92. Le veau d’or

INTRODUCTION

Dans notre écrit « Sinaï » nous avons déjà démontré que le veau d’or était le résultat quasi logique de la religion de « l’Ersatz », du remplacement d’une relation directe glorieuse de face à face avec Dieu par une relation indirecte. Cette relation directe avait été expérimentée par Moïse et était proposée initialement par Dieu à l’ensemble du Peuple (Exode 20:15).

C’est très exactement ce qui est décrit en raccourci dans le Psaume 106:19-20 : « Ils firent un veau en Horeb, ils se prosternèrent devant une image de métal fondu, ils ECHANGERENT LEUR GLOIRE contre la figure d’un bœuf qui mange l’herbe ». (Trad. Segond 1910).

Là ils échangèrent LEUR GLOIRE**, c’est-à-dire une relation directe de face à face avec YHWH ELoHiM** qui leur était proposée, avec une « relation de face à face » avec le veau d’or. Ce fut la conséquence du fait qu’ils ne voulaient plus, soi-disant par peur de mourir, que YHWH ELoHiM leur parle directement.

La relation indirecte avec Dieu implique toujours des intermédiaires et des symboles, là en l’occurrence, Moïse, toutes les lois et pratiques religieuses, le Tabernacle comportant aussi des symboles pédagogiques et de mémoire, devenus par-là nécessaires pour faire un très long détour sur le chemin vers YHWH ELoHiM en attendant d’essayer de ne pas totalement se couper de Lui, bref du provisoire qui dure… !

Mais comme dans ce cas de figure la relation n’est pas directe avec YHWH ELoHiM à présent plus ou moins « caché », l’environnement difficile, les dures réalités de la vie terrestre au quotidien, en l’occurrence le désert, ils finirent par ne plus que croire en ce qu’ils pouvaient voir de près à savoir le veau d’or. Celui-ci était à leur disposition !

Au-delà d’une idolâtrie basique, simpliste et à rejeter évidemment, consistant à se prosterner devant une statue, lui présenter des sacrifices et l’adorer, histoire de satisfaire le besoin de remplir un vide spirituel caractérisant tout être humain, il est nécessaire d’approfondir le sujet. (Références bibliques sur l’ensemble du sujet : Exode 24:12-13 ; 32).

1. Le symbolisme du veau d’or

a) Le veau, le bœuf et le taureau

Le psaume 106 pointe bien en partie cette symbolique : Au verset 19, il est question d’un veau – taurillon – taureau (HéGeL) et au verset 20 il devient étonnamment un « bœuf qui broute l’herbe ». Cette manière surprenante de « glisser » sans transition du veau ou taurillon voire taureau au bœuf (SHoWR), démontre en réalité une volonté de faire passer un message sur l’aspect symbolique (sumballo : jeter ensemble) du veau d’or dont la signification consiste à « jeter ensemble », coller l’une à l’autre deux réalités dont l’une est visible et l’autre invisible à l’œil humain.

Trois formes visibles retiendront notre attention dans ce texte : le veau, le bœuf et le taureau :

  • Le veau donne une viande excellente. Davantage encore que le bœuf, il est non seulement docile mais dépendant !

  • Le bœuf (SHoWR) est un taureau émasculé pour devenir un animal de trait et de labour plus docile et moins dangereux que le taureau. Il doit donner davantage de viande car on peut mieux « l’engraisser » qu’un taureau.

  • On peut aussi traduire SHoWR dont le sens premier est bœuf par taureau dont le sexe bien visible symbolise la sexualité, la fertilité, la bonne santé, le plaisir, la fête, la « gloire du mâle ». Un bon géniteur dans un troupeau de vaches, une vedette, engendre beaucoup de veaux donc symbolise un enrichissement réel pour son propriétaire. Ses paquets de muscles montrent par ailleurs la force et la puissance.

Le veau / bœuf / taureau ne peut exister que dans un pays riche où pousse l’herbe en abondance, où la terre est fertile pour la cultiver, où l’eau est abondante. Les bouses produisent un excellent engrais et quand elles sont sèches peuvent même remplacer le bois de chauffage et de cuisson. La peau se transforme en cuir avec des utilisations multiples. Le veau / taureau / bœuf est signe de richesse encore bien plus que la chèvre ou la brebis.

De plus, l’or de la statue symbolise cette richesse en monnaie sonnante et trébuchante.

En fait, il n’y a rien de nouveau sous le soleil : le veau d’or symbolise l’idéal que les êtres humains passent leur temps à rechercher avec frénésie pour essayer de vivre « au mieux » ici-bas !

N’est-ce pas, à peu de choses près, ce que YHWH ELoHiM leur avait promis en leur parlant d’un pays où coulent le lait (élevages productifs) et le miel (plantes, fleurs saines et abondantes, terres riches), c’est-à-dire un pays où taureaux, bœufs, vaches, veaux et autres animaux domestiques pourraient brouter, produire, se reproduire, où les récoltes seraient bonnes et au final enrichir abondamment ?

b) Un échange catastrophique

Il se trouve qu’ils avaient adopté une religion « d’Ersatz » donc d’éloignement avec intermédiaires d’avec YHWH ELoHiM (y compris Moïse, Torah, rites, corpus juridique, symboles pédagogiques et mémoriels du Tabernacle etc…).

De plus Moïse, l’intermédiaire humain le plus important, garant religieux de ce qui allait devenir le judaïsme et mandaté par Dieu, avait disparu de la circulation dans la montagne désertique depuis 40 jours. Ce serait la preuve d’un point de vue humain qu’il était mort ! On ne peut raisonnablement survivre à un jeûne probablement sec de 40 jours ! Cette mort supposée entraîna aussi la mort de ce que représentait Moïse et ce dont il était porteur : il transmettait la Parole de Dieu, il avait une relation directe visible, glorieuse avec YHWH ELoHiM, permettant le compromis malgré tout désastreux de la religion « d’Ersatz » dorénavant prévue pour le Peuple.

Par conséquent, après avoir échangé leur gloire contre la religion d’Ersatz d’intermédiaires et de compromis avec ses symbolismes (Cf. Tabernacle et ce qu’il contenait par ex.), ils finirent par échanger logiquement cette dernière avec le symbolisme idolâtre et magique du veau d’or ! Toute religion d’Ersatz aboutit au final à l’idolâtrie.

c) Du mécanisme symbolique intermédiaire au mécanisme symbolique magique

Une réalité du symbole est visible, tangible et l’autre réalité est invisible mais devient un but, un objectif à concrétiser. (Sumballo en grec signifie jeter, coller ensemble deux réalités).

La réalité visible du symbole négatif représente une réalité invisible que l’on désire atteindre pour s’en approprier voire se la soumettre pour mieux vivre et avoir davantage de puissance à soi ou encore dans les pires des cas, pour nuire à autrui le cas échéant. La réalité visible peut prendre des formes très diverses selon les buts à atteindre et elle représente en formes et/ou en images la réalité invisible qui à terme doit devenir visible, tangible, concrète suite à des pratiques d’adoration idolâtres diverses, des incantations, des rituels réguliers très souvent de types sanguinaires et sacrificiels !

De cette manière on charge en « énergie» la représentation, la forme, l’image, par ces pratiques et rites pour soi-disant la rendre plus puissante jusqu’à obtenir la concrétisation effective du but invisible dans la réalité visible, en principe en notre faveur.

Ainsi il n’y aura plus deux réalités ni symbole mais une réalité unifiée visible : le but est atteint et la vie est sensée devenir meilleure ! Il ne s’agit en fait ni plus ni moins de magie au sens très large du terme**.**

Si nous revenons au veau d’or, les Hébreux par cette magie idolâtre voulaient atteindre, concrétiser ce qu’il symbolisait à savoir habiter une terre riche avec viandes, bonne nourriture, plaisirs, richesses de toutes sortes à la clé ! Ils voulaient en plus dominer le processus comme un homme domine un bœuf ou un veau. Sacrifices, fêtes, réjouissances, danses, débauche, fornications, péchés, adorations devaient charger en énergie le veau d’or qui, rendu ainsi puissant, devait les conduire en « marchant devant eux » au riche pays ! Ils n’ont pas hésité à l’appeler YHWH qui les avait fait sortir d’Egypte ! En fait c’est compréhensible, car par la religion d’Ersatz intermédiaire et indirecte, ils étaient déjà dans une logique et un schéma symboliques. Finalement à leurs yeux et au bout du compte, aussi aux yeux d’Aaron, seule la partie visible du ou des symboles changeait de formes mais démontrait tout de même que le véritable YHWH ELoHiM et Sa THoRaH avec la disparition de Moïse étaient d’emblée mis hors-jeu !

En effet les symboles dans leurs parties visibles du Tabernacle, des ustensiles et rites y afférent avec la THoRaH, Moïse et les prêtres devaient représenter et mener à la partie invisible qui est le ciel et surtout le Saint des Saints, le Trône où siège Dieu qui Lui, allait donner la Terre promise !

Au contraire, le symbole du veau d’or dans sa partie visible, significative à plus d’un titre, nous l’avons décrit, devait représenter et mener à la partie encore invisible à savoir le Pays où coulent le lait et le miel. Le but et l’objectif n’étaient pas YHWH ELoHiM en premier lieu mais bien ce qu’Il était censé donner : la riche Terre promise devenue dieu à la place de YHWH ELoHiM !

Le veau d’or était la partie visible du symbole représentant la « bénédiction, le don » alors que ce qui était préconisé par Moïse étaient la partie visible des symboles du ciel, de la Salle du Trône où siège YHWH ELoHiM en gloire et en majesté. Ils ont échangé la partie visible du symbole menant au Donateur avec la partie visible du symbole devant mener direct au Pays, à la « bénédiction » ! C’est ainsi qu’ils sont passés d’un symbolisme intermédiaire devant les mener à Dieu le Donateur à un symbolisme idolâtre et magique du veau d’or qui devait les mener au Pays promis mais qui les a en réalité menés direct à l’Ennemi qui se tenait évidemment en embuscade dans tout ce processus !

Le discours d’Étienne dans les Actes des Apôtres relatant cet événement semble confirmer cet éclairage, car il dit :

« Et, en ces jours-là, ils firent un veau, ils offrirent un sacrifice à l’idole et se réjouirent de l’œuvre de leurs mains. Alors Dieu se détourna et les livra au culte de l’armée du ciel, selon qu’il est écrit dans le livre des prophètes : M’avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ?.. Vous avez porté la tente de Moloch et l’étoile du dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer ! Aussi vous transporterai-je au-delà de Babylone. » (Actes 7: 42-43).

Ils se sont tournés en réalité vers l’armée du 2ème ciel, l’armée ennemie de Satan et de ses démons par cette magie consistant à « charger en énergie en fait négative et démoniaque » leur idole. Dieu les a alors livrés à cette armée qui s’est largement chargée de les faire souffrir et de tenter de les exterminer ! Le résultat fut, entre autres malheurs, le terrible exil à Babylone bien des années plus tard.

C’est pourquoi la THoRaH interdisait strictement aux Hébreux de se faire des idoles, des images quelconques et ils devaient détruire celles de leurs ennemis en cas de victoire militaire pour ne pas tomber en tentation. (Exode 20:2-4 ; Deutéronome 4:25 etc…). Autrement dit tout recours au symbolisme ne menant pas à Dieu est toujours relié à la magie et à l’idolâtrie et est par conséquent banni.

d) Du refus de la montée au sacramentalisme magique et idolâtre

Il se trouve que nous sommes obligés de procéder à un parallélisme inquiétant avec l’Eglise !!!

Elle a refusé le message de Jésus-Christ Glorifié et de l’Apôtre Jean permettant par la « montée » le face à face avec Dieu. Nous nous retrouvons très exactement dans le même schéma qu’Israël au Sinaï ayant refusé de monter au sommet. Elle est restée dans les symboles intermédiaires, indirects, mémoriels, pédagogiques devant la mener à Dieu seulement valables jusqu’au premier retour de Jésus-Christ Glorifié. Il ne s’agissait plus du Tabernacle, des prêtres et de la THoRaH mais bien du Baptême d’eau et de la Ste Cène avec le pain et le vin uniquement prévus jusqu’en Apocalypse 1.

Lors de ce premier retour, pour rendre possible la métamorphose et la montée, Jésus-Christ Glorifié a alors institué le Baptême et la Ste Cène de Feu et de Gloire.

Quelles furent les conséquences du refus du message de Jésus-Christ Glorifié ?

Comme Israël, l’Eglise est passé du symbolisme mémoriel et pédagogique au symbolisme idolâtre magique du type veau d’or par ce que l’on appelle communément le sacramentalisme !

Le sacrement est un symbole qui comporte une partie visible sur laquelle on « agit » par toutes sortes de rites, de prières et de gestes qui doivent à terme concrétiser la partie invisible désirée. C’est très exactement ce qui se passe pour la transsubstantiation eucharistique du sacrifice de la messe. Le soi-disant changement de substance de l’hostie et du vin en vrai corps et vrai sang du Christ que l’on absorbe, est la concrétisation de la partie invisible désirée ! C’est pourquoi on procède à l’adoration du Saint Sacrement qui n’est en réalité qu’un reste d’hostie placée dans le « Tabernacle » du Maître-Autel soi-disant chargée d’énergie céleste, devenue vrai corps et sang de Christ par la consécration d’un prêtre ayant utilisé le Nom de Dieu dans ses rites et prières !!!

Le veau d’or s’est transformé en hostie que l’on adore !!! Mais il a aussi pris d’autres formes et son efficacité positive ne semble vraiment pas avérée…

Vénérations de statues, d’images, de médailles etc… semblent en être les aspects les plus frappants. Les soi-disant « bénédictions, prières, gestes ou autres signes de croix avec d’autres rites » sur des images, statues de Marie et de Saints, crucifix et objets « pieux » sont censés les « charger d’une énergie soi-disant positive, céleste » en faveur de son possesseur qui l’aura évidemment acheté en espèces sonnantes et trébuchantes ! En réalité cette énergie ne vient pas d’En-Haut mais d’en-bas et est calquée sur la majorité des superstitions magiques en tous genres et aussi sur les religions dites païennes en général !

Que dire de la conception des divers sacrements, des Saints, de la mariologie, des ministères des prêtres, évêques et papes, intermédiaires « consacrés » entre les croyants et Dieu ?

e) Le business religieux symbolique magique

Ce symbolisme est par ailleurs souvent lié à l’argent, c’est à dire l’or du veau d’or : plus on donne, plus on est béni : plus on « charge d’énergie sonnante et trébuchante » la partie du symbole visible, le ministère par exemple, plus il est efficace en « bénédictions » pour nous c’est-à-dire en concrétisations de la partie invisible recherchée ! Notons que le trafic lucratif des indulgences du 16ème siècle lié à la réduction du temps à passer au purgatoire fut un summum de tromperies et de superstitions dans ce domaine !

Même si cela n’est de loin pas aussi poussé dans les autres confessions chrétiennes exceptée l’orthodoxie où le symbolisme magique est quelquefois pire que dans le catholicisme, nous y retrouvons le même schéma du symbolisme intermédiaire qui peut dériver en symbolisme magique et idolâtre. Les formes, les mots et les appellations changent mais la structure de base reste la même. « Méditations » à la bougie dans la pénombre avec musiques spéciales ou autres, postures, gestuelles, rites quelquefois même inspirés des religions et philosophies orientales, certaines musiques et chants, objets, liturgies, habits liturgiques, malheureusement certains « actes de foi » participent à cette dérive.

Bref, le symbolisme idolâtre, une pratique magique notoire, prend des formes infinies à travers les âges, les civilisations, les religions mais est toujours plus ou moins calqué sur le veau d’or ! On veut gérer et améliorer par nous-mêmes, dominer par des pratiques diverses notre être entier esprie, âme et corps ainsi que notre environnement par les « formes infinies symboliques visibles du veau d’or » ! Il s’agit d’une sorte de business spirituel, éthique et matériel, du donnant donnant à vrai dire sans Dieu pour essayer de s’approprier et de s’assurer des améliorations concrètes dans tous les domaines de la vie, même pour l’au-delà selon les cas !

Comme le Peuple d’Israël et particulièrement Aaron qui appelèrent scandaleusement le veau d’or YHWH, l’Eglise par ses pratiques magiques liées au symbolisme religieux négatif, utilisa et utilise le Nom du Dieu de la Bible !

Ouvrons les yeux sur l’histoire de l’Eglise pour voir les fruits catastrophiques de ce symbolisme idolâtre et magique ayant provoqué guerres, meurtres, disputes, divisions de toutes sortes !!! L’Eglise a malheureusement son ou ses veaux d’or !

f) Le symbolisme de mémoire et pédagogique est dépassé

Toutefois nous avons parlé du symbolisme de mémoire et pédagogique lié aux solutions intermédiaires tant pour Israël que pour l’Eglise pour nous approcher de Dieu.

Le baptême d’eau et la Ste Cène avec les éléments du pain et du vin par exemple, risquent d’entraîner le symbolisme magique comme décrit plus haut parce qu’il n’est plus d’actualité depuis presque 2000 ans ! Il est devenu, nous l’avons vu, un piège réel pour l’Eglise comme ce fut le cas pour le Peuple d’Israël qui par peur refusa la relation directe avec YHWH ELoHiM devant le Sinaï !

Ce symbolisme de mémoire et pédagogique valable jusqu’en 92-94 environ, jusqu’à Apocalypse 1-3, a en fait plus ou moins viré au symbolisme magique selon les dénominations chrétiennes par parallélismes, similitudes et peut-être par le ressenti d’un sentiment profond d’éloignement trop important et inexpliqué d’avec le Dieu « caché » que l’on veut alors combler.

La vraie raison vient, comme dit, du fait que l’Eglise n’a pas accepté l’institution par Jésus Glorifié du Baptême de Gloire et de la Ste Cène de Gloire qui seuls peuvent supprimer purement et simplement le symbolisme intermédiaire piégeant !

Comment cela se produit-il ?

La partie intermédiaire visible du symbole de l’eau du baptême est remplacée par la réalité du revêtement, de l’immersion, du baptême de Feu et de Lumière réels de notre corps par la Sainte Esprie. Les parties intermédiaires visibles du symbole du pain et le vin de la Ste Cène sont remplacées par la réalité de l’absorption par notre corps du Feu et de la Lumière du Corps et du Sang glorieux de Jésus-Christ Glorifié.

La compréhension et l’expérience de ces réalités engendrant la métamorphose de notre corps avec la montée à la Salle du Trône à la clé, mettent, de la sorte, clairement fin au symbolisme par le passage effectif à la réalité concrète recherchée !

Ainsi la seule solution, le seul antidote au symbolisme de mémoire et pédagogique dépassé engendrant presqu’obligatoirement le symbolisme magique du veau d’or est l’intimité, la proximité, le face à face direct dans l’amour avec notre Seigneur, esprie, âme et corps glorifié réellement situé dans la Salle du Trône !

2. Utopie ?

a) « Après moi le déluge »

Il existe un état d’esprie général qui dit : « On essaye premièrement de passer notre séjour sur terre aussi bien que possible et grâce à la force du poignet assaisonné de plus ou moins de religion, de superstitions diverses avec ses symbolismes et ses pratiques. On essaye deuxièmement, si on n’est pas athée, de s’assurer tant bien que mal, après la mort, un au-delà du bon côté de la barrière…et basta « après moi le déluge », advienne que pourra ! C’est un peu le « mangeons et buvons car demain nous serons morts » ! (Esaïe 22:13 ; 1 Corinthiens 15:32)

Le Peuple d’Israël coincé dans le désert hostile, après l’événement du veau d’or, avait un peu de cette mentalité et ô combien on peut le comprendre, vu les circonstances très difficiles malgré Moïse et Dieu ! Ces derniers ont d’ailleurs essuyé les murmures et les révoltes du Peuple notamment face au manque d’eau ou encore de nourriture goûteuse. C’est la preuve que le veau d’or était encore dans leur cœur et pas Dieu, la foi et la THoRaH.

b) Désillusion, illusion, désillusion

Le veau d’or n’était en réalité que l’expression d’une utopie par rapport au Pays promis ! Il était le résultat d’une désillusion vis-à-vis de Moïse et de Dieu. Ils remplacèrent la désillusion par une illusion : le veau d’or pour à nouveau sombrer dans la désillusion des pérégrinations dans le désert.

Bref, ils étaient dans l’utopie, une suite interminable de désillusions et d’illusions**.**

Bien des personnes ne vivant pas dans un désert hostile mais dans des pays considérés comme riches ont exactement la même mentalité !

Allons un peu plus loin : même des chrétiens fonctionnent ainsi ! Au final c’est humainement parfaitement compréhensible.

c) Utopie au désert

Malgré les plaies d’Égypte et la délivrance de l’esclavage, le passage de la Mer Rouge, les manifestations de gloire de YHWH ELoHiM dans le désert et au Sinaï, le Peuple d’Israël est passé de la foi à l’utopie.

L’utopie est un projet imaginaire, illusoire dont la réalisation concrète est impossible. Ceux qui se sont investis ou s’investissent dans des utopies telles le catholicisme, l’islam, le nazisme, le communisme ou encore le capitalisme, comportant des infinités de symboles, de « rites » ne savaient pas et ne savent toujours pas qu’elles étaient, sont et seront toujours irréalisables.

Le veau d’or fut tout autant une utopie. Sa représentation symbolique très significative avec les rites et les pratiques y afférant, qui demandait par ailleurs de l’investissement en or non négligeable, n’allait pas pouvoir mener le Peuple vers la réalisation de ce qui était devenu une utopie à savoir la prise de possession du Pays où coulent le lait et le miel.

Comme les adeptes des utopies nommées plus haut, ils ne savaient pas davantage à ce moment-là qu’ils n’atteindraient jamais le Pays promis.

Ensuite le Pays promis était vraiment devenu une utopie car ils ont fini par ne plus y croire. Les murmures, les révoltes et leur refus d’entrer dans le Pays suite au rapport des espions en furent les preuves flagrantes. En effet quand arriva l’heure de vérité à la frontière du Pays, les Cananéens étaient trop forts, trop bien armés et trop bien protégés dans leurs cités forteresses etc… Si on y va, on mourra ! La Mort était devenue leur seule perspective soi-disant réaliste, d’ailleurs comme pour les chrétiens traditionnels aujourd’hui. Ce n’était à leurs yeux qu’un projet imaginaire irréalisable, illusoire et la preuve par neuf ultime qu’il n’était qu’une utopie !

Seule la remise en ordre de Moïse au niveau de la foi et la confiance en YHWH ELoHiM et Sa manifestation forte ainsi que la conquête sous l’autorité de Josué et du « Chef de l’Armée de YHWH » après 40 ans de pérégrinations supplémentaires dans le désert permirent que la Terre où coulent le lait et le miel devienne possession du Peuple d’Israël – génération suivante, certes.

Il est important de noter que les missions propres au Peuple d’Israël prévues par YHWH ELoHiM ne sont réalisables qu’à partir de la Terre promise, l’EReTZ Israël au titre de l’élection et des promesses ! Ils y retrouvent leur identité, leur sécurité et leur raison d’être. Ils ont leur Terre promise et auront leur Temple signifiant le céleste, la maison de YHWH ELoHiM, Son habitation.

Pensons au « syndrome » de Jérusalem qui confirme cette connexion, ce point de contact terre – ciel de façon incontestable !

d) Le projet intégral de Dieu une utopie pour les chrétiens

Qu’en est-il du christianisme ? Il ressemble au Peuple d’Israël dans le désert notamment au niveau de son état d’esprie dont nous avons parlé en début de paragraphe : pourvu que la vie sur terre ne soit pas trop dure pour moi et cela se finit par basta « après moi le déluge » pourvu qu’après ma mort j’aie ma petite place au ciel, mon Pays promis !

Finalement y-a-t-il le choix ? C’est déjà assez difficile comme cela !

Nous avons déjà décrit où se situe le veau d’or dans l’Eglise au niveau du paragraphe consacré au symbolisme. Mais où est-il au niveau de l’utopie ?

Le ciel, le Pays promis de la félicité accessible par la foi en la grâce offerte en Jésus-Christ serait-il une utopie ?

L’annonce de l’Evangile de la croix et de la résurrection de Jésus-Christ engendrant la foi donne la certitude du salut au ciel après la mort physique. Serait-ce une utopie ? Bien entendu que non et une infinité de fois non !

Mais là encore comme pour le Peuple d’Israël la MORT devient la seule perspective réaliste et communément admise pour passer au ciel. De toute manière, ce qui se passera sur la terre, c’est clairement « après moi le déluge » : une mentalité à vrai dire mortifère.

Pourtant d’après le texte de l’Apocalypse le programme ne se limite pas à cette mentalité à priori réaliste et prônée en général. Cette mentalité entraîne l’utopie par rapport à l’étendue réelle du projet intégral de Dieu auquel on ne croit plus.

Quel le projet intégral de Dieu ?

Il s’agit de monter sans mourir au ciel, travailler à partir du Trône et réussir le plus grand réveil de l’Histoire, dégager le Dragon et ses acolytes des LIEUX CELESTES ET DE LA TERRE pour l’instauration du Millénium !

Oui, il y est clairement question de la terre à gérer comme à l’époque d’Adam et d’Eve ! YHWH ELoHiM n’a absolument pas renoncé à son projet initial ! Donc le Pays promis du chrétien n’est pas uniquement le ciel entier mais aussi la terre entière évidemment tous deux dégagés de l’Ennemi !

C’est toute la signification du Millénium sur terre obligatoirement à mettre en relation avec le texte de la Genèse ! Dégageons-nous du spiritualisme qui réduit l’étendue du projet de YHWH ELoHiM ! N’oublions pas le premier verset de la Bible : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. » Il n’a pas seulement créé le ciel mais aussi la terre donc Il veut restaurer et récupérer les deux !

Voilà le projet de Dieu et si c’est le projet de Dieu cela doit devenir le nôtre. Ou alors est-ce pour nous une utopie ?

Jusqu’à présent nous avons essayé et nous essayons en vain de dégager l’Ennemi de la terre voire des lieux célestes avec les moyens symboliques « terrestres intermédiaires » ecclésiaux ou pire carrément négatifs terrestres depuis le début et même de façon charismatique très spirituelle depuis un siècle environ ! C’est comme si on s’était fabriqué un veau d’or !!!

Le projet intégral de Dieu ne marche pas, il est une utopie, alors on se débrouille nous-mêmes comme les Hébreux : on se construit notre veau d’or que l’on nomme YHWH !!! Là il semble que nous y allons peut-être un peu fort !!??

Pourtant nous admettons aisément qu’avec le veau d’or cela ne marche pas.

Eh bien l’Histoire de l’Eglise nous prouve amplement que cela ne marche pas ! De plus le texte de l’Apocalypse, la Parole de Dieu de Jésus-Christ Glorifié, de la Sainte Esprie de Gloire, nous disent que cela ne marchera pas !

On refuse depuis 92-94 le projet de Jésus-Christ Glorifié parce que tout simplement on a considéré que c’était une utopie**.**

Quoi ? Le corps métamorphosé, l’immortalité pour monter à la Salle du Trône et travailler à partir d’En-Haut ? Cela ne s’est jamais vu et de toute façon ce n’est pas possible donc ce n’est pas biblique ! etc… etc… Tout cela est donc utopique voire mensonger… !

Qui a dit que « rien n’est impossible à Dieu ? » Bonne question ! Alors ?

e) Le veau d’or de l’Eglise

L’Eglise actuelle est dans la situation du Peuple d’Israël au désert et cela fait 2000 années de pérégrinations dans le « désert » de ce monde ici-bas !

Où est véritablement l’utopie de l’Eglise ? Elle réside dans le fait qu’elle a cru ou qu’elle croit que le Pays promis est conquis tant au niveau céleste qu’au niveau terrestre par la croix et la résurrection qui sont devenus comme des « monuments du souvenir ». La victoire finale n’est pas du tout assurée par les monuments du souvenir mais elle est assurée à 100% parce que Jésus est passé par la croix et la résurrection, ce qui Lui a permis d’être glorifié, de siéger AUJOURD’HUI sur le Trône et d’avoir la toute-puissance adéquate. Mais force est de constater les péchés et les horreurs sur terre intrinsèquement liés aux horreurs infernales célestes. Il faut donc un complément d’information ou plutôt de révélation car il y a un problème d’application et de réalisation évident au vu des résultats.

Pourtant, l’Eglise, par ses réalisations certes louables de lieux de culte extraordinaires, d’œuvres, de programmes, d’éducation etc… avec des sacrifices en argent et en hommes dévoués, pense conquérir le Pays promis tout au moins la terre voire les lieux célestes. C’est justement là que réside son utopie et même son veau d’or mais elle ne le sait pas !!! Cela fait 2000 ans qu’elle essaye de réaliser ce qui n’est pas réalisable de cette manière !

L’Eglise investit son « or » dans des moyens et des choses TERRESTRES VISIBLES ET MATERIELLES, elle pratique des rites divers face à ses symboles avec des postures et des styles divers selon les dénominations. Elle accomplit des réalisations terrestres au nom de Dieu et qui portent le nom de Dieu au lieu de monter D’ABORD sur la « montagne » dans la Gloire directement chez Dieu ! Elle met la charrue avant les bœufs !

Bref, en évoluant dans l’utopie, elle a fini par se fabriquer son veau d’or. Elle se dote, à défaut, de moyens terrestres, intermédiaires, elle se confie dans ses intermédiaires religieux visibles de ses symboles en or à sa disposition, c’est-à-dire son veau d’or, et fait automatiquement, même sans le vouloir, l’impasse sur Dieu au lieu de se confier en Lui d’abord.

Se confier en Dieu tout court signifie se confier en Dieu d’abord ce qui signifie AVANT TOUT Le trouver face à face en direct pour apprendre, voir faire le Père qui a aussi montré les choses à Jésus (Jean 5 :20) pour être rendus réellement capables d’accomplir les missions prévues, de combattre victorieusement l’ancien Chérubin qui n’est pas un enfant de chœur, c’est le moins qu’on puisse dire ! Jésus nous envoie comme Lui-même a été envoyé, c’est-à-dire à partir d’En-Haut. Pensons-nous que nous sommes supérieurs à Jésus pour que nous puissions nous passer de cet apprentissage céleste préalable ? Se croire supérieur à Jésus, n’est-ce pas aussi de l’auto-idolâtrie ? Cela correspond d’ailleurs à la caractéristique du veau docile et dépendant que nous dominons et dont nous faisons ce que nous voulons.

3. Le symbolisme et l’utopie sont partout

Le symbolisme est partout : dans le religieux, le physique par exemple dans le visuel marketing, la sexualité, les arts, les cultures, les médias, l’économie, la politique, les structures psychologiques et spirituelles dont les superstitions, les magies, sans compter tout le reste… !

L’utopie que l’on pourrait rapprocher des rêves illusoires en tous genres est aussi partout et se trouve dans les idéologies, les idéaux, les religions, les arts, la littérature, les cultures, les mythes, les médias, l’économie, la politique surtout au niveau des promesses, les rapports sociaux, familiaux, les projets en tous genres, les richesses et j’en oublie… !

Le veau d’or signifie, vise quelque part tout ce qui fait notre vie ici-bas ! Le symbolisme et l’utopie donnent à notre vie couleurs et saveurs éphémères, illusoires, catastrophiques à la fin certes, mais c’est mieux que rien, en attendant, mais en attendant quoi ? Mangeons, buvons, engraissons, forniquons car demain nous mourrons, exactement ce que les Israélites firent autour du veau d’or avant le jugement (Exode 32: 26-28).

Ainsi nous n’avons qu’effleuré la problématique car elle est beaucoup plus vaste et complexe que ce que nous pouvons même imaginer ou penser et nous sommes coincés en plein dedans sans à priori avoir le choix, comme nous le sommes dans l’espace-matière-temps !

Eh bien si, nous avons le choix parce que le Seigneur Jésus-Christ glorieux, tout puissant siège sur le Trône et est revenu pour nous exhorter à sortir de ce guêpier inextricable ! La solution est là EN Jésus-Christ pour sortir du symbolisme et de l’utopie liés au veau d’or qui se profilent partout !

En Lui, nous passons de l’idolâtrie et de la magie du veau d’or à l’adoration dans le Tabernacle-Temple céleste, du symbole à la réalité et à la vérité glorieuses du face à face, de l’utopie à la foi, du désert au Pays promis où coulent le lait et le miel, des échecs et défaites actuels aux victoires à partir d’En-Haut dans les lieux célestes et sur terre prévues et décrites dans l’Apocalypse !

Conclusion

Ce n’est pas Moïse qui est revenu de la montagne en cassant les tables de la Loi en 92-94, mais bien Jésus-Christ Glorifié qui est REVENU du ciel vers Jean appelant vraiment très vigoureusement et sérieusement à ECOUTER ce que l’Esprie dit aux églises, appelant à la REPENTANCE et appelant entre autres à « acheter » l’or et le collyre pour les yeux, revêtir les vêtements blancs (aspects de la métamorphose du corps, Feu, Lumière, rayonnement de gloire) et monter jusque sur le Trône ! Arrêtons de dire que nous n’avons besoin de rien, que nous sommes riches alors qu’en réalité nous sommes pauvres, aveugles, misérables et nus ! Au jour d’aujourd’hui, si on y regarde de près, notre soi-disant richesse visible a étrangement la forme d’un veau doré devant symboliser le Pays promis tant céleste que terrestre, notre vision est obnubilée par ce veau d’or et nous sommes à vrai dire dépouillés et mourants face à ce veau d’or.

Le reconnaître et passer du bon côté dans la repentance pour « monter » nous jeter réellement dans les bras d’amour de notre Père céleste qui nous attend pour apprendre de Lui ce qu’Il veut nous montrer, voilà la seule solution face à l’idolâtrie magique du veau d’or qui finit toujours par nous rattraper quelque part que nous le voulions ou non.

En Lui, Martin BUSCH

91. Esprie et espace – matière – temps

INTRODUCTION

« Au commencement, Dieu (Elohim) créa les cieux et la terre. La terre était néant et chaos (ToHuW : informe, solitude, néant, chaos, vain, désert, désolation ; BoHuW : vide, destruction ; cf. tohubohu) : l’obscurité (CHoCHeK : ténèbres, obscurité, calamités, ignorance) à la face de l’abîme (TeHOUM : profondeur, eaux profondes, abîme, enfermement, séjour de la Mort), et l’Esprie Dieu (ROUaCH ELoHiM) se mouvait (RaCHaPH : mouvoir, voltiger, trembler) au-dessus des eaux (MaYiM : eau, eaux, urine, danger violence, marécages, larmes, mare puante, à fumier). Dieu dit : Que la lumière (OR : lumière, brillance, éclat) soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit (LaYeLaH : nuit, nocturne). Il fut soir, il fut matin : jour uni (yom erad : jour un, unique, uni, unifié). » (Genèse 1:1-5).

 

Ici la ROUaCH (ROUaCH nom féminin en hébreu : Esprie) apparaît comme la première appellation du NOM divin dans la Bible. Le nom de Dieu – ELoHiM mentionné en premier est ROUaCH ! C’est plus que significatif et nous révèle un peu mieux la place de la Sainte Esprie Restauratrice, Mère divine puissante dans la Bible !

 

Plus tard nous trouvons presqu’exclusivement l’appellation YHWH ELoHiM (« Je suis » YHWH ; cf. Exode 3) .

 

ELoHiM peut « contenir » plusieurs noms, même des noms d’idoles dans la Bible. Par exemple en Exode 20: 2 et Juges 10:14 ELoHiM est même employé pour désigner d’autres dieux ou idoles qu’Israël ne devait pas invoquer. Cela nous amène à dire que les expressions EL, ELoHiM sont utilisées pour désigner celui ou ceux que l’homme considère comme son dieu ou ses dieux : soit les ELoHiM (pluriel de EL) contiennent et désignent des faux dieux, soit ils contiennent et désignent les Noms de YHWH, d’AB (Père ; Psaume 68:5), de YeSCHOUaH ou encore, comme ici, de ROUaCH.

 

Donc tout dépend du NOM que l’on met dans ELoHiM. Il se trouve que le premier NOM qui est mis par écrit dans ELoHiM est ROUaCH !!! Il ne faut pas traduire Esprie DE Dieu mais l’Esprie Dieu. ROUaCH est un des trois NOMS principaux placé dans ELoHiM comme étant YHWH (Je suis celui qui suis = Être, Tout Autre donc à l’origine) et Jésus plus clairement révélé dans le Nouveau Testament (YeSCHOUaH, sus : contraction de YHWH ; shouah sauve ; cf. Jean 8:58). Il s’agit du même Dieu UN (Deutéronome 6:4) étant à la fois trois personnes (Matthieu 28:19). ROUaCH ELoHiM n’est pas à confondre avec la NePHeSCH insufflée par YHWH ELoHiM à Adam en Genèse 2: 7.

 

Notons que les trois noms cités ont leur place dans ELoHiM pour désigner le vrai Dieu révélé dans la Bible. Ainsi, par exemple, on pourrait mettre YHWH ELoHiM au verset 1 au vu de la signification de YHWH. Mais Il n’est pas clairement nommé comme c’est le cas de la ROUaCH dans le verset suivant !

 

Quoi qu’il en soit ROUaCH ELoHiM se mouvait au-dessus des eaux face au tohu-bohu, l’enfer sur terre provoqué par Lucifer après sa chute qui eut lieu entre le premier et le second verset de Genèse 1 : c’est la première chute (Cf. Ezéchiel 28:16 ; Luc 10:18). En effet ni la ROUaCH ELoHiM ou YHWH ELoHiM n’a jamais créé le tohu-bohu, l’abîme, la nuit et les ténèbres ! Ce serait tout de même un comble que d’affirmer que Dieu aurait créé cela ! Il fallait donc bien que cela vienne de quelque part ou plutôt de quelqu’un ! Notons en plus que Lucifer est toujours dans les lieux célestes au 2ème ciel dans l’abîme, l’enfer mais a toujours encore accès au Trône de YHWH ELoHiM pour nous accuser et accomplir ses forfaits notamment sur terre à partir de là d’où malheureusement sa grande puissance spirituelle négative (1 Rois 22:20-22 ; Job 1:6ss ; Zacharie 3:1-2 ; Apocalypse 12:3+7-13). Notons aussi qu’il avait encore accès au Paradis au début avant la chute d’Adam et d’Eve et démontra qu’il avait déjà chuté auparavant en provoquant d’emblée par sa tentation la deuxième chute, à savoir celle d’Adam et d’Eve (Genèse 3:1ss).

 

C’est pourquoi la suite des versets en Genèse 1 n’est pas tellement un récit de création mais bien davantage un récit de réparation, de restauration, de remise en ordre ou encore de métamorphose en gloire paradisiaque face au gâchis d’imprégnation spirituelle négative et corruptrice provoquée sur la terre – univers – matière par le ténébreux ange, chérubin déchu et ses acolytes, les anges déchus devenus des démons.

 

Il est écrit qu’ELoHiM « dit » et « fit ». Le verbe « BaRaH – créer » est à nouveau employé aux versets 21 et 27 pour les animaux et l’être humain qui étaient des nouveautés par rapport à Genèse 1:1 où ils n’avaient pas encore été créés.

 

Genèse 2:4 est le début d’un nouveau récit relatant les événements sous d’autres perspectives et points forts avec Adam et Eve au paradis où YHWH ELoHiM est clairement nommé pour la première fois. Les missions d’Adam et d’Eve étaient de gérer, de peupler la création à nouveau paradisiaque et de la dominer pour notamment en chasser le Serpent qu’il fallait justement dominer. Mais la deuxième chute du couple humain fut un second gâchis et un échec qui devra être restauré d’après la volonté et la grâce de YHWH ELoHiM !

 

Notre propos sera d’essayer de comprendre la base de la première restauration pour mieux comprendre la seconde toujours en cours !

1. La Lumière : l’antidote de base aux effets de la première chute

ROUaCH ELoHiM dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut ! ROUaCH ELoHiM vit que la lumière était bonne. En fait Genèse 1 à 2:3 est le récit qui décrit le travail d’Esprie Dieu, ROUaCH ELoHiM (Cf. Zacharie 4:6).

 

Notons tout de suite que cette Lumière ici n’a rien à voir avec celle du soleil et des astres en général qui ne furent mis en place que plus tard car seulement mentionnés au verset 14 ! Elle n’a pas davantage à voir avec la lumière que nous pourrions allumer pour nous éclairer la nuit.

 

Cette Lumière divine à savoir Jésus-Christ vrai Dieu, vrai Homme (Jean 1) sera déjà l’antidote de base aux réalités tohu-bohu de l’espace-matière-temps déjà à ce moment-là totalement démonisées, minées, polluées, imprégnées et déformées voire quasiment anéanties par l’ange déchu.

 

L’espace – matière – temps pour exister, a besoin d’éléments qui aient une consistance observable, mesurable qui soient en mouvement, en vie et soient en relation entre eux dans une durée donnée, que cela aille de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il faut une certaine « tangibilité, consistance » pour une possibilité d’observation et de mesures de cette vie par des méthodes très diverses, en tous cas ici-bas.

 

Les effets tohu-bohu de la première chute peuvent être décrits par des mots très significatifs dignes de ce qu’on peut appeler l’enfer tels que : informe, solitude, néant, chaos, vanité, désert, désolation, vide, destruction, ténèbres, obscurité, calamités, ignorance, profondeur, eaux profondes, abîme, enfermement, séjour de la Mort, urine, danger violence, marécages, larmes, mare puante à fumier ! Les champs de bataille de Verdun par exemple ou les effets de la bombe atomique au Japon ou d’autres horreurs ne sont rien à côté des effets infernaux de cette première chute mais en sont quelque part des illustrations à petite échelle !

 

Cette Lumière (« OWR » en hébreu) appelée par ROUaCH ELoHiM à se manifester par Sa Parole, Sa « musique », Son cri, Ses ondes et vibrations de vie et d’enfantement, est évidemment le contraire de tout cela. Il s’agit de la Gloire rayonnante (en hébreu : KaVoD, SHeKiNaH, en grec : doxa) qui était bonne à la VUE de ROUaCH ELoHiM. Cette gloire a un « poids éternel » (2 Corinthiens 4:18), de la consistance, elle remplit : elle est le contraire du vide et du néant. Elle éclaire, brille : elle est le contraire de l’obscurité et de la nuit.

 

ROUaCH ELoHiM fit donc le « ménage » : Elle sépara la lumière d’avec les ténèbres et appela ou plutôt identifia la lumière jour et les ténèbres nuit. Cela n’a rien à voir avec la nuit, le jour tels que nous les connaissons actuellement (cf. Genèse 1:14). Il y a uniquement là distinction, séparation et appellation de ce qui est lumière et ténèbres, jour et nuit bref une remise en ordre par une séparation et une identification de ce qui est bien et mal. Nous reconnaissons déjà l’Esprie qui sonde tout (1 Corinthiens 2:10b).ROUaCH ELoHiM remet tout simplement la lumière du jour, la gloire, à la place des ténèbres de la nuit. Il n’est pas dit que l’obscurité était bonne et pour cause… mais il est bien dit que la Lumière était bonne.

 

De plus l’expression « YoM ERaD » (Genèse 1:5) signifie jour un, unifié, éternel à mettre en relation avec YHWH ERaD (Deutéronome 6:4) c’est-à-dire YHWH unifié, un, sans défaut ni faille, éternel, c’est à dire déjà Jésus. Ici il ne s’agit pas de comprendre « premier jour » mais bien « éternité ». Ce jour est l’imprégnation de la lumière dans l’espace – matière – temps formant une UNITE et HARMONIE entre les trois par le poids, la consistance de la gloire et de l’éternité une et indivisible sans limites !

En fait la nuit et les ténèbres n’avaient plus leur place dans ce jour « un, unifié » (YoM ERaD) signifiant en fait l’éternité remise en place par la Lumière de la Gloire.

 

Pour mieux fonder et comprendre cela, relisons Apocalypse 21: 23-25 et 22: 5 décrivant une situation identique d’éternité mais après la fin de notre ère : « La cité n’a plus besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer car la gloire de Dieu l’illumine et son flambeau c’est l’Agneau…Ses portes ne se fermeront pas au long des jours, car en ce lieu, il n’y aura plus de nuit Il n’y aura plus de nuit, nul n’aura besoin de la lumière du flambeau ni de la lumière du soleil. »

Là les choses sont claires et nettes par rapport à notre interprétation, c’est le moins qu’on puisse dire ! Nous sommes à l’opposé du tohu-bohu, de l’abîme, du néant, de la mort, du vide, des ténèbres sur terre qui sont d’une division, d’un désordre et d’une horreur inimaginables.

 

La ROUaCH ELoHiM en tant que Mère de Jésus la Lumière enfante par là la Lumière métamorphosante, la Gloire comme antidote au tohu-bohu : c’est « l’ingrédient de base » de la première restauration suite à la première chute comme cela doit redevenir « l’ingrédient de base » de la seconde restauration suite à la seconde chute ! Là encore nous retrouvons Jésus-Christ, la Parole, la Lumière.

2. Esprie et espace – matière – temps : deux réalités indissociables

Pourquoi ce retour et cette référence à la première chute qui n’a que très peu été identifiée entre Genèse 1:1 et Genèse 1:2 ?

 

Ce retour et cette référence à cette première chute ayant provoqué le tohu-bohu permet de prendre connaissance des remèdes et de la réaction de la ROUaCH ELoHiM pour mieux comprendre le processus de la restauration et du salut ultimes suite à la deuxième chute. Nous avons vu dans le paragraphe précédent que la Lumière est la première réaction de la ROUaCH ELoHiM.

 

Il y apparaît aussi clairement que la réalité dite spirituelle et celle de l’espace – matière – temps sont intrinsèquement liées et indissociables.

 

Le mauvais, le Diable du 2ème ciel a imprégné l’espace-matière-temps glorieux initial de Genèse 1:1. Celui-ci fut alors métamorphosé, imprégné dans le mauvais sens négatif de la corruption et de la destruction et passa ainsi au néant, au tohu-bohu absolu de l’enfer.

 

La Sainte Esprie, ROUaCH ELoHiM du 3ème ciel imprégna, métamorphosa, enfanta à nouveau le tohu-bohu par la Lumière. Celui-ci se métamorphosa à nouveau en Vie, en Gloire, en Lumière, en Feu, en immortalité, en pureté, en beauté, en vie etc… Nous sommes en présence d’un processus fondamental et refondateur d’enfantement et de métamorphose de gloire en gloire qui s’est mis en marche (Cf. 2 Corinthiens 3:18). Les versets suivants du premier chapitre de la Genèse en font la description merveilleuse jusqu’à la création de l’être humain mâle et femelle à l’image et la ressemblance de Dieu.

 

Plongeons-nous d’emblée dans le deuxième récit pour comprendre la suite. En Genèse 2:7 YHWH ELoHiM tira Adam du sol, lui insuffla l’haleine de vie et en fit un NePHeSCH c’est-à-dire un être glorieux esprit, âme et corps. La matière, le corps façonné avec de la terre, bénéficie du souffle de vie, NePHeSCH, qui le transforme, transfigure en être glorieux à l’image de Dieu. Adam et Eve tirés de la terre et métamorphosés en êtres de gloire, en NePHeSCHs, devaient en réponse et suite au tohu-bohu du Diable gérer la création ainsi restaurée et s’y multiplier ! Ils devaient aussi dominer le Diable, le Serpent et le chasser. Malheureusement, dans la liberté, condition de possibilité de l’amour, que leur laissa YHWH ELoHiM, ils cédèrent à la tentation de Lucifer et chutèrent sur son influence.

 

L’Esprie, la gloire, la Lumière se retira progressivement du corps d’Adam et d’Eve pour laisser de plus en plus la place à la déchéance et aux démons, à la « nuit démoniaque ». Les peaux d’animaux sacrifiés en expiation provisoire par YHWH ELoHiM servaient à « couvrir » les corps d’Adam et d’Eve de plus en plus imprégnés par les ténèbres. Ils pouvaient de moins en moins se tenir dans la présence directe de YHWH ELoHiM d’où leur peur. Ils furent alors chassés du paradis. La souffrance et la Mort purent de plus en plus intervenir, la longévité baissa. Le temps d’éternité illimité devint un temps limité et la terre devint de plus en plus difficile à cultiver (Genèse 5:29). La méchanceté entre autres suite aux mélanges génétiques entre les humains et les démons parvint à son comble et le jugement du déluge avec ses « eaux profondes destructrices » eut lieu (Genèse 6 à 8).

 

Il fallait que Dieu remette encore et encore l’ouvrage sur le métier en vue de la restauration notamment après le déluge avec la création du Peuple d’Israël en passant par Noé pour que l’Esprie puisse à nouveau imprégner la matière tout au moins dans un espace délimité pour commencer, à savoir la Terre d’Israël.

 

Tout cela pour dire que jusqu’à aujourd’hui, l’espace – matière n’est plus glorieux comme au paradis mais pas tout à fait dans les ténèbres, d’où la beauté de la nature qui subit toutefois de plus en plus la pollution et les catastrophes naturelles. L’espace – matière est dans une situation INTERMEDIAIRE.

De même, le temps a remplacé l’éternité (= jour un, unifié, parfait éternel) et la durée est passée dans une situation INTERMEDIAIRE limitée à savoir l’Histoire telle que nous la connaissons comportant une suite de débuts et de fins situés entre un début unique et une fin unique et définitive.

Pourquoi ? Contrairement au Diable qui est irrémédiablement jugé et condamné pour l’éternité, les êtres humains considérés comme plus naïfs et moins rusés par Dieu, donc moins responsables, ont encore une chance malgré leur condamnation. Dans le cadre du plan de salut mis en place par YHWH ELoHiM dans l’Histoire, le temps limité et dans l’espace – matière intermédiaires, ils ont toujours encore l’occasion de choisir ou de ne pas choisir de suivre Dieu comme initialement au paradis. Mais ils se retrouvent dans un autre contexte beaucoup plus difficile à savoir l’espace-matière-temps intermédiaire beaucoup moins évident par rapport à la révélation divine du « face à face » tel que le paradis, car un « voile » cache et sépare cette réalité « intermédiaire » d’avec la Lumière glorieuse divine. De plus la deuxième chute a placé l’Ennemi dans la puissante position de Prince de ce monde (Jean 12:31) ce qui n’est pas une sinécure pour les « mortels de ce monde » !

 

Selon leur choix, ROUaCH ELoHiM peut plus ou moins imprégner l’espace-matière-temps de gloire et d’éternité ou au contraire Satan et ses acolytes peuvent davantage l’imprégner si les péchés abondent.

 

Jésus-Christ, le Nouvel Adam parfait par le fait qu’Il est vrai Dieu (Céleste, glorieux, éternel) et vrai Homme (matière – corps) est UN comme ce jour un, unifié de la Genèse, l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin (Apocalypse 22:13) c’est-à-dire d’éternité et la Lumière (Jean 8:12), la Gloire consistante de poids à savoir la matière divine métamorphosée, glorifiée (2 Corinthiens 4:18).

 

La chair en tant que matière corporelle corrompue sujette à l’influence et à l’imprégnation du tohu-bohu n’existait pas chez Jésus (Jean 14:30). Il était totalement parfait, sans péché et n’avait pas de nature ni de charge rédhibitoire, écrasante négative, limitative. C’est pourquoi le fait d’avoir pris notre apparence humaine intermédiaire et subi le supplice injuste pour Lui sur la croix, a permis l’expiation et la substitution en notre faveur. Sans charge négative parce que sans péché ni imperfection, Il a été en effet en mesure de prendre sur Lui par amour notre chair ou matière corporelle corrompue pour que non seulement notre âme et notre esprie soient sauvés de l’enfer mais aussi pour que notre corps en soit sauvé dès aujourd’hui (Romains 8:23). Notre corps peut ainsi être débarrassé de sa matière corrompue sujette au tohu-bohu c’est-à-dire sa chair. La Lumière et le Feu du Corps ressuscité et glorifié par la ROUaCH ELoHiM (Romains 8:11a) de YeSCHOUaH ELoHiM peut à présent imprégner, macérer, baptiser, métamorphoser, « vivifier » (Romains 8:11b) notre corps pour l’immortalité et la montée dès à présent !

Comme l’Apôtre Jean, nous pouvons « devenir EN Esprie » ce qui ne signifie pas la suppression de notre corps (soma) au profit du « spirituel » mais son devenir, sa métamorphose (2 Corinthiens 3:18), sa transformation, sa transfiguration, son revêtement en Feu et Lumière de la consistance et du poids de Gloire comme l’étaient Adam et Eve avant la chute. Il s’agit de l’intégration de notre corps dans le sein maternel de la ROUaCH ELoHiM de laquelle nous naîtrons au ciel.

Ainsi nous pouvons redevenir glorieux tant au ciel que sur terre pour être des vecteurs et des porteurs de ROUaCH ELoHiM et avec Elle participer à la transformation de la matière et des corps, bref de la création toute entière.

 

C’est pourquoi la création nous attend vivement en tant que fils et filles révélés c’est-à-dire au corps sauvé, glorifié, sans voile séparateur pour qu’elle soit libérée de l’esclavage de la corruption dû à la seconde chute (cf. Romains 8: 19-23). La création attend impatiemment que ROUaCH ELoHiM fasse avec nous à présent ce qu’Elle avait alors fait face au tohu-bohu de la première chute.

 

De même, vu sous un autre angle, le nouvel Adam Jésus-Christ, l’Époux, la Lumière, avec nous la nouvelle Eve, l’Épouse, devons comme Adam et Eve remplir nos missions dont celle de dominer et d’éjecter le Serpent qui imprègne toujours encore partiellement les lieux célestes (2ème ciel + accès à la Salle du Trône) et la création intermédiaire de son tohu-bohu partiel mais déjà passablement terrible !

 

Adam et Eve étaient glorieux, lumineux, des NePHeCHs, à l’image de YHWH c’était la seule position possible pour venir à bout du Serpent. L’Eglise, la nouvelle Eve et Épouse n’est justement pas encore dans cette position restaurée, donc il n’y pas encore de possibilité de venir à bout du Serpent ! Si c’était fait, cela se saurait et se constaterait !

 

Le nouvel Adam, le Messie, est glorieux, lumineux, même assis sur le Trône, c’est fait, ce fut pleinement accompli après la croix et la résurrection ! Mais la nouvelle Eve manque à l’appel. Sa présence réelle aux côtés de Jésus sur le Trône est pourtant obligatoire.

YHWH ELoHiM veut impérativement un COUPLE, Son vis-à-vis, capable d’engendrer, de se multiplier, pour donner sens, amour et vie à Sa création !

Au départ, Il a créé l’être humain mâle et femelle à Son image pour finir le travail de réponse à la première chute et ses effets !

Aujourd’hui Il veut reformer ce couple glorieux pour finir le travail de réponse à la seconde chute et ses effets.

Mais la finition ne pourra jamais se faire sans la Lumière initiale et fondamentale de la Gloire sur la nouvelle Eve. La restauration totale de Lumière et d’Eternité opérée par ROUaCH ELoHiM est absolument indispensable comme elle le fut suite à la première chute !

La réponse initiale prononcée par ROUaCH ELoHiM suite à la première chute correspond ainsi totalement à celle de la seconde chute et trouvera son accomplissement possible dès le début de l’Apocalypse en 92 environ. L’Apocalypse est le dévoilement, la révélation de la Lumière divine initiale ou Gloire !

 

Pour n’avoir pas compris et accepté cela, l’Eglise censée être la nouvelle Eve lumineuse, rayonnante, glorieuse, continue à grenouiller dans sa mare puante ecclésiale intermédiaire !!! Elle pense que son nouvel Adam ne l’attend pas au ciel pour finir le travail qu’Il avait commencé, alors qu’elle y est indispensable dès aujourd’hui pour ce faire selon le plan immuable de YHWH ELoHiM !

 

N’oublions jamais cette Parole de YHWH ELoHiM : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. » (Genèse 2:18). Si cette Parole était vraie pour le premier Adam, elle l’est aussi pour le Nouvel Adam, Jésus-Christ ! Dans tout vrai couple sain et saint, il y a le partage des tâches ! « Il n’est pas bon que Jésus-Christ soit seul ; Je lui ferai une aide semblable à Lui ! » Le « tout est accompli » concerne uniquement le travail justificateur parfaitement réalisé par le Nouvel Adam. Cette justification de grâce autorise la nouvelle Eve à venir Le rejoindre en tant qu’aide sur le Trône pour « dominer », remettre l’ordre paradisiaque de confiance et d’amour parfaits en place et chasser le Serpent ! Pour ce faire il faut qu’elle soit évidemment semblable à Lui, parfaite et glorieuse, Reine, « sacrificatrice[eur] » (Apocalypse 5:10), pour être ensemble avec Lui le Roi, le Sacrificateur. Elle doit aussi se laisser féconder pour la descendance puis accoucher d’une nouvelle génération » (Apocalypse 12:5,17). C’est la seule condition de possibilité pour ainsi finaliser le travail (dominer, nommer, se multiplier) qui était prévu pour Adam et Eve à l’origine !

 

L’Eglise ne comprend pas pleinement pourquoi son « Adam » YeSCHOUaH ELoHiM lui a envoyé la ROUaCH ELoHiM. Le rôle de cette dernière consiste à la rendre telle qu’Il la veut, sans taches ni rides, à Sa stature parfaite, digne de Lui, glorifiée dès maintenant par la Nouvelle Naissance de Son sein maternel En-Haut !

 

Cette ignorance démontre une carence notoire de connaissance et de sagesse avec les conséquences désastreuses que l’on connaît !

 

Conclusion

Laissons l’Apôtre Paul conclure au mieux notre propos : « …nous prêchons la SAGESSE de Dieu, mystérieuse et CACHEE que Dieu, AVANT LES SIECLES, avait destinée pour notre GLOIRE … Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’AIMENT. Dieu nous les a révélées par la Pneuma. Car la Pneuma sonde TOUT, même les profondeurs de Dieu. » (1 Corinthiens 2: 6-10).

En Lui, Martin BUSCH

90. Sinaï

INTRODUCTION

Les événements du Sinaï durant le laps de temps où le Peuple d’Israël, avec Moïse à sa tête, reçut la THoRaH avec les manifestations glorieuses de YHWH ELoHiM sont absolument époustouflantes au regard du message de l’Eglise des Vainqueurs !

 

Le projet constant et ultime du Seigneur aura toujours été d’essayer de ramener concrètement et réellement Son Peuple à Lui dans Sa gloire.

 

C’était particulièrement le cas au Sinaï.

 

 

1. Pionniers

« Israël campa là, vis-à-vis de la montagne (Sinaï). Moïse monta vers Dieu : et YHWH l’appela du haut de la montagne, en disant : Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d’Israël : Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi. Maintenant, si vous écoutez ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. » (Exode 19:1-6)

 

Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d’épouvante. Moïse fit sortir le peuple du camp, à la rencontre de Dieu ; et ils se placèrent au bas de la montagne. La montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que YHWH y était descendu au milieu du feu ; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence. Le son de la trompette retentissait de plus en plus fortement. Moïse parlait et Dieu lui répondait à haute voix. Ainsi YHWH descendit sur la montagne de Sinaï, sur le sommet de la montagne ; YHWH appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta. » (Exode 19:16-20).

 

Ici, le pionnier de la « montée » fut Moïse comme l’Apôtre Jean, bien des siècles plus tard. Nous retrouvons de manière frappante des expressions de l’Apocalypse telles « écouter Dieu, l’Esprie », « garder l’Alliance, la Parole », « Royaume de sacrificateurs », « nation sainte », « Feu », « tonnerre, éclairs » « Fumée, nuée », « trompette » et « monte » ! Nous voyons d’emblée que le projet de Dieu d’amener Son peuple à Lui dans la gloire remonte à très loin dans le temps !

 

« YHWH lui dit : Va, descends ; tu monteras ensuite avec Aaron » (Exode 19:24). Moïse est le premier pionnier de la « montée » mais déjà Aaron est désigné comme devant être le second. Moïse monte et descend, exactement comme le feront les membres de l’Eglise des Vainqueurs. Il est censé, comme l’Eglise initiale des Vainqueurs sera censée de le faire, d’amener d’autres fidèles à monter dont le premier est ici Aaron !

 

Mais malheureusement le Peuple place d’emblée Moïse dans un rôle d’intermédiaire, de médiateur parce qu’il a peur de Dieu et de Sa Parole directe :

« Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l’éloignement. Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions… Le peuple restait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu. » (Exode 20: 18-20).

 

« Dieu dit à Moïse : Monte vers YHWH, toi et Aaron, Nadab et Abihu et soixante-dix des anciens d’Israël et vous vous prosternerez de loin. » (Exode 24:1).

 

« Moïse monta avec Aaron, Nadab et Abihu, et soixante-dix anciens d’Israël. Ils VIRENT le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent, comme le ciel lui-même dans sa pureté. Il n’étendit point sa main sur l’élite des enfants d’Israël. Ils virent Dieu et ils mangèrent et burent. » (Exode 24:9-11).

 

Moïse ne monta plus seul mais accompagné !!! Tous ces pionniers purent monter et VOIR YHWH ELoHiM !!! Ils virent probablement aussi la mer de cristal et étonnamment jouirent de la convivialité en plus !

 

Mais la majorité n’aime pas suivre les pionniers par peur de l’inconnu et en l’occurrence le Peuple a considéré YHWH ELoHiM comme un inconnu malgré les hauts faits et les protections qu’Il a opérés en sa faveur aux yeux de tous ! Il préfère se tenir dans l’éloignement ce qui générera bien des problèmes comme toujours quand on veut mettre loin de Dieu.

 

 

2. L’Ersatz

L’Ersatz est un produit voire une réalité de remplacement, intermédiaire, transformée de moindre qualité comparé à la réalité originale ou originelle. Il s’agit d’un sous-équivalent, d’un substitut artificiel. C’est un terme d’origine allemande où l’Allemagne devait durant la première guerre mondiale fabriquer des matières premières de remplacement de moindre qualité qu’elle ne pouvait plus importer des pays producteurs à cause du blocus maritime ennemi, comme le pétrole par exemple remplacé par la benzine ou encore le café remplacé par de la chicorée etc…

 

Autour de ces événements, vu que le Peuple n’avait pas les dispositions nécessaires pour pouvoir et vouloir supporter la présence réelle sainte et glorieuse de YHWH ELoHiM comme Moïse, il fallait passer au « provisoire » de la durée par des Ersatz.

 

Il fallait que le sang d’expiation continue à couler. Il fallait un livre contenant la Loi de Dieu et l’Histoire du salut depuis la création, ici jusqu’au don de la THoRaH au Sinaï que Moïse écrivait au fur et à mesure sachant qu’il a rédigé au bout du compte les 5 premiers livres de la Bible. Il fallait donc un contrat écrit ou une alliance écrite à respecter et à faire respecter. Il fallait aussi un autel, le Tabernacle et le service de la prêtrise pour une approche de Dieu pédagogique de témoignage et de sainteté mais toujours provisoire et temporelle. Enfin il fallait que la Loi soit « gravée dans le marbre » tout au moins sur des tables de pierre par Dieu Lui-même (Cf. Exode 20 à 32). Autrement dit la Loi surnaturelle d’éternité devait en quelque sorte se « matérialiser », se fixer dans l’immanence en étant gravée dans une matière terrestre des plus pérennes à savoir la pierre !

 

Bref, en désespoir de cause, il fallait un Ersatz pour pouvoir continuer à survivre dans l’espace-matière-temps. Il fallait écrire l’Histoire pour fixer le souvenir, pratiquer des rites, respecter une quasi infinité de lois et susciter la foi et l’action dans l’espérance de jours meilleurs notamment au Pays promis pour commencer :

 

« Moïse écrivit toutes les paroles de l’Éternel…il bâtit un autel au pied de la montagne et dressa douze pierres pour les douze tribus d’Israël…. Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins et il répandit l’autre moitié sur l’autel. Il prit le livre de l’alliance et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Éternel a dit, et nous obéirons.

Moïse prit le sang et il le répandit sur le peuple, en disant : Voici le sang de l’alliance que YHWH a faite avec vous selon toutes ces paroles…L’Éternel dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi et les ordonnances que j’ai écrites pour leur instruction » (Cf. Exode 24). « Lorsque YHWH eut achevé de parler à Moïse sur la montagne du Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt d’ELoHiM ». (Exode 31:18).

 

YHWH ELoHiM aurait voulu que tout le Peuple devienne comme Moïse ! Le Sinaï devait être le lieu de cette transformation, de cette métamorphose. Mais cela ne fut malheureusement pas le cas et il Lui fallait donner dans la religion, l’Ersatz dans le cadre de l’espace-matière-temps pour essayer de maintenir, autant se faire se peut, un semblant de contact, une connexion.

 

Cela eut des conséquences dramatiques quasiment inévitables : Comme nous l’avons écrit, Moïse est devenu un intermédiaire, un médiateur entre Dieu et le Peuple, par la volonté due à la peur de ce même Peuple. Celui-ci devint dépendant de Moïse pour l’établissement des connexions avec Dieu. Ainsi lorsque Moïse resta trop longtemps sur la montagne à son goût pour recevoir les Tables de la Loi de la part de YHWH, il lui fallait, pour parer à sa peur et sa désorientation, de nouveau quelque chose de visible le rassurant, faisant office de représentation de YHWH c’est à dire un nouvel intermédiaire : le veau d’or !

« …fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte (oups). Lorsqu’Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s’écria : Demain, il y aura fête en l’honneur de YHWH (oups) ! Le lendemain, ils se levèrent de bon matin et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces (oups)… Aaron répondit : Que la colère de mon seigneur ne s’enflamme point ! Tu sais toi-même que ce peuple est porté au mal. Ils m’ont dit : Fais-nous un dieu qui marche devant nous ; car ce Moïse, cet homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. Je leur ai dit : Que ceux qui ont de l’or, s’en dépouillent ! Et ils me l’ont donné ; je l’ai jeté au feu, et il en est sorti ce veau » (Exode 32:4-5+22-24). D’après Aaron l’or jeté au feu se serait transformé comme par magie en forme de veau qui serait sorti en tant que tel du feu. Quel miracle… ! Voilà ce que dit le texte ! On sent qu’Aaron ne veut pas prendre ses responsabilités pour éviter d’être coupable.

 

Nous voici très exactement dans la configuration de l’Eglise qui n’a pas accepté le message de Jésus-Christ Glorifié transmis par Jean. Elle s’est créé une flopée d’Ersatz religieux dans l’éloignement de la Gloire de Dieu.

 

Dès le deuxième siècle les anciens des églises éliminèrent les ministères charismatiques particulièrement celui de prophète et devinrent des prêtres, intermédiaires entre Dieu et les croyants et représentants de Dieu sur terre. Cela engendra très rapidement le sacrifice de la messe opéré exclusivement par les « prêtres », cérémonie calquée sur les cérémonies païennes sacrificielles aussi opérées par des « prêtres ».

 

Ensuite, pour verrouiller et sécuriser l’organisation ecclésiale, il se choisirent des évêques qui eux-mêmes se choisirent parmi eux le pape ou le « père » doté de l’infaillibilité ! Quels Ersatz religieux allant jusqu’au remplacement du Père céleste par le pape !!!

 

Comme cela ne leur suffisait pas, il leur fallait en outre des intermédiaires du style du veau d’or avec leur culte des statues et des images dites pieuses, de véritables Ersatz religieux assaisonnés de superstitions des plus choquantes bibliquement parlant. Chaque saint – intermédiaire invoqué est spécialisé pour « guérir » certaines maladies, « résoudre » certains problèmes etc. Marie devint la « super intermédiaire » généraliste puisque Mère du Seigneur, devant du fait de cette position, avoir un « accès privilégié » auprès de son Fils pour faire passer plus vite des requêtes de ses adorateurs… !

 

L’Apôtre Jean en face à face avec Jésus-Christ Glorifié puis devant le Trône était totalement à l’opposé de tout cela tant par son vécu que par son message ! Comme toujours quand on refuse d’avancer, on ne fait pas très longtemps du sur place mais on finit toujours par reculer puis régresser. Ce fut le cas de l’Eglise primitive. Par ailleurs l’histoire de l’Eglise fourmille de tristes exemples de ce type que nous ne pouvons évoquer ici. Notons simplement que les églises même les plus réveillées ont toujours fini par plus ou moins se scléroser avec le temps et ont fini par se trouver des règles et des styles pour durer, c’est-à-dire des Ersatz religieux plus ou moins marqués basés entre autres sur la « lettre qui tue » ou le légalisme.

 

Moïse, au contraire, dans sa relation avec Dieu, était totalement à l’opposé : il vivait en effet une relation directe, intime de face à face !!! Il n’y avait pas d’Ersatz mais du vrai, du direct, tout sauf du religieux ! Bref, le rêve, y compris pour le chrétien authentique d’aujourd’hui bénéficiant pourtant de la Nouvelle Alliance !

 

« L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. ». (Exode 33:11).

 

« Moïse dit : Fais-moi voir ta gloire !.. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière. » (Exode 33:18-23).

 

« Les enfants d’Israël regardaient le visage de Moïse et voyait que la peau de son visage rayonnait ; et Moïse remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il entrât, pour parler avec YHWH. » (Exode 34:33-35).

 

3. Pour un minimum d’honnêteté

« Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre (gramma : lettre, l’écrit, cf. grammaire), mais de la Pneuma ; car la lettre tue, mais la Pneuma vivifie. Or, si le service de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été en gloire au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien qu’elle fût temporaire, combien le service de la Pneuma ne sera-t-il pas davantage en gloire ? Si le service de la condamnation a été glorieux, le service de la justice sera davantage en gloire. Et, en effet ce qui a été glorieux s’efface devant cette gloire surabondante. En effet, si ce qui était temporaire a été glorieux, ce qui demeure est bien plus glorieux.__Ayant donc une telle espérance, nous usons d’une pleine assurance et nous ne faisons pas comme Moïse qui plaçait un voile sur son visage pour que les fils d’Israël ne fixent pas les regards sur la fin de ce qui était temporaire. Mais leurs pensées se sont endurcies. Car jusqu’à ce jour le même voile demeure à la lecture de l’ancienne alliance et il ne se lève pas, car ce n’est qu’en Christ qu’il disparaît. Mais jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est sur leur cœur ; mais lorsqu’éventuellement les cœurs se tournent vers le Seigneur, le voile est ôté. En effet le Seigneur est la Pneuma et là où est Pneuma du Seigneur, là est la liberté. Nous tous, le visage ayant été voilé, reflétant tel un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes métamorphosés en la même image (eikon = image, apparence, forme ; cf. icône) de gloire en gloire de la même manière (kataper : de même, de la même manière, au même titre, comme) par le Seigneur, la Pneuma. » (2 Corinthiens 3: 6-17).

Si nous comparons notre vécu de chrétien avec celui de Moïse, la lecture de ce merveilleux texte de l’Apôtre Paul pose un sérieux problème !

 

En effet, la gloire qui reposait sur Moïse, était en visibilité et en intensité autrement supérieure à celle qui repose sur le « chrétien moyen » d’aujourd’hui ! Pourtant Paul écrit clairement que le ministère de la justice [en Jésus-Christ] dont bénéficie tout chrétien, est de beaucoup supérieur en gloire au ministère de la condamnation par la Loi !!! Il renchérit en disant que par la conversion de cœur à Jésus, le voile mosaïque, qui représente la chair, l’Ersatz, obstacle à la gloire visible, est ôté et qu’il y a la liberté par la présence de l’Esprie Sainte alors qu’en réalité nous sommes toujours coincés dans l’espace-matière-temps tout simplement parce que nous en restons au niveau du cœur !

Ensuite, il enfonce d’ailleurs le clou : quand nous regardons dans un miroir notre propre visage découvert, sans voile, le cœur converti à la Vérité, que sommes-nous censés voir ? Réponse : la gloire du Seigneur !!! Qu’est-ce que la gloire du Seigneur ? Réponse : nous en avons la description dans le livre de l’Exode cité plus haut et ce texte de Paul, notamment la brillance du visage de Moïse aussi reprise ici.

 

Alors avec un minimum d’honnêteté, reconnaissons qu’il y a un « léger » problème, pour ne pas dire un problème plutôt très lourd… Paul parle du ministère de l’Esprie pérenne, permanent, éternel qui ne tue pas mais VIVIFIE (zoopoeio = faire vivant, vivifier, glorifier pas ressusciter).

 

Pour reprendre la question : quand nous nous regardons dans le miroir, que voyons-nous, surtout si le poids des années commence à faire son effet… ?! Tout sauf du rayonnement, de la lumière, un visage vivifié et la gloire du Seigneur mais bien plutôt des rides, des taches voire d’autres « changements de formes » pour ne pas dire déformations ou métamorphoses selon les cas à base de lipides ou encore d’autres phénomènes non désirables … ! C’est tout le contraire de l’effet normal de ce qui est signifié par l’expression biblique grecque « métamorphoumeta apo doxès eis doxan » (autre = méta comme métaphysique ; morphè = forme, morphologie ; doxa = gloire) qui veut dire dans le texte biblique la métamorphose de gloire en gloire du corps physique uniquement. Le résultat est une image, une apparence, une forme autre c’est-à-dire ici glorieuse non pas statique mais de « gloire en gloire ».

 

Là il n’est absolument pas question de l’être intérieur bien que les effets de cette métamorphose, de cette transfiguration physique ne lui sont absolument pas étrangères, bien au contraire.

 

Il est vrai que la justification en Jésus-Christ est parfaite et éternelle comparée à celle, vaine, temporaire, recherchée par le moyen de la Loi ! Mais qu’en est-il de ses effets, de ses conséquences au niveau de la gloire ? Si nous sommes honnêtes, les effets étaient de loin plus tangibles et visibles chez Moïse, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

Donc si le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire, c’est qu’il est de beaucoup supérieur en gloire, « comme qui dirait Lapalisse ! »

 

Paul donne la solution : pour que cela puisse être vrai, pour que nous puissions voir la gloire du Seigneur sur nous quand nous nous regardons dans un miroir ou quand les autres nous regardent, il n’y a qu’une seule solution : la glorification ! Qu’est-ce que la glorification ? C’est la métamorphose, le changement de morphologie, des formes c’est à dire la transformation du corps en Feu et Lumière divins pour que nous brillions, à commencer peut-être comme Moïse puis comme le soleil (Apocalypse 12:1) voire davantage ! Voilà le travail de métamorphose physique de gloire en gloire du Seigneur la Sainte Esprie ! Car nous devons être vraiment à l’image du Seigneur pour pouvoir monter à « notre Sinaï » à savoir la Salle du Trône, car la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu ni de la gloire. Pouvoir monter signifie aussi passer du temporaire au permanent, à l’éternel donc obligatoirement sortir de l’espace-matière-temps, exactement comme l’a vécu l’Apôtre Jean. L’environnement espace-matière-temps fut malheureusement choisi autant par le Peuple d’Israël au Sinaï que par l’Eglise surtout au moment où Jean lui communiqua les sept lettres de Jésus Glorifié et le reste du texte de l’Apocalypse.

 

Il est donc nécessaire que la justification puisse entre autres se concrétiser dans la métamorphose de gloire en gloire qui consiste justement à transformer le corps en Feu et Lumière divins et glorieux ! La grâce recouvre aussi cet aspect-là des choses, on l’a oublié ou pas compris d’où les gros problèmes depuis presque 2000 ans !

 

 

4. De l’Ersatz – lettre qui tue à l’Esprie qui vivifie

Aujourd’hui, certaines industries alimentaires pour des raisons de profit nous proposent aussi des Ersatz d’une saveur douteuse et d’une qualité médiocre voire dangereuse pour la santé voire qui tue ! Les investigations scientifiques et journalistiques nous en font part presque quotidiennement à juste titre.

 

Nombreux sont celles et ceux qui constatent la mauvaise santé de l’Eglise dans son ensemble et en souffrent. Les diagnostics aux niveaux de l’enseignement, de la foi, de la sanctification et de la puissance abondent et les solutions thérapeutiques abondent au moins tout autant ! Elles peuvent plus ou moins fonctionner pour un temps ! Mais elles ne sont que des Ersatz se voulant d’inspiration biblique certes, mais elles se réduisent trop souvent à une « lettre qui tue ». Pourquoi ne sont-elles que des Ersatz ? Parce qu’elles sont partielles vu que la connaissance et la recherche ne peuvent être que partielles ici-bas. Elles sont des substituts artificiels et des sous-équivalents. Ainsi elles finissent toujours malgré tout pour cette raison par avoir des effets indésirables. Cela vient évidemment du côté partiel et incomplet de nous-mêmes face à la Parole.

 

Paul a justement écrit que l’Esprie vivifie. Voilà LA solution thérapeutique parfaite !

 

L’Esprie est le Seigneur et Son action vivificatrice a pu être pleinement libérée par l’œuvre expiatoire préalable de Jésus-Christ. Son action ultime est de nous vivifier, de nous métamorphoser, de nous transfigurer pour que nous puissions changer d’environnement et passer à la connaissance parfaite par le face à face avec Dieu, passer de l’Ersatz à l’Original et l’Originel, à la réalité fondamentale et première : celle du paradis, de la Salle du Trône et surtout celle du Père, de l’Agneau et des sept Pneumas de Dieu à savoir la plénitude réelle, totale de la Sainte Esprie où la connaissance est de ce fait parfaite et complète, bref, la vie totale et parfaite ! C’est seulement dans cette perspective que l’on peut dire honnêtement, sans les artifices religieux de l’Ersatz ou du voile : « Le Seigneur est l’Esprie et là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté » c’est-à-dire celle de la santé parfaite de l’immortalité et celle de l’affranchissement total des contraintes et limitations issues de la chute, à commencer par celles de l’espace-matière-temps. Ces contraintes et limitations se situent d’abord au niveau de notre corps charnel déchu et au niveau de notre intelligence tant psychique que spirituelle limitée, partielle et partiale !

 

Conclusion

Le désir du Seigneur est de nous voir Le rejoindre esprie, âme et corps dans la gloire. Quand notre désir rejoindra celui du Seigneur parce que nous aurons compris la réalité de l’Ersatz dans lequel nous nous embourbons, alors tout deviendra possible EN Jésus-Christ par et dans le sein maternel de l’Esprie Sainte !

 

 

En Lui, Martin BUSCH

89. Déterminismes

INTRODUCTION

Dans notre monde actuel les mots, expressions, réalités et concepts tels que hasard, destin, crise, conjoncture, malchance, fatalité, « c’est comme ça », « c’est la vie », « se trouver là au mauvais moment, au mauvais endroit », naître dans une famille défavorisée « à pas de chance », nous font baisser la tête, courber l’échine et subir le quotidien. Alors tels des marcheurs plus ou moins embourbés dans la boue visqueuse, nous essayons de trouver des chemins de traverse pour passer sur une route plus facile à emprunter avec famille « armes et bagages ». Bref des déterminismes propres à chacune et à chacun, nous collent à la peau et à force de caractère et de travail ou d’autres moyens nous tentons, avec plus ou moins de succès, de nous en sortir tant bien que mal… jusqu’à ce que mort s’en suive malgré tout !

 

 

1. Liberté où es-tu ?

Religions, psychothérapies, superstitions, soins médicaux, pratiques sportives, voyages, humanismes, business, optimismes, assurances, solidarités, idéologies, idéalismes, fanatismes, politiques etc… doivent servir à nous faire rêver ou tout au moins nous aider à sortir de l’ornière et par là essayer d’atténuer le mal être spirituel, psychique et physique lancinant.

 

Bien plus, la nature, les étoiles, l’univers, le temps, l’histoire avec son passé que l’on ne change plus, notre passé, notre lieu de naissance et ses environnements, notre culture, nos choix initiaux dont les formations ou non à un ou des métiers, notre conjoint ou ex-, nos enfants qui évoluent plus ou moins bien, l’actualité locale ou mondiale nous déterminent sans que l’on puisse y changer grand-chose ! Chaque choix qui représente un semblant d’acte de liberté certes, entraîne des mécanismes systémiques qui à nouveau détermineront notre vie, notre style de vie dans tel ou tel domaine. Ainsi sur nos choix, actes de liberté apparente, se referment constamment les portes, les grilles et les verrous multiples et compliqués des systèmes sociaux, économiques, sociologiques, relationnels, naturels – écologiques, géographiques, spatio-temporels, technologiques, physiques, psychologiques et spirituels – religieux etc. En vérité on ne fait qu’aller d’une cellule de prison à l’autre en espérant à chaque fois que la prochaine cellule présentera un peu plus de confort…

 

Quatre voies sont en général empruntées pour faire croire à des espaces de liberté :

 

  • Celle de l’argent et de la réussite sociale car « tout finit par s’acheter » au bout du compte…
  • Celle de la force psychique et de l’intériorité spirituelle notamment religieuse qui consiste :

soit à nier, fuir ou tout au moins à tenir compte le moins possible de la réalité contraignante matérielle et physique et tenter de vivre dans des « ailleurs » voire des rêves aux aspects multiples et changeants à l’infini selon les cas,

soit à assumer, digérer, gérer le mieux possible cette réalité pour essayer de mieux la dominer et tenter de vivre heureux.

  • Celle de la force physique et des armes qui consiste à dominer coûte que coûte quitte à tuer.
  • Celle de la mort notamment par le suicide qui consiste à essayer de fuir les déterminismes frustrants et liberticides décrits plus haut en espérant quelque chose de meilleur « ailleurs » si cela existe ou alors le néant où rien n’existe de toute façon, réduisant d’emblée par voie de conséquence les réalités présentes à une grande illusion qui n’existe pas davantage de ce fait.

Liberté où es-tu ? Prison à vie ? N’y aurait-il pas de Bonne Nouvelle de libération ou « l’Evangile » de la liberté selon le langage biblique ?

 

 

2. Evangile et Evangile

L’Évangile de Jésus-Christ comme il est en général enseigné dans les églises donne la paix intérieure à cause du pardon des péchés et de la conversion. Suivent un style de vie que l’on veut en connexion avec le Seigneur, des commandements bibliques à respecter, un processus de sanctification dans lequel il faut entrer pour vivre plus heureux autant se faire se peut et dans le cadre d’une dénomination avec ses règles et interprétations particulières. Tout cela se passe aussi sous les contraintes et les déterminismes dans l’espace-matière-temps dont nous avons parlé plus haut. Nonobstant cette vie est de loin préférable à une vie de péché dans un contexte semblable. La justification et le salut éternel après la mort en découlant sont et seront au rendez-vous. Mais on ne sort pas de prison en attendant, on reste exposé aux coups voire à l’exécution capitale de la part de l’Ennemi.

 

Pour illustrer cela, c’est un peu comme Joseph enfermé en prison toujours potentiellement à la merci de ses geôliers égyptiens. C’est aussi Israël en exil et/ou dans le désert à la merci de ses ennemis.

 

L’Évangile de Jésus-Christ incluant le salut et la métamorphose du corps permettant la montée à la Salle du Trône, donne aussi la paix intérieure à cause du pardon des péchés et de la conversion. Mais suivent en plus la gloire et le règne sur terre sur et à partir du Trône en tant qu’Épouse de Jésus-Christ Glorifié, totalement unie à Lui, parfaite, « sans taches ni rides ». On est de ce fait réellement libéré des contraintes et des déterminismes de l’espace-matière-temps. La justification et le salut éternel sans la mort en découlant sont et seront au rendez-vous. On sort de prison, on ne reste exposé ni aux coups ni à l’exécution capitale de la part de l’Ennemi.

 

Pour illustrer cela, c’est un peu comme Joseph, devenu premier ministre de Pharaon, sorti de prison avec les coudées totalement franches pour régner à partir ou tout au moins à proximité du trône de Pharaon, sur l’Egypte, la première puissance mondiale de l’époque. C’est aussi Israël dans le Pays promis protégé de ses ennemis derrière ses frontières.

 

Aujourd’hui, alors que nous sommes dans la prison espace-matière-temps, quelle est la Bonne Nouvelle qui nous donne vraiment la liberté ?

 

Le « TOUT est accompli » de Jésus agonisant pour moi sur la croix résonne plus que jamais dans mes oreilles.

 

L’Évangile, tout au moins pour commencer dans son annonce et ma foi, ne peut avoir deux versions. Soit c’est tout ou rien. La voie intermédiaire de la prison, de l’exil ou encore du désert n’est pas tout à fait une Bonne Nouvelle. Moi je préfère le TOUT qui est vraiment une Bonne Nouvelle et qui est accessible par grâce et amour en Jésus-Christ sans la soi-disant « assistance » de la mort, notre ennemie !!! Ce TOUT nous permet justement de sortir de la voie intermédiaire sans mourir par la métamorphose ou le salut du corps !

 

 

3. La religion des esclaves

Les versets qui suivent, faisant état de la mentalité des Hébreux aux portes du Pays promis d’abord tout de suite après la sortie d’Égypte, ensuite un peu plus tard après le passage de la Mer Rouge et le Sinaï, décrivent la religion des esclaves.

 

« Lorsque Pharaon laissa aller le peuple, Dieu ne le conduisit point par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche ; car Dieu dit : Le peuple pourrait se raviser en voyant la guerre et retourner en Égypte. Mais Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert, vers la mer Rouge. Les enfants d’Israël montèrent en armes hors du pays d’Égypte. » (Exode 13:17-18)

 

Notons que les Israélites étaient armés mais YHWH ELoHiM connaissant leur état d’esprit d’esclaves malgré les plaies qu’Il avait infligées à l’Égypte de façon puissante, extraordinaire et surnaturelle aux yeux de tous, leur fit faire un détour pour remettre la partie. En effet Il allait encore détruire la très puissante armée de Pharaon dans la Mer Rouge pour tenter de combattre leur incrédulité, changer leur cœur et état d’esprie. Mais cela fut en vain, car dès que le Peuple aborda le Jourdain et après qu’il ait fait explorer le Pays, voilà ce qui se passa après le rapport des espions et une vive discussion :

 

« Toute l’assemblée éleva la voix et poussa des cris, et le peuple pleura pendant la nuit. Tous les enfants d’Israël murmurèrent contre Moïse et Aaron et toute l’assemblée leur dit : Que ne sommes-nous morts dans le pays d’Égypte, ou que ne sommes-nous morts dans ce désert ! Pourquoi YHWH nous fait-il aller dans ce pays, où nous tomberons par l’épée, où nos femmes et nos petits-enfants deviendront une proie ? Ne vaut-il pas mieux pour nous retourner en Égypte ? Et YHWH dit à Moïse : Jusqu’à quand ce peuple me méprisera-t-il ? Jusqu’à quand ne croira-t-il pas en moi, malgré tous les prodiges que j’ai faits au milieu de lui ? » (Nombres 14:1-2+11 ; cf. aussi Exode 14:10-14).

« C’est un bon pays, que l’Éternel, notre Dieu, nous donne. Mais vous ne voulûtes point y monter et vous fûtes rebelles à l’ordre de l’Éternel, votre Dieu. Vous murmurâtes dans vos tentes et vous dirent : C’est parce que YHWH nous hait, qu’il nous a fait sortir du pays d’Égypte, afin de nous livrer entre les mains des Amoréens et de nous détruire. Où monterions-nous ? » (Deutéronome 1:25-28)

 

a) Où monterions-nous ?

Le Peuple Hébreu se trouvait à la frontière du Pays promis mais ne le voyait pas alors qu’il était sous ses yeux, juste devant lui. Il voyait les obstacles, les ennemis, les géants au lieu de voir et de considérer Celui qui l’avait sorti d’Égypte par des prodiges absolument extraordinaires tout récents. Ainsi il ose encore poser la question : « Où monterions nous ? », alors que tout était à portée de main, devant leurs yeux.

 

Effectivement celles et ceux qui résistent à l’enseignement et à l’appel de la montée à la Salle du Trône (= Pays promis) n’arrivent pas à se détacher dans leur état d’esprie et leur cœur de l’espace-matière-temps qui pourtant représente ici le désert et surtout l’esclavage en Égypte.

 

Ils lisent dans la Bible les hauts faits et miracles de YHWH ELoHiM et en voient sur terre dans certaines églises actuellement. Mais comme les Hébreux, ils ne voient pas MONTER !!!

 

Sont-ils aveugles ? Ils ne voient rien et ne veulent rien voir dans le texte biblique pour commencer. Ils ne savent pas parce qu’ils ne voient rien et ne cherchent pas à voir, ils se voilent carrément la face. Ils disent comme les chrétiens de Laodicée : « Nous n’avons besoin de rien » alors qu’ils feraient mieux de « s’acheter le collyre pour que leurs yeux voient ». Ils préfèrent rester dans le désert, exposés aux attaques ennemies et à la sécheresse ou au pays d’Égypte en esclavage et y mourir, alors qu’EN Jésus-Christ le Pays promis est juste devant leurs yeux, à portée de main !!!

 

b) Pourquoi ?

Pourquoi faire, est-ce vraiment utile ? Oui, c’est pour passer de la situation d’esclaves à celle de d’hommes et de femmes libres de servir YHWH ELoHiM selon Ses lois dans le Pays promis et de Le manifester à l’humanité, d’accueillir le Messie et de Le suivre dans l’accomplissement de ses missions spécifiques de Peuple élu. Israël est aussi le pédagogue, le modèle, la matrice pour la pensée et la marche de l’Eglise.

 

La montée au Pays promis céleste de l’Eglise des Vainqueurs permet d’accomplir les missions décrites de l’Apocalypse devant aboutir au règne millénaire sur terre sous l’autorité de l’Époux. Elle permet aussi d’échapper aux horreurs de la Grande Tribulation et au Règne de l’Anti[é]-Christ.

 

c) Comment ?

Le Peuple Hébreu était l’armée de YHWH : ils étaient armés ! (Exode 12:41+51 ; 13:18). Leurs armes ne devaient pas rouiller mais servir. Dès qu’un peuple se bat et fait la guerre à ses ennemis qui veulent l’assujettir voire l’exterminer, il n’est plus esclave.

 

Avec les plaies à l’encontre des Égyptiens, le passage de la Mer Rouge, la manne, les cailles, l’eau coulant miraculeusement au désert, le Peuple Hébreu vivait sous la grâce d’assistanat prodiguée par YHWH ELoHiM mais n’avait qu’une religion d’esclaves, une foi d’esclaves.

 

Quelles sont les caractéristiques de la religion d’esclaves qui se sont manifestées ?

Les murmures, la rébellion contre YHWH ELoHiM, Moïse et Aaron donc la critique de Dieu et des ministères, croire que YHWH ELoHiM les hait, c’est-à-dire mépriser l’Allié principal et faire preuve d’incrédulité avec des « pourquoi » à n’en plus finir, le manque de courage pour mener et voir la guerre, la fuite et le regret du désert et de l’esclavage du « monde » au lieu de l’attrait du Pays promis « où coulent le lait et le miel ». Ne reconnaît-on pas là un peu l’état des églises à travers le monde ?

 

Les esclaves sont emprisonnés esprie, âme et corps dans leurs déterminismes et finalement prônent un faux « Evangile » de déserts et d’esclavages.

 

Alors comment ? Il faut mener et « voir » la guerre pour passer de l’esclavage à la liberté.

4. La guerre et ses étapes

a) La guerre pour « monter » (cf. Ephésiens 6: 10-17)

 

La guerre pour la montée se prépare. Il faut saisir et revêtir l’armure de Feu du soldat, prendre les armes et savoir s’en servir : la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice, les sandales du zèle, le bouclier de la foi, le casque du salut et l’épée de l’Esprie qui est la Parole de Dieu. A cela s’ajoutent les trois piliers de la piété à savoir l’aumône, la prière et le jeûne pour davantage activer la pratique efficace des dons spirituels et des ministères dans l’amour véritable en vue de la métamorphose du corps par la Sainte Esprie indissociable de la révélation des filles et des fils de Dieu à la création (Romains 8:19-23).

 

Il faut connaître ses vrais ennemis. Il ne s’agit pas des êtres humains, la chair et le sang. Il s’agit des réalités spirituelles négatives manipulant par derrière les hommes tels des marionnettes. Il est donc indispensable de tenir face aux manœuvres du Diable, de combattre les Autorités, les Puissances, les Dominations du monde des ténèbres, les esprits mauvais qui sont dans les lieux célestes ou le deuxième ciel. Il est indispensable d’apprendre la pratique du combat « spirituel prophétique » dont la base est toujours la même y compris après la montée : le Sang, le Feu de l’Agneau, la Parole prophétique du témoignage de référence et d’appartenance à l’Agneau et la victoire sur la Mort.

 

Là encore, il ne s’agit pas de confondre la montée et l’enlèvement.

 

La montée présuppose une guerre contre le monde des ténèbres dirigé par le Diable. Il s’agit en effet de passer le deuxième ciel à savoir la zone contrôlée par l’Ennemi pour accéder au troisième ciel là où se trouve le Trône de Dieu. Nous retrouvons d’ailleurs en parallèle, pour une meilleure compréhension, les combats à mener pour Israël qui doit « monter » pour conquérir avec les armes le Pays promis par Dieu à Abraham et sortir de sa mentalité et condition d’esclave.

 

L’enlèvement concerne un bébé qui, à ce moment-là, contrairement à sa mère, sera rapidement enlevé au Trône sans qu’il puisse faire quoi que ce soit !!! (Cf. Apocalypse 12:5c).

 

La guerre pour la montée, pour être gagnée, ne peut tolérer une vie de péché et plus particulièrement le mensonge, l’injustice, la paresse, l’incrédulité, une partie de soi non sauvée dont évidemment le corps, la non-écoute de la Sainte Esprie et le non-respect de la Parole de Dieu. Nous sommes conscients que dans l’espace-matière-temps on ne peut être parfait. Mais par la grâce de l’action puissante de la Sainte Esprie et de l’effet de la Parole de Dieu nous voulons tendre à passer avec notre volonté de guerriers et de combattants, de l’esclavage à la liberté en entrant en guerre pour la montée. Remarquons que l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11) illustre parfaitement la réalité de cette guerre pour la montée à venir dont nous parlons ici, même si elle devra mourir en martyr avant de monter après avoir été ressuscitée sur terre, ce qui n’est pas l’idéal (Cf. Ecrit « L’Eglise des Deux Témoins »).

 

De nombreux aspects de cette guerre ont d’ores et déjà été enseignés et prônés par certaines églises charismatiques, mais sans l’objectif de la montée pour maintenant esprie, âme et surtout corps ! L’objectif de ces églises étant surtout de « monter des églises et des œuvres » puissantes, vivantes et nombreuses ici-bas avec les résultats certes très positifs mais aussi mitigés que l’on connaît parce qu’exposées à l’Ennemi dans l’espace-matière-temps. D’ailleurs certaines églises et ministères très vivants ont actuellement l’impression de « plafonner » sans vraiment comprendre pourquoi.

 

Une fois que la guerre pour la montée sera gagnée, nous participerons à la guerre des « montés » et des « enlevés ».

 

b) La guerre des « montés » et des « enlevés »

L’Apôtre Jean en prémices (Apocalypse 4:1) puis les membres de l’Eglise initiale des Vainqueurs, au corps glorieux, sacrificateurs destinés à régner sur terre (Apocalypse 5: 9b-10) mèneront une première bataille à partir du Trône durant la première partie de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2).

 

Ils chevaucheront sur leur cheval blanc (Cf. Apocalypse 19:14). Cela signifie qu’ils ne seront pas limités à l’espace, aux distances et à la matière qu’ils pourront traverser par exemple. Ils ne seront pas davantage limités dans les lieux célestes particulièrement face au royaume des ténèbres ou le deuxième ciel.

 

Ils seront dotés d’un arc et donc de flèches. Cela signifie qu’ils ne mèneront plus un combat corps à corps et ne seront plus exposés aux ennemis. Les flèches iront droit au but à chaque coup avec effet immédiat.

 

Ils seront couronnés, c’est-à-dire qu’ils règneront, auront l’autorité, le pouvoir et la puissance tant dans les lieux célestes que sur terre. Ils seront de la même nature royale glorieuse de Lumière et de Feu que le Roi qui est sur le Trône. Ils ne peuvent être blessés ou touchés.

 

En guise de confirmation et de résumé de l’ensemble, il est écrit qu’ils partiront en vainqueur et pour vaincre.

 

Quelle sera leur victoire ? Cela ne peut être que la foule des Juifs et celle des nations non comptabilisables d’Apocalypse 7 issues de la Grande Tribulation qui monteront devant le Trône.

 

Ils gagneront encore d’autres batailles car ils apparaîtront glorieux sous la forme de la femme glorieuse couronnée d’Apocalypse 12:1 qui aura la lune sous ses pieds, c’est-à-dire le mal sous ses pieds.

 

Cette guerre des « montés » comportera aussi l’accouchement de cette femme en travail de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée. Les conditions de l’accouchement ne seront pas des plus agréables car il se fera dans la douleur et sous l’haleine nauséabonde des sept têtes du Dragon voulant dévorer le bébé. Notons qu’apparemment il ne pouvait s’attaquer à la mère… ! Et pour cause !

 

Cette nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs sera enlevée (Apocalypse 12:5c) au Trône et mènera ensuite avec les anges dirigés par l’Archange Michel la bataille suivante, celle des « enlevés » consistant à libérer le deuxième ciel (Apocalypse 12:7-11).

 

Par la suite, les « enlevés » et les « montés » formant ensemble l’Eglise des Vainqueurs combattront avec le Roi des rois (Apocalypse 14:1 ; 17:14).

 

Enfin l’Eglise des Vainqueurs que nous retrouvons en Apocalypse 19: 7- 8+14 combattra pour la libération de la terre en vue de l’instauration du Millénium.

 

Conclusion

Aussi longtemps que les déterminismes systémiques de l’espace-matière-temps seront notre prison, désert ou encore exil, il n’y aura pas moyen d’avancer. La seule solution sera de s’en défaire pour « monter » et devenir libres. Comme pour Israël, YHWH ELoHiM veut nous libérer de la grâce de l’assistanat pour nous faire bénéficier de la grâce de l’action et de la guerre pour la montée et ensuite de la guerre à partir d’En-Haut. Passons de l’enfant gâté, pourri, tête à claques au combattant aguerri avec un vrai Evangile et des objectifs consistant à nous placer en position céleste de vainqueurs.

 

En Lui,

Martin BUSCH

88. Responsables ?

INTRODUCTION

 

Énumérer les catastrophes, les guerres, les attentats, les meurtres, les misères, la faim, les maladies, les souffrances, les conflits, les frustrations, les peurs, les mensonges, les hypocrisies, les conflits, les disputes, les impuretés, les péchés etc… tant au niveau général que derrière les portes des chaumières ou châteaux de toute famille y compris chrétienne depuis que Jésus Glorifié est apparu à l’Apôtre Jean, serait une liste interminable.

Pourtant il est écrit à propos de Jésus : « Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Esaïe 53: 4-5).

Merci Seigneur pour tous les pardons, délivrances, guérisons, conversions et autres bénédictions qui ont lieu en Ton nom !

Mais statistiquement n’en serions-nous pas un peu au stade confidentiel, microscopique durant ces presque deux millénaires au vu de la perfection et de la plénitude de l’œuvre de Jésus sur la croix ? La réponse du « petit troupeau », du « reste » est-elle satisfaisante pour nous, mais surtout pour Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés ?

Alors pour y pallier, on se jette corps et âme quelquefois jusqu’au martyre dans divers services et ministères, ce qui est très louable, appréciable et totalement exemplaire ! Mais pour quel résultat ? Devrons-nous en rester aux miettes qui tombent presque au gré du hasard de la table du festin ou faisons-nous partie des invités servis abondamment à table ?

Pour démontrer cela, reprenons la Parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14:12). Non seulement nous ne faisons pas les œuvres comme Jésus, mais en plus, par voie conséquence, nous n’en faisons pas de plus grandes !!!

On prie le Père au nom de Jésus : « Que Ton règne vienne, Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! » Cela fait aussi presque 2000 longues années que cela dure ! Il semble évident que la volonté de Dieu n’est pas faite sur la terre. Elle ne l’est d’ailleurs pas davantage dans le ciel puisqu’on doit toujours encore combattre l’Ennemi dans les lieux célestes (Ephésiens 6:12) et qu’il continue de nous accuser devant le Trône de Dieu ! (Apocalypse 12:10c). Il y a donc un problème sérieux !

Responsables ? Oui ! Coupables ? Encore oui puisque responsables !

Bref, il ne reste plus qu’à déprimer, désespérer et tout lâcher pour passer à autre chose ou alors on change de « logiciel ».

« Mon peuple se meurt, faute de connaissance » (Osée 4:6). En fait pour connaître, il est indispensable de changer de logiciel, d’arrêter d’utiliser les vieilles outres pour le vin constamment nouveau du Seigneur, d’arrêter de revêtir nos vieilles guenilles charnelles pourries dues à la chute pour revêtir le Feu et la Lumière toujours renouvelés du Corps glorifié de Jésus et de celui de notre Mère céleste la Sainte Esprie pour justement ne pas mourir ! Alors on peut changer d’environnement, sortir de l’espace-matière-temps pour rejoindre par la montée le Trône où la connaissance est parfaite ! A partir de là où la connaissance est parfaite, on peut réellement devenir responsable et efficace sur terre selon Jean 14:12 parce qu’on bénéficie de toute l’étendue du sacrifice expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ ! En fait nous sommes coupables de restreindre l’étendue et la portée de l’œuvre de Jésus. Mais en changeant de logiciel nous considérerons toute l’étendue des effets de Son sacrifice et de la grâce en découlant. C’est la seule et unique solution pour être à la hauteur des deux versets cités plus haut !

 

1. Sacrificature et royauté

a) Nouveau statut de l’Eglise des Vainqueurs

« Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et règneront sur terre » (Apocalypse. 5:9-10).

Voilà le nouveau statut de l’Eglise des Vainqueurs montée à la Salle du Trône.

Tout l’enseignement chrétien en général a porté sur la sacrificature de Jésus-Christ par laquelle on obtient la justification à savoir la première partie de ce verset. C’est évidemment juste et capital mais on en oublie la deuxième partie où Jésus fait de nous non seulement des sacrificateurs par Son sang mais aussi des régnants sur terre !

Les versets suivants sont tout aussi ignorés :

« A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec un bâton de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. » (Apocalypse 2:26-27).

« Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec un bâton de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône » (Apocalypse 12:5).

Quelle prétention ! Paître le « troupeau des nations » avec un bâton de fer ! Ne faut-il pas constamment se « sacrifier », prendre sa croix, encaisser les coups au nom de l’amour ?

Mais est-ce de l’amour que de laisser faire l’Ennemi et les méchants dans leurs horreurs portant constamment atteinte à la vie et à la dignité humaines ? Se victimiser dans une anémie tant spirituelle, psychique que physique et se contenter lâchement dans le laisser-faire, n’est-ce pas une déviation du véritable amour ? Et tous les gens qui sont précipités en enfer chaque seconde à cause de notre échec dans l’évangélisation ?

 

b) Intermédiaire

Si Jésus a expié, porté, racheté, tout accompli pour nous alors faut-il encore expier, porter, racheter et accomplir pour finir le travail ?

On se place dans une situation intermédiaire un peu « facile » du « déjà et du pas encore ». On adapte l’Evangile de Jésus-Christ à l’espace-matière-temps intermédiaire alors qu’au contraire l’Evangile de Jésus-Christ a pour vocation de nous faire entrer au ciel puis de nous y « adapter » pour nous donner la connaissance et la puissance qui nous rendrons effectivement capables de régner sur la terre !!!

Actuellement on met entre autres en place des structures ecclésiales intermédiaires terrestres (sacrificature : cultes, Ste Cène etc…) et humanitaires voire humanistes (régner sur des « espaces préservés d’actions humanitaires ») pour essayer de pallier un peu à la misère. C’est vraiment très louable mais on travaille toujours à la marge, dans la presque confidentialité et donc dans une efficacité très limitée avec, malgré toute la bonne volonté, des dommages collatéraux comme dans toute entreprise humaine imparfaite. Alors faut-il arrêter ce qui a mis des années à se mettre en place ? Certes non, mais il est indispensable de réorienter la priorité sur la conséquence de la sacrificature à savoir le règne sur terre à partir des lieux célestes en vue d’une efficacité décuplée à l’infini !

Il se pose de surcroît un problème doctrinal de fond.

Non seulement dans notre faire mais aussi dans notre être, on devient en quelque sorte des « intermédiaires » entre Dieu et les hommes pour amener les personnes à Dieu et les aider. C’est totalement inévitable dans l’environnement intermédiaire de l’espace-matière-temps qui déteint sur nous malgré toute la bonne volonté, le côté louable de la démarche. Nous en voyons l’illustration dans la conception du ministère du prêtre catholique qui est intermédiaire entre le peuple de croyants et Dieu. Certains ministères « à succès » ne se privent pas davantage d’usurper cette position… !

Pourtant l’Écriture semble claire à ce sujet :

« Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur (mésitès : médiateur, intermédiaire, entremetteur ; mésos : au milieu) entre Dieu et les hommes_, Jésus Christ homme »_ (1 Timothée 2:5)

Cette position de médiateur, d’intermédiaire entre Dieu et les hommes que nous prenons indûment par la force des choses dans l’espace-matière-temps intermédiaire est à la source de tous les problèmes et ne peut être la bonne manière de prendre nos responsabilités. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une usurpation grave dont la source est carrément une fausse doctrine !

Seul Jésus-Christ peut tenir cette position. Lui, a intégralement payé pour que nous SORTIONS de la position intermédiaire d’intermédiaires, position pour nous d’ailleurs totalement intenable (nous en avons 2000 années de preuves), pour nous placer dans la position céleste de grâce EN Christ de ce fait absolument non intermédiaire afin que nous connaissions parfaitement et soyons ainsi capables de régner tout aussi parfaitement avec un bâton de fer si nécessaire !

 

c) Nécessaires sacrificature et règne

En Israël il y avait le Temple à Jérusalem avec ses sacrificateurs et les prophètes d’une part et d’autre part le roi qui devait garder et défendre la terre promise avec son épée. Il devait en outre faire régner l’ordre et la morale selon Dieu et la Loi, si nécessaire par la force, dans tout le pays pour faire barrage à la méchanceté et à l’immoralité. Bref, le roi devait régner selon la THoRaH !

Quand les deux fonctionnaient harmonieusement selon Dieu, tout évoluait dans le bon sens. Le rôle d’Israël, peuple élu, était et reste toujours à partir de sa terre et de son identité forgée maintenant depuis plusieurs millénaires, de révéler YHWH ELoHiM au monde tant par la sacrificature que par le règne davidique. Il aurait dû le faire au moment voulu en Jésus le Messie, descendant de David, sacrifice et Sacrificateur, tout en maintenant l’approche juive à l’encontre de l’approche hellénique grecque qui malheureusement a pris le dessus non seulement dans le christianisme mais aussi dans le judaïsme.

La pensée grecque sépare en effet le corps de l’âme–esprie, la royauté de la sacrificature. Le judaïsme comme le christianisme se sont largement « spiritualisés » puisqu’ils n’avaient pas le choix : ils furent en outre marginalisés par l’Empire romain qui a bien entendu voulu garder l’aspect « concret » régnant et même obliger les peuples à rendre un culte avec sacrifices à l’empereur…

Pourtant ni Israël, ni l’Eglise ne sont dégagés de leur responsabilité de régnants qui seule permet l’efficacité ! Sans pouvoir ni puissance pas d’autorité ni d’efficacité !

 

d) Plénitude et unité nécessaires entre Israël et l’Eglise

La pensée grecque catégorise systématiquement au détriment de la notion de plénitude (plérôme) et d’unité qui devraient régner entre Israël et l’Eglise.

Elle a entre autres de la sorte entraîné la théologie du remplacement d’Israël par l’Eglise que l’on retrouva surtout au sein de l’Eglise catholique romaine. Là on catégorise, sépare, coupe Israël de l’Eglise, le « tronc de l’olivier » d’avec les « branches seulement greffées » dessus. Si on coupe les branches du tronc, c’est le tronc qui subsistera le plus longtemps et certainement pas les branches… ! (Cf. Romains 11).

L’esprit de chevalerie, le Roi très chrétien, l’Empereur sacrés par le Pape et/ou ses représentants avec un clergé ultra puissant incrusté partout, se voulaient d’aller dans le sens du règne sur terre dans une société du Moyen-Age dite chrétienne. Cette société se voulait quelque part imitatrice, calquée sur Israël pour le remplacer.

Le résultat oppressif d’une société bloquée, inquisitoire, menant des guerres de religions, perpétrant des persécutions notamment à l’encontre des Juifs et des chrétiens authentiques ne s’est pas fait attendre. L’Eglise romaine voulait remplacer Israël en exerçant à la fois la sacrificature par les prêtres au rôle intermédiaire et la royauté très chrétienne devant manier le glaive dans le pays et hors du pays au nom de Dieu, de l’Eglise et du Pape.

Mais ce n’était pas le rôle de l’Eglise de remplacer Israël qui reste et restera le Peuple élu de YHWH Elohim dans son rôle spécifique jusque dans l’éternité ! (Apocalypse 7:4-8 ; 14:1-5 ; 21:12). Les branches de l’olivier ne pourront jamais remplacer le tronc.

La meilleure preuve de cette intention divine est la restauration de l’Etat d’Israël après des millénaires qui retrouvera l’ensemble de la Terre promise (royauté sur sa terre) et finira par reconstruire le Temple (sacrificature sur terre) !!! C’est pourquoi l’antisionisme et tout aussi grave que l’antisémitisme.

Le calque n’est pas l’original et ne restera qu’une copie sans valeur !

L’Eglise a au fil des ans largement perdu de son influence dite royale sacrée, régnante et il faut le reconnaître par voie de conséquence aussi de son influence au niveau de la sacrificature ou foi dans la société occidentale voire dans le monde en général. Elle s’est « spiritualisée » là encore sous l’influence fractionnaire hellénique, donc marginalisée car sans la force et les moyens de la royauté.

e) Nécessités sacrificielles et régnantes dans toute société humaine

Le laïcisme des pays démocratiques a essayé de remplir le vide laissé par l’Eglise et en est arrivé à progressivement « privatiser », étouffer l’expression publique éthique par la loi. Ainsi l’épée régnante mortifère de l’Occident est accompagnée de sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain de millions de bébés avortés (Cf. légalisation de l’avortement ou sacrifices de bébés cf. Lévitique 18:21 ; 2 Rois 23:10 ; Jérémie 32:35, du mariage homosexuel cf. Lévitique 18:22 ; Romains 1:26-27 etc…).

L’Islam, en concurrence avec le laïcisme occidental, veut aussi remplir ce vide mais pour à terme s’imposer par son épée régnante mortifère et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des « mécréants » particulièrement Juifs. Dès qu’il a les moyens « régnants » l’Islam finit toujours dans la tolérance zéro au niveau de sa spiritualité et de sa sacrificature.

Le nazisme a voulu remplir ce vide et s’est aussi imposé par son épée régnante mortifère guerrière et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des camps de concentration particulièrement celui des Juifs.

Le communisme a voulu remplir ce vide et s’est aussi imposé par son épée régnante mortifère et sa spiritualité sacrificielle arrosée du sang humain des goulags particulièrement celui des Juifs, des chrétiens authentiques sans compter les opposants en général. La Corée du Nord en est encore une démonstration atroce.

Certains en Occident proposent actuellement une espèce de retour en arrière au Moyen-Âge vers des valeurs chevaleresques d’honneur et de service de Dieu, du roi et des plus faibles à travers l’épée. Ils rêvent de Jeanne d’Arc. L’Eglise papale et l’épée des rois très chrétiens, par les croisades, Poitiers, la reconquête de l’Espagne, de la Sicile, de la Crète etc… représentent un idéal et ont en effet retardé l’avance des musulmans ! Mais ils n’ont réussi qu’à retarder l’échéance car nous constatons actuellement l’état de guerre ouverte et la présence très nombreuse d’islamistes dans nos communes, sachant que depuis le début de l’Islam, il y avait toujours des guerres larvées ou carrément ouvertes plus ou moins intenses.

L’être humain et la société humaine en général ont désespérément besoin des deux dimensions de sacrificature-spiritualité et de règne-autorité. L’être humain et la société humaine en général portent en eux de manière fondamentale telle une gangrène la culpabilité à cause de la chute et du péché.

Ils ont un besoin irrépressible de faire couler du sang « expiatoire » d’une façon ou d’une autre pour essayer de calmer la douleur de cette culpabilité qu’elle soit avouée ou non. Il y a toujours ce besoin de « bouc émissaire-expiatoire » face au mal vivre. De la même manière l’être humain et la société humaine ont besoin d’autorité, de règne, de « bâton de fer », d’ordre pour rendre possible un minimum de vivre ensemble.

 

f) La solution concrète

La sacrificature et la royauté sont donc absolument indispensables mais comment les retrouver selon le plan de Dieu ? Israël, parce que c’est sa vocation de Peuple élu, détenteur de la THoRaH, nous donne l’exemple particulièrement par son histoire actuelle extraordinaire, même si tout n’y est de loin pas parfait ni achevé. Reconnaissons tout de même qu’Israël fait figure d’oasis dans la région et peut-être à terme ce sera le cas au niveau mondial ! En effet les pays occidentaux laïcistes provoqueront des verrouillages liberticides de plus en plus marqués pour diverses raisons notamment dans la lutte contre l’islamisme radical aujourd’hui mais demain par une alliance de raison avec l’Islam contre Israël et les chrétiens authentiques.

Quoi qu’il en soit, sachons clairement que le combat pour nous en vue d’obtenir la plénitude de communion de la sacrificature en Jésus qui a versé Son sang et de la royauté unificatrice ou ordre moral selon la Bible dans l’espace-matière-temps par la voie et la position d’intermédiaires sont d’avance perdues parce qu’elles sont usurpatrices du rôle de médiateur-intermédiaire réservé à Jésus seul. Jésus-Christ le seul médiateur ne peut que nous projeter d’emblée dans les lieux célestes, d’où nous pourrons régner sur terre mais pas comme intermédiaires ou médiateurs mais en tant que Son Épouse unie à Lui, reine et régnante, uniquement par grâce et amour ! Cette Epouse ou l’Eglise initiale des Vainqueurs est d’emblée clairement composée de chrétiens issus des nations et de juifs messianiques (cf. Apocalypse 3:12). Voici donc la seule solution pour éviter les fractionnements helléniques qui doivent impérativement être remplacés par la réunification totale entre les Juifs devenus messianiques et les Chrétiens issus des nations. Unis et réconciliés ceux-ci formeront l’Eglise-Epouse totalement unie (Cf. communion ou union commune) à son Epoux Jésus-Christ ! (Cf. Jean 17: 20-26 ; Ephésiens 2:15-17 ; Colossiens 1:19-20). C’est pourquoi notre responsabilité est de pleinement croire, annoncer, entrer dans la position prévue et prônée pour nous par Jésus-Christ Glorifié !

2. Régner, paître les nations avec un bâton (sceptre) de fer

a) Non au spiritualisme

L’Eglise enseigne à juste titre le salut justificateur par le sacrifice de Jésus sur la croix. L’Agneau a été immolé pour nous racheter. C’est la sacrificature, le sang indispensable à l’existence humaine qui coule.

Mais si on en reste là sans aller plus loin, le discours finit par rester cantonné dans le spiritualisme INVISIBLE, intérieur, « le privé du chacun sa religion » qui est prôné et toléré dans le cadre laïque ! On parle particulièrement du salut de l’âme, de l’être intérieur, du cœur etc…Pourtant l’œuvre justificatrice de Jésus devrait aussi concerner le corps, le côté VISIBLE impliquant de fait le côté régnant ! C’est pourquoi Paul parle de REVELATION des fils de Dieu qui bénéficient du salut corps, à savoir une manifestation VISIBLE attendue à juste titre par la création souffrante ! (Romains 8:19-23).

Comme déjà dit, l’Eglise a surtout enseigné et pratiqué le côté régnant au Moyen-Âge avec notamment les monarques « de droit divin » en France, en Angleterre, dans le Saint Empire Romain Germanique ou encore en Russie et d’autres pays. C’est avec le corps-chair dans l’espace-matière-temps de façon visible voire ostentatoire que ces règnes ont été exercés. Le résultat n’a pas été probant surtout dans les cas des monarchies absolues de nature dictatoriale. Cette situation ne s’est d’ailleurs pas perpétrée et fut largement rejetée comme les croisades par exemple qui en étaient des manifestations totalement dévoyées. Notons qu’aujourd’hui encore, il reste des vestiges de cette réalité : la reine ou le roi du Royaume Uni est d’office chef de l’Eglise Anglicane !

Dans le texte de l’Apocalypse, il s’agit non seulement d’exercer la sacrificature mais encore de paître les nations avec un bâton de fer, donc régner avec autorité voire force s’il le faut. C’est une nécessité, nous avons essayé de le démontrer dans le paragraphe précédent.

Comment faire ? Quelle est la solution ?

Jésus a fait des vainqueurs montés à la Salle du Trône non seulement des sacrificateurs mais aussi des rois qui règneront où ? Sur terre mais à partir du ciel. Voilà la différence fondamentale d’avec le Moyen-Âge !

 

b) Oui aux responsabilités réelles

« Au vainqueur, à celui qui garde mes œuvres (ta erga au pluriel) jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations… » a dit Jésus Glorifié.

Pour avoir autorité sur les nations, il faut être vainqueur c’est-à-dire répondre favorablement aux exhortations de Jésus Glorifié aux sept églises et bénéficier de Ses promesses, entre autres monter au ciel et siéger avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3:21), ce qui n’est pas rien, mais qui permet justement de régner dans des conditions conformes à la Parole de Dieu et de prendre ses responsabilités !

Pour avoir autorité sur les nations, il faut garder Ses œuvres jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’au Millénium où l’Eglise des Vainqueurs règnera alors pleinement avec Lui sur terre à partir du ciel et d’Israël à Jérusalem au Temple le point de contact privilégié entre le ciel et la terre désigné en tant que tel par YHWH ELoHiM Lui-même.

Quelles sont les œuvres principales de Jésus dont nous bénéficions et que nous devons garder précieusement ?

La première est l’œuvre justificatrice dont nous avons écrit plus haut qui concerne la sacrificature. La sacrificature implique la seconde et ne peut en être dissociée sous peine d’inefficacité.

La seconde est l’œuvre de glorification (Romains 8:30) ou la métamorphose, la transfiguration du corps qui permet la royauté, le règne, l’autorité sur les nations, le bâton de fer, la responsabilité de l’Epouse-Reine montée, siégeant avec l’Epoux sur le Trône.

Pour n’avoir pas gardé la seconde œuvre de glorification de Jésus Glorifié, l’Eglise, de ce fait, est coupable de ne pas avoir pu ni su prendre ses responsabilités régnantes. C’est pourquoi Jésus Glorifié l’appelle à écouter ce que l’Esprie dit et surtout l’appelle à la REPENTANCE, car il y a réellement culpabilité à ce niveau-là déjà et sûrement au niveau de l’Eglise du premier siècle de notre ère qui savait, alors que les générations suivantes de chrétiens, dont nous, ne savaient plus !

Mais maintenant on commence de nouveau à savoir : d’où notre responsabilité !

Les presque 2000 ans d’horreur, de souffrances et de mort auraient pu être assurément évitées et en tous cas Jésus Glorifié aurait voulu nous les éviter sinon Il ne serait pas apparu à l’Apôtre Jean en gloire avec Son message urgent aux églises déjà en 92 environ !

Certes on ne peut revenir en arrière, mais quel est notre discours et notre action aujourd’hui pour intégrer la seconde œuvre de Jésus pour que le processus vers le règne puisse se mettre en route ?

Justifiés ? Assurément oui ! Glorifiés et donc régnants-responsables ? C’est la bonne question…

 

 

3. Le temps messianique de YHWH ELoHiM

a) Changements de noms

Il y a un détail qui remonte à l’époque d’Abram-Abraham et de Saraï-Sarah qui va nous interpeler.

Quand YHWH ELoHiM change le nom d’Abram en Abraham et celui de Saraï en Sarah les deux noms obtiennent une même nouvelle lettre à savoir le « » hébraïque : ABeRaM devient ABeRaHaM et SaRaÏ devient SaRaH (cf. Genèse 17:5 et 15). Ce changement de nom bien entendu avec l’Alliance, la Circoncision, la Parole-promesse d’un fils et d’une terre a enclenché le fait miraculeux divin qu’Isaac ait pu naître au sein de ce couple de vieillards !

Toutefois le gain de cette même lettre dans leur nom respectif, dans leur identification n’est pas insignifiant. Il ne peut que signifier un gain de puissance miraculeuse. Le premier hé est la Mère divine, l’Esprie Sainte, puissance divine s’il en est ! Le second hé est l’Eglise des Vainqueurs, épouse de et en Christ, reine couronnée puissante.

Abraham et Sarah pourront concevoir puis enfanter dans leur quatrième voire cinquième âge : quelle manifestation de puissance !

Au niveau des changements des significations des deux noms nous passons d’Abram père élevé à Abraham père d’une multitude et de Saraï ma princesse à Sarah reine, souveraine.

Le gain de la lettre « hé » pour chacun est de toute manière indiscutable. Isaac, fruit des deux « hé » ou puissance miraculeuse, figure patriarcale, ancêtres du Messie leur naquit ! (Cf. écrit « Patriarches »). Pensons à la naissance miraculeuse de Jésus. Isaac, figure du Messie-Epoux après être passé par le « presque sacrifice », préfiguration de la croix, se maria avec Rebecca figure de l’Eglise initiale des Vainqueurs – Épouse. Il vécut richement ou « régna » en quelque sorte durant toute sa vie dans la Terre promise qui représente pour nous la Salle du Trône. Ils eurent Jacob – Israël qui est une figure du garçon enfanté en Apocalypse 12, figure de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs encore plus puissante.

b) YHWH, le nom identitaire

Mais en fait pourquoi nous attachons-nous à ces deux lettres « hé » ? Parce que ces deux lettres « hé » apparaissent dans le tétragramme de YHWH : yod – – waw – .

Abraham et Sarah reçurent chacun un « hé » apparaissant aussi dans le tétragramme YHWH pour pouvoir expérimenter ce qui aboutira à Isaac à savoir la justification – sacrificature (cf. sacrifice d’Isaac – Jésus sur la croix) et la glorification – royauté – règne (vivre et prospérer – régner dans la terre promise comme Isaac = montée de l’Eglise des Vainqueurs).

Le premier « hé » représente aussi la sacrificature et le second « hé » aussi le règne. Le premier patriarche Abraham et son épouse Sarah portant le Peuple d’Israël en leur sein reçurent chacun respectivement dans leur nom, leur identité, la marque de la sacrificature en ce qui concerne Abraham (Cf. sacrifice d’Isaac) et la marque du règne en ce qui concerne Sarah (Cf. reine).

Mais ce n’est pas tout : tous les deux reçurent chacun une partie du nom même de YHWH ! YHWH leur a injecté une partie identitaire de Lui-même de telle sorte qu’Abraham et Sarah et leurs descendants, le Peuple Juif, sont à jamais marqués, imprégnés dans leur être de façon spécifique et spéciale de l’essence même du Seigneur ! Pour nous répéter : le premier « hé » est l’Esprie Sainte et le second est l’Eglise des Vainqueurs capacités féminines respectives d’enfantement !!!

Israël est lié au nom et à la gloire de YHWH l’ELoHiM d’Israël : « …_afin que ton nom soit à jamais glorifié et que l’on dise : YHWH des armées, l’ELoHiM d’Israël est l’ELoHiM pour Israël ! » (1 Chroniques 17 :24)._

C’est pourquoi s’attaquer à Israël, c’est s’attaquer directement au nom de YHWH même, à Son identité, Sa gloire, Sa souveraineté, Son autorité, Son REGNE ! YHWH ELoHiM a choisi de régner en Israël fondamentalement marqué et génétiquement imprégné par Son Nom !

c) Les lettres de YHWH attaquées par les exils

La manière la plus terrible et destructrice de s’attaquer au Peuple d’Israël est l’exil où il est livré quasiment sans défense aux nations perverses loin du Temple d’ailleurs détruit et sa terre. En perdant le Temple et sa Terre, il perd la sacrificature et le règne. Cela signifie que les deux « hé » reçus sont largement endommagés et il doit se spiritualiser, s’adapter tant bien que mal au monde et ainsi perdre sa puissance. La synagogue, qui n’a rien de biblique, palliant au Temple par la force des choses, en est une illustration flagrante.

Vu l’unité existentielle entre Israël et YHWH, les exils sont aussi des attaques directes et frontales contre le nom de YHWH Lui-même.

Cette lettre « hé » ne se prononce pas vraiment mais elle se souffle la bouche ouverte, comme le Halleluja prononcé à l’allemande, c’est une haleine qui n’est pas sans rappeler celle de YHWH insufflée en Adam. La lettre « hé » est donc à mettre en relation avec la Sainte Esprie, puissance de vie et de glorification (règne) et louange (sacrificature, sacrifices de louanges 2 Chroniques 31:2 ; Hébreux 13:15).

Chaque exil d’Israël est un tir ciblé sur une lettre du nom de YHWH :

– L’exil de Jacob chez Laban provoqué par la tromperie de Jacob et de Rebecca et la menace de mort d’Esaü – Edom est un tir sur le Yod.

– L’exil en Egypte provoqué par l’attitude déplorable des frères de Joseph et la famine en Canaan est un tir sur le premier Hé. Israël « bébé » de notre Mère Céleste l’Esprie Sainte, premier Hé, est menacé dès le départ.

– L’exil en Babylone – Perse provoqué par l’attitude de péché des rois d’Israël, du peuple d’Israël et par Nabuchodonosor, roi de Babylone, est un tir sur le Waw à savoir Jésus-Christ. Israël fils est menacé d’existence par perte d’identité à cause de son mélange avec les babyloniens, les perses et autres.

– L’exil avec la dispersion dans le monde pour presque 2000 ans provoqué par le refus d’Israël de reconnaître Jésus-Christ comme le Messie et provoqué par les « descendants » d’Esaü – Edom dont l’Empire Romain largement influencé par les Grecs, l’Occident catholique romain, l’Occident en général et le monde dans son ensemble jusqu’à nos jours, est un tir sur le deuxième Hé. Ce deuxième Hé est l’Eglise des Vainqueurs intégrée dans le Nom de YHWH qui n’a pas été formée à la fin du 1er siècle malgré l’appel de Jésus Glorifié par ses 7 lettres au début du livre de l’Apocalypse. 2000 ans d’histoire, d’exil encore partiel empêchant le deuxième hé de rejoindre YHWH pour qu’il y ait plénitude ou plérôme.

L’exil en Égypte a trouvé sa fin par l’Agneau Pascal ou la sacrificature dont l’accomplissement se fera bien entendu en Terre d’Israël et au Temple après la conquête.

L’exil dans le monde entier trouvera sa fin définitive dans le Millénium ou le règne terrestre à partir du ciel, de Jérusalem et du Temple en passant préalablement par :

  • 1948, la création de l’Etat d’Israël et sa continuation jusqu’à la récupération de l’ensemble du Pays promis et la reconstruction du Temple,
  • Le salut des Juifs en Jésus le Messie marqués du sceau et se retrouvant « montés » devant le Trône avec la multitude issue de la Grande Tribulation en Apocalypse 7,
  • La montée de l’Eglise des deux témoins dont le témoin typologique Moïse représente les juifs et le témoin typologique Elie les chrétiens issus des nations en Apocalypse 11 avec le Temple reconstruit,
  • La femme glorieuse en travail en Apocalypse 12 dont la couronne glorieuse de douze étoiles représente l’unité réalisée des douze apôtres et des douze tribus, l’Eglise des Vainqueurs au complet, capable d’enfanter,
  • L’enlèvement de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs née de la femme glorieuse (Apocalypse 12:5c),
  • L’expulsion du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes,
  • L’expulsion du Dragon et de ses acolytes de la terre.

Il se trouve que les deux exils (Égypte et monde) correspondent justement aux attaques contre les deux lettres « hé » : sacrificature et règne uniquement possibles dans leur exercice respectivement au Temple et sur la Terre promise.

Ces lettres, mises ensemble comme chez Abraham et Sarah, sont porteuses de miracles, de victoires, d’avancement du plan divin. Nous comprenons mieux l’importance de ces attaques qui visent la Terre promise et le Temple. Elles veulent empêcher Israël d’accomplir ses missions de sacrificature et de règne seules voies possibles pour avancer vers le temps messianique de YHWH ELoHiM, c’est-à-dire la manifestation glorieuse du Messie !

Sacrificature et règne, comme nous l’avons montré, sont absolument indissociables du Nom même de YHWH, de Son Identité ! Il s’agit là d’une garantie absolue de la restauration non seulement de la sacrificature et du règne pour Israël mais aussi de la réalisation d’Apocalypse 5:10 : « Tu fais d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils règneront sur terre » à savoir l’Eglise des Vainqueurs montée au Trône, condition de possibilité de son règne !

Le nom de YHWH ne peut être détruit sinon Il ne serait pas le Nom de Dieu d’où cette garantie absolue d’accomplissement ! Toutefois notons que l’Ennemi vise et essaye de détruire la seule cible et réalité qui l’empêche de gagner à savoir les porteurs du nom de YHWH. Il s’agit d’Israël et de l’Eglise authentique – Eglise des Vainqueurs comme nous l’avons décrit plus haut. C’est évidemment peine perdue, mais il fait ce qui lui reste à faire de la manière la plus efficace et ciblée possible.

C’est pourquoi seul le nom de YHWH peut être notre garantie, notre refuge et notre forteresse, seul Jésus-Christ (YeSHOUaH = YHWH sauve) peut être notre Berger, notre Chemin, notre Intermédiaire et notre Médiateur et c’est tout aussi vrai pour Israël !

 

d) Les lettres de YHWH : quatre étapes

Reprenons l’ensemble des lettres du nom de YHWH en leur faisant correspondre quatre étapes :

  • La première étape avec la lettre Yod, la première lettre du nom de YHWH, est relative à l’exil de Jacob chez Laban. L’échelle allant de la terre au ciel ou inversement dont Jacob a rêvé signifie clairement la montée au ciel ouvert à mettre en parallèle avec son retour futur, son aliyah future au Pays promis. Le combat de coaching de Jacob avec Dieu la Sainte Esprie renommé Israël concerne davantage la montée et l’enlèvement. La première étape en fait concerne « l’installation » d’Israël sur sa TERRE et celle de l’Eglise des Vainqueurs au CIEL.
  • La seconde étape avec le premier concerne, comme dit plus haut, la SACRIFICATURE, l’Agneau pascal en Égypte et Jésus à la fois Sacrificateur et Sacrifice en tant qu’Agneau immolé, le Temple de Jérusalem lieu des sacrifices et le Temple céleste, les membres de l’Eglise des Vainqueurs, peuple de Dieu priant et louant devant le Trône devenus « sacrificateurs » :

Ils louent en proclamant avec les anges, les anciens par le chant nouveau à l’Agneau immolé, sacrifié (Apocalypse 5:8ss).

Ils ont aussi « offert en sacrifice leur corps » par un culte logique, raisonnable (Romains 12:1) pour être « consumé » dans le Feu de la Sainte Esprie c’est à dire métamorphosés pour une « communion » totale au Corps glorifié de Jésus, l’Agneau immolé (Cf. Ste Cène de Gloire). Ils sont devenus par-là comme sacrifice et sacrificateurs selon l’exemple parfait de Jésus Lui-même et dans une certaine mesure selon l’exemple d’Israël sacrifié lors de la Shoah et devant être sacrificateurs dans le troisième Temple à Jérusalem. Pensons en passant à l’intégrité physique parfaite requise pour les sacrificateurs en service au Temple (Lévitique 21:16-24) à mettre en parallèle avec notre corps glorifié, métamorphosé nécessaire pour la « montée » au Saint des Saints ou la Salle du Trône.

  • La troisième étape avec la lettre Waw concerne la PROPHETIE c’est à dire le témoignage de Jésus, l’esprie de prophétie, COMBATIVE. Elle est relative à l’exil à Babylone puis en Perse.

L’exil à Babylone du Peuple d’Israël et son retour au Pays promis comprenant la reconstruction du deuxième Temple ont été baignés par l’ensemble du prophétisme « combatif » de l’ancienne alliance. Certains prophètes comme Jérémie et Esaïe ont d’abord averti le Peuple et exhorté à la repentance afin d’éviter l’exil, mais en vain. Ezéchiel a par exemple exhorté au retour pendant l’exil à Babylone. Enfin d’autres comme Néhémie, Esdras ou encore Zacharie ont exhorté au retour et la reconstruction notamment du Temple. Ces prophètes annonçant certes les malheurs à cause des péchés d’Israël, annoncèrent aussi des épisodes de combats victorieux de YHWH et de Son Peuple sur les ennemis ainsi que des épisodes merveilleux relatifs au Messie glorieux et victorieux, Sa venue, Son règne et encore au Millénium où le loup couchera avec l’agneau. Il y est aussi question du retour-rassemblement de tous les pays – extrémités de la terre, de l’installation dans la Terre d’Israël ou Eretz Israël, à Jérusalem et de la restauration d’Israël dans un environnement paradisiaque ou apocalyptique dans le sens positif du terme à savoir « dévoilement, révélation ».

C’est ce qui nous amène au texte de l’Apocalypse :

Le cœur de la prophétie dans l’Apocalypse est le témoignage de Jésus : « Car le témoignage de Jésus est l’esprie de la prophétie » (Apocalypse 19:10). Elle est la base de l’action victorieuse de l’Eglise des Vainqueurs partie en vainqueur pour vaincre, notamment sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2) avec comme fruit le réveil juif et la multitude non comptabilisable d’Apocalypse 7, le témoignage puissant prophétique combatif de Feu de l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11:3ss), la victoire de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs sur le Dragon et ses acolytes dans les lieux célestes par la parole de son témoignage et finalement sa victoire à la suite de Jésus Chef de guerre nommé Parole de Dieu revêtu d’un manteau trempé de sang (Apocalypse 19:11-20).

L’Esprie de la prophétie dans l’Apocalypse est le témoignage rendu à Jésus et le témoignage de la part de Jésus de façon centrale.

Cette prophétie est combative et conquérante : elle ouvre de ce fait la voie à l’étape suivante : le règne. On ne peut régner là où l’Ennemi est encore installé : il faut donc préalablement le vaincre et le chasser.

La forme allongée de la lettre Waw fait d’ailleurs penser à une flèche, une lance, une épée, ce qui pourrait de surcroît correspondre à la nature prophétique et combative de cette étape. Elle relie aussi le ciel et la terre.

  • La quatrième étape avec la seconde lettre Hé, comme dit plus haut, concerne le règne. Elle est relative à l’exil de la dispersion dans le monde entier initiée par Esaü-Edom représenté par l’Empire romain puis l’Occident catholique romain puis l’Occident démocratique laïque et finalement les nations non islamiques. Les monarchies « très chrétiennes de droit divin » avec l’Inquisition, les nazis avec la Shoah et les communistes avec leurs goulags n’ont pas réussi à éliminer les Juifs après presque 2000 ans d’exil. L’État d’Israël put être créé en 1948 sur une partie de sa Terre promise. Le règne se met en place. Il manque encore la sacrificature dans le troisième Temple. Mais le plan divin du temps messianique de YHWH ELoHiM s’est remis en route vers la délivrance finale qui sera opérée par le Messie.

Parallèlement le message du règne de l’Epouse avec l’Epoux suite à la « montée » à notre Pays promis céleste suite à la métamorphose du corps est à nouveau proposé et diffusé et est représentée par le deuxième Hé.

 

e) Le temps messianique s’annonce par « l’alignement » des quatre lettres de YHWH

Les retours ou aliyahs des exils mis en parallèle avec les quatre lettres du tétragramme attaqués signifient en quelque sorte leur récupération intégrale progressive au jour d’aujourd’hui !

Israël a récupéré une partie de sa Terre : c’est la lettre Yod : Jacob-Israël vivait comme berger nomade sur sa Terre promise sur les pâturages entre les villes-états des cananéens. Israël a potentiellement la possibilité de récupérer l’ensemble de la Terre promise à Abraham.

Israël a récupéré la souveraineté sur Jérusalem : c’est la première lettre et il a potentiellement la possibilité de rétablir la sacrificature au Temple. C’est Isaac presque sacrifié sur le rocher de la Mosquée d’Omar, endroit du lieu saint ou très saint du Temple.

Israël a récupéré une prise de conscience prophétique messianique : c’est la lettre Waw et il a potentiellement la possibilité d’accueillir le Messie puisqu’il est sur sa terre et à Jérusalem donc la manifestation de Celui-ci peut se faire conformément aux paroles des prophètes avec des combats et des jugements à l’encontre des nations ennemies.

Israël a récupéré sa souveraineté d’État indépendant donc son règne : c’est la deuxième lettre et il a potentiellement la possibilité de régner, de gérer selon la Torah.

Les liens indissociables entre Israël et YHWH nous semblent ici démontrés. Les différentes attaques ou tirs sur ces lettres ont engendré les exils car Israël n’était pas fidèle à YHWH dans ses engagements. Mais la situation actuelle démontre que la quasi récupération des quatre lettres a été faite et que l’intégralité, la globalité Israël-YHWH est donc quasi rétablie !

Le temps messianique de YHWH ELoHiM est sur le point de s’enclencher car toutes les quatre lettres sont à nouveau alignées parallèlement à la situation effective actuelle d’Israël qui est sur le point d’aligner ou a déjà quasiment aligné ses quatre caractéristiques identitaires intrinsèquement correspondantes aux quatre lettres de YHWH.

 

f) Tirs groupés sur les quatre lettres de YHWH à la fois

Mais comme YHWH est ELoHiM ou Dieu, les tirs n’ont pu peuvent l’atteindre et Israël, malgré ses infidélités, finit toujours par revenir au Pays promis parce qu’il porte ces lettres fondamentalement en lui. Les lettres du nom de YHWH restent et resteront toujours en place. Jusqu’à présent ces tirs ont voulu diviser, fractionner le nom de YHWH pour essayer de gagner mais évidemment ce fut en vain. Quelle est la seule option qui reste à l’Ennemi puisque les quatre précédentes n’ont pas fonctionné ? Essayer de tirer sur l’ensemble des lettres à la fois.

Le moment venu, pour avoir davantage de puissance pour ce faire, il provoquera l’alliance d’Ismaël et d’Esaü-Edom matrices d’origine ennemies contre Israël d’abord et puis aussi contre l’Eglise authentique : ce qui représentera à terme la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ. Mais l’Apocalypse nous annonce d’emblée la défaite totale de l’Ennemi et de ses acolytes ! Et pour cause !

 

g) L’Eglise des Vainqueurs et les quatre lettres de YHWH

Le texte de l’Apocalypse, quand il relate de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti[é]-Christ, relate aussi des quatre étapes et caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs ! Il s’agit en fait de revenir de l’exil des exils subi par Adam et Eve suite à la chute. De l’espace-matière-temps intermédiaire, il nous faut revenir au paradis dans les lieux célestes d’où ils ont été chassés.

Le Yod correspond aux montées et à l’enlèvement au ciel pour la constitution de l’Eglise des Vainqueurs.

Le premier Hé correspond à devenir sacrifice et sacrificateurs selon l’exemple de Jésus, comme expliqué plus haut.

Le Waw correspond à la prophétie, combats, missions, victoires, basés sur le témoignage de Jésus et de la part de Jésus.

Le deuxième Hé correspond au règne avec le bâton de fer de l’Épouse reine Eglise des Vainqueurs capable de prendre ses responsabilités sous l’autorité de son adoré Epoux Jésus-Christ, le Roi des rois.

Le temps messianique de YHWH ELoHiM est sur le point de s’enclencher car toutes les quatre lettres sont à nouveau alignées parallèlement à la situation effective actuelle révélée de l’Eglise des Vainqueurs qui est sur le point d’aligner ou va aligner ses quatre caractéristiques énoncées, intrinsèquement correspondantes aux lettres du nom de YHWH. Tout cela correspond très exactement de façon parallèle à la situation d’Israël qui est illustration, exemple et préfiguration prophétique.

 

Conclusion

YHWH est notre garantie absolue notamment au niveau de la réalisation des quatre étapes liées aux lettres de Son merveilleux Nom ! Tout cela est totalement imbriqué dans Son nom, Son identité, avant tout dans ce qu’Il EST !

La connaissance du temps messianique de YHWH ELoHiM nous rend responsables car nous savons où nous en sommes ! Les lettres sont à nouveau alignées. Nous connaissons de surcroît les fondements placés et construits dans YHWH, Son Nom, dans Son essence, Son identité, dans ce qu’Il est !

L’expression « responsable mais pas coupable » ne tient pas devant YHWH ELoHiM. Si nous ne prenons pas nos responsabilités nous sommes coupables. Fort heureusement le Sang de Celui qui nous a sauvés, nous lave de toute culpabilité dans la mesure où nous nous repentons. La repentance – métanoïa signifie un changement de conception, de pensée, d’attitude, d’orientation, de connaissance. Un petit « je suis désolé, pardonne-moi » dit en passant et sans suite réelle n’est pas de mise. Quand Jésus Glorifié demande la repentance cela signifie réellement et fondamentalement passer à autre chose, changer de logiciel passer d’une conception immanente, terrestre des choses de Dieu à une conception céleste de celles-ci que l’on ne peut recevoir que dans un environnement céleste.

Les réalités révélées identitaires de fond engendrées par les lettres du Nom de YHWH tant au niveau existentiel fondamental qu’historique et prophétique, tant en relation avec Israël qu’avec l’Eglise authentique nous rendent responsables. Elles devraient aussi nous réjouir car il y a la possibilité de revenir réellement dans les faits à la source originelle du tout, du « plérôme » ! Le Sang du seul sacrifice valable a coulé donc la voie du règne responsable selon Dieu est ouverte !

Justifiés ? Assurément oui ! Glorifiés et donc régnants-responsables ? Assurément encore nous disons : « oui et amen ! »

En Lui,

Martin BUSCH

87. Devenir adulte

INTRODUCTION

N’importe quels parents voudraient que leurs enfants puissent voler de leurs propres ailes, prendre leurs responsabilités, gagner leur vie, fonder à leur tour leur famille etc… C’est très difficile d’avoir des « Tanguys » à la maison. Non seulement ils ne prennent pas leurs responsabilités, mais ils sont gâtés-pourris, deviennent arrogants, croient que tout leur est dû. Ce sont des héritiers qui iront par exemple se disputer tels des gamins l’héritage qu’ils n’ont pas gagné à la sueur de leur front dès que le dernier parent aura rendu son dernier souffle !

Il en est exactement de même pour notre Père céleste qui voudrait que Ses enfants deviennent des adultes, mais…

Nous trouvons ce manque de maturité quand Israël pérégrinait au désert par exemple, d’ailleurs comme nous le trouvons dans les églises.

 

 

1. Israël adulte dans sa terre promise

Les fils de Jacob furent de véritables ados irresponsables. Leur manière de traiter « leur » problème appelé Joseph, le rêveur prétentieux, avait des conséquences humainement irrattrapables. Jacob pensait en effet que Joseph était mort au vu de l’habit entaché par eux du sang d’un mouton. Joseph à leurs yeux était définitivement irrécupérable voire mort car vendu comme esclave. Ils ne mesuraient absolument pas les conséquences irréparables de leurs actes ce qui est une caractéristique de l’adolescence. YHWH ELoHiM rattrapa le coup pour la survie et les retrouvailles fort heureusement ! Mais cela aboutit tout de même à un exil en Égypte avec à terme l’esclavage en prime.

Quand Joseph les retrouva comme premier ministre d’Égypte, ils durent apprendre la vie d’adulte responsable de par ses petites manœuvres pédagogiques jusqu’à la réconciliation.

Mais cela n’était pas terminé ! Le Peuple d’Israël, finalement devenu esclave d’un descendant du Pharaon qui avait « oublié » Joseph, dut tout apprendre à travers le ministère de Moïse au désert en vue de devenir adultes.

Si nous considérons les plaies d’Égypte, le passage de la Mer Rouge, le Sinaï avec le don de la Torah, la manne, les cailles, l’eau jaillissant miraculeusement dans le désert, la conduite par la colonne de Fumée le jour et la colonne de Feu la nuit, le style de ministère épuisant de Moïse, nous constatons la dépendance totale du Peuple vis-à-vis de YHWH ELoHiM. C’était miraculeux, merveilleux, extraordinaire ! Ce « miraculeux » et le type de ministère de Moïse, est ce qui est prôné en quelque sorte par les églises charismatiques à titre de référence.

Mais 1 Corinthiens 12 et 14, les chapitres charismatiques par excellence « entourent » 1 Corinthiens 13 où il est justement question du passage à l’état adulte.

D’ailleurs les murmures, les révoltes, le veau d’or et finalement surtout leur refus de conquérir le Pays promis, caractéristiques d’ados dépendants refusant de prendre leurs responsabilités d’adultes, eurent des conséquences terribles : 40 ans de plus dans le désert et la mort de leur génération.

En effet dans le Pays promis, il fallait qu’ils vivent en gestionnaires responsables adultes d’un territoire et d’une société installée devant fonctionner correctement selon les lois de YHWH ELoHiM et bien entendu toujours dans Son miraculeux et Sa bénédiction mais différemment, car pas dans le cadre de l’assistanat. La manne, les cailles devant apparaître miraculeusement presque tous les jours, excepté le jour du Sabbat, mais soulignant leur dépendance au quotidien donc leur enfance et leur adolescence n’étaient plus à l’ordre du jour. Il fallait à présent qu’ils conquièrent et gèrent leur territoire en tirant notamment leur nourriture et leurs forces de la Terre promise nouvellement conquise. Cette Terre avec ses frontières était par ailleurs une protection face aux ennemis environnants !

La montée de l’Eglise est en fait « la conquête » et résider, tirer ses forces de la Terre promise céleste, permet d’être vraiment adultes et de prendre réellement ses responsabilités dans la gestion et les combats pour obtenir à partir de là les victoires prévues dans l’Apocalypse et aussi être protégé de la Grande Tribulation et du règne de l’Anti[é]-Christ !

 

 

2. Les églises appelées à être adultes

Dans les églises on a l’impression de se retrouver constamment dans une nursery ou un club d’ados si tout va bien. Cela vient évidemment du fait que les ministères sont presque des adultes ou des ados – aînés mais de ce fait ne peuvent pas savoir ce qu’est un véritable adulte puisqu’ils ne le sont pas eux-mêmes et pour cause car la réponse se trouve en 1 Corinthiens 13 :9-12 : « Car en partie nous connaissons et en partie nous prophétisons. Lorsque viendra la perfection le partiel sera aboli. Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai aboli les choses de l’enfant. Nous voyons en effet à présent comme à travers un miroir de manière énigmatique [confuse ; le miroir de l’époque redonnait une image déformée] contrairement au face à face ; à présent je connais en partie alors je connaîtrai totalement comme j’ai été vraiment connu. »

Autrement dit, il est totalement exclu d’être adulte hors du face à face. Le face à face nous permet de passer du partiel à la perfection, du raisonnement de l’enfant à celui de l’adulte, de la vision énigmatique, confuse à la vision réelle, de la connaissance partielle à la connaissance totale à commencer celle de nous-mêmes. Cette réalité compte même pour ceux que nous considérons comme ayant été ou sont les plus « grands ministères ». En général on dit que c’est pour plus tard à la fin des temps par exemple. Seulement cela fait 2000 ans qu’on dit qu’on est à la fin des temps… ?

Comment passer au face à face ? En attendant comme un gamin(e) gâté(e) que l’enlèvement lui tombe dessus ? Evidemment non ! Il faut rechercher, passer par le « combat de coaching avec la Sainte Esprie » pour pouvoir « conquérir » l’immortalité, la métamorphose et la montée acquises par Jésus et devenir une vraie femme, une épouse adulte, glorieuse sans taches ni rides, remplie d’amour parfait qui prenne ses responsabilités auprès de son Epoux (Ephésiens 5:24-27). Elle réussira dans l’évangélisation mondiale par ses victoires et accouchera de la nouvelle génération qui pourra justement être enlevée et à son tour prendre ses responsabilités en éjectant le Dragon des lieux célestes !

Notons que le fait d’être fils et filles révélés, c’est à dire adultes et non plus enfants, nécessite le salut du corps (Romains 8:19+23). Voilà ce que cela signifie : devenir chrétien adulte selon le Seigneur ! Le rôle des ministères énumérés en Ephésiens 4 n’est-il pas de faire en sorte de suivre Christ monté et pour ce faire, parvenir à l’unité de la foi, à la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’adultes (eis andra teleion : vers l’homme parfait) à la taille de la plénitude de Christ ? Est-ce toujours que pour la fin des temps ? Ces paroles de Paul d’il y a presque 2000 ans n’étaient-elles pas déjà pour l’époque ?

 

 

3. Avoir un corps d’adulte

« Et YHWH ELoHiM façonna un Adam tiré hors de la glaise, fit entrer dans ses narines une haleine de vie et l’Adam [est – devint] une NePHeSCH vivante » (Genèse 2:7).

Dans l’interprétation classique le corps est ici de la glaise rouge et le souffle de vie en serait en quelque sorte l’âme ou l’être intérieur qui « animerait » telle une espèce de pantin perfectionné la « poterie » fragile exposée au premier caillou qui lui tomberait dessus. Ça c’est d’ailleurs un peu vrai après la chute. Mais avant la chute, il s’agit de tout autre chose.

Le texte ne veut pas dire cela. En fait YHWH ELoHiM choisit de former en quelque sorte une magnifique statue ou forme en terre glaise rouge, un Adam (= terre glaise rouge tirée du sol), comme un potier forme une poterie (cf. Jérémie 18:6 ; Romains 9:19-21 où Dieu est le divin Potier – Créateur).

Puis par Son Souffle ou Esprie, YHWH ELoHiM transforma, métamorphosa Adam qui devint une NePHeSCH vivante, c’est-à-dire un être dans sa globalité esprie, âme et corps à l’image de Dieu, glorieux d’énergie, de puissance, de force, de Feu et de Lumière doué d’une capacité spirituelle, psychique et physique énorme c’est-à-dire vraiment vivant où la mort ni l’imperfection n’avaient de place. L’Esprie glorieuse sortant de la bouche de YHWH ELoHiM métamorphosa la statue de glaise rouge en un être glorieux parfait uni où l’être humain n’était pas divisé en deux doté d’une dimension intérieure psychique, spirituelle d’une part et d’une dimension corporelle extérieure d’autre part. La poterie de terre glaise avait complètement disparu et s’était « fondue » dans ce qui était devenu la « ressemblance », « l’image » du Dieu glorieux.

Cette réalité NePHeSCH glorieuse insufflée métamorphosante est divine parce qu’Elle est l’Esprie Sainte. La NePHeSCH vivante donnée EST la nature divine véritable globale intérieure comme extérieure de l’homme du paradis parce qu’il fut « enfanté » par la Mère céleste, la ROUaCH KoDeSCH, l’Esprie Sainte. L’homme du paradis a pleinement hérité spirituellement, psychiquement et physiquement de sa Mère et de son Père divins. Sa création est un enfantement, donc il y a unité parfaite et perfection unique !

La NePHeSCH vivante être humain enfanté signifie aussi « être, individu », ce qui fait de lui un autre être que YHWH ELoHiM. Du fait qu’il est enfanté-créé par Dieu à Son image fait de lui un vis-à-vis pouvant de ce fait devenir indépendant, adulte capable de prendre ses responsabilités ceci simplement par définition ! Les responsabilités de gestion de la création octroyées et le choix donné au niveau de l’arbre de la connaissance du bien et du mal en sont les preuves irréfutables.

C’est ainsi que l’on arrive à une « NePHeSCH HaYaH » ou NePHeSCH vivante.

Comme la réalité « corporelle » n’est pas à distinguer des réalités spirituelles et psychiques vu ce que représente en fait la NePHeSCH vivante dans sa globalité, on peut dire que le corps glorieux est le siège de la vie, de la puissance, de l’énergie et de la force exactement au même titre que celui de l’être intérieur.

Ici la forme argileuse, l’Adam se métamorphosa de par l’haleine divine en un être totalement glorieux esprie âme et corps unis et sans distinction aucune ni faille. Tout est lumière, tout est un, rien n’est caché, la relation avec Dieu est parfaite tant au niveau de l’esprie, de l’âme et du corps qui ne sont pas, rappelons-le et au risque de nous répéter, à distinguer au paradis. Adam et Eve deux moitiés avaient tous les moyens de réaliser leurs missions de multiplication et de gestion responsable d’adulte ou d’êtres humains parfaits !

La chute, la rupture d’avec YHWH ELoHiM a entraîné une métamorphose dans le mauvais sens à savoir : les divisions, les cachotteries, les accusations, les « voiles » et/ou revêtements de peaux de mort, les condamnations et la mort.

Spirituellement et moralement les attitudes du couple initial se sont très vite révélées infantiles. Les accusations envers le Serpent et le conjoint par exemple servaient à se défausser des responsabilités propres. Le couple initial était alors divisé dans ses relations avec Dieu puisqu’il s’en cacha par peur, divisé au sein du couple et divisé dans sa réalité esprie, âme et corps. Le corps initial parfait tel que nous l’avons décrit est à présent séparé de l’être intérieur. Il est revêtu de peaux d’animaux morts imprégnés de la mort, donc infectant le corps glorieux de ce fait destiné à mourir. Ainsi au niveau de l’histoire de la langue, NePHeSCH reçut la signification d’âme « invisible » à distinguer du corps déchu « visible ». Il fallait bien s’adapter à l’espace-matière-temps et entretenir l’illusion que l’on pouvait avoir une « belle âme » tout en ayant un corps à moitié « pourri » mortel au fur et à mesure que le temps passe …

Pour décrire cela différemment, avec l’Apôtre Paul nous découvrons le concept de chair (sarx ; cf. sarcophage) qui imprégna non seulement le corps (soma) mais encore l’âme et l’esprie en les splittant au passage.

Voilà la situation si bien décrite par l’Apôtre Paul en Romains 7 et 8.

Mais la bonne nouvelle de Romains 8:1 est très claire : « Il n’y maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont DANS le Christ Jésus. » Être EN Christ c’est aussi être revêtu de Son corps glorieux qui transfigure le nôtre. Par et en Lui nous devons revenir à la situation d’avant la chute au titre de la justification ! Tout ce qu’Adam a perdu, Jésus nous l’a restitué, il n’y a pas photo !

Dans le développement de Paul, les chrétiens romains sont appelés à ne pas vivre selon la SARX – Chair entraînant la mort mais selon la PNEUMA – Esprie qui pourrait être identifiée à l’haleine métamorphosante de YHWH ELoHiM : une proximité extraordinaire ! Il parle du comportement selon la chair (Romains 8:12-13) qui mène à la mort et la conduite de l’Esprie qui mène à la vie. L’interprétation selon la philosophie grecque séparera l’être intérieur de l’être extérieur au niveau de l’étendue du salut. On va alors interpréter le texte en opposant l’être intérieur et l’être extérieur alors que le texte fait la différence entre le soma – corps et la sarx – chair. Pour Paul le soma corps doit être sauvé, vivifié (Dzoopoieo = faire vie litt. Romains 8:11 ; cf. aussi v.23+29-30) et non pas ressuscité.

Même les traductions passent dans une interprétation grecque et fausse de ce texte (v.10) : « Si Christ est en vous, votre corps, reste tout de même voué à la mort à cause du péché, mais l’Esprie est votre vie à cause de la justice. » Autrement dit, il reste tout de même de la condamnation puisque le péché ne serait pas vraiment éradiqué du corps… ! Bref, une justification et un salut seulement partiels. Le texte original dit autre chose :

« Si par contre le Christ est en vous : d’une part le corps mort (ici = chair) à cause du péché, d’autre part l’Esprie vie à cause de la justice. » Autrement dit l’expression « soma necron : corps mort » signifie la chair de mort mélangée au corps à cause du mot necron-mort adjacent à soma-corps dans le texte original. Par le Christ le corps infecté par la mort à savoir uniquement la CHAIR mourra contrairement au soma-corps qui devra être sauvé comme notre être intérieur. Cela correspond tout à fait à l’Esprie ou l’haleine de YHWH ELoHiM qui nous transforme à nouveau en un être vivant glorieux dans sa globalité, uni comme en Genèse 2:7 et en 2 Corinthiens 3:18.

Voilà ce que signifie avoir un corps d’adulte selon le Seigneur !

De plus, le contexte et notamment le verset 1 de Romains 8 serait tout à fait illogique. Soit on est totalement délivré du péché en Christ selon Sa justice donc il doit y avoir l’immortalité du corps comme celle de l’être intérieur selon l’acte créateur de YHWH ELoHiM au paradis, soit on ne l’est pas. Soit on est encore partiellement sous la condamnation ou soit on ne l’est pas !

La révélation des fils et filles de Dieu avec le salut du corps à la clé est une preuve de maturité, d’état adulte comparé à l’état d’enfants qui ne bénéficient que des prémices de l’Esprit. C’est pourquoi la création les attend car ils accompliront ce qu’Adam et Eve n’ont pas réalisé (Romains 8:19-23) !

Être adulte en Christ c’est être glorifié comme des fils et filles révélés, comme Adam et Eve avant la chute à cause de la justification. 1 Corinthiens 13 cité plus haut nous confirme cela. Être adulte c’est pouvoir se marier en tant qu’Épouse parfaite avec l’Époux et former une nouvelle cellule familiale où l’on prend ses responsabilités d’adultes dont le but salvateur final sera en Christ d’écraser la tête du Serpent.

 

 

4. Identité et état adulte

La question identitaire en général est très complexe : culture, sociologie, histoire, religions, terre, environnement, traditions, langues, musiques, politique, conflits, sciences, technologies, gastronomies etc…

Toutefois les éléments qui nous sont laissés par Israël et donc par le texte biblique, pourraient nous donner certains éclairages intéressants relatifs à notre propos.

Voilà un peuple dont les origines remontent à -1850 environ avec Abraham. Bien entendu en prime, la généalogie biblique remonte jusqu’à Adam et Eve en passant par Noé pour montrer le fil conducteur ininterrompu du plan de Dieu au niveau de la descendance fidèle et choisie du début à la fin qui finira par écraser la tête du Serpent !

Pour Israël, il y est question de terre promise, d’Alliance avec YHWH ELoHiM, de généalogie ou de descendance, et plus tard de langue, de texte inspiré, sacré et de Temple dédié au nom de YHWH ELoHiM.

« Est-il sur la terre une seule nation qui soit comme ton peuple, comme Israël, que Dieu est venu racheter pour en former son peuple, pour se faire un nom et pour accomplir en sa faveur, en faveur de ton pays, des miracles et des prodiges, en chassant devant ton peuple, que tu as racheté d’Égypte, des nations et leurs dieux ? » (2 Samuel 7:23 ; trad.Segond).

Le roi David avait bien compris l’identité du Peuple d’Israël : un peuple à part incomparable, racheté par l’Alliance, qui se fait un nom, une identité et qui a un pays, une Terre à laquelle il revient toujours parce que « racheté » des lieux d’exils. Le passage « pour se faire un nom » de ce texte peut s’attribuer aussi bien à Dieu qu’au Peuple. En fait le nom (SHeM), l’identité de YHWH et celle du Peuple sont indissociables, imbriqués l’un dans l’autre de façon carrément EXISTENTIELLE, fondamentale donc indestructible au titre de l’élection.

Cela s’est vérifié, malgré les aléas de l’Histoire, en faveur du Peuple d’Israël, parce qu’il est de nouveau revenu d’exil sur sa terre, racheté, après 2000 ans !

Il s’agit en effet de la démonstration d’une identité indestructible parce qu’indissociable de la source des sources : YHWH ELoHiM.

Au-delà du judaïsme en tant que religion qui s’est perpétuée à travers les millénaires, les juifs sont « marqués » au fer rouge au niveau de leur être entier par cette élection dont ils ont bénéficié. Il leur faut la Terre d’Israël parce que promise avec le Temple reconstruit pour qu’ils puissent pleinement jouer leur rôle en tant que Peuple élu ADULTE, gestionnaire, responsable.

Les exils étaient malheureusement la démonstration de leur immaturité liée au péché, à leurs divisions et à leur abandon de la THoRaH et de YHWH ELoHiM. Ils n’assumaient plus leurs responsabilités d’adultes sur leur terre comme il convient d’où les exils notamment le dernier où ils furent DISPERSES, divisés. Mais dès qu’ils revenaient dans l’environnement de leur terre promise leur identité était en voie de restauration et leur permettait d’évoluer vers une position identitaire plus juste, plus unie, correspondant davantage à celle de YHWH ELoHiM qui avait fait le choix souverain de cette terre. Bref Israël peut être davantage « lui-même » en étant dans l’environnement prévu par Celui dont il tire son identité. Il peut à présent prendre ses responsabilités, gérer voire combattre en adulte sur et à partir de sa Terre. C’est ainsi qu’il est le prototype identitaire pour l’Eglise authentique appelée à prendre possession de sa Terre promise, la Salle du Trône, et aussi au-delà, entrer dans le règne millénariste avec Jésus à partir du Temple de Jérusalem et donc de ladite Terre d’Israël.

En effet l’identité du peuple chrétien a exactement besoin des mêmes éléments pour correspondre à celle de YHWH ELoHiM.

L’Alliance en Jésus-Christ est parfaite car elle a été totalement accomplie, portée et parfaitement assumée par la croix pour le rachat complet et la justification pleine et entière. Elle permet le plein accès par grâce auprès du Père et de Son Trône.

Mais le monde chrétien est divisé, dispersé en dénominations et ne peut pas de ce fait être ce peuple choisi, élu, à part, vu ses divisions fondamentales pour ne pas dire quasi « existentielles » car celles-ci justifient la religiosité ciment humain mais non divin de toute forme de religion. Toutes les dénominations ont leur identité humaine propre qui forment ou plutôt déforment leurs adhérents tant au niveau des discours, des comportements que des aspects extérieurs.

En effet, le terme dénomination est le contraire de nomination et exclut par conséquent l’élection et la notion de Nom ou d’identité véritablement issue du Seigneur. La dénomination empêche la nomination, l’appel et la relation authentique réelle avec le Seigneur, autrement une véritable proximité avec Lui notamment dans la Salle du Trône.

Ainsi, le monde chrétien a toujours été en exil et a voulu rester en exil vu qu’il n’a pas accepté de « monter à la conquête » de sa Terre promise céleste avec son Temple ou le Trône à l’invitation de Jésus-Christ Glorifié. Nous nous trouvons là face à une situation dramatique évidente d’immaturité donc d’infantilisme et de crise d’adolescence du monde chrétien qui dit toujours encore comme des ados qui se réfèrent à leurs idoles de la chanson, du sport ou autre : « Moi je suis de Paul, d’Apollos, même de Christ, de Luther, du Pape (1 Corinthiens 1:10-12) etc…au lieu de d’être EN Christ à proximité réelle.

Seul l’environnement de la Terre promise céleste, dont l’accès fut totalement ouvert par Jésus, permettra le passage à l’état adulte de plénitude notamment dans les prises de responsabilités, de gestion et de combats d’adultes tant sur terre que dans les lieux célestes mais toujours A PARTIR DU TRÔNE !

Comprendrons-nous enfin la prière de Jésus dont l’exaucement semblerait être pour la « Sainte Jamais remise aux Calendes Grecques » alors qu’il était prévu à partir du premier siècle donc à plus forte raison pour aujourd’hui ?

« Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé (cf. Apocalypse 7). Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient eux aussi avec moi et qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17:22-24).

Ici nous avons un Père dont nous recevons l’identité et l’amour et un Epoux qui VEUT que son Épouse soit là où Il est dans la contemplation de la gloire ! Notre Epoux nous donne Lui aussi Son Nom, Son identité parce qu’il est justement notre Epoux ! Voilà une position tout à fait normale, compréhensible de ce qu’est un adulte ou un être humain parfait qui fait la joie de son Seigneur !

Aujourd’hui l’Eglise authentique de Jésus-Christ en exil sur terre est en grand danger de disparition voire d’extermination car Ismaël et Edom y travaillent assidûment par les persécutions frontales comme dans les pays d’Islam, communistes, néo-national-socialistes ou autres à venir et par le laïcisme athéïsant, le laxisme moral et les législations anti-bibliques comme dans les pays occidentaux.

Israël devra aussi faire face à ces mêmes adversaires, mais il a partiellement réintégré son Pays promis et peut encore le cas échéant se défendre.

La Grande Tribulation est mise sur les rails, ni plus ni moins !

Mais une fois de plus Jésus Glorifié, la considération du prototype Israël sur sa Terre promise, nous invitent avec insistance à prendre possession de notre Terre promise par la conquête de la montée ! C’est la seule voie pour entrer pleinement dans ce que nous sommes appelés à être EN Jésus-Christ, dans notre identité qui devient une avec la Sienne pour devenir adultes avec tout ce que cela comporte ! Que cette prise de conscience identitaire nous prenne aux tripes et que nous ayons un positif « mal du pays céleste » jusqu’à ce que nous soyons rentrés à la Maison du Père sains et saufs !

Conclusion

Identité, Corps, Eglise, Israël adultes, parfaits ou Tanguys, gamins irresponsables ? En tous cas c’est la bonne question et puisque c’est la bonne question, il faut évidemment se la poser sérieusement.

Cela fait plusieurs millénaires que l’on tourne en rond, pourquoi ne pas décider une fois pour toutes de prendre le taureau par les cornes et de rechercher assidûment jusqu’à ce qu’on trouve ? La perle précieuse a peut-être roulé sous le canapé ou pire se trouve dans l’écoulement de l’évier ? Peu importe, cherchons, recherchons, démontons tout s’il le faut mais cherchons jusqu’à ce que… !

En Lui,

Martin BUSCH