44. Le marchepied de Jésus

INTRODUCTION

« YHWH (« Je suis » – Père) a dit à mon Adonaï (=Seigneur [Jésus]) : Assieds-toi à ma droite jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis le marchepied [de tes pieds]. YHWH (Père) étendra de Sion le sceptre de ta puissance (celle de Jésus) : domine au milieu de tes ennemis. Ton peuple est plein d’ardeur quand tu rassembles ton armée ; avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore ta jeunesse vient à toi [tes jeunes gens viennent à toi] comme une rosée. YHWH (Père) a fait le serment pour toujours : tu es Cohen (Prêtre -Jésus) pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédek (Roi de Justice – Jésus cf. Hébreux 5 ; 6; 7). Adonaï (Jésus) est à ta droite (celle du Père) au jour de sa colère, il brise des rois. Parmi les peuples, il (Jésus) exerce la justice, entasse les cadavres sur une étendue immense, il fracasse des têtes. Au torrent, il s’abreuve en chemin, c’est pourquoi il redresse la tête » (Psaume 110: 1-7).

Ici il s’agit clairement de Dieu le Père et de Dieu le Fils. L’interprétation de ce texte est reprise cinq fois dans le Nouveau Testament et de surcroît elle a été initiée par Jésus Lui-même qui par là a cloué le bec à Ses adversaires (Matthieu 22:44 ; Marc 12:36 ; Luc 20:42 ; Actes 2:34 et Hébreux 6:20 +7ss). Pour bien comprendre ce texte, il est indispensable de connaître quelques éléments de la Trinité principalement à partir des textes de l’Ancien Testament (cf. aussi écrits « Preuve Ontologique » et « Dieu dans l’Apocalypse » pour d’autres approches et méthodologies pour expliquer la Trinité).

Il est nécessaire de donner la gloire qui revient non seulement au Père mais aussi au Fils et à l’Esprie Sainte. Le Fils bénéficie de la gloire et de la puissance donnée par le Père par la Puissance de la Sainte Esprie et est identifié comme tel non seulement dans le Nouveau Testament mais aussi dans l’Ancien Testament. Il doit l’être particulièrement par le Peuple Juif qui est appelé aujourd’hui plus que jamais à entrer dans son ministère spécifique auprès des nations dans les dimensions de l’Eglise des Vainqueurs. Comment les textes de l’Ancien Testament présentent-ils la Trinité sachant que les civilisations très anciennes proche-orientales donnaient aussi une tridimensionnalité à leurs divinités mais qui n’ont rien à voir avec YHWH ELoHiM !

 

1. Eléments de la Trinité d’après l’Ancien Testament

Deutéronome 6:4 (SHeMa ISRaEL, YHWH ELoHeiNU, YHWH ACHaD) « Écoute Israël, YHWH est notre Dieu, YHWH est un » présente l’unicité et l’indissociabilité du seul Dieu unique. En même temps nous avons le Psaume 110 et d’autres passages de l’Ancien Testament qui dévoilent tantôt Jésus, tantôt la Sainte Esprie voire les trois à la fois.

Genèse 14:18 nous présente le « Dieu très haut auteur [créateur, maître] des cieux et de la terre » (El héleyon koneh shamaïm [va]aretz) qui est « comme par hasard révélé » en quelque sorte par Melchisedek roi de Salem que nous identifierons plus tard. Dès le verset 22, Abram parle d’EL (Dieu) YHWH, EL très haut [suprême] auteur [à l’origine] des cieux et de la terre (EL YHWH EL hélevon konen shamaïm [va]eretz). Il s’agit ici évidemment de la première personne de la Trinité, le Père Créateur des cieux et de la terre.

Exode 3:2 parle d’un Envoyé de YHWH (Maleak YHWH) qui apparut dans le feu du buisson ardent. Dès le verset 4 et suivants, il n’est déjà plus question de l’Envoyé mais simplement de YHWH qui « vit qu’il s’approchait » et « d’ELoHeÏ qui appelait Moïse du sein du buisson ». Il se présente comme l’Eloheï du père de Moïse, l’ELoHeÏ d’Abraham, l’ ELoHeÏ d’Isaac et l’ ELoHeÏ de Jacob. Moïse craignait de regarder l’ELoHiM. Remarquons qu’ELoHiM (Dieu[x]) est un pluriel !!! On parle d’un « pluriel de majesté », nonobstant cela reste un pluriel. Qui est cet « Envoyé » de YHWH ? C’est Celui qui révèle ici Son nom : le « Je suis qui Je suis » (Vayomer ELoHiM el-Mosche ehje acher ehje = Yahvé qui en est une contraction. Exode 3:14 ; cf. Abeï had = Père pour toujours Esaïe 9:6 et Jean 8: 58 : « Jésus leur dit : En vérité, en vérité je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis…). Autrement dit l’Envoyé a le même nom que Dieu Très Haut, le Créateur des cieux et de la terre.

En Genèse 48: 15 –16 nous lisons : « Il [Israël] bénit Joseph et dit : « Que l’ELoHiM (=Dieu le Père) devant lequel ont marché mes pères Abraham et Isaac, que l’ ELoHiM qui a été mon berger (Psaume 23:1 : YHWH royeh = Dieu le Père berger ; Jean 10:11 Dieu le Fils berger) depuis que j’existe jusqu’à ce jour, l’Envoyé (maleak Dieu le Fils) qui m’a délivré de tout mal bénisse ces enfants. » La distinction entre l’ ELoHiM et le Maleak est inexistante à cause de l’apposition sujet grammaticale claire [ha]ELoHiM…[ha]Maleak sans compter l’appellation « berger » qui est donnée au Père et est reprise par Jésus dans l’Evangile de Jean. Les attributions sont identiques pour l’ELoHiM et le Maleak.

Ainsi dans les passages où il est question de l’Ange ou de l’Envoyé de YHWH qui dans la foulée et le contexte immédiat est identifié comme YHWH Lui-même, le pluriel d’ ELoHiM trouve à la fois sa justification et son explication. L’Envoyé [Ange] de YHWH n’est ni plus ni moins Jésus-Christ Lui-même qui prend très clairement le même nom donc la même identité que le Dieu Très Haut. En même temps l’Envoyé n’est pas à confondre avec Celui qui l’envoie tout en étant de même identité.

(Genèse 16:7-11 : « Envoyé de YHWH » [cf. Jean 7:29 etc…] ; Genèse 16:13-14 : « proclamation du nom, identité de YHWH ; Dieu visible…source du Vivant qui me voit » ; Genèse 22: 11+15 : « Envoyé de YHWH » ; 22: 14 « YHWH Yiré » ; 22: 16 « Je jure par moi-même a dit YHWH » ; Genèse 48:15-16 : Juges 6: 20 : « Envoyé d’ ELoHiM» 6:21 : « Envoyé de YHWH » 6:22 « Envoyé de YHWH » et « Adonaï YHWH » puis à nouveau « Envoyé de YHWH »).

Le dernier passage cité du livre des Juges concernant Gédéon est très intéressant, car il identifie tour à tour l’Envoyé de YHWH à Adonaï YHWH ELoHiM Lui-même. C’est pourquoi Gédéon est affolé car l’humain qui a vu YHWH face à face doit mourir ! Mais au verset 23 YHWH lui dit « SHaLoM (Paix – Bonheur) à toi, ne crains rien : tu ne mourras pas ».

Si nous rapprochons Genèse 14:18 avec Melchisedek (Roi de Justice) prêtre (CoHeN) d’EL YHWH qui a fait les cieux (shamaïm) et la terre (haeretz) d’Hébreux 5:5-10 ; 6:20 ; 7:1-8 où Jésus est clairement identifié à Melchisédek et du Psaume 110 où Il siège à la droite du Père et est nommé Seigneur (Adonaï), Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, sans compter l’interprétation de Jésus Lui-même en Matthieu 22:44 où Il se place à l’égal du Père (cf. Jean 14:9 ; 20:28), nous voyons clairement quelle est la vraie position du Seigneur Jésus-Christ notamment dans l’Ancien Testament. Nous nous rendrions coupables d’un « culte des anges» (Colossiens 2:18) si nous avions identifié l’Ange ou l’Envoyé de YHWH dans ce contexte comme n’étant simplement qu’un ange !

Le magnifique chant d’amour au Roi, le Psaume 45, nous dit clairement au verset 37,8 et 18 : « Tu es beau entre tous les fils de l’homme (miben adam) ….Ton trône, Dieu (Jésus), (kiseaka ELoHiM holam vahed) durera à jamais…Tu aimes la justice, tu hais l’iniquité ; voilà pourquoi Dieu (Jésus), ton Dieu (Père) (Elohim Eloheïka) t’a consacré par une huile d’allégresse…Je ferai que ton nom (celui de Jésus) soit dans toutes les ères des ères (atzekiram shimeka vecol dor va dor) » Il s’agit indiscutablement d’une figure royale messianique dont le règne dure à toujours et qui est à la fois homme et Dieu !

Nous avons par conséquent YHWH le Père et YHWH le Fils qui sont à la fois pleinement YHWH, un seul Dieu et à la fois deux Personnes que l’Ancien Testament comme le Nouveau, n’autorise ni à confondre ni à séparer.

Nous verrons en outre que la troisième personne YHWH est présente dans les textes.

L’Esprie de Dieu est Créatrice donc est YHWH : L’Esprie d’EL[oHiM] m’a créé [fait]» (Job 33:4 ; ROUaCH EL hesadeteni).

En Ezéchiel 11: 5+7 : « Et la ROUaCH (Esprie) de YHWH descendit sur moi et Elle me dit : dis, ainsi parle YHWH (ko amar YHWH) …ainsi parle Adonaï YHWH ».

En Esaïe 48:16c nous lisons : « Et maintenant Adonaï YHWH ROUaCH m’envoie ». L’identification de l’Esprie à Adonaï YHWH est claire à notre sens.

Nous trouvons les appellations ROUaCH ELoHiM (Dieu au pluriel cf. Genèse 1:2 ; Exode 31:3 ; 1 Samuel 10:10 ; 19:20) ou encore ROUaCH YHWH (Juges 3:10 ; 2 Samuel 23:2-3) ou encore ROUaCH KoDeSCH (= Esprie Sainte ; Esaïe 63:11-12).

Pour couronner le tout, Genèse 18: 1+3+13+17+20 identifie Elohaï YHWH puis Adonaï et de nouveau YHWH à trois «êtres humains» (scheloschah anaschim = trois êtres humains ou trois « personnages » selon certaines traductions) qui rendirent visite à Abraham. Déjà nous pouvons constater la « métamorphose » des trois personnes de la Trinité en trois êtres humains.

Il est facile de faire le joint voire davantage, l’identification entre le Dieu de l’Ancien Testament, Celui du Nouveau et bien entendu Celui de l’Apocalypse. C’est absolument capital particulièrement pour le Peuple d’Israël appelé à connaître son Dieu dans la Vérité et Sa plénitude en vue de la formation de l’Eglise des Vainqueurs ou l’Armée glorieuse de Dieu qui apparaît si souvent dans l’Ancien Testament (Joël 2:1-11 par exemple).

 

2. L’Armée glorieuse à la suite de Jésus

Quelles sont les principales caractéristiques de cette Armée – Eglise des Vainqueurs d’après les Psaumes 45 et 110 ?

Cette armée est composée de « jeunes gens » ou de la jeunesse appartenant au Christ. Effectivement l’Eglise des Vainqueurs a le corps transfiguré avec évidemment une forme sans pareille de jeunes ! La métamorphose de gloire en gloire de la Sainte Esprie ou le fait de boire au torrent pour « relever la tête » (Psaume 110:7) nous redonne un corps jeune, en santé parfaite et beau aussi quand nous reprenons notre corps terrestre pour accomplir certaines missions ! Avis aux amateurs et amatrices… ! Le moral des troupes est au beau fixe. Ce sont des « compagnons » (Psaume 45:8) du Roi donc uniquement des volontaires ! Ils sont revêtus « d’ornements sacrés » c’est à dire qu’ils sont revêtus de feu de lumière et de gloire, mis à part, saints, une nation de rois et de sacrificateurs (Psaume 110:3 ; Apocalypse 5:10).

Si le Psaume 110 insiste davantage sur la victoire sur les ennemis (Psaume 110:6 ; Apocalypse 19:17-21 ; 20:9-10), le Psaume 45 (v.10-16) parle de la notion festive de la beauté féminine de l’Épouse de Jésus-Christ (Apocalypse 19:7-8).

Le Roi des Rois (Psaume 110:2a ; 45: 6 ; Apocalypse 19:16), Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme (Psaume 45:2+8 : « Tu es le plus beau des fils de l’homme, …Dieu t’a béni pour toujours…C’est pourquoi Dieu ô Dieu, ton Dieu t’a oint…), Sacrificateur pour toujours selon l‘ordre de Melchisédek (Psaume 110:4+6), ayant fait justice parfaite sur la croix, ressuscité, monté au ciel et assis à la droite du Père (Psaume 110:1), veut être accompagné de Son Armée qui est aussi Son Épouse (Psaume 45:9-17), l’Eglise des Vainqueurs.

A la suite et sous l’autorité du Roi des rois (Psaume 45:6), le Seigneur Jésus-Christ et par Lui, cette Eglise des Vainqueurs belle et glorieuse a comme mission de travailler à partir de la Salle du Trône au plus grand réveil de l’Histoire avant et durant la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2 ; 7 et 12:1), de bouter l’Ennemi et ses acolytes hors des lieux célestes pour qu’il soit précipités sur la terre (Apocalypse 12:11), de participer à la suite de Jésus à la bataille d’Harmaguédon pour vaincre l’Ennemi et ses acolytes sur la terre (Apocalypse 19:14 ; cf. Psaume 45: 3-5 ; Ps 110:2, 5,6 en ce qui concerne les combats ultimes et la victoire finale du Christ à la tête de Son Armée) et de régner à partir du ciel en tant qu’Épouse du Christ, rois et sacrificateurs durant le Millénium sur terre (Apocalypse 20:4a ; Apo 12:5b ; Apo 2:26 ; Apo 3:21 ; Psaume 110:2+6 ; Ps 45:6+14-16) et finalement dans les lieux célestes pour l’éternité (Apocalypse 22:5c et 3:21 ; Psaume 45:17).

 

3. Jusqu’à ce que

Nous savons que YHWH Adonaï Jésus est monté au ciel et se tient à la droite YHWH (Psaume 45:6 ; 110: 1 ; Actes 1:9 ; 2:34 ; 7:55-56). Tout pouvoir Lui a été donné dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28:18) mais force est de constater à la lueur de ce qui se passe dans le monde que les ennemis ne sont pas encore sous les pieds du Seigneur Jésus-Christ et que l’exécution de Son ordre de faire de toutes les nations des disciples (Matthieu 28:19-20) n’est ni plus ni moins un cuisant échec. Le problème se situe par conséquent au niveau de l’Eglise.

« Jusqu’à ce que » mais jusqu’à quand ? On ne sait pas et on ne saura jamais puisque c’est le Père qui sait et qui a fixé le moment (Actes 1:7). Toutefois la croyance habituelle veut que la prochaine étape soit l’enlèvement qui nous tomberait dessus, comme cela, suivi du retour en gloire de Jésus-Christ avec la fin du monde [espace-matière-temps] à la clé où, selon les convictions, on place ou pas le Millénium entre le retour du Christ et la fin du monde. 2000 ans d’histoire et d’attente passive parce qu’on attend que cela nous tombe dessus ou quelquefois on n’attend plus, sont la cause évidente de cette situation catastrophique.

Le Jésus des Évangiles est venu pour accomplir sa mission sur la croix, ressusciter et ainsi ouvrir la porte à la Sainte Esprie auprès du Peuple Juif d’abord puis de l’humanité (Actes 1: 8b). Le rôle de la Sainte Esprie est entre autres de former l’Eglise des Vainqueurs par la métamorphose du corps de gloire en gloire (2 Corinthiens 3: 18) des chrétiens vainqueurs issus du Peuple Juif et des nations avec comme but la montée à la Salle du Trône et l’enclenchement des combats avant et durant la Grande Tribulation. En effet quand Jésus apparaît à l’Apôtre Jean, Il institue l’Eglise des Vainqueurs pour former Son Armée nécessairement glorifiée en vue des combats dont il est question dans les Psaumes 45 et 110 et bien d’autres textes de l’Ancien Testament comme aussi dans l’Apocalypse.

Au même titre que nous pouvons faire le joint entre le Dieu de l’Ancien Testament et Celui des Évangiles puis de l’Apocalypse, nous pouvons le faire entre l’Armée de Dieu qu’était Israël à l’époque et l’Eglise des Vainqueurs ! Les descriptions glorieuses et surnaturelles de l’Armée du Dieu d’Israël au « Jour de YHWH » revêtent un caractère prophétique qui correspond carrément à l’Eglise des Vainqueurs (Joël 2:1-11 par exemple les prophètes et les psaumes recèlent bien des textes de cette nature).

Esaïe 11 présente à la fois le Christ humble des Évangiles qui n’est alors qu’un « rejeton » et à la fois Celui régnant et jugeant lors du Millénium où le loup couchera avec l’agneau. Tout cela aurait dû être de la même époque, d’où la frustration des Juifs qui avaient très envie d’être libérés des Romains. Mais ce ne fut pas le cas. Toutefois si l’Eglise des Vainqueurs s’était formée comme Jésus l’aurait voulu dès le 1er siècle, l’époque aurait été la même et ô combien de souffrances auraient pu être évitées durant tout ce temps. Esaïe 11 aurait trouvé une réalisation beaucoup plus immédiate. Mais cela dépendait de la libre volonté d’écoute de la Sainte Esprie et de repentance des chrétiens de l’époque voulues souverainement par Jésus-Christ Glorifié. L’Eglise des Vainqueurs n’est composée que de volontaires !

Comme d’habitude autant Adam et Eve que le Peuple d’Israël, l’Eglise de la fin du premier siècle a fait la sourde oreille. La conséquence est que des milliards d’êtres humains ont passé et passent en enfer. Jésus aurait voulu que le réveil d’Apocalypse 7 et les victoires sur l’Ennemi tant dans les lieux célestes que sur la terre se passent beaucoup plus rapidement sinon Il ne serait pas revenu si rapidement pour parler à Jean et aux églises ! Quand Il est revenu, connaissant parfaitement la situation des Églises, Il ne les a pas caressées dans le sens du poil, c’est le moins qu’on puisse dire ! Il savait que la mise en place beaucoup plus rapide du Millénium aurait évité bien des souffrances et surtout permis beaucoup plus de sauvés au fil des siècles sous le règne de Christ, de l’Eglise des Vainqueurs et des martyrs !

Pierre n’a-t-il pas précisé que nous avions le pouvoir de « hâter (verbe speudo cf. speed en anglais donc « speedons » ! = presser, hâter vivement, faire un effort, combattre) l’avènement du jour de Dieu » par notre piété et sainteté ? (2 Pierre 3: 11-12)

C’est la démonstration claire que nous avons un rôle à jouer dans le déroulement plus ou moins rapide de l’Histoire en vue de hâter la fin. C’est le contraire de l’attentisme. Bien entendu Pierre n’avait pas encore la révélation de l’Apocalypse c’est pourquoi dans son discours, il saute directement à la fin du monde espace-matière-temps (2 Pierre 3:10) aussi décrite en Apocalypse 20:11b après le Millénium au moment du jugement dernier. D’ailleurs il écrit clairement que Dieu use de patience pour que tous arrivent à la repentance (2 Pierre 3:9). Mais plus l’Histoire avance plus le pourcentage et le nombre de perdus augmente. Le « tous » pose donc un problème terrible et démontre que Pierre ne connaissait pas les révélations de l’Apocalypse. C’est pourquoi il aurait fallu et il faudrait que le Millénium soit le plus proche possible pour que cette parole se réalise effectivement !!! Donc « speedons » car cela dépend de nous contrairement à l’enseignement habituel attentiste. Vivement que les ennemis soient sous les pieds de Jésus !

Le texte de l’Apocalypse et nos psaumes nous proposent d’autres perspectives : Jésus Glorifié est revenu (Apocalypse 1-3) pour instituer et constituer l’Eglise des Vainqueurs, former Son Armée, être avec Son Épouse glorifiée pour lui faire accomplir avec Lui à partir du Trône les missions et les combats résumés à la fin du paragraphe précédent. La participation préalable de l’Eglise des Vainqueurs souverainement voulue par Dieu précède obligatoirement le moment où Ses ennemis seront sous les pieds de Jésus (Apocalypse 19 et 20).

Quand Il est revenu pour dicter à Jean Ses lettres aux églises, Il y a mis toute Son autorité pour essayer de mettre les choses en route. Il a constaté l’état déjà lamentable des 7 églises et a appelé à l’écoute de la Sainte Esprie et à la repentance. Mais la décision des églises et des individus chrétiens fut négative.

2000 ans après, c’est toujours la même chose : aujourd’hui on veut faire « descendre » la gloire ce qui est déjà superbe. Mais le but n’est pas d’en rester là, ni de rester là, mais bien de « monter », le corps glorifié, revêtus des ornements sacrés en vue de l’accomplissement des missions décrites plus haut. Jésus a souverainement décidé qu’Il veut travailler « en équipe, en couple » avec Son Épouse, Son Eglise, Son Armée, Ses Compagnons. Il a tout accompli, ouvert le chemin, mais il faut réellement et effectivement rentrer dans cet accomplissement, ce chemin : sinon cela ne sert à rien et le processus est, reste et restera bloqué à cause de Sa volonté de travailler en couple. Le Seigneur a déjà donné Son consentement, Son « oui et amen » pour former le couple et travailler avec nous, mais Il attend notre « oui et amen » (2 Corinthiens 1:18-20). Pour se marier, il faut accepter de revêtir la robe de mariée, d’être prête (Apocalypse 19: 7c ; Psaume 45:10b). Tout cadeau n’est valable que si on l’accepte dans une confiance réelle dans le donateur obligatoirement suivie par le vécu et/ou l’expérience du plaisir et de la joie occasionnés par ce cadeau.

Pour travailler en couple, en collaboration, en compagnonnage, il faut être pareil, sur la même longueur d’ondes, unis : ce qui est loin d’être le cas, car on n’écoute pas ce que l’Esprie dit aux églises, on ne se repent pas et on ne croit pas à la métamorphose du corps pour monter. On préfère croire en la Mort du corps définitive ou provisoire pour « monter » âme et esprie. Mais amputés de notre corps glorifié, nous ne pouvons accomplir les missions ni dans les lieux célestes ni sur terre.

Alors jusqu’à quand ? Même si on ne connaît ni le jour, ni l’heure, il est de toute façon nécessaire de passer d’abord par les étapes décrites plus haut à commencer par la métamorphose du corps pour monter, entrer dans le « Pays promis » et « passer à la Conquête » !

Pourquoi est-il si important de monter devant le Trône de Dieu ? D’abord parce que c’est écrit et proposé par Dieu dans les textes. Ensuite retenons cette question cruciale : « Dieu est-Il à notre image ou sommes-nous à l’image de Dieu ? » Si nous restons sur terre Dieu finit toujours par devenir pour nous et nos interlocuteurs à notre image défectueuse que nous le voulions ou non. Par contre si nous montons au Trône alors nous finirons par devenir à l’image parfaite de Dieu pour être et faire comme Lui. Puissions-nous le vouloir !

Alors le « jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied » se rapprochera inévitablement.

 

CONCLUSION

A la suite du Roi des Rois commençons par boire à Son exemple au « torrent pendant la marche » pour « relever la tête » (Psaume 110:7) c’est à dire recherchons la Sainte Esprie et Son Feu céleste, baignons-nous-en Elle, en Son sein maternel, laissons-La nous remplir et métamorphoser notre corps pour monter. Aujourd’hui, le Roi rassemble (Psaume 110:3) Son armée faite d’individus caractérisés par Son expression « A Celui qui vaincra » (Apocalypse 2: 7 etc.). C’est notre prochain pas : hâter le moment où les ennemis seront sous les pieds de Jésus.

Mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une marche qui n’est plus orientée vers le désert pour tourner en rond encore 40 ans ou bien plus, mais orientée vers le « Pays promis » à conquérir !

En Lui,

Martin BUSCH

43. Le couple et la métamorphose du corps

INTRODUCTION

« Viens, je te montrerai la fiancée (numphè = fiancée), la femme (gunè = femme, épouse) de l’Agneau …et il me montra la cité sainte_…_ La cité n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine et son chandelier c’est l’Agneau. » (Apocalypse 21: 9+23).

Voici l’aboutissement du couple : Agneau – Peuple de Dieu, Jérusalem céleste. C’est le couple idéal. En effet, dans les lieux célestes « les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges dans les cieux » (Marc 12:25).

1. LA BIBLE COMBAT POUR LA PERENNITE DU COUPLE HOMME –FEMME DANS LE CADRE DU MARIAGE

 

La Bible combat et interdit le divorce (Malachie 2:16 ; Marc 10:9 ; 1 Corinthiens 7:39 etc…) surtout entre croyants. Le mariage entre un croyant et un non-croyant est interdit (Exode 34:16 ; Deutéronome 7: 3-4 ; Juges 3:5-6 ; 1 Rois 11:1-14 ; Esdras 9 ; 1 Corinthiens 7:39b ; 2 Corinthiens 6:14 – 7:1).

Toutefois si dans un couple l’un des deux est non croyant et que ce dernier provoque le divorce alors le frère croyant ou la sœur croyante ne sont pas liés (1 Corinthiens 7:15). L’adultère (Exode 20: 14+17 ; Hébreux 13:4) du conjoint peut être une justification de divorce (Matthieu 5:32 ; 19 :9). Le remariage est interdit avec quelqu’un qui a commis l’adultère (Matthieu 5:32). Un veuf ou veuve chrétien(ne) peut se remarier mais avec un chrétien(ne) (1 Corinthiens 7:39). L’homosexualité est strictement interdite par le texte biblique (Lévitique 18:22 ; Romains 1:24-32). Voici un très rapide survol sur le mariage entre un homme et une femme que Dieu veut propre et pérenne.

 

2. LE COUPLE HUMAIN TERRESTRE : UN SEUL CORPS

 

La pérennité du mariage entre un homme et une femme est voulue de Dieu car en se mariant ils deviennent une seule chair (Genèse 2: 23-24 ; Matthieu 19:5-6 ; Marc 10:8 ; Ephésiens 5:31). Même l’acte sexuel avec une prostituée par exemple provoque aussi le fait que les deux partenaires « deviendront une seule chair » (1 Corinthiens 6:16).

Le couple forme une entité unique au niveau du corps, bref un seul corps !

Contrairement à l’adage « mon corps m’appartient, j’en fais ce que je veux », dans le couple qui forme une seule chair, la Parole de Dieu va très loin : « la femme n’a pas autorité (exousiadzo = avoir autorité, dominer) sur son propre corps mais le mari, de même le mari n’a pas autorité sur son propre corps mais la femme. » (1 Corinthiens 7: 4). Le verset précédent et le verset 5 parlent du dû réciproque quant à la sexualité et qu’il ne faut pas se priver dans ce domaine pour ne pas succomber à la tentation de Satan.

Malgré le fait que la Bible avertisse quant au respect du mariage, nous constatons que la société actuelle de ce point de vue est complètement déréglée et que cela s’est malheureusement très largement répandu dans l’Eglise de Jésus-Christ.

La Bible encourage le conjoint qui est devenu chrétien après le mariage à rester avec son conjoint non chrétien parce que dans ce cas il peut le « sanctifier » (1 Corinthiens 7: 12-14 agiadzo = sanctifier, mettre à part, purifier). Par cette attitude, même les enfants issus de ce « corps unique » qu’est le couple, les rend « saints » alors qu’autrement ils seraient « impurs ».

Rappelons qu’un(e) célibataire chrétien(ne) ne doit pas former « d’attelage disparate » (étérodzugéo = former un attelage disparate, disharmonieux, autre, différent = mariage entre un croyant et un non croyant dans le langage courant de l’époque) avec un « incrédule » car ce serait se mettre sous un « joug étranger » (2 Corinthiens 6:14).

En effet le corps est ainsi emprisonné, dominé, sous l’autorité du conjoint non chrétien si la conversion du conjoint chrétien a précédé le mariage. Le chrétien dans ce cas a péché et laisse des droits à l’Ennemi qui ne manquera pas à travers le non chrétien d’exercer son joug. C’est d’ailleurs ce qui s’est régulièrement passé avec le peuple d’Israël quand il s’était mélangé sexuellement et maritalement avec les « étrangers » lesquels ne se sont pas tournés vers YHWH mais au contraire ont entraîné les Israélites vers les idoles.

Par contre, le corps peut être un vecteur de salut ou tout au moins de sanctification ou de purification si le mariage a précédé la conversion d’un des deux conjoints. Là le chrétien n’a pas péché donc l’Ennemi n’a pas de droits sur lui. Le chrétien est donc en position de force et de conquête éventuelle pour le Royaume de Dieu, pour « sanctifier » le conjoint et les enfants.

Tout cela démontre l’importance du corps dans la relation avec autrui, surtout dans le couple et même les enfants et aussi dans le processus du salut !

Il paraît ainsi évident que former une seule chair avec autrui peut avoir des conséquences beaucoup plus sérieuses qu’on ne le pense. N’est-il pas écrit : « Fuyez l’impudicité. Quelqu’autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6:18). Le péché contre son propre corps peut souvent entraîner des cas de liens et de possessions démoniaques.

Selon la position et la situation dans lesquelles nous nous trouvons, il est certain que nous n’avons pas autorité sur notre propre corps. Tout le problème est de savoir qui a autorité sur notre propre corps, sachant que cela peut soit bloquer, voire supprimer notre relation avec Dieu ou alors la faire progresser ! Si Paul conseille le célibat, c’est probablement aussi pour toutes ces raisons et pas uniquement pour des raisons de disponibilités pour Dieu (1 Corinthiens 7:7-8).

 

3. LE COUPLE EGLISE – DIEU : UN SEUL CORPS

« Mais il [corps] est pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps…Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? …Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de la Sainte Esprie qui est en vous que vous avez reçu de Dieu et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprie qui appartiennent à Dieu » (1 Corinthiens 6:13-20).

Nous pouvons d’emblée faire le parallèle avec le couple humain terrestre. Notre corps ne nous appartient pas donc nous n’avons pas l’autorité sur lui et nous formons un « couple » avec Dieu. Le propriétaire est clairement Dieu ! Certes nous sommes appelés à être unis à Dieu par notre âme et notre esprie comme d’ailleurs avec notre conjoint chrétien. Mais ici il est question du corps.

Dans la mesure où notre corps de chrétien(ne) est soumis à l’autorité d’un conjoint incrédule via un mariage non conforme à la Parole, il ne peut y avoir que conflit d’autorité avec Dieu ! Comment peut-on « glorifier Dieu dans notre corps » si notre corps est à la disposition de quelqu’un d’incrédule ? Même un conjoint chrétien incrédule par rapport à la glorification du corps peut représenter un obstacle non négligeable dans ce processus, car il a autorité sur notre corps.

Que signifie glorifier Dieu dans notre corps ? C’est recevoir avec foi après la justification, la glorification (Romains 8:30) sachant que la glorification est toujours quelque chose de tangiblement visible sinon on ne peut simplement pas parler de glorification. La gloire est toujours visible et tangible.

Qu’est-ce que la glorification ? C’est la métamorphose, la transformation, la transfiguration de gloire en gloire de notre corps par la Sainte Esprie à l’image glorieuse de Dieu (2 Corinthiens 3:18).

Pour glorifier Dieu avec notre corps, il faut obligatoirement être à Son image et c’est ainsi que la démonstration est faite que nous pouvons réellement former un couple avec Lui, que nous sommes l’épouse de Christ, sans tache ni ride, ni rien de semblable (Ephésiens 5:27), dignes de paraître devant Lui. Là, il n’est effectivement pas possible de rester dans un corps non métamorphosé à Son image. Notre corps, pour être le Temple de la Sainte Esprie, ne peut en aucun cas rester délabrements et ruines !

 

CONCLUSION

 

Dans ces conditions, nous comprenons aisément que le Diable s’attaque de manière particulièrement virulente aux couples pour empêcher la métamorphose du corps, d’où la nécessité d’une repentance sincère accompagnée le cas échéant d’une remise en ordre urgente de notre vie spirituelle, sentimentale et sexuelle dans le cadre du mariage sachant que notre but prioritaire et ultime comme celui de Paul, est de devenir la femme de l’Agneau !

 

En Jésus,

Martin BUSCH

42. L’homme nouveau

INTRODUCTION

« …ayant aboli la loi et ses commandements avec ses observances, afin de créer (ktidzo = fonder, bâtir, instituer, créer, produire, accomplir, faire) en lui-même des deux (juifs et païens) un seul homme nouveau. » (Ephésiens 2: 15).

« … de vous débarrasser du vieil homme, se corrompant selon les convoitises de la tromperie, d’être renouvelés au niveau l’esprie de votre intelligence et revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité. » (Ephésiens 4:22-24).

« … ne vous mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme avec ses pratiques et ayant revêtu l’homme nouveau se renouvelant en vue de la connaissance selon l’image de celui qui l’a créé. » (Colossiens 3:9-10).

Martin Luther dans sa conception sacramentelle du baptême d’eau a écrit dans son langage coloré que « le vieil homme est noyé dans l’eau du baptême mais le « vieux bougre » sait rudement bien nager… »

Cette contradiction pleine d’humour décrit pourtant bien une terrible réalité schizophrénique qui perdure dans l’Eglise. Elle apparaît aussi dans nos textes où les lecteurs de l’Apôtre Paul sont toujours encore invités à se débarrasser du péché, de l’imperfection, des haines et divisions tout en étant appelés à être l’homme nouveau, à être assis dans les lieux célestes. C’est tout de même étonnant !

Qu’est-ce que l’homme nouveau ?

 

1. L’homme nouveau, une création de Dieu

L’homme nouveau est à considérer par rapport au vieil homme, à l’homme ancien. Il s’agit avant tout dans nos textes d’une fondation nouvelle, d’un nouveau « bâtiment », d’une création nouvelle, d’une institution nouvelle qui succède au vieil homme, à la vieille masure. Dieu rase l’ancien et construit du neuf. En général quand on rase l’ancien, on construit du neuf sur le même terrain. Là ce n’est pas du tout le cas : la construction, la création nouvelle ne se situe plus sur le même terrain dans les limites de l’espace-matière-temps ni de celles de la loi, des commandements avec ses observances mais EN Jésus-Christ glorifié qui n’est pas limité parce que glorieux. Bref cette construction nouvelle est la glorification du corps.

De quoi a l’air cette nouvelle création ? Elle est à l’image du Créateur c’est à dire qu’elle est de puissance, de feu, de lumière et de gloire. Elle est créée selon Dieu. Cela n’a plus rien à voir avec notre corps humain mortel en déchéance. Rappelons que l’esprie et l’âme, ne pouvant correspondre à aucune représentation, ne peuvent donc être mis en corrélation avec l’image. Ce n’est possible qu’avec le corps !

2. L’homme nouveau, un revêtement

 

L’homme nouveau est un revêtement de gloire et par là désigne prioritairement le corps. Peut-on habiller l’âme ou l’esprit ? On peut toujours essayer….

Les textes font clairement la distinction entre le vieil homme ou le corps corruptible ou la chair d’une part et ses mauvaises pratiques d’autre part. Le vieil homme se corrompt selon les convoitises de la tromperie mais n’est pas ces convoitises.

Au même titre le renouvellement au niveau de l’esprie de l’intelligence n’est pas l’homme nouveau. Mais ce renouvellement de l’esprie de l’intelligence nous permet de comprendre puis d’accepter et finalement de revêtir concrètement l’homme nouveau créé selon Dieu. Bien entendu dans l’homme nouveau, l’être intérieur est inclus et est inséparable de l’être extérieur ou corps puisqu’il est question « d’homme » donc de la totalité de l’être humain. Toutefois nos textes désignant les notions d’image, de revêtement mettent indiscutablement en valeur le côté « corporel » visible, tangible de l’homme nouveau.

A quoi sert le revêtement ? A ne pas être nu et donc à ne pas être dans la honte. Dieu n’apparaît pas nu dans la Bible. Comme l’homme nouveau est créé à l’image de Dieu, il ne peut être nu mais revêtu de gloire comme le Seigneur.

 

3. L’homme nouveau selon Dieu : justice, sainteté de la vérité, connaissance.

 

L’homme nouveau ne peut être créé sans la justice. Cette justice nous a été procurée par la croix où le salaire du péché, la mort, a été totalement payé. La mort est donc caduque. Seule l’immortalité sied à l’homme nouveau.

L’homme nouveau ne peut être créé sans la sainteté de la vérité. Nous avons vu dans l’introduction la contradiction terrible entre ce que nous devrions être en tant que chrétien et ce que nous sommes en réalité.

Pourtant, la sainteté de la vérité doit absolument être respectée. La vérité est sainte. Il faut arrêter de se mentir à soi-même et à Dieu et de mentir aux autres. L’homme nouveau est une nouvelle création notamment de notre corps en Christ, dans la gloire. Le salut offert EN Jésus-Christ désigne aussi le corps. Notre être intérieur, notre intelligence ou âme, notre esprie doit absolument être renouvelé pour croire cela et chercher à l’expérimenter.

Le soi-disant réalisme matérialiste n’est qu’une convoitise et une tromperie ! Les faits et la réalité de notre état physique et de l’état de notre environnement lié au réalisme matérialiste sont effectivement terriblement têtus mais notre foi et notre amour doivent l’être encore davantage.

Considérons sans tromperie notre état intérieur pas très brillant ! Tout est intrinsèquement lié. Si le vieil homme n’est pas transformé au niveau du corps en homme nouveau, l’âme et l’esprie ne sont pas capables de vivre dans la sainteté. L’inverse est d’ailleurs tout aussi vrai.

L’unité et l’harmonie esprie, âme et corps ne doivent pas être remises en cause et ne peuvent se réaliser qu’avec la création de l’homme nouveau.

Nous avons 2000 ans de recul sans compter les textes bibliques pour constater tout cela. Alors soyons vrais, vivons la sainteté de la vérité.

L’homme nouveau créé selon Dieu se renouvelle, se métamorphose de gloire en gloire en vue de la connaissance de Dieu. C’est une réalité d’éternité donc sans fin. Connaître quelqu’un, c’est pouvoir le fréquenter directement, vivre avec lui sans intermédiaires. Connaître Dieu c’est exactement la même chose mais il faut obligatoirement être créé homme nouveau esprie, âme et corps EN Christ pour que soit possible « que nous soyons assis dans les lieux célestes » ! (Ephésiens 2:6)

 

4. L’homme nouveau se fait dans la réconciliation avec Israël

« Mais maintenant en Christ Jésus, vous qui étiez loin autrefois (païens – nations), vous êtes devenus proches par le sang de Christ. Car il est notre paix, ayant fait des deux (juifs et païens) un seul, ayant détruit la haine et le mur mitoyen de la séparation par sa chair…Il crée un seul homme nouveau… Il réconcilie les uns et les autres (juifs et païens) en un seul corps avec Dieu par la croix » (Ephésiens 2:13-16)

Remarquons d’emblée qu’il est question ici de la chair de Jésus et du corps de l’homme nouveau, ce qui ne fait que confirmer notre propos qui précède à propos de l’insistance sur la corporéité et la tangibilité de cette création nouvelle. Si Jésus a souffert sur la croix l’enfer au niveau de son être intérieur, Il l’a aussi souffert concrètement au niveau de Son corps, de Sa chair.

La réconciliation se traduit toujours par des réalités concrètes, visibles, tangibles. Il faut donc, pour commencer, que concrètement, visiblement Israël soit un peuple sur sa terre. C’est la condition de possibilité de l’existence d’une identité juive dans sa plénitude et de son identification en tant que peuple bénéficiant toujours de l’élection. A partir de là, cette entité concrète donc identifiable, pourra être réconciliée avec une autre entité concrète qui se définit simplement par défaut comme n’étant pas Israël, à savoir les nations. De plus, après 2000 ans d’histoire des divisions de l’Eglise composée des chrétiens issus des nations païennes, cette réconciliation s’appliquera aussi face à ces haines séculaires.

Evidemment l’acceptation sincère par tous les concernés, juifs ou païens, de l’œuvre expiatoire de Jésus sur la croix, vrai Dieu et vrai Homme, est un préalable absolu.

Ensuite pourra avoir lieu la création de l’homme nouveau EN Christ comme décrit plus haut. L’homme nouveau sera alors assis dans les lieux célestes esprie, âme et corps unis. Personnellement, je ne me suis jamais assis avec mon âme et mon esprie : je ne sais pas comment ça marche. Mais avec mon corps physique je sais et avec mon corps glorifié je saurai bien évidemment.

Nombreux sont ceux qui fanfaronnent qu’ils sont assis dans les lieux célestes, moi je ne sais pas comment ils font !!!

Renonçons aux convoitises de la tromperie et considérons la sainteté de la vérité !

CONCLUSION

La création de l’homme nouveau c’est ni plus ni moins celle de l’Eglise des Vainqueurs où se concrétise réellement et effectivement l’exaucement de la prière de Jésus : « Que tous soient un comme toi , Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi afin que le monde croie que tu m’as envoyé et moi je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée pour qu’ils soient un comme nous sommes un moi en eux comme toi en moi pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite… » (Jean 17:21ss).

En Lui,

Martin BUSCH

41. Le regard et la face de Dieu

INTRODUCTION

« …Ses serviteurs lui rendront un culte, ils verront sa face et son nom sera sur leurs fronts. » (Apocalypse 22: 3-4).

Voici le seul culte valable selon Dieu c’est à dire un culte sans intermédiaire rendu à Dieu par ses serviteurs. Le premier commandement n’est-il pas : « Je suis l’Eternel ton Dieu…tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:2-3 cf. aussi Nombres 6:22-27).

Qu’est-ce que l’idolâtrie au fond ? C’est avoir des intermédiaires, des écrans, des voiles, des murs, des divinités, des représentations tant célestes, que terrestres ou maritimes (Exode 20:4), des symboles, des images, des gestuelles, des personnes, des codes, des systèmes de pensée religieux, des rituels, des habitudes et des styles religieux.

Certes le Seigneur, tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament a ordonné des formes cultuelles et des ministères qui sont malheureusement devenus des intermédiaires et des sortes de « passages obligés » voire des superstitions pour rendre un culte au Seigneur alors qu’ils étaient uniquement des poteaux indicateurs à visée pédagogique pour justement essayer d’éradiquer tout ce qui pourrait se glisser entre le regard et la face de Dieu d’une part et Ses enfants d’autre part.

Actuellement nous sommes dans la création dite intermédiaire c’est à dire polluée par la chute d’Adam et d’Eve. Les portes de la prison espace-matière-temps se sont refermées sur la condition humaine. Ainsi dans une prison pour avoir des relations avec « l’extérieur », il faut obligatoirement des intermédiaires tels des visiteurs, famille, aumôniers, avocats, gardiens, travailleurs sociaux, courriers, certains médias etc.

C’est pourquoi Dieu Lui-même par Jésus-Christ Dieu et Homme le seul Médiateur et par l’Esprie Sainte, est venu auprès des hommes pour créer les conditions de la mise en place de cette relation directe sans intermédiaire à savoir purement et simplement la libération ou la sortie de cette prison espace-matière-temps.

 

1. Notre corps de chair mortel intermédiaire fondamental

« …l’homme et la femme se cachèrent loin de la face de l’Eternel Dieu au milieu des arbres du jardin…j’ai eu peur parce que je suis nu…YHWH ELoHiM fit à Adam et à sa femme des habits de peau et il les en revêtit » (Genèse 3:8,10,21)

Dès que le péché est intervenu, l’homme et la femme ont fui la face, le regard de Dieu. Ils ont eu peur à cause de leur nudité désintégrante, autodestructrice, mortelle. L’arbre de la connaissance du bien et du mal leur a donné la connaissance que c’était mal de ne plus avoir le corps revêtu de gloire et de feu divins. Ils étaient à l’origine à l’image de Dieu et Dieu dans les textes bibliques n’apparaît pas nu mais est enveloppé de Feu, de Lumière et de Gloire. Par conséquent les représentations d’Adam et d’Eve nus dans le Paradis avant la chute sont absolument fausses. Ils étaient en effet des êtres vivants à l’image de Dieu enveloppés, revêtus de Feu, de Lumière et de Gloire dont le corps de glaise ou de poussière avait bénéficié par insufflation divine (Genèse 2:7). Leur corps était glorieusement environné et ils pouvaient approcher Dieu sans problème, Le regarder face à face et supporter Son regard sans problème. Ils n’avaient pas honte de leur « nudité » (Genèse 2:25) car leur corps était de Gloire, de Lumière et de Feu vraiment et réellement à l’image de Dieu.

Dès qu’ils ont péché cette gloire à l’image de Dieu leur conférant l’immortalité a disparu et leur corps était d’une nudité provoquant la honte liée aux conséquences immédiates du péché. Il en était de même avec les animaux qui par extension ont perdu la gloire céleste. Un ou plusieurs animaux ont d’emblée dû verser leur sang en guise d’expiation provisoire donc dans la durée, sacrifiés par Dieu pour remplacer l’habit d’éternité initial de gloire par une peau morte c’est à dire notre chair actuelle imprégnée par la mort. L’être humain était en effet devenu mortel (Genèse 2:17 ; 3:19) par l’habit de chair morte animale ayant remplacé l’habit de gloire.

Par le sang versé expiatoire d’animal, Dieu a institué l’Histoire, la durée avec ses conflits puisqu’Il parle de « postérité qui écrasera la tête du serpent » (Genèse 3:15). L’Histoire ouvrira la possibilité d’un délai pour ceux qui le désirent, de retrouver le chemin de retour à l’état originel de gloire suite à une victoire définitive sur le Serpent.

L’espace et la matière subissent la « malédiction dite du sol » c’est à dire un état de création intermédiaire terne en sursis avec toutes ses conséquences (Genèse 3:17) par opposition à la magnifique lumière céleste, la belle végétation, à l’or et aux pierres précieuses originels du Paradis (Genèse 2:9-12) que l’on retrouve d’ailleurs dans les lieux célestes décrits dans l’Apocalypse.

La souffrance et la mort déterminent à présent la création non pas originelle mais « intermédiaire » faite de temps, d’espaces et de matières.

Rappelons encore une fois que tout n’est pas fini, car Dieu a mis en place une situation intermédiaire pour donner une occasion de salut pour le retour de l’être humain dans le Paradis.

La situation intermédiaire espace-matière-temps a uniquement une valeur pédagogique et de délai dans une durée délimitée mais le Seigneur Dieu veut absolument dès maintenant nous en sortir puisqu’Il est venu en personne nous rencontrer pour nous en extraire, nous, les « captifs » (Ephésiens 4:8ss).

Notre corps, revêtu d’une peau d’animal mort, fait actuellement partie intégrante de l’espace-matière-temps donc est en situation intermédiaire. Si on ne sort pas de cette situation c’est la mort du corps assurée au bout d’un processus de vieillissement qui durera plus ou moins longtemps.

Notre corps de mort est irrémédiablement un écran, un voile, un mur donc aussi une idole située entre nous et la face ou le regard de Dieu. Nous n’avons même pas le choix en l’état. La preuve : nous passons en effet le plus clair de notre temps à subvenir aux besoins de notre corps charnel et à celui de notre famille. Nous subissons la malédiction du sol, la « sueur coule de notre front » pour survivre. On court constamment après l’argent, le bien-être, la santé d’une façon ou d’une autre.

Notre corps en l’état intermédiaire devient obligatoirement un dieu devant la face de YHWH car dans notre emploi du temps il a la première place même si on clame haut et fort en tant que croyant que c’est Dieu qui a la première place.

Certains essayent de lutter par l’ascétisme quelquefois lié au social et à l’humanitaire pour réduire au minimum l’influence du corps intermédiaire. Mais cette discipline de fer fait que ces personnes soient malgré tout omnibulées par leur corps intermédiaire justement à cause d’une gestion rigoureuse et prenante tant alimentaire que de jeûne, d’isolement méditatif ou encore de vie parmi les déshérités pour leur venir en aide. Si ces personnes ne sont pas omnibulées par leur corps dans ce style de vie, elles peuvent aussi passer à un mépris du corps, à sa négation, ce qui n’est pas préférable. Dans les deux cas le corps est et reste malgré tout une espèce de voile intermédiaire d’une façon ou d’une autre entre ces personnes et Dieu.

D’autres, dans cette lutte, enseignent la richesse matérielle et l’abondance offertes par Dieu via une vie de foi et des actes de foi. Malheureusement certains excès et scandales financiers souvent liés en plus à l’impudicité, à l’adultère et aussi aux excès de table et autres de certains ministères de cette mouvance ont eu lieu et ont malheureusement encore lieu. Cela démontre que le corps intermédiaire et son environnement de richesse et d’abondance sont alors devenus des dieux devant la face de YHWH.

Sachant que ces enseignements ont une base biblique réelle et incontestable (Marc 2:20 ; 2 Corinthiens 9:7 etc…) car Dieu n’est pas un père fouettard et veut notre bien-être y compris pour notre corps intermédiaire, ils ne peuvent devenir une fin en soi. Ils peuvent être pratiqués sans leurs dérives uniquement dans l’amour et la foi pour travailler à la libération du corps intermédiaire de sa peau de malédiction et de mort ou de chair et le détrôner de sa première place de dieu que nous mettons, que nous le voulions ou non, devant la face de YHWH. De toute manière nous avons avant tout besoin de toute la grâce et du miracle de Dieu.

Il faut donc impérativement que :

  • la rédemption et le salut de notre corps intervienne (Romains 8:23).
  • nous offrions notre corps de chair en sacrifice vivant, saint et agréable, le Feu divin le « brûlant » ou le métamorphosant en corps de gloire, ce qui sera de notre part un culte « logique » ! (Romains 12:1-2)
  • le souffle de Dieu, la Sainte Esprie par la Nouvelle Naissance de Son sein divin maternel, métamorphose, transfigure, transforme notre corps de gloire en gloire à l’image de Dieu (Jean 3:5ss ; 2 Corinthiens 3:18) et que par là nous retrouvions le vêtement de feu, de lumière et de gloire originel qu’Adam et Eve avaient perdu !

Nous pourrons alors supporter le regard de Dieu et nous tenir devant Sa Face devant le Trône sous Son regard pour un culte sans intermédiaire qui Lui sera réellement agréable !

Notre corps intermédiaire ne sera plus un dieu devant Sa Face puisqu’il n’est justement plus intermédiaire ! Notre corps glorifié nous permettra de nous tenir sans intermédiaire devant la Face de Dieu et supporter son regard ! Il n’y a plus besoin de se mettre un « cataplasme » avec une ceinture cousue de feuilles de figuier, de se cacher derrière les arbres, d’avoir peur avec comme conséquence accuser l’autre (Genèse 3:7-13).

L’idolâtrie, définie comme mettre des intermédiaires entre nous et Dieu pour finir par s’arrêter aux dits intermédiaires mettant Dieu tout à fait de côté au bout du compte, est une fuite pour éviter le saint regard du Seigneur. On parle souvent du Dieu caché, mystérieux mais en réalité c’est d’abord l’homme qui se cache loin de la Face et du Regard de Dieu. Dieu ne désire pas Se cacher, au contraire, Il cherche et appelle l’être humain à Lui (Genèse 3:8-9).

 

2. L’homme en fuite devant la face et le regard de Dieu

 

Caïn, par exemple, pouvait parler très directement avec Dieu malgré son meurtre. Le texte dit très clairement après que le péché ait eu lieu « je serai caché loin de ta face…Caïn s’éloigna de la face de YHWH » (Genèse 4: 14+16). Caïn avait pourtant été prévenu par Dieu pour éviter le pire ! (Genèse 4:7)

Agar, parce qu’elle a méprisé Sara (Genèse 16: 4), fut chassée loin d’Abraham, de la promesse et finalement du pays de la promesse (Genèse 15:18-21). Effectivement les descendants d’Ismaël s’installèrent en Arabie hors du regard de YHWH. Le regard de Dieu s’était pourtant posé sur elle (Genèse 16:13) mais la suite des événements a montré qu’en-dehors de la « zone » de la promesse dont le Pays promis en particulier, elle et ses descendants ont incarné, incarnent et incarneront l’esclavage, l’humiliation, la servitude et l’asservissement notamment de la femme (Galates 4:25). Le regard de Dieu l’a certes sauvée dans l’immédiat dans le désert mais en même temps l’a « écrasée » dans l’asservissement elle et ses descendants qui sont de ce fait par réaction toujours dans la révolte et le soulèvement (Genèse 16:12) tout en désirant à leur tour soumettre et asservir. Il y a là en quelque sorte à la fois un complexe d’infériorité alternant constamment avec un complexe de supériorité. Pourquoi le regard de Dieu l’a-t-elle « écrasée » ? Parce qu’elle ne s’est pas vraiment repentie et a persévéré dans le mépris. Elle s’est certes humiliée et soumise pour sa survie devant Sara mais elle ne s’est pas vraiment repentie et son état d’esprie s’est d’ailleurs transmis à Ismaël (Genèse 21:9). Le résultat dans la suite des siècles fut qu’un faux dieu oppressif et de conflits, « l’ange de lumière trompeur et menteur » devint un écran voire un mur épais érigé par ses descendants pour en réalité essayer de se « protéger » du saint regard du Dieu d’Israël, le seul vrai Dieu : d’où la haine viscérale contre Israël dans le Pays de la promesse où s’est posé, se pose et se posera toujours le saint regard bénissant de YHWH. Cette haine vise aussi par extension les chrétiens authentiques aimant Israël d’où les persécutions dans les pays islamiques. Nous y retrouvons aussi le mépris et l’écrasement de la femme.

Lot lui aussi s’éloigna de Canaan loin du pays de la promesse, de la face et du regard de Dieu pour aller à Sodome contrairement à Abraham (Genèse 13:8-12). La plaine du Jourdain de la région de Sodome était verdoyante, l’abondance et la richesse à la clé, mais ce sont devenus des « intermédiaires », des idoles devant la face de Dieu et Lot a d’ailleurs failli y laisser sa peau. Les descendants de Lot furent d’ailleurs des ennemis redoutables pour Israël.

Quels problèmes quand Israël refusa d’aller à la conquête du Pays promis par peur (Nombres 13-14) comme Adam et Eve qui se cachèrent parce qu’ils avaient peur.

Par leur révolte, ils fuyaient le regard et la face de Dieu en voulant fuir le Pays promis et retourner dans l’esclavage égyptien. Ils mettaient leur corps intermédiaire et ses besoins comme idoles entre Dieu et eux (Nombres 14:2-4) comme ils l’avaient fait précédemment avec leurs murmures avant la manne, les cailles et l’eau. Quand finalement ils essayèrent d’aller à la conquête sans Dieu, ils furent battus (Nombres 14: 39-45). La mort du corps intermédiaire de cette génération rebelle fut décrétée (Nombres 14:22-23) Caleb et Josué exceptés. Dieu parle aussi de mépris de la part du peuple (Nombre 14:11). Nous retrouvons là le même péché de mépris commis par Agar et Ismaël.

Chronologiquement plus tôt, Esaü est un cas intéressant pour notre propos. Nous constatons qu’Esaü aurait dû être proche à tous points de vue de son frère jumeau Jacob. Mais il vendit son droit d’aînesse pour un plat de lentilles (Genèse 25:30-33) soi-disant parce qu’il pensait mourir ou perdre son corps de chair (Genèse 25:32) !!! Son corps charnel devint « intermédiaire », une idole entre lui et la face et le regard de Dieu lié au droit d’aînesse et à la bénédiction y afférant. Quand il réclama la bénédiction à Isaac, il voulait faire semblant d’y tenir alors qu’au fond il n’y tenait que pour des raisons égocentriques simplement pour être le chef et était donc prêt à tuer Jacob. Il pleurait devant Isaac mais ne se repentit pas (Genèse 27:41ss).

Il a méprisé la promesse, la lignée (Genèse 25:34) et il l’a perdue. Il a répondu aux désirs du corps de sa chair son idole et a encore transgressé la voie de Dieu en se mariant avec des filles de Héthiens ne craignant pas Dieu. Cela créa l’amertume pour ses parents Isaac et Rebecca (Genèse 26:34-35).

Par la suite, Isaac devint aveugle (Genèse 27:1) probablement dans tous les sens du terme parce qu’il n’a pas tenu compte des attitudes d’Esaü. L’aveugle s’est donc fait « rouler dans la farine » par Jacob et Rebecca. Son corps de chair avait envie d’un bon plat pour lui condition de possibilité du don de la bénédiction liée au droit d’aînesse ! Son corps de chair même diminué était devenu intermédiaire entre lui et la face et le regard de Dieu. On connaît la suite dramatique de l’histoire…

Jacob eut la bénédiction liée au droit d’aînesse à laquelle il tenait absolument, reçut les promesses, ne se maria pas avec des « étrangères » et finit par s’installer au Pays promis devant la face et le regard de Dieu malgré son exil préalable chez Laban. Il vécut le « direct » de Dieu avec l’échelle céleste à Béthel (ou maison de Dieu – Genèse 28:16) et son combat avec Dieu où il L’a vu face à face (Genèse 32 :32) et où il a été vainqueur (Genèse 32:28) malgré ses biaiseries précédentes.

Esaü au contraire s’installa au pays de Séïr (Genèse 33:16) et fonda le peuple appelé Edom (=roux) en référence au plat de lentilles rouges (Genèse 25:30) loin de la face et du regard de Dieu, hors du Pays de la promesse.

Edom (cf. Pétra) fut souvent en conflit avec Israël et condamné par les prophètes (cf. Abdias par ex.). Quand Babylone prit Jérusalem en – 586, des sources disent que les Edomites furent des alliés des Babyloniens. On les soupçonne d’avoir brûlé le Temple.

Bien plus tard Hérode 1 er le Grand d’origine iduméenne ou édomite, faux juif malgré sa reconstruction du Temple, allié de Rome retira le pouvoir politique aux prêtres et se distingua par sa cruauté. Il oppressa et combattit les Juifs et assassina même des membres de sa famille proche. Il voulut éliminer Jésus et pour ce faire, fit tuer les petits garçons de Bethléem et environs. La caractéristique d’Esaü-Edom jumeau de Jacob est de vouloir faire semblant d’être proche des juifs et des vrais chrétiens pour pouvoir encore mieux les dominer et les éliminer. L’attitude d’Hérode, quand les mages vinrent à Jérusalem s’enquérir de Jésus, est typique d’Edom : alors qu’il voulait Le tuer, il leur dit hypocritement : « Allez et prenez des informations exactes sur le petit enfant ; quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que j’aille aussi moi-même l’adorer » (Matthieu 2:8). Hérode l’édomite voulait faire semblant et était un opportuniste né. Allié des Romains, il menait une sorte de politique machiavélique avant l’heure. Sa vraie source était l’empereur et Rome et non pas Jérusalem car il voulait manipuler pour mieux contrôler et en réalité mettre un maximum d’écrans entre sa nature hypocrite, pécheresse, meurtrière et Dieu.

Il se trouve que de la même manière le centre de gravité du christianisme passa progressivement de Jérusalem à Rome à partir du 4ème siècle avec l’empereur Constantin. C’était en fait une vraie catastrophe.

Le christianisme authentique fut « édomisé » récupéré, mis à la sauce et à la culture romaine pour à terme mieux l’éliminer par la sclérose, l’idolâtrie, la religiosité, le faux-semblant et l’antisémitisme.

Que produisit le christianisme romain qui lui aussi faisait semblant comme Esaü, Edom, Hérode ? Il produisit l’Occident romain.

L’Occident romain avec sa fausse culture soi-disant judéo-chrétienne fait semblant d’être proche des Juifs et des vrais chrétiens pour mieux les éliminer à la première occasion. L’Occident romain produisit la persécution des Juifs, le papisme, l’orthodoxie et ses idolâtries, les croisades, l’inquisition, les persécutions des chrétiens authentiques, le marxisme, le nazisme, le capitalisme, la laïcité à outrance finalement persécutrice, l’agnosticisme, l’athéisme, le « technologisme » le tout mélangé aux infinis et divers courants de pensée contribuant à éradiquer au bout du compte le Dieu de la Bible, Israël et l’Eglise authentique de Jésus-Christ. L’Occident romain, Edom, évolue vers une société de plus en plus contrôlée, manipulée, oppressive et formatée loin de la face et du regard de Dieu qui de concert avec Ismaël se tourne contre Israël dans sa Terre et Jérusalem et contre les chrétiens authentiques.

Les orientalismes dont l’emblème principal est le Dragon, évoluent vers l’Occident romain notamment dans le domaine du capitalisme effréné après avoir précédemment évolué vers le marxisme. Le Bouddhisme est une religion athée c’est à dire une philosophie aux teintes religieuses mais qui nie Dieu. Nous retrouvons de ce fait en extrême Orient de nombreuses valeurs de l’Occident romain.

En Apocalypse 17: 9 nous lisons : « …les sept têtes [de la bête] sont les sept montagnes où réside la femme… ». Il se trouve que Rome est comme par hasard la ville aux sept montagnes ou collines !!! Il se trouve aussi qu’Apocalypse 17 parle d’aspects du règne de l’imitation trinitaire du Dragon de 3 ans et demi !!!

Les pieds de la statue de Daniel (Daniel 2) faits de fer (Occident romain) et de glaise (Ismaël – Islam) ainsi que la dernière corne de l’animal terrible (Daniel 7) de sa vision semble certainement correspondre à cet « Occident romain » et à « Ismaël ». La pierre qui frappera les pieds d’argile sera l’Eglise des Vainqueurs et l’Armée des Anges (cf. Daniel 7:13+22 ; Apocalypse 6:2 ; 7 ; 12: 5+11 ; 19:14). Par conséquent il vaut mieux d’emblée faire partie de l’Eglise des Vainqueurs car les chrétiens restés sur terre seront malheureusement vaincus durant ces 3 ans et demi (Daniel 7:21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7).

Petit rappel relatif à la statue et à la vision de Daniel :

Tête d’or – lion = Babylone (625-538 av. J-C)

Poitrine et bras d’argent – ours = Mèdes et Perses (539-330 av. J-C)

Ventre et cuisses d’airain – léopard = Macédoine et Grèce (avec Alexandre le Grand 334-323 av. J-C)

Jambes de fer – animal terrible dix cornes = Rome à l’ouest et à l’est (70 av. J-C jusqu’en 313 après J-C – Édit de Milan – Constantin qui institua le christianisme romain).

Pieds de fer et d’argile – dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fit la guerre aux saints et l’emporta sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7 = christianisme romain – Occident (fer) et l’Islam (argile) : 313 – ???).

Nabuchodonosor eut un contact direct avec Celui qu’il appelle « le Dieu des cieux » (Daniel 2:46-47). Par son rêve Dieu tourna Sa face vers lui. Malheureusement il fit fabriquer une idole, un écran, un intermédiaire avec cette statue pour glorifier son ego et par là se dérober de devant la face et le regard de Dieu contrairement à Shadrac, Méschac et Abed Nego (Daniel 3:12ss). Il fut d’ailleurs radicalement remis en place… (Daniel 4:32-37).

 

3. Toutes les religions sont fausses

 

Israël est une nation, un peuple visible, tangible choisi, élu par Dieu sur une terre visible, tangible promise et attribuée par Dieu en vue d’une relation directe. Avant le Tabernacle et le Temple, Dieu avait déjà le désir de s’approcher et de se révéler à Son peuple aussi directement et glorieusement que possible (Exode 13:21 ; 19 etc…).

C’est aussi en son sein et sur la terre d’Israël que de façon visible, tangible, historique que Dieu est venu en Jésus-Christ pour un face à face réel et constant avec Son peuple d’abord, puis avec tous les êtres humains. « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14:9).

Nous y voyons cette constante recherche du regard de Dieu pour un face à face sans intermédiaire fût-il religieux, imagé, symbolique ou autre.

C’est pourquoi Jésus glorifié est revenu vers Jean pour ordonner une voie et éradiquer la religion en instituant le baptême de gloire et la Ste Cène de gloire en vue de la métamorphose et la montée à la Salle du Trône devant la face et le regard direct de Dieu.

Les reproches à certaines des 7 églises de l’Apocalypse qui avaient déjà placé des « intermédiaires » religieux et comportementaux démontrent déjà d’idolâtries, d’hypocrisies et de religiosités évidentes. Le premier amour était déjà passé et pour cause ! Loin des yeux, loin du cœur ! Loin de la face de Dieu et de Son regard loin du premier amour pour Lui !

Dieu a fait des choix relatifs à Israël et à sa terre, à Jérusalem la capitale. Cette terre et sa capitale joueront encore un rôle évident notamment durant le millénium (Apocalypse 20: 9).

L’importante thématique de « l’homme nouveau » où Jésus-Christ réconcilie les incirconcis et les circoncis, parle d’un acte de création EN Lui-même (Ephésiens 2:15). Là encore nous sommes en plein « direct » avec le regard et la face de Dieu. Quand les Juifs messianiques et les chrétiens seront réconciliés et créés EN Jésus pour devenir l’homme nouveau l’Eglise des Vainqueurs sera en place. Rien ne se fera sans Israël. La terre promise céleste est liée à la terre promise terrestre avec le peuple juif l’habitant réellement et entièrement. Comme l’Eglise Primitive a démarré à partir de Jérusalem et de la Terre promise, l’Eglise des Vainqueurs y démarrera aussi.

Pourtant nous avons vu que notre corps intermédiaire ne nous laisse pourtant pas le choix. Il est lui-même un objet religieux et engendre par là des prolongations et des outils religieux qui finalement par la force des choses sont tous des intermédiaires donc des idoles entre nous et la face de Dieu. La religion possède des racines identitaires dans notre être intermédiaire corporel.

La religion par ses moyens intermédiaires religieux est par essence idolâtre et doit donc être éradiquée.

La religion juive en l’état est caduque et fausse puisqu’il n’y a plus de Temple donc plus de sacrifices, donc plus de rédemption si on se tient à ses prescriptions expiatoires.

La religion chrétienne en l’état est caduque et fausse puisque Jésus Glorifié est venu l’éradiquer par le Baptême de Gloire et la Ste Cène de Gloire en vue de la métamorphose et la montée à la Salle du Trône devant la face et le regard de Dieu.

Ici nous ne parlerons même pas des autres religions qui refusent le seul Médiateur Jésus-Christ Dieu qui vient nous regarder face à face. Toutes les religions sont donc fausses.

CONCLUSION

Recherchons la face et le regard de Dieu en direct, sans intermédiaire et demandons à Jésus pour que nous soyons recréés femme, homme, nouveaux effectivement libérés de leur situation intermédiaire corporelle déchue et mortelle et par là de son idolâtrie.

En Lui,

Martin BUSCH

40. Tiède froid ou bouillant

INTRODUCTION

« Je connais tes œuvres et que tu n’es ni froid ni bouillant. Si seulement tu étais froid ou bouillant. Ainsi parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je suis sur le point de te vomir de ma bouche. » (Apocalypse 3:15-16).

Comme nous l’avons démontré dans l’écrit « L’Eglise des Vainqueurs, volume 2 », l’église de Laodicée à laquelle s’adresse ici Jésus Glorifié représente les églises pentecôtisto–charismatiques. Elles ont remis en valeur le baptême dans l’Esprie Sainte avec la pratique des dons spirituels. Il s’agit d’une église que Dieu a utilisée pour opérer le réveil le plus puissant de l’Histoire de l’Église à ce jour. Ce réveil a touché toutes les dénominations précédentes dans la seconde moitié du 20ème siècle et a occasionné la création de milliers d’églises à travers le monde dans pratiquement tous les pays.

C’est l’Église qui ressemble le plus à l’Église primitive par la manifestation de la puissance des dons et des ministères de l’Esprie, notamment en ce qui concerne les guérisons. Elle se situe à la fin des temps.

« Moi je reprends et je châtie ceux que j’aime. » (Apocalypse 3:19a). Jésus considère, vu les grandes bénédictions et révélations que l’Église de Laodicée ou l’Église pentecôtisto-charismatique a reçues, qu’elle soit un peu plus humble et responsable. Il la traite comme une « grande » en vue d’une croissance en maturité plus avancée.

Les reproches sont à la mesure de l’amour porté par Jésus à cette église…. L’adage bien connu : « Nous avons le Plein Evangile, la saine doctrine, nous n’avons besoin de rien, nous avons tout ! » démontre l’illusion d’une fausse richesse (Apocalypse 3:17), d’une autosatisfaction et d’une autosuffisance qui s’y est largement installée. Cela correspond en plus à la mentalité des habitants de Laodicée d’alors. La ville subit en effet un tremblement de terre en 60 mais refusa toute aide financière. Ses habitants avaient fait preuve d’une autosuffisance et d’un orgueil dévastateurs.

Ici Jésus Glorifié donne des indications pour passer de l’Eglise pentecôtisto-charismatique à l’Eglise des Vainqueurs.

1. Tu ne sais pas

« Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4:6)

Ce verset est souvent cité et il peut aussi s’appliquer dans notre contexte. En effet l’Eglise pentecôtisto-charismatique ne sait pas, ne connaît pas.

Elle refuse l’enseignement, la doctrine, la connaissance que Jésus Glorifié a donnée à Jean en vue de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Elle ne sait pas, et elle ne passe pas au renouvellement de son l’intelligence (Romains 12:2) en vue de la métamorphose du corps qui doit être un sacrifice vivant brûlé dans le feu divin, ou glorification engendrant la montée à la Salle du Trône.

La conséquence est le vieillissement et la mort du corps prisonnier dans l’espace-matière-temps. Cette église est de la sorte malheureuse, misérable, aveugle et nue parce que le corps n’est pas inclus dans le processus de salut par le moyen de la transfiguration ou métamorphose. Au niveau du corps elle est dans une situation pire qu’Adam et Eve après la chute. Elle subit non seulement les malédictions prononcées par le Seigneur mais en plus ses membres ne vivent pas jusqu’à 900 ans comme les premiers êtres humains après la chute. Tout cela la rend malgré tout malheureuse, misérable à cause de la souffrance, du vieillissement et de la mort, aveugle quant aux réalités célestes, paradisiaques et démontre sa nudité quant à l’exposition du corps aux traits du Malin. Elle porte en elle plus ou moins consciemment la notion du « paradis perdu » et se retrouve frustrée quoi qu’elle en dise au niveau de sa richesse et qu’elle n’a besoin de rien. Le meilleur aura lieu seulement quand la Mort aura passé…. En attendant Il faut être « héroïque » ! Trop souvent les soi-disant héros avoisinent bien plutôt le zéro.

Elle ne sait pas que Jésus a aussi payé pour la glorification du corps dès à présent avec l’immortalité à la clé !

 

2. Je connais tes œuvres

 

Les œuvres ne satisfont pas le Seigneur. Cette église appelée depuis la fin du 1er siècle à travailler à partir du ciel avec les moyens célestes (vue céleste, revêtement de feu et de gloire, immortalité etc…) dans les lieux célestes travaille à partir de la terre avec des moyens terrestres. Elle n’a jamais réussi à accomplir la « grande commission » de l’évangélisation mondiale car ce n’est tout simplement pas possible contre un Ennemi situé dans le 2ème ciel et donc en position de force évidente. Si on est sincère, quand on voit l’état du monde passé et actuel et ce qui risque de nous tomber dessus, il n’y a pas lieu de dire « je n’ai besoin de rien » ! Et c’est justement sur ce point que se situe le reproche de Jésus.

Les œuvres ne peuvent donc pas être satisfaisantes. La solution d’après Jésus est de bouillir !

 

3. Tiède, froid ou bouillant ?

 

Pourquoi le Seigneur préfère-t-Il même le « froid » à la tiédeur ?

« Xliaros » signifie tiède, mou, mais aussi dédaigneux, fier et orgueilleux. La tiédeur est un obstacle redoutable tant par la mollesse que par l’orgueil et le dédain. On fait semblant d’être dans le coup et Dieu doit faire face à l’évitement, au sabotage, au pourrissement, aux sables mouvants. Pour ce faire, il faut qu’Il fasse le ménage et vomisse la tiédeur pour pouvoir construire solidement et dans la clarté. Il n’est pas possible de vouloir être EN Jésus tout en n’étant pas réellement EN Lui. Etre EN Jésus Glorifié, nécessite d’être réellement comme Lui aujourd’hui à savoir métamorphosé, glorifié, transfiguré.

Le salut intérieur est absolument insuffisant ! Le salut du corps est absolument indispensable**.**

« Psuxros » signifie froid, glacial, insignifiant, nul, insensible, indifférent. Le froid est carrément en-dehors et n’a pas besoin d’être vomi. Il pose donc moins de problèmes. Ce froid congèle. Il dérange par conséquent moins que la tiédeur, bien qu’il soit terriblement dramatique. Mais congelé il peut davantage encore passer au feu pour la métamorphose contrairement à la tiédeur où tout est décomposé, pourri et puant !

« Dzètos » signifie en ébullition, bouillir, bouillonner. Pour cela il faut du Feu ! Notre corps doit réellement cuire, rôtir, être consumé par le Feu divin. Le Baptême du Feu ou l’immersion dans le Feu brûle la chair, sépare le métal précieux, l’or, du minerai charnel, rend le corps revêtu de flammes, habillé, protégé et transformé ou transfiguré ou métamorphosé, donne le collyre pour la vue dans les lieux célestes, permet de prendre la Cène de Gloire avec Jésus, de monter à la Salle du Trône et finalement de siéger avec Lui et en Lui sur le Trône.

 

CONCLUSION

 

Tiède, froid ou bouillant ? A vous de choisir ! La Grande Tribulation est à la porte : tous les voyants sont à l’orange voire au rouge vif. Le Seigneur voudrait nous éviter toutes ces horreurs ! Il y a par conséquent une bonne nouvelle : Jésus a tout accompli y compris la glorification de notre corps ! Vite, offrons nos corps en sacrifices vivants, laissons le Feu nous rendre bouillants pour être métamorphosés !

En Lui,

Martin BUSCH