94. Eau et feu

INTRODUCTION

Il paraît que le corps humain est composé environ de 65% d’eau en moyenne. (Près de 60 % du corps humain d’un homme adulte est constitué d’eau, ce qui correspond à peu près à 42 litres d’eau chez une personne de 70 kg. Chez les femmes, en raison de la proportion plus importante des tissus adipeux, ce taux est de 55 %. À la naissance, ce pourcentage atteint même 78 % chez le bébé ! Source : Futura Santé).

Dès le début de la Genèse ROUaCH (Esprie) ELoHiM est associée à la Lumière, au Feu et il se trouve qu’Elle « planait » au-dessus des eaux**,** celles-ci, associées au tohu-bohu dû à la première chute de Lucifer (Genèse 1 :1ss ; cf. écrit « Esprie et Espace-Matière-Temps).

Cette association entre la Sainte Esprie et le Feu-Lumière est confirmée par Jean-Baptiste annonçant le baptême, l’immersion, la macération, l’imprégnation dans la Ste Esprie et le Feu opérée par Jésus-Christ devant aboutir à la transfiguration du corps : « Moi, je vous immerge dans l’eau, pour vous amener à la repentance ; mais Celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne d’enlever Ses sandales. Lui, Il vous immergera dans la Pneuma Sainte et le Feu. » (Matthieu 3:11 ; cf. aussi Marc 1:8 ; Luc 3:16).

Certes, l’eau, les sources d’eaux vives ont aussi une connotation positive de bénédictions dans la Bible par exemple dans l’Evangile de Jean (7:38) et dans l’Apocalypse (22:1-2) notamment par rapport à un enseignement dans le contexte d’un pays chaud comme Israël où la sécheresse est une calamité terrible et les sources une bénédiction énorme.

Mais ce n’est pas la perspective de notre propos. Notre perspective ici, est celle exprimée par Jean-Baptiste qui parle de l’immersion dans l’eau (symbole de la mort et de l’ensevelissement) pour la repentance qu’il pratiquait, comparée à celle opérée par Jésus-Christ dans l’Esprie Sainte et le Feu qui ne sont évidemment plus du tout des symboles mais la réalité céleste et divine dans laquelle nous sommes appelés à être plongés pour vivre transfigurés et glorieux.

La question qui se pose : pourquoi le baptême de la Sainte Esprie et de Feu ?

<![if !supportLists]>1. <![endif]>L’être humain a été créé pour transformer la création en travaillant dans la gloire et le Feu

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Adam et Eve glorieux devaient travailler pour continuer à transformer la création

Adam et Eve devaient gérer ou régner sur la création. Ils devaient « dominer » les animaux en leur donnant un nom et aussi l’Ennemi-Serpent pour le chasser du Paradis. Ils devaient surtout se multiplier et peupler la terre.

Dans ce contexte glorieux et merveilleux dans le Feu et la Lumière de la ROUaCH ELoHiM, ils devaient travailler à des missions de transformation, de métamorphose, d’identification, de multiplication dans la continuité du travail de restauration et de métamorphose de la ROUaCH ELoHiM suite au tohu-bohu et ses eaux recouvrant la terre, provoqués par Lucifer et ses démons dans leur révolte et chute.

Adam et Eve devaient « travailler, restaurer, identifier, transformer, se multiplier », mais après la chute le travail qui aurait alors dû se faire dans le bonheur, le succès et l’efficacité, se fit et se fait toujours encore dans la souffrance, la peine et avec des résultats plus que mitigés parce que sans l’état et les moyens initiaux de réussite réels.

Souvent on s’imagine qu’Adam et Eve n’avaient rien à faire si ce n’est de se prélasser dans l’oisiveté à la douce musique des anges… ! En fait c’est ce que fit un peu Eve, censée « aider » Adam dans son « travail », notamment de multiplication, se prélassant non pas à la douce musique des anges mais bien à l’écoute de la voix suave du Séducteur et du Tentateur ! Cela ne fut possible que parce qu’Adam n’a pas « travaillé » d’emblée avec Eve, son « aide » semblable à lui, en vue justement de la multiplication, d’où sa responsabilité première, notons-le ! Il a tout simplement laissé le champ libre au Serpent ! Ne l’oubliez pas, messieurs !!!

Malheureusement il ne « travailla » à la multiplication avec Eve qu’après la chute (Genèse 4 :1). Nous connaissons la suite des événements…

Nous bénéficierons du « repos éternel » au ciel : nous nous « reposerons » comme Dieu (Genèse 2:2) qui ne Se fatigue pourtant jamais (Esaïe 40:28) comme ce sera le cas pour nous, tout en « travaillant » aussi dans le service du culte et le règne (Apocalypse 22:3+5c) . Ce sera dans le bonheur parfaits métamorphosés en Feu et Lumière à l’image du Seigneur. C’est cette métamorphose glorieuse issue du baptême de la Sainte Esprie et de Feu qui nous donnera la puissance et les moyens d’une efficacité optimale. Donc pas d’ennui en perspective dans l’éternité qui ressemble sous divers aspects à la vie sur cette terre « intermédiaire », les inconvénients en moins ! YHWH Elohim a voulu, veut et voudra nous associer par un travail, des missions de transformation et de métamorphose à accomplir pour l’éternité ! Le travail pour transformer, métamorphoser les choses à l’infini est en effet aussi une constante dans le paradis et le ciel !

Les élus (aussi épouse de Christ) seront « serviteurs, prêtres, gérants ou régnants » parfaits dans le ciel (Apocalypse 5:10 ; 22:3-5). Ils auront récupéré la position initiale d’Adam et d’Eve toujours avec la mission de travailler, gérer, régner pour transformer, métamorphoser par un service parfait rendu au Seigneur dans l’adoration.

Adam et Eve auraient eu les moyens de réussite réels dans leur travail et l’accomplissement de leur mission de transformation car ils étaient Feu et Lumière à l’image de leur Créateur ! Quels moyens, quelle puissance mais aussi quel bonheur ! Ils étaient censés travailler en tant qu’êtres de Feu et de Lumière à la finalisation de la restauration – métamorphose de Feu et de Lumière de ROUaCH ELoHiM face au tohu-bohu provoqué par Lucifer avec les eaux recouvrant la terre. Mais les résultats de leur « travail » en tant qu’êtres humains ayant chuté, ne furent que les eaux du déluge qui survinrent par la suite !!!

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Noé sauvé des eaux du déluge

La chute a privé Adam et Eve des moyens de réussite fondamentaux et réels dans le travail de transformation de la création. Leur corps était devenu comme le nôtre, marqué par la souffrance, la fatigue due au travail, le vieillissement et la mort, même s’ils vivaient beaucoup plus longtemps ; la terre était maudite ; Lémec le père de Noé l’avait clairement exprimé :

« Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Éternel a maudite. » (Genèse 5:28-29). Lémec remarquant que Noé était attaché au Seigneur, « pressentait » que son fils aurait un rôle salvateur face aux comportements terribles des hommes d’alors ayant entraîné le déluge.

Avant le déluge, Noé travailla donc énormément à la construction de l’arche dans l’obéissance à Dieu. Le déluge, conséquence du comportement désastreux des hommes, remit la terre sous l’eau quasiment dans la même situation de tohu-bohu qu’au verset 2 de Genèse 1 exceptés l’Arche de Noé et ce qu’elle contenait !

Par la suite, l’Alliance de vie, avec l’arc en ciel, entre YHWH ELoHiM et Noé, sa famille sauvés des eaux, mit à nouveau en place une sorte de situation intermédiaire signifiée par la lumière du soleil et les gouttelettes d’eau faisant prisme, donnant les belles couleurs de l’arc en ciel. Cette situation intermédiaire qui exclurait dorénavant le déluge, permit tant à Dieu qu’à l’homme de remettre l’ouvrage de métamorphose, de transformation du monde sur le métier : l’histoire de restauration, de transformation et de salut pouvait reprendre vaille que vaille.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>c) <![endif]>Moïse « tiré – sauvé des eaux » Exode 2:10

Moïse, dans le même ordre d’idées de notre propos, fut effectivement « tiré des eaux ». De surcroît, Moïse signifie en hébreu « tiré – sauvé des eaux ».

En réalité Moïse abandonné par sa mère dans une « mini-arche », un panier de roseaux tressés enduits de bitume et de poix, échappa ainsi tant à l’épée du Pharaon impie voulant tuer tous les garçons hébreux, qu’à la noyade ou encore à d’éventuels crocs de crocodiles croisant dans le secteur.

La fille de Pharaon qui le sauva et l’adopta, lui permit d’accéder aux « lumières » de la meilleure éducation humaine du moment : celle offerte par la cour de la première puissance mondiale de l’époque.

Ces « lumières » de son éducation lui permirent de faire un diagnostic juste de la situation injuste d’esclavage de ses frères hébreux. Mais les moyens employés par Moïse pour essayer d’y pallier furent ridiculement « humains », dérisoires et dangereux, malgré son éducation de haut niveau certes, mais inefficace : Il tua un égyptien qui frappait un hébreu. Il se voulait « discret » mais la scène fut aperçue à son insu. Cela eut trois conséquences à savoir qu’il n’était ni approuvé, ni suivi, ni reconnu par ses frères (Exode 2:13-14), qu’il était en danger de mort face à Pharaon qui apprit évidemment la chose et qu’il dut fuir au pays de Madian (Exode 2:15) : bref le contraire de la puissance et de l’efficacité. Ne retrouvons-nous pas là quelques caractéristiques de l’Eglise à la fois persécutrice, meurtrière et à la fois malmenée, persécutée au cours des siècles ?

Selon le plan divin, Moïse devait entreprendre la métamorphose du monde à commencer par la transformation d’un Peuple Hébreu esclave en Peuple libre dans sa terre au service de YHWH ELoHiM en vue de la restauration dans le cadre de l’histoire du salut.

Mais à Madian, il était très loin d’accomplir ce plan non seulement géographiquement et physiquement mais aussi mentalement et spirituellement. Sa vie de « planqué » en Madian semblait lui convenir à tous points de vue. Son échec l’avait apparemment définitivement « vacciné » contre toute tentative allant dans ce sens.

Il était en quelque sorte dans la situation de l’Eglise, l’ensemble des « baptisés d’eau », des « sauvés des eaux » mais sans moyens, sans puissance (Cf. Apocalypse 3:8b) pour accomplir le travail de transformation, de métamorphose, de multiplication et de restauration correspondant au plan de salut et de délivrance de YHWH ELoHiM.

Qu’est-ce qui lui donna les moyens, la puissance du travail de métamorphose et de restauration à accomplir ? Comment fut-il sorti de sa « planque » ?

Par le buisson ardent qui ne se consumait pas pour commencer, puis par la suite, la colonne de Feu et de Fumée, la Nuée et le Feu sur le Sinaï, son visage rayonnant du Feu et de la Lumière de YHWH – ROUaCH ELoHiM démontrant clairement un début de métamorphose. Le simple fait qu’il fut tiré, sauvé des eaux avec son éducation brillante était certes indispensable au préalable mais totalement insuffisant et inefficace pour finaliser le projet établi par Dieu.

Par la manifestation du Feu, les résultats furent totalement différents : le nouveau Pharaon ne put le mettre à mort quand il retourna en Égypte, il finit par être reconnu et suivi des siens suite aux plaies infligées aux égyptiens, l’armée égyptienne fut engloutie dans les eaux la Mer Rouge, il reçut la THoRaH et il put introniser Josué artisan de la conquête sans compter tout le reste. Voilà le travail ! Voilà la restauration, la métamorphose, la multiplication et la transformation effectives et efficaces !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>d) <![endif]>Elie le prophète du Feu

L’histoire exceptionnelle d’Elie face à Achab, Jézabel et les prophètes de Baal est aussi une histoire d’eau et de Feu. L’événement des sacrifices comparatifs entre celui des prophètes de Baal et celui d’Élie sur le Carmel en présence du Peuple démontra l’inefficacité du culte de Baal pour ne pas dire de Beelzébuth et l’efficacité du Feu de YHWH ELoHiM accompagnant le prophète Elie :

« Et le FEU de YHWH tomba et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre et il absorba l’EAU qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est YHWH qui est ELoHiM ! C’est YHWH qui est ELoHiM ! » (1 Rois 18:38-39).

Le travail en vue de la transformation du Peuple et de l’éradication des prophètes de Baal ne devint efficace qu’au moment de la manifestation du Feu de YHWH ELoHiM**.** Les quantités énormes d’eau des douze cruches remplies et versées trois fois sur l’holocauste et le bois furent littéralement absorbées par le Feu.

Plus tard Achazia roi d’Israël voulut à son tour se débarrasser d’Élie en voulant le faire arrêter par trois fois par des groupes de 50 soldats. Les deux premiers groupes furent dévorés par le Feu céleste (2 Rois 1). Elie fut protégé une fois de plus.

Plus tard Élie accompagné d’Élisée partagea en deux avec son manteau les eaux du Jourdain qui lui barraient la route d’accès au lieu prévu pour la « montée » au ciel. Les deux hommes purent passer sans encombre.

Arrivés à l’endroit prévu, Élie bénéficia de l’immortalité car il MONTA au ciel dans un tourbillon et un char de Feu (2 Rois 2:11). Son corps composé à environ 65% d’eau se métamorphosa en Feu et en Lumière pour commencer l’éternité auprès de son Dieu !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>2. <![endif]>La transfiguration ou métamorphose de Jésus

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Métamorphoo (Matthieu 17:1-13 ; Marc 9:1-13)

Le verbe grec métamorphoo est en général traduit par le verbe français « transfigurer » ou « transformer » dans les textes bibliques. Il est évidemment à mettre en relation avec les expressions métamorphose, transformation, changement d’une forme en une autre, changement d’une figure en une autre. Méta signifie « autre » ; morphose désigne la « morphologie », la forme extérieure, c’est-à-dire le corps uniquement en ce qui concerne l’être humain.

Nous retrouvons métamorphoo en 2 Corinthiens 3:18 quand Paul parle de notre transfiguration ou métamorphose de gloire en gloire. Il s’agit bien entendu de la transformation de notre corps en Feu et Lumière par la Sainte Esprie comme Jésus l’a Lui-même été. A la transfiguration, Jésus fut décrit éblouissant, blanc comme la lumière, brillant comme le soleil. Nous le retrouvons dans un aspect semblable encore plus glorieux quand Il apparut à Jean (Apocalypse 1:12ss). De même l’Eglise des Vainqueurs est décrite comme telle en Apocalypse 12:1.

Nous constatons clairement le projet de Dieu décidé à nous métamorphoser de nos 65% environ d’eau et le reste en 100% de Feu et de Lumière glorieux exactement comme Jésus l’a été lors de Sa transfiguration !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Moïse et Elie auprès de Jésus lors de la transfiguration – métamorphose

Il se trouve que « comme par hasard », lors de Sa transfiguration, Jésus a été rejoint par Moïse et Élie dans la Nuée dont nous avons parlé dans notre chapitre précédent comme étant des ministères de Feu face aux « eaux du tohu-bohu » satanique. De quoi s’entretenaient-ils tous les trois ? Les textes ne nous en disent rien au premier abord.

Toutefois la conversation ultérieure entre Jésus et Ses trois disciples à propos d’Élie aboutissant à Jean-Baptiste démontre que l’Élie qui doit revenir et rétablir toute chose avant que le jour de l’Eternel n’arrive (Cf. Malachie 4:5) est d’ordre typologique (Cf. Ecrit « L’Eglise des deux témoins ». Elie a bénéficié de l’immortalité et elle ne lui sera pas reprise) et apocalyptique c’est-à-dire à proximité du Jour de l’Éternel.

Jean-Baptiste, un type d’Élie, a certes préparé le chemin du Seigneur sur terre mais il y a 2000 ans ! Vu cette longue période, on ne peut sincèrement pas parler de proximité temporelle avec le Jour de l’Eternel, d’où un argument supplémentaire pour l’interprétation typologique permettant de dire qu’il y aura d’autres « Élie[s] » à venir.

Nous savons que Moïse et Élie viendront de façon typologique en Apocalypse 11:1ss sous la forme de l’Eglise des Deux Témoins – Adorateurs dans le 3ème Temple et là, d’après la chronologie de l’Apocalypse, le Jour de l’Eternel grand et terrible suivra 42 mois plus tard (Apocalypse 13:5 ; 19:11ss) ce qui réduit notablement le timing et démontre la proximité temporelle des événements à ce moment-là.

Cette église des « Deux Témoins – types de Moïse et d’Élie » utilisera là encore le Feu contre ses ennemis dirigés par la Bête qui leur fera la guerre et les tuera. Cette dernière montera justement de l’abîme ou de l’abysse qui est justement définie dans le dictionnaire comme un fond océanique (eau en masse) situé à plus de 2000 m de profondeur (ici en grec abussos = abysse, sans fond ; cf. aussi Apocalypse 13:1). Nous connaissons la suite de ce récit qui aboutit à la résurrection sur terre de l’Eglise des Deux Témoins, à sa métamorphose et à sa montée dans la nuée. (Apocalypse 11:11-12)

Là encore les eaux profondes et le Feu s’opposent clairement !

Quoi qu’il en soit, après ces événements, l’Eglise des Vainqueurs glorieuse sera en mesure d’enclencher de plus en plus sérieusement et puissamment la suite des événements, notamment l’éjection du Dragon des lieux célestes, des dimensions de l’éternité, ce qui représente une perte de puissance très importante de l’Ennemi (Apocalypse 12:7-11) car cela aura pour effet de le limiter**, de « l’enfermer » dans le temps** (3 ans et demi de règne de l’Anti-Christ ; Apocalypse 12:13 à 20:3). Bref, il s’agit clairement du processus enclenché du « rétablissement de toutes choses » face au Dragon.

La conversation entre Jésus, Moïse et Elie porta-t-elle sur ces événements ? Vu le thème abordé par Jésus et ses trois disciples concernant l’Élie devant rétablir toutes choses avec la proximité du Jour de l’Éternel, cela peut paraître fort probable.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, ce dernier censé nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>c) <![endif]>L’Eglise face à la métamorphose – transfiguration

La proposition de bonne volonté et sympathique de Pierre de monter trois tentes pour « abriter » Jésus, Moïse et Elie illustre de façon prophétique très exactement la manière de concevoir les choses d’une Eglise, ayant refusé le message de Jésus-Christ Glorifié, qui essaye sincèrement de s’adapter au mieux à l’espace-matière-temps.

Pourtant plus tard dans sa seconde épître, Pierre a souligné l’importance de la transfiguration de Jésus comme preuve prophétique de Son identité céleste et de Son avènement : « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne » (2 Pierre 1:16-18). Les tentes, à la lecture de ces paroles, deviennent vraiment dérisoires pour ne pas dire ridicules. Certes nous ne nions pas la bonne intention de Pierre, sachant que malgré tout, la route de la mort et de l’enfer est pavée de bonnes intentions…

Déjà à l’époque, Pierre essaye d’encourager les chrétiens qui commençaient à trouver le temps long par rapport à la manifestation du retour et de la gloire de Jésus. D’ailleurs ses deux épîtres vont partiellement dans le même sens : tenez le choc en attendant… L’attente n’arrange pas trop les choses. La preuve : quand Jésus-Christ Glorifié apparut à Jean avec Son message pour les « sept » églises probablement encore charismatiques seulement quelques années plus tard, les scléroses dues au temps avaient déjà tout bloqué : elles refusèrent ce message.

Aujourd’hui après 2000 années d’attente, nous sommes dans la même configuration. Il ne s’agit plus de s’installer dans l’espace-matière-temps en voulant, sincèrement et plein de bonne volonté certes, construire des « tentes » ou des églises-bâtiments ou autres pour soi-disant « abriter » la manifestation de la gloire de la transfiguration ou de la métamorphose.

Le projet de Dieu est au contraire que nous nous tournions vers le Feu, la Lumière, la Nuée de Dieu pour d’abord monter transfigurés à la Salle du Trône et nous y « abriter ». Ensuite, protégés des affres de la Grande Tribulation, nous serons en réelle capacité de faire correctement, puissamment et efficacement le « travail » !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>3. <![endif]>Le baptême de la Sainte Esprie et de Feu

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Le baptême de la Sainte Esprie et de Feu aboutit à la métamorphose du corps dans son accomplissement ultime

Jésus, lors de Sa présence de Ressuscité de 40 jours auprès de Ses disciples, leur a clairement dit qu’ils seraient baptisés dans l’Esprie Sainte survenant sur eux dans peu de jours, comparant ce baptême avec le baptême d’eau de Jean-Baptiste (Actes 1:5-8). En Luc 24:49 Il dit : « Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut ».

Jusqu’ici pas de problème : il s’agit bien du baptême dans le sens du verbe grec baptidzo qui signifie immerger, revêtir, plonger, macérer, imprégner. Ce baptême concerne clairement une expérience où le croyant est revêtu, intégré dans la Sainte Esprie qui vient sans équivoque SUR lui. Il concerne donc le corps qui à terme et au bout du compte ne peut qu’être finalement métamorphosé, transformé plus particulièrement par le Feu et la Lumière de la Sainte Esprie et qui correspond dans sa signification aux paroles de Jean-Baptiste (Matthieu 3:11 ; Luc 3:16) comme nous avons essayé de le démontrer dans les paragraphes précédents. Pourtant les choses n’évoluèrent pas tout de suite de cette manière.

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Le souffle prophétique de Jésus

A la fin de l’Evangile de Jean Jésus souffla sur Ses disciples et dit : « Saisissez la Sainte Pneuma » (labete impératif du verbe lambano : prendre, saisir, attraper, recevoir, obtenir, accueillir. Jean 20:22). Jésus donne un ordre à Ses disciples qui doivent prendre, saisir, recevoir, accueillir à terme la Sainte Esprie. Il y a donc une démarche volontariste d’ouverture et d’attente positive demandée par Jésus à Ses disciples à ce moment-là. L’ont-ils alors reçu ? Absolument pas car il n’y là pas de mention relative à une manifestation charismatique surnaturelle de la Sainte Esprie, ni de transfiguration. Quand la Sainte Esprie est accordée, il se passe toujours quelque chose de visible et de tangible, car il est écrit que Simon le magicien VIT que la Sainte Esprie était donnée (Actes 8:18). Par ailleurs le livre des Actes en parle toujours accompagné de manifestations, principalement le parler en langues et la prophétie.

En fait Jésus voulait les préparer à l’événement et montrer qu’Il était Lui le « Baptiseur » (cf. Jean 1:33).

Ils n’ont effectivement reçu, accueilli la Sainte Esprie que plus tard à la Pentecôte après l’Ascension. Pierre lors de son discours de Pentecôte à la foule parle aussi de « saisir, recevoir » (lambano) la Sainte Esprie (Actes 2:38 ; cf. aussi Actes 8:15,17,19 ;10:47 ;19:2).

<![if !supportLists]>c) <![endif]>La situation de l’Eglise avant l’Apocalypse

Le Feu de la Sainte Esprie à la Pentecôte (Actes 2:1ss) ne s’est posé que sur la tête des disciples à la Pentecôte. Ils furent seulement remplis du Saint Esprit avec le signe du parler en langues mais apparemment ils ne furent pas immergés, revêtus, plongés, macérés ou mieux métamorphosés, transfigurés : ils devinrent donc une merveilleuse église charismatique, l’église primitive mais seulement dotée des prémices de l’Esprit (Romains 8:23). Ces prémices de l’Esprit comportaient le « remplissage » intérieur, le Vent, le Feu sur la tête, le parler en langues qui est un don spirituel vecteur d’édification personnelle (1 Corinthiens 14:4a) et ouvrit donc la voie pour les autres dons spirituels dont particulièrement ceux de prophétie et de guérison, la piété et la vie chrétienne en général mais dans l’espace-matière-temps.

En Actes 4:31 eut lieu ce qu’on appelle communément une seconde Pentecôte avec un tremblement de terre mais là encore ils ne furent que « remplis » de la Sainte Esprie avec comme conséquence la prophétie. En Actes 8: 17-18 la Sainte Esprie fut « reçue et donnée » par l’imposition des mains dont les effets visibles furent constatés par Simon le magicien. En Actes 10:44-47 la Sainte Esprie « descendit, fut répandue sur » les croyants et fut « reçue » par eux mais il n’y eut que la conséquence du parler en langues et de la louange. En Actes 11:15 la Sainte Esprie « tomba sur » l’assistance comme en Actes 2:1ss c’est-à-dire avec les mêmes manifestations visibles et tangibles. En Actes 19:6 la Sainte Esprie« vint sur » les croyants et ils ne parlaient qu’en langues et prophétisaient. Ici le don spirituel de prophétie s’est d’emblée ajouté au don spirituel du parler en langues : nous ne sommes que dans les dimensions de l’Eglise charismatique avec la manifestation des dons spirituels (1 Corinthiens 12 et 14) sans la métamorphose du corps qui est clairement évoqué en 1 Corinthiens 13: 8-12 décrivant le futur « face à face » d’amour, de vue et de connaissance parfaites et justement la fin du « charismatique prophétique » devenu logiquement caduque puisqu’on est « en direct » avec Dieu.

Dans l’Eglise charismatique d’avant l’Apocalypse, le Saint Esprit habite « en – dans » les croyants (1 Corinthiens 6 :19 ; 2 Timothée 1 :14). Ainsi le Saint Esprit habite l’esprit du chrétien d’où Il émane vers l’âme et le corps pour des guérisons, « l’onction » au niveau des manifestations des dons spirituels qui sont absolument merveilleux et qui nous feraient indiscutablement beaucoup de bien ! Loin de nous d’en déprécier la valeur inestimable, bien au contraire !!!

Hébreux 2: 3-4 illustre parfaitement la situation charismatique de l’Eglise avant l’Apocalypse : « …comment négligerions-nous un si grand salut qui commença à être annoncé par le Seigneur puis fut confirmé pour nous par ceux qui l’avaient entendu et fut appuyé par Dieu par des signes, aussi des prodiges et toutes sortes de miracles ainsi que par les dons du Saint Esprit répartis selon Sa volonté ? » (Cf. aussi Marc 16:16-20 ; Romains 15:19 ; Galates 3:5).

On peut se poser la question pourquoi cela ne se manifesta-t-il que relativement peu par la suite au fil des siècles, notamment aujourd’hui, bien qu’au sein des églises charismatiques des choses extraordinaires et merveilleuses se passent à nouveau ?

Tout simplement parce que d’une part les chrétiens de l’église primitive était à leur époque pleinement dans le plan de révélation voulu par Dieu et d’autre part qu’après un certain temps, déjà à l’époque des épîtres mais encore plus particulièrement après la révélation du message de Jésus-Christ Glorifié, les chrétiens l’ayant refusé, n’étaient et ne sont toujours pas dans le plan voulu par Dieu. Le retour à la « situation rêvée de tous » de l’église primitive si puissante, n’est pas suffisant. Il devrait cette fois-ci obligatoirement nous donner sans équivoque les moyens de la montée. Si ce n’était pas le cas, il ne reste que les conséquences terribles d’une « fin de réveil » à savoir la sclérose et diverses formes de traditionalismes avec ses symbolismes en guise d’Ersatz religieux comme l’histoire de l’église nous l’a amplement prouvé dès le 2ème siècle puis à de très nombreuses reprises !

En réalité, Jésus a parlé du baptême de la Sainte Esprie et de Feu survenant sur les disciples (Actes 1:4+8 ; 11:16) ayant comme conséquence un témoignage chrétien mondial ! Ce ne fut durant 2000 ans jamais totalement le cas, d’où un problème !

Ce baptême de la Sainte Esprie et de Feu, de par l’effet de l’immersion, de la macération, de l’imprégnation, ne devrait-il pas en réalité aboutir au bout du compte à la véritable métamorphose de notre corps et permettre ainsi la montée à la Salle du Trône pour rendre possible une évangélisation glorieuse efficace atteignant toutes les nations, toutes les tribus, tous les peuples et langues, c’est-à-dire réellement « jusqu’aux extrémités de la terre » comme Jésus ressuscité l’a clairement dit ? (Actes 1:8c ; Apocalypse 7:1ss cf. v.9).

Nous constatons avec évidence que la mission de l’évangélisation mondiale donnée par Jésus ressuscité n’est pas réalisable avec le baptême du Saint Esprit tel qu’il s’est manifesté dans les Actes ayant donné naissance à l’église primitive charismatique bien entendu si merveilleuse et si puissante à laquelle bien des chrétiens aspirent sincèrement. Seul un baptême d’imprégnation et de macération dans le Feu mettant en place l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée, montée dans la Salle du Trône et revenant glorieuse et métamorphosée sur terre (Apocalypse 6:2), permet de relever ce défi dont la réalisation effective n’est indiscutablement décrite qu’en Apocalypse 7: 9. C’est la preuve par neuf que seule l’Eglise des Vainqueurs totalement baptisée, macérée dans la Sainte Esprie et le Feu accomplira ce que le Ressuscité avait dit à Ses disciples avant Son ascension.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>d) <![endif]>Les cas de Paul et de Jean

L’Apôtre Paul en Romains 8:23, écrit clairement que la rédemption du corps était encore en attente. Paul et ses lecteurs sûrement des charismatiques, du moins en ce qui concerne Paul (Actes 19:11-12 ; Romains 15:19), n’en étaient qu’au niveau des prémices de l’Esprit : « …nous aussi, nous possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons intérieurement**,** attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. » (Romains 8:23).

Les gémissements intérieurs de Paul se sont particulièrement extériorisés en 2 Corinthiens 11: 23-33 parce que son corps principalement, fut mis à rude épreuve : « Sont-ils ministres de Christ ? Je parle en homme qui extravague. Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point !.. A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille et j’échappai de leurs mains. » (Segond 1910 ; cf. aussi Romains 7:14-25).

Au chapitre 12, il parle de sa montée au 3ème ciel quatorze années en arrière. Pourquoi n’a-t-il pas continué sur un rythme d’allers-retours ciel-terre avec la métamorphose du corps qu’il avait obligatoirement expérimentée s’il était monté avec son corps ? Apparemment, il y avait un problème d’orgueil (2 Corinthiens 12:7ss) qui malheureusement s’est malgré tout confirmé quand il n’a pas obéi aux prophéties voulant l’empêcher d’aller à Jérusalem (Actes 20:22 où c’est son propre esprit humain qui le lie et pas la Sainte Esprie qui ne lie jamais ; surtout 21:4 ; 21:10-14 ; cf. 22:18) où il retourna à la tradition et finit par être arrêté (Actes 21:26-27). Jouer inutilement au kamikaze prêt à mourir en héros, entrava clairement son ministère et le mena à la mort du martyre, ce qui n’était pas dans la volonté initiale de Dieu pour lui.

Souvent on veut « spiritualiser l’écharde » de Paul ou le fait qu’un démon puisse le frapper (2 Corinthiens 12:7). Mais en réalité c’était très physique et corporel, c’est le moins qu’on puisse dire à la lecture de 2 Corinthiens 11: 23-33. Comment est-ce possible qu’un ange de Satan ait accès au « grand apôtre Paul » ? C’est tout de même incroyable et inconcevable ! Un démon, empêchant l’orgueil de Paul par ses coups, aurait-il tout à coup un rôle positif allant dans la volonté de Dieu ? C’est un raisonnement qui paraît vraiment aller à l’encontre de ce que la Bible nous enseigne.

Paul aurait évidemment voulu rester dans l’état de métamorphose, continuer à faire des allers-retours 3ème ciel – terre et ne pas se faire frapper par un démon ! Il aurait voulu passer de la situation charismatique à la situation de gloire au 3ème ciel, du salut de l’esprie-âme aussi au salut du corps, des prémices de l’Esprie à la rédemption du corps, d’un baptême de l’Esprie qui remplit et fait passer des dons spirituels à la vision totale, au face à face, à la connaissance parfaite rendus possible par un baptême-macération total de la Sainte Esprie et de Feu.

C’est pourquoi il a gémi, il a prié trois fois en vain. La tentation de l’orgueil aurait été apparemment trop forte (2 Corinthiens 12:7c). Ce n’est pas pour rien que Jésus parle de repentance aux églises de l’Apocalypse en vue de la métamorphose et de la montée. L’humilité réelle dans la repentance, l’amour, la foi et le jeûne « discret » est la voie « royale » pour la métamorphose et la montée !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

L’Apôtre Jean fut comme Paul et les autres apôtres un charismatique de pointe très engagé, qui vécut la Pentecôte d’Actes 2 et d’autres effusions de l’Esprie. Il s’engagea jusqu’à se retrouver persécuté de par son exil à Patmos, à l’époque une île déserte, condamné à y mourir de faim.

Jean qui fut rempli de la Sainte Esprie et exerça son ministère depuis bien longtemps, « devint en Esprie, naquit en Esprie » (Apocalypse 1:10 ; 4:2 ; egenomen en pneumati verbe ginomai : devenir, être, naître en Esprie). Il fut ainsi rendu capable de voir Jésus Glorifié (Apocalypse 1:10ss) puis rendu capable de monter à la Salle du Trône (Apocalypse 4:2). Etre rempli ou recevoir la Sainte Esprie ne signifie pas être pleinement immergé, macéré, imprégné par la Sainte Esprie et le Feu ou métamorphosé. Par contre devenir en Esprie, naître de l’Esprie, naître En-Haut, être transfiguré est l’aboutissement total de ce baptême total voulu initialement par Jésus.

Son corps fut obligatoirement métamorphosé pour la montée (Apocalypse 4:1c) car la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume des cieux ni la corruption de l’incorruptibilité (1 Corinthiens 15:50). D’ailleurs quand il se retrouva devant Jésus-Christ Glorifié, il tomba comme mort. La « chair restante » ne tint pas le coup. Jésus le releva probablement, en posant sa main droite sur lui (Apocalypse 1:17). Ce fut le baptême de gloire ou encore la métamorphose du corps de l’Apôtre Jean en Feu et en Lumière divins. Il fut en état de tenir devant la Gloire de Jésus, de prendre note des lettres aux églises et de monter à la Salle du Trône pour y écrire la suite des événements !

Contradiction ?

Comment se fait-il qu’il y ait une apparente contradiction ? Jésus parle d’une part d’un baptême complet et de gloire permettant l’évangélisation mondiale et d’autre part en Actes 2:1ss, il n’y a que le remplissage intérieur et la flamme de Feu sur la tête, ce qui ne fut pas rien bien au contraire vu les merveilleuses conséquences qui en découlèrent mais sans aboutir à la réussite de l’évangélisation mondiale et au maintien de ce réveil dans la durée !

En fait la Pentecôte n’était qu’une première étape dans le processus d’immersion. Il s’agissait de prémices non négligeables certes, vu les fruits exceptionnels et extraordinaires qui nous font terriblement envie, mais prémices quand même, sinon Paul ne se serait pas permis de parler de « prémices » en Romains 8:23. Il s’agissait d’une première « gloire » qui aurait dû être quasi immédiatement suivie d’une seconde gloire plus puissante et d’une troisième gloire encore plus puissante et ainsi de suite jusqu’à la métamorphose ou rédemption du corps suivie de la montée. C’est pourquoi Paul s’est encore une fois permis d’écrire à juste titre que la Sainte Esprie nous métamorphose, transforme, transfigure de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18). Cela aurait dû continuer ainsi de gloire en gloire et probablement de façon beaucoup plus récurrente, avec de plus en plus de puissance jusqu’à une immersion – macération telle, que le corps puisse aussi être sauvé et effectivement métamorphosé. C’était en tous cas la conception initiale de Jésus et donc pour cause l’attente de Paul et au final l’expérience de Jean.

Le ton très ferme, puissant et non discutable de Jésus Glorifié se présentant par Ses attributs de gloire et d’autorité en introduction à chaque lettre adressée aux différentes églises (Apocalypse 2:1+8+12+18 ;3:1+7+14) démontre entre autres l’importance qu’Il attacha et attache toujours à la constitution de l’Eglise des Vainqueurs !

En général dans l’enseignement du mouvement pentecôtisto-charismatique, le parler en langues est le signe tangible démontrant que le baptême total de la Sainte Esprie et de Feu a eu lieu. Mais force est de constater que ce n’est pas tout à fait le cas. C’est pourquoi Jésus-Christ Glorifié est revenu vers Jean pour préciser ce qu’est un véritable baptême de la Sainte Esprie et de Feu avec sa merveilleuse conséquence de métamorphose, notamment pour l’Eglise de Laodicée qui « représente » justement l’église pentecôtisto-charismatique fermement appelée à entrer dans les dimensions qui la mèneront jusqu’à être assise sur le Trône avec Jésus en tant qu’Épouse ! (Apocalypse 3:18-22). Il a institué le baptême de Feu et de Gloire durant lequel l’Apôtre Jean est d’ailleurs réellement tombé comme mort en remplacement du baptême d’eau (Apocalypse 1:17-18 ; cf. écrit « Nouveau mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance Biblique ? »).

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

Conclusion

Le passage de l’Eglise Charismatique à l’Eglise des Vainqueurs, de l’eau à la Sainte Esprie et au Feu était prévu dès le départ par le Ressuscité. C’est pourquoi Il a procédé Lui-même à un rappel à l’ordre notoire au début de l’Apocalypse ! Les exemples de l’Ancien Testament comme ceux du Nouveau Testament que nous avons étudiés devraient nous encourager à passer de l’eau au Feu divin, de l’Eglise charismatique à l’Eglise des Vainqueurs. C’est la seule solution pour la réussite de l’évangélisation mondiale et pour notre protection face à la Grande Tribulation qui est de toute évidence devant la porte de notre génération. Sachons réexaminer l’hiérarchie de nos priorités.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

En Lui, Martin BUSCH

93. Les deux arbres

INTRODUCTION

Il est question de deux arbres spéciaux au Paradis : l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 2:9).

YHWH Elohim ne permit pas à Adam de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal sous peine de mourir mais lui permit de manger de tous les arbres donc y compris l’arbre de vie qu’il ne lui avait apparemment pas interdit (Genèse 2 :16-17).

La suite terrible des événements montre qu’Adam et Eve mangèrent des fruits de l’arbre interdits à la consommation. Ils n’avaient sûrement pas encore mangé des fruits de l’arbre de vie puisqu’ils en furent empêchés par Dieu Lui-même après la chute pour qu’ils n’en mangent pas vu que cela leur aurait conféré l’immortalité :

« YHWH ELoHiM (= Éternel-Dieu) dit : Voici l’homme devenu comme l’un de nous, en ce qu’il connaît le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie ; il en mangerait et vivrait à jamais. » (Genèse 3:22).

Adam et Eve étaient devenus comme Dieu en ce qui concerne la connaissance du bien et du mal uniquement, mais ils n’avaient pas acquis l’immortalité en ce sens qu’ils n’avaient pas mangé de l’arbre de vie.

Nous verrons que ces deux arbres sont des « archétypes » qui permettront de distinguer l’essentiel du superficiel, l’être du savoir.

1. Les conséquences de la consommation des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal

a) Rupture d’avec YHWH ELoHiM

La rupture d’avec YHWH ELoHiM fut d’abord la désobéissance certes suite à la tentation. Désobéir à Dieu c’est entre autres Lui signifier : ce n’est pas Toi le patron, c’est moi le patron en tous cas pour ma vie et à terme pourquoi pas pour l’humanité… !

Cela entraîne le fait que je décide à la place de Dieu de ce qui est bien et de ce qui est mal. En réalité il ne s’agit ni plus ni moins d’une révolte. Nous connaissons les résultats catastrophiques de l’incapacité des hommes au niveau des bonnes décisions vu qu’ils savent de moins en moins distinguer ce qui est vraiment bien de ce qui est vraiment mal ! Le problème touche d’autres dimensions tout aussi gravissimes.

b) La problématique existentielle : déchirure en deux de l’être humain

Nous avons vu qu’au moment où YHWH ELoHiM insuffla sa nephech, Son « souffle glorieux identitaire » en Adam. Celui-ci devint d’une « poterie » de terre glaise (Adam signifie terre rouge) un être métamorphosé, donc UNI, lumineux, glorieux, un nephech à l’image de son Créateur !

Après la chute, Adam et Eve eurent peur de Dieu puisqu’ils eurent honte de leur nudité autrement dit leur corps de feu et de lumière présenta de plus en plus de zones d’ombre, devint imparfait, se chargea progressivement de la puissance de mort démoniaque que Dieu ralentit provisoirement par le sang versé du sacrifice d’animaux dont Il prit la peau pour les « couvrir ». Le revêtement de lumière fut remplacé par celui de peaux d’animaux morts autrement dit de chair. C’est ainsi qu’eut lieu la déchirure progressive en deux de l’être humain : le corps infecté par la chair mortelle glaiseuse devant retouner à la terre d’une part et l’être intérieur, esprie, âme d’autre part.

On aboutit à l’état de déchirure dramatique que Paul décrit en ce qui le concerne, donc même en tant que chrétien, en Romains 7: 15 : « … ce que je veux je ne le fais pas et ce que je hais, je le fais ».

Cela vient simplement du fait que le chrétien « sait, connaît, pense » mais « n’arrive pas à faire donc n’est pas vraiment».

Le cri de désespoir de Paul nous interpelle : « Malheureux que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort [= chair] ? » (Romains 7:24). Cela signifie aussi « Qui me donnera l’immortalité du corps, le fruit de l’arbre de vie ? » Il donnera les solutions en Romains 8 notamment aux versets 1, 2,11, 23, 29, 30 mais est obligé d’en parler selon les cas au futur car soumis à cette tension du déjà (justification) et du pas encore (rédemption du corps, glorification).

C’est cette déchirure entre l’être intérieur « qui sait » d’une part et d’autre part le corps imbibé de la mort ou de la chair « qui n’est pas », qui n’est pas vraiment « être » et qui mène finalement à la mort.

« Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » dit l’adage relativement honnête bien connu.

Cette problématique existentielle de cette déchirure persistante est tout simplement la preuve par neuf que le chrétien n’a pas encore mangé le fruit de l’arbre de vie (= Jésus) ! Oups !

C’est à vrai dire compréhensible car l’arbre de vie se trouve très exactement là où le chrétien est appelé à « monter » pour vivre au paradis (Apocalypse 2:7b). Le chemin est totalement ouvert depuis le « tout est accompli » de Jésus sur la Croix, le Chemin, encore faut-il l’emprunter pour y aller… !

c) Du « Je pense donc je suis » au « Je suis donc je pense »

Le fameux « Je pense donc je suis » (« Je suis » = YHWH) de Descartes, qui en réalité se fait lui-même Dieu par la pensée et la raison, n’est en réalité qu’un « Je pense donc mort ». C’est ce que nous constatons et constaterons dans un monde dont les pensées s’éloignent de plus en plus de Dieu et qui au bout du compte ne « saura » plus que penser pour résoudre les problèmes et d’essayer de continuer à survivre face à la Mort et la destruction inéluctables !

Le texte biblique précise que l’arbre de vie était au milieu du jardin et ses fruits n’étaient pas interdits à la consommation. Mais, comme constaté, Adam et Eve n’en avait pas mangé ! Ils n’avaient pas prêté attention prioritairement au centre du Paradis ! Au lieu d’aller à l’essentiel, l’arbre de vie, ils sont allés au superficiel, l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Ils auraient dû commencer par manger à l’essentiel car l’arbre de Vie, l’arbre central est Jésus-Christ car Il est la Vie. Ils auraient dû manger « physiquement et glorieusement » YeSCHOUaH ELoHiM pour continuer à être des « Je suis » à l’image de YHWH ELoHiM. Et c’est ainsi par un repas de « communion » de Feu et de Lumière, en face à face avec le Grand « Je suis » donc en position de « Je suis à Son image », « d’être » que l’on est capable ensuite de penser correctement et seulement à partir de ce moment-là !

C’est un leurre que de dire dans l’espace-matière-temps intermédiaire que ma théologie, mon herméneutique, mon exégèse, mon interprétation, ma parole prophétique, ma pensée, ma connaissance et celles de qui que ce soit soient parfaites « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. » (Esaïe 55:8).

Toutefois aujourd’hui au vu de la révélation prophétique accordée ici-bas de ce début de siècle, donnée par la pensée de Dieu, j’ai, nous avons, le devoir de dire  se trouve la pensée parfaite ou plutôt par qui et comment elle peut être générée, bien entendu avec une base biblique sérieuse. Dans notre environnement et notre corps mortel nous sommes et resterons toujours et encore dans le partiel et le partial. L’adage « une pensée saine dans un corps sain » nous indique déjà la voie « d’une pensée sainte dans un corps saint ! »

Ayant pris conscience de cela, l’Esprie de Dieu nous révèle que nous n’avons en fait pas encore mangé de l’Arbre de Vie mais que justifiés, pardonnés en Jésus-Christ nous y sommes très largement invités.

Ainsi manger de l’Arbre de Vie, prendre la Ste Cène de Gloire c’est devenir « Je suis donc je pense ». Le savoir n’est pas l’essence des choses mais c’est l’être.

Une preuve supplémentaire s’il en est : « comme par hasard », ce que Dieu avait empêché dans le Paradis après la chute, Il le promet en premier lieu à celui ou celle, membre de l’Eglise, qui entend ce que l’Esprie dit aux églises, qui se repent et devient vainqueur par la métamorphose dans le sein de l’Esprie Sainte : « Au vainqueur, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7b).

Manger de l’arbre de vie, après avoir évidemment et obligatoirement lavé notre robe dans le Sang de l’Agneau, après avoir été métamorphosés dans l’Esprie Sainte, est la condition de possibilité d’entrer dans le plan de Dieu en évoluant alors dans les lieux célestes et à partir du Trône et d’être heureux car le secret du bonheur c’est le « Je suis donc je pense » car je ne suis plus déchiré, écartelé ! (Cf. Apocalypse 22:14).

2. Le Royaume de Juda et le Royaume d’Israël

a) Hâter l’avènement du jour du Seigneur

« Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quels hommes il vous faut être dans de saintes conduites et piétés en attendant et en hâtant (speudontas participe du verbe speudo : hâter ; cf. speeder) l’avènement (parousia ; cf. parousie) du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera » (1 Pierre 3:11-13).

Pierre n’avait pas encore toute la révélation des différentes étapes décrites dans l’Apocalypse et il écrit de ce qu’il sait et qui aura lieu en Apocalypse 20:11b et 21:1. Mais il nous révèle quelque chose d’incroyable : l’être humain est en mesure de hâter l’avènement du jour de Dieu. Il emploie le verbe « speudo », ici verbe transitif qui signifie clairement que le chrétien, par sa conduite sainte, a le pouvoir de hâter la parousie du jour du Seigneur ! Certes il est dans l’attente, Dieu reste souverain par rapport au jour et à l’heure mais en même temps il peut hâter cet avènement !!!

En général on ne tient pas compte du rôle à jouer du croyant dans le processus des événements finaux. Au nom de la souveraineté et de la toute-puissance de Dieu, du « tout est grâce » qui sont absolument fondamentaux et réels quant à la prédication de la croix et de la résurrection impliquant la justification, le salut par la foi et non les œuvres, on oublie le rôle de collaboration active du croyant pour l’avancement du plan de Dieu dans l’Histoire du salut ! (Cf. Philippiens 3:12+14 ; Colossiens 1:24).

C’est pourquoi nous sommes appelés à prendre d’urgence notre responsabilité d’Épouse glorifiée auprès de notre Époux sur le Trône pour hâter la parousie du jour du Seigneur parce que pour l’instant on n’a rien hâté du tout depuis 2000 longues années !

Cette compréhension est très importante car Dieu a toujours voulu que le processus final soit hâté pour mettre fin au cortège de souffrances et de perdus sur cette terre. Dieu n’est pas sadique !

b) La pédagogie historique du Peuple d’Israël

Dans cet ordre d’idées, si David et surtout Salomon n’avaient pas péché, le processus royal de l’accueil messianique aurait pu s’accomplir à leur époque. Le Pays promis était conquis, il était unifié, le Temple était construit, bref le processus millénariste final aurait pu se mettre en marche. Le Peuple d’Israël à la suite du Messie était censé faire le travail d’Adam et d’Eve sur terre à partir du Pays promis que YHWH ELoHiM aurait glorifié. Le processus apocalyptique était lancé.

La magnificence et le rayonnement paradisiaque quasi millénariste du Royaume d’Israël sous Salomon était telle qu’il aurait suffi de « transformer l’essai ».

Le Messie qui aurait pu apparaître à ce moment-là, aurait non seulement pu justifier l’humanité mais encore instaurer d’emblée le Millénium avec Son Épouse dès cette époque (Cf. Esaïe 11:1ss). Elle aurait pu être prête avec Israël comme fer de lance. Mais ce n’est qu’avec des « si » qu’on mettrait Paris en bouteille… En réalité si David et surtout Salomon avaient été fidèles à Dieu, ils auraient hâté l’avènement du jour de l’Eternel parce qu’ils auraient été en capacité d’accueillir le Messie presque 1000 ans avant son arrivée effective.

Alors que s’est-il passé suite aux idolâtries de Salomon liées à sa multitude de femmes et de concubines étrangères et surtout restées païennes ? Elles entraînèrent Salomon à construire des sanctuaires païens avec leurs pratiques idolâtres. C’est un peu comme Eve qui incita Adam à manger le fruit défendu.

Une catastrophe eut alors lieu : le schisme d’Israël ayant abouti à l’exil dû à l’Assyrie (-722 Royaume du Nord) puis à celui de Babylone (-586 Juda Benjamin). Le processus messianique était ruiné ! Cet épisode peut correspondre à Adam et d’Eve chassés du paradis.

Ce schisme ressemble aussi étrangement à la problématique existentielle de la déchirure en deux de l’être humain dont nous avons parlé plus haut.

Par ailleurs, le royaume de Juda avec le Temple à Jérusalem correspond à la Salle du Trône et le royaume d’Israël à l’espace-matière-temps intermédiaire où évolue le corps charnel et mortel de la majorité des membres du Peuple de Dieu.

Roboam, le roi de Juda, se croyait plus « intelligent et sage » que son père Salomon en voulant taxer, opprimer davantage ses sujets. Roboam, par manque de sagesse, n’avait pas la vision du bien-être « corporel » social de ses sujets (1 Rois 12:1-15). Le joug imposé au peuple par Salomon avec des fouets aurait dû être imposé avec des fouets aux lanières en plus bardées de bouts de métal.

Le schisme eut alors lieu et Jéroboam au départ choisi par Dieu voulant améliorer le sort du Peuple devint roi des 10 tribus du Nord alors qu’il ne restait à Roboam que les deux tribus du Sud à savoir Juda et Benjamin.

Mais Jéroboam termina mal et fut l’archétype du mal pour les rois suivants et de ce qu’il ne fallait pas faire. Pour éviter l’influence du Temple et de Jérusalem sur ses sujets, il fit un sanctuaire avec des prêtres non légitimes et deux veaux d’or, bref la totale (1 Rois 12:25-33). Sa vision des choses était de remplacer YHWH dans ELoHiM et mettre à la place la symbolique du veau d’or du désert (Cf. écrit « Le veau d’or ») à savoir l’abondance matérielle, de nourriture et la vigueur corporelle terrestre dans ses élohims ou ses dieux pour mieux maintenir les sujets du royaume du nord sous sa coupe

L’épisode spectaculaire de l’homme de Dieu, un prophète de Béthel en Juda qui parla au nom de YHWH ELoHiM contre l’autel où Jéroboam s’apprêtait en plus à jouer au prêtre, est une tentative de Dieu en vue de la réunification du Peuple et du territoire par le biais du vrai culte au Temple de Jérusalem qui serait rétabli pour l’ensemble du Peuple. Jéroboam révolté et intraitable eut la main paralysée au moment des faits. Il eut malgré tout son « miracle de guérison » de la part de YHWH ELoHiM mais ne se repentit pas (Cf. 1 Rois 13). Il resta dans le superficiel au lieu de retourner à l’essentiel : donc pas de réunification possible. Il croyait que YHWH ELoHiM existait, mais il Le cantonnait très loin de ses préoccupations quotidiennes au profit de son maintien au pouvoir. Il voulut même donner des cadeaux et à manger à l’homme de Dieu. Bref, il voulait « l’acheter » pour au final éventuellement se faire à travers lui une petite caution religieuse et spirituelle devant YHWH ELoHiM sans revenir à Lui.

Mais l’homme de Dieu (isch ELoHiM) refusa parce que YHWH ELoHiM lui avait demandé de ne rien accepter. Toutefois l’épisode terrible suivant où il devint la victime d’un lion après avoir désobéi en acceptant de la nourriture d’un prophète du Royaume du Nord probablement jaloux nous donne un message clair parce qu’on ne se moque pas de Dieu.

Le prophète de Béthel ne devait en aucun cas profiter ni toucher de ce qui était censé, aux yeux de Jéroboam et de ses sujets, découler du culte des veaux d’or à savoir les fruits de la terre et les richesses du Royaume du Nord. En d’autres termes, le culte du Temple à Jérusalem ne pouvait souffrir d’aucun mélange idolâtre quelconque, surtout pas celui des veaux d’or. Le projet messianique était à nouveau remis aux calendes grecques.

Si le Peuple d’Israël avait accueilli Jésus-Christ comme son Messie, Il aurait pu dans la foulée installer le Royaume millénariste. Une partie du Peuple L’a accueilli à commencer par Marie, puis Joseph, puis les disciples et ceux qui le suivirent. Mais ce ne fut pas le cas notamment des autorités religieuses juives et particulièrement celle du Temple. Même l’Eglise n’est pas rentrée dans son rôle alors que Son projet était que les choses se mettent en place très rapidement. N’a-t-Il pas dit dans ses discours sur la fin des temps : « Amen, je vous le dis que cette génération ci ne passe jusqu’à ce que tout cela arrive » (Marc 13:30 et contexte).

Comme l’Eglise n’est pas entrée dans son rôle, le programme que nous découvrons dans l’Apocalypse n’a pas pu être mis en œuvre. Nous retrouvons toujours et encore le même schéma : si le Peuple de Dieu ne passe pas du superficiel, l’espace-matière-temps (Arbre de la connaissance du bien et du mal ; Royaume du Nord etc.) à l’essentiel, la salle du Trône (Arbre de la vie ; Royaume d’Israël unifié avec le Temple etc…) alors les choses n’avanceront pas.

Toutefois le retour des Juifs dans leur EReTZ (terre), la possibilité de reconstruction du Temple, dans la perspective de la pédagogie historique du Peuple d’Israël ainsi que dans la perspective de l’élection et des promesses à réaliser le concernant, nous remettent en selle en vue du passage du superficiel à l’essentiel qui consiste à hâter l’avènement du jour du Seigneur en vue de l’instauration du Royaume sur terre.

3. Le soleil et la lune

a) Source de lumière et reflet de lumière

Nous savons que dans le naturel, le soleil est source de lumière, une énorme boule de feu qui brille sur la terre le jour et permet la vie.

La lune ne reflète que la lumière du soleil et brille la nuit.

L’essence, la source, la fondation, l’origine est comme le soleil avec à la clé le jour, la lumière, la chaleur, le bien et la vie.

L’apparence de la fausse source de lumière, le faux-semblant, la tromperie, le paraître est comme la lune avec à la clé la nuit, les ténèbres, le froid, le mal et la mort.

Nous nous trouvons malheureusement dans ce cycle lunaire pour ne pas dire très « lunatique » de ce monde. La nuit n’est pas toujours totalement noire, selon les périodes, elle est plus ou moins noire, mais voilà ce qu’est notre environnement « intermédiaire » espace-matière-temps dans lequel nous sommes coincés parce qu’on a mangé des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’oppression, les contraintes, les obligations sont notre partage. Actuellement l’Eglise croit que si elle allume des ampoules électriques, des projecteurs pour faire fuir ici et là l’obscurité, elle fait son travail. Elle ne fait que du « Ersatz », du remplacement, du bricolage pour pallier au pire ou encore pour du pire essayer de choisir le moindre.

Cela fait 2000 ans que Jésus-Christ Glorifié veut arrêter ce cycle lunaire et lunatique de ce monde pour le faire entrer dans l’éternité solaire. Pour ce faire il ne faut plus allumer des ampoules et des projecteurs mais ETRE réellement revêtu de soleil (Apocalypse 12:1), ETRE de vraies sources de chaleur et de lumière telles le soleil qui peuvent ensuite sans problème éclairer l’ensemble de la boule terrestre pour ne pas dire davantage : l’univers !

b) Le signe

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue de soleil, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Apocalypse 12:1).

Eglise des Vainqueurs montée, glorieuse au grand complet : te voici !

Le problème existentiel de la déchirure de l’être humain que nous avons exposé au paragraphe précédent ne peut se résoudre QUE de cette façon.

La lune avec tout ce qu’elle représente est vaincue, elle est sous les pieds de celles et de ceux qui sont soleils ! Notons que ce texte fut écrit environ un demi-millénaire avant l’apparition de la religion dont un des symboles majeurs est la lune !

Cette victoire sur la lune ne peut se faire QUE dans les « conditions solaires » de ce verset de l’Apocalypse : notons-le ! Alors, vu l’évolution des événements actuels, on est autorisé à dire que cela pourrait ne plus durer trop longtemps ! Du moins espérons-le !

L’Eglise des Vainqueurs est un des signes majeurs précurseurs de l’instauration du Royaume sur terre de Jésus-Christ, le Roi des rois. Nous n’en ferons pas l’économie. Non seulement nous sommes invités à aller à la source de la Lumière mais nous sommes invités à devenir sources de la Lumière, des soleils avec la lune sous nos pieds ! Cela se passe au ciel, au paradis, à l’Arbre de Vie !

Conclusion

Manger prioritairement de l’Arbre de Vie, passer du superficiel à l’essentiel, comprendre et vivre le « Je suis donc je pense », accepter que le savoir n’est pas l’essence des choses mais que c’est l’être, passer de la lune au soleil, aller réellement vers Celui qui nous a sauvés et justifiés dans la Gloire pour que le processus apocalyptique, de révélation, se mette en place, voilà qui est de notre responsabilité pour hâter l’avènement du jour du Seigneur.

En Lui, Martin BUSCH

92. Le veau d’or

INTRODUCTION

Dans notre écrit « Sinaï » nous avons déjà démontré que le veau d’or était le résultat quasi logique de la religion de « l’Ersatz », du remplacement d’une relation directe glorieuse de face à face avec Dieu par une relation indirecte. Cette relation directe avait été expérimentée par Moïse et était proposée initialement par Dieu à l’ensemble du Peuple (Exode 20:15).

C’est très exactement ce qui est décrit en raccourci dans le Psaume 106:19-20 : « Ils firent un veau en Horeb, ils se prosternèrent devant une image de métal fondu, ils ECHANGERENT LEUR GLOIRE contre la figure d’un bœuf qui mange l’herbe ». (Trad. Segond 1910).

Là ils échangèrent LEUR GLOIRE**, c’est-à-dire une relation directe de face à face avec YHWH ELoHiM** qui leur était proposée, avec une « relation de face à face » avec le veau d’or. Ce fut la conséquence du fait qu’ils ne voulaient plus, soi-disant par peur de mourir, que YHWH ELoHiM leur parle directement.

La relation indirecte avec Dieu implique toujours des intermédiaires et des symboles, là en l’occurrence, Moïse, toutes les lois et pratiques religieuses, le Tabernacle comportant aussi des symboles pédagogiques et de mémoire, devenus par-là nécessaires pour faire un très long détour sur le chemin vers YHWH ELoHiM en attendant d’essayer de ne pas totalement se couper de Lui, bref du provisoire qui dure… !

Mais comme dans ce cas de figure la relation n’est pas directe avec YHWH ELoHiM à présent plus ou moins « caché », l’environnement difficile, les dures réalités de la vie terrestre au quotidien, en l’occurrence le désert, ils finirent par ne plus que croire en ce qu’ils pouvaient voir de près à savoir le veau d’or. Celui-ci était à leur disposition !

Au-delà d’une idolâtrie basique, simpliste et à rejeter évidemment, consistant à se prosterner devant une statue, lui présenter des sacrifices et l’adorer, histoire de satisfaire le besoin de remplir un vide spirituel caractérisant tout être humain, il est nécessaire d’approfondir le sujet. (Références bibliques sur l’ensemble du sujet : Exode 24:12-13 ; 32).

1. Le symbolisme du veau d’or

a) Le veau, le bœuf et le taureau

Le psaume 106 pointe bien en partie cette symbolique : Au verset 19, il est question d’un veau – taurillon – taureau (HéGeL) et au verset 20 il devient étonnamment un « bœuf qui broute l’herbe ». Cette manière surprenante de « glisser » sans transition du veau ou taurillon voire taureau au bœuf (SHoWR), démontre en réalité une volonté de faire passer un message sur l’aspect symbolique (sumballo : jeter ensemble) du veau d’or dont la signification consiste à « jeter ensemble », coller l’une à l’autre deux réalités dont l’une est visible et l’autre invisible à l’œil humain.

Trois formes visibles retiendront notre attention dans ce texte : le veau, le bœuf et le taureau :

  • Le veau donne une viande excellente. Davantage encore que le bœuf, il est non seulement docile mais dépendant !

  • Le bœuf (SHoWR) est un taureau émasculé pour devenir un animal de trait et de labour plus docile et moins dangereux que le taureau. Il doit donner davantage de viande car on peut mieux « l’engraisser » qu’un taureau.

  • On peut aussi traduire SHoWR dont le sens premier est bœuf par taureau dont le sexe bien visible symbolise la sexualité, la fertilité, la bonne santé, le plaisir, la fête, la « gloire du mâle ». Un bon géniteur dans un troupeau de vaches, une vedette, engendre beaucoup de veaux donc symbolise un enrichissement réel pour son propriétaire. Ses paquets de muscles montrent par ailleurs la force et la puissance.

Le veau / bœuf / taureau ne peut exister que dans un pays riche où pousse l’herbe en abondance, où la terre est fertile pour la cultiver, où l’eau est abondante. Les bouses produisent un excellent engrais et quand elles sont sèches peuvent même remplacer le bois de chauffage et de cuisson. La peau se transforme en cuir avec des utilisations multiples. Le veau / taureau / bœuf est signe de richesse encore bien plus que la chèvre ou la brebis.

De plus, l’or de la statue symbolise cette richesse en monnaie sonnante et trébuchante.

En fait, il n’y a rien de nouveau sous le soleil : le veau d’or symbolise l’idéal que les êtres humains passent leur temps à rechercher avec frénésie pour essayer de vivre « au mieux » ici-bas !

N’est-ce pas, à peu de choses près, ce que YHWH ELoHiM leur avait promis en leur parlant d’un pays où coulent le lait (élevages productifs) et le miel (plantes, fleurs saines et abondantes, terres riches), c’est-à-dire un pays où taureaux, bœufs, vaches, veaux et autres animaux domestiques pourraient brouter, produire, se reproduire, où les récoltes seraient bonnes et au final enrichir abondamment ?

b) Un échange catastrophique

Il se trouve qu’ils avaient adopté une religion « d’Ersatz » donc d’éloignement avec intermédiaires d’avec YHWH ELoHiM (y compris Moïse, Torah, rites, corpus juridique, symboles pédagogiques et mémoriels du Tabernacle etc…).

De plus Moïse, l’intermédiaire humain le plus important, garant religieux de ce qui allait devenir le judaïsme et mandaté par Dieu, avait disparu de la circulation dans la montagne désertique depuis 40 jours. Ce serait la preuve d’un point de vue humain qu’il était mort ! On ne peut raisonnablement survivre à un jeûne probablement sec de 40 jours ! Cette mort supposée entraîna aussi la mort de ce que représentait Moïse et ce dont il était porteur : il transmettait la Parole de Dieu, il avait une relation directe visible, glorieuse avec YHWH ELoHiM, permettant le compromis malgré tout désastreux de la religion « d’Ersatz » dorénavant prévue pour le Peuple.

Par conséquent, après avoir échangé leur gloire contre la religion d’Ersatz d’intermédiaires et de compromis avec ses symbolismes (Cf. Tabernacle et ce qu’il contenait par ex.), ils finirent par échanger logiquement cette dernière avec le symbolisme idolâtre et magique du veau d’or ! Toute religion d’Ersatz aboutit au final à l’idolâtrie.

c) Du mécanisme symbolique intermédiaire au mécanisme symbolique magique

Une réalité du symbole est visible, tangible et l’autre réalité est invisible mais devient un but, un objectif à concrétiser. (Sumballo en grec signifie jeter, coller ensemble deux réalités).

La réalité visible du symbole négatif représente une réalité invisible que l’on désire atteindre pour s’en approprier voire se la soumettre pour mieux vivre et avoir davantage de puissance à soi ou encore dans les pires des cas, pour nuire à autrui le cas échéant. La réalité visible peut prendre des formes très diverses selon les buts à atteindre et elle représente en formes et/ou en images la réalité invisible qui à terme doit devenir visible, tangible, concrète suite à des pratiques d’adoration idolâtres diverses, des incantations, des rituels réguliers très souvent de types sanguinaires et sacrificiels !

De cette manière on charge en « énergie» la représentation, la forme, l’image, par ces pratiques et rites pour soi-disant la rendre plus puissante jusqu’à obtenir la concrétisation effective du but invisible dans la réalité visible, en principe en notre faveur.

Ainsi il n’y aura plus deux réalités ni symbole mais une réalité unifiée visible : le but est atteint et la vie est sensée devenir meilleure ! Il ne s’agit en fait ni plus ni moins de magie au sens très large du terme**.**

Si nous revenons au veau d’or, les Hébreux par cette magie idolâtre voulaient atteindre, concrétiser ce qu’il symbolisait à savoir habiter une terre riche avec viandes, bonne nourriture, plaisirs, richesses de toutes sortes à la clé ! Ils voulaient en plus dominer le processus comme un homme domine un bœuf ou un veau. Sacrifices, fêtes, réjouissances, danses, débauche, fornications, péchés, adorations devaient charger en énergie le veau d’or qui, rendu ainsi puissant, devait les conduire en « marchant devant eux » au riche pays ! Ils n’ont pas hésité à l’appeler YHWH qui les avait fait sortir d’Egypte ! En fait c’est compréhensible, car par la religion d’Ersatz intermédiaire et indirecte, ils étaient déjà dans une logique et un schéma symboliques. Finalement à leurs yeux et au bout du compte, aussi aux yeux d’Aaron, seule la partie visible du ou des symboles changeait de formes mais démontrait tout de même que le véritable YHWH ELoHiM et Sa THoRaH avec la disparition de Moïse étaient d’emblée mis hors-jeu !

En effet les symboles dans leurs parties visibles du Tabernacle, des ustensiles et rites y afférent avec la THoRaH, Moïse et les prêtres devaient représenter et mener à la partie invisible qui est le ciel et surtout le Saint des Saints, le Trône où siège Dieu qui Lui, allait donner la Terre promise !

Au contraire, le symbole du veau d’or dans sa partie visible, significative à plus d’un titre, nous l’avons décrit, devait représenter et mener à la partie encore invisible à savoir le Pays où coulent le lait et le miel. Le but et l’objectif n’étaient pas YHWH ELoHiM en premier lieu mais bien ce qu’Il était censé donner : la riche Terre promise devenue dieu à la place de YHWH ELoHiM !

Le veau d’or était la partie visible du symbole représentant la « bénédiction, le don » alors que ce qui était préconisé par Moïse étaient la partie visible des symboles du ciel, de la Salle du Trône où siège YHWH ELoHiM en gloire et en majesté. Ils ont échangé la partie visible du symbole menant au Donateur avec la partie visible du symbole devant mener direct au Pays, à la « bénédiction » ! C’est ainsi qu’ils sont passés d’un symbolisme intermédiaire devant les mener à Dieu le Donateur à un symbolisme idolâtre et magique du veau d’or qui devait les mener au Pays promis mais qui les a en réalité menés direct à l’Ennemi qui se tenait évidemment en embuscade dans tout ce processus !

Le discours d’Étienne dans les Actes des Apôtres relatant cet événement semble confirmer cet éclairage, car il dit :

« Et, en ces jours-là, ils firent un veau, ils offrirent un sacrifice à l’idole et se réjouirent de l’œuvre de leurs mains. Alors Dieu se détourna et les livra au culte de l’armée du ciel, selon qu’il est écrit dans le livre des prophètes : M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?.. Vous avez porté la tente de Moloch et l’étoile du dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer ! Aussi vous transporterai-je au-delà de Babylone. » (Actes 7: 42-43).

Ils se sont tournés en réalité vers l’armée du 2ème ciel, l’armée ennemie de Satan et de ses démons par cette magie consistant à « charger en énergie en fait négative et démoniaque » leur idole. Dieu les a alors livrés à cette armée qui s’est largement chargée de les faire souffrir et de tenter de les exterminer ! Le résultat fut, entre autres malheurs, le terrible exil à Babylone bien des années plus tard.

C’est pourquoi la THoRaH interdisait strictement aux Hébreux de se faire des idoles, des images quelconques et ils devaient détruire celles de leurs ennemis en cas de victoire militaire pour ne pas tomber en tentation. (Exode 20:2-4 ; Deutéronome 4:25 etc…). Autrement dit tout recours au symbolisme ne menant pas à Dieu est toujours relié à la magie et à l’idolâtrie et est par conséquent banni.

d) Du refus de la montée au sacramentalisme magique et idolâtre

Il se trouve que nous sommes obligés de procéder à un parallélisme inquiétant avec l’Eglise !!!

Elle a refusé le message de Jésus-Christ Glorifié et de l’Apôtre Jean permettant par la « montée » le face à face avec Dieu. Nous nous retrouvons très exactement dans le même schéma qu’Israël au Sinaï ayant refusé de monter au sommet. Elle est restée dans les symboles intermédiaires, indirects, mémoriels, pédagogiques devant la mener à Dieu seulement valables jusqu’au premier retour de Jésus-Christ Glorifié. Il ne s’agissait plus du Tabernacle, des prêtres et de la THoRaH mais bien du Baptême d’eau et de la Ste Cène avec le pain et le vin uniquement prévus jusqu’en Apocalypse 1.

Lors de ce premier retour, pour rendre possible la métamorphose et la montée, Jésus-Christ Glorifié a alors institué le Baptême et la Ste Cène de Feu et de Gloire.

Quelles furent les conséquences du refus du message de Jésus-Christ Glorifié ?

Comme Israël, l’Eglise est passé du symbolisme mémoriel et pédagogique au symbolisme idolâtre magique du type veau d’or par ce que l’on appelle communément le sacramentalisme !

Le sacrement est un symbole qui comporte une partie visible sur laquelle on « agit » par toutes sortes de rites, de prières et de gestes qui doivent à terme concrétiser la partie invisible désirée. C’est très exactement ce qui se passe pour la transsubstantiation eucharistique du sacrifice de la messe. Le soi-disant changement de substance de l’hostie et du vin en vrai corps et vrai sang du Christ que l’on absorbe, est la concrétisation de la partie invisible désirée ! C’est pourquoi on procède à l’adoration du Saint Sacrement qui n’est en réalité qu’un reste d’hostie placée dans le « Tabernacle » du Maître-Autel soi-disant chargée d’énergie céleste, devenue vrai corps et sang de Christ par la consécration d’un prêtre ayant utilisé le Nom de Dieu dans ses rites et prières !!!

Le veau d’or s’est transformé en hostie que l’on adore !!! Mais il a aussi pris d’autres formes et son efficacité positive ne semble vraiment pas avérée…

Vénérations de statues, d’images, de médailles etc… semblent en être les aspects les plus frappants. Les soi-disant « bénédictions, prières, gestes ou autres signes de croix avec d’autres rites » sur des images, statues de Marie et de Saints, crucifix et objets « pieux » sont censés les « charger d’une énergie soi-disant positive, céleste » en faveur de son possesseur qui l’aura évidemment acheté en espèces sonnantes et trébuchantes ! En réalité cette énergie ne vient pas d’En-Haut mais d’en-bas et est calquée sur la majorité des superstitions magiques en tous genres et aussi sur les religions dites païennes en général !

Que dire de la conception des divers sacrements, des Saints, de la mariologie, des ministères des prêtres, évêques et papes, intermédiaires « consacrés » entre les croyants et Dieu ?

e) Le business religieux symbolique magique

Ce symbolisme est par ailleurs souvent lié à l’argent, c’est à dire l’or du veau d’or : plus on donne, plus on est béni : plus on « charge d’énergie sonnante et trébuchante » la partie du symbole visible, le ministère par exemple, plus il est efficace en « bénédictions » pour nous c’est-à-dire en concrétisations de la partie invisible recherchée ! Notons que le trafic lucratif des indulgences du 16ème siècle lié à la réduction du temps à passer au purgatoire fut un summum de tromperies et de superstitions dans ce domaine !

Même si cela n’est de loin pas aussi poussé dans les autres confessions chrétiennes exceptée l’orthodoxie où le symbolisme magique est quelquefois pire que dans le catholicisme, nous y retrouvons le même schéma du symbolisme intermédiaire qui peut dériver en symbolisme magique et idolâtre. Les formes, les mots et les appellations changent mais la structure de base reste la même. « Méditations » à la bougie dans la pénombre avec musiques spéciales ou autres, postures, gestuelles, rites quelquefois même inspirés des religions et philosophies orientales, certaines musiques et chants, objets, liturgies, habits liturgiques, malheureusement certains « actes de foi » participent à cette dérive.

Bref, le symbolisme idolâtre, une pratique magique notoire, prend des formes infinies à travers les âges, les civilisations, les religions mais est toujours plus ou moins calqué sur le veau d’or ! On veut gérer et améliorer par nous-mêmes, dominer par des pratiques diverses notre être entier esprie, âme et corps ainsi que notre environnement par les « formes infinies symboliques visibles du veau d’or » ! Il s’agit d’une sorte de business spirituel, éthique et matériel, du donnant donnant à vrai dire sans Dieu pour essayer de s’approprier et de s’assurer des améliorations concrètes dans tous les domaines de la vie, même pour l’au-delà selon les cas !

Comme le Peuple d’Israël et particulièrement Aaron qui appelèrent scandaleusement le veau d’or YHWH, l’Eglise par ses pratiques magiques liées au symbolisme religieux négatif, utilisa et utilise le Nom du Dieu de la Bible !

Ouvrons les yeux sur l’histoire de l’Eglise pour voir les fruits catastrophiques de ce symbolisme idolâtre et magique ayant provoqué guerres, meurtres, disputes, divisions de toutes sortes !!! L’Eglise a malheureusement son ou ses veaux d’or !

f) Le symbolisme de mémoire et pédagogique est dépassé

Toutefois nous avons parlé du symbolisme de mémoire et pédagogique lié aux solutions intermédiaires tant pour Israël que pour l’Eglise pour nous approcher de Dieu.

Le baptême d’eau et la Ste Cène avec les éléments du pain et du vin par exemple, risquent d’entraîner le symbolisme magique comme décrit plus haut parce qu’il n’est plus d’actualité depuis presque 2000 ans ! Il est devenu, nous l’avons vu, un piège réel pour l’Eglise comme ce fut le cas pour le Peuple d’Israël qui par peur refusa la relation directe avec YHWH ELoHiM devant le Sinaï !

Ce symbolisme de mémoire et pédagogique valable jusqu’en 92-94 environ, jusqu’à Apocalypse 1-3, a en fait plus ou moins viré au symbolisme magique selon les dénominations chrétiennes par parallélismes, similitudes et peut-être par le ressenti d’un sentiment profond d’éloignement trop important et inexpliqué d’avec le Dieu « caché » que l’on veut alors combler.

La vraie raison vient, comme dit, du fait que l’Eglise n’a pas accepté l’institution par Jésus Glorifié du Baptême de Gloire et de la Ste Cène de Gloire qui seuls peuvent supprimer purement et simplement le symbolisme intermédiaire piégeant !

Comment cela se produit-il ?

La partie intermédiaire visible du symbole de l’eau du baptême est remplacée par la réalité du revêtement, de l’immersion, du baptême de Feu et de Lumière réels de notre corps par la Sainte Esprie. Les parties intermédiaires visibles du symbole du pain et le vin de la Ste Cène sont remplacées par la réalité de l’absorption par notre corps du Feu et de la Lumière du Corps et du Sang glorieux de Jésus-Christ Glorifié.

La compréhension et l’expérience de ces réalités engendrant la métamorphose de notre corps avec la montée à la Salle du Trône à la clé, mettent, de la sorte, clairement fin au symbolisme par le passage effectif à la réalité concrète recherchée !

Ainsi la seule solution, le seul antidote au symbolisme de mémoire et pédagogique dépassé engendrant presqu’obligatoirement le symbolisme magique du veau d’or est l’intimité, la proximité, le face à face direct dans l’amour avec notre Seigneur, esprie, âme et corps glorifié réellement situé dans la Salle du Trône !

2. Utopie ?

a) « Après moi le déluge »

Il existe un état d’esprie général qui dit : « On essaye premièrement de passer notre séjour sur terre aussi bien que possible et grâce à la force du poignet assaisonné de plus ou moins de religion, de superstitions diverses avec ses symbolismes et ses pratiques. On essaye deuxièmement, si on n’est pas athée, de s’assurer tant bien que mal, après la mort, un au-delà du bon côté de la barrière…et basta « après moi le déluge », advienne que pourra ! C’est un peu le « mangeons et buvons car demain nous serons morts » ! (Esaïe 22:13 ; 1 Corinthiens 15:32)

Le Peuple d’Israël coincé dans le désert hostile, après l’événement du veau d’or, avait un peu de cette mentalité et ô combien on peut le comprendre, vu les circonstances très difficiles malgré Moïse et Dieu ! Ces derniers ont d’ailleurs essuyé les murmures et les révoltes du Peuple notamment face au manque d’eau ou encore de nourriture goûteuse. C’est la preuve que le veau d’or était encore dans leur cœur et pas Dieu, la foi et la THoRaH.

b) Désillusion, illusion, désillusion

Le veau d’or n’était en réalité que l’expression d’une utopie par rapport au Pays promis ! Il était le résultat d’une désillusion vis-à-vis de Moïse et de Dieu. Ils remplacèrent la désillusion par une illusion : le veau d’or pour à nouveau sombrer dans la désillusion des pérégrinations dans le désert.

Bref, ils étaient dans l’utopie, une suite interminable de désillusions et d’illusions**.**

Bien des personnes ne vivant pas dans un désert hostile mais dans des pays considérés comme riches ont exactement la même mentalité !

Allons un peu plus loin : même des chrétiens fonctionnent ainsi ! Au final c’est humainement parfaitement compréhensible.

c) Utopie au désert

Malgré les plaies d’Égypte et la délivrance de l’esclavage, le passage de la Mer Rouge, les manifestations de gloire de YHWH ELoHiM dans le désert et au Sinaï, le Peuple d’Israël est passé de la foi à l’utopie.

L’utopie est un projet imaginaire, illusoire dont la réalisation concrète est impossible. Ceux qui se sont investis ou s’investissent dans des utopies telles le catholicisme, l’islam, le nazisme, le communisme ou encore le capitalisme, comportant des infinités de symboles, de « rites » ne savaient pas et ne savent toujours pas qu’elles étaient, sont et seront toujours irréalisables.

Le veau d’or fut tout autant une utopie. Sa représentation symbolique très significative avec les rites et les pratiques y afférant, qui demandait par ailleurs de l’investissement en or non négligeable, n’allait pas pouvoir mener le Peuple vers la réalisation de ce qui était devenu une utopie à savoir la prise de possession du Pays où coulent le lait et le miel.

Comme les adeptes des utopies nommées plus haut, ils ne savaient pas davantage à ce moment-là qu’ils n’atteindraient jamais le Pays promis.

Ensuite le Pays promis était vraiment devenu une utopie car ils ont fini par ne plus y croire. Les murmures, les révoltes et leur refus d’entrer dans le Pays suite au rapport des espions en furent les preuves flagrantes. En effet quand arriva l’heure de vérité à la frontière du Pays, les Cananéens étaient trop forts, trop bien armés et trop bien protégés dans leurs cités forteresses etc… Si on y va, on mourra ! La Mort était devenue leur seule perspective soi-disant réaliste, d’ailleurs comme pour les chrétiens traditionnels aujourd’hui. Ce n’était à leurs yeux qu’un projet imaginaire irréalisable, illusoire et la preuve par neuf ultime qu’il n’était qu’une utopie !

Seule la remise en ordre de Moïse au niveau de la foi et la confiance en YHWH ELoHiM et Sa manifestation forte ainsi que la conquête sous l’autorité de Josué et du « Chef de l’Armée de YHWH » après 40 ans de pérégrinations supplémentaires dans le désert permirent que la Terre où coulent le lait et le miel devienne possession du Peuple d’Israël – génération suivante, certes.

Il est important de noter que les missions propres au Peuple d’Israël prévues par YHWH ELoHiM ne sont réalisables qu’à partir de la Terre promise, l’EReTZ Israël au titre de l’élection et des promesses ! Ils y retrouvent leur identité, leur sécurité et leur raison d’être. Ils ont leur Terre promise et auront leur Temple signifiant le céleste, la maison de YHWH ELoHiM, Son habitation.

Pensons au « syndrome » de Jérusalem qui confirme cette connexion, ce point de contact terre – ciel de façon incontestable !

d) Le projet intégral de Dieu une utopie pour les chrétiens

Qu’en est-il du christianisme ? Il ressemble au Peuple d’Israël dans le désert notamment au niveau de son état d’esprie dont nous avons parlé en début de paragraphe : pourvu que la vie sur terre ne soit pas trop dure pour moi et cela se finit par basta « après moi le déluge » pourvu qu’après ma mort j’aie ma petite place au ciel, mon Pays promis !

Finalement y-a-t-il le choix ? C’est déjà assez difficile comme cela !

Nous avons déjà décrit où se situe le veau d’or dans l’Eglise au niveau du paragraphe consacré au symbolisme. Mais où est-il au niveau de l’utopie ?

Le ciel, le Pays promis de la félicité accessible par la foi en la grâce offerte en Jésus-Christ serait-il une utopie ?

L’annonce de l’Evangile de la croix et de la résurrection de Jésus-Christ engendrant la foi donne la certitude du salut au ciel après la mort physique. Serait-ce une utopie ? Bien entendu que non et une infinité de fois non !

Mais là encore comme pour le Peuple d’Israël la MORT devient la seule perspective réaliste et communément admise pour passer au ciel. De toute manière, ce qui se passera sur la terre, c’est clairement « après moi le déluge » : une mentalité à vrai dire mortifère.

Pourtant d’après le texte de l’Apocalypse le programme ne se limite pas à cette mentalité à priori réaliste et prônée en général. Cette mentalité entraîne l’utopie par rapport à l’étendue réelle du projet intégral de Dieu auquel on ne croit plus.

Quel le projet intégral de Dieu ?

Il s’agit de monter sans mourir au ciel, travailler à partir du Trône et réussir le plus grand réveil de l’Histoire, dégager le Dragon et ses acolytes des LIEUX CELESTES ET DE LA TERRE pour l’instauration du Millénium !

Oui, il y est clairement question de la terre à gérer comme à l’époque d’Adam et d’Eve ! YHWH ELoHiM n’a absolument pas renoncé à son projet initial ! Donc le Pays promis du chrétien n’est pas uniquement le ciel entier mais aussi la terre entière évidemment tous deux dégagés de l’Ennemi !

C’est toute la signification du Millénium sur terre obligatoirement à mettre en relation avec le texte de la Genèse ! Dégageons-nous du spiritualisme qui réduit l’étendue du projet de YHWH ELoHiM ! N’oublions pas le premier verset de la Bible : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. » Il n’a pas seulement créé le ciel mais aussi la terre donc Il veut restaurer et récupérer les deux !

Voilà le projet de Dieu et si c’est le projet de Dieu cela doit devenir le nôtre. Ou alors est-ce pour nous une utopie ?

Jusqu’à présent nous avons essayé et nous essayons en vain de dégager l’Ennemi de la terre voire des lieux célestes avec les moyens symboliques « terrestres intermédiaires » ecclésiaux ou pire carrément négatifs terrestres depuis le début et même de façon charismatique très spirituelle depuis un siècle environ ! C’est comme si on s’était fabriqué un veau d’or !!!

Le projet intégral de Dieu ne marche pas, il est une utopie, alors on se débrouille nous-mêmes comme les Hébreux : on se construit notre veau d’or que l’on nomme YHWH !!! Là il semble que nous y allons peut-être un peu fort !!??

Pourtant nous admettons aisément qu’avec le veau d’or cela ne marche pas.

Eh bien l’Histoire de l’Eglise nous prouve amplement que cela ne marche pas ! De plus le texte de l’Apocalypse, la Parole de Dieu de Jésus-Christ Glorifié, de la Sainte Esprie de Gloire, nous disent que cela ne marchera pas !

On refuse depuis 92-94 le projet de Jésus-Christ Glorifié parce que tout simplement on a considéré que c’était une utopie**.**

Quoi ? Le corps métamorphosé, l’immortalité pour monter à la Salle du Trône et travailler à partir d’En-Haut ? Cela ne s’est jamais vu et de toute façon ce n’est pas possible donc ce n’est pas biblique ! etc… etc… Tout cela est donc utopique voire mensonger… !

Qui a dit que « rien n’est impossible à Dieu ? » Bonne question ! Alors ?

e) Le veau d’or de l’Eglise

L’Eglise actuelle est dans la situation du Peuple d’Israël au désert et cela fait 2000 années de pérégrinations dans le « désert » de ce monde ici-bas !

Où est véritablement l’utopie de l’Eglise ? Elle réside dans le fait qu’elle a cru ou qu’elle croit que le Pays promis est conquis tant au niveau céleste qu’au niveau terrestre par la croix et la résurrection qui sont devenus comme des « monuments du souvenir ». La victoire finale n’est pas du tout assurée par les monuments du souvenir mais elle est assurée à 100% parce que Jésus est passé par la croix et la résurrection, ce qui Lui a permis d’être glorifié, de siéger AUJOURD’HUI sur le Trône et d’avoir la toute-puissance adéquate. Mais force est de constater les péchés et les horreurs sur terre intrinsèquement liés aux horreurs infernales célestes. Il faut donc un complément d’information ou plutôt de révélation car il y a un problème d’application et de réalisation évident au vu des résultats.

Pourtant, l’Eglise, par ses réalisations certes louables de lieux de culte extraordinaires, d’œuvres, de programmes, d’éducation etc… avec des sacrifices en argent et en hommes dévoués, pense conquérir le Pays promis tout au moins la terre voire les lieux célestes. C’est justement là que réside son utopie et même son veau d’or mais elle ne le sait pas !!! Cela fait 2000 ans qu’elle essaye de réaliser ce qui n’est pas réalisable de cette manière !

L’Eglise investit son « or » dans des moyens et des choses TERRESTRES VISIBLES ET MATERIELLES, elle pratique des rites divers face à ses symboles avec des postures et des styles divers selon les dénominations. Elle accomplit des réalisations terrestres au nom de Dieu et qui portent le nom de Dieu au lieu de monter D’ABORD sur la « montagne » dans la Gloire directement chez Dieu ! Elle met la charrue avant les bœufs !

Bref, en évoluant dans l’utopie, elle a fini par se fabriquer son veau d’or. Elle se dote, à défaut, de moyens terrestres, intermédiaires, elle se confie dans ses intermédiaires religieux visibles de ses symboles en or à sa disposition, c’est-à-dire son veau d’or, et fait automatiquement, même sans le vouloir, l’impasse sur Dieu au lieu de se confier en Lui d’abord.

Se confier en Dieu tout court signifie se confier en Dieu d’abord ce qui signifie AVANT TOUT Le trouver face à face en direct pour apprendre, voir faire le Père qui a aussi montré les choses à Jésus (Jean 5 :20) pour être rendus réellement capables d’accomplir les missions prévues, de combattre victorieusement l’ancien Chérubin qui n’est pas un enfant de chœur, c’est le moins qu’on puisse dire ! Jésus nous envoie comme Lui-même a été envoyé, c’est-à-dire à partir d’En-Haut. Pensons-nous que nous sommes supérieurs à Jésus pour que nous puissions nous passer de cet apprentissage céleste préalable ? Se croire supérieur à Jésus, n’est-ce pas aussi de l’auto-idolâtrie ? Cela correspond d’ailleurs à la caractéristique du veau docile et dépendant que nous dominons et dont nous faisons ce que nous voulons.

3. Le symbolisme et l’utopie sont partout

Le symbolisme est partout : dans le religieux, le physique par exemple dans le visuel marketing, la sexualité, les arts, les cultures, les médias, l’économie, la politique, les structures psychologiques et spirituelles dont les superstitions, les magies, sans compter tout le reste… !

L’utopie que l’on pourrait rapprocher des rêves illusoires en tous genres est aussi partout et se trouve dans les idéologies, les idéaux, les religions, les arts, la littérature, les cultures, les mythes, les médias, l’économie, la politique surtout au niveau des promesses, les rapports sociaux, familiaux, les projets en tous genres, les richesses et j’en oublie… !

Le veau d’or signifie, vise quelque part tout ce qui fait notre vie ici-bas ! Le symbolisme et l’utopie donnent à notre vie couleurs et saveurs éphémères, illusoires, catastrophiques à la fin certes, mais c’est mieux que rien, en attendant, mais en attendant quoi ? Mangeons, buvons, engraissons, forniquons car demain nous mourrons, exactement ce que les Israélites firent autour du veau d’or avant le jugement (Exode 32: 26-28).

Ainsi nous n’avons qu’effleuré la problématique car elle est beaucoup plus vaste et complexe que ce que nous pouvons même imaginer ou penser et nous sommes coincés en plein dedans sans à priori avoir le choix, comme nous le sommes dans l’espace-matière-temps !

Eh bien si, nous avons le choix parce que le Seigneur Jésus-Christ glorieux, tout puissant siège sur le Trône et est revenu pour nous exhorter à sortir de ce guêpier inextricable ! La solution est là EN Jésus-Christ pour sortir du symbolisme et de l’utopie liés au veau d’or qui se profilent partout !

En Lui, nous passons de l’idolâtrie et de la magie du veau d’or à l’adoration dans le Tabernacle-Temple céleste, du symbole à la réalité et à la vérité glorieuses du face à face, de l’utopie à la foi, du désert au Pays promis où coulent le lait et le miel, des échecs et défaites actuels aux victoires à partir d’En-Haut dans les lieux célestes et sur terre prévues et décrites dans l’Apocalypse !

Conclusion

Ce n’est pas Moïse qui est revenu de la montagne en cassant les tables de la Loi en 92-94, mais bien Jésus-Christ Glorifié qui est REVENU du ciel vers Jean appelant vraiment très vigoureusement et sérieusement à ECOUTER ce que l’Esprie dit aux églises, appelant à la REPENTANCE et appelant entre autres à « acheter » l’or et le collyre pour les yeux, revêtir les vêtements blancs (aspects de la métamorphose du corps, Feu, Lumière, rayonnement de gloire) et monter jusque sur le Trône ! Arrêtons de dire que nous n’avons besoin de rien, que nous sommes riches alors qu’en réalité nous sommes pauvres, aveugles, misérables et nus ! Au jour d’aujourd’hui, si on y regarde de près, notre soi-disant richesse visible a étrangement la forme d’un veau doré devant symboliser le Pays promis tant céleste que terrestre, notre vision est obnubilée par ce veau d’or et nous sommes à vrai dire dépouillés et mourants face à ce veau d’or.

Le reconnaître et passer du bon côté dans la repentance pour « monter » nous jeter réellement dans les bras d’amour de notre Père céleste qui nous attend pour apprendre de Lui ce qu’Il veut nous montrer, voilà la seule solution face à l’idolâtrie magique du veau d’or qui finit toujours par nous rattraper quelque part que nous le voulions ou non.

En Lui, Martin BUSCH

91. Esprie et espace – matière – temps

INTRODUCTION

« Au commencement, Dieu (Elohim) créa les cieux et la terre. La terre était néant et chaos (ToHuW : informe, solitude, néant, chaos, vain, désert, désolation ; BoHuW : vide, destruction ; cf. tohubohu) : l’obscurité (CHoCHeK : ténèbres, obscurité, calamités, ignorance) à la face de l’abîme (TeHOUM : profondeur, eaux profondes, abîme, enfermement, séjour de la Mort), et l’Esprie Dieu (ROUaCH ELoHiM) se mouvait (RaCHaPH : mouvoir, voltiger, trembler) au-dessus des eaux (MaYiM : eau, eaux, urine, danger violence, marécages, larmes, mare puante, à fumier). Dieu dit : Que la lumière (OR : lumière, brillance, éclat) soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit (LaYeLaH : nuit, nocturne). Il fut soir, il fut matin : jour uni (yom erad : jour un, unique, uni, unifié). » (Genèse 1:1-5).

 

Ici la ROUaCH (ROUaCH nom féminin en hébreu : Esprie) apparaît comme la première appellation du NOM divin dans la Bible. Le nom de Dieu – ELoHiM mentionné en premier est ROUaCH ! C’est plus que significatif et nous révèle un peu mieux la place de la Sainte Esprie Restauratrice, Mère divine puissante dans la Bible !

 

Plus tard nous trouvons presqu’exclusivement l’appellation YHWH ELoHiM (« Je suis » YHWH ; cf. Exode 3) .

 

ELoHiM peut « contenir » plusieurs noms, même des noms d’idoles dans la Bible. Par exemple en Exode 20: 2 et Juges 10:14 ELoHiM est même employé pour désigner d’autres dieux ou idoles qu’Israël ne devait pas invoquer. Cela nous amène à dire que les expressions EL, ELoHiM sont utilisées pour désigner celui ou ceux que l’homme considère comme son dieu ou ses dieux : soit les ELoHiM (pluriel de EL) contiennent et désignent des faux dieux, soit ils contiennent et désignent les Noms de YHWH, d’AB (Père ; Psaume 68:5), de YeSCHOUaH ou encore, comme ici, de ROUaCH.

 

Donc tout dépend du NOM que l’on met dans ELoHiM. Il se trouve que le premier NOM qui est mis par écrit dans ELoHiM est ROUaCH !!! Il ne faut pas traduire Esprie DE Dieu mais l’Esprie Dieu. ROUaCH est un des trois NOMS principaux placé dans ELoHiM comme étant YHWH (Je suis celui qui suis = Être, Tout Autre donc à l’origine) et Jésus plus clairement révélé dans le Nouveau Testament (YeSCHOUaH, sus : contraction de YHWH ; shouah sauve ; cf. Jean 8:58). Il s’agit du même Dieu UN (Deutéronome 6:4) étant à la fois trois personnes (Matthieu 28:19). ROUaCH ELoHiM n’est pas à confondre avec la NePHeSCH insufflée par YHWH ELoHiM à Adam en Genèse 2: 7.

 

Notons que les trois noms cités ont leur place dans ELoHiM pour désigner le vrai Dieu révélé dans la Bible. Ainsi, par exemple, on pourrait mettre YHWH ELoHiM au verset 1 au vu de la signification de YHWH. Mais Il n’est pas clairement nommé comme c’est le cas de la ROUaCH dans le verset suivant !

 

Quoi qu’il en soit ROUaCH ELoHiM se mouvait au-dessus des eaux face au tohu-bohu, l’enfer sur terre provoqué par Lucifer après sa chute qui eut lieu entre le premier et le second verset de Genèse 1 : c’est la première chute (Cf. Ezéchiel 28:16 ; Luc 10:18). En effet ni la ROUaCH ELoHiM ou YHWH ELoHiM n’a jamais créé le tohu-bohu, l’abîme, la nuit et les ténèbres ! Ce serait tout de même un comble que d’affirmer que Dieu aurait créé cela ! Il fallait donc bien que cela vienne de quelque part ou plutôt de quelqu’un ! Notons en plus que Lucifer est toujours dans les lieux célestes au 2ème ciel dans l’abîme, l’enfer mais a toujours encore accès au Trône de YHWH ELoHiM pour nous accuser et accomplir ses forfaits notamment sur terre à partir de là d’où malheureusement sa grande puissance spirituelle négative (1 Rois 22:20-22 ; Job 1:6ss ; Zacharie 3:1-2 ; Apocalypse 12:3+7-13). Notons aussi qu’il avait encore accès au Paradis au début avant la chute d’Adam et d’Eve et démontra qu’il avait déjà chuté auparavant en provoquant d’emblée par sa tentation la deuxième chute, à savoir celle d’Adam et d’Eve (Genèse 3:1ss).

 

C’est pourquoi la suite des versets en Genèse 1 n’est pas tellement un récit de création mais bien davantage un récit de réparation, de restauration, de remise en ordre ou encore de métamorphose en gloire paradisiaque face au gâchis d’imprégnation spirituelle négative et corruptrice provoquée sur la terre – univers – matière par le ténébreux ange, chérubin déchu et ses acolytes, les anges déchus devenus des démons.

 

Il est écrit qu’ELoHiM « dit » et « fit ». Le verbe « BaRaH – créer » est à nouveau employé aux versets 21 et 27 pour les animaux et l’être humain qui étaient des nouveautés par rapport à Genèse 1:1 où ils n’avaient pas encore été créés.

 

Genèse 2:4 est le début d’un nouveau récit relatant les événements sous d’autres perspectives et points forts avec Adam et Eve au paradis où YHWH ELoHiM est clairement nommé pour la première fois. Les missions d’Adam et d’Eve étaient de gérer, de peupler la création à nouveau paradisiaque et de la dominer pour notamment en chasser le Serpent qu’il fallait justement dominer. Mais la deuxième chute du couple humain fut un second gâchis et un échec qui devra être restauré d’après la volonté et la grâce de YHWH ELoHiM !

 

Notre propos sera d’essayer de comprendre la base de la première restauration pour mieux comprendre la seconde toujours en cours !

1. La Lumière : l’antidote de base aux effets de la première chute

ROUaCH ELoHiM dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut ! ROUaCH ELoHiM vit que la lumière était bonne. En fait Genèse 1 à 2:3 est le récit qui décrit le travail d’Esprie Dieu, ROUaCH ELoHiM (Cf. Zacharie 4:6).

 

Notons tout de suite que cette Lumière ici n’a rien à voir avec celle du soleil et des astres en général qui ne furent mis en place que plus tard car seulement mentionnés au verset 14 ! Elle n’a pas davantage à voir avec la lumière que nous pourrions allumer pour nous éclairer la nuit.

 

Cette Lumière divine à savoir Jésus-Christ vrai Dieu, vrai Homme (Jean 1) sera déjà l’antidote de base aux réalités tohu-bohu de l’espace-matière-temps déjà à ce moment-là totalement démonisées, minées, polluées, imprégnées et déformées voire quasiment anéanties par l’ange déchu.

 

L’espace – matière – temps pour exister, a besoin d’éléments qui aient une consistance observable, mesurable qui soient en mouvement, en vie et soient en relation entre eux dans une durée donnée, que cela aille de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il faut une certaine « tangibilité, consistance » pour une possibilité d’observation et de mesures de cette vie par des méthodes très diverses, en tous cas ici-bas.

 

Les effets tohu-bohu de la première chute peuvent être décrits par des mots très significatifs dignes de ce qu’on peut appeler l’enfer tels que : informe, solitude, néant, chaos, vanité, désert, désolation, vide, destruction, ténèbres, obscurité, calamités, ignorance, profondeur, eaux profondes, abîme, enfermement, séjour de la Mort, urine, danger violence, marécages, larmes, mare puante à fumier ! Les champs de bataille de Verdun par exemple ou les effets de la bombe atomique au Japon ou d’autres horreurs ne sont rien à côté des effets infernaux de cette première chute mais en sont quelque part des illustrations à petite échelle !

 

Cette Lumière (« OWR » en hébreu) appelée par ROUaCH ELoHiM à se manifester par Sa Parole, Sa « musique », Son cri, Ses ondes et vibrations de vie et d’enfantement, est évidemment le contraire de tout cela. Il s’agit de la Gloire rayonnante (en hébreu : KaVoD, SHeKiNaH, en grec : doxa) qui était bonne à la VUE de ROUaCH ELoHiM. Cette gloire a un « poids éternel » (2 Corinthiens 4:18), de la consistance, elle remplit : elle est le contraire du vide et du néant. Elle éclaire, brille : elle est le contraire de l’obscurité et de la nuit.

 

ROUaCH ELoHiM fit donc le « ménage » : Elle sépara la lumière d’avec les ténèbres et appela ou plutôt identifia la lumière jour et les ténèbres nuit. Cela n’a rien à voir avec la nuit, le jour tels que nous les connaissons actuellement (cf. Genèse 1:14). Il y a uniquement là distinction, séparation et appellation de ce qui est lumière et ténèbres, jour et nuit bref une remise en ordre par une séparation et une identification de ce qui est bien et mal. Nous reconnaissons déjà l’Esprie qui sonde tout (1 Corinthiens 2:10b).ROUaCH ELoHiM remet tout simplement la lumière du jour, la gloire, à la place des ténèbres de la nuit. Il n’est pas dit que l’obscurité était bonne et pour cause… mais il est bien dit que la Lumière était bonne.

 

De plus l’expression « YoM ERaD » (Genèse 1:5) signifie jour un, unifié, éternel à mettre en relation avec YHWH ERaD (Deutéronome 6:4) c’est-à-dire YHWH unifié, un, sans défaut ni faille, éternel, c’est à dire déjà Jésus. Ici il ne s’agit pas de comprendre « premier jour » mais bien « éternité ». Ce jour est l’imprégnation de la lumière dans l’espace – matière – temps formant une UNITE et HARMONIE entre les trois par le poids, la consistance de la gloire et de l’éternité une et indivisible sans limites !

En fait la nuit et les ténèbres n’avaient plus leur place dans ce jour « un, unifié » (YoM ERaD) signifiant en fait l’éternité remise en place par la Lumière de la Gloire.

 

Pour mieux fonder et comprendre cela, relisons Apocalypse 21: 23-25 et 22: 5 décrivant une situation identique d’éternité mais après la fin de notre ère : « La cité n’a plus besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer car la gloire de Dieu l’illumine et son flambeau c’est l’Agneau…Ses portes ne se fermeront pas au long des jours, car en ce lieu, il n’y aura plus de nuit Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil. »

Là les choses sont claires et nettes par rapport à notre interprétation, c’est le moins qu’on puisse dire ! Nous sommes à l’opposé du tohu-bohu, de l’abîme, du néant, de la mort, du vide, des ténèbres sur terre qui sont d’une division, d’un désordre et d’une horreur inimaginables.

 

La ROUaCH ELoHiM en tant que Mère de Jésus la Lumière enfante par là la Lumière métamorphosante, la Gloire comme antidote au tohu-bohu : c’est « l’ingrédient de base » de la première restauration suite à la première chute comme cela doit redevenir « l’ingrédient de base » de la seconde restauration suite à la seconde chute ! Là encore nous retrouvons Jésus-Christ, la Parole, la Lumière.

2. Esprie et espace – matière – temps : deux réalités indissociables

Pourquoi ce retour et cette référence à la première chute qui n’a que très peu été identifiée entre Genèse 1:1 et Genèse 1:2 ?

 

Ce retour et cette référence à cette première chute ayant provoqué le tohu-bohu permet de prendre connaissance des remèdes et de la réaction de la ROUaCH ELoHiM pour mieux comprendre le processus de la restauration et du salut ultimes suite à la deuxième chute. Nous avons vu dans le paragraphe précédent que la Lumière est la première réaction de la ROUaCH ELoHiM.

 

Il y apparaît aussi clairement que la réalité dite spirituelle et celle de l’espace – matière – temps sont intrinsèquement liées et indissociables.

 

Le mauvais, le Diable du 2ème ciel a imprégné l’espace-matière-temps glorieux initial de Genèse 1:1. Celui-ci fut alors métamorphosé, imprégné dans le mauvais sens négatif de la corruption et de la destruction et passa ainsi au néant, au tohu-bohu absolu de l’enfer.

 

La Sainte Esprie, ROUaCH ELoHiM du 3ème ciel imprégna, métamorphosa, enfanta à nouveau le tohu-bohu par la Lumière. Celui-ci se métamorphosa à nouveau en Vie, en Gloire, en Lumière, en Feu, en immortalité, en pureté, en beauté, en vie etc… Nous sommes en présence d’un processus fondamental et refondateur d’enfantement et de métamorphose de gloire en gloire qui s’est mis en marche (Cf. 2 Corinthiens 3:18). Les versets suivants du premier chapitre de la Genèse en font la description merveilleuse jusqu’à la création de l’être humain mâle et femelle à l’image et la ressemblance de Dieu.

 

Plongeons-nous d’emblée dans le deuxième récit pour comprendre la suite. En Genèse 2:7 YHWH ELoHiM tira Adam du sol, lui insuffla l’haleine de vie et en fit un NePHeSCH c’est-à-dire un être glorieux esprit, âme et corps. La matière, le corps façonné avec de la terre, bénéficie du souffle de vie, NePHeSCH, qui le transforme, transfigure en être glorieux à l’image de Dieu. Adam et Eve tirés de la terre et métamorphosés en êtres de gloire, en NePHeSCHs, devaient en réponse et suite au tohu-bohu du Diable gérer la création ainsi restaurée et s’y multiplier ! Ils devaient aussi dominer le Diable, le Serpent et le chasser. Malheureusement, dans la liberté, condition de possibilité de l’amour, que leur laissa YHWH ELoHiM, ils cédèrent à la tentation de Lucifer et chutèrent sur son influence.

 

L’Esprie, la gloire, la Lumière se retira progressivement du corps d’Adam et d’Eve pour laisser de plus en plus la place à la déchéance et aux démons, à la « nuit démoniaque ». Les peaux d’animaux sacrifiés en expiation provisoire par YHWH ELoHiM servaient à « couvrir » les corps d’Adam et d’Eve de plus en plus imprégnés par les ténèbres. Ils pouvaient de moins en moins se tenir dans la présence directe de YHWH ELoHiM d’où leur peur. Ils furent alors chassés du paradis. La souffrance et la Mort purent de plus en plus intervenir, la longévité baissa. Le temps d’éternité illimité devint un temps limité et la terre devint de plus en plus difficile à cultiver (Genèse 5:29). La méchanceté entre autres suite aux mélanges génétiques entre les humains et les démons parvint à son comble et le jugement du déluge avec ses « eaux profondes destructrices » eut lieu (Genèse 6 à 8).

 

Il fallait que Dieu remette encore et encore l’ouvrage sur le métier en vue de la restauration notamment après le déluge avec la création du Peuple d’Israël en passant par Noé pour que l’Esprie puisse à nouveau imprégner la matière tout au moins dans un espace délimité pour commencer, à savoir la Terre d’Israël.

 

Tout cela pour dire que jusqu’à aujourd’hui, l’espace – matière n’est plus glorieux comme au paradis mais pas tout à fait dans les ténèbres, d’où la beauté de la nature qui subit toutefois de plus en plus la pollution et les catastrophes naturelles. L’espace – matière est dans une situation INTERMEDIAIRE.

De même, le temps a remplacé l’éternité (= jour un, unifié, parfait éternel) et la durée est passée dans une situation INTERMEDIAIRE limitée à savoir l’Histoire telle que nous la connaissons comportant une suite de débuts et de fins situés entre un début unique et une fin unique et définitive.

Pourquoi ? Contrairement au Diable qui est irrémédiablement jugé et condamné pour l’éternité, les êtres humains considérés comme plus naïfs et moins rusés par Dieu, donc moins responsables, ont encore une chance malgré leur condamnation. Dans le cadre du plan de salut mis en place par YHWH ELoHiM dans l’Histoire, le temps limité et dans l’espace – matière intermédiaires, ils ont toujours encore l’occasion de choisir ou de ne pas choisir de suivre Dieu comme initialement au paradis. Mais ils se retrouvent dans un autre contexte beaucoup plus difficile à savoir l’espace-matière-temps intermédiaire beaucoup moins évident par rapport à la révélation divine du « face à face » tel que le paradis, car un « voile » cache et sépare cette réalité « intermédiaire » d’avec la Lumière glorieuse divine. De plus la deuxième chute a placé l’Ennemi dans la puissante position de Prince de ce monde (Jean 12:31) ce qui n’est pas une sinécure pour les « mortels de ce monde » !

 

Selon leur choix, ROUaCH ELoHiM peut plus ou moins imprégner l’espace-matière-temps de gloire et d’éternité ou au contraire Satan et ses acolytes peuvent davantage l’imprégner si les péchés abondent.

 

Jésus-Christ, le Nouvel Adam parfait par le fait qu’Il est vrai Dieu (Céleste, glorieux, éternel) et vrai Homme (matière – corps) est UN comme ce jour un, unifié de la Genèse, l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin (Apocalypse 22:13) c’est-à-dire d’éternité et la Lumière (Jean 8:12), la Gloire consistante de poids à savoir la matière divine métamorphosée, glorifiée (2 Corinthiens 4:18).

 

La chair en tant que matière corporelle corrompue sujette à l’influence et à l’imprégnation du tohu-bohu n’existait pas chez Jésus (Jean 14:30). Il était totalement parfait, sans péché et n’avait pas de nature ni de charge rédhibitoire, écrasante négative, limitative. C’est pourquoi le fait d’avoir pris notre apparence humaine intermédiaire et subi le supplice injuste pour Lui sur la croix, a permis l’expiation et la substitution en notre faveur. Sans charge négative parce que sans péché ni imperfection, Il a été en effet en mesure de prendre sur Lui par amour notre chair ou matière corporelle corrompue pour que non seulement notre âme et notre esprie soient sauvés de l’enfer mais aussi pour que notre corps en soit sauvé dès aujourd’hui (Romains 8:23). Notre corps peut ainsi être débarrassé de sa matière corrompue sujette au tohu-bohu c’est-à-dire sa chair. La Lumière et le Feu du Corps ressuscité et glorifié par la ROUaCH ELoHiM (Romains 8:11a) de YeSCHOUaH ELoHiM peut à présent imprégner, macérer, baptiser, métamorphoser, « vivifier » (Romains 8:11b) notre corps pour l’immortalité et la montée dès à présent !

Comme l’Apôtre Jean, nous pouvons « devenir EN Esprie » ce qui ne signifie pas la suppression de notre corps (soma) au profit du « spirituel » mais son devenir, sa métamorphose (2 Corinthiens 3:18), sa transformation, sa transfiguration, son revêtement en Feu et Lumière de la consistance et du poids de Gloire comme l’étaient Adam et Eve avant la chute. Il s’agit de l’intégration de notre corps dans le sein maternel de la ROUaCH ELoHiM de laquelle nous naîtrons au ciel.

Ainsi nous pouvons redevenir glorieux tant au ciel que sur terre pour être des vecteurs et des porteurs de ROUaCH ELoHiM et avec Elle participer à la transformation de la matière et des corps, bref de la création toute entière.

 

C’est pourquoi la création nous attend vivement en tant que fils et filles révélés c’est-à-dire au corps sauvé, glorifié, sans voile séparateur pour qu’elle soit libérée de l’esclavage de la corruption dû à la seconde chute (cf. Romains 8: 19-23). La création attend impatiemment que ROUaCH ELoHiM fasse avec nous à présent ce qu’Elle avait alors fait face au tohu-bohu de la première chute.

 

De même, vu sous un autre angle, le nouvel Adam Jésus-Christ, l’Époux, la Lumière, avec nous la nouvelle Eve, l’Épouse, devons comme Adam et Eve remplir nos missions dont celle de dominer et d’éjecter le Serpent qui imprègne toujours encore partiellement les lieux célestes (2ème ciel + accès à la Salle du Trône) et la création intermédiaire de son tohu-bohu partiel mais déjà passablement terrible !

 

Adam et Eve étaient glorieux, lumineux, des NePHeCHs, à l’image de YHWH c’était la seule position possible pour venir à bout du Serpent. L’Eglise, la nouvelle Eve et Épouse n’est justement pas encore dans cette position restaurée, donc il n’y pas encore de possibilité de venir à bout du Serpent ! Si c’était fait, cela se saurait et se constaterait !

 

Le nouvel Adam, le Messie, est glorieux, lumineux, même assis sur le Trône, c’est fait, ce fut pleinement accompli après la croix et la résurrection ! Mais la nouvelle Eve manque à l’appel. Sa présence réelle aux côtés de Jésus sur le Trône est pourtant obligatoire.

YHWH ELoHiM veut impérativement un COUPLE, Son vis-à-vis, capable d’engendrer, de se multiplier, pour donner sens, amour et vie à Sa création !

Au départ, Il a créé l’être humain mâle et femelle à Son image pour finir le travail de réponse à la première chute et ses effets !

Aujourd’hui Il veut reformer ce couple glorieux pour finir le travail de réponse à la seconde chute et ses effets.

Mais la finition ne pourra jamais se faire sans la Lumière initiale et fondamentale de la Gloire sur la nouvelle Eve. La restauration totale de Lumière et d’Eternité opérée par ROUaCH ELoHiM est absolument indispensable comme elle le fut suite à la première chute !

La réponse initiale prononcée par ROUaCH ELoHiM suite à la première chute correspond ainsi totalement à celle de la seconde chute et trouvera son accomplissement possible dès le début de l’Apocalypse en 92 environ. L’Apocalypse est le dévoilement, la révélation de la Lumière divine initiale ou Gloire !

 

Pour n’avoir pas compris et accepté cela, l’Eglise censée être la nouvelle Eve lumineuse, rayonnante, glorieuse, continue à grenouiller dans sa mare puante ecclésiale intermédiaire !!! Elle pense que son nouvel Adam ne l’attend pas au ciel pour finir le travail qu’Il avait commencé, alors qu’elle y est indispensable dès aujourd’hui pour ce faire selon le plan immuable de YHWH ELoHiM !

 

N’oublions jamais cette Parole de YHWH ELoHiM : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2:18). Si cette Parole était vraie pour le premier Adam, elle l’est aussi pour le Nouvel Adam, Jésus-Christ ! Dans tout vrai couple sain et saint, il y a le partage des tâches ! « Il n’est pas bon que Jésus-Christ soit seul ; Je lui ferai une aide semblable à Lui ! » Le « tout est accompli » concerne uniquement le travail justificateur parfaitement réalisé par le Nouvel Adam. Cette justification de grâce autorise la nouvelle Eve à venir Le rejoindre en tant qu’aide sur le Trône pour « dominer », remettre l’ordre paradisiaque de confiance et d’amour parfaits en place et chasser le Serpent ! Pour ce faire il faut qu’elle soit évidemment semblable à Lui, parfaite et glorieuse, Reine, « sacrificatrice[eur] » (Apocalypse 5:10), pour être ensemble avec Lui le Roi, le Sacrificateur. Elle doit aussi se laisser féconder pour la descendance puis accoucher d’une nouvelle génération » (Apocalypse 12:5,17). C’est la seule condition de possibilité pour ainsi finaliser le travail (dominer, nommer, se multiplier) qui était prévu pour Adam et Eve à l’origine !

 

L’Eglise ne comprend pas pleinement pourquoi son « Adam » YeSCHOUaH ELoHiM lui a envoyé la ROUaCH ELoHiM. Le rôle de cette dernière consiste à la rendre telle qu’Il la veut, sans taches ni rides, à Sa stature parfaite, digne de Lui, glorifiée dès maintenant par la Nouvelle Naissance de Son sein maternel En-Haut !

 

Cette ignorance démontre une carence notoire de connaissance et de sagesse avec les conséquences désastreuses que l’on connaît !

 

Conclusion

Laissons l’Apôtre Paul conclure au mieux notre propos : « …nous prêchons la SAGESSE de Dieu, mystérieuse et CACHEE que Dieu, AVANT LES SIECLES, avait destinée pour notre GLOIRE … Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’AIMENT. Dieu nous les a révélées par la Pneuma. Car la Pneuma sonde TOUT, même les profondeurs de Dieu. » (1 Corinthiens 2: 6-10).

En Lui, Martin BUSCH

90. Sinaï

INTRODUCTION

Les événements du Sinaï durant le laps de temps où le Peuple d’Israël, avec Moïse à sa tête, reçut la THoRaH avec les manifestations glorieuses de YHWH ELoHiM sont absolument époustouflantes au regard du message de l’Eglise des Vainqueurs !

 

Le projet constant et ultime du Seigneur aura toujours été d’essayer de ramener concrètement et réellement Son Peuple à Lui dans Sa gloire.

 

C’était particulièrement le cas au Sinaï.

 

 

1. Pionniers

« Israël campa là, vis-à-vis de la montagne (Sinaï). Moïse monta vers Dieu : et YHWH l’appela du haut de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d’Israël : Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19:1-6)

 

Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d’épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu ; et ils se placèrent au bas de la montagne. La montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que YHWH y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait et Dieu lui répondait à haute voix. Ainsi YHWH descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne ; YHWH appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta. » (Exode 19:16-20).

 

Ici, le pionnier de la « montée » fut Moïse comme l’Apôtre Jean, bien des siècles plus tard. Nous retrouvons de manière frappante des expressions de l’Apocalypse telles « écouter Dieu, l’Esprie », « garder l’Alliance, la Parole », « Royaume de sacrificateurs », « nation sainte », « Feu », « tonnerre, éclairs » « Fumée, nuée », « trompette » et « monte » ! Nous voyons d’emblée que le projet de Dieu d’amener Son peuple à Lui dans la gloire remonte à très loin dans le temps !

 

« YHWH lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron » (Exode 19:24). Moïse est le premier pionnier de la « montée » mais déjà Aaron est désigné comme devant être le second. Moïse monte et descend, exactement comme le feront les membres de l’Eglise des Vainqueurs. Il est censé, comme l’Eglise initiale des Vainqueurs sera censée de le faire, d’amener d’autres fidèles à monter dont le premier est ici Aaron !

 

Mais malheureusement le Peuple place d’emblée Moïse dans un rôle d’intermédiaire, de médiateur parce qu’il a peur de Dieu et de Sa Parole directe :

« Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l’éloignement. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions… Le peuple restait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu. » (Exode 20: 18-20).

 

« Dieu dit à Moïse : Monte vers YHWH, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des anciens d’Israël et vous vous prosternerez de loin. » (Exode 24:1).

 

« Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. Ils VIRENT le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu et ils mangèrent et burent. » (Exode 24:9-11).

 

Moïse ne monta plus seul mais accompagné !!! Tous ces pionniers purent monter et VOIR YHWH ELoHiM !!! Ils virent probablement aussi la mer de cristal et étonnamment jouirent de la convivialité en plus !

 

Mais la majorité n’aime pas suivre les pionniers par peur de l’inconnu et en l’occurrence le Peuple a considéré YHWH ELoHiM comme un inconnu malgré les hauts faits et les protections qu’Il a opérés en sa faveur aux yeux de tous ! Il préfère se tenir dans l’éloignement ce qui générera bien des problèmes comme toujours quand on veut mettre loin de Dieu.

 

 

2. L’Ersatz

L’Ersatz est un produit voire une réalité de remplacement, intermédiaire, transformée de moindre qualité comparé à la réalité originale ou originelle. Il s’agit d’un sous-équivalent, d’un substitut artificiel. C’est un terme d’origine allemande où l’Allemagne devait durant la première guerre mondiale fabriquer des matières premières de remplacement de moindre qualité qu’elle ne pouvait plus importer des pays producteurs à cause du blocus maritime ennemi, comme le pétrole par exemple remplacé par la benzine ou encore le café remplacé par de la chicorée etc…

 

Autour de ces événements, vu que le Peuple n’avait pas les dispositions nécessaires pour pouvoir et vouloir supporter la présence réelle sainte et glorieuse de YHWH ELoHiM comme Moïse, il fallait passer au « provisoire » de la durée par des Ersatz.

 

Il fallait que le sang d’expiation continue à couler. Il fallait un livre contenant la Loi de Dieu et l’Histoire du salut depuis la création, ici jusqu’au don de la THoRaH au Sinaï que Moïse écrivait au fur et à mesure sachant qu’il a rédigé au bout du compte les 5 premiers livres de la Bible. Il fallait donc un contrat écrit ou une alliance écrite à respecter et à faire respecter. Il fallait aussi un autel, le Tabernacle et le service de la prêtrise pour une approche de Dieu pédagogique de témoignage et de sainteté mais toujours provisoire et temporelle. Enfin il fallait que la Loi soit « gravée dans le marbre » tout au moins sur des tables de pierre par Dieu Lui-même (Cf. Exode 20 à 32). Autrement dit la Loi surnaturelle d’éternité devait en quelque sorte se « matérialiser », se fixer dans l’immanence en étant gravée dans une matière terrestre des plus pérennes à savoir la pierre !

 

Bref, en désespoir de cause, il fallait un Ersatz pour pouvoir continuer à survivre dans l’espace-matière-temps. Il fallait écrire l’Histoire pour fixer le souvenir, pratiquer des rites, respecter une quasi infinité de lois et susciter la foi et l’action dans l’espérance de jours meilleurs notamment au Pays promis pour commencer :

 

« Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel…il bâtit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël…. Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins et il répandit l’autre moitié sur l’autel. Il prit le livre de l’alliance et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

Moïse prit le sang et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que YHWH a faite avec vous selon toutes ces paroles…L’Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai écrites pour leur instruction » (Cf. Exode 24). « Lorsque YHWH eut achevé de parler à Moïse sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt d’ELoHiM ». (Exode 31:18).

 

YHWH ELoHiM aurait voulu que tout le Peuple devienne comme Moïse ! Le Sinaï devait être le lieu de cette transformation, de cette métamorphose. Mais cela ne fut malheureusement pas le cas et il Lui fallait donner dans la religion, l’Ersatz dans le cadre de l’espace-matière-temps pour essayer de maintenir, autant se faire se peut, un semblant de contact, une connexion.

 

Cela eut des conséquences dramatiques quasiment inévitables : Comme nous l’avons écrit, Moïse est devenu un intermédiaire, un médiateur entre Dieu et le Peuple, par la volonté due à la peur de ce même Peuple. Celui-ci devint dépendant de Moïse pour l’établissement des connexions avec Dieu. Ainsi lorsque Moïse resta trop longtemps sur la montagne à son goût pour recevoir les Tables de la Loi de la part de YHWH, il lui fallait, pour parer à sa peur et sa désorientation, de nouveau quelque chose de visible le rassurant, faisant office de représentation de YHWH c’est à dire un nouvel intermédiaire : le veau d’or !

« …fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte (oups). Lorsqu’Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s’écria : Demain, il y aura fête en l’honneur de YHWH (oups) ! Le lendemain, ils se levèrent de bon matin et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces (oups)… Aaron répondit : Que la colère de mon seigneur ne s’enflamme point ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or, s’en dépouillent ! Et ils me l’ont donné ; je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau » (Exode 32:4-5+22-24). D’après Aaron l’or jeté au feu se serait transformé comme par magie en forme de veau qui serait sorti en tant que tel du feu. Quel miracle… ! Voilà ce que dit le texte ! On sent qu’Aaron ne veut pas prendre ses responsabilités pour éviter d’être coupable.

 

Nous voici très exactement dans la configuration de l’Eglise qui n’a pas accepté le message de Jésus-Christ Glorifié transmis par Jean. Elle s’est créé une flopée d’Ersatz religieux dans l’éloignement de la Gloire de Dieu.

 

Dès le deuxième siècle les anciens des églises éliminèrent les ministères charismatiques particulièrement celui de prophète et devinrent des prêtres, intermédiaires entre Dieu et les croyants et représentants de Dieu sur terre. Cela engendra très rapidement le sacrifice de la messe opéré exclusivement par les « prêtres », cérémonie calquée sur les cérémonies païennes sacrificielles aussi opérées par des « prêtres ».

 

Ensuite, pour verrouiller et sécuriser l’organisation ecclésiale, il se choisirent des évêques qui eux-mêmes se choisirent parmi eux le pape ou le « père » doté de l’infaillibilité ! Quels Ersatz religieux allant jusqu’au remplacement du Père céleste par le pape !!!

 

Comme cela ne leur suffisait pas, il leur fallait en outre des intermédiaires du style du veau d’or avec leur culte des statues et des images dites pieuses, de véritables Ersatz religieux assaisonnés de superstitions des plus choquantes bibliquement parlant. Chaque saint – intermédiaire invoqué est spécialisé pour « guérir » certaines maladies, « résoudre » certains problèmes etc. Marie devint la « super intermédiaire » généraliste puisque Mère du Seigneur, devant du fait de cette position, avoir un « accès privilégié » auprès de son Fils pour faire passer plus vite des requêtes de ses adorateurs… !

 

L’Apôtre Jean en face à face avec Jésus-Christ Glorifié puis devant le Trône était totalement à l’opposé de tout cela tant par son vécu que par son message ! Comme toujours quand on refuse d’avancer, on ne fait pas très longtemps du sur place mais on finit toujours par reculer puis régresser. Ce fut le cas de l’Eglise primitive. Par ailleurs l’histoire de l’Eglise fourmille de tristes exemples de ce type que nous ne pouvons évoquer ici. Notons simplement que les églises même les plus réveillées ont toujours fini par plus ou moins se scléroser avec le temps et ont fini par se trouver des règles et des styles pour durer, c’est-à-dire des Ersatz religieux plus ou moins marqués basés entre autres sur la « lettre qui tue » ou le légalisme.

 

Moïse, au contraire, dans sa relation avec Dieu, était totalement à l’opposé : il vivait en effet une relation directe, intime de face à face !!! Il n’y avait pas d’Ersatz mais du vrai, du direct, tout sauf du religieux ! Bref, le rêve, y compris pour le chrétien authentique d’aujourd’hui bénéficiant pourtant de la Nouvelle Alliance !

 

« L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. ». (Exode 33:11).

 

« Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire !.. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière. » (Exode 33:18-23).

 

« Les enfants d’Israël regardaient le visage de Moïse et voyait que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il entrât, pour parler avec YHWH. » (Exode 34:33-35).

 

3. Pour un minimum d’honnêteté

« Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre (gramma : lettre, l’écrit, cf. grammaire), mais de la Pneuma ; car la lettre tue, mais la Pneuma vivifie. Or, si le service de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été en gloire au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien qu’elle fût temporaire, combien le service de la Pneuma ne sera-t-il pas davantage en gloire ? Si le service de la condamnation a été glorieux, le service de la justice sera davantage en gloire. Et, en effet ce qui a été glorieux s’efface devant cette gloire surabondante. En effet, si ce qui était temporaire a été glorieux, ce qui demeure est bien plus glorieux.__Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une pleine assurance et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage pour que les fils d’Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était temporaire. Mais leurs pensées se sont endurcies. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure à la lecture de l’ancienne alliance et il ne se lève pas, car ce n’est qu’en Christ qu’il disparaît. Mais jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est sur leur cœur ; mais lorsqu’éventuellement les cœurs se tournent vers le Seigneur, le voile est ôté. En effet le Seigneur est la Pneuma et là où est Pneuma du Seigneur, là est la liberté. Nous tous, le visage ayant été voilé, reflétant tel un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes métamorphosés en la même image (eikon = image, apparence, forme ; cf. icône) de gloire en gloire de la même manière (kataper : de même, de la même manière, au même titre, comme) par le Seigneur, la Pneuma. » (2 Corinthiens 3: 6-17).

Si nous comparons notre vécu de chrétien avec celui de Moïse, la lecture de ce merveilleux texte de l’Apôtre Paul pose un sérieux problème !

 

En effet, la gloire qui reposait sur Moïse, était en visibilité et en intensité autrement supérieure à celle qui repose sur le « chrétien moyen » d’aujourd’hui ! Pourtant Paul écrit clairement que le ministère de la justice [en Jésus-Christ] dont bénéficie tout chrétien, est de beaucoup supérieur en gloire au ministère de la condamnation par la Loi !!! Il renchérit en disant que par la conversion de cœur à Jésus, le voile mosaïque, qui représente la chair, l’Ersatz, obstacle à la gloire visible, est ôté et qu’il y a la liberté par la présence de l’Esprie Sainte alors qu’en réalité nous sommes toujours coincés dans l’espace-matière-temps tout simplement parce que nous en restons au niveau du cœur !

Ensuite, il enfonce d’ailleurs le clou : quand nous regardons dans un miroir notre propre visage découvert, sans voile, le cœur converti à la Vérité, que sommes-nous censés voir ? Réponse : la gloire du Seigneur !!! Qu’est-ce que la gloire du Seigneur ? Réponse : nous en avons la description dans le livre de l’Exode cité plus haut et ce texte de Paul, notamment la brillance du visage de Moïse aussi reprise ici.

 

Alors avec un minimum d’honnêteté, reconnaissons qu’il y a un « léger » problème, pour ne pas dire un problème plutôt très lourd… Paul parle du ministère de l’Esprie pérenne, permanent, éternel qui ne tue pas mais VIVIFIE (zoopoeio = faire vivant, vivifier, glorifier pas ressusciter).

 

Pour reprendre la question : quand nous nous regardons dans le miroir, que voyons-nous, surtout si le poids des années commence à faire son effet… ?! Tout sauf du rayonnement, de la lumière, un visage vivifié et la gloire du Seigneur mais bien plutôt des rides, des taches voire d’autres « changements de formes » pour ne pas dire déformations ou métamorphoses selon les cas à base de lipides ou encore d’autres phénomènes non désirables … ! C’est tout le contraire de l’effet normal de ce qui est signifié par l’expression biblique grecque « métamorphoumeta apo doxès eis doxan » (autre = méta comme métaphysique ; morphè = forme, morphologie ; doxa = gloire) qui veut dire dans le texte biblique la métamorphose de gloire en gloire du corps physique uniquement. Le résultat est une image, une apparence, une forme autre c’est-à-dire ici glorieuse non pas statique mais de « gloire en gloire ».

 

Là il n’est absolument pas question de l’être intérieur bien que les effets de cette métamorphose, de cette transfiguration physique ne lui sont absolument pas étrangères, bien au contraire.

 

Il est vrai que la justification en Jésus-Christ est parfaite et éternelle comparée à celle, vaine, temporaire, recherchée par le moyen de la Loi ! Mais qu’en est-il de ses effets, de ses conséquences au niveau de la gloire ? Si nous sommes honnêtes, les effets étaient de loin plus tangibles et visibles chez Moïse, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

Donc si le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire, c’est qu’il est de beaucoup supérieur en gloire, « comme qui dirait Lapalisse ! »

 

Paul donne la solution : pour que cela puisse être vrai, pour que nous puissions voir la gloire du Seigneur sur nous quand nous nous regardons dans un miroir ou quand les autres nous regardent, il n’y a qu’une seule solution : la glorification ! Qu’est-ce que la glorification ? C’est la métamorphose, le changement de morphologie, des formes c’est à dire la transformation du corps en Feu et Lumière divins pour que nous brillions, à commencer peut-être comme Moïse puis comme le soleil (Apocalypse 12:1) voire davantage ! Voilà le travail de métamorphose physique de gloire en gloire du Seigneur la Sainte Esprie ! Car nous devons être vraiment à l’image du Seigneur pour pouvoir monter à « notre Sinaï » à savoir la Salle du Trône, car la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu ni de la gloire. Pouvoir monter signifie aussi passer du temporaire au permanent, à l’éternel donc obligatoirement sortir de l’espace-matière-temps, exactement comme l’a vécu l’Apôtre Jean. L’environnement espace-matière-temps fut malheureusement choisi autant par le Peuple d’Israël au Sinaï que par l’Eglise surtout au moment où Jean lui communiqua les sept lettres de Jésus Glorifié et le reste du texte de l’Apocalypse.

 

Il est donc nécessaire que la justification puisse entre autres se concrétiser dans la métamorphose de gloire en gloire qui consiste justement à transformer le corps en Feu et Lumière divins et glorieux ! La grâce recouvre aussi cet aspect-là des choses, on l’a oublié ou pas compris d’où les gros problèmes depuis presque 2000 ans !

 

 

4. De l’Ersatz – lettre qui tue à l’Esprie qui vivifie

Aujourd’hui, certaines industries alimentaires pour des raisons de profit nous proposent aussi des Ersatz d’une saveur douteuse et d’une qualité médiocre voire dangereuse pour la santé voire qui tue ! Les investigations scientifiques et journalistiques nous en font part presque quotidiennement à juste titre.

 

Nombreux sont celles et ceux qui constatent la mauvaise santé de l’Eglise dans son ensemble et en souffrent. Les diagnostics aux niveaux de l’enseignement, de la foi, de la sanctification et de la puissance abondent et les solutions thérapeutiques abondent au moins tout autant ! Elles peuvent plus ou moins fonctionner pour un temps ! Mais elles ne sont que des Ersatz se voulant d’inspiration biblique certes, mais elles se réduisent trop souvent à une « lettre qui tue ». Pourquoi ne sont-elles que des Ersatz ? Parce qu’elles sont partielles vu que la connaissance et la recherche ne peuvent être que partielles ici-bas. Elles sont des substituts artificiels et des sous-équivalents. Ainsi elles finissent toujours malgré tout pour cette raison par avoir des effets indésirables. Cela vient évidemment du côté partiel et incomplet de nous-mêmes face à la Parole.

 

Paul a justement écrit que l’Esprie vivifie. Voilà LA solution thérapeutique parfaite !

 

L’Esprie est le Seigneur et Son action vivificatrice a pu être pleinement libérée par l’œuvre expiatoire préalable de Jésus-Christ. Son action ultime est de nous vivifier, de nous métamorphoser, de nous transfigurer pour que nous puissions changer d’environnement et passer à la connaissance parfaite par le face à face avec Dieu, passer de l’Ersatz à l’Original et l’Originel, à la réalité fondamentale et première : celle du paradis, de la Salle du Trône et surtout celle du Père, de l’Agneau et des sept Pneumas de Dieu à savoir la plénitude réelle, totale de la Sainte Esprie où la connaissance est de ce fait parfaite et complète, bref, la vie totale et parfaite ! C’est seulement dans cette perspective que l’on peut dire honnêtement, sans les artifices religieux de l’Ersatz ou du voile : « Le Seigneur est l’Esprie et là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté » c’est-à-dire celle de la santé parfaite de l’immortalité et celle de l’affranchissement total des contraintes et limitations issues de la chute, à commencer par celles de l’espace-matière-temps. Ces contraintes et limitations se situent d’abord au niveau de notre corps charnel déchu et au niveau de notre intelligence tant psychique que spirituelle limitée, partielle et partiale !

 

Conclusion

Le désir du Seigneur est de nous voir Le rejoindre esprie, âme et corps dans la gloire. Quand notre désir rejoindra celui du Seigneur parce que nous aurons compris la réalité de l’Ersatz dans lequel nous nous embourbons, alors tout deviendra possible EN Jésus-Christ par et dans le sein maternel de l’Esprie Sainte !

 

 

En Lui, Martin BUSCH