29. Notre corps, le temple du Saint Esprit

INTRODUCTION

« Ne savez-vous pas que votre corps est le Temple de la Sainte Esprie qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu et que vous n’êtes point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1Corinthiens 6:19-20).

Salomon a construit le premier Temple et la gloire de Dieu s’y est manifestée (1 Rois 5 à 8 – 10ème siècle avant J-C).

Ce Temple fut brûlé par les Babyloniens (2 Rois 25: 9 – Nebuzaradan serviteur du roi babylonien Nebucadnetsar II – en 586 avant J-C).

Avec Esdras (Livre d’Esdras – en 536 avant J-C) au retour de l’exil de Babylone, le second Temple fut reconstruit et celui-ci fut largement agrandi par Hérode 1er le Grand (vers 19 avant J-C).

Le second Temple fut détruit par Titus en 70 après J-C dont il ne reste que les murs de soutènement de l’esplanade et les restes des arches d’accès à l’esplanade.

Le troisième Temple alors que le second était encore debout fut « reconstruit » selon Dieu au moment de la résurrection de Jésus (env. en 33) car Il a dit aux Juifs : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs lui dirent : il a fallu 46 ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du Temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite. » (Jean 2: 19-22).

Comme l’Eglise est Son corps (1 Corinthiens 12:27 ; Ephésiens 5:23 ; Colossiens 1:24), elle est donc par voie de conséquence le troisième Temple.

Certes parallèlement nous savons que le 3ème Temple terrestre sera reconstruit à Jérusalem (2 Thessaloniciens 2:4 ; Apocalypse 11:1-2) mais ce n’est pas notre sujet ici.

Là nous allons nous intéresser plus particulièrement au troisième Temple, l’Eglise des Vainqueurs en rapport avec la métamorphose de notre corps physique.

 

1. Comment l’Eglise est-elle le corps de Christ, donc le troisième Temple ?

L’Eglise doit être EN Christ pour être Son corps. Elle ne peut être dans (en) Son corps terrestre, ce qui serait une aberration, mais bien dans Son corps céleste glorieux c’est à dire transformé, transfiguré au moment de Sa résurrection. Il fallait que le corps de Jésus soit céleste pour qu’Il puisse contenir l’Eglise. C’est ici le troisième Temple ! Mais comment peut-elle être contenue dans le Corps de Christ ?

L’Apôtre Paul nous livre à ce titre une description saisissante : « Et c’est EN lui que vous avez été circoncis d’une circoncision que la main d’homme n’a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans dépouillement du corps de la chair » (Colossiens 2:11).

Le chrétien pour être EN Christ doit passer par une « opération » faite par le scalpel de Christ où l’on ne coupe pas le prépuce comme lors de la circoncision juive mais où la chair est coupée du corps !

La chair (sarx ; cf. sarcophage) est la caractéristique issue de la chute, limitée, mortelle du corps (soma) mais elle n’est pas le corps.

La chair est « les habits de peau » faits par l’Éternel dont Il revêtit Adam et Eve après la chute (Genèse 3:21). Le corps (soma) est à présent revêtu d’une peau de mort (sarx), d’un ou plusieurs animaux, aussi déchus et mortels à cause du péché de l’homme, morts, sacrifiés par l’Eternel. Guerres (Genèse 3:15), souffrances pour transmettre et maintenir la vie, dominations, oppressions du mari sur la femme et par extension sociales (Genèse 3: 16), malédiction du sol ou passage de la création en situation intermédiaire (prison espace-matière-temps – cf. écrit « La Création intermédiaire ») et souffrances au travail pour la survie et finalement mort (Genèse 3:17-19) : voici le résultat du péché ou de la chute.

Lors de la mort de l’être humain qui est la séparation d’avec Dieu, c’est la chair et le corps qui meurent à cause de la chute ! En effet, la peau de mort (sarx) finit par tuer le véritable corps de l’homme (soma) en l’infectant, en provoquant le vieillissement, la maladie, les souffrances et la mort !

Le véritable corps de l’homme initial est au contraire à l’image de Dieu (Genèse 1:27) c’est à dire glorieux fait de puissance, de feu et de lumière ! C’est ainsi qu’étaient Adam et Eve avant la chute ! Le péché a entraîné la mort, le sacrifice d’un ou plusieurs animaux pour « couvrir » l’apparition des ténèbres infernales sataniques dans le corps de gloire d’Adam et d’Eve. S’il n’y avait pas eu cette couverture sacrificielle opérée par Dieu, Adam et Eve disparaissaient immédiatement dans l’Hadès ou l’enfer et tout était définitivement détruit et terminé ! C’était le plan de l’Ennemi.

Cette « couverture » rendue possible par le sacrifice opéré par l’Éternel a permis l’enclenchement de l’Histoire et plus particulièrement celui de l’Histoire du Salut (Genèse 3:15). Le temps lié à l’espace-matière devint le cadre de survie, de luttes, de souffrances et de mort de l’être humain. Ce cadre fut séparé du céleste, de l‘éternité (Genèse 3:23). S’il est une prison, un lieu de souffrance et de mort, il offre aussi à l’homme un délai, du temps pour revenir, retourner à Dieu. Ce délai a aussi été utilisé par Dieu en Jésus-Christ pour nous récupérer ce qu’Adam a perdu : « Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendu à la vie… » (Colossiens 2:13).

Le dépouillement du corps de la chair n’est par notre mort !!! Au contraire, Jésus coupe (grec : apekdosis cf. apectomie), enlève, « circoncit » le mortel, le terrestre (sarx) du corps (soma). Il ne reste alors plus que le corps à nouveau glorieux avec la chair, la peau de mort en moins !!! Voilà la circoncision de Christ qui est, nous l’avons compris, la métamorphose du corps.

Paul, au verset 12, parle du baptême qui ne peut être que la mort et l’ensevelissement de la chair uniquement, puisque nous avons été ensevelis AVEC son corps de chair mort sur la croix pour ensuite « ressusciter » EN Lui et avec Lui, avec le corps qui ne peut qu’être glorieux comme le Sien aujourd’hui. Il s’agit là clairement du baptême de gloire (Apocalypse 1: 17). Il est important de comprendre que ce baptême de gloire ou métamorphose du corps est le fait de circoncire, de couper, de séparer la chair du corps qui, lui, retrouve son état de gloire originel !!! Ici il n’est pas question de notre mort où, comme nous l’avons écrit plus haut, la chair et le corps meurent tous les deux, c’est à dire sont séparés de Dieu ! En plus, dans le même passage Paul écrit que Jésus a triomphé par la croix des dominations et des autorités dont fait évidemment partie la mort !

Pour ce faire, il faut la foi en la puissance de Dieu. « L’incirconcision de la chair » ou la chair non coupée, non enlevée liées à la chute, au péché, accompagnée par la réalité inexorable : la mort, est supprimée par la grâce ! (Colossiens 2: 12-13).

Il ne s’agit plus de rester prisonnier des lois religieuses du passé, car elles étaient « l’ombre des choses à venir ! ».

Remarquons que les légalistes traditionalistes dénoncés par Paul dans ce passage méprisent, ne tiennent pas compte du corps (soma) et par leurs interdictions satisfont, rassasient la chair (sarx ; Colossiens 2: 18-23). Cela ne fait que confirmer et démontrer la distinction décrite plus haut entre le corps d’une part et la chair d’autre part, ce qui est extrêmement important dans la compréhension de ce qu’est l’être humain actuellement !

Quelles sont les choses à venir ? Elles se résument en une seule expression : le corps (soma) est EN Christ ! La circoncision de Christ permet à présent que notre corps glorifié, métamorphosé soit EN Christ. Notre corps ne peut exister que dans le corps glorifié de Christ. C’est pourquoi, EN Christ, nous sommes le troisième Temple, le Temple de la Sainte Esprie !

2. Notre corps, le Temple de la Sainte Esprie

 

La Sainte Esprie vit dans ce Temple qui est notre corps. Il est tout de même étonnant que Dieu la Sainte Esprie se contente d’habiter dans notre carcasse actuelle !

En fait Elle ne S’en contente absolument pas ! C’est pourquoi, au même titre que le premier et le deuxième Temple de Jérusalem devaient être magnifiques, de bois précieux couverts d’argent et d’or, la Sainte Esprie veut nous métamorphoser de gloire en gloire (2 Corinthiens 3:18). C’est exactement la même opération que la circoncision du Christ ou l’adoption, la rédemption du corps (Romains 8:23).

La Sainte Esprie ne veut pas du péché, les versets qui précèdent le précisent. (1 Corinthiens 6:6ss). La sanctification est indispensable. Même si le corps meurt (1 Corinthiens 6:14) avec et par la chair, la promesse de la résurrection dans la gloire y est liée. La chair sera alors détruite par la mort notre ennemie. Ceux qui se seront convertis seront certes au ciel mais ils ne pourront revenir glorieux sur terre contrairement à l’Eglise des Vainqueurs. En effet ceux qui sont nés En Haut, métamorphosés, ont leur corps sauvé avant la mort, font partie de l’Eglise des Vainqueurs, n’ont alors plus besoin de cette opération parce qu’ils bénéficient d’ores et déjà de la victoire de l’immortalité. Leur chair est enlevée du corps par la circoncision du Christ dès ici-bas. Comme ils n’ont pas été touchés par la mort, la barrière ciel – terre ne sera plus infranchissable pour eux. Ils pourront circuler entre les deux et apparaître visiblement glorieux sur terre, exactement comme Jésus après la résurrection. Ils seront la révélation des fils et des filles de Dieu (Romains 8:19) pour la création qui les attend dans les gémissements. Cela se verra de tous parce que cela sera dévoilé, visible, révélé, parce que leur corps glorifié aura été sauvé (Romains 8:23) de la chair et n’aura pas été touché par la mort.

Ceci est confirmé quand il est dit que nous sommes appelés à glorifier Dieu dans notre corps et non pas dans notre chair, précisons-le ! (1 Corinthiens 6:20). (Certaines traductions dans ce passage disent qu’il faut aussi glorifier Dieu dans notre esprie, mais ce n’est pas ici dans le texte grec à notre connaissance).

Comment peut-on glorifier Dieu dans notre carcasse même si elle est « jeune » sujette à toutes les tentations et attaques de l’Ennemi ? Il y a là un problème très sérieux. Le Temple de Jérusalem devait être magnifique pour glorifier Dieu alors qu’en est-il de notre corps ? Notre corps vaut-il moins que le Temple de Jérusalem ?

Une fois de plus, il faut donc impérativement le « ravalement » céleste de notre Seigneur Jésus-Christ et de la Sainte Esprie pour que nous puissions réellement glorifier Dieu avec notre corps ainsi débarrassé de la chair. Le Feu de Dieu doit impérativement brûler la peau de mort adamique, la chair qui nous habille et par là mettre au jour un corps « normal » selon Dieu c’est à dire habillé de lumière et de gloire pour pouvoir Le glorifier sur terre ! C’est le vrai baptême, la vraie immersion de Feu et de Gloire ! « Offrons notre corps en sacrifice » (Romains 12:1ss) pour que la chair brûle sur l’autel et qu’il en soit débarrassé ! Cette réalité nous fait aussi penser à la Nuée de Dieu à mettre en relation avec le Feu qui envahit le Temple lors de sa dédicace (1Rois 8: 10). En effet le seul moyen réel d’être parfait comme Il est parfait, c’est d’être débarrassé de la chair et d’avoir notre corps EN Christ, le troisième Temple habité par la Sainte Esprie qui s’y sentira à l’aise à ce moment-là !

Glorifier Dieu passe par quelque chose de visible, de révélé et de manifesté aux yeux de tous comme c’était le cas du Temple de Jérusalem.

Glorifier Dieu dans et avec notre corps débarrassé de notre chair, c’est manifester, révéler la gloire visible sur terre de notre corps de Feu et de Lumière libéré des limitations de l’espace-matière-temps et de toutes les malédictions énumérées et vécues depuis, dans Genèse 3: 15 et suivants. La Gloire est toujours visible, tangible, manifestée.

3. Le Temple dans l’Apocalypse et le Vainqueur

 

Au moment de la métamorphose du corps le Vainqueur peut passer dans les lieux célestes c’est à dire qu’il est EN Christ le Temple céleste. Il peut aussi retourner sur terre pour accomplir ses missions comme nous l’avons démontré plus haut.

L’Agneau, le Dieu tout puissant EST le Temple (Apocalypse 21:22).

Le vainqueur métamorphosé est une colonne dans le Temple de Dieu. Il fait partie de l’architecture pour soutenir une partie du bâtiment. Il reçoit une nouvelle identité, celle de Dieu, de Jésus et celle de la nouvelle Jérusalem dont il porte le nom ! (Apocalypse 3:12). Il y reçoit en effet des missions et des responsabilités pour « soutenir » le projet glorieux de Dieu. Ainsi il accomplira ces missions royales par ses combats (Apocalypse 6:2) dans le 2ème ciel et sur terre toujours à partir du 3****ème ciel (cf. 3ème Temple), son point d’attache ou sa domiciliation. Pour avoir cette domiciliation, il lui faut une nouvelle identité à savoir celle de Dieu le Père et de Jésus le Fils et l’Époux d’une part et celle de la nouvelle Jérusalem d’autre part. Par là il, bénéficie respectivement de son statut d’Épouse (Apocalypse 21:2 – en famille et du même « sang » que le Père et Jésus, Fils et Epoux) et de sa citoyenneté céleste (citoyen de la ville de la nouvelle Jérusalem céleste).

Le Vainqueur servira Dieu devant le trône et dans Son Temple (Apocalypse 7:15). Il y adorera Dieu dans le Saint des Saints comme sacrificateur (Apocalypse 5:10 ). Il y sera protégé du règne du Dragon précipité sur terre**,** car il ne sera pas dans le parvis extérieur du Temple qui sera foulé aux pieds par les nations durant 42 mois (Apocalypse 11:2). Le cœur de Dieu qui est l’Arche de l’Alliance du Temple Céleste lui sera révélé (Apocalypse 11:19 ; 15:5).

Il sera au Temple avec les anges (Apocalypse 14:15,17 ; 15:6 ; 16:1,17). Il verra la gloire et la puissance de Dieu dans des degrés d’une élévation dépassant toute imagination (Apocalypse 15:8).

 

CONCLUSION

 

La grandeur, la perfection, la magnificence de Dieu sont à notre portée à cause de Son amour. Cela fait presque 2000 ans qu’Il a prévu notre salut total y compris le salut du corps pour que nous puissions venir Le rejoindre dans la gloire sans mourir ! Il veut débarrasser notre corps de notre chair ou de notre peau de mort ou de notre corps de mort (Romains 7 :24) pour que nous ayons réellement accès auprès de Lui dans la gloire !

Quel amour !!!

Cet amour devrait être notre moteur avec la foi en la puissance de Dieu et l’acceptation de la grâce pour entrer dans le processus du salut total esprie, âme et corps de notre être offert EN Jésus-Christ par Son sang versé !

Le peuple d’Israël était dans la joie quand il montait à Jérusalem au Temple pour célébrer les différentes fêtes (cantiques des degrés, des montées – Psaumes 120 à 134 par ex. psaumes, chants prévus pour être chantés et priés lors de la montée à Jérusalem).

L’Eglise est appelée à devenir l’Eglise des Vainqueurs en montant là où la Sainte Esprie veut la mener !

Quand nous considérons ce qui nous attend dès maintenant sans mourir dans la réalité du troisième Temple nous ne pouvons que monter vers et dans ce troisième Temple à la voix de Celui qui nous appelle et nous dit voire crie : « MONTE ICI ET JE TE MONTRERAI » ! (Apocalypse 4:1).

En Lui,

Martin BUSCH

28. Notre citoyenneté Céleste

INTRODUCTION

« Car notre citoyenneté est dans les cieux d’où nous attendons aussi notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera notre misérable corps en le rendant conforme à son corps de gloire selon l’énergie de son pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. » (Philippiens 3: 20-21 – trad. litt.).

Depuis notre conversion nous avons « la carte d’identité », la citoyenneté du ciel !

Paul attendait le Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ dont la première action sera la mise en conformité de notre corps misérable à Son corps de gloire. Nous traiterons de la citoyenneté, de l’attente dont écrit Paul et de la mise en conformité de notre corps de misère en un corps de gloire.

 

1. LA CITOYENNETE DANS LES CIEUX

 

L’expression grecque (èmon to politeuma en ouranois uparkei) pourrait être traduite par « notre entité commune dans le ciel où l’on a des devoirs et droit de cité ou les droits et les devoirs du citoyen, où l’on possède la citoyenneté ». (politeuma a donné « politique » ; polis = cité ; métropole etc.)

Pour pouvoir bénéficier pleinement de cette citoyenneté tant au niveau des droits et des devoirs il faut y être, y habiter réellement. Certes on peut avoir la nationalité française tout en vivant à l’étranger par exemple, mais alors vit-on pleinement la citoyenneté française à ce moment-là ?

Être citoyen du ciel, c’est accomplir des devoirs ou missions et bénéficier des droits ou bénédictions inhérentes au ciel. Il faut donc y être réellement et effectivement pour que ce soit possible. Nous avons vu dans nos écrits précédents les missions ou devoirs de l’Eglise des Vainqueurs (cf. Ecrit « La mission de l’Eglise des Vainqueurs ») et aussi ses droits ou bénédictions (cf. Écrit « La métamorphose du corps).

Paul attendait le Seigneur pour une mise en conformité de notre corps de misère. Cette attente prouve qu’il est impossible à terme de rester réellement citoyen du ciel en restant sur terre dans notre corps misérable, emprisonnés par l’espace-matière-temps. Certes on peut le rester mais uniquement « sur le papier », en théorie avec à terme le passage par la mort à la clé. Nous avons à bénéficier des droits (immortalité) et à accomplir nos devoirs (combats pour le réveil et l’éjection du Dragon du ciel et de la terre) dans le ciel !

Paul et tous les convertis possèdent la carte d’identité ou le passeport du « pays ciel » par le sang de Jésus mais Paul était en attente pour passer dans le pays en question.

 

2. QU’ATTENDAIT PAUL ?

 

La majorité des commentateurs parleront de l’enlèvement où effectivement le corps sera métamorphosé. D’autres parleront du retour glorieux final de Jésus avant le Millénium. Mais cette interprétation nous semble très grave car ils font de Jésus tout simplement un menteur, disons-le franchement. Mais Jésus n’a rien à voir avec le Père du mensonge !!!

En effet Jésus a dit : « Je vous le dis en vérité, quelques uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ». (Matthieu 16: 28 ; cf aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27). Il ne s’agit pas dans ce cas de l’Ascension, ni de Son retour en vue de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17), ni du retour « avec les nuées » visible de « toutes les tribus de la terre » (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss pour le millénium). 2000 longues années environ ont passé sans enlèvement et sans retour glorieux final !

En fait il s’agit du retour glorieux de Jésus pour Jean et pour les Siens qui voudraient devenir l’Eglise des Vainqueurs relaté au début de l’Apocalypse !!! (Apocalypse 1 à 3).

Ne disait-Il pas de Jean : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne ? » (Jean 21:21-23). Jean est effectivement resté en vie pour vivre le retour en gloire de Jésus prévu pour Son église et les Siens dès le premier siècle**.**

Donc la Parole de Jésus de Matthieu 16:28 est vraie !!! Il s’agit en fait du retour de Jésus en gloire en vue de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs !

Paul parle clairement de son attente dans certains passages de ses Epîtres avec à la clé évidemment la métamorphose du corps et l’immortalité. (Romains 7:2 ; 8: 20-23 ; 1 Corinthiens 15: 51 ; 2 Corinthiens 3:18). La Révélation des fils et des filles de Dieu de Romains 8 par exemple avec la rédemption du corps à la clé se situe clairement avant l’enlèvement et donc évidemment avant le retour final en gloire de Jésus. L’Apocalypse est très claire quand à l’ordre des choses : le premier retour de Jésus qui a eu lieu au premier siècle pour les Siens pour la constitution de l’Eglise initiale des Vainqueurs avec la montée à la Salle du Trône liée à la métamorphose du corps pour celles et ceux qui se repentent et qui recherchent l’immortalité (Apocalypse 1 à 4), le retour en gloire de Jésus pour l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17 ; Apocalypse 12: 5c) et le retour en gloire final de Jésus (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss pour le millénium).

En Philippiens 3: 20-21 Paul attendait clairement ce premier retour en gloire de Jésus pour les Siens.

3. LA MISE EN CONFORMITE DE NOTRE CORPS

 

Le verbe grec employé ici métaskèmatidzo se décompose ainsi : méta signifie autre et skèma signifie schéma, structure, forme, schème, apparence. Les traducteurs proposent transfigurer, transformer. Nous sommes donc tout à fait dans notre sujet de la métamorphose. Jésus donne à notre corps de misère une autre forme, apparence, structure.

Si Paul parle d’un corps de misère, ailleurs d’un corps de mort, c’est qu’il est parfaitement conscient que notre corps actuel n’est pas conforme.

Il faut donc « l’énergie, la puissance » du Seigneur Jésus Christ pour rendre conforme (grec : summorphon) notre corps de misère.

Quel est la référence du corps d’un citoyen du ciel ? Réponse : le corps de gloire de Jésus. Notre corps de misère ne peut hériter du Royaume de Dieu ou du ciel. Il faut donc tout d’abord que notre corps non conforme devienne conforme au Sien : glorieux !

Ce premier retour en vue de la citoyenneté céleste se situe dans le processus et le projet du Seigneur d’appliquer dans les faits le « tout est accompli » de la Croix à savoir éjecter le Dragon des lieux célestes (Apocalypse 12: 7ss) puis de la terre (Apocalypse 19; 20:1-3+9). Pour cela entrons pleinement et clairement dans la première étape des vrais citoyens du ciel ou de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs.

 

En Lui,

Martin BUSCH

27. La Jérusalem en-haut, libre, notre mère

INTRODUCTION

« Au contraire la Jérusalem En-Haut est libre, c’est elle notre mère. » (Galates 4: 26).

Paul explique dans l’Épître aux Galates, la différence entre l’Alliance Ancienne de la Loi et la Nouvelle Alliance de la Foi et de la Grâce en Jésus-Christ pour le salut. Le gros problème des Galates, des Gaulois, qui auraient émigré de Gaule dans une région, la Galatie, actuellement turque, était en effet le légalisme religieux qui les empêchait de pleinement recevoir la « grâce » du salut par la foi.

Paul, en partant de l’exemple d’Ismaël né d’Agar selon la chair à rapprocher avec le Sinaï en Arabie où fut donnée la Loi et celui d’Isaac né de Sara selon la promesse fait le parallèle allégorique (Galates 4:24) entre la Jérusalem actuelle terrestre d’une part et d’autre part la Jérusalem En-Haut, libre, qui est notre « mère ».7

1. LA JERUSALEM EN-HAUT LIBRE

 

Sara avait 90 ans et Abraham 100 ce qui fait de la naissance d’Isaac un véritable miracle (Genèse 15:5-6 ; 16:1ss ; 17: 17 ; 18:10-19 ; 21:1ss ; Romains 4:19). Les lois de l’espace-matière-temps étaient dépassées et laissaient la place au miraculeux d’En-Haut selon la foi d’Abraham en la promesse venue d’En-Haut !

La Jérusalem actuelle terrestre et la Loi subissent une parole expéditive : « Chasse l’esclave et son fils car il ne faut pas que le fils de l’esclave hérite avec le fils de la femme libre. » (Galates 4:30).

La Jérusalem En-Haut est libre selon la foi et la promesse car l’accomplissement de la Loi mosaïque est une impossibilité et par là une condamnation, une servitude et finalement une oppression. Mais elle est aussi libre parce qu’elle est En-Haut ce qui va encore beaucoup plus loin que ce que nous avons l’habitude de comprendre et de croire.

En effet, ce qui est En-Haut est céleste c’est à dire est affranchi des lois de l’espace-matière-temps existant suite à la chute. Notre corps de mort terrestre est soumis à ces lois et évidemment nous empêche par là d’accomplir la Loi parfaite mosaïque (cf. Romains 7: 12-25).

Notre corps est actuellement comme celui de Sara, soumis au vieillissement et par là incapable d’enfanter donc de porter du fruit. Il fallait impérativement le miracle au niveau du corps de Sara pour qu’elle puisse concevoir puis enfanter à 90 ans.

De même, parallèlement pour nous, il faut que les choses se passent dans l’environnement de la « Jérusalem En-Haut » pour que puisse s’enclencher un début de rédemption du corps, de métamorphose du corps.

En effet, la liberté réelle et absolue est non seulement de recevoir par grâce le salut de l’âme et de l’esprie mais aussi celui du corps. Le salut du corps ou sa métamorphose ou sa transfiguration avec l’immortalité à la clé, nous sont clairement promis dans la Parole de Dieu (Romains 8: 19-23 ; 2 Corinthiens 3:18 ; 2 Timothée 1:10 etc.…). Jésus a en effet TOUT accompli !

La question qui se pose : Que faisons-nous de ces promesses ?

Rions-nous d’incrédulité voire de moquerie comme Sara qui a « les pieds sur terre » ou croyons-nous envers et contre tout comme Abraham ? Ces promesses sont humainement impossibles mais promises En-Haut et donc se réaliseront pour les « Abrahams » de notre temps et/ou de demain qui deviendront l’Eglise des Vainqueurs réellement libre.

Nous reconnaissons que ce n’est pas facile comme pour Abraham face à la réalité implacable terrestre. Face aux lois de l’espace-matière-temps, nous nous créons des Ersatz soi-disant « normaux » avec des « Agars » en tous genres et surtout religieux non bibliques pour nous adapter à l’espace-matière-temps mais en nous mentant à nous-mêmes. Les conséquences furent et sont désastreuses : il suffit de voir l’histoire de l’Eglise malheureusement peu glorieuse. Les conséquences pour Israël et pour l’Eglise de la descendance d’Agar et d’Ismaël nous semblent d’ailleurs aussi très problématiques… c’est le moins que l’on puisse dire !

Alors ayons foi en les promesses En-Haut et « par la persévérance à bien faire » cherchons « l’honneur, la gloire et l’immortalité » Romains 2:7.

 

2. LA JERUSALEM EN-HAUT NOTRE MERE

 

Pour être libre, il est donc indispensable d’être comme la Jérusalem En-Haut autrement dit de faire partie de la descendance, d’être du même sang, de la même nature, de la même substance que la Jérusalem En-Haut. Elle est à assimiler à l’Esprie Sainte notre Mère céleste avec Laquelle nous sommes appelés à faire UN, à nous « identifier » à Elle en quelque sorte.

En effet, la Jérusalem En-Haut est notre mère****. Elle n’est pas la mère de qui que ce soit d’autre. Elle est la mère de celles et de ceux qui sont nourris et se nourrissent auprès d’elle.

L’enfant est nourri dans le ventre de sa mère via le cordon ombilical en attendant la naissance.

La question qui se pose : sommes-nous dans le ventre de la Jérusalem terrestre ou de la Jérusalem En-Haut ?

Il est clair que les églises qui veulent durer sur terre alors qu’elles devraient tout faire pour passer En-Haut ne peuvent faire partie que de la Jérusalem terrestre. Pour elles la naissance En-Haut est confondue avec la conversion. Seul l’être intérieur (âme et esprie) peut être sauvé et la mort du corps est le passage obligé pour passer En-Haut.

C’est plus réaliste, mais si Jésus a réglé le problème du péché dont le salaire est la mort qu’il s’agisse de la première mort ou de la seconde comment peut-on enseigner que la mort est le passage, le chemin pour le céleste ? Jésus est le seul chemin, le seul passage pour le ciel, la Salle du Trône.

Ces églises ont même problème que les Galates parce qu’elles limitent l’étendue des effets du Sacrifice de Jésus sur la Croix aux limites des lois de l’espace-matière-temps. Elles ne rejettent pas l’œuvre de Jésus mais elles estiment qu’il faut la compléter avec de la religion, des spectacles, des lois et des rites pour fédérer les gens par des ensembles ecclésiaux dans des cadres de type dénominationnels par exemple.

Par contre, l’enfant qui est dans le ventre de la Jérusalem En-Haut ne peut que naître En-Haut puisque sa mère est justement En-Haut. Il est en effet tragique qu’un enfant sorte du ventre de sa mère pour grandir loin d’elle comme les enfants nés sous X !!!

Quoi qu’il en soit, si les choses se passent normalement, cet enfant sera nourri par une nourriture sans maladies, sans additifs chimiques terrestres passant dans le cordon ombilical de la mère.

Ensuite, une fois que la naissance aura eu lieu, à savoir la montée En-Haut dans la Salle du Trône, le lait maternel sera d’une qualité parfaite. L’environnement dans sa globalité sera parfait pour que l’enfant puisse grandir dans la dignité pour devenir sacrificateur et roi (Apocalypse 5:10) devant l’Éternel ainsi que combattant couronné (Apocalypse 6:2) chevauchant le cheval blanc parti en vainqueur et pour vaincre dont la première victoire sera la foule immense d’Apocalypse 7 issue de la Grande Tribulation.

Les membres de l’Eglise des Vainqueurs recevront le nom, l’identité de leur mère, de la nouvelle Jérusalem En-Haut ainsi que celui de Dieu (Apocalypse 3:12) et sera l’Épouse dans cette unité et osmose générale qui se sera préparée pour son Epoux (Apocalypse 21:2). La mère et l’enfant ne feront plus qu’UN en Jésus-Christ !

 

CONCLUSION

Des questions se posent directement à nous :

  • Jusqu’où va la liberté que Jésus nous a acquise sur la croix ?_
  • Cette liberté est-elle limitée par la Mort, les lois de l’espace-matière-temps ?
  • L’espace-matière-temps est-il au-dessus ou en-dessous de l’œuvre merveilleuse libératrice de Jésus sur la croix ?
  • S’il est effectivement en-dessous qu’en est-il de notre corps voire de la création qui gémit sous les douleurs de l’enfantement en attendant la révélation des Fils et des Filles de Dieu ? (Romains 8: 19-23).

Soyons donc des « enfants de la Jérusalem En-Haut, libre, notre mère » puis identifions-nous à elle !

 

En Lui,

Martin BUSCH

26. Communion à la nature Divine

INTRODUCTION

« Par elles, les promesses précieuses et très grandes nous ont été données, pour que par celles-ci vous deveniez ( ginomai = devenir ; ici : geneste = deveniez) participants ( ici koinonos= partenaire,associé, compagnon participant, qui partage tout, être joint ; cf. koinonia= communion) à la nature (physis= physique, substance, être) divine, ayant fui (apopheugo = fuir ; cf. fugue) loin de la pourriture (phtora = pourriture, corruption, destruction, mort, carnage) dans le monde due à la convoitise » (2 Pierre 1:4 trad. litt.)

Au verset précédent il est question de divine puissance, de vraie connaissance, de gloire et d’excellence dans tous les domaines. C’est par le Seigneur et Ses dons, les grandes promesses précieuses que nous devenons UN avec la nature divine.

Pour ce faire, il faut fuir la pourriture qui se trouve où ? Dans le monde (kosmos = cosmos, univers dont la terre). La pourriture est due à la convoitise (épitumia = convoitise, désir pour ce qui est défendu, luxure) qui entraîne le péché et la chute (Genèse 3).

Il est merveilleux de constater que Pierre lui aussi exprime à sa façon la métamorphose ou le salut du corps. Dans ce texte on ne voit en général que l’aspect moral et éthique mais les mots et le texte grecs ne laissent à notre avis aucun doute quant à l’interprétation relative à la métamorphose du corps. Devenir un avec la nature divine en fuyant la pourriture dans le monde nous semble être d’une clarté cristalline.

 

1. Devenir participant à la nature divine

 

La « physis – nature » est un riche concept discuté dans les milieux philosophiques.

D’après Pierre, il existe une « physis » divine. Le terme physique et par extension les termes corporel, matériel, naturel, substantiel nous sont d’emblée suggérés.

Si nous relisons le texte décrivant Jésus glorifié en Apocalypse 1, nous voyons que Sa « physis » divine est faite de feu et de lumière resplendissante.

Il existe une substance divine, une nature divine, un corps divin glorifié dont Jésus est le prototype.

Le concept « physis » recouvre aussi la notion relativement plus large « d’être » qui englobe aussi l’aspect moral et spirituel.

D’autres pensent à une notion d’éclosion après un état d’occultation, de naissance d’un monde ancien à un monde nouveau.

La compréhension globale de « physis », rien qu’au niveau du concept, nous introduit dans une dynamique et un devenir, bref à une vie nouvelle !

Le chrétien est appelé, grâce aux promesses, à devenir (verbe grec ginomai = devenir) participant à la « physis » divine. Dans le « devenir », on passe d’un état à un autre état. Ici on passe de la « physis » matérielle, corporelle visible et perceptible de notre « cosmos » à la « physis » divine !

L’emploi de « koinonos » (participant) même racine que « koinonia » (communion) ainsi que l’emploi de « physis » (substance) a introduit ce passage dans les discussions relatives à la Ste Cène, à la Communion où il est question de transsubstantiation, de consubstantiation et de symbole ou de représentation.

Pour les Catholiques romains l’Eucharistie ou encore la Communion serait le lieu où le pain et le vin seraient transformés par le ministère du prêtre en vrai corps et en vrai sang de Jésus pour que notre corps mortel de corruption en le mangeant, participe, soit en communion avec le corps et le sang de Jésus. La consubstantiation luthérienne joint le pain et le vin au corps et au sang de Jésus. Donc on mange le pain et le vin tels quels et le corps et le sang de Jésus y sont joints par la Sainte Esprie et les Paroles d’institution. Le symbole réformé explique les choses simplement par la notion de représentation. Le pain et le vin représentent seulement le corps et le sang de Jésus et font penser (mémoire) au Sacrifice de Jésus.

Malheureusement les corps mortels de tous ces croyants sont restés en l’état : la communion comprise ainsi n’a rien changé ou du moins n’a pas changé grand chose. Ces débats ont entraîné des divisions, des combats, des meurtres et des guerres dans l’Eglise : ce qui n’est pas très moral… !

Par contre par la métamorphose, le salut du corps, le baptême de Feu, la Ste Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 3:20), notre corps devient réellement participant, est réellement un, en communion, est réellement joint à la physis divine en vue de notre montée sur le Trône avec Jésus (Apocalypse 3:21). Ainsi la Parole de Jésus parlant de Son Corps en Jean 6: 50 prend tout son sens : « C’est ici le pain descendu du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. »

Ainsi en étant métamorphosés, nous devenons l’Eglise des Vainqueurs c’est à dire nous devenons compagnons, partenaires, participants à la « physis » divine de Jésus, nous partageons tout avec Lui, même le Trône, nous sommes en communion, en union commune, uns physiquement avec Lui comme une épouse avec Son Epoux mais dans le divin, le glorieux, l’immortel, le céleste !

Pour cela il faut FUIR !!!

 

2. Fuir la pourriture

 

Ici le chrétien est exhorté à fuir la pourriture, la corruption, la destruction, la mort et le carnage (phtora = pourriture, corruption, destruction, mort, carnage) ! Il est invité à la « fugue » (apopheugo) non seulement par rapport au péché mais par rapport aux conséquences du péché notamment dans la nature ou la physis terrestre ! La mort est non seulement la conséquence du péché mais est devenue le « mode de vie » de l’espace-matière-temps avec ses cycles constants dont la pourriture est un élément de mort dans la nature évident y compris notre corps mortel !

Quand on est en fuite, on lâche tout pour aller plus vite et espérer échapper aux poursuivants.

Aujourd’hui on ne fuit pas : on s’intègre, on s’adapte, on veut être et faire comme les autres, on veut affronter la réalité et on va même jusqu’à adapter la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ au monde ! En fait c’est quelque part raisonnable pour durer ! C’est de la folie d’aller contre !

Mais d’après ce texte, il faut fuir tout cela mais où et comment ?

Fuir la mort ? Fuir le temps, l’espace et la matière ? Fuir le péché et ses conséquences ? Comment est-ce possible ?

La réponse est donnée dans le texte et le contexte :

  • la connaissance vraie, complète (épignosis) de Dieu et de Jésus. Elle n’est évidemment possible que dans la Salle du Trône. C’est là qu’il faut aller !
  • la divine puissance (ici : theias dunameus), la Sainte Esprie, nous donne cette connaissance complète ou vraie (épignosis) pour la vie (zoé), c’est à dire le contraire de la mort à savoir la vie sans la mort donc la métamorphose du corps entraînant l’immortalité. C’est la communion à la nature divine telle qu’elle apparaît dans le texte original. Arrêtons de dire que la mort fait partie de la vie !!! Arrêtons le mensonge d’adaptation au monde !
  • l’excellence morale (arètè = vertu, bonté ). Nous constatons que l’excellence morale fait partie du rêve dans ce monde. En-dehors de Jésus sur terre elle n’existe simplement pas. Pierre le constate lui-même dans les chapitres suivants. Elle ne peut exister qu’à partir de ce qui précède à savoir la métamorphose, l’immortalité ou la participation à la nature divine impliquant la connaissance vraie de Dieu.

Pierre parle des promesses précieuses et très grandes. Il sait qu’il n’en bénéficiera pas (2 Pierre 1:13-14) mais il rappelle « comme par hasard » la transfiguration ou métamorphose de Jésus qu’il a vécue pour authentifier son enseignement (2 Pierre 1:16-18).

Fuir l’espace-matière-temps imprégné de corruption et de pourriture pour aller « uni au physique divin » à la Salle du Trône et revenir en tant qu’Eglise des Vainqueurs affronter la réalité terrestre de façon glorieuse donc efficace : cela nous est révélé dans l’Apocalypse.

 

CONCLUSION

 

On sent que l’Épître de Pierre est une sorte de testament et il sait que la Mort le touchera bientôt comme le Seigneur Jésus-Christ le lui a fait connaître (2 Pierre 1:13-14). Il essaye aussi d’exhorter ses amis à la patience par rapport à la fin (2 Pierre 3:7ss).

Toutefois, notamment par le verset commenté plus haut, il pressent et décrit la métamorphose du corps par « le devenir dans la participation et dans l’union à la substance physique divine ». La fuite est un moyen d’urgence pour échapper aux catastrophes inexorables. Dans la fuite on met tout en œuvre pour se sauver. Ceux qui subiront la colère de l’Agneau essayeront de se cacher dans les rochers et les cavernes des montagnes mais en vain (Apocalypse 6:15-17). Il sera trop tard.

Alors mettons-nous en état de fuite pour nous jeter dans les bras de Jésus,

 

En Lui,

Martin BUSCH

25. Importance de la métamorphose impliquant l’immortalité

INTRODUCTION

« Au Vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2:7b)

Cette promesse est la première des promesses faites aux sept églises. Ici il s’agit de l’église d’Éphèse. Nous avons clairement démontré dans nos écrits précédents que la métamorphose du corps mène à l’immortalité sur une base biblique, donc nous ne reviendrons pas là dessus et le fait de manger de l’Arbre de Vie permet l’immortalité (Genèse 3:22 ; Apocalypse 2:7b).

Par contre nous aimerions insister sur l’importance de la métamorphose du corps impliquant l’immortalité. Si nous sommes en effet transformés, glorifiés, métamorphosés, transfigurés de gloire en gloire par la Sainte Esprie pour bénéficier de l’immortalité, le processus de l’accomplissement du livre de l’Apocalypse s’enclenchera effectivement et c’est capital !

Cette promesse et son accomplissement déterminent tout le reste. Ce n’est pas par hasard qu’elle se trouve en première position. Elle est la condition de possibilité de la compréhension puis de la réception des promesses faites aux églises suivantes. De ces sept églises sortira l’Eglise initiale des Vainqueurs dont les membres deviendront « Vainqueurs » parce qu’ils ont « entendu ce que l’Esprie dit aux églises ».

 

1. Les EMI (Expériences de Mort Imminente) ou NDE (Near Death Experiences) et les montées âme et esprie dans les lieux célestes

 

Nous ne pouvons pas passer sous silence les millions de témoignages d’EMI qui font l’objet de sérieuses études scientifiques….

Certains firent des expériences « négatives » et se retrouvèrent en enfer et d’autres dans les lieux célestes merveilleux mais uniquement avec leur âme et leur esprie. En cas d’EMI les médecins sont arrivés à récupérer ces personnes qui réintègrent alors leur corps et peuvent témoigner et rapporter des faits ayant eu lieu en salle d’opération ou dans d’autres pièces voisines par exemple qui leur étaient totalement impossible de percevoir parce qu’ils étaient au même moment en « état de mort clinique ».

Nous remarquons que ces personnes, quand elles sont sorties de leur corps, ne peuvent plus communiquer avec leur entourage terrestre alors qu’elles sont très conscientes, entendent, voient tout ce qui se passe. En général elles passent ensuite dans un tunnel vers la lumière avec Jésus, des anges ou des parents, amis décédés ou autres dans une belle nature ou ville. Ceux qui « tombent » en enfer : on leur « communique » leur condamnation, de la souffrance et des tortures indescriptibles.

Dans tous ces cas de figure, il y a une barrière infranchissable entre le monde céleste et/ou infernal et le monde immanent et matériel. Une fois que ces personnes sont retournées dans leur corps, alors seulement elles peuvent témoigner en communiquant de ce qui leur était arrivé. Elles ont besoin de leur corps pour communiquer sur terre. Elles agissent et vivent comme tous leurs semblables certes avec une conception de vie différente et en général meilleure, pour certains une conversion à Jésus. Mais elles ne peuvent évoluer entre les lieux célestes et le monde immanent pour agir ! Leur corps est resté sur terre d’une part et leur âme et leur esprie sont allés dans les lieux célestes d’autre part. Il y a eu séparation entre l’être intérieur et extérieur c’est à dire il y a eu mort « imminente » ou tout simplement mort ! Les scientifiques et les spécialistes des sciences humaines essayent à leur manière de donner leurs explications mais ce qui est certain, c’est que les EMI ouvrent de nouveaux champs d’investigations qui remettent sérieusement en cause les certitudes que l’on pouvait avoir jusqu’à présent. Malheureusement « l’ange de lumière » (2 Corinthiens 11:14) évoluant encore dans les lieux célestes notamment devant le Trône de Dieu (Job 1:6ss ; Zacharie 3:1 ; Apocalypse 12:10b) veut et peut tromper nombre de personnes expérimentant l’EMI. Être très attentif à l’enseignement biblique et notamment au fait que Jésus-Christ est le seul Chemin, la seule Vérité et la seule vraie Vie nous paraît fondamental. Tout doit passer par Lui.

De plus en plus de servantes et de serviteurs de Dieu firent et font l’expérience de montées au ciel aussi uniquement avec leur âme et leur esprie. Là il n’y a pas obligatoirement mort mais leur corps reste sur terre. Leurs témoignages et enseignements sont édifiants et instructifs ! Souvent leur ministère, soit commence, soit reprend un nouvel élan, est empreint de nouvelles révélations et de puissance.

 

2. Jésus, Paul et Jean

 

Jésus est monté au ciel au moment de l’Ascension et est revenu pour 500 frères à la fois et pour Jean (1 Corinthiens 15: 6 ; Apocalypse 1: 10ss) comme Il l’avait d’ailleurs dit précédemment (Matthieu 16: 28 ; Marc 9:1 ; Luc 9: 27).

Paul est monté au troisième ciel et il ne sait si c’est dans son corps ou hors de son corps (2 Corinthiens 12: 1-5). Il y a 50% de chances que ce fut avec son corps alors évidemment métamorphosé. Ce qui est certain, c’est qu’il a posé les fondements doctrinaux de la métamorphose et de l’immortalité : Romains 2:7 ; 8:19-23+30 ; 1 Corinthiens 15: 51a ; 2 Corinthiens 3: 18 ; 5:1-5 ; 2 Timothée 1:10.

Jean évidemment est monté esprie âme et corps métamorphosé (Apocalypse 4:1-2). Il écrivit dans son corps encore sur terre tout ce qui lui a été dicté et ce qu’il a vu avant sa montée. Mais après sa montée pour écrire au ciel, il lui fallait évidemment son corps métamorphosé (glorifié, transformé, transfiguré, né En Haut, devenu en esprie) au ciel (Apocalypse 14:13 ; 19:9 ; 21:5) car on n’écrit pas avec son âme et/ou son esprie. Il lui fallait aussi « redevenir son corps terrestre », posséder et emporter ses écrits pour les transmettre aux différentes églises et aux nations (Apocalypse 2:1 etc…). Il est indiscutable qu’il écrivait dans les lieux célestes après être « monté » (Apocalypse 4:1 ; 10:4). Il est aussi redescendu pour pouvoir envoyer le livre de la Révélation aux responsables des sept églises (Apocalypse 1:11) et à tous les autres.

L’expérience de montée dans les lieux célestes de Jean esprie, âme et corps métamorphosé puis de redescente sur terre pour l’accomplissement d’une mission est évidemment d’actualité !

Jean a mangé, avalé le petit livre (Apocalypse 10: 9-10) dans le ciel avec son corps métamorphosé en vue de prophétiser sur terre dans son corps terrestre « sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois » (Apocalypse 10: 11). Nous voyons ici l’importance de la métamorphose du corps car il est impossible de monter au ciel avec le corps mortel terrestre : « …la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu et la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité » (1 Corinthiens 15:50).

L’exemple de l’Apôtre Jean est clair, net et précis : recevoir la Révélation dont une partie avant sa montée au ciel pour le préparer notamment à la métamorphose (Apocalypse 1:10ss), recevoir encore davantage de cette Révélation après sa montée à la Salle du Trône et au ciel en tant que métamorphosé (Apocalypse 4:1-2) et enfin transmettre cette Révélation aux églises et aux nations notamment par l’écrit en étant retourné sur terre. Pour pouvoir accomplir sa mission, la métamorphose du corps avait une importance déterminante et indispensable ! Elle sert de modèle pour l’Eglise des Vainqueurs !

 

3. Ne pas confondre l’enlèvement avec la montée de l’Eglise des Vainqueurs

 

Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul décrit l’enlèvement après avoir préalablement affirmé que « nous ne mourrons pas tous », ce qui était alors pour tout de suite et aussi pour nous maintenant (à cause de l’opposition adverbiale forte « pantès de » : nous ne mourrons pas tous, tous par contre nous serons « changés »). Ensuite il écrit de l’enlèvement. Nous serons transformés, changés (1 Corinthiens 15:51 – grec : allagessometa = nous serons changés, transformés, deviendrons autres). Le revêtement de l’incorruptibilité par le corps corruptible (1 Corinthiens 15: 53-54) est simplement la description de la métamorphose ou du changement de morphologie, de forme extérieure c’est à dire un corps incorruptible comme celui de Jésus lors de Sa transfiguration où le verbe métamorphoo est employé (Matthieu 17:2 ; Marc 9:2) comme en 2 Corinthiens 3:18 où la Sainte Esprie métamorphose le croyant de gloire en gloire. En fait le processus de métamorphose pour la montée comme pour l’enlèvement est identique.

L’enlèvement sera la métamorphose de masse au moment du son de la dernière trompette relatée en 1 Corinthiens 15: 51b-54, 1 Thessaloniciens 4:16-15-17 et en Apocalypse 12:5c. La « montée » par contre était, est et sera d’actualité jusqu’au son de la dernière trompette. L’enlèvement n’est pas à confondre avec les « montées » au ciel de certains prophètes, de Paul et surtout pas celle de Jean. Il n’est pas davantage à confondre avec la métamorphose et la montée des croyants appelés à former l’Eglise des Vainqueurs dès maintenant ! En effet les croyants « enlevés » (Apocalypse 12: 5c) auront dressé leur tente ou habitent définitivement avec leur corps glorifié, métamorphosé dans les cieux (Apocalypse 12:12). Cela deviendra possible parce que le Dragon et ses acolytes n’auront plus de place dans le ciel (Apocalypse 12: 8).

Avant l’enlèvement l’Eglise des Vainqueurs sera au ciel (Apocalypse 5:10a ; 12:1) et sur la terre ou dans l’univers physique (Apocalypse 5:10b ; 6:2 ; 12:1) selon l’exemple vécu de l’Apôtre Jean. Le combat à la fois dans les lieux célestes et sur terre fera rage quand l’Eglise des Vainqueurs partira en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2). Le grand réveil d’Apocalypse 7 en sera une victoire évidente. L’aspect glorieux de la femme d’Apocalypse 12:1 montre qu’elle aura la lune, symbole du mal, sous ses pieds c’est à dire qu’elle aura déjà largement entamé la puissance de l’Ennemi. Elle portera la couronne de douze étoiles, ce qui démontre son amour et son unité notamment entre les chrétiens issus des juifs et ceux issus des nations. Elle sera revêtue du soleil ce qui démontrera sa gloire et sa perfection. Elle ne sera plus liée aux limitations de l’espace-matière-temps : elle apparaîtra dans le ciel. Enfin elle donnera naissance à l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée (cf. enlèvement – 1 Corinthiens 15: 51b-54, 1 Thessaloniciens 4:16-15-17 et Apocalypse 12:5c) c’est à dire à une nouvelle génération plus puissante qui avec l’Archange Michel vaincra le Dragon et ses acolytes pour le bouter hors du ciel (Apocalypse 12:7-11). Cette nouvelle génération, à partir du ciel vaincra à la suite de Jésus, le Dragon et ses acolytes sur terre (Apocalypse 19:14) et, encore à partir du ciel sur des trônes, règnera sur terre lors du millénium (Apocalypse 20:4a). Pourquoi cette nouvelle génération est-elle plus puissante que la celle de la femme glorieuse ? Parce qu’il est dit d’elle : « C’est pourquoi soyez dans la joie vous les cieux et vous qui y dressez votre tente » (Apocalypse 12:12 cf. 2 Corinthiens 5:1-4 où la tente est assimilée au corps). Le secret de la joie et de la puissance ultimes est d’être totalement enraciné au ciel esprie, âme et corps et de ne plus y avoir d’obstacles vu que l’Ennemi en est définitivement exclu.

Pour bien comprendre les choses, l’Eglise n’a pas compris qu’entre la période de l’Eglise des Actes et des Epîtres, nous, et la dernière trompette, moment de l’enlèvement, il y aura l’Eglise initiale des Vainqueurs au corps métamorphosé qui ainsi montera et redescendra et qui montera et redescendra et ainsi de suite dans le combat qu’elle mènera. Elle fera en quelque sorte un travail préparatoire à l’enlèvement. C’est elle qui accouchera de l’Eglise des Vainqueurs ENLEVEE**.** Il est indispensable qu’elle parte en vainqueur et pour vaincre, préparer le terrain afin que le Dragon puisse pour commencer être vaincu dans les lieux célestes par l’Eglise des Vainqueurs enlevée dont elle aura accouché ! Pour mener à bien ses missions, il est d’une importance capitale qu’elle ait un corps métamorphosé car on ne peut combattre si on est « divisé » dans ce que l’on est à savoir esprie, âme (même au ciel) d’une part et corps non métamorphosé (sur terre) d’autre part. Il faut avoir réellement accès au céleste et au terrestre à la fois pour avoir une chance de gagner. Notre être tout entier doit être un : esprie, âme et corps glorifié pour mener à bien ce type de combat ! Il faut avoir un corps métamorphosé pour accoucher dans le céleste !!! On n’accouche pas avec une âme ou un esprie ! Il faut communiquer, voir, identifier, combattre et vaincre dans le céleste comme dans le terrestre. Nous remarquons qu’en ce qui concerne les témoignages EMI et les personnes montant au ciel seulement avec leur âme et leur esprie, ce combat n’est tout simplement pas engagé ni possible à cause de cette division. Mais ce sont tout de même à notre avis des signes avant-coureurs par rapport à la mise en place de l’Eglise des Vainqueurs !

 

CONCLUSION

 

Une fois de plus nous remarquons que la métamorphose du corps avec comme conséquence l’immortalité est absolument indispensable et d’une importance capitale. La confusion entre la montée de l’Eglise des Vainqueurs (Apocalypse 1 à 12 :1) et l’enlèvement de l’Eglise des Vainqueurs qui aura seulement lieu en Apocalypse 12 a eu et a toujours eu des effets désastreux. C’est l’Eglise des Vainqueurs, la femme glorieuse qui accouchera de l’Eglise des Vainqueurs qui sera enlevée ! Que les écailles nous tombent des yeux de tout notre être entier pour que nous puissions voir la Révélation et devenir la révélation des fils et filles de Dieu devant toute la création ! (Romains 8:19).

 

En Lui,

Martin BUSCH