84. Le loup blanc

INTRODUCTION

 

L’expression « être connu comme le loup blanc » vient de l’époque où les loups étaient encore beaucoup plus nombreux dans nos contrées et on les craignait à juste titre. Mais quand apparaissait un loup blanc animal très rare dans nos régions, la nouvelle se répandait comme une traînée de poudre d’où cette expression.

Une personne connue comme un loup blanc est effectivement très connue, fréquente les publics, la société en vue, apparaît dans les médias pour se faire bien voir à tout prix notamment pour rassurer l’opinion. Toutefois elle est aussi quelqu’un dont il faut se méfier, car sous la belle blancheur du pelage semblable à celle de la brebis ou de l’agneau signifiant l’innocence, la pureté, se cache un loup avec de belles et grandes dents, elles aussi blanches, prêt à faire un carnage dans le troupeau (cf. Jean 10:12 ; Matthieu 10:16 ; Luc 10:3 ; Actes 20:29).

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au-dedans, ce sont des loups ravisseurs » (Matthieu 7 :15).

Il se trouve qu’un personnage de la Bible correspond assez bien à ce genre de personnage. Il s’appelle Laban qui se traduit par blanc à partir de l’hébreu ! (LaBaN = blanc).

 

1. Laban le loup blanc à proximité de sa proie

  • La proximité du sang.
    Laban descend de Térah comme Abraham. Il est surtout le frère de Rebecca, mère de Jacob. Il deviendra le beau-père de Jacob qui se mariera avec ses filles Léa et Rachel.
  • La proximité de la foi.
    Laban croit en YHWH ELoHiM et parle de Lui quasiment comme Abraham, Eliézer ou encore Jacob.
  • La proximité par le service rendu.
    Il laisse partir Rebecca sa sœur pour qu’elle devienne la femme d’Isaac.
    Il accueille Jacob en détresse et en danger de mort dans sa fuite devant Esaü.

Bref sans ces proximités le Peuple d’Israël n’aurait même pas pu se constituer :

  • Sans Rebecca, sœur de Laban, pas de descendance légitime pour Isaac.
  • Sans Léa et Rachel pas de descendance légitime pour Jacob
  • Sans accueil préalable de la part de Laban et sans travail donné par lui à Jacob pas de survie du tout !

Et pourtant Laban, personnage indispensable, sans qui rien n’aurait pu se faire, est bien un loup blanc, nous le verrons par la suite !

 

 

2. Laban le loup blanc aime l’argent et les richesses

« Rebecca avait un frère, nommé Laban. Et Laban courut dehors vers l’homme (Eliézer), près de la source. Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur et il avait entendu les paroles de Rebecca, sa sœur, disant : Ainsi m’a parlé l’homme. Il vint donc à cet homme qui se tenait auprès des chameaux, vers la source et il dit : Viens, béni de l’Éternel ! Pourquoi resterais-tu dehors ? J’ai préparé la maison et une place pour les chameaux. L’homme arriva à la maison. Laban fit décharger les chameaux, et il donna de la paille et du fourrage aux chameaux et de l’eau pour laver les pieds de l’homme et les pieds des gens qui étaient avec lui. Puis, il lui servit à manger… il (Eliézer) fit aussi de riches présents à son frère (Laban) et à sa mère » (Genèse 24:29-33+52c).

Laban était en fait un vrai loup blanc. Il se mit tout de suite en avant pour évidemment se faire connaître d’Eliézer qui avait offert l’anneau et les bracelets qu’il avait préalablement vus sur Rebecca sa sœur. Il se rendit vite compte qu’il y avait là quelque chose à en « tirer ».

Il courut vers Eliézer. L’accueil fut « royal » pour celui qu’il appelait « béni de YHWH » ! L’entretien des montures comme le soin porté à tous les arrivants fut de 1ère classe : lavement des pieds et repas avec une bonne dose de religion pour couronner le tout ! Le résultat fut très concluant vu qu’Eliézer lui fit de riches présents. Le but était atteint ! Le business fut très concluant…

Le loup blanc par une attitude mielleuse d’apparence chaleureuse ou encore très « fraternelle » base sa relation avec autrui et notamment avec les « frères et sœurs » sur l’argent et les richesses ! Quand il y a possibilité de recevoir quelque chose en espèces sonnantes et trébuchantes, on soigne la relation donateurs ou partenaires même dans « l’œuvre de Dieu » ! La qualité de la relation dépend des montants reçus ou potentiellement à recevoir !

Le vrai visage de Laban à ce niveau se dévoilera plus tard avec Jacob.

« Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, il l’embrassa et le baisa et il le fit venir dans sa maison. Jacob raconta à Laban toutes ces choses. Et Laban lui dit : Certainement, tu es mon os et ma chair. Jacob demeura un mois chez Laban. » (Genèse 29:13-14).

Là encore Laban a piqué un petit sprint vers le neveu et le fils des très riches Rebecca et Isaac. Mais malheureusement pour lui et contrairement à Eliézer, Jacob n’avait rien avec lui ni sur lui. Certains commentateurs pensent que le fait que Laban prenne Jacob dans ses bras, c’est pour « palper » pour voir s’il ne porte pas des bijoux précieux ou un sac remplit d’or sur lui sous le manteau… !

Mais là il n’y avait pas de profit à faire, à moins que…. Jacob était jeune beau et fort, peut-être un peu naïf de par sa jeunesse, de par le lien du sang sûrement digne de confiance ! Peut-être que son travail, probablement connu comme assidu chez les « cousins », pourrait tout de même rapporter quelque chose voire beaucoup ?

Après un mois d’essai, Laban voyant probablement que les choses réussissaient à Jacob et qu’il ne s’était pas trompé, voulut le garder et lui demanda même de fixer son propre salaire !!! (Genèse 29:15). Bref le rêve ! Jacob propose alors de travailler 7 ans pour celle qu’il aimait, Rachel la fille de Laban. C’est ce qui fut conclu. Laban a probablement vu ses troupeaux se multiplier (cf. Genèse 30: 29-30) durant ces 7 premières années et il réfléchit comment le garder le plus longtemps possible. Alors au moment venu, Il fit le festin du mariage et par ruse et traîtrise, au lieu de lui donner Rachel, il lui donna Léa, l’aînée, les lumières électriques n’existant pas et l’intimité n’étant pas éclairée à la torche, Jacob, peut-être un peu éméché lors de la fête, n’a de ce fait rien remarqué ! A la lumière du matin : désastre, Jacob découvrit le subterfuge, Laban respectant d’après ses dires une coutume locale l’obligeant à d’abord donner l’aînée avant la cadette (Genèse 29:23-27). Mais pourquoi Laban n’avait-il pas préalablement averti Jacob de cette coutume ? Tout simplement parce que son but était de le garder par ruse encore sept ans et il savait que Jacob travaillerait encore pour lui avec succès durant cette période pour obtenir celle qu’il aimait !

Et voilà le but était atteint : Jacob dut encore servir Laban sept années supplémentaires pour Rachel. Lorsque cette dernière accoucha de Joseph, Jacob décida de partir. Il avait probablement décidé au fond de lui-même de faire en sorte que Joseph, fils de sa bien-aimée Rachel, aie l’ascendant sur la famille et joue en quelque sorte le rôle de futur patriarche ou chef de la prochaine génération. Il fallait en effet que Rachel soit la mère du prochain chef de clan ou patriarche et puisse ainsi garder sa prépondérance sur sa sœur Léa ayant donné naissance à l’aîné auquel cette fonction future revenait par le droit d’aînesse. Léa, la mal aimée (Genèse 29:30), aurait éventuellement bénéficié d’une position prépondérante toujours refusée par Jacob. Celui-ci voulait en quelque sorte « corriger » la tromperie de Laban.

Il y parvint par la suite mais non sans peines et douleurs ! Mais il s’agit là d’une autre histoire, sachant que la lignée « choisie » passa finalement tout de même par Léa à savoir par Juda et sa descendance jusqu’à Jésus-Christ.

Laban voulut encore garder Jacob, et pour cause ! Il réussit encore à le retenir pour six ans suite à des négociations relatives à l’obtention d’un salaire pour son gendre qui avait au final tout de même bien servi et enrichi la famille d’accueil. Cela se joua au partage du troupeau entre les deux « partenaires » selon la couleur et les marques du pelage des bêtes à naître. Comme Dieu bénissait Jacob, ce dernier vit les bêtes qui lui étaient destinées augmenter plus vite que celles destinées à Laban. Ce dernier changea les termes du contrat plusieurs fois (Genèse 31:7-12), mais malgré cela, Jacob devint de plus en plus riche et béni du Créateur (Genèse 30:43 ; 31:9+15-16).

Laban finit par ne plus tellement montrer son gentil pelage de loup blanc, mais commença à montrer ses crocs (Genèse 31:2+13). Dieu décida de faire partir Jacob (Genèse 31:3+13). Et c’est par la suite que nous apprenons comment Laban a maltraité Jacob malgré ses bons et loyaux services : Laban avait changé dix fois son salaire, il fallait qu’il rembourse Laban pour toutes les brebis volées ou tuées, les conditions de travail étaient plus que difficiles : bref le « patron » ne faisait plus de cadeaux (Genèse 31: 6-12+38-42). Jacob avait aussi compris que Laban l’aurait renvoyé à vide (Genèse 31:42). Le loup blanc Laban était prêt à dévorer sa proie pour récupérer l’ensemble de sa richesse (Genèse 31:29). Jacob, pour en réalité sauver sa propre peau, sa famille (Genèse 31:31) et ses biens, s’enfuit donc de la présence de ce loup blanc qui alors logiquement, le poursuivit avec l’intention de l’exterminer et ensuite récupérer ses richesses et sa famille. Toutefois Dieu apparut en songe à Laban pour qu’il ne fasse pas de mal à Jacob (Genèse 31:24).

Laban ne fit donc rien à Jacob, mais toujours de mauvaise foi en affirmant contrairement à ses engagements que tous les biens, représentant le salaire convenu, étaient à lui y compris Léa et Rachel et les enfants, chercha encore à culpabiliser Jacob : il l’aurait laissé partir avec un festin et des réjouissances et cette fuite était une tromperie injuste etc… (Genèse 31:25-29).

Finalement ils finirent par conclure une alliance de séparation territoriale suivie d’un festin. Laban partit en embrassant ses petits-fils et ses filles et même il les bénit ! (Genèse 31:43-55).

Jacob, l’élu de la lignée de Dieu, pouvait à présent, libéré du loup blanc, continuer le chemin de YHWH ELoHiM dont la prochaine embûche plus que sérieuse se profilait sous la forme d’Esaü… !

 

 

3. Le loup blanc et l’Israël actuel

Si la question de la création de l’Etat d’Israël était posée aujourd’hui (2015) à l’ONU, il serait évident que la réponse serait non vu l’antisémitisme croissant dans le monde lié aux intérêts financiers et économiques que représente Ismaël ou plutôt ses descendants pour l’Occident ! L’émotion de l’horreur liée à la Shoah permit ce vote positif en faveur de cette création en 1948.

Il est vrai que la Shoah est à mettre en parallèle avec la situation difficile de Jacob menacé de mort par Esaü.

Dans les deux époques l’existence du Peuple élu a été mise en cause. Par conséquent comme Laban, les Alliés et particulièrement les États Unis, représentèrent une issue et un refuge de survie pour Israël. Mieux, ils permirent par leur vote en faveur de la création de l’Etat d’Israël, l’Aliyah ou le retour au Pays promis des Juifs. Ce fut à nos yeux une véritable intervention miraculeuse comparable au songe où Dieu apparut à Laban pour qu’il ne fasse pas de mal à Jacob au moment où il l’a rattrapé dans sa fuite et son retour au Pays promis. Laban et Jacob firent une alliance et c’est exactement ce qui se passa entre l’Occident et Israël, tout particulièrement avec les États-Unis dont le siège du gouvernement s’appelle comme « par hasard » la Maison blanche (cf. Laban = blanc).

Il est vrai qu’au fil des ans l’Europe occidentale et orientale se tourna assez rapidement et clairement contre Israël. Elle poussa franchement à la création d’un Etat Palestinien politiquement et financièrement. La résolution européenne de « sanctionner » les produits agricoles issus des territoires soi-disant occupés n’est qu’un aspect parmi bien d’autres.

Actuellement les États-Unis furent et sont encore parmi les seuls alliés des Israéliens notamment lors de votes à l’ONU relatifs à la situation israélo-palestinienne et par des fournitures en armement, en liquidités et autres biens indispensables. Mais il se trouve que, contrairement à ce qui se passait auparavant, les États-Unis particulièrement lors de crises fortes israélo-palestiniennes renvoient de plus en plus les deux partis dos à dos, voire culpabilisent Israël alors qu’il ne fait que se défendre face à des attaques aveugles et meurtrières. Les alliances des États-Unis et de l’Europe avec l’Arabie Saoudite entre autres, donc avec Ismaël sont de plus en plus étroites à cause du pétrole entre autres, sachant que les « dessous » et les intérêts particuliers de chaque état compliquent largement cette analyse, particulièrement dans la crise terrible due à l’Etat Islamique.

Quoi qu’il en soit nous reconnaissons ici Laban – États-Unis – loup blanc qui ont effectivement permis à Jacob-Israël de survivre, de trouver femmes, donc descendance et en même temps de s’enrichir. C’était un rôle indispensable à la survie d’Israël !

Comme pour Laban et Jacob, la proximité du sang, celle de la foi et celle du sens des affaires liées à la présence de nombreux juifs et chrétiens influencent de façon non négligeable les États-Unis, nonobstant le loup blanc par rapport à Israël.

Laban – États-Unis – loup blanc ont d’ailleurs pu s’enrichir grâce aux Juifs et la bénédiction de YHWH y étant liée, mais cela ne leur suffit pas et ne leur suffira jamais. Plus on en a, plus on en veut.

C’est d’ailleurs un peu le rôle qu’ont joué les Juifs disséminés à travers les siècles. Ils se sont enrichis tout en enrichissant leurs « hôtes » qui, toujours à un moment ou à un autre, ont essayé de les dépouiller en changeant les règles pour mieux les exploiter ou, selon les périodes et les peuples, pour carrément essayer de les exterminer en vue de récupérer le magot.

Aujourd’hui nous assistons à l’ambivalence et l’opportunisme de Laban – Etats Unis – loup blanc qui par tous les moyens avoués ou non essayent de tirer la couverture à eux pour en profiter au maximum quitte à sacrifier ou dévorer tout ou partie du troupeau de brebis Israël sur son pâturage, sa Terre. La création de Daech avec entre autres une amputation supplémentaire de la Terre d’Israël secrètement prévue par l’administration américaine évoquée par Hillary Clinton dans un de ses ouvrages, ne fait que démasquer davantage la véritable identité du loup blanc qui à terme se transformera en « Esaü-Edom » avec toutes les autres nations du monde occidental et oriental. Celles-ci s’allieront par nécessité et Realpolitik à Ismaël très largement installé dans leur territoire. Les autres descendants de Laban s’allièrent d’ailleurs avec les descendants d’Ismaël et d’Esaü contre ceux de Jacob à l’époque biblique des rois jusqu’à l’exil provoqué par Titus en 70.

 

 

4. Le loup blanc et l’Eglise des Vainqueurs

Dans notre écrit précédent « Les Patriarches » nous avons démontré que Rebecca représentait l’Eglise initiale des Vainqueurs qui « montera », l’Epouse que Christ fécondera sur le Trône et qui deviendra donc la femme glorieuse en travail décrite en Apocalypse 12:1 accouchant de l’enfant mâle. Puis nous avons démontré que Jacob – Israël était l’enfant mâle, la nouvelle génération « enlevée » de cette Eglise des Vainqueurs capable dans un premier temps avec les anges de vaincre et de déloger le Dragon des lieux célestes. Rebecca et Jacob – Israël représentent par conséquent une entité : l’Eglise des Vainqueurs dans sa globalité au Pays promis, sachant que le Pays promis de ladite Eglise est la Salle du Trône et le ciel en général.

L’Israël actuel, seulement partiellement installé dans son Pays promis, est à mettre en parallèle avec l’Eglise initiale des Vainqueurs qui ne tardera donc pas de ce fait à se mettre en place dans la Salle du Trône, sachant que les lieux célestes ne sont pas totalement dégagés de l’Ennemi, comme d’ailleurs la Terre d’Israël.

Les lieux célestes (Pays promis), en effet, sont aussi encore partiellement occupés par le Dragon et ses acolytes. La preuve : l’Ennemi peut encore jouer au procureur devant le Trône de Dieu (cf. Mont du Temple occupé par Ismaël) pour accuser les frères et il ne sera éjecté des lieux célestes ou Pays promis par l’archange Michel, ses anges et la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs, Jacob, qu’en Apocalypse 12, à savoir dans le futur.

De même, parallèlement, il arrivera comme promis dans les Ecritures par YHWH ELoHiM Lui-même à maintes reprises, qu’Israël récupèrera l’intégralité du territoire promis à Abraham, Isaac, Jacob et à bien d’autres.

Qui est le loup blanc ? Si nous reprenons les caractéristiques du loup blanc à savoir les proximités familiales, de Sang grâce à celui versé du Seigneur, de la foi en YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie, de la Bible Parole de Dieu et du « berceau ecclésial » de départ indispensable au niveau des sœurs et filles de Laban, ainsi que de l’accueil pour la survie, nous retrouvons l’Eglise charismatique du début de l’ère chrétienne et aussi celle de notre époque qui a resurgit par la grâce de Dieu après presque deux millénaires d’histoire chaotique.

L’Eglise charismatique des débuts comme celle d’aujourd’hui n’est pas passée de la connaissance partielle à la totale, de l’enfant à l’adulte, de la vision partielle comme à travers un voile au face à face direct de la Salle du Trône. En effet elle n’a pas encore compris « Rebecca » ou la montée avec la formation de l’Eglise initiale des Vainqueurs absolument indispensable pour que puisse avoir lieu la naissance de « Jacob – Israël » nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée.

De ce fait elle confond de la façon la plus logique montée et enlèvement, prêche et exige la perfection demandée dans la Parole de Dieu alors qu’elle n’y arrive jamais, prêche le salut total et la grâce totale en Jésus-Christ alors qu’elle ne prêche pas le salut du corps c’est-à-dire l’immortalité et la métamorphose du corps qui fait aussi partie de la globalité de l’être humain, prêche uniquement la glorification de l’âme et de l’esprie pour maintenant et ne prêche pas la glorification du corps pour maintenant, prêche à la fois les épreuves soi-disant nécessaires notamment la maladie, le vieillissement et la mort et à la fois son contraire à savoir la délivrance de ces horreurs, notamment les guérisons par le Dieu des miracles qui libère et change les circonstances, d’un Bon Berger qui garde parfaitement Ses brebis et son contraire à savoir des loups qui les blessent et les tuent, d’une évangélisation mondiale possible malgré le fait que le pourcentage de chrétiens authentiques reste atrocement faible bien que les possibilités médiatiques soient énormes, alors que la réussite de l’évangélisation mondiale n’aura lieu qu’après l’action de l’Eglise initiale des Vainqueurs montée, partie en vainqueur et pour vaincre… nous pourrions prolonger cette liste à vrai dire de caractère vraiment schizophrénique !

L’Eglise Charismatique correspond structurellement et fondamentalement à l’Eglise de Laodicée. Jésus-Christ Glorifié la qualifie de pauvre, aveugle et nue. Elle croit qu’elle est riche et qu’elle n’a besoin de rien.

La solution pour cette église prônée par Jésus-Christ Glorifié est justement le revêtement de gloire pour la montée devant aboutir au Trône ! La solution, c’est par la montée, de sortir de l’espace-matière-temps, de la réalité ici-bas pour passer réellement corps, âme et esprie à la réalité d’En-Haut et par là pour être transformés effectivement et entièrement.

Nous serons ainsi rendus capables d’entrer dans la perfection nécessaire et indispensable pour :

  • Penser juste, avoir le bon enseignement, la bonne connaissance selon Dieu (doctrine),
  • Nous comporter réellement comme le désire le Seigneur (morale, éthique),
  • Accomplir puissamment avec succès et efficacité le travail dans la révélation parfaite et les miracles demandés par Lui (puissance).

Quand le message de la métamorphose du corps, de la montée et de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs sera davantage connu et de surcroît vécu par la Sainte Esprie, l’Eglise Charismatique emploiera exactement les mêmes méthodes que Laban, le loup blanc, exceptés celles et ceux qui entendront ce que l’Esprie dit aux églises, qui se repentiront, accepteront et vivront clairement le message de Jésus-Christ Glorifié. N’oublions jamais que l’église charismatique du début de notre ère ayant refusé le message de Jésus-Christ Glorifié, est devenue l’église catholique romaine, ce qui est loin d’être une référence avec le recul de l’histoire !!! Elle fut et resta quelque part un gros loup blanc qui a non seulement montré ses dents mais croqué bien des agneaux et des brebis !

Mélanges d’enseignements, confusion des genres, théologie schizophrénique, culpabilisation, reproches, manque de liberté face à l’argent puisque nerf de la guerre indispensable pour l’œuvre de Dieu qui doit vivre dans l’espace-matière-temps, surexploitation des « brebis » qui se saignent au profit de certains qui « s’engraissent » sur leur dos, arguments fondés sur les proximités « de sang, de chair et d’os » en Christ, services rendus par l’accueil et le soutien pour la survie toutefois sous des conditions très dures, fondements communs de la foi dans le même Dieu, la même Bible pour argumenter contre la montée ou en noyant le poisson, prises de pouvoir et oppressions « spirituelles » au nom du « ministère » forment un ensemble qui représente le frein à main empêchant le départ !

Pourtant il fallait que Jacob parte de chez Laban, le loup blanc, pour rester dans le plan de Dieu et passe obligatoirement au « face à face » avec YHWH ELoHiM la Sainte Esprie pour être rendu capable de vaincre Esaü !!!

Le loup blanc est rassurant de par son pelage blanc semblable à celui des brebis et aussi longtemps qu’il ne montre pas ses dents. Sous condition de contrôle et de domination par l’exploitation devant l’enrichir, pour notre propos l’œuvre de Dieu selon les lois et le cadre de l’espace-matière-temps, le loup blanc « protège », permet la survie tant alimentaire qu’au niveau de la descendance. Mais dès qu’il sent qu’il y a des « fugitifs » en puissance, il essaye de mettre des barrières d’abord d’apparence sympathique voire d’ordre hautement spirituel, puis montre les dents et si cela ne s’avère pas efficace, se mettra à leur poursuite pour les éliminer pour l’exemple afin d’éviter l’hémorragie ! Le loup blanc aurait été largement capable de renvoyer Jacob à vide malgré son travail acharné de 20 longues années et ce dernier se serait retrouvé comme à son arrivée sans rien mais probablement un peu plus « fatigué » voire démotivé…

Il faut toutefois bien noter que Dieu S’est révélé à Laban par un songe et qu’il bénit ses filles et ses « fils » ou petits-fils au moment de la séparation d’avec Jacob et de sa famille. Laban est un bon charismatique qui a permis la descendance pour Isaac avec Rebecca, sauvé la vie de Jacob et encore permis la descendance de ce dernier avec Léa et Rachel. De plus cela se termina par une alliance certes de séparation territoriale et de non-agression réciproque entre lui et Jacob mais alliance tout de même où Laban demande même que YHWH veille sur Jacob et lui-même (Genèse 31:49) ! Laban est l’Eglise qui restera sur terre parce qu’elle l’a voulu ainsi, subira la Grande Tribulation et le cas échéant plus tard le règne de l’Anti[é]-Christ, histoire, vu les événements terribles à venir, de lui limer les dents et finalement le transformer en brebis condition sine qua non pour passer dans l’éternité glorieuse après le jugement dernier.

Rebecca et Jacob sont l’Eglise des Vainqueurs respectivement montée puis enlevée, rendue capable avec et par l’Epoux, le Roi des rois, d’achever le projet de Dieu dans l’Histoire à partir du Trône.

 

 

CONCLUSION

Nous avons tous en tant que chrétiens même charismatiques, un peu du « loup blanc – Laban » aussi longtemps que nous sommes dans l’espace-matière-temps de caractère intermédiaire. C’est totalement inévitable, encore faut-il le reconnaître. Le but de cet écrit n’est pas de blesser qui que ce soit mais d’encourager à devenir « Eglise des Vainqueurs – Rebecca – Jacob ».

Rébecca décida de partir avec Eliézer pour monter au Pays promis et aller se marier avec Isaac, type de l’Époux au ciel.

Jacob, sur l’injonction de Dieu décida aussi de partir. Mais sans l’intervention miraculeuse de Dieu, il était « mort » avec toute sa famille autant face à Laban que face à Esaü. Après s’être « bagarré » avec Dieu la ROUaCH KoDeSCH (la Sainte Esprie) toute une nuit, il a été enlevé miraculeusement loin du danger de mort c’est-à-dire loin de la gueule du Dragon-Esaü.

Sa « victoire » sur YHWH ELoHiM la ROUaCH KoDeSCH (la Sainte Esprie) dans sa lutte de coaching face à face lui permit automatiquement et par là même d’être plus fort que le Dragon-Esaü et ses acolytes.

Pour nous, la décision de partir, de déménager de notre pays d’origine, de notre environnement, de nos racines notamment dites ecclésiales, doctrinales et spirituelles est très difficile à prendre car elle nous engage, nous plonge totalement dans une nouvelle réalité et finalement dans l’inconnu même s’il s’agit de rejoindre réellement notre Epoux sur le Trône sans mourir et d’entrer dans les combats réellement décisifs et efficaces.

Pourtant il s’agit du désir de Dieu Lui-même qui nous encourage à fuir le loup blanc, sauver notre peau, celle de notre famille et nos biens en étant préservé de toutes les épreuves et tribulations à venir pour aller nous jeter dès à présent dans les bras divins dans l’environnement éternel de gloire !

En Lui,

Martin BUSCH

83. Patriarches

INTRODUCTION

« Je suis le Dieu de ton père, le Dieu (Elohei = Elohim) d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob – d’Israël » (Exode 3:6+15 ; 1 Rois 18:36).

« Mais s’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? Dieu (Elohim) dit à Moïse : Je suis celui qui suis (eye acher eye = Je suis qui je suis qui a donné « contracté » : YHWH). Et il ajouta : c’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle « Je suis » (eye) m’a envoyé vers vous. » (Exode 3:13-14)

Voilà la « Carte d’Identité » de YHWH ELoHiM dont le nom, la nature et la substance sont intrinsèquement liés aux patriarches, à leur histoire, leur caractère et aussi leur nom. De même le nom de YHWH ELoHiM est tout aussi lié à leurs descendants, à savoir le Peuple élu en l’imprégnant de par cette ascendance de Sa substance, de Sa nature et de Sa corporéité ou encore génétique glorieuse. Les naissances miraculeuses d’Isaac, d’Esaü et de Jacob ne font que davantage souligner cette réalité !

Toutefois, et c’est très important de le noter, les patriarches sont décrits comme des êtres humains avec leurs défauts et leurs péchés. Mais ils ont mis en priorité générale et globale de leur vie et de leur style de vie de suivre le Seigneur qui le leur a « imputé à justice ». Les patriarches ne sont pas à idéaliser mais ils sont des vecteurs évidents pour une meilleure connaissance de Dieu et de Ses projets auxquels ils furent partie prenante à titre majeur.

Abram signifie « père » (Av ou Ab) et « élevé » (RaM). Abraham signifie Père « aimé » et/ou « d’une multitude » (RaHaM ; Genèse 17:4-5).

Isaac signifie « il rit » (YiTZaQ) à cause des rires d’Abraham (Genèse 17:17) et de Sarah (Genèse 18:12-15) ne pouvant humainement imaginer avoir un enfant respectivement à 100 et 90 ans !

Jacob signifie « supplanter, prendre le talon ». Après sa lutte avec Dieu, la ROUaCH KoDeSCH ou Esprie Sainte (Péniel : PéN = face de EL = Dieu ; Genèse 32:25-33), il fut nommé par Lui Israël qui signifie « être juste, droit » (YiSHRa) ou « protéger » (SHRaH) ou encore « régner, prévaloir, force, lutteur, puissant » (SHRaR) et « Dieu » (EL qui vient d’ELoHiM). Autrement dit, Israël signifie Dieu est juste, droit, protecteur, qui règne, fort, qui prévaut, qui lutte, qui est puissant.

 

 

1. Trois en Un et la paternité

« YHWH se révéla à lui (Abraham) dans les plaines de Mamré, tandis qu’il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour. Comme il levait les yeux et regardait, il vit TROIS êtres humains debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre. Et il dit : « Seigneur (Adonaï – au singulier !), si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe pas ainsi devant ton serviteur ! »

Qu’on aille chercher un peu d’eau ; lavez vos pieds et reposezvous sous cet arbre. » (Genèse 18:1-4) ….

« Les êtres humains se levèrent et fixèrent leurs regards dans la direction de Sodome ; Abraham les accompagna pour les reconduire. Et YHWH dit : « Cacherai-je à Abraham ce que je veux faire ? » (Genèse 18:16-17).

« YHWH s’en alla lorsqu’il eut achevé de parler à Abraham. Et Abraham retourna dans sa demeure » (Genèse 18: 33).

En fait quand Abraham intercéda pour Sodome et Gomorrhe, il avait échangé face à face en direct avec les trois êtres humains OU YHWH OU Adonaï. Les passages du singulier au pluriel et vice versa pour désigner YHWH sont très révélateurs.

De ce fait, ce texte est totalement incompréhensible si on n’a pas compris la métamorphose – transfiguration qui est une réalité céleste constante au ciel comme sur terre et notamment dans notre cas présent pour YHWH ELoHiM Lui-même qui peut être Trois et Un ou Trois en Un.

Les trois êtres humains sont évidemment le Père, le Fils et la Sainte Esprie tout en étant YHWH ELoHiM UN.

Abraham, en voyant les trois êtres humains et dans sa manière de les accueillir, avait très bien identifié YHWH ELoHiM l’Unique dont il se considérait le serviteur.

Il faut par conséquent bien comprendre que la métamorphose ne se réduit pas à une expérience promise supplémentaire pour le chrétien même si elle est grande, incroyable, inimaginable. La métamorphose – transfiguration bien plus fait partie de l’IDENTITE de Dieu, de Son essence, de Sa substance, de Sa Vie, de Son Etre ! Elle est inscrite entre autres qualités et spécificités sur Sa « Carte d’Identité » et nous dirions son « profil génétique ». Sa paternité et maternité de grâce en Jésus-Christ doit par conséquent nous fait bénéficier de Son identité, de Son nom, de Sa substance et bien entendu de Sa génétique glorieuse, donc de la métamorphose ! Ce fut aussi le cas jusqu’à un certain point pour Abraham et Sarah dans la mesure où ils purent engendrer à leur âge très avancé un enfant !

Rappelons en outre que ces trois «êtres humains» ne sont pas à confondre avec les DEUX (SHeNeY) ANGES (MaLeaCH[im]) qui allèrent trouver Lot ayant aussi l’aspect d’hommes (Genèse 19). Où serait le troisième « être humain » ? Aurait-il soudainement disparu ? Et pour quelle raison ? De plus la mention « anges, envoyés » est claire et nette contrairement au chapitre précédent où elle n’est justement pas faite et où le texte assimile sans aucun doute possible les trois êtres humains à YHWH ELoHiM Adonaï, l’UN. La métamorphose ne gomme pas l’identité propre des êtres. Dieu restera Dieu, les anges resteront des anges et les êtres humains resteront des êtres humains selon leur individualité mais avec des possibilités de métamorphose ou de transfiguration. Toutefois les anges sont les représentants – envoyés de Dieu et leur autorité et puissance procèdent de Lui, donc sont de même nature céleste, ce qui dans certains textes pose des problèmes d’interprétation.

Abram connaissait son Dieu, car avant cet événement, il reconnut immédiatement YHWH, le « Je suis », Jésus – Dieu, en Melchisédeck (Genèse 14:18-20 ; Jean 8:58 ; 10: 30-36 ; 14:10-11+20 ; Hébreux 7:3).

Rappelons que « YHWH apparut aussi à Abram » (Genèse 17:1) et que « lorsqu’il eut achevé de lui parler, ELoHiM s’éleva au-dessus de lui » (Genèse 17:22).

Au moment où YHWH s’adressa à Abram pour faire alliance avec lui, Il « coupa – passa entre » le sacrifice d’animaux sous forme d’un « tourbillon de fumée et un sillon de feu » (Genèse 15:17).

Par Sa Parole et Sa voix, Ses promesses mais aussi sous divers aspects, apparences, formes, YHWH ELoHiM se révéla intimement à l’homme de foi « Abraham, notre père à tous » (Romains 4:16ss).

Pour qu’Abraham puisse être notre « père à tous », il fallait qu’il soit imprégné ainsi que ses descendants de la lignée choisie de l’identité de YHWH, de Sa substance, de Sa nature, bref de Sa paternité. YHWH ELoHiM est aussi notre « Père à tous » et la paternité d’Abraham procède de la paternité divine par cette imprégnation.

Abraham se situe donc au niveau de la paternité, de l’impulsion, de la fécondation, de la pensée, de l’idée de départ, de la vision, de la semence, de l’origine. Il fut marqué « au fer rouge » par les diverses manifestations de YHWH non seulement en tant que Dieu et Seigneur mais aussi en tant que Père proche en qui il crut. On pourrait quasiment dire qu’il eut un transfert de nature, de substance, d’identité, de génétique de YHWH ELoHiM Père à Abraham et à ses descendants de la lignée choisie et légitime !

C’est à ce titre et dans cette perspective qu’il est possible de comprendre en partie la spécificité juive, celle de l’élection de ce Peuple choisi et en quelque sorte engendré par YHWH ELoHiM Lui-même. Cette paternité, impliquant obligatoirement une maternité, se situe non seulement au niveau de la Parole émise par la ROUaCH KoDeSCH YHWH Mère céleste, Esprie Sainte, mais encore au niveau de Son Sang, de Son Corps de Feu et de Lumière que possédaient Adam et Eve créés à Son image ! D’où la raison pour laquelle l’inexplicable et irrationnel antisémitisme aboutit toujours au meurtre « passionnel » de haine absolue voulant l’extermination de la part celles et ceux qui sont « imprégnés » de la substance négative de l’Ennemi s’opposant évidemment à la substance de Dieu. Cela se situe d’abord au niveau des « tripes » et très loin encore une fois du raisonnable et de l’explicable.

De même notre rapport d’amour au fond de nos tripes vis à vis d’Israël, nous permet d’une façon relativement objective de mesurer notre proximité ou non avec YHWH ELoHiM Adonaï Lui-même.

Au niveau d’Abraham et de ses descendants tout cela est issu de la Parole de YHWH ELoHiM qui « appelle les choses qui n’existent pas à l’existence (du grec : ontos, [onta] : vrai, réel, être, existence ; cf. ontologique = discours sur l’être) !!! » (Romains 4:17c).

« Il (Abraham) crut, espérant contre toute espérance » (Romains 4:18) la Parole de Dieu pendant des années et des années. S’il n’avait pas reçu au fond de lui-même ce transfert de paternité de la part de YHWH ELoHiM, il n’aurait pas tenu, au même titre que ses descendants à travers les millénaires. Avec YHWH ELoHiM dans la foi, il a appelé les choses qui n’existent pas à l’existence.

C’est très exactement notre foi et démarche actuelles qui consistent à ensemencer par des écrits sur la base des textes bibliques et ici de l’Identité et la substance tangible de Feu et de Lumière de YHWH ELoHiM PERE et MERE.

Cette paternité de Dieu notre Père, si elle est une vraie paternité et cette maternité de Dieu notre Mère, l’Esprie Sainte, doivent obligatoirement engendrer entre autres AUSSI un héritage génétique, de substance, de nature, de corporéité.

Cet héritage de « nature » est bien entendu la métamorphose ou la transfiguration de notre corps qui doit devenir semblable à l’image de notre Père et de notre Mère.

Suite au Père au vu de Sa Paternité, à la Mère au vu de Sa Maternité et par Sa Parole nous appelons en Christ « les choses qui n’existent pas à l’existence» pour que nous soyons semblables à Lui, à Son image !

Au jour d’aujourd’hui notre corps se métamorphose par le vieillissement voire la maladie vers la mort à plus ou moins long terme. Notre corps transfiguré n’existe pas. Mais basés sur la paternité et la maternité célestes affirmées dans la Bible dont nous héritons, nous appelons notre corps actuel comme étant glorieux, transfiguré, métamorphosé ayant la même nature, substance, génétique que celle de notre Père et de notre Mère parce qu’Il est réellement notre Père et notre Mère ce qui engendre les conséquences glorieuses de cette paternité et de cette maternité aussi au niveau de notre corps !!!

Cette nature glorieuse nous permettra ensuite d’être fécondés en tant qu’Épouse par l’Époux (Christ) et de mettre au monde l’enfant mâle ou nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs !

Telle fut aussi l’attitude de foi d’Abraham ! Quand nous voyons l’état physique des gens de 90 et 100 ans, nous ne pouvons que constater la réalité du miracle !

Isaac, l’enfant de la Promesse et de l’Alliance établies par YHWH ELoHiM vint au monde ! Pour nous Épouse de l’Époux Jésus-Christ, cela viendra tout aussi certainement parce que YHWH ELoHiM est réellement notre Père et notre Mère de Laquelle nous sommes nés de nouveau !

Abraham, le père, le premier patriarche de par sa vie, sa foi, son nom, l’image ou la typologie qu’il renvoie, révèle principalement YHWH ELoHiM le Père ! C’est ce Père qui veut nous faire bénéficier de tout l’héritage qu’un Père peut transmettre à Ses enfants y compris l’héritage génétique glorieux !

2. Le sacrifice et le mariage

Toute naissance attendue provoque la joie, le rire qui fait penser à la signification du nom Isaac. Cette naissance était vraiment attendue, c’est le moins qu’on puisse dire !

Certes on peut avoir le rire moqueur et de mépris d’Agar ou d’Ismaël (Genèse 16:4 ; 21:9) ou d’incrédulité chez Abraham et Sarah (Genèse 17:19 ; 18:12-15 ; 21:5). Toutefois Sarah et Abraham devaient probablement aussi « rire » de joie à la naissance d’Isaac (Genèse 21:4-8) et quand Isaac fut sevré : il y eut un grand festin ! Celui-ci fut gâché pour Sarah d’abord qui complexait à cause de sa maternité à son âge (Genèse 21:6) puis pour Abraham (Genèse 21:11) par le rire moqueur et de mépris d’Ismaël. Cela fut suivi du bannissement du « clan » d’Agar et d’Ismaël (Genèse 21:9-21).

Abraham devait encore moins rire quand Dieu lui dit de sacrifier Isaac en holocauste à Morija sur une montagne qui est probablement le Mont du Temple. On peut imaginer ce qui pouvait se passer dans la tête d’Abraham….

Abraham portait le couteau et le feu représentant le jugement par le sang qui coule et le feu qui consume. Isaac portait le bois qui nous fait penser au bois de la croix. (Genèse 22:1-14). Heureusement l’histoire se termina bien…

L’intifada actuelle du couteau a à nos yeux un rapport évident avec la souveraineté future d’Israël sur Mont du Temple où seraient montés Abraham et Isaac en vue de ce sacrifice ainsi que la reconstruction dudit Temple.

Pour Ismaël, qui a méprisé et continue de mépriser la lignée choisie, le sang d’Isaac doit couler jusqu’à la dernière goutte. Isaac a été préservé par YHWH ELoHiM de la main et du couteau d’Abraham mais maintenant Ismaël animé par une haine viscérale et un désir de vengeance totale veut corriger cela : rattraper le coup et poignarder, égorger son frère pour que le sang coule et coule et coule encore ! L’héritage génétique paternel venant d’Abraham et au-delà de Dieu, comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent, doit être effacé par l’éradication pure et simple des descendants d’Isaac ! De cette manière, Ismaël, lui aussi circoncis, voudrait « récupérer » l’héritage, l’élection, la terre qu’il considère toujours encore comme lui ayant été injustement volée au profit d’Isaac !

Ce qu’on appelle communément « le sacrifice d’Isaac » identifie évidemment Isaac comme étant une typologie du Fils, Jésus. Isaac a accepté tel un agneau, le sacrifice ultime demandé par YHWH le Père et son père Abraham. Par conséquent, Isaac peut être considéré comme la figure messianique qui avait accepté d’aller jusqu’au bout du sacrifice !

Isaac se maria avec Rebecca et il est dit que YHWH le bénit (Genèse 25:11). YHWH opéra un miracle suite à la prière d’Isaac pour que Rebecca puisse devenir enceinte (Genèse 25:21). Elle accoucha d’Esaü et de Jacob.

Suite à une famine, Isaac cherche une solution. YHWH lui apparut et lui donna l’ordre de rester en Terre promise. Il obéit mais les Philistins avec leur roi Abimélec lui cherchèrent des noises. Après diverses péripéties relatives à des puits, Isaac eut une attitude de paix et de réconciliation avec ses ennemis et leur offrit même un festin après que YHWH lui fut apparu la nuit précédente pour encore lui promettre la bénédiction sur sa postérité. Isaac fut riche et puissant. (Cf. Genèse 26).

Isaac fut le seul des trois patriarches qui resta toute sa vie sur la Terre promise, comme ce fut d’ailleurs le cas de Jésus.

Isaac, en étant une typologie de Jésus-Christ, passa par l’étape du sacrifice puis par une vie d’abondance et nous pourrions dire de gloire même reconnue par ses ennemis avec lesquels il travailla à la réconciliation et au pardon. Il eut une postérité. Il était doté d’une certaine rigueur et droiture probablement liée à la soumission qu’il avait manifestée vis-à-vis de son père Abraham. Nous pourrions parler d’une vie réussie. Ce sont ces aspects qui pourraient correspondre à la gloire de la résurrection et de l’ascension de Jésus-Christ jusqu’au millénium en passant par toutes les étapes décrites dans l’Apocalypse dont particulièrement celle où Il se présente comme Jésus-Christ Glorifié.

Isaac est d’ailleurs considéré actuellement par les Juifs comme une figure pré-messianique un peu comme David notamment parce qu’il est le seul patriarche qui est resté sur la Terre promise. Comme dit, rappelons que Jésus est aussi surtout resté sur la Terre promise. Isaac est porteur d’une espérance et d’une joie de type messianique.

Abraham attachait une importance capitale à la personne qui allait devenir la femme d’Isaac (Genèse 24). Eliézer, l’intendant principal d’Abraham (cf. Genèse 15:2), devait prêter serment afin de ne pas chercher une femme parmi les cananéennes mais bien parmi la parenté craignant Dieu. Dans la foi, il posa « une toison » à Dieu pour qu’il ne se trompe pas.

Le choix de Dieu fut Rebecca qui était extrêmement belle et vierge ou pure ; nous ajouterions qu’elle était « sans tache, ni ride à la mesure parfaite » de son futur mari… ! Elle donna à boire à Eliézer et à ses chameaux, ce qui révélait un cœur généreux et pur qui bénit, libère, guérit et désaltère les autres. Nous pensons évidemment aux abondantes « sources d’eaux vives », la Sainte Esprie, qui coulent du sein des croyants charismatiques ou à l’église charismatique si importante actuellement.

Rebecca reçut des bijoux d’argent et d’or, des parures magnifiques ! Nous pensons évidemment à la métamorphose, à la transfiguration, à l’or, au revêtement de Feu, de Lumière et de Gloire ! Ces bénédictions venaient de la maison d’Isaac. Au même titre le Corps et le Sang glorieux de Jésus l’Époux transforment encore davantage l’Épouse appelée à faire « un seul corps » avec Lui pour devenir enceinte. Voilà le véritable baptême et la véritable Sainte Cène de Gloire instituées par Jésus-Christ Glorifié !

Consultée par sa famille Rebecca accepta volontairement de partir loin de chez elle, de sa situation antérieure, de l’espace-matière-temps et de « monter » au Pays promis. Elle écouta, entendit, changea d’environnement, pour pouvoir remplir sa mission à savoir continuer la lignée juste. Nous pensons bien entendu à l’Eglise des Vainqueurs qui écoute et entend ce que l’Esprie dit aux églises, qui monte à la Salle du Trône [Pays promis] pour pouvoir continuer la lignée juste avec Jésus [Isaac] ! La Parole de bénédiction de sa famille fut : « Notre sœur ! Puisses-tu devenir des milliers de myriades et puisse ta postérité conquérir la porte de tes ennemis ! » (Genèse 24:60) Là encore nous pensons à Apocalypse 7 aux premiers fruits des victoires remportées par le cavalier parti en vainqueur pour vaincre (Apocalypse 6:2) suite à la montée sans compter le reste dont principalement l’éjection du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes et plus tard de la terre par la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs ou « enfant mâle » ou encore postérité de Rebecca !

L’Apôtre Jean est tombé comme mort lors de la révélation de Jésus-Christ Glorifié qui le releva. Cela correspond au revêtement et au départ de Rebecca (Apocalypse 1:16 ; Ephésiens 6:17 ; 2 Corinthiens 3:18). Jean put ensuite monter préalablement « devenu en esprie » ou métamorphosé et engendré par la Sainte Esprie à la Salle du Trône. C’est l’étape Rebecca, Eglise initiale des Vainqueurs, l’Épouse qui montera sur le Trône pour s’unir à Isaac, type de Jésus l’Époux.

Cette nouvelle génération nous mène directement à Jacob justement le fils de Rebecca choisi de Dieu (Genèse 25: 22c- 23+26a) !

 

3. L’échelle et le combat

Si le subterfuge de Rébecca et de Jacob est plus que discutable en termes d’honnêteté (Genèse 27) pour recevoir la bénédiction de l’aîné de la part du patriarche Isaac, il n’en est pas moins clair qu’ils étaient dans une dynamique qui se donnait la priorité d’aller dans le sens du choix souverain de YHWH ELoHiM exprimé même avant la naissance des deux jumeaux !

La vente du droit d’aînesse pour un plat de lentilles rouges (= Edom, roux) de Jacob à Esaü démontre clairement le mépris de ce dernier à l’égard de ce que cela représentait. Cela avait une attitude de mépris évidente à ce moment-là par rapport à la bénédiction pour l’aîné de la part du patriarche et par extension de la part de celle de Dieu (Genèse 25:29-33). Esaü en rajouta une couche en prenant des femmes païennes, ce qui remettait de toute manière en cause la continuation de la lignée juste selon YHWH ELoHiM (Genèse 26:34 ; 27:46)). Il essaya en vain de rattraper le coup en se mariant avec une fille d’Ismaël, descendante d’Abraham, ce qui en fait aggrava son cas et ne servait à rien en réalité parce qu’elle ne faisait pas partie de la lignée choisie de Dieu (Genèse 28:8-9). Mais cela scella et préfigura par avance l’alliance qui se fera entre Ismaël (=Islam) et Edom (= Civilisation occidentale romaine + Orient) prophétisée bien plus tard par le prophète Daniel avec les pieds d’argile et de fer de la statue de Nabuchodonosor et la dernière bête la plus terrible.

Esaü conçut de la haine pour Jacob et décida de le tuer (Genèse 27:41-42). Jacob fut préservé mais « Esaü – Edom » a essayé de rattraper le coup surtout lors de la Shoah ! Mais en vain !

En fait ni Esaü – Edom ni Ismaël ne sont parvenus à leurs fins concernant Israël. C’est pourquoi à plus ou moins long terme, ils uniront leurs forces pour essayer d’exterminer leur ennemi commun, mais ce sera toujours en vain.

Nous voyons les signes précurseurs évidents à leur union qui ne sera pas un « mariage d’amour » mais un « mariage de raison » qui deviendra une union de division comme le fer et l’argile et donc de mort, car avant de s’unir, ils se feront d’abord la guerre ce qui laissera des traces terribles. Nous abordons là les combats et catastrophes titanesques de la Grande Tribulation suivis du règne de l’Anti[é]-Christ ou de l’Imitation Trinitaire !

« Rebecca, l’Eglise des Vainqueurs initiale » montée à la Salle du Trône auprès de son Epoux accouchera de « Jacob ou de l’enfant mâle » qui sera enlevé de devant la gueule du Dragon (Apocalypse 12:1ss).

Jacob en effet, aidé de ses parents, dut s’enfuir loin d’Esaü pour sauver sa vie. Les péripéties de l’histoire de Jacob sur lesquelles nous ne reviendrons que très partiellement, ont abouti au passage du clan vers les 12 tribus et vers le Peuple élu lui-même composé d’importantes tribus portant chacune le nom des fils de Jacob exceptés Ephraïm et Manassé ses petits-fils, enfants de Joseph. La fécondité et la puissance étaient au rendez-vous !

Ces noms seront à nouveau mentionnés en Apocalypse 7 (les 144000) où le nom de Joseph remplace celui d’Ephraïm lors du grand réveil occasionné par « Rebecca – Eglise initiale des Vainqueurs » et sur les 12 portes du rempart de la Nouvelle Jérusalem céleste en Apocalypse 21:12. Cette projection directe jusque dans l’éternité des noms, des identités des descendants immédiats de Jacob – Israël nous montre sa fécondité, sa puissance, sa force et nous fait penser à la puissance de la Sainte Esprie qui réalise et finalise pour et dans l’éternité ! Nous retrouvons cette même présence puissante des 144000 en Apocalypse 14:1-5 où ils seront considérés comme les « prémices (aparkè cf. Archange = principal, d’origine) pour Dieu et pour l’Agneau ». A ce titre, ils sont caractérisés dans leur perfection par la troisième personne de la Trinité non nommée ici, qui sonde tout, à savoir la Sainte Esprie. Cette projection passe bien entendu par la Terre promise non seulement pour l’époque de l’Ancienne Alliance mais aussi et surtout pour l’installation actuelle de ce Peuple dans ladite Terre. La conquête des lieux célestes avec Michaël et ses anges par l’éjection du Dragon et de ses acolytes et celle de la terre à la suite du Jésus de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs ou du « fils de Rebecca », Jacob – Israël sont plus que significatives.

Les significations des noms de Jacob et d’Israël ne font que confirmer cette force, cette puissance notamment d’engendrement, cette capacité de lutter, de régner, cette justice (cf. introduction) qui nous permettent d’associer d’un point de vue typologique le troisième patriarche Jacob – Israël à la Sainte Esprie !

Revenons aux expériences fortes de Jacob-Israël avec Son Seigneur pour étayer tout cela !

Le rêve de l’échelle allant de la terre jusqu’au ciel avec les anges la montant et la descendant et surtout la présence de YHWH au sommet de l’échelle (Genèse 28:10-19) nous démontre que Jacob était à la porte des cieux, de la maison de Dieu. Il nomma l’endroit Béthel, maison d’El – Dieu. Son rêve qui est aussi le nôtre, le situe d’ores et déjà en connexion avec les lieux célestes ce qui correspond au rôle de la Sainte Esprie qui veut nous métamorphoser pour que nous puissions monter auprès de YHWH ELoHiM qui se trouve justement au sommet de l’échelle.

La Sainte Esprie ou la Pneuma Sainte nous a été envoyée (Jean 14:16,26 ; 16:7) par le Père et le Fils ! Elle est YHWH ELoHiM parmi nous et veut nous guider dans TOUTE la vérité (Jean 16:13). Si on considère l’histoire de l’Eglise avec ses erreurs et ses horreurs en découlant, la Pneuma Sainte n’aurait-Elle pas rempli Sa mission ? Oh que si, mais l’Eglise n’a pas entendu ce que l’Esprie a dit et dit aux églises, ne s’est pas repentie et n’a par conséquent pas pu être métamorphosée et engendrée par Elle de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18) en vue de la montée pour se laisser pénétrer de TOUTE la vérité de la Salle du Trône. Le rêve de Jacob de cette échelle qui monte au ciel en présence réelle glorieuse auprès de YHWH ELoHiM révèle clairement l’action de la Sainte Esprie. Les anges ou « envoyés » montent et descendent le long de cette échelle. L’Eglise des Vainqueurs devra faire la même chose avec les anges pour être capable de remplir ses missions dorénavant guidées par la Sainte Esprie dans TOUTE la vérité ! La Sainte Esprie qui nous « porte » en son sein maternel est en quelque sorte « l’échelle » pour monter à Béthel, la maison céleste de Dieu !

Pour Jacob, la Terre d’Israël devant préfigurer Éden ou du moins la porte y menant, devait être marquée à jamais : « Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : Certainement, YHWH est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! Il eut peur, et dit : Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux ! Et Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet. Il donna à ce lieu le nom de Béthel. » (Genèse 28: 16-19).

Jacob versa de l’huile sur le monument qu’il avait dressé ! (Cf. aussi Genèse 35:6-15) L’huile est évidemment à rapprocher de la Sainte Esprie, de la Lumière, de l’Onction (Exode 29:7 ; 39:37 ; 1 Samuel 16:13), de l’abondance (Joël 2:24), de la puissance divine (Marc 6:13 ; Jacques 5:14).

Là encore nous sommes en plein dans la typologie énoncée relative à la ROUaCH KoDeSCH (Sainte Esprie).

Lors de son retour au Pays promis, avant la rencontre avec Esaü accompagné de 400 cavaliers armés, ce qui augurait d’un massacre, des anges de Dieu le rencontrèrent (Genèse 32:1-2) probablement pour le fortifier et surtout l’encourager. Il appela l’endroit le camp de Dieu, Mahanaïm. Autrement dit l’Armée des anges de YHWH ELoHiM était avec lui comme ce sera le cas en Apocalypse 12 pour la femme glorieuse entrain d’accoucher en criant et la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs ou l’enfant mâle ou « Jacob » exposée et opposée au Dragon et à ses acolytes !

Comme cette femme, Jacob fut saisi d’angoisse et il se mit à prier voire crier et à parlementer avec Dieu : Tu m’as accordé des grâces, tu m’as fait des promesses relatives à ma postérité et là la menace d’extermination d’Esaü est claire… ! » (Genèse 32: 9-12). Il tenta alors le tout pour le tout d’une façon humaine pour tenter d’éviter un massacre total. Il divisa son camp en deux. Il essaya aussi de tout organiser en vue « d’acheter » Esaü avec de grands biens. A ce moment-là Jacob essaya en dernière extrémité par ses combines humaines de « supplanter » Esaü comme il avait l’habitude de le faire tout au long de sa vie d’ailleurs dès sa naissance un peu malgré lui !

Mais, il finit par rester SEUL la nuit !

Vint un « être humain » qui lutta avec lui jusqu’à l’aurore. Qui est cet « être humain » ?

Genèse 32: 28+30 nous montre qu’il s’agissait très clairement de Dieu (ELoHiM ) : « …car tu as lutté avec Dieu…Jacob appela clairement ce lieu du nom de Péniel, car dit-il, j’ai vu Dieu face à face ».

Osée 12 : 3-6 nous éclaire un peu davantage : « Dans le sein maternel Jacob saisit son frère par le talon, Et dans sa vigueur, il triompha de Dieu. Il lutta avec l’envoyé (maleak ; l’Esprie Sainte fut « envoyée ») et il fut vainqueur, Il pleura et lui adressa des supplications. Jacob l’avait trouvé à Béthel…Et YHWH, ELoHiM TZaeBaOTH_, YHWH est son titre. »_ Ici l’ange ou l’envoyé est identifié à YHWH ELoHiM des Armées.

Il est clair qu’il s’agit de Dieu mais en même temps de l’Envoyé. Jésus-Christ est le Messie, l’Envoyé mais la Sainte Esprie est aussi « l’Envoyée » du Père et du Fils comme nous l’avons vu plus haut. Face à Abraham, nous l’avons vu, ce sont TROIS ETRES HUMAINS ou YHWH ELoHiM qui se présentèrent.

Résultat : nous pourrions avoir le choix entre Jésus et la Sainte Esprie dans le cas de Jacob.

Il est évident que le contexte que nous avons décrit autour de Jacob – Israël nous fera pencher en faveur de la Sainte Esprie. Mais il y a d’autres indices qui pourront nous conforter dans ce sens. Quand « l’homme – Roi de Justice » Melchisédeck se révéla Abraham, tout était évident et clair : l’épître aux Hébreux l’identifia d’ailleurs sans ambiguïté à Jésus-Christ.

Ici Jacob, déclaré VAINQUEUR par son divin adversaire, est appelé par Lui Israël ou « Force de Dieu, Lutteur, Puissant comme Dieu » nom plutôt à mettre en relation avec la Sainte Esprie, la « troisième personne ». Par ailleurs, quand Jacob demanda Son nom, Elle ne le lui révéla pas ce qui correspond encore à la Sainte Esprie, plus mystérieuse que nous avons davantage de peine à comprendre et à identifier contrairement à Jésus-Christ qui nous apparaît de façon plus évidente dans les Évangiles.

Ce combat, où il vainquit Dieu la ROUaCH KoDeSCH, montre que cette dernière l’avait en même temps imprégné d’Elle-même sinon cela n’aurait absolument pas été possible. Vaincre Dieu en tant qu’humain, quelle gageure ! Mais il n’en est par moins vrai que Jésus a Lui-même dit que « le Royaume de Dieu est violenté et ce sont les violents qui s’en emparent » ! (Matthieu 11:12). Nous sommes ici clairement dans cette dynamique et caractéristique de puissance et donc de violence autant de Jacob – Israël que de la Sainte Esprie qui est YHWH TzaeBaOTH !

Sa victoire résidait dans l’obtention de ce qu’il voulait : la bénédiction de la part de YHWH ELoHiM la Sainte Esprie, la clé de tout pour lui et d’ailleurs aussi pour nous !

Il a vu ELoHiM face à face et sa NePHeSCH – âme, sa vie, est restée sauve ou il est resté vivant malgré le fait qu’il ait vu ELoHiM face à face ! Cela démontre encore une fois l’imprégnation glorieuse ou la transfiguration dont il a été le bénéficiaire et qui lui permit non seulement de rester en vie mais encore de vaincre !

Cette victoire de la vie est le combat terrible que le nouveau-né doit mener pour sortir de la sa maman, qui elle aussi « combat » et c’est le moins qu’on puisse dire !!!

Jacob Israël correspond très exactement au type de l’Eglise des Vainqueurs première et nouvelle génération béni et enlevé rendu capable de vaincre pour la vie d’une certaine façon ELoHiM la Sainte Esprie Elle-même non pas en tant qu’Ennemie à détruire mais plutôt en tant que pédagogue, coach de lutte par exemple ! C’est absolument incroyable et théologiquement apparemment peu correct mais nécessaire car cet entraînement le combat contre le Dragon et la Mort, ennemis à chasser et à détruire, ne peut être victorieux ! (Cf. Apocalypse 12: 11).

La bénédiction et le combat victorieux avec Dieu entraîna qu’il fut sauf et finalement aussi vainqueur avec sa famille et ses biens face à Esaü malgré ses 400 soldats. Tout semblait en quelque sorte aller tout seul grâce au lubrifiant divin, l’huile : la bénédiction était au rendez-vous ! Esaü retourna à Séïr où il s’était installé auparavant et Jacob Israël s’installa en tant qu’héritier « aîné » de la lignée de Dieu dans le Pays promis ! Il était donc pleinement vainqueur à ce titre.

Malheureusement Esaü – Edom, à savoir l’Occident Romain et une partie de l’Orient provoquèrent bien plus tard un exil de 2000 ans avec diverses tentatives d’extermination dont la pire à ce jour, nous l’avons mentionné, fut la Shoah.

Mais pour Jacob c’est le face à face avec la ROUaCH KoDeSCH dans cette lutte victorieuse qui changea réellement la donne face à Esaü qu’il vainquit aussi au bout du compte puisqu’il put prendre la position correspondant à celle de l’aîné BENI et de la lignée choisie par Dieu installée dans le Pays promis !

Dieu apparut à Jacob plus tard encore à Béthel où Il lui refit les promesses. Il Lui fit encore un monument en pierre sur lequel il versa encore de l’huile (Genèse 35: 1-15).

La nécessité absolue du face à face nous apparaît de façon totalement limpide !

L’Apôtre Pierre par exemple en Actes 10 fut surpris par une extase et une vision de la Sainte Esprie où il devait tuer et manger des animaux désignés impurs par la Loi juive : cela par trois fois. La Sainte Esprie le poussa voire lutta avec lui pour qu’il comprenne que l’Evangile n’était pas simplement réservé aux Juifs ! Quelle révolution dans sa « théologie », sa mentalité, son éducation, son environnement. L’effusion de la Sainte Esprie chez Corneille sur les païens confirma la volonté divine. Mais nous apprenons en Galates 2:11-14 que Pierre, au fond de ses tripes, n’avait pas intégré la leçon et Paul lui est carrément « rentré dans le lard » …Quelle humiliation pour Pierre ! Pourtant il l’appellera à la fin de sa seconde épître comme suit : « …notre bien-aimé frère Paul vous a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. C’est aussi ce qu’il dit dans toutes ses lettres où il traite de ces sujets : il s’y trouve des passages difficiles dont les gens ignares et sans formation tordent le sens, comme ils le font aussi des autres Écritures pour leur perdition. » (2 Pierre 3:15-16). Pierre parle de toutes les lettres de Paul donc y compris celle adressée aux Galates où il fut carrément humilié…

Ce passage démontre la victoire de bénédictions d’amour et d’humilité du précédemment fougueux Pierre dans son combat avec la Pneuma Sainte ! Il voulait justement entre temps encore tergiverser avec la Pneuma Sainte, mais Paul a remis les pendules à l’heure ! Il a finalement accepté le coaching divin dans la lutte qui a remis en cause toutes ses conceptions, sa théologie pour aller plus loin dans la portée du sacrifice de Jésus qui ne s’arrêtait pas qu’aux Juifs. Sa « hanche blessée » fut son martyre qui lui avait été prophétisé par Jésus à la fin de l’Evangile de Jean (Jean 21:18-19 ; 2 Pierre 1:14-15) précédé par de grandes souffrances.

La métamorphose du corps, la montée est un message de la Sainte Esprie qui veut nous faire aller plus loin dans la portée du sacrifice de Jésus qui ne s’arrête pas qu’à l’âme et à l’esprie !!! Acceptons-nous le coaching de la Sainte Esprie qui remet en cause nos conceptions et notre théologie qui s’arrêtent au salut de l’âme et de l’esprie sans prendre en compte le salut du corps aussi inclus dans le package ?

Pourquoi ce « combat » avec la Sainte Esprie notre « coach » ?

Il est important de comprendre qu’il y a trois dimensions à considérer :

La première est faite des luttes et combats que tout être humain subit dans l’espace-matière-temps : maladies, guerres, difficultés relationnelles en tous genres, problèmes financiers etc. C’est Jacob avant cette lutte avec YHWH ELoHiM la Sainte Esprie. Ces luttes sont souvent inégales car nous sommes là en zone contrôlée par le Prince de monde qui nous accuse encore devant le Trône céleste auquel il a accès. Son but est de nous détruire. Nous pouvons certes bénéficier des rattrapages de Jésus notre avocat quand nous confessons nos péchés et évidemment cela fait du bien !

La seconde est le « départ » de type Rebecca qui nous permet de monter à la Salle du Trône et là tomber enceinte de l’Époux, apprendre et enfin mener la lutte d’entraînement victorieuse avec YHWH ELoHiM la Sainte Esprie en face à face, seul, engendrant la bénédiction, exactement comme pour Jacob – Israël ! Ce départ et cette lutte par le face à face, nous sortent, nous arrachent esprie, âme et corps à la fois de nos conceptions humaines et de notre environnement physique intermédiaire, imparfait pour nous placer via la métamorphose du corps dans un environnement céleste parfait. Cette situation stratégique nous permettra, après avoir reçu la pédagogie divine de vaincre le Dragon (cf. Esaü) aux moments voulus.

Revenons-en à Jacob – Israël et à Apocalypse 12 :

A l’accouchement de Rebecca ou l’Eglise initiale des Vainqueurs glorieuse dans les cris et les douleurs (Apocalypse 12:2) correspond la lutte d’entraînement de Jacob avec le Divin Coach la Sainte Esprie. Cet enfant mâle, cette nouvelle génération souffrira aussi avec sa mère en douleurs et en cris dans une lutte violente face au divin « accoucheur » la Sainte Esprie qui voudra faire sortir le bébé en question pour que les deux puissent vivre ! Le bébé ne voulait pas vraiment sortir du sein de sa mère, d’autant plus qu’il « sentait » déjà l’odeur de la Mort et celle de la gueule nauséabonde du Dragon.

Au Dragon posté pour l’engloutir correspond Esaü et ses 400 soldats prêts à l’exterminer.

A l’enlèvement par la Sainte Esprie de l’enfant mâle au Trône de Dieu correspond à la bénédiction voulue entraînant le fait que Jacob ne fut pas exterminé par Esaü et ses soldats.

A l’éjection du Dragon et de ses acolytes du ciel puis de la terre correspond la victoire de Jacob sur Esaü décrite plus haut par son installation dans le Pays promis au nom de l’élection et du droit d’aînesse. C’est ce qui nous amène directement à la troisième dimension.

La troisième dimension représente les luttes et combats humainement impossibles à mener qui se gagnent à partir de la bénédiction issue de la victoire de lutte pédagogique, à partir du Trône et dont les victoires sont surnaturelles, « incroyables » aboutissant inexorablement aux trois victoires sur le Dragon (Apocalypse 12:7-11 ; 20:1-3+9-10).

La question est de savoir quel est notre combat aujourd’hui ?

Pour nous actuellement, il s’agit de quitter l’espace-matière temps comme Rebecca son pays natal et monter à la Salle du Trône, notre Terre promise, nous unir à Jésus-Christ Glorifié notre Epoux, notre « Isaac » pour accoucher de la nouvelle génération enlevée de l’Eglise des Vainqueurs, notre « enfant Jacob Israël ». Nous engagerons d’emblée victorieusement divers combats (Apocalypse 6:2).

Nous pourrons ensuite aussi faire partie de cette nouvelle génération enlevée de par la métamorphose constante dans le ciel et aller jusqu’au bout dans les combats ultimes contre l’Ennemi.

Il faut impérativement que nous soyons de la trempe même de la Sainte Esprie Elle-même pour être supérieurs au Dragon condition sine qua non pour le vaincre. Mais pour être de la trempe même de la Sainte Esprie, le face à face au combat d’entraînement violent et victorieux avec Lui est indispensable. Nous ne sommes pas engagés dans un combat de bisousnours évangéliques. Notre Ennemi à vaincre et à détruire était un chérubin hiérarchiquement juste placé en-dessous de Dieu Lui-même et il ne nous fera pas de cadeaux !

Bien le cerner nous permet d’ores et déjà de davantage nous confier dans le Seigneur, L’aimer et surtout de rentrer violemment dans les positions stratégiques qu’Il a prévues pour nous, c’est-à-dire le Trône puis le cheval blanc et enfin celle de la nouvelle génération dont nous accoucherons.

 

Conclusion

La paternité du Père et la maternité de la Mère, l’Esprie Sainte dont nous bénéficions à travers la justification fait que nous héritons de droit de Leur identité, de Leur nom, de Leur nature, de Leur substance de Feu et de Lumière et de Leurs gènes.

Notre statut d’Épouse du Fils, l’Époux Jésus-Christ Glorifié nous donne le droit d’habiter la même maison avec Lui dans la Gloire et d’avoir une postérité glorieuse dans le combat.

Notre position de guerrier, guerrière nous donne non seulement le droit mais aussi l’obligation à la lutte victorieuse de coaching pour la Vie face à face avec la Sainte Esprie pour être bénis c’est-à-dire devenir de la même trempe qu’Elle en vue de la victoire définitive sur le Dragon.

Abraham, Isaac et Jacob les patriarches du Peuple élu bien-aimé sont pour nous de par leurs gênes, leur nature, leur identité, leur nom, les indicateurs et aussi et surtout avec nous, les acteurs prophétiques principaux du plan de Dieu jusque dans l’éternité.

Entendons-nous, écoutons-nous ce que l’Esprie dit aux églises ? Celui ou celle qui se repent, change de conception et de mentalité, de style de vie comme Pierre le fit en son temps, Je donnerai….

En Jésus,

Martin BUSCH

82. Possible, impossible ?

INTRODUCTION

« Tout est possible à Dieu – rien n’est impossible à Dieu » dit Jésus (Marc 10:27 ; Luc 1:37 ; dunatos : puissant, possible, fort ; adunatos : impuissant, impossible, faible, infirme, incapable ; cf. dunamis : puissance ; dynamite).

« Dieu dit à Jacob : Je suis [le Dieu Tout Puissant] El Shaddaï. » (Genèse 35:11)

« Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et vient, le Tout Puissant » (Apocalypse 1:8 ; pantocrator : Tout Puissant, qui dirige tout ; cf. panthéisme ; autocrate).

« Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne, passe d’ici à là et elle y passerait, rien ne vous serait impossible. » (Matthieu 17:20).

En langage biblique grec possible et impossible sont à mettre en rapport avec puissant et impuissant, capable et incapable. Le Tout Puissant en grec est Celui qui dirige tout, pantocrator et le Tout Puissant en hébreu Shaddaï est Celui qui se suffit à Lui-même, ce qui est une autre manière d’exprimer la toute-puissance. Ces qualificatifs sont évidemment à attribuer à Dieu et à Lui uniquement.

Toutefois le passage biblique (Matthieu 17:20 ; Luc 17:6) de la foi de la taille d’un grain de moutarde rend l’être humain qui la possède semblable à quelqu’un auquel « rien n’est impossible » d’après Jésus, ce qui est énorme et paraît incroyable ! En effet Il a aussi dit que « rien n’est impossible à Dieu » !!! Mais si la foi est bien orientée vers le Dieu Tout Puissant, elle entraîne justement et logiquement le « rien n’est impossible » pour ce croyant en question.

 

 

1. La motivation à savoir l’amour, moteur de la foi

« La foi est la garantie (upostasis : garantie, assurance, confiance, conviction, motivation, passion, amour manière de posséder, substance) de ce qu’on espère et la preuve de la pratique concrète (pragma, pragmatos : pratique, démonstration, chose, affaire, projet, acte, action ; cf. pragmatique) de ce qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11:1)

Noé espérait être sauvé (salut) du déluge annoncé par la Parole prophétique de Dieu, il a donc prouvé sa conviction et sa motivation par sa pratique qu’il croyait que le déluge, qu’il ne voyait pas, allait avoir lieu en construisant concrètement l’arche. S’il y avait cru sans motivation concrétisée par une pratique évidente, uniquement avec les paroles, il se serait noyé comme ses contemporains.

Noé était motivé et convaincu, c’est le moins qu’on puisse dire, car il en fallait, de la motivation et de la conviction avec des investissements de toutes sortes, pour construire cette espèce de paquebot sur la terre ferme ! (Cf. écrit « L’appel de Noé »).

LA MOTIVATION ET LA CONVICTION DEPENDENT DE L’OBJET DE NOTRE FOI. L’objet de notre foi est ce qu’on « espère » fermement, de tout cœur et ce qu’on espère doit être garanti par la Parole de Dieu et par là par Dieu Lui-même.

Après la motivation – conviction – confiance ou ce qu’on AIME ainsi fondé et garanti, vient la pratique concrète et prouvée en vue d’obtenir de la part de Dieu ce qu’on ne voit pas.

La maxime qui dit : « Quand on aime, on ne compte pas » est vraiment vraie.

La question qui se pose à présent : « Quel est l’objet de ma foi ? »

 

 

2. L’objet de la foi

En fait il peut y avoir non seulement un objet de la foi, une chose que l’on espère fermement, mais aussi des milliers d’objets de notre foi absolument légitimes. Ce seront par exemple des guérisons, des délivrances de toutes sortes, le maintien en bonne santé, la paix, la protection, des œuvres et actions d’évangélisation, d’aides humanitaires, des fondations d’églises et leur croissance, des constructions, des réussites aux examens, des réussites professionnelles, l’abondance financière, des restaurations relationnelles familiales, de couples etc…

Nous le rappelons, tous ces objets sont totalement légitimes et absolument compréhensibles, car ils correspondent aux différents besoins pour mieux vivre ici-bas dans l’espace-matière temps. Quand l’Ennemi nous touche et nous blesse dans l’un ou l’autre domaine, provoquant manques et souffrances, cela fait vraiment du bien quand on est soi-même délivré, quand un ou plusieurs de nos problèmes sont résolus, quand c’est le cas pour les proches, le cas échéant pour un pays et le monde et quand nous arrivons à concrétiser malgré les obstacles par et pour le Seigneur une œuvre, une église ou encore des réalisations diverses… !

La motivation sera effectivement l’amour de soi indispensable préalable pour l’amour du prochain. Si on doit aimer son prochain comme soi-même, il d’abord s’aimer soi-même pour pouvoir aimer son prochain !

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 19:19).

Ainsi l’objet de notre foi sera nous-mêmes et le prochain ce qui est parfaitement légitime.

Il s’agit du second commandement duquel avec le premier « dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22:40).

Mais quel est le premier et aussi le plus grand commandement ?

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée – ceci est le plus grand et le premier commandement ». (Matthieu 22:37-38).

La motivation sera effectivement l’amour total (kardia : cœur, volonté, sentiments, vie intérieure ; psychè : âme, psychique, mentalité ; dianoia : intelligence, compréhension, pensée) envers notre Seigneur, notre Dieu : le préalable absolu, fondamental et indispensable. « L’objet » de notre foi sera le Seigneur notre Dieu, ce qui est évidemment parfaitement recommandable mais de surcroît structurant et fondateur.

Comment aimer, être motivé par ce qui doit être le plus important et le premier « objet » (ici pas dans le sens « chose » mais « objectif, but à atteindre ») de notre foi ?

C’est évidemment la bonne question :

  • Avant le passage biblique sur les deux commandements d’amour de Matthieu 22: 34-40, le sujet de controverse était la vie dans le ciel et l’affirmation que Dieu est le Dieu des vivants et non des morts ! Jésus dit que nous serons comme les anges dans le ciel. Il dit aussi à ses détracteurs qu’ils ne comprennent ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu (Matthieu 22: 23-33).
  • Après ce passage biblique cité**,** Jésus aborde le sujet du Messie qui Il est ou tout au moins qui Il devrait être à leurs yeux, en revenant sur le Psaume 110 (cf. Ecrit : « Le Marchepied de Jésus » ; « Le Seigneur dit à mon Seigneur assieds-toi à ma droite »). Il démontre que le Messie était assis à la droite du Père sur le Trône, donc Il fait clairement allusion à Sa divinité et à Sa gloire avant Sa venue sur terre et même la création de celle-ci (Matthieu 22:41-46).

Autrement dit le Messie ne peut être le Messie que s’Il S’est trouvé préalablement assis à la droite du Père avant la création, c’est-à-dire qu’Il est aussi Seigneur et Dieu !

Nous n’avons pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que respecter le premier et le plus important commandement, à savoir l’amour total envers Dieu déterminant tout le reste, est absolument CONDITIONNE par notre présence corporelle réelle PREALABLE tels des anges dans le ciel devant le Trône, voire SUR le Trône**, selon l’exemple que Jésus nous a donné et selon Sa prière dite sacerdotale :**

« Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie de même dans le monde…Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée_, car tu_ m’as aimé dès avant la fondation du monde » (Jean 17:18+24). C’est on ne peut plus clair !

Comment aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos pensées, de toutes nos forces si on n’a pas été préalablement dans la Gloire céleste avec Lui, imprégnés par Sa Lumière et surtout de Son amour inconditionnel comme le fut Jésus ?

Comment manifester le miraculeux céleste sur terre sans limites si nous ne connaissons pas réellement Dieu dans Son environnement de gloire ?

Nos limitations intellectuelles, psychiques, spirituelles et physiques dans notre prison espace-matière-temps nous empêchent d’avoir une compréhension juste des Ecritures et de la puissance de Dieu.

Jésus Lui-même, AVANT de venir sur terre était assis avec Son Père sur le Trône d’après le Psaume 110 qu’Il cite et Jean 17. C’est LA solution pour nous de porter un amour total au Père, sinon c’est tout simplement impossible ! Serions-nous supérieurs à Jésus, car nous devrions faire la même chose que Lui et même des œuvres plus grandes (Jean 14:12) sans avoir préalablement fait notre apprentissage auprès du Père comme Jésus l’a fait avant de venir sur terre (Jean 15:15b) ?

J’en veux pour preuve supplémentaire la Parole de Jésus qui affirme que si on a la foi comme un grain de sénevé, rien ne nous serait impossible. Alors on est absolument obligé de dire : ce n’est tout simplement pas humain. C’est vrai : c’est divin, d’où la nécessité absolue de la montée esprie, âme et corps métamorphosé le plus rapidement possible dans ce divin pour ensuite manifester ce divin sur terre et qu’effectivement rien ne nous soit impossible exactement comme Jésus a pu le faire et qui en avait de ce fait les moyens !

Que constatons-nous sincèrement ? Il n’y a pas grand-chose qui nous soit possible, presque tout nous est impossible, même si des femmes et des hommes de foi ont réalisé de très belles et grandes choses. Mais qu’est-ce que cela représente à l’échelle de la planète ? Bref nous sommes des incapables en puissance alors que cela devrait être l’inverse. En réalité, nous sommes trop souvent tels des mendiants devant Dieu pour essayer de satisfaire un peu nos besoins propres car l’objet de notre foi et de notre amour c’est nous puisque nous nous connaissons un peu et puis le prochain occasionnellement que nous connaissons aussi plus ou moins. Il est vrai que nous pouvons nous voir et voir le prochain !

Par la force des choses, même sans le vouloir, nous mettons le second commandement de ce chapitre avant le premier et le plus important car nous sommes tout simplement humains enfermés dans l’espace-matière-temps ! En effet nous ne savons pas vraiment au fond de nos tripes ce qu’est Dieu ni qui Il est, alors comment l’aimer de façon tellement absolue et inconditionnelle ?

Et si nous poussons la logique un peu plus loin : certes, nous croyons en Dieu parce que nous nous sommes convertis et que nous voulons être sauvés après la première mort mais il faut en réalité que nous apprenions à nous débrouiller quasiment tout seul et Dieu nous aide s’Il le veut bien puisqu’Il est souverain quelle que part dans Sa tour d’ivoire ! Dieu deviendrait-Il notre aide, notre collaborateur occasionnel de surcroît ? Combien de fois n’entend-t-on pas l’expression : « Avec l’aide de Dieu ! » N’y aurait-il pas une « petite » inversion des rôles bien religieuse et hypocrite ? Qui est Dieu dans ce cas de figure ? Celui qui aide ? Étonnant !

Il est donc vrai, comme dit Jésus que nous ne « savons, ni ne connaissons, ni ne sommes capables » de comprendre (Matthieu 22 :29 ; verbe oida) l’Écriture et la puissance de Dieu, au même titre que les sadducéens ou les pharisiens voire même Ses disciples ! Même pas cela ! Alors comment aimer et de surcroît de façon inconditionnelle et absolue Celui que nous ne connaissons pas vraiment, faute d’avoir été réellement préalablement avec Lui dans la Gloire pour apprendre de Lui ?

Pourtant, l’objet premier de notre foi, « boosté » par une motivation qui est l’amour inconditionnel et sans limites envers notre Seigneur devrait être le Seigneur notre Dieu.

L’objet « second » de notre foi, « boosté » par une motivation qui est l’amour envers nous-mêmes et notre prochain doit encore être le Seigneur notre Dieu parce qu’Il conditionne tout le reste !

C’est ainsi que notre espérance et notre conviction devrait être concrétisées prioritairement dans la pratique concrète de la montée pour ensuite être rendus capables d’aimer Dieu de façon inconditionnelle et absolue puis de nous aimer nous-mêmes ainsi que notre prochain en revenant sur terre et accomplir efficacement les missions miraculeuses de l’impossible prévues dans l’Apocalypse …

Alors oui c’est seulement à cette condition que la Parole de Jésus prend du sens : le divin « rien ne nous sera impossible » pourra se réaliser car nous aurons été envoyés dans le monde COMME Jésus a été envoyé par le Père à partir du Trône ! Nous aurons au minimum la foi telle un grain de sénevé parce que nous aurons « l’amour, la passion, la motivation, la garantie, la confiance, l’assurance, la conviction, la substance, la manière de posséder » suffisantes pour pratiquer, démontrer ce qu’on ne voit pas, pour rendre visible l’invisible, l’impossible possible !

 

 

3. Possible, impossible

« Impossible n’est pas français » a dit Napoléon qui a misérablement terminé sa carrière, empoisonné, comme prisonnier à Ste Hélène…avec des milliers de cadavres sur la conscience à cause des guerres incessantes menées sous son impulsion !

Nous, nous disons : « Impossible n’est pas divin ». Dieu se situe toujours à la frontière de l’apparemment impossible !

Ce fut vrai pour Abraham qui quitta son pays pour s’engager dans un voyage incertain, s’installer en Canaan et devenir papa à 100 ans avec Sara sa femme de 90 ans.

Ce fut vrai pour Noé avec l’arche, pour le Peuple hébreu au bord de la Mer Rouge puis devant le Jourdain en vue de la Conquête, devant Jéricho et finalement aussi en 1948 après un exil de deux millénaires du Peuple élu qui existe toujours malgré les persécutions terribles alors que de nombreux autres peuples ont disparu entre temps.

Ce fut vrai avec la naissance miraculeuse de Jésus, la croix suivie de la résurrection et de l’ascension.

Ce fut vrai, alors que basée sur un témoignage et message d’une poignée d’Apôtres, l’Eglise se soit formée et existe toujours encore.

YHWH, Celui qui est, se situe par « essence – nature » toujours à la frontière de l’humainement impossible pour que le croyant puisse passer au « divin rien n’est impossible ». Quelle est « l’essence », de Dieu, Sa nature ? Elle se distingue entre autres à l’identité du Messie Jésus vrai Homme et vrai Dieu qui est la Porte, le passage du terrestre au divin, le Chemin.

Qu’est-ce qui est vraiment fondamentalement humainement impossible au jour d’aujourd’hui ? Au vu de la révélation que le Seigneur nous donne aujourd’hui par Sa Parole, où se situe le curseur de l’impossibilité pour que notre foi puisse être correctement orientée ?

Le curseur de l’impossibilité aujourd’hui se situe plus que jamais à la frontière de l’espace-matière-temps, à la porte de la Salle du Trône.

L’Apôtre Jean issu de l’Eglise charismatique primitive se situait très exactement à cet endroit à Patmos. Il reçut la révélation de Jésus-Christ Glorifié. Il « monta » et transmit ensuite l’Apocalypse ou la Révélation à l’Eglise de son époque ainsi qu’à nous puisque le texte nous fut conservé. Comme cette Eglise n’a pas accepté le message, ce fut la décadence jusqu’à la Réforme du 16ème siècle suivie d’une lente remontée allant jusqu’à l’Eglise charismatique du 20ème siècle.

Cette remontée se fit à travers différentes étapes où il fallait passer de l’humainement impossible au possible divin.

A l’époque de la Réforme du 16ème siècle, faire passer le message de la Justification par la Foi seule et de la Grâce ainsi que la mise à disposition pour les croyants de la Bible imprimée en langue parlée par les peuples, relevait de l’impossible dans une société très bloquée par un catholicisme romain déviant, papiste, intransigeant et totalitaire dominant toute la société d’alors.

Le « Je suis » se trouvait alors à cette frontière de l’impossible pour permettre le passage au possible. C’était et c’est toujours Sa nature divine.

Le Baptême des croyants au 16ème siècle, la Repentance et la Conversion personnelles au 19ème siècle, le Baptême de la Sainte Esprie et de Feu avec les Dons et les Ministères Charismatiques au 20ème siècle furent des frontières de l’impossible dans des contextes ecclésiaux très bloqués, divisés, repliés sur eux-mêmes et très dogmatiques au sens péjoratif du terme.

Le « Je suis » se trouvait alors à ces frontières de l’impossible pour permettre les passages au possible. C’était et c’est toujours Sa nature divine.

Au 21ème siècle, l’Eglise charismatique du 20ème siècle est à nouveau plus ou moins en place comme au 1er siècle.

Comme au 1er siècle et comme cela fut révélé à l’Apôtre Jean, l’institution de l’Eglise des Vainqueurs par Jésus-Christ Glorifié avec le Baptême de Feu et de Gloire, la Ste Cène de Feu et de Gloire entraînant le salut ou la métamorphose du corps du croyant et sa montée à la Salle du Trône en vue des missions décrites dans l’Apocalypse sont la frontière de l’impossible dans un contexte matérialiste et scientiste actuel très poussé ayant même pénétré les églises où l’on attend de voir avant de croire.

Le « Je suis » se trouve aujourd’hui à cette frontière de l’impossible pour permettre le passage au possible. C’est Sa nature divine et elle en est la garantie EN Jésus-Christ, la vérité.

Parallèlement, Israël, l’indicateur prophétique par excellence, était encore au Pays promis au 1er siècle malgré l’occupation romaine et pouvait encore pratiquer dans le Temple jusqu’à sa destruction en 70. S’en suivit rapidement la Révélation de Jésus Glorifié à Jean en 92 environ. Aujourd’hui Israël est à nouveau au Pays promis et la reconstruction du Temple paraît imminente, même si cela paraît totalement impossible. Il ne pourra que s’en suivre à nouveau comme au 1er siècle la Révélation de Jésus-Christ Glorifié avec la montée à la Salle du Trône non seulement pour un apôtre comme Jean mais aussi pour celui ou celle qui écoutera ce que l’Esprie dit aux églises et qui passera par la repentance pour accepter enfin ce que l’Eglise des débuts avait refusé. Il ou elle montera à la Salle du Trône, deviendra physiquement l’Épouse de l’Époux et accomplira les missions décrites dans l’Apocalypse. De nombreux Juifs messianiques monteront aussi à ce moment-là (Apocalypse 3:12).

Par la suite Israël bénéficiera du réveil le plus important lié aux victoires de l’Eglise initiale des Vainqueurs durant la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2 et 7:4-8).

Le « Je suis » se trouve aujourd’hui à cette frontière de l’impossible pour permettre le passage à ce possible. C’est Sa nature divine et Il n’est pas ailleurs.

Conclusion

Dieu EST amour (1Jean 4:16) : il s’agit en réalité du secret de la puissance absolue de Dieu notamment de la Sainte Esprie qui nous a été envoyée pour nous guider vers le face à face d’amour (1 Corinthiens 13:5-13).

L’amour vrai et parfait est la qualité principale qui manque à l’Ennemi et qu’il a refusé par orgueil, le contraire de l’humilité. Il peut faire certes des imitations, mais ce n’est que pour mieux tromper ses victimes. Puisque l’amour véritable lui manque, il a de toute façon perdu d’avance.

Nous avons vu que l’amour envers Dieu est la motivation, le moteur de notre foi. Dieu est « l’objet » prioritaire absolu de notre foi, sachant que Dieu en tant que Dieu n’est pas un « objet » dans le sens d’une chose mais bien dans le sens d’un objectif, d’un but à atteindre. Pour vivre cet amour avec Dieu, la base de tout, il faut réellement vivre préalablement avec Lui esprie, âme et corps glorifié.

C’est la raison pour laquelle le message de la métamorphose du corps, avec à la clé la montée réelle auprès de Lui ne peut que correspondre à la vérité biblique puisqu’il est l’accomplissement de tout ce que nous pouvons rechercher de meilleur. Il ne peut en découler qu’un amour véritable et efficace envers nous-mêmes et envers notre prochain.

C’est pour cet accomplissement glorieux que Jésus-Christ a payé par amour premier et parfait pour moi, pour toi, au prix le plus fort sur la Croix.

Les exhortations vigoureuses, c’est le moins que l’on puisse dire, de Jésus-Christ Glorifié aux 7 églises, consistent à expliquer et à révéler que l’Evangile, la Bonne Nouvelle c’est l’amour parfait qu’Il nous porte et que cet amour parfait implique aussi l’Arbre de Vie ou l’immortalité ou la métamorphose du corps de mort en un corps glorieux, la montée auprès de Lui qui est amoureux de nous et qu’Il veut par conséquent réellement vivre avec nous dès aujourd’hui dans la Gloire !

Laissons le premier commandement d’amour envers Dieu, le plus grand et le plus important à sa première place et replaçons dans la foulée le second commandement d’amour de nous-mêmes et du prochain à sa deuxième place !

Laissons la Sainte Esprie qui est avec nous sur terre, particulièrement dans et par le réveil charismatique actuel, nous libérer de l’espace-matière-temps par la métamorphose de notre corps de gloire en gloire pour passer au face à face éternel ! (2 Corinthiens 3:18 ; Zacharie 4:6 ; Actes 1:8 ; Romains 15:13 ; 1 Corinthiens 13:5-13 ; Ephésiens 3:20 ; 1 Thessaloniciens 1:5).

Arrêtons d’amputer l’Evangile avec la première mort soi-disant seule issue de sortie de notre prison espace-matière-temps car YHWH se tient à la frontière de cet impossible pour que le possible de la « montée » se fasse avec l’immortalité à la clé.

Donnons une direction juste à notre foi par une conviction et une motivation d’amour humbles qui tiennent une route au final très logique et compréhensible par des démonstrations, des pratiques concrètes prioritairement orientées en vue de faire connaissance avec Celui qu’on ne voit pas par notre montée vers Lui dans le merveilleux face à face !

A Dieu rien n’est impossible et rien n’est impossible à celui qui croit !

En Jésus,

Martin BUSCH

81. Dire et faire

INTRODUCTION

Dans le premier chapitre de la Genèse il est écrit qu’ELoHiM dit (verbe hébreu : AMaR dire, cf. Parole) et qu’ ELoHiM fit (verbe hébreu YaSaH : faire, façonner accomplir, fabriquer, réaliser) ou encore cela « se fit, s’accomplit ». Dans le même chapitre nous trouvons aussi le verbe créer (verbe hébreu BaRa).

Ce dernier verbe est notamment employé dans le premier verset de la Bible : « Au commencement ELoHiM créa les cieux et la terre. »

Ce qui est écrit au deuxième verset nous paraît incroyable : « Et la terre n’était que « tohu va bohou » (informe et vide, solitude et chaos) ; des ténèbres couvraient la face de l’abîme et la ROUaCH ELoHiM (Esprie de Dieu) planait à la surface des eaux. »

La question qui surgit immédiatement : comment est-il possible que la terre qui vient d’être créée par ELoHiM Lui-même soit tohu-bohu, ténèbres, abîme.

Ce n’est pas la « signature » de notre Dieu qui est à la fois un Dieu d’ordre et non de tohu-bohu, un Dieu de lumière et non de ténèbres, un Dieu de plénitude et non d’abîme et de vide !

Alors on inventa diverses théories que nous n’allons pas énumérer ici. L’interprétation qui nous paraît la plus plausible est qu’il s’est passé quelque chose entre le premier verset et le second car il n’est pas possible que Dieu crée quelque chose d’aussi horrible qui serait une terre aux caractéristiques évidentes de l’enfer, il faut bien le reconnaître ! Il serait tout aussi insensé de dire que Dieu aurait créé quelque chose de chaotique pour l’améliorer par la suite… ! Drôle de toute puissance !

Alors quid ? Le texte biblique nous parle de la chute de Lucifer, porteur de lumière, chérubin placé auprès du Trône de Dieu ! Jésus Dieu avant Son incarnation avait assisté à cette chute : « Jésus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair ». (Luc 10:18)

Nous retrouvons trace de cette chute dans la complainte d’Ézéchiel sur le roi de Tyr qui « devient », se métamorphose littéralement en l’Ennemi, l’ancien chérubin protecteur doté d’une gloire inimaginable qui était alors en Éden et fut précipité sur la terre à cause de son iniquité (Ezéchiel 28:1-19).

C’est à cause de lui que la terre initiale parfaite glorieuse qu’ ELoHiM avait créée et dont il était le Prince dès le début, était devenue tohu-bohu. En effet les anges avaient aussi la liberté d’aimer Dieu et Lui obéir ou pas au même titre que les hommes plus tard.

Malheureusement la chute ultérieure d’Adam et d’Eve qui devaient être en fait les nouveaux prince et princesse de ce monde lui redonna des droits perdus non seulement sur terre ou ce monde mais en plus dans les lieux célestes puisqu’il a encore aujourd’hui accès à la Salle du Trône pour nous accuser (Jean 12:31 ; 16:11 ; Ephésiens 2:2 : Apocalypse 12:10 ; cf. Aussi Job 1:5-11 ; 2 Chroniques 18:18-22 ; Zacharie 3:1-2). C’est pourquoi Jésus l’appela « Prince de monde » (Jean 12:31 ; 14:30 ; 16:11).

Donc après la création des cieux et de la terre initiaux, la terre fut « transformée ou métamorphosée » en un lieu horrible par l’Ennemi et ses anges devenus démons qui s’étaient alors révoltés contre Dieu. Elle était initialement le jardin d’Eden magnifique et par là devint informe et vide. En effet le chérubin protecteur en tant que tel était dans le jardin d’Éden initial d’après Ezéchiel 28:13 même sur la sainte montagne de Dieu ou près du Trône (v.14) avant de commettre son forfait.

Que se passa-t-il après ? L’Esprie de Dieu se mouvait au-dessus de ce qui était devenu un désastre, un tohu-bohu !

Ensuite interviennent le plus souvent les verbes dire et faire même si le verbe barah, créer est encore employé à certains versets notamment pour la création des animaux et de l’homme mâle et femelle (Genèse 1:21,27 ; 5:1-2). En fait les animaux et l’homme étaient des « nouveautés » par rapport à la création initiale de Genèse 1:1 même si le verbe faire intervient aussi à leur égard.

Mais quand ELoHiM « dit » et « fit », en réalité Il transforma, métamorphosa ou mieux encore « restaura ou répara ». Le tohu-bohu provoqué par le Chérubin et ses anges déchus, fut transformé, restauré, métamorphosé pour remettre en place la création de la terre glorieuse du départ à savoir le jardin d’Éden.

Ce processus de métamorphose et de restauration du tohu-bohu commença donc par la fameuse Parole d’ELoHiM : « Que la lumière soit » suivie par le non moins fameux « et la lumière fut » (Genèse 1:3) car la lumière de la gloire avait disparu sur terre.

 

1. Lumière divine, Feu divin et l’espace-matière-temps

La Lumière divine est la SUBSTANCE tangible de Dieu et aussi la substance de base de la création. Elle est donnée par le Feu.

Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, n’a-t-Il pas dit : « Je suis la l****umière du monde » (Jean 8:12 ; 9:5) ou encore : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. »

Le Chérubin déchu ou Satan a voulu remplacer Jésus Dieu. Il Lui ressemblait tellement : on l’appelle d’ailleurs Lucifer venant de l’expression biblique porteur de lumière (2 Corinthiens 11:14). Il rayonnait incroyablement couvert de pierres précieuses étincelantes. Dans son orgueil, il a cru pouvoir remplacer Dieu, Celui qui est la Lumière et donc aussi sa source, son origine à savoir le Feu divin ! La lumière et la beauté qu’il portait émanait non pas de lui mais de son Créateur et particulièrement de Jésus Dieu. Lucifer, Chérubin créé, ange porteur de lumière, ne voulait pas uniquement porter la Lumière divine qui lui était simplement accordée, mais il voulait aussi en être la source, c’est-à-dire le Feu divin, Dieu.

Ainsi, quand il s’est révolté contre Dieu, il a été automatiquement privé de la Lumière parce qu’il s’est éloigné de sa Source et il n’a pu que produire le tohu-bohu, les ténèbres, l’abîme, le vide, la solitude, le chaos, bref l’enfer sur terre dont il était à l’origine le Prince mais à présent déchu ! Il ne peut plus que se déguiser en « ange de lumière » : une fausse lumière.

C’est pourquoi la base et le début de la RESTAURATION et de la métamorphose de la terre complètement détériorée, est évidemment « Que la lumière soit et la lumière fut » (Genèse 1:3). Il s’agit de la base**, de la** substance de toutes choses non seulement de la création tangible ou de la matière glorieuse d’Éden mais aussi des lieux célestes et de Dieu particulièrement (cf. Apocalypse 22:5 ; Deutéronome 4:24 ; Psaume 27:1).

Nous comprenons mieux quand il est écrit à propos de Jésus, la Lumière : « Toutes choses subsistent (verbe sunistamai : constituer, maintenir, subsister, maintenir ensemble, naître) EN Lui » (Colossiens 1:17).

Cette lumière n’est pas à confondre avec le soleil ou les astres dont il ne sera question qu’au verset 14 du premier chapitre de la Genèse. Elle est d’une autre nature et substance.

Elle « tient ensemble, maintient, fait naître et vivre » la matière terrestre et celle de l’univers, bref TOUTES CHOSES y compris les réalités célestes dites spirituelles ! C’est la raison pour laquelle, elle est garante de la vie ici-bas et aussi dans l’éternité.

Cette lumière et ce feu sont la base et la substance de TOUTES choses mais à cause de la chute d’Adam, la matière est passée à une situation intermédiaire notamment dans le cadre de la durée à savoir le temps. Qui dit temps dit début et fin donc aussi mort !

L’espace matière temps est maintenu dans la durée provisoire par et EN Jésus la Lumière du monde mais en même temps elle est imprégnée par la mort et les destructions même de types naturels (toutes les catastrophes naturelles par ex.) dans absolument tous les domaines justement à cause de la chute.

S’il n’y avait pas la Lumière divine certes à moindre intensité qu’en Éden, la création intermédiaire telle que nous la connaissons, serait immédiatement identique au tohu-bohu du verset 2 de Genèse 1, c’est-à-dire invivable.

Ainsi nous sommes obligés de constater dans cette création intermédiaire l’universalité de la Mort et tout ce que cela entraîne. Nous mesurons aussi l’énormité de ce que l’homme par sa chute a laissé au Chérubin et à ses anges déchus qui ont récupéré une partie non négligeable de leur pouvoir de destruction !!!

Pour résumer : le tohu-bohu, la Mort, l’Hadès, l’enfer, au moment de la chute de Lucifer, a totalement « désintégré ou rendu informe et vide » la terre et l’univers. Par contre au moment de la chute de l’homme, le tohu-bohu a seulement imprégné la belle création restaurée précédemment et ses habitants de son poison mortel n’agissant dans le temps que progressivement.

YHWH ELoHiM dans le cadre du temps et de l’Histoire avait prévu un plan B. En effet, contrairement au Chérubin déchu, probablement l’ange le plus proche de Dieu et le plus puissant mais étant devenu le mal absolu sans retour possible (cf. Jean 16:11), l’homme était récupérable, réparable mais au prix de la souffrance que YHWH allait Lui-même en Jésus endurer de façon substitutive par Son incarnation et sur la croix.

L’espace-matière-temps, la terre, l’univers tout en étant absolument magnifiques, c’est-à-dire encore maintenus par la lumière divine de vie, sont aussi devenus un lieu empoisonné, pollué soumis aux catastrophes naturelles énormes voire à l’absorption à venir dans le fameux « trou noir » ou « abîme » d’après les dernières découvertes. C’est pourquoi encore une fois, nous parlons de création intermédiaire qui se trouve entre deux réalités, une situation très inconfortable « entre deux chaises », un lieu de conflits incessants.

Nous comprenons de ce fait le passage de Romains 8: 22 : « Nous savons en effet que toute la création gémit et souffre dans les douleurs de l’enfantement jusqu’à maintenant ». Certains disent que la création actuelle est parfaite, mais alors pourquoi gémit-elle et souffre-t-elle ? Seule la création restaurée par le dire et faire de YHWH avant la chute de l’homme était parfaitement « bonne ».

La solution à la souffrance actuelle de la création dans sa situation intermédiaire est la révélation des fils de Dieu, ayant leur CORPS délivré, racheté, adopté, sauvé, qu’elle attend impatiemment ! (Cf. Romains 8:19-23).

 

 

2. Lumière divine, Feu divin et l’homme mâle et femelle

Revenons au Jardin d’Éden. La terre ou l’univers étaient alors à nouveau restaurés par la métamorphose ou par le dire et le faire de YHWH ELoHiM. La lumière avait à nouveau transformé, métamorphosé le premier gâchis de l’Ennemi en quelque chose de « bon ». L’homme mâle et femelle fut créé à l’image de YHWH ELoHiM c’est-à-dire totalement resplendissant, revêtu et imprégné de feu divin et de cette lumière divine esprie, âme et aussi corps, réalités dans leur perfection totalement et obligatoirement indissociables ! C’est pourquoi l’homme mâle et femelle n’avait pas honte de sa nudité (Genèse 2:25) qui n’était pas du tout pareille à la nôtre à cause du revêtement et de l’imprégnation de la lumière divine.

En effet si l’être humain, tel qu’il est actuellement, était à l’image de Dieu, nous aurions un piètre Dieu…

Ainsi l’homme mâle et femelle furent bénis avec des missions : croître, se multiplier, remplir la terre, la soumettre et dominer sur les animaux et leur donner un nom, une identité (Genèse 1:26-29 ; 3:19-20).

Il devait en outre ne pas manger de l’arbre du bien et du mal autrement dit ne pas faire ce que le Chérubin déchu avait fait, c’est-à-dire vouloir prendre la place de Dieu en décidant de son propre chef de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Si nous regardons de près les missions de l’homme mâle et femelle nous nous rendons compte qu’il y avait encore du travail pour l’homme mâle et femelle ! Il fallait qu’il se multiplie, aie une multitude d’enfants pour remplir la terre ! Ensuite il fallait qu’il DOMINE ou GERE la terre, c’est-à-dire qu’il règne avec autorité sur la nature, sur les éléments de l’univers ! Il lui fallait une nature, une puissance, une sagesse et une intelligence absolument incroyables pour accomplir tout cela, bref le feu et la lumière divins ! Ils devaient remplacer le Prince de la terre, Lucifer en l’éjectant.

Aujourd’hui nous en sommes tellement loin même si des essais de gestion écologiques et de conquête de l’espace se mettent en place, sachant que nous n’en avons simplement pas les moyens réels au vu de l’ampleur de la tâche. C’est beaucoup trop énorme notamment par rapport à l’univers que nous découvrons à peine !

Pour remplir ces missions, il fallait un autre gabarit que celui que nous avons, même avec toute la technologie que nous possédons et que nous pourrions éventuellement posséder ! Ne parlons même pas de notre état moral et spirituel désastreux qui représente un handicap sans limite et rédhibitoire et a mené et peut mener à une utilisation désastreuse de ladite technologie !

Il fallait aussi qu’il domine les animaux et particulièrement sur le rusé Serpent (Genèse 3:1) !

En effet le chérubin déchu était certes le plus rusé d’entre tous les animaux mais il devait être AUSSI dominé par l’être humain. La seule façon alors de le dominer était de ne pas l’imiter à vouloir prendre la place de Dieu. C’était indispensable au nom de la relation d’amour fondée sur la liberté d’obéissance ou non que Dieu voulait établir avec l’homme comme Il l’a voulu avec les anges. L’être humain dans cette lumière divine avait parfaitement la capacité et la force intérieure et extérieure de dominer le Serpent et de remplir toutes les autres missions prévues par YHWH ELoHiM, pour nous humains déchus, surhumaines voire impensables.

Quand la chute intervint, la lumière et le feu divins sur le corps du couple initial se réduisirent sensiblement d’où leur honte par rapport à la nudité de leur corps déchu devenu imparfait, d’où leur peur de Dieu, d’où les accusations proférées pour se défausser de leur responsabilité propre.

La Mort apparut, car à la place du revêtement de feu et de lumière divins YHWH ELoHiM les revêtit de peaux d’animaux évidemment MORTS. C’est ainsi que par la suite, la longévité de l’être humain fut progressivement réduite car le Feu et la Lumière se réduisirent progressivement à peau de chagrin (Genèse 6:3 ; Psaume 90:10), c’est le moins qu’on puisse dire, par rapport aux presque 1000 ans de longévité pour certains, énoncés en Genèse 5 ! Ses conditions de vie comparées à celles du Jardin d’Éden furent et restèrent très pénibles.

Nous constatons clairement que les missions de gestion de la création données par Dieu sont absolument inapplicables dans les conditions actuelles !

Et pourtant le plan d’amour de YHWH ELoHiM est que la gestion de la création soit accomplie par l’homme mâle et femelle devenu la révélation au monde des fils et filles de Dieu au corps sauvé tellement attendue avec impatience par ladite création souffrante et gémissante !

Le plan en vue de la gestion de la création selon Dieu est clairement exposé dans l’Apocalypse.

Nous n’allons pas refaire ici toute l’histoire du salut à travers Israël, Jésus-Christ et l’histoire de l’Eglise.

Toutefois il est important de considérer ici dans notre propos que Jésus-Christ, par Sa nature humaine et Sa vie sans péché (Hébreux 4:15), par Son œuvre expiatoire sur la croix et Sa résurrection, est le deuxième et dernier « Adam » (1 Corinthiens 15:45) qui a réussi sa mission. La preuve : Il est ressuscité et Il est monté au ciel.

Adam fut L’IMAGE, (tupos : image sens premier, figure, modèle, type) DE CELUI QUI DOIT VENIR à savoir Jésus-Christ d’après Romains 5:14c. Ici il ne s’agit pas de Jésus-Christ sur terre, c’était déjà du passé, mais bien de Jésus-Christ Glorifié qui est venu vers Jean après que Paul ait écrit ce passage de l’épître aux Romains !!!

A la description de Jésus-Christ Glorifié en Apocalypse 1 nous pouvons ainsi avoir une idée assez précise de l’aspect d’Adam dans le paradis !!!

YHWH ELoHiM a dit et cela fut en Jésus-Christ Glorifié !

A présent Jésus-Christ Glorifié a dignement remplacé Adam revêtu de feu et de lumière divins avant la chute ! L’enseignement de l’Eglise dit généralement : voilà Adam est parfaitement remplacé par Jésus-Christ, le nouvel Adam, tout est bon ! Certes tout est bon en ce qui concerne le nouvel Adam qui a à nouveau ouvert la porte de la glorification et du paradis par la justification mais tout n’est pas encore bon au niveau de la réalisation de la glorification : « YHWH ELoHiM dit : Il n’est pas bon qu’Adam soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 3:18).

Il n’est pas davantage bon que le dernier Adam soit seul, il Lui faut une AIDE qui soit SEMBLABLE à Lui c’est-à-dire une aide qui ait l’aspect d’Eve avant la chute, sans taches ni ride ! Celle-ci doit paraître devant Lui, glorieuse ! (Ephésiens 5:27).

Comment est-ce possible ? Le dernier Adam, Jésus-Christ Glorifié aurait-il besoin d’une aide qui de plus est, semblable à Lui ? N’est-Il pas Dieu tout puissant, « Je suis », deuxième personne de la Trinité, siégeant sur le Trône ?

Dieu, à cause de Sa Grâce et de Son Amour parfaits, sans aucune limitation, a considéré comme bon d’inclure et de responsabiliser au plus haut niveau l’être humain qui Lui ferait confiance, l’Épouse, la nouvelle Eve, même de l’asseoir avec Jésus, l’Époux, le dernier Adam sur le Trône pour régner (Apocalypse 3:21) !!!

Elle sera donc la femme absolument glorieuse d’Apocalypse 12:1, l’Épouse de Jésus l’Époux, la seconde Eve du second Adam en train d’accoucher c’est-à-dire de croître, de se multiplier en vue de remplir la terre et le ciel avec une nouvelle génération encore plus glorieuse !!! Elle aura la lune sous ses pieds, car elle sera victorieuse du mal et elle portera une couronne sur la tête, c’est-à-dire qu’elle gèrera et règnera comme il faut selon le Seigneur ! Le résultat ne se fera pas attendre : l’éjection du Serpent – Dragon et de ses acolytes des lieux célestes, une victoire décisive ! C’est justement ce que la première Eve n’avait pas fait : au contraire, elle papotait et fricotait avec le Serpent.

 

 

3. Chirurgie divine

En Genèse 2: 21-22 YHWH ELoHiM fit subir une « anesthésie » à Adam pour soi-disant lui extraire une côte. Mais en réalité Il le coupa en deux car il s’agit d’un côté entier (TSaLaH : sens premier : côté, flan, moitié) où **l’**Adam (HaAaDaM avec l’article défini dans l’original : le tiré du limon rouge) aurait été divisé en deux pour être formé : une moitié aurait été « féminisée » Ischa, femme, femelle et l’autre moitié « masculinisée » Isch, homme, mâle ce qui pourrait éventuellement davantage correspondre au verset 23b et à Genèse 1: 27. YHWH construisit, bâtit, forma (BaNaH : construire, établir, former, constituer) une femme et un homme.

Là encore nous retrouvons le dire et le faire : YHWH ELoHiM dit : « …je lui ferai une aide semblable à lui » et YHWH ELoHiM fit une femme à partir du côté qu’il avait qu’Il avait récupéré de l’Adam.

En fait le sens premier de TSaLaH côté, moitié et le contexte nous conduirait à une interprétation nettement macho ! La convalescence d’Adam était inexistante vu le degré de feu et de lumière ou encore de gloire qui reposait sur lui et surtout vu la qualité du Chirurgien….

Adam dit : « Voici celle qui est membre de mes membres et corps de mon corps… » (Genèse 2:23) et plus loin il est dit : « … l’homme…s’unira à sa femme et ils deviendront un seul corps. » Il est important ici de comprendre ce que signifie le mot hébreu BaSaR employé ici et souvent traduit par chair.

Ce terme n’est pas à mettre en relation avec la notion négative de chair (sarx) mais bien de corps (soma) comme nous le remarquons dans les épîtres de Paul au niveau du texte original. Il s’agit évidemment du corps même, imprégné de feu et de lumière divins.

YHWH Elohim dit : « Car la création attend…la révélation des fils de Dieu… gémit maintenant l’adoption, la rédemption de notre corps (soma)…en cette même image, nous sommes métamorphosés de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprit… » (Romains 8 et 2 Corinthiens 3). Cela concerne évidemment les chrétiens au corps sauvé donc glorifié.

4. Du premier Adam, première Eve au second Adam et à la deuxième Eve

Ce passage n’est possible qu’à travers une autre « chirurgie » préalable qui n’en était pas une en réalité, mais permise par le Père, évidemment pas pratiquée par Lui ! Cette soi-disant « chirurgie » appliquée au deuxième Adam par l’Ennemi était les crachats, les gifles, les piquants de couronne d’épines enfoncés dans Sa tête, les coups de fouets, les clous, l’asphyxie progressive sur la croix, la Mort, la lance enfoncée dans Son côté …

Il s’agit de la soi-disant « chirurgie » que nous devrions tous subir à cause de notre péché, mais Jésus, l’Agneau, le nouvel Adam l’a subie à notre place pour que nous puissions devenir la nouvelle Eve complètement restaurée, métamorphosée et par là glorieuse ! Le nouvel Adam ressuscita avec un nouveau Corps glorieux et monta ainsi au ciel pour s’assoir à la droite du Père.

Ainsi YHWH ELoHiM fera par le Baptême de gloire dans le feu et la lumière divins où nous nous laisserons immerger et par la Ste Cène de gloire que nous mangerons et boirons. Il ne s’agit plus d’être immergé dans l’eau ni de manger le pain et le vin mais bien de passer à la réalité du Corps et du Sang du dernier Adam glorieux à savoir le feu et la lumière de Son Corps ressuscité et Glorifié ! – Que la lumière soit et la lumière se fait !

Comme ce fut le cas chez le premier Adam, auquel YHWH ELoHiM prit la moitié de son corps glorieux, Il nous offre à nouveau Sa « chirurgie divine » pour opérer, former, à partir du Corps et du Sang glorieux du nouvel Adam la nouvelle Eve qui reçoit de la sorte un corps glorieux et devient par-là l’Eglise des Vainqueurs ! Encore faut-il accepter de le recevoir !

Ainsi nous pourrons devenir un seul Corps glorieux, rayonnant, brûlant, avec notre Bien-Aimé Jésus-Christ et le nouveau couple sera à nouveau formé pour gérer la création en attente, encore souffrante et gémissante dans son tohu-bohu progressif aboutissant inéluctablement au néant et dire en et par Jésus-Christ : « Que la Lumière soit ! » Et la Lumière sera et se fera !

Les missions initiales ordonnées par YHWH ELoHiM seront mises en œuvre avec notamment la naissance de la nouvelle génération ou la multiplication provoquant par la suite l’éjection du Serpent et de ses acolytes tant du ciel que de la terre (Apocalypse 12:7-12 ; 20:1-3) ! Cette terre sera « assujettie » et les animaux seront « dominés » au moment du Millénium (cf. Esaïe 11: 6 ; Apocalypse 20:4a).

 

 

Conclusion

Je me suis souvent demandé ce que faisait Adam pendant que le Serpent conversait avec Eve. Faisait-il la sieste, était-il trop occupé à gérer la terre ? En fait non, il n’était pas loin puisqu’Eve put lui donner dans la foulée le fruit défendu. Toutefois, il semblerait qu’il ne se soit pas trop « occupé » d’elle et elle est allé voir si l’herbe était plus verte ailleurs… Certains commentateurs parlent de viol ou de relations extra-conjugales avec le Serpent qui pouvait se déguiser en ange de lumière, mieux qu’un jeune premier, rappelons-le.

Adam ne connut Eve qu’après la chute (Genèse 4:1) alors qu’il aurait dû s’en occuper tout de suite car c’était l’ordre de mission de YHWH ELoHiM qu’il pouvait à présent exécuter à savoir croître et se multiplier (Genèse 1:28a).

Notons à ce sujet que les verbes de Genèse 2: 24 sont traduits à juste titre au futur : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront un seul corps ». Adam dit**, parla** mais ne fit pas comme beaucoup d’hommes ! Il laissa alors Eve papoter et fricoter avec l’Ennemi et tomba lui-même tel un grand dadet dans le piège gros comme une maison.

Le nouvel Adam au contraire dit**, parla et** fit**.** C’est pourquoi Il est au ciel dans la gloire auprès du Père.

Mais celle qui est censée être la nouvelle Eve depuis 2000 ans fait pour l’instant comme la première : elle continue à papoter et fricoter avec le Serpent, elle continue à pécher, à manger le fruit défendu en apparence bon, agréable à la vue, précieux pour ouvrir l’intelligence fut-elle religieuse voire soi-disant « spirituelle ». Elle se complaît donc dans l’espace-matière-temps intermédiaire où elle a été chassée.

Elle ne cherche pas à bénéficier de l’opération proposée par le divin Chirurgien qui voudrait refaire son corps avec celui du nouvel Adam. Certes elle entend, lit les Paroles du second Adam mais elle n’y croit pas entièrement et ne veut pas donner son corps au divin Chirurgien pour qu’il soit sauvé de l’espace-matière-temps. Elle ne peut pas se laisser aimer et féconder par le second Adam pour tomber réellement enceinte. Elle laisse misérablement crever son corps et croit que c’est son destin même bibliquement parlant !!! Elle creuse sa tombe avec ses dents et se gave d’une énergie terrestre au lieu de rechercher l’énergie divine, le Feu et la Lumière célestes par le jeûne, l’écoute de la Sainte Esprie et la repentance ! Elle cherche l’intelligence humaine même religieuse mais déchue, faussée, mélangée, empoisonnée et de ce fait diabolique. Elle ne voit rien car elle est aveugle, misérable, pauvre et nue, incapable de voir le feu et la lumière divine pour s’en revêtir dans le but d’être chaude bouillante pour son Epoux ! Les chérubins à l’épée flamboyante gardant l’entrée du paradis la laisseraient passer puisque le second Adam est la Porte !

Quand le nouvel Adam pourra-t-Il dire à Sa nouvelle Eve : « Tu as quitté ton père et ta mère, c’est-à-dire l’ancienne génération, l’ancienne façon de voir et de penser, je peux maintenant m’unir à toi, m’attacher à toi et devenir un seul corps avec toi ! » … et maintenant, au boulot ENSEMBLE avec toi, Mon aide, à partir de notre maison, le Trône !

Il est BON que le nouvel Adam ait une aide semblable à Lui et il n’est pas bon qu’il n’en ait pas ! C’est YHWH ELoHiM qui en a décidé ainsi pour le premier Adam comme pour le second parce qu’Il est Amour sans limite qui va pour ainsi dire au-delà du bout du bout !

Cela veut clairement dire que sans cette aide, ce n’est pas bon. C’est ce que Jésus Glorifié dit en quelque sorte aux 7 églises : dans l’ensemble ce n’est pas bon, il faut « acheter », s’investir en vue de la métamorphose et de la montée !

Aujourd’hui ce n’est toujours pas bon car il manque de cette lumière substance tangible glorieuse et divine à la base de toutes choses notamment pour que la révélation des filles et des fils de Dieu au corps sauvé ait enfin lieu !

Ensemble, nous disons avec YHWH ELoHiM : « Que la lumière soit » et la lumière se fait, s’accomplit ! »

 

En Jésus,

Martin BUSCH

80. Montée et enlèvement

INTRODUCTION

« Après cela je vis : et voici une porte était ouverte dans le ciel et la première voix que j’avais entendue me parler telle une trompette, me dit : Monte (anaba impératif de anabaino : monter, grimper, s’élever, pousser) ici et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. » (Apocalypse 4:1). L’Apôtre Jean est le premier « monté » et est une préfiguration de l’Eglise qui montera par trois vagues. L’enlèvement n’aura lieu qu’en Apocalypse 12:5c après la trompette du septième ange (Apocalypse 11:15).

Montée et enlèvement sont deux réalités à ne pas confondre. En général on ne sait même pas ce qu’est la montée et pourtant le texte biblique est très clair à ce sujet.

Nous allons constater que :

  • Au niveau des verbes employés nous ne sommes pas dans des significations et des réalités identiques.

  • Apocalypse 5,7 et 11 où nous constatons les trois vagues de montées précèdent Apocalypse 12:5c où aura lieu l’enlèvement.

 

1. Première vague des « montés »

« …tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation et tu fis d’eux un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre » (Apocalypse 5:9-10 ; ici c’est ce sont les personnes que Jean voit devant le Trône).

La première vague est identifiée par l’Apôtre Jean « monté » devant le Trône quand il voit les rachetés esprie, âme et corps qui sont sacrificateurs c’est-à-dire les seuls habilités à pénétrer dans le Saint des Saints. Par ailleurs ils sont aussi identifiés comme devant régner sur terre, ce qui n’est possible qu’à partir du Trône où siège Celui qui leur donnera l’identité maritale, les moyens royaux.

 

2. Deuxième vague des « montés »

« Et je vis un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc. Une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur pour vaincre ». (Apocalypse 6:2).

La première vague des « montés » entrera équipée, couronnée dans le combat pour vaincre. Elle sera à l’origine du réveil mondial le plus puissant et efficace de toute l’histoire qui est décrit en Apocalypse 7.

Ces personnes de la seconde montée, Israël en tête (144000), subiront la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3-17) et en seront par conséquent issus avec un besoin évident de consolation énorme de la part de Dieu. Ceux-ci formeront la deuxième vague des « montés » et probablement la plus importante en nombre, car celui-ci ne peut être déterminé. Ils seront marqués du sceau de Dieu (= métamorphose identitaire sur le front cf. Apocalypse 14:1ss)) parce qu’ils auront lavé leur robe dans Sang de l’Agneau et en tant que serviteurs qui servent d’abord sur terre puis devant le Trône :

« Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu…Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Apocalypse 7:3+13-14).

 

3. Troisième vague des « montés »

« Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait : Montez ici ! Et ils montèrent au ciel dans la nuée et leurs ennemis les virent. » (Apocalypse 11:12).

Les membres de l’Eglise des Deux Témoins ressuscités et donc préalablement encore corporellement présents sur terre recevront l’ordre de monter. Ils formeront la troisième vague qui complètera l’Eglise des Vainqueurs, car celle-ci pourra alors apparaître pleinement glorieuse en Apocalypse 12:1

Ce sont les textes qui « positionnent », décrit les chrétiens qui seront préalablement « montés » par trois vagues successives. Ils formeront l’Eglise des Vainqueurs complète et adulte qui pourra alors donner naissance à la nouvelle génération ou enfant mâle dont le Père est l’Époux, Jésus-Christ Glorifié (Esaïe 9:5) :

 

4. L’enlèvement

« Elle mit au monde un fils, un enfant mâle, qui doit faire paître les nations avec un bâton de fer (régner ; cf. Apocalypse 2:27). L’enfant d’elle fut enlevé (erpastè aoriste passé d’arpadzo : enlever, ravir, saisir, arracher, transporter au ciel) auprès de Dieu et auprès de son trône. » (Apocalypse 12:5).

C’est évidemment là que se situera l’enlèvement puisqu’il s’agit entre autres raisons du même verbe qu’en 1 Thessaloniciens 4:17.

 

5. Au niveau des verbes employés

Si nous reprenons 1 Thessaloniciens 4:17 : « …nous les vivants nous serons enlevés (arpagèsometa futur passif du verbe arpadzo même verbe qu’en Apocalypse 12:5), nous constatons qu’il s’agit du même verbe. Là il est conjugué au futur dit « passif » c’est à dire qu’il s’agit d’un événement futur où celui ou celle qui est enlevé est justement « passif » au même titre que l’enfant mâle d’Apocalypse 12 qui « sera enlevé ».

Au contraire, le verbe « monter » (anaba, anabate impératif de anabaino : monter, grimper, s’élever, pousser) est à l’impératif tant pour Jean que pour l’Eglise des Deux Témoins, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un événement où le croyant est « actif » dans l’exécution d’un ordre de Jésus. Il est écrit concernant Jean en Apocalypse 4:2 : « Aussitôt, je devins en Esprie (egenomen en pneumati et non pas je « fus saisi par l’Esprit »). Jean exécuta activement, volontairement l’ordre de Jésus en devenant en Esprie pour monter et passer la porte ouverte dans la Salle du Trône.

Le devenir en esprie, une des expressions pour désigner la métamorphose du corps, est une caractéristique active et volontaire du croyant de l’Eglise des Vainqueurs qui pourra, comme nous l’avons souvent décrit, à la suite de son Seigneur et au même titre que Lui, passer de la terre au ciel et inversement pour accomplir glorieusement les missions décrites dans l’Apocalypse.

Bien entendu c’est la Sainte Esprie qui nous métamorphose (2 Corinthiens 3:18) pour nous engendrer En-Haut mais c’est une réalité qui dépend de notre volonté à laquelle Dieu fait appel et de notre foi. Si nous ne voulons pas et si nous n’y croyons pas on ne sera évidemment pas métamorphosés car la Sainte Esprie est une gentlewoman et ne force jamais la main.

Romains 12:1 par exemple, nous exhorte à « offrir nos corps en sacrifice vivant, saint et agréable » autre expression volontariste pour la métamorphose du corps. Il en est de même en ce qui concerne la guérison physique où Jésus dit « guérissez les malades », un acte volontaire qui devient efficace car le Seigneur est là obligatoirement en nous et sur nous.

La signification des deux verbes n’est pas la même : monter n’est pas être enlevé et être enlevé n’est pas monter. Le Petit Larousse dit clairement : monter signifie « se transporter en lieu plus élevé, gravir, parcourir de bas en haut ». Être enlevé signifie : « être soulevé, porté vers le haut, être retiré de la place occupée auparavant, être pris ». Si nous considérons ce que signifient les verbes grecs dont nous faisons état par la traduction française plus haut, nous arrivons aux mêmes conclusions au niveau de la signification à savoir le côté actif et volontariste pour la montée et le côté passif pour l’enlèvement. D’ailleurs le fils de Jésus l’Époux et de l’Eglise des Vainqueurs, l’Épouse ne peut être « qu’enlevé » puisqu’il s’agit d’un « nouveau-né ».

Jésus glorifié dans Son exhortation à l’église de Laodicée fait appel à la volonté du croyant où Il dit qu’il faut « se repentir », « écouter » même « acheter » « Lui ouvrir notre porte » pour pouvoir aboutir revêtu ou métamorphosé au Trône avec Lui ! Là comme dans toutes Ses exhortations aux sept églises Il fait appel à la volonté du croyant.

Au contraire, être enlevé dépend du choix et de la souveraineté du Seigneur et ne situe pas du tout au même moment.

 

6. Montée et Enlèvement : pas au même moment

Le texte de l’Apocalypse est très clair : il ne situe pas les deux réalités au même moment. L’une est décrite en Apocalypse 5,7 et 11 où nous constatons les trois vagues de montées qui précèdent Apocalypse 12 :5c où aura lieu l’enlèvement.

Nous avons longuement démontré lors de nos écrits précédents que la montée en vue de la formation de l’Eglise des Vainqueurs initiale aurait dû se passer au moment où Jésus Glorifié a exhorté les 7 églises. Cela aurait évité bien des souffrances depuis 2000 ans et cela évitera bien des souffrances si aujourd’hui nous « montons » car la Grande Tribulation est à la porte. Jésus voudrait nous éviter ces souffrances à condition que nous « gardions Sa Parole avec persévérance » (Apocalypse 3:10), en l’occurrence celle qu’Il a laissée à l’Apôtre Jean en vue de la « montée ». Même si l’Eglise avant l’Apocalypse était destinée à la persécution y compris l’église de Smyrne, Il voudrait nous l’éviter et d’autant plus la Grande Tribulation (Apocalypse 3:10). Jésus ne veut pas la même chose que le Diable qui se délecte de torturer et de tuer les Chrétiens authentiques et les Juifs ! Aussi longtemps que nous sommes dans la zone de tentation c’est-à-dire dans l’espace-matière-temps nous sommes exposés aux coups du Prince de ce monde. C’est pourquoi Jésus nous demande de prier « Sors-nous de la zone de tentation et délivre-nous du mal ou du Malin » c’est à dire que nous passions à la Salle du Trône hors de sa portée maléfique et meurtrière ou hors de la zone où nous sommes exposés et risquons d’être soumis à la tentation.

YHWH ELoHiM aurait bien voulu éviter les 40 années dans le désert au Peuple élu mais ce dernier n’a pas fait la démarche d’obéir et de « monter » volontairement et activement dans le Pays promis pour se mettre à l’abri des ennemis du désert. Au même titre Il voudrait que nous « montions » dans le Pays promis céleste dès aujourd’hui.

Pourquoi est-il nécessaire que l’Eglise des Vainqueurs soit formée avant l’enlèvement ? Tout simplement parce qu’elle doit accoucher en tant qu’Épouse du Christ Glorifié, l’Époux, de l’enfant mâle ou de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui elle sera enlevée et laquelle sera alors seulement à ce moment-là capable de vaincre le Dragon et ses acolytes (Apocalypse 12: 1-2 ; 5c+7-12). Autrement dit, il est absolument nécessaire que l’Eglise des Vainqueurs, épouse de Christ, l’Époux, apparaisse telle une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles accouchant de la génération réellement nouvelle aux gènes du Seigneur pour que l’enlèvement puisse avoir lieu ! Autrement dit : il faut que l’Eglise des Vainqueurs arrive au terme de son accouchement qui marque le summum de sa gloire et qui sera totale de par l’enlèvement de son fils doté des gènes de l’Époux ou de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui pourra rester et s’installer dans les lieux célestes (Apocalypse 12:12a) préalablement et définitivement dégagé et purifié du Dragon et de ses acolytes, de ce fait (Apocalypse 12:9).

Mais avant, certains combats et victoires devront préalablement avoir eu lieu à partir des lieux célestes pour que l’Eglise des Vainqueurs, l’Épouse puisse véritablement entrer dans cette gloire telle qu’elle est décrite en Apocalypse 12:1.

Son épopée victorieuse à partir des lieux célestes sur terre (Apocalypse 6:2) en vue de l’accomplissement des promesses notamment au Peuple Juif (Apocalypse 7:4-8) et au réveil mondial immense (Apocalypse 7:9-17) et la montée de l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11:12) fera d’elle cette femme glorieuse à présent à la maturité suffisante et à l’effectif complet prévu par Dieu pour pouvoir accoucher de la génération nouvelle qui sera enlevée.

De plus en Apocalypse 11:15 sonne la septième trompette comme elle fut évoquée par Paul en 1 Thessaloniciens 4:16 et 1 Corinthiens 15:52. Elle introduira ce qui suivra très rapidement dans les lieux célestes notamment l’apparition glorieuse du Temple et de l’Arche célestes mettant déjà la pression en vue de l’expulsion de l’Ennemi de la place qu’il occupait indûment dans les lieux célestes depuis le début.

Ensuite suivra l’apparition de la femme glorieuse qui accouchera et dont le fils sera enlevé, lequel doté des gènes et du Sang de l’Agneau, avec les anges, vaincra le Dragon et ses acolytes (Apocalypse 12:11-12) !

C’est donc peu après la septième trompette qu’il faut situer l’enlèvement.

De plus l’enlèvement, parce qu’il n’est pas nommé en tant que tel ailleurs qu’en Apocalypse 12:5c à proximité chronologique de la septième trompette, ne peut raisonnablement être placé ni avant, ni après.

Tous ces éléments et événements permettront la première étape décisive de la victoire du Royaume de Dieu à savoir que la « place » occupée par l’Ennemi « dans le ciel » soit dégagée (Apocalypse 12:7-11). Pour qu’il puisse y avoir victoire sur le Dragon, il faut obligatoirement que le ciel soit d’abord dégagé de sa présence car la puissance, qu’elle soit négative ou positive, est infiniment supérieure à partir des lieux célestes.

Il est donc évident que pour ce faire, il faut au moins être dans les lieux célestes ce qui signifie avoir les moyens réels pour le combat (cf. Ephésiens 6:12). Ces moyens sont l’armure dont la perfection garantissant l’efficacité absolue ne peut venir que de la Salle du Trône (Ephésiens 6:14-17).

C’est pourquoi nous comprenons aussi la fureur de l’Ennemi après son éjection du ciel car il perd énormément de puissance. Désormais son temps est compté dans l’espace-matière-temps à savoir 3 ans et demi (Apocalypse 12:12b+17) !!! Il sera beaucoup plus limité qu’il ne l’était auparavant. C’est pourquoi il se déchaînera en déployant au maximum ses dernières possibilités sur terre !

Bref, les lieux célestes seront dégagés, notamment avec la victoire de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée mais la terre où seront précipités le Dragon et ses acolytes ne le sera pas encore.

Heureux les enlevés, celles et ceux qui auront « leur tente » c’est-à-dire leur corps (2 Corinthiens 5:1-4) et évidemment leur âme et leur esprie définitivement installés dans les cieux (Apocalypse 12:12a) mais malheur à la terre et à la mer car la fureur du Dragon est grande car il sera privé de la dimension intemporelle céleste donc son temps sera automatiquement compté (Apocalypse 12:12b).

C’est là que commencera le règne de l’imitation trinitaire ou de l’Anti[é]-Christ sur terre (Apocalypse 13 et suivants jusqu’à 19:10) à ne pas confondre avec la Grande Tribulation qui aura déjà eu lieu (Apocalypse 6:3-17+8:5 à 9:21+11:3 -14).

Il faut comprendre qu’à ce moment-là il restera encore des chrétiens authentiques sur terre qui ne seront pas montés et n’auront pas été enlevés (Apocalypse 12:17 et 13:7+10). Ce sera encore pire (Apocalypse 13:7+10) que pour celles et ceux qui auront souffert durant la Grande Tribulation (Apocalypse 7:16-17).

Il ne faut par conséquent pas confondre la Grande Tribulation et le règne de l’Anti[é]-Christ ou de l’Imitation Trinitaire.

Le Jour du Seigneur ou de l’Éternel souvent nommé dans la Bible, notamment en 2 Thessaloniciens 2:3-4 n’aura lieu qu’en Apocalypse 19:11ss après les 3 ans et demi de règne de l’Imitation Trinitaire de l’Ennemi durant lequel il s’installera dans le Temple pour se faire adorer.

Ainsi nous retrouvons dans une évidence limpide l’ordre chronologique donné par l’Apocalypse : MONTEE avec la formation de l’Eglise initiale des Vainqueurs (= 1ère montée) dans la Salle du Trône qui pourra enfin accomplir ses missions, Grande Tribulation durant laquelle aura lieu le grand réveil mondial dont premièrement les Juifs devant « rentrer » (= 2ème montée), montée de l’Eglise des Deux Témoins (= 3ème montée), ENLEVEMENT suivi du dégagement des lieux célestes encore occupés par l’Ennemi, règne sur terre de 3 ans et demi de l’Ant[é]i-Christ ou de l’Imitation Trinitaire et finalement Jour du Seigneur suivi du dégagement de l’Ennemi de la terre suivi du Millénium et de la suite éternelle d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre précédée du jugement dernier.

7. La Montée : le message prophétique pour aujourd’hui

La montée est le message prophétique pour aujourd’hui car c’est la prochaine étape à franchir. Celui-ci nous permet de mettre de l’ordre dans notre enseignement réellement basé sur la chronologie toute simple du texte de l’Apocalypse. La montée est en quelque sorte le « chaînon manquant » car sans lui on est obligé de faire des contorsions interprétatives hasardeuses. Mais en incluant ce que le texte dit tout simplement à propos de la montée et de la formation de l’Eglise des Vainqueurs, tout s’éclaircit progressivement. Il faut aussi comprendre que la montée avec la formation de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Epouse sans taches ni rides, glorieuse est la condition de possibilité de l’enlèvement puisque c’est justement elle qui accouche de la génération qui seule pourra être enlevée !

 

Conclusion

La montée est assortie de l’immortalité, c’est-à-dire la métamorphose, le salut du corps pour commencer.

De plus, le verset considéré comme central dans la Bible est : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)

Nous devrions arrêter l’hypocrisie en disant : « Tu ne périras pas si tu crois mais il te faudra quand même d’abord périr avant de pouvoir bénéficier de cette promesse dans l’éternité quand tu seras débarrassé de ton corps terrestre par la première mort. » Nonobstant même la première mort reste toujours la mort.

Par ailleurs, « le salaire du péché c’est la mort », oui certes, mais mon péché est-il réellement enlevé ou pas si je crois ? S’il est réellement enlevé alors pourquoi la première mort quand même ? Certes la seconde mort c’est l’enfer éternel, c’est ce qu’il y a de pire mais la première mort par l’Evangile pourrait être évitée par le salut du corps, sa métamorphose suivie de la montée à laquelle Jésus-Christ Glorifié nous exhorte vivement parce qu’Il nous aime et qu’Il n’est pas Lui, un hypocrite.

Il voudrait aussi que Son plan du salut avance mais il faut pour cela monter pour que nous remplissions nos missions à commencer par travailler à partir du ciel, donc dorénavant dans la victoire, au réveil le plus important de l’Histoire pour le salut du plus grand nombre ! Ne mettons donc pas les charrues avant les bœufs, c’est-à-dire mettons la priorité absolue pour la montée en vue d’une efficacité sans pareille pour l’évangélisation mondiale !

Cette possibilité à commencer au niveau de la prédication de l’Evangile la Bonne Nouvelle devrait aussi être mise en valeur pour la gloire non pas de la Mort mais bien de celle de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ qui nous donne dès à présent à cause de Son Sacrifice expiatoire, la VIE ETERNELLE par l’immortalité qui est à rechercher très activement (Romains 2:7) !

En Jésus,

Martin BUSCH