150. Voici l’Homme

INTRODUCTION

« Voici l’homme » s’écria Pilate aux chefs religieux juifs et à la foule, après avoir constaté qu’il n’y avait aucun chef d’accusation contre Jésus, déjà frappé, ensanglanté, la couronne d’épines enfoncée sur Sa tête et habillé du manteau pourpre (Jean 19 :4-6).

Pilate ne croyait pas si bien dire lors de ce moment si tragique, car en fait Jésus était en effet le seul VRAI Homme. Nous allons nous poser la question de savoir ce qu’est un vrai Homme et aussi… une vraie Femme !

  1. Qu’est-ce qu’un vrai Homme, qu’est-ce qu’une vraie Femme ?

Un vrai Homme et une vraie Femme sont ceux qui doivent pouvoir connecter parfaitement (cf. « communion ») le ciel et la terre.

Vu leur position et leur mission de finalisation, Adam et Eve devaient « dominer » (gérer) la « terre », nommer (donner une spécificité voire « identité » merveilleuse) les animaux et se multiplier (remplir la terre de la Gloire par des descendants glorieux) à partir ce qu’ils étaient : un COUPLE de Gloire, de Feu et de Lumière, porteur de la glorieuse NePHeSCH divine qui leur avait été insufflée par le Créateur (Genèse 1 :28 ; 2 :7).

En tant que tels, vraiment à la ressemblance de leur Créateur, ils étaient en capacité de connecter le ciel et la terre (Paradis) et tenaient le rôle de médiateurs. Ils étaient de ce fait les vis à vis et les interlocuteurs de YHWH ELoHiM pour assurer la médiation et la connexion ciel-terre.

En tant que tels, ils devaient gérer ce qui leur était confié entre autres en finalisant par leur implication la Création terrestre. Ils devaient aussi éjecter le Serpent et ses acolytes qui avaient précédemment provoqué le tohu-bohu ne faisant évidemment pas partie de la Création divine initiale.

Ils devaient régner sur la terre paradisiaque SELON le ciel et surtout SELON YHWH ELoHiM (obéissance, soumission à YHWH ELoHiM ; cf. ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal = ne pas vouloir prendre la place de Dieu) pour le maintien harmonieux général et, comme dit, la finalisation de la restauration de la connexion terre-ciel initialement en place au premier verset de la Bible.

Nous trouvons par ailleurs la description ciel-terre nouveaux qu’Adam et Eve auraient dû mettre en place en Apocalypse 21 : 1 à 22 : 6.

A présent le « nouvel et dernier Adam », Epoux, Jésus-Christ (1 Corinthiens 15 : 45) et … la « nouvelle et dernière Eve », Épouse, Eglise des Vainqueurs réalisatrice (Apocalypse 12 :1 ; 19 : 7-8) seront les seuls en capacité d’aboutir avec succès à la restauration apocalyptique, c’est à dire révélée, visible, tangible et définitive, de la connexion parfaite du nouveau ciel et de la nouvelle terre.

Voici le VRAI Homme et… la VRAIE Femme !!!

  1. Le dualisme

La chute d’Adam et d’Eve a progressivement transformé ce couple initial et leurs descendants en caricatures de ce qu’ils étaient auparavant, parce qu’ils avaient perdu la Gloire céleste et n’étaient donc plus en mesure d’assurer ni la gestion ni, par voie de conséquence, ladite connexion.

Leur caricature est ce corps exposé au vieillissement, à la maladie, aux souffrances dorénavant en dualité avec leur âme et leur pneuma tout aussi infectées et polluées, laissant s’infiltrer la Mort, un démon majeur, qui à terme, procède à la séparation et au déchirement entre les deux réalités. La peur et les accusations – autojustifications après leur chute démontrèrent en outre la dualité-séparation d’avec YHWH ELoHiM et entre eux deux (Genèse 3 : 8-13).

Ils ont laissé la place au « Prince de ce monde » qui occupera de ce fait une position au 2ème ciel (enfer) avec possibilité d’accéder au 3ème ciel (Job 1 ; Zacharie 3 ; Apocalypse 12 etc.…) pour nous accuser devant le Trône. Son but fut, est et sera de constamment perturber ladite connexion, avec comme projet de complètement la couper et, pour ce faire, exercer son pouvoir destructeur, anéantissant, devant justement aboutir au néant total.

Cela eut comme conséquence de mettre en place un dualisme fondamental ou séparation (Cf. Diable signifie celui qui sépare, divise, désunit) entre ce qui est devenu le 3ème ciel (lieux célestes avec Dieu et les anges) d’une part et l’espace-matière-temps (= terre, nature actuelles avec les êtres humains, les animaux…) d’autre part. Le passage de l’un à l’autre devient presque impossible si ce n’est par la Mort des croyants en Christ pour le 3ème ciel !!!

L’homme et la femme ne pouvaient et ne peuvent plus jouer leur rôle ni d’intermédiaires ni de médiateurs en tant que vrai Homme et vraie Femme entre le ciel et la terre, YHWH ELoHiM et la Création dorénavant infectée par les effets de la chute.

Leurs caricatures, à présent marquées par la dichotomie de leur être intérieur d’avec leur être extérieur, séparent ontologiquement (concerne l’être) la terre d’avec le ciel, c’est-à-dire à partir ce qu’elles sont, donc pensent et font, dorénavant.

Elles vont même jusqu’à justifier cela par le supranaturalisme et la philosophie grecque platonicienne qui a passablement infecté à la base la théologie chrétienne et juive (cf. Alexandrie, « centre culturel du monde » à l’époque) par diverses formes de dualismes spiritualistes, gnostiques voire d’idolâtries exclusivistes aliénantes et totalitaires !

Ainsi nous sommes clairement et malheureusement face au « voile » séparateur du dualisme et du tohu-bohu diabolique qui est à l’opposé de la volonté d’AdoNaÏ ROUaCH KoDeSCH (Seigneur Esprie Sainte) qui veut au contraire l’unité ciel-terre dans l’harmonie parfaite (Genèse 1 :1ss).

C’est ce qu’elle a restauré ou métamorphosé (Genèse 1 :3ss ; emploi du verbe HaSaH : faire, arranger, transformer, travailler, achever, finaliser) une première fois après le tohu-bohu diabolique (Genèse 1 : 2) avec, pour couronner le tout, la création (BaRaH : créer ; Genèse 1 : 27) du vrai Homme et de la vraie Femme. Elle voulait finaliser AVEC EUX le travail face au Serpent qui rôdait toujours dans le coin. Notons que la volonté d’AdoNaÏ ROUaCH fut, est et sera toujours d’IMPLIQUER (cf. Colossiens 1 :24) le « couple humain » dans la finalisation et l’accomplissement au nom de la liberté de choix fondant l’amour librement consenti.

A présent Elle veut restaurer ladite unité, après le tohu-bohu partiel, intermédiaire, provoqué par la chute, une seconde fois en incluant tout autant l’implication du « couple ».

  1. La restauration juridique

Avec le Père céleste, en étant la Mère divine de Jésus, faisant corps avec Marie Sa mère terrestre, la Pneuma Sainte permit Sa conception miraculeuse et Sa naissance (cf. REdV 131 ; cf. aussi « Jésus vrai Dieu et vrai Homme »). Elle guida ensuite parfaitement Jésus dans son périple terrestre, Le révéla particulièrement lors de Son Baptême, de Sa Transfiguration (métamorphose) et de Sa Résurrection.

Elle a pleinement géré, réalisé et réussi la restauration du Médiateur, du vrai Homme ou encore du nouvel ou dernier Adam (1 Corinthiens 15 : 45).

Dans quel but ? Dans le but de mettre fin au dualisme spiritualiste et gnostique par la restauration de la connexion terre-ciel au niveau JURIDIQUE dans un premier temps :

« Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ HOMME (= vrai Homme) qui s’est donné lui-même en rançon (cf. caution juridique pour la libération) pour tous » (1 Timothée 2 : 5-6 ; Trad. Segond 1910).

Jésus a réussi Sa mission de par Sa perfection totale selon et par Sa Mère céleste la Pneuma Sainte et Son Père céleste avec lesquels Il est toujours resté en parfaite communion (connexion) sauf quand Il dut subir l’abandon total sur la croix à notre place (Matthieu 27 : 46 ; Marc 15 : 34). Ainsi Il S’est donné en rançon expiatoire pour inaugurer et assurer le rôle du nouveau Médiateur et Réconciliateur (2 Corinthiens 5 :17-20) donc du vrai Homme, du nouvel et dernier Adam.

La connexion est juridiquement restaurée !!! Le Serpent et ses acolytes, la Mort, la dichotomie être intérieur-être extérieur, le dualisme spiritualiste, la séparation ciel-terre etc. sont juridiquement vaincus par l’expiation à savoir la rançon payée par Jésus pour nous !!! Nous sommes juridiquement EN Christ, ce qui permet aujourd’hui de prier le Père « au Nom de Jésus » puis, au moment où nous devrons paraître ressuscités ou mieux encore, montés sans mourir suite à la glorification, métamorphose de notre corps devant le Trône du Père, Celui-ci nous verra justifiés, parfaits et justes A TRAVERS et EN Jésus ! Nous sommes ici d’ores et déjà dans le domaine de la restauration appliquée fruit « logique » de la restauration juridique.

  1. La restauration appliquée
  • Il se trouve pourtant que les justifiés, les élus dans ce monde intermédiaire de la chute continuent étonnamment à souffrir, à mourir, à pécher et à subir la séparation ciel-terre en n’accédant pas esprie, âme et surtout corps à la Salle du Trône si ce n’est qu’en subissant la 1ère mort !!!
  • Il se trouve que le Serpent paraît toujours encore devant le Trône pour « accuser les frères » !!! (Apocalypse 12 : 10c). Cela signifie qu’il reste un problème d’application judiciaire. Ce que Jésus nous a juridiquement acquis n’est malheureusement pas pleinement appliqué !

De quoi cela vient-il ? Il y a certes un nouvel Adam, glorifié, assis à la Droite du Père (Hébreux 10 :12 etc.…) mais OU EST LA NOUVELLE EVE ???

  • Il se trouve que la première Eve était bel et bien avec le premier Adam au Paradis !
  • Il se trouve que la nouvelle Eve devrait y être tout autant avec son nouvel Adam, mieux, assise et régnante avec Lui sur le Trône à la droite du Père ! (Apocalypse 3 : 21).

En fait c’est ça le problème !!!

La Pneuma Sainte avait pourtant commencé la restauration appliquée lors de la Pentecôte dans la chambre haute par l’immersion en Elle et le Feu divin.

L’Apôtre Pierre dans sa prédication fit à juste titre référence au Prophète Joël (Actes 2 : 16-21 ; cf. REdV 112 : chap. 4 « Mouton-agneau-suiveur ou vainqueur ? ») qui parle de l’effusion de la ROUaCH KoDeSCH mise clairement en rapport temporel immédiat avec les événements apocalyptiques eschatologiques.

La dispensation de la ROUaCH KoDeSCH fut donc en proximité temporelle évidente avec ce qui précède la fin, le « Jour du Seigneur grand et glorieux ». Il y est question de destructions, de guerres, de catastrophes cosmiques, économiques et autres et aussi d’une armée incroyablement puissante (= Eglise des Vainqueurs), avec un appel au jeûne et à la repentance.

C’est ici la preuve par neuf, s’il en faut, que l’Eglise primitive charismatique devait dans la foulée devenir l’Eglise des Vainqueurs puissante et glorieuse !!! L’Église primitive charismatique aurait dû d’emblée passer dans l’accomplissement et la finalisation apocalyptiques, devenir réellement « eschatologique » dès la dispensation de l’Esprie Sainte !!!

Mais Il se trouve que le chapitre 2 de Joël avec la période précédant le Jour du Seigneur et surtout cette armée incroyablement puissante (ou Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise ; cf. REdV 112 chap. 4 « Mouton-agneau-suiveur ou vainqueur ? »), la nouvelle Eve se fait quelque peu attendre, si ce n’est beaucoup attendre !?

Pourtant le livre des Actes témoigne d’une vie charismatique exceptionnelle de l’Eglise primitive qui, par les nombreux et merveilleux prodiges, signes et miracles, démontre le début incontestable de la restauration appliquée !

Toutefois la phrase « Que celui qui a des oreilles entende ce que la Pneuma dit aux Églises » qui revient sept fois (Apocalypse 2 :7 ; 2 :11 ; 2 :17 ; 2 :29 ; 3 :6 ; 3 :13 ; 3 :22) dans la bouche de Jésus-Christ Glorifié dans les lettres aux sept églises, démontre aussi qu’il ne s’agissait que du DEBUT de ladite restauration appliquée. Celle-ci aurait dû à ce moment-là obligatoirement aboutir à la finalisation et à l’accomplissement apocalyptique ! Il aurait fallu en effet que la nouvelle Eve (Eglise) rejoigne rapidement par la métamorphose du corps et la montée son nouvel Adam dans la pleine Gloire !

Que signifie la phrase de Jésus-Christ Glorifié ? Elle signifie que si Jésus-Christ Glorifié donne et redonne cette exhortation, c’est que les Églises, pourtant temporellement proches de l’Eglise primitive, n’avaient pas suffisamment ouvert leurs oreilles pour entendre ce que la Pneuma Sainte avait à leur dire pour passer à la position céleste de la nouvelle Eve ou la formidable armée décrite par le Prophète Joël !!!

C’est pourtant indispensable pour achever la restauration appliquée dont nous avons des descriptions variées dans les promesses aux sept églises et évidemment dans la suite du livre de l’Apocalypse. Cela ne nous « tombera pas dessus comme cela » mais cela se passera quand nous daignerons vraiment ouvrir les oreilles pour vraiment entendre, écouter et surtout obéir à ce que notre Maman céleste a à nous dire !

Pour ce faire tout commence par la repentance par rapport aux péchés à confesser et à abandonner impliquant un changement de conception, de mentalité et de pensée dans un authentique et sincère désir d’Amour pour se rassembler (unité) et rejoindre réellement notre Epoux sur le Trône (cf. Joël 2 : 18ss ; 3 :1 : retour au Pays promis = retour au Pays promis céleste) !

La repentance est associée au jeûne, à l’effusion de la ROUaCH KoDeSCH, à la prière ou invocation du NOM et au NOM de YHWH Sauveur (signifie Jé-sus ; Jean 14 : 13 ; Joël 2 : 32 : « Alors quiconque invoquera le NOM de YHWH sera SAUVE »), aux miracles et prodiges et aux événements apocalyptiques d’après le Prophète Joël (Joël 2 : 12ss).

La Pneuma Sainte a fait monter l’Apôtre Jean (Apocalypse 4 : 1) pour lui faire voir la suite des événements déjà clairement annoncés par Joël, non seulement les jugements, les catastrophes mais aussi la formation de l’Eglise des Vainqueurs – Épouse, Armée combattante et régnante suite aux trois montées (Apocalypse 1 : 6 et 5 : 10 : première montée ; 7 : 9+14 : deuxième montée ; 11 : 12 : troisième montée ; 12 : 1ss Eglise des Vainqueurs, Épouse de Christ au complet en capacité d’accoucher) et l’enlèvement (Apocalypse 12 : 5 : nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs).

Elle lui révélera le rôle d’application glorieuse de la justification à jouer à partir du Trône à la suite de son divin Epoux (Apocalypse 6 : 2 ; 12 : 7-11 ; 17 :14 ; 19 : 14 etc.…).

Le processus et le but seront l’abolition visible du dualisme diabolique par la métamorphose et la recréation de la Création céleste et terrestre actuellement polluée et infectée (lieux célestes occupés par l’Ennemi ou enfer ; terre ou monde ou espace-matière-temps après la chute). Ce sera l’instauration du rétablissement de la connexion parfaite d’unité de la nouvelle terre et du nouveau ciel réconciliés, selon ce qui était prévu au début de la Genèse, évidemment alors sans l’Ennemi et ses acolytes, sans les condamnés et sans le péché (Apocalypse 20 : 10+13-15 ; 21 :8 + 27 : 22 :15).

Voici le nouvel Adam avec la nouvelle Eve, tous deux établis dans leur rôle de médiateurs et d’intermédiaires parfaits en capacité effective et réelle par la ROUaCH KoDeSCH uniquement (Zacharie 4 : 6) de finalisation, d’accomplissement apocalyptique dans le rétablissement de la connexion initiale, mieux, de la réconciliation et communion parfaites voulue par le Créateur c’est à dire de la pleine restauration appliquée.

Nous retrouvons ainsi le vrai Homme qui ne peut être vrai Homme sans la vraie Femme et inversement !

Conclusion

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2 : 18) : c’était vrai pour le premier Adam, c’est tout aussi vrai pour le nouvel et dernier Adam, y compris pour Jésus-Christ Glorifié qui a absolument besoin de Son Épouse pour la restauration appliquée, la finalisation apocalyptique parce que c’était divinement et initialement prévu ainsi par la présence et l’action d’aujourd’hui de la ROUaCH KoDeSCH.

NE MEPRISONS SURTOUT PAS l’Esprie Sainte car Elle EST l’actualité spécifique PARMI NOUS d’aujourd’hui de YHWH ELoHiM depuis la Pentecôte, comme Jésus-Christ fut l’actualité spécifique PARMI NOUS de YHWH ELoHiM lors de Sa présence terrestre, comme le Père fut l’actualité spécifique PARMI NOUS de YHWH ELoHiM avec Adam et Eve, Noé, les patriarches, Moïse, Josué, le Peuple d’Israël dans sa Terre et les Prophètes. Ne soyons pas retard d’une dispensation divine et prêts comme les vierges sages. Ne méprisons surtout pas la nécessaire « réserve d’huile » ou la Pneuma Sainte pour pouvoir entrer dans la divine Salle des Noces ou bénéficier de la restauration appliquée !

En effet, l’IMPLICATION au plus haut niveau (sur et à partir du Trône) de l’Épouse, née En-Haut de sa Maman céleste, dans le processus de finalisation apocalyptique est absolument nécessaire au nom de la liberté de choix qui lui est donnée EN Christ et EN Son Nom (restauration juridique) fondant de la sorte son amour réellement vécu, personnellement consenti, par une pratique efficace parce que royale et glorieuse (restauration appliquée) !

Voici l’Homme disait Pilate, ce qui est déjà exact, voici l’Homme et la Femme, dit la Bible, ce qui est exact et complet !

En Jésus, Martin BUSCH

149. A pied ou à cheval

INTRODUCTION

« Si tu cours avec des piétons et qu’ils t’épuisent, comment pourras-tu lutter avec des chevaux ? S’il te faut un pays en paix pour être rassuré, que feras-tu dans les fourrés du Jourdain ? Même la maison de tes frères, même ton père te trahissent, ils ameutent un tas de gens derrière ton dos, ne te fie pas à eux quand ils te parlent gentiment. » (Jérémie 12:5-6)

Je dédie cette Rubrique à mes amis Monique et Patrick qui m’en ont communiqué le verset et donné l’idée.

 

  1. Jérémie est à bout et la réponse de YHWH ELoHiM

Jérémie est à bout et il pose les questions introduites par les « fameux » « pourquoi ?» ! (Jérémie 12:1ss).

Les Paroles qu’il doit transmettre ne sont suivies que du rejet de Juda ! Il s’en plaint à YHWH ELoHiM qui lui répond. Mais Il ne le caresse pas dans le sens du poil, autrement dit : « Arrête de te « lamenter » avec tes « jérémiades », il faut que tu ailles jusqu’au bout de ce que Je te demande de faire et de dire :

« Si tu te plains aujourd’hui alors qu’en sera-t-il demain quand en tant que piéton, avec d’autres piétons qui même te ralentissent, tu devras rivaliser avec des chevaux, qu’en sera-t-il quand tu seras obligé de te cacher dans la « jungle » du Jourdain (époque où la région était beaucoup moins sèche et moins habitée) où les inondations, les bêtes sauvages et les brigands fourmillent, qu’en sera-t-il quand ta famille la plus proche te trahira honteusement ? »

Nous savons qu’effectivement la vie de Jérémie fut un calvaire, d’un point de vue humain en tous cas… !

 

  1. Similitudes avec l’Apôtre Paul

Jérémie fut appelé à arracher et détruire les horreurs idolâtres et de péché de Juda puis à planter et à construire (Jérémie 1:10 ; Jérémie 24:6).

L’Apôtre Paul parle lui aussi de destruction de ce qui était communément « connu » dans les sociétés, les religions d’alors et particulièrement le salut par la Loi dans le judaïsme (Galates 2:16 ; 1 Corinthiens 2:6-9 ; 2 Corinthiens 10:5) et de plantation comme de construction d’églises, de chrétiens (« édification ») et de ministères par le salut par la foi en Jésus-Christ (1 Corinthiens 3:6-17 etc.…).

Jérémie, comme dit, a énormément souffert comme l’Apôtre Paul qui lui aussi était à bout (Actes 9:5 ; Actes 25:14 ; 2 Corinthiens 11:5 à 2 Cor 12:10 etc.…). Tous les deux sont restés célibataires et sans enfants… (Jérémie 16:1-4 et 1 Corinthiens 7:7).

Les deux ministères furent très reconnus à travers les millénaires et aussi approuvés et soutenus par YHWH ELoHiM mais quels calvaires parce qu’ils avançaient « à pied et non à cheval » !

Jérémie finit en exil en Égypte puis à Babylone lorsque les Babyloniens envahirent l’Égypte et l’emmenèrent. Il mourut loin du Pays en exil, malgré tout préservé à titre personnel selon la promesse d’ADoNaÏ (Jérémie 15:20), à environ 85 ou 90 ans où il a pu rédiger ses dernières Paroles. Il entrevit la restauration et la gloire du Peuple comme les autres prophètes dont entre autres Esaïe et Ezéchiel. L’œuvre salvatrice de Jésus n’avait pas encore eu lieu et la dispensation apocalyptique effective n’était donc pas encore à l’ordre du jour, contrairement à la situation de Paul qui exerça son ministère après la croix et la résurrection.

Paul, lui, fut décapité à Rome (entre 64 ou 67-68 selon les sources), prisonnier, en exil loin du Pays promis alors qu’il aurait dû éviter cela, notamment éviter pour commencer un retour rituel juif de nature style « politique religieuse » inspiré par Jacques, le judaïsant, qui le mena direct en captivité (Actes 20:23 ; Actes 21:4 + 10 -11 + 23-34).

Si vraiment les disciples de Tyr et Agabus, ont parlé de la part de la Pneuma Sainte, il était certainement prévu qu’il vive la Révélation tant attendue qu’a vécue Jean, c’est à dire qu’il passe du mode piéton au mode cavalier ! Il était apparemment « lié, prisonnier » par sa propre pneuma (cf. Traduction Darby : esprit) alors que la Pneuma Sainte, qui ne « lie, ni n’emprisonne » jamais (2 Corinthiens 3:17), ne cessait de l’avertir en lui disant de ne pas monter à Jérusalem (Actes 20:22-23). Elle avait assurément un autre plan pour lui.

Même si Paul a pu parler à des personnes importantes lors de ses périples ultérieurs en tant que prisonnier, il était prévu qu’il fasse un travail beaucoup plus efficace au niveau de la dispensation de la Révélation voire réussir à la faire accepter par les églises d’alors. Cela aurait changé toute l’Histoire de l’Eglise !!!

Paul, par son retour en arrière, continua « à pied » alors que la Pneuma Sainte avait prévu à terme de le mettre en selle sur le cheval blanc, de le couronner et de l’armer comme vainqueur à partir de la Salle du Trône ! (Apocalypse 6:2).

 

  1. A pied ou à cheval, la jungle ou un Pays promis en paix et en sécurité, la trahison des proches ou la communion ?

Jérémie et Paul dans un premier temps durent exercer leur ministère « à pied, en vivant dans la jungle des hommes, en étant trahis des proches qui normalement auraient dû les soutenir ». Bref, ils durent avancer dans la souffrance, gémir presque constamment.

Les deux hommes de Dieu vécurent avant la dispensation de la Révélation de Jésus-Christ Glorifié. Ils ne connaissaient pas l’Alliance de Feu et de Gloire avec la transfiguration du corps suivie de la montée et la mise en selle sur le « cheval blanc » (Apocalypse 6:2 ; 19:14), mais chacun à sa manière, la pressentaient.

Ils eurent tous les deux des ministères extraordinaires devant construire et planter après avoir détruit mais pas n’importe où, ni n’importe comment. Certes constructions et plantations devaient d’abord avoir lieu en exil (Jérémie 29:4-9 ; sur terre pour Paul) ensuite au Pays promis après 70 ans (Jérémie 29:10-14 ; 32:15 etc.… dans le Pays promis céleste pour Paul).

Si Juda s’était d’emblée repenti, le jugement babylonien n’aurait pas eu lieu et le Pays aurait tout de suite pu être merveilleusement construit et planté (Jérémie 3:14 à 4:4 par ex.).

De même Paul attendait le retour apocalyptique et eschatologique au Pays promis céleste de façon imminente.

Si Paul n’avait pas « continué à pied » en faisant de la « politique religieuse » et si les chrétiens étaient « montés à cheval » en recevant et vivant l’enseignement apocalyptique sur l’Eglise des Vainqueurs comme l’Apôtre Jean, dont nous avons si souvent relevé les versets dans les épîtres de Paul, nous n’en serions pas là après non pas 70 ans, mais après 2000 ans de très douloureuse attente ! Comme dit, même Paul s’est fait avoir par les judaïsants de Jérusalem en entrant dans une pratique faisant clairement partie de ce qu’il dénonçait et voulait détruire ! (Cf. Galates 2:11-21).

Vient l’étape cruciale de notre propos : la ROUaCH YHWH n’est pas une sadique car Elle voulait le plus rapidement possible Elle-même construire et planter et faire construire et planter autant par Israël que par l’Eglise dans le Pays promis ! C’est le cœur de la mission d’AdoNaÏ la ROUaCH YHWH ! (2 Corinthiens 3:18c).

Mais la repentance et l’acceptation sont incontournables et indispensables pour ce faire !!! Nous ne sommes pas des robots !!!

La ROUaCH YHWH, parce qu’Elle n’est justement pas une sadique mais une Maman aimante, ne veut pas nous envoyer au casse-pipe. Elle veut nous mettre en selle sur un cheval, nous couronner, nous armer, nous envoyer à partir du Pays promis de paix et de sûreté et nous faire vivre la communion vraie et réelle autant avec Elle qu’avec nos frères et sœurs pour notre salut complet esprie, âme et corps et le salut du plus grand nombre. Elle veut nous protéger du Dragon et de ses acolytes qui n’arrêtent pas de nous canarder tant spirituellement, psychologiquement que physiquement !

Par conséquent Son plan est de :

  • Nous mettre en selle sur le cheval blanc (vainqueurs issus de la 1ère montée ; Apocalypse 5:10) face aux malheurs de la première partie de la Grande Tribulation d’ailleurs imminente pour nous : Apocalypse 6 nous montre que le cavalier, archer, couronné sera vainqueur face aux chevaux de la guerre, de la condamnation, de la crise économique et de la mort, face aux persécutions, aux cataclysmes naturels. En effet la victoire de ce cavalier sera marquée par l’arrêt momentané des catastrophes naturelles (Apocalypse 7:1-3) puis surtout et avant tout par le réveil d’Israël suivi de celui dans le monde entier. Ces milliards (Apocalypse 7:9) de personnes issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:14b) se retrouveront montées (2ème montée) devant le Trône (Apocalypse 7:4-17).
  • Correctement nous positionner. Il faudra que le cavalier sur son cheval blanc parte du Trône et soit envoyé directement par Dieu (Apocalypse 6:1) autrement dit, il fallait pour vaincre qu’il habite préalablement au 3ème ciel, qu’il habite le Pays promis céleste de paix et de sécurité.
  • Nous ressourcer et nous diriger dans et à partir de la gloire autour du Trône pour que la communion soit totalement vraie !

L’unité, le « UN » divin et la coordination seront assurés, rappelons-le, par la ROUaCH KoDeSCH dans Sa plénitude à partir du Trône (Galates 5:22ss ; Éphésiens 4:3ss ; Apocalypse 4:5 ; 5:6c).

 

  1. Quand la ROUaCH KoDeSCH restaure, enfante, métamorphose, reconstruit, replante, on devient cavalier vainqueur, on vit en sécurité au Pays et on forme une unité avec YHWH ELoHiM et les frères et sœurs

A la Pentecôte la Pneuma Sainte fut envoyée et vu Ses spécificités déjà abordées, les choses auraient dû tourner autrement, c’est le moins qu’on puisse dire !!!

Ce n’est pas pour rien que Jésus-Christ Glorifié exhorta les églises dans Ses lettres à ouvrir l’oreille pour écouter ce qu’Elle avait à dire !!! Malheureusement, Elle n’arrêta pas d’être attristée de diverses manières à cause de la surdité de l’Eglise (Éphésiens 4:30).

Pourtant dès la Genèse, Elle a merveilleusement restauré, reconstruit, replanté la création initiale devenue tohu-bohu suite à la chute et les destructions de Lucifer et de ses anges-démons.

De même, dès la justification par Jésus-Christ, Sa mission majeure était de procéder à cette restauration, [re]construction, [re]plantation dont parlait déjà Jérémie et bien entendu aussi les autres prophètes ainsi que Paul dans leur foulée !

De quoi s’agit-il ? Pour les prophètes cette restauration était déjà une forme de mise en selle d’Israël par la ROUaCH KoDeSCH à partir du Pays promis davantage sécurisé et en paix étendant même dans certains textes la bénédiction à toutes les nations ainsi qu’un vécu de communion et d’amour tant avec YHWH ELoHiM qu’entre les membres du Peuple divisés par le schisme après Salomon donc entre Juda (Royaume du Sud) et Israël (Royaume du Nord).

Relisons à ce sujet Ezéchiel 37, notamment la deuxième partie du chapitre souvent « oubliée » avec la description de la restauration messianique dans l’unité parfaite dans l’intégralité du Pays.

Nous voyons aussi clairement dans la première partie le rapport avec le salut du corps (v.4-8) suivi de la glorification (v. 9-10) par la ROUaCH KoDeSCH, sachant que « sortir des sépulcres » (= exil) signifie non pas une résurrection au sens propre du terme mais le retour au Pays promis du Peuple d’Israël de l’exil babylonien (v.12-14 et ss).

Relisons aussi Esaïe 11:1ss où la ROUaCH YHWH SERA LA DEMEURE (NOUaCH : être la demeure, le campement, la résidence ; par extension : durer, reposer) du bien nommé « Rejeton » non seulement d’Isaïe mais aussi de la Maman divine. Suit une description paradisiaque du Pays et le rassemblement des nations.

Pour l’Apôtre Paul, qui a clairement posé les fondements doctrinaux de l’Eglise des Vainqueurs, c’était la même chose, à savoir à terme, une mise en selle des chrétiens à partir du Pays promis céleste ainsi qu’un vécu parfait de communion et d’amour tant avec YHWH ELoHiM qu’entre les membres de l’Eglise glorifiée des Vainqueurs.

L’Apôtre Paul ne voulait pas et ne devait pas en rester à l’Eglise charismatique, aux « arrhes de la Pneuma » (Romains 8:23), c’est à dire à pied, mais bien travailler à sa mise en selle sur le cheval blanc, ainsi qu’à la nôtre plus tard, à savoir la restauration, [re]construction et [re]plantation eschatologiques complètes dans le Pays promis céleste nécessitant évidemment le salut du corps et la montée. (Cf. Romains 8:18-23+30). C’est la Révélation des Fils et Filles de Dieu !

Retenons ce passage paulinien significatif parmi bien d’autres : « Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de la Pneuma ; car la lettre tue, mais la Pneuma vivifie. » (2 Corinthiens 3:6).

Ici Paul emploie le verbe dzoopoeio qui signifie vivifier, rendre vivant, animer, engendrer et à la fin du chapitre pour étayer la signification de dzoopoeio, le verbe metamorphoo (cf. autre morphologie ou corps ; v. 18) de gloire en gloire, c’est à dire la métamorphose, la transfiguration, la transformation, la Nouvelle Naissance En-Haut, évidemment en vue de monter le cheval blanc En-Haut pour vaincre !

ADoNaÏ, la ROUaCH KoDeSCH, nous demande de combattre en tant que vainqueurs à cheval, couronnés et armés à partir du 3ème ciel contre les autres chevaux redoutables et non plus à pied. Elle ne Se moque pas de nous ! Elle veut nous donner les moyens réels et efficaces pour ce combat. C’est pour cela qu’elle a été envoyée pour nous intégrer en Elle telle une maman et accoucher de nous En-Haut (Nouvelle Naissance) pour que nous puissions réellement voir le Royaume (Jean 3:3-8) !!! Elle veut par là nous accorder l’immortalité par la vivification ou la métamorphose.

Pourquoi cela n’a pas encore marché ? Tout d’abord parce qu’on a une conception homosexuelle de YHWH ELoHiM qu’il faut urgemment détruire (Lévitique 18:22 ; Romains 1:26-28). En effet, le Père n’aurait pas de femme alors que c’est l’Esprie Sainte, la ROUaCH KoDeSCH, la Pneuma Sainte qui doit accoucher de nous ! Un couple homosexuel ne peut avoir d’enfants de façon « naturelle » et disons « normale ». Il faut un homme et une femme ! N’oublions pas que l’être humain mâle (cf. à l’image du Père) et femelle (cf. à l’image de l’Esprie Sainte, Mère) fut créé à la ressemblance, à l’image de YHWH ELoHiM. Le mâle et la femelle reçurent d’avoir des enfants (cf. à l’image du Fils).

Ainsi l’identité de Dieu et le rôle majeur de la ROUaCH KoDeSCH sont faussés et ignorés et Sa capacité et puissance de Mère qui doit nous porter et accoucher de nous ne se « déclenche » pas comme il se doit.

Cette réalité provoque la confusion (= tohu-bohu) entre le rôle du Fils, Jésus-Christ et celle de Sa Mère la ROUaCH YHWH (Matthieu 1:18+20 :c ; Luc 1:35 cf. RdEV 131 p. 11-13 pour les explications selon le texte original) et de notre Mère (Jean 3:5ss).

En Romains 8:1-2 nous lisons : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation (pouvoir judiciaire) pour ceux qui sont en Jésus Christ. En effet, la loi de la Pneuma de vie (pouvoir exécutif) en Christ Jésus m’a affranchi (pouvoir exécutif) de la loi du péché et de la mort_. »_ (Segond 1910). D’après ce texte, par l’œuvre de Jésus, nous ne sommes pas condamnés mais graciés (pouvoir judiciaire).

Jésus se situe avant tout dans le judiciaire et pas d’abord dans l’exécutif où se situe avant tout la Pneuma Sainte ! (Notons que le Père se situe dans le législatif). Elle est dans l’accomplissement, la réalisation, la finalisation, l’exécution (pouvoir exécutif) de la « sentence » judiciaire de pardon et de grâce.

En quoi consiste ladite sentence ? L’affranchissement effectif de la loi du péché et de la mort, autrement dit, Elle nous vivifiera (Romains 8:11), Elle nous engendrera (voir plus haut dzoopoeio et metamorphoo) là où le péché et la mort n’exercent plus leur loi ni leur pouvoir c’est à dire dans la Gloire au 3ème ciel, de Gloire en Gloire, dans l’immortalité, dans la Révélation sur le cheval blanc !!!

La loi de l’Esprie Sainte s’accomplit EN Jésus, c’est à dire DANS et A PARTIR de Sa justification, du « judiciaire » et s’exécute dans Sa loi de Mère céleste, « l’exécutif » qui peut dorénavant pleinement s’appliquer et se déclencher !

Cette confusion millénaire, jusque dans les traductions de la Bible, a eu et a toujours des conséquences incalculables.

On se « promène » tels des inconscients à pied et on se fait avoir comme des bleus, faute de connaissance, donc on meurt ! (Cf. Osée 4:6). En face apparaissent déjà les « méchants » chevaux qui commencent à faire leur sale travail !

Il ne suffit pas de « s’entretenir fraternellement », voire de pousser des cris catastrophistes, même de « foi évangélique » ! Il faut maintenant chercher et recevoir les moyens réels d’agir et de combattre pour le salut et la protection du plus grand nombre !

La solution EST notre Maman la Pneuma Sainte, la ROUaCH YHWH qui détient le pouvoir exécutif (Zacharie 4:6 ; Actes 1:8) dont le rôle spécifique est de nous mettre réellement en selle !!! C’est pourquoi Jésus a dit qu’il est avantageux pour nous (Jean 16:7) qu’Elle vienne ! Bonjour la vraie consolation car fini les frustrations des échecs sans fin !

 

Conclusion

A pied ou à cheval ?

La ROUaCH YHWH n’est ni une sadique et ni une irresponsable. Elle est YHWH TZaeBaOTH (des armées ; cf. pouvoir exécutif ; gouvernement, Président chef des armées) et Elle est en même temps notre douce Maman comme le Père est notre Papa merveilleux et Jésus, leur Fils, notre Epoux Bien-aimé. Elle n’est pas comme ces généraux de la 1ère Guerre Mondiale qui envoyaient de façon irresponsable les fantassins à la boucherie de fer et de feu.

Elle a finalement préservé Jérémie au niveau de sa personne individuelle malgré toutes les épreuves qu’il a subies et les événements terribles de son époque. Elle aurait voulu préserver l’Apôtre Paul et le mettre en selle comme chacune et chacun de ceux qui ont suivi jusqu’à nous aujourd’hui.

Alors maintenant, avec Elle, détruisons ce qui doit à Ses yeux être détruit et construisons et plantons sous Sa direction dans et à partir de la Demeure céleste ce qui doit être construit et planté. Arrêtons de vouloir continuer à pied et laissons-nous mettre en selle sur le cheval blanc, laissons-nous couronner, laissons-nous armer comme il se doit et entrons pleinement dans Sa victoire pour Sa Gloire !

En Jésus, Martin BUSCH

148. RELIGION ET REVELATION

INTRODUCTION

 

Très souvent nous lisons ou entendons avec une très très grande joie les témoignages de conversion, de débuts miraculeux et surnaturels de ministères etc… où il est question de vécus en général merveilleux (repentance, guérisons, délivrances, paix, visitations, pardons etc.…) liés à des rencontres glorieuses et personnelles avec Jésus-Christ. Là nous sommes en plein dans la Révélation.

Très souvent on parle aussi de personnes avec « 40 années et plus de conversion » qui se sont sclérosées voire, au pire, soit ont pourri, soit sont devenues des fanatiques religieux dans un « cadre » dénominationnel donné. Là nous sommes en plein dans la Religion dans ses extrêmes négatifs.

Normalement, un(e) jeune converti(e) a besoin d’être entouré(e), guidé(e) pour pouvoir persévérer dans la « vérité doctrinale et la sanctification ». Mais tout cela est toujours marqué et conditionné par la relativité interprétative des textes bibliques selon la dénomination dans laquelle on se trouve. C’est justement là que la Religion au nom de la durée, de la pérennité et de la soi-disant « persévérance » finit presque toujours par supplanter la Révélation qui devient, si tout va bien, un objet mémoriel sclérosé puis de différenciations pour ne pas dire de divisions souvent « inscrites dans le marbre » ou sacralisées au sens large du terme.

Durant des millénaires YHWH ELoHiM a fait cohabiter Révélation et Religion car la Révélation devait perdurer dans le temps grâce à des structurations religieuses déviant malheureusement toujours contre Sa volonté dans des traditions, des styles, des rites, des types de ministères, des interprétations tendancieuses des textes bibliques, des habitudes et finalement des carcans idéologiques pour ne pas dire dans des idolâtries…

Notons à ce sujet non seulement les heurts violents de Jésus face aux religieux juifs, mais aussi de Jésus-Christ Glorifié face aux 7 églises de l’Apocalypse, cette dernière réalité n’étant en général ni comprise, ni prise en compte. Autrement dit, si Jésus avait quelque chose à dire aux églises d’aujourd’hui, ce serait toujours et encore ce qu’Il a dit alors à ces 7 églises.

De quoi s’agit-il entre autres ? Avant Jésus, il fallait que la Révélation, même prophétique, cohabite avec la Religion structurante pour permettre la durée dans l’espace-matière-temps.

Mais après la Croix totalement et définitivement expiatoire, trouvant sa démonstration glorieuse dans la Résurrection et surtout après l’Apocalypse ou plus justement la Révélation, la Religion, même charismatique sous toutes ses formes, n’a dorénavant plus droit de cité aux yeux de YHWH ELoHiM. En effet le nouveau type d’Alliance de Gloire et de Feu célestes a été institué par Jésus-Christ Glorifié, rendant le précédent définitivement caduc.

L’Apôtre Paul a certes structuré l’Eglise (religion provisoire de survie se voulant d’ailleurs la moins « religieuse » ou légaliste possible) tout en attendant ardemment dans un avenir très proche l’Apocalypse (Révélation), d’où la difficulté d’interprétation de certains de ses textes paraissant de ce fait, au premier abord, paradoxaux puisqu’à la fois religieux temporels et de révélation apocalyptique. Comme nous le savons, l’Apocalypse ne s’est d’ailleurs pas fait trop attendre… ! (92 env.)

Il dit clairement par exemple que les cinq ministères charismatiques ont été donnés pour que les chrétiens parviennent à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils de Dieu, à la stature parfaite, pleine et entière du Christ (Éphésiens 4:7-13), autrement dit, sous peine d’idéalisme et de rêverie, il ne peut que s’agir de l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée et montée.

C’est pourquoi l’Eglise dite de type primitive ou charismatique doit, d’après ce texte, nécessairement passer, notamment avec l’aide des ministères cités par Paul, vers l’Eglise apocalyptique glorifiée des Vainqueurs. En effet, Jésus est justement venu dans les « profondeurs de la terre » pour totalement nous en extraire, nous faire monter en rendant « captive la captivité » (v.8-10). C’est cela la « mesure du don du Christ » (v.7) et rien de moins !

Il s’agit notamment du passage divinement prévu et donc obligé de la Religion à la Révélation esprie, âme et surtout corps !!! Pourquoi surtout corps ? Parce que notre corps, suite à la chute, est la partie physique de nous-mêmes qui correspond de la façon la plus évidente aux limitations et aléas de l’espace-matière-temps. Ainsi sa transfiguration (=métamorphose, transformation, glorification), suite à celle du Seigneur Jésus-Christ, notre exemple parfait, et l’Apôtre Jean (aussi Enoch et Elie), est la seule alternative à la mort, notamment la première, car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15:50).

Depuis la dispensation de l’Apocalypse, la Religion ne peut et ne doit donc plus être à l’ordre du jour et ne peut et ne doit plus cohabiter comme par le passé avec la Révélation qui seule reste valable et, on s’en rendra de plus en plus compte, viable… !

Essayons de creuser un peu le sujet de la Religion et de la Révélation pour mieux comprendre la problématique.

 

  1. L’espace-matière-temps

Il est clair qu’aussi longtemps que nous sommes prisonniers de l’espace-matière-temps, la Religion s’infiltrera toujours dans notre relation avec YHWH ELoHiM. La Religion, même « dépouillée », sert à durer, évolue selon l’air du temps et finit toujours par plus ou moins enfermer dans un carcan, aussi subtil soit-il, puisqu’elle s’est adaptée à cette prison limitative à tous points de vue.

La Révélation est d’abord une suite d’incursions extraordinaires dans l’espace-matière-temps, des « kairos », des moments spéciaux, ayant toujours comme but de nous libérer le plus possible en nous révélant des parts de céleste et à terme de nous faire sortir complètement des « profondeurs (=prison) de la terre ».

C’est pourquoi l’Evangile authentique, la Bonne Nouvelle complète, ne peut que se placer dans la perspective de la Révélation. Elle est l’accomplissement de la libération totale ou de la métamorphose de notre corps suivie de la « montée dans les lieux célestes » esprie, âme et surtout corps !

Ne pas se placer dans cette perspective n’est ni plus ni moins de l’incrédulité, puisqu’on ne croit ni à la toute-puissance de YHWH ELoHiM et aux promesses de Sa Parole, ni à la libération totale par l’Evangile, si ce n’est par le passage par la première mort soi-disant « libératrice » alors qu’elle est un démon du camp ennemi !

 

  1. Mythe ou vérité ?

La Religion aboutit toujours à une situation mythique voire légendaire, sacrale, mystique, gnostique, interprétative, équivoque, inexacte, relativiste ou absolutiste et exclusiviste. Elle correspond indubitablement à notre condition humaine de déchéance et d’aveuglement, fondamentalement limitative à cause de la chute. Nous en sommes réduits à l’interprétation relativiste des choses de Dieu, contrairement à la Révélation où l’on « sait et connaît » parfaitement (cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

Nous avons été juridiquement « relevés » de la chute par la croix, ce qui doit obligatoirement impliquer, dès à présent sans mourir, notre « élévation » dans les lieux célestes pour vivre dans la Révélation sous peine d’inauthenticité et de mensonge « évangélique ».

La Révélation correspond à la Lumière, à la Vérité et à la Vie au contact direct de proximité, évident, objectif, visible et manifesté avec YHWH ELoHiM ou « Gloire », rendant possible une relation personnelle d’amour véritable avec Lui. Apocalypsis signifie dévoilement de ce qui était caché. C’est on ne peut plus clair… !

Ainsi le Seigneur Jésus-Christ terrestre et Glorifié S’est révélé comme tel mais la Religion, notamment juive puis charismatique du premier siècle et des 20 et 21èmes siècles ne Lui ont pas vraiment emboîté le pas : voilà le problème !

Là il s’agit clairement d’une réponse religieuse fausse plus exactement mythique avec ses dérivés, pire, mensongère, donnée à la Révélation de Sa Personne comme à Son institution de l’Alliance apocalyptique de Feu, de Lumière et de Gloire, nous accordant l’immortalité dès à présent !

 

  1. Historicité existentielle empirique ou historicité existentielle authentiquement prophétique ? (Cf. Apocalypse 11:3-12 par ex.)

L’historicité existentielle empirique englobe tout ce que nous pouvons tenter d’objectiver avec les sciences exactes et humaines, bref avec tous les moyens d’investigation humains à notre disposition. Notre existence dans ce cas s’explique ou pas. Toutefois nous existons parce que nous constatons empiriquement que sommes tout simplement là. Nous sommes le produit de ce nous observons, expérimentons quitte à changer d’avis au fur et à mesure que nous évoluons et que la recherche scientifique progresse. Cette historicité existentielle empirique marquée par les morts et les renaissances cycliques linéaires interminables caractérise et donc détermine entre autres aussi la Religion qui est née, rappelons-le, avec l’expérience de la mort et les rites religieux y afférant.

Cette Religion, nous l’avons plus ou moins « apprise », nous y avons été éduqués, nous nous en nourrissons : elle est donc avant tout empirique. Nous entretenons de ce fait un rapport avec elle ressemblant à celui que nous avons avec notre contexte et environnement matériels, biologiques, sociologiques, scientifiques etc…

L’historicité existentielle prophétique, c’est à dire inspirée par la Révélation, tient certes compte de l’Histoire mais l’insère vraiment entre la Création parfaite d’avant la chute de Lucifer puis de l’homme et l’Éternité. L’Histoire (+espace-matière) est de la sorte remise à sa juste place à savoir celle d’une parenthèse dramatique qui ne peut avoir de réalité ontologique, existentielle fondamentale. En tant que parenthèse, elle ne peut prétendre à aucun impérialisme, ni exclusivisme athée ou scientiste ni même religieux, mais retrouve son indispensable rapport et dépendance avec le « Tout Autre » seule condition de possibilité de son existence.

Ainsi l’historicité existentielle prophétique ne peut, à terme, que vouloir sonner le glas de l’Histoire et par extension de la Religion qui lui est intrinsèquement associée dans ses carcans en spirale (cycliques et linéaires, naissances, morts, renaissances etc.…). Nous observons cette réalité dans les discours prophétiques de Révélation de l’Ancienne Alliance relativisant déjà très nettement la Religion notamment dans son hypocrisie (cf. par ex. Esaïe 58 ; Jérémie 7 :4 et bien d’autres textes) et décrivant des situations paradisiaques idylliques c’est à dire apocalyptiques (cf. par ex. Esaïe 11:3ss et bien d’autres textes). L’historicité existentielle prophétique redonne ainsi sa place pleine et entière à Israël, Peuple élu de YHWH ELoHiM qui jouera avec le Messie et SUR SA TERRE UNIQUEMENT, pas ailleurs, de plus en plus pleinement son rôle prophétique en vue de l’accomplissement eschatologique apocalyptique.

Avec cela, pour atteindre ce but, le Seigneur Jésus-Christ Glorifié a souverainement décidé, juridiquement et dans les faits, de sortir Son Épouse esprie, âme et corps de cette infernale historicité existentielle empirique pour l’associer réellement aux actions finales apocalyptiques victorieuses, étant assise avec Lui sur le Trône céleste (Apocalypse 3:21) dans la Terre promise céleste.

En attendant la fin (Apocalypse 20:11), cette Eglise des Vainqueurs ou Épouse sera, comme Lui, positionnée « à cheval » entre la Salle du Trône céleste et l’espace-matière-temps durant la période apocalyptique et idéalement durant le Millénium. Il faut savoir que le processus historique de finalisation ne pourra se faire qu’à partir d’En-Haut, du Trône comme décrit dans le livre de la « Révélation », autant pour Jésus que pour nous. Le relationnel clair, parfait, direct et personnel et en même temps collectif, réellement dans l’unité de la foi et la parfaite connaissance sera la part de celles et de ceux qui auront été métamorphosés et seront montés !

Si l’historicité existentielle empirique religieuse, même chrétienne voire charismatique avait fonctionné, cela se saurait… ! Alors… ?

Il ne nous reste plus qu’à nous positionner sans détour dans cette historicité existentielle authentiquement prophétique à la demande expresse de Jésus-Christ Glorifié pour mettre fin le plus rapidement possible à la Religion et à l’Histoire.

Cela change complètement la donne quant aux méthodes, moyens et visées dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. Il s’agit non pas de procéder à la construction de l’Eglise prioritairement sur terre mais bien de rechercher à passer réellement dans les lieux célestes pour devenir l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise ou l’Épouse glorifiée sur le Trône. Seulement à ce moment-là, elle pourra faire correctement le travail pour aboutir à la victoire tant dans les lieux célestes (Apocalypse 12) que sur la terre (Apocalypse 6 :2 ; 7 ; 19 et 20) !

Faute de l’avoir refusé, l’Eglise, à commencer par les 7 églises de l’Apocalypse, puis par les générations de chrétiens infectés par la primauté de la Religion, a empêché le processus apocalyptique qui aurait depuis longtemps dû nous amener aux événements victorieux de la fin puis à l’Éternité.

Cela aurait épargné à l’humanité des montagnes infinies de souffrances se perpétuant ici-bas devant lesquelles nous nous sentons si impuissants et pour cause ! Nous ne sommes en effet ni en position de capacité et de puissance d’autorité royale sur le Trône ni en position de sainteté et de pureté en tant que sacrificateurs dans le Saint des Saints céleste (Apocalypse 1:6 ; Apo 3:21 ; Apo 5:10).

Seuls la vraie foi et le véritable amour nous permettent de passer de l’historicité existentielle empirique de la religion à l’historicité existentielle authentiquement prophétique de la Révélation. Cette dernière doit nous projeter dans les positions célestes à la fois des vrais sacrificateurs et des vrais rois dans l’authentique sainteté et l’efficacité ou la puissance face aux souffrances innommables et aux milliards de perdus !

 

  1. L’Église des Vainqueurs, nouvelle Religion, nouvelle dénomination ?

L’Église des Vainqueurs tire son appellation de l’expression de Jésus-Christ Glorifié dans les 7 lettres « A celui qui vaincra… ». Elle ne sera ni une nouvelle religion, ni une nouvelle dénomination du fait qu’elle est basée et positionnée dans le Pays promis céleste et la Salle du Trône. Elle aura, comme Israël a conquis sa Terre promise, « conquis » le Pays promis céleste. Elle sera de ce fait totalement dans la Révélation, la Lumière.

Précisons qu’elle est issue des différents types et courants de l’Eglise. Les 7 églises portaient en elles leurs germes religieux et par conséquent les représentaient à ce moment-là :

  • Éphèse : église primitive
  • Smyrne : église persécutée de tous les temps
  • Pergame : église orthodoxe
  • Thyatire : église catholique romaine
  • Sardes : églises protestantes historiques
  • Philadelphie : églises évangéliques baptistes et semblables
  • Laodicée : églises pentecôtisto-charismatiques.

Nous avons démontré cela dans notre étude d’il y a 20 ans sur les lettres aux 7 églises. Ainsi l’appel pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs (8ème Eglise) s’adresse à l’ensemble de l’Eglise.

L’appel consiste à « écouter ce que l’Esprie Sainte dit aux églises » pour qu’elle puisse accoucher En-Haut de la 8ème Eglise (Jean 3:4ss ; 2 Corinthiens 3:18). Reconsidérons notre compréhension et approche de la pneumatologie : L’Esprie Sainte opèrera, finalisera, réalisera le processus de Révélation pour nous libérer de « notre » Religion, quelle qu’elle soit ! Elle nous a été envoyée et donnée principalement dans ce but !

La 8ème Eglise sera complètement libérée de la Religion parce que née de nouveau dans le Pays Promis céleste et bénéficiant de l’Alliance de Feu et de Gloire instituée aussi pour nous aujourd’hui par Jésus-Christ Glorifié Lui-même dans les 7 lettres. Comme dit plus haut, l’Israël messianique, comme « frère aîné », mais uniquement positionné sur sa Terre promise, participera glorieusement et sera pleinement engagé dans ce processus prophétique de passage à la Révélation (cf. par ex. Apocalypse 3:12-13 et de nombreux textes de l’A.T.).

 

Conclusion

Changer de « logiciel » ou de « système » dans la tête, le cœur et aussi le corps s’avère déjà être une opération difficile, car le logiciel religieux et même évolutif dont nous nous entretenons ici, a presque 2000 ans ! De plus il ne s’agit pas en fait de changer de logiciel religieux ou de système pour en mettre un nouveau à la place !

Il s’agit de passer véritablement à ce qui n’est justement pas un logiciel ou système, même de type religieux, mais à la véritable Révélation du Tout Autre, de Celui qui EST !

C’est justement là toute la difficulté. Mais à ADoNaÏ, rien n’est impossible !

 

En Jésus, Martin BUSCH

147. Déjà assis dans les lieux célestes ?

INTRODUCTION

Il existe en grec une conjugaison appelée l’aoriste qui ne correspond pas vraiment à nos « temps » présent, imparfait, passé composé, passé simple, futur etc… Nous ne voulons pas ici développer une démonstration linguistique approfondie sur l’aoriste, d’autres l’ont déjà fait et mieux fait que nous aurions pu le faire.

Toutefois nous désirons reprendre des points essentiels en rapport avec Éphésiens 2:4-10 où justement l’aoriste est employé pour une interprétation se rapprochant davantage de ce que voulait vraiment dire l’Apôtre Paul et au demeurant notre Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH l’ayant inspiré.

 

  1. Qu’est-ce que l’aoriste ?

Aoristos signifie à la base : façon indéterminée, non limitée, indéfinie, incertaine et grammaticalement sans indication réelle de temps tant dans le passé, le présent ou le futur.

L’aoriste ne dénote pas d’une valeur temporelle mais d’un aspect dit « zéro » c’est à dire que l’action relatée est indépendante du temps. L’aoriste reste avant tout un « aspect ».

Qu’est-ce qu’un « aspect » linguistiquement parlant ?

L’aspect est une manière d’envisager l’action ni par rapport au moment où l’on en parle ni par rapport au moment où elle se produit. L’aspect est une manière d’envisager l’action dans une relativisation de la valeur temporelle et lui donne de ce fait une valeur fondamentale, de fond, justement « d’aspect » c’est à dire quasi absolue parce qu’intemporelle et donc intangible. La conjugaison de l’aoriste fut alors utilisée pour cette raison dans le domaine juridique, les rendus et les arrêts de l’autorité judiciaire étant considérés comme intangibles, absolus et définitifs.

Certes l’aoriste est souvent traduit en français à juste titre par le passé composé, quelquefois l’imparfait ou le passé simple pour essayer de rendre ce côté intangible et définitif de l’aspect. En effet l’action conjuguée et relatée au passé ne peut en principe plus tellement être changée, ni trop évoluer puisqu’on ne peut plus en principe revenir en arrière. Comme on dit : « Ce qui est passé est passé, ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait et on ne peut revenir dessus ».

Mais ce n’est pas toujours tout à fait vrai, notamment quand il y a possibilité d’agir encore dans le présent ou le futur sur une situation donnée passée.

Il est donc difficile pour le traducteur du texte biblique du grec en français entre autres, de traduire fidèlement le verbe grec conjugué à l’aoriste. Il est obligé de conjuguer le verbe traduit dans les temps et modes à sa disposition qu’il choisira en fonction du sens contextuel et sémantique plus large. Toutefois il devra en même temps préciser les choses le cas échéant par une périphrase, une particule pour se rapprocher le plus possible de la signification originelle des textes et contextes pouvant poser un problème d’interprétation délicat. L’aoriste de par sa dimension d’aspect donc d’intemporalité peut être traduit de façon plus heureuse par une action ou un événement qui serait en cours d’accomplissement, sur le point de s’accomplir avec certitude**, sans que l’on sache toutefois quand ni même comment selon les cas cela a commencé et cela se terminera. L’emploi de l’infinitif peut aussi s’avérer judicieux à cause d’une possibilité d’un rendu intemporel dans certains cas.

Nous nous pencherons plus particulièrement sur le passage d’Éphésiens 2:4-10 où la plupart des verbes sont à l’aoriste et qui, à notre avis, pose un problème certain d’interprétation.

 

  1. Le texte (Éphésiens 2:4-10)

« Cependant Dieu étant riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il est [assurément] entrain de nous aimer (aoriste) nous qui ayant été (participe passécomme morts (nekros : comme mort, mortifié, souffrant, mortel, mort ; cf. nécrologie) par nos fautes, est [assurément] sur le point de nous faire vivre (aoriste) avec Christ, c’est par grâce que vous avez été sauvés (parfait = passé); il est [assurément] sur le point de nous élever (est entrain, nous a mis dans le processus; aoriste sun – avec – egeiro : sens premier : élever, lever, éveiller, exciter ; ressusciter, non mentionné dans le dictionnaire Bailly, est généralement utilisé dans le NT mais ne convient pas ici) et est [assurément] sur le point de nous asseoir (va, est entrain, nous a mis dans le processus d’installation ; aoristedans les hauts cieux (cf. 3ème ciel, le plus haut ; epouranois) ensemble avec (sun) et en Christ Jésus, pour_ être entrain de faire la démonstration (aoriste de endeiknumi : montrer, démontrer, prouver, manifester, étaler, mettre en avant) dans les dispensations (aion : dispensation, ère, période [éternité = eis tous aionas ton aionon : pour les ères des ères ; Apocalypse 1:18]) étant (participe présent) à venir, la surabondante richesse de sa grâce par la bonté envers nous en Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes (présent), ayant été sauvés (participe passé), par la foi ; et ceci pas de vous, de Dieu le don non des œuvres, afin que personne ne puisse [ne soit en mesure de se] vanter (aoriste). De lui en effet nous sommes (présent) l’ouvrage, étant sur le point d’être transformés (aoriste ; ktidzo : former, transformer, fonderen Jésus Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour qu’en elles nous allions marcher (aoriste). » (Trad. Litt.)

 

  1. L’interprétation

Dans la perspective et la compréhension de la formation et du rôle de l’Eglise des Vainqueurs, cette traduction littérale, correspondant à la compréhension de l’aoriste, nous semble plus qu’édifiante… Elle nous pose carrément une base doctrinale, normative de ce que nous essayons de démontrer dans nos Rubriques.

 

a) Passage de l’état mortel à la vie

YHWH ELoHiM nous aime et nous fait miséricorde. Le salaire du péché c’est la mort mais Christ par le pardon a vaincu la mort et nous en a délivrés par la croix. Nous avons été condamnés à mort, mortels, dans le « couloir de la mort » « comme morts » par nos fautes, c’est par grâce que nous en avons été sauvés : c’est du PASSE et c’est conjugué au passé dans le texte.

Certains disent : « la seule certitude pour tous les hommes, c’est que nous devons mourir. » Pourtant le texte nous dit que nous sommes sur le point, entrain d’en être sauvés par grâce pour vivre avec et en Christ. Quelle bonne nouvelle !

Ainsi dans la mesure où la mort, y compris la première mort, est vraiment du passé, il n’y a qu’une seule solution : la vie sans la mort ! Cette vie, donc hors de portée de la mort, ne peut se concevoir qu’ensemble avec et en (sun : ensemble, avec) Christ ! Mais où est le Christ ? Il est avant tout assis à la droite du Père sur le Trône dans les « hauts cieux » ou 3ème ciel.

C’est pourquoi YHWH ELoHiM (Theos : Dieu) et plus particulièrement notre Maman la Pneuma Sainte (3ème personne de la Trinité ; cf. Matthieu 28:19 ; 2 Corinthiens 13:13) est sur le point, entrain de nous éleverlever, réveiller de notre état mortel, de « comme morts » aboutissants inexorablement à la mort, pour nous accorder l’immortalité par la métamorphose du corps et la montée aux hauts cieux !

L’aoriste de par sa spécificité d’aspect nous autorise une interprétation correspondant au passage sans mourir (2 Timothée 1:10) de la réalité terrestre de mortalité à la réalité céleste d’immortalité applicable maintenant.

Cette élévation, cette montée pour la vie et l’immortalité est « juridiquement » établie, décidée, intangible selon « l’aspect » intemporel de l’aoriste. En même temps si elle est établie, intangible, définitive, elle est donc assurément applicable aujourd’hui, même si elle n’est pas encore appliquée et accomplie**.** Ainsi nous évitons un contre-sens dans la traduction de ce texte car elle n’est effectivement pas encore appliquée.

Quand le sera-t-elle ? Elle le sera quand elle fera pleinement partie du contenu et de l’objet de notre foi donc de notre proclamation pour commencer. « Qu’il te soit fait selon ta foi »

 

b) Être assis dans les hauts cieux ?

Nombreux sont celles et ceux qui affirment au vu de la traduction classique de l’aoriste en général au passé composé qu’ils sont d’ores et déjà assis dans les lieux célestes en Christ « par la foi », expression ici galvaudée avec légèreté à la sauce spiritualiste. En réalité ils sont assis sur leur chaise ou fauteuil ici-bas sur terre et malheureusement en plus quelquefois dans la maladie ou des souffrances diverses… ! Normalement on est « assis » avec son corps… !? De plus être assis avec et en Christ, signifie être assis là où Il se trouve à savoir sur le Trône ! (Cf. Apocalypse 3:21). Là encore l’aoriste correctement traduit nous permet d’éviter les erreurs, les illusions, pire, de pieux mensonges ne correspondant ni à la réalité, ni à la vérité.

La vérité est que YHWH ELoHiM a décrété dans une certitude absolue cette position assise donc corporelle et régnante aux côtés de notre Epoux sur le Trône dans les hauts cieux de par l’accomplissement, l’application certaine fondés sur la justification de la croix par grâce.

Il est donc entrain d’y travailler en réorientant notre confiance ou foi qui, correctement ajustée**, ouvrira assurément la voie à l’accomplissement de ladite position de gloire** promise, voulue donc possible plus particulièrement depuis l’Apocalypse.

C’est Son cadeau totalement gratuit qu’Il nous donne, et quel cadeau ! Il s’agit de l’aboutissement du salut total, définitif, absolu, intemporel, éternel prévu depuis hier, aujourd’hui et évidemment demain selon le contenu et l’orientation de notre foi ! Nous sommes encore une fois en plein dans « l’aspect » de l’aoriste comme expliqué dans le paragraphe précédent !!!

 

c) Les dispensations à venir : des démonstrations et des preuves

Nous savons que par l’Histoire du Salut, YHWH ELoHiM a opéré à travers des dispensations, des ères, validées chacune par des alliances successives (par ex. : Adam, Eve ; Noé ; Abraham ; Moïse ; Evangiles-Epîtres ; Apocalypse : 3 montées de l’Eglise des Vainqueurs, Enlèvement, éjection de l’Ennemi du 2ème ciel ; éjection de l’Ennemi de l’espace-matière-temps : Millénium, Eternité) devant aboutir non seulement à la récupération totale de ce que nous avons perdu lors de la chute mais encore bien davantage vu notre future position assise céleste sur le Trône. Nous sommes en effet appelés à être métamorphosés éternellement de gloire en gloire par notre Maman, la Pneuma Sainte !!! (2 Corinthiens 3:18).

Il nous aime tellement, inconditionnellement, sans limitations, nous fait miséricorde, est bon envers nous ! Nous laisserait-Il dans la panade d’un demi-salut ? Oh que non !

Il veut au contraire démontrer dans les prochaines dispensations et à commencer par l’actuelle selon Lui, Son grand amour, Sa grâce surabondante par la finalisation d’un salut total et parfait et surtout pas en demi-teintes ! La dispensation ou ère apocalyptique nous concernant depuis presque 2000 ans, validée par l’Alliance de Gloire, de Feu et de Lumière et instituée en Apocalypse 1 à 3 par Jésus-Christ Glorifié Lui-même, était encore « à venir » pour l’Apôtre Paul ! Ce dernier avait pour tâche de structurer l’Eglise sur terre pour sa survie en attendant la dispensation apocalyptique qu’il annonçait et attendait passionnément, d’où ce passage parmi d’autres (cf. Romains 8) que nous commentons ici. Il s’agit d’une clé fondamentale de compréhension de ses épîtres souvent difficiles à comprendre de ce fait (Cf. 2 Pierre 3:15-16). Le recours bi-millénaire à des « lunettes » d’interprétation hellénistiques, symboliques, spiritualistes n’a plus lieu d’être.

Ici montrer, démontrer est la manifestation visible, concrète, efficace, indiscutable, puissante, au bout du compte absolue du Royaume tant dans l’espace-matière-temps aussi longtemps qu’il existera (cf. Apocalypse 20:11) que dans les lieux célestes ! Cette dispensation apocalyptique est justement Révélation, manifestation, preuve, étalage, démonstration glorieuse de la personne de Jésus-Christ et de Son Épouse glorifiés et révélés, en action visible victorieuse ! Là encore nous sommes en plein dans « l’aspect » et les caractéristiques de l’aoriste comme expliqué plus haut.

Cette démonstration pour le salut ne souffre d’aucune imperfection, dont par exemple la lancinante vantardise « humaine » citée ici. C’est pourquoi cela ne peut venir de nous, de nos œuvres mais il s’agit du DON gratuit de YHWH ELoHiM auquel nous sommes appelés à croire en nous situant clairement et sans détours dans la dispensation ou l’ère apocalyptique en vigueur depuis 92 environ (rédaction de l’Apocalypse) donc aujourd’hui. Ne soyons pas en retard d’une dispensation et d’une Alliance au niveau de notre foi et de notre proclamation !

d) Son ouvrage pour des œuvres bonnes

Quel est ici Son ouvrage ? C’est nous, mais pas comme nous sommes aujourd’hui avec tous nos défauts et imperfections dus à la chute et aux péchés. Il est le Créateur parfait et Il ne crée ni ne fait des êtres imparfaits. C’est pourquoi Il veut nous refonder, nous transformer, nous métamorphoser parfaitement grâce au sacrifice expiatoire et justificateur parfait de Christ. C’est fait, c’est accompli, c’est passé et acté dans les tablettes de la Justice de YHWH ELoHiM.

Il s’agit donc pour Lui d’appliquer ouvertement, de démontrer dans la dispensation apocalyptique en vigueur aujourd’hui et par la Révélation, aux yeux de tous, la justice acquise de Christ pour nous ! Mettons-le dans le contenu de notre foi et de notre proclamation prophétique comme l’Apôtre Jean en vue de l’accomplissement !

Ainsi, une fois que nous aurons été effectivement vivifiés, élevés, transformés, que nous serons assis dans les hauts cieux sur le Trône, nous aurons vraiment les moyens, les capacités et l’autorité royale de marcher (pas seulement de faire mais de nous identifier, d’être, de « bouger », de marcher dans, d’y évoluer de tout notre êtredans les œuvres bonnes préparées d’avance. Nous ne parlons pas ici des œuvres plus ou moins bonnes, intermédiaires, certes très louables, mais uniquement des totalement bonnes, celles que seule l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée, glorifiée et montée est en capacité d’accomplir !

 

Conclusion

Ce passage de la lettre aux Éphésiens, interprété de la sorte avec la compréhension plus exacte de « l’aspect » de l’aoriste, change évidemment la donne et ceci de manière fondamentale. Bien des écrits de l’Apôtre Paul difficiles à comprendre trouveront une interprétation beaucoup plus claire et vraie.

Ainsi il est indispensable pour nous de passer à la dispensation apocalyptique avec tout ce qu’elle comporte, au niveau du contenu de notre foi et de notre proclamation pour commencer et être dans la volonté de YHWH ELoHiM ! Ne soyons pas en retard d’une dispensation comme le furent les juifs à l’époque de Jésus sur terre puis de l’Eglise primitive ! Ne soyons pas en retard d’une dispensation comme le fut et l’est toujours l’Eglise depuis 2000 ans ! Passons à l’actualité et à la réalité apocalyptique de Révélation et de démonstration de YHWH ELoHiM pour arrêter de tourner en rond !

Si vous entendez Sa voix, Sa Parole, n’endurcissez pas votre cœur et ne « crispez » ou ne raidissez pas votre corps en grinçant des dents (Actes 7:54) en voulant le « garder » dans les terribles repères limitatifs terrestres qui effectivement disparaissent dans le processus de métamorphose ou de glorification (Apocalypse 1:17) ! Ne craignez pas !

En ce moment je suis assis et installé sur ma chaise de bureau derrière mon ordinateur : je ne veux pas me mentir ni vous mentir. Je ne suis pas assis dans les hauts cieux et je sais de quoi je parle ayant été En-Haut avec seulement mon âme et mon esprie. Je savais que mon corps resté « inanimé » en-bas m’obligerait à y revenir. Cette expérience néanmoins absolument merveilleuse me donne la possibilité de témoigner de la différence fondamentale et quasi indescriptible entre En-Haut et en-bas… !

Mais je fais confiance à ma chère Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH, pour qu’Elle me métamorphose EN Son sein et que je devienne Son ouvrage par ma Nouvelle Naissance physique d’Elle En-Haut pour entrer dès que possible, voire aujourd’hui réellement dans le Royaume de Dieu dans les hauts cieux.

Ainsi je pourrai me précipiter dans les bras de mon [notre] Epoux, Jésus-Christ, m’asseoir et m’installer à côté de Lui, je pourrai me « fondre » EN Lui en faisant UN avec Lui en tant « qu’épouse d’amour ».

Mon Papa céleste pourra me regarder, me prendre dans Ses bras et je pourrai Le regarder, Le contempler, Le louer et L’adorer dans la félicité pour les « ères des ères ».

Une fois assis dans les hauts cieux et pas avant, je serai en capacité effective de marcher dans les œuvres parfaitement bonnes de victoires en victoires (Apocalypse 6:2) que YHWH ELoHiM a « préparées d’avance pour moi » !

 

En Jésus, Martin BUSCH

146. Sortez de Babylone

INTRODUCTION

 

« Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez (exerkomai : aller hors de, sortir, partir, avoir une issue) du milieu d’elle (= Babylone la Grande), mon peuple, afin que vous ne participiez (sugkoinonéo : avoir une part, participer, avoir communion, accompagner, être solidaire) pas à ses péchés, et que vous ne receviez pas ses plaies » (Apocalypse 18:4).

Cette exhortation se situe en plein dans la période du règne de l’Anti[é]-Christ qui a fait que Babylone (BaBeL : confusion, mélange, aveuglement ; cf. bla bla) devienne « la Grande » par son système dictatorial quasi total dit « babylonien ». Les technologies actuelles démontrent de plus en plus que c’est d’ores et déjà tout à fait envisageable et possible…

Un des intérêts de ce texte est de mettre en RAPPORT le contexte, l’environnement dans lequel on vit et le péché auquel on participe obligatoirement d’une façon directe ou tout au moins indirecte !

L’exclusion du Paradis d’Adam et d’Eve suite au péché illustre tout autant ce rapport intrinsèque.

L’espace-matière-temps intermédiaire, étant un mélange entre la belle nature et les catastrophes naturelles, de belles actions humaines et de moins bonnes pour ne pas dire des horribles, démontrant d’un état de confusion relativement général où l’on ne sait plus vraiment ce qui est bien et ce qui mal, est à assimiler à Babel ou Babylone dont la signification est justement « confusion, mélange, désordre ».

Cet environnement implique, qu’on le veuille non, participer, être plus ou moins solidaire de ce système babylonien donc du péché d’une façon ou d’une autre et d’en subir les conséquences à savoir les « plaies », les malheurs et les catastrophes en tous genres et à tous les niveaux ! Cette participation au péché deviendra de plus en plus réelle au fur et à mesure que la pression babylonienne augmentera. Ainsi la situation intermédiaire où nous survivons actuellement deviendra de plus en plus invivable tant au niveau des catastrophes naturelles et environnementales qu’au niveau politique, social et économique.

On ne peut se réfugier dans des monastères, des îles lointaines, des forêts profondes, aux sommets ou dans les grottes des montagnes ou autres endroits reculés pour éviter de participer au péché, au « système » et de tomber dans ses pièges. Certains s’y sont certes essayés, mais finalement en vain !

N’oublions pas que nous péchons non seulement par des actes et/ou des pensées répréhensibles mais encore et peut-être surtout par ce que nous ne faisons pas (manquements, omissions) et devrions faire… ! (Cf. Matthieu 5:48 ; Romains 3:23)

Pourquoi ? Parce que nous sommes limités, enfermés, entravés, frappés, aveuglés, en esclavage, dans les confusions, les mélanges intrinsèquement liés à l’espace-matière-temps ou Babylone, conséquence de la chute.

La survie ou plus simplement la vie ici-bas nous conduit toujours à « composer » avec « Babylone » et son système d’autant plus au moment où elle contrôlera tout sans pitié, c’est à dire quand elle sera devenue « Babylone la Grande » ! (Apocalypse 17:5+15+18).

On rétorquera : « Alors je ne puis être totalement responsable, vu que l’environnement et le système babyloniens sont inévitables ! »

S’il est impossible d’en sortir, alors oui, ma responsabilité ne peut être engagée ou tout au moins que de façon très limitée ! Mais s’il est possible d’en sortir, alors ma responsabilité sera engagée !

L’exhortation de sortir de Babylone, d’autant plus de Babylone « la Grande », implique en principe qu’il est possible de s’en échapper… !

 

1. Sortez, fuyez !

a) La sortie d’Égypte pour le désert uniquement ?

La sortie d’Égypte (= MiTZeRaÏM : limites) dans le désert fut rendue possible par l’action miraculeuse exceptionnelle de YHWH ELoHiM à travers le ministère de Moïse face au Pharaon qui représentait le Diable. Humainement, d’autant plus en tant qu’esclaves, il était quasiment impossible de s’en enfuir tant politiquement que géographiquement, vu qu’il s’agissait de la première puissance mondiale et que le pays était entouré de zones désertiques très difficiles à traverser. L’élément déclencheur déterminant de la délivrance fut la mort des premiers-nés égyptiens et le sacrifice protecteur et salvateur de l’Agneau Pascal préfigurant la croix et la résurrection de Jésus-Christ.

L’Agneau Pascal, Jésus, disqualifia le Diable et son représentant. Ils durent lâcher prise. Le passage de la Mer Rouge, préfiguration du baptême d’eau, le Feu du Sinaï avec les 10 commandements préfiguration de la Pentecôte, l’immersion dans la ROUaCH KoDeSCH et les pérégrinations dans le désert hostile, préfiguration de la vie d’Église sur terre, s’enclenchèrent ! Comme nous le savons, les péchés, les souffrances, les révoltes, les attaques ennemies et la Mort abondèrent malheureusement dans cet environnement désertique aride et très hostile, s’il en est ! Seule la « survie » pouvait être à l’ordre du jour. Il est de la sorte évident que la sortie d’Égypte ne pouvait pas avoir comme finalité ultime le désert mais bien le Pays promis.

b) Le réalisme dans l’environnement désertique et/ou babylonien et le réalisme selon YHWH

Cette situation ressemble « étrangement » à celle de l’Eglise sur terre. En effet, la majorité des ministères chrétiens ont œuvré et œuvrent toujours encore pour essayer d’organiser et d’assurer une « survie » dans notre contexte désertique hostile actuel d’espace-matière-temps ou babylonien. Ils le font certes de bonne foi et selon leur interprétation de la Bible. Mais ils n’imaginent même pas qu’on puisse sortir de ce désert si ce n’est par la Mort parce qu’ils estiment que ce n’est pas possible autrement ou que ce n’est pas le plan divin. Ils se réfèrent au réalisme soi-disant intangible de l’environnement désertique-babylonien.

Pour ce faire ils citent une première partie d’un verset de la prière sacerdotale de Jésus sans tenir compte du contexte :

« Je ne te prie pas de les ôter du monde__, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » (Jean17:15-16 – Trad. Segond 1910).

Cette prière parait paradoxale car nous savons que si nous sommes dans le monde comme nous y sommes aujourd’hui, nous subissons et nous pouvons aussi faire subir de sacrés coups durs (mal, malheurs, maladies…). Ensuite nous ne pouvons affirmer que nous ne sommes pas du monde comme Jésus l’a été, vu notre imperfection et l’obligation de composer avec le « système », même pour soi-disant « faire l’œuvre de Dieu ».

Il existe par ailleurs un contexte supplémentaire à ce texte : « Sanctifie-les (agiadzo : sanctifier, mettre à part, consacrer, mettre dans un autre environnement, contextepar ta vérité : ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde… Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi__, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17:17-18+24).

Ici, la Parole de vérité créatrice et agissante du Père sanctifie c’est-à-dire met à part dans un autre environnement préservé à savoir le 3ème ciel. Celui-ci est en effet le seul contexte possible de vraie sanctification, c’est à dire la seule possibilité d’abandon effectif et total du péché. La sanctification ou la mise à part dans l’environnement céleste est à mettre en relation avec la vérité ou le réalisme selon YHWH :

« Recherchez la paix avec tous et la sanctification (mise à part dans l’environnement céleste), sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14). Si la sanctification est la recherche de l’abandon du péché ici-bas elle est avant tout cette mise à part dans l’environnement céleste, l’environnement de la perfection, de la liberté dans l’amour et la vérité. La recherche de la sanctification ne peut être considérée comme moyen de justification pour aller au ciel (sinon justification par les œuvres) mais bien comme la recherche de la mise à part ou de la montée pour VOIR le Seigneur !

« Or, le Seigneur c’est la Pneuma ; et là où est la Pneuma du Seigneur, là est la liberté. » (2 Corinthiens 3:17) Il se trouve que le verset suivant parle de la métamorphose de gloire en gloire par la Pneuma ou le salut du corps permettant la montée. Nous savons donc que la liberté c’est être hors du contexte et des lois contraignantes de l’espace-matière-temps ou de Babel.

Jean 8:32 confirme le rapport entre la vérité connue c’est à dire celle qui mène En-Haut et celle d’En-Haut et la liberté « …vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32).

Enfin 1 Corinthiens 13 met le rapport entre l’amour (v.1-8) et le fait de connaître dans la perfection c’est à dire d’être monté dans le « face à face » (v. 9-12).

C’est pourquoi Jésus veut de ce fait que là où Il est, nous y soyons aussi pour VOIR Sa Gloire. Il est assis sur le Trône à la droite du Père dans la Gloire la plus totale où tout est sanctifié, tout est vrai et où la liberté dans l’Amour est totale ! Voilà le réalisme ou vérité du « tout est possible » selon YHWH !

Ainsi nous comprenons nettement mieux COMMENT la VERITE du Père peut nous SANCTIFIER ou nous METTRE A PART !

Alors comment résoudre cette apparente contradiction avec le fait que Jésus prie de ne pas nous ôter du monde ?

Pour récapituler : Jésus prévoit et prie que nous soyons là où Il est, pour que nous voyions Sa Gloire c’est-à-dire que nous soyons En-Haut au ciel auprès de Lui. Mais, comme dit, Il prévoit et prie aussi que nous ne soyons pas ôtés du monde.

Il résout Lui-même cette apparente contradiction en parlant de notre ENVOI (Apocalypse 6:2) COMME Il a été envoyé par le Père, c’est-à-dire préalablement à partir du Ciel (le Père a aimé Jésus AVANT LA FONDATION DU MONDE !) dans le monde.

Au même titre, c’est le seul moyen pour nous d’être PRESERVES, « hors » DU MAL (ek porneia) parce que nous serons envoyés préalablement glorifiés par Jésus du ciel dans le monde !!! (Apocalypse 6:2 ; Apo 12:11).

Imprégnés, revêtus de cet environnement céleste de Feu, de Lumière et de Gloire protecteurs, il nous sera possible d’être « préservés du mal » sous toutes ses formes et par conséquent d’être parfaits dans nos missions sur terre COMME Jésus l’a été. Il a réussi à être parfait dans Sa mission PROPRE justificatrice DIFFERENTE de la nôtre avant qu’Il ne soit glorifié. Il fut en effet atteint par le Mal sur la Croix A NOTRE PLACE. Nous n’avons donc pas à accomplir à nouveau Sa mission, ni à subir encore ce qu’Il a subi ! C’est pourquoi, dans notre mission spécifique nous serons rendus capables et appelés à devenir les fils et filles révélés au corps sauvé ou racheté ou métamorphosé ou transformé ou glorifié attendus par la création gémissante (Romains 8:18-23) !!! Pourquoi la création est-elle en attente de la révélation des fils et des filles de Dieu ? Simplement pour être délivrée des effets mortifères de la chute et du Prince de ce monde.

Voilà, dans l’ensemble, la signification du contenu de la prière de Jésus dont l’exaucement nous est garanti puisque c’est Lui, le Parfait, qui l’a faite !

D’autres reviennent sur 2 Corinthiens 4:8-18 avec bien d’autres passages où le corps semble plus ou moins « perdu », voué à la souffrance et à la Mort. Mais ils oublient que Paul vivait encore dans la DISPENSATION où ledit corps n’était pas encore sauvé. Mais il attendait toutefois la nouvelle dispensation avec la rédemption du corps (Romains 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18). Il attendait dans les « gémissements » la métamorphose du corps : « Aussi nous gémissons dans cette tente (corps mortel), désirant revêtir notre domicile céleste (corps métamorphosé, glorifié), si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus (= revêtus, baptisés, immergés dans la Pneuma Sainte, Pentecôte). Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller (=mourir), mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie (immortalité). Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de la Pneuma (Pentecôte). » (2 Corinthiens 5:2-5 ; selon la trad. Segond 1910).

Il attendait tout autant la dispensation apocalyptique ou « l’Apocalypse de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1:7 ; apocalupsis dans le texte grec) qui s’est effectivement produite relativement rapidement en 92 environ ! (Apocalypse 1:1ss). Il attendait de passer des arrhes de la Pneuma à savoir le baptême en Elle (Pentecôte) à la plénitude de Sa Maternité avec la Nouvelle Naissance d’Elle, notre maman, En-Haut (Jean 3:5ss). Attendons-nous la même chose que l’Apôtre Paul ?

L’Apocalypse préconise en effet la métamorphose du corps (Apocalypse 3:18ss etc.…) la montée au ciel (Apocalypse 3:12 ; Apo 4:1ss ; Apo 7:14-17 ; Apo 11:12 etc.…) comme seul moyen pour sortir effectivement de la Babylone actuelle et ce d’autant plus de Babylone « la Grande », la dernière et la plus terrible. Cette sortie permettra de ne plus participer au péché et d’agir sérieusement et parfaitement parce qu’envoyés dans le monde à partir du ciel comme Jésus et bien entendu avec Lui et à Sa suite dans la Gloire comme décrit dans l’Apocalypse !!!

C’est aussi la seule solution pour ne pas être « du monde » comme Jésus c’est à dire parfaits !

En général, l’étape de la conquête ou « montée » au Pays promis céleste est oubliée ou n’est pas comprise par les ministères et l’Eglise ! Elle ne le fut pas davantage par les 7 églises et leurs apôtres (=anges, envoyés) auxquels S’était adressé Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean au début de l’Apocalypse !

Ainsi il est aujourd’hui urgent d’être des « Josués » pour passer le Jourdain en vue de la « conquête » du Pays promis céleste.

Sortir d’Égypte ne signifie pas rester dans le désert, l’espace-matière-temps des confusions, des mélanges et en l’occurrence des mirages, mais bien accepter de prendre possession de ce Pays promis céleste, ceci esprit, âme et évidemment corps ! Ne parlons pas comme les 10 espions incrédules qui avaient visité le Pays avec Josué et Caleb. Ces derniers furent au contraire remplis de foi et de confiance en YHWH ELoHiM qui leur offrait Canaan à condition qu’ils obéissent et avancent pour la conquête.

Les Hébreux n’ont pas fait la conquête uniquement « spirituellement » … ! Ils ont passé à la conquête physiquement les armes à la main à commencer par leur passage miraculeux du Jourdain… ! Ainsi d’un côté le miracle de YHWH ELoHiM était indispensable (retenue miraculeuse de l’eau du fleuve en amont) et d’un autre côté le Peuple devait physiquement et volontairement mettre un pied devant l’autre pour sortir du désert et peut-être se « mouiller un peu » dans le lit humide du fleuve !

Les ministères chrétiens actuels dans leur grande majorité, sont comme ces 10 espions. Ils sont dans le désert peut-être devant le Jourdain mais ne pensent même pas qu’il soit possible, pire, dans la volonté de YHWH ELoHiM, de passer à la conquête des lieux célestes ou notre Pays promis en vue d’en chasser les « Cananéens » ou le Dragon et ses acolytes du 2ème ciel ! (Apocalypse 12:7ss). Ils pensent que cela a déjà été fait par le divin Chef tout seul alors qu’Il a souverainement décidé que ce serait notre rôle et mission de finaliser en vue du Millénium en tant que Son Épouse glorieuse à partir du 3ème ciel dans les lieux célestes et sur terre revêtus de l’armure de gloire, assis sur notre cheval blanc (Apocalypse 6:2 ; Apo 12:11 ; Apo 19:14 ; Éphésiens 6:11-17).

Ils ne comprennent pas davantage qu’il y a un rapport entre l’environnement babylonien désertique et le péché. Ils « spiritualisent » selon la philosophie platonicienne, ne parlent que du cœur (homme intérieur) sans parler du salut du corps (homme extérieur) pourtant seule condition de possibilité du passage et de la résidence dans l’environnement ou Pays promis célestes. Tout ceci est indispensable pour être sans péchés, parfaits, là encore condition de possibilité pour être victorieux. Il faut donc réellement et entièrement sortir de la Babylone actuelle et ce d’autant plus quand arrivera la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ où elle deviendra Babylone « la Grande ».

Alors oui et mille fois oui pour sortir d’Égypte, mais pas pour infiniment se promener dans le désert et finir par y mourir. Il nous faut donc passer le plus rapidement possible le Jourdain dans le Pays promis où coulent le lait et le miel ! Alors s’il vous plaît, pas de demi-Evangile mais bien un Evangile complet et surtout abouti ! Cet Evangile est celui de la vérité ou du réalisme selon YHWH ADoNaÏ !

 

c) Babylone

Esaïe 48 nous donne, entre autres textes, des instructions intéressantes à propos de ladite « sortie » pour ne pas dire « fuite », car il y a urgence…

« Sortez (YaTZA : sortir, faire sortir, être conduit hors de) de Babylone, fuyez (BaRaCH : fuir, s’enfuir, faire fuir, chasser, traverser) du milieu des Chaldéens ! » (Esaïe 48:20 ; Trad. Segond 1910)

– Prophétie humainement inconcevable

Esaïe aurait vécu de -766 à -701 environ et exhorta déjà à la sortie de Babylone des Judéens alors que ces derniers ne furent déportés qu’en -586 par Nabuchodonosor et autorisés par Cyrus à revenir en Terre promise vers -538 ! Mais en -538 les Juifs étaient bien installés en Babylonie-Perse (cf. reine Esther, premier ministre Mardochée). Retourner au Pays promis signifiait de lourds sacrifices sans compter un voyage hasardeux passant par des zones dangereuses et désertiques… Ce n’était pas « REALISTE » ! D’après des sources historiques, ils se sont fait « tirer l’oreille pour le déménagement » et ce n’est qu’une minorité qui serait retournée au Pays. Déjà Esaïe en avait la révélation environ entre 180 et 200 ans auparavant alors qu’il ne pouvait par lui-même ni connaître les événements à l’avance ni les vivre ! Il fut d’ailleurs, d’après certaines sources, scié en deux de haut en bas sur l’instigation du roi idolâtre Manassé (709-643), fils du roi Ézéchias…

On peut imaginer la position inconfortable du prophète face à cette prophétie inimaginable. Cette position est tout aussi inconfortable, sinon davantage, pour celles et ceux qui croient, annoncent et attendent l’Aliyah-montée dans le Pays promis céleste avec le salut du corps à la clé… ! En effet, il s’agit d’un processus humainement tout à fait irréaliste et quasiment inédit sauf pour Enoch, Élie et l’Apôtre Jean ! Mais en même temps, YHWH ELoHiM demande une attitude volontariste et de foi s’accordant à Sa Parole, Ses promesses et Son plan, sachant que le miraculeux nécessaire suivra et accompagnera assurément le processus. Il est annoncé et garanti par Lui.

Aujourd’hui, bien des Juifs sont bien installés à travers le monde et ne pensent pas vraiment à l’Aliyah. Ne parlons même pas de la quasi-totalité des chrétiens qui ne pensent absolument pas à s’attendre et à croire au salut du corps pour « monter » au Pays promis céleste parce qu’ils considèrent que c’est impossible…, ceci contrairement à l’Apôtre Paul, rappelons-le !!!

Alors il s’agit non seulement de sortir mais de FUIR, comme le dit le texte ! Ce qui attend celles et ceux qui seront restés sur terre sera tellement terrible que le verbe employé « fuir » n’est absolument pas exagéré !

Les Juifs restés à Babylone ont simplement disparu en tant que tels parce qu’ils se sont MELANGES aux populations locales, ont fini par adopter leurs idoles d’abord en supplément de leur foi en YHWH pour finalement L’abandonner. Ils se sont de la sorte adonnés à la CONFUSION dans leurs croyances devenues de plus en plus idolâtres et païennes. Bref, ce fut une position mortelle identitaire en plein dans la confusion et le mélange babyloniens, plus particulièrement de par les mariages avec les païens chaldéens !

Esaïe a assisté à l’exil des tribus du Royaume du Nord provoqué par les Assyriens en -722 mais YHWH ELoHiM lui a donné, comme dit, de prophétiser et déjà d’exhorter au retour de Jacob ou Juda de leur exil de Babylone qui n’eût lieu qu’en -538 !!! Ces prophéties furent tellement exactes que certains exégètes ont parlé d’un « deutéro-Esaïe » (un « 2ème Esaïe ») qui aurait prophétisé au moment des faits alors que rien ne justifie son existence malgré un changement de style du texte hébraïque. Une même personne peut changer de style d’écriture au fil des années.

Esaïe n’a ni vu ni vécu sa prophétie et ne pouvait rien prévoir, humainement parlant, car Babylone n’était qu’une puissance secondaire 180 à 200 ans environ auparavant. De surcroît les babyloniens étaient alors des alliés objectifs par défaut d’Israël vu qu’ils étaient les ennemis de l’Assyrie et de l’Égypte qui menaçaient gravement tour à tour le Peuple élu à cette époque-là !

Sa prophétie, dont la véracité n’est plus à prouver, peut donc comporter des enseignements instructifs et enrichissants relatifs à la sortie de « notre » Babylone actuelle qui se produira tout aussi certainement !

– Endurcissement et hypocrisie (Esaïe 48:1-8)

La prophétie d’Esaïe constata bien à l’avance l’endurcissement et l’hypocrisie de Juda. Les Judéens furent religieux, idolâtres et superstitieux, croyaient, avec Jérusalem et le Temple sur leur territoire, donc bénéficiant d’une soi-disant protection divine « automatique », qu’ils resteraient intouchables et les « meilleurs ». Mais leur état moral et de foi fut absolument lamentable avec les résultats que l’on connaît…

Face à cela, ce sont bien des années avant, que la déportation à Babylone et le retour au Pays promis leur furent d’ores et déjà annoncés par Esaïe. Quand cela allait arriver, ils ne pourraient ni se targuer ni se glorifier d’avoir prévu les événements par quelque moyen que ce soit. Ils ne pourraient pas davantage dire que ce furent leur religiosité superstitieuse voire leurs idoles et leurs devins ou faux prophètes qui les auraient prévenus, histoire de n’avoir pas besoin de se repentir de leur infidélité et de leur rébellion…

Aujourd’hui et ce jusqu’aux moments des faits, l’annonce prophétique humainement « impossible » donc « nouvelle, cachée et inconnue » de la métamorphose du corps et de la montée ou retour au Pays promis céleste esprit, âme et corps basée sur le livre de l’Apocalypse est faite.

Quand les événements arriveront leur annonce ne sera pas davantage « religieusement récupérable » par ceux qui n’y auront pas vraiment cru, voire s’y seront opposés pour diverses raisons : « Je t’ai annoncé dès longtemps ces choses, je te les ai déclarées avant qu’elles arrivassent, afin que tu ne dises pas : C’est mon idole qui les a faites, c’est mon image taillée ou mon image en fonte qui les a ordonnées. Tu entends ! Considère tout cela ! Et vous, ne l’avouerez-vous pas ?.. Maintenant, je t’annonce des choses nouvelles, cachées, inconnues de toi. Elles se produisent à présent et n’appartiennent point au passé ; jusqu’à leur avènement tu n’en avais aucune connaissance, afin que tu ne dises pas : Voici, je le savais. Tu n’en as rien appris, tu n’en as rien su et jadis ton oreille n’en a point été frappée : Car je savais que tu serais infidèle et que dès ta naissance tu fus appelé rebelle. » (Esaïe 48:5-8 ; Trad. Segond 1910).

– A cause de Mon Nom…

« L’impossibilité » apparente de la sortie d’Égypte, de montée ou conquête du Pays promis avec Josué, du retour de Babylone en -538, du retour en 1948 de l’exil provoqué par Rome des Juifs dispersés à travers le monde, de la montée après la métamorphose du corps des chrétiens devenant l’Eglise des Vainqueurs au Pays promis céleste est devenue et/ou deviendra possibilité et réussite à cause de Celui qui est le Premier et le Dernier, le Créateur Tout Puissant uniquement : « A cause de mon nom__, je suspends ma colère ; à cause de ma gloire, je me contiens envers toi, pour ne pas t’exterminer. Je t’ai mis au creuset, mais non pour retirer de l’argent ; Je t’ai éprouvé dans la fournaise de l’adversité. C’est pour l’amour de moi, pour l’amour de moi, que je veux agir ; car comment mon nom serait-il profané ? Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. Écoute-moi, Jacob ! Et toi, Israël, que j’ai appelé ! C’est moi, moi qui suis le premier, c’est aussi moi qui suis le dernier. Ma main a fondé la terre et ma droite a étendu les cieux : Je les appelle et aussitôt ils se présentent. Vous tous, assemblez-vous et écoutez ! Qui d’entre eux a annoncé ces choses ? Celui que l’Éternel aime exécutera sa volonté contre Babylone et son bras s’appesantira sur les Chaldéens. Moi, moi, j’ai parlé et je l’ai appelé ; Je l’ai fait venir et son œuvre réussira. » (Esaïe 48:9-10 ; Trad. Segond 1910).

De nombreux chrétiens ne croient pas que la métamorphose du corps et la montée soient possibles. Pourtant si YHWH ELoHiM est le Créateur tout puissant, cela ne peut être un problème.

En -538, Il a suscité Cyrus, roi de Perse, ayant alors émis un édit pour déclencher le retour au Pays des Judéens ! Il a appelé et utilisé le roi « païen » qu’on n’attendait sûrement pas !

Bref, la façon dont les événements se dérouleront pour nous, sera une suite de surprises, des « choses nouvelles, imprévues et inconnues » !

La garantie que cela se passera est YHWH ELoHiM Lui-même, Son Nom, Sa Gloire elle-même. Il met son honneur en jeu : Son Nom serait-il profané ? S’Il ne nous abandonne pas au « creuset de la fournaise de l’exil terrestre », à l’extermination, aux souffrances, dans l’espace-matière-temps, à l’apparente souveraineté de la Mort, c’est uniquement à cause de Son Nom, de Sa Gloire, de Son Honneur, de « l’Amour de [moi] Lui-même ». Il est le garant absolu de l’accomplissement effectif de notre passage et retour à notre Pays promis céleste ou Paradis ! Bref, par le sacrifice justificateur de Jésus et la puissance d’engendrement de la Pneuma Sainte notre Mère céleste, nous récupérerons par notre Nouvelle Naissance En-Haut, ce qui a été perdu lors de la chute à savoir la Gloire de Feu et de Lumière à la ressemblance de YHWH ELoHiM dans l’Immortalité effective, comme c’était initialement le cas au Paradis !

– Approchez-vous de la Parole prophétique (du prophète) et de la ROUaCH envoyées et comprenez !

« Approchez-vous (KaRaV : s’approcher, être près, s’unir –comme l’Epoux avec Son épouse-, se présenter, s’avancer) de moi, comprenez ceci (ShaMaH : entendre, écouter, comprendre, obéir) ! Dès le début je n’ai pas parlé en cachette, depuis le début où cela a été, j’ai été là. Et maintenant, ADoNaÏ YHWH m’a envoyé et Sa ROUaCH. » (Esaïe 48:16 ; trad. litt.)

La ROUaCH et le prophète ou plutôt la Parole (Jésus) prophétique sont envoyés ensemble, en même temps par ADoNaÏ YHWH (Père). Cette Parole a été là depuis le début et la ROUaCH tout autant ! Par ce discours, nous sommes carrément « projetés » au texte de la Création, en Genèse 1:1-2ss !!! Esaïe s’efface en quelque sorte humblement derrière la Parole prophétique créatrice présente dès le début et la ROUaCH. La Parole n’a pas été prononcée en cachette telle une vague rumeur mais dans la Lumière ! Ce verset est un jeu de mots et d’expressions à double sens absolument exceptionnel et merveilleux pour faire référence à la création originelle suivie de sa restauration-métamorphose après le tohu-bohu par la ROUaCH KoDeSCH (Pneuma Sainte) et la DaBaR (Parole-Jésus) !

De quoi s’agit-il ? Le retour de Babylone, l’Aliyah au Pays promis d’Israël est une préfiguration fondamentale et existentielle de la restauration-métamorphose qui est la rédemption complète esprit, âme et corps permettant le retour au Paradis !

Ce verset de par sa formulation un peu étrange, est une affirmation « doctrinale » magistrale du rapport entre l’Aliyah terrestre des Juifs et la montée au Paradis des fidèles sans mourir. Il fera « couler de l’eau du Rocher pour qu’ils ne meurent pas de soif » et arrivent sains et saufs (v.21) contrairement à la première génération des Hébreux du désert qui mourra avant l’entrée au Pays promis, Moïse et Aaron y compris !!! Seule la richesse à 3 ou 4 D de la langue hébraïque inspirée de la ROUaCH KoDeSCH peut nous offrir une démonstration aussi magistrale !!!

Ainsi nous sommes invités non seulement à nous avancer dans le Paradis, dans la Lumière céleste, la Salle du Trône mais encore à faire corps, à nous UNIR telle une épouse à son Epoux, Jésus, personnification de la Parole prophétique (Apocalypse 19:10), de Celui qui fut présent dès le début, au commencement, de Celui qui est le Premier et le Dernier (v.12 ; Apocalypse 1:18) … ! Cette approche et cette union ne se font pas uniquement « spirituellement » mais bien totalement esprie, âme et corps né de nouveau En-Haut !

C’est ainsi que nous serons capables non seulement d’obéir, d’entendre, d’écouter, de comprendre la Parole mais de « fusionner » avec elle, de l’incorporer, de la « manger » physiquement (cf. Apocalypse 10:8-11 ; Ezéchiel 3:1-3), une nécessité absolue pour qu’elle devienne concrète, vive, « s’incarne », soit de la sorte créatrice puissante et efficace. Cette situation est juste à l’opposé de ce qui s’était passé à Babel, la confusion, le mélange, quand YHWH confondit le langage, la parole des hommes !!! Quelle coïncidence ! Alors, que dit cette Parole ?

 

2. Je t’enseigne pour MONTER

« YHWH a dit, celui qui te rachète__, le KeDOSCH (Saint) d’Israël : Moi, YHWH, ton ELoHiM, t’enseignant (LaMaD : instruire, enseigner, exercer, dresser) pour monter (YaHaL : sens premier : MONTER, grimper, profiter, servir, gagner, être utile), je te conduis par le chemin que tu dois prendre. Si seulement tu avais fait attention à mes commandements ! Ton SHaLOM serait comme un fleuve et ta justice (TzeDeK, TzeDaKaH : justice, salut, délivrance, droiture, bénédiction, vertu, bienfaits) comme les vagues de la mer. Ta descendance serait comme le sable et les rejetons de tes entrailles comme le sable ; Ta gloire (SCHeM : gloire, nom, renom, réputation, identité) ne serait pas retranchée, supprimée devant moi. Sortez de Babel, fuyez vite loin des Chaldéens ! Avec une voix de cri de joie racontez, faites entendre ceci, répandez-le jusqu’à l’extrémité de la terre, dites : YHWH a racheté son serviteur Jacob ! Et ils n’auront pas soif dans les régions arides où il les fait aller : il fera jaillir pour eux l’eau du roc, il fendra le roc et l’eau sera répandue. Pas de SHaLOM pour les agités (RaCHaH : agité, inquiet, troublé, coupable, méchant, impie, injuste), dit YHWH. » (Esaïe 48:17-22 ; Trad. litt.).

a) Le rachat

Le rachat concerne l’ensemble de l’être humain y compris le corps et son environnement (Romains 8:19-23). Les Juifs exilés à Babylone, ne devaient pas se contenter de leur culte synagogal qui à défaut du Temple s’était largement développé, obligatoirement de nature « spiritualiste et virtuel » avec lectures et commentaires de la Torah. Ils l’avaient d’ailleurs recopiée soigneusement et abondamment en Babylonie sur des rouleaux. Mais en fait, ils devaient passer à nouveau au vrai culte sacerdotal sacrificiel de rachat au Temple de Jérusalem. Pour ce faire il leur fallait voyager, déménager de leur exil babylonien ceci très concrètement, pour s’installer au Pays Promis en vue d’une restauration totale et ceci pas uniquement « spirituelle » !

Il en est exactement de même pour l’Eglise qui s’adonne au culte « synagogal spiritualiste virtuel » sur la Babylone terrestre ! Cathédrales, églises, salles et autres bâtiments et locaux furent et sont l’objet d’investissements exceptionnels alors que l’investissement devrait porter au passage à la Salle du Trône céleste (cf. Lieu très Saint) pour un culte véritable, seul agréable à YHWH ELoHiM !

Quand un esclave-serviteur était racheté, il lui fallait rejoindre le domicile de son nouveau maître seul endroit où il pouvait le servir.

Si YHWH GAaL (Rédempteur) nous rachète, est notre Rédempteur, il nous faut Le suivre là où Il « habite » à savoir au 3ème ciel, le Paradis et nous y installer pour recevoir Ses instructions directement en clair et ainsi pouvoir Le servir parfaitement.

Le rachat du Peuple Hébreu par l’Agneau Pascal n’avait pas comme but ultime de simplement le sortir d’Égypte pour qu’il aille pérégriner puis au final mourir dans le désert. Le but ultime était le service de YHWH GAaL là où Il a souverainement décidé de le mener à savoir le merveilleux Pays promis avec Jérusalem et le Temple, Son lieu et environnement de prédilection pour Se révéler à Israël ! Voilà ce qui est pour nous aussi dans Son projet d’accomplissement apocalyptique réel, concret où tout est possible.

 

b) La théorie et la pratique

Le rachat, la justification (Croix, Résurrection – théorie) permettent l’accomplissement (pratique) via des enseignements, des exercices, un entraînement complet pour monter par le chemin du Pays promis où l’on trouve le SHaLOM et la justice appliquée, la délivrance, le salut dans leur globalité. Il s’agit de l’accomplissement complet (pratique) de la justification parfaite (théorie).

Souvent il y a confusion (cf. Babel = confusion, mélange) entre la justification (théorie – arrêt, décision de justice en notre faveur par la Croix) et son accomplissement glorieux applicable pour aujourd’hui (pratique – salut esprit, âme et corps avec montée à la Salle du Trône pour accomplir nos missions). La justification (théorie) « assimile » l’accomplissement (pratique), ce qui n’est ni biblique, ni même logique…

Le premier enseignement (théorie) prône par conséquent la rédemption justificatrice en Christ qui autorise et exhorte à l’exercice prioritaire de la montée (pratique) en suivant dans l’obéissance le chemin (Jésus ; Jean 1:23 ; Jean 14:6) sur lequel YHWH ELoHiM veut nous conduire, comme Il l’a fait pour Israël tant au désert après l’Égypte que lors du voyage périlleux de la Babylonie au Pays promis.

Un des aspects majeurs est l’obéissancefaire attention aux commandements (pratique). Ici le commandement de base, central en vue de l’objectif majeur est de revenir au Pays promis en « fuyant et en sortant de Babel » (pratique) ! Il faut habiter là où habite notre Maître pour pouvoir recevoir clairement Ses ordres (théorie) et pouvoir Le servir et Lui obéir parfaitement (pratique) !

Les « plaies » sont imminentes en Babel qu’il faut impérativement fuir. Elles sont actuellement malheureusement aussi subies par le Peuple de Dieu mais YHWH ADoNaÏ nous offre le meilleur dans le Pays choisi par Lui :

  • Le SHaLOM (bonheur) tel un fleuve,
  • Les bienfaits de la Justice globale donc appliquée telles les vagues de la mer,
  • La descendance comme le sable, une préfiguration de l’immortalité dans la pensée juive
  • La gloire, c’est à dire la présence divine directe !

Ainsi nous retrouvons « comme par hasard » une description de la position de l’Eglise des Vainqueurs ainsi rendue capable de servir correctement son YHWH GAaL !

Le commandement qui suit celui de fuir Babel est la PROCLAMATION jusqu’aux extrémités de la terre non seulement du rachat puis de la sortie au désert mais encore du retour au Pays promis !!! Il s’agit de l’intégralité de l’Evangile (théorie complète) qui comporte obligatoirement son application glorieuse et céleste ! (Pratique parfaite et complète).

Si seulement (v.18) Israël durant son histoire et notamment à l’époque de Jésus sur terre, si seulement l’Eglise à l’époque de l’apparition de Jésus-Christ Glorifié à Jean avait fait attention à Ses commandements (théorie) puis avait obéi (pratique) à la nouvelle Alliance parfaite de Gloire et de Feu proposée, alors l’Israël messianique ainsi que l’Eglise bénéficieraient depuis longtemps de toutes ces merveilles au Pays promis céleste qu’ils habiteraient d’ores et déjà !

 

c) La foi dans l’impossible sortie ou la foi dans la possible sortie ?

Il faut que la « théorie » de l’Evangile ou de la justification (arrêt de justice divin) puisse trouver sa « concrétisation pratique » dans son accomplissement à commencer par la foi que la sortie de Babel pour le passage dans la Salle du Trône soit possible par la Parole réaliste de vérité de YHWH ADoNaÏ.

La foi dans la sortie considérée impossible de Babel ne permet pas que l’obéissance dans la perfection soit réalisable. En effet aussi longtemps que nous sommes en Babel dans la confusion, le mélange nous ne sommes ni en capacité ni en position d’être parfaits comme Jésus le demande (Matthieu 5:48). Nous sommes et seront toujours et encore obligés de participer au système babylonien donc au péché !

La preuve : les infinies exhortations millénaires de sanctification pratiques pour ne plus pécher directement ou par omission n’ont jamais été suivis d’effets satisfaisants tout au moins aux yeux de YHWH ELoHiM.

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Ayons la « bonne théorie » pour passer à la « bonne pratique ».

Ainsi ne négligeons pas le but à savoir nous laisser guider vers la POSITION préalable de force et de puissance céleste de gloire offerte esprit, âme et corps indispensable et nécessaire à la pratique. Seul ce résultat rend notre rachat crédible et plus particulièrement dans notre proclamation démontrant notre foi dans la sortie possible. Cette position nouvelle et inconnue se situant réellement EN Christ (2 Corinthiens 5:17) nous permettra justement de plaire à ADoNaÏ. Commençons tout d’abord à croire qu’il est possible de sortir de Babylone sur la base de la Parole de vérité et le réalisme divin de YHWH ELoHiM que nous devons PROCLAMER envers et contre le réalisme babylonien infectant l’Eglise !

Seuls les « agités, les incrédules, les inquiets, voire les méchants » (Esaïe 48:22) ne bénéficient pas du SHaLOM parce qu’ils n’acceptent pas de sortir de Babel en voulant rester dans un environnement auquel il se sont d’ailleurs souvent bien accommodés, même religieusement… Ils croient que leur position dans Babylone est inévitable et ne leur laisse pas le choix. Ils restent donc prisonniers de Babel, de la confusion, du mélange, de leur culpabilité-inquiétude résultant de la non concrétisation de leur rachat. Dans l’espace-matière-temps intermédiaire issu de la chute, régi par le système babylonien et le Prince de ce monde, ils participent automatiquement au péché et n’expérimentent pas la délivrance totale. Ils ont une « foi » dans l’impossibilité de la montée, ne croient que dans un demi-évangile théorique qui devient, bibliquement parlant, un faux évangile !

 

Conclusion

Quel est l’Evangile permis par le rachat de Jésus que nous proclamons ? Proclamons-nous un salut partiel, incomplet ? Restons-nous au désert ou en Babylonie ou faisons-nous tout pour proclamer la sortie et la fuite de Babylone et la montée au Pays promis ? Ce qui n’est pas complet, abouti, finit toujours par être faux !

Sortons de Babylone, fuyons les Chaldéens à commencer avec notre foi et proclamation !

« Et, lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14:2). C’est seulement à cette condition que nous pourrons « faire de plus grandes choses que Lui » mais seulement à partir d’En-Haut ! (Jean 14:12)

 

En Jésus, Martin BUSCH

145. La corporéité de la révélation

INTRODUCTION

« La conception de l’homme, basée sur l’unité de la corporéité et de la spiritualité de l’homme, conception essentiellement biblique, a été longtemps et est toujours largement tenue en échec, dans le christianisme, par la conception de la philosophie grecque surtout platonicienne de l’opposition de l’âme et du corps. Selon cette dernière conception qui est dualiste, l’âme principe divin, est enfermée dans le corps qui est le principe négatif. La mystique négative qui est « néantissante » pour le corps, a sa source dans le dualisme anthropologique. Cette mystique négative est plus généralement connue, surtout dans le protestantisme, sous le nom de spiritualisme. Le spiritualisme est l’affirmation du seul caractère spirituel de la révélation à l’exclusion de sa corporéité… Il est certain que le dualisme spiritualiste est en contradiction avec la Bible. Dieu a créé le corps tout aussi bon que l’âme, et la chute n’est pas seulement la chute du corps, mais la chute de l’homme total. » (Nature et histoire de G. Siegwalt, ancien professeur de dogmatique à la Faculté de Théologie de Strasbourg ; E.J. Brill Leiden 1965 ; p. 156).

La corporéité de la Révélation ainsi décrite, ne peut qu’impliquer à la fois le Salut du corps, autant que celui de l’âme et de la pneuma (esprie) c’est-à-dire de l’homme dans sa globalité pour maintenant. Ce salut offert par la Croix et la Résurrection se concrétisera obligatoirement par la métamorphose ou transformation et/ou encore transfiguration du corps conditionnant l’accès à la Révélation elle aussi globale et plus particulièrement à la Salle du Trône après la montée !

Une autre option, beaucoup plus habituelle en apparence plus réaliste, mais en fait moins cohérente, serait de se contenter « du déjà » du soi-disant salut de l’homme intérieur actuel par son « appartenance » à l’Église (quelle dénomination ?) et du « pas encore » à savoir la mort du corps suivie de la résurrection.

Cette option correspond effectivement à la situation actuelle intermédiaire de l’espace-matière-temps minée par la Mort qui est pour cette raison frustrante pour ne pas dire décevante par rapport à l’étendue du bénéfice de l’œuvre parfaite de Jésus-Christ.

Cette situation intermédiaire ne correspond pas, bibliquement parlant, à la corporéité de la Révélation de Jésus-Christ Glorifié avec ses conséquences glorieuses de corporéité du salut du croyant datant tout de même d’il y a environ 2000 ans !

Pourquoi ? La Révélation ou l’Apocalypse fut un dévoilement de ce qui était caché auparavant.

Par la Révélation, le céleste, notamment le corporel céleste, devint de l’ordre du réellement visible et tangible à commencer pour Jean. Le céleste aurait dû aussi très rapidement devenir perceptible par les 5 sens du CORPS transfiguré, sauvé, des autres chrétiens de l’époque, avec la montée à la Salle du Trône. Mais cela n’a malheureusement pas eu lieu car ils ont érigé un mur d’incrédulité et de non repentance…

C’est pourquoi il est si important aujourd’hui de parler de la « corporéité de la Révélation » en Jésus-Christ impliquant la « corporéité du Salut » du croyant.

Certes la transformation intérieure est capitale mais indissociable de celle du corps. Quand on constate les problèmes incroyables liés à la très partielle transformation intérieure ou du « cœur » au sein de l’Église, il est pour nous plus que probable, pour ne pas dire certain que c’est dû et lié à la non transformation du corps comme c’est prévu par Jésus-Christ Glorifié. L’un ne va pas sans l’autre.

Genèse 2:7 parle de la NePHeSCH HaYaH (être vivant [ici esprie, âme incluant le corps ici transformé d’argile en Feu et Lumière de Gloire]) qui a été créé et finalisé comme tel par YHWH ELoHiM.

Paul parle « étrangement » de soma psychikon (corps psychique) et de soma pneumatikon (corps spirituel ; 1 Corinthiens 15:44).

Ceci ne correspond en effet ni à la conception grecque ni à la conception généralement chrétienne à travers les siècles qui dissocie la tangibilité du corps de l’homme tant avec le psychique qu’avec le spirituel à tous niveaux et plus particulièrement au niveau de la Révélation et du Salut !

Ces expressions pauliniennes correspondent merveilleusement à la conception biblique globale de l’être humain et de son salut.

D’ailleurs 1 Corinthiens 15:51 et suivants parle de l’immortalité par la transformation pour tout de suite pour certains (v. 51a ; Église initiale des Vainqueurs ; Apocalypse 5:10) d’une part et de l’enlèvement (Apocalypse 10:7 septième trompette et Apo 12:5c + 12a enlèvement) avec transformations d’une façon générale pour tous les fidèles authentiques d’autre part (v. 51c-54) !

  1. L’Incarnation du Verbe et Sa Résurrection corporelles, la base de la corporéité de la Révélation

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché (psèlarao : tâter, palper, caresser, toucher) du Logos (logos : parole, verbe, révélation divine, science, raison, raison divine, fondement, valeur, action) de vie, car la vie s’est révélée (phanéroo : [se] révéler, apparaître, [se] manifester) et nous avons vu et nous rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous est révélée ; ce que nous avons vu et entendu, nous l’annonçons à vous aussi, afin que vous aussi vous ayez communion avec nous. Et notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. » (1 Jean 1:1-3 ; Trad. litt.)

La communion réelle, l’union commune ou l’unité tant au niveau des frères et sœurs qu’avec YHWH ELoHiM passe impérativement par la corporéité du Logos (Jésus-Christ) et/ou par la corporéité de la Révélation par excellence : Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme, venu en tant que simple être humain avec un corps humain comme le nôtre puis apparaissant en tant que Ressuscité dans le même corps mais glorifié, pouvant réellement être vu, touché et entendu par Jean et les autres disciples !

L’Apôtre Jean est on ne peut plus clair : il évoque l’ouïe, la vue, le toucher qui, ayant besoin de la corporéité, ne peuvent qu’objectiver le Témoignage par sa visibilité, sa réalité sonore claire et sa tangibilité caractérisées de la Révélation. Ceci rend possible et seulement à cette condition-là, la vraie communion et la vie éternelle, c’est-à-dire au sens premier de l’expression : sans la première mort ou l’immortalité pour maintenant !

Nous sommes donc très loin du spiritualisme habituel de la chrétienté en général. Même la soi-disant « corporéité » du cons- trans- substantialisme sacramentel se voulant d’actualisation constante par la réitération du sacrifice du « corps eucharistique du Christ » de conception soi-disant aspiritualiste, n’est qu’un expédient mensonger. Il ne correspond qu’à une interprétation faussée du texte biblique. Celle-ci ne tient justement pas compte de l’étape suivante et finale de la corporéité de la Révélation apocalyptique biblique au niveau du Corps Glorifié du Jésus actuel et réel pouvant être « absorbé » (réellement bu et mangé) en vue de la glorification du corps des croyants vainqueurs, donc corporellement sauvés et révélés (cf. Romains 8:23).

Certes le témoignage ainsi objectivé de l’Apôtre Jean par l’annonce de la corporéité a une grande valeur historique à travers sa lettre à considérer comme faisant partie de la Parole écrite inspirée de Dieu, faisant donc autorité. Toutefois l’actualisation du témoignage et de la Révélation pour les générations ultérieures et nous, n’est pas vraiment au rendez-vous. La seule « mémoire » et le seul « souvenir » finissent toujours par s’estomper et donc se déformer, à moins que … !

  1. Le Verbe corporellement glorifié implique le salut global du croyant y compris par la glorification de son corps, base et actualisation constantes du Témoignage et de la Révélation

Quand Jésus-Christ Glorifié se manifesta à Jean, les lettres envoyées aux sept églises contenaient les nouvelles modalités de l’Alliance de Gloire impliquant entre autres le salut total espri[t]e, âme et corps suivi de la montée prévue pour tout de suite.

Peu avant, Jean, dans l’attente de la Révélation imminente, écrivit : « Bien-aimés, nous sommes MAINTENANT enfants de Dieu et ce que nous SERONS n’a PAS ENCORE été révélé (phanéroo : [se] révéler, apparaître, [se] manifester) ; mais nous savons que, lorsque cela SERA révélé, nous serons de même nature (omoios : de même nature, qui s’accorde avec, égal à, qui a la même façon de penser, semblable, comparable ; cf. homogène) que lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1 Jean 3:2 trad. Litt.).

Effectivement Jean L’a vu tel qu’Il est plus tard en Apocalypse 1:10ss, ce qui fit qu’il devint « égal », de même nature que Lui. Cela lui permit de supporter Sa Gloire et de monter à la Salle du Trône !!!

L’Apôtre Jean a bien compris, avant son vécu de l’Apocalypse, que la base et l’actualisation du Témoignage et de la Révélation, est d’être de la même nature corporelle que Jésus-Christ Glorifié_._

AVANT il considérait qu’il était, avec les autres membres de l’Église, ENFANT de Dieu, APRÈS, de même nature, ÉGAL à Lui, il considérait qu’il deviendrait avec les « Vainqueurs », ÉPOUSE ADULTE, couronnée, à égalité avec Lui car effectivement assise avec Lui sur le Trône, espri[t]e, âme et surtout corps glorifiés !!!

Dotée de la sorte des moyens, de la puissance, de l’autorité, de la sagesse et surtout de l’amour parfaits, y compris justement de la stature (corps obligatoirement compris) parfaite de Christ, elle pourra être à son tour Révélation et Témoignage efficaces.

C’est très exactement ce que savait aussi l’Apôtre Paul quand il écrivit aux Éphésiens 4:12-14 : « …jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l_‘état_ d’homme adulte (teleios : développé, adulte, parfait, fait, accompli), à la mesure de la stature (èlikia : stature, taille adulte, maturité, hauteur, force de l’âge, développement) parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine_… »_

Nous voyons clairement qu’aussi longtemps que notre stature d’homme fait n’est pas intervenue, nous restons des enfants entre autres emportés à tout vent de doctrine. Autrement dit la corporéité du Salut, de la Révélation est indissociable de notre accomplissement intérieur, de notre cœur et de nos pensées parfaites, justes et réciproquement !!!

  1. La corporéité de notre Maman divine la ROUaCH KoDeSCH indispensable à la corporéité de la Révélation, du Salut et du Témoignage

Quand YHWH ELoHiM apparut à Abraham aux Chênes de Mamré (Genèse 18:1ss), ce sont bien TROIS « êtres humains » avec évidemment un corps qui se sont approchés de lui et mangèrent ce qui paraissait d’ailleurs être un excellent repas !

Là encore nous constatons la corporéité de la Révélation divine à Abraham et notamment la triple corporéité de YHWH ELoHiM dont évidemment celle de la ROUaCH (au féminin en hébreu) KoDeSCH ou de l’Esprie Sainte !

Au titre de l’égalité totale des trois personnes de la Trinité, on ne peut admettre que la Pneuma Sainte n’aie pas elle aussi Son propre corps !

Son corps de Femme sert à nous envelopper (immerger, baptiser), nous intégrer tel un fœtus en Elle en vue de la Nouvelle Naissance En-Haut (Jean 3:5-8), à la Salle du Trône de notre corps ainsi glorifié, fait, et permet la Révélation céleste. Elle finalise, achève, actualise, est la Réalisatrice de l’œuvre rédemptrice (Romains 8:23 et Rom 8:30) !

Cette rédemption réelle et effective de notre corps nous permet à la fois d’accéder pleinement à la Révélation et, on l’oublie trop souvent, au Témoignage efficace ! On ne peut témoigner que si on est vraiment témoin, si on a vu et vécu ce dont on témoigne.

Là, en plus, on devient et on continue à ETRE réellement soi-même non seulement intérieurement mais aussi extérieurement, corporellement donc globalement, totalement, Témoignage : quelle actualisation indiscutable, quelle réalité visible, tangible, céleste due à la réalisation notamment de l’ordre de la corporéité opérée par notre Maman céleste !

Pour qu’Elle soit notre Maman nous devons nous développer en Elle pour pouvoir vraiment être capable de L’écouter et de L’entendre car Elle coordonne, organise, réalise, finalise !

Le résultat est décrit en Apocalypse 7, à savoir le réveil touchant effectivement toutes les « nations, tribus et langues, tous les peuples » (v.9b). Cette évangélisation efficace fut alors demandée par le Ressuscité (Matthieu 28:18 ; Actes 1:8) et elle n’a jamais encore été réalisée à ce jour !

Conclusion

Comprendre, accepter, croire en la corporéité de la Révélation impliquant la corporéité du Témoignage, nous place dans la perspective et le plan bibliques divins. Acceptons de passer à l’actualité divine !

A nous de communiquer, de rechercher, de tendre vers ce plan dans la foi et la confiance de façon prioritaire absolue !!!

 

En Jésus, Martin BUSCH