79. Exils

INTRODUCTION

Être exilé signifie devoir partir de chez soi, de sa terre de naissance pour des raisons économiques, politiques ou autres. L’être humain est un peu comme un arbre : si on le déracine pour le planter ailleurs et surtout dans une région soit trop froide soit trop chaude avec un terrain et/ou une humidité inadaptés, cela peut conduire au dépérissement et à la mort.

C’était et c’est malheureusement en partie encore vrai pour Israël mais c’est surtout vrai pour l’humanité entière qui est exilée du paradis et de la présence directe d’avec Dieu.

Nous avons vu lors de nos derniers écrits les parallélismes entre l’histoire d’Israël et celle de l’église voire de l’humanité. Israël est en quelque sorte un « concentré » de l’humanité entière et son histoire porte en elle des aspects prophétiques pour les autres humains et surtout pour l’Eglise.

Les différents exils du Peuple d’Israël indiquent aussi des parallélismes et des enseignements à considérer attentivement par l’Eglise particulièrement.

 

1. Egypte et désert

Si « l’exil » en Égypte a été dans un premier temps salutaire au niveau alimentaire, il n’en est pas moins un exil loin de Canaan ou du pays promis. Jacob, ses femmes et ses fils durent quitter les lieux de la terre promise pour des raisons de sécheresse et de famine. Certes le terrain et l’accueil étaient bien préparés par Joseph, fils de Jacob, alors premier ministre de Pharaon et instrument de salut du pays d’Égypte et finalement aussi de sa famille puis de son peuple en formation où les réserves nécessaires avaient été faites en prévision des sept années de famine prévues.

Mais quelle série de miracles avait été nécessaire bien plus tard avec Moïse pour la libération du Peuple Hébreu réduit en esclavage. La libération de l’esclavage par l’exode fut suivie de 40 années de pérégrinations dans le désert avant la conquête du Pays promis. Précisons que ces 40 années de désert n’étaient pas dans le plan de Dieu qui voulait le faire entrer très rapidement dans le Pays promis (cf. Nombres 13 et 14).

Si nous faisons le parallèle avec les Evangiles et l’Histoire de l’Eglise, nous retrouvons des étapes semblables :

  • L’Agneau Pascal sacrifié la nuit de Pâques est à mettre en parallèle avec le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ sur la croix.

  • La préservation des premiers-nés hébreux est à mettre en parallèle avec la résurrection glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ, le premier né d’entre les frères (Romains 8:29 ; Colossiens 1:15+18 ; Hébreux 1:6 ; Apocalypse 1:5).

  • L’Exode est à mettre en parallèle avec la conversion du chrétien.

  • Le passage miraculeux de la Mer Rouge est à mettre en parallèle avec le baptême d’eau.

  • Le don des dix commandements au Sinaï est à mettre en parallèle avec le baptême dans la Sainte Esprie et de Feu suivi des dons spirituels, des fruits de l’Esprie et des ministères charismatiques.

  • La vie dans le désert du début jusqu’à l’épisode des explorateurs envoyés en Canaan par Moïse entre autres sous la conduite de la colonne de fumée le jour et la colonne de feu la nuit est à mettre en parallèle avec la vie de l’église des débuts avant l’Apocalypse.

  • L’épisode des explorateurs dans le Pays promis dont Josué et Caleb qui furent les seuls à croire, est à mettre en parallèle avec les exhortations de Jésus-Christ glorifié aux 7 églises au début de l’Apocalypse en 92 environ avec le ministère de l’Apôtre Jean qui seul crut, fut métamorphosé, monta, communiqua par la rédaction et la diffusion du livre de l’Apocalypse et bénéficia de l’immortalité (Jean 21:22 ; Apocalypse 1:10,17 ; 4:1-2).

  • Les 40 ans de pérégrination dans le désert avec la mort de la génération initiale du Peuple exceptés Josué et Caleb suite au refus d’écoute et d’obéissance à YHWH ELoHiM est à mettre en parallèle avec les 2000 ans ou plus… d’histoire de l’Eglise qui a aussi refusé dès 92 jusqu’à ce jour de se repentir et d’écouter ce que l’Esprie dit. Il s’agit en effet d’obéir par rapport à la pratique du jeûne, la « prière du corps », intrinsèquement liée à la foi en la nécessité du salut du corps par le Baptême et la Ste Cène de Feu et de gloire – et pas uniquement à la nécessité du salut de l’âme et de l’esprie – seul moyen pour l’immortalité et le passage dans le « Pays céleste promis ».

  • La traversée miraculeuse du Jourdain et l’entrée du Peuple dont le survivant Caleb, avec Josué l’autre survivant et chef, dans le Pays promis est à mettre en parallèle avec la montée miraculeuse esprie, âme et corps glorifié à la Salle du Trône dans les lieux célestes pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Rappelons que le Peuple est passé en Canaan esprie, âme et aussi corps !

  • La conquête du Pays promis avec Josué finalisée par David ainsi que le processus de reconquête actuel commencé en 1948 est à mettre en parallèle avec la formation puis l’action de l’Eglise des Vainqueurs au complet dans les lieux célestes et sur terre, puis avec l’enlèvement donnant la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs. Cette génération « enlevée », définitivement installée dans les lieux célestes obtiendra avec tous les « montés, avec l’Archange Michel et ses anges, la victoire définitive dans les lieux célestes encore actuellement partiellement occupés par le Dragon et, trois ans et demi plus tard, sous la conduite du Seigneur Jésus-Christ, la victoire définitive sur la terre sur le Prince de ce monde toujours encore dominé par lui, en vue de l’établissement du Millénium enfin suivi de l’Eternité.

Ainsi nous constatons ces parallélismes étonnants et…détonants que nous avons expliqués et démontrés dans nos écrits précédents, textes bibliques à l’appui !

Nous connaissons par conséquent le « programme » et nous savons exactement où nous en sommes à savoir dans la phase du désert ! Nous ne sommes pas encore rentrés de « l’exil fondamental d’Égypte » ou de l’exil dans l’espace-matière-temps où Adam et Eve furent éjectés. Nous sommes certes sortis d’Égypte en tant qu’Église, mais toujours encore dans le désert donc pas encore rentrés dans le paradis, les lieux célestes dont la porte est pourtant grande ouverte à présent par et en Jésus-Christ.

Jésus-Christ Glorifié a pourtant mis les points sur les « i » par Ses diverses exhortations (Apocalypse 1-3).

La conquête n’a même pas encore pu commencer. En effet la victoire se gagne d’abord dans les lieux célestes puis dans les lieux terrestres. Pour cela il faut évidemment d’abord réellement être, esprie, âme et corps glorifié dans les lieux célestes. Jésus Lui-même était d’abord dans les lieux célestes auprès du Père avant de s’incarner et d’accomplir parfaitement sa mission terrestre. Il est notre modèle, donc à nous d’avoir la foi et le vécu correspondants.

Adam et Eve au revêtement glorieux de Feu et de Lumière divins étaient dans les lieux célestes, le paradis auprès de YHWH ELoHiM en vue d’accomplir leur mission c’est à dire gérer parfaitement la création, ce qui était tout à fait à leur portée dans ces conditions.

De même l’Eglise est appelée à devenir l’Eglise des Vainqueurs, c’est-à-dire à monter à la Salle du Trône, être au paradis pour accomplir en couple avec Jésus sa mission de reconquête d’abord dans les lieux célestes puis sur terre.

Parallèlement, Israël, le Peuple choisi de YHWH ELoHiM doit d’abord être esprie, âme et corps dans le Pays promis dont les frontières furent bien déterminées par YHWH ELoHiM Lui-même pour accomplir sa mission pour le reste du monde et particulièrement pour l’Eglise. Il devra par-là indiquer ou aider à indiquer le chemin, ainsi que le suivre, du « passage du Jourdain », c’est-à-dire la montée en vue du démarrage de la conquête totale des lieux célestes dont une partie est encore occupée par le Dragon – Serpent et ses forces (Apocalypse 12:9-10).

C’est pour cette raison bien précise que l’Ennemi ne veut en aucun cas que le Peuple élu « règne » sur le Pays promis tout au moins sur l’ensemble du territoire désigné par YHWH ELoHiM à Abraham. Nous constatons d’ailleurs actuellement, exactement comme c’est le cas dans les lieux célestes, qu’Israël n’a récupéré qu’une partie du territoire promis. Certes Jésus a les clés de l’Hadès et y a par conséquent autorité, mais Il a décidé que la conquête définitive par l’éjection définitive du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes, se ferait non seulement avec les anges, mais aussi avec Son Épousé, l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12:7-12).

Une des armes préférées du Dragon sera l’exil qu’il provoquera en pervertissant le Peuple dont les péchés entraîneront la rupture d’avec YHWH ELoHiM. La voie est ainsi ouverte à l’exil assorti d’esclavagisme, de destructions et de massacres visant bien entendu l’extermination.

 

2. Assyrie – Babylone – Perse

En -722 les 10 tribus du Nord d’Israël, avec la capitale Samarie furent déportées par les Assyriens. Il ne restera pas de traces évidentes de celles-ci qui se mélangèrent assez rapidement avec les populations païennes où elles furent déportées, notamment à Ninive. Le paganisme et l’idolâtrie avaient d’ailleurs déjà très largement fait ses ravages dans ce Royaume du Nord du Peuple hébreu.

De -597 (Joaquin roi de Juda) à -581 en passant par -586-587 (Sédécias roi de Juda – destruction du Temple), les Babyloniens ont progressivement déporté les habitants de Juda, le Royaume du Sud du Peuple hébreu.

Comment en est-on arrivé là ? Tout était pourtant bien rétabli avec David, fils de Jessé, la référence par excellence notamment messianique (Esaïe 11:1ss). La conquête était terminée, les frontières à peu près stabilisées. Il restait le Temple à construire et le plan de Dieu particulièrement au niveau messianique pouvait se mettre en route puisque toutes les conditions pour cela semblaient requises : le Peuple habitant sur l’ensemble de sa terre promise, Jérusalem étant la capitale et bientôt le Temple devant être construit.

Mais David commit l’adultère avec la très belle Bethsabée et fit tuer son mari Urie. Un fils naquit de cet adultère qui mourut suite à la prophétie du prophète Nathan (2 Samuel 11 et 12). Puis Salomon naquit comme deuxième fils de son union avec Bethsabée.

Salomon succéda à David et tout commença bien. Il demanda la sagesse à Dieu, construisit le Temple, rédigea des écrits extraordinaires dont le Cantique des Cantiques, l’Ecclésiaste et les Proverbes qui nous sont conservés. Son règne eut un rayonnement énorme. Il dirigeait à cette époque, on pourrait quasiment dire, la première puissance mondiale.

Il avait lui-même une dimension messianique notamment en ce qui concerne la sagesse, l’intelligence, la science, le jugement rendu avec justice (Esaïe 11:2-4 ; 1 Rois 3:16-28 ; 5:9-14 ; 10:1-10). Sa connaissance de YHWH ELoHiM était très grande (1 Rois 8:12-61). Bref toutes les conditions favorables étaient réunies pour accueillir le Messie dont le rôle majeur est de réunir le ciel et la terre ou encore d’amener le ciel sur la terre et la terre au ciel avec le Peuple, l’Épouse (cf. Esaïe 11:6-16). Pensons à la prière du « Notre Père » : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » … ! Pensons aussi à Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme qui, de par Son identité, en Lui-même, était le début de la réunification lieux célestes et terre ou espace-matière-temps.

Mais Salomon eut 700 épouses et 300 concubines issues des nations étrangères qui égarèrent son cœur vers des dieux étrangers auxquels il bâtit même des sanctuaires. Cela mit YHWH ELoHiM en colère et les problèmes commencèrent. Des ennemis se levèrent contre Israël et le royaume fut divisé en deux (1Rois 11 et 12). La suite des événements fut simplement désastreuse et aboutit à l’exil « Assyrie, Babylone, Perse » malgré les nombreux avertissements des prophètes aux différents rois d’Israël et de Juda qui, majoritairement, « firent ce qui est mal aux yeux de l’Éternel ».

Les conditions pour un royaume messianique n’étaient plus réunies car il est en effet indispensable que le Peuple d’Israël uni sur sa terre accueille positivement le Messie, c’est son rôle indispensable pour Son règne : « En ce jour-là, il y aura un rejeton de Jessé, qui se dressera comme la bannière des peuples ; les nations se tourneront vers lui, et sa résidence sera entourée de gloire Il lèvera l’étendard vers les nations pour recueillir les exilés d’Israël et rassembler les débris épars de Juda des quatre coins de la terre. Alors cessera la rivalité d’Ephraïm et les haineux dans Juda disparaîtront : Ephraïm ne jalousera plus Juda, et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm. » (Esaïe 11:10+12-13).

Le règne messianique terrestre de Jésus n’a pas non plus pu commencer il y a 2000 ans car les Juifs ne l’ont pas accueilli comme ils auraient dû le faire, ni par la suite les chrétiens quand Il apparut glorifié à l’Apôtre Jean. De même l’ensemble des lieux célestes n’a pas pu être dégagé de l’Ennemi d’où il oppresse toujours encore la terre et ses habitants. Inutile de faire un dessin… !

Les moments parmi les plus favorables pour le règne messianique terrestre étaient à l’époque de David et surtout de Salomon. Mais leur comportement a tout remis en cause et a mis en route le processus vers l’exil et non le processus vers l’ère messianique.

Certains disent que si le premier fils de David et de Bethsabée avait été conçu dans des conditions « propres », il aurait pu être le roi d’Israël qui aurait été digne d’accueillir le Messie. Mais là nous sommes dans les si…

Quoi qu’il en soit, l’exil de 40 ans environ commença à prendre fin en -539,

-538 avec Cyrus roi des Perses.

De retour au Pays, il fallait non seulement reconstruire l’économie mais encore les murailles de Jérusalem et le Temple, éléments indispensables pour remonter la pente. Par le renvoi des femmes d’origine étrangère (Esdras 10:1-3 ; Néhémie 13:27), il fallait que le Peuple retrouve son identité et sa lignée pour pouvoir le cas échéant accueillir le Messie qui devait obligatoirement être le « rejeton ou descendant de Jessé ».

Israël n’avait pas compris : il fallait recommencer à zéro un peu comme l’élève qui redouble pour se remettre à niveau par la répétition et toujours encore la répétition.

Comme l’exil en Égypte et dans le désert, celui de Babylone permit que le Peuple puisse malgré tout rester ensemble jusqu’à un certain point dans un pays unique tel Babylone puis la Perse. Mais il n’en sera pas de même pour l’exil suivant !

 

3. Esaü, Edom – Rome –Occident – Orient

En 70 le général romain Titus prit Jérusalem et détruisit le Temple. Alors commença l’exil le plus terrible et le plus long.

Jusqu’à ce drame terrible, il y avait certes déjà une diaspora juive dans l’empire romain (cf. Actes 2:5) datant probablement de la domination macédonienne – grecque (cf. Alexandre le Grand et surtout ses successeurs). Mais grâce au combat victorieux des Macchabées, le Temple, le Sanhédrin, le Grand-Prêtre centres névralgiques du judaïsme se trouvaient à nouveau et encore à Jérusalem où se rassemblaient les juifs de la diaspora lors des fêtes religieuses importantes.

Après 70, interdiction fut faite aux Juifs de continuer à résider à Jérusalem. Le Peuple d’Israël fut dispersé à travers le monde jusqu’à nos jours. Esaü-Edom, Rome, Occident, Orient forment une même entité et continuité. Nous l’avons démontré dans nos écrits précédents.

Lors de cet exil trois atrocités majeures eurent lieu : l’inquisition de l’Eglise Catholique Romaine, les pogroms de l’Eglise Orthodoxe et de la dictature communiste et la Shoah nazie sans compter les autres massacres et persécutions multiples et divers.

Nous retrouvons toujours le même schéma : exil avec tentatives d’extermination. Mais se rajoutent à cela la dispersion dans le monde entier et la longueur bimillénaire de cet exil.

Parallèlement, l’exil de l’Eglise toujours dans l’espace-matière-temps après son refus du message de Jésus-Christ glorifié fut et reste terrible… ! L’Histoire de l’Eglise nous le prouve !

Que s’est-il passé en ce qui concerne Israël ? Pour faire court, cet exil était dû à leur refus du Messie Jésus-Christ. Voici ce qu’Il a Lui-même dit :

« C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. Je vous le dis en vérité, tout cela retombera sur cette génération. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée déserte ; car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23:34-39).

1948 est une date à graver dans le marbre. La création de l’Etat d’Israël est un marqueur fondamental pour l’histoire du Peuple élu et aussi pour l’Eglise.

La fin de l’exil est arrivée : l’Aliyah est en marche après presque 2000 longues années d’exil ou de « maison déserte ». Jérusalem est à présent la capitale du Pays. Il reste à conquérir le reste du Pays promis et à reconstruire le Temple. En quelque sorte les « murs » de Jérusalem sont partiellement reconstruits de par le système de défense militaire actuel.

Evidemment comme par le passé les descendants d’Ismaël sont à l’attaque pour la destruction totale de tout ce qui est juif. De plus une partie d’Edom se rapproche d’une partie d’Ismaël (par ex. : Ismaël installé en occident ; russes, occidentaux ou Edom en Syrie ; occident – Edom avec l’Iran et les Palestiniens et, probablement, encore d’autres circonstances à venir allant dans le même sens).

Les événements terribles actuels et futurs au Moyen-Orient mèneront à plus ou moins brève échéance à l’affrontement Edom-Ismaël contre Israël. Le rapprochement voire la réconciliation Edom – Ismaël prophétisé par Daniel où il parle des pieds de fer et d’argile de la statue de Nabuchodonosor se fera sur le dos des Israéliens et des chrétiens authentiques qui resteront leurs seuls alliés fidèles. Le casus belli pourrait être à notre avis la reconstruction du Temple à la place du Dôme du Rocher et de la mosquée Al Aqsa ainsi que la récupération de l’ensemble des territoires promis par Dieu à Abraham.

Il faudra qu’à ce moment-là l’Eglise initiale des Vainqueurs soit formée car elle sera un instrument de victoire du Seigneur (Apocalypse 6:2) pour qu’enfin le Peuple d’Israël dans sa globalité dise : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Cela se passera au marquage sur le front du sceau de Dieu des 144 000 (=totalité prévue, donc chiffre non limitatif) Juifs en Apocalypse 7:3-8 après la première phase de la Grande Tribulation.

Cette foule de Juifs et celle de toutes les nations issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:13-14b) se tiendront devant le Trône de Dieu (Apocalypse 7:9b+15) et rejoindront de ce fait l’Eglise initiale des Vainqueurs. Tous auront lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14c).

Nous voyons par conséquent clairement le parallèle entre la reconstruction du Temple, la récupération du Pays promis dans son intégralité d’une part et la formation de l’Eglise initiale des Vainqueurs dans le Pays céleste promis devant le Temple – Saint des Saints – Trône céleste.

Ce parallélisme prendra fin quand le Dragon aura été vaincu autant dans les lieux célestes que sur la terre et que prendra place le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21:1). Les deux parallèles se rejoindront dans l’unité mais ne se confondront pas.

En effet dans l’unité parfaite, la spécificité d’Israël et celle de l’Eglise resteront gravées pour l’éternité sur les remparts de la Jérusalem céleste (Apocalypse 21:12-14) qui est aussi l’Épouse « unie » parée pour son Epoux (Apocalypse 21:2 ; unité parfaite).

 

4. Quels sont les enseignements généraux à tirer de ces trois exils ?

L’exil en Egypte et dans le désert nous apprend avec précision dans une démarche paralléliste les différents niveaux ou classes, le programme du Seigneur jusque dans l’éternité. Il nous mène jusque dans les fondations du plan de Dieu à la fois pour le juif, le chrétien, Israël et l’Eglise. Il nous fait comprendre que rien n’est possible pour l’avancement du plan de salut de Dieu sans le Peuple élu installé dans le Pays promis dans son intégralité territoriale.

Cela signifie donc que rien n’est possible sans l’Eglise des Vainqueurs installée dans le Pays promis céleste !

L’exil Assyrie – Babylone – Perse nous fait comprendre la pédagogie de Dieu qui, dans Sa patience au lieu de nous éjecter de Son école nous fait redoubler et encore redoubler pour répéter et encore répéter. Mais cela prend du temps et prolonge malheureusement la sauce… !

David puis Salomon puis le Peuple juif à l’époque de Jésus, puis les chrétiens au moment où Jésus Glorifié S’est manifesté à Jean ont raté leur examen de passage. Le but aurait été d’accueillir le Messie avec un « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » qui alors aurait pu non seulement payer le prix de la justification aux yeux du Père mais encore instaurer AVEC Israël et l’Eglise le Royaume tant dans les lieux célestes que sur terre à savoir la restauration du paradis.

Dans le cas de ce deuxième exil, il fallait donc que le Peuple redouble voire triple et repasse finalement par l’exil alors que Dieu aurait voulu lui éviter cela en l’avertissant par les prophètes. En effet, l’adversité liée à cet exil et tous ses aléas terribles peut se comparer jusque dans certaines limites au « redoublement » d’une classe d’un élève. Autrement dit : « Tu n’as pas voulu obéir en travaillant et en faisant tes devoirs pour comprendre et progresser, eh bien il te faut redoubler jusqu’à ce que le jury te fasse passer en classe supérieure ! » Cela n’enlève rien à la grâce mais la grâce au nom de la liberté et par voie de conséquence au nom de l’amour doit être acceptée, comprise, saisie et vécue par le croyant-élève ! Faire partie du Peuple de Dieu c’est faire partie de l’école quelle que soit la classe. C’est la base ! Mais après, il faut avancer et si on n’avance pas on finit par tourner en rond en exil soit dans le désert, soit dans un pays étranger, soit dans l’espace-matière-temps jusqu’à ce que l’on comprenne qu’on tourne en rond. Quand on a compris que l’on tourne en rond on finit par avoir envie et on veut avancer à nouveau pour le passage en classe supérieure à savoir de nos jours, le Pays promis tant terrestre que céleste !

Il y a des redoublements qui durent longtemps : le dernier, cela fait 2000 ans environ … ! Il est capital de comprendre ce processus répétitif dans le déroulement de l’Histoire du salut !

L’exil Rome – Esaü, Edom – Occident – Orient de par sa dimension mondiale dans la dispersion, de par l’atomisation du Peuple Juif, a failli aboutir très sérieusement à l’extermination totale. Comme cela ne s’est pas passé ainsi, cet exil nous apprend que ce que Dieu a promis même dans l’Ancien Testament, Il le tient pour Son Peuple élu revenu au Pays. De même, ce que Dieu a promis dans Sa Parole écrite de la Genèse à l’Apocalypse, Il le tiendra pour l’Eglise authentique.

La redécouverte par l’Eglise de l’importance prophétique actuelle du Peuple d’Israël revenu dans une partie de sa terre est capitale. Elle nous permet de faire le tri prophétique car l’histoire actuelle d’Israël et notamment son retour au Pays nous aide à comprendre et à justifier la nécessité de la métamorphose du corps pour la montée au Pays promis céleste ou le retour au paradis ainsi que la suite des missions à accomplir.

Il y a à ce jour en quelque sorte un « effet miroir » pour l’Eglise qui actuellement est invitée à regarder le Seigneur et aussi à regarder directement voire en direct Israël le Peuple choisi pour mieux voir et se voir dans le but de saisir comment Dieu voudrait qu’elle devienne. Le retour de cet exil terrible des Juifs au Pays promis passe par un retour des chrétiens authentiques vers le Peuple d’Israël choisi de Dieu devant aboutir, selon l’exemple terrestre qu’il donne, au retour au Pays promis céleste via la nécessaire métamorphose du corps.

Jésus n’a-t-Il pas dit à la Samaritaine « Le salut vient des Juifs » pour enclencher sur le thème du Messie et l’adoration du Père en esprie et en vérité ? (Jean 4:22-26). Jusqu’à présent on a reconnu le Messie en Jésus, on adore en esprie mais pas en vérité car la vérité c’est le réel, le vrai visible du face à face ! Cette « heure », ce moment promis par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même arrivera à coup sûr et se passera face à face devant le Trône !

 

Conclusion

En général l’exilé a le « mal du pays ». Pourtant de nombreux juifs n’ont actuellement pas le mal du pays et ne font pas leur Aliyah. Ils sont bien installés et intégrés depuis des générations dans leur pays d’accueil, notamment aux États-Unis. C’était déjà vrai pour ceux qui étaient bien installés en Perse et c’était tout aussi vrai bien avant quand le Peuple dans le désert regrettait l’eau, la viande et les légumes du pays d’Égypte. Ils oubliaient qu’ils étaient en esclavage ou des sujets de seconde zone sans droits et risquaient l’extermination : l’histoire de l’exode avec la poursuite de Pharaon jusqu’à la Mer Rouge et celle d’Esther en furent des illustrations notoires. Bien plus tard l’horreur de la Shoah entre autres massacres le fut aussi. Demain cela risque fort de se répéter à nouveau. L’antisémitisme se répand de plus en plus. C’est pourquoi, l’Aliyah pour le juif est capitale pour se mettre à l’abri le plus rapidement possible. Quand la folie d’extermination radicale antisémite se sera de nouveau mise en marche hors du Pays d’Israël, il risque d’être trop tard pour les exilés.

En général l’exilé a le « mal du pays ». Pourtant la majorité des chrétiens n’ont actuellement pas le mal du pays céleste et ne cherchent pas à faire leur Aliyah céleste. Ils sont bien installés et intégrés depuis des générations dans leur pays d’accueil, l’espace-matière-temps. Ils ne savent même pas qu’il y a la possibilité de l’Aliyah céleste mais attendent de mourir en espérant ne pas devoir trop souffrir de la maladie et avoir une « belle mort » le plus tard possible. Ils espèrent ne pas devoir souffrir voire mourir pour leur foi en martyrs comme ce fut le cas pour les huguenots, les chrétiens des pays communistes et musulmans ou autres. Pourtant ce serait une erreur de croire que c’est terminé puisqu’il est question de martyrs « à cause de la Parole de Dieu et à cause du témoignage » dans la Grande Tribulation à venir (Apocalypse 6:9 ; cf. aussi 2:10). Jésus voudrait nous préserver de la Grande Tribulation, que cela n’arrive pas pour Ses fidèles (Apocalypse 3:10). Il voudrait que le chrétien devienne d’emblée un Vainqueur, « une colonne dans le Temple, les lieux célestes » (Apocalypse 3:12).

Nous sommes tous des exilés du paradis : avons-nous le mal du pays promis céleste, avons-nous le désir de revenir de notre exil avant qu’il ne soit trop tard ? Une bonne nouvelle : aujourd’hui il n’est pas encore trop tard.

 

En Jésus,

Martin BUSCH

78. Le syndrome de l’aîné

INTRODUCTION

Le syndrome de l’aîné apparaît clairement dans la Bible. La position de l’aîné n’est pas facile car les parents passent d’une situation où ils sont amants à une situation où ils deviennent de surcroît parents ou plutôt, apprentis parents. Avec l’aîné, ils se font leurs armes et peuvent évidemment faire davantage d’erreurs tant éducatives qu’affectives. Tout d’abord l’aîné est le petit prince ou la petite princesse « adorée » au centre du monde, de toutes les attentions et gâteries. Vient le second enfant qui va prendre cette place de choix et l’aîné doit laisser cette place, devenir soudainement « responsable » et se prend plus de réprimandes que le second, ceci souvent de façon injuste ou, en tous cas, ressentie comme telle. Il doit commencer à accomplir ses premières tâches, travailler, aider, alors que le second se la coule douce.

Cela engendre bien entendu des frustrations chez l’aîné qui ne comprend plus rien à la situation, se sent rejeté, injustement traité et peut prendre ses distances pour s’isoler tant des frères et sœurs que des parents et famille en général et au pire développer de la jalousie et de la haine suivie dans les pires des cas, de passages à l’acte répréhensibles. C’est ainsi que se développe le syndrome de l’aîné. (Syndrome = ensemble des signes et des symptômes qui caractérisent une maladie, une affection).

Celui-ci est fort heureusement le plus souvent largement surmonté par l’amour fraternel : bien des aînés par exemple, aident, gardent, s’occupent voire éduquent magnifiquement les plus jeunes, ont pris la relève d’un parent disparu ou défaillant voire des deux, dans la mesure de leurs moyens, ceci souvent au prix de grands sacrifices personnels !

Pourtant le syndrome de l’aîné qui est une pathologie psychique associée à une attitude de cœur discutable, au péché, n’est pas à sous-estimer de par ses conséquences s’avérant souvent catastrophiques. Ces effets sont d’autant plus amplifiés du fait qu’il s’agit d’un processus qui se déroule dans le cadre d’une relation fraternelle de sang donc affective, émotionnelle, identitaire : c’est le FRERE aîné !

Jésus, en racontant la parabole du fils prodigue, où Il décrit l’attitude du frère aîné, ne S’est pas trompé quant à l’importance des problèmes posés par le syndrome de l’aîné, d’autant plus qu’Il était Lui-même l’aîné, le premier né de Marie.

 

1. Caïn et Abel

L’aîné d’Adam et d’Eve, Caïn l’agriculteur et le second Abel le berger firent tous deux une offrande au Seigneur. Caïn offrit des légumes et Abel des premiers nés de son troupeau de moutons et/ou de chèvres. L’offrande d’Abel fut agréée par Dieu contrairement à celle de Caïn.

Caïn aurait probablement dû tenir compte du fait que ses parents suite au péché furent revêtus par Dieu d’habits de peau d’animal (Genèse 3:21) pour pouvoir survivre. Il fallait que le sang d’un animal coule pour une expiation efficace en vue d’une survie provisoire devant la sainteté de l’Éternel qui alors agrée l’offrande. Il aurait donc dû « acheter » avec ses légumes auprès d’Abel un agneau premier né. Mais le syndrome de l’aîné avait déjà fait son œuvre : pourquoi devoir s’abaisser pour « demander » quelque chose en tant qu’aîné au cadet ?

Caïn signifie « acquis » : il se sentait le propriétaire de son statut d’aîné, qui sait mieux, qui a des droits prioritaires, qui possède une force physique supérieure par rapport au « petit saint Abel ». Le fait que Dieu n’approuve pas son offrande signifiait-il qu’il ne ferait pas partie de la lignée glorieuse qui écraserait la tête du Serpent ? Pourquoi, celui qui a « acquis » à la sueur de son front les fruits de la terre devrait-il demander quelque chose au « fragile », au « souffle – respiration », signification du prénom Abel, au rêveur, à celui qui se « promène » dans la nature avec ses troupeaux et finalement ne travaille pas vraiment ? C’est injuste ! Il était impensable qu’il puisse, lui, demander une faveur à cette espèce de « petit nul ».

Tout cela fit qu’il était triste et abattu (Genèse 4:6) : bref une frustration, une déprime liée au syndrome de l’aîné qui s’était déjà largement développé.

Dieu essaya de rattraper Caïn en lui disant qu’il pouvait « s’améliorer, bien agir et dominer sur le péché » (Genèse 4:7). Mais nous connaissons la suite …L’Apôtre Jean précise que le meurtre d’Abel par Caïn « qui était du malin » était à mettre en relation avec une vie et des œuvres mauvaises préexistantes (1 Jean 3:12).

Le syndrome de l’aîné produit une forme de révolte contre les parents, la fratrie et par voie de conséquence contre Dieu. Le fondement de cette révolte a toujours quelque chose qui est perçu comme une injustice préalable. Ici, alors qu’il faisait tout de même une offrande à Dieu, même si c’était à sa manière, peut-être avec un cœur pas tout à fait net, il se prend une claque soi-disant injuste de la part de Dieu. Il reste orgueilleux et finit par égorger son frère duquel il était jaloux. Il fit couler du sang injustement, la terre l’absorba et elle ne lui donnera plus sa richesse selon la Parole de Dieu : quelle catastrophe pour un cultivateur ! Caïn aurait préféré la mort et le fait de devoir continuer à vivre ainsi sur terre (espace-matière-temps), représente pour lui un châtiment insupportable (Genèse 4:8-13).

Il aurait pu vivre le « visage relevé » vers celui de Dieu, le face à face » (contraire du visage tourné contre terre dans l’orgueil, la jalousie, la dépression et la honte), près d’Éden mais il n’a pas fait couler le sang expiatoire d’un agneau prévu par YHWH qui aurait aimé le rendre « juste » comme Abel le devint alors.

Sa vision était tournée vers le « terrestre » basé sur l’acquis à la sueur de son front, tandis que celle d’Abel était tournée vers le « céleste – paradisiaque », elle était celle du souffle, de l’Esprie et de la liberté pour ne pas dire de la grâce.

L’Eglise ne souffrirait-elle pas un petit peu du syndrome de l’aîné, bien installée sur terre, viscéralement terrestre, ne considérant pas l’étendue totale de la portée du juste sacrifice de Jésus agréé par le Père qui nous permet d’être extraits, libérés de la terre pour aller dans le céleste, le paradis, par le salut total esprie, âme et corps métamorphosés par le Seigneur, l’Esprie ? (2 Corinthiens 3:18)

 

2. Ismaël et Isaac

« Il (Abram) alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris » (Genèse 16:4).

« Il (Ismaël) sera comme un âne sauvage ; sa main sera contre tous et la main de tous sera contre lui et il habitera en face de tous ses frères. » (Genèse 16:13)

« Abraham tomba sur sa face ; il rit et dit en son cœur : Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? Et Abraham dit à Dieu : Oh ! Qu’Ismaël vive devant ta face ! Dieu dit : certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. A l’égard d’Ismaël, je t’ai exaucé. Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation. J’établirai mon alliance avec Isaac que Sara t’enfantera à cette époque-ci de l’année prochaine. Lorsqu’il eut achevé de lui parler, Dieu s’éleva au-dessus d’Abraham. » (Genèse 17:17-22).

« Sara vit rire le fils qu’Agar, l’Égyptienne, avait enfanté à Abraham » (Genèse 21:9).

Ces quelques versets démontrent la problématique du syndrome de l’aîné chez Ismaël à coup sûr alimenté par Agar, sa mère. Il était l’aîné avec les droits y afférant et durant la période qui précédait la naissance d’Isaac, il avait reçu l’éducation et par là la position de « l’héritier » de l’Alliance et de la Bénédiction en vue de la continuation de la lignée juste d’Abraham. L’incrédulité compréhensible d’Abraham par rapport à la naissance future d’Isaac et son intercession pour Ismaël démontrent que ce dernier était traité et considéré par lui comme le futur héritier : « Qu’Ismaël vive devant ta face ! »

Quand Isaac fut fêté, honoré et donc en quelque sorte désigné comme l’héritier au moment de son sevrage, le rire de mépris d’Ismaël vis-à-vis de son jeune demi-frère, se sentant injustement traité, mena à la consommation de la rupture… Et quelle rupture ! Agar et Ismaël se retrouvèrent chassés dans le désert, c’est-à-dire condamnés à mort ! Quelle injustice ou tous cas quelle sanction démesurée ! Toutefois Dieu est intervenu… (cf. Genèse 21).

Le syndrome de l’aîné chez Ismaël qui, croyant que son avenir était tout tracé, voit s’écrouler toutes ses espérances liées au « nouveau » fils de la promesse ! Pour lui, Dieu, Abraham et Sara l’ont traité injustement. Le petit nourrisson « brailleur » né de la « vieille » … Sara serait-il en mesure de le remplacer, lui, l’ado vigoureux, courageux d’ailleurs aussi circoncis, donc marqué par le signe de l’Alliance et de la Bénédiction !

Ismaël et ses descendants seront d’éternels frustrés et révoltés car toujours en quête de la terre promise qu’ils refusent à Isaac et à sa descendance.

Ils représentent le plus grand danger actuel pour le peuple d’Israël et par voie de conséquence pour le monde.

Nous avons démontré dans nos écrits précédents que la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs était intrinsèquement liée au rétablissement d’Israël aux niveaux de la Postérité sur sa Terre et de l’Alliance. Ismaël et ses descendants en sont les principaux obstacles irréductibles actuels.

A la mise en route de l’idée sioniste avec Théodore Herzl correspond le début du réveil pentecôtisto-charismatique du début du 20ème siècle.

A la création de l’Etat d’Israël sur la Terre promise en 1948 correspond le début de la propagation du message du jeûne, du salut du corps, du revêtement de feu et de gloire avec Franklin Hall.

A la prochaine étape qui sera la réalisation de plus en plus effective de l’accomplissement des promesses bibliques immuables faites au Peuple d’Israël en ce qui concerne la Postérité, la Terre et surtout l’Alliance dont le Temple, correspondra la montée suivie de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs dans le Saint des Saints céleste ou Salle du Trône, métamorphosée, Épouse de Christ, fécondée et en action victorieuse avec l’aboutissement au Millénium (Apocalypse 20) en passant par la naissance de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant de l’Enlèvement (Apocalypse 12:5).

Le syndrome de l’aîné chez Ismaël est l’obstacle actuel le plus terrible à l’avancement du Plan de Dieu tel que nous l’avons considéré ici. Le site de l’Alliance à savoir celui du Temple est toujours encore occupé par les descendants d’Ismaël au Dôme du Rocher et la mosquée Al Aqsa. A ce jour, ils soutiennent mordicus qu’Ismaël est le fils de la promesse. Ismaël serait celui qui aurait presque été sacrifié par son père Abraham sur le rocher abrité sous ce fameux Dôme doré visible de quasiment partout à Jérusalem.

 

3. Esaü et Jacob

« Les enfants se heurtaient dans son sein ; et elle (Rebecca) dit : S’il en est ainsi, pourquoi suis-je enceinte ? Elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre et deux peuples se sépareront au sortir de tes entrailles ; un de ces peuples sera plus fort que l’autre et le plus grand sera assujetti au plus petit. Les jours où elle devait accoucher s’accomplirent ; et voici, il y avait deux jumeaux dans son ventre. Le premier sortit entièrement roux, comme un manteau de poil et on lui donna le nom d’Ésaü. Ensuite sortit son frère, dont la main tenait le talon d’Ésaü et on lui donna le nom de Jacob » (Genèse 25:22-26).

Rébecca connaissait le plan de Dieu et savait que le conflit entre les deux frères avait déjà commencé. Elle savait aussi que Jacob allait recevoir la bénédiction, rester dans l’Alliance et continuer la lignée en vue de la création du Peuple de Dieu. Probablement elle avait informé Jacob, son petit préféré (Genèse 25:28) de ce que Dieu lui avait révélé. C’est pourquoi Jacob n’hésita probablement pas à essayer d’acquérir le droit d’aînesse, fut-ce avec un plat de lentilles pour consolider sa position promise par Dieu Lui-même. Esaü méprisa ainsi son droit d’aînesse en le vendant pour un ridicule plat de lentilles et par là méprisa aussi la bénédiction y afférant (Genèse 25:29-34). C’est ce qu’il n’avait pas compris par la suite, aveuglé par le syndrome de l’aîné (Genèse 27:36).

Comme Isaac préférait Esaü parce qu’il mangeait du gibier, il voulait aussi lui transmettre la bénédiction de l’aîné, du fils de la promesse. Le subterfuge de Rebecca et de Jacob pas honnête du tout, soi-disant pour « aider » Dieu et pour faire capoter le projet d’Isaac, fut évidemment perçu comme une grande injustice par Esaü, et quelque part, tout à fait compréhensible. Il projeta dans sa haine, de tuer Jacob. Rébecca évita encore le pire. Le syndrome de l’aîné avait fait son effet et était plus que jamais en marche. Il se maria avec des cananéennes ce qui déplut fort à ses parents (Genèse 27:46) et ne correspondait pas à la manière de continuer la postérité élue et bénie. La descendance d’Esaü-Edom qui correspond à l’Occident gréco-romain, catholique romain et à l’Orient, a failli exterminer la descendance de Jacob : pensons à Hamann l’Edomite-Amalécite qui a failli faire exterminer les juifs à l’époque de la domination perse, à l’Inquisition, aux pogroms et à la Shoah etc… Le syndrome de l’aîné provoqua exils et tentatives d’exterminations du Peuple élu. Ce syndrome se transmit à la descendance d’Esaü de la façon la plus grave.

Amalek petit-fils d’Esaü (Genèse 36:12) et ses descendants, par exemple, représentent pour le Peuple Juif et pour Dieu le mal absolu. Alors que le Peuple, épuisé, essaye d’avancer vers le Pays promis après le passage miraculeux de la Mer Rouge, combiné à l’extermination tout aussi miraculeuse de la première armée du monde, celle de Pharaon, Amalek n’hésite pas malgré ces miracles et la présence glorieuse de Yahvé sous forme de colonne de fumée ou de feu, à se mettre en travers d’Israël et finalement à défier Dieu Lui-même à Rephidim.

Amalek veut d’emblée empêcher le Peuple d’accéder à sa Terre promise ! C’était la chose à ne pas faire !!! Israël gagna par la grâce de Dieu :

« Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée. L’Éternel dit à Moïse : Écris cela dans le livre, pour que le souvenir s’en conserve et déclare à Josué que j’effacerai la mémoire d’Amalek de dessous les cieux. Moïse bâtit un autel et lui donna pour nom : l’Éternel ma bannière. Il dit : Parce que la main a été levée contre le trône de l’Éternel, (la main [d’Amalek] s’attaque au trône de Yahvé) il y aura guerre de l’Éternel contre Amalek, de génération en génération. » (Exode 17:13-16).

Cela s’est confirmé plus tard où le Seigneur voulut absolument éradiquer ce peuple de la face de la terre. (Deutéronome 25:17+19 ; Juges 10:12 ; 1 Samuel 15:2ss etc.).

Le syndrome de l’aîné Esaü – Amalek n’a pas tenu compte de la grandeur de YHWH le Tout-Puissant qui voulait faire passer le Peuple rapidement dans la Terre promise mais par là aussi à Son TRÔNE – SAINT DES SAINTS – ARCHE !!! Cela confirme le parallélisme entre le Saint des Saints du Temple dans la Terre promise et le Trône céleste de Yahvé. La parole étonnante de Moïse parlant de « la main d’Amalek levée contre le Trône de Yahvé » trouve là de toute évidence son explication !!!

Par ailleurs Amalek s’est aussi allié et mélangé aux descendants d’Ismaël. Ce qui n’est pas sans rappeler les pieds de la statue de Daniel faite de fer et d’argile. Les démons animant Amalek veulent à tout prix empêcher l’accès au Saint des Saints ou à la Salle du Trône autant en ce qui concerne le Peuple d’Israël que l’Eglise. Amalek se met directement en travers de cet accès bien précis. Mais YHWH ELoHiM va exterminer physiquement comme Il l’a dit pour Amalek celles et ceux qui s’opposeront à cet accès. L’accès au Temple, à l’Arche, au Trône ne doit surtout pas trouver des « Amalécites de service » en travers sous peine de mort, ni plus ni moins :

« Souviens-toi de ce que te fit Amalek pendant la route, lors de votre sortie d’Égypte, comment il te rencontra dans le chemin et sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers pendant que tu étais las et épuisé toi-même. Lorsque l’Éternel, ton Dieu, après t’avoir délivré de tous les ennemis qui t’entourent, t’accordera du repos dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d’Amalek de dessous les cieux: ne l’oublie point. » (Deutéronome 25:17-19)

« Samuel dit à Saül : C’est moi que l’Éternel a envoyé pour t’oindre roi sur son peuple, sur Israël : écoute donc ce que dit l’Éternel. Ainsi parle l’Éternel des armées : Je me souviens de ce qu’Amalek fit à Israël lorsqu’il lui ferma le chemin à sa sortie d’Égypte. Va maintenant, frappe Amalek, et dévouez par interdit tout ce qui lui appartient ; tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes. » (1 Samuel 15:2)

« J’ai aimé Jacob et j’ai haï Ésaü. » (Romains 9:13).

Il ne faut surtout pas être un empêchement au message et à l’expérimentation de la métamorphose du corps permettant l’accès au Trône !!! Parallèlement cette vérité est aussi valable en ce qui concerne la reconstruction du Temple à Jérusalem. Cela signifie « attaquer, lever la main contre le Trône de Dieu » ! En effet la foule d’adorateurs et/ou sacrificateurs (Apocalypse 5:10) à savoir l’Eglise des Vainqueurs fait en quelque sorte partie intégrante « identitaire » du Saint des Saints –Trône – Arche et au bout du compte de YHWH Lui-même, car « YHWH est ma bannière – étendard » !!! (=YHWH nissi).

L’étendard ou la bannière est le signe identitaire, d’union, de communion, d’appartenance, ici à YHWH et à Son Saint des Saints – Trône – Arche qu’on ne doit surtout pas attaquer, notamment en « jouant » à cet aîné souffrant de son syndrome qui croit savoir, qui croit tout avoir et n’avoir besoin de rien !

 

4. Éliab et David – Adonija et Salomon

Nous retrouvons le même syndrome de l’aîné chez les frères aînés respectifs de David et de Salomon.

Dès que David avait été oint pour être le futur roi, Éliab son frère aîné s’est mis violemment en travers de sa foi dans l’épisode avec Goliath.

« Éliab, son frère aîné, qui l’avait entendu parler à ces hommes, fut enflammé de colère contre David. Et il dit : Pourquoi es-tu descendu et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur. C’est pour voir la bataille que tu es descendu. David répondit : Qu’ai-je donc fait ? Ne puis-je pas parler ainsi ? » (1 Samuel 17: 28-29)

La victoire de David sur Goliath lui ouvrit le chemin à la cour du roi Saül et le rapprocha du trône (1 Samuel 17:55-58). D’emblée nous remarquons qu’Éliab veut barrer l’accès à la royauté à David. Il l’accuse injustement. Éliab, lui, l’aîné, n’a pas « digéré » le choix de Samuel et de Dieu concernant la désignation du « petit » David comme roi. C’est lui en tant qu’aîné qui aurait dû recevoir cet honneur !

Adonija, le demi-frère aîné de Salomon au moment où David semblait trop vieux pour gérer les affaires du pays, fit tout pour essayer de prendre la couronne par une conspiration alors qu’il savait qu’elle ne lui était pas promise. Adonija pris par le syndrome de l’aîné, était orgueilleux, communicateur, stratège et aussi « beau de figure » (1 Rois 1:5-6). Le chouchou Salomon ne pouvait lui aller à la cheville ! Bath Shéba déjoua la conspiration avec succès. Sur ordre de David, Salomon devint donc roi. Il pardonna une première fois à Adonija. Mais ce dernier ne lâcha pas prise et demanda plus tard stratégiquement via Bath Shéba, celle qui avait justement déjoué sa conspiration, de demander la main de la belle Abischag ancienne femme de David (1 Rois 1:1). Cette manœuvre devait être en fait un tremplin pour son « retour » sur le devant de la scène pour finalement essayer de récupérer ce qui, d’après lui, lui revenait de droit en tant qu’aîné. Salomon, suite à la demande de Bath Shéba qui n’y avait vu que du feu, compris le stratagème et le fit exécuter dans la journée (1 Rois 2:12-25).

Ici, le syndrome de l’aîné voulait empêcher l’accès ou le maintien sur le trône de ceux qu’ADoNaÏ YHWH avait souverainement choisis.

De même il veut empêcher la souveraineté, le « règne » des Juifs sur et à partir de la Terre promise actuellement. Ceux-ci ont été choisis, élus et désignés par le Seigneur Lui-même pour vivre sur cette Terre et la gérer ou mieux, y régner.

De même il veut empêcher la foule de rois-reines à savoir l’Eglise des Vainqueurs de s’asseoir sur le Trône avec Jésus (Apocalypse 3:21) et de régner avec Lui (Apocalypse 5:10).

 

5. Le frère aîné et le fils prodigue (Luc 15:1-31)

 

Si Jésus Lui-même a choisi de raconter la parabole du fils prodigue notamment avec le frère aîné qui n’avait rien à se reprocher alors que son cadet avait dilapidé l’héritage dans la débauche, c’est que le syndrome de l’aîné pose vraiment problème.

La fête donnée par le Père en l’honneur du fils prodigue débauché lui semblait à juste titre totalement injuste, d’où sa colère. Lui, avait travaillé, servi et obéi durant de si nombreuses années…alors que le « nul » s’était amusé avec les prostituées et maintenant c’est lui qui est fêté et pire, honoré !!! Jésus, en fait, va ici beaucoup plus loin que les cas que nous avons commentés plus haut.

Dans le contexte de cette parabole les publicains et les gens de mauvaise vie étaient le fils prodigue et les scribes et les pharisiens, le frère aîné.

Là le « frère aîné » fera tout pour que Jésus soit tué sur la croix. Les « petites et mauvaises gens » humbles et repentantes se sentiront acceptées par Lui et L’accepteront comme ils accepteront la justification que Ses souffrances et Sa mort auront accordée.

Le plan de salut de Dieu sera toujours entravé par le syndrome du frère aîné, syndrome fait de certitudes un peu fausses et un peu exactes parce que partiales et partielles et surtout conservatrices tournées vers le terrestre, une des caractéristiques de l’incrédulité. De plus il faut souligner la proximité liée aux liens du sang : il s’agit du FRERE aîné qui est sensé ouvrir le chemin alors qu’il le verrouille par son syndrome !

L’Apôtre Jean était le « jeunet » du groupe des apôtres ou le « jeune frère » et c’est encore à lui que fut donnée l’Apocalypse par Jésus-Christ Glorifié ! Les éventuels « frères aînés » Pierre et Paul était déjà morts martyrs.

Les sept églises nommées dans l’Apocalypse, représentant aussi prophétiquement les grands mouvements dénominationnels successifs de l’histoire de l’Eglise furent et sont le « frère aîné » souffrant du syndrome de l’aîné. N’ont-elles pas souffert, travaillé, servi et obéi fidèlement durant ces deux millénaires ? Celle de Laodicée par exemple représentant l’église pentecôtisto-charismatique la plus récente n’a-t-elle pas dit et ne dit-elle pas : « Je suis riche et je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien » alors qu’entre autres à cause du syndrome de l’aîné face au message de Jésus Glorifié de la métamorphose du corps et de l’immortalité, elle ne sait pas qu’elle est tiède, misérable, pitoyable, pauvre, aveugle et nue !!! (Apocalypse 3: 17).

Pourtant ce ne seront que celles et ceux qui écouteront ce que l’Esprie dit aux églises et surtout se repentiront qui monteront et seront glorifiés pour former l’Eglise des Vainqueurs ! Celles et ceux qui par leur syndrome de fils et filles aînés tenteront de tourner autour du pot pour ne pas choquer par peur et incrédulité, d’ignorer, de manipuler, d’occulter, de freiner, de contrer voire de fermer l’accès permis par la métamorphose du corps opérée par la Sainte Esprie au Saint des Saints et au Trône, prennent de grands risques car on n’attaque pas impunément le Trône d’ADoNaÏ YHWH !

Quelles souffrances pour le « frère aîné » Juif atteint de ce syndrome à travers les siècles passés et le siècle présent !

Quelles souffrances pour le « frère aîné » atteint de ce syndrome à savoir l’Eglise qui est restée sur terre depuis l’Apocalypse durant les deux derniers millénaires et la partie de l’Eglise qui restera sur terre et ne montera pas à la Salle du Trône pour former l’Eglise des Vainqueurs durant la Grande Tribulation qui est à nos portes !

Pour éviter cela, retenons et donnons suite à la merveilleuse invitation du Père au frère aîné de la parabole de Jésus : « Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi » (Luc 15:31).

L’invitation d’amour du Père était, est et sera toujours valable : il n’y a pas de rejet car elle est l’antidote au syndrome de l’aîné. Simplement il est absolument nécessaire de dire oui et amen à l’invitation du Père car Il ne nous force pas ! La porte est grande ouverte !

 

Conclusion

Que la magnifique invitation du Père nous touche, résonne dans notre être entier ! Le syndrome de l’aîné se cache toujours plus ou moins de façon endémique au fond de nous.

Le Père nous dit : MON enfant ! Nous Lui appartenons : Sa bannière déployée sur nous, nous identifie à Lui et signifie que nous faisons partie de Sa famille : Il est notre Papa.

Le Père nous dit : tu es toujours [encore] avec moi. Par Jésus nous sommes à proximité du Père, nous travaillons dur dans les champs, dans l’étable de la ferme comme le fils aîné. Nous ne sommes pas encore dans la salle des fêtes mais nous sommes avec le Père, dans Son domaine. Autrement dit, nous sommes convertis et donc sauvés par la foi en Jésus mais encore dans l’espace-matière-temps du labeur et de la souffrance.

Le Père nous dit : tout ce que j’ai est à toi. Autrement dit la salle des fêtes ou salle du Trône nous est ouverte. Ils s’y trouvent toutes les merveilleuses choses qu’a le Père : l’amour parfait, la gloire, les anges, l’immortalité, la métamorphose céleste, le Feu, les pierres précieuses, l’or, la lumière etc… et finalement aussi notre FRERE cadet, le pécheur, le débauché qui a tout dilapidé, alors revêtu de ses haillons puants de porcher mais qui est revenu et fut alors transformé, glorifié avec sa nouvelle robe, la plus belle, l’anneau de sa nouvelle identité glorieuse de fils de la promesse dans la salle des fêtes, du Trône, les sandales aux pieds qui lui permettront de se déplacer glorieusement sans être blessé !

Aujourd’hui approchons-nous repentants du Père qui veut nous prendre dans Ses bras, nous couvrir de baisers, nous transfigurer, nous revêtir, nous honorer dans Sa salle des fêtes pour festoyer et se réjouir ! Car c’est là que l’on passe du statut de mourant à celui de vivant dans et pour l’éternité, de l’Eglise emprisonnée sur terre à l’Eglise des Vainqueurs !

En Jésus,

Martin BUSCH

77. Exégèse Herméneutique Révélation

INTRODUCTION

 

Exégèse, herméneutique et révélation sont les trois manières majeures d’aborder le texte biblique.

L’exégèse est composée de la méthode historique qui consiste à replacer le texte dans son contexte d’époque, de la méthode linguistique qui consiste à définir mots et concepts dans la langue d’origine avec une analyse grammaticale, structurelle, une analyse des constructions de phrases ainsi que les options de traduction qui pourront en découler. L’exégèse comporte en outre une recherche des pensées bibliques contextuelles, des textes parallèles, tout cela pour s’approcher au plus près de la vérité de ce que le texte peut vraiment vouloir dire.

L’herméneutique est la méthode interprétative influencée par les courants de pensée plus ou moins logiques de l’époque contemporaine ou passée de celui qui interprète. Il peut aussi s’agir des pensées propres plus ou moins logiques et fondées de celui qui interprète.

Enfin la révélation entraînera une approche en rapport avec la relation personnelle du lecteur avec Dieu, Auteur des textes bibliques, une approche nouvelle des textes qui peut compléter et/ou mettre sous un éclairage nouveau les textes bibliques suite à des expériences individuelles ou collectives avec Dieu, suite à l’inspiration divine personnelle ou d’un groupe de personnes ou encore suite à des faits historiques nouveaux déterminants.

Quand quelqu’un aborde le texte biblique, il utilisera obligatoirement et nécessairement d’une manière ou d’une autre ces trois approches plus ou moins consciemment et selon les cas en utilisera l’une ou l’autre de façon plus marquée avec des conséquences que nous essayerons de décrire succinctement car le sujet a fait l’objet et pourrait encore faire l’objet d’un ou plusieurs ouvrages. D’emblée il nous paraît évident que les trois approches sont liées entre elles parce qu’elles sont interdépendantes.

Toutefois le but final de notre propos est de démontrer les limitations évidentes de notre condition humaine actuelle dans l’espace-matière-temps aux niveaux de l’exégèse et de la connaissance, de l’herméneutique et de la raison et finalement de la révélation et des prophéties et langues. Une fois que ces limitations avec leurs conséquences quelquefois très mitigées seront décrites et constatées, nous comprendront mieux la nécessité impérative de nous en laisser extraire et libérer.

« L’amour jamais ne tombe. Que ce soient les prophéties ? Elles seront abolies. Que ce soient les langues ? Elles cesseront. Que ce soit la connaissance ? Elle sera abolie. En effet nous connaissons en partie et en partie nous prophétisons. Lorsqu’alors viendra la perfection le partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, comme un enfant je raisonnais, lorsque je suis devenu un homme, j’ai aboli ce qui était de l’enfant. Nous voyons en effet à présent à travers un miroir de façon diffuse, alors que nous verrons face à face. A présent je connais en partie, alors je connaîtrai totalement comme j’ai été totalement connu. » (1 Corinthiens 13:8-12).

 

1. L’exégèse

a) L’exégèse est la méthode la plus prônée et à juste titre dans les écoles bibliques et les facultés de théologie. Il est évidemment indispensable de comprendre et de connaître le contexte historique dans lequel les textes bibliques ont été écrits. On aura beaucoup de difficultés à comprendre les textes prophétiques de l’ancienne Alliance si on n’est pas capable de les situer dans leur contexte historique lié à l’exil à Babylone par exemple. La méconnaissance de l’empire romain à l’époque de Jésus peut provoquer bien des difficultés de compréhension des textes du Nouveau Testament. L’archéologie et la géographie bibliques sont aussi à considérer avec attention.

Le côté linguistique est aussi important car il permet à la fois davantage de précision dans la compréhension des textes et à la fois d’éviter des faux-sens voire des contre-sens. La fameuse maxime « traduire c’est trahir » est vraie car toute traduction notamment dans des passages cruciaux démontrent une interprétation souvent tendancieuse des textes, surtout dans les traductions « amplifiées » ou en langage « moderne ». Toutes les notions conceptuelles du texte original peuvent être occultées voire faussées.

A défaut de connaître la langue originale, il importe donc de posséder plusieurs traductions pour tenter de se rapprocher de ce que le texte veut vraiment dire. Les commentaires bibliques, les concordances et divers autres « outils » sont très utiles, loin s’en faut, mais, attention, ils ne sont pas Parole de Dieu… ! Il est par ailleurs important d’acquérir la connaissance des textes parallèles en général indiqués dans les marges des bibles, car ils permettent des éclairages complémentaires. Internet permet l’accès à une infinité d’informations.

Toutefois nous remarquons que les exégèses sont loin d’être d’accord entre elles et évoluent au fil de l’histoire comme la connaissance en général. L’exégèse ne doit en aucun cas être absolutisée mais rester un outil considéré avec ses limitations générées par nos propres limitations d’êtres humains soumis à l’espace-matière-temps.

 

b) L’absolutisation de l’exégèse a donné naissance au légalisme et par là au dénominationalisme dirigiste inévitable. L’église catholique romaine a inventé la « Tradition et l‘infaillibilité papale », pour parer en vain au dénominationalisme et rester « maître du jeu ». Par-là seule l’église catholique romaine serait considérée comme capable et autorisée à aborder soi-disant avec justesse le texte biblique et d’autres faits plus ou moins historiques pour ne pas dire mythiques et légendaires pour en tirer les dogmes en matière de foi (cultes des saints, des lieux soi-disant saints, culte de Marie, des images, du saint sacrement, justification par les œuvres, les ministères etc…).

Les autres dénominations issues de la Réforme ont fait des choses semblables heureusement moins poussées donc moins déviationnistes, en référence aux réformateurs et à leurs écrits par exemple ou d’autres ministères importants de l’histoire de l’Eglise.

Les « c’est biblique », les « toi t’es pas biblique », les « oui mais », « le Seigneur m’a dit que » parce que ci et parce que ça ont foisonné et continueront de foisonner particulièrement dans les dénominations dites évangéliques issues de la Réforme. L’exclusivisme est souvent de mise.

Bref c’est l’auberge espagnole et il est impossible d’en sortir aussi longtemps que nous sommes dans l’espace-matière-temps ou dans le « partiel ». Voilà la limitation et l’emprisonnement dans lesquels l’Eglise dans son ensemble se trouve aujourd’hui malgré l’exégèse qui est malgré tout une démarche positive indispensable et à encourager, rappelons-le, mais qui n’est pas à absolutiser.

 

c) C’est pourquoi, il faudra finir par sortir de l’auberge espagnole car Jésus Glorifié le Parfait qui est venu voir Jean et qui n’était pas encore venu au moment où Paul écrivit 1 Corinthiens 13, nous invite depuis presque 2000 ans à monter dans la Salle du Trône via la transfiguration du corps ou métamorphose pour passer au face à face et connaître comme nous avons été connus c’est-à-dire parfaitement. Cette montée dont il est question en Apocalypse 4:1ss n’est évidemment pas à confondre avec l’enlèvement dont il est question en Apocalypse 12:5.

La montée est absolument indispensable pour enfin obtenir la victoire sur l’Ennemi qui se gausse de nous depuis presque 2000 ans. Il s’agit d’une constatation non seulement indiscutable mais aussi terrible ! L’Ennemi se prépare d’ailleurs de plus en plus à mettre en place la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss) dont les germes et pousses sont d’ores et déjà plus que visibles en réaction de la création de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 6:2). Le Seigneur d’Amour voudrait tellement nous éviter cette grande épreuve ! (Apocalypse 3:10).

 

d) L’exégèse relève davantage du ministère du « docteur ». Il s’agit d’acquisition et de transmission de connaissances.

 

2. L’herméneutique

a) L’herméneutique se situe dans le domaine de l’interprétation par la raison sous l’influence de notre environnement notamment des divers courants de pensée du moment. En effet quoi que nous fassions nous comprenons et interprétons le texte biblique sous l’influence de notre éducation, culture et environnement. Même si nous faisons de l’exégèse « pure et dure » nous ne pouvons faire abstraction de notre environnement, éducation et culture. Par exemple si nous évoluons dans une dénomination qui aura toujours son exégèse propre, il n’est pas concevable que nous ne soyons pas influencés par elle. Si nous nous en démarquons, nous raisonnerons toujours et encore par rapport à elle en la contrant le cas échéant.

Face au légalisme religieux inquisitoire, dogmatique et intolérant, la méthode herméneutique biblique refusant l’enfermement, prônant la tolérance, l’ouverture, la recherche, le dialogue, les échanges apaisés, l’amour, l’actualisation, une communication adaptée, bref la liberté, correspond aussi au discours de Jésus (Matthieu 12:1-13) et de Paul (Romains 14; 1 Corinthiens 9:19-23). L’herméneutique est par exemple très utile pour les textes relatifs aux cas de condamnations à mort ou alors d’autres textes où le Peuple d’Israël doit passer des populations entières au fil de l’épée.

L’herméneutique se voulant à dimension humaine actualisée, compréhensive, est proche de l’Evangile de la grâce. Celui-ci est une vraie libération de la culpabilisation provoquée par le légalisme religieux inquisitoire et intolérant.

La grâce issue du sacrifice expiatoire de la croix ne peut pas rester enfermée dans le domaine espace-matière-temps, ni nous y laisser enfermés avec la mort dont nous sommes censés être libérés. La grâce totale doit obligatoirement nous libérer de cette prison sans que nous ayons à payer par la mort préalable. Jésus a tout payé. Il faut donc la métamorphose du corps faisant partie intégrante de l’étendue de la grâce pour passer direct dans la Salle du Trône dès maintenant.

Voilà la véritable herméneutique de la libération totale, y compris celle du corps pour maintenant, voulue par Jésus-Christ Glorifié. Elle nous permet par exemple d’interpréter aujourd’hui facilement le difficile texte de l’Apocalypse de la façon la plus logique et saine à savoir selon son déroulement chronologique le plus simple et le plus évident.

 

b) L’absolutisation de l’herméneutique met l’exégèse biblique de côté, au second plan, voire la nie tout simplement.

Prenons l’exemple de l’homosexualité où des dénominations envisagent de bénir des mariages de personnes de même sexe. Nous constatons ainsi que l’interprétation faite par ces dénominations de Romains 1:26ss, dénonçant pourtant ce péché avec vigueur, comme étant un texte culturellement valable pour l’époque de Paul mais totalement inadapté pour l’époque actuelle. L’interprétation se ferait en fonction de la pensée générale du moment et non plus en fonction de ce que le texte biblique nous apporterait et nous enseignerait. C’est là le point d’interdépendance nécessaire entre l’exégèse biblique et l’herméneutique biblique. L’un ne va pas sans l’autre.

Plus généralement : l’absolutisation de la grâce n’appelle plus péché ce qui est péché et a rayé le mot repentance de son vocabulaire.

L’herméneutique absolutisée considère qu’il est indispensable d’actualiser, de toujours être à la page par l’adaptation du texte biblique aux mentalités, aux courants de pensée du moment voire aux lois en vigueur…et non pas l’inverse.

De cette exagération, voire déviation, il en découlera des courants de pensées contraires au légalisme et au dirigisme à savoir le relativisme, l’humanisme et le libéralisme.

Le relativisme nie l’objectivité notamment celle de la Bible. Il est prôné par les « éternels sceptiques » qui affirment « qu’il n’existe aucune vérité absolue ». Toutefois cette affirmation est auto contradictoire car si elle est vraie et absolue, il faudrait aussi avoir le droit de dire en même temps son contraire à savoir : « il existe une vérité absolue », ce qui est évidemment problématique tout comme le « tout est relatif ».

L’humanisme prône la recherche de la vérité par tous les moyens humains, notamment les sciences. Le développement des qualités humaines, de la dignité et de la valeur humaine seront basés sur la rationalité. La laïcité, la démocratie, les œuvres humanitaires, l’écologie, la liberté avec le « il est interdit d’interdire », l’égalité, la fraternité, l’agnosticisme sont des valeurs éthiques et politiques issues de l’humanisme. Ce sont des valeurs sympathiques pour une bonne part judéo-chrétiennes mais elles partent de l’homme pour aboutir à l’homme. Elles régissent nos sociétés occidentales. L’humanisme en effet oublie le vide intérieur de l’homme en forme de Dieu que tout le monde cherche à remplir d’une façon ou d’une autre pour « exister ». Malheureusement nombre de nos concitoyens, notamment jeunes, essayent de remplir ce vide avec des radicalismes terribles pour justement « exister », avoir une identité… ! En fait sans le Dieu de la Bible on ne peut vraiment « exister » ou avoir une identité.

Le libéralisme est fortement influencé par le relativisme et l’humanisme. Nous y ajouterons la notion de droit naturel où théoriquement la liberté de chacun ne s’arrête que là où commence celle de l’autre. Mais comme les êtres humains ne sont égaux qu’en droit mais justement pas « naturellement » dont les capacités physiques, mentales, financières ou autres, le droit naturel est toujours et constamment battu en brèche par la loi de la jungle ou celle du plus fort. Elle guette toute société dite libérale tant politiquement qu’économiquement entre autres. En fait sans le Dieu de la Bible, le libéralisme finit par mener à la loi de la jungle ou alors par réaction à son contraire à savoir le dirigisme et la dictature.

Bref, dans l’ensemble, l’herméneutique absolutisée dit qu’il faut tout relativiser, être avant tout humain et laisser place à la liberté totale.

La tolérance à tout va doit être absolue. Malgré les horreurs commises de par le monde, la confiance en l’homme ne doit pas nous quitter car l’homme peut s’améliorer…. Tout le monde a toujours raison : tout dépend où l’on se situe, tout est relatif. C’est le progrès etc…

Nous reconnaissons là notre société occidentale « édomite » qui finira paradoxalement dans les horreurs d’intolérance et de péchés de Sodome et de Gomorrhe.

 

c) L’herméneutique biblique, évitant le relativisme absolu destructeur, l’humanisme trop laxiste et le libéralisme d’adaptation à outrance, doit réellement être un vecteur libérateur de notre condition humaine actuelle, notre prison, sous peine de n’être pas véritable herméneutique biblique, celle qui finirait par se transformer en intolérance religieuse et/ou politique destructrice.

L’herméneutique biblique doit nonobstant pouvoir s’exprimer librement face au texte biblique qui résista, résiste et résistera au temps jusque dans l’éternité pour nous indiquer la liberté totale de la connaissance totale du face à face et de l’Amour ! Mais l’herméneutique biblique intrinsèquement liée à la condition humaine et à ses courants de pensée y afférant, ne peut qu’être au mieux « indicateur » vers la liberté et l’Amour dans un premier temps pour amener dans un « mieux vivre » ici-bas.

Seul le contexte du ciel donne finalement le raisonnement parfait qui ne « raisonne plus comme un enfant mais comme un adulte » en vue de la victoire sur l’Ennemi uniquement possible à partir de la Salle du Trône.

 

d) L’herméneutique biblique relève davantage du ministère du pasteur. Il s’agit avant tout de montrer les valeurs humaines et aussi libératrices réelles de l’Evangile qui permettent de raisonner parfaitement comme un « adulte » selon le Seigneur.

 

3. La révélation

a) La révélation est « l’Apocalypsis » à savoir le dévoilement de ce qui était préalablement caché et qui apparaît, qui est montré par Dieu.

Cela commence par la conversion à Jésus-Christ  la Parole biblique de l’Evangile, de la croix et de la résurrection de Jésus, est personnellement révélée, montrée comme étant vraie par la Sainte Esprie à un être humain. Il s’agit d’une expérience personnelle avec Dieu où l’on se repent sincèrement de ses péchés pour obtenir le pardon justificateur de la grâce par le Sang du Seigneur Jésus-Christ versé sur la croix. Suit alors la foi et la confiance en Jésus-Christ pour la vie avec Lui.

Voilà la base de toute révélation biblique. Elle est indispensable pour aborder le texte biblique car elle nous met en connexion personnelle avec le véritable Auteur et Inspirateur de ce texte à savoir Dieu Lui-même.

« Car le témoignage de Jésus est l’esprie de la prophétie » (Apocalypse 19:10)

La suite de la révélation se fait dans la relation avec Dieu qui ouvre les yeux du converti sur diverses vérités bibliques à mettre en rapport avec des expériences personnelles et/ou collectives avec Dieu ainsi que des faits historiques significatifs quant au déroulement de l’histoire du salut.

Les expériences sont particulièrement liées à l’évangélisation, aux prophéties, aux langues et leur interprétation, aux dons spirituels en général et aux ministères d’évangélisation et prophétiques.

En ce qui concerne le salut du corps, encore à découvrir par l’Eglise, on pensera particulièrement aux guérisons miraculeuses, aux visions des réalités célestes avec les yeux physiques ayant bénéficié du « collyre », aux paillettes d’or, aux pierres précieuses venues du ciel, à la manne, au Revêtement/Baptême du Feu divin, à la Ste Cène de gloire, aux parfums, au vent céleste, au nuage de gloire et à la colonne de Feu, aux transportations physiques surnaturelles d’un lieu à un autre, aux nombreux passages dans les lieux célestes esprie et âme avec retour sur terre dans le corps pas encore métamorphosé et aux passages espérés dans les lieux célestes esprie, âme et corps métamorphosé avec retour pour l’accomplissement des missions révélées dans l’Apocalypse.

Les faits historiques apocalyptiques sont particulièrement liés à Israël, Peuple élu ayant subi la Shoah, qui existe à nouveau depuis 1948 sur une partie de la terre promise, à l’Aliyah, à la conquête totale de la terre promise, à la construction du Temple à Jérusalem, à l’enseignement et à la compréhension actuelle des textes bibliques de certains enseignants juifs et à la conversion des juifs à Jésus-Christ.

Bien entendu l’histoire de l’Eglise avec ses évolutions récentes sont évidemment à surveiller de près en vue de la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Parallèlement, l’histoire récente et l’actualité avec les descendants d’Edom (Occident et Orient : fer des pieds de la statue de Daniel) et d’Ismaël (Moyen-Orient, pays musulmans et la radicalisation islamique – argile des pieds de la statue de Daniel) sont sérieusement à prendre en considération.

L’Apocalypse de Jean, avec le livre de Daniel et les livres prophétiques en général, révélations écrites et inspirées de la Bible retrouvent une actualité révélée bien plus évidentes et ouvrent une nouvelle étape de l’histoire de l’Eglise indiscutablement liée à Israël. L’enseignement sur la gloire, la métamorphose du corps, l’Eglise des Vainqueurs, épouse de Jésus-Christ Glorifié sont des enseignements révélés mais qui ont aussi été passés aux tamis de l’exégèse et de l’herméneutique et doivent sûrement encore l’être tout en accompagnant les expériences et les faits historiques. C’est à ce niveau que se trouve le point de contact entre l’exégèse, l’herméneutique et la révélation.

Il est important que la révélation soit une manière d’aborder le texte biblique car une connexion personnelle avec l’Auteur des textes permet d’ajuster à la fois l’exégèse et l’herméneutique qui doivent rester « outils » et non pas des absolus. De même la révélation ne peut faire figure d’absolu car elle ne peut faire abstraction de l’exégèse qui s’occupe de la Parole révélée écrite de Dieu, ni de l’herméneutique biblique qui prend en compte les réalités de notre environnement culturel, politique, sociétal en comparaison avec celui qui existait aux moments de la rédaction des textes bibliques.

 

b) L’absolutisation de la révélation met de côté à la fois l’exégèse et l’herméneutique et provoque principalement l’illuminisme, le mysticisme et le fanatisme.

L’illuminisme consiste à s’improviser gourou exclusif ou groupe de gourous exclusifs seuls réellement inspirés par Dieu. Cela peut provoquer une ouverture aux sciences occultes à visages pseudo-chrétiens apparentés à la gnose ou au New Age. Rêveries, syndromes de folies religieuses, superstitions en tous genres, déconnexion de la réalité risquent de prendre le dessus.

Le mysticisme insiste particulièrement sur les mystères, les choses cachées, les symboles, les images uniquement révélées à celles et à ceux qui font des expériences spirituelles de toutes sortes non discernables par le « commun des mortels ». Il s’agirait de « super chrétiens » auxquels Dieu ferait des révélations mystérieuses, exclusives.

Le fanatisme est un zèle excessif pour une religion, une cause ou encore une soi-disant révélation. Le fanatique peut être un illuminé et/ou un mystique qui est capable de soutenir sa cause, sa révélation par la manipulation, l’oppression voire le meurtre. Il va provoquer des clivages par sa négation des autres dans toute leur personnalité qui ne pensent pas comme lui. Il créera un corpus idéologique exclusiviste qui pourra le mener aux actions les plus horribles.

Toutes ces personnes peuvent souffrir de pathologies ou tout au moins de déséquilibres psychiques. Une déconnexion totale de la réalité voire des folies meurtrières individuelles ou collectives avec une radicalisation sectaire très dangereuse à la clé prennent place.

Certains textes bibliques sont isolés du contexte général et deviennent de simples « prétextes ». De ce fait, l’exégèse est carrément absente et démontre d’une bêtise liée au bout du compte à la méchanceté.

L’herméneutique biblique positive telle que nous l’avons décrite plus haut est combattue pour provoquer des ruptures culturelles et religieuses exclusivistes. Toute adaptation au monde tel qu’il est, devient suspecte. Les expériences ésotériques deviennent alors critères absolus. La raison est totalement exclue.

 

c) Le livre de l’Apocalypse ou de la Révélation ouvre au contraire la porte pour échapper à l’absolutisation de la révélation qui est encore une émanation de la prison espace-matière-temps.

Il révèle, dévoile la réalité céleste et par là images, symboles et mystères perdent leur essence et leur raison d’être. C’est pourquoi il est tout sauf un livre de l’illuminisme et du mysticisme.

Il permet par ailleurs la victoire sur le Dragon oppresseur et accusateur donc il est encore une fois tout sauf un livre du fanatisme.

La solution de la « montée » proposée par Jésus-Christ Glorifié il y a presque 2000 ans n’a pas été imposée et n’est malheureusement pas passée auprès de la génération des chrétiens de l’époque. Chacun est resté libre de se repentir ou de ne pas se repentir, d’écouter ou de ne pas écouter ce que l’Esprie dit aux églises. C’est tout le contraire du fanatisme !

Mais le résultat du refus des 7 églises auxquelles s’était adressées Jésus-Christ Glorifié fut l’illuminée, mystique et fanatique église catholique romaine avec ses pratiques superstitieuses, ses saints, son symbolisme, ses images, son absolutisme papal et politique, son Inquisition et sa Saint Barthélémy ! Elle a de ce fait bien pu s’installer suite à l’attitude catastrophique de refus des chrétiens de l’époque de l’Apocalypse ! Quel gâchis !

L’Apocalypse – Révélation de la personne de Jésus-Christ et de la part de Jésus-Christ ouvre la voie de la libération totale EN Lui !

La Révélation est l’intrusion glorieuse via le prophétisme dans l’espace-matière-temps auprès des chrétiens réveillés sur terre. Mais le Seigneur ne voudrait pas en rester là : Il voudrait qu’ils entrent réellement esprie, âme et corps dans ce qui n’est plus caché, c’est-à-dire révélé à savoir Christ Glorifié Lui-même et les lieux célestes où Il se trouve.

 

d) La révélation relève davantage du ministère de l’évangéliste pour sa base et davantage du ministère du prophète et des prophéties pour la suite.

 

CONCLUSION

Suite à l’invitation pressante de Jésus-Christ Glorifié, passer au face à face, à la connaissance parfaite, au raisonnement d’adulte, à l’Amour parfait, devient de plus en plus indispensable, car beaucoup ressentent que cela ne pas continuer ainsi !

Notre démarche relative au salut du corps et la montée à ne pas confondre avec l’enlèvement se veut bibliquement fondée, pas simpliste et en relation réelle d’amour avec le Seigneur.

Aujourd’hui, si vous entendez Sa voix, n’endurcissez pas votre cœur !

En Lui,

Martin BUSCH

76. Noyau

INTRODUCTION

Le NOYAU est indispensable à la vie et à sa propagation et continuation que ce soit au niveau biologique dans la cellule vivante, au niveau de la physique dans l’atome ou encore plus simplement le noyau dans certains fruits etc…

Dans la compréhension de certaines vérités bibliques, on retrouve aussi un noyau indispensable à la continuation et à la propagation de la vie.

 

1. Le couple à l’image de Dieu : noyau de la création

Le couple Adam et Eve était fondé sur une Alliance de liberté, de fidélité-confiance et d’amour réciproque (Genèse 2:16) et avant tout vis-à-vis de Dieu pour une gestion de la Création paradisiaque ou Terre parfaite, pour une Multiplication ou Postérité abondante (Genèse 1:25-28). Le couple à l’image de Dieu, en relation d’amour fidèle et volontaire avec Dieu et entre l’homme et la femme est ainsi le noyau de la création.

Nous retrouvons l’ensemble Alliance, Terre et Postérité dont ce « noyau-couple » a pour mission d’assurer la pérennité à son niveau.

La chute a remis tout cela en cause, le noyau couple est dorénavant frelaté et par voie de conséquence aussi l’ensemble Alliance, Terre et Postérité :

– La relation directe d’amour et de confiance dans la liberté avec Dieu conditionnée par le respect de l’Alliance ou « contrat » est rompue.

  • L’éloignement ou l’exil du couple initial par le fait qu’il fut chassé du paradis ou de la terre parfaite ou environnement parfait prévu par Dieu entre en vigueur. L’espace-matière-temps remplace l’éternité par rapport au temps et la métamorphose par rapport à l’espace-matière. Ainsi la Mort avec ses limitations et tout ce qui y mène, règne sous l’autorité du Prince de ce monde.

– La postérité est devenue très souvent inéducable, malade, mortelle et pécheresse notamment meurtrière entre autres à cause d’une relation du noyau couple minée et empoisonnée par l’esprit d’accusation, la sexualité dominatrice voire dévoyée et la procréation dans la souffrance (Genèse 3:12-18 ; 4:8).

Toute l’Histoire du salut aura comme but le rétablissement paradisiaque aux niveaux de l’Alliance, de la Terre et de la Postérité absolument et totalement conditionnées par le rétablissement du noyau, le couple à l’image de Dieu ! Cherchons donc ce couple à l’image de Dieu, ce noyau ! Qui est-il et où se trouve-t-il ?

 

2. Noé et les patriarches

Noé « trouva grâce aux yeux de l’Eternel… Noé était un homme juste et intègre…Noé marchait avec Dieu » (Genèse 6:8-9). Noé était en relation avec Dieu. De plus il obéit en construisant l’arche. Il fallait vraiment que Dieu soit vraiment avec lui pour cette réalisation technique incroyable sans compter les animaux à caser dans ce bateau, la nourriture etc…

Noé fut affranchi par le déluge d’une « terre maudite » (Genèse 5:29) « remplie de violences » (Genèse 6:13) et il eut l’occasion de tout recommencer à zéro. L’Alliance renouvelée entre Dieu et Noé était une alliance de vie avec comme signe l’arc-en-ciel (Genèse 9:11-17), avec l’engagement par Dieu de ne plus détruite la terre « purifiée » par le jugement du déluge. La terre était de nouveau davantage vivable. L’éloignement énorme de l’humanité d’avec Dieu s’est transformé en une plus grande proximité avec Noé.

Noé avait une épouse et une postérité qui furent sauvés du déluge. « Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : soyez féconds, multipliez et remplissez la terre » (Genèse 9:1) comme Il l’avait dit à Adam et à Eve au paradis.

Une amorce d’une relation plus directe avec Dieu par le respect de **l’Alliance de vie pouvait à nouveau entrer en vigueur, la Terre était « purifiée » des violences, les conditions pour la Postérité et la multiplication étaient à nouveau rétablies ! Le « couple noyau de la création » se rapprochant de l’image de Dieu**, pouvait envisager d’ouvrir la voie à l’ensemble Alliance, Terre et Postérité selon Dieu et surtout avec, en et par Dieu.

Mais nous savons que les générations suivantes n’étaient pas des plus glorieuses… La majorité de la population mondiale s’est à nouveau pervertie et pour éviter un nouveau déluge, Dieu procéda à la création d’un Peuple à part, « protégé » où les conditions pourraient être davantage remplies en vue du « couple à l’image de Dieu » noyau de la création.

Abraham fut ainsi choisi par Dieu pour la mise en place d’un Peuple parmi les peuples pour la réussite du plan divin dans l’Histoire du salut. A ce moment-là, la restauration ne se faisait plus dans un premier temps à l’échelle de la terre entière avec l’ensemble de sa population mais à travers un Peuple mis à part, sur une partie de la Terre à part à savoir Canaan avec une Alliance spécifique où le noyau couple tout au moins proche de l’image de Dieu pouvait être envisagé dans un environnement « protégé ».

Avec Abram dans sa relation avec Agar suivie de la naissance d’Ismaël, l’Alliance du couple-mariage n’était pas respectée. Le petit arrangement « Agar » était incomplet et frelaté.

Par contre en Genèse 15 et 17 en vue de la naissance d’Isaac, l’Alliance du Sacrifice, du Feu et celle de la circoncision du prépuce d’où sortait le sperme dans le vagin de la femme légitime Sara, c’est à dire le Saint des Saints où se trouve Dieu le Créateur accordant la Postérité juste et bénie en vue de la création d’un Peuple choisi, la promesse de la Terre spécifique, permettait la poursuite de l’Histoire du Salut en vue de la restauration paradisiaque.

Une amorce d’une relation plus directe avec Dieu par le respect de l’Alliance entrait à nouveau en vigueur, une Terre était choisie et promise par Dieu pour qu’une Postérité légitime et sa multiplication puissent y être rétablies !

Ce « couple patriarcal noyau de la création » se rapprochant de l’image de Dieu, participa à l’établissement progressif du futur couple noyau à l’image de Dieu seul capable de rétablir l’ensemble Alliance, Terre et Postérité selon Dieu et surtout avec, en et par Dieu.

Isaac et Jacob étaient dans la même dynamique sur l’initiative de Dieu (cf. Genèse 26:2-5 ; 28:10-22). Dieu apparut à Isaac et lui réitéra les promesses faites à Abraham et Jacob vit en songe l’échelle céleste avec les anges et Dieu lui réitérant encore les mêmes promesses.

Ces « couples patriarcaux noyau de la création » se rapprochant de l’image de Dieu, participèrent à l’établissement progressif du futur couple noyau à l’image de Dieu seul capable de rétablir l’ensemble Alliance, Terre et Postérité selon Dieu et surtout avec, en et par Dieu.

3. Le Peuple d’Israël

Le Peuple d’Israël fut le résultat juste et légitime des couples précédents se rapprochant de l’image de Dieu, dans un monde en général à nouveau en rupture de contrat avec Dieu, éloigné de Lui, dans l’idolâtrie et les dévoiements de toutes sortes.

Au travers de péripéties inimaginables, miraculeuses, entre autres avec Joseph, Moïse, Josué et les autres, il put commencer à allier notamment par la Conquête de Canaan les trois éléments de l’ensemble Alliance, Terre et Postérité.

Des couples noyau se rapprochant de l’image de Dieu, souvent au sein d’un Peuple infidèle, purent malgré tout participer à l’établissement progressif de l’ensemble Alliance, Terre et Postérité.

Chaque élément de cet ensemble possède un « cœur » :

Le cœur de l’Alliance est le Saint des Saints dans le Temple avec l’Arche de l’Alliance (cf. prière de Salomon en 1 Rois 8).

Le cœur de la Terre promise est Jérusalem, la ville de David, la bien-aimée.

Le cœur de la Postérité est le Messie attendu qui viendra rétablir toutes choses avec Son Épouse. Il s’agira du nouvel Adam et de la nouvelle Eve.

Sous Salomon existaient les cœurs de l’Alliance et de la Terre. Le cœur de la Postérité était toujours encore en route : il sera de la postérité de David le père de Salomon pour un règne éternel. Actuellement pour les Juifs toujours en attente du Messie, il est donc toujours à venir.

La création de l’Etat d’Israël en 1948 permit de remettre les pendules à l’heure et de comprendre à nouveau l’élection du Peuple toujours en vigueur dont parle Paul en Romains 11.

La création de cet État a permis à ce jour, la restitution partielle de la Terre promise. Nous sommes toutefois relativement loin des territoires désignés par Dieu à Abraham !

La Postérité du Peuple y est à nouveau davantage assurée parce que davantage sécurisée, mais bien des Juifs de la diaspora doivent encore faire leur Aliyah.

L’Alliance par contre, et surtout son cœur à savoir le Temple avec le Saint des Saints au bon endroit n’est pas restaurée et politiquement semble loin de l’être, car quelles seraient les conséquences de la destruction du Dôme du Rocher et de la mosquée Al Aqsa pour y construire à la place le Temple ? …

Constamment dans l’histoire du Peuple Juif « notre ensemble » fut attaqué.

La théologie chrétienne du « remplacement » qui consiste à dire que l’Eglise est devenue le Peuple élu de Dieu à la place du Peuple d’Israël fut un des coups les plus durs contre cet ensemble.

Dans la logique de la théologie soit-disant chrétienne du remplacement, tout cela n’est plus nécessaire.

La Terre promise n’a plus lieu d’être à cause de l’universalité terrestre de l’Evangile devant aller « jusqu’aux extrémités de la Terre ».

Le Peuple juif est remplacé par l’Eglise. Mais alors qu’en est-il de Romains 11 où Dieu n’a pas rejeté Son Peuple qu’Il a élu ?

L’Alliance est parfaitement accomplie dans le sacrifice parfait de Jésus-Christ sur la croix. C’est vrai en ce qui concerne la justification qui ne peut être obtenue par la Loi mais uniquement par la grâce mais qu’en est-il de la glorification concrète et effective esprie, âme et surtout corps ? La croix, par la justification tant pour les Juifs que pour les Grecs et toutes les nations (cf. 1 Corinthiens 1:24 ; 12:13), nous a totalement ouvert la porte de la glorification mais nous rencontrons à ce jour un problème réel d’application concrète, corporelle, physique.

En effet la formation du couple noyau à l’image de Dieu ou l’application concrète n’a pas eu lieu ! C’est lui qui est prévu pour mettre en place et gérer concrètement l’ensemble Alliance, Terre, Postérité comme Adam et Eve auraient dû le faire !

La glorification ou la métamorphose du corps par la Sainte Esprie est préalablement indispensable pour la formation de ce couple noyau réellement à l’image de Dieu. Sans ce préalable, ce couple ne peut être formé car notre corps est actuellement à « l’image » de l’espace-matière-temps c’est-à-dire mortel, vulnérable, limité etc…et non pas à l’image de Dieu ! Il doit obligatoirement correspondre à Jésus-Christ Glorifié, l’Époux !

C’est justement dans le domaine de l’application que le Peuple élu doit encore jouer son rôle. Comme cette application est la mise en place du couple noyau et la gestion de l’ensemble indissociable Alliance, Terre et Postérité, mission pour laquelle le Peuple d’Israël a été choisi par Dieu depuis des millénaires, il faut considérer qu’il est indispensable et incontournable pour la réalisation de ce processus. C’est ce que nous comprenons dans le passage suivant :

« Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous. » (Romains 11:12).

Ce passage démontre que la théologie du remplacement est caduque et qu’ils apporteront un très grand plus de par ce qu’ils sont, seront et par là feront !

Par ailleurs les nombreuses promesses bibliques relatives à l’ensemble Alliance, Terre et Postérité faites à Israël doivent obligatoirement encore s’accomplir de façon très concrète et effective. Dans cette perspective certains textes toujours en liaison avec la Terre d’Israël, Jérusalem, le Temple, l’Alliance, le Peuple très nombreux ou la Postérité doivent toujours encore se réaliser. Le loup ne couche pas encore avec l’agneau par exemple…

Ce que Dieu promet, Il le tiendra et le retour progressif réel, physique relativement récent du Peuple d’Israël sur sa Terre promise en est la preuve irréfutable. « Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » (Romains 11:29)

Nous avons vu que la solution pour le rétablissement de l’ensemble Alliance, Terre, Postérité dépend, de par la volonté préalable et souveraine de Dieu, du couple vraiment à l’image de Dieu, noyau de la création.

Nous avons aussi vu que les couples patriarcaux et certains couples du Peuple d’Israël avec quelquefois des naissances miraculeuses, fidèles à Dieu se rapprochaient du couple à l’image de Dieu, notamment pour la continuation du plan de salut divin dans l’Histoire.

Nous avons encore vu que cette continuation au titre de l’élection du Peuple Juif se poursuit et doit encore se poursuivre car elle sera déterminante au niveau de l’application de la justification.

L’élection du Peuple – Postérité d’Israël, son retour à la Terre promise et l’Alliance qui doit s’appliquer dans le Temple où trônera concrètement le Christ préfigurent et ouvrent la voie tant d’un point de vue pédagogique et prophétique que très concret, à la glorification indispensable et toutes les applications concrètes décrites dans l’Apocalypse.

Le Peuple élu l’a fait durant des siècles en vue de la formation d’un couple noyau presque à l’image de Dieu avec le Père, l’Esprie Sainte et Marie (cf. paragraphe suivant) et avec la naissance de Jésus le Messie. Il doit encore le faire en vue de la consommation du mariage de Jésus d’ores et déjà glorifié avec Son Épouse devant nécessairement être préalablement aussi glorifiée. Voilà le couple à l’image de Dieu, noyau de la création que nous découvrons !

4. Le Père céleste et l’Esprie Sainte unie à Marie la Juive

Ils formèrent un couple noyau presque à l’image de Dieu non pas par la faute du Père bien entendu, mais à cause de Marie la Juive qui ne fut pas parfaite, les évangiles décrivant d’ailleurs les tensions qu’elle avait avec son Fils…

Toutefois Marie était Juive et l’importance des couples noyaux juifs se rapprochant de l’image de Dieu est aussi démontrée par les généalogies des ancêtres de Jésus contenues dans les Évangiles.

Le Peuple Juif à travers Marie la Juive a parfaitement rempli son rôle au niveau de la Postérité pour accueillir Jésus le Messie Juif qui nous a parfaitement justifiés.

Mais la Postérité juive doit encore continuer puisqu’elle doit remplir une autre fonction, justement dans la formation du couple parfaitement à l’image de Dieu, noyau de la création pour l’accomplissement des missions alors attribuées à Adam et à Eve en vue de la gestion de l’ensemble Alliance, Terre et Postérité !

 

5. Jésus-Christ Glorifié et l’Eglise des Vainqueurs : le couple noyau à l’image parfaite de Dieu

Jésus Dieu et homme Juif est né et a parfaitement accompli sa mission de justification par Son sacrifice sur la croix authentifié par Sa résurrection. On pourrait alors dire que l’Alliance en Jésus remplace celle du Temple. D’autant plus, Il parle de Son corps qui est le Temple qu’il reconstruira en 3 jours et d’autant plus encore, le corps du croyant est le Temple de l’Esprie Sainte… !

En fait le verbe remplacer n’est pas adapté sous peine de cautionner la théologie du remplacement ayant mené l’Inquisition et à la Shoah.

Nous dirions que l’Alliance de la croix justifie, sublime, transfigure, métamorphose les sacrifices du Temple et permet l’entrée dans le Saint des Saints qui sera aussi transfiguré. Ce Temple devra obligatoirement être reconstruit pour « abriter » le Trône ou l’Arche de l’Alliance où siègera le Christ avec Son Epouse – Eglise des Vainqueurs sur Terre lors du Millénium. Le Temple céleste rejoindra le Temple terrestre après l’éjection du Dragon de la terre pour 1000 ans.

En Jésus-Christ vrai homme terrestre Juif et vrai Dieu et aussi au niveau de l’Épouse à la fois êtres humains serviteurs et glorifiés à l’image de Christ, la gloire céleste sera manifestée sur terre à partir du Trône ou l’Arche du Saint des Saints, le Temple, Jérusalem, la Terre d’Israël.

Au même titre que le Peuple d’Israël a assuré l’humanité terrestre juive de Jésus avec la justification de la croix à la clé, il assurera tout autant l’application, le côté terrestre du règne à venir de Jésus et de Son Épouse sur terre avec le Temple reconstruit contenant Son Trône avec Jérusalem capitale mondiale sur la Terre d’Israël selon l’étendue alors promise à Abraham.

Mais AVANT ce règne sur Terre il faut :

  • que le couple noyau de la création totalement à l’image de Dieu siège sur le Trône – Arche dans les lieux célestes (Apocalypse 3:21), que l’enfant mâle Postérité glorieuse d’Apocalypse 12 soit mis en route sur le Trône glorieux,

  • que cette Postérité glorieuse issue du couple noyau parfait Jésus – Eglise des Vainqueurs (enfant mâle d’Apocalypse 12:5) dégage avec les anges dans un premier temps la réalité négative céleste du Dragon régissant la Terre**.**

  • que l’Alliance glorieuse du Sang et/ou du Feu du Corps de l’Agneau ainsi que la Parole du témoignage termes de ladite Alliance glorieuse engendrant la non crainte de la Mort régissant l’espace-matière-temps soit respectée pour la victoire sur le Dragon dans les lieux célestes ! (Apocalypse 12:11). Rappelons que seul un corps métamorphosé, libéré de l’espace-matière-temps par le Feu du Corps glorifié de Jésus permet de ne pas craindre la Mort !

Cette première victoire est annoncée par le Temple et l’Arche célestes faisant une apparition plus évidente dans les lieux célestes en Apocalypse 11:19 car elle prépare à l’enlèvement qui est décrit en Apocalypse11:18b et relaté en 12:5c+12a, à l’éjection du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes relaté en 12:7-11 et aux jugements et épreuves terribles à venir occasionnées par le règne de l’imitation trinitaire du Dragon annoncées en 11: 18a+c et 12:12b.

Ce n’est qu’APRES le jugement lié au règne de l’Anti[é]-Christ de 3 ans et demi où ce dernier siègera dans le Temple se prenant pour Dieu (2 Thessaloniciens 2:4) que le couple noyau à l’image de Dieu Jésus – Eglise des Vainqueurs, Martyrs règnera sur terre durant le Millénium (Apocalypse 20:4-6).

Le Temple et l’Arche célestes transfigureront, métamorphoseront le Temple et l’Arche terrestre indispensables à Jérusalem (cf. Apocalypse 20:9). Les promesses messianiques du Seigneur à travers les prophètes seront tenues à ce moment-là : le loup couchera effectivement avec l’agneau.

Revenons à l’époque de Jésus sur terre :

Le Messie Jésus terrestre a déçu l’attente du Peuple Juif en ce sens qu’Il n’a pas rétabli l’ensemble promis par les textes Alliance, Terre et Postérité dans leur évidence visible sur Terre !!!

Sa judaïté messianique, Son sacrifice qui a tout accompli en ce qui concerne la justification et Sa perfection auraient dû l’y amener très rapidement. Mais nous avons vu que c’est le couple à l’image de Dieu noyau de la création qui seul sera chargé de rétablir cet ensemble !!!

Il se trouve que Jésus n’a pas pu former de couple à l’image de Dieu noyau de la création parce qu’Il a été rejeté par le Peuple élu, choisi, indispensable à ce processus**.** Ce Peuple était pourtant sur sa Terre promise, à Jérusalem, y avait le Temple  Jésus aurait dû trôner, Peuple avec lequel Il aurait dû prioritairement former un couple à l’image de Dieu au titre de l’élection et de la continuité de l’Histoire du salut en vue du rétablissement de l’ensemble Alliance, Terre et Postérité en Israël d’abord, lequel devant s’étendre sur la terre entière ensuite.

Posons-nous la question : Pourquoi Jésus S’est-Il tant lamenté sur Jérusalem ! (Matthieu 23:34-38). Il est en effet indispensable que les Juifs disent préalablement à Jésus : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » ! (Cf. aussi Actes 3:26 ; 13:46 ; Romains 1:16 ; 2:10 disant que le salut était « premièrement » pour les Juifs).

C’est pour cette raison bien précise de priorité que justement le Peuple Juif et sa Postérité doivent maintenant vivre sur la Terre promise et reconstruire le Temple pour manifester l’Alliance où il n’y aura plus de sacrifices d’animaux justificateurs mais où trônera Jésus le Messie qui y règnera en « couple noyau » avec l’Eglise des Vainqueurs parfaitement à l’image de Dieu ! Le Peuple élu, comme Jean-Baptiste à l’époque, doit préparer le chemin du règne du Seigneur et de Son Epouse à la place et dans le rôle qui ont été prévus pour lui !

L’Eglise primitive dirigée par les Apôtres Juifs avait aussi l’occasion de former un couple à l’image de Dieu, noyau de la création. Mais il faut savoir que ce n’était alors plus possible sur terre vu que l’Ennemi, qui avait probablement compris, s’était empressé de détruire le Temple et de disperser le Peuple Juif dans tout l’Empire romain ! L’ensemble terrestre Alliance, Terre, Postérité était très vite bloqué.

Il avait en plus très vite installé toutes sortes de barrières notamment dans l’Eglise par une hellénisation – romanisation à grande vitesse via certains Pères de l’Eglise la coupant du Peuple élu. Il a mis en place un système idolâtre calqué sur l’hellénisme et la religion romaine dans le catholicisme romain et par une théologie du remplacement qui a mené entre autres à la persécution des Juifs avec les apogées de l’Inquisition et de la Shoah !

Le couple noyau à l’image de Dieu et la trilogie originelle Alliance, Terre, Postérité devait être totalement irréalisable sur terre ! Le Prince de ce monde avait tout verrouillé dans son champ de compétences que lui avaient laissé Adam et Eve !

Toutefois l’Eglise primitive était encore sous l’autorité des Juifs Apôtres. C’est pourquoi Jésus Glorifié est apparu à Jean l’Apôtre Juif pour faire un appel aux églises de l’époque en vue de former un couple à l’image de Dieu, noyau de la création avec l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée ! (Cf. Apocalypse 1-3). Mais ce couple devait se former dans la Salle du Trône d’abord car les conditions d’installation de l’ensemble Alliance, Terre, Postérité n’étaient plus requises sur terre et il fallait à présent des combats préalables visant à éjecter le Dragon des lieux célestes puis de la terre pour rendre le projet divin initial possible.

Mais l’Eglise a refusé ou n’a pas compris et ce fut une décadence presque bimillénaire jusqu’au jour d’aujourd’hui !

Considérons ces paroles étranges de l’Apôtre Paul :

« Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église » (Colossiens 1:24). Il est vrai que l’on peut comprendre ce passage de plusieurs manières mais il semblerait de toute évidence qu’au niveau de sa judaïté Paul « achève » quelque chose qui manque aux souffrances de Christ !!! Le passage suivant pourrait probablement nous mettre sur la voie :

« Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint Esprit : J’éprouve une grande tristesse et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption et la gloire et les alliances et la loi et le culte et les promesses et les patriarches et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! » (Romains 9:1-5).

En effet l’attente de Christ par rapport au Peuple d’Israël est aussi une souffrance pour Paul. Cette Postérité-Peuple est en effet une composante prioritaire au titre de l’élection de l’Eglise des Vainqueurs, épouse de Christ qui doit former avec Lui le couple noyau à l’image de Dieu. La glorification est indispensable pour récupérer la Terre promise, continuer la Postérité légitime et rétablir l’Alliance particulièrement dans son application. A quoi sert la justification si l’application ne suit pas ?

Paul souffre pour l’Eglise, c’est-à-dire pour des gens déjà justifiés mais pas encore glorifiés comme c’était son cas personnel. La judaïté désignée ici par la chair de Paul doit faire passer du « tout est accompli » de la justification au « tout est accompli » de l’application réelle, concrète, visible. C’est la spécificité du Peuple Juif avec l’héritage de sa Terre et de son Alliance : il est visible, a existé depuis des millénaires concrètement que ce soit en exil ou dans sa terre ou dans des communautés de la diaspora à travers l’Histoire. Aujourd’hui plus que jamais, il est visible et très souvent à la une de l’actualité !

L’application de la justification ne peut être que visible et concrète : c’est une spécificité du Peuple d’Israël à cause de son élection !

L’unité Juifs – Croyants issus des nations est donc indispensable pour former l’homme nouveau pour alors former un seul corps avec Dieu par la croix :

« Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux (Juif et Païen) n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui nous avons les uns et les autres accès auprès du Père, dans un même Esprit. » (Ephésiens 2: 14-18).

Cette unité de corps avec Dieu n’est possible que dans la gloire (Jean 17:20-26). Cette unité doit être à l’image de l’unité entre le Père et le Fils donc à l’image de Dieu ! Ils doivent aussi être uns avec Christ : former le couple noyau à l’image de Dieu pour que le monde croie c’est-à-dire que l’ensemble Alliance, Terre et Postérité devienne effectif, visible, évident aux yeux de tous !

Pour ce faire, ils doivent pouvoir contempler la gloire donnée à Christ par le Père c’est à dire réellement passer au ciel, à la Salle du Trône afin qu’ils connaissent l’amour, que Christ soit EN eux c’est-à-dire forme ce couple noyau à l’image du Créateur. L’Eglise des Vainqueurs ainsi un seul corps avec Jésus-Christ Dieu tombera réellement enceinte pour donner naissance à un fils, une nouvelle génération d’Eglise des Vainqueurs qui redeviendra « épouse » en Apocalypse 19:7. Dans les lieux célestes la métamorphose constante rend tout cela possible et pour nous un peu plus compréhensible !

Si nous reconsidérons le passage d’Ephésiens 2 éclairé par Jean 17 voire Colossiens 1:24, il est clair que la formation de « l’homme nouveau » ou de l’Eglise des Vainqueurs ou encore de l’Épouse du couple noyau implique premièrement la présence de membres du Peuple élu Israël. Le réveil d’Apocalypse 7:4-8 le démontre sans compter Apocalypse 14:1ss, 3 :12 et 21:12-14.

Le Peuple Juif doit encore jouer un rôle capital dans l’APPLICATION de la justification qui est la glorification suivie de l’établissement de l’ensemble Alliance, Terre, Postérité.

Le couple noyau à l’image de Dieu ne peut se former sans ce Peuple qui dès maintenant doit préparer le terrain sur sa Terre promise, s’y rassembler au complet par l’Aliyah, avoir une Postérité la plus nombreuse possible et reconstruire le Temple qui accueillera l’Alliance du Royaume et de la Sacrificature appliquée de Jésus et de Son Epouse assis sur l’Arche dans le Saint des Saints.

Conclusion

A présent l’ensemble terrestre juif Alliance, Terre, Postérité-Peuple est en train de se mettre en place en Israël. L’Eglise réveillée issue des nations aime Israël. De nombreux Juifs reconnaissent en Jésus leur Messie.

L’Eglise des Vainqueurs, épouse de l’Époux Jésus-Christ, formant un couple à l’image de Dieu obligatoirement composée de Juifs, « colonnes dans le Temple céleste » et de chrétiens issus des nations, va se mettre en place.

Les combats pourront commencer. Le grand réveil juif (Apocalypse 7: 4-8) aura lieu après les premiers combats victorieux de l’Eglise des Vainqueurs initiale (Apocalypse 6:2) et les débuts de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss). Une foule de toutes les nations qu’on ne peut pas compter issue de la Grande Tribulation se joindront à eux et aussi à l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 7:9-17).

L’Épouse de Christ glorieuse donnera naissance au fils du couple à l’image de Dieu, à la génération nouvelle enlevée de l’Eglise des Vainqueurs en Apocalypse 12.

Ce rétablissement préfigure l’éjection du Dragon des lieux célestes puis ultérieurement de la terre. Le Temple terrestre et le Temple céleste se rejoindront au moment du règne de Christ sur terre par voie de métamorphose ou de transfiguration. Ce sera le Millénium qui verra enfin le Christ siéger dans le Temple de Jérusalem dirigeant la terre entière avec Son Épouse. Il formera le couple noyau de la création à l’image parfaite de Dieu qui mettra en place avec succès l’ensemble Alliance, Terre et Postérité. Cela s’accomplira parfaitement à partir du Temple lieu de l’Alliance glorieuse, de la Terre glorieuse promise à Israël et la Postérité glorieuse selon Dieu (Apocalypse 20:4-6 et 9b). Le céleste sera et se répandra sur la terre à partir du Temple et d’Israël. Le nouvel Adam Jésus et la nouvelle Eve, l’Eglise des Vainqueurs prioritairement composée de Juifs ayant lavé leurs vêtements dans le sang de l’Agneau, seront le couple à l’image de Dieu, noyau de la création. Ils réussiront ce qu’Adam et Eve auront manqué et tout finira ou plutôt commencera avec un nouveau ciel et une nouvelle terre réunifiés !

 

En Jésus,

Martin BUSCH

75. Moïse et Mériba

INTRODUCTION

On est en droit de se poser la question pourquoi Moïse au premier chef mais aussi Myriam et Aaron n’ont pas pu passer le Jourdain pour l’installation au Pays promis. On dira que Myriam et Aaron ont parlé contre Moïse (Nombres 12 :1ss). Mais ils se sont repentis et ont joué un rôle non négligeable dans l’accomplissement du plan de Dieu. Moïse ensuite, le ministère par lequel Yahvé a délivré les Hébreux de l’Egypte, le passage miraculeux de la Mer Rouge, le don de la Torah au Sinaï etc…serait-il privé de ce pourquoi il a vécu : non seulement amener mais aussi installer le Peuple Hébreu en Canaan, la terre promise à Abraham, Isaac et Jacob (Deutéronome 30 :20) et à lui !!! C’est tout simplement quasiment inimaginable d’autant plus qu’il était considéré comme étant le plus grand ministère de l’Ancien Testament (Deutéronome 34 :10-12 ; 2 Corinthiens 3 :7-13) !!!

On dira que le Seigneur a donné l’explication en Nombres 20 : 12 où Moïse et Aaron n’ont pas obéi exactement à l’ordre de l’Eternel pour faire jaillir l’eau du rocher de Meriba. La facture semble particulièrement salée… ! Notre propos sera d’essayer de donner une explication car si nous faisons un parallèle entre le passage dans la terre promise du Peuple d’Israël et le passage dans la Salle du Trône de chrétiens pour la formation de l’Église des Vainqueurs (cf. Rubrique « La Conquête »), alors il y a tout lieu de penser que la découverte du fond du problème pourrait tout particulièrement nous intéresser !

  1. Meriba – Massa Rephidim sur la route du Sinaï : Exode 17 et Meriba Kadès Barnea : Nombres 20

Rephidim lieu du premier miracle d’eau jaillissant du rocher d’Horeb se trouve quasiment au Mont Sinaï. Kadès Barnea, lieu du second miracle d’eau jaillissant du rocher, se situe plus au nord sur l’actuelle frontière Israélo-Egyptienne.

Il est important de considérer qu’il y a deux passages bibliques, deux endroits, deux événements dont le premier se passe peu avant le don des dix commandements au Mont Sinaï à Rephidim et le second se passe environ 38 années plus tard à Kadès Barnéa près de la route directe d’Egypte à Canaan après la mort de Myriam (Nombres 20 :1) et peu avant la mort d’Aaron (Nombres 20 :22-29) puis plus tard celle de Moïse (Deutéronome 32 :49-51 ; 34 :1-5) qui aura préalablement passé la direction du Peuple à Josué. Ce dernier après 40 années de pérégrinations dans le désert du Peuple Hébreu, le fera enfin entrer dans le Pays promis.

Ainsi environ 38 années séparent les deux moments qui pourtant se ressemblent beaucoup, à tel point que certains commentateurs pensent qu’il s’agit d’un seul et même événement, vu entre autres le nom de « Meriba » donné aux deux endroits où l’eau avait jaillit. Mériba signifie contestation, querelle parce que le Peuple avait manifesté deux fois son mécontentement et sa révolte vis-à-vis de Moïse et de Dieu à cause du manque d’eau, ce qui est plutôt normal dans le désert de Tsin.

Lors du premier miracle à Rephidim en Exode 17, Dieu demande à Moïse de frapper le rocher d’Horeb : Moïse obéit en frappant le rocher et l’eau coula. Il est aussi précisé par Dieu qu’Il se tiendrait devant Moïse sur le rocher ! Bref, tout se passa bien en ce qui concerne Moïse, resté fidèle et obéissant à Dieu dans lors de ces circonstances difficiles. Le Peuple, malgré sa révolte, pu boire donc continuer à vivre. Le lieu du miracle fut non seulement nommé Mériba c’est à dire Querelle ou Contestation mais aussi Massa c’est à dire Epreuve ou Tentation.

Lors du second miracle à Kadès Barnea en Nombres 20, nous remarquons en guise de nouveauté que le SACRIFICATEUR Aaron est associé à l’opération et il est précisé que « La GLOIRE de Yahvé leur apparut ». Puis Dieu demande à Moïse de prendre le bâton, de convoquer le Peuple et avec Aaron de PARLER au rocher : Moïse n’obéit pas totalement. Certes, il fit tout ce que Dieu avait demandé sauf au lieu de parler au rocher, probablement excédé, désobéit car il « parla » ou plutôt « engueula » le Peuple contestataire et frappa deux fois le rocher au lieu de lui parler. Malgré apparamment cette petite désobéissance presque « nuance », cela a tout de même fonctionné : l’eau a coulé et même abondamment : le Peuple et le bétail purent boire. Extraordinaire pourrait-on dire ! Le miracle eut lieu quand même, Dieu S’est manifesté : aurait-Il approuvé ?

Peut-être que Moïse s’est-il dit : « Pourquoi ne pas faire comme la première fois où cela a marché ? » Mais malheureusement pour lui, Dieu ne lui avait pas demandé de faire comme la première fois même si ça a marché… !

Avec Dieu ce qui fut bon dans certains domaines dans le passé ne l’est plus aujourd’hui et ce qui l’est aujourd’hui, ne le sera plus demain !

Le verdict fut sans appel : « Alors l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n’avez pas cru en moi, pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, vous ne ferez point entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. » (Nombres 20 :12).

« Ce même jour, l’Éternel parla à Moïse, et dit : Monte sur cette montagne d’Abarim, sur le mont Nebo, au pays de Moab, vis-à-vis de Jéricho ; et regarde le pays de Canaan que je donne en propriété aux enfants d’Israël. Tu mourras sur la montagne où tu vas monter, et tu seras recueilli auprès de ton peuple, comme Aaron, ton frère, est mort sur la montagne de Hor et a été recueilli auprès de son peuple, parce que vous avez péché contre moi au milieu des enfants d’Israël, près des eaux de Meriba, à _Kadès_, dans le désert de Tsin et que vous ne m’avez point sanctifié au milieu des enfants d’Israël. Tu verras le pays devant toi ; mais tu n’entreras point dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. » (Deutéronome 32 :48-52).

  1. Jésus-Christ le Rocher

« Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert. (1 Corinthiens 10 :1-4). »

En fait le rocher dans les deux cas à Rephidim et à Kadès Barnéa était Christ.

Lors du premier miracle Dieu – Christ se tenait devant Moïse sur le rocher, Il reçut en quelque sorte les coups de bâton de Moïse. Cela nous rappelle étrangement Matthieu 27 : 29-30 :

« Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s’agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. »

Moïse dans le premier événement était avec le Peuple dans le désert et devait être dans le désert à ce moment-là. Le Peuple avec Moïse devait passer « Massa » l’épreuve, la tentation dans le désert. Jésus devait aussi passer par là quand Il était sur terre dans la nature et forme humaine qu’Il avait prises pour souffrir pour nous. En effet le désert correspond aux périodes des Evangiles et des Epîtres.

Le désert est le lieu où le Peuple de Dieu se trouve dans l’espace-matière-temps, exposé au péché, aux coups, aux guerres, aux révoltes et à la mort. Les ennemis rôdent partout, les embuscades peuvent avoir lieu à tout moment, l’anéantissement du Peuple est constamment à la porte. La vie du Peuple est de type nomade et n’a pas de lieu où reposer sa tête. C’est très exactement ce que nous connaissons et ce que connut Jésus.

« Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête ». (Matthieu 8 :20)

  1. Passer de la génération Moïse à la génération Josué

Le Peuple Hébreu est tenu en survie à bout de bras donc dépendant de Dieu par les miracles, par la manne, les cailles et aussi entre autres l’eau miraculeuse évoquée ici dans nos récits par exemple. Le Peuple est comme un enfant, un adolescent dépendant de ses parents. Il doit apprendre à réussir ses examens, un métier pour qu’il puisse sortir de sa dépendance et prendre ses responsabilités. C’est une période de fragilité extrême où tout peut basculer à tout instant parce qu’exposé à l’Ennemi dans ce désert hostile. Il est « nomade » car il ne sait pas encore où il s’installera, se fixera.

Moïse a bien assumé cette période durant les presque 40 ans après l’échec de la première tentative d’entrée au Pays promis et de conquête.

De même les Apôtres et notamment Paul ont tout aussi bien assumé la mise en place de l’Église du début qui devait commencer par évoluer dans le « désert » à savoir l’espace-matière-temps.

Mais quand il s’est agi de passer au Pays promis pour Moïse et le Peuple hébreu au bout des 40 ans et plus tard pour l’Église aux environs de l’année 92 à la Salle du Trône sous l’impulsion de Jésus-Christ glorifié : il y eut un problème !

Paul par exemple alla à Jérusalem alors que des chrétiens lui avait dit de ne pas y aller (Actes 21 :4 +8-14). Il y alla tout de même et accomplit sous la pression et le conseil de chrétiens judaïsants voulant ménager la chèvre et le chou, le rite juif relatif au vœu au Temple et revint par là en arrière, et c’est justement là qu’il se fit arrêter (Actes 21 :20-39) pour finir à Rome décapité comme nous l’apprendra l’histoire. Il a fait comme Moïse à Kadès Barnéa, c’est-à-dire qu’il est revenu en arrière en écoutant ce qui lui dit son propre esprit qui le maintenait prisonnier, lié (Actes 20 :22 ; idou dedemenos ego to pneumati) au lieu d’écouter ce que lui disait le Saint Esprit à travers les frères et les prophètes (Actes 20 :23 ; 21 : 4+10).

Alors qu’il a posé clairement dans ses écrits les fondements de la transfiguration et du salut du corps par et dans la gloire, il manqua le but et resta prisonnier en fait de son « retour en arrière » à Jérusalem. Imaginez un seul instant Paul vivant la même chose que Jean ! C’était en réalité la volonté initiale de Dieu !

Comme Moïse, Paul était le plus efficace dans l’œuvre de Dieu sur terre notamment en ce qui concerne la libération de l’Église de la Loi et du légalisme au profit de la foi et de la grâce ! Comme Moïse, il était un ministère charismatique de puissance miraculeuse de premier ordre. Il aurait dû enclencher sur la gloire dans son vécu, gloire qu’il l’a lui-même si bien décrite et exposée ! (Romains 8 :29 ; 2 Corinthiens 3 :12-18 entre autres).

C’est très exactement là l’explication relative à l’attitude de Moïse à Kadès Barnéa. Le Seigneur avait clairement prévu qu’il mènerait le Peuple dans le Pays (Exode 3 :7). Moïse n’attendait que ça !

Il a brillamment libéré et de façon extraordinaire le Peuple Hébreu de l’esclavage sous Pharaon. Il a tenu le choc face aux murmures et aux révoltes du Peuple pendant toutes les années de pérégrinations dans le désert.

La première fois à Rephidim quand l’eau a coulé, c’était l’eau qui nous fait penser au Saint Esprit qui donne les dons et les ministères charismatiques suite aux souffrances de Christ qui S’était laissé frapper. Moïse était parfaitement dans les « clous » ou encore « dans le coup » à ce moment-là. Christ était le Rocher souffrant, devant recevoir coups et clous !

Moïse était le parfait ministère charismatique du moment avec son visage brillant de gloire qui en quelque sorte bénéficiait du miraculeux du Saint Esprit suite à l’Agneau Pascal (autel du sacrifice, croix, résurrection), le passage de la Mer Rouge (cuve d’airain, baptême d’eau) et le Sinaï (Lieu Saint avec le chandelier, baptême du St Esprit et de Feu) !

Mais la deuxième fois à Kadès Barnéa, Dieu avait prévu le passage dans le Pays promis dans un futur proche.

Sa gloire s’était manifestée, la royauté par Moïse, le bâton à la main et la sacrificature par la présence d’Aaron montraient qu’Il voulait faire de Son Peuple des Sacrificateurs et des Rois (cf. Apocalypse 5 :10) installés dans la Terre promise, la gloire, c’est-à-dire le Saint des Saints.

Il voulait que la manne, les cailles, l’eau miraculeuse s’arrêtent et que le Peuple puisse commencer à TRAVAILLER, cultiver la terre, prendre ses responsabilités, entrer dans les conquêtes et les missions qu’Il avait prévues pour lui mais dans un environnement protégé parce que glorieux, le Pays où coulent le lait et le miel à savoir la Salle du Trône en ce qui concerne l’Église !!!

Le rocher ne pouvait plus recevoir des coups de bâtons, le rocher ne pouvait plus être « cloué sur une croix », le rocher avait souffert une fois pour toutes, c’était terminé, accompli, achevé ! Il fallait selon le plan de Dieu passer à autre chose !

Le rocher était devenu à ce moment-là Jésus-Christ glorifié qui veut former Son Église des Vainqueurs !

De même, Moïse et le Peuple étaient arrivés au terme du périple désertique de presque 40 ans : il fallait passer le Jourdain pour aller dans le Pays promis, pour prendre possession et étendre la manifestation de la gloire de Dieu sur terre à partir du Pays promis !

On ne frappe plus Jésus-Christ glorifié mais dans la gloire on PARLE avec Lui, on « soupe » avec Lui, on s’assied sur le Trône avec Lui, on prend possession des espaces célestes et terrestres occupés par l’Ennemi pour régner avec Lui, on est sacrificateur pour L’adorer, Le servir et on vit avec Lui comme Son épouse glorifiée !

Ne pas entrer dans cette gloire, dans le Pays promis signifie tout simplement devoir mourir : c’était vrai pour Moïse, Myriam et Aaron ainsi que pour la génération rebelle du Peuple Hébreu, exceptés Josué et Caleb qui étaient dans la volonté et le plan du Seigneur par rapport à la gloire du Pays promis. C’était et c’est toujours encore vrai pour l’Église qui tergiversait et tergiverse toujours encore devant le Jourdain, devant la Révélation de Jésus-Christ Glorifié qui veut la Conquête !

Il est toutefois intéressant de noter que le Seigneur accorda une grâce particulière à Moïse : « Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nebo, au sommet du Pisga, vis-à-vis de Jéricho. Et l’Éternel lui fit voir tout le pays : Galaad jusqu’à Dan, tout Nephthali, le pays d’Éphraïm et de Manassé, tout le pays de Juda jusqu’à la mer occidentale, le midi, les environs du Jourdain, la vallée de Jéricho, la ville des palmiers, jusqu’à Tsoar. L’Éternel lui dit : C’est là le pays que j’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, en disant : Je le donnerai à ta postérité. Je te l’ai fait voir de tes yeux ; mais tu n’y entreras point.

Moïse, serviteur de l’Éternel, mourut là, dans le pays de Moab, selon l’ordre de l’Éternel. Et l’Éternel l’enterra dans la vallée, au pays de Moab, vis-à-vis de Beth Peor. Personne n’a connu son sépulcre jusqu’à ce jour. Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’était point affaiblie, et sa vigueur n’était point passée. Les enfants d’Israël pleurèrent Moïse pendant trente jours, dans les plaines de Moab ; et ces jours de pleurs et de deuil sur Moïse arrivèrent à leur terme.

Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse. Il n’a plus paru en Israël de prophète semblable à Moïse que l’Éternel connaissait face à face. Nul ne peut lui être comparé pour tous les signes et les miracles que Dieu l’envoya faire au pays d’Égypte contre Pharaon, contre ses serviteurs et contre tout son pays, et pour tous les prodiges de terreur que Moïse accomplit à main forte sous les yeux de tout Israël. » _(_Deutéronome 34 :1-9).

Au même titre que des ministères comme Paul qui « monta au 3ème ciel » (2 Corinthiens 12 :1ss) peut-être même avec son corps, mais sans y rester sur une base régulière, de nombreux ministères et chrétiens charismatiques de notre temps sont montés esprit et âme au ciel ou tout au moins ont eu des visions notamment du Seigneur Jésus-Christ.

Ainsi Moïse, qui connaissait déjà Yahvé face à face, put, avant de mourir, voir de ses yeux le Pays promis à partir du Mont Nebo. Il ne put y entrer mais tout au moins le voir.

C’est le cas de la génération actuelle de certains chrétiens réveillés. Cette génération-ci est appelée à devenir la « génération Josué » qui est aussi celle de l’Église des Vainqueurs. Cette génération devra entrer esprit, âme et corps métamorphosé dans le « Pays promis » ou Salle du Trône sous peine de mourir comme Moïse si d’aventure elle ne le faisait pas.

On pourra parler de la désobéissance et de la punition (Psaume 106 :32-33) qui doivent être évitées mais au-delà, Moïse avait « le nez dans le guidon » et en même temps ne voyait pas la fin de l’épreuve, la fin de « Massah », la fin de la vie dans le désert alors que le Seigneur avait pourtant parlé de 40 ans qui étaient arrivés à leur terme.

Moïse était à bout, excédé et qui ne peut le comprendre ? Myriam et toute sa génération avaient quasiment disparu. La Mort avait fait son œuvre de destruction voire de déstabilisation. C’est là que l’Ennemi put aveugler le grand homme qui revint à une recette du passé qui réussissait et qui marchait de surcroît !

L’eau a coulé miraculeusement ! Les coups de bâtons ont porté leurs fruits à Kadès Barnéa ! La vie pouvait ainsi continuer comme avant avec ses hauts et ses bas, ses miracles, les dimensions charismatiques habituelles et actuelles, mais dans le désert !

  1. Sanctifier le Seigneur

Le Seigneur veut le meilleur pour Ses enfants : pouvons-nous imaginer un seul instant que la situation espace-matière-temps actuelle, celle du désert avec ses souffrances et le chemin inéluctable vers le vieillissement et la mort en passant par la maladie puisse avoir à faire avec qui est le Seigneur d’Amour ?

Dieu a pointé le manque de foi de Moïse et d’Aaron. Le verbe HèMOUNaH en hébreu signifie non seulement croire mais faire confiance, être fidèle, opiniâtre, stable.

Ils en ont manqué par rapport au fait de sanctifier Dieu aux yeux des enfants d’Israël. Sanctifier, sainteté a la racine hébraïque KoDeSH.

Mais Yahvé dit à Moïse et à Aaron : « Puisque vous n’avez pas assez cru en moi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, aussi ne conduirez-vous point ce peuple dans le pays que je leur ai donné. » (Nombres 20 :12).

Il était donc prévu que Dieu avait initialement l’intention de permettre à Moïse et à Aaron de conduire le Peuple dans sa terre. La gravité du péché de Moïse et d’Aaron réside avant tout dans le fait qu’ils ont donné une mauvaise idée, image, notion de Dieu et de qui Il est. C’est cela, ne pas « sanctifier » le Seigneur.

La sainteté est à mettre en relation avec la mise à part. Il s’agit d’une dimension spéciale qui est à part, d’une unicité totale, de Yahvé qui est UN, donc Amour et par là Tout Puissant. Elle touche directement à l’identité de Yahvé, Celui qui est, le Tout Puissant qui veut le meilleur pour les Siens !

En Esaïe 6 :3 les séraphins crient : « Saint (KaDoSH), saint, saint est Yahvé Tzebaoth (des Armées) : toute la terre est remplie de sa gloire (KaVoD) »

Voilà ce qui est dit et crié devant et autour du Trône de Dieu !

En fait la sainteté, la gloire et la terre y sont intrinsèquement liées par la PAROLE parfaite proclamée devant le Trône ! Il est le Yahvé des armées, c’est-à-dire Celui qui veut conquérir ce que l’Ennemi occupe indûment !

Moïse et Aaron auraient dû glorifier Dieu, le mettre en valeur, dire, crier qui Il est, le Glorieux, le Tout Puissant, Yahvé des Armées qui veut sortir le Peuple du désert là où l’on manque d’eau pour le mener dans le Pays d’abondance où coulent le lait et miel ! Ils auraient dû sanctifier Yahvé par leurs cris et proclamations aux yeux du Peuple pour qu’il puisse voir et reconnaître Sa Gloire !!! Ils auraient dû joindre leurs voix sur terre à celles des séraphins au ciel !

Après les 40 longues années de pérégrinations dans le désert c’était le moment de passer dans le Pays promis dans la gloire.

Aujourd’hui après environ 2000 ans de pérégrinations de l’Église dans le désert de l’espace-matière-temps c’est le moment de passer dans la Salle du Trône !!!

Moïse et Aaron ont touché à l’identité de Yahvé comme nous l’avons décrit et démontré. Le verdict était sans appel.

L’Église, si elle continue à ne pas croire qui est Yahvé réellement, si elle continue à toucher à Son identité, notamment à celle de Jésus Glorifié qu’elle veut toujours et encore clouer sur la croix, continuera à mourir dans le désert-espace-matière-temps !

Le miraculeux charismatique doit obligatoirement mener « En Haut » esprit, âme et corps ! Sinon c’est la Mort !

Conclusion

Le choix est simple : Moïse ou Josué, Paul ou Jean, le désert ou le Pays promis, l’espace-matière-temps ou la Salle du Trône, les coups de bâtons ou la Parole sainte, engueuler le Peuple ou sanctifier Dieu, Massa ou Eretz, Meriba ou Hèmounah, Jésus encore « cloué sur la croix » ou Jésus Glorifié…

Saint, saint, saint est Yahvé des Armées : toute la terre est remplie de sa gloire ! Je le crie et je le proclame aux yeux de tous ! Amen !

En Jésus,
Martin BUSCH