54. Avoir un coup d’avance

INTRODUCTION

« Révélation de Jésus-Christ que Dieu lui (à Jean) a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. » (Apocalypse 1 : 1).

Dieu a donné à Jean et par là à Ses Serviteurs la révélation de ce qui doit arriver bientôt. Pourquoi ? Pour qu’ils aient « un coup d’avance ».

Il existe un jeu très intéressant dont les origines remontent au 6ème siècle : le jeu d’échecs. Quand on a les « blancs », on a le droit de jouer le premier coup.

Mathématiquement, si aucune erreur n’est commise, les blancs gagnent toujours de ce fait. Cela apparaît encore plus clairement de façon beaucoup plus simplifiée dans le jeu du moulin. Pour gagner il faut toujours avoir au moins un coup d’avance. Il n’y a pas de hasard dans ces jeux, sachant que la seule inconnue ou le seul « hasard » peut être l’erreur propre ou celle de l’Adversaire laquelle peut évidemment tout faire basculer.

Dieu, par Sa Révélation, nous donne par conséquent toujours « les blancs » et donc le « coup d’avance » en vue de la victoire. Malheureusement l’erreur ou bibliquement parlant, le péché et le refus d’écouter et d’obéir, nous a fait et nous fait souvent perdre la partie.

Toutefois il est possible de continuer la partie grâce au sacrifice expiatoire de Jésus-Christ et au pardon accordé s’il y a repentance véritable.

Ce qui est certain : Dieu a décidé que nous jouions la partie parce qu’Il veut nous faire participer à la victoire. Une grâce mal comprise pourrait nous conduire soit à une passivité résignée et à un attentisme extrêmement dangereux soit au contraire à un activisme impatient et effréné menant dans l’impasse. C’est pourquoi l’Eglise et l’humanité a subi et subit encore de nombreux coups durs malgré la révélation donnée par le Seigneur. Comment avoir « le coup d’avance » ?

 

1. SURVOL HISTORIQUE ET DE L’ACTUALITE

L’Adversaire a mis en place une stratégie que nous avons décrite en partie dans notre écrit « Le Regard et la Face de Dieu ». Nous revenons à la dernière corne de la bête terrible correspondant aux pieds de fer et d’argile de la statue de Daniel qui représente l’Occident au sens très large et l’Islam.

Nous y avons démontré que l’ancêtre des Arabes et de leur religion principale actuelle l’Islam est Ismaël et que l’ancêtre de l’Occident est Esaü ou Edom.

Ismaël et Esaü ont subi chacun des injustices. Agar et Ismaël furent chassés injustement dans le désert et Esaü a subi la tromperie de Rebecca et de Jacob et il a été privé de la bénédiction de l’aîné de la part du patriarche Isaac. Certes, il y eut mépris des personnes, de la révélation, des bénédictions et des promesses de Dieu de la part de ces « rejetés et trompés ». Mais à cause de ces erreurs et mauvais coups dans la partie de la part d’Abraham et de Jacob, l’Adversaire a eu la possibilité de mettre en place une stratégie symbolisée par les pieds de fer (Esaü – Edom – Occident) et d’argile (Ismaël – Islam) et par la dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fait la guerre aux saints et l’emportera sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7).

La stratégie édomite de l’Adversaire a abouti jusqu’à présent à un summum avec la Shoah et la persécution dans les pays marxistes. Toutefois la réponse de Dieu à la Shoah fut le retour des Juifs dans une partie de leur terre d’Israël en 1948 et les très puissants réveils charismatiques de la deuxième moitié du 20ème siècle.

Edom représente donc l’Occident au sens très large dont le catholicisme romain avec ses pogroms et les croisades, le papisme avec le Saint Empire romain germanique, l’Espagne de l’Inquisition et la France « fille aînée de l’Eglise » aussi persécutrice des huguenots, l’Occident qui a généré le marxisme – communisme athée en Russie et en Orient et le nazisme qui ont largement persécuté les chrétiens authentiques et les Juifs.

Esaü – Edom par l’esclavage en Égypte, l’exil à Babylone, les Grecs – Macédoniens avec Alexandre le Grand, les Romains dont Hérode l’Edomite adoubé par l’empereur romain, l’Empire romain, l’Eglise catholique romaine persécutrice des Juifs et des chrétiens authentiques, Hitler, Staline, Mao et leurs successeurs dont la Chine et surtout la terrible Corée du Nord avec les aspects que nous venons de décrire de l’Occident et peut-être d’autres à venir font qu’Esaü s’est déjà largement vengé dans le cadre de la stratégie édomite de l’Adversaire. Edom continuera toutefois dans cette voie quand les circonstances stratégiques le permettront à nouveau.

Quels peuvent être les coups stratégiques de l’Adversaire construits sur l’erreur faite à Esaü – Edom que nous discernons à ce jour ?

  • Remarquons la forme du bâtiment du Parlement européen à Strasbourg qui ressemble étrangement à la tour de Babel inachevée.
  • Remarquons la porte d’Ishtar de l’ancienne Babylone, porte de l’enfer, reconstituée au Pergammonermuseum à Berlin. Babel, Babylone est le repaire et l’origine mondiale de la sorcellerie, des fausses religions démoniaques et de la révolte contre Dieu (cf. représentations affreuses dans les religions orientales, bouddhisme, hindouisme et autres religions dont celles de l’Amérique du Sud avec les sorcelleries africaines et autres).

Ce Musée abrite « comme par hasard une section pour l’art islamique… !

  • Remarquons la reconstitution à Berlin du grand autel de Pergame dédié à Zeus puis à Jupiter et au culte de l’empereur romain, qualifié de trône de Satan par Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 2:13). Les dimensions et les proportions de cet autel correspondent au nombre d’or que nous retrouvons dans la franc-maçonnerie et les cathédrales.
  • Remarquons la vénération de Nabuchodonosor dans un temple au pinacle surélevé en forme de tour de Babel au dieu babylonien Mardouk ou Bel-Mardouk qui deviendra Baal, dieu serpent – dragon (cf. Extrême Orient), associé à la planète Jupiter = Zeus, devenu père des dieux, qui se transforme en taureau aux cornes en forme de croissant de lune symbole islamique.

Nous retrouvons en partie la succession du livre de Daniel :

Tête d’or – lion = Babylone (625-538 av. J-C)

Poitrine et bras d’argent – ours = Mèdes et Perses (539-330 av. J-C)

Ventre et cuisses d’airain – léopard = Macédoine et Grèce (avec Alexandre le Grand 334-323 av. J-C et ses successeurs).

Jambes de fer – animal terrible dix cornes = Rome à l’ouest et à l’est (70 av. J-C jusqu’en 313 après J-C – Édit de Milan – Constantin qui institua le christianisme romain).

Pieds de fer et d’argile – dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fit la guerre aux saints et l’emporta sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7) = christianisme romain – Occident romain (313 – ???), Islam.

  • Remarquons la statue de la princesse Europe représentée à Bruxelles et d’autres villes dont Berlin, sur des monnaies et autres effigies violée par Zeus le « Père des dieux » qui s’était d’abord métamorphosé en taureau blanc aux cornes – croissant de lune pour séduire la « reine noire de l’échiquier » … Pensons au traité de Rome qui mit en place l’Europe, Rome, ville aux 7 collines avec le Vatican (Apocalypse 17:9) où réside la grande prostituée assise sur la bête…. (Apocalypse 17:7).
  • Remarquons la prééminence de l’Allemagne actuelle en Europe avec justement Berlin comme capitale, prééminence déjà recherchée à l’époque du 3ème Reich et même par l’Empereur Guillaume II lors de la première guerre mondiale qui, avant, fit venir ces monuments « babyloniens et gréco-romains » à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Ces monuments portent bibliquement parlant une très lourde charge spirituelle négative capitale et centrale. Babylone et Berlin auraient-elles un lien spirituel « caché » ? L’Italie avec le Vatican et Mussolini n’est d’ailleurs pas en reste. Les autres pays européens dont la France meurtrière des huguenots et ayant pratiqué la terreur, sans parler de la Russie qui a des montagnes de sang sur les mains subissent aussi des « ancrages » forts pour l’Adversaire et sa stratégie.
  • Remarquons le dollar américain, devise qui domine le monde, comportant des symboles maçonniques. En effet les francs maçons et illuminatis créèrent l’Amérique capitaliste prédatrice. Ils sont à l’origine du capitalisme prédateur corrompu et de la mondialisation capable de mettre économiquement à genoux des pays entiers. Ce capitalisme prédateur a aussi largement envahi la Russie et l’Extrême-Orient qui ont toutefois gardé des régimes politiques dictatoriaux excepté le Japon. Bien entendu l’Europe et tous les autres continents, particulièrement l’Afrique sont les victimes de ce capitalisme.
  • Remarquons la corruption liée au capitalisme prédateur mondialiste et l’immoralité légalisée (ex. : avortement, euthanasie, homosexualité etc.) qui seront autant d’armes pour persécuter celles et ceux qui ne se soumettront pas aux lois iniques dont obligatoirement les Juifs et les chrétiens authentiques. L’espace de liberté y sera de plus en plus restreint notamment aussi pour dans un premier temps lutter contre le totalitarisme islamique radical qui s’infiltre fortement en Occident.
  • Remarquons l’Occident, particulièrement la France, prônant la laïcité et qui, en voulant trop l’imposer pour lutter contre l’islam totalitaire passera au laïcisme, d’abord persécuteur des chrétiens et des Juifs (cf. signes ostentatoires etc.). Le laïcisme au nom de la soi-disant tolérance interdit déjà tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à du prosélytisme dans les services et les lieux publics. Pour faire barrage à l’islam totalitaire, il enferme ainsi Dieu dans les synagogues et les églises pour essayer de cantonner l’islam dans les mosquées alors que ce dernier commence à investir les rues. La laïcité, prônant la séparation des religions et de l’Etat, était le fruit de la réflexion protestante française en vue d’une vraie tolérance religieuse mais fut récupérée entre autres par la franc-maçonnerie pour finalement se transformer en laïcisme qui est en réalité totalitaire.

Nous voyons clairement que l’Adversaire avance ses pions et ses figures sur l’échiquier dans des pays jusqu’à présent considérés comme relativement « protégés et vivables » qui font encore semblant de soutenir les chrétiens authentiques et Israël mais qui commencent déjà et finiront par se retourner contre ces derniers à cause d’une pression montante musulmane de plus en plus radicalisée surtout au niveau des jeunes générations. D’autres éléments peuvent et pourront être découverts pour étayer ces constatations qui vont toutes dans le même sens.

La stratégie ismaélite de l’Adversaire fut principalement la création de la religion musulmane à caractère très totalitaire englobant non seulement l’âme (intelligence, pensée, culture, identité, corpus législatif, charia), le corps (habillement, nourriture, sexualité, statut de la femme, traditions diverses) mais encore l’esprie de l’homme (cf. fondements et pratiques religieux de l’Islam). On parle ainsi de « société musulmane » ou de « pays islamiques » qui englobent aussi la politique qui ne peut qu’être à terme répressive et guerrière car elle ne tolère aucune autre forme de pensée voire de style de vie. Il s’agit d’une stratégie de conquête clairement exprimée dans le Coran.

Comme nous l’avons vu : Mardouk, Baal, Zeus – Jupiter, taureau – bête avec des cornes en forme de croissant de lune dont les pointes se dressent contre le ciel et qui se trouve aux sommets des mosquées, symbole de reconnaissance utilisé par les satanistes est aussi le dieu lune et en réalité Satan retenu par Mahomet à la Mecque au détriment des autres idoles et dieux qui étaient adorés dans ce lieu.

Cette stratégie consiste surtout à contrer à la fois Israël et les chrétiens authentiques par la violence meurtrière aveugle alimentée par une haine viscérale transmise et inculquée de génération en génération. Les chrétiens et les Juifs sont quasiment inexistants en nombre dans les pays musulmans et là où il y en a encore un peu, ils diminuent à cause des persécutions et des massacres quasiment sans retenue surtout là où sévissent les musulmans les plus radicaux. Depuis le départ, l’Islam et l’Occident se sont violemment combattus et risquent encore de se combattre terriblement.

Mais dès à présent, le pétrole et l’immigration massive avec la multiplication démographique des musulmans en Occident consistent à tenter de séparer complètement l’Occident des Juifs et des chrétiens authentiques pour former un tant soit peu un socle formé de fer et d’argile, à savoir les pieds sensés soutenir la lourde statue décrite dans le livre du prophète Daniel.

Le fer et l’argile ne se mélangeront certes pas, mais formeront malgré tout un ensemble de compromis et d’arrangements sur le dos des chrétiens authentiques et des Juifs et/ou d’Israël qui seront de plus en plus persécutés et combattus de concert.

Esaü a, comme écrit plus haut, largement assouvi sa vengeance et par là s’est montré depuis la Shoah et la fin de la deuxième guerre mondiale beaucoup plus tolérant vis à vis des Juifs et aussi des chrétiens authentiques, mais cela ne durera pas. Le coup de la partie contre l’Adversaire fut le retour au Pays promis des Juifs et le mouvement charismatique chrétien, le réveil le plus puissant de l’Histoire de l’Eglise à ce jour. Mais Israël n’a pas récupéré l’ensemble des territoires du Pays Promis et les chrétiens authentiques n’ont pas encore obtenu le réveil qui aura bouleversé le monde entier.

Cela vient du fait qu’Ismaël n’a pas encore assouvi sa vengeance. L’erreur sur l’échiquier d’Abraham avec Agar n’est pas encore résorbée. La possibilité stratégique ismaélite de l’Adversaire est encore ouverte et donc inéluctable comme elle le fut dans le cas d’Edom.

La stratégie actuelle de l’Adversaire apparaît de plus en plus clairement depuis la création de l’Etat d’Israël. Aujourd’hui, la radicalisation, l’immigration et la forte croissance démographique islamique en Occident sont devenues un très gros problème pour Israël et les pays Occidentaux, particulièrement pour les Juifs se faisant régulièrement agresser et/ou assassiner. Le Califat situé sur une partie de la Syrie et de l’Irak, quitte à changer de territoire ou de passer dans la clandestinité en cas de défaite militaire, l’évolution afghane et pakistanaise ainsi que celle d’une partie de l’Afrique démontrent de plus en plus cette stratégie ismaélite radicale de l’Adversaire.

Par le pétrole, le gaz et ses capitaux, les investissements en Occident, les rachats d’entreprises Occidentales, les prises d’intérêts de plus en plus prononcées en Occident par les islamiques, provoqueront l’interdépendance et le rapprochement des deux partis. L’argile et le fer seront de plus en plus liés de façon structurelle et irréversible. Pour sauver la paix, qui s’avèrera fausse tôt ou tard, pour essayer de s’assurer une certaine tranquillité autant financière qu’économique, Esaü – Edom fera de très grandes concessions à l’agressif Ismaël. Rappelons que l’arrière-plan spirituel d’Edom et d’Ismaël est identique si on pense au dieu babylonien Mardouk. Celui-ci était vénéré dans un temple au pinacle surélevé en forme de tour de Babel, puis, selon les civilisations suivantes se nomma Baal, puis Zeus, Jupiter un taureau – bête avec des cornes en forme de croissant de lune dont les pointes se dressent contre le ciel qui viole l’Europe. Ce croissant de deux cornes se trouve aux sommets des mosquées et est un symbole de reconnaissance utilisé par les satanistes. Il est aussi le dieu lune ou Allah et en réalité Satan se manifestant sous la forme de la troisième bête à deux cornes (Apocalypse 13:11) qui dirige aussi les francs maçons, les illuminatis, les satanistes, les divers mouvements New Age et tous les autres mouvements semblables.

Cette réalité spirituelle négative couvre finalement le monde entier telle un filet qui se resserre de plus en plus. On ne pourra plus se réfugier dans tel ou tel pays comme autrefois et encore aujourd’hui, pour échapper aux horreurs de l’Adversaire.

Ainsi le prochain coup de l’Adversaire sur l’échiquier sera échec au roi blanc mais pas échec et mat.

Il n’y a qu’une seule échappatoire pour s’en sortir, qu’un seul coup à jouer : profiter du « coup d’avance » montré par la Révélation de la part de Jésus-Christ Glorifié. Quel est-il ?

 

2. LE COUP D’AVANCE

Comme le monde entier sera pris dans le filet et que les mailles se resserreront de plus en plus, il n’y aura plus d’échappatoire ici-bas (Apocalypse 3:10b ; 6:14-17 ; 13:8+16-18). Quand Edom et Ismaël auront aboutit à une fausse paix sur le dos d’Israël et des chrétiens authentiques viendra la Grande Épreuve. La Grande Tribulation générera mondialement une guerre atroce (Apocalypse 6:3-4), une crise économique terrible (Apocalypse 6:5-6), un taux de mortalité énorme par la guerre, la famine, les épidémies et les fauves (Apocalypse 6:7-8), la persécution des chrétiens (Apocalypse 6:9-11), et après le répit du grand réveil (Apocalypse 7) encore des catastrophes naturelles et calamités inimaginables dues entre autres à l’apparition de forces destructrices carrément démoniaques sur terre (Apocalypse 6:12-17 ; 8:7 à 9:21). Après l’expulsion du Dragon et de ses acolytes du ciel commencera le règne terrible de l’imitation trinitaire sur terre ou de l’Ant[é]i-Christ (Apocalypse 13ss) avec toutes ses catastrophes.

Deux possibilités resteront ouvertes :

  • soit rester résigné sur terre pour subir les catastrophes atroces et souffrir la persécution et le martyre ainsi qu’assister à la victoire sur terre de l’Adversaire malgré un combat héroïque acharné des deux témoins (Apocalypse 11:3-13) ; toutefois, il faudra tenir et si on tient le coup c’est finalement pour mourir avec souvent la torture préalable en prime … ! (Apocalypse 6:9-11 ; 11:7 ; 12:17-18 ; 13:7a +10 ; 14:12-13 ;16:6 ;17:6).
  • soit « jouer » avec le bénéfice du « coup d’avance » en expérimentant la métamorphose du corps pour monter sans mourir à la Salle du Trône du Père et en tant qu’Église des Vainqueurs « jouer les coups qui resteront à jouer jusqu’à l’échec et mat du roi noir ». (Romains 8:19-23 ; 2 Corinthiens 3: 18 ; Apocalypse 2:7 +17+26-28 ; 3:5+10+12+21 ; 4:1c ; 5:10 ; 6:2 ; 12:1+5+11-12a ;14:1-5 ; 17:14 ; 19:7-8+14 ; 20:1-3+4a+9-10 ). Ce coup d’avance sera la pierre qui mettra en pièces les pieds de fer et d’argile dont il est question dans le livre de Daniel (Daniel 2:34-35+45). Cette pierre sera l’Eglise des Vainqueurs et l’Armée des Anges (cf. Daniel 7:13+22 ; Apocalypse 6:2 ; 7; 12: 5+11 ; 19:14).

Comme Jésus nous aime et ne veut pas nous laisser dans la panade, Il nous a donné la révélation en nous montrant quel coup jouer pour continuer la partie et finalement aboutir à l’échec et mat au roi noir.

Les missions décrites dans l’Apocalypse seront les coups suivants à jouer.

Nous insisterons sur les suivants :

  • Le réveil de gloire (Apocalypse 7) sans pareille opéré à partir de la Salle du Trône (Apocalypse 5:10 ; 6:2) durant la Grande Tribulation, avec Israël qui aura lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14), sera ce que le réveil charismatique n’aura pas pu apporter et correspondra à l’exaucement de la prière de Jésus en Jean 17:21-26 : «…qu’ils soient en nous …que tous soient un …afin que le monde croie…qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée… » (cf. aussi Ephésiens 2:14-21) et surtout au Millénium (Apocalypse 20:4-6).
  • La victoire de la femme glorieuse sur Edom et Ismaël car elle aura la lune sous ses pieds qui apparaîtra dans le ciel en Apocalypse12:1 : C’est l’Eglise des Vainqueurs composée d’Israël messianique et des chrétiens issus des nations ! (Couronne de 12 étoiles).
  • Ejection du ciel du Dragon et de ses acolytes dans un premier temps (Apocalypse 12:7-11) et après trois ans et demi de règne d’imitation trinitaire sur terre : la défaite (Apocalypse 19:20 à 20:3+9b-10). Échec et mat au roi noir !!!

 

CONCLUSION

Les événements à venir seront bien plus sérieux et graves qu’une petite partie d’échecs.

Mais la question qui se pose est de savoir si c’est nous avec et par le Seigneur qui fixons le programme, qui donnons le tempo, qui remplissons notre agenda ou si c’est l’Adversaire qui le fait parce que nous devons subir ses attaques et ses stratégies.

Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié par Son retour auprès de Jean et des Siens nous a indiqué le « coup d’avance » à jouer. C’est la métamorphose de notre corps pour pouvoir monter dans la Salle du Trône et travailler à partir de là. C’est la révélation des fils et des filles de Dieu que la création attend impatiemment ! (Romains 8:19). C’est le passage d’un état d’enfance à un état de fils et de filles adultes (Romains 8:17ss ; 1 Corinthiens 13:9-12). Subir comme un enfant ou combattre efficacement pour gagner comme un adulte : voilà le choix qui nous est proposé aujourd’hui dans l’urgence car les événements peuvent s’enchaîner très vite !

La voie par excellence est l’amour qui est Dieu, la perfection : « Mais quand viendra la perfection ce qui est partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Devenu homme, j’ai mis fin à ce qui était propre à l’enfant. A présent, nous voyons à travers un miroir de façon diffuse mais alors ce sera face à face. A présent, je connais en partie, alors je connaîtrai vraiment comme j’ai été effectivement connu. » (1 Corinthiens 13:10-12). La métamorphose du corps pour la montée à la Salle du Trône, face à face avec Dieu comme l’Apôtre Jean voilà la venue de la perfection dont parle l’Apôtre Paul, voilà le passage de l’enfance à l’état adulte, voilà la connaissance totale qui nous permet de connaître comme nous avons été connus !

Que le moteur de l’amour irrépressible pour Dieu, pour notre prochain et pour nous soit notre motivation !

En Jésus,

Martin BUSCH

53. Souveraineté et liberté de Dieu et souveraineté et liberté de l’homme

INTRODUCTION

Si Dieu est souverain, s’Il sait tout à l’avance, s’Il « est en contrôle », s’Il est tout puissant alors où peut encore se situer la liberté de choix de l’homme, sa responsabilité et finalement sa condamnation ou son salut ?

Si l’homme est prédestiné (prooridzo = prédestiner, destiner d’avance, établir, prévoir, fixer ; Romains 8:29-30 ; Ephésiens 1:5,11) par le Dieu souverain (Romains 9:10-25) alors où se situent la liberté et la responsabilité de l’homme ? L’homme n’est-il pas dans un système régi par le déterminisme ? Dieu n’a-t-Il pas démontré à Job Sa toute puissance et Sa souveraineté (Job 40:1ss) quand Il S’est révélé à lui dans Sa gloire ? La réponse de Job fut sans contour : « Je reconnais que tu peux tout et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ?

Oui j’ai parlé sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. Ecoute-moi et je parlerai ; je t’interrogerai et tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » (Job 42:2-6).

Face à la souffrance et à tout ce qui se passe à travers le monde, l’homme ne serait-il pas une espèce marionnette (Job 1:6ss) que l’on teste ou que l’on laisse tester par le Diable au prix de souffrances innommables et humainement injustes comme ce fut le cas pour Job ?

Voyons voir ce qu’il ou elle « a dans les tripes » pour savoir ce qu’il ou elle vaut ! Dieu n’a pas besoin de ce test puisqu’Il sait tout et Il savait à l’avance tout particulièrement comment les choses allaient se terminer notamment en ce qui concernait Job par exemple. Alors pourquoi Job a-t-il été tout de même testé ?

Il est vrai que ces problématiques telles la prédestination, la souffrance liées à la souveraineté de Dieu et la liberté et responsabilité de l’homme a fait couler beaucoup d’encre dès les premiers siècles de notre ère (Pères de l’Eglise face aux non-conformistes de l’époque) en passant par la Réforme (Prédestination calviniste, libre-arbitre luthérien, justification par les œuvres catholique etc…) jusqu’à nos jours.

 

1. Dieu est souverain et tout puissant

« Qui es-tu donc homme pour entrer en contestation avec Dieu ? L’ouvrage va-t-il dire à l’ouvrier : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de son argile pour faire de la même pâte tel vase d’usage noble, tel autre usage d’usage ordinaire ? » (Romains 9:20-21).

La distance entre le Créateur et la créature ressemble à celle entre le potier et le vase. Elle semble infinie. Voilà qui nous invite à un maximum d’humilité !

Face à Dieu, on peut simplement dire comme Job : « Je reconnais que tu peux tout… Oui j’ai parlé sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. » Socrate n’a rien inventé : « Je sais que je ne sais rien ». Il est aussi vrai que plus on en sait, plus on se rend compte qu’on ne sait rien tout au moins pas grand chose. Chaque découverte implique toujours des milliers d’inconnues supplémentaires.

La Bible entière glorifie le Seigneur qui est l’Alpha et l’Oméga, le Tout Puissant, Père Eternel, le Créateur, le « Je suis » etc…

Dans la même foulée se pose évidemment le problème de la prédestination. Dieu est souverain, tout puissant et omniscient dans l’élection du peuple d’Israël et la prédestination au salut : « J’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü. Qu’est-ce à dire ? Y aurait-il de l’injustice en Dieu ? Certes non ! Il dit en effet à Moïse : je ferai miséricorde à qui je veux faire miséricorde et je prendrai pitié de qui je veux prendre pitié. Cela ne dépend donc pas de la volonté ni des efforts de l’homme mais de la miséricorde de Dieu. » (Romains 9:12b-16)

« Ceux que d’avance il a connus, il les aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils » (Romains 8: 29)

« Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde…Il nous prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ…En lui aussi, nous avons reçu notre part : suivant le projet de celui qui mène tout au gré de sa volonté : nous avons été prédestinés pour être à la louange de sa gloire ceux qui ont d’avance espéré dans le Christ. » (Ephésiens 1: 4-5, 11-12).

Autrement dit : avant la fondation du monde les jeux étaient faits !!! Si ce n’était pas le cas, Dieu ne serait effectivement pas Dieu. En tant que Dieu, Il doit englober d’un seul regard l’Histoire du début à la fin et connaître en même temps le nombre de cheveux de chaque être humain (Luc 12:7) sans compter tout le reste et particulièrement s’il est sauvé ou pas, c’est dire… !

Calvin aurait-il eu raison avec sa doctrine de la prédestination ? L’offre de grâce du salut en Jésus-Christ ne serait-elle pas universelle mais uniquement pour les élus prédestinés à l’avance à être sauvés, ceux auxquels Dieu fait miséricorde ? La grâce ne serait-elle prévue que pour certains et pas pour d’autres ? Pourquoi faudrait-il encore « aller de par le monde faire des disciples ? » Comment peut-on encore affirmer : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé et celui qui ne croira pas sera condamné » ? Que fait-on du verset phare « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » ? N’y a-t-il plus de place pour la volonté et la liberté de choix de l’homme et par conséquent de sa responsabilité permettant sa condamnation ou son salut ? Pourquoi se fatiguer si tout est déjà joué d’avance par l’omni-connaissance et la volonté suprême de Dieu ? Pourquoi accomplir des œuvres bonnes et travailler à la sanctification si de toute façon tout est programmé à l’avance par Dieu ?

 

2. Le salut en Jésus-Christ est-il finalement destiné à tous les hommes ?

« …Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2:4)

Le même Paul après avoir écrit aux Romains à propos de la prédestination et de l’élection souveraine de Dieu excluant non seulement la volonté de l’homme mais imposant aussi un choix souverain divin et omniscient parmi les hommes en ce qui concerne le salut, écrit à Timothée que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité !!!

Si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés pourquoi ne le sont-ils pas ? (Apocalypse 20:15 ;21:8 etc.…) Pourquoi ne croient-ils pas tous en Jésus le seul Médiateur qui S’est donné en rançon pour tous ? (1 Timothée 2:5). La Sainte Esprie ne ferait-Elle pas Son travail en convainquant le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement ? (Jean 16:8). Le Père ne ferait-Il pas Son travail en « n’attirant » pas tous les hommes pour qu’ils puissent venir à Jésus ? (Jean 6:44). Le Père ne donnerait-Il pas tous les hommes à Jésus pour qu’ils viennent à Lui ? (Jean 6:37). Pire, Dieu envoie-t-Il en prime une puissance d’égarement pour que les endurcis soient condamnés ? (2 Thessaloniciens 2:10-12).

Evidemment nous répondrons par un non vigoureux et sans appel aux questions qui remettraient en cause la Sainte Esprie et le Père dans leur volonté, leur rôle et leur action en ce qui concerne le salut proposé à tous les hommes !!!

Dieu veut en effet que tous les hommes soient sauvés et il n’y a aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes pour être sauvé à savoir Jésus-Christ ! (Actes 4:11-12). C’est pourquoi le Père a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ! (Jean 3:16)

 

3. Les nécessaires paradoxes ou contradictions

Nous nous trouvons donc devant un paradoxe ou une contradiction : d’un côté Dieu dans Sa volonté souveraine et Son omniscience ou omni-connaissance prédestine, élit, sait à l’avance qui sera sauvé ou non et d’un autre côté tout autant par Sa même volonté souveraine veut que tous hommes soient sauvés ce qui exclurait tout choix, élection et prédestination de Sa part. Là il s’agit d’un salut à portée universelle sans exclusive aucune donc sans élection et prédestination.

Un paradoxe semblable est mis en évidence par voie de conséquence quand d’un côté Jésus dit : « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire… » (Jean 6:44) et d’un autre côté la foi en la grâce est nécessaire pour être sauvé (Ephésiens 2:8 ; etc. …). En effet c’est l’homme qui a la foi ou non et qui par voie de conséquence est totalement responsable par rapport à son salut ou sa condamnation. De plus, le « je te montrerai la foi par mes œuvres » (Jacques 2:18) et le « recherchez…la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14) en rajouteraient notamment au niveau de la responsabilité de l’homme et en faveur de ceux qui croient au salut par les œuvres. Devant cette situation paradoxale fondamentale le curseur des polémiques et des interprétations est allé d’un extrême à l’autre en passant par les Sacrements, le Baptême, l’Eucharistie, la conception de l’Eglise, des ministères et évidemment le Salut avec en général la majorité des sujets à controverse en prime !

La logique grecque et en général humaine même théiste chrétienne admet difficilement le paradoxe ou la contradiction.

Pourtant la Bible nous présente un Dieu unique étant à la fois totalement un et à la fois trois personnes Père, Fils et Sainte Esprie totalement différenciées ! Pourtant la Bible nous présente Jésus-Christ pleinement homme, même dénommé « esclave » dans les limites de l’espace-matière-temps et pleinement Dieu sans limitations aucunes. Nous avons largement expliqué et justifié les tenants et les aboutissants de cet état de fait d’après l’exégèse de textes bibliques et par la méthode systématique dans certains de nos écrits précédents ! L’Eglise a à notre avis maintenu ces bases fondamentales paradoxales et contradictoires relatives au Dieu de la Bible à travers les siècles mais n’a pas reporté ces bases sur les autres sujets de doctrine.

De même nous considérons que les paradoxes ou contradictions sont nécessaires et indispensables. Dieu en effet pour être Dieu doit être souverain, englober l’Histoire, tout savoir à l’avance notamment connaître ceux qui seront sauvés dès avant la fondation du monde, connaître le nombre de cheveux de chacun d’entre nous au quotidien, être le divin potier et donc pouvoir décider à Sa convenance ou prédestiner qui Il veut à cause de Sa puissance et omniscience totales. Dieu pour être Dieu doit aussi être juste (1 Jean 4:8 ; Jean 3:16). Il doit par là obligatoirement offrir le salut à tous les hommes sans distinction aucune à cause de Sa justice parfaite car chacun doit avoir la même chance d’être sauvé. Pourtant dans la Bible, c’est le même Dieu mais un discours obligatoirement contradictoire et paradoxal sinon Dieu ne serait pas Dieu.

Revenons sur la Christologie : si Dieu reste uniquement en-dehors de l’espace-matière-temps, Il ne pourrait être Dieu car Il serait resté fondamentalement en-dehors d’un domaine qu’Il a certes créé mais pas assumé notamment jusqu’à la mort expiatoire de la croix ce qui était absolument nécessaire. C’est un peu comme un patron qui ne sait pas ce qu’est la difficile condition ouvrière parce qu’il n’y a pas passé pour l’assumer au moins pendant une période, d’où les problèmes que l’on connaît.

Revenons sur la Trinité : Dieu n’est pas Dieu s’Il ne peut se suffire à Lui-même c’est à dire s’Il n’est pas trois personnes totalement différentes, le nombre minimum pour qu’il y ait vis à vis nécessaire pour la relation et possibilité de comparaison de l’une des trois personnes entre les deux autres en vue de l’identification réciproque et donc la possibilité de conscience propre. Dieu n’est pas Dieu s’Il n’est pas aussi fondamentalement un car Il serait alors un panthéon de trois dieux obligatoirement avec partage et divisions des compétences donc avec une connaissance, une omniscience et une puissance divisées nécessairement concurrentielles qui ne sont plus par définition totales et absolues. La puissance absolue ne peut être qu’une et indivisible.

En ce qui concerne la grâce : si la grâce est grâce ou don totalement gratuit, si elle est totale et entière il faut obligatoirement que Dieu soit entièrement souverain, le potier qui fait ce qu’Il veut avec Son vase, qu’Il fasse miséricorde à qui Il veut faire miséricorde, que le Père attire l’homme souverainement à Jésus et que l’homme ne joue aucun rôle dans l’offre de la grâce ni dans le choix des êtres humains auxquels la grâce est offerte.

En ce qui concerne la foi, la sanctification et les œuvres : si l‘homme est responsable de son salut ou de sa condamnation, il doit obligatoirement être totalement libre et souverain de croire ou de ne pas croire, de se convertir ou de ne pas se convertir, de se sanctifier ou de ne pas se sanctifier et d’accomplir des œuvres pour aller prêcher l’Evangile, faire des disciples, aider et aimer son prochain ou de ne pas les accomplir.

Ainsi Dieu est totalement libre, souverain de par son offre d’amour inconditionnel et de grâce et l’homme parce qu’il est totalement responsable de son salut ou de sa condamnation est par là totalement libre et…souverain face à l’offre d’amour divin de la grâce qu’il peut donc refuser ou accepter en toute liberté et souveraineté !!!

Nous nous retrouvons là encore face à une contradiction et un paradoxe : La souveraineté absolue et la liberté de Dieu d’un côté et la souveraineté absolue et la liberté de l’homme de l’autre côté. Logiquement la souveraineté et donc la liberté ne se partagent pas : soit elles appartiennent à l’un ou à l’autre mais pas aux deux sous peine de n’être pas souveraineté sauf si on accepte la contradiction et le paradoxe.

De par ces paradoxes et contradictions constatables, obligatoires et nécessaires, nous aboutissons à deux parties totalement libres et souveraines qui peuvent à présent se dire réciproquement oui sans aucune contrainte donc en pleine souveraineté et liberté et ainsi réellement concrétiser l’Amour. Voilà le mariage d’amour inconditionnel et parfait idéal !!!

 

4. Quelles sont les conséquences de la liberté et de la souveraineté de l’homme ?

La liberté et la souveraineté de l’homme peut comporter deux conséquences : celui de la condamnation à mort ou celui du salut total pour la vie à toujours.

Rappelons que Dieu Lui-même dans Sa souveraineté a institué cette liberté souveraine de l’homme par l’interdit de l’arbre de la connaissance et du mal donnant ainsi à l’homme le choix, base de la liberté. Plus tard ce choix est rappelé au Peuple d’Israël par la voix de Moïse : « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal…j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta postérité. » (Deutéronome 30:15+19). Enfin cette liberté est offerte par la grâce du salut proposée en Jésus-Christ à tous les hommes.

Si nous revenons à l’histoire de Job, nous voyons un homme qui veut absolument plaire à Dieu, avoir le contact avec Dieu et le maintenir pour lui et sa famille via les sacrifices notamment pour ses fils au cas où ils auraient péché (Job 1:1-5). Voilà un peu l’image du chrétien actuel classique qui veut, dans ce qu’il a compris, servir sincèrement et de tout son cœur le Seigneur.

Job est dans la situation intermédiaire espace-matière-temps que nous connaissons. Dans le ciel a lieu en même temps une scène étrange devant l’Eternel où Satan qui a accès au Trône, lance un défi concernant Job où il dit que ce dernier ne sert pas Dieu de façon désintéressée et qu’il maudirait Dieu s’il perdait sa famille, ses biens et sa santé. Satan, comme encore malheureusement aujourd’hui, a accès à la Salle du Trône pour accuser les chrétiens et mettre Dieu au défi les concernant (Apocalypse 12: 10c).

Dieu relève le défi et les tribulations de Job commencent, durent et perdurent atrocement. Les discours de Job et de ses amis sont extrêmement intéressants et abordent quasiment pour ne pas dire totalement toutes les questions relatives au sens de la vie, au péché et à la justice, à Dieu et évidemment à la souffrance et ses causes éventuelles. Mais le « Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ? » de Dieu (Job 38:2) relativisera largement les réflexions humaines.

C’est très exactement ce qui peut toucher le chrétien actuel classique, nous en avons malheureusement que des exemples trop nombreux avec tout ce qui peut se dire ou s’écrire autour.

Allons tout de suite à la fin de l’histoire : Job n’a pas maudit Dieu qui S’est révélé à lui dans Sa gloire car il a dit : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil te voit » (Job 42:5). Cette gloire a entraîné la repentance de Job (Job 42:6). Pourtant, à vues humaines Job n’avait pas grand chose à se reprocher, c’est le moins qu’on puisse dire…. Cela nous rappelle étrangement l’appel à la repentance de Jésus Glorifié dans Ses lettres aux 7 églises (Apocalypse 2:5b+16 etc. …).

La situation de Job devint heureusement encore beaucoup plus appréciable après ces événements terribles (Job 42:10ss).

Le même appel de Jésus Glorifié s’adresse au chrétien actuel classique qui veut, dans ce qu’il a compris, servir sincèrement et de tout son cœur le Seigneur, pour justement l’encourager à sortir de l’espace-matière-temps lieu de vulnérabilité, de tentations, de souffrances, de connaissances partielles et partiales pour passer métamorphosés à la Salle du Trône dans la gloire où la situation est de loin beaucoup plus appréciable.

Pourquoi ?

A cause de la souveraineté et de la liberté l’homme qui aura choisi la grâce en Jésus-Christ. La souveraineté et la liberté de l’homme, si elle est réelle, ne peut se contenter des limitations de l’espace-matière-temps. Par définition la souveraineté et la liberté ne peuvent être ni admises ni défendues comme devant rester dans un cadre quelconque. C’est tout simplement impossible par définition. Comme Dieu en devenant homme en Jésus-Christ, a assumé à notre place la prison espace-matière-temps, nous avons la possibilité d’en sortir car il est indispensable au titre de notre liberté et souveraineté d’aller réellement auprès de Celui que nous avons choisi d’aimer et qui a choisi de nous aimer le premier.

Jésus n’a-t-Il pas repris le Psaume 82:6 en disant que nous sommes des dieux ? (Jean 10:34). Dotés de la liberté et de la souveraineté, nous sommes effectivement des dieux, des fils du Très Haut. Cette liberté et cette souveraineté ne se cantonnent pas uniquement au oui initial de la conversion à Jésus-Christ. Elles ont des conséquences nécessairement illimitées dont notre transfiguration suivie du passage au ciel puis de la réalisation telles des missions à accomplir décrites dans l’Apocalypse ! Dans notre développement nous pensons particulièrement à l’expulsion de Satan et de ses acolytes des lieux célestes pour qu’il n’ait plus accès à au Trône pour lancer des défis et des accusations à notre encontre !!! (Apocalypse 12:7-11)

 

5. Où l’Eglise en est-elle au niveau de ses enseignements ?

Les différents enseignements chrétiens n’ont pas osé affirmer cette liberté et cette souveraineté absolues et nécessaires de l’homme parce qu’ils ont eu peur du paradoxe et de la contradiction. Ils ont aussi eu peur de l’accusation de vouloir ainsi remplacer Dieu par l’homme qui se ferait ainsi Dieu et pécherait par orgueil comme le Diable. C’est d’ailleurs une des accusations les plus graves des pharisiens à l’encontre de Jésus qui a dit des paroles très osées et pourtant vraies (Jean 10:33).

Enfin qu’est-ce qui nous permet encore d’affirmer la liberté et la souveraineté de l’homme ? C’est Dieu libre et souverain Lui-même qui l’a décidé ainsi par la prédestination !

« Ceux que Dieu a connu d’avance ont été prédestinés à être conformes à l’image de son fils afin que celui-ci soit le premier d’une multitude de frères ; ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés, ceux qu’il a appelés, il les aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » ! (Romains 8:29-30) Que signifie « glorifié » ? La conformité à l’image de Jésus, la restauration totale, esprie, âme et corps, dont la métamorphose indispensable du corps, bref la liberté et la souveraineté totales et sans limites de l’homme dans la gloire dont nous avons parlé durant tout notre exposé !!!

L’Eglise s’est tout simplement arrêtée aux problématiques de la justification et du salut avec la mort comme passage obligatoire et tenté en vain d’éviter toute contradiction.

Pour les Calvinistes, comme nous l’avons précisé, c’est la prédestination sans nuance que nous appellerons déterminisme. Pour les luthériens, il y a un espace pour le libre-arbitre de l’homme et la foi mais la souveraineté et la grâce de Dieu prédominent très largement notamment au niveau de l’administration des sacrements. Pour les catholiques nous en sommes carrément au niveau des œuvres et des rituels de leur église et de leur système qui justifient. Pour les évangéliques il y a une insistance sur la liberté de choix de l’homme au niveau de la conversion et la sanctification en vue de la justification. Il y a aussi une très forte spiritualisation avec la division entre le corps, l’âme et surtout l’esprie. Le corps ne peut être sauvé de la mort malgré des guérisons plus ou moins possibles selon les uns ou les autres. L’enlèvement ouvre toutefois une possibilité de salut du corps face à la mort.

Nous constatons que la problématique de la glorification n’est soit pas abordée, soit mal comprise ou alors réduite à l’enlèvement ou reportée au moment du passage définitif dans l’éternité.

 

CONCLUSION

Le curseur doctrinal des Eglises glisse d’un extrême à l’autre à cause de l’affirmation considérée comme dangereuse de la nécessaire liberté et souveraineté totales sans limitations de l’homme voulues et instituées par Dieu Lui-même, libre et souverain ! Ce paradoxe de souveraineté et de liberté totales nécessaires de deux partis se résout non pas dans un processus de domination destructeur de l’un voire des deux mais d’amour et de vie.

Au même titre que Dieu dans Sa liberté et Sa souveraineté totales devait assumer l’espace-matière-temps en venant en Jésus-Christ sur terre y accomplir Ses missions, au même titre l’homme au corps lié à l’espace-matière-temps, dans sa liberté et sa souveraineté totales doit assumer les lieux célestes et y accomplir ses missions. C’est là tout le message de Jésus Glorifié via le livre de l’Apocalypse.

En Lui,

Martin BUSCH

52. Changer de monde pour changer le monde

INTRODUCTION

« A ceux qui vinrent y siéger, il fut donner d’exercer le jugement…ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus…régnèrent avec le Christ pendant mille ans » (Apocalypse 20:4).

Il est indispensable de savoir que les changements fondamentaux dans le monde ne se feront qu’à partir du Millénium sous le règne de Christ, de l’Eglise des Vainqueurs dont les martyrs. Les leçons de l’Histoire semblent claires : dès que l’on avait l’impression d’avoir atteint un certain « âge d’or » de paix et de prospérité, des événements incontrôlables ont surgi, on ne sait d’où, à savoir guerres, crises de toutes sortes, catastrophes naturelles etc. …

Pourtant le vieux rêve fut et reste véhiculé tant par la religion mêlée à la politique, les systèmes politiques dictatoriaux, en passant par les idéologies promettant un paradis sur terre.

Le moindre mal démocratique modéré occidental avec la séparation des pouvoirs évidemment très préférable ne solutionne de loin pas tous les problèmes, loin s’en faut. Mais il faut malgré tout être vraiment reconnaissant au Seigneur de pouvoir vivre dans un de ces pays occidentaux démocratiques ! Les menaces politiques et sociales déviantes et liberticides restent malheureusement d’actualité.

La Bible parle de Royaume Messianique sur terre dont par exemple Esaïe 11 où le « loup couchera avec l’agneau » ou encore Apocalypse 20. Il s’agira alors du règne du Christ sur terre avec à la clé le bonheur garanti par l’amour inconditionnel du Seigneur car le Prince de ce Monde aura été vaincu puis enchaîné (Apocalypse 20:2) et Christ parfait avec l’Eglise des Vainqueurs rendue parfaite seront aux commandes (Apocalypse 2:26 ; 3:21 ; 5:10 ; 12:5 ; 20:4). Toute la question est de savoir comment cela peut arriver.

 

1. Jésus-Christ le vrai Messie.

 

La première condition pour le Millénium est que Jésus-Christ soit le vrai Messie. L’ensemble du Nouveau Testament s’attache à le démontrer. Nous ne retiendrons que quelques éléments auxquels la tradition juive semble attachée sachant qu’il y a une multitude d’autres aspects qu’on pourrait évoquer.

  • Le Messie accomplit la Loi et les Prophètes donc les restaure et les « reconstruit » parfaitement selon Dieu

Jésus était parfait, sans péché et Il a donc accompli la Loi et les Prophètes (Matthieu 5:17 ; 2 Corinthiens 5:21 ; 1 Pierre 2:22) et la mort n’a pas pu le retenir de ce fait (Actes 2:24ss). La Résurrection est la preuve de sa perfection.

  • Le Messie reconstruit, restaure le Temple

Le Messie doit reconstruire le Temple selon la tradition juive mais Il ne l’a pas fait comme les Juifs l’attendaient, en effet :

Le troisième temple alors que le second était encore debout fut « reconstruit » selon Dieu au moment de la résurrection de Jésus (env. en 33) car Il a dit aux Juifs : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs lui dirent : il a fallu 46 ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du Temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » (Jean 2: 19-22).

L’Eglise est aussi Son corps (1 Corinthiens 12:27 ; Ephésiens 5:23 ; Colossiens 1:24), elle est donc par voie de conséquence aussi le troisième Temple comme le corps du chrétien qualifié par Paul comme étant le Temple de la Sainte Esprie (1 Corinthiens 6:19).

Nous savons par ailleurs que le 3ème Temple-bâtiment sera reconstruit (2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1) et qu’il sera probablement le lieu terrestre à Jérusalem du gouvernement mondial du Millénium (Apocalypse 20:9).

Dans l’éternité le Seigneur Dieu tout puissant est le Temple, toutefois il existe aussi dans les lieux célestes et les membres de l’Eglise des Vainqueurs en sont des colonnes (Apocalypse 21:22 ; 3:12 ; 11:19).

  • Le Messie rassemble tous les dispersés du Peuple d’Israël et donc restaure et reconstruit pleinement Israël dans son identité et sa terre

« Jérusalem, Jérusalem qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23:37)

Jésus aurait voulu que ce rassemblement se fasse tout de suite mais à cause du refus du Peuple de Le reconnaître comme Messie cela ne fut pas possible. Les Juifs voulaient qu’Il commence par chasser les oppresseurs romains. C’eût été un début de preuve à leurs yeux.

Aujourd’hui on peut dire que ce processus a commencé en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël sur sa terre où se développe en outre l’Eglise Messianique.

Après bien des jugements ce Peuple commence à dire et dira à Jésus : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Matthieu 23:37).

Cela se passera pleinement lors du grand réveil d’Apocalypse 7:4-8 pendant la Grande Tribulation où le « reste » d’Israël (globalité des concernés 144 000 des 12 tribus chiffre non limitatif à notre avis) sera marqué du sceau de Dieu et fera de la sorte partie de l’Eglise des Vainqueurs (cf. Apocalypse 14:3) et au moment du Millénium où Jérusalem sera la capitale du monde (Apocalypse 20:9). Il restaurera ainsi véritablement l’identité politique, physique, psychique et spirituelle juive sur sa terre comme le Père l’a voulu dès les origines.

  • Le miraculeux : des restaurations et des reconstructions

Certaines traditions juives veulent exclure le domaine miraculeux et surnaturel du Messie qui serait exclusivement réservé aux prophètes mais ce n’est pas le cas de toutes lesdites traditions. Est-ce par controverse à l’encontre du Nouveau Testament ?

Le Seigneur Jésus-Christ est Fils de YHWH Père céleste, de l’Esprie Sainte Mère céleste et de Marie mère terrestre (Matthieu 1:1+6,18ss ; Luc 3:21ss ; Actes 2:25ss etc.). Il est de la lignée messianique royale davidique (Apocalypse 5:5) et Son incarnation fut miraculeuse. Sa filiation divine démontre qu’Il fut envoyé du ciel sur la terre (cf. Jean 8:58 ; 17:18).

A la question de Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11:3 ; Luc 7:19-20), la réponse de Jésus fut claire : « …les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Matthieu 11:5). Tout le ministère de Jésus fut abondamment jalonné de miracles divers (Jean 21:25). Ils furent aussi un argument de Jésus pour exhorter Ses adversaires à croire en Lui et en Sa messianité (Jean 5:36 ; 10:25,38).

Comme Pierre, retenons la transfiguration ou la métamorphose de Jésus sur la montagne où Dieu le Père par Sa Parole Le désigne et L’identifie comme Son Fils bien-aimé (2 Pierre 1:16-18 ; Matthieu17:2 ; Marc 9:2).

Le miracle par excellence aura été la Résurrection qui sera l’argument principal du discours de Pierre à la Pentecôte (Actes 2:24ss).

L’Ascension fut tout aussi miraculeuse (Luc 24:51 ; Actes 1:9). Il en est de même de Son premier retour (Apocalypse 1:10ss), de toutes Ses actions et apparitions dans l’Apocalypse.

  • Le dévoilement ou révélation de la grandeur de Dieu et de la grandeur de l’homme originel à l’image de Dieu

Certaines traditions juives considèrent que la révélation de la grandeur de Dieu est réservée aux prophètes et la révélation de la grandeur de l’homme par sa restauration messianique au Messie. Jésus-Christ, à la fois Prophète véritable et Roi de la lignée davidique a fait et fera les deux car l’un ne peut aller sans l’autre dans l’identification du Messie.

Jésus-Christ, parce qu’Il fut parfait et est vrai Dieu et vrai Homme (Jean 14:9 ; Colossiens 1:15-20 ; 2:9) a à la fois révélé la grandeur de Son Père et celle de l’homme nouveau dans sa grandeur originelle qu’Il veut recréer, reconstruire, restaurer (Ephésiens 2:15 ; 4:24 ; Colossiens 3:10).

Où en sommes-nous au niveau de la réalisation ?

Nous sommes obligés de reconnaître que la réalisation n’est de loin pas achevée dans toutes ses applications. Pour le juif les réalisations concrètes sur terre ne sont aujourd’hui pas au rendez-vous, donc Jésus de Nazareth ne peut être le Messie.

Jésus a dit qu’Il reviendrait pour en quelque sorte « finir le travail » mais avec nous et le Peuple d’Israël Le reconnaissant comme Messie. En effet le « Tout est accompli » de Jésus sur la croix concerne uniquement l’aspect juridique, c’est à dire la base de tout se situant surtout au niveau de la justice du Père. Celle-ci est à présent satisfaite et la grâce et l’amour peuvent à présent pleinement se manifester. Encore faut-il qu’ils soient acceptés par les êtres humains ! Encore faut-il que le chrétien comprenne que les effets de l’application de la grâce et de l’amour de Dieu sont illimités (Ephésiens 3:18-20) et s’ils sont illimités, ils doivent obligatoirement pouvoir dépasser, sortir des limitations de l’espace-matière-temps et plus particulièrement celles de la mort !!! Comme il ne l’a pas compris, il ne peut l’expérimenter et le travail ne peut se réaliser et s’achever concrètement et complètement. Jésus a en effet choisi d’associer l’Eglise à la réalisation messianique concrète (cf. Colossiens 1:24 ; 2 Pierre 3:12). Mais pas n’importe comment. Cela fait 2000 ans environ qu’elle essaye dans le cadre de l’espace-matière-temps mais l’échec est évidemment de ce fait patent ! Il faut absolument changer de monde pour changer le monde.

2. L’exemple de Jésus

 

Quel exemple Jésus a-t-Il donné ?

« Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci afin que vous soyez dans l’étonnement. Car comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. » (Jean 5:20)

« Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8:58).

Ces passages disent clairement que Jésus a vécu de toute éternité au ciel avant qu’Il ne fût envoyé par le Père sur terre. Son sacrifice expiatoire nous justifie devant le Père pour que nous recevions la Sainte Esprie Laquelle est chargée de nous préparer en métamorphosant notre corps ou en nous transfigurant de gloire en gloire par la Nouvelle Naissance En-Haut (Romains 8: 23 ; 2 Corinthiens 3:18). Pourquoi le corps ? Parce qu’il est l’élément de notre être qui nous maintient prisonniers dans l’espace-matière-temps. Il n’y a donc que deux solutions :

  • soit que le corps passe par la première mort mais alors il ne peut plus y avoir de communication avec la terre car les relations avec les morts sont interdites (Deutéronome 18:11). Certes, et c’est capital, par la foi en Jésus-Christ nous serons sauvés pour l’éternité mais nous n’aurons pas accompli les missions nécessaires à la reconnaissance du Messie dans le monde.
  • soit que le corps est transformé, transfiguré et nous pouvons comme l’Apôtre Jean qui fut métamorphosé, monter au ciel voir, recevoir des messages et les noter, baigner dans un environnement céleste etc.… pour revenir sur terre et accomplir à l’exemple de Jésus les œuvres qui nous auront été montrées dans le ciel !

C’est ainsi que nous pouvons comprendre le plus simplement du monde Jean 17:18 : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde ».

Comment Jésus a-t-Il été envoyé dans le monde ? A partir du ciel. C’est pourquoi nous aussi nous avons besoin selon la prière sacerdotale de Jésus de passer préalablement dans la gloire au ciel pour pouvoir être envoyés à partir du ciel (Apocalypse 6:2) et répondre aux critères de perfection demandés par la Parole (1Jean 3:6 ; 4:17 ; 5:18) qui sont absolument inatteignables en notre état actuel. Si nous ne sommes pas envoyés comme Jésus a été envoyé alors nous ne pourrons devenir parfaits, condition de possibilité de l’accomplissement correct de nos missions. Rien ne pourra alors vraiment avancer.

C’est pourquoi on ne peut changer le monde qu’en changeant préalablement de monde pour ensuite retourner dans le monde et accomplir parfaitement les missions du Seigneur. Il faut que nous voyions la gloire céleste pour être uns et pour que le monde croie que le Père a envoyé Jésus comme le Messie (Jean 17:22-24).

Quand le monde croira-t-il ? Le monde croira quand le Messie pourra passer à l’accomplissement des aspects non encore réalisés que nous avons évoqués dans le premier paragraphe. Mais cet accomplissement est conditionné par le fait que les chrétiens acceptent de vivre l’exaucement de la prière sacerdotale tel que nous l’avons décrit ici à savoir changer de monde pour changer le monde, être préalablement envoyés comme Jésus a été envoyé. Pensons-nous que nous serions-nous plus grands que Jésus en croyant que nous pourrions nous passer d’être envoyés sur terre à partir du ciel comme Lui L’a été ?

  • Le Messie sera reconnu quand des chrétiens changeront de monde pour changer le monde
  • Jésus a tout réalisé notamment en ce qui concerne l’accomplissement de la Loi et des Prophètes. La mort n’a pu le retenir, Il est ressuscité car Il n’a pas péché. C’est réalisé !
  • Son corps ressuscité, le troisième Temple est apparu aux disciples et est monté au ciel. C’est réalisé ! Par contre l’Eglise corps du Christ est aussi le troisième Temple ainsi que le corps du chrétien. Là il y a un grand besoin de restaurations, de ravalements et de réparations pour ne pas dire de reconstructions ou de recréations : Il faut en effet la métamorphose du corps car la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu (1Corinthiens 15:50).
  • Les dispersés d’Israël ne sont pas rassemblés comme Jésus l’aurait voulu parce qu’eux ne l‘ont pas voulu. Le Royaume messianique davidique n’est pas restauré sur terre. Il faut encore le grand réveil d’Apocalypse 7, le Millénium et donc l’Eglise des Vainqueurs en action dans ses combats victorieux et par là qualifiée pour régner avec le Christ !
  • Le miraculeux chez Jésus a été très abondant : c’est réalisé. Mais Sa Parole « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes. » (Jean 14:12) n’est pas réalisée. La perfection, la glorification, la métamorphose à l ‘exemple de Jésus est préalablement indispensable en vue de cette réalisation.
  • La grandeur de Dieu et la grandeur de l’Homme a été réalisée en Jésus-Christ vrai Homme parfait et vrai Dieu mais dans le monde ni la grandeur de Dieu n’est reconnue ni la grandeur de l’homme nouveau par la révélation des Fils de Dieu au corps sauvé attendue par la création souffrante (Romains 8:19ss ; cf. aussi Psaume 82:6 ; Jean 10:34) n’est réalisée. Le miraculeux englobant la glorification et la métamorphose lesquelles engendrant miracles, guérisons et événements surnaturels, est absolument nécessaire à cet effet.

« Cherchez l’erreur » selon l’expression consacrée ! Jésus est revenu vers les Siens et aurait voulu dès le premier siècle entamer la réalisation messianique finale. L’Eglise n’a pas voulu : elle en est restée au mode de fonctionnement de la fin des Évangiles et des Actes des Apôtres ce qui était excellent pour cette période mais qui a très vite dégénéré au vu des Épîtres et de la majorité des lettres aux 7 églises de Jésus Glorifié puis au vu de l’Histoire de l’Eglise relativement catastrophique. Elle n’a pas voulu changer de monde pour changer le monde. Elle a souvent voulu retourner à l’Eglise primitive et aux idéaux qu’elle représentait mais Jésus Glorifié voulait qu’elle aille réellement, effectivement et directement à la source c’est à dire au Père, à Lui, à la Gloire, à la Salle du Trône par la Sainte Esprie qui, à cet effet, veut nous engendrer à nouveau En-Haut ou nous métamorphoser de gloire en gloire. Une fois ce but atteint, alors la réalisation messianique devient possible avec un « troisième Temple restauré » ou corps sauvé en vue du rassemblement du « reste » d’Israël puis de la foule immense issus de la Grande Tribulation, d’un miraculeux surabondant comme Jésus le voudrait et du dévoilement de la grandeur de Dieu et celle de l’Homme Nouveau aux yeux du monde, Israël en tête, qui finira par croire au Messie, Jésus de Nazareth !

Comme Jésus est Premier et prémices en toutes choses (1Corinthiens 15:20 ; Colossiens 1:15,18 ; Apocalypse 1:18), nous sommes appelés à être prémices (Jacques 1:18 ; Apocalypse 14:4) avec, par, en et pour Lui en vue de l’accomplissement messianique où le loup couchera avec l’agneau.

Il est urgent que résonne les paroles et la musique du cantique nouveau adressé à l’Agneau devant le Trône : « Tu as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur terre » (Apocalypse 5:10).

 

CONCLUSION

Changer de monde pour changer le monde consiste à honorer l’œuvre et la personne du Messie Jésus-Christ. Il désire la réalisation messianique à venir pour qu’entre autres les Juifs puissent « rentrer » et devenir les poussins qu’Il veut prendre sous Son aile.

Vu que nous sommes le corps du Christ, il est temps d’être de la même nature que le Christ Lui-même pour qu’enfin puisse résonner le cantique nouveau et que puisse s’établir le Royaume messianique de type davidique où la grandeur de Dieu soit révélée à tous et la grandeur de l’homme restaurée puisse révéler l’homme véritable à savoir l’Homme Nouveau.

Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié nous indique clairement le chemin à suivre. Il a ôté le voile. Entrons esprie, âme et corps dans Sa Révélation ou le « grand dévoilement » !

En Lui,
Martin BUSCH

51. De l’Église de… À celui qui…

INTRODUCTION

« Écris à l’Apôtre de l’Eglise d’Éphèse, … de Smyrne…de Pergame etc.… celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprie dit aux Églises… » (Apocalypse 2 à 3).

Nous avons vu lors de nos premiers écrits en 1999 – 2000 que les différentes églises nommées et décrites auxquelles étaient adressées les lettres de Jésus Glorifié étaient aussi des types d’Églises correspondant aux grands différents courants dénominationnels qui se sont succédés lors des deux derniers millénaires.

Hébreux 11 à 12 décrit l’histoire de la foi à travers les siècles pour aboutir en quelque sorte au seuil d’une porte. Jésus Glorifié lors de Son premier retour invite les individus issus de tous ces différents courants dénominationnels à écouter et entendre ce que l’Esprie dit aux églises pour justement passer cette porte via la métamorphose du corps et monter au ciel devant le Trône.

 

1. La foi à travers les âges (Hébreux 11et 12) jusqu’à la proximité du ciel

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1)

Pour comprendre ce passage, Noé est un exemple idéal. Noé avait la ferme assurance qu’il y aurait un déluge d’après la Parole de Dieu et sa pratique, sa démonstration, alors qu’il ne voyait pas le déluge, aura été de construire l’arche selon les instructions de Dieu et d’y entrer avec sa famille et les animaux. Le résultat aura été le salut esprit, âme et surtout corps ! Il aura eu le « témoignage favorable » de la part de Dieu.

Ce schéma de la foi vaut à quelques nuances près, pour toute l’énumération des « héros de la foi » cités dans le chapitre 11.

Abel, Enoch, Abraham, Sara, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Rahab, Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, les prophètes, les martyrs et bien d’autres font partie de cette lignée d’hommes et de femmes de foi !

Nous aussi, nous sommes appelés à « courir une course de fond » dans cet environnement de témoins qui nous ont précédés pour remporter l’épreuve avec les yeux fixés sur Jésus l’initiateur (arkègos ; cf archaïque, début, ancien) et le réalisateur (téléiotès = réalisateur, celui qui réalise, accomplit) de la foi (Hébreux 12:1-2). Autrement dit Jésus initialise par Sa Parole la foi, c’est à dire, « la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17) et Il réalise, accomplit, finalise ce en quoi le croyant a cru via une démonstration concrète, pratique, visible, tangible.

Cette course, outre la foi, comporte l’éducation divine et la lutte sans merci contre le péché devant aboutir à la sanctification et la piété (Hébreux 12+13).

Mais, contrairement aux Israélites, Moïse y compris (Hébreux 12:21), effrayés par la manifestation glorieuse de Dieu au Sinaï, il est dit que les membres de l’Eglise sur terre se sont « approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est Dieu de tous, des espries des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.» (Hébreux 12:22-24). Ici il ne s’agit que d’une approche, d’une proximité : l’Eglise terrestre en course grâce à la justification en Jésus-Christ est à la porte ou au seuil de la porte du ciel. Toutefois, un avertissement sans frais est donné : « Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappés qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre et qui maintenant a fait cette promesse : une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre mais aussi le ciel. » (Hébreux 12:25-26). Evidemment cet ébranlement concerne les terribles bouleversements sur terre décrits dans l’Apocalypse à commencer par la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss).

A la porte du ciel, pour échapper à tout cela, il suffit d’en passer la porte. Il ne suffit pas de s’en être approché mais il faut impérativement passer dans la cité de Dieu.

Il est donc indispensable d’entendre Celui qui parle !!! Autrement dit, à celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises !!! Celles et ceux qui n’écoutent pas resteront sur terre et subiront les horreurs, car ils seront au mauvais endroit au mauvais moment et ne pourront échapper !

 

2. Aujourd’hui la porte du ciel est grande ouverte

 

Une très bonne nouvelle : Jésus est revenu pour les Siens pour donner les instructions à l’Apôtre Jean et par lui aux églises via les lettres pour passer réellement, esprie, âme et surtout corps par cette porte !!!

Noé est rentré esprie, âme et aussi avec son corps par la porte de l’arche : il fut préservé et sauvé. S’il avait laissé son corps hors de l’arche, il se serait noyé comme les autres.

Il en est exactement de même face aux catastrophes de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti-Christ par exemple. Si nous restons avec notre corps hors de « l’arche » ou du ciel en ne recherchant pas la gloire et l’immortalité via la métamorphose du corps, seul moyen effectif pour y rentrer, car la chair et le sang n’hériteront pas du royaume de Dieu (Romains 2:7 ; 1 Corinthiens 15:50), alors nous n’échapperons pas non plus !

Cette recherche de la gloire et de l’immortalité nécessite la foi telle que nous l’avons décrite dans le paragraphe précédent.

Enoch qui a bénéficié de l’immortalité, est cité en Hébreux 11 comme un des premiers héros de la foi. La manifestation concrète de sa foi fut qu’il était agréable à Dieu (Hébreux 11:5). Être agréable à Dieu, c’est L’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force et Lui faire confiance notamment dans l’obéissance concrète et pratique.

Quand on aime, on ne compte pas. Cela veut dire en outre qu’on agit comme dit dans l’obéissance et surtout qu’on Le recherche, qu’on recherche Sa présence ou la gloire.

« Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6).

Chercher Dieu c’est exercer sa foi comme défini plus haut, prend du temps, de l’argent, de l’obéissance et surtout du travail sur soi-même. Lui parler, prier, Le louer, L’adorer, c’est augmenter notre intimité avec Lui. La Sainte Esprie doit devenir notre guide au quotidien. Bref, il faut avoir soif, envie !!!

Ce qui est certain : quand on aime on est prêt à faire bouger ce que nous pouvons faire bouger même dans notre petit contexte avec une attitude d’amour, de cœur et d’obéissance correspondante. Il s’agit en quelque sorte d’une folie d’amour qui anime souvent les enfants ou encore les amoureux !

Dire à notre corps qu’il ne dépend pas prioritairement du pain ou de la nourriture terrestre mais d’abord de Dieu et de Sa Parole c’est jeûner : le moyen « corporel » ou physique et concret par excellence pour démontrer notre ferme assurance de notre dépendance vitale et éternelle vis à vis du Seigneur.

Le baptême du Feu de la Sainte Esprie et dans le Corps Glorifié du Seigneur Jésus-Christ, transfigurera, métamorphosera notre corps terrestre et le débarrassera de sa chair mortelle ce qui est l’obtention de l’immortalité prévue dès maintenant.

Tout cela ne peut pas se faire dans le légalisme mais dans un amour irrépressible et une foi qui veut ébranler les montagnes ! Le légalisme ne nous permettra jamais d’aboutir car le cœur n’y sera pas et c’est ce que le Père regarde d’abord.

Enfin il est indispensable de croire le message de Jésus Glorifié contenu dans l’Apocalypse et celui de la métamorphose du corps pour pouvoir passer la porte. Il faut se « repentir » (métanoïa), c’est à dire changer de connaissance, de conception, d’enseignement par rapport à ce que l’on croyait comme juste avant. C’est pourquoi il est nécessaire de se rapprocher des ministères qui y croient vraiment eux aussi et qui sont dans la même démarche. Ils sont là avec et par la Sainte Esprie notre Mère céleste pour nous préparer à ce passage, cette « montée » dans la Salle du Trône !

Les ministères qui n’y croient pas de tout leur cœur vont bien entendu être des obstacles et des générateurs de doute par leur parole souvent bien intentionnée mais destructrice de foi.

Cette recherche implique une rémunération, une récompense car Dieu est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. Quelle plus belle récompense finalement que de trouver Dieu et trouver Dieu ce n’est pas simplement l’approche de la cité céleste mais bien évidemment le passage de la porte d’entrée dans cette cité pour être avec Dieu, avec Jésus et expérimenter cet amour divin inconditionnel sans limite. C’est là et seulement là que nous échapperons à « l’ébranlement » divin de la terre.

 

3. Du passage de l’Eglise de… à celui qui …

 

Jésus Glorifié voulait évidemment que les apôtres des sept différentes églises acceptent Son message. C’est pourquoi Il ordonne à Jean d’écrire à l’Apôtre (pas ange même si le mot aggelos = envoyé est employé ici. Il s’agit bien évidemment du ministère de l’Apôtre) de l’Eglise de…Mais l’histoire nous a prouvé qu’ils n’ont pas accepté ou compris le message. Jésus Glorifié savait qu’aucune église terrestre structurée même un peu plus spirituelle n’accepterait et n’acceptera pas Son interpellation.

C’est pourquoi Il dit : « L’ayant une oreille qu’il entende ce que l’Esprie dit aux églises » (Trad. litt). Ce participe présent du verbe avoir se traduit par « Celui qui a une oreille… ». En effet Il savait qu’aucune dénomination ou type d’église ne pouvait en fait accepter cela puisque chacune était et serait dotée de structures traditionnelles organisationnelles, théologiques et éthiques obligatoirement avec des limitations terrestres donc automatiquement entachées et imparfaites. Il fallait en effet tout simplement essayer de durer, de survivre dans la prison espace-matière-temps, car sans structures c’est humainement difficile. Ces structures organisationnelles sont donc par définition un empêchement d’échapper à « l’ébranlement » divin.

Il savait aussi que des individus pouvant être par définition moins dépendants de l’organisationnel avaient la possibilité de s’en affranchir plus aisément à titre personnel.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que les membres des églises persécutées, sont beaucoup plus « réveillés » parce que l’organisationnel et le dénominationnel sont très affaiblis voire supprimés.

Les martyrs faisant d’ailleurs partie de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:11b) bénéficieront du même honneur de régner durant le Millénium que l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée ayant trouvé et expérimenté l’immortalité ! Il n’a absolument été rien reproché à l’Eglise persécutée, Smyrne ! (Apocalypse 2:8-11). Dans la persécution et le martyre, on ne dépend plus que du Seigneur de façon de plus en plus individuelle. On passe de l’Eglise de… à celui qui…. Comme on est seul face à la mort et la souffrance, on est aussi seul dans la démarche sollicitée par Jésus-Christ Glorifié. On est d’ailleurs aussi seul dans la décision de se convertir. Personne ne peut se convertir à notre place.

Cela est confirmé quand Jésus parle par ailleurs de l’enlèvement et de Son avènement (Matthieu 24:40 ; Luc 17:24) « l’un sera pris et l’autre sera laissé ».

Nous constatons par là que de deux personnes très proches, l’une sera prise et l’autre laissée : autrement dit nous passons de « l’Eglise de… » communautaire à « celui qui… » individuel.

Rappelons que lors de la montée comme de l’enlèvement la métamorphose du corps est à la clé (1 Corinthiens 15: 51a pour la « montée-immortalité » possible maintenant ; 1 Corinthiens 15:51b-52 pour l’enlèvement et 1 Corinthiens 15: 53-56 pour la description de la métamorphose qui concerne à la fois la montée-immortalité possible maintenant et à la fois l’enlèvement).

La recherche de l’honneur, de la gloire et de l’immortalité est une affaire d’humilité, de cœur, de foi et d’amour. C’est pourquoi ces réalités par leur caractère personnel sont individuelles. Elles ne peuvent avoir une dimension collective. La preuve historique est que chaque église issue d’un nouveau réveil a irrémédiablement fini plus ou moins sclérosée parce qu’elle s’est structurée pour durer. Il n’y a pas encore eu de recette pour éviter cela.

Il en résulte que pour « monter » via la métamorphose sera une affaire individuelle et jamais organisationnelle, ni dénominationnelle. Créer une organisation, une œuvre, une église défendant la montée reviendrait à passer dans une sorte de collectif associatif automatiquement de type dénominationnel pour durer dans l’espace-matière-temps. Cette démarche est par essence et par définition vouée à l’échec. Certes le Seigneur Jésus-Christ suscite et suscitera des ministères ici et là pour que les chrétiens passent à la stature parfaite de Christ (Ephésiens 4:11ss) mais la démarche et la recherche seront d’abord personnelles et individuelles.

 

4. L’Eglise des Vainqueurs ou l’Eglise qui tourne en rond

 

Posons-nous les questions suivantes : Dieu voulait-Il que les Israélites passent directement dans le Pays promis avec Moïse ou voulait-Il les 40 ans de pérégrinations supplémentaires en tournant en rond avec la mort de la génération concernée à la clé ?

De même, Dieu voulait-Il presque 2000 années ou éventuellement davantage, de pérégrinations sur terre, une sorte de « désert », hors de la cité céleste avec les horreurs, les guerres et les échecs que l’on connaît et les milliards de perdus pour l’éternité contre seulement une minorité de sauvés ?

La réponse est claire : Dieu voulait que les Israélites passent directement dans le Pays Promis et Il voulait que l’Eglise passe dès le premier siècle dans les lieux célestes pour devenir l’Eglise des Vainqueurs avec les fruits exceptionnels annoncés sinon Jésus Glorifié ne serait pas revenu dès la fin du premier siècle pour délivrer le message en question. Il voulait le réveil d’Apocalypse 7 le plus rapidement possible de même que le Millénium pour un maximum de sauvés et ainsi beaucoup moins de perdus, de souffrances et d’horreurs sans nom !

Si Dieu n’avait pas voulu cela, on pourrait sincèrement douter de Son amour. Mais l’amour est conditionné par la liberté du Peuple de Dieu, liberté qui s’exprime par la foi dans l’amour ou par l’incrédulité. Si incrédulité il y a, le passage au ciel n’est pas possible car elle exprime le libre choix du refus. Si foi il y a, le passage au ciel est possible car elle exprime le libre choix de l’acceptation et de l’obéissance.

« Celui qui… » écoutera, croira, passera, mangera de l’Arbre de Vie (= immortalité ; Apocalypse 2:7) et sera vainqueur.

Donc, le but est de passer le plus rapidement possible immortels dans la gloire, les lieux célestes auprès de Dieu qui devient par là le fondement effectif et réel de l’ensemble des individus qui auront passé la porte à savoir l’Eglise des Vainqueurs ! C’est la seule voie de l’unité réelle et de l’efficacité. Voir la gloire engendrant l’unité afin que le monde croie voilà la voie préconisée par Jésus (Jean 17:20-23 ; Apocalypse 5:10 ; 6:2 ;7;12 :1+11 ;17:14 ;19:14 ;20:4a).

Au lieu de « monter » dans les lieux célestes les chrétiens « ont monté et continuent de monter et de maintenir » des églises, des œuvres, des missions et des organisations. C’est sincère et louable mais ce n’était pas la priorité ce n’est pas la priorité et ce ne sera jamais la priorité.

Que n’a-t-on fait et que ne fait-on pour maintenir auprès de soi, de son organisation ou dénomination les membres, les donateurs et sympathisants ? C’est parfaitement compréhensible car il faut vivre, notamment « par la foi », même si c’est une forme de business, durer, se donner les moyens, courir après l’argent pour l’œuvre de Dieu, etc.

Où ? Dans l’espace-matière-temps évidemment. C’est bien entendu là que réside le problème.

Pourquoi ? Tout simplement parce que notre corps y est ! L’Eglise a donc imaginé une théologie anthropologique à connotation grecque qui consista à séparer « l’homme intérieur » de « l’homme extérieur », du corps de l’âme-esprie. Comme le corps est soumis à l’espace-matière-temps, donc mortel, la mort est devenue un élément incontournable de la vie, la justice pour tous sans distinction, le passage attendu vers la vie éternelle, la fin des souffrances, bref elle a été récupérée comme un élément quasi positif à connotation religieuse forte parce qu’indiscutable. Les cérémonies d’enterrement sont souvent appréciées des religieux parce que le public est attentif, il y a de l’émotion, de la religiosité etc.

A quoi nous invite le Seigneur au jour d’aujourd’hui et depuis environ 2000 ans ? A sortir notre corps de l’espace-matière-temps vers les lieux célestes. A conserver notre être entier en pleine forme le corps y compris jusqu’à l’avènement du Seigneur (1 Thessaloniciens 5:23). A considérer la mort comme une ennemie à vaincre (1 Corinthiens 15: 54-56).

Mais il vrai que devant l’évidence universelle de la mort précédée du vieillissement et de la maladie, la Parole de Dieu, la Vérité, peut paraître déphasée par rapport à la Réalité. Pourtant la Parole de Dieu nous invite à l’impossible. La foi est vraiment et seulement la foi quand elle est confrontée à l’impossible :

  • J’ai la ferme assurance par la Parole de Dieu que la métamorphose du corps est pour maintenant en vue de monter au ciel esprie, âme et corps, seul moyen pour échapper à l’ébranlement divin.
  • Je démontre pratiquement ma ferme assurance en écoutant ce que l’Esprie dit, en priant, en aimant, en jeûnant, en obéissant et en recherchant de tout mon cœur et de mon mieux la gloire, l’honneur et l’immortalité.
  • Je reçois l’accomplissement, la réalisation de ma foi exercée de la part du Seigneur, le Rémunérateur, c’est à dire le baptême dans le Feu de la Sainte Esprie et du Corps Glorifié de Jésus entraînant la métamorphose du corps pour pouvoir répondre à Son appel : « Monte » devant le Trône pour accomplir les missions à partir du ciel et non plus à partir de dénominations, d’œuvres, missions ou autres ! C’est beaucoup plus efficace parce que selon la Parole de Dieu pour commencer. Au bout du compte cela paraît aussi beaucoup plus logique car c’est à partir de la source glorieuse et pure que tout est possible ! Tourner en rond dans le désert consiste à toujours revenir au point de départ jusqu’à l’assèchement total et la sclérose rendant impuissant et inefficace !

CONCLUSION

2000 ans d’Histoire de l’Eglise devraient aider à nous ouvrir les yeux. Aucune recette, aucun système n’ont fonctionné parce que toujours en situation intermédiaire et d’échec partiel. On ne peut continuer de pis aller en pis aller même si l’héritage de la nuée de témoins du passé est absolument précieux et nécessaire !

La gloire devant le Trône (Jean 17:24) est indispensable à l’unité (Jean 17:22) qui permet que le monde croie (Jean 17: 23). Il faut que nous soyons envoyés comme Jésus a été envoyé c’est à dire à partir du ciel (Jean 17:18).

L’Eglise s’est approchée du ciel : c’était, c’est, ce sera merveilleux et pour une part efficace en période de réveil et de proximité. Mais en fait elle doit entrer, monter au ciel pour échapper aux horreurs et être à la place que Jésus a prévue pour elle à savoir auprès de Lui pour agir puissamment et avancer. Aucune structure en tant que telle ne fera cette démarche mais des individus à titre personnel.

Tout cela devrait mobiliser toute notre énergie pour qu’enfin nous abordions les problèmes à partir du bon bout !

En Lui,

Martin BUSCH

50. Féconder

INTRODUCTION

Lors d’un passage d’Yves et Michelle Gravet en Alsace, je ne pensais pas que le verbe féconder, exprimé, prophétisé par Yves allait m’emmener pour un « voyage » exploratoire des textes bibliques aussi long et aussi intéressant. Je vous convie à la lecture de cet écrit, de refaire ce voyage que je qualifierais de « décoiffant ». Je leur dédie cet écrit.
Un peu de vocabulaire biblique :
« Adam connut (YaDaH) Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn en disant : J’ai formé un homme, conjointement avec Yahvé » (Genèse 4:1).
La racine hébraïque YaDaH signifie dans sa forme verbale sentir, apercevoir, reconnaître, connaître, s’accoupler, savoir, prévoir, pressentir, soigner, cultiver, choisir, adorer.
« Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds (PaRaH) multipliez et remplissez la terre et l’assujettissez » (Genèse 1:28).
Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : Soyez féconds (PaRaH), multipliez et remplissez la terre… » (Genèse 9:1).
« Je me tournerai vers vous, je vous rendrai féconds (PaRaH) et je vous multiplierai et je maintiendrai mon alliance avec vous… » (Lévitique 26:9).
« Puis un rameau sortira du tronc d’Isaï et un rejeton naîtra (PaRaH) de ses racines… » (Esaïe 11:1)
La racine hébraïque PaRaH signifie dans sa forme verbale porter, produire, féconder, pousser, être fertile, être fécond, croître, multiplier et au niveau du substantif racine, fécond, fruit, fertilité, production, naissance, postérité, pousse, germe, intelligence, invention, habileté, compétence.
« L’ange lui (Marie) répondit : L’Esprie Sainte viendra (verbe eperkomai) sur toi et la puissance (dunamis) du Très Haut te couvrira de Son ombre (episkiadzo) ; c’est pourquoi Celui qui sera engendré (verbe gennao) sera Saint et appelé Fils de Dieu » (Luc 1: 35)
« …mais vous recevrez une puissance (dunamis) venant (verbe eperkomai) de la Sainte Esprie sur vous… » (Actes 1:8)

« …voici qu’une nuée lumineuse les (les disciples lors de la transfiguration de Jésus) recouvrit de son ombre (verbe episkiadzo). Et voici que de la nuée une voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, Celui qu’il m’a plu de choisir, écoutez-Le ! » (Matthieu 17:5 ; cf. aussi Marc 9:7 ; Luc 9:34 ; Actes 5:15 ; 2 Pierre 1:17-18).

Eperkomai en grec signifie venir sur, venir auprès, venir à travers, survenir, arriver, s’approcher, traverser, parcourir, pénétrer, accomplir.

Episkiadzo en grec signifie couvrir, couvrir d’ombre, recouvrir, entourer, mettre à l’abri.

 

  1. La sexualité fait partie de l’Amour de Dieu

 

Nous savons que Dieu est Amour (1Jean 4: 8) et les versets que nous venons de citer démontrent aisément que la sexualité fait partie de l’Amour de Dieu.

Nous voyons très clairement que la description de l’incarnation par l’Ange Gabriel n’est ni plus ni moins un acte d’amour sexuel et de fécondation de la part du Père qui s’unit à Marie recouverte de l’Esprie Sainte, qui la « couvre », « l’entoure » c’est à dire qui la « connaît » comme Adam a « connut » Eve. L’efficacité de fécondation du Père fut assurée par la Sainte Esprie garantissant Jésus-Christ Dieu unis à Marie garantissant, elle, Jésus-Christ Homme. Le résultat sera la naissance de Celui qui sera appelé à la fois Fils de Dieu et Fils de l’Homme : Jésus-Christ.

Marie est saluée par l’ange Gabriel comme étant celle qui a bénéficié des « faveurs » de Dieu et qui est considérée par Lui comme belle, ayant la grâce extérieure, le charme, étant désirable, recevant et procurant le plaisir et la joie (keXakaritomenè ; cf. Xaritoo = rendre agréable ; Xaris -ritos = grâce extérieure, charme, beauté, joie, plaisir).

Quand Marie, dans son cantique dit que Dieu a « porté Son regard » sur Son humble servante (Luc 1:48), elle ne fait que décrire ce que nous venons d’expliquer ! Marie en unité avec la Mère céleste, l’Esprie Sainte, a eu un moment d’intimité physique avec le Créateur du ciel et de la terre, le Très Haut !!!

Le Créateur est allé bien au-delà d’un acte de création : Il a commis un acte d’engendrement, Il a placé Sa semence de Son Corps de Gloire, de Lui-même, par amour parfait et pur en Marie à un moment donné de l’Histoire alors qu’Il l’avait déjà fait en l’Esprie Sainte en Genèse 1:2-3 hors de l’Histoire.

Il est clair que ce que nous venons de décrire peut être considéré comme choquant par certains mais le texte nous semble clair, net et précis. La sexualité, bien qu’intime, n’est pas quelque chose de « sale » aux yeux de Dieu mais bien une des choses les plus belles et merveilleuses qu’Il nous a offerte !

  1. La sexualité dévoyée, salie fait partie de la haine du Diable

 

Même si ce n’est pas explicite, certains commentateurs disent à juste titre qu’Adam et Eve ont probablement été violés par le Diable après la chute non pas pour qu’il y ait une postérité et la vie mais en vue d’injecter le poison des ténèbres et de la mort dans le corps parfait de gloire du couple initial et ainsi le polluer en vue de la maladie, du vieillissement et de la destruction.

Malgré la chute et cet état de fait en découlant, Dieu parle de la postérité d’Eve qui écrasera la tête du Serpent (Genèse 3:15). L’incarnation était déjà au programme via la postérité, la lignée, la descendance.

C’est pourquoi le combat entre Dieu et le Diable a d’emblée porté sur les aspects de la sexualité, de la procréation, de la postérité et de la lignée.

Quand Eve a eu son premier enfant Caïn, elle dit qu’elle a fait naître ou « acquis » un homme avec l’aide, conjointement avec Yahvé (Genèse 4:1 KaNiTi ISCH ETH YHWH).

En fait, YHWH devait être spécialement aux côtés d’Eve pour la conception au moment où elle connut Adam, pendant la grossesse et pour ce premier accouchement sûrement douloureux. Abel naquit par la suite comme deuxième enfant d’Adam et d’Eve.

Satan rôdait probablement autour pour empêcher la postérité qui le menaçait, de se mettre en marche.

Pour ce faire, il réussit à provoquer le meurtre d’Abel par Caïn, malgré l’avertissement de Dieu. Caïn devait ainsi être discrédité par le meurtre qu’il avait commis. Ce discrédit devait l’empêcher de poursuivre la lignée de Dieu parce que Dieu, à priori, aurait dû le faire mourir immédiatement suite à son crime. En même temps Abel, « le juste » qui aurait continué une lignée selon Dieu, était mort. Il avait donc fait d’une pierre deux coups.

Mais Dieu, dans un premier temps, n’a pas voulu arrêter la lignée de Caïn malgré son meurtre dans l’espoir éventuel d’une « lignée selon Dieu » parmi ses descendants. Il l’a étonnamment protégé de toute agression (Genèse 4: 9-24) pour sûrement donner des chances supplémentaires pour la continuation de la lignée juste !

Constatant que l’espoir d’une lignée juste devant aboutir à l’écrasement de la tête du Serpent était déçu au niveau des descendants de Caïn, Genèse 5 reprend le récit de l’histoire de l’humanité en quelque sorte à zéro sans même nommer Caïn ou Abel. La lignée juste ou selon Dieu de remplacement à partir d’Adam fut ainsi inaugurée par Seth. Hénoc qui fut enlevé auprès de Dieu sans mourir et Noé qui fut sauvé des eaux du déluge, en furent les porteurs.

Le Diable lance une nouvelle offensive en Genèse 6 où il nous est parlé d’anges déchus qui s’unirent avec les filles des hommes. Ces dénommés « fils de dieux » (beneï elohim) étaient en réalité des démons ayant pris la forme corporelle humaine pour forniquer avec de belles femmes humaines puisque la désapprobation et le jugement de Dieu au verset 3 tombent à savoir la réduction de la longévité des êtres humains. Ils leur naquirent des « nephilims » (signifie « ceux qui font tomber les autres ») dotés d’une force surhumaine et d’une taille immense, probablement des géants ou encore d’affreuses créatures hybrides à vocations guerrières et destructrices. La postérité démoniaque destructrice s’installe alors de plus en plus. Pensons non seulement à la mythologie grecque mais aussi aux soi-disant super héros hybrides dans la cinématographie ! Il ne s’agit pas ici d’un « pur hasard » !

Pour le Diable, la priorité pour supprimer l’humanité, se situe aussi au niveau de la sexualité qu’il salit, de la génétique qu’il déforme et de la procréation qu’il veut empêcher ou dévier. Il craint la postérité juste et pure qui lui écrasera sa tête.

Il a failli réussir à ce moment-là, car la vie sur terre était devenue invivable par la méchanceté des hommes et des nephilims à tel point que Dieu décida de détruire l’humanité par le déluge exceptés Noé et sa famille proche réfugiés dans l’arche ainsi que les animaux s’y trouvant (Genèse 6:7ss).

La vie était devenue invivable aussi au niveau du travail, car Lamech, le père de Noé, dit : « Puisse-t-il (Noé) nous soulager de notre tâche et du labeur de nos mains causé par cette terre qu’a maudite YHWH ! » (Genèse 5: 29).

Malgré le jugement du déluge, la lignée juste restait tout de même préservée parce que Noé, ayant trouvé grâce aux yeux du Seigneur, a cru et obéi en construisant l’arche. Après cet événement dramatique, Dieu fit une alliance de vie avec Noé et ordonna la croissance et la multiplication (Genèse 9:1ss). Il fallait recommencer les choses à zéro, mais….

Genèse 10 nous donne une généalogie de la postérité de Noé qui repeupla la terre. La lignée juste pouvait encore continuer sur l’ensemble la postérité de Noé qu’il s’agisse de Sem, de Cham ou de Japhet. Nimrod le descendant de Cham par exemple était un grand chasseur devant l’Eternel (Genèse 10: 6-9). Dieu, comme toujours, voulait donner leur chance à tous.

Mais le Diable attaqua à nouveau avec l’épisode de la tour de Babel.

L’histoire de la tour de Babel (Genèse 11: 1-9) est significative quant au combat qui continuait à se tramer :

Les hommes voulaient grâce à cette tour passer dans les lieux célestes. Le sommet devait « atteindre le ciel » et Ils « voulaient se faire un nom » (Genèse 11:4). D’après certaines découvertes archéologiques, il se pratiquait de la magie et du spiritisme au sommet de certaines tours du Moyen Orient. On pense évidemment aussi aux « hauts lieux » païens où se pratiquaient des sacrifices idolâtres. Ici l’expression se « faire un nom » signifie aller dans les lieux célestes pour essayer de ravir la toute puissance et par là prendre la place de YHWH. Les hommes de cette époque avaient une connaissance du monde dit spirituel très importante car les interventions de Dieu comme du Diable restaient dans les souvenirs, les traditions et les faits. Elles étaient encore très visibles et évidentes (cf. notamment Genèse 6) ! Ils ne parlaient plus le même langage finirent par se disputer et ne pouvaient par conséquent plus continuer à vivre ensemble dans leur « unité démoniaque ». Les hommes de Babylone la grande dans Apocalypse 18:5 ont probablement voulu refaire un coup semblable en voulant construire une nouvelle « tour » de briques de péchés pour les entasser, les agréger (verbe kollao = coller, souder, unir fortement [des briques]) jusqu’au ciel.

On connaît la suite de l’histoire de la tour de Babel dont la dispersion par Dieu des hommes sur la terre. C’était la première réponse de Dieu. Suit la seconde, celle de la lignée juste à travers celle de Sem (cf. sémites), l’ancêtre d’Abraham (Genèse 11: 10-32).

Dieu choisit alors de mettre à part une lignée au sein d’une famille, d’un clan, d’une tribu, puis d’un peuple. Abraham en fut le premier patriarche. D’ailleurs le Seigneur a choisi d’attacher Son nom aux trois premiers patriarches : il est le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Exode 3:6+15-16 ;4:5 ; Matthieu 22:32 ; Marc 12:26 ; Luc 20:37 ; Actes 3:13 ; 7:32).

Nous voyons là que le nom, l’identité de YHWH Lui-même est lié à une succession générationnelle des patriarches donc d’une postérité ou lignée !

La lignée selon Dieu fut de nouveau attaquée chez Abraham qui par peur mentit à Pharaon (Genèse 12:10ss) et à Abimélec (Genèse 20:2ss) concernant Sara, disant qu’elle était sa sœur. Si Dieu n’était pas radicalement intervenu dans ces deux situations, la belle Sara aurait fini épouse d’un de ces deux rois et la lignée selon Dieu était brisée.

Plus subtile fut la situation avec Agar et Ismaël (Genèse 16 et 17). Si Ismaël avait été l’héritier d’Abraham à la place d’Isaac, la lignée selon Dieu aurait été brisée au même titre. Mais la lignée fut maintenue en Isaac, fils d’Abraham et de Sara, un couple qui malgré tout cherchait à suivre Dieu.

La mise en place du mariage d’Isaac par Abraham nous semble très claire quant à la problématique de la lignée, car il fit jurer Eliézer pour qu’Isaac ne se marie pas avec une cananéenne mais une femme de son pays d’origine, de sa famille : ce fut la fille de Laban, Rébecca descendante de Sem et de Nachor (Genèse 24:1ss).

L’histoire de Jacob et d’Esaü est à comprendre dans une perspective semblable car Esaü se maria avec des femmes éloignées du Seigneur, filles de Heth, qui étaient un sujet d’amertume pour le cœur d’Isaac et de Rebecca (Genèse 26:34-35 ; 27:46). Jacob au contraire se maria avec des femmes de la bonne lignée, issue du même clan : Léa et Rachel descendantes de Sem, Nachor et Laban (Genèse 29:1ss). La postérité qui allait écraser la tête du Serpent était sauvée ! Les nombreux enfants de Jacob avec la suite des événements aboutirent à la constitution du Peuple Hébreu, choisi, élu, devant être selon Dieu sous la houlette de Moïse puis de Josué et des suivants !

Ce Peuple ne fut jamais laissé tranquille par le Diable qui voulait toujours et tout le temps le corrompre, l’attaquer pour le supprimer car il avait compris que quelqu’un issu de cette lignée lui écrasera la tête ! Il a aussi toujours voulu expulser ce Peuple de sa terre d’Israël pour attaquer sa « patrie », son territoire et espace vital, sa source de revenu, son identité, son intégrité et pour pouvoir mieux le supprimer. Pensons aux attaques incessantes des ennemis environnants, à la division en deux du Peuple dont la partie vivant au nord du Pays fut plus ou moins supprimée par les Assyriens, à l’exil à Babylone de Juda, à l’histoire d’Esther avec les Perses, aux Grecs avec Alexandre le Grand et ses successeurs et aux Romains !

En outre, la stérilité était l’une des pires malédictions qui pouvait arriver à une femme au sein du Peuple d’Israël. L’histoire d’Anne, mère de Samuel (1 Samuel 1) en est une démonstration évidente. Chaque femme en Israël espérait « secrètement » donner naissance au Messie attendu ! La notion de survie voire d’éternité à travers la postérité est quelque part inscrite dans les gènes de ce Peuple.

L’importance des généalogies de Jésus dans les Evangiles (Matthieu 1:1 ; Luc 3:23) est évidemment à souligner dans cet ordre d’idées.

Les tentatives diaboliques se perpétuèrent de la même manière jusqu’au massacre insoutenable des petits enfants de Bethléem (Matthieu 2:16).

Nous comprenons aussi la raison pour laquelle la sexualité est tellement défigurée et dévoyée depuis la chute (Genèse 3:18c ; Genèse 13:13 ; 18:20 ; 19:5 ; Lévitique 18:6-25 etc…).

 

  1. Le risque énorme pris par le Très Haut en fécondant Marie

 

Dieu le Père et Dieu la Mère l’Esprie Sainte S’est pleinement engagé « physiquement » avec Son Corps glorieux en s’unissant avec Marie pour s’unir avec elle et la féconder. Jésus-Christ fut conçu. Par Sa naissance à Bethléem, Il a ainsi pris la forme humaine « d’esclave » limitée à l’espace-matière-temps suite à cet événement glorieux de l’incarnation.

Le Père a pris un risque énorme par amour pour nous en exposant Son Fils et par là en S’exposant Lui-même au titre de l’unité Père-Fils (Jean 17:21) et trinitaire (Père, Fils et Sainte Esprie ; Matthieu 28:19) à la tentation puisqu’Il se trouvait sur le territoire du « Prince de ce monde ». Ce dernier en a pleinement profité (Matthieu 4:1ss et parallèles sans compter les attaques, questions pièges des détracteurs de Jésus) mais en vain.

Le Diable s’est finalement dit que s’il torturait au maximum Jésus et s’il l’amenait au seuil de la mort, de la souffrance la plus atroce, il aurait éventuellement encore une petite chance de gagner la guerre définitivement en essayant de Le faire pécher, par exemple avec une petite pensée de révolte, dans Sa relation avec le Père et Sa Mère céleste. Pensons au « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15:34) où Il dû souffrir à notre place la séparation d’avec Son Père et Sa Mère céleste c’est à dire l’enfer, le summum de la souffrance !

Jésus dit dans un de ses discours quelques temps avant son supplice : « …car le prince de monde vient, il n’a rien en moi_. »_ (Jean 14:30). Jésus n’avait pas péché.

Il restait à ce moment là encore un peu de temps au Diable pour tester, attaquer, tenter, faire souffrir le Seigneur Jésus-Christ jusqu’au bout, jusqu’au dernier soupir. Il voulait essayer de provoquer ne serait-ce par exemple qu’une « petite » pensée pécheresse négative par rapport à l’injustice qui Le frappait et ainsi provoquer le cataclysme destructeur escompté qui aurait scellé son horrible victoire destructrice définitive !

Si Jésus avait accepté de relever le terrible défi tentateur diabolique final du « Sauve-toi toi-même », du « descends de la croix si tu es le Fils de Dieu » (Matthieu 27:40 ; Marc 15:30 ; Luc 23:37+39) alors Jésus, le Père et l’Esprie Sainte auraient perdu !!! Quelle catastrophe, quel cataclysme !!! Le Diable savait que Jésus avait les moyens surnaturels de descendre de la croix et de Se sauver Lui-même de la mort et il voulait qu’Il le fasse, d’où ce défi final, car si Jésus n’était pas mort, allé jusqu’au bout, il n’y aurait pas eu de salut pour nous !

Mais le Fils de Dieu, le Saint a tenu bon jusqu’au « Tout est accompli » et Son dernier souffle sur la croix avec Ses paroles d’amour parfait et de confiance absolue envers Son Père : « Père, je remets mon esprie entre tes mains » (Luc 23:46). Sa mort a de ce fait une valeur inestimable d’expiation pour celles et ceux qui croient en Lui ! Jésus a subi la mort alors qu’Il ne la méritait pas donc elle est devenue expiatoire pour nous, ainsi la justice du Père était pleinement satisfaite et l’Accusateur était définitivement débouté face à celles et ceux qui ont choisi Jésus-Christ comme leur avocat devant le Trône du Père !!!

En plus, par là, la Mort n’a plus eu le pouvoir de retenir Jésus ! Il est par conséquent ressuscité le troisième jour (Matthieu 28:1ss et parallèles) et Il tient les clés de la Mort et du Séjour des morts (Apocalypse 1:18). Le risque énorme pris par le Père s’est avéré parfaitement efficace et depuis lors juridiquement Sa victoire est complète ! La tête du Serpent fut juridiquement écrasée c’est à dire qu’il fut définitivement condamné. Mais il reste l’application et l’exécution de ce jugement. Mais alors… ?

 

4. D’où vient le problème ?

 

Jésus a été conçu suite à la fécondation de Marie de la part du Corps Glorieux du Père : ce fait établit que Jésus tout en étant dans les limitations de l’espace-matière-temps n’était pas physiquement ni moralement empoisonné par le viol héréditaire du Serpent comme l’étaient Adam et Eve après la chute et comme nous le sommes jusqu’à aujourd’hui.

Jésus repartait en quelque sorte de zéro en tant que nouvel Adam (cf. 1 Corinthiens 15:45). Il n’a pas « mangé le fruit défendu » contrairement à Adam et Eve ou n’a pas péché tout en ayant été terriblement exposé à la tentation. Il risquait donc fort de pécher. Mais Il a heureusement vaincu et est resté parfait !

Toutefois, nous constatons dans les faits depuis 2000 ans environ, que l’histoire de l’Eglise ne fut pas particulièrement glorieuse qu’elle fut meurtrière et terrible alors que juridiquement tout est accompli ! Le Diable continue à nous accuser devant le Trône de Dieu (Apocalypse 12:10c) et des jugements tombent, notamment sur des frères et sœurs !

Il y a donc très certainement un problème d’application. Nous sommes toujours dans la prison espace-matière-temps et subissons nombre d’échecs cuisants !

La 2ème épître aux Corinthiens illustre parfaitement cette situation où Paul fait état de ses souffrances en affrontant les problèmes posés par l’église de Corinthe : « Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais vous me supportez ! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu parce que je vous ai fiancés à un seul époux pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité de Christ****. Car si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Corinthiens 11:1-4).

Le but de Paul était la présentation de la fiancée vierge pure à l’Époux, le Christ. Si on fait ce genre de présentation c’est pour qu’il y ait d’abord des fiançailles puis un mariage prononcé grâce à la justification par la foi préalable (évangélisation – justification). Cette église devait être une vierge pure, c’est à dire justifiée par la foi en Jésus-Christ (Romains 3:21-31 etc.) et par là purifiée de tout péché en vue de la métamorphose rendant ainsi la consommation du mariage possible par la fécondation de l’Épouse glorieuse.

Mais en réalité, cette église de Corinthe au lieu de se laisser préparer pour Christ, comme Eve, elle s’est laissée séduire et violer par le Serpent, l’Ange de lumière (2 Corinthiens 11:14) après qu’elle ait été complètement trompée et totalement séduite ! Elle n’était plus une vierge pure parce que violée. La situation était très grave à Corinthe car les fondements de l’Evangile y étaient bafoués par des faux ministères probablement à la fois hypocritement libertaires et à la fois traditionalistes judaïsants et légalistes (2 Corinthiens 11:20-23) ayant notamment attaqué la justification par la foi et par là le ministère de Paul !

Les membres de cette église furent ainsi asservis, dévorés, pris en otages, agressés, frappés, bref, traités exactement comme des otages prisonniers qui se dévorent entre eux ou se font dévorer (2 Corinthiens 11:20).

L’Histoire n’a fait que confirmer cela lors des deux derniers millénaires : le système des dénominations, les systèmes religieux, les fausses doctrines, les divisions, les persécutions, les rejets des ministères de Dieu, les guerres de religions, les pogroms, l’inquisition, les massacres, le légalisme, le traditionalisme, l’immoralité, le racisme, l’esclavagisme, l’oppression, la cupidité, l’adultère, les maladies, la mort etc.…qui ont sévi et sévissent pour partie encore dans les églises ne sont ni plus ni moins à l’image de cette église de Corinthe probablement en bien pire.

Pourtant Jésus a tout accompli sur la croix, pourtant la Sainte Esprie a été envoyée à la Pentecôte, pourtant de puissants ministères dont Pierre, Paul, Jacques et Jean et d’autres se sont exercés, pourtant les dons spirituels ont été puissamment manifestés, pourtant la sanctification a eu lieu !!!

Pourquoi sommes-nous obligés de constater cette situation intermédiaire donc imparfaite ? (Cf. entre autres Romains 6 et 7 par exemple). Car c’est de là que vient le problème.

  1. La fécondation de l’Eglise des Vainqueurs par le Seigneur Jésus-Christ
  • Etape juridique (rappel)

Comme nous l’avons vu, la lignée, la postérité qui a abouti à Celui qui a juridiquement écrasé la tête du Serpent sur la croix a été maintenue au sein du Peuple d’Israël grâce à l’intervention de Dieu. Le Père a fécondé Marie et a engendré en Jésus-Christ, Son Fils la solution juridique ! Il s’agissait là de la part du Père d’un engagement d’amour identitaire et physique total avec une prise de risque énorme !

Par la justification par la foi l’acte de mariage est prononcé : l’Époux et l’Eglise se sont dit oui non pas devant Monsieur le Maire et/ou un Ministre du Culte mais devant le Père Lui-même. Juridiquement l’Eglise est l’Épouse de Christ depuis presque deux millénaires ! C’est capital mais ce n’est pas suffisant !

Au même titre, juridiquement le Créateur, le Très Haut a prononcé Son mariage avec Marie en s’adressant au Serpent en Genèse 3: 15 : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon. »

Nous avons vu plus haut que le Serpent a tout essayé pour que cela ne se fasse pas. Mais il a eu la tête écrasée par Jésus d’un point de vue juridique, il a été condamné sans appel possible !

Il fallait impérativement la fécondation réelle et physique de Marie pour que la postérité d’Eve écrase juridiquement la tête du Serpent !

Mais la tête du Serpent est seulement écrasée juridiquement par la croix, et c’est capital, mais l’application n’est pas encore intervenue. La preuve, c’est que l’église de Corinthe fut toujours et encore séduite par le Serpent et l’Eglise ultérieure tout autant : nous l’avons expliqué dans le paragraphe précédent par la description du tableau pas merveilleux du tout de l’Histoire de l’Eglise !

En fait la tête du Serpent ne sera effectivement et réellement écrasée qu’au moment où il sera définitivement jeté dans l’étang de feu et de soufre ! (Apocalypse 20:10). Pour que cela arrive il faut que l’Eglise l’Épouse à la suite de l’Époux soit elle aussi réellement victorieuse sur l’Ennemi ! Le livre de la Révélation met en lumière les différentes étapes indispensables et nécessaires pour que ce but soit atteint !

Il faut impérativement arrêter le mensonge diabolique qui consiste à dire qu’il n’y a plus d’étapes dans le devenir de l’Eglise en vue d’une victoire effective sur l’Ennemi !

Il faut impérativement arrêter le mensonge diabolique qui consiste à proclamer de façon quasi incantatoire un Evangile uniquement dans ses dimensions juridiques alors que l’Evangile de Jésus-Christ est complet : la bonne nouvelle est certes juridique donc elle est applicable mais elle doit aussi être appliquée car le Diable court toujours ! Regardons la réalité terrestre et les combats décrits dans l’Apocalypse sans compter les Épîtres ! En attendant, il nous accuse jour et nuit devant le Trône de Dieu (Apocalypse 12: 10c), en attendant nous sommes toujours encore appelés à le combattre dans le deuxième ciel (Ephésiens 6:12) alors que nous sommes des prisonniers misérables dans l’espace-matière-temps. Il y a donc un problème !

Le problème se situe au niveau du mariage prononcé certes mais non consommé entre le Christ et l’Eglise ! Finalement, un mariage non consommé n’est en fait pas vraiment un mariage complet, accompli !

  • Préparation à la fécondation

La réception et le baptême dans la Sainte Esprie et de Feu ne sont pas la fécondation de l’Eglise par le Christ ! La Sainte Esprie avec les ministères doit faire de l’Eglise une fiancée « vierge et pure ». Elle doit la préparer en Son sein maternel pour la présenter au Christ !

La Sainte Esprie en venant sur Marie l’a aussi préparée pour que le Très Haut puisse la féconder. Elle a supprimé la racine adamique et diabolique du péché héréditaire et en a fait une fiancée « vierge et pure » pour que Jésus puisse naître sans péché héréditaire ou originel.

Il était alors possible que le Très Haut « jette son regard » sur Marie parce qu’elle avait été préalablement préparée par la Sainte Esprie qui est venue sur elle avant que la puissance du Très Haut ne la couvre de son « ombre » (Luc 1:35) et donc de Son corps glorieux. Si les choses s’étaient passées sans la préparation de la Sainte Esprie rendue possible par la foi de Marie, elle aurait été littéralement pulvérisée par le corps glorieux du Père. C’est pourquoi il est écrit à propos de Marie que « toutes les générations la considéreront bienheureuse (futur du verbe makaridzo = estimer bienheureuse, digne d’être louée donc préparée) parce que le Puissant (dunatos = puissant, rendant possible ; contraire : impuissant, incapable) a fait fort pour elle (mégas = fort, grand), saint est son Nom, sa miséricorde s’étend de générations en générations (genea = ce qui est engendré) ». Le texte continue d’ailleurs : « Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa miséricorde comme il l’avait dit à nos pères en faveur d’Abraham et de sa descendance (sperma = semence, sperme, descendant, enfant) pour l’éternité. » (Luc 1:48-55).

Nous remarquons le discours générationnel désignant l’aspect physique, corporel de la préparation et de la fécondation. La descendance, la postérité, la lignée va jusque dans l’éternité. Tout ne s’arrête pas à la croix et à la résurrection mais va bien au-delà !!! C’est pourquoi nous considérons la « spiritualisation » même « pieuse » du discours chrétien comme étrangère à ces textes. Il s’agit en effet de dimensions relatives au corps physique bien concret qu’on le veuille ou non !

L’Eglise doit elle aussi accepter de se laisser préparer sinon rien n’est possible ! L’Eglise, comme l’humble Marie, est appelée à dire : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit. » (Luc 1:38).

Lorsque Jésus Glorieux est revenu une première fois pour les Siens auprès de Jean, Il a dit à plusieurs reprises dans les lettres aux églises de se repentir, d’abandonner les péchés, et « que celui (ou celle) qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises ». Il a aussi fait des promesses liées à la glorification ou la préparation en vue de la fécondation !

Dans cette perspective, quel est le rôle des ministères ? C’est de nous perfectionner jusqu’à ce que nous parvenions à l’unité de la foi**, de la connaissance du Fils de Dieu**, à l’état d’hommes faits, à la mesure de la stature parfaite de Christ, à être renouvelés dans l’esprie de notre intelligence, à revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité (Ephésiens 4).

Quel est le rôle de la Sainte Esprie ? C’est de nous convaincre de péché, de justice et de jugement (Jean 16:8) en vue de la justification et de nous transformer, métamorphoser, transfigurer de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18) en vue de la glorification et de l’immortalité pour que nous devenions la fiancée « vierge pure » « présentable et donc fécondable » devant le Christ Glorifié.

En plus, Jésus-Christ Lui-même participe à cette préparation par le baptême de gloire (Apocalypse 1:17-18) et la Sainte Cène de gloire (Apocalypse 3:20c) en nous baptisant dans Son Corps de Gloire et en nous donnant Son Corps et Son Sang de Feu et de Gloire.

D’après ces passages, il est indispensable d’être métamorphosés, d’avoir une nouvelle morphologie immortelle dans le ciel devant le Trône. Il faut que non seulement notre être intérieur soit purifié mais il faut aussi que notre être extérieur, notre corps soit transformé, métamorphosé car la fécondation est d’ordre physique !

Ainsi nous serons préparés pour être présentables devant le Christ et la racine adamique mortelle du péché aura été extirpée.

Les trois apôtres ont eu un avant-goût exceptionnel de cette préparation lors de la Transfiguration (cf. textes cités en introduction). La nuée lumineuse les couvrit. Il en a été de même lors de la Pentecôte avec les Flammes de Feu. Mais cette préparation doit obligatoirement aboutir à la métamorphose opérée par la Sainte Esprie. Elle est ce « bain (loutron pas baptisma) de la régénération » (nouveaux gènes = palingenesia) et du renouvellement (anakainosis = nouvelle création, renouvellement, révolution) de la Sainte Esprie dont il est question en Tite : 3:5.

Une fois que cette préparation de la fiancée et/ou de l’épouse juridiquement mariée sera faite, elle sera prête à être fécondée. Autrement dit l’Eglise devient alors l’Eglise des Vainqueurs que Jésus Glorifiée a instituée et appelée de Ses voeux en Apocalypse 1:10 à 3:22. Tout sera dorénavant prêt pour cette fécondation.

  • La fécondation : comparaisons entre Apocalypse 3 :9-13 et 5 :4 à 7 :17
  • La fécondation avant la Grande Tribulation.

La fécondation de l’Eglise des Vainqueurs par Jésus-Christ sur le Trône est prophétisée en Apocalypse 3: 9c : « …ils connaissent que moi je t’ai aimé ».

Ici l’emploi d’agapao (satisfaire, désirer, aimer, chérir, préférer) ne peut qu’inclure l’acte physique de fécondation. Notons que l’église de Philadelphie ne subit aucun reproche majeur de la part de Jésus. Elle manque simplement de puissance.

Pour étayer cette interprétation examinons les contextes dans les deux passages.

Dans le contexte d’Apocalypse 3:9, Jésus prophétise la Grande Tribulation (cf. Apocalypse 6:3ss) qui suit la fécondation : « …je te garderai de l’heure de l’épreuve, celle devant arriver sur le [domaine habité] (oikoménès) construit en entier pour éprouver ceux qui habitent la terre » (Apocalypse 3:10b+c et cf. 6:3ss). Ici l’Eglise des Vainqueurs est gardée, préservée, cachée à l’heure de l’épreuve ou de la Grande Tribulation : elle n’est donc plus cantonnée sur terre contrairement aux chrétiens d’Apocalypse 7 restés sur terre et issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7: 3+14).

Elle deviendra une « colonne » et habite « chez elle » dans le Temple céleste, la maison familiale d’En Haut et en prime elle recevra le patronyme du Père et de son Epoux Jésus qui est en réalité YHWH pour les deux (Apocalypse 3: 12).

Elle montera après avoir été métamorphosée par la Sainte Esprie et elle sera fécondée par Jésus. Alors comment ne pas parler de mariage et de mariage consommé dans un tel contexte ?

Il se trouve que dans le contexte de la fécondation de l’Eglise des Vainqueurs d’Apocalypse 3:9, il est question de juifs venant se prosterner aux pieds de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 3:9b). L’histoire n’a pas relaté à notre connaissance un événement semblable à Philadelphie. Même s’il y eut un événement semblable à l’époque par la suite, on est aussi en droit de pouvoir penser à Apocalypse 7 où les Juifs seront pleinement convaincus par la gloire de l’Eglise des Vainqueurs (anciens Juifs et chrétiens issus des nations) qui aura alors été fécondée et qui sera partie en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2).

Changement de statut de l’Eglise des Vainqueurs.

Jésus a prophétisé la fécondation de l’Eglise des Vainqueurs avant la Grande Épreuve. Lorsque Jean se trouve devant le Trône avec Jésus assis dessus, cette prophétie apparaît comme accomplie dans le passage d’Apocalypse 5:10 à savoir le cantique nouveau dont les paroles sont : « Tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur terre » (Apocalypse 5:10 et cf. mention de la couronne : rois, royaume, règne et du Temple – sacrificateurs, prêtres en Apocalypse 3:11-12).

Les paroles de ce cantique nouveau font état de cette fécondation accomplie qui change le statut de l’Eglise des Vainqueurs et la rend capable d’être porteuse de la semence de Christ, enceinte, de partir en vainqueur pour vaincre (Apocalypse 6:2) et de porter des fruits inimaginables à savoir le réveil le plus important de l’Histoire décrit en Apocalypse 7 puis en tant qu’Épouse nouvelle génération participante à la victoire d’Harmaguédon en Apocalypse 19.

  • Où situer cette fécondation ?

Les pleurs de Jean (Apocalypse 5:4-5) avant l’accession au Trône de Jésus démontrent un « manque et un désir aussi émotionnels et physique» par rapport à l’Époux bien-aimé et relatifs à la dignité pour ouvrir le livre et en ouvrir les sept sceaux. Sachant que le premier sceau est le cavalier à savoir l’Épouse capable d’aller au combat donc obligatoirement fécondée. Il faut en effet que la fécondation se situe au niveau du texte avant. Il faut d’abord que soit trouvé Celui qui est digne pour recevoir la puissance et la gloire suprême, de siéger sur le Trône notamment avec l’Eglise (Apocalypse 3:21 ; 5:5b-8) pour débloquer la situation.

Le Seigneur Jésus-Christ aura été trouvé digne !!!

Il faudra ensuite que Jésus, ait reçu de la part du Père la gloire qui entre autres est signifiée par la remise du livre (Apocalypse 5:7) dont le possesseur tiendra la suite du déroulement de l’Histoire et des événements entre Ses mains.

Jésus auquel la toute-puissance aura été donnée par-là par le Père, siège avec la Sainte Esprie, les sept cornes (puissance absolue) et les sept yeux (connaissance absolue – Apocalypse 5:6c) peut à présent, rendu tout-puissant, féconder l’Eglise des Vainqueurs préalablement justifiée par Son Sang, celui de l’Agneau (Apocalypse 5:6b).

Il a la puissance du Lion mais de surcroît il est rappelé ici qu’Il fait partie de la lignée de David !!! (« Lion de la tribu de Juda, la postérité, racine de David : Apocalypse 5:5b)

Voici, à partir de cette accession au Trône de l’Époux, tous les éléments réunis pour la fécondation de l’Épouse par l’Epoux : la justification, la toute puissance, la maternité accomplie de la Sainte Esprie, la lignée juste, la gloire suprême.

Cette fécondation qui aura lieu dans le Lieu très Saint sur le Trône (Apocalypse 3:21) est à présent possible mais l’Épouse se fait attendre !!! Elle ne se laisse pas préparer, intégrer dans le sein maternel divin de la Sainte Esprie en vue de la Nouvelle Naissance En-Haut !!!

 

6. L’accouchement suivi des trois victoires décisives

 

L’Eglise des Vainqueurs fécondée par le Seigneur Jésus-Christ sera par conséquent enceinte !

Porteuse de la semence glorieuse de Jésus, l’Eglise des Vainqueurs continuera d’être métamorphosée de gloire en gloire. Elle portera un enfant encore plus glorieux parce qu’engendré par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même !

Voilà le résultat glorieux :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue de soleil, la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement…Elle mit au monde un enfant mâle. » (Apocalypse 12:1+5).

Nous avons démontré dans d’autres écrits qu’il ne s’agissait ni d’Israël, ni de Marie mais bien de l’Eglise des Vainqueurs.

Ce texte relatant l’accouchement étaye s’il le faut encore, notre compréhension des textes précédents concernant la fécondation.

En effet si une femme est enceinte, elle a été fécondée et si elle est enceinte, elle finit par accoucher. Ce sera très exactement le cas de l’Eglise des Vainqueurs !

La lignée juste selon Dieu sera maintenue !!! Comme à chaque fois dans le passé, le Diable sous une de ses formes les plus hideuses est à l’affût au bon endroit : le Dragon est là, prêt à engloutir le nouveau-né de la lignée juste et glorieuse à savoir celle de l’Eglise des Vainqueurs et celle du Seigneur Jésus-Christ.

Mais cette nouvelle génération sera enlevée auprès de Dieu et de Son Trône (Apocalypse 12: 5c – c’est ici seulement que se situe l’enlèvement cf. Apocalypse 11:15 : septième trompette). Elle habitera définitivement dans le ciel (Apocalypse 12:12a). Elle sera vainqueur du Diable dans les lieux célestes par le Sang de l’Agneau et la Parole du Témoignage avec l’Archange Michel et ses anges (Apocalypse 12: 11a ; 12: 7-10 ; cf. 17:14c). Le Diable et les démons seront par conséquent éjectés des lieux célestes. C’est la première victoire décisive**, car le Dragon perdra ses prérogatives d’accusateur et ses positions capitales dans les lieux célestes où il n’était pas limité par l’espace-matière-temps** (Apocalypse 12:10). Il est d’ailleurs furieux (Apocalypse 12:12c) et il ne lui reste plus que ses dernières cartes à jouer uniquement sur terre pendant un temps désormais limité de trois ans et demi. Il va tout de suite s’attaquer aux chrétiens restés sur terre, le reste de la postérité (sperma –atos) de la femme, les vaincre (Apocalypse 12:17 ; 13:7+10) et installer dans le monde son terrible règne d’Imitation Trinitaire (Apocalypse 13:1-5 +11-18 ; 16:13).

La nouvelle Postérité-Enfant-Epouse (Apocalypse 12:5 ; 19:7-8+14) sera aussi prête pour le combat victorieux contre le Diable cantonné sur terre (Apocalypse 17:14c ; 19:14a). Il sera vaincu et lié pour mille ans. Sous l’autorité du Christ et avec les martyrs, elle règnera durant le Millénium sur terre (Apocalypse 2:26-27 ; 3:21 ; 20:4).

Ce sera la deuxième victoire décisive !

Le dernier combat contre l’Ennemi s’achèvera après le Millénium après avoir été délié et après sa dernière révolte, au moment où il sera jeté dans l’étang de feu auprès de la bête et du faux prophète (Apocalypse 20:10). La tête du Serpent sera effectivement et définitivement écrasée à ce moment-là et pas avant !!!

Ce sera la troisième victoire décisive et finale !

7. La fécondation divine est indispensable pour la victoire

Pour que ça marche en ce qui concerne le salut juridique ayant été acquis à la croix, il fallait préalablement que le Très Haut, avec Son Corps Glorieux féconde et rende enceinte Marie en son corps de chair uni à la Sainte Esprie . Le Très Haut devait physiquement engendrer pour gagner ! Il fallait à Jésus un corps comme le nôtre pour nous récupérer ce qu’Adam avait perdu. Il fallait qu’Il souffre réellement en Son corps de chair et qu’Il meure réellement pour nous. Son humanité devait être totalement semblable à la nôtre pour qu’Il puisse nous chercher exactement là où nous nous trouvons dans notre humanité déchue. Sa perfection totale dans Son humanité totale issue de la postérité juste nous a justifiés.

En même temps Il est le Fils du Très Haut donc Dieu, ce qui Lui a permis, exempté du péché originel, de recommencer à zéro avec succès ce qu’Adam avait manqué. C’est pourquoi Jésus est vrai homme et vrai Dieu. Il est Celui par qui tout a été créé donc Il est Dieu le Créateur (Colossiens 1:15-20).

De même Il a aussi été formé, créé et engendré donc Il est vrai homme ! Il est malgré cela une réalité une et indivisible et absolument indispensable !

Pour que ça marche en ce qui concerne le salut définitif qui trouvera son application finale dans l’écrasement de la tête du Serpent (Apocalypse 20:10), il faut que l’Eglise soit réellement fécondée et rendue enceinte par Jésus, l’Époux, comme Marie, entourée par l’Esprie Sainte, l’a été par le Père.

La justification ou le salut juridique permet la préparation et la glorification par la Sainte Esprie, les ministères et le Corps glorieux de Jésus à travers le baptême et la Cène de gloire.

Autant Jésus, l’Époux est passé de sa forme corporelle glorieuse de toute éternité vers notre forme corporelle terrestre, autant l’Epouse devra passer de la forme corporelle terrestre vers la forme corporelle glorieuse pour être fécondée.

Autant Jésus, l’Époux dans forme corporelle terrestre devait accomplir ses missions sur terre pour nous justifier, autant l’Épouse, fécondée et enceinte dans sa forme corporelle glorieuse devra accomplir ses missions à partir du Trône dont l’accouchement d’un enfant mâle ou nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs.

Cette nouvelle génération sera réellement, physiquement engendrée par Jésus l’Époux et la femme glorieuse l’Épousé (Apocalypse 12:1-5) et elle sera par là capable de recommencer à zéro avec succès ce que l’Eglise actuelle a manqué et manque encore !!! Cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs (enfant mâle), sous l’autorité et à la suite du Seigneur Jésus-Christ, remportera les victoires décisives qui aboutiront à l’écrasement réel de la tête du Serpent !!!

C’est possible parce qu’il y a eu fécondation réelle, puis procréation réelle donc puissance génétique absolue en Jésus-Christ permettant existentiellement les victoires énoncées.

Se pose le problème de la paternité de Jésus-Christ, une nouvelle donne pour certains, j’en conviens mais qui est tout à fait biblique. Esaïe prophétise à propos de Jésus : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père pour toujours (abi had ; éternel), Prince de la Paix » (Esaïe 9:6)

De qui Jésus est-Il le Père ? De l’enfant conçu avec l’Eglise initiale des Vainqueurs qui, complétée, donnera naissance à un enfant ou une nouvelle génération portant réellement et pleinement les gènes divins du Seigneur Jésus-Christ Lui-même. C’est ce qui rend possible la première victoire décisive car il est clairement dit que c’est par le Sang ou les « gênes » de l’Agneau qui est le Feu du Corps Glorieux de Jésus que le Dragon sera vaincu (Apocalypse 12:11). Ce Sang coulera réellement, glorieusement et génétiquement donc existentiellement dans les veines de cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. La racine adamique du péché sera totalement éradiquée.

Seule cette nouvelle génération, cette nouvelle postérité, lignée, existentiellement totalement juste sera capable de porter les coups fatals au Serpent. Elle a sa demeure définitive dans les cieux. Elle a été rachetée comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau et suivra l’Agneau partout où Il va. Elle sera parfaite. Elle combattra avec l’Agneau et avec Lui elle vaincra aussi (Apocalypse 12:11-12a ; 14:4-5 ; 17:14).

En Apocalypse 19: 7 et 21:2+9 cette nouvelle Eglise des Vainqueurs devient à nouveau l’Épouse et aussi la Nouvelle Jérusalem, ne sommes-nous pas obligés « raisonnablement » de recourir à cause de cela au symbole, à l’image et à la représentation ? Si nous le faisions, ce ne serait pas la réalité rejoignant la vérité.

En effet, comme Marie n’a pas été fécondée symboliquement, l’Eglise des Vainqueurs initiale n’a pas été fécondée symboliquement. Comme Jésus n’est pas né symboliquement, l’enfant de Jésus et de la Femme glorieuse ne naîtra pas symboliquement. Comme Jésus n’est pas mort sur la croix symboliquement, ni ressuscité symboliquement, ni monté au ciel symboliquement, l’Eglise des Vainqueurs n’accomplira pas ses missions symboliquement.

Alors quelle est la solution pour essayer de comprendre tout cela ?

La solution est la compréhension de la métamorphose ou de la transfiguration ou de la transformation. Jésus est tantôt l’Agneau, tantôt le Lion de Juda, tantôt un aigle, tantôt le combattant glorieux. Il en est de même de la Sainte Esprie qui a tantôt la forme d’une colombe, de cornes, d’yeux, de chandeliers comme le Père dont de nombreuses formes apparaissent surtout dans l’Ancien Testament, comme des anges, notamment les chérubins et les séraphins.

La métamorphose se passe aussi dans le monde céleste négatif où l’Ennemi est tantôt un Serpent, un Dragon, un Ange de lumière etc.

Nous constatons par exemple la métamorphose de notre corps terrestre voué à la mort, à moins qu’il ne soit transfiguré entre temps, sur les photos quand nous sommes bébé, avons 10, 15, 20 ans, puis 50, 60, 80, 90 voire 100 ou plus !!!

Quelles métamorphoses de plus en plus désagréables quand les chiffres des années ont dépassé certains seuils… ! Il ne s’agit pas là d’images, de représentations ou encore moins de symboles mais de la réalité via la métamorphose négative du vieillissement qui est entrain de se produire !!!

La métamorphose n’est donc pas le symbole, l’image ou encore la représentation mais la réalité unie à la vérité.

Nous pouvons par contre être métamorphosés en vérité de gloire en gloire par la Sainte Esprie et une des gloires que nous sommes appelés à vivre sera de devenir cette Femme en phase d’accouchement couronnée, brillante comme le soleil apparaissant dans le ciel, donc non liée à l’espace-matière-temps mais pouvant s’y manifester.

La fécondation effective de notre Epoux, l’accouchement réel d’une génération nouvelle parfaite seront d’autres gloires et ainsi de suite ! Par la métamorphose l’Eglise des Vainqueurs génération nouvelle peut aisément devenir l’Épouse, la Nouvelle Jérusalem, les serviteurs etc. Notre identité personnelle à nous, reste pour l’éternité !

Au fur et à mesure que la gloire céleste se manifestera, la métamorphose de gloire en gloire dans et hors de l’espace-matière-temps se manifestera de plus en plus de façon évidente. Pour encourager cela Jésus a par exemple institué le baptême de gloire et la Sainte Cène de gloire à la place du baptême d’eau et le pain et le vin. Là encore il y a transformation, métamorphose en gloire !

Le texte de l’Apocalypse nous montre clairement que la métamorphose est une des caractéristiques merveilleuses et capitales de l’Eternité pour que nous puissions mieux comprendre ce qui nous attend. Pas d’ennui en perspective !!!

 

Conclusion

La postérité selon Dieu, la lignée juste énoncées dans notre propos dans ce conflit sans merci entre Dieu et le Diable passera obligatoirement par toutes ces étapes. Elle entrera après des millénaires dans un processus de plus en plus céleste donc de métamorphose de gloire en gloire pour celles et ceux qui sont en Jésus-Christ.

Retenons que la fécondation et l’engendrement soit du côté de Dieu soit du côté du Diable sont d’une efficacité sans pareille.

Adam et Eve furent probablement violés par le Serpent : le résultat destructeur final immédiat aurait dû être sans appel (Genèse 2:16) mais l’amour de Dieu a mis en place l’Histoire par la promesse de la postérité toujours suite à fécondation bien entendu qui écrasera la tête du Serpent (Genèse 3:15). La naissance des nephilims engendrés par des démons et des filles humaines a failli réussir au Diable car le monde était devenu invivable et le déluge a failli tout détruire. Mais l’amour de Dieu a donné un nouveau répit à travers Noé et la continuation par fécondation de la lignée juste eut lieu.

L’engendrement par le Père et Marie en l’Esprie Sainte de Jésus-Christ fut absolument déterminant et l’engendrement par Jésus-Christ et la Femme, Eglise initiale des Vainqueurs de l’enfant mâle, la nouvelle lignée, postérité parfaite de l’Eglise des Vainqueurs sera aussi absolument déterminant.

La fécondation et l’engendrement sont du domaine du corps, de ce qu’on voit donc du domaine de la réalité ayant rejoint la vérité. C’est pour cela que Jésus-Christ est la vérité !

Acceptons-nous de nous laisser préparer par les ministères, la Sainte Esprie et Jésus Lui-même en vue de la fécondation et en vue de victoires déterminantes ?

Acceptons-nous de participer à la continuation de la postérité selon Dieu et de la lignée juste en vue de la victoire finale ? Être réellement fécondé par le Seigneur Jésus-Christ est indispensable pour la suite de l’accomplissement du plan de Dieu !

En Lui,
Martin BUSCH