99. Le pouvoir

INTRODUCTION

 

« Les fils de Zébédée, Jacques et Jean, s’approchèrent de Jésus, et lui dirent : Maître, nous voudrions que tu fisses pour nous ce que nous te demanderons. Il leur dit : Que voulez-vous que je fasse pour vous ? Accorde-nous, lui dirent-ils, d’être assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire. Jésus leur répondit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Nous le pouvons, dirent-ils. Et Jésus leur répondit : Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé ; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi et ne sera donné qu’à ceux à qui cela est réservé. Les dix, ayant entendu cela, commencèrent à s’indigner contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent et que les grands les oppriment. Il n’en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. » (Marc 10: 35-45 – Segond).

 

La feuille de route de Jésus pour Lui-même et Ses disciples est claire : sacrifice, humilité et service respectivement le contraire de l’orgueil et de la tyrannie-oppression.

Nous savons tous au regard de l’histoire et de l’actualité que pour accéder au pouvoir, il faut être le « requin » le plus puissant et le plus malin dans un monde de requins dont certains doivent être dévorés au passage si nécessaire. L’orgueil, l’auto justification où l’on ne doit surtout pas perdre la face et la tyrannie, à commencer au niveau de l’entourage de proximité pour percer, sont les ingrédients de l’efficacité dans la prise puis l’exercice du pouvoir. Les amis peuvent devenir les ennemis non déclarés les plus dangereux. Le machiavélisme politique est d’une brûlante actualité car la fin justifie toujours les moyens et la loi du plus fort est toujours encore la meilleure. L’analyse de Jésus correspond d’ailleurs à ce piteux constat. Cette réalité peut aussi être transposée au niveau des entreprises, des collectivités, des lieux de travail et aussi malheureusement de certaines églises et/ou organisations chrétiennes. C’est tout simplement la marque de fabrique du Prince de ce monde.

Le résultat de ce dévoiement est que la notion de pouvoir dans la pensée chrétienne surtout protestante et évangélique, davantage marquée par l’individualisme et viscéralement attachée au libre-arbitre et à la liberté, provoque l’indignation pour ne pas dire le rejet comme ce fut le cas des dix disciples. Pourtant sans pouvoir, on est tout simplement inefficace. Sans pouvoir « cela ne marche pas ». Et c’est vrai !  

D’ailleurs Jésus le Ressuscité a clairement dit à Ses disciples « Tout pouvoir (Exousia : pouvoir, autorité, capacité, droit) m’a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18). Cette affirmation précède ce qui suit : « Allez, disciplinez toutes les nations … ». (Traduction littérale). Au jour d’aujourd’hui, pas la peine de faire un dessin pour faire comprendre que cet ordre n’a pas été ou pu être exécuté, ça n’a pas marché ! Alors où est le problème ? Revenons au commencement !

 

  1. Adam et Eve

 

« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre (particulièrement le Serpent…).

Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et l’assujettissez et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (Genèse 1:26-28).

 

a) Dominer, assujettir

 

Nous ne mesurons pas la force pour ne pas dire la violence choquante des verbes hébreux employés par Elohim que nous trouvons dans le texte de Genèse 1 !

Le verbe RaDaH qui est généralement traduit par dominer signifie aussi : Traiter et régner en souverain, triompher, vaincre, prendre, surveiller, fouler aux pieds, subjuguer, assujettir, même « dévorer » !!!

Le verbe KaBaCH qui est généralement traduit par assujettir signifie aussi :

Soumettre, vaincre, réduire à, forcer, mettre sous ses pieds, faire violence !!!

 

b) Finaliser la création par l’exercice du pouvoir

 

Pourquoi cette violence de propos ? L’homme et la femme initiaux devaient radicalement achever la restauration, la métamorphose opérée par Dieu du tohubohu provoqué par la chute de Lucifer. YHWH Elohim voulait les faire participer dans la liberté et la responsabilité à la finalisation de Son œuvre de restauration et de réparation du gâchis dû à la révolte du Chérubin déchu qui se promenait toujours encore dans le Paradis : chose tout de même étonnante pour ne pas dire choquante ! En fait il restait à Adam et Eve de le dégager, c’était leur mission majeure ! C’est justement lui qu’il aurait fallu « dominer, assujettir » pour ne pas dire plus… ! Tout ce que la ROUacH ELoHiM avait restauré, fait, était « bon », il n’y avait rien à rajouter, mais Adam et Eve devaient bien surveiller, contrôler tout cela avec rigueur et attention pour empêcher un coup bas du Serpent et au final le chasser définitivement. C’est ainsi qu’ils auraient dû exercer un pouvoir sans concession !

Nous sommes évidemment loin des images d’Épinal d’Adam et d’Eve, couple oisif, entrain de paresser dans un environnement idyllique et romantique !

Adam et Eve étaient des êtres à l’image de YHWH Elohim, glorieux, de Feu et de Lumière, puissants avec les moyens optimums de la Lumière de la Sainte Esprie qui devaient EXERCER LE POUVOIR sur la terre-paradis métamorphosée et à nouveau parfaitement connectée au ciel après le désastre du tohu-bohu !!!

 

c) Perte de la bataille du pouvoir dans la chute

 

Nous connaissons la suite de l’histoire avec la seconde chute, cette fois-ci celle d’Adam et d’Eve ayant perdu la bataille du pouvoir qu’ils ont laissé à leur Ennemi mortel devenant ainsi le Prince de ce monde, de cette terre ! Ce dernier ne se gênera pas pour abuser de son pouvoir de la façon la plus atroce !

Ils se sont donc laissés « dominer » par le Serpent alors que cela aurait dû être l’inverse.  

C’est donc malheureusement eux qui furent éjectés du Paradis et n’eurent plus accès à la Salle du Trône contrairement au Serpent ! (Job 1:6ss ; 2 Chroniques 18:20ss ; Zacharie 3:1ss ; Apocalypse 12:10). Non seulement il occupe une partie des lieux célestes dont il a fait l’enfer et le séjour des morts ou le 2ème ciel, mais en plus, il a accès à la Salle du Trône pour nous accuser devant YHWH ELoHiM ! Adam et Eve et leurs descendants dorénavant revêtus et imprégnés de leur chair mortelle à la place du Feu et de la Gloire connurent et connaissent la souffrance et au bout, la Mort. En réalité ils avaient perdu la puissance de la gloire et de l’immortalité et par voie de conséquence le pouvoir ! Echec patent d’Adam et d’Eve dans leur mission !

 

2. Noé et Israël avant 1948

 

a) Noé

 

Si nous lisons Genèse 9: 1-17 nous retrouvons partiellement un « copier-coller » de Genèse 1 où Dieu fit une Alliance de Vie avec Noé et sa famille, où il est encore question d’une certaine domination sur les animaux. Il s’agit pour Noé et ses descendants de perpétuer la vie dans la fidélité à Dieu sur une terre à présent sans méchants parce que détruits par le déluge. Noé et sa famille, face à une place nette provoquée par le déluge, devaient donc exercer le pouvoir sur la création selon YHWH ELoHiM.

La suite des événements a de nouveau mené à un gâchis. Genèse 11: 1-9 nous relate l’histoire de la Tour de Babel où la majorité des descendants de Noé voulaient se « faire un nom » (hasseh lanou schem = faisons-nous un nom).

Ils voulaient se faire une réputation, entrer dans la gloire, se faire une identité, « être », c’est-à-dire usurper le Nom de YHWH et par là essayer de récupérer le pouvoir divin suprême sous la conduite du Serpent.

Il est dit que la tour « atteignait le ciel ». Cela veut dire que par leurs pratiques magiques, de sorcellerie, spirites, occultes et autres au sommet de la tour, ils atteignaient les lieux célestes du Seigneur et projetaient d’en forcer les portes pour les envahir et y prendre le pouvoir. Si YHWH ELoHiM ne les avait divisés au niveau du langage, ils y seraient arrivés car Il dit Lui-même : « …maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils avaient projeté » (v.6). Imaginons la puissance spirituelle négative en fait inimaginable qui les possédait !!! Ils étaient quasiment pleinement connectés au royaume des ténèbres et leurs paroles et pratiques magiques de malédiction devaient avoir une puissance sans pareille !

Là encore échec par rapport au dessein de Dieu qui voulait redonner à l’humanité à terme le pouvoir qu’Adam et Eve avaient perdu pour qu’ils l’exercent au mieux contre le Serpent !

 

b) Israël avant 1948

 

En Genèse 12 commence l’histoire d’Abraham et la création du Peuple d’Israël. Il y est question de la Terre promise, un espace terrestre où le Peuple était censé exercer le pouvoir selon la Torah avec pour conséquence les bénédictions de YHWH ELoHiM clairement faites de caractéristiques paradisiaques en vue d’un retour à terme à la situation d’avant la chute pour que le pouvoir puisse être exercé efficacement contre le Serpent. Là encore nous assistons sans équivoque à une succession d’échecs dans le péché suivis d’exils, les jugements parmi les pires.

Pourquoi ? Parce que la perte du territoire promis ne permettait plus d’exercer le pouvoir, seul moyen d’être efficace et de se protéger ! En effet les Juifs disséminés puis livrés aux nations furent privés par manque de pouvoir d’une auto défense efficace ce qui les exposa aux pires sévices devant à chaque fois aboutir à leur extermination. Voilà ce à quoi mena la privation de pouvoir conditionné par la privation de leur Terre pour le Peuple élu ! Une fois de plus échec dans l’accomplissement de la mission confiée par Dieu au Peuple élu !

 

3. L’exercice du pouvoir par l’Eglise terrestre

 

a) Discipliner les nations

 

Comme évoqué dans l’introduction, l’ordre du Ressuscité avant son ascension fut de « discipliner les nations ».

Le verbe grec employé en Matthieu 28:19 est matèteuo qui signifie discipliner c’est-à-dire mettre au pas les nations conformément à la Parole du Christ ou encore exercer le pouvoir selon Lui !!!

Vu que Jésus avait le pouvoir, les apôtres à Sa suite, furent en quelque sorte chargés d’exercer leur pouvoir comme Adam et Eve dans le Paradis, comme Noé sur terre puis le Peuple d’Israël sur la Terre promise. Ils étaient exhortés à exercer leur pouvoir de discipline sur les nations pour récupérer la situation paradisiaque d’avant la chute et contrer le Serpent ! Mais une fois de plus, il en fut de nouveau autrement car l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié ne fut pas entendue, ni prise en compte. D’autres exercices du pouvoir apparurent malheureusement.

 

b) L’exercice du pouvoir selon le papisme et l’islam

 

Ainsi l’Eglise, au fil des siècles après la période du début, a tenté de « discipliner » les nations et leurs chefs par la création d’états chrétiens avec des monarques soi-disant de droit divin en réalité nommés et chapotés par l’état suprême du Vatican dirigé par le Pape à la tiare aux trois couronnes ! Quelle piètre usurpation de la position de Dieu le Père !

L’Eglise devint par là le christianisme catholique romain. Malgré ses dérives terribles, il s’est alors effectivement largement répandu à travers le monde justement parce qu’il exerça le pouvoir ! Ce fut efficace durant environ un millénaire (768 Charlemagne à 1789 Révolution française) et ça l’est encore car la majorité de ceux qui se réclament du christianisme à travers le monde sont catholiques romains !

Ce pouvoir s’exerça alors dans la religion, la politique, l’économie et surtout la culture, bref dans tous les domaines de la vie des gens. La soi-disant évangélisation par l’épée comme en Amérique du Sud par exemple, avait de l’efficacité parce qu’elle dominait, exerçait le pouvoir et s’invitait de ce fait dans tous les rouages de la société notamment dominante.

L’exercice du pouvoir, quel qu’il soit, qui va de haut en bas, présente en effet beaucoup d’attrait auprès des gens qui croient toujours encore que ceux qui ont le pouvoir, qui sont « au-dessus », qui sont les plus forts, vont les épargner le cas échéant, les avantager et résoudre leurs problèmes s’ils arrivent à se rapprocher d’eux, à bien se placer. Les gens ont par ailleurs aussi besoin de s’identifier aux gens de pouvoir, qui ont « réussi » ! Ils ont besoin de leurs « idoles » !

Mais quel christianisme que celui de ce catholicisme !!! La discipline légaliste totalitaire inquisitoire dominatrice sur la société fut désastreuse.

Apparut la Réforme au 16ème siècle qui remit en cause le pouvoir du papisme. Luther bénéficia lui aussi de la protection de Princes qui exerçaient tout autant le pouvoir sur leurs terres, sinon il aurait très certainement fini au bûcher.

A cause de l’exercice de ce pouvoir par l’Eglise Catholique romaine, les persécutions et les guerres de religion s’enclenchèrent inévitablement car le Pape et ses acolytes ne voulaient évidemment pas perdre leur pouvoir.

 

L’Islam a bien compris la nécessité de la prise de pouvoir progressive sur la terre entière pour développer et asseoir de plus en plus sa religion dès son apparition au 7ème siècle. L’application de la Charia se doit d’être appliquée sur toute la terre à majorité musulmane qui appartient ainsi de facto à Allah. La loi coranique dite divine prévaut par conséquent sur toute autre loi. Les polémiques relatives aux cantines scolaires publiques devant s’adapter à l’alimentation islamique, la burqa portée dans l’espace public par les femmes, en sont des illustrations évidentes.

Les quartiers occidentaux des banlieues à majorité musulmane déjà « conquis pacifiquement » par des regroupements, par la mise en place d’espaces de non droit par rapport à la loi républicaine, par la forte natalité et l’immigration massive commencent à être assujettis à cette loi qui n’y dit pas encore clairement son nom.

Le terrorisme n’est autre chose qu’une revendication des terres occidentales, certes violente et extrême, même décriée par les musulmans dits modérés, mais tout à fait légitime dans la logique coranique en vue d’une prise de pouvoir à terme pour le compte d’Allah. Répandre la terreur dans un pays est la première étape pour une tentative de prise de pouvoir. L’Anarchie, le communisme, le nazisme, la Terreur de la Révolution française, certains mouvements autonomistes et d’autres commencèrent par semer l’insécurité puis la terreur pour répandre la peur et déstabiliser le pouvoir en place.

 Il est d’ailleurs écrit noir sur blanc dans les textes du Coran qu’il faut tuer les chrétiens, les juifs considérés comme des mécréants (fausse foi, fausse croyance) et les renégats (ceux qui renient) qui abandonnent cette religion. Aucun musulman et à plus forte raison aucun imam n’osera remettre en question ces textes qui sont pour lui ultra sacrés, de peur qu’il ne soit considéré par ses pairs comme un infidèle à abattre.

Islam signifie soumission et il faut absolument soumettre le monde à Allah par la conquête puis l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi l’Islam fut, est, sera conquérant, c’est dans sa définition, ses gènes. Il ne peut que vouloir prendre le pouvoir par tous les moyens (puissance) possibles et imaginables, soumettre fut-ce par la terreur. La conquête et l’exercice du pouvoir sont les clés incontestables de son succès actuel auprès de nombreuses personnes. L’Etat Islamique qui exerce le pouvoir sur des terres est une illustration, extrême certes, mais évidente de cette logique implacable. Il sait très bien que le sang appelle toujours le sang et nous savons qu’il s’agit même d’une loi biblique imparable (Genèse 9:5-6).

La laïcité, qui a encore le pouvoir en Occident, prônant le « vivre ensemble » pacifique de tous à égalité devant la loi démocratique, ne pourra résister à cette loi immuable. La laïcité ne peut être acceptée à terme par l’Islam quel qu’il soit. Celui-ci ne va admettre cette situation que pour une période transitoire, sachant que le but final est l’islamisation du monde entier par la prise de pouvoir.

La réislamisation actuelle de la Turquie qui prônait alors la laïcité introduite par Atatürk dans les années 20, n’est que la preuve par neuf de notre propos et augure d’un avenir encore plus difficile pour l’Occident encore aveuglé face aux buts ultimes de l’Islam.

D’un côté, « l’esprit de Munich » (éviter l’amalgame entre les radicaux et les modérés musulmans, fraternité entre les religions monothéistes etc…) règne dans les pays occidentaux faisant pourtant déjà face à une guerre locale au Moyen Orient, larvée et fragmentée sur nos territoires qui à terme ne pourra que passer à des guerres civiles et à une guerre mondiale.

D’un autre côté le recours désespéré à une dure droitisation dictatoriale du discours et de la pratique politique en réponse à l’islamisme fera très rapidement fi du droit et des libertés des personnes et ne fera que précipiter les conflits.

Dans les deux cas, l’issue sera la guerre. Ce sera probablement le début de la Grande Tribulation car le sang appelle toujours le sang.  

 

c) La marginalisation par la laïcité

 

Une partie des protestants issus de la Réforme prôna de plus en plus la séparation de l’Eglise et de l’Etat (pouvoir) au nom de la liberté de conscience. Cette séparation donna naissance au concept de laïcité dans la tolérance. Celle-ci et aujourd’hui le laïcisme marginaliseront l’Eglise, y compris l’Eglise catholique, qui perdit, perd et perdra de plus en plus son pouvoir donc de son influence et comme l’ensemble des chrétiens évangéliques et des juifs. Ces derniers paieront de plus en plus le prix de la persécution.   

Les chrétiens issus de la Réforme et les évangéliques forment depuis bien des années, des ensembles marginaux dans nos sociétés malgré certains réveils dans l’un ou l’autre pays (Amérique du Nord et du Sud par ex.) pour lesquels nous nous réjouissons sans réserve.

Que ce soit dans l’exercice du pouvoir papal d’alors, voire plus récemment d’évangéliques en Amérique, ou à l’opposé dans la marginalité, nous sommes malheureusement très loin de ce que le Ressuscité avait ordonné à Ses Apôtres à savoir « discipliner les nations » ou exercer le pouvoir selon Lui sur les nations !

Bref, globalement une situation d’échec supplémentaire ! Pourquoi ?

 

4. L’Eglise primitive, Israël après 1948, l’Eglise des Vainqueurs!

 

a) L’Eglise primitive

 

Comme déjà dit, Jésus le Ressuscité qui, parce qu’Il a le pouvoir, est censé rendre capable les Apôtres dans leur action de commencer à discipliner ou à exercer leur pouvoir sur les nations en étant « avec eux ». Ainsi l’Esprie de Jésus à savoir la Sainte Esprie leur fut donnée à la Pentecôte avec comme résultat la merveilleuse Eglise primitive charismatique.

La manifestation évidente de l’exercice du pouvoir par l’Eglise primitive, notamment par Pierre, est l’histoire d’Ananias et de Saphira (Actes 5:1-11) qui ont « menti à la Sainte Esprie » (Pouvoir exécutif, puissance) et tombèrent raides morts à cause de ce péché. C’est une histoire très choquante quand on prône l’amour et la grâce en Jésus-Christ avec pardon, paix intérieure et miracles de guérisons à la clé… ! Mais l’exercice du pouvoir à savoir le fait de discipliner fait aussi partie de la mission de l’Eglise par la Sainte Esprie ! Il est d’ailleurs écrit : « Une grande crainte (phobos mégas : grande peur ; cf. méga phobie) s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui apprirent ces choses » (v.11). 

C’est de cette manière entre autres qu’Il fut « avec eux » non pas jusqu’à la fin du monde comme on le traduit généralement mais jusqu’à l’achèvement de l’ère (aionos) ou dispensation (Matthieu 28:20b) qui devait seulement aller jusqu’au début de l’Apocalypse marquant le début d’une nouvelle ère.

Jésus parlait en effet de l’ère qui allait de Son Ascension au début de l’Apocalypse ou Révélation, moment de Son premier retour en tant que Glorifié où Il instaura un nouveau type de mise en pratique et de vécu de l’Alliance. C’est pourquoi il est question de Révélation (Apocalypse) sachant que toute nouvelle révélation fondamentale ou fondée par Dieu Lui-même dans la Bible marque le commencement d’une nouvelle ère.

Après l’ère de l’Eglise primitive, la Sainte Esprie devait conduire celle-ci à la métamorphose par l’immersion en Son sein et à la Nouvelle Naissance En-Haut ou la montée pour la faire entrer dans une nouvelle ère. Une des caractéristiques de cette nouvelle ère était d’exercer le pouvoir sur les nations, de les mener avec un bâton de fer, de les discipliner (Apocalypse 2: 26-27 ; 3: 21 ; 5:10b ; 12:5b ; 20:4) ou encore de régner bien entendu à partir du Trône, de la Salle du Trône et de nulle part ailleurs !

2000 ans d’Histoire de l’Eglise dans l’échec nous démontrent clairement que c’est la vérité, sachant que le texte biblique, Parole de Dieu, est évidemment prioritairement déterminant mais il ne dit pas autre chose et c’est l’objet de tous nos écrits !

En effet, comme cette nouvelle ère ne fut pas acceptée par l’Eglise de la fin du premier siècle, elle commença « tout naturellement » dans les siècles suivants à exercer le pouvoir de façon terrestre sans Jésus et sans la Sainte Esprie en interne d’abord.

Elle élimina dès le second siècle les ministères charismatiques, surtout apostoliques et prophétiques. Elle se dota d’une structure locale de prêtrise à l’image des cultes sacrificiels païens dès le 2ème siècle, puis épiscopale urbaine régionale dès la fin du 2ème siècle environ et enfin papiste mondiale à Rome selon le modèle impérial romain dès le 4ème siècle. Tout cela aboutit au Moyen Age à la domination et à l’exercice du pouvoir plus ou moins totalitaire sur la société avec toutes les dérives dont nous avons parlé plus haut. Mais il faut reconnaître une efficacité évidente sur un millénaire environ (768 Charlemagne à 1789 Révolution française), certes terrible sous divers aspects, mais tout de même réelle justement à cause de l’exercice du pouvoir malheureusement d’origine terrestre. Ce pouvoir fut déjà largement entamé par les conquêtes de l’Islam dès le 7ème siècle en Afrique du Nord et au Proche Orient, d’où les croisades au Moyen-Age et toutes les guerres islamo-chrétiennes au fil de l’histoire.  

 

b) Israël après 1948

 

Il se trouve que malgré l’Inquisition, les pogroms, la Shoah etc… en 1948, les Juifs devenus riches et puissants dans certains pays, ont commencé à récupérer une partie de leur Terre Promise et ils ont pu recommencer à y exercer le pouvoir par la création de l’Etat d’Israël conformément aux promesses de YHWH ELoHiM transmises par les prophètes.

Cet événement relatif à l’exercice du pouvoir est une espérance non négligeable pour l’Eglise parce qu’Israël, de par son élection et son histoire est un pédagogue, un précurseur, un indicateur prophétique indispensable et certain pour l’Eglise. Nous avons évoqué à maintes reprises le parallèle évident entre la Terre promise pour Israël et la Terre promise céleste à savoir la Salle du Trône pour l’Eglise authentique. La création et le maintien miraculeux de l’Etat d’Israël depuis 1948, en tant que parallèle avec la Salle du Trône nous permet d’espérer pour bientôt la montée et l’enclenchement du processus de reconquête des lieux célestes puis de la terre en vue de l’exercice du pouvoir tel que le voudrait le Ressuscité. D’ailleurs le message du Feu, du Salut du corps, de la 8ème Eglise prôné par Franklin Hall commença à être révélé et diffusé environ la même année (1948), « comme par hasard » … !   

 

c) L’Eglise des Vainqueurs ou la 8èmeEglise

 

L’Eglise aura subi une « grande dépression » jusqu’au 16ème siècle avec les indulgences et une corruption à tous les niveaux des plus flagrantes particulièrement au niveau de l’exercice du pouvoir. Le retour au texte biblique prôné par les réformateurs marqua le début de la « remontée » jusqu’à l’Eglise charismatique présente dans toutes les dénominations des 20ème et 21ème siècles. Mais la marginalité de l’Eglise dans son ensemble, due non seulement au refus de l’exercice du pouvoir mais encore à l’incapacité à l’exercer, ne permit pas d’aboutir au résultat attendu de Jésus à savoir « discipliner » les nations.

C’est pourquoi, comme l’Eglise primitive–charismatique nous nous retrouvons à nouveau après 2000 ans au pied du mur à savoir l’appel pressant de Jésus-Christ Glorifié pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs qu’Il a Lui-même instituée à l’époque devant l’Apôtre Jean.  

 

L’Eglise des Vainqueurs se finalisera en 4 étapes :

  • Au moment où il est proclamé dans la Salle du Trône « tu fis pour notre Dieuun royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre » (Apocalypse 5:10). Ce seront les premiers chrétiens « montés » siégeant sur le Trône avec Christ qui sont désignés dans ce verset. 
  • Au moment du réveil d’Apocalypse 7fruit de la victoire du cavalier-Eglise des Vainqueurs couronné qui partira d’En-Haut en vainqueur et pour vaincre et qui représente l’ensemble des premiers chrétiens montés de la première étape (Apocalypse 6:2). Les enfants d’Israël marqués du sceau du Père et de l’Agneau et la foule innombrable de toutes les nations se retrouveront montés devant le Trône après avoir subi la première partie de la Grande Tribulation. Ce sera le réveil le plus puissant et le plus important de l’Histoire de l’Eglise. Cette foule immense augmentera énormément l’effectif de l’Eglise des Vainqueurs.
  • Au moment de la montéede l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11:1-12) qui aura subi l’ensemble de la Grande Tribulation.
  • Au moment de l’enlèvementau Trône de Dieu de l’enfant mâle (nouvelle génération de la 8ème Eglise) mis au monde par l’Épouse de Christ (Apocalypse 12:5).

     

L’Épouse de Christ (Apocalypse 12:1 Eglise des Vainqueurs, 8ème Eglise) dans le cadre de notre propos, sera revêtue du soleil : elle aura retrouvé l’aspect d’Eve d’avant la chute et elle accouchera de son fils (multiplication effectuée) et de celui de Jésus l’Époux. Il est le nouvel Adam qui d’ores et déjà a vaincu le Serpent et sera de ce fait la garantie absolue que tout se passera bien !

Elle sera en capacité d’exercer le pouvoir car COURONNEE, Reine, Épouse de Christ, nouvelle Eve entrain d’accoucher, c’est-à-dire adulte.

Le revêtement du soleil (puissance) montrera que son corps terrestre aura été métamorphosé, que son corps terrestre imprégné de chair mortelle aura été préalablement « offert en sacrifice et brûlé par le Feu divin sur l’autel » (Cf. Sacrificateurs – Romains 12:1ss) pour être transfiguré. Cet état de gloire dans le Feu (puissance) avec le port de la couronne (pouvoir, règne) lui permettra non seulement à terme de régner, d’exercer le pouvoir sur terre (Millénium) mais aussi, à travers le fils enlevé de Jésus ayant les « gènes » de son Père dont elle accouchera, de vaincre, de régner, d’exercer le pouvoir tout d’abord très vite dans les lieux célestes desquels le Dragon et ses acolytes seront éjectés après avoir été vaincus (Apocalypse 12:7-11).

Elle aura la lune sous ses pieds ce qui signifie qu’elle dominera ceux qui exercent le pouvoir de la façon terrestre selon le Prince de ce monde (Cf. Islam dont le symbole est la lune). Elle aura autorité et pouvoir à terme (Millénium) pour « discipliner » les nations selon l’ordre de son divin Mari ! (Cf. Matthieu 28:20 ; Apocalypse 20:4a). 

N’oublions pas en outre qu’elle sera un « signe dans le ciel » ! C’est pourquoi, rien n’est possible et surtout pas l’exercice du pouvoir si on n’est pas dans le ciel ! Seul l’environnement de gloire céleste auprès du Seigneur permet d’exercer le pouvoir efficacement selon Lui ! Sur terre, il y aura toujours de la déformation, de la corruption, de l’aveuglement, de la faiblesse, de l’à peu près, car on ne voit pas, on ne comprend pas, on ne connaît pas, on ne sent pas correctement la réalité céleste PARFAITE. Dans la Salle du Trône c’est tout le contraire et cela permettra d’exercer parfaitement le pouvoir ! L’exercice du pouvoir selon Dieu est la garantie du succès de l’évangélisation avec ses conséquences, c’est pourquoi Jésus ressuscité a ordonné de « discipliner » les nations.

Bref, voici l’exercice du pouvoir que Jésus voudrait nous voir appliquer mais à Ses côtés en couple à partir d’En-Haut !

Le recul historique sur des exercices du pouvoir terrestres millénaires, désastreux politico-religieux sans Dieu devrait clairement nous mettre la puce à l’oreille.

 

d) Puissance et pouvoir à ne pas confondre

 

Il est indispensable de ne pas confondre la puissance (hébreu : HoTZ ; grec : dynamis, energeia) avec le pouvoir (hébreu verbes : RaDaH, KaBaCH ; grec : exousia) bien qu’ils soient très proches dans leur signification et indispensables l’un à l’autre.

Comme l’Eglise primitive-charismatique, l’Eglise charismatique interdénominationnelle actuelle doit apprendre à travailler avec la dynamis ou la « dynamite » via les pneumatikoi et les charisma (puissance par les dons spirituels, ministères = charismes selon l’Esprit). Mais elle est déjà largement en baisse de puissance. Pourquoi ?

Revenons à l’exemple de l’Eglise primitive.

Pourquoi la puissance de l’Eglise primitive charismatique baissa-t-elle pour quasiment disparaître dès le 2ème siècle ? Parce qu’elle n’est pas passée à la finalité de la puissance et surtout sa pérennisation qui réside dans l’exercice du pouvoir selon Dieu dans la perfection de l’amour, de l’autorité et de la justice divines ! Elle n’est pas passée dans la nouvelle ère prévue par Jésus-Christ Glorifié, elle n’a pas accepté l’institution de l’Eglise des Vainqueurs dans la Salle du Trône. C’était et c’est pourtant la seule voie pour arracher les nations au pouvoir destructeur de l’Ennemi !

Il est donc urgent que l’Eglise actuelle comprenne qu’elle ne doit pas en rester là car le but était et reste toujours encore de passer aux responsabilités de l’exercice parfait du pouvoir, c’est-à-dire aux choses sérieuses selon Dieu. Elle doit devenir l’Eglise des Vainqueurs passée par la métamorphose du corps et la montée ! A partir de là, elle aura des missions d’adulte donc de pouvoir dans la responsabilité à exercer !

Le soleil (puissance) et la couronne (pouvoir) vont de pair mais ne sont pas à confondre. Ensemble, ils permettent de mettre ce qui est la lune (reflet, leurre, vide, désertique, intermédiaire, imparfait, pollué, mortifère, nocturne, corrompu, passager) sous les pieds à savoir l’exercice d’un pouvoir terrestre imparfait donc automatiquement potentiellement catastrophique.   

Avoir la puissance, l’onction c’est très bien et cela fait du bien mais avoir le pouvoir selon Dieu, c’est mieux car cela permet la pérennisation de la puissance et la capacité de discipliner les nations.

Un exemple pour mieux comprendre : Deux vrais jumeaux garçons devinrent tous les deux des hommes musclés, forts, puissants.

L’un, malgré une intelligence semblable à celle de son frère, parce qu’il n’avait pas de vision, de projet, de foi devint un employé subalterne. Il resta fort comme son frère, pouvait soulever autant de « fonte » que son frère etc…Il avait de la puissance !

L’autre, malgré une intelligence semblable à celle de son frère, parce qu’il avait une vision, un projet, la foi, finit par devenir Président de la République ou Roi. Il resta fort comme son frère, pouvait soulever autant de « fonte » que son frère etc…Il avait de la puissance ! Mais en plus, il avait le pouvoir ! Cet exemple avec ses limitations ne permettant pas d’extrapolations tendancieuses et de jugement de valeur, explique pourtant bien ce dont il s’agit.

 

Conclusion

 

La recherche du Royaume avec l’exercice du pouvoir selon Dieu, le règne à partir d’En-Haut sont d’une urgence et d’une priorité absolues par amour pour nos prochains. Y arriver, permettra d’éviter bien des horreurs provoquées par la continuation de l’exercice du pouvoir actuel désastreux du Prince de ce monde. Le salut de milliards de personnes est en jeu.

Jésus a tout payé, tout accompli pour que nous puissions recevoir non pas un salut partiel entraînant la marginalisation que nous connaissons mais un salut total et global qui nous remet clairement et sans équivoque dans la position initiale de capacité de puissance et de pouvoir d’Adam et d’Eve avant la chute dès à présent ! C’est tout le sens de l’intervention de Jésus-Christ Glorifié par la nouvelle ère qu’Il a instaurée il y a presque 2000 ans au début de l’Apocalypse !  

Le fait de siéger sur le Trône est « préparé, réservé » (etoimadzo : préparer, réserver, disposer, tenir prêt, propre ; Marc10:40) comme Jésus l’a dit à Ses disciples. C’est préparé, réservé, tenu prêt pour qui ? Pour les Vainqueurs qui auront accepté et recherché la Révélation, la nouvelle ère comme Il l’a Lui-même promis en Apocalypse 3:21.

Discernons et comprenons le sérieux et la gravité du rappel à l’ordre de Jésus-Christ Glorifié lorsqu’Il S’adressa par l’Apôtre Jean aux églises de l’époque et donc à nous, à toi, à moi !

 

En Lui, Martin BUSCH

98. Élie

INTRODUCTION

 

Elie, le prophète, est monté au ciel dans un tourbillon et dans un chariot de feu attelé à des chevaux de feu (2 Rois 2:11) et n’est par conséquent pas décédé.

De ce fait, Elie est devenu un sujet abordé par le prophète Malachie, les érudits juifs en général, par Jésus avec Ses disciples, un peu dans certaines épîtres et l’Apocalypse. Elie, de par son ministère et surtout de par son immortalité, a en quelque sorte été un prototype d’une typologie de ministères ou de groupes prophétiques qui sont considérés par la Bible comme devant être précurseurs du Messie.

C’est à ce titre que nous faisons le joint avec l’Eglise des Vainqueurs en passant par Jean-Baptiste et l’Apôtre Jean. Pour démontrer tout cela, il nous a paru nécessaire de procéder à un certain nombre d’identifications indispensables pour bien préciser les choses et ainsi mieux les comprendre.  

 

1. Identité d’Élie

 

ELiYaHoU HaTiCHBi est la transcription à partir de l’hébreu dans nos lettres et se traduit par « Elie le Tischbite ».

ELiYaHOU en hébreu, se comprend de la façon suivante :

ELi signifie mon Dieu, mon El, mon EL[oHiM] le « i » étant l’adjectif possessif (Cf. Paroles de Jésus sur la croix en hébreu – araméen : « Eli, Eli, lama sabachtani = Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27:46 ; Marc 15:34).

YaHOU est une forme hébraïque de YHWH.

« Mon ELoHiM est YHWH » (« Mon Dieu est l’Éternel ») est la signification du nom de ce prophète exceptionnel dont nous pouvons découvrir l’histoire en 1 Rois 17 à 2 Rois 2.

ELiYaHoU, Mon ELoHiM est YHWH est un message fondamental en lui-même, d’autant plus qu’il va s’opposer à Baal.

Au-delà de l’action et des paroles c’est l’être, l’identité du prophète qui fait du combat contre Baal une lutte viscérale tout comme ce sera le cas de l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise.

Comme cette 8ème Eglise est l’Épouse de Christ, au-delà de l’action et des paroles, elle portera avant tout le nom de son divin Mari de par son union et unité avec Lui tout comme ELiYaHoU, mon « ELoHiM est YHWH » porte le nom de son Dieu. La notion identitaire est absolument fondamentale pour qu’une victoire contre l’Ennemi soit possible. Autrement dit le message et l’action d’un ministère prophétique de type Elie doit venir des « trippes », du plus profond de soi-même. Il est indispensable de s’identifier, de « faire corps » avec ce ministère.

HaTiCHBi se traduit par « le Tischbite » qui signifie « l’étranger ». On peut aussi penser qu’Élie était originaire de Tischbé en Galaad où il s’était établi mais n’y était pas né d’après le texte hébreu de 1 Rois 17:1, c’est à dire qu’il venait de l’étranger. Ainsi apparut l’expression consacrée « Elie, l’étranger parmi les étrangers en Galaad ».

Galaad est une région montagneuse située à une vingtaine de kilomètres au sud-est du lac de Tibériade dans l’actuelle Jordanie. Ce territoire appartenait alors aux descendants de Manassé, fils de Joseph et grand-père de Galaad.

 

Le Tischbite, l’étranger est un aspect très important. En effet quand on vient d’ailleurs, on n’a pas de préjugés ni d’intérêts propres locaux à préserver. Cela donne une liberté d’expression et d’action beaucoup plus grande puisqu’on n’a rien à perdre là où l’on prophétise. Cela permet un détachement salutaire et nécessaire beaucoup plus facile tant au niveau des biens que des personnes et finalement par rapport à soi-même.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. » (Matthieu 13:57).

 

2. Elie et des ministères type d’Élie doivent identifier Baal, l’Ennemi

 

a) Baal un générique, un « contenant »

 

BaHaL signifie seigneur, prince, dieu et est un générique pour désigner le divin tout comme Elohim (« Mais vous, vous m’avez abandonné pour servir d’autres élohim [dieux] ; aussi ne vous viendrai-je plus en aide » Juges 10:13) ou encore theoi et kurioi (en grec : « En effet bien que ce soient de prétendus theoi [dieux] soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs kurioi [seigneurs]… » 1 Corinthiens 8:5).

Ce générique est une sorte de « contenant » où l’on met en général une identité, un nom pour une identification plus spécifique du dieu.

Ainsi il existe par exemple un Baal Marcodès, dieu des danses sacrées ; Baal Shamen, dieu du ciel ; Baal Bek, dieu solaire, Baal Péor, dieu de la brèche etc… Chaque région avait son Baal ou ELoHiM local et y mettait un nom, une identité spécifiques liés à sa fonction et son domaine de « compétences ».

 

b) Beelzébuth

 

Beelzébuth ou Baalzébuth (ou Beelzéboul) est identifié par Jésus comme étant Satan (Luc 11:18).

Il se nomme ainsi par usurpation car Beelzébuth signifie prince des princes (Zébuth, Zéboul comme Baal signifie : prince, maître, dieu ; plus tard par polémique contre le Beelzébuth : mouches, fumier donc cela donna seigneur des mouches), seigneur des seigneurs, dieu des dieux, le Baal des Zébuth [Zéboul]. En réalité il n’est que le chef des démons. Il était adoré à Ekron et fut combattu de front par Elie (2 Rois 1:2ss).

Baalzébuth est une tentative d’identification mensongère en vue de s’accaparer des attributs réservés à YHWH ELoHiM et à Jésus comme Seigneur des seigneurs par exemple.

 

c) Baal de Houbal

 

Il se trouve qu’il y avait aussi le Baal de Houbal, idole de pierres semi-précieuse qui était placée sur le toit de la Kaaba (pierre noire) à la Mecque pour représenter la divinité majeure du polythéisme arabe dominant alors sur 360 idoles dont les statues étaient placées tout autour avant l’arrivée de l’Islam.

« Hou » est l’article « les » en nabatéen et « Bal » est « Baals ». Baal de Houbal signifie donc le Baal des Baals, le dieu des dieux. Il s’apparente pour ne pas dire est identique à Baalzébuth.

La statue du dieu des dieux ainsi que les 360 statues des dieux furent détruites par Mahomet et ses troupes pour ne laisser que la pierre noire qui deviendra le lieu le plus sacré de l’Islam. Du fait que la pierre noire (cf. noirceur, ténèbres) n’ait non seulement pas été remplacée mais est considérée de surcroît comme étant le lieu le plus sacré de l’Islam, c’est logiquement toujours l’ancienne divinité majeure du polythéisme arabe Baal de Houbal qui y reste vénérée même sans la statue ! La pierre noire est en quelque sorte le fondement, le socle de l’ancienne divinité, la partie immergée de l’iceberg à savoir la plus grande et celle qui est indubitablement identificatrice qui est restée. Il aurait donc fallu ôter ce socle, cette base, le fondament obligatoirement identificateur et au final ne pas retenir d’endroit du tout pour pouvoir avoir une chance de se réclamer du vrai Dieu Créateur et Souverain. Mais cela ne fut pas le cas et c’est justement très grave.

Allah (= le dieu) vient à la fois de Baal et/ou d’Elohim. Quand on dit Allah est Dieu c’est comme si on disait dieu est dieu ou le générique est le générique ou encore le contenant est le contenant sans qu’il y ait de nom, d’identité à l’intérieur. On peut comparer cela à un verre vide enchâssé dans un autre verre vide, l’ensemble ne contenant que du vide, du néant, du tohu-bohu. Quand on sait qui a mis en place le vide, le néant et le tohu-bohu … ! Il ne peut donc que s’agir de Baal de Houbal, prince des idoles, qui est finalement, malgré la destruction de sa statue et celles de ses démons-idoles, resté le seul dieu à la Mecque mais caché pour mieux tromper ses adeptes.

En réalité c’est Satan (= adversaire, accusateur), le Diable (=celui qui divise, désunit, détruit), le père du mensonge qui s’est simplement dissimulé au niveau de ce qu’on a laissé en place à savoir la partie immergée de l’iceberg, le socle identificateur originel et les ténèbres symbolisées par la noirceur de la pierre (cf. par exemple le drapeau noir de l’E.I.), pour recevoir à lui seul l’adoration. D’ailleurs il n’aime pas que des démons soient trop adorés et lui fasse concurrence. Il faut évidemment savoir à ce sujet que le royaume des ténèbres, à l’image de son chef, est une dictature absolue et est obligatoirement de ce fait divisé par les jalousies et des rivalités dévorant dans la guerre constante ses protagonistes donc voués à terme à la destruction. De toute manière, en attendant cela l’a bien arrangé et il l’a bien rendu aux fils d’Ismaël vu l’expansion énorme de leur religion. Statue ou pas à son effigie, le fondement et le socle de son identité, la pierre noire, sont bel et bien restés en place et ce qui lui importe, c’est qu’il soit adoré plusieurs fois par jour par des milliards de personnes sous une identité usurpée, volée au vrai Dieu, ce qui malheureusement le renforce considérablement dans sa puissance spirituelle !

Ainsi Lucifer, le chérubin déchu, le chef des démons est, en tant que principal esprit méchant, adoré dans le culte de Baal de Houbal devenu Allah, même si à Palmyre les adorateurs extrémistes d’Allah ont récemment détruit un temple dédié à Baal, même si à la Mecque, ils croient lapider Satan dans leur rituel durant leur pèlerinage et même si dans la sourate 37/125 du Coran, le culte de Baal est décrié. C’est ce qui s’appelle diviser, mentir et tromper en se cachant et en se « voilant » pour mieux régner… ! Nous sommes carrément à l’opposé de l’Apocalypse qui signifie dévoilement de ce qui était caché ou révélation !

Vu que la pierre noire est restée, la nature spirituelle négative de Baal de Houbal est aussi restée et elle est sans aucun doute identique dans la noirceur ou les ténèbres entre autres, à celle du dieu adoré de nos jours qui s’avère être de plus en plus chaque jour l’Ennemi de YHWH ELoHiM et de ses adorateurs à savoir les Juifs et les Chrétiens authentiques.

De toute façon, on reconnaît l’arbre à ses fruits : la dictature politico-religieuse islamique notamment extrémiste est absolue, car un renégat qui abandonne cette religion, est mis au ban de la famille et de la société où elle règne. Il risque fort d’être condamné à mort et par la suite assassiné où qu’il se trouve. Pas un seul état musulman est démocratique et pratique la tolérance religieuse dans une laïcité et une démocratie sereines car dès l’instant où un état musulman domine une terre, cette terre, y compris ses habitants et tout ce qui s’y trouve, doivent être en quelque sorte « purifiés » puis réservés, mis à part, consacrés à Allah pour toujours. Cette notion de terre d’Islam à vocation mondiale ne laisse aucun espace démocratique réel avec la séparation des pouvoirs fondée dans la Trinité, les libertés fondamentales individuelles et collectives. C’est pourquoi les non musulmans habitant ces terres sont automatiquement des citoyens de seconde zone et s’ils ne sont pas assassinés, ils doivent en tous cas s’acquitter d’une taxe supplémentaire et subir des discriminations diverses. La femme n’y est pas l’égal de l’homme et doit lui être totalement soumise. Elle subit des discriminations diverses notamment en ce qui concerne la liberté de déplacement et bien d’autres libertés selon les pays concernés.

Quand on considère les extrémismes de ce culte avec la polygamie, la mise en esclavage des femmes qui deviennent femmes-objets achetées et vendues, voilées d’ailleurs souvent en noir, dominées par les hommes, souvent violées et juste bonnes à procréer et à s’occuper des tâches ménagères dans des conditions inacceptables, l’application extrême de la Charia (Loi islamique) avec les flagellations, les amputations, les meurtres – sacrifices par égorgement, décapitation, crucifixions, exécutions par balles ou autres, attentats contre les insoumis et les« mécréants », l’intolérance meurtrière visant à condamner à mort jusqu’en Occident tout opposant ou contradicteur considéré comme blasphémateur et finalement l’état constant de guerre conquérante et dominatrice plus ou moins larvée depuis les origines avec Mahomet, alors d’emblée chef de guerre, jusqu’à aujourd’hui, nous reconnaissons le vrai visage de celui qui est adoré dans ce culte. Ainsi l’affirmation qui consiste à dire qu’Allah et YHWH ELoHiM seraient le même Dieu est terrible et tellement trompeuse. Même certaines églises dites traditionnelles sont tombées dans le panneau. Par contre les adorateurs de ce Baal de Houbal alias Allah n’y sont pas tombés et traitent « de chiens, de porcs, de singes etc… » les mécréants et particulièrement celles et ceux qui se réclament de YHWH ELoHiM à savoir les Juifs et les Chrétiens qu’ils ne manquent pas d’oppresser et d’assassiner dès qu’ils en ont l’occasion !

Le ministère typologique d’Élie d’aujourd’hui, comme Élie le fit en son temps par rapport à Baal, est clairement appelé à discerner puis à dénoncer le subterfuge opéré par Baal de Houbal devenu Allah parcequ’ayant toujours le même socle et la même base.     

 

d) Jézabeel

 

Jézabeel (Signification : « Baal est l’époux » puis plus tard signifia « impudique »), princesse de Tyr et de Sidon très autoritaire, sans scrupules, fille d’Ethbaal 1er (Signification : « avec Baal »), femme du roi d’Israël (Royaume du Nord) Achab (1 Rois 16 :30-32), adoratrice invétérée de Baal et ennemie mortelle d’Elie fait partie idéologiquement et spirituellement de la lignée des descendants d’Esaü – Edom qui sont devenus l’Occident romain, puis romain catholique totalitaire du Moyen-Age puis actuellement l’Occident laïciste (de moins en moins laïque serein, démocratique et tolérant au sein duquel nous sommes très reconnaissants de vivre envers et malgré tout) de plus en plus totalitaire : gare aux soi-disant amalgames, aux soi-disant racismes confondus avec des analyses critiques considérées pour des raisons de réalisme politique  inspiré par la peur de l’islamisme, comme des incitations à la haine et aux …phobies ! Ainsi on laisse se développer un islam de plus en plus influent et radical mais incompatible avec les valeurs positives, laïques, démocratiques et tolérantes de notre société occidentale.

En même temps cet Occident devenant de plus en plus laïciste est moralement permissif en contradiction avec les principes bibliques notamment dans le cadre de la loi (avortements, mariages homo, divorces facilités, culture démonisée etc…). Quand on communique ce que dit la Bible sur ces sujets-là de façon très claire et publique, on risque le procès et la condamnation pour incitation à la haine, au racisme par ce qui est considéré comme homophobie, islamophobie ou autres …phobies alors qu’il n’en est rien en réalité. On doit pouvoir critiquer, remettre en cause au niveau des idées et des croyances sans insulter et rejeter les êtres humains en tant que tels dans un pays où la liberté d’expression est, doit être un droit fondamental. D’ailleurs d’après la Parole de Dieu, tout être humain quel qu’il soit, est non seulement à respecter mais encore à aimer en tant que tel, parce que créé et aimé de YHWH ELoHiM. C’est très difficile mais c’est indispensable pour la liberté dont l’amour vrai est l’unique fondement. Mais comme dit, cela ne doit pas empêcher l’analyse critique et la dénonciation du péché et de doctrines opposées à la Bible, bien au contraire. L’amour et la vérité ne sont pas incompatibles, encore une fois, bien au contraire.

L’évangélisation chrétienne en lieux et places publics, considérée comme du prosélytisme clivant donc dangereux pour le maintien de l’ordre, peut être de ce fait attaquable et condamnable. Nous sommes clairement dans le laïcisme et de moins en moins dans la laïcité. Sachons à ce sujet que la séparation des pouvoirs et la devise de la République sont inspirés de la Trinité (Père : pouvoir législatif – Égalité ; Fils : pouvoir judiciaire – Liberté ; Sainte Esprie: pouvoir exécutif – Fraternité). La laïcité est à la base une idée du protestantisme français proche de la Bible qui fut persécuté (cf. guerres de religion, St Barthélémy, révocation de l’Édit de Nantes etc…) et qui fut évidemment repris plus tard par d’autres courants de pensée à l’époque de la Révolution. Mais le laïcisme actuel est dû au rejet du Dieu de la Bible de la part de la société actuelle. Quand on met le Seigneur Jésus à la porte, le Diable, Baal rentre par la fenêtre. L’espace neutre n’existe pas.

Jézabeel avait instauré une véritable dictature en Israël avec des persécutions meurtrières pour celles et ceux qui n’adhéraient pas au culte de Baal non seulement contre Elie mais aussi contre les prophètes de YHWH ELoHiM (1 Rois 18:3-4 ; 19:2-3).

Comme « par hasard » la typologie de Jézabeel revient en Apocalypse 2:20-24 dans la lettre à l’Eglise de Thyatire que nous avons identifiée à l’Eglise catholique romaine à l’origine de l’Occident romain où l’impudicité, la prostitution, l’idolâtrie, la corruption, le faux prophétisme ont contaminé cette église et la civilisation qui en découla (cf. mariologie, cultes des saints, dépravation sexuelle et morale du clergé, symbole phallique des églises-bâtiments avec la tour et la nef comme d’ailleurs les mosquées avec leur nef et minarets, faux prophétisme au nom de la Tradition, dictature meurtrière papale avec les guerres de religion, l’Inquisition, la St Barthélémy, monarchies absolues de droit divin catholique romain, Eglise à l’origine de la civilisation occidentale laïciste où en plus le scientisme, les sectes, l’ésotérisme, les sociétés secrètes multiples, la Franc Maçonnerie, les Illuminatis et le Satanisme etc… minent la société ).

Sachons que le communisme, une horrible caricature inversée issue du marxiste athée de la vie communautaire et de partage du christianisme primitif et le nazisme, une horrible caricature inversée du prophétisme messianique judéo-chrétien ainsi que leurs héritiers actuels à savoir les dérives extrémistes d’extrême gauche ou d’extrême droite, sont des émanations directes de l’Occident dont l’ancêtre est Esaü, Edom et Amalek via les Nabatéens et Rome, ici représentées par Jézabeel, une société voire des églises dont « Baal est l’époux » où l’on commence à bénir les mariages homosexuels et où l’avortement n’est pas décrié par exemple !  

Le ministère typologique d’Élie d’aujourd’hui, comme Élie le fit en son temps par rapport à Baal, est clairement appelé à discerner puis à dénoncer les dérives à la fois laïcistes dictatoriales et permissives d’une société Jézabeel, « mariée » à Baal.

 

e) Le culte de Baal à l’origine

 

Le culte de Baal se pratiquait dans des sanctuaires placés sur des hauts lieux, des collines ou montagnes pour dominer spirituellement « en hauteur » de façon démoniaque un secteur géographique. A l’intérieur se trouvait la statue du dieu quelquefois avec celle de la déesse Astarté et à l’extérieur des colonnes de pierre, symboles phalliques du dieu avec des autels à encens. La prostitution sacrée mâle et femelle, les sacrifices d’enfants (Jérémie 19:5) et humains en général se pratiquaient alors. Incantations répétitives, prières démoniaques, musiques aux paroles d’adoration des Baals, danses, gesticulations obscènes, cris, automutilations, incisions, tatouages, transes, excitations, sacrifices, boissons enivrantes, orgies meublaient ce genre de kermesse diabolique dédiée à Baal. Certains rapprochent voire identifient ce culte à celui du veau d’or au désert et des deux veaux d’or en Israël notamment en ce qui concerne les danses obscènes, l’impudicité pratiquée alors et à celui de Moloch pour les sacrifices d’enfants. Nous retrouvons bien des aspects des pratiques des adorateurs de Baal durant les périodes qui ont suivi jusqu’à nos jours !

Elie discerna et dénonça clairement et de la façon la plus frontale la domination de Baal, de ses prophètes, d’Achab et de Jézabeel dans le Royaume du Nord, Israël.

 

3. Confrontations et révélateurs

 

a) YHWH Elohim et ELiYaHoU à Sa suite connaissaient leur Ennemi

 

Face à Baal, nous avons fort heureusement le générique, le contenant d’ELoHiM mais avec un nom, une identité, un contenu qui s’appelle « Je suis Celui qui est », YHWH, et Son serviteur, Son prophète de Feu ELiYaHoU, « mon ELoHiM est YHWH » uni à son Dieu à commencer par son identité et nom ! Il s’agit d’un combat frontal titanesque sans merci et Elie avait bien identifié puis combattu son Ennemi.

Les ministères typologiques d’Élie sont aussi appelés à bien identifier leur Ennemi qui n’a absolument pas changé et qu’il faut dénoncer et combattre. Dans cette confrontation des révélateurs sont d’une grande utilité.  

 

  1. Les révélateurs qui débusquent Baalzébuth

 

  • Position vis-à-vis d’Israël, de sa Terre et du Temple, premier révélateur.

 

Les adeptes de Baalzébuth détestent les Juifs, le Peuple élu de Dieu et font par conséquent clairement bloc contre l’Etat d’Israël notamment par rapport à la restitution de l’ensemble des territoires du Pays promis par Dieu et le projet de construction du 3ème Temple sur le Mont Sion, sujet extrêmement sensible. La position pour ou contre l’Etat d’Israël dans sa Terre promise dotée du Temple est un révélateur flagrant indiscutable bibliquement parlant pour savoir qui est de Baalzéboul et qui est de YHWH ELoHiM – génération Élie.

Les adversaires de la génération prophétique Élie touchent en effet à la prunelle des yeux de YHWH ZeBaoTH (YHWH des Armées ; Zacharie 2:8) ce qui a eu, a et aura des conséquences terribles parce qu’ils subiront le coup réflexe de défense puis d’attaque destructrice en pareil cas. Achab et Jézabeel en firent clairement les frais (1 Rois 21:17-27). Déjà une partie du Proche Orient, des parties de l’Afrique musulmane sont à feu et à sang avec des conséquences meurtrières terribles et d’insécurité en Occident laïciste permissive accompagnées d’une immigration islamique massive totalement ingérable.

 

  • Mariage de raison entre l’Islam et l’Occident, un mélange fragile « fer-argile», deuxième révélateur.

 

L’Islam conquérant oppresseur et l’Occident laïciste, athée-agnostique, capitaliste dominateur non régulé contraire à la règle d’égalité de 2 Corinthiens 8:13-15 (aussi répandu en Orient, en Afrique via l’influence chinoise, le reste du monde) feront à terme un mélange et mariage de raison fragile et implosif « fer-argile des pieds de la statue de Babylone-Babel » parce qu’il n’y a ni politiquement, ni humainement, ni spirituellement le choix.

Pourquoi parlons-nous de ces deux entités ? Tout simplement parce que nous y retrouvons leur matrice originelle biblique d’opposition à YHWH ELoHiM et ses serviteurs reconnus et dénoncés tant par les Juifs que par les Chrétiens en Ismaël et en Esaü-Edom. C’est très important, car la possibilité de retrouver les matrices originelles bibliques, permet une identification mieux ciblée et surtout plus vraie et authentique. Trouvez les racines, les fondements, les origines, les identités originelles et vous approcherez mieux la réalité de fond notamment actuelle. Cela permet de mieux aller à la racine. Aussi longtemps qu’une racine est en terre, elle peut générer des repousses et bonjour les dégâts !

 Baalzéboul tient les héritiers actuels d’Ismaël et d’Esaü-Edom dans son étau et les manipule de plus en plus pour arriver à ses fins. Ils constitueront par conséquent les pieds de fer et d’argile de la statue vue par le prophète Daniel à Babylone. Ce mélange-mariage de fer et d’argile fragile implosif, est un autre révélateur des Ennemis jurés de YHWH ELoHiM et de Ses adorateurs. Ce mélange implosif mènera à une situation mondiale politique, économique, sociétale catastrophique totalement ingérable. Là il s’agit de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3 à 12:12). Cette situation sera tellement grave que la solution provisoire de consolidation, voire de déminage sera proposée par l’Anti[é]-Christ comme recours ultime de séduction qui prendra ainsi en tant que faux messie sauveur (Apocalypse 13:3-4 puis 12-18) le pouvoir mondial et unira ensuite toutes ses forces contre l’Eglise authentique de Jésus-Christ non montée. Là il s’agit du règne de l’imitation trinitaire ou de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 12 :13 à 20 :3). 

Ces pieds représentent aussi la dernière bête citée par le prophète Daniel.

Petit rappel relatif à la statue et à la vision des bêtes du prophète Daniel :

  • Tête d’or – lion = Babylone (625-538 av. J-C)
  • Poitrine et bras d’argent – ours = Mèdes et Perses (539-330 av. J-C)
  • Ventre et cuisses d’airain – léopard = Macédoine et Grèce (avec Alexandre le Grand 334-323 av. J-C).
  • Jambes de fer – animal terrible dix cornes = Rome à l’ouest et à l’est (70 av. J-C jusqu’en 313 après J-C :  Édit de Milan ; Constantin qui institua le christianisme romain d’état).
  • Pieds de fer et d’argile– dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fit la guerre aux saints et l’emporta sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7) = christianisme romain – Occident laïciste (fer – Esaü – Jézabeel) et Islam (argile – Ismaël – Baal de Houbal) (313 – ???).

 

c) La confrontation décisive

 

« Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. » (Daniel 2:34-35 Segond).

« Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile. Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. » (Daniel 2:43-45 Segond).

 

  • Eglise des Vainqueurs et pierre de la montagne

 

Nous sommes directement projetés dans une des définitions de la future 8ème  Eglise ou Eglise des Vainqueurs montée qui forme un royaume et des sacrificateurs (Apocalypse 5:10) qui, à partir du ciel (cf. ici montagne, lieu élevé, se trouvant justement En-Haut), combattront, vaincront (Apocalypse 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ; 19:14) comme la pierre qui détruira les pieds de la statue et règneront sur la terre entière comme la pierre qui deviendra elle-même une montagne et remplira toute la terre (Apocalypse 20:4a ; Millénium).

Là encore, insistons sur le fait que la pierre vient d’en haut, de la montagne pour avoir de l’élan et de la force et ainsi peut avoir la possibilité de détruire effectivement les pieds de la statue de fer et d’argile de Nabuchodonosor, roi de Babylone, ville qui deviendra dans l’Apocalypse, la grande prostituée, la ville aux 7 collines (Rome – Occident Apocalypse 17:9) qui revient en force dans le règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 17 et 18). Elle était la capitale mondiale (Apocalypse 17:18) et la tête de pont en vue de la reconquête des lieux célestes par le Dragon. La tête de pont ressemble à la tour de Babel mais est ici composée de péchés assemblés, collés, cimentées tels des briques (Apocalypse 18:5 : ici verbe grec kollao :  coller, cimenter).

 

  • Eglise des Deux Témoins une partie de Eglise des Vainqueurs

 

Si la pierre n’était venue d’en-haut, elle n’aurait pas eu l’élan, la force et l’efficacité nécessaires. De même l’Eglise des Vainqueurs doit combattre, vaincre et régner à partir du ciel, d’En-Haut, sinon elle n’aura pas assez d’élan et de force pour détruire efficacement la statue puis remplir ses missions.

  Où se situe Élie le Tischbite au niveau typologique dans l’Apocalypse ? Elie aura été un prophète sur terre sans concession face à Achab et Jézabeel dont la fin ne sera pas très glorieuse (1 Rois 21:17ss). Il aura été d’une efficacité foudroyante face à un Ennemi et des complices qui ne lui auront fait aucun cadeau et pour cause ! Mais il vivra aussi des moments très dangereux, de découragements pour ne pas dire de ras le bol (1 Rois 19:1-4) malgré les manifestations extraordinaires de son ministère. En effet, il se trouvait encore « en-bas » où la victoire définitive n’est simplement pas possible. Le comportement de Jézabeel, des rois idolâtres qui ont succédé à Achab l’ont amplement prouvé. C’est pourquoi une Eglise qui croit qu’elle peut ou doit rester dans l’espace-matière-temps ou au bas de la montagne ne peut tout simplement pas vaincre. C’est totalement inenvisageable et impossible !

La preuve nous l’avons encore au niveau du ministère du groupe typologique d’Élie dans l’Apocalypse.

Il s’agit du dernier groupe de « montés » qui formera en partie l’Eglise des Vainqueurs à savoir l’Eglise des Deux Témoins (cf. écrit « L’Eglise des deux Témoins » Apocalypse 11:1ss) où la typologie d’Élie est clairement à identifier aux côtés de celle de Moïse. Cette église aura subi toute la Grande Tribulation sur terre. Elle exercera pendant 1260 jours (Apocalypse 11:3 = 42 mois= 3 ans et demi) un ministère terrestre prophétique et de témoignage de Feu, de jugement et de puissance comme Elie (1 Rois 18:1 : trois ans de famine suite à la sécheresse – 899 à – 897 ; après c’est plus long car Elie est monté en – 892). Le résultat ne sera pas des plus probants puisqu’à leur martyre les habitants de la terre se réjouiront et se feront même des cadeaux à cette occasion-là, preuve qu’ils ne seront malheureusement pas convaincus (Apocalypse 11:10).

Elle subira l’épreuve pour ne pas dire la défaite ou l’échec du martyre lors d’une bataille contre la Bête (Apocalypse 11:7-10) mais bénéficiera de la résurrection du corps sur terre aux yeux du monde entier trois jours et demi après et pourra de ce fait répondre à l’appel céleste de la montée (Apocalypse 11:11-12). Ce n’est qu’après cet événement et le tremblement de terre que des survivants rendront gloire au Dieu du ciel (Apocalypse 11:13) !

La montée doit donc être l’objectif prioritaire pour pouvoir passer aux combats fondamentalement décisifs victorieux dont le premier aura logiquement lieu très vite après en Apocalypse 12 avec l’éjection du Dragon du ciel pour le précipiter sur terre à sa grande fureur, d’ailleurs.

Elie est aussi monté et nous verrons l’importance de cette montée !

 

d) Jean Baptiste un typed’Élie précurseur du Messie lors de sa première venue sur terre.

 

« Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. » (Malachie 4 :5-6 ; Segond).

« …il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1:17 ; Segond ; paroles de l’ange à Zacharie, père de Jean-Baptiste).

« …un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. … Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean ; et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir. » (Matthieu 11:9-14 ; Segond).

« Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. » (Matthieu 17:10-13 ; Segond).

« Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? Afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète. » (Jean 1:19-23 ; Segond).

 

  • Jean-Baptiste et Élie sur terre

 

Jean-Baptiste était-il Élie réincarné ou pas ? En fait il était une typologie du ministère d’Élie en tant que précurseur du Messie lors de Sa première venue qui devait lui préparer le chemin. Il n’était pas une réincarnation d’Élie, sachant que la doctrine de la réincarnation n’est pas biblique. En plus Jean-Baptiste était l’Élie et non pas Élie qui devait revenir d’après Matthieu 11:14. Cela signifie qu’il ne s’agit pas d’Élie mais d’un type de ministère comme Élie : l’Élie.

Jésus parle du rétablissement de toutes choses. En fait ni Élie, ni Jean-Baptiste n’ont rétabli grand-chose à leur époque. Ils ont remis certaines choses en place de façon tonitruante et très courageuse tant Élie pour le peuple d’Israël notamment au Carmel (1 Rois 18:21-40) que Jean-Baptiste lors de ses prédications très directes, les baptêmes d’eau de repentance et la parole adressée à Hérode (Hérode l’Edomite – Iduméen le collabo des Romains ; cf. Jézabeel, Occident romain) relative à son adultère qui finit tout de même par lui coûter sa tête (Marc 6:14-29). Jean-Baptiste lui-même au fond de sa prison comme Élie au désert (1 Rois 19:3-14) doutait de son propre ministère et par extension de celui de Jésus en tant que Messie vu la question qu’il lui avait fait parvenir par ses disciples : « Es-tu celui qui devait venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11:1-13).

 

  • Un problème de réalisation et de finalisation

 

Quelque part il y a un problème de réalisation et de finalisation dans cette préparation de l’arrivée du Messie au niveau de Jean-Baptiste, notamment en ce qui concerne « un peuple bien disposé, le rétablissement de toutes choses, l’aplanissement du chemin du Seigneur ».

Soyons honnêtes quand on constate, comme Jésus le fit pour Jean-Baptiste, que l’opposition du Peuple d’Israël s’est malheureusement maintenue (Matthieu 17:12-13 ; Marc 9:13). Jésus a clairement dit à propos de Jean-Baptiste « qu’ils ne l’ont pas reconnu et qu’ils l’ont traité comme ils l’ont voulu ». Autrement dit, ils auraient pu faire autrement et l’accueillir comme précurseur du Messie, mais ils ne le firent pas. C’est pourquoi le chemin terrestre parcouru par Jésus n’était pas ce qu’on pourrait appeler une promenade de santé, un chemin aplani. Par la suite la continuation d’un monde de péchés mit en évidence ce problème de réalisation et de finalisation, monde de péchés infectant même l’Eglise des débuts, car il suffit de lire les épîtres ! Bref nous sommes loin du rétablissement de toutes choses. Donc il y eut problème.

Quelle est la solution à ce problème de réalisation et de finalisation effectives réussies d’un ministère prophétique de type Élie ?

 

  • La solution

 

Nous avons une première indication :

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré (métamorphoo = métamorphosé) devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants, et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus… Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! Aussitôt les disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul avec eux. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c’est que ressusciter des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? Il leur répondit : Élie viendra premièrement, et rétablira toutes choses. » (Marc 9:2-12).

Élie ne subira pas la réincarnation, ouf, sinon pauvre de lui, il a assez souffert ! L’épisode Jean-Baptiste nous l’aura prouvé. Par contre il apparaît glorieux lors de la transfiguration ou métamorphose de Jésus. Là il s’agit du véritable Élie présent dans la nuée et non pas d’une typologie du ministère d’Élie.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’Elie, le « monté » ayant bénéficié de l’immortalité, pouvait réapparaître en gloire sur terre aux trois disciples pour que la véritable gloire et nature de Jésus leur soit révélées et que s’ouvre la route du 3ème ciel vers la terre et inversement !  Nous ne traiterons pas ici le cas de Moïse qui à notre avis est relativement semblable à celui d’Élie (cf. 2 Corinthiens 3:6-18).

Cette gloire de Jésus ainsi révélée est la démonstration que le chemin à préparer, à aplanir par le ministère de type Elie est d’ouvrir en Jésus le Chemin la possibilité de circuler réellement et constamment en aller-retours entre le 3ème ciel et la terre (espace-matière-temps) après avoir commencé à dégager l’obstacle du 2ème ciel siège de l’Ennemi !!! Voilà le but de ce ministère prophétique !!! Il devrait en fait être le but de TOUT ministère prophétique qui est par nature un ministère de « percée » d’abord « verticalement » 3ème ciel – terre puis « horizontalement » à travers et de par le monde ! 

Quand on parle d’Élie, on pense surtout au Carmel et c’est important car cela fait partie intégrante de l’ensemble mais la finalité, le but fut sa montée au ciel et son retour sur terre dans la nuée lors de la transfiguration de Jésus pour vraiment préparer, dégager le chemin au Seigneur en commençant à ouvrir les yeux puis le cœur et l’intelligence de Pierre, Jacques et Jean ! Cela rejoint évidemment aussi l’échelle de Jacob et l’ensemble des expériences de gloire des prophètes dont Esaïe et Ezéchiel et évidemment l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise !

Ainsi, une fois que cette « circulation sera ouverte ou le chemin aplani », il sera possible de « rétablir toutes choses » et pas avant ni autrement ! L’exaucement de la demande du Notre Père « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ne peut être possible que par cette libre-circulation ciel-terre ! Une fois qu’on a compris cela, tout paraît tellement évident !

Le problème est comment y arriver. Élie a réussi à son niveau alors que Jésus n’avait pas encore « tout accompli » sur la croix ! Raison de plus d’y arriver par la grâce en Jésus-Christ ! Encore faut-il se mettre dans le bon angle de la perspective de la grâce. Comprendre le ministère d’Élie va nous y aider.

 

4. YHWH est vivant!

 

« Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : HaÏ – YHWH (Vivant, vive YHWH), ELoHiM Israël, je me tiens devant Lui ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, si ce n’est à ma parole. » (1 Rois 17:1). 

 

a) Le Royaume d’Israël et l’Eglise de Thyatire

 

Le culte de Baal verrouillait le Royaume du Nord, d’Israël. Achab le roi était sous la coupe de Jézabeel. Les prophètes de YHWH ELoHiM étaient massacrés et il n’y avait plus qu’un petit reste de fidèles qui n’avait pas plié le genou devant Baal (Romains 11:1-5). Quelle misère qui ressemble étrangement à celle de notre époque comme nous l’avons vu plus haut.

Cela eut comme conséquence la mise en place d’une société où l’on dit « YHWH ELoHiM peut ’êtes ben qu’oui, peut ‘êtes ben qu’non, en tous cas Il n’agit pas, ne se manifeste pas, ne parle pas, donc on n’en tient plus compte ». Il se situe tellement loin au ciel peut-être parmi d’autres éventuels dieux d’un autre âge, Il semble si éloigné de nos préoccupations et aspirations les plus concrètes et basiques. Existe-t-Il vraiment ?  

Nous, ce qui nous intéresse c’est de nous amuser, de bouger, d’avoir des animations, des sensations, du spectacle, d’assouvir nos passions, de nous lâcher et défouler, bref de libérer nos instincts même les plus bas, notamment par les orgies – bouffes, la prostitution même « sacrée » et les sacrifices sanguinolents pour assouvir la soif de sang dû à la haine et à la vengeance. Cela ressemble à s’y méprendre étrangement au culte de Baal. Puisque Baal répond à tous ces appétits, il est aussi par extension et logiquement celui qui permet la vie, les affaires et les récoltes abondantes. Tyr et Sidon, où Baal était vénéré, étaient des villes très riches par leur commerce en Méditerranée. Baal s’occupait bien des affaires du pays d’origine de Jézabeel « notre reine », haut lieu de ce culte. Alors pourquoi Israël n’en profiterait-il pas par le biais de ce culte ?

L’Eglise de Thyatire (Apocalypse 2:18-23) à assimiler à l’Eglise catholique romaine (cf. Écrits « Eglise des Vainqueurs ») tombée dans la religion et les rites s’est justement adonnée à un faux prophétisme, à l’idolâtrie en mangeant les viandes sacrifiées aux idoles (cf. aussi eucharistie, mariologie, culte des saints), des orgies païennes (Cf. kermesses à l’origine) et par sa complicité-prostitution avec le monde et ses dirigeants. La prostitution avec Jézabeel y est clairement évoquée par Jésus-Christ Glorifié. De là vint effectivement notre Occident avec tous ses travers décrits plus hauts.

Où est YHWH ELoHiM ? Est-Il encore vivant ?

Le ministère typologique d’Élie consiste à proclamer : « oui, Il est vraiment vivant », et à manifester comme Élie, le Feu, la Gloire, le miracle divin tant pour les bénédictions que pour les jugements !  

 

b) Élie se tenait devant YHWH ELoHiM comme l’Apôtre Jean à Patmos.

 

La relation d’Élie avec YHWH ELoHiM est fondamentale.

HaMaDeTiJ  LePHaNaÏN est la transcription de l’hébreu du texte original. En fait Élie [HaMaD] se trouvait, était dans une attitude d’attente, se présentait, s’attendait à, était serviteur de YHWH ELoHiM. Où ? [Le PHaNa] devant la face, la présence, en face de, en présence de YHWH ELoHiM.

C’était la base du ministère d’Élie. Il avait une relation vivante, directe avec YHWH ELoHiM vraiment très vivant ! C’était le préalable de tout le ministère d’Élie qui a abouti au final à la montée en passant par le Carmel et tous les prodiges de son ministère ! C’était tout sauf une relation religieuse, cérémonielle rituelle qui ne peut être que vide et vide de sens.

Élie conversait avec Dieu c’est-à-dire quand il Lui parlait, il recevait une ou des réponses claires.

La relation est la condition de possibilité de l’existence (Cf. Ecrit « La Preuve Ontologique »). Le « Je suis Celui qui suis » (YHWH) génère par nature, fondamentalement la relation sinon Il n’est pas. L’Ennemi est dans le vide (tohu-bohu), la nuit, la noirceur, la division, la séparation et la mort tandis que YHWH est dans la relation, l’amour, ce qui nécessite obligatoirement le Feu, la Lumière, la Clarté, la Transparence, la Vie, l’Amour et l’Unité. Le nom d’ELiYaHoU « YHWH est mon Dieu » est l’émanation, l’expression même de cette relation absolument indispensable et fondamentale. Tous les hommes de Dieu et notamment l’Apôtre Jean sur l’île de Patmos étaient dans ce type de relation avec Dieu. A ce stade nous retiendrons entre autres la position d’attente signifiée par HaMaD. Dans ce type de relation, on attend quelque chose de l’autre et là du Tout Autre. Pour Élie la fin de l’attente fut un ordre d’aller voir Achab au risque de sa vie et lui transmettre la Parole de Dieu et pour Jean, condamné à mourir sur l’île déserte de Patmos ce sera d’écrire aux responsables (anges, envoyés, apôtres) des différentes églises des lettres puis de transmettre l’ensemble du texte de l’Apocalypse contenant son témoignage qui nous est fort heureusement parvenu. 

Le ministère typologique d’Élie consiste, suite à une relation de proximité avec Dieu, à obéir à Ses ordres.

 

 

c) La parole d’Élie à Achab et les lettres aux sept églises

 

« HaÏ YHWH, ELoHeÏ Israël ! » : Vive YHWH, le Dieu d’Israël, il y aura une sécheresse totale ! Cette parole d’Elie tranche, c’est moins que l’on puisse dire, avec l’ambiance du moment baignée par le culte insipide et nauséabond de Baal tel une eau polluée et stagnante ! Elle est adressée directement au roi d’Israël ! Bref, Elie n’y va pas par quatre chemins, c’est direct !

Autrement dit : vous vous demandez où est YHWH ELoHiM, s’Il est encore vivant, s’il agit encore, s’il faut encore compter avec Lui… ? Eh bien YHWH est vivant et Il est le Dieu d’Israël ! Et pour prouver cela, l’économie d’Israël sera mise parterre par une sécheresse totale parce que le Peuple croit que son abondance vient de Baal comme ce serait soi-disant le cas pour Tyr et Sidon. Boum !

Baal fut d’ailleurs totalement incapable d’arrêter la sécheresse, ni de se manifester au Carmel.

Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean n’y va pas non plus par quatre chemins ! Autrement dit, vous les églises, vous vous installez dans votre petit ronron évangélique terrestre espace-matière-temps où Baal commence déjà à vous infecter par une tiédeur imbuvable. Alors écoutez ce que l’Esprit vous dit et repentez-vous pour monter à la Salle du Trône et enfin faire correctement le boulot que je vous demande de faire dans la Gloire et à partir de la Gloire ! Boum !

Comme l’Eglise n’a pas écouté, cela n’a pas fait 3 ans environ de sécheresse mais bien 2000 ans ! Certes il y eut et il y a des miracles dans l’Eglise tels les pains apportés par les corbeaux à Élie près du torrent de Kerith, puis ceux de l’huile dans le pot de la veuve de Sarepta et la résurrection de son fils (1 Rois 17). C’est merveilleux mais c’était et c’est toujours la sécheresse. Ce sera d’ailleurs toujours la sécheresse aussi longtemps que nous nous trouverons dans le désert de l’espace-matière-temps malgré les prodiges et miracles que nous pouvons expérimenter ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à communiquer direct et refuser d’y aller par quatre chemins.

 

d) Le Peuple d’Israël au Carmel et l’Eglise de Laodicée

 

L’événement exceptionnel très connu du Carmel relaté en 1 Rois 18 démontre une fois de plus qui est le Dieu vivant. Au verset 27 entre autres nous voyons la foi et la confiance d’Elie qui fait même de l’humour, c’est peu dire : « Sur le midi, Elie les railla, disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu, quelque affaire l’occupe, une expédition, un voyage… Peut-être dort-il, il s’éveillera… ». Nous connaissons la suite où YHWH ELoHiM manifesta sa Gloire par le Feu qui consuma l’autel d’Élie devant tout le peuple qui cria ensuite « YHWH est ELoHiM, l’Éternel est Dieu ».

Le Peuple d’Israël face à Jézabeel, face à Baal, face à Dieu et Ses prophètes était tiède, versatile. Élie ne leur a-t-il pas dit : « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien. » (1 Rois 18:21).

La tiède Eglise de Laodicée était largement installée dans ses fausses certitudes terrestres tout en croyant avoir le « Plein Evangile » et risquait fort de se faire vomir de la bouche de Jésus : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi (merci Baal… !), et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » (Apocalypse 3: 17-19).

Les promesses de Jésus Glorifié en cas de repentance et de recherche de la métamorphose du corps par le revêtement glorieux sont merveilleuses et garantissent une relation plus que vivante : partager avec Lui la Ste Cène de gloire et s’asseoir sur le Trône avec Lui, c’est-à-dire ouvrir le chemin terre – ciel et inversement et préparer ce chemin pour l’arrivée glorieuse du Messie ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à manifester la gloire et la puissance de Dieu et refuser le compromis de la tiédeur misérabiliste insupportable à Dieu.

 

e) Le Prophète Élie monta et l’Apôtre Jean monta : le chemin s’ouvre !

 

Élie, le prophète, est monté au ciel dans un tourbillon et dans un chariot de feu attelé à des chevaux de feu (2 Rois 2:11). Le but ultime du ministère prophétique fut atteint à savoir ouvrir, aplanir le chemin ciel – terre et inversement. Tout prophétisme visant à ouvrir et à préparer ce chemin-là est précurseur du Messie !

L’Apôtre Jean monta (Apocalypse 4:1) et fut non seulement le premier membre de l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise mais fut aussi le premier précurseur du Messie après Son Ascension ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à monter pour ouvrir, aplanir le chemin et par là être précurseur du Messie.

 

 

f) Eglise des Vainqueurs initiale, Eglise du Réveil mondial, Eglise des Deux Témoins, Eglise enlevée : précurseurs du Messie.

 

L’Eglise des Vainqueurs initiale qui partira en vainqueur et pour vaincre à partir du ciel ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères en étant les instruments du réveil le plus important de l’Histoire décrit en Apocalypse 7 dont les pères-Israël seront réconciliés avec les enfants-nations. En plus le chemin ciel-terre sera de plus en plus ouvert et on pourra y circuler de mieux en mieux !

L’Eglise du réveil mondial d’Apocalypse 7, qui aura subi la première partie de la Grande Tribulation, complètera merveilleusement et grandement les effectifs.

L’Eglise des Deux Témoins (faisant référence à Elie-nations et Moïse-pères), qui aura subi l’ensemble de la Grande Tribulation, manifestera encore une fois sur terre le ministère de Feu typologique d’Élie, montera après avoir été ressuscitée tout cela aux yeux du monde entier ! En cela elle sera aussi précurseur du Messie dans la typologie très spécifique du ministère d’Élie

L’Eglise enlevée est le fils du divin Epoux et de l’Épouse glorifiée montée (Apocalypse 12:5). Il porte non seulement le nom de son Père mais porte encore dans son corps glorifié Sa génétique complète et parfaite !

Cet ensemble est l’Eglise des Vainqueurs complète tant au niveau de ses effectifs qu’au niveau de sa nature esprit, âme et corps. Elle préparera et finalisera le chemin, mission spécifique du ministère typologique d’Élie, pour que Jésus-Christ Glorifié puisse conquérir la terre et y exercer en tant que Messie la royauté davidique de 1000 ans promise depuis si longtemps par les prophètes !

 

Conclusion

 

Le décryptage du ministère d’Élie est une des clés principales pour la « montée » et la mission de précurseur par l’ouverture du chemin au Messie.

En effet le message et la finalité exprimées par Jésus-Christ Glorifié n’est pas la montée pour la montée mais bien la préparation, l’ouverture, l’aplanissement du chemin ciel – terre (espace-matière-temps) et inversement ce qui Lui permettra de conquérir la terre et d’y instaurer le Millénium.

Ouvrir le chemin du cœur, de l’âme entre autres des pères (Israël-Moïse) vers leurs enfants (nations-Élie ) et des enfants vers leur père, comme Élie (Malachie 4 :5-6).

Ouvrir le chemin de l’esprie par les manifestations de Feu et de Gloire célestes comme Élie.

Ouvrir le chemin du corps par la métamorphose totale, génétique parfaite, la montée comme Elie la montée et l’enlèvement.

Ouvrir le chemin au modèle et exemple absolus, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs « à Celui qui monte un cheval blanc dont le nom est Fidèle, Véritable, qui juge et combat avec justice, dont les yeux sont une flamme ardente, couronné de nombreux diadèmes, portant un nom qu’il est le Seul à connaître, revêtu d’un manteau trempé de sang, Parole de Dieu ! » (Apocalypse 19:11-13).

En Lui, Martin BUSCH

97. Le front

INTRODUCTION

 

Quand vous voyagez aux Indes, vous remarquez un point sur le front entre les sourcils de certaines personnes surtout des femmes. Il s’agit du « bindi » qui est fait pour désigner le chakra du 3ème œil, c’est à dire qu’il sert à attirer l’attention sur la force divine et l’illumination spirituelle de l’individu. Traditionnellement, il symbolise aussi le 3ème œil mystique d’une personne et son rapport avec le principe universel de la création. Il est évident que le bindi pour le chrétien est d’origine diabolique, ésotérique et se retrouve dans bien des spiritualités négatives à travers le monde.

Il se trouve que le front et notamment la partie située entre les sourcils et la main droite sera marquée par l’Ennemi et plus précisément par la marque de la Bête, le chiffre 666 (Apocalypse 13:16-17 ; 14:9,11 ; 16:2 ;19:20 ; 20:4b). Beaucoup pensent à juste titre que la micro technologie permettra par l’introduction d’une puce électronique sous la peau de contrôler l’humanité qui ne pourrait « ni acheter ni vendre » sans cet « équipement ». Nous savons que les choses peuvent technologiquement aller très vite et loin notamment pour le contrôle total de la pensée et du corps des individus !

Mais YHWH ELoHiM a aussi prévu et même opéré ce « marquage » au front qui est aussi une expression désignant la métamorphose (Cf. Ecrit « La métamorphose du corps ») impliquant plus particulièrement les dimensions prophétiques, de sacrificature et royaux.

Si le message biblique se situe au niveau du cœur, des « entrailles », il se situe aussi au niveau du front, de la pensée, de la volonté, d’un caractère bien trempé, de la capacité de gestion, de résistance face à l’adversité pouvant aller jusqu’à braver la Mort pour la vaincre au bout du compte (1 Corinthiens 15:54-56 ; Apocalypse 12:11).

Autant l’Ennemi que YHWH ELoHiM ont compris l’importance capitale de ce marquage au front. L’Eglise des Vainqueurs n’est pas composée de naïfs ou de bisousnours mais bien de prophètes, de sacrificateurs et de rois, des personnes responsables dont la parole puissante sur terre est concrètement accompagnée de Lumière et de Feu divins issus de la marque divine du front, de la pensée, de l’autorité, de la volonté et du corps glorifié. (En grec : Sphragidzo : sceller, marquer d’un sceau, confirmer, certifier, remettre officiellement ; Sphragis : sceau, marque, signe ; en hébreu : CHoWTHaM : sceau, cachet, empreinte, anneau ou bague pour l’application d’un sceau).

 

1. Le prophétisme

 

a) Front contre front

 

« Mais la maison d’Israël ne voudra pas t’écouter, parce qu’elle ne veut pas m’écouter ; car toute la maison d’Israël a le cœur dur et le cœur endurci. Voici, j’endurcirai ta face, pour que tu l’opposes à leur face ; j’endurcirai ton front (en hébreu MeTSaCH : front, ce qui est clair, en évidence, sourcils, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils), pour que tu l’opposes à leur front. Comme le diamant plus dur que le roc, je rendrai ton front. Ne les crains pas, quoiqu’ils soient une famille de rebelles. » (Ezéchiel 3:7-9)

L’évangélisation s’adresse aux non croyants, aux païens. Elle consiste à rendre témoignage de l’Evangile de Jésus-Christ pour la conversion et le salut de quiconque croit.

Elle n’est pas à confondre avec le prophétisme qui s’adresse prioritairement au Peuple de Dieu qui est déjà censé croire en YHWH Elohim. C’était et c’est toujours vrai pour le Peuple d’Israël qui devrait obligatoirement accepter ce qui est pour lui et uniquement pour lui depuis 2000 ans une parole prophétique à savoir l’Evangile de Jésus le Messie qui sera beaucoup plus efficace quand Jésus Glorifié leur apparaîtra Lui-même. C’était et c’est toujours vrai pour l’Eglise actuelle (7 églises de l’Apocalypse d’alors préfigurant celles à travers les millénaires) qui devrait obligatoirement accepter la Parole prophétique de l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise.

Le prophète a la mission très désagréable de « rentrer dans le lard » des croyants alors que la réception préalable du message confié est agréable voire merveilleuse car donnée dans la gloire (Ezéchiel 3: 3+14 ; Apocalypse 10:8-11).   

 

b) Pourquoi la sclérose du Peuple de Dieu ?

 

Le Peuple de Dieu finit toujours par se scléroser et donc de s’endurcir dans le contexte espace-matière-temps. Ce contexte, particulièrement au niveau temporel, historique, de par ses aspects à la fois cyclique et linéaire (cf. plus loin : ressort) engendre automatiquement et obligatoirement la routine et l’endurcissement.

En effet la longue durée dans la linéarité que nous constatons au niveau de l’Histoire et du temps qui passe (Ecclésiaste 3:1-8) composée de débuts et de fins placés entre le grand début (Genèse 1:1) et la grande fin (Apocalypse 20:11b), oblige le croyant à s’investir pour durer le plus longtemps possible. Pour ce faire, il se fabrique des sécurités, des balises, des limites, des structures, des cadres pour ne pas « dévier » notamment de la soi-disant « saine doctrine », du comportement religieux reconnu dans un environnement donné et/ou encore de la Tradition qui deviendra par la force des choses très « humaine » pour ne pas dire négative ou idolâtre au demeurant. Tout est fait pour pouvoir « durer ». Plus ça dure plus ça s’adapte à l’environnement terrestre alors que l’adaptation devrait se faire au céleste divin, un tout autre environnement.

« Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » : L’aspect cyclique de l’Histoire aussi soulevé dans l’Ecclésiaste (Ecclésiaste 1:5-6+9-10) peut tout autant être constaté par les événements qui se sont inlassablement répétés, certes avec des différences, mais structurellement très semblables voire quasi identiques.  

La répétition obligatoirement engendrée par le cyclique oblige le croyant à tourner en rond à terme. Le phénomène est d’autant plus augmenté parce qu’il est enfermé dans les limites imposées par la durée. Tourner en rond dans des limites provoque l’ennui. Pour casser l’ennui, on passe presqu’obligatoirement de façon hypocrite et cachée dans un premier temps, puis plus ouverte voire officielle dans un deuxième temps à la transgression, au péché, à la satisfaction des désirs de la chair, aux fausses doctrines institutionnalisés pour mettre en quelque sorte un peu de piment à ce « menu de vie » devenu tellement insipide.

Un extrême opposé censé parer à cela, consiste à faire croire que l’on peut éviter la désintégration des valeurs bonnes par un légalisme et intégrisme religieux à tout va pouvant aisément aboutir à diverses formes de dictature idéologiques à caractère religieux ou autres que l’on va tenter d’imposer à ses semblables par des moyens souvent pas très louables.

Les tentatives de retours nostalgiques et romantiques au passé, interprété par soi-même, restent stériles, car ce qui est important c’est le présent, l’aujourd’hui de Dieu. « C’est pourquoi, selon ce que dit la Sainte Esprie : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n‘endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:7-8).  

Tout cela engendre parallèlement la peur de l’inconnu et donc la sclérose et l’endurcissement en tous cas vis-à-vis de Dieu et de Sa Parole qui nous font toujours sortir de nos sécurités ou jeter nos béquilles. Le front religieux est d’ailleurs particulièrement dur ! Jésus en a fait l’amère expérience auprès des Juifs.

Mais le prophète est là pour casser tout cela en devant faire passer la révélation du moment de YHWH ELoHiM et de Sa Parole auprès de Son Peuple.

Il doit d’abord « ingérer, manger » la gloire de Dieu et Sa Parole et c’est agréable et doux comme le miel. Il doit « faire corps » avec Lui et Son message. C’est ainsi que le front du prophète, ici Ezéchiel (Ezéchiel 2:8-9 ; 3:1-15), devint dur tel le diamant pour essayer de casser par la Parole annoncée et les actes prophétiques l’endurcissement du front du Peuple de Dieu. Cette deuxième étape « marteau piqueur » est évidemment très désagréable pour ne pas dire très risquée ! Le « diamant » le plus dur et indestructible est le NOM du Père et de l’Agneau sur le front entre les deux sourcils (Apocalypse 7:3 ; 14:1 ; 22:4 ; en hébreu : MeTSaCH : front, ce qui est clair, en évidence, sourcils, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils ; en grec : Metopon : front, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils). 

 

 

c) Le contenu prophétique

 

En résumé, il s’agit toujours d’une Parole prônant au bout du compte le retour à la relation personnelle d’amour, de face à face avec YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie et pour ce faire d’une exhortation à emprunter jusqu’au bout le chemin adéquat révélé et préconisé par la Parole au cours de l’Histoire pour aller au-delà de l’Histoire dans l’Eternité.

 

ESCLAVAGE – LIBERATION DE L’ESCLAVAGE EGYPTIEN – DESERT

 

Pour les Juifs au titre de l’élection et de la formation du Peuple :

  1. Agneau Pascal suivi par la sortie d’Egypte
  2. Passage de la Mer Rouge
  3. Don et réception de la Thora et de la Gloire de YHWH Elohim au Sinaï
  4. Conquête du Pays promis

 

TERRE PROMISE – LIBERTE

 

Pour les Juifs installés dans leur Terre promise dotée du Temple à Jérusalem :

  1. Sacrifices sur l’autel du Temple
  2. Cuve d’airain du Temple
  3. Lieu Saint
  4. Saint des Saints

 

ESCLAVAGE – LIBERATION DE L’ESCLAVAGE ABSOLU – DESERT ET/OU ESPACE MATIERE TEMPS

 

Pour l’Eglise Primitive avant l’Apocalypse :

  1. Repentance, conversion à Jésus-Christ, foi en Son œuvre expiatoire, Sa résurrection et Sa montée au ciel à la droite du Père
  2. Baptême d’eau
  3. Baptême de la Sainte Esprie et de Feu avec l’exhortation à l’annonce de l’Evangile de par le monde
  4. Sainte Cène avec le pain et le vin – églises installées presque partout dans ce monde malheureusement encore dominé par le Prince de ce monde.

 

 

TERRE PROMISE CELESTE – LIBERTE DANS LA PERFECTION – SALLE DU TRÔNE

 

Pour l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise à partir de l’Apocalypse :

  1. Rencontre avec Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1:10-16)
  2. Baptême de gloire en Jésus-Christ commencement de la métamorphose du corps de gloire en gloire ou transfiguration ou marquage du front avec le nom du Père et de l’Agneau (Apocalypse 1:17-18 ; 3:18 ;7:3; 14:1)
  3. Montée à la Salle du Trône pour recevoir la connaissance parfaite issue du « face à face » glorieux, esprie, âme et corps glorifié, transfiguré (1 Corinthiens 13:8-12 ; Apocalypse 4:1-2 ; 7:9b;11:12).
  4. Ste Cène de Gloire avec la montée sur le Trône (Apocalypse  :20-21)en tant qu’Épouse sans ride ni tache (Ephésiens 5:27 ; Apocalypse 19:7-8) de l’Époux et/ou en tant que sacrificateurs et rois (Apocalypse 5:10) suivie de l’évangélisation mondiale réussie (Apocalypse 6:2 et 7:9), de la reconquête des lieux célestes (Apocalypse 12:7-11) puis celle de la terre (Apocalypse 19:14), suivie du règne millénariste aboutissant au nouveau ciel et à la nouvelle terre réunifiés pour l’Eternité (Apocalypse 20:4ss ; 21:1 à 22:5).

 

d) Le ressort

 

Le schéma du ressort nous semble parlant pour comprendre l’Histoire et plus particulièrement l’Histoire du Salut à la fois dans la linéarité et dans le cyclique. Le prophétisme évolue et fait par conséquent avancer l’Histoire du Salut tout en insistant aussi sur l’unicité de YHWH ELoHiM et de Sa Parole éternelle non soumise au temps ! On comprendra donc plus facilement son fonctionnement par l’exemple du ressort.

 

Si vous regardez de profil un petit ressort de stylo par exemple vous ne voyez qu’un petit trait un peu épais ou une ligne qui commence et qui se termine. Cela représente l’aspect linéaire de l’Histoire avec un début et une fin.

Les spirales en forme de cercle qu’on y distingue aussi, représentent l’aspect cyclique de l’Histoire avec les répétitions structurelles semblables de la succession des révélations données par Dieu dans l’Histoire du Salut comme nous le devinons dans les 4×4 étapes successives et d’une certaine manière répétitives exposées dans paragraphe précédent.

 

Si par contre vous regardez seulement avec un œil ouvert d’en-haut ce petit ressort placé à la verticale dans l’axe, vous ne voyez plus qu’un petit cercle. Vous ne voyez plus l’aspect linéaire mais simplement UN seul cercle. C’est la perspective du cercle unique, uni mettant l’accent sur l’unicité et l’indissociabilité de l’ensemble. Pourtant en-dessous les cercles disposés en spirale sont toujours présents avec la même dimension et le même espacement !  

De plus il est possible de resserrer puis de desserrer le ressort mais quoi qu’il en soit, il ne reste sous cette perspective « verticale » qu’un seul cercle. Tout est un, indivisible et l’aspect linéaire est apparemment effacé plus exactement invisible à l’œil nu.

Vue sous ces deux perspectives, l’Histoire et à fortiori l’Histoire du Salut correspond au fameux verset « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3:8 ; Psaume 90:4).

Autrement dit, le Seigneur, le Maître du temps et de l’Histoire peut se permettre de resserrer ou de desserrer l’Histoire tel un ressort, comme Il l’entend. Mais les cercles en spirale du petit ressort subsistent, restent mais sont rapprochés pour ne pas dire « confondus » presque soudés de telle sorte qu’on ne peut les distinguer les uns des autres : c’est le « un jour », la primauté de la perspective du cercle unique, la « compression de l’Histoire » qui montre son unicité, son unité et son indissociabilité. Mais dès que l’on desserre le ressort et qu’on le regarde à nouveau de profil, on revient aux « mille ans », la primauté de la perspective du linéaire, la spirale est à nouveau desserrée. Ainsi on pourra peut-être mieux comprendre le fonctionnement du prophétisme dont les paroles, l’interprétation et l’intégration dans le contexte historique et le contexte « intemporel céleste » paraissent souvent délicates à perspectives multiples répétitives et unes parce qu’il intègre ce mécanisme du ressort.  

 

e) Les quatre étapes majeures linéaires, successives

 

L’aspect linéaire du déroulement de l’Histoire du Salut est incontestable au titre de la succession dans le temps des étapes citées plus haut. Le passage de l’une à l’autre fut et reste un processus prophétique. Le Seigneur à chaque fois a envoyé Ses serviteurs et prophètes pour annoncer et faire admettre au Peuple de Dieu la nouvelle « économie » ou « dispensation ». Chaque dispensation provoque un dépassement de la précédente pour finalement aboutir dans les lieux célestes et la Salle du Trône où l’on arrive au but ultime, au retour réel et effectif à la « maison du Père ». Dans chaque étape majeure, il y a bien entendu des étapes intermédiaires.

 

Pour Israël nous voyons par exemple le vécu de la sortie d’Égypte, du passage de la Mer Rouge, du Sinaï et de la conquête de la Terre promise, c’est la PREMIERE ETAPE.

 

 Cette première étape se retrouve plus tard de façon structurellement semblable dans le culte du Temple. C’est la DEUXIEME ETAPE instituée par YHWH ELoHiM à titre de souvenir, de mémoire, d’anamnèse pour en quelque sorte pédagogiquement faire « revivre » ces événements dans le déroulé du culte du Temple (Sacrifices, Cuve d’airain, Lieu Saint, Saint des Saints) dans la Terre promise à Jérusalem en vue de mieux forger l’identité du Peuple d’Israël de génération en génération. Cela devait permettre une approche personnelle et collective de YHWH ELoHiM ayant opéré tous ces prodiges des origines de la formation du Peuple.

Combien de prophètes ont souffert voire payé de leur vie pour ramener le Peuple d’Israël à ces fondamentaux de la Torah !

Ce furent : front prophétique de diamant contre front rebelle, face prophétique contre face rebelle. Infidélités, idolâtries, péchés, injustices ayant engendré les exils avec leurs horreurs subies furent affrontées « de front » par les prophètes. Ils prophétisèrent, prêchèrent pour que le Peuple abandonne ses péchés et ses idolâtries, pour le ramener au Pays (=Aliyah), au respect de la Torah et au rétablissement du vrai culte à YHWH ELoHiM au Temple de Jérusalem.

 

La TROISIEME ETAPE majeure décrite plus haut fut introduite par Jésus-Christ devenu Fils de l’homme marqué du sceau de Son Père céleste (Jean 6:27). Quelles oppositions et quels combats sur un « front » terrible face aux pharisiens ayant débouché sur l’assassinat de la croix ! « Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres » a dit Jésus ! (Luc 5:37) Quelle vérité d’époque et toujours d’actualité !

Elle fut continuée par les apôtres dont le fameux ordre divin donné à Pierre « tue et mange » des animaux impurs d’après la Torah ! Quel choc ! (Actes 10:13 ;11:7). Le même choc fut encaissé lorsqu’il s’agissait de comprendre que l’Evangile était aussi pour les non juifs (Actes 10:44-48 ; 11:1-3 ; 15:1-5 ; Galates 2:7-21)

Tous les écrits de Paul où il oppose la Loi, la circoncision, les sacrifices d’animaux et autres rites juifs du Temple et autres à la foi et la grâce basées sur le sacrifice et la résurrection de Jésus-Christ nous démontrent l’intensité des « combats prophétiques » !

L’Épître aux Hébreux, la bien nommée, nous démontre clairement du début à la fin le bien-fondé de la nouvelle étape prophétique du salut en Jésus-Christ, Victime expiatoire sans défaut, Sacrificateur parfait selon l’ordre de Melchisédek, comparée à l’Ancienne Alliance ou Ancien Testament (Cf. 2 Corinthiens 3:14).

La rupture fut telle qu’elle se perdit dans des exagérations coupables aux conséquences anti-bibliques et terribles. Les Juifs furent à tort considérés comme rejetés par Dieu et comme des instruments du Diable par l’Eglise d’où les persécutions innommables ultérieures ! Le Peuple élu de Dieu serait à présent l’Eglise et uniquement l’Eglise (Cf. 1 Pierre 2:9-10). C’est ce qui a donné naissance à la théologie du remplacement qui ne connaît et ne considère que l’aspect linéaire de l’Histoire du Salut sans en considérer l’aspect cyclique. Cette théologie exclusiviste est une fausse doctrine qui eut, entre autres, comme conséquences les persécutions des Juifs à travers les siècles et particulièrement la Shoah. L’aspect cyclique dont nous parlerons plus tard est en effet partiellement démontré par le retour des Juifs dans leur Terre, la future reconstruction du 3ème Temple et leur compréhension profonde et exceptionnelle actuelle de la Torah. L’antisémitisme et l’antisionisme actuel à travers le monde ne font que démontrer l’antagonisme provoqué par l’Ennemi comprenant que la réalisation du plan de YHWH ELoHiM relatif à Israël, le mènera à terme plus rapidement dans l’étang de feu.

 

Nonobstant, les sacrifices juifs furent alors remplacés par le Sacrifice de Jésus, le passage de la Mer Rouge et le bain rituel du Grand Prêtre dans la cuve d’airain par le baptême d’eau, les événements glorieux du Sinaï par le baptême dans la Sainte Esprie et de Feu et la conquête de la Terre promise par l’établissement de millions d’églises à travers le monde célébrant la Sainte Cène avec le pain et le vin comme action de grâce ou eucharistie, anamnèse, signe de communion et en mémoire de Jésus-Christ et de Son œuvre.

 

La QUATRIEME ETAPE majeure décrite plus haut fut introduite et instituée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même dès 92-94 environ par Sa Révélation (=Apocalypse) ! (Cf. Écrit « Nouveau mode de mise en pratique de l’Alliance Biblique ? »). 

C’est là que se situe le processus prophétique d’aujourd’hui depuis presque 2000 ans, en conformité avec le message de dévoilement de Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean.

On passe d’une dispensation située dans l’espace-matière-temps à celle menant dans les lieux célestes pour une période à cheval entre les deux.

Elle précède et conditionne l’aboutissement de l’Histoire du Salut. Elle est décrite étape après étape dans une chronologie qui nous semble d’une évidence limpide apparaissant dans l’Apocalypse (ou Révélation ou Dévoilement).

L’Apôtre et prophète Jean dut avoir le front dur tel le diamant, car son ministère fut très largement combattu par l’Eglise de la fin du premier siècle (3 Jean v.9). Par voie de conséquence l’Apocalypse ne fut acceptée dans le canon du Nouveau Testament que très tardivement (Fin du 2ème siècle). Enfin l’Histoire de l’Eglise nous a amplement prouvé que les lettres aux 7 églises puis le reste du livre furent d’abord rejetés et durent ensuite faire face à l’incompréhension puis à une sorte d’oubli en passant par des interprétations symboliques déconnectées de la réalité divine mise à portée de main. Quel gâchis alors que Jésus-Christ Glorifié voulait faire passer l’Eglise immédiatement à l’époque dans la vraie réalité céleste et paradisiaque : c’était tout sauf des symboles, des images ou encore des représentations !

Allons par conséquent à la réalité céleste du « face à face » qui nous est de ce fait autorisée et ouverte ! Mieux, elle nous est ordonnée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même de la façon la plus sérieuse et pressante !

Ainsi la conversion est remplacée par la rencontre glorieuse avec Jésus-Christ Glorifié, le baptême d’eau par le baptême de gloire avec la métamorphose du corps à la clé, le baptême dans la Sainte Esprie et le Feu par la montée à la Salle du Trône, la vie d’Église sur terre par la vie d’Eglise-Epouse glorifiée, montée sur le Trône avec Jésus-Christ procédant à la reconquête des lieux célestes et de la terre en passant par une évangélisation réussie à partir du ciel.

Au même titre que la circoncision juive et les sacrifices par exemple n’étaient plus d’actualité pour l’Eglise Primitive, le baptême d’eau, le baptême de la Sainte Esprie et la vie d’Église sur terre de l’Eglise actuelle doivent être remplacés par les réalités de gloire de cette quatrième étape.

Certains chrétiens choqués diront peut-être, comme les Juifs d’ailleurs à juste titre par rapport à l’Eglise qui les a persécutés : « Si on n’enseigne plus et si on ne pratique plus les paroles et commandements centraux pour nous, de surcroît clairement ordonnés par Dieu Lui-même, alors c’est notre désintégration totale notamment celle de notre identité et de notre communauté puisque nous serions dans la désobéissance notoire par rapport à Dieu et à ce qui est écrit dans la Bible ! »

De nombreux chrétiens prônent par exemple le retour à l’Eglise primitive des Actes des Apôtres, à une nouvelle « Réformation » ou « Réveil » ou « Retour aux sources, à la formation initiale » mais qui seront irrémédiablement voués à la sclérose, puisque toujours encore enfermés dans l’espace-matière-temps, l’Histoire de l’Eglise nous l’ayant de surcroît amplement prouvé à maintes reprises. Cette sclérose malheureusement se mettra insidieusement en place malgré les fruits, les signes et prodiges merveilleux qui accompagnent ces réveils, comme ce fut le cas pour l’Eglise primitive.

La seule solution c’est de sortir de l’Histoire pour changer l’Histoire ! Cela signifie un « retour à la source paradisiaque dans la Salle du Trône ».  A partir de là, nous sommes appelés à rentrer à nouveau dans l’espace-matière-temps et y agir efficacement dotés des moyens nécessaires divins permettant de « partir en vainqueur pour vaincre » (Apocalypse 6:2), de la connaissance et de l’amour issus du face à face pour transformer la situation terrestre désastreuse ! Voilà le message pressant de Jésus-Christ Glorifié !

Au vu de tout cela, comprenons qu’aux yeux de Dieu tout ce qui était bon hier ne l’est plus aujourd’hui sinon nous serions obligés par exemple de devenir préalablement juifs et nous faire circoncire pour pouvoir ensuite devenir chrétiens dans un second temps. Le concile de Jérusalem donna une réponse claire à ce sujet (Actes 15:5ss). Entrer dans la quatrième étape ne signifie pas qu’il faut passer préalablement par les étapes précédentes !

Le Seigneur Jésus-Christ marque très fortement la césure relative à l’institution de la quatrième étape de l’Eglise des Vainqueurs : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange (c’est-à-dire l’Angelos, l’Apôtre, l’Envoyé Jean) pour vous témoigner (marturéo : témoigner, cf. martyr) de cela à propos des églisesMoi (Jean) je témoigne (marturéo)  à celui écoutant les paroles de la prophétie de ce livre (= livre de l’Apocalypse) : si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera sur lui les plaies ayant été décrites dans ce livre (= livre de l’Apocalypse) et si quelqu’un retranche (apsairéo : enlever, ôter, retrancher) des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre (xulos : bois, arbre) de la vie et de la ville sainte ayant été écrits dans ce livre. » (Apocalypse 22:16+18-19 ; trad. litt.).

Quand nous considérons les diverses interprétations de l’Apocalypse, nous nous rendons compte qu’elles ne peuvent en général pas respecter la chronologie proposée parce que les éléments prophétiques cités plus haut dans la quatrième étape n’ont pas été acceptés ou compris. Ces interprétations veulent en outre ramener la compréhension de ce livre aux dimensions de la dispensation ou étape précédente de l’Eglise primitive des Actes et des Épîtres ou de la dénomination du commentateur biblique, alors qu’en réalité il s’agit d’une nouvelle dispensation qui doit dépasser obligatoirement la troisième étape ! Ces interprétations retranchent ou ajoutent tour à tour aux paroles de la prophétie de l’Apocalypse qui résultent avant tout d’un témoignage c’est-à-dire d’un vécu où Jean a vu, senti, goûté, touché, entendu avec les cinq sens de son corps glorifié ! Un témoin relate le plus objectivement possible de faits, d’événements réels et concrets dans une chronologie la plus fidèle possible. Il ne se lance pas dans des images, des représentations ou des symboles qui résultent davantage d’interprétations et de ressentis subjectifs. C’est pourquoi l’Apocalypse ne peut être mise en salade où l’on mélange tout !

Ainsi par exemple on se hasarde dans des explications imagées, symboliques pour ne pas dire fantaisistes : dans ce cas on ajoute plein de choses aux paroles du texte. Malheureusement combien de « plaies » sont déjà tombées durant des siècles et tombent toujours encore sur les chrétiens aujourd’hui parce qu’ils ne sont tout simplement pas dans l’abri de la Salle du Trône !   

Souvent, on identifie la Grande Tribulation au Règne de l’Anti[é]-Christ, autrement dit on retranche des paroles de ce livre puisqu’on réduit à un événement ce qui est décrit comme deux événements. Il en est de même pour ceux qui « oublient » la montée en l’assimilant à l’enlèvement. La part à l’Arbre de Vie, à savoir la métamorphose impliquant l’immortalité, la première promesse de Jésus-Christ Glorifié à l’Eglise d’Éphèse en vue de la montée est retranchée. La montée à la Ville Sainte où se trouve la Salle du Trône est tout autant retranchée parce qu’elle devient impossible si notre corps charnel terrestre n’est pas transfiguré, transformé, métamorphosé. Et on pourrait multiplier les exemples…

Il est donc capital de simplement accepter le texte tel qu’il est par la dispensation nouvellement instituée par le Seigneur Jésus-Christ Glorifié. Cela nous permet de bénéficier de Ses promesses dont l’immortalité ou l’Arbre de Vie et la montée à la salle du Trône de la Ville Sainte en découlant pour ne pas avoir à subir les plaies et les jugements qui y sont énoncés. En effet si nous restons dans l’espace-matière-temps, si nous ne montons pas, on subira obligatoirement ces choses. Il s’agit en effet de « garder la Parole de Christ et de ce livre » pour être préservé de la Grande Tribulation – Epreuve » qui touchera tous les habitants de la terre (Apocalypse 3:10).  

 Si nous voulons retourner à la position initiale promise par Dieu d’Adam et d’Eve au Paradis et dans les lieux célestes, nous ne devons pas rester dans la dispensation du « pédagogue » terrestre d’Israël (Cf. Galates 3:24-25) puis celle de l’Eglise primitive et/ou charismatique actuelle mais bien passer à celle de la réalité céleste, à savoir la position de la nouvelle Eve auprès du nouvel Adam !

En fait la quasi-désintégration par la défaite viendra si nous restons dans l’espace-matière-temps où nous devrons alors subir la Grande Tribulation puis le Règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 3:10 ; 6:9 ; 7:14-17 ; 11:7 ; 12:17 ; 13:7+10). C’est écrit !

 

Tout cela représente une rupture inimaginable car il est question d’entrer dans une position charnellement totalement impossible qui se situe hors de l’espace-matière-temps et même de ses relativités spatio-temporelles apparemment démontrées par la science. L’argumentaire des apôtres relatif au passage du judaïsme au christianisme primitif charismatique ressemble structurellement à celui de Jésus Glorifié, de Jean et du nôtre à leur suite pour le passage des églises terrestres à l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise, sachant que la croix et la résurrection sont, restent et resteront toujours la base de tout (Apocalypse 1:5b-6 ; 5:6b+9-10).

Ne regardons pas en arrière mais portons les regards vers l’avant ! « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. » (Luc 9:62). Si nous avons compris que le Royaume de Dieu est proche ou encore s’est approché et que ne sommes pas encore dedans, (Luc 10:9+11) parce que nous devons le rechercher (Matthieu 6:33) alors nous savons ce qu’il nous reste à faire et d’abord à croire pour VRAIMENT y entrer !

En résumé, il s’agit du retour réel à la Salle du Trône par la montée suivie d’une relation personnelle d’amour réellement vécue de face à face avec notre Epoux avec l’immortalité à la clé, but ultime et fin du processus prophétique et au-delà charismatique (Cf. 1 Corinthiens 13:8).

 

f) Les quatre réalités cycliques dans un cercle compressé par-là indivisibles, unes et interdépendantes

 

Nous commençons à comprendre la relativité du temps et de l’Histoire pour pouvoir affirmer à la fois les longues successions et ruptures prophétiques sur des millénaires (=mille ans, spirale vue de profil, trait, ligne) et à la fois l’unité de temps dans l’instant (=un jour, un cercle, ressort resserré) pour ne pas dire l’identité indissociable par rapport à ce qu’ont vécu les Hébreux devenant le Peuple élu puis célébrant le culte du Temple sur sa Terre, l’Eglise primitive suivie de toutes les dénominations successives et finalement l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise.

YHWH ELoHiM, le Maître de l’Histoire englobant le cyclique et le linéaire « l’un jour » et les « mille ans » démontre une fois de plus Sa divinité. En effet c’est le même Dieu YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie qui est clairement à l’origine de ces quatre étapes prophétiques successives différentes mais aussi structurellement identifiables l’une à l’autre donc unies, unes, indissociables, rapprochées, compressées. Sa divinité implique qu’Il est hors du temps, supérieur à lui (implique l’aspect cyclique compressé) et dans le temps (implique l’aspect linéaire de début et de fin) sinon c’est le temps, le dieu Chronos, qui Lui serait obligatoirement supérieur !

Le cyclique compressé insiste sur la similitude structurelle et temporelle pour souligner l’unité, l’indissociabilité et l’interdépendance entre les 4×4 étapes.

Le Peuple d’Israël dans sa Terre avec le culte du Temple n’aurait d’ailleurs pas pu exister sans la sortie d’Égypte, le passage de la Mer Rouge, le Sinaï et la conquête. Cela paraît être une évidence pour tout le monde.

L’Eglise primitive suivie de la succession des mouvements dénominationnels principaux de l’Eglise (= 7 sept églises de l’Apocalypse) n’aurait pas pu exister sans le Peuple d’Israël. Cela paraît être une évidence pour tout le monde.

De même l’Eglise des Vainqueurs existera issue des églises telles que nous les connaissons (Cf. écrits « Eglise des Vainqueurs » pour leur identification). Cela sera une évidence pour tout monde, mais ne l’est pas encore aujourd’hui puisque nous sommes dans la phase prophétique par rapport à la formation de l’Eglise des Vainqueurs (ou 8ème Eglise).

La spécificité de la spirale est qu’elle relie de façon indissociable tous les cercles du premier du début au dernier de la fin, tous de la même dimension mais chaque fois à un autre niveau ou étape.  

Notons à ce titre que la croix et la résurrection ont un effet rétroactif (Hébreux 11:13b ; 1 Pierre 3:19) et un effet de projection dans le futur jusque dans l’éternité, donc pour celles et ceux qui ont cru depuis, croient aujourd’hui et croiront demain. C’est la base de tout. Cela n’est possible qu’à partir d’une spirale reliant le début à la fin tout en offrant une possibilité de compression qui permet d’englober le tout dans l’instant à savoir un seul et unique cercle « soudé ».

Jésus-Christ Glorifié s’adresse d’ailleurs à ces églises et c’est d’elles que sortiront individuellement celles et ceux qui se repentiront et écouteront ce que « l’Esprie dit aux églises » pour ensuite former la 8ème Eglise ou l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant des promesses énoncées.

Ces églises subsisteront sur terre parallèlement à cette Eglise des Vainqueurs durant la Grande Tribulation et le règne de l’Anti[é]-Christ puisqu’elles y sont mentionnées (Apocalypse 6:9-11 ; 12:17) mais elles devront souffrir atrocement (Apocalypse 6:9-11 ; 13:7-10). Les églises dénominationnelles terrestres actuelles (Cf. Apocalypse 12:17 ; 13:10) resteront toujours plus ou moins lieu de salut par Jésus-Christ mais en passant malheureusement par la persécution et la première mort, répétons-le !  

L’annonce du message prophétique aux églises terrestres actuelles concernant la 8ème Eglise qui montera dans sa Terre promise céleste est à mettre en unité, en indivisibilité et en interdépendance avec Israël aujourd’hui à nouveau miraculeusement « monté » dans sa Terre promise terrestre. Cela démontre, on ne peut plus clairement, qu’Israël est et restera toujours le Peuple élu de Dieu avec ses missions spécifiques mais reste et restera toujours en même temps appelé prophétiquement à laver son vêtement dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 4-8+14 ; 14:1-5), précisons-le ! Ainsi au titre de la dimension cyclique, d’unité et d’indissociabilité, dans la compression de l’Histoire du Salut, il ne peut y avoir de place pour la terrible théologie d’exclusion d’Israël par le remplacement.

En effet, l’élection du Peuple d’Israël est plus que jamais valable dans l’aujourd’hui, l’instant de Dieu et Paul se charge de nous le rappeler en Romains 11. En plus l’Etat d’Israël devant s’étendre sur l’ensemble de la Terre Promise, l’Aliyah miraculeuse depuis 1948 aujourd’hui encore inachevée (Esaïe 43:5 ; Jérémie 16:15 ;24:6 ;29:14 ;30:3 ; 33:7 ,11; 50:19 ; Ezéchiel 20:42 ; 34:13 ; 36:24 ;37:21 ; Zacharie 8:8 etc…), la reconstruction incontournable concrète du troisième Temple (Zacharie 6:12-13 ; Malachie 3:1+6 ; 2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1) se réaliseront tôt ou tard d’après les textes bibliques. Par exemple les textes messianiques des psaumes et des prophètes annonçant le règne du Messie à Jérusalem sont foison et ne sont pas encore réalisés : donc à venir. Les prophètes tout en prophétisant principalement par rapport à l’exil à Babylone, étaient projetés en même temps par l’Esprie Sainte dans des périodes paradisiaques et de restaurations exceptionnelles comme si elles allaient avoir lieu tout de suite dans l’instant. Elles furent et sont humainement inimaginables et elles doivent obligatoirement concrètement encore se réaliser (Cf. Esaïe 11,54,55 ; Psaume 110 parmi bien d’autres textes). Pourtant ces textes sont de l’Ancienne Alliance ! C’est pourquoi Israël est et restera toujours dans l’actualité de Dieu et par conséquent aussi dans celle du monde. Israël ne pourra jamais être remplacé et est d’ailleurs irremplaçable ! C’est là que nous pouvons saisir ce cercle unique « compressé, soudé » de l’indissociabilité, de l’unité et de l’interdépendance.

Le rôle du Peuple élu comme prémices, de Jérusalem, du Temple dans l’Apocalypse est d’une évidence limpide (Apocalypse 3: 12; 7:4-8 ; 11:1-2 ; 14:1-5 ; 20:9 ; 21:12-14).

Voici encore la dimension cyclique resserrée en un seul cercle, une et indivisible : Israël, l’Eglise terrestre dénominationnelle et l’Eglise des Vainqueurs ne sont plus qu’un. Elle porte en elle l’Eternité, l’aujourd’hui du Dieu « un », le « jour un ». Elle se réalisera et se comprendra donc de plus en plus nettement quand l’Eglise des Vainqueurs se sera formée dans cette réconciliation (apokatalasso : réconcilier complètement, se réconcilier, unifier, revenir à un état d’harmonie comme dans le passé, donner le change, retourner en faveur) d’un cycle ou cercle en Jésus entre tous les éléments de la création, entre les juifs et les chrétiens (Cf. Ephésiens 2:20 ; Colossiens 1:20) pour accéder à terme à un aboutissement merveilleux dans le Millénium (Apocalypse 20:4a) comportant les nombreuses réalisations concrètes des prophéties annoncées par les prophètes de l’Ancien Testament, puis dans l’Eternité. La période à cheval entre l’Eternité et l’Histoire de l’Eglise des Vainqueurs que nous appelons de nos vœux, accentuera cet aspect fondamental d’unicité du cercle parce qu’il sera mieux compris et vécu dans l’accentuation de l’Eternité.

 

 g) Le prophétisme d’aujourd’hui

 

Il devrait être très semblable à celui de l’Apôtre Jean et du texte de l’Apocalypse. Entre temps l’Eglise a perdu presque 2000 ans avec ce que nous savons au niveau de ce qui s’est passé durant ces siècles. Nous avons donc en plus du texte de l’Apocalypse le recul de 2000 années d’Histoire de l’Eglise pour finalement comprendre qu’en fait il n’y a pas d’autre issue possible. Aussi longtemps que nous n’entrerons pas dans les dimensions préconisées par ce prophétisme de gloire johannique, l’Eglise tournera en rond dans sa prison et ses limitations espace-matière-temps. Considérons ce qu’est devenue la merveilleuse église primitive des Actes : l’église catholique romaine avec toutes ses idolâtries !  Si nous devions louper le coche aujourd’hui, 2000 ans après, nous ne serions pas mieux lotis que les générations des premiers siècles et l’évolution ecclésiale ne serait pas meilleure pour ne pas dire pire !

Pour être franc, il s’agit de tenir un discours prophétique qui prône le passage de la troisième étape à la quatrième décrites plus haut. Les remplacements de la conversion par la rencontre de Jésus-Christ Glorifié, du baptême d’eau par le baptême de gloire, de la Sainte Cène avec le pain et le vin par la Ste Cène de gloire, de la vie d’église terrestre par celle de la 8ème Eglise à partir du Trône, de la mortalité par l’immortalité etc… oups ! Quel programme de « oufs » !

Ainsi il est inutile de dire qu’il faut invoquer le Seigneur pour qu’il mette Son diamant, Sa marque, Son sceau, Son Nom sur notre front pour nous rendre capables de prôner la folie de l’humainement impossible mais toutefois totalement indispensable car le but est le retour au Pays promis céleste pour le face à face avec Lui. Le but du prophétisme est sa fin et la fin de l’Histoire dans le face à face et la connaissance parfaite. Comme Israël dut et doit monter au Pays promis, de même l’Eglise aurait dû et devra monter au Pays promis céleste tôt ou tard avec ou sans nous, mais elle montera ! C’est écrit !

Le texte biblique, nous l’avons vu, place le prophétisme à la fois dans la linéarité de successions des révélations avec des ruptures souvent violentes à la clé et à la fois dans le cyclique ou cercle d’unité resserré, réconcilié impliquant l’intemporalité divine englobant l’ensemble de l’Histoire en un seul jour voire un seul instant ou encore clin d’œil. Les deux concepts paradoxaux sont indispensables pour arriver à l’aboutissement éternel et la victoire finale. C’est ce paradoxe que nous discernons dans tous les textes prophétiques portant à la fois sur l’actualité du moment où la prophétie fut exprimée et englobant à la fois les millénaires d’Histoire pour rentrer dans l’instant, l’aujourd’hui ou encore le jour de YHWH Elohim.

Cela rend le message réceptionné « doux comme le miel » (Ezéchiel 3:3 ; Apocalypse 10: 10a correspond à l’instant divin de révélation merveilleux) mais sa diffusion et prédication indigeste avec des remontées gastriques brûlantes (Ezéchiel 3:14 ; Apocalypse 10: 10b correspond à la difficile diffusion du message dans le cadre linéaire de l’Histoire auprès du Peuple de Dieu et au-delà des nations).

Les détracteurs de ce message prophétique ne manqueront pas de mettre en avant ces paradoxes voire contradictions pour provoquer les remontées gastriques très très acides pour le prophète et tenter d’aboutir à ses funérailles, même de 1ère classe avec fleurs et couronnes s’il le fallait.

Le changement fondamental n’est pas de mettre en place une nouvelle dénomination mais bien d’exhorter à sortir de l’espace-matière-temps. Là, à la Salle du Trône, nous serons rendus capables par le marquage du front au diamant du Nom du Père et de l’Agneau, d’aborder efficacement les vrais problèmes à résoudre dans ledit espace-matière-temps dans lequel il faudra retourner correctement équipés. Ce ne sera possible qu’à partir des lieux célestes et plus particulièrement du Trône !  

Seul ce sceau divin sur le front nous donnera la volonté, l’intelligence, les pensées, les paroles, la niaque du vrai prophète voire Apôtre ou Envoyé pour aller jusqu’au bout.

 

2. La sacrificature

 

« Tu feras une plaque d’or pur, et tu y graveras, comme on grave un cachet : Sainteté à YHWH. Tu l’attacheras avec un cordon bleu sur la tiare, sur le devant de la tiare. Elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron sera chargé des iniquités commises par les enfants d’Israël en faisant toutes leurs saintes offrandes ; elle sera constamment sur son front devant l’Eternel, pour qu’il leur soit favorable. » (Exode 28: 36-38).

L’Eglise des Vainqueurs exercera les fonctions de sacrificateurs (Apocalypse 5 :10). On pourra se poser la question qu’est-ce que cela peut signifier alors que Jésus, le Grand Sacrificateur parfait a tout accompli en ayant pris toutes nos iniquités sur Lui ?

a) Le sacrifice du corps

 

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte logique. » (Romains 12:1).

Il ne s’agit pas d’un attentat-suicide, comme certains qui se font exploser pour tuer ou « sacrifier » un maximum de mécréants à leur dieu Allah. Il ne s’agit pas davantage d’user son corps terrestre jusqu’à en mourir d’épuisement dans l’exercice d’un ministère. Il s’agit simplement de le faire brûler dans le Feu divin de la Sainte Esprie comme sacrifice VIVANT et non pas sacrifice mort, précisons-le, pour qu’il soit transfiguré, métamorphosé et rendu encore plus vivant !  Parce que le corps de Jésus sur la croix a pris sur Lui notre chair imprégnant alors mortellement notre corps, celui-ci est ainsi délivré de la chair et est sauvé ! Ainsi en même temps on devient saint et agréable à Dieu. Il est aussi clair de ce fait que ce sacrifice du corps est indissociable de la sainteté intérieure de l’âme et de l’esprie. Il s’agit clairement d’un sceau « pur » identitaire qui porte la gravure indélébile sur l’or pur du NOM de YHWH Elohim et de Sa Sainteté : la marque de la sacrificature comme ce fut le cas d’Aaron. L’entrée au Saint des Saints et/ou la montée sur le Trône de YHWH Elohim ne peut se faire que dans la Sainteté parfaite où chair et péché sont totalement éradiqués par le Sang de Jésus, c’est à dire le Feu de Son Corps Glorieux, la victime expiatoire parfaite. 

 

b) Le ministère des Sacrificateurs de l’Eglise des Vainqueurs

 

Le Grand Sacrificateur pouvait entrer dans le Saint des Saints une fois par an pour le service d’expiation du Peuple par l’aspersion du sang. L’Eglise des Vainqueurs, peuple de sacrificateurs, pourra de même entrer dans le Saint des Saints ou la Salle du Trône.

Le Grand Sacrificateur revenait vers le Peuple pour exercer son ministère auprès de lui. De même l’Eglise des Vainqueurs – Sacrificateurs retournera sur terre à partir du Saint des Saints pour exercer son ministère auprès des nations. Toutefois le rythme annuel du Grand Sacrificateur sera multiplié à l’infini dans des aller-retours incessants Salle du Trône – terre pour accomplir les missions ordonnées.

Il s’agira de délivrer les hommes des influences et possessions démoniaques de l’Ennemi par le Sang de l’Agneau. A partir de là une évangélisation de puissance pourra s’effectuer pour que les foules, à commencer par les Juifs, soient elles-mêmes marquées du sceau de Dieu ou métamorphosées et passer devant le Trône pour grossir les rangs de l’Eglise initiale des Vainqueurs (cf. Apocalypse 6:2 ; 7). Ils commenceront par faire une rencontre avec Jésus Glorifié et seront invités par la suite « sous sa tente » (Apocalypse 7:13-17).

Bien entendu l’action de grâce ou la louange, l’adoration de Dieu dans les lieux célestes font partie de façon primordiale du service sacrificiel ! (Psaume 50:14+23 ; 116:17 ; Apocalypse 5:8-14 ; 11:15-19 ;14:3 ; 19:1-8). Le « sacrifice de louange » et d’adoration devant le Trône et dans les lieux célestes sont toujours déclencheurs et marqueurs de l’action de Dieu dans les lieux célestes et sur terre.

Voilà un culte logique, raisonnable uniquement possible dans la gloire, un « sacrifice » qui soit agréable à Dieu ! L’Eglise des Vainqueurs dotée de la marque du Sacrificateur sur le front, attirera la faveur de Dieu sur les nations qui se repentiront en très grande masse et blanchiront leur vêtement dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 9+14). Elle sera aussi en responsabilité durant le Millénium en tant que Sacrificateurs de Dieu et de Christ pour exercer son ministère (Apocalypse 20:6b).

 

3. Le règne

 

« Le vainqueur, celui qui garde jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai autorité sur les nations, et il les mènera paître avec un bâton de fer. » (Apocalypse 2:26-27).

« …tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5:10). 

« Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » (Apocalypse 7:3)

« Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. » (Apocalypse 14:1)

« Elle mit au monde un fils, un enfant mâle ; c’est lui qui doit mener paître toutes les nations avec un bâton de fer » (Apocalypse 12:5a-b).

« Ils (ennemis) combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi. » (Apocalypse 17:14).

« …et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20:4).

« …ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts Et ils régneront aux siècles des siècles. » (Apocalypse 22: 3+5).

 

Le Vainqueur de la 8ème église sera celui et celle qui aura été marqué au front par le sceau comportant le nom du Père et de l’Agneau. C’est la marque de la métamorphose permettant de se tenir devant le Trône (Apocalypse 7:1-4+9c+14b) mais aussi la marque de la royauté qui est la même que celle de la sacrificature énoncée plus haut.

 

a) Combattre avant de régner

 

Le roi (vainqueur) passe au combat avec et suite au Roi (Jésus) des rois (Vainqueurs) pour vaincre. Cela lui permettra de régner et de mener les nations avec un bâton-sceptre (droiture incorruptibilité) de fer (autorité, inflexibilité notamment dans l’amour et l’obéissance à Dieu).

Le combat commence au moment de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2) où la 8ème Eglise couronnée s’élance sur son cheval blanc en vainqueur pour vaincre !

La première grande victoire de la 8ème Eglise sera le réveil mondial d’Apocalypse 7, puis la seconde l’éjection du Dragon des lieux célestes et enfin la dernière l’éjection du Dragon de la terre suivie du Millénium.

 

b) Le règne

 

Le règne s’exercera alors durant le Millénium sous l’autorité du Roi (Jésus) des rois (Vainqueurs), le Seigneur (Jésus) des seigneurs (Vainqueurs) à partir de Jérusalem au Temple.

Mais malheur aux vaincus précédemment marqués au front par la marque de la Bête. Leur destinée sera souffrances, tourments, maladies, colère de Dieu, manque de repos, mort et pour l’éternité l’étang de feu et de soufre (Apocalypse 13:16-18 ; 14:9+11 ; 16:2 ; 19:20 ; 20:15 cf. aussi Ezéchiel 9:1-11).

Le marquage du front par YHWH ELoHiM désigne entre autres la volonté inflexible, un caractère bien trempé, la capacité de gestion, de résistance face à l’adversité pouvant aller jusqu’à braver la Mort. Ce sont des qualités certes prophétiques, de sacrificature mais aussi royales. Elles correspondent au bâton-sceptre (droiture) de fer (autorité, inflexibilité, solidité) qui permet de régner et de prendre des responsabilités, de savoir trancher, prendre des décisions de la bonne manière. Il faut savoir que le Millénium n’est pas encore le ciel sur terre mais une terre dirigée par Christ, l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs ressuscités. En effet la terre durant le Millénium restera encore dans l’espace-matière-temps (mille ans) mais sera en connexion beaucoup plus ouverte qu’avant avec la Salle du Trône connectée de façon tangible et visible au 3ème Temple terrestre de Jérusalem, Jésus Glorifié Roi des rois y trônant et l’Eglise des Vainqueurs – Martyrs ressuscités régnant avec Lui. Ces derniers ne seront pas limités par l’espace-matière-temps et pourront se déplacer instantanément d’un endroit à l’autre de la terre et monter au ciel sans retenue aucune. Cet ensemble constituera le gouvernement mondial merveilleux et glorieux sur une terre qui n’est pas le ciel mais où règne beaucoup de bonheur et où par exemple le loup couchera avec l’agneau !

Certes le Dragon sera enchaîné durant cette période bénie, mais les hommes et les femmes non métamorphosés encore mortels vivant sur terre, resteront dotés de leur libre-arbitre et pourront toujours et encore se révolter contre Dieu.

La preuve du libre arbitre des humains à la fin du Millénium apparaîtra quand Satan, à nouveau libéré après les mille ans, pourra séduire des êtres humains qui malheureusement se décideront pour lui et constitueront son armée. Il affrontera avec elle pour la dernière fois Christ et les saints mais un Feu du ciel dévorera son armée et il sera précipité dans l’étang de soufre et de feu pour l’éternité (Apocalypse 20:7-10).

Enfin il est question du règne dans l’éternité mais là, à la différence du Millénium, il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre totalement réunifiés et purifiés de toute sorte de mal et de ses effets (Apocalypse 21 à 22:5). Dieu sera tout en tous (1 Corinthiens 15:28).     

 

Conclusion

 

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit renouveler notre intelligence, nos pensées, notre âme pour comprendre quelle est la volonté de YHWH ELoHiM, autrement dit la dimension prophétique.

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit renouveler notre esprie animée de la Plénitude de la Sainte Esprie qui ne se manifeste dans sa totalité que dans la Salle du Trône (Apocalypse 4:5 ; 5:6c) pour une louange, une adoration, un service parfaits, autrement dit la dimension sacrificielle.

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit nous donner un corps métamorphosé ayant mangé à l’Arbre de Vie pour pouvoir monter à la Cité Sainte et monter sur le Trône avec Jésus, prendre nos responsabilités de régnants autrement dit la dimension royale.

Les trois sont interdépendants, uns et nécessitent pour ce faire une quatrième dimension à savoir l’environnement de YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie, des anges, le troisième ciel pour maintenant, le Millénium après l’éjection de l’Ennemi des cieux et de la terre et au final le nouveau ciel et la nouvelle terre après le jugement dernier.

Bref c’est le retour à la case départ d’Adam et d’Eve mais avec la réussite à la clé pour l’Eternité grâce au Nouvel Adam parfait suivi de la Nouvelle Eve graciée !

En Lui, Martin BUSCH

96. Le procès

INTRODUCTION

 

Nous pouvons considérer Dieu de manières variées selon qu’Il est notre :

  • Père (Matthieu 18:19 ; Luc 11:13 etc…)
  • Mère (Esprie : ROUaCH substantif hébreu au féminin ; Pneuma en grec ; Jean 3:3ss : naître d’Esprie)
  • Ami (Jean 15:15 etc…)
  • Frère (Matthieu 28:10)
  • Seigneur (Actes 1:24 etc…)
  • Sauveur (Luc 1:47 etc…)
  • Éternel ou YHWH : « Je suis Celui qui suis » (Genèse 21:33 ; Exode 3:14 etc…)

 

Et cette liste pourrait se prolonger… Vu l’intitulé de notre propos « Le Procès », il est une appellation que nous aimerions retenir ici à savoir celle de Juge (Actes 10:42 ; Jacques 4:12 ; Hébreux 12:23 ; Apocalypse 20:11 etc…).

Pour qu’il puisse y avoir procès, il faut en plus du juge (kritès = juge cf. critères), un accusé, une accusation et une défense. Voilà, de façon très simplifiée, les quatre éléments majeurs indispensables pour qu’un procès puisse avoir lieu. Enfin dans tout procès, il y a une sentence suivie de son exécution.

 

1. L’accusé

 

a) Le péché et l’incirconcision de la chair

 

« Et vous qui étiez morts par vos péchés et par l’incirconcision de votre chair » (Colossiens 2:13).

C’est très clair : la mort est issue du péché, de la faute, plus précisément ici du « faux pas » (ici : paraptoma) qui a provoqué la chute comme cela arrive logiquement suite à un faux pas !

Mais la mort n’est pas seulement issue de ce faux pas mais aussi de l’incirconcision de la chair. Cela signifie que la peau de mort des animaux sacrifiés par YHWH ELoHiM ou la chair qui revêtait Adam et Eve après la chute, n’est pas coupée du corps. Autrement dit la mort est aussi due au défaut de glorification du corps infecté, imprégné par la chair mortifère. Cet état entraîne le fait que nous sommes toujours encore prisonniers de l’espace-matière-temps donc nous ne pouvons échapper au vieillissement voire à la maladie et à la mort.

 

b) L’acte d’accusation

 

« …l’acte rédigé contre nous par les ordonnances adverses… » (Colossiens 2:14 ; trad. littérale).

Il s’agit tout simplement d’un interminable acte d’accusation produit devant le Juge par l’Accusateur, l’Adversaire qui est contre nous. Cet acte d’accusation se réfère à la Loi divine parfaite et met continuellement en évidence nos constantes transgressions et peut-être surtout manquements à ladite Loi. Rien n’est épargné. Tout est prouvé d’A à Z en trois ou quatre dimensions comme si on y était. L’instruction de l’affaire est incontestable. Les arguments du Procureur et de l’Accusation sont imparables. Bref, il ne reste pas d’issue au vu des chefs d’accusation.

 

3. L’Accusateur

 

a) Le Procureur a toujours accès à la Salle du Trône

 

Comme tous les procureurs Satan qui est l’Adversaire et l’Accusateur, a logiquement accès à la Salle du Tribunal qui est la Salle du Trône. Nous avons vu que Lucifer (Porteur de Lumière), le Chérubin probablement l’ange le plus puissant quand Dieu créa les cieux et la terre, chuta entre le premier verset et le second verset de Genèse 1 (Chute qui correspond à Ezéchiel 28:16 ; Esaïe 14:9-16 et Luc 10:18). Il mit le tohu-bohu sur la terre. Mais il a malheureusement encore accès au paradis, sous forme de Serpent par exemple (Genèse 3), certes affaibli par rapport à sa position précédente de Chérubin où il était au service direct de Dieu tout près du Trône ! (Ezéchiel 28:11-19).

Comment est-ce possible ? En fait le rôle exécutoire de le dominer et de le juger incombait à Adam par ordre de Dieu ! Il devait dominer « nommer, identifier, juger » (cf. verbe hébreu QaRa) les animaux donc y compris le Serpent ! (Cf. Écrit intitulé « Accouchements »). Il devait, suite au jugement logiquement le chasser du paradis et des lieux célestes pour péché d’orgueil envers Dieu. Mais il ne fit pas ce qu’il aurait dû faire et céda à la tentation du Tentateur auquel il laissa sa place de pouvoir et d’autorité.

Donc par la faute de l’homme, le Serpent retrouva le droit de rester Prince de ce monde ce qui n’est possible qu’à partir des lieux célestes, le 2ème ciel dont il fit l’Enfer et l’Hadès. Pour être Prince de ce monde il lui faut être au-dessus et donc en-dehors du monde – espace-matière-temps, c’est-à-dire dans les lieux célestes – spirituels, d’où sa puissance inimaginable.

Toutefois depuis la croix et la résurrection, Jésus « a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2:15) ; « Il a anéanti celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable » (Hébreux 2:14) ; Il tient « les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1:18). Cela signifie que le Diable a perdu le droit de garder sa position mais ne l’a pas encore cédée à ce jour et pour cause ! Depuis la croix et la résurrection l’Ennemi n’occupe plus sa position par le droit dû à la chute de l’homme mais il occupe cette position en tant qu’usurpateur !  En effet, il est juridiquement condamné mais la condamnation n’a pas été EXECUTEE ! C’est ce que beaucoup de chrétiens n’ont pas encore compris.

La preuve en est malheureusement confirmée par le fait que nous sommes encore exposés à la Mort et par les versets suivants écrits après la croix et la résurrection : « Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds » (Romains 16:20) ; « Résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7) ; « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. »  (1 Pierre 5:8). C’est pourquoi Paul parle de combats encore à mener non pas contre la chair et le sang mais dans les lieux célestes contre lui et ses acolytes (Ephésiens 6:12). Ce verset entre autres démontre clairement une fois de plus où se trouve toujours encore son quartier général même après la croix et la résurrection.  

La conquête des lieux célestes est par conséquent la clé de la victoire sur l’Ennemi et impliquera l’exécution de sa condamnation. Mais pour conquérir les lieux célestes, il faut y aller, y « monter » … ! (Apocalypse 3:21 ;4:1c ;5:10 ;6:2 ;7:13-17 ; 11:12 ; 12:1 et 5c).

Donc c’est là que cela se passe, d’où l’importance de la montée pour que l’Eglise puisse devenir l’Eglise des Vainqueurs et par la Sainte Esprie procéder à l’exécution de la condamnation comme c’est décrit dans l’Apocalypse ! (12:7-11 ; 19:14)

Cela aurait dû être le rôle d’Adam et d’Eve alors aussi situés au Paradis (terre glorifiée, métamorphosée non séparée du ciel ; cf. aussi Apocalypse 21:1-3) et dans les lieux célestes en face à face avec le Père (ciel sans l’enfer et l’Hadès). Mais par leur chute, ils cédèrent ce droit à l’Ennemi. Celui-ci du coup en tant que Prince de ce monde à présent de type « intermédiaire » (espace-matière-temps entre gloire, beauté et tohu-bohu infernal) où nous nous trouvons, a gardé les droits du procureur devant le Souverain Juge jusqu’à la croix et la résurrection et après il s’est arrogé ce droit malgré sa condamnation vu qu’elle n’a pas été exécutée. Ainsi il reste toujours dans la position du Prince de ce monde, et a, de ce fait, autorité légale apparente sur ce monde dans l’usurpation mais toujours de façon effective et efficace, plus particulièrement sur les humains.

Comme il a autorité de par sa position qu’il usurpe, il en profite pour continuer à nous enfoncer de la façon apparemment la plus légale mais efficace en tant que Procureur ou Accusateur. Il y est par voie de conséquence l’Adversaire des hommes. Ainsi il se trouve derrière toutes les misères, les horreurs et les souffrances des hommes qu’il fait trébucher et tomber en tant que Tentateur. Il séduit et met les hommes à l’épreuve par les pièges, la souffrance, les possessions démoniaques et autres calamités pour essayer de les faire tomber et souffrir en tant que Prince de ce monde à partir les lieux célestes même s’il se trouve dans une position d’usurpateur ! (Cf. 1 Pierre 5:8).

Quelques exemples de l’Ancien Testament relatifs à la position de Satan :

« Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux. L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener » (Job 1:6-7). Nous connaissons la suite tragique de l’histoire qui fort heureusement se termine bien mais après quelles souffrances atroces de Job provoquées par Satan mais permises par Dieu parce que Satan est justement le Prince de ce monde de par la faute de l’homme !

Nous constatons clairement que Satan a ici le droit de la façon la plus légale et autorisée de se présenter devant Dieu, place qu’auraient dû occuper Adam et Eve !!! Il se promène non seulement sur la terre mais entre aussi dans la Salle du Trône devant l’Éternel !!!

Nous retrouvons un schéma semblable dans les versets suivants :

« Et Michée dit : Écoutez donc la parole de l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant à sa droite et à sa gauche. Et l’Éternel dit : Qui séduira Achab, roi d’Israël pour qu’il monte à Ramoth en Galaad et qu’il y périsse ? Ils répondirent l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Et un esprie vint se présenter devant l’Éternel, et dit : Moi, je le séduirai. L’Éternel lui dit : Comment ? Je sortirai, répondit-il et je serai une esprie de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L’Éternel dit : Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi. » (2 Chroniques 18:18-21).

 « Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprime, Satan ! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? » (Zacharie 3:1-2).

 

b) Son éjection des lieux célestes n’aura lieu qu’après l’enlèvement

 

Certains diront : après la victoire de la croix et de la résurrection, Satan aurait perdu sa position dans les lieux célestes. Mais c’est le contraire qui est malheureusement vrai, nous l’avons constaté au vu du côté quasi absolu de la Mort, de l’histoire et de l’actualité et nul besoin de faire un dessin pour être persuadé que les choses ne sont pas glorieuses dans ce monde et que l’Ennemi en est malheureusement toujours encore le Prince même en tant qu’usurpateur !

Il apparaît par ailleurs clairement en Apocalypse 12: 7-12 que son éjection du ciel n’aura lieu qu’après l’enlèvement ! (Apocalypse 12:5). Ce seront l’Archange Michel, ses anges et l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération enlevée qui y arriveront enfin :

« Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l’ont vaincu à cause du Sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.
C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. » 

Pourquoi le Diable sera-t-il furieux ? Parce qu’il sera dorénavant limité par l’espace-matière- (« précipité sur la terre ») temps (« sachant qu’il a peu de temps ») alors qu’avant il n’était quasiment pas limité dans le ciel ! Cela représente une terrible perte de puissance par rapport à avant.

Ainsi à ce stade le Diable et ses acolytes seront tombés deux fois : une première fois lui et ses anges de la proximité du Trône vers ce qui devint le 2ème ciel tout en pouvant accéder à la salle du Tribunal ou Salle du Trône et une seconde fois du ciel sur la terre dans la prison espace-matière-temps où il instaurera ensuite le règne de l’imitation trinitaire ou de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 12 :12b à 20 :3) qui n’est pas à confondre avec la Grande Tribulation qui aura eu lieu avant (Apocalypse 6:3 à 11:15).

Par contre l’Eglise des Vainqueurs, les « montés » et les « enlevés », donc une partie de l’ensemble des sauvés, sera solidement installée dans les cieux (réjouissez-vous …vous qui habitez les cieux). C’est ce qui lui permettra et seulement à partir de là et à ce moment-là, d’accomplir la mission d’éjection du Diable et de ses acolytes des lieux célestes, mission qui incombait initialement à Adam et à Eve ! Ce n’est que la première partie de l’exécution de la condamnation de l’Accusateur qui devra encore être éjecté de la terre (Apocalypse 20 :1-3) et au final être précipité dans l’étang de feu (Apocalypse 20:10).

Mais l’aspect qui nous intéresse ici est de retrouver notre époque où il joue encore le rôle d’Accusateur devant Dieu.

C’est malheureusement encore sa position, certes usurpée, au jour d’aujourd’hui d’après le texte biblique et la simple observation de ce qui se passe sur la terre !

 

3. La sentence

 

a) L’énoncé de la sentence

 

Voilà ce qui fut signifié à Adam par YHWH Elohim en Genèse 2:16-17 :

« L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Comme Adam et Eve ont mangé de l’arbre interdit et par conséquent transgressé la Loi de Dieu, les résultats furent terribles pour l’humanité entière : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). Il n’y a pas d’exception : TOUS ! Si on est privé de la gloire de Dieu, c’est qu’on est privé de l’immortalité et de la vie éternelle et il ne reste que la condamnation et la mort en perspective. 

 

a) Le couloir de la mort

 

La mort n’est pas intervenue tout de suite. En réalité Dieu a instauré l’espace-matière-temps. Il s’agit du « couloir de la mort » ou espace-matière-temps pour après la première mort aboutir le cas échéant cuire dans les flammes de l’enfer assorties de souffrances innommables pour l’éternité sans échappatoire possible ce qui est la seconde mort. (Cf. Apocalypse 20:6b+15).

Mais pourquoi la mort n’est-elle pas intervenue tout de suite ? Dieu, à la place de l’Eternité, a mis en place l’Histoire, la durée, le temps et plus particulièrement l’Histoire (temps) du Salut dans l’environnement du couloir de la Mort (espace-matière) pour redonner une seconde chance à l’être humain de pouvoir bénéficier du salut. C’est là que peut intervenir la défense ou l’Avocat de la défense.

 

4. La défense

 

Deux possibilités de défense s’offrent à l’être humain devant le tribunal de Dieu : celle de se défendre soi-même, l’auto-justification ou celle de prendre le seul avocat disponible.

 

a) L’auto-justification

 

Les adeptes du salut par la Loi, la Torah ou encore la loi dite naturelle vont rechercher des circonstances atténuantes en essayant de démontrer que tout dans leur vie terrestre n’était pas si mauvais et qu’il pourrait y avoir un pourcentage suffisamment élevé de bonnes choses dans leur vie pour accéder au salut.  Mais les choses sont claires pour Dieu : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Jacques 2:10).

« Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi et ne le met pas en pratique. » (Galates 3:10).

Devant le tribunal de Dieu il n’y a que le 100% qui soit valable pour être justifié et sauvé ! Le couloir de la Mort reste couloir de la Mort dans ce cas. Toutefois le texte biblique nuance le jugement divin en Romains 2:16 et Apocalypse 20:12c et 13b où Dieu tient compte de circonstances particulières jugées dans Sa souveraineté, perfection et omniscience. Mais dans ce cas de figure l’auto-défense ou l’auto-justification ne servira à rien. Seul le jugement de Dieu comptera.

 

b) L’avocat

 

La seconde possibilité sera de prendre le seul avocat disponible et agréé devant le tribunal céleste dont les prestations seront gratuites parce que payées par Son Sang versé : « Et si quelqu’un a péché, nous avons un Avocat (paraklètos : titre aussi attribué à la Sainte Esprie : Jean 16:7 « Consolateur, Défenseur, Avocat ») auprès du Père, Jésus Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

Sa plaidoirie ne sera pas de nous défendre sur la base de nos éventuelles bonnes actions ou de nos péchés « pas si graves », c’est peine perdue devant Dieu et la Parole de Dieu. « Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4:12-13).

Il plaidera en tant que défenseur devenant Lui-même coupable vu qu’Il a pris notre place, puisque notre culpabilité, nos péchés et notre chair furent cloués sur la croix. Sa plaidoirie sera aussi basée sur notre indispensable repentance suivie d’œuvres bonnes (Actes 26:20 ; 2 Corinthiens 7:10 ; Ephésiens 2:10) et notre incontournable acceptation par la foi de Son œuvre expiatoire sur la croix : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1) « … et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. » (Romains 3:24). Voici la seconde chance qui nous est offerte en Jésus-Christ !

Autant dans le premier cas nous serions condamnés à 100 %, autant dans le second cas nous sommes sauvés à 100 % de la façon la plus légale car l’œuvre de substitution de l’Avocat Jésus rendue possible parce qu’il est resté sans péché est de ce fait considérée parfaite et agréée par le Juge divin ! Par conséquent, elle autorise légalement notre Avocat d’effacer « l’acte rédigé contre nous par les ordonnances qui nous étaient adverses » (Colossiens 2:14).

Ces ordonnances adverses ou de l’Adversaire sont remplacées par l’Arrêt suivant :

Attendu que Jésus-Christ a déjà pris gratuitement sur Lui le châtiment qui aurait dû tomber sur l’accusé,

Attendu que l’accusé s’est repenti de ses péchés, s’est converti à Dieu et a pratiqué des œuvres dignes de la repentance,

Attendu que l’accusé a fait confiance à l’Avocat Jésus-Christ et croit en Lui,

Attendu que les accusations du Procureur – Accusateur sont nulles et non avenues grâce aux souffrances expiatoires de substitution de la croix subies par l’Avocat Jésus-Christ le Juste, Sa résurrection, ascension et glorification en découlant,

Attendu que le Procureur est lui-même déjà condamné, déclaré opposé à la Justice de par ses révoltes et actions mauvaises impénitentes contre Dieu et les hommes depuis le début et qu’il est vaincu et confondu par la plaidoirie parfaite de l’Avocat de la défense :

Il est arrêté que l’accusé est totalement acquitté et qu’aucune charge n’est retenue contre lui,

Il est arrêté que l’accusé, jusqu’alors en détention provisoire, est immédiatement et inconditionnellement libéré de prison,

Il est arrêté que l’accusé peut réintégrer le domicile initial céleste pour l’Eternité dont Adam et Eve furent chassés à cause du péché,  

Il est arrêté que la gloire et les fonctions initiales exécutoires perdues par Adam et Eve sont totalement restituées à l’accusé,

Il est arrêté que ces ordonnances sont immédiatement exécutoires par l’Esprie Sainte, Autorité chargée de l’exécution dudit Arrêt en faveur des graciés.

Date : aujourd’hui

Pour faire valoir ce que de droit,

Le Souverain Juge 

Signé : YHWH ELoHiM.

 

5. L’exécution de l’Arrêt

 

a) L’acquittement

 

 Nous sommes justifiés, acquittés, déculpabilisés parce que la grâce totale et le pardon total en Jésus-Christ sont effectifs et nous donnent la paix par la Sainte Esprie. C’est absolument merveilleux et cela est d’ores et déjà enseigné dans l’Eglise. Aucune charge n’est retenue contre nous et nous sommes acquittés. Mais l’Arrêt ne s’arrête pas à ce paragraphe, d’autres suivent et ils furent oubliés !

 

b) La libération de la prison

 

L’espace-matière-temps et ses contraintes, l’Égypte, le désert, les exils, notre corps non sauvé, quelquefois malade, vieillissant voire mourant sont notre prison. Cela ne correspond ni à l’état, ni à la situation d’Adam et d’Eve avant la chute.

Quel est l’accusé acquitté qui reste en prison ? Et pourtant d’une certaine manière l’Eglise enseigne l’acquittement en Jésus mais enseigne aussi qu’il faut encore rester en prison en attendant la mort qui nous permettra d’en sortir enfin mais les pieds devant !

Quel scandale inacceptable au vu de l’Evangile, la Bonne Nouvelle ! Quelle injustice au vu de la Justice rendue par le Souverain Juge Lui-même ! Quelle fausse doctrine ! Appelons les choses une fois pour toutes par leur nom !

Nous avons non seulement l’autorisation mais le devoir pour ne pas dire l’obligation de sortir de prison au vu de la portée de l’Arrêt de Justice divin pour nous mettre dans les conditions d’homme et de femme LIBRES DONC métamorphosés, transfigurés, ou le corps transformé, glorifié, sauvé dans un environnement de gloire correspondant !

« Nous sommes métamorphosés en la même image [du Seigneur], de gloire en gloire par le Seigneur, l’Esprie. » (2 Corinthiens 3:18).

 

c) La réintégration du domicile céleste de gloire, la Maison de Papa auprès de notre Bien-Aimé

 

Non seulement nous sommes libérés de prison mais en plus nous pouvons rentrer à la Maison !

En Jésus nous récupérons ce qu’Adam et Eve ont perdu à savoir le paradis, NOTRE domicile céleste auprès de notre Epoux dans la maison de notre Papa. C’est le seul endroit où nous sommes à la Maison, c’est pourquoi nous sommes appelés à y monter dès à présent comme ce fut le cas de l’Apôtre Jean.

Une fois métamorphosés, libérés de notre prison nous pouvons rentrer à la Maison paternelle à la Salle du Trône, sur le Trône avec et en Jésus notre Epoux ! C’est à la Maison du Père que nous pourrons être comme Il le veut, sans tache, ni ride, ni défaut ! (Ephésiens 5:27).

« Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je devins en Esprie. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. » (Apocalypse 4:1-2).

 

d) Restitution de la gloire et des fonctions initiales d’exécution

 

Nous ne pourrons monter en restant « chair et sang » (1 Corinthiens 15:50) mais en ayant été métamorphosés nous le pouvons et bénéficier d’une transformation constante, éternelle de gloire en gloire.

Pleinement imprégnés du Feu de la Sainte Esprie, nous pourrons d’une part répondre totalement à l’appel de Jésus par rapport à l’évangélisation (Matthieu 28:18-20 ; Actes 1:8 ; Apocalypse 7:9) à mettre en relation avec la « multiplication » initialement ordonnée par Dieu à Adam et Eve et par rapport à la domination, l’identification ou le « jugement » de la création, des animaux et particulièrement par rapport au jugement  et à l’exécution de la condamnation du Serpent par son éjection des cieux et de la terre (Apocalypse 12:7-12 et 19:14).  

  « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par ma ROUaCH, dit YHWH TZaeBaoTH. » (Zacharie 4:6) 

 

 

6. Le Juge

 

a) Parabole du juge inique

 

« Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve (kèra : veuve) qui venait lui dire : Fais-moi justice (ekdikeo : faire droit, défendre, faire justice, venger, faire sortir la justice) de mon adversaire (antidikos : adversaire, opposé à la justice, anti justice). Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune (kopos : peine, travail pénible, tracas), je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête (Upopiadzo : frapper à la figure sous l’œil, faire un œil au beurre noir, rompre la tête, importuner). Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge d’iniquité (adikia : action mauvaise, mal, péché, iniquité, injustice). Et Dieu ne fera-t-il pas justice (ekdikèsin : justice, vengeance, punition) à ses élus, qui crient à lui jour et nuit et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:1-8)

Dans les paragraphes suivants nous essayerons d’identifier les différents personnages de cette parabole et vu de ce qui précède, de donner probablement une explication.

 

b) L’Adversaire

 

L’Adversaire est ici l’Antidikos c’est-à-dire l’Anti justice. Ici il ne s’agit pas d’un adversaire qui serait un justiciable comme un autre mais nous sommes bien dans la signification de mot grec anti justice, contre la justice. Cet Adversaire est le Diable qui est contre la justice. Antidikos est d’ailleurs aussi employé en 1 Pierre 5:8 où il est clairement désigné comme étant le Diable.

 

c) La veuve

 

La veuve est à mettre en parallèle avec les élus donc l’Eglise qui crie jour et nuit. Ce n’est pas l’Eglise qui ne prie pas vraiment qui existe malheureusement aussi.

L’Eglise authentiquement priante ou plus particulièrement qui crie, ici la veuve, est une épouse définie par l’absence et le manque de son époux qui est mort ou plus exactement qui a été lâchement assassiné sur une croix par le Meurtrier (Jean 8:44), l’Anti justice, l’Adversaire. Elle ne veut pas subir les conséquences de l’absence de son mari décédé dont notamment le manque de protection lié à cette absence.

Comme l’Adversaire est le meurtrier de son Epoux, elle crie, vitupère, embête, agace, n’entre pas dans le rang, le moule, refuse l’injustice de sa condition de veuve et refuse aussi l’impunité de son Adversaire pourtant condamné en bonne et due forme lors du procès ! Elle crie pour demander l’exécution de la peine prononcée à l’encontre du Meurtrier de son Epoux. Elle demande aussi la restitution de ses biens à savoir sa Maison glorieuse et la réattribution de ses fonctions initialement perdues. Elle sait qu’en réalité elle n’est plus veuve parce que son mari est ressuscité et siège à la droite du Père sur le Trône et l’attend impatiemment. Elle veut donc être libérée de sa prison de veuvage et rejoindre son Bien-aimé !

Cette veuve sait aussi qu’elle n’a plus rien à perdre si elle reste dans son état de veuvage et elle fonce pour obtenir son droit ! Elle s’adresse au juge inique mais qui est-il ?

 

d) Le juge inique

 

Ce juge ne se souciait ni de Dieu ni des hommes. En réalité il s’agit de l’Eglise dite « traditionnelle-morte » qui ne prie pas vraiment et prouve ainsi qu’elle ne se soucie pas de Dieu dans une relation vivante et réelle. Pourtant au début il lui fut remis en quelque sorte une charge et une autorité judiciaires (Matthieu 16:19 ; Jean 20:23 ; 1 Timothée 3:15) qu’elle a usurpées et par là devint un juge inique ou plutôt injuste.

Cette Eglise s’arrête en fait à Jésus toujours cloué sur la croix comme nous le constatons sur les crucifix. Pour preuve, elle sait que la veuve est justifiée parce qu’elle a gagné son procès contre l’Adversaire, mais elle ne veut pas passer à l’exécution de l’Arrêt de justice qu’elle est censée exécuter. Elle ne veut pas aller au-delà de la croix dans la puissance de résurrection et de gloire parce qu’elle ne veut surtout pas déranger et encore moins être dérangée.  

Elle promeut une religion où l’on ne se soucie pas vraiment de Dieu puisqu’elle ne Lui parle pas vraiment et de ce fait ne recherche évidemment pas Sa face dans les lieux célestes. Dieu devient une sorte de prétexte religieux, très éloigné des préoccupations de Ses enfants.

Elle ne se soucie pas davantage des hommes puisqu’elle les laisse dans leur « veuvage » et ne leur propose aucune solution réelle. Son enseignement, sa manière de considérer et de « juger » les choses de Dieu consiste à ne surtout pas faire de vagues et à faire partie des « meubles » dans la société, s’adapter à elle, être présente aux cérémonies en vue et organiser beaucoup de cérémonies fastueuses et vides etc…

Tout cela signifie que cela l’embête de mettre fin aux souffrances de la veuve qui veut une vraie espérance, un véritable avenir avec la fin de son veuvage. Elle essaye de convaincre ses adeptes que l’état de veuvage de l’Épouse de Christ en souffrances est voulu de Dieu. Ainsi il n’y aurait pas d’issue à cette situation. Jésus-Christ, l’Epoux reste bien cloué sur la croix jusqu’aux calendes grecques.

 La résurrection et l’ascension représentent davantage un éloignement de Jésus loin au ciel de celle qui est ainsi considérée faussement comme une veuve. Il ne faut surtout pas que l’Épouse authentique, vivant misérablement comme une veuve, aie l’idée de vouloir Le rejoindre aujourd’hui pour justement mettre fin au veuvage.  

Cette Eglise refuse d’enseigner et de faire appliquer par la puissance de la Sainte Esprie l’Arrêt de YHWH Elohim c’est-à-dire faire justice ou « venger » la veuve de l’Adversaire qui devrait d’ores et déjà être mis hors d’état de nuire et puni pour ses crimes et ses atrocités. Elle célèbre la Mort par des cérémonies souvent grandioses et enseigne de façon trompeuse qu’elle fait partie de la Vie.

Bref elle fait tout pour ne pas se soucier de Dieu et ainsi faire appliquer l’Arrêt de YHWH Elohim.

Elle ne se soucie pas davantage des hommes puisqu’elle veut maintenir hypocritement la « veuve » dans la prison espace-matière temps à la merci de l’Adversaire. Elle barre de la sorte l’accès de la veuve à son domicile auprès de son Epoux ressuscité et glorifié pour qu’elle puisse accomplir efficacement les missions de délivrances des hommes !

Voilà ce vers quoi l’Eglise est allée en refusant l’interpellation vigoureuse de Jésus-Christ Glorifié du début de l’Apocalypse. Nous ne parlons pas des péchés et horreurs commis par la suite en découlant durant ces deux millénaires !

Jésus dit en effet dans la parabole que le juge inique refusa pendant longtemps de faire justice à la veuve. C’est effectivement ce qui se passa et se passe encore au niveau de l’Eglise dite « traditionnelle-morte » ! Comme les Pharisiens opposés à Jésus, elle ment et balade littéralement ses ouailles en les aveuglant à la suite de son inspirateur le Menteur et le Meurtrier : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. » (Jean 8:55).

Contester la montée suite à la glorification pour maintenant c’est contester la Résurrection de l’Époux. A quoi sert-il en effet de savoir que Jésus-Christ l’Époux est ressuscité si on ne peut Le rejoindre légitimement et maintenant en tant qu’Épouse ? Quel mensonge que d’enfermer les gens dans le régime du veuvage !

Mais aujourd’hui arrive le temps de l’Eglise des Vainqueurs : la veuve, l’Eglise authentique, sait qu’elle n’a plus besoin de vivre comme une veuve parce qu’elle n’est plus veuve en réalité. Elle sait qu’elle peut rejoindre le Ressuscité, son Bien-aimé et Mari dans la Salle du Trône aujourd’hui. Elle prend conscience qu’elle n’est en réalité pas veuve à cause de l’Arrêt de YHWH Elohim. L’Époux n’est plus cloué sur la croix depuis bien longtemps mais est ressuscité et siège à la droite du Père où Il attend Son Épouse et lui a fait une place à côté de Lui ! Elle prend conscience que l’Arrêt est applicable maintenant.

Nous avons vu dans le commentaire des lettres aux 7 églises que des individus repentant et écoutant ce que dit l’Esprie en sortiront pour former l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise.

Par la force des choses et surtout suite à l’attitude de la veuve qui au final prend conscience qu’on voulait lui faire croire qu’elle était veuve mais qu’en réalité elle ne l’était plus, l’Église-juge inique, pour rester tranquille, dira qu’elle changera son fusil d’épaule. Elle finira par faire semblant d’appliquer l’Arrêt de YHWH ELoHiM pour ne plus être tracassée ! Alors qu’elle aurait dû par la Sainte Esprie faire appliquer l’Arrêt divin dès le début, elle s’enferra dans ce qui la mena dans l’injustice et l’iniquité telles que nous les avons décrites. Ainsi contrairement à l’ex-veuve, elle restera sur terre et subira ce qui est réservé à ceux qui ne seront pas « montés », elle sera laissée sur terre lors de l’enlèvement et restera à la merci de l’Adversaire qui sera éjecté du ciel sur la terre.

 

e) Le Souverain Juste Juge

 

Il se trouve qu’Il est le signataire du merveilleux Arrêt que nous avons exposé plus haut. Cet Arrêt est applicable depuis quasiment 2000 ans ! Le Juste Juge ne demande qu’une seule chose, c’est qu’il soit appliqué tout de suite ! Jésus le dit clairement : Si le juge inique finissait pas faire justice, à combien plus forte raison Dieu le Juste Juge ferait-Il promptement justice à Ses élus ! Mais l’application, l’exécution de la justice rendue dépend de la collaboration des élus réellement immergés dans la Sainte Esprie ! Ce qui était vrai pour Adam et Eve reste vrai pour nous. C’est ce que dit l’Arrêt et surtout la Bible.

 

 f) L’exemple de la veuve et des élus de la parabole à suivre

 

L’attitude « pressante » de la veuve et des élus qui crient jour et nuit démontre la manifestation très évidente d’une acceptation et d’une implication pour le moins très engagée… !

Le contenu des prières pressantes « criées » doit bien entendu correspondre au projet et à la volonté de Dieu (1 Jean 5:14) c’est-à-dire à l’Arrêt signé YHWH ELoHiM.

Enfin Jésus pose la question de la foi ! Il se pose la question si au moment de Son retour il trouverait la foi sur terre. Nous avons la réponse puisqu’au moment de son retour au début de l’Apocalypse (cf. « Retour ou RetourS de Jésus-Christ »), seul l’Apôtre Jean a cru, il fut métamorphosé et il est monté, mais les sept Eglises ou les Églises dans leur ensemble, n’ont pas cru, ne furent pas métamorphosées et ne montèrent pas. C’est pourquoi au contact contaminant de l’environnement intermédiaire, espace-matière-temps dont le Diable est le Prince, elles ont fini par devenir « juge inique » comme nous l’avons décrit plus haut.

L’exemple de la veuve et des élus :

Les prières criées, si elles démontrent l’implication de celles et de ceux qui prient, elles démontrent aussi l’urgence de la situation de personnes en danger de mort immédiate, peut-être dans des douleurs aiguës tant spirituelles que morales et physiques. La situation de veuvage dans la prison espace-matière-temps est tellement critique que Jésus emploie le verbe « crier » (Boao : crier fort) ! Il s’agit d’une question de vie ou de mort dans la quasi immédiateté. La réflexion « à froid » (Esaïe 30:15) sera de moins en moins possible car tout ira de plus en plus vite. L’accélération du temps est indéniable et la Grande Tribulation est à la porte. Le juge inique au contraire se croit toujours bien installé dans sa position, ne bouge pas et veut à tout prix maintenir le statu quo. Ces cris démontrent aussi la prise de conscience de la veuve qu’elle n’est plus veuve et qu’elle peut rejoindre son mari vivant aujourd’hui ! Quelle nouvelle, bonne nouvelle, quel Evangile !

Le contenu des prières doit correspondre, comme dit, à l’Arrêt de YHWH ELoHiM, c’est-à-dire à la fin de l’état de veuvage de l’Eglise et à la restitution de ce qu’Adam et Eve ont perdu dont le retour au paradis et à la Salle du Trône suite à la métamorphose et la montée.

La foi est intrinsèquement liée aux deux aspects précédents. Elle doit être orientée et conforme au contenu des prières. Il est en effet possible de formuler un ou des contenus dans une prière mais sans y croire. Il est vrai que ce contenu est humainement totalement impossible dans le contexte catastrophique présent et celui d’un avenir très proche. Mais sur la base de la Parole, l’Arrêt du Souverain Juge, tout devient possible ! « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17).

 

Conclusion

 

Si nous faisons confiance à Jésus, le procès est gagné pour nous depuis longtemps ! L’Arrêt du Souverain Juge correspondant à la Parole en est la preuve absolue. L’exécution de l’Arrêt doit intervenir immédiatement non pas à cause de notre impatience mais parce qu’il est exécutoire là, maintenant, de par la volonté du Souverain Juge, certes principalement par l’action de la Sainte Esprie mais aussi par la nôtre en gloire et c’est nous qu’on attend ! 

En Lui, Martin BUSCH

95. Accouchements

INTRODUCTION

Ma grand-mère disait dans sa jeunesse à la fin du 19ème siècle : « Quand les êtres humains arriveront à voler dans les airs, les poules auront des dents »

Quelques années plus tard, l’homme a volé et les poules n’ont toujours pas de dents !

A l’époque, voler, paraissait totalement impossible aux communs des mortels. C’était absolument impensable. Ce qui est vrai par rapport à la technologie et son évolution, est aussi vrai par rapport à Dieu et Ses révélations successives à travers les siècles.

Mentalement et surtout spirituellement, on n’arrive même pas à s’imaginer d’autres dimensions dans les domaines de la foi qui généralement réfèrent davantage au passé et aux habitudes religieuses. Qui l’eût cru que par exemple des guérisons miraculeuses ou autres effets des divers dons spirituels puissent être possibles au 19ème siècle ? Aujourd’hui, on trouve cela presque « normal » dans les lieux et périodes de réveils charismatiques et c’est considéré comme une évidence biblique. Mais dans la première partie du 20ème siècle voire bien au-delà selon les régions du globe cela représenta un « accouchement » difficile.

De même, il en est peut-être qui disent ou diront par rapport à l’Eglise des Vainqueurs qui se formera dans la Salle du Trône pour revenir sur terre accomplir surnaturellement et puissamment les différentes missions prévues dans l’Apocalypse, que cela se réalisera quand les poules auront des dents, que ce n’est pas biblique etc… Pourtant il faudra bien couper le « cordon ombilical » relatif à cette nouvelle étape qui est en quelque sorte un « nouvel accouchement » d’une nouvelle génération de chrétiens que nous appelons « Eglise des Vainqueurs » !

 

1. L’Egypte matrice du Peuple d’Israël, le désert son enfance et son adolescence

a) L’Égypte matrice du Peuple d’Israël

L’Égypte est l’endroit des limites et de l’enfermement telle une matrice aussi de par sa signification hébraïque (mitzraïm = limites, endroit des limites, des limitations, prison) :

  • Géographiquement : l’Égypte est entourée de déserts et s’en échapper seul sans faire partie d’une caravane avec réserves d’eau et nourriture signifiait tout simplement la mort. Moïse est l’exception miraculeuse quand il s’est échappé à Madian. Se faire chasser du pays signifiait en effet la mort quasi certaine.
  • Politiquement, religieusement et économiquement : Pharaon le roi, était aussi dieu sur terre sous forme d’homme ce qui lui donnait une autorité politique et religieuse absolue. Il était considéré de ce fait comme le soi-disant garant « divin » des inondations périodiques fertilisant et irriguant le delta du Nil, condition de survie du pays donc la garantie économique en plus. Les systèmes politique, religieux, économique et ses relais à savoir les rites, les fêtes, les prêtres, l’hiérarchie administrative et militaire avec les modes de production agricole et autres entretenant cet état de chose, avaient depuis des millénaires, engendré un véritable lavage de cerveau de la population de génération en génération y compris des hébreux. Les systèmes fonctionnaient tels des rouages bien huilés sur des millénaires, « c’était comme ça », point barre. Quand le Pharaon disait et décidait, personne ne pensait même à le contester. Les investissements et travaux colossaux pour les tombeaux des Pharaons censés garantir leur survie dans l’au-delà et par là assurer les faveurs des dieux, en sont une des preuves évidentes. Ces faveurs garantissaient à leur tour le bien-être du Pharaon en exercice sur terre et donc par voie de conséquence celle du peuple. Bref la boucle est bouclée et le peuple était géographiquement ou physiquement, mentalement et spirituellement enfermé et totalement aveuglé.
  • Lieu de salut et de survie : pourtant l’Egypte fut en même temps un refuge de survie pour les Hébreux, de par l’entremise de Joseph, qui purent, tel un fœtus dans le ventre de sa mère, se multiplier telles des cellules et passer du clan composé de quelques dizaines de membres (70 ; Genèse 46:27 ; Exode 1:5-7) au peuple composé de milliers voire de millions d’individus. Mais ce peuple, tel le fœtus arrivé à terme devait obligatoirement « sortir » de ce ventre où il était enfermé depuis des décennies. L’accoucheur était YHWH ELoHiM Lui-même assisté de Moïse et d’Aaron.

 

b) Le désert, enfance et adolescence du Peuple d’Israël

  • La sortie du Peuple d’Israël et les douleurs de l’accouchement de maman Égypte : ce furent les dix plaies et le passage miraculeux de la Mer Rouge avec la destruction de l’armée égyptienne. Ensuite vinrent ses périodes de nourrisson, d’enfant, puis d’adolescent dans l’apprentissage de la vie au désert sous la conduite de YHWH ELoHiM et de Moïse. Mais dans les comportements et la mentalité du Peuple Hébreu première génération sortie d’Égypte, seule la mort au désert était en réalité leur perspective, Josué et Caleb exceptés. Il fallut malheureusement que se réalise ce en quoi ils croyaient vraiment à savoir ni plus ni moins la mort de ladite génération pendant les 40 années de pérégrinations supplémentaires dans le désert, suite à leur refus d’aller à la conquête. Cette génération dut « accoucher » d’une nouvelle génération qui, elle, accepta d’aller à la conquête pour devenir adulte sous la direction de Josué. Combien de fois les « ados » hébreux dans leur difficile apprentissage au désert regrettèrent leur séjour en Égypte, leur matrice maternelle, leur soi-disant « paradis perdu » attachés à leur cordon ombilical leur assurant viande, poissons, légumes et eau ! Ils avaient déjà à ce moment-là oublié leur esclavage, les coups de fouets et l’oppression par la surcharge de travail. Le lavage de cerveau égyptien avait toujours encore des effets dévastateurs pour le Peuple et forts désagréables pour Moïse et Aaron. Cette période enfance-ados correspond à la situation de l’Eglise aujourd’hui toujours encore située dans les systèmes désertiques de l’espace-matière-temps. Elle est passée par la conversion qui correspond à la Pâque, elle est passée par le baptême d’eau qui correspond au passage de la Mer Rouge, elle est passée par le Sinaï qui correspond au baptême de la Sainte Esprie et de Feu et la formation de la Bible (cf. 10 commandements, ThoRaH rédigée par Moïse) et elle est toujours entrain de passer par la pérégrination dans le désert non pas depuis 40 ans mais bien quasiment 2000 ans !
  • La période adulte avec prises de responsabilités dans la gestion de la terre et le service de YHWH ELoHiM au Temple ne put se faire que pendant et après la conquête.

 

Il est bien connu que le passage à l’état adulte d’un enfant – adolescent nécessite de « couper une deuxième fois le cordon ombilical » non seulement d’ordre psychique et spirituel mais aussi sous un aspect physique. L’enfant en effet doit pouvoir physiquement sortir de la maison parentale, passer par une sorte de deuxième accouchement, être « jeté du nid » pour aller voler de ses propres ailes, chercher lui-même sa nourriture et ainsi devenir adulte en prenant ses propres responsabilités. C’est ce que dut faire Moïse en passant le relais à Josué, en « l’accouchant » et en « coupant le cordon ombilical » en vue de la conquête avec la nouvelle génération née durant les 40 années dans le désert.

De même l’Eglise doit sortir de l’espace-matière-temps et naître En-Haut, au « Pays promis céleste » seule possibilité pour devenir adulte et ne plus être liée aux lois de l’espace-matière-temps (Jean 3:7 : gennètènai anoten et pas gennètènai ek anoten = naître En-Haut et pas naître d’En-Haut). Il s’agit de revenir à l’état de perfection d’Adam aux origines avant la chute.

 

2. Maman Égypte – Papa Désert – Système Espace-Matière-Temps

a) Maman Égypte quand tu veux avorter !

Il est toujours étonnant de lire les passages (par exemple Nombres 11:4-5) où le Peuple pleurait l’Égypte et ce qu’elle offrait en viandes, poissons et légumes. En fait ils regrettaient ce qui passait par le cordon ombilical. Pourtant à la fin de leur séjour, ils étaient de plus en plus réduits à un terrible esclavage et à un enfermement étouffant et intenable !

Pourquoi ? Parce qu’ils grandissaient en nombre comme le fœtus en taille et la place commençait à manquer dans le ventre de Maman Égypte. L’accouchement irrémédiable entraînait obligatoirement la séparation de la maman d’avec l’enfant ce qui signifiait pour l’Égypte une véritable catastrophe économique. C’est pourquoi le Pharaon, représentant du Serpent, voulait tuer tous les garçons hébreux et provoquer ainsi la disparition du Peuple Hébreu dans ses gènes, son sang et son identité par le mélange puis l’assimilation aux égyptiens. Par peur et politiquement, il voulait procéder à une sorte d’avortement préventif parce que le « Peuple d’Israël devenait trop nombreux ». C’est ce qui s’appelle vouloir le beurre et l’argent du beurre.

Ce genre d’attaque d’assimilation contre le Peuple d’Israël comme pour l’Eglise reste malheureusement d’actualité.

Au niveau éthique le Peuple de Dieu doit actuellement suivre l’évolution morale de la société (avortement, mariage « pour tous », pornographie, euthanasie etc…).

Au niveau spirituel, il ne faut surtout pas trop insister sur les points de doctrine centraux sous peine d’être sectaire pour au final tout relativiser à tout va au sein d’une laïcité devenant elle-même oppressante au nom d’une tolérance finalement à caractère absolutiste.

Au niveau physique, la pratique du don de guérison peut être considérée comme pratique illégale de la médecine. La métamorphose physique, qui nous libère des lois espace-matière-temps, devient une élucubration sectaire et pourrait devenir dangereuse pour le bon fonctionnement de la société qui veut tout contrôler. Bref la dénommée « religion » doit devenir et rester une affaire privée et tout prosélytisme ou discussion polémique religieuse est répréhensible. L’évangélisation est donc interdite dans l’espace public pour soi-disant préserver la paix sociale.

 

b) Maman Égypte quand tu nous tiens !

La relation que nous avons avec notre Maman Égypte, désert, Espace-Matière-temps n’est pas simplement une relation intellectuelle, de pensée ou encore de sentiment.

Elle va beaucoup plus loin, elle est « existentielle », elle plonge dans nos racines, nos tripes au-delà même de toutes explications rationnelles. En réalité il s’agit d’une relation de type mère – enfant qui englobe évidemment l’esprie (aspects spirituels), l’âme (aspects psychiques) et le corps (aspects génétiques, physiques). La terre de nos ancêtres est aussi notre mère nourricière que nous le voulions ou non.

La mère est nourricière dès la conception. D’elle dépend la vie, tout au moins la survie. Il existe une relation physique de sang, de chaleur, de protection et de bien-être entre la maman et l’enfant en son sein. De là se crée un lien affectif d’amour unique et extraordinaire ! Enfin, et on l’oublie souvent, les dimensions spirituelles que ce soit dans le négatif ou le positif, passent aussi de la maman à l’enfant.

Mais Maman Égypte dominée par l’Ennemi, voulait à son tour dominer l’enfant, le garder pour elle et en elle, de ce fait voulait l’enfermer dans ses limites matricielles et arrêter sa croissance normale. Maman Égypte quand tu nous tiens ! Maman Égypte voulait à tout prix maintenir la relation de dépendance absolue. Elle voulait éviter que l’enfant passe à la lumière et voit clair ! Inclure, intégrer permet la survie dans un premier temps mais à terme, quand Maman Égypte voulait incorporer l’enfant Peuple Hébreu et ne pas le laisser sortir, cela aurait perpétué l’aveuglement par le maintien dans le noir de la matrice puis la venue d’un mort-né évidemment incapable de grandir et de s’émanciper.

Le Peuple de Dieu doit dépendre de la société en place bien entendu non seulement au niveau physique et des biens mais encore au niveau de la mentalité, de la pensée « unique » largement relayée par les médias et les réseaux sociaux. La dépendance permet à terme une domination terrible avec perte d’autonomie donc d’identité, d’incapacité d’être soi, de juger et d’analyser librement.

 

c) Maman Egypte, Papa Désert, vous devez nous lâcher !

YHWH ELoHiM avec Moïse permirent, malgré l’opposition « contre nature » de Maman Égypte, l’accouchement du Peuple d’Israël ! L’expulsion dans tous les sens du terme eut lieu après maintes souffrances ! Maman Égypte, parce qu’elle a rejeté son statut de vraie maman, a failli pour cette raison mourir en couches par la mort des premiers nés, la perte des esclaves hébreux économiquement rentables et la disparition de son armée dans la Mer Rouge ! La crise d’adolescence du Peuple Hébreu dans le désert eut des conséquences terribles mais finit par passer au passage du Jourdain en vue de la conquête.

Ce processus, structurellement semblable d’une fois à l’autre, eut lieu chaque fois que les Juifs toujours économiquement rentables là où ils se trouvaient, à la fin de leurs exils, furent persécutés et au final expulsés pour revenir au Pays. Ils purent ou peut-être pour d’autres, durent regagner leur Terre promise. En effet, quand on est confortablement installé en terre d’exil, c’est très dur de partir à la conquête – guerre et à la réinstallation au Pays promis ! C’est l’Aliyah, le retour.

Ce processus est encore structurellement semblable à celui de l’Aliyah céleste. Il s’agit de la montée à la Salle du Trône. Il est malheureusement possible qu’aussi longtemps que notre situation nous paraîtra suffisamment confortable et à terme encore supportable dans le ventre de Maman Égypte qui ne veut d’ailleurs pas nous lâcher, que nous restions dans son ventre, celui-ci pouvant alors devenir notre tombeau. Pensons d’ailleurs à la « civilisation de tombeaux » développée par l’Égypte : un phénomène très révélateur.

C’est encore identique pour les générations de chrétiens toujours en crise d’adolescence au désert qui se sont succédées durant presque 2000 ans, ayant refusé le message libérateur de Jésus-Christ Glorifié et de l’Apôtre Jean nous invitant à la conquête et à l’installation au Pays promis céleste. Ces générations n’ont pas pu bénéficier de l’immortalité pourtant acquise par le sacrifice de Jésus. Elles sont relativement confortablement installées dans le système désertique dénominationnel chrétien jusqu’au jour où la persécution sera telle que la seule issue sera de chercher avec ardeur, simplement par instinct de survie, l’échappatoire, c’est à dire la montée qui leur était proposée depuis si longtemps. Pourtant cette étape aurait dû être très courte parce que le Peuple fut au départ d’emblée encouragé à aller à la conquête.

La situation de plus en plus intenable dans ce ventre, puis ce désert aride nous poussera-t-elle vers la sortie jusqu’à l’expulsion puis la conquête à savoir la montée dans la Salle du Trône, notre Pays promis ?

En tous cas cela fait longtemps que Jésus-Christ Glorifié voudrait nous voir en position de sortir et voudrait assister à « l’expulsion » vers le paradis d’où furent chassés Adam et Eve en passant le plus rapidement possible l’apprentissage du désert qui n’aurait pratiquement pas dû durer !

Maman Égypte, Papa Désert, dominés par le Prince de ce monde, vous devez nous lâcher au nom de notre Seigneur Jésus-Christ !

 

3. Avoir une identité parfaite c’est savoir identifier parfaitement

a) Pouvoir parfaitement nommer, appeler, identifier, choisir, juger (= QaRa en hébreu ; SHeM = nom, identité) c’est être un adulte parfait qui de par son état d’adulte a aussi la capacité physique de se multiplier.

Les parents adultes sont en capacité d’accueillir un bébé, lui donnent un nom, le nomment, lui donnent une identité. En Occident le bébé reçoit un nom de famille qui l’intègre dans la collectivité familiale et un prénom qui lui donne une individualité propre. Les parents adultes, parce qu’ils sont en capacité de procréer, sont ainsi logiquement en capacité de nommer, de donner une identité à leur enfant.

Revenons à Adam :

« YHWH ELoHiM forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant Adam pour qu’il avisât à les nommer ; et chaque animal serait nommé par Adam, tel serait son nom. Adam nomma par des noms tous les animaux qui paissent, les oiseaux du ciel, toutes les bêtes sauvages. YHWH ELoHiM forma une femme à partir du côté qu’Il avait pris de l’homme et Il la présenta à l’homme. Et l’homme dit : Celle-ci pour le coup est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée ISHSHA parce qu’elle a été prise de ISH. C’est pourquoi l’homme abandonnera son père et sa mère, il s’unira à sa femme et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 1:19-24).

Adam à l’image de YHWH ELoHiM par la NePHeSH qu’Il lui insuffla avait son identité parfaite dans une unité totale esprie, âme et corps et était de ce fait d’emblée parfaitement adulte. Il était capable de nommer, identifier, juger, appeler, choisir, catégoriser les animaux dans leur espèce. Il nomma et surtout identifia parfaitement sa moitié ISHSHA (femme), le féminin de ce qu’il était à savoir un ISH (homme). Aujourd’hui, nous les hommes, croyons connaître notre femme par cœur, mais c’est très loin d’être le cas… ! D’où la performance d’Adam, certes avant la chute…

Savoir nommer, identifier au sens biblique du terme QaRa révèle l’identité dans son sens le plus large et le plus profond et démontre la connaissance parfaite de celui qui identifie.

Bref, Adam savait et était pleinement en responsabilité de par sa connaissance parfaite. Celle-ci lui permit de connaître par voie de conséquence sa capacité et son rôle d’ISH qui consistait à sortir de la solitude, à vivre en harmonie et à se multiplier de par son union avec ISHSHA. Il devait aussi « connaître » son ISHSHA pour pouvoir se multiplier (Cf. Genèse 4:1). Il y avait donc en principe plein d’accouchements sans douleur en perspective ! Une infinité d’identités nouvelles uniques, de noms nouveaux, d’identifications nouvelles des « enfants » à venir au paradis étaient au programme.

L’être intérieur parfait possédant la connaissance parfaite par la capacité à nommer, identifier, juger forme une unité parfaite indistincte avec l’être extérieur parfait impliquant la connaissance parfaite de notre moitié pour la multiplication. Autrement dit QaRa dans toutes ses significations dont particulièrement l’identification comporte aussi l’aspect physique « fécondation » en vue de l’accouchement, la procréation au nom de cette unité parfaite indistincte. Il faut comprendre et insister sur cette unité de la connaissance issue de la NePHeSH divine caractérisant l’harmonie, l’unité et l’indissociabilité de l’être humain esprie, âme et corps. Cette réalité permettait l’harmonie paradisiaque dans l’unité et l’union parfaites entre l’homme et la femme, et avec Dieu. Les animaux et l’ensemble de la création y étaient évidemment inclus. D’où l’attente de la création pour la manifestation des fils et des filles de Dieu ! (Romains 8:19-23)

Voilà le paradis malheureusement perdu, mais qu’il s’agit de retrouver réellement à commencer par un enseignement basé sur la Parole incluant l’ensemble des conséquences potentielles merveilleuses du Sacrifice de Jésus ! En effet l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ qui a totalement payé pour notre rédemption complète, doit obligatoirement nous permettre de retrouver le paradis perdu dès à présent, sinon il y aurait un véritable problème de fond à notre humble avis !

 

b) Combien « d’accouchements » encore ?

Le paradis perdu par la chute n’entraîna pas l’arrêt de la multiplication et de la procréation. YHWH ELoHiM annonça Lui-même que la postérité de la femme écrasera la tête du Serpent. Il y avait donc des accouchements et des cordons ombilicaux à couper en perspective sur des générations, mais dans la douleur et la souffrance ! Nous avons largement décrit la « guerre des lignées » entre YHWH ELoHiM et le Serpent à travers les siècles dans notre écrit intitulé « Féconder ». L’accouchement de Marie donnant naissance à Jésus-Christ est évidemment à considérer comme absolument primordial, central et capital pour notre salut complet et total esprie, âme et corps.

L’enseignement chrétien traditionnel du salut parle de la nouvelle naissance ou de la naissance d’En-Haut comme étant une expérience de l’être intérieur uniquement, le corps étant de toute façon destiné à mourir. Voilà une vision qui s’adapte et se réduit à notre matrice de type égyptien, aux conditions du désert et à la prison espace-matière-temps issues de la chute avec la mort au bout. On n’imagine même pas pouvoir en sortir si ce n’est par la mort du corps permettant ainsi à l’âme et à l’esprie de soi-disant s’en « libérer » et ainsi d’aller au ciel. C’est vrai si on est un chrétien dit traditionnel et si malheureusement on meurt. Mais ce n’est pas à la hauteur du projet parfait de YHWH ELoHiM notamment si on considère le « ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » de Jean 3:16. La Mort notre ennemie n’est jamais la solution préconisée par notre Père pour passer de l’autre côté ! Quel père « normal » veut la mort de son enfant ? A plus forte raison notre Père céleste n’a pas prévu le rôle de la Mort dans le processus du salut et de la vie en découlant.

La première génération du Peuple d’Israël dans le désert était dans cette même mentalité et position mortifère qui lui rendaient la sortie du désert pour la conquête impensable. Josué et Caleb étaient les exceptions. Une nouvelle génération fut en place 40 années plus tard. Celle-ci accepta enfin de sortir du désert pour conquérir le Pays promis où coulent le lait et le miel. Elle passa le Jourdain. Elle fut « accouchée » dans la terre promise. Ce fut aussi un accouchement difficile face à des ennemis mortels, mais il eut lieu avec succès ! Aujourd’hui les Juifs du monde entier sont invités à accomplir leur Aliyah en Terre d’Israël en vue de l’accomplissement des promesses bibliques, du rôle et missions de restauration à accomplir en tant que Peuple élu de YHWH ELoHiM.

Parallèlement de nos jours, une nouvelle génération de l’Eglise va « naître » dans la terre promise céleste clairement accessible par l’œuvre expiatoire de Jésus. C’est l’Eglise des Vainqueurs. Elle va naître En-Haut, esprie, âme et évidemment corps, elle sera accouchée En-Haut. Elle sortira et passera hors des systèmes égyptien – désert espace-matière-temps pour qu’elle « ne périsse pas mais qu’elle ait la vie éternelle » !

C’est la seule et unique solution pour passer de l’état fœtus en Égypte (monde) à enfant – ado au désert (système dénominationnel chrétien), de l’espace-matière-temps (systèmes naturels immanents) pour finalement « naître » adulte au Pays promis céleste paradisiaque.

Cette génération à la connaissance céleste parfaite, au corps glorifié parfait va pouvoir identifier, nommer, connaître les choses par leur nom ou mieux leur essence au-delà des apparences et procéder à la multiplication, c’est-à-dire accomplir enfin la grande commission de l’évangélisation auprès de toutes les nations (Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 ; réalisation effective seulement en Apocalypse 7:9) !

Ce n’est simplement pas possible autrement car pour réussir « afin que le monde croie », il faut une unité totale esprie, âme et corps (= NePHeSH), une unité totale entre les chrétiens seulement possible s’ils se trouvent dans la gloire là où est Jésus, réellement unis à Lui (Jean 17: 21-24) !

Mais un autre accouchement réel sera encore nécessaire. Il résulte de l’union conjugale entre l’Époux Jésus et l’Épouse Eglise des Vainqueurs ou de l’union entre le Nouvel Adam (Jésus) et la Nouvelle Eve (Eglise des Vainqueurs). Il s’agit encore d’une nouvelle génération dont l’Eglise des Vainqueurs glorieuse accouchera et qui sera enlevée (Apocalypse 12: 5). Seule cette génération dotée des gènes de Jésus, de Sa nature royale, sera capable avec l’armée des anges de déloger définitivement le Dragon des lieux célestes puis 3 ans et demi plus tard, à la suite du Roi des rois, de le déloger de la terre. Seule cette génération pourra régner durant le Millénium avec les martyrs car elle pourra parfaitement nommer, appeler, identifier, choisir, juger (Apocalypse 20:4) comme le premier Adam était capable de le faire avant la chute.

 

Conclusion

Naître En-haut pour sortir de nos enfermements « égyptiens », et de notre pérégrination désertique sera-ce quand les poules auront des dents ? Quand cela arrivera, les poules n’auront toujours pas de dents. Toutefois une femme enceinte accouche normalement au bout de neuf mois d’une façon certaine, de la même façon nous sommes tout aussi certains que ce qui sera au bout du compte « l’accouchement » suivi du passage En-Haut, aura lieu parce que la semence de la métamorphose du corps pour la montée à la Salle du Trône est en route ! Le désert « intermédiaire » d’adolescence, qui dure depuis si longtemps et n’aurait pas dû durer selon le plan et la volonté de YHWH ELoHiM, prendra fin pour l’enclenchement du processus en vue du rétablissement de toutes choses.

En Lui, Martin BUSCH