59. 100 % de grâce = 100% de salut

INTRODUCTION

La grâce chrétienne est le don totalement, à 100% gratuit du salut total, à 100% en Jésus-Christ. Nous n’allons pas ici dans notre propos reparler de la foi, de la loi et des oeuvres en rapport avec le salut. Il est acquis dans l’enseignement biblique chrétien que la grâce implique la justification totale et le salut total en Jésus-Christ. Il est vrai que le légalisme religieux a toujours tendance à montrer le bout de son nez voire davantage…

En général on sait ce qu’est la justification à savoir la non condamnation devant le Trône du Père du croyant en l‘œuvre expiatoire de Jésus sur la croix. Ainsi le Père ne nous voit pas dans notre situation pécheresse de culpabilité mais en nous regardant, Il voit Jésus-Christ qui a pris notre place.

Mais sait-on ce qu’est le salut total à 100% ? Ce sera là notre propos.

 

 

  1. Le salut total c’est l’immortalité pour maintenant

Nous avons déjà démontré dans nos écrits précédents que l’immortalité est gratuitement proposée dans le texte biblique (cf. 2 Timothée 1:10).

Il s’agit en effet d’un salut total, esprit, âme et corps. L’immortalité est reçue via la métamorphose ou la transfiguration du corps car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu.

En réalité, traditionnellement, le salut est décrit de la façon suivante :

Tu as accepté Jésus-Christ dans ton cœur, tu es sauvé pour l’Eternité après la mort. C’est comme si on tendait un cadeau à un enfant en lui disant : « Ce cadeau est pour toi, mais je ne te le donnerai qu’après t’avoir donné la fessée de ta vie car il faut que tu PAYES parce que tu as désobéi et que tu étais impertinent etc. »

Autrement dit en Jésus tu as le salut total, à 100%, Il a tout accompli mais comme le salaire du péché, c’est la mort il faut d’abord que tu passes préalablement par les souffrances et la mort même si tu t’es repenti de tes péchés parce qu’il faut que tu PAYES pour tes péchés même si Jésus a effacé la dette de tes péchés. Mais rassure-toi, la souffrance et la mort ne sont que des passages pénibles, des mauvais moments à passer etc… Et puis, Jésus t’accompagne dans la vallée sombre de l’ombre de la mort etc… ! Le disciple n’est pas plus grand que son Maître, il lui faut souffrir comme le Maître etc… Mais où est la substitution totale par l’expiation totale ?

Cela pouvait éventuellement être acceptable avant l’Apocalypse, avant la Révélation et notamment celle de l’Eglise des Vainqueurs mais qu’en est-il à présent ?

Jésus-Christ Glorifié en instituant l’Eglise des Vainqueurs, l’Eglise des Sacrificateurs et des Rois, la 8ème Eglise au début de l’Apocalypse, a clairement voulu mettre fin à ce problème !!! Il nous propose dès à présent la métamorphose du corps ou le salut du corps à 100% pour être totalement sauvés par la grâce à 100% même du paiement de la première mort.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à PAYER. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher l’immortalité totale comme conséquence logique de la justification, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : payer et toujours encore payer, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait …

  1. Le salut total c’est sortir maintenant des systèmes de l’espace-matière-temps

Nous avons clairement démontré que l’espace-matière-temps, ce monde, avec le Prince de monde à sa tête est une prison terrible dont notre corps dans sa forme actuelle déchue est en fait la porte verrouillée qui nous y maintient enfermés. Nous savons que Jésus a « traversé les cieux » (Hébreux 4:14) entre autres pour voir l’Apôtre Jean, le métamorphoser et lui transmettre des missions à accomplir en vue de la communication à l’Eglise de la Révélation par excellence après qu’il ait été métamorphosé et soit monté à la Salle du Trône !

Dans les milieux les plus réveillés actuellement on « veut faire descendre » ici-bas la gloire du Seigneur, les bénédictions, les guérisons etc. C’est évidemment une chose excellente car Jésus-Christ est « descendu » auprès de Jean en gloire (Apocalypse 1:10ss), Il est aussi descendu jusque dans les profondeurs de la terre mais en vue de quoi ? (Ephésiens 4: 9).

Pour « emmener des captifs » (Ephésiens 4:8) donc pour faire « monter » Jean et (Apocalypse 4:1) et évidemment nous aussi car Dieu ne fait acception de personne !

Nous sommes censés refléter (2 Corinthiens 3: 18 ; verbe katoptridzo = refléter, avoir absorbé, être imprégné) la gloire du Seigneur, alors passons à la salle de bains devant notre miroir pour constater où nous en sommes… !

Une fois la constatation faite… il ne faut pas avoir fait l’ENA pour comprendre qu’il faudrait autre chose pour que nous reflétions la gloire du Seigneur même si d’aventure nous devions ressembler à un mannequin !

L’enseignement traditionnel, certes réveillé se contente de la présence glorieuse de Dieu et c’est évidemment merveilleux mais il oublie la dernière partie de 2 Corinthiens 3:18 à savoir la métamorphose ou la transfiguration de gloire en gloire du corps opérée par l’Esprie Sainte pour pouvoir être libéré de la zone contrôlée par l’Ennemi en ayant la possibilité de « monter » dans la Salle du Trône hors des systèmes obligatoirement légalistes de la prison espace-matière-temps.

On pense aussi qu’on finira par changer le monde, mais si on oublie de se laisser libérer de l’espace-matière-temps, on vivra une succession de feux de paille sans résultats suffisamment efficaces. On restera exposé au temps donc par voie de conséquence au vieillissement, à la souffrance et à la mort.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à RESTER PRISONNIER. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher LA MONTEE OU LA SORTIE DE L’ESPACE-MATIERE-TEMPS VERS LA SALLE DU TRÔNE, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : rester prisonnier et toujours encore rester prisonnier, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait…

  1. Le salut total c’est la glorification pour maintenant

Les disciples de Jésus-Christ ont été appelés, sont justifiés et ne doivent pas en rester là car il faut qu’ils soient glorifiés (Romains 8: 30). C’est là leur destin, le « programme » immuable établi par Dieu.

La gloire est évidemment intrinsèquement en rapport avec ce que nous venons d’évoquer dans les paragraphes précédents mais c’est encore bien plus. En fait c’est aussi ce qui est relaté pendant et après la Salle du Trône dans le livre de l’Apocalypse.

Quand nous voyons, les rois et les sacrificateurs devant le Trône, le cavalier couronné et armé sur le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre, la femme resplendissante, vêtue du soleil, la lune ou le mal sous ses pieds, l’enfant mâle né de cette femme qui mènera les nations avec une verge fer, les vainqueurs du Dragon dans les lieux célestes, les rachetés portant le nom du Père et de l’Agneau, irréprochables qui suivent l’Agneau partout où Il va, c’est à dire dans tous les cieux et partout dans l’espace-matière-temps voire en plusieurs « lieux » à la fois, les appelés, les élus et les fidèles victorieux avec l’Agneau, l’Épouse de l’Agneau, magnifique, prête aux noces, les armées du ciel chevauchant des chevaux blancs vêtus de lin blanc et pur, celles et ceux qui s’assoient sur des trônes pour exercer le jugement durant le millénium, les serviteurs, le nom de Dieu sur leur front, rendant un culte parfait au Père et à l’Agneau, le vainqueur qui siège avec Jésus sur Son Trône tout cela avec des résultats d’une efficacité et d’une splendeur inégalées, absolument parfaites et des fruits sans pareille, alors oui, nous pouvons parler de glorification dans la perfection esprie, âme et corps, bref de gloire !!! Voilà le salut total à 100% dû à une grâce totale à 100% : c’est ce que dit la Parole de Dieu, la Révélation ou Apocalypse de Dieu qui dévoile ce qu’est un vrai salut. C’est un salut à la mesure de la taille et de la plénitude de Christ à 100% !

Si la grâce est à 100%, le salut dans la glorification est aussi à 100%.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à NE PAS ÊTRE GLORIFIE. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher LA GLORIFICATION, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : ne pas être glorifié et toujours encore ne pas être glorifié, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait….

Conclusion

Effectivement les faits sont têtus et nous semblons loin de tout cela.

Mais nous avons tout de même des encouragements qui préparent inévitablement au salut à 100 % tel que nous l’avons décrit : la redécouverte des dons spirituels miraculeux avec le mouvement charismatique, les puissants ministères de guérison, de délivrance et de combats spirituels, les nombreuses guérisons surtout de l’âme et de l’esprie mais aussi souvent du corps avec le réveil de Toronto, les mouvements de prières et de louanges 24h sur 24, les musiques chrétiennes avec une onction sans pareille notamment dans la louange, les expériences de foi, de protection absolument surnaturelles, les débuts de métamorphoses du corps ressentis et quelquefois vus, les signes précurseurs de métamorphose du corps avec l’or, le baptême du Feu, l’huile, la chaleur, des revêtements divers, par ailleurs les formations tangibles de pierres précieuses, de la manne, les apparitions du nuage et de la colonne de Feu de gloire, de la Lumière céleste, les apparitions réelles et tangibles sur terre à des croyants de Jésus et d’anges, les transportations miraculeuses instantanées d’un endroit de la terre à un autre, les passages très nombreux avec l’esprie et l’âme dans le ciel mais aussi en enfer avec retours dans le corps terrestre et les témoignages concordants y afférant, les signes, les miracles et les prodiges de toutes sortes, Israël sur sa terre et les nombreux juifs messianiques et j’en oublie sûrement… Si nous croyons en toutes ces manifestations surnaturelles merveilleuses venant de la part du Seigneur qui se déroulent sous nos yeux, pourquoi ne pas croire à ce salut à 100%, surnaturel et merveilleux tel que nous l’avons décrit et que la Bible le décrit ? Ce n’est pas de trop pour notre Seigneur !

Mais de grâce, c’est le cas de l’écrire ou de le dire, que les 100% de grâce prêchés soient aussi accompagnés de la prédication des 100% de salut, sinon la crédibilité des 100% de grâce risque d’être largement entamée et pour cause !

Nous confessons à présent que nous obtiendrons ce en quoi nous croyons réellement et prêchons. Nous recevrons donc glorieusement un salut à 100% parce que nous y croyons. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair que prêcher le salut à 100%, c’est prêcher la Parole de Dieu de façon plus complète avec comme résultat pour les auditeurs ou lecteurs : ne plus payer, sortir de l’espace-matière-temps, être glorifiés et ceci pour toujours, car à vrai dire, la grâce, c’est à vrai dire du 100% tout compte fait….

En Lui,

Martin BUSCH

58. La montée et la Christologie

INTRODUCTION

La thématique que nous allons aborder se veut de démontrer que si Jésus est le Christ et le Roi Messie, s’Il est vrai Dieu et vrai homme, s’Il est le Grand Sacrificateur, alors il est indispensable et obligatoire qu’Il donne la possibilité à Ses disciples de monter esprit, âme et corps réellement et glorieusement dès à présent à la Salle du Trône. En fait il ne s’agit pas simplement d’une possibilité ou d’une option mais d’un ordre ou d’une série d’ordres très sérieux donnés par Jésus-Christ Glorifié à l’ensemble de Son Eglise au début du livre de l’Apocalypse. Nous n’allons pas revenir aux démonstrations relatives à la christologie, dont nous ne retiendrons que quelques aspects, à partir du texte biblique que nous considérons comme acquises et démontrée par l’ensemble des enseignants chrétiens à travers les siècles. Par contre, nous allons partir de ces acquis pour essayer d’établir le lien indissociable entre qui est Jésus-Christ et la nécessité de la montée du croyant à la Salle du Trône dès à présent. Nous n’allons pas non plus redémontrer que la montée pour maintenant est biblique en vue de la constitution de l’Eglise initiale des Vainqueurs vu que cela a été fait dans mes écrits précédents.

 

 

  1. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme

Si Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, alors le croyant doit bénéficier d’un salut total, esprie, âme et corps.

L’enseignement chrétien que l’on rencontre généralement est une adaptation à la réalité terrestre, espace-matière-temps. Il interprète les textes bibliques en séparant l’être humain intérieur de l’être humain extérieur en affirmant le salut de l’être intérieur, le salut de l’esprie et de l’âme, de leur transformation en affirmant en même temps la mort nécessaire du corps la partie visible sur terre de l’être humain d’ailleurs souvent confondu avec la « chair ». Le corps du croyant est en effet, dans l’ensemble identique dans son aspect et son évolution à celui des non-croyants. Cet enseignement chrétien parle alors d’une résurrection de la chair non visible non constatable par le commun des mortels mais à laquelle on est appelé à croire de ce fait. Cet enseignement était plus ou moins valable durant la période allant du livre des Actes à celle de l’Apocalypse, c’est à dire d’environ 33 à 92 après J-C. Mais d’emblée nous avons constaté qu’à partir de 92 environ Jésus Glorifié voulait clairement, en instituant l’Eglise des Vainqueurs, manifester qu’Il était réellement et corporellement Dieu et homme et que Ses disciples devaient devenir aussi corporellement comme Lui à ce moment-là puisqu’Il avait tout accompli ! Bref, Il voulait remettre les pendules à l’heure. Par ailleurs nous nous sommes attachés à démontrer que dans les livres bibliques précédents, notamment dans la Genèse, chez les prophètes, les Apôtres Jean et Paul, tout cela était clairement écrit, annoncé, préparé, attendu et finalement aurait dû être vécu d’emblée. Certains éléments du vécu surnaturel et miraculeux des apôtres dans les Actes nous y mènent tout droit. La preuve c’est que l’Apôtre Jean y était arrivé ! (Apocalypse 4:1). Si Jean a eu cette grâce, nous aussi nous pouvons en bénéficier car Dieu ne fait acception de personne (Deutéronome 10:17 ; Actes 10:34 ; Galates 2:6 ; 1 Pierre 1:17).

Si on établit le parallèle avec Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme qui a tout accompli, c’est comme si avec cet enseignement chrétien traditionnel uniquement peu ou prou valable jusqu’en 92, Son sacrifice sur la croix n’aurait eu qu’un effet de salut partiel, dissocié, « coupé en tranches temporelles » et non complet ou global.

En fait on ne peut dissocier l’étendue du salut qu’Il nous a offert esprie, âme et corps pour que nous puissions « monter » sous peine de dissocier qui est Jésus vrai Dieu et vrai homme. La montée démontre que la globalité du salut de l’homme est effective. Si nous affirmons la visibilité, la réalité, l’historicité, l’humanité de Jésus et en même temps Sa divinité et Sa gloire, alors nous devons affirmer l’inclusion du salut du corps du croyant par sa métamorphose ou sa transfiguration. Non seulement la globalité de ce que Jésus a accompli mais encore davantage la globalité de qui Il EST, implique obligatoirement la globalité du salut du croyant dans qui il est : esprie, âme et corps !

Nous savons que le Diable est le « diviseur » et une de ses tactiques, pour gagner du temps, est de diviser, de couper en tranches la conception de base donc obligatoirement l’expérimentation de la globalité du salut, donc la globalité de qui est Jésus-Christ Lui-même. Il sait que nous obtenons les choses de Dieu par la foi. Or si la foi vient de ce qu’on entend, de la Parole de Dieu, il lui faut en fausser la réception pour orienter, voire désorienter cette foi vers des réalités aux apparences justes mais partielles et partiales. Le résultat ne pourra être que partiel et partial. Il sait qu’aussi longtemps que nous sommes dans l’espace-matière-temps cette réception de la Parole de Dieu restera toujours plus ou moins faussée donc, adieu la globalité à commencer par celle de Jésus-Christ Lui-même qui est le tout ou le « plérôme » !

Notre intelligence dans ce contexte espace-matière-temps et particulièrement dans un corps non sauvé, est et restera donc perturbée, partiale et partielle quoi qu’il en soit ! C’est pourquoi, aussi longtemps que nous sommes ici-bas, elle doit être constamment renouvelée, car elle « vieillit » très vite au même titre que notre corps nu non revêtu de feu et de gloire.

Quelle est la solution ? A nos yeux, elle coule de source à savoir sortir corporellement (Ephésiens 4:7-9) de ce qui nous empêche d’avoir une bonne réception de la Parole de Dieu : le monde, l’espace-matière-temps pour y revenir corporellement glorieux munis d’une foi alimentée par une Parole de Dieu que nous appellerons à défaut de mieux, globale issue de la globalité de qui est Jésus-Christ Lui-même : vrai Dieu et vrai homme ! Il est d’ailleurs Lui-même Parole de Dieu, il est par conséquent indispensable d’être totalement auprès de Lui, mieux EN Lui.

A la globalité identitaire de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme ne peut que correspondre la globalité identitaire restaurée et glorieuse du croyant et en aucun cas l’identité déchue partielle et partiale sous peine de schizophrénie physique, mentale et spirituelle.

D’ailleurs Jésus Lui-même est allé très loin en citant le Psaume 82:6 : « N’est-il pas écrit dans votre loi : j’ai dit : Vous êtes des dieux » (Jean 10:34). Pour être ce que Jésus dit que nous sommes, on ne peut se contenter de notre état actuel aussi au niveau de notre corps. Lui est vrai homme et vrai Dieu et nous sommes vrais hommes et vrais dieux mais uniquement devant le Trône du Père après la « montée » !!! Soyons à la taille du Christ dans Sa plénitude (Ephésiens 4:13).

 

 

  1. Jésus-Christ Roi

Le « tout pouvoir m’a été donné dans les cieux et sur la terre » fonde la toute puissance, la messianité et donc la royauté de Jésus tant dans les lieux célestes que dans l’espace-matière-temps ou sur la terre.

Soit ! Mais le fait que tout aille plutôt mal sur terre pose un problème non négligeable ! En parallèle, vu que nous sommes exhortés à combattre dans les lieux célestes d’après la lettre aux Ephésiens, il semblerait que tout n’y est pas si rose non plus !

Il est donc légitime de se poser la question de l’exercice de la royauté de Jésus tant sur terre que dans certaines « parties » des lieux célestes. Il est vrai que le nom de Jésus, s’il est employé dans la foi et la sanctification est merveilleux dans la manifestation de la puissance dans les milieux charismatiques et fort heureusement ! La transformation positives de vies brisées de celles et ceux qui se sont convertis à Jésus est tout aussi merveilleuse.

Mais le diagnostic général de ce qui se passe globalement sur terre et aussi dans les lieux célestes notamment quand on discerne certaines forteresses démoniaques existant dans et à partir du 2ème ciel (Hadès, Enfer) n’est pas glorieux ! Cela vient tout simplement du fait que l’homme par sa chute a donné des droits à l’Ennemi qui a accès au Trône pour nous accuser (Job 1; 1 Rois 22:19-22 ; Zacharie 3:1-2) même après l’œuvre de justification de Jésus-Christ sur la croix (Apocalypse 12:10c). Par la justification le Seigneur Jésus-Christ est pour les chrétiens leur avocat (1 Jean 2:1) car ils continuent à pécher. C’est bien la preuve que ceux-ci ne laissent pas agir pleinement la souveraineté royale de Jésus sur leur vie. Fort heureusement Jésus les (nous – me) rattrape en se faisant leur avocat devant le Trône du Père et face aux accusations de l’Ennemi. Mais être avocat et roi ou juge, ce n’est pas la même chose.

Alors quid ?

La prédication classique ou moins classique pour remédier à cela sera d’encourager les chrétiens à être plus consacrés, sanctifiés, obéissants, de ne plus pécher, d’appliquer telle ou telle « recette miracle » de foi ou d’acte de foi, de s’attacher à tel ou tel ministère puissant, d’aller fréquenter des églises plus « réveillées », moins traditionalistes, plus puissantes dans l’Esprie, doctrinalement plus bibliques ou encore de revenir aux traditions des anciens qui ont créé la dénomination ou tout simplement de revenir à l’église des Actes des Apôtres etc… On pense que si les églises réveillées, bibliques, organisées pour mettre le maximum de personnes au travail etc… gagnent en importance sur terre, alors la royauté de Jésus sera de plus en plus manifeste car dans le cadre de ces églises Jésus est Roi et Seigneur ! Donc, plus elles occuperont d’espace, plus le royaume où Jésus a autorité c’est à dire dans les églises, s’étendra. Il y a du vrai dans tout cela car nous retrouvons partiellement des exhortations semblables dans les écrits bibliques, mais quand on voit l’état lamentable des chrétiens, de nombre d’églises et même de ministères toutes dénominations confondues y compris les églises du premier siècle, alors on est encore une fois en droit de se poser des questions.

Les chrétiens et leurs responsables se sont évidemment aussi posé ces questions. La réponse relative à la royauté de Jésus sera de dire qu’elle est encore cachée et qu’elle ne sera manifeste qu’à Son retour glorieux. Là encore il y a du vrai mais Jésus parle aussi au passé quand Il affirme que tout pouvoir Lui a été donné !!! Vient alors la réponse « du déjà et du pas encore biblique », de la relativité des choses, des 1000 ans sont comme un jour et inversement, d’un fatalisme « spirituel » affirmant la souveraineté de Dieu et que quoi qu’on fasse, cela n’y changera rien ou alors à l’inverse notamment dans le christianisme social l’action parmi les plus déshérités permettrait de se transcender voire de se justifier etc…

Et si on passait de Jésus-Christ Roi à Jésus-Christ Roi des rois et Seigneur des Seigneurs ? (Apocalypse 17:14).

Nous ne considérons pas ici les rois opposés à Jésus qui seront éliminés mais aux « rois et reines » fidèles qui mèneront les nations avec une verge de fer, qui règneront sur terre une fois…qu’ils seront sauvés esprit, âme et corps, une fois qu’ils seront montés et par là rendus capables de partir du Trône pour faire le travail efficacement tant sur terre que dans les lieux célestes (Apocalypse 2:26-27 ; 5:10 ; 6 :2 ; 12:5+11 ; 17:14 ; 19:14 ; 20:4a).

Comment combattre et vaincre dans les lieux célestes (Ephésiens 6:10-17) ? L’armure dont il est question dans ce texte aux Ephésiens parle de l’épée Esprie – Parole de Dieu et si nous considérons la Parole de Dieu correctement perçue dans sa globalité comme nous l’avons décrit dans le paragraphe précédent, il faut être métamorphosé hors de l’espace-matière-temps sinon on tape obligatoirement dans le vide. Il en est de même par voie de conséquence pour la ceinture – vérité, la cuirasse – justice, le bouclier – foi alimenté par une épée – Parole globale de plénitude et les chaussures – zèle. Enfin pour « couronner » le tout, il faut le casque du salut global, esprie, âme et corps. Cette armure n’est autre que le revêtement de gloire absolument nécessaire pour passer et combattre dans les lieux célestes négatifs non pas à partir de la terre mais à partir du Trône, sinon c’est peine perdue : 2000 ans d’histoire de l’Eglise nous l’ont amplement prouvé ! Le texte nous dit clairement qu’il ne faut pas se battre contre la chair et le sang (Ephésiens 6:12), autrement dit ce n’est pas dans l’espace-matière-temps ou ici que cela se passe mais bien dans les lieux célestes ! Il faut donc partir du Trône du Père pour avoir le dessus, car si on part de la prison de ce monde, on part au combat désarmé ! Mais pour partir du Trône, il est évidemment nécessaire d’y être préalablement monté !

La gloire de l’Eglise des Vainqueurs à savoir le combattant venu du ciel sur son cheval, couronné, muni d’un arc, parti en vainqueur pour vaincre d’Apocalypse 6:2 et la femme dans le ciel d’Apocalypse 12:1, démontre la nécessité de cette stratégie voulue par Jésus-Christ Glorifié et le résultat à savoir la foule d’Apocalypse 7 et la lune, réalité du mal sous ses pieds sans compter l’éjection du Dragon des lieux célestes et de la terre trois ans et demi plus tard en vue du Millénium et de l’Eternité.

Il est nécessaire de changer de « logiciel » pour que ça marche !

Jésus-Christ Roi régnant ? Jésus-Christ le Roi Messie ? Oui, mais à condition que nous soyons aussi des rois et des reines réellement et totalement sauvés, glorieux semblables à Lui, brillants comme le soleil car la gloire est une réalité qui se partage (Jean 17:22), car Dieu est amour (1 Jean 4 :16). Dieu, même s’Il se suffit à Lui-même, au nom de cet amour et de qui Il est, ne peut que partager cette gloire et ce combat de par Sa Souveraineté et Son plan initial ! Il ne veut pas finaliser le travail sans nous !

« Ils (« méchants rois, bête ») combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Rois des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi » (Apocalypse 17:14).

 

 

  1. Jésus-Christ Sacrificateur

Jésus-Christ est notre « Souverain Sacrificateur » (Hébreux 2 ; 3 ; 4; 5 ; 6; 8 ; 9; 10 ;13) parfait et en même temps le « sacrifice » parfait en offrant son corps sur la croix. Il nous a justifiés parfaitement.

Jésus-Christ a corporellement souffert dans Sa chair sur la croix, est corporellement ressuscité, est corporellement apparu à Ses disciples, est corporellement monté au ciel aux yeux de tous Ses disciples et est corporellement revenu une première fois comme Il l’avait promis dans les Evangiles en rencontrant l’Apôtre Jean pour le faire « monter » lui aussi corporellement à la Salle du Trône. Jésus est corporellement assis sur le Trône. La corporéité de Jésus indiscutablement présente dans l’accomplissement de ses missions ne peut qu’inclure donc impliquer le salut du corps par la métamorphose du croyant en vue de l’accomplissement de ses missions. Cette corporéité sur la croix a d’ailleurs été mise en cause dès les premiers siècles par les gnostiques et plus tard par l’islam.

Il est dit que les membres de l’Eglise des Vainqueurs sont devenus des sacrificateurs (glorification) après avoir été délivrés de leurs péchés par Son sang (justification – Apocalypse 1:5b-6 ; 5:10).

Comment le croyant peut-il devenir sacrificateur puisque le sacrifice parfait et complet a été fait par Jésus-Christ ?

En fait si nous traçons les parallèles entre Jésus-Christ et le croyant comme dans les paragraphes précédents, il faudrait que le croyant – sacrificateur offre aussi son corps comme le Seigneur l’a fait.

Nous lisons en Romains 12:1 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ».

Dans nos écrits précédents nous avons démontré qu’il s’agit évidemment de faire « brûler » notre corps dans le Feu céleste de la Sainte Esprie en vue de la métamorphose. C’est là un culte raisonnable, logique. Notre corps a un besoin constant d’être en Feu dans le sein maternel divine de la Sainte Esprie comme le sacrifice consumé de l’Ancienne Alliance avait besoin d’être entièrement brûlé sur l’Autel.

Pourquoi est-ce raisonnable ? Parce qu’aller au combat sans avoir le corps en feu ou métamorphosé n’est pas raisonnable, logique comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent. Il faut que notre intelligence soit renouvelée pour pouvoir croire en vue de l’offrande de notre corps terrestre sacrifié dans le feu, c’est à dire transfiguré et que par là nous soyons rendus capables devant le Trône de ne pas nous conformer à ce monde et discerner ou plutôt voir quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Le sacrifice de notre corps ne peut en aucun cas être un suicide, ou une usure du corps au service de Dieu entraînant la mort ou même le martyre, car après avoir offert notre corps en sacrifice il faut toujours et encore discerner la volonté de Dieu, donc ce n’est pas possible en tant que cadavre.

Nous comprenons clairement une fois de plus que l’être entier esprie, âme et corps doivent être « dans le coup » et surtout situé dans le Saint des Saints. Le Sacrificateur n’est pas allé dans le Lieu Très Saint simplement avec son âme et son esprie mais aussi avec son corps. Pour que son service soit valable et efficace, il fallait qu’il soit devant le tabernacle et les chérubins sculptés représentant le Trône de YHWH. Comment pouvons-nous accepter un enseignement qui ne préconise pas la présence réelle devant le Trône esprie, âme et corps des « sacrificateurs » que nous sommes appelés à être ?

 

 

Conclusion

Nous avons voulu montrer que le salut total offert en Jésus-Christ a des implications glorieuses et se décline obligatoirement à partir de Son identité. Nous constatons aussi que l’Eglise des Vainqueurs dans son essence et son identité, montée devant et sur le Trône, correspond profondément à la christologie chrétienne, c’est à dire au cœur et à la spécificité de notre foi et devient par là absolument incontournable.

En Lui,

Martin BUSCH

57. La captivité captive et le plérôme

INTRODUCTION

« C’est pourquoi il est dit : Etant monté vers la hauteur (upsos = hauteur élévation ; cf. upsosa = en haut), il a fait captive (verbe maloteuo = faire un prisonnier de guerre, rendre captif) la captivité (aikmalosia = captivité, prison ou camp de prisonniers de guerre), il a donné des dons aux humains. Le « il est monté » qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu tout en bas (katotera = inférieur, tout en bas ; cf. katorux = enfoui sous terre, cavité, excavation cf. cathéter en médecine qui est un tube introduit dans une cavité du corps ou plus généralement dans un vaisseau sanguin) sur la terre ? Le même « étant descendu » est aussi le « étant monté » au-dessus de tous les cieux (uperano panton ton uranon) afin qu’il remplisse (verbe plèoro ; cf. plèroma, plérome) le tout (ta panta) _» (_Éphésiens 4 :8-10 trad. litt.).

Par la croix et la résurrection, le Seigneur Jésus-Christ a validé non seulement la justification éternelle des pécheurs repentants, ce qui est énorme et capital mais aussi la libération des « prisonniers de guerre » en rendant la « captivité captive ». Ainsi Il pourra remplir le tout de Sa gloire ou de Sa présence ce qui est la plénitude ou le plérôme absolu.

Ce plérôme absolu n’est pas encore entré dans les faits car il a fait des dons aux hommes à savoir les ministères d’apôtres, de prophètes, d’évangélistes, de pasteurs et de docteurs (Éphésiens 4 : 11) afin que le corps de Christ soit édifié (Éphésiens 4 : 12).

C’est évidemment un pieux mensonge de dire que le corps de Christ est d’ores et déjà édifié car le descriptif de ce corps en Éphésiens 4 ne correspond aucunement à la réalité ni à celle d’hier, ni à celle d’aujourd’hui. Il est question d’unité de la foi, de connaissance du fils de Dieu, de l’état adulte des croyants qui doivent être à la mesure de la taille de la plénitude de Christ (Éphésiens 4 :12-13). Cela fait 2000 ans environ que les choses durent et si on continue comme par le passé, elles dureront encore très longtemps !

Les ministères sont appelés à non seulement travailler par la Parole à la justification par la foi mais encore au renouvellement réel de l’intelligence empêchant le ballottement à tout vent de doctrine (Éphésiens 4 :14) par le revêtement réel et concret ou physique de l’homme nouveau créé selon Dieu (Éphésiens 4 :23-24) c’est à dire à la mesure de la taille du Christ dans sa plénitude.

Ne plus continuer comme par le passé signifie comprendre et enseigner ce que veut dire quand Jésus-Christ fait « captive la captivité et Son plérôme ».

  1. Légalisme, quand tu nous tiens !

Le légalisme prône la vie et le salut par le respect et l’application de la Loi. Il faut bien comprendre que la Loi divine, les 10 commandements, les lois et recommandations morales de l’Ancien Testament comme du Nouveau sont parfaitement bonnes. Elles montrent ce qu’est le péché, elles sont pédagogiques et par là elles sont nécessaires. Mais elles ne sont en aucun cas le moyen pour obtenir la vie éternelle et le salut. Le légalisme considère en effet que le respect de la Loi et des commandements est la voie, le moyen de salut alors que l’être humain en est parfaitement incapable. L’Apôtre Paul entre autres a largement combattu le légalisme comme solution pour obtenir le salut et les solutions de vie en tous genres. Il y oppose la foi en la grâce offerte en Jésus-Christ c’est à dire l’Evangile, la Bonne Nouvelle.

Pourtant les différentes dénominations chrétiennes ont légiféré et légifèrent en permanence en vue de la construction d’une éthique base d’une morale adaptée au temps, à l’époque et au contexte dans lesquels elles vivent. L’Église catholique romaine parle de « Droit canon ». Les différentes églises protestantes et d’origine protestantes éditent des « Règlements intérieurs d’église ». Les différentes dénominations mais aussi l’église des premiers siècles ont rédigé des « Confessions de Foi » ou fait des recommandations écrites de synthèse et de compromis dès le concile de Jérusalem (Actes 15 :23-29). De très nombreux ouvrages sont édités pour un « mieux vivre chrétien » tant au niveau de l’église, des sacrements, des ministères, du couple, de la famille, du travail, des finances. Ils parlent de « lois spirituelles », de la démonologie et souvent de la psychothérapie chrétienne surtout comportementaliste etc. Bref on propose des lois, des rites, des recettes, des trucs officiellement pour mieux s’en sortir même si on maintient bec et ongles le salut par la foi et la grâce, mais est-ce en fin de compte totalement vrai ?

Quand un non conformiste, par exemple, qualifié en général de « diviseur », n’est pas dans la « ligne » de ces textes ou dans le style prôné par l’enseignement, la prédication, le culte et le comportement religieux de tel ou tel ministère ou groupe ou église, il risque les critiques, l’exclusion, l’excommunication, la condamnation. Il fut un temps où les non-conformistes furent exécutés. Aujourd’hui on se contente de les exclure, de les écarter du chemin. Ce traitement ne consiste-t-il pas à les exclure purement et simplement du salut au nom d’une loi qui n’est qu’une interprétation humaine des textes bibliques ? En réalité c’est au nom du légalisme.

Toutefois ces non-conformistes créent de nouveaux mouvements qui mettent en place assez rapidement des « lignes » de conduite et de foi certes nouvelles mais qui finissent à terme par être tout autant exclusivistes. Au final quelle que soit la situation, l’adage « soumission ou démission » est plus que jamais de mise ! Les divisions de l’Église furent, sont et seront inévitables justement à cause du légalisme. Il semble humainement indispensable et inévitable au nom d’un certain « ordre » mais il mène en réalité tout de même à terme au désordre par la division.

Combien de fois n’a-t-on pas comparé la Bible à un « mode d’emploi », un « livre de recettes » ou à un « code de bonne conduite » encore à un « code de la route » ? La Bible devient alors une espèce de code pénal ou civil qui est toujours, qu’on le veuille ou non, interprété d’une certaine façon et toujours partiale et partielle. En réalité, elle est bien différente de cela et bien plus vivante et riche fort heureusement, nous dirions « miraculeuse ou surnaturelle » parce qu’elle est Parole de Dieu ! Toutefois nous nous rendons compte dans le cadre de l’Église que les lois, les règlements et les confessions de foi et même le texte biblique à cause des divergences d’interprétation n’ont pu assurer l’unité de la foi de l’Église.

Il est donc évident que dans le contexte espace-matière-temps, nous ne pouvons sortir de la problématique herméneutique ou d’interprétation partiale et partielle :

d’où la nécessité de nous laisser arracher de ce contexte grâce à la captivité rendue captive par Jésus le Chemin !

d’où la nécessité de la métamorphose du corps proposée par Lui et Sa Parole pour « monter » à Sa suite à la Salle du Trône et ainsi changer de « contexte » dès maintenant.

« A présent nous voyons comme dans un miroir et de façon diffuse mais alors ce sera face à face. A présent ma connaissance est limitée, alors je connaîtrai comme je suis connu. » (1 Corinthiens 13 :12). Précisons que les miroirs de l’époque de Paul n’étaient pas aussi efficaces que les nôtres et renvoyaient une image largement diffuse et floue.

Il en est de même pour toute société quelle qu’elle soit, sinon c’est l’anarchie qui est évidemment invivable. Résultat : le légalisme serait-il indispensable à la vie, ou la loi deviendrait-elle le chemin du salut comme pour les Juifs ? Mais la redondance constante des conflits dus au non respect des textes adoptés ou à leurs divergences d’interprétation ultérieures démontrent le contraire. Les traités, conventions, accords etc. deviennent tôt ou tard caduques et voilà qu’arrivent les retours de bâtons conflictuels constants. La succession des deux dernières guerres mondiales avec leurs causes en est une illustration extrême évidente.

D’une façon plus large, nous nous rendons compte dans notre société que l’inflation de lois tue la loi en la rendant souvent inapplicable parce que les décrets d’application deviennent des casse-têtes chinois face aux problèmes concrets de plus en plus complexes apparaissant dans l’évolution de la société et face aux multitudes de lois déjà existantes. Si une loi est applicable, le sport national et international sera de trouver la ou les failles pour la contourner bien entendu en toute légalité ou presque…La mondialisation de la finance par exemple, permet pratiquement toutes les dérives et seule la loi de la jungle donc celle du plus fort compte. Certains quartiers de nos villes qualifiés de zones de non droit avec des individus qui « n’ont plus rien à perdre » nous font frémir dans le dos.

L’écologie nous sensibilise aux lois de la nature. Si on ne les respecte pas, nous irons à terme droit à la destruction de la planète par des successions de plus en plus fréquentes de catastrophes naturelles. Pour des raisons de coûts et de rentabilité on en fait fi. Nous savons par ailleurs que si une météorite percute la terre et/ou si un volcan très puissant explose, deux phénomènes intrinsèquement liés aux lois de la nature, c’est aussi la fin. La bombe atomique qui doit assurer la sécurité mondiale, permet le suicide collectif de l’humanité. Si nous arrivons à nous exiler sur une autre planète les mêmes problèmes resurgiraient d’une façon ou d’une autre de la même manière même si les paramètres devaient changer technologiquement parlant.

Pourtant le légalisme dans la société, l’église et la nature semble indispensable à la vie même si à terme, il devient inefficace voire destructeur. La solution prônée sera l’établissement de nouvelles lois pour pallier aux problèmes nouveaux, mais avec à terme l’inefficacité voire la destruction qui seront toujours au rendez-vous.

Le légalisme est à première vue indispensable à la vie…sur terre et plus largement dans l’univers : l’espace-matière-temps. Ce dernier est une multitude de systèmes et de mécanismes ou de lois dont nous faisons partie intégrante non seulement par notre environnement mais encore bien plus par une partie de ce que nous sommes âme et surtout corps. Le légalisme est par conséquent indispensable à la vie, incontournable, car nous sommes nous-mêmes systèmes. En même temps nous avons constaté une multitude de limitations possibles qui représentent d’une façon ou d’une autre des fins couronnées par la fin ultime à savoir la destruction et la mort.

Qu’en est-il du « spirituel » ? Le christianisme et en général les autres religions proposent l’échappatoire spirituelle. Mais pour soi-disant accéder à l’esprit, à l’au-delà, au céleste que de rites, de lois et de pratiques religieuses y compris dans l’Église ! Si le « spirituel » a besoin de la loi pour être atteint c’est qu’il est automatiquement lui-même système et loi. Les « moyens » sont toujours de même nature que la « fin ». Si la fin justifie les moyens, c’est qu’elle est de même nature que les moyens et inversement. La loi et le légalisme ne peuvent générer que ce qu’ils sont, à savoir des lois et des légalismes nouveaux certes mais toujours de même nature. Ils ne peuvent par conséquent permettre l’accession au spirituel, à l’au-delà et au céleste.

Il n’est donc pas étonnant que cela ait abouti « tout naturellement » à l’établissement de « lois dites spirituelles ». Mais si le « spirituel » est système, lois en tous genres alors il n’est justement plus spirituel notamment par rapport à sa caractéristique de liberté mais il devient au contraire forteresses démoniaques même si le tout prend et peut prendre de belles apparences religieuses, idéalistes ou autres.

Bref, si nous en restons là, la loi sous toutes ses formes, le système, le légalisme totalement liés à l’espace-matière-temps, que nous le voulions ou non, chrétiens ou non devient prison ou camp de prisonniers de guerre sans espoir d’évasion si ce n’est par la mort !

Nous voilà dans l’impasse la plus totale par la dictature du légalisme qui voudrait hypocritement et en apparence nous éviter l’anarchie et l’anéantissement pour permettre la durée et le provisoire dans la création intermédiaire tout en nous menant malgré tout au bout du compte de manière inexorable vers l’anéantissement total ! L’histoire nous l’a amplement prouvé ! Nous sommes littéralement condamnés et prisonniers de notre Ennemi de toujours, qui utilise la Loi de manière légaliste pour nous accuser, nous faire condamner et nous maintenir en captivité.

Mais Jésus-Christ a rendu captive la captivité ou emmené des captifs parce qu’Il est descendu tout en bas dans la cavité, le centre de détention légaliste et systémique de l’espace-matière-temps pour délivrer les prisonniers de guerre de l’Ennemi et monter avec eux au-dessus de tous les cieux pour remplir le tout !

  1. La captivité captive

Jésus est mort et ressuscité pour ôter nos péchés et nous justifier devant le Père et Il est aussi mort et ressuscité pour nous libérer de façon effective et réelle, esprit, âme et corps de cette captivité systémique dont nous avons parlé plus haut.

Il donne les ministères qui doivent oeuvrer en vue d’un renouvellement de l’intelligence et du revêtement de l’homme nouveau qui est à la taille du Christ dans Sa plénitude ! Ce n’est pas rien quand on réfléchit à ce que cela signifie !

Le renouvellement de l’intelligence consiste entre autres à comprendre ce qu’est la captivité et ce qu’est la délivrance et la libération !

Nous avons vu ce qu’est la captivité systémique et légaliste de l’espace-matière-temps. Il n’y a d’issue ni humaine, ni technologique, ni légaliste, ni religieuse.

La seule issue est miraculeuse. Le « moyen » à savoir l’incarnation miraculeuse de Jésus-Christ, l’accomplissement parfait de Ses missions dont particulièrement Ses miracles, la croix, Sa résurrection, Son ascension, l’envoi du Saint Esprit, son premier retour auprès de Jean de type surnaturel et miraculeux.

La « fin », à savoir la délivrance de l’être humain esprit, âme et corps à savoir le revêtement de l’homme nouveau créé selon Dieu est au même titre surnaturelle et miraculeuse ! Il est donc indispensable que notre corps bénéficie du « surnaturel » autant que notre âme et notre esprit. Revêtir l’homme nouveau c’est être métamorphosé ou revêtir l’incorruptibilité et l’immortalité (1 Corinthiens 15 :53-55) ou encore « acheter des vêtements blancs pour couvrir la honte de notre nudité » (Apocalypse 3 :18) ou encore « être à l’état adulte, à la taille de la plénitude Christ » (Éphésiens 4 :12 ; cf. 1 Corinthiens 13 :10-12). C’est le surnaturel miraculeux opéré par le Saint Esprit (2 Corinthiens 3 :18) qui nous libère.

« L’aiguillon de la mort, c’est le péché et la puissance du péché c’est la loi » (1 Corinthiens 15 :56). Le péché est pardonné par la justification par la foi et nous donne la vie éternelle après la mort (cf. Romains 8 :10-11).

Mais la loi en tant que puissance du péché donc l’aiguillon de la mort, est uniquement supprimée par le revêtement de l’homme nouveau ou la métamorphose du corps suivi de la montée à la suite de « l’étant monté », Celui qui a dit à Jean « Monte ! » (Apocalypse 4 :1 ; cf. Romains 8 :19-23). Par là nous obtenons l’immortalité (Romains 2 :7 ; 2Timothée 1 :10).

L’histoire de l’Église et les pratiques de l’Église nous ont clairement démontré que ni la puissance du péché, ni la loi liée au légalisme, ni la mort n’ont été éradiquées, bien au contraire. Nous devons donc impérativement être libéré du camp de prisonniers de guerre, la prison espace-matière-temps !!! Jésus a rendu la captivité captive ! C’est en fait la seule possibilité d’échapper au légalisme ou aux légalismes ! Mais ce n’est pas fini, car il ne suffit pas d’échapper à cette prison mais il faut qu’elle disparaisse pour qu’il ne puisse plus y avoir de prisonniers !

  1. Le plérôme

Le plérôme est la plénitude, l’abondance, le remplissage, l’immersion, la métamorphose, la transformation, la transfiguration, l’accomplissement, l’achèvement complet, la totalité, le rassasiement complet, la soif étanchée, la vie comblée. Le plérôme imprègne et transforme absolument tout ce qu’il atteint.

Jésus est monté au-delà de tous les cieux à savoir le ciel naturel des planètes et des étoiles où Il a tout pouvoir (Matthieu 28 :18), le deuxième ciel, siège de l’Ennemi, dont Il a les clés (Apocalypse 1 :18) et enfin Il siège à la droite du Père « au-dessus » du troisième ciel (Éphésiens 1 :20-23 ; Apocalypse 5 :6-14).

Il a rempli le troisième ciel de Sa gloire même si l’Accusateur a encore accès à la Salle du Trône (Apocalypse 12 :10d) à partir du deuxième ciel, mais Il n’a rempli de Son plérôme ni le deuxième ciel même s’Il en a les clés, ni le premier où Il a tout pouvoir.

Nous savons que le nom de Jésus-Christ est tout puissant quand Il rencontre la foi pour les conversions, les délivrances, les guérisons et les miracles. Il a tout pouvoir ici-bas. Mais il n’est pas une évidence aux yeux de l’univers au jour d’aujourd’hui : les problèmes et les malheurs constants en sont la preuve. L’influence du deuxième ciel est écrasante et ce n’est pas pour rien que l’Ennemi est appelé le Prince de monde (espace-matière-temps), Prince de la puissance de l’air, de l’esprit (deuxième ciel, Hadès, Enfer, royaume des morts ; Jean 12 :31 ; 16 :11 ; Éphésiens 2 :2).

Donc le « plérôme » en tant que tel dans le deuxième ciel et l’espace-matière-temps n’a pas encore eu lieu même si juridiquement tout est accompli par Jésus-Christ.

Le livre de la Révélation nous donne les réponses.

Le Seigneur a choisi de donner les ministères pour que nous devenions « adultes » c’est à dire que nous puissions devenir l’Église des Vainqueurs et qu’avec Lui, libérés, glorieux et métamorphosés auprès de Lui, nous participions aux missions décrites dans l’Apocalypse. L’accomplissement total, le plérôme, la vie comblée ne se fait que dans le cadre du couple où se fait la fécondation et l’engendrement qui est la propagation du plérôme. Pensons à Adam et à Eve, à Abraham et à Sarah, à Yahvé et à Israël, au Père et à Marie et au Seigneur Jésus-Christ et à l’Église des Vainqueurs. La manifestation du plérôme implique l’éjection du Dragon et de ses acolytes du deuxième ciel (Apocalypse 12) et que nous participions encore trois ans et demi plus tard à la victoire sur l’Ennemi sur terre (Apocalypse 19 et 20). Au fur et à mesure que ces deux victoires auront eu lieu, le plérôme de Jésus-Christ se manifestera dans le feu, la lumière et la gloire dans et autour de ces deux « mondes et ciels » restant à conquérir au jour d’aujourd’hui même si juridiquement ils sont d’ores et déjà sous la domination du Christ.

La manifestation du plérôme est magnifiquement décrite en Colossiens 1 : « …car EN LUI tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles comme les invisibles, trônes et souverainetés, autorités et pouvoirs. Tout est créé PAR LUI et POUR LUI et il est, lui, par devant tout ; TOUT EST MAINTENU EN LUI…Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute la plénitude [plérôme] et de tout réconcilier par lui et pour lui et sur la terre et dans les cieux ayant établi la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1 :16-20)

Il remplit, imprègne et englobe le TOUT (Éphésiens 4 :10), pour TOUT réconcilier (apokatalasso = remettre ensemble, réconcilier) ! Tout c’est tout ! De quoi s’agit-il ?

En ce qui concerne le croyant, l’Église actuelle en général pense malheureusement qu’il ne s’agit que de l’être intérieur. Mais tout c’est tout donc aussi le corps. Jésus veut commencer par réconcilier l’être intérieur avec l’être extérieur du croyant. C’est le commencement du début. Le plérôme sur le corps c’est le métamorphoser pour qu’il y ait UNITE, réconciliation dans la gloire au ciel entre l’esprit, l’âme et le corps. Ce n’est par pour rien que Paul parle du salut du corps (Romains 8 :23) et d’unité au début de notre chapitre (Éphésiens 4 :1-5). Quand cela est réel, on arrive à aimer Dieu vraiment et à s’aimer soi-même. Comment vraiment aimer Dieu si on n’est pas réellement auprès de Lui ? Si on a un corps non métamorphosé comment l’être intérieur peut-il l’aimer, comment peut-on s’aimer soi-même ? Or il est clair que si on ne s’aime pas soi-même on ne peut aimer son prochain (cf. Lévitique 19 :18 : Matthieu 19 :19 etc. cf. 1 Corinthiens 13 ; Éphésiens 4 :1+16).

La réconciliation des composantes de l’unité que nous sommes à la base, esprit, âme et corps permettra par extension la réconciliation entre croyants notamment avec ceux d’origine juive (Éphésiens 2 :14-17 ; Apocalypse 7 :4-8). Seule la gloire « vue » devant le Trône du Père permet l’amour véritable selon 1 Corinthiens 13 et donc l’unité (Jean 17 :22-23). Là encore cela ne peut se faire dans le camp de prisonniers espace-matière-temps systémique et légaliste. Jésus veut être « un » avec Son épouse et pour ce faire, il faut qu’elle soit d’abord délivrée pour devenir glorieuse et Lui correspondre, c’est à dire réconciliée avec Lui, puis unie à Lui esprit, âme et corps dans une imprégnation et un amour parfaits. C’est une étape capitale du « plérôme ». Elle est pour nous aujourd’hui !

L’unité glorieuse vécue dans et à partir du ciel (Église des Vainqueurs) permettra que le monde croie. Jésus avec Son épouse pourra ainsi remplir et réconcilier glorieusement un nombre non évaluable d’êtres humains (Apocalypse 7 :9) qui passeront au troisième ciel sans mourir (Apocalypse 7 :9+14b+15) et s’ajouteront ainsi à l’Église initiale des Vainqueurs. Ce sera le réveil le plus puissant de l’Histoire digne du plérôme de la personne du Christ !

Il remplira tout et réconciliera tout, cela englobe aussi tout le monde spirituel. Actuellement il a les clés de l’Hadès ou de l’enfer. Mais cette partie du ciel, le deuxième ciel est encore contrôlé par l’Ennemi, pire, ce dernier a encore accès au Trône pour accuser les frères (Apocalypse 12 :10d) ! Quand l’Épouse glorieuse unie au Christ avec l’Archange Michel et ses anges auront vaincu le Dragon dans les lieux célestes, Jésus remplira le deuxième ciel et le ciel ne sera plus divisé car il ne sera plus trouvé de place pour le Dragon et ses acolytes dans le ciel (Apocalypse 12 :8+11). Il n’y aura plus qu’un seul ciel et l’Accusateur ne pourra plus remplir son office. Les lieux célestes seront « réconciliés ». Le plérôme de Jésus-Christ s’y manifestera pleinement et totalement.

Nous apprenons donc que le Dragon et ses acolytes seront précipités sur terre (Apocalypse 12 :9+13). Une nouvelle bataille victorieuse s’engagera (Apocalypse 19 :11-21).

L’espace-matière-temps sera alors dirigé pendant mille ans par Jésus et l’Église des Vainqueurs (Apocalypse 20 :4a) avec les martyrs qui ressusciteront (Apocalypse 20 :4b-6) alors que le Dragon sera enchaîné durant la même période (Apocalypse 20 :1-6). Mais cette création disparaîtra au moment du jugement dernier (Apocalypse 20 :11).

Jésus remplira et réconciliera finalement TOUT dans le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21). Son plérôme sera total, définitif et éternel et Dieu sera tout en tous (1 Corinthiens 15 :28).

CONCLUSION

Prendre conscience des ramifications du légalisme non seulement dans l’Église de par une utilisation frauduleuse et faussée de la Loi et de la Bible mais aussi dans l’espace-matière-temps est capital car cela montre qu’il n’y a humainement absolument pas d’issue dans quelque cadre que ce soit.

Le Seigneur Jésus-Christ est le seul chemin, la seule vérité et l’unique accès à la vraie vie. Il n’est pas un cadre mais une personne.

Il a rendu la captivité captive ou emmené des prisonniers pour les amener hors du camp de prisonniers vu qu’Il y a fait une énorme brèche dans les barbelés, y est pénétré pour délivrer celles et ceux qui le suivront pour « monter » en Lui faisant confiance.

Il est « monté » et s’Il est « monté », c’est qu’Il était aussi tout en-bas pour délivrer celles et ceux qui y croient et ensuite avec ceux-ci, glorieux par leur « montée » auprès de Lui, manifester Son plérôme dans le tout.

En Lui,
Martin BUSCH

56. Joseph

INTRODUCTION

L’histoire de Joseph dans la Genèse est très connue. Elle se termine super bien après bien des vicissitudes terribles subies par le fils préféré de Jacob et de Rachel.

Cette histoire pourrait bien illustrer la problématique de l’Eglise des Vainqueurs.

Nous suivrons l’histoire de Joseph et certains de ses prédécesseurs pour la mettre en parallèle avec l’histoire de l’église sous certains aspects choisis et nous pourrons constater des similitudes saisissantes !

 

 

  1. Le premier amour

Isaac recherchait l’Eternel : il méditait (Genèse 24: 63). Le mariage d’Isaac avec Rebecca fut un mariage d’amour (Genèse 24:64-67) et aussi voulu par Dieu (Genèse 24:1-61). L’Éternel apparut à Isaac et le bénit notamment à cause de l’obéissance et la foi d’Abraham son père qui aimait Sarah sa femme (Genèse 26:2-5). Isaac vécut dans l’abondance (Genèse 26:13) et il était un homme de paix (Genèse 26:12-33).

On pourrait faire le parallèle avec la période relativement idéale de l’Eglise primitive (Actes 2:1 à 3 :26) une église pleine d’amour et de partage marchant sous la conduite de la Sainte Esprie. Jésus Glorifié reproche dans sa lettre à l’église d’Éphèse représentant aussi l’église primitive la perte « du premier amour » (Apocalypse 2:4). Nous pouvons mettre l’église « primitive » en parallèle avec les « patriarches » (Pères premiers, cf. prémices, primeur) : Abraham, Isaac et Jacob.

 

 

  1. Problèmes de partage

Isaac eut un problème de puits et aussi d’espace et de terre avec les Philistins envieux comme Abraham avec Lot (Genèse 13:7). Mais cela se termina bien car Isaac s’était éloigné et offrit même un repas de fête et de réconciliation qu’il partagea avec Abimélec roi des Philistins (même racine que « Palestiniens ») et ses responsables les plus proches (Genèse 26:14-33). Esaü et Jacob, les fils d’Isaac et de Rébecca, eurent aussi petit un problème « commercial » relatif au droit d’aînesse lié à la bénédiction comprenant notamment des privilèges matériels dans le clan. Bref, il y eut des problèmes de partage.

On pourrait faire le parallèle avec Ananias et Saphira (Actes 5:1-10) et le problème de partage entre les chrétiens d’origine hellénique et ceux d’origine hébraïque (Actes 6:1-6).

Toutefois jusqu’à ce moment-là, ces difficultés furent globalement surmontées, l’intimité entre Dieu et Ses enfants étant encore passablement forte.

Il est vrai que les premiers problèmes touchent souvent au « porte-monnaie ».

 

 

  1. Aveuglement par la tradition

Isaac devint aveugle et vieux (Genèse 27:1). Il n’était plus capable de voir et d’avoir du discernement. Il ne put résister au subterfuge de Rebecca et de Jacob contre Esaü en ce qui concerne le détournement de la bénédiction due au fils aîné assurant la suprématie sur le clan (Genèse 27:2-45). Cet événement aura des répercussions jusqu’à la fin des temps, nous l’avons démontré dans nos écrits relatifs à Edom (Genèse 36:1,8,9 ; Edomites descendants d’Esaü – Occident etc.)

Toutefois, Rébecca avait eu la révélation que Jacob dominerait Esaü (Genèse 25:23b) lequel avait confirmé cela en méprisant plus tard son droit d’aînesse en le vendant à Jacob pour un plat de lentilles (Genèse 25:29-34) et en se mariant avec des païennes (Genèse 26:34-35).

Isaac aimait Esaü parce qu’il mangeait du gibier (Genèse 25:28a). Isaac n’était-il pas au courant de la révélation de Dieu à Rebecca et du mépris du droit d’aînesse de la part d’Esaü ? N’avait-il pas discerné qu’Esaü ne continuerait pas la lignée prévue par Dieu en se mariant avec des païennes ?

Il est vrai que traditionnellement la bénédiction du droit d’aînesse revenait à l’aîné. Mais Isaac était non seulement devenu physiquement aveugle mais il l’était aussi devenu spirituellement de par la tradition et, il faut le dire, de par son dieu son ventre (Genèse 27:4 ; cf. Romains 16:18 ; Philippiens 3: 19). Il n’avait ni vu, ni discerné la volonté de Dieu qui avait choisi Jacob à l’encontre de la tradition habituelle. Par là, il porte aussi une part de responsabilité en ayant fait obstacle à la volonté initiale de Dieu. Jacob avait sérieusement à cœur de suivre le chemin de Dieu mais avec Rebecca, il pensait pouvoir « aider » Dieu par la tromperie pour que Son plan s’accomplisse mieux…

On pourrait faire le parallèle avec l’Eglise primitive qui eut rapidement des soucis quand elle dut prendre position par rapport à la foi juive et la loi d’une part et l’Evangile de Jésus-Christ d’autre part devenu aussi valable pour les êtres humains d’origine païenne.

Pierre eut une vision très claire relative aux animaux impurs qui pouvaient dorénavant être tués et mangés et vit le choix de la Sainte Esprie qui vint sur les païens au grand étonnement des fidèles circoncis ayant accompagné Pierre (Actes 10:1-48).

Pourtant le concile de Jérusalem, soi-disant par tolérance et amour pour la diaspora juive et ne pas la choquer, conclut à une voie médiane se rapprochant à nouveau un peu de la tradition (Actes 15: 1-29).

Paul résista à Pierre à Antioche, lorsque ce dernier ayant mangé avec les païens, quitta leur table par peur des chrétiens d’origine juive envoyés par Jacques qui allaient arriver de Jérusalem (Galates 2:11-14). En effet les juifs ne pouvaient manger traditionnellement avec les incirconcis à la même table.

Mais Paul à son tour sur l’injonction de Jacques et des anciens de l’église de Jérusalem se plia à un rite traditionnel de la loi juive pour « paraître juif ». C’est d’ailleurs ce qui lui fit perdre la liberté (Actes 21:20-32), probablement l’expérience du salut du corps et la révélation de l’Apocalypse (cf. écrit : « Le prix de la vocation d’En Haut »).

Pourtant, Paul n’a-t-il pas lutté contre les judaïsants légalistes tout au long de ses épîtres ? « Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur. » (Galates 2:18).

La tradition rend aveugle et s’accompagne souvent de biaiseries hypocrites annulant la Parole de Dieu (Marc 7:5-13).

 

 

  1. Persécutions, conflits, répits, bénédictions, réveils

Jacob dut s’enfuir parce que menacé de mort par Esaü (Genèse 27:41-45). Il fut sous pression chez Laban et surtout lors de sa rencontre avec Esaü sur le chemin du retour au pays de Canaan.

L’Eglise fut lourdement persécutée tout au long de son histoire et ceci dès le début (Actes 4:7ss ; 5:17ss ; 6 :8ss ; 8 :1ss ; Apocalypse 2 :8ss etc.)

Mais Jacob avait la bénédiction d’Isaac et celle de Dieu qui se révéla puissamment à lui plusieurs fois pour encore et encore le bénir (Genèse 28:1-22 ; 32:1-2 ; 32:24-30; 35:15). Jacob devint Israël qui signifie « Force de Dieu ».

Chez Laban, il eut beaucoup de fils par Léa qu’il n’aimait pas, qui lui a été « refilée » par tromperie en tant qu’aînée. Il en eut plus tard par Rachel qu’il aimait et certaines « servantes de service » devant participer à la compétition d’engendrement engagée par les deux sœurs (Genèse 29:31 à 30:24). Ces fils furent les ancêtres des différentes tribus d’Israël et leur donnèrent leur nom, excepté Joseph fils de Rachel dont les deux fils Manassé et Ephraïm furent les ancêtres de ces deux tribus du même nom.

L’Eglise était en pleine croissance, pleine de grâce et de puissance (Actes 2:41ss ; 4 :32ss ;5:12ss ; 6:1+7 etc.)

Joseph fut donc le premier fils de Rachel et c’est d’ailleurs à sa naissance que Jacob choisit de rentrer au pays de Canaan (Genèse 30:25), c’est à dire de continuer le processus d’accomplissement du plan de Dieu.

Les frères de Joseph, tout en étant dans le plan de Dieu de création du peuple hébreu, ne Le recherchaient pas de tout leur cœur. Ils avaient une attitude très agressive et finalement vengeresse et meurtrière notamment avec Sichem (Genèse 34:1ss) et évidemment avec Joseph. Ils réagissaient certes à des injustices à savoir le viol de Dina leur sœur par Sichem le fils du roi Hamor et la préférence très ostentatoire accordée à Joseph par Jacob (Genèse 37:3-4). Joseph, le petit préféré qui n’en faisait pas lourd aux yeux de ses frères, n’était-il pas plus ou moins considéré comme le « petit cafteur » auprès de Jacob ? (Genèse 37:14). De plus ses deux songes où ses frères devraient se prosterner devant lui n’ont évidemment pas arrangé les choses… (Genèse 37:5-11).

Ce qui devait arriver, arriva : le massacre de Hamor et des hommes de son peuple (Genèse 34:25-31) et le projet de faire mourir Joseph qui se transforma par sa vente comme esclave aux Ismaélites. (Genèse 37:18-30). Les frères de Joseph maculèrent de sang de bouc le bel habit de Joseph pour faire croire à Jacob qu’il aurait été tué par une bête féroce (Genèse 37:31-35). Joseph aboutit en Égypte comme esclave et fut vendu à Potiphar, le chef des gardes de Pharaon (Genèse 37:36).

Tout allait relativement bien pour Joseph auquel Potiphar confia toute la gestion de sa maison car l’Éternel était avec lui (Genèse 39:2-6).

Mais la fausse accusation de viol de la femme de Potiphar le fit aboutir en prison (Genèse 39:7-19).

Là encore Dieu fut avec Joseph qui finit par avoir la responsabilité de tous les prisonniers (Genèse 39:21-23). A un moment donné, l’échanson et le panetier du Pharaon furent emprisonnés parce qu’ils l’avaient offensé. Ils eurent chacun un songe qui furent, grâce à l’inspiration de Dieu, bien interprétés par Joseph et se réalisèrent effectivement (Genèse 40:1-23). Joseph recommanda à l’échanson de ne pas l’oublier lorsqu’il sera rétabli dans ses fonctions, mais celui-ci l’oublia durant deux ans….

On pourrait faire le parallèle avec l’histoire de l’Eglise après le début des Actes des Apôtres jusqu’à nos jours.

L’installation de Jacob en Canaan ses nombreux descendants, sa richesse et les bénédictions reçues recouvrent la période de l’histoire de l’église d’environ 33 à 313. Le christianisme s’installe fortement dans l’Empire romain malgré les persécutions et les pressions. Les Apôtres avaient bien travaillé, notamment l’Apôtre Paul ! Les épîtres bibliques montrent les hauts et les bas de l’Eglise post primitive et de celle qui suivit immédiatement comme le montrent la vie à la fois un peu chaotique de Jacob et de ses fils et les bénédictions telle l’échelle céleste (Genèse 28:11-22) ou encore la lutte nocturne avec Dieu (Genèse 32:24-32).

Toujours est-il que le christianisme s’installa tellement bien que Constantin en fit une religion reconnue (313 – Edit de Milan) qui évolua en religion d’état et devint progressivement dominatrice dans des traditions et par là persécutrice vis à vis de ceux qui n’étaient pas dans « la ligne » de la tradition. Les frères de Joseph par exemple suivaient une certaine « ligne » traditionnelle mais n’hésitèrent pas au nom de cette ligne de liquider Sichem de façon radicale parce que cela les arrangeait par rapport à l’honneur de la famille mais surtout dans la récupération du butin. Juda était plutôt hypocrite dans l’histoire avec Tamar (Genèse 38:11-30).

La centralisation papiste et hiérarchisée était ainsi dans le cours normal des choses dans la perspective de la politique humaine traditionaliste religieuse, la « ligne » qui porte en elle manipulations et hypocrisies comme ce fut le cas des fils de Jacob.

Les frères de Joseph représentent non seulement l’église persécutrice et totalitaire après Constantin mais aussi l’ensemble de l’Eglise quelque soit la dénomination jusqu’au début du réveil pentecôtisto-charismatique du 20ème siècle.

Notons qu’ils reçurent, malgré tout, la bénédiction de Jacob (Genèse 49:1ss) !

La Réforme du 16ème siècle avec le retour à la Bible fut une bénédiction énorme. Elle n’était pas dans la « ligne » de la tradition de l’église catholique romaine et cela engendra guerres, persécutions, emprisonnements et conflits mais aussi les réveils qui suivirent. Les réveils, une succession de mouvements prophétiques, n’étaient jamais par définition dans « la ligne » de ceux qui les précédaient. D’où les conflits, les persécutions, les polémiques et les exclusions. Mais en même temps de nombreuses personnes trouvèrent le salut en Jésus-Christ. Retenons encore que les noms des tribus se retrouvent en Apocalypse 7:4-8 et 21:12 !!! Cette église avec toutes ses facettes même sombres n’est pas rejetée par Dieu, bien au contraire. Notons que les lettres aux sept églises de l’Apocalypse s’adressent certes aux églises des villes nommées de cette époque mais elles s’adressent aussi aux différentes dénominations qui se sont succédées durant presque 2000 ans (cf. écrit « Eglise des Vainqueurs »).

Joseph esclave et prisonnier, qui faisait des rêves et savait les interpréter avec justesse, est le pentecotisto-charismatique par excellence ! Il « représente » à ce moment-là les églises de cette mouvance désignée par l’église de Laodicée à laquelle s’adresse la dernière lettre aux églises de l’Apocalypse (Apocalypse 3:14-22). Ses rêves se réalisent. Il pratique en quelque sorte des dons spirituels ! Là où il passe, c’est la bénédiction et l’abondance et c’est même reconnu par les païens !

Mais il est toujours esclave et prisonnier. Il semble qu’il soit oublié dans sa prison alors qu’il désire en sortir, même s’il occupe une position de responsabilité dans cette prison. Il est comme l’église pentecôtisto-charismatique, bénie et en pleine expansion dans le monde mais toujours prisonnière de l’espace-matière-temps et par là toujours exposée aux tentations auxquelles elle succombe malheureusement (Apocalypse 3:14ss lettre à l’Eglise de Laodicée).

Actuellement l’église pentecôtisto-charismatique n’a majoritairement même pas conscience (Apocalypse 3:17) contrairement à Joseph qu’elle est en prison. Elle ne considère pas l’espace-matière-temps comme une prison. Elle ne croit pas qu’il soit possible d’en sortir par la métamorphose du corps impliquant l’immortalité grâce au sacrifice parfait de Jésus (Apocalypse 3:18). C’est effectivement humainement impossible mais pour Dieu tout est possible d’autant plus qu’Il l’a promis par Jésus Glorifié et via certains passages des épîtres de Paul et des écrits de Jean, notamment l’Apocalypse (Apocalypse 3:21) !

L’échanson avait oublié le prisonnier Joseph qui avait en fait très peu de chance de s’en sortir humainement parlant ! L’accusation grave d’avoir tenté de violer la femme Potiphar n’avait pas été levée et ne risquait pas d’être levée car la recherche de la vérité et de l’équité en justice à cette époque n’était pas la panacée du régime en place.

Ses frères ne savaient même pas s’il était encore vivant et la vérité vis à vis de Jacob concernant la fausse mort de Joseph n’avait pas été rétablie. Donc aucune espérance d’action ou de rachat éventuel possible par Jacob pour obtenir la libération de son fils préféré. Bref, pas d’espoir du côté des hommes, même sensés être les plus proches, pour sortir de là.

Voilà où nous en sommes au début de ce 21ème siècle ! Le très puissant merveilleux réveil pentecôtisto-charismatique a eu lieu et a encore lieu mais presque personne n’a espoir de sortir de la prison excepté « les pieds devant » c’est à dire une fois mort. Humainement parlant, Joseph ne pouvait espérer sortir de la prison de Pharaon que par la mort comme c’était le cas pour de très nombreux prisonniers de l’époque et comme c’est le cas pour nous aujourd’hui.

Il est pourtant fondé de penser que les deux rêves de sa jeunesse, cette « Révélation – Parole de Dieu » pouvaient être pour lui un cordon d’espoir pour espérer sortir de cette terrible prison avant sa mort, d’autant plus que tout s’était réalisé en ce qui concerne l’échanson et le panetier du Pharaon. En effet pour que ses frères puissent se prosterner devant lui, il fallait qu’il puisse être debout et encore vivant ainsi que dans une position « glorieuse » le plaçant humainement au-dessus d’eux !!!

De même la Parole de Dieu et particulièrement l’Apocalypse est pour nous ce cordon d’espoir pour sortir par notre apparemment infranchissable porte de la prison espace-matière-temps car pour être ces rois et sacrificateurs qui combattent et finissent par régner sur terre il faut être debout, vivant dans la gloire !

Joseph est comme l’Apôtre Jean : il a une intimité extraordinaire avec son Dieu. Toutefois, il est rejeté comme Jean victime des Diothréphistes (3 Jean:9-11) d’ailleurs un peu semblables à ses frères. Il est victime de l’injustice, persécuté, emprisonné dans la geôle du Pharaon, comme Jean fut persécuté, exilé et isolé sur l’île de Patmos « à cause de la Parole de Dieu » (Apocalypse 1:9).

 

 

  1. Passage dans la Salle du Trône.

Comme les frères de Joseph l’ont rejeté, comme Jean a été mis en quarantaine par ses frères chrétiens, l’admission du livre de l’Apocalypse dans le canon biblique n’ayant d’ailleurs eu lieu qu’à la fin du 2ème siècle prouvant cela, Dieu intervint Lui-même miraculeusement.

Pour Joseph, Il se servit du Pharaon païen et idolâtre pour l’avertir par rêves et l’explication inspirée de Joseph des sept années d’abondance et des sept années de famine qui allaient avoir lieu. C’est ce qui permettra à Joseph de sortir de prison pour accéder non seulement à la liberté, à la Salle du Trône de Pharaon mais encore au poste de « premier ministre » de l’Égypte avec tous les pouvoirs pour pouvoir régner efficacement. Cette position permettra le « salut » ou la survie esprie, âme et corps non seulement des Égyptiens mais d’autres peuples environnants et plus particulièrement d’Israël-Jacob et de ses fils !!! (Genèse 41:1-45).

Parallèlement, Jésus, comme Il l’avait annoncé dans les évangiles (Matthieu 16: 28 ; cf aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27 ; cf. écrit : « Retour ou retours de J-C »), revint une première fois pour les Siens auprès de l’Apôtre Jean à Patmos pour lui accorder la Révélation et le métamorphoser pour le libérer de la prison espace-matière-temps. Jean monte par conséquent à la Salle du Trône (Apocalypse 4:1ss). Il lui est entre autres révélé que l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:7b etc.) deviendra un « royaume et des sacrificateurs qui règneront sur terre » (Apocalypse 5:10 ; 20:4-6). Cela se passera juste avant la Grande Tribulation qui provoquera tellement de misères (Apocalypse 3:10 ; 6:3ss).

Comment ne pas penser à la famine avec ses misères qui se préparait en Égypte et dans toute la région ?

 

 

  1. Travailler à partir de la Salle du Trône avec efficacité.

Comme Dieu était avec Joseph, il put prendre des responsabilités au sein de la prison. C’est ce que fait tant bien que mal l’Eglise pentecôtisto-charismatique d’aujourd’hui. Mais quand il était auprès de Pharaon muni de la révélation de Dieu et des pleins pouvoirs, il avait les moyens et la possibilité de travailler autrement et efficacement. Il se mit donc au travail pour organiser les réserves en vue des années de famine : « Il quitta Pharaon et parcourut tout le pays d’Égypte… » (Genèse 41:46). Probablement des millions d’êtres humains furent sauvés d’une mort certaine (Genèse 41:54-57). Joseph fut lui-même préservé, sauvé de la sécheresse et de la famine et put de surcroît sauver par son action vue l’autorité quasiment plénipotentiaire octroyée par le Pharaon ces millions de personnes. Toutefois, précisons que bien des personnes finalement sauvées durent subir dans un premier temps la terrible réalité de la famine dont son père et ses frères !!!

L’Eglise des Vainqueurs dont fait partie l’Apôtre Jean aussi représentée par Joseph, métamorphosée munie de la révélation du Trône et de la pleine puissance en émanant, couronnée et munie d’un arc « partira en vainqueur et pour vaincre » sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2) pour la mise en place du plus grand réveil de l’Histoire (Apocalypse 7). Elle sera préservée de la Grande Tribulation parce qu’elle aura été métamorphosée, libérée de la prison espace-matière-temps où se passeront tous ces malheurs et pourra de ce fait agir efficacement à partir du Trône de Dieu.

Il y aura les 144 000 (nombre non limitatif) du « reste » des tribus d’Israël et une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et de toutes langues (Apocalypse 7:4-8). Toutes ces personnes se trouveront sur terre (Apocalypse 7:3), seront issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:14b) et se retrouveront tout à coup devant le Trône (Apocalypse 7:15) pour alors se joindre à l’Eglise des Vainqueurs initiale puisqu’ils auront expérimenté la métamorphose et l’immortalité par le marquage du sceau (Apocalypse 7: 2-8 ; cf. aussi Apocalypse 14:1).

 

 

  1. La grande réconciliation.

La famine amena évidemment les frères de Joseph en Égypte pour acheter du blé. C’était une question de survie : sept années de famine en cours, tôt ou tard irrémédiablement fatales !!!

Ils se prosternèrent devant lui (Genèse 42:6). C’est ainsi que se réalisèrent les deux rêves de la jeunesse de Joseph. Dans sa sagesse, il engagera tout un processus de réconciliation face à ses frères en testant leur cœur sans faire de concession (Genèse 42:7ss). Il fallait absolument la REPENTANCE réelle (Genèse 42:21-22+36 ; 43 :14+18 ; 44:33-34 ; 45:3-5) sans laquelle rien n’est possible. Cela aboutit à la réconciliation véritable dans les larmes (Genèse 45:1,2,14,15 ; cf. aussi 43:30-31) et à l’arrivée de l’ensemble du clan d’Israël en Égypte où il put se multiplier et devenir le peuple hébreu (Genèse 42:7 à 46:7).

La position et les victoires en découlant de l’Eglise initiale des Vainqueurs passée par la repentance (Apocalypse 2: 5,16,22 ; 3:3,19), amènera aussi une foule innombrable de personnes au Seigneur dans le contexte de la Grande Tribulation, de catastrophes telles que les gens se cacheront dans des grottes et demanderont aux montagnes et aux rochers de tomber sur eux face à la colère de l’Agneau (Apocalypse 6:15-16).

Mais ce réveil piloté à partir du ciel engendrera la réconciliation finale entre les Juifs et les chrétiens et les chrétiens entre eux qui tous auront lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14c), c’est à dire qui auront reconnu le sacrifice de Jésus et se seront alors repentis de leurs péchés. L’unité dans la gloire du Trône sera réelle (Jean 17:21-24 ; Apocalypse 12:1) et sera en quelque sorte scellée dans les larmes (Apocalypse 7:17c) comme dans l’histoire de Joseph.

 

 

CONCLUSION

Joseph signifie « Dieu ajoutera ». Jésus Glorifié, lorsqu’il fit écrire à Jean les lettres aux sept églises puis le reste du livre de l’Apocalypse, voulait et veut toujours ajouter la bénédiction de la métamorphose du corps pour nous sortir de la prison espace-matière-temps. Il veut que nous allions dans la Salle du Trône et que nous entrions comme Joseph dans notre position de responsabilité en vue de sauver un maximum de gens avant et surtout durant la Grande Tribulation qui est à la porte. En effet, la mondialisation actuelle et ses techniques de communication et de guerre de destruction massive qui n’existaient pas auparavant, rend la Grande Tribulation devant toucher tous les hommes sur terre (Apocalypse 3:10b ; 6:3ss), de plus en plus probable et crédible.

Plus que jamais, doit résonner l’appel de Jésus Glorifié : « Que celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprie dit aux églises » (Apocalypse 3:22).

En Jésus,

Martin BUSCH

55. Le prix de la vocation d’en-haut

INTRODUCTION

« Non pas que j’aie déjà atteint le but ou soit devenu parfait mais je m’élance pour le saisir, car j’ai été moi-même saisi par Christ Jésus. Frères, je considère ne pas l’avoir saisi. Une seule chose : oubliant ce qui est en arrière et étant tendu vers ce qui est en avant, je m’élance vers le but en vue du prix du combat (brabeon = prix du combat, de la compétition) de la vocation (klèsis = appel, vocation, invitation, assignation, citation) d’En Haut de Dieu en Christ Jésus » (Philippiens 3:12-14 ; trad.litt.).

Le contexte qui précède fait référence au baptême non pas d’eau mais au baptême de feu et de gloire ainsi qu’à la Ste Cène de gloire. Ici la conformité à la mort de Jésus (Philippiens 3:10) correspond à l’offrande du corps en sacrifice vivant et agréable à Dieu suivi de la métamorphose du corps (Romains 12:1-2) ou l’expérience du baptême de gloire de Jean lorsqu’il tombe comme mort aux pieds de Jésus Glorifié (Apocalypse 1:17a et 18). Paul au verset 10 emploie le mot « communion » (koinonia) à Ses souffrances qui fait clairement allusion à la Ste Cène de gloire. La résurrection dont il est question ici correspond à la métamorphose du corps, au salut du corps (2 Corinthiens 3:18 ; Romains 8:23 ; Apocalypse 1:17b et 18).

Deux indices nous y conduisent :

« …je considère que tout est perte en regard du bien suprême qu’est la connaissance (gnosis) du Christ Jésus mon Seigneur…il s’agit de le connaître lui et la puissance de la résurrection… » (Philippiens 3:8,10).

Connaître Christ au sens biblique du terme c’est faire vraiment un avec Lui dans la perfection, dans la puissance de la résurrection, de la gloire, du feu, de la lumière pour pouvoir réellement et vraiment être Son épouse ou alors Son corps de gloire. Pour Paul, en-dehors de cela, tout n’est que perte (Philippiens 3:7). Il estime clairement qu’il n’y est pas, qu’il n’a pas atteint ce but. La connaissance de Christ et la perfection représentent clairement un but, un objectif non encore atteint par Paul, ce qui semble tout de même très étonnant, vu le ministère du concerné ! (Philippiens 3:12). En effet, la connaissance de Christ et la perfection ne peuvent se vivre réellement que dans un corps glorifié dans l’environnement céleste de gloire.

« …si d’une façon ou d’une autre (ei pos = si de quelque manière, si d’une manière quelconque, si quelque peu, s’il est possible) je parvienne à la résurrection, celle d’entre les morts » (Philippiens 3:11).

A première lecture on pourrait croire qu’il s’agisse de la résurrection après la mort physique. Toutefois, d’après ce texte, Paul n’est pas du tout sûr d’y parvenir !!! Cela paraît tout à fait incroyable !!! Paul aurait-il perdu la certitude du salut éternel par la foi en Jésus-Christ ? Le juste n’aurait-il pas la vie éternelle par la foi de façon certaine ? L’obtention de la résurrection et du salut ne serait-elle pas acquise une fois pour toutes par le « Tout est accompli » de Jésus sur la croix et Sa résurrection ? Que ferions-nous d’1 Corinthiens 15 le chapitre de la résurrection ? Paul pourrait-il ajouter quelque chose à l’œuvre du Christ ?

Bien entendu Paul n’a aucun doute à ce sujet. Mais pour bien comprendre ce texte il est évident qu’il s’agit ici du salut du corps ou de la métamorphose du corps comme nous l’avons affirmé plus haut et comme cela se confirmera encore au verset 20 de ce troisième chapitre de l’épître aux Philippiens. Il n’y a en quelque sorte pas trop le choix d’interprétation vu le contexte biblique général et le contexte immédiat de ce texte en particulier.

Paul a un but : remporter le prix de l’appel d’En Haut, de Dieu EN Christ Jésus. Autrement dit, il tend, pour y parvenir si possible, vers cette « résurrection » (Ici, EXanastasis : littéralement résurrection HORS DE c’est-à-dire élévation qui suppose plutôt la délivrance de la mortalité et ne suppose donc pas la mort préalable**.** Le préfixe « ex » précise qu’il s’agit d’une sortie, d’une évasion par élévation qui ne peut être ici que la métamorphose du corps. Par contre, en général anastasis sans ce préfixe ex est employé pour désigner le mot résurrection au sens classique du terme), cette élévation, ici métamorphose du corps pour sortir hors de la prison des mortels c’est à dire d’entre ceux qui vivent dans l’espace-matière-temps déjà prisonniers de la mort parce qu’irrémédiablement voués et destinés à mourir.

« Malheureux homme que je suis : qui me délivrera de ce corps de mort ?» s’écria Paul en Romains 7: 24. Cette délivrance implique « la mort de la mort » dans notre corps pour qu’il puisse en quelque sorte « ressusciter par élévation hors de » ou être transformé. C’est cela « communion » aux souffrances du Christ lequel a pris notre place pour que tout ceci soit possible !

 

1. Métempsychose ou métaskèmatismos ?

Ces noms « barbares » pour les non hellénistes désignent deux conceptions totalement opposées.

La métempsyc[h]ose désigne la migration des âmes ou de l’être intérieur après la mort dans un nouveau corps. Elle ouvre la voie à la doctrine de la réincarnation liée à toutes les pratiques religieuses de type extrême-orientales dont le bouddhisme par exemple. Là le corps doit à terme disparaître car il est considéré comme une prison, une punition. L’atteinte de la perfection comme le Bouddha par exemple, permettrait alors la dispense de la réincarnation et l’échappatoire définitive dans le nirvana ou « paradis » bouddhiste. La philosophie grecque considère aussi le corps comme une simple enveloppe dont il faut se débarrasser d’où le suicide de Socrate. La théologie chrétienne relative au corps – soma ne s’est-elle pas laissée séduire quelque part par ces enseignements ?

Le passage de Paul aux Philippiens s’oppose clairement à ces options par le métaskèmatismos :

« En effet notre citoyenneté est (uparko = être, être en possession, avoir des biens, des possessions) dans les cieux d’où nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transfigurera (métaskèmatidzo = revêtir une autre forme, structure, transformer, transfigurer, métamorphoser cf. métamorphoo ; si on décompose : méta = autre ; skèma = schéma, forme, figure, structure ) notre corps de misère conforme (summorphos = égal à, selon la même forme, la même morphologie) à son corps de gloire selon l’énergie (energeia = énergie, puissance, efficacité, action, pouvoir) de pouvoir soumettre à lui toutes choses. » (Philippiens 3:20-21 ; trad. litt.).

Cet événement correspond au premier retour de Christ pour les Siens et pour Jean décrit en Apocalypse 1: 10ss. Jean fut alors transfiguré pour aller au ciel (Apocalypse 4:1ss).

Nous avons un seul corps et on n’en changera pas. Il ne se réduit pas à une simple enveloppe qui se remplace au gré des événements notamment au moment de la mort. Non, il a été créé unique par Dieu comme notre âme et notre esprie. Il est nous-même : « Je suis mon esprie, je suis mon âme, je suis mon corps » exactement au même titre. Même s’il meurt, il sera ressuscité glorieux et restera en tant que tel moi dans ma dimension corporelle.

Mais là nous avons mieux encore : le métaskèmatismos ou la métamorphosis du corps qui est la mise en conformité à l’égal du corps de gloire de Jésus Lui-même et nous dispense par conséquent de la mort par l’énergie, la force et la puissance identique à celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts ! Ici, il n’est plus question d’une résurrection au sens classique du terme mais bien d’un nouveau relèvement pour aller « hors de » la zone de mort, d’une transformation, d’une transfiguration qui permet justement l’immortalité et le passage dans la Salle du Trône.

 

2. Le prix du combat selon l’appel de Dieu en Christ Jésus

En général nous connaissons l’appel de Dieu en vue de la conversion. Ici il s’agit d’un autre appel adressé à Paul mais aussi aux chrétiens.

Paul veut répondre à cet appel en « gagnant Christ » (Philippiens 3:8b) non pas par sa propre justice venant de la loi mais par la foi en Lui, la justice qui vient de Dieu (Philippiens 3:9).

Il veut « connaître » Christ par la puissance d’En-Haut.

Il oublie ce qui est passé pour se projeter vers ce qui est devant à savoir le but, le prix attaché à l’appel d’En-Haut que Dieu nous adresse en Jésus-Christ (Philippiens 3:14).

Il attend tout en étant dans la course, le combat, la compétition. Il s’agit en effet d’une attente dynamique, d’exhortation, de combat et de compétition.

Paul, le « grand Paul » n’aura pas atteint le but, n’aura pas obtenu le prix de son combat dont il est question ici. Pourtant il se sera élancé, il aura couru et il aura été tendu vers ce but pour obtenir le prix du combat à savoir la transfiguration de son corps humilié de misère en conformité au corps glorifié du Seigneur Jésus-Christ (Philippiens 3:12+20).

Il n’y arrivera pas et mourra en martyr à Rome. Nonobstant, il a couru, il s’est battu et a exhorté les chrétiens à marcher dans la même direction, sur la même ligne, d’un même pas.

Par contre l’Apôtre Jean y est arrivé.

Pourquoi Paul n’y est-il pas arrivé ? Comment le texte biblique original explique-t-il le pourquoi de cet échec ?

« Et maintenant voici, lié par l’esprie (dedemos ego to pneumati ; l’esprie de Paul et pas la Sainte Esprie ; verbe deo : lier, attacher par des chaînes, en prison : ce qui est à l’opposé de 2 Corinthiens 3:17 prônant la liberté là où est l’Esprie Sainte), je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera ; sauf que (plèn oti qui souligne une véritable contradiction : il ne sait pas ce qui lui arrivera.Pourtant l’Esprie Sainte l’informe clairement….) de ville en ville, l’Esprie la Sainte (to pneuma to agion : ici l’expression souligne qu’il s’agit ici de l’Esprie, celle qui est Sainte par opposition à l’esprie de Paul qui l’a lié pour aller à Jérusalem) m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent. » (Actes 20:22-23). Paul n’en tient pas compte, il est prêt à mourir… mais était-ce la volonté de la Sainte Esprie ?

Nous avons une réponse claire avec le passage d’Actes 21:4 : « Les disciples, poussés par l’Esprie, disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem » et d’Actes 21:10-12 : « Nous étions là depuis plusieurs jours lorsqu’un prophète du nom d’Agabus est descendu de Judée et est venu nous trouver. Il a pris la ceinture de Paul, s’est attaché les pieds et les mains et a dit : « Voici ce que déclare la Sainte-Esprie : L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs l’attacheront de la même manière à Jérusalem et le livreront entre les mains des non-Juifs. En entendant cela, nous-mêmes et les croyants de Césarée, nous avons supplié Paul de ne pas monter à Jérusalem » où il sera arrêté, pose un problème d’autant plus qu’une fois à Jérusalem, il se soumit sur le conseil de « chrétiens encore un peu judaïsants », certes bien intentionnés, à une forme de retour en arrière à la loi juive dans la mise en pratique d’un rite passablement contraire à son enseignement et à sa démarche. Cela lui fut effectivement fatal en ce sens qu’il fut reconnu et arrêté justement au Temple où il accomplissait son rite et que la suite des événements le mènera finalement au martyre à Rome auquel il était d’ailleurs prêt, précisons-le (Philippiens 1:21 ; Actes 19:21 ; 20:22-24 ; 21: 4 ; 21:9-12 ; 21: 20-40). Quand on retourne en arrière, quand on recule, on va dans la direction opposée au but et il est sûr que la course ou le combat ne peuvent évidemment pas être remportés.

Hébreux 11: 35 permet-il un éclairage sur cette difficulté ? « …d’autres furent livrés aux tourments et n’acceptèrent point de délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection ». Nous n’en sommes absolument pas persuadés.

Des traductions erronées proposent que l’Esprie [Sainte] met Paul en prison, l’attache par des chaînes, le lie pour aller à Jérusalem alors qu’il s’agit ici en vérité d’après le texte original de l’esprie humaine de Paul ! Elles ne tiennent pas compte ni du texte, ni du contexte où l’Esprie, la Sainte, l’avertit clairement pas seulement une fois mais plusieurs fois de ne pas y aller !!! Le résultat fut évident : retour à la tradition religieuse juive (Actes 21:21-29) et chemin douloureux dans l’emprisonnement suivi du martyre (Actes 21:30 et suite) alors que la métamorphose du corps était prévue pour Paul qui en avait clairement posé les bases et les fondements dans ses épîtres de la façon la plus claire !!!

Toujours est-il que l’Apôtre Jean a obtenu le prix dont il est question ici, pour que nous ayons la Révélation de Jésus-Christ Glorifié ayant institué l’Eglise des Vainqueurs et tous les aspects y afférant dont la métamorphose du corps dont il est question dans notre texte.

Pourtant, pour nous répéter, c’est bien Paul qui a posé les fondements doctrinaux de la possibilité du salut du corps, de l’immortalité, de la métamorphose de gloire en gloire, nous l’avons vu dans nos écrits précédents. Ici dans l’épître aux Philippiens, il confirme encore cela par la description du prix du combat ou de la compétition vers lequel il tendait suite à la vocation de Dieu EN Christ Jésus !

 

Conclusion

L’appel céleste selon Dieu en Jésus-Christ pour remporter ce prix reste et est d’autant plus valable aujourd’hui que le Seigneur est entrain de révéler à Son Eglise la nature de ce prix à remporter.

Cette révélation est la Parole de Dieu que l’on peut comparer à des semences : soit elles tomberont le long du chemin, sur le sol pierreux, dans les épines, soit elles tomberont dans la bonne terre (Marc 4:3-20 ; Luc 8:11-15).

Le mystère du Royaume de Dieu vous est proposé comme aux disciples pour qu’il soit rendu visible dans le feu céleste produisant la lumière de la réalité-vérité. Pour ceux du dehors il n’y a que paraboles, images et symboles (Marc 4:11).

Ceux du dedans, en tant qu’Église des Vainqueurs, sont appelés à agir à partir du ciel après avoir remporté le prix et non plus de façon charnelle à partir des éléments du monde et à la façon du monde.

Reculer, se rediriger en arrière nous garantit que le prix de la course ne pourra être remporté.

Oubliant ce qui est en arrière, soyons tendus vers ce qui est en avant, élançons-nous vers le but pour remporter le prix de la transfiguration de notre corps !

En Lui, Martin BUSCH