La salle du trône

INTRODUCTION :

 

L’Apôtre Jean, après avoir eu, la révélation de Jésus-Christ glorifié et du message aux 7 églises monte à la salle du trône. Elle est aussi réservée aux chrétiens de l’Eglise des Vainqueurs puisqu’ils sont invités à siéger sur le trône avec Jésus (Apocalypse 3:21).

1. La porte ouverte :

Depuis plusieurs années, lors de nos réunions, la vision de la porte ouverte céleste apparaît régulièrement. La présence glorieuse de Jésus visible uniquement des yeux physiques métamorphosés ou ayant reçu le « collyre céleste » (Apocalypse 3:18) suit souvent. Bien entendu ce n’est pas systématique mais cela s’est avéré fréquent. Le nuage de gloire, des paillettes d’or, des anges, le pan bleu du manteau du Père, une chute d’eau d’or, un escalier lumineux, des couleurs célestes etc…apparaissent fréquemment. Le toucher, l’odorat, l’ouïe confirment souvent ce qui est vu par les yeux métamorphosés.

Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui devrait arriver en réalité.

Comme nous l’avons dit plus haut, nous sommes invités à nous asseoir réellement corps métamorphosé ou transfiguré (le corps doré (or) en fusion du feu céleste de la Ste Esprie et du Corps glorifié de Jésus, vêtements blancs – Apocalypse 3:18), âme et esprie sur le trône avec et en Jésus et ceci dès à présent. : « Tel Il est, tels nous sommes aussi dans ce monde. » (1 Jean 4:17).

La porte a été ouverte dans le ciel et si elle a été ouverte c’est qu’on est invité à la passer. Ici il s’agit de la « naissance En Haut » ou de la « Nouvelle Naissance » qui n’est pas à confondre avec la repentance suivie de la conversion permettant d’être sauvé après la mort si on la subit. Ici on sort comme le bébé d’une réalité terrestre où l’on est aveugle par rapport aux réalités célestes, pour naître dans la réalité céleste où l’on voit : « Personne ne peut VOIR le Royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau…ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprie est esprie » (Jean 3:3+6)

Le voile est déchiré depuis que Jésus a payé le prix sur la croix (Matthieu 27: 50 et ss). L’accès au Lieu Très Saint symbolisant le ciel, le trône et la salle du trône de Dieu est ouvert.

La gloire de la résurrection a d’ailleurs été d’emblée libérée sur de nombreux croyants qui ressuscitèrent à ce moment-là. La métamorphose, ici de résurrection, de ce qui était leur cadavre a opéré et ils avaient la possibilité d’apparaître (verbe emphanidzo) à des gens à Jérusalem. Ils avaient déjà les possibilités « corporelles glorieuses » de Jésus ressuscité lorsqu’Il apparut à Ses disciples entre la résurrection et l’ascension passant par exemple les murs, n’étant plus lié à l’espace, matière, temps.

Jean, après avoir entendu la même voix qu’il avait entendue quand Jésus glorifié lui est apparu (Apocalypse 1:10), « devint en esprie » (egenomen – cf. ginomai – en pneumati Apocalypse 4:2), c’est à dire fut métamorphosé ou transfiguré en être céleste, spirituel. C’est à dire qu’il vécut à ce moment-là ce dont Paul parle en 2 Corinthiens 3:18 : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transfigurés (metamorphoumeta ; cf. métamorphose, changement de morphologie) en cette même image de gloire en gloire par le Seigneur Esprie ». Comme la chair, notre corps tel qu’il est, ne peut hériter du Royaume de Dieu, il faut impérativement qu’il soit métamorphosé pour pouvoir monter et passer la porte ouverte. La transfiguration partielle ne permet pas de monter mais déjà de voir, d’entendre, de sentir, de toucher, de goûter les réalités célestes. C’est ce qui se passe lors de nos réunions. Les témoignages des personnes passées par la mort imminente ou qui sont montées uniquement avec leur esprie et leur âme relatent que leur corps mortel de chair est resté sur terre. Souvent, ils voient leur corps soit mort, soit comme mort et montent alors au ciel ou alors pour certains malheureusement en enfer dont ils reviennent par la grâce du Seigneur pour témoigner de leur vécu.

Ici Jean est passé « entièrement » par la porte : il « devint en esprie » autrement dit, il fut métamorphosé, passa esprie, âme et corps par la porte ouverte du ciel, il est monté et il pouvait monter parce qu’il était métamorphosé, parce qu’il avait changé de morphologie, parce qu’il était transfiguré au niveau de son corps. Le texte ne dit absolument pas que Son corps est resté sur terre et qu’il serait « monté en esprie » ou que son « esprie est monté » mais le texte dit qu’il « devint en esprie ». Il s’agit ici de la « Nouvelle naissance » ou de la « Naissance En Haut » pour VOIR le Royaume de Dieu. Il y a une différence entre voir le Royaume de Dieu et voir les manifestations ou les effets du Royaume de Dieu telles les conversions, les guérisons, la sanctification etc…. Voir une ou des images ou des symboles du Royaume de Dieu n’est pas voir ce Royaume. Voir le Royaume de Dieu c’est le voir tout simplement et pour le voir il faut y être réellement et pour y être il faut passer la porte ouverte**.** Sortir de son corps pour y aller est une forme de mort voire la mort, c’est à dire la séparation de l’esprie et de l’âme d’une part d’avec le corps d’autre part. Il s’agit d’une conception hellénique qui sépare le corps de l’esprie et de l’âme. Toutefois parce que la métamorphose du corps n’a pas encore été vécue, certains y sont allés uniquement avec leur être intérieur, notamment lors de morts imminentes dont il existe de très nombreux témoignages. Paul ne sait pas s’il y est allé avec son corps ou hors de son corps. Mais le Seigneur nous désire plutôt en entier « transformés de gloire en gloire » à Son image donc glorieux en entier.

 

2. La Salle du Trône :

Le vrai culte chrétien devrait se passer dès à présent dans la salle du trône. Les réunions actuelles, à cause d’une transfiguration partielle, sont marquées comme nous l’avons écrit plus haut par l’apparition du Seigneur, d’anges et de réalités célestes diverses et merveilleuses visibles et tangibles de celles et de ceux qui sont à ce moment-là partiellement transfigurés. Mais en réalité la volonté du Seigneur est de permettre que dès à présent ses enfants qui « écoutent ce que dit l’Esprie aux Églises » ainsi que la création puissent se tenir devant Son trône pour l’adorer, pour avoir la révélation de Sa personne, Ses révélations et être imprégnés de Lui.

Les références aux pierres de « L’Etant assis sur le trône » (Apocalypse 4:2,3) ont une signification précise que nous avons décrite lors de l’étude sur la Ste Esprie et du chandelier à 7 branches dans le livre « Eglise des Vainqueurs » N°2. Nous n’en ferons ici qu’un rappel rapide sans démonstration.

La pierre de jaspe fait référence à l’état d’être bienheureux, bien-aimé et sécurisé.

La pierre de sardoine fait référence à l’Immortalité, la Fécondité, la Descendance, la Force et aussi l’Humiliation.

La pierre d’émeraude fait référence au Sang de l’Alliance, la Parole, la Connaissance, l’Enseignement et la Prêtrise.

L’Arc en ciel comporte toutes les couleurs de base en fait contenues dans la lumière blanche. Il fait référence aux Vainqueurs qui possèdent les territoires et reçoivent les bénédictions via l’Alliance de vie avec Noé. Le déluge a en quelque sorte mis à disposition énormément de territoires et des bénédictions d’abondance offertes à Noé et ses descendants.

Ces réalités issues du Père Lui-même, doivent prioritairement imprégner celles et ceux qui sont devant le trône. Elles sont parmi les caractéristiques spécifiques des membres de l’Eglise des Vainqueurs.

En effet si nous reprenons ces caractéristiques dans la compréhension et le vécu de la « montée » il faut que le chrétien membre de l’Eglise des Vainqueurs se sente aimé, heureux et aussi sécurisé. Passer au ciel bouleverse complètement l’être humain. Il sort des catégories espace, matière, temps. Il sort réellement de ses habitudes, de son environnement et de ses sécurités terrestres. Il a besoin d’être rassuré par l’amour de Dieu qu’il connaît et dont il a déjà fait l’expérience lors de sa conversion et par la suite durant sa vie chrétienne. Il faut aussi que la plénitude de l’amour imprègne le chrétien de l’Eglise des Vainqueurs.

Il faut que le chrétien membre de l’Eglise des Vainqueurs puisse bénéficier de l’Immortalité c’est à dire qu’il reste UNI corps, âme et esprie mais transformé, transfiguré, métamorphosé. Fécondité, force et descendance dans tous les sens de ces termes, y sont intrinsèquement liées.

L’humilité est capitale car Dieu résiste aux orgueilleux. Être glorifié ou métamorphosé peut provoquer l’orgueil. La gloire du ciel est tellement merveilleuse que les «séjours célestes» pourraient engendrer de l’orgueil de retour sur terre. C’est d’ailleurs ce que Paul explique en 2 Corinthiens 12:1ss lorsque de retour sur terre, il avait fait son séjour au 3ème ciel !

Le Sang de l’Alliance qui est aussi le feu divin est fondamental, car sans le Sang versé par Jésus-Christ rien n’est possible. Boire Son Sang pour l’Eglise des Vainqueurs, manger Son Corps c’est être imprégné du Feu de Son Corps glorieux c’est à dire être métamorphosé ou « devenir en esprie ».

La Parole est et reste. Il ne s’agit pas de mots en l’air, mais d’une Parole créatrice, efficace (Genèse 1:1ss Dieu dit… et cela fut) et par là d’une Parole qui est l’épée tranchante de l’Esprie. Aller dans les lieux célestes c’est non seulement aller dans la salle du trône mais c’est aussi aller au combat (Ephésiens 6: 11ss) contre les puissances des ténèbres dans les lieux célestes en tant qu’êtres humains métamorphosés et armés ayant par là justement la capacité d’aller dans les lieux célestes : « …ils (chrétiens de l’Eglise des Vainqueurs) l’ont vaincu par le sang de l’agneau et par la parole de leur témoignage… » (Apocalypse 12: 11).

La Connaissance et l’Enseignement sont indispensables pour évoluer dans les lieux célestes. La connaissance et l’enseignement bibliques solides mais aussi la connaissance et l’enseignement reçus par l’Esprie Sainte et dans la Salle du Trône sont très importants pour ne pas tomber dans les pièges de l’adversaire à combattre pouvant prendre les traits d’un ange de lumière. La Parole est intimement liée à la Connaissance et à l’Enseignement.

La Prêtrise est un état, une fonction de vecteurs et de règne, avant tout une identité, car si nous revêtons réellement Christ nous SOMMES Sacrificateurs EN Lui : « …tu as fait de nous un royaume et des sacrificateurs (ou prêtres) pour notre Dieu et ils règneront sur la terre. » (Apocalypse 5: 10). Ce règne implique le paragraphe suivant : Posséder les territoires et recevoir les bénédictions.

Posséder les territoires et recevoir les bénédictions signifie posséder les « territoires » du 2ème ciel où se trouvent les puissances des ténèbres, 2ème ciel qui assombrit et pollue la terre et l’univers et bloque les bénédictions. (1er ciel = ciel et univers naturel ; 2ème ciel = là où se trouvent les puissances des ténèbres et 3ème ciel = là où est allé Paul c’est à dire la Salle du Trône et tout ce qui est « autour »). Si les « territoires » ou « dominations » du 2ème ciel sont « nettoyés » alors par la même occasion les « hauts lieux » implantés par l’Ennemi sur terre et dans l’univers (cf. astrologie par ex.) tombent. Les bénédictions retenues, non concrétisées viennent alors en abondance. Le combat dans les lieux célestes avec l’épée de l’Esprie qui est la Parole de Dieu permet de prendre puis de posséder les territoires tenus par l’Ennemi en vue d’un réveil qui n’a jamais eu de pareil jusqu’à présent.

Dieu veut nous introduire dans la Salle du Trône pour que nous puissions lui rendre une adoration et un culte pur et saint qui Lui soit réellement agréable.

Nous devons aussi porter les couleurs et les attributs émanant du trône afin que nous soyons rendus capables d’accomplir le travail qui nous incombe à nous à savoir combattre l’Ennemi par le Sang de l’Agneau et la Parole du témoignage avec l’Archange Michel et ses anges jusqu’à la victoire au niveau des lieux célestes. C’est à ce moment-là que l’Accusateur des frères sera précipité avec ses « anges » sur terre. Puis se jouera la suite des événements jusqu’à ce qu’il soit enchaîné pour mille ans….

Les 24 anciens se trouvant autour du trône sont probablement les représentants des 12 tribus d’Israël et les 12 représentants apostoliques de l’Eglise. Ils sont les prémices ou les « anciens » de l’Eglise des Vainqueurs issue d’Israël et des courants dénominationnels majeurs de l’Histoire de l’Eglise. Ils sont assis sur des trônes, portent la couronne d’or, c’est à dire qu’ils règnent et portent le vêtement blanc, c’est à dire qu’ils sont justifiés, purifiés, métamorphosés par le Sang de l’Agneau. Ils adorent et se prosternent devant Celui qui est assis sur le trône. Ils ont « acheté » l’or, portent les vêtements blancs et siègent sur des trônes (cf. Apocalypse 3:18ss). Ils portent visiblement les marques de l’Eglise des Vainqueurs.

Les sept lampes brûlantes, c’est à dire la plénitude de la présence de la Ste Esprie, les éclairs ou le feu divin, les voix ou la Parole de Dieu, les tonnerres ou la Force et la Puissance de Dieu SORTENT (ekporeuomai – jaillissent) du trône. Pourquoi ces réalités jaillissent-elles du trône ? Elles en jaillissent pour IMPREGNER ceux qui sont autour et notamment les 24 Anciens ou précurseurs de l’Eglise des Vainqueurs. C’est le rôle de la Ste Esprie de nous engendrer par la Nouvelle Naissance En-Haut, transfigurer (« devenir en esprie ») pour aller dans la Salle du Trône puis de nous imprégner de Feu, de la Parole et de la Puissance issus du Trône.

La métamorphose de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprie s’opère parfaitement et pleinement dans la Salle du Trône. Elle est dans la volonté de Dieu et est indispensable, nécessaire comme les attributs émanant du trône décrits plus haut.

La mer de verre semblable à du cristal que j’ai vue personnellement est d’une beauté, d’une pureté et d’un éclat indescriptibles. Apocalypse 21:1 parle d’une « mer qui n’était plus ». La mer terrestre était en effet considérée par les anciens comme le symbole du danger, de la confusion et de l’inconnu.

Cette mer de cristal de la Salle du Trône démontre le contraire. Tout est transparent, rien n’est caché, tout est révélé. Ici elle est la plénitude de la révélation, la lumière y passe sans retenue aucune, elle est le contraire du mystère et des choses cachées. L’Eglise des Vainqueurs a besoin de la plénitude de la révélation pour recevoir une connaissance parfaite.

Les quatre animaux, le lion, le taureau, la face humaine et l’aigle représentaient pour Irénée de Lyon les quatre évangélistes (lion : Marc ; taureau : Luc ; face humaine : Matthieu ; aigle : Jean ; on en voit très souvent la représentation dans les églises).

Certains considèrent qu’ils représenteraient les êtres vivants du monde créé à savoir les animaux terrestres carnivores (lion le plus prestigieux), les animaux terrestres ruminants (taureau le plus puissant), l’homme (face humaine) et les animaux volants (aigle le plus puissnt et prestigieux).

En Ezéchiel 1: 5ss on retrouve une vision semblable. Ces êtres vivants ne sont pas Dieu : Ils L’adorent et proclament Sa Sainteté (Apocalypse 4:8b), ils sont dirigés par l’Esprie Sainte (Ezéchiel 1:12+20) et la voix du Tout Puissant (Ezéchiel 1:24). Ils ont des ailes et sont couverts d’yeux. Ils ressemblent à une armée (Ezéchiel 1:24). Le fait que les animaux se trouvent au milieu du trône et autour (Apocalypse 4:6b) nous fait penser aux chérubins ou aux anges représentés sur l’Arche de l’Alliance dans le lieu très saint. L’aigle est à mettre en relation avec la notion de révélation, de vision parfaite (yeux), le lion avec la puissance et l’autorité, le taureau avec le sang du sacrifice, l’alliance et la face humaine avec l’identité angélique sachant que les anges ressemblent souvent aux hommes. Les ailes semblent confirmer cette interprétation. Au jour d’aujourd’hui les êtres vivants du monde créé sont loin d’adorer Dieu et loin d’être dans la salle du trône. Ils sont bien sur terre et loin de Dieu.

Les anciens et les anges adorent le Dieu Saint, Celui qui règne pour l’éternité, Le Vivant pour l’éternité, Celui à qui revient la dignité de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance parce qu’Il est le Créateur.

Le Père sur le trône, la Sainte Esprie, la Mère, dans toute Sa plénitude et Sa puissance, les Chérubins et l’Eglise des Vainqueurs ont été décrits. Mais il manque encore Quelqu’un lorsqu’apparaît le livre scellé dans la main droite de Celui qui est assis sur le trône et qu’un Ange puissant proclamait d’une voix forte « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » Le manque est tel qu’il fit pleurer Jean. Un des anciens le console et lui présente le « Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » à savoir Jésus-Christ, la deuxième personne de la Trinité, apparaissant au milieu du trône. Il apparaît dans la forme d’un agneau immolé en référence à l’agneau immolé avant la sortie d’Égypte (Exode 12:3ss). Toutefois l’Agneau a aussi toute la plénitude et la puissance de la Ste Esprie parce qu’Il porte les sept cornes et les sept yeux (Zacharie 4:10 – Omniscience de Dieu) qui sont les sept espries de Dieu. Au moment où l’Agneau reçoit le livre de la main de Celui qui est assis sur le trône, les quatre animaux et les anciens se prosternent devant l’Agneau. L’adoration musicale (harpes), les coupes de parfum (souvent les parfums se manifestent dans nos réunions) et les prières des saints, rendues possibles parce que le Sacrifice de Jésus a permis que les sept espries de Dieu soient envoyés par toute la terre à la Pentecôte, sont suivies par le cantique nouveau.

Que dit le cantique nouveau ? Il dit que l’Agneau est digne de rompre les sceaux du livre parce qu’il a racheté [des hommes] de toute tribu, langue, peuple, nation et tu fis d’eux pour notre Dieu un royaume et des sacrificateurs et ils règneront sur la terre. (Apocalypse 5:9-10).

Pourquoi ce cantique est-il NOUVEAU ? Il est nouveau non pas par le fait du rachat par Jésus déjà clairement exprimé dans les écrits du Nouveau Testament, mais il est nouveau parce qu’il fait des chrétiens de l’Eglise des Vainqueurs un royaume, des prêtres et des sacrificateurs. Dans l’Ancien Testament seul le Grand Sacrificateur fut autorisé à entrer dans le Saint des Saints. Aujourd’hui ce sont les rachetés sacrificateurs de l’Eglise des Vainqueurs qui ont le droit d’entrer dans la Salle du Trône c’est à dire le Saint des Saints !!! Ce sont celles et ceux qui écoutent ce que l’Esprie dit aux Eglises, qui se repentent, qui vaincront et qui acceptent les bénédictions prévues pour l’Eglise des Vainqueurs ! Ils forment un Royaume réel à partir de la Salle du Trône et règnent sur la terre parce qu’ils auront réellement les moyens de combattre l’Ennemi dans le 2ème ciel qui enferme, étouffe, fait souffrir non seulement l’humanité mais toute la création ! (cf. Romains 8: 19-23) « La création sera affranchie de la servitude » à cause de la « révélation des fils de Dieu » qui ont bénéficié de la « rédemption (rachat) de leur CORPS » !!!

L’adoration du Père et de l’Agneau de la part des Anciens, des Animaux et des myriades des Anges est magnifique ! Quand j’étais avec mon âme et mon esprie dans la Salle du Trône, je n’avais qu’un désir : m’approcher du trône, m’approcher du trône !!!

L’Agneau ouvre le premier sceau et le Lion crie d’une voix de tonnerre : « Viens ! »

L’apparition du cheval blanc et de son cavalier a donné des polémiques dans l’interprétation. Les uns y voient l’être de séduction de l’humanité et les autres y voient soit le Christ Lui-même ou encore l’Eglise triomphante.

Le blanc du cheval ne correspond pas en général à une apparition négative dans les textes bibliques. Au Séducteur on ne met pas de couronne, il la prend et se la pose lui-même. Il a toujours voulu prendre lui-même la place de Dieu.

Nous ne pensons pas qu’il s’agisse ici de Christ Lui-même puisqu’Il est Dieu et est déjà assis sur le trône avec le Père donc à la place royale souveraine entrain d’ouvrir les sceaux. La description ne correspond pas non plus à Apocalypse 19:11ss même si les deux chevaux sont blancs.

Nous pensons qu’il s’agit de celles et de ceux qui sont devenus peu avant, selon le cantique nouveau les sacrificateurs, l’Eglise des Vainqueurs (« à celui qui vaincra » Apocalypse 2:7,11,17,26 ; 3:5,12,21) qui, à la suite des anciens, seront couronnés, armés et partiront en vainqueurs et pour vaincre. Comme les 24 anciens ou les précurseurs de l’Eglise des Vainqueurs, une couronne leur est donnée. Les flèches de leur arc touchent au but pour dégager le 2ème ciel et libérer la terre pour y régner.

Ce sera un réveil d’une puissance inouïe qui aura lieu sur la terre avant les tribulations libérées par les sceaux et les cavaliers suivants.

Pour l’amour que nous avons pour le Seigneur, pour l’amour que nous avons pour nos frères les hommes : il est urgent de monter et de passer la porte du ciel esprie, âme et corps, de recevoir les bénédictions et l’équipement de la Ste Esprie dans la Salle du Trône et être projetés transfigurés dans le combat équipés en vainqueurs pour vaincre au moment de l’ouverture du premier sceau.

 

En Jésus, Martin BUSCH

La création en situation intermédiaire

INTRODUCTION :

Généralement la nature est considérée comme un idéal, une sorte de perfection en soi. Elle est quasiment « divinisée » par certains. La question qui se pose : la nature, l’univers, la Création est-ce une réalité qui correspond à la Création parfaite originelle ? Le corps de l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui était-il comme celui d’Adam et d’Eve ? Si ce n’est pas le cas quelle fut la réponse de Dieu en Jésus-Christ par rapport au salut issu de la croix et de la résurrection ?

1. Création originelle et création après la chute

La Création, quand elle fut créée par Dieu, était parfaite : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». (Genèse 1 :1). Puis il est question du tohubohu que l’on traduit par « informe et vide ». Il est clair que YHWH Elohim n’a pas créé le tohubohu. Cela signifie que la chute de Lucifer a eu lieu entre le verset 1 et le verset 2 de Genèse 1. Il a mis le chaos sur la terre. ROUaCH Elohim s’est chargé de métamorphoser cela par la Parole par la Lumière.

La perfection de cette restauration peut être constatée en Genèse 1 :3,4 : « Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne »

Le soleil (v.16) ne fut créé que par la suite après l’herbe et les arbres (v.11,12). La lumière divine véritable préalable à toute vie permettait par conséquent à l’herbe et aux arbres de pousser. Sans lumière pas de vie et notamment pas de vie végétale. Toute cette nature ainsi que l’homme et la femme créés étaient bons ou parfaits c’est à dire dans la lumière divine. En Apocalypse 22 : 5 après la disparition du premier ciel et de la première terre (Apocalypse 21 :1) seule la lumière de Dieu illuminera « le nouveau ciel ».

La chute ou la désobéissance de l’homme entraîna la poussière liée à la malédiction du sol, la souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort. Le fait que l’homme ait mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal c’est à dire qu’il a voulu se mettre à la place de Dieu en décidant de ce qui est bien et de ce qui est mal, a entraîné l’atténuation voire la disparition de la lumière divine et l’introduction de la mort (« Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux et leur lumière a disparu » Jérémie 4 :23). Cette dernière commença tout de suite à « officier » quand Dieu revêtit l’homme et la femme des habits de peau [d’animal – par déduction puisqu’il n’y avait que des animaux en-dehors du couple humain]. La nudité était apparue à cause de la disparition du revêtement de lumière ou de gloire, d’où la honte. Cette lumière originelle sur le corps de l’homme disparut ou du moins faiblit : il eut peur, honte et il alla se cacher de devant Dieu et dû être revêtu de « matière – peau » issue de la mort ou de la « fin » de vie d’un animal à la place d’un revêtement de lumière originelle ou divine. Adam et Eve étaient en effet avant la chute, des êtres glorieux et puissants imprégnés, habillés de la lumière divine capables de dominer et de nommer les animaux, d’assujettir la terre (Genèse 1 :26 ; 2 :19-20) ! Actuellement l’homme ne domine, ni ne gère correctement ni les animaux, ni la terre. Il est entrain de détruire et d’ouvrir la voie à la mort… La chute préalable de l’homme (souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort) a entraîné la chute de la création (mort des animaux, malédiction du sol).

La matière telle que nous la connaissons, issue de la mort, de la notion de fin de vie implique évidemment aussi un début c’est à dire le temps ou l’Histoire. Enfin la séparation d’avec Dieu et de l’arbre de vie par le fait que l’homme fût chassé du jardin d’Eden implique une notion d’espace, de distance ou de distanciation ou encore de « vide » (Genèse 3 :10-24).

C’est ainsi que les notions de base espace – matière – temps tels que nous les subissons aujourd’hui nous placent directement dans la situation de la création déchue en situation intermédiaire ! En fait, il s’agit de la nature, de l’univers tel que nous les observons. La création originelle n’était pas polluée par la malédiction du sol et la mort introduites par la chute. L’homme comme « gérant » de la création a failli. La création originelle était « paradisiaque » imprégnée par la lumière, le feu divin. Elle était illimitée, sans oppression, sans catastrophes. Après la chute, la création « gérée par l’homme » est assujettie à l’espace, matière, temps : quelle prison ! Elle est assujettie aux rythmes des saisons, des cycles, des systèmes en tous genres, de débuts et de fins. La création actuelle est belle et en même temps redoutable quand les éléments naturels se déchaînent et tuent comme les tremblements de terre par exemple.

De même l’homme est capable de réaliser de belles choses, d’avoir des comportements qui engendrent la vie et le mieux vivre et il est capable du pire. C’est pourquoi la création déchue est en situation intermédiaire avec du bon et du mauvais pour, malgré tout, laisser la place à un processus de salut dans le cadre de la durée, de l’Histoire. Il en est de même du corps de l’homme, partie matérielle, tangible, visible de l’être humain faisant partie intégrante de la création, en situation intermédiaire, déchue, avec un superbe fonctionnement hyper compliqué d’une part tout en étant d’autre part malheureusement aussi soumis à la maladie, à la vieillesse et à la mort.

2. La réponse de Dieu en Jésus-Christ

a. La substance divine

« Jésus leur parla encore disant : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie… » (Jean 8 :12)

« …c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1 : 5)

Ici il s’agit de la lumière céleste de la vie originelle qui manque depuis la chute à la Création passée en « situation intermédiaire de corruption » et surtout qui manque au corps de l’homme lui aussi toujours en « situation intermédiaire de corruption » comme nous l’avons décrit plus haut.

Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ permet un retour à la lumière originelle qui élimine les ténèbres. Ces ténèbres ont mis la création et le corps de l’homme en situation intermédiaire de corruption, revêtu de la peau de mort au lieu du revêtement de la lumière de vie. Mais par la lumière de Dieu nous voyons la lumière : « Par ta lumière, nous voyons la lumière » (Psaume 36 : 9). Par Jésus-Christ la lumière, nous voyons réellement la lumière, nous y avons réellement accès !

Tout a été créé par Lui, pour Lui et en Lui (Colossiens 1 :16). Jésus-Christ aujourd’hui à nouveau corps glorieux de feu, de lumière et de gloire contient toutes choses qui sont dans les cieux et sur la terre. Cette lumière céleste est Jésus-Christ. Elle est la vie.

Jésus est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui (Colossiens 1 :17).

« Dieu…nous a parlé par le Fils…par lequel il a fait les mondes (tous aionas = univers et lieux célestes) lui qui étant le resplendissement (grec : apaugasma = éclat, rayonnement ; cf. lumière) de sa gloire et l’empreinte (grec : karaktèr = expression, empreinte, caractère) de sa substance (grec : upostasis = substance, essence, être) portant l’univers (grec : panta = la totalité, la globalité) par sa parole… » (Hébreux 1 :2-3)

En fait en Genèse 1, il y avait l’Esprit qui planait (Puissance), la Parole (Dieu dit ; cf. aussi son, fréquence divine) et la Lumière en résultant (…la Lumière fut). La puissance, la fréquence du son de la voix de Dieu, de Sa Parole provoquent la lumière, l’énergie, une sorte d’explosion (cf. big bang).

Genèse 1, Jean 1, Éphésiens 1, Colossiens 1 et Hébreux 1 et d’autres sont des textes extraordinaires qui se rejoignent. Ils traduisent l’immensité extraordinaire, cosmologique, totale et globale du salut parfait en Jésus-Christ. Jésus est l’éclat de la gloire du Père et la caractéristique ou la composition « tangible céleste » de Sa substance divine pour un retour à la Création originelle. Voilà le « pain venu du ciel » que nous sommes invités à manger !

Ce processus de re-création est d’abord le resplendissement, le rayonnement de sa gloire. Le St Esprit plane au-dessus du « néant et du vide » des êtres humains. La foi salvatrice vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole du Christ (Romains 10 :17). La Lumière – Jésus-Christ rayonne et imprègne la création et le corps humain en situation intermédiaire, corrompue, de compromis. Par là elle donne le CARACTERE DE LA SUBSTANCE DIVINE. Autrement dit, il y a là très exactement le processus inverse alors provoqué par la chute. La lumière de vie est redonnée à la création intermédiaire en Jésus-Christ pour qu’elle redevienne création originelle ou paradisiaque. Cela commence par la rédemption du corps des croyants car la création attend d’abord la révélation des Fils de Dieu, c’est à dire des croyants dont le corps possède le caractère, les données, l’essence de la substance divine !

« Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui (=l’être humain par sa vanité de vouloir remplacer Dieu) qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » Romains 8 :19-23

« … il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils…ceux qu’il a justifiés, il les aussi glorifiés… » Romains 8 :29-30.

Actuellement nous qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, nous avons l’Esprit qui intercède pour nous, nous avons le salut intérieur, la justification, le droit juridique d’aller au ciel après la mort. Mais nous attendons le salut de notre CORPS dès ici-bas ! La rédemption de notre corps fait que nous devenons visiblement aux yeux de tous des fils de Dieu, c’est à dire révélés en tant qu’êtres glorieux caractérisés par la substance divine pour qu’en tant que gestionnaires de la création souffrante ou intermédiaire, nous l’affranchissions de la servitude de la corruption. Dieu avait confié à Adam et à Eve la gestion de la création (dominer, donner le nom aux animaux etc…) et Il ne lui a pas retiré cette gestion. Mais cette gestion devint pénible à cause du travail rendu pénible, de la malédiction du sol, de la mort parce que la lumière de la vie et de la gloire étaient retirés. La création intermédiaire est soumise à la servitude de la corruption c’est à dire qu’elle est soumise à la mort ou encore à l’espace – matière – temps. Seule la gloire des enfants de Dieu rend libre !!! Cette gloire, cette lumière nous libèrent des contraintes de l’espace – matière – temps parce que nous avons un corps transformé, métamorphosé, portant les caractéristiques de la substance divine. Le retour de la Lumière divine nous accorde la liberté réelle c’est à dire physique pour nous-mêmes afin que nous puissions gérer selon le plan initial de Dieu la création et la faire passer de la situation « intermédiaire de corruption » à la situation correspondant à la création parfaite originelle. Là où Adam a failli, Jésus a réussi non seulement en ce qui concerne la réception des prémices de l’Esprit mais en ce qui concerne la rédemption totale rétablissant le croyant dans la position d’Adam avant la chute !

La position qui convient est celle de réellement se positionner CORPORELLEMENT EN Christ par lequel Dieu a parlé. Nous avons été créés EN Lui, DANS la Lumière initiale. Nous subsistons EN Lui !

Il est un passage que l’on avait de la peine à interpréter : « Que personne ne vous juge au sujet du manger et du boire ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, MAIS LE CORPS (grec : soma) EST EN CHRIST » (Colossiens 2 : 17).

Paul parle de la « prison religieuse ». Quelle est la solution à la prison religieuse ? Le corps du croyant qui est réellement en Christ ! En fait le corps du croyant métamorphosé en Christ comme nous l’avons décrit plus haut est tout simplement la solution !!!

Nous sommes en effet prédestinés à être semblables à l’image du Fils. Après la justification (prémices de l’Esprit, salut intérieur) vient la glorification c’est à dire la caractérisation par la SUBSTANCE de Dieu de notre corps dorénavant réellement situé EN Christ. Et la mort dans tout ça ?

b. L’immortalité

L’immortalité concerne aussi notre corps généralement caractérisé de mortel. S’il est question de rédemption de notre corps, si Jésus a tout accompli alors notre corps doit devenir immortel ! S’il est vrai que seul Dieu possède l’immortalité et habite une lumière inaccessible que nul homme n’a vu et ne peut voir (1 Timothée 6 : 16 : verset écrit avant l’Apocalypse), il est aussi vrai qu’EN Jésus-Christ dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance (cf. écrit du même titre) institué par le Seigneur Lui-même dans le livre de l’Apocalypse, nous avons accès à ces réalités, jusqu’alors inaccessibles, par la volonté du Père et du Fils et par l’œuvre et l’action du St Esprit ! Il est capital de comprendre que Jésus dans Sa souveraineté a introduit un nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance. Cela vise à enlever tout obstacle au retour au paradis, au ciel dont la mort qui est une ennemie et non une alliée pour aller au ciel. Elle ne doit pas être un passage obligé pour aller au ciel. Si nous sommes réellement plongés, baptisés dans la substance du corps glorieux de Jésus, si nous mangeons réellement la substance de Son corps glorieux et si nous buvons réellement la substance de Son sang glorieux, à savoir le feu et la lumière célestes, alors la mort et ce qui y mène (vieillissement, maladie) sont caduques.

« … notre Sauveur Jésus-Christ qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile » 2 Timothée 1 :10

« Puisque donc les enfants ont eu en commun le sang et la chair et Lui (Jésus) pareillement partagea les mêmes choses afin que par la mort Il rendit impuissant celui qui a le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable et Il délivrât ceux qui par la crainte de la mort durant leur vie étaient par là exposés à l’esclavage » Hébreux 13 : 14-15

L’Evangile au rabais reconnaît certes la destruction de la mort mais après qu’elle ait tout de même rempli son office c’est à dire provoqué le décès du croyant (première mort) qui alors va au ciel et ne connaîtra plus la mort (seconde mort).

Si Jésus a détruit la mort, Il a mis en évidence l’immortalité c’est à dire qu’il n’y a ni de première mort, ni de seconde mort. C’est possible à condition que l’on passe dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance, que l’on y croie, que l’on vive dans la sanctification et que l’on recherche l’immortalité : « …réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ».

La gloire (grec : doxa) est la réception du feu, de la lumière, de la métamorphose (cf. écrit sur la métamorphose – changement de morphologie ; écrit Église des Vainqueurs n°2) de la caractérisation de notre corps par la substance divine comme nous l’avons décrit plus haut.

L’honneur (grec timè : honneur, dignité, révérence, réputation) résulte de la gloire. Si nous sommes semblables au Fils, si nous sommes métamorphosés de gloire en gloire nous serons honorés parce que nous serons révélés à la création comme Fils de Dieu et présents dans la Salle du Trône assis sur le Trône avec et en Jésus-Christ.

L’immortalité (ici en grec : aphtarsia = incorruptibilité ; grec : atanasia = immortalité 1Cor.15 : 54) ou l’incorruptibilité signifiant la même chose est le résultat de fait donc une vraie Bonne Nouvelle (Evangile).

c. Le nouveau statut

« …vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière… »

(1 Pierre 2 : 9)

« …tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils régneront sur la terre… » (Apocalypse 5 : 12).

Pour avoir ce nouveau statut, il faut évidemment sortir de la CAPTIVITE espace-matière-temps.

Paul écrit clairement : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Ainsi donc moi-même je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu et je suis par la chair esclave de la loi du péché » Romains 7 : 24-25.

Ici il ne s’agit pas du mépris à la grecque du corps mais d’une prise de conscience qu’il manque le salut du corps. En Romains 8 il dit clairement qu’il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont EN Jésus-Christ ! Le chapitre 8 est une confession de foi en vue de la rédemption du corps par l’Esprit ! Mais Paul reconnaît toutefois qu’il n’a que les prémices de l’Esprit (v.23).

Qu’a fait Jésus ? Par Lui il n’y a qu’un seul CORPS (Éphésiens 4 : 4). Il est monté en haut, il a emmené les captifs (Éphésiens 4 : 8). Captifs de quoi ? Captifs de la captivité de Paul et de la majorité d’entre nous. Captifs de la création en situation intermédiaire de corruption.

La délivrance nous donne le nouveau statut ou la nouvelle position EN Christ.

De quoi s’agit-il ?

Une race élue (grec : genos eklektos ; cf. des gènes éclectiques) fait de nous des personnes au corps transformé, métamorphosé avec des gènes célestes de la lumière originelle !!!

Un sacerdoce royal (grec : basileion ierateuma = rois, prêtres ou sacrificateurs) fait de nous à la fois les rois et des prêtres qui avons l’autorité et le pouvoir pour régner notamment sur la terre (rois ; cf. trône) et le rôle de vecteur, de ministère pour annoncer et amener les hommes des ténèbres à la lumière (prêtres), bref la totale comme Jésus !

Une nation sainte (grec : ethnos agios cf. ethnie sainte) qui est en FAMILLE dans la sainteté, c’est à dire justifiée et liée par le sang (= feu, lumière, gloire divins).

Tout cela parce que nous avons été acquis par le sang précieux versé sur Golgotha et que nous pouvons manger les ingrédients de gloire et de feu du Corps de notre Seigneur Jésus-Christ ! Nous avons la possibilité de passer par le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance au statut de l’Église des Vainqueurs !

3. Passage de la création en situation intermédiaire à la création nouvelle et éternelle

La fin de la création intermédiaire est annoncée en 2 Pierre 3 :7-13 : « …les cieux et la terre d’à présent sont réservés pour le feu au jour du jugement…en ce jour-là, le ciel (univers intermédiaire) disparaîtra dans un fracas effrayant, les éléments embrasés se dissoudront…nous attendons selon la promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habite. » et en Apocalypse 20 :11 : « …Alors je vis un grand trône blanc et celui qui y siégeait : devant sa face la terre et le ciel s’enfuirent et il fut pas trouvé de place pour eux ».

Cette création « intermédiaire » est jugée et condamnée parce que corrompue et ce malgré le règne du Christ et des élus durant le Millénium (Apocalypse 20 : 1-7) ! Elle est remplacée par le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21 : 1 « Alors je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre car le premier ciel et la première terre ont disparu et la mer n’est plus. »)

Le passage entre la création en situation intermédiaire, corrompue et la création nouvelle et éternelle aboutit à ce qui est relaté dans ces versets cités. Ce passage est décrit dans le livre de l’Apocalypse où le but majeur de Dieu est d’équiper l’Église en Église des Vainqueurs, ceux qui entendent ce que l’Esprit dit aux églises, dans le but de la faire participer aux combats finaux, combats qui aboutissent non seulement à vaincre l’Ennemi dans les lieux célestes (Éphésiens 6 :12 ; Apocalypse 6 :2 ; 12 : 7ss ; 19 :11ss) mais aussi de façon corollaire et primordiale d’amener le maximum de personnes au salut en Jésus-Christ (Apocalypse 7 : 4ss ; 11 : 13c ; cf. écrit La Mission de l’Église des Vainqueurs).

Pour que ce combat, pour lequel le Seigneur nous attend, puisse avoir lieu, il faut que le croyant dans son intégralité à savoir esprit, âme et corps, puisse être équipé, revêtu du feu et de la lumière originelle, caractérisé par la substance divine, posséder les gènes « choisis ou éclectiques », divins, afin d’être totalement et réellement uni à Jésus-Christ. Il faut qu’il soit physiquement de la même nature que Jésus-Christ par opposition à la nature en situation intermédiaire. Il faut qu’il soit couronné, vainqueur pour vaincre, pour être en capacité d’engager un combat victorieux ! Le Feu et la Lumière de Dieu sont à la fois jugement pour la création intermédiaire et corrompue ou ténèbres et à la fois bénédiction pour le corps du croyant par la métamorphose qu’ils provoquent.

CONCLUSION :

La destruction de la mort, la délivrance de la captivité de notre corps de mort, la caractérisation de notre corps par la substance divine, la glorification sont juridiquement accomplies sur la croix donc nous y avons droit.

Au nom de la liberté et de l’amour de Dieu, l’application de ce droit, sa réalisation concrète ne peuvent se faire que par la foi, la persévérance et la recherche à bien faire de l’être humain qui doit obligatoirement désirer ardemment ces bénédictions et ces responsabilités réelles et effectives ! Passons au salut total en Jésus-Christ !

Martin BUSCH

L’Église des Vainqueurs : comment fonctionne-t-elle ?

INTRODUCTION :

Cette étude fait référence aux études précédentes où nous avons posé les fondements bibliques relatifs à la nature, à l’identité, au fonctionnement et aux missions de l’Eglise de Vainqueurs. Nous reprendrons les différents aspects généraux des églises chrétiennes tels qu’ils se présentent aujourd’hui que nous comparerons à ceux de l’Eglise des Vainqueurs.

 

1. L’Eglise des Vainqueurs, une nouvelle dénomination ? :

 

Si l’enseignement de l’Eglise des Vainqueurs change par rapport aux différents courants dénominationnels de l’Histoire de l’Eglise, elle ne peut être une nouvelle dénomination même si elle le voulait.

Tout d’abord, elle est issue de tous les grands courants dénominationnels de l’Histoire de l’Eglise tel que nous l’avons démontré dans l’écrit relatif aux lettres aux sept églises du début du livre de l’Apocalypse. Le nom « Eglise des Vainqueurs » vient de la Parole de Jésus « Au vainqueur, je donnerai … » (Apocalypse 2:7 etc.). Elle est composé de chrétiens issus des différents courants dénominationnels qui à titre individuels ont entendu ce que l’Esprie dit aux églises (« Celui qui entend ce que l’Esprie dit aux églises » Apocalypse 2:7). Les grands courants dénominationnels continueront à exister parallèlement sur terre jusqu’à la fin du monde. Celles et ceux qui se seront convertis à Jésus-Christ sans aller plus loin, seront sauvés au jugement dernier parce qu’inscrits dans le Livre de Vie. Toutefois celles et ceux qui auront entendu ce que l’Esprie dit, feront partie de l’Eglise des Vainqueurs et bénéficieront de ce que Jésus veut leur donner.

Pourquoi l’Eglise des Vainqueurs ne peut-elle être une nouvelle dénomination, une organisation nouvelle ? Parce que, comme nous le verrons encore plus tard, son siège, son Quartier Général est réellement au ciel et c’est Dieu Lui-même Père, Fils et Ste Esprie qui dirige directement, clairement et réellement cette église. En effet la métamorphose permettra à ces chrétiens de réellement monter esprie, âme et corps au ciel pour recevoir ordres et missions de la part de Dieu directement comme l’Apôtre Jean l’a réellement vécu.

 

2. L’Eglise des Vainqueurs, où se rassemble-t-elle ? :

 

L’Eglise des Vainqueurs métamorphosée se rassemble dans la Salle du Trône devant le trône de Dieu. Avec les anges, elle loue, adore Celui qui est assis sur le trône et reçoit toutes les bénédictions spirituelles, psychiques et physiques. Ces bénédictions jaillissent du trône. Elle contemple la gloire du Seigneur et se laisse transformer de gloire en gloire. En effet la splendeur de la gloire de Dieu est illimitée. Elle voit et vit l’accomplissement du plan et du dessein de Dieu comme l’Apôtre Jean notamment à partir de la Salle du Trône.

 

3. L’Eglise des Vainqueurs, comment en faire partie ? :

 

Le processus d’intégration dans l’Eglise des Actes des Apôtres et des Epîtres était la foi-conversion-repentance, le baptême d’eau et le baptême de la Ste Esprie. Suit alors la vie d’Église sur terre telle que nous la connaissons avec notamment la célébration de la Ste Cène ou Eucharistie dans le cadre du rassemblement des chrétiens en un lieu donné (église-bâtiments, salles, maisons etc…).

En ce qui concerne l’Eglise des Vainqueurs, il s’agit d’entendre ce que l’Esprie dit aux Églises et de se repentir, puis de vivre le baptême de feu et de gloire administré par Jésus-Christ glorifié Lui-même, puis de vivre la transfiguration de gloire en gloire opérée par la Ste Esprie ou la Nouvelle Naissance de Son sein maternel céleste. Suit alors la vie d’Église des Vainqueurs au ciel telle qu’elle est décrite dans l’Apocalypse avec notamment la Cène avec Jésus-Christ glorifié en mangeant Son Corps et Son Sang glorifiés (Feu et Lumière célestes) dans le cadre de la Salle du Trône.

Certaines personnes ont déjà vécu la métamorphose du corps de façon totale et/ou de façon partielle. Le corps se « consume », se « décompose », se « répand » « perd les repères d’espace habituels » et finit par être « transporté » avec l’esprie et l’âme dans les lieux célestes ou aussi dans un autre endroit de la terre où il redevient « normal » ou terrestre. Cette expérience engendre aussi la restauration du corps terrestre : maladies, douleurs disparaissent. Des expériences merveilleuses d’intimité avec le Seigneur, l’adoration dans la Salle du Trône, des paysages merveilleux avec une « nature » tellement vivante, la Jérusalem ville céleste dorée lumineuse sont contemplés mais aussi des combats dans les lieux célestes sont menés contre des puissances négatives. En ce qui concerne la communication et l’enseignement dans le ciel, on « sait » les choses d’une façon incroyable. Le phénomène a commencé et nous sommes invités à y participer.

 

4. L’Eglise des Vainqueurs, quels ministères, services et missions ? :

 

L’Eglise des Vainqueurs est un royaume (une puissance) dirigée par le Roi des rois dont les membres sont tous sacrificateurs qui servent le Seigneur et règnent sur terre (Apocalypse 5:10). Elle est le cavalier couronné, muni d’un arc assis sur le cheval blanc qui part en vainqueur et pour vaincre (Apocalypse 6:2). Il s’opposera à la grande tribulation (cavaliers suivants d’Apocalypse 6).

La grande tribulation provoquera misères, morts et souffrances inouïes ainsi que de nombreux martyrs pour leur foi (Apocalypse 6: 9-11). Mais le fruit du ministère de l’Eglise des Vainqueurs sera les milliards de chrétiens composés des Juifs messianiques (144000, chiffre non limitatit c’est à dire l’ensemble des Juifs qui accepteront Jésus comme leur Messie) et ceux issus des nations venant de la grande tribulation (Apocalypse 7: 14). Ils seront marqués sur leur front du Sceau de Dieu (nom du Père et de l’Agneau sur le front – Identité de Dieu – « comme Dieu » Apocalypse 7:3 ; 14:1) c’est à dire qu’ils seront métamorphosés, se retrouveront donc devant le trône de Dieu et s’ajouteront à l’Eglise des Vainqueurs initiale.

Comment est-ce possible que l’Eglise des Vainqueurs porte de tels fruits ? En effet ses membres pourront non seulement aller dans la Salle du Trône pour se ressourcer et recevoir les ordres du Seigneur Lui-même mais ils seront capables de combattre dans les lieux célestes (2ème ciel) pour déloger les puissances spirituelles négatives qui aveuglent, lient, oppressent, rendent malades, tuent les êtres humains. Le témoignage sera d’autant plus puissant et efficace auprès de ces milliards de personnes à travers le monde. Ces chrétiens de l’Eglise des Vainqueurs ne seront plus limités par l’espace-matière-temps et pourront se déplacer sans problème, faire le travail de façon tout à fait efficace et ciblée dans un contexte de grande tribulation. Ils pourront dans ce contexte sans problème reprendre une forme humaine normale comme Jésus après la transfiguration ou après la résurrection par exemple. Leur corps terrestre sera en forme optimale. Cette église vivra à cheval entre la terre et le ciel.

L’Eglise sur terre connaîtra en outre une période prophétique très puissante dont les deux témoins seront les fers de lance (Apocalypse 11).

Les chrétiens dans la Salle du Trône sont transformés de gloire en gloire, c’est à dire toujours de plus en plus imprégnés de gloire sans limitation aucune. Dans la gloire, ils ressemblent à Jésus glorifié, sont « comme des dieux » : ils ont un corps de feu et de lumière éclatante.

Dans ce contexte apparaît dans le ciel la femme glorieuse (revêtue de soleil) d’Apocalypse 12 qui est cette Eglise des Vainqueurs. Elle va accoucher d’un garçon, c’est à dire d’une Eglise des Vainqueurs encore plus glorieuse qui sera enlevée (v.5) auprès du trône de Dieu. Celle-ci vaincra le Dragon avec l’Archange Michel et ses anges par le Sang de l’Agneau (feu, lumière célestes du Corps de Jésus mangé lors de la Ste Cène de Gloire), par la Parole de leur témoignage (épée de l’Esprie – Ephésiens 6:17) et parce qu’ils ne craignaient pas la mort. Cette victoire permet de dégager les lieux célestes du Dragon et de ses démons qui perdent par là beaucoup de leur puissance et notamment celle d’accuser les frères devant Dieu. Le Dragon ne peut plus se « cacher » mais il va se manifester durant 3 ans et demi sous forme d’une imitation de la Trinité pour asservir l’humanité et persécuter de façon radicale les chrétiens restés sur terre.

L’Eglise des Vainqueurs participera aux combats avant le Millénium. Elle règnera avec Christ sur terre durant cette période avec les martyrs de la foi et formera à la fin avec celles et ceux issus du jugement dernier inscrits dans le Livre de Vie l’Épouse destinée à l’Époux, Jésus-Christ.

 

Conclusion

 

Ces affirmations sont évidemment étayées, démontrées dans mes différents écrits précédents. Toutefois il semble nécessaire d’avoir une vision peut-être plus concrète de ce que représente l’Eglise des Vainqueurs et son environnement.

Josué et Caleb avec les autres « espions », sont allés dans la terre promise et en ont fait une description où coulent le lait et le miel. Leurs contemporains n’y sont pas allés et durent mourir dans le désert. L’Apocalypse de Jean a révélé Jésus-Christ glorifié et le « pays promis » où les premiers chrétiens auraient dû aller. Presque 2000 ans se sont écoulés entre temps. Toutefois nous et/ou nos descendants devrons y aller tôt ou tard. Le Pays Promis doit effectivement être dégagé de nos ennemis comme nous l’avons vu. Mais le Seigneur est avec nous, mieux Il est en nous et nous en Lui. Il nous a fait des promesses. Allons-y par amour pour Lui et pour nos frères.

Jésus-Christ nous attend ! Il aimerait tellement que nous commencions la « Conquête » !

En Jésus,

Martin BUSCH

La preuve ontologique

Introduction :

La structuration de cette étude réside en 3 affirmations suivies de 10 conséquences. Ces affirmations et ses conséquences ont pour but de traiter les problématiques de « l’être » ou de l’ontologie.

Ces affirmations et ses conséquences sont dans un premier temps énumérées puis reprises avec commentaires s’avérant à notre avis nécessaires.

 

1ère Affirmation :

La condition de possibilité de l’existence est la relation.

2ème Affirmation :

La condition de possibilité de la relation est la différence fondamentale tout en maintenant la réciprocité totale dans cette relation.

3ème Affirmation :

La condition de possibilité de la différence fondamentale est la nécessité à la fois de sa capacité d’osmose, de fusion, d’identification réciproque et d’harmonie pour être en relation et à la fois de sa capacité à rester différence fondamentale.

1ère Conséquence :

Les éléments observables de par le passé comme dans l’avenir par tout moyen scientifique tant au niveau des sciences dites « exactes » que des sciences dites « humaines » (=E.O.P.A.M.S.E.S.H. initiales que nous utiliserons dans notre étude) devraient correspondre aux trois affirmations pour pouvoir affirmer qu’elles existent mais il leur manque la notion de différence fondamentale et absolue, donc il faudrait conclure qu’elles n’existent pas. Pourtant elles existent.

2ème Conséquence :

Si nous retenons qu’elles existent, il faut par conséquent obligatoirement trouver la différence fondamentale.

3ème Conséquence :

Le « Tout Autre » est par définition fondamentalement différent des E.O.P.A.M.S.E.S.H.. Nous avons trouvé la différence fondamentale.

4ème Conséquence :

Le « Tout Autre » EST (existe) par nécessité absolue de différence fondamentale. Il est Celui qui « EST » (YHWH). Il peut aussi se nommer Dieu c’est-à-dire à la fois Celui qui est et que l’on ne peut nommer, faire une image, mettre dans un cadre ou un concept quelconque. Il se trouve en outre que dans Exode 3, Celui qui S’est révélé à Moïse, c’est-à-dire Dieu, s’est présenté comme le « Je suis (Celui) qui suis » (eye acher eye – dont la contraction est YHWH). C’est cette affirmation unique et exceptionnelle qui nous permet de rejoindre le terrain biblique.

Par ailleurs, dans le cas d’une absence de relation et séparation totale, il n’y a plus de différence à constater et il n’y a plus d’éléments de comparaison et finalement plus d’existence.

Seule la connaissance absolue seule en capacité d’englober le « tout » et d’en faire intégralement partie peut remédier à l’absence de relation et de séparation totale. Nous constatons que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. n’aboutissent pas à la connaissance absolue parce que chaque découverte engendre une série, voire une quasi infinité de nouveaux champs de recherche et de découvertes possibles. Par conséquent cette connaissance absolue n’est donc par défaut qu’attribuable au « Tout Autre », à Celui qui est, à YHWH, à Dieu. Toutefois pour que Dieu soit Dieu il faut en plus qu’Il se suffise à Lui-même par la condition de possibilité de l’existence qui est la relation. La Trinité (trois et un), impliquant à la fois trois personnes pleines et entières différentes et à la fois l’unicité de Dieu. La Trinité assure à la fois la différence fondamentale entre les trois personnes distinctes (Père, Fils et Ste Esprie) et rend possible le vis-à-vis avec la comparaison d’une des personnes entre les deux autres personnes et à la fois paradoxalement l’osmose parfaite à savoir Dieu UN parce qu’Il est « Tout Autre ». Seule la qualité du « Tout Autre » autorise cet impossible paradoxe dans notre cadre des E.O.P.A.M.S.E.S.H… Nous avons par conséquent la différence fondamentale entre les trois personnes divines et leur unité. La relation et donc l’existence sont par là possibles et par voie de conséquence la capacité de « Toute Puissance » entre autres dans le cumul d’unité parfaite et de différence fondamentale entre les trois personnes de la Trinité.

5ème Conséquence :

La connaissance absolue n’est pas uniquement de type « intellectuel » ni même de type « puissance créative », de « fabrication » mais d’abord de type existentiel. Le type existentiel comporte la réalité d’engendrement c’est à dire de paternité (Père) et de maternité (Mère – Esprie Sainte) des E.O.P.A.M.S.E.S.H aussi AVEC les E.O.P.A.M.S.E.S.H. Marie faisant partie intégrante des E.O.P.A.M.S.E.S.H. fut le lieu où se sont accomplies la paternité et la maternité à la fois divines et humaine. La conception de Jésus en Marie par la paternité et la maternité divines est le fondement et le cœur de la création des E.O.P.A.M.S.E.S.H.

6ème Conséquence :

La connaissance absolue dans le même ordre d’idées contient fondamentalement le concept existentiel d’être à la fois le « Tout Autre » et d’être à la fois E.O.P.A.M.S.E.S.H. c’est à dire l’être humain : Jésus-Christ de Nazareth pourtant aussi Dieu, Fils de Dieu. L’Homme Jésus-Christ et par extension l’homme créé « par et en » Jésus-Christ (Colossiens 1:16) « englobe, contient » tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H. parce qu’il a la capacité de les étudier, pour ce faire l’obligation de se placer au-dessus et en-dehors de l’élément étudié tout en faisant partie intégrante de ces éléments. Là nous entrevoyons que l’être humain est à « l’image de Dieu ».

7ème Conséquence :

L’osmose, la fusion et l’harmonie nécessitent la réciprocité totale dans la relation tout en maintenant la différence fondamentale. Pour cela il faut un élément fondamentalement identique et de même nature, commun qui se trouve à la fois chez le « Tout Autre » et à la fois chez l’homme. Le langage commun la nomme « ESPRIE » (pneumatikos, souffle, vie identitaire fondamentale). Elle n’est pas à confondre avec la psyché de l’homme (âme, caractère, intelligence, sentiments). Elle est par nécessité absolue dans son essence divine indéfinissable contrairement à la psyché. C’est pourquoi Elle est à la fois « Tout Autre » : la Sainte Esprie et à la fois homme : l’esprie de l’homme transmise par le souffle de vie créateur de Dieu (Genèse 2: 7) c’est-à-dire identitaire de l’être humain qui lui permet de se placer incontestablement hors des E.O.P.A.M.S.E.S.H. parce qu’il a la capacité de les observer et de les étudier donc de se placer nécessairement en-dehors et au-dessus d’eux. Parce que l’ESPRIE de par Son rôle maternel est commune à la fois à Dieu et à l’homme, Elle est la seule à même d’assurer en Son sein maternel la réciprocité totale d’abord spirituelle, puis psychique, puis physique. Elle maintient en outre la différence fondamentale Créateur/Créature car la Sainte Esprie est totalement indissociable de sa vie identitaire fondamentale divine et l’esprie de l’homme est totalement indissociable de sa vie identitaire fondamentale de l’homme. Notons toutefois que l’homme par le péché (= rupture de la relation dans le sein divin maternel donc mort, en méprisant l’existence du Tout Autre dans Sa toute puissance donc par voie de conséquence en niant sa propre existence) a provoqué la mort de son esprie (puis du reste), c’est-à-dire sa séparation de Sa Mère divine nourricière à savoir Son Souffle de vie.

Jésus-Christ sans péché est entré dans la mort même, par le supplice de la croix et a vaincu la mort, la séparation par la résurrection. La relation est rétablie par la résurrection de l’esprie de l’homme due à la victoire de Jésus sur la mort !

8ème Conséquence :

L’ESPRIE par essence assure la réciprocité totale dans la relation ou l’identification réciproque qui se définit à la fois dans quelque chose d’inconnu et de très connu. Savoir et pouvoir totalement identifier l’autre et aussi s’identifier à l’autre c’est l’Amour. L’Amour est à la fois indescriptible et à la fois très intime et proche. Il se vit aux niveaux spirituel, psychique et physique. Dieu est amour, parce qu’Il est indescriptible et parce qu’Il permet à cause de sa différence fondamentale en même temps la relation. L’être humain, pour vivre, a fondamentalement besoin d’amour qui est le lien vital ombilical par excellence de la relation avec sa Mère divine puis avec tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H.

9ème Conséquence :

Tout cela s’accomplit dans la « présence » des deux réalités qui se rencontrent et s’identifient l’une à l’autre. On peut aussi appeler ce phénomène Connaissance réciproque parfaite, Amour, Nom commun, Identité commune, Renommée commune ou encore GLOIRE. L’un est dans l’autre et l’autre est dans l’un.

10ème Conséquence :

Sans Dieu : Père, Fils et Sainte Esprie, rien n’existe puisqu’il n’y a pas de relation fondamentale possible. Nous observons indiscutablement de surcroît que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. sont tout simplement là, ils existent, ils sont.

Par voie de conséquence indiscutable : Dieu existe, est, tel que la Bible nous Le révèle. Nous en avons la preuve « ontologique » ou encore « existentielle » et évidemment fondamentale.

1ère Affirmation :

La condition de possibilité de l’existence est la relation.

  • L’observation de l’infiniment petit et de l’infiniment grand nous démontre que les éléments sont tous en relation.

L’infiniment petit au niveau des atomes et d’éléments plus petits encore que l’on découvre et dont on ne comprend pas le fonctionnement au premier abord montre que tous les éléments sont toujours en relation avec d’autres éléments d’une façon ou d’une autre c’est-à-dire directe ou indirecte par des combinaisons les plus variées et les plus inattendues. La matière quelle qu’elle soit, est composée d’éléments en relation avec d’autres éléments. La nature de ces éléments peut changer selon le traitement exercé sur eux dont l’effet du feu par exemple mais aussi toutes les opérations chimiques et autres qui surgissent au fur et à mesure des découvertes scientifiques et de leurs applications. Toute matière même la cendre ou encore ce qui pourrait être transformé en un gaz ou autre élément sera toujours d’une façon ou d’une autre en relation directe ou indirecte tout au moins dans son histoire ou évolution.

L’infiniment grand est observé par les astronomes et nous remarquons que les systèmes de l’espace, à commencer par le système solaire, sont régis par un système ou des systèmes magnétiques qui font tourner la terre et toutes les autres planètes de ce système autour du soleil. Ces masses (minérales par exemple) sont en relation pour pouvoir fonctionner d’une manière ou d’une autre. Il est clair qu’une masse perturbatrice, ou des vides perturbateurs tels les « trous noirs », pourraient tout remettre en question. Toutefois d’une façon ou d’une autre d’autres systèmes de relation se mettraient alors en place.

Pour pouvoir exister, l’infiniment petit et l’infiniment grand sont en relation et même sont relation. (cf. noyau, atome, mouvement des planètes et autres masses de l’univers)

  • L’observation des objets, des outils, des machines, des constructions, des fonctionnements divers liés à toute civilisation primitive ou évoluée démontre que leurs éléments sont tous en relation directe ou indirecte.

Les objets fabriqués sont en relation avec leur environnement soit de façon esthétique ou inesthétique. Les outils sont en relation avec leur utilisateur et la matière travaillée. Les machines sont composées de pièces en relation entre elles actionnées par une source d’énergie qui est elle-même le résultat d’interactions ou de « relations » spécifiques. Elles sont évidemment en relation avec leurs utilisateurs. Les constructions sont composées d’éléments divers et variés mis en relation entre eux (béton, ciment, briques, bois, tuiles etc.…). Bref, tout ce qui fonctionne d’une manière ou d’une autre est le résultat de relations diverses.

  • L’observation du monde animal et des êtres humains et leur savoir passe par l’analyse des relations.

Le monde animal est intrinsèquement en relation avec son environnement qui lui permet de vivre ou de survivre. Tous les systèmes pour se nourrir et se reproduire sont des systèmes de relation. L’observation biologique, physiologique et anatomique n’est que découvertes successives de nouvelles relations et systèmes.

Les êtres humains proches du monde animal, pour leur simple survie sont aussi en relation entre eux et avec leur environnement terrestre. Nombre de scientifiques sonnent l’alarme par rapport à la destruction de la planète, ce qui pourrait signifier la fin de l’humanité en tant que telle à terme.

Toutes les sciences humaines, les technologies ne font que démontrer que tout est en relation ou en système, que tout est relation ou système pour pouvoir exister.

  • La destruction met fin à des relations donc à des types d’existences mais va générer de nouvelles relations.

La guerre, les conflits et les catastrophes dites naturelles lentes ou rapides sont des éléments de destruction et peuvent mettre fin à des relations et/ou des systèmes de relations, c’est-à-dire qu’elles engendrent la mort, l’anéantissement. Toutefois d’autres relations ou systèmes peuvent se remettre en place sur les « cendres » des destructions, ceci rapidement ou alors plus lentement, peut-être sur des millions d’années. La matière et son existence avec ses relations et ses systèmes transformés n’auraient-ils pas de commencement ni de fin ? Auraient-ils la capacité de se renouveler indéfiniment ? Auraient-ils le caractère « d’éternité » ? Si oui, nous aboutirions à une dialectique existentialiste matérialiste comme nombre de penseurs. La matière dans l’univers serait une sorte d’absolu dans des systèmes et des relations qui existent, se transforment, même dans un contexte de relativité espace-matière-temps.

Cette affirmation devra résister aux notions nécessaires de différence fondamentale et de réciprocité totale et fondamentale contenues dans nos deuxième et troisième affirmations.


2ème Affirmation :

La condition de possibilité de la relation est la différence fondamentale avec possibilité de comparaison tout en maintenant la réciprocité totale dans cette relation.

3ème Affirmation :

La condition de possibilité de la différence fondamentale est la nécessité à la fois de sa capacité d’osmose, de fusion, d’identification réciproque et d’harmonie pour être en relation et à la fois de sa capacité à rester différence fondamentale dans une tridimensionnalité.

  • Dans la relation il faut pouvoir affirmer la réciprocité, les éléments communs voire l’osmose.

Pour qu’il puisse y avoir relation il faut qu’il puisse y avoir la réciprocité, des éléments communs, voire selon les cas l’osmose tant au niveau de l’espace, de la matière et du temps. Sans les éléments communs et la réciprocité, il ne peut y avoir communications et interactions tant au niveau de la nature (infiniment petit et infiniment grand) que des êtres humains. Alors faut-il en conclure que rien n’existe réellement parce qu’aucune réciprocité, aucun élément réellement commun, aucune osmose totale n’est réellement possible en vue d’une relation digne de ce nom dans le cadre de la matière ? Il n’y a qu’une relation partielle, voire partiale entre tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H.

  • Dans la relation il faut pouvoir affirmer la différence fondamentale et la possibilité de la tridimensionnalité existentielle.

La différence fondamentale et totale est indispensable pour pouvoir affirmer une relation. Il faut qu’il y ait une possibilité de vis-à-vis et de possibilité de tridimensionnalité au sens très large et varié des termes pour qu’il puisse y avoir relation. S’il n’y a pas de différentiation possible la relation n’est pas possible car il faut au moins trois éléments différents et différenciés en vue d’une relation. Pourquoi trois éléments ? Parce que le vis à vis ainsi que la possibilité tridimensionnelle sont indispensables. En effet tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H. existent dans le cadre de la matière, de l’espace et du temps. Il faut qu’il existe non seulement une part de différence tout en étant similitude, ce qui est le cas au niveau des E.O.P.A.M.S.E.S.H. que nous avons évoqués, mais il faut une différence fondamentale radicale entre trois éléments pour qu’il puisse y avoir relation. Pourrait-elle se situer au niveau de l’espace (« vide » se trouvant entre les éléments de la matière), du temps et de la matière ? Quasiment oui, en ce sens que ces trois entités sont trois et à la fois différentes. En même temps elles font quasiment osmose car l’une ne peut être sans l’autre, même dans leur relativité. Mais en fait non, car il faut une différence totalement fondamentale ce qui n’est pas le cas pour les entités espace, matière, temps. En réalité la différence, dans ce cadre, n’est jamais fondamentale ou totale. Il y a toujours des éléments identiques, similaires entre deux éléments physiques que ce soit au niveau de la matière, de l’espace et du temps. La théorie de la relativité démontre qu’ils ne sont pas fondamentalement différents l’un de l’autre. Un homme lancé dans une fusée à la vitesse de la lumière vieillit moins vite que s’il était resté sur terre. Il y a donc une connexion entre la masse ou la matière, l’espace et le temps.

Si la différence fondamentale ne peut pas être affirmée, la relation et par conséquent l’existence ne peuvent pas davantage être affirmées. Aucun vis-à-vis avec éléments de comparaison tridimensionnels, aucune réciprocité ne sont possibles sans l’affirmation d’une différence fondamentale entre trois éléments et entre trois êtres. Cette différence fondamentale ne peut se situer qu’au-delà de la matière, de l’espace ou du temps y compris dans leur relativité. Alors faut-il en conclure que rien n’existe réellement parce qu’aucune relation ne peut réellement être affirmée par manque de possibilité réelle de vis-à-vis, de face à face, d’éléments de comparaison dans la tridimensionnalité rendu uniquement possible par la différence fondamentale ?

Synthèse et conclusion relative aux trois affirmations

Ces affirmations radicales et fondamentalement paradoxales paraissent inacceptables et impossibles. La réalité et surtout l’existence ne seraient alors que dans les nuances et les intermédiaires quasiment déclinés à l’infini : ni osmose ou réciprocité totale, ni différence fondamentale dans la tridimensionnalité. Pourtant les intermédiaires se situent toujours entre deux absolus, deux extrêmes sinon il est impossible d’en parler en tant qu’intermédiaires. Les intermédiaires sont la preuve qu’il existe des extrêmes absolus fondamentaux qui ne sont plus intermédiaires ou alors on ne peut plus parler d’intermédiaires. Les nuances, les évolutions, l’histoire situés dans l’espace, matière, temps sont des intermédiaires mais intermédiaires entre quoi et quoi voire qui et qui ou encore qui et quoi ? Si nous considérons que Jésus Dieu est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, Il nous semble que l’intermédiaire se trouve entre Dieu et Dieu. Hors des E.O.P.A.M.S.E.S.H. c’est-à-dire de l’intermédiaire, il ne peut y avoir que Dieu : « Tout est EN LUI ». On ne peut imaginer cela, mais c’est ontologiquement nécessaire. Le temps, l’espace, la matière, tels que nous les connaissons, sont du domaine de l’intermédiaire, de la parenthèse. Cette parenthèse introduite par le péché, la chute d’Adam sera résorbée à la fin. L’intermédiaire, l’histoire existent pour laisser à l’homme qui le désire, le temps de revenir au Père en Jésus-Christ par la Sainte Esprie.


1ère Conséquence :

Les E.O.P.A.M.S.E.S.H. devraient correspondre aux trois affirmations pour pouvoir affirmer qu’elles existent mais il leur manque la notion de différence fondamentale et absolue, donc il faudrait conclure qu’elles n’existent pas. Pourtant elles existent.

2ème Conséquence :

Si nous retenons qu’elles existent, il faut par conséquent obligatoirement trouver la différence fondamentale.

  • Un extrême absolu nécessaire à l’intermédiaire est la différence fondamentale_._

La différence fondamentale ne peut se situer dans les E.O.P.A.M.S.E.S.H. comme nous l’avons observé. Celle-ci doit en effet être « ailleurs », un ailleurs non définissable, non « encadrable ». Mais s’il n’est pas par là définissable et par conséquent perceptible comment peut-il donc exister, comment est-il possible d’affirmer son existence ? En fait la différence fondamentale en tant qu’extrême est « existentiellement » nécessaire sinon nous ne serions pas en mesure d’affirmer l’existence de « l’intermédiaire » avec ses systèmes et ses relations de type intermédiaire, évolutif liés à l’espace, matière, temps y compris dans ses dimensions de relativité que nous percevons au quotidien pour une part très minime sans presque nous en rendre compte et par la voie de la science au niveau encyclopédique. Nous nous rendons compte de la relativité, de la partialité, de l’évolution des E.O.P.A.M.S.E.S.H. Cela donne à ces éléments un statut de type intermédiaire, incomplet et surtout imparfait. L’imperfection, irrémédiablement liée à la notion d’intermédiaire parce qu’elle n’est pas aboutie, parce qu’elle ne peut relever d’un caractère absolu, s’explique notamment, mais pas uniquement, par le manque de différence fondamentale absolue. Les E.O.P.A.M.S.E.S.H. ne peuvent donc justifier d’une existence réelle par manque différence fondamentale ni de « vis-à-vis » avec possibilité de « comparaison » dans une tridimensionnalité nécessaire permettant la relation réelle.

  • La recherche de la différence fondamentale.

Si nous admettons que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. n’existent pas alors nous devrions arrêter notre recherche et notre quête ici. Nous ne pourrions qu’aboutir au néant. Toutefois, comme selon toute évidence, il nous faut admettre que nous et ce qui nous entoure existe, est tout simplement là, alors il nous faut continuer la recherche de la différence fondamentale. Elle doit être autre que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. Elle ne peut même pas se situer au niveau de la pensée, du langage, voire de l’imagination. Elle doit être AUTRE, fondamentalement AUTRE. Toutefois si cette différence fondamentale ne peut se situer au niveau de la pensée, du langage voire de l’imagination alors peut-on en parler, y penser, l’imaginer ? Notre discours ne devrait-il pas s’arrêter là de la façon la plus abrupte et la plus radicale ? Oui, si nous devions exclure la relation. Mais comme relation il y a, puisque nous-mêmes et tout ce qui nous entoure existent et comme il y a relation même de type intermédiaire et imparfaite, la différence fondamentale existe nécessairement par voie de conséquence. Il est donc nécessaire et indispensable d’en parler, d’y penser au nom justement de la situation intermédiaire sous peine de non-existence propre et d’illogisme absolu.


3ème Conséquence :

Le « Tout Autre » est fondamentalement différent des E.O.P.A.M.S.E.S.H. Nous avons trouvé au moins au niveau de l’appellation et par défaut la différence fondamentale.

4ème Conséquence :

Le « Tout Autre » EST (existe) par défaut comme dit par nécessité absolue de différence fondamentale. Il est Celui qui « EST » (YHWH). Il peut aussi se nommer Dieu c’est-à-dire à la fois Celui qui est et que l’on ne peut nommer, faire une image, mettre dans un cadre ou un concept quelconque. Il se trouve en outre que dans Exode 3, Celui qui S’est révélé à Moïse, c’est-à-dire Dieu, s’est présenté comme « Je suis (Celui) qui suis » (Eye acher eye – dont la contraction est YHWH). C’est cette affirmation exceptionnelle et surtout unique qui nous permet de rejoindre le terrain biblique.

Par ailleurs, soit il y a absence de relation et séparation totale mais alors il n’y a plus de différence constatable, c’est-à-dire il n’y a plus d’éléments de comparaison et donc plus d’existence, soit la relation ne peut qu’être que de type « créateur » à savoir de connaissance absolue de tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H.

Soit ces derniers sont dotés de la connaissance absolue, soit c’est Dieu, soit ce sont les deux. Mais comme nous observons que ces E.O.P.A.M.S.E.S.H. n’aboutissent pas à la connaissance absolue parce que chaque découverte engendre une série, voire une quasi infinité d’inconnues donc de nouveaux champs de recherche, cette connaissance absolue n’est donc par défaut qu’attribuable au « Tout Autre », à Celui qui est, à Dieu. Toutefois pour que Dieu soit Dieu il faut en plus qu’Il se suffise à Lui-même par la condition de possibilité de l’existence qui est la relation. La Trinité (trois et un), impliquant à la fois trois personnes pleines et entières et à la fois l’unicité de Dieu, assure à la fois la différence fondamentale entre les trois personnes distinctes (Père, Fils et Ste Esprie) pour rendre possible le « vis-à-vis » et la l’indispensable « comparaison » d’une des personnes entre les deux autres personnes et à la fois l’osmose (Dieu UN). Cela permet la relation et donc l’existence.

  • Un extrême absolu nécessaire : le « Tout Autre », simplement « Celui qui est » ou le « Je suis ».

La différence fondamentale identifiée comme le « Tout Autre » est absolument nécessaire pour que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. existent. Il « EST » par nécessité absolue et fondamentale c’est pourquoi « IL EST » tout simplement. Le « Je suis » est par essence absolument nécessaire pour l’existence. Le Tout Autre, Dieu, ne peut être mis dans un concept ou un cadre quelconque, on ne peut en faire une représentation, une image sous peine de perdre son essence de différence fondamentale. C’est d’ailleurs ce qu’ordonne la loi mosaïque. Toutefois, on ne peut se contenter de cette différence fondamentale dans sa dimension inatteignable, cachée, sous peine de ne plus pouvoir parler de relation.

  • Une osmose absolue nécessaire : le « Tout Autre, le « Je suis » doit être en relation.

Le « Tout Autre » absolument nécessaire pour que les E.O.P.A.M.S.E.S.H.existent doit aussi en même temps être en relation. A toute existence il est indispensable de considérer la notion d’origine : d’où, comment, pourquoi ?

Le matérialisme préconise la notion en soi : c’est-à-dire que la matière existe en soi. Elle est, (= « Dieu » sans être Tout Autre ?) parce qu’on ne peut que le constater et elle évolue au gré du hasard plus ou moins organisé, lié à l’environnement dans le cadre d’une adaptation en vue de la « survie ». Toutefois nous avons montré que rien ne peut exister en soi mais que l’existence ne peut être que dans la relation entre deux réalités tridimensionnelles fondamentalement différentes. Si nous nous cantonnons dans le matérialisme : rien ne devrait exister, ce qui est faux de toute évidence.

Cette relation ne peut faire l’économie de la question des origines fondamentales. Les E.O.P.A.M.S.E.S.H.peuvent-elles donner la réponse des origines ? Si la masse hyper concentrée qui a explosé au « début » que l’on appelle le Big Bang est l’origine qui est à l’origine de cette masse ou « vide » voire des éléments qui auraient pu précéder cette masse et ainsi de suite ? Par conséquent les E.O.P.A.M.S.E.S.H. ne peuvent donner en soi la réponse relative aux origines. Par défaut il ne reste que le Tout Autre comme différence fondamentale en tant que Créateur c’est-à-dire Celui qui fait à partir de Lui, c’est-à-dire qui crée ou « engendre » vu qu’Il est préexistant, se suffisant à Lui-même. Ce statut de Créateur Lui confère évidemment la connaissance absolue. Les E.O.P.A.M.S.E.S.H.ne nous conduisent à chaque nouvelle acquisition de connaissance que vers des inconnues nouvelles en augmentation et se multipliant de façon exponentielle. On se rend compte qu’au niveau des E.O.P.A.M.S.E.S.H., l’acquisition de la connaissance absolue s’avère inatteignable. Là encore par défaut il ne reste que le Tout Autre, le Créateur possédant la connaissance absolue. Le statut de Créateur engendrant l’acte créateur est une première dimension de la relation. Il faut, pour que le Créateur reste Créateur, qu’Il garde son identité de Créateur et ne peut être confondu avec la créature et la création. La différence fondamentale doit impérativement subsister entre le Créateur d’une part et la créature et la création d’autre part. Toutefois, paradoxalement, la « marque du Créateur » est dans la création par Son engendrement et surtout par et dans Son Fils, Homme et dans l’homme qui est « à Son image ». C’est à ce niveau que l’on peut affirmer qu’Il crée à partir de Lui-même c’est à dire qu’Il engendre : comme Père avec la Mère l’Esprie Sainte. Sans donner dans le panthéisme, il est clair que dans la relation Créateur – création, la création porte en elle l’effet et l’essence de paternité et de maternité issus de l’acte créateur de Dieu. Bien plus la création-engendrement porte en elle la nature de Dieu et bien plus, est portée par et dans la nature de Dieu par nécessité d’osmose pour une possibilité de relation parfaite. Le temps, l’espace et la matière pourraient dans cet ordre d’idées correspondre par analogie au Père, au Fils et à la Ste Esprie. (Père : Histoire, origines, temps ; Fils : matière, incarnation ; Ste Esprie : espace, liberté, colombe, vent en capacité d’englober, de porter en Son sein maternel,)

  • Pour que Dieu reste Dieu et que le Créateur reste Créateur, il faut qu’il se suffise à Lui-même et qu’il ne soit pas dépendant de la création (son vis-à-vis éventuel) pour devoir son existence par sa relation avec la création ou une altérité quelconque

La Trinité qui consiste à dire que Dieu est un et « tripersonnel », permet à la fois l’osmose et la différence fondamentale toutes deux nécessaires à la relation et donc à l’existence autosuffisante.

Dieu, trois personnes fondamentalement différentes : Le Père est fondamentalement différent d’avec le Fils car le Père n’est pas le Fils et inversement ou parce qu’un père comme géniteur de son fils ne peut être son fils et inversement. L’Esprie Sainte n’est ni Père ni Fils et inversement. Elle correspond au « souffle » englobant dans Son sein maternel. Elle est fécondée par le Père dans leur union et par sa « vertu » ou identité d’Épouse céleste engendre de toute éternité le Fils, Celui qui est engendré. La relation dans l’aspect de la différence fondamentale et/ou de non confusion, nécessite la notion de vis-à-vis. On pourrait alors se dire pourquoi TROIS personnes fondamentalement différentes ? La notion de vis-à-vis fait penser à DEUX personnes se faisant face. Pour exister sans avoir besoin de la Création, Dieu doit pouvoir se penser et se dire ou s’exprimer (Parole, Verbe) Lui-même c’est à dire qu’Il doit être à la fois sujet pensant et/ou parlant et objet pensé et/ou exprimé. En temps que sujet et objet nous obtenons DEUX personnes nécessaires qui doivent être fondamentalement différentes. Mais il est impossible pour la personne pensante sujet (1) de penser, de prendre pour objet et d’identifier une seconde personne (2) sans pouvoir la comparer avec une tierce personne (3). La comparaison est la condition de possibilité de l’identification et donc automatiquement de l’Être et de l’existence. Par conséquent Dieu doit être trois personnes pour qu’Il puisse se suffire à Lui-même en s’identifiant Lui-même et/ou ETRE et/ou exister.

Dieu un : Comme nous l’avons vu plus haut, l’osmose totale est nécessaire à l’existence. Dieu doit par conséquent être UN sans restriction aucune. Par ailleurs, Dieu, pour qu’Il soit Dieu, doit nécessairement être omnipotent et omniscient parce que ces qualités ne sont attribuables qu’au Tout Autre par défaut vu qu’au niveau des E.O.P.A.M.S.E.S.H. l’acquisition de la connaissance absolue s’avère inatteignable. L’omnipotence et l’omniscience de Dieu nécessitent obligatoirement une unité totale, une osmose totale, une unicité totale dans ce qu’Il est. En effet si la toute puissance, l’omnipotence et l’omniscience sont partagées, réparties voire divisées d’une façon ou d’une autre entre les trois personnes, il y a dépendance donc partialité et finalement imperfection en Dieu. Nous aboutirions à une espèce de jeu de pouvoirs entre trois dieux comme c’est le cas dans le polythéisme, le panthéon des très nombreuses divinités païennes. La capacité d’identification réciproque totale et parfaite (=Amour) de la part des trois personnes et entre les trois personnes nécessite bien entendu l’omnipotence et l’omniscience des trois personnes sans restriction aucune pour chacune d’elle. Cette omnipotence, cette omniscience et cette perfection sans restriction est nécessairement fondée sur l’unicité, l’osmose et l’unité absolues sans restriction aucune par et pour une identification parfaite et totale pour « ETRE ». Chacune des trois personnes peut non seulement identifier une des deux autres personnes mais peut et doit s’identifier à l’une ou les deux d’entre elles (cf. « …avant qu’Abraham fût, je suis (=YHWH, je suis celui qui suis Exode 3: 14) » Jean 8:58. Jésus-Christ a préexisté à Son incarnation. « Moi et le Père nous sommes un » Jean 10:30 « Celui qui m’a vu a vu le Père » Jean 14:9 : Jésus s’identifie au Père ; « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection (amour, cœur, être) » Matthieu 3:17 : Le Père s’identifie au Fils ; « Il vous donnera un autre Paraclet…l’Esprie de vérité…je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous » Jean 14:16-18 le Fils s’identifie à la Ste Esprie; « …au point que tu mentes à la Ste Esprie….Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu » Actes 5:3-4 « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprie de Dieu habite en vous ? » 1 Corinthiens 3:16 : La Ste Esprie est Dieu ; « L’Esprie de votre Père qui parlera en vous » Matthieu 10:20 : La Ste Esprie est identifiée au Père et inversement ; «…et à l’assistance de l’Esprie de Jésus-Christ » Philippiens 1:19 : La Ste Esprie est identifiée à Jésus-Christ et inversement. En fait s’identifier parfaitement et totalement de l’un à l’autre est une manière d’être Amour parfait. (« Dieu est amour » 1 Jean 4: 8).

Par conséquent Dieu, pour qu’Il soit Dieu, ne peut ETRE qu’à la fois TROIS personnes pleinement différentes et pleinement UN.

5ème Conséquence :

La connaissance absolue n’est pas uniquement de type « intellectuel » ou de type « puissance créative », de « fabrication » mais avant tout de type existentiel. Elle contient par conséquent fondamentalement les qualités de paternité (Père) et de maternité (Mère – Esprie Sainte) donc de capacité d’engendrer aussi avec les E.O.P.A.M.S.E.S.H. Marie fut le lieu où se sont accomplies la paternité et la maternité créatrices. Elle fut trouvée (eurètè) dans le ventre (en gastri) ayant (èkousa) d’Esprie Sainte (ek pneumatos agiou) (Matthieu 1:18). Le texte parle clairement de co-maternité. En effet Marie, n’ayant pas connu d’homme, devint mère de Jésus en association et en unité avec la Mère céleste, l’Esprie Sainte, la ROUaCH (= substantif hébreu AU FEMININ !) KoDeSCH. Cette co-maternité démontre l’engendrement à la fois créateur divin et à la fois d’incarnation (devenir en « chair » Jean 1:14) pour que Jésus soit vrai Dieu et vrai Homme. La conception de Jésus en Marie en co-maternité avec l’Esprie Sainte fécondées par le Père, est le fondement et le cœur de la création (cf. Genèse 1: 2-3 ; Colossiens 1: 16 ; 3:10).

6ème Conséquence :

La connaissance absolue dans le même ordre d’idées contient fondamentalement le concept existentiel d’être à la fois le « Tout Autre » et d’être à la fois E.O.P.A.M.S.E.S.H. notamment l’être humain : Jésus-Christ de Nazareth Dieu, Fils de Dieu, Homme, né en tant que nourrisson dans une étable à Bethléem. L’homme Jésus-Christ et par extension l’homme en Jésus-Christ « englobe, contient » tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H. parce qu’il a la capacité de les étudier, de les concevoir (dans tous les sens du terme) et de les englober telle l’Esprie tout au moins partiellement, c’est-à-dire de se placer en-dehors des E.O.P.A.M.S.E.S.H. tout en faisant partie intégrante desdits E.O.P.A.M.S.E.S.H. Là nous entrevoyons que l’Homme Jésus est Dieu et que l’homme et la femme créées sont à « l’image, selon la ressemblance à Dieu » (Genèse 1:26).

  • Le fondement existentiel plus qu’une nécessité : une paternité et une maternité impliquant la globalité.

Nous avons démontré précédemment l’absolue nécessité du « Tout Autre », de Dieu et de Sa connaissance et puissance absolues. Toutefois la notion existentielle ne se décline pas uniquement dans ces termes et réalités. La connaissance et la puissance se déclinent aussi en termes de « procréation » ou plus exactement de paternité et maternité c’est-à-dire qu’elles impliquent la globalité : autrement dit : Il faut que soient incluses l’essence, l’identité profonde du Tout Autre à savoir du Père et de la Mère l’Esprie Sainte d’une part et celles de la Création à savoir Marie puis de Jésus Homme. Par conséquent le Père et la Mère l’Esprie Sainte doivent exister, « être » dans la Création selon le principe de la globalité sans laquelle aucune relation n’est possible. Autant une différentiation fondamentale entre le Créateur et la Création est nécessaire, autant une osmose est aussi nécessaire afin d’englober tout ce qui existe. La notion de globalité fondamentale tout en maintenant la notion de différence fondamentale doit être affirmée afin d’englober le « Tout » car rien ne peut exister en cas contraire.

  • Le Tout Autre : Père et Mère donc il faut le « Fils » réalité de la globalité.

Le « Tout Autre » est devenu Père et Mère la Ste Esprie avec Marie (membre du Peuple d’Israël, le Peuple Élu, puis membre de l’Eglise, vecteurs de Dieu) qui a donné naissance ici-bas au Fils, Jésus-Christ en même temps vrai Dieu et vrai Homme, c’est-à-dire la globalité fondamentale. Il est non seulement le « Je suis » dans la Création mais aussi la Création est en Lui. Toutes choses subsistent en Lui ou tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H. subsistent en Lui, pour Lui et par Lui. (Colossiens 1: 15ss). Il est l’image parfaite du Père (créature, premier né de toute la création, c’est à dire le « Christ pantecrator, ressuscité, cosmologique et universel » dans Lequel, pour Lequel et par Lequel tout se tient) et en même temps le « Je suis », le « Tout Autre » Créateur (Tout a été créé par Lui). C’est ainsi que nous découvrons que le concept de globalité nécessite la notion de paradoxe fondamental. La globalité implique qu’il faut considérer et englober « la chose » et son fondamentalement « différent » ou « contraire ». Il faut considérer à la fois la différence fondamentale et l’osmose avec comme résultante obligatoire : le Fils, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme.(cf. « …qu’ils soient unis dans la charité et enrichis d’une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science » Colossiens 2: 2-3).

  • L’homme à l’image de Dieu.

L’être humain est à l’image de Dieu (Genèse 1: 26) en ce sens qu’il est esprie, âme et corps.

L’esprie correspond à la Ste Esprie (la partie féminine de l’être humain comme la Ste Esprie l’est de Dieu), l’âme au Père (Psychique, caractère en héritage) et le corps à Jésus-Christ (le corps terrestre de Jésus, correspondant à notre corps). Le salut proposé en Jésus-Christ implique le salut de l’homme dans sa globalité : esprie, âme et corps. Cette tridimensionnalité de l’homme au titre de la nécessaire osmose (Homme un : esprie, âme et corps indissociables, en effet si l’un des trois disparaît, l’homme meurt dans sa globalité) et de la nécessité de la différence fondamentale (Homme tridimensionnel : esprie, âme et corps dimensions fondamentalement différentes l’une de l’autre pour les possibilités de vis à vis et de comparaison) pour qu’il y ait possibilité de relation donc d’existence, démontre que l’homme est à l’image de Dieu. Le côté visible, celui du corps, doit non seulement se manifester dans la notion du salut par la guérison mais encore par la transfiguration, la métamorphose du corps terrestre vers le corps glorifié immortel semblable au corps ressuscité et glorifié de Jésus actuellement. Il faut en effet que l’homme chrétien bénéficiant aujourd’hui de la grâce totale, soit vraiment à l’image de Dieu dès à présent ! (« Tel Il (Dieu – Jésus) est, tels nous sommes dans ce monde » 1 Jean 4:17). Sans cette transfiguration ou métamorphose, l’homme n’est pas à l’image de Dieu, ne Lui ressemble pas, et ne peut par conséquent être Son témoin fidèle.

Par ailleurs nous retrouvons dans la globalité de l’entité humaine, l’humanité en tant que telle créée à l’image, à la ressemblance de Dieu.

Israël, peuple mis à part, différent des nations de par sa sainteté à cause justement de son élection et du don de la Loi correspond au Père. (cf. Ancien Testament)

, Le Fils de Dieu, don de la Grâce, la réalité de la globalité étant la vérité, comme nous l’avons décrite dans le paragraphe précédent, correspond à Jésus-Christ. (cf. Évangiles)

L’Eglise présente dans les nations créée par la Ste Esprie à la Pentecôte correspond à la Ste Esprie.

(cf. Actes, Épîtres).

L’Eglise des Vainqueurs, prêtres et rois, montée à la Salle du Trône, création associée et intégrée par adoption à la Trinité correspond à l’Apocalypse (cf. Apocalypse 1:4b-6).

Au titre de la nécessité de la relation et de ses conditions de possibilités énoncées plus haut, pour que l’humanité puisse exister, il est absolument indispensable que ces entités puissent être différentes pour un vis à vis avec possibilité de comparaison d’une part et d’autre part totalement unes sous peine de perdre l’amour par la perte de capacité d’identification réciproque, sous peine de perdre la puissance et l’efficacité de par la partition et la division.

Les dictatures allant des rois ayant combattu Abraham puis de l’Égypte des Pharaons, suivie de l’Assyrie, de Babylone, des Perses, des Grecs et de l’Empire romain, en passant par l’intégrisme juif, par l’Eglise inquisitrice du Moyen Age, par le nazisme, le communisme et en aboutissant aujourd’hui à l’islamisme intégriste ont toujours combattu d’une façon ou d’une autre soit l’une ou l’autre ou l’ensemble des ces entités qui pourtant permettent l’existence même de l’humanité.

7ème Conséquence :

L’osmose, la fusion et l’harmonie nécessitent par ailleurs la réciprocité totale dans la relation tout en maintenant la différence fondamentale. Pour cela il faut un élément fondamentalement identique et de même nature, commun qui se trouve à la fois chez le « Tout Autre » et à la fois chez l’homme. Le langage commun le nomme « ESPRIE » (la ROUaCH, la pneuma, souffle, vie identitaire fondamentale). Elle n’est pas à confondre avec la NePHeSCH, la psyché, de l’homme (âme, caractère, intelligence, sentiments). C’est pourquoi Elle est à la fois « Tout Autre » : la Sainte Esprie et à la fois homme : l’esprie de l’homme obtenue par le souffle englobant et pénétrant de vie de Dieu (Genèse 2: 7). La spécificité à la fois englobante et pénétrante fait penser à l’utérus FEMININ où l’enfant est intégré, entouré, immergé, baptisé dans l’utérus et à fois pénétré du cordon ombilical permettant de recevoir la nourriture. Cet aspect maternel permet de développer dès la conception l’identité indispensable de l’enfant parce qu’il se sent accepté, désiré.

Cette union vitale et totale permet d’affirmer que l’ESPRIE est pleinement commune à la fois à Dieu et à l’homme Elle est la seule à même d’assurer la réciprocité totale d’abord spirituelle, puis psychique, puis physique. Elle maintient en même temps la différence fondamentale Créateur/Créature car la Sainte Esprie est totalement indissociable de sa vie identitaire fondamentale divine créatrice et l’esprie de l’homme est totalement indissociable de sa vie identitaire fondamentale humaine de créature. Notons toutefois que l’homme par le péché (= rupture de cette relation ainsi définie impliquant la mort).

L’homme a voulu prendre la place du Père en voulant décider par lui-même ce qui est bien – vie et ce qui est mal – mort. De créature il a voulu devenir Créateur-Dieu. D’enfant totalement dépendant, il a voulu prendre la place de sa Mère divine. Sans Souffle de vie, il retourne à la terre inerte, mort.

Jésus-Christ sans péché est entré dans la mort même par le supplice fondamentalement injuste de la croix et par là a vaincu la mort, la séparation, par la résurrection opérée par la Sainte Esprie. La relation peut être rétablie la métamorphose de l’homme qui reçoit à nouveau le Souffle de Vie !

8ème Conséquence :

L’ESPRIE par essence assure la réciprocité totale dans la relation ou l’identification réciproque qui se définit à la fois dans quelque chose d’inconnu et de très connu. Savoir et pouvoir totalement identifier l’autre et aussi s’identifier à l’autre c’est l’Amour (cf. osmose). L’Amour est à la fois indescriptible et à la fois très intime et proche. Il se vit aux niveaux spirituel, psychique et physique. Dieu est amour, parce qu’Il est indescriptible et parce qu’Il permet à cause de sa différence fondamentale la relation. L’être humain, pour vivre, a fondamentalement besoin d’amour qui est le lien par excellence de la relation avec le Tout Autre et l’autre le frère semblable et au-delà tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H.

  • L’’Esprie Sainte et l’esprie de l’homme. La Parole comme relation fondamentale.

Comment la dynamique créatrice du Tout Autre peut-elle s’opérer ? Comment Sa paternité et Sa maternité sont-elles possible ? Il faut obligatoirement qu’il y ait nécessairement quelque chose de COMMUN existentiellement c’est-à-dire de commun dans ce qu’est Dieu et dans ce qu’est l’homme pour que quelque chose soit possible. Nous comprenons que l’acte créateur, toute vie n’est possible que dans l’existence, la relation, la différence fondamentale et la possibilité d’osmose. Autant l’être humain et Dieu sont fondamentalement différents (Créateur, créature), autant ils ont besoin dans ce qu’ils sont « d’être en commun » (osmose). Dieu est Esprie et l’homme est esprie. Il y a de ce fait possibilité de compénétration de l’Esprie de Dieu et de l’esprie de l’être humain. L’utilisation du mot « Esprie » sert à nommer l’indéfinissable, ce qui n’est pas E.O.P.A.M.S.E.S.H. De l’Esprie émane, jaillit la pensée qui se traduit dans l’expression, le dire c’est à dire la Parole ou le Logos (=communication dans son sens fondamental de plénitude et parfaitement large) qui se matérialise, devient « chair » où la REALITE (E.O.P.A.M.S.E.S.H.) s’unit à la VERITE cette dernière incluant aussi le divin et le céleste.

De ce fait, le Logos ou la Parole est communication, est relation, est créatrice. Sans communication, sans relation et donc sans Logos ou Parole (DaBaR) rien n’existe. Avec et par la Parole tout existe (Dieu dit que… Genèse 1). Cette Parole comme relation existe parce qu’il y a le Tout Autre, Dieu, le Père Créateur et l’Esprie Mère Créatrice, qui DIT.

La Parole, émanation de l’Esprie devient « chair » en l’Homme par excellence : Jésus-Christ, Fils de Dieu. C’est pourquoi Jésus Christ a été engendré par la Sainte Esprie . Jésus-Christ vrai Dieu est Parole faite chair, vrai homme.

Par ailleurs l’Esprie Sainte produit l’osmose : Elle vient dans l’être humain (réception de la Sainte Esprie, cordon ombilical dans Son sein maternel) et Elle vient sur l’homme (Baptême dans la Sainte Esprie et de Feu : immersion, imprégnation, intégration dans le sein maternel de la Sainte Esprie qui est puissance et feu devant engendrer la métamorphose ou la transfiguration).

La relation a été rompue sous l’impulsion de Satan. La rupture de la relation par une « fausse parole » ou un mensonge relatif à la position de l’être humain en tant que créature par rapport au Créateur a été scellé par une tentative d’inversion des rôles et des positions à savoir l’homme qui « mange de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », c’est-à-dire l’homme qui veut décider tout seul (dans la non existence, le néant, la non relation ou la mort qui est le déchirement ou la souffrance totale, l’enfer) de ce qui est bien et de ce qui est mal, c’est-à-dire prendre la place de Dieu. Il s’agit là d’une position totalement impossible pour exister. Pour « ré inverser » à nouveau les positions, Dieu en Jésus-Christ, l’Homme parfait, est devenu Parole faite chair né de l’Esprie Sainte et Marie, a été relation parfaite, osmose parfaite, existence parfaite. Il porte en Lui la différence fondamentale car Il est à la fois E.O.P.A.M.S.E.S.H. et « Tout Autre ». Par ce qu’Il était, est Il a anéanti la mort, la « non existence », la non relation où se trouvait l’homme qui voulait être Dieu, pour rétablir la situation. Il donne à l’homme, libre de décider, condition de possibilité de l’amour, l’occasion d’échapper à l’enfer. (D’autres notions bibliques telles le rachat, la substitution, le salut par grâce, par la foi, la justice du Père, Jésus qui a pris le péché de l’homme, l’Amour de Dieu dans le don de Son Fils etc… donnent évidemment d’autres éclairages relatifs à tout cela mais veulent dire la même chose dans une multitude de merveilleuses nuances).

  • La Parole – Relation : fondement de l’Amour

Le résultat du « Comment » est la réciprocité nécessaire totale et fondamentale se situant au niveau de l’Esprie et par la Parole – Relation dans l’osmose. Ce résultat, cet « état » est désigné par le mot : Amour. L’Amour consiste à pouvoir s’identifier à l’autre, être l’autre, dimension que nous avons trouvée dans la Trinité et aussi dans l’unité et l’osmose que Dieu veut établir avec l’être humain. Il est tout aussi indéfinissable mais tout le monde en parle parce que tout le monde le vit et le ressent d’une manière ou d’une autre non seulement au niveau du corps et de l’âme (psychique) mais encore au niveau de l’esprie pour ceux qui sont en « relation » (Parole) « spirituelle » (Esprie-esprie) avec Dieu. Là encore il s’agit de catégories identitaires, existentielles ou ontologiques car il est dit que Dieu est Amour. L’homme vit, existe vraiment quand il est dans l’Amour et quand il a l’Amour en lui. Il se « meurt » sans Amour. Par ailleurs l’Amour est conditionné par la liberté, c’est-à-dire la capacité donnée aux créatures de type spirituel (anges, êtres humains) de choisir en acceptant ou en refusant cet Amour. L’Amour ne peut se forcer. La liberté est fondamentalement nécessaire. Le choix du néant, du mensonge et de la rupture par certains a provoqué et provoque le drame de l’Histoire que nous connaissons.


9ème Conséquence :

Tout cela s’accomplit dans la « présence » des deux réalités qui se rencontrent et s’identifient l’une à l’autre. On peut aussi appeler ce phénomène Connaissance réciproque parfaite, Nom commun, Identité commune, Renommée commune ou encore GLOIRE. L’un est dans l’autre et l’autre est dans l’un.

10ème Conséquence :

Sans Dieu : Père, Fils et Sainte Esprie, rien n’existe puisqu’il n’y a pas de relation fondamentale possible. Pourtant nous observons indiscutablement que les E.O.P.A.M.S.E.S.H. sont tout simplement là, ils existent, ils sont.

Par voie de conséquence indiscutable : Dieu existe, est, tel que la Bible nous Le révèle. Nous en avons la preuve « ontologique » ou encore « existentielle » et évidemment fondamentale.

  • La présence de Dieu auprès de l’être humain : la gloire qui métamorphose et la présence de l’être humain en Dieu.

Être auprès du Créateur Tout Puissant, pouvoir s’identifier en Lui et à Lui relève de la gloire, bref on « existe » par Lui. Notre identité est en Lui et Lui s’identifie à nous en étant devenu homme. La présence réelle des deux réalités dans l’osmose ou l’unité parfaite est la gloire (« Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un » Jean 17:22).

Cette identification ne relève pas seulement de l’être intérieur mais aussi celui de l’être extérieur, à savoir le corps (« afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » Jean 17:21).

Cette osmose (glorification) doit avoir des conséquences d’ordre spirituelles à savoir la délivrance de la rupture d’avec Dieu, de la non-existence, du néant absolu, bref de la mort. La Sainte Esprie donne vie à notre esprie par la compénétration des deux. Ainsi notre identité et la relation par la Parole créatrice peut se mettre en place.

Cette osmose (glorification) doit avoir des conséquences d’ordre psychique (âme = psychè) à savoir la délivrance des pathologies psychiques, de l’ignorance, des faux enseignements et interprétations, des faux sentiments.

Cette osmose (glorification) doit avoir des conséquences d’ordre physiques ou corporelles à savoir la délivrance des maladies et du vieillissement qui mènent à la mort. Pour que cela soit possible, il est nécessaire que le corps soit « métamorphosé, transformé, transfiguré » car « la chair et le sang n’hériteront pas du royaume de Dieu ». Autant l’être intérieur doit être transformé, autant l’être extérieur (notamment les « neurones » en vue d’une connaissance et d’une pensée parfaites mais aussi tout le corps) doit aussi l’être et non seulement l’être extérieur de l’être humain mais encore tous les E.O.P.A.M.S.E.S.H. La nature, au sens large du terme, doit être transformée, métamorphosée. La métamorphose produit le réel, la connaissance, l’existentiel, la révélation (Apocalypse) et elle met fin aux « images », aux « symboles », aux choses cachées et mystérieuses. La séparation d’avec Dieu le Père en Jésus-Christ et la Sainte Esprie est terminée. La Parole (communication, relation parfaites) est le langage parfait de l’Amour. Pour pouvoir se nourrir, s’imprégner de Dieu, il faut que l’esprie, l’âme et le corps soient glorifiés ou « compénétrés » ! afin qu’eux aussi soient un en nous »)

Si le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ est parfait, les conséquences de restauration et surtout de transformation ou métamorphose ne peuvent qu’être parfaites.

Mais ces choses ne sont-elles pas uniquement pour « l’au-delà » ? Faut-il passer par l’histoire d’un « purgatoire terrestre » de souffrances, de maladies, d’imperfections, d’échecs, d’erreurs, de péchés, de malheurs, d’incompréhension de la Parole, d’épreuves, de décès, d’enfers etc.… bref par la mort ? L’enseignement commun et les faits que l’on peut observer tous les jours semblent le confirmer et certains textes de la Bible aussi si on ne devait se cantonner que dans certaines interprétations de textes venant avant l’Apocalypse ou la Révélation dépendant d’une dispensation antérieure à celle voulu par Dieu aujourd’hui. Tout dépend par conséquent dans quelle « dispensation » on se situe. Celle de l’Apocalypse (ou de la Révélation : signification contraire au symbole et au mystère), à commencer par celle des promesses contenues dans les lettres aux 7 églises, va dans le sens contraire. La Parole écrite de Dieu (la Bible) qui est la « communication » par excellence parce qu’elle est sûre, nous invite à aller plus loin et à pleinement bénéficier d’un maximum de conséquences et d’effets salutaires parfaits issus du sacrifice de Jésus-Christ sur la Croix et de Sa Résurrection par l’action et la puissance de la Ste Esprie. Il est vrai que nous évoluons actuellement dans « l’intermédiaire », l’Histoire, le « gris », le non-accompli. Mais la dispensation proposée et décrite dans l’Apocalypse nous invite à sortir de là AUJOURD’HUI pour aller réellement et complètement dans la lumière, dans le ciel comme l’apôtre Jean ! C’est cela la bonne nouvelle et le nouveau défi ! Car en fait, il s’agit du salut de milliards d’êtres humains ! « afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ». Il est indispensable de vivre la « révélation » des fils de Dieu avec notamment « l’adoption et la rédemption du corps » c’est-à-dire vivre avec un corps métamorphosé dès à présent pour que la visibilité et la puissance de Dieu par « la révélation des fils de Dieu » puissent se manifester comme Dieu le désire dans le cadre de l’évangélisation et aussi de « l’espérance que la Création aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté des enfants de Dieu » ! (Romains 8:19ss). Il s’agit en outre d’aller au plus vite dans « l’Arche » de la gloire, de feu céleste pour être protégé des catastrophes de la grande tribulation qui se préparent et qui sont largement décrites dans l’Apocalypse. Il ne s’agit pas de l’enlèvement dont on ne peut admettre la réalité qu’au plus tôt dans Apocalypse 11:15 et 12: 5. Il est indispensable de pouvoir sortir des limitations espace-matière-temps (= liberté) en étant dans le Père, le Fils et la Ste Esprit pour que le monde croie.

« Tout est accompli » a dit Jésus sur la croix. L’Apocalypse ou la Révélation nous décrivent le « Tout » (globalité) qui a été accompli. Elle décrit une Eglise glorieuse au ciel et sur terre dont la frontière s’estompe de plus en plus. Malheureusement la frontière entre l’enfer et la terre s’estompe aussi de plus en plus de façon parallèle, comme le texte de la Révélation nous l’indique mais jusqu’à « l’engloutissement » du mal et tout ce qui s’y rapporte par le Feu divin, Feu de jugement et par là Feu de bénédictions pour l’Eglise dont la transfiguration, la transformation et la métamorphose de notre être entier à l’image de Dieu.

La « Preuve Ontologique » devrait nous aider à comprendre et à expérimenter les choses ainsi, mais sincèrement, quand on parle de « preuve », la vérité y afférente ne devrait-elle pas encore davantage éclater de façon fondamentale, existentielle ou encore « ontologique » ?

La métamorphose du corps

INTRODUCTION :

 

Le terme « métamorphose » ou « métamorphoser » est-il utilisé dans la Bible ? Pas dans les traductions courantes. Ce qui est certain c’est qu’il est utilisé en grec et est traduit par transfiguration, transformation. En réalité il s’agit d’une « autre (=méta) morphologie ». La morphologie, la forme, la structure externe, la loi de la forme et de la structure, la substance, la nature, ne peut concerner fondamentalement que quelque chose de concret, de physique et de tangible. D’après le Larousse la morphologie est « l’étude de la forme et de la structure externe des êtres vivants ». En deuxième sens il propose : « Aspect général du corps humain ». Métamorphose est défini ainsi dans le même dictionnaire : « Changement d’une forme en une autre – transformation du corps – changement complet dans l’aspect des choses ».

Il est clair que le terme concerne d’abord et avant tout pour ne pas dire presque exclusivement le côté visible, matériel, tangible de la chose métamorphosée.

 

1. Les textes bibliques fondateurs et fondamentaux de la métamorphose du corps :

« Nous tous, le visage ayant été voilé (ou découvert à présent), nous reflétons la gloire du Seigneur tel un miroir, en cette même image nous sommes métamorphosés (transfigurés, transformés en grec : metamorphoumeta = nous sommes métamorphosés) de gloire en gloire comme le Seigneur par l’Esprit » (2 Corinthiens 3:18).

Ce verset est à mettre directement en relation avec 2 Corinthiens 3:7 : « Or si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère, combien le ministère de l’Esprie ne sera-t-il pas plus glorieux ! »

Le mot gloire ici est à mettre en relation avec la brillance et l’éclat puisque les Israélites ne pouvaient fixer les regards sur le visage brillant, éclatant de Moïse obligé d’y mettre un voile. L’éclat et la brillance étaient sur le visage de Moïse à savoir sur son corps. Ce n’était pas un éclat au niveau de son être intérieur. Il y avait par conséquent métamorphose comme nous l’avons décrit dans l’introduction, c’est à dire un changement de sa nature corporelle tout au moins au niveau de son visage en une forme, nature, substance glorieuse, éclatante et brillante céleste.

Le ministère de l’Esprie inauguré par la Nouvelle Alliance doit être bien plus glorieux ! Or nous constatons au niveau de l’Eglise que la gloire liée à l’éclat de la métamorphose est actuellement quasiment absente !

Le ministère de l’Esprie ne s’exerce-t-il pas dans ce domaine ? Si, dans la mesure de ce que nous et l’Eglise acceptons de comprendre, de croire, de recevoir et surtout finalement d’expérimenter et de vivre ! Toutes les bénédictions et avancées liées aux réveils des temps passés proposées puis provoquées par l’Esprit Saint à travers Ses prophètes ont ainsi pu bénéficier de leur dispensation dans le Corps de Christ. (Justification par la foi seule, Bible Parole de Dieu, baptême d’eau suite à la foi 16ème siècle – Repentance, Conversion avec certitude du salut sanctification 18ème, 19ème siècle – Baptême de la Ste Esprie avec parler en langues et dons spirituels 19ème et début du 20ème siècle – Redécouverte des ministères charismatiques, ivresse et joie dans la présence de la Ste Esprie, gloire milieu et fin du 20ème siècle).

Depuis le milieu du 20èmesiècle, l’Eglise est interpellée par rapport au salut du corps ou de l’immortalité du corps par la métamorphose. Mais elle n’a pas encore compris, cru, reçu, expérimenté et vécu cette réalité.

Romains 12:1-2 nous dit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part une culte raisonnable (tè logikèn = logique). Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez métamorphosés (grec : métamorphouste) par le renouvellement de la connaissance, (grec : noos = connaissance cf. cognitif) afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Le corps doit être offert comme un sacrifice vivant. Nous savons que le sacrifice vivant ne peut comporter la mort comme alliée. Nous n’avons pas à nous suicider ou nous faire égorger. Nous avons à nous faire « brûler » non pas en vue d’une mort expiatoire et purificatrice de notre corps pour nos péchés, car Jésus est mort pour nous une fois pour toutes, mais en vue de la métamorphose qui est la transformation par le feu céleste de notre corps terrestre en corps glorifié. Voilà ce qui est un culte raisonnable ou logique. On est appelé à ne pas se conformer au siècle présent. Comment ne pas se conformer aux systèmes de ce siècle si nos corps sont dépendants des systèmes économiques, politiques et sociaux sans compter les systèmes naturels espace, matière, temps et autres etc. ? Paul dit à ses lecteurs « soyez métamorphosés par le renouvellement de l’intelligence » autrement dit, il faut pour commencer avoir un renouvellement de la pensée, de la compréhension pour comprendre ce qu’est la métamorphose et finir par l’expérimenter. La métamorphose ne peut en aucun cas concerner l’être intérieur mais le corps comme nous l’avons vu dans l’introduction puis dans la suite de notre propos. Dans ce texte, ce n’est pas l’intelligence qui est métamorphosée, mais elle est renouvelée. Renouvelée, elle est le chemin vers la métamorphose ! En effet le renouvellement de l’intelligence ou de la connaissance nous permet de comprendre, puis de croire, puis d’expérimenter par la Ste Esprie la métamorphose. Métamorphosés, c’est à dire transformés ou transfigurés comme Jean par exemple ou Jésus lors de Sa transfiguration qui sont passés dans le céleste, nous pouvons en effet réellement discerner la volonté de Dieu ce qui est bon agréable et parfait. Le corps aussi, avec ses neurones notamment, évidemment avec l’esprie et l’âme doivent être dans le céleste pour comprendre et discerner la volonté de Dieu. Pour que l’esprie et l’âme soient réellement devant la face de Dieu, il vaut mieux que ce qui les contient, à savoir le corps, y soit aussi !

Quant à la transfiguration de Jésus, nous lisons : « Il fut transfiguré (métamorphotè) devant eux et son visage brilla comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Matthieu 17:2).

« Il fut transfiguré (métamorphotè) devant eux et les vêtements devinrent resplendissants, si blancs qu’aucun foulon sur terre ne saurait blanchir ainsi » (Marc 9 :2-3).

Il rencontra alors Moïse et Elie. C’est très exactement ce que nous propose Jésus par Ses paroles à savoir être métamorphosés pour pouvoir passer dans le monde céleste. Nous sommes appelés à suivre son exemple dès à présent !

 

2. Autres expressions bibliques signifiant la métamorphose :

« Personne ne peut VOIR le Royaume de Dieu s’il ne naît de nouveau (gennetè [cf. engendrer, génération, gènes…] – anoten = en haut, au ciel, à nouveau) …ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprie est esprie » (Jean 3:3+6).

Le texte de Jean 3 concerne entre autres la Nouvelle Naissance du sein maternel de notre Mère céleste l’Esprie Sainte qui n’est pas à confondre avec la repentance et la conversion. Naître physiquement c’est passer du ventre de la maman au monde terrestre, à l’air libre et à la lumière ! La Nouvelle Naissance est la Naissance En Haut, est celle qui est opérée par la Ste Esprie. On naît du « ventre » de la Ste Esprie au monde céleste. La naissance est avant tout et d’abord un passage PHYSIQUE, TANGIBLE ! On passe dans ce cas d’une réalité terrestre à une réalité céleste non seulement avec notre esprie et notre âme mais aussi avec notre corps pour VOIR le Royaume en réalité, en vérité. Jusqu’à présent nous avons vu les EFFETS du Royaume (paix, sanctification, guérisons, miracles etc.). A présent la métamorphose nous permet de VOIR le Royaume dans toute sa splendeur !

En 1 Jean 4:17 il est dit : « Tel Il est, tels nous sommes aussi dans ce monde (grec : kosmos = cosmos, univers). »

Ce verset est à mettre en relation avec son contexte parlant de l’amour au sens biblique du terme, c’est à dire dans la globalité de notre être donc de l’être intérieur mais aussi de l’être extérieur à savoir notre corps, comme c’est le cas du couple et comme c’est le cas de l’Eglise épouse de Christ.

L’aspect intérieur est largement étayé dans le chapitre 4 de cette épître mais les versets 13 et 15 incluent aussi l’être extérieur : « Nous connaissons que nous demeurons en lui et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprie »

« Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. »

Dieu (Père) en nous et nous en Dieu, Christ en nous et nous en Christ, réception de la Ste Esprie en nous et immersion ou baptême dans la Ste Esprie sur nous voilà l’inclusion évidente non seulement de notre être intérieur (en nous) mais aussi de notre être extérieur ou corps (en Dieu, en Christ ou encore la Ste Esprie sur nous). Ce processus est opéré par la Ste Esprie de Laquelle nous naissons à nouveau En-Haut. Le résultat est le verset 17 cité plus haut.

Comment est Jésus aujourd’hui ?

Une description édifiante se trouve en Apocalypse 1: 13-16 : « …quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent comme s’il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux… de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force ».

Comment devrions-nous être DANS CE MONDE (kosmos) si nous sommes tel qu’Il est ?

Très exactement comme Jésus est décrit là dans son état actuel !

En fait Jésus est feu et lumière dans une puissance inouïe et indescriptible ! La métamorphose doit nous mener non pas après la mort mais DANS CE MONDE ou UNIVERS ou COSMOS à une morphologie identique.

Remarquons aussi que l’utilisation du mot « kosmos » montre qu’il ne s’agit pas simplement de notre planète terre mais de l’univers, du cosmos. Autrement dit la métamorphose nous libère des lois naturelles telles la gravité, l’air et les distances. En fait la métamorphose nous libère de surcroît des limitations de l’espace, de la matière et du temps pour que nous puissions passer dans ce qui n’est plus espace, matière temps c’est à dire le céleste.

Apocalypse 1:10 : « … Je devins en esprie au jour du Seigneur… »

Apocalypse 4: 2 : « …je devins en esprie (egenomen en pneumati) et voici un trône était là dans le ciel… »

Jean, au moment où Jésus lui apparut en gloire et au moment où il monte dans la Salle du Trône, « devint en esprie ». Le verbe ginomai utilisé ici est très intéressant ! Il signifie en sens premier « naître puis être, exister, engendrer, connaître, devenir… » Cela rejoint évidemment la Naissance En Haut évoquée avant, du sein maternel de notre Mère céleste la Ste Esprie. Il « naquit en esprie » et put survivre devant Jésus glorifié et lors de la montée dans la Salle du Trône. Comme nous savons que la chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu, il fallait que Jean devienne, naisse, existe en esprie autrement dit qu’il soit métamorphosé ou qu’il naisse En Haut ! Il est devenu un être glorieux métamorphosé pour pouvoir supporter et vivre la suite des événements !

Apocalypse 7: 3-4 : « …Ne nuisez pas à la terre, ni à la mer, ni aux arbres avant que nous n’ayons marqué du sceau le front les serviteurs de notre Dieu…144 000… »

Apocalypse 14: 1 : « …L’Agneau était debout sur la montagne de Sion et avec lui les 144 000 ayant son nom et celui du Père ayant été écrits sur leur front… »

Ici le marquage du sceau sur le front des serviteurs de Dieu (144 000 et aussi la foule) encore vivants sur terre après la grande tribulation permet à ces serviteurs de passer de la terre au trône (Apocalypse 7: 9 ; 14:3).

Ce sceau est le nom ou l’identité de l’Agneau et du Père. Avoir l’identité du Père et du Fils, c’est ETRE (naître à, exister…) corps, âme et esprie ou dans notre être entier comme le Père et le Fils ! Nous retrouvons là une autre expression pour décrire le phénomène de la métamorphose qui permet de passer du terrestre au céleste !

Romains 8 : 23 nous dit : « …possédant en nous-mêmes les prémices de l’Esprit, nous aussi nous gémissons en nous-mêmes, attendant l’adoption (uiotèsian = adoption – uios = fils), la rédemption (grec : apolutrosis = rachat, délivrance, salut) du corps (soma).

Dans le contexte, Paul parle de la création qui gémit dans les douleurs de l’enfantement et il continue dans son discours avec ceux qui possèdent en eux les prémices de l’Esprit. La création dans les douleurs de l’enfantement n’attend évidemment pas la mort mais elle attend une situation meilleure à savoir la vie liée à l’affranchissement de l’esclavage de la corruption lié à la révélation des fils de Dieu (cf. v.19-23). Il est évident que de façon parallèle l’adoption et la délivrance du corps n’est pas la mort mais le salut du corps ou sa rédemption, son rachat, sa délivrance ou encore son salut ! Il s’agit par conséquent de quelque chose qui doit se passer AVANT la fin de ce monde. On parle souvent et à juste titre du salut de l’âme et de l’esprit. Mais ici il est question du salut du corps. Comment le corps peut-il être sauvé c’est à dire délivré de la mort et de ce qui y mène à savoir les limitations de l’espace, matière, temps, donc de la corruption s’il n’est pas métamorphosé ? En effet il est clairement dit en Exode 33:20 : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre ». (Cf. aussi 1 Corinthiens 15: 50 : « La chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu »)

Ce passage nous décrit notre situation actuelle c’est à dire que nous avons reçu suite à notre conversion, notre baptême d’eau, les prémices de l’Esprie par le baptême et/ou la réception de la Ste Esprie comme les disciples l’ont reçu à la Pentecôte. Toutefois dans notre situation actuelle NOUS (les chrétiens contemporains des disciples de Jésus et de Paul jusqu’à nous aujourd’hui) GEMISSONS EN NOUS-MEMES en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps non pas par la mort qui est un ennemi (1 Corinthiens 15:26 ; Apocalypse 20:14) mais par l’Esprie et la Vie qui est Jésus.

Cette attente dans les gémissements aurait dû prendre fin dès la fin du 1er siècle au moment où Jésus proposa à l’Apôtre Jean un nouveau mode de vécu ou de pratique de l’Alliance en Jésus-Christ évidemment toujours basée sur la croix et la résurrection. Il s’agit du Baptême de Gloire et de la Ste Cène de Gloire (cf. chapitre 3 suivant).

« …Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils afin que celui-ci soit le premier né d’une multitude de frères ; ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés, ceux qu’il a appelés il les a aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés il les a aussi glorifiés (verbe grec : doxadzo ; Romains 8:29-30).

Être conforme à l’image de son Fils, c’est être comme Lui et nous savons comment Il est en tant que premier né d’une multitude de frères si nous lisons Apocalypse 1:13-16. En effet Jésus a été métamorphosé après Sa résurrection, lors de Son Ascension et au moment où Il S’est assis sur le Trône. Il est à noter que edoxasen (a glorifiés) est à l’aoriste traduit par le passé composé en français. Il n’est donc pas question de futur. Donc la glorification est pour nous aujourd’hui pour le moins au même titre que la justification par exemple. La glorification en fait devrait déjà avoir eu lieu. La gloire est la manifestation de la toute puissance, de la majesté et de la sainteté de Dieu. Il veut la partager avec nous par la glorification qu’Il veut nous accorder, car Il a prévu que nous soyons conformes à l’image de Son Fils !!! Si le corps et notamment nos neurones ne sont pas intégrés dans cette glorification, il y a un problème évident !!! Comment être conformes à l’image de Jésus glorifié avec nos corps mortels exposés à toutes sortes d’agressions ? Une seule solution : la métamorphose du corps ou la glorification ou la naissance en haut ! C’est le corps avant tout qui donne une image. Il semble difficile d’avoir une image de l’âme et de l’esprit. Ou alors cette image ne pourrait être que le fruit de notre imagination… !

« Nous ne nous mourrons (verbe grec kiomao = dormir, mourir) pas tous, tous par contre (« de » : opposition adverbiale forte) nous serons changés (verbe grec allasso = changer, échanger) en un instant (atomo), en un clin d’œil (en ripè ophtalmou) à la dernière trompette ; car elle sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles (aphtartoi) et nous, nous serons changés. Il faut en effet que le corruptible revête l’incorruptibilité (aphtarsian) et le mortel revête l’immortalité (atanasian) » (1 Corinthiens 15: 51-53).

La métamorphose se fera à la dernière trompette qui sonnera au moment de l’enlèvement. Toutefois la possibilité de l’immortalité rendue possible par la métamorphose peut déjà avoir lieu avant : c’est signifié par l’opposition adverbiale forte grecque « de » (par contre). Certains ne mourrons pas AVANT, c’est à dire qu’ils expérimenteront la métamorphose avant la dernière trompette. Puis, la métamorphose est décrite dans les versets suivants comme un revêtement de l’incorruptibilité et de l’immortalité. Nous retrouvons cette notion de vêtement en Apocalypse 3: 18b.

« …je te conseille d’acheter chez moi de l’or ayant été flambé par le feu afin que tu sois riche et des vêtements blancs afin que tu sois vêtu pour que n’apparaisse pas la honte de ta nudité et du collyre pour oindre tes yeux afin que tu voies » (Apocalypse 3 : 18).

La métamorphose consiste à avoir un aspect doré suite à l’action du feu céleste, de revêtir des vêtements blancs et d’avoir des yeux capables de voir et de supporter l’éclat de la gloire céleste. Le résultat est de pouvoir « souper » avec Jésus (v.20) et de s’asseoir avec Lui sur le Trône (v.21). Ne pas être métamorphosé, c’est être nu et subir la honte de la nudité qu’ont d’ailleurs éprouvée Adam et Eve qui eux étaient métamorphosés puisqu’ils pouvaient converser avec Dieu. Cette métamorphose a progressivement disparu après la chute.

 

3. La métamorphose : nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance en Jésus-Christ :

« Et lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort et il posa sa main droite sur moi et dit : ne crains pas ; je suis le premier et le dernier et le vivant et voici je fus mort et voici je suis vivant pour les ères des ères et je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès » (Apocalypse 1: 17-18).

« Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai (deipneo = souper, manger, prendre la cène selon certaines traductions) avec lui et lui avec moi ». (Apocalypse 3:20).

Le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance en Jésus-Christ entre Dieu et les hommes comporte le Baptême de gloire et la Ste Cène de gloire administrés par Jésus glorieux Lui-même.

Le premier texte baptismal est à mettre en relation avec Romains 6 : « …ignorez-vous que tous nous avons été baptisés dans le Christ Jésus, que nous avons été baptisés dans sa mort ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort afin que de même que le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Si nous sommes devenus une même plante par la ressemblance à sa mort nous le serons aussi [par la ressemblance] à sa résurrection ».

Le baptême d’eau ici symbolise dans la foi notre mort puis notre résurrection avec Christ par le fait que nous soyons immergés dans l’eau puis émergeants de l’eau. Nous sommes ici dans l’image, le symbole devant jouer un rôle de vecteur ou de poteau indicateur vers la réalité.

Le baptême de vérité et de gloire a été institué solennellement par Jésus Lui-même en Apocalypse 1:17-18 avec des paroles baptismales typiques en remplacement du baptême d’eau parce que ce baptême de gloire n’est plus dans le symbole mais dans la réalité et la vérité à savoir que notre corps mortel tombe comme mort devant Jésus glorifié et est revêtu d’incorruptibilité ou métamorphosé au moment où Il pose sa main droite sur le corps mortel. Jean métamorphosé (notre corps métamorphosé) pourra alors se relever, se tenir en présence de Jésus glorifié, recevoir et surtout ECRIRE (v.19) le message du Seigneur Jésus-Christ. Le corps de Jean (notre corps) aura encore une dose de métamorphose supplémentaire (métamorphosé de gloire en gloire) quand il (notre corps) « devint(iendra) en esprie » (= devenir [est un processus, un devenir, une naissance], en esprie est une transformation, on devient autre chose) au moment où il monte dans la salle du trône (Apocalypse 4:2 – egenomèn en pneumati). Il faut toujours se rappeler que le corps de chair et de sang ne peut supporter une telle gloire donc il n’y a qu’une seule solution : être métamorphosé ou glorifié pour continuer à vivre tout en ne subissant pas la mort du corps.

Le second texte eucharistique est à mettre en relation avec Jean 6: 50ss : « C’est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel…et le pain que je donnerai c’est ma chair…car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage…celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui »

La Ste Cène avec le pain et le vin symbolise dans la foi la mémoire de ce que Jésus a accompli sur la croix et est une action de grâce (eucharistie) par rapport au salut en résultant.

La Ste Cène de gloire a été instituée par Jésus Lui-même en Apocalypse 3:20 en remplacement de la Ste Cène célébrée avec le pain et vin où Il emploie à dessein le verbe deipneo qui signifie « souper ». Ce terme fait clairement référence au dernier souper de la Pâque de Jésus avec Ses disciples. Certaines traductions n’hésitent pas proposer « je prendrai la Ste Cène avec lui et lui avec moi » ! Comme le baptême de gloire, la Ste Cène de gloire consiste à être métamorphosé à savoir revêtir des vêtements blancs, « acheter » de l’or et du collyre pour les yeux pour pouvoir VOIR ! (Apocalypse 3:17b-18 : versets du contexte). Autrement dit il s’agit aussi ici de la métamorphose avec l’or (brillance), les vêtements BLANCS (éclat), les yeux métamorphosés pour pouvoir voir la gloire du Seigneur ! Pour ce faire il faut manger, absorber la chair et le sang glorifiés et métamorphosés de Jésus glorifié qui vient souper avec nous ! C’est une Ste Cène qui n’est plus dans le symbole mais dans la réalité et la vérité à savoir que nous mangeons, absorbons les « ingrédients » du corps glorifié de Jésus dans notre corps en vue de la métamorphose du corps et par voie de conséquence en vue de l’immortalité. Il est évident que nous n’allons pas manger la chair terrestre et le sang terrestre de Jésus mais Sa « chair » et Son « sang » célestes à savoir le feu et la lumière célestes composant Son Corps de Gloire !

Conclusion

 

La métamorphose mène à l’immortalité et au statut de l’Eglise des Vainqueurs en vue des missions décrites dans l’Apocalypse. Elle est indispensable pour passer dans le monde céleste et notamment dans la Salle du Trône. Nous avons les prémices de l’Esprie certes, mais le Seigneur aimerait nous amener plus loin. Nous « gémissons » en attendant le salut de notre corps ou la métamorphose. Nous sommes appelés à maintenir notre corps en bride, c’est à dire nous sanctifier et jeûner (le jeûne concerne spécifiquement le corps) pour pouvoir courir et obtenir le prix. Toutefois c’est par la compréhension du dessein de Dieu dans Sa Parole, la foi bien orientée et avant tout par Sa Grâce que la Ste Esprie nous métamorphosera en vue d’un salut esprie, âme et aussi corps ! Refusons la philosophie hellénique (grecque) qui sépare l’homme intérieur (esprie, âme) de l’homme extérieur (corps) et qui a largement infecté l’enseignement de l’Eglise.

Revenons repentants à l’enseignement biblique qui considère l’être humain dans sa globalité et prône le salut de l’esprie, de l’âme et du corps (cf. 1 Thessaloniciens 5 :23).

 

En Jésus, Martin BUSCH

La guérison physique

« Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens; car je suis l’Eternel qui te guérit. » Exode 15:28.

« Mon âme bénit l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !

Mon âme bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde; c’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Psaume 103 : 1-5

« Mais il était blessé pour nos péchés, brisé par nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Esaïe 53 : 5.

« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplit tout ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. » Matthieu 8 : 17

« …lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions dans la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » 1Pierre 2 : 24

« Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit et il s’étonnait de leur incrédulité ! » Marc 6 : 4-6.

GUÉRIR ! Quel rêve pour les malades, qu’ils soient malades « à l’intérieur » ou « à l’extérieur » !

Jésus veut guérir LES DEUX DIMENSIONS DE NOTRE ÊTRE : QUEL AMOUR !

Il veut guérir notre esprit et notre âme d’une part et d’autre part notre CORPS !

Il ne s’agit pas de n’importe quel amour, un amour de profiteur, un amour dont il faudrait payer le prix ! Son amour nous a été prouvé par Son sacrifice expiatoire sur la croix ! Il a déjà payé le prix de Son amour ! Nos péchés sont supprimés ou notre guérison intérieure a été acquise par Son corps cloué sur la croix et Sa mort.

Nous sommes guéris à l’extérieur ou notre corps trouve sa guérison par SES MEURTRISSURES A LUI, meurtrissures qui lui ont été infligées par les coups de fouet qu’Il a dû supporter !

Jésus est PARFAIT, Il a accompli une œuvre parfaite.

Comme le salut, la rédemption, l’état de béatitude sont parfaits, il fallait que celui qui nous sauve soit parfait, c’est-à-dire DIEU PARFAIT ET A LA FOIS HOMME PARFAIT, pour qu’Il puisse prendre sur lui NOS péchés et NOS maladies !

Comment un aveugle peut-il conduire un autre aveugle, comment un pécheur peut-il sauver un autre pécheur, comment un malade peut-il soigner efficacement un autre malade, comment un ignorant peut-il instruire un autre ignorant ? Jésus est la lumière, la guérison, la sagesse ou l’omniscience. Il était le seul capable de nous sauver REELLEMENT et EFFECTIVEMENT !

Il est venu nous donner la « santé intérieure » ou la libération de nos pensées négatives pouvant être suivies d’actes négatifs.

Jésus est aussi venu nous guérir de la maladie, Lui qui n’a jamais connu la maladie ! Il est venu nous offrir la guérison qu’Il a payée avec ses meurtrissures qu’Il a reçues au poteau des flagellations (Matthieu 20:19; 27:26). Les lanières étaient garnies de bouts de métal, Il a presque été écorché vif à cause de nos maladies !

C’est le cadeau de Jésus-Christ pour notre CORPS. Il suffit de l’accepter. Un cadeau s’accepte ou se refuse, mais vous en conviendrez aisément : il serait à la fois bête et malpoli de le refuser !!!

Programmations.

D’après certains médecins, nous sommes selon le mode de vie que nous menons, « programmés » (sauf impondérable, c’est à dire accidents etc…) pour vivre tant et tant d’années, avoir selon certaines probabilités (résistance physique, mode de vie, environnement) telle ou telle maladie, pour à la fin du programme passer de vie à trépas.

D’après l’Evangile, nous sommes « programmés » dans la mesure où nous acceptons pleinement le cadeau de Jésus-Christ, à vivre en bonne santé voire de n’être pas touchés par la mort, comme Elie où Hénoc par exemple.

Voilà le programme de Dieu concernant notre CORPS.

La guérison physique un moyen pour l’évangélisation.

Il est clair qu’en Afrique par exemple, la médecine est utilisée par des médecins ou des infirmières pour d’une part apporter guérison et soulagement du corps, mais si ces personnes sont chrétiennes, elles ne manqueront pas d’essayer de communiquer la guérison pour l’âme, d’autre part.

Tout le monde ne peut pas être médecin ou infirmière. Tout le monde par contre a la possibilité de devenir chrétien(ne) et d’accepter le cadeau du Seigneur pour soi et POUR LES AUTRES, surtout si ces « autres » sont encore païens. Jésus n’a pas dédaigné le miraculeux dans le domaine de la guérison physique dans l’exercice de son ministère. Les premiers chrétiens voyaient les choses de la même manière.

« … et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, EN ETENDANT TA MAIN, POUR QU’IL SE FASSE DES GUERISONS, DES MIRACLES ET DES PRODIGES, PAR LE NOM DE TON SAINT SERVITEUR JESUS. (Actes 4 : 29-30). »

« Le Seigneur TRAVAILLAIT avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. » Marc 16:20.

Certes le miraculeux n’implique pas obligatoirement la foi. Nous le remarquons dans l’Evangile de Jean, où Jésus apprécie la foi qui ne vient pas de la vue.

« Jésus lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges VOUS NE CROYEZ POINT. » Jean 4:48.

« Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru. » Jean 20:29. (cf. Pharisiens incrédules)

Il est toutefois clair que le miraculeux dans le domaine de la guérison physique notamment, a servi de moyen non négligeable pour la diffusion de l’Evangile. (Actes 3:1ss. par ex. ou encore Actes 8:5ss.).

TOUT CE QU’ADAM A PERDU JESUS NOUS L’A RESTITUE.

« Si par l’offense d’un seul (=Adam) la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ. » Rom.5:17.

Adam a perdu la « pureté » de son âme en péchant et aussi le bien-être de son corps. Jésus, dans la mesure où nous croyons en Son sacrifice, nous a TOUT restitué. Le corps ne serait-il pas aussi une création de Dieu, est-il méprisable ?

Il se trouve qu’il est désigné dans la Bible comme étant le Temple du St Esprit. (1Cor.6:19). Si le St Esprit accepte de venir dans un Temple en ruine, Il fera le nécessaire pour restaurer ce Temple au même titre qu’Il restaure l’ambiance, l’atmosphère, ce qui se dit et se pense dans ce Temple. Nous avons perdu le salut et la rédemption, Jésus nous les redonne. Nous avons perdu LA SANTE, Jésus nous la redonne A CAUSE DE SES MEURTRISSURES !

Nous avons perdu la « vie » à cause du règne de la mort, Jésus nous redonne « l’abondance de la grâce et le don de la justice, afin que nous régnions dans la vie par LUI, par Sa CROIX ! Jésus n’a-t-Il pas dit : « Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Luc 17:21.

Si l’on considère par conséquent que le paradis où vivaient Adam et Eve est le royaume de Dieu, là où il y a le face à face avec le Seigneur, il faut qu’il se manifeste non seulement pour notre bien-être physique, spirituel et mental, mais avant tout POUR LA GLOIRE DU SEIGNEUR LUI-MEME !!!

ECHEC AUX FAUSSES INTERPRÉTATIONS DU TEXTE BIBLIQUE QUI VEULENT NOUS RAVIR LE BÉNÉFICE DE CE QUE JÉSUS NOUS A SI CHÈREMENT ACQUIS. ÉCHEC AUX CONSIDÉRATIONS QUI RABAISSENT ET RÉDUISENT L’ŒUVRE PARFAITE DU SEIGNEUR ! ÉCHEC À L’INCRÉDULITÉ !

Certaines théories voudraient justifier la maladie comme étant un signe de sainteté particulière ou de spiritualité spéciale comme si le corps s’opposait à l’âme et à l’esprit, voire au St Esprit. Cela vient probablement du fait qu’on a tendance à confondre le corps (soma) avec la chair (sarx).

On va chercher « l’écharde » de Paul pour réduire et attaquer la foi en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ.

Reprenons les textes. « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ; car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2Cor. 12:7-10.

« Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile, et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ… Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. » Galates 4:13ss.

Certains pensent qu’il s’agissait d’une maladie des yeux, vu que les Galates se « seraient arrachés les yeux », vu que Paul, à cause d’une vision déficiente, aurait écrit en grandes lettres de sa propre main et vu que les Galates auraient pu avoir du dégoût face à son infirmité dans ce cas évidement visible pour tous.

MAIS si on se donne la peine d’approfondir les choses on aboutit à une toute autre interprétation qui d’ailleurs correspond beaucoup plus au contexte biblique.

  • L’expression « s’arracher les yeux pour quelqu’un » usitée en grec signifie « faire tout ce qui est possible pour aider ce quelqu’un ».
  • Les grandes lettres, écrites de la main de Paul, signifient l’importance que Paul attachait à son message concernant le légalisme et le traditionalisme des Galates. (Gal.6:12ss.)
  • Il existe d’autres infirmités de la chair pouvant donner du dégoût que les maladies des yeux ou plutôt dans notre contexte la maladie tout court. Le texte « di’ astheneian tès sarkos » (à cause d’une infirmité de la chair -Segond) pourrait aussi être traduit par : « à cause d’une faiblesse (fatigue) de la chair ».

Cela pourrait par conséquent signifier une faiblesse, une fatigue, une « asthénie », en provenance de la persécution. (Hématomes, blessures, habits en mauvais état, état de fatigue dû aux mauvais traitements). Le verset qui dans le contexte de l’épître aux Galates doit donner le coup de grâce final à ce que nous considérons comme une fausse interprétation est Galates 6:17 :

« Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. »

Le texte grec dit : « ego gar ta stigmata tou lèsou en to somati nou bastadzo ».

(Stigma, atos = signe distinctif, piqûre, piqûre au fer rouge, marques, tatouages). Ne croyons pas qu’il s’agisse ici de tatouages, mais bien de CICATRICES dues aux persécutions PHYSIQUES que Paul a dû endurer POUR LE NOM DE JESUS ! Voilà les marques du « témoin », du « martyr ». Il ne s’agit pas d’aller chercher plus loin. Il ne s’agit en aucun cas des fameuses « stigmates » de certains « saints » sur lesquelles nous ne nous étendrons pas ici !

Ces « stigmates » sont sans aucun doute ce qui est signifié par « l’écharde » dont il est fait mention dans 2 Corinthiens 12. Comment Paul pourrait-il se glorifier d’une faiblesse ou parler de stigmates ou marques DE JESUS en parlant d’une maladie qu’il aurait attrapée comme cela, sans mise en rapport avec le témoignage RISQUE qu’il rendait sans cesse de Jésus auprès de ses contemporains ? Paul a gardé les traces, les marques de ses persécutions par des cicatrices ou autres mais il n’en a pas gardé les séquelles. Il n’était pas devenu paralysé ou aveugle ou infirme, sinon il n’aurait pas pu mener le rythme de vie qu’il a mené (2Cor.11:22ss.). Ne lisons-nous pas en 2Timothée 3:12 : « Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? ET LE SEIGNEUR M’A DELIVRE DE TOUTES. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »

En ce qui concerne le passage de 1Cor. 12:7-10, il apparaît clairement que le mot grec « astheneia » demande la traduction « faiblesse ». Il s’oppose au mot puissance au v.9 (dunamis). La traduction « infirmité » du v.5 est à notre avis un contre-sens. Le mot puissance ne s’oppose pas à infirmité mais à faiblesse.

Quelles sont les faiblesses qui nous sont décrites ici ? Paul en parle en 2Cor. 11 (travaux, coups, emprisonnements, danger de mort, quarante coups moins un, verges, lapidation, naufrages, abîme pendant un jour et une nuit = probablement mort et Il fut ressuscité, à moins qu’il ne s’agisse d’un séjour en mer à la nage ???, périls de toutes sortes, veilles, faim, soif, jeûnes, froid, nudité, et SANS PARLER D’AUTRE CHOSE, soucis des Églises et au chap.12v.10 le mot faiblesse est placé avec les mots outrages, calamités, persécutions, détresses POUR CHRIST). Le mot astheneia n’a pas comme sens premier « maladie », mais faiblesse. Le sens maladie est secondaire. Il est certes employé dans la Bible mais s’il s’était agi de maladie physique plus précisément, le mot nosos (Matth.4:23) aurait mieux convenu. Paul parle par ailleurs de « l’excellence de ces révélations », c’est à dire qu’il a été ravi jusqu’au ciel dans le paradis où Dieu lui aurait fait des révélations inexprimables.

Ceux qui justifient tellement la maladie ont-ils eu ces révélations préalables, comme Paul ?

Ce qui bibliquement serait assez dangereux d’affirmer, c’est d’accorder à un ange de Satan un rôle positif. Il empêcherait Paul de s’enorgueillir ! Mauvaise affaire pour le Royaume des Ténèbres ! Tout ce que peut faire le Royaume des Ténèbres contre un homme de Dieu comme Paul, c’est de le persécuter et d’essayer d’avoir sa peau. Il semble que ce passage soit clair : Paul demande à Dieu que cessent les persécutions et les épreuves que le Diable lui envoie. Il en a un peu assez, ce qui se conçoit assez facilement … ! Cette écharde le fait passablement souffrir.

Le Seigneur est clair dans sa Parole : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans le siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, AVEC DES PERSECUTIONS, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » Marc 10:30.

« Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une GRACE devant Dieu. » 1Pierre 2:20

« Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. » 1Pi. 3:17.

Voilà en d’autres termes ce que le Seigneur voulait dire à Paul. Il n’est absolument pas question ici de maladie.

Il y a une autre raison qui provoque des contre-sens dans l’interprétation du texte biblique en ce qui concerne ce sujet.

Le mot « chair » (sarx ; cf. sarcophage) a un sens plus général chez Paul. Il n’a pas que le sens restreint de « corps » mais bien plutôt ce qui regroupe l’ensemble des pulsions qui nous mènent au péché (cf. Galates 5:24, où nous serions bien mal partis d’après l’Evangile, si nous commencions par crucifier nos corps concrètement en vue de notre sanctification). Au contraire, notre corps (soma 1Thess.5:23) doit être conservé irrépréhensible (oloklèros = qui forme un tout, entier, intact, complet parfait), doit être en pleine forme.

Ainsi « l’écharde dans la chair » est bien une écharde dans ce qui est à la source de nos péchés, notre « sarx », mais pas une écharde dans le corps au sens d’une maladie. Il s’agit d’une écharde dans notre « sarx » au sens biblique du terme.

Ainsi même si Paul avait été touché par la maladie, il n’est sûrement pas resté dans la maladie. En réalité, Paul demandait à Dieu de lui soulager ses conditions de vie. Il avait vu la gloire de Dieu au troisième ciel et on peut comprendre qu’il aurait préféré rester là haut, entre autres pour ne plus se faire « descendre » à cause du nom du Seigneur. C’est pourquoi il est aisé de comprendre ses paroles en Philippiens 1:21 : « …maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps (soma) avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort; car Christ est ma vie, et la mort M’EST UN GAIN. Mais s’il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire si ce que je dois préférer … »

Un autre passage est souvent utilisé pour dénigrer l’efficacité du Sacrifice de Jésus : il s’agit de 1Timothée 5:23 : « Ne continue pas à boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin à cause de tes fréquentes indispositions. »

Il semble que Timothée ait eu des problèmes de digestion. On dira peut-être où est l’efficacité du sacrifice de Jésus dans le cas des indispositions de Timothée ? Il est vrai que Timothée avait des problèmes mais Paul « LUTTE » pour une amélioration de la situation physique de son ami. Le vin semble être le « médicament » conseillé par Paul. Dans notre propos nous nous empressons de dire que nous ne rejetons pas la médecine et nous ne voulons pas le faire. Mais il est clair que dans l’église la maladie doit être combattue parce qu’elle l’était dans l’Église primitive à cause des meurtrissures de Jésus ! Par ailleurs RIEN ne prouve qu’une guérison miraculeuse ne soit pas intervenue ULTERIEUREMENT.

(Argument identique pour 2Tim.4:20 ; Philippiens 2:26ss.)

Le cas de Job est aussi souvent un argument dans la bouche de ceux qui « réduisent » l’étendue de l’œuvre de Jésus.

C’est vrai qu’on peut penser que les souffrances ont mené Job à dire au Seigneur : « Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu. » (42:5).

Mais ce qu’on oublie de dire, c’est que l’Eternel accorda à Job le double de tout ce qu’il avait possédé et qu’il avait été rétabli dans son premier état, c’est à dire guéri (cf 42:9-17), et ceci AVANT MEME l’œuvre de Jésus pour nous délivrer de nos maladies !

La Parole de Dieu ne dévalue pas.

NE PAS CROIRE EN LA VOLONTE DE DIEU DE GUERIR SES ENFANTS REVIENT A DEVALUER LA PAROLE DE DIEU ET LE SACRIFICE DE JESUS !

Si Jésus a porté nos maladies pourquoi encore les porter ? Dieu ferait-il acception de personnes ? Guérirait-il certaines personnes qui croient en Lui et pas d’autres ? NON. Comme nous sommes justifiés par le sang de Jésus pour le pardon de nos péchés, même si nous sommes moins consacrés que d’autres, nous sommes aussi guéris par Ses meurtrissures. Nous ne croyons pas au salut par les œuvres mais au salut par la foi, qu’il s’agisse du corps ou de l’âme et de l’esprit.

Le problème n’est pas au niveau de Dieu, mais au niveau de NOTRE FOI et souvent une foi basée sur une fausse parole s’appelant « écharde de Paul » plutôt que sur la Parole s’appelant « Meurtrissures et Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ». La Parole de Dieu n’affirme pas une chose pour en démontrer le contraire quelques chapitres plus loin ! Pour arriver à expérimenter la guérison physique, il faut « extirper » l’erreur qui oriente mal notre foi.

« Les croyants en l’écharde de Paul » et la médecine.

Si les adeptes de l’écharde de Paul croient que leur maladie ou celle de leurs frères est dans la volonté du Seigneur, ils devraient aussi refuser d’aller consulter un médecin ou d’aller à l’hôpital. Ils recevraient en effet des soins en vue de la guérison, soins qui iraient A L’ENCONTRE DE LA SOIT-DISANT VOLONTE DE DIEU.

Non la Bible nous encourage à lutter contre la maladie par le combat de la foi et les moyens médicaux. (cf Luc médecin, Jésus qui dit aux lépreux d’aller se présenter aux sacrificateurs, les médecins juifs de l’époque). LA MALADIE DOIT ETRE VAINCUE.

Trop souvent des chrétiens même, ployant sous la souffrance, vont se perdre en allant chercher du soulagement chez des guérisseurs et chez toutes ces personnes qui pratiquent des « médecines parallèles, ésotériques et démoniaques. »

Paul dit en Romains 15:18 : « Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance par la parole et par les actes, par la PUISSANCE DES MIRACLES ET DES PRODIGES, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que … j’ai abondamment répandu l’Evangile de Christ. »

Serions-nous dispensés d’accomplir les miracles et les prodiges de Paul ?

Paul aurait eu l’air fin en prêchant le sacrifice parfait de Jésus-Christ alors qu’il se serait présenté malade et de surcroît avec une maladie visible inspirant du dégoût …..

Les païens lui auraient sûrement dit : « Avant de nous exhorter à croire et à obéir donne l’exemple de ta foi en action sur ton propre corps » ou alors ils lui auraient dit : « C’est merveilleux Paul ce que tu nous dis, mais comme nous voyons que tu as des problèmes physiques, viens avec nous, il y a un bon acuponcteur ou un bon radiesthésiste ou médium dans le coin, il pourra sûrement t’aider. Ce Jésus que tu nous prêches, il ne faut tout de même pas trop lui demander, il a déjà assez à faire avec les âmes à sauver. C’est pourquoi, Paul, on pourrait ajouter ton Jésus à notre panthéon. Il s’occuperait de notre âme et puis il y a d’autres dieux (voire démons) qui pourraient s’occuper de notre corps … ».

Que vaut-il mieux ? : une « belle âme », dans un corps à moitié détruit, malade, ou une « belle âme » dans un corps guéri, sain, pouvant certes avoir les marques de Jésus, mais qui peut servir efficacement à l’avancement du Royaume de Dieu ? A vous de répondre !

L’Église est équipée pour combattre la maladie.

Il se trouve que le Seigneur a équipé Son Église pour manifester le résultat de Son œuvre merveilleuse. S’Il nous a donné cet équipement, ce n’est pas pour qu’il ne soit pas utilisé ! Notre Dieu est Quelqu’un de sérieux. Ceux qui ne croient pas que Dieu VEUT guérir, ne prennent pas Dieu au sérieux et Le font menteur.

En effet nous lisons en Jacques 5:14ss. : « Quelqu’un est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église, et que les Anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin que vous soyez guéris. La prière du juste a une grande efficacité. » Voilà le sérieux de Dieu ! La prière de l’incrédulité « Seigneur, si tu veux, si telle est Ta volonté » ne sert à rien. Dieu VEUT ! Il a chèrement payé le prix il y a 2000 ans. S’il y a des problèmes de péché, il s’agit simplement de liquider les problèmes en toute humilité. Jacques emploie le mot « kamno » qui signifie être mourant, être fatigué. Cela nous montre que le Seigneur veut sauver le corps de mourants ! Il s’agit de « l’extrême onction » en vue de la GUERISON, pas de la MORT !

Par conséquent la prière de la foi des Anciens avec la confession des péchés EST UN MOYEN POUR LA GUERISON !

L’autre moyen est le DON DES GUERISONS nommé en 1Cor. 12:9. Dieu est sérieux. Il n’a pas donné ce don à son Église pour qu’il ne soit pas employé ! Douterions-nous encore du dessein du Seigneur concernant notre CORPS ?

En Marc 16/17ss nous lisons : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru… ils imposeront les mains aux malades, ET LES MALADES SERONT GUERIS ! » Il n’y a pas de doute, ceux qui croient obtiennent la guérison de la part du Seigneur. Ceux qui ne croient pas ne reçoivent rien !

En Marc 6:5 nous lisons ; « Mais Jésus leur dit : un prophète n’est méprisé que dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit. ET IL S’ETONNAIT DE LEUR INCREDULITE. » Ne sommes-nous pas un peu comme les parents de Jésus ? Oui, Jésus on connaît, des croix on en voit partout etc.

Jésus est étonné de notre incrédulité. C’est l’obstacle principal en vue de la guérison miraculeuse ! C’est le péché par excellence. On ne prend pas Dieu au sérieux. On ne croit pas qu’il est Amour et qu’Il veut nous faire du bien. Dieu est un Père qui aime Ses enfants ! La guérison physique fait partie du Royaume de Dieu sur Terre. Elle doit accompagner la manifestation de ce Royaume d’une façon tout à fait normale. Elle doit être l’apanage de toute église chrétienne qui se respecte.

L’amour du prochain se manifeste de la meilleure manière avec le « lève-toi et marche ».

COMMENT CROIRE ?

Il faut d’abord dans le contexte de notre propos être chrétien(ne), avoir accepté Jésus-Christ comme son Sauveur personnel et son Seigneur.

Ensuite il faut accepter les promesses que le Seigneur a faites dans Sa Parole. Il faut passer d’une foi en « l’écharde de Paul » ou en « l’indisposition digestive de Timothée » à la foi aux meurtrissures de Jésus par lesquelles nous sommes guéris.

Comme le St Esprit est une puissance (Actes 1:8), il faut en être immergé. La puissance se manifeste comme un revêtement de Feu (Actes 1:8, puissance SURVENANT SUR VOUS et Actes 2:3 langues de feu… se posèrent SUR CHACUN d’eux, cf. Matthieu 3:11b). La puissance qui est le St Esprit confère la pratique du don de guérison entre autres.

Pour fortifier la foi, le jeûne est très recommandable. Notez que Jésus n’exerça Son ministère de puissance QU’APRES Ses 40 jours de jeûne !!! Cela devrait nous faire réfléchir ! Par le jeûne on apprend à croire parce qu’on se rend compte que notre vie ne dépend plus EN PREMIER LIEU du manger et du boire, mais bien du Seigneur. On s’en rend compte jusqu’au fond de soi-même.

La prière est aussi fondamentale. Elle nous met en contact vivant avec le Seigneur et renouvelle notre façon de penser et d’aborder les situations. Le temps de prière permet que nous soyons marqués du caractère de Dieu. Ainsi nous fortifions notre foi par ce contact personnel d’amour avec Dieu.

Savoir donner de son argent pour l’œuvre de Dieu fortifie notre foi, car par là nous l’exerçons concrètement aux niveaux de nos besoins. Nous lisons en 2 Corinthiens 9:7 : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu PEUT VOUS COMBLER DE TOUTES SORTES DE GRACES, afin que possédant toujours de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre… » Paul parle de TOUTES SORTES DE GRACES. Il est évident qu’une des grâces les plus précieuses est sans conteste la guérison physique. S’il y a besoin d’une guérison physique Dieu PEUT VOUS COMBLER. Il ne s’agit pas de payer une guérison, car si nous le faisions dans cet esprit Dieu ne guérirait pas le malade. Il s’agit de croire ! Jésus en Marc 6:5 ne PUT FAIRE DES MIRACLES à cause de l’incrédulité des gens.

Le jeûne, la prière et le don en argent sont des moyens SECRETS et CONCRETS, qui ne doivent pas se crier sur la place publique, pour « cultiver notre foi ». (cf Matthieu 6:1ss.).