174. Mythe ou révélation ?

DÉFINITION

« Un mythe est une construction imaginaire qui se veut expliquer des phénomènes cosmiques ou sociaux et surtout fondatrice d’une pratique sociale en fonction des valeurs fondamentales d’une communauté à la recherche de sa cohésion. Il est porté à l’origine par une tradition orale, qui propose une explication pour certains aspects fondamentaux du monde et de la société qui a forgé ou qui véhicule ces mythes :

  • la création du monde (cosmogonie) ;
  • les phénomènes naturels ;
  • le statut de l’être humain, et notamment ses rapports avec le divin, avec la nature, avec les autres individus (d’un autre sexe, d’un autre groupe) ;
  • la genèse d’une société humaine et ses relations avec les autres sociétés.

L’étude des mythes est la mythologie. La mythification est l’action ou le processus par lequel l’historiographie, la production artistique ou les représentations populaires considèrent, interprètent ou transforment un personnage ou un épisode historique en un mythe.

Le terme mythe est souvent employé pour désigner une croyance manifestement erronée au premier abord, mais qui peut se rapporter à des éléments concrets exprimés de façon symbolique et partagée par un nombre significatif de personnes. Il met souvent en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.

Le mythe (qui se veut explicatif en se fondant sur des constructions imaginaires) se distingue de la légende (qui suppose quelques faits historiques identifiables), du conte (qui se veut inventif sans expliquer), et du roman (qui “explique” avec peu de fondements). Ces quatre types de récits fictifs sont parfois confondus » Wikipédia.

INTRODUCTION

Le mythe, une construction imaginaire, veut transmettre une connaissance pour tenter de se rapprocher d’une réalité se voulant plus ou moins objective mais reste en fait toujours partiale, partielle et relative voire carrément fausse.

Son caractère de construction imaginaire le définit comme venant de celui qui _imagi_ne, c’est à dire qui se fait une image propre qui devient au bout compte une création humaine pouvant même être l’objet d’une forme d’idolâtrie.

Le mythe à caractère « religieux », une croyance, s’apparente entre autres à la gnose combattue dans la Bible (cf. Nicolaïtes ; Apocalypse 2:6) englobant un mix d’ésotérismes, de cultes à mystères, de magie, des superstitions etc… bref, un peu les ancêtres du New Age.

Par contre la Révélation biblique, qui n’est pas par définition une construction imaginaire, relève de l’ordre du rapport personnel réel et vrai de la confiance et/ou de foi en YHWH ELoHiM, le Véritable que L’on aura préalablement effectivement et réellement rencontré d’une façon ou d’une autre.

 

  1. La Rencontre personnelle réelle avec YHWH ELoHiM, base de la Révélation

La confiance/foi en YHWH ELoHiM est basée sur une rencontre véritable, personnelle, esprie, âme et corps, un fait non imaginaire, avec Celui qui Se révèle ou se dévoile. Un témoignage authentique relatif à cette rencontre devient possible parce qu’il s’agit justement d’un fait réel et non du fruit d’une imagination quelconque.

L’objectivité, la réalité, la vérité d’une Rencontre non relative, sont par conséquent du domaine de la Révélation bannissant le mystère, l’imaginaire, la magie, la croyance, les divers systèmes de pensée ne pouvant, voire ne voulant se dégager du relativisme spatio-temporel de toute manière incontournable.

Quand par exemple un homme rencontre une femme ou vice versa et que cela aboutisse au mariage, à la fondation d’une famille suite à la Révélation de l’amour mutuel esprie, âme et corps, il n’y a plus d’imaginaire mythique, de croyance mais la confiance réciproque, la réalité de la durée de la vie à deux, et plus s’il y a des enfants, qui, eux, sont loin d’être imaginaires car ils se chargent de nous le rappeler vigoureusement s’il le faut… !

Adam et Eve créés comme tels pour se rencontrer et vivre ensemble, avec l’ordre d’avoir une descendance, révèlent, dans cet ordre d’idées, de quelle nature doit être la Révélation à l’homme de YHWH ELoHiM, notre Père, notre Mère (Esprie Sainte) et notre Epoux (Jésus-Christ) divins par la Rencontre.

L’imaginaire mythique essaye de signifier un « invisible » à partir du matériel visible, immanent. C’est pourquoi il fut, est et restera toujours voué à l’échec parce que dépendant de l’imaginaire futile des modes religieuses, de pensées, de cultures, d’habitudes diverses liés à l’espace-matière-temps, donc évolutifs et par conséquent relatifs. D’ailleurs, ne dit-on pas que ce qui semble vrai aujourd’hui ne le sera pas obligatoirement demain.

La Révélation biblique, dont particulièrement le livre de l’Apocalypse, se veut au contraire de signifier un « invisible » A PARTIR du céleste divin, à partir d’En-Haut, à partir de YHWH ELoHiM non lié à l’espace-matière-temps mais d’Éternité et de Gloire.

C’est pourquoi seule la Révélation biblique est en capacité de rétablir l’UN archétypique d’avant la chute de l’homme initial à l’image, à la ressemblance à l’UN, le CREATEUR divin YHWH ELoHiM (Romains 8:19+23) dont il dépend totalement en tant que CREATURE.

L’invisible céleste divin et l’actuel espace-matière-temps libéré de la « servitude de la corruption » par sa transformation en Eternité, Lumière céleste et Gloire (Romains 8 :19-23), redeviennent à leur tour UN, harmonieux, de par la Révélation qui est la Rencontre des deux.

La Révélation, de par cette métamorphose, dévoile, révèle justement ce qui est actuellement invisible, caché et mystérieux. L’espace-matière-temps est en effet par nature en incapacité ontologique de s’adapter au céleste-divin sans être préalablement transformé ou métamorphosé voire au bout du compte même recréé (Apocalypse 20:11 ; 21:1).

Il en est de même de l’être humain. C’est pourquoi, naturellement, il génère le mythe à partir d’éléments de l’espace-matière-temps pour s’essayer au dépassement vers le Tout Autre, Dieu dont il sait consciemment ou inconsciemment qu’Il est existentiellement nécessaire, mais en vain.

Seule la Rencontre personnelle révélatrice avec YHWH ELoHiM initiée par Lui et acceptée par l’être humain, engendrant la Révélation, peut unir Réalité et Vérité.

 

  1. De l’interprétation mythique des textes bibliques à la Révélation

Pour paraître « sérieuses », raisonnables, crédibles, nombreuses sont les exégèses religieuses qui se réfugient dans le mythe symbolique pour ne pas dire la légende, le conte et sa structure, très largement réducteurs pour aborder certains textes bibliques. Les textes de création et surtout celui de l’Apocalypse sont particulièrement concernés par cette critique historique.

Pourtant ces textes sont fondés sur des témoignages de rencontres préalables de leurs auteurs avec YHWH ELoHiM. Il leur a parlé, montré en clair, révélé, notamment à Moïse et à Jean, respectivement le début et la fin réels de l’Histoire. Nombreuses sont d’ailleurs les récentes études scientifiques sérieuses de diverses disciplines qui se rapprochent merveilleusement du texte biblique.

Le mythe non fondamentalement historique mais imaginaire est attribué par ladite critique historique aux textes au premier abord invraisemblables.

Les textes bibliques, Parole écrite vraie de Dieu, ne sont pas le fruit de l’imaginaire mythique de tel ou tel supposé auteur mais bien le fruit de rencontres personnelles avec YHWH ELoHiM communiquant Sa Parole et la faisant vivre par des expériences révélatrices, réelles et concrètes dépassant toute intelligence (Cf. Ephésiens 4:18 ; Philippiens 4:7). La réduction mythique n’est plus envisageable au nom d’une soi-disant critique historique d’ailleurs très évolutive et relative mais est hors sujet, hors du thème biblique pour ne pas dire « anathème ».

Nos systèmes de pensées et d’interprétations fruits de connaissances partielles donc partiales doivent être radicalement transformés, métamorphosés par la Révélation du « face à face » de la Rencontre qui seule peut prétendre à la globalité de la Vérité ! (Cf. 1 Corinthiens 13:9-12).

De plus la Révélation englobe notre transformation et notre métamorphose notamment corporelle parce que visible, objective impliquant la montée réelle dans l’environnement céleste pour pouvoir pleinement recevoir la globalité de la Vérité. Il s’agit de la « ré-union » de la Réalité avec la Vérité en ce qui concerne nos personnes, esprie, âme et corps ré-unis.

Quand on est En-Haut dans la Rencontre et la Révélation « on sait », on « voit », on « connaît », on « entend et comprend » parfaitement.

Changer d’environnement esprie, âme et corps change toujours la « façon de voir et de comprendre les choses » ! C’est déjà un peu vrai ici-bas quand on change d’endroit (« le voyage forme la jeunesse ») et c’est d’autant plus vrai de par la montée dans le merveilleux environnement d’En-Haut.

Comme les textes bibliques viennent d’En-Haut, seul l’environnement d’En-Haut nous permet de les aborder avec une totale justesse. Ce qui nous paraît encore inextricable en-bas devient alors clair comme l’eau de roche En-Haut ! Les « voiles » du mythe, du symbolisme, de la légende, du conte, du roman ne peuvent en aucun cas trouver leur place dans l’herméneutique biblique.

Les paraboles utilisées par Jésus entre autres (parabolè : parabole, comparaison, juxtaposition, rapprochement, rencontre, projection ; MaSCHaL : parabole, sagesse, proverbe, sentence) n’ont rien à voir avec le mythe. Elles sont un rapprochement, une rencontre, une sagesse, une projection lumineuse éclairant la Vérité, un chemin balisé qui doivent ouvrir la voie à la Révélation claire et nette de l’UN dans le Plérôme du tout en tous.

Nombreuses sont par exemple les paraboles de Jésus qui devaient aboutir à la Révélation de Sa Personne (Marc 12:1-12 ; cf. aussi Apocalypse 1:1 ; 19:10), de qui Il était, à l’époque dans le cadre de Ses Rencontres avec Ses auditeurs et plus particulièrement celles avec Ses disciples !

Sans Révélation pas d’interprétation juste du texte biblique, Parole écrite inspirée de Dieu, Vérité divine écrite (2 Timothée 3:16). La Révélation est le moyen de Dieu pour « submerger » la Réalité par la Vérité (Cf. Esaïe 11:9 ; Habakuk 2:14).

 

  1. Les effets du mythe dans les religions chrétiennes

Le mythe religieux, une construction imaginaire, rappelons-le, fonde par définition la séparation fondamentale entre l’invisible céleste, divin et le visible matériel-temporel, le spirituel et le temporel, le sacré et le profane, l’élite religieuse et le commun des mortels, l’âme-esprie (invisible) et le corps (visible), l’essence et la substance tangible, la vérité et la réalité. Bref, il s’agit de la division fondamentale, du tohu-bohu par l’instauration du « voile » séparateur obscurcissant du désordre.

Le spiritualisme issu principalement de la philosophie grecque en est un aspect. Il a largement infesté les enseignements chrétiens et littéralement créé la religion chrétienne.

La religion veut par le mythe signifier un « spirituel » mais à partir du terrestre donc automatiquement d’un imaginaire voilé très souvent réservé à des initiés. Il ne peut se construire qu’à partir de l’immanent, de soi et au-delà du Royaume des ténèbres.

La religion veut certes par définition « relier » (du latin religare) l’être humain à Dieu mais pour ce faire, elle met en place un système où elle lie, crée des liens religieux pour soi-disant essayer de permettre l’accession à Dieu. La religion part toujours de l’immanent, vu qu’il s’agit d’une construction imaginaire de l’homme et pas du céleste, exactement comme le mythe imaginaire religieux symbolique.

La religion infestée par le mythe engendre de la sorte d’infinis symboles accompagnés de rituels, une culture religieuse, pour essayer de fédérer un maximum d’adeptes s’identifiant à ces croyances et pratiques.

Mais malheureusement on reste toujours enfermé dans des constructions imaginaires religieuses. Elles ont entre autres engendré des constructions de beaux bâtiments avec leurs clochers, tours et autres constructions-œuvres en tous genres se voulant chargées de symboles, de mythes et de légendes dans le but d’atteindre le ciel, s’élever à Dieu à partir de la terre, de l’immanence.

Pensons à la tour de Babel (cf. clochers) où les hommes voulaient eux aussi se regrouper pour atteindre à partir d’en-bas le ciel et même le conquérir par la religion, la sorcellerie et la magie pratiquées au sommet de ladite tour !!!

Ainsi la religion se situe très exactement dans la démarche inverse de celle de la Révélation qui vient au contraire de YHWH ELoHiM Lui-même, d’En-Haut.

 

  1. Le mythe implique l’impersonnalisme existentiel religieux

Le mythe est fondamentalement impersonnel puisqu’il est une construction imaginaire dont les généralités relativistes suppriment automatiquement le côté personnel, individualisé ou de personne à personne.

La rencontre personnelle réelle avec le Tout Autre et l’environnement tout autre céleste, glorieux véritable n’est, de ce fait, pas préconisée. Pour preuve, il ne tient pas compte de qui est Dieu le Véritable, de Sa Sainteté existentielle d’Amour indispensable parce que Créateur parfait (Cf. Apocalypse 3:14) de la vraie Vie de plénitude que l’on découvre lors de cette Rencontre personnelle.

Par là le mythe ne préconise pas la repentance profonde et réelle de l’homme devenu imparfait, mauvais et pécheur par le péché, la chute, libre choix au départ effectué par le couple initial Adam et Eve. Leur histoire est d’ailleurs souvent considérée comme un mythe, ce qui lui ôte toute crédibilité et sérieux. Ainsi la grâce, le pardon, le sacrifice expiatoire total de Jésus, la rédemption n’ont plus lieu d’être ou alors au mieux relèvent aussi du mythe religieux. Nous ne parlons même pas de la Résurrection récupérée comme mythe peut-être sympathique mais tellement étrangère au « raisonnable » (Cf. 1 Corinthiens 15:12 -18).

L’impersonnalisme existentiel de par ces glissements vers le mythe, enlève tout crédit à la nécessité d’une rencontre personnelle directe d’amour, de repentance et de pardon incluant l’ensemble de l’être humain et notamment le corps. Les constructions imaginaires, les images, les symboles veulent faire des adeptes mais dans le cadre d’un impersonnalisme existentiel religieux.

Pour illustrer notre propos : dans les médias vous pouvez voir l’image souvent trafiquée (cf. symbole) d’une personnalité politique, du sport, du show-biz ou autre et les infos souvent « mythiques » l’entourant. On croit connaître ladite personne alors que l’on ne connaît que son image et celle qu’elle veut donner d’elle ou qu’on veut donner d’elle. Seule une rencontre personnelle physique et un vécu commun permettraient de mieux la connaître réellement. La religion fait un peu pareil avec Dieu et notamment avec Christ.

La notion de rédemption totale esprie-âme-corps n’est pas nécessaire pour le mythe religieux à couleur chrétienne, restant malgré lui, même « à son corps défendant », une construction imaginaire, d’image, par définition toujours voilée et obscure.

Le « chrétien » doit avoir une certaine image de Dieu correspondant à celle que la dénomination religieuse veut véhiculer à travers le mythe et les symbolismes qu’elle met en avant. Pour maintenir l’autorité du mythe, la réalité, notamment un corps mortel déchu, malvoyant, ne doit surtout pas rejoindre la Lumière de la Vérité du salut total à savoir un corps glorieux, métamorphosé, monté pour justement y voir clair (Cf. Apocalypse 3:17-18).

Apocalypse 13:11-18, lors du règne de l’Anti[é]-Christ, illustre bien comment la religion satanique utilisera l’image et le symbole. Cette religion totalitaire anti-christique sera mise en place par l’imitation bestiale diabolique de l’Esprie Sainte présentant l’imitation bestiale diabolique du Christ dont l’image sera à adorer : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie. Elle opérait de grands prodiges, même jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait la blessure de l’épée et qui vivait. Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque (cf. symbole, signe) sur leur main droite ou sur leur front et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. »

Le mythe religieux symbolique d’origine diabolique sépare, divise le corps de l’esprie-âme comme la religion infestée par le spiritualisme mensonger. De par cette division, la mort et la perte de l’homme sont inéluctables (Cf. diabolos : Diviseur).

Cette division mortelle comprend l’impersonnalisme religieux qui ne peut comporter la Réconciliation du soi de l’homme avec lui-même, non seulement avec son corps mais aussi avec son être intérieur, ni avec son prochain, ni avec Dieu puisqu’il ne peut Le rejoindre réellement par la Montée ou la glorieuse Rencontre personnelle totalement salvatrice à la Salle du Trône.

Le mythe même à couleur chrétienne ignore cette rédemption totale excluant le salut du corps par la métamorphose opérée par l’Esprie Sainte (Jean 3:5ss ; 6:63 ; 2 Corinthiens 3:18)) qui permet la Révélation suite à la Rencontre accompagnée par la suppression totale du mythe et du symbole religieux. Sans Révélation suite à la Rencontre, il ne peut y avoir que le glacial impersonnalisme religieux totalitaire, anti-christique mensonger par nature totalement opposé à la Réconciliation et à la Rencontre.

Ainsi la religion chrétienne, avec ses infinies dénominations donc divisions, est mythe avec ses solutions imaginaires, ses symboles et ses rituels indiquant de faux chemins du salut aboutissant à des impasses terribles qui ne disent évidemment pas leur nom.

L’impersonnalisme religieux aboutit inexorablement au terrible « Je ne vous connais pas » puisqu’il n’y avait pas eu les conditions de Rencontre réelle personnelle de Connaissance notamment physique de gloire avec Jésus, l’Époux (Cf. Vierges folles ; Matthieu 25:12 par ex.).

La Rencontre, la Révélation et la Connaissance personnelles existentielles ne peuvent qu’aboutir au merveilleux « Je vous connais » (Jean 13:18 par ex.) carrément aux antipodes du mythe chrétien religieux trompeur, diviseur et meurtrier.

 

Conclusion

Mythe ou Révélation ? Jésus avait un discours radical et surtout lorsqu’Il apparut à l’Apôtre Jean. A chaque introduction des lettres destinées aux sept églises Il trouvait nécessaire de S’identifier comme le Glorieux, Dieu, le Guerrier, le Fils de Dieu, Celui qui a la Plénitude de l’Esprie, le Saint et le Véritable, pour donner davantage d’Autorité, de Réalité et de Vérité à Ses Paroles.

Il ne voulait surtout pas être « mythologisé », ni « symbolisé » et voulait arracher les églises à l’emprise du mythe religieux par la Révélation en se présentant justement comme la Révélation !

Il voulait que la Rencontre réelle et véritable avec Lui ait lieu au Ciel, dans l’Immortalité, dans l’Identité nouvelle glorieuse, dans l’exercice de la Puissance et de l’Autorité sur les nations, dans la Pureté, dans le Temple céleste et sur le Trône.

Si cette Rencontre n’est pas prônée, crue et n’a pas lieu, nous sommes clairement dans le Mythe religieux chrétien

Si elle est prônée, crue et a lieu, nous sommes clairement dans la Réalité métamorphosée apocalyptique de la Révélation UNE avec la Vérité de Gloire caractérisant la « 8ème Eglise » ou l’Eglise des Vainqueurs assise dans les lieux célestes parce que réellement montée sur Trône (Apocalypse 3:21) !

 

En Jésus, Martin BUSCH

173. Transparence

INTRODUCTION

La transparence se définit dans le domaine spirituel, moral, éthique pour signifier l’honnêteté, la franchise, la pureté, etc. dans le cadre de relations saines, sans dissimulations et arrière-pensées avec autrui et avec Dieu.

Dans le domaine matériel, elle se définit par rapport à une vitre, un verre, de l’eau laissant passer de par sa propreté et sa pureté la possibilité de bien voir à travers dont la lumière, des personnes, des animaux, des objets, des paysages etc, et s’il s’agit de cristal ou d’une pierre précieuse, des reflets, des brillances, des couleurs, des éclats lumineux etc. Nous verrons qu’elle se définit enfin au niveau de notre corps appelé à devenir « transparent » à YHWH ELoHiM.

 

  1. De la transparence restaurée par l’expiation de Jésus-Christ

Nous aimerions parler dans notre propos de la transparence du chrétien justifié donc en principe potentiellement glorifié, lequel devrait être « transparent » à YHWH ELoHiM. Il devrait laisser clairement laisser « transparaître » YHWH ELoHiM de façon visible, tangible non seulement au niveau de l’esprie et de l’âme mais aussi au niveau du corps.

La transparence caractérisait pleinement Jésus sans péché où elle fut entre autres merveilleusement soulignée et confirmée par Son comportement parfait, Ses Paroles, Ses miracles, Sa transfiguration, Sa résurrection, Ses apparitions de Ressuscité aux disciples durant les 40 jours suivants, Son ascension, Son apparition glorieuse à l’Apôtre Jean et toutes celles dans l’Apocalypse.

Quand il est dit que l’être humain fut créé à l’image, à la ressemblance de YHWH ELoHiM**,** cela signifie qu’il était doté comme Lui d’une transparence totale et parfaite. Au Paradis avant la chute, cette transparence laissait en effet pleinement passer à travers lui la Gloire et la Lumière du Créateur. Il n’y avait rien de caché, aucune ombre ni opacité quant à son identité de créature parfaite de lumière puisque justement transparente à son Créateur resplendissant et glorieux.

De par cette transparence, son esprie (pneuma, ROUaCH) laissait parfaitement apparaître sa Maman céleste la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte). Son âme (psychè, NePHeSCH : âme, aspect psychique, pensées, caractère, sentiments, intelligence…) laissait parfaitement apparaître celle de son Papa céleste. Son corps (soma, GeViYaH, BaSaR) laissait parfaitement apparaître celui du Fils glorieux de toute éternité, Jésus.

Son identité, sa spécificité, son existence propres étaient tout à fait respectées de par la possibilité et la capacité lui ayant été données de choisir dans la Liberté de DEPENDRE ou non de YHWH ELoHiM via cette transparence en tant que créature. Cette Liberté permettait ou non à l’Amour parfait de pleinement transparaître dans son relationnel, à la Gloire de Lumière, de Puissance et d’Éternité de l’imprégner et de resplendir pleinement à travers son corps.

« L’image » ou « l’icône » du Créateur (eikon : image, effigie, apparence, forme ; TzeLeM : image, figure, ressemblance ; aussi idole, ténèbres, ombre) qu’est l’être humain ne peut devenir indépendante ou idole et vivre puisqu’elle doit fondamentalement de par son existence et son essence totalement être TRANSPARENTE au Créateur. Ainsi la condition de possibilité d’existence et d’essence de la créature passe obligatoirement par la transparence à son Créateur.

Dès lors qu’elle devient indépendante ou idole donc ténèbres, ombre (chute), « loin » du Créateur Source de Lumière, elle perd sa transparence donc toute possibilité de vivre, d’exister puisqu’il n’y a plus rien à laisser transparaître. Les ténèbres, le néant absolu ou le tohu-bohu atroce la rendent opaque, noire, la salissent, l’isolent et la mettent dans un étau pour la briser et la tuer.

A cause de la chute, l’Histoire, l’espace-matière-temps, la durée tels que nous les connaissons, furent malgré tout mises en place par grâce par YHWH ELoHiM. Nous sommes dans une réalité voilée intermédiaire entre le céleste et le tohu-bohu avec une succession d’éléments à la fois linéaires et répétitifs circulaire (cf. spirale) de débuts et de fins, de naissances et de morts etc. Jésus-Christ s’est incarné et inscrit dans ce cadre pour nous en sauver et arracher réellement et définitivement.

Comme le « tout est accompli » juridique expiatoire est intervenu de la sorte il y a presque 2000 ans, il n’y a plus d’obstacle à ce que la rédemption totale esprie, âme et corps soit effective aujourd’hui et permette la sortie réelle de ladite situation espace-matière-temps intermédiaire voilée (cf. 2 Corinthiens 3:16-18) pour celle céleste éternelle, glorieuse et donc parfaitement transparente à YHWH ELoHiM.

La Révélation ou Apocalypse, la fin du voile, remplace par définition « le déjà et le pas encore » intermédiaire voilé (cf. 1 Jean 3:2) par le rétablissement de la transparence de la créature humaine à YHWH ELoHiM, Son image parfaite.

 

  1. YHWH ELoHiM et Son Environnement céleste resplendissant, limpide et transparent

Que disent certains textes bibliques de cette transparence au sens large du terme notamment pour YHWH ELoHiM ? Laissons-nous édifier par eux, ce qui peut être une première démarche vers ce qui pourrait déjà être un peu une « exposition » à notre Soleil de justice (Malachie 4:2) qui nous guérit, donc nous rend transparents à Lui et que nous sommes appelés par là à laisser pleinement « transparaître ».

« Ils virent le Dieu d’Israël ; sous ses pieds, c’était comme un ouvrage de saphir transparent__, (LiBeNaH : clarté, transparence, pierre de saphir, blancheur) comme le ciel lui-même dans sa pureté__. » (Exode 24:10**)**

« A__u-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant__, qui s’étendait sur leurs têtes dans le haut. » (Ezéchiel 1:22)

« Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut. Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu__, au-dedans duquel était cet homme et qui rayonnait tout autour ; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu et comme une lumière éclatante__, dont il était environné__. Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante qui l’entourait : c’était une image (= Jésus-Christ : « l’Homme » nouveau) de la gloire de l’Éternel__. A cette vue, je tombai sur ma face et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. » (Ezéchiel 1:26-28)

« Il y a encore devant le trône comme une mer de verre (Esprie Sainte), semblable à du cristal__. » (Apocalypse 4:6)

« Et il me montra un Fleuve d’eau de la vie__, limpide (Esprie Sainte ; lampros : brillant, splendide, magnifique, clair, limpide ; cf. lampe) comme du cristal qui sortait du trône de Dieu (Père) et de l’Agneau (Fils)__. » ( Apocalypse 22:1)

Nous retrouvons la Trinité, le Trône et son environnement resplendissant et éclatant dans sa transparence et limpidité cristallines parfaites.

 

  1. L’Eglise des Vainqueurs : Fille du Roi, Épouse du Fils du Roi, Mère, Jérusalem d’En-Haut glorieuse, lumineuse, resplendissante, transparente à YHWH ELoHiM

« Toute resplendissante est la fille du roi dans l’intérieur du palais. Elle porte un vêtement en tissu d’or__. Elle est présentée au roi, vêtue de ses habits brodés. » (Psaume 45 :14-15).

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil__, la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête__. Elle était enceinte et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement__. » (Apocalypse 12:1-2).

« Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. » (Apocalypse 12:5)

Et le dragon fut irrité contre la femme et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité » (Apocalypse 12:17).

« Mais la Jérusalem d’en haut est libre, laquelle est notre mère » (Galates 4:26)

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur__. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. Et l’ange me dit : écris heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’agneau ! Et il me dit: Ces paroles sont les véritables paroles de Dieu. (Apocalypse 19:7-9).

« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem__, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux__. » (Apocalypse 21:2).

«Puis un des sept anges … il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau__. Et il me transporta en esprie sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparent [cristallin]__.» (Apocalypse 21:9-11 cf. REdV n°144 « Jérusalem »).

« La muraille était construite en jaspe et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur__. » (Apocalypse 21:18b)

« La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire et l’agneau est son flambeau (cf. transparence). Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leur gloire. » (Apocalypse 21:23-24).

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal (Esprie Sainte), qui sortait du trône de Dieu (Père) et de l’agneau (Fils). Au milieu de la place de la ville (Eglise des Vainqueurs) … » (Apocalypse 22:1).

La transparence resplendissante de l’Eglise des Vainqueurs à YHWH ELoHiM correspond enfin à ce qu’elle devrait être. La « famille » royale céleste du Psaume 45 est restaurée : il n’y a plus aucune limitation à la grâce incommensurable qui est ainsi offerte par le Sacrifice expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cette transparence se veut donc de nous être communiquée ici par la Parole- Logos-DaBaR créatrice, agissante et puissante complète de YHWH ELoHiM.

Celle-ci ne se définit pas simplement dans l’écoute, la lecture, la compréhension, le cœur (rèma) mais aussi par la vue, le toucher, l’odorat, le ressenti, la puissance, le corps (cf.Jean 1:39 ; Psaume 34:9 ; Luc 24:39 ; 1 Jean 1:1 etc…), tout cela aboutissant au final à la transformation, la transfiguration, la métamorphose complète « en cette même image de gloire » opérée par l’Esprie Sainte (2 Corinthiens 3:18).

L’Église des Vainqueurs ainsi enfantée par l’Esprie Sainte ou née de nouveau En-Haut (Jean 3:5ss), peut, de par sa transparence à son divin Époux, être pleinement « pénétrée et fécondée » par Lui, le Logos créateur d’engendrement, pour qu’elle puisse devenir mère des enlevés (Apocalypse 12:5c+12a) et de sa postérité restée sur terre (Apocalypse 12:17). Ainsi il est important de distinguer la mère, la Jérusalem nouvelle, l’Épouse qui descend du ciel (cf. Trône ; Apocalypse 21:2), celle qui éclairera les nations de par sa transparence à Dieu (Apocalypse 21:23) et recevra la gloire des rois de la terre nouvelle et celle de ses enfants (nations, rois de la terre sauvés ; Apocalypse 21:24-25).

Ainsi par sa métamorphose et sa montée, dès à présent, à partir d’En-Haut, elle peut être d’emblée totalement transparente à l’Amour et l’Autorité paternelle merveilleuse de son Papa céleste, au Feu, à la Lumière et la Puissance de sa Maman céleste l’Esprie Sainte. Alors seulement elle pourra efficacement et puissamment en tant qu’Épouse, Mère, Ville céleste, enfanter (évangélisation), prendre soin, enseigner, nourrir, protéger, guérir ses enfants (pastorale, ministères, dons spirituels et de services à partir d’En-Haut) et mener les combats victorieux (mettre la lune sous ses pieds, c.à d. vaincre l’Ennemi et rétablir le Royaume de Dieu à partir d’En-Haut ; Apocalypse 6:2 ; 12:11 ; 17:14 ; 19:14…) à la suite de Son divin Époux (Apocalypse 12:7ss ; 19:11-16).

Sa transparence à YHWH ELoHiM laissera transparaître qui Il est ! Cela lui permettra d’agir de façon transparente efficace et puissante en-bas à partir d’En-Haut !

Le « Soyez saints car je suis saint » (Lévitique 11:45 ; 19:2 ; 20:26 ; 1 Pierre 1:15), le « Aimez-vous comme je vous ai aimé » (Jean 13:34 ; 15:12) et la puissance réellement victorieuse à partir d’En-Haut (Apocalypse 1 :6 ; 5:10 ; 6:2 ; 12:1 ; 17:14) ne resteront plus lettre morte. Cette transparence absolue de perfection et de puissance sera uniquement rendue possible par le positionnement de départ réel et total (esprie, âme et corps) d’En-Haut, de la Salle du Trône pour agir efficacement en-bas ! Ce positionnement fut clairement voulu du Seigneur pour hier et surtout pour aujourd’hui : c’est Son actualité apocalyptique depuis qu’Il est apparu en Gloire à l’Apôtre Jean pour le charger de transmettre ce message aux églises (Apocalypse 1:10-20, jusqu’à 3:22).

 

Conclusion

Pour avoir vu personnellement, encore hors de mon corps, entre autres la merveilleuse mer de cristal, la Jérusalem céleste, je voudrais non seulement partager un enseignement biblique mais aussi apporter ici un témoignage que j’espère le plus transparent possible à YHWH ELoHiM, car ces Paroles [« Logoi » dans le texte original] sont véritables (cf. Apocalypse 19:9) c’est-à-dire transparentes au « Je suis » et Son environnement.

En Jésus, Martin BUSCH

172. Ça passe ou ça casse ?

INTRODUCTION

Dans la vie, il y a des situations où l’on se trouve dans l’impasse : pas moyen de passer, pas moyen d’aller plus loin.

Certains caractères forts diront : « Pour moi, ça passe ou ça casse ». L’Apôtre Pierre était de ceux-là quand il comprit que Jésus allait devoir mourir. Il était soi-disant prêt à tout pour Le suivre même dans l’au-delà non sans avoir tiré l’épée et combattu pour son Maître (Jean 18:10-11).

Reprenons une petite conversation qu’il eut avec Jésus.

 

  1. Ça passe ou ça casse ?

« Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit : Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois. » (Jean 13:36-38 ; Trad. Segond 1910).

Que doit-on passer ? L’ultime passage absolument inévitable pour quasi tout le monde est la Mort ! Pierre a en effet une mentalité de « jusque boutiste » un peu fanfaron même face à la Mort. Jésus lui prophétise que le moment venu son « jusque boutisme » trouvera ses limitations marquées par le chant du coq, volatile arrogant et prétentieux. Mais Il lui prophétisera aussi qu’il Le « suivra » en mourant martyr (Jean 13:36 ; 21 :18-19).

D’ailleurs notre « ça passe ou ça casse » personnel trouve ses limitations bien avant même l’impasse radicale de la Mort… L’instinct de survie et la peur comme chez Pierre, font toujours leur très gros effet, nous dirions, très largement préventif pour bien d’autres sujets moins radicaux…

Jésus les a dominés pour nous dans la prière intense et Sa soumission au Père céleste et à Sa Maman céleste l’Esprie Sainte à Gethsémané jusqu’à transpirer des gouttes de sang, puis, suite à cette victoire sur Lui-même, à accepter jusqu’au bout le processus de la Passion, ce qui n’est évidemment pas rien mais, en fait, c’est « tout »…

A la question de l’impasse que représente la Mort, Jésus parle non seulement de la résurrection (Jean : 6:39+54), mais aussi de l’immortalité (Jean 6:47-51 ; cf. aussi Romains 2:7 ; 2 Timothée 1:10 etc…). Cette dernière est la solution radicale face à une mort semblant tout aussi radicale pourtant vaincue à la Croix et lors de la Résurrection pour transformer l’impasse où a lieu la casse mortelle en passage d’immortalité.

Face à une mort-disparition certaine du Peuple Hébreu de par son état d’esclavage en Égypte, la casse mortelle sera finalement réservée aux Égyptiens (plaies, noyade dans la Mer Rouge). Par contre le passage-survie s’ouvrira aux Hébreux.

Plus tard, dans l’aridité « exilique » du désert, encore hors du Pays promis, la casse mortelle sera finalement réservée aux 10 espions incrédules et à la génération Moïse-Aaron tout aussi incrédule par leur refus de la traversée du Jourdain devant précéder l’entrée au Pays promis et sa conquête (cf. Deutéronome 9:23ss). Par contre le passage au Pays promis s’ouvrira à la génération suivante avec Josué et Caleb de la première génération, les deux seuls « espions-explorateurs » hébreux sur les douze à avoir cru.

Dans le « désert » espace-matière-temps, la casse mortelle sera finalement réservée aux sept églises incrédules de l’Apocalypse et les suivantes jusqu’à nous. Par contre le passage s’ouvrira à celles et à ceux qui rechercheront dans la foi et de tout leur cœur l’immortalité ou le salut du corps par la métamorphose (Romains 2:7 ; 8:23 ; 2 Corinthiens 3:18), suivie de la montée au Pays promis céleste.

En effet la survie du Peuple Hébreu et l’immortalité de l’Église sont dépendantes du passage inévitable dans leur Pays promis respectifs, environnements protecteurs indispensables pour la Vie !

C’est pourquoi ça passera pour celles et ceux qui croient, font confiance aux injonctions de Jésus-Christ Glorifié exprès revenu et apparu à Jean pour un rappel à l’ordre vigoureux aux sept églises et par là-même à nous aujourd’hui !

Il a en effet subi la mort sur la croix, la « casse » mortelle A NOTRE PLACE pour passer à la Résurrection afin que justement nous n’ayons plus à être mortellement « cassés » et « passer » sans mourir à l’immortalité dans les lieux célestes.

L’authenticité de son œuvre d’amour fut magistralement prouvée par Sa Résurrection. Elle est Sa victoire sur la Mort ne pouvant qu’impliquer le bénéfice ainsi acquis pour nous à savoir notre vie éternelle et notre immortalité, bref, pour que ça passe sans que ça casse ! On ne peut pas s’autoriser à parler de substitution expiatoire totale si nous devons à notre tour subir la casse mortelle corporelle avec les souffrances allant avec, même si les faits largement constatables semblent nous donner tout à fait tort.

Pâques signifie passage parce que les Hébreux sont passés, ont été préservés de la mort de leurs premiers-nés, du massacre par l’armée égyptienne, de la noyade dans la Mer Rouge et plus tard, à terme, de l’extermination par l’aridité et les dangers divers du désert.

Ils sont miraculeusement passés de l’autre côté de cette mer tout comme leurs descendants ont miraculeusement passé le Jourdain pour aller conquérir le Pays promis « où coulent le lait et le miel ».

De même l’Église doit passer dans les lieux célestes ou le Pays promis protecteur céleste pour être à l’abri du Prince de ce monde et ainsi pouvoir le combattre enfin efficacement et victorieusement. Pour ce faire, elle doit y recevoir par grâce l’autorité du Trône et exercer avec puissance le règne aux côtés de son Epoux pour passer à la conquête clairement décrite dans l’Apocalypse. Cette conquête consiste d’abord à dégager les lieux célestes encore occupés par l’Ennemi (Apocalypse 12 : 7ss ; enfer) puis le cosmos (dont la terre ; espace-matière-temps ; Apocalypse 19:14). Ces combats préalables sont absolument incontournables, toujours d’après le texte de l’Apocalypse, à la mise en place de l’Éternité !!!

Nous constatons de la sorte que le passage au Pays promis protecteur emprunté par Israël est le vecteur prophétique du passage à emprunter par l’Église au Pays promis céleste où l’on est en parfaite sécurité. Cela permettra l’efficacité pour l’instauration millénaire sur terre du Royaume de Christ suivi de l’Éternité sans casse mortelle pour nous !

C’est pourquoi EN Jésus et PAR notre Maman l’Esprie Sainte cela ne cassera pas, mais cela passera !!! Alléluia !!!

 

  1. Vous connaissez le chemin

« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:1-6 ; Trad. Segond 1910)

Il y a de quoi avoir le cœur troublé quand l’impasse de la casse mortelle se présente devant nous, surtout quand des situations, des événements graves, la maladie et la vieillesse marquent l’approche voire l’imminence inexorable de la « fin ». Ne fanfaronnons pas tel Pierre à l’image du coq en disant que nous n’avons pas peur de la mort… ! Certes la certitude du salut par la foi en Jésus-Christ rassure et donne la paix mais soyons tout simplement vrais, honnêtes et humbles…

Jésus donne des solutions :

  • « Croyez en Dieu et croyez en moi ! » Avoir la foi, Lui faire confiance, c’est la base, mais en vue de quoi ?
  • Commencer par accepter sincèrement qu’il y a plusieurs demeures d’ores et déjà prévues dans la maison du Père, autrement dit qu’il y a dès maintenant suffisamment de places parfaitement adaptées, PERSONNALISEES parce que préparées avec amour et cœur par notre Époux bien-aimé, Jésus Lui-même. Ce fut prévu à l’époque de l’Apôtre Jean et des sept églises de l’Apocalypse donc sans aucun doute pour chacune et chacun d’entre nous qui croyons, ceci sans exception.
  • Prendre Jésus au mot par rapport à cette préparation effectuée. S’Il n’avait pas préparé de place à celles et à ceux qui croient, Il l’aurait clairement dit. Il ne nous balade pas !
  • Quand ces places seront-elles disponibles ? Après Sa mort, Sa résurrection, Sa montée au ciel sur le Trône, Il veut et peut revenir à tout moment comme pour Jean pour nous prendre avec Lui. Il ne demande que ça dès à présent ! Il ne s’agit ni de l’enlèvement (Apocalypse 12:5c+12a), ni de Son retour en Gloire aux yeux de tous (Apocalypse 19:11ss) mais des trois montées à distinguer de ces événements (Apocalypse [1] 1:6 ou 5:10 ; [2] 7:9c+14-17 ; [3] 11:12) . C’était valable pour Ses interlocuteurs donc il y a bien longtemps, à plus forte raison c’est valable pour nous… Nous savons que l’Apôtre Jean y a cru contrairement aux sept églises et a reçu en conséquence cette bénédiction de la montée, d’être « pris par Jésus pour être là où Il est » comme Il aurait aussi voulu prendre avec Lui les membres des sept églises pour qu’ils « soient là où Il est » et voient Sa Gloire (Apocalypse 2:1 à 4:1ss ; cf. aussi Jean 17:24).
  • Si Jésus « nous prend avec Lui » ce n’est pas pour nous laisser nous fracasser sur le mur de l’impasse de la mort mais bien pour nous faire passer en toute sécurité dans Ses demeures ! D’ailleurs le verbe grec paralambano utilisé par Jésus signifie prendre près de soi, épouser, recevoir, accueillir, donner l’hospitalité. Nous sommes très loin d’une casse mortelle préalable qui serait pour le moins bizarre voire choquante dans le contexte de ces Paroles ! En plus Jésus fit référence à Hénoch qui marcha avec Dieu, disparut et non pas mourut. En effet, le verbe hébreu LaKaCH de Genèse 5:24 correspond au verbe grec paralambano et signifie aussi prendre, épouser, recevoir, accueillir, chercher. Cela ne laisse par conséquent aucun doute quant à la volonté de Jésus de nous offrir l’immortalité dès maintenant. Comme dit, cette bénédiction est valable pour tous ceux qui y croiront dès à présent. N’oublions pas que la foi biblique se porte principalement sur ce qui est humainement IMPOSSIBLE mais malgré tout divinement POSSIBLE parce que PROMIS PAR LA PAROLE !!! Malheureusement depuis presque 2000 ans, nous savons que ces Paroles du quasiment impossible absolu face à la Mort dominante, confirmé par les faits en général, n’ont pas passé au sein de l’Eglise voulant avoir les « pieds sur terre », être « normale ». Elle s’est de ce fait fracassée sur le mur de l’impasse de la mort certes en croyant fort heureusement à la Résurrection mais seulement après la plus réaliste, évidente et apparemment incontournable mais injuste première mort pourtant expiée par Jésus… !
  • Nous savons en outre où Jésus s’en est allé et notre but est de montrer et de remontrer à Sa suite notamment sur la base de la foi en Ses Paroles quel en est le chemin, à commencer par Lui-même le Chemin, la Vérité et la Vie ! Ensuite il s’agit de dire comment y parvenir.
  • Cela passe par Celle qui réalise par Sa puissance au Nom de Jésus la métamorphose de notre corps (2 Corinthiens 3:18) et notre montée (Jean 3 : 5ss). Il s’agit de la ROUaCH KoDeSCH, l’Esprie Sainte du sein de laquelle nous devons obligatoire naître à nouveau En-Haut (monter) et de la sorte pouvoir très concrètement entrer dans le Royaume de Dieu ! (Jean 3 : 5ss). Surtout ne négligeons pas Ses avertissements sans cela la casse mortelle au désert aride terrestre quelquefois précédée de souffrances souvent innommables, risque d’être notre destinée (Hébreux 3:7-19 ; Psaume 95:7-11). Au contraire, entrons dans Son repos par définition sécurisé au Pays qu’Il nous a promis pour enfin passer à la conquête finale !!!

Conclusion

Les promesses de Jésus sont vraies et pour nous le « ça passe ou ça casse » n’est plus d’actualité depuis presque 2000 ans ! La foi en Ses Paroles nous permet de « passer » sans que ça casse sur l’impasse du mur ultra bétonné de la Mort. Choisissons délibérément et sans hésiter la Vie en Jésus par l’Esprie Sainte !!!

En Jésus, Martin BUSCH

171. La récapitulation

INTRODUCTION

 

Pour essayer de comprendre ce qu’est la « récapitulation » d’après le Nouveau Testament, relisons tout d’abord certains merveilleux passages bibliques à notre avis centraux avec le retour au grec pour certains mots clés.

« … pour l’économie (oikonomia : dispensation, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, plénitude, accomplissement) des temps (kairos, [-on génitif pluriel de kairoi ] : mesures, périodes, événements, temps, époques), de récapituler (anakephalaioo : récapituler, prendre en bloc, résumer, rassembler, ré-unir, ramener à la tête, à l’important à nouveau ; kephalè : tête ; cf. céphalée) le tout en Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre en lui. »  (Ephésiens 1:10)

« Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné comme tête (kephalè : tête, chef) au-dessus de toute l’Église qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Ephésiens 1:22-23)

« Il est la tête du corps (soma : corps) l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. » (Colossiens 1:15-20)

« Car en lui habite corporellement (somatikos) toute la plénitude de la divinité. Vous êtes comblés (pepleromenoi : être comblés, totalement remplis, immergés) en lui, qui est la tête de toute principauté et de toute autorité. Et c’est en lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main de l’homme n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair : ayant été couchés (suvtapto : couché avec) avec lui par le baptême, vous êtes aussi énergisés (sunergeiro : lever, relever, réveiller, énergiser ensemble) en lui et avec lui, par la foi en la puissance (energeia : puissance, énergie, action, efficacité) de Dieu qui l’a relevé d’entre les morts.» Colossiens 2:9-12

 

  1. La récapitulation

 

  • Le corps, l’Eglise, fonctionne-t-il selon la Tête, Christ ?

 

capituler (anakephalaioo) signifie rassembler, rattacher à nouveau (= ana = re-, à nouveau) le tout à la tête et plus particulièrement le corps de Christ, l’Eglise. Elle doit de nouveau être rattachée à la Tête, Christ, pour faire UN avec Lui, seule condition pour que cela « marche et fonctionne ».

Si le corps ne fonctionne pas normalement, c’est qu’il a justement un problème de connexion avec la tête, le chef, le « QG du commandement général du corps ».

Si l’Eglise, corps de Christ, ne fonctionne pas comme elle le devrait, alors se pourrait-il que la tête souffre elle aussi ? Autrement dit, c’est un peu comme si Christ souffrait toujours encore sur la croix (cf. les crucifix avec le Christ qui y est toujours cloué) alors qu’Il est ressuscité, glorifié, monté S’asseoir à la droite du Père il y a bien longtemps et n’est évidemment plus sur la croix !

Comme Il est parfait, glorifié, tout puissant après avoir souffert une fois pour toutes (Hébreux 6:6 ; 10:10), Son corps devrait logiquement fonctionner tout aussi parfaitement. Pourtant, comme nous le savons, ce n’est absolument pas le cas. En réalité l’Eglise est « décapitée », « morte », non rattachée à la Tête, Christ, vu son état comparé à ce qu’elle devrait être. Elle s’est donnée d’autres « têtes » dont la plus connue est le Pape… sachant qu’il y a partout pléthore de « petits papes » qui imposent leurs lois et idéologies religieuses !

 

  • Baptême de Feu et de Gloire, la circoncision de Christ

 

Pourquoi cet état de fait ? Parce que le corps du chrétien membre de l’Eglise n’est pas circoncis dans la réalité de la circoncision de Christ. Celle-ci s’opère non de la main d’homme, mais de celle de notre Maman céleste l’Esprie Sainte

Ainsi notre corps (soma) n’est pas encore débarrassé, dépouillé, coupé de la chair (=sarx, cf. sarcophage).

Le baptême d’eau cité en Colossiens 2:12 ne peut être la réalité de la circoncision céleste effective. A l’époque de Paul avant l’Apocalypse, il ne fut qu’un expédient provisoire, une projection symbolique en attendant le baptême de Feu et de Gloire de la Nouvelle Alliance apocalyptique instituée par Jésus-Christ Glorifié. Nous ne pouvons qu’en constater la preuve vu l’état problématique, esprie, âme et corps de l’Eglise pourtant composée de baptisés d’eau.

Ainsi le baptême de Feu et de Gloire est le seul vrai baptême voulu de YHWH ELoHiM et donc efficace (Apocalypse 1:17-18). Ce baptême consiste réellement et effectivement à séparer, circoncire, couper [« autour »] la chair de notre corps telle une opération chirurgicale (cf. Genèse 2:21 ; autre opération chirurgicale divine sur Adam) au « laser du Feu divin », dans une immersion générale de Gloire (« salle d’opération » propre, stérile ; cf. le sein de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte) sans que l’on reste mort sur la « table d’opération » mais bien vivant, immortel et glorifié après intervention. Notre corps, deviendra alors « compatible » avec le Christ glorieux Lui aussi immortel et pourra alors définitivement être « greffé » à la Tête divine.

C’est là « l’ensevelissement » de notre chair (« après la chirurgie, chair transmise à l’anapath qui, après analyse, établit la pathologie mortelle, suivie de l’incinération de la chair… ») suivie du réveil de notre corps « circoncis ». Il est de la sorte sauvé de la mort et se réveille en « salle de réveil », c’est à dire dans la Salle du Trône !

Notre corps débarrassé de la chair sera semblable, compatible, au Christ Glorifié. Il ne pourra s’agir que d’un corps métamorphosé, transfiguré, glorifié non seulement placé auprès de Lui telle Son Épouse, mais de surcroît pleinement greffé à Lui, en capacité de faire totalement corps avec Lui, la Tête. C’est ainsi et seulement ainsi que l’Eglise peut être réellement le corps de Christ fonctionnant parfaitement en unité et en harmonie avec la Tête.

 

  • La foi librement consentie déclenche l’énergie divine

 

Pour que cela s’accomplisse, il faut que la puissance de Dieu, Son énergie à savoir l’Esprie Sainte (Zacharie 4:6 ; Romains 8:11 ; Actes 1:8) soit efficace, uniquement suite à notre foi qui manifeste notre désir et notre choix libres vis à vis du projet de YHWH ELoHiM et permet le déclenchement de « l’opération » (2 Corinthiens 3:18).

 

  • La corporéité de la plénitude divine

 

En Jésus, la Tête, habite CORPORELLEMENT la plénitude de la divinité. C’est pourquoi nous pouvons nous aussi être COMBLES en héritant et recevant  CORPORELLEMENT la plénitude divine par ladite circoncision de Christ de notre CORPS offerte et opérée par l’Esprie Sainte ! Nous pourrons alors faire CORPS avec Lui justement de par cette récapitulation !

 

  • Le corps récapitulé s’élargit à la récapitulation de la création

 

La réelle et vraie « récapitulation » CORPORELLE à Christ (greffer corporellement à la Tête pour harmoniser le corps avec la Tête) s’élargit à la réconciliation du tout ( = « tout ce qui est dans les cieux et la terre ») dans la plénitude ou l’accomplissement.

Cette récapitulation est intrinsèquement indissociable et préalablement nécessaire pour l’exercice effectif de plus en plus visible aux yeux de tous de Sa souveraineté sur toute principauté et toute autorité (Colossiens 2:10 ; cf. Matthieu 28:18). Il en a décidé ainsi, d’où notre responsabilité vis à vis de l’humanité et de la création par rapport au contenu de notre foi qui s’exerce d’abord dans une relation de confiance PERSONNELLE d’amour avec Lui dont le fruit sera la récapitulation générale !

Celle-ci intègre parfaitement le dépassement au-delà de tout ce qu’on peut penser et imaginer. Cette décision souveraine divine d’amour veut pleinement responsabiliser et impliquer le croyant dans le processus de restauration, de récapitulation du tout, fut-ce malheureusement au prix de souffrances pouvant même mener à la mort, en cas d’incrédulité et de résistance persévérantes !

En bref, le Christ Rédempteur « récapitule » le Christ Créateur. La création initiale d’avant la chute est « récapitulée », restaurée, dans le nouveau ciel et la nouvelle terre finaux éternels, après le processus apocalyptique avant-dernier auquel nous sommes aujourd’hui appelés à glorieusement participer,

L’Eglise « récapitulée », c’est à dire l’Eglise des Vainqueurs au corps sauvé, circoncis de la chair, greffé effectivement à la Tête, devient le moyen de la réalisation avec et en Christ par l’Esprie Sainte, de la rédemption de l’humanité et du cosmos dans le plérôme en vue de l’avènement de l’Eternité (Ephésiens 1 : 23 ; Romains 8:18-23).

Ainsi la révélation de la réalité comme création de Dieu est récapitulée quant à sa vérité dans l’accomplissement de la rédemption.

 

  1. L’économie du plérôme des temps
 
« … pour l’économie (oikonomia : dispensation, administration) de la plénitude (plèroma : plérôme, plénitude, accomplissement) des temps (kairos,[on : génitif pluriel de kairoi] : mesure [spéciale], période [déterminée], événement [spécifique], temps [marqué], époque [particulière] ) » (Ephésiens 1:10)

 

  • Le plérôme des kairoi

 

En Ephésiens 1:3-9 il est question du salut en Jésus-Christ avec le pardon des péchés, la justification, par Son sang POUR, EN VUE DE (eis) QUOI ?

En vue de la dispensation, de l’économie, de l’administration de l’accomplissement, de la plénitude PROCHE des kairoi (des temps). Il s’agit clairement « des dispensations, des mesures spéciales, des étapes particulières » devant amener à l’accomplissement de l’Histoire et par là à sa fin pour laisser la place à l’Eternité. Nous sommes ainsi appelés à vivre pleinement dès maintenant les dernières grandes étapes de l’Histoire du Salut précédant la fin, à savoir celles décrites dans l’Apocalypse jusqu’au chapitre 21 du livre avec notamment la position et l’action « récapitulative » de l’Eglise des Vainqueurs, elle-même récapitulée, regreffée à Christ sur le Trône, ceci évidemment à partir d’En-Haut.

Les kairoi sont d’ailleurs aussi illustrés par les fêtes juives à dimension temporelle dont par exemple les fêtes du septième mois (Lévitique 23:23-43 ; Nombres 29:12-39) dont la fête du Yom Kippur (expiations ; cf. sacrifice expiatoire de Jésus), la fête de Succot (fêtes des tentes du Peuple dans le désert ; cf. église sur terre) et la fête des trompettes qui deviendra celle de Roch Hachana (Nouvel An juif, kairoi apocalyptiques « nouveaux », de la Révélation, de l’Eglise des Vainqueurs montée au Pays promis céleste pour l’accomplissement final dans le plérôme).

 

  • C’est pour quand ?

 

Paul y croyait pour lui quand il dit : « Nous ne mourrons pas tous » (1 Corinthiens 15:51 et ss) « Le Seigneur est proche » (Philippiens 4:4). Jésus-Christ Glorifié y croyait aussi pour l’Eglise du début quand Il dit : « Oui, je viens bientôt » (Apocalypse 22:20).

Cette mise en place de ladite dispensation apocalyptique, des kairoi de récapitulation comme conséquences immédiates de la justification, est donc conditionnée, comme dit, par la formation de l’Eglise des Vainqueurs déjà initialement immédiatement VOULUE par Jésus-Christ Glorifié selon Ses 7 lettres aux églises depuis la fin du premier siècle voire avant, à la Pentecôte !

Cette formation est elle-même conditionnée par la récapitulation de l’Eglise à savoir la métamorphose du corps du croyant et sa montée de par la Nouvelle Naissance réelle et incontournable du sein de notre Maman céleste l’Esprie Sainte pour que nous soyons glorieusement circoncis puis greffés à la Tête divine, Christ.

Voilà la trame du contenu de l’exhortation des 7 lettres de Jésus-Christ Glorifié adressé aux 7 églises ! Il voulait absolument que le corps fonctionne selon la Tête pour que le processus des avant derniers kairoi d’accomplissement se mette immédiatement en branle !

 

  • Le retard dû à l’incrédulité de l’Eglise

 

Le refus et l’incrédulité de l’Eglise du premier siècle jusqu’à aujourd’hui de ces kairoi de récapitulation apocalyptique de Révélation, ont terriblement retardé et retardent toujours encore dramatiquement le déclenchement de l’économie de l’accomplissement des temps !

Il s’agit pourtant d’une série de « mesures » nécessaires pour entre autres la réussite de l’évangélisation mondiale (mission capitale), les combats victorieux en tant que corps de Jésus-Christ Glorifié, la Tête, à partir du Trône pour éjecter l’Ennemi et ses acolytes des lieux célestes et au final de la terre ou plus largement du « cosmos ».

 

Conclusion

 

L’Eglise des Vainqueurs est non seulement un seul corps avec Christ, la Tête, au vrai sens du terme, mais elle est tout autant Son Épouse, ce qui démontre la réalité d’une unité et d’une coordination totales et parfaites.

Puissions-nous le comprendre pour le croire pour ensuite le vivre dès à présent, car, d’après la Bible, c’était déjà prévu pour hier et à plus forte raison pour aujourd’hui !

Nous n’arrêterons pas de « récapituler » cet enseignement pour que nous soyons les plus nombreux possible à être dès à présent réellement à la fois en couple avec Christ et à la fois « récapitulés » à la Tête sur le Trône !!!

 

En Jésus, Martin BUSCH

170. La vérité fonde la réalité

INTRODUCTION

Il est vrai que vérité et réalité peuvent être considérées comme équivalentes et le sont au premier abord. En effet ce qui est vrai est réel et inversement à priori.

Les termes bibliques en langue originale vont dans le même sens : EMETH : vérité, réalité, foi, fermeté, fidélité ; AMOUNaH : vérité, réalité, fermeté, constance, foi, fidélité cf. AMeN ; alèteia : objectivité, réalité, vérité, sincérité, franchise.

Toutefois les choses ne sont peut-être pas aussi simples qu’elles ne paraissent parce que face à notre réalité perceptible par les cinq sens et notre intelligence, nous pouvons être loin de discerner la vérité qui se cache souvent derrière ladite réalité.

Pour le chrétien la Vérité-Réalité fondamentale universelle, biblique est Jésus-Christ parce qu’Il est le Médiateur entre le ciel et la terre, du « tout », en tant que vrai Dieu et vrai Homme et/ou « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14:6).

Pourtant cette Vérité napparaît pas clairement comme étant la Réalité que nous percevons au quotidien. Le « voile » (cf. 2 Corinthiens 3:12-18) de l’espace-matière-temps, notre Réalité actuelle relativisée, conséquence de la chute, cache malheureusement la Vérité, elle aussi, de ce fait, relativisée devenant une conviction religieuse d’ordre privé. C’est ainsi que la Vérité Jésus-Christ devient plutôt un « objet » de foi religieuse parmi d’autres, ce qui Lui ôte Sa divinité car Dieu par définition ne peut être un objet, fut-il de foi et religieux. La Vérité perd ainsi son « objectivé » pourtant sens premier du mot grec alèteia.

Le « qu’est-ce que la vérité », de Pilate ne fait que confirmer cela face à la Parole de Jésus lui disant lors de Son procès : « Quiconque est de la vérité, écoute ma voix » (Jean 18:37-38).

  1. La synthèse médiévale

À l’époque médiévale les théologies catholiques romaine et orthodoxe se targuaient de faire la synthèse suprême donc « impérialiste » au nom de la Vérité théologique dite chrétienne, des autres disciplines telles les sciences, l’histoire, la philosophie et les arts (cf. Colossiens 2:3).

Ainsi la censure, l’inquisition au nom de la « théologie officielle », c’est-à-dire la soi-disant vérité, selon les pays en question, condamnaient par exemple ceux qui croyaient que la terre était ronde pourtant la réalité objective aujourd’hui scientifiquement démontrée. Les arts, l’histoire et les philosophies étaient soumis à des « traitements » semblables pour essayer d’assurer la soi-disant unité sociétale vérité-réalité.

La Renaissance commença doucement à installer des ruptures à ladite synthèse uniformisante de type impérialiste où les différentes disciplines s’émancipèrent de la théologie dominante (catholique romaine en occident et orthodoxe en orient).

La transition de la Renaissance ne se fit certes pas toujours de la façon la plus heureuse. Par retour de balancier, l’éthique et la morale devinrent ouvertement plus libertaires accompagnées d’un retour artistique, philosophique, moral voire spirituel au panthéon gréco-romain et plus généralement à l’hellénisme. Celui-ci était alors bien plus « libéral » et permissif que la société très fermée du Moyen-Âge.

Ainsi la Renaissance redémarra au stade où les sciences, la philosophie et les arts étaient malgré tout davantage « indépendants » des rites religieux divers et variés d’ailleurs déjà passablement discrédités et dépassés aux yeux des peuples, surtout occidentaux, composant l’Empire Romain.

La Réforme du 16ᵉ siècle, aussi phénomène de la Renaissance, avec son retour aux textes originaux de la Bible et sa vulgarisation par les traductions en langues usuelles des peuples, fut une rupture théologique avec l’Église catholique romaine.

La Réforme fut aussi un retour aux sources partiel à l’Église primitive de l’époque gréco-romaine des premiers siècles de notre ère durant laquelle la Bible fut partiellement rédigée et formée par l’adoption quasi définitive du canon biblique.

Cette grande scission théologique laissa réapparaître des vérités bibliques beaucoup plus dépouillées, notamment le retour du christocentrisme. Elle mit fin à l’uniformité politico-ecclésiale (monarchie de droit divin par ex.) qui fut alors confondue avec la soi-disant unité prônée par l’Église papiste voulant à tout prix assurer une cohésion politique de la société « christianisée » de l’époque. La réalité devait obligatoirement correspondre à la vérité, fut-ce par la force et la violence. De longs conflits très douloureux et meurtriers en résultèrent (cf. Ste Barthélémy etc…).

  1. Le scientisme et le rationalisme

La Renaissance aboutit progressivement jusqu’à nos jours à une inversion de la situation médiévale où la vérité théologique fut plus ou moins assujettie à la réalité décrite par les sciences, l’histoire, la philosophie, la raison en général, avec leurs méthodologies d’approche. La vérité théologique finit par surfer sur les vagues des philosophies voire des idéologies du moment, de la réalité scientifique et rationnelle actualisée pour espérer un minimum de crédibilité et de visibilité.

D’un point de vue politique, la laïcité permit de séparer non sans mal la vérité dite religieuse de la réalité sociétale officiellement areligieuse dans le but d’assurer un vivre ensemble plus ou moins acceptable pour tous.

  1. La Vérité fonde la Réalité pour l’Apôtre Paul

Pour l’Apôtre Paul, il est clair que la Réalité (création perceptible par tous) est fondée par la Vérité (Dieu créateur) injustement retenue captive, voilée, cachée. Les conséquences théologiques, scientifiques, philosophiques furent terribles et entraînèrent l’abandon au jugement. La sagesse devint folie, manque d’intelligence, obscurantisme, idolâtries, superstition, mensonges. La morale décadente en découlant, aboutit à l’impureté des cœurs et au déshonneur des corps.

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur qui est béni éternellement. Amen ! » (Romains 1:18-25 ; Trad. Segond 1910).

Nous ne pouvons qu’admettre cette Parole, d’autant plus grâce aux presque 2000 ans de recul avec toutes ses misères. Mais faut-il revenir à la synthèse médiévale théocratique oppressive, comme certains sont à nouveau tentés de le prôner, peut-être par réaction au terrorisme islamiste ou encore pertes de repères culturels ou identitaires nationalistes ?

Assurément non, car la Vérité n’est ni une théologie, ni une dénomination ecclésiale, ni une religion, ni une doctrine politique, ni une idéologie, ni une philosophie, ni une science ou autres, certes réalités inévitables et souvent indispensables de l’espace-matière-temps quoiqu’on fasse ou pense.

La Vérité est une Personne, Jésus-Christ, qui, parce qu’elle est pleinement Dieu (céleste) et Homme (terrestre) à la fois, est le Chemin vers l’UN de la Vérité et de la Réalité où le céleste n’est plus séparé du terrestre nécessairement métamorphosé.

Dans son mode relationnel et d’existence, une personne « normale » (en tous cas non paranoïaque, fanatique) en tant que telle, ne laisse en principe que peu de place ou du moins pas la place prioritaire, dominante, à l’impérialisme idéologique, théologique, religieux, philosophique ou scientifique quel qu’il soit. On ne peut en effet confondre le relationnel personnel et personnalisé notamment dans l’amour avec son Dieu, son conjoint, ses enfants et les personnes plus ou moins proches avec ce qui passe par l’idéologie, la théologie, la religion, la philosophie ou encore la science !

De même LA Personne, LA Vérité-Réalité à rencontrer prioritairement personnellement est le Ressuscité et/ou le Glorifié non dépendant du terrestre par Sa Gloire tout en étant accessible par le terrestre, donc par nous, par la Révélation d’accomplissement final qui suit la Justification.

Ainsi seule cette Révélation pleine et entière d’amour, d’ordre personnel et personnalisé et par là aussi communautaire, sociale parce que nécessairement partagée, ne peut être impérialiste et manifestera de toute évidence la Vérité comme fondement de la Réalité.

Alors l’impureté des cœurs, l’égarement des pensées et le déshonneur des corps dus à l’espace-matière-temps et à la chute ne maintiendront plus la vérité captive.

Malheureusement notre situation actuelle dans l’espace-matière-temps mortifère impacte nos pensées, nos comportements, nos corps et notre environnement naturel et culturel dont la théologie, la religion, la philosophie et les sciences qui ne peuvent au mieux qu’être partiellement vraies parce qu’évolutives et relatives. Il s’agit d’une sorte d’ersatz temporaire où l’on ne peut que chercher et louvoyer. Cette partialité inévitable ne pourra jamais être LA Vérité.

Seule la Personne, Jésus-Christ Glorifié, par qui tout passe, le Chemin, le MÉDIATEUR peut être la Vérité et la Réalité totales parce qu’elles font UN en Lui de par Sa divinité et humanité UNES de Son identité.

De plus, Il n’est pas seulement le Chemin, la Vérité mais encore la Vie, la Relation, obligatoirement caractérisées par le partage, l’échange parfaits, pleins et entiers sans fin donc par l’exclusion de la Mort ou du Néant.

Jésus partage avec nous dans un relationnel personnalisé, la Vie, impliquant l’Immortalité, l’Éternité, le bouleversement total du corps métamorphosé glorifié, de l’intelligence et des capacités transformée (on sait, connaît et on peut parfaitement) par Amour inconditionnel prouvé et rendu possible par Son Sacrifice expiatoire. Ce partage fait de Lui le MÉDIATEUR parfait qui est aussi le centre, le « milieu », le cœur de l’Histoire du Salut trouvant son accomplissement sommital plein et entier dans l’Éternité avec la Jérusalem céleste, l’Épouse de l’Agneau ou l’Eglise des Vainqueurs, les sauvés, le nouveau ciel et la nouvelle terre.

La Vie, dans ces conditions, ne peut être que la métamorphose du corps et des pensées, la montée sur le Trône auprès de Jésus. Cette Révélation tant dans les lieux célestes que sur terre ouvrira la voie au rétablissement de toutes choses là où la Vérité fonde indiscutablement la Réalité.

Ainsi la théologie, la religion, l’histoire, la philosophie, les sciences, les arts et autres n’existeront plus en tant que tels parce que par définition temporels, partiels et partiaux où la vérité et la réalité ne sont que relatives parce qu’évolutives et ne peuvent en aucun cas former l’UN Vérité-Réalité.

  1. Comment la vérité fonde-t-elle la réalité ?

La vérité est retenue captive par les êtres humains au corps infecté par la chair et aux pensées partielles et partiales derrière le voile de l’espace-matière-temps. Elle ne peut donc pas dans ces conditions correspondre visiblement et objectivement à la réalité de prime abord.

Nous pourrions dire que le fait de croire en notre Médiateur dont la personnalité unit la Vérité et la Réalité suffirait. Il ne suffit pas de croire en la Vérité mais il est indispensable pour nous d’expérimenter, d’être réellement dans la Réalité métamorphosée, glorifiée.

Paul parle d’ailleurs de la Révélation à venir des fils de Dieu avec la rédemption de leur corps entraînant la fin de la corruption de la création gémissante (Romains 8:19-23) : le programme apocalyptique.

Il s’agit là des effets du plein partage de la Vie. Pour ce faire Jésus a envoyé l’Esprie Sainte Sa Mère et notre Mère, engendrant la Vie, en vue d’en permettre la réalisation par notre Nouvelle Naissance de Son sein En-Haut, c’est-à-dire l’union de la Vérité et de la Réalité en ce qui nous concerne personnellement.

Le Seigneur Jésus-Christ est la Vérité et la Réalité, donc le Médiateur mais l’Esprie Sainte est la Réalisatrice-Puissance qui transforme, métamorphose la réalité déchue que nous sommes et celle de notre environnement pour nous faire participer dans la Réalité à l’UN réconciliateur en Christ, la Vérité. En effet cette métamorphose est indispensable pour que l’union Vérité-Réalité soit réalisée par grâce à notre niveau et celui de notre environnement pour pouvoir positivement « dominer » les catégories de l’espace-matière-temps. Nous devons redevenir comme Adam et Eve au Paradis avant la chute et terminer dans l’obéissance les missions qui leur avait été confiées à l’origine.

L’Esprie Sainte nous « élève » par Sa Puissance de réalisation et d’engendrement du niveau de la Réalité actuellement pour nous « objective » mais déchue, à la Vérité de la Gloire, devenant par là « objective », pour former l’UN parfait de la Réalité qui sera alors transformée. C’est pourquoi Jésus a envoyé l’Esprie de Vérité. Elle doit mettre en place l’indispensable unité Vérité-Réalité où nous « ferons de plus grandes choses » que Jésus parce qu’Il va au Père en laissant justement la place à la Pneuma Sainte Réalisatrice… ! (Jean 14 : 12+17).

Faire de plus grandes choses que Jésus, comme par exemple réussir l’évangélisation mondiale, n’est pas possible dans notre état limité et « voilé » dans l’espace-matière-temps. Cette évangélisation mondiale ne réussira qu’à partir du moment où l’Église des Vainqueurs sera mise en place et opérationnelle (Apocalypse 6:2 ; 7:4ss) et ensuite viendra la fin (Matthieu 24:14).

Il est par ailleurs primordial de comprendre que l’enseignement sur l’Église, notamment celle des Vainqueurs (ecclésiologie) est totalement indissociable de celui sur la ROUaCH KoDeSCH (Esprie Sainte ; pneumatologie ; Pentecôte, création de l’Eglise) !

Cette montée, opérée par l’Esprie Sainte, démontrera que la Vérité divine créatrice et rédemptrice fonde la Réalité globale et ne fait plus qu’UN avec elle.

  1. La Vérité et la Réalité UNES dans la Gloire nécessaires pour le service

« Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. » (Jean 12:26)

« Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17:24)

Où était Jésus quand Il a prononcé ces Paroles ? En Terre d’Israël. Il fallait par conséquent faire partie de Ses disciples qui le suivaient à ce moment-là. Le service était valable dans ces conditions précises durant cette période.

Où est Jésus aujourd’hui depuis Son Ascension ? À la droite du Père sur le Trône, là où nous pouvons voir Sa Gloire. Il faut par conséquent pour ceux qui veulent être auprès de Lui pour Le servir, être immergé, intégré dans l’Esprie Sainte notre glorieuse Mère, la Puissance réalisatrice de la métamorphose et de la montée ou Nouvelle Naissance d’Elle auprès de Lui sur le Trône, là où justement Il se trouve.

L’Église n’ayant pas été dans l’unité de la Vérité-Réalité seulement possible auprès de Jésus sur le Trône pour Le servir efficacement, a manqué le but parce qu’elle a menti et s’est menti à elle-même. Elle a raté l’Évangélisation mondiale seulement accomplie en Apocalypse 7 après la formation de l’Eglise initiale des Vainqueurs (Apocalypse 5:10 ; 6:2).

Admettre notre échec personnel patent et celui de l’Eglise dans son état et son service parce qu’elle n’était pas là où elle aurait dû être, est le commencement de la repentance et de la sagesse pour personnellement aspirer à devenir « Vainqueur », là où la Vérité fonde la Réalité.

Conclusion

Au moment où ces lignes sont écrites, la Réalité déchue de la situation internationale est très grave. Nous nous sentons, au vu des informations terribles quotidiennes malgré nos prières, paroles de combat et d’autorité (Cf. certains psaumes de David), notre foi et confiance, si impuissants au vu des récurrences continuelles des atrocités en Ukraine, suppliant Dieu d’épargner enfants, femmes, hommes et biens et de nous éviter la déflagration nucléaire mondiale générale. Évidemment mille fois « Amen » à toutes les aides, entre autres d’églises, pour essayer de limiter les dégâts. Mais elles en sont réduites à appliquer des pansements alors qu’elles auraient d’emblée dû dégager la horde de démons qui manipulent et font agir le dictateur et son entourage.

Encore un échec de l’Église impuissante en perspective comme ce fut le cas par exemple en 14-18 ou 39-45 et bien d’autres drames semblables ?

Alors, où est la Vérité en tant que Personne obligatoirement concernée ?

A cause de Sa volonté de partage total d’Amour nécessairement réciproque, le Nouvel Adam, la Vérité, a souverainement décidé d’avoir besoin de la Nouvelle Eve, donc de l’aide semblable à Lui et placée auprès de Lui et plus sur terre, pour les enfantements prévus (évangélisation mondiale réussie à partir d’En-Haut ; Apocalypse 7 ; 12) et la mise en place de Son « ordre » parfait « millénaire » de bonheur dans la « maison » !

Le plan de YHWH ELoHiM est pleinement révélé depuis Apocalypse 1:4b-6 et aussi les autres textes du livre, bien entendu. Il veut que nous acceptions de nous laisser mettre dans la position royale de la Nouvelle Eve, l’Épouse victorieuse pour combattre puis régner sur terre aux côtés de son Époux et ne plus y tolérer les atrocités de l’Ennemi et de ses acolytes.

Ainsi la question change de contenu : où est la Nouvelle Eve, l’aide semblable à Lui dont Il a souverainement décidé par Son Amour partagé qu’Il avait besoin d’Elle AUPRÈS DE LUI sur le Trône pour résoudre les problèmes sur terre et par là faire coller la Réalité à la Vérité ?

À l’évidence, elle est toujours sur terre, d’où l’atroce dichotomie persistante Vérité-Réalité impliquant l’interminable succession de tous nos problèmes et crises.

Nous ne disons pas ceci uniquement pour notre bien personnel, mais bien pour celui de nos semblables à cause du partage d’Amour et surtout et avant tout pour la Gloire de notre Seigneur que nous devons VOIR pour pouvoir la répandre. Cette Gloire est littéralement bafouée par les faux chrétiens et églises apostates soutenant les meurtres et destructions par bombardements et autres en Ukraine.

Par contre quand l’Église des Vainqueurs sera à sa place sur le Trône, la Réalité fera objectivement et visiblement de plus en plus UN avec la merveilleuse Vérité. Il sera alors clairement démontré que la Vérité fonde pleinement la Réalité.

Que la Vérité-Réalité soit ! La Vérité-Réalité sera !

En Jésus, Martin BUSCH