56. Joseph

INTRODUCTION

L’histoire de Joseph dans la Genèse est très connue. Elle se termine super bien après bien des vicissitudes terribles subies par le fils préféré de Jacob et de Rachel.

Cette histoire pourrait bien illustrer la problématique de l’Eglise des Vainqueurs.

Nous suivrons l’histoire de Joseph et certains de ses prédécesseurs pour la mettre en parallèle avec l’histoire de l’église sous certains aspects choisis et nous pourrons constater des similitudes saisissantes !

 

 

  1. Le premier amour

Isaac recherchait l’Eternel : il méditait (Genèse 24: 63). Le mariage d’Isaac avec Rebecca fut un mariage d’amour (Genèse 24:64-67) et aussi voulu par Dieu (Genèse 24:1-61). L’Éternel apparut à Isaac et le bénit notamment à cause de l’obéissance et la foi d’Abraham son père qui aimait Sarah sa femme (Genèse 26:2-5). Isaac vécut dans l’abondance (Genèse 26:13) et il était un homme de paix (Genèse 26:12-33).

On pourrait faire le parallèle avec la période relativement idéale de l’Eglise primitive (Actes 2:1 à 3 :26) une église pleine d’amour et de partage marchant sous la conduite de la Sainte Esprie. Jésus Glorifié reproche dans sa lettre à l’église d’Éphèse représentant aussi l’église primitive la perte « du premier amour » (Apocalypse 2:4). Nous pouvons mettre l’église « primitive » en parallèle avec les « patriarches » (Pères premiers, cf. prémices, primeur) : Abraham, Isaac et Jacob.

 

 

  1. Problèmes de partage

Isaac eut un problème de puits et aussi d’espace et de terre avec les Philistins envieux comme Abraham avec Lot (Genèse 13:7). Mais cela se termina bien car Isaac s’était éloigné et offrit même un repas de fête et de réconciliation qu’il partagea avec Abimélec roi des Philistins (même racine que « Palestiniens ») et ses responsables les plus proches (Genèse 26:14-33). Esaü et Jacob, les fils d’Isaac et de Rébecca, eurent aussi petit un problème « commercial » relatif au droit d’aînesse lié à la bénédiction comprenant notamment des privilèges matériels dans le clan. Bref, il y eut des problèmes de partage.

On pourrait faire le parallèle avec Ananias et Saphira (Actes 5:1-10) et le problème de partage entre les chrétiens d’origine hellénique et ceux d’origine hébraïque (Actes 6:1-6).

Toutefois jusqu’à ce moment-là, ces difficultés furent globalement surmontées, l’intimité entre Dieu et Ses enfants étant encore passablement forte.

Il est vrai que les premiers problèmes touchent souvent au « porte-monnaie ».

 

 

  1. Aveuglement par la tradition

Isaac devint aveugle et vieux (Genèse 27:1). Il n’était plus capable de voir et d’avoir du discernement. Il ne put résister au subterfuge de Rebecca et de Jacob contre Esaü en ce qui concerne le détournement de la bénédiction due au fils aîné assurant la suprématie sur le clan (Genèse 27:2-45). Cet événement aura des répercussions jusqu’à la fin des temps, nous l’avons démontré dans nos écrits relatifs à Edom (Genèse 36:1,8,9 ; Edomites descendants d’Esaü – Occident etc.)

Toutefois, Rébecca avait eu la révélation que Jacob dominerait Esaü (Genèse 25:23b) lequel avait confirmé cela en méprisant plus tard son droit d’aînesse en le vendant à Jacob pour un plat de lentilles (Genèse 25:29-34) et en se mariant avec des païennes (Genèse 26:34-35).

Isaac aimait Esaü parce qu’il mangeait du gibier (Genèse 25:28a). Isaac n’était-il pas au courant de la révélation de Dieu à Rebecca et du mépris du droit d’aînesse de la part d’Esaü ? N’avait-il pas discerné qu’Esaü ne continuerait pas la lignée prévue par Dieu en se mariant avec des païennes ?

Il est vrai que traditionnellement la bénédiction du droit d’aînesse revenait à l’aîné. Mais Isaac était non seulement devenu physiquement aveugle mais il l’était aussi devenu spirituellement de par la tradition et, il faut le dire, de par son dieu son ventre (Genèse 27:4 ; cf. Romains 16:18 ; Philippiens 3: 19). Il n’avait ni vu, ni discerné la volonté de Dieu qui avait choisi Jacob à l’encontre de la tradition habituelle. Par là, il porte aussi une part de responsabilité en ayant fait obstacle à la volonté initiale de Dieu. Jacob avait sérieusement à cœur de suivre le chemin de Dieu mais avec Rebecca, il pensait pouvoir « aider » Dieu par la tromperie pour que Son plan s’accomplisse mieux…

On pourrait faire le parallèle avec l’Eglise primitive qui eut rapidement des soucis quand elle dut prendre position par rapport à la foi juive et la loi d’une part et l’Evangile de Jésus-Christ d’autre part devenu aussi valable pour les êtres humains d’origine païenne.

Pierre eut une vision très claire relative aux animaux impurs qui pouvaient dorénavant être tués et mangés et vit le choix de la Sainte Esprie qui vint sur les païens au grand étonnement des fidèles circoncis ayant accompagné Pierre (Actes 10:1-48).

Pourtant le concile de Jérusalem, soi-disant par tolérance et amour pour la diaspora juive et ne pas la choquer, conclut à une voie médiane se rapprochant à nouveau un peu de la tradition (Actes 15: 1-29).

Paul résista à Pierre à Antioche, lorsque ce dernier ayant mangé avec les païens, quitta leur table par peur des chrétiens d’origine juive envoyés par Jacques qui allaient arriver de Jérusalem (Galates 2:11-14). En effet les juifs ne pouvaient manger traditionnellement avec les incirconcis à la même table.

Mais Paul à son tour sur l’injonction de Jacques et des anciens de l’église de Jérusalem se plia à un rite traditionnel de la loi juive pour « paraître juif ». C’est d’ailleurs ce qui lui fit perdre la liberté (Actes 21:20-32), probablement l’expérience du salut du corps et la révélation de l’Apocalypse (cf. écrit : « Le prix de la vocation d’En Haut »).

Pourtant, Paul n’a-t-il pas lutté contre les judaïsants légalistes tout au long de ses épîtres ? « Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur. » (Galates 2:18).

La tradition rend aveugle et s’accompagne souvent de biaiseries hypocrites annulant la Parole de Dieu (Marc 7:5-13).

 

 

  1. Persécutions, conflits, répits, bénédictions, réveils

Jacob dut s’enfuir parce que menacé de mort par Esaü (Genèse 27:41-45). Il fut sous pression chez Laban et surtout lors de sa rencontre avec Esaü sur le chemin du retour au pays de Canaan.

L’Eglise fut lourdement persécutée tout au long de son histoire et ceci dès le début (Actes 4:7ss ; 5:17ss ; 6 :8ss ; 8 :1ss ; Apocalypse 2 :8ss etc.)

Mais Jacob avait la bénédiction d’Isaac et celle de Dieu qui se révéla puissamment à lui plusieurs fois pour encore et encore le bénir (Genèse 28:1-22 ; 32:1-2 ; 32:24-30; 35:15). Jacob devint Israël qui signifie « Force de Dieu ».

Chez Laban, il eut beaucoup de fils par Léa qu’il n’aimait pas, qui lui a été « refilée » par tromperie en tant qu’aînée. Il en eut plus tard par Rachel qu’il aimait et certaines « servantes de service » devant participer à la compétition d’engendrement engagée par les deux sœurs (Genèse 29:31 à 30:24). Ces fils furent les ancêtres des différentes tribus d’Israël et leur donnèrent leur nom, excepté Joseph fils de Rachel dont les deux fils Manassé et Ephraïm furent les ancêtres de ces deux tribus du même nom.

L’Eglise était en pleine croissance, pleine de grâce et de puissance (Actes 2:41ss ; 4 :32ss ;5:12ss ; 6:1+7 etc.)

Joseph fut donc le premier fils de Rachel et c’est d’ailleurs à sa naissance que Jacob choisit de rentrer au pays de Canaan (Genèse 30:25), c’est à dire de continuer le processus d’accomplissement du plan de Dieu.

Les frères de Joseph, tout en étant dans le plan de Dieu de création du peuple hébreu, ne Le recherchaient pas de tout leur cœur. Ils avaient une attitude très agressive et finalement vengeresse et meurtrière notamment avec Sichem (Genèse 34:1ss) et évidemment avec Joseph. Ils réagissaient certes à des injustices à savoir le viol de Dina leur sœur par Sichem le fils du roi Hamor et la préférence très ostentatoire accordée à Joseph par Jacob (Genèse 37:3-4). Joseph, le petit préféré qui n’en faisait pas lourd aux yeux de ses frères, n’était-il pas plus ou moins considéré comme le « petit cafteur » auprès de Jacob ? (Genèse 37:14). De plus ses deux songes où ses frères devraient se prosterner devant lui n’ont évidemment pas arrangé les choses… (Genèse 37:5-11).

Ce qui devait arriver, arriva : le massacre de Hamor et des hommes de son peuple (Genèse 34:25-31) et le projet de faire mourir Joseph qui se transforma par sa vente comme esclave aux Ismaélites. (Genèse 37:18-30). Les frères de Joseph maculèrent de sang de bouc le bel habit de Joseph pour faire croire à Jacob qu’il aurait été tué par une bête féroce (Genèse 37:31-35). Joseph aboutit en Égypte comme esclave et fut vendu à Potiphar, le chef des gardes de Pharaon (Genèse 37:36).

Tout allait relativement bien pour Joseph auquel Potiphar confia toute la gestion de sa maison car l’Éternel était avec lui (Genèse 39:2-6).

Mais la fausse accusation de viol de la femme de Potiphar le fit aboutir en prison (Genèse 39:7-19).

Là encore Dieu fut avec Joseph qui finit par avoir la responsabilité de tous les prisonniers (Genèse 39:21-23). A un moment donné, l’échanson et le panetier du Pharaon furent emprisonnés parce qu’ils l’avaient offensé. Ils eurent chacun un songe qui furent, grâce à l’inspiration de Dieu, bien interprétés par Joseph et se réalisèrent effectivement (Genèse 40:1-23). Joseph recommanda à l’échanson de ne pas l’oublier lorsqu’il sera rétabli dans ses fonctions, mais celui-ci l’oublia durant deux ans….

On pourrait faire le parallèle avec l’histoire de l’Eglise après le début des Actes des Apôtres jusqu’à nos jours.

L’installation de Jacob en Canaan ses nombreux descendants, sa richesse et les bénédictions reçues recouvrent la période de l’histoire de l’église d’environ 33 à 313. Le christianisme s’installe fortement dans l’Empire romain malgré les persécutions et les pressions. Les Apôtres avaient bien travaillé, notamment l’Apôtre Paul ! Les épîtres bibliques montrent les hauts et les bas de l’Eglise post primitive et de celle qui suivit immédiatement comme le montrent la vie à la fois un peu chaotique de Jacob et de ses fils et les bénédictions telle l’échelle céleste (Genèse 28:11-22) ou encore la lutte nocturne avec Dieu (Genèse 32:24-32).

Toujours est-il que le christianisme s’installa tellement bien que Constantin en fit une religion reconnue (313 – Edit de Milan) qui évolua en religion d’état et devint progressivement dominatrice dans des traditions et par là persécutrice vis à vis de ceux qui n’étaient pas dans « la ligne » de la tradition. Les frères de Joseph par exemple suivaient une certaine « ligne » traditionnelle mais n’hésitèrent pas au nom de cette ligne de liquider Sichem de façon radicale parce que cela les arrangeait par rapport à l’honneur de la famille mais surtout dans la récupération du butin. Juda était plutôt hypocrite dans l’histoire avec Tamar (Genèse 38:11-30).

La centralisation papiste et hiérarchisée était ainsi dans le cours normal des choses dans la perspective de la politique humaine traditionaliste religieuse, la « ligne » qui porte en elle manipulations et hypocrisies comme ce fut le cas des fils de Jacob.

Les frères de Joseph représentent non seulement l’église persécutrice et totalitaire après Constantin mais aussi l’ensemble de l’Eglise quelque soit la dénomination jusqu’au début du réveil pentecôtisto-charismatique du 20ème siècle.

Notons qu’ils reçurent, malgré tout, la bénédiction de Jacob (Genèse 49:1ss) !

La Réforme du 16ème siècle avec le retour à la Bible fut une bénédiction énorme. Elle n’était pas dans la « ligne » de la tradition de l’église catholique romaine et cela engendra guerres, persécutions, emprisonnements et conflits mais aussi les réveils qui suivirent. Les réveils, une succession de mouvements prophétiques, n’étaient jamais par définition dans « la ligne » de ceux qui les précédaient. D’où les conflits, les persécutions, les polémiques et les exclusions. Mais en même temps de nombreuses personnes trouvèrent le salut en Jésus-Christ. Retenons encore que les noms des tribus se retrouvent en Apocalypse 7:4-8 et 21:12 !!! Cette église avec toutes ses facettes même sombres n’est pas rejetée par Dieu, bien au contraire. Notons que les lettres aux sept églises de l’Apocalypse s’adressent certes aux églises des villes nommées de cette époque mais elles s’adressent aussi aux différentes dénominations qui se sont succédées durant presque 2000 ans (cf. écrit « Eglise des Vainqueurs »).

Joseph esclave et prisonnier, qui faisait des rêves et savait les interpréter avec justesse, est le pentecotisto-charismatique par excellence ! Il « représente » à ce moment-là les églises de cette mouvance désignée par l’église de Laodicée à laquelle s’adresse la dernière lettre aux églises de l’Apocalypse (Apocalypse 3:14-22). Ses rêves se réalisent. Il pratique en quelque sorte des dons spirituels ! Là où il passe, c’est la bénédiction et l’abondance et c’est même reconnu par les païens !

Mais il est toujours esclave et prisonnier. Il semble qu’il soit oublié dans sa prison alors qu’il désire en sortir, même s’il occupe une position de responsabilité dans cette prison. Il est comme l’église pentecôtisto-charismatique, bénie et en pleine expansion dans le monde mais toujours prisonnière de l’espace-matière-temps et par là toujours exposée aux tentations auxquelles elle succombe malheureusement (Apocalypse 3:14ss lettre à l’Eglise de Laodicée).

Actuellement l’église pentecôtisto-charismatique n’a majoritairement même pas conscience (Apocalypse 3:17) contrairement à Joseph qu’elle est en prison. Elle ne considère pas l’espace-matière-temps comme une prison. Elle ne croit pas qu’il soit possible d’en sortir par la métamorphose du corps impliquant l’immortalité grâce au sacrifice parfait de Jésus (Apocalypse 3:18). C’est effectivement humainement impossible mais pour Dieu tout est possible d’autant plus qu’Il l’a promis par Jésus Glorifié et via certains passages des épîtres de Paul et des écrits de Jean, notamment l’Apocalypse (Apocalypse 3:21) !

L’échanson avait oublié le prisonnier Joseph qui avait en fait très peu de chance de s’en sortir humainement parlant ! L’accusation grave d’avoir tenté de violer la femme Potiphar n’avait pas été levée et ne risquait pas d’être levée car la recherche de la vérité et de l’équité en justice à cette époque n’était pas la panacée du régime en place.

Ses frères ne savaient même pas s’il était encore vivant et la vérité vis à vis de Jacob concernant la fausse mort de Joseph n’avait pas été rétablie. Donc aucune espérance d’action ou de rachat éventuel possible par Jacob pour obtenir la libération de son fils préféré. Bref, pas d’espoir du côté des hommes, même sensés être les plus proches, pour sortir de là.

Voilà où nous en sommes au début de ce 21ème siècle ! Le très puissant merveilleux réveil pentecôtisto-charismatique a eu lieu et a encore lieu mais presque personne n’a espoir de sortir de la prison excepté « les pieds devant » c’est à dire une fois mort. Humainement parlant, Joseph ne pouvait espérer sortir de la prison de Pharaon que par la mort comme c’était le cas pour de très nombreux prisonniers de l’époque et comme c’est le cas pour nous aujourd’hui.

Il est pourtant fondé de penser que les deux rêves de sa jeunesse, cette « Révélation – Parole de Dieu » pouvaient être pour lui un cordon d’espoir pour espérer sortir de cette terrible prison avant sa mort, d’autant plus que tout s’était réalisé en ce qui concerne l’échanson et le panetier du Pharaon. En effet pour que ses frères puissent se prosterner devant lui, il fallait qu’il puisse être debout et encore vivant ainsi que dans une position « glorieuse » le plaçant humainement au-dessus d’eux !!!

De même la Parole de Dieu et particulièrement l’Apocalypse est pour nous ce cordon d’espoir pour sortir par notre apparemment infranchissable porte de la prison espace-matière-temps car pour être ces rois et sacrificateurs qui combattent et finissent par régner sur terre il faut être debout, vivant dans la gloire !

Joseph est comme l’Apôtre Jean : il a une intimité extraordinaire avec son Dieu. Toutefois, il est rejeté comme Jean victime des Diothréphistes (3 Jean:9-11) d’ailleurs un peu semblables à ses frères. Il est victime de l’injustice, persécuté, emprisonné dans la geôle du Pharaon, comme Jean fut persécuté, exilé et isolé sur l’île de Patmos « à cause de la Parole de Dieu » (Apocalypse 1:9).

 

 

  1. Passage dans la Salle du Trône.

Comme les frères de Joseph l’ont rejeté, comme Jean a été mis en quarantaine par ses frères chrétiens, l’admission du livre de l’Apocalypse dans le canon biblique n’ayant d’ailleurs eu lieu qu’à la fin du 2ème siècle prouvant cela, Dieu intervint Lui-même miraculeusement.

Pour Joseph, Il se servit du Pharaon païen et idolâtre pour l’avertir par rêves et l’explication inspirée de Joseph des sept années d’abondance et des sept années de famine qui allaient avoir lieu. C’est ce qui permettra à Joseph de sortir de prison pour accéder non seulement à la liberté, à la Salle du Trône de Pharaon mais encore au poste de « premier ministre » de l’Égypte avec tous les pouvoirs pour pouvoir régner efficacement. Cette position permettra le « salut » ou la survie esprie, âme et corps non seulement des Égyptiens mais d’autres peuples environnants et plus particulièrement d’Israël-Jacob et de ses fils !!! (Genèse 41:1-45).

Parallèlement, Jésus, comme Il l’avait annoncé dans les évangiles (Matthieu 16: 28 ; cf aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27 ; cf. écrit : « Retour ou retours de J-C »), revint une première fois pour les Siens auprès de l’Apôtre Jean à Patmos pour lui accorder la Révélation et le métamorphoser pour le libérer de la prison espace-matière-temps. Jean monte par conséquent à la Salle du Trône (Apocalypse 4:1ss). Il lui est entre autres révélé que l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:7b etc.) deviendra un « royaume et des sacrificateurs qui règneront sur terre » (Apocalypse 5:10 ; 20:4-6). Cela se passera juste avant la Grande Tribulation qui provoquera tellement de misères (Apocalypse 3:10 ; 6:3ss).

Comment ne pas penser à la famine avec ses misères qui se préparait en Égypte et dans toute la région ?

 

 

  1. Travailler à partir de la Salle du Trône avec efficacité.

Comme Dieu était avec Joseph, il put prendre des responsabilités au sein de la prison. C’est ce que fait tant bien que mal l’Eglise pentecôtisto-charismatique d’aujourd’hui. Mais quand il était auprès de Pharaon muni de la révélation de Dieu et des pleins pouvoirs, il avait les moyens et la possibilité de travailler autrement et efficacement. Il se mit donc au travail pour organiser les réserves en vue des années de famine : « Il quitta Pharaon et parcourut tout le pays d’Égypte… » (Genèse 41:46). Probablement des millions d’êtres humains furent sauvés d’une mort certaine (Genèse 41:54-57). Joseph fut lui-même préservé, sauvé de la sécheresse et de la famine et put de surcroît sauver par son action vue l’autorité quasiment plénipotentiaire octroyée par le Pharaon ces millions de personnes. Toutefois, précisons que bien des personnes finalement sauvées durent subir dans un premier temps la terrible réalité de la famine dont son père et ses frères !!!

L’Eglise des Vainqueurs dont fait partie l’Apôtre Jean aussi représentée par Joseph, métamorphosée munie de la révélation du Trône et de la pleine puissance en émanant, couronnée et munie d’un arc « partira en vainqueur et pour vaincre » sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2) pour la mise en place du plus grand réveil de l’Histoire (Apocalypse 7). Elle sera préservée de la Grande Tribulation parce qu’elle aura été métamorphosée, libérée de la prison espace-matière-temps où se passeront tous ces malheurs et pourra de ce fait agir efficacement à partir du Trône de Dieu.

Il y aura les 144 000 (nombre non limitatif) du « reste » des tribus d’Israël et une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et de toutes langues (Apocalypse 7:4-8). Toutes ces personnes se trouveront sur terre (Apocalypse 7:3), seront issues de la Grande Tribulation (Apocalypse 7:14b) et se retrouveront tout à coup devant le Trône (Apocalypse 7:15) pour alors se joindre à l’Eglise des Vainqueurs initiale puisqu’ils auront expérimenté la métamorphose et l’immortalité par le marquage du sceau (Apocalypse 7: 2-8 ; cf. aussi Apocalypse 14:1).

 

 

  1. La grande réconciliation.

La famine amena évidemment les frères de Joseph en Égypte pour acheter du blé. C’était une question de survie : sept années de famine en cours, tôt ou tard irrémédiablement fatales !!!

Ils se prosternèrent devant lui (Genèse 42:6). C’est ainsi que se réalisèrent les deux rêves de la jeunesse de Joseph. Dans sa sagesse, il engagera tout un processus de réconciliation face à ses frères en testant leur cœur sans faire de concession (Genèse 42:7ss). Il fallait absolument la REPENTANCE réelle (Genèse 42:21-22+36 ; 43 :14+18 ; 44:33-34 ; 45:3-5) sans laquelle rien n’est possible. Cela aboutit à la réconciliation véritable dans les larmes (Genèse 45:1,2,14,15 ; cf. aussi 43:30-31) et à l’arrivée de l’ensemble du clan d’Israël en Égypte où il put se multiplier et devenir le peuple hébreu (Genèse 42:7 à 46:7).

La position et les victoires en découlant de l’Eglise initiale des Vainqueurs passée par la repentance (Apocalypse 2: 5,16,22 ; 3:3,19), amènera aussi une foule innombrable de personnes au Seigneur dans le contexte de la Grande Tribulation, de catastrophes telles que les gens se cacheront dans des grottes et demanderont aux montagnes et aux rochers de tomber sur eux face à la colère de l’Agneau (Apocalypse 6:15-16).

Mais ce réveil piloté à partir du ciel engendrera la réconciliation finale entre les Juifs et les chrétiens et les chrétiens entre eux qui tous auront lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14c), c’est à dire qui auront reconnu le sacrifice de Jésus et se seront alors repentis de leurs péchés. L’unité dans la gloire du Trône sera réelle (Jean 17:21-24 ; Apocalypse 12:1) et sera en quelque sorte scellée dans les larmes (Apocalypse 7:17c) comme dans l’histoire de Joseph.

 

 

CONCLUSION

Joseph signifie « Dieu ajoutera ». Jésus Glorifié, lorsqu’il fit écrire à Jean les lettres aux sept églises puis le reste du livre de l’Apocalypse, voulait et veut toujours ajouter la bénédiction de la métamorphose du corps pour nous sortir de la prison espace-matière-temps. Il veut que nous allions dans la Salle du Trône et que nous entrions comme Joseph dans notre position de responsabilité en vue de sauver un maximum de gens avant et surtout durant la Grande Tribulation qui est à la porte. En effet, la mondialisation actuelle et ses techniques de communication et de guerre de destruction massive qui n’existaient pas auparavant, rend la Grande Tribulation devant toucher tous les hommes sur terre (Apocalypse 3:10b ; 6:3ss), de plus en plus probable et crédible.

Plus que jamais, doit résonner l’appel de Jésus Glorifié : « Que celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprie dit aux églises » (Apocalypse 3:22).

En Jésus,

Martin BUSCH

55. Le prix de la vocation d’en-haut

INTRODUCTION

« Non pas que j’aie déjà atteint le but ou soit devenu parfait mais je m’élance pour le saisir, car j’ai été moi-même saisi par Christ Jésus. Frères, je considère ne pas l’avoir saisi. Une seule chose : oubliant ce qui est en arrière et étant tendu vers ce qui est en avant, je m’élance vers le but en vue du prix du combat (brabeon = prix du combat, de la compétition) de la vocation (klèsis = appel, vocation, invitation, assignation, citation) d’En Haut de Dieu en Christ Jésus » (Philippiens 3:12-14 ; trad.litt.).

Le contexte qui précède fait référence au baptême non pas d’eau mais au baptême de feu et de gloire ainsi qu’à la Ste Cène de gloire. Ici la conformité à la mort de Jésus (Philippiens 3:10) correspond à l’offrande du corps en sacrifice vivant et agréable à Dieu suivi de la métamorphose du corps (Romains 12:1-2) ou l’expérience du baptême de gloire de Jean lorsqu’il tombe comme mort aux pieds de Jésus Glorifié (Apocalypse 1:17a et 18). Paul au verset 10 emploie le mot « communion » (koinonia) à Ses souffrances qui fait clairement allusion à la Ste Cène de gloire. La résurrection dont il est question ici correspond à la métamorphose du corps, au salut du corps (2 Corinthiens 3:18 ; Romains 8:23 ; Apocalypse 1:17b et 18).

Deux indices nous y conduisent :

« …je considère que tout est perte en regard du bien suprême qu’est la connaissance (gnosis) du Christ Jésus mon Seigneur…il s’agit de le connaître lui et la puissance de la résurrection… » (Philippiens 3:8,10).

Connaître Christ au sens biblique du terme c’est faire vraiment un avec Lui dans la perfection, dans la puissance de la résurrection, de la gloire, du feu, de la lumière pour pouvoir réellement et vraiment être Son épouse ou alors Son corps de gloire. Pour Paul, en-dehors de cela, tout n’est que perte (Philippiens 3:7). Il estime clairement qu’il n’y est pas, qu’il n’a pas atteint ce but. La connaissance de Christ et la perfection représentent clairement un but, un objectif non encore atteint par Paul, ce qui semble tout de même très étonnant, vu le ministère du concerné ! (Philippiens 3:12). En effet, la connaissance de Christ et la perfection ne peuvent se vivre réellement que dans un corps glorifié dans l’environnement céleste de gloire.

« …si d’une façon ou d’une autre (ei pos = si de quelque manière, si d’une manière quelconque, si quelque peu, s’il est possible) je parvienne à la résurrection, celle d’entre les morts » (Philippiens 3:11).

A première lecture on pourrait croire qu’il s’agisse de la résurrection après la mort physique. Toutefois, d’après ce texte, Paul n’est pas du tout sûr d’y parvenir !!! Cela paraît tout à fait incroyable !!! Paul aurait-il perdu la certitude du salut éternel par la foi en Jésus-Christ ? Le juste n’aurait-il pas la vie éternelle par la foi de façon certaine ? L’obtention de la résurrection et du salut ne serait-elle pas acquise une fois pour toutes par le « Tout est accompli » de Jésus sur la croix et Sa résurrection ? Que ferions-nous d’1 Corinthiens 15 le chapitre de la résurrection ? Paul pourrait-il ajouter quelque chose à l’œuvre du Christ ?

Bien entendu Paul n’a aucun doute à ce sujet. Mais pour bien comprendre ce texte il est évident qu’il s’agit ici du salut du corps ou de la métamorphose du corps comme nous l’avons affirmé plus haut et comme cela se confirmera encore au verset 20 de ce troisième chapitre de l’épître aux Philippiens. Il n’y a en quelque sorte pas trop le choix d’interprétation vu le contexte biblique général et le contexte immédiat de ce texte en particulier.

Paul a un but : remporter le prix de l’appel d’En Haut, de Dieu EN Christ Jésus. Autrement dit, il tend, pour y parvenir si possible, vers cette « résurrection » (Ici, EXanastasis : littéralement résurrection HORS DE c’est-à-dire élévation qui suppose plutôt la délivrance de la mortalité et ne suppose donc pas la mort préalable**.** Le préfixe « ex » précise qu’il s’agit d’une sortie, d’une évasion par élévation qui ne peut être ici que la métamorphose du corps. Par contre, en général anastasis sans ce préfixe ex est employé pour désigner le mot résurrection au sens classique du terme), cette élévation, ici métamorphose du corps pour sortir hors de la prison des mortels c’est à dire d’entre ceux qui vivent dans l’espace-matière-temps déjà prisonniers de la mort parce qu’irrémédiablement voués et destinés à mourir.

« Malheureux homme que je suis : qui me délivrera de ce corps de mort ?» s’écria Paul en Romains 7: 24. Cette délivrance implique « la mort de la mort » dans notre corps pour qu’il puisse en quelque sorte « ressusciter par élévation hors de » ou être transformé. C’est cela « communion » aux souffrances du Christ lequel a pris notre place pour que tout ceci soit possible !

 

1. Métempsychose ou métaskèmatismos ?

Ces noms « barbares » pour les non hellénistes désignent deux conceptions totalement opposées.

La métempsyc[h]ose désigne la migration des âmes ou de l’être intérieur après la mort dans un nouveau corps. Elle ouvre la voie à la doctrine de la réincarnation liée à toutes les pratiques religieuses de type extrême-orientales dont le bouddhisme par exemple. Là le corps doit à terme disparaître car il est considéré comme une prison, une punition. L’atteinte de la perfection comme le Bouddha par exemple, permettrait alors la dispense de la réincarnation et l’échappatoire définitive dans le nirvana ou « paradis » bouddhiste. La philosophie grecque considère aussi le corps comme une simple enveloppe dont il faut se débarrasser d’où le suicide de Socrate. La théologie chrétienne relative au corps – soma ne s’est-elle pas laissée séduire quelque part par ces enseignements ?

Le passage de Paul aux Philippiens s’oppose clairement à ces options par le métaskèmatismos :

« En effet notre citoyenneté est (uparko = être, être en possession, avoir des biens, des possessions) dans les cieux d’où nous attendons le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transfigurera (métaskèmatidzo = revêtir une autre forme, structure, transformer, transfigurer, métamorphoser cf. métamorphoo ; si on décompose : méta = autre ; skèma = schéma, forme, figure, structure ) notre corps de misère conforme (summorphos = égal à, selon la même forme, la même morphologie) à son corps de gloire selon l’énergie (energeia = énergie, puissance, efficacité, action, pouvoir) de pouvoir soumettre à lui toutes choses. » (Philippiens 3:20-21 ; trad. litt.).

Cet événement correspond au premier retour de Christ pour les Siens et pour Jean décrit en Apocalypse 1: 10ss. Jean fut alors transfiguré pour aller au ciel (Apocalypse 4:1ss).

Nous avons un seul corps et on n’en changera pas. Il ne se réduit pas à une simple enveloppe qui se remplace au gré des événements notamment au moment de la mort. Non, il a été créé unique par Dieu comme notre âme et notre esprie. Il est nous-même : « Je suis mon esprie, je suis mon âme, je suis mon corps » exactement au même titre. Même s’il meurt, il sera ressuscité glorieux et restera en tant que tel moi dans ma dimension corporelle.

Mais là nous avons mieux encore : le métaskèmatismos ou la métamorphosis du corps qui est la mise en conformité à l’égal du corps de gloire de Jésus Lui-même et nous dispense par conséquent de la mort par l’énergie, la force et la puissance identique à celle qui a ressuscité Jésus d’entre les morts ! Ici, il n’est plus question d’une résurrection au sens classique du terme mais bien d’un nouveau relèvement pour aller « hors de » la zone de mort, d’une transformation, d’une transfiguration qui permet justement l’immortalité et le passage dans la Salle du Trône.

 

2. Le prix du combat selon l’appel de Dieu en Christ Jésus

En général nous connaissons l’appel de Dieu en vue de la conversion. Ici il s’agit d’un autre appel adressé à Paul mais aussi aux chrétiens.

Paul veut répondre à cet appel en « gagnant Christ » (Philippiens 3:8b) non pas par sa propre justice venant de la loi mais par la foi en Lui, la justice qui vient de Dieu (Philippiens 3:9).

Il veut « connaître » Christ par la puissance d’En-Haut.

Il oublie ce qui est passé pour se projeter vers ce qui est devant à savoir le but, le prix attaché à l’appel d’En-Haut que Dieu nous adresse en Jésus-Christ (Philippiens 3:14).

Il attend tout en étant dans la course, le combat, la compétition. Il s’agit en effet d’une attente dynamique, d’exhortation, de combat et de compétition.

Paul, le « grand Paul » n’aura pas atteint le but, n’aura pas obtenu le prix de son combat dont il est question ici. Pourtant il se sera élancé, il aura couru et il aura été tendu vers ce but pour obtenir le prix du combat à savoir la transfiguration de son corps humilié de misère en conformité au corps glorifié du Seigneur Jésus-Christ (Philippiens 3:12+20).

Il n’y arrivera pas et mourra en martyr à Rome. Nonobstant, il a couru, il s’est battu et a exhorté les chrétiens à marcher dans la même direction, sur la même ligne, d’un même pas.

Par contre l’Apôtre Jean y est arrivé.

Pourquoi Paul n’y est-il pas arrivé ? Comment le texte biblique original explique-t-il le pourquoi de cet échec ?

« Et maintenant voici, lié par l’esprie (dedemos ego to pneumati ; l’esprie de Paul et pas la Sainte Esprie ; verbe deo : lier, attacher par des chaînes, en prison : ce qui est à l’opposé de 2 Corinthiens 3:17 prônant la liberté là où est l’Esprie Sainte), je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera ; sauf que (plèn oti qui souligne une véritable contradiction : il ne sait pas ce qui lui arrivera.Pourtant l’Esprie Sainte l’informe clairement….) de ville en ville, l’Esprie la Sainte (to pneuma to agion : ici l’expression souligne qu’il s’agit ici de l’Esprie, celle qui est Sainte par opposition à l’esprie de Paul qui l’a lié pour aller à Jérusalem) m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent. » (Actes 20:22-23). Paul n’en tient pas compte, il est prêt à mourir… mais était-ce la volonté de la Sainte Esprie ?

Nous avons une réponse claire avec le passage d’Actes 21:4 : « Les disciples, poussés par l’Esprie, disaient à Paul de ne pas monter à Jérusalem » et d’Actes 21:10-12 : « Nous étions là depuis plusieurs jours lorsqu’un prophète du nom d’Agabus est descendu de Judée et est venu nous trouver. Il a pris la ceinture de Paul, s’est attaché les pieds et les mains et a dit : « Voici ce que déclare la Sainte-Esprie : L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs l’attacheront de la même manière à Jérusalem et le livreront entre les mains des non-Juifs. En entendant cela, nous-mêmes et les croyants de Césarée, nous avons supplié Paul de ne pas monter à Jérusalem » où il sera arrêté, pose un problème d’autant plus qu’une fois à Jérusalem, il se soumit sur le conseil de « chrétiens encore un peu judaïsants », certes bien intentionnés, à une forme de retour en arrière à la loi juive dans la mise en pratique d’un rite passablement contraire à son enseignement et à sa démarche. Cela lui fut effectivement fatal en ce sens qu’il fut reconnu et arrêté justement au Temple où il accomplissait son rite et que la suite des événements le mènera finalement au martyre à Rome auquel il était d’ailleurs prêt, précisons-le (Philippiens 1:21 ; Actes 19:21 ; 20:22-24 ; 21: 4 ; 21:9-12 ; 21: 20-40). Quand on retourne en arrière, quand on recule, on va dans la direction opposée au but et il est sûr que la course ou le combat ne peuvent évidemment pas être remportés.

Hébreux 11: 35 permet-il un éclairage sur cette difficulté ? « …d’autres furent livrés aux tourments et n’acceptèrent point de délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection ». Nous n’en sommes absolument pas persuadés.

Des traductions erronées proposent que l’Esprie [Sainte] met Paul en prison, l’attache par des chaînes, le lie pour aller à Jérusalem alors qu’il s’agit ici en vérité d’après le texte original de l’esprie humaine de Paul ! Elles ne tiennent pas compte ni du texte, ni du contexte où l’Esprie, la Sainte, l’avertit clairement pas seulement une fois mais plusieurs fois de ne pas y aller !!! Le résultat fut évident : retour à la tradition religieuse juive (Actes 21:21-29) et chemin douloureux dans l’emprisonnement suivi du martyre (Actes 21:30 et suite) alors que la métamorphose du corps était prévue pour Paul qui en avait clairement posé les bases et les fondements dans ses épîtres de la façon la plus claire !!!

Toujours est-il que l’Apôtre Jean a obtenu le prix dont il est question ici, pour que nous ayons la Révélation de Jésus-Christ Glorifié ayant institué l’Eglise des Vainqueurs et tous les aspects y afférant dont la métamorphose du corps dont il est question dans notre texte.

Pourtant, pour nous répéter, c’est bien Paul qui a posé les fondements doctrinaux de la possibilité du salut du corps, de l’immortalité, de la métamorphose de gloire en gloire, nous l’avons vu dans nos écrits précédents. Ici dans l’épître aux Philippiens, il confirme encore cela par la description du prix du combat ou de la compétition vers lequel il tendait suite à la vocation de Dieu EN Christ Jésus !

 

Conclusion

L’appel céleste selon Dieu en Jésus-Christ pour remporter ce prix reste et est d’autant plus valable aujourd’hui que le Seigneur est entrain de révéler à Son Eglise la nature de ce prix à remporter.

Cette révélation est la Parole de Dieu que l’on peut comparer à des semences : soit elles tomberont le long du chemin, sur le sol pierreux, dans les épines, soit elles tomberont dans la bonne terre (Marc 4:3-20 ; Luc 8:11-15).

Le mystère du Royaume de Dieu vous est proposé comme aux disciples pour qu’il soit rendu visible dans le feu céleste produisant la lumière de la réalité-vérité. Pour ceux du dehors il n’y a que paraboles, images et symboles (Marc 4:11).

Ceux du dedans, en tant qu’Église des Vainqueurs, sont appelés à agir à partir du ciel après avoir remporté le prix et non plus de façon charnelle à partir des éléments du monde et à la façon du monde.

Reculer, se rediriger en arrière nous garantit que le prix de la course ne pourra être remporté.

Oubliant ce qui est en arrière, soyons tendus vers ce qui est en avant, élançons-nous vers le but pour remporter le prix de la transfiguration de notre corps !

En Lui, Martin BUSCH

54. Avoir un coup d’avance

INTRODUCTION

« Révélation de Jésus-Christ que Dieu lui (à Jean) a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. » (Apocalypse 1 : 1).

Dieu a donné à Jean et par là à Ses Serviteurs la révélation de ce qui doit arriver bientôt. Pourquoi ? Pour qu’ils aient « un coup d’avance ».

Il existe un jeu très intéressant dont les origines remontent au 6ème siècle : le jeu d’échecs. Quand on a les « blancs », on a le droit de jouer le premier coup.

Mathématiquement, si aucune erreur n’est commise, les blancs gagnent toujours de ce fait. Cela apparaît encore plus clairement de façon beaucoup plus simplifiée dans le jeu du moulin. Pour gagner il faut toujours avoir au moins un coup d’avance. Il n’y a pas de hasard dans ces jeux, sachant que la seule inconnue ou le seul « hasard » peut être l’erreur propre ou celle de l’Adversaire laquelle peut évidemment tout faire basculer.

Dieu, par Sa Révélation, nous donne par conséquent toujours « les blancs » et donc le « coup d’avance » en vue de la victoire. Malheureusement l’erreur ou bibliquement parlant, le péché et le refus d’écouter et d’obéir, nous a fait et nous fait souvent perdre la partie.

Toutefois il est possible de continuer la partie grâce au sacrifice expiatoire de Jésus-Christ et au pardon accordé s’il y a repentance véritable.

Ce qui est certain : Dieu a décidé que nous jouions la partie parce qu’Il veut nous faire participer à la victoire. Une grâce mal comprise pourrait nous conduire soit à une passivité résignée et à un attentisme extrêmement dangereux soit au contraire à un activisme impatient et effréné menant dans l’impasse. C’est pourquoi l’Eglise et l’humanité a subi et subit encore de nombreux coups durs malgré la révélation donnée par le Seigneur. Comment avoir « le coup d’avance » ?

 

1. SURVOL HISTORIQUE ET DE L’ACTUALITE

L’Adversaire a mis en place une stratégie que nous avons décrite en partie dans notre écrit « Le Regard et la Face de Dieu ». Nous revenons à la dernière corne de la bête terrible correspondant aux pieds de fer et d’argile de la statue de Daniel qui représente l’Occident au sens très large et l’Islam.

Nous y avons démontré que l’ancêtre des Arabes et de leur religion principale actuelle l’Islam est Ismaël et que l’ancêtre de l’Occident est Esaü ou Edom.

Ismaël et Esaü ont subi chacun des injustices. Agar et Ismaël furent chassés injustement dans le désert et Esaü a subi la tromperie de Rebecca et de Jacob et il a été privé de la bénédiction de l’aîné de la part du patriarche Isaac. Certes, il y eut mépris des personnes, de la révélation, des bénédictions et des promesses de Dieu de la part de ces « rejetés et trompés ». Mais à cause de ces erreurs et mauvais coups dans la partie de la part d’Abraham et de Jacob, l’Adversaire a eu la possibilité de mettre en place une stratégie symbolisée par les pieds de fer (Esaü – Edom – Occident) et d’argile (Ismaël – Islam) et par la dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fait la guerre aux saints et l’emportera sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7).

La stratégie édomite de l’Adversaire a abouti jusqu’à présent à un summum avec la Shoah et la persécution dans les pays marxistes. Toutefois la réponse de Dieu à la Shoah fut le retour des Juifs dans une partie de leur terre d’Israël en 1948 et les très puissants réveils charismatiques de la deuxième moitié du 20ème siècle.

Edom représente donc l’Occident au sens très large dont le catholicisme romain avec ses pogroms et les croisades, le papisme avec le Saint Empire romain germanique, l’Espagne de l’Inquisition et la France « fille aînée de l’Eglise » aussi persécutrice des huguenots, l’Occident qui a généré le marxisme – communisme athée en Russie et en Orient et le nazisme qui ont largement persécuté les chrétiens authentiques et les Juifs.

Esaü – Edom par l’esclavage en Égypte, l’exil à Babylone, les Grecs – Macédoniens avec Alexandre le Grand, les Romains dont Hérode l’Edomite adoubé par l’empereur romain, l’Empire romain, l’Eglise catholique romaine persécutrice des Juifs et des chrétiens authentiques, Hitler, Staline, Mao et leurs successeurs dont la Chine et surtout la terrible Corée du Nord avec les aspects que nous venons de décrire de l’Occident et peut-être d’autres à venir font qu’Esaü s’est déjà largement vengé dans le cadre de la stratégie édomite de l’Adversaire. Edom continuera toutefois dans cette voie quand les circonstances stratégiques le permettront à nouveau.

Quels peuvent être les coups stratégiques de l’Adversaire construits sur l’erreur faite à Esaü – Edom que nous discernons à ce jour ?

  • Remarquons la forme du bâtiment du Parlement européen à Strasbourg qui ressemble étrangement à la tour de Babel inachevée.
  • Remarquons la porte d’Ishtar de l’ancienne Babylone, porte de l’enfer, reconstituée au Pergammonermuseum à Berlin. Babel, Babylone est le repaire et l’origine mondiale de la sorcellerie, des fausses religions démoniaques et de la révolte contre Dieu (cf. représentations affreuses dans les religions orientales, bouddhisme, hindouisme et autres religions dont celles de l’Amérique du Sud avec les sorcelleries africaines et autres).

Ce Musée abrite « comme par hasard une section pour l’art islamique… !

  • Remarquons la reconstitution à Berlin du grand autel de Pergame dédié à Zeus puis à Jupiter et au culte de l’empereur romain, qualifié de trône de Satan par Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 2:13). Les dimensions et les proportions de cet autel correspondent au nombre d’or que nous retrouvons dans la franc-maçonnerie et les cathédrales.
  • Remarquons la vénération de Nabuchodonosor dans un temple au pinacle surélevé en forme de tour de Babel au dieu babylonien Mardouk ou Bel-Mardouk qui deviendra Baal, dieu serpent – dragon (cf. Extrême Orient), associé à la planète Jupiter = Zeus, devenu père des dieux, qui se transforme en taureau aux cornes en forme de croissant de lune symbole islamique.

Nous retrouvons en partie la succession du livre de Daniel :

Tête d’or – lion = Babylone (625-538 av. J-C)

Poitrine et bras d’argent – ours = Mèdes et Perses (539-330 av. J-C)

Ventre et cuisses d’airain – léopard = Macédoine et Grèce (avec Alexandre le Grand 334-323 av. J-C et ses successeurs).

Jambes de fer – animal terrible dix cornes = Rome à l’ouest et à l’est (70 av. J-C jusqu’en 313 après J-C – Édit de Milan – Constantin qui institua le christianisme romain).

Pieds de fer et d’argile – dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fit la guerre aux saints et l’emporta sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7) = christianisme romain – Occident romain (313 – ???), Islam.

  • Remarquons la statue de la princesse Europe représentée à Bruxelles et d’autres villes dont Berlin, sur des monnaies et autres effigies violée par Zeus le « Père des dieux » qui s’était d’abord métamorphosé en taureau blanc aux cornes – croissant de lune pour séduire la « reine noire de l’échiquier » … Pensons au traité de Rome qui mit en place l’Europe, Rome, ville aux 7 collines avec le Vatican (Apocalypse 17:9) où réside la grande prostituée assise sur la bête…. (Apocalypse 17:7).
  • Remarquons la prééminence de l’Allemagne actuelle en Europe avec justement Berlin comme capitale, prééminence déjà recherchée à l’époque du 3ème Reich et même par l’Empereur Guillaume II lors de la première guerre mondiale qui, avant, fit venir ces monuments « babyloniens et gréco-romains » à la fin du 19ème siècle, début du 20ème. Ces monuments portent bibliquement parlant une très lourde charge spirituelle négative capitale et centrale. Babylone et Berlin auraient-elles un lien spirituel « caché » ? L’Italie avec le Vatican et Mussolini n’est d’ailleurs pas en reste. Les autres pays européens dont la France meurtrière des huguenots et ayant pratiqué la terreur, sans parler de la Russie qui a des montagnes de sang sur les mains subissent aussi des « ancrages » forts pour l’Adversaire et sa stratégie.
  • Remarquons le dollar américain, devise qui domine le monde, comportant des symboles maçonniques. En effet les francs maçons et illuminatis créèrent l’Amérique capitaliste prédatrice. Ils sont à l’origine du capitalisme prédateur corrompu et de la mondialisation capable de mettre économiquement à genoux des pays entiers. Ce capitalisme prédateur a aussi largement envahi la Russie et l’Extrême-Orient qui ont toutefois gardé des régimes politiques dictatoriaux excepté le Japon. Bien entendu l’Europe et tous les autres continents, particulièrement l’Afrique sont les victimes de ce capitalisme.
  • Remarquons la corruption liée au capitalisme prédateur mondialiste et l’immoralité légalisée (ex. : avortement, euthanasie, homosexualité etc.) qui seront autant d’armes pour persécuter celles et ceux qui ne se soumettront pas aux lois iniques dont obligatoirement les Juifs et les chrétiens authentiques. L’espace de liberté y sera de plus en plus restreint notamment aussi pour dans un premier temps lutter contre le totalitarisme islamique radical qui s’infiltre fortement en Occident.
  • Remarquons l’Occident, particulièrement la France, prônant la laïcité et qui, en voulant trop l’imposer pour lutter contre l’islam totalitaire passera au laïcisme, d’abord persécuteur des chrétiens et des Juifs (cf. signes ostentatoires etc.). Le laïcisme au nom de la soi-disant tolérance interdit déjà tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à du prosélytisme dans les services et les lieux publics. Pour faire barrage à l’islam totalitaire, il enferme ainsi Dieu dans les synagogues et les églises pour essayer de cantonner l’islam dans les mosquées alors que ce dernier commence à investir les rues. La laïcité, prônant la séparation des religions et de l’Etat, était le fruit de la réflexion protestante française en vue d’une vraie tolérance religieuse mais fut récupérée entre autres par la franc-maçonnerie pour finalement se transformer en laïcisme qui est en réalité totalitaire.

Nous voyons clairement que l’Adversaire avance ses pions et ses figures sur l’échiquier dans des pays jusqu’à présent considérés comme relativement « protégés et vivables » qui font encore semblant de soutenir les chrétiens authentiques et Israël mais qui commencent déjà et finiront par se retourner contre ces derniers à cause d’une pression montante musulmane de plus en plus radicalisée surtout au niveau des jeunes générations. D’autres éléments peuvent et pourront être découverts pour étayer ces constatations qui vont toutes dans le même sens.

La stratégie ismaélite de l’Adversaire fut principalement la création de la religion musulmane à caractère très totalitaire englobant non seulement l’âme (intelligence, pensée, culture, identité, corpus législatif, charia), le corps (habillement, nourriture, sexualité, statut de la femme, traditions diverses) mais encore l’esprie de l’homme (cf. fondements et pratiques religieux de l’Islam). On parle ainsi de « société musulmane » ou de « pays islamiques » qui englobent aussi la politique qui ne peut qu’être à terme répressive et guerrière car elle ne tolère aucune autre forme de pensée voire de style de vie. Il s’agit d’une stratégie de conquête clairement exprimée dans le Coran.

Comme nous l’avons vu : Mardouk, Baal, Zeus – Jupiter, taureau – bête avec des cornes en forme de croissant de lune dont les pointes se dressent contre le ciel et qui se trouve aux sommets des mosquées, symbole de reconnaissance utilisé par les satanistes est aussi le dieu lune et en réalité Satan retenu par Mahomet à la Mecque au détriment des autres idoles et dieux qui étaient adorés dans ce lieu.

Cette stratégie consiste surtout à contrer à la fois Israël et les chrétiens authentiques par la violence meurtrière aveugle alimentée par une haine viscérale transmise et inculquée de génération en génération. Les chrétiens et les Juifs sont quasiment inexistants en nombre dans les pays musulmans et là où il y en a encore un peu, ils diminuent à cause des persécutions et des massacres quasiment sans retenue surtout là où sévissent les musulmans les plus radicaux. Depuis le départ, l’Islam et l’Occident se sont violemment combattus et risquent encore de se combattre terriblement.

Mais dès à présent, le pétrole et l’immigration massive avec la multiplication démographique des musulmans en Occident consistent à tenter de séparer complètement l’Occident des Juifs et des chrétiens authentiques pour former un tant soit peu un socle formé de fer et d’argile, à savoir les pieds sensés soutenir la lourde statue décrite dans le livre du prophète Daniel.

Le fer et l’argile ne se mélangeront certes pas, mais formeront malgré tout un ensemble de compromis et d’arrangements sur le dos des chrétiens authentiques et des Juifs et/ou d’Israël qui seront de plus en plus persécutés et combattus de concert.

Esaü a, comme écrit plus haut, largement assouvi sa vengeance et par là s’est montré depuis la Shoah et la fin de la deuxième guerre mondiale beaucoup plus tolérant vis à vis des Juifs et aussi des chrétiens authentiques, mais cela ne durera pas. Le coup de la partie contre l’Adversaire fut le retour au Pays promis des Juifs et le mouvement charismatique chrétien, le réveil le plus puissant de l’Histoire de l’Eglise à ce jour. Mais Israël n’a pas récupéré l’ensemble des territoires du Pays Promis et les chrétiens authentiques n’ont pas encore obtenu le réveil qui aura bouleversé le monde entier.

Cela vient du fait qu’Ismaël n’a pas encore assouvi sa vengeance. L’erreur sur l’échiquier d’Abraham avec Agar n’est pas encore résorbée. La possibilité stratégique ismaélite de l’Adversaire est encore ouverte et donc inéluctable comme elle le fut dans le cas d’Edom.

La stratégie actuelle de l’Adversaire apparaît de plus en plus clairement depuis la création de l’Etat d’Israël. Aujourd’hui, la radicalisation, l’immigration et la forte croissance démographique islamique en Occident sont devenues un très gros problème pour Israël et les pays Occidentaux, particulièrement pour les Juifs se faisant régulièrement agresser et/ou assassiner. Le Califat situé sur une partie de la Syrie et de l’Irak, quitte à changer de territoire ou de passer dans la clandestinité en cas de défaite militaire, l’évolution afghane et pakistanaise ainsi que celle d’une partie de l’Afrique démontrent de plus en plus cette stratégie ismaélite radicale de l’Adversaire.

Par le pétrole, le gaz et ses capitaux, les investissements en Occident, les rachats d’entreprises Occidentales, les prises d’intérêts de plus en plus prononcées en Occident par les islamiques, provoqueront l’interdépendance et le rapprochement des deux partis. L’argile et le fer seront de plus en plus liés de façon structurelle et irréversible. Pour sauver la paix, qui s’avèrera fausse tôt ou tard, pour essayer de s’assurer une certaine tranquillité autant financière qu’économique, Esaü – Edom fera de très grandes concessions à l’agressif Ismaël. Rappelons que l’arrière-plan spirituel d’Edom et d’Ismaël est identique si on pense au dieu babylonien Mardouk. Celui-ci était vénéré dans un temple au pinacle surélevé en forme de tour de Babel, puis, selon les civilisations suivantes se nomma Baal, puis Zeus, Jupiter un taureau – bête avec des cornes en forme de croissant de lune dont les pointes se dressent contre le ciel qui viole l’Europe. Ce croissant de deux cornes se trouve aux sommets des mosquées et est un symbole de reconnaissance utilisé par les satanistes. Il est aussi le dieu lune ou Allah et en réalité Satan se manifestant sous la forme de la troisième bête à deux cornes (Apocalypse 13:11) qui dirige aussi les francs maçons, les illuminatis, les satanistes, les divers mouvements New Age et tous les autres mouvements semblables.

Cette réalité spirituelle négative couvre finalement le monde entier telle un filet qui se resserre de plus en plus. On ne pourra plus se réfugier dans tel ou tel pays comme autrefois et encore aujourd’hui, pour échapper aux horreurs de l’Adversaire.

Ainsi le prochain coup de l’Adversaire sur l’échiquier sera échec au roi blanc mais pas échec et mat.

Il n’y a qu’une seule échappatoire pour s’en sortir, qu’un seul coup à jouer : profiter du « coup d’avance » montré par la Révélation de la part de Jésus-Christ Glorifié. Quel est-il ?

 

2. LE COUP D’AVANCE

Comme le monde entier sera pris dans le filet et que les mailles se resserreront de plus en plus, il n’y aura plus d’échappatoire ici-bas (Apocalypse 3:10b ; 6:14-17 ; 13:8+16-18). Quand Edom et Ismaël auront aboutit à une fausse paix sur le dos d’Israël et des chrétiens authentiques viendra la Grande Épreuve. La Grande Tribulation générera mondialement une guerre atroce (Apocalypse 6:3-4), une crise économique terrible (Apocalypse 6:5-6), un taux de mortalité énorme par la guerre, la famine, les épidémies et les fauves (Apocalypse 6:7-8), la persécution des chrétiens (Apocalypse 6:9-11), et après le répit du grand réveil (Apocalypse 7) encore des catastrophes naturelles et calamités inimaginables dues entre autres à l’apparition de forces destructrices carrément démoniaques sur terre (Apocalypse 6:12-17 ; 8:7 à 9:21). Après l’expulsion du Dragon et de ses acolytes du ciel commencera le règne terrible de l’imitation trinitaire sur terre ou de l’Ant[é]i-Christ (Apocalypse 13ss) avec toutes ses catastrophes.

Deux possibilités resteront ouvertes :

  • soit rester résigné sur terre pour subir les catastrophes atroces et souffrir la persécution et le martyre ainsi qu’assister à la victoire sur terre de l’Adversaire malgré un combat héroïque acharné des deux témoins (Apocalypse 11:3-13) ; toutefois, il faudra tenir et si on tient le coup c’est finalement pour mourir avec souvent la torture préalable en prime … ! (Apocalypse 6:9-11 ; 11:7 ; 12:17-18 ; 13:7a +10 ; 14:12-13 ;16:6 ;17:6).
  • soit « jouer » avec le bénéfice du « coup d’avance » en expérimentant la métamorphose du corps pour monter sans mourir à la Salle du Trône du Père et en tant qu’Église des Vainqueurs « jouer les coups qui resteront à jouer jusqu’à l’échec et mat du roi noir ». (Romains 8:19-23 ; 2 Corinthiens 3: 18 ; Apocalypse 2:7 +17+26-28 ; 3:5+10+12+21 ; 4:1c ; 5:10 ; 6:2 ; 12:1+5+11-12a ;14:1-5 ; 17:14 ; 19:7-8+14 ; 20:1-3+4a+9-10 ). Ce coup d’avance sera la pierre qui mettra en pièces les pieds de fer et d’argile dont il est question dans le livre de Daniel (Daniel 2:34-35+45). Cette pierre sera l’Eglise des Vainqueurs et l’Armée des Anges (cf. Daniel 7:13+22 ; Apocalypse 6:2 ; 7; 12: 5+11 ; 19:14).

Comme Jésus nous aime et ne veut pas nous laisser dans la panade, Il nous a donné la révélation en nous montrant quel coup jouer pour continuer la partie et finalement aboutir à l’échec et mat au roi noir.

Les missions décrites dans l’Apocalypse seront les coups suivants à jouer.

Nous insisterons sur les suivants :

  • Le réveil de gloire (Apocalypse 7) sans pareille opéré à partir de la Salle du Trône (Apocalypse 5:10 ; 6:2) durant la Grande Tribulation, avec Israël qui aura lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7:14), sera ce que le réveil charismatique n’aura pas pu apporter et correspondra à l’exaucement de la prière de Jésus en Jean 17:21-26 : «…qu’ils soient en nous …que tous soient un …afin que le monde croie…qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée… » (cf. aussi Ephésiens 2:14-21) et surtout au Millénium (Apocalypse 20:4-6).
  • La victoire de la femme glorieuse sur Edom et Ismaël car elle aura la lune sous ses pieds qui apparaîtra dans le ciel en Apocalypse12:1 : C’est l’Eglise des Vainqueurs composée d’Israël messianique et des chrétiens issus des nations ! (Couronne de 12 étoiles).
  • Ejection du ciel du Dragon et de ses acolytes dans un premier temps (Apocalypse 12:7-11) et après trois ans et demi de règne d’imitation trinitaire sur terre : la défaite (Apocalypse 19:20 à 20:3+9b-10). Échec et mat au roi noir !!!

 

CONCLUSION

Les événements à venir seront bien plus sérieux et graves qu’une petite partie d’échecs.

Mais la question qui se pose est de savoir si c’est nous avec et par le Seigneur qui fixons le programme, qui donnons le tempo, qui remplissons notre agenda ou si c’est l’Adversaire qui le fait parce que nous devons subir ses attaques et ses stratégies.

Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié par Son retour auprès de Jean et des Siens nous a indiqué le « coup d’avance » à jouer. C’est la métamorphose de notre corps pour pouvoir monter dans la Salle du Trône et travailler à partir de là. C’est la révélation des fils et des filles de Dieu que la création attend impatiemment ! (Romains 8:19). C’est le passage d’un état d’enfance à un état de fils et de filles adultes (Romains 8:17ss ; 1 Corinthiens 13:9-12). Subir comme un enfant ou combattre efficacement pour gagner comme un adulte : voilà le choix qui nous est proposé aujourd’hui dans l’urgence car les événements peuvent s’enchaîner très vite !

La voie par excellence est l’amour qui est Dieu, la perfection : « Mais quand viendra la perfection ce qui est partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Devenu homme, j’ai mis fin à ce qui était propre à l’enfant. A présent, nous voyons à travers un miroir de façon diffuse mais alors ce sera face à face. A présent, je connais en partie, alors je connaîtrai vraiment comme j’ai été effectivement connu. » (1 Corinthiens 13:10-12). La métamorphose du corps pour la montée à la Salle du Trône, face à face avec Dieu comme l’Apôtre Jean voilà la venue de la perfection dont parle l’Apôtre Paul, voilà le passage de l’enfance à l’état adulte, voilà la connaissance totale qui nous permet de connaître comme nous avons été connus !

Que le moteur de l’amour irrépressible pour Dieu, pour notre prochain et pour nous soit notre motivation !

En Jésus,

Martin BUSCH

53. Souveraineté et liberté de Dieu et souveraineté et liberté de l’homme

INTRODUCTION

Si Dieu est souverain, s’Il sait tout à l’avance, s’Il « est en contrôle », s’Il est tout puissant alors où peut encore se situer la liberté de choix de l’homme, sa responsabilité et finalement sa condamnation ou son salut ?

Si l’homme est prédestiné (prooridzo = prédestiner, destiner d’avance, établir, prévoir, fixer ; Romains 8:29-30 ; Ephésiens 1:5,11) par le Dieu souverain (Romains 9:10-25) alors où se situent la liberté et la responsabilité de l’homme ? L’homme n’est-il pas dans un système régi par le déterminisme ? Dieu n’a-t-Il pas démontré à Job Sa toute puissance et Sa souveraineté (Job 40:1ss) quand Il S’est révélé à lui dans Sa gloire ? La réponse de Job fut sans contour : « Je reconnais que tu peux tout et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ?

Oui j’ai parlé sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. Ecoute-moi et je parlerai ; je t’interrogerai et tu m’instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. » (Job 42:2-6).

Face à la souffrance et à tout ce qui se passe à travers le monde, l’homme ne serait-il pas une espèce marionnette (Job 1:6ss) que l’on teste ou que l’on laisse tester par le Diable au prix de souffrances innommables et humainement injustes comme ce fut le cas pour Job ?

Voyons voir ce qu’il ou elle « a dans les tripes » pour savoir ce qu’il ou elle vaut ! Dieu n’a pas besoin de ce test puisqu’Il sait tout et Il savait à l’avance tout particulièrement comment les choses allaient se terminer notamment en ce qui concernait Job par exemple. Alors pourquoi Job a-t-il été tout de même testé ?

Il est vrai que ces problématiques telles la prédestination, la souffrance liées à la souveraineté de Dieu et la liberté et responsabilité de l’homme a fait couler beaucoup d’encre dès les premiers siècles de notre ère (Pères de l’Eglise face aux non-conformistes de l’époque) en passant par la Réforme (Prédestination calviniste, libre-arbitre luthérien, justification par les œuvres catholique etc…) jusqu’à nos jours.

 

1. Dieu est souverain et tout puissant

« Qui es-tu donc homme pour entrer en contestation avec Dieu ? L’ouvrage va-t-il dire à l’ouvrier : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? Le potier n’est-il pas maître de son argile pour faire de la même pâte tel vase d’usage noble, tel autre usage d’usage ordinaire ? » (Romains 9:20-21).

La distance entre le Créateur et la créature ressemble à celle entre le potier et le vase. Elle semble infinie. Voilà qui nous invite à un maximum d’humilité !

Face à Dieu, on peut simplement dire comme Job : « Je reconnais que tu peux tout… Oui j’ai parlé sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. » Socrate n’a rien inventé : « Je sais que je ne sais rien ». Il est aussi vrai que plus on en sait, plus on se rend compte qu’on ne sait rien tout au moins pas grand chose. Chaque découverte implique toujours des milliers d’inconnues supplémentaires.

La Bible entière glorifie le Seigneur qui est l’Alpha et l’Oméga, le Tout Puissant, Père Eternel, le Créateur, le « Je suis » etc…

Dans la même foulée se pose évidemment le problème de la prédestination. Dieu est souverain, tout puissant et omniscient dans l’élection du peuple d’Israël et la prédestination au salut : « J’ai aimé Jacob et j’ai haï Esaü. Qu’est-ce à dire ? Y aurait-il de l’injustice en Dieu ? Certes non ! Il dit en effet à Moïse : je ferai miséricorde à qui je veux faire miséricorde et je prendrai pitié de qui je veux prendre pitié. Cela ne dépend donc pas de la volonté ni des efforts de l’homme mais de la miséricorde de Dieu. » (Romains 9:12b-16)

« Ceux que d’avance il a connus, il les aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils » (Romains 8: 29)

« Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde…Il nous prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ…En lui aussi, nous avons reçu notre part : suivant le projet de celui qui mène tout au gré de sa volonté : nous avons été prédestinés pour être à la louange de sa gloire ceux qui ont d’avance espéré dans le Christ. » (Ephésiens 1: 4-5, 11-12).

Autrement dit : avant la fondation du monde les jeux étaient faits !!! Si ce n’était pas le cas, Dieu ne serait effectivement pas Dieu. En tant que Dieu, Il doit englober d’un seul regard l’Histoire du début à la fin et connaître en même temps le nombre de cheveux de chaque être humain (Luc 12:7) sans compter tout le reste et particulièrement s’il est sauvé ou pas, c’est dire… !

Calvin aurait-il eu raison avec sa doctrine de la prédestination ? L’offre de grâce du salut en Jésus-Christ ne serait-elle pas universelle mais uniquement pour les élus prédestinés à l’avance à être sauvés, ceux auxquels Dieu fait miséricorde ? La grâce ne serait-elle prévue que pour certains et pas pour d’autres ? Pourquoi faudrait-il encore « aller de par le monde faire des disciples ? » Comment peut-on encore affirmer : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé et celui qui ne croira pas sera condamné » ? Que fait-on du verset phare « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » ? N’y a-t-il plus de place pour la volonté et la liberté de choix de l’homme et par conséquent de sa responsabilité permettant sa condamnation ou son salut ? Pourquoi se fatiguer si tout est déjà joué d’avance par l’omni-connaissance et la volonté suprême de Dieu ? Pourquoi accomplir des œuvres bonnes et travailler à la sanctification si de toute façon tout est programmé à l’avance par Dieu ?

 

2. Le salut en Jésus-Christ est-il finalement destiné à tous les hommes ?

« …Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2:4)

Le même Paul après avoir écrit aux Romains à propos de la prédestination et de l’élection souveraine de Dieu excluant non seulement la volonté de l’homme mais imposant aussi un choix souverain divin et omniscient parmi les hommes en ce qui concerne le salut, écrit à Timothée que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité !!!

Si Dieu veut que tous les hommes soient sauvés pourquoi ne le sont-ils pas ? (Apocalypse 20:15 ;21:8 etc.…) Pourquoi ne croient-ils pas tous en Jésus le seul Médiateur qui S’est donné en rançon pour tous ? (1 Timothée 2:5). La Sainte Esprie ne ferait-Elle pas Son travail en convainquant le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement ? (Jean 16:8). Le Père ne ferait-Il pas Son travail en « n’attirant » pas tous les hommes pour qu’ils puissent venir à Jésus ? (Jean 6:44). Le Père ne donnerait-Il pas tous les hommes à Jésus pour qu’ils viennent à Lui ? (Jean 6:37). Pire, Dieu envoie-t-Il en prime une puissance d’égarement pour que les endurcis soient condamnés ? (2 Thessaloniciens 2:10-12).

Evidemment nous répondrons par un non vigoureux et sans appel aux questions qui remettraient en cause la Sainte Esprie et le Père dans leur volonté, leur rôle et leur action en ce qui concerne le salut proposé à tous les hommes !!!

Dieu veut en effet que tous les hommes soient sauvés et il n’y a aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes pour être sauvé à savoir Jésus-Christ ! (Actes 4:11-12). C’est pourquoi le Père a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ! (Jean 3:16)

 

3. Les nécessaires paradoxes ou contradictions

Nous nous trouvons donc devant un paradoxe ou une contradiction : d’un côté Dieu dans Sa volonté souveraine et Son omniscience ou omni-connaissance prédestine, élit, sait à l’avance qui sera sauvé ou non et d’un autre côté tout autant par Sa même volonté souveraine veut que tous hommes soient sauvés ce qui exclurait tout choix, élection et prédestination de Sa part. Là il s’agit d’un salut à portée universelle sans exclusive aucune donc sans élection et prédestination.

Un paradoxe semblable est mis en évidence par voie de conséquence quand d’un côté Jésus dit : « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire… » (Jean 6:44) et d’un autre côté la foi en la grâce est nécessaire pour être sauvé (Ephésiens 2:8 ; etc. …). En effet c’est l’homme qui a la foi ou non et qui par voie de conséquence est totalement responsable par rapport à son salut ou sa condamnation. De plus, le « je te montrerai la foi par mes œuvres » (Jacques 2:18) et le « recherchez…la sanctification, sans laquelle nul ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14) en rajouteraient notamment au niveau de la responsabilité de l’homme et en faveur de ceux qui croient au salut par les œuvres. Devant cette situation paradoxale fondamentale le curseur des polémiques et des interprétations est allé d’un extrême à l’autre en passant par les Sacrements, le Baptême, l’Eucharistie, la conception de l’Eglise, des ministères et évidemment le Salut avec en général la majorité des sujets à controverse en prime !

La logique grecque et en général humaine même théiste chrétienne admet difficilement le paradoxe ou la contradiction.

Pourtant la Bible nous présente un Dieu unique étant à la fois totalement un et à la fois trois personnes Père, Fils et Sainte Esprie totalement différenciées ! Pourtant la Bible nous présente Jésus-Christ pleinement homme, même dénommé « esclave » dans les limites de l’espace-matière-temps et pleinement Dieu sans limitations aucunes. Nous avons largement expliqué et justifié les tenants et les aboutissants de cet état de fait d’après l’exégèse de textes bibliques et par la méthode systématique dans certains de nos écrits précédents ! L’Eglise a à notre avis maintenu ces bases fondamentales paradoxales et contradictoires relatives au Dieu de la Bible à travers les siècles mais n’a pas reporté ces bases sur les autres sujets de doctrine.

De même nous considérons que les paradoxes ou contradictions sont nécessaires et indispensables. Dieu en effet pour être Dieu doit être souverain, englober l’Histoire, tout savoir à l’avance notamment connaître ceux qui seront sauvés dès avant la fondation du monde, connaître le nombre de cheveux de chacun d’entre nous au quotidien, être le divin potier et donc pouvoir décider à Sa convenance ou prédestiner qui Il veut à cause de Sa puissance et omniscience totales. Dieu pour être Dieu doit aussi être juste (1 Jean 4:8 ; Jean 3:16). Il doit par là obligatoirement offrir le salut à tous les hommes sans distinction aucune à cause de Sa justice parfaite car chacun doit avoir la même chance d’être sauvé. Pourtant dans la Bible, c’est le même Dieu mais un discours obligatoirement contradictoire et paradoxal sinon Dieu ne serait pas Dieu.

Revenons sur la Christologie : si Dieu reste uniquement en-dehors de l’espace-matière-temps, Il ne pourrait être Dieu car Il serait resté fondamentalement en-dehors d’un domaine qu’Il a certes créé mais pas assumé notamment jusqu’à la mort expiatoire de la croix ce qui était absolument nécessaire. C’est un peu comme un patron qui ne sait pas ce qu’est la difficile condition ouvrière parce qu’il n’y a pas passé pour l’assumer au moins pendant une période, d’où les problèmes que l’on connaît.

Revenons sur la Trinité : Dieu n’est pas Dieu s’Il ne peut se suffire à Lui-même c’est à dire s’Il n’est pas trois personnes totalement différentes, le nombre minimum pour qu’il y ait vis à vis nécessaire pour la relation et possibilité de comparaison de l’une des trois personnes entre les deux autres en vue de l’identification réciproque et donc la possibilité de conscience propre. Dieu n’est pas Dieu s’Il n’est pas aussi fondamentalement un car Il serait alors un panthéon de trois dieux obligatoirement avec partage et divisions des compétences donc avec une connaissance, une omniscience et une puissance divisées nécessairement concurrentielles qui ne sont plus par définition totales et absolues. La puissance absolue ne peut être qu’une et indivisible.

En ce qui concerne la grâce : si la grâce est grâce ou don totalement gratuit, si elle est totale et entière il faut obligatoirement que Dieu soit entièrement souverain, le potier qui fait ce qu’Il veut avec Son vase, qu’Il fasse miséricorde à qui Il veut faire miséricorde, que le Père attire l’homme souverainement à Jésus et que l’homme ne joue aucun rôle dans l’offre de la grâce ni dans le choix des êtres humains auxquels la grâce est offerte.

En ce qui concerne la foi, la sanctification et les œuvres : si l‘homme est responsable de son salut ou de sa condamnation, il doit obligatoirement être totalement libre et souverain de croire ou de ne pas croire, de se convertir ou de ne pas se convertir, de se sanctifier ou de ne pas se sanctifier et d’accomplir des œuvres pour aller prêcher l’Evangile, faire des disciples, aider et aimer son prochain ou de ne pas les accomplir.

Ainsi Dieu est totalement libre, souverain de par son offre d’amour inconditionnel et de grâce et l’homme parce qu’il est totalement responsable de son salut ou de sa condamnation est par là totalement libre et…souverain face à l’offre d’amour divin de la grâce qu’il peut donc refuser ou accepter en toute liberté et souveraineté !!!

Nous nous retrouvons là encore face à une contradiction et un paradoxe : La souveraineté absolue et la liberté de Dieu d’un côté et la souveraineté absolue et la liberté de l’homme de l’autre côté. Logiquement la souveraineté et donc la liberté ne se partagent pas : soit elles appartiennent à l’un ou à l’autre mais pas aux deux sous peine de n’être pas souveraineté sauf si on accepte la contradiction et le paradoxe.

De par ces paradoxes et contradictions constatables, obligatoires et nécessaires, nous aboutissons à deux parties totalement libres et souveraines qui peuvent à présent se dire réciproquement oui sans aucune contrainte donc en pleine souveraineté et liberté et ainsi réellement concrétiser l’Amour. Voilà le mariage d’amour inconditionnel et parfait idéal !!!

 

4. Quelles sont les conséquences de la liberté et de la souveraineté de l’homme ?

La liberté et la souveraineté de l’homme peut comporter deux conséquences : celui de la condamnation à mort ou celui du salut total pour la vie à toujours.

Rappelons que Dieu Lui-même dans Sa souveraineté a institué cette liberté souveraine de l’homme par l’interdit de l’arbre de la connaissance et du mal donnant ainsi à l’homme le choix, base de la liberté. Plus tard ce choix est rappelé au Peuple d’Israël par la voix de Moïse : « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal…j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives, toi et ta postérité. » (Deutéronome 30:15+19). Enfin cette liberté est offerte par la grâce du salut proposée en Jésus-Christ à tous les hommes.

Si nous revenons à l’histoire de Job, nous voyons un homme qui veut absolument plaire à Dieu, avoir le contact avec Dieu et le maintenir pour lui et sa famille via les sacrifices notamment pour ses fils au cas où ils auraient péché (Job 1:1-5). Voilà un peu l’image du chrétien actuel classique qui veut, dans ce qu’il a compris, servir sincèrement et de tout son cœur le Seigneur.

Job est dans la situation intermédiaire espace-matière-temps que nous connaissons. Dans le ciel a lieu en même temps une scène étrange devant l’Eternel où Satan qui a accès au Trône, lance un défi concernant Job où il dit que ce dernier ne sert pas Dieu de façon désintéressée et qu’il maudirait Dieu s’il perdait sa famille, ses biens et sa santé. Satan, comme encore malheureusement aujourd’hui, a accès à la Salle du Trône pour accuser les chrétiens et mettre Dieu au défi les concernant (Apocalypse 12: 10c).

Dieu relève le défi et les tribulations de Job commencent, durent et perdurent atrocement. Les discours de Job et de ses amis sont extrêmement intéressants et abordent quasiment pour ne pas dire totalement toutes les questions relatives au sens de la vie, au péché et à la justice, à Dieu et évidemment à la souffrance et ses causes éventuelles. Mais le « Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ? » de Dieu (Job 38:2) relativisera largement les réflexions humaines.

C’est très exactement ce qui peut toucher le chrétien actuel classique, nous en avons malheureusement que des exemples trop nombreux avec tout ce qui peut se dire ou s’écrire autour.

Allons tout de suite à la fin de l’histoire : Job n’a pas maudit Dieu qui S’est révélé à lui dans Sa gloire car il a dit : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil te voit » (Job 42:5). Cette gloire a entraîné la repentance de Job (Job 42:6). Pourtant, à vues humaines Job n’avait pas grand chose à se reprocher, c’est le moins qu’on puisse dire…. Cela nous rappelle étrangement l’appel à la repentance de Jésus Glorifié dans Ses lettres aux 7 églises (Apocalypse 2:5b+16 etc. …).

La situation de Job devint heureusement encore beaucoup plus appréciable après ces événements terribles (Job 42:10ss).

Le même appel de Jésus Glorifié s’adresse au chrétien actuel classique qui veut, dans ce qu’il a compris, servir sincèrement et de tout son cœur le Seigneur, pour justement l’encourager à sortir de l’espace-matière-temps lieu de vulnérabilité, de tentations, de souffrances, de connaissances partielles et partiales pour passer métamorphosés à la Salle du Trône dans la gloire où la situation est de loin beaucoup plus appréciable.

Pourquoi ?

A cause de la souveraineté et de la liberté l’homme qui aura choisi la grâce en Jésus-Christ. La souveraineté et la liberté de l’homme, si elle est réelle, ne peut se contenter des limitations de l’espace-matière-temps. Par définition la souveraineté et la liberté ne peuvent être ni admises ni défendues comme devant rester dans un cadre quelconque. C’est tout simplement impossible par définition. Comme Dieu en devenant homme en Jésus-Christ, a assumé à notre place la prison espace-matière-temps, nous avons la possibilité d’en sortir car il est indispensable au titre de notre liberté et souveraineté d’aller réellement auprès de Celui que nous avons choisi d’aimer et qui a choisi de nous aimer le premier.

Jésus n’a-t-Il pas repris le Psaume 82:6 en disant que nous sommes des dieux ? (Jean 10:34). Dotés de la liberté et de la souveraineté, nous sommes effectivement des dieux, des fils du Très Haut. Cette liberté et cette souveraineté ne se cantonnent pas uniquement au oui initial de la conversion à Jésus-Christ. Elles ont des conséquences nécessairement illimitées dont notre transfiguration suivie du passage au ciel puis de la réalisation telles des missions à accomplir décrites dans l’Apocalypse ! Dans notre développement nous pensons particulièrement à l’expulsion de Satan et de ses acolytes des lieux célestes pour qu’il n’ait plus accès à au Trône pour lancer des défis et des accusations à notre encontre !!! (Apocalypse 12:7-11)

 

5. Où l’Eglise en est-elle au niveau de ses enseignements ?

Les différents enseignements chrétiens n’ont pas osé affirmer cette liberté et cette souveraineté absolues et nécessaires de l’homme parce qu’ils ont eu peur du paradoxe et de la contradiction. Ils ont aussi eu peur de l’accusation de vouloir ainsi remplacer Dieu par l’homme qui se ferait ainsi Dieu et pécherait par orgueil comme le Diable. C’est d’ailleurs une des accusations les plus graves des pharisiens à l’encontre de Jésus qui a dit des paroles très osées et pourtant vraies (Jean 10:33).

Enfin qu’est-ce qui nous permet encore d’affirmer la liberté et la souveraineté de l’homme ? C’est Dieu libre et souverain Lui-même qui l’a décidé ainsi par la prédestination !

« Ceux que Dieu a connu d’avance ont été prédestinés à être conformes à l’image de son fils afin que celui-ci soit le premier d’une multitude de frères ; ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés, ceux qu’il a appelés, il les aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » ! (Romains 8:29-30) Que signifie « glorifié » ? La conformité à l’image de Jésus, la restauration totale, esprie, âme et corps, dont la métamorphose indispensable du corps, bref la liberté et la souveraineté totales et sans limites de l’homme dans la gloire dont nous avons parlé durant tout notre exposé !!!

L’Eglise s’est tout simplement arrêtée aux problématiques de la justification et du salut avec la mort comme passage obligatoire et tenté en vain d’éviter toute contradiction.

Pour les Calvinistes, comme nous l’avons précisé, c’est la prédestination sans nuance que nous appellerons déterminisme. Pour les luthériens, il y a un espace pour le libre-arbitre de l’homme et la foi mais la souveraineté et la grâce de Dieu prédominent très largement notamment au niveau de l’administration des sacrements. Pour les catholiques nous en sommes carrément au niveau des œuvres et des rituels de leur église et de leur système qui justifient. Pour les évangéliques il y a une insistance sur la liberté de choix de l’homme au niveau de la conversion et la sanctification en vue de la justification. Il y a aussi une très forte spiritualisation avec la division entre le corps, l’âme et surtout l’esprie. Le corps ne peut être sauvé de la mort malgré des guérisons plus ou moins possibles selon les uns ou les autres. L’enlèvement ouvre toutefois une possibilité de salut du corps face à la mort.

Nous constatons que la problématique de la glorification n’est soit pas abordée, soit mal comprise ou alors réduite à l’enlèvement ou reportée au moment du passage définitif dans l’éternité.

 

CONCLUSION

Le curseur doctrinal des Eglises glisse d’un extrême à l’autre à cause de l’affirmation considérée comme dangereuse de la nécessaire liberté et souveraineté totales sans limitations de l’homme voulues et instituées par Dieu Lui-même, libre et souverain ! Ce paradoxe de souveraineté et de liberté totales nécessaires de deux partis se résout non pas dans un processus de domination destructeur de l’un voire des deux mais d’amour et de vie.

Au même titre que Dieu dans Sa liberté et Sa souveraineté totales devait assumer l’espace-matière-temps en venant en Jésus-Christ sur terre y accomplir Ses missions, au même titre l’homme au corps lié à l’espace-matière-temps, dans sa liberté et sa souveraineté totales doit assumer les lieux célestes et y accomplir ses missions. C’est là tout le message de Jésus Glorifié via le livre de l’Apocalypse.

En Lui,

Martin BUSCH

52. Changer de monde pour changer le monde

INTRODUCTION

« A ceux qui vinrent y siéger, il fut donner d’exercer le jugement…ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus…régnèrent avec le Christ pendant mille ans » (Apocalypse 20:4).

Il est indispensable de savoir que les changements fondamentaux dans le monde ne se feront qu’à partir du Millénium sous le règne de Christ, de l’Eglise des Vainqueurs dont les martyrs. Les leçons de l’Histoire semblent claires : dès que l’on avait l’impression d’avoir atteint un certain « âge d’or » de paix et de prospérité, des événements incontrôlables ont surgi, on ne sait d’où, à savoir guerres, crises de toutes sortes, catastrophes naturelles etc. …

Pourtant le vieux rêve fut et reste véhiculé tant par la religion mêlée à la politique, les systèmes politiques dictatoriaux, en passant par les idéologies promettant un paradis sur terre.

Le moindre mal démocratique modéré occidental avec la séparation des pouvoirs évidemment très préférable ne solutionne de loin pas tous les problèmes, loin s’en faut. Mais il faut malgré tout être vraiment reconnaissant au Seigneur de pouvoir vivre dans un de ces pays occidentaux démocratiques ! Les menaces politiques et sociales déviantes et liberticides restent malheureusement d’actualité.

La Bible parle de Royaume Messianique sur terre dont par exemple Esaïe 11 où le « loup couchera avec l’agneau » ou encore Apocalypse 20. Il s’agira alors du règne du Christ sur terre avec à la clé le bonheur garanti par l’amour inconditionnel du Seigneur car le Prince de ce Monde aura été vaincu puis enchaîné (Apocalypse 20:2) et Christ parfait avec l’Eglise des Vainqueurs rendue parfaite seront aux commandes (Apocalypse 2:26 ; 3:21 ; 5:10 ; 12:5 ; 20:4). Toute la question est de savoir comment cela peut arriver.

 

1. Jésus-Christ le vrai Messie.

 

La première condition pour le Millénium est que Jésus-Christ soit le vrai Messie. L’ensemble du Nouveau Testament s’attache à le démontrer. Nous ne retiendrons que quelques éléments auxquels la tradition juive semble attachée sachant qu’il y a une multitude d’autres aspects qu’on pourrait évoquer.

  • Le Messie accomplit la Loi et les Prophètes donc les restaure et les « reconstruit » parfaitement selon Dieu

Jésus était parfait, sans péché et Il a donc accompli la Loi et les Prophètes (Matthieu 5:17 ; 2 Corinthiens 5:21 ; 1 Pierre 2:22) et la mort n’a pas pu le retenir de ce fait (Actes 2:24ss). La Résurrection est la preuve de sa perfection.

  • Le Messie reconstruit, restaure le Temple

Le Messie doit reconstruire le Temple selon la tradition juive mais Il ne l’a pas fait comme les Juifs l’attendaient, en effet :

Le troisième temple alors que le second était encore debout fut « reconstruit » selon Dieu au moment de la résurrection de Jésus (env. en 33) car Il a dit aux Juifs : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs lui dirent : il a fallu 46 ans pour bâtir ce temple et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du Temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. » (Jean 2: 19-22).

L’Eglise est aussi Son corps (1 Corinthiens 12:27 ; Ephésiens 5:23 ; Colossiens 1:24), elle est donc par voie de conséquence aussi le troisième Temple comme le corps du chrétien qualifié par Paul comme étant le Temple de la Sainte Esprie (1 Corinthiens 6:19).

Nous savons par ailleurs que le 3ème Temple-bâtiment sera reconstruit (2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1) et qu’il sera probablement le lieu terrestre à Jérusalem du gouvernement mondial du Millénium (Apocalypse 20:9).

Dans l’éternité le Seigneur Dieu tout puissant est le Temple, toutefois il existe aussi dans les lieux célestes et les membres de l’Eglise des Vainqueurs en sont des colonnes (Apocalypse 21:22 ; 3:12 ; 11:19).

  • Le Messie rassemble tous les dispersés du Peuple d’Israël et donc restaure et reconstruit pleinement Israël dans son identité et sa terre

« Jérusalem, Jérusalem qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23:37)

Jésus aurait voulu que ce rassemblement se fasse tout de suite mais à cause du refus du Peuple de Le reconnaître comme Messie cela ne fut pas possible. Les Juifs voulaient qu’Il commence par chasser les oppresseurs romains. C’eût été un début de preuve à leurs yeux.

Aujourd’hui on peut dire que ce processus a commencé en 1948 lors de la création de l’Etat d’Israël sur sa terre où se développe en outre l’Eglise Messianique.

Après bien des jugements ce Peuple commence à dire et dira à Jésus : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Matthieu 23:37).

Cela se passera pleinement lors du grand réveil d’Apocalypse 7:4-8 pendant la Grande Tribulation où le « reste » d’Israël (globalité des concernés 144 000 des 12 tribus chiffre non limitatif à notre avis) sera marqué du sceau de Dieu et fera de la sorte partie de l’Eglise des Vainqueurs (cf. Apocalypse 14:3) et au moment du Millénium où Jérusalem sera la capitale du monde (Apocalypse 20:9). Il restaurera ainsi véritablement l’identité politique, physique, psychique et spirituelle juive sur sa terre comme le Père l’a voulu dès les origines.

  • Le miraculeux : des restaurations et des reconstructions

Certaines traditions juives veulent exclure le domaine miraculeux et surnaturel du Messie qui serait exclusivement réservé aux prophètes mais ce n’est pas le cas de toutes lesdites traditions. Est-ce par controverse à l’encontre du Nouveau Testament ?

Le Seigneur Jésus-Christ est Fils de YHWH Père céleste, de l’Esprie Sainte Mère céleste et de Marie mère terrestre (Matthieu 1:1+6,18ss ; Luc 3:21ss ; Actes 2:25ss etc.). Il est de la lignée messianique royale davidique (Apocalypse 5:5) et Son incarnation fut miraculeuse. Sa filiation divine démontre qu’Il fut envoyé du ciel sur la terre (cf. Jean 8:58 ; 17:18).

A la question de Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11:3 ; Luc 7:19-20), la réponse de Jésus fut claire : « …les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » (Matthieu 11:5). Tout le ministère de Jésus fut abondamment jalonné de miracles divers (Jean 21:25). Ils furent aussi un argument de Jésus pour exhorter Ses adversaires à croire en Lui et en Sa messianité (Jean 5:36 ; 10:25,38).

Comme Pierre, retenons la transfiguration ou la métamorphose de Jésus sur la montagne où Dieu le Père par Sa Parole Le désigne et L’identifie comme Son Fils bien-aimé (2 Pierre 1:16-18 ; Matthieu17:2 ; Marc 9:2).

Le miracle par excellence aura été la Résurrection qui sera l’argument principal du discours de Pierre à la Pentecôte (Actes 2:24ss).

L’Ascension fut tout aussi miraculeuse (Luc 24:51 ; Actes 1:9). Il en est de même de Son premier retour (Apocalypse 1:10ss), de toutes Ses actions et apparitions dans l’Apocalypse.

  • Le dévoilement ou révélation de la grandeur de Dieu et de la grandeur de l’homme originel à l’image de Dieu

Certaines traditions juives considèrent que la révélation de la grandeur de Dieu est réservée aux prophètes et la révélation de la grandeur de l’homme par sa restauration messianique au Messie. Jésus-Christ, à la fois Prophète véritable et Roi de la lignée davidique a fait et fera les deux car l’un ne peut aller sans l’autre dans l’identification du Messie.

Jésus-Christ, parce qu’Il fut parfait et est vrai Dieu et vrai Homme (Jean 14:9 ; Colossiens 1:15-20 ; 2:9) a à la fois révélé la grandeur de Son Père et celle de l’homme nouveau dans sa grandeur originelle qu’Il veut recréer, reconstruire, restaurer (Ephésiens 2:15 ; 4:24 ; Colossiens 3:10).

Où en sommes-nous au niveau de la réalisation ?

Nous sommes obligés de reconnaître que la réalisation n’est de loin pas achevée dans toutes ses applications. Pour le juif les réalisations concrètes sur terre ne sont aujourd’hui pas au rendez-vous, donc Jésus de Nazareth ne peut être le Messie.

Jésus a dit qu’Il reviendrait pour en quelque sorte « finir le travail » mais avec nous et le Peuple d’Israël Le reconnaissant comme Messie. En effet le « Tout est accompli » de Jésus sur la croix concerne uniquement l’aspect juridique, c’est à dire la base de tout se situant surtout au niveau de la justice du Père. Celle-ci est à présent satisfaite et la grâce et l’amour peuvent à présent pleinement se manifester. Encore faut-il qu’ils soient acceptés par les êtres humains ! Encore faut-il que le chrétien comprenne que les effets de l’application de la grâce et de l’amour de Dieu sont illimités (Ephésiens 3:18-20) et s’ils sont illimités, ils doivent obligatoirement pouvoir dépasser, sortir des limitations de l’espace-matière-temps et plus particulièrement celles de la mort !!! Comme il ne l’a pas compris, il ne peut l’expérimenter et le travail ne peut se réaliser et s’achever concrètement et complètement. Jésus a en effet choisi d’associer l’Eglise à la réalisation messianique concrète (cf. Colossiens 1:24 ; 2 Pierre 3:12). Mais pas n’importe comment. Cela fait 2000 ans environ qu’elle essaye dans le cadre de l’espace-matière-temps mais l’échec est évidemment de ce fait patent ! Il faut absolument changer de monde pour changer le monde.

2. L’exemple de Jésus

 

Quel exemple Jésus a-t-Il donné ?

« Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci afin que vous soyez dans l’étonnement. Car comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. » (Jean 5:20)

« Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis » (Jean 8:58).

Ces passages disent clairement que Jésus a vécu de toute éternité au ciel avant qu’Il ne fût envoyé par le Père sur terre. Son sacrifice expiatoire nous justifie devant le Père pour que nous recevions la Sainte Esprie Laquelle est chargée de nous préparer en métamorphosant notre corps ou en nous transfigurant de gloire en gloire par la Nouvelle Naissance En-Haut (Romains 8: 23 ; 2 Corinthiens 3:18). Pourquoi le corps ? Parce qu’il est l’élément de notre être qui nous maintient prisonniers dans l’espace-matière-temps. Il n’y a donc que deux solutions :

  • soit que le corps passe par la première mort mais alors il ne peut plus y avoir de communication avec la terre car les relations avec les morts sont interdites (Deutéronome 18:11). Certes, et c’est capital, par la foi en Jésus-Christ nous serons sauvés pour l’éternité mais nous n’aurons pas accompli les missions nécessaires à la reconnaissance du Messie dans le monde.
  • soit que le corps est transformé, transfiguré et nous pouvons comme l’Apôtre Jean qui fut métamorphosé, monter au ciel voir, recevoir des messages et les noter, baigner dans un environnement céleste etc.… pour revenir sur terre et accomplir à l’exemple de Jésus les œuvres qui nous auront été montrées dans le ciel !

C’est ainsi que nous pouvons comprendre le plus simplement du monde Jean 17:18 : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde ».

Comment Jésus a-t-Il été envoyé dans le monde ? A partir du ciel. C’est pourquoi nous aussi nous avons besoin selon la prière sacerdotale de Jésus de passer préalablement dans la gloire au ciel pour pouvoir être envoyés à partir du ciel (Apocalypse 6:2) et répondre aux critères de perfection demandés par la Parole (1Jean 3:6 ; 4:17 ; 5:18) qui sont absolument inatteignables en notre état actuel. Si nous ne sommes pas envoyés comme Jésus a été envoyé alors nous ne pourrons devenir parfaits, condition de possibilité de l’accomplissement correct de nos missions. Rien ne pourra alors vraiment avancer.

C’est pourquoi on ne peut changer le monde qu’en changeant préalablement de monde pour ensuite retourner dans le monde et accomplir parfaitement les missions du Seigneur. Il faut que nous voyions la gloire céleste pour être uns et pour que le monde croie que le Père a envoyé Jésus comme le Messie (Jean 17:22-24).

Quand le monde croira-t-il ? Le monde croira quand le Messie pourra passer à l’accomplissement des aspects non encore réalisés que nous avons évoqués dans le premier paragraphe. Mais cet accomplissement est conditionné par le fait que les chrétiens acceptent de vivre l’exaucement de la prière sacerdotale tel que nous l’avons décrit ici à savoir changer de monde pour changer le monde, être préalablement envoyés comme Jésus a été envoyé. Pensons-nous que nous serions-nous plus grands que Jésus en croyant que nous pourrions nous passer d’être envoyés sur terre à partir du ciel comme Lui L’a été ?

  • Le Messie sera reconnu quand des chrétiens changeront de monde pour changer le monde
  • Jésus a tout réalisé notamment en ce qui concerne l’accomplissement de la Loi et des Prophètes. La mort n’a pu le retenir, Il est ressuscité car Il n’a pas péché. C’est réalisé !
  • Son corps ressuscité, le troisième Temple est apparu aux disciples et est monté au ciel. C’est réalisé ! Par contre l’Eglise corps du Christ est aussi le troisième Temple ainsi que le corps du chrétien. Là il y a un grand besoin de restaurations, de ravalements et de réparations pour ne pas dire de reconstructions ou de recréations : Il faut en effet la métamorphose du corps car la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu (1Corinthiens 15:50).
  • Les dispersés d’Israël ne sont pas rassemblés comme Jésus l’aurait voulu parce qu’eux ne l‘ont pas voulu. Le Royaume messianique davidique n’est pas restauré sur terre. Il faut encore le grand réveil d’Apocalypse 7, le Millénium et donc l’Eglise des Vainqueurs en action dans ses combats victorieux et par là qualifiée pour régner avec le Christ !
  • Le miraculeux chez Jésus a été très abondant : c’est réalisé. Mais Sa Parole « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes. » (Jean 14:12) n’est pas réalisée. La perfection, la glorification, la métamorphose à l ‘exemple de Jésus est préalablement indispensable en vue de cette réalisation.
  • La grandeur de Dieu et la grandeur de l’Homme a été réalisée en Jésus-Christ vrai Homme parfait et vrai Dieu mais dans le monde ni la grandeur de Dieu n’est reconnue ni la grandeur de l’homme nouveau par la révélation des Fils de Dieu au corps sauvé attendue par la création souffrante (Romains 8:19ss ; cf. aussi Psaume 82:6 ; Jean 10:34) n’est réalisée. Le miraculeux englobant la glorification et la métamorphose lesquelles engendrant miracles, guérisons et événements surnaturels, est absolument nécessaire à cet effet.

« Cherchez l’erreur » selon l’expression consacrée ! Jésus est revenu vers les Siens et aurait voulu dès le premier siècle entamer la réalisation messianique finale. L’Eglise n’a pas voulu : elle en est restée au mode de fonctionnement de la fin des Évangiles et des Actes des Apôtres ce qui était excellent pour cette période mais qui a très vite dégénéré au vu des Épîtres et de la majorité des lettres aux 7 églises de Jésus Glorifié puis au vu de l’Histoire de l’Eglise relativement catastrophique. Elle n’a pas voulu changer de monde pour changer le monde. Elle a souvent voulu retourner à l’Eglise primitive et aux idéaux qu’elle représentait mais Jésus Glorifié voulait qu’elle aille réellement, effectivement et directement à la source c’est à dire au Père, à Lui, à la Gloire, à la Salle du Trône par la Sainte Esprie qui, à cet effet, veut nous engendrer à nouveau En-Haut ou nous métamorphoser de gloire en gloire. Une fois ce but atteint, alors la réalisation messianique devient possible avec un « troisième Temple restauré » ou corps sauvé en vue du rassemblement du « reste » d’Israël puis de la foule immense issus de la Grande Tribulation, d’un miraculeux surabondant comme Jésus le voudrait et du dévoilement de la grandeur de Dieu et celle de l’Homme Nouveau aux yeux du monde, Israël en tête, qui finira par croire au Messie, Jésus de Nazareth !

Comme Jésus est Premier et prémices en toutes choses (1Corinthiens 15:20 ; Colossiens 1:15,18 ; Apocalypse 1:18), nous sommes appelés à être prémices (Jacques 1:18 ; Apocalypse 14:4) avec, par, en et pour Lui en vue de l’accomplissement messianique où le loup couchera avec l’agneau.

Il est urgent que résonne les paroles et la musique du cantique nouveau adressé à l’Agneau devant le Trône : « Tu as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur terre » (Apocalypse 5:10).

 

CONCLUSION

Changer de monde pour changer le monde consiste à honorer l’œuvre et la personne du Messie Jésus-Christ. Il désire la réalisation messianique à venir pour qu’entre autres les Juifs puissent « rentrer » et devenir les poussins qu’Il veut prendre sous Son aile.

Vu que nous sommes le corps du Christ, il est temps d’être de la même nature que le Christ Lui-même pour qu’enfin puisse résonner le cantique nouveau et que puisse s’établir le Royaume messianique de type davidique où la grandeur de Dieu soit révélée à tous et la grandeur de l’homme restaurée puisse révéler l’homme véritable à savoir l’Homme Nouveau.

Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié nous indique clairement le chemin à suivre. Il a ôté le voile. Entrons esprie, âme et corps dans Sa Révélation ou le « grand dévoilement » !

En Lui,
Martin BUSCH

51. De l’Église de… À celui qui…

INTRODUCTION

« Écris à l’Apôtre de l’Eglise d’Éphèse, … de Smyrne…de Pergame etc.… celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprie dit aux Églises… » (Apocalypse 2 à 3).

Nous avons vu lors de nos premiers écrits en 1999 – 2000 que les différentes églises nommées et décrites auxquelles étaient adressées les lettres de Jésus Glorifié étaient aussi des types d’Églises correspondant aux grands différents courants dénominationnels qui se sont succédés lors des deux derniers millénaires.

Hébreux 11 à 12 décrit l’histoire de la foi à travers les siècles pour aboutir en quelque sorte au seuil d’une porte. Jésus Glorifié lors de Son premier retour invite les individus issus de tous ces différents courants dénominationnels à écouter et entendre ce que l’Esprie dit aux églises pour justement passer cette porte via la métamorphose du corps et monter au ciel devant le Trône.

 

1. La foi à travers les âges (Hébreux 11et 12) jusqu’à la proximité du ciel

« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas » (Hébreux 11:1)

Pour comprendre ce passage, Noé est un exemple idéal. Noé avait la ferme assurance qu’il y aurait un déluge d’après la Parole de Dieu et sa pratique, sa démonstration, alors qu’il ne voyait pas le déluge, aura été de construire l’arche selon les instructions de Dieu et d’y entrer avec sa famille et les animaux. Le résultat aura été le salut esprit, âme et surtout corps ! Il aura eu le « témoignage favorable » de la part de Dieu.

Ce schéma de la foi vaut à quelques nuances près, pour toute l’énumération des « héros de la foi » cités dans le chapitre 11.

Abel, Enoch, Abraham, Sara, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, Rahab, Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, les prophètes, les martyrs et bien d’autres font partie de cette lignée d’hommes et de femmes de foi !

Nous aussi, nous sommes appelés à « courir une course de fond » dans cet environnement de témoins qui nous ont précédés pour remporter l’épreuve avec les yeux fixés sur Jésus l’initiateur (arkègos ; cf archaïque, début, ancien) et le réalisateur (téléiotès = réalisateur, celui qui réalise, accomplit) de la foi (Hébreux 12:1-2). Autrement dit Jésus initialise par Sa Parole la foi, c’est à dire, « la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17) et Il réalise, accomplit, finalise ce en quoi le croyant a cru via une démonstration concrète, pratique, visible, tangible.

Cette course, outre la foi, comporte l’éducation divine et la lutte sans merci contre le péché devant aboutir à la sanctification et la piété (Hébreux 12+13).

Mais, contrairement aux Israélites, Moïse y compris (Hébreux 12:21), effrayés par la manifestation glorieuse de Dieu au Sinaï, il est dit que les membres de l’Eglise sur terre se sont « approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est Dieu de tous, des espries des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.» (Hébreux 12:22-24). Ici il ne s’agit que d’une approche, d’une proximité : l’Eglise terrestre en course grâce à la justification en Jésus-Christ est à la porte ou au seuil de la porte du ciel. Toutefois, un avertissement sans frais est donné : « Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappés qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre et qui maintenant a fait cette promesse : une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre mais aussi le ciel. » (Hébreux 12:25-26). Evidemment cet ébranlement concerne les terribles bouleversements sur terre décrits dans l’Apocalypse à commencer par la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3ss).

A la porte du ciel, pour échapper à tout cela, il suffit d’en passer la porte. Il ne suffit pas de s’en être approché mais il faut impérativement passer dans la cité de Dieu.

Il est donc indispensable d’entendre Celui qui parle !!! Autrement dit, à celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises !!! Celles et ceux qui n’écoutent pas resteront sur terre et subiront les horreurs, car ils seront au mauvais endroit au mauvais moment et ne pourront échapper !

 

2. Aujourd’hui la porte du ciel est grande ouverte

 

Une très bonne nouvelle : Jésus est revenu pour les Siens pour donner les instructions à l’Apôtre Jean et par lui aux églises via les lettres pour passer réellement, esprie, âme et surtout corps par cette porte !!!

Noé est rentré esprie, âme et aussi avec son corps par la porte de l’arche : il fut préservé et sauvé. S’il avait laissé son corps hors de l’arche, il se serait noyé comme les autres.

Il en est exactement de même face aux catastrophes de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti-Christ par exemple. Si nous restons avec notre corps hors de « l’arche » ou du ciel en ne recherchant pas la gloire et l’immortalité via la métamorphose du corps, seul moyen effectif pour y rentrer, car la chair et le sang n’hériteront pas du royaume de Dieu (Romains 2:7 ; 1 Corinthiens 15:50), alors nous n’échapperons pas non plus !

Cette recherche de la gloire et de l’immortalité nécessite la foi telle que nous l’avons décrite dans le paragraphe précédent.

Enoch qui a bénéficié de l’immortalité, est cité en Hébreux 11 comme un des premiers héros de la foi. La manifestation concrète de sa foi fut qu’il était agréable à Dieu (Hébreux 11:5). Être agréable à Dieu, c’est L’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force et Lui faire confiance notamment dans l’obéissance concrète et pratique.

Quand on aime, on ne compte pas. Cela veut dire en outre qu’on agit comme dit dans l’obéissance et surtout qu’on Le recherche, qu’on recherche Sa présence ou la gloire.

« Or sans la foi, il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6).

Chercher Dieu c’est exercer sa foi comme défini plus haut, prend du temps, de l’argent, de l’obéissance et surtout du travail sur soi-même. Lui parler, prier, Le louer, L’adorer, c’est augmenter notre intimité avec Lui. La Sainte Esprie doit devenir notre guide au quotidien. Bref, il faut avoir soif, envie !!!

Ce qui est certain : quand on aime on est prêt à faire bouger ce que nous pouvons faire bouger même dans notre petit contexte avec une attitude d’amour, de cœur et d’obéissance correspondante. Il s’agit en quelque sorte d’une folie d’amour qui anime souvent les enfants ou encore les amoureux !

Dire à notre corps qu’il ne dépend pas prioritairement du pain ou de la nourriture terrestre mais d’abord de Dieu et de Sa Parole c’est jeûner : le moyen « corporel » ou physique et concret par excellence pour démontrer notre ferme assurance de notre dépendance vitale et éternelle vis à vis du Seigneur.

Le baptême du Feu de la Sainte Esprie et dans le Corps Glorifié du Seigneur Jésus-Christ, transfigurera, métamorphosera notre corps terrestre et le débarrassera de sa chair mortelle ce qui est l’obtention de l’immortalité prévue dès maintenant.

Tout cela ne peut pas se faire dans le légalisme mais dans un amour irrépressible et une foi qui veut ébranler les montagnes ! Le légalisme ne nous permettra jamais d’aboutir car le cœur n’y sera pas et c’est ce que le Père regarde d’abord.

Enfin il est indispensable de croire le message de Jésus Glorifié contenu dans l’Apocalypse et celui de la métamorphose du corps pour pouvoir passer la porte. Il faut se « repentir » (métanoïa), c’est à dire changer de connaissance, de conception, d’enseignement par rapport à ce que l’on croyait comme juste avant. C’est pourquoi il est nécessaire de se rapprocher des ministères qui y croient vraiment eux aussi et qui sont dans la même démarche. Ils sont là avec et par la Sainte Esprie notre Mère céleste pour nous préparer à ce passage, cette « montée » dans la Salle du Trône !

Les ministères qui n’y croient pas de tout leur cœur vont bien entendu être des obstacles et des générateurs de doute par leur parole souvent bien intentionnée mais destructrice de foi.

Cette recherche implique une rémunération, une récompense car Dieu est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent. Quelle plus belle récompense finalement que de trouver Dieu et trouver Dieu ce n’est pas simplement l’approche de la cité céleste mais bien évidemment le passage de la porte d’entrée dans cette cité pour être avec Dieu, avec Jésus et expérimenter cet amour divin inconditionnel sans limite. C’est là et seulement là que nous échapperons à « l’ébranlement » divin de la terre.

 

3. Du passage de l’Eglise de… à celui qui …

 

Jésus Glorifié voulait évidemment que les apôtres des sept différentes églises acceptent Son message. C’est pourquoi Il ordonne à Jean d’écrire à l’Apôtre (pas ange même si le mot aggelos = envoyé est employé ici. Il s’agit bien évidemment du ministère de l’Apôtre) de l’Eglise de…Mais l’histoire nous a prouvé qu’ils n’ont pas accepté ou compris le message. Jésus Glorifié savait qu’aucune église terrestre structurée même un peu plus spirituelle n’accepterait et n’acceptera pas Son interpellation.

C’est pourquoi Il dit : « L’ayant une oreille qu’il entende ce que l’Esprie dit aux églises » (Trad. litt). Ce participe présent du verbe avoir se traduit par « Celui qui a une oreille… ». En effet Il savait qu’aucune dénomination ou type d’église ne pouvait en fait accepter cela puisque chacune était et serait dotée de structures traditionnelles organisationnelles, théologiques et éthiques obligatoirement avec des limitations terrestres donc automatiquement entachées et imparfaites. Il fallait en effet tout simplement essayer de durer, de survivre dans la prison espace-matière-temps, car sans structures c’est humainement difficile. Ces structures organisationnelles sont donc par définition un empêchement d’échapper à « l’ébranlement » divin.

Il savait aussi que des individus pouvant être par définition moins dépendants de l’organisationnel avaient la possibilité de s’en affranchir plus aisément à titre personnel.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que les membres des églises persécutées, sont beaucoup plus « réveillés » parce que l’organisationnel et le dénominationnel sont très affaiblis voire supprimés.

Les martyrs faisant d’ailleurs partie de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 2:11b) bénéficieront du même honneur de régner durant le Millénium que l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée ayant trouvé et expérimenté l’immortalité ! Il n’a absolument été rien reproché à l’Eglise persécutée, Smyrne ! (Apocalypse 2:8-11). Dans la persécution et le martyre, on ne dépend plus que du Seigneur de façon de plus en plus individuelle. On passe de l’Eglise de… à celui qui…. Comme on est seul face à la mort et la souffrance, on est aussi seul dans la démarche sollicitée par Jésus-Christ Glorifié. On est d’ailleurs aussi seul dans la décision de se convertir. Personne ne peut se convertir à notre place.

Cela est confirmé quand Jésus parle par ailleurs de l’enlèvement et de Son avènement (Matthieu 24:40 ; Luc 17:24) « l’un sera pris et l’autre sera laissé ».

Nous constatons par là que de deux personnes très proches, l’une sera prise et l’autre laissée : autrement dit nous passons de « l’Eglise de… » communautaire à « celui qui… » individuel.

Rappelons que lors de la montée comme de l’enlèvement la métamorphose du corps est à la clé (1 Corinthiens 15: 51a pour la « montée-immortalité » possible maintenant ; 1 Corinthiens 15:51b-52 pour l’enlèvement et 1 Corinthiens 15: 53-56 pour la description de la métamorphose qui concerne à la fois la montée-immortalité possible maintenant et à la fois l’enlèvement).

La recherche de l’honneur, de la gloire et de l’immortalité est une affaire d’humilité, de cœur, de foi et d’amour. C’est pourquoi ces réalités par leur caractère personnel sont individuelles. Elles ne peuvent avoir une dimension collective. La preuve historique est que chaque église issue d’un nouveau réveil a irrémédiablement fini plus ou moins sclérosée parce qu’elle s’est structurée pour durer. Il n’y a pas encore eu de recette pour éviter cela.

Il en résulte que pour « monter » via la métamorphose sera une affaire individuelle et jamais organisationnelle, ni dénominationnelle. Créer une organisation, une œuvre, une église défendant la montée reviendrait à passer dans une sorte de collectif associatif automatiquement de type dénominationnel pour durer dans l’espace-matière-temps. Cette démarche est par essence et par définition vouée à l’échec. Certes le Seigneur Jésus-Christ suscite et suscitera des ministères ici et là pour que les chrétiens passent à la stature parfaite de Christ (Ephésiens 4:11ss) mais la démarche et la recherche seront d’abord personnelles et individuelles.

 

4. L’Eglise des Vainqueurs ou l’Eglise qui tourne en rond

 

Posons-nous les questions suivantes : Dieu voulait-Il que les Israélites passent directement dans le Pays promis avec Moïse ou voulait-Il les 40 ans de pérégrinations supplémentaires en tournant en rond avec la mort de la génération concernée à la clé ?

De même, Dieu voulait-Il presque 2000 années ou éventuellement davantage, de pérégrinations sur terre, une sorte de « désert », hors de la cité céleste avec les horreurs, les guerres et les échecs que l’on connaît et les milliards de perdus pour l’éternité contre seulement une minorité de sauvés ?

La réponse est claire : Dieu voulait que les Israélites passent directement dans le Pays Promis et Il voulait que l’Eglise passe dès le premier siècle dans les lieux célestes pour devenir l’Eglise des Vainqueurs avec les fruits exceptionnels annoncés sinon Jésus Glorifié ne serait pas revenu dès la fin du premier siècle pour délivrer le message en question. Il voulait le réveil d’Apocalypse 7 le plus rapidement possible de même que le Millénium pour un maximum de sauvés et ainsi beaucoup moins de perdus, de souffrances et d’horreurs sans nom !

Si Dieu n’avait pas voulu cela, on pourrait sincèrement douter de Son amour. Mais l’amour est conditionné par la liberté du Peuple de Dieu, liberté qui s’exprime par la foi dans l’amour ou par l’incrédulité. Si incrédulité il y a, le passage au ciel n’est pas possible car elle exprime le libre choix du refus. Si foi il y a, le passage au ciel est possible car elle exprime le libre choix de l’acceptation et de l’obéissance.

« Celui qui… » écoutera, croira, passera, mangera de l’Arbre de Vie (= immortalité ; Apocalypse 2:7) et sera vainqueur.

Donc, le but est de passer le plus rapidement possible immortels dans la gloire, les lieux célestes auprès de Dieu qui devient par là le fondement effectif et réel de l’ensemble des individus qui auront passé la porte à savoir l’Eglise des Vainqueurs ! C’est la seule voie de l’unité réelle et de l’efficacité. Voir la gloire engendrant l’unité afin que le monde croie voilà la voie préconisée par Jésus (Jean 17:20-23 ; Apocalypse 5:10 ; 6:2 ;7;12 :1+11 ;17:14 ;19:14 ;20:4a).

Au lieu de « monter » dans les lieux célestes les chrétiens « ont monté et continuent de monter et de maintenir » des églises, des œuvres, des missions et des organisations. C’est sincère et louable mais ce n’était pas la priorité ce n’est pas la priorité et ce ne sera jamais la priorité.

Que n’a-t-on fait et que ne fait-on pour maintenir auprès de soi, de son organisation ou dénomination les membres, les donateurs et sympathisants ? C’est parfaitement compréhensible car il faut vivre, notamment « par la foi », même si c’est une forme de business, durer, se donner les moyens, courir après l’argent pour l’œuvre de Dieu, etc.

Où ? Dans l’espace-matière-temps évidemment. C’est bien entendu là que réside le problème.

Pourquoi ? Tout simplement parce que notre corps y est ! L’Eglise a donc imaginé une théologie anthropologique à connotation grecque qui consista à séparer « l’homme intérieur » de « l’homme extérieur », du corps de l’âme-esprie. Comme le corps est soumis à l’espace-matière-temps, donc mortel, la mort est devenue un élément incontournable de la vie, la justice pour tous sans distinction, le passage attendu vers la vie éternelle, la fin des souffrances, bref elle a été récupérée comme un élément quasi positif à connotation religieuse forte parce qu’indiscutable. Les cérémonies d’enterrement sont souvent appréciées des religieux parce que le public est attentif, il y a de l’émotion, de la religiosité etc.

A quoi nous invite le Seigneur au jour d’aujourd’hui et depuis environ 2000 ans ? A sortir notre corps de l’espace-matière-temps vers les lieux célestes. A conserver notre être entier en pleine forme le corps y compris jusqu’à l’avènement du Seigneur (1 Thessaloniciens 5:23). A considérer la mort comme une ennemie à vaincre (1 Corinthiens 15: 54-56).

Mais il vrai que devant l’évidence universelle de la mort précédée du vieillissement et de la maladie, la Parole de Dieu, la Vérité, peut paraître déphasée par rapport à la Réalité. Pourtant la Parole de Dieu nous invite à l’impossible. La foi est vraiment et seulement la foi quand elle est confrontée à l’impossible :

  • J’ai la ferme assurance par la Parole de Dieu que la métamorphose du corps est pour maintenant en vue de monter au ciel esprie, âme et corps, seul moyen pour échapper à l’ébranlement divin.
  • Je démontre pratiquement ma ferme assurance en écoutant ce que l’Esprie dit, en priant, en aimant, en jeûnant, en obéissant et en recherchant de tout mon cœur et de mon mieux la gloire, l’honneur et l’immortalité.
  • Je reçois l’accomplissement, la réalisation de ma foi exercée de la part du Seigneur, le Rémunérateur, c’est à dire le baptême dans le Feu de la Sainte Esprie et du Corps Glorifié de Jésus entraînant la métamorphose du corps pour pouvoir répondre à Son appel : « Monte » devant le Trône pour accomplir les missions à partir du ciel et non plus à partir de dénominations, d’œuvres, missions ou autres ! C’est beaucoup plus efficace parce que selon la Parole de Dieu pour commencer. Au bout du compte cela paraît aussi beaucoup plus logique car c’est à partir de la source glorieuse et pure que tout est possible ! Tourner en rond dans le désert consiste à toujours revenir au point de départ jusqu’à l’assèchement total et la sclérose rendant impuissant et inefficace !

CONCLUSION

2000 ans d’Histoire de l’Eglise devraient aider à nous ouvrir les yeux. Aucune recette, aucun système n’ont fonctionné parce que toujours en situation intermédiaire et d’échec partiel. On ne peut continuer de pis aller en pis aller même si l’héritage de la nuée de témoins du passé est absolument précieux et nécessaire !

La gloire devant le Trône (Jean 17:24) est indispensable à l’unité (Jean 17:22) qui permet que le monde croie (Jean 17: 23). Il faut que nous soyons envoyés comme Jésus a été envoyé c’est à dire à partir du ciel (Jean 17:18).

L’Eglise s’est approchée du ciel : c’était, c’est, ce sera merveilleux et pour une part efficace en période de réveil et de proximité. Mais en fait elle doit entrer, monter au ciel pour échapper aux horreurs et être à la place que Jésus a prévue pour elle à savoir auprès de Lui pour agir puissamment et avancer. Aucune structure en tant que telle ne fera cette démarche mais des individus à titre personnel.

Tout cela devrait mobiliser toute notre énergie pour qu’enfin nous abordions les problèmes à partir du bon bout !

En Lui,

Martin BUSCH