98. Élie

INTRODUCTION

 

Elie, le prophète, est monté au ciel dans un tourbillon et dans un chariot de feu attelé à des chevaux de feu (2 Rois 2:11) et n’est par conséquent pas décédé.

De ce fait, Elie est devenu un sujet abordé par le prophète Malachie, les érudits juifs en général, par Jésus avec Ses disciples, un peu dans certaines épîtres et l’Apocalypse. Elie, de par son ministère et surtout de par son immortalité, a en quelque sorte été un prototype d’une typologie de ministères ou de groupes prophétiques qui sont considérés par la Bible comme devant être précurseurs du Messie.

C’est à ce titre que nous faisons le joint avec l’Eglise des Vainqueurs en passant par Jean-Baptiste et l’Apôtre Jean. Pour démontrer tout cela, il nous a paru nécessaire de procéder à un certain nombre d’identifications indispensables pour bien préciser les choses et ainsi mieux les comprendre.  

 

1. Identité d’Élie

 

ELiYaHoU HaTiCHBi est la transcription à partir de l’hébreu dans nos lettres et se traduit par « Elie le Tischbite ».

ELiYaHOU en hébreu, se comprend de la façon suivante :

ELi signifie mon Dieu, mon El, mon EL[oHiM] le « i » étant l’adjectif possessif (Cf. Paroles de Jésus sur la croix en hébreu – araméen : « Eli, Eli, lama sabachtani = Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27:46 ; Marc 15:34).

YaHOU est une forme hébraïque de YHWH.

« Mon ELoHiM est YHWH » (« Mon Dieu est l’Éternel ») est la signification du nom de ce prophète exceptionnel dont nous pouvons découvrir l’histoire en 1 Rois 17 à 2 Rois 2.

ELiYaHoU, Mon ELoHiM est YHWH est un message fondamental en lui-même, d’autant plus qu’il va s’opposer à Baal.

Au-delà de l’action et des paroles c’est l’être, l’identité du prophète qui fait du combat contre Baal une lutte viscérale tout comme ce sera le cas de l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise.

Comme cette 8ème Eglise est l’Épouse de Christ, au-delà de l’action et des paroles, elle portera avant tout le nom de son divin Mari de par son union et unité avec Lui tout comme ELiYaHoU, mon « ELoHiM est YHWH » porte le nom de son Dieu. La notion identitaire est absolument fondamentale pour qu’une victoire contre l’Ennemi soit possible. Autrement dit le message et l’action d’un ministère prophétique de type Elie doit venir des « trippes », du plus profond de soi-même. Il est indispensable de s’identifier, de « faire corps » avec ce ministère.

HaTiCHBi se traduit par « le Tischbite » qui signifie « l’étranger ». On peut aussi penser qu’Élie était originaire de Tischbé en Galaad où il s’était établi mais n’y était pas né d’après le texte hébreu de 1 Rois 17:1, c’est à dire qu’il venait de l’étranger. Ainsi apparut l’expression consacrée « Elie, l’étranger parmi les étrangers en Galaad ».

Galaad est une région montagneuse située à une vingtaine de kilomètres au sud-est du lac de Tibériade dans l’actuelle Jordanie. Ce territoire appartenait alors aux descendants de Manassé, fils de Joseph et grand-père de Galaad.

 

Le Tischbite, l’étranger est un aspect très important. En effet quand on vient d’ailleurs, on n’a pas de préjugés ni d’intérêts propres locaux à préserver. Cela donne une liberté d’expression et d’action beaucoup plus grande puisqu’on n’a rien à perdre là où l’on prophétise. Cela permet un détachement salutaire et nécessaire beaucoup plus facile tant au niveau des biens que des personnes et finalement par rapport à soi-même.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. » (Matthieu 13:57).

 

2. Elie et des ministères type d’Élie doivent identifier Baal, l’Ennemi

 

a) Baal un générique, un « contenant »

 

BaHaL signifie seigneur, prince, dieu et est un générique pour désigner le divin tout comme Elohim (« Mais vous, vous m’avez abandonné pour servir d’autres élohim [dieux] ; aussi ne vous viendrai-je plus en aide » Juges 10:13) ou encore theoi et kurioi (en grec : « En effet bien que ce soient de prétendus theoi [dieux] soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs kurioi [seigneurs]… » 1 Corinthiens 8:5).

Ce générique est une sorte de « contenant » où l’on met en général une identité, un nom pour une identification plus spécifique du dieu.

Ainsi il existe par exemple un Baal Marcodès, dieu des danses sacrées ; Baal Shamen, dieu du ciel ; Baal Bek, dieu solaire, Baal Péor, dieu de la brèche etc… Chaque région avait son Baal ou ELoHiM local et y mettait un nom, une identité spécifiques liés à sa fonction et son domaine de « compétences ».

 

b) Beelzébuth

 

Beelzébuth ou Baalzébuth (ou Beelzéboul) est identifié par Jésus comme étant Satan (Luc 11:18).

Il se nomme ainsi par usurpation car Beelzébuth signifie prince des princes (Zébuth, Zéboul comme Baal signifie : prince, maître, dieu ; plus tard par polémique contre le Beelzébuth : mouches, fumier donc cela donna seigneur des mouches), seigneur des seigneurs, dieu des dieux, le Baal des Zébuth [Zéboul]. En réalité il n’est que le chef des démons. Il était adoré à Ekron et fut combattu de front par Elie (2 Rois 1:2ss).

Baalzébuth est une tentative d’identification mensongère en vue de s’accaparer des attributs réservés à YHWH ELoHiM et à Jésus comme Seigneur des seigneurs par exemple.

 

c) Baal de Houbal

 

Il se trouve qu’il y avait aussi le Baal de Houbal, idole de pierres semi-précieuse qui était placée sur le toit de la Kaaba (pierre noire) à la Mecque pour représenter la divinité majeure du polythéisme arabe dominant alors sur 360 idoles dont les statues étaient placées tout autour avant l’arrivée de l’Islam.

« Hou » est l’article « les » en nabatéen et « Bal » est « Baals ». Baal de Houbal signifie donc le Baal des Baals, le dieu des dieux. Il s’apparente pour ne pas dire est identique à Baalzébuth.

La statue du dieu des dieux ainsi que les 360 statues des dieux furent détruites par Mahomet et ses troupes pour ne laisser que la pierre noire qui deviendra le lieu le plus sacré de l’Islam. Du fait que la pierre noire (cf. noirceur, ténèbres) n’ait non seulement pas été remplacée mais est considérée de surcroît comme étant le lieu le plus sacré de l’Islam, c’est logiquement toujours l’ancienne divinité majeure du polythéisme arabe Baal de Houbal qui y reste vénérée même sans la statue ! La pierre noire est en quelque sorte le fondement, le socle de l’ancienne divinité, la partie immergée de l’iceberg à savoir la plus grande et celle qui est indubitablement identificatrice qui est restée. Il aurait donc fallu ôter ce socle, cette base, le fondament obligatoirement identificateur et au final ne pas retenir d’endroit du tout pour pouvoir avoir une chance de se réclamer du vrai Dieu Créateur et Souverain. Mais cela ne fut pas le cas et c’est justement très grave.

Allah (= le dieu) vient à la fois de Baal et/ou d’Elohim. Quand on dit Allah est Dieu c’est comme si on disait dieu est dieu ou le générique est le générique ou encore le contenant est le contenant sans qu’il y ait de nom, d’identité à l’intérieur. On peut comparer cela à un verre vide enchâssé dans un autre verre vide, l’ensemble ne contenant que du vide, du néant, du tohu-bohu. Quand on sait qui a mis en place le vide, le néant et le tohu-bohu … ! Il ne peut donc que s’agir de Baal de Houbal, prince des idoles, qui est finalement, malgré la destruction de sa statue et celles de ses démons-idoles, resté le seul dieu à la Mecque mais caché pour mieux tromper ses adeptes.

En réalité c’est Satan (= adversaire, accusateur), le Diable (=celui qui divise, désunit, détruit), le père du mensonge qui s’est simplement dissimulé au niveau de ce qu’on a laissé en place à savoir la partie immergée de l’iceberg, le socle identificateur originel et les ténèbres symbolisées par la noirceur de la pierre (cf. par exemple le drapeau noir de l’E.I.), pour recevoir à lui seul l’adoration. D’ailleurs il n’aime pas que des démons soient trop adorés et lui fasse concurrence. Il faut évidemment savoir à ce sujet que le royaume des ténèbres, à l’image de son chef, est une dictature absolue et est obligatoirement de ce fait divisé par les jalousies et des rivalités dévorant dans la guerre constante ses protagonistes donc voués à terme à la destruction. De toute manière, en attendant cela l’a bien arrangé et il l’a bien rendu aux fils d’Ismaël vu l’expansion énorme de leur religion. Statue ou pas à son effigie, le fondement et le socle de son identité, la pierre noire, sont bel et bien restés en place et ce qui lui importe, c’est qu’il soit adoré plusieurs fois par jour par des milliards de personnes sous une identité usurpée, volée au vrai Dieu, ce qui malheureusement le renforce considérablement dans sa puissance spirituelle !

Ainsi Lucifer, le chérubin déchu, le chef des démons est, en tant que principal esprit méchant, adoré dans le culte de Baal de Houbal devenu Allah, même si à Palmyre les adorateurs extrémistes d’Allah ont récemment détruit un temple dédié à Baal, même si à la Mecque, ils croient lapider Satan dans leur rituel durant leur pèlerinage et même si dans la sourate 37/125 du Coran, le culte de Baal est décrié. C’est ce qui s’appelle diviser, mentir et tromper en se cachant et en se « voilant » pour mieux régner… ! Nous sommes carrément à l’opposé de l’Apocalypse qui signifie dévoilement de ce qui était caché ou révélation !

Vu que la pierre noire est restée, la nature spirituelle négative de Baal de Houbal est aussi restée et elle est sans aucun doute identique dans la noirceur ou les ténèbres entre autres, à celle du dieu adoré de nos jours qui s’avère être de plus en plus chaque jour l’Ennemi de YHWH ELoHiM et de ses adorateurs à savoir les Juifs et les Chrétiens authentiques.

De toute façon, on reconnaît l’arbre à ses fruits : la dictature politico-religieuse islamique notamment extrémiste est absolue, car un renégat qui abandonne cette religion, est mis au ban de la famille et de la société où elle règne. Il risque fort d’être condamné à mort et par la suite assassiné où qu’il se trouve. Pas un seul état musulman est démocratique et pratique la tolérance religieuse dans une laïcité et une démocratie sereines car dès l’instant où un état musulman domine une terre, cette terre, y compris ses habitants et tout ce qui s’y trouve, doivent être en quelque sorte « purifiés » puis réservés, mis à part, consacrés à Allah pour toujours. Cette notion de terre d’Islam à vocation mondiale ne laisse aucun espace démocratique réel avec la séparation des pouvoirs fondée dans la Trinité, les libertés fondamentales individuelles et collectives. C’est pourquoi les non musulmans habitant ces terres sont automatiquement des citoyens de seconde zone et s’ils ne sont pas assassinés, ils doivent en tous cas s’acquitter d’une taxe supplémentaire et subir des discriminations diverses. La femme n’y est pas l’égal de l’homme et doit lui être totalement soumise. Elle subit des discriminations diverses notamment en ce qui concerne la liberté de déplacement et bien d’autres libertés selon les pays concernés.

Quand on considère les extrémismes de ce culte avec la polygamie, la mise en esclavage des femmes qui deviennent femmes-objets achetées et vendues, voilées d’ailleurs souvent en noir, dominées par les hommes, souvent violées et juste bonnes à procréer et à s’occuper des tâches ménagères dans des conditions inacceptables, l’application extrême de la Charia (Loi islamique) avec les flagellations, les amputations, les meurtres – sacrifices par égorgement, décapitation, crucifixions, exécutions par balles ou autres, attentats contre les insoumis et les« mécréants », l’intolérance meurtrière visant à condamner à mort jusqu’en Occident tout opposant ou contradicteur considéré comme blasphémateur et finalement l’état constant de guerre conquérante et dominatrice plus ou moins larvée depuis les origines avec Mahomet, alors d’emblée chef de guerre, jusqu’à aujourd’hui, nous reconnaissons le vrai visage de celui qui est adoré dans ce culte. Ainsi l’affirmation qui consiste à dire qu’Allah et YHWH ELoHiM seraient le même Dieu est terrible et tellement trompeuse. Même certaines églises dites traditionnelles sont tombées dans le panneau. Par contre les adorateurs de ce Baal de Houbal alias Allah n’y sont pas tombés et traitent « de chiens, de porcs, de singes etc… » les mécréants et particulièrement celles et ceux qui se réclament de YHWH ELoHiM à savoir les Juifs et les Chrétiens qu’ils ne manquent pas d’oppresser et d’assassiner dès qu’ils en ont l’occasion !

Le ministère typologique d’Élie d’aujourd’hui, comme Élie le fit en son temps par rapport à Baal, est clairement appelé à discerner puis à dénoncer le subterfuge opéré par Baal de Houbal devenu Allah parcequ’ayant toujours le même socle et la même base.     

 

d) Jézabeel

 

Jézabeel (Signification : « Baal est l’époux » puis plus tard signifia « impudique »), princesse de Tyr et de Sidon très autoritaire, sans scrupules, fille d’Ethbaal 1er (Signification : « avec Baal »), femme du roi d’Israël (Royaume du Nord) Achab (1 Rois 16 :30-32), adoratrice invétérée de Baal et ennemie mortelle d’Elie fait partie idéologiquement et spirituellement de la lignée des descendants d’Esaü – Edom qui sont devenus l’Occident romain, puis romain catholique totalitaire du Moyen-Age puis actuellement l’Occident laïciste (de moins en moins laïque serein, démocratique et tolérant au sein duquel nous sommes très reconnaissants de vivre envers et malgré tout) de plus en plus totalitaire : gare aux soi-disant amalgames, aux soi-disant racismes confondus avec des analyses critiques considérées pour des raisons de réalisme politique  inspiré par la peur de l’islamisme, comme des incitations à la haine et aux …phobies ! Ainsi on laisse se développer un islam de plus en plus influent et radical mais incompatible avec les valeurs positives, laïques, démocratiques et tolérantes de notre société occidentale.

En même temps cet Occident devenant de plus en plus laïciste est moralement permissif en contradiction avec les principes bibliques notamment dans le cadre de la loi (avortements, mariages homo, divorces facilités, culture démonisée etc…). Quand on communique ce que dit la Bible sur ces sujets-là de façon très claire et publique, on risque le procès et la condamnation pour incitation à la haine, au racisme par ce qui est considéré comme homophobie, islamophobie ou autres …phobies alors qu’il n’en est rien en réalité. On doit pouvoir critiquer, remettre en cause au niveau des idées et des croyances sans insulter et rejeter les êtres humains en tant que tels dans un pays où la liberté d’expression est, doit être un droit fondamental. D’ailleurs d’après la Parole de Dieu, tout être humain quel qu’il soit, est non seulement à respecter mais encore à aimer en tant que tel, parce que créé et aimé de YHWH ELoHiM. C’est très difficile mais c’est indispensable pour la liberté dont l’amour vrai est l’unique fondement. Mais comme dit, cela ne doit pas empêcher l’analyse critique et la dénonciation du péché et de doctrines opposées à la Bible, bien au contraire. L’amour et la vérité ne sont pas incompatibles, encore une fois, bien au contraire.

L’évangélisation chrétienne en lieux et places publics, considérée comme du prosélytisme clivant donc dangereux pour le maintien de l’ordre, peut être de ce fait attaquable et condamnable. Nous sommes clairement dans le laïcisme et de moins en moins dans la laïcité. Sachons à ce sujet que la séparation des pouvoirs et la devise de la République sont inspirés de la Trinité (Père : pouvoir législatif – Égalité ; Fils : pouvoir judiciaire – Liberté ; Sainte Esprie: pouvoir exécutif – Fraternité). La laïcité est à la base une idée du protestantisme français proche de la Bible qui fut persécuté (cf. guerres de religion, St Barthélémy, révocation de l’Édit de Nantes etc…) et qui fut évidemment repris plus tard par d’autres courants de pensée à l’époque de la Révolution. Mais le laïcisme actuel est dû au rejet du Dieu de la Bible de la part de la société actuelle. Quand on met le Seigneur Jésus à la porte, le Diable, Baal rentre par la fenêtre. L’espace neutre n’existe pas.

Jézabeel avait instauré une véritable dictature en Israël avec des persécutions meurtrières pour celles et ceux qui n’adhéraient pas au culte de Baal non seulement contre Elie mais aussi contre les prophètes de YHWH ELoHiM (1 Rois 18:3-4 ; 19:2-3).

Comme « par hasard » la typologie de Jézabeel revient en Apocalypse 2:20-24 dans la lettre à l’Eglise de Thyatire que nous avons identifiée à l’Eglise catholique romaine à l’origine de l’Occident romain où l’impudicité, la prostitution, l’idolâtrie, la corruption, le faux prophétisme ont contaminé cette église et la civilisation qui en découla (cf. mariologie, cultes des saints, dépravation sexuelle et morale du clergé, symbole phallique des églises-bâtiments avec la tour et la nef comme d’ailleurs les mosquées avec leur nef et minarets, faux prophétisme au nom de la Tradition, dictature meurtrière papale avec les guerres de religion, l’Inquisition, la St Barthélémy, monarchies absolues de droit divin catholique romain, Eglise à l’origine de la civilisation occidentale laïciste où en plus le scientisme, les sectes, l’ésotérisme, les sociétés secrètes multiples, la Franc Maçonnerie, les Illuminatis et le Satanisme etc… minent la société ).

Sachons que le communisme, une horrible caricature inversée issue du marxiste athée de la vie communautaire et de partage du christianisme primitif et le nazisme, une horrible caricature inversée du prophétisme messianique judéo-chrétien ainsi que leurs héritiers actuels à savoir les dérives extrémistes d’extrême gauche ou d’extrême droite, sont des émanations directes de l’Occident dont l’ancêtre est Esaü, Edom et Amalek via les Nabatéens et Rome, ici représentées par Jézabeel, une société voire des églises dont « Baal est l’époux » où l’on commence à bénir les mariages homosexuels et où l’avortement n’est pas décrié par exemple !  

Le ministère typologique d’Élie d’aujourd’hui, comme Élie le fit en son temps par rapport à Baal, est clairement appelé à discerner puis à dénoncer les dérives à la fois laïcistes dictatoriales et permissives d’une société Jézabeel, « mariée » à Baal.

 

e) Le culte de Baal à l’origine

 

Le culte de Baal se pratiquait dans des sanctuaires placés sur des hauts lieux, des collines ou montagnes pour dominer spirituellement « en hauteur » de façon démoniaque un secteur géographique. A l’intérieur se trouvait la statue du dieu quelquefois avec celle de la déesse Astarté et à l’extérieur des colonnes de pierre, symboles phalliques du dieu avec des autels à encens. La prostitution sacrée mâle et femelle, les sacrifices d’enfants (Jérémie 19:5) et humains en général se pratiquaient alors. Incantations répétitives, prières démoniaques, musiques aux paroles d’adoration des Baals, danses, gesticulations obscènes, cris, automutilations, incisions, tatouages, transes, excitations, sacrifices, boissons enivrantes, orgies meublaient ce genre de kermesse diabolique dédiée à Baal. Certains rapprochent voire identifient ce culte à celui du veau d’or au désert et des deux veaux d’or en Israël notamment en ce qui concerne les danses obscènes, l’impudicité pratiquée alors et à celui de Moloch pour les sacrifices d’enfants. Nous retrouvons bien des aspects des pratiques des adorateurs de Baal durant les périodes qui ont suivi jusqu’à nos jours !

Elie discerna et dénonça clairement et de la façon la plus frontale la domination de Baal, de ses prophètes, d’Achab et de Jézabeel dans le Royaume du Nord, Israël.

 

3. Confrontations et révélateurs

 

a) YHWH Elohim et ELiYaHoU à Sa suite connaissaient leur Ennemi

 

Face à Baal, nous avons fort heureusement le générique, le contenant d’ELoHiM mais avec un nom, une identité, un contenu qui s’appelle « Je suis Celui qui est », YHWH, et Son serviteur, Son prophète de Feu ELiYaHoU, « mon ELoHiM est YHWH » uni à son Dieu à commencer par son identité et nom ! Il s’agit d’un combat frontal titanesque sans merci et Elie avait bien identifié puis combattu son Ennemi.

Les ministères typologiques d’Élie sont aussi appelés à bien identifier leur Ennemi qui n’a absolument pas changé et qu’il faut dénoncer et combattre. Dans cette confrontation des révélateurs sont d’une grande utilité.  

 

  1. Les révélateurs qui débusquent Baalzébuth

 

  • Position vis-à-vis d’Israël, de sa Terre et du Temple, premier révélateur.

 

Les adeptes de Baalzébuth détestent les Juifs, le Peuple élu de Dieu et font par conséquent clairement bloc contre l’Etat d’Israël notamment par rapport à la restitution de l’ensemble des territoires du Pays promis par Dieu et le projet de construction du 3ème Temple sur le Mont Sion, sujet extrêmement sensible. La position pour ou contre l’Etat d’Israël dans sa Terre promise dotée du Temple est un révélateur flagrant indiscutable bibliquement parlant pour savoir qui est de Baalzéboul et qui est de YHWH ELoHiM – génération Élie.

Les adversaires de la génération prophétique Élie touchent en effet à la prunelle des yeux de YHWH ZeBaoTH (YHWH des Armées ; Zacharie 2:8) ce qui a eu, a et aura des conséquences terribles parce qu’ils subiront le coup réflexe de défense puis d’attaque destructrice en pareil cas. Achab et Jézabeel en firent clairement les frais (1 Rois 21:17-27). Déjà une partie du Proche Orient, des parties de l’Afrique musulmane sont à feu et à sang avec des conséquences meurtrières terribles et d’insécurité en Occident laïciste permissive accompagnées d’une immigration islamique massive totalement ingérable.

 

  • Mariage de raison entre l’Islam et l’Occident, un mélange fragile « fer-argile», deuxième révélateur.

 

L’Islam conquérant oppresseur et l’Occident laïciste, athée-agnostique, capitaliste dominateur non régulé contraire à la règle d’égalité de 2 Corinthiens 8:13-15 (aussi répandu en Orient, en Afrique via l’influence chinoise, le reste du monde) feront à terme un mélange et mariage de raison fragile et implosif « fer-argile des pieds de la statue de Babylone-Babel » parce qu’il n’y a ni politiquement, ni humainement, ni spirituellement le choix.

Pourquoi parlons-nous de ces deux entités ? Tout simplement parce que nous y retrouvons leur matrice originelle biblique d’opposition à YHWH ELoHiM et ses serviteurs reconnus et dénoncés tant par les Juifs que par les Chrétiens en Ismaël et en Esaü-Edom. C’est très important, car la possibilité de retrouver les matrices originelles bibliques, permet une identification mieux ciblée et surtout plus vraie et authentique. Trouvez les racines, les fondements, les origines, les identités originelles et vous approcherez mieux la réalité de fond notamment actuelle. Cela permet de mieux aller à la racine. Aussi longtemps qu’une racine est en terre, elle peut générer des repousses et bonjour les dégâts !

 Baalzéboul tient les héritiers actuels d’Ismaël et d’Esaü-Edom dans son étau et les manipule de plus en plus pour arriver à ses fins. Ils constitueront par conséquent les pieds de fer et d’argile de la statue vue par le prophète Daniel à Babylone. Ce mélange-mariage de fer et d’argile fragile implosif, est un autre révélateur des Ennemis jurés de YHWH ELoHiM et de Ses adorateurs. Ce mélange implosif mènera à une situation mondiale politique, économique, sociétale catastrophique totalement ingérable. Là il s’agit de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:3 à 12:12). Cette situation sera tellement grave que la solution provisoire de consolidation, voire de déminage sera proposée par l’Anti[é]-Christ comme recours ultime de séduction qui prendra ainsi en tant que faux messie sauveur (Apocalypse 13:3-4 puis 12-18) le pouvoir mondial et unira ensuite toutes ses forces contre l’Eglise authentique de Jésus-Christ non montée. Là il s’agit du règne de l’imitation trinitaire ou de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 12 :13 à 20 :3). 

Ces pieds représentent aussi la dernière bête citée par le prophète Daniel.

Petit rappel relatif à la statue et à la vision des bêtes du prophète Daniel :

  • Tête d’or – lion = Babylone (625-538 av. J-C)
  • Poitrine et bras d’argent – ours = Mèdes et Perses (539-330 av. J-C)
  • Ventre et cuisses d’airain – léopard = Macédoine et Grèce (avec Alexandre le Grand 334-323 av. J-C).
  • Jambes de fer – animal terrible dix cornes = Rome à l’ouest et à l’est (70 av. J-C jusqu’en 313 après J-C :  Édit de Milan ; Constantin qui institua le christianisme romain d’état).
  • Pieds de fer et d’argile– dernière corne de l’animal terrible avec des yeux d’homme et une bouche qui parlait avec arrogance qui fit la guerre aux saints et l’emporta sur eux (Daniel 7:8+20-21 ; Apocalypse 11:7 ; 13:7) = christianisme romain – Occident laïciste (fer – Esaü – Jézabeel) et Islam (argile – Ismaël – Baal de Houbal) (313 – ???).

 

c) La confrontation décisive

 

« Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisés ensemble et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en été ; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvée. Mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre. » (Daniel 2:34-35 Segond).

« Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile. Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. » (Daniel 2:43-45 Segond).

 

  • Eglise des Vainqueurs et pierre de la montagne

 

Nous sommes directement projetés dans une des définitions de la future 8ème  Eglise ou Eglise des Vainqueurs montée qui forme un royaume et des sacrificateurs (Apocalypse 5:10) qui, à partir du ciel (cf. ici montagne, lieu élevé, se trouvant justement En-Haut), combattront, vaincront (Apocalypse 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ; 19:14) comme la pierre qui détruira les pieds de la statue et règneront sur la terre entière comme la pierre qui deviendra elle-même une montagne et remplira toute la terre (Apocalypse 20:4a ; Millénium).

Là encore, insistons sur le fait que la pierre vient d’en haut, de la montagne pour avoir de l’élan et de la force et ainsi peut avoir la possibilité de détruire effectivement les pieds de la statue de fer et d’argile de Nabuchodonosor, roi de Babylone, ville qui deviendra dans l’Apocalypse, la grande prostituée, la ville aux 7 collines (Rome – Occident Apocalypse 17:9) qui revient en force dans le règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 17 et 18). Elle était la capitale mondiale (Apocalypse 17:18) et la tête de pont en vue de la reconquête des lieux célestes par le Dragon. La tête de pont ressemble à la tour de Babel mais est ici composée de péchés assemblés, collés, cimentées tels des briques (Apocalypse 18:5 : ici verbe grec kollao :  coller, cimenter).

 

  • Eglise des Deux Témoins une partie de Eglise des Vainqueurs

 

Si la pierre n’était venue d’en-haut, elle n’aurait pas eu l’élan, la force et l’efficacité nécessaires. De même l’Eglise des Vainqueurs doit combattre, vaincre et régner à partir du ciel, d’En-Haut, sinon elle n’aura pas assez d’élan et de force pour détruire efficacement la statue puis remplir ses missions.

  Où se situe Élie le Tischbite au niveau typologique dans l’Apocalypse ? Elie aura été un prophète sur terre sans concession face à Achab et Jézabeel dont la fin ne sera pas très glorieuse (1 Rois 21:17ss). Il aura été d’une efficacité foudroyante face à un Ennemi et des complices qui ne lui auront fait aucun cadeau et pour cause ! Mais il vivra aussi des moments très dangereux, de découragements pour ne pas dire de ras le bol (1 Rois 19:1-4) malgré les manifestations extraordinaires de son ministère. En effet, il se trouvait encore « en-bas » où la victoire définitive n’est simplement pas possible. Le comportement de Jézabeel, des rois idolâtres qui ont succédé à Achab l’ont amplement prouvé. C’est pourquoi une Eglise qui croit qu’elle peut ou doit rester dans l’espace-matière-temps ou au bas de la montagne ne peut tout simplement pas vaincre. C’est totalement inenvisageable et impossible !

La preuve nous l’avons encore au niveau du ministère du groupe typologique d’Élie dans l’Apocalypse.

Il s’agit du dernier groupe de « montés » qui formera en partie l’Eglise des Vainqueurs à savoir l’Eglise des Deux Témoins (cf. écrit « L’Eglise des deux Témoins » Apocalypse 11:1ss) où la typologie d’Élie est clairement à identifier aux côtés de celle de Moïse. Cette église aura subi toute la Grande Tribulation sur terre. Elle exercera pendant 1260 jours (Apocalypse 11:3 = 42 mois= 3 ans et demi) un ministère terrestre prophétique et de témoignage de Feu, de jugement et de puissance comme Elie (1 Rois 18:1 : trois ans de famine suite à la sécheresse – 899 à – 897 ; après c’est plus long car Elie est monté en – 892). Le résultat ne sera pas des plus probants puisqu’à leur martyre les habitants de la terre se réjouiront et se feront même des cadeaux à cette occasion-là, preuve qu’ils ne seront malheureusement pas convaincus (Apocalypse 11:10).

Elle subira l’épreuve pour ne pas dire la défaite ou l’échec du martyre lors d’une bataille contre la Bête (Apocalypse 11:7-10) mais bénéficiera de la résurrection du corps sur terre aux yeux du monde entier trois jours et demi après et pourra de ce fait répondre à l’appel céleste de la montée (Apocalypse 11:11-12). Ce n’est qu’après cet événement et le tremblement de terre que des survivants rendront gloire au Dieu du ciel (Apocalypse 11:13) !

La montée doit donc être l’objectif prioritaire pour pouvoir passer aux combats fondamentalement décisifs victorieux dont le premier aura logiquement lieu très vite après en Apocalypse 12 avec l’éjection du Dragon du ciel pour le précipiter sur terre à sa grande fureur, d’ailleurs.

Elie est aussi monté et nous verrons l’importance de cette montée !

 

d) Jean Baptiste un typed’Élie précurseur du Messie lors de sa première venue sur terre.

 

« Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. » (Malachie 4 :5-6 ; Segond).

« …il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1:17 ; Segond ; paroles de l’ange à Zacharie, père de Jean-Baptiste).

« …un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. Car c’est celui dont il est écrit : Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. … Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean ; et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Élie qui devait venir. » (Matthieu 11:9-14 ; Segond).

« Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? Il répondit : Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. » (Matthieu 17:10-13 ; Segond).

« Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis point. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non. Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? Afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète. » (Jean 1:19-23 ; Segond).

 

  • Jean-Baptiste et Élie sur terre

 

Jean-Baptiste était-il Élie réincarné ou pas ? En fait il était une typologie du ministère d’Élie en tant que précurseur du Messie lors de Sa première venue qui devait lui préparer le chemin. Il n’était pas une réincarnation d’Élie, sachant que la doctrine de la réincarnation n’est pas biblique. En plus Jean-Baptiste était l’Élie et non pas Élie qui devait revenir d’après Matthieu 11:14. Cela signifie qu’il ne s’agit pas d’Élie mais d’un type de ministère comme Élie : l’Élie.

Jésus parle du rétablissement de toutes choses. En fait ni Élie, ni Jean-Baptiste n’ont rétabli grand-chose à leur époque. Ils ont remis certaines choses en place de façon tonitruante et très courageuse tant Élie pour le peuple d’Israël notamment au Carmel (1 Rois 18:21-40) que Jean-Baptiste lors de ses prédications très directes, les baptêmes d’eau de repentance et la parole adressée à Hérode (Hérode l’Edomite – Iduméen le collabo des Romains ; cf. Jézabeel, Occident romain) relative à son adultère qui finit tout de même par lui coûter sa tête (Marc 6:14-29). Jean-Baptiste lui-même au fond de sa prison comme Élie au désert (1 Rois 19:3-14) doutait de son propre ministère et par extension de celui de Jésus en tant que Messie vu la question qu’il lui avait fait parvenir par ses disciples : « Es-tu celui qui devait venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Matthieu 11:1-13).

 

  • Un problème de réalisation et de finalisation

 

Quelque part il y a un problème de réalisation et de finalisation dans cette préparation de l’arrivée du Messie au niveau de Jean-Baptiste, notamment en ce qui concerne « un peuple bien disposé, le rétablissement de toutes choses, l’aplanissement du chemin du Seigneur ».

Soyons honnêtes quand on constate, comme Jésus le fit pour Jean-Baptiste, que l’opposition du Peuple d’Israël s’est malheureusement maintenue (Matthieu 17:12-13 ; Marc 9:13). Jésus a clairement dit à propos de Jean-Baptiste « qu’ils ne l’ont pas reconnu et qu’ils l’ont traité comme ils l’ont voulu ». Autrement dit, ils auraient pu faire autrement et l’accueillir comme précurseur du Messie, mais ils ne le firent pas. C’est pourquoi le chemin terrestre parcouru par Jésus n’était pas ce qu’on pourrait appeler une promenade de santé, un chemin aplani. Par la suite la continuation d’un monde de péchés mit en évidence ce problème de réalisation et de finalisation, monde de péchés infectant même l’Eglise des débuts, car il suffit de lire les épîtres ! Bref nous sommes loin du rétablissement de toutes choses. Donc il y eut problème.

Quelle est la solution à ce problème de réalisation et de finalisation effectives réussies d’un ministère prophétique de type Élie ?

 

  • La solution

 

Nous avons une première indication :

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré (métamorphoo = métamorphosé) devant eux ; ses vêtements devinrent resplendissants, et d’une telle blancheur qu’il n’est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s’entretenant avec Jésus… Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! Aussitôt les disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul avec eux. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme fût ressuscité des morts. Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c’est que ressusciter des morts. Les disciples lui firent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils qu’il faut qu’Élie vienne premièrement ? Il leur répondit : Élie viendra premièrement, et rétablira toutes choses. » (Marc 9:2-12).

Élie ne subira pas la réincarnation, ouf, sinon pauvre de lui, il a assez souffert ! L’épisode Jean-Baptiste nous l’aura prouvé. Par contre il apparaît glorieux lors de la transfiguration ou métamorphose de Jésus. Là il s’agit du véritable Élie présent dans la nuée et non pas d’une typologie du ministère d’Élie.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’Elie, le « monté » ayant bénéficié de l’immortalité, pouvait réapparaître en gloire sur terre aux trois disciples pour que la véritable gloire et nature de Jésus leur soit révélées et que s’ouvre la route du 3ème ciel vers la terre et inversement !  Nous ne traiterons pas ici le cas de Moïse qui à notre avis est relativement semblable à celui d’Élie (cf. 2 Corinthiens 3:6-18).

Cette gloire de Jésus ainsi révélée est la démonstration que le chemin à préparer, à aplanir par le ministère de type Elie est d’ouvrir en Jésus le Chemin la possibilité de circuler réellement et constamment en aller-retours entre le 3ème ciel et la terre (espace-matière-temps) après avoir commencé à dégager l’obstacle du 2ème ciel siège de l’Ennemi !!! Voilà le but de ce ministère prophétique !!! Il devrait en fait être le but de TOUT ministère prophétique qui est par nature un ministère de « percée » d’abord « verticalement » 3ème ciel – terre puis « horizontalement » à travers et de par le monde ! 

Quand on parle d’Élie, on pense surtout au Carmel et c’est important car cela fait partie intégrante de l’ensemble mais la finalité, le but fut sa montée au ciel et son retour sur terre dans la nuée lors de la transfiguration de Jésus pour vraiment préparer, dégager le chemin au Seigneur en commençant à ouvrir les yeux puis le cœur et l’intelligence de Pierre, Jacques et Jean ! Cela rejoint évidemment aussi l’échelle de Jacob et l’ensemble des expériences de gloire des prophètes dont Esaïe et Ezéchiel et évidemment l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise !

Ainsi, une fois que cette « circulation sera ouverte ou le chemin aplani », il sera possible de « rétablir toutes choses » et pas avant ni autrement ! L’exaucement de la demande du Notre Père « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ne peut être possible que par cette libre-circulation ciel-terre ! Une fois qu’on a compris cela, tout paraît tellement évident !

Le problème est comment y arriver. Élie a réussi à son niveau alors que Jésus n’avait pas encore « tout accompli » sur la croix ! Raison de plus d’y arriver par la grâce en Jésus-Christ ! Encore faut-il se mettre dans le bon angle de la perspective de la grâce. Comprendre le ministère d’Élie va nous y aider.

 

4. YHWH est vivant!

 

« Élie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : HaÏ – YHWH (Vivant, vive YHWH), ELoHiM Israël, je me tiens devant Lui ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, si ce n’est à ma parole. » (1 Rois 17:1). 

 

a) Le Royaume d’Israël et l’Eglise de Thyatire

 

Le culte de Baal verrouillait le Royaume du Nord, d’Israël. Achab le roi était sous la coupe de Jézabeel. Les prophètes de YHWH ELoHiM étaient massacrés et il n’y avait plus qu’un petit reste de fidèles qui n’avait pas plié le genou devant Baal (Romains 11:1-5). Quelle misère qui ressemble étrangement à celle de notre époque comme nous l’avons vu plus haut.

Cela eut comme conséquence la mise en place d’une société où l’on dit « YHWH ELoHiM peut ’êtes ben qu’oui, peut ‘êtes ben qu’non, en tous cas Il n’agit pas, ne se manifeste pas, ne parle pas, donc on n’en tient plus compte ». Il se situe tellement loin au ciel peut-être parmi d’autres éventuels dieux d’un autre âge, Il semble si éloigné de nos préoccupations et aspirations les plus concrètes et basiques. Existe-t-Il vraiment ?  

Nous, ce qui nous intéresse c’est de nous amuser, de bouger, d’avoir des animations, des sensations, du spectacle, d’assouvir nos passions, de nous lâcher et défouler, bref de libérer nos instincts même les plus bas, notamment par les orgies – bouffes, la prostitution même « sacrée » et les sacrifices sanguinolents pour assouvir la soif de sang dû à la haine et à la vengeance. Cela ressemble à s’y méprendre étrangement au culte de Baal. Puisque Baal répond à tous ces appétits, il est aussi par extension et logiquement celui qui permet la vie, les affaires et les récoltes abondantes. Tyr et Sidon, où Baal était vénéré, étaient des villes très riches par leur commerce en Méditerranée. Baal s’occupait bien des affaires du pays d’origine de Jézabeel « notre reine », haut lieu de ce culte. Alors pourquoi Israël n’en profiterait-il pas par le biais de ce culte ?

L’Eglise de Thyatire (Apocalypse 2:18-23) à assimiler à l’Eglise catholique romaine (cf. Écrits « Eglise des Vainqueurs ») tombée dans la religion et les rites s’est justement adonnée à un faux prophétisme, à l’idolâtrie en mangeant les viandes sacrifiées aux idoles (cf. aussi eucharistie, mariologie, culte des saints), des orgies païennes (Cf. kermesses à l’origine) et par sa complicité-prostitution avec le monde et ses dirigeants. La prostitution avec Jézabeel y est clairement évoquée par Jésus-Christ Glorifié. De là vint effectivement notre Occident avec tous ses travers décrits plus hauts.

Où est YHWH ELoHiM ? Est-Il encore vivant ?

Le ministère typologique d’Élie consiste à proclamer : « oui, Il est vraiment vivant », et à manifester comme Élie, le Feu, la Gloire, le miracle divin tant pour les bénédictions que pour les jugements !  

 

b) Élie se tenait devant YHWH ELoHiM comme l’Apôtre Jean à Patmos.

 

La relation d’Élie avec YHWH ELoHiM est fondamentale.

HaMaDeTiJ  LePHaNaÏN est la transcription de l’hébreu du texte original. En fait Élie [HaMaD] se trouvait, était dans une attitude d’attente, se présentait, s’attendait à, était serviteur de YHWH ELoHiM. Où ? [Le PHaNa] devant la face, la présence, en face de, en présence de YHWH ELoHiM.

C’était la base du ministère d’Élie. Il avait une relation vivante, directe avec YHWH ELoHiM vraiment très vivant ! C’était le préalable de tout le ministère d’Élie qui a abouti au final à la montée en passant par le Carmel et tous les prodiges de son ministère ! C’était tout sauf une relation religieuse, cérémonielle rituelle qui ne peut être que vide et vide de sens.

Élie conversait avec Dieu c’est-à-dire quand il Lui parlait, il recevait une ou des réponses claires.

La relation est la condition de possibilité de l’existence (Cf. Ecrit « La Preuve Ontologique »). Le « Je suis Celui qui suis » (YHWH) génère par nature, fondamentalement la relation sinon Il n’est pas. L’Ennemi est dans le vide (tohu-bohu), la nuit, la noirceur, la division, la séparation et la mort tandis que YHWH est dans la relation, l’amour, ce qui nécessite obligatoirement le Feu, la Lumière, la Clarté, la Transparence, la Vie, l’Amour et l’Unité. Le nom d’ELiYaHoU « YHWH est mon Dieu » est l’émanation, l’expression même de cette relation absolument indispensable et fondamentale. Tous les hommes de Dieu et notamment l’Apôtre Jean sur l’île de Patmos étaient dans ce type de relation avec Dieu. A ce stade nous retiendrons entre autres la position d’attente signifiée par HaMaD. Dans ce type de relation, on attend quelque chose de l’autre et là du Tout Autre. Pour Élie la fin de l’attente fut un ordre d’aller voir Achab au risque de sa vie et lui transmettre la Parole de Dieu et pour Jean, condamné à mourir sur l’île déserte de Patmos ce sera d’écrire aux responsables (anges, envoyés, apôtres) des différentes églises des lettres puis de transmettre l’ensemble du texte de l’Apocalypse contenant son témoignage qui nous est fort heureusement parvenu. 

Le ministère typologique d’Élie consiste, suite à une relation de proximité avec Dieu, à obéir à Ses ordres.

 

 

c) La parole d’Élie à Achab et les lettres aux sept églises

 

« HaÏ YHWH, ELoHeÏ Israël ! » : Vive YHWH, le Dieu d’Israël, il y aura une sécheresse totale ! Cette parole d’Elie tranche, c’est moins que l’on puisse dire, avec l’ambiance du moment baignée par le culte insipide et nauséabond de Baal tel une eau polluée et stagnante ! Elle est adressée directement au roi d’Israël ! Bref, Elie n’y va pas par quatre chemins, c’est direct !

Autrement dit : vous vous demandez où est YHWH ELoHiM, s’Il est encore vivant, s’il agit encore, s’il faut encore compter avec Lui… ? Eh bien YHWH est vivant et Il est le Dieu d’Israël ! Et pour prouver cela, l’économie d’Israël sera mise parterre par une sécheresse totale parce que le Peuple croit que son abondance vient de Baal comme ce serait soi-disant le cas pour Tyr et Sidon. Boum !

Baal fut d’ailleurs totalement incapable d’arrêter la sécheresse, ni de se manifester au Carmel.

Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean n’y va pas non plus par quatre chemins ! Autrement dit, vous les églises, vous vous installez dans votre petit ronron évangélique terrestre espace-matière-temps où Baal commence déjà à vous infecter par une tiédeur imbuvable. Alors écoutez ce que l’Esprit vous dit et repentez-vous pour monter à la Salle du Trône et enfin faire correctement le boulot que je vous demande de faire dans la Gloire et à partir de la Gloire ! Boum !

Comme l’Eglise n’a pas écouté, cela n’a pas fait 3 ans environ de sécheresse mais bien 2000 ans ! Certes il y eut et il y a des miracles dans l’Eglise tels les pains apportés par les corbeaux à Élie près du torrent de Kerith, puis ceux de l’huile dans le pot de la veuve de Sarepta et la résurrection de son fils (1 Rois 17). C’est merveilleux mais c’était et c’est toujours la sécheresse. Ce sera d’ailleurs toujours la sécheresse aussi longtemps que nous nous trouverons dans le désert de l’espace-matière-temps malgré les prodiges et miracles que nous pouvons expérimenter ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à communiquer direct et refuser d’y aller par quatre chemins.

 

d) Le Peuple d’Israël au Carmel et l’Eglise de Laodicée

 

L’événement exceptionnel très connu du Carmel relaté en 1 Rois 18 démontre une fois de plus qui est le Dieu vivant. Au verset 27 entre autres nous voyons la foi et la confiance d’Elie qui fait même de l’humour, c’est peu dire : « Sur le midi, Elie les railla, disant : « Criez plus fort, puisque c’est un dieu, quelque affaire l’occupe, une expédition, un voyage… Peut-être dort-il, il s’éveillera… ». Nous connaissons la suite où YHWH ELoHiM manifesta sa Gloire par le Feu qui consuma l’autel d’Élie devant tout le peuple qui cria ensuite « YHWH est ELoHiM, l’Éternel est Dieu ».

Le Peuple d’Israël face à Jézabeel, face à Baal, face à Dieu et Ses prophètes était tiède, versatile. Élie ne leur a-t-il pas dit : « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui ; si c’est Baal, allez après lui ! Le peuple ne lui répondit rien. » (1 Rois 18:21).

La tiède Eglise de Laodicée était largement installée dans ses fausses certitudes terrestres tout en croyant avoir le « Plein Evangile » et risquait fort de se faire vomir de la bouche de Jésus : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi (merci Baal… !), et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. » (Apocalypse 3: 17-19).

Les promesses de Jésus Glorifié en cas de repentance et de recherche de la métamorphose du corps par le revêtement glorieux sont merveilleuses et garantissent une relation plus que vivante : partager avec Lui la Ste Cène de gloire et s’asseoir sur le Trône avec Lui, c’est-à-dire ouvrir le chemin terre – ciel et inversement et préparer ce chemin pour l’arrivée glorieuse du Messie ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à manifester la gloire et la puissance de Dieu et refuser le compromis de la tiédeur misérabiliste insupportable à Dieu.

 

e) Le Prophète Élie monta et l’Apôtre Jean monta : le chemin s’ouvre !

 

Élie, le prophète, est monté au ciel dans un tourbillon et dans un chariot de feu attelé à des chevaux de feu (2 Rois 2:11). Le but ultime du ministère prophétique fut atteint à savoir ouvrir, aplanir le chemin ciel – terre et inversement. Tout prophétisme visant à ouvrir et à préparer ce chemin-là est précurseur du Messie !

L’Apôtre Jean monta (Apocalypse 4:1) et fut non seulement le premier membre de l’Eglise des Vainqueurs, la 8ème Eglise mais fut aussi le premier précurseur du Messie après Son Ascension ! 

Le ministère typologique d’Élie consiste à monter pour ouvrir, aplanir le chemin et par là être précurseur du Messie.

 

 

f) Eglise des Vainqueurs initiale, Eglise du Réveil mondial, Eglise des Deux Témoins, Eglise enlevée : précurseurs du Messie.

 

L’Eglise des Vainqueurs initiale qui partira en vainqueur et pour vaincre à partir du ciel ramènera le cœur des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères en étant les instruments du réveil le plus important de l’Histoire décrit en Apocalypse 7 dont les pères-Israël seront réconciliés avec les enfants-nations. En plus le chemin ciel-terre sera de plus en plus ouvert et on pourra y circuler de mieux en mieux !

L’Eglise du réveil mondial d’Apocalypse 7, qui aura subi la première partie de la Grande Tribulation, complètera merveilleusement et grandement les effectifs.

L’Eglise des Deux Témoins (faisant référence à Elie-nations et Moïse-pères), qui aura subi l’ensemble de la Grande Tribulation, manifestera encore une fois sur terre le ministère de Feu typologique d’Élie, montera après avoir été ressuscitée tout cela aux yeux du monde entier ! En cela elle sera aussi précurseur du Messie dans la typologie très spécifique du ministère d’Élie

L’Eglise enlevée est le fils du divin Epoux et de l’Épouse glorifiée montée (Apocalypse 12:5). Il porte non seulement le nom de son Père mais porte encore dans son corps glorifié Sa génétique complète et parfaite !

Cet ensemble est l’Eglise des Vainqueurs complète tant au niveau de ses effectifs qu’au niveau de sa nature esprit, âme et corps. Elle préparera et finalisera le chemin, mission spécifique du ministère typologique d’Élie, pour que Jésus-Christ Glorifié puisse conquérir la terre et y exercer en tant que Messie la royauté davidique de 1000 ans promise depuis si longtemps par les prophètes !

 

Conclusion

 

Le décryptage du ministère d’Élie est une des clés principales pour la « montée » et la mission de précurseur par l’ouverture du chemin au Messie.

En effet le message et la finalité exprimées par Jésus-Christ Glorifié n’est pas la montée pour la montée mais bien la préparation, l’ouverture, l’aplanissement du chemin ciel – terre (espace-matière-temps) et inversement ce qui Lui permettra de conquérir la terre et d’y instaurer le Millénium.

Ouvrir le chemin du cœur, de l’âme entre autres des pères (Israël-Moïse) vers leurs enfants (nations-Élie ) et des enfants vers leur père, comme Élie (Malachie 4 :5-6).

Ouvrir le chemin de l’esprie par les manifestations de Feu et de Gloire célestes comme Élie.

Ouvrir le chemin du corps par la métamorphose totale, génétique parfaite, la montée comme Elie la montée et l’enlèvement.

Ouvrir le chemin au modèle et exemple absolus, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs « à Celui qui monte un cheval blanc dont le nom est Fidèle, Véritable, qui juge et combat avec justice, dont les yeux sont une flamme ardente, couronné de nombreux diadèmes, portant un nom qu’il est le Seul à connaître, revêtu d’un manteau trempé de sang, Parole de Dieu ! » (Apocalypse 19:11-13).

En Lui, Martin BUSCH

97. Le front

INTRODUCTION

 

Quand vous voyagez aux Indes, vous remarquez un point sur le front entre les sourcils de certaines personnes surtout des femmes. Il s’agit du « bindi » qui est fait pour désigner le chakra du 3ème œil, c’est à dire qu’il sert à attirer l’attention sur la force divine et l’illumination spirituelle de l’individu. Traditionnellement, il symbolise aussi le 3ème œil mystique d’une personne et son rapport avec le principe universel de la création. Il est évident que le bindi pour le chrétien est d’origine diabolique, ésotérique et se retrouve dans bien des spiritualités négatives à travers le monde.

Il se trouve que le front et notamment la partie située entre les sourcils et la main droite sera marquée par l’Ennemi et plus précisément par la marque de la Bête, le chiffre 666 (Apocalypse 13:16-17 ; 14:9,11 ; 16:2 ;19:20 ; 20:4b). Beaucoup pensent à juste titre que la micro technologie permettra par l’introduction d’une puce électronique sous la peau de contrôler l’humanité qui ne pourrait « ni acheter ni vendre » sans cet « équipement ». Nous savons que les choses peuvent technologiquement aller très vite et loin notamment pour le contrôle total de la pensée et du corps des individus !

Mais YHWH ELoHiM a aussi prévu et même opéré ce « marquage » au front qui est aussi une expression désignant la métamorphose (Cf. Ecrit « La métamorphose du corps ») impliquant plus particulièrement les dimensions prophétiques, de sacrificature et royaux.

Si le message biblique se situe au niveau du cœur, des « entrailles », il se situe aussi au niveau du front, de la pensée, de la volonté, d’un caractère bien trempé, de la capacité de gestion, de résistance face à l’adversité pouvant aller jusqu’à braver la Mort pour la vaincre au bout du compte (1 Corinthiens 15:54-56 ; Apocalypse 12:11).

Autant l’Ennemi que YHWH ELoHiM ont compris l’importance capitale de ce marquage au front. L’Eglise des Vainqueurs n’est pas composée de naïfs ou de bisousnours mais bien de prophètes, de sacrificateurs et de rois, des personnes responsables dont la parole puissante sur terre est concrètement accompagnée de Lumière et de Feu divins issus de la marque divine du front, de la pensée, de l’autorité, de la volonté et du corps glorifié. (En grec : Sphragidzo : sceller, marquer d’un sceau, confirmer, certifier, remettre officiellement ; Sphragis : sceau, marque, signe ; en hébreu : CHoWTHaM : sceau, cachet, empreinte, anneau ou bague pour l’application d’un sceau).

 

1. Le prophétisme

 

a) Front contre front

 

« Mais la maison d’Israël ne voudra pas t’écouter, parce qu’elle ne veut pas m’écouter ; car toute la maison d’Israël a le cœur dur et le cœur endurci. Voici, j’endurcirai ta face, pour que tu l’opposes à leur face ; j’endurcirai ton front (en hébreu MeTSaCH : front, ce qui est clair, en évidence, sourcils, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils), pour que tu l’opposes à leur front. Comme le diamant plus dur que le roc, je rendrai ton front. Ne les crains pas, quoiqu’ils soient une famille de rebelles. » (Ezéchiel 3:7-9)

L’évangélisation s’adresse aux non croyants, aux païens. Elle consiste à rendre témoignage de l’Evangile de Jésus-Christ pour la conversion et le salut de quiconque croit.

Elle n’est pas à confondre avec le prophétisme qui s’adresse prioritairement au Peuple de Dieu qui est déjà censé croire en YHWH Elohim. C’était et c’est toujours vrai pour le Peuple d’Israël qui devrait obligatoirement accepter ce qui est pour lui et uniquement pour lui depuis 2000 ans une parole prophétique à savoir l’Evangile de Jésus le Messie qui sera beaucoup plus efficace quand Jésus Glorifié leur apparaîtra Lui-même. C’était et c’est toujours vrai pour l’Eglise actuelle (7 églises de l’Apocalypse d’alors préfigurant celles à travers les millénaires) qui devrait obligatoirement accepter la Parole prophétique de l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise.

Le prophète a la mission très désagréable de « rentrer dans le lard » des croyants alors que la réception préalable du message confié est agréable voire merveilleuse car donnée dans la gloire (Ezéchiel 3: 3+14 ; Apocalypse 10:8-11).   

 

b) Pourquoi la sclérose du Peuple de Dieu ?

 

Le Peuple de Dieu finit toujours par se scléroser et donc de s’endurcir dans le contexte espace-matière-temps. Ce contexte, particulièrement au niveau temporel, historique, de par ses aspects à la fois cyclique et linéaire (cf. plus loin : ressort) engendre automatiquement et obligatoirement la routine et l’endurcissement.

En effet la longue durée dans la linéarité que nous constatons au niveau de l’Histoire et du temps qui passe (Ecclésiaste 3:1-8) composée de débuts et de fins placés entre le grand début (Genèse 1:1) et la grande fin (Apocalypse 20:11b), oblige le croyant à s’investir pour durer le plus longtemps possible. Pour ce faire, il se fabrique des sécurités, des balises, des limites, des structures, des cadres pour ne pas « dévier » notamment de la soi-disant « saine doctrine », du comportement religieux reconnu dans un environnement donné et/ou encore de la Tradition qui deviendra par la force des choses très « humaine » pour ne pas dire négative ou idolâtre au demeurant. Tout est fait pour pouvoir « durer ». Plus ça dure plus ça s’adapte à l’environnement terrestre alors que l’adaptation devrait se faire au céleste divin, un tout autre environnement.

« Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » : L’aspect cyclique de l’Histoire aussi soulevé dans l’Ecclésiaste (Ecclésiaste 1:5-6+9-10) peut tout autant être constaté par les événements qui se sont inlassablement répétés, certes avec des différences, mais structurellement très semblables voire quasi identiques.  

La répétition obligatoirement engendrée par le cyclique oblige le croyant à tourner en rond à terme. Le phénomène est d’autant plus augmenté parce qu’il est enfermé dans les limites imposées par la durée. Tourner en rond dans des limites provoque l’ennui. Pour casser l’ennui, on passe presqu’obligatoirement de façon hypocrite et cachée dans un premier temps, puis plus ouverte voire officielle dans un deuxième temps à la transgression, au péché, à la satisfaction des désirs de la chair, aux fausses doctrines institutionnalisés pour mettre en quelque sorte un peu de piment à ce « menu de vie » devenu tellement insipide.

Un extrême opposé censé parer à cela, consiste à faire croire que l’on peut éviter la désintégration des valeurs bonnes par un légalisme et intégrisme religieux à tout va pouvant aisément aboutir à diverses formes de dictature idéologiques à caractère religieux ou autres que l’on va tenter d’imposer à ses semblables par des moyens souvent pas très louables.

Les tentatives de retours nostalgiques et romantiques au passé, interprété par soi-même, restent stériles, car ce qui est important c’est le présent, l’aujourd’hui de Dieu. « C’est pourquoi, selon ce que dit la Sainte Esprie : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n‘endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:7-8).  

Tout cela engendre parallèlement la peur de l’inconnu et donc la sclérose et l’endurcissement en tous cas vis-à-vis de Dieu et de Sa Parole qui nous font toujours sortir de nos sécurités ou jeter nos béquilles. Le front religieux est d’ailleurs particulièrement dur ! Jésus en a fait l’amère expérience auprès des Juifs.

Mais le prophète est là pour casser tout cela en devant faire passer la révélation du moment de YHWH ELoHiM et de Sa Parole auprès de Son Peuple.

Il doit d’abord « ingérer, manger » la gloire de Dieu et Sa Parole et c’est agréable et doux comme le miel. Il doit « faire corps » avec Lui et Son message. C’est ainsi que le front du prophète, ici Ezéchiel (Ezéchiel 2:8-9 ; 3:1-15), devint dur tel le diamant pour essayer de casser par la Parole annoncée et les actes prophétiques l’endurcissement du front du Peuple de Dieu. Cette deuxième étape « marteau piqueur » est évidemment très désagréable pour ne pas dire très risquée ! Le « diamant » le plus dur et indestructible est le NOM du Père et de l’Agneau sur le front entre les deux sourcils (Apocalypse 7:3 ; 14:1 ; 22:4 ; en hébreu : MeTSaCH : front, ce qui est clair, en évidence, sourcils, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils ; en grec : Metopon : front, particulièrement la partie du front qui se trouve entre les sourcils). 

 

 

c) Le contenu prophétique

 

En résumé, il s’agit toujours d’une Parole prônant au bout du compte le retour à la relation personnelle d’amour, de face à face avec YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie et pour ce faire d’une exhortation à emprunter jusqu’au bout le chemin adéquat révélé et préconisé par la Parole au cours de l’Histoire pour aller au-delà de l’Histoire dans l’Eternité.

 

ESCLAVAGE – LIBERATION DE L’ESCLAVAGE EGYPTIEN – DESERT

 

Pour les Juifs au titre de l’élection et de la formation du Peuple :

  1. Agneau Pascal suivi par la sortie d’Egypte
  2. Passage de la Mer Rouge
  3. Don et réception de la Thora et de la Gloire de YHWH Elohim au Sinaï
  4. Conquête du Pays promis

 

TERRE PROMISE – LIBERTE

 

Pour les Juifs installés dans leur Terre promise dotée du Temple à Jérusalem :

  1. Sacrifices sur l’autel du Temple
  2. Cuve d’airain du Temple
  3. Lieu Saint
  4. Saint des Saints

 

ESCLAVAGE – LIBERATION DE L’ESCLAVAGE ABSOLU – DESERT ET/OU ESPACE MATIERE TEMPS

 

Pour l’Eglise Primitive avant l’Apocalypse :

  1. Repentance, conversion à Jésus-Christ, foi en Son œuvre expiatoire, Sa résurrection et Sa montée au ciel à la droite du Père
  2. Baptême d’eau
  3. Baptême de la Sainte Esprie et de Feu avec l’exhortation à l’annonce de l’Evangile de par le monde
  4. Sainte Cène avec le pain et le vin – églises installées presque partout dans ce monde malheureusement encore dominé par le Prince de ce monde.

 

 

TERRE PROMISE CELESTE – LIBERTE DANS LA PERFECTION – SALLE DU TRÔNE

 

Pour l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise à partir de l’Apocalypse :

  1. Rencontre avec Jésus-Christ Glorifié (Apocalypse 1:10-16)
  2. Baptême de gloire en Jésus-Christ commencement de la métamorphose du corps de gloire en gloire ou transfiguration ou marquage du front avec le nom du Père et de l’Agneau (Apocalypse 1:17-18 ; 3:18 ;7:3; 14:1)
  3. Montée à la Salle du Trône pour recevoir la connaissance parfaite issue du « face à face » glorieux, esprie, âme et corps glorifié, transfiguré (1 Corinthiens 13:8-12 ; Apocalypse 4:1-2 ; 7:9b;11:12).
  4. Ste Cène de Gloire avec la montée sur le Trône (Apocalypse  :20-21)en tant qu’Épouse sans ride ni tache (Ephésiens 5:27 ; Apocalypse 19:7-8) de l’Époux et/ou en tant que sacrificateurs et rois (Apocalypse 5:10) suivie de l’évangélisation mondiale réussie (Apocalypse 6:2 et 7:9), de la reconquête des lieux célestes (Apocalypse 12:7-11) puis celle de la terre (Apocalypse 19:14), suivie du règne millénariste aboutissant au nouveau ciel et à la nouvelle terre réunifiés pour l’Eternité (Apocalypse 20:4ss ; 21:1 à 22:5).

 

d) Le ressort

 

Le schéma du ressort nous semble parlant pour comprendre l’Histoire et plus particulièrement l’Histoire du Salut à la fois dans la linéarité et dans le cyclique. Le prophétisme évolue et fait par conséquent avancer l’Histoire du Salut tout en insistant aussi sur l’unicité de YHWH ELoHiM et de Sa Parole éternelle non soumise au temps ! On comprendra donc plus facilement son fonctionnement par l’exemple du ressort.

 

Si vous regardez de profil un petit ressort de stylo par exemple vous ne voyez qu’un petit trait un peu épais ou une ligne qui commence et qui se termine. Cela représente l’aspect linéaire de l’Histoire avec un début et une fin.

Les spirales en forme de cercle qu’on y distingue aussi, représentent l’aspect cyclique de l’Histoire avec les répétitions structurelles semblables de la succession des révélations données par Dieu dans l’Histoire du Salut comme nous le devinons dans les 4×4 étapes successives et d’une certaine manière répétitives exposées dans paragraphe précédent.

 

Si par contre vous regardez seulement avec un œil ouvert d’en-haut ce petit ressort placé à la verticale dans l’axe, vous ne voyez plus qu’un petit cercle. Vous ne voyez plus l’aspect linéaire mais simplement UN seul cercle. C’est la perspective du cercle unique, uni mettant l’accent sur l’unicité et l’indissociabilité de l’ensemble. Pourtant en-dessous les cercles disposés en spirale sont toujours présents avec la même dimension et le même espacement !  

De plus il est possible de resserrer puis de desserrer le ressort mais quoi qu’il en soit, il ne reste sous cette perspective « verticale » qu’un seul cercle. Tout est un, indivisible et l’aspect linéaire est apparemment effacé plus exactement invisible à l’œil nu.

Vue sous ces deux perspectives, l’Histoire et à fortiori l’Histoire du Salut correspond au fameux verset « un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pierre 3:8 ; Psaume 90:4).

Autrement dit, le Seigneur, le Maître du temps et de l’Histoire peut se permettre de resserrer ou de desserrer l’Histoire tel un ressort, comme Il l’entend. Mais les cercles en spirale du petit ressort subsistent, restent mais sont rapprochés pour ne pas dire « confondus » presque soudés de telle sorte qu’on ne peut les distinguer les uns des autres : c’est le « un jour », la primauté de la perspective du cercle unique, la « compression de l’Histoire » qui montre son unicité, son unité et son indissociabilité. Mais dès que l’on desserre le ressort et qu’on le regarde à nouveau de profil, on revient aux « mille ans », la primauté de la perspective du linéaire, la spirale est à nouveau desserrée. Ainsi on pourra peut-être mieux comprendre le fonctionnement du prophétisme dont les paroles, l’interprétation et l’intégration dans le contexte historique et le contexte « intemporel céleste » paraissent souvent délicates à perspectives multiples répétitives et unes parce qu’il intègre ce mécanisme du ressort.  

 

e) Les quatre étapes majeures linéaires, successives

 

L’aspect linéaire du déroulement de l’Histoire du Salut est incontestable au titre de la succession dans le temps des étapes citées plus haut. Le passage de l’une à l’autre fut et reste un processus prophétique. Le Seigneur à chaque fois a envoyé Ses serviteurs et prophètes pour annoncer et faire admettre au Peuple de Dieu la nouvelle « économie » ou « dispensation ». Chaque dispensation provoque un dépassement de la précédente pour finalement aboutir dans les lieux célestes et la Salle du Trône où l’on arrive au but ultime, au retour réel et effectif à la « maison du Père ». Dans chaque étape majeure, il y a bien entendu des étapes intermédiaires.

 

Pour Israël nous voyons par exemple le vécu de la sortie d’Égypte, du passage de la Mer Rouge, du Sinaï et de la conquête de la Terre promise, c’est la PREMIERE ETAPE.

 

 Cette première étape se retrouve plus tard de façon structurellement semblable dans le culte du Temple. C’est la DEUXIEME ETAPE instituée par YHWH ELoHiM à titre de souvenir, de mémoire, d’anamnèse pour en quelque sorte pédagogiquement faire « revivre » ces événements dans le déroulé du culte du Temple (Sacrifices, Cuve d’airain, Lieu Saint, Saint des Saints) dans la Terre promise à Jérusalem en vue de mieux forger l’identité du Peuple d’Israël de génération en génération. Cela devait permettre une approche personnelle et collective de YHWH ELoHiM ayant opéré tous ces prodiges des origines de la formation du Peuple.

Combien de prophètes ont souffert voire payé de leur vie pour ramener le Peuple d’Israël à ces fondamentaux de la Torah !

Ce furent : front prophétique de diamant contre front rebelle, face prophétique contre face rebelle. Infidélités, idolâtries, péchés, injustices ayant engendré les exils avec leurs horreurs subies furent affrontées « de front » par les prophètes. Ils prophétisèrent, prêchèrent pour que le Peuple abandonne ses péchés et ses idolâtries, pour le ramener au Pays (=Aliyah), au respect de la Torah et au rétablissement du vrai culte à YHWH ELoHiM au Temple de Jérusalem.

 

La TROISIEME ETAPE majeure décrite plus haut fut introduite par Jésus-Christ devenu Fils de l’homme marqué du sceau de Son Père céleste (Jean 6:27). Quelles oppositions et quels combats sur un « front » terrible face aux pharisiens ayant débouché sur l’assassinat de la croix ! « Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres » a dit Jésus ! (Luc 5:37) Quelle vérité d’époque et toujours d’actualité !

Elle fut continuée par les apôtres dont le fameux ordre divin donné à Pierre « tue et mange » des animaux impurs d’après la Torah ! Quel choc ! (Actes 10:13 ;11:7). Le même choc fut encaissé lorsqu’il s’agissait de comprendre que l’Evangile était aussi pour les non juifs (Actes 10:44-48 ; 11:1-3 ; 15:1-5 ; Galates 2:7-21)

Tous les écrits de Paul où il oppose la Loi, la circoncision, les sacrifices d’animaux et autres rites juifs du Temple et autres à la foi et la grâce basées sur le sacrifice et la résurrection de Jésus-Christ nous démontrent l’intensité des « combats prophétiques » !

L’Épître aux Hébreux, la bien nommée, nous démontre clairement du début à la fin le bien-fondé de la nouvelle étape prophétique du salut en Jésus-Christ, Victime expiatoire sans défaut, Sacrificateur parfait selon l’ordre de Melchisédek, comparée à l’Ancienne Alliance ou Ancien Testament (Cf. 2 Corinthiens 3:14).

La rupture fut telle qu’elle se perdit dans des exagérations coupables aux conséquences anti-bibliques et terribles. Les Juifs furent à tort considérés comme rejetés par Dieu et comme des instruments du Diable par l’Eglise d’où les persécutions innommables ultérieures ! Le Peuple élu de Dieu serait à présent l’Eglise et uniquement l’Eglise (Cf. 1 Pierre 2:9-10). C’est ce qui a donné naissance à la théologie du remplacement qui ne connaît et ne considère que l’aspect linéaire de l’Histoire du Salut sans en considérer l’aspect cyclique. Cette théologie exclusiviste est une fausse doctrine qui eut, entre autres, comme conséquences les persécutions des Juifs à travers les siècles et particulièrement la Shoah. L’aspect cyclique dont nous parlerons plus tard est en effet partiellement démontré par le retour des Juifs dans leur Terre, la future reconstruction du 3ème Temple et leur compréhension profonde et exceptionnelle actuelle de la Torah. L’antisémitisme et l’antisionisme actuel à travers le monde ne font que démontrer l’antagonisme provoqué par l’Ennemi comprenant que la réalisation du plan de YHWH ELoHiM relatif à Israël, le mènera à terme plus rapidement dans l’étang de feu.

 

Nonobstant, les sacrifices juifs furent alors remplacés par le Sacrifice de Jésus, le passage de la Mer Rouge et le bain rituel du Grand Prêtre dans la cuve d’airain par le baptême d’eau, les événements glorieux du Sinaï par le baptême dans la Sainte Esprie et de Feu et la conquête de la Terre promise par l’établissement de millions d’églises à travers le monde célébrant la Sainte Cène avec le pain et le vin comme action de grâce ou eucharistie, anamnèse, signe de communion et en mémoire de Jésus-Christ et de Son œuvre.

 

La QUATRIEME ETAPE majeure décrite plus haut fut introduite et instituée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même dès 92-94 environ par Sa Révélation (=Apocalypse) ! (Cf. Écrit « Nouveau mode de mise en pratique de l’Alliance Biblique ? »). 

C’est là que se situe le processus prophétique d’aujourd’hui depuis presque 2000 ans, en conformité avec le message de dévoilement de Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean.

On passe d’une dispensation située dans l’espace-matière-temps à celle menant dans les lieux célestes pour une période à cheval entre les deux.

Elle précède et conditionne l’aboutissement de l’Histoire du Salut. Elle est décrite étape après étape dans une chronologie qui nous semble d’une évidence limpide apparaissant dans l’Apocalypse (ou Révélation ou Dévoilement).

L’Apôtre et prophète Jean dut avoir le front dur tel le diamant, car son ministère fut très largement combattu par l’Eglise de la fin du premier siècle (3 Jean v.9). Par voie de conséquence l’Apocalypse ne fut acceptée dans le canon du Nouveau Testament que très tardivement (Fin du 2ème siècle). Enfin l’Histoire de l’Eglise nous a amplement prouvé que les lettres aux 7 églises puis le reste du livre furent d’abord rejetés et durent ensuite faire face à l’incompréhension puis à une sorte d’oubli en passant par des interprétations symboliques déconnectées de la réalité divine mise à portée de main. Quel gâchis alors que Jésus-Christ Glorifié voulait faire passer l’Eglise immédiatement à l’époque dans la vraie réalité céleste et paradisiaque : c’était tout sauf des symboles, des images ou encore des représentations !

Allons par conséquent à la réalité céleste du « face à face » qui nous est de ce fait autorisée et ouverte ! Mieux, elle nous est ordonnée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même de la façon la plus sérieuse et pressante !

Ainsi la conversion est remplacée par la rencontre glorieuse avec Jésus-Christ Glorifié, le baptême d’eau par le baptême de gloire avec la métamorphose du corps à la clé, le baptême dans la Sainte Esprie et le Feu par la montée à la Salle du Trône, la vie d’Église sur terre par la vie d’Eglise-Epouse glorifiée, montée sur le Trône avec Jésus-Christ procédant à la reconquête des lieux célestes et de la terre en passant par une évangélisation réussie à partir du ciel.

Au même titre que la circoncision juive et les sacrifices par exemple n’étaient plus d’actualité pour l’Eglise Primitive, le baptême d’eau, le baptême de la Sainte Esprie et la vie d’Église sur terre de l’Eglise actuelle doivent être remplacés par les réalités de gloire de cette quatrième étape.

Certains chrétiens choqués diront peut-être, comme les Juifs d’ailleurs à juste titre par rapport à l’Eglise qui les a persécutés : « Si on n’enseigne plus et si on ne pratique plus les paroles et commandements centraux pour nous, de surcroît clairement ordonnés par Dieu Lui-même, alors c’est notre désintégration totale notamment celle de notre identité et de notre communauté puisque nous serions dans la désobéissance notoire par rapport à Dieu et à ce qui est écrit dans la Bible ! »

De nombreux chrétiens prônent par exemple le retour à l’Eglise primitive des Actes des Apôtres, à une nouvelle « Réformation » ou « Réveil » ou « Retour aux sources, à la formation initiale » mais qui seront irrémédiablement voués à la sclérose, puisque toujours encore enfermés dans l’espace-matière-temps, l’Histoire de l’Eglise nous l’ayant de surcroît amplement prouvé à maintes reprises. Cette sclérose malheureusement se mettra insidieusement en place malgré les fruits, les signes et prodiges merveilleux qui accompagnent ces réveils, comme ce fut le cas pour l’Eglise primitive.

La seule solution c’est de sortir de l’Histoire pour changer l’Histoire ! Cela signifie un « retour à la source paradisiaque dans la Salle du Trône ».  A partir de là, nous sommes appelés à rentrer à nouveau dans l’espace-matière-temps et y agir efficacement dotés des moyens nécessaires divins permettant de « partir en vainqueur pour vaincre » (Apocalypse 6:2), de la connaissance et de l’amour issus du face à face pour transformer la situation terrestre désastreuse ! Voilà le message pressant de Jésus-Christ Glorifié !

Au vu de tout cela, comprenons qu’aux yeux de Dieu tout ce qui était bon hier ne l’est plus aujourd’hui sinon nous serions obligés par exemple de devenir préalablement juifs et nous faire circoncire pour pouvoir ensuite devenir chrétiens dans un second temps. Le concile de Jérusalem donna une réponse claire à ce sujet (Actes 15:5ss). Entrer dans la quatrième étape ne signifie pas qu’il faut passer préalablement par les étapes précédentes !

Le Seigneur Jésus-Christ marque très fortement la césure relative à l’institution de la quatrième étape de l’Eglise des Vainqueurs : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange (c’est-à-dire l’Angelos, l’Apôtre, l’Envoyé Jean) pour vous témoigner (marturéo : témoigner, cf. martyr) de cela à propos des églisesMoi (Jean) je témoigne (marturéo)  à celui écoutant les paroles de la prophétie de ce livre (= livre de l’Apocalypse) : si quelqu’un y ajoute, Dieu ajoutera sur lui les plaies ayant été décrites dans ce livre (= livre de l’Apocalypse) et si quelqu’un retranche (apsairéo : enlever, ôter, retrancher) des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre (xulos : bois, arbre) de la vie et de la ville sainte ayant été écrits dans ce livre. » (Apocalypse 22:16+18-19 ; trad. litt.).

Quand nous considérons les diverses interprétations de l’Apocalypse, nous nous rendons compte qu’elles ne peuvent en général pas respecter la chronologie proposée parce que les éléments prophétiques cités plus haut dans la quatrième étape n’ont pas été acceptés ou compris. Ces interprétations veulent en outre ramener la compréhension de ce livre aux dimensions de la dispensation ou étape précédente de l’Eglise primitive des Actes et des Épîtres ou de la dénomination du commentateur biblique, alors qu’en réalité il s’agit d’une nouvelle dispensation qui doit dépasser obligatoirement la troisième étape ! Ces interprétations retranchent ou ajoutent tour à tour aux paroles de la prophétie de l’Apocalypse qui résultent avant tout d’un témoignage c’est-à-dire d’un vécu où Jean a vu, senti, goûté, touché, entendu avec les cinq sens de son corps glorifié ! Un témoin relate le plus objectivement possible de faits, d’événements réels et concrets dans une chronologie la plus fidèle possible. Il ne se lance pas dans des images, des représentations ou des symboles qui résultent davantage d’interprétations et de ressentis subjectifs. C’est pourquoi l’Apocalypse ne peut être mise en salade où l’on mélange tout !

Ainsi par exemple on se hasarde dans des explications imagées, symboliques pour ne pas dire fantaisistes : dans ce cas on ajoute plein de choses aux paroles du texte. Malheureusement combien de « plaies » sont déjà tombées durant des siècles et tombent toujours encore sur les chrétiens aujourd’hui parce qu’ils ne sont tout simplement pas dans l’abri de la Salle du Trône !   

Souvent, on identifie la Grande Tribulation au Règne de l’Anti[é]-Christ, autrement dit on retranche des paroles de ce livre puisqu’on réduit à un événement ce qui est décrit comme deux événements. Il en est de même pour ceux qui « oublient » la montée en l’assimilant à l’enlèvement. La part à l’Arbre de Vie, à savoir la métamorphose impliquant l’immortalité, la première promesse de Jésus-Christ Glorifié à l’Eglise d’Éphèse en vue de la montée est retranchée. La montée à la Ville Sainte où se trouve la Salle du Trône est tout autant retranchée parce qu’elle devient impossible si notre corps charnel terrestre n’est pas transfiguré, transformé, métamorphosé. Et on pourrait multiplier les exemples…

Il est donc capital de simplement accepter le texte tel qu’il est par la dispensation nouvellement instituée par le Seigneur Jésus-Christ Glorifié. Cela nous permet de bénéficier de Ses promesses dont l’immortalité ou l’Arbre de Vie et la montée à la salle du Trône de la Ville Sainte en découlant pour ne pas avoir à subir les plaies et les jugements qui y sont énoncés. En effet si nous restons dans l’espace-matière-temps, si nous ne montons pas, on subira obligatoirement ces choses. Il s’agit en effet de « garder la Parole de Christ et de ce livre » pour être préservé de la Grande Tribulation – Epreuve » qui touchera tous les habitants de la terre (Apocalypse 3:10).  

 Si nous voulons retourner à la position initiale promise par Dieu d’Adam et d’Eve au Paradis et dans les lieux célestes, nous ne devons pas rester dans la dispensation du « pédagogue » terrestre d’Israël (Cf. Galates 3:24-25) puis celle de l’Eglise primitive et/ou charismatique actuelle mais bien passer à celle de la réalité céleste, à savoir la position de la nouvelle Eve auprès du nouvel Adam !

En fait la quasi-désintégration par la défaite viendra si nous restons dans l’espace-matière-temps où nous devrons alors subir la Grande Tribulation puis le Règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 3:10 ; 6:9 ; 7:14-17 ; 11:7 ; 12:17 ; 13:7+10). C’est écrit !

 

Tout cela représente une rupture inimaginable car il est question d’entrer dans une position charnellement totalement impossible qui se situe hors de l’espace-matière-temps et même de ses relativités spatio-temporelles apparemment démontrées par la science. L’argumentaire des apôtres relatif au passage du judaïsme au christianisme primitif charismatique ressemble structurellement à celui de Jésus Glorifié, de Jean et du nôtre à leur suite pour le passage des églises terrestres à l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise, sachant que la croix et la résurrection sont, restent et resteront toujours la base de tout (Apocalypse 1:5b-6 ; 5:6b+9-10).

Ne regardons pas en arrière mais portons les regards vers l’avant ! « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu. » (Luc 9:62). Si nous avons compris que le Royaume de Dieu est proche ou encore s’est approché et que ne sommes pas encore dedans, (Luc 10:9+11) parce que nous devons le rechercher (Matthieu 6:33) alors nous savons ce qu’il nous reste à faire et d’abord à croire pour VRAIMENT y entrer !

En résumé, il s’agit du retour réel à la Salle du Trône par la montée suivie d’une relation personnelle d’amour réellement vécue de face à face avec notre Epoux avec l’immortalité à la clé, but ultime et fin du processus prophétique et au-delà charismatique (Cf. 1 Corinthiens 13:8).

 

f) Les quatre réalités cycliques dans un cercle compressé par-là indivisibles, unes et interdépendantes

 

Nous commençons à comprendre la relativité du temps et de l’Histoire pour pouvoir affirmer à la fois les longues successions et ruptures prophétiques sur des millénaires (=mille ans, spirale vue de profil, trait, ligne) et à la fois l’unité de temps dans l’instant (=un jour, un cercle, ressort resserré) pour ne pas dire l’identité indissociable par rapport à ce qu’ont vécu les Hébreux devenant le Peuple élu puis célébrant le culte du Temple sur sa Terre, l’Eglise primitive suivie de toutes les dénominations successives et finalement l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise.

YHWH ELoHiM, le Maître de l’Histoire englobant le cyclique et le linéaire « l’un jour » et les « mille ans » démontre une fois de plus Sa divinité. En effet c’est le même Dieu YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie qui est clairement à l’origine de ces quatre étapes prophétiques successives différentes mais aussi structurellement identifiables l’une à l’autre donc unies, unes, indissociables, rapprochées, compressées. Sa divinité implique qu’Il est hors du temps, supérieur à lui (implique l’aspect cyclique compressé) et dans le temps (implique l’aspect linéaire de début et de fin) sinon c’est le temps, le dieu Chronos, qui Lui serait obligatoirement supérieur !

Le cyclique compressé insiste sur la similitude structurelle et temporelle pour souligner l’unité, l’indissociabilité et l’interdépendance entre les 4×4 étapes.

Le Peuple d’Israël dans sa Terre avec le culte du Temple n’aurait d’ailleurs pas pu exister sans la sortie d’Égypte, le passage de la Mer Rouge, le Sinaï et la conquête. Cela paraît être une évidence pour tout le monde.

L’Eglise primitive suivie de la succession des mouvements dénominationnels principaux de l’Eglise (= 7 sept églises de l’Apocalypse) n’aurait pas pu exister sans le Peuple d’Israël. Cela paraît être une évidence pour tout le monde.

De même l’Eglise des Vainqueurs existera issue des églises telles que nous les connaissons (Cf. écrits « Eglise des Vainqueurs » pour leur identification). Cela sera une évidence pour tout monde, mais ne l’est pas encore aujourd’hui puisque nous sommes dans la phase prophétique par rapport à la formation de l’Eglise des Vainqueurs (ou 8ème Eglise).

La spécificité de la spirale est qu’elle relie de façon indissociable tous les cercles du premier du début au dernier de la fin, tous de la même dimension mais chaque fois à un autre niveau ou étape.  

Notons à ce titre que la croix et la résurrection ont un effet rétroactif (Hébreux 11:13b ; 1 Pierre 3:19) et un effet de projection dans le futur jusque dans l’éternité, donc pour celles et ceux qui ont cru depuis, croient aujourd’hui et croiront demain. C’est la base de tout. Cela n’est possible qu’à partir d’une spirale reliant le début à la fin tout en offrant une possibilité de compression qui permet d’englober le tout dans l’instant à savoir un seul et unique cercle « soudé ».

Jésus-Christ Glorifié s’adresse d’ailleurs à ces églises et c’est d’elles que sortiront individuellement celles et ceux qui se repentiront et écouteront ce que « l’Esprie dit aux églises » pour ensuite former la 8ème Eglise ou l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant des promesses énoncées.

Ces églises subsisteront sur terre parallèlement à cette Eglise des Vainqueurs durant la Grande Tribulation et le règne de l’Anti[é]-Christ puisqu’elles y sont mentionnées (Apocalypse 6:9-11 ; 12:17) mais elles devront souffrir atrocement (Apocalypse 6:9-11 ; 13:7-10). Les églises dénominationnelles terrestres actuelles (Cf. Apocalypse 12:17 ; 13:10) resteront toujours plus ou moins lieu de salut par Jésus-Christ mais en passant malheureusement par la persécution et la première mort, répétons-le !  

L’annonce du message prophétique aux églises terrestres actuelles concernant la 8ème Eglise qui montera dans sa Terre promise céleste est à mettre en unité, en indivisibilité et en interdépendance avec Israël aujourd’hui à nouveau miraculeusement « monté » dans sa Terre promise terrestre. Cela démontre, on ne peut plus clairement, qu’Israël est et restera toujours le Peuple élu de Dieu avec ses missions spécifiques mais reste et restera toujours en même temps appelé prophétiquement à laver son vêtement dans le Sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 4-8+14 ; 14:1-5), précisons-le ! Ainsi au titre de la dimension cyclique, d’unité et d’indissociabilité, dans la compression de l’Histoire du Salut, il ne peut y avoir de place pour la terrible théologie d’exclusion d’Israël par le remplacement.

En effet, l’élection du Peuple d’Israël est plus que jamais valable dans l’aujourd’hui, l’instant de Dieu et Paul se charge de nous le rappeler en Romains 11. En plus l’Etat d’Israël devant s’étendre sur l’ensemble de la Terre Promise, l’Aliyah miraculeuse depuis 1948 aujourd’hui encore inachevée (Esaïe 43:5 ; Jérémie 16:15 ;24:6 ;29:14 ;30:3 ; 33:7 ,11; 50:19 ; Ezéchiel 20:42 ; 34:13 ; 36:24 ;37:21 ; Zacharie 8:8 etc…), la reconstruction incontournable concrète du troisième Temple (Zacharie 6:12-13 ; Malachie 3:1+6 ; 2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1) se réaliseront tôt ou tard d’après les textes bibliques. Par exemple les textes messianiques des psaumes et des prophètes annonçant le règne du Messie à Jérusalem sont foison et ne sont pas encore réalisés : donc à venir. Les prophètes tout en prophétisant principalement par rapport à l’exil à Babylone, étaient projetés en même temps par l’Esprie Sainte dans des périodes paradisiaques et de restaurations exceptionnelles comme si elles allaient avoir lieu tout de suite dans l’instant. Elles furent et sont humainement inimaginables et elles doivent obligatoirement concrètement encore se réaliser (Cf. Esaïe 11,54,55 ; Psaume 110 parmi bien d’autres textes). Pourtant ces textes sont de l’Ancienne Alliance ! C’est pourquoi Israël est et restera toujours dans l’actualité de Dieu et par conséquent aussi dans celle du monde. Israël ne pourra jamais être remplacé et est d’ailleurs irremplaçable ! C’est là que nous pouvons saisir ce cercle unique « compressé, soudé » de l’indissociabilité, de l’unité et de l’interdépendance.

Le rôle du Peuple élu comme prémices, de Jérusalem, du Temple dans l’Apocalypse est d’une évidence limpide (Apocalypse 3: 12; 7:4-8 ; 11:1-2 ; 14:1-5 ; 20:9 ; 21:12-14).

Voici encore la dimension cyclique resserrée en un seul cercle, une et indivisible : Israël, l’Eglise terrestre dénominationnelle et l’Eglise des Vainqueurs ne sont plus qu’un. Elle porte en elle l’Eternité, l’aujourd’hui du Dieu « un », le « jour un ». Elle se réalisera et se comprendra donc de plus en plus nettement quand l’Eglise des Vainqueurs se sera formée dans cette réconciliation (apokatalasso : réconcilier complètement, se réconcilier, unifier, revenir à un état d’harmonie comme dans le passé, donner le change, retourner en faveur) d’un cycle ou cercle en Jésus entre tous les éléments de la création, entre les juifs et les chrétiens (Cf. Ephésiens 2:20 ; Colossiens 1:20) pour accéder à terme à un aboutissement merveilleux dans le Millénium (Apocalypse 20:4a) comportant les nombreuses réalisations concrètes des prophéties annoncées par les prophètes de l’Ancien Testament, puis dans l’Eternité. La période à cheval entre l’Eternité et l’Histoire de l’Eglise des Vainqueurs que nous appelons de nos vœux, accentuera cet aspect fondamental d’unicité du cercle parce qu’il sera mieux compris et vécu dans l’accentuation de l’Eternité.

 

 g) Le prophétisme d’aujourd’hui

 

Il devrait être très semblable à celui de l’Apôtre Jean et du texte de l’Apocalypse. Entre temps l’Eglise a perdu presque 2000 ans avec ce que nous savons au niveau de ce qui s’est passé durant ces siècles. Nous avons donc en plus du texte de l’Apocalypse le recul de 2000 années d’Histoire de l’Eglise pour finalement comprendre qu’en fait il n’y a pas d’autre issue possible. Aussi longtemps que nous n’entrerons pas dans les dimensions préconisées par ce prophétisme de gloire johannique, l’Eglise tournera en rond dans sa prison et ses limitations espace-matière-temps. Considérons ce qu’est devenue la merveilleuse église primitive des Actes : l’église catholique romaine avec toutes ses idolâtries !  Si nous devions louper le coche aujourd’hui, 2000 ans après, nous ne serions pas mieux lotis que les générations des premiers siècles et l’évolution ecclésiale ne serait pas meilleure pour ne pas dire pire !

Pour être franc, il s’agit de tenir un discours prophétique qui prône le passage de la troisième étape à la quatrième décrites plus haut. Les remplacements de la conversion par la rencontre de Jésus-Christ Glorifié, du baptême d’eau par le baptême de gloire, de la Sainte Cène avec le pain et le vin par la Ste Cène de gloire, de la vie d’église terrestre par celle de la 8ème Eglise à partir du Trône, de la mortalité par l’immortalité etc… oups ! Quel programme de « oufs » !

Ainsi il est inutile de dire qu’il faut invoquer le Seigneur pour qu’il mette Son diamant, Sa marque, Son sceau, Son Nom sur notre front pour nous rendre capables de prôner la folie de l’humainement impossible mais toutefois totalement indispensable car le but est le retour au Pays promis céleste pour le face à face avec Lui. Le but du prophétisme est sa fin et la fin de l’Histoire dans le face à face et la connaissance parfaite. Comme Israël dut et doit monter au Pays promis, de même l’Eglise aurait dû et devra monter au Pays promis céleste tôt ou tard avec ou sans nous, mais elle montera ! C’est écrit !

Le texte biblique, nous l’avons vu, place le prophétisme à la fois dans la linéarité de successions des révélations avec des ruptures souvent violentes à la clé et à la fois dans le cyclique ou cercle d’unité resserré, réconcilié impliquant l’intemporalité divine englobant l’ensemble de l’Histoire en un seul jour voire un seul instant ou encore clin d’œil. Les deux concepts paradoxaux sont indispensables pour arriver à l’aboutissement éternel et la victoire finale. C’est ce paradoxe que nous discernons dans tous les textes prophétiques portant à la fois sur l’actualité du moment où la prophétie fut exprimée et englobant à la fois les millénaires d’Histoire pour rentrer dans l’instant, l’aujourd’hui ou encore le jour de YHWH Elohim.

Cela rend le message réceptionné « doux comme le miel » (Ezéchiel 3:3 ; Apocalypse 10: 10a correspond à l’instant divin de révélation merveilleux) mais sa diffusion et prédication indigeste avec des remontées gastriques brûlantes (Ezéchiel 3:14 ; Apocalypse 10: 10b correspond à la difficile diffusion du message dans le cadre linéaire de l’Histoire auprès du Peuple de Dieu et au-delà des nations).

Les détracteurs de ce message prophétique ne manqueront pas de mettre en avant ces paradoxes voire contradictions pour provoquer les remontées gastriques très très acides pour le prophète et tenter d’aboutir à ses funérailles, même de 1ère classe avec fleurs et couronnes s’il le fallait.

Le changement fondamental n’est pas de mettre en place une nouvelle dénomination mais bien d’exhorter à sortir de l’espace-matière-temps. Là, à la Salle du Trône, nous serons rendus capables par le marquage du front au diamant du Nom du Père et de l’Agneau, d’aborder efficacement les vrais problèmes à résoudre dans ledit espace-matière-temps dans lequel il faudra retourner correctement équipés. Ce ne sera possible qu’à partir des lieux célestes et plus particulièrement du Trône !  

Seul ce sceau divin sur le front nous donnera la volonté, l’intelligence, les pensées, les paroles, la niaque du vrai prophète voire Apôtre ou Envoyé pour aller jusqu’au bout.

 

2. La sacrificature

 

« Tu feras une plaque d’or pur, et tu y graveras, comme on grave un cachet : Sainteté à YHWH. Tu l’attacheras avec un cordon bleu sur la tiare, sur le devant de la tiare. Elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron sera chargé des iniquités commises par les enfants d’Israël en faisant toutes leurs saintes offrandes ; elle sera constamment sur son front devant l’Eternel, pour qu’il leur soit favorable. » (Exode 28: 36-38).

L’Eglise des Vainqueurs exercera les fonctions de sacrificateurs (Apocalypse 5 :10). On pourra se poser la question qu’est-ce que cela peut signifier alors que Jésus, le Grand Sacrificateur parfait a tout accompli en ayant pris toutes nos iniquités sur Lui ?

a) Le sacrifice du corps

 

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte logique. » (Romains 12:1).

Il ne s’agit pas d’un attentat-suicide, comme certains qui se font exploser pour tuer ou « sacrifier » un maximum de mécréants à leur dieu Allah. Il ne s’agit pas davantage d’user son corps terrestre jusqu’à en mourir d’épuisement dans l’exercice d’un ministère. Il s’agit simplement de le faire brûler dans le Feu divin de la Sainte Esprie comme sacrifice VIVANT et non pas sacrifice mort, précisons-le, pour qu’il soit transfiguré, métamorphosé et rendu encore plus vivant !  Parce que le corps de Jésus sur la croix a pris sur Lui notre chair imprégnant alors mortellement notre corps, celui-ci est ainsi délivré de la chair et est sauvé ! Ainsi en même temps on devient saint et agréable à Dieu. Il est aussi clair de ce fait que ce sacrifice du corps est indissociable de la sainteté intérieure de l’âme et de l’esprie. Il s’agit clairement d’un sceau « pur » identitaire qui porte la gravure indélébile sur l’or pur du NOM de YHWH Elohim et de Sa Sainteté : la marque de la sacrificature comme ce fut le cas d’Aaron. L’entrée au Saint des Saints et/ou la montée sur le Trône de YHWH Elohim ne peut se faire que dans la Sainteté parfaite où chair et péché sont totalement éradiqués par le Sang de Jésus, c’est à dire le Feu de Son Corps Glorieux, la victime expiatoire parfaite. 

 

b) Le ministère des Sacrificateurs de l’Eglise des Vainqueurs

 

Le Grand Sacrificateur pouvait entrer dans le Saint des Saints une fois par an pour le service d’expiation du Peuple par l’aspersion du sang. L’Eglise des Vainqueurs, peuple de sacrificateurs, pourra de même entrer dans le Saint des Saints ou la Salle du Trône.

Le Grand Sacrificateur revenait vers le Peuple pour exercer son ministère auprès de lui. De même l’Eglise des Vainqueurs – Sacrificateurs retournera sur terre à partir du Saint des Saints pour exercer son ministère auprès des nations. Toutefois le rythme annuel du Grand Sacrificateur sera multiplié à l’infini dans des aller-retours incessants Salle du Trône – terre pour accomplir les missions ordonnées.

Il s’agira de délivrer les hommes des influences et possessions démoniaques de l’Ennemi par le Sang de l’Agneau. A partir de là une évangélisation de puissance pourra s’effectuer pour que les foules, à commencer par les Juifs, soient elles-mêmes marquées du sceau de Dieu ou métamorphosées et passer devant le Trône pour grossir les rangs de l’Eglise initiale des Vainqueurs (cf. Apocalypse 6:2 ; 7). Ils commenceront par faire une rencontre avec Jésus Glorifié et seront invités par la suite « sous sa tente » (Apocalypse 7:13-17).

Bien entendu l’action de grâce ou la louange, l’adoration de Dieu dans les lieux célestes font partie de façon primordiale du service sacrificiel ! (Psaume 50:14+23 ; 116:17 ; Apocalypse 5:8-14 ; 11:15-19 ;14:3 ; 19:1-8). Le « sacrifice de louange » et d’adoration devant le Trône et dans les lieux célestes sont toujours déclencheurs et marqueurs de l’action de Dieu dans les lieux célestes et sur terre.

Voilà un culte logique, raisonnable uniquement possible dans la gloire, un « sacrifice » qui soit agréable à Dieu ! L’Eglise des Vainqueurs dotée de la marque du Sacrificateur sur le front, attirera la faveur de Dieu sur les nations qui se repentiront en très grande masse et blanchiront leur vêtement dans le sang de l’Agneau (Apocalypse 7: 9+14). Elle sera aussi en responsabilité durant le Millénium en tant que Sacrificateurs de Dieu et de Christ pour exercer son ministère (Apocalypse 20:6b).

 

3. Le règne

 

« Le vainqueur, celui qui garde jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai autorité sur les nations, et il les mènera paître avec un bâton de fer. » (Apocalypse 2:26-27).

« …tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5:10). 

« Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » (Apocalypse 7:3)

« Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts. » (Apocalypse 14:1)

« Elle mit au monde un fils, un enfant mâle ; c’est lui qui doit mener paître toutes les nations avec un bâton de fer » (Apocalypse 12:5a-b).

« Ils (ennemis) combattront l’Agneau et l’Agneau les vaincra, car Il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois et AVEC Lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi. » (Apocalypse 17:14).

« …et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20:4).

« …ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts Et ils régneront aux siècles des siècles. » (Apocalypse 22: 3+5).

 

Le Vainqueur de la 8ème église sera celui et celle qui aura été marqué au front par le sceau comportant le nom du Père et de l’Agneau. C’est la marque de la métamorphose permettant de se tenir devant le Trône (Apocalypse 7:1-4+9c+14b) mais aussi la marque de la royauté qui est la même que celle de la sacrificature énoncée plus haut.

 

a) Combattre avant de régner

 

Le roi (vainqueur) passe au combat avec et suite au Roi (Jésus) des rois (Vainqueurs) pour vaincre. Cela lui permettra de régner et de mener les nations avec un bâton-sceptre (droiture incorruptibilité) de fer (autorité, inflexibilité notamment dans l’amour et l’obéissance à Dieu).

Le combat commence au moment de la Grande Tribulation (Apocalypse 6:2) où la 8ème Eglise couronnée s’élance sur son cheval blanc en vainqueur pour vaincre !

La première grande victoire de la 8ème Eglise sera le réveil mondial d’Apocalypse 7, puis la seconde l’éjection du Dragon des lieux célestes et enfin la dernière l’éjection du Dragon de la terre suivie du Millénium.

 

b) Le règne

 

Le règne s’exercera alors durant le Millénium sous l’autorité du Roi (Jésus) des rois (Vainqueurs), le Seigneur (Jésus) des seigneurs (Vainqueurs) à partir de Jérusalem au Temple.

Mais malheur aux vaincus précédemment marqués au front par la marque de la Bête. Leur destinée sera souffrances, tourments, maladies, colère de Dieu, manque de repos, mort et pour l’éternité l’étang de feu et de soufre (Apocalypse 13:16-18 ; 14:9+11 ; 16:2 ; 19:20 ; 20:15 cf. aussi Ezéchiel 9:1-11).

Le marquage du front par YHWH ELoHiM désigne entre autres la volonté inflexible, un caractère bien trempé, la capacité de gestion, de résistance face à l’adversité pouvant aller jusqu’à braver la Mort. Ce sont des qualités certes prophétiques, de sacrificature mais aussi royales. Elles correspondent au bâton-sceptre (droiture) de fer (autorité, inflexibilité, solidité) qui permet de régner et de prendre des responsabilités, de savoir trancher, prendre des décisions de la bonne manière. Il faut savoir que le Millénium n’est pas encore le ciel sur terre mais une terre dirigée par Christ, l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs ressuscités. En effet la terre durant le Millénium restera encore dans l’espace-matière-temps (mille ans) mais sera en connexion beaucoup plus ouverte qu’avant avec la Salle du Trône connectée de façon tangible et visible au 3ème Temple terrestre de Jérusalem, Jésus Glorifié Roi des rois y trônant et l’Eglise des Vainqueurs – Martyrs ressuscités régnant avec Lui. Ces derniers ne seront pas limités par l’espace-matière-temps et pourront se déplacer instantanément d’un endroit à l’autre de la terre et monter au ciel sans retenue aucune. Cet ensemble constituera le gouvernement mondial merveilleux et glorieux sur une terre qui n’est pas le ciel mais où règne beaucoup de bonheur et où par exemple le loup couchera avec l’agneau !

Certes le Dragon sera enchaîné durant cette période bénie, mais les hommes et les femmes non métamorphosés encore mortels vivant sur terre, resteront dotés de leur libre-arbitre et pourront toujours et encore se révolter contre Dieu.

La preuve du libre arbitre des humains à la fin du Millénium apparaîtra quand Satan, à nouveau libéré après les mille ans, pourra séduire des êtres humains qui malheureusement se décideront pour lui et constitueront son armée. Il affrontera avec elle pour la dernière fois Christ et les saints mais un Feu du ciel dévorera son armée et il sera précipité dans l’étang de soufre et de feu pour l’éternité (Apocalypse 20:7-10).

Enfin il est question du règne dans l’éternité mais là, à la différence du Millénium, il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre totalement réunifiés et purifiés de toute sorte de mal et de ses effets (Apocalypse 21 à 22:5). Dieu sera tout en tous (1 Corinthiens 15:28).     

 

Conclusion

 

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit renouveler notre intelligence, nos pensées, notre âme pour comprendre quelle est la volonté de YHWH ELoHiM, autrement dit la dimension prophétique.

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit renouveler notre esprie animée de la Plénitude de la Sainte Esprie qui ne se manifeste dans sa totalité que dans la Salle du Trône (Apocalypse 4:5 ; 5:6c) pour une louange, une adoration, un service parfaits, autrement dit la dimension sacrificielle.

Le marquage du sceau de Dieu sur notre front entre les deux sourcils doit nous donner un corps métamorphosé ayant mangé à l’Arbre de Vie pour pouvoir monter à la Cité Sainte et monter sur le Trône avec Jésus, prendre nos responsabilités de régnants autrement dit la dimension royale.

Les trois sont interdépendants, uns et nécessitent pour ce faire une quatrième dimension à savoir l’environnement de YHWH ELoHiM, Père, Fils et Sainte Esprie, des anges, le troisième ciel pour maintenant, le Millénium après l’éjection de l’Ennemi des cieux et de la terre et au final le nouveau ciel et la nouvelle terre après le jugement dernier.

Bref c’est le retour à la case départ d’Adam et d’Eve mais avec la réussite à la clé pour l’Eternité grâce au Nouvel Adam parfait suivi de la Nouvelle Eve graciée !

En Lui, Martin BUSCH

96. Le procès

INTRODUCTION

 

Nous pouvons considérer Dieu de manières variées selon qu’Il est notre :

  • Père (Matthieu 18:19 ; Luc 11:13 etc…)
  • Mère (Esprie : ROUaCH substantif hébreu au féminin ; Pneuma en grec ; Jean 3:3ss : naître d’Esprie)
  • Ami (Jean 15:15 etc…)
  • Frère (Matthieu 28:10)
  • Seigneur (Actes 1:24 etc…)
  • Sauveur (Luc 1:47 etc…)
  • Éternel ou YHWH : « Je suis Celui qui suis » (Genèse 21:33 ; Exode 3:14 etc…)

 

Et cette liste pourrait se prolonger… Vu l’intitulé de notre propos « Le Procès », il est une appellation que nous aimerions retenir ici à savoir celle de Juge (Actes 10:42 ; Jacques 4:12 ; Hébreux 12:23 ; Apocalypse 20:11 etc…).

Pour qu’il puisse y avoir procès, il faut en plus du juge (kritès = juge cf. critères), un accusé, une accusation et une défense. Voilà, de façon très simplifiée, les quatre éléments majeurs indispensables pour qu’un procès puisse avoir lieu. Enfin dans tout procès, il y a une sentence suivie de son exécution.

 

1. L’accusé

 

a) Le péché et l’incirconcision de la chair

 

« Et vous qui étiez morts par vos péchés et par l’incirconcision de votre chair » (Colossiens 2:13).

C’est très clair : la mort est issue du péché, de la faute, plus précisément ici du « faux pas » (ici : paraptoma) qui a provoqué la chute comme cela arrive logiquement suite à un faux pas !

Mais la mort n’est pas seulement issue de ce faux pas mais aussi de l’incirconcision de la chair. Cela signifie que la peau de mort des animaux sacrifiés par YHWH ELoHiM ou la chair qui revêtait Adam et Eve après la chute, n’est pas coupée du corps. Autrement dit la mort est aussi due au défaut de glorification du corps infecté, imprégné par la chair mortifère. Cet état entraîne le fait que nous sommes toujours encore prisonniers de l’espace-matière-temps donc nous ne pouvons échapper au vieillissement voire à la maladie et à la mort.

 

b) L’acte d’accusation

 

« …l’acte rédigé contre nous par les ordonnances adverses… » (Colossiens 2:14 ; trad. littérale).

Il s’agit tout simplement d’un interminable acte d’accusation produit devant le Juge par l’Accusateur, l’Adversaire qui est contre nous. Cet acte d’accusation se réfère à la Loi divine parfaite et met continuellement en évidence nos constantes transgressions et peut-être surtout manquements à ladite Loi. Rien n’est épargné. Tout est prouvé d’A à Z en trois ou quatre dimensions comme si on y était. L’instruction de l’affaire est incontestable. Les arguments du Procureur et de l’Accusation sont imparables. Bref, il ne reste pas d’issue au vu des chefs d’accusation.

 

3. L’Accusateur

 

a) Le Procureur a toujours accès à la Salle du Trône

 

Comme tous les procureurs Satan qui est l’Adversaire et l’Accusateur, a logiquement accès à la Salle du Tribunal qui est la Salle du Trône. Nous avons vu que Lucifer (Porteur de Lumière), le Chérubin probablement l’ange le plus puissant quand Dieu créa les cieux et la terre, chuta entre le premier verset et le second verset de Genèse 1 (Chute qui correspond à Ezéchiel 28:16 ; Esaïe 14:9-16 et Luc 10:18). Il mit le tohu-bohu sur la terre. Mais il a malheureusement encore accès au paradis, sous forme de Serpent par exemple (Genèse 3), certes affaibli par rapport à sa position précédente de Chérubin où il était au service direct de Dieu tout près du Trône ! (Ezéchiel 28:11-19).

Comment est-ce possible ? En fait le rôle exécutoire de le dominer et de le juger incombait à Adam par ordre de Dieu ! Il devait dominer « nommer, identifier, juger » (cf. verbe hébreu QaRa) les animaux donc y compris le Serpent ! (Cf. Écrit intitulé « Accouchements »). Il devait, suite au jugement logiquement le chasser du paradis et des lieux célestes pour péché d’orgueil envers Dieu. Mais il ne fit pas ce qu’il aurait dû faire et céda à la tentation du Tentateur auquel il laissa sa place de pouvoir et d’autorité.

Donc par la faute de l’homme, le Serpent retrouva le droit de rester Prince de ce monde ce qui n’est possible qu’à partir des lieux célestes, le 2ème ciel dont il fit l’Enfer et l’Hadès. Pour être Prince de ce monde il lui faut être au-dessus et donc en-dehors du monde – espace-matière-temps, c’est-à-dire dans les lieux célestes – spirituels, d’où sa puissance inimaginable.

Toutefois depuis la croix et la résurrection, Jésus « a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2:15) ; « Il a anéanti celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable » (Hébreux 2:14) ; Il tient « les clefs de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1:18). Cela signifie que le Diable a perdu le droit de garder sa position mais ne l’a pas encore cédée à ce jour et pour cause ! Depuis la croix et la résurrection l’Ennemi n’occupe plus sa position par le droit dû à la chute de l’homme mais il occupe cette position en tant qu’usurpateur !  En effet, il est juridiquement condamné mais la condamnation n’a pas été EXECUTEE ! C’est ce que beaucoup de chrétiens n’ont pas encore compris.

La preuve en est malheureusement confirmée par le fait que nous sommes encore exposés à la Mort et par les versets suivants écrits après la croix et la résurrection : « Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds » (Romains 16:20) ; « Résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7) ; « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. »  (1 Pierre 5:8). C’est pourquoi Paul parle de combats encore à mener non pas contre la chair et le sang mais dans les lieux célestes contre lui et ses acolytes (Ephésiens 6:12). Ce verset entre autres démontre clairement une fois de plus où se trouve toujours encore son quartier général même après la croix et la résurrection.  

La conquête des lieux célestes est par conséquent la clé de la victoire sur l’Ennemi et impliquera l’exécution de sa condamnation. Mais pour conquérir les lieux célestes, il faut y aller, y « monter » … ! (Apocalypse 3:21 ;4:1c ;5:10 ;6:2 ;7:13-17 ; 11:12 ; 12:1 et 5c).

Donc c’est là que cela se passe, d’où l’importance de la montée pour que l’Eglise puisse devenir l’Eglise des Vainqueurs et par la Sainte Esprie procéder à l’exécution de la condamnation comme c’est décrit dans l’Apocalypse ! (12:7-11 ; 19:14)

Cela aurait dû être le rôle d’Adam et d’Eve alors aussi situés au Paradis (terre glorifiée, métamorphosée non séparée du ciel ; cf. aussi Apocalypse 21:1-3) et dans les lieux célestes en face à face avec le Père (ciel sans l’enfer et l’Hadès). Mais par leur chute, ils cédèrent ce droit à l’Ennemi. Celui-ci du coup en tant que Prince de ce monde à présent de type « intermédiaire » (espace-matière-temps entre gloire, beauté et tohu-bohu infernal) où nous nous trouvons, a gardé les droits du procureur devant le Souverain Juge jusqu’à la croix et la résurrection et après il s’est arrogé ce droit malgré sa condamnation vu qu’elle n’a pas été exécutée. Ainsi il reste toujours dans la position du Prince de ce monde, et a, de ce fait, autorité légale apparente sur ce monde dans l’usurpation mais toujours de façon effective et efficace, plus particulièrement sur les humains.

Comme il a autorité de par sa position qu’il usurpe, il en profite pour continuer à nous enfoncer de la façon apparemment la plus légale mais efficace en tant que Procureur ou Accusateur. Il y est par voie de conséquence l’Adversaire des hommes. Ainsi il se trouve derrière toutes les misères, les horreurs et les souffrances des hommes qu’il fait trébucher et tomber en tant que Tentateur. Il séduit et met les hommes à l’épreuve par les pièges, la souffrance, les possessions démoniaques et autres calamités pour essayer de les faire tomber et souffrir en tant que Prince de ce monde à partir les lieux célestes même s’il se trouve dans une position d’usurpateur ! (Cf. 1 Pierre 5:8).

Quelques exemples de l’Ancien Testament relatifs à la position de Satan :

« Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux. L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener » (Job 1:6-7). Nous connaissons la suite tragique de l’histoire qui fort heureusement se termine bien mais après quelles souffrances atroces de Job provoquées par Satan mais permises par Dieu parce que Satan est justement le Prince de ce monde de par la faute de l’homme !

Nous constatons clairement que Satan a ici le droit de la façon la plus légale et autorisée de se présenter devant Dieu, place qu’auraient dû occuper Adam et Eve !!! Il se promène non seulement sur la terre mais entre aussi dans la Salle du Trône devant l’Éternel !!!

Nous retrouvons un schéma semblable dans les versets suivants :

« Et Michée dit : Écoutez donc la parole de l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant à sa droite et à sa gauche. Et l’Éternel dit : Qui séduira Achab, roi d’Israël pour qu’il monte à Ramoth en Galaad et qu’il y périsse ? Ils répondirent l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Et un esprie vint se présenter devant l’Éternel, et dit : Moi, je le séduirai. L’Éternel lui dit : Comment ? Je sortirai, répondit-il et je serai une esprie de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L’Éternel dit : Tu le séduiras, et tu en viendras à bout ; sors, et fais ainsi. » (2 Chroniques 18:18-21).

 « Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprime, Satan ! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du feu ? » (Zacharie 3:1-2).

 

b) Son éjection des lieux célestes n’aura lieu qu’après l’enlèvement

 

Certains diront : après la victoire de la croix et de la résurrection, Satan aurait perdu sa position dans les lieux célestes. Mais c’est le contraire qui est malheureusement vrai, nous l’avons constaté au vu du côté quasi absolu de la Mort, de l’histoire et de l’actualité et nul besoin de faire un dessin pour être persuadé que les choses ne sont pas glorieuses dans ce monde et que l’Ennemi en est malheureusement toujours encore le Prince même en tant qu’usurpateur !

Il apparaît par ailleurs clairement en Apocalypse 12: 7-12 que son éjection du ciel n’aura lieu qu’après l’enlèvement ! (Apocalypse 12:5). Ce seront l’Archange Michel, ses anges et l’Eglise des Vainqueurs nouvelle génération enlevée qui y arriveront enfin :

« Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l’ont vaincu à cause du Sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.
C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui habitez dans les cieux. Malheur à la terre et à la mer ! Car le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. » 

Pourquoi le Diable sera-t-il furieux ? Parce qu’il sera dorénavant limité par l’espace-matière- (« précipité sur la terre ») temps (« sachant qu’il a peu de temps ») alors qu’avant il n’était quasiment pas limité dans le ciel ! Cela représente une terrible perte de puissance par rapport à avant.

Ainsi à ce stade le Diable et ses acolytes seront tombés deux fois : une première fois lui et ses anges de la proximité du Trône vers ce qui devint le 2ème ciel tout en pouvant accéder à la salle du Tribunal ou Salle du Trône et une seconde fois du ciel sur la terre dans la prison espace-matière-temps où il instaurera ensuite le règne de l’imitation trinitaire ou de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 12 :12b à 20 :3) qui n’est pas à confondre avec la Grande Tribulation qui aura eu lieu avant (Apocalypse 6:3 à 11:15).

Par contre l’Eglise des Vainqueurs, les « montés » et les « enlevés », donc une partie de l’ensemble des sauvés, sera solidement installée dans les cieux (réjouissez-vous …vous qui habitez les cieux). C’est ce qui lui permettra et seulement à partir de là et à ce moment-là, d’accomplir la mission d’éjection du Diable et de ses acolytes des lieux célestes, mission qui incombait initialement à Adam et à Eve ! Ce n’est que la première partie de l’exécution de la condamnation de l’Accusateur qui devra encore être éjecté de la terre (Apocalypse 20 :1-3) et au final être précipité dans l’étang de feu (Apocalypse 20:10).

Mais l’aspect qui nous intéresse ici est de retrouver notre époque où il joue encore le rôle d’Accusateur devant Dieu.

C’est malheureusement encore sa position, certes usurpée, au jour d’aujourd’hui d’après le texte biblique et la simple observation de ce qui se passe sur la terre !

 

3. La sentence

 

a) L’énoncé de la sentence

 

Voilà ce qui fut signifié à Adam par YHWH Elohim en Genèse 2:16-17 :

« L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Comme Adam et Eve ont mangé de l’arbre interdit et par conséquent transgressé la Loi de Dieu, les résultats furent terribles pour l’humanité entière : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). Il n’y a pas d’exception : TOUS ! Si on est privé de la gloire de Dieu, c’est qu’on est privé de l’immortalité et de la vie éternelle et il ne reste que la condamnation et la mort en perspective. 

 

a) Le couloir de la mort

 

La mort n’est pas intervenue tout de suite. En réalité Dieu a instauré l’espace-matière-temps. Il s’agit du « couloir de la mort » ou espace-matière-temps pour après la première mort aboutir le cas échéant cuire dans les flammes de l’enfer assorties de souffrances innommables pour l’éternité sans échappatoire possible ce qui est la seconde mort. (Cf. Apocalypse 20:6b+15).

Mais pourquoi la mort n’est-elle pas intervenue tout de suite ? Dieu, à la place de l’Eternité, a mis en place l’Histoire, la durée, le temps et plus particulièrement l’Histoire (temps) du Salut dans l’environnement du couloir de la Mort (espace-matière) pour redonner une seconde chance à l’être humain de pouvoir bénéficier du salut. C’est là que peut intervenir la défense ou l’Avocat de la défense.

 

4. La défense

 

Deux possibilités de défense s’offrent à l’être humain devant le tribunal de Dieu : celle de se défendre soi-même, l’auto-justification ou celle de prendre le seul avocat disponible.

 

a) L’auto-justification

 

Les adeptes du salut par la Loi, la Torah ou encore la loi dite naturelle vont rechercher des circonstances atténuantes en essayant de démontrer que tout dans leur vie terrestre n’était pas si mauvais et qu’il pourrait y avoir un pourcentage suffisamment élevé de bonnes choses dans leur vie pour accéder au salut.  Mais les choses sont claires pour Dieu : « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Jacques 2:10).

« Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi et ne le met pas en pratique. » (Galates 3:10).

Devant le tribunal de Dieu il n’y a que le 100% qui soit valable pour être justifié et sauvé ! Le couloir de la Mort reste couloir de la Mort dans ce cas. Toutefois le texte biblique nuance le jugement divin en Romains 2:16 et Apocalypse 20:12c et 13b où Dieu tient compte de circonstances particulières jugées dans Sa souveraineté, perfection et omniscience. Mais dans ce cas de figure l’auto-défense ou l’auto-justification ne servira à rien. Seul le jugement de Dieu comptera.

 

b) L’avocat

 

La seconde possibilité sera de prendre le seul avocat disponible et agréé devant le tribunal céleste dont les prestations seront gratuites parce que payées par Son Sang versé : « Et si quelqu’un a péché, nous avons un Avocat (paraklètos : titre aussi attribué à la Sainte Esprie : Jean 16:7 « Consolateur, Défenseur, Avocat ») auprès du Père, Jésus Christ le juste. » (1 Jean 2:1)

Sa plaidoirie ne sera pas de nous défendre sur la base de nos éventuelles bonnes actions ou de nos péchés « pas si graves », c’est peine perdue devant Dieu et la Parole de Dieu. « Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hébreux 4:12-13).

Il plaidera en tant que défenseur devenant Lui-même coupable vu qu’Il a pris notre place, puisque notre culpabilité, nos péchés et notre chair furent cloués sur la croix. Sa plaidoirie sera aussi basée sur notre indispensable repentance suivie d’œuvres bonnes (Actes 26:20 ; 2 Corinthiens 7:10 ; Ephésiens 2:10) et notre incontournable acceptation par la foi de Son œuvre expiatoire sur la croix : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1) « … et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. » (Romains 3:24). Voici la seconde chance qui nous est offerte en Jésus-Christ !

Autant dans le premier cas nous serions condamnés à 100 %, autant dans le second cas nous sommes sauvés à 100 % de la façon la plus légale car l’œuvre de substitution de l’Avocat Jésus rendue possible parce qu’il est resté sans péché est de ce fait considérée parfaite et agréée par le Juge divin ! Par conséquent, elle autorise légalement notre Avocat d’effacer « l’acte rédigé contre nous par les ordonnances qui nous étaient adverses » (Colossiens 2:14).

Ces ordonnances adverses ou de l’Adversaire sont remplacées par l’Arrêt suivant :

Attendu que Jésus-Christ a déjà pris gratuitement sur Lui le châtiment qui aurait dû tomber sur l’accusé,

Attendu que l’accusé s’est repenti de ses péchés, s’est converti à Dieu et a pratiqué des œuvres dignes de la repentance,

Attendu que l’accusé a fait confiance à l’Avocat Jésus-Christ et croit en Lui,

Attendu que les accusations du Procureur – Accusateur sont nulles et non avenues grâce aux souffrances expiatoires de substitution de la croix subies par l’Avocat Jésus-Christ le Juste, Sa résurrection, ascension et glorification en découlant,

Attendu que le Procureur est lui-même déjà condamné, déclaré opposé à la Justice de par ses révoltes et actions mauvaises impénitentes contre Dieu et les hommes depuis le début et qu’il est vaincu et confondu par la plaidoirie parfaite de l’Avocat de la défense :

Il est arrêté que l’accusé est totalement acquitté et qu’aucune charge n’est retenue contre lui,

Il est arrêté que l’accusé, jusqu’alors en détention provisoire, est immédiatement et inconditionnellement libéré de prison,

Il est arrêté que l’accusé peut réintégrer le domicile initial céleste pour l’Eternité dont Adam et Eve furent chassés à cause du péché,  

Il est arrêté que la gloire et les fonctions initiales exécutoires perdues par Adam et Eve sont totalement restituées à l’accusé,

Il est arrêté que ces ordonnances sont immédiatement exécutoires par l’Esprie Sainte, Autorité chargée de l’exécution dudit Arrêt en faveur des graciés.

Date : aujourd’hui

Pour faire valoir ce que de droit,

Le Souverain Juge 

Signé : YHWH ELoHiM.

 

5. L’exécution de l’Arrêt

 

a) L’acquittement

 

 Nous sommes justifiés, acquittés, déculpabilisés parce que la grâce totale et le pardon total en Jésus-Christ sont effectifs et nous donnent la paix par la Sainte Esprie. C’est absolument merveilleux et cela est d’ores et déjà enseigné dans l’Eglise. Aucune charge n’est retenue contre nous et nous sommes acquittés. Mais l’Arrêt ne s’arrête pas à ce paragraphe, d’autres suivent et ils furent oubliés !

 

b) La libération de la prison

 

L’espace-matière-temps et ses contraintes, l’Égypte, le désert, les exils, notre corps non sauvé, quelquefois malade, vieillissant voire mourant sont notre prison. Cela ne correspond ni à l’état, ni à la situation d’Adam et d’Eve avant la chute.

Quel est l’accusé acquitté qui reste en prison ? Et pourtant d’une certaine manière l’Eglise enseigne l’acquittement en Jésus mais enseigne aussi qu’il faut encore rester en prison en attendant la mort qui nous permettra d’en sortir enfin mais les pieds devant !

Quel scandale inacceptable au vu de l’Evangile, la Bonne Nouvelle ! Quelle injustice au vu de la Justice rendue par le Souverain Juge Lui-même ! Quelle fausse doctrine ! Appelons les choses une fois pour toutes par leur nom !

Nous avons non seulement l’autorisation mais le devoir pour ne pas dire l’obligation de sortir de prison au vu de la portée de l’Arrêt de Justice divin pour nous mettre dans les conditions d’homme et de femme LIBRES DONC métamorphosés, transfigurés, ou le corps transformé, glorifié, sauvé dans un environnement de gloire correspondant !

« Nous sommes métamorphosés en la même image [du Seigneur], de gloire en gloire par le Seigneur, l’Esprie. » (2 Corinthiens 3:18).

 

c) La réintégration du domicile céleste de gloire, la Maison de Papa auprès de notre Bien-Aimé

 

Non seulement nous sommes libérés de prison mais en plus nous pouvons rentrer à la Maison !

En Jésus nous récupérons ce qu’Adam et Eve ont perdu à savoir le paradis, NOTRE domicile céleste auprès de notre Epoux dans la maison de notre Papa. C’est le seul endroit où nous sommes à la Maison, c’est pourquoi nous sommes appelés à y monter dès à présent comme ce fut le cas de l’Apôtre Jean.

Une fois métamorphosés, libérés de notre prison nous pouvons rentrer à la Maison paternelle à la Salle du Trône, sur le Trône avec et en Jésus notre Epoux ! C’est à la Maison du Père que nous pourrons être comme Il le veut, sans tache, ni ride, ni défaut ! (Ephésiens 5:27).

« Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je devins en Esprie. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. » (Apocalypse 4:1-2).

 

d) Restitution de la gloire et des fonctions initiales d’exécution

 

Nous ne pourrons monter en restant « chair et sang » (1 Corinthiens 15:50) mais en ayant été métamorphosés nous le pouvons et bénéficier d’une transformation constante, éternelle de gloire en gloire.

Pleinement imprégnés du Feu de la Sainte Esprie, nous pourrons d’une part répondre totalement à l’appel de Jésus par rapport à l’évangélisation (Matthieu 28:18-20 ; Actes 1:8 ; Apocalypse 7:9) à mettre en relation avec la « multiplication » initialement ordonnée par Dieu à Adam et Eve et par rapport à la domination, l’identification ou le « jugement » de la création, des animaux et particulièrement par rapport au jugement  et à l’exécution de la condamnation du Serpent par son éjection des cieux et de la terre (Apocalypse 12:7-12 et 19:14).  

  « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par ma ROUaCH, dit YHWH TZaeBaoTH. » (Zacharie 4:6) 

 

 

6. Le Juge

 

a) Parabole du juge inique

 

« Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve (kèra : veuve) qui venait lui dire : Fais-moi justice (ekdikeo : faire droit, défendre, faire justice, venger, faire sortir la justice) de mon adversaire (antidikos : adversaire, opposé à la justice, anti justice). Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il se dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune (kopos : peine, travail pénible, tracas), je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête (Upopiadzo : frapper à la figure sous l’œil, faire un œil au beurre noir, rompre la tête, importuner). Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge d’iniquité (adikia : action mauvaise, mal, péché, iniquité, injustice). Et Dieu ne fera-t-il pas justice (ekdikèsin : justice, vengeance, punition) à ses élus, qui crient à lui jour et nuit et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:1-8)

Dans les paragraphes suivants nous essayerons d’identifier les différents personnages de cette parabole et vu de ce qui précède, de donner probablement une explication.

 

b) L’Adversaire

 

L’Adversaire est ici l’Antidikos c’est-à-dire l’Anti justice. Ici il ne s’agit pas d’un adversaire qui serait un justiciable comme un autre mais nous sommes bien dans la signification de mot grec anti justice, contre la justice. Cet Adversaire est le Diable qui est contre la justice. Antidikos est d’ailleurs aussi employé en 1 Pierre 5:8 où il est clairement désigné comme étant le Diable.

 

c) La veuve

 

La veuve est à mettre en parallèle avec les élus donc l’Eglise qui crie jour et nuit. Ce n’est pas l’Eglise qui ne prie pas vraiment qui existe malheureusement aussi.

L’Eglise authentiquement priante ou plus particulièrement qui crie, ici la veuve, est une épouse définie par l’absence et le manque de son époux qui est mort ou plus exactement qui a été lâchement assassiné sur une croix par le Meurtrier (Jean 8:44), l’Anti justice, l’Adversaire. Elle ne veut pas subir les conséquences de l’absence de son mari décédé dont notamment le manque de protection lié à cette absence.

Comme l’Adversaire est le meurtrier de son Epoux, elle crie, vitupère, embête, agace, n’entre pas dans le rang, le moule, refuse l’injustice de sa condition de veuve et refuse aussi l’impunité de son Adversaire pourtant condamné en bonne et due forme lors du procès ! Elle crie pour demander l’exécution de la peine prononcée à l’encontre du Meurtrier de son Epoux. Elle demande aussi la restitution de ses biens à savoir sa Maison glorieuse et la réattribution de ses fonctions initialement perdues. Elle sait qu’en réalité elle n’est plus veuve parce que son mari est ressuscité et siège à la droite du Père sur le Trône et l’attend impatiemment. Elle veut donc être libérée de sa prison de veuvage et rejoindre son Bien-aimé !

Cette veuve sait aussi qu’elle n’a plus rien à perdre si elle reste dans son état de veuvage et elle fonce pour obtenir son droit ! Elle s’adresse au juge inique mais qui est-il ?

 

d) Le juge inique

 

Ce juge ne se souciait ni de Dieu ni des hommes. En réalité il s’agit de l’Eglise dite « traditionnelle-morte » qui ne prie pas vraiment et prouve ainsi qu’elle ne se soucie pas de Dieu dans une relation vivante et réelle. Pourtant au début il lui fut remis en quelque sorte une charge et une autorité judiciaires (Matthieu 16:19 ; Jean 20:23 ; 1 Timothée 3:15) qu’elle a usurpées et par là devint un juge inique ou plutôt injuste.

Cette Eglise s’arrête en fait à Jésus toujours cloué sur la croix comme nous le constatons sur les crucifix. Pour preuve, elle sait que la veuve est justifiée parce qu’elle a gagné son procès contre l’Adversaire, mais elle ne veut pas passer à l’exécution de l’Arrêt de justice qu’elle est censée exécuter. Elle ne veut pas aller au-delà de la croix dans la puissance de résurrection et de gloire parce qu’elle ne veut surtout pas déranger et encore moins être dérangée.  

Elle promeut une religion où l’on ne se soucie pas vraiment de Dieu puisqu’elle ne Lui parle pas vraiment et de ce fait ne recherche évidemment pas Sa face dans les lieux célestes. Dieu devient une sorte de prétexte religieux, très éloigné des préoccupations de Ses enfants.

Elle ne se soucie pas davantage des hommes puisqu’elle les laisse dans leur « veuvage » et ne leur propose aucune solution réelle. Son enseignement, sa manière de considérer et de « juger » les choses de Dieu consiste à ne surtout pas faire de vagues et à faire partie des « meubles » dans la société, s’adapter à elle, être présente aux cérémonies en vue et organiser beaucoup de cérémonies fastueuses et vides etc…

Tout cela signifie que cela l’embête de mettre fin aux souffrances de la veuve qui veut une vraie espérance, un véritable avenir avec la fin de son veuvage. Elle essaye de convaincre ses adeptes que l’état de veuvage de l’Épouse de Christ en souffrances est voulu de Dieu. Ainsi il n’y aurait pas d’issue à cette situation. Jésus-Christ, l’Epoux reste bien cloué sur la croix jusqu’aux calendes grecques.

 La résurrection et l’ascension représentent davantage un éloignement de Jésus loin au ciel de celle qui est ainsi considérée faussement comme une veuve. Il ne faut surtout pas que l’Épouse authentique, vivant misérablement comme une veuve, aie l’idée de vouloir Le rejoindre aujourd’hui pour justement mettre fin au veuvage.  

Cette Eglise refuse d’enseigner et de faire appliquer par la puissance de la Sainte Esprie l’Arrêt de YHWH Elohim c’est-à-dire faire justice ou « venger » la veuve de l’Adversaire qui devrait d’ores et déjà être mis hors d’état de nuire et puni pour ses crimes et ses atrocités. Elle célèbre la Mort par des cérémonies souvent grandioses et enseigne de façon trompeuse qu’elle fait partie de la Vie.

Bref elle fait tout pour ne pas se soucier de Dieu et ainsi faire appliquer l’Arrêt de YHWH Elohim.

Elle ne se soucie pas davantage des hommes puisqu’elle veut maintenir hypocritement la « veuve » dans la prison espace-matière temps à la merci de l’Adversaire. Elle barre de la sorte l’accès de la veuve à son domicile auprès de son Epoux ressuscité et glorifié pour qu’elle puisse accomplir efficacement les missions de délivrances des hommes !

Voilà ce vers quoi l’Eglise est allée en refusant l’interpellation vigoureuse de Jésus-Christ Glorifié du début de l’Apocalypse. Nous ne parlons pas des péchés et horreurs commis par la suite en découlant durant ces deux millénaires !

Jésus dit en effet dans la parabole que le juge inique refusa pendant longtemps de faire justice à la veuve. C’est effectivement ce qui se passa et se passe encore au niveau de l’Eglise dite « traditionnelle-morte » ! Comme les Pharisiens opposés à Jésus, elle ment et balade littéralement ses ouailles en les aveuglant à la suite de son inspirateur le Menteur et le Meurtrier : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. » (Jean 8:55).

Contester la montée suite à la glorification pour maintenant c’est contester la Résurrection de l’Époux. A quoi sert-il en effet de savoir que Jésus-Christ l’Époux est ressuscité si on ne peut Le rejoindre légitimement et maintenant en tant qu’Épouse ? Quel mensonge que d’enfermer les gens dans le régime du veuvage !

Mais aujourd’hui arrive le temps de l’Eglise des Vainqueurs : la veuve, l’Eglise authentique, sait qu’elle n’a plus besoin de vivre comme une veuve parce qu’elle n’est plus veuve en réalité. Elle sait qu’elle peut rejoindre le Ressuscité, son Bien-aimé et Mari dans la Salle du Trône aujourd’hui. Elle prend conscience qu’elle n’est en réalité pas veuve à cause de l’Arrêt de YHWH Elohim. L’Époux n’est plus cloué sur la croix depuis bien longtemps mais est ressuscité et siège à la droite du Père où Il attend Son Épouse et lui a fait une place à côté de Lui ! Elle prend conscience que l’Arrêt est applicable maintenant.

Nous avons vu dans le commentaire des lettres aux 7 églises que des individus repentant et écoutant ce que dit l’Esprie en sortiront pour former l’Eglise des Vainqueurs ou la 8ème Eglise.

Par la force des choses et surtout suite à l’attitude de la veuve qui au final prend conscience qu’on voulait lui faire croire qu’elle était veuve mais qu’en réalité elle ne l’était plus, l’Église-juge inique, pour rester tranquille, dira qu’elle changera son fusil d’épaule. Elle finira par faire semblant d’appliquer l’Arrêt de YHWH ELoHiM pour ne plus être tracassée ! Alors qu’elle aurait dû par la Sainte Esprie faire appliquer l’Arrêt divin dès le début, elle s’enferra dans ce qui la mena dans l’injustice et l’iniquité telles que nous les avons décrites. Ainsi contrairement à l’ex-veuve, elle restera sur terre et subira ce qui est réservé à ceux qui ne seront pas « montés », elle sera laissée sur terre lors de l’enlèvement et restera à la merci de l’Adversaire qui sera éjecté du ciel sur la terre.

 

e) Le Souverain Juste Juge

 

Il se trouve qu’Il est le signataire du merveilleux Arrêt que nous avons exposé plus haut. Cet Arrêt est applicable depuis quasiment 2000 ans ! Le Juste Juge ne demande qu’une seule chose, c’est qu’il soit appliqué tout de suite ! Jésus le dit clairement : Si le juge inique finissait pas faire justice, à combien plus forte raison Dieu le Juste Juge ferait-Il promptement justice à Ses élus ! Mais l’application, l’exécution de la justice rendue dépend de la collaboration des élus réellement immergés dans la Sainte Esprie ! Ce qui était vrai pour Adam et Eve reste vrai pour nous. C’est ce que dit l’Arrêt et surtout la Bible.

 

 f) L’exemple de la veuve et des élus de la parabole à suivre

 

L’attitude « pressante » de la veuve et des élus qui crient jour et nuit démontre la manifestation très évidente d’une acceptation et d’une implication pour le moins très engagée… !

Le contenu des prières pressantes « criées » doit bien entendu correspondre au projet et à la volonté de Dieu (1 Jean 5:14) c’est-à-dire à l’Arrêt signé YHWH ELoHiM.

Enfin Jésus pose la question de la foi ! Il se pose la question si au moment de Son retour il trouverait la foi sur terre. Nous avons la réponse puisqu’au moment de son retour au début de l’Apocalypse (cf. « Retour ou RetourS de Jésus-Christ »), seul l’Apôtre Jean a cru, il fut métamorphosé et il est monté, mais les sept Eglises ou les Églises dans leur ensemble, n’ont pas cru, ne furent pas métamorphosées et ne montèrent pas. C’est pourquoi au contact contaminant de l’environnement intermédiaire, espace-matière-temps dont le Diable est le Prince, elles ont fini par devenir « juge inique » comme nous l’avons décrit plus haut.

L’exemple de la veuve et des élus :

Les prières criées, si elles démontrent l’implication de celles et de ceux qui prient, elles démontrent aussi l’urgence de la situation de personnes en danger de mort immédiate, peut-être dans des douleurs aiguës tant spirituelles que morales et physiques. La situation de veuvage dans la prison espace-matière-temps est tellement critique que Jésus emploie le verbe « crier » (Boao : crier fort) ! Il s’agit d’une question de vie ou de mort dans la quasi immédiateté. La réflexion « à froid » (Esaïe 30:15) sera de moins en moins possible car tout ira de plus en plus vite. L’accélération du temps est indéniable et la Grande Tribulation est à la porte. Le juge inique au contraire se croit toujours bien installé dans sa position, ne bouge pas et veut à tout prix maintenir le statu quo. Ces cris démontrent aussi la prise de conscience de la veuve qu’elle n’est plus veuve et qu’elle peut rejoindre son mari vivant aujourd’hui ! Quelle nouvelle, bonne nouvelle, quel Evangile !

Le contenu des prières doit correspondre, comme dit, à l’Arrêt de YHWH ELoHiM, c’est-à-dire à la fin de l’état de veuvage de l’Eglise et à la restitution de ce qu’Adam et Eve ont perdu dont le retour au paradis et à la Salle du Trône suite à la métamorphose et la montée.

La foi est intrinsèquement liée aux deux aspects précédents. Elle doit être orientée et conforme au contenu des prières. Il est en effet possible de formuler un ou des contenus dans une prière mais sans y croire. Il est vrai que ce contenu est humainement totalement impossible dans le contexte catastrophique présent et celui d’un avenir très proche. Mais sur la base de la Parole, l’Arrêt du Souverain Juge, tout devient possible ! « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ » (Romains 10:17).

 

Conclusion

 

Si nous faisons confiance à Jésus, le procès est gagné pour nous depuis longtemps ! L’Arrêt du Souverain Juge correspondant à la Parole en est la preuve absolue. L’exécution de l’Arrêt doit intervenir immédiatement non pas à cause de notre impatience mais parce qu’il est exécutoire là, maintenant, de par la volonté du Souverain Juge, certes principalement par l’action de la Sainte Esprie mais aussi par la nôtre en gloire et c’est nous qu’on attend ! 

En Lui, Martin BUSCH

95. Accouchements

INTRODUCTION

Ma grand-mère disait dans sa jeunesse à la fin du 19ème siècle : « Quand les êtres humains arriveront à voler dans les airs, les poules auront des dents »

Quelques années plus tard, l’homme a volé et les poules n’ont toujours pas de dents !

A l’époque, voler, paraissait totalement impossible aux communs des mortels. C’était absolument impensable. Ce qui est vrai par rapport à la technologie et son évolution, est aussi vrai par rapport à Dieu et Ses révélations successives à travers les siècles.

Mentalement et surtout spirituellement, on n’arrive même pas à s’imaginer d’autres dimensions dans les domaines de la foi qui généralement réfèrent davantage au passé et aux habitudes religieuses. Qui l’eût cru que par exemple des guérisons miraculeuses ou autres effets des divers dons spirituels puissent être possibles au 19ème siècle ? Aujourd’hui, on trouve cela presque « normal » dans les lieux et périodes de réveils charismatiques et c’est considéré comme une évidence biblique. Mais dans la première partie du 20ème siècle voire bien au-delà selon les régions du globe cela représenta un « accouchement » difficile.

De même, il en est peut-être qui disent ou diront par rapport à l’Eglise des Vainqueurs qui se formera dans la Salle du Trône pour revenir sur terre accomplir surnaturellement et puissamment les différentes missions prévues dans l’Apocalypse, que cela se réalisera quand les poules auront des dents, que ce n’est pas biblique etc… Pourtant il faudra bien couper le « cordon ombilical » relatif à cette nouvelle étape qui est en quelque sorte un « nouvel accouchement » d’une nouvelle génération de chrétiens que nous appelons « Eglise des Vainqueurs » !

 

1. L’Egypte matrice du Peuple d’Israël, le désert son enfance et son adolescence

a) L’Égypte matrice du Peuple d’Israël

L’Égypte est l’endroit des limites et de l’enfermement telle une matrice aussi de par sa signification hébraïque (mitzraïm = limites, endroit des limites, des limitations, prison) :

  • Géographiquement : l’Égypte est entourée de déserts et s’en échapper seul sans faire partie d’une caravane avec réserves d’eau et nourriture signifiait tout simplement la mort. Moïse est l’exception miraculeuse quand il s’est échappé à Madian. Se faire chasser du pays signifiait en effet la mort quasi certaine.
  • Politiquement, religieusement et économiquement : Pharaon le roi, était aussi dieu sur terre sous forme d’homme ce qui lui donnait une autorité politique et religieuse absolue. Il était considéré de ce fait comme le soi-disant garant « divin » des inondations périodiques fertilisant et irriguant le delta du Nil, condition de survie du pays donc la garantie économique en plus. Les systèmes politique, religieux, économique et ses relais à savoir les rites, les fêtes, les prêtres, l’hiérarchie administrative et militaire avec les modes de production agricole et autres entretenant cet état de chose, avaient depuis des millénaires, engendré un véritable lavage de cerveau de la population de génération en génération y compris des hébreux. Les systèmes fonctionnaient tels des rouages bien huilés sur des millénaires, « c’était comme ça », point barre. Quand le Pharaon disait et décidait, personne ne pensait même à le contester. Les investissements et travaux colossaux pour les tombeaux des Pharaons censés garantir leur survie dans l’au-delà et par là assurer les faveurs des dieux, en sont une des preuves évidentes. Ces faveurs garantissaient à leur tour le bien-être du Pharaon en exercice sur terre et donc par voie de conséquence celle du peuple. Bref la boucle est bouclée et le peuple était géographiquement ou physiquement, mentalement et spirituellement enfermé et totalement aveuglé.
  • Lieu de salut et de survie : pourtant l’Egypte fut en même temps un refuge de survie pour les Hébreux, de par l’entremise de Joseph, qui purent, tel un fœtus dans le ventre de sa mère, se multiplier telles des cellules et passer du clan composé de quelques dizaines de membres (70 ; Genèse 46:27 ; Exode 1:5-7) au peuple composé de milliers voire de millions d’individus. Mais ce peuple, tel le fœtus arrivé à terme devait obligatoirement « sortir » de ce ventre où il était enfermé depuis des décennies. L’accoucheur était YHWH ELoHiM Lui-même assisté de Moïse et d’Aaron.

 

b) Le désert, enfance et adolescence du Peuple d’Israël

  • La sortie du Peuple d’Israël et les douleurs de l’accouchement de maman Égypte : ce furent les dix plaies et le passage miraculeux de la Mer Rouge avec la destruction de l’armée égyptienne. Ensuite vinrent ses périodes de nourrisson, d’enfant, puis d’adolescent dans l’apprentissage de la vie au désert sous la conduite de YHWH ELoHiM et de Moïse. Mais dans les comportements et la mentalité du Peuple Hébreu première génération sortie d’Égypte, seule la mort au désert était en réalité leur perspective, Josué et Caleb exceptés. Il fallut malheureusement que se réalise ce en quoi ils croyaient vraiment à savoir ni plus ni moins la mort de ladite génération pendant les 40 années de pérégrinations supplémentaires dans le désert, suite à leur refus d’aller à la conquête. Cette génération dut « accoucher » d’une nouvelle génération qui, elle, accepta d’aller à la conquête pour devenir adulte sous la direction de Josué. Combien de fois les « ados » hébreux dans leur difficile apprentissage au désert regrettèrent leur séjour en Égypte, leur matrice maternelle, leur soi-disant « paradis perdu » attachés à leur cordon ombilical leur assurant viande, poissons, légumes et eau ! Ils avaient déjà à ce moment-là oublié leur esclavage, les coups de fouets et l’oppression par la surcharge de travail. Le lavage de cerveau égyptien avait toujours encore des effets dévastateurs pour le Peuple et forts désagréables pour Moïse et Aaron. Cette période enfance-ados correspond à la situation de l’Eglise aujourd’hui toujours encore située dans les systèmes désertiques de l’espace-matière-temps. Elle est passée par la conversion qui correspond à la Pâque, elle est passée par le baptême d’eau qui correspond au passage de la Mer Rouge, elle est passée par le Sinaï qui correspond au baptême de la Sainte Esprie et de Feu et la formation de la Bible (cf. 10 commandements, ThoRaH rédigée par Moïse) et elle est toujours entrain de passer par la pérégrination dans le désert non pas depuis 40 ans mais bien quasiment 2000 ans !
  • La période adulte avec prises de responsabilités dans la gestion de la terre et le service de YHWH ELoHiM au Temple ne put se faire que pendant et après la conquête.

 

Il est bien connu que le passage à l’état adulte d’un enfant – adolescent nécessite de « couper une deuxième fois le cordon ombilical » non seulement d’ordre psychique et spirituel mais aussi sous un aspect physique. L’enfant en effet doit pouvoir physiquement sortir de la maison parentale, passer par une sorte de deuxième accouchement, être « jeté du nid » pour aller voler de ses propres ailes, chercher lui-même sa nourriture et ainsi devenir adulte en prenant ses propres responsabilités. C’est ce que dut faire Moïse en passant le relais à Josué, en « l’accouchant » et en « coupant le cordon ombilical » en vue de la conquête avec la nouvelle génération née durant les 40 années dans le désert.

De même l’Eglise doit sortir de l’espace-matière-temps et naître En-Haut, au « Pays promis céleste » seule possibilité pour devenir adulte et ne plus être liée aux lois de l’espace-matière-temps (Jean 3:7 : gennètènai anoten et pas gennètènai ek anoten = naître En-Haut et pas naître d’En-Haut). Il s’agit de revenir à l’état de perfection d’Adam aux origines avant la chute.

 

2. Maman Égypte – Papa Désert – Système Espace-Matière-Temps

a) Maman Égypte quand tu veux avorter !

Il est toujours étonnant de lire les passages (par exemple Nombres 11:4-5) où le Peuple pleurait l’Égypte et ce qu’elle offrait en viandes, poissons et légumes. En fait ils regrettaient ce qui passait par le cordon ombilical. Pourtant à la fin de leur séjour, ils étaient de plus en plus réduits à un terrible esclavage et à un enfermement étouffant et intenable !

Pourquoi ? Parce qu’ils grandissaient en nombre comme le fœtus en taille et la place commençait à manquer dans le ventre de Maman Égypte. L’accouchement irrémédiable entraînait obligatoirement la séparation de la maman d’avec l’enfant ce qui signifiait pour l’Égypte une véritable catastrophe économique. C’est pourquoi le Pharaon, représentant du Serpent, voulait tuer tous les garçons hébreux et provoquer ainsi la disparition du Peuple Hébreu dans ses gènes, son sang et son identité par le mélange puis l’assimilation aux égyptiens. Par peur et politiquement, il voulait procéder à une sorte d’avortement préventif parce que le « Peuple d’Israël devenait trop nombreux ». C’est ce qui s’appelle vouloir le beurre et l’argent du beurre.

Ce genre d’attaque d’assimilation contre le Peuple d’Israël comme pour l’Eglise reste malheureusement d’actualité.

Au niveau éthique le Peuple de Dieu doit actuellement suivre l’évolution morale de la société (avortement, mariage « pour tous », pornographie, euthanasie etc…).

Au niveau spirituel, il ne faut surtout pas trop insister sur les points de doctrine centraux sous peine d’être sectaire pour au final tout relativiser à tout va au sein d’une laïcité devenant elle-même oppressante au nom d’une tolérance finalement à caractère absolutiste.

Au niveau physique, la pratique du don de guérison peut être considérée comme pratique illégale de la médecine. La métamorphose physique, qui nous libère des lois espace-matière-temps, devient une élucubration sectaire et pourrait devenir dangereuse pour le bon fonctionnement de la société qui veut tout contrôler. Bref la dénommée « religion » doit devenir et rester une affaire privée et tout prosélytisme ou discussion polémique religieuse est répréhensible. L’évangélisation est donc interdite dans l’espace public pour soi-disant préserver la paix sociale.

 

b) Maman Égypte quand tu nous tiens !

La relation que nous avons avec notre Maman Égypte, désert, Espace-Matière-temps n’est pas simplement une relation intellectuelle, de pensée ou encore de sentiment.

Elle va beaucoup plus loin, elle est « existentielle », elle plonge dans nos racines, nos tripes au-delà même de toutes explications rationnelles. En réalité il s’agit d’une relation de type mère – enfant qui englobe évidemment l’esprie (aspects spirituels), l’âme (aspects psychiques) et le corps (aspects génétiques, physiques). La terre de nos ancêtres est aussi notre mère nourricière que nous le voulions ou non.

La mère est nourricière dès la conception. D’elle dépend la vie, tout au moins la survie. Il existe une relation physique de sang, de chaleur, de protection et de bien-être entre la maman et l’enfant en son sein. De là se crée un lien affectif d’amour unique et extraordinaire ! Enfin, et on l’oublie souvent, les dimensions spirituelles que ce soit dans le négatif ou le positif, passent aussi de la maman à l’enfant.

Mais Maman Égypte dominée par l’Ennemi, voulait à son tour dominer l’enfant, le garder pour elle et en elle, de ce fait voulait l’enfermer dans ses limites matricielles et arrêter sa croissance normale. Maman Égypte quand tu nous tiens ! Maman Égypte voulait à tout prix maintenir la relation de dépendance absolue. Elle voulait éviter que l’enfant passe à la lumière et voit clair ! Inclure, intégrer permet la survie dans un premier temps mais à terme, quand Maman Égypte voulait incorporer l’enfant Peuple Hébreu et ne pas le laisser sortir, cela aurait perpétué l’aveuglement par le maintien dans le noir de la matrice puis la venue d’un mort-né évidemment incapable de grandir et de s’émanciper.

Le Peuple de Dieu doit dépendre de la société en place bien entendu non seulement au niveau physique et des biens mais encore au niveau de la mentalité, de la pensée « unique » largement relayée par les médias et les réseaux sociaux. La dépendance permet à terme une domination terrible avec perte d’autonomie donc d’identité, d’incapacité d’être soi, de juger et d’analyser librement.

 

c) Maman Egypte, Papa Désert, vous devez nous lâcher !

YHWH ELoHiM avec Moïse permirent, malgré l’opposition « contre nature » de Maman Égypte, l’accouchement du Peuple d’Israël ! L’expulsion dans tous les sens du terme eut lieu après maintes souffrances ! Maman Égypte, parce qu’elle a rejeté son statut de vraie maman, a failli pour cette raison mourir en couches par la mort des premiers nés, la perte des esclaves hébreux économiquement rentables et la disparition de son armée dans la Mer Rouge ! La crise d’adolescence du Peuple Hébreu dans le désert eut des conséquences terribles mais finit par passer au passage du Jourdain en vue de la conquête.

Ce processus, structurellement semblable d’une fois à l’autre, eut lieu chaque fois que les Juifs toujours économiquement rentables là où ils se trouvaient, à la fin de leurs exils, furent persécutés et au final expulsés pour revenir au Pays. Ils purent ou peut-être pour d’autres, durent regagner leur Terre promise. En effet, quand on est confortablement installé en terre d’exil, c’est très dur de partir à la conquête – guerre et à la réinstallation au Pays promis ! C’est l’Aliyah, le retour.

Ce processus est encore structurellement semblable à celui de l’Aliyah céleste. Il s’agit de la montée à la Salle du Trône. Il est malheureusement possible qu’aussi longtemps que notre situation nous paraîtra suffisamment confortable et à terme encore supportable dans le ventre de Maman Égypte qui ne veut d’ailleurs pas nous lâcher, que nous restions dans son ventre, celui-ci pouvant alors devenir notre tombeau. Pensons d’ailleurs à la « civilisation de tombeaux » développée par l’Égypte : un phénomène très révélateur.

C’est encore identique pour les générations de chrétiens toujours en crise d’adolescence au désert qui se sont succédées durant presque 2000 ans, ayant refusé le message libérateur de Jésus-Christ Glorifié et de l’Apôtre Jean nous invitant à la conquête et à l’installation au Pays promis céleste. Ces générations n’ont pas pu bénéficier de l’immortalité pourtant acquise par le sacrifice de Jésus. Elles sont relativement confortablement installées dans le système désertique dénominationnel chrétien jusqu’au jour où la persécution sera telle que la seule issue sera de chercher avec ardeur, simplement par instinct de survie, l’échappatoire, c’est à dire la montée qui leur était proposée depuis si longtemps. Pourtant cette étape aurait dû être très courte parce que le Peuple fut au départ d’emblée encouragé à aller à la conquête.

La situation de plus en plus intenable dans ce ventre, puis ce désert aride nous poussera-t-elle vers la sortie jusqu’à l’expulsion puis la conquête à savoir la montée dans la Salle du Trône, notre Pays promis ?

En tous cas cela fait longtemps que Jésus-Christ Glorifié voudrait nous voir en position de sortir et voudrait assister à « l’expulsion » vers le paradis d’où furent chassés Adam et Eve en passant le plus rapidement possible l’apprentissage du désert qui n’aurait pratiquement pas dû durer !

Maman Égypte, Papa Désert, dominés par le Prince de ce monde, vous devez nous lâcher au nom de notre Seigneur Jésus-Christ !

 

3. Avoir une identité parfaite c’est savoir identifier parfaitement

a) Pouvoir parfaitement nommer, appeler, identifier, choisir, juger (= QaRa en hébreu ; SHeM = nom, identité) c’est être un adulte parfait qui de par son état d’adulte a aussi la capacité physique de se multiplier.

Les parents adultes sont en capacité d’accueillir un bébé, lui donnent un nom, le nomment, lui donnent une identité. En Occident le bébé reçoit un nom de famille qui l’intègre dans la collectivité familiale et un prénom qui lui donne une individualité propre. Les parents adultes, parce qu’ils sont en capacité de procréer, sont ainsi logiquement en capacité de nommer, de donner une identité à leur enfant.

Revenons à Adam :

« YHWH ELoHiM forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant Adam pour qu’il avisât à les nommer ; et chaque animal serait nommé par Adam, tel serait son nom. Adam nomma par des noms tous les animaux qui paissent, les oiseaux du ciel, toutes les bêtes sauvages. YHWH ELoHiM forma une femme à partir du côté qu’Il avait pris de l’homme et Il la présenta à l’homme. Et l’homme dit : Celle-ci pour le coup est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée ISHSHA parce qu’elle a été prise de ISH. C’est pourquoi l’homme abandonnera son père et sa mère, il s’unira à sa femme et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 1:19-24).

Adam à l’image de YHWH ELoHiM par la NePHeSH qu’Il lui insuffla avait son identité parfaite dans une unité totale esprie, âme et corps et était de ce fait d’emblée parfaitement adulte. Il était capable de nommer, identifier, juger, appeler, choisir, catégoriser les animaux dans leur espèce. Il nomma et surtout identifia parfaitement sa moitié ISHSHA (femme), le féminin de ce qu’il était à savoir un ISH (homme). Aujourd’hui, nous les hommes, croyons connaître notre femme par cœur, mais c’est très loin d’être le cas… ! D’où la performance d’Adam, certes avant la chute…

Savoir nommer, identifier au sens biblique du terme QaRa révèle l’identité dans son sens le plus large et le plus profond et démontre la connaissance parfaite de celui qui identifie.

Bref, Adam savait et était pleinement en responsabilité de par sa connaissance parfaite. Celle-ci lui permit de connaître par voie de conséquence sa capacité et son rôle d’ISH qui consistait à sortir de la solitude, à vivre en harmonie et à se multiplier de par son union avec ISHSHA. Il devait aussi « connaître » son ISHSHA pour pouvoir se multiplier (Cf. Genèse 4:1). Il y avait donc en principe plein d’accouchements sans douleur en perspective ! Une infinité d’identités nouvelles uniques, de noms nouveaux, d’identifications nouvelles des « enfants » à venir au paradis étaient au programme.

L’être intérieur parfait possédant la connaissance parfaite par la capacité à nommer, identifier, juger forme une unité parfaite indistincte avec l’être extérieur parfait impliquant la connaissance parfaite de notre moitié pour la multiplication. Autrement dit QaRa dans toutes ses significations dont particulièrement l’identification comporte aussi l’aspect physique « fécondation » en vue de l’accouchement, la procréation au nom de cette unité parfaite indistincte. Il faut comprendre et insister sur cette unité de la connaissance issue de la NePHeSH divine caractérisant l’harmonie, l’unité et l’indissociabilité de l’être humain esprie, âme et corps. Cette réalité permettait l’harmonie paradisiaque dans l’unité et l’union parfaites entre l’homme et la femme, et avec Dieu. Les animaux et l’ensemble de la création y étaient évidemment inclus. D’où l’attente de la création pour la manifestation des fils et des filles de Dieu ! (Romains 8:19-23)

Voilà le paradis malheureusement perdu, mais qu’il s’agit de retrouver réellement à commencer par un enseignement basé sur la Parole incluant l’ensemble des conséquences potentielles merveilleuses du Sacrifice de Jésus ! En effet l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ qui a totalement payé pour notre rédemption complète, doit obligatoirement nous permettre de retrouver le paradis perdu dès à présent, sinon il y aurait un véritable problème de fond à notre humble avis !

 

b) Combien « d’accouchements » encore ?

Le paradis perdu par la chute n’entraîna pas l’arrêt de la multiplication et de la procréation. YHWH ELoHiM annonça Lui-même que la postérité de la femme écrasera la tête du Serpent. Il y avait donc des accouchements et des cordons ombilicaux à couper en perspective sur des générations, mais dans la douleur et la souffrance ! Nous avons largement décrit la « guerre des lignées » entre YHWH ELoHiM et le Serpent à travers les siècles dans notre écrit intitulé « Féconder ». L’accouchement de Marie donnant naissance à Jésus-Christ est évidemment à considérer comme absolument primordial, central et capital pour notre salut complet et total esprie, âme et corps.

L’enseignement chrétien traditionnel du salut parle de la nouvelle naissance ou de la naissance d’En-Haut comme étant une expérience de l’être intérieur uniquement, le corps étant de toute façon destiné à mourir. Voilà une vision qui s’adapte et se réduit à notre matrice de type égyptien, aux conditions du désert et à la prison espace-matière-temps issues de la chute avec la mort au bout. On n’imagine même pas pouvoir en sortir si ce n’est par la mort du corps permettant ainsi à l’âme et à l’esprie de soi-disant s’en « libérer » et ainsi d’aller au ciel. C’est vrai si on est un chrétien dit traditionnel et si malheureusement on meurt. Mais ce n’est pas à la hauteur du projet parfait de YHWH ELoHiM notamment si on considère le « ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » de Jean 3:16. La Mort notre ennemie n’est jamais la solution préconisée par notre Père pour passer de l’autre côté ! Quel père « normal » veut la mort de son enfant ? A plus forte raison notre Père céleste n’a pas prévu le rôle de la Mort dans le processus du salut et de la vie en découlant.

La première génération du Peuple d’Israël dans le désert était dans cette même mentalité et position mortifère qui lui rendaient la sortie du désert pour la conquête impensable. Josué et Caleb étaient les exceptions. Une nouvelle génération fut en place 40 années plus tard. Celle-ci accepta enfin de sortir du désert pour conquérir le Pays promis où coulent le lait et le miel. Elle passa le Jourdain. Elle fut « accouchée » dans la terre promise. Ce fut aussi un accouchement difficile face à des ennemis mortels, mais il eut lieu avec succès ! Aujourd’hui les Juifs du monde entier sont invités à accomplir leur Aliyah en Terre d’Israël en vue de l’accomplissement des promesses bibliques, du rôle et missions de restauration à accomplir en tant que Peuple élu de YHWH ELoHiM.

Parallèlement de nos jours, une nouvelle génération de l’Eglise va « naître » dans la terre promise céleste clairement accessible par l’œuvre expiatoire de Jésus. C’est l’Eglise des Vainqueurs. Elle va naître En-Haut, esprie, âme et évidemment corps, elle sera accouchée En-Haut. Elle sortira et passera hors des systèmes égyptien – désert espace-matière-temps pour qu’elle « ne périsse pas mais qu’elle ait la vie éternelle » !

C’est la seule et unique solution pour passer de l’état fœtus en Égypte (monde) à enfant – ado au désert (système dénominationnel chrétien), de l’espace-matière-temps (systèmes naturels immanents) pour finalement « naître » adulte au Pays promis céleste paradisiaque.

Cette génération à la connaissance céleste parfaite, au corps glorifié parfait va pouvoir identifier, nommer, connaître les choses par leur nom ou mieux leur essence au-delà des apparences et procéder à la multiplication, c’est-à-dire accomplir enfin la grande commission de l’évangélisation auprès de toutes les nations (Matthieu 28:19 ; Actes 1:8 ; réalisation effective seulement en Apocalypse 7:9) !

Ce n’est simplement pas possible autrement car pour réussir « afin que le monde croie », il faut une unité totale esprie, âme et corps (= NePHeSH), une unité totale entre les chrétiens seulement possible s’ils se trouvent dans la gloire là où est Jésus, réellement unis à Lui (Jean 17: 21-24) !

Mais un autre accouchement réel sera encore nécessaire. Il résulte de l’union conjugale entre l’Époux Jésus et l’Épouse Eglise des Vainqueurs ou de l’union entre le Nouvel Adam (Jésus) et la Nouvelle Eve (Eglise des Vainqueurs). Il s’agit encore d’une nouvelle génération dont l’Eglise des Vainqueurs glorieuse accouchera et qui sera enlevée (Apocalypse 12: 5). Seule cette génération dotée des gènes de Jésus, de Sa nature royale, sera capable avec l’armée des anges de déloger définitivement le Dragon des lieux célestes puis 3 ans et demi plus tard, à la suite du Roi des rois, de le déloger de la terre. Seule cette génération pourra régner durant le Millénium avec les martyrs car elle pourra parfaitement nommer, appeler, identifier, choisir, juger (Apocalypse 20:4) comme le premier Adam était capable de le faire avant la chute.

 

Conclusion

Naître En-haut pour sortir de nos enfermements « égyptiens », et de notre pérégrination désertique sera-ce quand les poules auront des dents ? Quand cela arrivera, les poules n’auront toujours pas de dents. Toutefois une femme enceinte accouche normalement au bout de neuf mois d’une façon certaine, de la même façon nous sommes tout aussi certains que ce qui sera au bout du compte « l’accouchement » suivi du passage En-Haut, aura lieu parce que la semence de la métamorphose du corps pour la montée à la Salle du Trône est en route ! Le désert « intermédiaire » d’adolescence, qui dure depuis si longtemps et n’aurait pas dû durer selon le plan et la volonté de YHWH ELoHiM, prendra fin pour l’enclenchement du processus en vue du rétablissement de toutes choses.

En Lui, Martin BUSCH

94. Eau et feu

INTRODUCTION

Il paraît que le corps humain est composé environ de 65% d’eau en moyenne. (Près de 60 % du corps humain d’un homme adulte est constitué d’eau, ce qui correspond à peu près à 42 litres d’eau chez une personne de 70 kg. Chez les femmes, en raison de la proportion plus importante des tissus adipeux, ce taux est de 55 %. À la naissance, ce pourcentage atteint même 78 % chez le bébé ! Source : Futura Santé).

Dès le début de la Genèse ROUaCH (Esprie) ELoHiM est associée à la Lumière, au Feu et il se trouve qu’Elle « planait » au-dessus des eaux**,** celles-ci, associées au tohu-bohu dû à la première chute de Lucifer (Genèse 1 :1ss ; cf. écrit « Esprie et Espace-Matière-Temps).

Cette association entre la Sainte Esprie et le Feu-Lumière est confirmée par Jean-Baptiste annonçant le baptême, l’immersion, la macération, l’imprégnation dans la Ste Esprie et le Feu opérée par Jésus-Christ devant aboutir à la transfiguration du corps : « Moi, je vous immerge dans l’eau, pour vous amener à la repentance ; mais Celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne d’enlever Ses sandales. Lui, Il vous immergera dans la Pneuma Sainte et le Feu. » (Matthieu 3:11 ; cf. aussi Marc 1:8 ; Luc 3:16).

Certes, l’eau, les sources d’eaux vives ont aussi une connotation positive de bénédictions dans la Bible par exemple dans l’Evangile de Jean (7:38) et dans l’Apocalypse (22:1-2) notamment par rapport à un enseignement dans le contexte d’un pays chaud comme Israël où la sécheresse est une calamité terrible et les sources une bénédiction énorme.

Mais ce n’est pas la perspective de notre propos. Notre perspective ici, est celle exprimée par Jean-Baptiste qui parle de l’immersion dans l’eau (symbole de la mort et de l’ensevelissement) pour la repentance qu’il pratiquait, comparée à celle opérée par Jésus-Christ dans l’Esprie Sainte et le Feu qui ne sont évidemment plus du tout des symboles mais la réalité céleste et divine dans laquelle nous sommes appelés à être plongés pour vivre transfigurés et glorieux.

La question qui se pose : pourquoi le baptême de la Sainte Esprie et de Feu ?

<![if !supportLists]>1. <![endif]>L’être humain a été créé pour transformer la création en travaillant dans la gloire et le Feu

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Adam et Eve glorieux devaient travailler pour continuer à transformer la création

Adam et Eve devaient gérer ou régner sur la création. Ils devaient « dominer » les animaux en leur donnant un nom et aussi l’Ennemi-Serpent pour le chasser du Paradis. Ils devaient surtout se multiplier et peupler la terre.

Dans ce contexte glorieux et merveilleux dans le Feu et la Lumière de la ROUaCH ELoHiM, ils devaient travailler à des missions de transformation, de métamorphose, d’identification, de multiplication dans la continuité du travail de restauration et de métamorphose de la ROUaCH ELoHiM suite au tohu-bohu et ses eaux recouvrant la terre, provoqués par Lucifer et ses démons dans leur révolte et chute.

Adam et Eve devaient « travailler, restaurer, identifier, transformer, se multiplier », mais après la chute le travail qui aurait alors dû se faire dans le bonheur, le succès et l’efficacité, se fit et se fait toujours encore dans la souffrance, la peine et avec des résultats plus que mitigés parce que sans l’état et les moyens initiaux de réussite réels.

Souvent on s’imagine qu’Adam et Eve n’avaient rien à faire si ce n’est de se prélasser dans l’oisiveté à la douce musique des anges… ! En fait c’est ce que fit un peu Eve, censée « aider » Adam dans son « travail », notamment de multiplication, se prélassant non pas à la douce musique des anges mais bien à l’écoute de la voix suave du Séducteur et du Tentateur ! Cela ne fut possible que parce qu’Adam n’a pas « travaillé » d’emblée avec Eve, son « aide » semblable à lui, en vue justement de la multiplication, d’où sa responsabilité première, notons-le ! Il a tout simplement laissé le champ libre au Serpent ! Ne l’oubliez pas, messieurs !!!

Malheureusement il ne « travailla » à la multiplication avec Eve qu’après la chute (Genèse 4 :1). Nous connaissons la suite des événements…

Nous bénéficierons du « repos éternel » au ciel : nous nous « reposerons » comme Dieu (Genèse 2:2) qui ne Se fatigue pourtant jamais (Esaïe 40:28) comme ce sera le cas pour nous, tout en « travaillant » aussi dans le service du culte et le règne (Apocalypse 22:3+5c) . Ce sera dans le bonheur parfaits métamorphosés en Feu et Lumière à l’image du Seigneur. C’est cette métamorphose glorieuse issue du baptême de la Sainte Esprie et de Feu qui nous donnera la puissance et les moyens d’une efficacité optimale. Donc pas d’ennui en perspective dans l’éternité qui ressemble sous divers aspects à la vie sur cette terre « intermédiaire », les inconvénients en moins ! YHWH Elohim a voulu, veut et voudra nous associer par un travail, des missions de transformation et de métamorphose à accomplir pour l’éternité ! Le travail pour transformer, métamorphoser les choses à l’infini est en effet aussi une constante dans le paradis et le ciel !

Les élus (aussi épouse de Christ) seront « serviteurs, prêtres, gérants ou régnants » parfaits dans le ciel (Apocalypse 5:10 ; 22:3-5). Ils auront récupéré la position initiale d’Adam et d’Eve toujours avec la mission de travailler, gérer, régner pour transformer, métamorphoser par un service parfait rendu au Seigneur dans l’adoration.

Adam et Eve auraient eu les moyens de réussite réels dans leur travail et l’accomplissement de leur mission de transformation car ils étaient Feu et Lumière à l’image de leur Créateur ! Quels moyens, quelle puissance mais aussi quel bonheur ! Ils étaient censés travailler en tant qu’êtres de Feu et de Lumière à la finalisation de la restauration – métamorphose de Feu et de Lumière de ROUaCH ELoHiM face au tohu-bohu provoqué par Lucifer avec les eaux recouvrant la terre. Mais les résultats de leur « travail » en tant qu’êtres humains ayant chuté, ne furent que les eaux du déluge qui survinrent par la suite !!!

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Noé sauvé des eaux du déluge

La chute a privé Adam et Eve des moyens de réussite fondamentaux et réels dans le travail de transformation de la création. Leur corps était devenu comme le nôtre, marqué par la souffrance, la fatigue due au travail, le vieillissement et la mort, même s’ils vivaient beaucoup plus longtemps ; la terre était maudite ; Lémec le père de Noé l’avait clairement exprimé :

« Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Éternel a maudite. » (Genèse 5:28-29). Lémec remarquant que Noé était attaché au Seigneur, « pressentait » que son fils aurait un rôle salvateur face aux comportements terribles des hommes d’alors ayant entraîné le déluge.

Avant le déluge, Noé travailla donc énormément à la construction de l’arche dans l’obéissance à Dieu. Le déluge, conséquence du comportement désastreux des hommes, remit la terre sous l’eau quasiment dans la même situation de tohu-bohu qu’au verset 2 de Genèse 1 exceptés l’Arche de Noé et ce qu’elle contenait !

Par la suite, l’Alliance de vie, avec l’arc en ciel, entre YHWH ELoHiM et Noé, sa famille sauvés des eaux, mit à nouveau en place une sorte de situation intermédiaire signifiée par la lumière du soleil et les gouttelettes d’eau faisant prisme, donnant les belles couleurs de l’arc en ciel. Cette situation intermédiaire qui exclurait dorénavant le déluge, permit tant à Dieu qu’à l’homme de remettre l’ouvrage de métamorphose, de transformation du monde sur le métier : l’histoire de restauration, de transformation et de salut pouvait reprendre vaille que vaille.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>c) <![endif]>Moïse « tiré – sauvé des eaux » Exode 2:10

Moïse, dans le même ordre d’idées de notre propos, fut effectivement « tiré des eaux ». De surcroît, Moïse signifie en hébreu « tiré – sauvé des eaux ».

En réalité Moïse abandonné par sa mère dans une « mini-arche », un panier de roseaux tressés enduits de bitume et de poix, échappa ainsi tant à l’épée du Pharaon impie voulant tuer tous les garçons hébreux, qu’à la noyade ou encore à d’éventuels crocs de crocodiles croisant dans le secteur.

La fille de Pharaon qui le sauva et l’adopta, lui permit d’accéder aux « lumières » de la meilleure éducation humaine du moment : celle offerte par la cour de la première puissance mondiale de l’époque.

Ces « lumières » de son éducation lui permirent de faire un diagnostic juste de la situation injuste d’esclavage de ses frères hébreux. Mais les moyens employés par Moïse pour essayer d’y pallier furent ridiculement « humains », dérisoires et dangereux, malgré son éducation de haut niveau certes, mais inefficace : Il tua un égyptien qui frappait un hébreu. Il se voulait « discret » mais la scène fut aperçue à son insu. Cela eut trois conséquences à savoir qu’il n’était ni approuvé, ni suivi, ni reconnu par ses frères (Exode 2:13-14), qu’il était en danger de mort face à Pharaon qui apprit évidemment la chose et qu’il dut fuir au pays de Madian (Exode 2:15) : bref le contraire de la puissance et de l’efficacité. Ne retrouvons-nous pas là quelques caractéristiques de l’Eglise à la fois persécutrice, meurtrière et à la fois malmenée, persécutée au cours des siècles ?

Selon le plan divin, Moïse devait entreprendre la métamorphose du monde à commencer par la transformation d’un Peuple Hébreu esclave en Peuple libre dans sa terre au service de YHWH ELoHiM en vue de la restauration dans le cadre de l’histoire du salut.

Mais à Madian, il était très loin d’accomplir ce plan non seulement géographiquement et physiquement mais aussi mentalement et spirituellement. Sa vie de « planqué » en Madian semblait lui convenir à tous points de vue. Son échec l’avait apparemment définitivement « vacciné » contre toute tentative allant dans ce sens.

Il était en quelque sorte dans la situation de l’Eglise, l’ensemble des « baptisés d’eau », des « sauvés des eaux » mais sans moyens, sans puissance (Cf. Apocalypse 3:8b) pour accomplir le travail de transformation, de métamorphose, de multiplication et de restauration correspondant au plan de salut et de délivrance de YHWH ELoHiM.

Qu’est-ce qui lui donna les moyens, la puissance du travail de métamorphose et de restauration à accomplir ? Comment fut-il sorti de sa « planque » ?

Par le buisson ardent qui ne se consumait pas pour commencer, puis par la suite, la colonne de Feu et de Fumée, la Nuée et le Feu sur le Sinaï, son visage rayonnant du Feu et de la Lumière de YHWH – ROUaCH ELoHiM démontrant clairement un début de métamorphose. Le simple fait qu’il fut tiré, sauvé des eaux avec son éducation brillante était certes indispensable au préalable mais totalement insuffisant et inefficace pour finaliser le projet établi par Dieu.

Par la manifestation du Feu, les résultats furent totalement différents : le nouveau Pharaon ne put le mettre à mort quand il retourna en Égypte, il finit par être reconnu et suivi des siens suite aux plaies infligées aux égyptiens, l’armée égyptienne fut engloutie dans les eaux la Mer Rouge, il reçut la THoRaH et il put introniser Josué artisan de la conquête sans compter tout le reste. Voilà le travail ! Voilà la restauration, la métamorphose, la multiplication et la transformation effectives et efficaces !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>d) <![endif]>Elie le prophète du Feu

L’histoire exceptionnelle d’Elie face à Achab, Jézabel et les prophètes de Baal est aussi une histoire d’eau et de Feu. L’événement des sacrifices comparatifs entre celui des prophètes de Baal et celui d’Élie sur le Carmel en présence du Peuple démontra l’inefficacité du culte de Baal pour ne pas dire de Beelzébuth et l’efficacité du Feu de YHWH ELoHiM accompagnant le prophète Elie :

« Et le FEU de YHWH tomba et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre et il absorba l’EAU qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est YHWH qui est ELoHiM ! C’est YHWH qui est ELoHiM ! » (1 Rois 18:38-39).

Le travail en vue de la transformation du Peuple et de l’éradication des prophètes de Baal ne devint efficace qu’au moment de la manifestation du Feu de YHWH ELoHiM**.** Les quantités énormes d’eau des douze cruches remplies et versées trois fois sur l’holocauste et le bois furent littéralement absorbées par le Feu.

Plus tard Achazia roi d’Israël voulut à son tour se débarrasser d’Élie en voulant le faire arrêter par trois fois par des groupes de 50 soldats. Les deux premiers groupes furent dévorés par le Feu céleste (2 Rois 1). Elie fut protégé une fois de plus.

Plus tard Élie accompagné d’Élisée partagea en deux avec son manteau les eaux du Jourdain qui lui barraient la route d’accès au lieu prévu pour la « montée » au ciel. Les deux hommes purent passer sans encombre.

Arrivés à l’endroit prévu, Élie bénéficia de l’immortalité car il MONTA au ciel dans un tourbillon et un char de Feu (2 Rois 2:11). Son corps composé à environ 65% d’eau se métamorphosa en Feu et en Lumière pour commencer l’éternité auprès de son Dieu !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>2. <![endif]>La transfiguration ou métamorphose de Jésus

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Métamorphoo (Matthieu 17:1-13 ; Marc 9:1-13)

Le verbe grec métamorphoo est en général traduit par le verbe français « transfigurer » ou « transformer » dans les textes bibliques. Il est évidemment à mettre en relation avec les expressions métamorphose, transformation, changement d’une forme en une autre, changement d’une figure en une autre. Méta signifie « autre » ; morphose désigne la « morphologie », la forme extérieure, c’est-à-dire le corps uniquement en ce qui concerne l’être humain.

Nous retrouvons métamorphoo en 2 Corinthiens 3:18 quand Paul parle de notre transfiguration ou métamorphose de gloire en gloire. Il s’agit bien entendu de la transformation de notre corps en Feu et Lumière par la Sainte Esprie comme Jésus l’a Lui-même été. A la transfiguration, Jésus fut décrit éblouissant, blanc comme la lumière, brillant comme le soleil. Nous le retrouvons dans un aspect semblable encore plus glorieux quand Il apparut à Jean (Apocalypse 1:12ss). De même l’Eglise des Vainqueurs est décrite comme telle en Apocalypse 12:1.

Nous constatons clairement le projet de Dieu décidé à nous métamorphoser de nos 65% environ d’eau et le reste en 100% de Feu et de Lumière glorieux exactement comme Jésus l’a été lors de Sa transfiguration !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Moïse et Elie auprès de Jésus lors de la transfiguration – métamorphose

Il se trouve que « comme par hasard », lors de Sa transfiguration, Jésus a été rejoint par Moïse et Élie dans la Nuée dont nous avons parlé dans notre chapitre précédent comme étant des ministères de Feu face aux « eaux du tohu-bohu » satanique. De quoi s’entretenaient-ils tous les trois ? Les textes ne nous en disent rien au premier abord.

Toutefois la conversation ultérieure entre Jésus et Ses trois disciples à propos d’Élie aboutissant à Jean-Baptiste démontre que l’Élie qui doit revenir et rétablir toute chose avant que le jour de l’Eternel n’arrive (Cf. Malachie 4:5) est d’ordre typologique (Cf. Ecrit « L’Eglise des deux témoins ». Elie a bénéficié de l’immortalité et elle ne lui sera pas reprise) et apocalyptique c’est-à-dire à proximité du Jour de l’Éternel.

Jean-Baptiste, un type d’Élie, a certes préparé le chemin du Seigneur sur terre mais il y a 2000 ans ! Vu cette longue période, on ne peut sincèrement pas parler de proximité temporelle avec le Jour de l’Eternel, d’où un argument supplémentaire pour l’interprétation typologique permettant de dire qu’il y aura d’autres « Élie[s] » à venir.

Nous savons que Moïse et Élie viendront de façon typologique en Apocalypse 11:1ss sous la forme de l’Eglise des Deux Témoins – Adorateurs dans le 3ème Temple et là, d’après la chronologie de l’Apocalypse, le Jour de l’Eternel grand et terrible suivra 42 mois plus tard (Apocalypse 13:5 ; 19:11ss) ce qui réduit notablement le timing et démontre la proximité temporelle des événements à ce moment-là.

Cette église des « Deux Témoins – types de Moïse et d’Élie » utilisera là encore le Feu contre ses ennemis dirigés par la Bête qui leur fera la guerre et les tuera. Cette dernière montera justement de l’abîme ou de l’abysse qui est justement définie dans le dictionnaire comme un fond océanique (eau en masse) situé à plus de 2000 m de profondeur (ici en grec abussos = abysse, sans fond ; cf. aussi Apocalypse 13:1). Nous connaissons la suite de ce récit qui aboutit à la résurrection sur terre de l’Eglise des Deux Témoins, à sa métamorphose et à sa montée dans la nuée. (Apocalypse 11:11-12)

Là encore les eaux profondes et le Feu s’opposent clairement !

Quoi qu’il en soit, après ces événements, l’Eglise des Vainqueurs glorieuse sera en mesure d’enclencher de plus en plus sérieusement et puissamment la suite des événements, notamment l’éjection du Dragon des lieux célestes, des dimensions de l’éternité, ce qui représente une perte de puissance très importante de l’Ennemi (Apocalypse 12:7-11) car cela aura pour effet de le limiter**, de « l’enfermer » dans le temps** (3 ans et demi de règne de l’Anti-Christ ; Apocalypse 12:13 à 20:3). Bref, il s’agit clairement du processus enclenché du « rétablissement de toutes choses » face au Dragon.

La conversation entre Jésus, Moïse et Elie porta-t-elle sur ces événements ? Vu le thème abordé par Jésus et ses trois disciples concernant l’Élie devant rétablir toutes choses avec la proximité du Jour de l’Éternel, cela peut paraître fort probable.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, ce dernier censé nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>c) <![endif]>L’Eglise face à la métamorphose – transfiguration

La proposition de bonne volonté et sympathique de Pierre de monter trois tentes pour « abriter » Jésus, Moïse et Elie illustre de façon prophétique très exactement la manière de concevoir les choses d’une Eglise, ayant refusé le message de Jésus-Christ Glorifié, qui essaye sincèrement de s’adapter au mieux à l’espace-matière-temps.

Pourtant plus tard dans sa seconde épître, Pierre a souligné l’importance de la transfiguration de Jésus comme preuve prophétique de Son identité céleste et de Son avènement : « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux. Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne » (2 Pierre 1:16-18). Les tentes, à la lecture de ces paroles, deviennent vraiment dérisoires pour ne pas dire ridicules. Certes nous ne nions pas la bonne intention de Pierre, sachant que malgré tout, la route de la mort et de l’enfer est pavée de bonnes intentions…

Déjà à l’époque, Pierre essaye d’encourager les chrétiens qui commençaient à trouver le temps long par rapport à la manifestation du retour et de la gloire de Jésus. D’ailleurs ses deux épîtres vont partiellement dans le même sens : tenez le choc en attendant… L’attente n’arrange pas trop les choses. La preuve : quand Jésus-Christ Glorifié apparut à Jean avec Son message pour les « sept » églises probablement encore charismatiques seulement quelques années plus tard, les scléroses dues au temps avaient déjà tout bloqué : elles refusèrent ce message.

Aujourd’hui après 2000 années d’attente, nous sommes dans la même configuration. Il ne s’agit plus de s’installer dans l’espace-matière-temps en voulant, sincèrement et plein de bonne volonté certes, construire des « tentes » ou des églises-bâtiments ou autres pour soi-disant « abriter » la manifestation de la gloire de la transfiguration ou de la métamorphose.

Le projet de Dieu est au contraire que nous nous tournions vers le Feu, la Lumière, la Nuée de Dieu pour d’abord monter transfigurés à la Salle du Trône et nous y « abriter ». Ensuite, protégés des affres de la Grande Tribulation, nous serons en réelle capacité de faire correctement, puissamment et efficacement le « travail » !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>3. <![endif]>Le baptême de la Sainte Esprie et de Feu

<![if !supportLists]>a) <![endif]>Le baptême de la Sainte Esprie et de Feu aboutit à la métamorphose du corps dans son accomplissement ultime

Jésus, lors de Sa présence de Ressuscité de 40 jours auprès de Ses disciples, leur a clairement dit qu’ils seraient baptisés dans l’Esprie Sainte survenant sur eux dans peu de jours, comparant ce baptême avec le baptême d’eau de Jean-Baptiste (Actes 1:5-8). En Luc 24:49 Il dit : « Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut ».

Jusqu’ici pas de problème : il s’agit bien du baptême dans le sens du verbe grec baptidzo qui signifie immerger, revêtir, plonger, macérer, imprégner. Ce baptême concerne clairement une expérience où le croyant est revêtu, intégré dans la Sainte Esprie qui vient sans équivoque SUR lui. Il concerne donc le corps qui à terme et au bout du compte ne peut qu’être finalement métamorphosé, transformé plus particulièrement par le Feu et la Lumière de la Sainte Esprie et qui correspond dans sa signification aux paroles de Jean-Baptiste (Matthieu 3:11 ; Luc 3:16) comme nous avons essayé de le démontrer dans les paragraphes précédents. Pourtant les choses n’évoluèrent pas tout de suite de cette manière.

<![if !supportLists]>b) <![endif]>Le souffle prophétique de Jésus

A la fin de l’Evangile de Jean Jésus souffla sur Ses disciples et dit : « Saisissez la Sainte Pneuma » (labete impératif du verbe lambano : prendre, saisir, attraper, recevoir, obtenir, accueillir. Jean 20:22). Jésus donne un ordre à Ses disciples qui doivent prendre, saisir, recevoir, accueillir à terme la Sainte Esprie. Il y a donc une démarche volontariste d’ouverture et d’attente positive demandée par Jésus à Ses disciples à ce moment-là. L’ont-ils alors reçu ? Absolument pas car il n’y là pas de mention relative à une manifestation charismatique surnaturelle de la Sainte Esprie, ni de transfiguration. Quand la Sainte Esprie est accordée, il se passe toujours quelque chose de visible et de tangible, car il est écrit que Simon le magicien VIT que la Sainte Esprie était donnée (Actes 8:18). Par ailleurs le livre des Actes en parle toujours accompagné de manifestations, principalement le parler en langues et la prophétie.

En fait Jésus voulait les préparer à l’événement et montrer qu’Il était Lui le « Baptiseur » (cf. Jean 1:33).

Ils n’ont effectivement reçu, accueilli la Sainte Esprie que plus tard à la Pentecôte après l’Ascension. Pierre lors de son discours de Pentecôte à la foule parle aussi de « saisir, recevoir » (lambano) la Sainte Esprie (Actes 2:38 ; cf. aussi Actes 8:15,17,19 ;10:47 ;19:2).

<![if !supportLists]>c) <![endif]>La situation de l’Eglise avant l’Apocalypse

Le Feu de la Sainte Esprie à la Pentecôte (Actes 2:1ss) ne s’est posé que sur la tête des disciples à la Pentecôte. Ils furent seulement remplis du Saint Esprit avec le signe du parler en langues mais apparemment ils ne furent pas immergés, revêtus, plongés, macérés ou mieux métamorphosés, transfigurés : ils devinrent donc une merveilleuse église charismatique, l’église primitive mais seulement dotée des prémices de l’Esprit (Romains 8:23). Ces prémices de l’Esprit comportaient le « remplissage » intérieur, le Vent, le Feu sur la tête, le parler en langues qui est un don spirituel vecteur d’édification personnelle (1 Corinthiens 14:4a) et ouvrit donc la voie pour les autres dons spirituels dont particulièrement ceux de prophétie et de guérison, la piété et la vie chrétienne en général mais dans l’espace-matière-temps.

En Actes 4:31 eut lieu ce qu’on appelle communément une seconde Pentecôte avec un tremblement de terre mais là encore ils ne furent que « remplis » de la Sainte Esprie avec comme conséquence la prophétie. En Actes 8: 17-18 la Sainte Esprie fut « reçue et donnée » par l’imposition des mains dont les effets visibles furent constatés par Simon le magicien. En Actes 10:44-47 la Sainte Esprie « descendit, fut répandue sur » les croyants et fut « reçue » par eux mais il n’y eut que la conséquence du parler en langues et de la louange. En Actes 11:15 la Sainte Esprie « tomba sur » l’assistance comme en Actes 2:1ss c’est-à-dire avec les mêmes manifestations visibles et tangibles. En Actes 19:6 la Sainte Esprie« vint sur » les croyants et ils ne parlaient qu’en langues et prophétisaient. Ici le don spirituel de prophétie s’est d’emblée ajouté au don spirituel du parler en langues : nous ne sommes que dans les dimensions de l’Eglise charismatique avec la manifestation des dons spirituels (1 Corinthiens 12 et 14) sans la métamorphose du corps qui est clairement évoqué en 1 Corinthiens 13: 8-12 décrivant le futur « face à face » d’amour, de vue et de connaissance parfaites et justement la fin du « charismatique prophétique » devenu logiquement caduque puisqu’on est « en direct » avec Dieu.

Dans l’Eglise charismatique d’avant l’Apocalypse, le Saint Esprit habite « en – dans » les croyants (1 Corinthiens 6 :19 ; 2 Timothée 1 :14). Ainsi le Saint Esprit habite l’esprit du chrétien d’où Il émane vers l’âme et le corps pour des guérisons, « l’onction » au niveau des manifestations des dons spirituels qui sont absolument merveilleux et qui nous feraient indiscutablement beaucoup de bien ! Loin de nous d’en déprécier la valeur inestimable, bien au contraire !!!

Hébreux 2: 3-4 illustre parfaitement la situation charismatique de l’Eglise avant l’Apocalypse : « …comment négligerions-nous un si grand salut qui commença à être annoncé par le Seigneur puis fut confirmé pour nous par ceux qui l’avaient entendu et fut appuyé par Dieu par des signes, aussi des prodiges et toutes sortes de miracles ainsi que par les dons du Saint Esprit répartis selon Sa volonté ? » (Cf. aussi Marc 16:16-20 ; Romains 15:19 ; Galates 3:5).

On peut se poser la question pourquoi cela ne se manifesta-t-il que relativement peu par la suite au fil des siècles, notamment aujourd’hui, bien qu’au sein des églises charismatiques des choses extraordinaires et merveilleuses se passent à nouveau ?

Tout simplement parce que d’une part les chrétiens de l’église primitive était à leur époque pleinement dans le plan de révélation voulu par Dieu et d’autre part qu’après un certain temps, déjà à l’époque des épîtres mais encore plus particulièrement après la révélation du message de Jésus-Christ Glorifié, les chrétiens l’ayant refusé, n’étaient et ne sont toujours pas dans le plan voulu par Dieu. Le retour à la « situation rêvée de tous » de l’église primitive si puissante, n’est pas suffisant. Il devrait cette fois-ci obligatoirement nous donner sans équivoque les moyens de la montée. Si ce n’était pas le cas, il ne reste que les conséquences terribles d’une « fin de réveil » à savoir la sclérose et diverses formes de traditionalismes avec ses symbolismes en guise d’Ersatz religieux comme l’histoire de l’église nous l’a amplement prouvé dès le 2ème siècle puis à de très nombreuses reprises !

En réalité, Jésus a parlé du baptême de la Sainte Esprie et de Feu survenant sur les disciples (Actes 1:4+8 ; 11:16) ayant comme conséquence un témoignage chrétien mondial ! Ce ne fut durant 2000 ans jamais totalement le cas, d’où un problème !

Ce baptême de la Sainte Esprie et de Feu, de par l’effet de l’immersion, de la macération, de l’imprégnation, ne devrait-il pas en réalité aboutir au bout du compte à la véritable métamorphose de notre corps et permettre ainsi la montée à la Salle du Trône pour rendre possible une évangélisation glorieuse efficace atteignant toutes les nations, toutes les tribus, tous les peuples et langues, c’est-à-dire réellement « jusqu’aux extrémités de la terre » comme Jésus ressuscité l’a clairement dit ? (Actes 1:8c ; Apocalypse 7:1ss cf. v.9).

Nous constatons avec évidence que la mission de l’évangélisation mondiale donnée par Jésus ressuscité n’est pas réalisable avec le baptême du Saint Esprit tel qu’il s’est manifesté dans les Actes ayant donné naissance à l’église primitive charismatique bien entendu si merveilleuse et si puissante à laquelle bien des chrétiens aspirent sincèrement. Seul un baptême d’imprégnation et de macération dans le Feu mettant en place l’Eglise des Vainqueurs métamorphosée, montée dans la Salle du Trône et revenant glorieuse et métamorphosée sur terre (Apocalypse 6:2), permet de relever ce défi dont la réalisation effective n’est indiscutablement décrite qu’en Apocalypse 7: 9. C’est la preuve par neuf que seule l’Eglise des Vainqueurs totalement baptisée, macérée dans la Sainte Esprie et le Feu accomplira ce que le Ressuscité avait dit à Ses disciples avant Son ascension.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

<![if !supportLists]>d) <![endif]>Les cas de Paul et de Jean

L’Apôtre Paul en Romains 8:23, écrit clairement que la rédemption du corps était encore en attente. Paul et ses lecteurs sûrement des charismatiques, du moins en ce qui concerne Paul (Actes 19:11-12 ; Romains 15:19), n’en étaient qu’au niveau des prémices de l’Esprit : « …nous aussi, nous possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons intérieurement**,** attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. » (Romains 8:23).

Les gémissements intérieurs de Paul se sont particulièrement extériorisés en 2 Corinthiens 11: 23-33 parce que son corps principalement, fut mis à rude épreuve : « Sont-ils ministres de Christ ? Je parle en homme qui extravague. Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point !.. A Damas, le gouverneur du roi Arétas faisait garder la ville des Damascéniens, pour se saisir de moi ; mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille et j’échappai de leurs mains. » (Segond 1910 ; cf. aussi Romains 7:14-25).

Au chapitre 12, il parle de sa montée au 3ème ciel quatorze années en arrière. Pourquoi n’a-t-il pas continué sur un rythme d’allers-retours ciel-terre avec la métamorphose du corps qu’il avait obligatoirement expérimentée s’il était monté avec son corps ? Apparemment, il y avait un problème d’orgueil (2 Corinthiens 12:7ss) qui malheureusement s’est malgré tout confirmé quand il n’a pas obéi aux prophéties voulant l’empêcher d’aller à Jérusalem (Actes 20:22 où c’est son propre esprit humain qui le lie et pas la Sainte Esprie qui ne lie jamais ; surtout 21:4 ; 21:10-14 ; cf. 22:18) où il retourna à la tradition et finit par être arrêté (Actes 21:26-27). Jouer inutilement au kamikaze prêt à mourir en héros, entrava clairement son ministère et le mena à la mort du martyre, ce qui n’était pas dans la volonté initiale de Dieu pour lui.

Souvent on veut « spiritualiser l’écharde » de Paul ou le fait qu’un démon puisse le frapper (2 Corinthiens 12:7). Mais en réalité c’était très physique et corporel, c’est le moins qu’on puisse dire à la lecture de 2 Corinthiens 11: 23-33. Comment est-ce possible qu’un ange de Satan ait accès au « grand apôtre Paul » ? C’est tout de même incroyable et inconcevable ! Un démon, empêchant l’orgueil de Paul par ses coups, aurait-il tout à coup un rôle positif allant dans la volonté de Dieu ? C’est un raisonnement qui paraît vraiment aller à l’encontre de ce que la Bible nous enseigne.

Paul aurait évidemment voulu rester dans l’état de métamorphose, continuer à faire des allers-retours 3ème ciel – terre et ne pas se faire frapper par un démon ! Il aurait voulu passer de la situation charismatique à la situation de gloire au 3ème ciel, du salut de l’esprie-âme aussi au salut du corps, des prémices de l’Esprie à la rédemption du corps, d’un baptême de l’Esprie qui remplit et fait passer des dons spirituels à la vision totale, au face à face, à la connaissance parfaite rendus possible par un baptême-macération total de la Sainte Esprie et de Feu.

C’est pourquoi il a gémi, il a prié trois fois en vain. La tentation de l’orgueil aurait été apparemment trop forte (2 Corinthiens 12:7c). Ce n’est pas pour rien que Jésus parle de repentance aux églises de l’Apocalypse en vue de la métamorphose et de la montée. L’humilité réelle dans la repentance, l’amour, la foi et le jeûne « discret » est la voie « royale » pour la métamorphose et la montée !

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

L’Apôtre Jean fut comme Paul et les autres apôtres un charismatique de pointe très engagé, qui vécut la Pentecôte d’Actes 2 et d’autres effusions de l’Esprie. Il s’engagea jusqu’à se retrouver persécuté de par son exil à Patmos, à l’époque une île déserte, condamné à y mourir de faim.

Jean qui fut rempli de la Sainte Esprie et exerça son ministère depuis bien longtemps, « devint en Esprie, naquit en Esprie » (Apocalypse 1:10 ; 4:2 ; egenomen en pneumati verbe ginomai : devenir, être, naître en Esprie). Il fut ainsi rendu capable de voir Jésus Glorifié (Apocalypse 1:10ss) puis rendu capable de monter à la Salle du Trône (Apocalypse 4:2). Etre rempli ou recevoir la Sainte Esprie ne signifie pas être pleinement immergé, macéré, imprégné par la Sainte Esprie et le Feu ou métamorphosé. Par contre devenir en Esprie, naître de l’Esprie, naître En-Haut, être transfiguré est l’aboutissement total de ce baptême total voulu initialement par Jésus.

Son corps fut obligatoirement métamorphosé pour la montée (Apocalypse 4:1c) car la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume des cieux ni la corruption de l’incorruptibilité (1 Corinthiens 15:50). D’ailleurs quand il se retrouva devant Jésus-Christ Glorifié, il tomba comme mort. La « chair restante » ne tint pas le coup. Jésus le releva probablement, en posant sa main droite sur lui (Apocalypse 1:17). Ce fut le baptême de gloire ou encore la métamorphose du corps de l’Apôtre Jean en Feu et en Lumière divins. Il fut en état de tenir devant la Gloire de Jésus, de prendre note des lettres aux églises et de monter à la Salle du Trône pour y écrire la suite des événements !

Contradiction ?

Comment se fait-il qu’il y ait une apparente contradiction ? Jésus parle d’une part d’un baptême complet et de gloire permettant l’évangélisation mondiale et d’autre part en Actes 2:1ss, il n’y a que le remplissage intérieur et la flamme de Feu sur la tête, ce qui ne fut pas rien bien au contraire vu les merveilleuses conséquences qui en découlèrent mais sans aboutir à la réussite de l’évangélisation mondiale et au maintien de ce réveil dans la durée !

En fait la Pentecôte n’était qu’une première étape dans le processus d’immersion. Il s’agissait de prémices non négligeables certes, vu les fruits exceptionnels et extraordinaires qui nous font terriblement envie, mais prémices quand même, sinon Paul ne se serait pas permis de parler de « prémices » en Romains 8:23. Il s’agissait d’une première « gloire » qui aurait dû être quasi immédiatement suivie d’une seconde gloire plus puissante et d’une troisième gloire encore plus puissante et ainsi de suite jusqu’à la métamorphose ou rédemption du corps suivie de la montée. C’est pourquoi Paul s’est encore une fois permis d’écrire à juste titre que la Sainte Esprie nous métamorphose, transforme, transfigure de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18). Cela aurait dû continuer ainsi de gloire en gloire et probablement de façon beaucoup plus récurrente, avec de plus en plus de puissance jusqu’à une immersion – macération telle, que le corps puisse aussi être sauvé et effectivement métamorphosé. C’était en tous cas la conception initiale de Jésus et donc pour cause l’attente de Paul et au final l’expérience de Jean.

Le ton très ferme, puissant et non discutable de Jésus Glorifié se présentant par Ses attributs de gloire et d’autorité en introduction à chaque lettre adressée aux différentes églises (Apocalypse 2:1+8+12+18 ;3:1+7+14) démontre entre autres l’importance qu’Il attacha et attache toujours à la constitution de l’Eglise des Vainqueurs !

En général dans l’enseignement du mouvement pentecôtisto-charismatique, le parler en langues est le signe tangible démontrant que le baptême total de la Sainte Esprie et de Feu a eu lieu. Mais force est de constater que ce n’est pas tout à fait le cas. C’est pourquoi Jésus-Christ Glorifié est revenu vers Jean pour préciser ce qu’est un véritable baptême de la Sainte Esprie et de Feu avec sa merveilleuse conséquence de métamorphose, notamment pour l’Eglise de Laodicée qui « représente » justement l’église pentecôtisto-charismatique fermement appelée à entrer dans les dimensions qui la mèneront jusqu’à être assise sur le Trône avec Jésus en tant qu’Épouse ! (Apocalypse 3:18-22). Il a institué le baptême de Feu et de Gloire durant lequel l’Apôtre Jean est d’ailleurs réellement tombé comme mort en remplacement du baptême d’eau (Apocalypse 1:17-18 ; cf. écrit « Nouveau mode de mise en pratique et de vécu de l’Alliance Biblique ? »).

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

Conclusion

Le passage de l’Eglise Charismatique à l’Eglise des Vainqueurs, de l’eau à la Sainte Esprie et au Feu était prévu dès le départ par le Ressuscité. C’est pourquoi Il a procédé Lui-même à un rappel à l’ordre notoire au début de l’Apocalypse ! Les exemples de l’Ancien Testament comme ceux du Nouveau Testament que nous avons étudiés devraient nous encourager à passer de l’eau au Feu divin, de l’Eglise charismatique à l’Eglise des Vainqueurs. C’est la seule solution pour la réussite de l’évangélisation mondiale et pour notre protection face à la Grande Tribulation qui est de toute évidence devant la porte de notre génération. Sachons réexaminer l’hiérarchie de nos priorités.

Dans cette perspective, comprenons la portée des paroles de Jean-Baptiste citées dans l’introduction quand il compare le baptême d’eau avec celui de la Sainte Esprie et de Feu, cette dernière censée nous mener vers la position initiale glorieuse de Feu et de Lumière d’Adam et d’Eve !

En Lui, Martin BUSCH

93. Les deux arbres

INTRODUCTION

Il est question de deux arbres spéciaux au Paradis : l’arbre de vie au milieu du jardin et l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 2:9).

YHWH Elohim ne permit pas à Adam de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal sous peine de mourir mais lui permit de manger de tous les arbres donc y compris l’arbre de vie qu’il ne lui avait apparemment pas interdit (Genèse 2 :16-17).

La suite terrible des événements montre qu’Adam et Eve mangèrent des fruits de l’arbre interdits à la consommation. Ils n’avaient sûrement pas encore mangé des fruits de l’arbre de vie puisqu’ils en furent empêchés par Dieu Lui-même après la chute pour qu’ils n’en mangent pas vu que cela leur aurait conféré l’immortalité :

« YHWH ELoHiM (= Éternel-Dieu) dit : Voici l’homme devenu comme l’un de nous, en ce qu’il connaît le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie ; il en mangerait et vivrait à jamais. » (Genèse 3:22).

Adam et Eve étaient devenus comme Dieu en ce qui concerne la connaissance du bien et du mal uniquement, mais ils n’avaient pas acquis l’immortalité en ce sens qu’ils n’avaient pas mangé de l’arbre de vie.

Nous verrons que ces deux arbres sont des « archétypes » qui permettront de distinguer l’essentiel du superficiel, l’être du savoir.

1. Les conséquences de la consommation des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal

a) Rupture d’avec YHWH ELoHiM

La rupture d’avec YHWH ELoHiM fut d’abord la désobéissance certes suite à la tentation. Désobéir à Dieu c’est entre autres Lui signifier : ce n’est pas Toi le patron, c’est moi le patron en tous cas pour ma vie et à terme pourquoi pas pour l’humanité… !

Cela entraîne le fait que je décide à la place de Dieu de ce qui est bien et de ce qui est mal. En réalité il ne s’agit ni plus ni moins d’une révolte. Nous connaissons les résultats catastrophiques de l’incapacité des hommes au niveau des bonnes décisions vu qu’ils savent de moins en moins distinguer ce qui est vraiment bien de ce qui est vraiment mal ! Le problème touche d’autres dimensions tout aussi gravissimes.

b) La problématique existentielle : déchirure en deux de l’être humain

Nous avons vu qu’au moment où YHWH ELoHiM insuffla sa nephech, Son « souffle glorieux identitaire » en Adam. Celui-ci devint d’une « poterie » de terre glaise (Adam signifie terre rouge) un être métamorphosé, donc UNI, lumineux, glorieux, un nephech à l’image de son Créateur !

Après la chute, Adam et Eve eurent peur de Dieu puisqu’ils eurent honte de leur nudité autrement dit leur corps de feu et de lumière présenta de plus en plus de zones d’ombre, devint imparfait, se chargea progressivement de la puissance de mort démoniaque que Dieu ralentit provisoirement par le sang versé du sacrifice d’animaux dont Il prit la peau pour les « couvrir ». Le revêtement de lumière fut remplacé par celui de peaux d’animaux morts autrement dit de chair. C’est ainsi qu’eut lieu la déchirure progressive en deux de l’être humain : le corps infecté par la chair mortelle glaiseuse devant retouner à la terre d’une part et l’être intérieur, esprie, âme d’autre part.

On aboutit à l’état de déchirure dramatique que Paul décrit en ce qui le concerne, donc même en tant que chrétien, en Romains 7: 15 : « … ce que je veux je ne le fais pas et ce que je hais, je le fais ».

Cela vient simplement du fait que le chrétien « sait, connaît, pense » mais « n’arrive pas à faire donc n’est pas vraiment».

Le cri de désespoir de Paul nous interpelle : « Malheureux que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort [= chair] ? » (Romains 7:24). Cela signifie aussi « Qui me donnera l’immortalité du corps, le fruit de l’arbre de vie ? » Il donnera les solutions en Romains 8 notamment aux versets 1, 2,11, 23, 29, 30 mais est obligé d’en parler selon les cas au futur car soumis à cette tension du déjà (justification) et du pas encore (rédemption du corps, glorification).

C’est cette déchirure entre l’être intérieur « qui sait » d’une part et d’autre part le corps imbibé de la mort ou de la chair « qui n’est pas », qui n’est pas vraiment « être » et qui mène finalement à la mort.

« Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » dit l’adage relativement honnête bien connu.

Cette problématique existentielle de cette déchirure persistante est tout simplement la preuve par neuf que le chrétien n’a pas encore mangé le fruit de l’arbre de vie (= Jésus) ! Oups !

C’est à vrai dire compréhensible car l’arbre de vie se trouve très exactement là où le chrétien est appelé à « monter » pour vivre au paradis (Apocalypse 2:7b). Le chemin est totalement ouvert depuis le « tout est accompli » de Jésus sur la Croix, le Chemin, encore faut-il l’emprunter pour y aller… !

c) Du « Je pense donc je suis » au « Je suis donc je pense »

Le fameux « Je pense donc je suis » (« Je suis » = YHWH) de Descartes, qui en réalité se fait lui-même Dieu par la pensée et la raison, n’est en réalité qu’un « Je pense donc mort ». C’est ce que nous constatons et constaterons dans un monde dont les pensées s’éloignent de plus en plus de Dieu et qui au bout du compte ne « saura » plus que penser pour résoudre les problèmes et d’essayer de continuer à survivre face à la Mort et la destruction inéluctables !

Le texte biblique précise que l’arbre de vie était au milieu du jardin et ses fruits n’étaient pas interdits à la consommation. Mais, comme constaté, Adam et Eve n’en avait pas mangé ! Ils n’avaient pas prêté attention prioritairement au centre du Paradis ! Au lieu d’aller à l’essentiel, l’arbre de vie, ils sont allés au superficiel, l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Ils auraient dû commencer par manger à l’essentiel car l’arbre de Vie, l’arbre central est Jésus-Christ car Il est la Vie. Ils auraient dû manger « physiquement et glorieusement » YeSCHOUaH ELoHiM pour continuer à être des « Je suis » à l’image de YHWH ELoHiM. Et c’est ainsi par un repas de « communion » de Feu et de Lumière, en face à face avec le Grand « Je suis » donc en position de « Je suis à Son image », « d’être » que l’on est capable ensuite de penser correctement et seulement à partir de ce moment-là !

C’est un leurre que de dire dans l’espace-matière-temps intermédiaire que ma théologie, mon herméneutique, mon exégèse, mon interprétation, ma parole prophétique, ma pensée, ma connaissance et celles de qui que ce soit soient parfaites « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel. » (Esaïe 55:8).

Toutefois aujourd’hui au vu de la révélation prophétique accordée ici-bas de ce début de siècle, donnée par la pensée de Dieu, j’ai, nous avons, le devoir de dire  se trouve la pensée parfaite ou plutôt par qui et comment elle peut être générée, bien entendu avec une base biblique sérieuse. Dans notre environnement et notre corps mortel nous sommes et resterons toujours et encore dans le partiel et le partial. L’adage « une pensée saine dans un corps sain » nous indique déjà la voie « d’une pensée sainte dans un corps saint ! »

Ayant pris conscience de cela, l’Esprie de Dieu nous révèle que nous n’avons en fait pas encore mangé de l’Arbre de Vie mais que justifiés, pardonnés en Jésus-Christ nous y sommes très largement invités.

Ainsi manger de l’Arbre de Vie, prendre la Ste Cène de Gloire c’est devenir « Je suis donc je pense ». Le savoir n’est pas l’essence des choses mais c’est l’être.

Une preuve supplémentaire s’il en est : « comme par hasard », ce que Dieu avait empêché dans le Paradis après la chute, Il le promet en premier lieu à celui ou celle, membre de l’Eglise, qui entend ce que l’Esprie dit aux églises, qui se repent et devient vainqueur par la métamorphose dans le sein de l’Esprie Sainte : « Au vainqueur, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7b).

Manger de l’arbre de vie, après avoir évidemment et obligatoirement lavé notre robe dans le Sang de l’Agneau, après avoir été métamorphosés dans l’Esprie Sainte, est la condition de possibilité d’entrer dans le plan de Dieu en évoluant alors dans les lieux célestes et à partir du Trône et d’être heureux car le secret du bonheur c’est le « Je suis donc je pense » car je ne suis plus déchiré, écartelé ! (Cf. Apocalypse 22:14).

2. Le Royaume de Juda et le Royaume d’Israël

a) Hâter l’avènement du jour du Seigneur

« Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quels hommes il vous faut être dans de saintes conduites et piétés en attendant et en hâtant (speudontas participe du verbe speudo : hâter ; cf. speeder) l’avènement (parousia ; cf. parousie) du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront ! Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera » (1 Pierre 3:11-13).

Pierre n’avait pas encore toute la révélation des différentes étapes décrites dans l’Apocalypse et il écrit de ce qu’il sait et qui aura lieu en Apocalypse 20:11b et 21:1. Mais il nous révèle quelque chose d’incroyable : l’être humain est en mesure de hâter l’avènement du jour de Dieu. Il emploie le verbe « speudo », ici verbe transitif qui signifie clairement que le chrétien, par sa conduite sainte, a le pouvoir de hâter la parousie du jour du Seigneur ! Certes il est dans l’attente, Dieu reste souverain par rapport au jour et à l’heure mais en même temps il peut hâter cet avènement !!!

En général on ne tient pas compte du rôle à jouer du croyant dans le processus des événements finaux. Au nom de la souveraineté et de la toute-puissance de Dieu, du « tout est grâce » qui sont absolument fondamentaux et réels quant à la prédication de la croix et de la résurrection impliquant la justification, le salut par la foi et non les œuvres, on oublie le rôle de collaboration active du croyant pour l’avancement du plan de Dieu dans l’Histoire du salut ! (Cf. Philippiens 3:12+14 ; Colossiens 1:24).

C’est pourquoi nous sommes appelés à prendre d’urgence notre responsabilité d’Épouse glorifiée auprès de notre Époux sur le Trône pour hâter la parousie du jour du Seigneur parce que pour l’instant on n’a rien hâté du tout depuis 2000 longues années !

Cette compréhension est très importante car Dieu a toujours voulu que le processus final soit hâté pour mettre fin au cortège de souffrances et de perdus sur cette terre. Dieu n’est pas sadique !

b) La pédagogie historique du Peuple d’Israël

Dans cet ordre d’idées, si David et surtout Salomon n’avaient pas péché, le processus royal de l’accueil messianique aurait pu s’accomplir à leur époque. Le Pays promis était conquis, il était unifié, le Temple était construit, bref le processus millénariste final aurait pu se mettre en marche. Le Peuple d’Israël à la suite du Messie était censé faire le travail d’Adam et d’Eve sur terre à partir du Pays promis que YHWH ELoHiM aurait glorifié. Le processus apocalyptique était lancé.

La magnificence et le rayonnement paradisiaque quasi millénariste du Royaume d’Israël sous Salomon était telle qu’il aurait suffi de « transformer l’essai ».

Le Messie qui aurait pu apparaître à ce moment-là, aurait non seulement pu justifier l’humanité mais encore instaurer d’emblée le Millénium avec Son Épouse dès cette époque (Cf. Esaïe 11:1ss). Elle aurait pu être prête avec Israël comme fer de lance. Mais ce n’est qu’avec des « si » qu’on mettrait Paris en bouteille… En réalité si David et surtout Salomon avaient été fidèles à Dieu, ils auraient hâté l’avènement du jour de l’Eternel parce qu’ils auraient été en capacité d’accueillir le Messie presque 1000 ans avant son arrivée effective.

Alors que s’est-il passé suite aux idolâtries de Salomon liées à sa multitude de femmes et de concubines étrangères et surtout restées païennes ? Elles entraînèrent Salomon à construire des sanctuaires païens avec leurs pratiques idolâtres. C’est un peu comme Eve qui incita Adam à manger le fruit défendu.

Une catastrophe eut alors lieu : le schisme d’Israël ayant abouti à l’exil dû à l’Assyrie (-722 Royaume du Nord) puis à celui de Babylone (-586 Juda Benjamin). Le processus messianique était ruiné ! Cet épisode peut correspondre à Adam et d’Eve chassés du paradis.

Ce schisme ressemble aussi étrangement à la problématique existentielle de la déchirure en deux de l’être humain dont nous avons parlé plus haut.

Par ailleurs, le royaume de Juda avec le Temple à Jérusalem correspond à la Salle du Trône et le royaume d’Israël à l’espace-matière-temps intermédiaire où évolue le corps charnel et mortel de la majorité des membres du Peuple de Dieu.

Roboam, le roi de Juda, se croyait plus « intelligent et sage » que son père Salomon en voulant taxer, opprimer davantage ses sujets. Roboam, par manque de sagesse, n’avait pas la vision du bien-être « corporel » social de ses sujets (1 Rois 12:1-15). Le joug imposé au peuple par Salomon avec des fouets aurait dû être imposé avec des fouets aux lanières en plus bardées de bouts de métal.

Le schisme eut alors lieu et Jéroboam au départ choisi par Dieu voulant améliorer le sort du Peuple devint roi des 10 tribus du Nord alors qu’il ne restait à Roboam que les deux tribus du Sud à savoir Juda et Benjamin.

Mais Jéroboam termina mal et fut l’archétype du mal pour les rois suivants et de ce qu’il ne fallait pas faire. Pour éviter l’influence du Temple et de Jérusalem sur ses sujets, il fit un sanctuaire avec des prêtres non légitimes et deux veaux d’or, bref la totale (1 Rois 12:25-33). Sa vision des choses était de remplacer YHWH dans ELoHiM et mettre à la place la symbolique du veau d’or du désert (Cf. écrit « Le veau d’or ») à savoir l’abondance matérielle, de nourriture et la vigueur corporelle terrestre dans ses élohims ou ses dieux pour mieux maintenir les sujets du royaume du nord sous sa coupe

L’épisode spectaculaire de l’homme de Dieu, un prophète de Béthel en Juda qui parla au nom de YHWH ELoHiM contre l’autel où Jéroboam s’apprêtait en plus à jouer au prêtre, est une tentative de Dieu en vue de la réunification du Peuple et du territoire par le biais du vrai culte au Temple de Jérusalem qui serait rétabli pour l’ensemble du Peuple. Jéroboam révolté et intraitable eut la main paralysée au moment des faits. Il eut malgré tout son « miracle de guérison » de la part de YHWH ELoHiM mais ne se repentit pas (Cf. 1 Rois 13). Il resta dans le superficiel au lieu de retourner à l’essentiel : donc pas de réunification possible. Il croyait que YHWH ELoHiM existait, mais il Le cantonnait très loin de ses préoccupations quotidiennes au profit de son maintien au pouvoir. Il voulut même donner des cadeaux et à manger à l’homme de Dieu. Bref, il voulait « l’acheter » pour au final éventuellement se faire à travers lui une petite caution religieuse et spirituelle devant YHWH ELoHiM sans revenir à Lui.

Mais l’homme de Dieu (isch ELoHiM) refusa parce que YHWH ELoHiM lui avait demandé de ne rien accepter. Toutefois l’épisode terrible suivant où il devint la victime d’un lion après avoir désobéi en acceptant de la nourriture d’un prophète du Royaume du Nord probablement jaloux nous donne un message clair parce qu’on ne se moque pas de Dieu.

Le prophète de Béthel ne devait en aucun cas profiter ni toucher de ce qui était censé, aux yeux de Jéroboam et de ses sujets, découler du culte des veaux d’or à savoir les fruits de la terre et les richesses du Royaume du Nord. En d’autres termes, le culte du Temple à Jérusalem ne pouvait souffrir d’aucun mélange idolâtre quelconque, surtout pas celui des veaux d’or. Le projet messianique était à nouveau remis aux calendes grecques.

Si le Peuple d’Israël avait accueilli Jésus-Christ comme son Messie, Il aurait pu dans la foulée installer le Royaume millénariste. Une partie du Peuple L’a accueilli à commencer par Marie, puis Joseph, puis les disciples et ceux qui le suivirent. Mais ce ne fut pas le cas notamment des autorités religieuses juives et particulièrement celle du Temple. Même l’Eglise n’est pas rentrée dans son rôle alors que Son projet était que les choses se mettent en place très rapidement. N’a-t-Il pas dit dans ses discours sur la fin des temps : « Amen, je vous le dis que cette génération ci ne passe jusqu’à ce que tout cela arrive » (Marc 13:30 et contexte).

Comme l’Eglise n’est pas entrée dans son rôle, le programme que nous découvrons dans l’Apocalypse n’a pas pu être mis en œuvre. Nous retrouvons toujours et encore le même schéma : si le Peuple de Dieu ne passe pas du superficiel, l’espace-matière-temps (Arbre de la connaissance du bien et du mal ; Royaume du Nord etc.) à l’essentiel, la salle du Trône (Arbre de la vie ; Royaume d’Israël unifié avec le Temple etc…) alors les choses n’avanceront pas.

Toutefois le retour des Juifs dans leur EReTZ (terre), la possibilité de reconstruction du Temple, dans la perspective de la pédagogie historique du Peuple d’Israël ainsi que dans la perspective de l’élection et des promesses à réaliser le concernant, nous remettent en selle en vue du passage du superficiel à l’essentiel qui consiste à hâter l’avènement du jour du Seigneur en vue de l’instauration du Royaume sur terre.

3. Le soleil et la lune

a) Source de lumière et reflet de lumière

Nous savons que dans le naturel, le soleil est source de lumière, une énorme boule de feu qui brille sur la terre le jour et permet la vie.

La lune ne reflète que la lumière du soleil et brille la nuit.

L’essence, la source, la fondation, l’origine est comme le soleil avec à la clé le jour, la lumière, la chaleur, le bien et la vie.

L’apparence de la fausse source de lumière, le faux-semblant, la tromperie, le paraître est comme la lune avec à la clé la nuit, les ténèbres, le froid, le mal et la mort.

Nous nous trouvons malheureusement dans ce cycle lunaire pour ne pas dire très « lunatique » de ce monde. La nuit n’est pas toujours totalement noire, selon les périodes, elle est plus ou moins noire, mais voilà ce qu’est notre environnement « intermédiaire » espace-matière-temps dans lequel nous sommes coincés parce qu’on a mangé des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’oppression, les contraintes, les obligations sont notre partage. Actuellement l’Eglise croit que si elle allume des ampoules électriques, des projecteurs pour faire fuir ici et là l’obscurité, elle fait son travail. Elle ne fait que du « Ersatz », du remplacement, du bricolage pour pallier au pire ou encore pour du pire essayer de choisir le moindre.

Cela fait 2000 ans que Jésus-Christ Glorifié veut arrêter ce cycle lunaire et lunatique de ce monde pour le faire entrer dans l’éternité solaire. Pour ce faire il ne faut plus allumer des ampoules et des projecteurs mais ETRE réellement revêtu de soleil (Apocalypse 12:1), ETRE de vraies sources de chaleur et de lumière telles le soleil qui peuvent ensuite sans problème éclairer l’ensemble de la boule terrestre pour ne pas dire davantage : l’univers !

b) Le signe

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme, vêtue de soleil, la lune sous les pieds et sur la tête une couronne de douze étoiles. » (Apocalypse 12:1).

Eglise des Vainqueurs montée, glorieuse au grand complet : te voici !

Le problème existentiel de la déchirure de l’être humain que nous avons exposé au paragraphe précédent ne peut se résoudre QUE de cette façon.

La lune avec tout ce qu’elle représente est vaincue, elle est sous les pieds de celles et de ceux qui sont soleils ! Notons que ce texte fut écrit environ un demi-millénaire avant l’apparition de la religion dont un des symboles majeurs est la lune !

Cette victoire sur la lune ne peut se faire QUE dans les « conditions solaires » de ce verset de l’Apocalypse : notons-le ! Alors, vu l’évolution des événements actuels, on est autorisé à dire que cela pourrait ne plus durer trop longtemps ! Du moins espérons-le !

L’Eglise des Vainqueurs est un des signes majeurs précurseurs de l’instauration du Royaume sur terre de Jésus-Christ, le Roi des rois. Nous n’en ferons pas l’économie. Non seulement nous sommes invités à aller à la source de la Lumière mais nous sommes invités à devenir sources de la Lumière, des soleils avec la lune sous nos pieds ! Cela se passe au ciel, au paradis, à l’Arbre de Vie !

Conclusion

Manger prioritairement de l’Arbre de Vie, passer du superficiel à l’essentiel, comprendre et vivre le « Je suis donc je pense », accepter que le savoir n’est pas l’essence des choses mais que c’est l’être, passer de la lune au soleil, aller réellement vers Celui qui nous a sauvés et justifiés dans la Gloire pour que le processus apocalyptique, de révélation, se mette en place, voilà qui est de notre responsabilité pour hâter l’avènement du jour du Seigneur.

En Lui, Martin BUSCH