Edom qui sont ainsi mis dans le même sac. Cela justifie une fois encore une identification élargie d’Esaü-Edom comme nous l’avons proposée au paragraphe précédent.

Ces nations boiront la coupe de la colère de YHWH jusqu’à ce qu’étourdissement, extermination et mort s’ensuivent. Elles seront comme si elles n’avaient jamais existé. Il leur sera fait comme elles ont fait à Jacob-Israël, cela leur retombera définitivement sur leur tête (cf. Zacharie 2 :8) au Jour de YHWH, aboutissement de l’ère apocalyptique où ce processus mortifère sera de plus en plus activé.

  1. Être bien positionné malgré les obstacles d’Esaü-Edom

Face à cette situation absolument catastrophique ressemblant à la Grande Tribulation, début de l’ère catastrophique apocalyptique proche du jour de YHWH (Apocalypse 6 : 3ss), le salut se trouve à la montagne de Sion SAINTE ! Nous y voyons au sens premier la reconstruction du Temple (Zacharie 6 :12-13) suivie de la récupération des territoires comme décrit en Abdias 19-20. D’Esaü-Edom, plus particulièrement des Palestiniens habitant le Pays, il est écrit qu’il n’en restera rien (Abdias 18b+c).

Mais au-delà, cette montagne, plutôt « élévation » de Sion, de par sa qualification de sainteté, de mise à part, de perfection, ne peut en fait que nous projeter dans « l’élévation » ou la hauteur céleste du 3ème ciel (cf. Apocalypse 14 : 1ss).

Ce ne peut être que la seule position où Jacob-Israël-Eglise des Vainqueurs-cavalier couronné vainqueur pourra connaître la perfection de la sainteté et la puissance du Feu et de la Flamme célestes.

Ce sont les seules conditions de possibilité de la reconquête du territoire et des possessions (Abdias 17). Nous pensons ici non seulement à la manifestation de la Gloire du Temple céleste (Apocalypse 11 :19), à la reconquête du domaine céleste occupé par le 2ème ciel ou l’enfer (Apocalypse 12 : 7-13), mais aussi à son Temple terrestre, Jérusalem et la Terre d’Israël ainsi que la terre entière (Apocalypse 19 :11ss ; Millénium) occupées par les sombres forces occultes diaboliques de pillages et de destructions !!!

Nous comprenons pourquoi Esaü-Edom ne tient absolument pas à ce que son frère, jumeau de surcroît, monte à cette position, car il sait que c’en sera fini de lui ! Il va donc tenter soit de le supprimer purement et simplement, soit de l’empêcher par tous les moyens, notamment de par sa PROXIMITE faussement « fraternelle », en l’invitant à « Séir » par exemple, de s’installer là où il sait qu’il sera « brûlé comme du chaume ».

C’est pourquoi l’exil provoqué par les Romains installa pour très longtemps la Diaspora Jacob-Israël en Occident ou « Séir-Pétra ». Actuellement cette Diaspora qui ne fait pas son Aliyah cède malheureusement encore au chant des sirènes d’Esaü-Edom. Ce chant trompeur aboutit toujours à terme aux persécutions voire aux tentatives d’extermination, c’est à dire à la tentation de la « solution finale » qui restera toujours dans l’ADN d’Esaü-Edom et des forces « internes » de déstabilisation et de destruction oppressives mondiales décrites plus haut.

Dans un registre semblable, le précédent des sept églises du début de l’Apocalypse représentant prophétiquement les « ADN » des différents courants dénominationnels majeurs à travers l’Histoire de l’Eglise, ayant refusé l’Alliance de Gloire de Feu, de Flammes et de Gloire célestes instituée par Jésus-Christ Glorifié est une manifestation claire et nette d’Esaü-Edom à l’intérieur même du Peuple de Dieu. Ce refus empêcha la montée au Pays promis céleste.

Aujourd’hui, comme hier et probablement demain, les frères et sœurs « jumeaux » en Christ, « fraternellement » bien intentionnés, veulent nous « préserver » de « déviations, d’égarements ». Ils veulent « Bible en main » nous empêcher de croire en la métamorphose-salut du corps nous permettant de monter au Pays promis céleste comme Jésus-Christ Glorifié l’a pourtant expressément demandé.

Quelquefois, comme le PROCHE frère jumeau Esaü, ils font semblant, emploient un langage presque identique (faux frères ou sœurs), spiritualisent par des « images et symboles », vraies idoles trompeuses, la réalité céleste glorieuse pourtant concrètement et réellement à portée de main par la Grâce de la Justification.

Soit ils disent qu’elle est déjà « spirituellement » là alors qu’il n’en est malheureusement rien, soit ils la remettent à plus tard au nom de la souveraineté de Dieu alors que la formation de la glorieuse Eglise des Vainqueurs est souverainement voulue par Lui depuis presque 2000 ans !

Faute de mieux, ils finissent carrément par faire comme Edom qui devint agressif en faisant barrage les armes à la main (excommunications, exclusions, pressions, attaques en tous genres, menaces de perte de salut, mises au placard voire bien pire selon les époques…) au Peuple élu sur son chemin pour la montée à Canaan. Autrement dit, ils font obstacle à la métamorphose du corps suivie de la montée au Pays promis céleste. Si quelqu’un se reconnaît en Edom… alors ECOUTE ce que la ROUaCH KoDeSCH a à te dire, ensuite : REPENTANCE SINCERE !

  1. Feu et Flamme, l’Élévation sainte : le salut par l’Evangile complet, seule SOLUTION réelle et effective aux catastrophes mondiales

La Parole prophétique d’Abdias nous conforte clairement et sans détours :

Jacob-Israël ou Jacob-Joseph sera une Lame, un Feu, un Éclair, une Flamme monté, élevé dans la Sainteté parfaite, esprie, âme et corps ! Voilà la vraie SOLUTION face aux horreurs qui nous attendent irrémédiablement si nous restons sur terre, et donc doit être le sujet de prière prioritaire pour toute l’Eglise de Jésus-Christ ! En même temps voilà une vraie Bonne Nouvelle qui démontre l’Amour mais dans la Vérité ou la Réalité par LA seule solution vraie, réelle et surtout efficace.

Il ne s’agit ni d’un symbole, ni d’une image mais de la REALITE CONCRETE VISIBLE d’une puissante armée invincible, sainte NECESSAIRE, INDISPENSABLE désignant clairement l’Eglise des Vainqueurs, dont Israël jouant son rôle de Peuple élu, d’aîné, de vecteur d’accomplissement prophétique et apocalyptique (Apocalypse 3 :12 ; 5 :10 ; 7 : 5-8 ; 11 : 1ss ; 14 : 1ss).

Le Feu et la Flamme puissance de combat, la Sainteté, perfection de l’Amour (éthique, morale parfaites) sont clairement l’essence, la nature glorieuse (Matthieu 3 :11 ; Actes 2 :3) de la Pneuma Sainte « Je suis » Seigneur des Armées, la ROUaCH KoDeSCH YHWH ADoNaÏ TZaeBaOTH (Abdias 1). Elle veut nous les transmettre par Sa maternité d’Amour, donc lien du Sang, de Feu, de Flamme et de Lumière et Son Coaching parfait (Jean 3 : 3-11 ; 16 : 13 ; Matthieu 3 :11 ; Actes 2 : 3-4 ; Apocalypse 1 :16b ; 5 : 6c ; 20 : 9b ; Éphésiens 6 :17). Elle l’a d’ores et déjà fait pour le Messie lors de Son Incarnation (Matthieu 1 : 18-20 ; Luc 1 : 35), de Sa vie terrestre parfaite (Matthieu 3 :16 ; Luc 4 :14+18 ; Actes 1 : 38…), de Sa Résurrection (Romains 1 : 4 ; 8 :11), de Son Ascension (Actes 1 :9 ; nuée) et de Sa Glorification (Apocalypse 1 :12ss ; flamme, éclairs, épée, chandeliers cf. 4 : 5).

Le roi David, ancêtre du Messie, et son armée ont d’ailleurs déjà clairement montré la voie en assujettissant Edom et ses alliés de la région moyen-orientale (1 Chroniques 18 : 11-13).

Cette future armée GLORIFIEE, METAMORPHOSEE, TRANSFIGUREE : un Feu, une Flamme et Sainte est donc semblable à son Roi-Messie Jésus-Christ Glorifié de Feu et de Flammes de par sa Nouvelle Naissance En-Haut via la maternité divine, l’éducation et la coordination de l’Esprie Sainte (Apocalypse 1 : 6+12-16).

« Des YeSHiH_iM (libérateurs, sauveurs, triomphateurs ; même racine que YeSCHOUaH, Jésus), monteront sur_ l’élévation (HaR : élévation**,** montagne, trône ; cf. Apocalypse 3 : 21) de Sion pour juger l’élévation d’Esaü et à YHWH sera le règne » (Abdias 21).

Ici l’élévation EST le Quartier Général de Sion, c’est à dire le Trône-Lieu Très Saint de YHWH ELoHiM qui vaincra et jugera avec les YeSHiHiM l’élévation du QG d’Esaü-Edom à savoir l’enfer et ses émanations affreusement nauséabondes et atroces dans les lieux célestes (Éphésiens 6 : 10ss) et sur terre.

Pour ce faire il faut que les YeSHiHiM, les puissants et saints « Jésus » de Feu et de Flammes ou Eglise des Vainqueurs, à la suite de leur puissant et saint YeSCHOUaH de Feu et de Flammes prennent possession à la fois des trônes et principautés d’Esaü-Edom installés sur les territoires qu’ils occupent indûment tant dans les lieux célestes (Apocalypse 12 : 7-18) que sur les lieux terrestres, à commencer par Sion-Jérusalem (cf. Apocalypse 17 : 14 ; 19 :11ss).

Ainsi à YHWH ELoHiM sera le règne d’abord durant le Millénium puis pour l’Eternité !!!

Conclusion

Abdias nous projette directement dans l’Apocalypse et surtout confirme ce que sera l’Eglise des Vainqueurs à savoir une puissance de FEU-FLAMME et SAINTE comme Celui qui l’a précédée, YeSCHOUaH de Feu et de Flammes, le Saint.

Tout cela se fera via l’action et le rôle merveilleux de la Pneuma Sainte Dieu des Armées, la ROUaCH KoDeSCH YHWH ELoHiM TZaeBaOTH (cf. Zacharie 12 :5), notre Maman céleste de Sainteté et d’Amour, notre Flamme de Puissance et Force de Feu (Zacharie 4 :6) !

Esaü-Edom dangereusement si proche ne doit surtout pas nous piéger et nous faire obstacle !

Notre salut complet esprie, âme et corps offert par la justification se trouve sur l’élévation sainte de la Sion céleste à laquelle nous accédons par notre transfiguration en Feu et Flamme célestes ! Ensuite, nous pourrons passer à l’action, la reconquête des possessions et territoires perdus par Adam et Eve.

En Jésus, Martin BUSCH

151. Marcher sur mes lieux élevés

INTRODUCTION

« YHWH ADoNaÏ ma puissance (HaYiL : puissance, force, armée, richesse, vertu, probité, fruit ; la Pneuma Sainte ou la ROUaCH KoDeSCH : puissance Actes 1:8…) ; Il établit mes pieds comme ceux des biches et il me fait marcher sur mes lieux élevés (BaMaH : lieu élevé, montagne, hauteur, nuées, haut lieu ; BaMOTaÏ : mes lieux élevés, mes hauteurs, mes hauts lieux) » (Habakuk 3:19 Trad. litt.).

Quelle est la manifestation de « ma HaYiL » YHWH ADoNaÏ ou mieux de la ROUaCH KoDeSCH pour Son Prophète, Son Peuple, pour nous, pour moi ? Un pied sûr tel celui des biches, on pourrait aussi penser aux chèvres, chamois, bouquetins qui grimpent littéralement les falaises montagneuses et peuvent marcher, courir sur les sommets, dans les nuées, dans le ciel c’est à dire « En-Haut », comme… l’Eglise montée des Vainqueurs !

C’est la conclusion et l’aboutissement du livre composé par le Prophète Habakuk, verset repris mot pour mot du psaume du roi David (2 Samuel 22:34, cantique de David le roi-combattant de YHWH). Voici la destinée de celui qui naîtra de nouveau En-Haut du sein de YHWH ADoNaÏ la ROUaCH KoDeSCH !

Habakuk prophétisa dans les derniers jours de l’Empire Assyrien autour de – 612, date de la prise et de la destruction de Ninive par les Babyloniens. La noblesse assyrienne se réfugia à Charan et à Karkémisch, villes qui furent à leur tour prises par les Babyloniens respectivement en – 609 et – 605 malgré l’aide aux Assyriens du roi d’Égypte Neco arrivé sur lieux et finalement battu.

Josias, roi de Juda, s’était préalablement rangé du côté des Babyloniens en combattant Neco à Meguiddo (cf. aussi les rapports relativement cordiaux d’Ézéchias avec Babylone 2 Rois 20:12ss). Mais il fut tué lors de la bataille. Jojakim le successeur de Josias (cf. 2 Rois 23:1-30 ; réforme et mort de Josias) retomba dans l’idolâtrie et le péché, d’où les complaintes de Habakuk et l’annonce des jugements en découlant qui seront infligés plus tard par Babylone (aussi « Chaldéens »), malgré la politique pro-babylonienne d’alors d’Ézéchias et de Josias.

Les jugements s’accompliront un peu plus d’une vingtaine d’années plus tard, en –586, avec la prise de Jérusalem, la destruction du Temple et la terrible déportation de Juda à Babylone, confirmant ainsi les prophéties d’avertissements des prophètes et notamment celles d’Habakuk.

Dans l’étendue du désert sec, pierreux et sablonneux de complaintes et de discussions serrées avec YHWH ELoHiM, Habakuk nous fera aussi part de quelques Paroles merveilleuses de foi et d’espérance que nous appellerons Paroles-Oasis. Elles feront l’objet d’une étude plus thématique. Nous proposerons ensuite une étude plus chronologique relative à l’évolution personnelle du Prophète.

  1. L’unité messianique globale (Étude thématique)

Le prophète fait une description cataclysmique du monde devant subir le jugement. YHWH ADoNaÏ, la ROUaCH KoDeSCH, ici spécifiquement la Puissance, la Force de frappe, apparaît comme un chef de guerre (YHWH TZaeBaOTH ; cf. aussi Zacharie 4:6) sortie au combat pour sauver par Amour maternel Son Peuple et Son MaSCHiYaH :

« Tu es sorti[e] pour le salut (LeYeSHa : pour le salut ; aussi verbe sauver, délivrer ; cf. signification de Jésus) de ton peuple_,_ vers ton Oint » (MeSCHiHeKa : Ton Oint, Messie, Choisi, Envoyé ; Habakuk 3:13).

Le Messie, le Choisi, l’Oint est au sens premier Son Peuple, Juda. Celui-ci fut élu, choisi, oint, envoyé à travers les Patriarches, les Sacrificateurs (cf. Aaron), le Roi (cf. David) et les Prophètes (dont Habakuk).

Ces caractéristiques ressemblent clairement à celles du Messie Jésus-Christ à la fois Fils du roi David, Fils de l’Homme, Fils de YHWH ELoHiM Père et Mère (Esprie Sainte), Sacrificateur, Roi, Prophète.

En tant que Ressuscité, Glorifié Il est MONTE au ciel pour s’asseoir à la droite du Père après avoir subi à notre place la malédiction et le jugement absolus sur la Croix et après Sa Résurrection.

Depuis, par Sa Montée, Son Ascension dans la Gloire, Il a tout pouvoir au ciel et sur terre, HORS dudit cataclysme mondial de « type babylonien » à travers l’Histoire (Matthieu 28:18 ; Hébreux 10:12).

En même temps Jésus signifie YHWH sauve, salut, c’est à dire qu’Il a ouvert le chemin de notre Salut global esprie, âme et corps par Son double ministère de Sacrificateur et de Victime expiatoire nous donnant la possibilité de monter COMME LUI à Sa suite dans la Gloire (cf. Éphésiens 4:8-10). Il est notre Modèle, notre Précurseur, le Premier- du Père et de l’Esprie Sainte dans la Gloire au ciel ! Cela signifie que s’Il est monté au ciel lors de l’Ascension, nous aussi, nous devrions monter COMME LUI au ciel pour régner COMME LUI à Ses côtés sur le Trône !!! Voilà le SALUT complet finalisé par la ROUaCH KoDeSCH !

Il s’agira à ce moment-là du Royaume de Dieu qui s’est non seulement approché par des guérisons miraculeuses ici-bas (Luc 10:9+11) mais se sera alors glorieusement établi et manifesté !

Ainsi la voie est ouverte à ce qu’on pourrait appeler l’unité messianique globale (= esprie, âme, corps sauvés avec accès à l’environnement céleste préservé ou Pays promis ou encore Royaume de Dieu établi et manifesté) qui comprend l’inclusion totale dans la réalité messianique salvatrice et sécurisée du Peuple désirant en bénéficier !!!

Ainsi, le Messie Jésus-Christ avec toutes ses attributions fait indiscutablement UN, avec le « Messie » Peuple (v. 13), y compris le Prophète qui exulte, jubile EN YHWH (BaYHWH), EN ELoHiM (BeELoHeÏ) de son Salut (=YeSCHa c’est à dire EN Jésus ; Habakuk 3:18).

L’unité messianique globale finalisée par l’Esprie Sainte comprend ainsi non seulement le Messie Jésus-Christ mais aussi le Peuple-Église des Vainqueurs (Son Épouse) de par la Royauté, la Sacrificature et la Parole prophétique, non pas pour la mort mais bien pour la VIE obligatoirement de ce fait dans un environnement protégé, le Pays promis céleste !

Apocalypse 5:10 confirme cette unité messianique globale par les appellations messianiques « sacrificateurs et rois » attribuées à l’Eglise montée des Vainqueurs, le Peuple, se trouvant au Trône céleste.

Comme le Messie, à présent préservé dans la Gloire par YHWH TZaeBaOTH la ROUaCH KoDeSCH, nous avons la promesse en tant que Peuple – future Eglise des Vainqueurs de pouvoir naître d’Elle En-Haut. De même nous serons préservés (au Pays promis céleste) au nom de l’unité messianique globale dont nous retrouvons déjà des aspects évidents dans le prophétisme vétérotestamentaire (cf. thématiques messianiques du Pays promis aux caractéristiques paradisiaques) !

Celle-ci est démontrée et confirmée de façon encore plus fondamentale, existentielle et ontologique dans la réponse de Habakuk à YHWH :

« N’es-tu pas toi de toute éternité (KeDeM : toujours, éternité, ancien, commencement, origine) YHWH mon ELoHiM, mon KoDeSCH (Saint) ? Nous ne mourrons pas » (Habakuk 1:12).

Ce verset démontre l’interdépendance entre l’immortalité du Peuple et l’Identité, l’Être éternel même de YHWH ELoHiM le SAINT ! Cette interdépendance implique la préservation des cataclysmes engendrant souffrances, malheurs et mort au nom de la Sainteté divine (cf. aussi Apocalypse 3:10) !!!

L’immortalité ne peut en effet que se concevoir hors des évolutions et des cycles spatio-temporels. Le temps par essence implique toujours des débuts et des fins, des naissances et des morts. Il faut par conséquent être métamorphosé et monté à la Salle du Trône, donc hors de l’espace-matière-temps pour qu’à partir de là, où justement la Gloire se trouve, « la terre puisse ensuite être remplie de la connaissance de la gloire (KaVOD : honneur, gloire, hommage, dignité, noblesse) de YHWH, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Habakuk 2:14 ; cf. Habakuk 3:3b ; en vue du Millénium puis de l’Eternité).

L’Eternel YHWH ELoHiM est le Maître de l’Histoire parce qu’Il est hors, « au-dessus » de ladite Histoire en tant que Créateur et n’en est donc pas dépendant sous peine de n’être tout simplement plus YHWH ELoHiM.

Comme Son Identité, Son Être éternel est aussi notre immortalité, notamment de par l’unité messianique globale, nous sommes ontologiquement donc fondamentalement et activement impliqués, partie prenante hors de l’Histoire, à partir de Lui le Glorieux, EN Lui, d’En-Haut pour que la connaissance de Sa Gloire puisse recouvrir la terre comme l’eau couvre le fond des mers.

Voilà le fruit de l’unité messianique globale, processus de révélation décrit dans le livre de l’Apocalypse. L’immortalité, conséquence de la métamorphose du corps et de la montée, en est la condition de possibilité incontournable !

C’est pourquoi l’immortalité est beaucoup plus qu’une bénédiction, elle EST Identité de YHWH mon ELoHiM, mon KoDeSCH (mon Saint) qui crée, garantit, soude l’unité messianique globale et permet l’inclusion personnelle EN Lui pour toujours !!!

Pourquoi est-il ici question de Sa Sainteté, de Sa Pureté ? Parce que le mal donc la souffrance, les malheurs, le péché et la mort en sont par définition totalement exclus : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux pas regarder l’iniquité » (Habakuk 1 :13 ; trad. Segond).

Voilà une vérité biblique inaltérable et essentielle définissant l’unité messianique globale entre le Saint et moi, né à nouveau En-Haut, bénéficiant de l’immortalité, c’est à dire à mon tour englobé, intégré dans Sa Sainteté et Sa Pureté. Elle permet de pouvoir AGIR PARFAITEMENT, c’est à dire dans la pleine sainteté ou sanctification, totalement selon Lui.

Ainsi et seulement ainsi, YHWH sera pleinement MON ELoHiM, MON KoDeSCH (Saint), c’est à dire une relation-communion de VIE vraiment PERSONNELLE, INTIME, PURE, DIRECTE, FACE A FACE, CLAIRE ET NETTE avec Lui.

Elle « appartient » personnellement à toi, à moi dès aujourd’hui : quelle GRÂCE incommensurable !!!

En outre, Habakuk signifie « celui qui embrasse » et cette individualisation très personnelle et personnalisée peut s’expérimenter dans une embrassade mutuelle avec mon Saint à moi ! Voilà l’Amour véritable où l’un fait partie de l’autre et inversement. Voilà encore un nouvel aspect de l’unité messianique globale.

Toutefois cette grâce n’est pas octroyée manu militari mais elle s’accepte, se recherche, se reçoit par la FOI au nom de la Liberté fondement de l’Amour !

  1. Le juste vivra par la foi (Étude thématique suite ; Habakuk 2:4b ; cf. Romains 1:17 ; Galates 3:11 ; Hébreux 10:38).

« …le TzaDIK (juste) dans sa foi (EMOUNaH : foi, fiabilité, fermeté, constance, fidélité, vérité, probité, loyauté) vivra (HaYa : vivre, exister, conserver la vie ; Trad. litt. cf. Psaume 118:17) »

Ce verset, repris dans le Nouveau Testament, a revêtu une importance capitale pour la Réforme et tous les mouvements successifs de réveils jusqu’à nos jours. Nous nous situons clairement dans cette lignée de VIE et essayons de montrer la voie de son aboutissement clairement décrite dans l’Apocalypse !

Pour Habakuk (Habakuk 2:1-3) cette FOI garantissant la VIE, consiste à être veillant, réveillé (cf. TSaPHaH : voir, veiller, observer, regarder, surveiller, espérer, attendre, rechercher, être éveillé, une sentinelle ; cf. réveil) sur une tour dans l’attente et la recherche de la Réponse, de la PAROLE, de la Prophétie de YHWH ELoHiM.

La foi consiste ensuite à y croire loyalement avec constance, car elle est sûre et certaine, et à la graver de façon inaltérable sur des tablettes pour une lecture compréhensible, courante (Habakuk 2:1-4), face au système babylonien, vecteur terrible de mensonges, de péchés, d’idolâtries, de malheurs, de mort et de destructions.

Si nous ajoutons à ce passage la grâce (Habakuk 3:2d ; RaCHaM : compassion, grâce), nous retrouvons les trois thèmes centraux de la Réforme : sola Fide, sola Scriptura, sola Gratia (la Foi seule, l’Écriture seule, la Grâce seule).

Ils remettaient au premier plan l’Écriture, la Grâce et la justification par la foi seule pour le salut, la vie éternelle mais à cette époque jusqu’à nos jours, seulement après la première mort…

Pourtant la Parole prophétique dit : le juste VIVRA dans et par sa foi ! La vie comporte évidemment l’immortalité dont la mort est obligatoirement exclue, sinon elle n’est pas vraiment la vie. Nous rejetons par conséquent l’adage qui dit malgré les apparences, que « la mort fait partie de la vie… » ! En fait quels contre-sens et non-sens ! Nous constatons qu’il fait effectivement partie du principe de réalité cyclique et linéaire (cf. ressort) mortifère espace-matière-temps à partir duquel tout le monde raisonne et pense en général, y compris les chrétiens mais…

EMOUNaH signifie non seulement foi mais aussi vérité, probité, loyauté. Le verset d’Habakuk nous invite à ne pas nous arrêter au principe de réalité mensonger mortifère espace-matière-temps mais à croire au principe d’immortalité, de vie, de vérité et de réalité CELESTE à l’exclusion de la mort. Y croire consiste à penser, à raisonner, à parler et à écrire d’après ce principe de vie céleste ! C’est une question de loyauté et de probité vis à vis de YHWH ELoHiM, de Son Identité, de Son Amour, de Ses Paroles et Promesses et donc du principe de réalité céleste !

L’unité messianique globale basée sur l’Identité ontologique de YHWH ELoHiM, le Saint, opère tout d’abord une projection sur le principe de vérité ou de réalité céleste, de vie donc d’immortalité dans la Salle du Trône devant être fondamentalement prioritaire et déterminante pour le croyant. La Sainteté ne tolère aucun mensonge, aussi subtil soit-il, notamment quand il prend la forme d’une vérité incomplète ou d’une demi-vérité.

Comment le Prophète Habakuk fût-il conduit à la vérité ou principe de vie de réalité céleste ? Ici commence l’étude chronologique.

  1. Comment Habakuk passa-t-il du principe de réalité mortifère espace-matière-temps au principe de vie de la réalité céleste ? (Étude chronologique)

Habakuk crie à YHWH et Lui reproche de ne pas l’écouter, de ne pas secourir (Habakuk 1:2-4) car il constate que l’iniquité, l’injustice, l’oppression, la violence, la discorde sont répandus !!! En d’autres termes, il est littéralement submergé par le principe de réalité mortifère espace-matière-temps : la Loi n’a pas de vie, la justice pas de force, le méchant triomphe du juste et la justice est corrompue !

Jusqu’à quand ô YHWH ? Quelle saine impatience ! Ici Habakuk se confronte à YHWH ELoHiM qui a justement donné la Loi, les 10 commandements pour la Vie, c’est à dire à YHWH son Père.

Habakuk est vrai, authentique avec YHWH son Papa céleste. La situation très grave ne lui permet plus d’être « religieux », de paraître, de faire semblant mais il « est » comme il le ressent et le constate, disons un peu tel un adolescent mais néanmoins fils, qui n’a peut-être pas encore le recul suffisant d’un adulte… L’urgence de la situation ne lui laisse pas le choix, du moins à première vue… !

La réponse de YHWH est surprenante : les Chaldéens vont tout conquérir, tout casser notamment dans le Pays promis alors qu’ils étaient censés être du côté d’Israël vu la politique d’approche précédente d’Ézéchias et de Josias (cf. Introduction) ! Pourtant aucune échappatoire n’est possible car les choix iniques du Peuple l’ont exposé et livré au jugement, à cette puissance babylonienne de pillage, de massacres et de destructions massives !

Habakuk répond par l’immortalité du Peuple élu dans sa continuité générationnelle, comme dit intrinsèquement liée à l’Honneur et la Sainteté de YHWH (Habakuk 1:12 ; voir plus haut). Il Lui rappelle qu’Il a établi Son Peuple entre autres pour être Son bras armé sur terre. Il insinue que YHWH traiterait Son Peuple et plus généralement les hommes comme des reptiles, des poissons qu’Il prendrait dans Son filet ou par Son hameçon, bref qu’Il égorgerait sans pitié les nations !!! (Habakuk 1:12b-17).

Le prophète n’y va pas par le dos de la cuillère quand il parle à son Papa céleste encore une fois tel un ado… !!!

Ensuite il se met en position de veilleur sur une tour non seulement pour attendre de pied ferme la réponse de YHWH mais de surcroît pour préparer sa « réplique » qu’il voulait probablement bien « sentie » !!! (Habakuk 2:1).

La deuxième réponse de YHWH ne fait que confirmer la prophétie précédente (Habakuk 1:5ss). Il lui demande même de graver la PAROLE, la prophétie sûre et certaine, la VERITE sur des tablettes de pierre pour qu’elle soit conservée, lue facilement, couramment et abondamment. YHWH le Père révèle la Parole, le Logos, ou le DaBaR ou YHWH le Fils à Habakuk qui doit être « gravé, incarné » de façon indélébile (Cf. La Parole faite chair, rendue visible, révélée).

Pour justifier Sa décision de jugement, Il décrit la corruption, l’immoralité, l’idolâtrie de Juda (Habakuk 2:4-19) où apparaît toutefois la Parole-Oasis qui a changé l’Histoire de l’Eglise : « Le juste vivra par sa foi » (v.4b). Nous sommes ici dans la justification par la foi offerte par grâce en Jésus-Christ qui est ici prophétiquement révélée à Habakuk.

Son discours se termine toutefois par une phrase qui semble vouloir très fermement clore la conversation sur le sujet, même avec Son ado de prophète (cf. Habakuk 3:16c) :

« YHWH est dans son saint temple, que toute la terre fasse silence devant lui » (Habakuk 2:20).

Bref, le verdict est rendu, il n’y a plus d’échappatoire, plus de discussion possible, et… Habakuk semble en prendre pour son grade… ! Il est d’ailleurs saisi de crainte, de respect et se soumet dans la complainte, les gémissements à la décision de YHWH tout en Lui demandant que dans Sa colère, Il se souvienne de Son Amour (RaCHaM : amour, miséricorde, compassion, grâce, matrice, sein, entrailles) (Habakuk 3:1-2 + 16).

Habakuk change alors totalement de ton et de discours (Habakuk 3:3b-4) par sa description de YHWH TZaeBaOTH, la Maman céleste ROUaCH KoDeSCH identifiée à la fois par l’Amour maternel (cf. RaCHaM : matrice, sein, entrailles) demandé par Habakuk et à la fois par l’éclat et les rayons de Sa Lumière et de Feu, majestueuse et glorieuse comme Guerrière (Matthieu 3:11b ; Luc 3:16 ; Actes 2:3 + Actes 17-20 ; Éphésiens 6:17 ; Apocalypse 1:16b ; Apo 4:5 ; Apo 5:6c ; pensons à une lionne qui défend ses petits).

Il poursuit par les bouleversements terrestres et cosmiques s’abattant sur les nations (Habakuk 3:5-17 ; Actes 2:17ss) et avec, malgré tout, une autre merveilleuse Parole-Oasis : « Tu es sortie pour le salut de ton peuple_,_ vers ton Oint _» (Habakuk 3:13 ; voir plus haut ; Trad. litt.). Nous identifions ici encore l’Esprie Sainte YHWH TZaeBaOTH à la fois maternelle et guerrière qui défend bec et ongles Ses enfants. Elle n’est pas à confondre avec Jésus-Christ Glorifié aussi chef de guerre (Apocalypse 19:11ss) puisqu’il est dit qu’Elle « sauve » l’Oint, le Messie. Le Messie ne se sauve pas Lui-même mais Il s’est donné (Matthieu 27:40 ; Marc 15:30 ; Luc 23:37+39 ; Romains 8:11). L’Esprie Sainte est prophétiquement révélée à Habakuk.

Excursus : A ce propos il nous faut dénoncer clairement les confusions et fausses assimilations notoires en ce qui concerne la Trinité. Certains en firent et en font un dangereux mélange pour ne pas dire une salade empoisonnée. Il faut évidemment aussi affirmer l’Unité des trois Personnes.

Ce mélange dangereux apparaît par exemple dans la négation plus ou moins déguisée de la divinité de l’Esprie Sainte. On ignore Son Identité féminine de Mère céleste et Son rôle de Réalisatrice, Finalisatrice qui La différencie du Père et de Son Fils. C’est pourquoi on ne sait pas lui donner Sa vraie place au niveau des enseignements chrétiens et souvent on La confond ou on L’assimile à Jésus ou on n’en fait qu’une simple « émanation » du Père.

Donnons quelques pistes d’identification par cet excursus :

  • Pour l’incarnation : Le Père n’est pas le Fils puisqu’Il est le Père de Son Fils et le Fils n’est pas le Père puisqu’Il est le Fils de Son Père. Le Père ne peut être Père sans la Mère, l’Esprie Sainte. Celle-ci ne peut être Mère sans le Père dont Elle est la divine Épouse et sans le Fils dont Elle est la Mère tout ceci de toute éternité (Jean 8:58). Ainsi Elle n’est ni le Père, ni le Fils. Autour de l’an zéro de notre ère, le Père et la Mère célestes ont choisi et se sont joints à Marie pour que Jésus devienne pleinement et entièrement Homme comme nous et reste à la fois Dieu comme Ses Parents célestes. Jésus, la DaBaR ou le Logos ou le Verbe ou encore la Parole créatrice, est devenu « chair » (cf. Jean 1 : 1ss). Le Logos est issu de la semence du Père et enfanté, concrétisé, rendu puissant par Sa Mère céleste avec Marie, Sa mère terrestre. Marie n’est pas à confondre avec la Mère céleste l’Esprie Sainte et ne peut donc pas être ce qu’en firent les catholiques romains et les orthodoxes. Elle n’est pas « Co-rédemptrice » comme le sont le Père et l’Esprie Sainte avec et par Jésus, Leur Fils, le Rédempteur par Son Sacrifice expiatoire. Marie ne fut pas parfaite ne peut donc pas prétendre à ce statut (cf. Jean 2:3-4). Toute la « mariologie » catholique romaine et orthodoxe tombe ainsi à l’eau.
  • Pour le salut : Le Père a donné Son Fils, le Fils S’est donné sur la Croix et l’Esprie Sainte la Puissance, la Réalisatrice a ressuscité, glorifié et fait monter sur le Trône le Fils à la droite du Père et avec Elle. Ni le Père, ni l’Esprie Sainte ne sont morts sur la Croix mais par leur Identité de Père et de Mère et leur action d’Amour de par le don de leur Fils, Ils sont Co-rédempteurs avec Lui.
  • Cette tridimensionnalité peut s’illustrer avec l’être humain-famille créé à Son image (Genèse 1:27-28) : mâle (Père), femelle (Esprie Sainte), descendance (Fils).
  • Ces identifications et différenciations permettent la RELATION-VIE, conditionnée par deux vis à vis pour l’un des trois car la relation nécessite non seulement une possibilité d’ECHANGE de l’un à l’autre mais encore une possibilité de COMPARAISON de l’Un avec les deux Autres conditionnant justement la possibilité d’échange véritable. Ici il s’agit plus particulièrement d’ELoHiM qui est EL (Dieu) au pluriel. La relation-vie dans l’échange et la comparaison est par là la condition de possibilité de l’EXISTENCE (Être).
  • La relation-vie ne peut que se transmettre, se partager donc implique en outre la descendance et la multiplication à savoir le Fils et aussi Son Épouse qui enfante. L’Épouse, l’Eglise des Vainqueurs, bénéficie non seulement de l’ADOPTION mais bien plus encore de la FILIATION par sa seconde Naissance En-Haut de la Pneuma Sainte notre Mère !
  • Le prophète Habakuk se comporte comme un fils-ado de YHWH ELoHiM puis comme un vrai fils dans cette relation de vie familiale très personnelle à qualifier d’ontologique et existentielle.
  • Nous avons très rapidement parlé de l’aspect « trois » (tri-) de la Trinité. Nous ne devons en aucun cas négliger l’Unité (Trinité) de YHWH ELoHiM : « Écoute Israël, YHWH notre ELoHiM [est] YHWH UN (EHaD) » (Deutéronome 6:4). « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 8:58 ; Jean 14:9 + 10-11 etc.…). « …par le Seigneur l’Esprie » (2 Corinthiens 3:18 ; Kurios = ADoNaÏ = Seigneur : appellation réservée exclusivement à YHWH).
  • Ainsi l’égalité des trois (Matthieu 28:19) démontre YHWH UN (EHaD). En effet YHWH par définition, parce qu’Il EST de façon totalement exclusive et pleine, ne peut avoir d’égal autre que Lui sinon Il n’EST pas Celui qui EST (Je suis Celui qui suis Exode 3:14) c’est à dire pleinement YHWH, l’Unique. Il EST cela signifie qu’Il remplit tout par définition existentiellement et ontologiquement, il n’y a donc pas de « place » pour un autre dieu. Il n’y aurait pas davantage de place pour trois dieux (Père, Fils et Sainte Esprie par ex.) car ils ne pourraient pas être YHWH et se feraient automatiquement concurrence, comme les dieux du panthéon grec par exemple, pour alors essayer en vain d’occuper la place de Dieu.
  • Ainsi le Père, le Fils et l’Esprie Sainte, de par leur égalité pleine et entière, ne peuvent qu’être UN, sinon Ils ne sont tout simplement pas YHWH, « Je suis », Celui qui EST tout en tous (1 Corinthiens 15:28 ; Colossiens 3:11). Le texte du Deutéronome : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Deutéronome 5:7) signifie entre autres qu’avoir d’autres dieux est un non-sens, un « néant », une totale impossibilité existentielle et ontologique.
  • Cette unité peut s’illustrer avec l’être humain un créé à l’image de YHWH : l’âme correspondant au Père, le corps correspondant à Jésus, l’esprie correspondant à l’Esprie (cf.1 Thessaloniciens 5:23).
  • La relation-vie, condition de possibilité de l’EXISTENCE doit être parfaite. Il faut donc affirmer une unité-union-communion absolument totale et partagée de YHWH ELoHiM. Cette UNITE relève plus particulièrement de YHWH, Celui qui EST. La relation-vie parfaite conditionnée par l’UN est la condition de possibilité incontournable de l’EXISTENCE. Ainsi nous devons non seulement affirmer l’UN (EHaD) divin, mais encore par l’adoption suivie de la filiation-mariage, l’UN (EHaD) YHWH ELoHiM-Eglise des Vainqueurs dans le partage parfait existentiel. Mais cette unité ne peut être effective que par le rachat, la rédemption totale du corps, de l’âme et de l’esprie comprenant obligatoirement la montée ! L’unité de YHWH ELoHiM implique par l’Amour toujours partagé l’UN avec l’Eglise des Vainqueurs pour permettre la relation-vie parfaite donc ni plus ni moins l’existence !!! Il s’agit d’une INCLUSION existentielle et ontologique par la Pneuma Sainte établissant l’Unité parfaite ou l’UN !!! Nous parlons d’inclusion où l’identité et la spécificité subsistent mais pas l’assimilation qui impliquerait la confusion générale. L’assimilation conduirait au dangereux « mélange » trinitaire et à la négation de la réalité Créateur-créature, différences que nous devons absolument maintenir tout en affirmant l’UN.
  • Habakuk a lui aussi souligné cette accession du Peuple à ce « UN », cette identité unitaire partagée ainsi que sa propre accession ou « montée » en vue de ladite unité partagée dans l’Amour quand il eut la révélation de la Personne, du rôle et de l’action de la ROUaCH KoDeSCH.

Dans la détresse totale d’oppression ennemie et de famine, dans cette obligation d’attente en silence, le Prophète proclame malgré tout dans la joie (Habakuk 3:18) la dernière Parole-Oasis : « YHWH ADoNaÏ ma puissance ; Il établit mes pieds comme ceux des biches et il me fait marcher sur mes lieux élevés (Habakuk 3:19 ; voir introduction ; Trad. litt.). Ici l’adolescent révolté prend le chemin pour devenir adulte !

Il est passé du salut du Peuple par l’onction messianique à Sa puissance PERSONNELLE, YHWH ADoNaÏ la ROUaCH KoDeSCH qui lui est révélée et partagée. Il est projeté dans SON positionnement, SES lieux élevés d’adoration authentique, bref dans une perspective céleste !!! Celui, celle qui vaincra, je lui donnerai… Que celui qui a des oreilles entende ce que la Pneuma dit aux églises… !

Habakuk est clairement passé dans la joie du Vainqueur déjà par la perspective du PRINCIPE de réalité céleste !

Il a pu vivre ce passage du principe de réalité terrestre au principe de réalité céleste avec et par l’Esprie Sainte. Ce fut une projection prophétique inimaginable et merveilleuse, mais cela resta normalement aux niveaux de la perspective du principe et de la projection car il n’était pas encore bénéficiaire de l’œuvre de la Croix et de la Résurrection, sachant que les exceptions d’Hénoch et d’Élie ne font que confirmer la règle. A moins que … ? La formulation du verset au niveau du texte original nous permettrait d’ajouter sans problème Habakuk à la liste des « montés » comme Hénoch et Elie… ??? La question peut rester ouverte. ???

  1. Notre passage du principe de réalité céleste à la réalité céleste tout court.

Mais nous, les bénéficiaires de la Croix et de la Résurrection, nous pouvons, pour ne pas dire nous devrions, selon les exhortations de Jésus-Christ Glorifié apparu à Jean, naître, passer, esprie, âme et aussi corps du principe de réalité céleste au-delà, à savoir la réalité céleste tout court !

« Nos atroces Babyloniens-Chaldéens » sont déjà devant la porte largement entrouverte parce que cela se passe de toute évidence au niveau mondial comme jamais précédemment. Les chevaux de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss) commencent de plus en plus à entrer partout en action. Et nous, nous resterions sans notre cheval blanc, sans armes, sans couronne ou autorité et puissance royale en face alors que nous devrions pouvoir les vaincre et ainsi enfin finaliser l’ordre cardinal d’évangélisation mondiale de Jésus ???(Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 ; Apocalypse 3:10 ; Apo 6:2 ; Apo 7:4ss). Ne soyons pas en retard d’une dispensation… !

Il nous faut urgemment commencer par entrer dans la démarche du Prophète Habakuk qui passa du principe de réalité mortifère terrestre au principe de réalité prophétique céleste de vie. Ensuite en tant que bénéficiaires du salut total de l’Oint, faisons UN avec Lui en tant qu’Épouse glorifiée, allons au-delà dans la réalité céleste tout court !

  • Habakuk a pris conscience de l’état très problématique du Peuple de Juda. Quelle est ma prise de conscience par rapport à l’état problématique de l’Eglise en échec tout au moins partiel, à commencer par moi-même et pourquoi il est si problématique ?
  • Dans l’urgence, il n’hésite pas à s’en prendre à YHWH qui ne l’écoute pas et ne secours pas d’après lui ! Il crie dans son impatience prophétique le « Jusques à quand ô YHWH ? » Il est vrai et authentique, le suis-je tout autant avec ADoNaÏ YHWH ?
  • Osons-nous parler à YHWH ELoHiM comme des enfants à notre Papa et notre Maman célestes, ce qui veut dire ne pas toujours parler « avec des fleurs religieuses hypocrites » mais parler avec les tripes ? Ne sommes-nous pas Ses enfants ? Ne devons-nous pas devenir comme des enfants pour justement entrer dans le Royaume de Dieu ? (Matthieu 18:3). Trop de chrétiens restent des nourrissons, ne grandissent pas et ne font pas leur crise d’adolescence. Habakuk l’a faite, disons, violemment… ! Mais c’est le seul passage pour devenir adulte !
  • A la première réponse de YHWH, désignant Babylone déchaînée par l’iniquité de Juda pour le jugement, osons-nous comme Habakuk l’adolescent, développer une argumentation comprenant non seulement Ses promesses de toujours liées à Son Identité même mais aussi le fait qu’Il traiterait les hommes comme les poissons de la mer qu’Il prend dans son filet, qu’Il égorgerait sans pitié les nations ? A ce sujet : ouvrons le journal, mais regardons aussi l’état religieux hypocrite de l’Eglise ! A contrario Habakuk est vraiment l’enfant de son Papa et de Sa Maman célestes et pas un étranger de la famille car tel un adolescent, il leur parle réellement comme à ses Parents !
  • Avons-nous cette saine intranquillité prophétique d’enfant adolescent LEGITIME, même si elle peut nous conduire à dire des choses pas très religieuses, « liturgiques », voire quasi irrespectueuses à YHWH ELoHiM ?
  • Osons-nous, comme Habakuk, l’ado, attendre de pied ferme une deuxième réponse de YHWH pour ensuite projeter de Lui répliquer sans concession ? Finalement sommes-nous de façon vitale concernés, impliqués, motivés comme des fils ou des filles de la famille ou alors sommes-nous indifférents et « religieusement » étrangers à la famille ?
  • Sommes-nous prêts à entendre la deuxième réponse terrible de YHWH confirmant la première contenant toutefois cette Parole-Oasis fondamentale : « Le juste vivra par la foi » ?
  • Sommes-nous prêts à faire silence, à nous soumettre dans la foi, la vérité et la loyauté (cf. EMOUNaH), comme enfant-ado acceptant la réprimande, donc un peu plus adulte, vrai membre de la famille à recevoir la Révélation de YHWH TZaeBaOTH, la ROUaCH KoDeSCH d’Amour, de Feu et de Lumière (Habakuk 3:3-4 ; Actes 2:17-20) qui nous projette d’abord dans la perspective du principe de réalité céleste ?
  • Voulons-nous enfin croire honnêtement et loyalement pour réellement vivre la Nouvelle Naissance En-Haut du sein de l’Esprie Sainte ou le passage dans la réalité céleste tout court, le salut total de VIE sans la mort dans le Messie en tant que Peuple-Église (cf. Habakuk 3:13 ; Apocalypse 7) et individuellement en tant que celui ou celle qui vaincra pour marcher dans l’obéissance efficace dans la réalité de « mes » lieux élevés ?

Conclusion

Le vécu d’Habakuk, « celui qui embrasse », m’a donné un coup de boutoir supplémentaire à ma religiosité, à ma « bulle » pour essayer de m’en libérer.

Je vois et constate que la situation dite babylonienne se mondialise, que l’étau se resserre irrémédiablement, mais je me dis peut-être comme beaucoup, pourvu que je passe à travers, que cela ne me touche pas trop, je ne peux de toute façon pas faire grand-chose, je subis… C’est vrai, ah les pauvres persécutés dans les pays fermés, ah les violences, ah les péchés individuels et collectifs, ah les maladies diverses, ah l’épidémie de la Covid en ce moment etc.… etc.… et j’en passe. Je passe ainsi à côté tel un étranger.

Mais comme enfant de la famille, je m’impatiente dans ma motivation pour pouvoir agir d’En-Haut, c’est à dire efficacement : « Jusques à quand ô YHWH ??? Qu’est-ce que Tu fais ? Cela commence à faire long, beaucoup trop long.… depuis 2000 ans alors que tu as tout accompli… » !

Les questions suscitées par les Paroles du livre d’Habakuk attendent ma réponse vraie et authentique en tant qu’enfant voire ado, passage obligé pour devenir adulte, c’est à dire être capable de devenir En-Haut à mon tour « mère » en tant qu’Épouse du Fils.

Ainsi, comme la Parole biblique le promet, je peux passer dès aujourd’hui au principe de réalité céleste pour finir par passer à la réalité céleste tout court, c’est à dire la vraie solution pour ici-bas (en vue du Millénium messianique) qui ne peut se trouver qu’à partir d’En-Haut après ma métamorphose et ma montée dans une synergie et une unité merveilleuses avec YHWH ELoHiM !

Comme Habakuk, je désire ardemment marcher sur mes lieux élevés non pas dans le principe ou la perspective mais dans la réalité, la vérité et la loyauté parfaites et abouties donc réellement UN EN et AVEC Lui !

En Jésus, Martin BUSCH