39. Israël et l’Église des Vainqueurs

INTRODUCTION

 

Israël apparaît clairement dans l’Apocalypse et ce n’est pas sans raison, car Dieu n’a pas rejeté son Peuple : Paul l’écrit avec vigueur : « Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Certes non ! » (Romains 11:1)

Il fut, est et restera l’olivier franc sur lequel les branches d’oliviers sauvages à savoir les chrétiens d’origine païenne sont greffés à cause de l’élection (Romains 11:16-19+28). Dieu a élu, choisi et aime le peuple juif pour Le représenter auprès des nations et accomplir les missions qu’Il lui confie en vue du salut du plus grand nombre. C’est une décision souveraine et incontestable de Dieu qui ne peut pas être remise en cause bibliquement parlant.

Gare à l’orgueil vis à vis d’Israël de celles et ceux issus des nations qui ont accepté l’Evangile de Jésus-Christ, car ce ne sont pas les branches qui portent les racines mais les racines qui portent les branches. Si les branches, à plus forte raison celles qui sont greffées, sont coupées des racines qui les portent, elles dessèchent et meurent à coup sûr. Par contre une souche qui a encore ses racines peut toujours encore produire des rejetons… (Romains 11:18+25). Israël était, est et restera la prunelle de l’œil de Dieu et celui qui veut s’y attaquer obtient le « coup – réflexe » visant justement à protéger l’œil (Zacharie 2:8).

 

1. Rapide survol historique

Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob ont rempli leur mission en engendrant le Peuple suite au choix, à l’appel et aux promesses de Dieu. Moïse, Josué, les Juges, David, certains rois et les prophètes continuèrent à porter le flambeau confié par Dieu malgré les infidélités notoires du Peuple décrites dans les textes. Il y eut toujours un « reste » fidèle dont le Seigneur a continué à prendre soin et à maintenir à travers les siècles.

C’est au sein de ce reste fidèle que Jésus est né. Jésus est un juif et les généalogies le concernant (Matthieu 1 ; Luc 3:23ss) ont entre autres comme but de souligner son humanité réelle et totale dans la judaïté. Jésus a Ses racines dans le Peuple Juif et par conséquent aussi Son identité immuable. Jésus Lui-même n’a-t-il pas dit : « Le salut vient des Juifs » (Jean 4:22) et aussi « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. » (Matthieu 5:17).

Les Apôtres et aussi Paul étaient des Juifs. L’Eglise primitive était dirigée et composée majoritairement de Juifs.

Quand la Sainte Esprie a conduit Pierre (Actes 10 et 11) et Paul (Actes 22:21) vers les païens pour leur apporter l’Evangile, se posèrent les questions relatives à l’application de la Loi mosaïque dont notamment la circoncision et donc de l’identité juive ou non juive des chrétiens issus des nations. Ce n’était pas une mince affaire et nombreux sont les textes du Nouveau Testament qui en témoignent. Pour devenir un vrai chrétien, ne fallait-il pas d’abord devenir un vrai juif avec tout ce que cela comporte ? L’issue en fut que la Loi mosaïque et l’identité juive pour les chrétiens issus des nations n’étaient pas une condition de salut. Seule l’acceptation de Jésus-Christ et de Son œuvre est condition de salut. Il ne fallait plus passer par la case juive pour devenir un chrétien.

Mais alors se pose la question cruciale de l’identité du Peuple de Dieu, d’autant plus que les Juifs étaient les principaux instigateurs de la crucifixion de Jésus et négateurs de la résurrection, des premières persécutions des chrétiens et les premiers contradicteurs de l’Evangile de Jésus-Christ ! Le « reste », le Peuple que Dieu a porté à travers les siècles n’est-il pas alors purement et simplement l’Eglise majoritairement voire presque exclusivement composée de chrétiens issus des nations ? Les Juifs ne sont-ils pas devenus l’instrument de l’Ennemi qui veut détruire l’Eglise de Jésus-Christ ?

C’est ce qui fut cru et enseigné depuis les Pères de l’Eglise jusqu’au 20ème siècle. En effet, les Juifs étaient relativement influents dans l’Empire Romain et ont combattu l’Eglise tant sur le plan de la doctrine que par des persécutions quand c’était possible jusqu’en 312 environ, époque de l’empereur Constantin. Mais quand l’Eglise prit le dessus dans l’Empire Romain, c’est l’Eglise qui persécuta très durement les Juifs à travers les siècles. Les croisades, l’Inquisition marquèrent des pages très sombres ayant abouti bien plus tard à une apogée des plus innommables à savoir la Shoah durant la 2ème guerre mondiale dont l’inspiration antisémite luthérienne en Allemagne et la catholique en Pologne ne sont malheureusement pas tout à fait étrangères. Le stalinisme ne s’est d’ailleurs pas davantage privé de persécuter les Juifs.

Vatican II et le monde évangélique ont fort heureusement tenté d’inverser la vapeur depuis les années 60. La création (1948) et l’existence d’Israël sur sa terre promise sont des éléments majeurs pour l’Histoire du monde et surtout l’Histoire du Salut. Ces dernières décennies des églises composées de Juifs reconnaissant en Jésus leur Messie se sont multipliées notamment en Israël.

 

2. Le Peuple d’Israël rejeté ?

« Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient, est devenue la principale de l’angle. » (Matthieu 21:42 ; Psaumes 118:22 ; Marc 12:10 ; Luc 20:17 ; Actes 4:11 ; 1 Pierre 2:7).

La pierre principale de l’angle ou selon certains la clé de voûte est une pierre capitale qui est indispensable car sur elle se concentre un poids très important de la construction.

Le contexte de ce verset dans les évangiles parle de la parabole des vignerons qui ont tué le fils du propriétaire de la vigne, sachant que là Jésus désigne les chefs religieux du Peuple d’Israël qui Le tueront, Lui le Fils du divin Propriétaire.

Pierre et Jean utilisent ce verset en désignant Jésus pour dire « qu’il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés ».

Enfin Pierre dans son épître va plus loin en comparant ceux qui n’ont pas cru à la Parole du Christ, les Juifs, à ceux qui y ont cru en disant de ces derniers : « Vous au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2:9) Voici effectivement des arguments bibliques pouvant fonder le passage définitif du témoin à l’Eglise issue des nations.

En outre, la parole terrible du peuple juif devant Pilate lors du procès de Jésus en a largement rajouté : « Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » (Matthieu 27:25).

Ces versets ont d’ailleurs été souvent utilisés pour fonder l’antisémitisme soi-disant chrétien et finalement justifier toutes les persécutions anti-juives.

Les Juifs, en effet, auraient dû être les premiers à croire en Jésus et cela explique Sa complainte : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu ! » (Luc 13:34)

Mais Il continue : « Voici, votre maison vous sera laissée ; mais je vous le dis, vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Luc 13:35). Même si le Temple sera détruit en 70, le nouveau Temple qui est Jésus, leur sera laissé ou sera à leur disposition jusqu’au moment où ils Le reconnaîtront. Autrement dit, tout n’est pas fini !

La maison sera laissée aux Juifs signifie aussi que l’élection dont parle Paul restera malgré leur rejet de Jésus ou qu’ils soient devenus « ennemis en ce qui concerne l’Evangile » (Romains 11:28).

Les branches de l’olivier franc ont certes été coupées pour un temps et les branches des oliviers sauvages greffées « contre nature » sur le tronc. Les racines et le tronc de l’olivier franc resteront et ils y seront à nouveau entés selon leur nature, ici en grec « physis » c’est à dire leur physique, leur nature, leurs liens du sang ! (Romains 11: 24).

« …combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous…que sera leur réintégration sinon une vie d’entre les morts ? … ainsi tout Israël sera sauvé…ils seront entés ; car Dieu est puissant pour les enter à nouveau » (Romains 11: 12ss).

Ces passages démontrent que viendra à coup sûr le temps où, en plus de l’élection qui ne leur a pas été ôtée « car Dieu ne se repent pas de Ses dons et de Son appel » (Romains 11:29), ils joueront pleinement leur rôle et rempliront pleinement leur mission en tant que Peuple d’Israël parce qu’ils auront reconnu en Jésus leur Messie.

Les branches coupées qui sont donc mortes et les branches qui seront à nouveau greffées donc en quelque sorte ressuscitées, nous font penser à la mort et à la résurrection de Jésus.

Paul dit d’ailleurs clairement : « …par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens…leur chute a été la richesse du monde et leur amoindrissement la richesse des païens…leur rejet a été la réconciliation du monde…les branches ont été retranchées afin que moi je fusse enté… » (Romains 11:11-19).

Autrement dit, le Peuple d’Israël a un rôle salvateur pour les nations alors qu’il n’y a de salut en aucun autre que Jésus : « car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés !!! »(Actes 4:12).

C’est face à cette contradiction apparente, que nous nous intéresserons à la nature de Jésus.

 

3. La nature de Jésus-Christ

Jésus-Christ est pleinement Dieu et pleinement homme. « Avant qu’Abraham fût, Je suis » (Jean 8:58). Par ces paroles Jésus déclare clairement qu’Il est YHWH et en même temps Il se déclare « Fils de l’homme » (Jean 1:51 etc…), Il est donc aussi homme.

Il est Fils de Dieu et Fils de Marie, Fils ou descendant d’Abraham et de David (Matthieu 1). Il est Juif par « physis », nature, liens du sang. Abraham, Isaac, Jacob, Juda jusqu’à Marie l’ont « porté » en eux. Dieu le Père, avec Son Épouse l’Esprie Sainte, a fécondé toute la lignée juive en Marie. Il a choisi, élu cette lignée – physis entre toutes. Il se l’est préservée, Il se l’est gardée non seulement jusqu’à la conception puis la naissance et la vie terrestre, naturelle, corporelle juive de Jésus mais encore jusque dans l’éternité en passant par l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant du CORPS glorifié de Jésus que nous recevons réellement lors de la Ste Cène de Gloire. En effet le corps (soma) ressuscité et glorifié de Jésus n’a pas perdu les gènes juifs mais les a gardés toutefois débarrassés de la chair (sarx) crucifiée qu’Il avait initialement prise sur Lui pour mourir à notre place.

La lignée physis juive s’arrête-t-elle à la naissance de Jésus ? Si le Peuple Juif même infidèle a « porté » Jésus avant Sa naissance, il continue de Le porter même ennemi par rapport à l’Evangile par la lignée – physis via l’élection après. Paul nous dit clairement, comme nous l’avons vu plus haut, que l’élection n’est pas remise en cause et elle va au-delà des Evangiles !

Jésus, en tant que Juif, se trouve dans le tronc et les racines de l’olivier franc. Même glorifié, Il est de la même « physis » que le Peuple Juif jusque dans l’éternité parce que Jésus et les Juifs sont physiquement et génétiquement descendants d’Abraham, ce qui n’est pas rien ! Par contre, les nations ne le sont pas ! Elles ont été greffées « contre nature » ! (Para physis = contre nature ; kata physis = par nature ; Romains 11:24)

Leur faute et leur échec fut la richesse des païens (Romains 11:12) mais leur plénitude [en Christ] sera ô combien plus la richesse des païens et la bénédiction des nations.

La plénitude, le « plèroma » (terme employé ici en Romains 11:12) des Juifs signifie le fait qu’ils seront « complets » c’est à dire qu’ils seront à la fois de nature juive, élus, convertis à Jésus, du même sang que Lui. Ils pourront pleinement jouer leur rôle de service ou de ministère efficace auprès des nations. Ainsi Dieu fera miséricorde à tous, aux Juifs et aux païens ! (Romains 11:32). Juifs et païens ne feront plus qu’un en Jésus-Christ sans perdre leur spécificité.

 

4. Car Dieu ne se repent pas de Ses dons et de Son appel (Romains 11:29)

 

L’Apocalypse nous donne le fin mot de l’histoire. Si nous voyons encore des éléments négatifs par rapport aux Juifs au début du livre (Apocalypse 1:7 ; 2:9), ils apparaissent dans l’Eglise des Vainqueurs : on peut les distinguer quand ils sont considérés comme les colonnes du Temple avec l’identité ou le nom de Dieu mais aussi de la Jérusalem nouvelle (Apocalypse 3:12).

Autour du Trône on les voit à travers leurs représentants (12 tribus) avec ceux de l’Eglise (12 apôtres) à savoir les 24 anciens (Apocalypse 4:10 ; 5:8).

Ils sont clairement à identifier comme les premiers nommés, les 144 000 (liste des 12 tribus), dans la foule issue du réveil fruit du ministère de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 7:4-8). Ils sont issus de la Grande Tribulation et ont lavé comme tous les autres leur robe dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14).

Ils forment une unité totale avec l’Eglise des Vainqueurs issue des nations. Cela est signifié avec la couronne des 12 étoiles (et plus de 24) de la femme ou Eglise des Vainqueurs d’Apocalypse 12:1.

Les deux témoins d’Apocalypse 11 avant le règne de 42 mois de l’Imitation Trinitaire du Dragon sont des « typologies » d’Elie le Tischbite (étranger – nations) et de Moïse (Loi – Juifs, Hébreux). L’ensemble étant l’Eglise des Deux Témoins qui se formera en adorant dans le 3ème Temple terrestre qui sera reconstruit à Jérusalem.

Ils réapparaissent en Apocalypse 14:1 comme les 144 000 sur le Mont Sion avec l’Agneau et sont considérés comme les prémices pour Dieu et pour l’Agneau tout en représentant l’ensemble de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 14:4).

Jérusalem, la cité bien aimée est la capitale mondiale terrestre du règne du Millénium (Apocalypse 20:9).

Enfin pour couronner le tout, la cité sainte, la Jérusalem céleste, l’Épouse qui s’est parée pour son Epoux porte les noms des douze tribus sur les douze portes et les noms des douze apôtres sur les assises du rempart.

Cela veut dire clairement qu’Israël qui aura lavé sa robe dans le sang de l’Agneau exactement comme l’Eglise issue des nations aura gardé son identité car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel****.

Quand les branches du Peuple d’Israël seront-elles à nouveau greffées sur le tronc et les racines de l’olivier franc ?

Quand Israël dira : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Jésus-Christ glorifié est revenu et revient pour former l’Eglise des Vainqueurs. Il se révèle de plus en plus aux Juifs actuellement de façon glorieuse en leur apparaissant. Certains d’entre eux commencent à recevoir la révélation de l’Eglise des Vainqueurs.

Pour les Juifs et les autres chrétiens ne faisant pas partie de l’Eglise initiale des Vainqueurs, la Grande Tribulation va malheureusement encore leur réserver des épreuves innommables car les martyrs de cette période se trouvent justement « sous l’autel » du Temple céleste. (Apocalypse 6:9). Ceux qui ne seront pas martyrs et se convertiront seront les 144 000, chiffre non limitatif et la foule immense. Ils seront marqués du sceau de Dieu sur leur front et rejoindront l’Eglise initiale des Vainqueurs.

 

CONCLUSION

 

Le fait qu’Israël existe sur sa terre, que de nombreux Juifs se convertissent à Jésus, est le signe que l’Eglise des Vainqueurs peut à présent se former. C’est aujourd’hui : que notre intelligence soit renouvelée !

En Lui,

Martin BUSCH

38. Le paradis après le jugement dernier

INTRODUCTION

 

Juste avant le jugement dernier le diable sera jeté dans l’étang de feu et de soufre (Apocalypse 20:10a). Au moment où le grand Trône blanc du jugement avec Celui qui y siège apparaîtra, le ciel et la terre (ou l’univers ou l‘espace-matière-temps ou la création intermédiaire) que nous connaissons partiellement, étudions et où nous sommes aussi prisonniers « s’enfuiront sans laisser de traces » (Apocalypse 20: 11 ; 21: 1b+4d). L’Hadès et la Mort ainsi que celles et ceux qui ne seront pas inscrits dans le Livre de Vie seront précipités dans l’étang de feu (Apocalypse 20:14-15 ; 21: 4b+8 ; 21:27 ; 22:15). Tout mal, toute souffrance et ce qui pourrait en être à l’origine seront définitivement éliminés (Apocalypse 21:4c+8 ; 22: 2c-3a).

Apocalypse 21:1 à 22: 5 décrit divers aspects de ce paradis après le jugement dernier. Nous retrouvons aussi d’autres éléments dans les textes précédents de l’Apocalypse et des autres livres bibliques. Les aspects que nous observerons nous aideront à mieux comprendre ce que le Seigneur est entrain d’opérer dans Son Eglise actuellement et quels sont Ses projets.

1. La nouvelle Création.

« …car les premières choses s’en sont allées et Celui qui siège sur le trône dit : voici je fais toutes choses nouvelles … C’en est fait. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. » (Apocalypse 21: 4d-6a).

« Alors je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle. Car le premier ciel et la première terre s’en sont allés et la mer n’est plus. » (Apocalypse 21:1)

« La ville n’a pas besoin de soleil, ni de lune pour qu’ils l’éclairent, car la gloire de Dieu et le chandelier de l’Agneau l’illuminent… Les portes de la ville seront ouvertes de jour et même ne seront jamais fermées, car là il n’y aura plus de nuit. » (Apocalypse 21: 25).

La cosmologie actuelle, espace-matière-temps n’existera plus.

  • Le temps remplacé par l’éternité

Plus de soleil, plus de lune, plus de nuit (Apocalypse 21:25b ; 22:5a), plus de temps, plus de mer telle que nous la connaissons.

Dieu Lui-même est le commencement et la fin c’est à dire qu’Il est plus grand que le temps. En effet parce qu’Il est à la fois le commencement et la fin, Il ne peut être qu’au-delà du commencement et de la fin et donc du temps qui se trouve entre les deux. Si ce n’était pas le cas, alors le temps serait plus grand que Dieu puisqu’il contiendrait Dieu. Dieu est l’Eternel et est donc plus « grand » que le temps.

C’est pourquoi nous pouvons parler de l’éternité qui remplace le temps.

  • L’espace remplacé par l’ubiquité

Il n’y aura plus de problème de transport ou de déplacement sur la nouvelle terre : « Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. » (Apocalypse 21:10). Il existe donc sur cette nouvelle terre des montagnes grandes et hautes et des paysages puisque Jean avec l’ange pouvait voir la Jérusalem céleste d’en haut. Tout est infiniment immense et incroyablement proche à la fois.

Jean voyait de très haut l’ensemble de la Jérusalem céleste et, sans transition dans le texte, pouvait lire les noms des douze tribus et des douze apôtres respectivement sur les portes et les assises du rempart et décrire des aspects nécessitant la proximité. Il pouvait être sur la montagne haute et grande et près de la ville avec l’ange qui mesurait la ville, voire dans la ville sur la place d’or pur comme du cristal limpide (Apocalypse 21:12-22).

L’espace de la nouvelle création ressemblera à celui de la terre actuelle mais toutes ses limitations seront effacées.

 

C’est pourquoi nous pouvons parler d’ubiquité qui va au-delà des lois de l’espace que nous connaissons ici-bas.

  • La matière remplacée par la substance glorieuse spirituelle divine

En ce qui concerne la matière, le Feu de la Sainte Esprie sera l’énergie de la « matière » de cette nouvelle Création (Apocalypse 4:5 ; 20:9b). Le Feu divin est la substance de cette nouvelle création.

La Lumière produite par le Feu émanera de Dieu Lui-même pour inonder et imprégner la nouvelle terre (Apocalypse 22:5b+c).

La Nuée de Dieu sera une manifestation de la Sainte Esprie (Apocalypse 14:13-14) comme les éclairs et le tonnerre émanant du Trône (Apocalypse 4: 5).

L’Eau de la vie qui est la Sainte Esprie (Jean 4: 14) coulera en abondance illimitée (Apocalypse 21:6b).

Un Fleuve d’eau vive jaillit du Trône de Dieu et de l’Agneau (Apocalypse 22:1).

Une Mer limpide semblable à du cristal se trouve devant le Trône (Apocalypse 4: 6 ; 15:2).

L’Arbre de vie avec des fruits, Jésus, (Apocalypse 2:7b ; 22: 2b) démontre en outre la présence du monde végétal sur la nouvelle terre.

Le monde animal y sera très probablement présent parce que « représenté » voire désignés en tant que tel notamment des chevaux (Apocalypse 19:11+14) ou encore un Aigle (8:13) sans compter les têtes d’animaux des chérubins (Apocalypse 4: 7-8), l’Agneau sur le Trône (Apocalypse 5:6b ; 14:1 ; 21:22b-23b), le Lion de Juda (Apocalypse 5:5b), la Colombe (Luc 3: 22 ; Jean 1:32). La Ste Esprie, Jésus, les anges peuvent tour à tour se présenter sous des formes animales. Enfin le monde minéral sera présent avec les pierres précieuses d’emblée taillées dans toute leur splendeur, l’or pur, le cristal de la Jérusalem céleste (Apocalypse 21:11+18-21).

C’est pourquoi nous pouvons parler de substance glorieuse spirituelle et divine pouvant se métamorphoser, particulièrement celle de la Sainte Esprie qui remplacera la matière terrestre que nous connaissons ici-bas. La présence divine, de par sa substance, imprègnera parfaitement la Nouvelle Création.

  • Nouvelle terre, nouveau ciel

Il y aura un nouveau ciel mais qui ne fonctionnera pas comme le ciel actuel, l’univers, avec des étoiles, des planètes et des galaxies. Ce seront le troisième ciel et le deuxième ciel libéré en Apocalypse 12 qui seront totalement unis à la nouvelle terre car la Jérusalem céleste avec Dieu y habitant, descendra du ciel (Apocalypse 21:2 ; 21:23).

L’espace-matière-temps sera remplacé par la gloire de lumière de Dieu (Apocalypse 21:23b), c’est à dire Son omniprésence, ouverte, claire et tout à fait tangible. Cette gloire de Dieu sera l’évidence et le fondement de l’éternité, de l’ubiquité et de la substance glorieuse divine. Elle résume tous les aspects que nous venons d’énoncer sans compter tous les autres restant à découvrir à coup sûr et de façon infinie.

Tout se tiendra EN Lui, tout sera imprégné de Lui, Il est tout en tout et tout est en Lui.

Tout sera nouveau, bref tout sera autrement c’est à dire divin et/ou spirituel tout en ayant des similitudes avec la première création. Mais cette dernière, à cause de la chute fut rendue « intermédiaire », terne (cf. écrit : La Création intermédiaire) déchue, polluée, détruite et finalement jugée. Elle « fuira » en conséquence de devant le Trône du Jugement (Apocalypse 20:11b).

 

2. Les sauvés habitant la nouvelle création

 

Les sauvés de la nouvelle création seront les membres de l’Eglise des Vainqueurs, les Martyrs, les « Enlevés » et celles et ceux qui seront inscrits dans le Livre de Vie parce qu’ils ont lavé leurs robes dans le Sang de l’Agneau. Ils ont droit à l’arbre de vie et pourront entrer dans la sainte Cité (Apocalypse 7:14 ; 20: 4+12-15 ; 12:12 ; 21: 27b ; 22:14). Ils y vivront esprie, âme et corps glorifiés avec et en Dieu.

« …la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, je la vis qui descendait du ciel d’auprès de Dieu comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis, venant du trône, une voix forte qui disait : voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il demeurera avec eux. Ils seront ses peuples et lui sera le Dieu qui est avec eux. » (Apocalypse 21:2-3).

« Viens, je te montrerai la fiancée, l’épouse de l’Agneauil me montra la cité sainte, Jérusalem… » (Apocalypse 21:9 -10).

Les sauvés sont la Jérusalem nouvelle, épouse, hommes, peuples. Ensuite il est question du Vainqueur, du fils héritier (Apocalypse 21:7) puis de nouveau de fiancée, épouse de l’Agneau qui est la cité sainte (Apocalypse 21: 9-10). Elle est marquée de sa double et à la fois unique identité que nous avons décrite relativement aux 144 000 et aux nations (Apocalypse 7, 12:1 et 14:1ss ; cf. écrit Eglise des Vainqueurs durant le règne de l’imitation trinitaire). Elle porte en effet les noms des douze tribus d’Israël sur les portes de la ville et les noms des douze Apôtres de l’Agneau sur les assises du rempart (Apocalypse 21: 12-14).

Ensuite il est à nouveau question de nations marchant à la lumière de Dieu habitant la cité, de rois de la terre qui apporteront la gloire et l’honneur des nations (Apocalypse 21: 23-26). Plus loin il est question de serviteurs qui rendront un culte à Dieu (sacrificateurs, prêtres), verront Son visage et auront Son nom sur leurs fronts (Apocalypse 22:3-4). Ces serviteurs règneront pour l’éternité (Apocalypse 3: 21 ; 22: 5c).

La vision de la nouvelle création s’arrête en Apocalypse 22: 5 et le livre se termine avec les recommandations finales importantes (Apocalypse 22:6-21) à commencer par : « Ces paroles sont dignes de confiance et véritables » (Apocalypse 22:6).

 

3. La métamorphose ou la transfiguration de gloire en gloire : une réalité incontournable de la nouvelle création

  • Où est la réalité ?

Si nous adoptons l’interprétation symbolique où sera la réalité ??? Quelle serait la valeur de ces paroles fidèles et vraies ? Que seront réellement ces habitants de la nouvelle création ? Représenteront-ils plus ou moins ceci ou cela ? Seront-ils des images, des symboles, des représentations, des apparences, ou encore des concepts mais alors où serait la vérité, la réalité digne de confiance ?

Au même titre que Jésus-Christ qui est réellement Jésus glorifié, Agneau, Cavalier, Fils de l’homme, Epoux, Lion, Aigle, que la Sainte Esprie qui est Lampes, Feu, Nuée, Colombe, Lumière, Tonnerre, Eclairs, Cornes, Yeux, que les Chérubins se métamorphosant constamment devant le Trône (Ezéchiel 1; 10 ; Apocalypse 4:6-8), les sauvés seront réellement et non symboliquement tout ce que le texte de l’Apocalypse énumère parce qu’ils auront totalement intégré la nouvelle création. Ils demeureront réellement et totalement avec le Seigneur et bénéficieront par là entre autres de la métamorphose et de toutes les réalités du nouveau ciel et de la nouvelle terre, « car la terre sera remplie de la connaissance de la gloire de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Habacuc 2: 14). Ce passage merveilleux ne peut en aucun cas faire référence à la première terre, même bénéficiant du Millénium, qui devra fuir ultérieurement de devant le Trône du Jugement. Cette prophétie désigne clairement la nouvelle terre sur laquelle est descendue du ciel la Jérusalem nouvelle sans Temple mais habitée par son Dieu. Plus de limitations : la connaissance de la réalité rejoindra totalement la vérité, c’est à dire la gloire de l’Éternel sera totalement directe. Nul besoin des rituels du Temple ou autres car les serviteurs connaîtront la gloire comme le fond de la mer est couvert par les eaux. Quelle densité de connaissance de la gloire ! Quel « poids » de gloire !

A l’opposé, dans l’espace-matière-temps, l’humanité est relativement statique en comparaison, et à l’évidence en route vers la destruction et la mort. Ce n’est pas la métamorphose de gloire en gloire mais la métamorphose de déchéance en déchéance aboutissant à la destruction et à la mort générales. Voilà la réalité humaine actuelle et celle de notre monde.

L’Ennemi et ses démons, anciens anges glorieux, se sont métamorphosés en horreurs placés dans le 2ème ciel suite à leur révolte contre Dieu. Ils accomplissent ce qu’ils sont devenus à savoir des horreurs qui n’ont qu’un seul but : la destruction générale de la création. Voilà la triste réalité à laquelle l’humanité est confrontée.

 

  • L’éternité, l’ubiquité et surtout la substance glorieuse caractérisant cette nouvelle création, nécessitent la métamorphose divine dans la gloire et de gloire en gloire.

La métamorphose, la transfiguration de gloire en gloire par le travail d’engendrement de notre Mère la Sainte Esprie, dont on n’a mesuré ni l’importance, ni même la réalité, une fois de plus, nous permet de saisir la vérité céleste qui caractérisera fondamentalement la vie de la nouvelle création. Elle révolutionne la compréhension de l’Apocalypse.

L’éternité est caractérisée par la métamorphose parce que cette dernière est une réalité vivificatrice de renouvellement éternel.

L’ubiquité est caractérisée par la métamorphose parce que cette dernière n’est plus soumise à l’unité de lieu, ni aux distances, ni par conséquent à l’enfermement dans notre espace et dans ses lois. On pourra être de ce fait à plusieurs voire infinités de « lieux » à la fois dans la nouvelle création.

La substance glorieuse est caractérisée par la métamorphose parce que cette dernière permet de ne plus être limité à une seule forme ou aspect comme nous l’avons constaté plus haut au niveau des textes.

En même temps Dieu est un et est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Matthieu 28:19 ; 1 Corinthiens 8:16 ; Hébreux 13:8) comme chaque ange et chaque sauvé.

Chacun garde son identité, son unité, son intégrité et sa particularité mais il pourra être transfiguré ou métamorphosé individuellement ou collectivement dans une entité ou des entités (Par ex. ensemble des sauvés : Nouvelle Jérusalem et/ou nations, rois etc.…). Toutefois l’identité, l’unité, l’intégrité et la particularité de chaque créature ne trouve sa plénitude que dans la source de toute vie à savoir Dieu.

 

  • Le culte rendu à Dieu dans la Cité devant le Trône (Apocalypse 22:1-5)

La transfiguration de gloire en gloire s’opère principalement durant le culte d’adoration parfait rendu à Dieu car elle dépend et émane de Lui.

La mention du nom de Dieu sur le front des serviteurs (Apocalypse 22: 4) est à comprendre comme étant la métamorphose (cf. écrit La Métamorphose – marquage du sceau de Dieu du nom du Père et de l’Agneau), car la marque identitaire du nom donc d’appartenance esprie, âme et corps à Dieu ne peut que comprendre la métamorphose.

Voir le visage de Dieu engendre le fait que Sa lumière soit répandue sur Ses serviteurs et leur permettront de régner pour l’éternité (Apocalypse 22: 5b+c), la métamorphose effet de la lumière étant indispensable pour le règne selon Dieu comme pour toute activité dans le paradis.

L’Arbre de vie, Jésus, donnera son fruit chaque mois c’est à dire sans arrêt, une expression d’ici-bas pour dire qu’il n’y aura plus de saisons donc plus de temps (cela est encore une fois confirmé par le v.5 qui suit : « Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil, car le Seigneur répandra sur eux sa lumière »). Son feuillage sert ou prend soin (therapeia et verbe therapeuo = sens premier : servir, prendre soin ; Apocalypse 22:2) des sauvés. La métamorphose de gloire en gloire dépendant de Jésus s’opère encore. On ne peut traduire ici par le mot « guérison » car on guérit obligatoirement de maladies qui n’existeront plus puisqu’il n’y aura plus de souffrance dans la nouvelle création (Apocalypse 21:4). Il en est encore de même avec l’eau vive gratuite (Apocalypse 21:6b ; 22:1 cf. écrit l’Eau de Dieu).

L’absence de malédiction (Apocalypse 22:3a) démontre la perfection du culte et de ceux qui y sont impliqués. Tout le monde est dans « thème » ou « dans le coup » et pas à côté. (Katathèma = malédiction, à côté ou hors du thème). Au contraire il n’y aura que bénédictions, louanges et adoration parfaites devant le Trône (Apocalypse 19: 1-9) dans une relation et une communion sans ombre avec Dieu.

 

4. Les signaux de Dieu à l’Eglise

 

Le signal majeur et fondateur de notre propos a été donné à l’Apôtre Jean par Jésus Glorifié ainsi que par l’écrit en résultant à savoir l’Apocalypse dont la conclusion nous rappelle l’importance capitale de ce texte (Apocalypse 22:6-21).

Les signaux relatifs à l’éternité : nombreux sont celles et ceux qui sont passés au ciel et revenus soit par expérience de mort imminente (EMI) ou simplement lors de moments forts avec le Seigneur. L’expérience pouvait avoir duré quelques minutes sur terre et le vécu au ciel avait semblé, selon les normes terrestres, beaucoup plus long ou « duré une éternité ». La notion du temps terrestre était totalement « explosée » ou simplement « d’éternité ».

Les signaux relatifs à l’ubiquité : Philippe fut miraculeusement enlevé par l’Esprie de Dieu du chemin de Jérusalem à Gaza à Azot (Actes 8: 39). Il existe des témoignages de serviteurs de Dieu de notre époque qui furent transportés d’un continent à un autre en vue de remplir une mission donnée. Il est intéressant de noter que certains ont continué d’accomplir leur mission là où ils sont partis tout en accomplissant en même temps physiquement une autre mission ailleurs. Paul monta au 3ème ciel (2 Corinthiens 12:1-4). Jean « monta » au ciel (Apocalypse 4:1-2) et expérimenta l’ubiquité comme nous l’avons souligné dans notre propos. Nombreux sont aussi les servantes et les serviteurs qui, seulement avec leur âme et leur esprie certes, sont « montés » dans les lieux célestes et témoignent de ce qu’ils ont vu et vécu et qui correspond largement au texte de l’Apocalypse notamment en ce qui concerne l’ubiquité. Les distances étaient énormes et pouvaient être couvertes en un clin d’œil. L’espace était infini et très proche à la fois.

En ce qui concerne la substance glorieuse nous retrouvons le Feu à la Pentecôte (Actes 2:3), la Lumière pour Paul et pour Pierre (Actes 9:3 ; 12:7 ; 22:6,9,11 ; 26:13), la gloire céleste visible pour Etienne et même pour le sanhédrin (Actes 6:15 ; 7:55). Jésus fut métamorphosé ou transfiguré sur la montagne aux yeux de trois de Ses disciples (Matthieu 17:2 ; 9:2 ; 2 Pierre 1:16-18) et Son visage resplendit comme le soleil et Ses vêtements devinrent blanc comme la lumière.

Nombreux sont les témoignages actuels d’or, de pierres précieuses, du Feu et de Sa Chaleur, de Lumière, de Parfums, de Nuée blanches, dorées etc.… se manifestant tangiblement lors de réunions ou de moments personnels forts avec le Seigneur. Des débuts d’expérience de métamorphose du corps sont actuellement relatés où le corps perd ses repères limitatifs habituels et semble se « répandre » ou se « dissoudre ».

Dieu fait des signaux à Son Eglise et cela depuis le début pour qu’elle se prépare en devenant comme l’Époux esprie, âme et corps. Cela ne peut se faire que par Lui et les éléments tangibles et réels du 3ème ciel qu’Il nous fait parvenir pour nous métamorphoser en vue de la « montée » et de l’accomplissement de nos missions prévues dans l’Apocalypse !

Jésus Glorifié a d’ailleurs fait bien plus qu’un petit signal à Son Eglise c’est le moins qu’on puisse dire… ! (Apocalypse 1-3).

Il est revenu une première fois en personne et en gloire comme Il l’avait promis. Il a prononcé des paroles puissantes avec une voix forte comme le son d’une trompette (Apocalypse 1:10-18), car l’enjeu est absolument exceptionnel et capital !

CONCLUSION

Avant la bataille d’Harmaguédon en Apocalypse 19:7c il est écrit : « …Son épouse s’est préparée » aux noces de l’Agneau.

Dans ce passage, il s’agit encore de l’Eglise des Vainqueurs enlevée nouvelle génération. Elle vit déjà quasiment la situation décrite plus haut dans cet exposé. Harmaguédon, le Millénium et la bataille finale suivie du jugement dernier seront toutefois encore à venir, mais elle est d’ores et déjà quasiment prête.

L’Apocalypse présente tout un programme à commencer par la constitution de l’Eglise des Vainqueurs instituée et ardemment voulue par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même !

C’est pourquoi maintenant le culte « logique » ou raisonnable ici-bas sera « d’offrir nos corps en sacrifice vivant consumé par le Feu divin en vue de la métamorphose du corps » suite à un « renouvellement de l’intelligence » (Romains 12:1-2).

Nous recevrons ainsi la substance glorieuse divine de Feu et de Lumière.

Certains chrétiens ont l’appel du Seigneur pour tel ou tel pays de ce monde. Ce qui est certain : le Seigneur appelle tous les chrétiens à aller dans le Pays Promis céleste à savoir la Salle du Trône ! Ainsi non seulement tous les pays de monde seront accessibles en un clin d’œil mais aussi le 2ème ciel que nous devons dégager de l’emprise de l’Ennemi.

Nous recevrons ainsi l’ubiquité puisque nous pourrons être à plusieurs endroits à la fois avec une efficacité « divine ».

Nous recevons aussi les réalités de l’éternité illimitées car le « transport » se fera en un clin d’œil ! Le temps sera de plus en plus relativisé et finalement n’existera plus !

Voilà la préparation à laquelle l’Épouse est maintenant appelée !

 

En Lui, Martin BUSCH

37. L’Église des Vainqueurs durant le règne de l’imitation trinitaire sur terre

INTRODUCTION

 

L’Eglise des Vainqueurs initiale aura accès au Trône du Seigneur et sera dans le combat (Apocalypse 6:2) dans les lieux célestes et sur terre avec la caractéristique du corps transfiguré à partir d’Apocalypse 5:10 où un cantique nouveau célébrera la constitution de cette Eglise de sacrificateurs et rois par le Seigneur Jésus-Christ.

Elle atteindra un degré de gloire absolument phénoménal (Apocalypse 12:1) pour donner naissance à une nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs encore plus puissante qui sera enlevée (Apocalypse 12: 5 – enfant mâle) et qui vaincra l’Ennemi dans les lieux célestes avec l’Archange Michel et ses anges (Apocalypse 12: 7-8+11) et aussi avec comme conséquence le fait que le Dragon et ses acolytes soient définitivement hors des lieux célestes et précipités sur terre (Apocalypse 12:9).

Suite à son enlèvement, l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération sera définitivement installée au ciel (Apocalypse 12: 12a). Elle est certes au ciel à l’abri mais sur terre s’installe l’horrible règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon de trois ans et demi (Apocalypse 12:12b ; 13:5b), sachant que l’Eglise restée sur terre, sera persécutée et vaincue (Apocalypse 12:17 ; 13:7a+10).

Voilà le point de départ de notre étude.

 

1. L’Eglise des Vainqueurs ancienne génération et nouvelle génération.

 

Pour mieux identifier l’Eglise des Vainqueurs durant le règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon, il faut bien comprendre ce qu’est l’Eglise des Vainqueurs de « l’ancienne génération », la mère et celle de la « nouvelle génération », l’enfant. (Cf. écrit « Eglise restée sur terre »).

« L’Agneau était debout sur la montagne de Sion et avec lui les 144 000…ils chantaient un cantique nouveau devant le trône, devant les quatre animaux et les anciens » (Apocalypse 14:1+3).

Ce passage démontre que l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération après l’enlèvement pourra être à la fois sur la montagne de Sion en Israël, donc sur terre et tout de suite devant le Trône, donc au ciel. L’Eglise des Vainqueurs enlevée donc celle après l’enlèvement, l’enfant mâle nouveau né, nouvelle génération plus puissante (Apocalypse 12:5) sera définitivement installée, enracinée, au ciel (Apocalypse 12:12a). Rien que le fait d’être enlevée lui donnera bien plus de puissance encore et lui aura permis de vaincre le Dragon dans les lieux célestes (cf. écrit relatif à Apocalypse 12:11 « La victoire dans les lieux célestes »). En effet cette Eglise des Vainqueurs nouvelle génération (enfant mâle) installée au ciel n’aura plus d’obstacle dans les lieux célestes. Les combats et les jugements toucheront exclusivement la terre (Apocalypse 13 à 20), ce qui est très avantageux.

L’Eglise des Vainqueurs d’avant l’enlèvement, ancienne génération (mère), et la partie restée sur terre ancienne génération donc non enlevée était avant l’enlèvement et restera après l’enlèvement installée sur terre tout en pouvant passer par la métamorphose du corps au ciel à la salle du Trône et donc accéder à l’immortalité (Apocalypse 5:10 ; 6:2 ; 12:1 ; 18:4-6).

En effet, la partie non enlevée de l’Eglise des Vainqueurs ancienne génération restée sur terre pourra se réfugier au désert durant les « 1260 jours » ou durant « un temps et des temps et une moitié d’un temps », ce qui correspond exactement à la durée du règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon. Elle sera hors de portée du serpent régnant à présent sur terre (Apocalypse 12: 6+13-16) donc logiquement aussi hors de portée de ses acolytes dont la Mort. Cela lui permettra tout aussi logiquement de bénéficier de l’immortalité comme par exemple le prophète Elie qui était alors au désert et était un « prototype » de cette partie de l’Eglise des Vainqueurs (pour davantage d’explications : cf. écrit « Eglise restée sur terre » aussi relativement à l’Eglise des Deux Témoins d’Apocalypse 11).

Durant cette période, il y aura toujours encore des chrétiens restés sur terre, dont le corps n’aura pas été métamorphosé, fruit du ministère d’évangélisation de l’Eglise des Vainqueurs ancienne génération, mais qui restent attaquables par le Diable et finiront par être vaincus, emprisonnés, décapités durant le règne de l’Imitation Trinitaire (Apocalypse 12: 17 ; 13: 7+10 ; 11: 7 ; 14:13 ; 17:6). Toutefois l’échappatoire de la montée subsistera car elle est clairement proposée plus tard en Apocalypse 18: 4-6 avec l’exhortation de sortir de Babylone système totalitaire absolu et de participer à son jugement. Vu la situation totalitaire absolue, cette participation au jugement (v.6) ne sera possible qu’à partir des lieux célestes après la montée. Ceux qui sortiront et/ou monteront à ce moment-là pourront se joindre à l’Eglise des Vainqueurs et encore participer à la bataille d’Harmaguédon (Apocalypse 19:14) pour participer au jugement.

Il est capital de distinguer les différents types ou groupes de chrétiens dans l’Apocalypse et notamment dans notre propos présent à savoir l’Eglise des Vainqueurs d’avant l’enlèvement et celle d’après l’enlèvement ou l’Eglise des Vainqueurs ancienne génération (mère) et celle de la nouvelle génération (enfant-fils enlevé).

 

2. L’Eglise des Vainqueurs enlevée nouvelle génération est installée au ciel durant le règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon.

« C’est pourquoi soyez dans la joie vous les cieux et vous qui y avez dressé votre tente (cf. tente = corps 2 Corinthiens 5: 1-4 ; Apocalypse 12: 12 Eglise des Vainqueurs au corps ou tente glorifié ou métamorphosé dans les cieux = ouranoi ; kai oi en autois skènountès = et en eux [les cieux] campent. Verbe skènoo = camper ; skènoma = campement de soldats). Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu chez vous ayant une grande fureur, sachant le peu de temps qu’il a » (Apocalypse 12:12).

Le fait que l’Eglise des Vainqueurs sera définitivement installée au ciel, comme une armée qui y campe, prête à mener la suite des combats victorieux, devra être un sujet de joie alors que ce qui se jouera sur terre sera un très grand malheur.

Cela sera ainsi parce que le Dragon et ses acolytes n’auront plus de place dans le ciel et auront été précipités sur terre (Apocalypse 12: 8) et par là perdront énormément de leur puissance puisqu’ils seront dépendants des limitations espace-matière-temps (Apocalypse 12:12c). Ils feront tout pour essayer de reconquérir les lieux célestes (Apocalypse 16:12-16 ;17:13-14a ; 18:5a ; 19:19-21 ; 20:7-9).

L’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération occupera dorénavant une « position » fondamentalement stratégique qui lui donnera beaucoup plus de puissance et enclenchera la suite des événements aboutissant à la victoire totale contre l’Ennemi (Apocalypse 20:9b-10).

Où retrouve-t-on par la suite l’Eglise des Vainqueurs durant ce règne absolument horrible de l’Imitation Trinitaire du Dragon qui s’abat sur terre ou dans l’espace-matière-temps ?

On la retrouve en Apocalypse 14: 1-5, 15:2-4, 17:14, 18:6, 19:5-8+14, 20:4a, sachant que ce dernier verset marque le début du règne millénaire sur terre de l’Eglise des Vainqueurs et des martyrs ressuscités sous l’autorité du Seigneur Jésus-Christ et donc la fin du règne de 42 mois (ou 3 ans et demi ou 1260 jours) de l’Imitation Trinitaire de l’Ennemi.

 

3. Identification et caractéristiques des 144 000 d’Apocalypse 14

 

Au moment du plus grand réveil de l’Histoire (Apocalypse 7:4-17) fruit de l’Eglise initiale des Vainqueurs « partie » à ce titre « en vainqueur et pour vaincre », (Apocalypse 6:2) les 144 000 seront à ce moment-là clairement les juifs (Apocalypse 7: 4-8) devenant messianiques parce qu’ils seront marqués sur le front du sceau de Dieu (Apocalypse 7:2-8) qui est la réception de l’identité du Père et de l’Agneau (Apocalypse 14 : 1) comprenant bien entendu la métamorphose du corps. Cette foule de 144 000 fera ensuite partie de la foule immense que nul ne pourra compter issue de toutes les nations donc y compris la nation juive (Apocalypse 7:9). Tous seront issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:14b) et auront lavé leur robe dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 14).

Issus de la Grande Tribulation qui aura lieu sur terre (Apocalypse 6:3ss), ils se trouveront donc clairement sur terre (Apocalypse 7:3) puis soudainement et étonnamment devant le Trône et devant l’Agneau (Apocalypse 7:9b). Le marquage du sceau de Dieu étant par là à considérer comme la métamorphose du corps vu qu’on ne peut passer de la terre au ciel sans cette métamorphose (cf. écrit « La Métamorphose » – 1 Corinthiens 15: 50 : « La chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, ni la corruption hériter de l’incorruptibilité »).

Cette foule immense rejoindra l’Eglise initiale des Vainqueurs et en grossira substantiellement les rangs. Cette Eglise glorieuse apparaîtra par la suite portant une couronne de 12 étoiles démontrant son unité par la fusion totale des chrétiens issus des juifs et ceux issus des non juifs à savoir la fusion entre les 12 tribus et les 12 apôtres (Apocalypse 12 :1).

Tout cela pour démontrer que les 144 000 d’Apocalypse 14 seront l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération dans sa globalité.

C’est confirmé de façon irréfutable par l’expression « les 144 000, les rachetés de la TERRE » ! (Apocalypse 14:3c)

Qui sont les « rachetés de la terre » ? Ceux qui auront été [r]achetés pour ne plus être sur terre où le Diable et ses démons redoubleront d’horreurs et où tomberont les jugements divins sans précédent !

Autrement dit ce sera l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération enlevée campant, résidant, habitant au ciel ! (Apocalypse 12:12a).

En Apocalypse 7 ce sera la foule immense qui « absorbera » dans le domaine de l’identification et de la désignation les 144 000.

En Apocalypse 14, à cause de l’expression généralisante « rachetés de la terre », c’est à dire ceux qui habiteront au ciel devant le Trône, les 144 000 « absorberont » à leur tour dans le domaine de l’identification et de la désignation la foule immense d’Apocalypse 7, y compris l’Eglise initiale des Vainqueurs, exceptés tous ceux qui n’auront pas été enlevés.

Les rachetés de la terre seront non seulement rachetés de leur damnation éternelle comme tout chrétien converti, mais ils seront ici rachetés pour ne plus être domiciliés sur terre mais au ciel, c’est à dire préservés des jugements et horreurs du règne de l’Imitation Trinitaire.

Ensuite, il est question du « rachat d’entre les hommes comme « prémices » (aparkè = prémices, le premier choix, l’élite) pour Dieu et pour l’Agneau (Apocalypse 14: 4b). Les prémices sont toujours les éléments premiers suivis plus tard par les autres éléments. Cela confirme bien qu’il faut impérativement distinguer les différents groupes et types de chrétiens pour comprendre l’Apocalypse.

Cette Eglise des Vainqueurs nouvelle génération sera par conséquent les prémices par rapport aux autres qui suivront et une « offrande » de premier choix (cf. Romains 12:1-2), sans défaut, pour Dieu et pour l’Agneau. D’ailleurs la description contextuelle de pureté et de perfection nous confirme cela. L’adultère, le mensonge n’existeront plus chez ces chrétiens glorifiés. Ils seront sans reproches, parfaits : c’est la conséquence de leur rachat de la terre ou métamorphose (cf.1 Corinthiens 15: 51 et ss) car dans le contexte terrestre cela n’existe simplement pas parce que ce n’est ni humainement, ni même « chrétiennement » possible. Si c’était le cas cela se saurait… !

De même, ils suivront l’Agneau partout où Il va : là encore ce n’est absolument pas possible humainement et dans nos limitations terrestres (Apocalypse 14:4b) car l’Agneau évolue à la fois sur terre ou l’espace-matière-temps et à la fois dans les lieux célestes. Cela rejoint notre propos au paragraphe 1er où il est dit que l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération pourra être sur la montagne de Sion en Israël, donc sur terre par exemple, et puis tout de suite devant le Trône.

Enfin ils chanteront un cantique nouveau devant le Trône que nul ne pouvait apprendre si ce ne sont les « 144 000 » (ou l’Eglise des Vainqueurs globale nouvelle génération) avec une puissance inimaginable (Apocalypse 14: 2-3). Il s’agit d’une adoration parfaite, totale, satisfaisante que seuls les rachetés de la terre pourront offrir à Dieu et qui n’est pas possible sur terre. C’est pourquoi, personne d’autre ne pouvait « apprendre » ce chant. En effet les « autres » adorateurs chrétiens ne peuvent que se trouver sur terre. Comme ils sont limités par l’espace-matière-temps, ils ne pourront jamais avoir cette qualité parfaite d’adoration de l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération puisqu’elle n’est par définition possible qu’au ciel.

 

4. Les victoires de l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération durant le règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon

« Et je vis comme une mer de verre, ayant été mêlée de feu et les vainqueurs de la bête et de son image et du chiffre de son nom, se tenant sur la mer de verre, ayant des cithares à la main. Ils chantaient le cantique de Moïse le serviteur de Dieu et de l’Agneau. » (Apocalypse 15:1-2)

De quelle victoire s’agit-il ? Il ne s’agit pas de la victoire dont le résultat est décrit en Apocalypse 7 c’est à dire le plus grand réveil de l’Histoire.

Il ne s’agit pas davantage de la victoire dans les lieux célestes décrite en Apocalypse 12 dont le résultat est l’expulsion du Dragon et de ses démons des lieux célestes.

Il s’agit de la victoire sur la bête, son image et le chiffre de son nom, c’est à dire le chiffre 666 (Apocalypse 13: 1-18).

Cette victoire a lieu durant le règne de l’Imitation Trinitaire du Dragon où se sont justement manifestées deux bêtes (la deuxième bête étant aussi appelée « faux prophète » Apocalypse 16:13 ; 19:20) étant respectivement des imitations du Fils et de la Sainte Esprie et où il est question de l’image de la première bête et de son chiffre (Apocalypse 13). Nous nous situons ici au début d’Apocalypse 15 donc cette victoire, nous devons la chercher obligatoirement en Apocalypse 14.

Nous y découvrons le Fils de l’homme, Jésus assis sur une nuée blanche (Apocalypse 14:14) une faucille à la main qu’Il va jeter sur terre pour une « moisson » de jugement de la terre (Apocalypse 14: 16). Elle est suivie d’une « vendange » de jugement de la terre par une autre faucille jetée sur terre par un ange (Apocalypse 14:18-20). Ces jugements sont précédés par les proclamations successives de trois anges relatifs à l’appel à la crainte de Dieu, la chute de Babylone et la damnation éternelle des adorateurs de la bête et de son image (Apocalypse 14: 6 -11). Il faut aussi noter que ces jugements – victoires seront réels sur la bête et sur Babylone mais ils ne les extermineront pas définitivement à ce moment-là car ils apparaîtront encore plus tard (Apocalypse 16:13 et 17 à 18). Seule la bataille d’Harmaguédon leur sera fatale (Apocalypse 16:13-14+16 ; 19: 19-20).

On pourrait alors se poser la question : ces jugements ou victoires sont-ils uniquement à attribuer à Jésus et aux anges ?

Qui sont ces « vainqueurs » ?

Une première réponse réside dans les cithares que ces vainqueurs tenaient à la main et le cantique qu’ils chantaient comme les 144 000. En fait, il y a à ce niveau, un parallélisme évident entre les 144 000 et les vainqueurs de notre passage.

La seconde réponse est que dans tous les combats « les appelés, les élus et les fidèles » sont pleinement associés au Seigneur : « …ils [ennemis] combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois et avec lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi. » (Apocalypse 17: 14 ; cf. aussi 3:21). Il est clair qu’il ne peut s’agir de chrétiens restés sur terre puisque ceux-ci seront malheureusement vaincus par la bête (Apocalypse 13: 7). Il ne peut s’agir par conséquent que de l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération campant au ciel.

Enfin la troisième réponse rejoint ce que nous avons écrit précédemment à savoir qu’ils « suivront l’Agneau partout où Il va » (Apocalypse 14: 4b). Autrement dit, là où se trouvera Jésus, se trouvera l’Eglise des Vainqueurs que ce soit dans les lieux célestes ou dans l’espace-matière-temps !

Cette proximité et cette association avec le Seigneur Jésus-Christ dans les combats apparaissent à nouveau lors de la bataille d’Harmaguédon. L’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération fait partie des armées du ciel qui Le suivent : « Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d’un lin blanc et pur. » (Apocalypse 19: 14).

Le pluriel de « des armées » implique que les anges formeront une armée et l’Eglise des Vainqueurs « du ciel » formera une autre armée.

Nous retrouvons le cheval(aux) blanc(s) d’Apocalypse 6:2 et l’habit(s) de lin blanc(s) et pur(s) d’Apocalypse 19:8.

Les deux passages désignent l’Eglise des Vainqueurs. Le Seigneur Jésus-Christ est avec les anges et avec l’Eglise des Vainqueurs victorieux de l’Ennemi lors de la bataille d’Harmaguédon qui met fin au règne l’Imitation Trinitaire du Dragon.

 

5. L’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération régnante

 

Le règne de l’Eglise des Vainqueurs a été annoncé plusieurs fois dans l’Apocalypse :

  • 2:26 : Le Vainqueur mènera paître les nations avec une verge de fer.
  • 3: 21 : Le Vainqueur montera sur le Trône avec Jésus.
  • 5:10 : Ils régneront sur la terre.
  • 6:2 et 12:1 : L’Eglise des Vainqueurs porte une couronne.
  • 12: 5 : L’enfant qui devra mener paître les nations avec une verge de fer (à mettre en relation avec Apocalypse 2:26).

L’Eglise des Vainqueurs règnera effectivement durant le Millénium : « Et je vis des trônes. A ceux qui vinrent y siéger, il fut donné d’exercer le jugement » (Apocalypse 20: 4a). Vu les annonces précédentes au début de ce paragraphe, il ne peut s’agir que de l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération.

L’Eglise des Vainqueurs règnera donc sur terre durant 1000 ans avec les martyrs ressuscités (Apocalypse 20: 4b-c+ 6 et cf. 2:10 c couronne de vie) avec le Roi des rois sous Son autorité. Il est bien précisé que les autres morts dont évidemment des chrétiens ne seront pas ressuscités à ce moment-là (Apocalypse 20:5).

Son statut d’Épousé (Apocalypse 19: 7) du Roi des rois lui confère de surcroît un statut pour régner bien entendu avec autorité mais aussi par et dans l’Amour !

CONCLUSION

 

Pour bien comprendre l’Apocalypse, il est important d’identifier l’Eglise des Vainqueurs sous ses différents aspects dans un déroulement chronologique simple, clair et évident.

Sans la perception de sa réalité de métamorphose permettant de comprendre son rôle et sa nature tant dans les lieux célestes que sur terre (ou l’espace-matière-temps), on est plus ou moins obligé de procéder à de savants mélanges et par là de passer d’une supposition à l’autre.

Pire, on noie le poisson en aveuglant les chrétiens d’aujourd’hui par rapport à la destinée glorieuse réelle que le Seigneur leur réserve dans Son amour depuis environ 2000 ans pour finaliser l’accomplissement de Son plan. Il veut les préserver des horreurs à venir, sachant que toutes les horreurs à leur égard qui ont déjà eu lieu et n’ont certainement pas été voulues par Lui !

On fait alors appel aux interprétations symboliques et structuralistes toujours divergentes.

L’appel très sérieux de Jésus Glorifié, par les lettres aux 7 églises, s’adresse évidemment urgemment à nous : la porte est encore grande ouverte pour chercher ardemment à faire partie de cette Eglise des Vainqueurs !

« …par la persévérance à bien faire [cherchons] l’honneur, la gloire et l’immortalité » Romains 2:7.

En Lui

Martin BUSCH

36. Les quatre Animaux du Trône

INTRODUCTION

« Au milieu du trône et tout autour du trône, quatre animaux étant pleins d’yeux devant et derrière. Et le premier animal semblable à un lion, le deuxième animal semblable à un jeune taureau, le troisième animal ayant comme la face d’un humain et le quatrième animal semblable à un aigle volant. Les quatre animaux avaient chacun six ailes couvertes d’yeux tout autour et au-dedans. Ils n’ont pas de repos ni le jour ni la nuit, disant : Saint, Saint, Saint, le Dieu tout puissant, Celui qui était, qui est et qui vient et chaque fois que les animaux rendaient gloire, honneur et action de grâce à l’étant assis sur le trône, au Vivant pour les ères des ères, les 24 anciens tombent devant l’étant assis sur le trône… » (Apocalypse 4: 6b-10).

Nous essayerons d’identifier ces êtres et recevoir le meilleur de cette vision glorieuse.

 

1. Identification

« Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre et disaient Saint, Saint, Saint est l’Eternel des Armées, toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Esaïe 6:2-3)

« Quant à la figure de leur face, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de taureau à gauche et tous quatre une face d’aigle. » (Ezéchiel 1:10).

« C’étaient les animaux que j’avais vu sous le Dieu d’Israël près du fleuve du Kébar et je reconnus que c’étaient des chérubins. Chacun avait quatre faces, chacun avait quatre ailes et une forme de main d’homme était sous leurs ailes. Leurs faces étaient semblables à celles que j’avais vues près du fleuve Kébar ; c’était le même aspect, c’était eux-mêmes. Chacun marchait droit devant soi. » (Ezéchiel 10:20-22).

D’après ces passages, il semblerait clairement qu’il s’agisse des séraphins et des chérubins ou plus généralement des anges**.** Ils se trouvent autour du Trône et au milieu du Trône donc près de Dieu, c’est le moins que l’on puisse dire !

Les trois descriptions respectivement de l’Apocalypse, d’Ézéchiel et d’Esaïe comportent des différences mais aussi de fortes similitudes. Dans les trois cas, il s’agit du Trône de Dieu : c’est ce qui est fondamental. La mention des quatre animaux existe chez Ezéchiel et dans l’Apocalypse, certes dans des formes différentes. Le « trisagion » (Saint, Saint, Saint) est mentionné dans l’Apocalypse et dans Esaïe. Ils ont tous des ailes. Les yeux sont mentionnés dans Apocalypse et chez Ezéchiel.

Les différences ne nous paraissent pas exclusives mais au contraire complémentaires. Dans l’Apocalypse nous voyons Jésus par exemple sous différents aspects : Jésus glorifié sous forme d’homme (Apocalypse 1:12-16), sous forme d’Agneau (Apocalypse 5:6) et sous forme de cavalier combattant, roi, chef d’armées (Apocalypse 19: 11-13). Il en est de même pour l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 6:2 ; 12:1+5 ; 19:8+14 ; 20 :4a ; 21:2). Cela fait partie de l’affranchissement des catégories limitatives espace-matière-temps qui n’existent pas en tant que telles au ciel. Au ciel la réalité de la métamorphose de gloire en gloire non seulement pour l’Eglise des Vainqueurs mais pour tout et tous, y compris les anges, remplace le symbolisme qui n’est ni la réalité, ni la vérité. Nous considérons par conséquent dans cette perspective que les trois visions se complètent et nous permettent d’accéder à une compréhension plus large de ces événements.

 

2. A propos des séraphins et des chérubins

Les séraphins, des anges, (verbe hébreu : saraph = brûler) ou les « brûlants » ou des « flammes de feu » (Psaume 104:4 ; Hébreux 1:7) se trouvent près du Trône. Le prophète Esaïe lors de sa vision du Trône (Esaïe 6:1-8) fut purifié par une pierre ardente de feu de l’autel qu’un séraphin avait porté à ses lèvres. Ils sont donc « purificateurs » par le feu divin.

La nature des « brûlants » procède de la nature de Dieu qui est Lui-même un « Feu dévorant » (Exode 24:17 ; Deutéronome 4:24 ; 9:3 etc…). On retrouve les séraphins en Joël 2:3 où ils se trouvent devant et derrière Dieu. Ils sont des guerriers invincibles (Joël 2:3-11). Ils sont probablement les serviteurs de Feu ou dans le Feu qui détruit définitivement l’Ennemi durant la dernière bataille qui a lieu après le Millénium (Apocalypse 20:9b). Ils sont des adorateurs puissants : « Ils criaient l’un à l’autre et disaient : Saint, Saint, Saint est l’Éternel des armées… » (Esaïe 6: 3).

Les chérubins ne sont absolument pas les petits angelots mignons que l’on retrouve dans les représentations populaires, ni des bébés mignons que l’on appelle communément « nos petits chérubins ».

a) Les chérubins, des créatures parfaites au plus près de Dieu

 

Les chérubins (hébreu : kerub = celui qui prie, adore, celui qui communique) sont des anges de l’adoration, de la louange (Apocalypse 5: 8b-9+8 et communicateurs de la Parole venant de Dieu (Apocalypse 6:1+3+5+7).

Ils gardent l’arbre de vie (Genèse 3:24) avec des épées flamboyantes (cf. Epée de l’Esprie qui est la Parole de Dieu Ephésiens 6:17).

Ils sont représentés de part et d’autre du propitiatoire de l’Arche de l’Alliance la face tournée vers le propitiatoire donc vers Dieu (Exode 25: 18-22 ; 37:9 ; Nombres 7:89 ; 1 Rois 6:23-28) et peuvent ainsi Le regarder en face et recevoir tout ce qui émane de Lui.

Ils sont les chérubins de la gloire c’est à dire de la présence réelle et puissante de Dieu (Hébreux 9: 5).

Ils sont parfaitement obéissants à l‘Esprie dans leur « marche et leurs déplacements » (Ezéchiel 1: 12+ 16-21), ils sont mêlés aux « brûlants » séraphins (Ezéchiel 1: 13b+c) et sont eux-mêmes aussi des charbons ardents (Ezéchiel 1: 13a).

Ils sont une armée (Ezéchiel 1: 24b).

La chrysolite (Ezéchiel 1: 18 ; 10:9) est à mettre en rapport avec le service, l’obéissance et la soumission.

La forme de main d’homme protégée sous les ailes des chérubins (Ezéchiel 10: 8) ne peut que faire penser à la main de Jésus destiné alors à devenir homme qui ensuite fut parfait dans l’amour, la soumission et l’humilité.

 

b) Les visions du Trône et des chérubins font état de la libération de la prison de l’ESPACE terrestre limitatif

Les ailes permettent de se déplacer, de voler à volonté mais aussi d’être un habit, de se protéger et de protéger (Esaïe 6:2 ; Ezéchiel 1: 11 ; 10:8) de faire du bruit semblable à la voix de Dieu (Ezéchiel 10:5). Quand l’Esprie enlève Philippe, il s’agit là d’un déplacement instantané de type céleste d’un point à un autre de la terre (Actes 8:39). Au ciel les distances n’existent plus en quelque sorte et le temps de déplacement pas non plus. L’espace céleste est énorme, infini et très proche à la fois.

Les chérubins sont les « porteurs de Dieu » qui les chevauche (Psaume 18:10). Auraient-ils à ce moment-là l’aspect de chevaux ? C’est possible dans la réalité de la métamorphose constante de gloire en gloire dans le ciel. Ce qui est important : c’est que là où ils se trouvent, Dieu dans toute sa gloire est tout simplement là (Apocalypse 4:6b). En tant que porteurs de Dieu, ils peuvent aussi par la force des choses, bénéficier de Son ubiquité c’est à dire être à plusieurs ou tous les endroits à la fois. Au ciel, l’observation des chérubins démontrent la libération de l’espace limitatif terrestre.

 

c) Les visions du Trône et des chérubins font état de la libération de la prison de la MATIERE terrestre limitative

Les formes célestes se métamorphosent quand elles passent d’une gloire à une autre gloire ou de gloire en gloire.

La libération de la matière terrestre limitative ne peut se faire QUE par la métamorphose ou la transfiguration ou la transformation !

Jusqu’à présent on interprétait le livre de l’Apocalypse dans les perspectives du symbole qui est une réalité et/ou image terrestre à laquelle on veut « coller » une réalité céleste pour l’identifier et essayer de la comprendre à notre manière et de la ramener en quelque sorte sur terre pour la mettre à la sauce terrestre même si elle est religieuse et ecclésiale.

Au contraire, nous sommes invités à l’interpréter dans la perspective de la métamorphose ou transfiguration ou transformation ! On passe du symbole à la réalité transformée pour aboutir à la vérité ! Cela signifie clairement la démarche totalement inverse où nous sommes appelés par le texte de l’Apocalypse à « monter » métamorphosés pour nous soyons amenés au Trône, vivre et célébrer le vrai culte et que nous soyons rendus capables d’être mis à « sauce céleste » c’est à dire la réalité totale de Dieu à savoir la vérité !

Les yeux (Ezéchiel 1: 18) des roues et des chérubins (Ezéchiel 10: 12 ; Apocalypse 4:6b), pouvant recevoir toute la lumière émanant du Trône, permettent ainsi l’accès à la vision et la connaissance absolues et illimitées particulièrement de la substance ou matière ou gloire céleste ! Quand sur terre la vision et la connaissance de la matière ou des éléments de l’univers progresse par les découvertes de la science, il s’ouvre indéfiniment et exponentiellement de nouveaux champs de recherche alors qu’au ciel « on sait » tout simplement.

La matière terrestre manque cruellement du Feu et de la Lumière de Dieu. La métamorphose de la matière et du corps du chrétien notamment, se fait par le Feu et la Lumière d’En Haut pour l’accès au Trône !

L’esprie des chérubins est dans les roues à côté d’eux (Ezéchiel 1: 20) qui s’élèvent, avancent, sont en mouvement, en énergie, en puissance, en feu, en métamorphose. Il s’agit d’une « matière » céleste totalement vivante sans la marque de la Mort. Sur terre par contre, toute vie est marquée et emprisonnée par la Mort dans des systèmes cycliques toujours limités avec une fin d’une façon ou d’une autre.

Les séraphins, les « brûlants », les « flammes de feu » sont les anges transmettant le Feu qui, soit détruit la matière par le jugement, soit la métamorphose pour la mettre au «diapason» du ciel.

Au ciel, l’observation des chérubins et des séraphins démontrent la libération de la matière limitative terrestre.

 

d) Les visions du Trône et des chérubins font état de la libération de la prison du TEMPS terrestre limitatif.

 

L’esprie des chérubins est dans les roues à côté d’eux (Ezéchiel 1: 20). Le côté circulaire désigne l’Eternité (mouvement circulaire sans fin). En même temps elles roulent droit, sur la voie droite, royale, sans détour (Ezéchiel 10: 16-17 cf. spirale combinant cercle et ligne droite).

Les roues sont aussi appelées « tourbillons » (Ezéchiel 10: 13) qui sont en fait des spirales englobant à la fois la répétition du cycle et la ligne droite infinie. Chaque roue paraissait être au milieu d’une autre roue (Ezéchiel 10: 10) ce qui fait encore aussi penser au tourbillon. Il s’agit de spirales tourbillonnantes dont la taille circulaire varie du plus petit au plus grand et dont la hauteur est infinie.

Certaines théologies et/ou philosophies de l’Histoire font référence aux cycles répétitifs de l’Histoire comme le décrit justement Salomon dans son livre de l’Ecclésiaste (Ecclésiaste 1:5-11) et en même temps à l’aspect linéaire avec un commencement et une fin (Ecclésiaste 3: 11). Dans le même verset Salomon dit que Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’Eternité bien qu’il ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait du commencement jusqu’à la fin, et pour cause….

L’Histoire, contrairement à l’Eternité, a un commencement et une fin**.** Salomon décrit magnifiquement ces limitations qu’il a essayé de pousser à leur bout par rapport à son vécu et ses observations des réalités terrestres mais sans succès ! Tout est vanité et poursuite du vent. Il ne lui reste plus qu’à conseiller de se souvenir du Créateur dans les jours de la jeunesse avant que les affres de vieillesse et de la Mort ne fassent leur œuvre (Ecclésiaste 12: 1-14).

L’Histoire comprise comme une spirale avec un commencement et une fin est limitative et se trouve enfermée dans les catégories du temps dont les symboles notamment qui ne sont pas la réalité mais simplement des poteaux indicateurs ou « l’ombre des choses à venir ».

L’Eternité aussi comprise comme une spirale ou tourbillon mais sans limitations tant au niveau des tailles des cercles que de la hauteur des tourbillons, porte en elle par la Sainte Esprie engendrant la métamorphose illimitée dans les changements et variations de gloire en gloire. L’Éternité émane elle-même du mouvement perpétuel**, de l’énergie illimitée, du feu et de la lumière à l’éclat incomparable aussi des séraphins.**

Les chérubins et les séraphins proclament devant le Trône : « Saint, Saint, Saint, le Seigneur, le Dieu tout puissant, Celui qui était, qui est et qui vient » (Apocalypse 4:8c). L’Éternité est en Dieu et émane de Dieu sur ces anges, car Il est tout puissant notamment parce qu’Il englobe le temps et est plus grand que le temps pour qu’Il puisse être tout à la fois le passé, le présent et l’avenir. Le fait qu’Il soit l’Alpha et l’Oméga signifie qu’Il est le commencement et la fin donc plus grand que le temps, sinon le temps serait Dieu. Il est Saint, c’est à dire « à part » donc Il ne peut donc être soumis à qui que ce soit, ni à quoi que ce soit. Il n’y a plus de commencement ni de fin, il y a, tout simplement.

Au ciel, l’observation des séraphins et des chérubins démontrent la libération du temps limitatif terrestre.

 

e) Le chérubin déchu séparé de Dieu

La complainte sur le roi de Tyr d’Ezéchiel 28: 12-19 concerne certes le roi de Tyr de l’époque régnant sur une des villes les plus riches et puissantes du monde d’alors mais concerne avant tout aussi la plus horrible puissance spirituelle négative qui s’était placée au-dessus et autour de ce roi le manipulant à volonté. Ainsi ce roi et cette puissance négative ne faisaient plus qu’un.

En fait, il s’agit du chérubin déchu alors « porteur de lumière » ou Lucifer (Latin : lux = lumière ; fero = porter) à savoir Satan, le Diable, l’Accusateur, le Serpent ancien, le Dragon qui avait été à l’origine créé par Dieu comme probablement un des anges les plus magnifiques, si ce n’est le plus magnifique. Dans ce cas, il était dans l’hiérarchie céleste juste en dessous de Dieu !!!

L’aspect de ce chérubin, avant sa chute, nous livre encore d’autres caractéristiques sur les chérubins. Il était couvert de toutes les pierres précieuses étant toutes les qualités divines que la Sainte Esprie confère aux anges, aux ministères et à l’Eglise mais aussi au Grand Prêtre dans le cadre de l’Ancienne Alliance (cf. pectoral). Les expériences dans certaines églises où des pierres précieuses et de l’or sont donnés signifient aussi qu’il s’agit de richesses réelles tangibles et non pas symboliques.

Ce chérubin était dans la perfection, plein de sagesse et parfait en beauté. Il était un « chérubin protecteur » donc au plus près du Trône, sur la sainte montagne de Dieu, évoluant donc dans les pierres étincelantes. Il dirigeait la louange des tambourins et des flûtes et probablement la musique céleste en général.

Il était intègre jusqu’au moment où il fut piégé par son orgueil à cause de sa beauté et voulait prendre la place de Dieu. Ainsi nous avons contre nous un ancien chérubin qui était au plus près de Dieu et qui vient malheureusement encore dans la Salle du Trône pour nous accuser (Apocalypse 12:10 c) ce qui n’est pas rien ! D’où la complainte du prophète et de Dieu sur le roi de Tyr, car les désastres et les souffrances en découlant par la suite sont innommables.

Il n’avait pas compris que son rôle, malgré sa magnificence, était le service, l’obéissance et la soumission à Dieu par la louange, l’adoration et la proclamation fidèle de la Parole de Dieu. Il ne l’avait pas compris parce qu’il n’aimait pas Dieu. Les anges dont les séraphins et les chérubins ont, au même titre que les êtres humains, la LIBERTE DE CHOIX BASE DE L’AMOUR**.** Certains anges ont choisi de suivre Lucifer et sont devenus des démons dont la Mort et l’Hadès (gardien du 2ème ciel) qui sont probablement aussi d’anciens chérubins vu leur nature et leur puissance. Ces anciens anges ont été métamorphosés en des êtres affreux, même si Satan peut encore se métamorphoser en ange de lumière (1 Corinthiens 11:14 ; verbe grec métaskèmatidzomai = se camoufler sous un autre schéma, une autre forme, se métamorphoser). L’enfer ou le 2ème ciel est sa « résidence ». Mais Jésus Glorifié a maintenant les clés de la Mort et de l’Hadès ou de la résidence du Diable !!! (Apocalypse 1:18b).

En effet, la supériorité du Père par rapport au chérubin déchu réside dans l’Amour (1 Jean 4:8) et Il l’a justement vaincu car « Il tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils, son unique, afin que tout homme qui croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16).

La lumière céleste et l’amour inconditionnel du Seigneur Jésus-Christ sont d’ailleurs souvent les premiers ressentis de ceux qui passent au ciel avec leur esprie et leur âme et puis reviennent dans leur corps pour en témoigner par la suite sur terre.

 

3. Le Lion, le taureau, l’homme et l’aigle

 

Dans les passages d’Ezéchiel (Ezéchiel 1:10) chaque être vivant avait chacun les quatre faces du Lion, du Taureau, de l’Homme et de l’Aigle tandis que dans l’Apocalypse chaque être avait respectivement l’aspect de l’Homme, du Lion, du Taureau, et de l’Aigle. Si nous avons compris la notion de la métamorphose qui est en fait une des manifestations de la vie et du mouvement célestes, ces différences ne font que la fonder. Certes il est aussi nécessaire d’avoir des similitudes comme celles-ci pour rendre l’identification possible. Ici, considérant que chaque ange peut individuellement porter une face ou les quatre à la fois, implique à la fois leur individualité et identité propre d’une part et leur unité, et leur communion totale ainsi que leur identification réciproque c’est à dire leur amour parfait d’autre part.

Les quatre êtres représentaient pour Irénée de Lyon les quatre évangélistes à savoir le Lion pour Jean ; le Taureau pour Luc ; la Face humaine pour Matthieu ; l’Aigle pour Marc.

Pour St Jérôme, ils représentaient aussi les quatre évangélistes mais l’Aigle pour Jean ; le Taureau pour Luc ; la Face humaine pour Matthieu et le Lion pour Marc. On en voit très souvent la représentation dans les églises. Pourtant Jean était entrain de voir le Trône, ce qu’il y a autour et le texte ne semble pas suggérer du tout qu’il ait été en même temps le Lion ou l’Aigle selon que l’on se réfère à l’une des deux versions citées.

Certains considèrent qu’ils représenteraient les êtres vivants du monde créé à savoir les carnivores (lion le plus prestigieux), les ruminants (taureau le plus puissant), les oiseaux (aigle le plus prestigieux) et finalement l’homme (face humaine) qui adorent Dieu. Pourtant au jour d’aujourd’hui les êtres vivants du monde créé sont loin d’adorer Dieu et loin d’être dans la salle du trône. Ils sont bien sur terre et loin de Dieu pour la grande majorité.

D’autres ont pensé aux emblèmes de certaines tribus d’Israël.

Les textes d’Ézéchiel et d’Esaïe nous montrent clairement qu’il s’agit d’anges ce qui exclut les interprétations précédentes.

Mais alors où chercher pour comprendre l’aspect de ces quatre anges ?

Les yeux ou la connaissance absolue, le feu, la lumière, la puissance, la perfection, la sagesse, la soumission, le service, la beauté et l’amour parfait nous orientent clairement vers Jésus-Christ mais aussi vers le Père et la Sainte Esprie.

Dans les interprétations citées plus haut, on ramène plus ou moins la réalité céleste ou la vérité pleine et entière à la réalité terrestre, à l’espace-matière-temps pour en faire des symboles, des idées, des copies, voire des images ou des représentations même religieuses. Exode 20:4 est très clair à ce sujet : « Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre et qui sont dans les eaux plus bas que la terre… » (cf. aussi Lévitique 26:1 ; Deutéronome 4:16 ; 4:23 ; 5:8 ; 27:15 etc…).

Si on s’oriente vers Jésus-Christ, on passe directement à la vérité, à Dieu, ce qui est exactement la démarche inverse.

Ces anges ne sont pas Dieu, loin s’en faut, mais ils sont totalement IMPREGNES de Dieu, c’est à dire qu’ils sont métamorphosés de gloire en gloire parce qu’ils sont au milieu et autour du Trône (Apocalypse 4:6b) !

L’Apôtre Jean lui-même a failli adorer un ange par deux fois, tellement ils sont imprégnés de Dieu c’est à dire métamorphosés de gloire en gloire et donc glorieux. Mais dans les deux cas l’humilité et l’esprit de service des anges a prévalu (Apocalypse 19:10 ; 22:8-9) !

Par conséquent, il nous reste à vérifier dans quelle mesure nous pouvons voir comment la métamorphose de gloire en gloire de ces anges émane de qui est Jésus-Christ.

 

a) La Face d’homme

Jésus a été fait homme pour nous sauver (Marc 10:45 ; Luc 9:56 ; Jean 1: 14-18 ; 9:11 etc…). Il est descendu du ciel (Jean 6:38), Il est YHWH, « Je suis » (Jean 8:24 ; 10:38 ; 14:9). Jésus vrai Dieu et vrai homme « imprègne, métamorphose » les anges de son humanité (face d’homme) et en même temps de Sa gloire divine.

 

b) Le Lion

« Voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David a vaincu pour ouvrir le livre et les sept sceaux … » (Apocalypse 5:5)

Jésus est le lion. Proverbes 20:2 associe le lion à la royauté. Jésus est Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19:16).
Jésus, le Roi des rois, le Lion de Juda « imprègne, métamorphose » les anges de la gloire de Sa royauté, de Sa force et de Son autorité.
Pierre parle d’un autre lion auquel il faut résister avec une foi ferme (1 Pierre 5:8-9)

 

c) Le jeune Taureau

 

Le jeune taureau (veau ?) a été choisi par Dieu pour les sacrifices d’expiation dans l’Ancienne Alliance (Taureau : Exode 29:36 ; Veau : Lévitique 9:2 etc…).

« …nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes » (Hébreux 10:10 ; cf. 9:26).

Jésus est la victime expiatoire comme l’était le jeune taureau dans l’Ancien Testament.

Jésus, l’offrande, la victime expiatoire parfaite donc suffisante « imprègne, métamorphose » les anges de Son Feu (=sang), de Sa gloire de Sa pureté parfaite.

 

d) L’Aigle

« Vous avez vu ce j’ai fait à l’Égypte et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. » (Exode 19:4 ; cf. Deutéronome 32: 11)

« Le Dragon…se lança à la poursuite de la femme…mais les deux ailes du grand aigle furent donnés à la femme pour qu’elle s’envole au désert…pour y être nourrie loin du serpent » (Apocalypse 12:14)

Dans les deux cas il est clair qu’il s’agit de Dieu qui sauve in extremis le peuple hébreu et la femme d’Apocalypse 12 de la destruction et de la mort.

Comment ne pas penser à l’œuvre de salut de Jésus-Christ sur la Croix qui sauve du Serpent ?

L’aigle a des yeux ayant une vision exceptionnelle pour bien distinguer ses proies dont justement les serpents…

Ils se trouve que les quatre chérubins possèdent chacun des ailes pour se couvrir, se protéger et voler. Celui qui a un aspect d’aigle dans l’Apocalypse est un aigle en plein vol. Les quatre chérubins sont aussi couverts d’yeux conférant la vision et la connaissance du Trône. En fait dans l’aigle nous pouvons voir Jésus qui sauve, la Sainte Esprie qui porte en Elle telle une mère et le Père qui porte, amène vers Lui et protège, nourrit loin du serpent.

Dieu, Père, Fils et Sainte Esprie le Grand Aigle, « imprègne, métamorphose » les anges en les dotant d’ailes leur permettant les déplacements sans restriction et à l’infini, d’yeux perçants permettant la vision et la connaissance parfaites avec l’efficacité et la rapidité parfaites de l’Aigle. Comme les quatre chérubins possèdent chacun des éléments de l’Aigle (ailes, yeux), il semblerait qu’il y ait ici une notion de globalité, de vision d’ensemble, de hauteur pouvant correspondre à Dieu Père, Fils et Sainte Esprie.

 

e) Le Chérubin

« Chacun avait quatre faces ; la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d’homme, la face du troisième une face de lion et celle du quatrième une face d’aigle. Et les chérubins s’élevèrent. C’étaient les animaux que j’avais vu près du fleuve du Kebar. » (Ezéchiel 10:14-15)

Surprise ! Dans ces versets apparaît à la place du taureau une face de chérubin qui devrait ressembler à une face d’homme. Pourtant le prophète fait référence à sa première vision (Ezéchiel 1:10) où il y avait effectivement une face de taureau ! En même temps il dit au verset 5 : « Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine. »

Comment expliquer ces différences pour ne pas dire ces incohérences apparentes ? Pour Ezéchiel, au chapitre 10, il s’agit pourtant bien de la même réalité qu’il avait vue au fleuve Kébar (Ezéchiel 1:1 et 10:15).

En général on essaye de s’en sortir avec les explications liées au symbolisme qui relativise la vérité. D’autres parlent d’erreurs de transcription ou encore de l’émotion du prophète qui ne voyait pas clair etc…

La face de Chérubin est présente dans cette vision pour identifier ces êtres du Trône. En effet, il s’agit clairement de chérubins, une catégorie d’anges, se trouvant devant le Trône de Dieu, comme nous l’avons écrit dans le premier paragraphe intitulé « Identification ».

Alors comment expliquer le remplacement de la face de Taureau par la face de Chérubin d’une vision à l’autre ? Comment expliquer le fait qu’il y ait quatre animaux ayant une ressemblance humaine ? Il faudrait beaucoup d’effets spéciaux cinématographiques pour essayer de rendre compte de tout cela ! En fait cela nous paraît quasiment impossible voire totalement impossible même en trois D.

Pour nous, la seule possibilité se trouve dans la métamorphose où nous pouvons éviter le symbolisme et totalement rester dans la réalité ! Sur terre le vieillissement par exemple est une métamorphose vers la mort. A l’inverse, dans le ciel tout est métamorphosé, transformé constamment de gloire en gloire ! C’est la vie, le mouvement, l’énergie, la lumière inimaginables !

Ce qui est immuable, c’est l’identité des êtres au ciel. Les êtres humains restent des êtres humains, les anges-chérubins restent des anges-chérubins et Dieu reste Dieu. Mais la métamorphose ou la transfiguration de gloire en gloire est l’expression de la vie et du mouvement constant divins, à plus forte raison autour du Trône où se trouvent les chérubins.

L’Ennemi a voulu transgresser cet aspect-là en voulant devenir Dieu, c’est à dire en voulant changer d’identité c’est à dire passer de l’état de chérubin créé à celui de Dieu Créateur. Le résultat c’est qu’il s’est au contraire métamorphosé en dragon, en serpent, tout en pouvant encore se déguiser en ange de lumière. Il s’agit là de métamorphoses négatives qui finiront directement dans l’étang de feu (Apocalypse 20:10).

Chaque être est unique, mais dans la réalité céleste, libérée de l’espace-matière-temps marqué par la Mort, il est métamorphosé de gloire en gloire. C’est pourquoi au moment du jugement dernier la terre et le ciel (espace-matière-temps ; terre, univers) s’enfuiront devant la face de Dieu parce qu’il ne fut plus trouvé de place pour eux (Apocalypse 20:11b). Cela a entraîné automatiquement le fait que la Mort et l’Hadès soient enfin aussi précipités dans l’étang de feu parce qu’entre autres, leur « terrain d’action » avait disparu !

Jésus-Christ par exemple apparaît à Jean en tant que Jésus Glorifié (Apocalypse 1: 12-16) puis comme l’Agneau sur le Trône (Apocalypse 5:6 ; 14:1), puis comme cavalier chef de guerre Roi des rois et Seigneur des seigneurs à la tête des Ses armées (Apocalypse 19:11-16). Là si Jésus n’avait été que symboles successifs ou images ou représentations ou descriptions imagées, quel malheur, car Il n’aurait jamais gagné la guerre contre l’Ennemi. Jésus était toujours parfaitement dans la réalité d’abord terrestre puis céleste à savoir la vérité.

Au préalable, Il avait réellement souffert, Il avait réellement subi la mort sur la croix, Il était réellement ressuscité !

Devant Jean comme pour les lecteurs de l’Apocalypse, Il était réellement le Glorifié sinon Il n’aurait pas pu posséder les clés de la Mort et de l’Hadès et établir l’Eglise des Vainqueurs !

Sur le Trône Il est réellement l’Agneau immolé et Son sang coule avec comme conséquence sept yeux et sept cornes, la plénitude de l’Esprie, sinon Il n’est pas vainqueur et donc digne d’ouvrir le rouleau aux sept sceaux !

Sur le cheval blanc Il sera réellement le Fidèle et le Véritable, les yeux en flamme ardente, couronné, Parole de Dieu, le manteau trempé de Son sang, Rois des rois… sinon Il ne pourra pas gagner la bataille d’Harmaguédon.

Il en sera de même pour l’Eglise des Vainqueurs qui montera dans la Salle du Trône après avoir été métamorphosée (Apocalypse 3: 12 +21 ; 5:10 ; 6:2 ;12:1+5 ;19:7-8+14 :20:4a ; 21:2).

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement une colonne dans le Temple céleste avec le nom de Dieu sinon elle n’aura pas la citoyenneté céleste.

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement assise sur le Trône avec Jésus sinon elle ne pourra envisager de régner durant le Millénium et devenir Son Épouse.

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement une nation de rois et de sacrificateurs sinon le règne sur les nations et la perfection du sacrificateur ne seront pas.

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement le cavalier couronné sur le cheval blanc, parti en vainqueur pour vaincre sinon le réveil d’Apocalypse 7 ne pourra avoir lieu.

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement la femme glorieuse avec la lune ou le mal sous ses pieds sinon elle ne pourra donner naissance à une nouvelle génération de vainqueurs plus puissante capable d’éjecter avec l’Archange Michel le chérubin déchu et ses acolytes des lieux célestes.

L’Eglise des Vainqueurs sera réellement l’Épouse semblable à son divin époux sinon il ne pourra pas s’établir une relation d’amour parfait au ciel.

L’Eglise des Vainqueurs montera réellement des chevaux blancs comme guerriers dans l’armée qui suit Jésus-Christ chef de guerre lors de la bataille d’Harmaguédon sinon la participation des Vainqueurs voulue par Dieu dans ce combat ne pourra se faire.

L’Eglise des Vainqueurs règnera réellement lors du Millénium sinon la participation des Vainqueurs voulue par Dieu dans ce règne ne pourra se faire.

Il en est de même pour les chérubins et les séraphins.

Les chérubins sont réellement imprégnés de Dieu, en métamorphose de gloire en gloire, dans le feu, le mouvement, l’énergie, l’Eternité, la puissance, l’amour, l’humilité, le service, la soumission, l’adoration, la Parole bref tout le contenu de notre propos sinon ils ne pourraient se tenir devant le Trône et remplir leur rôle dû à leurs fonctions et seraient rejetés irrémédiablement du côté de l’Ennemi.

Tout cela n’est pas du symbole, du virtuel, du spectacle, du théâtre, de l’image, de la gestuelle et de l’incantation religieuses mais la réalité céleste-vérité due à la métamorphose de gloire en gloire vers qui est Dieu qui apparaît tout au long du texte de l’Apocalypse mais aussi chez Ezéchiel et les prophètes !

L’Eglise ne serait-elle pas tombée dans le piège du symbole, du virtuel, de la gestuelle et de l’incantation religieuses voire d’une certaine forme d’animation ou de spectacle ? Il faut bien occuper les gens pour qu’ils s’ennuient le moins possible. Il faut durer et donc faire en sorte qu’ils reviennent la prochaine fois. Aussi longtemps que la métamorphose de gloire en gloire n’intervient pas, il n’y a pratiquement pas le choix…. Si nous lisons Apocalypse 13:11ss la deuxième bête fait des prodiges et « elle incite les habitants de la terre à dresser une image en l’honneur de la bête qui porte une blessure du glaive et qui a repris vie. Il lui fut donné d’animer l’image de la bête de sorte qu’elle ait même la parole… » L’animation de l’image nous fait d’ailleurs penser à un certain nombre de technologies actuelles d’images et de transmissions d’images…

 

Conclusion

 

L’étude des séraphins et des chérubins ne peut être satisfaisante dans la perspective du symbole, de l’image, de l’animation.

La réalité de la métamorphose de gloire en gloire émanant et allant vers Dieu y compris pour ces anges merveilleux nous paraît être une explication davantage acceptable.

En général les commentateurs veulent d’emblée ramener ces réalités célestes à l’Eglise terrestre à commencer dans leurs discours et finissent toujours dans le symbole et la religiosité. Alors on fait des statues, des images, des spectacles, de l’animation, des représentations, toutes sortes de liturgies des plus traditionnelles aux plus « évangéliques charismatiques ».

Ils n’ont pas connaissance d’une étape capitale : celle d’être métamorphosés puis de MONTER en étant engendrés par la Sainte Esprie, de réellement faire partie du ciel devant le Trône, pour ensuite réellement amener le réveil le plus puissant sur terre.

Les séraphins et les chérubins sont remplis, imprégnés de Dieu et de Sa gloire ! Ils sont métamorphosés de gloire en gloire et tout dans le ciel se métamorphose sans arrêt de gloire en gloire.

Les descriptions que nous avons abordées ne peuvent être contenues dans l’image fut-elle en 3 D ou encore plus perfectionnées.

Quand Jésus parle de la résurrection des morts des hommes, mais c’est évidemment aussi valable pour l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant de l’immortalité par la métamorphose du corps, Il dit : « Quand en effet des morts ils se lèveront, ni les hommes ni les femmes ne se marieront, mais ils seront comme les anges dans les cieux. » (Marc 12:25; cf. Matthieu 22:30)

Donc quelle magnifique perspective sachant que chacun gardera son identité !

En Lui,

Martin BUSCH

35. L’être humain une réalité indissociable selon Dieu

INTRODUCTION

« Que le Dieu de la paix Lui-même vous rende parfaitement saints et que vous, toutes vos parties (oloklèros = toutes les parties, qui forme un tout, entier, intact, complet, parfait), l’esprie (pneuma = esprie, souffle, cf. pneumatique), l’âme (psychè = âme, domaine psychique) et le corps (soma = corps à différencier de la chair = sarx), soient préservées (tèrètein – verbe tèréo = garder, veiller, s’assurer que, conserver, préserver) irréprochables (amemtos = irréprochable, satisfaisant, plaisant) au moment (en = dans, en, au temps de, au moment de, pendant, durant) de l’avènement (parousia = parousie, avènement cf. paraître, apparaître) de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5:23).

Ce verset parle de globalité, d’unité, d’intégrité, de perfection, de sanctification, de sainteté, de veille par rapport à l’esprie, à l’âme et au corps de l’être humain donc dans toutes ses parties. Toutes ces parties devraient impérativement rester dans leur intégrité et leur unité au moment de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ.

 

1. Unité de l’être humain ?

 

Paul parle du déchirement profond qu’il ressent au « fond de ses tripes » : « Ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est à dire dans ma chair : j’ai la volonté mais non le pouvoir de faire le bien. Car je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas. Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc en moi cette loi : quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de mon entendement et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? » (Romains 7: 18-24)

Cette opposition entre la chair, le mal, la captivité de la loi du péché, le corps de mort, c’est à dire la chair, d’une part et l’homme intérieur, la loi de l’entendement, la volonté de faire le bien, ce qui est bon d’autre part démontre une tension, un déchirement, une impuissance totale, voire une inconscience notoire : « Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux et je fais ce que je hais » (Romains 7: 15).

Nous constatons que le péché, la chair, le corps de mort provoquent cette déchirure, ce conflit, cette guerre avec comme conséquence le « salaire du péché » qui est la mort ! La mort est la déchirure absolument terrible entre le corps mortel parce que miné par la chair et l’être intérieur. Voilà l’horreur qui hypothèque tout être humain que l’on se l’avoue ou non !

Ce conflit, suite à la chute, s’exporte plus ou moins dans les relations familiales, sociales, politiques, bref dans toutes les relations humaines et aussi dans le monde animal et la nature en général.

Il engendre mal-être, difficultés en tous genres.

Nous sommes diamétralement à l’opposé du verset d’introduction de notre propos. Nous sommes par conséquent aussi à l’opposé de la volonté de Dieu qui veut que l’être humain soit un, indissociable condition de possibilité pour qu’il puisse être sanctifié ou mis à part pour Lui ! Cette unité est indispensable pour l’action selon Dieu. Le corps devient donc indispensable, cela coule de source, mais aussi l’âme siège de notre intelligence, de notre volonté et de nos émotions ainsi que l’esprie réceptacle, siège, de la Révélation de Dieu et de Sa personne qui va donner l’orientation et la nature d’inspiration de la part de la Sainte Esprie de notre action. Mais si le conflit est dominant et persistant, l’action selon Dieu devient impossible : Paul le constate clairement : le résultat qu’il décrit si bien dans ce chapitre à son niveau propre semble désastreux ! Mais… !

 

2. La solution

« Il n’y a donc maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui sont EN Jésus-Christ ! » (Romains 8:1)

Jésus est entré dans notre chair et a condamné le péché dans la chair par Son supplice sur la Croix (Romains 8:3).

Comme nous l’avons expliqué dans un autre écrit (« Notre corps, le temple de la Sainte Esprie ») : la chair qui imprègne le corps est l’héritage de la chute et du péché. La peau des animaux morts sacrifiés par YHWH est notre chair qui nous colle à la peau et a remplacé la gloire originelle de Feu et de Lumière qui nous revêtait au Paradis.

Jésus a résolu le problème en condamnant le péché dans la chair. Si notre corps meurt à cause du péché et de la chair l’imprégnant, l’Esprie vivifiera notre corps mortel par l’Esprie qui habite en nous et qui a ressuscité Jésus (Romains 8: 10-11). Donc en cas de mort physique, de déchirure horrible entre le corps et l’être intérieur, il est prévu que la Sainte Esprie fasse une séance de rattrapage en ressuscitant notre corps. Nous sommes sauvés « comme à travers le feu » (1 Corinthiens 3:15). Mais par cette résurrection le Seigneur réunifie le corps à l’esprie et à l’âme soit lors de l’enlèvement pour les morts ressuscités concernés par l’événement, soit pour le Millénium en ce qui concerne les martyrs, soit pour le jugement dernier pour les autres, bien entendu exceptés les membres de l’Eglise des Vainqueurs d’emblée bénéficiaires de l’immortalité.

Paul veut pourtant aller plus loin et encourage ses lecteurs à vivre selon l’Esprie et il écrit que ceux qui sont conduits par l’Esprie de Dieu**, sont fils [et filles] de Dieu !**

Qu’est-ce qu’un fils ou une fille de Dieu ?

Si par l’Esprie le chrétien fait mourir (domaine de la volonté qui se situe dans l’âme) les pratiques (praxeis) charnelles décrites entre autres en Romains 7, il vivra ce qui est évidemment le contraire de mourra ! Cela veut dire que l’âme du chrétien est par et dans cet aspect comportemental restaurée. Par là ce chrétien deviendra ainsi fils [fille] de Dieu**.**

Dans un chrétien, c’est l’Esprie Sainte qui rend témoignage à son esprie qu’il est fils adoptif et par lequel il crie : « Abba, Père » à Dieu ! Il est à ce moment-là héritier et cohéritier de Christ. (Romains 8: 12-17). Cela veut dire que l’esprie du chrétien est restauré par et dans cette position filiale d’héritier et il devient ainsi fils [fille] de Dieu**.**

Enfin il est question de la « révélation des fils de Dieu » ! Cette révélation signifie qu’il s’agit de quelque chose de VISIBLE qui impacte la création qui sera alors libérée de l’esclavage de la corruption, qui gémit dans les douleurs de l’enfantement comme le chrétien qui n’avait toutefois que les prémices de l’Esprie avant ! Cette révélation, cette apocalypse, ce dévoilement aboutit clairement à l’adoption, au salut ou à la rédemption du corps dans le discours de Paul (Romains 8:18-23).

Cela veut dire que le corps du chrétien révélé à la création est restauré, rendu immortel et glorifié et il devient ainsi fils [fille] de Dieu**.**

Il apparaît encore une fois très clairement que la volonté de Dieu est de maintenir l’unité et l’intégrité totale de l’être humain, Y COMPRIS LE CORPS jusqu’à l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il a aussi prévu qu’ils soient conformes à l’image de son fils pour qu’il soit le premier  parmi beaucoup de frères ; ceux qu’il avait prévus, ceux-là il les a aussi appelés et ceux qu’il avait appelés, il les a aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Romains 8: 29-30 – trad. litt.).

Le Père a prévu que le chrétien soit conforme à l’image de Son Fils**, c’est à dire qu’il devienne** fils [fille] de Dieu.

Pour cela Il l’a :

  • appelé en s’adressant à la volonté, à l’intelligence et aux émotions ou l’âme de l’être humain – cf. changement de comportement et de mentalité.

  • justifié en ôtant le péché par le sacrifice expiatoire de Jésus et par là a rendu vivant l’esprie de l’être humain – cf. héritier et cohéritier de Christ.

  • glorifié en rendant la gloire initiale d’avant la chute du corps débarrassé de la chair de l’être humain visible par le Feu divin et la Lumière divine apparaissant clairement à la création. – cf. révélation du corps glorifié à la création.

Voilà le plan initial, le dessein immuable de Dieu le Père !

Pourquoi l’Eglise n’a-t-elle considéré que les deux premiers aspects à savoir l’appel et la justification en omettant la glorification ? Pourquoi n’a-t-elle prêché qu’un « tabouret à deux pieds » qui ne peut que finir par tomber parterre à la renverse ?

L’exemple de Jésus-Christ ressuscité et glorifié premier né parmi beaucoup de frères est parlant : la résurrection lui a redonné Son corps mais glorifié de façon visible face à la création et notamment face aux disciples. (Jean 20: 29 ; Jean 20:20+27. Jean 20 et 21 ; Actes 1 ; Luc 24: 43 ; Actes 1:4 ; Jean 20:19 ; Jean 20: 17+27 ; Matthieu 28:7 ; Marc 16:7 ; Luc 24:35-36).

L’Évangile de Luc insiste sur le fait que Jésus après la résurrection n’est pas simplement esprie (Luc 24:37-42) mais qu’Il est présent esprie, âme et ici surtout corps ! Pour prouver cela, Il mangea sous leurs yeux un morceau de poisson !

Là encore il y a nécessité absolue de l’intégrité totale esprie, âme et corps de Jésus, exemple, prémices, premier né ! La suite des opérations en ce qui concerne Jésus peut alors s’enclencher ! Il montera au ciel, s’assiéra à la droite du Père et paraîtra à Jean, notamment avec Son Corps Glorifié de Feu et de Lumière, en vue de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Jean a transmis le « message – rappel » de la part de Jésus Glorifié.

 

3. Les conséquences de la solution

 

L’unité, l’indissociabilité esprie, âme et corps de l’être humain fruit de l’opération conjointe du Père, du Fils et de la Sainte Esprie doit évidemment passer par la glorification du corps pour le rendre immortel et par là le mettre à l’abri de la mort et ainsi préserver cette intégrité indispensable. Le plan immuable du Père est la mise en conformité du croyant à l’image du Fils dont nous avons la description glorieuse en Apocalypse 1:12-16. Le résultat de cette mise en conformité apparaît entre autres en Apocalypse 6:2 et 12:1. C’est l’Eglise des Vainqueurs ou les Fils et Filles de Dieu révélés à la Création réellement conduits par l’Esprie de Dieu !

Cette unité est intrinsèquement liée à la sanctification ou au fait d’être mis à part pour Dieu. Comment peut-on sincèrement dire que l’on est mis à part pour Dieu alors qu’on est soumis aux aléas de l’espace-matière-temps et à la prison terrible que cela représente ?

Nombreux sont ceux qui prêchent comment mieux gérer les circonstances liées à cette prison et ses aléas par la foi avec l’aide Dieu certes (argent, famille, travail etc…).

Ici il s’agit d’aller beaucoup plus loin, à savoir permettre que Dieu nous débarrasse premièrement de la chair qui nous colle au corps par la métamorphose ou transfiguration. Il assure ainsi notre intégrité et notre unité en nous permettant de monter à la Salle du Trône et à partir de là recevoir la puissance des 7 Espries ou la pleine puissance de la plénitude de la Sainte Esprie comme Jésus Glorifié la possède et veut la partager avec nous. Notre intégrité liée à notre unité parfaite nous libère de l’espace-matière-temps et nous place dans l’amour parfait et la puissance parfaite. Nous dominons l’espace-matière-temps à l’image de Jésus et pouvons dorénavant faire le travail correctement. Il s’agit du passage du bricolage à un travail de pro.

Aujourd’hui, à cause du manque de glorification du corps, nous subissons évidemment la division et le conflit déjà au niveau de ce que nous sommes. La division et le conflit ouverts ou latents engendrent l’impuissance notoire.

Les conséquences de la solution par contre, sont absolument inimaginables et pour cause… !

Il faut impérativement que l’Eglise redécouvre « le troisième pied du tabouret » pour que cela tienne debout et soit crédible !

 

CONCLUSION

 

Le chrétien doit être une réalité indissociable donc parfaite, irrépréhensible, dans sa pleine intégrité telle que nous l’avons décrite en vue de l’avènement de Jésus-Christ.

Dieu a choisi que nous soyons pleinement partie prenante lors du combat final qui aura lieu pendant cet avènement. Pour ce faire Il veut nous mettre à part et nous préparer en vue de cet événement capital ! Nous connaissons la solution et ses conséquences !

En Lui,

Martin BUSCH