62. Alors ils jeûneront

INTRODUCTION

« Viendront des jours, quand sera enlevé d’eux l’époux, alors ils jeûneront » (Trad. litt. Matthieu 9:15b).

Jésus, dans le sermon sur la montagne en Matthieu 6, parle des trois piliers de la « pratique de notre justice » (Matthieu 6:1- tèn dikaiosunèn umon mè poièn) à savoir la prière, l’aumône et le jeûne. Il insiste notamment sur la discrétion de cette pratique liée à une récompense venant de Dieu (Matthieu 6:2+18+33b).

 

  1. La pratique de notre justice

Jésus-Christ est notre justice (Romains 5:21 ; 2 Pierre 1:1). La pratique de notre justice en Jésus-Christ ou de notre justification consiste à prier, à donner et à jeûner.

Cette pratique est le résultat, la conséquence de notre justification mais ne peut en aucun cas être notre justification ou à son origine sinon l’œuvre de Jésus et de la grâce n’auraient plus leur place et nous ne pourrions plus parler d’Évangile gratuit et total mais nous devrions parler de salut par les œuvres. Nous savons en effet que l’homme est justifié par la foi sans les œuvres de la loi (Romains 3:28).

La justification entraîne toutefois une pratique, un faire, un style de vie. Cela doit se faire dans un état d’esprie qui ne laisse aucune place à l’auto-justification et à une gloire venant des hommes (Mathieu 6:2b+17). Ainsi, la discrétion est de mise sinon on manque la gloire-récompense venant de Dieu car on aura déjà récolté la gloire-récompense venant des hommes.

La pratique de notre justice concerne notre esprie, notre âme et notre corps. S’il y a interaction évidente entre les trois et les trois dimensions de la pratique de notre justice, il y aussi des dominantes pour chacune d’entre elles.

  1. La prière touche plus particulièrement notre esprie.

Nous avons donné une interprétation du Notre Père dans notre écrit « Notre Père qui es aux cieux ». Nous y avons démontré que chaque demande ne pouvait être vraiment réaliste et comprise que dans le contexte de l’Eglise des Vainqueurs et de ses caractéristiques de glorification. La prière est en relation étroite avec les dons spirituels tels le parler en langues, la foi, la prophétie, la parole de connaissance par lesquels Dieu s’exprime. La prière devient en quelque sorte un échange indirect ou une conversation où le croyant s’exprime et où Dieu s’exprime à travers le croyant de façon indirecte. Mais ici nous nous attacherons à la prière du « Notre Père » enseignée par Jésus Lui-même dont le contenu est indiscutable.

Car il est non seulement indispensable de prier mais encore de prier « juste ».

Pour que la volonté du Père se fasse sur la terre comme au ciel, il faut que nous puissions agir à partir des lieux célestes à la suite du Seigneur pour l’instauration du Millénium, sinon ce n’est pas possible, vu que le Seigneur Lui-même l’a voulu ainsi. S’il devait en être autrement cela fait longtemps que cela serait arrivé et nous sommes obligés de constater que nous en sommes très loin dans les faits.

Nous sommes appelés par Jésus à prier que nous ne soyons pas laissés dans la zone de tentation, l’espace-matière-temps où règne le Prince de ce monde (« Ne nous soumet pas à la tentation » mal traduit et mal compris cf. Jacques 1:13-15) mais que nous soyons délivrés du mal et/ou du Malin. Autrement dit, Jésus nous demande clairement de prier pour que nous soyons transfigurés pour sortir de l’espace-matière –temps pour aller à la Salle du Trône !!!

Jésus dans le cadre de la prière, insiste beaucoup sur le pardon (Matthieu 6:14) car si on ne pardonne pas, Dieu ne nous pardonne pas non plus et l’accès à Lui par la prière est perturbé voire barré.

Nous avons démontré qu’humainement le pardon réel est impossible, donc nous sommes dans le péché. Nous connaissons tous l’adage qui correspond à la réalité ici-bas : « On pardonne mais on n’oublie pas ». En fait pardonner c’est vraiment oublier et ne plus pouvoir revenir sur l’événement en question, parce que justement on a vraiment oublié, ce qui est impossible dans la chair. C’est pourquoi aussi longtemps que nous sommes dans la chair, nous sommes dans le péché et au minimum dans le péché par omission car souvent on pardonne plus ou moins mais on ne va pas jusqu’au bout du pardon donné voire de la demande de pardon selon les cas. L’exigence de la part de Dieu du pardon total et réel, un aspect majeur pour une prière valable, ne peut se réaliser pleinement que dans la glorification c’est-à-dire la métamorphose du corps.

L’Apôtre Jean confirme cela dans sa première épître :

« Or vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés (justification) et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure EN lui (glorification) ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne l’a pas connu (manque de glorification) … quiconque est NE DE DIEU (glorification) ne pratique pas le péché parce que la semence de Dieu (justification nécessairement préalable à la glorification) demeure en lui et il NE PEUT pécher parce qu’il est né de Dieu (glorification qui suit la justification ; 1 Jean 3: 5-9).

Dans la chair, c’est-à-dire dans notre état actuel, ce verset est clair comme l’eau de roche quant à la nécessité d’être métamorphosé pour ne plus pécher et en l’occurrence être dans le pardon total. On a d’ailleurs inventé des entourloupes interprétatives de ce verset sur lesquelles nous ne reviendrons pas.

Demeurer en Jésus, Le voir, Le connaître, naître de Dieu signifie en effet la glorification ou la métamorphose du corps et la possibilité de monter auprès de Jésus et de Son Trône. C’est le seul moyen de séparer la chair du corps et donc le péché du chrétien. Jean le dit clairement dans ce verset et d’autres (5:18 par exemple).

Quand la chair est séparée du corps alors seulement l’accès au Père est réellement possible et ouvert, et la prière devient réellement « conversation, échange » avec Lui avec l’exaucement à la clé car dans cet échange on connaît alors vraiment la volonté de Dieu et on prie selon elle. (Cf. 1Jean 5:14-15)

Actuellement la prière semble en effet plutôt être un monologue individuel ou collectif coloré d’un style dénominationel caractéristique voire dans le pire des cas des récitations et/ou des litanies répétitives. La conversation ne se produit que dans des moments de visitation rares, s’il en est ou alors, comme nous l’avons évoqué plus haut, de façon indirecte à travers les dons spirituels. Le croyant ne s’attend d’ailleurs pas en général à une réponse surtout audible comme dans une conversation : il est tellement conditionné par la prière monologuée qu’il prendrait peur si Dieu lui répondait de façon audible. Quant à l’exaucement c’est souvent, pour être franc, du « peut-être ben que oui, peut-être ben que non », ou encore « j’ai prié, j’aimerais tellement que Dieu guérisse, arrange la situation etc. …mais je ne sais pas s’Il le fera. »

 

 

  1. L’argent touche plus particulièrement l’âme, le cœur.

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur… Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre » (Matthieu 6:21+24b)

Notre cœur-âme est terriblement attaché à notre trésor. D’ailleurs on constate que ceux qui ont beaucoup d’argent en veulent encore plus. Il est plus difficile à un riche d’entrer dans Royaume de Dieu qu’à un chameau d’entrer dans le trou d’une aiguille c’est-à-dire certaines petites portes de remparts. Quelle déception pour le jeune homme riche… !

Si notre trésor est sur la terre, il engendre l’inquiétude, voilà encore une attitude du cœur ou du psychique – âme. Donc il vaut donc mieux investir dans le ciel ou le céleste (Matthieu 6:20). L’inquiétude et la peur engendrent le stress et nous accumulons sur terre pour nous sécuriser ainsi que notre famille. Tout cela peut provoquer la dépression et toutes sortes de maladies psychiques ou de l’âme. Pour les besoins terrestres les êtres humains sont prêts à tricher, tromper, voler, tuer, se prostituer, exploiter les autres, à utiliser les choses démoniaques pour faire de l’argent… bref à pécher de mille et une manières. Cela crée des désastres personnels et sociétaux délétères qui peuvent mener à la guerre d’abord économique et générale ensuite. L’argent sépare souvent les familles surtout au moment de l’héritage. L’attachement familial, un attachement de cœur basé sur les liens du sang est très vite battu en brèche par des histoires d’argent.

Nous sommes donc appelés à amasser des trésors dans le ciel qui devient ainsi notre « banque » absolument sûre. Nous sommes sécurisés et par voie de conséquence équilibrés et le bien-être personnel autour de nous se répand en bénédictions merveilleuses et variées dès ici-bas (cf. 2 Corinthiens 9:6-11).

Mais il faut aller plus loin : Quand on possède un trésor au ciel, on est sensé pouvoir en profiter grâce au Banquier céleste : on peut aller retirer de « l’argent » puisqu’il nous appartient, c’est un trésor que nous y avons accumulé. Il faut donc logiquement pouvoir aller à la banque céleste pour pouvoir retirer de l’argent qui se trouve justement là-haut.

C’est la solution radicale donnée par Jésus Lui-même : « Cherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu et tout cela (besoins vitaux terrestres – Matthieu 6:25-32) vous sera donné par-dessus » (Matthieu 6:33). Autrement dit la misère du monde ne se résoudra que par le fait qu’on trouve réellement et tangiblement le Royaume de Dieu et Sa justice par la montée à la Salle du Trône pour pouvoir recevoir vraiment et abondamment les richesses de toutes sortes à la banque du ciel en vue de l’instauration la plus rapide possible du Millénium où les problèmes sociaux et économiques seront de toutes manières parfaitement résolus. Toutefois nous ne sommes pas dispensés de donner le verre d’eau et bien plus si possible car tout ce que l’on aura fait à « l’un de ces plus petits, on l’aura fait à Jésus » et ce n’est pas une option (Matthieu 25:31-46 ; 2 Corinthiens 9: 1-15).

Mais la solution de fond est et reste Matthieu 6:33. La preuve est que l’église a pratiqué dans l’ensemble la solution du « verre d’eau » via les organisations de type humanitaire pendant 2000 ans, sans solutions et résultats de fond réels et durables car malheureusement cela n’était que des gouttes d’eau dans la mer.

Avec la solution de fond le « verre d’eau » sera de toute façon donné parce que les moyens seront célestes et donc abondants, suffisants et absolument efficaces et n’en resteront par-là évidemment pas au niveau de gouttes d’eau dans la mer. Le réveil d’Apocalypse 7, premier fruit de l’Eglise des Vainqueurs, n’y sera d’ailleurs pas étranger… Le dieu Mammon (Matthieu 6:24 ; Luc 16:13) pourra alors réellement être vaincu car dans la chair l’appétit matérialiste est trop fort et il n’est d’ailleurs pas davantage assujetti dans l’ascèse car l’envie subsiste malgré tout d’une façon ou d’une autre.

Conclusion : donnez « juste », investissez surtout pour ce qui rapporte une solution de fond, qui passe d’abord par la recherche du Royaume de Dieu et de Sa justice aboutissant obligatoirement à sa découverte à savoir la montée à la Salle du Trône.

Quand Jésus parle de récompense de la part de Dieu, il s’agit bien évidemment de la découverte du Royaume avec en plus toutes ces choses données par-dessus dont les biens terrestres que l’on obtient vraiment très abondamment quand on est passé préalablement par le ciel. Toutes ces choses, vu l’état actuel du monde voire de l’église, ne sont de loin pas données comme le Père d’amour voudrait les donner. D’où malheureusement la puissance du dieu Mamon y compris dans l’église (Matthieu 6:24 ; Luc 16:13).

Tout cela prouve que le Royaume n’a pas été trouvé via la glorification et la montée au ciel qui devrait obligatoirement suivre la justification (Romains 8:30).

En général l’Eglise a essayé de s’occuper de l’esprie et de l’âme pour aussi essayer dans une certaine mesure de résoudre les problèmes du corps terrestre par le travail social et a donc prêché la prière et l’aumône mais absolument pas dans la perspective de la découverte et de l’entrée réelles au Royaume en vue d’une solution de fond.

 

  1. Le jeûne touche plus particulièrement le corps.

Alors ils jeûneront…

L’Epoux aura été enlevé aux apôtres au moment de l’Ascension. Ils ont d’ailleurs jeûné par la suite comme Jésus l’avait annoncé (Matthieu 9:15 ; Actes 13:3 ; 14:23 ; 2 Corinthiens 11:27). Donc nous sommes aussi appelés à le faire dans la foulée puisque nous ne sommes pas encore avec l’Époux dans la réalité visible et tangible.

L’Apôtre Jean sur son île – cailloux Patmos où il n’y avait strictement rien ni personne à l’époque, était persécuté « à cause de la Parole de Dieu et du Témoignage de Jésus » (Apocalypse 1:9) et à ce titre condamné à mort via la privation de nourriture.

Autrement dit, il était ni plus ni moins contraint au jeûne. C’est là que Jésus Glorifié lui apparut et qu’il fut glorifié – métamorphosé – devint en esprie pour pouvoir « monter » au Trône. Il eut sa récompense. Il ne pouvait d’ailleurs pas être glorifié devant les hommes à cet endroit.

Au même titre que la prière et le don d’argent discrets doivent être prioritairement orientés vers la recherche du Royaume de Dieu et de sa découverte, le jeûne doit l’être tout autant si ce n’est davantage car le jeûne concerne plus particulièrement le corps qui a besoin d’être débarrassé de la chair par la métamorphose.

La pratique de notre justice ne peut qu’être orientée principalement vers le Royaume et la justice de Dieu. Notre pratique de la justice par la justification en Jésus venant de Dieu ne peut qu’aspirer à la montée effective et réelle par grâce dans le Royaume et la Justice de Dieu.

La récompense de grâce du Père sera par conséquent la découverte réelle et tangible du Royaume et de Sa Justice : nous le répétons car c’est capital et vital !

Le jeûne nous fait d’abord comprendre que l’on vit de la Parole de Dieu et pas de pain seulement, que l’on ne vit pas davantage de la gloire venant des hommes en faisant du spectaculaire par le « fait de se jeter du haut du Temple par exemple », ni en essayant de dominer sur les royaumes du monde et leur gloire en passant du côté du Prince de ce monde, l’Ennemi.

Si on a compris cela « jusqu’au fond de nos tripes » et si on a commencé à résister à ces tentations, alors le ciel s’ouvrira comme pour Jésus : « les anges L’ont servi » (Matthieu 4:1-11). Nous remarquerons en outre que c’est seulement après son jeûne de 40 jours que Jésus a commencé son ministère public de prédication, d’autorité et de puissance.

Pour Jean, entrain de jeûner parce que persécuté, le ciel s’est aussi ouvert avec la venue extraordinaire et puissante de Jésus Glorifié suivi de la métamorphose de son corps permettant sa montée au Trône (Apocalypse 4:1ss). Quelles expériences et révélations ont suivi !!!

Le jeûne biblique est un acte d’amour de l’Épouse envers son Epoux

Comme le but du jeûne biblique est le Royaume et la Justice de Dieu à rechercher prioritairement, il est aussi un acte d’amour de l’Épouse envers l’Époux. Quelle est l’épouse qui ne voudrait pas rejoindre son époux et réellement vivre avec lui ? L’amour doit être le moteur spirituel, psychique et physique pour tout faire pour connaître l’Époux Jésus-Christ. « …alors, je connaîtrai comme je suis connu » (1 Corinthiens 13:12c). L’Épouse tombera enceinte pour accoucher d’un garçon (Apocalypse 12:1ss), la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs encore plus puissante capable d’éjecter le Dragon et ses acolytes des lieux célestes et entrer dans le processus conduisant au Millénium et à l’Eternité.

Le jeûne une pratique non légaliste.

Le jeûne doit être personnel et discret, baigner dans l’amour, la foi et la confiance en Jésus et Sa Parole, dans l’intimité de notre relation avec Dieu. Il ne peut en aucun cas être le fruit d’un enseignement légaliste (Romains 14: 3+6+17 ; Matthieu 15:15-20). Paul, en Romains 14, taille littéralement en pièces tout légalisme d’ailleurs fondamentalement à l’origine du rejet et du jugement destructeur entre frères et sœurs par rapport à la pratique de notre justice. Celle-ci ne peut être que fondamentalement libre et volontaire car nécessairement pratiquée dans la foi, l’amour, la discrétion et le désintéressement.

Le jeûne est un acte de repentance (1 Samuel 7: 5-6+10 et bien d’autres passages).

Quand on se sent charnellement faible on se rend beaucoup plus vite compte de notre état passablement lamentable devant Dieu, esprie, âme via le corps et la chair privés de nourriture terrestre. On arrête très vite de « faire son petit fier ».

Jésus Glorifié a d’ailleurs parlé de repentance dans Ses lettres aux Eglises (Apocalypse 2:5+16+21-22 ; 3:3+19). Le jeûne est donc un outil efficace pour la repentance.

Le jeûne est une démonstration pratique de notre foi (Hébreux 11:1) qui doit aboutir à l’ouverture du ciel, à l’arrivée de Jésus Glorifié prenant la Cène de gloire avec nous en vue de la transformation suivie de la montée. Notre assurance quant à la métamorphose de notre corps, que nous espérons et ne voyons pas encore, est démontrée, prouvée par la pratique de notre jeûne. En effet, le jeûne biblique s’attaque « à mort », EN Jésus, à la chair qui imprègne et revêt notre corps ainsi que par extension notre âme et notre esprie et les tient prisonniers. La chair est l’élément, le « voile » qui nous obscurcit la vue et nous sépare de la Lumière.

Le jeûne, selon les cas, peut dans un premier temps empêcher le corps revêtu de chair d’évacuer les toxines, provoquer de la constipation, sans compter des désagréments style mal de tête, accès de faiblesse, vertiges etc. La chair ne se laisse pas faire sans combattre. C’est pourquoi il est important de beaucoup boire, savoir « écouter » son organisme et y aller progressivement avec des jeûnes d’abord brefs de préparation et non pas immédiatement se lancer tête baissée dans un jeûne long pouvant éventuellement être dangereux car il s’agit d’un combat sans merci.

Un soldat ne va pas aller combattre sans préparation physique, psychique et dans notre cas, spirituelle. La rupture du jeûne doit aussi se faire progressivement avec des aliments et une procédure adaptés.

Tout fanatisme lié à un syndrome religieux doit absolument être banni. Les directives bibliques dont nous avons fait état plus haut sont très claires. Le jeûne n’est pas un suicide mais bien au contraire doit aider à mieux vivre dans son corps et finalement à aboutir à la liquidation de la chair par la métamorphose.

Nombre de religions préconisent le jeûne mais ce n’est absolument pas dans la discrétion les mêmes perspectives et état d’esprie. Il en est de même des jeûnes politiques et/ou de protestations voire de vengeance qui demandent le plus de publicité possible. Les jeûnes empreints de religiosité hypocrite des personnes vivant dans le péché et l’injustice sont tout autant à bannir (Esaïe 58). La pratique de ces jeûnes attire les démons voire l’Ennemi et donne de la puissance négative et destructrice.

Jeûnez « juste » !

Le jeûne biblique signifie que l’on veut apprendre à vivre de toute Parole sortant de la bouche de Dieu, que l’on veut apprendre à résister et à vaincre les tentations dont nous avons parlé plus haut dans la foi et la confiance en notre Dieu.

Cet apprentissage fait « travailler » notre foi et donc la « muscle » et l’augmente. La présence de la Sainte Esprie et de Son Feu sont intensifiés.

Par cette foi augmentée, le jeûne participe à l’ouverture du ciel et surtout au fait d’ouvrir la porte à Jésus Glorifié à laquelle Il frappe pour remplacer la nourriture terrestre par la nourriture céleste à savoir le Feu et la Lumière de Son Corps et de Son Sang lors du « souper – Ste Cène de Gloire ». (Apocalypse 3:20).

Quel est le processus de glorification avec le jeûne ?

Nous avons expliqué dans notre écrit « Promesses » que la Ste Cène de gloire instituée par Jésus Glorifié (Jean 6:50-51 ; Apocalypse 3:20c) remplace la Ste Cène avec le pain et le vin à caractère provisoire comme l’étaient aussi les sacrifices du Temple juif.

En fait il s’agit de manger réellement et non pas symboliquement le Corps et le Sang de Jésus car ils sont vraiment une nourriture et vraiment une boisson (Jean 6: 55). La seule solution crédible c’est que le corps absorbe, mange, soit imprégné des éléments, des « ingrédients » du Corps et du Sang actuels de Jésus à savoir la substance incandescente de Feu et de Lumière célestes (Apocalypse 1: 14-16).

Par ce « repas », le corps (= soma) humain est transformé, métamorphosé, transfiguré, séparé de la chair (= sarx – sarcophage).

Le croyant « offre son corps en sacrifice » pour être débarrassé de la chair (Romains 12:1ss). Il retrouve par-là l’aspect d’Adam et d’Eve avant la chute, débarrassés des « vêtements » mortels de la condamnation qui est la peau des cadavres d’animaux sacrifiés par YHWH c’est-à-dire notre chair. Celle-ci permit un délai dans l’espace-matière-temps face à la mort, remplaça provisoirement dans la durée et remplace encore le revêtement immortel originel de Feu et de Lumière. C’est pourquoi Jésus Glorifié exhorte l’Eglise de Laodicée, c’est-à-dire nous, à « acheter » des vêtements blancs pour recouvrir sa honte et sa nudité (Apocalypse 3: 18).

Comme pour l’Apôtre Jean, l’accès au Trône et à l’arbre de vie qui est l’immortalité, est ouvert et n’est plus barré par les chérubins à l’épée flamboyante (Genèse 3:22 ; Apocalypse 2:7).

Pour commencer, il est indispensable de bien faire la différence entre la chair d’une part et le corps d’autre part.

Vu que les deux sont tellement imbriqués l’un dans l’autre, il y a bien des passages bibliques ou le mot chair inclut et désigne aussi le corps et inversement.

Mais en Romains 7:25 la chair rend esclave de la loi du péché. En Romains 7:18, la chair est opposée à la volonté bonne de Paul siège de l’âme ou de la psychè. En Romains 8:6 la chair est opposée à l’esprie. Il n’est d’ailleurs jamais question du salut de la chair mais par contre, il est bien question de l’adoption et du salut du corps en Romains 8:23 liés à la révélation des fils de Dieu (Romains 8:19).

La chair, ce revêtement de mort des animaux morts sacrifiés par YHWH qui a remplacé le revêtement de Lumière d’Adam et d’Eve, parce qu’elle n’est plus nourrie de façon terrestre, commence à se dissocier du corps, à être « circoncise », coupée du corps. La circoncision céleste commence alors à trancher dans le vif, le bistouri de Jésus commence l’opération céleste : « Et c’est EN Lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair » (Colossiens 2:11).

Ici, EN Christ, on n’est pas dépouillé du corps de chair mais notre corps est dépouillé de la chair !!! (en tè apekdusei tou somatos tès sarkos = par, dans l’apectomie de la chair (accusatif) du corps (génitif)).

Le bistouri céleste coupe cette chair qui se débat et se tortille.

La chair attire en effet des démons de péché, de condamnation, d’impudicité, de maladie et de mort qui s’y agrippent telles des sangsues empoisonnées suçant notre énergie et notre vie. Le combat est rude !

Cette circoncision se met carrément en travers du dieu-ventre qui est une véritable idole donc un démon régnant sur notre chair. Ce dieu-ventre reçoit la nourriture terrestre pour la distribuer après digestion dans notre chair via les intestins, considérés par certains à juste titre comme notre deuxième cerveau !!!

Paul fonde clairement notre propos :

« Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3:19).

Au fur et à mesure que la chair, ce revêtement mortel et mortifère, n’est plus nourrie de façon terrestre, elle commence à être coupée et achevée par le bistouri du Seigneur.

En même temps le Seigneur nourrit notre corps par une « transfusion » de Son Sang glorieux à savoir le Feu céleste dans notre corps. Notre sang est ainsi transformé par ce Feu qui émet de la Lumière. Certains scientifiques disent qu’il manque la lumière dans notre sang…

Notre corps reçoit aussi la nourriture céleste ou le pain d’En-Haut qui est une substance ressemblant à du métal en fusion du Corps de Jésus (Apocalypse 1: 14b-15a). Le Feu et la Lumière qui sont aussi une « nouvelle corporéïté » comme celle de Jésus ressuscité (Luc 24:39) et/ou glorifié revêt et imprègne ainsi notre corps transformé, glorifié, transfiguré, métamorphosé, non limité.

Comme notre chair actuelle faite de peaux de cadavres d’animaux revêt, imprègne notre corps prisonnier, progressivement étouffé jusqu’à ce que mort s’en suive, la substance en fusion d’aspect métallique (Cf. or, paillettes), le Feu, la Lumière du Corps Glorifié de Jésus revêtira, imprègnera notre corps pour le sauver et le faire vivre éternellement.

« Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et n’ayez plus soin de la chair pour en satisfaire les convoitises » (Romains 13:14).

Le revêtement de Jésus-Christ c’est la métamorphose du corps. Le jeûne biblique signifie ne plus avoir soin de la chair et l’affame réellement pour la liquider ainsi que ses appétits coupables alors que le corps est sauvé et bénéficie des substances de l’immortalité contenues dans le Corps et le Sang de Jésus.

Le jeûne biblique veut que la nourriture terrestre vitale pour notre chair soit remplacée par la nourriture céleste du Corps de Jésus vitale pour notre corps doté par là même d’un revêtement glorieux et originel.

« Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira l’un comme les autres. Mais le corps n’est pas pour l’impudicité. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. » (1 Corinthiens 6:13).

Si le Seigneur détruira le ventre et les aliments qui nourrissent la chair qui par là même sera elle aussi détruite, Il ne détruira pas le corps puisqu’Il est pour le corps et que le corps est pour Lui !!!

« Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples…Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. » (Romains 16:15-20).

Les serviteurs du dieu-ventre ne sont pas conformes à la volonté de Dieu. Mais ceux qui ne servent pas le dieu-ventre auront bientôt Satan sous leurs pieds. C’est ce qui commencera à se réaliser effectivement en Apocalypse 12:1ss où la femme en travail ou l’Eglise des Vainqueurs aura la lune représentant le mal sous ses pieds !!!

Le jeûne biblique est-il de l’ascétisme ? Non et mille fois non !

Le jeûne biblique n’est pas l’abstinence de nourriture, c’est un CHANGEMENT DE NOURRITURE ! On passe de la nourriture terrestre qui est certes véritable et nécessaire, à la nourriture céleste qui est tout aussi véritable et nsécessaire si ce n’est davantage ! Cette dernière à terme nourrit véritablement pour l’éternité !

C’est pourquoi il est important, particulièrement durant le jeûne, de prier « Donne-nous notre pain de ce jour » qui est le Pain céleste (cf. Ecrit « Notre Père qui est aux cieux ») ou le Corps de Jésus. Il est indispensable de changer d’ingrédients, de menu pour être fortifié et transfiguré !

« En effet ma chair (= sarka – Jésus qui est devenu comme nous mais sans péché) est vraie (alètès) nourriture et mon sang est vraie boisson. » (Jean 6:55). Si Jésus insiste sur la notion du vrai de la nourriture et de la boisson c’est qu’Il désigne par-là clairement une nourriture et une boisson pour le corps. Il refuse le côté psychique et spirituel dans ce passage bien précis qui pourrait répondre au questionnement tout à fait compréhensible des Juifs au verset 52 : « Comment peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Si nous pouvons vraiment manger et boire Jésus durant le jeûne alors ce dernier sera extrêmement facilité car la chair perdra beaucoup plus rapidement de sa force parce que miraculeusement consumée. Elle sera remplacée par la « chair de fusion d’En-Haut » qui revêtira et imprègnera notre corps. Si la nourriture du Corps de Christ ne devait pas remplacer concrètement la nourriture terrestre, passer-vous au tamis de votre amour pour le Seigneur, de votre foi et de son contenu, du pardon donné ou pas donné, de la repentance faite ou non, de votre état d’esprie, de la présence ou non chez vous de la perspective du Royaume et de la justice de Dieu à savoir la métamorphose et la montée ainsi que des autres aspects évoqués ci-dessus. Il est important que nous aboutissions comme l’Apôtre Jean à la montée. Il y a urgence !

Conclusion

Prier et donner a largement été enseigné dans l’Eglise mais peut-être pas tellement dans la perspective du Royaume et de la Justice de Dieu à savoir la montée à la Salle du Trône. Donc priez et donnez « juste » !

Jeûner l’a encore moins été parce que cela touche de près les fonctions vitales de notre chair. On a moins compris la portée de ce troisième volet car on n’a pas discerné d’enseignement biblique relatif à notre corps. La distinction entre le corps et la chair n’a pas été davantage faite et la métamorphose ou transfiguration n’a pas été enseignée.

Le ministère de Franklin Hall a été largement orienté vers l’enseignement sur le jeûne et pour cause ! Cela lui a ouvert bien des perspectives entre autres dans la compréhension des « vainqueurs » de l’Apocalypse et de la montée.

Il vaut mieux jeûner maintenant pour passer à la Salle du Trône le plus vite possible. Cela nous évitera la Grande Tribulation.

Une partie de l’église (deux témoins vêtus de sacs, c’est-à-dire en train de jeûner) qui restera sur terre durant les 1260 jours précédant le règne de l’Anti-Christ jeûnera elle aussi et aura un ministère puissant de Feu et de jugement (Apocalypse 11 :3ss). Mais si elle a beaucoup de Feu céleste durant cette période, elle devra malheureusement subir des combats incessants et finalement le martyre.

Alors pourquoi ne pas profiter du temps, certes compté qui nous reste, pour rejoindre dès à présent l’Epoux via la métamorphose en pratiquant le jeûne biblique dans la repentance, l’amour et la foi ?

Retenons cette nouveauté qui n’a peut-être pas été bien comprise : le jeûne biblique pratiqué dans la bonne perspective du Seigneur, de Son Royaume et de Sa Justice n’est pas abstinence de nourriture, ni « auto-flagellation », ni ascétisme mais un changement de nourriture grâce au remplacement de la nourriture terrestre par la nourriture céleste du Corps de Christ, ce qui facilite largement les choses.

Souvent, la question suivante est posée : « Ok pour la métamorphose et la montée, mais COMMENT faire ? »

La pratique de notre justice dans la perspective de la recherche et de la découverte réelles du Royaume et de la Justice de Dieu c’est-à-dire la métamorphose et la montée à la Salle du Trône et spécifiquement le jeûne biblique touchant tout particulièrement notre corps, voilà la réponse.

En Jésus,
Martin BUSCH

61. Promesses

INTRODUCTION

Quand Dieu fait des promesses, Il les tient. Il a fait des promesses prophétiques inconditionnelles à Israël qui se sont réalisées et se réaliseront de toute manière. Elles sont à mettre en parallèle et en lien avec l’accomplissement de l’Histoire du Salut, notamment Jésus-Christ et la formation de l’Eglise des Vainqueurs. Israël est en quelque sorte l’horloge visible de l’Histoire. La formation de l’Etat d’Israël sur sa Terre Promise en 1948 est l’exemple capital parmi d’autres qui permet de constater que Dieu tient Ses promesses. Nous aborderons les thèmes soulevés par les promesses inconditionnelles donc immuables du Seigneur qui nous paraissent les plus significatifs et qui se retrouvent à la fois aux trois niveaux d’Israël, de Jésus-Christ, de l’Eglise – Eglise des Vainqueurs métamorphosée et glorifiée.

 

 

  1. Des promesses relatives à la lignée.

Nous avons développé ce thème dans notre écrit « Féconder ».

En ce qui concerne Israël :

Dieu, après la chute promet que la descendance ou lignée d’Eve écrasera la tête du Serpent (Genèse 3:15). Suivent les descriptions d’une humanité qui a failli disparaître par le déluge, résultat d’une corruption spirituelle, morale et physique orchestrée par le Serpent et ses acolytes (cf. Genèse 6 et 7). Mais La lignée put continuer grâce à Noé. Tout cela mena à la formation du Peuple d’Israël qui devait suivre le Dieu des Patriarches, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Patriarches est à associer à père, paternité donc lignée, descendance qui formera un peuple choisi, élu par Dieu. Dieu promit à Abraham une postérité qui sera une grande nation (Genèse 12: 2) aussi nombreuse que les étoiles du ciel (Genèse 15:5). Il a aussi dit à Abraham qu’Il bénirait ceux qui le béniront et qu’Il maudirait ceux qui le maudiront de même que toutes les nations seront bénies en lui (Genèse 12: 3). Voilà des promesses inconditionnelles qui se sont réalisées, se réalisent et se réaliseront encore. Aujourd’hui, malgré les infinies tentatives du Serpent d’éliminer Israël, Israël est toujours plus que jamais là alors que bien d’autres peuples ont disparu. Israël existera toujours en tant que Peuple élu jusque dans l’éternité. La postérité d’Israël est passée par Jésus-Christ et les Apôtres qui furent et sont Juifs, par l’Eglise issue de la Pentecôte mais aussi par la continuation de leur existence en tant que peuple dispersé de par le monde en diaspora parallèlement à l’Eglise, car Dieu ne se repend pas de Ses dons (Romains 11). Cette postérité passera dans l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 3:12 ; 4:10), par le réveil accordé à l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 7: 4-8), par leur rôle ultérieur dans les lieux célestes en tant qu’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 14 :1-5) et finalement avec la mention des noms de tribus sur les portes de la Jérusalem céleste (Apocalypse 21 :12) en passant par le Millénium durant lequel Jérusalem sera la capitale terrestre mondiale (Apocalypse 20:9). Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité du Peuple d’Israël, mais cela se fera uniquement à terme à travers le Sang du Messie Jésus-Christ, de l’Agneau, qui remettra alors Israël totalement en selle dans son identité et ses fonctions spécifiques prévues par le Seigneur. Une partie d’Israël a d’ailleurs déjà lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau.

En ce qui concerne Jésus-Christ :

Il est né Juif et fait partie de la lignée judaïque, c’est ce que par exemple démontrent les deux généalogies des évangiles. C’est ce qui fait de Jésus-Christ un vrai homme, le « Fils de l’Homme » et notamment un Juif, descendant de la lignée des patriarches et de David. En outre, l’incarnation fait du Très Haut, le Père physique, corporel de Jésus-Christ qui est ainsi Fils de Dieu et Dieu. Le Seigneur Jésus-Christ a parfaitement réussi Ses missions sur la terre en Israël et sur la croix. Il est ressuscité, monté au ciel et siège à la droite du Père. Il a donc juridiquement écrasé la tête du Serpent.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité judaïque et divine de Jésus-Christ.

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :

Jésus est revenu pour les Siens pour faire de Son Eglise l’Eglise des Vainqueurs ou Son épouse glorifiée, immortelle, sans rides ni taches (Apocalypse 1 à 3) pour la féconder en tant qu’Epoux afin qu’elle (femme en travail à la couronne aux 12 étoiles et non pas 24 signifiant ainsi l’unité Israël – Eglise ; Apocalypse 12:1) puisse accoucher de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui sera « enlevée » et qui éjectera avec l’Archange Michel, le Dragon et ses acolytes des lieux célestes pour le précipiter sur terre (Apocalypse 12: 1ss). Cette génération nouvelle composée comme l’Eglise des Vainqueurs initiale de Juifs et de Chrétiens issus des nations, accomplira les missions ultérieures prévues dans l’Apocalypse jusqu’au bout à la suite de son Seigneur. Cette lignée et cette postérité avec les anges et à la suite de l’Epoux Jésus-Christ Roi des rois, glorieux et combattant écrasera dans les faits la tête du Serpent (Apocalypse 19:14 + 20:2-4+10). La lignée, suite à la fécondation de l’Épouse par l’Époux et la naissance de l’enfant mâle sera maintenue jusque dans l’éternité et pour l’éternité en passant par le Millénium.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la lignée et l’identité de l’Eglise – Eglise des Vainqueurs.

Le texte biblique démontre clairement la nécessité de la continuation de l’existence du Peuple Elu, du Peuple d’Israël, de sa lignée en tant que telle ne fut-ce qu’à travers « le reste » (Romains 11:4). La théologie du « remplacement » où Israël serait rejeté par Dieu au profit de l’Eglise issue des nations est simplement à l’opposé du texte biblique notamment de Romains 11. Elle a clairement abouti aux persécutions sans nom des Juifs à travers l’Histoire avec le summum atroce de la Shoah ! Parce que Dieu ne se repend pas de Ses dons et de Ses promesses, l’existence du Peuple d’Israël dans sa lignée et son identité est indispensable, selon la volonté souveraine de Dieu, pour la finalisation de l’accomplissement de l’Histoire du Salut.

  1. Des promesses relatives à la terre, à Jérusalem, au Temple

En ce qui concerne Israël :

Adam et Eve après la chute ont perdu le Paradis, leur « terre » glorieuse sans limitations, excepté celle de vouloir prendre la place de Dieu, dont ils furent chassés. L’espace-matière-temps où ils continueront à survivre un temps avec ses lots de limitations, de souffrances et de morts, deviendra leur nouvelle « terre » en situation dite intermédiaire telle que nous la connaissons à peu près aujourd’hui. Le déluge a failli sceller la disparition de l’humanité. Mais Noé, fidèle à Dieu en construisant l’arche pour s’y réfugier, a ensuite pu récupérer la terre, la cultiver et recommencer à la repeupler. La formation du Peuple d’Israël avec Abraham, Isaac et Jacob puis Moïse était accompagné d’une constante pour la préservation de la lignée ou plus simplement la survie du Peuple à savoir un environnement vivable à savoir la Terre Promise, Canaan. L’Égypte, de plus en plus manipulée par l’Ennemi après l’ère Joseph, réduisit le Peuple en esclavage. Il fallait par conséquent un espace, un environnement, une terre où le Peuple pourrait vivre, s’épanouir ou tout au moins survivre, en étant moins menacé d’extermination radicale ou alors de disparition progressive à cause de mariages conclus avec des conjoints d’autres peuples. Dieu a promis à Abraham, Isaac, Jacob puis à Moïse la Terre de Canaan. Le Peuple d’Israël reçut cette terre en partie avec Josué mais il aura fallu la conquérir et les Livres de Josué et des Juges nous décrivent non seulement les difficultés pour prendre possession de cet espace vital mais encore pour le garder. La division en deux du royaume après Salomon, qui fut le seul roi avec son père David à la fin de son règne, à régner sur l’ensemble du pays, fut une véritable catastrophe à cet égard. L’exil à Babylone, puis bien plus tard la dispersion des Juifs sous les Romains, n’en furent pas moindre après la prise de Jérusalem et la destruction du Temple en 70 par Titus.

Le retour au pays après la période d’exil à Babylone, Jérusalem, le Temple furent des thématiques prophétiques et des mises en œuvre prônées entre autres par les prophètes Esdras et Néhémie. Nous voyons déjà là que Dieu veut absolument que le Peuple d’Israël soit sur sa Terre !

Après la dispersion sous les Romains, avec l’apparition de l’Eglise, la théologie du « remplacement » a contribué à faire croire que la thématique de la terre promise avec un état juif, de Jérusalem comme capitale et du Temple n’était plus d’actualité notamment aux yeux de Dieu. Mais Dieu a promis et Il ne se repend pas de Ses dons dont la terre d’Israël, Jérusalem et le Temple. Une des conséquences de la Shoah fut probablement la création de l’Etat d’Israël sur sa terre en 1948 ! La guerre « miraculeuse » des 6 jours de 1967 dans le processus de reconquête incroyable d’une grande partie des territoires promis, démontre la volonté immuable de Dieu qui tient Ses promesses. Mais les restitutions ultérieures des terres conquises en échange de la paix n’ont finalement rien arrangé. En effet depuis, les menaces n’ont jamais cessé et les ennemis d’Israël veulent reprendre le pays et exterminer ce Peuple. Selon les promesses de Dieu, il est absolument nécessaire et indispensable qu’Israël puisse être complètement restauré dans les frontières déterminées par le Seigneur Lui-même pour faire avancer l’Histoire du Salut voire l’Histoire tout court. Il est tout aussi indispensable dans le même ordre d’idées et selon les promesses de Dieu, que Jérusalem soit la capitale une et indivisible de ce Pays et que le Temple soit totalement reconstruit. Il est de l’intérêt et du devoir des Juifs encore dispersés à travers le monde de faire leur aliyah, leur « montée ou ascension ou retour » au Pays. Dieu a promis qu’Il rassemblerait ce Peuple. C’est dans Sa volonté. Les pressions dans certains pays contre les Juifs font qu’ils ne s’y sentent plus en sécurité voire y sont tués d’où une accélération de l’Aliyah.

Dans l’Apocalypse la Terre, Jérusalem et le Temple apparaissent clairement (Apocalypse 2:26 ; 3:12 ; 7:3-8 ; 11:19 ; 12:5b+ 16 ; 14:1 ; 15:5 ; 16:17b; 20:9 ; 21:9ss). Il est vrai que dans l’Eternité le Temple c’est Dieu Lui-même (Apocalypse 21: 22). Mais avant, le Temple apparaît encore dans les lieux célestes. S’il est reconstruit à Jérusalem, il sera avant tout un lieu de renouvellement personnel (dont la métamorphose du corps) et collectif et d’adoration de Dieu et/ou de Jésus Dieu, Roi des rois qui y règnera de toute manière ultérieurement durant le Millénium. Les sacrifices d’animaux y seront en effet inutiles à cause du sacrifice de Jésus sur la croix, si d’aventure, ils devaient être pratiqués à nouveau à un moment ou à un autre. L’Anti-Christ y usurpera la place de Dieu (2 Thessaloniciens 2:3-4). Dans un premier temps, il séduira probablement bon nombre de Juifs qui croiront qu’il est le Messie attendu parce qu’il résoudra par une méthode dictatoriale, trompeuse et séductrice de graves problèmes mondiaux. Toujours est-il, comme celui-ci ne s’est pas encore manifesté et vu qu’il s’installera dans le Temple pour s’y proclamer Dieu, il est évident que le Temple aura été préalablement reconstruit.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la Terre promise, à Jérusalem et au Temple.

En ce qui concerne Jésus-Christ :

En tant que vrai homme, juif et descendant des patriarches et de David, Jésus a exercé Son ministère presqu’uniquement sur la Terre d’Israël. Il est mort sur la croix, est ressuscité à Jérusalem et est monté au ciel à partir de cette terre pour y revenir en gloire. Jérusalem fut le lieu au cœur de Son ministère et aussi de Son affection. Le Temple devait être pour Lui la Maison de Son Père et un lieu de prière et non une caverne de voleurs.

D’après les écrits du Nouveau Testament nous avons démontré dans notre écrit « Notre corps, le Temple de la Sainte Esprie » que Jésus-Christ, l’Eglise sont le troisième Temple. On pourrait alors penser que le Temple de pierres qui serait aussi de fait le troisième Temple ne sera jamais reconstruit à Jérusalem ou en tous cas, s’il devait être reconstruit, ce serait inutile. Toutefois, d’après 2 Thessaloniciens 2:3-4, comme l’Anti-Christ s’y installera, il faut évidemment qu’il ait été préalablement reconstruit. Nous avons vu plus haut dans notre propos que le Temple réapparaissait dans l’Apocalypse. Toutefois, ce n’est pas le Temple qui est la garantie pour le Peuple ou pour nous, c’est Dieu (cf. Jérémie 7:4) ! La terre et les cieux ne peuvent contenir Dieu (1 Rois 8:27) mais le Temple est un lieu choisi par Dieu pour que l’on puisse trouver pardon et exaucements de prière non seulement pour Israël mais encore pour les nations, ce qui ne s’est pas encore réalisé (1 Rois 8: 41ss). Il sera aussi le lieu où Israël et les nations viendront prier et adorer le Seigneur probablement avant le Millénium et à coup sûr pendant cette période où le Seigneur Jésus-Christ y siègera comme Seigneur des seigneurs et Roi des rois. Actuellement, la fête des Tabernacles durant laquelle se rassemblent des chrétiens de toutes les nations à Jérusalem est déjà un signe fort qui préfigure assurément la reconstruction du Temple, lieu d’adoration futur où la gloire de Dieu se manifestera comme ce fut le cas lors de la Dédicace du Temple de Salomon (1 Rois 8:10). La terre d’Israël, Jérusalem et le Temple seront au cœur du règne millénaire de Christ. Apocalypse 21: 22 montre que le Temple sera Dieu et l’Agneau comme l’Épouse sera la Jérusalem céleste (Apocalypse 21:2). En fait, le Temple est déjà Dieu et l’Agneau ainsi que l’Eglise est déjà la Jérusalem céleste, mais aussi longtemps que nous sommes dans un processus historique, les promesses de type terrestre et incarné seront d’actualité et leur concrétisation sont et seront autant de signes sur l’horloge de l’Histoire du Salut qui est notamment rendue visible par Israël, sa terre, Jérusalem et peut-être bientôt le Temple. La venue de Jésus-Christ sur la terre d’Israël, à Jérusalem et dans le Temple est le signe visible terrestre et incarné par excellence et suffisant pour notre justification et notre salut mais n’exclut pas le processus lié à Israël, sa terre, sa capitale et son Temple, bien au contraire :

« Jérusalem, Jérusalem que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous n’avez pas voulu…votre maison sera laissé déserte…vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous me disiez : béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Matthieu 23:37-39).

Par conséquent, un jour viendra où Israël saluera Jésus avec une bénédiction de bienvenue ! Ce verset et ses parallèles ne laissent aucune place à la théologie du « remplacement ». Jésus Lui-même donne aussi un rôle évident à Israël, la Terre promise, sa capitale et le Temple mais seulement quand Lui sera accepté par Israël pour ce qu’Il est, a fait, fait et fera.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la terre promise, Jérusalem et le Temple où Jésus-Christ a choisi dans la soumission à Son Père d’accomplir par la Sainte Esprie ses missions et où Il continuera à les accomplir jusque dans l’éternité.

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :

L’Eglise reçut une vocation universelle pour aller dans le monde (Actes 1 : 8) mais pour ce faire Jésus a clairement évoqué le baptême de la Sainte Esprie et de Feu sur les disciples devant évidemment aboutir le plus rapidement possible à la métamorphose du corps qui devait permettre « d’aller » de par le monde le plus efficacement possible à partir de la Salle du Trône et des lieux célestes le plus rapidement possible.

Au même titre qu’Israël avait de tout temps besoin de sa Terre, de Jérusalem et du Temple, l’Eglise aurait de tout temps eu besoin du Ciel – Terre Promise, de la Jérusalem céleste – Jérusalem terrestre et de la Salle du Trône – Temple. Au même titre qu’Israël avait et a de plus en plus besoin de se sentir en sécurité sur sa terre, l’Eglise, qui se trouve incontestablement devant la Grande Tribulation qui touchera tous les habitants de la terre, aurait un urgent besoin de « monter, de faire l’ascension, l’aliyah ou de revenir » dans les lieux célestes, la Terre promise, le paradis par et en Jésus pour se mettre en sécurité. Au même titre qu’Israël a besoin d’être préparé à son ministère spécifique à Jérusalem et au Temple, l’Eglise a besoin d’être préparée à son ministère d’Eglise initiale des Vainqueurs dans la Jérusalem céleste, dans la Salle du Trône. Au même titre qu’Israël a besoin de recevoir ses instructions au Temple dans le Saint des Saints, l’Eglise a besoin de recevoir ses instructions devant le Trône céleste glorieux. Ce parallélisme ne restera pas parallélisme parce qu’il se rejoindra EN Jésus-Christ réellement dans les lieux célestes sans qu’il y ait confusion ou assimilation d’Israël d’une part et des chrétiens issus des nations d’autre part. C’est pourquoi Jésus Glorifié est revenu vers Jean et les Siens pour leur ordonner de faire leur « Aliyah » vers la Salle du Trône.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à l’Aliyah vers les lieux célestes de l’Eglise – Eglise des Vainqueurs.

Le texte biblique démontre clairement qu’Israël est dans une situation prophétique par rapport au monde, d’autant plus qu’il est partiellement dans sa terre promise. Quand elle sera totalement récupérée, quand Jérusalem sera totalement récupérée et que le Temple sera construit à l’emplacement du Dôme du Rocher et de la Mosquée d’Omar selon les promesses de Dieu alors l’Histoire du Salut avancera. De même l’Eglise doit dès maintenant comme Israël intégrer sa terre promise à savoir les lieux célestes comme Jésus Glorifié revenu une première fois l’a urgemment ordonné ! La Grande Tribulation est à la porte et des missions urgentes à partir de la Salle du Trône restent urgemment à accomplir !

  1. Des promesses relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance

En ce qui concerne Israël :

Le sacrifice expiatoire a été pratiqué dès la chute où Dieu revêtit Adam et Eve d’une peau d’animal sacrifié pour les préserver d’une mort immédiate. Les patriarches ont poursuivi cette pratique laquelle s’est largement compliquée dans ses formes avec Moïse jusqu’à la destruction du second Temple sous Titus en 70.

Nous avons parlé de la reconstruction du Temple qui se fera assurément sur terre et sera un signe prophétique par rapport au règne terrestre à venir du Seigneur Jésus-Christ. Malheureusement l’Anti-Christ s’y installera aussi durant son règne sur terre. Les sacrifices, s’ils étaient restaurés ne pourraient avoir valeur expiatoire puisque Jésus a tout accompli sur la croix en termes de sacrifice.

La prêtrise d’Israël spécifique, dont une partie fera partie de l’Eglise des Vainqueurs initiale, est clairement évoquée en Apocalypse 3:12 à cause des mentions typiquement juives à savoir le nom de Dieu, Jérusalem et le Temple avec ses colonnes. Ce sera un service d’adoration et de glorification de l’Agneau immolé avec, nous le verrons plus tard, un service de sacrifice du corps des adorateurs dans le Feu divin pour la métamorphose.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance dans le sens d’une restauration terrestre du Temple et du service du Temple. Ce dernier sera un service ou un « sacrifice » de glorification du corps des croyants accompagnés de sacrifices de louanges et d’adoration de l’Agneau immolé qui a racheté pour Dieu, par Son sang des hommes de toute tribu, langue peuple et nation. (Apocalypse 5: 9).

En ce qui concerne Jésus-Christ :

L’Épître aux Hébreux démontre en long et en large que Jésus-Christ est à la fois le Grand Sacrificateur et la Victime Expiatoire.

En Hébreux 7, il est démontré que la prêtrise de Lévy n’était qu’intermédiaire, provisoire et pas fondamentale. La prêtrise de Melchisédeck (Roi de Justice) sans généalogie ou de Jésus-Christ auquel Abraham, qui avait « Lévy dans ses reins » donna la dîme, était antérieure et donc fondatrice et fondamentale. C’est pourquoi les sacrifices juifs du Temple tout en étant indispensables de par leur aspect de transition provisoire, ne trouvent leur validité que dans la prêtrise de toute éternité de Jésus ou celle de Melchisédeck. La prêtrise et les sacrifices du Temple ne pouvaient ainsi avoir aucune valeur sans la prêtrise et le sacrifice parfaits de Jésus – Melchisédek sur la croix.

Ainsi après la croix et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, les sacrifices d’animaux ou autres dans le Temple sont en quelque sorte inclus, intégrés car le provisoire était d’ores et déjà compris dans le fondamental. C’est pourquoi il ne peut s’agir d’une théologie « du remplacement » où la prêtrise et le sacrifice de Jésus remplaceraient la prêtrise et les sacrifices juifs du Temple. L’antériorité en Melchisédek et la postériorité en Jésus englobe et absorbe dans le temps et l’éternité la prêtrise et les sacrifices juifs du Temple. Ils furent une sorte d’expédient provisoire, c’est-à-dire une solution momentanée, intermédiaire pour se tirer d’embarras sans résoudre fondamentalement le problème essentiel. Ce problème essentiel ne trouva sa vraie solution que dans l’accomplissement expiatoire définitif, total et seul valable de la croix. La prêtrise et les sacrifices juifs n’étaient que l’ombre de la réalité-vérité, qu’une pédagogie devant conduire à la réalité-vérité. L’emploi des notions d’Ancien Testament et de Nouveau Testament (ancienne alliance – nouvelle alliance – Hébreux 8:13 ; 9:15 ; 12:24) doit donc se faire dans la bonne perspective, car sous l’aspect cyclique de l’Histoire du Salut, il n’y a qu’un testament ou qu’une alliance sacrificielle et de prêtrise : celle de Jésus-Christ. Certes il est question d’une ancienne et d’une nouvelle alliance dans l’Épître aux Hébreux mais il y a une sorte d’absorption qui est signifiée en Hébreux 9: 15 : « … sa mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance… ». Cela se confirme en Matthieu 26:28, lors des paroles d’institution de la Ste Cène, où il est question du « sang de l’Alliance » tout court donc l’unique (cf. Marc 14:24) et pas du sang de l’Alliance nouvelle. Si nous comprenons à la fois l’aspect cyclique répétitif de l’Histoire et à la fois son aspect linéaire de commencement et de fin, d’ancien et de nouveau (cf. image et schéma du ressort ou de la spirale où nous avons à la fois l’aspect cyclique répétitif – Ecclésiaste 3:15 – et linéaire Ecclésiaste 3:11 ), nous comprenons qu’il s’agit à la fois d’UNE Alliance unique (cercle de la spirale) et paradoxalement aussi d’une première puis d’une deuxième Alliance (aspect linéaire de la spirale).

C’est pourquoi, à ce titre, il est aussi indispensable de considérer comme important le provisoire, l’expédient, car Dieu Lui-même l’a considéré comme tel et continue à le considérer comme tel, car ce provisoire sacrificiel d’animaux qui a duré des millénaires tout compte fait depuis Adam, reste toujours et encore un pédagogue et un processus historique choisi par Dieu, même encore AUJOURD’HUI pour nous amener à la réalité actuelle dont fait partie le Peuple d’Israël dans sa terre depuis 1948. N’oublions jamais que « l’ombre » de la réalité-vérité démontre que la réalité-vérité est bien présente. Là encore nous retrouvons la combinaison de la spirale à la fois de l’ancien et du nouveau linéaire et de la répétition cyclique lesquels assurent l’actualité évidente du provisoire, de l’expédient historique d’Israël quant à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance validés, même davantage, sublimés par et en Jésus-Christ–Melchisédek dans leur intégration ou absorption.

La réalité-vérité aboutit à la montée victorieuse de Jésus en tant qu’Agneau immolé sur le Trône (Apocalypse 5:6-9) après qu’Il se soit volontairement abaissé dans la zone mortelle de la chute pour nous chercher et nous sauver. Notons que l’Agneau immolé est aussi nommé « Lion de Juda, racine (rixa = racine sens premier, rejeton sens second) de David ». Il est à la fois « avant » David comme Il était « avant » Abraham l’ancêtre de David en tant que RACINE et à la fois descendant de David ou de la lignée de David en tant que REJETON. Non seulement Sa divinité mais encore sa judaïté sont soulignées en Apocalypse 5:5b. Cette dernière est clairement projetée dans l’éternité par cette proclamation de « l’Ancien » et prouve par là même que si nous ne parlons que d’une alliance ou que d’un testament, le processus historique provisoire, pédagogique toujours porté par Israël, de l’ombre révélant de toute évidence la présence de la réalité-vérité, la prêtrise et les sacrifices juifs font intégralement partie de ce testament unique, car sans ce processus de préparation juif, la croix n’aurait pas pu avoir lieu. La référence à l’Agneau (Exode 12:1ss) dans le texte de l’Apocalypse, le démontre avec évidence ! Il démontre aussi que la pédagogie juive dans cette alliance unique a continué dans le non-rejet d’Israël par Dieu, le maintien de Son élection, le maintien de son existence à travers les terribles aléas des siècles, le maintien de sa terre et sa restitution partielle pour l’instant, le futur maintien du Temple qui sera reconstruit à Jérusalem sa capitale et le maintien de sa spécificité de Peuple élu dans l’Apocalypse jusque dans l’éternité. C’est au titre de la communion du lien du sang liant Jésus-Christ au Peuple Juif, en tout cas au « reste fidèle » au titre de la grâce de l’élection, que l’Apôtre Paul a pu écrire : « Si leur faute a fait la richesse du monde et leur déchéance la richesse des païens que ne fera pas leur totale participation au salut ? …si en effet leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration sinon leur passage de la mort à la vie ? Or si les prémices sont saintes, toute la pâte l’est aussi : et si la racine est sainte, les branches le sont aussi » (Romains 11:12+15-16). On ne pourra en aucun cas nier leur rôle christique de prêtrise, de sacrifice et d’expiation au titre de ce lien du sang lié à la grâce de l’élection. La différence est que le Peuple d’Israël était « victime expiatoire » dans et par sa faute et sa déchéance, alors que Jésus-Christ est resté parfait sans péché tout en devenant « victime expiatoire » et a ainsi validé l’Alliance dans son efficacité totale et complète. Mais Jésus n’a pu et ne peut se passer d’eux et eux ne peuvent se passer de Jésus parce que le Père dans Sa souveraineté en a décidé ainsi au titre de la grâce de l’élection du Peuple d’Israël. C’est pourquoi la théologie de remplacement dans la compréhension cyclique ne peut en aucun cas être valable.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’alliance où Jésus-Christ-Melchisédek à partir de l’Eternité avant la prêtrise de Lévy et d’Aaron, durant la période précédant Sa présence terrestre, sa présence terrestre et jusque dans l’éternité. Le divin Sacrificateur et Victime sans défaut fait un par les liens du sang avec le Peuple élu dans le cadre d’une seule alliance, d’un seul testament, d’un seul projet de salut des hommes de la part du Père, sachant que dans ce cadre, Israël continue et continuera à jouer le rôle prévu par Dieu au titre de la prêtrise, du sacrifice et de l’alliance anciens mais validé et actualisé par la prêtrise, le sacrifice et l’alliance nouveaux.

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :

Elle bénéficie de la justification opérée dans l’intermédiaire, l’expédient – histoire, dans la logique du rôle provisoire de prêtrise d’Israël indispensable parce que préparatoire – pédagogique, l’espace-matière-temps, l’humanité dans la judaïté de Jésus crucifié, Roi de Justice devant aboutir à Sa glorification suprême de Sa montée sur le Trône. Cette glorification précédée du rachat par rapport à la chute implique par conséquent la montée et la glorification des croyants à commencer par l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 5:9-10).

Jésus-Christ a clairement institué la Ste Cène avec le pain et le vin en parlant de l’Alliance (cf. Marc 14:24 et parallèles) qui, nous l’avons vu, n’est en fait qu’une seule et unique Alliance avec la prêtrise et les sacrifices juifs actualisés et validés. Il se trouve de même que cette Alliance sous forme terrestre de pain et de vin a à son tour a été « absorbée, sublimée, transformée » par la Sainte Cène – Souper de Gloire institué par Jésus Glorifié Lui-même dont les nouveaux ingrédients sont le Feu et la Lumière de Son Corps et Sang glorieux (Jean 6:31ss ; 47-48 ; Apocalypse 3:20c). Cette nouvelle forme de célébration de Prêtrise et d’Alliance unique nous conduit à la réalité céleste, le but ultime.

Mais qu’en est-il du sacrifice ???

Comme nous l’avons écrit plus haut, Israël joue un rôle christique de prêtrise, de sacrifice et d’expiation au titre du lien du sang avec Jésus dans son rôle de « victime expiatoire pour les nations dans et par sa faute et sa déchéance ». Jésus est la seule victime expiatoire efficace pour la justification car sans péché, ayant parfaitement respecté la Loi donc fondamentale. Il a institué la Ste Cène avec le pain rompu et la coupe de vin en mémoire de Lui, donc dans une perspective historique du souvenir, dans l’espace-matière-temps et par conséquent provisoire, comme expédient, comme ce fut le cas pour les sacrifices de l’ancienne Alliance.

Il se trouve que l’Eglise catholique romaine avait une idée de la notion de sacrifice lié à la métamorphose en prônant le sacrifice eucharistique lié à la transsubstantiation ou changement de substance ou métamorphose. Mais en se focalisant sur le pain et le vin, seulement des réalités terrestres, celles-ci sont devenus des objets d’idolâtrie. Le pain et le vin consacrés, « sacrifiés » par le prêtre sont assimilés au Christ qui a effectivement dit : « Ceci est mon corps… ceci est mon sang » quand Il a célébré la première Cène lors de la Pâque Juive. Mais il se trouve que le pain était resté et reste pain et le vin était resté et reste vin. C’est exactement comparable aux sacrifices juifs qui n’étaient que l’ombre de la réalité-vérité, des expédients provisoires. Là Jésus n’était pas encore monté sur la croix, ne s’était pas encore sacrifié pour valider ces sacrifices juifs.

Le pain et le vin, parce qu’ils sont restés et restent pain et vin, n’étaient et ne sont que des expédients, l’ombre de la réalité-vérité, le provisoire. Au moment de la Pâque, Jésus n’était pas encore glorifié, Son Corps et Son Sang ne pouvaient pas encore être réellement ni mangé, ni bu. Mais une fois glorifié, métamorphosé en Feu et en Lumière célestes, Jésus pouvait et peut être réellement et effectivement mangé et bu par notre corps terrestre offert en sacrifice livré au Feu divin pour la métamorphose de notre corps. C’est pourquoi très rapidement, en tant que Jésus Glorifié, Il a institué la Cène de Gloire en Apocalypse 3:20. Il s’agit en fait d’un culte logique, raisonnable car l’Eglise en continuant à marcher dans le terrestre notamment au niveau du pain et du vin, a complètement passé dans le déraisonnable, la folie et l’idolâtrie. 2000 ans d’histoire de l’Eglise nous l’ont largement prouvé.

En effet, l’Eglise catholique romaine pour inclure cette notion de « sacrifice » parle du « sacrifice de la messe » en célébrant l’Eucharistie et remplaça les « Anciens » par les « prêtres » (N.T. : Anciens, diacres, apôtres, évangélistes, pasteurs, docteurs qui doivent mener les croyants à la métamorphose ; cf. Ephésiens 4:11-13). Ainsi en célébrant l’Eucharistie le prêtre refait le sacrifice du Christ en « consacrant » l’hostie et le vin, devenus ainsi réellement respectivement corps et sang du Christ par la transsubstantiation. Pourtant il est écrit que le Christ est mort une fois pour toutes (Hébreux 9:26). Cela a conduit sur cette base cette église dans les travers qu’on lui connaît notamment au niveau des ministères qui ont engendré certaines formes d’idolâtrie. Le Pape devenu le Père de par son infaillibilité remplace par là le vrai Père céleste, le Prêtre est devenu l’intermédiaire entre le Père et les hommes car par le sacrifice eucharistique il prend en quelque sorte la place de Jésus-Christ Sacrificateur, Prêtre victime expiatoire et vrai intermédiaire entre le peuple et Dieu. Marie devient aussi intermédiaire et prend quelque part la place de la Sainte Esprie dans une sorte de proximité féminine maternelle du croyant en tant que « Mère de Dieu » à côté du Père …C’est pourquoi l’Eglise catholique romaine a non seulement usurpé le sacrifice voulu par le Seigneur mais encore les ministères bibliques et finalement la royauté comme nous le verrons dans le chapitre suivant. Elle a de surcroît pendant des siècles prôné la théologie du remplacement accompagnée des persécutions anti-juives que l’on connaît.

Par la suite Jésus Glorifié a institué le Baptême et la Ste Cène de gloire (cf. écrit « Nouveau mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance biblique ? » Apocalypse 1: 17-18 ; 3:20). Si l’Eglise avait alors reconnu cela, elle n’aurait pas dévié comme nous venons de le décrire. Aujourd’hui les églises qui continuent à rompre le pain et boire la coupe persévèrent dans l’expédiant et le provisoire sans aller à la réalité du sacrifice voulu par Jésus Glorifié au niveau de la Cène qu’Il voulait de gloire !

L’Eglise fut d’ores et déjà exhortée par Paul en Romains 12:1 par ces paroles : « Je vous exhorte…par les compassions de Dieu, que vous offriez vos corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, ce qui est votre service raisonnable »

Lors de la Ste Cène de Gloire, le corps terrestre du croyant, sans subir la mort, doit disparaître dans sa forme mortelle, être absorbé, sublimé, transformé, transfiguré, métamorphosé ou encore consumé ou « sacrifié » dans le Feu et la Lumière du Corps glorifié de Jésus. Voilà le « pain » céleste que nous devons manger, absorber et qui nous donne la vie et l’immortalité !!! Ce sacrifice de gloire de notre corps réunit, réconcilie vraiment l’esprie, l’âme et le corps !!! Il réunit, réconcilie vraiment Israël, Jésus-Christ et l’Eglise dans une véritable prêtrise dans la dignité et partagée par grâce par et en Jésus. Le véritable sacrifice dans le Feu divin de Jésus de notre corps, ainsi vraiment libéré de la mort, devient alors une véritable Alliance d’unité et de perfection dans ses véritables dimensions célestes !!! C’est la dimension cyclique d’unité ou d’unicité, de réconciliation dont nous avons parlé plus haut.

A l’exemple d’Israël et de Jésus, l’Eglise doit justement devenir à la fois sacrificateurs et victimes expiatoires au niveau du corps physique terrestre dont la nature terrestre doit disparaître non pas par la mort mais par le Feu et la Lumière du Corps glorifié de Jésus. C’est ainsi que les chrétiens selon l’exemple d’Israël et surtout de Jésus deviendront membres de l’Eglise des Vainqueurs à savoir des sacrificateurs (Apocalypse 5:10) qui offrent leur propre corps terrestre comme victime expiatoire consumé par le Feu Divin qui est aussi le Sang et le Corps glorifiés de Jésus pour éviter la mort et bénéficier de l’immortalité.

Cela explique le contenu de la louange d’Apocalypse 1:5b-6 et 5: 9-10 pointant sur le rachat et la prêtrise ainsi que la royauté dont nous parlerons dans le chapitre suivant. Il y a effectivement de quoi louer et adorer l’Agneau !!!

Remarquons qu’il ne peut y avoir prêtrise ou sacrificature QUE dans la mesure où il y a une « victime » à sacrifier. C’était le cas tant pour Israël que pour Jésus et doit être le cas pour l’Eglise aujourd’hui ! Là encore pas de place pour la théologie du remplacement.

Cette prêtrise consistera comme cela pourrait se faire dans le futur Temple terrestre de Jérusalem à apporter un sacrifice dans la perspective de la métamorphose du corps et dans l’accomplissement de celle-ci avec les sacrifices de louanges et d’adoration (Psaumes 50:14+20) de l’Agneau seul digne qui fut immolé en vue du rachat ET de la glorification ! Tout cela devant conduire au Trône de Dieu. Ce « sacrifice » servira à mettre en place la royauté sur terre (Apocalypse 5:10b ; 20:4a+6) précédée des conquêtes et missions décrites dans l’Apocalypse à accomplir par l’Eglise des Vainqueurs.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la prêtrise, au sacrifice et à l’Alliance de l’Eglise – Eglise des Vainqueurs.

Cette façon de voir est fondamentalement opposée à la pensée et la philosophie grecques qui ont dénaturé, kidnappée, pollué la pensée biblique chrétienne laquelle voulait par la suite se démarquer de la pensée juive pour en quelque sorte « s’émanciper » et peut-être aussi se protéger dans un premier temps de ceux qui ont combattu Jésus-Christ et l’Eglise naissante. Mais ce fut un piège fatal pour deux millénaires car on ne peut se couper de ses racines, en l’occurrence juives dans notre cas.

Comme nous l’avons dit plus haut, Israël est l’horloge de plus en plus visible pour nous de l’avancée de l’Histoire du Salut et permet de larges ajustements au fil des événements de l’interprétation des textes bibliques. Nous avons en effet besoin d’une déshellénisation de notre théologie et exégèse. Le texte et la pensée bibliques avec Israël sont là pour nous remettre dans le droit chemin tout en veillant ardemment à tout faire passer sur le seul Chemin : le Seigneur Jésus-Christ mais qui est aussi enraciné dans Son humanité juive !

 

 

  1. Des promesses relatives à la royauté

En ce qui concerne Israël :

Un roi sans territoire, sans capitale et aussi sans sujets n’est pas grand-chose. Cette problématique rejoint par conséquent bien entendu ce que nous avons évoqué plus haut par rapport à la lignée et à la terre promise.

La conquête de la terre promise ainsi que le fait de la garder ne s’est pas fait sans problèmes. Samuel resta fidèle au Seigneur et une bonne stabilité s’était alors installée. Ses fils Joël et Abija qu’il avait installés comme juges étaient pervertis et malhonnêtes (1 Samuel 8:1-3). Cela entraîna l’introduction de la royauté, à commencer par Saül qui fut un roi rejeté par Dieu (1 Samuel 16:1). David, un roi selon le cœur du Seigneur, reçut l’assurance de Sa part à travers le prophète Nathan de la pérennité éternelle de son règne bien entendu à travers sa descendance (2 Samuel 7:16+20). On pourra alors se poser la question avec le recul de l’Histoire de la véracité de cette prophétie puisque le règne davidique terrestre s’est interrompu à commencer par l’exil à Babylone puis par la suite lors des différentes occupations du Pays par les puissances mondiales du moment. Il n’y avait plus de Terre, plus de Peuple donc plus de Royauté.

C’est pourquoi, la promesse de la royauté davidique s’est transposée sur l’espérance de l’ère messianique dont il est entre autres question en Esaïe 11. La description en est idéalement merveilleuse. Elle ne s’est malheureusement pas encore réalisée complètement : le loup n’a pas encore habité avec l’agneau à notre connaissance…

Cela implique que les Juifs attendent toujours encore le Messie qui doit être Juif de lignée davidique. Cette espérance messianique s’est fortifiée et intensifiée vu qu’une partie du Peuple vit à nouveau sur une partie de la Terre promise et se veut d’être prête à suivre Dieu et le Messie pour finir le travail. Ces éléments concrets autorisent évidemment à croire en une proximité encore plus nette de l’ère messianique aussi attendue par les chrétiens et surtout nous permettent de constater par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la royauté davidique liée à l’ère messianique qui se réalisera par et en Jésus le Messie jusque dans l’éternité. L’attente commune de cette ère messianique à la fois des Juifs et des Chrétiens, même si les premiers n’ont pas encore reconnu Jésus, représente un argument supplémentaire contre la théologie du « remplacement ».

En ce qui concerne Jésus-Christ :

Le Nouveau Testament s’attache à démontrer que le Seigneur Jésus-Christ est le Messie. Israël dans son ensemble ne L’a pas reconnu comme tel notamment parce qu’Il n’a pas chassé les Romains et installé un règne de paix et de justice à partir de Jérusalem sur la Terre promise pour commencer puis dans le monde.

Pour les chrétiens Il n’a réalisé qu’Esaïe 11: 1-3. Il reviendra pour finaliser le reste du travail.

Il est revenu une première fois glorifié pour les Siens auprès de l’Apôtre Jean dès le premier siècle. Il est qualifié de Lion de Juda, comme tenant la clé de David et étant un rejeton de David (Apocalypse 3:7 ; 5:5 ; 22:16). Sa royauté est soulignée dans le cadre de Sa lignée. Il est considéré comme le Messie – Roi. Il est le Roi des rois. (Apocalypse 17:14 ; 19:16).

Mais comment et à quelle condition ?

Il lui faut régner dans tous les lieux célestes dans un premier temps car le deuxième ciel est encore occupé par le Dragon et ses acolytes (Apocalypse 12:10c), même s’Il en a les clés (Apocalypse 1:18) donc Il doit l’en éjecter (Apocalypse 12:7-9). Ensuite par voie de conséquence, Il doit éjecter le Dragon et ses acolytes de la terre pour pouvoir y instaurer le Millénium durant lequel Il règnera mille ans (Apocalypse 19:11ss).

On peut se poser la question pourquoi cela ne s’est-il pas encore passé ? Jésus voulait en fait que cela se passe dès le premier siècle, sinon Il ne serait pas revenu vers Jean à ce moment-là.

Mais il y avait des conditions :

La royauté suppose, comme nous l’avons écrit plus haut des sujets qui ne peuvent être sujets que dans la mesure où ils sont volontairement impliqués avec des responsabilités dans le processus et les combats de conquête.

Il aurait donc fallu qu’Israël dans un premier temps (période des Évangiles) puis l’Eglise soient pleinement et volontairement impliqués dans ce processus car Dieu n’a pas créé des robots mais des vis-à-vis dotés de la liberté de choix. Le salut est totalement conditionné par la liberté de choix de l’être humain. Aucun homme n’est sauvé et à plus forte raison ne peut être dans le plan de Dieu en ce qui concerne la royauté entre autres, sans qu’il en ait décidé librement et volontairement.

Le refus d’écoute d’Adam et d’Eve au paradis, d’Israël notamment à l’époque des Évangiles et de l’Eglise du premier siècle et des siècles suivants impliqua encore et encore la remise aux calendes grecques des échéances finales voulues depuis si longtemps par le Seigneur !!! Voilà ce qui nous introduit au dernier paragraphe.

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives à la royauté glorieuse et éternelle de Jésus-Christ, racine et rejeton de David, Messie d’Israël, Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs :

L’implication volontaire de l’Eglise est indispensable. Comme elle doit célébrer un « culte logique, raisonnable » en offrant, sacrifiant le corps terrestre pour sa métamorphose, elle doit avoir pour but la (re)conquête de la Terre promise ou le paradis perdu !

Pour Israël c’est sa terre au Proche Orient et pour l’Eglise aussi avec des Juifs ayant accepté Jésus comme le Messie, cela signifie aller dans les lieux célestes, la Salle du Trône, aller à la conquête préalable et indispensable du 2ème ciel et après de la Terre sachant que l’aboutissement est le Millénium où le céleste rejoindra le terrestre (Apocalypse 20:4-6) pour un règne sur le monde à partir de Jérusalem et de la terre d’Israël sous l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ.

L’Eglise papiste catholique romaine est devenue une puissance temporelle. Elle est l’Occident romain qui s’alliera à l’Islam qui a persécuté et persécutera à la fois les chrétiens authentiques et Israël. Le Pape a en outre une triple couronne. Il s’assied sur le trône de l’Eglise. Les cérémonies avec les habits sacerdotaux des célébrants et souvent les décors dorés des églises avec l’autel du « sacrifice de l’ostie et du vin », le tabernacle, remplacent soi-disant le Temple et veulent imiter la Salle du Trône céleste. Là encore nous sommes confrontés à la théologie du remplacement. L’Islam prône avec force cette théologie en disant qu’il est l’aboutissement de la révélation suite au judaïsme et au christianisme.

L’Eglise catholique a puissamment régné notamment au Moyen-Age et a encore une influence très importante mais toujours encore en tant qu’imitation. Elle a cru un moment avoir instauré le Millénium. Là encore imitation et illusion.

Tout cela vint du fait que l’Eglise ne s’est pas repentie et n’a pas écouté ce que l’Esprit avait à lui dire ainsi que Jésus Glorifié et l’Apôtre Jean. Cela vient aussi de la théologie du remplacement contraire à Romains 11 avec à la clé une usurpation de l’élection du Peuple d’Israël et des promesses prophétiques, inconditionnelles et éternelles que Dieu lui a faites.

Mais celui qui se repend et entend ce que l’Esprie dit, qui accepte les Paroles de Jésus Glorifié vaincra et règnera (Apocalypse 2:26-27 ; 5: 10b ; 6:2 ; 12:1+5b+11 ; 17:14 ; 19:14 ; 20:4a+6b+c ; 22:5c).

Nous constatons par conséquent que Dieu a tenu et tiendra Ses promesses prophétiques et inconditionnelles relatives aux victoires et au règne glorieux de l’Eglise des Vainqueurs Epouse du divin Epoux qui sera aussi composée d’Israël qui aura lavé ses vêtements dans le Sang de l’Agneau.

Conclusion

Nous avons voulu souligner l’unité des réalités promises inconditionnellement par Dieu telles la lignée avec les liens du sang, la Terre Promise – Jérusalem, le Temple, la Prêtrise, le Sacrifice, l’Alliance et la Royauté. Cette unité retrouvée EN Jésus-Christ empêche la théologie meurtrière du remplacement partiellement instillée par la philosophie grecque au détriment de la pensée hébraïque biblique. Elle fut successivement reprise par l’Eglise catholique romaine, le luthéranisme et partiellement par les dénominations successives chrétiennes, radicalement par l’Islam et aussi certaines sectes telles le mormonisme, les témoins de Jéhovah voire l’adventisme.

Nous constatons aussi que l’enseignement donné par Jésus Glorifié et l’Apocalypse concernant l’Eglise métamorphosée des Vainqueurs qui permet réellement de boucler la boucle, permet de mieux retrouver la racine Israël et Jésus-Christ comme Il est maintenant ! A Lui soit toute la gloire !

En Lui,

Martin BUSCH

60. Preuve d’Amour

INTRODUCTION

La prédication du message de l’Église des Vainqueurs est une preuve d’amour venant d’abord du Seigneur Lui-même puis devrait l’être au niveau des ministères et de tous les chrétiens aimant la Bible, la Parole de Dieu.

La réalisation de ce message doit nous éviter d’une part les effets des jugements et malheurs liés au péché et d’autre part nous faire entrer dans la plénitude de la relation d’amour avec notre Dieu dès à présent.

  1. La preuve d’amour du Père : l’immortalité

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3 :16).

Souvent on dit que la vie éternelle commence dès la conversion à Jésus-Christ et c’est vrai ! Ce qui est nettement moins vrai c’est qu’elle doit obligatoirement comporter la première mort. Ce n’est d’ailleurs pas logique ! Le texte dit simplement que le fait de croire au Fils permet de ne pas périr donc de ne pas mourir. Le don du Fils sur la croix par le Père donne la vie éternelle sans mort un point c’est tout ! C’est la base de tout.

Si Jésus parle de résurrection au dernier jour en Jean 6 :54 c’est que malheureusement la première mort est alors obligatoirement intervenue préalablement. Ce passage concerne effectivement la majorité à ce jour des chrétiens qui ont subi et subiront la première mort et paraîtront alors seulement au dernier jour devant le Trône du Père sachant qu’ils sont inscrits dans le Livre de Vie par la justification suivie des œuvres (Apocalypse 20 :12-13 ; cf. Jean 3 :17-21). Bien entendu sont exceptés celles et ceux qui sont morts en Christ et qui ressusciteront au moment de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4 :16).

Mais Jésus désigne aussi dans ce chapitre 6 de l’Evangile de Jean celles et ceux qui ne mourront pas (Jean 6 :47-51+57-58 ; cf. aussi 1 Corinthiens 15 : 51a) et qui bénéficieront de l’immortalité totale sans première mort, de la vie éternelle dès maintenant (Apocalypse 2 :7b ; 4 :1 ; 5 :10 ;6 :2 ; 12 :1) avant l’enlèvement (enlèvement : seulement en Apocalypse 12 :5c+12) par la métamorphose du corps ou de la vraie Naissance d’En Haut ou de l’Esprit (Nouvelle naissance ou d’En Haut à ne pas confondre avec la conversion ! Jean 3 : 3-13 ; 17 :21-24 ; Romains 2 :7 ; 8 :23 ; 1 Corinthiens 15 : 51a et ss ; 2 Corinthiens 3 :18 ; 2 Timothée 1 :10 ; Apocalypse 2 :7b). Il s’agit de celles et de ceux qui auront accepté et vécu le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance institué par Jésus Glorifié au début de l’Apocalypse (Apocalypse 1 :17-18 ; 3 :20).

L’immortalité pour maintenant c’est aussi éviter ce qui mène non seulement à la seconde mort mais aussi déjà à la première mort à savoir les accidents, la maladie et/ou le vieillissement etc.

Le Feu, la lumière, l’énergie et la chaleur divins du Saint Esprit et du Corps glorifié de Jésus-Christ éliminent par leur imprégnation ou baptême ces réalités négatives de mort et transfigurent le corps pour passer effectivement et réellement dans la Salle du Trône.

La preuve d’amour du Père pour Ses enfants par le don de Son Fils, est de nous permettre d’éviter de périr, de subir la mort y compris la première mort.

  1. La preuve d’amour de Jésus Glorifié : nous préserver de la Grande Tribulation

« …ils reconnaîtront que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve celle devant arriver sur la terre habitée entière pour éprouver les habitants de la terre » (Apocalypse 3 :9c-10).

« Monte ici et… » (Apocalypse 4 :1)

« Tu as racheté pour Dieu, par ton sang des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation. Tu en as fait pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils régneront sur la terre » (Apocalypse 5 :10)

« Et je vis : c’était un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc, une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour vaincre. » (Apocalypse 6 :2)

Ces trois passages concernent l’Église des Vainqueurs avant la Grande Tribulation qui commence en Apocalypse 6 :3. Elle sera en effet constituée avant la Grande Tribulation qui n’est pas à confondre avec le règne de l’Anti-Christ et/ou l’atroce imitation trinitaire diabolique sur terre qui ne commencera qu’en Apocalypse 13 :1 après l’éjection du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes (Apocalypse 12 :7-11) et l’enlèvement de l’Église (Apocalypse 12 :5c).

Le Seigneur Jésus-Christ, l’Epoux, ne veut évidemment pas faire subir les horreurs de la Grande Tribulation (Apocalypse 3 : 10 ; 6 :3-17) à Son Epouse bien aimée. Il la chérit réellement (Apocalypse 3 :9c) mais elle doit impérativement garder Sa Parole avec persévérance (Apocalypse 3 :10), c’est à dire écouter ce que l’Esprit dit aux églises, se repentir et/ou changer de conception et d’enseignement, se sanctifier et concrètement entrer dans les promesses faites aux 7 églises !

Cette épreuve touche tous les habitants de la terre qui seront tous éprouvés donc la seule solution pour ne pas la subir c’est de ne plus être sur terre et/ou dans l’espace-matière-temps. La mondialisation et les catastrophes écologiques annoncées sont des éléments parmi d’autres qui démontrent que la Grande Tribulation est à la porte. Les guerres (Apocalypse 6 :4), les crises économiques se succédant (Apocalypse 6 :5-6), la mortalité intensifiée (Apocalypse 6 :8), les persécutions des chrétiens restés sur terre intensifiée (Apocalypse 6 :9-11), catastrophes naturelles (Apocalypse 6 :12-17) commencent à se faire jour de plus en plus nettement. Pour la suite de la Grande Tribulation, il est encore intéressant de lire Apocalypse 8 :5 à 9 :21.

Il faut donc « monter » dans la Salle du Trône comme l’Apôtre Jean et c’est tout à fait possible, car le salut du corps ou sa transfiguration ou métamorphose fait partie du rachat par le sang de l’Agneau. De plus des responsabilités importantes sont d’emblée données à celles et ceux issus de toutes les nations formant l’Epouse glorieuse de Christ, rendue par là digne de cette position. Ils deviennent des rois et des sacrificateurs qui, dès avant la Grande Tribulation, partent en vainqueurs et pour vaincre, c’est à dire partent des lieux célestes correctement armés pour obtenir une première victoire à savoir la foule issue de la Grande Tribulation (Apocalypse 7 :14b). D’autres grandes victoires sont au programme par la suite selon le texte de l’Apocalypse.

La preuve d’amour de Jésus-Christ Glorifié pour nous est de vouloir nous sortir du « pétrin » avant qu’il ne soit trop tard. Il veut préserver son Epouse chérie de toutes ces horreurs. Mais Il ne la force pas. Le oui de foi et d’obéissance salvateur de l’Epouse au message du glorieux Epoux est attendu. Il est exprès revenu pour elle (Apocalypse 1 :10ss) comme Il l’avait promis à ses auditeurs contemporains lors de Son séjour terrestre (Matthieu 16 : 28 ; cf. aussi : Marc 9 :1 ; Luc 9 : 27).

  1. La preuve d’amour du Saint Esprit : nous amener dans la perfection adulte du face à face céleste (1 Corinthiens 13)

Le fameux chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens étrangement enchâssé entre les chapitres 12 et 14 parlant des dons du Saint Esprit et de la manière de les pratiquer, nous projette en fait directement dans les lieux célestes. De nombreux commentateurs se sont posé la question de la présence de ce chapitre entre les deux chapitres des « pneumatikoi », c’est à dire les dons spirituels. Nous verrons en fait que Paul voulait clairement mettre la perfection d’amour – agapè uniquement possible dans les lieux célestes en perspective centrale des dons du Saint Esprit.

Le parler en langues, la prophétie, la foi extraordinaire totale, la connaissance des mystères, la science, le sacrifice de soi (1 Corinthiens 13 : 1-3) sans la perspective réelle de l’amour parfait agapè nous mènent directement à l’échec. Tout doit obligatoirement mener à chercher à entrer dès maintenant dans la perfection céleste où ce qui est limité sera aboli (1 Corinthiens 13 :10-12), où l’Amour parfait agapè siège sur le Trône, car Dieu est Amour (1Jean 4 :8).

Si ce n’est pas le cas « je ne suis rien » (1 Corinthiens 13 :2c) mais si c’est le cas alors « je suis » !!! Autrement dit, je suis à l’image de Dieu c’est à dire dieu (Psaume 82 :6 ; Jean 10 :34-35). Comment puis-je être à l’image de Dieu et dieu ? En étant métamorphosé et par là en étant rendu capable de pratiquer dans la perfection l’amour – agapè décrit dans ce chapitre.

De même, si ce n’est pas le cas, alors je ne « sers à rien » (1 Corinthiens 13 : 3c) autrement dit, je ne suis pas efficace mais si c’est le cas je serai parfaitement efficace.

L’amour parfait c’est mieux que les dons spirituels qui seront abolis car ces derniers ne sont nécessaires que dans l’espace-matière-temps au même titre que la foi et l’espérance. Ces dons donnés par le Saint Esprit ne donnent qu’une connaissance et une prophétie limitées (1 Corinthiens 13 : 9) à cause du « voile » qui est notre corps déchu et notre intelligence obscurcie (1 Corinthiens 3 :13-17) mais doivent nous mener obligatoirement dans la salle du Trône par l’écoute de l’Esprit, la repentance (Apocalypse 2 :5-7) et la transfiguration ou glorification du corps (1 Corinthiens 3 :18) !

L’amour parfait est rendu possible par le passage de l’état enfant à l’état adulte, des limitations à la perfection, de la vision floue au face à face. (1 Corinthiens 13 :10-12). Ce qui est de l’enfant doit être aboli, doit disparaître.

L’amour parfait c’est de Le connaître au sens biblique du terme (Genèse 4 :1) comme on est connu (1 Corinthiens 13 :12b). Cela signifie que nous devons être au ciel, être en position glorieuse d’adulte pour être réellement fécondés par Jésus-Christ Glorifié, notre Epoux et d’accoucher d’un enfant mâle, c’est à dire d’une nouvelle génération encore plus glorieuse et puissante qui, avec l’Archange Michel et ses anges, parviendra à vaincre le Dragon et ses acolytes dans les lieux célestes.

Mais il s’agit là aussi de la connaissance parfaite au sens le plus large du terme car on voit clairement et non pas de manière floue. Pour tout cela, encore une fois, il faut être au ciel métamorphosé de gloire en gloire par le Saint Esprit (2 Corinthiens 3 :18 ; Romains 8 :18-23).

C’est ainsi que l’on peut comprendre que l’amour agapè est possible car il sera pratiqué non pas comme les dons spirituels dans un contexte «de création intermédiaire » imparfait de l’espace-matière-temps (cf. 1 Corinthiens 14) mais à partir du contexte céleste sur la terre. C’est pourquoi Paul écrit que l’amour parfait par définition est « le plus grand » parce qu’il ne peut être que de nature céleste (1 Corinthiens 13 :13).

Préalablement glorifiés, il sera alors possible de retour sur terre d’être patient à toutes épreuves, de rendre vraiment service, de ne pas jalouser, de ne pas se vanter, de n’être vraiment pas orgueilleux, d’être vraiment désintéressé, de ne pas s’irriter, de ne pas se réjouir de l’injustice, de trouver sa joie dans la vérité, de tout excuser, de tout croire, de tout espérer et de tout porter (1 Corinthiens 13 :4-7). Autrement dit non glorifiés, 1 Corinthiens 13 est totalement et absolument impraticable et irréalisable. Faire croire que ce chapitre est réalisable dans le mariage, l’église et pire, le monde, est d’une hypocrisie absolue.

Par contre pour les glorifiés de l’Église des Vainqueurs, l’exigence de perfection absolue requis dans la première épître de Jean devient possible : « Quiconque demeure en lui ne pèche plus. Quiconque pèche ne le _voit_, ni ne le connaît » (1 Jean 3 :6) Autrement dit, si on demeure en Jésus, si on Le voit et si on Le connaît, on ne pèche plus ou on vit concrètement l’amour – agapè parfait. Là encore où demeure-t-on en Lui, où Le voit-on et où Le connaît-on si ce n’est glorifiés au ciel dans la gloire ! Comme Jésus est venu d’En Haut (Jean 8 :23) et a été transfiguré ou métamorphosé (Matthieu 17 :2 ; Marc 9 :2), nous avons aussi besoin de naître de nouveau, En Haut (Jean 3 :3-13) et besoin d’être transfigurés ou métamorphosés (1 Corinthiens 3 :18) par le Saint Esprit. Pensons-nous que nous serions plus grand que le Maître et pouvoir nous en passer ?

La preuve d’amour du Saint Esprit c’est de nous préparer notamment via les dons spirituels et les ministères (Ephésiens 4 :13 ; Romains 12 :6-7 ; 1 Corinthiens 12 et 14) en nous parlant, en nous introduisant dans le miraculeux et la révélation pour nous immerger dans Son Feu et finalement nous transfigurer. Par là Il veut faire monter l’Epouse préparée auprès de l’Epoux qui siège sur le Trône et qu’à partir de là elle soit rendue capable de vivre l’amour – agapè parfait concrètement lors de ses retours sur terre pour accomplir efficacement les missions qu’elle doit accomplir.

  1. La preuve d’amour de l’Église

La preuve d’amour de Yahvé Père, Fils et Saint Esprit réside dans le fait de nous métamorphoser pour nous éviter la maladie, la souffrance et la mort et qu’Il puisse nous avoir auprès de Lui dès à présent. Il nous aime tellement ! Mais Il aime aussi les êtres humains qui se perdent et voudrait que l’Église des Vainqueurs puisse se mettre en place le plus rapidement possible afin qu’elle fasse le travail d’évangélisation dans les conditions des moyens célestes qu’Il a prévu pour elle.

Il est Amour et voudrait mettre fin aux fleuves et torrents de péchés, d’horreur et de souffrances.

Mais pour cela il est absolument nécessaire que l’Église des Vainqueurs prenne ses responsabilités à partir du ciel car sans prise de responsabilité pas d’état adulte donc pas d’amour de plénitude possible. Cet amour est l’arme « secrète » contre l’Ennemi qui ne sait pas et ne saura jamais ce qu’est l’amour véritable. L’Ennemi sera vaincu et terrassé par cet amour et pourra ainsi être jeté dans l’étang de feu pour l’éternité.

Pour qu’amour il y ait, il faut que Yahvé puisse aimer et Il a donné ses preuves d’amour envers nous, nous l’avons étudié plus haut. Il nous a aimé le premier. Mais cela ne suffit évidemment pas puisque l’amour ne peut qu’être réciproque, aille dans les deux sens.

Donc pour qu’amour il y ait, il faut qu’il y ait aussi retour d’amour de la même qualité de la part de Son Église qui pour ce faire doit accepter de sortir de tout ce qui l’empêche d’aimer parfaitement pour aller là où c’est possible à savoir auprès de Yahvé et de Son environnement céleste parfait. Les preuves de l’amour de Yahvé incluent justement ce projet de « sortie » de l’espace-matière-temps dans la salle du Trône pour que les choses avancent !

La preuve d’amour du chrétien et/ou de l’Église réside dans le fait

  • d’offrir son corps en sacrifice vivant, saint et agréable ce qui sera un culte logique, raisonnable.

  • de renouveler son intelligence

  • de discerner clairement la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait (cf. Romains 12 :1-2).

Cela consiste d’abord à être raisonnable, logique en sortant le corps de l’espace-matière-temps brûlé, consumé, métamorphosé, rendu parfait, baptisé dans le Feu du Saint Esprit pour monter dans la salle du Trône.

Ensuite l’intelligence pourra être totalement guérie, renouvelée, capable de comprendre et de recevoir Sa volonté tant par les paroles que par l’environnement, que par la proximité réelle avec Dieu et Sa gloire !

Ce discernement clair de la volonté de Dieu relève de la perfection mais est dépendant de notre présence devant le Trône.

Que notre corps soit donc transformé par le renouvellement de notre intelligence appelée à comprendre et à croire ce qui paraît finalement très raisonnable et logique. Suit ensuite la prise de responsabilité dans l’action dans le deuxième ciel et sur terre.

La preuve de l’amour de l’Église c’est de devenir l’Église des Vainqueurs, la huitième Église et par là répondre concrètement et positivement aux preuves d’amour de Yahvé, Père, Fils et Saint Esprit. Sommes-nous prêts à « mettre le paquet » ?

Conclusion

Les enseignements sur l’Église des Vainqueurs permettront de mieux comprendre bien des textes bibliques comme nous l’avons constaté ici pour Jean 6 et 1 Corinthiens 13. Ils permettent aussi de suivre le texte de l’Apocalypse chronologiquement pas à pas. Ainsi plus de controverse quant à l’enlèvement avant la Grande Tribulation ou après.

La métamorphose du corps de l’Église des Vainqueurs (1 Corinthiens 15 :51a ; Apocalypse 2 :7 ; 4 :1 ; 5 :10) se passe avant la Grande Tribulation (Apocalypse 6 :2ss et 8 :5 à 9 :21) et l’enlèvement (Apocalypse 12 :5 c ; 1 Corinthiens 15 :51b-55 ; 1 Thessaloniciens 4 :13 :17) plus tard après la septième ou dernière trompette (Apocalypse 11 :15 ; 1 Corinthiens 15 :52 ; 1 Thessaloniciens 4 :16) et après l’apparition de l’Église des Vainqueurs glorieuse (Apocalypse 12 :1). Il est vrai que la métamorphose du corps de l’Église des Vainqueurs initiale (1 Corinthiens 15 :51a) et cette transformation lors de l’enlèvement (1 Corinthiens 15 :51b-55) se ressemblent voire sont identiques dans le processus (1 Corinthiens 15 : 52c-54) mais ne sont pas à confondre.

Par ailleurs on n’a plus à confondre la Grande Tribulation (Apocalypse 6 :3-17 et 8 :5 à 9 :21) et le règne de l’Anti-Christ ou de l’imitation trinitaire du Dragon (Apocalypse 13 :1ss). Enfin on comprend mieux qu’il y a d’une part des chrétiens métamorphosés dans les lieux célestes à savoir l’Église des Vainqueurs (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2 ; 7 :14-17 ; 11 :15 ; 12 :1+5+11-12a ;14 :1ss ; 17 :14 ; 19 :6-8+14 ;20 : 4a) dont à un moment donné se rajoutent ceux qui sont issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7 :14b-15), plus tard ceux qui sont enlevés non encore touchés par la mort (1 Thessaloniciens 4 :17) et d’autre part ceux qui sont restés sur terre non métamorphosés ou initialement non métamorphosés dont les martyrs qui seront touchés par la mort (Apocalypse 6 :9-11 ; 7 :14b ; 11 :3-12 ; 12 :12b+17 ; 13 :7-10) et les morts en Christ qui ressusciteront au moment de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4 :16).

La preuve d’amour de notre Dieu, c’est de vouloir dès maintenant nous sortir de là où nous sommes pour nous avoir tout de suite auprès de Lui, adultes et responsables en tant que fils et filles révélés (Romains 8 :19) et non plus enfants. Non seulement Dieu attend mais aussi la création toute entière (Romains 8 :19-22).

La preuve d’amour des chrétiens, c’est de répondre dans la foi, l’espérance et l’amour aux preuves initiales d’amour et aux appels de Dieu, Père Fils et Saint Esprit.

En Lui,
Martin BUSCH

59. 100 % de grâce = 100% de salut

INTRODUCTION

La grâce chrétienne est le don totalement, à 100% gratuit du salut total, à 100% en Jésus-Christ. Nous n’allons pas ici dans notre propos reparler de la foi, de la loi et des oeuvres en rapport avec le salut. Il est acquis dans l’enseignement biblique chrétien que la grâce implique la justification totale et le salut total en Jésus-Christ. Il est vrai que le légalisme religieux a toujours tendance à montrer le bout de son nez voire davantage…

En général on sait ce qu’est la justification à savoir la non condamnation devant le Trône du Père du croyant en l‘œuvre expiatoire de Jésus sur la croix. Ainsi le Père ne nous voit pas dans notre situation pécheresse de culpabilité mais en nous regardant, Il voit Jésus-Christ qui a pris notre place.

Mais sait-on ce qu’est le salut total à 100% ? Ce sera là notre propos.

 

 

  1. Le salut total c’est l’immortalité pour maintenant

Nous avons déjà démontré dans nos écrits précédents que l’immortalité est gratuitement proposée dans le texte biblique (cf. 2 Timothée 1:10).

Il s’agit en effet d’un salut total, esprit, âme et corps. L’immortalité est reçue via la métamorphose ou la transfiguration du corps car la chair et le sang n’hériteront pas du Royaume de Dieu.

En réalité, traditionnellement, le salut est décrit de la façon suivante :

Tu as accepté Jésus-Christ dans ton cœur, tu es sauvé pour l’Eternité après la mort. C’est comme si on tendait un cadeau à un enfant en lui disant : « Ce cadeau est pour toi, mais je ne te le donnerai qu’après t’avoir donné la fessée de ta vie car il faut que tu PAYES parce que tu as désobéi et que tu étais impertinent etc. »

Autrement dit en Jésus tu as le salut total, à 100%, Il a tout accompli mais comme le salaire du péché, c’est la mort il faut d’abord que tu passes préalablement par les souffrances et la mort même si tu t’es repenti de tes péchés parce qu’il faut que tu PAYES pour tes péchés même si Jésus a effacé la dette de tes péchés. Mais rassure-toi, la souffrance et la mort ne sont que des passages pénibles, des mauvais moments à passer etc… Et puis, Jésus t’accompagne dans la vallée sombre de l’ombre de la mort etc… ! Le disciple n’est pas plus grand que son Maître, il lui faut souffrir comme le Maître etc… Mais où est la substitution totale par l’expiation totale ?

Cela pouvait éventuellement être acceptable avant l’Apocalypse, avant la Révélation et notamment celle de l’Eglise des Vainqueurs mais qu’en est-il à présent ?

Jésus-Christ Glorifié en instituant l’Eglise des Vainqueurs, l’Eglise des Sacrificateurs et des Rois, la 8ème Eglise au début de l’Apocalypse, a clairement voulu mettre fin à ce problème !!! Il nous propose dès à présent la métamorphose du corps ou le salut du corps à 100% pour être totalement sauvés par la grâce à 100% même du paiement de la première mort.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à PAYER. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher l’immortalité totale comme conséquence logique de la justification, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : payer et toujours encore payer, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait …

  1. Le salut total c’est sortir maintenant des systèmes de l’espace-matière-temps

Nous avons clairement démontré que l’espace-matière-temps, ce monde, avec le Prince de monde à sa tête est une prison terrible dont notre corps dans sa forme actuelle déchue est en fait la porte verrouillée qui nous y maintient enfermés. Nous savons que Jésus a « traversé les cieux » (Hébreux 4:14) entre autres pour voir l’Apôtre Jean, le métamorphoser et lui transmettre des missions à accomplir en vue de la communication à l’Eglise de la Révélation par excellence après qu’il ait été métamorphosé et soit monté à la Salle du Trône !

Dans les milieux les plus réveillés actuellement on « veut faire descendre » ici-bas la gloire du Seigneur, les bénédictions, les guérisons etc. C’est évidemment une chose excellente car Jésus-Christ est « descendu » auprès de Jean en gloire (Apocalypse 1:10ss), Il est aussi descendu jusque dans les profondeurs de la terre mais en vue de quoi ? (Ephésiens 4: 9).

Pour « emmener des captifs » (Ephésiens 4:8) donc pour faire « monter » Jean et (Apocalypse 4:1) et évidemment nous aussi car Dieu ne fait acception de personne !

Nous sommes censés refléter (2 Corinthiens 3: 18 ; verbe katoptridzo = refléter, avoir absorbé, être imprégné) la gloire du Seigneur, alors passons à la salle de bains devant notre miroir pour constater où nous en sommes… !

Une fois la constatation faite… il ne faut pas avoir fait l’ENA pour comprendre qu’il faudrait autre chose pour que nous reflétions la gloire du Seigneur même si d’aventure nous devions ressembler à un mannequin !

L’enseignement traditionnel, certes réveillé se contente de la présence glorieuse de Dieu et c’est évidemment merveilleux mais il oublie la dernière partie de 2 Corinthiens 3:18 à savoir la métamorphose ou la transfiguration de gloire en gloire du corps opérée par l’Esprie Sainte pour pouvoir être libéré de la zone contrôlée par l’Ennemi en ayant la possibilité de « monter » dans la Salle du Trône hors des systèmes obligatoirement légalistes de la prison espace-matière-temps.

On pense aussi qu’on finira par changer le monde, mais si on oublie de se laisser libérer de l’espace-matière-temps, on vivra une succession de feux de paille sans résultats suffisamment efficaces. On restera exposé au temps donc par voie de conséquence au vieillissement, à la souffrance et à la mort.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à RESTER PRISONNIER. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher LA MONTEE OU LA SORTIE DE L’ESPACE-MATIERE-TEMPS VERS LA SALLE DU TRÔNE, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : rester prisonnier et toujours encore rester prisonnier, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait…

  1. Le salut total c’est la glorification pour maintenant

Les disciples de Jésus-Christ ont été appelés, sont justifiés et ne doivent pas en rester là car il faut qu’ils soient glorifiés (Romains 8: 30). C’est là leur destin, le « programme » immuable établi par Dieu.

La gloire est évidemment intrinsèquement en rapport avec ce que nous venons d’évoquer dans les paragraphes précédents mais c’est encore bien plus. En fait c’est aussi ce qui est relaté pendant et après la Salle du Trône dans le livre de l’Apocalypse.

Quand nous voyons, les rois et les sacrificateurs devant le Trône, le cavalier couronné et armé sur le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre, la femme resplendissante, vêtue du soleil, la lune ou le mal sous ses pieds, l’enfant mâle né de cette femme qui mènera les nations avec une verge fer, les vainqueurs du Dragon dans les lieux célestes, les rachetés portant le nom du Père et de l’Agneau, irréprochables qui suivent l’Agneau partout où Il va, c’est à dire dans tous les cieux et partout dans l’espace-matière-temps voire en plusieurs « lieux » à la fois, les appelés, les élus et les fidèles victorieux avec l’Agneau, l’Épouse de l’Agneau, magnifique, prête aux noces, les armées du ciel chevauchant des chevaux blancs vêtus de lin blanc et pur, celles et ceux qui s’assoient sur des trônes pour exercer le jugement durant le millénium, les serviteurs, le nom de Dieu sur leur front, rendant un culte parfait au Père et à l’Agneau, le vainqueur qui siège avec Jésus sur Son Trône tout cela avec des résultats d’une efficacité et d’une splendeur inégalées, absolument parfaites et des fruits sans pareille, alors oui, nous pouvons parler de glorification dans la perfection esprie, âme et corps, bref de gloire !!! Voilà le salut total à 100% dû à une grâce totale à 100% : c’est ce que dit la Parole de Dieu, la Révélation ou Apocalypse de Dieu qui dévoile ce qu’est un vrai salut. C’est un salut à la mesure de la taille et de la plénitude de Christ à 100% !

Si la grâce est à 100%, le salut dans la glorification est aussi à 100%.

Mais comme on n’obtient que ce en quoi on croit réellement, on continue malheureusement à NE PAS ÊTRE GLORIFIE. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair qu’omettre de prêcher LA GLORIFICATION, c’est amputer la Parole de Dieu avec comme résultat pour les auditeurs : ne pas être glorifié et toujours encore ne pas être glorifié, car à vrai dire, la grâce, ce n’est pas tout à fait du 100% tout compte fait….

Conclusion

Effectivement les faits sont têtus et nous semblons loin de tout cela.

Mais nous avons tout de même des encouragements qui préparent inévitablement au salut à 100 % tel que nous l’avons décrit : la redécouverte des dons spirituels miraculeux avec le mouvement charismatique, les puissants ministères de guérison, de délivrance et de combats spirituels, les nombreuses guérisons surtout de l’âme et de l’esprie mais aussi souvent du corps avec le réveil de Toronto, les mouvements de prières et de louanges 24h sur 24, les musiques chrétiennes avec une onction sans pareille notamment dans la louange, les expériences de foi, de protection absolument surnaturelles, les débuts de métamorphoses du corps ressentis et quelquefois vus, les signes précurseurs de métamorphose du corps avec l’or, le baptême du Feu, l’huile, la chaleur, des revêtements divers, par ailleurs les formations tangibles de pierres précieuses, de la manne, les apparitions du nuage et de la colonne de Feu de gloire, de la Lumière céleste, les apparitions réelles et tangibles sur terre à des croyants de Jésus et d’anges, les transportations miraculeuses instantanées d’un endroit de la terre à un autre, les passages très nombreux avec l’esprie et l’âme dans le ciel mais aussi en enfer avec retours dans le corps terrestre et les témoignages concordants y afférant, les signes, les miracles et les prodiges de toutes sortes, Israël sur sa terre et les nombreux juifs messianiques et j’en oublie sûrement… Si nous croyons en toutes ces manifestations surnaturelles merveilleuses venant de la part du Seigneur qui se déroulent sous nos yeux, pourquoi ne pas croire à ce salut à 100%, surnaturel et merveilleux tel que nous l’avons décrit et que la Bible le décrit ? Ce n’est pas de trop pour notre Seigneur !

Mais de grâce, c’est le cas de l’écrire ou de le dire, que les 100% de grâce prêchés soient aussi accompagnés de la prédication des 100% de salut, sinon la crédibilité des 100% de grâce risque d’être largement entamée et pour cause !

Nous confessons à présent que nous obtiendrons ce en quoi nous croyons réellement et prêchons. Nous recevrons donc glorieusement un salut à 100% parce que nous y croyons. Comme la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu, il est clair que prêcher le salut à 100%, c’est prêcher la Parole de Dieu de façon plus complète avec comme résultat pour les auditeurs ou lecteurs : ne plus payer, sortir de l’espace-matière-temps, être glorifiés et ceci pour toujours, car à vrai dire, la grâce, c’est à vrai dire du 100% tout compte fait….

En Lui,

Martin BUSCH

58. La montée et la Christologie

INTRODUCTION

La thématique que nous allons aborder se veut de démontrer que si Jésus est le Christ et le Roi Messie, s’Il est vrai Dieu et vrai homme, s’Il est le Grand Sacrificateur, alors il est indispensable et obligatoire qu’Il donne la possibilité à Ses disciples de monter esprit, âme et corps réellement et glorieusement dès à présent à la Salle du Trône. En fait il ne s’agit pas simplement d’une possibilité ou d’une option mais d’un ordre ou d’une série d’ordres très sérieux donnés par Jésus-Christ Glorifié à l’ensemble de Son Eglise au début du livre de l’Apocalypse. Nous n’allons pas revenir aux démonstrations relatives à la christologie, dont nous ne retiendrons que quelques aspects, à partir du texte biblique que nous considérons comme acquises et démontrée par l’ensemble des enseignants chrétiens à travers les siècles. Par contre, nous allons partir de ces acquis pour essayer d’établir le lien indissociable entre qui est Jésus-Christ et la nécessité de la montée du croyant à la Salle du Trône dès à présent. Nous n’allons pas non plus redémontrer que la montée pour maintenant est biblique en vue de la constitution de l’Eglise initiale des Vainqueurs vu que cela a été fait dans mes écrits précédents.

 

 

  1. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme

Si Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, alors le croyant doit bénéficier d’un salut total, esprie, âme et corps.

L’enseignement chrétien que l’on rencontre généralement est une adaptation à la réalité terrestre, espace-matière-temps. Il interprète les textes bibliques en séparant l’être humain intérieur de l’être humain extérieur en affirmant le salut de l’être intérieur, le salut de l’esprie et de l’âme, de leur transformation en affirmant en même temps la mort nécessaire du corps la partie visible sur terre de l’être humain d’ailleurs souvent confondu avec la « chair ». Le corps du croyant est en effet, dans l’ensemble identique dans son aspect et son évolution à celui des non-croyants. Cet enseignement chrétien parle alors d’une résurrection de la chair non visible non constatable par le commun des mortels mais à laquelle on est appelé à croire de ce fait. Cet enseignement était plus ou moins valable durant la période allant du livre des Actes à celle de l’Apocalypse, c’est à dire d’environ 33 à 92 après J-C. Mais d’emblée nous avons constaté qu’à partir de 92 environ Jésus Glorifié voulait clairement, en instituant l’Eglise des Vainqueurs, manifester qu’Il était réellement et corporellement Dieu et homme et que Ses disciples devaient devenir aussi corporellement comme Lui à ce moment-là puisqu’Il avait tout accompli ! Bref, Il voulait remettre les pendules à l’heure. Par ailleurs nous nous sommes attachés à démontrer que dans les livres bibliques précédents, notamment dans la Genèse, chez les prophètes, les Apôtres Jean et Paul, tout cela était clairement écrit, annoncé, préparé, attendu et finalement aurait dû être vécu d’emblée. Certains éléments du vécu surnaturel et miraculeux des apôtres dans les Actes nous y mènent tout droit. La preuve c’est que l’Apôtre Jean y était arrivé ! (Apocalypse 4:1). Si Jean a eu cette grâce, nous aussi nous pouvons en bénéficier car Dieu ne fait acception de personne (Deutéronome 10:17 ; Actes 10:34 ; Galates 2:6 ; 1 Pierre 1:17).

Si on établit le parallèle avec Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme qui a tout accompli, c’est comme si avec cet enseignement chrétien traditionnel uniquement peu ou prou valable jusqu’en 92, Son sacrifice sur la croix n’aurait eu qu’un effet de salut partiel, dissocié, « coupé en tranches temporelles » et non complet ou global.

En fait on ne peut dissocier l’étendue du salut qu’Il nous a offert esprie, âme et corps pour que nous puissions « monter » sous peine de dissocier qui est Jésus vrai Dieu et vrai homme. La montée démontre que la globalité du salut de l’homme est effective. Si nous affirmons la visibilité, la réalité, l’historicité, l’humanité de Jésus et en même temps Sa divinité et Sa gloire, alors nous devons affirmer l’inclusion du salut du corps du croyant par sa métamorphose ou sa transfiguration. Non seulement la globalité de ce que Jésus a accompli mais encore davantage la globalité de qui Il EST, implique obligatoirement la globalité du salut du croyant dans qui il est : esprie, âme et corps !

Nous savons que le Diable est le « diviseur » et une de ses tactiques, pour gagner du temps, est de diviser, de couper en tranches la conception de base donc obligatoirement l’expérimentation de la globalité du salut, donc la globalité de qui est Jésus-Christ Lui-même. Il sait que nous obtenons les choses de Dieu par la foi. Or si la foi vient de ce qu’on entend, de la Parole de Dieu, il lui faut en fausser la réception pour orienter, voire désorienter cette foi vers des réalités aux apparences justes mais partielles et partiales. Le résultat ne pourra être que partiel et partial. Il sait qu’aussi longtemps que nous sommes dans l’espace-matière-temps cette réception de la Parole de Dieu restera toujours plus ou moins faussée donc, adieu la globalité à commencer par celle de Jésus-Christ Lui-même qui est le tout ou le « plérôme » !

Notre intelligence dans ce contexte espace-matière-temps et particulièrement dans un corps non sauvé, est et restera donc perturbée, partiale et partielle quoi qu’il en soit ! C’est pourquoi, aussi longtemps que nous sommes ici-bas, elle doit être constamment renouvelée, car elle « vieillit » très vite au même titre que notre corps nu non revêtu de feu et de gloire.

Quelle est la solution ? A nos yeux, elle coule de source à savoir sortir corporellement (Ephésiens 4:7-9) de ce qui nous empêche d’avoir une bonne réception de la Parole de Dieu : le monde, l’espace-matière-temps pour y revenir corporellement glorieux munis d’une foi alimentée par une Parole de Dieu que nous appellerons à défaut de mieux, globale issue de la globalité de qui est Jésus-Christ Lui-même : vrai Dieu et vrai homme ! Il est d’ailleurs Lui-même Parole de Dieu, il est par conséquent indispensable d’être totalement auprès de Lui, mieux EN Lui.

A la globalité identitaire de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme ne peut que correspondre la globalité identitaire restaurée et glorieuse du croyant et en aucun cas l’identité déchue partielle et partiale sous peine de schizophrénie physique, mentale et spirituelle.

D’ailleurs Jésus Lui-même est allé très loin en citant le Psaume 82:6 : « N’est-il pas écrit dans votre loi : j’ai dit : Vous êtes des dieux » (Jean 10:34). Pour être ce que Jésus dit que nous sommes, on ne peut se contenter de notre état actuel aussi au niveau de notre corps. Lui est vrai homme et vrai Dieu et nous sommes vrais hommes et vrais dieux mais uniquement devant le Trône du Père après la « montée » !!! Soyons à la taille du Christ dans Sa plénitude (Ephésiens 4:13).

 

 

  1. Jésus-Christ Roi

Le « tout pouvoir m’a été donné dans les cieux et sur la terre » fonde la toute puissance, la messianité et donc la royauté de Jésus tant dans les lieux célestes que dans l’espace-matière-temps ou sur la terre.

Soit ! Mais le fait que tout aille plutôt mal sur terre pose un problème non négligeable ! En parallèle, vu que nous sommes exhortés à combattre dans les lieux célestes d’après la lettre aux Ephésiens, il semblerait que tout n’y est pas si rose non plus !

Il est donc légitime de se poser la question de l’exercice de la royauté de Jésus tant sur terre que dans certaines « parties » des lieux célestes. Il est vrai que le nom de Jésus, s’il est employé dans la foi et la sanctification est merveilleux dans la manifestation de la puissance dans les milieux charismatiques et fort heureusement ! La transformation positives de vies brisées de celles et ceux qui se sont convertis à Jésus est tout aussi merveilleuse.

Mais le diagnostic général de ce qui se passe globalement sur terre et aussi dans les lieux célestes notamment quand on discerne certaines forteresses démoniaques existant dans et à partir du 2ème ciel (Hadès, Enfer) n’est pas glorieux ! Cela vient tout simplement du fait que l’homme par sa chute a donné des droits à l’Ennemi qui a accès au Trône pour nous accuser (Job 1; 1 Rois 22:19-22 ; Zacharie 3:1-2) même après l’œuvre de justification de Jésus-Christ sur la croix (Apocalypse 12:10c). Par la justification le Seigneur Jésus-Christ est pour les chrétiens leur avocat (1 Jean 2:1) car ils continuent à pécher. C’est bien la preuve que ceux-ci ne laissent pas agir pleinement la souveraineté royale de Jésus sur leur vie. Fort heureusement Jésus les (nous – me) rattrape en se faisant leur avocat devant le Trône du Père et face aux accusations de l’Ennemi. Mais être avocat et roi ou juge, ce n’est pas la même chose.

Alors quid ?

La prédication classique ou moins classique pour remédier à cela sera d’encourager les chrétiens à être plus consacrés, sanctifiés, obéissants, de ne plus pécher, d’appliquer telle ou telle « recette miracle » de foi ou d’acte de foi, de s’attacher à tel ou tel ministère puissant, d’aller fréquenter des églises plus « réveillées », moins traditionalistes, plus puissantes dans l’Esprie, doctrinalement plus bibliques ou encore de revenir aux traditions des anciens qui ont créé la dénomination ou tout simplement de revenir à l’église des Actes des Apôtres etc… On pense que si les églises réveillées, bibliques, organisées pour mettre le maximum de personnes au travail etc… gagnent en importance sur terre, alors la royauté de Jésus sera de plus en plus manifeste car dans le cadre de ces églises Jésus est Roi et Seigneur ! Donc, plus elles occuperont d’espace, plus le royaume où Jésus a autorité c’est à dire dans les églises, s’étendra. Il y a du vrai dans tout cela car nous retrouvons partiellement des exhortations semblables dans les écrits bibliques, mais quand on voit l’état lamentable des chrétiens, de nombre d’églises et même de ministères toutes dénominations confondues y compris les églises du premier siècle, alors on est encore une fois en droit de se poser des questions.

Les chrétiens et leurs responsables se sont évidemment aussi posé ces questions. La réponse relative à la royauté de Jésus sera de dire qu’elle est encore cachée et qu’elle ne sera manifeste qu’à Son retour glorieux. Là encore il y a du vrai mais Jésus parle aussi au passé quand Il affirme que tout pouvoir Lui a été donné !!! Vient alors la réponse « du déjà et du pas encore biblique », de la relativité des choses, des 1000 ans sont comme un jour et inversement, d’un fatalisme « spirituel » affirmant la souveraineté de Dieu et que quoi qu’on fasse, cela n’y changera rien ou alors à l’inverse notamment dans le christianisme social l’action parmi les plus déshérités permettrait de se transcender voire de se justifier etc…

Et si on passait de Jésus-Christ Roi à Jésus-Christ Roi des rois et Seigneur des Seigneurs ? (Apocalypse 17:14).

Nous ne considérons pas ici les rois opposés à Jésus qui seront éliminés mais aux « rois et reines » fidèles qui mèneront les nations avec une verge de fer, qui règneront sur terre une fois…qu’ils seront sauvés esprit, âme et corps, une fois qu’ils seront montés et par là rendus capables de partir du Trône pour faire le travail efficacement tant sur terre que dans les lieux célestes (Apocalypse 2:26-27 ; 5:10 ; 6 :2 ; 12:5+11 ; 17:14 ; 19:14 ; 20:4a).

Comment combattre et vaincre dans les lieux célestes (Ephésiens 6:10-17) ? L’armure dont il est question dans ce texte aux Ephésiens parle de l’épée Esprie – Parole de Dieu et si nous considérons la Parole de Dieu correctement perçue dans sa globalité comme nous l’avons décrit dans le paragraphe précédent, il faut être métamorphosé hors de l’espace-matière-temps sinon on tape obligatoirement dans le vide. Il en est de même par voie de conséquence pour la ceinture – vérité, la cuirasse – justice, le bouclier – foi alimenté par une épée – Parole globale de plénitude et les chaussures – zèle. Enfin pour « couronner » le tout, il faut le casque du salut global, esprie, âme et corps. Cette armure n’est autre que le revêtement de gloire absolument nécessaire pour passer et combattre dans les lieux célestes négatifs non pas à partir de la terre mais à partir du Trône, sinon c’est peine perdue : 2000 ans d’histoire de l’Eglise nous l’ont amplement prouvé ! Le texte nous dit clairement qu’il ne faut pas se battre contre la chair et le sang (Ephésiens 6:12), autrement dit ce n’est pas dans l’espace-matière-temps ou ici que cela se passe mais bien dans les lieux célestes ! Il faut donc partir du Trône du Père pour avoir le dessus, car si on part de la prison de ce monde, on part au combat désarmé ! Mais pour partir du Trône, il est évidemment nécessaire d’y être préalablement monté !

La gloire de l’Eglise des Vainqueurs à savoir le combattant venu du ciel sur son cheval, couronné, muni d’un arc, parti en vainqueur pour vaincre d’Apocalypse 6:2 et la femme dans le ciel d’Apocalypse 12:1, démontre la nécessité de cette stratégie voulue par Jésus-Christ Glorifié et le résultat à savoir la foule d’Apocalypse 7 et la lune, réalité du mal sous ses pieds sans compter l’éjection du Dragon des lieux célestes et de la terre trois ans et demi plus tard en vue du Millénium et de l’Eternité.

Il est nécessaire de changer de « logiciel » pour que ça marche !

Jésus-Christ Roi régnant ? Jésus-Christ le Roi Messie ? Oui, mais à condition que nous soyons aussi des rois et des reines réellement et totalement sauvés, glorieux semblables à Lui, brillants comme le soleil car la gloire est une réalité qui se partage (Jean 17:22), car Dieu est amour (1 Jean 4 :16). Dieu, même s’Il se suffit à Lui-même, au nom de cet amour et de qui Il est, ne peut que partager cette gloire et ce combat de par Sa Souveraineté et Son plan initial ! Il ne veut pas finaliser le travail sans nous !

« Ils (« méchants rois, bête ») combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Rois des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi » (Apocalypse 17:14).

 

 

  1. Jésus-Christ Sacrificateur

Jésus-Christ est notre « Souverain Sacrificateur » (Hébreux 2 ; 3 ; 4; 5 ; 6; 8 ; 9; 10 ;13) parfait et en même temps le « sacrifice » parfait en offrant son corps sur la croix. Il nous a justifiés parfaitement.

Jésus-Christ a corporellement souffert dans Sa chair sur la croix, est corporellement ressuscité, est corporellement apparu à Ses disciples, est corporellement monté au ciel aux yeux de tous Ses disciples et est corporellement revenu une première fois comme Il l’avait promis dans les Evangiles en rencontrant l’Apôtre Jean pour le faire « monter » lui aussi corporellement à la Salle du Trône. Jésus est corporellement assis sur le Trône. La corporéité de Jésus indiscutablement présente dans l’accomplissement de ses missions ne peut qu’inclure donc impliquer le salut du corps par la métamorphose du croyant en vue de l’accomplissement de ses missions. Cette corporéité sur la croix a d’ailleurs été mise en cause dès les premiers siècles par les gnostiques et plus tard par l’islam.

Il est dit que les membres de l’Eglise des Vainqueurs sont devenus des sacrificateurs (glorification) après avoir été délivrés de leurs péchés par Son sang (justification – Apocalypse 1:5b-6 ; 5:10).

Comment le croyant peut-il devenir sacrificateur puisque le sacrifice parfait et complet a été fait par Jésus-Christ ?

En fait si nous traçons les parallèles entre Jésus-Christ et le croyant comme dans les paragraphes précédents, il faudrait que le croyant – sacrificateur offre aussi son corps comme le Seigneur l’a fait.

Nous lisons en Romains 12:1 : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ».

Dans nos écrits précédents nous avons démontré qu’il s’agit évidemment de faire « brûler » notre corps dans le Feu céleste de la Sainte Esprie en vue de la métamorphose. C’est là un culte raisonnable, logique. Notre corps a un besoin constant d’être en Feu dans le sein maternel divine de la Sainte Esprie comme le sacrifice consumé de l’Ancienne Alliance avait besoin d’être entièrement brûlé sur l’Autel.

Pourquoi est-ce raisonnable ? Parce qu’aller au combat sans avoir le corps en feu ou métamorphosé n’est pas raisonnable, logique comme nous l’avons vu dans le paragraphe précédent. Il faut que notre intelligence soit renouvelée pour pouvoir croire en vue de l’offrande de notre corps terrestre sacrifié dans le feu, c’est à dire transfiguré et que par là nous soyons rendus capables devant le Trône de ne pas nous conformer à ce monde et discerner ou plutôt voir quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Le sacrifice de notre corps ne peut en aucun cas être un suicide, ou une usure du corps au service de Dieu entraînant la mort ou même le martyre, car après avoir offert notre corps en sacrifice il faut toujours et encore discerner la volonté de Dieu, donc ce n’est pas possible en tant que cadavre.

Nous comprenons clairement une fois de plus que l’être entier esprie, âme et corps doivent être « dans le coup » et surtout situé dans le Saint des Saints. Le Sacrificateur n’est pas allé dans le Lieu Très Saint simplement avec son âme et son esprie mais aussi avec son corps. Pour que son service soit valable et efficace, il fallait qu’il soit devant le tabernacle et les chérubins sculptés représentant le Trône de YHWH. Comment pouvons-nous accepter un enseignement qui ne préconise pas la présence réelle devant le Trône esprie, âme et corps des « sacrificateurs » que nous sommes appelés à être ?

 

 

Conclusion

Nous avons voulu montrer que le salut total offert en Jésus-Christ a des implications glorieuses et se décline obligatoirement à partir de Son identité. Nous constatons aussi que l’Eglise des Vainqueurs dans son essence et son identité, montée devant et sur le Trône, correspond profondément à la christologie chrétienne, c’est à dire au cœur et à la spécificité de notre foi et devient par là absolument incontournable.

En Lui,

Martin BUSCH

57. La captivité captive et le plérôme

INTRODUCTION

« C’est pourquoi il est dit : Etant monté vers la hauteur (upsos = hauteur élévation ; cf. upsosa = en haut), il a fait captive (verbe maloteuo = faire un prisonnier de guerre, rendre captif) la captivité (aikmalosia = captivité, prison ou camp de prisonniers de guerre), il a donné des dons aux humains. Le « il est monté » qu’est-ce, sinon qu’il est aussi descendu tout en bas (katotera = inférieur, tout en bas ; cf. katorux = enfoui sous terre, cavité, excavation cf. cathéter en médecine qui est un tube introduit dans une cavité du corps ou plus généralement dans un vaisseau sanguin) sur la terre ? Le même « étant descendu » est aussi le « étant monté » au-dessus de tous les cieux (uperano panton ton uranon) afin qu’il remplisse (verbe plèoro ; cf. plèroma, plérome) le tout (ta panta) _» (_Éphésiens 4 :8-10 trad. litt.).

Par la croix et la résurrection, le Seigneur Jésus-Christ a validé non seulement la justification éternelle des pécheurs repentants, ce qui est énorme et capital mais aussi la libération des « prisonniers de guerre » en rendant la « captivité captive ». Ainsi Il pourra remplir le tout de Sa gloire ou de Sa présence ce qui est la plénitude ou le plérôme absolu.

Ce plérôme absolu n’est pas encore entré dans les faits car il a fait des dons aux hommes à savoir les ministères d’apôtres, de prophètes, d’évangélistes, de pasteurs et de docteurs (Éphésiens 4 : 11) afin que le corps de Christ soit édifié (Éphésiens 4 : 12).

C’est évidemment un pieux mensonge de dire que le corps de Christ est d’ores et déjà édifié car le descriptif de ce corps en Éphésiens 4 ne correspond aucunement à la réalité ni à celle d’hier, ni à celle d’aujourd’hui. Il est question d’unité de la foi, de connaissance du fils de Dieu, de l’état adulte des croyants qui doivent être à la mesure de la taille de la plénitude de Christ (Éphésiens 4 :12-13). Cela fait 2000 ans environ que les choses durent et si on continue comme par le passé, elles dureront encore très longtemps !

Les ministères sont appelés à non seulement travailler par la Parole à la justification par la foi mais encore au renouvellement réel de l’intelligence empêchant le ballottement à tout vent de doctrine (Éphésiens 4 :14) par le revêtement réel et concret ou physique de l’homme nouveau créé selon Dieu (Éphésiens 4 :23-24) c’est à dire à la mesure de la taille du Christ dans sa plénitude.

Ne plus continuer comme par le passé signifie comprendre et enseigner ce que veut dire quand Jésus-Christ fait « captive la captivité et Son plérôme ».

  1. Légalisme, quand tu nous tiens !

Le légalisme prône la vie et le salut par le respect et l’application de la Loi. Il faut bien comprendre que la Loi divine, les 10 commandements, les lois et recommandations morales de l’Ancien Testament comme du Nouveau sont parfaitement bonnes. Elles montrent ce qu’est le péché, elles sont pédagogiques et par là elles sont nécessaires. Mais elles ne sont en aucun cas le moyen pour obtenir la vie éternelle et le salut. Le légalisme considère en effet que le respect de la Loi et des commandements est la voie, le moyen de salut alors que l’être humain en est parfaitement incapable. L’Apôtre Paul entre autres a largement combattu le légalisme comme solution pour obtenir le salut et les solutions de vie en tous genres. Il y oppose la foi en la grâce offerte en Jésus-Christ c’est à dire l’Evangile, la Bonne Nouvelle.

Pourtant les différentes dénominations chrétiennes ont légiféré et légifèrent en permanence en vue de la construction d’une éthique base d’une morale adaptée au temps, à l’époque et au contexte dans lesquels elles vivent. L’Église catholique romaine parle de « Droit canon ». Les différentes églises protestantes et d’origine protestantes éditent des « Règlements intérieurs d’église ». Les différentes dénominations mais aussi l’église des premiers siècles ont rédigé des « Confessions de Foi » ou fait des recommandations écrites de synthèse et de compromis dès le concile de Jérusalem (Actes 15 :23-29). De très nombreux ouvrages sont édités pour un « mieux vivre chrétien » tant au niveau de l’église, des sacrements, des ministères, du couple, de la famille, du travail, des finances. Ils parlent de « lois spirituelles », de la démonologie et souvent de la psychothérapie chrétienne surtout comportementaliste etc. Bref on propose des lois, des rites, des recettes, des trucs officiellement pour mieux s’en sortir même si on maintient bec et ongles le salut par la foi et la grâce, mais est-ce en fin de compte totalement vrai ?

Quand un non conformiste, par exemple, qualifié en général de « diviseur », n’est pas dans la « ligne » de ces textes ou dans le style prôné par l’enseignement, la prédication, le culte et le comportement religieux de tel ou tel ministère ou groupe ou église, il risque les critiques, l’exclusion, l’excommunication, la condamnation. Il fut un temps où les non-conformistes furent exécutés. Aujourd’hui on se contente de les exclure, de les écarter du chemin. Ce traitement ne consiste-t-il pas à les exclure purement et simplement du salut au nom d’une loi qui n’est qu’une interprétation humaine des textes bibliques ? En réalité c’est au nom du légalisme.

Toutefois ces non-conformistes créent de nouveaux mouvements qui mettent en place assez rapidement des « lignes » de conduite et de foi certes nouvelles mais qui finissent à terme par être tout autant exclusivistes. Au final quelle que soit la situation, l’adage « soumission ou démission » est plus que jamais de mise ! Les divisions de l’Église furent, sont et seront inévitables justement à cause du légalisme. Il semble humainement indispensable et inévitable au nom d’un certain « ordre » mais il mène en réalité tout de même à terme au désordre par la division.

Combien de fois n’a-t-on pas comparé la Bible à un « mode d’emploi », un « livre de recettes » ou à un « code de bonne conduite » encore à un « code de la route » ? La Bible devient alors une espèce de code pénal ou civil qui est toujours, qu’on le veuille ou non, interprété d’une certaine façon et toujours partiale et partielle. En réalité, elle est bien différente de cela et bien plus vivante et riche fort heureusement, nous dirions « miraculeuse ou surnaturelle » parce qu’elle est Parole de Dieu ! Toutefois nous nous rendons compte dans le cadre de l’Église que les lois, les règlements et les confessions de foi et même le texte biblique à cause des divergences d’interprétation n’ont pu assurer l’unité de la foi de l’Église.

Il est donc évident que dans le contexte espace-matière-temps, nous ne pouvons sortir de la problématique herméneutique ou d’interprétation partiale et partielle :

d’où la nécessité de nous laisser arracher de ce contexte grâce à la captivité rendue captive par Jésus le Chemin !

d’où la nécessité de la métamorphose du corps proposée par Lui et Sa Parole pour « monter » à Sa suite à la Salle du Trône et ainsi changer de « contexte » dès maintenant.

« A présent nous voyons comme dans un miroir et de façon diffuse mais alors ce sera face à face. A présent ma connaissance est limitée, alors je connaîtrai comme je suis connu. » (1 Corinthiens 13 :12). Précisons que les miroirs de l’époque de Paul n’étaient pas aussi efficaces que les nôtres et renvoyaient une image largement diffuse et floue.

Il en est de même pour toute société quelle qu’elle soit, sinon c’est l’anarchie qui est évidemment invivable. Résultat : le légalisme serait-il indispensable à la vie, ou la loi deviendrait-elle le chemin du salut comme pour les Juifs ? Mais la redondance constante des conflits dus au non respect des textes adoptés ou à leurs divergences d’interprétation ultérieures démontrent le contraire. Les traités, conventions, accords etc. deviennent tôt ou tard caduques et voilà qu’arrivent les retours de bâtons conflictuels constants. La succession des deux dernières guerres mondiales avec leurs causes en est une illustration extrême évidente.

D’une façon plus large, nous nous rendons compte dans notre société que l’inflation de lois tue la loi en la rendant souvent inapplicable parce que les décrets d’application deviennent des casse-têtes chinois face aux problèmes concrets de plus en plus complexes apparaissant dans l’évolution de la société et face aux multitudes de lois déjà existantes. Si une loi est applicable, le sport national et international sera de trouver la ou les failles pour la contourner bien entendu en toute légalité ou presque…La mondialisation de la finance par exemple, permet pratiquement toutes les dérives et seule la loi de la jungle donc celle du plus fort compte. Certains quartiers de nos villes qualifiés de zones de non droit avec des individus qui « n’ont plus rien à perdre » nous font frémir dans le dos.

L’écologie nous sensibilise aux lois de la nature. Si on ne les respecte pas, nous irons à terme droit à la destruction de la planète par des successions de plus en plus fréquentes de catastrophes naturelles. Pour des raisons de coûts et de rentabilité on en fait fi. Nous savons par ailleurs que si une météorite percute la terre et/ou si un volcan très puissant explose, deux phénomènes intrinsèquement liés aux lois de la nature, c’est aussi la fin. La bombe atomique qui doit assurer la sécurité mondiale, permet le suicide collectif de l’humanité. Si nous arrivons à nous exiler sur une autre planète les mêmes problèmes resurgiraient d’une façon ou d’une autre de la même manière même si les paramètres devaient changer technologiquement parlant.

Pourtant le légalisme dans la société, l’église et la nature semble indispensable à la vie même si à terme, il devient inefficace voire destructeur. La solution prônée sera l’établissement de nouvelles lois pour pallier aux problèmes nouveaux, mais avec à terme l’inefficacité voire la destruction qui seront toujours au rendez-vous.

Le légalisme est à première vue indispensable à la vie…sur terre et plus largement dans l’univers : l’espace-matière-temps. Ce dernier est une multitude de systèmes et de mécanismes ou de lois dont nous faisons partie intégrante non seulement par notre environnement mais encore bien plus par une partie de ce que nous sommes âme et surtout corps. Le légalisme est par conséquent indispensable à la vie, incontournable, car nous sommes nous-mêmes systèmes. En même temps nous avons constaté une multitude de limitations possibles qui représentent d’une façon ou d’une autre des fins couronnées par la fin ultime à savoir la destruction et la mort.

Qu’en est-il du « spirituel » ? Le christianisme et en général les autres religions proposent l’échappatoire spirituelle. Mais pour soi-disant accéder à l’esprit, à l’au-delà, au céleste que de rites, de lois et de pratiques religieuses y compris dans l’Église ! Si le « spirituel » a besoin de la loi pour être atteint c’est qu’il est automatiquement lui-même système et loi. Les « moyens » sont toujours de même nature que la « fin ». Si la fin justifie les moyens, c’est qu’elle est de même nature que les moyens et inversement. La loi et le légalisme ne peuvent générer que ce qu’ils sont, à savoir des lois et des légalismes nouveaux certes mais toujours de même nature. Ils ne peuvent par conséquent permettre l’accession au spirituel, à l’au-delà et au céleste.

Il n’est donc pas étonnant que cela ait abouti « tout naturellement » à l’établissement de « lois dites spirituelles ». Mais si le « spirituel » est système, lois en tous genres alors il n’est justement plus spirituel notamment par rapport à sa caractéristique de liberté mais il devient au contraire forteresses démoniaques même si le tout prend et peut prendre de belles apparences religieuses, idéalistes ou autres.

Bref, si nous en restons là, la loi sous toutes ses formes, le système, le légalisme totalement liés à l’espace-matière-temps, que nous le voulions ou non, chrétiens ou non devient prison ou camp de prisonniers de guerre sans espoir d’évasion si ce n’est par la mort !

Nous voilà dans l’impasse la plus totale par la dictature du légalisme qui voudrait hypocritement et en apparence nous éviter l’anarchie et l’anéantissement pour permettre la durée et le provisoire dans la création intermédiaire tout en nous menant malgré tout au bout du compte de manière inexorable vers l’anéantissement total ! L’histoire nous l’a amplement prouvé ! Nous sommes littéralement condamnés et prisonniers de notre Ennemi de toujours, qui utilise la Loi de manière légaliste pour nous accuser, nous faire condamner et nous maintenir en captivité.

Mais Jésus-Christ a rendu captive la captivité ou emmené des captifs parce qu’Il est descendu tout en bas dans la cavité, le centre de détention légaliste et systémique de l’espace-matière-temps pour délivrer les prisonniers de guerre de l’Ennemi et monter avec eux au-dessus de tous les cieux pour remplir le tout !

  1. La captivité captive

Jésus est mort et ressuscité pour ôter nos péchés et nous justifier devant le Père et Il est aussi mort et ressuscité pour nous libérer de façon effective et réelle, esprit, âme et corps de cette captivité systémique dont nous avons parlé plus haut.

Il donne les ministères qui doivent oeuvrer en vue d’un renouvellement de l’intelligence et du revêtement de l’homme nouveau qui est à la taille du Christ dans Sa plénitude ! Ce n’est pas rien quand on réfléchit à ce que cela signifie !

Le renouvellement de l’intelligence consiste entre autres à comprendre ce qu’est la captivité et ce qu’est la délivrance et la libération !

Nous avons vu ce qu’est la captivité systémique et légaliste de l’espace-matière-temps. Il n’y a d’issue ni humaine, ni technologique, ni légaliste, ni religieuse.

La seule issue est miraculeuse. Le « moyen » à savoir l’incarnation miraculeuse de Jésus-Christ, l’accomplissement parfait de Ses missions dont particulièrement Ses miracles, la croix, Sa résurrection, Son ascension, l’envoi du Saint Esprit, son premier retour auprès de Jean de type surnaturel et miraculeux.

La « fin », à savoir la délivrance de l’être humain esprit, âme et corps à savoir le revêtement de l’homme nouveau créé selon Dieu est au même titre surnaturelle et miraculeuse ! Il est donc indispensable que notre corps bénéficie du « surnaturel » autant que notre âme et notre esprit. Revêtir l’homme nouveau c’est être métamorphosé ou revêtir l’incorruptibilité et l’immortalité (1 Corinthiens 15 :53-55) ou encore « acheter des vêtements blancs pour couvrir la honte de notre nudité » (Apocalypse 3 :18) ou encore « être à l’état adulte, à la taille de la plénitude Christ » (Éphésiens 4 :12 ; cf. 1 Corinthiens 13 :10-12). C’est le surnaturel miraculeux opéré par le Saint Esprit (2 Corinthiens 3 :18) qui nous libère.

« L’aiguillon de la mort, c’est le péché et la puissance du péché c’est la loi » (1 Corinthiens 15 :56). Le péché est pardonné par la justification par la foi et nous donne la vie éternelle après la mort (cf. Romains 8 :10-11).

Mais la loi en tant que puissance du péché donc l’aiguillon de la mort, est uniquement supprimée par le revêtement de l’homme nouveau ou la métamorphose du corps suivi de la montée à la suite de « l’étant monté », Celui qui a dit à Jean « Monte ! » (Apocalypse 4 :1 ; cf. Romains 8 :19-23). Par là nous obtenons l’immortalité (Romains 2 :7 ; 2Timothée 1 :10).

L’histoire de l’Église et les pratiques de l’Église nous ont clairement démontré que ni la puissance du péché, ni la loi liée au légalisme, ni la mort n’ont été éradiquées, bien au contraire. Nous devons donc impérativement être libéré du camp de prisonniers de guerre, la prison espace-matière-temps !!! Jésus a rendu la captivité captive ! C’est en fait la seule possibilité d’échapper au légalisme ou aux légalismes ! Mais ce n’est pas fini, car il ne suffit pas d’échapper à cette prison mais il faut qu’elle disparaisse pour qu’il ne puisse plus y avoir de prisonniers !

  1. Le plérôme

Le plérôme est la plénitude, l’abondance, le remplissage, l’immersion, la métamorphose, la transformation, la transfiguration, l’accomplissement, l’achèvement complet, la totalité, le rassasiement complet, la soif étanchée, la vie comblée. Le plérôme imprègne et transforme absolument tout ce qu’il atteint.

Jésus est monté au-delà de tous les cieux à savoir le ciel naturel des planètes et des étoiles où Il a tout pouvoir (Matthieu 28 :18), le deuxième ciel, siège de l’Ennemi, dont Il a les clés (Apocalypse 1 :18) et enfin Il siège à la droite du Père « au-dessus » du troisième ciel (Éphésiens 1 :20-23 ; Apocalypse 5 :6-14).

Il a rempli le troisième ciel de Sa gloire même si l’Accusateur a encore accès à la Salle du Trône (Apocalypse 12 :10d) à partir du deuxième ciel, mais Il n’a rempli de Son plérôme ni le deuxième ciel même s’Il en a les clés, ni le premier où Il a tout pouvoir.

Nous savons que le nom de Jésus-Christ est tout puissant quand Il rencontre la foi pour les conversions, les délivrances, les guérisons et les miracles. Il a tout pouvoir ici-bas. Mais il n’est pas une évidence aux yeux de l’univers au jour d’aujourd’hui : les problèmes et les malheurs constants en sont la preuve. L’influence du deuxième ciel est écrasante et ce n’est pas pour rien que l’Ennemi est appelé le Prince de monde (espace-matière-temps), Prince de la puissance de l’air, de l’esprit (deuxième ciel, Hadès, Enfer, royaume des morts ; Jean 12 :31 ; 16 :11 ; Éphésiens 2 :2).

Donc le « plérôme » en tant que tel dans le deuxième ciel et l’espace-matière-temps n’a pas encore eu lieu même si juridiquement tout est accompli par Jésus-Christ.

Le livre de la Révélation nous donne les réponses.

Le Seigneur a choisi de donner les ministères pour que nous devenions « adultes » c’est à dire que nous puissions devenir l’Église des Vainqueurs et qu’avec Lui, libérés, glorieux et métamorphosés auprès de Lui, nous participions aux missions décrites dans l’Apocalypse. L’accomplissement total, le plérôme, la vie comblée ne se fait que dans le cadre du couple où se fait la fécondation et l’engendrement qui est la propagation du plérôme. Pensons à Adam et à Eve, à Abraham et à Sarah, à Yahvé et à Israël, au Père et à Marie et au Seigneur Jésus-Christ et à l’Église des Vainqueurs. La manifestation du plérôme implique l’éjection du Dragon et de ses acolytes du deuxième ciel (Apocalypse 12) et que nous participions encore trois ans et demi plus tard à la victoire sur l’Ennemi sur terre (Apocalypse 19 et 20). Au fur et à mesure que ces deux victoires auront eu lieu, le plérôme de Jésus-Christ se manifestera dans le feu, la lumière et la gloire dans et autour de ces deux « mondes et ciels » restant à conquérir au jour d’aujourd’hui même si juridiquement ils sont d’ores et déjà sous la domination du Christ.

La manifestation du plérôme est magnifiquement décrite en Colossiens 1 : « …car EN LUI tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles comme les invisibles, trônes et souverainetés, autorités et pouvoirs. Tout est créé PAR LUI et POUR LUI et il est, lui, par devant tout ; TOUT EST MAINTENU EN LUI…Car il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute la plénitude [plérôme] et de tout réconcilier par lui et pour lui et sur la terre et dans les cieux ayant établi la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1 :16-20)

Il remplit, imprègne et englobe le TOUT (Éphésiens 4 :10), pour TOUT réconcilier (apokatalasso = remettre ensemble, réconcilier) ! Tout c’est tout ! De quoi s’agit-il ?

En ce qui concerne le croyant, l’Église actuelle en général pense malheureusement qu’il ne s’agit que de l’être intérieur. Mais tout c’est tout donc aussi le corps. Jésus veut commencer par réconcilier l’être intérieur avec l’être extérieur du croyant. C’est le commencement du début. Le plérôme sur le corps c’est le métamorphoser pour qu’il y ait UNITE, réconciliation dans la gloire au ciel entre l’esprit, l’âme et le corps. Ce n’est par pour rien que Paul parle du salut du corps (Romains 8 :23) et d’unité au début de notre chapitre (Éphésiens 4 :1-5). Quand cela est réel, on arrive à aimer Dieu vraiment et à s’aimer soi-même. Comment vraiment aimer Dieu si on n’est pas réellement auprès de Lui ? Si on a un corps non métamorphosé comment l’être intérieur peut-il l’aimer, comment peut-on s’aimer soi-même ? Or il est clair que si on ne s’aime pas soi-même on ne peut aimer son prochain (cf. Lévitique 19 :18 : Matthieu 19 :19 etc. cf. 1 Corinthiens 13 ; Éphésiens 4 :1+16).

La réconciliation des composantes de l’unité que nous sommes à la base, esprit, âme et corps permettra par extension la réconciliation entre croyants notamment avec ceux d’origine juive (Éphésiens 2 :14-17 ; Apocalypse 7 :4-8). Seule la gloire « vue » devant le Trône du Père permet l’amour véritable selon 1 Corinthiens 13 et donc l’unité (Jean 17 :22-23). Là encore cela ne peut se faire dans le camp de prisonniers espace-matière-temps systémique et légaliste. Jésus veut être « un » avec Son épouse et pour ce faire, il faut qu’elle soit d’abord délivrée pour devenir glorieuse et Lui correspondre, c’est à dire réconciliée avec Lui, puis unie à Lui esprit, âme et corps dans une imprégnation et un amour parfaits. C’est une étape capitale du « plérôme ». Elle est pour nous aujourd’hui !

L’unité glorieuse vécue dans et à partir du ciel (Église des Vainqueurs) permettra que le monde croie. Jésus avec Son épouse pourra ainsi remplir et réconcilier glorieusement un nombre non évaluable d’êtres humains (Apocalypse 7 :9) qui passeront au troisième ciel sans mourir (Apocalypse 7 :9+14b+15) et s’ajouteront ainsi à l’Église initiale des Vainqueurs. Ce sera le réveil le plus puissant de l’Histoire digne du plérôme de la personne du Christ !

Il remplira tout et réconciliera tout, cela englobe aussi tout le monde spirituel. Actuellement il a les clés de l’Hadès ou de l’enfer. Mais cette partie du ciel, le deuxième ciel est encore contrôlé par l’Ennemi, pire, ce dernier a encore accès au Trône pour accuser les frères (Apocalypse 12 :10d) ! Quand l’Épouse glorieuse unie au Christ avec l’Archange Michel et ses anges auront vaincu le Dragon dans les lieux célestes, Jésus remplira le deuxième ciel et le ciel ne sera plus divisé car il ne sera plus trouvé de place pour le Dragon et ses acolytes dans le ciel (Apocalypse 12 :8+11). Il n’y aura plus qu’un seul ciel et l’Accusateur ne pourra plus remplir son office. Les lieux célestes seront « réconciliés ». Le plérôme de Jésus-Christ s’y manifestera pleinement et totalement.

Nous apprenons donc que le Dragon et ses acolytes seront précipités sur terre (Apocalypse 12 :9+13). Une nouvelle bataille victorieuse s’engagera (Apocalypse 19 :11-21).

L’espace-matière-temps sera alors dirigé pendant mille ans par Jésus et l’Église des Vainqueurs (Apocalypse 20 :4a) avec les martyrs qui ressusciteront (Apocalypse 20 :4b-6) alors que le Dragon sera enchaîné durant la même période (Apocalypse 20 :1-6). Mais cette création disparaîtra au moment du jugement dernier (Apocalypse 20 :11).

Jésus remplira et réconciliera finalement TOUT dans le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21). Son plérôme sera total, définitif et éternel et Dieu sera tout en tous (1 Corinthiens 15 :28).

CONCLUSION

Prendre conscience des ramifications du légalisme non seulement dans l’Église de par une utilisation frauduleuse et faussée de la Loi et de la Bible mais aussi dans l’espace-matière-temps est capital car cela montre qu’il n’y a humainement absolument pas d’issue dans quelque cadre que ce soit.

Le Seigneur Jésus-Christ est le seul chemin, la seule vérité et l’unique accès à la vraie vie. Il n’est pas un cadre mais une personne.

Il a rendu la captivité captive ou emmené des prisonniers pour les amener hors du camp de prisonniers vu qu’Il y a fait une énorme brèche dans les barbelés, y est pénétré pour délivrer celles et ceux qui le suivront pour « monter » en Lui faisant confiance.

Il est « monté » et s’Il est « monté », c’est qu’Il était aussi tout en-bas pour délivrer celles et ceux qui y croient et ensuite avec ceux-ci, glorieux par leur « montée » auprès de Lui, manifester Son plérôme dans le tout.

En Lui,
Martin BUSCH