152. ​Un feu, une flamme

INTRODUCTION

« Et sur la montagne de Sion, ce sera le salut (PeLeÏTaH : délivrance, salut, secours), [ce sera] la sainteté (KoDeSCH : sainteté, consécration, séparation) e_t la maison de Jacob reprendra possession de ses possessions. La maison de_ Jacob sera un feu (ESCH : feu, éclat, foudre) et la maison de Joseph une flamme (LeHaBaH : flamme, lame, fer de lance, éclair) et ils allumeront et dévoreront la maison d’Ésaü, du chaume (LeKeSCH : menue paille, chaume, regain, seconde herbe) et il n’y aura pas de survivant de la maison d’Ésaü, car YHWH a parlé__. » (Abdias v.17-18 ; trad. litt.).

On pourrait situer le texte d’Abdias à l’époque de la prise de Jérusalem par les Arabes et les Philistins entre -848 et -841 durant le règne de Joram et vers la fin du ministère du Prophète Elie (2 Chroniques 21 : 12ss ; Abdias v. 11ss). On ne connaît pas grand-chose de la vie du Prophète. Par contre son texte prophétique très bref nous donne des indications très intéressantes notamment en ce qui concerne la position et la nature de l’Eglise des Vainqueurs… !

Pour ce faire, il nous faudra identifier la « maison d’Esaü (= velu, poilu ; Genèse 25 : 25) » ou d’Edom (= roux cf. Genèse 25 : 30 ; 36 : 8…) ainsi que son rôle négatif à travers les siècles face au Peuple élu ou la « maison de Jacob (Royaume du Sud, Juda) et la maison de Joseph (Royaume du Nord, Israël) ». Ces deux dernières « maisons » ont « étrangement » l’aspect de l’Eglise des Vainqueurs sauvée, sainte, un Feu et une Flamme suite à la métamorphose et la montée.

L’identification et le rôle joué par la maison d’Esaü nous donnera un éclairage à notre avis relativement évident pour une meilleure compréhension de la Révélation entre autres selon le Prophète Abdias.

  1. Le mépris

Les deux jumeaux Esaü et Jacob, fils d’Isaac et de Rebecca, ne furent pas en osmose comme nombre de jumeaux mais semblaient plutôt être en concurrence dès leur naissance (Genèse 25 : 26). Esaü le chasseur, le guerrier, chouchou d’Isaac, aurait pourtant pu être parfaitement complémentaire de Jacob, le berger, le gérant, le « cuisinier », chouchou de Rebecca (Genèse 25 : 25-28).

Esaü, sorti en premier du sein maternel, était l’aîné, donc bénéficiait du droit d’aînesse. Il avait droit à la bénédiction patriarcale de l’aîné qui faisait de lui le futur chef du clan. Il aurait dû être en quelque sorte le garant de la continuité générationnelle pour la constitution et la mise à part du Peuple Élu issu des Patriarches devant assurer la Révélation de YHWH ELoHiM sur terre à partir du Pays promis.

Il méprisa ce très précieux droit d’aînesse en le « vendant » à son frère jumeau Jacob pour un ridicule plat de lentilles rouges (cf. Hébreux 12 : 16). Ce mépris le priva non seulement de ses droits en tant que tels mais aussi de la bénédiction patriarcale d’Élection et à travers elle avant tout de celle de YHWH ELoHiM Lui-même !!! Il méprisait YHWH ELoHiM qui Seul peut maintenir en vie, ceci avec ou sans plat de lentilles (Genèse 25 : 29+32-34 ; Malachie 1 :3). Voilà le problème de base d’Esaü : son MEPRIS d’ADoNaÏ et de Sa Souveraineté !

Son mépris entraîna :

  • Sa jalousie et sa haine meurtrières envers Jacob qui avait reçu la meilleure bénédiction réservée à l’aîné. Jacob, de ce fait, dut s’exiler loin du Pays promis chez Laban et les cousins.
  • Sa relation coupée avec YHWH ELoHiM (cf. Malachie 1 :3 ; Romains 9 :13) : il ne put voir comme Jacob « l’échelle terre-ciel », ni avoir la révélation, en rapport avec cette échelle, de la ROUaCH KoDeSCH, YHWH TZaeBaOTH lors du combat-coaching nocturne.
  • Ses mésalliances avec des femmes étrangères (Genèse 28 : 6-8) et sa postérité devenant ennemie d’Israël et de YHWH ELoHiM. Certains rabbins juifs pensaient qu’il était prévu à l’origine qu’il se marie avec Léa, la fille aînée de Laban, s’il était resté dans le plan divin.
  • Son « exil » volontaire définitif au Pays de Séir (Genèse 36 :8) situé au sud-est du Pays d’Israël. Il fut à l’origine du brillant et puissant royaume édomite ou Iduméen qui construisirent la fameuse riche cité de Petra. Les Nabatéens leur succédèrent. Petra devint un nœud majeur de communications caravanières où toutes les civilisations les plus évoluées de l’époque tant orientales, qu’arabe, égyptienne, perse, grecque et romaine se croisèrent quasiment du 6ème siècle avant J-C jusque vers le 8ème siècle de notre ère !
  • La civilisation occidentale avec la Renaissance et l’ère moderne au final, principalement à partir de Rome (L’Empereur romain Hadrien conquit Petra ; cf. aussi dynastie des rois de Judée appelés Hérode, des Iduméens**,** sous l’égide des Romains à l’époque de Jésus**)** puis de l’Eglise romaine en est l’héritière. N’oublions surtout pas que les Romains provoquèrent en plus l’exil quasi bimillénaire des enfants d’Israël du premier siècle jusqu’en 1948 ! Ce fut l’exil juif le plus long de l’histoire que nous connaissions.

De l’Occident, on parle pourtant de civilisation judéo-chrétienne, appellation qui ne fait que démontrer cette proximité jumellaire. En même temps la Shoah, ayant suivi la très longue période de l’Inquisition et de l’antisémitisme persécuteur millénaire occidental, fut à ce jour l’ultime démonstration d’horreur de ce qui opposa et oppose toujours encore malgré les apparences, Esaü-Edom à Jacob-Israël !

Ce mépris vengeur et ses conséquences, nous permettent donc de proposer une première identification d’Esaü-Edom, à savoir l’Occident et plus particulièrement nombre de ses valeurs dictatoriales déviantes mortifères héritées dont le catholicisme romain étatique papiste (surtout après le 4ème siècle et au Moyen-Age) ayant par ailleurs, avec certaines formes de judaïsme, largement inspiré l’islam. Nous pensons aussi au nazisme, au capitalisme, au communisme, aux complotismes, aux diverses formes de dictatures aux valeurs « déviantes » etc… L’histoire nous a prouvé qu’à un moment ou à un autre ces soi-disant « valeurs » occasionnèrent des persécutions très graves à l’encontre de Jacob-Israël. Nous rejoignons ici certaines analyses rabbiniques juives.

Mais il ne s’agit pas uniquement de valeurs déviantes héritées de religions ou d’idéologies diverses mais aussi de territoire, d’espace vital justement absolument indispensables à la VIE ! Cet aspect nous permettra d’affiner et d’étendre l’identification et le rôle spécifiques d’Esaü-Edom.

  1. Histoire de territoire

« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Parce que l’ennemi a dit sur vous : Ah ! ah ! Ces hauteurs éternelles sont devenues notre propriété ! Prophétise et dis : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Oui, parce qu’on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir pour que vous soyez la propriété des autres nations__, parce que vous avez été l’objet des discours et des propos des peuples__, montagnes d’Israël, écoutez la parole du Seigneur, de l’Éternel ! Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel, aux montagnes et aux collines, aux ruisseaux et aux vallées, aux ruines désertes et aux villes abandonnées, qui ont servi de proie et de risée aux autres nations d’alentour ; ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Oui, dans le feu de ma jalousie__, je parle contre les autres nations et contre Édom tout entier qui se sont donné mon pays en propriété, avec toute la joie de leur cœur et le mépris de leur âme, afin d’en piller les produits ». (Ezéchiel 36 : 2-5 ; Trad. Segond 1910)

Ce texte est plus que clair. Il parle certes des « autres nations, des peuples, de l’ennemi » qui se sont arrogés la propriété des « hauteurs éternelles », des montagnes d’Israël, mais il évoque spécifiquement une nation parmi les autres probablement plus « spécialisée » et en tête pour disputer à Israël sa Terre : EDOM !!! (Genèse 25 : 30 pour l’appellation)

Esaü, logiquement le plus proche de son jumeau Jacob, en méprisant la bénédiction du droit d’aînesse, a entre autres aussi perdu l’héritage de la Terre promise !!! De ce fait, son but aura été, est et sera de constamment tenter de récupérer cette bénédiction et cette terre pour lui, même s’il les avait honteusement vendues pour un plat de lentilles. En allant à la chasse pour offrir du gibier cuisiné à son père en vue de l’obtention illégitime de la bénédiction vendue, il a clairement démontré sa mauvaise foi et sa tromperie préalables vis à vis de Jacob qui lui a rendu la monnaie de sa pièce dans un registre malheureusement très semblable… (Genèse 27 : 1ss).

Il paraît que l’histoire des fils d’Isaac a donné l’adage : « Qui va à la chasse perd sa place, celui qui revient, chasse le coquin ». C’est vrai que Jacob, le trompeur, le « coquin », soutenu par sa mère Rebecca, a mensongèrement roulé Esaü et Isaac dans la farine pour obtenir la bénédiction du droit d’aînesse. Reconnaissons toutefois que c’était, disons, compréhensible mais pas honnête, face à un Esaü qui voulait au final le beurre et l’argent du beurre !

Jacob n’a en effet pas méprisé et donc apprécié à sa juste valeur la bénédiction du droit d’aînesse et par là YHWH ELoHiM. Cela lui valut, certes après bien des épreuves très difficiles, l’ayant d’ailleurs remis en place, d’être le troisième patriarche légitime qui aura assuré la continuité générationnelle en engendrant les ancêtres des 12 tribus d’Israël !

Esaü-Edom n’a jamais réussi à chasser définitivement Jacob-Israël de la Terre promise… ! On ne méprise pas YHWH TZaeBaOTH à savoir YHWH la ROUaCH KoDeSCH qui S’est plus particulièrement occupée du troisième patriarche Jacob-Israël ! On ne se moque, ni ne s’approprie la propriété même de la ROUaCH KoDeSCH !

Notons en outre que YHWH ADoNaÏ parle au Pays, aux montagnes, aux vallées, aux ruisseaux comme à des interlocuteurs ! Cette personnification du Pays démontre l’importance capitale qu’Il accorde à cette Terre promise totalement indissociable du Peuple qui doit l’habiter pour pouvoir simplement vivre !!!

Esaü, même en s’étant réconcilié avec Jacob, l’invita à Séir, ce qui consista à tenter Jacob pour peut-être lui proposer une vie plus agréable dans l’immédiat, mais qui devait en réalité l’empêcher d’aller en Canaan pour y accomplir sa mission. Jacob alla, malgré cette tentation, fidèlement au Pays promis (Genèse 33 : 12ss).

Plus tard à l’époque de MoïseEdom refusa le passage à Israël, exténué par son très difficile périple au désert, voulant directement rejoindre le Pays promis (Nombres 20 : 14-21). Si Edom avait laissé passer Israël, le voyage aurait probablement été simplifié pour le Peuple Hébreu devenu de plus en plus impatient par rapport aux difficiles conditions de vie au désert, notamment à l’égard de Moïse (Nombres 21 : 4ss). Cette impatience lui coûta d’ailleurs très cher…

L’Occident, Esaü-Edom, à travers les croisades, les protectorats (anglais), a lui aussi voulu indûment s’approprier de la Terre sainte éternelle ! L’Empire romain puis l’Eglise romaine avec l’Empire de Byzance ou de Constantinople ou l’Eglise d’Orient, dominèrent longtemps le « Pays de Jésus », « oubliant » que Jésus était juif. Là des églises-bâtiments catholiques romaines et orthodoxes « consacrées », c’est à dire soi-disant « saintes », placées sur des lieux « saints » démontrèrent que ces religions voulurent y marquer « leur » territoire, certes contre les musulmans ottomans sur place mais aussi contre les Juifs qu’ils persécutaient déjà à cette époque … !

« Ésaü s’en alla vers Ismaël__. Il prit pour femme, outre les femmes qu’il avait, Mahalath, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, et sœur de Nebajoth. » (Genèse 28 :9 ; Trad. Segond 1910).

Esaü s’est non seulement marié avec des filles de Cananéens (Genèse 26 : 34) qui occupaient le Pays à cette époque, mais se lia à la **fille d’**Ismaël, ancêtre des arabes qui, bien plus tard, ont promu l’Islam.

Longtemps, l’Empire musulman ottoman (Turcs d’origine indo**-européenne, Orient-Indes, Moyen-Orient)** occupa le Pays après Constantinople. Quasiment toutes les premières puissances mondiales occupèrent d’ailleurs plus ou moins longtemps le « plus beau des Pays » à travers l’histoire (Babyloniens, Perses, Arabes, Grecs, Romains, Croisés, Turcs…).

N’oublions jamais que bien plus tard, le Grand Mufti de Jérusalem (Mohammed Amin al-Husseini palestinien musulman proche des nazis) inspira à Hitler la « solution finale » pour tenter d’éliminer définitivement toute tentative sioniste dont le but majeur était, depuis la fin du 19ème siècle avec Théodor Herzl, la création de l’Etat d’Israël.

Actuellement les Jordaniens (la Jordanie s’étend sur l’ancien territoire édomite) ou Palestiniens formant la très grande majorité du peuple Jordanien (Arabes ; cf. aussi Philistins, même racine que Palestiniens) notamment descendants d’Edom, occupent toujours le Mont du Temple avec le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa, dont ils ont la garde !!! De plus ils occupent des pans entiers de la Terre promise et continuent à les disputer à l’Etat d’Israël.

La prophétie de Daniel 11 : 40-41 met en rapport l’Anti[é]-Christ fondant sur le « plus beau des Pays » et Edom qui sera délivré à ce moment-là avec Moab et Ammon. Ce n’est pas peu dire … !

  1. Le Prophète Abdias montre comment Edom sera détruit

Si Edom est l’Occident (Europe, Russie en partie, États-Unis), le Moyen-Orient (monde du pétrole, capitalisme, islam) et l’Orient ( Japon, Chine – valeurs communistes, capitalistes : des valeurs occidentales) qui détiennent matières premières, capitaux, technologies, intelligence, sagesse, savoir (Abdias 8) et armes les plus modernes etc… il n’est pas étonnant que ces puissances soient tombées dans l’orgueil, engendrant par là toujours tôt ou tard des oppressions politiques, sociales, économiques etc…

Abdias procède d’ailleurs à un rapprochement voire à une extension-assimilation tout au moins idéologique d’Edom à toutes les nations, ce qui va dans le sens de notre identification élargie (Abdias 15-16).

Nous retrouvons bien entendu Petra, ancien nœud mondial de communication et de commerce, soi-disant située en sécurité dans le « creux des rochers » inaccessibles, placée comme des nids d’aigle, dans des « hauteurs » imprenables, dans l’abondance matérielle, même dans les « étoiles et l’univers » ! Ainsi même la réussite de la conquête de l’espace ne mettrait pas Edom à l’abri ?! (Abdias 3-4) On pourrait se demander quelle puissance pourrait renverser ces géants économiques, militaires, culturels si ce n’est une coalition à l’interne.

Une coalition parmi ou plutôt dans les nations se formera en « interne » pour détruire Edom. Elle se fera probablement en réaction à des dérives dictatoriales d’Edom voulant se maintenir en place suite à des révoltes et mouvements sociaux durs en tous genres, des catastrophes sanitaires, naturelles, écologiques, économiques et des fractures et injustices sociales. Elle rassemblera entre autres des personnes manipulées, révoltées et en précarité qui n’auront plus rien à perdre.

En effet, le texte parle de « voleurs, de pillards », de ceux qui ont profité de son « pain », de faux « amis-alliés » qui tromperont puis oppresseront à leur tour Esaü-Edom, dressant des pièges à un moment donné imparables permettant les vols et les pillages radicaux des productions, technologies, biens, richesses et trésors (Abdias 5-8).

La destruction, le carnage d’Edom viendra donc de l’intérieur des nations de type édomite. Des conflits intérieurs, des mouvements « sociaux » violents, des guérillas, des guerres civiles, des violences de toutes sortes, des terrorismes, des organisations souterraines financièrement puissantes et armées, des piratages à l’interne en tous genres pourriront la situation générale (cf. Daesch ; Black Blocks ; Anarchie ; Mafias, services secrets corrompus, mercenaires, tueurs professionnels etc.…). Ces forces sont toujours les plus oppressives, quand elles prennent le pouvoir. Elles génèrent l’insécurité à tous niveaux et pourront à terme vaincre les formidables armées régulières et forces de l’ordre de Théman (descendant d’Esaü ; Genèse 36 :11) dépassées, surbookées, épuisées pour finalement les déconcerter et les mettre dans l’épouvante (Abdias 9).

De plus, le texte d’Abdias emploie le mot à double sens « TsiYR » à savoir des « douleurs, angoisses, paniques, le fait d’être hors de ses gonds » (sens premier) qui se répandent par un « messager, une rumeur » (sens second) : aujourd’hui nous pourrions penser aux réseaux sociaux et autres moyens de communications qui pourraient être utilisés au niveau mondial !!! Ce seront des manipulations comme dit pour une culture anarchiste violente, de désobéissance civile systématique, la guerre aveugle, le terrorisme, des soulèvements, des conflits assaisonnés de crises morales, sanitaires, économiques et politiques pour mettre Edom à terre, le rendre « petit » et en faire l’objet du plus grand mépris. (Abdias 1-2).

Le prophète Malachie donne en outre un éclairage complémentaire à ce terrible spectacle qui peut nous concerner très rapidement : « Si Édom dit : nous sommes détruits, nous relèverons les ruines ! Ainsi parle l’Éternel des armées : qu’ils bâtissent, je renverserai et on les appellera pays de la méchanceté, peuple contre lequel l’Éternel est irrité pour toujours » (Malachie 1 :4 ; Trad. Segond 1910).

Positiver, être optimiste, croire en soi, agir, entreprendre, réussir malgré l’adversité etc.…, valeurs typiques de nos sociétés occidentales, ne serviront à rien et c’est loin d’être rassurant pour nous… !

  1. Pourquoi Esaü-Edom et les nations associées subissent-ils ces jugements ? (Abdias 10-16)

Parce qu’Esaü-Edom a exercé de la violence à l’égard de son frère Jacob-Israël et qu’il aurait dû se garder de se repaître et de se réjouir de ses ruines et malheurs terribles, se garder de mettre la main sur ses richesses et d’exterminer les fuyards ou les réchappés suite aux invasions de la Terre promise.

Esaü-Edom n’a évidemment pas tenu compte des recommandations divines, d’où encore une fois son assimilation définitive aux nations hostiles à Jacob-Israël. Notons l’antisémitisme séculaire pour ne pas dire endémique qui resurgit constamment dans le monde entier.

Aux versets 15 et 16 d’Abdias la Parole de jugement est adressée tour à tour aux nations et à Esaü-Edom qui sont ainsi mis dans le même sac. Cela justifie une fois encore une identification élargie d’Esaü-Edom comme nous l’avons proposée au paragraphe précédent.

Ces nations boiront la coupe de la colère de YHWH jusqu’à ce qu’étourdissement, extermination et mort s’ensuivent. Elles seront comme si elles n’avaient jamais existé. Il leur sera fait comme elles ont fait à Jacob-Israël, cela leur retombera définitivement sur leur tête (cf. Zacharie 2 :8) au Jour de YHWH, aboutissement de l’ère apocalyptique où ce processus mortifère sera de plus en plus activé.

  1. Être bien positionné malgré les obstacles d’Esaü-Edom

Face à cette situation absolument catastrophique ressemblant à la Grande Tribulation, début de l’ère catastrophique apocalyptique proche du jour de YHWH (Apocalypse 6 : 3ss), le salut se trouve à la montagne de Sion SAINTE ! Nous y voyons au sens premier la reconstruction du Temple (Zacharie 6 :12-13) suivie de la récupération des territoires comme décrit en Abdias 19-20. D’Esaü-Edom, plus particulièrement des Palestiniens habitant le Pays, il est écrit qu’il n’en restera rien (Abdias 18b+c).

Mais au-delà, cette montagne, plutôt « élévation » de Sion, de par sa qualification de sainteté, de mise à part, de perfection, ne peut en fait que nous projeter dans « l’élévation » ou la hauteur céleste du 3ème ciel (cf. Apocalypse 14 : 1ss).

Ce ne peut être que la seule position où Jacob-Israël-Eglise des Vainqueurs-cavalier couronné vainqueur pourra connaître la perfection de la sainteté et la puissance du Feu et de la Flamme célestes.

Ce sont les seules conditions de possibilité de la reconquête du territoire et des possessions (Abdias 17). Nous pensons ici non seulement à la manifestation de la Gloire du Temple céleste (Apocalypse 11 :19), à la reconquête du domaine céleste occupé par le 2ème ciel ou l’enfer (Apocalypse 12 : 7-13), mais aussi à son Temple terrestre, Jérusalem et la Terre d’Israël ainsi que la terre entière (Apocalypse 19 :11ss ; Millénium) occupées par les sombres forces occultes diaboliques de pillages et de destructions !!!

Nous comprenons pourquoi Esaü-Edom ne tient absolument pas à ce que son frère, jumeau de surcroît, monte à cette position, car il sait que c’en sera fini de lui ! Il va donc tenter soit de le supprimer purement et simplement, soit de l’empêcher par tous les moyens, notamment de par sa PROXIMITE faussement « fraternelle », en l’invitant à « Séir » par exemple, de s’installer là où il sait qu’il sera « brûlé comme du chaume ».

C’est pourquoi l’exil provoqué par les Romains installa pour très longtemps la Diaspora Jacob-Israël en Occident ou « Séir-Pétra ». Actuellement cette Diaspora qui ne fait pas son Aliyah cède malheureusement encore au chant des sirènes d’Esaü-Edom. Ce chant trompeur aboutit toujours à terme aux persécutions voire aux tentatives d’extermination, c’est à dire à la tentation de la « solution finale » qui restera toujours dans l’ADN d’Esaü-Edom et des forces « internes » de déstabilisation et de destruction oppressives mondiales décrites plus haut.

Dans un registre semblable, le précédent des sept églises du début de l’Apocalypse représentant prophétiquement les « ADN » des différents courants dénominationnels majeurs à travers l’Histoire de l’Eglise, ayant refusé l’Alliance de Gloire de Feu, de Flammes et de Gloire célestes instituée par Jésus-Christ Glorifié est une manifestation claire et nette d’Esaü-Edom à l’intérieur même du Peuple de Dieu. Ce refus empêcha la montée au Pays promis céleste.

Aujourd’hui, comme hier et probablement demain, les frères et sœurs « jumeaux » en Christ, « fraternellement » bien intentionnés, veulent nous « préserver » de « déviations, d’égarements ». Ils veulent « Bible en main » nous empêcher de croire en la métamorphose-salut du corps nous permettant de monter au Pays promis céleste comme Jésus-Christ Glorifié l’a pourtant expressément demandé.

Quelquefois, comme le PROCHE frère jumeau Esaü, ils font semblant, emploient un langage presque identique (faux frères ou sœurs), spiritualisent par des « images et symboles », vraies idoles trompeuses, la réalité céleste glorieuse pourtant concrètement et réellement à portée de main par la Grâce de la Justification.

Soit ils disent qu’elle est déjà « spirituellement » là alors qu’il n’en est malheureusement rien, soit ils la remettent à plus tard au nom de la souveraineté de Dieu alors que la formation de la glorieuse Eglise des Vainqueurs est souverainement voulue par Lui depuis presque 2000 ans !

Faute de mieux, ils finissent carrément par faire comme Edom qui devint agressif en faisant barrage les armes à la main (excommunications, exclusions, pressions, attaques en tous genres, menaces de perte de salut, mises au placard voire bien pire selon les époques…) au Peuple élu sur son chemin pour la montée à Canaan. Autrement dit, ils font obstacle à la métamorphose du corps suivie de la montée au Pays promis céleste. Si quelqu’un se reconnaît en Edom… alors ECOUTE ce que la ROUaCH KoDeSCH a à te dire, ensuite : REPENTANCE SINCERE !

  1. Feu et Flamme, l’Élévation sainte : le salut par l’Evangile complet, seule SOLUTION réelle et effective aux catastrophes mondiales

La Parole prophétique d’Abdias nous conforte clairement et sans détours :

Jacob-Israël ou Jacob-Joseph sera une Lame, un Feu, un Éclair, une Flamme monté, élevé dans la Sainteté parfaite, esprie, âme et corps ! Voilà la vraie SOLUTION face aux horreurs qui nous attendent irrémédiablement si nous restons sur terre, et donc doit être le sujet de prière prioritaire pour toute l’Eglise de Jésus-Christ ! En même temps voilà une vraie Bonne Nouvelle qui démontre l’Amour mais dans la Vérité ou la Réalité par LA seule solution vraie, réelle et surtout efficace.

Il ne s’agit ni d’un symbole, ni d’une image mais de la REALITE CONCRETE VISIBLE d’une puissante armée invincible, sainte NECESSAIRE, INDISPENSABLE désignant clairement l’Eglise des Vainqueurs, dont Israël jouant son rôle de Peuple élu, d’aîné, de vecteur d’accomplissement prophétique et apocalyptique (Apocalypse 3 :12 ; 5 :10 ; 7 : 5-8 ; 11 : 1ss ; 14 : 1ss).

Le Feu et la Flamme puissance de combat, la Sainteté, perfection de l’Amour (éthique, morale parfaites) sont clairement l’essence, la nature glorieuse (Matthieu 3 :11 ; Actes 2 :3) de la Pneuma Sainte « Je suis » Seigneur des Armées, la ROUaCH KoDeSCH YHWH ADoNaÏ TZaeBaOTH (Abdias 1). Elle veut nous les transmettre par Sa maternité d’Amour, donc lien du Sang, de Feu, de Flamme et de Lumière et Son Coaching parfait (Jean 3 : 3-11 ; 16 : 13 ; Matthieu 3 :11 ; Actes 2 : 3-4 ; Apocalypse 1 :16b ; 5 : 6c ; 20 : 9b ; Éphésiens 6 :17). Elle l’a d’ores et déjà fait pour le Messie lors de Son Incarnation (Matthieu 1 : 18-20 ; Luc 1 : 35), de Sa vie terrestre parfaite (Matthieu 3 :16 ; Luc 4 :14+18 ; Actes 1 : 38…), de Sa Résurrection (Romains 1 : 4 ; 8 :11), de Son Ascension (Actes 1 :9 ; nuée) et de Sa Glorification (Apocalypse 1 :12ss ; flamme, éclairs, épée, chandeliers cf. 4 : 5).

Le roi David, ancêtre du Messie, et son armée ont d’ailleurs déjà clairement montré la voie en assujettissant Edom et ses alliés de la région moyen-orientale (1 Chroniques 18 : 11-13).

Cette future armée GLORIFIEE, METAMORPHOSEE, TRANSFIGUREE : un Feu, une Flamme et Sainte est donc semblable à son Roi-Messie Jésus-Christ Glorifié de Feu et de Flammes de par sa Nouvelle Naissance En-Haut via la maternité divine, l’éducation et la coordination de l’Esprie Sainte (Apocalypse 1 : 6+12-16).

« Des YeSHiH_iM (libérateurs, sauveurs, triomphateurs ; même racine que YeSCHOUaH, Jésus), monteront sur_ l’élévation (HaR : élévation**,** montagne, trône ; cf. Apocalypse 3 : 21) de Sion pour juger l’élévation d’Esaü et à YHWH sera le règne » (Abdias 21).

Ici l’élévation EST le Quartier Général de Sion, c’est à dire le Trône-Lieu Très Saint de YHWH ELoHiM qui vaincra et jugera avec les YeSHiHiM l’élévation du QG d’Esaü-Edom à savoir l’enfer et ses émanations affreusement nauséabondes et atroces dans les lieux célestes (Éphésiens 6 : 10ss) et sur terre.

Pour ce faire il faut que les YeSHiHiM, les puissants et saints « Jésus » de Feu et de Flammes ou Eglise des Vainqueurs, à la suite de leur puissant et saint YeSCHOUaH de Feu et de Flammes prennent possession à la fois des trônes et principautés d’Esaü-Edom installés sur les territoires qu’ils occupent indûment tant dans les lieux célestes (Apocalypse 12 : 7-18) que sur les lieux terrestres, à commencer par Sion-Jérusalem (cf. Apocalypse 17 : 14 ; 19 :11ss).

Ainsi à YHWH ELoHiM sera le règne d’abord durant le Millénium puis pour l’Eternité !!!

Conclusion

Abdias nous projette directement dans l’Apocalypse et surtout confirme ce que sera l’Eglise des Vainqueurs à savoir une puissance de FEU-FLAMME et SAINTE comme Celui qui l’a précédée, YeSCHOUaH de Feu et de Flammes, le Saint.

Tout cela se fera via l’action et le rôle merveilleux de la Pneuma Sainte Dieu des Armées, la ROUaCH KoDeSCH YHWH ELoHiM TZaeBaOTH (cf. Zacharie 12 :5), notre Maman céleste de Sainteté et d’Amour, notre Flamme de Puissance et Force de Feu (Zacharie 4 :6) !

Esaü-Edom dangereusement si proche ne doit surtout pas nous piéger et nous faire obstacle !

Notre salut complet esprie, âme et corps offert par la justification se trouve sur l’élévation sainte de la Sion céleste à laquelle nous accédons par notre transfiguration en Feu et Flamme célestes ! Ensuite, nous pourrons passer à l’action, la reconquête des possessions et territoires perdus par Adam et Eve.

En Jésus, Martin BUSCH

151. Marcher sur mes lieux élevés

INTRODUCTION

« YHWH ADoNaÏ ma puissance (HaYiL : puissance, force, armée, richesse, vertu, probité, fruit ; la Pneuma Sainte ou la ROUaCH KoDeSCH : puissance Actes 1:8…) ; Il établit mes pieds comme ceux des biches et il me fait marcher sur mes lieux élevés (BaMaH : lieu élevé, montagne, hauteur, nuées, haut lieu ; BaMOTaÏ : mes lieux élevés, mes hauteurs, mes hauts lieux) » (Habakuk 3:19 Trad. litt.).

Quelle est la manifestation de « ma HaYiL » YHWH ADoNaÏ ou mieux de la ROUaCH KoDeSCH pour Son Prophète, Son Peuple, pour nous, pour moi ? Un pied sûr tel celui des biches, on pourrait aussi penser aux chèvres, chamois, bouquetins qui grimpent littéralement les falaises montagneuses et peuvent marcher, courir sur les sommets, dans les nuées, dans le ciel c’est à dire « En-Haut », comme… l’Eglise montée des Vainqueurs !

C’est la conclusion et l’aboutissement du livre composé par le Prophète Habakuk, verset repris mot pour mot du psaume du roi David (2 Samuel 22:34, cantique de David le roi-combattant de YHWH). Voici la destinée de celui qui naîtra de nouveau En-Haut du sein de YHWH ADoNaÏ la ROUaCH KoDeSCH !

Habakuk prophétisa dans les derniers jours de l’Empire Assyrien autour de – 612, date de la prise et de la destruction de Ninive par les Babyloniens. La noblesse assyrienne se réfugia à Charan et à Karkémisch, villes qui furent à leur tour prises par les Babyloniens respectivement en – 609 et – 605 malgré l’aide aux Assyriens du roi d’Égypte Neco arrivé sur lieux et finalement battu.

Josias, roi de Juda, s’était préalablement rangé du côté des Babyloniens en combattant Neco à Meguiddo (cf. aussi les rapports relativement cordiaux d’Ézéchias avec Babylone 2 Rois 20:12ss). Mais il fut tué lors de la bataille. Jojakim le successeur de Josias (cf. 2 Rois 23:1-30 ; réforme et mort de Josias) retomba dans l’idolâtrie et le péché, d’où les complaintes de Habakuk et l’annonce des jugements en découlant qui seront infligés plus tard par Babylone (aussi « Chaldéens »), malgré la politique pro-babylonienne d’alors d’Ézéchias et de Josias.

Les jugements s’accompliront un peu plus d’une vingtaine d’années plus tard, en –586, avec la prise de Jérusalem, la destruction du Temple et la terrible déportation de Juda à Babylone, confirmant ainsi les prophéties d’avertissements des prophètes et notamment celles d’Habakuk.

Dans l’étendue du désert sec, pierreux et sablonneux de complaintes et de discussions serrées avec YHWH ELoHiM, Habakuk nous fera aussi part de quelques Paroles merveilleuses de foi et d’espérance que nous appellerons Paroles-Oasis. Elles feront l’objet d’une étude plus thématique. Nous proposerons ensuite une étude plus chronologique relative à l’évolution personnelle du Prophète.

  1. L’unité messianique globale (Étude thématique)

Le prophète fait une description cataclysmique du monde devant subir le jugement. YHWH ADoNaÏ, la ROUaCH KoDeSCH, ici spécifiquement la Puissance, la Force de frappe, apparaît comme un chef de guerre (YHWH TZaeBaOTH ; cf. aussi Zacharie 4:6) sortie au combat pour sauver par Amour maternel Son Peuple et Son MaSCHiYaH :

« Tu es sorti[e] pour le salut (LeYeSHa : pour le salut ; aussi verbe sauver, délivrer ; cf. signification de Jésus) de ton peuple_,_ vers ton Oint » (MeSCHiHeKa : Ton Oint, Messie, Choisi, Envoyé ; Habakuk 3:13).

Le Messie, le Choisi, l’Oint est au sens premier Son Peuple, Juda. Celui-ci fut élu, choisi, oint, envoyé à travers les Patriarches, les Sacrificateurs (cf. Aaron), le Roi (cf. David) et les Prophètes (dont Habakuk).

Ces caractéristiques ressemblent clairement à celles du Messie Jésus-Christ à la fois Fils du roi David, Fils de l’Homme, Fils de YHWH ELoHiM Père et Mère (Esprie Sainte), Sacrificateur, Roi, Prophète.

En tant que Ressuscité, Glorifié Il est MONTE au ciel pour s’asseoir à la droite du Père après avoir subi à notre place la malédiction et le jugement absolus sur la Croix et après Sa Résurrection.

Depuis, par Sa Montée, Son Ascension dans la Gloire, Il a tout pouvoir au ciel et sur terre, HORS dudit cataclysme mondial de « type babylonien » à travers l’Histoire (Matthieu 28:18 ; Hébreux 10:12).

En même temps Jésus signifie YHWH sauve, salut, c’est à dire qu’Il a ouvert le chemin de notre Salut global esprie, âme et corps par Son double ministère de Sacrificateur et de Victime expiatoire nous donnant la possibilité de monter COMME LUI à Sa suite dans la Gloire (cf. Éphésiens 4:8-10). Il est notre Modèle, notre Précurseur, le Premier- du Père et de l’Esprie Sainte dans la Gloire au ciel ! Cela signifie que s’Il est monté au ciel lors de l’Ascension, nous aussi, nous devrions monter COMME LUI au ciel pour régner COMME LUI à Ses côtés sur le Trône !!! Voilà le SALUT complet finalisé par la ROUaCH KoDeSCH !

Il s’agira à ce moment-là du Royaume de Dieu qui s’est non seulement approché par des guérisons miraculeuses ici-bas (Luc 10:9+11) mais se sera alors glorieusement établi et manifesté !

Ainsi la voie est ouverte à ce qu’on pourrait appeler l’unité messianique globale (= esprie, âme, corps sauvés avec accès à l’environnement céleste préservé ou Pays promis ou encore Royaume de Dieu établi et manifesté) qui comprend l’inclusion totale dans la réalité messianique salvatrice et sécurisée du Peuple désirant en bénéficier !!!

Ainsi, le Messie Jésus-Christ avec toutes ses attributions fait indiscutablement UN, avec le « Messie » Peuple (v. 13), y compris le Prophète qui exulte, jubile EN YHWH (BaYHWH), EN ELoHiM (BeELoHeÏ) de son Salut (=YeSCHa c’est à dire EN Jésus ; Habakuk 3:18).

L’unité messianique globale finalisée par l’Esprie Sainte comprend ainsi non seulement le Messie Jésus-Christ mais aussi le Peuple-Église des Vainqueurs (Son Épouse) de par la Royauté, la Sacrificature et la Parole prophétique, non pas pour la mort mais bien pour la VIE obligatoirement de ce fait dans un environnement protégé, le Pays promis céleste !

Apocalypse 5:10 confirme cette unité messianique globale par les appellations messianiques « sacrificateurs et rois » attribuées à l’Eglise montée des Vainqueurs, le Peuple, se trouvant au Trône céleste.

Comme le Messie, à présent préservé dans la Gloire par YHWH TZaeBaOTH la ROUaCH KoDeSCH, nous avons la promesse en tant que Peuple – future Eglise des Vainqueurs de pouvoir naître d’Elle En-Haut. De même nous serons préservés (au Pays promis céleste) au nom de l’unité messianique globale dont nous retrouvons déjà des aspects évidents dans le prophétisme vétérotestamentaire (cf. thématiques messianiques du Pays promis aux caractéristiques paradisiaques) !

Celle-ci est démontrée et confirmée de façon encore plus fondamentale, existentielle et ontologique dans la réponse de Habakuk à YHWH :

« N’es-tu pas toi de toute éternité (KeDeM : toujours, éternité, ancien, commencement, origine) YHWH mon ELoHiM, mon KoDeSCH (Saint) ? Nous ne mourrons pas » (Habakuk 1:12).

Ce verset démontre l’interdépendance entre l’immortalité du Peuple et l’Identité, l’Être éternel même de YHWH ELoHiM le SAINT ! Cette interdépendance implique la préservation des cataclysmes engendrant souffrances, malheurs et mort au nom de la Sainteté divine (cf. aussi Apocalypse 3:10) !!!

L’immortalité ne peut en effet que se concevoir hors des évolutions et des cycles spatio-temporels. Le temps par essence implique toujours des débuts et des fins, des naissances et des morts. Il faut par conséquent être métamorphosé et monté à la Salle du Trône, donc hors de l’espace-matière-temps pour qu’à partir de là, où justement la Gloire se trouve, « la terre puisse ensuite être remplie de la connaissance de la gloire (KaVOD : honneur, gloire, hommage, dignité, noblesse) de YHWH, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Habakuk 2:14 ; cf. Habakuk 3:3b ; en vue du Millénium puis de l’Eternité).

L’Eternel YHWH ELoHiM est le Maître de l’Histoire parce qu’Il est hors, « au-dessus » de ladite Histoire en tant que Créateur et n’en est donc pas dépendant sous peine de n’être tout simplement plus YHWH ELoHiM.

Comme Son Identité, Son Être éternel est aussi notre immortalité, notamment de par l’unité messianique globale, nous sommes ontologiquement donc fondamentalement et activement impliqués, partie prenante hors de l’Histoire, à partir de Lui le Glorieux, EN Lui, d’En-Haut pour que la connaissance de Sa Gloire puisse recouvrir la terre comme l’eau couvre le fond des mers.

Voilà le fruit de l’unité messianique globale, processus de révélation décrit dans le livre de l’Apocalypse. L’immortalité, conséquence de la métamorphose du corps et de la montée, en est la condition de possibilité incontournable !

C’est pourquoi l’immortalité est beaucoup plus qu’une bénédiction, elle EST Identité de YHWH mon ELoHiM, mon KoDeSCH (mon Saint) qui crée, garantit, soude l’unité messianique globale et permet l’inclusion personnelle EN Lui pour toujours !!!

Pourquoi est-il ici question de Sa Sainteté, de Sa Pureté ? Parce que le mal donc la souffrance, les malheurs, le péché et la mort en sont par définition totalement exclus : « Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux pas regarder l’iniquité » (Habakuk 1 :13 ; trad. Segond).

Voilà une vérité biblique inaltérable et essentielle définissant l’unité messianique globale entre le Saint et moi, né à nouveau En-Haut, bénéficiant de l’immortalité, c’est à dire à mon tour englobé, intégré dans Sa Sainteté et Sa Pureté. Elle permet de pouvoir AGIR PARFAITEMENT, c’est à dire dans la pleine sainteté ou sanctification, totalement selon Lui.

Ainsi et seulement ainsi, YHWH sera pleinement MON ELoHiM, MON KoDeSCH (Saint), c’est à dire une relation-communion de VIE vraiment PERSONNELLE, INTIME, PURE, DIRECTE, FACE A FACE, CLAIRE ET NETTE avec Lui.

Elle « appartient » personnellement à toi, à moi dès aujourd’hui : quelle GRÂCE incommensurable !!!

En outre, Habakuk signifie « celui qui embrasse » et cette individualisation très personnelle et personnalisée peut s’expérimenter dans une embrassade mutuelle avec mon Saint à moi ! Voilà l’Amour véritable où l’un fait partie de l’autre et inversement. Voilà encore un nouvel aspect de l’unité messianique globale.

Toutefois cette grâce n’est pas octroyée manu militari mais elle s’accepte, se recherche, se reçoit par la FOI au nom de la Liberté fondement de l’Amour !

  1. Le juste vivra par la foi (Étude thématique suite ; Habakuk 2:4b ; cf. Romains 1:17 ; Galates 3:11 ; Hébreux 10:38).

« …le TzaDIK (juste) dans sa foi (EMOUNaH : foi, fiabilité, fermeté, constance, fidélité, vérité, probité, loyauté) vivra (HaYa : vivre, exister, conserver la vie ; Trad. litt. cf. Psaume 118:17) »

Ce verset, repris dans le Nouveau Testament, a revêtu une importance capitale pour la Réforme et tous les mouvements successifs de réveils jusqu’à nos jours. Nous nous situons clairement dans cette lignée de VIE et essayons de montrer la voie de son aboutissement clairement décrite dans l’Apocalypse !

Pour Habakuk (Habakuk 2:1-3) cette FOI garantissant la VIE, consiste à être veillant, réveillé (cf. TSaPHaH : voir, veiller, observer, regarder, surveiller, espérer, attendre, rechercher, être éveillé, une sentinelle ; cf. réveil) sur une tour dans l’attente et la recherche de la Réponse, de la PAROLE, de la Prophétie de YHWH ELoHiM.

La foi consiste ensuite à y croire loyalement avec constance, car elle est sûre et certaine, et à la graver de façon inaltérable sur des tablettes pour une lecture compréhensible, courante (Habakuk 2:1-4), face au système babylonien, vecteur terrible de mensonges, de péchés, d’idolâtries, de malheurs, de mort et de destructions.

Si nous ajoutons à ce passage la grâce (Habakuk 3:2d ; RaCHaM : compassion, grâce), nous retrouvons les trois thèmes centraux de la Réforme : sola Fide, sola Scriptura, sola Gratia (la Foi seule, l’Écriture seule, la Grâce seule).

Ils remettaient au premier plan l’Écriture, la Grâce et la justification par la foi seule pour le salut, la vie éternelle mais à cette époque jusqu’à nos jours, seulement après la première mort…

Pourtant la Parole prophétique dit : le juste VIVRA dans et par sa foi ! La vie comporte évidemment l’immortalité dont la mort est obligatoirement exclue, sinon elle n’est pas vraiment la vie. Nous rejetons par conséquent l’adage qui dit malgré les apparences, que « la mort fait partie de la vie… » ! En fait quels contre-sens et non-sens ! Nous constatons qu’il fait effectivement partie du principe de réalité cyclique et linéaire (cf. ressort) mortifère espace-matière-temps à partir duquel tout le monde raisonne et pense en général, y compris les chrétiens mais…

EMOUNaH signifie non seulement foi mais aussi vérité, probité, loyauté. Le verset d’Habakuk nous invite à ne pas nous arrêter au principe de réalité mensonger mortifère espace-matière-temps mais à croire au principe d’immortalité, de vie, de vérité et de réalité CELESTE à l’exclusion de la mort. Y croire consiste à penser, à raisonner, à parler et à écrire d’après ce principe de vie céleste ! C’est une question de loyauté et de probité vis à vis de YHWH ELoHiM, de Son Identité, de Son Amour, de Ses Paroles et Promesses et donc du principe de réalité céleste !

L’unité messianique globale basée sur l’Identité ontologique de YHWH ELoHiM, le Saint, opère tout d’abord une projection sur le principe de vérité ou de réalité céleste, de vie donc d’immortalité dans la Salle du Trône devant être fondamentalement prioritaire et déterminante pour le croyant. La Sainteté ne tolère aucun mensonge, aussi subtil soit-il, notamment quand il prend la forme d’une vérité incomplète ou d’une demi-vérité.

Comment le Prophète Habakuk fût-il conduit à la vérité ou principe de vie de réalité céleste ? Ici commence l’étude chronologique.

  1. Comment Habakuk passa-t-il du principe de réalité mortifère espace-matière-temps au principe de vie de la réalité céleste ? (Étude chronologique)

Habakuk crie à YHWH et Lui reproche de ne pas l’écouter, de ne pas secourir (Habakuk 1:2-4) car il constate que l’iniquité, l’injustice, l’oppression, la violence, la discorde sont répandus !!! En d’autres termes, il est littéralement submergé par le principe de réalité mortifère espace-matière-temps : la Loi n’a pas de vie, la justice pas de force, le méchant triomphe du juste et la justice est corrompue !

Jusqu’à quand ô YHWH ? Quelle saine impatience ! Ici Habakuk se confronte à YHWH ELoHiM qui a justement donné la Loi, les 10 commandements pour la Vie, c’est à dire à YHWH son Père.

Habakuk est vrai, authentique avec YHWH son Papa céleste. La situation très grave ne lui permet plus d’être « religieux », de paraître, de faire semblant mais il « est » comme il le ressent et le constate, disons un peu tel un adolescent mais néanmoins fils, qui n’a peut-être pas encore le recul suffisant d’un adulte… L’urgence de la situation ne lui laisse pas le choix, du moins à première vue… !

La réponse de YHWH est surprenante : les Chaldéens vont tout conquérir, tout casser notamment dans le Pays promis alors qu’ils étaient censés être du côté d’Israël vu la politique d’approche précédente d’Ézéchias et de Josias (cf. Introduction) ! Pourtant aucune échappatoire n’est possible car les choix iniques du Peuple l’ont exposé et livré au jugement, à cette puissance babylonienne de pillage, de massacres et de destructions massives !

Habakuk répond par l’immortalité du Peuple élu dans sa continuité générationnelle, comme dit intrinsèquement liée à l’Honneur et la Sainteté de YHWH (Habakuk 1:12 ; voir plus haut). Il Lui rappelle qu’Il a établi Son Peuple entre autres pour être Son bras armé sur terre. Il insinue que YHWH traiterait Son Peuple et plus généralement les hommes comme des reptiles, des poissons qu’Il prendrait dans Son filet ou par Son hameçon, bref qu’Il égorgerait sans pitié les nations !!! (Habakuk 1:12b-17).

Le prophète n’y va pas par le dos de la cuillère quand il parle à son Papa céleste encore une fois tel un ado… !!!

Ensuite il se met en position de veilleur sur une tour non seulement pour attendre de pied ferme la réponse de YHWH mais de surcroît pour préparer sa « réplique » qu’il voulait probablement bien « sentie » !!! (Habakuk 2:1).

La deuxième réponse de YHWH ne fait que confirmer la prophétie précédente (Habakuk 1:5ss). Il lui demande même de graver la PAROLE, la prophétie sûre et certaine, la VERITE sur des tablettes de pierre pour qu’elle soit conservée, lue facilement, couramment et abondamment. YHWH le Père révèle la Parole, le Logos, ou le DaBaR ou YHWH le Fils à Habakuk qui doit être « gravé, incarné » de façon indélébile (Cf. La Parole faite chair, rendue visible, révélée).

Pour justifier Sa décision de jugement, Il décrit la corruption, l’immoralité, l’idolâtrie de Juda (Habakuk 2:4-19) où apparaît toutefois la Parole-Oasis qui a changé l’Histoire de l’Eglise : « Le juste vivra par sa foi » (v.4b). Nous sommes ici dans la justification par la foi offerte par grâce en Jésus-Christ qui est ici prophétiquement révélée à Habakuk.

Son discours se termine toutefois par une phrase qui semble vouloir très fermement clore la conversation sur le sujet, même avec Son ado de prophète (cf. Habakuk 3:16c) :

« YHWH est dans son saint temple, que toute la terre fasse silence devant lui » (Habakuk 2:20).

Bref, le verdict est rendu, il n’y a plus d’échappatoire, plus de discussion possible, et… Habakuk semble en prendre pour son grade… ! Il est d’ailleurs saisi de crainte, de respect et se soumet dans la complainte, les gémissements à la décision de YHWH tout en Lui demandant que dans Sa colère, Il se souvienne de Son Amour (RaCHaM : amour, miséricorde, compassion, grâce, matrice, sein, entrailles) (Habakuk 3:1-2 + 16).

Habakuk change alors totalement de ton et de discours (Habakuk 3:3b-4) par sa description de YHWH TZaeBaOTH, la Maman céleste ROUaCH KoDeSCH identifiée à la fois par l’Amour maternel (cf. RaCHaM : matrice, sein, entrailles) demandé par Habakuk et à la fois par l’éclat et les rayons de Sa Lumière et de Feu, majestueuse et glorieuse comme Guerrière (Matthieu 3:11b ; Luc 3:16 ; Actes 2:3 + Actes 17-20 ; Éphésiens 6:17 ; Apocalypse 1:16b ; Apo 4:5 ; Apo 5:6c ; pensons à une lionne qui défend ses petits).

Il poursuit par les bouleversements terrestres et cosmiques s’abattant sur les nations (Habakuk 3:5-17 ; Actes 2:17ss) et avec, malgré tout, une autre merveilleuse Parole-Oasis : « Tu es sortie pour le salut de ton peuple_,_ vers ton Oint _» (Habakuk 3:13 ; voir plus haut ; Trad. litt.). Nous identifions ici encore l’Esprie Sainte YHWH TZaeBaOTH à la fois maternelle et guerrière qui défend bec et ongles Ses enfants. Elle n’est pas à confondre avec Jésus-Christ Glorifié aussi chef de guerre (Apocalypse 19:11ss) puisqu’il est dit qu’Elle « sauve » l’Oint, le Messie. Le Messie ne se sauve pas Lui-même mais Il s’est donné (Matthieu 27:40 ; Marc 15:30 ; Luc 23:37+39 ; Romains 8:11). L’Esprie Sainte est prophétiquement révélée à Habakuk.

Excursus : A ce propos il nous faut dénoncer clairement les confusions et fausses assimilations notoires en ce qui concerne la Trinité. Certains en firent et en font un dangereux mélange pour ne pas dire une salade empoisonnée. Il faut évidemment aussi affirmer l’Unité des trois Personnes.

Ce mélange dangereux apparaît par exemple dans la négation plus ou moins déguisée de la divinité de l’Esprie Sainte. On ignore Son Identité féminine de Mère céleste et Son rôle de Réalisatrice, Finalisatrice qui La différencie du Père et de Son Fils. C’est pourquoi on ne sait pas lui donner Sa vraie place au niveau des enseignements chrétiens et souvent on La confond ou on L’assimile à Jésus ou on n’en fait qu’une simple « émanation » du Père.

Donnons quelques pistes d’identification par cet excursus :

  • Pour l’incarnation : Le Père n’est pas le Fils puisqu’Il est le Père de Son Fils et le Fils n’est pas le Père puisqu’Il est le Fils de Son Père. Le Père ne peut être Père sans la Mère, l’Esprie Sainte. Celle-ci ne peut être Mère sans le Père dont Elle est la divine Épouse et sans le Fils dont Elle est la Mère tout ceci de toute éternité (Jean 8:58). Ainsi Elle n’est ni le Père, ni le Fils. Autour de l’an zéro de notre ère, le Père et la Mère célestes ont choisi et se sont joints à Marie pour que Jésus devienne pleinement et entièrement Homme comme nous et reste à la fois Dieu comme Ses Parents célestes. Jésus, la DaBaR ou le Logos ou le Verbe ou encore la Parole créatrice, est devenu « chair » (cf. Jean 1 : 1ss). Le Logos est issu de la semence du Père et enfanté, concrétisé, rendu puissant par Sa Mère céleste avec Marie, Sa mère terrestre. Marie n’est pas à confondre avec la Mère céleste l’Esprie Sainte et ne peut donc pas être ce qu’en firent les catholiques romains et les orthodoxes. Elle n’est pas « Co-rédemptrice » comme le sont le Père et l’Esprie Sainte avec et par Jésus, Leur Fils, le Rédempteur par Son Sacrifice expiatoire. Marie ne fut pas parfaite ne peut donc pas prétendre à ce statut (cf. Jean 2:3-4). Toute la « mariologie » catholique romaine et orthodoxe tombe ainsi à l’eau.
  • Pour le salut : Le Père a donné Son Fils, le Fils S’est donné sur la Croix et l’Esprie Sainte la Puissance, la Réalisatrice a ressuscité, glorifié et fait monter sur le Trône le Fils à la droite du Père et avec Elle. Ni le Père, ni l’Esprie Sainte ne sont morts sur la Croix mais par leur Identité de Père et de Mère et leur action d’Amour de par le don de leur Fils, Ils sont Co-rédempteurs avec Lui.
  • Cette tridimensionnalité peut s’illustrer avec l’être humain-famille créé à Son image (Genèse 1:27-28) : mâle (Père), femelle (Esprie Sainte), descendance (Fils).
  • Ces identifications et différenciations permettent la RELATION-VIE, conditionnée par deux vis à vis pour l’un des trois car la relation nécessite non seulement une possibilité d’ECHANGE de l’un à l’autre mais encore une possibilité de COMPARAISON de l’Un avec les deux Autres conditionnant justement la possibilité d’échange véritable. Ici il s’agit plus particulièrement d’ELoHiM qui est EL (Dieu) au pluriel. La relation-vie dans l’échange et la comparaison est par là la condition de possibilité de l’EXISTENCE (Être).
  • La relation-vie ne peut que se transmettre, se partager donc implique en outre la descendance et la multiplication à savoir le Fils et aussi Son Épouse qui enfante. L’Épouse, l’Eglise des Vainqueurs, bénéficie non seulement de l’ADOPTION mais bien plus encore de la FILIATION par sa seconde Naissance En-Haut de la Pneuma Sainte notre Mère !
  • Le prophète Habakuk se comporte comme un fils-ado de YHWH ELoHiM puis comme un vrai fils dans cette relation de vie familiale très personnelle à qualifier d’ontologique et existentielle.
  • Nous avons très rapidement parlé de l’aspect « trois » (tri-) de la Trinité. Nous ne devons en aucun cas négliger l’Unité (Trinité) de YHWH ELoHiM : « Écoute Israël, YHWH notre ELoHiM [est] YHWH UN (EHaD) » (Deutéronome 6:4). « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 8:58 ; Jean 14:9 + 10-11 etc.…). « …par le Seigneur l’Esprie » (2 Corinthiens 3:18 ; Kurios = ADoNaÏ = Seigneur : appellation réservée exclusivement à YHWH).
  • Ainsi l’égalité des trois (Matthieu 28:19) démontre YHWH UN (EHaD). En effet YHWH par définition, parce qu’Il EST de façon totalement exclusive et pleine, ne peut avoir d’égal autre que Lui sinon Il n’EST pas Celui qui EST (Je suis Celui qui suis Exode 3:14) c’est à dire pleinement YHWH, l’Unique. Il EST cela signifie qu’Il remplit tout par définition existentiellement et ontologiquement, il n’y a donc pas de « place » pour un autre dieu. Il n’y aurait pas davantage de place pour trois dieux (Père, Fils et Sainte Esprie par ex.) car ils ne pourraient pas être YHWH et se feraient automatiquement concurrence, comme les dieux du panthéon grec par exemple, pour alors essayer en vain d’occuper la place de Dieu.
  • Ainsi le Père, le Fils et l’Esprie Sainte, de par leur égalité pleine et entière, ne peuvent qu’être UN, sinon Ils ne sont tout simplement pas YHWH, « Je suis », Celui qui EST tout en tous (1 Corinthiens 15:28 ; Colossiens 3:11). Le texte du Deutéronome : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Deutéronome 5:7) signifie entre autres qu’avoir d’autres dieux est un non-sens, un « néant », une totale impossibilité existentielle et ontologique.
  • Cette unité peut s’illustrer avec l’être humain un créé à l’image de YHWH : l’âme correspondant au Père, le corps correspondant à Jésus, l’esprie correspondant à l’Esprie (cf.1 Thessaloniciens 5:23).
  • La relation-vie, condition de possibilité de l’EXISTENCE doit être parfaite. Il faut donc affirmer une unité-union-communion absolument totale et partagée de YHWH ELoHiM. Cette UNITE relève plus particulièrement de YHWH, Celui qui EST. La relation-vie parfaite conditionnée par l’UN est la condition de possibilité incontournable de l’EXISTENCE. Ainsi nous devons non seulement affirmer l’UN (EHaD) divin, mais encore par l’adoption suivie de la filiation-mariage, l’UN (EHaD) YHWH ELoHiM-Eglise des Vainqueurs dans le partage parfait existentiel. Mais cette unité ne peut être effective que par le rachat, la rédemption totale du corps, de l’âme et de l’esprie comprenant obligatoirement la montée ! L’unité de YHWH ELoHiM implique par l’Amour toujours partagé l’UN avec l’Eglise des Vainqueurs pour permettre la relation-vie parfaite donc ni plus ni moins l’existence !!! Il s’agit d’une INCLUSION existentielle et ontologique par la Pneuma Sainte établissant l’Unité parfaite ou l’UN !!! Nous parlons d’inclusion où l’identité et la spécificité subsistent mais pas l’assimilation qui impliquerait la confusion générale. L’assimilation conduirait au dangereux « mélange » trinitaire et à la négation de la réalité Créateur-créature, différences que nous devons absolument maintenir tout en affirmant l’UN.
  • Habakuk a lui aussi souligné cette accession du Peuple à ce « UN », cette identité unitaire partagée ainsi que sa propre accession ou « montée » en vue de ladite unité partagée dans l’Amour quand il eut la révélation de la Personne, du rôle et de l’action de la ROUaCH KoDeSCH.

Dans la détresse totale d’oppression ennemie et de famine, dans cette obligation d’attente en silence, le Prophète proclame malgré tout dans la joie (Habakuk 3:18) la dernière Parole-Oasis : « YHWH ADoNaÏ ma puissance ; Il établit mes pieds comme ceux des biches et il me fait marcher sur mes lieux élevés (Habakuk 3:19 ; voir introduction ; Trad. litt.). Ici l’adolescent révolté prend le chemin pour devenir adulte !

Il est passé du salut du Peuple par l’onction messianique à Sa puissance PERSONNELLE, YHWH ADoNaÏ la ROUaCH KoDeSCH qui lui est révélée et partagée. Il est projeté dans SON positionnement, SES lieux élevés d’adoration authentique, bref dans une perspective céleste !!! Celui, celle qui vaincra, je lui donnerai… Que celui qui a des oreilles entende ce que la Pneuma dit aux églises… !

Habakuk est clairement passé dans la joie du Vainqueur déjà par la perspective du PRINCIPE de réalité céleste !

Il a pu vivre ce passage du principe de réalité terrestre au principe de réalité céleste avec et par l’Esprie Sainte. Ce fut une projection prophétique inimaginable et merveilleuse, mais cela resta normalement aux niveaux de la perspective du principe et de la projection car il n’était pas encore bénéficiaire de l’œuvre de la Croix et de la Résurrection, sachant que les exceptions d’Hénoch et d’Élie ne font que confirmer la règle. A moins que … ? La formulation du verset au niveau du texte original nous permettrait d’ajouter sans problème Habakuk à la liste des « montés » comme Hénoch et Elie… ??? La question peut rester ouverte. ???

  1. Notre passage du principe de réalité céleste à la réalité céleste tout court.

Mais nous, les bénéficiaires de la Croix et de la Résurrection, nous pouvons, pour ne pas dire nous devrions, selon les exhortations de Jésus-Christ Glorifié apparu à Jean, naître, passer, esprie, âme et aussi corps du principe de réalité céleste au-delà, à savoir la réalité céleste tout court !

« Nos atroces Babyloniens-Chaldéens » sont déjà devant la porte largement entrouverte parce que cela se passe de toute évidence au niveau mondial comme jamais précédemment. Les chevaux de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss) commencent de plus en plus à entrer partout en action. Et nous, nous resterions sans notre cheval blanc, sans armes, sans couronne ou autorité et puissance royale en face alors que nous devrions pouvoir les vaincre et ainsi enfin finaliser l’ordre cardinal d’évangélisation mondiale de Jésus ???(Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 ; Apocalypse 3:10 ; Apo 6:2 ; Apo 7:4ss). Ne soyons pas en retard d’une dispensation… !

Il nous faut urgemment commencer par entrer dans la démarche du Prophète Habakuk qui passa du principe de réalité mortifère terrestre au principe de réalité prophétique céleste de vie. Ensuite en tant que bénéficiaires du salut total de l’Oint, faisons UN avec Lui en tant qu’Épouse glorifiée, allons au-delà dans la réalité céleste tout court !

  • Habakuk a pris conscience de l’état très problématique du Peuple de Juda. Quelle est ma prise de conscience par rapport à l’état problématique de l’Eglise en échec tout au moins partiel, à commencer par moi-même et pourquoi il est si problématique ?
  • Dans l’urgence, il n’hésite pas à s’en prendre à YHWH qui ne l’écoute pas et ne secours pas d’après lui ! Il crie dans son impatience prophétique le « Jusques à quand ô YHWH ? » Il est vrai et authentique, le suis-je tout autant avec ADoNaÏ YHWH ?
  • Osons-nous parler à YHWH ELoHiM comme des enfants à notre Papa et notre Maman célestes, ce qui veut dire ne pas toujours parler « avec des fleurs religieuses hypocrites » mais parler avec les tripes ? Ne sommes-nous pas Ses enfants ? Ne devons-nous pas devenir comme des enfants pour justement entrer dans le Royaume de Dieu ? (Matthieu 18:3). Trop de chrétiens restent des nourrissons, ne grandissent pas et ne font pas leur crise d’adolescence. Habakuk l’a faite, disons, violemment… ! Mais c’est le seul passage pour devenir adulte !
  • A la première réponse de YHWH, désignant Babylone déchaînée par l’iniquité de Juda pour le jugement, osons-nous comme Habakuk l’adolescent, développer une argumentation comprenant non seulement Ses promesses de toujours liées à Son Identité même mais aussi le fait qu’Il traiterait les hommes comme les poissons de la mer qu’Il prend dans son filet, qu’Il égorgerait sans pitié les nations ? A ce sujet : ouvrons le journal, mais regardons aussi l’état religieux hypocrite de l’Eglise ! A contrario Habakuk est vraiment l’enfant de son Papa et de Sa Maman célestes et pas un étranger de la famille car tel un adolescent, il leur parle réellement comme à ses Parents !
  • Avons-nous cette saine intranquillité prophétique d’enfant adolescent LEGITIME, même si elle peut nous conduire à dire des choses pas très religieuses, « liturgiques », voire quasi irrespectueuses à YHWH ELoHiM ?
  • Osons-nous, comme Habakuk, l’ado, attendre de pied ferme une deuxième réponse de YHWH pour ensuite projeter de Lui répliquer sans concession ? Finalement sommes-nous de façon vitale concernés, impliqués, motivés comme des fils ou des filles de la famille ou alors sommes-nous indifférents et « religieusement » étrangers à la famille ?
  • Sommes-nous prêts à entendre la deuxième réponse terrible de YHWH confirmant la première contenant toutefois cette Parole-Oasis fondamentale : « Le juste vivra par la foi » ?
  • Sommes-nous prêts à faire silence, à nous soumettre dans la foi, la vérité et la loyauté (cf. EMOUNaH), comme enfant-ado acceptant la réprimande, donc un peu plus adulte, vrai membre de la famille à recevoir la Révélation de YHWH TZaeBaOTH, la ROUaCH KoDeSCH d’Amour, de Feu et de Lumière (Habakuk 3:3-4 ; Actes 2:17-20) qui nous projette d’abord dans la perspective du principe de réalité céleste ?
  • Voulons-nous enfin croire honnêtement et loyalement pour réellement vivre la Nouvelle Naissance En-Haut du sein de l’Esprie Sainte ou le passage dans la réalité céleste tout court, le salut total de VIE sans la mort dans le Messie en tant que Peuple-Église (cf. Habakuk 3:13 ; Apocalypse 7) et individuellement en tant que celui ou celle qui vaincra pour marcher dans l’obéissance efficace dans la réalité de « mes » lieux élevés ?

Conclusion

Le vécu d’Habakuk, « celui qui embrasse », m’a donné un coup de boutoir supplémentaire à ma religiosité, à ma « bulle » pour essayer de m’en libérer.

Je vois et constate que la situation dite babylonienne se mondialise, que l’étau se resserre irrémédiablement, mais je me dis peut-être comme beaucoup, pourvu que je passe à travers, que cela ne me touche pas trop, je ne peux de toute façon pas faire grand-chose, je subis… C’est vrai, ah les pauvres persécutés dans les pays fermés, ah les violences, ah les péchés individuels et collectifs, ah les maladies diverses, ah l’épidémie de la Covid en ce moment etc.… etc.… et j’en passe. Je passe ainsi à côté tel un étranger.

Mais comme enfant de la famille, je m’impatiente dans ma motivation pour pouvoir agir d’En-Haut, c’est à dire efficacement : « Jusques à quand ô YHWH ??? Qu’est-ce que Tu fais ? Cela commence à faire long, beaucoup trop long.… depuis 2000 ans alors que tu as tout accompli… » !

Les questions suscitées par les Paroles du livre d’Habakuk attendent ma réponse vraie et authentique en tant qu’enfant voire ado, passage obligé pour devenir adulte, c’est à dire être capable de devenir En-Haut à mon tour « mère » en tant qu’Épouse du Fils.

Ainsi, comme la Parole biblique le promet, je peux passer dès aujourd’hui au principe de réalité céleste pour finir par passer à la réalité céleste tout court, c’est à dire la vraie solution pour ici-bas (en vue du Millénium messianique) qui ne peut se trouver qu’à partir d’En-Haut après ma métamorphose et ma montée dans une synergie et une unité merveilleuses avec YHWH ELoHiM !

Comme Habakuk, je désire ardemment marcher sur mes lieux élevés non pas dans le principe ou la perspective mais dans la réalité, la vérité et la loyauté parfaites et abouties donc réellement UN EN et AVEC Lui !

En Jésus, Martin BUSCH

150. Voici l’Homme

INTRODUCTION

« Voici l’homme » s’écria Pilate aux chefs religieux juifs et à la foule, après avoir constaté qu’il n’y avait aucun chef d’accusation contre Jésus, déjà frappé, ensanglanté, la couronne d’épines enfoncée sur Sa tête et habillé du manteau pourpre (Jean 19 :4-6).

Pilate ne croyait pas si bien dire lors de ce moment si tragique, car en fait Jésus était en effet le seul VRAI Homme. Nous allons nous poser la question de savoir ce qu’est un vrai Homme et aussi… une vraie Femme !

  1. Qu’est-ce qu’un vrai Homme, qu’est-ce qu’une vraie Femme ?

Un vrai Homme et une vraie Femme sont ceux qui doivent pouvoir connecter parfaitement (cf. « communion ») le ciel et la terre.

Vu leur position et leur mission de finalisation, Adam et Eve devaient « dominer » (gérer) la « terre », nommer (donner une spécificité voire « identité » merveilleuse) les animaux et se multiplier (remplir la terre de la Gloire par des descendants glorieux) à partir ce qu’ils étaient : un COUPLE de Gloire, de Feu et de Lumière, porteur de la glorieuse NePHeSCH divine qui leur avait été insufflée par le Créateur (Genèse 1 :28 ; 2 :7).

En tant que tels, vraiment à la ressemblance de leur Créateur, ils étaient en capacité de connecter le ciel et la terre (Paradis) et tenaient le rôle de médiateurs. Ils étaient de ce fait les vis à vis et les interlocuteurs de YHWH ELoHiM pour assurer la médiation et la connexion ciel-terre.

En tant que tels, ils devaient gérer ce qui leur était confié entre autres en finalisant par leur implication la Création terrestre. Ils devaient aussi éjecter le Serpent et ses acolytes qui avaient précédemment provoqué le tohu-bohu ne faisant évidemment pas partie de la Création divine initiale.

Ils devaient régner sur la terre paradisiaque SELON le ciel et surtout SELON YHWH ELoHiM (obéissance, soumission à YHWH ELoHiM ; cf. ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal = ne pas vouloir prendre la place de Dieu) pour le maintien harmonieux général et, comme dit, la finalisation de la restauration de la connexion terre-ciel initialement en place au premier verset de la Bible.

Nous trouvons par ailleurs la description ciel-terre nouveaux qu’Adam et Eve auraient dû mettre en place en Apocalypse 21 : 1 à 22 : 6.

A présent le « nouvel et dernier Adam », Epoux, Jésus-Christ (1 Corinthiens 15 : 45) et … la « nouvelle et dernière Eve », Épouse, Eglise des Vainqueurs réalisatrice (Apocalypse 12 :1 ; 19 : 7-8) seront les seuls en capacité d’aboutir avec succès à la restauration apocalyptique, c’est à dire révélée, visible, tangible et définitive, de la connexion parfaite du nouveau ciel et de la nouvelle terre.

Voici le VRAI Homme et… la VRAIE Femme !!!

  1. Le dualisme

La chute d’Adam et d’Eve a progressivement transformé ce couple initial et leurs descendants en caricatures de ce qu’ils étaient auparavant, parce qu’ils avaient perdu la Gloire céleste et n’étaient donc plus en mesure d’assurer ni la gestion ni, par voie de conséquence, ladite connexion.

Leur caricature est ce corps exposé au vieillissement, à la maladie, aux souffrances dorénavant en dualité avec leur âme et leur pneuma tout aussi infectées et polluées, laissant s’infiltrer la Mort, un démon majeur, qui à terme, procède à la séparation et au déchirement entre les deux réalités. La peur et les accusations – autojustifications après leur chute démontrèrent en outre la dualité-séparation d’avec YHWH ELoHiM et entre eux deux (Genèse 3 : 8-13).

Ils ont laissé la place au « Prince de ce monde » qui occupera de ce fait une position au 2ème ciel (enfer) avec possibilité d’accéder au 3ème ciel (Job 1 ; Zacharie 3 ; Apocalypse 12 etc.…) pour nous accuser devant le Trône. Son but fut, est et sera de constamment perturber ladite connexion, avec comme projet de complètement la couper et, pour ce faire, exercer son pouvoir destructeur, anéantissant, devant justement aboutir au néant total.

Cela eut comme conséquence de mettre en place un dualisme fondamental ou séparation (Cf. Diable signifie celui qui sépare, divise, désunit) entre ce qui est devenu le 3ème ciel (lieux célestes avec Dieu et les anges) d’une part et l’espace-matière-temps (= terre, nature actuelles avec les êtres humains, les animaux…) d’autre part. Le passage de l’un à l’autre devient presque impossible si ce n’est par la Mort des croyants en Christ pour le 3ème ciel !!!

L’homme et la femme ne pouvaient et ne peuvent plus jouer leur rôle ni d’intermédiaires ni de médiateurs en tant que vrai Homme et vraie Femme entre le ciel et la terre, YHWH ELoHiM et la Création dorénavant infectée par les effets de la chute.

Leurs caricatures, à présent marquées par la dichotomie de leur être intérieur d’avec leur être extérieur, séparent ontologiquement (concerne l’être) la terre d’avec le ciel, c’est-à-dire à partir ce qu’elles sont, donc pensent et font, dorénavant.

Elles vont même jusqu’à justifier cela par le supranaturalisme et la philosophie grecque platonicienne qui a passablement infecté à la base la théologie chrétienne et juive (cf. Alexandrie, « centre culturel du monde » à l’époque) par diverses formes de dualismes spiritualistes, gnostiques voire d’idolâtries exclusivistes aliénantes et totalitaires !

Ainsi nous sommes clairement et malheureusement face au « voile » séparateur du dualisme et du tohu-bohu diabolique qui est à l’opposé de la volonté d’AdoNaÏ ROUaCH KoDeSCH (Seigneur Esprie Sainte) qui veut au contraire l’unité ciel-terre dans l’harmonie parfaite (Genèse 1 :1ss).

C’est ce qu’elle a restauré ou métamorphosé (Genèse 1 :3ss ; emploi du verbe HaSaH : faire, arranger, transformer, travailler, achever, finaliser) une première fois après le tohu-bohu diabolique (Genèse 1 : 2) avec, pour couronner le tout, la création (BaRaH : créer ; Genèse 1 : 27) du vrai Homme et de la vraie Femme. Elle voulait finaliser AVEC EUX le travail face au Serpent qui rôdait toujours dans le coin. Notons que la volonté d’AdoNaÏ ROUaCH fut, est et sera toujours d’IMPLIQUER (cf. Colossiens 1 :24) le « couple humain » dans la finalisation et l’accomplissement au nom de la liberté de choix fondant l’amour librement consenti.

A présent Elle veut restaurer ladite unité, après le tohu-bohu partiel, intermédiaire, provoqué par la chute, une seconde fois en incluant tout autant l’implication du « couple ».

  1. La restauration juridique

Avec le Père céleste, en étant la Mère divine de Jésus, faisant corps avec Marie Sa mère terrestre, la Pneuma Sainte permit Sa conception miraculeuse et Sa naissance (cf. REdV 131 ; cf. aussi « Jésus vrai Dieu et vrai Homme »). Elle guida ensuite parfaitement Jésus dans son périple terrestre, Le révéla particulièrement lors de Son Baptême, de Sa Transfiguration (métamorphose) et de Sa Résurrection.

Elle a pleinement géré, réalisé et réussi la restauration du Médiateur, du vrai Homme ou encore du nouvel ou dernier Adam (1 Corinthiens 15 : 45).

Dans quel but ? Dans le but de mettre fin au dualisme spiritualiste et gnostique par la restauration de la connexion terre-ciel au niveau JURIDIQUE dans un premier temps :

« Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ HOMME (= vrai Homme) qui s’est donné lui-même en rançon (cf. caution juridique pour la libération) pour tous » (1 Timothée 2 : 5-6 ; Trad. Segond 1910).

Jésus a réussi Sa mission de par Sa perfection totale selon et par Sa Mère céleste la Pneuma Sainte et Son Père céleste avec lesquels Il est toujours resté en parfaite communion (connexion) sauf quand Il dut subir l’abandon total sur la croix à notre place (Matthieu 27 : 46 ; Marc 15 : 34). Ainsi Il S’est donné en rançon expiatoire pour inaugurer et assurer le rôle du nouveau Médiateur et Réconciliateur (2 Corinthiens 5 :17-20) donc du vrai Homme, du nouvel et dernier Adam.

La connexion est juridiquement restaurée !!! Le Serpent et ses acolytes, la Mort, la dichotomie être intérieur-être extérieur, le dualisme spiritualiste, la séparation ciel-terre etc. sont juridiquement vaincus par l’expiation à savoir la rançon payée par Jésus pour nous !!! Nous sommes juridiquement EN Christ, ce qui permet aujourd’hui de prier le Père « au Nom de Jésus » puis, au moment où nous devrons paraître ressuscités ou mieux encore, montés sans mourir suite à la glorification, métamorphose de notre corps devant le Trône du Père, Celui-ci nous verra justifiés, parfaits et justes A TRAVERS et EN Jésus ! Nous sommes ici d’ores et déjà dans le domaine de la restauration appliquée fruit « logique » de la restauration juridique.

  1. La restauration appliquée
  • Il se trouve pourtant que les justifiés, les élus dans ce monde intermédiaire de la chute continuent étonnamment à souffrir, à mourir, à pécher et à subir la séparation ciel-terre en n’accédant pas esprie, âme et surtout corps à la Salle du Trône si ce n’est qu’en subissant la 1ère mort !!!
  • Il se trouve que le Serpent paraît toujours encore devant le Trône pour « accuser les frères » !!! (Apocalypse 12 : 10c). Cela signifie qu’il reste un problème d’application judiciaire. Ce que Jésus nous a juridiquement acquis n’est malheureusement pas pleinement appliqué !

De quoi cela vient-il ? Il y a certes un nouvel Adam, glorifié, assis à la Droite du Père (Hébreux 10 :12 etc.…) mais OU EST LA NOUVELLE EVE ???

  • Il se trouve que la première Eve était bel et bien avec le premier Adam au Paradis !
  • Il se trouve que la nouvelle Eve devrait y être tout autant avec son nouvel Adam, mieux, assise et régnante avec Lui sur le Trône à la droite du Père ! (Apocalypse 3 : 21).

En fait c’est ça le problème !!!

La Pneuma Sainte avait pourtant commencé la restauration appliquée lors de la Pentecôte dans la chambre haute par l’immersion en Elle et le Feu divin.

L’Apôtre Pierre dans sa prédication fit à juste titre référence au Prophète Joël (Actes 2 : 16-21 ; cf. REdV 112 : chap. 4 « Mouton-agneau-suiveur ou vainqueur ? ») qui parle de l’effusion de la ROUaCH KoDeSCH mise clairement en rapport temporel immédiat avec les événements apocalyptiques eschatologiques.

La dispensation de la ROUaCH KoDeSCH fut donc en proximité temporelle évidente avec ce qui précède la fin, le « Jour du Seigneur grand et glorieux ». Il y est question de destructions, de guerres, de catastrophes cosmiques, économiques et autres et aussi d’une armée incroyablement puissante (= Eglise des Vainqueurs), avec un appel au jeûne et à la repentance.

C’est ici la preuve par neuf, s’il en faut, que l’Eglise primitive charismatique devait dans la foulée devenir l’Eglise des Vainqueurs puissante et glorieuse !!! L’Église primitive charismatique aurait dû d’emblée passer dans l’accomplissement et la finalisation apocalyptiques, devenir réellement « eschatologique » dès la dispensation de l’Esprie Sainte !!!

Mais Il se trouve que le chapitre 2 de Joël avec la période précédant le Jour du Seigneur et surtout cette armée incroyablement puissante (ou Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise ; cf. REdV 112 chap. 4 « Mouton-agneau-suiveur ou vainqueur ? »), la nouvelle Eve se fait quelque peu attendre, si ce n’est beaucoup attendre !?

Pourtant le livre des Actes témoigne d’une vie charismatique exceptionnelle de l’Eglise primitive qui, par les nombreux et merveilleux prodiges, signes et miracles, démontre le début incontestable de la restauration appliquée !

Toutefois la phrase « Que celui qui a des oreilles entende ce que la Pneuma dit aux Églises » qui revient sept fois (Apocalypse 2 :7 ; 2 :11 ; 2 :17 ; 2 :29 ; 3 :6 ; 3 :13 ; 3 :22) dans la bouche de Jésus-Christ Glorifié dans les lettres aux sept églises, démontre aussi qu’il ne s’agissait que du DEBUT de ladite restauration appliquée. Celle-ci aurait dû à ce moment-là obligatoirement aboutir à la finalisation et à l’accomplissement apocalyptique ! Il aurait fallu en effet que la nouvelle Eve (Eglise) rejoigne rapidement par la métamorphose du corps et la montée son nouvel Adam dans la pleine Gloire !

Que signifie la phrase de Jésus-Christ Glorifié ? Elle signifie que si Jésus-Christ Glorifié donne et redonne cette exhortation, c’est que les Églises, pourtant temporellement proches de l’Eglise primitive, n’avaient pas suffisamment ouvert leurs oreilles pour entendre ce que la Pneuma Sainte avait à leur dire pour passer à la position céleste de la nouvelle Eve ou la formidable armée décrite par le Prophète Joël !!!

C’est pourtant indispensable pour achever la restauration appliquée dont nous avons des descriptions variées dans les promesses aux sept églises et évidemment dans la suite du livre de l’Apocalypse. Cela ne nous « tombera pas dessus comme cela » mais cela se passera quand nous daignerons vraiment ouvrir les oreilles pour vraiment entendre, écouter et surtout obéir à ce que notre Maman céleste a à nous dire !

Pour ce faire tout commence par la repentance par rapport aux péchés à confesser et à abandonner impliquant un changement de conception, de mentalité et de pensée dans un authentique et sincère désir d’Amour pour se rassembler (unité) et rejoindre réellement notre Epoux sur le Trône (cf. Joël 2 : 18ss ; 3 :1 : retour au Pays promis = retour au Pays promis céleste) !

La repentance est associée au jeûne, à l’effusion de la ROUaCH KoDeSCH, à la prière ou invocation du NOM et au NOM de YHWH Sauveur (signifie Jé-sus ; Jean 14 : 13 ; Joël 2 : 32 : « Alors quiconque invoquera le NOM de YHWH sera SAUVE »), aux miracles et prodiges et aux événements apocalyptiques d’après le Prophète Joël (Joël 2 : 12ss).

La Pneuma Sainte a fait monter l’Apôtre Jean (Apocalypse 4 : 1) pour lui faire voir la suite des événements déjà clairement annoncés par Joël, non seulement les jugements, les catastrophes mais aussi la formation de l’Eglise des Vainqueurs – Épouse, Armée combattante et régnante suite aux trois montées (Apocalypse 1 : 6 et 5 : 10 : première montée ; 7 : 9+14 : deuxième montée ; 11 : 12 : troisième montée ; 12 : 1ss Eglise des Vainqueurs, Épouse de Christ au complet en capacité d’accoucher) et l’enlèvement (Apocalypse 12 : 5 : nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs).

Elle lui révélera le rôle d’application glorieuse de la justification à jouer à partir du Trône à la suite de son divin Epoux (Apocalypse 6 : 2 ; 12 : 7-11 ; 17 :14 ; 19 : 14 etc.…).

Le processus et le but seront l’abolition visible du dualisme diabolique par la métamorphose et la recréation de la Création céleste et terrestre actuellement polluée et infectée (lieux célestes occupés par l’Ennemi ou enfer ; terre ou monde ou espace-matière-temps après la chute). Ce sera l’instauration du rétablissement de la connexion parfaite d’unité de la nouvelle terre et du nouveau ciel réconciliés, selon ce qui était prévu au début de la Genèse, évidemment alors sans l’Ennemi et ses acolytes, sans les condamnés et sans le péché (Apocalypse 20 : 10+13-15 ; 21 :8 + 27 : 22 :15).

Voici le nouvel Adam avec la nouvelle Eve, tous deux établis dans leur rôle de médiateurs et d’intermédiaires parfaits en capacité effective et réelle par la ROUaCH KoDeSCH uniquement (Zacharie 4 : 6) de finalisation, d’accomplissement apocalyptique dans le rétablissement de la connexion initiale, mieux, de la réconciliation et communion parfaites voulue par le Créateur c’est à dire de la pleine restauration appliquée.

Nous retrouvons ainsi le vrai Homme qui ne peut être vrai Homme sans la vraie Femme et inversement !

Conclusion

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2 : 18) : c’était vrai pour le premier Adam, c’est tout aussi vrai pour le nouvel et dernier Adam, y compris pour Jésus-Christ Glorifié qui a absolument besoin de Son Épouse pour la restauration appliquée, la finalisation apocalyptique parce que c’était divinement et initialement prévu ainsi par la présence et l’action d’aujourd’hui de la ROUaCH KoDeSCH.

NE MEPRISONS SURTOUT PAS l’Esprie Sainte car Elle EST l’actualité spécifique PARMI NOUS d’aujourd’hui de YHWH ELoHiM depuis la Pentecôte, comme Jésus-Christ fut l’actualité spécifique PARMI NOUS de YHWH ELoHiM lors de Sa présence terrestre, comme le Père fut l’actualité spécifique PARMI NOUS de YHWH ELoHiM avec Adam et Eve, Noé, les patriarches, Moïse, Josué, le Peuple d’Israël dans sa Terre et les Prophètes. Ne soyons pas retard d’une dispensation divine et prêts comme les vierges sages. Ne méprisons surtout pas la nécessaire « réserve d’huile » ou la Pneuma Sainte pour pouvoir entrer dans la divine Salle des Noces ou bénéficier de la restauration appliquée !

En effet, l’IMPLICATION au plus haut niveau (sur et à partir du Trône) de l’Épouse, née En-Haut de sa Maman céleste, dans le processus de finalisation apocalyptique est absolument nécessaire au nom de la liberté de choix qui lui est donnée EN Christ et EN Son Nom (restauration juridique) fondant de la sorte son amour réellement vécu, personnellement consenti, par une pratique efficace parce que royale et glorieuse (restauration appliquée) !

Voici l’Homme disait Pilate, ce qui est déjà exact, voici l’Homme et la Femme, dit la Bible, ce qui est exact et complet !

En Jésus, Martin BUSCH

149. A pied ou à cheval

INTRODUCTION

« Si tu cours avec des piétons et qu’ils t’épuisent, comment pourras-tu lutter avec des chevaux ? S’il te faut un pays en paix pour être rassuré, que feras-tu dans les fourrés du Jourdain ? Même la maison de tes frères, même ton père te trahissent, ils ameutent un tas de gens derrière ton dos, ne te fie pas à eux quand ils te parlent gentiment. » (Jérémie 12:5-6)

Je dédie cette Rubrique à mes amis Monique et Patrick qui m’en ont communiqué le verset et donné l’idée.

 

  1. Jérémie est à bout et la réponse de YHWH ELoHiM

Jérémie est à bout et il pose les questions introduites par les « fameux » « pourquoi ?» ! (Jérémie 12:1ss).

Les Paroles qu’il doit transmettre ne sont suivies que du rejet de Juda ! Il s’en plaint à YHWH ELoHiM qui lui répond. Mais Il ne le caresse pas dans le sens du poil, autrement dit : « Arrête de te « lamenter » avec tes « jérémiades », il faut que tu ailles jusqu’au bout de ce que Je te demande de faire et de dire :

« Si tu te plains aujourd’hui alors qu’en sera-t-il demain quand en tant que piéton, avec d’autres piétons qui même te ralentissent, tu devras rivaliser avec des chevaux, qu’en sera-t-il quand tu seras obligé de te cacher dans la « jungle » du Jourdain (époque où la région était beaucoup moins sèche et moins habitée) où les inondations, les bêtes sauvages et les brigands fourmillent, qu’en sera-t-il quand ta famille la plus proche te trahira honteusement ? »

Nous savons qu’effectivement la vie de Jérémie fut un calvaire, d’un point de vue humain en tous cas… !

 

  1. Similitudes avec l’Apôtre Paul

Jérémie fut appelé à arracher et détruire les horreurs idolâtres et de péché de Juda puis à planter et à construire (Jérémie 1:10 ; Jérémie 24:6).

L’Apôtre Paul parle lui aussi de destruction de ce qui était communément « connu » dans les sociétés, les religions d’alors et particulièrement le salut par la Loi dans le judaïsme (Galates 2:16 ; 1 Corinthiens 2:6-9 ; 2 Corinthiens 10:5) et de plantation comme de construction d’églises, de chrétiens (« édification ») et de ministères par le salut par la foi en Jésus-Christ (1 Corinthiens 3:6-17 etc.…).

Jérémie, comme dit, a énormément souffert comme l’Apôtre Paul qui lui aussi était à bout (Actes 9:5 ; Actes 25:14 ; 2 Corinthiens 11:5 à 2 Cor 12:10 etc.…). Tous les deux sont restés célibataires et sans enfants… (Jérémie 16:1-4 et 1 Corinthiens 7:7).

Les deux ministères furent très reconnus à travers les millénaires et aussi approuvés et soutenus par YHWH ELoHiM mais quels calvaires parce qu’ils avançaient « à pied et non à cheval » !

Jérémie finit en exil en Égypte puis à Babylone lorsque les Babyloniens envahirent l’Égypte et l’emmenèrent. Il mourut loin du Pays en exil, malgré tout préservé à titre personnel selon la promesse d’ADoNaÏ (Jérémie 15:20), à environ 85 ou 90 ans où il a pu rédiger ses dernières Paroles. Il entrevit la restauration et la gloire du Peuple comme les autres prophètes dont entre autres Esaïe et Ezéchiel. L’œuvre salvatrice de Jésus n’avait pas encore eu lieu et la dispensation apocalyptique effective n’était donc pas encore à l’ordre du jour, contrairement à la situation de Paul qui exerça son ministère après la croix et la résurrection.

Paul, lui, fut décapité à Rome (entre 64 ou 67-68 selon les sources), prisonnier, en exil loin du Pays promis alors qu’il aurait dû éviter cela, notamment éviter pour commencer un retour rituel juif de nature style « politique religieuse » inspiré par Jacques, le judaïsant, qui le mena direct en captivité (Actes 20:23 ; Actes 21:4 + 10 -11 + 23-34).

Si vraiment les disciples de Tyr et Agabus, ont parlé de la part de la Pneuma Sainte, il était certainement prévu qu’il vive la Révélation tant attendue qu’a vécue Jean, c’est à dire qu’il passe du mode piéton au mode cavalier ! Il était apparemment « lié, prisonnier » par sa propre pneuma (cf. Traduction Darby : esprit) alors que la Pneuma Sainte, qui ne « lie, ni n’emprisonne » jamais (2 Corinthiens 3:17), ne cessait de l’avertir en lui disant de ne pas monter à Jérusalem (Actes 20:22-23). Elle avait assurément un autre plan pour lui.

Même si Paul a pu parler à des personnes importantes lors de ses périples ultérieurs en tant que prisonnier, il était prévu qu’il fasse un travail beaucoup plus efficace au niveau de la dispensation de la Révélation voire réussir à la faire accepter par les églises d’alors. Cela aurait changé toute l’Histoire de l’Eglise !!!

Paul, par son retour en arrière, continua « à pied » alors que la Pneuma Sainte avait prévu à terme de le mettre en selle sur le cheval blanc, de le couronner et de l’armer comme vainqueur à partir de la Salle du Trône ! (Apocalypse 6:2).

 

  1. A pied ou à cheval, la jungle ou un Pays promis en paix et en sécurité, la trahison des proches ou la communion ?

Jérémie et Paul dans un premier temps durent exercer leur ministère « à pied, en vivant dans la jungle des hommes, en étant trahis des proches qui normalement auraient dû les soutenir ». Bref, ils durent avancer dans la souffrance, gémir presque constamment.

Les deux hommes de Dieu vécurent avant la dispensation de la Révélation de Jésus-Christ Glorifié. Ils ne connaissaient pas l’Alliance de Feu et de Gloire avec la transfiguration du corps suivie de la montée et la mise en selle sur le « cheval blanc » (Apocalypse 6:2 ; 19:14), mais chacun à sa manière, la pressentaient.

Ils eurent tous les deux des ministères extraordinaires devant construire et planter après avoir détruit mais pas n’importe où, ni n’importe comment. Certes constructions et plantations devaient d’abord avoir lieu en exil (Jérémie 29:4-9 ; sur terre pour Paul) ensuite au Pays promis après 70 ans (Jérémie 29:10-14 ; 32:15 etc.… dans le Pays promis céleste pour Paul).

Si Juda s’était d’emblée repenti, le jugement babylonien n’aurait pas eu lieu et le Pays aurait tout de suite pu être merveilleusement construit et planté (Jérémie 3:14 à 4:4 par ex.).

De même Paul attendait le retour apocalyptique et eschatologique au Pays promis céleste de façon imminente.

Si Paul n’avait pas « continué à pied » en faisant de la « politique religieuse » et si les chrétiens étaient « montés à cheval » en recevant et vivant l’enseignement apocalyptique sur l’Eglise des Vainqueurs comme l’Apôtre Jean, dont nous avons si souvent relevé les versets dans les épîtres de Paul, nous n’en serions pas là après non pas 70 ans, mais après 2000 ans de très douloureuse attente ! Comme dit, même Paul s’est fait avoir par les judaïsants de Jérusalem en entrant dans une pratique faisant clairement partie de ce qu’il dénonçait et voulait détruire ! (Cf. Galates 2:11-21).

Vient l’étape cruciale de notre propos : la ROUaCH YHWH n’est pas une sadique car Elle voulait le plus rapidement possible Elle-même construire et planter et faire construire et planter autant par Israël que par l’Eglise dans le Pays promis ! C’est le cœur de la mission d’AdoNaÏ la ROUaCH YHWH ! (2 Corinthiens 3:18c).

Mais la repentance et l’acceptation sont incontournables et indispensables pour ce faire !!! Nous ne sommes pas des robots !!!

La ROUaCH YHWH, parce qu’Elle n’est justement pas une sadique mais une Maman aimante, ne veut pas nous envoyer au casse-pipe. Elle veut nous mettre en selle sur un cheval, nous couronner, nous armer, nous envoyer à partir du Pays promis de paix et de sûreté et nous faire vivre la communion vraie et réelle autant avec Elle qu’avec nos frères et sœurs pour notre salut complet esprie, âme et corps et le salut du plus grand nombre. Elle veut nous protéger du Dragon et de ses acolytes qui n’arrêtent pas de nous canarder tant spirituellement, psychologiquement que physiquement !

Par conséquent Son plan est de :

  • Nous mettre en selle sur le cheval blanc (vainqueurs issus de la 1ère montée ; Apocalypse 5:10) face aux malheurs de la première partie de la Grande Tribulation d’ailleurs imminente pour nous : Apocalypse 6 nous montre que le cavalier, archer, couronné sera vainqueur face aux chevaux de la guerre, de la condamnation, de la crise économique et de la mort, face aux persécutions, aux cataclysmes naturels. En effet la victoire de ce cavalier sera marquée par l’arrêt momentané des catastrophes naturelles (Apocalypse 7:1-3) puis surtout et avant tout par le réveil d’Israël suivi de celui dans le monde entier. Ces milliards (Apocalypse 7:9) de personnes issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:14b) se retrouveront montées (2ème montée) devant le Trône (Apocalypse 7:4-17).
  • Correctement nous positionner. Il faudra que le cavalier sur son cheval blanc parte du Trône et soit envoyé directement par Dieu (Apocalypse 6:1) autrement dit, il fallait pour vaincre qu’il habite préalablement au 3ème ciel, qu’il habite le Pays promis céleste de paix et de sécurité.
  • Nous ressourcer et nous diriger dans et à partir de la gloire autour du Trône pour que la communion soit totalement vraie !

L’unité, le « UN » divin et la coordination seront assurés, rappelons-le, par la ROUaCH KoDeSCH dans Sa plénitude à partir du Trône (Galates 5:22ss ; Éphésiens 4:3ss ; Apocalypse 4:5 ; 5:6c).

 

  1. Quand la ROUaCH KoDeSCH restaure, enfante, métamorphose, reconstruit, replante, on devient cavalier vainqueur, on vit en sécurité au Pays et on forme une unité avec YHWH ELoHiM et les frères et sœurs

A la Pentecôte la Pneuma Sainte fut envoyée et vu Ses spécificités déjà abordées, les choses auraient dû tourner autrement, c’est le moins qu’on puisse dire !!!

Ce n’est pas pour rien que Jésus-Christ Glorifié exhorta les églises dans Ses lettres à ouvrir l’oreille pour écouter ce qu’Elle avait à dire !!! Malheureusement, Elle n’arrêta pas d’être attristée de diverses manières à cause de la surdité de l’Eglise (Éphésiens 4:30).

Pourtant dès la Genèse, Elle a merveilleusement restauré, reconstruit, replanté la création initiale devenue tohu-bohu suite à la chute et les destructions de Lucifer et de ses anges-démons.

De même, dès la justification par Jésus-Christ, Sa mission majeure était de procéder à cette restauration, [re]construction, [re]plantation dont parlait déjà Jérémie et bien entendu aussi les autres prophètes ainsi que Paul dans leur foulée !

De quoi s’agit-il ? Pour les prophètes cette restauration était déjà une forme de mise en selle d’Israël par la ROUaCH KoDeSCH à partir du Pays promis davantage sécurisé et en paix étendant même dans certains textes la bénédiction à toutes les nations ainsi qu’un vécu de communion et d’amour tant avec YHWH ELoHiM qu’entre les membres du Peuple divisés par le schisme après Salomon donc entre Juda (Royaume du Sud) et Israël (Royaume du Nord).

Relisons à ce sujet Ezéchiel 37, notamment la deuxième partie du chapitre souvent « oubliée » avec la description de la restauration messianique dans l’unité parfaite dans l’intégralité du Pays.

Nous voyons aussi clairement dans la première partie le rapport avec le salut du corps (v.4-8) suivi de la glorification (v. 9-10) par la ROUaCH KoDeSCH, sachant que « sortir des sépulcres » (= exil) signifie non pas une résurrection au sens propre du terme mais le retour au Pays promis du Peuple d’Israël de l’exil babylonien (v.12-14 et ss).

Relisons aussi Esaïe 11:1ss où la ROUaCH YHWH SERA LA DEMEURE (NOUaCH : être la demeure, le campement, la résidence ; par extension : durer, reposer) du bien nommé « Rejeton » non seulement d’Isaïe mais aussi de la Maman divine. Suit une description paradisiaque du Pays et le rassemblement des nations.

Pour l’Apôtre Paul, qui a clairement posé les fondements doctrinaux de l’Eglise des Vainqueurs, c’était la même chose, à savoir à terme, une mise en selle des chrétiens à partir du Pays promis céleste ainsi qu’un vécu parfait de communion et d’amour tant avec YHWH ELoHiM qu’entre les membres de l’Eglise glorifiée des Vainqueurs.

L’Apôtre Paul ne voulait pas et ne devait pas en rester à l’Eglise charismatique, aux « arrhes de la Pneuma » (Romains 8:23), c’est à dire à pied, mais bien travailler à sa mise en selle sur le cheval blanc, ainsi qu’à la nôtre plus tard, à savoir la restauration, [re]construction et [re]plantation eschatologiques complètes dans le Pays promis céleste nécessitant évidemment le salut du corps et la montée. (Cf. Romains 8:18-23+30). C’est la Révélation des Fils et Filles de Dieu !

Retenons ce passage paulinien significatif parmi bien d’autres : « Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de la Pneuma ; car la lettre tue, mais la Pneuma vivifie. » (2 Corinthiens 3:6).

Ici Paul emploie le verbe dzoopoeio qui signifie vivifier, rendre vivant, animer, engendrer et à la fin du chapitre pour étayer la signification de dzoopoeio, le verbe metamorphoo (cf. autre morphologie ou corps ; v. 18) de gloire en gloire, c’est à dire la métamorphose, la transfiguration, la transformation, la Nouvelle Naissance En-Haut, évidemment en vue de monter le cheval blanc En-Haut pour vaincre !

ADoNaÏ, la ROUaCH KoDeSCH, nous demande de combattre en tant que vainqueurs à cheval, couronnés et armés à partir du 3ème ciel contre les autres chevaux redoutables et non plus à pied. Elle ne Se moque pas de nous ! Elle veut nous donner les moyens réels et efficaces pour ce combat. C’est pour cela qu’elle a été envoyée pour nous intégrer en Elle telle une maman et accoucher de nous En-Haut (Nouvelle Naissance) pour que nous puissions réellement voir le Royaume (Jean 3:3-8) !!! Elle veut par là nous accorder l’immortalité par la vivification ou la métamorphose.

Pourquoi cela n’a pas encore marché ? Tout d’abord parce qu’on a une conception homosexuelle de YHWH ELoHiM qu’il faut urgemment détruire (Lévitique 18:22 ; Romains 1:26-28). En effet, le Père n’aurait pas de femme alors que c’est l’Esprie Sainte, la ROUaCH KoDeSCH, la Pneuma Sainte qui doit accoucher de nous ! Un couple homosexuel ne peut avoir d’enfants de façon « naturelle » et disons « normale ». Il faut un homme et une femme ! N’oublions pas que l’être humain mâle (cf. à l’image du Père) et femelle (cf. à l’image de l’Esprie Sainte, Mère) fut créé à la ressemblance, à l’image de YHWH ELoHiM. Le mâle et la femelle reçurent d’avoir des enfants (cf. à l’image du Fils).

Ainsi l’identité de Dieu et le rôle majeur de la ROUaCH KoDeSCH sont faussés et ignorés et Sa capacité et puissance de Mère qui doit nous porter et accoucher de nous ne se « déclenche » pas comme il se doit.

Cette réalité provoque la confusion (= tohu-bohu) entre le rôle du Fils, Jésus-Christ et celle de Sa Mère la ROUaCH YHWH (Matthieu 1:18+20 :c ; Luc 1:35 cf. RdEV 131 p. 11-13 pour les explications selon le texte original) et de notre Mère (Jean 3:5ss).

En Romains 8:1-2 nous lisons : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation (pouvoir judiciaire) pour ceux qui sont en Jésus Christ. En effet, la loi de la Pneuma de vie (pouvoir exécutif) en Christ Jésus m’a affranchi (pouvoir exécutif) de la loi du péché et de la mort_. »_ (Segond 1910). D’après ce texte, par l’œuvre de Jésus, nous ne sommes pas condamnés mais graciés (pouvoir judiciaire).

Jésus se situe avant tout dans le judiciaire et pas d’abord dans l’exécutif où se situe avant tout la Pneuma Sainte ! (Notons que le Père se situe dans le législatif). Elle est dans l’accomplissement, la réalisation, la finalisation, l’exécution (pouvoir exécutif) de la « sentence » judiciaire de pardon et de grâce.

En quoi consiste ladite sentence ? L’affranchissement effectif de la loi du péché et de la mort, autrement dit, Elle nous vivifiera (Romains 8:11), Elle nous engendrera (voir plus haut dzoopoeio et metamorphoo) là où le péché et la mort n’exercent plus leur loi ni leur pouvoir c’est à dire dans la Gloire au 3ème ciel, de Gloire en Gloire, dans l’immortalité, dans la Révélation sur le cheval blanc !!!

La loi de l’Esprie Sainte s’accomplit EN Jésus, c’est à dire DANS et A PARTIR de Sa justification, du « judiciaire » et s’exécute dans Sa loi de Mère céleste, « l’exécutif » qui peut dorénavant pleinement s’appliquer et se déclencher !

Cette confusion millénaire, jusque dans les traductions de la Bible, a eu et a toujours des conséquences incalculables.

On se « promène » tels des inconscients à pied et on se fait avoir comme des bleus, faute de connaissance, donc on meurt ! (Cf. Osée 4:6). En face apparaissent déjà les « méchants » chevaux qui commencent à faire leur sale travail !

Il ne suffit pas de « s’entretenir fraternellement », voire de pousser des cris catastrophistes, même de « foi évangélique » ! Il faut maintenant chercher et recevoir les moyens réels d’agir et de combattre pour le salut et la protection du plus grand nombre !

La solution EST notre Maman la Pneuma Sainte, la ROUaCH YHWH qui détient le pouvoir exécutif (Zacharie 4:6 ; Actes 1:8) dont le rôle spécifique est de nous mettre réellement en selle !!! C’est pourquoi Jésus a dit qu’il est avantageux pour nous (Jean 16:7) qu’Elle vienne ! Bonjour la vraie consolation car fini les frustrations des échecs sans fin !

 

Conclusion

A pied ou à cheval ?

La ROUaCH YHWH n’est ni une sadique et ni une irresponsable. Elle est YHWH TZaeBaOTH (des armées ; cf. pouvoir exécutif ; gouvernement, Président chef des armées) et Elle est en même temps notre douce Maman comme le Père est notre Papa merveilleux et Jésus, leur Fils, notre Epoux Bien-aimé. Elle n’est pas comme ces généraux de la 1ère Guerre Mondiale qui envoyaient de façon irresponsable les fantassins à la boucherie de fer et de feu.

Elle a finalement préservé Jérémie au niveau de sa personne individuelle malgré toutes les épreuves qu’il a subies et les événements terribles de son époque. Elle aurait voulu préserver l’Apôtre Paul et le mettre en selle comme chacune et chacun de ceux qui ont suivi jusqu’à nous aujourd’hui.

Alors maintenant, avec Elle, détruisons ce qui doit à Ses yeux être détruit et construisons et plantons sous Sa direction dans et à partir de la Demeure céleste ce qui doit être construit et planté. Arrêtons de vouloir continuer à pied et laissons-nous mettre en selle sur le cheval blanc, laissons-nous couronner, laissons-nous armer comme il se doit et entrons pleinement dans Sa victoire pour Sa Gloire !

En Jésus, Martin BUSCH

148. RELIGION ET REVELATION

INTRODUCTION

 

Très souvent nous lisons ou entendons avec une très très grande joie les témoignages de conversion, de débuts miraculeux et surnaturels de ministères etc… où il est question de vécus en général merveilleux (repentance, guérisons, délivrances, paix, visitations, pardons etc.…) liés à des rencontres glorieuses et personnelles avec Jésus-Christ. Là nous sommes en plein dans la Révélation.

Très souvent on parle aussi de personnes avec « 40 années et plus de conversion » qui se sont sclérosées voire, au pire, soit ont pourri, soit sont devenues des fanatiques religieux dans un « cadre » dénominationnel donné. Là nous sommes en plein dans la Religion dans ses extrêmes négatifs.

Normalement, un(e) jeune converti(e) a besoin d’être entouré(e), guidé(e) pour pouvoir persévérer dans la « vérité doctrinale et la sanctification ». Mais tout cela est toujours marqué et conditionné par la relativité interprétative des textes bibliques selon la dénomination dans laquelle on se trouve. C’est justement là que la Religion au nom de la durée, de la pérennité et de la soi-disant « persévérance » finit presque toujours par supplanter la Révélation qui devient, si tout va bien, un objet mémoriel sclérosé puis de différenciations pour ne pas dire de divisions souvent « inscrites dans le marbre » ou sacralisées au sens large du terme.

Durant des millénaires YHWH ELoHiM a fait cohabiter Révélation et Religion car la Révélation devait perdurer dans le temps grâce à des structurations religieuses déviant malheureusement toujours contre Sa volonté dans des traditions, des styles, des rites, des types de ministères, des interprétations tendancieuses des textes bibliques, des habitudes et finalement des carcans idéologiques pour ne pas dire dans des idolâtries…

Notons à ce sujet non seulement les heurts violents de Jésus face aux religieux juifs, mais aussi de Jésus-Christ Glorifié face aux 7 églises de l’Apocalypse, cette dernière réalité n’étant en général ni comprise, ni prise en compte. Autrement dit, si Jésus avait quelque chose à dire aux églises d’aujourd’hui, ce serait toujours et encore ce qu’Il a dit alors à ces 7 églises.

De quoi s’agit-il entre autres ? Avant Jésus, il fallait que la Révélation, même prophétique, cohabite avec la Religion structurante pour permettre la durée dans l’espace-matière-temps.

Mais après la Croix totalement et définitivement expiatoire, trouvant sa démonstration glorieuse dans la Résurrection et surtout après l’Apocalypse ou plus justement la Révélation, la Religion, même charismatique sous toutes ses formes, n’a dorénavant plus droit de cité aux yeux de YHWH ELoHiM. En effet le nouveau type d’Alliance de Gloire et de Feu célestes a été institué par Jésus-Christ Glorifié, rendant le précédent définitivement caduc.

L’Apôtre Paul a certes structuré l’Eglise (religion provisoire de survie se voulant d’ailleurs la moins « religieuse » ou légaliste possible) tout en attendant ardemment dans un avenir très proche l’Apocalypse (Révélation), d’où la difficulté d’interprétation de certains de ses textes paraissant de ce fait, au premier abord, paradoxaux puisqu’à la fois religieux temporels et de révélation apocalyptique. Comme nous le savons, l’Apocalypse ne s’est d’ailleurs pas fait trop attendre… ! (92 env.)

Il dit clairement par exemple que les cinq ministères charismatiques ont été donnés pour que les chrétiens parviennent à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils de Dieu, à la stature parfaite, pleine et entière du Christ (Éphésiens 4:7-13), autrement dit, sous peine d’idéalisme et de rêverie, il ne peut que s’agir de l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée et montée.

C’est pourquoi l’Eglise dite de type primitive ou charismatique doit, d’après ce texte, nécessairement passer, notamment avec l’aide des ministères cités par Paul, vers l’Eglise apocalyptique glorifiée des Vainqueurs. En effet, Jésus est justement venu dans les « profondeurs de la terre » pour totalement nous en extraire, nous faire monter en rendant « captive la captivité » (v.8-10). C’est cela la « mesure du don du Christ » (v.7) et rien de moins !

Il s’agit notamment du passage divinement prévu et donc obligé de la Religion à la Révélation esprie, âme et surtout corps !!! Pourquoi surtout corps ? Parce que notre corps, suite à la chute, est la partie physique de nous-mêmes qui correspond de la façon la plus évidente aux limitations et aléas de l’espace-matière-temps. Ainsi sa transfiguration (=métamorphose, transformation, glorification), suite à celle du Seigneur Jésus-Christ, notre exemple parfait, et l’Apôtre Jean (aussi Enoch et Elie), est la seule alternative à la mort, notamment la première, car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 15:50).

Depuis la dispensation de l’Apocalypse, la Religion ne peut et ne doit donc plus être à l’ordre du jour et ne peut et ne doit plus cohabiter comme par le passé avec la Révélation qui seule reste valable et, on s’en rendra de plus en plus compte, viable… !

Essayons de creuser un peu le sujet de la Religion et de la Révélation pour mieux comprendre la problématique.

 

  1. L’espace-matière-temps

Il est clair qu’aussi longtemps que nous sommes prisonniers de l’espace-matière-temps, la Religion s’infiltrera toujours dans notre relation avec YHWH ELoHiM. La Religion, même « dépouillée », sert à durer, évolue selon l’air du temps et finit toujours par plus ou moins enfermer dans un carcan, aussi subtil soit-il, puisqu’elle s’est adaptée à cette prison limitative à tous points de vue.

La Révélation est d’abord une suite d’incursions extraordinaires dans l’espace-matière-temps, des « kairos », des moments spéciaux, ayant toujours comme but de nous libérer le plus possible en nous révélant des parts de céleste et à terme de nous faire sortir complètement des « profondeurs (=prison) de la terre ».

C’est pourquoi l’Evangile authentique, la Bonne Nouvelle complète, ne peut que se placer dans la perspective de la Révélation. Elle est l’accomplissement de la libération totale ou de la métamorphose de notre corps suivie de la « montée dans les lieux célestes » esprie, âme et surtout corps !

Ne pas se placer dans cette perspective n’est ni plus ni moins de l’incrédulité, puisqu’on ne croit ni à la toute-puissance de YHWH ELoHiM et aux promesses de Sa Parole, ni à la libération totale par l’Evangile, si ce n’est par le passage par la première mort soi-disant « libératrice » alors qu’elle est un démon du camp ennemi !

 

  1. Mythe ou vérité ?

La Religion aboutit toujours à une situation mythique voire légendaire, sacrale, mystique, gnostique, interprétative, équivoque, inexacte, relativiste ou absolutiste et exclusiviste. Elle correspond indubitablement à notre condition humaine de déchéance et d’aveuglement, fondamentalement limitative à cause de la chute. Nous en sommes réduits à l’interprétation relativiste des choses de Dieu, contrairement à la Révélation où l’on « sait et connaît » parfaitement (cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

Nous avons été juridiquement « relevés » de la chute par la croix, ce qui doit obligatoirement impliquer, dès à présent sans mourir, notre « élévation » dans les lieux célestes pour vivre dans la Révélation sous peine d’inauthenticité et de mensonge « évangélique ».

La Révélation correspond à la Lumière, à la Vérité et à la Vie au contact direct de proximité, évident, objectif, visible et manifesté avec YHWH ELoHiM ou « Gloire », rendant possible une relation personnelle d’amour véritable avec Lui. Apocalypsis signifie dévoilement de ce qui était caché. C’est on ne peut plus clair… !

Ainsi le Seigneur Jésus-Christ terrestre et Glorifié S’est révélé comme tel mais la Religion, notamment juive puis charismatique du premier siècle et des 20 et 21èmes siècles ne Lui ont pas vraiment emboîté le pas : voilà le problème !

Là il s’agit clairement d’une réponse religieuse fausse plus exactement mythique avec ses dérivés, pire, mensongère, donnée à la Révélation de Sa Personne comme à Son institution de l’Alliance apocalyptique de Feu, de Lumière et de Gloire, nous accordant l’immortalité dès à présent !

 

  1. Historicité existentielle empirique ou historicité existentielle authentiquement prophétique ? (Cf. Apocalypse 11:3-12 par ex.)

L’historicité existentielle empirique englobe tout ce que nous pouvons tenter d’objectiver avec les sciences exactes et humaines, bref avec tous les moyens d’investigation humains à notre disposition. Notre existence dans ce cas s’explique ou pas. Toutefois nous existons parce que nous constatons empiriquement que sommes tout simplement là. Nous sommes le produit de ce nous observons, expérimentons quitte à changer d’avis au fur et à mesure que nous évoluons et que la recherche scientifique progresse. Cette historicité existentielle empirique marquée par les morts et les renaissances cycliques linéaires interminables caractérise et donc détermine entre autres aussi la Religion qui est née, rappelons-le, avec l’expérience de la mort et les rites religieux y afférant.

Cette Religion, nous l’avons plus ou moins « apprise », nous y avons été éduqués, nous nous en nourrissons : elle est donc avant tout empirique. Nous entretenons de ce fait un rapport avec elle ressemblant à celui que nous avons avec notre contexte et environnement matériels, biologiques, sociologiques, scientifiques etc…

L’historicité existentielle prophétique, c’est à dire inspirée par la Révélation, tient certes compte de l’Histoire mais l’insère vraiment entre la Création parfaite d’avant la chute de Lucifer puis de l’homme et l’Éternité. L’Histoire (+espace-matière) est de la sorte remise à sa juste place à savoir celle d’une parenthèse dramatique qui ne peut avoir de réalité ontologique, existentielle fondamentale. En tant que parenthèse, elle ne peut prétendre à aucun impérialisme, ni exclusivisme athée ou scientiste ni même religieux, mais retrouve son indispensable rapport et dépendance avec le « Tout Autre » seule condition de possibilité de son existence.

Ainsi l’historicité existentielle prophétique ne peut, à terme, que vouloir sonner le glas de l’Histoire et par extension de la Religion qui lui est intrinsèquement associée dans ses carcans en spirale (cycliques et linéaires, naissances, morts, renaissances etc.…). Nous observons cette réalité dans les discours prophétiques de Révélation de l’Ancienne Alliance relativisant déjà très nettement la Religion notamment dans son hypocrisie (cf. par ex. Esaïe 58 ; Jérémie 7 :4 et bien d’autres textes) et décrivant des situations paradisiaques idylliques c’est à dire apocalyptiques (cf. par ex. Esaïe 11:3ss et bien d’autres textes). L’historicité existentielle prophétique redonne ainsi sa place pleine et entière à Israël, Peuple élu de YHWH ELoHiM qui jouera avec le Messie et SUR SA TERRE UNIQUEMENT, pas ailleurs, de plus en plus pleinement son rôle prophétique en vue de l’accomplissement eschatologique apocalyptique.

Avec cela, pour atteindre ce but, le Seigneur Jésus-Christ Glorifié a souverainement décidé, juridiquement et dans les faits, de sortir Son Épouse esprie, âme et corps de cette infernale historicité existentielle empirique pour l’associer réellement aux actions finales apocalyptiques victorieuses, étant assise avec Lui sur le Trône céleste (Apocalypse 3:21) dans la Terre promise céleste.

En attendant la fin (Apocalypse 20:11), cette Eglise des Vainqueurs ou Épouse sera, comme Lui, positionnée « à cheval » entre la Salle du Trône céleste et l’espace-matière-temps durant la période apocalyptique et idéalement durant le Millénium. Il faut savoir que le processus historique de finalisation ne pourra se faire qu’à partir d’En-Haut, du Trône comme décrit dans le livre de la « Révélation », autant pour Jésus que pour nous. Le relationnel clair, parfait, direct et personnel et en même temps collectif, réellement dans l’unité de la foi et la parfaite connaissance sera la part de celles et de ceux qui auront été métamorphosés et seront montés !

Si l’historicité existentielle empirique religieuse, même chrétienne voire charismatique avait fonctionné, cela se saurait… ! Alors… ?

Il ne nous reste plus qu’à nous positionner sans détour dans cette historicité existentielle authentiquement prophétique à la demande expresse de Jésus-Christ Glorifié pour mettre fin le plus rapidement possible à la Religion et à l’Histoire.

Cela change complètement la donne quant aux méthodes, moyens et visées dans l’accomplissement de l’œuvre de Dieu. Il s’agit non pas de procéder à la construction de l’Eglise prioritairement sur terre mais bien de rechercher à passer réellement dans les lieux célestes pour devenir l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise ou l’Épouse glorifiée sur le Trône. Seulement à ce moment-là, elle pourra faire correctement le travail pour aboutir à la victoire tant dans les lieux célestes (Apocalypse 12) que sur la terre (Apocalypse 6 :2 ; 7 ; 19 et 20) !

Faute de l’avoir refusé, l’Eglise, à commencer par les 7 églises de l’Apocalypse, puis par les générations de chrétiens infectés par la primauté de la Religion, a empêché le processus apocalyptique qui aurait depuis longtemps dû nous amener aux événements victorieux de la fin puis à l’Éternité.

Cela aurait épargné à l’humanité des montagnes infinies de souffrances se perpétuant ici-bas devant lesquelles nous nous sentons si impuissants et pour cause ! Nous ne sommes en effet ni en position de capacité et de puissance d’autorité royale sur le Trône ni en position de sainteté et de pureté en tant que sacrificateurs dans le Saint des Saints céleste (Apocalypse 1:6 ; Apo 3:21 ; Apo 5:10).

Seuls la vraie foi et le véritable amour nous permettent de passer de l’historicité existentielle empirique de la religion à l’historicité existentielle authentiquement prophétique de la Révélation. Cette dernière doit nous projeter dans les positions célestes à la fois des vrais sacrificateurs et des vrais rois dans l’authentique sainteté et l’efficacité ou la puissance face aux souffrances innommables et aux milliards de perdus !

 

  1. L’Église des Vainqueurs, nouvelle Religion, nouvelle dénomination ?

L’Église des Vainqueurs tire son appellation de l’expression de Jésus-Christ Glorifié dans les 7 lettres « A celui qui vaincra… ». Elle ne sera ni une nouvelle religion, ni une nouvelle dénomination du fait qu’elle est basée et positionnée dans le Pays promis céleste et la Salle du Trône. Elle aura, comme Israël a conquis sa Terre promise, « conquis » le Pays promis céleste. Elle sera de ce fait totalement dans la Révélation, la Lumière.

Précisons qu’elle est issue des différents types et courants de l’Eglise. Les 7 églises portaient en elles leurs germes religieux et par conséquent les représentaient à ce moment-là :

  • Éphèse : église primitive
  • Smyrne : église persécutée de tous les temps
  • Pergame : église orthodoxe
  • Thyatire : église catholique romaine
  • Sardes : églises protestantes historiques
  • Philadelphie : églises évangéliques baptistes et semblables
  • Laodicée : églises pentecôtisto-charismatiques.

Nous avons démontré cela dans notre étude d’il y a 20 ans sur les lettres aux 7 églises. Ainsi l’appel pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs (8ème Eglise) s’adresse à l’ensemble de l’Eglise.

L’appel consiste à « écouter ce que l’Esprie Sainte dit aux églises » pour qu’elle puisse accoucher En-Haut de la 8ème Eglise (Jean 3:4ss ; 2 Corinthiens 3:18). Reconsidérons notre compréhension et approche de la pneumatologie : L’Esprie Sainte opèrera, finalisera, réalisera le processus de Révélation pour nous libérer de « notre » Religion, quelle qu’elle soit ! Elle nous a été envoyée et donnée principalement dans ce but !

La 8ème Eglise sera complètement libérée de la Religion parce que née de nouveau dans le Pays Promis céleste et bénéficiant de l’Alliance de Feu et de Gloire instituée aussi pour nous aujourd’hui par Jésus-Christ Glorifié Lui-même dans les 7 lettres. Comme dit plus haut, l’Israël messianique, comme « frère aîné », mais uniquement positionné sur sa Terre promise, participera glorieusement et sera pleinement engagé dans ce processus prophétique de passage à la Révélation (cf. par ex. Apocalypse 3:12-13 et de nombreux textes de l’A.T.).

 

Conclusion

Changer de « logiciel » ou de « système » dans la tête, le cœur et aussi le corps s’avère déjà être une opération difficile, car le logiciel religieux et même évolutif dont nous nous entretenons ici, a presque 2000 ans ! De plus il ne s’agit pas en fait de changer de logiciel religieux ou de système pour en mettre un nouveau à la place !

Il s’agit de passer véritablement à ce qui n’est justement pas un logiciel ou système, même de type religieux, mais à la véritable Révélation du Tout Autre, de Celui qui EST !

C’est justement là toute la difficulté. Mais à ADoNaÏ, rien n’est impossible !

 

En Jésus, Martin BUSCH

147. Déjà assis dans les lieux célestes ?

INTRODUCTION

Il existe en grec une conjugaison appelée l’aoriste qui ne correspond pas vraiment à nos « temps » présent, imparfait, passé composé, passé simple, futur etc… Nous ne voulons pas ici développer une démonstration linguistique approfondie sur l’aoriste, d’autres l’ont déjà fait et mieux fait que nous aurions pu le faire.

Toutefois nous désirons reprendre des points essentiels en rapport avec Éphésiens 2:4-10 où justement l’aoriste est employé pour une interprétation se rapprochant davantage de ce que voulait vraiment dire l’Apôtre Paul et au demeurant notre Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH l’ayant inspiré.

 

  1. Qu’est-ce que l’aoriste ?

Aoristos signifie à la base : façon indéterminée, non limitée, indéfinie, incertaine et grammaticalement sans indication réelle de temps tant dans le passé, le présent ou le futur.

L’aoriste ne dénote pas d’une valeur temporelle mais d’un aspect dit « zéro » c’est à dire que l’action relatée est indépendante du temps. L’aoriste reste avant tout un « aspect ».

Qu’est-ce qu’un « aspect » linguistiquement parlant ?

L’aspect est une manière d’envisager l’action ni par rapport au moment où l’on en parle ni par rapport au moment où elle se produit. L’aspect est une manière d’envisager l’action dans une relativisation de la valeur temporelle et lui donne de ce fait une valeur fondamentale, de fond, justement « d’aspect » c’est à dire quasi absolue parce qu’intemporelle et donc intangible. La conjugaison de l’aoriste fut alors utilisée pour cette raison dans le domaine juridique, les rendus et les arrêts de l’autorité judiciaire étant considérés comme intangibles, absolus et définitifs.

Certes l’aoriste est souvent traduit en français à juste titre par le passé composé, quelquefois l’imparfait ou le passé simple pour essayer de rendre ce côté intangible et définitif de l’aspect. En effet l’action conjuguée et relatée au passé ne peut en principe plus tellement être changée, ni trop évoluer puisqu’on ne peut plus en principe revenir en arrière. Comme on dit : « Ce qui est passé est passé, ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait et on ne peut revenir dessus ».

Mais ce n’est pas toujours tout à fait vrai, notamment quand il y a possibilité d’agir encore dans le présent ou le futur sur une situation donnée passée.

Il est donc difficile pour le traducteur du texte biblique du grec en français entre autres, de traduire fidèlement le verbe grec conjugué à l’aoriste. Il est obligé de conjuguer le verbe traduit dans les temps et modes à sa disposition qu’il choisira en fonction du sens contextuel et sémantique plus large. Toutefois il devra en même temps préciser les choses le cas échéant par une périphrase, une particule pour se rapprocher le plus possible de la signification originelle des textes et contextes pouvant poser un problème d’interprétation délicat. L’aoriste de par sa dimension d’aspect donc d’intemporalité peut être traduit de façon plus heureuse par une action ou un événement qui serait en cours d’accomplissement, sur le point de s’accomplir avec certitude**, sans que l’on sache toutefois quand ni même comment selon les cas cela a commencé et cela se terminera. L’emploi de l’infinitif peut aussi s’avérer judicieux à cause d’une possibilité d’un rendu intemporel dans certains cas.

Nous nous pencherons plus particulièrement sur le passage d’Éphésiens 2:4-10 où la plupart des verbes sont à l’aoriste et qui, à notre avis, pose un problème certain d’interprétation.

 

  1. Le texte (Éphésiens 2:4-10)

« Cependant Dieu étant riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il est [assurément] entrain de nous aimer (aoriste) nous qui ayant été (participe passécomme morts (nekros : comme mort, mortifié, souffrant, mortel, mort ; cf. nécrologie) par nos fautes, est [assurément] sur le point de nous faire vivre (aoriste) avec Christ, c’est par grâce que vous avez été sauvés (parfait = passé); il est [assurément] sur le point de nous élever (est entrain, nous a mis dans le processus; aoriste sun – avec – egeiro : sens premier : élever, lever, éveiller, exciter ; ressusciter, non mentionné dans le dictionnaire Bailly, est généralement utilisé dans le NT mais ne convient pas ici) et est [assurément] sur le point de nous asseoir (va, est entrain, nous a mis dans le processus d’installation ; aoristedans les hauts cieux (cf. 3ème ciel, le plus haut ; epouranois) ensemble avec (sun) et en Christ Jésus, pour_ être entrain de faire la démonstration (aoriste de endeiknumi : montrer, démontrer, prouver, manifester, étaler, mettre en avant) dans les dispensations (aion : dispensation, ère, période [éternité = eis tous aionas ton aionon : pour les ères des ères ; Apocalypse 1:18]) étant (participe présent) à venir, la surabondante richesse de sa grâce par la bonté envers nous en Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes (présent), ayant été sauvés (participe passé), par la foi ; et ceci pas de vous, de Dieu le don non des œuvres, afin que personne ne puisse [ne soit en mesure de se] vanter (aoriste). De lui en effet nous sommes (présent) l’ouvrage, étant sur le point d’être transformés (aoriste ; ktidzo : former, transformer, fonderen Jésus Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour qu’en elles nous allions marcher (aoriste). » (Trad. Litt.)

 

  1. L’interprétation

Dans la perspective et la compréhension de la formation et du rôle de l’Eglise des Vainqueurs, cette traduction littérale, correspondant à la compréhension de l’aoriste, nous semble plus qu’édifiante… Elle nous pose carrément une base doctrinale, normative de ce que nous essayons de démontrer dans nos Rubriques.

 

a) Passage de l’état mortel à la vie

YHWH ELoHiM nous aime et nous fait miséricorde. Le salaire du péché c’est la mort mais Christ par le pardon a vaincu la mort et nous en a délivrés par la croix. Nous avons été condamnés à mort, mortels, dans le « couloir de la mort » « comme morts » par nos fautes, c’est par grâce que nous en avons été sauvés : c’est du PASSE et c’est conjugué au passé dans le texte.

Certains disent : « la seule certitude pour tous les hommes, c’est que nous devons mourir. » Pourtant le texte nous dit que nous sommes sur le point, entrain d’en être sauvés par grâce pour vivre avec et en Christ. Quelle bonne nouvelle !

Ainsi dans la mesure où la mort, y compris la première mort, est vraiment du passé, il n’y a qu’une seule solution : la vie sans la mort ! Cette vie, donc hors de portée de la mort, ne peut se concevoir qu’ensemble avec et en (sun : ensemble, avec) Christ ! Mais où est le Christ ? Il est avant tout assis à la droite du Père sur le Trône dans les « hauts cieux » ou 3ème ciel.

C’est pourquoi YHWH ELoHiM (Theos : Dieu) et plus particulièrement notre Maman la Pneuma Sainte (3ème personne de la Trinité ; cf. Matthieu 28:19 ; 2 Corinthiens 13:13) est sur le point, entrain de nous éleverlever, réveiller de notre état mortel, de « comme morts » aboutissants inexorablement à la mort, pour nous accorder l’immortalité par la métamorphose du corps et la montée aux hauts cieux !

L’aoriste de par sa spécificité d’aspect nous autorise une interprétation correspondant au passage sans mourir (2 Timothée 1:10) de la réalité terrestre de mortalité à la réalité céleste d’immortalité applicable maintenant.

Cette élévation, cette montée pour la vie et l’immortalité est « juridiquement » établie, décidée, intangible selon « l’aspect » intemporel de l’aoriste. En même temps si elle est établie, intangible, définitive, elle est donc assurément applicable aujourd’hui, même si elle n’est pas encore appliquée et accomplie**.** Ainsi nous évitons un contre-sens dans la traduction de ce texte car elle n’est effectivement pas encore appliquée.

Quand le sera-t-elle ? Elle le sera quand elle fera pleinement partie du contenu et de l’objet de notre foi donc de notre proclamation pour commencer. « Qu’il te soit fait selon ta foi »

 

b) Être assis dans les hauts cieux ?

Nombreux sont celles et ceux qui affirment au vu de la traduction classique de l’aoriste en général au passé composé qu’ils sont d’ores et déjà assis dans les lieux célestes en Christ « par la foi », expression ici galvaudée avec légèreté à la sauce spiritualiste. En réalité ils sont assis sur leur chaise ou fauteuil ici-bas sur terre et malheureusement en plus quelquefois dans la maladie ou des souffrances diverses… ! Normalement on est « assis » avec son corps… !? De plus être assis avec et en Christ, signifie être assis là où Il se trouve à savoir sur le Trône ! (Cf. Apocalypse 3:21). Là encore l’aoriste correctement traduit nous permet d’éviter les erreurs, les illusions, pire, de pieux mensonges ne correspondant ni à la réalité, ni à la vérité.

La vérité est que YHWH ELoHiM a décrété dans une certitude absolue cette position assise donc corporelle et régnante aux côtés de notre Epoux sur le Trône dans les hauts cieux de par l’accomplissement, l’application certaine fondés sur la justification de la croix par grâce.

Il est donc entrain d’y travailler en réorientant notre confiance ou foi qui, correctement ajustée**, ouvrira assurément la voie à l’accomplissement de ladite position de gloire** promise, voulue donc possible plus particulièrement depuis l’Apocalypse.

C’est Son cadeau totalement gratuit qu’Il nous donne, et quel cadeau ! Il s’agit de l’aboutissement du salut total, définitif, absolu, intemporel, éternel prévu depuis hier, aujourd’hui et évidemment demain selon le contenu et l’orientation de notre foi ! Nous sommes encore une fois en plein dans « l’aspect » de l’aoriste comme expliqué dans le paragraphe précédent !!!

 

c) Les dispensations à venir : des démonstrations et des preuves

Nous savons que par l’Histoire du Salut, YHWH ELoHiM a opéré à travers des dispensations, des ères, validées chacune par des alliances successives (par ex. : Adam, Eve ; Noé ; Abraham ; Moïse ; Evangiles-Epîtres ; Apocalypse : 3 montées de l’Eglise des Vainqueurs, Enlèvement, éjection de l’Ennemi du 2ème ciel ; éjection de l’Ennemi de l’espace-matière-temps : Millénium, Eternité) devant aboutir non seulement à la récupération totale de ce que nous avons perdu lors de la chute mais encore bien davantage vu notre future position assise céleste sur le Trône. Nous sommes en effet appelés à être métamorphosés éternellement de gloire en gloire par notre Maman, la Pneuma Sainte !!! (2 Corinthiens 3:18).

Il nous aime tellement, inconditionnellement, sans limitations, nous fait miséricorde, est bon envers nous ! Nous laisserait-Il dans la panade d’un demi-salut ? Oh que non !

Il veut au contraire démontrer dans les prochaines dispensations et à commencer par l’actuelle selon Lui, Son grand amour, Sa grâce surabondante par la finalisation d’un salut total et parfait et surtout pas en demi-teintes ! La dispensation ou ère apocalyptique nous concernant depuis presque 2000 ans, validée par l’Alliance de Gloire, de Feu et de Lumière et instituée en Apocalypse 1 à 3 par Jésus-Christ Glorifié Lui-même, était encore « à venir » pour l’Apôtre Paul ! Ce dernier avait pour tâche de structurer l’Eglise sur terre pour sa survie en attendant la dispensation apocalyptique qu’il annonçait et attendait passionnément, d’où ce passage parmi d’autres (cf. Romains 8) que nous commentons ici. Il s’agit d’une clé fondamentale de compréhension de ses épîtres souvent difficiles à comprendre de ce fait (Cf. 2 Pierre 3:15-16). Le recours bi-millénaire à des « lunettes » d’interprétation hellénistiques, symboliques, spiritualistes n’a plus lieu d’être.

Ici montrer, démontrer est la manifestation visible, concrète, efficace, indiscutable, puissante, au bout du compte absolue du Royaume tant dans l’espace-matière-temps aussi longtemps qu’il existera (cf. Apocalypse 20:11) que dans les lieux célestes ! Cette dispensation apocalyptique est justement Révélation, manifestation, preuve, étalage, démonstration glorieuse de la personne de Jésus-Christ et de Son Épouse glorifiés et révélés, en action visible victorieuse ! Là encore nous sommes en plein dans « l’aspect » et les caractéristiques de l’aoriste comme expliqué plus haut.

Cette démonstration pour le salut ne souffre d’aucune imperfection, dont par exemple la lancinante vantardise « humaine » citée ici. C’est pourquoi cela ne peut venir de nous, de nos œuvres mais il s’agit du DON gratuit de YHWH ELoHiM auquel nous sommes appelés à croire en nous situant clairement et sans détours dans la dispensation ou l’ère apocalyptique en vigueur depuis 92 environ (rédaction de l’Apocalypse) donc aujourd’hui. Ne soyons pas en retard d’une dispensation et d’une Alliance au niveau de notre foi et de notre proclamation !

d) Son ouvrage pour des œuvres bonnes

Quel est ici Son ouvrage ? C’est nous, mais pas comme nous sommes aujourd’hui avec tous nos défauts et imperfections dus à la chute et aux péchés. Il est le Créateur parfait et Il ne crée ni ne fait des êtres imparfaits. C’est pourquoi Il veut nous refonder, nous transformer, nous métamorphoser parfaitement grâce au sacrifice expiatoire et justificateur parfait de Christ. C’est fait, c’est accompli, c’est passé et acté dans les tablettes de la Justice de YHWH ELoHiM.

Il s’agit donc pour Lui d’appliquer ouvertement, de démontrer dans la dispensation apocalyptique en vigueur aujourd’hui et par la Révélation, aux yeux de tous, la justice acquise de Christ pour nous ! Mettons-le dans le contenu de notre foi et de notre proclamation prophétique comme l’Apôtre Jean en vue de l’accomplissement !

Ainsi, une fois que nous aurons été effectivement vivifiés, élevés, transformés, que nous serons assis dans les hauts cieux sur le Trône, nous aurons vraiment les moyens, les capacités et l’autorité royale de marcher (pas seulement de faire mais de nous identifier, d’être, de « bouger », de marcher dans, d’y évoluer de tout notre êtredans les œuvres bonnes préparées d’avance. Nous ne parlons pas ici des œuvres plus ou moins bonnes, intermédiaires, certes très louables, mais uniquement des totalement bonnes, celles que seule l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée, glorifiée et montée est en capacité d’accomplir !

 

Conclusion

Ce passage de la lettre aux Éphésiens, interprété de la sorte avec la compréhension plus exacte de « l’aspect » de l’aoriste, change évidemment la donne et ceci de manière fondamentale. Bien des écrits de l’Apôtre Paul difficiles à comprendre trouveront une interprétation beaucoup plus claire et vraie.

Ainsi il est indispensable pour nous de passer à la dispensation apocalyptique avec tout ce qu’elle comporte, au niveau du contenu de notre foi et de notre proclamation pour commencer et être dans la volonté de YHWH ELoHiM ! Ne soyons pas en retard d’une dispensation comme le furent les juifs à l’époque de Jésus sur terre puis de l’Eglise primitive ! Ne soyons pas en retard d’une dispensation comme le fut et l’est toujours l’Eglise depuis 2000 ans ! Passons à l’actualité et à la réalité apocalyptique de Révélation et de démonstration de YHWH ELoHiM pour arrêter de tourner en rond !

Si vous entendez Sa voix, Sa Parole, n’endurcissez pas votre cœur et ne « crispez » ou ne raidissez pas votre corps en grinçant des dents (Actes 7:54) en voulant le « garder » dans les terribles repères limitatifs terrestres qui effectivement disparaissent dans le processus de métamorphose ou de glorification (Apocalypse 1:17) ! Ne craignez pas !

En ce moment je suis assis et installé sur ma chaise de bureau derrière mon ordinateur : je ne veux pas me mentir ni vous mentir. Je ne suis pas assis dans les hauts cieux et je sais de quoi je parle ayant été En-Haut avec seulement mon âme et mon esprie. Je savais que mon corps resté « inanimé » en-bas m’obligerait à y revenir. Cette expérience néanmoins absolument merveilleuse me donne la possibilité de témoigner de la différence fondamentale et quasi indescriptible entre En-Haut et en-bas… !

Mais je fais confiance à ma chère Maman céleste, la ROUaCH KoDeSCH, pour qu’Elle me métamorphose EN Son sein et que je devienne Son ouvrage par ma Nouvelle Naissance physique d’Elle En-Haut pour entrer dès que possible, voire aujourd’hui réellement dans le Royaume de Dieu dans les hauts cieux.

Ainsi je pourrai me précipiter dans les bras de mon [notre] Epoux, Jésus-Christ, m’asseoir et m’installer à côté de Lui, je pourrai me « fondre » EN Lui en faisant UN avec Lui en tant « qu’épouse d’amour ».

Mon Papa céleste pourra me regarder, me prendre dans Ses bras et je pourrai Le regarder, Le contempler, Le louer et L’adorer dans la félicité pour les « ères des ères ».

Une fois assis dans les hauts cieux et pas avant, je serai en capacité effective de marcher dans les œuvres parfaitement bonnes de victoires en victoires (Apocalypse 6:2) que YHWH ELoHiM a « préparées d’avance pour moi » !

 

En Jésus, Martin BUSCH