114. La répétition générale

INTRODUCTION

Le déroulement dans ses grandes étapes de la 2ème Guerre Mondiale semble nous démontrer qu’il s’agit d’une « répétition générale » du « spectacle de désolation et d’épreuves » qui sont devant nous.

Quelques éléments fondamentaux nous font penser que la 2ème Guerre Mondiale pourrait être une sorte de répétition générale de la Grande Tribulation suivie du Règne de l’Anti(é)-Christ. La Shoah, le nazisme et le stalinisme révélateurs des côtés très sombres de l’Occident et le rôle des islamiques face aux juifs déjà à cette époque, nous font aussi penser à une répétition générale.

 

1. Esprie de Munich

Nous connaissons l’esprie de Munich de 1938 où les alliés, pour préserver une soi-disant paix qui ne durera qu’une année, conclurent un accord avec Adolf Hitler pour tenter d’éviter la guerre. Evidemment Hitler le rompit en envahissant la Pologne le 1er septembre 1939, ligne rouge à ne pas franchir pour les alliés, et la 2ème Guerre Mondiale s’enclencha.

Certaines études d’historiens semblent démontrer que si les alliés avaient tout de suite attaqué en 1938, ils auraient pu gagner assez rapidement la guerre, car Hitler était moins bien préparé à ce moment-là et il utilisait ses troupes à l’Est. De plus le pacte germano-soviétique n’était pas encore signé d’où le risque de la prise en étau à la fois par l’Est et par l’Ouest.

La « drôle de guerre » de septembre 1939 jusqu’au 10 mai 1940 où les alliés ne firent que se positionner derrière la ligne Maginot sans attaquer, donna encore davantage d’atouts à l’ennemi qui eut encore le temps de transférer une grande partie de ses troupes vers l’ouest après avoir écrasé des « petits pays » de l’Est, sachant que l’URSS stalinienne n’allait pas bouger vu le pacte germano-soviétique conclu le 23 août 1939 et vu que Hitler et Staline s’était « partagé le monde » à ce moment-là. De plus l’URSS livrait durant cette période de nombreuses marchandises aux nazis et une bonne partie de ses productions énergétiques.

Bref l’unité diabolique dictatoriale du 20ème siècle existait à cette époque et menaçait très largement le monde libre.

Quoiqu’il en soit et sans entrer dans les détails, si nous osons un premier parallèle avec l’Église face à l’Ennemi de toujours, le Diable, une grande partie de l’Eglise fut, est et reste toujours dans l’esprit de Munich. Elle sait que « Hitler-Diable » n’est certes pas un gentil et qu’il est capable de mettre l’enfer sur terre. Elle essaye pourtant de ménager la chèvre et le chou et remet le combat à plus tard par des compromissions de toutes sortes, car en réalité elle sent plus ou moins au fond d’elle même qu’elle n’est vraiment pas en capacité de combattre. En effet le vrai combat de reconquête commence par se situer dans les lieux célestes (Éphésiens 6:12) et comme elle n’y est pas et qu’elle n’a pas revêtu l’armure glorieuse de Feu adéquate… il y a de quoi se poser nombre de questions.

Il faut donc gagner du temps…alors qu’en réalité le temps joue contre l’Église comme il a joué contre les alliés au début de la 2ème Guerre Mondiale !

L’histoire de la 2ème Guerre Mondiale démontre que l’effet escompté par l’esprie de Munich était un leurre de l’Ennemi pour mieux berner les alliés.

Aujourd’hui (2017) les persécutions à l’encontre des Juifs et des Chrétiens dans les pays déjà contrôlés par l’Ennemi, nous font penser aux méthodes dictatoriales nazies et aux camps de concentrations qui existaient déjà avant la guerre dans les années 30 en Allemagne. Pensons à la nuit de cristal en 1938 contre les Juifs !!! Pensons à Dietrich Bonhoeffer assassiné par les nazis et à Corrie Ten Boom, chrétiens remarquables, persécutés par les nazis.

L’Église allemande, à part l’Église dite « confessante » (Bekennende Kirche), n’était pas très critique à l’égard du pouvoir nazi. Luther n’avait pas eu des propos particulièrement tendres à l’égard des Juifs en son temps ! Le catholicisme aussi portait en lui depuis des siècles un antisémitisme meurtrier.

L’esprie de Munich actuel rend l’Église actuelle très molle notamment par rapport à la dénonciation et l’aide portée à celles et ceux qui se font massacrer pour leur foi en Jésus-Christ dans les zones contrôlées par l’Ennemi.

De même les Juifs se font agresser voire assassiner simplement parce qu’ils sont Juifs…même chez nous en France ! Là encore, il n’y a que des cris d’orfraie mais par contre une critique et des mesures mondiales quasi généralisées contre l’État d’Israël sont constamment à l’ordre du jour. Pourtant ce dernier ne cherche qu’à se défendre du mieux qu’il peut contre les agressions radicales internes comme externes. Il suffit de voir une carte de la région pour se rendre compte de la précarité territoriale de ce petit pays entouré de toutes parts de pays musulmans beaucoup plus étendus défavorables voire ennemis !

Toutefois le fait de posséder un territoire, une défense et des services modernes et efficaces permet à Israël de se protéger et de tenter de protéger les Juifs à travers le monde tout en leur offrant la possibilité de l’Aliyah. Israël est moins dans l’esprie de Munich actuellement mais cela lui est lourdement reproché.

L’Église est par contre impuissante et se réfugie dans ce qu’elle croit être ses retranchements de non agression et de compromission avec l’Ennemi, comme ceux qui conclurent les accords de Munich.

Il y a quelques siècles l’esprie des Croisades et de l’Inquisition à partir d’états soi-disant chrétiens, se voulait conquérant et sans compromissions mais faire des croisades et exercer un pouvoir répressif ecclésiastique revient ni plus ni moins à employer des méthodes semblables à celles de toutes les dictatures de ce bas monde !

Alors quelle est la solution ?

Une première réponse : ne pas rester dans l’esprie des accords de Munich car l’Ennemi est le Père du mensonge et profitera de la première occasion pour nous berner une fois de plus et par la même occasion avancer ses pions. On ne négocie pas avec l’Ennemi car la négociation avec lui aboutit inévitablement au compromis toujours dévastateur pour nous, ce qui est inacceptable !!!

Une seconde réponse : monter réellement dans les lieux célestes, notre Royaume, pour être en capacité de combattre efficacement et victorieusement l’Ennemi à partir là.

Aujourd’hui encore, nous avons une certaine liberté, mais le laïcisme (à ne pas confondre avec la laïcité) accompagné d’une tolérance inadmissible face à des portions de territoires de notre pays d’ores et déjà islamisées pour ne pas dire radicalisées, est d’emblée un premier coup de canif à cet accord « munichois » de non-agression. Que nous le voulions ou non, après le « Munich actuel » et la « drôle de guerre actuelle » viendra une « invasion » sournoise suivie d’une oppression atroce, effet d’une « occupation » dictatoriale à la clé. La fécondité à marche forcée des femmes musulmanes ne vise que le « Grand Remplacement » à terme dans nos pays. Dès qu’ils seront en majorité, la tolérance partira progressivement en fumée. Les formes seront probablement différentes des dictatures du 20ème siècle, mais les atrocités pires envers les chrétiens authentiques et les Juifs. Nous en avons des signes précurseurs évidents. Bref, la Répétition Générale que fut la 2ème Guerre Mondiale provoquée par les idéologies dictatoriales, principalement le nazisme, ne s’en trouve que davantage illustrée.

2. L’invasion, l’occupation et la résistance

L’occupation de 1940-45 ressemble en moins grave aux phénomènes oppressifs de la Grande Tribulation et du Règne de l’Anti(é)-Christ à venir. Notons-le et ne pratiquons pas la politique de l’autruche comme le firent les Juifs à l’époque de Jérémie les avertissant contre les Babyloniens.

Hitler utilisa au début de la guerre des formes de combats beaucoup plus modernes que les alliés. Il avait la maîtrise des airs notamment avec les stukas et fit preuve d’une mobilité de combat très rapide basée sur les chars (Blitzkrieg) protégeant les fantassins et en évitant la ligne Maginot en passant par les Ardennes. Les alliés prônaient encore plus ou moins une guerre statique de tranchées issue de la 1ère Guerre Mondiale certes améliorée mais déjà inefficace.

L’Église des Vainqueurs combattant à partir des lieux célestes (maîtrise des airs) pouvant se déplacer sans limitation (ubiquité) sur terre et au ciel (mobilité), puisqu’elle ne sera plus liée aux lois de l’espace-matière-temps, sera seule capable de se battre efficacement contre l’Ennemi qui lui, combat actuellement lui aussi à partir des lieux spirituels célestes négatifs. Cela lui donne une supériorité indiscutable de puissance de feu évidente. Il suffit d’ouvrir les pages du journal pour s’en rendre compte. Nous allons directement vers Sodome et Gomorrhe notamment au niveau éthique. Le mouvement s’accélère dangereusement.

L’Église restée sur terre malgré des mesures statiques pour essayer de durer, style « ligne Maginot », est déjà partiellement et sera obligatoirement battue : elle subit et subira de plus en plus l’occupation et ses conséquences.

La seule option sera alors la « résistance ». L’Église n’aura d’autre choix que de résister, mot que grava d’ailleurs en son temps l’héroïque Marie Durand dans la Tour de Constance. Aussi héroïque que fut la résistance, elle n’aurait jamais pu venir à bout seule de la machine oppressive nazie.

De même les « résistants » chrétiens restés sur terre durant la Grande Tribulation et le Règne de l’Anti(é)-Christ seront vaincus. Par contre les chrétiens « montés », c’est-à-dire venant de l’extérieur (3ème ciel, Salle du Trône, lieux célestes) des territoires occupés par l’Ennemi (Espace –matière-temps), vaincront avec Jésus-Christ Glorifié.

Comme les chrétiens seront à nouveau massacrés dès la Grande Tribulation comme durant la Shoah, seuls les rescapés nommés en Apocalypse 7 s’étant convertis à Jésus, monteront devant le Trône issus de toutes les nations.

Résister durant l’occupation signifiait risquer de se faire emprisonner, torturer, assassiner. C’est très exactement ce qui est au programme de l’Ennemi durant la Grande Tribulation et le Règne de l’Anti(é)-Christ de façon très amplifiée. Rien de nouveau sous le soleil !

La résistance et le martyr seront certes récompensés durant le règne du Christ durant le Millénium mais les textes de l’Apocalypse annoncent que même si les résistants-martyrs-héros restés sur terre aideront dans le combat contre l’Ennemi, ils seront malgré tout vaincus. Le plan de Dieu, d’après le texte de l’Apocalypse, n’est pas que les chrétiens restent sur terre mais montent métamorphosés dans la Salle du Trône pour dégager l’Ennemi des lieux célestes dans un premier temps puis le dégagent de la terre dans un deuxième temps !

La Gestapo fit en effet un travail horriblement efficace et réussit à éliminer nombre de résistants tout en essayant même de les faire passer pour des terroristes aux yeux de l’opinion publique française !

Seules les armées alliées, venant de l’extérieur des territoires occupés, ayant la maîtrise de l’air et des moyens supérieurs en matériel et en hommes auront obtenu la victoire finale.

C’est très exactement ce type d’armée-là, à savoir l’Église des Vainqueurs, qui devra obligatoirement être mise en place. Il apparaît clairement une fois de plus que la 2ème Guerre Mondiale était une Répétition Générale de ce qui est devant nous.

3. Deux raisons de la défaite de « Hitler-Diable »

La première raison c’est la division. Satan est le diviseur, c’est dans sa nature. Hitler le diabolique, alors qu’il avait fait un accord avec le non moins diabolique Staline (Cf. dictature du prolétariat ou plutôt de la nomenklatura, guerre froide et goulags) qui faisait partie avec lui du camp dictatorial ennemi, l’attaqua le 22 juin 1941. L’histoire nous prouvera que ce fut son erreur majeure que de provoquer la division d’avec Staline, car après la bataille de Stalingrad qu’il perdit, il se trouva très affaibli et pris réellement en étau à partir de l’Est comme de l’Ouest.

Ismaël (Islam) et Ésaü (Edom : Occident au sens très large englobant les toutes les puissances non islamiques) les deux puissances « originelles » anti-Israël et anti-YHWH (fer et argile de la statue de Daniel) ont signé et signeront certes un ou des accords de non-agression mais se diviseront et se combattront. Notons qu’Hitler (nazisme émanation terrible occidentale, Esaü-Edom) voulait simplement au début expulser la « vermine juive » de son pays, mais c’est le Grand Mufti de Jérusalem (Islam, Ismaël) qui lui donna l’idée de l’extermination radicale des Juifs. Il voulait absolument empêcher l’Aliyah des Juifs en Terre promise. Nous retrouvons là le schéma originel Ismaël-Ésaü qui se mit déjà en place sous forme de répétition générale.

La seconde raison réside dans le changement de méthodes de combats des alliés qui eurent progressivement après la bataille d’Angleterre (aérienne juillet 40 à mai 41), l’entrée en guerre des américains et des russes (1941), la maîtrise des airs et la supériorité du matériel et des hommes. 1945 sera l’année de la victoire des alliés.

Il est absolument nécessaire que l’Église et les Juifs messianiques passent de la guerre de tranchées et de la résistance à la maîtrise de l’air à la supériorité du matériel et des hommes à partir du ciel !

Apocalypse 12 illustre ce tournant majeur : l’Église préalablement montée sera glorieuse et épouse de Jésus-Christ, mère entrain d’accoucher de la nouvelle génération-Église des Vainqueurs qui éjectera le Dragon des lieux célestes. C’est pourquoi le Dragon voudra dévorer cet enfant mâle dès le départ, car il sait qu’il sera la génération enlevée qui le vaincra dans les lieux célestes puis sur terre. Cet enfant-nouvelle génération-Église des Vainqueurs mènera les nations avec un bâton de fer (autorité) sur terre durant le Millénium.

C’est pourquoi le Dragon sera furieux quand il aura d’abord été éjecté des lieux célestes car il perdra la plus grande partie de sa puissance, vu qu’il sera dorénavant emprisonné dans l’espace-matière-temps et qu’il aura justement « peu de temps ». Aujourd’hui c’est nous qui y sommes emprisonnés alors que lui est dans les lieux célestes avec accès à la Salle du Trône, demain ce sera l’inverse ! Cette nouvelle donne le mènera directement à sa défaite sur terre et à la victoire de Christ et de Ses armées. Le début du Millénium marquera la victoire de Christ, de Son Épouse et des Anges sur terre même s’il y aura encore un autre combat final suivi de l’éternité.

 

4. La Shoah et la création de l’Etat d’Israël marqueurs prophétiques sûrs de la Répétition Générale

La volonté d’extermination du Peuple élu par les précurseurs originels bibliques Esaü Edom et Ismaël, ennemis héréditaires de YHWH et donc de Son Peuple se retrouve dans la Répétition Générale de la 2ème Guerre Mondiale.

La Shoah est une Répétition Générale d’horreur de la Grande Tribulation et du Règne de l’Anti(é)-Christ.

La création de l’État d’Israël sur sa Terre Promise est la Répétition Générale de la montée du Peuple de YHWH ayant lavé sa robe dans le Sang de l’Agneau dans sa « Terre promise céleste ».

Ainsi nous remarquons qu’Israël est l’indicateur prophétique sûr pour le peuple de YHWH issu des nations ! Depuis qu’Israël est sur sa terre, et ce sera d’autant plus vrai quand le Temple sera reconstruit, il sera de plus en plus ce merveilleux indicateur prophétique. Simplement ouvrons nos capacités de perceptions spirituelles dans la prière et le jeûne en vue de la métamorphose du corps !

 

Conclusion

Si nous reprenons le contenu de nos propos, nous sommes dans l’esprie de Munich où nous pensons pouvoir négocier avec l’Ennemi car en fait nous n’avons pas trop le choix, à moins de passer à la dimension céleste par la montée. Bref nous en sommes juste avant ce que préfigurait la 2ème Guerre Mondiale à savoir la Grande Tribulation et le Règne de l’Anti(é)-Christ.

Nous sommes dans une période où la majorité des chrétiens n’a pas la vision d’un combat à partir des lieux célestes, à part quelques exceptions près. En cas de coup dur seule la résistance ou pire, la collaboration peuvent être envisagées, mais à quel prix, sacrifices ou au contraire compromissions, avec quelle efficacité ? Le combat est totalement inégal et perdu d’avance car pour l’instant l’Ennemi a la maîtrise des airs et la mobilité et nous, nous sommes « statiques », coincés dans l’espace-matière-temps.

De Gaulle dans les années 30 s’était opposé à son état major parce qu’il prônait les méthodes de combat beaucoup plus modernes, notamment avec la guerre de mouvement des chars. Il n’a pas été écouté et le résultat ne s’est pas fait attendre. Ce fut la « débâcle » !

Quand Pétain collaborait avec les nazis après la défaite de 40, De Gaulle appelait au combat mais avec les moyens appropriés.

L’Église, face à l’Ennemi, doit accepter la nouvelle donne de la montée pour pouvoir combattre efficacement. C’est de l’amour que de vouloir être efficace pour la victoire afin que les menaces et les horreurs allant crescendo cessent !

Voilà où nous en sommes !

Un adage dit que « l’être humain est un animal qui n’apprend rien des événements du passé ».

Pourtant l’Histoire, les enseignements bibliques et même ceux de la 2ème Guerre Mondiale, une Répétition Générale terrible, nous illustrent ce qu’aujourd’hui nous devrions apprendre, comprendre, accepter et surtout vivre.

 

En Lui, Martin BUSCH

113. Fantasmes

INTRODUCTION

Le message de la métamorphose du corps, de la montée à la Salle du Trône, ne serait-il pas de l’ordre du fantasme ? Sachant que les fantasmes sont constitués de « représentations imaginaires traduisant des désirs plus ou moins conscients » (Larousse), ne faudrait-il pas tout laisser tomber pour réintégrer la « normalité raisonnable » aux dimensions de l’espace-matière-temps ? Ces « désirs » ne concernent pas uniquement le domaine de la sexualité comme on a l’habitude de le dire ou penser pour parler des fantasmes, mais bien tous les domaines de la vie nous concernant.

 

1. Risque de schizophrénie ?

Ne risquons-nous pas une schizophrénie où nous serions déchirés entre la réalité espace-matière-temps indéniable et tout un système imaginaire utopique quelque part nécessaire pour faire baisser la pression du quotidien, où l’on visualiserait l’impossible rêve idéalisé, fut-il d’apparence biblique ?

Nous pourrions de la sorte aboutir à une sorte de folie religieuse qui n’est qu’idéologique et pathologique pouvant se traduire par diverses manifestations pouvant comporter des dérives fanatiques et donc très dangereuses.

Comme les écartèlements physiques provoquent des souffrances corporelles insupportables, il peut en être de même au niveau intérieur de la pensée et du psychique en général. Ainsi pour tenter de calmer ces terribles douleurs des déchirements intérieurs, la lutte contre cet écartèlement se traduira obligatoirement par une forme de radicalisation sans nuances aucunes pour tenter de faire baisser les douleurs atroces dues aux tensions et provoquera dans ce cas un fanatisme simpliste qui consiste à vouloir imposer à soi-même et aux autres la pensée unique et des totalitarismes divers, notamment religieux.

C’est pourquoi la tentation d’imposer par tous les moyens nos fantasmes est bien réelle, car nous croyons prôner les solutions les meilleures pour nous-mêmes, la société et finalement pour l’humanité. Les représentations imaginaires de nos désirs irréalistes, utopiques sont projetées par la propre manière de penser sur l’humain et son l’environnement et font office de référence faussement objective. Cela pourrait aussi se manifester dans le message de la métamorphose, de la montée et de la gloire. C’est pourquoi le vécu et l’expérience avec leurs conséquences merveilleuses parfaites, basés le plus largement sur les textes bibliques, s’avèreront à terme absolument indispensables sous peine de passer dans les mécanismes des fantasmes religieux.

Par ailleurs les diverses idéologies dont le communisme-marxisme, le capitalisme, le nazisme, l’islamisme, le bouddhisme, l’hindouisme, le scientisme, le laïcisme et malheureusement même le judaïsme et le christianisme ainsi que tous les autres « -ismes » furent, sont et resteront des tentatives humaines désespérées pour contrer cette schizophrénie déchirante et atrocement douloureuse de la condition humaine positionnée dans la création devenue intermédiaire par la chute à savoir l’espace-matière-temps tel que nous le connaissons avec à la fois ses beautés notamment naturelles et à la fois avec ses horreurs et catastrophes. Par conséquent, que nous le voulions ou non, nous sommes plus ou moins coincés dans un étau schizophrénique dans l’espace-matière-temps, d’où la nécessité absolue d’en être concrètement dégagé par la montée à la Salle du Trône.

 

2. La relation simple, directe et réelle avec l’autre ?

La relation simple, directe et réelle avec soi-même, l’autre et l’environnement sans présupposés et préjugés pourrait être un début de solution. Mais au fur et à mesure de sa progression et approfondissement, on se rend compte que la simplicité relationnelle initiale, semblant si pure et idéale, évolue indubitablement vers une complexité redoutable. Psychologies, communications, langages, images, symboles, technologies diverses, et la liste nous semble interminable, sont autant de recherches pour des relations meilleures avec soi-même, l’autre et l’environnement.

Comme dit, cette relation simple, saine et de qualité initiale semblerait être un début de solution face au fonctionnement fantasmagorique. Mais dans cette relation, il faut obligatoirement commencer par assumer la différence de l’autre, ce qui n’est pas simple du tout, car elle provoque toujours une remise en cause de soi, ce qui est très compliqué au fur et à mesure que le temps passe.

L’autre est effectivement un miroir qui renvoie toujours une perception de soi toujours différente de celle qu’on a préalablement imaginée et aussi en réalité désirée. Le fantasme pourrait éventuellement commencer à s’écrouler par ce biais.

Quand nous acceptons humblement cela, nous commençons à sortir du système fantasmagorique, imaginaire, idéaliste, idéologique par rapport à la perception de soi et par voie de conséquence des autres et du monde environnant pour davantage passer à la réalité et notamment à plus de vérité relationnelle dans une innocence d’enfant. Ainsi pourrait commencer la résolution de la schizophrénie dont nous avons parlé plus haut.

Mais les complications et les problèmes divers que nous connaissons personnellement surgissant là où on ne s’y attendait pas, dans notre environnement et à travers le monde, démontrent que nous sommes tous loin voire très loin de cette résolution pour ne pas dire malgré tout dans une impasse totale à terme. A titre d’exemple pensons à la relation « idéale » d’amour au sein d’un jeune couple qui avec les mois et les années devient quasiment toujours une relation beaucoup plus « compliquée » !

 

3. Le Tout Autre et la première condition de possibilité de la relation réelle

Cette impasse totale, dont nous avons plus ou moins conscience, nous oblige à avoir recours, qu’on le veuille ou non soit au fantasme pour essayer de nous évader vainement et ainsi essayer de réduire la douleur schizophrénique, soit à la relation directe et réelle avec le Tout Autre qui par définition ne peut se trouver dans une impasse puisqu’Il est justement le Tout Autre.

En effet, Il ne peut devenir un fantasme parce qu’Il est justement Tout Autre, c’est-à-dire que nous ne pouvons ni Le percevoir, ni L’étudier, ni même L’imaginer, bref Le mettre dans un cadre quelconque, même au niveau du désir. Mais alors, me direz-vous, il est impossible d’entrer en relation avec le Tout Autre puisqu’Il n’est pas perceptible, ni même imaginable et par conséquent « désirable » ! C’est vrai, mais c’est la seule solution, car ainsi Il ne peut faire en aucun cas l’objet de fantasmes, de représentations imaginaires traduisant des désirs, étant par définition non perceptible et non imaginable. Mais alors comment avoir une relation avec le non perceptible et non imaginable ? En fait le Tout Autre doit en même temps devenir non seulement imaginable et perceptible mais encore totalement fusionnel en amour avec nous pour qu’une relation vraie soit possible ce qui est évidemment totalement paradoxal.

Mais ce paradoxe fondamental est absolument nécessaire pour que la relation soit possible : il nous place irrémédiablement devant l’apparemment impossible. Comment le résoudre ?

Cette nécessité se révèle dans ce qu’est à proprement parler le Tout Autre, car on ne peut être « autre » que « par rapport à » une réalité elle aussi totalement autre, différente qui ne peut être à défaut que nous et notre environnement !

Si nous maintenons le « par rapport à » nécessaire au Tout Autre, ne pouvant exister autrement, le rapport ou la relation vraie, réelle, fondamentale s’impose obligatoirement dans le paradoxe énoncé plus haut, c’est-à-dire au niveau de l’essence identitaire même de « l’Être ».

Dans l’espace-matière-temps, nous sommes aussi par définition « par rapport à » nous-mêmes, notre prochain, notre environnement, ce qui est toujours partial et partiel et ne peut à terme, nous l’avons vu, qu’aboutir dans l’impasse. Il faut donc passer au fondamental existentiel qui permettra de passer à la plénitude relationnelle, autrement dit, nous devons obligatoirement passer au « par rapport au » Tout Autre. C’est la base. Cette relation au Tout Autre reste et restera par essence et nécessairement la seule solution fondamentale au manque de relation pleinement aboutie dans l’espace-matière-temps et donc la solution aux fantasmes mortifères suivis de tous les problèmes.

Le « par rapport à » l’autre et fondamentalement au Tout Autre impliquant la relation, est de ce fait indispensable dans la condition de possibilité de l’Etre et de l’existence même. La relation réelle implique obligatoirement l’existence et inversement, l’existence implique obligatoirement la relation. (Cf. Ecrit « La Preuve Ontologique »).

Ainsi le Tout Autre ne peut être à la fois que Tout Autre et à la fois « par rapport à » donc obligatoirement en définitive aussi être comme nous pour pouvoir « fusionner » avec nous dans une relation parfaite d’amour fusionnelle.

C’est pourquoi Jésus-Christ, vrai Dieu (Tout Autre, Je suis, Être ou YHWH) et vrai Homme (Fils de l’homme, l’Homme par excellence : « voici l’Homme ») est la première condition de possibilité de toute relation réelle et le commencement de la résolution effective de nos fantasmes mortifères tels décrits plus haut. Nous ajouterons à cela bien entendu l’accomplissement parfait du sacrifice expiatoire, justificateur de la croix rendant possible la seconde condition de possibilité de la relation réelle.

 

4. La seconde condition de possibilité de la relation réelle

En général les églises s’arrêtent à la première condition de possibilité énoncée pour toute relation réelle ! Cela eut et a des conséquences conflictuelles effroyables avec tous les « -ismes » dans le christianisme même : catholicisme, protestantisme, pentecôtisme, baptisme etc.

Mais au-delà nous continuons de surcroît à rester dans le déchirement de la schizophrénie religieuse fantasmagorique constante du « déjà » terrestre et du « pas encore » céleste, des fausses projections et incantations soi-disant de foi, des imageries, des symboles, des rites et coutumes religieux, des sectarismes sans compter tous les problèmes en tous genres notamment spirituels, moraux et physiques à n’en plus finir que rencontrent malheureusement les chrétiens. En plus l’homme intérieur est considéré comme séparé de l’homme extérieur, ce dernier étant de toute façon nécessairement condamné à mort pour pourrir dans la tombe. Quels déchirements terribles avec des carences relationnelles à commencer celles avec soi-même puis avec autrui, d’où les fantasmes religieux et autres interminables pour essayer de conjurer le sort mortifère généralisé et apparemment implacable.

Pour couronner le tout, cette manifestation générale de la Mort est absolument scandaleuse face au « Tout est accompli » proclamé sur la croix par Jésus et Sa résurrection !!!

Les miracles, la résurrection, les apparitions et l’ascension de Jésus, ne seraient-ils que des fantasmes d’un petit groupe de pommés voulant encore espérer contre toute espérance, fut-ce dans l’imaginaire fantasmagorique ?

Nous, les chrétiens, prenons-nous nos désirs pour des réalités avec tous les témoins du Tout Autre de l’Histoire ? L’effusion de l’Esprie Sainte serait-elle fantasmagorique et ne serait-elle que des manifestations de contorsions psychosomatiques d’ivresses ridicules et dénuées de sens ?

Nous répondons évidemment avec un NON franc et massif à ces questions !!!

Mais ces faits parfaitement historiques souvent que cantonnés dans le passé sont menacés parce que la seconde condition de possibilité de la relation réelle n’est toujours pas prise en compte ! Il n’y a pas d’actualisation de la mémoire par le vécu d’aujourd’hui devant nécessairement en découler !

C’est pourquoi le fantasme a obligatoirement et constamment pollué l’Eglise.

La solution :

Le Tout Autre est par Jésus-Christ à la fois YHWH et Homme, la première condition de possibilité de la relation réelle et de la résolution des fantasmes.

La seconde est que l’homme devienne dieu (Psaume 82:6 ; Jean 10:34) comme Dieu est devenu Homme pour nous chercher et nous faire monter en vue d’une transfiguration en dieu et d’une fusion d’amour réel indispensable à la relation parfaite (Ephésiens 4:8-10).

Comment cela peut-il se faire ?

D’abord cela se fait par la justification parfaite et totale de la croix. Là tout le monde est d’accord.

Ensuite cela se fait par la métamorphose suivie de la montée permettant d’accéder à la Salle du Trône, notre Pays promis, l’environnement prévu par YHWH.

La relation parfaite due à cette rencontre effective dans la gloire ne laisse plus de place aux fantasmes et à toutes leurs conséquences.

L’homme devient « dieu » selon YHWH de façon effective et la rencontre réelle dans la perfection glorieuse avec Lui, Père, Fils et Sainte Esprie, rend la relation vraie et totale possible. Les souffrances dues aux déchirures schizophréniques du fantasme religieux sont fondamentalement annulées. L’imaginaire fantasmagorique n’est plus. Le réel glorieux de la Salle du Trône résout parfaitement tout fantasme ! L’Épouse créature devient dieu à l’image de son Créateur par grâce et peut parfaitement s’unir à son Epoux Homme-Dieu dans une relation d’amour fusionnelle et parfaite dénuée de tout fantasme. Là tout le monde est beaucoup moins d’accord tout au moins par rapport à cette expérience prévue pour aujourd’hui et ce depuis presque 2000 ans !

La preuve :

L’Apocalypse qui nous révèle ce message, fut souvent réduite d’une façon ou d’une autre à une série de fantasmes dus à l’imaginaire et symbolique religieux devant atténuer en surface les tensions et les souffrances dues aux persécutions et à la pathologie schizophrénique des églises. C’est comme pour faire baisser la pression de la cocotte minute en laissant échapper un peu de vapeur… !

Les interprétations imagées, symboliques, artistiques, liturgiques pour ne pas dire carrément ésotériques… devaient procurer du rêve religieux ou peut-être même de la drogue religieuse fantasmagorique pour « oublier ».

Ces interprétations sont révélatrices de l’ignorance de la seconde condition de possibilité pour résoudre le fantasme par une relation réelle de gloire, de plénitude, authentique et vraie.

Pour ce faire, il ne faut ni plus ni moins devenir dieu en tant qu’homme métamorphosé capable de monter au Pays promis, la Salle du Trône. Cela engendrera la suppression des fantasmes en tous genres avec leurs conséquences schizophréniques mortifères !

La relation de vérité et de réalité deviendra effective et correspondra à la seule possibilité de l’AMOUR véritable dans la relation directe sans obstacle avec Celui qui EST amour.

Nous avons parlé plus haut de l’effet miroir de la relation avec l’autre qui nous remet intérieurement en cause et provoquerait par là un début de résolution du fantasme mais n’aboutissant jamais.

Par contre, l’effet miroir parfait et glorieux de la relation avec le Tout Autre dans la Salle du Trône remet en cause notre condition humaine corporelle déchue par le moyen de la métamorphose de gloire en gloire et rend possible la résolution totale du fantasme (2 Corinthiens 3:18).

 

Conclusion

Quel que soit la perspective par laquelle nous abordons le message de la métamorphose et de la montée avec ses conséquences, nous aboutissons toujours aux mêmes conclusions de nécessité et d’urgence.

Ici, une fois de plus, la problématique de la résolution effective du fantasme ne trouve son issue que dans l’expérience de ce message après l’avoir accepté sur la base de la Parole écrite de Dieu, la Bible. Puissions-nous bénéficier du renouvellement de notre intelligence et vivre réellement ce message !

En Lui, Martin BUSCH

112. Mouton-Agneau-Suiveur ou Vainqueur ?

INTRODUCTION

Depuis la chute, le sang expiatoire devait couler (Genèse 3:21 ; Gen 4:4). Il devait couler de façon répétée par les sacrifices pour l’expiation des péchés à travers la période de l’Ancienne Alliance. La clé de voûte des sacrifices de cette Alliance était celui de l’Agneau Pascal ayant précédé la sortie d’Égypte.

Cela s’est arrêté en 70 avec la destruction du Temple peu après le sacrifice d’expiation définitif et suffisant de Jésus-Christ (env. 33) sur la Croix. La clé de voûte sacrificielle et unique de la Nouvelle Alliance était, est et sera toujours celui du Messie Jésus. Quand nous nous repentons sur la base de ce sacrifice parfait de la Croix, « Il est fidèle et juste » pour nous pardonner nos péchés (1Jean 1:9).

Cette notion de sacrifice d’expiation comporte, parmi une multitude d’aspects divers, aussi une dimension identitaire caractérisant l’être humain notamment celui du mouton-agneau-suiveur-lâche que nous sommes tous plus ou moins que nous l’avouions ou pas, c’est la triste réalité de notre nature et identité. Comme nous le savons, le mouton et aussi l’agneau, le bébé mouton, suit en quelque sorte le mouvement dans une soumission à la pensée générale de l’opinion publique du moment, même si c’est de diverses façons. Les expressions « il faut faire avec » ou « c’est comme ça » ou « de toute façon il n’y a pas le choix, on ne peut rien faire » etc… en sont la démonstration magistrale. Du point de vue chrétien il n’y a que deux soumissions possibles, soit celle au Divin Berger pour la Vie en abondance soit celle au Loup pour la Mort.

En cas de soumission au Divin Berger, Celui-ci par amour inconditionnel devient Lui-même l’Agneau pour S’offrir et Se sacrifier et ainsi, par substitution, prendre la place des moutons-agneaux égarés que nous sommes pour nous accorder la Vie. Mais les êtres humains moutons-agneaux dans la soumission à cet Agneau-Berger se voient assigné un but bien précis à savoir ne plus rester des êtres humains moutons-agneaux pour devenir des êtres humains glorifiés régnants et responsables !

Adam et Eve avaient fait le chemin inverse dans leur soumission au Loup-Serpent. Ils sont partis de leur gloire initiale inimaginable par leur refus de se soumettre à YHWH Elohim qui leur avait interdit l’arbre de la connaissance du bien et mal pour devenir des moutons-suiveurs bêtes et méchants.

C’est pourquoi l’Agneau Divin sacrifié au-delà de la substitution-expiation devient en plus notre exemple pédagogique pour « tuer, éliminer » notre nature et mentalité de moutons-agneaux bêtes, lâches et irresponsables.

 

1. Eliminer les moutons-agneaux que nous sommes

Il faut donc absolument éliminer les moutons-agneaux-suiveurs que nous sommes sur terre non par la Mort à cause de la substitution mais par la métamorphose du corps en vue de la récupération de la gloire initiale régnante d’autorité d’Adam et d’Eve. Voilà précisément le but !!!

S’il n’y a pas métamorphose, montée et immortalité alors la substitution opérée par le sacrifice de l’Agneau-Berger n’est tout simplement pas totalement prise en compte. Ainsi la première Mort peut encore nous atteindre, même si nous pouvons être ressuscités et sauvés après, par la grâce offerte en Jésus-Christ. Ouf ! Mais dans le cas de ce « ouf ! » nous ne sommes pas allés au bout de ce que YHWH avait prévu pour nous à savoir l’immortalité par la montée suivie de l’apprentissage céleste et de la prise de responsabilité pour un travail vraiment efficace pour Lui dans le monde.

Notons que le sacrifice de l’Agneau Pascal a en effet permis de justement préserver de la Mort les premiers-nés des Hébreux !!! Ces derniers passèrent alors de la soumission au Pharaon à celle à YHWH ELoHiM pour être « transformés » d’esclaves (moutons – agneaux) en nation libre sans être touchés par la Mort tout au moins à ce moment-là !

L’Eglise ne prêche actuellement qu’une substitution partielle du Sacrifice de l’Agneau puisqu’elle ne prêche pas la métamorphose-montée-immortalité. Cherchez l’erreur ! En fait l’erreur est que nous restons par-là moutons-agneaux-suiveurs-lâches en nous cantonnant bêtement dans les lois mortifères des limitations de l’espace-matière-temps (Egypte = MiTSRaïM = limites, clôtures et/ou désert-prison aride du Sinaï).

Nous suivons le mouvement, nous essayons de nous adapter tels des moutons-agneaux-suiveurs alors que YHWH Elohim veut nous faire monter sur le Trône !!! Alors nous nous étonnons de nos bêlements infantiles d’impuissance face aux maux de la terre entière en attendant la tonte et la boucherie, non seulement en ce qui nous concerne mais encore ce qui concerne le monde éloigné de Dieu.

Il faut donc éliminer le mouton-agneau-suiveur qui fait partie de notre identité actuelle parce que YHWH Elohim veut absolument nous transformer en reines et rois vainqueurs assis sur le Trône pour pleinement nous associer à Son Œuvre !

Quelle pédagogie radicale de la part de notre Créateur dès le début : tuer le mouton-agneau-suiveur de notre troupeau ou mentalité. Voilà la soumission pour une sacrificature qui plaise à YHWH ELoHiM !

En même temps, elle est vraiment émancipatrice et par là permet d’obtenir les moyens effectifs d’un amour véritable vis-à-vis de nous-mêmes et donc du prochain : c’est là le secret d’une royauté réussie. Comment peut-on d’ailleurs aimer une nature et une lâche mentalité de mouton-agneau-suiveur ?

 

2. L’exemple de l’Agneau divin devenant Roi des rois et Seigneur des seigneurs

« Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils régneront sur la terre… L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange » (Apocalypse 5:6-9).

« …devant la colère de l’agneau. » (Apocalypse 6:16).

« Ils combattront contre l’agneau, et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi. » (Apocalypse 17:14).

Nous sommes aux antipodes du mouton-agneau-suiveur terrestre prisonnier dans son enclos et/ou exposé au loup démoniaque dans les prés souvent desséchés de l’espace-matière-temps.

L’Agneau, d’abord « comme immolé », avait immédiatement sur le Trône 7 cornes signifiant la puissance totale et absolue de la Sainte Esprie.

Ailleurs, l’Agneau manifeste sa colère, est Vainqueur sur les Ennemis. Parce qu’Il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, tout le contraire du mouton-agneau-suiveur, il est indispensable que nous Le suivions sur cette voie. Quelle métamorphose ! C’est pourquoi Il S’est immolé à notre place !

Les quatre être vivants, les vieillards L’adorent et Le proclament digne de recevoir la puissance.

Par Son sacrifice de substitution totale, Il a racheté par Son Sang des hommes pour en faire des sacrificateurs, des rois et des vainqueurs !!!

Voilà la vraie bonne nouvelle pour maintenant !

Cela fait 2000 ans que nous nous faisons entourlouper par le Serpent aux accents religieux du « déjà » seulement en images, promesses et symboles et du « pas encore » de la réalité terrestre quotidienne à laquelle nous ne pouvons soi-disant raisonnablement pas échapper sauf par la Mort. C’est pourquoi nous restons en fin de compte toujours et toujours encore coincés dans le « pas encore » !!!

L’affirmation du « déjà » imagé irréel et du « pas encore » irrémédiable nous empêche d’avoir la vision du but, de tendre vers lui pour l’atteindre et donc obligatoirement le rater (amartia : péché, manquer la cible, le but, ne pas participer, ne pas être concerné). Le mouton-agneau-suiveur-lâche ne participe pas, n’est pas concerné, n’a pas d’objectif, manque obligatoirement le but, est dans le péché par mentalité et nature, c’est pourquoi il nous faut absolument le liquider selon l’exemple de notre Dieu.

Jésus S’est sacrifié en tant qu’Agneau pour l’exemple pédagogique et pour que la substitution et le rachat puissent pleinement opérer en faisant de nous par la métamorphose et la montée des sacrificateurs, c’est-à-dire placés dans le Saint des saints de la Salle du Trône après avoir sacrifié notre mouton-agneau-suiveur, et des rois, c’est-à-dire trônant avec Jésus pour régner.

Bref nous devons passer à l’opposé du mouton-agneau-suiveur, exactement comme Jésus, notre exemple, l’a fait en étant monté sur le Trône !

 

3. Structuration mouton-agneau-suiveur des « églises » terrestres

Pensons à Elie disant au Peuple d’Israël : « Jusques à quand clocherez-vous des deux côtés ? »

Pensons à cette foule capable de crier un jour pour Jésus « Hosanna, béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur » et quelques jours plus tard, sous l’influence des chefs religieux, « crucifie-le, crucifie-le ». Que des bêlements de moutons-agneaux-suiveurs-lâches, tels des girouettes se tournant constamment au gré du vent !

Pensons à Pierre, l’intrépide, qui affirmait qu’il suivrait Jésus jusque dans la mort pour dire peu de temps après « je ne Le connais pas ». Quels terribles cocoricos orgueilleux volatiles de volatile illustrèrent cette trahison !

Pensons à l’Eglise de Laodicée à laquelle Jésus Glorifié dit : « Parce que tu es tiède, …je te vomirai de ma bouche ».

Voici les racines de la structuration mouton-agneau-suiveur des églises terrestres, car nous ne valons pas mieux que toutes ces girouettes qui nous ont précédés.

En effet cette structuration religieuse dénominationnelle des églises et œuvres comporte des Ersatz sous forme de papismes divers non seulement dans l’Eglise catholique romaine mais aussi des Ersatz « papistes » (Pape = père, papa) très locaux chez les protestants, évangéliques et charismatiques aux niveaux de certains ministère dits apostoliques, pastoraux, d’anciens…ou encore de « mouvements de… » etc… Gare à celles et à ceux qui ne sont pas suffisamment dans ces cas-là moutons-agneaux-suiveurs, car cela peut aller jusqu’à l’excommunication, l’exclusion ou tout au moins une mise au ban de la dénomination en question.

En réalité, aux moutons-agneaux-suiveurs, il faut des « Ersatz-leaders-bergers », dotés de visibilité, de charisme, de personnalité, de look, d’une présence « rassurante » pour au final mieux se faire tondre et amener soi-disant à bon port, mais quel port ? Celui de la première mort, de la Grande Tribulation ou pire à terme du règne de l’Anti[é]-Christ ???

C’est pourquoi il est indispensable de « sacrifier » le mouton-agneau-suiveur-esclave, orgueilleux, girouette, tiède, traître et de le transformer en sacrificateur-roi droit et sans péché conformément à la volonté de YHWH Elohim pour nous d’une prise de responsabilité à partir de Son Trône !

 

4. Le prophète Joël

Il est difficile de situer dans l’espace et le temps le prophète Joël (Jo = YHWH ; ELoHiM = Dieu), vu qu’il n’y a pas de référence à un ou des règnes particuliers ou autres événements datables. Il est probable qu’il ait exercé son ministère aux environs de -877 à -833 et que ses prophéties aient désigné tout à la fois les catastrophes à venir tant assyriennes, babyloniennes que grecques ou encore romaines et finalement de l’Apocalypse.

Les premiers ennemis après le règne de Salomon sont nommés dans le chapitre 3 v.4 à savoir les Philistins, Tyr et Sidon et cela pourrait confirmer notre datation. Le style hébraïque ancien pur d’après certains commentateurs avec un style poétique en chiasmes de constructions diverses (= symétries diverses ; voir plus loin textes cités), nous conduiraient aux mêmes conclusions, car les écrits exiliques et postexiliques comportent déjà des expressions de type araméen. Le style poétique, pouvant contenir des vecteurs plus intemporels, nous autoriserait à davantage privilégier le côté thématique plutôt que chronologique au niveau de l’interprétation.

 

a) Joël visionnaire de la transformation

L’Apôtre Pierre a repris lors de son discours de la Pentecôte (Actes 2:16-21) un poème très connu en trois strophes de Joël (Joël 2:28-32) :

« Après cela

Je répandrai mon Esprie sur tout corps.

Vos fils et vos filles prophétiseront

Vos vieillards songeront des songes

Vos jeunes gens verront des visions

Même sur vos esclaves et vos servantes

En ce temps-là, je verserai mon Esprie.

Je ferai apparaître des prodiges au ciel et sur la terre :

Du sang, du feu et des colonnes de fumée

Le soleil se changera en ténèbres

La lune en sang,

A l’avènement du jour de YHWH,

Si grand et si redoutable.

Alors quiconque appellera le nom de YHWH sera sauvé

Car sur le mont Sion et dans Jérusalem,

Le salut sera assuré

Comme l’a dit YHWH,

Parmi les survivants,

A ceux qu’appellera YHWH. »

La première strophe décrit l’Eglise charismatique des Actes, celle du 20ème siècle et du début du 21ème siècle par les mentions des songes et des visions, signes de l’Esprie Sainte EN nous.

Mais l’Eglise des Vainqueurs apparaît aussi par sa transformation et donc formation, avec la précision que l’Esprie sera répandue et versée SUR le « BaSaR » (corps) c’est-à-dire que la métamorphose du corps par l’Esprie est ici clairement à identifier. En réalité les deux choses auraient dû être inséparables dès le départ.

La strophe 2 décrit des aspects cataclysmiques de la Grande Tribulation et du Règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 6 à 9 et 13 à 19).

La strophe 3 montre que le salut et la survie seront assurés à la fois pour quiconque fera appel au nom de YHWH et quiconque sera appelé par Lui et à la fois par la présence de quiconque au Temple sur le Mont Sion et à Jérusalem, ce qui est pour nous évidemment la Salle du Trône, seul « endroit » possible pour survivre et non pas n’importe comment ! Il s’agira alors d’être ce peuple glorieux et cette armée super puissante !

 

b) Joël visionnaire de l’armée du Jour de YHWH

« Sonnez du schofar dans Sion !

Poussez des cris sur ma montagne sainte,

Pour qu’ils tremblent, tous les habitants de ce pays ;

Car il est là, le jour de YHWH, il est proche :

Jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuages et de brume épaisse,

Tel l’aurore répandue sur les montagnes :

Un peuple nombreux et puissant,

Tel qu’il n’y en eut jamais

Et qu’il n’y en aura plus dans les ères des générations.

Devant lui un feu dévore,

Derrière lui une flamme brûlante,

Devant lui la terre comme le jardin d’Eden,

Derrière lui, un désert désolé, aucun secours.

A le voir, des chevaux s’élançant avec leurs cavaliers.

Tel le tonnerre sur le sommet des montagnes, le roulement des chars,

Tel le crépitement d’une flamme de feu dévorant le chaume : un peuple puissant rangé en bataille.

Devant eux les peuples frémissent, tous les visages se défont.

Ils se précipitent comme des héros,

Escaladent les murailles comme des guerriers,

Avancent chacun droit devant soi, sans dévier de sa direction,

Ne se bousculent pas entre eux, chacun gardant son rang.

Ils se précipitent au travers des traits sans rompre les rangs,

Ils se répandent à travers la ville,

S’élancent sur les murailles,

Montent dans les maisons, entrent par les fenêtres comme des larrons.

Devant eux la terre tremble,

Les cieux sont ébranlés,

Le soleil et la lune s’obscurcissent

Et les étoiles retirent leur éclat.

YHWH fait retentir sa voix devant son armée,

Car son camp est immense,

Car puissant est celui exécute ses paroles.

Car grand est le jour de YHWH, très redoutable : qui le supportera ?

Voici un texte extraordinaire qui n’a plus rien à voir avec le mouton-agneau-suiveur et correspond à Apocalypse 12:7-12 ; Apo 17:14b et finalement à Apo 19:11-18 dont le verset 14 parlant des armées du Seigneur. Il y est question du retour en Gloire de Jésus-Christ Glorifié, Chef de guerre, correspondant au Jour de YHWH, chassant l’Ennemi de la terre pour y instaurer le Millénium aussi clairement évoqué en Joël 2:21-27.

L’Eglise a fait une grande confusion sur la base de ces textes entre autres en faisant les croisades pour reconquérir Sion à partir de l’Occident. L’idéal triomphaliste chevaleresque prônait la formation de l’armée glorieuse de Dieu mais c’était à partir de Rome, du Pape et donc des systèmes religieux de l’espace-matière-temps. Ce fut un échec cuisant.

De plus cet échec a conduit à une spiritualisation et une intériorisation du christianisme engendrant une mentalité de mouton-agneau-suiveur comportant une fausse humilité par une privatisation de la foi, n’engageant que celui ou celle qui y croit dans des cadres très restreints.

L’agneau sacrifié précédant la sortie d’Égypte en vue de la formation de l’armée d’Israël pour la conquête de Canaan, l’Agneau Jésus-Christ parfait s’étant sacrifié impliquant la sortie de l’espace-matière-temps permettant la conquête du 2ème ciel et de la terre à partir de la Salle du Trône sont on ne peut plus explicites : au-delà de l’expiation et de la substitution capitales et indispensables, il fallait tuer la mentalité irresponsable du lâche mouton-agneau-suiveur.

On s’émeut à juste titre devant l’innocence de l’Agneau (=Jésus sans péché) tout beau et tout blanc sur lequel gicle le sang rouge cramoisi mais cet Agneau révèle aussi notre nature de suiveurs irresponsables et passifs. Ceci doit absolument être liquidé de la façon la plus radicale !!! C’est la pédagogie de YHWH depuis le début après la chute. Nous sommes appelés à nous métamorphoser, à nous transformer en cette armée, la plus puissante n’ayant jamais existé décrite par le prophète Joël.

 

c) Double appel

« Publiez un jeûne, une convocation solennelle ! Assemblez les vieillards, tous les habitants du pays, dans la maison de YHWH, votre Elohim et criez à YHWH ! » (Joël 1:14 ; cf. 2:13-16).

« Maintenant encore, dit YHWH, revenez à moi de tout votre cœur, avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations ! Déchirez vos cœurs et non vos vêtements ». (Joël 2:12-13).

Deux appels : l’un émanant du croyant, l’autre de YHWH pour un retour effectif à Lui.

Celui de YHWH résonne depuis le début et à travers l’Histoire et jusqu’à la fin.

Le nôtre est, selon les périodes, particulièrement inexistant en tous inaudible !

L’appel du croyant doit en effet venir de l’être entier : du cœur, de l’être intérieur par une sincère et profonde conviction de repentance ne pouvant que s’exprimer au niveau du corps par les cris, les pleurs, les lamentations et le jeûne !

Cette attitude, qui semble extravagante surtout dans nos régions, vient presque toujours des tripes de toute personne de toute culture en général, se sentant directement terrorisée par des circonstances et des dangers imminents rendant la souffrance et la Mort immédiates et inévitables. Ce sont des caractéristiques du Jour de YHWH qui peut aller sur des périodes successives comme nous le constatons dans les accomplissements répétitifs des processus prophétiques se déroulant au fil des siècles. Mais le Jour de YHWH sera aussi un Jour unique à la fin avec ces mêmes phénomènes cataclysmiques de jugement et de terreur.

Si, selon notre âge et de notre état de santé, nous pensons avoir une espérance de vie sur une durée encore relativement confortable, cela n’est pas le cas de milliers de personnes en ce moment même. Nous pourrions bêler comme les moutons-agneaux-suiveurs, sans amour, égoïstes irresponsables : « En quoi cela nous concerne-t-il, nous n’y pouvons rien ! » Justement si !

Aussi longtemps que nous ne nous bougeons pas pour devenir les soldats décrits par le prophète Joël, pour répondre positivement à l’appel de YHWH en exécutant ce qu’Il nous dit de faire pour que nous puissions combattre comme des héros glorifiés embrasés du Feu de la Sainte Esprie invincibles, nous y pouvons quelque chose. Le salut d’un nombre non comptabilisable d’êtres humains avec les victoires décisives prévues sur notre Ennemi à la clé, est en jeu.

« Car puissant est celui exécute ses paroles. »

Conclusion

Quelles souffrances et frustrations pour un père qui voit ses enfants ne pas prendre leurs responsabilités, ne pas grandir, ne pas devenir des adultes pouvant « voler de leurs propres ailes » ! Ils n’arrivent pas à affronter la vraie vie sur terre !

Quelles souffrances et frustrations pour le Père céleste qui voit Ses enfants ne pas prendre leurs responsabilités, ne pas grandir, ne pas devenir des adultes pouvant « voler de leurs propres ailes » y compris jusque dans le ciel ! Ils n’arrivent pas à affronter la vraie vie dans les lieux célestes et à partir de là sur terre !

Il nous a tant aimé qu’Il a sacrifié Son propre Fils comme un Agneau à notre place pour que nous puissions apprendre de cet exemple. Nous sommes appelés à comprendre qu’il nous faut être transformés de l’état de moutons-agneaux-suiveurs irresponsables, lâches, à l’état de femmes et d’hommes faits, de guerriers, de héros capables d’exécuter parfaitement Ses paroles et de mener les combats indispensables pour le salut du plus grand nombre et pour l’engagement des processus finaux avant l’éternité décrits dans l’Apocalypse !!!

« Revenez à YHWH votre ELoHiM, car il est compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté » (Joël 2:13).

En Lui, Martin BUSCH

111. Détruire pour reconstruire

INTRODUCTION

« La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations. Je répondis : Ah ! Seigneur Éternel ! Voici, je ne sais point parler car je suis un enfant. Et l’Éternel me dit : Ne dis pas : Je suis un enfant. Car tu iras vers tous ceux auprès de qui je t’enverrai et tu diras tout ce que je t’ordonnerai. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel. Puis l’Éternel étendit sa main et toucha ma bouche ; et l’Éternel me dit : Voici, je mets mes paroles dans ta bouche. Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. » (Jeremie 1:4-10).

Le Royaume du Nord, Israël, était déjà détruit (-722) par les Assyriens. Un peu plus d’un siècle plus tard, le Royaume du Sud, Juda commençait à être menacé par Babylone, la nouvelle première puissance mondiale. Pourtant l’Assyrie et l’Egypte étaient des ennemis communs de Juda et de Babylone au début (-609 à -606 env.).

Jérémie est né vers -645 à Anatoth non loin de Jérusalem dans une famille de prêtres. Son appel eut lieu durant le règne de Josias (-640 à -609) probablement en -629. Il avait environ 16 ans. Josias fit des réformes religieuses positives mais fut tué au combat lors de la bataille de Megiddo (-609) contre les Égyptiens venus au secours des Assyriens en difficulté contre les Babyloniens.

Finalement Nabudochonosor, le roi babylonien, battit les Assyriens puis les Egyptiens en -605 venus, comme dit, au secours des Assyriens.

A partir de ce moment-là les Babyloniens dominent « le monde connu » et représentent alors à la suite des Assyriens la menace principale pour Juda qui pourtant était au départ de leur côté. En effet comme les Juifs replongèrent dans les péchés et l’idolâtrie sous le règne de Yoyaqim (-609 à -598) successeur de Josias, Nabudochonosor fut utilisé par YHWH qui les mit sous tutelle pour commencer. Une tutelle à l’époque se traduisait déjà en espèces sonnantes et trébuchantes à payer au plus fort… Yoyaqim finit donc par se révolter contre cette tutelle. Ainsi les Babyloniens prirent rapidement le chemin de Jérusalem en -598 pour la prendre en -597. Yoyaqim décéda durant le siège de la ville. Son fils Yoyaqin devint alors roi.

Une première déportation eut lieu dont le prophète Ezéchiel, le roi Yoyaqin et l’élite du Peuple. Un butin très important fut emporté. Nabudochonosor remplaça le roi Yoyaqin par Sédécias, le 3ème fils de Josias. Le roi Sédécias régna de -597 à -586 et s’opposa à Jérémie. Il finit par l’emprisonner certes sur pressions de son entourage. Lui aussi se révolta contre Babylone et Jérusalem fut à nouveau prise et détruite en -586. De plus, ô catastrophe parmi les catastrophes : le Temple de Salomon fut détruit ! S’en suivit le désastre quasi total avec une seconde déportation pire que la première. Juste avant, Sédécias avait discrètement pris la fuite avec ses proches mais il fut rattrapé par les Babyloniens. Ceux-ci tuèrent alors ses fils devant lui et crevèrent ses yeux pour ensuite le déporter avec les autres prisonniers juifs.

Jérémie en fut préservé puisqu’il avait prêché pendant le siège la reddition aux Babyloniens, ce qui en fit un traître aux yeux de son peuple et des autorités en place car il semblait être par ses paroles un « allié objectif » des assaillants.

C’est pourquoi, sur ordre de Nabuchodonosor apparemment bien renseigné, il fut bien traité par les vainqueurs et put décider à ce moment-là de son destin, à savoir rester au Pays ou partir à Babylone et éventuellement y refaire confortablement sa vie. Il décida de rester au Pays.

Mais il fut malheureusement emmené de force en Égypte par des Juifs non déportés pris de panique face à une éventuelle nouvelle attaque et répression de Nabuchodonosor. Mais ces Juifs furent massacrés plus tard en Égypte, comme Jérémie le leur avait annoncé, lorsque les Babyloniens envahirent victorieusement ce pays.

Jérémie mourut en exil en Egypte et dans une tristesse terrible dont nous voyons des aspects dans ses « Lamentations ».

Après 70 longues années d’exil de Juda à Babylone, commencèrent les premiers « retours » au Pays. (Jeremie 25:11-12 ; Jér 29:10).

Voilà le contexte historique très général dans lequel Jérémie exerça son ministère de prophète.

 

1. L’axe majeur d’interprétation des textes de Jérémie dans la perspective du rôle et de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs

Le peuple de Juda était dans le péché. Jérémie annonce qu’à cause de cela le jugement par Babylone et sa victoire seront inéluctables et qu’il n’y aura pas d’échappatoire. C’est pourquoi dans le cadre de cette guerre, alors que les jérusalémites souffraient derrière les remparts de leur ville pour la défendre, Jérémie était effectivement considéré comme un « traître à la cause nationale », vu qu’il annonçait le jugement et la défaite, encourageait à la repentance (abandon du péché, changement de vision et de politique) et surtout à la reddition ! Mais dans ces conditions préalables énoncées, il promettait aussi la vie sauve des assiégés assortie de la possibilité de rester au Pays.

Comme il fallait malheureusement s’y attendre, vu la situation et la réputation de cruauté des Babyloniens, les assiégés ne crurent pas en la Parole de YHWH et considérèrent que Jérémie ne faisait que saper le moral des troupes et celui des habitants ! Il a d’ailleurs failli se faire exécuter pour cela… Mais YHWH veillait comme Il le lui avait promis dès le départ.

Nabudochonosor devint en effet véritablement l’instrument de YHWH pour le jugement et le châtiment de Juda obstiné dans ses péchés :

« Et tu diras aux Juifs : Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, j’enverrai chercher Nabudochonosor, roi de Babylone, mon serviteur. » (Jeremie 43:10).

Si nous nous plaçons dans la perspective de l’Apocalypse, nous savons qu’aujourd’hui la Grande Tribulation est à la porte et plus tard le règne de l’Anti[é]-Christ ou de l’Imitation Trinitaire avec comme capitale « Babylone ». Le jugement arrivera inéluctablement sur toute la terre (Apocalypse 3:10), d’autant plus que la mondialisation n’a jamais été aussi évidente.

Il est donc urgent, comme ce fut le cas de Jérémie en son temps, de communiquer aujourd’hui aux nations et aux églises un message qui arrache, qui abatte pour ruiner et détruire les tromperies, la fausse confiance, les fausses sécurités et illusions face au jugement « babylonien actuel » qui commence à sévir sur l’ensemble du globe.

Ce message peut être démoralisant et démobilisateur par rapport aux « œuvres, programmes, projets sur terre » que les églises par exemple mettent en place sur des durées relativement longues. Alors finalement à quoi bon se fatiguer si tout finit de toute façon dans le chaos babylonien dans un avenir relativement proche ?

Raison de plus pour arracher et détruire et ensuite bâtir et planter sur des bases totalement nouvelles et saines indiquées par Jésus-Christ Glorifié.

Il s’agit de la reconstruction-constitution de l’Eglise des Vainqueurs instituée par Jésus-Christ Glorifié Lui-même qui sera rendue apte à sortir de l’espace-matière-temps et donc capable de monter aux cieux hors de portée des malheurs à venir et aussi à partir de là, capable d’accomplir puissamment et correctement l’œuvre de Dieu sur terre (Apocalypse 7; 12 ; 19 et 20) !

 

2. Imminence du jugement : l’arrachage pour la vérité

a) Faux prophétisme : fausse espérance

« Alors Hanania, le prophète, enleva le joug de dessus le cou de Jérémie, le prophète, et il le brisa. Et Hanania dit en présence de tout le peuple : Ainsi parle l’Éternel : C’est ainsi que, dans deux années, je briserai de dessus le cou de toutes les nations le joug de Nabudochonosor, roi de Babylone. Et Jérémie, le prophète, s’en alla. Après que Hanania, le prophète, eut brisé le joug de dessus le cou de Jérémie, le prophète, la parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, en ces mots : Va, et dis à Hanania : Ainsi parle l’Éternel : Tu as brisé un joug de bois et tu auras à sa place un joug de fer. Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Je mets un joug de fer sur le cou de toutes ces nations, pour qu’elles soient asservies à Nabudochonosor, roi de Babylone et elles lui seront asservies ; je lui donne aussi les animaux des champs. Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Écoute, Hanania ! L’Éternel ne t’a point envoyé et tu inspires à ce peuple une fausse confiance. C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel : Voici, je te chasse de la terre ; tu mourras cette année ; car tes paroles sont une révolte contre l’Éternel. Et Hanania, le prophète, mourut cette année-là, dans le septième mois. » (Jeremie 28:10-17 ; cf. aussi Jeremie 14:13 ; 31:1-17).

Il existe aujourd’hui des ministères qui ne parlent pas de repentance et de jugement et proposent un évangile à l’eau de rose ou d’une grâce qui tolérerait la crasse, bref comme le dit Jérémie à Hanania : « …tu inspires au peuple une fausse confiance », nous pourrions dire une foi mal orientée c’est à dire fondée sur le mensonge et donc sur le refus de tout « joug » de recadrage (repentance) qui s’imposerait à cause du péché.

Le prophète Hanania, à l’époque de Jérémie, faisait partie de cette catégorie de personnes qui annonçaient au nom de YHWH Elohim une fausse bonne nouvelle (faux évangile) alors que le jugement allait assurément s’abattre sur Jérusalem et pour longtemps… Jérémie par contre n’arrêtait pas d’exhorter à la repentance (Cf. Jeremie 6:26), à l’abandon du péché et au retour sincère et effectif à YHWH Elohim, seule voie de salut possible.

Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean exhortait de même à la repentance, à l’abandon du péché et au retour effectif et réel à Lui c’est à dire monter dans les lieux célestes.

Celles et ceux qui auraient écouté la Parole de Jérémie auraient été préservés quel que soit le cas de figure comme finalement le prophète le fut lui-même malgré toutes ses épreuves provoquées par les autorités de son peuple ! (Jeremie 7:5-7 ; Jeremie 21:8-10 ; Jeremie 26:15).

De même uniquement ceux qui auront gardé la Parole de la persévérance (Apocalypse 3:10) seront préservés de la Grande Tribulation « babylonienne » qui s’abattra assurément sur terre.

Qu’est-ce que la parole de la persévérance, de la constance ? C’est celle de Jésus-Christ Glorifié qui exhorte à la repentance et à la persévérance pour la montée à la Salle du Trône, seul moyen d’échapper aux jugements qui toucheront toute la terre.

Hanania prônait une bonne nouvelle (Evangile) avec le statu quo : ne rien changer aux comportements habituels du moment en cours sans repentance et retour effectifs à YHWH ELoHiM et nonobstant vouloir compter sur Lui parce qu’Il débarrasserait soi-disant le joug babylonien de Nabudochonosor de toutes les nations en l’espace de deux ans ! Quelle tromperie d’autant plus terrible parce qu’elle porte les apparences d’un discours de foi tout à fait acceptable, biblique et « réveillé » de prime abord ! Combien de prédications ont cours sur la foi, la grâce sans exigence de repentance, uniquement incantatoires à la méthode Coué. Elles n’offrent en réalité que des encouragements éphémères, des placébos, des pansements superficiels pour essayer de tenir un peu le coup et de « s’en sortir ». On préfère rester dans les « remparts inutiles de Jérusalem » avec la peste, la famine et la Mort. Pour nous aujourd’hui, cela représente un environnement au quotidien plus ou moins tapissé de souffrances, de mal-être et d’épreuves avec à terme l’issue de la Mort précédée de maladies et du vieillissement ! Ainsi l’unique issue à terme c’est la Mort, le chemin vers la vie éternelle !!! Moi qui croyait que Jésus était le seul Chemin !!!

Jérémie comme Jésus-Christ Glorifié à travers l’Apôtre Jean sont sur la même longueur d’ondes : les jugements, l’oppression de type babylonien (Grande Tribulation et règne de l’Anti-Christ) auront lieu inéluctablement sur terre (= en -587 remparts et Temple) et celles et ceux qui y seront restés n’en seront pas débarrassés rapidement !

La seule solution est la repentance sincère, l’écoute de la Sainte Esprie et la recherche assidue et effective de la Face de YHWH ELoHiM.

S’en suivra la métamorphose du corps et la montée : c’est le seul vrai retour. Il n’y en a pas d’autre. Le seul vrai Evangile complet (Bonne Nouvelle) est celui qui nous mène directement au Paradis sans mourir.

Il faut détruire, arracher les solutions terrestres même d’apparence prophétique peut-être avec des couleurs évangéliques ou encore charismatiques pour ensuite reconstruire et replanter les solutions qui sont En-Haut et à partir d’En-Haut !

Hanania avait pourtant un message de foi et de libération apparemment inspiré par YHWH ELoHiM ! Cela semblait juste et correct, évangéliquement, charismatiquement et même bibliquement parlant : que redire ? Jérémie n’a d’ailleurs d’abord rien dit et il « s’en alla ». Au fond de lui-même sur le moment, il ne demandait peut-être pas mieux que d’espérer la délivrance du Peuple d’ici 2 ans ! On pouvait peut-être espérer tenir le siège encore 2 ans derrière les remparts de la ville ???

Mais très vite la Parole de YHWH lui fut adressée et quelle Parole : celle d’un joug de fer pour les nations et Jérusalem et celui d’une mort prématurée pour le faux prophète Hanania dans l’année ! Cette mort est intervenue pour Hanania comme prophétisé par Jérémie.

De même à notre époque, certains serviteurs de Dieu actuels qui se sont déjà opposés au message du Feu, de la métamorphose et de la montée précédé de la repentance réelle qui est le vrai retour voulu de Dieu, ont dû subir un joug de fer à savoir une mort prématurée. D’autres sont passés près de la mort… !

Les enjeux sont tels qu’il ne faut pas venir chatouiller le plan de la Sainte Esprie d’une actualité irrémédiablement brûlante et extrêmement sainte qui ne souffre d’aucune opposition à un moment donné à cause entre autres de la jeunesse et donc de la fragilité d’un message et d’un vécu. C’est dans cette perspective qu’il convient de comprendre l’histoire dramatique d’Ananias et de Saphira (Actes 5:1-11) qui, à ce moment-là, par leur mensonge à l’Esprie Sainte, mettaient gravement en cause l’existence et la cohésion d’une Eglise primitive, elle aussi encore « fragile » parce que toute « jeune ».

Il est très difficile, dans un contexte de Grâce, d’Amour et d’Evangile de comprendre cette radicalité mais quand la Sainte Esprie veut absolument faire passer quelque chose de spécial à un moment donné de l’Histoire du Salut, il vaut mieux ne pas s’y opposer frontalement, même si on n’est pas d’accord. Il vaut mieux dire : « Je ne comprends pas, je remets le tout au Seigneur, Il m’éclairera ». Bien entendu, il vaut mieux l’accepter sincèrement dans la repentance (métanoia : repentance, changement de connaissance, de conviction) le plus rapidement possible pour pouvoir avancer !

La crainte d’un faux prophétisme est souvent un prétexte injustifié pour rejeter le vrai prophétisme qui remet toujours en cause certaines conceptions profondément ancrées tant spirituelles que doctrinales et morales d’apparence immuable et bibliquement fondées à nos yeux.

Pour illustrer tout cela : si nous imaginons quelque peu la situation des Jérusalémites derrière leurs remparts, assiégés par une armée babylonienne cruelle et sans pitié, la réflexion, le bon sens, l’expérience nous conduirait à tout faire pour tenir le siège pour survivre. Nous y ajouterions probablement comme Hanania un prophétisme-prédication de foi en la délivrance rapide du Seigneur qui est plein de bonté et de miséricorde envers Son Peuple !!!

Pourtant le message prophétique de Jérémie et le nôtre doit être dans un premier temps la destruction, l’arrachage en vue de la repentance-changement de logiciel même et peut-être surtout la destruction de ce qui ressemblerait à ce à quoi nous sommes « chrétiennement » attachés et habitués.

Il faut dire que ce qui était bien hier ne l’est plus aujourd’hui pour pouvoir ensuite reconstruire et planter En-Haut et à partir d’En-Haut, ce qui nous paraît tout de même plus exact au bout du compte !

Quoi qu’il en soit, ce message ne laisse pas de place à l’orgueil mais à l’humilité sincère et bien placée avec une attitude de repentance réelle.

La position de Jérémie persécuté, emprisonné, mis dans un puits, comme d’ailleurs celle de l’Apôtre Jean exilé, condamné à mourir sur son île déserte de Patmos, n’étaient pas faciles, c’est le moins qu’on puisse dire ! Ils n’étaient pas dans une situation où ils pouvaient pavoiser ! Tous les deux durent subir le refus de la Parole prophétique qu’ils portaient, de la part de ceux qui auraient dû l’accepter prioritairement à savoir respectivement le Peuple de Juda (Cf. Jeremie 1:16-19) et l’Eglise.

 

b) Le Temple : fausse sécurité religieuse

« Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Réformez vos voies et vos œuvres et je vous laisserai demeurer dans ce lieu. Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant : C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel ! Si vous réformez vos voies et vos œuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent et si vous n’allez pas après d’autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères, d’éternité en éternité. » (Jeremie 7:3-7).

« Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l’Éternel. Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée ; car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. »

« Que tes yeux soient nuit et jour ouverts sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit : Là sera mon nom ! » (1 Rois 8:10-11 + 29).

Jusqu’en -586, le Temple de Salomon avait subsisté tant bien que mal ! Il n’a en tous cas pas été détruit même si des scandales de corruption et d’idolâtries avaient eu lieu entre temps. Les Israélites pensaient qu’à cause de ces « garanties » énoncées lors de la dédicace du Temple, rien ne pouvait lui arriver.

Le Temple auquel le NOM de YHWH était clairement attaché, avait en quelque sorte une valeur « sacramentelle », de mise à part. YHWH ne pouvait l’abandonner à cause de Sa Parole et que pour cette raison il était invulnérable, intouchable quoi qu’il arrive ! Bref le Temple était devenu un objet sacramentel religieux de superstition indépendant du comportement et du cœur des croyants alors que ces derniers sont regardés et sondés prioritairement par YHWH ELoHiM. (Cf. Jeremie 4:4 ; Jer 11:20 ; Jer 20:12).

Ainsi le Temple fut malheureusement détruit en -586 notamment pour démontrer que ce qui importe à YHWH ELoHiM c’est d’abord l’attitude de cœur et si celle-ci est mauvaise, elle impliquera la destruction et la ruine de ce qui est « extérieur, visible » y compris et peut-être surtout le Temple.

Ainsi quel « sacrilège » de la part de Jérémie qui dénonce cette croyance religieuse d’apparence très « biblique », comme une espérance trompeuse c’est-à-dire ni plus ni moins comme une superstition ! Et pourtant le Peuple aurait pu rester même « éternellement » dans son pays et garder le Temple à condition qu’il se repente, pratique la justice et abandonne l’idolâtrie.

Cette notion d’éternité (LeMiN HOLaM VeHaD HOLaM = d’éternité jusque dans l’éternité ; éternellement, à perpétuité, sans fin), mise en rapport avec le Pays promis et le lieu du Temple ne commencera à se réaliser en réalité qu’en Apocalypse 11.

Là l’Eglise des Deux Témoins adorera dans le 3ème Temple terrestre (Apocalypse 11:1-2) puis prophétisera de manière extrêmement puissante sur terre. Après sa montée (Apocalypse 11:12), le Temple céleste s’ouvrira pour laisser apparaître l’Arche de l’Alliance du Saint des Saints (Apocalypse 11:19). Cette apparition sera précédée d’une doxologie glorifiant Jésus car l’Eglise des Vainqueurs, avant l’enlèvement, sera globalement « rentrée » au ciel à ce moment-là pour que le règne terrestre millénariste de Christ l’Époux puisse commencer à se mettre dans son processus d’accomplissement définitif.

En fait de quoi s’agit-il, y compris déjà un peu dans le texte de Jérémie ?

Il s’agit de passer du Temple terrestre à Jérusalem (Celui de Salomon, celui du retour d’exil et d’Hérode et le troisième à venir) au Temple céleste d’Apocalypse 11: 19.

Il s’agit de passer du Corps terrestre de Jésus qui sera crucifié et qui est aussi appelé le Temple, au Temple céleste Jésus-Christ Glorifié au Corps de Feu et de Lumière qui est le Ressuscité, Celui qui est monté au ciel, qui siège à la droite du Père, règne et est déjà revenu glorieux une première fois auprès de Jean pour les Siens.

Il s’agit de passer de notre corps terrestre qui est le Temple de la Sainte Esprie au Temple glorifié, c’est à dire notre corps métamorphosé, glorifié digne de notre Maman céleste, l’Esprie Sainte, assis sur le Trône capable en tant qu’Epouse, femme adulte sans défaut, de tomber enceinte de son Epoux et d’enfanter !

Ces « passages » correspondent évidemment à ce que Jérémie dans une certaine mesure et surtout nous-mêmes sommes appelés à accomplir : détruire, arracher, ruiner les solutions terrestres même d’apparence tout à fait légitimes tel le Temple pour ensuite reconstruire et replanter à partir du Temple céleste à savoir les solutions d’éternité qui sont En-Haut et à partir d’En-Haut notamment pour « en-bas » : celles à partir de YHWH ELoHiM et de Son Arche, du Saint des Saints céleste !

3. Actes prophétiques

a) La ceinture de lin

« Ainsi m’a parlé l’Éternel : Va, achète-toi une ceinture de lin et mets-la sur tes reins ; … J’achetai la ceinture, selon la parole de l’Éternel et je la mis sur mes reins. La parole de l’Éternel me fut adressée une seconde fois, en ces mots : Prends la ceinture … va vers l’Euphrate et là, cache-la dans la fente d’un rocher. J’allai et je la cachai près de l’Euphrate… Plusieurs jours après, l’Éternel me dit : Lève-toi, va vers l’Euphrate et là, prends la ceinture … J’allai vers l’Euphrate, je fouillai et je pris la ceinture dans le lieu où je l’avais cachée ; mais voici, la ceinture était gâtée, elle n’était plus bonne à rien. … Ainsi parle l’Éternel : C’est ainsi que je détruirai l’orgueil de Juda et l’orgueil immense de Jérusalem. Ce méchant peuple qui refuse d’écouter mes paroles… qu’il devienne comme cette ceinture, qui n’est plus bonne à rien ! Car comme on attache la ceinture aux reins d’un homme, ainsi je m’étais attaché toute la maison d’Israël et toute la maison de Juda, dit l’Éternel » (Jeremie 13:1-11 ; Cf. autre acte prophétique allant dans le même sens Jeremie 51:61-64).

Jérémie dut acheter, porter à sa taille, puis cacher une ceinture de lin blanc près de l’Euphrate dans un creux de rocher humide. Elle se « gâta » évidemment. Comme Israël et Juda étaient attachés aux reins de YHWH Elohim, la ceinture était attachée aux reins de Jérémie. Mais dans le creux du rocher, elle pourrit. Le creux sombre du rocher humide nous fait évidemment penser aux impies orgueilleux qui se cacheront dans les cavernes et les rochers pour essayer en vain de se protéger du jugement de Dieu sur terre (Apocalypse 6:15-16). Mais ce sera trop tard !

Initialement Juda et Israël étaient la ceinture de YHWH donc étaient dans Sa proximité très proche, dans Sa Gloire.

Mais « l’orgueil immense », comme ce fut le cas du Chérubin déchu, a « précipité » la « ceinture » dans l’éloignement, l’idolâtrie, l’inutilité, la mort et la pourriture ! La ceinture n’était plus bonne à rien c’est-à-dire qu’il fallait la jeter : « détruire, arracher » une fois de plus !

Que s’est-il passé durant les 2000 ans d’histoire de l’Eglise après son refus d’écouter Jésus-Christ Glorifié ? Elle pourrit et fut jetée ! Seule une longue pérégrination avec le retour de l’Écriture Sainte en son sein, lui permit de revenir au réveil charismatique du 20ème siècle correspondant à l’église primitive, pouvant à nouveau être susceptible d’accepter le message de la métamorphose du corps et de la montée dans la Gloire.

Là que faut-il reconstruire, replanter ?

Tout simplement l’Eglise des Vainqueurs et notamment l’Épouse et l’Armée glorieuse comme elles apparaissent dans l’Apocalypse revêtues justement de fin lin blanc, éclatant et pur :

« … et son épouse s’est préparée et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. » (Apocalypse 19:7-8).

« Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. » (Apocalypse 19:14).

 

b) Le célibat, la solitude et l’abstinence de Jérémie

« La parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Tu ne prendras point de femme et tu n’auras dans ce lieu ni fils ni filles. Car ainsi parle l’Éternel sur les fils et les filles qui naîtront en ce lieu, sur leurs mères qui les auront enfantés et sur leurs pères qui les auront engendrés dans ce pays : Ils mourront consumés par la maladie ; on ne leur donnera ni larmes ni sépulture ; Ils seront comme du fumier sur la terre ; Ils périront par l’épée et par la famine et leurs cadavres serviront de pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Car ainsi parle l’Éternel : N’entre pas dans une maison de deuil, n’y va pas pleurer, te lamenter avec eux, car j’ai retiré à ce peuple ma paix, dit l’Éternel, ma bonté et ma miséricorde. Grands et petits mourront dans ce pays ; on ne leur donnera point de sépulture ; on ne les pleurera point… On ne rompra pas le pain dans le deuil pour consoler quelqu’un au sujet d’un mort et l’on n’offrira pas la coupe de consolation pour un père ou pour une mère. N’entre pas non plus dans une maison de festin pour t’asseoir avec eux, pour manger et pour boire. Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, je ferai cesser dans ce lieu, sous vos yeux et de vos jours les cris de réjouissance et les cris d’allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée. » (Jeremie 16:1-9).

Jérémie devait se retirer de la vie de la société de son peuple car il lui fallait « démontrer » que tout allait être détruit, arraché : Pas d’épouse, pas d’enfants, que des maladies, des morts, même pas de sépultures, de la pourriture cadavérique à l’air libre qui sera mangée par les animaux, plus de paix, de bonté, donc la guerre, plus de deuil donc plus de consolation, de miséricorde, plus de fêtes ni de mariages !

Quelles attitudes prophétiques difficiles à mettre en œuvre ! Il lui fallait se mettre à la marge de la société, refuser les relations normales de la vie en société de l’époque et notamment ce qui aurait pu représenter l’avenir : les mariages, les enfants pour illustrer le message de « destruction et de ruine » toutes proches, dénoncer le péché et inciter à la repentance.

Là que faut-il reconstruire, replanter ?

Tout simplement l’Eglise des Vainqueurs :

Contrairement à Jérémie qui doit se mettre en marge, l’Eglise des Vainqueurs sera mariée à Jésus, sera Son Épouse et la mère d’un enfant ou nouvelle génération enlevé, protégé pour l’éternité :

« Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. » (Apocalypse 12:2).

« Elle enfanta un fils qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. » (Apocalypse 12:5).

« Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’agneau sont venues, et son épouse s’est préparée ». (Apocalypse 19:7).

Contrairement à la situation de mort généralisée, de non consolation placée devant nous, l’Eglise des Vainqueurs bénéficiera de l’immortalité et sera consolée par l’Agneau, Son Epoux :

« A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. » (Apocalypse 2:7).

« Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Apocalypse 7:17).

 

c) Le vase cassé

« Ainsi a parlé l’Éternel : Va, achète d’un potier un vase de terre … Tu diras : Écoutez la parole de l’Éternel… : Voici, je vais faire venir sur ce lieu un malheur qui étourdira les oreilles de quiconque en entendra parler. Ils m’ont abandonné, ils ont profané ce lieu, ils y ont offert de l’encens à d’autres dieux … Ils ont bâti des hauts lieux à Baal pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal… Je donnerai leurs cadavres en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Je ferai de cette ville un objet de désolation et de moquerie … Je leur ferai manger la chair de leurs fils et la chair de leurs filles et les uns mangeront la chair des autresTu briseras ensuite le vase, sous les yeux des hommes qui seront allés avec toi et tu leur diras : Ainsi parle l’Éternel des armées : C’est ainsi que je briserai ce peuple et cette ville comme on brise un vase de potier, sans qu’il puisse être rétabli. » (Jeremie 19:1-11).

Jérémie devait acheter un vase pour le briser aux yeux de ses auditeurs. Là encore il lui fallait détruire et casser pour montrer que c’était définitif, irréparable en l’état.

Là que faut-il reconstruire, replanter ou mieux : racheter ? Le vase en mille morceaux ne peut qu’être remplacé par le rachat d’un nouveau vase !

Tout simplement encore l’Eglise des Vainqueurs :

« Je regardai, et voici, l’agneau se tenait sur la montagne de Sion et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts et j’entendis du ciel une voix, comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpes jouant de leurs harpes et ils chantaient un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre êtres vivants et les vieillards. Personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille qui avaient été rachetés de la terre. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges ; ils suivent l’agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes comme des prémices pour Dieu et pour l’agneau et dans leur bouche il ne s’est point trouvé de mensonge, car ils sont irrépréhensibles. » (Apocalypse 14:1-5).

L’Eglise des Vainqueurs est un RACHAT TOTAL d’entre les hommes, de la terre (= montée) et porte les marques de la perfection. Elle est l’avant-garde, les prémices (Cf. Israël Jeremie 2:3) pour Dieu dans une adoration toute nouvelle et l’obéissance parfaite en vue du retour de la totalité de celles et de ceux qui devront être rassemblés et retourner à la fois à la montagne de Sion et à la Maison céleste devant le Trône pour l’éternité ; bref, le contraire de Juda et de Jérusalem que Jérémie devait affronter.

 

d) L’achat du champ à l’extérieur de Jérusalem assiégée : acte prophétique d’espérance

« La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, la dixième année de Sédécias, roi de Juda. C’était la dix-huitième année de Nabudochonosor. L’armée du roi de Babylone assiégeait alors Jérusalem ; et Jérémie, le prophète, était enfermé dans la cour de la prison qui était dans la maison du roi de Juda. Sédécias, roi de Juda, l’avait fait enfermer, et lui avait dit : Pourquoi prophétises-tu, en disant : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je livre cette ville entre les mains du roi de Babylone et il la prendra ; Sédécias, roi de Juda, n’échappera pas aux Chaldéens, mais il sera livré entre les mains du roi de Babylone… ; si vous vous battez contre les Chaldéens, vous n’aurez point de succès. Jérémie dit : … Voici, Hanameel … va venir auprès de toi pour te dire : Achète mon champ qui est à Anathoth, car tu as le droit de rachat pour l’acquérir. Et Hanameel…vint auprès de moi… dans la cour de la prison, et il me dit : Achète mon champ…car tu as le droit d’héritage et de rachat, achète-le ! Je reconnus que c’était la parole de l’Éternel. J’achetai de Hanameel, … le champ qui est à Anathoth et je lui pesai l’argent… J’écrivis un contrat, que je cachetai, je pris des témoins, et je pesai l’argent dans une balance. Je pris ensuite le contrat d’acquisition, celui qui était cacheté, conformément à la loi et aux usages et celui qui était ouvert et je remis le contrat d’acquisition à Baruc, fils de Nérija, fils de Machséja, en présence de Hanameel, … en présence des témoins qui avaient signé le contrat d’acquisition et en présence de tous les juifs qui se trouvaient dans la cour de la prison et je donnai devant eux cet ordre à Baruc : Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël: Prends ces écrits, ce contrat d’acquisition, celui qui est cacheté et celui qui est ouvert, et mets-les dans un vase de terre, afin qu’ils se conservent longtemps. Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : On achètera encore des maisons, des champs et des vignes… » (Jeremie 32: 1-15).

« Voici, les terrasses s’élèvent contre la ville et la menacent ; La ville sera livrée entre les mains des Chaldéens qui l’attaquent, vaincue par l’épée, par la famine et par la peste. Ce que tu as dit est arrivé, et tu le vois. Néanmoins, Seigneur Éternel, tu m’as dit : Achète un champ pour de l’argent, prends des témoins… Et la ville est livrée entre les mains des Chaldéens ! » (Jeremie 32:24-25).

« Voici, je les rassemblerai de tous les pays où je les ai chassés dans ma colère, dans ma fureur et dans ma grande irritation ; Je les ramènerai dans ce lieu et je les y ferai habiter en sûreté. Ils seront mon peuple et je serai leur Dieu. Je leur donnerai un même cœur et une même voie, afin qu’ils me craignent toujours, pour leur bonheur et celui de leurs enfants après eux. Je traiterai avec eux une alliance éternelle, Je ne me détournerai plus d’eux, Je leur ferai du bien, Et je mettrai ma crainte dans leur cœur afin qu’ils ne s’éloignent pas de moi. Je prendrai plaisir à leur faire du bien, Et je les planterai véritablement dans ce pays, de tout mon cœur et de toute mon âme. Car ainsi parle l’Éternel : de même que j’ai fait venir sur ce peuple tous ces grands malheurs, de même je ferai venir sur eux tout le bien que je leur promets. » (Jeremie 32:38-42).

Jérusalem est perdue : le roi Sédécias a emprisonné Jérémie à cause de ses prophéties décourageantes de défaite. La famine et la peste régnaient à l’intérieur de la ville. Les rampes d’attaques babyloniennes étaient achevées pour l’assaut final.

Jérémie devait arracher, détruire, anéantir toute espérance qui aurait pu être une échappatoire quelconque à l’armée babylonienne. C’était imminent et irrévocable ! La seule issue pour survivre dans cette situation aurait été de se repentir et d’obéir à YHWH en se rendant aux Babyloniens (Jeremie 7:5-7 ; Jer 21:8-10 ; Jer 26:15).

Au même titre l’Eglise à l’époque de Jean était soumise à des pressions et des persécutions. Elle était « coincée » de différentes manières. Elle était prisonnière de fausses espérances qui l’avaient menée dans des péchés, des fausses doctrines et même de l’orgueil et de la suffisance.

L’Eglise d’aujourd’hui, comme Juda le fut, sera de plus en plus coincée et bloquée. La Grande Tribulation est à la porte et il n’y aura pas d’échappatoire. Babylone sous sa nouvelle forme actuelle a déjà construit ses rampes d’assaut pour la destruction et l’oppression mondiales. La terre et les hommes l’habitant, pratiquant le péché et les abominations comme jamais auparavant, n’y échapperont pas ! Les signes actuels où, de surcroît, tout est de plus en plus mondialisé, sont plus qu’évidents… !

Et pourtant dans le contexte « apocalyptique » de son époque Jérémie doit accomplir un acte prophétique d’espérance : acheter un champ à l’extérieur de la ville !!!

Il doit dans la foulée annoncer une Parole de reconstruction, de restauration, de replantation !

C’est tout simplement de la folie : Un prisonnier, rejeté, abandonné de tous, sauf de YHWH Elohim, en danger de mort par ses concitoyens et à la limite par les Chaldéens qui risquaient de ne pas faire dans le détail le moment venu, fut invité à casser la tirelire pour acheter un champ à l’extérieur de Jérusalem assiégée ! De plus la vocation première d’un champ est d’être cultivé, soigné alors qu’il est peut-être à ce moment-là recouvert de ronces et de mauvaises herbes si ce n’est par les tentes et les roues des chars ennemis !

Jérémie fait tout cela en bonne due forme avec contrat écrit, témoins, signatures etc… Il sait que tout n’est pas fini après le jugement qui durera longtemps. Il y aura une restauration, une issue. Le contrat est mis dans des vases pour longue conservation à l’abri de l’humidité. Il doit en effet être conservé longtemps non pas pour que Jérémie puisse récupérer et cultiver tranquillement son champ à sa « retraite prophétique » mais bien pour servir de témoignage à la Parole prophétique donné par YHWH le moment venu lors de la restauration promise du Pays.

Aujourd’hui l’Eglise, comme celle à l’époque de Jean, coincée dans l’espace-matière-temps a les 7 lettres (contrat) dictées à l’Apôtre Jean, le « scribe et le témoin », et « signées » par Jésus-Christ Glorifié. Elles nous furent conservées à travers les siècles !

Elles décrivent son péché et proposent la voie de la repentance comme Jérémie l’a fait pour Juda (Cf. Apocalypse 2 à 3).

Mais ces lettres n’en restent pas là : elles proposent une issue exactement comme le contrat de rachat du champ de Jérémie l’indiqua.

L’Eglise doit éviter d’essayer de trouver des solutions terrestres contre les « Chaldéens d’aujourd’hui » comme elle a essayé de le faire certes de son mieux mais sans succès depuis 2000 ans.

L’Eglise coincée, comme Jérémie emprisonné, doit se projeter dans l’achat ou le rachat de son « champ » à l’extérieur des remparts, « ailleurs, dans l’au-delà » à savoir :

« …je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » (Apocalypse 3:18).

L’Eglise doit « investir » pour acquérir ce qui est de « l’autre côté » des murs de la prison espace-matière-temps et avoir comme objectif prioritaire de passer vivante et libre de l’autre côté esprie, âme et corps exactement comme ce fut le cas de Jérémie lorsque les Babyloniens eurent pris la ville (Jeremie 39 :11-14). N’oublions jamais que Jésus nous a totalement racheté esprit, âme et corps. C’est pourquoi nous avons comme Jérémie, le droit de rachat du champ mais uniquement de l’autre côté des remparts, à savoir le droit au salut-métamorphose-rachat-rédemption de notre corps, « le champ visible de notre être » : or, vêtements blancs, collyre sur les yeux qui viennent d’En-Haut ! C’est la vie, l’immortalité comme butin !

Aujourd’hui, nous nous trouvons carrément dans un contexte encore plus fou et humainement totalement improbable.

Qu’est-ce qui nous permet cette interprétation ? Elle se trouve dans le texte même de Jérémie où il est étonnamment question d’événements qui sont au jour d’aujourd’hui encore à venir :

  • Le rassemblement et le retour de l’ensemble des Juifs sur leur terre.
  • Ils y habiteront en sûreté.
  • Ils seront le Peuple de YHWH et Il sera leur Elohim (Cf. Apocalypse 21 :3).
  • Ils auront un même cœur et une même voie afin qu’ils craignent toujours Dieu (Apocalypse 14:1ss).
  • YHWH traitera avec eux une alliance éternelle, Il ne se détournera plus d’eux (Alliance du Baptême et de la Ste Cène de Gloire qui nous métamorphose : Apocalypse 1:17-18 ; 3:20).
  • Ils seront définitivement « plantés » dans le Pays (Apocalypse 3:12 ; Apo 12:12a ; Apo 14:3 ; Apo 20:9 ; Apo 21:2+12c).

Tous ces aspects ont clairement des caractéristiques de l’Eglise des Vainqueurs, du Millénium et de l’Eternité.

Ainsi que faut-il reconstruire, replanter ?

Tout simplement l’Eglise des Vainqueurs pour commencer à emprunter le chemin décrit dans l’Apocalypse jusque dans l’Eternité.

e) Pierres cachées dans un four en Egypte

« La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie, à Tachpanès, en ces mots : Prends dans ta main de grandes pierres, et cache-les, en présence des Juifs, dans l’argile du four à briques qui est à l’entrée de la maison de Pharaon à Tachpanès. Tu diras aux Juifs : Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Voici, j’enverrai chercher Nabuchodonosor, roi de Babylone, mon serviteur, et je placerai son trône sur ces pierres que j’ai cachées, et il étendra son tapis sur elles. Il viendra, et il frappera le pays d’Égypte ; à la mort ceux qui sont pour la mort, à la captivité ceux qui sont pour la captivité, à l’épée ceux qui sont pour l’épée ! Je mettrai le feu aux maisons des dieux de l’Égypte ; Nabuchodonosor les brûlera… Il brisera les statues de Beth Schémesch au pays d’Égypte et il brûlera par le feu les maisons des dieux de l’Égypte. » (Jeremie 43:8-13).

Comme déjà écrit, Jérémie fut entraîné de force en Égypte par les Juifs allés s’y réfugier, pensant se mettre hors de portée du terrible Nabuchodonosor. Pourtant Jérémie leur avait dit de rester au Pays d’Israël après cette horrible prise de Jérusalem (Jeremie 43:1-7).

Il fit placer des pierres-témoins par Tachpanès dans un four placé à l’entrée du palais de Pharaon. Il leur annonça que Nabuchodonosor y trônera tout en pillant l’Egypte avec un massacre terrible à la clé avec de l’oppression lourde dont les réfugiés juifs auront aussi été des victimes. Cela nous fait penser plus particulièrement au règne de l’Anti[é]-Christ ou de l’Imitation Trinitaire.

En effet, mal leur en a pris, car effectivement Babylone fit une incursion terrible en Égypte avec beaucoup de cadavres laissés sur place.

Ces Juifs réfugiés en Égypte ressemblent étrangement à celles et à ceux qui malgré les trois montées (Apocalypse 4:1 et Apo 5:10 ; Apo 7:9c+14b ; Apo 11:12) et l’enlèvement (Apocalypse 12:5c+12a) dont ils entendront obligatoirement parler, n’accepteront pas de monter parce qu’ils n’y croient pas vu que tout cela n’entre pas leurs catégories de pensée donc de foi. Ils resteront sur terre (Apocalypse 12:17) et seront vaincus par la Bête (Apocalypse 13:7a ; durant le règne de l’Imitation Trinitaire).

Les Juifs réfugiés en Égypte auraient dû rester habiter au Pays promis (= lieux célestes pour nous) pour rester préservés car cela restera toujours et encore la volonté de YHWH ELoHiM qu’ils y habitent. Ils auraient dû former le « reste » devant accomplir le plan de YHWH. Mais ils sont allés en Égypte (= espace-matière-temps) et y furent massacrés justement par ces Babyloniens qu’ils tentaient de fuir.

De plus pour confirmer notre interprétation, les textes suivants de l’Apocalypse sont frappants parce qu’ils correspondent quasiment mot pour mot à Jeremie 43:1, passage cité plus haut relatif à ces Juifs réfugiés en Egypte :

« Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints. » (Apocalypse 13:9-10).

« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! » (Apocalypse 14:13).

Plus d’échappatoire à la souffrance voire à la mort pour les chrétiens restés sur terre par incrédulité durant le règne de l’Anti[é]-Christ, même s’ils s’imaginent pouvoir se réfugier dans « leur » Égypte quelque part sur le globe terrestre.

L’Égypte et Babylone sont deux réalités puissantes avec leur appellation biblique de l’espace-matière-temps utilisées par le Prince de ce monde pour mettre en place des apogées de maux et de malheurs destinées au Peuple de Dieu. Celui-ci est alors exposé au décuplement de ses traits enflammés à cause d’un corps non métamorphosé et non monté ! La situation d’horreur atroce sera telle que la mort dans le Seigneur sera à ce moment préférable aux souffrances infligées.

 

4. Changer de logiciel

a) Superstitions religieuses

Les faux prophètes comme Hanania et les autorités de Juda pensaient que YHWH allait les délivrer de l’emprise de Babylone. Ils pensaient que Jérusalem avec le Temple étaient inviolables. Ils pensaient qu’ils pouvaient de nouveau « passer à travers, grâce à Dieu » !? Quel dieu, alors qu’ils sacrifiaient même leurs enfants à Baal !? (Cf. Avortements actuellement).

Le péché les empêchait de voir clair.

« Puis vous venez vous présenter devant moi dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué et vous dites : Nous sommes délivrés !.. Et c’est afin de commettre toutes ces abominations ! Est-elle à vos yeux une caverne de voleurs, cette maison sur laquelle mon nom est invoqué ? Je le vois moi-même, dit l’Éternel. » (Jeremie 7:3-11).

Proclamer la fausse délivrance dans le Temple même est non seulement un mensonge mais une abomination hypocrite. Avec le paganisme pratiqué au Temple, il y avait probablement en plus pas mal de business abominable à la clé. Pensons à Jésus qui a renversé les tables des marchands du Temple : « Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. » (Matthieu 12:12-13 et parallèles). Pensons à certains lieux catholiques romains de pèlerinages et de superstitions choquants… !

L’Eglise actuelle proclame trop souvent une fausse délivrance en utilisant le Nom de YHWH. Elle glisse dans une abomination hypocrite de business religieux pour durer et s’installer ici-bas et elle vole ainsi par son incrédulité la bénédiction du retour salvateur urgent des chrétiens dans la gloire céleste. La proclamation à la méthode Coué de la délivrance n’est pas la foi. C’est du mensonge au nom de YHWH ELoHiM et donc de l’abomination et du vol : exactement ce qui s’était passé au Temple à l’époque de Jérémie !

Il faut donc changer de logiciel. Il est nécessaire de passer à l’authenticité et à la vérité toutes simples, sans fioritures correspondant à la réalité tout bonnement !

b) Faux ministères

« Car ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : Ne vous laissez pas tromper par vos prophètes qui sont au milieu de vous et par vos devins, n’écoutez pas vos songeurs dont vous provoquez les songes ! Car c’est le mensonge qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai pas envoyés, dit l’Éternel. » (Jeremie 29:8-9).

« Malheur aux pasteurs qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage ! dit l’Éternel. » (Jeremie 23:1).

Jérémie dut mener un combat prophétique terrible contre les porteurs des superstitions religieuses et faux messages venant soi-disant de YHWH ELoHiM écrites dans le paragraphe précédent.

Cela fait 2000 ans environ que les ministères font plus ou moins consciemment barrage au message de Jésus-Christ Glorifié soit par ignorance, oubli, incrédulité ou autres raisons encore beaucoup plus discutables par ailleurs, alors que l’Eglise devrait depuis longtemps être réellement et effectivement rassemblée autour du Trône céleste.

c) Défricher un champ nouveau

« Car ainsi parle l’Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau et ne semez pas parmi les épines. Circoncisez-vous pour l’Éternel, circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem, de peur que ma colère n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos actions. » (Jeremie 4:3-4).

Semer parmi les épines, c’est de la paresse et implique une récolte nulle, avec en prime la perte de la semence. Il faut au contraire défricher un champ nouveau, nettoyer la terre, la rendre meuble et réceptive à la semence et son éclosion. Pour Juda comme pour l’Eglise la circoncision signifie d’abord de « couper, d’arracher » ce qui empêche une bonne récolte, du résultat ! C’est évidemment la repentance. Si cela n’est pas fait, le Feu céleste qui aurait dû initialement être une bénédiction, sera d’abord un jugement c’est-à-dire un défrichage par le brûlis-incendie atroce, ce qui n’est pas idéal de prime abord et fait surtout mal là où ça passe… !

Comme la circoncision du cœur n’aura pas eu lieu, ce sera l’effet Babylone avec la prise de Jérusalem et même la destruction du Temple pour les contemporains de Jérémie.

Hébreux 6: 1-9 nous introduit clairement dans cette problématique :

« C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet. Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part à l’Esprie Sainte, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie. Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ; mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu. Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut. »

Ici il n’est plus question des bases (Eléments de la Parole de Christ) de l’Eglise charismatique-primitive. Il est question de celles et de ceux qui ont au moins entendu parler, lu et peut-être « goûté les puissances du siècle à venir » et qui ont bloqué. Hanania, Ananias et Saphira, les ministères qui se sont opposés au message prophétique du moment et notamment des choses meilleures et favorables au salut notamment celles du corps ont subi le « Feu du jugement ».

Il est indispensable qu’un champ puisse produire. Il est indispensable de défricher pour en faire un champ nouveau et pas un champ où poussent les épines et les ronces. Il est indispensable de « tendre à ce qui est parfait ».

Quasiment obliger les gens à rester dans les épines et les ronces et s’opposer au champ nouveau, signifie s’exposer au Feu divin du jugement qui passera assurément sur le champ d’épines et de ronces si le travail de repentance n’est pas fait et évidemment aussi sur celles et ceux qui s’y trouvent.

Qu’est-ce que le champ nouveau défriché et nettoyé ? Ce sont les lieux célestes, ce qui est parfait où l’on reçoit les semences 5 sur 5, où l’on vit et comprend à 100% !

Qu’est-ce qu’un champ de ronces et d’épines ? C’est la vie dans l’espace-matière-temps où on passe son temps, sans bien voir, vivre et comprendre, à se battre pour peu de choses dans les difficultés, les souffrances et les problèmes du quotidien, alors que Jésus nous propose et nous offre un magnifique champ réellement nouveau !

Pour l’Eglise, si elle ne passe pas à l’économie ou dispensation du champ nouveau par la métamorphose du corps et la montée, l’effet Babylone lui fera subir la Grande Tribulation et le Règne de l’Imitation Trinitaire, jugements inéluctables proches dans l’espace-matière-temps.

Il faut donc changer de logiciel par le renouvellement de l’intelligence à savoir la circoncision du cœur. Ensuite il est nécessaire de passer à l’Evangile complet du salut du corps et de la montée, à savoir travailler le champ nouveau pour une bonne récolte parfaite (Cf. Apocalypse 7).

d) La vie ou la mort

« Ainsi parle l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ; Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel. Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je châtierai tous les circoncis qui ne le sont pas de cœur » (Jeremie 9:23-25).

« Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort. Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste ; mais celui qui sortira pour se rendre aux Chaldéens qui vous assiègent aura la vie sauve et sa vie sera son butin. Car je dirige mes regards contre cette ville pour faire du mal et non du bien, dit l’Éternel ; elle sera livrée entre les mains du roi de Babylone, qui la brûlera par le feu. » (Jeremie 21:8-10).

Rester dans ce qui deviendra un brasier destructeur, là en l’occurrence Jérusalem, signifie la mort. Se rendre aux Babyloniens c’est avoir sa vie en butin au Pays !

Mais comment !? Sortir de la ville pour se jeter dans la gueule du loup babylonien ?! Les cruels babyloniens ne faisait en général pas trop dans le détail avec les prisonniers, même ceux qui se rendaient… ! Alors se rendre équivalait à une sorte de suicide ! C’était contraire au bon sens, à la sagesse commune, à la propre force restante que l’on peut éventuellement encore utiliser derrière les remparts des propres conceptions et sécurités, c’était perdre les quelques pièces d’or et d’argent qui restaient peut-être encore, bref, c’était être délibérément fou et à contre-courant ! Il fallait jeter les dernières béquilles et prendre le risque d’obéir à la Parole de Dieu qui dit d’abandonner toutes ces fausses sécurités, ces faux remparts, la propre sagesse, la propre force et la propre richesse. Il fallait en quelque sorte se mettre à nu, sans propre défense et faire face à l’Ennemi sans les moyens terrestres habituels même d’ordre ecclésiaux voire même de type charismatique, soi-disant.

C’est exactement là que commence la vraie foi basée sur la Parole de Dieu pouvant paraître non raisonnable. Le fait que les Juifs soient exhortés à se rendre et passer au milieu de l’armée babylonienne, représente, en quelque sorte, notre passage à travers le 2ème ciel pour atteindre le 3ème ciel. Comme YHWH protégea Jérémie, Jésus le Bon Berger, la Sainte Esprie et les anges seront là pour assurer la sécurité dans cette vallée de l’ombre de la mort. (Psaume 23). Précisons qu’il ne s’agit que de l’ombre de la mort et pas de la mort elle-même ! Elle ne pourra nous toucher car une « table est dressée en face de nos adversaires », c’est-à-dire les effets de glorification de la Ste Cène de Gloire !

Le but ultime c’est de vivre, d’avoir la vie sauve, pour nous l’immortalité comme butin ! Rester dans la ville c’est comme rester dans l’espace-matière-temps voué au déluge de feu, au jugement et assurément mourir.

En sortir c’est obéir et être intelligent et surtout connaître de visu YHWH qui veut en réalité nous préserver et au final nous faire expérimenter l’immortalité ! (cf. Apocalypse 3:10-12).

Il faut donc changer de logiciel. Il est nécessaire de changer d’endroit par la montée, car si nous restons là où nous sommes, c’est de toute façon « foutu » ! Alors, entre la vie et la mort choisissons la vie !

e) Tout n’est pas perdu

« Et je rassemblerai le reste de mes brebis de tous les pays où je les ai chassées J’établirai sur elles des pasteurs qui les paîtront ; Elles n’auront plus de crainte, plus de terreur et il n’en manquera aucune, dit l’Éternel. Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où je susciterai à David un germe juste ; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure ; Et voici le nom dont on l’appellera : L’Éternel notre justice. C’est pourquoi voici, les jours viennent, dit l’Éternel, où l’on ne dira plus : L’Éternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d’Égypte les enfants d’Israël ! Mais on dira : L’Éternel est vivant, Lui qui a fait monter et qui a ramené la postérité de la maison d’Israël du pays du septentrion et de tous les pays où je les avais chassés ! Et ils habiteront dans leur pays. » (Jeremie 23:3-8).

« Mais voici ce que dit l’Éternel : Dès que soixante-dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu. Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Vous m’invoquerez et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel, et je ramènerai vos captifs ; je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit l’Éternel, et je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai fait aller en captivité. » (Jeremie 29:10-14).

« Il est un trône de gloire, élevé dès le commencement, c’est le lieu de notre sanctuaire. Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Éternel ! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus. Ceux qui se détournent de moi seront inscrits dans la poussière [terre – EReTZ] car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Éternel. Guéris-moi, Éternel et je serai guéri, sauve-moi et je serai sauvé car tu es ma gloire. » (Jeremie 17:12-14).

Certes le début du retour de l’exil de Babylone représenta une joie pour celles et ceux qui revinrent, mais la situation ne fut pas aussi idyllique notamment si nous lisons les prophètes Esdras et Néhémie. De plus les Juifs du Royaume du Nord ne sont pas encore revenus même si quelques-uns étaient revenus en Juda ici et là d’après certains commentateurs. Enfin le Messie-Germe ne règne pas encore au Pays.

Par conséquent il ne reste que l’option millénariste voire d’éternité et surtout ce qui y mène à savoir le retour de Juda au Pays autour de -330 avec Cyrus, la reconstruction du Temple et des remparts de Jérusalem, la première venue du Messie, la constitution de l’Eglise charismatique primitive, le retour de Jésus-Christ Glorifié auprès de Jean pour les Siens, le retour d’Israël au pays depuis 1948 avec la reconstruction du 3ème Temple, la reconstitution de l’Eglise charismatique et la constitution de l’Eglise des Vainqueurs suivie des combats victorieux précédant le Millénium où règnera le Germe de David, le Messie.

Comme nous le constatons en général dans les prophéties vétérotestamentaires, nous sommes en présence d’un « mille-feuille » (Cf. aussi ressort) événementiel de dispensations successives. Elles sont contenues dans le même texte comportant ainsi tour à tour des éléments contemporains du prophète, plus tardifs, de l’époque du Jésus terrestre, de l’Eglise primitive, de l’Eglise des Vainqueurs, du Millénium et enfin de l’Eternité.

La projection dans la Gloire apparaît particulièrement en Jeremie 17:12-14 où il est question du Trône de gloire, de guérison et de salut dans la Gloire.

Si nous invoquons et cherchons YHWH ELoHiM nous partirons et nous Le trouverons !!! Les captifs de l’espace-matière-temps seront libérés !

Au contraire celles et ceux qui se détournent de YHWH, leur nom sera inscrit non pas dans les cieux mais bien dans la poussière, la terre pour disparaître à jamais à la première pluie ou au premier coup de vent !

Ce mille-feuille événementiel de dispensations implique un changement de logiciel multiple et répété au cours du temps. Comme nous sommes dans l’Histoire nous sommes appelés à prendre le chemin d’étapes et de dispensations vers l’éternité en passant par le Millénium et les étapes précédentes successives avec certes plein d’inconnues dont la Sainte Esprie nous donnera au fur et à mesure les révélations. Cela n’est pas facile, ni évident et Jérémie en est une illustration plus que frappante.

f) Jérémie le souffre-douleur du changement de logiciel

« La parole de l’Éternel fut adressée à Jérémie une seconde fois, en ces mots, pendant qu’il était encore enfermé dans la cour de la prison : Ainsi parle l’Éternel, qui fait ces choses, l’Éternel, qui les conçoit et les exécute, Lui, dont le nom est l’Éternel : Invoque-moi, et je te répondrai ; Je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas. » (Jeremie 33:1-3).

« Tu es trop juste, Éternel, pour que je conteste avec toi ; Je veux néanmoins t’adresser la parole sur tes jugements : Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère ? Pourquoi tous les perfides vivent-ils en paix ? … Et toi, Éternel, tu me connais, Tu me vois, tu sondes mon cœur qui est avec toi. » (Jeremie 12:1-3).

« Malheur à moi, ma mère, de ce que tu m’as fait naître homme de dispute et de querelle pour tout le pays ! … tous me maudissent. » (Jeremie 13:10).

« Tu m’as persuadé, Éternel et je me suis laissé persuader ; Tu m’as saisi, tu m’as vaincu. Et je suis chaque jour un objet de raillerie, tout le monde se moque de moi. … la parole de l’Éternel est pour moi un sujet d’opprobre et de risée chaque jour. Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir et je ne le puis … Accusez-le et nous l’accuserons ! … nous tirerons vengeance de lui ! » (Jeremie 20:7-10).

« Maudit sois le jour où je suis né ! Que le jour où ma mère m’a enfanté ne soit pas béni ! … Que ne m’a-t-on fait mourir dans le sein de ma mère ! Que ne m’a-t-elle servi de tombeau ! Que n’est-elle restée éternellement enceinte ! Pourquoi suis-je sorti du sein maternel pour voir la souffrance et la douleur et pour consumer mes jours dans la honte ? » (Jeremie 20:14-18).

« …Et comme Jérémie achevait de dire tout ce que l’Éternel lui avait ordonné de dire à tout le peuple, les sacrificateurs, les prophètes et tout le peuple, se saisirent de lui, en disant : Tu mourras … Alors les sacrificateurs et les prophètes parlèrent ainsi aux chefs et à tout le peuple : Cet homme mérite la mort ; car il a prophétisé contre cette ville… Jérémie dit à tous les chefs et à tout le peuple : L’Éternel m’a envoyé pour prophétiser contre cette maison et contre cette ville, toutes les choses que vous avez entendues. Maintenant réformez vos voies et vos œuvres, écoutez la voix de l’Éternel, votre Dieu et l’Éternel se repentira du mal qu’il a prononcé contre vous … » (Jeremie 26:7-15).

« Jérémie appela Baruc…Baruc écrivit dans un livre, sous la dictée de Jérémie, toutes les paroles que l’Éternel avait dites à Jérémie … Baruc lut dans le livre les paroles de Jérémie, aux oreilles de tout le peuple, dans la maison de l’Éternel … Lorsqu’ils eurent entendu toutes les paroles, ils se regardèrent avec effroi les uns les autres et ils dirent à Baruc : Nous rapporterons au roi toutes ces paroles …et il le lut aux oreilles du roi et aux oreilles de tous les chefs qui étaient auprès du roi … Lorsque Jehudi eut lu trois ou quatre feuilles, le roi coupa le livre avec le canif du secrétaire et le jeta dans le feu du brasier où il fut entièrement consumé… Jérémie prit un autre livre et le donna à Baruc, fils de Nérija, le secrétaire. Baruc y écrivit, sous la dictée de Jérémie, toutes les paroles du livre qu’avait brûlé au feu Yoyaqim, roi de Juda. Beaucoup d’autres paroles semblables y furent encore ajoutées. » (Jeremie 36:1-32).

« Schephathia… et Paschhur … entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple, en disant : … Celui qui restera dans cette ville mourra par l’épée, par la famine ou par la peste ; mais celui qui sortira pour se rendre aux Chaldéens, aura la vie sauve, sa vie sera son butin, et il vivra. Ainsi parle l’Éternel : Cette ville sera livrée à l’armée du roi de Babylone qui la prendra. Et les chefs dirent au roi : Que cet homme soit mis à mort ! Car il décourage les hommes de guerre qui restent dans cette ville et tout le peuple, en leur tenant de pareils discours ; cet homme ne cherche pas le bien de ce peuple, il ne veut que son malheur. » (Jeremie 38:1-4).

Pauvre Jérémie !

  • En attendant pourquoi les méchants prospèrent-ils alors que Jérémie le prophète fidèle croupit dans une prison, même un certain temps au fond d’un puit boueux ?
  • En attendant tout ce que Jérémie dit de la part de YHWH provoque disputes, railleries, oppositions, opprobre, faux témoignages, vengeance et pièges !
  • En attendant il est menacé de mort et a failli y passer plusieurs fois !
  • En attendant le travail énorme de dictée du prophète à Baruc le scribe est détruit en quelques minutes dans le feu par le roi Yoyaqim. Pourtant il dicte à nouveau les Paroles de YHWH et Baruc réécrit … ! Quel travail !

En fait Jérémie n’a pas le choix : la Parole est un Feu qui lui dévore les os et il ne peut la contenir.

Mais il en a plus qu’assez et nous dirions même qu’il a des paroles de dépressif profond car ses souffrances intérieures et extérieures sont telles qu’il voudrait n’avoir jamais vu le jour…Comme on peut le comprendre !

Jérémie le prisonnier, le paria aux yeux de tous, est invité à invoquer YHWH pour recevoir des réponses de Sa part pour passer à la dimension de la révélation, à ce qui est caché et qu’il ne connaît pas. C’est vite dit surtout quand on est dans cette situation et état !

A une autre étape du mille feuilles de l’Histoire le Seigneur Jésus-Christ pleurait sur Jérusalem vouée prochainement à être à nouveau détruite avec le Temple par les Romains, le général Titus, fils de l’empereur Vespasien à leur tête en 70. Là l’exil des Juifs allait durer 2000 longues années voire davantage… !

Quelle similitude de configuration !

La situation de Jésus à Jérusalem confronté au Peuple et à ses responsables, ressemble étrangement à celle de Jérémie :

« Comme il approchait de la ville, Jésus, en la voyant, pleura sur elle et dit : Si toi aussi, au moins en ce jour qui t’est donné, tu connaissais les choses qui appartiennent à ta paix ! Mais maintenant elles sont cachées à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de tranchées, t’enfermeront et te serreront de toutes parts ; ils te détruiront, toi et tes enfants au milieu de toi et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. Il entra dans le temple et il se mit à chasser ceux qui vendaient, leur disant : Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Il enseignait tous les jours dans le temple. Et les principaux sacrificateurs, les scribes, et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr… » (Luc 19:41-48).

Aujourd’hui Israël, ce petit bout de terre et Jérusalem sont entourés voire assiégés de nations hostiles prêtes à recommencer l’holocauste si la possibilité leur en était donnée.

L’Eglise authentique est « assiégée » sur le globe. Elle est invitée par Jésus Glorifié à sortir ou monter pour connaître les choses qui « appartiennent à la paix, qui sont cachées à ses yeux », c’est-à-dire le Temple céleste qui n’est pas une caverne de voleurs, de faux prophètes et faux pasteurs !

 

Conclusion

« Regarde, je t’établis aujourd’hui sur les nations et sur les royaumes pour que tu arraches et que tu abattes, pour que tu ruines et que tu détruises, pour que tu bâtisses et que tu plantes. » C’est une parole qui fut prononcée deux fois à des moments différents sur moi il y a environ une vingtaine d’années (nous sommes en 2017) par deux chrétiens qui ne se connaissent pas dont un est un ami très cher. Il se reconnaîtra.

La Parole de YHWH ELoHiM sera exécutée (Vision de l’amandier Jeremie 1:11-12) le jugement viendra (Vision du chaudron bouillant Jeremie 1:13ss) mais il y aura une possibilité d’être préservé et sauvé (Jeremie 26:13).

« Ne tremble pas en leur présence, de peur que je ne te fasse trembler devant eux. Voici, je t’établis en ce jour sur tout le pays comme une ville forte, une colonne de fer et un mur d’airain… Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas ; car je suis avec toi pour te délivrer, dit l’Éternel. » (Jeremie 1:17-19).

L’appel de YHWH Elohim à Jérémie s’adresse à toi, à moi pour proclamer Sa puissante Parole prophétique de vérité et de délivrance.

Elle arrache, abat, ruine, détruit tout ce qui nous coince et bloque dans l’espace-matière-temps et reconstruit et plante dans et à partir de la Salle du Trône.

Bref, il nous faut urgemment sortir de là pour avoir la vie sauve « comme butin » même s’il faut passer par le « 2ème ciel – camp babylonien – vallée de l’ombre de la Mort » mais métamorphosés, revêtus en gloire et accompagnés et protégés par le Seigneur Jésus-Christ Glorifié Lui-même qui dresse la table de la Ste Cène de Gloire devant nous et qui tient les clés de l’Hadès (1 Pierre 3:19 ; Apocalypse 1:18). Ainsi nous entrerons dans la Salle du Trône pour finalement travailler et combattre correctement et glorieusement jusque dans l’Eternité !

En Lui, Martin BUSCH

110. La lettre et l’esprie

INTRODUCTION

La Lettre et l’Esprie est un thème abordé par l’ensemble des Sciences Humaines voire certaines dites plus exactes, les diverses religions et aussi par la Bible. Nous essayerons de nous y intéresser à travers le texte biblique dans la perspective de la constitution de l’Eglise des Vainqueurs.

La Lettre faire référence à la Loi, à la Parole écrite de Dieu, au prophétisme, voire plus généralement et par extension au corps, à la matière, au concret, à l’extérieur, à l’environnement tangible**, visible,** à la Terre promise et l’Esprie à la ROUaCH YHWH, au spirituel, au cœur, à l’intérieur, voire plus généralement et par extension à l’interprétation, aux perspectives d’approche et de compréhension, au vécu, au vivant-vie, au céleste, à la puissance.

Deux types de versets semblent s’opposer dans le texte biblique :

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5:17-20).

« Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu’il ne l’est qu’un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber. » (Luc 16:17).

« Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprie ; car la lettre tue, mais l’esprie vivifie. » (2 Corinthiens 3:6).

« Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprie et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu. » (Romains 2:29).

« L’incirconcis de nature, qui accomplit la loi, ne te condamnera-t-il pas, toi qui la transgresses, tout en ayant la lettre de la loi et la circoncision ? » (Romains 2:27).

« Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans une esprie nouvelle et non selon la lettre qui a vieilli. » (Romains 7:6).

Jésus et Paul ne seraient-ils pas sur la même longueur d’ondes ?

N’entendons-nous pas les expressions contradictoires : « C’est pas biblique, c’est biblique … » d’une part et d’autre part : « Cela manque d’amour, de cœur, d’inspiration, ce n’est pas spirituel, c’est trop cassant, c’est finalement relatif et tout dépend de l’interprétation, ou alors c’est inspiré, plein d’amour, de la Sainte Esprie, de spiritualité, de douceur, cela vient du cœur, c’est une bonne interprétation etc… ».

Dans le même ordre d’idées : quand on considère une prédication ou un enseignement on oppose souvent la transpiration (travail sur la Lettre et à partir d’elle) et l’inspiration (Révélation de l’Esprie). En réalité, il faut évidemment des deux… ! L’un ne va pas sans l’autre.

Enfin l’exagération dans un sens ou dans l’autre conduit soit au légalisme, soit au spiritualisme – mysticisme.

Pour tenter de résoudre cette contradiction apparente, il nous semble tout d’abord très important de relier la Lettre-Loi-Parole à un environnement prévu par YHWH Elohim, « pays promis » qui permettra à l’Esprie de vivifier et de procéder au renouvellement de l’intelligence pour une meilleure interprétation de la Lettre et la compréhension plus correcte de la volonté de Dieu (Romains 12:1ss).

 

1. Israël : La Terre Promise (environnement) et la Lettre – Loi sont indissociables

a) Moïse

Le Peuple était nombreux en Egypte (Esprit, puissance, semence, descendance) mais il lui fallait rejoindre la Terre promise (« Lettre », environnement). Si les pérégrinations dans le désert étaient accompagnées de manifestations de puissance (« Esprie », passage de la Mer Rouge, Sinaï, colonne de Feu et de Fumée, manne, cailles etc…) il fallait obligatoirement rejoindre et conquérir le Pays promis mais en respectant la Loi plus particulièrement les 10 commandements (Lettre, Pays, Terre).

La Loi et le fait de la respecter devinrent indissociables de l’obtention de la Terre promise. C’est là que Lettre et Terre promise devinrent intrinsèquement liées et interdépendantes et relèvent de la même catégorie.

 

b) Juges, rois

Cette interdépendance absolue entre Lettre et Terre fut encore démontrée durant la période des Juges et des Rois.

En effet plus la Lettre – Loi était transgressée, plus la menace sur la possession de la Terre s’amplifiait jusqu’à sa perte par les exils. Par contre quand un roi revenait à la Lettre – Loi et son respect, la position d’Israël dans sa terre était consolidée. David et surtout Salomon dirigèrent en leur temps ce qui fut quasiment la première puissance mondiale ! Israël, lorsque Salomon fut roi, avait un rayonnement mondial incroyable ! La reine de Saba fut époustouflée lors de sa visite ! Le Temple et la ville de Jérusalem étaient d’une splendeur sans pareille ! Les écrits de Salomon sont d’une sagesse incroyable. Ce n’est que lorsque Salomon s’éloigna de la Lettre-Loi avec ses femmes-concubines étrangères idolâtres et par l’octroi de temples et hauts lieux en Terre promise, que les choses se gâtèrent très sérieusement pour aboutir à la division du Royaume durant la génération suivante (Roboam et Jéroboam en -928) et aux exils par la suite (Assyrie -721 pour le Royaume du Nord ; Babylone -586 pour Juda ; 70 et 135 exil provoqué par les Romains).

 

c) Perte de la Terre, seule la Lettre subsista durant les exils

Durant l’exil à Babylone, il y eut une prise de conscience de par le ministère des prophètes (Esprit) que le respect de la Lettre-Loi était le seul moyen d’avoir une chance de revenir sur la Terre promise. Ainsi se développa, se conserva et se constitua la Lettre-Loi d’une façon comme jamais auparavant : la Torah, les Prophètes et les autres écrits. De nombreux scribes y recopièrent les textes sacrés sur des parchemins et les conservèrent dans les rouleaux. Les prophètes, dont les écrits nous furent conservés, écrivirent ou firent écrire leurs prophéties aussi à cette époque-là.

Certes Moïse commença à écrire en -1450 environ (Exode 24 :4) mais des scribes, des prophètes continuèrent à écrire et/ou à recopier tout au long de l’histoire du Peuple d’Israël et comme dit tout particulièrement à Babylone. Ce n’est que plusieurs siècles plus tard que finalement ces textes furent davantage regroupés dans des rouleaux (environ – 500 à l’époque d’Esdras, fin de l’exil à Babylone et bien au-delà) pour former une entité à savoir le « TaNaK » T(orah – Pentateuque) N(ebiim – Prophètes) K(etubim – autres écrits) ou pour nous l’Ancien Testament.

Mais il est clair qu’au fil du temps la Lettre s’est de plus en plus détachée de la Terre Promise et plus particulièrement durant l’exil provoqué par les Romains à partir de 70-135 qui perdura jusqu’en 1948 !

 

d) La Lettre seule privée de la Terre implique la perte de l’Esprie

La perte par le Peuple d’Israël de la souveraineté sur sa Terre promise impliqua très rapidement la perte de l’Esprie, du vécu dans un environnement adéquat permettant une compréhension, une interprétation plus correcte selon YHWH, de la Lettre, du TaNaK.

Malheureusement l’environnement était à l’époque du 1er siècle le monde gréco-romain. La ville d’Alexandrie (cf. Alexandre le Grand grec – macédonien) en Egypte était le centre culturel grec voire mondial par excellence de l’époque. La perte des racines spirituelles et culturelles qui peuvent uniquement pousser en Terre d’Israël engendra une catastrophe interprétative de la Loi au profit de la philosophie grecque. Le TaNaK fut d’ailleurs traduit en grec à Alexandrie et « l’édition » de la Septante (réalisée par 70 traducteurs) fut alors réalisée et recopiée sur des rouleaux puis des codex (livres) pour la diffusion. Diverses formes de dialectique influencèrent alors largement la façon d’aborder la Lettre chez les Maîtres Juifs. Elles engendrèrent inévitablement un légalisme inimaginable par une multiplication encore plus exponentielle de lois et de règlements pour entrer dans des détails relevant en principe davantage du domaine de l’Esprie, d’un état d’esprie, voire du « bon sens » et d’un environnement politique, culturel et territorial voulus de YHWH. Les très nombreuses interprétations juives des textes allant des orthodoxes aux libéraux se firent jour (pharisiens, zélotes, sadducéens, esséniens… cf. Midrash, Talmud…).

 

e) La restauration de la présence de l’Esprie reliée à la récupération de la Terre promise

Depuis 1948 la récupération de la Terre Promise par les Juifs engendre « étrangement » un retour de l’Esprie à savoir l’interprétation, la compréhension de la Lettre dans le bon environnement davantage issues des racines qui peuvent à nouveau se développer dans les conditions bibliques (Lettre-environnement). Elles peuvent donc davantage redevenir prophétiques (Esprie) parce qu’incarnées et enracinées dans cet environnement politique, culturel et territorial correspondant à la volonté et aux promesses (Lettre) de YHWH Elohim (Esprie). Elle est de ce fait davantage tournée vers la personne même de YHWH Elohim (Esprie-ROUaCH), la terre et Jérusalem (Lettre – environnement) avec moins de légalisme et d’influence gréco-romaine-occidentale et davantage d’authenticité hébraïque vécue (Esprie). De plus les Juifs messianiques (Esprie) n’ont jamais été aussi nombreux en Terre d’Israël (Lettre) qu’aujourd’hui. C’est un signe prophétique qui ne trompe pas. Notons par ailleurs le fait très tangible du « désert qui refleurit » (Esprie) depuis que les Juifs exercent la souveraineté sur le Pays promis. Les bonnes racines poussent aussi dans cette Terre autrefois desséchée, car l’eau (Esprie) coule à nouveau.

 

La Lettre dans un environnement prévu par YHWH Elohim restaure la présence de l’Esprie, de la Vie !

2. L’Eglise : La Terre promise et la Lettre – Loi – Bible

 

a) Les Apôtres et l’Eglise Primitive (cf. Moïse à mettre en parallèle)

Comme pour Moïse et le Peuple d’Israël au désert, l’Eglise Primitive était accompagnée des confirmations miraculeuses charismatiques (guérisons, prophéties, miracles, ministères et dons spirituels etc…) comme nous pouvons le constater notamment à la lecture des Actes. C’est merveilleux, mais dans quel but ? Rejoindre et conquérir le Pays promis dans un premier temps ! Exactement comme le Peuple Hébreu devait le faire !

Mais quel est notre Pays promis ? Evidemment la Salle du Trône !

Et c’est à partir de là et uniquement à partir de là que nous serons capables de partir en vainqueur et pour vaincre dans un second temps pour évangéliser le monde ! Il faut en effet obligatoirement que nous soyons envoyés comme Jésus a été envoyé, c’est-à-dire à partir d’En-Haut ! Jésus est en effet notre précurseur et exemple en toutes choses.

Autrement dit autant Israël a absolument besoin de l’environnement, des racines du Pays promis, car selon la volonté de YHWH, autant l’Eglise en a tout autant besoin car selon la volonté et les exhortations de Jésus-Christ Glorifié. Nous ne pouvons fonctionner pleinement selon l’Esprie tant dans l’interprétation de la Lettre, que dans nos comportements que dans la manifestation de la puissance que si nous vivons dans l’environnement voulu et promis par Lui à savoir la Salle du Trône.

Ainsi pour l’Eglise nous aboutissons à la même affirmation que pour Israël dans le chapitre précédent : la Lettre dans un environnement prévu par YHWH Elohim restaure la présence puissante et visible de l’Esprie en vue d’une bonne interprétation et mise en pratique !

b) Les responsables – envoyés (« anges ») des sept églises de l’Apocalypse (cf. Juges et rois à mettre en parallèle).

Comme Israël avec Salomon, l’Eglise était appelée à rayonner de par le monde pour être l’instrument du réveil dont il est question en Apocalypse 7 !

Mais l’Eglise et ses responsables de la fin du 1er siècle se sont éloignés de la Lettre – Loi plus précisément des lettres que Jésus-Christ Glorifié lui avait fait parvenir à travers l’Apôtre Jean !

Cela ne lui permit même pas la conquête et la montée au Pays promis – Salle du Trône comme cela fut tout de même le cas pour Israël dès la deuxième génération après le passage miraculeux de la Mer Rouge !

 c) Perte de la Terre promise céleste, seule la Lettre subsista durant l’exil sur terre (espace-matière-temps).

Ainsi pendant les deux premiers siècles se forma le Nouveau Testament (Lettre) qui se greffa tout naturellement sur l’Ancien Testament. Mais comme cela se passa pour les Juifs par rapport à leur Terre promise terrestre, la Lettre se détacha de plus en plus de la Terre promise céleste pour l’Eglise. L’Apocalypse notamment, fut incomprise et particulièrement l’exhortation pour la montée à la Salle du Trône (Terre promise céleste) pour commencer.

Comme cela se passa pour les Juifs, l’influence gréco-romaine alors fut notoire tout particulièrement à travers ceux que l’on nomme les Pères de l’Eglise qui en réalité furent de ce fait les Pères de l’Eglise catholique romaine dont ils posèrent pour une large part les fondements doctrinaux déviants par rapport à la Lettre-Bible.

La conséquence logique fut la grande dépression spirituelle (Perte de l’Esprie) catholique romaine au fil des siècles qui finit en plus par limiter drastiquement la diffusion de la Lettre-Bible-Loi (Perte de la Lettre) auprès des populations particulièrement à l’époque où l’imprimerie se développa. L’opposition de l’Eglise Catholique Romaine à la diffusion de la Bible à l’époque de la Réforme alors traduite en langues dites vulgaires (parlées des peuples), jusqu’au 20ème siècle, est la preuve irréfutable de cette décadence. L’Eglise Catholique Romaine avait préféré la Tradition et le Droit Canon (cf. en parallèle multiplication exponentielle des lois et règlements juifs) à la Lettre-Loi-Bible réservant de la sorte le monopole de la soi-disant vérité d’ailleurs « fluctuante » selon les circonstances politiques à cette institution ecclésiastique totalitaire. Par ailleurs, elle avait quasiment conquis la Terre connue au Moyen-Age jusque dans la Renaissance mais elle s’était trompée de « terre » parce qu’elle n’avait pas écouté la Lettre et particulièrement les 7 lettres aux églises de l’Apocalypse venant du Seigneur Jésus-Christ Glorifié Lui-même.

En effet, comme dit, l’Eglise aurait dû tout de suite aller, suite à l’exhortation de Jésus-Christ Glorifié, à la conquête de la Terre promise céleste pour ensuite, à partir de là, conquérir pour son Seigneur de la bonne façon en « vainqueur et pour vaincre » la Terre ici-bas (Apocalypse 6:2 ; 7 ; 19:11ss). Il vaut mieux ne pas mettre la charrue avant les bœufs… !

Ainsi l’Eglise perdit non seulement la Terre mais a encore failli perdre complètement la Lettre-Bible-Loi. La Réforme (Sola Scriptura de Luther = l’Ecriture seule) « sauva » cette Lettre-Bible-Loi qui, fort heureusement, se répandit ensuite très largement au fil des siècles à travers le monde, y compris dans l’Eglise catholique romaine depuis plusieurs décennies.

 

d) La Lettre seule privée de la Terre implique la perte de l’Esprie et du corps

Quand on considère les centaines d’interprétations majeures de la Bible (les interprétations mineures sont des milliers) à travers les siècles, on ne peut que constater la perte de l’Esprie UN. Comme pour les Juifs l’influence philosophico-dialectique gréco-romaine-occidentale fit et fait des ravages inimaginables dans l’Eglise dont entre autres la négation du salut-rédemption du corps au profit d’un « spiritualisme très spirituel » cachant en réalité une incrédulité notoire. En effet il est toujours plus facile de croire et de faire croire dans des réalités invisibles non vérifiables ! Cela implique que le corps, étant ainsi séparé du processus du salut, peut s’adonner à l’immoralité, puisqu’il prend une importance tout à fait négligeable d’un point de vue religieux exactement comme ce fut le cas chez Grecs (Cf. Corinthiens dépravés) et les Romains (Cf. orgies). En même temps pour donner du piment aux pulsions et aux plaisirs immoraux, on en prendra soin, on l’embellira, on le transcendera par la sculpture, l’image, les nus, les vêtements, les bijoux etc…

Seul l’environnement de la Terre promise glorieuse permettrait l’unité d’esprit totale et de l’Esprie (Jean 17: 20-26) avec le corps métamorphosé et glorifié pour une bonne compréhension et mise en application effective de la Lettre-Bible-Loi.

 

e) La restauration par l’Esprie pour la récupération de la Terre promise

La prise en considération de la Lettre-Bible-Loi inspirée de l’Esprie permit malgré tout un retour progressif à l’Eglise charismatique des 20ème et 21ème siècle en passant par les réveils successifs depuis la Réforme. L’Eglise charismatique répandue à travers toutes les dénominations marqua le retour plus visible et puissant de la Sainte Esprie sur terre et permit de prendre le chemin vers un peu plus d’unité sans l’atteindre toutefois.

La foi pour la guérison du corps représente une première étape vers la foi en la rédemption totale de celui-ci par la métamorphose (2 Corinthiens 3 :18) en vue d’une unité plus nette esprie-âme-corps.

L’Eglise charismatique se répand aussi parmi les Juifs en Terre d’Israël où se forment les églises messianiques. Elle ressemble donc à l’Eglise primitive avec sa partie juive à Jérusalem. Ainsi l’Eglise est à nouveau au pied du mur face à l’exhortation pour la montée dans le but de récupérer la Terre promise céleste par la Nouvelle Naissance En-Haut du sein de la Sainte Esprie.

 

3. « Jusqu’à ce que tout soit arrivé »

 

a) La Lettre et l’Esprie selon l’identité de Jésus-Christ

« Et la parole a été faite chair » (Jean 1:14).

La « Lettre – Parole » est devenue homme de par l’incarnation. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme est l’harmonie et l’unité par excellence de l’Esprie (Dieu) et de la Lettre (Homme : Parole, Lettre faites chair, corps) dans un vécu parfait. C’est pourquoi Il a parfaitement pu accomplir la Loi et les prophètes : « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes (Lettre) ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir (Esprit, puissance, vécu). » (Matthieu 5:17). Cette vérité fut parfaitement manifestée lors de la Transfiguration où apparurent Moïse représentant de la Lettre-Loi et Elie représentant l’Esprie-Puissance-Prophétisme, tous deux unis autour de Jésus-Christ, Fils de Dieu, Messie qu’il faut « écouter ».

 

b) L’exigence de Jésus-Christ

« Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements (Lettre), et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5:19-20).

Dans les versets suivants Il prône carrément la perfection pour conclure sur ceci : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5 :48). Oups !

Problème : si Jésus l’exige alors cela devrait être faisable mais nous constatons avec les apôtres que personne n’y arrive : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23).

« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner » (1Jean 1:8).

Quelle est la solution à cette apparente impossibilité pour ne pas dire contradiction ?

« Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprie ; car la lettre tue, mais l’Esprie vivifie. » (2 Corinthiens 3:6).

Passons d’abord à la justification et à la grâce en Jésus-Christ comme Paul le décrit si bien pour ensuite pouvoir passer à l’Esprie. L’Esprie permit le retour à l’Eglise charismatique (primitive et actuelle) mais ce n’est pas suffisant car force est de constater que la perfection du Père céleste exigée par Jésus pour les chrétiens n’est absolument pas au rendez-vous et elle ne l’était pas davantage au sein de l’Eglise primitive charismatique.

Ainsi la Lettre tue, c’est vrai, parce que les chrétiens sur terre ne peuvent répondre positivement à l’exigence de perfection de Jésus et/ou de la Lettre. Ils n’en sont pas capables, donc ils sont donc obligatoirement exposés à la Mort, salaire du péché qui persiste indiscutablement. La preuve : ils n’expérimentent pas l’immortalité mais bien plus le cercueil… !

Mais l’Esprie vivifie (Dzoopoeio : faire vivant, vivifier, donner la vie, produire la vie, revêtir de vie, transformer en vie) comme Paul le dit tout autant. Autrement dit l’Esprie qui nous a rendu les aspects charismatiques d’Église doit encore nous vivifier c’est-à-dire nous métamorphoser le corps, le revêtir de la Vie pour que nous puissions naître En-Haut dans un environnement glorieux parfait d’immortalité qui ne peut être que la Salle du Trône : la Terre promise glorieuse de l’Eglise.

C’est la seule solution pour pouvoir répondre parfaitement à l’exigence de Jésus-Christ !

Ainsi l’Esprie, l’interprétation, la compréhension, le cœur, l’âme, l’intérieur, le vécu, la puissance harmoniseront parfaitement avec la Lettre, la Loi, les textes bibliques, le tangible, le corps glorifié, l’extérieur glorieux !!! C’est la situation de l’Eglise des Vainqueurs montée ! L’exigence de Jésus-Christ est donc faisable mais uniquement à cette condition-là !

 

c) La Lettre – Loi et l’Esprie dans l’Apocalypse-Révélation

Nous commencerons par la fin pour revenir au début de l’Apocalypse avec la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Il est en effet quelquefois préférable de connaître la finalité ultime pour trouver la motivation et les indicateurs qui permettrons de mieux emprunter la voie qui y mène.

  • L’aboutissement de la Révélation : Dieu TOUT en tous

« Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Matthieu 5 :18).

Quand le ciel et la terre passeront-ils ? Réponse : « Puis je vis un grand trône blanc et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. » (Apocalypse 20:11).

De toute évidence la Lettre-Bible-Loi ne peut qu’apparaître toujours et encore dans l’Apocalypse car elle ne disparaîtra en tant que telle qu’au moment du jugement dernier où le ciel et la terre actuels auront passé. Dans l’éternité, la communication et la compréhension seront parfaites de par l’Esprie qui est sur le Trône et Dieu sera TOUT en tous (Apocalypse 4:5 ; 5:6). La Lettre-Bible n’aura plus de ce fait le même rôle et il n’y aura plus de problème d’interprétation car il n’y aura plus de distance entre Dieu et les hommes. Elle se « transfigurera » dans l’environnement céleste glorieux de l’éternité. L’Apôtre Paul nous offre une description de la fin qui aboutira au fameux « Dieu TOUT en tous », ce qui est le nec plus ultra de tout et du tout

« Ensuite viendra la fin quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Car il faut qu’il règne (Millénium Apocalypse 19 et 20) jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort (Cf. Apocalypse 20:14). Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15:24-28).

 

  • La Révélation mène vers l’aboutissement

Le but de la Révélation à terme est d’aboutir à l’éternité où le nouveau ciel et la nouvelle terre ne feront plus qu’UN et où Dieu sera tout en tous. Le support de la Lettre comme moyen de communication caractéristique de l’espace-matière-temps (voile) sera différent. Comme dit, toute « Lettre » demande actuellement une interprétation introduisant une certaine incertitude et relativité et comme la communication sera parfaite sans « distance », elle ne pourra plus exister en tant que telle. Elle sera métamorphosée et « fondue » dans l’environnement merveilleux céleste et glorieux en ce sens que ledit environnement sera la réalisation de ce qu’elle avait prophétiquement annoncé. Puisque Jésus EST Parole, elle sera partout tout en tous EN Lui.

Les dernières « Lettres » à « interpréter » qui existeront seront contenues dans le Livre de Vie avec les noms des sauvés : « Quiconque ne fut pas trouvé écrit (Lettre) dans le livre de vie fut jeté (Esprie, puissance de jugement) dans l’étang de feu. » (Apocalypse 20:15_)__. « …il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau »._ (Apocalypse 21:27).

D’autres livres auront été préalablement ouverts, ce seront les avants derniers : « Et les morts furent jugés selon leurs œuvres (Esprie, vécu), d’après ce qui était écrit dans ces livres (Lettre). » (Apocalypse 20:12c).

Le seul interprète en sera le Souverain Juge ! Ainsi tout sera parfaitement interprété et révélé, tout sera Lumière et Gloire dans tous les sens du terme (Apocalypse 21:23) !

 

  • Jésus-Christ LA Révélation : la Parole-Lettre ET l’Esprie

Le Livre de l’Apocalypse est la Révélation de la personne de Jésus Christ et de la part de Jésus-Christ par l’Esprie (vécu, puissance) et la prophétie (Lettre issue du vécu).

« Car le témoignage de Jésus EST l’Esprie de la prophétie ». (Apocalypse 19:10).

« Révélation de Jésus Christ que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt et qu’il a fait connaître par l’envoi de son ange à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu (Lettre) et le témoignage de Jésus Christ, tout ce qu’il a vu (Esprie, vécu). » (Apocalypse 1:1-2).

Il est Parole et elle émane de Lui telle une épée qui sort de Sa bouche : « …il était revêtu d’un vêtement teint de sang (Esprie, vécu). Son nom est la Parole de Dieu (Lettre). » (Apocalypse 19:13). « De sa bouche sortait une épée aiguë (A la fois Esprie et Lettre) » (Apocalypse 19:15 ; cf. Apocalypse 1:15 ; Ephésiens 6:17).

« Et je vis au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept (sept = plénitude) cornes (=puissance) et sept yeux (= vision, discernement ; 1 Corinthiens 2 :10) qui sont les sept espries de Dieu envoyés par toute la terre. » (Apocalypse 5:6).

« Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes (Esprit, Lumière parfaite), qui sont les sept espries de Dieu. » (Apocalypse 4:5).

Voici deux passages de Paul qui vont dans le même sens :

« …et l’épée de l’Esprie qui est la Parole de Dieu (A la fois Esprie et Lettre) » (Ephésiens 6:17).

« Car la parole de Dieu (Lettre) est vivante et efficace (Esprie, puissance), plus tranchante qu’une épée (Esprie-puissance et Lettre-Parole) quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprie, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (Hébreux 4:12).

Jésus-Christ, dont le Nom est Parole de Dieu et dont l’épée de l’Esprie qui est la Parole de Dieu sort de Sa bouche, est les prémices de l’aboutissement de la Révélation dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent car Il est la synthèse du Tout dans le Père et notamment l’unité identitaire de l’Esprie et de la Lettre-Parole dans « l’épée ».

  • Le prophétisme de l’Apôtre Jean

Le prophétisme vécu par l’Apôtre Jean comporte constamment un va et vient entre d’une part la Lettre et d’autre part l’Esprie. L’expérience typiquement prophétique fut marquée par l’audition claire, le visuel direct et même le « digestif » dans un environnement de Gloire céleste. Tout cela représente la perfection prophétique présentant constamment cette présence constante simultanée et unité de l’Esprie et de la Lettre-Parole. Cela est souligné par le passage d’Apocalypse 22: 18 qui coupe telle une épée (Combinaison prophétique entre l’Esprie et la Lettre-Parole) à la fin du livre avertissant de jugements radicaux ceux qui retrancheraient ou ajouteraient quoi que ce soit aux paroles prophétiques de ce livre et au témoignage rendu à Jésus… !

L’insistance pour souligner la véracité et l’authenticité de ce livre voulait que soit probablement évité son passage aux oubliettes (retrancher) et dans l’incompréhension (ajouter) par l’Eglise pour environ 2000 longues années avec tous les jugements et malheurs y afférant ! Nous espérons que ce ne sera pas davantage !

La relecture des passages suivants repris avec des parenthèses indiquant s’il s’agit de la Lettre et/ou de l’Esprie, nous démontre la réalité prophétique puissante du livre de l’Apocalypse conjuguant constamment tour à tour les deux réalités :

« …à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu (Lettre) et le témoignage de Jésus Christ, tout ce qu’il a vu (Esprit, vécu). Heureux celui qui lit (Lettre) et ceux qui entendent les paroles de la prophétie (Lettre), et qui gardent (Esprie, vécu) les choses qui y sont écrites (Lettre) ! » (Apocalypse 1:1-3).

« Ce que tu vois (Esprie, vécu), écris-le dans un livre (Lettre), et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. » (Apocalypse 1:11).

« Écris (Lettre) donc les choses que tu as vues (Esprie, vécu), celles qui sont et celles qui doivent arriver après elles » (Apocalypse 1:19).

« Repens-toi (Esprie, vécu) donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche (A la fois Esprie et Lettre). Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie (Esprie) dit (Parole, Lettre, Loi) aux Églises. » (Apocalypse 2:16-17).

« Et la voix, que j’avais entendue (Esprie, vécu) du ciel, me parla de nouveau et dit : Va, prends le petit livre ouvert (« Lettre ouverte ») dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. Et j’allai (Esprie, vécu) vers l’ange en lui disant de me donner le petit livre (Lettre). Et il me dit : Prends-le, et avale-le (Esprie, vécu) ; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel (Combinaison prophétique entre l’Esprie le vécu et la Lettre « ingérée »). Je pris le petit livre (Lettre) de la main de l’ange et je l’avalai (Esprie, vécu) ; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l’eus avalé, mes entrailles furent remplies d’amertume (Combinaison prophétique entre l’Esprie le vécu et la Lettre « ingérée »). Puis on me dit : Il faut que tu prophétises (Lettre) de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois. » (Apocalypse 10:8-11).

« Et il me dit : Ces paroles (Lettre) sont certaines et véritables ; et le Seigneur, le Dieu des espries des prophètes (Esprie), a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. Et voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde (Esprie, vécu) les paroles de la prophétie de ce livre (Lettre) ! C’est moi Jean, qui ai entendu et vu (Esprie, vécu) ces choses » (Apocalypse 22:6-8).

« Et il me dit : Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre (Lettre)…Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre (Lettre) : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre (Lettre) ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie (Lettre), Dieu retranchera (Esprie, puissance de jugement) sa part de l’arbre de la vie (Esprie, puissance) et de la ville sainte (Lettre environnement), décrits dans ce livre (Lettre). » (Apocalypse 22: 10+18).

 

  • Martyrs, témoins à la fois de l’Esprie et de la Lettre

L’Apôtre Jean fut déporté sur l’île de Patmos déserte et sans ressources alimentaires à l’époque et fut donc condamné à y mourir de faim après qu’on eut essayé en vain de le faire bouillir dans de l’huile brûlante. Mais l’Ennemi et ses acolytes n’eurent aucune prise sur son corps qui est resté intact. Il put par conséquent diffuser le livre de l’Apocalypse (Lettre) par la suite et expérimenter l’immortalité de par la métamorphose de son corps et sa montée (Esprit, vécu) :

« Moi Jean, votre frère qui ai part avec vous à la tribulation (martyr) et au royaume et à la persévérance EN Jésus (Esprie, vécu, immortalité), j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu (Lettre) et du témoignage de Jésus (Esprie, vécu). » (Apocalypse 1:9).

Les martyrs de la Grande Tribulation seront eux aussi témoins tant de la Lettre que de l’Esprie :

« Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés (martyrs, Esprie, vécu) à cause de la parole de Dieu (Lettre) et à cause du témoignage (Esprie, vécu ET Lettre, Parole) qu’ils avaient rendu. » (Apocalypse 6:9).

L’Eglise des Deux Témoins sont des exemples frappants par rapport à la combinaison de l’Esprie et de la Lettre :

« Je donnerai à mes deux témoins (Esprie, vécu ET Lettre, Parole) le pouvoir (Esprie, puissance) de prophétiser (Lettre)…Si quelqu’un veut leur faire du mal, du feu (Esprie, puissance) sort de leur bouche et dévore leurs ennemis…Quand ils auront achevé leur témoignage (Esprie, vécu) , la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera (martyrs)…Après les trois jours et demi, un esprie de vie (Esprie, puissance), venant de Dieu, entra en eux, et ils se tinrent sur leurs pieds (Esprie, puissance)… Et ils entendirent du ciel une voix qui leur disait : Montez ici (Lettre, Parole) ! Et ils montèrent au ciel dans la nuée ici (Esprie, puissance) » (Apocalypse 11: 3-12).

Ceux qui ne seront pas « montés » et qui ne seront pas « enlevés » durent subir la guerre que leur livrera le Dragon et leur marque de fabrique sera l’Esprie et la Lettre :

« Et le dragon fut irrité contre la femme et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu (Lettre – Loi) et qui ont le témoignage de Jésus (Esprie, vécu). » (Apocalypse 12:17).

Il en sera de même des martyrs qui règneront durant le Millénium :

« Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités (martyrs) à cause du témoignage de Jésus (Esprie, vécu) et à cause de la parole de Dieu (Lettre) et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main (Esprie, vécu). Ils revinrent à la vie (Esprie, puissance) et ils régnèrent (Esprie, puissance) avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20:4).

 

  • Eglise des Vainqueurs porteurs de l’Esprie et de la Lettre

Les marques de l’identité de l’Eglise des Vainqueurs relèveront aussi de l’Esprie et de Lettre :

« …sur ce caillou est écrit un nom nouveau (Lettre, nom, identité_)__, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit_ (Esprie, vécu). » (Apocalypse 2:17).

« Celui qui vaincra (Esprie, puissance), je ferai de lui une colonne (Esprie, puissance) dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai (Lettre) sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem (Lettre) qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu (Esprie, puissance), et mon nom nouveau (Lettre). Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit (Esprit, puissance) dit (Lettre – Parole) aux Églises ! » (Apocalypse 3:12-13).

« Je connais tes œuvres (Lettre). Voici, parce que tu as peu de puissance (Esprit), et que tu as gardé ma parole (Lettre – Parole) et que tu n’as pas renié mon nom (Lettre – Parole), j’ai mis devant toi une porte ouverte (Esprie, puissance), que personne ne peut fermer. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance (Lettre) en moi, je te garderai (Esprit) aussi durant la Grande Tribulation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver (Esprie, puissance de jugement) les habitants de la terre. » (Apocalypse 3:8-10).

La nouvelle génération enlevée de l’Eglise des Vainqueurs née de l’Époux et de l’Épouse, de par la combinaison parfaite entre l’Esprie et la Lettre-Parole put éjecter avec les anges le Dragon et ses acolytes des lieux célestes, première victoire fondamentale :

« Ils l’ont vaincu (Esprie, puissance) à cause du sang (Esprie, puissance) de l’agneau et à cause de la parole (Lettre – Parole) de leur témoignage (Esprie, vécu) et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort (Esprie, puissance). » (Apocalypse 12:11).

 

Conclusion

Le légalisme qui ne jure que par la Lettre en soi (Juifs traditionalistes, chrétiens judaïsants, intégristes catholiques et dénominationalistes sectaires protestants) et le spiritualisme (Kabbalistes, gnostiques, adeptes du New Age et toutes ses ramifications, spiritisme, occultisme) qui ne jure que par le spirituel en soi, ont conduit à des déviations de toutes sortes dès le 2ème siècle jusqu’à nos jours.

Une mauvaise interprétation spiritualiste gréco-romaine des épîtres de Paul a notamment conduit au début au Marcionisme et d’une façon plus modérée dans le christianisme en général à un enseignement qui n’inclut pas le salut-rédemption du corps au même titre que celui de l’esprie et de l’âme.

Le légalisme dans l’Eglise a conduit aux Corpus théologiques et éthiques-réglementaires traditionnels et ensuite au dénominationalisme sous-tendu par une kyrielle de confessions de foi limitatives et exclusivistes. Ainsi les églises sont devenues des prisons confessionnelles. En fait c’est totalement inévitable dans la prison espace-matière-temps.

La Bible prône l’Esprie (ROUaCH qui planait au-dessus des eaux) et la Lettre-Parole (Elohim dit et [cela] fut) de bout en bout dès la création (Genèse 1:1ss) jusqu’à l’Apocalypse comme nous l’avons démontré dans notre propos.

L’Esprie et la Lettre ne trouvent leur harmonie parfaite que dans les lieux célestes, exception faite au niveau de Jésus Homme parfait et Dieu qui nous a par-là ouvert le Chemin, c’est pourquoi nous sommes invités à y aller dès à présent.

Quand il y a correspondance des deux sur terre, cela aboutit au martyr. Le Seigneur Jésus-Christ en est l’exemple parfait. Son accomplissement parfait de la Lettre-Loi sur terre avec la plénitude de l’Esprie sur Lui n’a pu qu’aboutir à la croix, car c’est en quelque sorte insupportable pour les religieux et les idolâtres qui sont toujours dans le déséquilibre. De même les chrétiens restés sur terre qui tendront à rester fidèles à l’Esprie comme à la Lettre durant la Grande Tribulation et le règne de l’Anti[é]-Christ soit monteront, soit mourront martyrs soit les deux comme l’Eglise des Deux Témoins.

Mais la Lettre-Parole dit que l’Esprie vivifie c’est-à-dire qu’Il a ressuscité Jésus en un corps glorieux, qu’Il métamorphosa Jean et qu’Il veut métamorphoser celles et ceux qui veulent monter à la Salle du Trône, la Terre promise céleste dans le but de faire partie de l’Eglise des Vainqueurs ! Soyons donc bibliques (Lettre, travail, lecture, transpiration) et remplis, revêtus de la Sainte Esprie (Esprie puissance, bonne interprétation, inspiration) !

 

En Lui, Martin BUSCH