162. Le pot aux roses

INTRODUCTION

 

N’est-ce pas orgueilleux, illusoire de vouloir prétendre suggérer voire affirmer d’avoir découvert le « pot aux roses » en matière d’enseignement chrétien ?

Il est en effet vrai que dans notre prison intermédiaire espace-matière-temps où nous avons été enfermés par la chute, comment voir clair dans cette pénombre qui semble ne pas vouloir prendre fin au profit d’une agréable, belle et chaude lumière enveloppante, transfiguratrice donc libératrice à laquelle consciemment ou inconsciemment nous aspirons tellement ?

La Lumière brille malgré tout puisqu’il n’est pas question ici de noir absolu infernal mais de pénombre. De plus, elle brille bien davantage pour celles et ceux qui ont accepté et reçu la justification de la Croix et de la Résurrection offerte en Jésus-Christ, la Lumière.

Nonobstant même pour ceux-ci, seul le passage par la mort du corps infecté par la chair, donc mortel, reste l’unique « moyen » de sortir de cette prison espace-matière-temps, vouée par ailleurs à terme à la disparition (Apocalypse 20:11b).

Quel est le « pot aux roses » sur lequel nous voudrions porter le projecteur ici ? En fait il s’agit infiniment plus que d’un réducteur « pot aux roses » mais d’une Personne qui est Dieu à savoir l’Esprie Sainte, la ROUaCH KoDeSCH, notre Maman céleste (cf. REdV n° 131). Jésus a en effet institué la troisième Alliance dont Elle est au centre. Elle Seule est à même de résoudre dans les faits la terrible dichotomie de cette pénombre intermédiaire espace-matière-temps imposant à priori un dualisme séparateur, diviseur issu principalement de l’hellénisme grec, au-delà du Diable, ayant si fortement influencé les théologies juives (plus particulièrement celles de la diaspora ; cf Alexandrie) et chrétiennes (dès les Pères de l’Eglise ; 2ème siècle) à travers les siècles.

La ROUaCH KoDeSCH, au centre de la troisième Alliance toujours basée sur le Sacrifice de Jésus, permet en outre le passage à une réflexion biblique quadridimensionnelle comportant l’indispensable Eglise des Vainqueurs glorifiée et montée avec le passage à la quatrième Alliance.

 

  1. Etat des lieux rapide à propos du dualisme

 

Le dualisme (cf. dua- = deux) propose d’infinies approches relatives à ce qu’on appelle la réalité, le réel ou encore la vérité comportant d’une part la réalité matérielle, le visible, le temporel et d’autre part la réalité spirituelle, l’au-delà, l’invisible, l’intemporel etc…

Les adages « avoir les pieds sur terre », « je ne crois que ce je vois » démontrent d’une prise en compte exclusivement matérialiste d’une des deux parties considérées par le dualisme à savoir l’espace-matière-temps (cf. athéisme, matérialisme, marxisme etc.…).

Pourtant, la mort accompagnée de rites religieux, superstitieux, symboliques divers, a aussi conduit l’homme dès les temps préhistoriques à nos jours à rechercher, voire « croire » en un « au-delà » de la mort pour en quelque sorte essayer de la « vaincre », de la « dépasser » et par là trouver une issue pour un « ailleurs » plus ou moins non matériel, « spirituel » etc.… selon les diverses croyances. Il s’agit là de la deuxième partie considérée par le dualisme.

Les religions en général ont ce même objet. Ainsi nous nous trouvons en présence de l’espace-matière-temps et d’un « au-delà autre, spirituel » le plus souvent appelé dieu, ciel, enfer, monde des esprits, des ancêtres etc.… caractérisant le dualisme.

Quand les religions veulent imposer leurs croyances pour les rendre visibles, évidentes, les ramener de leur « ciel » ici-bas dans l’espace-matière-temps dans le but de former le « tout » soi-disant « paradisiaque », « idéal », nous pouvons assister à l’instauration de dictatures totalitaires plus ou moins oppressives selon les circonstances et les époques (Pharaons d’Égypte, empires babylonien, perse, romain, papisme, islam etc.…).

A l’opposé, quand la réalité autre, spirituelle est considérée comme inatteignable, irréalisable, infranchissable à l’exception par la mort alors soi-disant « libératrice » du « mauvais corps matériel » (soma) d’ailleurs confondu avec la « chair » (sarx), nous aboutissons à l’exclusion de fait de la rédemption et l’immortalité du corps. Uniquement cette fuite, certes « réaliste », par la mort à partir de l’espace-matière-temps permettrait d’accéder à la dimension « toute autre » de plénitude (cf. protestantisme et ses dérivés évangéliques).

Ainsi cette « foi » devient dans ce cas un domaine relevant uniquement de la sphère privée, personnelle, presque confidentielle et ouvre la voie à terme au laïcisme pouvant devenir persécuteur quand la morale sociétale générale se met trop en porte à faux notamment par la Loi avec celle de la Bible (avortement, homosexualité, mariages gays, euthanasie, adultère, divorce, concubinage, injustices sociales et autres etc.…).

Ce laïcisme n’est surtout pas à confondre avec la laïcité, caractérisée par la liberté démocratique traditionnelle occidentale en grande partie d’inspiration judéo-chrétienne. Elle relève d’un compromis, disons « le moins pire », mais de loin pas le meilleur comparé au projet biblique global et final à partir d’En-Haut de YHWH ELoHiM. Nous restons là dans le nécessaire compromis dualiste entre l’idéalisme plus ou moins religieux, philosophique et le réalisme politique, économique, social dont l’adage dit « nécessité fait loi » ou encore « la fin justifie les moyens ».

En effet le dualisme, dans les deux cas énoncés, engendrera une démarche, une réflexion et une action toujours à partir des catégories de l’espace-matière-temps, plus particulièrement à partir de l’incontournable mort étant incrustée de façon indélébile dans la réalité ainsi considérée. Pensons à l’adage : « La mort fait partie de la vie, c’est ainsi ! »

Le dualisme est donc le contraire de l’UN-EHAD divin de VIE caractérisé par la Création, puis la Révélation depuis la chute. L’UN-EHAD divin biblique est toujours un mouvement d’En-Haut vers en-bas pour unifier le « Tout ». Cette unification implique obligatoirement la vie excluant la mort puisque par définition elle a sa source et sa pérennité dans l’Éternité divine céleste.

Autrement dit, lors de la Création (Genèse 1:1) puis de la Métamorphose-Transfiguration-Transformation du tohu-bohu par la ROUaCH KoDeSCH, la Parole et la Lumière (Genèse 1:3ss), ce qui fut encore créé (être humain) ou restauré, était « bon » et n’était pas opposé au céleste divin. Il n’y avait plus de séparation entre le « matériel » alors glorieux et le « céleste spirituel » tout aussi glorieux alors parfaitement UNIS.

La Révélation ou Apocalypse est le processus de rétablissement à partir d’En-Haut de cette unité d’avant le tohu-bohu dû à la chute de Lucifer et de ses anges et d’avant la chute des hommes, ceci dans les faits. Cela nous introduit par conséquent dans la vraie réalité et la vraie vérité, le « Tout UN » divin biblique.

Le dualisme, dans une fausse apparence raisonnable, affirme le contraire à savoir la séparation, la division entre les deux.

La religion et notamment le christianisme même « réveillé » maintiennent malheureusement à divers niveaux, notamment en ce qui concerne le salut, ce dualisme non biblique parce qu’il s’agit d’une réflexion « raisonnable » mais pas de foi menée prioritairement à partir de la réalité espace-matière-temps mortifère et non pas de la Révélation.

Jésus-Christ UN, à la fois vrai homme et vrai Dieu, la Révélation par excellence, est l’antidote radical fondamental au dualisme. Il n’y a en effet pas deux Jésus-Christ, celui qui serait Dieu d’une part et celui qui serait Homme d’autre part. Mais Il est le Seul, l’Unique Jésus-Christ, l’UN, l’inséparable, l’indivisible parce que parfait comme la Création initiale et la Révélation (Apocalypse 1 :1) ! Sa justification nous ouvre la porte à la Révélation, comme dit, processus de rétablissement et de restauration de l’UN opposé au dualisme. Il a assumé Son œuvre de souffrance salvatrice non seulement au niveau de Son âme et esprie mais aussi au niveau de Son corps. De même Il est ressuscité le troisième jour notamment avec Son corps !

Le salut concerne par conséquent obligatoirement certes l’esprie et l’âme du croyant mais aussi son corps aussi créé initialement « bon » par Dieu, ceci pour maintenant tout au moins « bientôt » et non pas pour les calendes grecques dualistes ayant engendré 2000 ans d’attente à ce jour !!! En d’autres termes, cette attente en lien avec un dualisme temporel énorme, n’est pas dans la volonté du Père vu la répétition biblique de l’adverbe de proximité temporelle « bientôt » (taxus : bientôt, vite, rapide, aussitôt, promptement, sous peu ; Romains 16:20 ; Apocalypse 1:1 ; 3:11 ; 22:6-7+12+20) relatif à la venue glorieuse de Jésus aux yeux de tous.

 

  1. Le dualisme implique une fausse conception de l’identité et du rôle de l’Esprie Sainte.

 

De même que Jésus-Christ est l’antidote au dualisme, il est nécessaire d’étendre ledit antidote à tout l’enseignement chrétien à commencer par YHWH ELoHiM Lui-même au niveau des deux autres personnes de la Trinité.

Ainsi le Père a Lui aussi un corps et n’est pas seulement pneuma (esprie) et psychè (âme). Il est le Père de Jésus-Christ. Le Père a « corporellement » fécondé de toute éternité l’Esprie Sainte, Mère Céleste du Fils (Jésus-Christ Dieu) et Marie, mère terrestre du Fils (Jésus-Christ Homme). Il a de ce fait obligatoirement un corps de Père et n’est pas simplement une psychè et une pneuma.

Qu’en est-il de l’Esprie Sainte ? Il se trouve qu’Abraham, quand il a rencontré YHWH ADoNaÏ en Genèse 18:1ss, a rencontré trois êtres « humains », donc il était aussi en face de trois corps qui ont d’ailleurs mangé ! Ainsi la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte) a aussi un corps et comme ROUaCH est au féminin, un des trois corps ne pouvait être qu’un corps de femme !!! (cf. RedV 131).

De plus, au titre de l’égalité divine des trois Personnes de la Trinité, l’Esprie Sainte sans corps ne serait plus l’égale du Père et du Fils, vu qu’Elle n’en serait pas dotée et ne serait que Pneuma (Esprie) et Psychè (Âme ; cf. Éphésiens 4:30). En plus cette égalité ne pourrait pas davantage être soutenue si Elle n’avait pas Sa spécificité identitaire féminine de Mère au même titre que le Père en tant que Père et le Fils en tant que Fils. Ne réduisons en aucun cas la Gloire et l’Honneur qui reviennent à l’Esprie Sainte notamment au titre de cette égalité !!!

Éphésiens 2 : 18 nous dit : « car par lui (Jésus ; justification) nous avons l’accès les uns et les autres dans l’unique (ici eni en grec, EHAD en hébreu, UN, appellation typiquement biblique pour désigner Dieu) Esprie (accomplissement d’engendrement maternel) auprès du Père ».

En général on ne sait pas ce que signifie réellement « en, dans l’Esprie » mais quand on comprend la féminité corporelle maternelle céleste de la Pneuma Sainte et la Nouvelle Naissance En-Haut (Jean 3:3ss) du sein de notre Maman céleste, alors tout devient évidemment plus clair !

L’immersion ou « baptême » ou encore l’intégration DANS le corps de l’Esprie Sainte et le Feu prend alors une signification beaucoup plus tangible et réelle.

Ce baptême EN Elle permet non seulement le vécu éthique chrétien (Galates 5:22 ; fruits de l’Esprie), les merveilleux dons charismatiques spirituels (1 Corinthiens 12) et les ministères (Romains 12 ; Ephésiens 4:11) mais aussi l’accomplissement ultime, à savoir la métamorphose du corps en vue de la stature parfaite ( esprie, âme et corps ; trad. litt. : « à la mesure de la taille de la plénitude » ; Éphésiens 4:13) de Christ en corrélation avec la montée, l’accès au Père dès maintenant et sans mourir ! (Cf. 2 Timothée 1:10 ; Apocalypse 2:7b).

Voilà le but ultime qui, d’après le vécu précurseur de l’Apôtre Jean et les vives exhortations-invitations aux églises de la part de Jésus-Christ Glorifié dans les premiers chapitres de l’Apocalypse, aurait depuis lors déjà largement dû être atteint !!!

L’église charismatique en est restée aux fruits de l’Esprie, aux dons spirituels et aux ministères sans passer au salut définitif complet comprenant aussi la métamorphose du corps où l’on récupère le revêtement de Feu et de Lumière célestes originels (Genèse 1:3) avec la montée à la Salle du Trône (cf. aussi Romains 8:23) clairement proposé par l’Apocalypse ! Cette montée corporelle fait partie intégrante du salut vu la fin du dualisme, de la séparation provoqués par le péché dorénavant vraiment effacé par le Sang de Jésus !

L’accès au Père et au Fils sur le Trône se fait dans le corps féminin « imprégné » de Feu et de Lumière célestes de la Pneuma Sainte, rendu possible par la justice préalable de l’expiation de la croix !!! Voilà le « pot aux roses » qui nous a si longtemps été « voilé » suite au terrible refus des églises de l’Apocalypse des exhortations de Jésus-Christ Glorifié.

2 Corinthiens 3 :18 nous dit : « … en cette même image, nous sommes métamorphosés (changement de morphologie ou corps, transfigurés) de gloire en gloire (la gloire du Trône comprise ; Apocalypse 3:21) par (kataper : par, comme, à l’identique de ; de la même « nature » que) la Pneuma (Esprie), Kurios (Seigneur). »

Ainsi l’Esprie Sainte de par son Identité, Sa nature et Son rôle de Mère est et donne la solution effective au dualisme traditionnel qui n’est pas biblique mais bien « hellénique » ! Il s’agit d’un Engendrement, d’une Naissance VECUS dans la réalité UNE donnant l’Existence pleine et entière avant de relever du domaine des idées, des pensées ou des concepts par opposition au domaine « matérialiste ».

 

  1. La « géométrie » biblique

 

« …vous puissiez vous approprier (katalambano : se saisir, saisir quelque chose afin d’en faire son propre bien, s’approprier, prendre pour soi, sauter sur, prendre possession de, détecter, attraper, comprendre, percevoir, apprendre) avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur… » (Éphésiens 3:18) 

L’Esprie Sainte permet l’appropriation de la géométrie biblique quadridimensionnelle, qui nous le verrons, nous fait passer au-delà de tout ce que nous « demandons ou pensons », c’est à dire au-delà de nos paroles et pensées humaines terrestres toujours frelatées comparées à « l’unité de la foi, la connaissance du Fils de Dieu, l’état d’homme fait, la mesure de la stature parfaite de Christ » uniquement possibles après avoir été transfigurés, montés, emmenés En-Haut, nés à nouveau, libérés de notre captivité, esprie, âme et corps (Cf. Éphésiens 3 et 4). D’ailleurs, si cela était arrivé et donc possible ici-bas, cela se saurait !

La géométrie biblique rendue possible par l’Esprie Sainte est quadridimensionnelle. La théologie chrétienne, notamment protestante, évangélique traditionnelle et même charismatique reste souvent bidimensionnelle (Père et Fils ; aussi une forme de dualisme théologique), ne sachant toutefois pas vraiment quoi faire de « l’Esprit Saint » surtout au niveau de l’enseignement et de la prédication (cf. K. Barth, théologien protestant-évangélique reconnu) et pour cause… !

Les catholiques romains ont remplacé l’Esprie Sainte et Sa féminité avec la mariologie idolâtre, malgré les Paroles dissuasives à ce sujet très fortes de Jésus à Marie Sa mère terrestre aux noces de Cana (Jean 2:4 ; cf. aussi Luc 8:21). On pourrait de même penser qu’ils ont remplacé Marie, peut-être inconsciemment l’Eglise glorieuse des Vainqueurs, Épouse, Femme de Christ avec les bâtiments églises et cathédrales consacrées à « Notre Dame de… ». Le célibat des prêtres et la conception des ministères avec toutes leurs conséquences néfastes, pourraient être considérés comme une consécration d’ordre « marital » à l’Eglise, à l’identique de Jésus Epoux de l’Eglise l’Épouse etc… Cette sacralisation signifie une conception dominatrice voire idolâtre de la prêtrise encore une fois avec toutes ses conséquences frelatées néfastes !

Ainsi pour « connaître l’Amour de Christ qui surpasse toute connaissance afin que nous soyons remplis de toute la Plénitude (plèroma ; cf. plérôme) de Dieu » (cf. Éphésiens 3:19-20), il faut considérer et nous « approprier » de :

  • La largeur(platos : largeur, latitude, surface massive illimitée) peut rendre compte de l’Amour et de la Plénitude du Père qui s’étendent en largeur, en étendue, en couverture « de poids » au-delà de toute limitation, sans failles, trous ou défauts. Rien n’échappe à Son Amour et Plénitude de Père qui nous offre notre identité pleine et entière, notre équilibre psychique, spirituel et physique, la beauté et l’harmonie de notre « maison », ville, pays ou environnement (Paradis, Ciel, Salle du Trône), le bien-être et la sécurité paternels. Il est à l’origine du « Tout » (création, fécondation, paternité) qui ne peut être qu’au-delà de toute limite et limitation, Epoux (Amour) de l’Esprie Sainte, Père du Fils de toute éternité et notre Père.
  • La longueur(mèkos : longueur, grandeur) peut rendre compte de l’Amour et de la Plénitude du Fils qui s’étendent en longueur, grandeur, dignité illimitées, dotées de la grâce qui n’est pas trop « courte » ou suffisamment « longue » pour nous sauver (Esaïe 50:2 ; 59:1). Il est justement allé s’abaisser jusqu’aux tréfonds de notre misère humaine, venir nous chercher et mourir à notre place. Il est par conséquent digne (grandeur ; Apocalypse 5:4ss) d’être sur le Trône, digne du Règne éternel (longueur), digne d’avoir l’Épouse à Ses côtés (Vainqueur aux côtés de Eglise des Vainqueurs) qu’Il a rachetée par Son Sang (Sacrifice de la Croix, Résurrection), digne de devenir Père à Son tour de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée (Esaïe 9:6 ; Apocalypse 12:1ss). Quelle grandeur et aussi « longueur d’être » !
  • La profondeur(batos : profondeur d’intelligence, pleine eau) peut rendre compte de l’Amour et de la Plénitude de notre Maman, l’Esprie Sainte, qui s’étendent en profondeur (1 Corinthiens 2:10 « qui sonde tout ») en pleine eau (Esaïe 11:9 ; Habakuk 2:14 ; Jean 4:14 ; Apocalypse 21:6 ; Actes 2:17). Elle est dotée sans limitation de connaissance, d’intelligence et de puissance (Actes 1:8) métamorphosante (2 Corinthiens 3:18), donc aussi de corporéité maternelle (liquide amniotique divin, pleine eau Jean 3:5ss). Notre Maman céleste nous offre comme notre Père céleste notre identité, le bien-être et la sécurité, l’entrée dans notre maison, notre ville, notre environnement, notre pays de Gloire et de SHaLOM ! De par notre Nouvelle Naissance d’Elle, nous sommes engendrés En-Haut pour recevoir au-delà de l’adoption, la filiation donc l’héritage des fils et des filles de Dieu !
  • La hauteur(upsos : en haut, hauteur élévation, taille, rang, position élevée) peut rendre compte de l’Amour et de la Plénitude de l’Eglise des Vainqueurs, sauvée esprie âme et corps qui sera engendrée En-Haut, dans les Hauteurs par l’Esprie Sainte (Jean 3:5ss). Elle sera élevée En-Haut sur le Trône avec son Epoux dont elle pourra enfin vraiment connaître l’Amour, elle passera par Amour et par Grâce au rang, à la taille, au plérôme de Christ sur le Trône.

Quelle belle géométrie quadridimensionnelle !!! Comme dit, seule la découverte et le vécu du « pot aux roses », l’identité et le rôle véritables de l’Esprie Sainte, la troisième Alliance nous ouvre la voie à notre glorification, à l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise, élément prévu pour la quatrième Alliance. L’Ennemi n’a cessé et ne cesse de nous cacher ledit « pot aux roses », car il sait que cela représente pour lui le commencement de la fin (Apocalypse 12 :7ss ; 20:1-3+10).

La troisième Alliance correspond au Sinaï, au Lieu Saint du Temple (Chandelier) où l’on passe et entre respectivement au Pays promis et au Saint des Saints, bref, l’objet de la quatrième Alliance.

 

  1. La quatrième Alliance de Gloire

 

Jésus-Christ parce que Glorifié et Révélé (Apocalypse 1:1) a aussi institué la quatrième Alliance de Gloire (Apocalypse 1:17-18 : baptême de gloire ; 3:20c : Ste Cène de Gloire) après avoir annoncé et institué la troisième Alliance de l’Esprie Sainte (Actes des Apôtres, et Épîtres ; Jean 7:37-39 ; 14:26 ; 15:26 ; 16:7-13 ; Matthieu 3:11 ; Actes 1:2+5+8 ; 2:1-4+33 ; 17-21 ; Romains 8:23).

La troisième Alliance afférente à la ROUaCH KoDeSCH se situe après celle du Père (Ancien Testament) et celle du Fils (Évangiles). Nous savons que les trois Personnes, YHWH ELoHiM, apparaissent dans tous les textes bibliques, mais nous savons aussi qu’il y a des « spécificités » de dispensations successives en corrélation parfaite avec des Alliances correspondant aux trois Personnes de la Trinité.

En fait cette quatrième Alliance de Gloire, toujours basée rétrospectivement et jusque dans l’Éternité, comme les autres sur la Croix et la Résurrection (Genèse 3:15 ; Esaïe 53 ; Jean 3:16 ; Actes 2:22-36 ; 2 Corinthiens 5:15 ; Hébreux 13:20 ; Apocalypse 1:5 ; 19:13 ; 21:22-23), comporte entre autres le baptême et la Cène de Gloire établissant la formation glorieuse de l’Eglise originelle des Vainqueurs de la première montée comme dit toujours sur la base de la justification par la croix (Apocalypse 1:5b-6 ; 5:10).

Elle comporte aussi celle de la Plénitude de la Révélation UNE à savoir de YHWH ELoHiM dans Sa globalité trinitaire, le Père (Apocalypse 1:4b), l’Esprie Sainte (Apocalypse 1:4c), Jésus-Christ (Apocalypse 1:5). Dans la foulée l’Eglise des Vainqueurs située En-Haut (Apocalypse 1:6) nous est immédiatement présentée au titre et comme fruit de cette globalité trinitaire impliquant le salut total esprie âme et corps et le début de l’accomplissement de la Révélation.

Cela signifie que le dualisme terriblement réducteur évoqué plus haut ne peut plus avoir droit de cité. La Révélation où nous introduit la ROUaCH KoDeSCH nous place dans l’Unité (non pas l’uniformité) de l’accomplissement apocalyptique ultime et global. Il n’y a plus de barrière ni d’obstacle au déclenchement du processus de rétablissement final !

Cette quatrième Alliance est globale, récapitulative, englobe l’ensemble du « Tout », relève donc du Plérôme, de l’indispensable Gloire et fonde le processus de restauration finale de la Révélation ou Apocalypse. Seule cette globalité simultanée révélée UNE Père, Esprie Sainte, Fils et Eglise des Vainqueurs montée et glorifiée décrite au début de l’Apocalypse (Apocalypse 1:4-8), est à même de venir à bout dans les faits et à terme des forces ennemies. C’est en tous cas ce que nous démontre ce dernier livre biblique, prophétique s’il en est !

 

Conclusion

 

Comprendre l’identité féminine de l’Esprie Sainte, notre Maman bien-aimée et L’expérimenter grâce à Son rôle majeur de Mère divine, entrer pleinement dans Sa troisième Alliance, nous ouvre clairement la possibilité de la vraie Nouvelle Naissance pour accéder à la quatrième Alliance de Gloire révélant YHWH ELoHiM au niveau des trois Personnes ENSEMBLE. Elle nous installe alors comme épouse aux côtés de Jésus-Christ Glorifié notre Epoux sur le Trône. Voilà le « pot aux roses » qui nous fut si longtemps caché !

 

En Lui, Martin BUSCH

161. Réconciliation de l’existence et de l’essence

INTRODUCTION

Nombreux sont les penseurs qui réfléchirent sur les notions d’existence et d’essence pour essayer de rendre compte de la Réalité. Sur le plan biblique nous dirions de la Vérité, de la Connaissance, de la Vue claire et nette, c’est à dire de la REVELATON.

 

Nous verrons que la Réconciliation, entre « l’existence et l’essence », mais pas seulement, aboutit à la Réalité, la Vérité ou cette vraie Connaissance parfaite nouvelle qui n’est plus « selon la chair », d’après l’expression de l’Apôtre Paul, ou selon l’espace-matière-temps.

« Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons (eido : voir, apercevoir avec les yeux, expérimenter, connaître) personne selon la chair (kata sarka) ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. L’ancien (archaios : ancien, primitif archaïque) est passé, voici c’est devenu nouveau (kainos : nouveau, sans précédent, inouï, rare, inédit). Et tout cela vient de Dieu, nous ayant réconciliés avec lui-même par Christ et nous ayant donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant (katalasso : s’accorder pour un échange par ex. monnaie ou autre contre marchandises ; concilier, réconcilier, remettre ensemble) le cosmos (kosmos : monde) avec lui-même, en n’imputant pas aux hommes leurs offenses et il a mis en nous le logos (logos : parole, logique, pensée, raison…) de la réconciliation. » (2 Corinthiens 5:16-19).

 

  1. Le monde, la création et même Dieu déchirés
  • L’Existence (Je suis parce que Je suis ; YHWH) condition de possibilité de l’Essence (ELoHiM : Trinité ; Relation ; Dieu est Amour) et l’Essence condition de possibilité de l’Existence

La chute a provoqué le déchirement du monde ou « cosmos », y compris l’être humain, homme, femme et descendance, entre son existence et son essence, deux notions que nous essayerons de définir, sachant que leur articulation « logique » (cf. Logos) devrait nous mener à la Réalité, à la Vérité, à la Révélation et/ou la vraie Connaissance ou Vue claire et nette face à face avec Dieu. Nous verrons que ce déchirement concerne aussi Dieu.

Après bien des péripéties suite à la chute, Dieu S’est révélé à Moïse par Son Nom-Identité YHWH « Je suis parce que Je suis », Son Être, Son Existence incontournables et originels.

Dès le premier verset de la Genèse Il S’est aussi révélé comme ELoHiM, Dieu, EL au pluriel, c’est à dire la Trinité, le Père, le Fils et l’Esprie Sainte dans une Relation d’Amour parfaite entre les trois Personnes nécessairement totalement différentes, tout en étant parfaitement UNES dans l’harmonie, à savoir l’Essence.

YHWH ELoHiM pourrait ainsi se suffire à Lui-Même justement parce qu’Il est Dieu, UN immuable et souverain (existence) et Pluriel parfaitement harmonieux (essence).

Toutefois dans Sa souveraineté absolue, caractéristique divine incontournable, Il a décidé par Amour et volonté souveraine de Partage, de ne pas en rester là et de passer à la Création plus particulièrement à celle d’un vis à vis à Son image et Sa ressemblance, l’être humain, homme et femme avec leur descendance.

Ainsi ce vis à vis fut lui aussi nécessairement doté de la pleine existence avec lequel Il puisse développer une relation d’amour, obligatoirement librement consentie, donc doté à son tour, de la pleine essence. Cette relation d’amour, l’essence, dans et par cette ressemblance à ELoHiM (Père, Mère-Esprie Sainte et Fils) devait aussi se développer au sein du couple, Adam, Eve et leur descendance. De même cette ressemblance devait tout autant se manifester dans leur UNITE ou UNION totale, à savoir l’existence.

Dieu EST (existence) nécessairement, sous peine que nous-mêmes n’existions pas. En effet, la relation fondamentale primaire, originelle (essence originelle) avec Lui comme Tout Autre, le Créateur, donc le « Je suis » originel, est la condition de possibilité de toutes les relations logiquement secondaires par rapport à ladite première que nous pouvons sans problème constater de par les sciences dites exactes et celles humaines dans l’espace-matière-temps ou cosmos.

Cette relation originelle est en outre uniquement rendue possible par la différence totale et fondamentale entre nous-mêmes, en tant que créatures d’une part, et le Tout Autre, Créateur d’autre part. Il ne peut y avoir logiquement de relation (essence) sans l’existence de partenaires fondamentalement différents pour pouvoir être des vis à vis, tout en étant en capacité de faire UN, de fusionner, de se fondre l’un dans l’autre.

Il s’agit là d’une affirmation de base qui ne permet pas de contourner la nécessité de l’Eglise des Vainqueurs, physiquement sauvée, métamorphosée, montée auprès de son Epoux. Elle sera ainsi en capacité de faire UN avec Lui tout en étant fondamentalement DIFFERENTE de Lui en tant que créature, Épouse et vis à vis. YHWH ELoHiM n’a en effet pas prévu une demi restauration, un demi salut au rabais.

Au commencement, l’être humain exista donc en plénitude à la ressemblance de son Créateur, immortel, éternel et fut doté d’une parfaite essence d’Amour, de Relation parfaite, de Gloire, de Lumière et de Perfection. L’être humain en tant que créature, était en outre de ce fait aussi destiné à être en dépendance identitaire, existentielle.

Mais, à cause de l’Amour, cette dépendance devait impérativement être librement consentie et assumée parce qu’il s’agissait d’une dépendance qui ne pouvait être que d’Amour dans la LIBERTE (essence) pour l’UNITE (existence) avec YHWH ELoHiM.

Ainsi, de par cette volonté suprême, souveraine et créatrice originelle de partage de YHWH ELoHiM, l’essence devint condition de possibilité de l’existence et inversement tant au niveau divin que du couple humain avec Lui !

  • L’Histoire et la durée pour rendre le déchirement entre l’Existence et l’Essence réversible

Mais à cause du péché, des offenses, de la chute, du libre refus de la créature humaine de ladite dépendance d’amour de son Créateur, le déchirement entre l’existence et l’essence eut lieu et aurait dû immédiatement provoquer la Mort, le Néant pour la créature humaine (Genèse 2:17).

Toutefois, Dieu mit en place l’Histoire, le temps, les générations, les ères ou dispensations successives pour reporter de diverses manières l’échéance fatale dans la durée. Ce déchirement entre l’existence et l’essence devait être rendu à terme réversible notamment par l’écrasement annoncé futur et définitif de la tête du Serpent, ceci justement par la postérité d’Eve (Genèse 3:14).

Cette réversibilité, avant tout rendue possible par le Messie sur la Croix et Sa Résurrection, est juridiquement nécessaire et indispensable pour ouvrir la voie à la victoire finale et à l’accomplissement de la restauration totale relative à ce déchirement entre l’existence et l’essence.

YHWH (existence) redonna de la sorte dans la durée par amour (essence) une chance supplémentaire de salut à l’homme et au cosmos pollués, infectés, en situation intermédiaire temporelle et de mélange entre le bien et le mal.

 

  • YHWH ELoHiM est concerné, touché, sensible au niveau de Son existence et de Son essence pour tout ce qui concerne Son vis à vis.

Le péché, option alors choisie par l’être humain, dans le cadre de la liberté indispensable pour l’amour, a aussi nécessairement touché Dieu dans Son essence car la manifestation de Son Amour ne put plus se développer pleinement vu que la chute a laissé un champ d’action au Serpent (1 Jean 5:19b). De plus, dans cette perspective, la décision souveraine divine de créer un vis à vis (existence) libre qu’Il aime (essence) a mis en place une dépendance réciproque, donc aussi à Son niveau ! On est toujours dépendant de celui ou de celle qu’on aime. En effet, on souffre quand l’être aimé ne nous aime pas ou plus. YHWH ELoHiM est donc dépendant de Sa créature par Amour !!! Il a Lui aussi « besoin » d’échanger avec nous, d’être aimé, adoré, loué avec sincérité de cœur !

L’essence et l’existence doivent donc obligatoirement être réconciliées, unes, pour que la réversibilité pour la restauration pleine et entière se mette en place aussi pour YHWH ELoHiM !!!

Dieu n’est en effet pas indifférent dans Sa tour d’ivoire. Il est même très concerné, sensible et affecté par toute manifestation du mal au niveau de la création et de l’être humain puisqu’elle touche Son essence qui ne peut plus pleinement s’épanouir auprès de celles et de ceux qui Le refusent et qu’Il aime pourtant si fort ! La croix est la démonstration magistrale de Sa sensibilité et souffrance.

C’est là le déchirement affectant Dieu.

 

  • Le début de la solution

La seule solution est la réconciliation du « cosmos » avec Lui en Christ, à savoir la manifestation de justice de Son amour (Jean 3 : 16) où les « offenses des hommes ne soient plus imputées ». Il s’agit de l’étape première juridique engendrant la seconde, à savoir l’application qui est la réconciliation dans les faits de Son existence et de Son essence. Elle passe obligatoirement par le Logos de la Réconciliation mis en place par l’Esprie Sainte, comme nous le verrons plus loin.

En effet, le cosmos ou monde, l’être humain, doivent être réconciliés avec eux-mêmes dans leur essence et leur existence propres (objets d’étude de l’éthique biblique) d’une part et d’autre part avec le Dieu Créateur, en tant que Tel, Source de son essence et de son existence (objets d’étude de la théologie biblique).

C’est pourquoi l’existence et l’essence sont indissociables, existentiellement et essentiellement interdépendantes. Si l’une disparaît, l’autre finit par disparaître et réciproquement. L’essence a besoin de l’existence parce que si rien n’existe (néant) il ne peut y avoir d’essence. L’existence a besoin de l’essence car elle fait et maintient l’unité (amour parfait) nécessaire à l’existence. Comment s’opère cette nécessaire réconciliation tant au niveau de Dieu et du cosmos, puis entre Dieu et le cosmos ?

 

  1. Le Logos de la Réconciliation
  • Logos et Personnalisation

Logos a donné en français logique, raison. Le Logos de la réconciliation entre l’existence et l’essence est par conséquent logique et raisonnable parce qu’obligatoirement nécessaire pour qu’il puisse y avoir la possibilité d’une réalité quelconque. Mais notre propos doit nous amener beaucoup plus loin.

Le Logos est Dieu. Il a été fait chair en Jésus-Christ (Jean 1 ; 3:16). Autrement dit, il s’agit de la logique parfaite dite, écrite PERSONNIFIEE, bien plus PERSONNALISÉE dans la PERSONNE du Christ vrai Homme (essence) et YHWH (existence) à la fois.

Ainsi le Logos est bien plus que la pensée, la logique, la raison ou encore des mots par définition incomplets parce qu’en quelque sorte toujours volatiles et surtout relatifs, donc inatteignables mais une Personne à part entière qui pourra avoir une Relation personnelle (essence) issue d’une l’Existence désormais ABORDABLE, ACCESSIBLE !!! Nous ne pouvons qu’y déceler l’action consolatrice, réparatrice, réconciliatrice d’ordre personnel, pour ne pas dire de proximité aimante maternelle originelle de l’Esprie Sainte, Mère céleste de Jésus le Logos et de nous. C’est pourquoi Elle fut envoyée pour notre avantage (Jean 16:7).

Ainsi le Logos en tant que Personne conciliant parfaitement l’existence et l’essence, est par là la Vérité, la Réalité, la Révélation, la vraie Vue ou Connaissance dans leur acception globale et complète. En effet, une idée, même raisonnable, logique, ne peut réellement en soi aimer, faire confiance, être en relation de personne à personne. Elle pourra certes en être une expression mais ne sera capable que de susciter des réflexions, au mieux des comportements améliorés et pas davantage puisqu’elle restera obligatoirement dans la relativisation caractérisant l’espace-matière-temps. Elle ne pourra jamais se targuer de la Vérité, de la Réalité, de la Révélation et de la Vue et Connaissance existentielles et essentielles relatives à la complétude caractérisant la Personne !

Ainsi par l’Existence (YHWH) et l’Essence (Amour prouvé par la Croix et la Résurrection, justification) de Christ, le Logos fait chair dans son acception plénière de Personne, est et rend possible ladite réconciliation qui aboutit non pas à la relativisation mais à la Révélation de la Vérité unique personnalisée à la fois non relative et nonobstant pas davantage dictatoriale. Souvenons-nous des expressions « évangéliques » du « Dieu personnel », de la « rencontre personnelle avec Jésus » … : c’est ce qui change effectivement toute la donne !!!

Nous pouvons de la sorte affirmer que la personnalisation est l’élément réconciliateur vital complet entre l’existence et l’essence pour réellement manifester la Réalité, la Vérité, la Révélation et/ou la Vue et la Connaissance véritables.

En fait la personnalisation dans toute son intimité est la spécificité agissante, actualisante particulière, non pas exclusive mais inclusive et libre, d’UNITE parfaite, de la part de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte, en vue d’une personnalisation et intimité parfaites pour maintenant sur le Trône avec notre Epoux Céleste : Jésus-Christ Glorifié.

 

  • Logos et Accomplissement

La Lumière, la Gloire, la Vie, le Salut esprie, âme et corps non seulement dans leur dimension juridique, de fait existentielle, mais aussi de par leur application, leur accomplissement apocalyptiques ou de révélation essentiels par la puissance de réalisation de l’Esprie Sainte sont les ministères du kérygme ou de l’annonce ou de la prédication de la vraie Bonne Nouvelle, de l’Evangile complet, de la Réconciliation, de l’Unité dans l’Amour, donc de la Vérité, de la Réalité, de la Révélation et/ou de la Vue (Apocalypse 3:18) et Connaissance véritables. Là, le Logos est Tout en tous, c’est à dire force créatrice de réconciliation parfaite entre la Personne créatrice et la personne créée.

La conciliation, la réconciliation, l’Alliance, l’Accord entre l’Existence et l’Essence par la justification de la Croix, la non-imputation des péchés, sont de la sorte immédiatement applicables par l’accomplissement apocalyptique ou le processus de suppression pur et simple des conséquences de la chute, dont la Mort, y compris la première Mort ainsi que tout ce qui y mène !!!

La puissance, l’action, l’identité féminine de l’Esprie Sainte, envoyée à notre avantage par le Fils il y a bien longtemps, rend l’accomplissement, la réalisation, bien plus, la personnalisation apocalyptique immédiatement applicables.

C’est pourquoi l’espace-matière-temps comme conséquence de la chute, le déchirement initial, doivent par la Nouvelle Naissance du Corps parfait de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte, laisser la place sans délai à la Gloire et à l’Éternité. Cela se passera via la métamorphose, la transfiguration, la transformation, la restauration du cosmos réalisées par l’Esprie Sainte comme déjà une première fois en Genèse 1:2ss lors de la mise en place du Paradis après le tohu-bohu suivie de la création du couple humain glorieux. Le Logos-Personne (Jésus-Christ Parole, Lumière) est ainsi à identifier au DaBaR hébreu où Dieu dit et cela fut, sans délai aucun par la puissance de l’Esprie Sainte (existentiel et essentiel réconciliés ou « UN », de ce fait possibilité de restauration miraculeuse sans délai). Cette réconciliation, ainsi comprise entre l’existence et l’essence, est de la sorte, soi-disant en passant, la base de tout miracle immédiat suite à une « foi-confiance personnelle et authentique ».

Comme dit, l’existence et l’essence furent logiquement et raisonnablement réconciliées en Christ qui est la personnification du Logos via l’opération d’engendrement et de personnalisation de l’Esprie Sainte.

L’être humain doit à son tour obligatoirement être réconcilié avec lui-même et ses semblables dans son existence et son essence réconciliées et avec Dieu dès à présent de par l’application de la justification. Ainsi, il ne peut être que restauré, transfiguré et par là libéré de l’espace-matière-temps et de la Mort par l’Esprie Sainte qui le fait « monter » dans la glorification (2 Corinthiens 3:18). Il redevient de la sorte à nouveau une personne à part entière dans une relation d’amour vraie, directe et de confiance. Ce sera une relation de personne à personne effective, c’est à dire de « Logos » au sens plein du terme, comme décrit plus haut.

 

  • Logos et Vainqueurs

C’est pourquoi l’Apocalypse parle des « Vainqueurs ». Comme Abraham, Moïse, le Peuple d’Israël, ils sont les prémices des « vis à vis » bénéficiant du processus d’accomplissement. Pourquoi faut-il des prémices ?

Parce que dans la durée, l’Histoire, il faut encore un commencement à toute chose. Ils sont des précurseurs, des pionniers volontaires appelés à répondre librement, positivement et personnellement par la foi et la confiance à l’appel de restauration totale immédiate de YHWH ELoHiM.

Ils reçoivent en eux et sur eux le Logos existentiel et essentiel REVELE en Jésus-Christ dans toutes Ses dimensions personnalisées et par là fondamentalement personnelles, pour ne pas dire intimes, caractéristiques féminines de l’Esprie Sainte.

Glorifiés, nés de nouveau de l’Esprie Sainte dans lieux célestes, ils seront alors rendus capables d’*être (Existence) l’Épouse régnante sur le Trône pour accomplir l’essentiel (Essence-Amour) comme Jésus L’Époux AVEC et EN (UNITE) Lui, face au cosmos et tous les lieux célestes.

Devenant Logos restaurés, transfigurés vraiment à la ressemblance de leur Epoux et Créateur, ils réconcilient de la sorte à leur tour, sous la direction et en collaboration avec l’Esprie Sainte, l’existence et l’essence non seulement à leur niveau mais encore au niveau du cosmos et surtout de YHWH (Existentiel). Il pourra alors parfaitement et pleinement manifester l’Essentiel (Amour- relation- essence) de Son Amour et de Sa Gloire pour l’Éternité auprès de Ses créatures et du cosmos restaurés et in fine totalement nouveaux ! Il s’agit là d’une clé majeure pour la compréhension de l’Apocalypse.

 

  • Ne plus connaître selon la chair

Dans ces conditions, on ne devrait plus voir, ni connaître Christ selon la chair mais selon L’Esprie Sainte dans la Gloire du Trône, qui nous a été envoyée pour manifester le Logos ou la réconciliation de l’existence avec l’essence ! On devrait être par Elle une créature vraiment nouvelle, inédite, inouïe EN Christ, le Logos ressuscité, glorieux sur le Trône ! C’est non seulement applicable mais aussi indispensable et nécessaire maintenant ! Nous pouvons d’emblée nous situer dans cette perspective par la foi confiante, personnelle, issue d’une prédication de l’Evangile complet.

Mais que constatons-nous tous les jours ? On est plutôt dans l’ancien, l’archaïque, le dépassé, le primitif de la chute, du déchirement existence-essence puisque l’accomplissement apocalyptique n’a visiblement pas eu lieu, puisque l’existence et l’essence ne sont pas réconciliées dans les faits.

En fait l’Esprie Sainte n’a ni été considérée, ni prise au sérieux dans Son Identité féminine (il faut abandonner la conception traditionnelle « homo » de YHWH ELoHiM), ni reconnue dans Sa Mission spécifique de puissance, de grande Réalisatrice de la Réconciliation fondamentale entre l’existence et l’essence ! Nous le constatons malheureusement tous les jours, il suffit par exemple d’ouvrir les journaux. Où est le neuf, le glorieux, la vraie connaissance, la vue réelle de Christ au sein de l’Eglise terrestre ?

Le kérygme complet (annonce-prédication) engendrant la foi complète n’est pas au rendez-vous alors que l’Apôtre Paul a clairement dit qu’à partir de maintenant nous ne connaissons plus personne selon la chair, autrement dit dans la dépendance des conditions et de l’environnement du cosmos actuel ou de l’espace-matière-temps !!! Pour lui, la réconciliation effective de la part du Logos aurait dû être appliquée tout de suite !!! Ce qui était avant, archaïque, ancien, dépassé n’a à ses yeux absolument plus droit de cité !!!

D’où sa supplique passionnelle face à ce non-accomplissement qu’il constate auprès de ses contemporains, comme nous le constatons nous aussi aujourd’hui : « Nous vous en supplions au nom de Christ, soyez réconciliés avec Dieu. Celui qui n’avait pas connu le péché, il l’a pour nous fait péché, pour que nous NAISSIONS (ginomai : devenir, naître, produire) à la justice de Dieu EN Lui » (2 Corinthiens 5:20b-21).

 

  1. Existentiel, Essentiel, Personnalisation et vis à vis : la Réalité, la Vue, la Révélation, la Vérité

Il est donc primordial de retrouver la Réalité, la Vérité, la Révélation, la Vue, la Connaissance avec les quatre spécificités divines à la fois différentes entre elles, n’étant donc pas à confondre, et à la fois interférentes, interdépendantes, inclusives, unes, réconciliées, correspondant respectivement :

  • au Père : Existentiel-Essentiel, « Je suis en tant que Père céleste et J’aime par le don de Mon Fils (essentiel) »
  • au Fils : Existentiel-Essentiel (Dieu-Homme), Amour, Croix, « Je suis en tant que Fils de Mon Père et de Ma Mère célestes et ce que J’ai fait par amour sur la Croix »
  • à l’Esprie Sainte : Existentielle-Essentielle, Mère céleste qui engendre, Personnalisatrice connectée, Réalisatrice, « Je suis en tant que Mère céleste » Je fais, J’accomplis en conséquence de la justification »
  • à l’Eglise des Vainqueurs existentielle-essentielle à la ressemblance de YHWH ELoHiM, prémices des vis à vis restaurés et glorifiés, « Ce que nous Lui aurons répondu à titre personnel » (« à CELUI qui vaincra, je donnerai… promesses de glorification contenues dans les 7 lettres ; Apocalypse 2:1 etc…).

Nous comprenons que l’Evangile n’est vraiment une Bonne Nouvelle qu’à partir du moment où l’Esprie Sainte peut pleinement jouer Son merveilleux rôle de Mère céleste, de Puissance d’engendrement (Nouvelle Naissance En-Haut) et de Réalisatrice pour l’accomplissement de l’Amour manifesté auprès de nous à travers Jésus-Christ. Elle est Celle qui engendre les Vainqueurs dans les lieux célestes. Elle est Celle qui personnalise vraiment la relation avec Dieu et permet le processus de finalisation pour la victoire telle décrite dans l’Apocalypse. Elle réconcilie dans les faits l’Existence et l’Essence tant chez Dieu que chez nous et permet de la sorte que nous accédions personnellement à la Réalité, à la Vérité, à la Révélation, à la Vue et à la Connaissance véritables.

En vue de cette réconciliation de l’Existence et de l’Essence, de la personnalisation pour faire de nous de vrais vis à vis glorifiés, des créatures nouvelles, Elle n’a de cesse de nous mener :

  • vers et en Jésus le Chemin (Jean 14:6) qui passe par la Croix expiatoire et justificatrice et la Résurrection, sur Lequel Elle nous conduit par les dons spirituels et les ministères en convainquant de péché, de justice et de jugement en vue de la conversion-repentance, la guérison intérieure et extérieure, la métamorphose du corps (2 Corinthiens 3:18) et la Montée-Nouvelle Naissance En-Haut (Jean 3:5ss),
  • vers et en Jésus la Vérité, Logos, vrai Dieu et vrai Homme glorifié avec Lequel nous sommes appelés dès aujourd’hui à être assis et régner sur le Trône (Apocalypse 3:21) seul « endroit » où nous pourrons vraiment connaître, voir la Réalité et notamment la Vérité (Jésus est la Vérité) dans toute Sa plénitude (Jésus Glorifié),
  • vers et en Jésus la Vie, auprès Duquel, parce que nous serons nés de nouveau En-Haut de l’Esprie Sainte, métamorphosés, transfigurés, physiquement transformés en un corps de Feu, de Lumière et de Gloire, nous pourrons bénéficier de l’Immortalité (Apocalypse 2:7),
  • vers et en Jésus notre Epoux et Père (Esaïe 9:6) de notre fils (Apocalypse 12:1-5), où nous aurons engendré à notre tour la nouvelle génération enlevée (fils ; enlèvement à ne pas confondre avec les trois montées préalables ayant formé l’Eglise des Vainqueurs ou l’Épouse de Christ, « mère des enlevés ») qui éjectera l’Ennemi des lieux célestes (Apocalypse 12:7ss) puis du cosmos (Apocalypse 19:14).

Enfin ne mélangeons pas la « christologie » (enseignement sur Christ) avec la « pneumatologie » (enseignement sur l’Esprie Sainte). Réorientons et remettons de l’ordre dans le contenu de notre pensée et foi selon la Bible et notamment selon les Paroles de Jésus-Christ Glorifié qui justement nous recommande d’écouter et d’entendre ce que dit l’Esprie Sainte !

Elle est actuellement spécifiquement aux commandes pour nous, certes, bien entendu, pas exclusivement, vu l’unité des trois Personnes de YHWH ELoHiM, UN !!!

 

Conclusion

Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende ce que dit l’Esprie dit aux églises !!!

N’oublions jamais que silence, où l’on entend rien, va avec néant, ténèbres, tohu-bohu, division et jugement, qu’Amour s’accorde avec Vie, Lumière, Logos-Parole, Salut, Intimité, Unité, Relation, Échange, Amitié personnelle, Révélation, Connaissance, Vision claire et, cela tombe bien ici, quelquefois avec les « quatre vérités » pour rejoindre sur le Trône LA Vérité une, unique, personnifiée parce qu’EN Elle l’existence et l’essence sont vraiment réconciliées : Jésus-Christ, notre Epoux Bien-Aimé !

En Lui, Martin BUSCH

160. Du symbolisme à la révélation

INTRODUCTION

Certains disent « tout est politique » ou « tout est économique » ou « tout est philosophique » ou « tout est religieux » etc.…. On pourrait rajouter pour notre propos, « tout est symbolique ». En fait, bibliquement, « Christ est tout » (Colossiens 3:11).

 

Qu’est-ce que le « symbole » ? Sumballo en grec signifie littéralement « jeter ensemble » par des gestes et pratiques, des signes, des mots, des mythes, des objets, des aliments, de l’art, des dessins, des images, des sculptures, des fêtes religieuses, de la musique, de l’argent, des architectures, etc… deux ou plusieurs réalités les unes perceptibles par les cinq sens, plus généralement la science, et les autres imperceptibles, spirituelles surnaturelles « toutes autres », tant divines que démoniaques et donc par définition « raisonnablement » incompatibles. 

Le but est de ramener par la mise en place du symbole où l’on « jette ensemble » « l’objet de foi religieux, surnaturel ou autre » avec un signe, un geste, un dessin, un objet etc.… pour mettre à la disposition pour ne pas dire « à la botte » de celles et de ceux qui y croient, la force et la puissance surnaturelles espérées. Par cette symbolisation, ils espèrent tirer un bénéfice quelconque de cette réalité « autre » ou « toute autre » par-là considérée comme pouvant avoir de la puissance, du pouvoir parce que mise en corrélation avec un signe, geste, objet, dessin etc… « adaptés ». 

Il se trouve qu’on a fait un « symbole » quasi magique de la Cène en prônant la « consubstantiation » ou la « transsubstantiation ». L’ostie-pain et le vin sont soi-disant « corporifiés, tangibilisés » en un « corps eucharistique » en l’occurrence sacrifié par l’Eglise Romaine à chaque messe. Elle cherche à s’attribuer de la sorte de la puissance, du pouvoir et de la légitimité ecclésiale notamment au niveau de la prêtrise, des ministères de façon exclusive et exclusiviste.

 

Dans une perspective semblable, l’éphod attribut de la sacrificature juive devint par exemple une superstition et une idole par sa symbolisation à l’époque de Gédéon (Juges 8:27).

Toutes les « sciences » dites occultes comme les religions évoluent toujours plus ou moins dans ce schéma symbolique. En effet l’actualisation et l’efficacité des événements et faits fondateurs des religions et sciences occultes concernées utilisent le symbolisme où l’on veut « ramener » la puissance religieuse invisible, imperceptible à laquelle on croit, à disposition, en faveur et au pire, à la botte du pratiquant qui veut au final en tirer du pouvoir, de la puissance, des bienfaits et des solutions aux problèmes ou encore pour faire du mal à autrui.

 

Le symbole ne peut donc être ni la réalité, ni la vérité. Le symbole est une sorte d’ersatz, de copie, de fausse réalité, de faux auto-fabriqué. Il est donc une tromperie, pire, une idolâtrie associée à la magie.

Ainsi le symbolisme religieux chrétien a fini par sévir non seulement à l’encontre de Christ et de Son Sacrifice mais aussi à l’encontre du Père et de l’Esprie Sainte et évidemment par là à l’encontre des chrétiens et de l’Eglise.

Depuis la Révélation ou l’Apocalypse, tellement souvent faussement et paradoxalement interprétée de façon symbolique, il faut d’autant plus impérativement sortir par elle du ledit symbolisme. La Révélation de Christ qui est « tout », est en effet la Lumière face aux ténèbres, la Réalité et la Vérité. C’est pourquoi la seule solution efficace au symbolisme sera la manifestation visible, réelle et tangible du Christ Glorifié uni à l’Eglise des Vainqueurs, Son Épouse, montée, trônant à Ses côtés recevant et absorbant réellement en partage avec Lui Son Corps et Son Sang de Feu et de Gloire : c’est là la vraie Ste Cène ! Du symbole mensonger, il faut passer à la réalité vraie, authentique, réelle et par-là actualisée !

 

 

  1. Le symbolisme attribué à Jésus-Christ
  • L’Eucharistie

L’Eucharistie ou la Ste Cène, comme décrite plus haut, est l’illustration la plus évidente et fréquente du symbolisme fondamental chrétien.

Pourquoi ? Parce qu’on veut pallier à l’usure de la durée, du temps, de l’Histoire par rapport à l’événement passé fondateur du christianisme qu’on risque « d’oublier ».

On a poussé à l’extrême symbolique les « ceci est mon corps, ceci est mon sang » et le « faites ceci en mémoire de moi » qui étaient en réalité une projection prophétique apocalyptique de l’événement fondateur passé de la Croix et de la Résurrection dans la Gloire où tout devient alors réel, effectif et par là actualisé pour l’Eternité.

 

  • Le Messianisme

De même le messianisme caractérisé par une ère de bonheur quasi absolu dans le Pays promis, après une victoire définitive sur les ennemis, est lui aussi symbolisé. Le symbole sera personnifié par des faux messies-rois-dictateurs-empereurs-« bienfaiteurs » victorieux ayant réussi à imposer une idéologie et leur puissance sur de larges territoires.

On aura essayé en vain d’instaurer des espèces de royaumes messianiques, des empires avec des moyens humains à caractère symbolique où le rêve impérial universel est « jeté ensemble » avec une sorte de paradis terrestre ou d’ordre mondial décrit comme parfait par la propagande abondamment illustrée par des symboles (statues, effigies, images, monuments, cultes de la personnalité etc…à caractères symboliques cf. Nabuchodonosor, Darius, Alexandre le Grand, empereurs romains, pape, Saint Empire romain germanique, le Roi Soleil, Napoléon, Empire britannique, Hitler, Staline, Chine etc…).

 

  • La fin du symbolisme en Christ

La pérennisation historique religieuse notamment chrétienne s’est tournée vers le symbolisme mensonger alors que Jésus-Christ Glorifié, d’ores et déjà REVELE en 92, tenait tellement à y mettre fin de par Sa volonté de glorifier et de faire monter l’Eglise auprès de Lui pour la manifester elle aussi en vue du passage à la Révélation c’est à dire à la vérité et la réalité ! C’est ainsi et seulement ainsi que se réalise pleinement « qu’en Lui tout a été créé, les êtres visibles comme les invisibles…tout est créé par Lui, pour Lui, il est, lui par devant tout, tout est maintenu EN lui… Christ est tout et en tous… » (Colossiens 1:16ss ; 3:11).

Le symbole n’est, comme dit, ni la réalité, ni la vérité, mais un acte religieux magique et trompeur. On veut « jeter ensemble » de notre propre chef et autorité ce qui est incompatible en l’état : c’est pourquoi seule la métamorphose qui est une transformation, transfiguration, « résurrection » de la création déchue à commencer par le Corps crucifié de Christ et le nôtre, peut faire passer du mensonge symbolique à la vérité et réalité apocalyptiques ou révélées dans la Gloire céleste !!!

Ainsi Christ ressuscité et glorifié est la Vérité et la Réalité restaurées étant à la fois vrai Homme glorifié et vrai Dieu assis sur le Trône.

C’est pourquoi l’interventionnisme humain religieux pour « jeter ensemble » quelque chose qui ne peut « être », n’est ni réel ni vrai. En effet l’homme veut faussement ramener le céleste, l’originel au terrestre alors que Christ est justement venu pour ramener le terrestre au céleste, à l’originel en le purifiant par Son Sang.

L’homme se met au final en quelque sorte à la place de YHWH en voulant ramener le céleste vers le terrestre ! Parce que Christ S’est incarné, est venu du céleste vers le terrestre, on pense qu’il faut faire pareil en continuant à Le réincarner par la Cène ou en Le symbolisant alors qu’Il S’est incarné pour justement nous faire passer du terrestre au céleste ! (Ephésiens 4:8ss)

L’Église aurait dû et doit donc passer à la suite du Ressuscité de toute tentation symbolique à la Réalité divine céleste. Celle-ci ne peut se réaliser que dans la Révélation de Gloire dans laquelle Il veut nous inclure EN Lui et par là nous restaurer à Son image esprie, âme et corps métamorphosés, glorifiés, montés et donc originels comme Adam et Eve au paradis avant la chute !

 

 

  1. Le symbolisme attribué au Père
  • Le veau d’or

« Il les reçut de leurs mains, jeta l’or dans un moule et fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! Voici ton ELoHiM qui t’a fait sortir du pays d’Égypte. Lorsqu’Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui et il s’écria : demain, il y aura fête en l’honneur de YHWH » (Exode 32:4-5)

Moïse avait apparemment disparu de la circulation dans le massif du Sinaï. Malgré les manifestations de gloire et de puissance au Sinaï et déjà avant durant la sortie miraculeuse d’Égypte permise par YHWH ELoHiM qui étaient tout sauf du symbolisme, Israël passa au terrible symbolisme idolâtre sans vergogne.

Le veau d’or était le symbole où « leur » ELoHiM était « jeté ensemble » avec la statue d’or image de la richesse, de la meilleure viande, des gras pâturages, de l’abondance du Pays promis. Le bovin a besoin de beaucoup d’eau et d’une bonne terre produisant de l’herbe grasse et abondante d’où le symbole significatif de la statue. Ils n’ont pas fait un mouton ou une chèvre plutôt adaptés à la frugalité et pénurie du désert qui se contentent de beaucoup moins et pour cause… ! Cette statue du veau d’or fut une atroce réduction du Père à un symbole représenté par une idole soi-disant abondamment nourricière d’une forme et d’un aspect significatifs et surtout visibles, donc accessibles et à leur disposition.

En effet le soi-disant invisible devint le soi-disant visible parce que ramené au terrestre par le symbole, alors que le processus aurait dû être inverse à savoir que le terrestre aurait dû être élevé au céleste comme le suggéraient d’ailleurs déjà les événements du Sinaï et le désir du Père !

Le symbole mettait le Père à la botte et à la disposition des Hébreux. Par là le Pays promis fut réduit dans sa conception à un simple espace terrestre matériel où le Saint des Saints « transfigurateur » (cf. visage de Moïse rendu brillant au Sinaï et dans le Saint des Saints du Tabernacle) ne pouvait plus avoir sa place.

Aaron confirma malheureusement ce symbolisme en construisant l’autel devant la statue qu’il appela outrageusement YHWH et changea le culte et les célébrations à l’origine instaurés par Moïse en une orgie perverse et adultérine, une sorte de messti ou de kermesse !!!

Par cette statue sont « jetées ensemble » la forme matérielle significative et l’espérance matérialiste idolâtre et corrompue sans le Dieu réel et véritable.

 

  • Jéroboam

« Après s’être consulté, le roi fit deux veaux d’or et il dit au peuple : Assez longtemps vous êtes montés à Jérusalem ; Israël ! voici ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte » (1 Rois 12:28).

Jéroboam, roi du Royaume du Nord, confirmera bien plus tard le fait que le pays promis pourrait très bien se passer de YHWH, du Saint des Saints du Temple à Jérusalem et être remplacé par deux veaux d’or qui auraient fait sortir Israël du Pays d’Égypte ! Quel symbolisme idolâtre outrageux à l’égard du Père céleste !!!

 

  • La Foi au vrai Père Amour et Tout-Puissant

Mais transposé au niveau chrétien se pose la question de notre conception du Père céleste et de la « Terre promise céleste » à laquelle il faut accéder par la montée au Pays où se trouve le Trône !

Le seul moyen de passer au Pays promis fut l’Arche de l’Alliance et non pas le veau d’or (Josué 3:8ss). Le passage à sec du Jourdain du Peuple non pas « symbolisait » mais permettait réellement l’accès de l’autre côté sans mort, sans noyade. C’est bien la preuve que cette Arche n’était pas un symbole mais bien la réalité de la présence glorieuse divine de YHWH, réelle, agissante, (Jourdain à sec préservant de la mort) validant l’Alliance dans les faits, la réalité, « en vérité » et non pas « symboliquement » !

Ainsi nier la nécessité de la métamorphose du corps et de la montée au Pays promis céleste sans mourir, pleinement contenu et prévu dans la Nouvelle Alliance, implique automatiquement le symbolisme !!! En quoi consiste-t-il ?

Nous l’avons vu, le symbolisme est lié au désert et à la mort et à une conception idolâtre du Père qui n’est plus considéré comme Souverain, Créateur Tout Puissant dans la Réalité et la Vérité. Cette conception est largement intervenue après l’événement du veau d’or, symbolisme idolâtre, s’il en est, nous l’avons vu. Elle est aussi intervenue à diverses reprises lors des « murmures » et diverses révoltes des Hébreux contre Moïse et YHWH ELoHiM le Père qui n’auraient plus vraiment la situation en main, plus d’autorité.

Le symbolisme aboutirait à la conception d’un Père réduit à l’impuissance dans tous les sens du terme et voudrait L’atteindre dans Son identité paternelle et Son rôle fondamentaux. Dans Son incapacité, Il abandonnerait le Peuple au désert au vu des villes fortifiées de Canaan, sans compter le Jourdain à passer et qui avait énormément d’eau à l’époque. Le recours au symbolisme était en fait une démonstration d’incrédulité.

Ainsi seule la FOI, la CONFIANCE en YHWH de Josué et de Caleb permettait avec l’Arche de l’Alliance (qui n’est pas un symbole mais un contrat entre deux partis existant réellement) de passer dans le Pays et à sa conquête.

La Foi et la Confiance impliquent la présence et l’action réelles et effectives de YHWH, notre Père qui a fait Alliance avec nous en Jésus-Christ pour le passage dans le Pays promis céleste et la conquête du 2ème ciel et de la terre.

Cela n’a rien de symbolique où il faudrait « jeter ensemble » la Réalité divine paternelle du Créateur avec celle des conditions terrestres où le céleste serait ramené au terrestre. Les pratiques et rituels religieux, idolâtres et magiques symboliques voudraient nous Le mettre à notre disposition, à notre botte pour que cela fonctionne !

Cela n’a d’ailleurs pas fonctionné parce que nous sommes là aux antipodes de la relation authentique d’amour et d’échanges directs En-Haut voulue de notre Papa avec Ses enfants dans la Gloire, en Sa présence réelle, visible, de face à face sur le Trône !

 

  1. Le symbolisme attribué à l’Esprie Sainte
  • Méconnaissance de l’Esprie Sainte

L’Esprie Sainte, par l’ignorance de Sa véritable identité féminine et maternelle implique la limitation tragique de la nature de Son rôle et de Son action, La réduit d’emblée à une action dite « symbolique », c’est-à-dire inexistante, vague, imperceptible, faisant souvent double emploi avec Christ. Elle devient d’une certaine manière une sorte « d’appendice » de la Trinité dont on ne sait pas trop quoi faire… !

Au lieu de la puissance, de la force de frappe armée (Zacharie 4:6) à côté de son identité féminine qui La caractérisent, demandant considération, crainte et respect, Elle devient une sorte d’accessoire religieux affublée du simple ajout de la petite portion de phrase « par le Saint Esprit » à la fin de paragraphes, de discours ou de sermons juste histoire de ne pas trop L’oublier… !!!

Quand nous recevons l’Esprie Sainte nous sommes d’abord toujours convaincus de justice, de péché et de jugement impliquant la repentance. On ne se la joue pas avec Elle ! Ensuite nous sommes immergés, intégrés en Elle et Son Feu, Sa Lumière, quand nous montons, naissons de nouveau En-Haut de Son sein maternel. Par là nous sommes métamorphosés, transfigurés, sauvés esprie, âme et corps ayant réellement accès à la Salle du Trône.

Nous sommes alors parfaitement rendus capables d’accomplir nos missions à partir d’En-Haut sous Sa claire et directe direction et Son parfait coaching. Autrement dit, de par l’application de la justification offerte par Christ, Elle nous amène concrètement du terrestre au céleste, d’en-bas vers En-Haut, ce qui est, nous l’avons vu, l’antidote au symbolisme de par la métamorphose dans la tangibilité céleste.

 

  • La symbolisation de l’Esprie Sainte

Quand l’Esprie Sainte est-Elle spécifiquement « jetée ensemble » ou « symbolisée » avec une réalité terrestre ?

Tout simplement quand nous voulons La ramener du céleste au terrestre et plus précisément à notre petite personne ici-bas.

Nous voulons certes La recevoir mais sans que nous croyions et acceptions de La suivre En-Haut à commencer dans la repentance, le retour à Dieu et Son environnement céleste avec un cœur sincère. Nous voulons La « garder » ou la mettre à notre botte, à notre disposition sur terre ! Elle est « jetée ensemble » avec nous, nos projets personnels, notre ministère et plus généralement la dénomination ecclésiale ou œuvre dont nous faisons partie pour former un symbole.

Nous passons à la religion, aux rites, voire à un outil que nous manipulons pour faire le buzz et de l’argent avec le « spirituel ».

  • Simon le magicien

Cela correspond entre autres au cas de Simon le magicien (Actes 8 : 8-24) qui offrait de l’argent pour mettre l’Esprie Sainte à sa disposition, à sa botte en vue d’utiliser Son « pouvoir » et faire de la magie, de l’argent, le spectacle auprès des gens. Il s’était pourtant préalablement fait baptiser d’eau par Philippe censé démontrer sa repentance et son acceptation de sa foi en Jésus-Christ… ! Face à ce marché outrageux, les paroles de l’Apôtre Pierre furent radicales à son égard mais Simon ne se repentit pas !!!

 

  • Le roi Saül

L’histoire du roi Saül, ayant pourtant reçu l’onction royale et la visitation puissante de l’Esprie Sainte qui changea même son cœur au milieu des prophètes (1 Samuel 10:1ss ; 19 : 24), semble plus que significative !

Ses désobéissances qui commencèrent en 1 Samuel 13 démontrèrent entre autres qu’il biaisait avec Samuel et la ROUaCH KoDeSCH et voulait faire d’Elle un symbole avec lui. Il devenait par-là lui-même une sorte d’idole puisqu’il s’était fait représenter sous forme de statue (1 Samuel 15:12) !

L’esprie de Saül fut tourmentée par une mauvaise esprie (1 Samuel 16:14ss) ce qui signifiait que l’onction royale de la ROUaCH KoDeSCH s’était retirée, que YHWH l’avait rejeté. Il voulait faire de cette onction un outil, un accessoire à sa disposition et à sa botte pour n’en faire qu’à sa tête tout en voulant faire semblant de servir Dieu. Ainsi que son esprie fut livrée à un démon.

Il n’avait plus un cœur sincèrement uni à Dieu mais partagé. Il a fini dans la panique, le spiritisme, la voyance et par une mort violente (1 Samuel 28 et 31) en passant par la non reconnaissance de l’onction royale accordée au fidèle futur roi David qu’il persécutait injustement.

Bref le « charismatique-prophétique » Saül a voulu utiliser l’onction reçue comme il l’entendait, lui, et par là en abuser !

La symbolisation des ministères, de l’onction en se cantonnant à la « fonction » même « reconnue » par les structures ecclésiales aboutit toujours à des catastrophes suite à des abus, des manipulations, notamment de « politique religieuse » et de mélanges sournois !

Le mélange, le faire semblant, l’apparence, l’hypocrisie caractérisent le symbole voulant « jeter ensemble » l’Esprie Sainte mise au niveau de l’être humain déchu, ce qui n’est pas acceptable, ni même possible !

 

  • L’Apôtre Paul

L’Apôtre Paul fut, d’après ses dires, « lié » par l’esprie (son propre esprie) pour aller à Jérusalem (Actes 20:22). Il avait pourtant été averti par les frères et sœurs poussés par l’Esprie de Dieu de différentes villes des problèmes qui l’attendaient (Actes 20:23) et l’ordre clair de ne pas y aller (Actes 21:4). Le prophète Agabus était on ne peut plus clair quant aux conséquences de sa montée à Jérusalem (Actes 21:11).

Si nous reprenons tous ces passages bibliques soit l’Esprie Sainte se contredit, soit Paul a confondu sa propre esprie qui, étonnamment le « liait », avec l’Esprie Sainte qui ne « lie » jamais !!!

Nous connaissons les conséquences de cette confusion (Actes 21:20ss) : Paul est revenu ainsi presque logiquement en arrière à la pratique d’une tradition juive au Temple par rapport à un vœu chargé de symbolisme religieux pour démontrer qu’il était resté un bon religieux juif sur le conseil de chrétiens judaïsants de Jérusalem !!! Il a pratiqué ce qu’il condamnait dans ses lettres.

Cela eut l’effet contraire, entraîna son arrestation et, après un long périple, son martyre à Rome alors que le plan de l’Esprie Sainte fut de lui faire vivre la « montée » comme Jean ! Certaines annonces et enseignements prophétiques dans ses lettres que nous avons largement commentés dans les REdV précédentes en sont la démonstration évidente.

 

  • Confusion

Nous pourrions nous dire, vu que nous ne « pesons » pas lourd face au ministère exceptionnel, extraordinaire et merveilleux de Paul, que cet objectif est inatteignable ! En plus, tout est tellement « subtil ».

Combien de fois n’avons-nous pas confondu notre esprie avec l’Esprie Sainte ! Nous confondons si souvent les impulsions de notre esprie toujours « religieuses », « orthodoxes », soi-disant bibliques, avec celles de l’Esprie Sainte et nous devenons « symbole » avec notre propre esprie « jetée ensemble » avec notre âme et notre corps. Les retours en arrière dans la tradition religieuse, voire carrément le péché quelquefois « gros comme une maison » sont des voyants rouges à ne pas ignorer.

Mais c’est sans compter sur la Grâce et la Révélation maternelles de la ROUaCH KoDeSCH YHWH dont nous désirons bénéficier humblement. En effet il est impossible de devenir « symbole » avec l’Esprie Sainte qui veut justement toujours nous en sortir par le moyen de la transfiguration ou de la métamorphose au final.

Le salut total esprie, âme et corps opéré par notre Maman divine l’Esprie Sainte de par la Nouvelle Naissance est la seule solution au symbole religieux fût-il même d’apparence « très spirituelle » !

Pourquoi ? Parce que notre corps, notre âme et par là notre esprie sont extrêmement conditionnés et influencés, souvent à notre insu, par la Création déchue, l’espace-matière-temps, d’où le symbolisme quasi inévitable. C’est pourquoi il nous faut « naître de nouveau » au ciel de notre divine Maman céleste dans un environnement tout autre, le Pays promis céleste pour justement être délivrés du symbolisme. Tendons vers ce but, seule solution véritable à ce problème récurrent !

 

  • Conclusion

Colossiens 3:1-2 nous exhorte à chercher et affectionner les choses d’En-Haut où Christ est assis à la droite de Dieu. C’est clair et net !

Qui cherche sincèrement avec amour et passion trouve, car la solution au symbolisme et toutes ses conséquences néfastes est de réellement et effectivement vouloir rejoindre Christ sur le Trône en tant que Son Épouse pour enfin entrer pleinement dans Son plan et Son projet !

En Jésus, Martin BUSCH

159. Selon YHWH יְהֹוָה

INTRODUCTION

 

De nombreuses thématiques ont été élaborées à partir du tétragramme (tétra = quatre ; gramme = signe, écrit) YHWH יְהֹוָה désignant le Nom révélé du Dieu de la Bible.

Ici nous en retiendrons une, issue de la pensée juive. Elle nous a agréablement surpris pour ne pas dire bouleversé.

D’après cette thématique, parmi bien d’autres certes, à chacune des quatre lettres correspondrait dans l’ordre un membre de la famille de base à savoir le Père, la Mère, le Fils et la Fille selon Genèse 1: 27-28 où il est écrit que le couple humain fut créé à la ressemblance de Dieu (ELoHiM) et exhorté à avoir une descendance.

De plus, la famille royale davidique au-delà, la Famille divine, décrites dans le Psaume 45 vont exactement dans le même sens.

Étonnamment la calligraphie des lettres hébraïques, que nous pouvons aussi considérer comme « inspirée », confirme encore ces correspondances entre le tétragramme et la Famille divine.

Des qualités bibliques spécifiques cardinales dans la pensée rabbinique associées aux consonnes du tétragramme YHWH יְהֹוָה (nous affichons les voyelles massorétiques) ont contribué à l’identification des membres de ladite Famille de base nommés ci-dessus.

Les dispensations du Nouveau Testament et notamment celle de l’Apocalypse offrent en outre un éclairage confirmant et complétant merveilleusement ces propos.

Chacune des quatre identifications a une portée essentielle et existentielle pour une approche supplémentaire de l’identité divine et des implications inimaginables en découlant tout en maintenant et affirmant sans retenue aucune YHWH יְהֹוָה, notre ELoHiM אֱלֹהִ֔ים, EHaD, UN אֶחָד (Deutéronome 6: 4).

 

1. La sagesse (Ha[o]KeMaH) חָכְמָה de la Torah correspondrait au Yod יְ de YHWH, la première lettre du tétragramme : le Père

 

YHWH a donné la sagesse de la Torah, du commencement, pour un mieux vivre de la créature humaine et la compréhension de ses origines. Cette sagesse est l’ACCEPTATION sincère des enseignements et voies de la Torah-Parole auxquelles le membre du Peuple de Dieu est invité à se conformer. Celle-ci permettra de progresser, de grandir et surtout de continuer à vivre pour devenir un véritable adulte sain[t] et équilibré en vue du retour à YHWH.

La HaKeMaH permet d’éviter les erreurs et commence avant tout par le respect, la crainte de YHWH (Proverbes 1: 6 ; 9: 10 etc.…). Le respect, la crainte (YiReAH crainte, respect, vénération) se portent en général prioritairement au Père, le Saint dont l’autorité fixera les limites à ne pas dépasser dans la famille, ceci pour le bien-être des enfants (cf. Hébreux 12: 8ss).

A partir de cette Parole acceptée et assumée par la sagesse liée à la crainte du Père, se construit la pensée et la personnalité de l’enfant, du croyant, du Peuple élu Israël, de l’Eglise, de l’Eglise des Vainqueurs.

L’humilité en découlant sera obligatoirement au rendez-vous et laissera la place non pas à l’ego mais à l’amour gratuit qui saura se donner de façon inconditionnelle sans penser à recevoir en retour… On pourra aussi parler ici de « sanctification ».

Le PERE a un rôle de modérateur, de régulateur, d’autorité structurante de par Son amour paternel au sein de la famille pour éviter aux fils et aux filles de tomber à terme dans le vide du « néant », du tohu-bohu comme ce fut par exemple le cas du genre humain dans une certaine mesure à l’époque de Noé et du déluge

D’un point de vue calligraphique, le « Yod » יְ pourrait étrangement ressembler au spermatozoïde qui féconde la Mère, caractéristique de la transmission de la vie paternelle s’il en faut. Le Père nous conduit ainsi directement à la Mère qui s’avère de ce fait tout aussi indispensable et égale à Lui.

Par ailleurs, la Parole faite chair, Jésus-Christ, en tant que Fils incarné parfait du Père, a pleinement reçu, assumé et vécu ce « Yod » paternel divin dont Il est issu et qu’Il « EST » Lui aussi à égalité de par Sa divinité filiale de Fils de toute éternité.

 

2. La fidélité (EMOUNaH) אֱמוּנָה et l’intelligence (BINaH) בִּינָה correspondraient au « Hé » הֹ de YHWH : la Mère

 

YHWH est caractérisé par la fidélité, la loyauté, la dignité (EMOUNaH) et la raison, l’intelligence, la capacité, la puissance (BINaH) se manifestant à la fois dans le « surnaturel », le « hors de », le « au-dessus » de l’espace-matière-temps et le « naturel », l’espace-matière-temps. Quand ces qualités sont transmises au croyant elles permettent d’assumer et d’agir selon YHWH et la Torah à partir de ce qui est « en-dehors, au-dessus » de l’espace-matière-temps et dans l’espace-matière-temps.

Ainsi la EMOUNaH authentique et la BINaH parfaite divines ENGENDRENT par essence, par définition et par nature les miracles, les réalisations, les aboutissements, les finalisations de type féminin adulte. Seules la fidélité, la fiabilité et l’intelligence sont les qualités par excellence permettant de concevoir et de donner naissance à des projets miraculeux et autres pour les mener à terme.

Elles sont de ce fait la matrice de la Torah qu’elles vivifient et rendent puissante (miracles ; Révélation ; Parole faite chair, Jésus-Christ, Eglise des Vainqueurs). La Torah en soi sans cette vivification via la matrice ne peut que rester « lettre morte ». Cette matrice porte, nourrit, concrétise, enfante, engendre, réalise et finalise.

La matrice d’engendrement divine, suite à l’amour avec le Père, nous permet donc d’identifier YHWH, la MERE, la ROUaCH KoDeSCH, la Pneuma Sainte, l’Esprie Sainte.

Elle inspire les Écritures et coache les enfants, enfante le Christ, la Parole-Torah faite chair avec Marie sur terre, les croyants nés une première fois « d’eau » de leur mère terrestre selon la chair et d’Elle une deuxième fois par la Nouvelle Naissance En-Haut (Jean 3: 5ss). Elle porte, réalise, concrétise finalise l’œuvre et le plan divins par Sa puissance, Sa force, Sa capacité d’aboutissement, de finalisation parfaite de par Son Corps glorieux féminin qui sait porter, faire croître et donner la vie (Cf. Zacharie 4:6).

Elle peut de ce fait nous permettre de passer au-dessus de l’espace-matière-temps en nous [trans]portant en Elle et en accouchant de nous En-Haut nous communiquant les mêmes qualités et capacités dans leur plénitude en tant qu’Église des Vainqueurs.

Elle rend « existentiellement » (engendrement d’Elle En-Haut) possible les changements nécessaires dans les lieux célestes et sur terre dans le « bon sens », car à partir d’En-Haut où l’on « connaît pleinement ». La confiance authentique et l’intelligence renouvelée peuvent par conséquent être parfaitement concrétisées par des actions, réalisations directement et clairement inspirées et pilotées par Elle !!!

D’un point de vue calligraphique, notons l’ouverture vers le bas de la lettre à forme rectangulaire en forme de « contenant » représentant le corps féminin de la Mère divine, l’Esprie Sainte, « Hé » הֹ étant le « passage » pour « l’enfantement ». Notons que la dernière lettre de la ROUaCH רוּחַ, le « Heth » quasiment identique au « Hé » הֹ, comporte la même ouverture vers le bas.

L’ouverture en-haut à gauche du « Hé » הֹ représente par ailleurs la bouche d’où sort la Parole, le Souffle (cf. Jean 3: 8), l’Eau vive et pure (Jean 4 : 11ss), la Puissance (Actes 1 : 8), le Feu et la Lumière (Actes 2: 1ss). Ce qui sort de Sa bouche La désigne aussi comme YHWH TZaeBaOTH, YHWH des Armées, la Force armée, la Puissance de Feu…

 

3. L’unité des contraires correspondrait à la lettre “Waw” ו qui est en effet la plus utilisée en hébreu comme conjonction de coordination traduit par « et » justement pour relier voire unir « We » וְ , ce qui devient possible par le sacrifice (TzeBaCH זֶבַח ) et la sacrificature (KoHeN כֹּהֵן) : le Fils

« Au commencement ELoHiM créa les cieux et (We וְ ) la terre. » (Genèse 1: 1)

Nous savons que l’harmonie et l’unité initiales des deux ont ensuite été rompues par le Serpent-Dragon entre le verset 1 et 2 de Genèse 1 puis encore une fois par la chute de l’être humain (Genèse 3: 1ss). Les cieux (3ème ciel) et la terre deviendront alors antinomiques, contraires, opposés, apparemment totalement irréconciliables. Seul le Sacrifice expiatoire substitutif parfait opéré par un Sacrificateur parfait permettra un retour de l’harmonie et de l’unité.

« Waw ו signifie crochet. Sa forme répond à son nom » (dictionnaire Sander hébreu-français). Il s’agit d’une réalité « accrochée », fixée En-Haut, descendant jusqu’en-bas et reliant ainsi malgré tous les deux antinomies, opposées (cieux et terre ; Dieu et hommes) après la chute. Il s’agit du rétablissement d’un « chemin », d’une liaison où le haut est « ancré » En-Haut et permet la réunion, l’unité, la réconciliation des « contraires », totalement antinomiques. Il s’agit ici clairement d’une identification et d’une dynamique biblique messianique ou christologique.

Nous passons de la sorte dans le paradoxe fondamental apparemment impossible de vie et de restauration où le FILS, Jésus-Christ est à la fois vrai Dieu illimité (En-Haut) ET vrai homme dans un corps de chair limité (en-bas). Il devient ainsi le Chemin (Jean 14: 6), l’Échelle de Jacob (Genèse 28: 12).

Il fut aussi « cloué, accroché, élevé » à la croix (la forme du WaW ו peut aussi faire penser à un clou) pour devenir ledit Chemin par la justification, l’expiation substitutive par Ses rôles de Sacrificateur [KoHeN כֹּהֵן] et de Sacrifice [TzeBaCH זֶבַח] à la fois.

Il est mort à notre place et a donc ainsi ôté le salaire du péché, la mort (Romains 6: 23) qu’Il a vaincue, en nous donnant gratuitement la Vie éternelle pour aujourd’hui. Les contraires, les antinomies, les oppositions fondamentales et originelles sont à nouveau rétablis !

Par la Résurrection, l’Ascension et Son premier Retour en Gloire auprès de Jean dans Son Corps glorifié, Il a inauguré, ouvert le Chemin que nous pouvons dorénavant emprunter aller-retour comme Lui à Sa suite esprit, âme et aussi corps glorifié, métamorphosé ! (Cf. montées et descentes sur terre pour accomplir parfaitement nos missions ; Apocalypse 5: 10 ; 6: 2 etc.…).

Pourquoi parlons-nous du Fils ? Jésus est le Fils de l’Esprie Sainte parce que nous retrouvons ce « Waw » ו au milieu de la ROUaCH : רוּחַ, Son Corps féminin. Elle porte, contient en Elle entre le « Resch » ר (signifiant fendre, trancher, séparer, briser, couper, distinguer, discerner, décider, régner = YHWH ZaeBaoTH) et le « Heth » חַ (Corps féminin avec ouverture vers le bas) en tant que Mère divine, Son divin Fils, le « Waw » ו, le Chemin, l’Echelle reliant terre et ciel !

Au moment du miracle de l’Incarnation, Jésus passa par l’ouverture vers le bas du « Heth » חַ de la ROUaCH KoDeSCH comme décrit dans le paragraphe précédent ainsi que conjointement par « l’ouverture vers le bas » du corps de chair terrestre de Marie.

 

4. La Royauté מְלוּכָה (MeLOUKaH) est signifiée par le deuxième « Hé » ה final du tétragramme : la Fille

 

Le premier « Hé » ה en la personne de l’Esprie Sainte avec le « Resch »ר nous guide incontestablement vers la Puissance, la force, la droite armée de YHWH donc obligatoirement de l’exercice royal du pouvoir.

Faudrait-il considérer que le deuxième « Hé » ה du tétragramme à quatre lettres ne serait qu’une répétition, une assimilation, voire pire, un clone du premier « Hé » ה ? Evidemment non, car à chaque lettre ne peut que correspondre fonction, réalité et identité propres donc non assimilables. L’amour divin indissociable de la liberté n’assimile, n’absorbe jamais mais respecte l’identité de chacune et de chacun.

Toutefois un « Hé » ה ressemble incontestablement à un autre « Hé » ה.

Nous constatons ainsi le contenant rectangulaire étant le corps féminin doté de l’ouverture féminine vers le bas rendant capable d’enfanter et aussi l’ouverture en-haut à gauche, la bouche.

Comme ce « Hé » ה fait aussi et encore partie du tétragramme divin, alors que nous avons déjà parlé de Dieu Père, Esprie Sainte et Fils, la solution catholique romaine fut de désigner Marie, Immaculée conception, Mère de Dieu, « Pleine » de Grâce, Reine du Ciel, 4ème dans l’hiérarchie céleste etc.… !

La solution biblique consiste à considérer qu’il ne peut s’agir que de l’Eglise des Vainqueurs montée, l’Épouse de Christ (Apocalypse 12: 1ss) bénéficiant de la GRACE d’être physiquement MONTEE, ENGENDREE à nouveau En-Haut par notre Maman divine, l’Esprie Sainte, Elle, la véritable Reine du Ciel, Épouse du Père (cf. RedV n°131).

Cette filiation réelle et effective lui permet donc de légitimement rejoindre la position suprême sur le Trône (Psaume 82: 6 ; Jean 10: 34 ; Apocalypse 3: 21) aux côtés du Fils son divin Epoux pour REGNER avec Lui (Apocalypse 1: 6 ; 5: 10 ; 20: 4a) après avoir combattu (Apocalypse 6: 2 ; 12: 7ss ; 17: 14c ; 19: 14) !!! Ainsi la créature humaine vraiment régénérée rejoindra YHWH pour en faire partie intégrante en vue d’exercer pleinement la fonction royale (Apocalypse 1: 6 ; 5: 10) !!! Quelles Grâce et Révélation inimaginables !

Comme l’Esprie Sainte, l’Épouse du Christ régnante avec son Epoux et bien entendu avec son Père et sa Mère enfantera à son tour (Apocalypse 12: 2+5+17) et de sa bouche sortira la Parole, le Feu, la Puissance (ה cf. Apocalypse 11: 5-7 ; troisième montée v.12).

Comprenons par là que YHWH, le Tout-Puissant, dans Son Amour S’est mis volontairement de par Sa décision souveraine absolue en quelque sorte en position de « dépendance » par la création de Sa créature humaine destinée à faire pleinement partie de QUI Il EST, à savoir YHWH !!! Créer pour Dieu signifie entre autres s’inclure, se mettre, placer Son identité, Son Soi dans Sa créature.

A y réfléchir de plus près, c’est absolument nécessaire sinon il ne s’agirait plus de l’Amour complet, parfait, total du Créateur devant aller jusqu’au bout du bout jusqu’à S’impliquer existentiellement de façon absolue et irrévocable dans Sa créature !

Il a de ce fait « besoin » de nous à cause de cet Amour absolu et total L’impliquant existentiellement parce qu’Il en a décidé ainsi !!! Quelle humilité du Tout-Puissant ! C’est pourquoi il est dit qu’Il EST Amour ! (1 Jean 4: 8) YHWH est omnipotent, omniscient, dans l’ubiquité, immuable par Sa fidélité, mais Il est aussi dépendant car il est totalement impossible de ne pas être dépendant de celui ou ce celle qu’on aime !!! Ainsi Il souffre, se met en colère sainte, est sensible, se réjouit parce qu’Il s’implique entièrement dans Son Amour !!!

C’est pourquoi Il n’est pas « complet » ni satisfait si le deuxième « Hé » ה n’est pas présent En-Haut auprès des trois consonnes précédentes ! Il a tout fait Lui-même en Jésus, le « Waw » ו, pour ouvrir la Voie, le Chemin, mettre l’Échelle, afin que nous ayions la possibilité et le droit en tant que créature aimée de reprendre dès aujourd’hui la place « divine » totalement au « sommet » qu’Il a prévue pour nous de toute éternité !!!

Humainement, c’est totalement inconcevable et incroyable mais tellement merveilleux de constater de quel Amour, au-delà de toute imagination même, Il nous aime ! Ainsi quelle urgence pour Lui comme pour nous afin que les choses reviennent dans l’ordre initial le plus rapidement possible !!!

Il s’agit d’une véritable révolution « théologique » qui démontre cette proximité d’amour total, jusque dans Sa mise en jeu réelle existentielle de Son identité fondamentale parce qu’Il EST justement amour total inconditionnel !!! La Toute-Puissance contient étonnamment mais nécessairement la faiblesse, la dépendance, l’humilité et la vulnérabilité à cause de cet Amour totalement impliqué dans Sa créature !!! Être Tout-Puissant et parfait nécessite aussi de connaître existentiellement la faiblesse, la dépendance, l’humilité et la vulnérabilité !!!

L’acte créateur est acte de liberté souveraine et d’amour total vis à vis de la créature, car cet acte est à la fois émanation et inclusion à partir et dans Son Nom-Identité même, Celui du Créateur authentique et vrai YHWH יְהֹוָה !

Nous mesurons la stratégie inimaginable de l’Ennemi qui a insidieusement profité de cette situation de vulnérabilité pourtant absolument nécessaire à la Toute-Puissance en s’attaquant directement à l’identité même de YHWH : il a fait chuter le deuxième « Hé » et ne veut surtout pas le restituer !!!

L’incarnation, la vie sur terre de Jésus, Son sacrifice expiatoire fut donc terriblement risqué (cf. tentation ; Matthieu 4: 1ss etc…) ! Pour aller chercher le deuxième « Hé », YHWH n’a pas hésité à risquer par amour la chute et la perte du « Waw » ו, le Fils Unique, donné pour nous ! (Jean 3: 16)

Heureusement par Sa réussite, Sa perfection, Son expiation substitutive, Il nous replace par grâce, juridiquement, de plein droit, dans le Nom et donc la position du Créateur YHWH יְהֹוָה.

Jésus-Christ Glorifié ו et l’Apocalypse nous appellent par conséquent à l’APPLICATION de la substitution expiatoire de la Croix. Cette application est notre métamorphose, notre montée et notre glorification pour rejoindre notre position prévue depuis toujours en tant que deuxième « Hé » à la fin du tétragramme divin :

יְהֹוָה, c’est à dire sur le Trône !!!

Enfin pour terminer, la « grosse cerise sur le gâteau » se trouve dans le Psaume 45 : 7ss (Trad. Segond 1910) où nous est présentée au-delà de la famille du roi David, la Famille Royale divine qui EST YHWH au grand complet :

« C’est pourquoi, ô Dieu (Jésus-Christ, le Fils ו**), ton Dieu (le Père יְ) t’a oint d’une huile de joie… La reine (l’Esprie Sainte, la Mère הֹ) est à ta droite, parée d’or d’Ophir… Écoute, ma fille (Eglise des Vainqueurs montée ה) vois, et prête l’oreille ; « Oublie » (SCHaKaR : laisses en arrière) ton peuple et la maison de ton père (Eglise terrestre, famille terrestre). Le roi (Jésus-Christ, l’Époux, le Fils ו) porte ses désirs sur ta beauté ; puisqu’il est ton Seigneur (Jésus-Christ, l’Époux, le Fils ו), rends-lui tes hommages… Toute resplendissante est la fille du roi (Eglise des Vainqueurs montée, Épouse ה) dans l’intérieur du palais ; Elle porte un vêtement tissu d’or. Elle (Eglise des Vainqueurs montée, Épouse ה) est présentée au roi (Jésus-Christ, l’Époux, le Fils ו), vêtue de ses habits brodés et suivie des jeunes filles, ses compagnes (unité avec l’Épouse ה ; cf. parabole des vierges sages) qui sont amenées auprès de toi. On les introduit au milieu des réjouissances et de l’allégresse (Noces de l’Agneau, l’Époux, le Fils ו avec l’Épouse ה), elles entrent dans le palais du roi (Pèreיְ). »

Conclusion

En écrivant cette conclusion, je n’arrive pas à mesurer l’incroyable révélation du deuxième « Hé » ה du tétragramme, l’Eglise des Vainqueurs non seulement liée mais faisant pleinement, fondamentalement, existentiellement partie de YHWH יְהֹוָה, tout en maintenant la distinction fondamentale entre le Créateur et la créature.

Nous y retrouvons aussi la féminité nécessaire, obligatoire et ici encore confirmée de la ROUaCH KoDeSCH YHWH יְהֹוָה, notre Maman céleste !

Cette unité du Nom complet se restaure dans la Révélation, la finalisation du salut total esprie, âme et corps dans et par l’Identité même de YHWH ELoHiM !

Tout se tient si merveilleusement par la redécouverte de la pensée de la Torah et prioritairement de celle qui émane du merveilleux Nom du Créateur : YHWH יְהֹוָה notre ELoHiM (Dieu) אֱלֹהִ֔ים, l’UN EHaD אֶחָד !!!

 

En Jésus, Martin BUSCH

158. Dispensations selon l’épître aux Hébreux

INTRODUCTION

L’Épître aux Hébreux fait office de jonction entre la dispensation de l’Ancienne Alliance vers celle ayant régi l’Eglise primitive pour aboutir à celle de l’Eglise des Vainqueurs !

Notre approche, que nous qualifierons davantage de thématique, nous permettra d’élucider de façon plus évidente, à notre avis, les problématiques difficiles à résoudre posées par certains passages de cette épître (cf. Hébreux 6:1-3 par ex.). En fait, elles nous introduisent au final dans la dispensation de l’Eglise des Vainqueurs régie par l’Alliance apocalyptique de Gloire, de Feu et de Lumière.

Cette épître a pu être rédigée par Paul, l’ex-pharisien (Philippiens 3:5), à la fin de sa vie (env. vers 67) en Italie (Rome) où il fut exécuté, sachant qu’il avait ses frères et sœurs Juifs-Hébreux particulièrement à cœur et vu les connaissances exceptionnelles du judaïsme, de la christologie et ses annonces de la Révélation de Gloire que nous constatons ici comme déjà dans ses épîtres précédentes. La proximité et la collaboration avec Timothée évoquée à la fin de l’Épître semble confirmer notre hypothèse (cf. Hébreux 13:18-24). Le style et le discours employés sont relativement différents de ses autres lettres mais cela peut s’expliquer puisqu’il s’adresse aux Juifs notamment à ceux de la diaspora des villes de l’Empire Romain à la tradition religieuse bien évidemment spécifique.

1. La christologie

Du judaïsme au témoignage christocentrique de l’Eglise primitive à la Révélation annoncée de Jésus-Christ Glorifié suivie de celle de l’Eglise des Vainqueurs

Hébreux 1 met le Seigneur Jésus-Christ Sauveur (v. 3b) à sa vraie place au-dessus des anges non seulement en position de Fils du Père (v. 1-3a ; 4-6), mais aussi de Theos, Kurios, (Dieu, Seigneur [YHWH ELoHiM, ADoNaÏ]) trônant sur le Trône divin, de Créateur, à l’égal du Père, de Messie-Christ, l’Oint (v. 8-13 cf. Psaume 45:7-8 et 110:1 cités ici). Nous avons ici un des textes les plus merveilleux, complets et concentrés de la Bible relatif à la christologie.

C’est la base et la clé de tout et notamment du salut total pour ici-bas depuis la Genèse de façon rétrospective à l’Apocalypse jusqu’à la fin et pour l’Eternité ! (Cf. Hébreux 13:8)

D’emblée, le texte adressé aux Juifs-Hébreux met les pendules à l’heure par rapport à la dispensation nouvelle révélant le Seigneur Jésus-Christ dans Sa véritable position de Gloire suprême fruit de Son Sacrifice expiatoire justificateur !

Cette base permet l’appui, la confirmation du témoignage christocentrique des chrétiens de l’Eglise primitive à l’actuelle Eglise charismatique-évangélique par les signes, prodiges et divers miracles distribués et attribués par la Pneuma Sainte selon Sa volonté (Hébreux 2:4 ; cf. aussi Marc 16:15-20 ; livre des Actes etc.…).

Mais elle permet aussi par la suite la Révélation des Vainqueurs ou Eglise des Vainqueurs ou « Premiers-Nés » dans la Gloire de l’Esprie Sainte intrinsèquement indissociable de la Révélation préalable de Jésus-Christ Glorifié, le Grand Sacrificateur, l’Initiateur et le Précurseur dans le Saint des Saints céleste ou la Salle du Trône. En effet s’Il est le Précurseur en tant que Grand Sacrificateur, il faut obligatoirement que d’autres puissent Le suivre esprie, âme et corps là où Il est, sinon Il ne serait le Précurseur de rien ni de personne.

Selon l’ordre de Melchisédek

L’affirmation que Jésus est supérieur à Moïse, que Son sacerdoce est supérieur à celui d’Aaron selon l’ordre (taxis : ordre, succession, arrangement, disposition, caractère, manière, qualité, nature, style) de Melchisédek (Hébreux 7:3 ; Jésus), veut faire passer les Hébreux du premier siècle à la nouvelle dispensation-alliance christologique de l’Eglise primitive (Hébreux 3 ; 4 ; 5).

L’ordre de Melchisédek qui précède celui d’Aaron dans la succession, annonce de surcroît de par sa qualité et sa nature la nouvelle dispensation de Gloire allant au-delà de celle de l’Eglise primitive :

Melchisédek (signifie Roi de Justice), Sacrificateur ET Roi de justice (Hébreux 5:10) est le Sacrificateur parfait ET le Roi régnant EFFECTIVEMENT à [Jéru]Salem (cf. SHaLoM=Paix, Bonheur ; Genèse 14:18 ; Psaume 110:4) appliquant alors déjà concrètement et visiblement la paix et la justice donc d’ordre messianique (=Sacrificateur ET Roi) dans la ville. L’indispensable justification sacrificielle expiatoire parfaite fut déjà préalablement prophétiquement validée par le pain et le vin qu’il fit apporter à Abraham (Genèse 14:18 ; référence prophétique au pain et au vin de la Ste Cène des Évangiles et des Épîtres, puis au Corps de Christ de Feu et de Lumière dans la Gloire apocalyptique) !!!

Cette Sacrificature jointe à la Royauté effective revêt un cadre d’ordre messianique divin éternel puisqu’il n’a pas d’ascendants du point de vue de Sa divinité Yahviste messianique… (Hébreux 7:3) et nous projette en plus par conséquent dans la Révélation ultime de la Ste Cène de Gloire et de la manifestation de plus en plus visible du Royaume de Dieu (Apocalypse 3:20c ; 5 : 5ss).

2. De l’Eglise primitive à l’Eglise des Vainqueurs

Le « déjà » et le « pas encore » de l’époque de l’Eglise primitive (Hébreux 2)

La période de l’Église primitive est l’époque intermédiaire avant l’Apocalypse dont il est clairement dit : « Maintenant nous ne voyons pas encore que tout lui ait été soumis » (Hébreux 2:8b), malgré le fait que Jésus se trouve d’ores et déjà considéré à juste titre comme couronné de gloire à cause de sa mort justificatrice (Hébreux 2:9). C’est entre autres de ce texte que vient la théologie du « déjà » et du « pas encore ». Elle fut effectivement valable AVANT l’Apocalypse durant ladite période intermédiaire de l’Eglise primitive en attendant la Révélation de Jésus-Christ Glorifié qui aurait dû être immédiatement suivie de celle de l’Eglise des Vainqueurs.

Le repos et le Pays Promis

Hébreux 3 reprend la thématique du repos associée à l’entrée au Pays Promis devant sécuriser le Peuple qui fut toutefois interdite aux révoltés et aux incrédules de la génération Moïse.

Le repos lié au septième jour est encore évoqué en Hébreux 4:8-10 que Josué, le conquérant du Pays de Canaan, n’a certes pas pu donner dans sa plénitude mais qui est totalement disponible aujourd’hui en Christ par l’Esprie Sainte.

Il faut en effet que l’on puisse réellement se reposer de ses œuvres et par la thématique du 7ème jour, nous sommes directement projetés dans l’Éternité paradisiaque en passant par les avant-goûts de félicité du repos (non pas d’inactivité mais de « service de Dieu » et de « règne » dans et à partir des conditions célestes : Apocalypse 22:3+5c) de la « Maison » (= Temple, Saint des Saints, Salle du Trône, Famille, Maison Familiale, Ciel) du Christ Roi notamment durant le processus apocalyptique et le Millénium !!!

L’immortalité

Le thème de l’immortalité (cf. Romains 2:7 ; 1 Corinthiens 15:51 ; 2 Timothée 1:10) est ici clairement abordé :

« Donc, puisque les enfants ont eu en commun le sang et la chair et que lui pareillement les partagea afin que par la mort, il rendît impuissant celui ayant le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable et délivrât ceux, qui par peur de la mort, passaient toute leur vie exposés à l’esclavage. » (Hébreux 2:14-15 ; trad. litt.).

Nous sommes ici sans conteste dans la dispensation de l’Alliance de Gloire et de Feu régissant l’Eglise des Vainqueurs où l’immortalité acquise par Jésus fait clairement partie de l’application effective du « contrat » y afférant (Apocalypse 1:18c ; 2 : 7b).

A cause de ce que nous avons en commun à savoir la chair et le sang nous rendant mortels, nous connaissons la source de notre esclavage à savoir la peur de la mort. Elle devient plus réelle encore en période de guerres, de pandémies, de crises, de persécutions et de misères particulières et collectives de toutes sortes.

Alors quid ? Pourquoi l’Eglise est-elle encore exposée à cet esclavage, ne serait-elle pas encore délivrée de la mort et de la peur qu’elle inspire ? Elle en est certes légalement, juridiquement délivrée. Elle est toutefois restée dans la chair et le sang terrestres, le corps mortel des croyants étant encore non métamorphosé dans la Puissance (= Esprie Sainte) de Résurrection et de Glorification du Corps actuel de Christ, l’Initiateur non seulement du salut de l’âme et de l’esprie, mais aussi de celui du corps.

En plus il est question du Diable qui est rendu impuissant, ce qui n’arrivera qu’en plusieurs étapes justement durant la période apocalyptique à savoir son éjection des lieux célestes par l’Archange Michel, les anges et l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12 : 7ss), puis son éjection de la terre (Apocalypse 20:1-3 + 10).

Comprenons cette dichotomie terrible, non voulue par YHWH ELoHiM, entre ce qui est aujourd’hui accessible (Hébreux 4:14-16) mais dont nous ne jouissons pas dans les faits, il faut malheureusement se rendre à l’évidence !!!

Le passage à la Gloire des fils précédé par la Révélation de Jésus-Christ Glorifié : l’actualité de Dieu

« …qui voulait conduire beaucoup de fils à la gloire, ait mené par beaucoup de souffrances à l’accomplissement l’initiateur (arkègos : initiateur, précurseur, chef, Prince-Princeps ; cf. archange) de leur salut. » (Hébreux 2:10).

Le Père voulait clairement mener « beaucoup de fils à la gloire » après avoir révélé Jésus-Christ Glorifié : c’est le projet apocalyptique complet clairement annoncé mais à l’époque où l’Épître aux Hébreux fut rédigée, ce n’était pas encore fait !

Jésus-Christ Glorifié n’avait en effet pas encore été révélé comme tel à l’Eglise mais uniquement sur la base de témoignages confirmés par des signes, des guérisons et des miracles (Hébreux 2:4), ce qui est déjà merveilleux et cela fait beaucoup de bien quand cela vous arrive, mais il y a « plus » !!!

Dès que la Révélation de Jésus-Christ Glorifié à l’Eglise eut lieu (Apocalypse 1 : 10ss), il aurait fallu, comme dit, qu’elle Le rejoigne d’emblée dans la gloire, selon les diverses exhortations et promesses des sept lettres aux églises.

Mais l’Église ne passa malheureusement pas à la repentance-montée…, alors qu’elle aurait dû se laisser mener à la Gloire selon la volonté du Père annoncée, exprimée ici et selon le discours pressant de Jésus-Christ Glorifié presque 30 ans plus tard !

Comme Jésus-Christ Glorifié a institué la Nouvelle Alliance de Feu et de Gloire, vu qu’Il a été révélé, manifesté comme tel par le Père, l’Alliance marquée par le « déjà » et le « pas encore » régissant alors la vie de l’Eglise primitive n’est plus ni dans la volonté, ni dans le Plan d’alors et surtout actuel divin, ceci depuis presque 2000 longues années ! Alors rentrons sans tergiverser dans l’actualité divine de l’Alliance de Feu et de Lumière régissant l’Eglise des Vainqueurs, même si nous sommes encore dans l’espace-matière-temps ! En effet « mon juste VIVRA (et non pas mourra !) par la FOI » (Hébreux 10:38). Nous avons la promesse de sortir du marasme mortel si nous y croyons !

3. « A la fin de ces jours » : le Kairos et la foi (Hébreux 1:2 ; 11)

L’aujourd’hui de l’Esprie Sainte (Hébreux 3:7)

« Ep eskatou ton emeron TOUTON », à la fin (eskaton : fin, accomplissement ; cf. eschatologique) de CES jours, démontre qu’il s’agit de la fin des jours tels qu’ils se présentent sous leur forme d’aujourd’hui ou encore de la fin des temps ou mieux encore du Temps, de l’Histoire.

La fin eschatologique correspond à l’appel de l’aujourd’hui fait par l’Esprie Sainte de ne pas endurcir notre cœur en vue de faire partie de la maison construite par Dieu, donc céleste où Jésus est justement le « Fils » de ladite maison céleste (Hébreux 3).

Contrairement à Paul, nous nous retrouvons environ deux millénaires après l’expiation de la Croix sans que l’accomplissement final de gloire (accès à la Maison céleste) marqué vers la fin par le retour aux yeux de tous de Jésus se soit produit.

En Hébreux 10:37, il écrit : « En effet encore un peu (mikros : un peu, petit ; cf. microscope), bien peu [de temps], celui qui viendra sera là … ». Jésus-Christ Glorifié était bien au rendez-vous environ 30 années plus tard face à l’Apôtre Jean et cela aurait dû marquer la fin des souffrances et des combats d’ordre terrestre de l’Eglise pour qu’elle vive suite à sa Foi entraînant la formation de l’Eglise des Vainqueurs (Hébreux 10:34ss). Mais nous connaissons la suite de l’histoire de l’incrédulité notoire qui impliquera non pas le « vivra » mais le « mourra » : ce que nous constatons tous les jours, aujourd’hui…

Proximité temporelle du processus messianique

De plus, il est vrai que les prophètes de l’Ancienne Alliance ont décrit le processus messianique dans une succession d’événements temporellement très proches (un seul kairos) à savoir celui de l’expiation justificatrice et de guérison d’une part suivie de très près de celui de la manifestation du Christ-Messie Glorifié avec l’instauration de Son Royaume en Israël et sur terre d’autre part (cf. par ex. Esaïe 11 et 53 etc.…). L’Apôtre Paul se situe exactement dans la même ligne, par cette expression « à la fin de CES jours ».

Bientôt

Cette manière de voir se retrouve ailleurs dans le Nouveau Testament par divers passages et notamment les fameux « bientôt » (Romains 16:20 ; Apocalypse 1:1 ; 3:11 ; 22:7 + 12 + 20).

Le terme taxos (taxos : promptement, vite, rapide, bientôt ; aussi : dès que POSSIBLE, aussi vite que POSSIBLE) n’est pas uniquement une notion temporelle de rapidité mais y allie une notion de condition de possibilité pour l’accomplissement !

Autrement dit, la voie est pleinement ouverte, accessible dans la foulée de la justification mais il y a encore la condition de possibilité qui s’appelle la FOI qui rend possible la repentance-montée, celle-ci étant le déclencheur indispensable pour que la phase finale apocalyptique de l’Histoire du Salut se mette en branle !

Jésus-Christ Glorifié a effectivement bientôt (92 env.) été révélé à l’Apôtre Jean comme annoncé en vue de Son retour proche aux yeux de tous dans la foulée de Son expiation (cf. Apocalypse 1:5-7).

Mais pour que ce retour aux yeux de tous soit possible, l’Eglise des Vainqueurs aurait aussi déjà dû être formée et révélée (Apocalypse 1:6), condition de possibilité du déclenchement du processus final apocalyptique.

La Foi (Hébreux 11)

Comme l’Eglise d’alors n’a pas cru (Hébreux 3:19), le « bientôt » est devenu un « dès que possible », un « en attendant » interminable… et finalement est devenu un « c’est impossible ». C’est là que le bât blesse parce cela perdure depuis si longtemps à cause de l’incrédulité non seulement de la fin du 1er siècle mais encore de l’incrédulité traditionnelle devenue ignorance héritée à travers les siècles… !

« Or la foi est la garantie des choses qu’on espère, la démonstration du réel (_pragma, pragmatos : réalité pratique, effective ; cf. pragmatique)_ qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1).

Abraham, le père de la foi (Romains 4:11-12), est parti sans savoir où il allait (Hébreux 11 : 8ss). Une des raisons majeures qui l’ont placé dans la démarche de la foi est la suivante : « En effet il attendait (espérait avec certitude) la ville ayant des fondations dont Dieu était l’architecte et le constructeur. » (Hébreux 11:10).

Il ne la voyait pas mais l’attendait réellement. Comme elle était l’objet, le contenu de sa foi, elle en était le moteur et la dynamique indiscutables. Or nous savons aujourd’hui quelle est cette ville : la Jérusalem céleste, la femme de l’Agneau, l’Épouse, l’Eglise des Vainqueurs !!! (Cf. Apocalypse 21:9ss).

Le clou est encore davantage enfoncé ici (Hébreux 11:13ss : « car ceux qui moururent sans avoir obtenu la réalisation des promesses, les ont « vues » et saluées de loin. Il se rendaient compte qu’ils n’étaient que des étrangers, des voyageurs sur terre (situation intermédiaire). » Leur discours et leur attitude démontrent qu’ils étaient dans une recherche dynamique d’une patrie (patris, patridos : terre des origines, des ancêtres, des pères) c’est à dire le Paradis où résidait leurs ancêtres : Adam et Eve.

Le verset 15, un peu étonnant, doit être au centre de notre réflexion : « S’ils avaient eu à cœur (mnèmoneuo : avoir à cœur, se souvenir, être conscient, faire mention, porter en soi, se rappeler ; cf. mémoire, mnémotechnique) celle (patrie céleste) d’où ils étaient sortis, ils auraient eu l’opportunité (kairos : moment opportun, convenable, opportunité, temps) d’y retourner » (Hébreux 11:15)

Autrement dit s’ils avaient cru en toute conscience et honnêteté à cette patrie céleste, au lieu de mourir, ils auraient eu l’opportunité (kairos) d’y retourner, d’y monter !!! (Cf. Hénoch et Elie ; cf. aussi Peuple d’Israël qui doit revenir au Pays ; Eglise qui doit monter au Pays promis céleste).

Ce qui signifie que la vraie foi « de cœur », complète, bien orientée, au contenu céleste, permet d’être d’emblée dans le bon « kairos », la bonne dispensation, l’opportunité, l’occasion, au moment opportun, au temps favorable.

Cette foi fait avancer de la sorte le processus du salut dans l’Histoire, notamment le salut complet apocalyptique du kairos d’aujourd’hui, datant de l’Apocalypse et permettant de monter à la patrie céleste paradisiaque, à la Salle du Trône !

C’est pourquoi ceux qui ont la foi au bon contenu, sont « très passionnés » (oregomai : désirer fortement, tendre vers, être très passionné, aspirer à) par une meilleure patrie, la céleste, y accéderont assurément.

Dieu n’aura plus honte d’eux, ni d’être appelé leur Dieu, et pour cause, Il a d’ores et déjà tout préparé pour que nous puissions être la Jérusalem d’En-Haut, c’est à dire être glorifiés par la métamorphose du corps. Cela ne pourra que Le réjouir et L’honorer !!! (Hébreux 11:16). Notre état actuel, comparé à l’état glorieux qui est prévu aujourd’hui, Lui fait plutôt honte…

Tous ces héros de la foi de l’Ancienne Alliance n’ont pas obtenu ce qui leur était pourtant promis (Hébreux 11:39), sachant que Dieu a prévu quelque chose de MEILLEUR POUR NOUS, c’est à dire Christ avec Son salut total esprie, âme et corps qui a ensuite eu un effet salvateur rétrospectif global pour eux qui ont dû d’abord mourir pour ensuite ressusciter (Hébreux 11:39-40).

4. Durs d’oreilles, bébés au biberon de lait et adultes prenant de la nourriture solide (Hébreux 5:8 à 6:20).

Le choc : il faut « laisser en arrière l’ombre des Paroles de Dieu »

La Sacrificature et la Royauté selon l’ordre de Melchisédek dans sa dimension globale ne peuvent être comprises par les bébés au biberon de lait. Ils comprennent juste les ombres (stoikeia : ombres, éléments simples) des Paroles basiques de Dieu (Hébreux 5 : 12). De quoi s’agit-il ?

C’est là que pourraient se dresser les cheveux sur la tête de celles et de ceux, qui n’ont pas accepté l’Alliance de Feu et de Gloire… :

« C’est pourquoi abandonnons (aphièmi : abandonner, jeter, rejeter, renvoyer, répudier, laisser en arrière, laisser aller, lâcher, négliger, omettre) les débuts (arkès : début, béaba, principe, origine, point de départ) du logos (Parole) de Christ, portons-nous à la perfection et ne posons plus le fondement de la repentance, des œuvres mortes et de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement dernier et cela nous allons le faire si du moins Dieu le permet. » (Hébreux 6:1-3).

Il s’agit en effet de passer à l’actualité de Dieu et laisser en arrière ce qui est dépassé, ayons le courage de le dire !!! Comme les Juifs étaient invités à passer au « Kairos » du Jésus-Christ des évangiles et des épîtres, les chrétiens, à plus forte raison d’origine hébraïque, sont ici carrément invités à dépasser le stade du biberon pour passer au stade d’adultes, de la perfection, au « kairos » de l’Esprie Sainte nous menant à Jésus-Christ Glorifié, monté au ciel.

Ce « Kairos » ne peut trouver son accomplissement que dans la Révélation impliquant le salut total esprie, âme et corps dans un environnement parfait !!! Quand on est passé au stade d’adultes dans la Gloire intemporelle, l’enseignement de la maternelle spatio-temporelle terrestre n’est plus d’actualité car dans la Gloire, on sait, on vit parfaitement d’emblée, sans nécessité de temps, d’évolution. Bref, on est « autre » avec et dans l’Autre » !

L’Apôtre Paul s’est battu pour libérer les croyants de la justification par la Loi juives dans ses épîtres précédentes pour l’accès à la justification par la grâce et la foi en l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ. Ici il s’est battu en plus encore plus clairement pour libérer les croyants de la Loi de l’espace-matière-temps issue de la chute en vue de l’accès par la grâce et la foi au salut total y compris du corps par l’accomplissement parfait opéré par l’Esprie Sainte, notre Maman céleste, avec laquelle nous faisons corps (Hébreux 6:4).

Goûter au céleste

« En effet il est impossible que ceux ayant été éclairés, ayant goûté (_geuomai : goûter, manger, apprécier la saveur, jouir) _le don céleste, étant devenus partie (metochos : faire partie, faire corps, de même nature, participer à) de la Pneuma Sainte, ayant goûté l’excellence (kalos : beau, noble, glorieux, excellent, honorable, parfait, pur, achevé, accompli) de la Rèma (parole) de Dieu et des forces de l’ère à venir et s’en étant écartés (parapipto : s’écarter, dévier, errer, glisser de côté, tomber à côté) puissent à nouveau recommencer (anakainidzo : renouveler, recommencer) en ce qui concerne la conversion, recrucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l’exposant à l’infamie. » (Hébreux 6:4-6).

Ceux qui ont « goûté » au céleste, ont fait corps avec l’Esprie Sainte, goûté à la Rèma claire, immédiatement, parfaitement compréhensible de Dieu et aux Puissances de l’ÈRE ou dispensation A VENIR autrement dit qui sont passés dans l’Alliance de Lumière, de Gloire et de Feu, ne peuvent plus revenir à l’ancien système soumis à l’espace-matière-temps d’avant l’Apocalypse (= Hébreux 6:1-3). Ils ne font que RE-crucifier le Christ et l’exposent à l’infamie parce qu’ils Le « ramènent » au Christ des Évangiles qui serait alors logiquement destiné à être crucifié à nouveau alors qu’Il est aujourd’hui définitivement le Christ Glorifié !!! (Apocalypse 1:10ss ; Apocalypse 2:1 + 8 + 12 + 18 ; Apocalypse 3:1 + 7 + 14). Ce n’est pas pour rien qu’il est précisé qu’Il est mort « une fois pour toutes » (Hébreux 9:12 ; Hébreux 10:10).

Il ne s’agit pas ici de ceux qui auraient perdu la foi après s’être convertis (à ne pas confondre avec Hébreux 10:26ss) mais bien de ceux qui sont retournés en arrière à une foi d’avant l’Apocalypse après avoir « goûté » aux choses de l’Ère A VENIR !!!

Ils avaient goûté, commencé à jouir de ces bénédictions (terre arrosée qui produisait une végétation utile ; Hébreux 6:7) mais n’y sont pas restés au niveau de leur conviction et foi, ce qui est ici considéré comme grave si on persévère dans le déni, le refus et finit à terme par attirer des jugements. Dans le passé les agriculteurs pratiquaient le brûlis pour se débarrasser des ronces, chardons et autres mauvaises herbes (endurcissement, blocages) et espéraient malgré tout récupérer leur terre. Mais quelquefois elle ne portait vraiment plus rien et devint non cultivable ou « maudite » (Hébreux 6:8). N’oublions pas que Dieu est un Feu dévorant ! (Hébreux 12:29).

Nombreux sont ceux qui sont passés aux lieux célestes avec leur esprie et leur âme mais pas avec leur corps et purent simplement « goûter » au 3ème ciel. Ils furent obligés de revenir dans leur corps non métamorphosé… !

Ce fut d’ailleurs une merveilleuse expérience personnelle qui m’a donné goût et conviction pour la montée y compris physique et m’a aidé à clairement me situer et rester au niveau du contenu de ma foi dans l’Alliance biblique apocalyptique de Feu, de Lumière et de Gloire pour abandonner ce qui est de l’élémentaire, des « ombres des Paroles de Dieu ». En-Haut, je savais, je comprenais parfaitement, immédiatement, tout était d’emblée évidence totale ! Je pouvais me déplacer instantanément d’un endroit à un autre. Tout était immense, grandiose et proche, intime à la fois sans lourdeur et peine aucunes : quelle liberté ! L’Amour qui émanait de Jésus-Christ Glorifié était absolument inconditionnel et si merveilleux. Bref cela signifie que les catégories certes déjà merveilleuses de l’Eglise Primitive charismatique liées à l’espace-matière-temps (vie dans le désert pour le Peuple d’Israël) ne sont plus d’actualité : Hébreux 5:11 à Hébreux 6:6 est purement et simplement dépassé.

C’est pourquoi le contenu et l’objectif de ma foi, de mon enseignement se focalisent d’emblée sur la montée à la Salle du Trône, prônent la vie et les solutions parfaites à partir d’En-Haut où l’on « fait corps avec l’Esprie Sainte », où tout est immédiatement totalement clair par rapport à la Rèma de Dieu, où l’on travaille efficacement avec les puissances de l’Ère à venir (vie dans le Pays promis céleste avec les anges).

Ce n’est pas prétentieux, ni orgueilleux, d’ailleurs les traditionalistes frappent fort, mais je veux tendre à vivre dans et à partir d’un « autre monde » qui ne reprend pas les processus religieux d’ordre terrestre, fussent-ils charismatiques-évangéliques (Hébreux 6:1-3), pour être dans les clous bibliques et atteindre le but.

Vu l’état fluctuant et relativement médiocre de l’Eglise parce qu’elle est restée dans la « Loi » de l’espace-matière-temps, nous comprenons mieux qu’il faut changer de « logiciel », passer à autre chose, à la vraie Liberté céleste En-Haut. C’est entre autres indispensable pour réussir l’Évangélisation mondiale (Apocalypse 7) uniquement réalisable dans la victoire à partir d’En-Haut (Apocalypse 6:2), ensuite éjecter l’Ennemi de ses zones d’influence (Apocalypse 12:7ss et 19:11ss) et aboutir à l’aboutissement final glorieux voulu par le Seigneur.

De nombreux membres de l’Eglise primitive se posaient la question de savoir s’il faut repasser par le judaïsme pour pouvoir être agréable à Dieu. L’Apôtre Paul a clairement dit non à maintes reprises.

Aujourd’hui il est tout aussi légitime de se poser la question de savoir s’il faut passer par la phase charismatique-évangélique de l’Eglise primitive pour pouvoir être dans les clous pour passer à la Révélation, l’Alliance de Gloire, de Feu et de Lumière. Ici l’Apôtre Paul répond tout aussi clairement non à cette question tout en considérant qu’il faut s’armer de patience, persévérer, souffrir encore un peu de temps, vivre dans le cadre de l’Eglise telle qu’elle fonctionnait etc.… en attendant la Révélation de Jésus-Christ Glorifié qui n’avait pas encore eu lieu à ce moment-là.

Toutefois, il exhortait les chrétiens à ABANDONNER, REJETER d’ores et déjà les principes élémentaires régissant ladite l’Eglise à laquelle il s’adressait, pour, en guise de prévision, la préparer au nouveau « kairos », à la nouvelle dispensation de Révélation régie par l’Alliance de Feu, de Lumière et de Gloire.

Aujourd’hui nous nous situons presque 2 millénaires après l’Élévation par le Père, la Révélation de Jésus-Christ dans la Gloire à l’Eglise. Cela nécessite à plus forte raison de nous mettre au diapason de l’Alliance de Feu, de Lumière et de Gloire instituée par Lui en abandonnant les ombres des Paroles de Dieu, le lait, les principes élémentaires terrestres.

Comme les premiers chrétiens n’avaient plus besoin de repasser par le judaïsme, nous n’avons plus besoin de repasser par ces éléments de basiques de l’Eglise primitive charismatique-évangélique d’avant la Révélation pour justement passer directement à la Gloire intemporelle, éternelle, parfaite, merveilleuse, dépassant tout, à commencer sur la base du texte de l’Apocalypse en vue de la montée à rechercher assidûment.

Nous assistons de la part des premiers chrétiens et des chrétiens à travers les siècles à une relecture et à une réinterprétation des textes de l’Ancien Testament à travers et à partir des Évangiles et des Épîtres.

Nous, de même, nous sommes exhortés à relire et à réinterpréter l’Ancien Testament ET les Évangiles ainsi que les Épîtres à travers et à partir de l’Apocalypse ! Cela renouvelle, même chamboule le CONTENU de notre Foi et de notre enseignement, sachant que, comme c’est rappelé dans l’Apocalypse, la Croix et la Résurrection sont et resteront le fondement de tout (Apocalypse 1:5 + Apocalypse 18:5-6 etc.…).

Par-là, nous arrivons à mieux comprendre et interpréter ce qui est demandé et annoncé ici dans l’Épître aux Hébreux qui pourrait paraître incompréhensible voire choquant pour notre « religion charismatique-évangélique », dont j’ai fait partie, qui a fini par tousser et caler dans la sclérose après un peu plus d’un siècle !

L’ancre de l’âme solidement fixée au-delà du voile

Ainsi il s’agit d’être du « bon côté » celui du vrai salut complet et pas d’un « demi-salut » uniquement « intérieur ».

Dieu n’est pas injuste et Il apprécie tout ce qui fut fait dans le passé et est encore fait dans le présent dans l’ancienne manière chrétienne de croire, de faire et aussi de… souffrir (Hébreux 6:10 ; cf. aussi Hébreux 12:1-21).

Toutefois « notre (mon) désir est que chacun de vous (nous) montre la même ardeur pour l’épanouissement (plèrophoria : persuasion, conviction, plénitude, épanouissement) de l’espérance jusqu’à l’accomplissement (telos : fin achèvement, accomplissement, perfection) afin que vous ne deveniez pas nonchalants, mais imitateurs de ceux qui par la foi et la persévérance HERITENT des promesses… Dieu voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décisionil ne peut y avoir de mensonge de la part de Dieu, … un encouragement fort à nous qui avons tout laissé pour saisir l’espérance proposée. Elle est pour nous comme une ancre de l’âme bien fermement fixée qui pénètre au-delà du voile, là où est entré pour nous en précurseur, Jésus devenu Grand Sacrificateur à la manière de Melchisédek pour l’éternité. » (Hébreux 6:9ss).

Uniquement dans cette perspective d’espérance-certitude de finalisation apocalyptique du Royaume de Dieu, d’accomplissement des promesses réellement héritées, ouverte par la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek, nous comprenons la différence entre le « biberonnage » d’avant l’Apocalypse (Hébreux 5:11 à 6:3) et la nourriture solide d’adulte qui se trouve et nous porte à terme esprie, âme et corps au-delà du voile.

Il s’agit bien évidemment de la montée à la Salle du Trône où doit déjà être fixée l’ancre de notre être intérieur, de nos pensées, de notre cœur, de notre enseignement, de notre foi ! Non seulement la sacrificature de Melchisédek nous fait passer au-delà de celle d’Aaron (Hébreux 7, 8, 9, 10…) mais comme nous l’avons vu, elle nous fait aussi passer au-delà du biberonnage chrétien même charismatique-évangélique du « désert terrestre » en vue du processus et de l’accomplissement de la Révélation dans le « Pays promis céleste » !

Ainsi l’ensemble du texte garde une unité qui se tient et paraît plus évidente alors que l’interprétation « traditionnelle », ne croyant pas en l’Alliance de Gloire, de Feu et de Lumière apocalyptique, pose, à notre avis, de sérieux problèmes !

5. Merveilleuse approche (Hébreux 12:22-29)

S’approcher des lieux célestes, de l’Eglise des Vainqueurs

« Mais vous, vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la ville du Dieu vivant, la Jérusalem céleste et des myriades d’anges en réunion de fête, de l’assemblée des premiers-nés ayant été inscrits dans les cieux, du juge de tous, Dieu, des espries des justes étant parvenus à la perfection et de Jésus, médiateur d’une alliance neuve et du sang de l’aspersion qui parle encore mieux que celui d’Abel. »

Il s’agit ici de l’approche des lieux célestes où se trouve déjà potentiellement l’Eglise des Vainqueurs en tant que « premiers-nés » [à nouveau, En-Haut dans les cieux de notre Maman, l’Esprie Sainte], des pneumasi (espries) des justes étant parvenus à la perfection. L’approche doit se transformer en montée sur la montagne de Sion le plus rapidement possible vu que Jésus-Christ Glorifié est déjà révélé !

Sang d’Abel et Sang de Jésus

Tous sont bénéficiaires du Sang versé une fois pour toutes (Hébreux 7:27 ; Hébreux 9:12 ; Hébreux 10:10) sur la croix semblable à celui d’Abel sachant que celui de ce dernier n’a pas pouvoir d’expiation. Par contre celui de Jésus sans péchés (Hébreux 4:15) a un pouvoir d’expiation et de justification pour toujours ce qui lui permet de « mieux parler » (Hébreux 12:24) que le sang resté terrestre d’Abel, le premier martyr (Hébreux 11:4). Le Sang de Jésus Parfait versé sur la Croix peut de ce fait en plus s’actualiser au-delà de l’espace-matière-temps pour se transmettre et se partager par la Cène de Gloire dans la substance glorieuse céleste de Feu et de Lumière (Apocalypse 3:20c).

En effet seuls les premiers-nés de l’Esprie Sainte dont l’acte de naissance est inscrit dans les cieux, les justes étant parvenus à la perfection, à savoir l’Eglise des Vainqueurs montée, bénéficient de cette Alliance neuve !!! Les croyants restés sur terre se sont certes approchés, mais ne sont pas nés En-Haut et ne sont pas « parvenus à la perfection » par la Grâce du Sang de Feu céleste du Corps de Jésus ou grâce à l’Alliance de Gloire instituée par Lui.

Pour finir

Pour confirmer cela il est question d’une « dernière fois » où le ciel et la terre seront ébranlés pour aboutir à leur disparition (Apocalypse 20:11b). Par conséquent n’y restons pas (Hébreux 12:26- 29) ; cf. Apocalypse 3:10) ! Il s’agit d’un très court résumé du processus apocalyptique. En vue de cela, il faut rendre un « culte agréable à Dieu » qui notamment ne recrucifie pas Christ et passons (cf. Pâque) à l’actualité du Père, aux « choses inébranlables », éternelles, glorieuses !

« N’oublions pas que notre Dieu est un feu dévorant » dans tous les sens du terme à savoir un Feu de bénédictions et un Feu de jugement !!! (Hébreux 12:26-29).

Conclusion

Que l’ardente recherche de sanctification et de foi pour non seulement « goûter » mais pleinement et définitivement accéder, aussi avec notre corps métamorphosé, à la cité future soit notre désir passionné (Hébreux 12:14 ; Hébreux 13:14).

Nous sommes un peu comme des étudiants qui, s’ils écoutent, acceptent par leur confiance, leur travail et leurs recherches ce que leur dit leur Professeur, l’Esprie Sainte, passent au niveau supérieur céleste où finalement les choses sérieuses de la finalisation adulte commencent vraiment !

En Jésus, Martin BUSCH

157. La montée selon Ezéchiel

INTRODUCTION

Le passage d’Ezéchiel 39 que nous allons explorer ensemble est d’une richesse dont nous ne prétendons pas avoir découvert toute l’étendue. Nous souhaitons simplement, par cette approche, qu’elle soit néanmoins pour vous « REVELATION » (NeHouM) !

Ezéchiel sait de quoi il parle en ce qui concerne la « montée » dans les lieux célestes, vu ses expériences extraordinaires multiples (Ezéchiel 1 ; 8 ; 10…) !

« Quand je les ferai revenir (SHOUV : revenirretourner, ramener, se repentir, se tourner, se détourner, se diriger, s’élevermonterse convertir, rendre, restituer, restaurer, rétablir) d’entre les peuples et les accueillerai (KaBaTZ : recueillir, accueillir, rassembler) des pays de leurs ennemis, je me glorifierai (KaDaCH : sortir de l’ordinaire, de ce qui est commun, sanctifié, glorifié, consacré) parmi eux aux yeux de nombreuses nations. Ils connaîtront (YaDaH : sentir, s’unir à, adorer, apercevoir, connaître, reconnaître, savoir) que moi [je suis] YHWH leur ELoHiM qui les avait exilés (GaLaH : être à découvert, à nu, exposé, ôter la couverture, la protection, exilé, laisser en captivité) vers les nations, je les assemblerai (KaNaS : assembler, ramasser, réunir, amonceler, envelopper, connaître) sur leur sol (ADaMaH : terre, sol, argile, rouge, pays, contrée [à cultiver] ; cf. Adam) ; je n’en ferai plus rester aucun d’eux là-bas. Et je ne leur cacherai (SaTaR : cacher, tenir secret, couvrir) plus ma face (PHaNIM : face, visage, présence) loin d’eux, PARCE QUE (ACHeR, ici adverbe : car, parce que, lorsque), j’aurai répandu (ShaPHaK : verser, répandre, faire couler sur, immerger) ma ROUaCH sur (HaL : sur ; marquant la position, au-dessus, autour ; enveloppant, protégeant, dansla maison d’Israël, déclaration prophétique (NeHouM : déclaration, révélation, parole prophétique, divine; cf. NaHaM : prophétiser, annoncer) d’ADoNaÏ YHWH. » (Ezéchiel 39:27-29).

1. ACHeR (v.29)

La conjonction ACHeR traduit dans ce passage par « car, parce que, lorsque » signifie la transition causale entre ce qui précède et ce qui suit. Ainsi la condition de possibilité de toutes les actions signifiées par les verbes cités avant cette conjonction de causalité est liée au fait de l’immersion, de l’intégration de la maison d’Israël et de nous par extension, l’Eglise de Jésus-Christ y croyant, DANS la ROUaCH KoDeSCH !

2. SHOUV : revenir, retourner, ramener, se repentir, se tourner, se détourner, se diriger, s’élever, MONTER, se convertir, rendre, restituer, restaurer, rétablir.

Le verbe hébreu SHOUV signifie non seulement se repentirse convertir, mais aussi retourner, revenir, et… MONTER ! Là nous sommes en plein dans notre sujet !!!

La parabole du retour à la maison du Père (cf. Mont de Sion, Temple ; Salle du Trônesuite à son « retournement intérieur » du fils prodigue auto exilé au loin, tombé par la suite dans le besoin et la détresse la plus totale, illustre parfaitement la signification de ce verbe (Luc 15:11-32).

Dans notre texte, c’est YHWH ELoHiM qui fait revenir, MONTER la maison d’Israël au Pays Promis et plus particulièrement la ROUaCH YHWH TZaeBaOTH (des armées) qui convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16:18). Il s’agit d’une opération « armée » ciblant puis dégageant sans façon le péché, le mal pour le bien c’est à dire pour la repentance, la conversion puis pour la MONTEE au Pays, le retour physique à la maison du Père, la restauration, le rétablissement et/ou l’ensemble sémantique énorme que véhicule le verbe SHOUV vers la SHOUVaH (état de paix, de tranquillité, de repos à la Maison pour aujourd’hui cf. Hébreux 3:7ss… ; 4) !

A présent nous comprenons mieux les appels de Jésus-Christ Glorifié à la métanoïa généralement traduite par repentance. Au-delà de la confession sincère des péchés suivie de la réception du pardon divin et de leur abandon, il s’agit d’un changement de connaissance, de perception plus particulièrement grâce à un changement environnemental total qui ne se situe donc pas seulement au niveau de l’âme et de l’esprie humaines mais bien évidemment aussi au niveau du corps. Il s’agit en effet d’un déplacement, à savoir le retour, la « MONTEE » physique à la montagne de Sion céleste comme cela fut rendu possible par YHWH en faveur du Peuple d’Israël pour retourner, revenir physiquement en Terre Promise (cf. Esdras 1).

Ce dernier fut appelé à obéir en prenant la décision (esprie, âme) du retour puis physiquement (corps) d’entreprendre et de faire ce voyage en terre d’Israël donc pas seulement psychiquement et spirituellement ! D’ailleurs cet appel de l’Aliyah devint à nouveau depuis 1948 d’une actualité absolument brûlante car elle est à mettre en relation directe avec notre Aliyah pour le Pays promis céleste !

Tout cet ensemble préfigure par conséquent le voyage retour, la MONTEE au Pays promis paradisiaque céleste qui est rendu juridiquement possible par YHWH ELoHiM YeSHOUaH que nous sommes appelés à effectuer physiquement transportés dans la matrice de YHWH ELoHiM ROUaCH TZaeBaOTH, notre Maman céleste dans laquelle se transforme et se métamorphose notre corps qui naîtra de nouveau d’Elle En-Haut, dans la Salle du Trône. La ROUaCH deviendra en quelque sorte notre « moyen de transport » (Ezéchiel 8:3b).

Quand dans les lettres aux églises Jésus-Christ Glorifié parle de métanoïa (ici verbe métanoéo ; Apocalypse 2:5 ; Apo 2:16 ; Apo 3:3 ; Apo 3:19), et « comme par hasard » aussi d’écouter et d’entendre la voix de la Pneuma Sainte, comme le bébé qui entend et connaît la voix de sa mère, il est très exactement question de cette montée !!!

Ainsi, cette métanoïa-repentance comprise selon la signification hébraïque donc biblique de SHOUV inclut obligatoirement le retour et la montée physique au Pays promis céleste !

Quelle Révélation extraordinaire : la repentance concrétisée est aussi la montée, le retour au Pays promis où siège YHWH ELoHiM !!!

En effet la vraie repentance complète non pas selon la conception partielle et partiale seulement « intérieure » spiritualiste grecque mais selon la conception biblique hébraïque globale et donc authentique, intérieure ET extérieure, ne s’arrête pas à la confession des péchés où l’on resterait malgré tout en exil terrestre mais est obligatoirement un retour, une montée physique, concrète, réelle à la maison céleste du Père (cf. Néhémie 9:1-3). Il s’agit là d’une clé fondamentale et cruciale de compréhension de l’Apocalypse-Révélation (cf. Apocalypse 3 : 15-22…) !

3. KaBaTZ : recueillir, accueillir, rassembler ; KaDaCH : sortir de l’ordinaire, de ce qui est commun, sanctifié, glorifié, consacré.

Cette repentance, ce retour, cette montée, comme pour la parabole du fils prodigue, sera d’emblée saluée par l’accueil plus que chaleureux du Père qui recueillera CHEZ LUIet nulle part ailleurs, les exilés terrestres du milieu de leurs ennemis, les rassemblera dans l’unité parfaite, les mettra à l’honneur, les glorifiera par la fête de leurs noces avec l’Époux où ils seront consacrés, sanctifiés, unis, mis à part pour Lui par la Gloire du Trône où ils pourront siéger (cf. Jean 17:20-26 ; Apocalypse 3:20-21). Il compte par-là Se glorifier-sanctifier au milieu des nations vu qu’Il aura réussi à nous mettre En-Haut en capacité spirituelle, psychique et PHYSIQUE victorieuse de Le glorifier-sanctifier comme il se doit aux yeux des nations (Apocalypse 6:2 ; Apo 7:4ss ; Apo 11:12 ; Apo 12:1ss).

Voilà un merveilleux résumé de la formation puis de l’action de l’Eglise des Vainqueurs ou de la 8ème Eglise. Il n’est pas étranger, comme dit, au destin actuel du Peuple élu, choisi, Israël, notre vecteur prophétique, notre pédagogue (Galates 3 : 23-24). Il ne jouera pleinement son rôle de Peuple élu seulement à partir du moment où le processus de formation et d’action de la 8ème Eglise sera engagé parce que l’accomplissement messianique apocalyptique avec l’accès réel à la « Terre promise céleste » et la Gloire royale de plus en plus manifestée du Messie (Apocalypse 3:12 ; Apo 7:4-8 ; Apo 14:1ss) correspondront très exactement au messianisme vétérotestamentaire, notamment tel décrit par les prophètes !!!

4. GaLaH : être à découvert, à nu, exposé, ôter la couverture, la protection, exilé, laisser en captivité ; KaNaS : assembler, restaurer, ramasser, réunir, amonceler, envelopper, connaître ; ADaMaH : terre, sol, argile, rouge, pays, contrée [à cultiver] ; cf. ADaM.

Ezéchiel aborde clairement le salut du corps lié intrinsèquement à l’accès à son environnement céleste, le Pays promis.

L’exil n’est pas simplement être loin et hors du Pays promis, loin et hors de la Maison du Père, loin et hors du Paradis, loin et hors du 3ème ciel paradisiaque mais est aussi être à découvert, exposé, sans protection dans la ligne de mire des ennemis, être dans la honte de la nudité corporelle déchue mortelle, sans armure ni vêtement blanc protecteur de Gloire et de Feu, être en captivité soit persécuté réellement en prison, soit dans les contraintes et obligations lourdes en tous genres, soit face aux difficultés et souffrances de tous ordres et finalement face à la Mort qui semble tellement incontournable donc oppressive. Voilà l’exil terrestre exprimé dans une globalité terrifiante peut-être aussi étonnante en un seul verbe : GaLaH !

Face à cela « YHWH leur ELoHiM », plus particulièrement la ROUaCH KoDeSCH répandue, assemble, rassemble, restaure, ramasse, connaît et reconnaît dans notre union à Lui, notre être entier, l’ADaM originel, à titre individuel et collectif de Peuple exilé, exposé, prisonnier, démembré, en morceaux, en miettes, loin de Lui dans l’espace-matière-temps (cf. Ezéchiel 37).

Dans notre texte il n’est pas question du terme classique mais tout aussi exact avec d’autre nuances sémantiques d’EReTZ (terre) Israël mais bien de leur ADaMaH qui signifie sol parfaitement cultivable et fertile, portant du fruit, terre rouge, qui est clairement à mettre en relation avec la même racine ADaM, être humain. Cela signifie que la nature de la terre originelle paradisiaque créée parfaite, glorifiée, y compris lumineuse, merveilleuse est de la même nature glorieuse notamment corporelle d’ADaM avant la chute.

Ainsi nous concluons, d’après ce texte, que le salut total, complet d’ADaM est absolument indissociable de son accès réel à son ADaMaH promise paradisiaque.

Dissocier les deux, implique s’exposer aux effets terribles du verbe GaLaH ! Il suffit d’ouvrir le journal pour éventuellement nous ouvrir les yeux à ce sujet… !

5. SaTaR : cacher, tenir secret, couvrir ; PHaNIM : face, visage, présence

La cerise sur le gâteau et la conséquence de ce qui précède : la face, le visage de YHWH ELoHiM ne sera plus caché, voilé, mystérieux, secret !!! Le face à face est clairement possible et d’actualité.

Pourquoi ? Parce qu’Il se trouve à l’ADaMaH ou l’EReTZ glorieuse promise que l’on ne peut absolument pas davantage séparer de Lui que de l’ADaM parce qu’en plus, Il s’est fait Lui-même ADaM en Jésus aujourd’hui ressuscité et glorifié ! Quelles réunification et unité merveilleuses du « Tout » !

En effet, l’accès à YHWH ELoHiM au Paradis n’est pas moindre que ce qu’il fut pour Adam et Eve, nous dirions Sa présence y sera encore beaucoup plus intime et évidente parce que définitive, vu que la 8ème Eglise, l’Épouse, la Femme de l’Agneau, la Jérusalem d’En-Haut sera même assise sur le Trône, mariée et unie à l’Époux à jamais !!! Quelle merveilleuse destinée et histoire d’amour !

Ce verset démontre, s’il le fallait encore, que le retour à l’EReTZ Israël du Peuple Hébreu préfigure le nôtre à l’ADaMaH céleste glorifiée puisque le face à face sera totalement possible, réel et effectif, ce qui ne fut pas encore tout à fait le cas à l’époque pour les Juifs (cf. Luc 1:11ss ; Zacharie, par ex. déjà même devant l’autel des parfums) même si l’accès du Grand-Prêtre au Saint des Saints était déjà plus qu’exceptionnel ! Il est la preuve par neuf que le retour-repentance-montée-SHOUV pour ce face à face avec YHWH ELoHiM est Sa volonté ultime en notre faveur, ceci pour aujourd’hui ! Pourquoi ? Pour mettre par ce face à face le comble à Son AMOUR global pour nous, Lui qui est AMOUR (1 Jean 4:8). Sans face à face pas d’amour en plénitude, car il resterait en fait, médiocrement « platonique » (c.a.d. grec…).

6. ShaPHaK : verser, répandre, faire couler sur, immerger ; HaL : sur ; marquant la position au-dessus, autour ; enveloppant, protégeant, dans.

Tout cela devient possible PARCE QU’interviendra (ACHeR ; cf. para.1) le déversement de la ROUaCH KoDeSCH sur la maison d’Israël-Eglise des Vainqueurs qui sera par-là immergée, baptisée, intégrée, enveloppée en Elle, tel un enfant dans le sein de sa mère ! Autrement dit, il s’agit là indiscutablement de la métamorphose du corps ou de la restauration de l’ADaM à l’état glorieux originel, dans le sein de Feu et de Lumière de la ROUaCH KoDeSCH en vue de la Nouvelle Naissance En-Haut et/ou du retour-repentance-montée-SHOUV opérée par Elle à l’ADaMaH céleste glorifiée.

N’oublions pas que lors du tohu-bohu du deuxième verset de la Bible provoqué par le Serpent-Dragon, la ROUaCH KoDeSCH, première personne spécifiquement nommée de la Trinité dans la Bible, avait déjà restauré, métamorphosé l’environnementl’ADaMaH-EReTZ en donnant puissance à la Parole et à la Lumière (J-C ; cf. Colossiens 1:16) dans le but de pouvoir y placer l’ADaM originel !

Là encore reconnaissons l’unité des textes du début de la Genèse et de l’Apocalypse, en passant par tous les autres textes bibliques historiquement et doctrinalement intermédiaires de par les dispensations provisoires successives, qui en réalité n’est possible que par une bonne compréhension et une bonne et réelle expérimentation de la ROUaCH KoDeSCH !

7. NeHouM : révélation, déclaration, parole prophétique divine

Nous sommes en présence d’une révélation, d’une parole prophétique divine, d’une annonce sûre et certaine, indiscutable d’ADoNaÏ YHWH que le Prophète Ezéchiel entend fortement souligner ici !

Il y a là une insistance notoire à ne pas négliger face à la Parole de Dieu : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte…Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles (corps) ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (Hébreux 3:15 ; 4:12 ; Segond 1910).

Puissions-nous la prendre à cœur et demander à la faire appliquer « au corps », car elle révèle une fois de plus l’importance de notre Maman divine, la ROUaCH KoDeSCH YHWH TZaeBaoTH (des armées ; Éphésiens 6:17 ; Apocalypse 1:16b ; Apo 19:15a) que le Seigneur Jésus-Christ nous a envoyée.

Elle fera de nous des guerriers vainqueurs (Apocalypse 6:2 ; Apo 12:11 ; Apo 17:14 ; Apo 19:14) à Sa ressemblance dans le corps de Laquelle nous serons reformés pour renaître et ensuite être capables de combattre victorieusement envoyés à notre tour à partir de la Salle du Trône.

Ne pas comprendre et accepter l’identité, le rôle de notre Maman céleste divine la Pneuma Sainte c’est carrément passer à côté du retour-repentance-montée-SHOUV, de notre restauration d’ADaM originel dans Sa matrice suivie de notre Nouvelle Naissance En-Haut sur notre AdaMaH-EReTZ de Gloire.

Là nous pourrons réellement bénéficier de l’accueil d’amour, du face à face avec ELoHiM notre Papa divin, notre Maman divine et notre Epoux divin et humain glorifié, YHWH, l’UN, l’UNIQUE, le SEUL, le « Je suis parce que (conjonction causale : grammaticalement, sémantiquement plus satisfaisant [qui pronom relatif, autre traduction possible]) Je suis » (EYACHeR EYE = en contracté YHWH ; Exode 3:14) !

 

En Jésus, Martin BUSCH