par Martin Busch | Mar 23, 2019 | Documents fondamentaux
INTRODUCTION :
Généralement la nature est considérée comme un idéal, une sorte de perfection en soi. Elle est quasiment « divinisée » par certains. La question qui se pose : la nature, l’univers, la Création est-ce une réalité qui correspond à la Création parfaite originelle ? Le corps de l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui était-il comme celui d’Adam et d’Eve ? Si ce n’est pas le cas quelle fut la réponse de Dieu en Jésus-Christ par rapport au salut issu de la croix et de la résurrection ?
1. Création originelle et création après la chute
La Création, quand elle fut créée par Dieu, était parfaite : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». (Genèse 1 :1). Puis il est question du tohubohu que l’on traduit par « informe et vide ». Il est clair que YHWH Elohim n’a pas créé le tohubohu. Cela signifie que la chute de Lucifer a eu lieu entre le verset 1 et le verset 2 de Genèse 1. Il a mis le chaos sur la terre. ROUaCH Elohim s’est chargé de métamorphoser cela par la Parole par la Lumière.
La perfection de cette restauration peut être constatée en Genèse 1 :3,4 : « Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne »
Le soleil (v.16) ne fut créé que par la suite après l’herbe et les arbres (v.11,12). La lumière divine véritable préalable à toute vie permettait par conséquent à l’herbe et aux arbres de pousser. Sans lumière pas de vie et notamment pas de vie végétale. Toute cette nature ainsi que l’homme et la femme créés étaient bons ou parfaits c’est à dire dans la lumière divine. En Apocalypse 22 : 5 après la disparition du premier ciel et de la première terre (Apocalypse 21 :1) seule la lumière de Dieu illuminera « le nouveau ciel ».
La chute ou la désobéissance de l’homme entraîna la poussière liée à la malédiction du sol, la souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort. Le fait que l’homme ait mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal c’est à dire qu’il a voulu se mettre à la place de Dieu en décidant de ce qui est bien et de ce qui est mal, a entraîné l’atténuation voire la disparition de la lumière divine et l’introduction de la mort (« Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux et leur lumière a disparu » Jérémie 4 :23). Cette dernière commença tout de suite à « officier » quand Dieu revêtit l’homme et la femme des habits de peau [d’animal – par déduction puisqu’il n’y avait que des animaux en-dehors du couple humain]. La nudité était apparue à cause de la disparition du revêtement de lumière ou de gloire, d’où la honte. Cette lumière originelle sur le corps de l’homme disparut ou du moins faiblit : il eut peur, honte et il alla se cacher de devant Dieu et dû être revêtu de « matière – peau » issue de la mort ou de la « fin » de vie d’un animal à la place d’un revêtement de lumière originelle ou divine. Adam et Eve étaient en effet avant la chute, des êtres glorieux et puissants imprégnés, habillés de la lumière divine capables de dominer et de nommer les animaux, d’assujettir la terre (Genèse 1 :26 ; 2 :19-20) ! Actuellement l’homme ne domine, ni ne gère correctement ni les animaux, ni la terre. Il est entrain de détruire et d’ouvrir la voie à la mort… La chute préalable de l’homme (souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort) a entraîné la chute de la création (mort des animaux, malédiction du sol).
La matière telle que nous la connaissons, issue de la mort, de la notion de fin de vie implique évidemment aussi un début c’est à dire le temps ou l’Histoire. Enfin la séparation d’avec Dieu et de l’arbre de vie par le fait que l’homme fût chassé du jardin d’Eden implique une notion d’espace, de distance ou de distanciation ou encore de « vide » (Genèse 3 :10-24).
C’est ainsi que les notions de base espace – matière – temps tels que nous les subissons aujourd’hui nous placent directement dans la situation de la création déchue en situation intermédiaire ! En fait, il s’agit de la nature, de l’univers tel que nous les observons. La création originelle n’était pas polluée par la malédiction du sol et la mort introduites par la chute. L’homme comme « gérant » de la création a failli. La création originelle était « paradisiaque » imprégnée par la lumière, le feu divin. Elle était illimitée, sans oppression, sans catastrophes. Après la chute, la création « gérée par l’homme » est assujettie à l’espace, matière, temps : quelle prison ! Elle est assujettie aux rythmes des saisons, des cycles, des systèmes en tous genres, de débuts et de fins. La création actuelle est belle et en même temps redoutable quand les éléments naturels se déchaînent et tuent comme les tremblements de terre par exemple.
De même l’homme est capable de réaliser de belles choses, d’avoir des comportements qui engendrent la vie et le mieux vivre et il est capable du pire. C’est pourquoi la création déchue est en situation intermédiaire avec du bon et du mauvais pour, malgré tout, laisser la place à un processus de salut dans le cadre de la durée, de l’Histoire. Il en est de même du corps de l’homme, partie matérielle, tangible, visible de l’être humain faisant partie intégrante de la création, en situation intermédiaire, déchue, avec un superbe fonctionnement hyper compliqué d’une part tout en étant d’autre part malheureusement aussi soumis à la maladie, à la vieillesse et à la mort.
2. La réponse de Dieu en Jésus-Christ
a. La substance divine
« Jésus leur parla encore disant : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie… » (Jean 8 :12)
« …c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1 : 5)
Ici il s’agit de la lumière céleste de la vie originelle qui manque depuis la chute à la Création passée en « situation intermédiaire de corruption » et surtout qui manque au corps de l’homme lui aussi toujours en « situation intermédiaire de corruption » comme nous l’avons décrit plus haut.
Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ permet un retour à la lumière originelle qui élimine les ténèbres. Ces ténèbres ont mis la création et le corps de l’homme en situation intermédiaire de corruption, revêtu de la peau de mort au lieu du revêtement de la lumière de vie. Mais par la lumière de Dieu nous voyons la lumière : « Par ta lumière, nous voyons la lumière » (Psaume 36 : 9). Par Jésus-Christ la lumière, nous voyons réellement la lumière, nous y avons réellement accès !
Tout a été créé par Lui, pour Lui et en Lui (Colossiens 1 :16). Jésus-Christ aujourd’hui à nouveau corps glorieux de feu, de lumière et de gloire contient toutes choses qui sont dans les cieux et sur la terre. Cette lumière céleste est Jésus-Christ. Elle est la vie.
Jésus est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui (Colossiens 1 :17).
« Dieu…nous a parlé par le Fils…par lequel il a fait les mondes (tous aionas = univers et lieux célestes) lui qui étant le resplendissement (grec : apaugasma = éclat, rayonnement ; cf. lumière) de sa gloire et l’empreinte (grec : karaktèr = expression, empreinte, caractère) de sa substance (grec : upostasis = substance, essence, être) portant l’univers (grec : panta = la totalité, la globalité) par sa parole… » (Hébreux 1 :2-3)
En fait en Genèse 1, il y avait l’Esprit qui planait (Puissance), la Parole (Dieu dit ; cf. aussi son, fréquence divine) et la Lumière en résultant (…la Lumière fut). La puissance, la fréquence du son de la voix de Dieu, de Sa Parole provoquent la lumière, l’énergie, une sorte d’explosion (cf. big bang).
Genèse 1, Jean 1, Éphésiens 1, Colossiens 1 et Hébreux 1 et d’autres sont des textes extraordinaires qui se rejoignent. Ils traduisent l’immensité extraordinaire, cosmologique, totale et globale du salut parfait en Jésus-Christ. Jésus est l’éclat de la gloire du Père et la caractéristique ou la composition « tangible céleste » de Sa substance divine pour un retour à la Création originelle. Voilà le « pain venu du ciel » que nous sommes invités à manger !
Ce processus de re-création est d’abord le resplendissement, le rayonnement de sa gloire. Le St Esprit plane au-dessus du « néant et du vide » des êtres humains. La foi salvatrice vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole du Christ (Romains 10 :17). La Lumière – Jésus-Christ rayonne et imprègne la création et le corps humain en situation intermédiaire, corrompue, de compromis. Par là elle donne le CARACTERE DE LA SUBSTANCE DIVINE. Autrement dit, il y a là très exactement le processus inverse alors provoqué par la chute. La lumière de vie est redonnée à la création intermédiaire en Jésus-Christ pour qu’elle redevienne création originelle ou paradisiaque. Cela commence par la rédemption du corps des croyants car la création attend d’abord la révélation des Fils de Dieu, c’est à dire des croyants dont le corps possède le caractère, les données, l’essence de la substance divine !
« Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui (=l’être humain par sa vanité de vouloir remplacer Dieu) qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » Romains 8 :19-23
« … il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils…ceux qu’il a justifiés, il les aussi glorifiés… » Romains 8 :29-30.
Actuellement nous qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, nous avons l’Esprit qui intercède pour nous, nous avons le salut intérieur, la justification, le droit juridique d’aller au ciel après la mort. Mais nous attendons le salut de notre CORPS dès ici-bas ! La rédemption de notre corps fait que nous devenons visiblement aux yeux de tous des fils de Dieu, c’est à dire révélés en tant qu’êtres glorieux caractérisés par la substance divine pour qu’en tant que gestionnaires de la création souffrante ou intermédiaire, nous l’affranchissions de la servitude de la corruption. Dieu avait confié à Adam et à Eve la gestion de la création (dominer, donner le nom aux animaux etc…) et Il ne lui a pas retiré cette gestion. Mais cette gestion devint pénible à cause du travail rendu pénible, de la malédiction du sol, de la mort parce que la lumière de la vie et de la gloire étaient retirés. La création intermédiaire est soumise à la servitude de la corruption c’est à dire qu’elle est soumise à la mort ou encore à l’espace – matière – temps. Seule la gloire des enfants de Dieu rend libre !!! Cette gloire, cette lumière nous libèrent des contraintes de l’espace – matière – temps parce que nous avons un corps transformé, métamorphosé, portant les caractéristiques de la substance divine. Le retour de la Lumière divine nous accorde la liberté réelle c’est à dire physique pour nous-mêmes afin que nous puissions gérer selon le plan initial de Dieu la création et la faire passer de la situation « intermédiaire de corruption » à la situation correspondant à la création parfaite originelle. Là où Adam a failli, Jésus a réussi non seulement en ce qui concerne la réception des prémices de l’Esprit mais en ce qui concerne la rédemption totale rétablissant le croyant dans la position d’Adam avant la chute !
La position qui convient est celle de réellement se positionner CORPORELLEMENT EN Christ par lequel Dieu a parlé. Nous avons été créés EN Lui, DANS la Lumière initiale. Nous subsistons EN Lui !
Il est un passage que l’on avait de la peine à interpréter : « Que personne ne vous juge au sujet du manger et du boire ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, MAIS LE CORPS (grec : soma) EST EN CHRIST » (Colossiens 2 : 17).
Paul parle de la « prison religieuse ». Quelle est la solution à la prison religieuse ? Le corps du croyant qui est réellement en Christ ! En fait le corps du croyant métamorphosé en Christ comme nous l’avons décrit plus haut est tout simplement la solution !!!
Nous sommes en effet prédestinés à être semblables à l’image du Fils. Après la justification (prémices de l’Esprit, salut intérieur) vient la glorification c’est à dire la caractérisation par la SUBSTANCE de Dieu de notre corps dorénavant réellement situé EN Christ. Et la mort dans tout ça ?
b. L’immortalité
L’immortalité concerne aussi notre corps généralement caractérisé de mortel. S’il est question de rédemption de notre corps, si Jésus a tout accompli alors notre corps doit devenir immortel ! S’il est vrai que seul Dieu possède l’immortalité et habite une lumière inaccessible que nul homme n’a vu et ne peut voir (1 Timothée 6 : 16 : verset écrit avant l’Apocalypse), il est aussi vrai qu’EN Jésus-Christ dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance (cf. écrit du même titre) institué par le Seigneur Lui-même dans le livre de l’Apocalypse, nous avons accès à ces réalités, jusqu’alors inaccessibles, par la volonté du Père et du Fils et par l’œuvre et l’action du St Esprit ! Il est capital de comprendre que Jésus dans Sa souveraineté a introduit un nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance. Cela vise à enlever tout obstacle au retour au paradis, au ciel dont la mort qui est une ennemie et non une alliée pour aller au ciel. Elle ne doit pas être un passage obligé pour aller au ciel. Si nous sommes réellement plongés, baptisés dans la substance du corps glorieux de Jésus, si nous mangeons réellement la substance de Son corps glorieux et si nous buvons réellement la substance de Son sang glorieux, à savoir le feu et la lumière célestes, alors la mort et ce qui y mène (vieillissement, maladie) sont caduques.
« … notre Sauveur Jésus-Christ qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile » 2 Timothée 1 :10
« Puisque donc les enfants ont eu en commun le sang et la chair et Lui (Jésus) pareillement partagea les mêmes choses afin que par la mort Il rendit impuissant celui qui a le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable et Il délivrât ceux qui par la crainte de la mort durant leur vie étaient par là exposés à l’esclavage » Hébreux 13 : 14-15
L’Evangile au rabais reconnaît certes la destruction de la mort mais après qu’elle ait tout de même rempli son office c’est à dire provoqué le décès du croyant (première mort) qui alors va au ciel et ne connaîtra plus la mort (seconde mort).
Si Jésus a détruit la mort, Il a mis en évidence l’immortalité c’est à dire qu’il n’y a ni de première mort, ni de seconde mort. C’est possible à condition que l’on passe dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance, que l’on y croie, que l’on vive dans la sanctification et que l’on recherche l’immortalité : « …réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ».
La gloire (grec : doxa) est la réception du feu, de la lumière, de la métamorphose (cf. écrit sur la métamorphose – changement de morphologie ; écrit Église des Vainqueurs n°2) de la caractérisation de notre corps par la substance divine comme nous l’avons décrit plus haut.
L’honneur (grec timè : honneur, dignité, révérence, réputation) résulte de la gloire. Si nous sommes semblables au Fils, si nous sommes métamorphosés de gloire en gloire nous serons honorés parce que nous serons révélés à la création comme Fils de Dieu et présents dans la Salle du Trône assis sur le Trône avec et en Jésus-Christ.
L’immortalité (ici en grec : aphtarsia = incorruptibilité ; grec : atanasia = immortalité 1Cor.15 : 54) ou l’incorruptibilité signifiant la même chose est le résultat de fait donc une vraie Bonne Nouvelle (Evangile).
c. Le nouveau statut
« …vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière… »
(1 Pierre 2 : 9)
« …tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils régneront sur la terre… » (Apocalypse 5 : 12).
Pour avoir ce nouveau statut, il faut évidemment sortir de la CAPTIVITE espace-matière-temps.
Paul écrit clairement : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Ainsi donc moi-même je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu et je suis par la chair esclave de la loi du péché » Romains 7 : 24-25.
Ici il ne s’agit pas du mépris à la grecque du corps mais d’une prise de conscience qu’il manque le salut du corps. En Romains 8 il dit clairement qu’il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont EN Jésus-Christ ! Le chapitre 8 est une confession de foi en vue de la rédemption du corps par l’Esprit ! Mais Paul reconnaît toutefois qu’il n’a que les prémices de l’Esprit (v.23).
Qu’a fait Jésus ? Par Lui il n’y a qu’un seul CORPS (Éphésiens 4 : 4). Il est monté en haut, il a emmené les captifs (Éphésiens 4 : 8). Captifs de quoi ? Captifs de la captivité de Paul et de la majorité d’entre nous. Captifs de la création en situation intermédiaire de corruption.
La délivrance nous donne le nouveau statut ou la nouvelle position EN Christ.
De quoi s’agit-il ?
Une race élue (grec : genos eklektos ; cf. des gènes éclectiques) fait de nous des personnes au corps transformé, métamorphosé avec des gènes célestes de la lumière originelle !!!
Un sacerdoce royal (grec : basileion ierateuma = rois, prêtres ou sacrificateurs) fait de nous à la fois les rois et des prêtres qui avons l’autorité et le pouvoir pour régner notamment sur la terre (rois ; cf. trône) et le rôle de vecteur, de ministère pour annoncer et amener les hommes des ténèbres à la lumière (prêtres), bref la totale comme Jésus !
Une nation sainte (grec : ethnos agios cf. ethnie sainte) qui est en FAMILLE dans la sainteté, c’est à dire justifiée et liée par le sang (= feu, lumière, gloire divins).
Tout cela parce que nous avons été acquis par le sang précieux versé sur Golgotha et que nous pouvons manger les ingrédients de gloire et de feu du Corps de notre Seigneur Jésus-Christ ! Nous avons la possibilité de passer par le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance au statut de l’Église des Vainqueurs !
3. Passage de la création en situation intermédiaire à la création nouvelle et éternelle
La fin de la création intermédiaire est annoncée en 2 Pierre 3 :7-13 : « …les cieux et la terre d’à présent sont réservés pour le feu au jour du jugement…en ce jour-là, le ciel (univers intermédiaire) disparaîtra dans un fracas effrayant, les éléments embrasés se dissoudront…nous attendons selon la promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habite. » et en Apocalypse 20 :11 : « …Alors je vis un grand trône blanc et celui qui y siégeait : devant sa face la terre et le ciel s’enfuirent et il fut pas trouvé de place pour eux ».
Cette création « intermédiaire » est jugée et condamnée parce que corrompue et ce malgré le règne du Christ et des élus durant le Millénium (Apocalypse 20 : 1-7) ! Elle est remplacée par le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21 : 1 « Alors je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre car le premier ciel et la première terre ont disparu et la mer n’est plus. »)
Le passage entre la création en situation intermédiaire, corrompue et la création nouvelle et éternelle aboutit à ce qui est relaté dans ces versets cités. Ce passage est décrit dans le livre de l’Apocalypse où le but majeur de Dieu est d’équiper l’Église en Église des Vainqueurs, ceux qui entendent ce que l’Esprit dit aux églises, dans le but de la faire participer aux combats finaux, combats qui aboutissent non seulement à vaincre l’Ennemi dans les lieux célestes (Éphésiens 6 :12 ; Apocalypse 6 :2 ; 12 : 7ss ; 19 :11ss) mais aussi de façon corollaire et primordiale d’amener le maximum de personnes au salut en Jésus-Christ (Apocalypse 7 : 4ss ; 11 : 13c ; cf. écrit La Mission de l’Église des Vainqueurs).
Pour que ce combat, pour lequel le Seigneur nous attend, puisse avoir lieu, il faut que le croyant dans son intégralité à savoir esprit, âme et corps, puisse être équipé, revêtu du feu et de la lumière originelle, caractérisé par la substance divine, posséder les gènes « choisis ou éclectiques », divins, afin d’être totalement et réellement uni à Jésus-Christ. Il faut qu’il soit physiquement de la même nature que Jésus-Christ par opposition à la nature en situation intermédiaire. Il faut qu’il soit couronné, vainqueur pour vaincre, pour être en capacité d’engager un combat victorieux ! Le Feu et la Lumière de Dieu sont à la fois jugement pour la création intermédiaire et corrompue ou ténèbres et à la fois bénédiction pour le corps du croyant par la métamorphose qu’ils provoquent.
CONCLUSION :
La destruction de la mort, la délivrance de la captivité de notre corps de mort, la caractérisation de notre corps par la substance divine, la glorification sont juridiquement accomplies sur la croix donc nous y avons droit.
Au nom de la liberté et de l’amour de Dieu, l’application de ce droit, sa réalisation concrète ne peuvent se faire que par la foi, la persévérance et la recherche à bien faire de l’être humain qui doit obligatoirement désirer ardemment ces bénédictions et ces responsabilités réelles et effectives ! Passons au salut total en Jésus-Christ !
Martin BUSCH
par Martin Busch | Mar 23, 2019 | Documents fondamentaux
« Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens; car je suis l’Eternel qui te guérit. » Exode 15:28.
« Mon âme bénit l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !
Mon âme bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde; c’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Psaume 103 : 1-5
« Mais il était blessé pour nos péchés, brisé par nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Esaïe 53 : 5.
« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplit tout ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. » Matthieu 8 : 17
« …lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions dans la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » 1Pierre 2 : 24
« Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit et il s’étonnait de leur incrédulité ! » Marc 6 : 4-6.
GUÉRIR ! Quel rêve pour les malades, qu’ils soient malades « à l’intérieur » ou « à l’extérieur » !
Jésus veut guérir LES DEUX DIMENSIONS DE NOTRE ÊTRE : QUEL AMOUR !
Il veut guérir notre esprit et notre âme d’une part et d’autre part notre CORPS !
Il ne s’agit pas de n’importe quel amour, un amour de profiteur, un amour dont il faudrait payer le prix ! Son amour nous a été prouvé par Son sacrifice expiatoire sur la croix ! Il a déjà payé le prix de Son amour ! Nos péchés sont supprimés ou notre guérison intérieure a été acquise par Son corps cloué sur la croix et Sa mort.
Nous sommes guéris à l’extérieur ou notre corps trouve sa guérison par SES MEURTRISSURES A LUI, meurtrissures qui lui ont été infligées par les coups de fouet qu’Il a dû supporter !
Jésus est PARFAIT, Il a accompli une œuvre parfaite.
Comme le salut, la rédemption, l’état de béatitude sont parfaits, il fallait que celui qui nous sauve soit parfait, c’est-à-dire DIEU PARFAIT ET A LA FOIS HOMME PARFAIT, pour qu’Il puisse prendre sur lui NOS péchés et NOS maladies !
Comment un aveugle peut-il conduire un autre aveugle, comment un pécheur peut-il sauver un autre pécheur, comment un malade peut-il soigner efficacement un autre malade, comment un ignorant peut-il instruire un autre ignorant ? Jésus est la lumière, la guérison, la sagesse ou l’omniscience. Il était le seul capable de nous sauver REELLEMENT et EFFECTIVEMENT !
Il est venu nous donner la « santé intérieure » ou la libération de nos pensées négatives pouvant être suivies d’actes négatifs.
Jésus est aussi venu nous guérir de la maladie, Lui qui n’a jamais connu la maladie ! Il est venu nous offrir la guérison qu’Il a payée avec ses meurtrissures qu’Il a reçues au poteau des flagellations (Matthieu 20:19; 27:26). Les lanières étaient garnies de bouts de métal, Il a presque été écorché vif à cause de nos maladies !
C’est le cadeau de Jésus-Christ pour notre CORPS. Il suffit de l’accepter. Un cadeau s’accepte ou se refuse, mais vous en conviendrez aisément : il serait à la fois bête et malpoli de le refuser !!!
Programmations.
D’après certains médecins, nous sommes selon le mode de vie que nous menons, « programmés » (sauf impondérable, c’est à dire accidents etc…) pour vivre tant et tant d’années, avoir selon certaines probabilités (résistance physique, mode de vie, environnement) telle ou telle maladie, pour à la fin du programme passer de vie à trépas.
D’après l’Evangile, nous sommes « programmés » dans la mesure où nous acceptons pleinement le cadeau de Jésus-Christ, à vivre en bonne santé voire de n’être pas touchés par la mort, comme Elie où Hénoc par exemple.
Voilà le programme de Dieu concernant notre CORPS.
La guérison physique un moyen pour l’évangélisation.
Il est clair qu’en Afrique par exemple, la médecine est utilisée par des médecins ou des infirmières pour d’une part apporter guérison et soulagement du corps, mais si ces personnes sont chrétiennes, elles ne manqueront pas d’essayer de communiquer la guérison pour l’âme, d’autre part.
Tout le monde ne peut pas être médecin ou infirmière. Tout le monde par contre a la possibilité de devenir chrétien(ne) et d’accepter le cadeau du Seigneur pour soi et POUR LES AUTRES, surtout si ces « autres » sont encore païens. Jésus n’a pas dédaigné le miraculeux dans le domaine de la guérison physique dans l’exercice de son ministère. Les premiers chrétiens voyaient les choses de la même manière.
« … et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, EN ETENDANT TA MAIN, POUR QU’IL SE FASSE DES GUERISONS, DES MIRACLES ET DES PRODIGES, PAR LE NOM DE TON SAINT SERVITEUR JESUS. (Actes 4 : 29-30). »
« Le Seigneur TRAVAILLAIT avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. » Marc 16:20.
Certes le miraculeux n’implique pas obligatoirement la foi. Nous le remarquons dans l’Evangile de Jean, où Jésus apprécie la foi qui ne vient pas de la vue.
« Jésus lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges VOUS NE CROYEZ POINT. » Jean 4:48.
« Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru. » Jean 20:29. (cf. Pharisiens incrédules)
Il est toutefois clair que le miraculeux dans le domaine de la guérison physique notamment, a servi de moyen non négligeable pour la diffusion de l’Evangile. (Actes 3:1ss. par ex. ou encore Actes 8:5ss.).
TOUT CE QU’ADAM A PERDU JESUS NOUS L’A RESTITUE.
« Si par l’offense d’un seul (=Adam) la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ. » Rom.5:17.
Adam a perdu la « pureté » de son âme en péchant et aussi le bien-être de son corps. Jésus, dans la mesure où nous croyons en Son sacrifice, nous a TOUT restitué. Le corps ne serait-il pas aussi une création de Dieu, est-il méprisable ?
Il se trouve qu’il est désigné dans la Bible comme étant le Temple du St Esprit. (1Cor.6:19). Si le St Esprit accepte de venir dans un Temple en ruine, Il fera le nécessaire pour restaurer ce Temple au même titre qu’Il restaure l’ambiance, l’atmosphère, ce qui se dit et se pense dans ce Temple. Nous avons perdu le salut et la rédemption, Jésus nous les redonne. Nous avons perdu LA SANTE, Jésus nous la redonne A CAUSE DE SES MEURTRISSURES !
Nous avons perdu la « vie » à cause du règne de la mort, Jésus nous redonne « l’abondance de la grâce et le don de la justice, afin que nous régnions dans la vie par LUI, par Sa CROIX ! Jésus n’a-t-Il pas dit : « Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Luc 17:21.
Si l’on considère par conséquent que le paradis où vivaient Adam et Eve est le royaume de Dieu, là où il y a le face à face avec le Seigneur, il faut qu’il se manifeste non seulement pour notre bien-être physique, spirituel et mental, mais avant tout POUR LA GLOIRE DU SEIGNEUR LUI-MEME !!!
ECHEC AUX FAUSSES INTERPRÉTATIONS DU TEXTE BIBLIQUE QUI VEULENT NOUS RAVIR LE BÉNÉFICE DE CE QUE JÉSUS NOUS A SI CHÈREMENT ACQUIS. ÉCHEC AUX CONSIDÉRATIONS QUI RABAISSENT ET RÉDUISENT L’ŒUVRE PARFAITE DU SEIGNEUR ! ÉCHEC À L’INCRÉDULITÉ !
Certaines théories voudraient justifier la maladie comme étant un signe de sainteté particulière ou de spiritualité spéciale comme si le corps s’opposait à l’âme et à l’esprit, voire au St Esprit. Cela vient probablement du fait qu’on a tendance à confondre le corps (soma) avec la chair (sarx).
On va chercher « l’écharde » de Paul pour réduire et attaquer la foi en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ.
Reprenons les textes. « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ; car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2Cor. 12:7-10.
« Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile, et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ… Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. » Galates 4:13ss.
Certains pensent qu’il s’agissait d’une maladie des yeux, vu que les Galates se « seraient arrachés les yeux », vu que Paul, à cause d’une vision déficiente, aurait écrit en grandes lettres de sa propre main et vu que les Galates auraient pu avoir du dégoût face à son infirmité dans ce cas évidement visible pour tous.
MAIS si on se donne la peine d’approfondir les choses on aboutit à une toute autre interprétation qui d’ailleurs correspond beaucoup plus au contexte biblique.
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L’expression « s’arracher les yeux pour quelqu’un » usitée en grec signifie « faire tout ce qui est possible pour aider ce quelqu’un ».
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Les grandes lettres, écrites de la main de Paul, signifient l’importance que Paul attachait à son message concernant le légalisme et le traditionalisme des Galates. (Gal.6:12ss.)
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Il existe d’autres infirmités de la chair pouvant donner du dégoût que les maladies des yeux ou plutôt dans notre contexte la maladie tout court. Le texte « di’ astheneian tès sarkos » (à cause d’une infirmité de la chair -Segond) pourrait aussi être traduit par : « à cause d’une faiblesse (fatigue) de la chair ».
Cela pourrait par conséquent signifier une faiblesse, une fatigue, une « asthénie », en provenance de la persécution. (Hématomes, blessures, habits en mauvais état, état de fatigue dû aux mauvais traitements). Le verset qui dans le contexte de l’épître aux Galates doit donner le coup de grâce final à ce que nous considérons comme une fausse interprétation est Galates 6:17 :
« Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. »
Le texte grec dit : « ego gar ta stigmata tou lèsou en to somati nou bastadzo ».
(Stigma, atos = signe distinctif, piqûre, piqûre au fer rouge, marques, tatouages). Ne croyons pas qu’il s’agisse ici de tatouages, mais bien de CICATRICES dues aux persécutions PHYSIQUES que Paul a dû endurer POUR LE NOM DE JESUS ! Voilà les marques du « témoin », du « martyr ». Il ne s’agit pas d’aller chercher plus loin. Il ne s’agit en aucun cas des fameuses « stigmates » de certains « saints » sur lesquelles nous ne nous étendrons pas ici !
Ces « stigmates » sont sans aucun doute ce qui est signifié par « l’écharde » dont il est fait mention dans 2 Corinthiens 12. Comment Paul pourrait-il se glorifier d’une faiblesse ou parler de stigmates ou marques DE JESUS en parlant d’une maladie qu’il aurait attrapée comme cela, sans mise en rapport avec le témoignage RISQUE qu’il rendait sans cesse de Jésus auprès de ses contemporains ? Paul a gardé les traces, les marques de ses persécutions par des cicatrices ou autres mais il n’en a pas gardé les séquelles. Il n’était pas devenu paralysé ou aveugle ou infirme, sinon il n’aurait pas pu mener le rythme de vie qu’il a mené (2Cor.11:22ss.). Ne lisons-nous pas en 2Timothée 3:12 : « Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? ET LE SEIGNEUR M’A DELIVRE DE TOUTES. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »
En ce qui concerne le passage de 1Cor. 12:7-10, il apparaît clairement que le mot grec « astheneia » demande la traduction « faiblesse ». Il s’oppose au mot puissance au v.9 (dunamis). La traduction « infirmité » du v.5 est à notre avis un contre-sens. Le mot puissance ne s’oppose pas à infirmité mais à faiblesse.
Quelles sont les faiblesses qui nous sont décrites ici ? Paul en parle en 2Cor. 11 (travaux, coups, emprisonnements, danger de mort, quarante coups moins un, verges, lapidation, naufrages, abîme pendant un jour et une nuit = probablement mort et Il fut ressuscité, à moins qu’il ne s’agisse d’un séjour en mer à la nage ???, périls de toutes sortes, veilles, faim, soif, jeûnes, froid, nudité, et SANS PARLER D’AUTRE CHOSE, soucis des Églises et au chap.12v.10 le mot faiblesse est placé avec les mots outrages, calamités, persécutions, détresses POUR CHRIST). Le mot astheneia n’a pas comme sens premier « maladie », mais faiblesse. Le sens maladie est secondaire. Il est certes employé dans la Bible mais s’il s’était agi de maladie physique plus précisément, le mot nosos (Matth.4:23) aurait mieux convenu. Paul parle par ailleurs de « l’excellence de ces révélations », c’est à dire qu’il a été ravi jusqu’au ciel dans le paradis où Dieu lui aurait fait des révélations inexprimables.
Ceux qui justifient tellement la maladie ont-ils eu ces révélations préalables, comme Paul ?
Ce qui bibliquement serait assez dangereux d’affirmer, c’est d’accorder à un ange de Satan un rôle positif. Il empêcherait Paul de s’enorgueillir ! Mauvaise affaire pour le Royaume des Ténèbres ! Tout ce que peut faire le Royaume des Ténèbres contre un homme de Dieu comme Paul, c’est de le persécuter et d’essayer d’avoir sa peau. Il semble que ce passage soit clair : Paul demande à Dieu que cessent les persécutions et les épreuves que le Diable lui envoie. Il en a un peu assez, ce qui se conçoit assez facilement … ! Cette écharde le fait passablement souffrir.
Le Seigneur est clair dans sa Parole : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans le siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, AVEC DES PERSECUTIONS, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » Marc 10:30.
« Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une GRACE devant Dieu. » 1Pierre 2:20
« Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. » 1Pi. 3:17.
Voilà en d’autres termes ce que le Seigneur voulait dire à Paul. Il n’est absolument pas question ici de maladie.
Il y a une autre raison qui provoque des contre-sens dans l’interprétation du texte biblique en ce qui concerne ce sujet.
Le mot « chair » (sarx ; cf. sarcophage) a un sens plus général chez Paul. Il n’a pas que le sens restreint de « corps » mais bien plutôt ce qui regroupe l’ensemble des pulsions qui nous mènent au péché (cf. Galates 5:24, où nous serions bien mal partis d’après l’Evangile, si nous commencions par crucifier nos corps concrètement en vue de notre sanctification). Au contraire, notre corps (soma 1Thess.5:23) doit être conservé irrépréhensible (oloklèros = qui forme un tout, entier, intact, complet parfait), doit être en pleine forme.
Ainsi « l’écharde dans la chair » est bien une écharde dans ce qui est à la source de nos péchés, notre « sarx », mais pas une écharde dans le corps au sens d’une maladie. Il s’agit d’une écharde dans notre « sarx » au sens biblique du terme.
Ainsi même si Paul avait été touché par la maladie, il n’est sûrement pas resté dans la maladie. En réalité, Paul demandait à Dieu de lui soulager ses conditions de vie. Il avait vu la gloire de Dieu au troisième ciel et on peut comprendre qu’il aurait préféré rester là haut, entre autres pour ne plus se faire « descendre » à cause du nom du Seigneur. C’est pourquoi il est aisé de comprendre ses paroles en Philippiens 1:21 : « …maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps (soma) avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort; car Christ est ma vie, et la mort M’EST UN GAIN. Mais s’il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire si ce que je dois préférer … »
Un autre passage est souvent utilisé pour dénigrer l’efficacité du Sacrifice de Jésus : il s’agit de 1Timothée 5:23 : « Ne continue pas à boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin à cause de tes fréquentes indispositions. »
Il semble que Timothée ait eu des problèmes de digestion. On dira peut-être où est l’efficacité du sacrifice de Jésus dans le cas des indispositions de Timothée ? Il est vrai que Timothée avait des problèmes mais Paul « LUTTE » pour une amélioration de la situation physique de son ami. Le vin semble être le « médicament » conseillé par Paul. Dans notre propos nous nous empressons de dire que nous ne rejetons pas la médecine et nous ne voulons pas le faire. Mais il est clair que dans l’église la maladie doit être combattue parce qu’elle l’était dans l’Église primitive à cause des meurtrissures de Jésus ! Par ailleurs RIEN ne prouve qu’une guérison miraculeuse ne soit pas intervenue ULTERIEUREMENT.
(Argument identique pour 2Tim.4:20 ; Philippiens 2:26ss.)
Le cas de Job est aussi souvent un argument dans la bouche de ceux qui « réduisent » l’étendue de l’œuvre de Jésus.
C’est vrai qu’on peut penser que les souffrances ont mené Job à dire au Seigneur : « Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu. » (42:5).
Mais ce qu’on oublie de dire, c’est que l’Eternel accorda à Job le double de tout ce qu’il avait possédé et qu’il avait été rétabli dans son premier état, c’est à dire guéri (cf 42:9-17), et ceci AVANT MEME l’œuvre de Jésus pour nous délivrer de nos maladies !
La Parole de Dieu ne dévalue pas.
NE PAS CROIRE EN LA VOLONTE DE DIEU DE GUERIR SES ENFANTS REVIENT A DEVALUER LA PAROLE DE DIEU ET LE SACRIFICE DE JESUS !
Si Jésus a porté nos maladies pourquoi encore les porter ? Dieu ferait-il acception de personnes ? Guérirait-il certaines personnes qui croient en Lui et pas d’autres ? NON. Comme nous sommes justifiés par le sang de Jésus pour le pardon de nos péchés, même si nous sommes moins consacrés que d’autres, nous sommes aussi guéris par Ses meurtrissures. Nous ne croyons pas au salut par les œuvres mais au salut par la foi, qu’il s’agisse du corps ou de l’âme et de l’esprit.
Le problème n’est pas au niveau de Dieu, mais au niveau de NOTRE FOI et souvent une foi basée sur une fausse parole s’appelant « écharde de Paul » plutôt que sur la Parole s’appelant « Meurtrissures et Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ». La Parole de Dieu n’affirme pas une chose pour en démontrer le contraire quelques chapitres plus loin ! Pour arriver à expérimenter la guérison physique, il faut « extirper » l’erreur qui oriente mal notre foi.
« Les croyants en l’écharde de Paul » et la médecine.
Si les adeptes de l’écharde de Paul croient que leur maladie ou celle de leurs frères est dans la volonté du Seigneur, ils devraient aussi refuser d’aller consulter un médecin ou d’aller à l’hôpital. Ils recevraient en effet des soins en vue de la guérison, soins qui iraient A L’ENCONTRE DE LA SOIT-DISANT VOLONTE DE DIEU.
Non la Bible nous encourage à lutter contre la maladie par le combat de la foi et les moyens médicaux. (cf Luc médecin, Jésus qui dit aux lépreux d’aller se présenter aux sacrificateurs, les médecins juifs de l’époque). LA MALADIE DOIT ETRE VAINCUE.
Trop souvent des chrétiens même, ployant sous la souffrance, vont se perdre en allant chercher du soulagement chez des guérisseurs et chez toutes ces personnes qui pratiquent des « médecines parallèles, ésotériques et démoniaques. »
Paul dit en Romains 15:18 : « Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance par la parole et par les actes, par la PUISSANCE DES MIRACLES ET DES PRODIGES, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que … j’ai abondamment répandu l’Evangile de Christ. »
Serions-nous dispensés d’accomplir les miracles et les prodiges de Paul ?
Paul aurait eu l’air fin en prêchant le sacrifice parfait de Jésus-Christ alors qu’il se serait présenté malade et de surcroît avec une maladie visible inspirant du dégoût …..
Les païens lui auraient sûrement dit : « Avant de nous exhorter à croire et à obéir donne l’exemple de ta foi en action sur ton propre corps » ou alors ils lui auraient dit : « C’est merveilleux Paul ce que tu nous dis, mais comme nous voyons que tu as des problèmes physiques, viens avec nous, il y a un bon acuponcteur ou un bon radiesthésiste ou médium dans le coin, il pourra sûrement t’aider. Ce Jésus que tu nous prêches, il ne faut tout de même pas trop lui demander, il a déjà assez à faire avec les âmes à sauver. C’est pourquoi, Paul, on pourrait ajouter ton Jésus à notre panthéon. Il s’occuperait de notre âme et puis il y a d’autres dieux (voire démons) qui pourraient s’occuper de notre corps … ».
Que vaut-il mieux ? : une « belle âme », dans un corps à moitié détruit, malade, ou une « belle âme » dans un corps guéri, sain, pouvant certes avoir les marques de Jésus, mais qui peut servir efficacement à l’avancement du Royaume de Dieu ? A vous de répondre !
L’Église est équipée pour combattre la maladie.
Il se trouve que le Seigneur a équipé Son Église pour manifester le résultat de Son œuvre merveilleuse. S’Il nous a donné cet équipement, ce n’est pas pour qu’il ne soit pas utilisé ! Notre Dieu est Quelqu’un de sérieux. Ceux qui ne croient pas que Dieu VEUT guérir, ne prennent pas Dieu au sérieux et Le font menteur.
En effet nous lisons en Jacques 5:14ss. : « Quelqu’un est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église, et que les Anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin que vous soyez guéris. La prière du juste a une grande efficacité. » Voilà le sérieux de Dieu ! La prière de l’incrédulité « Seigneur, si tu veux, si telle est Ta volonté » ne sert à rien. Dieu VEUT ! Il a chèrement payé le prix il y a 2000 ans. S’il y a des problèmes de péché, il s’agit simplement de liquider les problèmes en toute humilité. Jacques emploie le mot « kamno » qui signifie être mourant, être fatigué. Cela nous montre que le Seigneur veut sauver le corps de mourants ! Il s’agit de « l’extrême onction » en vue de la GUERISON, pas de la MORT !
Par conséquent la prière de la foi des Anciens avec la confession des péchés EST UN MOYEN POUR LA GUERISON !
L’autre moyen est le DON DES GUERISONS nommé en 1Cor. 12:9. Dieu est sérieux. Il n’a pas donné ce don à son Église pour qu’il ne soit pas employé ! Douterions-nous encore du dessein du Seigneur concernant notre CORPS ?
En Marc 16/17ss nous lisons : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru… ils imposeront les mains aux malades, ET LES MALADES SERONT GUERIS ! » Il n’y a pas de doute, ceux qui croient obtiennent la guérison de la part du Seigneur. Ceux qui ne croient pas ne reçoivent rien !
En Marc 6:5 nous lisons ; « Mais Jésus leur dit : un prophète n’est méprisé que dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit. ET IL S’ETONNAIT DE LEUR INCREDULITE. » Ne sommes-nous pas un peu comme les parents de Jésus ? Oui, Jésus on connaît, des croix on en voit partout etc.
Jésus est étonné de notre incrédulité. C’est l’obstacle principal en vue de la guérison miraculeuse ! C’est le péché par excellence. On ne prend pas Dieu au sérieux. On ne croit pas qu’il est Amour et qu’Il veut nous faire du bien. Dieu est un Père qui aime Ses enfants ! La guérison physique fait partie du Royaume de Dieu sur Terre. Elle doit accompagner la manifestation de ce Royaume d’une façon tout à fait normale. Elle doit être l’apanage de toute église chrétienne qui se respecte.
L’amour du prochain se manifeste de la meilleure manière avec le « lève-toi et marche ».
COMMENT CROIRE ?
Il faut d’abord dans le contexte de notre propos être chrétien(ne), avoir accepté Jésus-Christ comme son Sauveur personnel et son Seigneur.
Ensuite il faut accepter les promesses que le Seigneur a faites dans Sa Parole. Il faut passer d’une foi en « l’écharde de Paul » ou en « l’indisposition digestive de Timothée » à la foi aux meurtrissures de Jésus par lesquelles nous sommes guéris.
Comme le St Esprit est une puissance (Actes 1:8), il faut en être immergé. La puissance se manifeste comme un revêtement de Feu (Actes 1:8, puissance SURVENANT SUR VOUS et Actes 2:3 langues de feu… se posèrent SUR CHACUN d’eux, cf. Matthieu 3:11b). La puissance qui est le St Esprit confère la pratique du don de guérison entre autres.
Pour fortifier la foi, le jeûne est très recommandable. Notez que Jésus n’exerça Son ministère de puissance QU’APRES Ses 40 jours de jeûne !!! Cela devrait nous faire réfléchir ! Par le jeûne on apprend à croire parce qu’on se rend compte que notre vie ne dépend plus EN PREMIER LIEU du manger et du boire, mais bien du Seigneur. On s’en rend compte jusqu’au fond de soi-même.
La prière est aussi fondamentale. Elle nous met en contact vivant avec le Seigneur et renouvelle notre façon de penser et d’aborder les situations. Le temps de prière permet que nous soyons marqués du caractère de Dieu. Ainsi nous fortifions notre foi par ce contact personnel d’amour avec Dieu.
Savoir donner de son argent pour l’œuvre de Dieu fortifie notre foi, car par là nous l’exerçons concrètement aux niveaux de nos besoins. Nous lisons en 2 Corinthiens 9:7 : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu PEUT VOUS COMBLER DE TOUTES SORTES DE GRACES, afin que possédant toujours de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre… » Paul parle de TOUTES SORTES DE GRACES. Il est évident qu’une des grâces les plus précieuses est sans conteste la guérison physique. S’il y a besoin d’une guérison physique Dieu PEUT VOUS COMBLER. Il ne s’agit pas de payer une guérison, car si nous le faisions dans cet esprit Dieu ne guérirait pas le malade. Il s’agit de croire ! Jésus en Marc 6:5 ne PUT FAIRE DES MIRACLES à cause de l’incrédulité des gens.
Le jeûne, la prière et le don en argent sont des moyens SECRETS et CONCRETS, qui ne doivent pas se crier sur la place publique, pour « cultiver notre foi ». (cf Matthieu 6:1ss.).