74. La vache rousse

INTRODUCTION

Le rituel comportant le sacrifice de la vache rousse sans défaut, ni tache, qui n’a pas porté de joug, pour la purification de toute personne ayant eu contact direct ou indirect avec un cadavre c’est à dire la Mort, se passait à l’extérieur du camp du Peuple Hébreu.

Le prêtre ou Cohen devait faire avec son doigt sept aspersions de sang de la vache égorgée en direction du Tabernacle. La vache devait être complètement consumée par le feu y compris la chair, le sang et les excréments. Tous ceux qui avaient participé à ce rituel devaient aussi se purifier par la suite. La cendre devait être mélangée à de l’eau de source ou vive, mélange qui devenait ainsi une eau purificatrice pour toute personne qui avait touché un mort, tout objet, personne, sépulcre ou reste ayant eu contact avec un cadavre. De plus les personnes concernées devaient laver leurs vêtements et attendre sept jours pour redevenir pures. Même celui ou celle qui avait touché un « impur » de ce genre, devait se purifier (cf. Nombres 19 pour les détails ; cf. aussi Nombres 31:19-21).

Tout cela pour montrer que tout ce qui avait trait à la mort était totalement exclu de la communauté du Peuple d’Israël et devait être éradiqué de façon totale et absolue. Alors que les autres sacrifices expiatoires se faisaient au tabernacle ou au Temple, le sacrifice de la vache rousse se faisait à l’extérieur du camp et de la communauté. La Mort n’avait pas sa place chez les Hébreux ! Il fallait s’en laver, s’en purifier vraiment au niveau physique car c’est physiquement, corporellement que l’on touchait un cadavre et c’est aussi physiquement que l’on meurt. Si on y regarde de plus près, le rituel de la vache rousse comporte tous les éléments en vue du salut du corps qui réside en la délivrance de la Mort pour bénéficier de l’immortalité.

 

1. Tameh, toumah l’impureté, l’enfermement

Tout ce qui touche à la Mort rend impur et est considéré comme tellement impur que la purification ne pouvait même pas se faire à l’intérieur du camp et d’autant plus pas au Tabernacle ou au Temple ultérieurement. Le cadavre était considéré comme une peste ou une lèpre !

Comme nous sommes loin ici de l’expression : « La Mort fait partie de la vie ». C’est tout simplement bibliquement faux, archi-faux.

TaMeH – TouMaH signifie non seulement l’impureté, le déshonneur, la souillure, plus grave : la profanation et encore le blocage, l’enfermement, la fermeture, l’emprisonnement !

L’Hadès le gardien du séjour des morts où les morts sont enfermés et la Mort forment un couple d’horreur infernal et sont identifiés par leurs effets et actions dans la racine hébraïque TaMeH – TouMaH ! En effet la Mort sent mauvais parce qu’elle est le summum de l’impureté, l’aboutissement du péché et l’Hadès enferme, bloque, emprisonne, sépare, divise. Cela nous fait immédiatement penser à cette situation intermédiaire de l’espace-matière-temps.

Au moment du jugement dernier la Mort et l’Hadès sont jetés en derniers dans l’étang de soufre et de feu APRES le Diable (1 Corinthiens 15:26 ; Apocalypse 20:10+14). C’est dire le problème ! Il est si grand que même l’Eglise dans son ensemble parle à juste titre de la délivrance du péché par l’œuvre expiatoire de Christ mais n’ose même pas parler de la délivrance de la Mort, pire elle l’inclut dans la soi-disant vie de l’Eglise ! Elle fait comme toutes les religions et s’accorde des cérémonies funèbres souvent grandioses comme pour essayer de conjurer en quelque sorte cette réalité atroce. Bref, il s’agit de l’aveu d’un échec cinglant et apparemment sans appel face à un démon et un ennemi s’appelant la Mort, souvent associé à une « délivrance ».

Pourtant Jésus par la croix et la résurrection a vaincu la Mort et veut nous faire bénéficier de l’immortalité parce qu’Il a parfaitement effacé nos péchés ! (Romains 2:7 ; 1Corinthiens 15:53-54 ; 2 Timothée 1:10 ; Apocalypse 1:18 ; 2:7b). C’est pourquoi malgré les apparences absolues et l’évidence de la Mort, parlons et confessons le bénéfice dans sa globalité de l’œuvre parfaite de Jésus.

 

 

2. Le Sang et l’Eau vive mélangée aux cendres

Le sacrificateur durant le rituel devra prendre du sang de la vache rousse, préalablement immolée, avec le doigt pour faire sept aspersions de sang en direction du Tabernacle. Cela préfigure le sacrifice parfait (cf. chiffre sept = plénitude, perfection) de Jésus ayant versé Son sang sur la croix pour nous justifier totalement esprie, âme et corps en effaçant le péché donc la Mort salaire dudit péché.

La crémation de la vache en entier, les cendres en résultant mélangées à l’eau vive aspergée, permettaient la purification et la libération de celles et de ceux qui étaient « contaminés » par la Mort d’une façon ou d’une autre.

Le feu qui consumait la vache rousse préfigure le Feu et l’Eau vive de la Sainte Esprie avec évidemment la glorification, la métamorphose du corps ou le « devenir en esprie » du corps à la clé comme conséquence.

Tout cela nous permet de donner une perspective d’interprétation intéressante d’1 Jean 5: 5-8 : « Qui est l’étant vainqueur du monde sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui qui est venu par l’Eau et par le Sang, non avec l’Eau seulement mais avec l’Eau et le Sang et c’est l’Esprie qui rend témoignage parce que l’Esprie est la vérité. Car trois rendent témoignage, l’Esprie, l’Eau et le Sang et les trois sont UN. »

Être le vainqueur du monde, c’est croire que Jésus est le Fils de Dieu et qu’Il est venu par l’Eau et le Sang.

Cela signifie entrer dans le corps maternel de l’Esprie par le Sang et l’Eau (eau de l’utérus divin et sang du cordon ombilical divin) pour être EN Christ (cf. aussi eau et sang qui coulèrent du côté transpercé de Jésus sur la Croix). Cette Eau purificatrice d’après le rituel de la vache rousse est mélangée à de la cendre, effet de métamorphose du Feu consumant !

Une fois de plus nous voyons que pour être vainqueur du monde ou faire partie de l’Eglise des Vainqueurs, nous retrouvons toujours et encore la nécessité de la métamorphose du corps ou Nouvelle Naissance En-Haut du sein de l’Esprie Sainte qui nous délivre de l’impureté et de l’enfermement de la Mort.

Le vainqueur du monde, s’il est effectivement vainqueur du monde, doit obligatoirement bénéficier de la délivrance de la Mort qui détermine totalement le monde sous peine de n’être pas le vainqueur dudit monde ! Cela parait si évident et finalement tellement logique !

La purification devait en outre se faire le troisième et le septième jour (Nombres 19:12). Le troisième jour correspond au jour de la résurrection de Jésus avec un corps glorifié et le septième jour à l’achèvement de la nouvelle création parfaite, éternelle purifiée et libérée de l’emprisonnement des lois mortifères issues de la chute dans l’espace-matière-temps.

La purification ne concerne pas seulement la personne contaminée par la Mort mais aussi son environnement contaminé et donc corrompu (Nombres 19:17-19 ; Romains 8:21-22).

 

 

3. Naître

Toute naissance d’un bébé est une nouvelle vie qui apparaît aux yeux de tous. Le bébé était enfermé dans le ventre de sa mère et après 9 mois, il se « sent à l’étroit » et finit par sortir de la maman. Au moment de la conception, il n’était qu’un spermatozoïde qui avait atteint son but dans l’ovule de la maman. Puis s’opère la multiplication des cellules ce qui est d’ailleurs aussi en quelque sorte un processus de transformation, de métamorphose, de transfiguration.

Si ce processus de métamorphose s’arrête l’enfant meurt, s’il continue, il vit et se développe. Mais il est indispensable de noter qu’au moment de la conception, il reçoit une esprie et une âme complètement développés structurellement parlant.

Le bébé au terme des neuf mois « sent » que cela ne peut pas continuer comme cela, comme la maman d’ailleurs… Donc il naît à un « monde nouveau » et tout le monde attend le cri indispensable de la naissance pour qu’il commence à respirer et ainsi continue à vivre. C’est pour tout le monde à ce titre un signe rassurant de délivrance.

Comme dit, c’est une nouvelle vie dans un nouvel environnement mais c’est aussi d’après l’adage, l’apparition d’un nouveau mourant à terme !!! C’est triste à dire mais c’est vrai.

C’est pourquoi au-delà de toutes les bonnes explications médicales et/ou psychologiques du cri de la naissance, il en existe une qui pourrait aussi établir une correspondance entre le cri et le dernier râle ou soupir du mourant !

Le bébé qui voudrait être à l’image son Créateur ressent, que son nouveau petit corps et son environnement nouveau est un couloir de la mort dans une prison, autrement dit qu’il est d’une certaine manière déjà mourant !

Son esprie et son âme pleinement structurés à la base et presque non pollués encore, donc proches de l’image du Créateur, sentent immédiatement une dichotomie, une déchirure par rapport à son corps physique et l’environnement espace-matière-temps qui ne correspondent pas au plan initial du Créateur !

En effet les cris et les pleurs au-delà de la nécessité de la respiration peuvent aussi être le signe de souffrances suite au choc de la naissance ou tout au moins de manques dus à l’expulsion du ventre maternel si rassurant et confortable. Ils ne sont pas obligatoirement signes de bien-être contrairement aux babillements voire rires ou petits cris de satisfaction ultérieurs.

C’est pourquoi Dieu mit en place la loi relative à la vache rousse et le passage entre autres de Paul à Timothée : « Cette grâce, qui nous avait été donnée AVANT les temps éternels DANS le Christ Jésus, a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Christ Jésus ayant détruit d’une part la mort et ayant fait briller d’autre part la vie et l’immortalité par l’Evangile » (2 Timothée 1:9-10).

L’Évangile, la Bonne Nouvelle est que le Christ a mis fin à cette dichotomie entre les cris de la naissance d’une part et l’esprie et l’âme d’emblée complètement formés d’autre part. C’est une véritable bonne nouvelle car il s’agit d’une grâce donnée avant les temps éternels, c’est-à-dire maintenant dans l’espace-matière-temps et non pas après la mort dans l’éternité comme il est si facile de le prôner ! La victoire sur la Mort par la mise en évidence de la vie et de l’immortalité est pour aujourd’hui !

En Jean 3, Jésus explique à Nicodème ce qu’est la Nouvelle Naissance c’est-à-dire : « Il vous faut être engendrés en-haut » (Jean 3 : 7 et pas d’en-haut Dei umas gennèstènai anoten : pas d’ex ou d’ek = de, hors de). Souvent on traduit à tort d’ en-haut mais le texte grec dit « en-haut » tout court. L’adverbe « ek » ou « ex » qui se traduit généralement par « de » n’existe pas dans ce texte. Jésus signifie dans sa conversation avec Nicodème la naissance en-haut c’est-à-dire à la Salle du Trône ! Ici la Nouvelle Naissance ou naissance En Haut n’a rien à voir avec la repentance et la conversion avec lesquelles on la confond généralement. Il faut naître dans un nouvel « espace ». Le bébé qui naît ne reste pas dans le ventre de la maman mais en sort pour vivre dans un nouvel environnement !!!

Si le chrétien naît de nouveau ou en-haut du sein de sa Maman l’Esprie Sainte comme Jésus l’affirme, c’est obligatoirement comme le bébé, il faut qu’il sorte de l’espace-matière-temps pour apparaître dans les lieux célestes devant le Trône comme l’Apôtre Jean par exemple (cf. Apocalypse 4: 1ss).

Actuellement, nous sommes comme enfermés dans notre univers physique et nous sommes destinés comme le bébé à naître en-haut, au Royaume de Dieu. Le bébé naît esprie, âme et corps ! Que dirions-nous à une personne qui dit que le bébé peut naître sans son corps ? Que disons-nous à l’Eglise qui prône la nouvelle naissance sans que le corps soit transfiguré, métamorphosé ?

Comme l’Esprie opère cette naissance, Jésus, en effet, dit bien ex ou ek quand Il dit : « …si quelqu’un n’est engendré (grec : ex) d’Eau et d’Esprie, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Celui qui est engendré (grec : ek) de la chair est chair et celui qui est engendré (grec : ek) de l’Esprie est Esprie. » (Jean 3:5-6).

Nous retrouvons l’Eau (de l’utérus, perte des eaux) et l’Esprie comme dans le rituel de la vache rousse et le passage de la première épître de Jean !!!

Il faut que le cri de naissance du bébé ne reste pas celui du mourant potentiel. Il ne faut pas que ce qui est né de la chair reste chair mais au contraire bénéficie de la transfiguration ou Nouvelle Naissance du sein de l’Esprie, avec l’accompagnement de l’Eau mélangée à la cendre issue de l’action du Feu pour être purifiée, libérée de l’impureté et de l’enfermement de la Mort !

Pour rappels : « … nous sommes transfigurés en cette même image de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprie » (2 Corinthiens 3:18)

« Je vous exhorte…à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui sera un culte logique de votre part… » (Romains 12:1).

« Au vainqueur je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7 ; cf. Genèse 3:22).

Le sacrifice de la vache rousse donne en effet à la fois confirmation de notre interprétation relative au salut du corps bénéficiant de l’immortalité et un nouvel éclairage sur ces versets.

 

 

4. Savoir et être

Le savoir consistait par exemple pour l’Apôtre Paul avant sa conversion de pouvoir se présenter comme un juif au top : « Moi aussi, cependant j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis davantage, moi circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi pharisien ; quant au zèle persécuteur de l’Eglise ; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte à cause de Christ. Et même je regarde tout choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ. » (Philippiens 3:4-8 ; trad. Segond 1910).

Ce savoir, « ces gains » n’étaient que de la boue ou balayures pour lui et ne relevaient que de la confiance en la chair. L’antidote au savoir, ici plus qu’honorable mais charnel parce que source d’autoglorification, est la connaissance de Jésus-Christ et gagner Christ.

Le savoir n’est pas à confondre avec la connaissance. Par exemple les démons savent et croient que Jésus est le Christ, mais ils ne Le connaissent pas parce qu’ils ont choisi d’être Ses adversaires c’est pourquoi ils tremblent (Jacques 2:19).

Connaître Christ, signifie bibliquement faire UN avec Lui comme l’Epouse fait UN avec son divin Epoux dans l’Amour véritable. Autrement dit c’est retrouver son identité réelle de créature dans l’unité totale esprie, âme et corps avec le Créateur, Père Fils et Sainte Esprie. Bref c’est ETRE.

Si le corps est exclu de cette unité de par la chair (= sarx ; cf. sarcophage) et la Mort alors on peut éventuellement savoir avec l’esprie et l’âme mais pas être !

Paul savait énormément de choses de par son éducation, son comportement, ses origines mais il lui fallait toujours encore GAGNER Christ c’est-à-dire être. Cela apparaît clairement en Romains 7 où il sait mais n’est pas encore. Les solutions sont exposées en Romains 8 où il parle entre autres de la rédemption du corps (Romains 8:23) !!!

Le sacrifice de la vache rousse avec tout ce qu’elle préfigure, est une démonstration magistrale de la position de Dieu qui veut libérer l’Eglise de sa schizophrénie théologique séparatrice meurtrière qui malheureusement exclut le corps du processus du salut comme le fit la philosophie grecque !

« Car trois rendent témoignage, l’Esprie, l’Eau et le Sang et les trois sont UN. » (1Jean 5:8)

Les témoignages tant de l’Esprie, que de l’Eau et du Sang sont inséparables et forment une unité indissociable et complémentaire car ils veulent aboutir au Vainqueur du monde c’est-à-dire au chrétien uni, esprie, âme et corps, donc glorifié. Le savoir ne concerne que l’esprie et l’âme. La connaissance concerne l’être entier uni et celle-ci permet d’aboutir à l’être. Sachons que Satan, le Diviseur veut toujours séparer, diviser et finalement par-là détruire.

Si nous reprenons les deux étapes extrêmes de la naissance et du décès, nous touchons du doigt ce qu’est l’être au niveau humain par la négative. Le bébé comme le mourant sentent cette dichotomie, ce manque d’unité à ces moments précis, capitaux et vraiment ultimes.

Mais la Bonne Nouvelle, c’est qu’il y a une solution : « Il n’y a donc maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui SONT EN Jésus-Christ. Car la loi de l’Esprie qui donne la vie EN Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort. » (Romains 8:1-2).

Le savoir constate l’évidence apparemment absolue de la Mort. Là nous voyons clairement ô combien l’Eglise est dominée par le savoir.

Avec l’être nous opposons l’évidence de la Vie EN Jésus par cette Parole merveilleuse exprimée par Paul ! Qu’elle nourrisse notre foi !

Le péché et la Mort nous condamnent mais le fait d’ÊTRE EN Jésus nous conduit et doit conduire l’Eglise à EXCLURE, basés sur cette Parole, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ et de la façon la plus radicale, nette et sans appel la Mort et ses conséquences !

Le rituel du sacrifice de la vache rousse à l’extérieur du camp devant purifier l’Hébreu de la contamination par la Mort démontre on ne peut plus clairement cette exclusion nette et radicale !

Être en Jésus implique une intimité de type conjugal avec Lui réelle, glorieuse, visible par notre corps métamorphosé semblable au Sien.

Savoir c’est la religiosité, être c’est connaître.

Mais il n’est pas toujours facile de faire la différence.

Pour faire réellement cette différence le combat d’Apocalypse 12:11 sera un révélateur ultime où la peur de la Mort sera vaincue : « Ils n’ont pas aimé leur vie – âme jusqu’à craindre la mort » Dans ce combat terrible sans merci qui consistera à éjecter le Dragon et ses acolytes des lieux célestes, il n’y aura pas de quartier…même si l’Eglise des Vainqueurs sera déjà très glorieuse à ce moment-là (Apocalypse 12:1+5b+c).

L’Ennemi, pour vaincre, essayera de toucher d’une façon ou d’une autre toutes les parties de notre être esprit, âme et corps. Mais la victoire passera par le Sang de l’Agneau qui est aussi le Feu du Corps glorifié de Jésus et la Parole du témoignage qui est aussi une Eau qui purifie : « …l’Eglise, Il s’est livré pour elle (cf. sang de la croix) … il la sanctifie en la purifiant par le bain d’eau de la Parole, afin qu’il se la présente glorieuse, l’Eglise sans tache, ni ride, ni rien de tel » (Ephésiens 5:26-27).

 

Conclusion

Le rituel de la vache rousse dévoile la position et la volonté du Seigneur face à la Mort qui sont confirmées en Jésus et Son œuvre et bien des versets du Nouveau Testament. Puissions-nous avoir la même position et volonté et puissions-nous refuser de capituler devant la Mort. En fait c’est là que doit porter l’effort du combat de notre foi !

Passons du savoir à l’être, de la religion à la connaissance, de l’impureté et de l’enfermement à la pureté et à la délivrance, de notre division entre notre esprie et âme d’une part et notre corps d’autre part dans le monde à l’unité glorieuse céleste de notre être en Jésus !

Soyons les vainqueurs du monde en commençant par naître en-haut !

Le Seigneur Jésus-Christ a tout payé et accompli ! Le sacrifice la vache rousse nous l’illustre si bien !

 

En Jésus,

Martin BUSCH

73. Épouse – Mère : Réalisatrice

INTRODUCTION

A plusieurs reprises nous avons abordé dans nos écrits l’aspect du couple à l’image de Dieu engendrant une lignée dans le processus du salut et de la restauration décrit dans la Bible. Nous n’allons pas revenir sur ces argumentaires

Dans notre propos nous aimerions insister sur le fait que l’Épouse – Mère – Eglise des Vainqueurs est celle qui réalise, finalise, concrétise le salut grâce et en collaboration étroite et unité parfaite par et avec l’Esprie Sainte la Mère céleste, Réalisatrice divine dès l’origine.

Cela n’ôte absolument rien au « Tout est accompli » de Jésus-Christ sur la croix, Sa résurrection, Son ascension et Sa glorification et à la Grâce totale et absolue offerte en Lui pour le salut de quiconque croit ! Bien au contraire, car la réalisation concrète et effective est le résultat, la conséquence de la Grâce permettant l’accomplissement du Plan de Dieu. Elle fait partie de l’étendue de la Grâce offerte en Jésus-Christ.

La réalisation crédibilise par l’application le message de l’Evangile. Sachons toutefois qu’évidemment Jésus-Christ finalise, réalise et accomplit complètement et parfaitement mais Il désire, mieux, Il veut absolument, dans Son amour parfait inclure totalement l’Eglise des Vainqueurs, Son Épouse dans ce processus de réalisation en lui donnant dans Son pardon et Sa grâce un rôle, une tâche et une spécificité propre absolument fondamentales. Il a choisi dans Sa souveraineté de ne pas faire avancer les choses tant qu’elle ne sera pas en capacité de réalisation concrète. A ce jour, elle n’est malheureusement pas rentrée dans ce processus car 2000 longues années d’histoire de l’Eglise nous l’ont amplement prouvé.

 

1. Que nous apprennent environ 2000 ans d’histoire de l’Eglise ?

Le livre des Actes nous présente une église primitive dans le plan de Dieu mais relativement rapidement, les choses se gâtent et elles se gâtent encore plus sérieusement dès les épîtres.

Les constats de Jésus Glorifié revenu vers l’Apôtre Jean ne sont pas des plus élogieux à l’égard des sept églises auxquelles s’adressent les lettres, exceptées Smyrne et Philadelphie !

Comme elles n’ont pas écouté Jésus Glorifié, les constats sur les 2000 ans d’histoire de l’Eglise sont littéralement catastrophiques. Inquisitions, guerres, assassinats, persécutions etc. etc. déviations doctrinales, libéralisme doctrinal et moral, immoralité n’ont pas cessé. Dans certaines dénominations les mariages homosexuels sont « bénis » … ! Les prêtres catholiques sont tenus au célibat mais «étrangement » pas à la chasteté etc…Le texte biblique est relativisé soit par la tradition chez les catholiques, soit par l’adaptation à la société du moment chez les libéraux protestants.

Certes et heureusement, il y eut aussi de très belles pages de réveil écrites par l’Eglise mais ces pages ont malheureusement un goût d’inachevé, de momentané et de provisoire. En effet, tous les mouvements de réveils, après avoir connu des « sommets » spirituels et de puissance ont fini par se scléroser dans des traditions diverses. Dans l’espace-matière-temps après avoir gravi la montagne, il faut en redescendre…. Ce n’est évidemment pas obligatoire dans les lieux célestes.

Les chrétiens réveillés, souvent héroïques d’ailleurs, se sont plus ou moins identifiés selon les cas et les circonstances à l’Eglise Primitive, celle de Smyrne pour les églises persécutées et celle de Philadelphie pour celles qui ont voulu faire un retour à la Parole.

Toutefois, si on veut être sincère, le bilan global est largement mitigé à commencer par soi-même puis par rapport à des statistiques démontrant que le pourcentage de chrétiens authentiques par rapport à la population mondiale est atrocement faible. Les conséquences éternelles semblent horribles de ce fait !

Les théologies et les éthiques d’adaptation au monde accompagnées de traditions religieuses, fussent-elles évangélico-charismatiques, en vue de la durée dans le temps et l’histoire, le manque de puissance, à quelques merveilleuses exceptions près, les divisions avec le dénominationalisme institutionnalisé, sont donc devenus le « pain quotidien » de l’Eglise.

Comment changer ce « menu », ce pain quotidien rassis et dur ?

Jésus a dit : « Je suis le pain de vie » (Jean 6: 35 ; cf. ss). Comment en manger ? En effet, il ne suffit pas qu’Il habite en nous mais que réellement nous habitions avec Lui, mieux en Lui à la maison qui est le ciel, le Trône ! Comment ? En devenant réellement Son Épouse qui deviendra enceinte de Lui, puis Mère !!! C’est ainsi et uniquement ainsi qu’interviendra la réalisation du Plan de Dieu notamment par rapport au salut total lié à la victoire finale !

 

2. Épouse – Mère réalisatrice par la maternité.

 

« Je mettrai inimitié entre toi et la femme entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3:15)

« Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : j’ai formé un homme avec l’aide de YHWH » (Genèse 4:1)

« Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans l’amour et la sainteté » (1 Timothée 2:15)

« …ils reconnaîtront que je t’ai aimé » (Apocalypse 2:9c)

« Elle enfanta un fils qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. » (Apocalypse 12:5)

S’il est vrai qu’il est nécessaire que la femme soit fécondée par l’homme, ce qui est l’acte initial, il est tout aussi vrai que la réalisation visible, concrète, l’accomplissement effectif est réalisé par la femme au moment de l’accouchement.

On parle aussi de « délivrance ».

La femme n’est pas l’initiatrice du salut, de la délivrance mais elle en est la réalisatrice certes avec l’aide capitale de l’Esprie Sainte, sa Mère céleste, de laquelle elle est née de nouveau En-Haut !!! Elle est en quelque sorte la deuxième partie de la postérité d’Eve qui écrasera dans la réalisation la tête du Serpent !

Le couple initial glorieux devait être fécond et se multiplier pour remplir la terre et l’assujettir (Genèse 1:22). Il devait finir le travail, car Lucifer qui avait déjà plus tôt tout mis sens dessous et mis le tohubohu (=informe et vide) sur la terre (Genèse 1:2) par sa révolte contre Dieu, devait aussi être assujetti et mis hors d’état de nuire. Mais il a malheureusement réussi à séduire la femme voire la violer pour lui voler son revêtement de gloire lui assurant initialement l’éternité et l’immortalité.

Toutefois la Parole d’espérance de Dieu après la chute quand Il dit que la postérité de la femme écrasera la tête du Serpent démontre que cela passera par la femme au niveau de la maternité et par voie de conséquence par sa postérité à elle !!!

Certes Adam connut Eve, mais c’est elle qui a formé, réalisé un homme avec l’aide de Yahvé !!! Elle est malgré la chute le premier chaînon de la réalisation de la promesse même si la lignée juste n’est pas passée par Caïn !!!

S’en suivit la lignée à travers de nombreuses femmes jusqu’à Marie qui fut fécondée par le Père par la puissance du Saint Esprit. Elle accoucha de Jésus-Christ et fut le dernier chaînon de la réalisation de la promesse du Père faite en Genèse 3:15.

Jésus-Christ, Celui qui a écrasé la tête du Serpent est de la postérité d’Eve et de Marie entre autres, Il est la réalisation de la femme. Celle-ci a rendu possible la justification de la croix !

Quand Jésus a proclamé Son « Tout est accompli » la tête du Serpent était écrasée juridiquement et tout devenait possible, le chemin vers le ciel était ouvert.

L’Agneau pouvait monter sur le Trône parce qu’Il était trouvé digne (Apocalypse 5:4,9) non seulement de régner mais grâce au rachat par Son Sang de faire monter l’Eglise des Vainqueurs sur le Trône (Apocalypse 3:21) pour l’aimer en tant que femme glorifiée et métamorphosée comme telle, la féconder.

Cette femme deviendra par le biais de la métamorphose réalité constante dans le ciel, sacrificateurs et rois (Apocalypse 5:10) puis cavalier couronné sur le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2) en vue du réveil d’Apocalypse 7, puis femme glorieuse entrain d’accoucher d’un garçon enlevé au trône. Ce garçon sera le fils de Jésus l’Époux, son Père (Esaïe 9:6) et de l’Eglise des Vainqueurs Épouse de Christ sa Mère !

L’éjection du Serpent – Dragon des lieux célestes sera seulement à ce moment-là rendue possible par le fils de Jésus-Christ et de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 12:1ss +11). Ce fils sera une génération nouvelle de l’Eglise des Vainqueurs génétiquement parfaite et moralement pure sans crainte de la mort par le Sang et/ou le Feu de l’Agneau et la Parole parfaite du témoignage. Il sera rendu capable de ce fait de vaincre pour commencer le Serpent dans les lieux célestes avec l’Archange Michel et les anges (Apocalypse 12:7-11).

Notons que l’expérience de la métamorphose constante dans le ciel est une donnée fondamentale qui ne remet pas en cause l’identité propre et personnelle de chacune et de chacun d’entre nous mais démontre que le céleste n’a rien à voir avec les catégories de l’espace-matière-temps. La métamorphose ou la transfiguration remplacera les symboles et les images pour être la « réalité » véritable c’est à dire la réalisation céleste vivante !!!

Une fois de plus l’Épouse devenue Mère est devenue réalisatrice dans le but d’un salut total esprie, âme et corps suite à l’initialisation de la justification – mariage puis de la fécondation – glorification totale par l’Époux Jésus-Christ.

Ôtons-nous quelque chose à l’œuvre parfaite et complète du Seigneur et Roi des Rois Jésus-Christ ? Absolument pas, bien au contraire !

Dieu a voulu que l’Épouse – Mère – Eglise des Vainqueurs devienne réalisatrice du salut dès le départ par la maternité, sa spécificité certes avec Son aide indispensable !

Il fallait que l’acte séducteur, impur, mortifère de viol du Serpent sur Eve soit aussi physiquement, concrètement effacé non seulement par la justification mais par la fécondation glorieuse de Jésus de Son Épouse glorieuse. Il continue par-là d’écraser avec elle la tête du Serpent. Son enfant est non seulement moralement mais aussi génétiquement parfaitement puissant. Il combattra et pourra paître avec Lui les nations avec une verge de fer (Apocalypse 2:27 ; 12:5b ; 19:15 ; 20:4a, 6) et lui permettront de finir le travail « d’écrasement de la tête du Serpent » (Apocalypse 20:10).

 

Conclusion

Le constat d’échec de l’Eglise après 2000 ans d’histoire devrait nous faire réfléchir ! Certes les responsables chrétiens ont en général toujours prêché de prier plus, de jeûner plus, de lire davantage la Parole, d’être plus conformes à elle, de donner plus, de se donner plus, d’aimer plus le Seigneur et son prochain, d’évangéliser plus, de se consacrer plus à l’Eglise, d’être plus sanctifiés, de davantage considérer les ministères, de croire davantage, d’être davantage humbles, bref d’êtres des espèces de héros spirituels parfaits etc. etc. etc… !

Il est vrai que toutes ces enseignements et pratiques sont excellents tant qu’on ne tombe pas dans le légalisme mais nous sommes obligés de constater qu’ils n’ont pas fonctionné comme il se doit : reconnaissons-le si nous sommes sincères avec nous-mêmes pour commencer et face à la situation générale pour continuer !

En fait comment aborder le problème ? Comme Jésus Glorifié qui en quelque sorte reproche à Son Eglise de restreindre l’étendue et les effets de la grâce portant sur le salut total esprie, âme et là surtout corps par la métamorphose en vue de la montée dès à présent à la Salle du Trône. C’est la seule voie pour que nous devenions la réalisatrice avec Lui, par Lui et en Lui du plan final décrit si clairement dans l’Apocalypse !

Laissons la Sainte Esprie nous préparer en vue de la métamorphose de notre corps qu’Elle veut opérer en Son sein maternel pour que nous puissions monter et devenir à Sa suite l’Épouse – Mère – Eglise des Vainqueurs, la réalisatrice !

Tout a commencé avec une histoire de couple, tout a continué avec des histoires de couple et tout finira jusque dans l’éternité par une histoire de couple comme nous avons essayé de le démontrer ici.

L’Épouse de Christ réalise, accouche, accomplit. C’est sa spécificité voulue par le Seigneur Lui-même à cause de Son amour parfait qui va absolument jusqu’au bout du bout, tant est qu’il y en ait un !

Pour ce faire il faut qu’elle soit justifiée par la croix. Mais nous ne devons pas en rester là comme le font la majorité des chrétiens, car après, il faut obligatoirement qu’elle soit glorifiée pour pouvoir être fécondée par l’Époux, puis « accoucher » d’une génération parfaite et être pleinement dans son merveilleux rôle voulu par Dieu Lui-même pour que le travail puisse enfin être réalisé ! C’est de l’amour parfait, nous le répétons !

Jésus est amoureux de nous et voudrait tellement consommer le mariage dont l’acte fut signé avec Son Sang il y a déjà si longtemps ! Ainsi la réalisation par la femme glorieuse pourra enfin être mise en œuvre entre autres par son accouchement !

 

En Jésus,

Martin BUSCH

72. Sacrificateurs et Rois

INTRODUCTION

A Jérusalem le Temple avec le Saint des Saints est occupé par le Dôme du Rocher et la Mosquée Al Aqsa et le tombeau du Roi David par une église sur le Mont Sion !

Il s’agit d’un paradoxe révélateur.

 

1. Le paradoxe prophétique lié au Temple et au Tombeau du Roi David

L’Islam est avant tout une religion dont on ne peut séparer l’aspect politique et terrestre. Il n’acceptera jamais d’être séparé de la notion de territorialité – espace à conquérir où seule la soumission à la religion musulmane peut être tolérée. Là où l’Islam est majoritaire, l’Etat finit toujours par devenir un état islamique avec les intolérances que l’on connaît.

Le Christianisme même s’il ressemblait politiquement à l’Islam au Moyen-Age a fini par se spiritualiser de par une influence helléniste païenne et philosophique.

Il se trouve que le lieu le plus « spirituel » de Jérusalem est occupé par la religion la plus « terrestre et politique », l’Islam, qui veut régner sur le monde.

Il se trouve que le lieu traditionnellement le plus « politique » de Jérusalem, le tombeau du Roi David est occupé par le christianisme qui veut être spirituel, c’est-à-dire accéder au Saint des Saints.

C’est là qu’il y ce paradoxe prophétique lié au Temple et au Tombeau du roi David.

Cela devrait en fait être l’inverse pour pouvoir éventuellement justifier une théologie du remplacement ou de la substitution excluant Israël pour infidélité du plan et de l’actualité de Dieu. Pour les uns c’est l’Eglise le Peuple élu de Dieu, pour les autres, ce sont les musulmans le Peuple élu de Dieu. Il s’agit d’une doctrine que l’on retrouve tant dans l’islamisme que le catholicisme romain et une partie du protestantisme notamment luthérien. Les évangéliques, voire les calvinistes, en sont fort heureusement largement revenus notamment depuis 1948.

Ismaël (arabes musulmans) et Esaü – Edom (Occident romain – chrétien) sont comme « par hasard » de nouveau au rendez-vous, mais de façon illogique ou inversée !

Cette inversion tend à prouver que les promesses relatives au Temple avec sa dimension spirituelle de sacrificature et à la Terre d’Israël dont le Tombeau de David avec sa dimension politique de règne davidique reviendront, selon les promesses immuables de Dieu, finalement au Peuple Juif. La réalisation de ces promesses divines sera un indicateur certain vers un rétablissement de l’équilibre perdu.

Israël porte fondamentalement en lui un équilibre « existentiel » salvateur au titre de l’élection immuable et nous aidera à retrouver nos marques et donc notre équilibre en tant que chrétiens authentiques.

L’Islam a remplacé YHWH par Allah qui est en réalité l’Ennemi : les faits historiques et actuels sont plus que probants. L’Islam est politique et conquérant ou n’est pas. Il est considéré en général comme une religion fondamentalement terrestre d’asservissement et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les musulmans ne tolèrent pas que le petit bout de Terre d’Israël ne soit pas terre musulmane. Cette terre, d’après eux, revient à Ismaël et non à Isaac. Quelles réactions énormes musulmanes mais probablement aussi mondiales surgiront quand la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher seront remplacés par le Temple comme c’est promis par les textes bibliques !

Leur « salut du corps » passe par l’utérus de service de la femme et leur domination terrestre politique totalitaire universaliste. L’homme musulman se met en réalité à la place de Dieu et veut tout se soumettre, fut-ce par la violence. Il veut par exemple « venger » Allah, comme si Allah n’en était pas capable par lui-même et tout lui soumettre. Il n’hésite pas à frapper la femme et lui impose une prison vestimentaire en fait pour la soumettre et non la protéger.

Le Christianisme a fort heureusement gardé YHWH en Jésus-Christ et la Trinité mais s’est détaché de ses racines vétérotestamentaires fondamentales au profit d’une théologie romano-hellénistique idolâtre apparaissent très clairement dans le catholicisme romain (mariologie, saints, images d’une part et d’autre part idoles païennes ; sacrifice de la messe, prêtrise et papisme d’une part et d’autre part sacrifices d’animaux aux idoles par des prêtres païens etc…) et les aspects libertaires romano-hellénistique d’adaptation à la société du moment notamment dans le protestantisme libéral (cf. mariages homosexuels ; avortements etc…).

Ces deux aspects du Christianisme mènent à leur manière à l’enseignement exclusif du salut intérieur car la superstition, la magie et l’idolâtrie ont surtout des dimensions invisibles, cachées et de mystère (cf. aussi franc-maçonnerie). Le salut exclusivement intérieur s’adapte par ailleurs à la réalité espace-matière-temps, soi-disant scientifique donc indiscutable parce que perceptible par les cinq sens : on ne croit que ce que l’on voit et le religieux, s’il existe encore, est cantonné dans le spirituel invisible et privé (cf. laïcisme et non laïcité). C’est donc « réaliste » ! Il s’agit pourtant d’un déséquilibre évident menant irrémédiablement à la chute et au désastre.

Comment retrouver cet équilibre qui nous apparaît fondamental entre le spirituel et le terrestre, la sacrificature et le règne sur terre, le grand sacrificateur et le roi, le salut de l’âme, de l’esprie et le salut du corps, le céleste et le terrestre ?

 

2. Les échecs liés à la sacrificature et au règne sur terre.

 

David dit en 1 Chroniques 28:3 : « Mais Dieu m’a dit : tu ne bâtiras pas une maison à mon nom, car tu es un homme de guerre et tu as versé du sang ».

Quelle souffrance pour ce roi qui avait écrit des Psaumes d’une spiritualité exceptionnelle et qui était malgré tout selon le cœur de Dieu (Actes 13:22). Le roi David n’avait pas le droit de construire le Temple parce qu’il avait versé du sang ! Quelle rupture entre la terre d’Israël quasiment conquise et le Temple dans le cœur de David ! Quelle rupture entre le règne et la sacrificature !

L’Eglise en position de dominance politique et terrestre durant des siècles a versé énormément de sang au nom de la royauté et de la sacrificature papistes et autres. Quand elle a perdu cette position, elle s’est énormément spiritualisée, « privatisée », intériorisée en ne gardant pratiquement que la sacrificature. C’est ainsi qu’est née la laïcité à tendance laïciste présentée comme un idéal séparant de fait la sacrificature du règne.

L’Eglise affaiblie au niveau de la sacrificature n’étant que peu présente dans le domaine du règne a créé un vide, un appel d’air : les nazis et les communistes (« règnes totalitaires » et « spiritualité idéologique meurtrière ») ont provoqué des dégâts terribles. Aujourd’hui cela ne tiendra pas davantage car le vide risque d’être à nouveau rempli par le règne islamique et les règnes nationalistes totalitaires et leur sacrificature théologique erronée. Comme Allah est l’Ennemi, le sang coule et coulera très abondamment comme probablement jamais. Nous retrouvons d’ailleurs une sorte de sacrifices humains de type païen des « mécréants ». Les nationalistes furent, sont et seront toujours des fauteurs de guerres à cause des cultes de personnalité dictatoriaux.

Il y a longtemps déjà, l’Eglise, qui n’a pas régné parce que très faible dans le bassin méditerranéen au 6ème, 7ème siècle, avait de la sorte déjà créé ce même vide et y laissa la place à l’Islam. Seul le « règne » totalitaire de l’Eglise papiste internationaliste du Moyen-Age put contenir partiellement cette poussée islamique mais nous constatons aujourd’hui que ce n’était que provisoire.

Le Peuple Juif actuel de retour en Terre d’Israël règne partiellement sur le Pays promis. Pourquoi partiellement ? D’abord, il n’a pas récupéré l’ensemble de la terre promise par Dieu à Abraham, ensuite une église se trouve sur le tombeau de David symbole national par excellence. Il n’exerce pas davantage la sacrificature puisque l’espace du Temple est occupé par l’Islam. La fonction capitale du Grand Prêtre ne peut donc être exercée.

Mais comme nous l’avons écrit, ce Peuple exercera à un moment donné la sacrificature et le règne parce que c’est écrit et promis. La Terre promise lui sera intégralement restituée et le Temple reconstruit. Nous savons que le Peuple élu sera de plus en plus l’indicateur certain et visible du plan de Dieu. Déjà le « règne » partiel sur sa terre est un signe précurseur évident et donc une indication de premier ordre !

La « solution finale » se révèlera être non pas celle de ceux qui ont voulu ou veulent exterminer ce Peuple mais la Révélation ou l’Apocalypse du Messie attendu : le Seigneur Jésus-Christ Glorifié seul véritable Sacrificateur – Victime expiatoire et Roi des rois qu’ils reconnaîtront !

 

3. L’Eglise des Vainqueurs est caractérisée à la fois par la sacrificature et le règne sur terre.

 

« … tu (Agneau) as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, langue et peuple, tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur terre. » (Apocalypse 5:10).

Là il s’agit du cantique nouveau chanté à l’occasion de l’accession de l’Agneau sur le Trône.

Nous y retrouvons un « royaume pour Dieu » (=Eglise des Vainqueurs) composé de personnes étant sacrificateurs puis régnants sur terre. Ces deux aspects sont absolument indissociables !

Parallèlement à ces deux aspects, l’être intérieur (esprie-âme – sacrificature, Saint des Saints) de l’homme est tout aussi indissociable de son être extérieur (corps – règne). Les séparer signifie ni plus ni moins la mort ! Ne pas les séparer signifie l’immortalité.

Dans notre passage biblique l’Eglise des Vainqueurs comme sacrificateurs se retrouvera métamorphosée devant le Trône dans l’adoration, la louange, le chant. La description d’Apocalypse 14:1-5 est à ce titre saisissante et démontre quelle sera l’implication prioritaire et parfaite d’Israël (cf. Apocalypse 7:4-8) dans le rôle de la sacrificature de l’Eglise des Vainqueurs. Rappelons à ce titre qu’il s’agit de sacrifier notre corps dans le Feu divin pour qu’il soit débarrassé de sa chair ou métamorphosé, ou transfiguré (Romains 12:1).

L’Eglise des Vainqueurs à partir de la sacrificature, du Saint des Saints, d’une relation parfaite avec Dieu, sera rendue capable de combattre et puis de régner !

Si le texte biblique et 2000 ans d’histoire de l’Eglise avec environ 4000 ans d’histoire d’Israël avec ses échecs cuisants par rapport à l’exercice indispensable, indissociable et parfait à la fois de la sacrificature puis du règne ne nous ont pas convaincus d’entrer préalablement dans la sacrificature du ciel devant le Trône de Dieu alors que dire de plus ?

Le texte de l’Apocalypse relatif aux combats de l’Eglise des Vainqueurs est clair (Apocalypse 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ; 19:14). Ces combats préalables au règne sont indispensables. Il faut que l’Ennemi soit éjecté des lieux célestes (Apocalypse 12:7-9) puis de la terre (Apocalypse 20:1-4+10). Cela ne se fera pas sans l’Eglise des Vainqueurs ou les « générations de l’éternité » sinon ce serait déjà fait et cela se saurait… !

Le Sang de l’Agneau (Feu du Corps de Jésus Glorifié) et la Parole du témoignage (épée de l’Esprit Apocalypse 12: 11 ; Ephésiens 6:17) ainsi que l’armure, les armes et le revêtement du sacrificateur combattant (Ephésiens 6:11-17 ; Apocalypse 3:18 ; 6:2) sont indispensables. La fécondation de l’Epouse par l’Epoux sur le Trône l’est tout autant. On reçoit tout cela dans la Salle du Trône et uniquement dans la Salle du Trône.

Bien entendu Jésus en tant que Grand Sacrificateur et Roi, est le garant de la victoire gagnée d’avance, mais il faut qu’avec Lui et à Sa suite les batailles soient aussi menées par l’Eglise des Vainqueurs, elle-même préalablement devenue sacrificateurs et rois, c’est-à-dire COMME LUI : « Ils (ennemis) combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi. » (Apocalypse 17:14). Nous voyons dans ce passage que Jésus a parfaitement été le Grand Sacrificateur – Victime expiatoire – Agneau et parfaitement le Roi. Il n’a pas versé le sang des autres comme les personnes ou groupes de personnes évoqués dans le paragraphe précédent mais a versé Son propre Sang pour nous ! Parce qu’Il a fait cela, notre transfiguration devient possible pour que nous puissions dans Son Feu et Sa Gloire devenir parfaitement comme Lui à savoir sacrificateurs, combattants puis rois, c’est-à-dire Son Epouse semblable à Lui !!!

Enfin vient le règne sur terre et dans le ciel jusque dans l’éternité en passant par le Millénium. Là le texte de l’Apocalypse est tout aussi clair : Apocalypse 2: 26 ; 3: 11 ; 5:10 ; 12: 5b ; 20: 4ass ; 22: 5.

 

Conclusion

L’erreur fondamentale de l’Eglise d’abord, aura été d’essayer de faire le travail de sacrificature, de combats et de règne à partir de conditions et d’un contexte terrestre et corporel déchu, vulnérable et mortel avec évidemment les résultats désastreux que l’on connaît alors que Jésus-Christ Glorifié voulait et veut toujours que cela se fasse à partir de conditions et d’un contexte céleste et corporel glorifié et immortel avec les résultats glorieux promis que l’on connaît entre autres par le texte de l’Apocalypse ! Dieu ne nous demande pas de communiquer et de transmettre ce que nous ne sommes pas et ce que nous ne connaissons pas réellement. Si on y réfléchit, cela paraît tellement évident et logique !

C’est vraiment pour cela que le Père par amour a donné Son Fils unique pour que nous ne périssions pas mais que nous ayons la vie réellement et dès à présent éternelle !

 

En Jésus, Martin BUSCH

71. Gloire, honneur, immortalité

INTRODUCTION

« … pour les uns la vie éternelle, recherchant par leur œuvre persévérante la gloire, l’honneur et l’immortalité. » (Romains 7 :2 ; trad. litt.).

Nous avons déjà traité les concepts évoqués dans ce passage. Toutefois il est intéressant de se poser la question pourquoi ils ont été mis ensemble par l’Apôtre Paul.

La vie éternelle après la mort du corps est de toute manière pour celles et ceux qui ne considèrent que le salut « intérieur » et ne recherchent pas assidûment avec persévérance et patience la gloire, l’honneur et bien entendu l’immortalité.

La vie éternelle sans la mort du corps devrait être pour celles et ceux qui considèrent à la fois le salut « intérieur » et « extérieur » à savoir le salut du corps et le recherchent assidûment. C’est de cette vie dès à présent éternelle dont il s’agit ici dans ce passage.

 

1. Gloire, honneur et immortalité

La gloire (doxa) est la corporéité céleste visible et tangible de Dieu concrètement perceptible par les cinq sens de l’homme. L’être entier, notamment le corps, perçoit la présence et l’action concrètes de Dieu (cf. écrit « La Gloire »).

Elles doivent être recherchées avec zèle, patience et persévérance (Dzèteo cf. zèle, aspirer à, rechercher).

L’honneur, la dignité, la réputation (timè) de Dieu sont révélés et démontrés par Sa gloire. C’est pourquoi elle est nommée en premier lieu. Dès qu’il se passe surnaturellement quelque chose dans le concret, le visible et le tangible, le bouche à oreille fonctionne, de nos jours les médias et les réseaux sociaux. La réputation, l’honneur de Dieu sont ainsi assurés.

Le top du top de ce qui peut se passer, c’est la métamorphose du corps charnel en un corps glorieux c’est-à-dire l’immortalité. Il s’agit en effet du summum puisque la mort est de ce fait vaincue. A ce jour rien ni personne n’a vaincu la mort si ce n’est le Ressuscité ! Alors ne pas mourir du tout, passer dans le ciel etc. quels scoops !

 

2. Honorer Dieu, c’est croire qu’Il peut réaliser infiniment au-delà de ce que nous pouvons demander et imaginer !

« Au pouvant [= le Tout Puissant] au-delà de tout, faire infiniment au-delà de ce que nous demandons ou pensons… » (Éphésiens 3 :20 ; trad. litt.).

Dieu veut aller au-delà de tout et au-delà de ce que nous pouvons demander ou penser !

Par conséquent ne pas croire que Dieu veut aller au-delà de tout et ne pas rechercher assidûment cela, c’est déshonorer Dieu, car en fait nous ne croyons pas vraiment en Sa Toute Puissance. Par contre y croire, et rechercher l’inimaginable c’est honorer Dieu, car nous croyons en Sa Toute Puissance !

La gloire et l’immortalité sont des réalités inimaginables à l’infini, impensables, au-delà de tout, notamment de ce que nous pouvons nous représenter ou penser dans notre condition de vie actuelle déterminée par la mort, il faut bien le constater ! Le contexte de notre verset ne fait que confirmer cette interprétation.

 

3. Éphésiens 3 : 14-21 : le passage

« …je fléchis mes genoux devant le Père de qui toute famille aux cieux et sur terre est nommée afin qu’il vous donne selon la richesse de sa gloire afin d’être fortifiés en puissance par son Esprit en l’homme intérieur__, que Christ habite par la foi dans vos cœurs, ayant été enracinés et fondés dans l’amour afin que vous soyez rendus capables de comprendre avec tous les saints ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur et en surpassant [ lançant, jetant les mesures normales de côté, dépassant = upperballo ], vous connaissiez l’amour de Christ afin que vous soyez comblés [plèroo] jusqu’à la plénitude [plèroma, plérôme) de Dieu…à lui la gloire dans l’Église et EN Christ Jésus pour toutes les générations de l’éternité [de l’ère des ères], amen » (Éphésiens 3 :14-21 excepté v.20 cité plus haut ; trad. litt.).

Personne ne conteste en général dans le monde chrétien la présence de Dieu dans l’homme intérieur et le cœur du croyant. Cette présence de Dieu permet de commencer à comprendre ou de « saisir pour en faire le tour », en quelque sorte « maîtriser, s’emparer, se rendre compte » (= katalambano) de l’espace qui est décrit ici par la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur. Celui-ci ne peut évidemment exister sans la matière car il faut toujours des éléments matériels pour déterminer, délimiter un espace ou un vide. Il en est de même du temps puisque sa relativité a été démontrée en relation avec la vitesse qui ne peut s’opérer que dans un espace entre un ou plusieurs matériaux, d’où son indissociabilité d’avec l’espace et la matière.

Mais pour se rendre réellement compte de l’espace-matière-temps, il est indispensable de comprendre qu’il ne peut exister sans ce qui est hors de l’espace-matière-temps à savoir Celui qui est, Yahvé, par nécessité relationnelle donc existentielle, le Tout Autre, le Tout Puissant et l’éternité (cf. écrit « La Preuve Ontologique »).

Commencer par saisir, comprendre l’espace-matière-temps et ses limites grâce à la présence de Dieu en nous qui renouvelle notre intelligence, nous avons la possibilité de surpasser, de dépasser, d’aller au-delà des mesures normales pour avoir la connaissance de l’amour de Christ jusqu’au plérôme ou la plénitude ou la vie comblée de Dieu.

En fait il s’agit du passage du salut intérieur au salut total incluant le corps. C’est le passage qui permet d’aller de l’enracinement dans l’amour au niveau du cœur à la connaissance au sens biblique du terme (Genèse 4 :1) de l’amour du Christ, c’est-à-dire une union Époux – Épouse véritable entre le Christ et l’Église. Christ peut ainsi « honorer » ou encore féconder son Épouse ! Pour ce faire, il est indispensable que le corps soit métamorphosé, glorifié, rendu immortel car la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu.

Paul peut alors parler de gloire, de cette présence tangible, telle que nous l’avons définie plus haut et du fait d’être EN Christ Jésus.

Enfin pour couronner le tout, il parle des générations de l’éternité c’est-à-dire des générations pouvant évoluer dans l’éternité et sur terre aussi longtemps que cette dernière existe ou l’Église des Vainqueurs que Jésus Glorifié a instituée au début de l’Apocalypse. Amen, c’est ainsi !!!

 

Conclusion

 

Combien de fois avons-nous lu ces merveilleux passages sans en saisir la portée !

Que demandons-nous à Dieu ? Quel est le contenu de nos prières ? Que recherchons-nous ? Est-ce de l’impensable, de l’impossible, de l’inimaginable ou est-ce de « l’encadré », de « l’habituel », du religieusement politiquement correct soi-disant biblique ?

Tout dépend si nous honorons ou pas Dieu pour ce qu’Il est, à savoir glorieux tout puissant et amour parfait !

Tout dépend de l’amour dont nous sommes animés qui ne peut que nous porter à vouloir passer à l’immortalité, à l’au-delà infini, à la plénitude véritable concrète et tangible dans l’expérience de la connaissance de l’amour de Christ.

Recherchons prioritairement comme la perle, le trésor du champ la gloire, l’honneur et l’immortalité réalités inséparables pour passer dans les dimensions divines et célestes qui sont toujours infiniment « au-delà de tout » !

 

En Jésus,
Martin BUSCH

70. Église épouse – mère

INTRODUCTION

« Ne t’allie avec aucun d’eux (non juifs). Ta fille, ne la donne pas à son fils et sa fille, n’en fais pas l’épouse du tien ! » (Deutéronome 7:3 ; Trad. litt.)

« Oui, dès maintenant, contractons avec notre Dieu l’engagement de renvoyer toutes ces femmes et les enfants nés d’elles, conformément au conseil de mon seigneur et de ceux qui sont zélés pour le commandement de notre Dieu. Que tout se passe selon la loi. » (Esdras 10:3)

« Et Adam connut Eve (mère) son épouse (ischa : épouse, femme). Elle conçut et enfanta Caïn en disant : « J’ai fait naître un homme CONJOINTEMENT avec YHWH. » (Genèse 4:1).

« Je ferai régner la haine entre toi et la femme, entre ta postérité et la sienne : celle-ci t’écrasera la tête et toi tu la blesseras au talon. » (Genèse 3:15)

Il se trouve que l’identité juive se transmet par la femme ou l’épouse devenue mère. Le passage du Deutéronome pourrait laisser entendre que la lignée ou la postérité juive passe par la femme. Cela semble se confirmer dans ce passage très dur du livre d’Esdras, où pour restaurer le Peuple Juif dans la lignée selon la Loi après l’exil à Babylone, les femmes « étrangères et leurs enfants » furent carrément renvoyés !!! Il faut savoir en outre que par confort la grande majorité des juifs dont les femmes évidemment, n’avaient pas fait le voyage de l’Aliyah ou du retour au Pays à ce moment-là !

Il fallait donc que la judaïté soit sauvée et restaurée à tout prix et qu’il fallait des mères juives pour que cela puisse se faire !

Au passage où il est écrit qu’Eve connut Adam, elle dit qu’elle avait accouché conjointement, avec l’aide de YHWH ! Cela prouve qu’au moment où l’épouse, devint mère, Ève, le processus de la postérité qui pouvait écraser la tête du Serpent avait tenté une « première sortie ». Avec Caïn ce sera certes un échec mais ce n’était que partie remise.

Quoi qu’il en soit, cette aide conjointe de Yahvé dans le processus qui fit de l’épouse – femme une Eve – mère va aussi dans le même sens.

C’est probablement dans une perspective semblable que nous pouvons comprendre le passage souvent considéré comme « macho » de Paul à la première à Timothée 2 :15 : elle sera sauvée cependant par la maternité… » !!! C’est tout de même étonnant dans le Nouveau Testament vu que Jésus-Christ était né et avait accompli Sa mission terrestre ! Le salut par la maternité ? Et la foi dans le sacrifice expiatoire de Jésus ?

1. La femme épouse et/ou mère chez les descendants d’Ismaël ?

Nous savons que dans la mentalité des descendants d’Ismaël, la femme n’est pas considérée comme une épouse mais avant tout comme une mère écrasée voire un « simple utérus… ! » Il ne lui est laissé aucune dignité en tant qu’épouse et femme car elle est rejetée en tant que telle !

Il s’agit d’un héritage de l’histoire d’Agar qui n’était considérée que comme une espèce de mère porteuse pour Saraï et sans plus !!! En effet, dès qu’elle voulut aussi devenir « épouse » d’Abram par le fait qu’elle était la mère du fils du patriarche, elle trouva « l’épouse légitime » Sara sur son chemin… ! En effet l’attitude méprisante et de révolte d’Agar l’a projetée puis enfermée dans le rôle de mère porteuse ou d’utérus. Les choses auraient été différentes si elle ne s’était pas révoltée et si elle n’avait pas méprisé Sara plongée à ce moment-là dans la souffrance de la stérilité. Ismaël a gardé et porté en lui cette vision de la « première femme de sa vie », sa mère Agar, qui n’était que « mère porteuse » écrasée et rejetée. Nous comprendrons que la fécondité des descendantes d’Ismaël est si importante.

 

2. La femme épouse et/ou mère chez les descendants d’Esaü ?

Nous avons démontré dans des écrits précédents que les occidentaux étaient les descendants d’Esaü, d’Edom, des Nabatéens (cf. civilisation de Pétra) des Grecs, plus tard absorbés par les Romains à l’origine de la civilisation occidentale.

Il se trouve que Rébecca, la mère d’Esaü, était une épouse « émancipée » qui n’a pas hésité à vouloir influer sur le cours de l’Histoire en voulant « aider » Dieu dans la réalisation de Ses promesses concernant Jacob, son petit préféré. Quelle que soit le jugement moral que l’on peut porter sur l’attitude de la belle Rebecca, nous voyons qu’elle prenait des initiatives et « gérait » à la fois Jacob mais aussi Isaac ! Bref, elle était passablement indépendante, « occidentale » !

Elle était certes mère des deux jumeaux Esaü et Jacob, mais avant tout elle était « épouse » ! Bref, elle prenait ses responsabilités même si c’était de façon critiquable ! La réalisation du plan de Dieu en fut malgré tout issue !

Esaü a gardé cette vision de la « première femme de sa vie », sa mère, à savoir Rebecca qui était avant tout « épouse émancipée » qui gérait.

C’est très exactement ce qu’est devenu la femme – épouse dans la civilisation occidentale à notre époque. Elle est émancipée, elle gère et prend ses responsabilités, de plus en plus peut-être, au point qu’elle « oublie » de devenir mère ! Elle est avant tout femme, éventuellement épouse, quelquefois seulement copine, concubine mais surtout indépendante …. Le ratio de natalité occidental n’assure plus le maintien de la population, ne parlons même pas de l’augmentation ou de la multiplication de ladite population !

3. La femme épouse et/ou mère chez les descendants de Jacob ?

Jacob dut s’éloigner de Rébecca et d’Isaac pendant des années. Malgré les années difficiles d’exil auprès de Laban, cela lui fut probablement nécessaire notamment pour couper sa relation un peu toxique avec sa mère.

Il eut malgré lui deux sœurs Léa et Rachel. Il aimait Rachel, l’émancipée qui gérait même ses idoles (Genèse 31:19+30-35) et sa soif de prééminence (Genèse 30:1-8). Elle ne put devenir mère au début.

Il avait aussi Léa qu’il n’aimait pas mais qui était à un moment donné « l’utérus de service » de Jacob. Elle espérait en vain se faire aimer (Genèse 30:20) par ce dernier en lui donnant de nombreux fils ! En effet Jacob n’habitait pas avec elle sous la même tente, mais habitait avec celle qu’il aimait : Rachel. Celle-ci était de fait « première épouse » de Jacob et dominait Léa.

Elle devint finalement mère par la suite avec Joseph et Benjamin. Elle mourut à l’accouchement de Benjamin (Genèse 35:16-18).

Chez les descendants de Jacob, il y a effectivement partiellement cet équilibre entre les deux sans vouloir idéaliser certes. Le rôle public de certaines épouses – femmes juives fut éminent dans l’Histoire mais elles tenaient aussi à devenir des mères ! Elles sont un équilibre identitaire entre Léa et Rachel.

Cet équilibre devrait tout autant se retrouver chez les chrétiennes authentiques.

 

4. Marie épouse et/ou mère ?

Marie, la juive, descendante de Jacob savait qu’elle risquait à son époque la lapidation en acceptant de tomber enceinte sans avoir été préalablement mariée à un homme. Elle assuma sa responsabilité, elle accepta de gérer cette situation plus qu’inconfortable voire très risquée dans la société d’alors. Elle accepta en alliance maternelle avec l’Esprie Sainte la Mère céleste de devenir l’épouse humaine du Père céleste puis par-là de devenir mère humaine de Jésus vrai Dieu et vrai Homme, le Messie, le Christ, Seigneur et Sauveur du monde !!! Elle Lui a conféré son humanité comme l’Esprie Sainte avec le Père lui a conféré sa Divinité (Genèse 1:3)

Marie a vécu l’équilibre d’épouse – femme avec celui de mère dans cette situation. Le cantique de Marie est d’ailleurs exceptionnel suite à sa rencontre avec Élisabeth. (Luc 1:46ss).

Toutefois elle fut remise en place par la suite par Jésus lorsqu’elle voulut « gérer » en tant qu’épouse – femme humaine du Père d’une certaine façon le début du ministère de son Fils aux noces de Cana et finalement par déduction aussi la suite des opérations (Jean 2:4ss). Jésus dit clairement : « Qu’il y-a-t-il entre toi et moi femme (gunè= épouse, femme) ». Mais il est intéressant de noter la suite : « Sa mère (mèter = mère) dit aux serviteurs : quoi qu’il vous dise, faites-le ».

En fait elle voulait jouer le rôle de la femme épouse du Père, la « bienheureuse » et gérer les choses en tant que telles notamment auprès de son Fils à elle. Elle usurpait en fait le rôle de l’Esprie Sainte seule habilitée en unité avec le Père à donner le « timing » du ministère de Jésus.

Comme cela ne lui fut pas accordé parce qu’elle n’était ni Dieu,ni « médiatrice » entre Dieu et les hommes, ni l’Esprie Sainte, comme dit seule habilitée à donner le timing en tant que Dieu, elle avait essayé à ce moment-là de rejouer la partie avec son statut de mère de Jésus. Elle était probablement bien intentionnée mais il fallait qu’elle comprenne qu’elle devait rester dans le rôle prévu pour elle par Dieu à savoir une « humble servante » consciente de ses imperfections et limitations en tant qu’être humain ni plus ni moins. Il n’y a en effet qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes, c’est Jésus-Christ ! (1 Timothée 2:5).

Elle a dû tenter d’en remettre une couche quand elle voulut avec ses autres fils, les frères de Jésus, lui « parler » pendant qu’il était dans l’exercice du ministère. Mais la réponse de Jésus fut cinglante : « Qui est ma mère et qui sont mes frères. Puis étendant la main sur ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. » (Matthieu 12: 46-50 ; cf. aussi Marc 3:32 ; Luc 8:20).

Les choses du « chacun à sa place » ne furent totalement rétablies qu’au pied de la croix où c’est Jean qui devint le « fils » de Marie et Marie la mère de Jean selon la parole de Jésus (Jean 19:26-27).

 

5. L’Eglise épouse et/ou mère ?

L’Eglise est l’épouse de l’Agneau ou du Christ. L’acte de mariage fut signé avec le sang de l’Agneau sur la croix. Nous avons déjà évoqué la problématique dans notre écrit de la Rubrique de l’Eglise des Vainqueurs intitulé « Epoux Épouse ».

L’épouse – Eglise ne vit pas avec son Epoux. Elle est restée sur terre dans l’imperfection intermédiaire de l’espace-matière-temps. Son corps n’a pas été sauvé mais évolue vers le vieillissement et la mort.

Toutefois, elle a le statut d’épouse du divin Epoux. Elle est la femme – épouse de Jésus-Christ d’un point de vue juridique mais pas dans les faits.

Par conséquent, tout naturellement elle essaye de gérer, de prendre ses responsabilités, d’être émancipée mais dans les limitations. C’est pourquoi cela fait 2000 ans qu’elle esaye de gérer en tant qu’épouse mais elle gère mal, même très mal. A l’époque des Actes des Apôtres elle avait bien commencé mais elle n’a pas vraiment considéré qu’une épouse est destinée à devenir mère. Elle est restée « copine », au mieux « fiancée » de Jésus. Elle en est restée aux mails, SMS, webcams avec Jésus. Elle est toujours encore en train de lire le « mode d’emploi » (Bible) pour devenir mère mais dans les limitations aveuglantes espace-matière-temps alors qu’en réalité la fécondation par l’Époux n’y est tout simplement pas prévue à cet endroit en vue de la maternité.

Marie, de son côté, n’était pas restée dans le rôle et la position que Dieu avait prévus pour elle, l’Eglise n’est pas rentrée dans le rôle et la position que Dieu avait prévus pour elle. Pour les deux tout avait bien commencé mais elles avaient peine à comprendre la suite des événements.

Jésus a parfaitement accompli Sa mission. Nous voyons clairement qu’il fallait une fécondation de la part de Dieu le Père pour que les choses avancent réellement et de façon déterminante et irréversible. Il fallait que Marie en tant qu’épouse humaine choisie par Dieu, accepte de se laisser féconder en vue de devenir mère. Le côté juridique du salut a ainsi pu être réglé.

A ce titre, Jésus a ouvert la porte du ciel pour que nous puissions avoir le droit d’y entrer. En tant qu’Épouse, légalement mariée à l’Époux, l’Eglise a parfaitement le droit d’intégrer la « maison familiale » par le salut de l’esprie, de l’âme et surtout du corps. Elle y est même fortement invitée pour qu’elle puisse y être fécondée en vue de devenir mère !!!

Rien que la fécondation rendue possible par la métamorphose ou le salut du corps des chrétiens formant l’Eglise des Vainqueurs, montée à la Salle du Trône, provoquera le réveil d’Apocalypse 7 !

Mais seule la maternité de l’Eglise des Vainqueurs d’Apocalypse 12:1ss rendra possible une troisième victoire fondamentale (la première étant celle de Jésus sur la croix et par Sa résurrection, la seconde celle du réveil d’Apocalypse 7) déterminante sur le Dragon et ses acolytes jetés hors des lieux célestes ! Ceux-ci n’auront plus accès aux lieux spirituels ce qui est capital et énorme !

Nous voyons clairement qu’il fallait une fécondation de la part de Dieu le Fils, l’Époux pour que les choses avancent déterminante et irréversible. Il fallait que l’Eglise en tant qu’épouse choisie par Dieu, accepte de se laisser féconder par Jésus en vue de devenir mère.

Souvent la femme (gunè) d’Apocalypse 12 fut confondue avec Marie et l’enfant mâle avec Jésus ! En fait, il s’agit de l’Eglise des Vainqueurs qui donne naissance à une nouvelle génération de Vainqueurs encore plus puissants qui arriveront à mener « paître les nations avec une verge de fer » puisqu’elle arrivera avec les anges à dégager les lieux célestes fondamentalement stratégiques. La victoire d’Apocalypse 12 porte en elle celles d’Apocalypse 19 – 20 avec la victoire définitive sur le Dragon et ses acolytes sur terre.

La confusion dont nous venons de parler est gravissime car elle bloque tout le processus victorieux qui aurait déjà dû s’enclencher depuis longtemps. Tout est arrêté parce que l’Épouse refuse ou pire, ne sait pas comment devenir mère.

Tellement souvent les « pourquoi » face à la souffrance, aux malheurs, à la maladie, aux guerres, aux meurtres se heurtent à un mur infranchissable d’incompréhensions voire de révoltes. Les voies sans issue se multiplient.

A quoi sert la libération juridique acquise par Jésus sur la croix s’il n’y a pas d’application effectivement libératoire de la prison espace-matière-temps justement conséquence de la chute ?

A quoi sert une décision de justice si elle n’est pas appliquée ? A rien !

A quoi cela sert-il d’être épouse si la maternité n’est pas au rendez-vous ?

En fait, si l’homme est initialisateur, celui qui met la semence, la réalisation et la finalisation est du domaine de la femme – épouse devenant mère par la maternité.

L’homme est bloqué, inefficace pour la transmission d’une nouvelle vie si la femme reste uniquement épouse et ne devient pas mère.

C’est le choix souverain du Créateur, de YHWH qui a créé l’être humain à Son image, mâle et femelle en capacité d’engendrer. Il a d’emblée voulu que la réalisation et la finalisation de la vie passe par la femme. Rappelons que le Père céleste correspond à l’homme, la Mère céleste ou Esprie Sainte correspond à la femme et le Fils Jésus-Christ à la descendance.

Ce choix souverain initialisateur L’a rendu dépendant de Sa femme pour la finalisation et la réalisation. Le Père l’initialisateur avait besoin de L’Esprie Sainte s’alliant à Marie mères lors de l’incarnation et Jésus le Fils et l’Époux l’initialisateur a désespérément besoin de Son épouse, l’Eglise, qui doit encore devenir enceinte puis mère pour la réalisation des missions prévues.

Cette « dépendance » voulue d’avance est une incroyable preuve d’amour dans la réciprocité avec Sa créature humaine de la part du Dieu Créateur des cieux et de l’univers ! C’est énorme !

Ce ne peut être saisi que dans la compréhension de la métamorphose qui est une caractéristique constante dans les lieux célestes à opposer aux notions idolâtres du symbolique et de l’image ces dernières ne pouvant être la réalité mais seulement une soi-disant représentation toujours par essence plus ou moins fausse de ladite réalité et vérité.

Par la métamorphose, la fécondation de l’Eglise des Vainqueurs par Jésus l’Époux et l’accouchement de l’enfant mâle deviendront réels et effectifs ! Il en est d’ailleurs de même de l’enlèvement qui concerne l’enfant mâle en Apocalypse 12 :5c où la métamorphose est décrite en 1 Corinthiens 15 :51ss.

 

Conclusion

L’Eglise femme – épouse légale de Christ doit impérativement prendre ses responsabilités, s’émanciper, vaincre, se laisser libérer de l’esclavage de l’espace-matière-temps, de la chair de son corps par la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3 :18 ; Jean 3:5ss) pour devenir Sa femme – épouse dans les faits et la réalité sur le Trône dans un contexte de métamorphose divine constante. Là elle est appelée à se laisser féconder par son Epoux pour ensuite devenir mère, accoucher d’un enfant, d’une génération nouvelle de l’Eglise des Vainqueurs enlevée au Trône et victorieuse à ce moment-là du Dragon et de ses acolytes dans les lieux célestes.

Il faut bien comprendre que chez les Juifs la judaïté pour les enfants se transmet par les femmes mères. L’initialisation vient certes du Père, de l’Époux mais la réalisation, la finalisation vient de la femme – épouse en devenant mère, qui a porté l’enfant en son sein et l’a mis au monde ! Dieu en a souverainement décidé ainsi !

L’équilibre épouse d’une part et mère d’autre part mène vers la perfection, tire vers le haut car l’un ne va pas sans l’autre ! Il allie prise de responsabilité, état adulte, liberté, amour au niveau de l’épouse pour son Epoux et don de soi quasi-total, amour maternel quasiment sans limite au niveau de la mère pour son enfant.

 

En Jésus, Martin BUSCH