104. Une fois pour toutes

INTRODUCTION

 

La seule mort qui ait jamais été fondamentalement utile, c’est celle de Jésus-Christ sur la croix « une fois pour toutes » ! Que ce soit pour Israël ou pour l’Église en tant qu’entités collectives la volonté de YHWH Elohim a toujours été leur maintien en vie. L’histoire nous a prouvé qu’Israël comme l’Église, même s’ils ont souffert l’agonie à cause de leurs infidélités, n’ont jamais disparu et ne disparaîtront jamais (Genèse 28:13-15 ; Matthieu 16:18 ; Apocalypse 21: 12+14). De plus, la mort sacrificielle de substitution de Jésus, vise très exactement la même chose à savoir le maintien en vie et plus précisément l’immortalité du croyant à titre individuel. Il faut savoir que l’immortalité nous accorde non seulement la puissance décuplée mais aussi le pouvoir c’est-à-dire l’application et la manifestation de la puissance de façon constante et reconnue dans l’amour, la justice, la sagesse et selon la perfection de YHWH Elohim. Cela n’est évidemment possible qu’à partir des lieux célestes, du Trône où l’on reçoit et apprend pour servir correctement sur terre.

L’Église charismatique a de la puissance et c’est absolument merveilleux là où elle se manifeste mais elle n’a pas le pouvoir. La preuve en est les périodes fluctuantes des manifestations de puissance ici ou là mais sans pérennité réelle tant au niveau géographique qu’au niveau temporel et des ministères. Ce fut aussi vrai même pour l’Église primitive charismatique qui devint l’Église Catholique Romaine ! L’Église des Vainqueurs, parce qu’elle est justement vainqueur en pouvant travailler à partir du ciel a en plus le pouvoir, c’est-à-dire cette constance dans la manifestation de la puissance à cause de la connaissance et du savoir-faire parfait dans le service découlant du Trône de la Grâce.

 

1. Une fois pour toutes

 

a) Fin du péché une fois pour toutes : y croire

 

« Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie et c’est pour Dieu qu’il vit. » (Romains 6:10).

Le péché est liquidé une fois pour toutes par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Si le péché n’existe plus alors nous devrions « automatiquement » retrouver la position d’avant la chute d’Adam et d’Eve au paradis parfaitement connectés aux lieux célestes. Mais ce n’est concrètement malheureusement pas le cas. Nous sommes pourtant invités à y croire pour que cela devienne le cas.

Pourquoi ne sommes-nous pas à nouveau dans la situation du premier couple d’avant la chute ? Cela vient du fait que ceux qui nous ont précédés, particulièrement ceux qui ont pris connaissance du message de Jésus-Christ Glorifié à travers les 7 lettres du début de l’Apocalypse, n’y ont pas cru.

Alors qu’est-ce qu’on attend pour y croire pour commencer, le proclamer, le rechercher et le vivre au bout du compte ? « Car la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. » (Romains 10:17).

Par ailleurs la foi pour qu’elle puisse rester la foi doit toujours porter sur quelque chose d’impossible humainement parlant et évidemment correspondant à la Parole et à la Volonté de Dieu (1Jean 5:14-15) : c’est ce que nous essayons de démontrer sans cesse par nos écrits sur la base du texte biblique original par rapport à la métamorphose, la montée et la suite des opérations à partir du Trône.

Notre foi doit toujours porter sur les impossibilités humaines, sinon ce n’est pas la foi mais une mise en œuvre des possibilités et capacités extraordinaires de certains humains même athées arrivant à réaliser des choses exceptionnelles, ce qui n’a rien à voir avec la foi biblique.

La foi rend tout possible donc l’humainement impossible relevant de la gloire, de l’honneur et de l’immortalité à la Salle du Trône.

« Tout est possible à celui qui croit » a dit Jésus (Marc 9:23). Il a aussi dit : « Tout est possible à Dieu » (Marc 10:27).

Si avec cette convergence de possibilités par la foi en la toute-puissance de YHWH Elohim, nous restons dans les impossibilités imposées par la prison espace-matière-temps, alors nous y resterons toujours et encore enfermés à la suite des générations de chrétiens qui nous ont précédés.

En tous cas c’est une fois pour toutes que Jésus a enlevé le péché, l’obstacle à notre métamorphose et notre montée ! Y croire c’est finir par l’expérimenter !

 

b) Plus de religion ni de rites : une fois pour toutes!

 

« …qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. (Hébreux 7:27)

« et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9:12)

« C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes. » (Hébreux 10:10).

Les prêtres catholiques romains « offrent » régulièrement de façon répétitive et cyclique le « sacrifice de la messe » de leur Église en vue de la rédemption. En fait cela ressemble étrangement aux sacrifices constamment renouvelés de la première Alliance. A cela nous pourrions ajouter une infinité de rites et d’obligations religieuses dans toutes les dénominations chrétiennes pour au final obtenir la rédemption. C’est totalement inévitable dans l’espace-matière-temps car son aspect constitutif en spirale à la fois temporellement linéaire d’une part et cyclique répétitif d’autre part ne peut qu’engendrer la religion avec ses rites mémoriels, traditionnels d’une part et cycliques répétitifs d’autre part. Même s’ils évoluent plus ou moins avec le temps, ils subsisteront toujours sous différentes formes tout en gardant des similitudes cycliques et répétitives dans le temps. Quoique nous y fassions, si nous restons dans cette spirale espace-matière-temps, nous ne pourrons y échapper.

Mais la rédemption et notamment celle du corps (Romains 8:23) nous rend obligatoirement la place d’Adam et d’Eve dans le paradis perdu sinon il n’y a pas vraiment rédemption. De plus cette rédemption est éternelle et non pas temporelle. C’est pourquoi elle nous permet d’échapper à la fois à la prison espace-matière-temps et au ritualisme religieux en découlant en passant concrètement du temporel à l’éternel. Jésus nous a obtenu la rédemption, y compris celle du corps, une fois pour toutes pour l’éternité !

Comme dans notre contexte actuel nous continuons malheureusement toujours à pécher de façon répétitive par nos actes, pensées et peut-être surtout omissions, de même la religion croit devoir répéter de soi-disant actes d’expiation de façon régulière alors que nous sommes totalement sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus une fois pour toutes ! La sanctification n’est pas dans la répétition d’actes et d’attitudes légalistes auto-justificateurs mais bien dans le « une fois pour toutes » de l’offrande du corps de Jésus-Christ ! Ainsi il ne sert à rien d’attendre d’être parfaits dans la sanctification ici-bas pour être dignes de recevoir la rédemption éternelle qui est censée nous replacer d’emblée dans le paradis parfaitement connecté au ciel.

Enfin l’expression adverbiale « une fois pour toutes » (epaphax) de l’instant flash unique se veut de réduire l’enfermement cyclique répétitif et linéaire religieux à néant pour nous projeter d’emblée réellement dans l’intemporalité du Lieu très Saint ou de la Salle du Trône avec et en Jésus, ceci encore une fois : « une fois pour toutes ». L’œuvre expiatoire de Jésus avec la résurrection est une intrusion magistrale de l’éternité décisive dans l’espace-matière-temps pour nous en faire sortir « une fois pour toutes » et ainsi pouvoir Le suivre là où Il est !

 

2. Suivre Jésus

 

« Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera (phulasso : sauver, protéger, garder, surveiller, défendre, préserver, accomplir) jusque dans (eis : jusque dans, en vue de, dans, pour, vers, jusqu’à, en ce qui concerne) la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » (Jean 12:23 :26).   

 

a) Le grain de blé

 

Seul Jésus peut être le grain de blé qui meurt en terre, c’est-à-dire la croix et Sa mise au tombeau, qui de ce fait est le seul à pouvoir porter beaucoup de fruit, c’est-à-dire Sa résurrection et Son ascension glorieuses suivies de la rédemption éternelle des croyants. C’est le grain de blé – Jésus « une fois pour toutes » qui est le Chemin vers le ciel !

Si nous pensons que nous devons devenir des grains de blé pour mourir en terre et par là être authentiquement à la suite de Jésus, nous sommes à côté de l’Evangile car cela signifierait que nous participerions fondamentalement à la justification par notre propre mort voire « notre sacrifice » qui deviendrait de facto expiatoire. Nous serions loin de « l’une fois pour toutes » puisqu’il y aurait répétitions de sacrifices expiatoires de chrétiens tout au long de l’Histoire ! Cela voudrait aussi dire que nous devrions même à vrai dire courir après le martyre pour être davantage en conformité avec l’Evangile ! Jésus ne nous a jamais ordonné le martyre pour ne pas dire une espèce de suicide sacrificiel religieux ! Le martyre, même s’il arrive malheureusement pour ceux qui se font égorger actuellement par exemple, ne doit en aucun cas être « recherché ». L’Évangile, la Bonne Nouvelle c’est la Vie et la Vie en abondance offerte « une fois pour toutes » !

 

b) Préserver sa vie jusque dans la vie éternelle

 

Aimer sa vie dans et selon le monde conduit inexorablement à la perte, c’est-à-dire à la première et le cas échéant à la seconde mort.

Par contre celui qui hait sa vie dans ce monde conservera, préservera ladite vie jusque dans la vie éternelle.

En général ce texte est utilisé pour dire qu’il faut faire comme Jésus ou le grain de blé. Non, car Jésus a tout accompli à notre place pour que nous puissions sortir de ce monde en préservant notre vie jusque dans la vie éternelle.

Mais pour sortir de ce monde, il faut de la motivation, c’est-à-dire vraiment haïr (miséo : détester, haïr ; cf. mysogine) la vie dans ce monde ou détester y vivre. C’est un terme très fort et une exhortation relativement choquante par rapport à notre manière habituelle de penser.

En effet comme on ne connaissait pas ou plus vraiment la possibilité de la métamorphose du corps pour passer direct à l’immortalité dans les lieux célestes, on ne pouvait que chercher, au niveau de l’interprétation du texte, « le secours de la Mort, l’ennemie » pour être délivré de notre corps de mort et passer de l’autre côté dans la vie éternelle !

Au contraire Jésus dit qu’en détestant la vie dans ce monde, nous la conservons, la gardons, la défendons, l’accomplissons, la protégeons jusque dans la vie éternelle autrement dit il s’agit de passer de l’autre côté, monter sans mourir !  Donc il ne peut pas être question de suicide collectif ou individuel du style « Temple solaire ou l’E.I. », bien au contraire !

D’ailleurs le commandement du Père est la vie éternelle ! (Jean 12: 50). Ce n’est pas une option car c’est un ordre du Père, nous dirions : « une fois pour toutes » !

Cela se confirme encore dans la suite du propos de Jésus : Le suivre là où Il est par la préservation de notre vie ! Où est-Il ? A la droite du Père, sur le Trône ! C’est là et uniquement à partir de là qu’il est possible de Le servir correctement ! Pour cela nous avons été rachetés, déliés, délivrés par le rachat gratuit (lutrosis, apolutrosis : rédemption, rachat) « une fois pour toutes » !

 

3. Recevoir l’honneur du Père

 

« …afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17:21).

« C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. » (Jean 12:50b).

« Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. » (Jean 5:20) 

« …mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris (akouo : apprendre, écouter, comprendre, savoir faire) de mon Père ». (Jean 15:15b).

 

a) L’apprentissage

 

Il faut obligatoirement que nous soyons un dans le Père et le Fils pour que l’apprentissage puisse se faire. Pour cela la seule solution est de se retrouver sur le Trône, il n’y a pas d’autre possibilité. C’est justement le rôle de la Sainte Esprie, la Consolatrice, de nous y amener (2 Corinthiens 3:18 ; Apocalypse 3:21 ; 4:2). Là Elle joue vraiment son rôle de Consolatrice car Elle nous mène en Son sein maternel auprès de Celui qui nous manque le plus. Le Trône est le lieu idéal pour un apprentissage parfait pour le règne parce qu’on y a la « vue d’ensemble » !

La conception de l’apprentissage selon le vécu des souffrances de Job et plus généralement la vie de « champions » de la foi est prônée jusqu’à présent par la majorité des croyants. Loin de nous de dénigrer ces héros de la foi et de tous ces témoins ! (Cf. Hébreux 11). C’est pourquoi on pense d’ailleurs que la vie sur terre est le lieu d’apprentissage du juif comme du chrétien. De plus on ne peut pas dire que l’on apprend rien durant la vie sur terre mais ce n’est pas le type d’apprentissage requis ici et par lequel Jésus est Lui-même passé auprès du Père.

Nous sommes en effet invités à passer en apprentissage en étant là où est Jésus à savoir à la droite du Père sur le Trône ! Jésus a appelé Ses disciples « amis » et Il leur a fait « connaître » dans le sens de l’information (ici epignoridzo : connaître, informer, révéler à différencier d’epiginosko : apprendre, savoir-faire, comprendre, connaître) ce qu’Il a entendu, appris et compris auprès du Père. Informer, même révéler théoriquement (ici épignoridzo) ne signifie pas comprendre le fonctionnement et posséder le savoir-faire (épiginosko) dans une dimension de connaissance beaucoup plus concrète, globale et effective !  

C’est pourquoi il nous faut dire et faire comme le Père, exactement comme Jésus l’a parfaitement fait sur terre pour accomplir Sa mission spécifique après qu’Il ait été préalablement en « apprentissage » auprès de Lui au ciel.

Pour confirmer notre propos le Père lui a d’abord montré (deiknumi : montrer, démontrer, faire voir, indiquer, prouver) tout ce qu’Il fait. Et pour que le Père ait pu montrer, faire voir, tout ce qu’Il fait à Jésus, il fallait qu’Il le fasse au moment où ce dernier était au ciel auprès de Lui avant Son incarnation.

Quand un maître artisan montre quelque chose à son apprenti, il lui montre son savoir-faire et l’apprenti doit regarder, écouter puis faire comme le maître et surtout le faire auprès du maître. Il se trouve que le regard, les gestes, le travail se font aussi avec le corps et pas seulement avec l’être intérieur ! Jésus était en apprentissage auprès du Père en contact direct. 

Serions-nous plus grand que Jésus pour n’avoir pas besoin de cet apprentissage en contact direct tangible et visible ? Si ce n’est pas le cas, nous avons donc urgemment besoin de passer par l’apprentissage de façon effective auprès du Père et aussi de Jésus.

Les fluctuations de puissance de l’Église charismatique sur terre correspondent à un travail inconstant d’enfant (cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

En ce qui concerne l’Église des Vainqueurs, la constance de la puissance appliquée avec persévérance, sagesse et efficacité est une caractéristique d’un travail d’adulte qui a non seulement les moyens de la puissance mais encore ceux du savoir-faire acquis par l’apprentissage auprès du Père et de Jésus qui permet qu’on lui confie concrètement le pouvoir. L’apprentissage pour dire et faire dans la perfection afin que le monde croie (efficacité) ne peut donc que se faire à partir du Trône. Si le type terrestre d’apprentissage avait fonctionné, cela se saurait et pas qu’un petit peu ! Mais les résultats malheureusement globalement catastrophiques après 2000 années de recul ne font que confirmer notre propos. Toutefois, vu que l’apprentissage céleste se fera, cela se verra et se saura parce que c’est promis par YHWH ELoHiM Lui-même « une fois pour toutes » !

 

b) Être honoré du Père

 

Une fois que l’apprentissage dans cette proximité réelle sur le Trône est considéré par le Père et Jésus comme satisfaisant, nous devenons effectivement opérationnels pour aller à la conquête en vue de régner sur terre afin que le monde croie ! C’est seulement au niveau du stade opérationnel que YHWH Elohim pourra nous honorer.

Ainsi recevoir l’honneur du Père, n’est pas tellement recevoir une médaille mais c’est surtout être passé par un apprentissage parfait sur le Trône (Apocalypse 3:21) et par là recevoir les habilitations et les moyens concrets pour conquérir puis exercer le pouvoir dans la constance de la puissance sans lequel il n’est pas possible de Le servir correctement et parfaitement.

Si nous considérons les deux descriptions de l’Église initiale des Vainqueurs, nous constatons qu’elle règnera sur terre (Apocalypse 5:10) et qu’elle partira du ciel sur son cheval blanc en vainqueur pour vaincre avec la couronne (Apocalypse 6:2 ; cf. aussi 12:1) ! Avant de régner, il faut d’abord vaincre par la conquête. C’est l’objet d’une bonne partie des textes de l’Apocalypse.

La couronne et la royauté par le fait de siéger sur le Trône sont les marques du pouvoir, moyen indispensable du service correct. Elles honorent celui qui en est doté ainsi que Celui qui honore parce qu’Il obtient alors la satisfaction d’un service parfait. 

L’honneur de la royauté donnent le pouvoir et par là la gloire. C’est ainsi et seulement ainsi que le service rendu à Jésus et au Père devient responsable, parfait, efficace et surtout glorieux car totalement empreint et imprégné de la présence et de l’action de la Sainte Esprie.

 

4. Rechercher est le commencement de la foi

 

a) Rechercher la gloire des hommes ou celle de Dieu?

 

Aujourd’hui l’Église enseigne comment mieux vivre dans ce monde, comment mieux s’y adapter, s’y sentir plus à l’aise en essayant par les moyens du bord de le rendre meilleur, de le « réparer » le cas échéant, avec des principes très louables concernant la vie de famille, en société, au travail, par rapport à l’argent etc… Mais nous savons et constatons que nous sommes dans le bricolage à ce niveau, nous manquons le but.

En réalité, le but serait presque de rechercher une certaine gloire, au moins une bonne réputation auprès des hommes pour paraître être « des témoignages », des réparateurs de brèches par nos actions à leurs yeux et par là soi-disant être de meilleurs témoins pour que notre parole évangélique passe mieux. C’est vrai qu’il vaut mieux ne pas être des contre-témoignages …

Très souvent il s’agit d’une recherche non avouée de la gloire des hommes et pas vraiment de celle de Dieu. D’ailleurs certains chefs, toutefois auditeurs de Jésus, « aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. » (Jean 12:43) à cause des pharisiens…et du « qu’en dira-t-on » ! Il ne faut surtout pas être trop bizarre, sectaire, voire dangereux etc… : surtout pas de vagues ! On veut rester « chefs » !

Si nous nous installons dans le confort, particulièrement de nos conceptions et idées malgré tout conformes au monde, même avec des couleurs évangéliques et charismatiques, on ne hait pas vraiment la vie dans ce monde. Ça fait déséquilibré pour ne pas schizophrénique ! On finit toujours par s’adapter, « en règle », relativement bien avec soi-même ce qui est d’ailleurs le but de toute psychothérapie même chrétienne, bien installé dans ce monde fut-il dans le contexte d’une bonne église ou œuvre charismatique évangélique. Souvent on appelle cela la « paix de Dieu », le bonheur sur terre en attendant « la délivrance ultime de la Mort » passage obligé pour la vie éternelle mais qui est en réalité de ce fait une fausse paix et un faux bonheur. En effet combien de misères, de divisions, de maladies, d’infirmités, de deuils, de péchés, de persécutions et de souffrances constatons-nous malheureusement même au sein du Peuple de Dieu ! Il suffit de constater la charge de travail écrasante des pasteurs et responsables d’églises en général qui s’occupent sincèrement et de leur mieux des « brebis perdues » dans tous les sens du terme. A vrai dire nous avons affaire à une situation scandaleuse : la Bonne Nouvelle dans sa concrétisation ne serait-elle pas pour tout de suite ?

 

a) La priorité de la recherche

 

La priorité de nos aspirations pour pouvoir suivre Jésus doit s’investir avant tout dans la recherche du royaume et de la justice de Dieu que l’on ne peut obtenir que par la montée par la Sainte Esprie auprès du Père et de Jésus Glorifié.

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et tout le reste vous sera donné par-dessus » (Matthieu 6:33).

Avoir trouvé le royaume et la justice de Dieu suite à la recherche, signifie notre présence sur le Trône avec Jésus avec notre action sur terre à partir d’En-Haut. Tout le reste, à savoir ce qui est décrit dans les versets du contexte concernant les besoins matériels, nous est donné par-dessus. Quand nous agissons sur terre, même si c’est à partir du Trône, nous et nos proches avons malgré tout encore besoin des biens matériels mais on n’y passera plus le plus clair de notre temps à les rechercher par notre travail vu que cela nous sera donné par-dessus.

La preuve de l’exactitude de notre interprétation c’est la réalité de notre vie actuelle : nous sommes obligés de travailler « à temps plein » exactement comme les non-croyants et comme tout le monde pour payer nos factures, obtenir le vêtement, la nourriture, le logement etc… Reconnaissons que cela ne nous est pas donné et que nous l’obtenons à la « sueur de notre front » comme ce fut le cas d’Adam et d’Eve après la chute. Certes on rétorquera que Dieu nous donne le travail et la force de travailler nos 35 heures et bien plus et c’est vrai, mais ce n’est pas ce que dit le texte ici ! Là cela nous sera donné directement, cash ! Ceci sera le signe indiscutable que nous agissons à partir du Trône autrement ce n’est simplement pas possible. Même celles et ceux qui « vivent par la foi » et travaillent « à plein temps pour le Seigneur », sont obligés de travailler en courant après les finances par divers moyens ! Ensuite, il faut gérer comme tout un chacun le plus honnêtement possible l’argent et les projets.

Jésus dit qu’il faut haïr la vie dans ce monde. C’est la seule motivation profonde et efficace pour se mettre prioritairement en recherche persévérante de la justice de Dieu, à savoir Son Royaume.

« … réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité » (Romains 2:7).

La « persévérance à bien faire » ou la « persistance pour le travail bien fait » (upomonè ergou agatou) nous conduit obligatoirement à la recherche de l’immortalité que nous obtenons par la métamorphose et la montée et de l’honneur, de la gloire qui s’obtiendront après l’apprentissage sur le Trône. Pourquoi ? Parce que ce n’est que là et uniquement dans ces conditions célestes que nous serons rendus capables de faire du bon travail ! La vie éternelle nous est alors réservée puisque nous ne passons pas de la sorte par la première mort ! Voilà la vraie persévérance pour le travail bien fait !

 

c) « L’intranquillité » pour se bouger dans la recherche

 

Jésus nous encourage par cette « haine de la vie du monde » vers une espèce « d’intranquillité et d’insatisfaction constantes et dérangeantes » qui ne peuvent que finir par faire exploser notre petit monde où nous nous sentions peut-être malgré tout pas trop mal, sécurisés, même si ceci ou cela… C’est le passage obligé de l’enfance à l’état adulte.

Pour y réussir, il faut donc chercher prioritairement dans un ailleurs… La recherche est un voyage qui nous mène obligatoirement ailleurs. Chercher implique qu’on se bouge pour changer d’endroit, qu’on l’on fouille, explore jusqu’à ce que l’on trouve ou mieux, jusqu’à ce qu’on s’y trouve !

Il est évident que la recherche est une démarche qui consiste à se bouger pour essayer de trouver quelque chose de caché voire de perdu (cf. « paradis perdu ») !

Comme c’est stressant de chercher la clé de la voiture alors qu’on doit être à l’heure pour un rendez-vous important ! Là on se bouge, la poussière vole, on fouille les poches des pantalons et des vestes, on tourne en rond dans la maison, on crie peut-être, on transpire, on invite les autres à chercher avec vous ! On hait cette situation, on hait ce « monde » où tout le monde est nul etc… parce qu’il faut partir urgemment, au plus vite et on est ridiculement coincé à cause d’une misérable petite clé introuvable ! C’est insupportable, panique à bord ! Il est sûr que cette panique se manifestera quand nous serons personnellement touchés par la Grande Tribulation si nous ne sommes pas montés avant pour suivre Jésus là où Il est.

Il existe évidemment aussi une recherche plus sereine qui consiste à creuser, à commencer dans les textes bibliques, pour trouver ce que l’Église et nous-mêmes avons perdu et qui nous est peut-être encore caché. Le texte de l’Apocalypse, qui signifie révélation, dévoilement de ce qui est caché, est justement censé dévoiler ce qui est caché et voilé !

Sachons-le : la clé de la métamorphose du corps pour monter à la Salle du Trône jusque dans la vie éternelle où nous avons un rendez-vous très important se cherche mais en se bougeant très sérieusement !

La recherche est souvent stressante et fatigante surtout quand nous n’avançons pas, quand nous bloquons et aussi quand les « pharisiens de service » nous contrent avec des arguments souvent bien affûtés et provoquent le rejet !

Jésus a subi le même rejet par rapport à Son identité de Messie : « Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en lui afin que s’accomplît la parole qu’Esaïe, le prophète, a prononcée : Seigneur, qui a cru à notre prédication ? A qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Aussi ne pouvaient-ils croire, parce qu’Ésaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, de peur qu’ils ne voient des yeux, qu’ils ne comprennent du cœur, qu’ils ne se convertissent et que je ne les guérisse. Ésaïe dit ces choses, lorsqu’il vit sa gloire et qu’il parla de lui. » (Jean 12:37-41).

Ouvrir un chemin au coupe-coupe dans une jungle pour trouver un trésor caché est un travail pénible surtout quand on ne sait pas où aller et qu’il faut affronter toutes sortes d’obstacles et plein de bestioles.

Cette recherche peut nécessiter des prises de risque par des investissements préalables quelquefois un peu fous mais qui nous permettent de nous approprier au final l’objet de notre recherche :

 « Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix et il est allé vendre tout ce qu’il avait et l’a achetée. » (Matthieu 13:45-46).

Suivre Jésus pour Le servir correctement c’est rechercher et trouver le royaume des cieux d’abord, car Jésus Glorifié se trouve justement dans les cieux assis sur le Trône à la droite du Père ! Il y est « une fois pour toutes » c’est-à-dire pour l’éternité et pour Le servir, il faut obligatoirement être là où Il est !

Allons-nous trouver ?

La promesse de grâce de Jésus est claire dans Son exhortation :

« Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve et l’on ouvre à celui qui frappe. » (Matthieu 7:7-8).

 

Conclusion

 

Le leitmotiv « une fois pour toutes » à travers nos paragraphes veut signifier cette intrusion d’éternité, cet espèce de « big bang » dans l’espace-matière-temps il y a presque 2000 ans par l’œuvre libératrice de Jésus-Christ confirmée par Sa résurrection et Son ascension.

Epaphax adverbe grec employé dans nos versets qui signifie d’un seul coup, d’un seul trait, tout à la fois, une fois pour toutes, désigne clairement cette « explosion » intrusive intemporelle d’éternité céleste dans le but de nous « atomiser » non pas pour l’anéantissement mais pour la métamorphose, la transfiguration, la transformation en Feu et Lumière divins de notre corps jusque dans la vie éternelle ordonnée par le Père !

Que la compression de notre prison espace-matière-temps qui est notre haine de la vie de ce monde alors nécessairement suivie de son explosion, nous libère « une fois pour toutes » !

En Lui, Martin BUSCH

103. Jéricho

INTRODUCTION

La destruction de Jéricho lors de la conquête par le Peuple d’Israël conduit par Josué est provoquée par l’action surnaturelle de YHWH ELoHiM.

Le miracle de YHWH ELoHiM en guise d’introduction des combats que le Peuple mènera, est un signe et une preuve supplémentaires concrets qu’Il est aux côtés de Ses enfants et aux commandes.

YeRiCHo vient de la racine YaRaeCH qui signifie lune. YeRiCHo était en effet un grand centre cultuel païen dédié à la lune.

La ville de Jéricho, la ville la plus basse au monde, est située à – 240 m d’altitude en-dessous du niveau de la mer. C’était une ville riche, puissante, extrêmement bien armée et fortifiée située sur la route du Peuple d’Israël, telle un obstacle stratégique infranchissable.

Le Peuple venait de traverser le Jourdain, fleuve à l’époque beaucoup plus puissant qu’actuellement. La Mer Morte (- 429 m actuellement) avait de ce fait un niveau beaucoup plus élevé dont les rivages étaient donc plus proches de la ville que de nos jours.

La conquête du Pays promis par Israël est à mettre en parallèle avec la conquête des lieux célestes et de la terre par l’Eglise des Vainqueurs.

Les événements autour de Jéricho apporteront pour cette raison des éléments intéressants décrits dans l’Apocalypse relatifs à la formation, au rôle et à l’identité de l’Eglise des Vainqueurs.

 

1. YHWH sauve

a) Le Pays promis : un espace de survie et de salut

Josué et Jésus signifient tous les deux « YHWH sauve » (YHWH + verbe YaSaH en contraction).

L’entrée dans le Pays promis signifia la garantie d’une sécurisation des Hébreux beaucoup plus importante donc d’une chance supplémentaire de salut pour la survie non pas en tant qu’individu sur le long terme mais en tant que Peuple.

La sortie d’Egypte n’est pas encore le salut total du Peuple loin s’en faut puisqu’il se retrouvait dans le désert et fortement exposé à la disparition. Il risquait en effet davantage la destruction par possibilité de génocide total pouvant être commis à son égard par les peuples païens fortement installés et implantés dans la région et beaucoup plus puissants que lui militairement parlant. Les éléments de la nature désertique hostile pouvaient aussi aisément avoir raison de lui. De plus si Moïse n’avait pas intercédé pour le Peuple, YHWH Elohim l’aurait fait disparaître à cause du veau d’or. (Exode 32:7ss).

Ainsi seule l’action miraculeuse et de grâce de YHWH Elohim maintint son existence en tant que Peuple, même si la première génération, Moïse y compris, dut mourir avant le passage du Jourdain pour le Pays promis, exceptés Josué et Caleb.

Mais une fois que la conquête et l’établissement en Canaan étaient réalisés sous la direction de « Josué – YHWH sauve », il y avait possibilité de davantage sécuriser un espace contre tout ce qui pouvait l’exterminer.

Aujourd’hui, il est d’ailleurs à la fois tragique et en même temps rassurant de voir que les Juifs menacés et insécurisés par l’islamisme, notamment en France, aient le recours de se réfugier en EReTZ (terre) Israël. Notons en outre le retour d’un antisémitisme abject au niveau de nombreuses personnes, style français moyen, qui n’ont rien à voir avec l’islamisme radical… ! Ceci malgré la Shoah !

La situation de l’Eglise vivant toujours encore dans l’espace-matière-temps, correspondant au désert, est exactement la même. Nous savons que les membres de l’Eglise restés sur terre risquent la même chose et y passeront de près lors de la Grande Tribulation et surtout lors du Règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 3:10; 6:17 ; 7:17c ; 12:12b+17 ; 13:7+10 ; 18:4). Aujourd’hui il est déjà question de civilisation post judéo-chrétienne en Occident, porte grande ouverte à la persécution très sévère des juifs et des chrétiens. Ne parlons même pas des pays islamistes où être juif et chrétien relève de l’héroïsme à cause des persécutions radicales subies par celles et ceux qui y vivent encore en tant que tels.

Quel est le recours des chrétiens pour aller se réfugier ? Les Juifs ont aujourd’hui à nouveau la Terre d’Israël mais les chrétiens ? Quelle est leur Terre promise ? Où est leur « Josué – YHWH sauve » pour les y amener ?

Il existe des courants d’enseignement dans des églises chrétiennes qui prônent de faire des provisions chez eux (argent liquide, nourriture, équipements de survie, bunker etc…) et/ou d’aller se réfugier aux États-Unis ou un autre pays soi-disant moins « dangereux ». Peut-être ces mesures pourront-elles assurer une situation provisoire sécurisée un peu plus longue pour certains mais qui ne durera pas puisque la Grande Tribulation comme le Règne de l’Anti[é]-Christ toucheront l’ensemble de l’humanité (Apocalypse 3:10 ; 12:12b).

Alors quelle est la solution ? Evidemment YHWH sauve, c’est-à-dire Jésus Glorifié qui nous fait « passer le Jourdain ou monter à la Salle du Trône ». Il nous sauve concrètement et complètement esprie, âme et surtout corps de ces deux périodes à venir atroces.

 

b) L’Arche de l’Alliance et le Trône

« Le peuple quitta ses tentes pour passer le Jourdain et les prêtres porteurs de l’arche d’alliance marchaient en avant. Arrivés au Jourdain, sitôt que les prêtres porteurs de l’arche eurent trempé leurs pieds dans ses eaux, lesquelles couvraient toutes ses rives à cette époque de la moisson, les eaux d’amont s’arrêtèrent et formèrent comme un mur, à une grande distance, depuis Adâm, la ville voisine de Caretân, tandis que les eaux d’aval, dans la direction de la mer du Désert ou mer de Sel, achevaient de s’écouler ; et le peuple effectua son passage en face de Jéricho. Les prêtres, porteurs de l’arche d’alliance de l’Eternel, restèrent à pied sec au milieu du Jourdain, immobiles, pendant que tout Israël passait à pied sec,  jusqu’à ce que la nation entière eût achevé de traverser le Jourdain. » (Exode 3:14-17 ; Trad. Rabbinat).

L’Agneau Pascal sacrifié lors de la sortie d’Égypte est une préfiguration de l’Agneau immolé qui siège sur le Trône à savoir Jésus qui a versé Son Sang précieux sur la croix.

Pour les Hébreux, le sang des sacrifices permit l’accès du Grand Prêtre au Saint des saints contenant l’Arche de l’Alliance. L’Arche de l’Alliance aspergée du sang du sacrifice d’expiation préfigure le Trône glorieux de YHWH ELoHiM aspergé une fois pour toutes du Sang de Jésus. C’est justement l’Arche qui se trouve dans le lit du Jourdain mis miraculeusement à sec sur une bonne distance pour permettre au Peuple le passage en sécurité au Pays promis.

Au même titre que le passage de la Mer Rouge représente le baptême d’eau, le passage du Jourdain avec la gloire de l’Arche due au sang sacrificiel expiatoire préalable, représente le baptême de gloire expérimenté par l’Apôtre Jean lors de l’apparition de Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1:17-18). Ce baptême de gloire lui permettra d’être métamorphosé et de monter à la Salle du Trône (Apocalypse 4:1-2).

Il apparaît clairement que l’Eglise en est restée à l’Agneau Pascal en Égypte représentant la Croix, c’est-à-dire à la Ste Cène pain et vin et au passage de la Mer Rouge, c’est-à-dire au baptême d’eau. Dans sa version charismatique elle en est aussi restée au Sinaï avec les éclairs et la fumée, la colonne de Feu et de Nuée, à la manne, aux cailles, à l’eau coulant miraculeusement du rocher. Ces aspects correspondent aussi à l’Eglise primitive issue de la Pentecôte, avec les charismes et les miracles, ce qui n’est certes pas rien, mais qui ne correspond pas au projet ultime de YHWH ELoHiM. Enfin elle est restée au désert, c’est-à-dire dans l’espace-matière-temps.

Jésus-Christ Glorifié, YHWH sauve, apparut à l’Apôtre Jean. Il voulut sauver l’Eglise complètement esprie, âme et aussi corps en voulant la faire « passer le Jourdain » pour son Pays promis à savoir la faire monter à la Salle du Trône et même à la faire asseoir sur le Trône avec Lui ! (Apocalypse 3: 21)

Pour ce faire Il voulut la baptiser dans le Feu et la Lumière en guise de Baptême de Gloire, (Apocalypse 1:17-18) lui offrir réellement Son Corps et Son Sang de Feu et de Lumière en guise de Ste Cène de Gloire (Apocalypse 3:20c) pour la métamorphose du corps et la montée et voulut par-là en faire l’Eglise de la Conquête et des Vainqueurs qui aurait dû déjà à l’époque remplacer l’Eglise charismatique primitive. Mais nous connaissons la suite malheureuse de l’Histoire de l’Eglise jusqu’à nos jours… !

 

2. La mise en route du nouveau processus

a) Fin de l’opprobre de l’Egypte

« L’Eternel dit à Josué : « A présent, j’ai roulé (GaLaL : rouler, jeter, précipité) de dessus de vous l’ignominie (HéRePHaTH : opprobre, ignominie, outrage, honte, insulte, culpabilité, injure) de l’Égypte ! » (Josué 5:9).

Après la remise en ordre par la circoncision dans le Pays promis à Guilgal, YHWH déclare que l’opprobre, l’ignominie de l’Égypte, c’est-à-dire l’esclavage dans le sens large du terme est enlevé ! On aurait pu croire que cela aurait dû être le cas dès le passage de la Mer Rouge !!! L’armée du Pharaon était détruite. Israël n’était plus soumis aux corvées de l’esclavage Égyptien !

En fait non, car Israël dans le désert avait encore des regrets, des appétits et des envies avant tout d’ordre physique pour les aliments dont ils disposaient alors en Égypte, oubliant entre autres le travail harassant et les coups de fouet ! (Exode 16:3). Même la manne et les cailles qui suivirent pendant 40 ans tous les jours et tous les jours calmaient certes la faim mais… ! J’aurais d’ailleurs voulu nous y voir… !

Là au Pays promis, les Hébreux mangèrent les produits du Pays de Canaan et la manne cessa. (Josué 5:10-12). Il y avait autre chose au menu… !

Seuls la coupure de la circoncision et le fait d’être là où ils devaient être pour vivre et manger ce que le Pays promis produisit, notamment pour fêter une Pâque digne de ce nom, a ôté l’ignominie de l’Égypte selon la Parole de YHWH ELoHiM !

Aujourd’hui, l’Eglise au désert est tout simplement encore sous l’opprobre de l’Égypte, à savoir toujours dans l’esclavage du désert-espace-matière-temps et l’environnement physique, spirituel et moral désespérément sec et poussiéreux !

Nous sommes clairement encore soumis aux différents besoins et appétits liés à notre condition charnelle intrinsèquement sous l’opprobre de l’espace-matière-temps. Que nous le voulions ou non, c’est obligatoirement le cas car nous ne pouvons pas faire abstraction de notre environnement actuel que certains chrétiens croient pouvoir « purifier » et transformer de par la dispensation charismatique notamment au moins d’un point de vue moral et spirituel car un peu moins « visible » que le corporel. Quelle hypocrisie ! De même le monachisme et l’ascétisme qui voulaient « couper du monde » des moines et des religieuses dans les monastères par exemple, pour se consacrer à Dieu, n’a pas davantage réussi même si ces personnes pourraient susciter une certaine admiration humaine au premier abord. L’épée des chevaliers, des princes et des rois très chrétiens sous la domination papale ou encore des souverains protestants ne furent pas davantage probants, c’est le moins qu’on puisse dire ! Les anciens adages n’ont pas fleuri pour rien par rapport à tout cela : « Qui veut faire l’ange, finit par faire la bête » ou encore : « Chassez le naturel et il revient au galop ». Ni les ordres religieux, ni l’épée des chevaliers, princes et rois ne jouèrent de loin pas le beau rôle.

Avec les Apôtres par leurs épîtres et Jésus Glorifié par Ses sept lettres, nous constatons aujourd’hui encore après 2000 ans de recul un échec global désespérant. En effet comment transformer une réalité en autre chose si on est soi-même partie intégrante de ladite réalité ? Comme sécher la vaisselle avec un torchon mouillé ? Comment nettoyer un objet avec un chiffon gras et sale ? On voudrait bien cette transformation mais en même temps on se rend compte de notre impuissance autrement dit de « l’opprobre, de la culpabilité, de l’ignominie, de la honte » limitatives, esclavagistes, immorales, démoniaques, mortifères de type Égyptien qui nous poursuivent et nous rattrapent toujours comme ce fut le cas des Hébreux dans le désert (MiTSeRaïM : Egypte signifie limite, limitation, oppression).

Pour nous entendre dire de la part de YHWH ELoHiM : « J’ai écarté de vous l’opprobre de l’Égypte », il nous faudra d’abord « passer le Jourdain » pour entrer métamorphosés notre « Pays promis » ! Ce n’est qu’après que les choses plus efficaces et sérieuses pourront effectivement commencer ! Il s’agit clairement d’une nouvelle dispensation ou « économie » !

b) La rencontre des chefs : Jésus et Josué ; Jésus et Jean

– Josué est un homme de foi et un guerrier.

Il dirigeait les combats contre Amalek (Exode 17:8-16). Il a accompagné Moïse une partie du chemin dans la montée au Sinaï (Exode 32:17). Il avait la foi avec Caleb pour entamer la conquête dès le commencement (Nombres 14:6-10). Il fut appelé, choisi et consacré par Moïse (Deutéronome 34:9) et par YHWH ELoHiM (Josué 1).

Josué se trouvait devant Jéricho, une ville bien fortifiée et dotée d’une armée composée de « vaillants soldats » (Josué 6:2). Probablement il se demandait comment il allait pouvoir prendre la ville. C’est là qu’un homme l’épée nue à la main, prêt au combat, s’approcha de Josué. C’est probablement la raison de la question de Josué lui demandant s’il était un ami ou un ennemi.

Quand l’homme se présenta comme étant le Chef de l’Armée de YHWH, Josué se prosterna devant Lui parce qu’il l’avait alors immédiatement identifié comme étant YHWH ELoHiM (Josué 5:13-15). A posteriori Apocalypse 17:14 ; 19:11-16 nous montre qu’il s’agit bien entendu de Jésus-Christ Glorifié.

Josué attend les ordres en vue de la conquête de Jéricho. Il était là pour cela et l’épée nue à la main de son interlocuteur démontrait effectivement que le sujet de la conversation aurait dû porter d’emblée sur la prise de la ville. Mais ce ne fut pas tout de suite le cas.

YHWH ELoHiM, qui est d’ailleurs nommé comme tel deux versets plus loin, fait le rapport avec Son apparition à Moïse au buisson ardent. En effet, Josué, comme Moïse avant lui, devait se déchausser à cause de la sainteté du lieu lié à Sa présence visible donc glorieuse sur terre. Il fallait que Josué n’ait plus aucun doute par rapport à l’identité de son Interlocuteur. La charrue n’était pas mise avant les bœufs ! Le problème de Jéricho était prioritairement l’affaire de YHWH ELoHiM, c’est Lui qui allait prendre les choses en main : l’épée divine était tirée, le combat était déjà commencé dans les lieux célestes. Josué était le chef du Peuple d’Israël mais il se prosternait et adorait le Chef de l’Armée de l’Éternel, Le servait et recevait les instructions de Sa part. Nous voyons clairement que tout se joue d’abord dans et à partir des lieux célestes.

– L’Apôtre Jean (Jean signifie YHWH fait grâce) est clairement le « Josué » de l’Eglise.

Si nous faisons le saut jusqu’à l’époque de l’Apocalypse nous retrouvons l’Apôtre Jean et sa rencontre avec Jésus-Christ Glorifié où ce dernier S’était présenté encore bien plus glorieux car Jean n’avait effectivement pas besoin d’explications sur l’identité de Celui qui se trouvait devant lui ! Josué s’est prosterné et devait se déchausser, Jean est d’emblée tombé comme mort ! Jésus Glorifié n’avait pas l’épée à la main mais elle sortait de Sa bouche. Elle est de ce fait à être identifiée à la Parole de puissance divine et à l’Esprie Sainte ! (Cf. Ephésiens 6:17)

Comme Josué, il reçut des instructions à écrire puis à transmettre aux sept églises puis à l’Eglise en général en vue de la suite des événements et notamment de la conquête dans les lieux célestes et sur la terre.

L’Apôtre Jean comme Josué était un guerrier de par son caractère, d’ailleurs appelé « fils du tonnerre » par Jésus Lui-même (Marc 3:17). Il mena le combat de la foi jusqu’à être persécuté à mort à cause de son maniement sans retenue de l’épée de la Parole et d’Esprie Sainte auprès de ses semblables puisqu’il était condamné à mourir de faim sur l’île de Patmos. Comme Josué avait accompagné Moïse une partie du chemin pour le sommet du Sinaï, Jean avait accompagné Jésus sur la montagne de la Transfiguration où justement Moïse et Elie apparurent aux côtés de Jésus métamorphosé/transfiguré dans la Nuée et la Lumière de gloire.

Comme Josué était un intime de Moïse et aussi de YHWH ELoHiM, l’Apôtre Jean était un intime de Jésus « couché sur son sein » lors des repas où les convives étaient couchés sur le côté positionnés en biais, « en bataille », autour de la table. Jean était le disciple que « Jésus aimait » et jouait même quelquefois le rôle d’intermédiaire entre Pierre et Jésus ; ce n’est pas peu dire par rapport à la forte intimité qui régnait entre Jésus et Jean ! (Jean 13:22-25 ; cf. aussi Jean 21:20-23). S’il est un apôtre qui reçut et devait connaître la vision et la pensée de Dieu de la façon la plus pleine possible, c’est bien l’Apôtre Jean qui « passa effectivement le Jourdain » c’est-à-dire monta à la Salle du Trône sans mourir contrairement aux « Moïses et Aaron » tels Pierre, ou encore Jacques et d’autres encore ! Paul passa certes au 3ème ciel sans mourir (2 Corinthiens 12:1-4) mais ne fit pas les aller-retours préconisés par le Seigneur. Il posa toutefois les bases doctrinales de la métamorphose, de l’immortalité et de la montée parce qu’il en avait reçu la révélation, probablement par cette expérience. Toutefois il mourut malheureusement martyr à Rome contrairement à Jean qui ne mourut pas comme cela fut d’ailleurs clairement suggéré en Jean 21:23.

 

– La sacrificature base de la conquête et de la royauté

Il y a une similitude au niveau de la sacrificature au niveau des instructions et des événements tant pour Josué que pour Jean.

La manière de mener cette campagne militaire est vraiment très bizarre pour ne pas dire risquée : faire un cortège autour de Jéricho avec l’armée et les sacrificateurs – prêtres sonnant les shofars et d’autres portant l’Arche ! Quelques flèches bien décochées des remparts auraient pu avoir vite raison de ce cortège militairement parlant ridicule. Mais dans cette situation, une fois de plus tout part de YHWH Elohim puis de ceux qui sont chargés du service divin, le tout dans l’obéissance absolue aux ordres du Chef de l’Armée de YHWH !

Il en sera exactement de même pour l’Eglise des Vainqueurs montée devant le Trône (Arche) qui deviendra étonnamment sacrificateurs – prêtres (Apocalypse 1:6 ; 5:10) en vue du règne-royaume logiquement précédé par la conquête. L’Eglise des Vainqueurs, comme le Peuple d’Israël, devra être totalement imprégnée de la Gloire du Trône par l’exercice d’une sacrificature de louange, d’adoration et de service devant le Trône céleste.

Cette préparation dans le service de la sacrificature (6 jours pour les Hébreux) devait mener au combat de conquête de la ville le 7ème jour.

Pour l’Eglise des Vainqueurs, ce sera comme pour Jean, l’entrée dans la Salle du Trône, la vue de la gloire, l’imprégnation de la gloire, la montée de l’Agneau sur le Trône, suivie de l’ouverture du premier sceau (Apocalypse 4 et 5).

 

d) Deux lignées à assurer

  • A Jéricho, le septième jour après une sonnerie prolongée et les cris de guerre des combattants, les remparts de Jéricho s’écroulèrent et la victoire était au rendez-vous. (Josué 6 :20ss).
  • De même dans le ciel, l’Agneau ouvrira le premier sceau, le Lion, le premier animal autour du Trône, criera d’une voix de tonnerre « Viens » et le cavalier (Eglise de conquête et de Vainqueurs) chevauchant un cheval blanc, couronné, armé d’un arc, partira en vainqueur et pour vaincre ! (Apocalypse 6:1-2).
  • Pour Jéricho, ce fut la destruction et l’extermination totales exceptés Rahab et ses proches. Elle, la prostituée, était l’ancêtre du Christ ! (Matthieu 1:5). Ici la lignée davidique et messianique prévue par YHWH ELoHiM fut sauvée du massacre. Le maintien de cette lignée messianique était la principale raison d’être du Peuple d’Israël en vue du salut justificateur par Jésus-Christ crucifié et ressuscité ! Cette lignée était tracée à la fois par une descendance de sang et à la fois par une « descendance de foi et de cœur selon Dieu » comme nous le constatons ici chez Rahab, la prostituée de Jéricho, puis plus tard chez Ruth la Moabite. Elles devinrent juives et eurent des maris juifs, respectivement Salmon et Boaz et répondaient aux critères de choix souverain de YHWH ELoHiM de façon parfaite pour assurer la lignée messianique.

Marie, juive, descendante de cette lignée choisie par YHWH ELoHiM, avait aussi la foi et un cœur selon le Père et put de la sorte être fécondée de Sa semence divine pour enfanter le Seigneur Jésus-Christ, étant de ce fait vrai Dieu, Fils de Son divin Père et de l’Esprie Sainte Sa divine Mère et vrai Homme Juif.

  • Pour la terre, ce sera le commencement de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3-17+8;9) avec toutes ses destructions et horreurs qui correspondent à la destruction de Jéricho.

Comme Rahab qui avait la foi (Hébreux 11:31) et les siens à Jéricho, des Juifs (144000 – chiffre non limitatif) et la foule innombrable d’Apocalypse 7 seront épargnés, sauvés et pourront monter au Trône sans mourir ! Ici le plus grand réveil du monde aura lieu par la victoire de l’Eglise des Vainqueurs (Cavalier sur le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre ; Apocalypse 6:2). Cette foule issue de la Grande Tribulation, venant de toutes les nations, une partie d’Israël y compris, laveront obligatoirement leur robe dans Sang de l’Agneau.

La mission de faire des nations des disciples donnée par Jésus aux Apôtres sera enfin réalisée (Matthieu 28:19-20). Le salut d’un maximum de personnes issues de toutes les nations est en effet une des principales raisons d’être de l’Eglise et elle n’y arrivera qu’à partir du moment où l’Eglise charismatique sera devenue l’Eglise couronnée des Vainqueurs et de la Conquête, celle qui partira de la Salle du Trône en vainqueur pour vaincre.

Ensuite l’Eglise des Vainqueurs, Épouse de Christ, complétée par l’Eglise des Adorateurs du Temple et des Deux Témoins (Apocalypse 11:1-12) pourra assurer la lignée davidique en accouchant du Fils de Jésus-Christ Glorifié (Esaïe 9:5 ; Jésus appelé étonnamment « Père Eternel »). Il s’agit de la génération enlevée aux gènes glorieux de Jésus qui sera de ce fait rendue suffisamment puissante pour définitivement éjecter le Dragon et ses acolytes de la partie céleste qu’il occupe encore illégalement depuis la croix et la résurrection ! (Apocalypse 12:1ss).

Accoucher d’un enfant de Jésus, l’Epoux, Lui aussi « Père Eternel », est la raison d’être principale de l’Eglise pour obtenir suite à sa victoire sur Jéricho-Lune mise sous ses pieds, l’enfant, la seule génération suffisamment puissante pour, avec l’Archange Michel et ses anges, déloger le Dragon et ses acolytes des lieux célestes. Ce sera la première victoire DECISIVE d’une importance capitale sur le Dragon. La reconquête et la libération de la terre, deuxième victoire DECISIVE aura lieu trois ans et demi plus tard après le règne de l’Anti[é]-Christ. S’en suivra le Millénium sous l’autorité du Christ, de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 20:4a) et des Martyrs (Apocalypse 20:4bc). Après le Millénium il y aura la victoire définitive. (Apocalypse 20:7-10+14-15)

Pour récapituler :

L’existence d’Israël était avant tout justifiée par la nécessité du maintien de la lignée davidique messianique juive pour assurer la naissance de Jésus-Christ sur terre en vue du salut justificateur par la croix et la résurrection.

L’existence de l’Eglise est avant tout justifiée par la nécessité d’assurer la lignée davidique messianique en tant qu’Epouse glorifiée, montée pour être fécondée par son divin Epoux en vue de donner naissance au Fils de Jésus, seule possibilité pour la reconquête effective de la totalité des cieux dans un premier temps, même si Jésus Glorifié possède d’ores et déjà les clés de la Mort et de l’Hadès. (Apocalypse 1 :18c). Posséder les clés du royaume des ténèbres ne signifie pas qu’il soit d’ores et déjà supprimé. Jésus a prévu d’y associer son Epouse et Son Fils.

Cette victoire dans les lieux célestes est la condition de possibilité préalable et absolue pour une victoire sur la terre car le fait de partir des lieux célestes donne une puissance décuplée inimaginable tant pour l’Ennemi que pour l’Eglise des Vainqueurs. Nous comprenons donc la fureur du Dragon quand il se verra précipité sur terre (Apocalypse 12:7-9+12b) car il perdra la plus grande partie de sa puissance vu les limitations temporelles et spatiales de l’espace-matière-temps auxquelles il sera soumis. Il ne lui restera en effet plus que 3 ans et demi pour agir : le temps lui sera compté. Par contre l’Eglise montée et enlevée sera à ce moment-là définitivement installée dans les cieux dégagés du Dragon aussi au niveau du corps (cf. « tente » = corps Apocalypse 12:12a ; 2 Corinthiens 5:1-4) notamment à la place de l’Ennemi dorénavant cantonné dans l’espace-matière-temps et n’ayant plus accès à la Salle du Trône pour accuser les frères (Apocalypse 12 :10). Elle sera d’autant plus puissante pour continuer la conquête de la terre à la suite de son Epoux (Apocalypse 17:14).

Comment cela pourra-t-il se faire ?

Pour que l’Épouse puisse tomber enceinte de l’Epoux, il faut qu’elle soit glorieuse, sans taches, ni rides comme Lui. Il faut qu’elle soit de la même nature que Lui (métamorphose) et soit réellement avec Lui (montée) esprie et âme et surtout corps glorifié ! On ne tombe pas enceinte psychiquement et/ou spirituellement mais bien corporellement même dans la gloire ! Le fils de Jésus ne doit pas comme Jésus prendre le corps de chair pour « devenir péché » à notre place par le sacrifice de substitution sur la croix. C’est pour cela que l’Épouse de Christ ou l’Eglise des Vainqueurs ne doit pas être comme Marie dans un corps de chair mais bien dans un corps glorifié dont la chair est coupée par la circoncision de Christ.

Il faut aussi, au titre de l’élection du Peuple d’Israël, qu’ait eu lieu la réconciliation totale entre les membres de ce Peuple et ceux des nations appartenant au Seigneur (Ephésiens 2:15-16), ce qui ne se réalisera que dans la formation de l’Eglise des Vainqueurs EN Jésus notamment en Apocalypse 7 (Cf. Apocalypse 3:12 ; 7:4-8 ; 14:1-5).

Faute de n’avoir pas compris tout cela, l’Eglise continue à bloquer le processus qui aurait mené depuis longtemps déjà à la reconquête et à la victoire effectives et définitives sur l’Ennemi ! Quel enjeu !

 

3. Les modalités

a) Jéricho-Lune premier verrou-obstacle

Rappelons que Jéricho signifie « Lune » (cf. Introduction). Il se trouve qu’en Apocalypse 12:1, la femme glorieuse aura la « Lune sous ses pieds », c’est-à-dire qu’elle l’aura vaincu. Cette victoire sur Jéricho – Lune par le cavalier couronné consistera à arracher aux forces du mal et à l’espace-matière-temps, par le combat selon Dieu dans et à partir du Pays promis, la foule innombrable issue de la Grande Tribulation qui montera au Trône (Apocalypse 7:15-17) ainsi que l’Eglise prophétique et combattante des Deux Témoins qui, après sa résurrection sur terre, montera, elle aussi (Apocalypse 11:12).

Jéricho-Lune sera, comme ce fut à l’époque de Josué, le premier verrou-obstacle à la conquête décrite dans l’Apocalypse jusqu’au chapitre 12. Il fallait en effet que toutes ces personnes se retrouvent préalablement devant le Trône. Au moment où Jéricho-Lune sera sous les pieds de l’Eglise des Vainqueurs, il sera possible de passer aux étapes suivantes à commencer par l’accouchement puis par l’enlèvement de la nouvelle génération – fils mâle (Apocalypse 12:5) née de l’union entre elle et Jésus-Christ Glorifié.

Cette nouvelle étape générationnelle et encore nouvelle dispensation permettra, comme déjà dit plus haut, d’avoir suffisamment de puissance et de force pour dans un premier temps éjecter le Dragon et ses acolytes des lieux célestes, ce qui ne sera pas une mince affaire (Apocalypse 12:11).

A la suite de la conquête décrite dans le livre de Josué et au-delà, correspondent tous les combats décrits à partir d’Apocalypse 14: 6 à 20: 3 avec un summum concernant la chute de Babylone.

Dans cette conquête, Israël n’évoluera de loin pas dans la perfection comme l’Eglise des Vainqueurs arrivera à le faire de par la grâce de la justification, son environnement céleste et de par l’intimité totale et réelle partagée avec son Epoux. En effet assurer la naissance de Jésus-Christ en vue de la justification et assurer la naissance de la génération seule capable d’éjecter le Dragon des cieux sont des objectifs qui ne sont ni identiques ni de la même période mais totalement nécessaires et interdépendants.

 

b) Ne pas rebâtir Jéricho – Lune

« En ce même temps, Josué prononça cette adjuration : « Soit maudit devant le Seigneur celui qui entreprendrait de rebâtir cette ville, de relever Jéricho ! Que la pose de la première pierre lui coûte son premier-né et celle des portes le plus jeune de ses fils ! » (Exode 6:26 ; Trad. Rabbinat).

« De son temps (règne du roi Achab), Hiel de Béthel bâtit Jéricho ; il en jeta les fondements au prix d’Abiram, son premier-né et il en posa les portes aux prix de Segub, son plus jeune fils, selon la parole que l’Éternel avait dite par Josué, fils de Nun. » (1 Rois 16:34)

Jéricho avait non seulement une importance militaire mais aussi une importance spirituelle négative (cf. culte de la lune ; cf. Islam qui a pris la lune comme symbole). C’était une ville qui faisait office de verrou pour bloquer la conquête. Nous savons que la lune émet une lumière qui n’est que le reflet de celle du soleil. Elle n’est vraiment visible que la nuit.

Si l’armée d’Israël par le miracle de YHWH ELoHiM n’avait pas battu l’armée vaillante de Jéricho dotée en plus de remparts et d’infrastructures militaires importantes, cette dernière aurait vite fait de refouler ou de détruire l’armée d’Israël. Les Hébreux éventuellement survivants n’auraient eu que les yeux pour pleurer et voir le Pays promis de loin, tel un reflet, un rêve, une utopie comme le reflet de la lune. Quand le Peuple n’avait pas la foi pour la conquête, il se trouvait enfermé dans ces catégories. Il était dans la nuit, voyant très mal. Il était dans une situation de malédiction. Mais Jéricho-Lune fut détruite et la conquête pouvait se poursuivre. Mais elle n’aurait jamais dû être reconstruite !

L’Eglise charismatique dans l’espace-matière-temps ne peut voir que les reflets (Cf. Symboles, images, mystères) de la Lumière divine à ce jour et se trouve trop souvent dans la nuit à louvoyer à la lumière lunaire ne sachant pas vraiment où elle va alors qu’elle devrait se rendre le plus vite possible au Jourdain pour le traverser !

L’Eglise des Vainqueurs, parce qu’elle passera le Jourdain, parce qu’elle montera, pourra voir YHWH ELoHiM, le Soleil de Justice (Malachie 4:2), le Trône et sa Gloire. Elle verra non seulement la Lumière et le Feu mais les revêtira : elle sera revêtue de ce Soleil et en sera imprégnée (Apocalypse 12:1). Elle sera vraiment dans la réalité céleste et non pas dans le reflet, l’utopie ou encore le rêve !

Elle aura effectivement la Lune–Jéricho sous ses pieds pour bien l’écraser ! La couronne royale qu’elle portera lui en donnera l’autorité et les moyens.

Jésus-Christ Glorifié, par Ses exhortations et Ses promesses, tint au fond le même discours que Josué et Caleb en vue de la conquête et notamment en vue la destruction de Jéricho-Lune. Il voulait que l’on passe du reflet, du rêve voire de l’utopie à l’expérience effective et « concrète » de la réalité céleste !

Nous assistons malheureusement depuis quelques années à une certaine baisse d’intensité du phénomène charismatique parce qu’il n’a pas ou plus l’objectif de passer du rêve à la réalité, du reflet à la Lumière, de l’utopie à la réalisation, de la lune au Soleil. Les églises charismatiques cherchent à présent davantage à « s’installer » dans l’espace-matière-temps, ce qui fut, reste et restera à chaque fois la fin de tous les réveils quels qu’ils soient ! En fait elles « reconstruisent Jéricho » !

Maudit soit celui qui reconstruit Jéricho, c’est-à-dire qui veut non seulement rester dans le reflet, l’utopie et le rêve mais prêche et prône encore au nom du Seigneur que le reflet – lune – Jéricho la ville la plus « basse de la terre » est la réalité dans laquelle le Peuple de Dieu doit rester !

Le résultat c’est tout simplement la mort et les malheurs comme pour Hiel de Béthel qui reconstruisit Jéricho au prix du sang de ses fils, l’aîné et le plus jeune comme l’avait décrété Josué ! Le refoulement dans le désert est à la clé : 2000 ans de « Jéricho », de lune dans la nuit de la mort pour l’Eglise qui n’écouta ni Jean ni Jésus-Christ Glorifié mais tint et tient un discours d’installation et d’adaptation au désert ! Cet avertissement est extrêmement sérieux car si on n’en tient pas compte, il libère des puissances spirituelles qui font couler du sang innocent, notamment d’enfants ! C’est d’ailleurs d’actualité… !

 

c) Ne pas s’attacher aux richesses de « Jéricho – Lune »

« Josué dit à Acan : Mon fils, donne gloire à l’Éternel, le Dieu d’Israël et rends-lui hommage. Dis-moi donc ce que tu as fait, ne me le cache point. Acan répondit à Josué et dit : Il est vrai que j’ai péché contre l’Éternel, le Dieu d’Israël et voici ce que j’ai fait. J’ai vu dans le butin un beau manteau de Schinear, deux cent sicles d’argent et un lingot d’or du poids de cinquante sicles ; je les ai convoités et je les ai pris ; ils sont cachés dans la terre au milieu de ma tente et l’argent est dessous. » (Josué 7:19-21)

Aucun bien quel qu’il soit ne devait être pris pour butin à titre personnel lors du combat dans la prise de Jéricho, car elle était l’œuvre surnaturelle de YHWH Elohim. Le butin devait revenir exclusivement au trésor de YHWH Elohim comme Il l’avait d’ailleurs ordonné.

Vu le butin pris par Acan, pour l’époque, il aurait pu s’installer sous les cocotiers et ne plus rien travailler. C’était presque le ciel…sur terre et en plus, cela a pu flatter les appétits et l’orgueil propres d’ailleurs en pleine connaissance de cause ! Il bloqua le processus de la conquête avec une première défaite face à la ville d’Aï et provoqua la mort de 36 soldats hébreux au combat (Josué 7).

Les membres de l’Eglise des Vainqueurs retourneront sur terre faire le travail à partir du ciel. La puissance extraordinaire émanant d’eux qui se manifestera pourrait se monnayer d’une façon ou d’une autre : une tentation sur terre qui sera assurément actionnée par l’Ennemi sur « son » territoire. Acan a profité de la manifestation extraordinaire de la puissance de Dieu pour se « servir » discrètement au passage. Cela fut évidemment découvert, car on ne trompe pas YHWH ELoHiM. La lapidation donc la mort s’en suivit. Dès maintenant, il ne faut pas confondre business et œuvre chrétienne, profits indécents et bénédiction de Dieu comme c’est le cas et enseigné dans certaines églises et œuvres.

 

d) Savoir bien identifier ses interlocuteurs

« Josué fit la paix avec eux (Gabaonites) et conclut une alliance par laquelle il devait leur laisser la vie et les chefs de l’assemblée le leur jurèrent. Trois jours après la conclusion de cette alliance, les enfants d’Israël apprirent qu’ils étaient leurs voisins et qu’ils habitaient au milieu d’eux. Car les enfants d’Israël partirent et arrivèrent à leurs villes le troisième jour ; leurs villes étaient Gabaon, Kephira, Beéroth et Kirjath Jearim. » (Josué 9:15-17).

Les Gabaonites apprirent qu’Israël ne faisait pas de quartier dans le processus de conquête : tout était passé au fil de l’épée. Mais de par leur démarche, ils prouvaient qu’ils savaient aussi qu’Israël n’avait qu’une seule parole et tenait ses engagements. Pour essayer de sauver leur peau, ils s’arrangèrent par conséquent pour tromper Israël et Josué. Ils les prirent par la pitié, habillés de guenilles, en disant faussement qu’ils venaient de loin, donc pas du territoire à conquérir. Josué fit donc alliance avec eux avec l’engagement de leur laisser la vie. Mais comme Gabaon était à côté sur le territoire à conquérir, le résultat fut leur esclavage et quelque part malgré tout une épine dans le pied d’Israël car ne pourraient-ils pas se retourner contre leurs nouveaux maîtres dès la première occasion favorable ?

Des adhérents du culte de la lune-reflet ou d’Églises qui refuseront toujours encore l’enseignement de la montée tout en constatant la puissance et les résultats de l’Eglise des Vainqueurs voudront faire de l’œcuménisme au nom d’un humanisme chrétien prônant une fausse unité terrestre de l’Eglise : « Soyons frères, aimons-nous les uns les autres, soyons « humains », faisons des contrats-alliances, des confessions de foi, des textes communs pour être plus efficaces ». Mais en réalité il ne s’agit que d’une tromperie même si elle est basée en apparence sur de bons sentiments.

Le texte de l’Apocalypse montre clairement que les chrétiens restés sur terre auront des souffrances terribles. (Apocalypse 3:16 ; 7:17c ; 11:7 ; 12:12b+17 ; 13:7+10 ; 14:12-13 ; 18:4+24). A bon entendeur salut ! Monter et conquérir, c’est pour maintenant ! Les anciennes méthodes et modalités sont clairement dépassées !

La seule Alliance qui vaille est celle du Baptême de Gloire et de la Sainte Cène de Gloire avec et EN Jésus-Christ notre divin Epoux qui fait de nous l’Épouse sans tache ni ride assise avec Lui sur le Trône.

L’unité et la cohésion pour l’efficacité ne peuvent être basées que sur les Paroles de la prière sacerdotale de Jésus qui a dit à Son Père :

« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde » (Jean 17:22-24). Cette prière sera exaucée !

 

e) Savoir s’identifier soi-même

Il ne suffit pas seulement de bien identifier ses interlocuteurs voire ses ennemis, il faut aussi savoir qui on est soi-même pour ce faire.

« Les hommes d’Israël prirent de leurs provisions et ils ne consultèrent point l’Éternel. Josué fit la paix avec eux et conclut une alliance par laquelle il devait leur laisser la vie et les chefs de l’assemblée le leur jurèrent » (Josué 9: 14-15).

Après les miracles du passage du Jourdain et de la destruction de Jéricho, ce passage démontre clairement que le Peuple ne savait pas s’identifier lui-même, ne savait qui il était parce qu’il ne savait pas aimer (Cf. Jean 17 cité plus haut).

Ainsi face aux gabaonites démunis, certes en apparence, les Hébreux se servirent encore de leurs provisions alors qu’ils avaient déjà reçu le droit de prendre pour eux le butin de la ville d’Aï quelques jours auparavant et ne manquaient donc de rien ! (Josué 8:27). Cette attitude choquante démontre que leur amour du prochain n’était pas à son comble ! Quand on n’aime pas son prochain surtout affaibli, cela démontre qu’on ne s’aime pas soi-même parce que justement on ne sait pas qui on est, on n’arrive pas à se connaître, trouver son identité, ses racines. Il est en effet impossible d’aimer ce qu’on ne connaît pas. Jésus n’a-t-Il pas dit : « Aime ton prochain comme toi-même. » Donc si on ne s’aime pas soi-même, on ne peut aimer son prochain.

Pourquoi ne se connaissaient-ils pas eux-mêmes ? Pourquoi ne savaient-ils pas s’identifier eux-mêmes ? Réponse dans la foulée : « Ils ne consultèrent pas l’Éternel ».

En ne consultant pas YHWH, ils oubliaient qu’ils dépendaient complètement de Lui notamment à cause des miracles et les prodiges qu’Il avait faits pour eux, d’autant plus qu’ils se trouvaient concrètement dans le Pays promis grâce à Lui ! C’eût été la moindre des choses que de Le consulter, car non seulement leur existence mais leur identité de Peuple élu, choisi, procédaient de Lui ! Leur identité, leurs racines se trouvaient avant tout EN YHWH ELoHiM. En plus Josué, juste avant, après la prise d’Aï, avait recopié et relu le Pentateuque écrit par Moïse devant tout le Peuple (Josué 8: 30-35).

Malgré cela ils ne se connaissaient pas davantage sous l’aspect de Peuple élu, ou même de fiancée et d’épouse de YHWH comme nous le voyons dans les écrits du prophète Osée par exemple. YHWH voulait que le Peuple Le connaisse pour qu’il se connaisse lui-même, arrive à trouver son identité, sache s’identifier lui-même dans Celui qui EST : YHWH ! Le « Connais-toi toi-même » de Socrate pourrait aller dans le bon sens mais se connaître soi-même sans et hors de YHWH ELoHiM n’aboutira jamais parce que justement « Il est Celui qui est » ! L’existence, l’identité, la connaissance de soi n’est donc pas concevable en-dehors de Lui.

Il est évident que tout cela vaut tout autant pour l’Eglise charismatique que pour l’Eglise des Vainqueurs.

A présent nous nous attacherons à essayer de décrire l’identité de l’Eglise des Vainqueurs à la lumière du texte de l’Apocalypse.

Rappelons qu’au titre de la métamorphose, il est possible de comprendre que l’Eglise des Vainqueurs peut tour à tour et/ou à la fois être Vainqueur (Apocalypse 2:7+11+17+26 ; 3:5+12+21 ; 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ;21:7), Sacrificateurs, Roi-Reine (Apocalypse 1:6 ;5:10 ; 6:2 ; 12:1 ; 20:6 ; 22:5), Cavalier-Guerrier (Apocalypse 6:2), Adorateurs dans le Temple (Apocalypse 11:1), Deux Témoins, Oliviers, Chandeliers (Apocalypse 11:3ss), Femme glorieuse (Apocalypse 12:1ss ; 21:9), Fiancée, Épouse (Apocalypse 18:23 ; 19:7 ; 21:2+9 ; 22:17), Mère (Apocalypse 12:1-5), Enfant mâle (Apocalypse 12:5), Élus, Appelés, Fidèles (Apocalypse 17:14), Armées (Apocalypse 19:14), Détenteurs du pouvoir (Apocalypse 2:26-27 ; 12:5b ; 20:4), Jérusalem nouvelle (Apocalypse 21:2+9-27), Peuples (Apocalypse 21:3), Serviteurs (Apocalypse 19:5 ; 22:3+6).

Nous ne sommes plus dans l’image ou le symbolisme qui n’a plus sa place dans les lieux célestes où par exemple Jésus peut être tour à tour et/ou à la fois Agneau, Epoux, Guerrier, Roi par exemple. Il en est de même pour le Père, la Sainte Esprie et les anges à travers la Bible. L’identité propre, individuelle reste malgré cela pleinement respectée, c’est-à-dire on est pleinement soi-même en tant qu’individu. On est aussi pleinement partie intégrante collectivement des « ensembles type » comme l’Épouse par exemple et chacun est aussi individuellement Épouse de l’Époux. Ce n’est pas possible dans l’espace-matière-temps et difficilement explicable mais dans les lieux célestes ce sera possible de par la métamorphose.

Nous serons en effet dans la métamorphose constante bref la vie dans sa plus haute et puissante expression dotée de merveilleuses variations. Donc pas d’ennui en perspective dans l’Eternité !

L’Eglise des Vainqueurs, à travers cette identification révélée dans le texte de l’Apocalypse, se situe clairement dans le 3ème ciel c’est-à-dire au Pays promis.

Cette identification démontre la perfection de cette Eglise qui se complète au fur et à mesure des trois montées (Apocalypse 5:10 ; 7:9 ; 11:12) et de l’enlèvement (Apocalypse 12:5c).

Nous distinguerons trois aspects majeurs identitaires intrinsèquement liés entre eux, tous indispensables à la fois :

La Sacrificature ou Prêtrise où l’accès à YHWH ELoHiM dans l’adoration, la louange et le service sera directe et parfaite.

– L’aspect du Guerrier, Conquérant victorieux et l’autorité de la Royauté qui s’exerceront puissamment et sans faille à partir du Trône par des combats et un règne avec l’épée de l’Esprie, de la Parole du Témoignage, du Feu et de la Lumière sous l’autorité du Roi des rois.

– L’aspect de l’Amour parfait dans le Couple Epoux – Épouse, le Père, la Mère, l’Enfant et au-delà le Peuple, les nations et les multitudes.

Nous retrouvons tous ces aspects, avec probablement d’autres, qui peuvent quasiment s’appliquer au Seigneur Jésus-Christ, ce qui démontre que l’Eglise des Vainqueurs est vraiment semblable à Lui, réellement de la même nature que Lui.

Nous retrouvons ces aspects de façon partielle, imparfaite, non accomplie au niveau du Peuple d’Israël et de l’Eglise charismatique dans les ministères et les dons intermédiaires, les symboles, les images et les rites. Vu les approximations passées et actuelles nous constatons qu’on ne peut se contenter ni du symbolisme ni des catégories religieuses intermédiaires.

La métamorphose et la montée permettent le passage du paraître à l’être parce qu’on passe réellement et effectivement à l’Être, YHWH ! C’est réellement cela le secret du bonheur : être et ne plus paraître.

La conquête de Jéricho nous a amenés ici à considérer plus particulièrement le second aspect majeur identitaire (Guerrier-Roi) cité plus haut, sachant que sans les deux autres rien n’est possible parce qu’ils sont indispensables ! Sans la sacrificature la relation avec YHWH Elohim n’existe pas et sans l’Amour nous n’arrivons pas vraiment à nous identifier en Lui, ni à identifier les autres ce qui est autodestructeur.

Cet aspect Guerrier, Conquérant, de la Royauté se concrétise aujourd’hui à nouveau au niveau du Peuple d’Israël de retour au Pays promis au titre de son élection. C’est et ce sera une réussite à cause des promesses immuables de YHWH Elohim qui se réaliseront comme toutes Ses promesses. Israël rejoindra à terme les objectifs et la concrétisation de l’Eglise des Vainqueurs EN Jésus-Christ Glorifié et en garantira l’authenticité de par son identité de Peuple élu de YHWH Elohim forgé dans une longue histoire et la Torah. De plus, il est le Peuple qui a porté à travers les siècles « en son sein » le Messie !

L’Eglise a tenté de le concrétiser sur terre à partir de Rome ancienne capitale de l’Empire romain mais c’était, c’est et ce sera toujours un échec.

L’Eglise charismatique ne peut que viser à devenir l’Eglise des Vainqueurs pour cette concrétisation. C’est sa raison d’être sous peine de se scléroser comme ce fut le cas de l’Eglise charismatique primitive ! Il faut juste qu’elle arrête de croire et de dire qu’elle a tout, qu’elle n’a besoin de rien et humblement accepter les promesses de Jésus-Christ Glorifié, notamment la métamorphose, la montée et le passage à la Salle du Trône et sur le Trône ! (Cf. Apocalypse 3:14-22).

L’Eglise des Vainqueurs est appelée par Jésus-Christ Glorifié à procéder à cette concrétisation à partir du Trône d’abord dans les lieux célestes où tout se joue au premier chef puis sur la terre (espace-matière-temps).

Grâce au texte de l’Apocalypse, nous connaissons ce que nous sommes appelés à être et cela nous permet dès maintenant de nous connaître davantage et de nous identifier EN Lui.

 

Conclusion

Jéricho – Lune va tomber, c’est sûr ! La reconquête des cieux et de la terre va avoir lieu ! Nous connaissons le projet de YHWH ELoHiM !

L’interdépendance des trois aspects identitaires nous paraît indispensable par rapport à la perfection tout aussi indispensable pour les combats victorieux de la conquête à venir.

Josué avait la vision de la conquête, il l’avait dans la peau. Il se trouvait devant l’obstacle de Jéricho se demandant probablement comment il pourrait en venir à bout. C’est là que Jésus, le Chef de l’Armée de YHWH intervint ! Cette vision de conquête, il put la faire mûrir et grandir précédemment pendant les 40 années supplémentaires de pérégrinations dans le désert qu’il dût subir à cause de l’incrédulité de ses contemporains hébreux. Maintenant il y était. Il avait passé le Jourdain avec le Peuple. Il était au point de non-retour, il fallait absolument que cela marche. YHWH ELoHiM était avec lui car Il le lui avait dit.

Jésus-Christ Glorifié à travers le ministère de l’Apôtre Jean et le texte biblique, Parole de Dieu nous dit la même chose. Avons-nous la vision de la conquête dans la peau comme Josué ? Laissons-nous grandir et mûrir cette vision et nous pousse-t-elle à la recherche de la concrétisation ? Sommes-nous au point de non-retour ? Il faut absolument que cela marche ! Et cela marchera !

En Lui, Martin BUSCH

102. Du mystère à la révélation

INTRODUCTION

Le mystère fait penser à l’inconnue en mathématiques. Simplement en mathématiques selon la méthode de calcul employée et la configuration du problème posé, on finit en général par trouver la valeur de l’inconnue, du moins c’est le but, peut-être pas toujours, diront certains… ?

Le mystère dans la Bible peut se rapprocher de cela mais il va bien au-delà de la problématique mathématique plutôt impersonnelle. Il cache des réalités qui vont au-delà de la philosophie, de la pensée et de la compréhension en général.

C’est pourquoi le mystère dont il est question dans la Parole de Dieu ne peut être dévoilé que par la révélation !

 

1. Le mystère dévoilé par la Révélation de l’Evangile de Jésus-Christ

« C’est par révélation (kata apocalypsin) qu’il me fut montré (égnoristè ; verbe gnoridzo : montrer, révéler) le mystère (mysterion) sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. » (Ephésiens 3:3).

« … de mettre en lumière (verbe photidzo : illuminer, clarifier, mettre en lumière ; cf. photo) pour tous quelle est la dispensation (oikonomia : économie, dispensation, gestion, administration, loi nomos de la maison oikos) du mystère ayant été caché (apokrypto : caché, souterrain ; cf. crypte) depuis des ères en Dieu qui a créé toutes choses » (Ephésiens 3:9).

« …selon le projet (protesis : projet, intention, plan de réparation, de salut ; cf. prothèses) des ères (ton aionon : des ères, des périodes, des temps, des dispensations, des époques) qu’il a accompli dans le Christ Jésus, notre Seigneur. » (Ephésiens 3: 11).

Ephésiens 3 révèle le « mécanisme » du projet, du plan de réparation, de salut par dispensations, par économies, manières de gérer de Dieu, successives dans l’histoire, une suite d’ères, de périodes, d’étapes, de temps allant à chaque fois progressivement du mystère à la révélation, de ce qui est caché à ce qui est mis en lumière.

Ici, pour Paul, il s’agit d’abord de l’étape, de l’ère de la révélation de l’Evangile de la justification par la foi en Jésus-Christ pour toutes les nations, reconnue par les églises chrétiennes en général. (Ephésiens 3:6+11-12).

En effet, en Ephésiens 3:14-17, Paul parle de l’étape de la puissance de l’Esprie afin que l’homme intérieur soit fortifié, de l’habitation de Christ par la foi dans les cœurs.

Aussi longtemps que nous nous bornons à uniquement fonctionner dans l’intériorité, le cœur, pour les choses de Dieu, nous restons automatiquement dans les limitations, vu que notre corps de mort emprisonné dans l’espace-matière-temps ne peut pas être inclus dans ledit fonctionnement. C’est pourquoi Paul ne se contente pas d’en rester là mais démontre que cette dispensation au niveau intérieur du cœur mène à la suivante, celle du « surpassement » vers la plénitude de Dieu incluant obligatoirement l’être entier.

 

2. Le mystère dévoilé par la révélation du surpassement vers la plénitude de Dieu

a) Le surpassement

_« …_vous puissiez expérimenter (saisir) avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Ephésiens 3: 18-21 à méditer !).

Ensuite, dans la foulée, Paul écrit au futur. Il décrit clairement l’ère suivante, nous dirions plutôt « l’ailleurs et le tout autre » car nous ne serons plus dans la dimension temporelle.

Il désire en effet que ses lecteurs passent de l’intérieur à la « totale » à savoir saisir, prendre, expérimenter et non pas connaître dans le sens de comprendre (katalambano : prendre, saisir pleinement, expérimenter totalement, recevoir, s’emparer, remporter) la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de l’amour de Christ qui SURPASSE (upperballo : surpasser, outrepasser, aller au-delà d’une mesure normale et d’une immensité infinie, au-delà de ce qui est comparable, qui se jette, se projette au-dessus, au-delà, ailleurs) la compréhension (gnosis : science, sagesse, connaissance, compréhension).

Si la connaissance dans le sens de la compréhension (à ne pas confondre avec la connaissance davantage dans le sens de la révélation comme en 1 Corinthiens 13:9+12) est surpassée, il ne peut plus être question de mesure quelle que soit « l’unité de mesure » au sens large du terme employée (mathématique, physique, philosophique, théologique etc…). L’emploi pédagogique par Paul de la géométrie (cf. connaissance mathématique scientifique) qui est obligatoirement sous-tendue par la mesure donc la détermination de limites signifie, de par le contexte et les verbes qu’il utilise, le transfert des limitations de type géométrique au « Tout Autre », à l’inconcevable seulement « expérimentable » dans l’Amour de Christ. C’est pourquoi il est en effet question de « surpassement ».

Le surpassement relève d’une réalité « outrepassant, excédant » nos compréhensions, forces et ressources humainement atteignables (cf. Dict. Larousse). Il est ici question d’une espèce de projection, d’éjection dans un au-delà de toute mesure, limite et compréhension ou connaissance. Les dimensions géométriques de l’amour de Christ ne sont en fait plus des dimensions et vont même au-delà de l’infini puisque Dieu a créé l’infini et en est « au-delà » sinon ce serait l’infini qui serait Dieu. Il est question de saisir, d’expérimenter et non pas de comprendre ce qui est en réalité incompréhensible puisque nous sommes appelées à surpasser les dimensions de l’espace-matière-temps. Quand l’Amour de Christ surpasse la connaissance dite scientifique et humaine, il est évident qu’il n’est pas mesurable, car pour mesurer, il faut évidemment utiliser et partir de ladite connaissance des différents outils de mesure ou plus largement d’analyse.

Alors de quoi s’agit-il ?

 

b) Le surpassement nécessite la métamorphose du corps

Tout ce qui est à l’intérieur aujourd’hui doit obligatoirement dans un second temps mener demain à la métamorphose du corps extérieur (Romains 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18 ; Ephésiens 4:13c) pour rendre possible le surpassement du spatio-temporel, fruit de la chute dont la chair imprégnant notre corps fait justement partie. Notre corps de mort est par définition et fondamentalement limité, prisonnier dans l’espace et le temps et en tant que siège de la connaissance (cf. cerveau) ne peut envisager le surpassement dans cet état-là !

En effet on ne peut « l’emporter tel quel » vers l’au-delà (cf. 1 Corinthiens 15:50). Il est absolument indispensable que le corps charnel en tant que réalité limitée soit « circoncis de la chair », métamorphosé en une réalité « tout autre » allant au-delà, dans un ailleurs même par rapport à l’infini ! Cela ne peut pas fonctionner autrement car il s’agit d’un « ailleurs – tout autre » fondamentalement et totalement différent, d’un autre « ordre ».

En général dans l’enseignement de l’Eglise, pour aller dans l’au-delà il faut trépasser ou mourir : ici il n’en pas question. La mort n’est pas une alliée mais une ennemie mortelle, c’est le cas de le dire. Le but n’est pas de faire mourir le corps mais de le couper, circoncire de la chair mortelle ou transfigurer pour récupérer la gloire initiale.

Le mystère lié au corps charnel, à l’espace-matière-temps doit non pas être dépassé mais surpassé ! Si on dépasse, on est passé devant mais on est toujours dans le même environnement général. Si on surpasse, on est dans un au-delà qui n’a plus rien à voir avec l’environnement espace-matière-temps initial. Ce surpassement projette le corps avec l’âme et l’esprie dans la plénitude de Dieu.

Être comblé de la plénitude de Dieu englobe donc nécessairement l’être entier, y compris le corps débarrassé, circoncis de la chair. On ne peut en effet parler de plénitude, d’accomplissement, d’achèvement et d’épanouissement total en excluant une partie de soi-même, notamment le corps.

 

c) Être comblé de la plénitude de Dieu

Le but : être rendu complet (verbe plèroo : remplir, combler, accomplir, rendre complet, achever) de par la plénitude (plèroma : plénitude, accomplissement, être comblé, épanouissement total, achèvement, complétude) de Dieu ! Autrement dit, être complet esprie, âme et corps pour être accompli, UN, comme Dieu, à Son image dans Sa plénitude. Cette plénitude d’amour « explose » littéralement les limites de notre être intérieur comme extérieur actuel non pas en vue d’une désintégration mais bien en vue d’une transformation, métamorphose radicale et vivificatrice globale.

Paul enfonce le clou en disant qu’il s’agit de quelque chose qui est tout autre, au-delà (upperexperissou : au-dessus, au-delà de tous les périmètres, de toutes les limites, au-delà de l’infini) de ce que nous pouvons même penser donc connaître ou comprendre et à plus forte raison demander !!!

Aussi longtemps que nous sommes enfermés dans un corps de mort limité donc limitatif dans l’espace-matière-temps, cet « au-delà » même au niveau de la pensée émanant du cerveau, partie de notre corps, n’est absolument pas atteignable puisqu’il faut « être tout autre », le corps y compris, pour « être au-delà », « surpassement ».

 

d) Être pour « surpasser » le mystère pour la révélation de la plénitude

L’être complet un parce que glorifié, esprie, âme et corps métamorphosé peut « surpasser » le mystère au profit de la plénitude de Dieu, YHWH, Celui qui est, à savoir entre autres monter à la Salle du Trône, s’y asseoir avec et en Jésus-Christ Glorifié !

Ce n’est que dans ce surpassement du mystère que la révélation de la plénitude sera totalement effective et réelle !

3. De la parabole – « mystère » au Royaume de Dieu – « Révélation »

a) Le Royaume de Dieu : de la promesse à la réalisation

« Il leur dit : C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles. » (Marc 4:11).

La parabole cache encore le Royaume de Dieu, lui garde son mystère pour « ceux du dehors ». Seules les paraboles leur sont réservées ! Mais même les disciples ne comprennent pas les paraboles (Marc 4:13), c’est une preuve supplémentaire qu’ils n’ont pas encore reçu la révélation qui efface totalement le mystère du Royaume de Dieu ! Ils ont la promesse de la Parole de Jésus qui leur donnera le dévoilement du mystère du Royaume de Dieu, bref, c’est à eux mais ce n’est pas encore effectif !

Ainsi par l’emploi des paraboles, nous remarquons la démarche pédagogique par étapes, par dispensations de Jésus pour justement éviter que les « perles ne soient foulées aux pieds… » (Matthieu 7:6 ;13:13) !

A ce moment-là il n’y avait que les disciples auxquels Il expliquait les paraboles qu’ils avaient d’ailleurs peine à comprendre, répétons-le. Ceux du dehors n’avaient droit qu’à la parabole, sans plus.

La démarche pédagogique de la dispensation a été choisie par Dieu car Il a décidé par amour et par respect de la liberté, d’avancer vers la réalisation de la révélation au rythme des adhésions, des progrès successifs et progressifs de certains croyants.

Mais le don effectif du Royaume de Dieu aux chrétiens, ne sera vraiment totalement réalisé qu’après la montée à la Salle du Trône où les Animaux et les Anciens, harpe à la main, chanteront à l’Agneau : « Tu as fait de nous un royaume … » (Apocalypse 5 :10). Cela correspond très exactement aux propos merveilleux et extraordinaires relatifs au surpassement de Paul que nous avons essayés d’expliquer dans les paragraphes précédents.

 

b) La parabole : une parallèle

La parabole est une histoire imagée, un outil pédagogique avec une « pointe » devant faire passer au mieux au moins un message mais toujours encore un message « codé » c’est-à-dire un mystère ayant toujours encore besoin au final de révélation et de dévoilement.

Parabole vient du verbe paraballo. Para signifie à côté, auprès, le long (cf. parallèle), au bord avec une valeur sémantique comparative. Ballo signifie jeter, lancer, poser, placer, mettre.

Une parabole (parabolè) est une juxtaposition, une parallèle, une comparaison, un exemple par lequel on illustre une réalité parallèle. Elle est une image fictive d’une réalité que l’on aimerait transmettre mais elle n’est jamais cette réalité. Autrement dit la parabole n’est ni la réalité, ni la vérité en elle-même mais est placée en tant que réalité fictive en parallèle avec la réalité et la vérité fondamentales !

Comme nous le savons en géométrie, les parallèles ne se rejoignent jamais. Passer de l’une à l’autre c’est-à-dire passer de la parabole-mystère au Royaume de Dieu – Révélation est impossible puisqu’il s’agit de parallèles. Il n’est pas possible de passer de l’une à l’autre ou même de dépasser la parabole pour rejoindre le Royaume de Dieu – Révélation. Il faut surpasser, nous dirions outrepasser la ligne représentant la parabole pour se retrouver sur l’autre ligne parallèle, « toute autre », c’est à dire dans l’ailleurs et l’au-delà du Royaume de Dieu – Révélation.

 

c) L’exemple d’Abraham

En Hébreux 11:17-19, nous lisons : « Par la foi, Abraham mis à l’épreuve, a offert Isaac ; il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et qu’on lui avait dit : c’est par Isaac qu’une descendance te sera assurée. Même un mort, se disait-il, Dieu est capable de le ressusciter ; c’est pourquoi il le recouvra en parabole (parabolè) »

Ce texte difficile s’éclaire par ce que nous avons expliqué plus haut. Abraham en était au niveau de la foi, de la promesse, de la Parole comme nous aujourd’hui. C’est très exactement le niveau de la parabole en parallèle avec la réalité miraculeuse de la descendance donc de la vie d’Isaac fut-ce par sa résurrection !

Le sacrifice est mis en parallèle avec la résurrection humainement impossible. Là encore nous sommes en présence de deux parallèles qui ne se rejoignent jamais : une fois que quelqu’un est mort, il est bien mort. La résurrection est hors de portée parce qu’elle est justement en parallèle, sans jonction possible, avec la mort et les réalités espace-matière-temps en général d’ici-bas.

Toutefois Abraham a surpassé, outrepassé par la foi la mort éventuelle d’Isaac qu’il a mise en parallèle, en parabole avec sa résurrection physique par Dieu pour se situer, être dans la réalité de la descendance promise par la résurrection ! C’est ce qui lui fut « imputé à justice » (Romains 4:3).

De même aujourd’hui nous en sommes au niveau de la promesse, de la Parole c’est-à-dire au niveau de la parabole encore bien mystérieuse à bien des égards, en parallèle avec la Révélation ou Apocalypse décrivant la montée, les réalités et caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs. Comme Abraham nous sommes appelés, par la foi pour commencer, à surpasser la parabole liée aux réalités de l’espace-matière-temps pleines de mystères pour être dans la Révélation. Cela nous sera « imputé à justice » comme pour Abraham.

 

d) L’exemple du culte du tabernacle : des rites charnels à la réformation

En Hébreux 9:7-11, nous lisons : « Mais dans la seconde (Saint des saints) une seule fois par an seul entre le Grand Prêtre et encore, ce n’est pas sans offrir du sang pour ses manquements et pour ceux du peuple. La Sainte Esprie a voulu montrer ainsi que le chemin du sanctuaire n’est pas encore ouvert tant que subsiste la première tente. C’est là une parabole (parabolè : symbole selon certaines traductions) pour le temps présent : des offrandes et des sacrifices y sont offerts, incapables de rendre parfait (teleiosaï, verbe teleioo : rendre parfait, mener à l’accomplissement, accomplir, achever, atteindre la perfection, compléter), en sa conscience, celui qui rend le culte. Fondés sur des aliments, des boissons et des ablutions diverses, ce ne sont que rites charnels, imposés jusqu’au temps (kairos : temps, ère, période) de la réformation (diorthoma : réforme, réformation, « reformation » remise droit, restauration, réparation). Mais Christ est survenu (paragénoménos : est venu sur, devenu sur) Grand Prêtre des biens (agaton : bonnes choses) à venir par une tente plus grande et parfaite pas faite des mains c’est-à-dire non de cette création… »

Là le culte juif du Tabernacle est clairement nommé parabole qui n’est absolument pas en mesure de mener à la perfection. Ce ne sont que des rites charnels. Là encore, au niveau de la parabole nous restons dans l’imparfait, l’inefficace, l’inachevé, l’inaccompli, le symbolique et l’incapacité.

C’est pourquoi ces rites charnels ne pouvaient ouvrir le chemin du sanctuaire. Ils étaient en parallèle telle la parabole, tel le mystère, tel le symbole.

Il se trouve que les rites charnels basés notamment sur des ablutions telle l’eau du baptême et sur les aliments et boissons tels le pain et le vin de la Ste Cène restent aussi au niveau du symbole, de la parabole. C’est pourquoi ils purent faire l’objet de disputes, de divisions, de guerres, d’utilisations magiques extrêmement graves durant l’histoire de l’Eglise. C’est à vrai dire logique puisqu’exposées aux attaques du Prince de ce monde parce que rites tout aussi charnels et d’ailleurs souvent appelés « mystères de la foi » dans la liturgie. Ils faisaient partie d’un processus pédagogique ordonné par Jésus mais ne devaient aller que jusqu’au début de l’Apocalypse, processus devant une fois de plus être surpassé !

Il y aura un temps, une ère, une dispensation (cf. kairos Hébreux 9:10v.) de réformation. Qu’est-ce que la réformation ? Ce n’est pas le retour à Bible comme le préconisaient les réformateurs du 16ème siècle, ni le retour à l’Eglise primitive comme le préconisent certaines églises charismatiques, bien que ce soit très louable, indispensable et dans la bonne direction, mais c’est le retour réel et effectif esprie, âme et corps au Paradis sans mourir par la montée !!! C’est réellement être baptisé dans le Feu et la Gloire et réellement manger le Corps et le Sang Glorieux de Feu de Jésus en vue de la métamorphose de notre corps suivie de la montée ! C’est clairement revenir à la position d’Immortalité et de Gloire d’Adam et d’Eve avant la chute ! Là encore, nous sommes dans le processus de surpassement se concrétisant par la métamorphose du corps et la montée qui n’est possible qu’EN Christ !

Voilà la raison pour laquelle, Christ est survenu, est venu sur ou est devenu sur, c’est à dire en parallèle, non en continuité du Grand Prêtre de la première tente mais « ailleurs, au-delà » dans la tente céleste parfaite non faite de mains d’homme, ne faisant pas partie de cette création où Il a répandu en tant qu’Agneau immolé son Sang une fois pour toutes devant le Père YHWH ELoHiM (cf. Apocalypse 5 :6). D’après ce texte Il est allé réellement au Sanctuaire céleste, la Salle du Trône, le Royaume de Dieu pour y remplir son office efficace de Grand Prêtre parfait agréé par le Père, s’offrant Lui-même en tant que victime expiatoire ! S’Il y est allé, ce n’est pas pour nous laisser en plan derrière mais bien pour nous ouvrir le chemin, mieux, pour être le Chemin. Quand ? C’est la bonne question. Il paraît qu’Il a dit qu’Il était le Chemin (Jean 14:6) il y a environ 2000 ans, donc cela devait être déjà pour il y a bien longtemps… Pour résumer la situation : il est donc clairement anormal que nous nous trouvions encore soumis à l’espace-matière-temps avec un corps de mort, exposés aux attaques en tous genres de l’Ennemi. Cela fait bien longtemps que le processus apocalyptique aurait dû commencer à savoir au moment de la diffusion du texte de l’Apocalypse auprès des sept églises par l’Apôtre Jean !

 

4. Jésus-Christ englobe le tout

« …nous ayant montré (gnoridzo : montrer, révéler) le mystère de sa volonté selon son bon plaisir (eudokia : bon plaisir, bienveillance, faveur, bonne volonté, souhait, choix) qu’il a mis en avant en lui pour la dispensation (oikonomia) de la plénitude (plèroma) des temps (kairon) unifier (anakephalaioo : récapituler, résumer, réunir, unifier, ramener à la tête ; cf. céphalée) le tout dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre, en lui en qui nous avons été choisis, destinés à l’avance (prooridzo : destiner à l’avance, prédestiner, établir) selon le projet du tout, mettant en œuvre selon le dessein de sa volonté à être à la louange de sa gloire ceux ayant espéré à l’avance dans le Christ en qui vous avez entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut auquel vous avez cru, vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la promesse, le Saint, qui est les arrhes (arabon : arrhes, acompte, argent de poche) de notre héritage (klèronomia : héritage, droit à la part réservée aux descendants) en vue de la possession (péripoièsis : possession, propriété, bien acquis) de la rédemption (apolutrosis : rachat, délivrance, libération, versement de la rançon, de la caution) pour la louange de sa gloire. » (Ephésiens 1:9-14 ; trad. litt).

 

a) Le mystère de Sa volonté

Dieu révèle, montre ce que cache le mystère par rapport à Sa volonté dans un élan de bonté, de bienveillance et de plaisir. Révéler, montrer, faire progresser est un plaisir pour Dieu et montre Sa bonté. Il aime et veut faire des faveurs. Sa volonté n’est pas de maintenir Ses enfants dans le mystère et l’ignorance et par là dans l’oppression mais de les éclairer pour leur faire découvrir Sa volonté. Il est tellement content quand l’indifférence fait place à la soif de l’intérêt à ce qu’Il souhaite, à Ses choix, Son plan, comme un vrai Père vis-à-vis de Ses enfants. Il veut établir un dialogue constructif avec nous. Il a mis tout cela en avant EN Jésus.

Quelle est Sa volonté ?

b) La dispensation de la plénitude des temps avec la réunification du tout EN Christ, fin des parallèles

La plénitude, le « plèroma » des temps, des « kairon », des moments cruciaux est leur fin, tout au moins le commencement de leur fin vers l’éternité. Ce commencement de la fin est justement le déroulement décrit dans le texte de l’Apocalypse.

La dispensation parmi les dispensations, le moment crucial parmi les moments cruciaux est la réunification du tout EN Christ. La volonté et le projet divins sont de revenir à la création parfaite du début où les cieux et la terre étaient sans tohubohu conséquence de la chute de Lucifer et sans l’état intermédiaire de rupture actuel de la création conséquence de la chute de l’homme.

C’est le projet du tout, du plérome, de la plénitude englobant le tout. Ce n’est possible qu’EN Christ parce qu’Il a pleinement satisfait à l’exigence de perfection et de justice du Père permettant de tout restaurer, métamorphoser, transfigurer, transformer, c’est-à-dire de tout réunir EN Lui. Il n’y aura plus de parallèles puisqu’il n’y aura plus de ligne temporelle. Ce sera l’éternité, l’au-delà avec la réunification finale EN Christ du nouveau ciel et de la nouvelle terre (Apocalypse 21 :1ss) précédée du déroulement décrit dans l’Apocalypse.

c) La dispensation du surpassement des arrhes de l’héritage pour la possession de l’héritage ou de la rédemption totale, fin des parallèles

Le don de l’Esprie Sainte et l’immersion en Elle, suivi des dons spirituels, des ministères, de l’Eglise charismatique sont l’acompte, les arrhes de notre héritage.

Cet acompte, ne pouvant être versé qu’à la mort de l’ascendant, est la garantie de la réception effective très prochaine en principe de l’héritage qui fait de nous des héritiers. Effectivement Jésus est mort pour que nous puissions recevoir non seulement ces arrhes certes, mais aussi et surtout la rédemption, c’est-à-dire l’ensemble du « magot », si vous me permettez l’expression.

En plus, pour être un héritier, il faut impérativement être vivant et non mort sinon on ne peut pas hériter.

Aujourd’hui on enseigne que pour hériter de la rédemption totale et définitive, il faut d’abord passer par la mort, fut-ce la première ! C’est tout de même bizarre ! C’est en tous cas une des raisons majeures pour lesquelles on ne bénéficie que de l’argent de poche (arrhes) surtout réservé aux « gamins » et non pas aux adultes parce qu’on a aucune envie de mourir ou de se « dépouiller » … ! En même temps on a envie de l’héritage, de la rédemption c’est-à-dire monter, revêtir notre domicile céleste afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie car rester dans notre corps de chair nous fait gémir surtout quand on vieillit mal !

« Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste » (2 Corinthiens 5:2).

« Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. » (2 Corinthiens 5:4).

La mort de Jésus nous permet d’hériter de la rédemption globale, de la posséder, d’en être le propriétaire dès maintenant. Il se trouve aussi que dès que l’ascendant est mort, la totalité de l’héritage est obligatoirement transmissible. Donc le montant du rachat versé qui est notre héritage surpasse la chair imprégnant notre corps et l’emprise de l’espace-matière-temps et permet ainsi la délivrance et la libération totales.

Depuis pas mal d’années, on a l’acompte, c’est-à-dire tout ce que peut nous offrir l’Esprie Sainte dans l’Eglise charismatique. Mais quand Jésus Glorifié est revenu vers Jean et pour les Siens, Il a ardemment voulu dans Son amour mettre fin aux gémissements et aux souffrances dus au séjour dans la « tente » terrestre. Il voulait que l’Eglise prenne l’ensemble de l’héritage à savoir la rédemption totale. Il voulait que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Voilà le mystère de Sa volonté dévoilé, révélé ! Mais il n’y eu pas de repentance ni d’écoute…

Cette rédemption est globale c’est-à-dire « pour (eis : pour, en vue de) la louange de Sa gloire » qui ne peut se faire réellement que dans la Salle du Trône car pour vraiment louer la gloire, il faut être réellement devant et dedans. Elle était pourtant juridiquement déjà accessible à l’époque puisque Jésus avait d’ores et déjà payé par Sa mort et l’héritage était d’ores et déjà totalement disponible.

Aujourd’hui, cette rédemption est bien entendu pour nous maintenant à savoir monter sans mourir à la Salle du Trône, hériter de la rédemption globale, c’est-à-dire expérimenter la révélation du mystère de la volonté de Dieu !

Tous, nous sommes, choisis, prévus, prédestinés à la possession de l’héritage de la rédemption pour la louange de Sa gloire : mais il faut accepter l’héritage. Il est possible de refuser l’héritage comme ce fut le cas à l’époque de Jean. Acceptons le choix issue de la prédestination de l’offre de Dieu !

Avec cet héritage de la rédemption pour la louange de Sa gloire perçu dès maintenant, marque de l’Eglise des Vainqueurs, le processus vers la plénitude des temps, la réunification glorifiante EN Jésus du tout, ce qui est sur la terre et dans les cieux, pourrait pleinement s’enclencher à partir de la Salle du Trône ! Ce serait la fin des parallèles dans l’engloutissement de ce qui est mortel par la vie, autre manière d’exprimer le surpassement dont nous avons parlé plus haut.

 

Conclusion

Du Mystère à la Révélation par le surpassement, la Gloire, la plénitude de Dieu, la rédemption pour la louange de la Gloire, l’engloutissement du mortel par la vie, la métamorphose, la montée, l’héritage, la réunification EN Christ, bref être, c’est la dispensation pour aujourd’hui comme elle le fut dès le 1er siècle de notre ère ! Il s’agit de la véritable Réformation où l’on « re-formé », transfiguré en vue de revenir au Paradis, c’est-à-dire totalement récupérer ce qui fut perdu lors de la chute.

L’Évangile ne peut être une Bonne Nouvelle que si la justification par la foi en Jésus-Christ au niveau du cœur se concrétise dans le surpassement effectif nous transférant réellement esprie, âme et corps métamorphosé de l’espace-matière-temps à la Salle du Trône, de la parabole à la réalité céleste, du symbole au Feu et à la Lumière du Baptême et de la Cène de Gloire, du Mystère à la Révélation, bref, l’Apocalypse !

En Lui, Martin BUSCH

101. Les deux écueils

INTRODUCTION

 

Quand un bateau heurte un rocher à fleur d’eau, un écueil, cela peut signifier la perdition corps et biens. L’écueil plus généralement est un obstacle dangereux, une difficulté qui met en péril.

Deux écueils majeurs doivent impérativement être évités tant pour Israël que pour l’Eglise. Il s’agit du veau d’or et de l’incrédulité des explorateurs face à la conquête du Pays promis. Josué et Caleb furent les heureuses exceptions.

Nous verrons que l’écueil du veau d’or consiste à vouloir entrer dans le Pays promis où coulent le lait et le miel sans la Torah et l’écueil de l’incrédulité des explorateurs à vouloir mettre plus ou moins la Torah en pratique dans le désert mais sans s’installer sur la Terre promise.

Des parallèles plus qu’évidents pourront être tracées pour l’Eglise.

 

1. Premier écueil : les exemples d’Israël se fabriquant le veau d’or, de Babel et de Jéroboam

 

« Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’assembla autour d’Aaron, et lui dit : Allons ! fais-nous un dieu qui marche devant nous, car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. » (Exode 32:1 ; cf. aussi v.23). 

Dans l’écrit intitulé « Le veau d’or », nous avons essayé de décrire tout ce que représentait cette forme d’idolâtrie.

Ici nous aimerions insister sur le fait que cette idole devait « marcher devant » le Peuple pour le mener à bon port à savoir le Pays promis mais sans la Torah. 

Comme l’intermédiaire Moïse entre le Peuple et Dieu était quasiment considéré comme mort, il fallait un autre intermédiaire visible à savoir la statue du veau d’or impudemment nommée YHWH ELoHiM (Exode 32:4-5), mais au final un dieu/idole comme les autres, comble de l’idolâtrie !

Le veau d’or avait soi-disant fait sortir le Peuple Hébreu d’Égypte (Exode 32:4) et devait par conséquent « marcher en tête » pour permettre d’emprunter le chemin de l’abondance vers le Pays promis par la fête païenne dans la débauche, l’idolâtrie et la superstition comme c’était le cas pour les autres nations.

Mais davantage encore, il devait être la démonstration que le Peuple Hébreu était un peuple comme tous les autres peuples et non pas un Peuple mis à part, saint, choisi par YHWH ELoHiM. 

Les partisans du veau d’or voulaient être comme tout le monde avec une religion, des superstitions, une économie, une morale, une politique et aussi une terre aux frontières reconnues comme pour les autres nations environnantes. Ils voulaient aborder les réalités de la vie quotidienne comme tout le monde dans leur terre. L’adaptation au monde pour en tirer un maximum de profit était leur fil conducteur, alors qu’ils auraient dû s’adapter à YHWH ELoHiM et Ses commandements !

L’absence de Moïse, parce que serviteur du vrai Dieu aux exigences de foi, de confiance, de sainteté et de sanctification par la Torah, de culte spécifique, d’obéissance à des ordres inhabituels par rapport à la normalité ambiante, permettait à ce moment-là, le souffle d’une fausse brise de liberté. Il y avait là largement prétexte à mettre au rebut l’enquiquineur professionnel, son Dieu y compris ! Et comme dit, le veau d’or, une idole à leur convenance, devait soi-disant les mener à bon port au Pays d’abondance où coulent le lait et le miel !

 

Le même schéma se retrouve bien plus tôt pour les hommes ayant construit la tour de Babel, mais là le Pays à atteindre par l’idolâtrie et les superstitions était les lieux célestes, le Paradis perdu pour tenter sous l’égide du Chérubin déchu d’en dégager YHWH ELoHiM !

 

Bien plus tard au Pays promis, Jéroboam, le premier roi du Royaume du Nord, Israël, adorait deux veaux d’or et nous retrouvons exactement le même état d’esprie chaque fois qu’un roi soit d’Israël, soit de Juda « faisait ce qui est mal aux yeux de YHWH ».

Ils voulaient être des rois comme tous les autres rois des environs avec un peuple comme tous les autres peuples dans leurs territoires respectifs voisins et des dieux ressemblant à toutes les autres idoles des pays environnants. Le résultat, malgré tous les avertissements des prophètes, fut la perte du Pays promis par les exils.

L’Israël actuel, à nouveau partiellement dans le Pays promis, devra à terme retrouver la Torah, le Temple, les prophètes et aussi la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ pour éviter ce premier écueil du veau d’or. En effet, une bonne économie, une bonne armée, une politique démocratique laïque modérée comme tous les peuples occidentaux s’avèreront à terme malgré tout insuffisantes pour éviter l’écueil du veau d’or. Le seul moyen d’éviter cette idole avec tout ce qu’elle représente est de se tourner vers la Bible, vers YHWH ELoHiM révélé EN Jésus le Messie tout en gardant l’identité de Peuple juif élu, mis à part sur sa Terre promise avec ses missions spécifiques !

 

2. Premier écueil : l’exemple de l’Eglise catholique romaine

 

L’Eglise catholique romaine à l’origine de l’Occident suite aux Nabatéens-Edomites (cf. Civilisation exceptionnelle de Petra) descendants d’Esaü, à leurs héritiers Grecs et Romains, a « dominé la terre » principalement au Moyen-Age. Nous savons que le veau d’or dont la domination papale sur les souverains temporels, la vente des indulgences au 16ème siècle pour construire St Pierre de Rome etc…, dominait le monde. La mariologie, le culte des saints, le sacrifice de la messe par les « prêtres » calqués sur les cultes sacrificiels du polythéisme païen, ne furent que quelques éléments pour maintenir les peuples sous un joug politico-religieux aux couleurs du veau d’or. Il suffit de voir les mobiliers, les autels, les statues dorés de certaines églises. Ce fut aussi l’époque où la Bible fut interdite au commun des mortels parce que la Tradition non biblique de l’Eglise romaine primait sur elle. Gare aux récalcitrants qui n’étaient pas dans la ligne papale car les massacres et les bûchers foisonnaient !

L’Eglise romaine dominait quasiment la terre « connue » mais sans la Torah, les prophètes et la Nouvelle Alliance.

Elle prônait une religion semblable au paganisme comme tous les autres peuples à travers le monde dans le but de s’y adapter. Il s’agit là très exactement du culte du veau d’or aussi malheureusement appelé YHWH ELoHiM comme Israël l’a nommé ou encore Père, Fils et Saint Esprit. Mais à cause de ce culte idolâtre, elle fut progressivement marginalisée, ce qui correspond aux exils pour Israël. L’Eglise catholique romaine perdit en effet peu à peu le pouvoir sur ses terres comme Israël perdit le sien sur sa terre à plusieurs reprises.

En effet, on ne peut se passer de la Bible et de YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie, pour accéder ou rester dans la Terre Promise sous peine de pratiquer le culte du veau d’or.

 

3. Deuxième écueil : l’exemple d’Israël refusant la conquête

 

Le Peuple Hébreu après le retour inattendu de Moïse du Sinaï, la punition divine par l’extermination des partisans du culte du veau d’or, l’application de la Torah avec les miracles divins divers malgré les murmures et les révoltes, arrive au Jourdain pour passer à la conquête du Pays promis, Canaan. Douze explorateurs sont envoyés dans la Terre promise. A leur retour le rapport négatif de dix d’entre eux détruisirent la foi et la confiance du Peuple en YHWH ELoHiM en vue de passer à la conquête.    

Ils avaient la Torah, le Tabernacle, le visage brillant de Moïse, la conduite divine de la colonne de Feu la nuit et celle de la Nuée le jour, les miracles alimentaires des cailles et de la manne, les jaillissements miraculeux de l’eau du rocher, les vêtements qui ne s’usèrent pas, les victoires miraculeuses militaires etc… mais dans le désert en nomades !

Cela ressemble à une « belle église charismatique » pérégrinant dans le désert de l’espace-matière-temps avec sa Bible sous le bras et vivant quelquefois de merveilleux miracles.

Ils avaient leur Torah et Moïse et essayaient tant bien que mal de se discipliner par rapport aux préceptes divins. Mais il leur manquait juste le Pays promis prévu pour eux par YHWH Elohim pour s’épanouir pleinement dans un environnement protégé et favorable.

Ce Pays était non seulement promis mais était un espace, mis à part, réservé à YHWH ELoHiM, seul endroit où Il pourrait être pleinement adoré, honoré, servi par Son Peuple et où Il pourrait aussi pleinement le bénir dans tous les domaines de la vie et bien entendu à terme par la manifestation glorieuse et puissante du Messie – Roi.

Ce refus de conquête fut sanctionné par la mort dans le désert durant 40 longues années de pérégrinations de cette génération du refus, exceptés Josué et Caleb. Ils avaient la Torah et Moïse mais n’avaient pas la Terre promise.

  

4. Deuxième écueil : l’exemple de l’Eglise

 

L’Eglise primitive fut, comme le Peuple d’Israël après le veau d’or dans le désert, une belle église charismatique dans le désert de l’espace-matière-temps. Elle avait la Torah, certains écrits du Nouveau Testament, les ministères et les miracles mais pas la Terre promise c’est-à-dire la Salle du Trône. Après quelques années, de par le ministère de l’Apôtre Jean, elle arrive au « bord du Jourdain pour le passer et monter au Pays promis pour le conquérir ». Elle fut en fait confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié qui les y a précédés. L’Apôtre Jean eu la grâce de pouvoir largement « explorer » le Pays promis pour qu’il puisse témoigner et exhorter les sept églises (= Eglise dans sa globalité et sa diversité) à son tour pour qu’elles y montent, comme Josué et Caleb le firent pour Israël. Il fallait ensuite procéder à la conquête des « espaces-réalités » perdus lors de la chute à savoir le 2ème ciel, devenu l’enfer dirigé par le Dragon et la terre et/ou espace-matière-temps dirigé par le même Dragon, le Prince de ce monde.

L’Eglise, incrédule exactement comme le Peuple d’Israël, refusa de monter en vue de cette conquête. Ce furent alors environ 2000 années jusqu’à présent de pérégrinations dans le désert espace-matière-temps.

Durant cette période, comme décrit plus haut, elle s’est largement adonnée au culte du veau d’or en se passant de Bible pensant arriver tout au moins à conquérir la terre par cette idolâtrie et « se faire, moyennant finances, éventuellement une petite place au ciel après la mort devenue inéluctable ».

Puis, suite à la Réformation, une partie de l’Eglise récupéra progressivement la lecture, l’étude et la mise en pratique de la Bible pour redevenir au 20ème siècle une église charismatique semblable à l’Eglise Primitive. Comme il y a presque 2000 ans, elle est à nouveau confrontée à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié pour la montée au Pays promis en vue de la conquête.

« Bible en main », particulièrement l’Apocalypse, elle est à nouveau exhortée à « passer miraculeusement le Jourdain », c’est-à-dire à se laisser métamorphoser puis monter au Pays, monter dans les lieux célestes à la Salle du Trône, esprie, âme et corps et commencer ensuite la conquête.

Aujourd’hui elle doit continuer à garder la « Bible en main » comme le Peuple d’Israël dans le désert pourvu de la Torah et du ministère de Moïse mais elle doit aussi passer à la conquête à partir de la Salle du Trône, le Tabernacle – Temple céleste d’où Dieu dirige les opérations en direct !

En plus l’exemple actuel d’Israël qui retrouve partiellement sa Terre promise et retrouvera à terme le Temple, aussi après 2000 ans, doit devenir une exhortation et un encouragement supplémentaires pour suivre cette voie et éviter le deuxième écueil mortel qui consisterait à avoir la Bible et les ministères certes, mais pas la Terre promise, ou la Salle du Trône, seul « endroit » à partir de laquelle la conquête du 2ème ciel et de la terre est enfin possible !

 

5. Quand l’Eglise charismatique actuelle heurte les deux écueils

 

Aussi longtemps que l’Eglise charismatique restera dans le désert – espace-matière-temps, soit elle heurtera l’écueil du veau d’or, soit celui de l’incrédulité ou les deux.

Certaines méga-églises charismatiques, qui confondent ministères et managers, bénédictions et business, puissance de la Sainte Esprie qui se manifeste surtout au début de l’œuvre et pouvoir terrestre médiatique, financier voire politique, ont d’ores et déjà succombé à la tentation en heurtant l’écueil du veau d’or et en pensant par-là conquérir des « terres promises » pour Dieu. Dans un triomphalisme ambiant soi-disant spirituel, le texte biblique finit souvent par y être très relativisé à commencer aux niveaux de l’argent et de l’adultère. En effet, être une star charismatique génère beaucoup de « faux frais » et expose à certaines pressions et avances de personnes du sexe opposé ou alors permet de « conclure » plus facilement vu l’aura du ministère … Le mauvais exemple finit malheureusement toujours par faire des « petits » au sein du peuple. L’adaptation au monde est ici flagrante : on fait, agit et vit comme tout le monde davantage pour paraître que pour être. L’image très visible, le succès, la réputation et l’abondance sont la preuve de la bénédiction divine.  

D’autres églises tout aussi charismatiques, Bible en main mais sans « Pays promis sur terre » comme ces méga-églises, considèrent la persécution, la souffrance, la maladie, la misère du désert comme inévitables pour le « petit reste » qu’elles croient représenter. Elles croient, espèrent et expérimentent des miracles de guérison, de délivrance ici ou là. En même temps, en cas d’absence de miracles, elles tentent de s’en consoler en donnant leur explication par une « acceptation-glorification » de la maladie, de la souffrance et du martyre qui peut alors se transformer en certificat de « sainteté » et de religiosité intenses considéré comme étant de la proximité avec Dieu. Mais en même temps ou alternativement se développe un « bureau de plaintes-murmures » humainement compréhensible face à des souffrances réelles et terribles, comme ce fut le cas du Peuple d’Israël au désert.

Bref, ce type d’église charismatique a succombé à l’incrédulité des dix explorateurs par leur refus de conquête. Dégager les « géants » (Nombres 13:33), en tant que « petit reste », occupant le Pays promis au niveau du 2ème ciel censés s’opposer à elles, relève de l’irraisonnable et de l’impossible ! On finit par y glorifier l’Ennemi en ne cessant de parler des problèmes de l’Eglise, moraux, familiaux, de maladies, de médicaments, des problèmes du « monde loin de Dieu » qui ne cessent de s’amplifier etc… au lieu de parler de métamorphose et de conquête, véritables solutions aux problèmes ! Si on n’avait plus ces sujets de conversation de quoi parlerait-on ? On se le demande !

Bref, ces églises se sont heurtées à l’écueil de l’incrédulité face à la montée et la conquête : une impossibilité toute humaine et très compréhensible de ce point de vue mais tellement mortifère.

 

6. Arrêter de naviguer pour aller s’asseoir sur le Trône avec Jésus

 

Souvent l’imagerie populaire représente l’Eglise comme un bateau voguant toutes voiles dehors, quelquefois affrontant la tempête. C’est probablement en référence à l’histoire de la tempête apaisée.

Au moment de la tempête apaisée, le Seigneur Jésus était esprie, âme et corps dans la barque avec Ses disciples. Il était dans l’ère ou la dispensation  Il avait rejoint l’humanité pour la sauver par Sa mort expiatoire sur la croix. Mais entre-temps Il est ressuscité, monté au ciel et Il est revenu pour les Siens pour les exhorter à Le rejoindre esprie, âme et corps là où Il est, à savoir le Trône de gloire (Apocalypse 3:21 cf. aussi explication de Matthieu 28 :20b dans l’écrit « Le Pouvoir » ; la traduction « jusqu’à la fin du monde » est fausse mais doit être traduite par « jusqu’à la fin de l’ère – dispensation qui n’allait que jusqu’à l’Apocalypse).

  Comme Il n’est plus sur le bateau depuis qu’il a institué la nouvelle ère en Apocalypse 1-3, lors de Son retour pour les Siens, il faut évidemment quitter le bateau. Si nous continuons de naviguer sans Jésus dans le bateau, nous risquons de succomber aux tempêtes de la Grande Tribulation, du règne de l’Anti[é]-Christ avec en prime les écueils et particulièrement les deux écueils décrits plus haut. Il n’est plus dans le bateau pour calmer la tempête !!! Certes, et fort heureusement, Il calme encore bien des tempêtes par miséricorde, mais reconnaissons franchement, vu l’état général de l’Eglise et peut-être le nôtre sur probablement bien des points, qu’Il n’est plus dans le bateau !

Arrêter de naviguer, quitter le bateau, pour aller où ? Evidemment là où Il est, et la Sainte Esprie attend que nous Lui donnions clairement le feu vert pour nous y amener !   

En effet, si nous recherchons en priorité absolue la métamorphose en vue de la montée, nous finirons par l’obtenir car cela correspond à la volonté de notre Dieu ! (1Jean 5:14).

 

Conclusion

 

Comprendre l’erreur fondamentale de l’Eglise de ne pas avoir répondu positivement à l’appel de Jésus-Christ Glorifié par l’intermédiaire de l’Apôtre Jean est absolument capital ! Il faut effectivement se dégager d’une fausse doctrine, d’une foi mal orientée et d’un amour envers notre Dieu toujours plus ou moins frustré au fil des années ! C’est le résultat du fait qu’on n’est pas là où Jésus est, tout simplement !

Alors arrêtons d’essayer de naviguer dans notre rafiot bimillénaire qui prend l’eau parce qu’il s’est pris au moins deux écueils et qu’il risque de sombrer corps et biens.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « … quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »  (Luc 8:18). Ce n’est pas peu dire quand à l’optimisme de Jésus et c’est vrai qu’Il ne l’a pas trouvée quand Il est revenu pour les Siens ! Le résultat de la suite ne fut pas très probant, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mais l’opportunité nous est à nouveau donnée d’entrer dans la nouvelle ère instituée par Jésus-Christ Glorifié déjà il y a 2000 ans : « Seigneur je crois, je veux sortir du rafiot bimillénaire, sauves-moi de ce naufrage dans Ta grâce ! »   

En Lui, Martin BUSCH

100. Le voile

INTRODUCTION

 

« Apocalupsis Ièsou Christou » (Apocalypse 1:1) : Dévoilement, découverte, révélation, apparition, manifestation, mise en lumière de Jésus-Christ et/ou de la part de Jésus-Christ.

Il s’agit d’un « titre-introduction » étonnant pour le livre de l’Apocalypse. Jusqu’à présent, Jésus-Christ ne Se serait-Il pas révélé, découvert, dévoilé…jusqu’en 92 environ où ce texte fut rédigé, notamment à l’Apôtre Jean qui était avec Lui dès le début de Son ministère en tant que disciple ?

La transfiguration, la résurrection, les apparitions du Ressuscité aux apôtres, à Paul, aux 500 frères à la fois (1 Corinthiens 15:6), Son Ascension glorieuse ne seraient-elles pas suffisantes par rapport à ce qu’on pourrait appeler « l’apocalupsis » de Jésus-Christ ? Il semblerait que non, d’autant plus que Paul confirme cette réponse en 1 Corinthiens 1:7 : « …de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes du dévoilement (apocalupsis) de notre Seigneur Jésus-Christ. ».

De plus le dévoilement de la personne de Jésus-Christ Glorifié Lui-même implique, porte en elle la révélation, le dévoilement de Son environnement à savoir le ciel, Ses projets pour l’Eglise des Vainqueurs et des événements à venir donc aussi un dévoilement émanant de Sa part ! C’est ce que le texte du livre de l’Apocalypse nous démontre clairement.

Quand ce dévoilement a-t-il eu lieu et/ou aura-t-il lieu ?

Le dévoilement de Jésus-Christ Glorifié, qui est aussi un de ses retours (Cf. écrit : Retour ou retourS de J-C ?), a été accordé à l’Apôtre Jean en 92 environ (Apocalypse 1: 10ss). Mais Il reviendra à nouveau et se dévoilera encore sur terre notamment en Apocalypse 14:1 et 19:11ss, c’est-à-dire dans notre futur.

En général on ne tient compte que d’Apocalypse 19:11ss, le retour en puissance et en gloire évident pour le monde entier, mais force est de constater que ces deux autres retours ou dévoilements de Jésus-Christ Glorifié sur terre sont aussi mentionnés ! En plus d’autres aspects de la révélation – dévoilement de Jésus sur le Trône dans le ciel nous sont donnés dans le livre.

Nous insisterons ici sur la notion de dévoilement, de la suppression du voile. Un petit survol de certains textes bibliques nous aiderons à mieux comprendre ce qu’est le voile et ce qu’il représente. Un voile cache, dissimule, sépare, trompe et un dévoilement au contraire découvre, éclaire, fait apparaître, notamment la Vérité, la Lumière et la Clarté.

 

  1. Sara

 

« Et à Sara il (Abimélec) dit : Voici, j’ai donné mille pièces d’argent à ton frère (Abraham) ; voici [ce sera] pour toi un voile (KeSoUT : voile, couverture) d’yeux (HaNaÏM pluriel de HaYiN : yeux, qualités mentales) pour tous ceux qui sont avec toi et pour tout [cela] tu es réprimandée » (verbe YaKaH : juger, réprimander, réprouver, corriger ; Genèse 20:16).

Nous connaissons tous la « petite » histoire où, par peur de se faire assassiner, Abraham obligea sa femme Sara à se faire passer pour sa sœur devant le roi de Guérar (au Pays des Philistins), Abimélec. Comme elle était très belle ce dernier ne voulut évidemment pas s’en priver et la prit chez lui pour en faire une de ses femmes… D’ailleurs vu le contexte culturel et politique de l’époque, s’il avait su qu’elle était mariée à Abraham, il l’aurait probablement fait tuer pour qu’il puisse la prendre définitivement dans son « harem » … Mais averti de nuit par Dieu de la vérité, il ne la toucha pas, sous peine de mort. Il se sentit évidemment floué par Abraham et par Sara. Mais les conclusions à tirer sont-elles si simples vu que Dieu considérait malgré cela Abraham comme un « prophète » (Genèse 20:7) et le chargea de prier pour lui en vue de la guérison… et vu son attitude problématique ultérieure notamment vis-à-vis d’Isaac ? (Cf. Genèse 26).

Nonobstant, au verset 20 il exprime son ressentiment à l’égard de Sara qui ne l’avait pas prévenu qu’elle était mariée à Abraham. Justement : avait-elle le choix ? Voilà encore une fois la bonne question …. Quoi qu’il en soit, les mille pièces d’argent qu’il remit à Abraham qu’il nomme à dessein le « frère » devaient être une sorte « d’amende de témoignage » contre Sara, de voile d’yeux, de voile aux regards accusateurs par rapport à ses qualités morales et mentales soi-disant douteuses devant tous, ses proches et finalement devant Dieu Lui-même.

Ce voile accusateur ou cette « amende de témoignage accusateur » devait marquer, sceller le fait, démontrer qu’il n’était pas coupable dans cette affaire mais que c’était bien celle qui ne l’avait pas averti ! Il ne voulait surtout pas perdre la face !

Ce « voile d’yeux » devait accuser, réprimander, juger, réprouver, isoler. Il devait au final sceller définitivement la lancinante stérilité de Sara, malédiction qui s’était d’ailleurs reportée sur les femmes de la maison d’Abimélec (Genèse 20:18) !

Même si Sarah et surtout Abraham ne jouaient pas un rôle des plus glorieux, car ils savaient aussi qu’ils risquaient leur vie vu le contexte de l’époque, nous voyons que la notion de voile est ici totalement négative et nous fait d’emblée penser à l’Ennemi, l’Accusateur avec ses habiles manœuvres détournées qui a sûrement inspiré à la base, Abimélec le roi philistin.

Dieu ôta Lui-même ce voile d’yeux accusateurs et d’opprobre. Il justifia Lui-même Sara de par la naissance et l’élection d’Isaac comme fils de la promesse et de par Sa Parole adressée à Abraham : « Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera ; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre » (Genèse 21:12).

Le voile d’accusation et de condamnation fut remplacé par la Parole, la Justification, la Vie et l’accomplissement de la Promesse de la part de YHWH ELoHiM ! 

 

  1. Léa et Rachel

 

« Le mariage juif est célébré sous le dais (une sorte de baldaquin en tissus) nuptial (Houppa). Cela symbolise le nouveau foyer qui est appelé, selon le prophète Malachie, sanctuaire pour l’Éternel. Le déroulement de la cérémonie se passe de la manière suivante : Le rabbin qui officie se trouve sous le dais nuptial, le marié est invité à l’y rejoindre, et il vient accompagné généralement de ses parents. Enfin c’est la mariée qui est invitée. Elle s’arrête quelques mètres avant le dais nuptial et le marié descend lui mettre le voile sur le visage. Ce geste symbolise le fait que le marié vérifie qu’il s’agit bien de sa femme et il la recouvre lui-même pour en être certain et cela relate la tromperie de Laban envers Jacob qui lui donna Léa à la place de Rachel. Ensuite il remonte suivi de sa future épouse » (Source Wikipédia « Le mariage juif traditionnel »).

En Genèse 29, où il est question des mariages de Jacob avec Léa puis avec Rachel, le voile n’est pas cité mais il était sûrement bien présent (Cf. rite du mariage juif traditionnel) car Léa qui fut imposée par tromperie de Laban à Jacob contre le gré de ce dernier, cacha à coup sûr son visage avec un voile avant et lors de la nuit de noces pour qu’il ne puisse pas la reconnaître. Toujours est-il qu’il est écrit que Jacob ne se rendit compte de la supercherie que le lendemain matin, ce qui ne semble que confirmer cette supposition. Là le voile cache, dissimule, trompe jusque dans l’intimité de ce couple. Certes Léa fut beaucoup plus féconde que Rachel mais elle donna naissance à des fils jaloux, menteurs voire meurtriers en puissance alors que Rachel donna naissance à Joseph qui au bout du compte sauva le clan de Jacob d’une mort certaine ! (Cf. Histoire de Joseph vendu par ses frères).

La relation entre Jacob et Rachel était une relation dans la clarté d’un amour véritable ayant engendré le salut de toute la famille où le voile de la dissimulation et de la tromperie était enlevé !  

 

  1. Tamar

 

« Elle (Tamar) quitta ses vêtements de veuve, prit un voile et s’en couvrit et elle s’assit au carrefour des Deux Sources, qui est sur le chemin de Timna, car elle voyait que Chéla avait grandi et qu’elle ne lui avait pas été donnée pour épouse. Juda, l’ayant aperçue, la prit pour une prostituée, car elle avait voilé son visage. » (Genèse 38:14-15).

Au-delà d’une injustice subie par Tamar dans le cadre de la loi du Lévirat non respectée par Juda nous voyons le voile comme moyen de tromperie pour se cacher et aussi pour se faire justice soi-même. Le voile sur le visage était en outre la marque de la prostitution ! (Cf. aussi Ezéchiel 13:20-21 ; Job 24:15 : adultère)

La suite de l’histoire montre que Tamar fit preuve d’une habileté et d’une sagesse sans pareilles. Le « voile » fut enlevé dans le sens qu’elle enleva le voile dissimulateur de prostituée pour revêtir à nouveau ses vêtements de veuve. Mais la vérité éclata au grand jour vu que la vie apparut aux yeux de tous par sa grossesse suspecte en tant que veuve. Juda était, à la lumière de toute la vérité finalement dévoilée, dans ses petits souliers car il était lui-même à l’origine de la grossesse de Tamar qu’il avait pourtant préalablement condamnée à mort… Celle-ci enfanta des jumeaux dont l’un s’appela Perets ancêtre de David et… de Jésus !!!

Le voile ôté permit un retournement de situation dirigé par Dieu : la manifestation de la vérité, de la justice, le maintien en vie de Tamar et sa descendance glorieuse.

 

  1. Le Tabernacle et le Temple

 

« Tu fixeras ce voile (PaRoKeTH vient de PeReK rudesse, cruauté, sévérité, servitude ; verbe PaRaK briser en morceaux) au-dessous des agrafes ; c’est là en dedans du voile que tu feras entrer l’arche du témoignage et le voile séparera ainsi pour vous le Lieu saint d’avec le Saint des saints. » (Exode 26:33). 

« Derrière le second voile (katapetasma : voile, rideau ; cf. cataplasme) se trouvait la partie du tabernacle appelée le Saint des saints » (Hébreux 9:3 ; cf. Exode 26:36-37 où il est question du premier rideau qui gardait l’entrée du Lieu Saint). A la structure du Temple correspond celle du Tabernacle.

Il est très intéressant d’aller aux racines hébraïques du terme traduit par voile ou rideau : les mots et expressions rudesse, cruauté, sévérité, servitude, briser en morceaux ne laissent aucun doute quant à la signification biblique du voile !!! Il s’agit des réalités de la séparation de la présence réelle et glorieuse de YHWH Elohim d’avec les Enfants d’Israël et au-delà d’avec l’ensemble des êtres humains !

Les séparations et les compartimentations dans le Tabernacle comme dans le Temple signifiant les résultats de la chute à savoir l’expulsion du Paradis, démontrent sans conteste le rôle terrifiant du voile ! Une représentation des chérubins barrant l’entrée du Paradis y est d’ailleurs brodée (Exode 36:35).  

L’accessibilité à YHWH ELoHiM est interdite pour le commun des mortels, le Grand Prêtre excepté. Quel déchirement atroce d’ailleurs autant pour YHWH ELoHiM que pour les Enfants d’Israël !

Moïse, imprégné de la Gloire, du Feu et de la Lumière de YHWH Elohim, dut mettre un voile sur son visage : « Moïse, ayant achevé de parler, couvrit son visage d’un voile » (MaCVeH : couverture, voile ; Exode 34:33). 

Le voile du Tabernacle, du Temple et de Moïse séparait la Gloire, la sainte Présence de YHWH ELoHiM du Peuple qui ne la supportait pas.

La séparation d’avec Dieu symbolisée par le voile du Tabernacle et du Temple engendra la réalité de la rude et sévère servitude, le déchirement, le démantèlement dans lesquels se trouvent les êtres humains. Le passage annuel du Grand Prêtre dans le Lieu très Saint à travers ce voile laissait toutefois entrevoir un rayon d’espoir… !     

 

  1. Merveilleuse promesse de YHWH TZaeBaoTH

 

« YHWH TZaeBaoTH (L’Eternel des Armées) prépare à tous les peuples, sur cette montagne un festin de mets succulents, un festin de vins vieux, de mets succulents, pleins de moelle, de vins vieux, clarifiés. Et, sur cette montagne, il anéantit (BaLaH : anéantir, engloutir, avaler) le voile (LoTH : voile, enveloppe) qui voile tous les peuples, la couverture (MaSSeKaH : couverture, image en fonte) qui couvre toutes les nations : il anéantit (BaLaH) la mort pour toujours ; le Seigneur, YHWH, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple ; car YHWH a parlé. » (Esaïe 25:6-8). 

Le voile c’est la Mort qui enveloppe, couvre toutes les nations telle un linceul hermétique indéchirable. Il est aussi en tant que Mort, une image – idole en fonte, d’une lourdeur totalement écrasante pour tous, telle un destin absolu incontournable, inévitable signifiée par le voile-enveloppe ! La Mort inéluctable pour tous est une idole de fonte au pouvoir absolu pour la majorité. Elle est destinée à tous sans exception. On ne peut y échapper, c’est la seule justice soi-disant « équitable » tant pour les riches que pour les pauvres, les petits et les puissants, les connus et les inconnus etc…

Le voile est aussi la tristesse qui fait couler les larmes. Il est l’opprobre c’est à dire la honte, l’abjection, l’avilissement, la réprobation.  

Bref le voile est identifié comme étant la souffrance et la Mort !

YHWH des Armées, c’est-à-dire le Chef de guerre (TZaeBaOTH), anéantit ce voile maudit pour toutes les nations : c’est donc après un combat visant à anéantir le voile !!! En prime merveilleuse, il offre après un festin gastronomique sans pareille, sublime !!!

La Fête est le contraire du voile !!! La promesse prophétique merveilleuse de l’anéantissement du voile est faite, elle est là, elle est écrite ! On passe à la Lumière et à la Joie de la Fête !

 

  1. La chair que Jésus a prise sur Lui est le voile

 

« Ayant donc, frères, l’assurance de l’accès au [Lieu] Saint par le sang de Jésus, [accès] qu’Il a ouvert à nous, voie nouvelle [- récente] et vivante à travers le voile c’est-à-dire (tout estin : ceci est) sa chair » (Hébreux 10:19-20 ; Trad. Litt.).

 

Jésus, en devenant homme comme nous, le corps imprégné de notre chair (Hébreux 2:17) qu’Il a prise sur Lui, est devenu totalement semblable à nous dans une chair semblable à celle du péché, tout en restant parfait, sans péché aucun. « Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché » (Romains 8:3).

 

  C’est en mourant corporellement pour nous en expiation, porteur de notre chair en Son corps, qu’il a condamné, anéanti le péché dans cette chair crucifiée.

Notre chair est allée imprégner le corps glorieux de Jésus au moment de l’incarnation c’est pourquoi notre chair est aussi Sa chair qui est le voile. 

Resté sans commettre de péché, Il a alors pu donner Son corps imprégné de notre chair en sacrifice et par là même a crucifié par substitution notre chair et le péché qui en était à l’origine. Autrement dit, il a anéanti, déchiré le voile de la chair dans le combat terrible de la Passion. Il a réalisé Esaïe 25:6-8 ! Que du bonheur !

C’est pourquoi le voile du Temple s’est déchiré au moment de Sa mort et qu’il y eut des résurrections : « Jésus de nouveau criant d’une voix forte, rendit l’esprie. Et voici le voile du Temple se déchira de haut jusqu’en bas et la terre trembla et les rochers se fendirent et les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps des saints ayant été endormis, se réveillèrent. » (Matthieu 27:50-52 Trad. Litt.).

Plusieurs conséquences logiques et évidentes ne peuvent qu’en découler :

 

  • Notre chair conséquence du péché est crucifiée enJésus. Si notre corps en Jésus est libéré de la chair, c’est-à-dire l’anéantissement du voile, il ne peut que devenir glorieux par ce dévoilement. D’ailleurs le voile disparait en Christ (2 Corinthiens 3:14c). C’est pourquoi nous ne pouvons qu’être transformés, métamorphosés de gloire en gloire par le Seigneur la Pneuma (2 Corinthiens 3 :18).

 

  • L’accès au Trône est par conséquent ouvert,nous sommes même encouragés à nous en approcher avec confiance : « Approchons-nous donc avec assurance (parrèsia : confiance, assurance, ouverture, franchise) du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4:16).

 

  • Le secours dans nos besoins passe par le passage préalable devant le Trône !

Il est fort heureusement vrai que nous avons été maintes fois secourus et exaucés sans être passés devant le Trône. Mais il est tout aussi vrai que cela n’a malheureusement pas toujours été le cas. Nous ne nous retrouvons en effet que dans la réalité espace-matière-temps, une situation ne permettant que l’espérance :

« … nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, (prodromos : précurseur, inaugurateur) ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » (Hébreux 6:18-20).

Pour aller au-delà de l’espérance, il faut impérativement écarter, enlever le voile [de la chair] et monter à la suite du Précurseur Jésus pour justement entrer dans le Saint des saints et pas seulement avec l’âme comme ancre qui y est plantée !  En effet, un précurseur est toujours suivi par ceux qui le suivent, sinon il n’est pas un précurseur, c’est à dire quelqu’un qui ouvre la voie à d’autres en enlevant les obstacles, ici en l’occurrence tout ce qui représente le voile.

Il s’agit en effet d’entrer avec l’esprie, l’âme et le corps dépouillés du voile de la chair dans la Salle du Trône ou Saint des saints. Puis, ouvertement, avec assurance, confiance et franchise, sans voile, nous pouvons approcher par Grâce le Trône en vue d’obtenir le secours à tous les besoins, dont celui de l’immortalité suite à la métamorphose pour la montée !

Si Jésus, corporellement ressuscité (le tombeau était vide !), a inauguré en tant que Précurseur le Saint des Saints par Son être entier, cet endroit inauguré doit donc obligatoirement par la suite être fréquenté par ceux qui répondent à Son appel en ayant ôté le voile de la chair. Ils doivent y pénétrer esprie, âme et corps et pas seulement en tenant au loin à l’extérieur une longue corde ou chaîne d’espérance attachée à l’ancre de l’âme qui serait seule autorisée à entrer. En fait ils ne resteraient malgré cela qu’à l’extérieur !

Un lieu inauguré en bonne et due forme est prêt à recevoir les gens car il est en conformité ! La « plaque d’inauguration » est dévoilée en présence de YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie et de tous ceux qui auront enlevé le voile de la nature intermédiaire (Phusis : nature, culture naturelle = espace-matière-temps ; cf. physique ; 1 Corinthiens 11:14) pour mettre à sa place le revêtement de fête brillant comme le soleil et la couronne ! (Apocalypse 12:1).

 

  1. Le vêtement et la couronne

 

La femme glorieuse d’Apocalypse 12:1 apparaît comme un grand signe dans le ciel ! Elle est révélée à tous, revêtue du soleil, éclatante, couronnée, puissante entrain de donner la vie à une génération encore plus glorieuse, c’est-à-dire « découverte » et non pas « bloquée » ! Elle n’est plus cachée voire enfouie derrière un voile quelconque ! C’est l’Eglise des Vainqueurs, l’Épouse de Christ-Roi, sans tache ni ride, à la mesure de la stature parfaite de son divin Mari, préparée, dévoilée, libérée, parfaite, Reine !

Son vêtement de gloire céleste de Feu et de Lumière témoigne de sa métamorphose de gloire en gloire, de son immortalité et de l’anéantissement du voile et de tout ce qu’il représente.

Sa couronne témoigne de sa capacité à régner donc celle de dégager préalablement l’Ennemi des zones qu’il occupe. C’est pourquoi elle a la lune, symbole du mal, sous ses pieds. Le voile ne la handicape plus dans ses mouvements, ses perceptions et ses sens ! Les asservissements du voile ont disparu ! Le Roi aime une Reine parfaite, libérée, belle, responsable, capable de vraiment L’aimer, qui a la connaissance pour exercer parfaitement avec Lui le règne et le pouvoir ! Il veut pouvoir la montrer à tous, être fier d’elle sans honte, retenue et sans réserve aucune ! Il veut pouvoir la présenter d’abord à Son Père et à tous dans les lieux célestes comme sur la terre !

Tout cela est le résultat de la grâce mais si grâce totale il y a, le voile misérabiliste même à couleur évangélique et le voile de la médiocrité endémique pour soi-disant surtout rester sous couvert de l’humilité et ne pas tomber dans l’orgueil, ne peuvent plus être valables ! L’humilité vraie réside dans l’anéantissement du voile de l’orgueilleux repli sur soi (Cf. Fils aîné de la parabole du fils prodigue) et d’accepter la grâce de toute cette gloire suprême imméritée mais absolument nécessaire et indispensable car en premier lieu prévue et voulue très ardemment par le Roi !

 

Conclusion

 

Le Précurseur a inauguré la Salle du Trône et le voile avec tout ce qu’il représente a été anéanti. Un festin gastronomique inégalé nous y attend, organisé par le Père pour fêter les noces de Son Fils Jésus-Christ et de l’Eglise des Vainqueurs. L’invitation est lancée ! A la place du voile noir, il suffit simplement de revêtir le vêtement blanc éclatant de Feu et de Lumière ! (Matthieu 22:12-13). A bientôt, là-haut !

En Lui, Martin BUSCH