La guérison physique

« Si tu écoutes attentivement la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d’aucune des maladies dont j’ai frappé les Egyptiens; car je suis l’Eternel qui te guérit. » Exode 15:28.

« Mon âme bénit l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !

Mon âme bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde; c’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. » Psaume 103 : 1-5

« Mais il était blessé pour nos péchés, brisé par nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » Esaïe 53 : 5.

« Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplit tout ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies. » Matthieu 8 : 17

« …lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions dans la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. » 1Pierre 2 : 24

« Mais Jésus leur dit : Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents, et dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit et il s’étonnait de leur incrédulité ! » Marc 6 : 4-6.

GUÉRIR ! Quel rêve pour les malades, qu’ils soient malades « à l’intérieur » ou « à l’extérieur » !

Jésus veut guérir LES DEUX DIMENSIONS DE NOTRE ÊTRE : QUEL AMOUR !

Il veut guérir notre esprit et notre âme d’une part et d’autre part notre CORPS !

Il ne s’agit pas de n’importe quel amour, un amour de profiteur, un amour dont il faudrait payer le prix ! Son amour nous a été prouvé par Son sacrifice expiatoire sur la croix ! Il a déjà payé le prix de Son amour ! Nos péchés sont supprimés ou notre guérison intérieure a été acquise par Son corps cloué sur la croix et Sa mort.

Nous sommes guéris à l’extérieur ou notre corps trouve sa guérison par SES MEURTRISSURES A LUI, meurtrissures qui lui ont été infligées par les coups de fouet qu’Il a dû supporter !

Jésus est PARFAIT, Il a accompli une œuvre parfaite.

Comme le salut, la rédemption, l’état de béatitude sont parfaits, il fallait que celui qui nous sauve soit parfait, c’est-à-dire DIEU PARFAIT ET A LA FOIS HOMME PARFAIT, pour qu’Il puisse prendre sur lui NOS péchés et NOS maladies !

Comment un aveugle peut-il conduire un autre aveugle, comment un pécheur peut-il sauver un autre pécheur, comment un malade peut-il soigner efficacement un autre malade, comment un ignorant peut-il instruire un autre ignorant ? Jésus est la lumière, la guérison, la sagesse ou l’omniscience. Il était le seul capable de nous sauver REELLEMENT et EFFECTIVEMENT !

Il est venu nous donner la « santé intérieure » ou la libération de nos pensées négatives pouvant être suivies d’actes négatifs.

Jésus est aussi venu nous guérir de la maladie, Lui qui n’a jamais connu la maladie ! Il est venu nous offrir la guérison qu’Il a payée avec ses meurtrissures qu’Il a reçues au poteau des flagellations (Matthieu 20:19; 27:26). Les lanières étaient garnies de bouts de métal, Il a presque été écorché vif à cause de nos maladies !

C’est le cadeau de Jésus-Christ pour notre CORPS. Il suffit de l’accepter. Un cadeau s’accepte ou se refuse, mais vous en conviendrez aisément : il serait à la fois bête et malpoli de le refuser !!!

Programmations.

D’après certains médecins, nous sommes selon le mode de vie que nous menons, « programmés » (sauf impondérable, c’est à dire accidents etc…) pour vivre tant et tant d’années, avoir selon certaines probabilités (résistance physique, mode de vie, environnement) telle ou telle maladie, pour à la fin du programme passer de vie à trépas.

D’après l’Evangile, nous sommes « programmés » dans la mesure où nous acceptons pleinement le cadeau de Jésus-Christ, à vivre en bonne santé voire de n’être pas touchés par la mort, comme Elie où Hénoc par exemple.

Voilà le programme de Dieu concernant notre CORPS.

La guérison physique un moyen pour l’évangélisation.

Il est clair qu’en Afrique par exemple, la médecine est utilisée par des médecins ou des infirmières pour d’une part apporter guérison et soulagement du corps, mais si ces personnes sont chrétiennes, elles ne manqueront pas d’essayer de communiquer la guérison pour l’âme, d’autre part.

Tout le monde ne peut pas être médecin ou infirmière. Tout le monde par contre a la possibilité de devenir chrétien(ne) et d’accepter le cadeau du Seigneur pour soi et POUR LES AUTRES, surtout si ces « autres » sont encore païens. Jésus n’a pas dédaigné le miraculeux dans le domaine de la guérison physique dans l’exercice de son ministère. Les premiers chrétiens voyaient les choses de la même manière.

« … et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, EN ETENDANT TA MAIN, POUR QU’IL SE FASSE DES GUERISONS, DES MIRACLES ET DES PRODIGES, PAR LE NOM DE TON SAINT SERVITEUR JESUS. (Actes 4 : 29-30). »

« Le Seigneur TRAVAILLAIT avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. » Marc 16:20.

Certes le miraculeux n’implique pas obligatoirement la foi. Nous le remarquons dans l’Evangile de Jean, où Jésus apprécie la foi qui ne vient pas de la vue.

« Jésus lui dit : Si vous ne voyez des miracles et des prodiges VOUS NE CROYEZ POINT. » Jean 4:48.

« Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru. » Jean 20:29. (cf. Pharisiens incrédules)

Il est toutefois clair que le miraculeux dans le domaine de la guérison physique notamment, a servi de moyen non négligeable pour la diffusion de l’Evangile. (Actes 3:1ss. par ex. ou encore Actes 8:5ss.).

TOUT CE QU’ADAM A PERDU JESUS NOUS L’A RESTITUE.

« Si par l’offense d’un seul (=Adam) la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ. » Rom.5:17.

Adam a perdu la « pureté » de son âme en péchant et aussi le bien-être de son corps. Jésus, dans la mesure où nous croyons en Son sacrifice, nous a TOUT restitué. Le corps ne serait-il pas aussi une création de Dieu, est-il méprisable ?

Il se trouve qu’il est désigné dans la Bible comme étant le Temple du St Esprit. (1Cor.6:19). Si le St Esprit accepte de venir dans un Temple en ruine, Il fera le nécessaire pour restaurer ce Temple au même titre qu’Il restaure l’ambiance, l’atmosphère, ce qui se dit et se pense dans ce Temple. Nous avons perdu le salut et la rédemption, Jésus nous les redonne. Nous avons perdu LA SANTE, Jésus nous la redonne A CAUSE DE SES MEURTRISSURES !

Nous avons perdu la « vie » à cause du règne de la mort, Jésus nous redonne « l’abondance de la grâce et le don de la justice, afin que nous régnions dans la vie par LUI, par Sa CROIX ! Jésus n’a-t-Il pas dit : « Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous. » Luc 17:21.

Si l’on considère par conséquent que le paradis où vivaient Adam et Eve est le royaume de Dieu, là où il y a le face à face avec le Seigneur, il faut qu’il se manifeste non seulement pour notre bien-être physique, spirituel et mental, mais avant tout POUR LA GLOIRE DU SEIGNEUR LUI-MEME !!!

ECHEC AUX FAUSSES INTERPRÉTATIONS DU TEXTE BIBLIQUE QUI VEULENT NOUS RAVIR LE BÉNÉFICE DE CE QUE JÉSUS NOUS A SI CHÈREMENT ACQUIS. ÉCHEC AUX CONSIDÉRATIONS QUI RABAISSENT ET RÉDUISENT L’ŒUVRE PARFAITE DU SEIGNEUR ! ÉCHEC À L’INCRÉDULITÉ !

Certaines théories voudraient justifier la maladie comme étant un signe de sainteté particulière ou de spiritualité spéciale comme si le corps s’opposait à l’âme et à l’esprit, voire au St Esprit. Cela vient probablement du fait qu’on a tendance à confondre le corps (soma) avec la chair (sarx).

On va chercher « l’écharde » de Paul pour réduire et attaquer la foi en l’œuvre parfaite de Jésus-Christ.

Reprenons les textes. « Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses pour Christ; car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2Cor. 12:7-10.

« Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour la première fois annoncé l’Evangile, et mis à l’épreuve par ma chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût; vous m’avez, au contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus-Christ… Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. » Galates 4:13ss.

Certains pensent qu’il s’agissait d’une maladie des yeux, vu que les Galates se « seraient arrachés les yeux », vu que Paul, à cause d’une vision déficiente, aurait écrit en grandes lettres de sa propre main et vu que les Galates auraient pu avoir du dégoût face à son infirmité dans ce cas évidement visible pour tous.

MAIS si on se donne la peine d’approfondir les choses on aboutit à une toute autre interprétation qui d’ailleurs correspond beaucoup plus au contexte biblique.

  • L’expression « s’arracher les yeux pour quelqu’un » usitée en grec signifie « faire tout ce qui est possible pour aider ce quelqu’un ».
  • Les grandes lettres, écrites de la main de Paul, signifient l’importance que Paul attachait à son message concernant le légalisme et le traditionalisme des Galates. (Gal.6:12ss.)
  • Il existe d’autres infirmités de la chair pouvant donner du dégoût que les maladies des yeux ou plutôt dans notre contexte la maladie tout court. Le texte « di’ astheneian tès sarkos » (à cause d’une infirmité de la chair -Segond) pourrait aussi être traduit par : « à cause d’une faiblesse (fatigue) de la chair ».

Cela pourrait par conséquent signifier une faiblesse, une fatigue, une « asthénie », en provenance de la persécution. (Hématomes, blessures, habits en mauvais état, état de fatigue dû aux mauvais traitements). Le verset qui dans le contexte de l’épître aux Galates doit donner le coup de grâce final à ce que nous considérons comme une fausse interprétation est Galates 6:17 :

« Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. »

Le texte grec dit : « ego gar ta stigmata tou lèsou en to somati nou bastadzo ».

(Stigma, atos = signe distinctif, piqûre, piqûre au fer rouge, marques, tatouages). Ne croyons pas qu’il s’agisse ici de tatouages, mais bien de CICATRICES dues aux persécutions PHYSIQUES que Paul a dû endurer POUR LE NOM DE JESUS ! Voilà les marques du « témoin », du « martyr ». Il ne s’agit pas d’aller chercher plus loin. Il ne s’agit en aucun cas des fameuses « stigmates » de certains « saints » sur lesquelles nous ne nous étendrons pas ici !

Ces « stigmates » sont sans aucun doute ce qui est signifié par « l’écharde » dont il est fait mention dans 2 Corinthiens 12. Comment Paul pourrait-il se glorifier d’une faiblesse ou parler de stigmates ou marques DE JESUS en parlant d’une maladie qu’il aurait attrapée comme cela, sans mise en rapport avec le témoignage RISQUE qu’il rendait sans cesse de Jésus auprès de ses contemporains ? Paul a gardé les traces, les marques de ses persécutions par des cicatrices ou autres mais il n’en a pas gardé les séquelles. Il n’était pas devenu paralysé ou aveugle ou infirme, sinon il n’aurait pas pu mener le rythme de vie qu’il a mené (2Cor.11:22ss.). Ne lisons-nous pas en 2Timothée 3:12 : « Quelles persécutions n’ai-je pas supportées ? ET LE SEIGNEUR M’A DELIVRE DE TOUTES. Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »

En ce qui concerne le passage de 1Cor. 12:7-10, il apparaît clairement que le mot grec « astheneia » demande la traduction « faiblesse ». Il s’oppose au mot puissance au v.9 (dunamis). La traduction « infirmité » du v.5 est à notre avis un contre-sens. Le mot puissance ne s’oppose pas à infirmité mais à faiblesse.

Quelles sont les faiblesses qui nous sont décrites ici ? Paul en parle en 2Cor. 11 (travaux, coups, emprisonnements, danger de mort, quarante coups moins un, verges, lapidation, naufrages, abîme pendant un jour et une nuit = probablement mort et Il fut ressuscité, à moins qu’il ne s’agisse d’un séjour en mer à la nage ???, périls de toutes sortes, veilles, faim, soif, jeûnes, froid, nudité, et SANS PARLER D’AUTRE CHOSE, soucis des Églises et au chap.12v.10 le mot faiblesse est placé avec les mots outrages, calamités, persécutions, détresses POUR CHRIST). Le mot astheneia n’a pas comme sens premier « maladie », mais faiblesse. Le sens maladie est secondaire. Il est certes employé dans la Bible mais s’il s’était agi de maladie physique plus précisément, le mot nosos (Matth.4:23) aurait mieux convenu. Paul parle par ailleurs de « l’excellence de ces révélations », c’est à dire qu’il a été ravi jusqu’au ciel dans le paradis où Dieu lui aurait fait des révélations inexprimables.

Ceux qui justifient tellement la maladie ont-ils eu ces révélations préalables, comme Paul ?

Ce qui bibliquement serait assez dangereux d’affirmer, c’est d’accorder à un ange de Satan un rôle positif. Il empêcherait Paul de s’enorgueillir ! Mauvaise affaire pour le Royaume des Ténèbres ! Tout ce que peut faire le Royaume des Ténèbres contre un homme de Dieu comme Paul, c’est de le persécuter et d’essayer d’avoir sa peau. Il semble que ce passage soit clair : Paul demande à Dieu que cessent les persécutions et les épreuves que le Diable lui envoie. Il en a un peu assez, ce qui se conçoit assez facilement … ! Cette écharde le fait passablement souffrir.

Le Seigneur est clair dans sa Parole : « Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans le siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, AVEC DES PERSECUTIONS, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle. » Marc 10:30.

« Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une GRACE devant Dieu. » 1Pierre 2:20

« Car il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. » 1Pi. 3:17.

Voilà en d’autres termes ce que le Seigneur voulait dire à Paul. Il n’est absolument pas question ici de maladie.

Il y a une autre raison qui provoque des contre-sens dans l’interprétation du texte biblique en ce qui concerne ce sujet.

Le mot « chair » (sarx ; cf. sarcophage) a un sens plus général chez Paul. Il n’a pas que le sens restreint de « corps » mais bien plutôt ce qui regroupe l’ensemble des pulsions qui nous mènent au péché (cf. Galates 5:24, où nous serions bien mal partis d’après l’Evangile, si nous commencions par crucifier nos corps concrètement en vue de notre sanctification). Au contraire, notre corps (soma 1Thess.5:23) doit être conservé irrépréhensible (oloklèros = qui forme un tout, entier, intact, complet parfait), doit être en pleine forme.

Ainsi « l’écharde dans la chair » est bien une écharde dans ce qui est à la source de nos péchés, notre « sarx », mais pas une écharde dans le corps au sens d’une maladie. Il s’agit d’une écharde dans notre « sarx » au sens biblique du terme.

Ainsi même si Paul avait été touché par la maladie, il n’est sûrement pas resté dans la maladie. En réalité, Paul demandait à Dieu de lui soulager ses conditions de vie. Il avait vu la gloire de Dieu au troisième ciel et on peut comprendre qu’il aurait préféré rester là haut, entre autres pour ne plus se faire « descendre » à cause du nom du Seigneur. C’est pourquoi il est aisé de comprendre ses paroles en Philippiens 1:21 : « …maintenant comme toujours, Christ sera glorifié dans mon corps (soma) avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort; car Christ est ma vie, et la mort M’EST UN GAIN. Mais s’il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire si ce que je dois préférer … »

Un autre passage est souvent utilisé pour dénigrer l’efficacité du Sacrifice de Jésus : il s’agit de 1Timothée 5:23 : « Ne continue pas à boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin à cause de tes fréquentes indispositions. »

Il semble que Timothée ait eu des problèmes de digestion. On dira peut-être où est l’efficacité du sacrifice de Jésus dans le cas des indispositions de Timothée ? Il est vrai que Timothée avait des problèmes mais Paul « LUTTE » pour une amélioration de la situation physique de son ami. Le vin semble être le « médicament » conseillé par Paul. Dans notre propos nous nous empressons de dire que nous ne rejetons pas la médecine et nous ne voulons pas le faire. Mais il est clair que dans l’église la maladie doit être combattue parce qu’elle l’était dans l’Église primitive à cause des meurtrissures de Jésus ! Par ailleurs RIEN ne prouve qu’une guérison miraculeuse ne soit pas intervenue ULTERIEUREMENT.

(Argument identique pour 2Tim.4:20 ; Philippiens 2:26ss.)

Le cas de Job est aussi souvent un argument dans la bouche de ceux qui « réduisent » l’étendue de l’œuvre de Jésus.

C’est vrai qu’on peut penser que les souffrances ont mené Job à dire au Seigneur : « Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu. » (42:5).

Mais ce qu’on oublie de dire, c’est que l’Eternel accorda à Job le double de tout ce qu’il avait possédé et qu’il avait été rétabli dans son premier état, c’est à dire guéri (cf 42:9-17), et ceci AVANT MEME l’œuvre de Jésus pour nous délivrer de nos maladies !

La Parole de Dieu ne dévalue pas.

NE PAS CROIRE EN LA VOLONTE DE DIEU DE GUERIR SES ENFANTS REVIENT A DEVALUER LA PAROLE DE DIEU ET LE SACRIFICE DE JESUS !

Si Jésus a porté nos maladies pourquoi encore les porter ? Dieu ferait-il acception de personnes ? Guérirait-il certaines personnes qui croient en Lui et pas d’autres ? NON. Comme nous sommes justifiés par le sang de Jésus pour le pardon de nos péchés, même si nous sommes moins consacrés que d’autres, nous sommes aussi guéris par Ses meurtrissures. Nous ne croyons pas au salut par les œuvres mais au salut par la foi, qu’il s’agisse du corps ou de l’âme et de l’esprit.

Le problème n’est pas au niveau de Dieu, mais au niveau de NOTRE FOI et souvent une foi basée sur une fausse parole s’appelant « écharde de Paul » plutôt que sur la Parole s’appelant « Meurtrissures et Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ». La Parole de Dieu n’affirme pas une chose pour en démontrer le contraire quelques chapitres plus loin ! Pour arriver à expérimenter la guérison physique, il faut « extirper » l’erreur qui oriente mal notre foi.

« Les croyants en l’écharde de Paul » et la médecine.

Si les adeptes de l’écharde de Paul croient que leur maladie ou celle de leurs frères est dans la volonté du Seigneur, ils devraient aussi refuser d’aller consulter un médecin ou d’aller à l’hôpital. Ils recevraient en effet des soins en vue de la guérison, soins qui iraient A L’ENCONTRE DE LA SOIT-DISANT VOLONTE DE DIEU.

Non la Bible nous encourage à lutter contre la maladie par le combat de la foi et les moyens médicaux. (cf Luc médecin, Jésus qui dit aux lépreux d’aller se présenter aux sacrificateurs, les médecins juifs de l’époque). LA MALADIE DOIT ETRE VAINCUE.

Trop souvent des chrétiens même, ployant sous la souffrance, vont se perdre en allant chercher du soulagement chez des guérisseurs et chez toutes ces personnes qui pratiquent des « médecines parallèles, ésotériques et démoniaques. »

Paul dit en Romains 15:18 : « Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance par la parole et par les actes, par la PUISSANCE DES MIRACLES ET DES PRODIGES, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que … j’ai abondamment répandu l’Evangile de Christ. »

Serions-nous dispensés d’accomplir les miracles et les prodiges de Paul ?

Paul aurait eu l’air fin en prêchant le sacrifice parfait de Jésus-Christ alors qu’il se serait présenté malade et de surcroît avec une maladie visible inspirant du dégoût …..

Les païens lui auraient sûrement dit : « Avant de nous exhorter à croire et à obéir donne l’exemple de ta foi en action sur ton propre corps » ou alors ils lui auraient dit : « C’est merveilleux Paul ce que tu nous dis, mais comme nous voyons que tu as des problèmes physiques, viens avec nous, il y a un bon acuponcteur ou un bon radiesthésiste ou médium dans le coin, il pourra sûrement t’aider. Ce Jésus que tu nous prêches, il ne faut tout de même pas trop lui demander, il a déjà assez à faire avec les âmes à sauver. C’est pourquoi, Paul, on pourrait ajouter ton Jésus à notre panthéon. Il s’occuperait de notre âme et puis il y a d’autres dieux (voire démons) qui pourraient s’occuper de notre corps … ».

Que vaut-il mieux ? : une « belle âme », dans un corps à moitié détruit, malade, ou une « belle âme » dans un corps guéri, sain, pouvant certes avoir les marques de Jésus, mais qui peut servir efficacement à l’avancement du Royaume de Dieu ? A vous de répondre !

L’Église est équipée pour combattre la maladie.

Il se trouve que le Seigneur a équipé Son Église pour manifester le résultat de Son œuvre merveilleuse. S’Il nous a donné cet équipement, ce n’est pas pour qu’il ne soit pas utilisé ! Notre Dieu est Quelqu’un de sérieux. Ceux qui ne croient pas que Dieu VEUT guérir, ne prennent pas Dieu au sérieux et Le font menteur.

En effet nous lisons en Jacques 5:14ss. : « Quelqu’un est-il malade ? Qu’il appelle les Anciens de l’Église, et que les Anciens prient pour lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin que vous soyez guéris. La prière du juste a une grande efficacité. » Voilà le sérieux de Dieu ! La prière de l’incrédulité « Seigneur, si tu veux, si telle est Ta volonté » ne sert à rien. Dieu VEUT ! Il a chèrement payé le prix il y a 2000 ans. S’il y a des problèmes de péché, il s’agit simplement de liquider les problèmes en toute humilité. Jacques emploie le mot « kamno » qui signifie être mourant, être fatigué. Cela nous montre que le Seigneur veut sauver le corps de mourants ! Il s’agit de « l’extrême onction » en vue de la GUERISON, pas de la MORT !

Par conséquent la prière de la foi des Anciens avec la confession des péchés EST UN MOYEN POUR LA GUERISON !

L’autre moyen est le DON DES GUERISONS nommé en 1Cor. 12:9. Dieu est sérieux. Il n’a pas donné ce don à son Église pour qu’il ne soit pas employé ! Douterions-nous encore du dessein du Seigneur concernant notre CORPS ?

En Marc 16/17ss nous lisons : « Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru… ils imposeront les mains aux malades, ET LES MALADES SERONT GUERIS ! » Il n’y a pas de doute, ceux qui croient obtiennent la guérison de la part du Seigneur. Ceux qui ne croient pas ne reçoivent rien !

En Marc 6:5 nous lisons ; « Mais Jésus leur dit : un prophète n’est méprisé que dans sa maison. Il ne put faire là aucun miracle, si ce n’est qu’il imposa les mains à quelques malades et les guérit. ET IL S’ETONNAIT DE LEUR INCREDULITE. » Ne sommes-nous pas un peu comme les parents de Jésus ? Oui, Jésus on connaît, des croix on en voit partout etc.

Jésus est étonné de notre incrédulité. C’est l’obstacle principal en vue de la guérison miraculeuse ! C’est le péché par excellence. On ne prend pas Dieu au sérieux. On ne croit pas qu’il est Amour et qu’Il veut nous faire du bien. Dieu est un Père qui aime Ses enfants ! La guérison physique fait partie du Royaume de Dieu sur Terre. Elle doit accompagner la manifestation de ce Royaume d’une façon tout à fait normale. Elle doit être l’apanage de toute église chrétienne qui se respecte.

L’amour du prochain se manifeste de la meilleure manière avec le « lève-toi et marche ».

COMMENT CROIRE ?

Il faut d’abord dans le contexte de notre propos être chrétien(ne), avoir accepté Jésus-Christ comme son Sauveur personnel et son Seigneur.

Ensuite il faut accepter les promesses que le Seigneur a faites dans Sa Parole. Il faut passer d’une foi en « l’écharde de Paul » ou en « l’indisposition digestive de Timothée » à la foi aux meurtrissures de Jésus par lesquelles nous sommes guéris.

Comme le St Esprit est une puissance (Actes 1:8), il faut en être immergé. La puissance se manifeste comme un revêtement de Feu (Actes 1:8, puissance SURVENANT SUR VOUS et Actes 2:3 langues de feu… se posèrent SUR CHACUN d’eux, cf. Matthieu 3:11b). La puissance qui est le St Esprit confère la pratique du don de guérison entre autres.

Pour fortifier la foi, le jeûne est très recommandable. Notez que Jésus n’exerça Son ministère de puissance QU’APRES Ses 40 jours de jeûne !!! Cela devrait nous faire réfléchir ! Par le jeûne on apprend à croire parce qu’on se rend compte que notre vie ne dépend plus EN PREMIER LIEU du manger et du boire, mais bien du Seigneur. On s’en rend compte jusqu’au fond de soi-même.

La prière est aussi fondamentale. Elle nous met en contact vivant avec le Seigneur et renouvelle notre façon de penser et d’aborder les situations. Le temps de prière permet que nous soyons marqués du caractère de Dieu. Ainsi nous fortifions notre foi par ce contact personnel d’amour avec Dieu.

Savoir donner de son argent pour l’œuvre de Dieu fortifie notre foi, car par là nous l’exerçons concrètement aux niveaux de nos besoins. Nous lisons en 2 Corinthiens 9:7 : « Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu PEUT VOUS COMBLER DE TOUTES SORTES DE GRACES, afin que possédant toujours de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre… » Paul parle de TOUTES SORTES DE GRACES. Il est évident qu’une des grâces les plus précieuses est sans conteste la guérison physique. S’il y a besoin d’une guérison physique Dieu PEUT VOUS COMBLER. Il ne s’agit pas de payer une guérison, car si nous le faisions dans cet esprit Dieu ne guérirait pas le malade. Il s’agit de croire ! Jésus en Marc 6:5 ne PUT FAIRE DES MIRACLES à cause de l’incrédulité des gens.

Le jeûne, la prière et le don en argent sont des moyens SECRETS et CONCRETS, qui ne doivent pas se crier sur la place publique, pour « cultiver notre foi ». (cf Matthieu 6:1ss.).

Fête des pains sans levain

Non seulement les fêtes, mais également le Temple, son architecture et tout son fonctionnement ne visaient qu’un seul but : établir une relation INTIME et durable avec le Dieu Vivant.

Références : Lév. : 12 :15-20 ; 23 :6-8 ; Exode 12 :18 ; 23 :15 ; Deutéronome 16 :3-4 ; 1 Cor. 5 :6-8.

  1. Du 14ème au 21ème jour du 1er mois (Nisan = Avril), les Israélites devaient manger du pain sans levain, soit pendant 7 jours (cf. tableau).

Dès le premier jour, tout levain devait être supprimé des maisons car quiconque en mangeait, était retranché de l’assemblée.

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Dans la Genèse, le Père dit à Adam et Eve que s’ils mangent du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils mourront. Autrement dit, ce « levain » est responsable de la perte de l’intimité du 1er couple avec Son Créateur et ils ont été « retranchés » du paradis.

Dans Matthieu 16 : 6-12 nous comprenons que « levain » est synonyme de connaissance, d’enseignement.

Manger des pains sans levain consiste en un appel et un retour à la source : L’ARBRE DE VIE, le corps de Jésus, la Ste Cène en Esprit et en Vérité. Jean 6 : 35-58, 63 ; Ap. 3 :20.

  1. Le 1er et le 7ème jour : sainte convocation et pas d’ouvrage servile (sauf préparer la nourriture).

Le 1er et le 7ème jour : commencement et fin, alpha et oméga.

Le Seigneur nous convoque de la Genèse à l’Apocalypse.

Son désir de renouer une relation avec nous est bien supérieur au nôtre et cette rencontre devient une fête. Les mots clés qualifiant une fête sont : joie, manger, boire, danser…communier….

  1. C’est une prescription perpétuelle.

Dans l’Ancien Testament, cette fête dure 7 jours et constitue l’ombre de la réalité : nous devons « manger » perpétuellement, le Seigneur tous les jours de notre vie et jusque dans l’éternité.

  1. Il fallait offrir pendant 7 jours des sacrifices consumés par le feu.

Le Seigneur a été sacrifié « consumé par le feu ».

Notre part consiste à Lui offrir en sacrifice nos CORPS selon Ro. 12 :1 afin qu’Il puisse les métamorphoser de gloire en gloire et de victoire en victoire jusqu’à ce que « l’ombre » soit absorbée par la réalité.

Les sacrifices consumés par le feu représentent des sacrifices de consécration.

Danielle ANTHONY

Église des Vainqueurs : page pratique

INTRODUCTION :

La « Page Pratique » vient en général après les « Pages dites fondamentales ». Il est évidemment indispensable d’avoir compris les fondements pour s’engager dans l’aspect pratique. Une partie de l’Eglise actuelle est « au bord du Jourdain et s’apprête à passer le fleuve pour entrer dans le Pays Promis et commencer la conquête ». Autrement dit, l’Eglise des Actes des Apôtres et des Epîtres s’apprête à passer dans le Pays Promis céleste non pas par l’enlèvement qui aura lieu plus tard, mais par la métamorphose du corps pour passer dans la Salle du Trône et procéder à la conquête du deuxième ciel.

La question qui se pose : comment faire ?

Sachant que la métamorphose pour aller dans la Salle du Trône, ne peut s’opérer QUE par la Ste Esprie et par pure GRACE, il faut que le chrétien non seulement ACCEPTE le cadeau de Dieu mais encore le DESIRE ardemment dans l’AMOUR qu’il Lui porte ! Il est aussi évident que pour comprendre le texte qui suit, il faut avoir lu les écrits précédents concernant l’Eglise des Vainqueurs.

Nous reprendrons à partir du grec quelques VERBES situés près des passages principaux relatifs aux aspects de l’Eglise des Vainqueurs qui pourront aider le chrétien à démontrer qu’il accepte et désire ardemment passer à la « Terre Promise » ou à « l’Eglise des Vainqueurs » via la métamorphose du corps.

 

1. Chercher par la persévérance à bien faire.

« …réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité » (Romains 2:7)

Romains 2:7 est un passage clé relatif à l’immortalité. Passer à l’Eglise des Vainqueurs est dans un premier temps une recherche. C’est l’attitude de celui ou celle qui cherche la « perle de grand prix », qui la trouve et qui vend tout ce qu’il a pour pouvoir l’acheter. (Cf. Matthieu 13:44-46)

Il s’agit d’une recherche active et persévérante du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est accessible que par la Nouvelle Naissance du sein de l’Esprie Sainte (à ne pas confondre avec la conversion) ou la métamorphose du corps (gloire, immortalité, incorruptibilité) en vue du passage dans la Salle du Trône (ou le Royaume de Dieu). Les paraboles du trésor ou de la perle appellent à mettre tout en jeu pour obtenir ce qui est recherché. Le verbe grec dzètéo (chercher, désirer, aspirer à, chercher à rencontrer, à connaître, aller à la recherche de, chercher à obtenir avec zèle) est une expression très forte exprimant ici la recherche de l’honneur, de la gloire et de l’immortalité.

L’expression « …[selon la] avec persévérance dans l’œuvre bonne » (kat upomonèn ergou agatou) montre qu’il ne faut pas se relâcher et rester dans la bonté au niveau des actions. Une recherche dans un mauvais état d’esprit ne peut aboutir. Upomonè outre la persévérance, signifie aussi la patience, l’endurance et la résistance. Il s’agit d’une course de fond qui d’ailleurs aboutit à un changement de fond radical allant jusqu’aux racines de notre nature terrestre à savoir la transfiguration du corps.

 

2. Offrir son corps en sacrifice, ne pas se conformer au siècle présent et être métamorphosé.

« Je vous exhorte donc frères par les compassions de Dieu à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce sera votre culte logique et ne vous conformez pas à cette ère, mais soyez métamorphosés par le renouvellement de votre connaissance. » (Romains 12:1-2)

Offrir son corps en sacrifice est ici une expression spécifique utilisée pour les sacrifices d’animaux. (En grec le verbe paristèmi = mettre à disposition, faire comparaître en justice, montrer, faire voir : l’animal sacrifié « comparaît en justice » prend sur lui le péché à la place du pécheur et est condamné à être sacrifié et brûlé pour rétablir la justice devant Dieu). Il ne s’agit surtout pas du suicide ni de l’usure du corps du chrétien pour le Royaume. En effet, en Jésus notre nature physique pécheresse, notre corps ont été crucifiés.

Si nos membres, notre corps sont porteurs de la loi du péché et de la mort (Romains 7 : 22-24), soit ils doivent mourir, ce qui se passe pratiquement toujours, soit ils doivent être métamorphosés « brûlés » ou transfigurés par le feu divin glorieux.

Les sacrifices devaient être brûlés par le feu sur l’autel. Notre corps doit être immergé ou baptisé de feu divin ce qui sera un culte logique (logikè latreian) ou raisonnable. Il est en effet logique que le corps du chrétien soit métamorphosé (et ne meure pas) puisque Jésus a vaincu la mort.

Offrir son corps au Feu de la Ste Esprie et du Corps glorifié de Jésus, c’est à dire avoir un corps métamorphosé ou transfiguré est logiquement un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ! Autrement dit le corps ne « brûle » plus par le feu ou l’énergie ou la lumière terrestre mais par le feu, l’énergie, la substance, la lumière célestes de la Ste Esprie (baptême dans la Ste Esprie et de Feu) et du Corps glorifié de Jésus. Ce feu céleste ne détruit pas le corps terrestre mais le transforme, le transfigure et le métamorphose.

Le culte « logique » (personnel et collectif ici) qui plaît à Dieu doit impérativement être orienté vers l’obtention de la métamorphose du corps. Le but du culte doit viser à la « délocalisation » dans le ciel, la Salle du Trône. Avoir les yeux physiques ouverts pour voir réellement les réalités célestes, voir Jésus, Le voir bénir, guérir, libérer, parler, avoir des conversations avec Jésus, voir et ressentir le feu céleste, voir le nuage de gloire, voir les anges, entendre leurs chants et chanter avec eux, manger des aliments célestes, sentir les parfums célestes, ressentir le feu céleste sur le corps, ressentir le vent céleste, une fraîcheur agréable, expérimenter la métamorphose du corps pour être saisis par le St Esprit, la « main de Dieu », pour être transportés soit dans les lieux célestes, soit à un autre endroit de la terre, recevoir le Baptême de gloire et la Ste Cène de gloire et enfin louer et adorer en esprie et surtout en vérité (c’est à dire dans les réalités célestes) etc… voilà un culte logique et raisonnable ! Souvent ces manifestations sont précédées par des enseignements relatifs à ces réalités.

L’acte de foi approprié personnel et secret concernant le corps sera le jeûne qui signifiera la foi et la volonté du chrétien d’abandonner l’énergie, la substance, la nourriture terrestres pour rechercher à la place celles issues du céleste !

Ainsi, par ce biais n’étant plus lié aux systèmes et à l’espace/matière/temps (ère, siècle)****, notre corps métamorphosé devient capable de ne plus se conformer (verbe grec : susmatidzomai = se former selon, d’après, être soumis à) réellement et en vérité à cette ère ou siècle présent (aionai) ou aux systèmes liés à l’espace/matière/temps pour aller dans le Royaume, la Salle du Trône, le Céleste.

Non seulement le corps peut en sortir mais il doit en sortir d’après notre texte puisqu’il s’agit ici d’une exhortation forte !

Notre corps sera ainsi un sacrifice vivant**, saint et agréable à Dieu ! Il ne sera plus porteur de la mort mais** vivant**, il ne sera plus porteur de la loi du péché mais** saint et par là sera agréable à Dieu.

Il pourra être ainsi montré (paristèmi = montrer, démontrer, faire paraître, prouver, inspirer, exciter, produire, représenter) voire révélé à la création qui attend la « révélation des fils et des filles de Dieu ».

Se conformer au siècle présent est mis en opposition (grec alla = mais) avec l’expression utilisée ici : « soyez métamorphosés » (verbe grec métamorphoo = métamorphoser, transformé, transfiguré), ce qui n’est apparemment ici pas une option.

Être métamorphosé est identique au fait d’offrir nos corps en sacrifice. La métamorphose est un changement de morphologie et ne peut concerner l’homme intérieur (âme, esprie). Il s’agit de la forme extérieure, de la morphologie de notre être, donc du corps. Celui-ci ne doit plus être conforme au siècle présent.

L’homme intérieur au niveau de sa connaissance, de sa compréhension peut et doit être renouvelé (grec : anakainosis = renouvellement, rétablissement [à ne pas confondre avec métamorphose] ; nous = connaissance, intelligence ; –nosis et nous sont de la même racine signifiant la connaissance et ne concernent que l’homme intérieur).

La connaissance et la compréhension doivent être renouvelées et rétablies selon la Révélation (ou Apocalypse) de Dieu pour ouvrir la porte à la foi en vue de la métamorphose du corps. Tous les écrits sur l’Eglise des Vainqueurs consistent à encourager au renouvellement de l’intelligence et de la compréhension des textes bibliques dont évidemment l’Apocalypse. En général, on ne peut obtenir que ce en quoi on croit préalablement. Pour croire il faut avoir compris et reçu préalablement en révélation le plan de Dieu concernant l’Eglise des Vainqueurs.

Le renouvellement de l’intelligence est ici un moyen en vue d’une foi réorientée et renouvelée suivie de la métamorphose du corps.

La compréhension de l’Eglise des Vainqueurs permet l’interprétation de l’Apocalypse en suivant en toute simplicité le texte de façon chronologique (cf. écrit « La Mission de l’Eglise des Vainqueurs »). Le baptême de feu et de gloire par Jésus glorifié et la Ste Cène de feu et de gloire avec et en Jésus glorifié venant prendre la Cène avec nous en vue de la métamorphose du corps conditionnant l’appartenance à l’Eglise des Vainqueurs, seront la nouvelle donne pour l’Alliance Chrétienne dans sa pratique et son vécu. Le Baptême d’eau et la Ste Cène avec le pain et le vin sont abrogés sachant toutefois que la croix et la résurrection de Jésus-Christ restent et resteront absolument fondamentaux et incontournables. (Cf. écrit « Nouveau mode de vécu et de mise en pratique de l’Alliance Biblique »).

En fait, Jésus s’est « dérangé » pour révéler à l’Apôtre Jean les nouvelles dimensions qu’Il aurait voulu voir vécues par Son Eglise. L’Apocalypse ou la Révélation propose de nouvelles dimensions fondamentales instituées sur l’initiative souveraine de Jésus-Christ glorifié**. Il faut donc comprendre que** l’interprétation des écrits du Nouveau Testament rédigés avant l’Apocalypse change notoirement (cf. écrit « La Révélation »). Au même titre que les chrétiens ont eu une nouvelle interprétation de l’Ancien Testament comparée à celle des Juifs, l’Eglise des Vainqueurs fondée sur l’intervention souveraine de Jésus-Christ glorifié auprès de Jean aura une nouvelle interprétation des textes qui précèdent l’Apocalypse ! C’est cela le renouvellement de l’intelligence qui est finalement une démarche prophétique et qui permettra de discerner quelle est la volonté de Dieu, celle qui est bonne, agréable et parfaite. En effet, nous serons, métamorphosés, rassemblés dans la Salle du Trône, bénéficiaires de la Révélation du Dieu de gloire, donc évidemment du contenu clair de Sa volonté !

 

3. Se tourner vers le Seigneur.

« Lorsqu’on se tourne vers le Seigneur, le voile est ôté » 2 Corinthiens 3:16

Si le voile existe soit sur le visage, soit cachant le Saint des Saints, on ne voit pas. Si le voile est ôté on voit le Saint des Saints, la gloire de Dieu et bien plus : on y entre, on y est baigné. Le verset 18 parle de la métamorphose de gloire en gloire par le St Esprit et est un passage fondamental relatif à l’enseignement de la métamorphose du chrétien voulant faire partie de l’Eglise des Vainqueurs.

Le verbe grec épistrépho est en général traduit à juste titre par « se tourner vers » mais d’autres nuances significatives pourraient être retenues :

« Diriger ses regards vers » montre que le voile n’est pas obligatoirement collé sur le visage mais si l’intelligence est renouvelée le voile est déchiré et la vue sur le Seigneur est possible.

« Se diriger vers », « aller et venir » démontrent une relation d’un autre type à savoir un va et vient Dieu dans la Salle du Trône – terre tel que préconisé par l’Apocalypse pour l’Eglise des Vainqueurs pour laquelle le voile est réellement ôté.

« Rendre attentif », « Ramener dans la bonne voie » va encore dans le même sens. Comment être attentif au Seigneur, comment être sur la bonne voie si le voile est sur les yeux ? Seule la révélation du Dieu de gloire dans Sa plénitude, uniquement possible dans la Salle du Trône, peut nous faire marcher sur la bonne voie. Ici avec notre intelligence limitée, nous louvoyons et nous nous perdons souvent malgré le texte biblique encore abordé avec tellement d’interprétations suivies de tellement de doctrines.

Notre corps terrestre corrompu est en réalité le voile ! Sinon pourquoi aurait-il besoin d’être « sacrifié », « déchiré » ou métamorphosé ? Le verset 18 qui suit parlant de la métamorphose de gloire en gloire démontre évidemment encore une fois cette interprétation.

Ouvrir les yeux, regarder, être attentif aux manifestations visibles par les yeux physiques transformés est un début et un acte de foi pour entrer dans les nouvelles dimensions c’est à dire la bonne voie.

 

4. Lire, entendre, garder, se repentir, se sanctifier et aimer, vaincre, écrire.

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites » Apocalypse 1:3

« Repens-toi…celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises : à celui qui vaincra… » Apocalypse 2:5+7

« Josué dit au peuple : Sanctifiez-vous, car demain l’Éternel fera des prodiges au milieu de vous. » Josué 3:5

« Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite » Apocalypse 1:19

Anaginosko signifie lire mais aussi reconnaître, accepter, distinguer, comprendre. Ici on est appelé à lire, reconnaître, distinguer, accepter, entendre et enfin garder pour bénéficier de ce bonheur (« Heureux… » – béatitude). C’est en fait la démarche concrète pour le renouvellement de l’intelligence qui rend heureux. Cette démarche est précédée de la repentance c’est à dire la métanoia (cf. méta – nous, noia = changement, retournement de connaissance). Par la repentance, il faut laisser ce qui est ancien et entrer dans ce qui est nouveau. Il faut changer d’avis et de comportement.

Le verbe tèréo est traduit par « garder » mais le dictionnaire propose aussi « conserver, défendre, observer ». La prophétie de la Révélation, si elle est non seulement gardée mais aussi défendue, observée, vécue, conservée, rend heureux. Si cette prophétie ne fait que l’effet d’un feu de paille, alors le bonheur n’est pas au rendez-vous. Elle doit être l’objet d’un combat persévérant, d’une surveillance sans faille pour qu’elle ne nous soit pas volée ! Il est toujours plus confortable et sécurisant, pour maintes raisons, de marcher sur le chemin large et reconnu par tous mais le chemin étroit de l’explorateur, du prophète, de l’inconnu mais de la liberté est beaucoup moins confortable…. L’apprentissage de la liberté et de la responsabilité est insécurisant et déstabilisant ! Ce n’est pas pour rien qu’il est écrit en 2 Corinthiens 3:17 « Or le Seigneur c’est l’Esprie ; et là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté » et « comme par hasard » tout de suite après, en 2 Corinthiens 3: 18 il est écrit : « …nous sommes métamorphosés en la même image de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprie. » La métamorphose nous rend libres mais nous mène sur des chemins nouveaux.

Nous sommes appelés à vaincre pour bénéficier des promesses qui sont en fait liées au devenir de l’Eglise des Vainqueurs et notamment la liberté ! La victoire consiste à prendre et à dominer la forteresse de l’espace/matière/temps avec ses limitations et ses prisons liées à la chute et au péché (cf. écrit « La Création intermédiaire »).

Cela commence par la démarche concrète pour le renouvellement de l’intelligence dont nous avons parlé plus haut. Ensuite avant de « passer le Jourdain pour le Pays promis » (= lieux célestes pour nous), il faut se sanctifier, c’est à dire abandonner le péché, se « mettre à part » pour Dieu. Dans le cadre de la sanctification, de la « mise à part pour Dieu » nous dirons : comme Dieu est amour, seul l’amour pour Lui et pour notre prochain est et restera la voie par excellence (Colossiens 3:14 : « Mais par-dessus toutes ces choses, revêtez l’amour qui est le lien de la perfection »). Devenir comme Lui par la métamorphose pour le rejoindre dans la Salle du Trône doit toujours être motivé par l’amour, car sans l’amour nous ne sommes rien c’est à dire nous n’existons pas donc rien n’est possible. L’amour met en nous un désir incompressible de voir le Seigneur d’être près de Lui « en vrai », en réalité !

Il fallait aussi que Jean écrive, fixe par écrit : cela a permis après de longs siècles d’ignorance face à l’Apocalypse, de découvrir l’identité de l’Eglise des Vainqueurs et ses missions, clé de l’interprétation du dernier livre de la Bible.

Aujourd’hui nous aussi, nous écrivons pour que le message ne se perde pas. Nous voulons comme l’Apôtre Jean recevoir les paroles de Jésus-Christ glorifié et vivre les dimensions et les bénédictions qu’Il a instituées Lui-même. Nous voulons par nos écrits considérer avec respect et déférence l’initiative de Jésus-Christ glorifié qui est apparu à Jean non pour faire de la figuration ou faire faire de la figuration, mais bien pour transmettre un message puissant pour Son Eglise qui doit absolument passer aujourd’hui.

 

Conclusion

 

Réellement en Jésus tout devient possible. L’immensité de Son sacrifice sur la croix et l’immensité de Sa résurrection impliquent l’immensité des bénédictions et des grâces qui en résultent. Pour que cela ait lieu, il est nécessaire et indispensable d’entrer dans Sa Révélation pour entrer dans Son plan. L’impossible du point de vue humain est digne du possible de Dieu.

 

En Jésus-Christ,

Martin BUSCH

Dieu dans l’Apocalypse

INTRODUCTION :

 

Comme nous l’avons écrit dans des écrits précédents, l’Apocalypse est entre autres une invitation à faire partie de l’Eglise des Vainqueurs composée de chrétiens bénéficiant de la métamorphose du corps pour accéder à la Salle du Trône et y recevoir la Révélation de Dieu, notamment de Jésus-Christ (Apocalypse1:1), dans toute Sa gloire et par là être rendus capables d’évoluer à la fois dans les lieux célestes et sur terre pour mener les combats et accomplir le travail qui auraient dû être menés et accomplis depuis presque 2000 ans !

L’important à ce jour et pour l’éternité c’est Dieu, seul digne d’être loué, adoré et magnifié. Notre amour veut se porter d’abord et avant tout vers Lui. Nous ne nous lasserons jamais de Sa présence et c’est auprès de Lui qu’est le bonheur absolu.

Qui est-Il, comment est-Il, comment se présente-t-Il dans l’Apocalypse ?

 

1. La Trinité :

 

La Trinité apparaît clairement dès le début de l’Apocalypse (1: 4)

« Grâce et paix vous soient données

de la part de Celui qui est, qui était et qui vient (Père)

de la part des sept Esprits qui sont devant Son trône (Ste Esprie)

de la part de Jésus-Christ le témoin (en grec martus = martyr, croix) (Fils)

Les trois sont mis au même niveau parce qu’ils peuvent chacun donner la grâce et la paix et pour donner la grâce et la paix, il faut obligatoirement être Dieu.

La Trinité apparaît clairement dans la Salle du Trône :

« L’Etant assis sur le trône » est le Père (Apocalypse 4: 3)

« Les sept lampes de feu brûlant devant le trône qui sont les sept Esprits de Dieu» sont la Ste Esprie dans la plénitude de Sa manifestation de feu, de gloire et de puissance (Apocalypse 4: 5).

« L’Agneau au milieu du trône » est le Fils (Apocalypse 5: 6b).

Dieu en tant que tel, reçoit la louange et l’adoration des anciens, des animaux et plus tard de la foule. Il est le seul digne à pouvoir en bénéficier.

Ce qui suit est largement extrait de mon écrit intitulé la « Preuve Ontologique ». Nous pensons qu’il est nécessaire de redonner une explication quant à la Trinité qui est souvent peu comprise même dans les milieux chrétiens.

La Trinité qui consiste à dire que Dieu est un et « tripersonnel », permet à la fois l’osmose et la différence fondamentale toutes deux nécessaires à la relation et donc à l’existence « autosuffisante » de Dieu.

Dieu, trois personnes fondamentalement différentes : Le Père est fondamentalement différent d’avec le Fils car le Père n’est pas le Fils et inversement ou parce qu’un père comme géniteur de son fils ne peut être son fils et inversement. L’Esprie Sainte n’est ni Père ni Fils et inversement. Elle correspond par son essence au « souffle » qui englobe telle une Mère. Elle doit nécessairement être AUTRE que le Père et qu’avec Lui Elle engendre le Fils de toute éternité (Genèse 1:2).

La relation dans l’aspect de la différence fondamentale ou de non confusion, nécessite la notion de vis-à-vis. On pourrait alors se dire pourquoi TROIS personnes fondamentalement différentes ? La notion de vis-à-vis fait penser à DEUX personnes se faisant face. Pour exister sans avoir besoin de la Création, Dieu doit pouvoir se penser et se dire ou s’exprimer (Parole, Verbe) Lui-même c’est à dire qu’Il doit être à la fois sujet pensant et/ou parlant et objet pensé et/ou exprimé. En tant que sujet et objet nous obtenons DEUX personnes nécessaires qui doivent être fondamentalement différentes. Mais il est impossible pour la personne pensante sujet (1) de penser, de prendre pour objet et d’identifier une seconde personne (2) sans pouvoir la comparer avec une tierce personne (3). La comparaison est la condition de possibilité de l’identification et donc de l’identité, de l’Être et de l’Existence. Par conséquent Dieu doit être trois personnes non confondues pour qu’Il puisse se suffire à Lui-même en s’identifiant Lui-même et/ou ETRE et/ou exister. L’homme est à l’image de Dieu à savoir l’esprie qui correspond à la Ste Esprie, l’âme qui correspond au Père et le corps qui correspond à Jésus-Christ. En même temps il est un comme Dieu est aussi un. Il est tout autant trois personnes à ne pas confondre entre elles à savoir le mâle correspondant au Père, la femelle correspondant à la Mère, l’Esprie Sainte et la descendance correspondant au Fils.

Dieu un : Comme nous l’avons vu plus haut, l’osmose totale est nécessaire à l’existence. Dieu doit par conséquent être un sans restriction aucune. Par ailleurs, Dieu, pour qu’Il soit Dieu, doit nécessairement être omnipotent et omniscient parce que ces qualités ne sont attribuables qu’au Tout Autre par défaut vu qu’au niveau des sciences dites « exactes » que des sciences dites « humaines », l’acquisition de la connaissance absolue s’avère inatteignable. L’omnipotence et l’omniscience de Dieu nécessitent aussi une unité totale, une osmose totale, une unicité totale dans ce qu’Il est. En effet si la toute puissance, l’omnipotence et l’omniscience sont partagées, réparties et divisées d’une façon ou d’une autre entre les trois personnes, il y a interdépendance, dépendance donc négation de la toute-puissance entraînant partialité et finalement imperfection en Dieu. Nous aboutirions automatiquement à une espèce de jeu de pouvoirs entre trois dieux comme c’est le cas dans le polythéisme, le panthéon des très nombreuses divinités païennes. La capacité d’identification réciproque totale et parfaite (=Amour) de la part des trois personnes et entre les trois personnes nécessite bien entendu l’omnipotence et l’omniscience des trois personnes sans restriction aucune pour chacune d’elle. Cette omnipotence, cette omniscience et cette perfection sans restriction impliquent nécessairement l’unicité, l’osmose et l’unité absolues sans restriction aucune par et pour une identification parfaite et totale pour « ETRE ». Chacune des trois personnes peut non seulement identifier une des deux autres personnes mais peut et doit s’identifier à l’une d’entre elles (cf. « …avant qu’Abraham fût, je suis (=YHWH je suis celui qui suis Exode 3: 14) » Jean 8:58. Jésus-Christ a préexisté à Son incarnation. « Moi et le Père nous sommes UN » Jean 10:30 « Celui qui m’a vu a vu le Père » Jean 14:9 : Jésus s’identifie au Père au titre de l’unité ; « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute mon affection (amour, cœur, être) » Matthieu 3:17 : Le Père s’identifie au Fils au titre de l’unité ;

« Il vous donnera une autre Consolatrice…l’Esprie de vérité…je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous » Jean 14:16-18 le Fils s’identifie à la Ste Esprie au titre de l’unité ;

« …au point que tu mentes à la Ste Esprie….Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu » Actes 5:3-4 « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprie de Dieu habite en vous ? »

1 Corinthiens 3:16 : La Ste Esprie est Dieu ; « L’Esprie de votre Père qui parlera en vous » Matthieu 10:20 : La Ste Esprie est identifiée au Père et inversement au titre de l’unité ; «…et à l’assistance de l’Esprie de Jésus-Christ » Philippiens 1:19 : La Ste Esprie est identifiée à Jésus-Christ et inversement au titre de l’unité..

En fait s’identifier parfaitement et totalement à l’autre est une manière d’être Amour parfait. (« Dieu est amour » 1 Jean 4: 8).

Matthieu 28: 19b parle du baptême d’eau au nom du Père, du Fils et de la Ste Esprie.

Par conséquent Dieu, pour qu’Il soit Dieu, ne peut ETRE qu’à la fois TROIS personnes et UN. L’être humain à Son image, Sa ressemblance est mâle-père, femelle-mère, descendance-fils-fille et doit être aussi UN. Toutefois, comme dit il ne peut y avoir confusion entre les trois !!!

Cet excursus, qui doit obligatoirement être replacé dans son contexte argumentaire très large de la relation comme condition de possibilité de l’existence de l’écrit « La Preuve Ontologique », nous semblait malgré tout indispensable pour aborder le sujet de notre propos : Dieu dans l’Apocalypse.

Comme nous l’avons par ailleurs souligné dans l’écrit « La Révélation », Dieu S’est successivement révélé à travers l’Histoire comme Père dans l’Ancien Testament, comme Fils dans les Évangiles et comme Ste Esprie dans les Actes suivis des Épîtres.

Le Dieu Trinitaire veut se révéler à l’Eglise métamorphosée ou l’Eglise des Vainqueurs dans l’Apocalypse dans Sa gloire et notamment dans Sa plénitude ou globalité à savoir Père Fils et Ste Esprie.

L’Eglise ne peut recevoir cette Révélation de gloire et de plénitude que « hors » des limitations de l’espace/matière /temps puisque Dieu pour être Dieu doit aussi être le « Tout Autre » (cf. écrit « La Preuve Ontologique ») et Se révéler comme tel à Son Eglise dans un « environnement tout autre ».

Il a fait des incursions glorieuses et merveilleuses dans les limitations de l’espace/matière/temps pour nous sauver des conséquences du péché et de la chute « hors » du paradis ou du ciel, à savoir nous sauver et nous extraire par la métamorphose des limitations de mort dont notre corps et la création sont marqués (cf. écrit « La Création Intermédiaire »). Si Dieu S’est révélé dans l’espace/matière/temps, principalement par Son incarnation en Jésus-Christ, Il veut aussi se révéler en tant que Tout Autre « Tout Différent » de l’espace/matière/temps : il faut donc que le chrétien puisse l’y rencontrer le corps métamorphosé, le corps terrestre mortel transformé (« Qui me délivrera de ce corps de mort ? » Romains 7:24) n’étant à ce moment-là plus une entrave à cette révélation ou apocalypse.

Les choses étant ainsi comprises, il apparaît clairement qu’il est absolument impossible de pouvoir recevoir la révélation de Dieu le Tout Autre, c’est à dire la Révélation ou l’Apocalypse par excellence, dans les conditions terrestres et de limitations espace/matière/temps. Il est donc indispensable de pouvoir sortir de l’espace/matière/temps pour rencontrer Dieu de la façon qu’Il nous le propose dans l’Apocalypse. Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ implique un salut total c’est à dire y compris le salut du corps ou sa métamorphose. Jésus glorifié attend l’Eglise des Vainqueurs dont le corps est métamorphosé ou glorifié !

 

2. Dieu : le Tout Autre et le Créateur de l’espace/matière/temps et Celui qui est dans l’espace/matière/temps.

 

Alpha et Oméga : ici il s’agit de la première lettre et de la dernière lettre de l’alphabet grec et correspond à l’expression « Je suis le premier et le dernier ». D’autres expressions en rapport sont utilisées : « Celui qui est, qui était et qui vient » ou encore « Vivant – Il règnera – pour les siècles des siècles » (cf. Apocalypse 1:4,5 ; 1:17 ; 2:28 ; 4:8,10 ; 11:15 ; 16:5 ; 21:6 ; 22:13).

Ces expressions sont attribuées au Père comme au Fils.

Qu’est-ce qui permet à Dieu d’affirmer qu’Il est au commencement de l’Histoire (espace/matière/temps) et à la fin ? (Alpha et Oméga ; premier et dernier).

Qu’est-ce qui permet à Dieu d’affirmer qu’Il est dans l’Histoire sur toute sa durée ? (Est, était, vient).

Qu’est-ce qui permet à Dieu d’affirmer qu’Il est vivant et qu’Il règnera pour les ères des ères ou les siècles des siècles ?

Les expressions utilisées sont de nature et de substance espace/matière/temps et expriment une réalité à l’intérieur de l’espace/matière/temps à savoir le début et la fin (alpha et oméga), la durée du temps (est, était, vient) ou les siècles des siècles ou ères des ères (à la fois temps et éternité).

Toute langue écrite ou parlée, tout mot, toute pensée, toute action, tout événement naturel ou autre ont besoin d’être à l’intérieur de l’espace/matière/temps pour exister ne fut-ce qu’un clin d’œil, d’où la difficulté de compréhension du livre de l’Apocalypse qui utilise des mots, des paroles liées à l’espace/matière/temps pour signifier des réalités différentes ou autres ou encore célestes ou encore d’éternité.

 

a) Dieu affirme être le « premier et le dernier », autrement dit, Il était là au premier instant et sera là au dernier instant.

Il est donc de cette manière à « l’intérieur » de l’espace/matière/temps mais pour pouvoir aussi être là au début et à la fin, il faut aussi Sa présence toute différente, toute autre qui ne soit pas à l’intérieur ou « en-dehors » de l’espace/matière/temps sinon Il ne peut pas être le premier, ce serait le temps qui serait premier !!! Dans le même ordre d’idées, Il ne pourrait être le dernier, ce serait aussi le temps qui serait dernier. Autrement dit, ce serait le temps ou plus exactement l’espace/matière/temps qui serait Dieu et nous tomberions alors dans le matérialisme dialectique.

En outre, on ne peut pas parler de présence préalable ou d’un avant ou alors d’un après, concepts se situant dans les catégories de l’espace/matière/temps, mais d’une présence totalement différente et toute autre. Dieu est donc à la fois à l’intérieur de l’espace/matière/temps (Incarnation, Christ vrai Homme, par exemple) et différent ou Tout Autre (Christ vrai Dieu, par exemple) par rapport à l’espace/matière/temps. Il ne peut être le premier et le dernier uniquement qu’en étant le Tout Autre.

Si ce n’était pas le cas, il faudrait alors au minimum un « instant du début » à savoir le temps que Dieu existe, donc Il aurait un commencement APRES le début du temps, donc ne serait pas le premier et aussi une finalisation DANS le temps, donc ne serait pas le dernier**. Ce serait le temps ou l’espace/matière/temps qui serait Dieu ! Nous tomberions dans le matérialisme où la matière était, est et vient. Les explications des expressions suivantes abonderont dans le même sens.

 

b) Dieu affirme être « Celui qui est, qui était et qui vient » autrement dit, Il est là tout au long du temps lequel a eu un commencement et aura obligatoirement une fin, car il est composé d’une infinité de débuts et de fins tant au niveau de l’infiniment petit que de l’infiniment grand que de ce qu’il y a entre les deux.

Nous ne pouvons que constater que si Dieu est présent tout au long du temps, il faut qu’Il soit certes non seulement à l’intérieur de ce temps car Il est, était et vient, mais aussi Tout Autre ou Tout Différent donc Tout-Puissant car s’Il est présent tout au long du temps dans sa globalité (premier instant et dernier instant et entre les deux) il faut qu’Il soit totalement différent du temps, au-delà. Ainsi Il n’a pas de début ni de fin : Il est !

En effet Dieu est, était et vient et il est nécessaire qu’Il soit aussi Tout Autre ou Tout Différent.

Il ne pourrait être en effet le Créateur (Apocalypse 4 :11 ; 14 :7) de l’espace/matière/temps s’Il n’est Lui-même que dans l’espace/matière/temps. L’homme dans sa chute a empoisonné la création à savoir l’espace/matière/temps qui est une prison terrible pour l’être humain.

En Apocalypse 1:4 (1: 8 ; 16:5 « est, était), Il part du présent pour englober le passé et l’avenir. (est, était, vient – Remarquons toutefois qu’en Apocalypse 4:8c la logique normale et connue du temps est respectée, passé, présent, avenir : « était, est, vient »). En 1: 8, le texte ajoute le « Tout Puissant » (en grec : pantocrator). Il est justement Tout Puissant parce qu’Il est Tout Autre et « transcende » le temps ou l’espace/matière/temps tout en étant dedans.

Dieu est tout simplement. Il EST prioritairement. En effet ce qui est passé n’est plus et ce qui vient n’est pas encore. Seul le présent est ! La réalité est dans le présent. (Cf. Aujourd’hui si vous entendez Sa voix…). Nous retrouvons le fameux « Je suis Celui qui est » (« Je suis ») d’Exode 3:14 dont la contraction hébraïque est YHWH.

Dieu est : à la fois parce qu’Il est, était et vient et est à la fois Tout Autre.

Le temps par la vitesse notamment, n’est que dans la relativité de l’espace et de la matière. Le présent du temps n’existe par ailleurs que dans la relativité par rapport au passé et à l’avenir. Le temps est donc relatif. (Cf. « …devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour » 2 Pierre 2:8). C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre les passages de la fin du 1er siècle : « ce qui doit arriver bientôt » (1:1) ou « le temps est proche » (1: 3c) ou encore « oui, je viens bientôt, Amen ! Viens Seigneur Jésus … » (22:20) et d’autres passages de l’Apocalypse, car aujourd’hui presque 2000 ans se sont écoulés depuis la période du Christ et des Apôtres !

Dieu au contraire ne change pas et n’est pas relatif, Il est : Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement ! (Hébreux 13:8). Nous vivons le présent toujours soit par rapport au passé, soit par rapport à l’avenir ou les deux en même temps alors que Dieu nous veut d’abord et prioritairement dans le présent puisqu’Il est. C’est la seule réalité et véritablement passer dans le « Je suis » (cf. Jean 8:58) c’est aussi passer dans l’éternité. Là le temps ne « passe plus », donc plus de péchés, de vieillissement, plus de maladie, plus de mort. Jésus, qui nous aime, nous a délivrés de nos péchés par Son sang (1: 5b). Son sacrifice et Sa justification nous permettent d’entrer dans le présent de Dieu à savoir au ciel dès à présent ! La chute et le péché ont provoqué le temps-prison, cette captivité dans laquelle Jésus est entré pour nous en délivrer par grâce (grec : karis) ou don gratuit (22:21) où tout mérite est exclu.

 

c) Dieu affirme être vivant « aux siècles des siècles » ou « pour les ères des ères ».

L’expression « Je suis vivant pour les ères des ères » (en grec : dzon eimi eis tous aionas ton aionon) montre tout d’abord qu’il y a simplement des siècles (ou ères) à savoir le temps. Mais ici il s’agit de l’expression « les siècles des siècles ». A première vue cela ne veut rien dire. En fait il s’agit d’une expression de type temporelle certes, pour exprimer l’éternité. L’éternité, ce n’est pas les siècles tout courts mais les siècles des siècles.

De plus, il est intéressant de savoir que le terme grec « aion » signifie à la fois le temps tout entier et l’éternité ! Dieu est vivant, Il règne à la fois dans les dimensions de l’espace/matière/temps et dans la réalité toute autre de l’éternité.

 

3. Dieu : Aspects, caractéristiques et rôle dans le livre de l’Apocalypse.

 

Être assis sur le trône, c’est régner parce qu’on est roi et que l’on dispose de la toute puissance et de tout le pouvoir.

Le Père, le Fils sont assis sur le trône (3: 21b; 4: 2 ; 5:6 ; 7:17 ; 20:11 etc.). La Ste Esprie est sur le trône, autour du trône et devant le trône. Elle englobe, contient, imprègne parce qu’Elle est Mère et porte et nourrit en Son sein.

 

a) Le Seigneur la Ste Esprie

La Ste Esprie (sept Espries signifie la plénitude de la manifestation de la Ste Esprie) est devant le trône (1: 4c ; 4:5) sous l’aspect des sept lampes mais est aussi uni à Jésus-Christ (3:1), à l’Agneau (5: 6c) sous l’aspect des sept cornes (plénitude (sept) de puissance (cornes) et des sept yeux ; de connaissance, de vision et de discernement) car « L’Esprie sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:10), ce qui n’est pas rien… ! Avec l’Agneau, Elle est donc sur le trône au même titre !

Les voix, les éclairs et les tonnerres : la Parole, le Feu et la Puissance sortent du trône. Si nous considérons Zacharie 4: 6 « Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par ma ROUaCH, dit YHWH TZaeBaOTH », alors nous comprenons mieux que l’Esprie de Dieu imprègne, sonde, inspire, se manifeste dans la toute puissance du Feu de Bénédiction, de Sainteté et de Jugement divins et éclaire, c’est à dire chasse les ténèbres : « Sept lampes brûlant devant le trône ». L’Esprie de Dieu est à la fois sur le Trône (Toute-Autre) et à la fois dans l’espace/matière/temps puisqu’Elle a été envoyé par « toute la terre » (5: 6c).

La Ste Esprie est « répandue » parmi les croyants (Actes 2:33 ; 10:45). Elle est Dieu et en quelque sorte « le pouvoir exécutif » de Dieu. (Romains 15: 18,19 par exemple).

En union avec Jésus-Christ, Elle est la grande communicatrice aux sept églises pour la formation de l’Eglise des Vainqueurs : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises ». Elle est Celle qui métamorphose les membres de l’Eglise des Vainqueurs en les engendrant en tant que Mère Céleste (Jean 3:5ss ;2 Corinthiens 3:18 ; Apocalypse 1:10 ; 4:2 cf. écrit « la Métamorphose ») et qui ressuscite les deux témoins à Jérusalem (« Souffle de Vie » : 11:11).

« Le témoignage de Jésus est l’Esprie de prophétie » (19:10 ; cf. aussi 1:3). Les traductions souvent mettent un « e » minuscule à esprie alors que la désignation de la Ste Esprie avec un « E » majuscule nous paraît ici opportune. Le rôle principal de la Ste Esprie est, par la Parole prophétique, non seulement de témoigner de Jésus mais d’être le témoignage de Jésus ou de montrer Jésus. La dimension prophétique (prophéro = porter en avant, montrer) de la Ste Esprie est de révéler Jésus-Christ glorifié. Pour ce faire, il faut que le chrétien soit métamorphosé par la Ste Esprie comme ce fut le cas de l’Apôtre Jean.

Le « titre du livre de l’Apocalypse » est en fait « Révélation de Jésus-Christ » (grec : apocalupsis Ièsou Kristou – 1:1a).

L’essence fondamentale prophétique de la Ste Esprie, consiste à être centré sur Jésus-Christ glorifié notamment sous les aspects, les caractéristiques et le rôle décrits dans le livre de la Révélation.

 

b) Le Seigneur Jésus-Christ

Jésus-Christ est d’abord présenté comme le martyr (le témoin : « o martus »), le fidèle (o pistos ; cf. pistis : la foi) c’est à dire Celui qui a accepté de mourir fidèlement sur la croix puis comme le premier né d’entre les morts qui est une référence à Sa résurrection et enfin comme le prince ou souverain (o arkon) des rois de la terre qui est une référence à Sa glorification qui trouvera sa visibilité terrestre universelle lors de son retour en gloire (1: 7 ; 19: 11ss) et lors du millénium (20: 4c).

Il est Celui qui nous aime et son amour s’est manifesté lorsqu’Il a versé Son sang pour nous délier de nos péchés (1:5). Ce thème est repris par l’Agneau sur le trône en 5: 6ss. Le thème de l’Agneau Pascal sacrifié lors de la sortie d’Égypte est en effet repris entre autres dans la Salle du Trône. Jésus-Christ est ici Dieu qui s’est incarné dans l’espace/matière/temps pour venir se sacrifier pour nous. C’est le fondement de la Révélation de Jésus-Christ qui est largement étayé dans les Évangiles, les Actes et les Épîtres.

Le texte de l’Apocalypse, s’il présente le fondement comme incontournable, et le reprend à juste titre, nous encourage à ne pas en rester là.

En effet la suite est édifiante à ce sujet. Jésus-Christ glorifié se révèle à Jean. Ce n’est ni plus ni moins la réalisation des paroles de Jésus : « Je vous le dis en vérité, quelques uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne » (Matthieu 16: 28 ; cf. aussi : Marc 9:1 ; Luc 9: 27). En fait il ne s’agit pas dans ce cas de l’Ascension, ni de Son retour en vue de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4: 16-17), ni du retour « avec les nuées » visible de « toutes les tribus de la terre » (Apocalypse 1: 7 et Apocalypse 19:11ss pour le millénium). Le retour de Jésus glorieux pour Jean et pour l’église est à considérer comme un retour différent qui correspond à celui que Jésus indiquait dans les évangiles.

Jésus S’est dérangé, est revenu pour Jean (1:11-20) puis veut dès maintenant revenir pour les siens pour les baptiser dans Sa gloire en tant que Seigneur glorifié, comme Il l’a fait pour Jean, et pour prendre avec eux le « souper » ou la Ste Cène de gloire (3: 20).

Pour Jean, cela a « sérieusement » commencé par une puissante voix telle une trompette. La trompette est souvent associée à une théophanie et à une manifestation de puissance de Dieu sur terre (Exode19:16 et Hébreux 12:19).

Cette voix fit appel à la vue de Jean et à la fixation par écrit du message et de ce qu’on allait lui faire voir (1: 11).

Jésus est le Chef de l’Eglise et des ministères (7 étoiles : ministères, envoyés ou apôtres, et 7 chandeliers d’or : églises semblables ou identiques des chandeliers de la Ste Esprie ; 1: 12,16,20 ; 4: 5).

La robe (endeduménon poderes = étant vêtu jusqu’aux pieds) de Jésus fait référence au revêtement de gloire mais aussi à la robe sacerdotale du Grand Prêtre qui pouvait aller dans le Lieu très Saint. Jésus est notre Souverain Sacrificateur (Hébreux 2:17 ; 3:1 ;4:14,15 ; 5,6,7 etc.).

La ceinture d’or était portée à la fois par les Souverains Sacrificateurs et les rois. La prêtrise et la royauté de Jésus sont clairement soulignées. La ceinture était mise pour tenir l’habit pour la marche et le combat.

La tête et les cheveux étaient blancs comme la laine blanche et la neige. En Daniel 7: 9, il est question de l’Ancien des jours avec une description semblable. Cet aspect démontre que Jésus a existé « avant les jours » donc est le Tout Autre par rapport à l’espace/matière/temps, le « Je suis », autrement dit Jésus est Dieu. Il est plus que l’espace/matière/temps (cf. paragraphes plus haut).

Les yeux comme une flamme de feu (2:18 ; 19:12) ne peuvent qu’être mis en parallèle avec Daniel 10:6. Les yeux et la flamme de feu font penser aux sept yeux et au feu de la Ste Esprie : Vision parfaite, connaissance absolue, feu de puissance, de jugement, de purification, de bénédiction et de métamorphose. Nous pouvons constater une fois de plus, l’unité de Jésus et de Sa Mère Divine, la Ste Esprie. Là où est Jésus, là est la Ste Esprie.

Les pieds semblables à de l’airain en fusion dans une fournaise (cf. Daniel 10:6) : Le terme grec kalkolibanon peu commun peut signifier or, airain, bronze, cuivre ou alors selon certains un alliage d’or et d’argent avec incrustations de cristaux et de pierreries. Le corps glorieux de Jésus est du métal précieux et des minéraux épurés en fusion !

La voix semblable à une voix d’eaux multiples est à rapprocher à la même voix semblable à une trompette quelques versets plus tôt. La transmission, la communication bref la Parole de Dieu sont hyper puissantes, impressionnantes d’autorité dans les lieux célestes. Cela n’a plus rien à voir avec une voix humaine ! Les chutes d’eau font un bruit qui couvre tous les autres bruits alentours. L’autorité et la puissance de la Parole de Jésus dépassent tout entendement. Le rapprochement avec la voix, le tonnerre et la Parole de la Ste Esprie qui se manifestent au niveau du Trône (4: 5) peut se faire.

L’épée acérée à deux tranchants dans la bouche de Jésus peut être associée à la Parole et à l’Esprie comme en Ephésiens 6:17. Jésus est Parole faite chair (Jean 1: 14) engendrée de la Ste Esprie (Matthieu 1:18).

D’ailleurs Jésus, sous les différents aspects décrits ici et repris en introduction à chaque lettre aux églises, parle la Parole de Dieu en association avec l’Esprie (2:7 : « ce que l ‘Esprie dit aux églises ») qui parle par là même aux églises.

Plus loin le glaive de la bouche de Jésus (grec : romphaia = épée longue de jugement) sera utilisé comme jugement en cas de non repentance des méchants, de ceux qui mangent des viandes sacrifiées aux idoles et des Nicolaïtes faisant partie de l’église d’Ephèse (2:12,16). Vers la fin du livre (19: 15) il s’agit carrément du jugement des nations. Jésus est Juge. « Le Père ne juge personne, mais Il a remis tout jugement au Fils… » (cf. 22:12 ; Jean 5:22).

Le visage comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force est à rapprocher incontestablement avec Matthieu 17:2 : « Il fut métamorphosé (métamorphoo = transfigurer, transformer) devant eux ; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière ». Jésus est métamorphosé. La métamorphose, la transfiguration, la transformation de Jésus mais aussi celle de Jean puis des chrétiens de l’Eglise des Vainqueurs, est au centre de la manifestation de Jésus-Christ glorifié parce qu’il s’agit du visage, de la face. Son corps glorifié, notamment son visage qui est resplendissant tourné vers Jean, n’ont plus rien à voir avec Son corps terrestre. C’est YHWH qui tourne réellement Sa face vers Jean : quelle bénédiction ! (Cf. Nombres 6:26 entre autres très nombreux passages relatifs à la Face de Dieu qui peut aussi se « tourner contre » en guise de jugement : Ezéchiel 14: 8 ; 15: 7 par ex.).

Jésus dans Sa souveraineté et Sa gloire institue le baptême de feu et de gloire avec Jean en vue de la métamorphose. Jean tombe comme mort et Jésus le relève avec Sa main droite. Nous nous trouvons en présence d’un texte de type « baptismal » évident par la mise en parallèle dans le texte du vécu de Jean avec l’évocation ici de la mort et de la résurrection de Jésus (cf. Romains 6:3,4).

Jésus dans Sa souveraineté et Sa gloire institue la Ste Cène de feu et de gloire en vue de la métamorphose : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai la Cène (souperai – cf. dernier souper) avec lui et lui avec moi. » (3:20).

Nous nous trouvons en présence d’un texte de type eucharistique évident. (Cf. écrit « Le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance Biblique » et écrit « La Métamorphose » pour de plus amples explications).

A ce titre Jésus est l’Etoile brillante du matin (22:16) c’est à dire l’objet et le cœur de la Parole prophétique (2 Pierre 1:19 ; Apocalypse 2:28) ou du prophétisme qui fait avancer l’Eglise dans la Révélation. Jésus glorifié est l’Etoile qui annonce un jour nouveau, une ère nouvelle à la fois pour l’Eglise appelée à devenir l’Eglise des Vainqueurs et pour le monde où les événements se succéderont pour aboutir à la fin.

Les attributs « Je suis le premier et le dernier et le Vivant, Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin » sont clairement des attributs du Père (1: 8 ; 22:12 ; cf. aussi Esaïe 44:6 ; 48:12 ; Josué 3:10 ; 1 Samuel 17:36 ; Psaume 42:2 etc. et paragraphes plus haut). Il est le « Vivant pour les siècles des siècles », comme nous l’avons vu plus haut, démontre que Jésus est Dieu. Là où est Jésus, là est le Père et là où est le Père, là est Jésus.

« …je fus mort et voici je suis vivant pour les siècles des siècles et je tiens les clés de la mort et de l’Hadès » avec 1 Pierre 3:19 et 4:6 montrent que Jésus est allé dans le séjour des morts, qu’Il a vaincu la mort pour toujours et qu’Il tient les clés du séjour des morts.

Il est Celui qui a la clé de David celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n’ouvrira (3:7). En Esaïe 22:22 au-delà d’une situation historique locale (Schebna – Eliakim), nous pouvons y voir un passage messianique de par sa similitude avec Apocalypse 3:7 : « Je mettrai sur ton épaule la clé de la maison de David : quand il ouvrira, nul ne fermera ; quand il fermera, nul n’ouvrira ».

Posséder la clé de David, c’est être de la lignée de David, être le Lion de Juda (5:5 ; 22:16 : rejeton, postérité de David ; 22:16) donc faire partie du peuple juif porteur de la lignée élue instrument du plan rédempteur de Dieu : nous y trouvons par là la prêtrise avec l’accès au Saint des Saints (cf. plus haut : références à l’Épître aux Hébreux). Il se tient d’ailleurs sur la montagne de Sion, lieu du Temple et du Saint des Saints, avec les 144 000 (14:1). C’est aussi posséder le pouvoir royal (Roi David – Lion de Juda) donc l’autorité et la puissance.

Par ce fait, Il tient les clés de la mort et du séjour des morts (1:18). Il tient aussi les « clés » de la porte du ciel. C’est Lui qui dit à Jean : « monte ici » (4: 1c). Il a donc vaincu la Mort parce qu’Il tient les clés de la Mort et de l’Hadès et il tient aussi les clés du ciel : Il nous en ouvre la porte et nous commande de la passer comme ce fut le cas pour Jean ! Il est la Porte du ciel (Jean 10:7,9).

L’allusion à Sa mort et à Sa résurrection fait référence à Son passage sur terre, Son incarnation qui est aussi décrite par l’expression « le principe [premier] de la création de Dieu » (3:14). On peut mettre ce passage en relation avec Proverbes 8:22 où la Sagesse qui est Jésus-Christ, (5:12 ;7:12) a été créée comme la première des œuvres de YHWH. Colossiens 1:15 parle du « premier-né de toute la création ».

«A Celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau soient la louange, l’honneur, la gloire et la force aux siècles des siècles…5:13 ; cachez-nous devant la face de Celui qui est assis sur le trône et devant la colère de l’Agneau…6:16 ; Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l’Agneau…7:10 ; l’Agneau qui est au milieu du trône 7:17 ; l’Agneau les vaincra parce qu’Il est Seigneur des seigneurs et le Roi des rois…17:14 ; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville… 22:3 ; cf. 3:21 ; 14:14 » sont des passages qui présentent le Seigneur Jésus-Christ (l’Agneau) comme étant Dieu et devant recevoir l’adoration due à Dieu.

La thématique de l’Agneau sur le Trône (5: 6) fait référence en même temps à la croix (Agneau pascal sacrifié lors de la sortie d’Egypte) et à Sa glorification suprême (sur le Trône).

L’Agneau seul est digne de recevoir de la main du Père le livre aux sept sceaux qu’Il peut briser pour ouvrir ce livre (ou plutôt rouleau). Ce livre permet à la fois la libération de l’action de l’Eglise des Vainqueurs (= cavalier vainqueur pour vaincre sur le cheval blanc 6:2 et fruits du ministère de l’Eglise des Vainqueurs : les 144 000 + foule issus de la grande tribulation 7:17 ; cf. 19: 14 :« les armées du ciel suivaient sur des chevaux blancs ») et aussi le déroulement de la grande tribulation sur les nations (6: 3ss). Il reçoit l’adoration des animaux et des 24 anciens munis chacun d’une harpe et de coupe d’or remplies de parfums qui sont les prières des saints. Les paroles du cantique nouveau reviennent au fondement du sacrifice sur la croix qui lui confère la dignité suprême (5: 9). Le rachat de ceux qui ont accepté toutes les bénédictions de Son sacrifice implique que ceux-ci soient des sacrificateurs ou prêtres et forment un royaume de « rois » qui règnent sur terre. C’est l’Eglise des Vainqueurs couronnée qui chevauche un cheval blanc qui part en vainqueur et pour vaincre et par là qui décoche avec son arc les flèches qui touchent victorieusement au but dans le 2ème ciel, lieu céleste de l’Ennemi, de la Mort et des démons.

Toute la foule issue de la grande tribulation et fruit du ministère de l’Eglise des Vainqueurs initiale (144000 + foule immense issue des nations à ne pas confondre avec l’ensemble des sauvés cf. écrit « Mission de l’Eglise des Vainqueurs ») se tiennent devant le Trône (7: 14-17) où se trouvent le Père et l’Agneau qui est aussi appelé le berger. Le Psaume 23:1,2 qui dit « YHWH [Père] est mon berger …il me conduit près des eaux paisibles…maison de l’Eternel… » est à rapprocher avec ce passage. Quel bien-être dans la Salle du Trône !

L’Agneau est digne de recevoir puissance, richesse, sagesse, force, honneur, gloire, adoration, louange (5:12,13) car Il a donné Son sang. Il est le Saint (3: 7). Il est l’Amen, ( 3:7 ; 3:14 ; 19:11 ; Esaïe 65:16 : Dieu « amen » [en hébreu ] traduit par « de vérité » ; Jean 3:3 amen, amen = en vérité en vérité…) le Véritable (alètinos, cf. alèteia = vérité 3:7 ;19:11). Il est le contraire du mensonge.

Le Fidèle et le Véritable apparaît en Apocalypse 19: 11 sur un cheval blanc. On y retrouve des caractéristiques de l’apparition de Jésus glorifié à Jean.

Là, Il porte de nombreux diadèmes ce qui signifie qu’Il est Roi des rois et Seigneur des Seigneurs (19:16), c’est à dire qu’Il porte les divers diadèmes lui attribuant la royauté suprême sur tous les royaumes. Il mènera paître les nations avec une verge de fer (19:15b) comme Il en a reçu le pouvoir du Père (2:27 ; cf. millénium 20:4).

Le nom inscrit qu’Il est seul à connaître démontre encore qu’Il est Tout Autre. Son nom inconnu ou Son identité inviolable, secrète du Tout Autre est le secret de Sa victoire et de Sa supériorité divines. Il est par ce biais invulnérable et donc Dieu. Il ne peut être mis dans un cadre quelconque. Son manteau est trempé de sang fait référence à son sang versé qui Lui permet de passer à l’exécution du jugement des impies par la Parole de Dieu, glaive acéré sortant de Sa bouche frappant les nations et l’Ennemi (19:15-21). Une autre apparition précédente du Fils de l’homme siégeant sur une nuée, une couronne d’or sur la tête et une faucille tranchante à la main (14: 14ss) décrit l’exécution du jugement qui finira par aboutir au jugement et à la chute de Babylone (18: 8c ; 19:1,2).

Enfin Jésus est l’Époux et fêtera les noces avec l’Eglise Son épouse (19: 7-9 ; 21:2). C’est l’amour qui subsiste à toujours (1 Corinthiens 13:13). La fête des noces commencera !

 

c) Le Seigneur le Père

Jésus le Vainqueur S’est assis avec Son Père sur Son Trône (3:21). Le Père est donc assis sur le Trône.

Il est ce « Quelqu’un » qui siégeait (et qui siège d’ailleurs toujours) sur le Trône quand Jean est « monté » dans la salle du Trône (4: 3).

Il avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine et tout autour du Trône un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude.

Nous retrouvons le jaspe en Apocalypse 21 :11 où la Jérusalem céleste brillait de la gloire même de Dieu. Les matériaux et les assises des remparts de la ville étaient de jaspe.

Nous retrouvons ces pierres avec d’autres sur le pectoral du Grand-Prêtre en Exode 28:13ss et 39:13 et en Ezéchiel 28:13 dans la parure du roi de Tyr (ou de l’Ennemi avant sa chute). En Ezéchiel 1: 26 le trône est une pierre de saphir.

La pierre de jaspe peut avoir différentes couleurs vives dont le rouge, le vert, le cuivre, le violet et le jaune. Elle peut être translucide. La pierre de sardoine est de couleur brune et rouge. Enfin l’émeraude est verte.

(Nous proposons diverses explications et associations dans le livre « l’Eglise des Vainqueurs 2 » sur le chandelier relatif aux pierres précieuses apparaissant dans la Bible).

La pierre de jaspe fait référence à l’amour (bien-aimé, bienheureux, sécurisé). Dieu le Père est amour (1 Jean 4:8). Nous retrouvons là l’identité merveilleuse du Père qui a « tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique… » (Jean3 :16). L’amour du Père désigne cette proximité du Papa qui aime Ses enfants. L’amour ne peut se penser, se décrire et se cerner même si 1 Corinthiens 13 en est une approche merveilleuse. La racine hébraïque (YaSHePHeH) de jaspe signifie « polir ». Le polissage de la pierre par analogie nous fait penser à la perfection (de la pierre taillée) qui est indispensable pour faire paraître l’Amour parfait qui bannit la crainte (sécurisation 1 Jean 4:18). Le Père est parfait.

La pierre de sardoine fait référence à l’Immortalité, la Fécondité, la Descendance, la Force et aussi l’Humiliation.

L’Immortalité du Père en tant que Tout Autre Créateur est non seulement une évidence mais une nécessité, sinon Il ne serait pas Dieu ni l’Alpha et l’Oméga, ni Celui qui est, qui était et qui vient, ni le Tout-Puissant (1:8 ; cf. explications plus haut).

La Fécondité et la Descendance du Père sont indispensables pour avoir un Fils, sinon on n’est pas Père. Les fruits et la descendance dans le Fils sont incommensurables au niveau de l’Eglise à travers les siècles !

L’Humiliation du Père s’est faite dans un premier temps lorsque Son Fils a dû quitter la gloire céleste pour prendre notre condition humaine avec tous ses aléas et surtout au moment des souffrances injustes liées à la crucifixion.

La Force et la Puissance du Père sont Sa toute-puissance notamment celle exercée en tant que Créateur (4:11b ; 14:7).

La pierre d’émeraude fait référence à l’Alliance, à la Parole, à la Connaissance, à l’Enseignement et à la Prêtrise.

L’Arc-en-ciel autour du trône avec une brillance vert émeraude n’est pas l’identité du Père à proprement parler, mais émane de Lui. L’Alliance (cf. Noé – arc-en-ciel, puis alliances avec Abraham, Moïse et surtout en Jésus-Christ) toujours scellée par la Parole (=contrat et aussi le sang du sacrifice) ouvre la porte à la connaissance, à l’enseignement et à la prêtrise (5:10 ; 20:6b) c’est à dire au salut (7:10), à la gloire ou l’accès réel au Trône et à la présence réelle du Père.

Les paroles de l’adoration soulignent la sainteté, la justice, la gloire, l’honneur, la royauté, l’éternité et la toute puissance du Père Créateur et aussi de l’Agneau (4: 8-11 ; 15:3,4 etc.).

Il tient le déroulement de l’Histoire dans son entier et des événements dans Sa main droite à savoir le rouleau scellé (5:1) qui ne peut être déroulé que par l’Agneau seul digne d’en briser les sceaux. Le Père est le Maître de l’Histoire (espace/matière/temps). Il est le seul à connaître le jour et l’heure de la fin (Matthieu 24:36 ; Marc 13:32).

En effet, au moment où le Père Juge siège sur le grand Trône blanc, la terre et le ciel (espace/matière/temps) s’enfuirent de devant Sa face sans laisser de traces (20:11) le juste jugement dernier se met en place.

 

Conclusion

 

Le Père et l’Agneau sur le Trône sont très souvent associés (3: 21 ; 5:13 ; 6:16 ; 7:10 ;7:17 ; 14:4 ; 21:22 ;22:1 ;22:3) Comme la Ste Esprie est présente sous la forme des 7 cornes et des 7 yeux (5:6b) sur l’Agneau qui siège sur le Trône, nous retrouvons la Trinité dont nous avons parlée en début de texte.

Le Seigneur Dieu, Père, Fils et Ste Esprie doit impérativement être au centre de nos désirs et de nos préoccupations. Nous Le découvrons dans la plénitude de Sa gloire. L’accès à la Salle du Trône et avant tout à Dieu, nous est ouverte par l’œuvre salvatrice du Christ (Fondement) par le Baptême de gloire et la Ste Cène de gloire (métamorphose- nouvelle forme et vécu d’Alliance).

Jésus-Christ était connu comme homme et comme ressuscité. Mais Il n’était pas encore assez connu comme glorifié et comme Dieu.

L’accès nous est ouvert pour Le découvrir et Le connaître réellement et vraiment.

Aujourd’hui nous n’avons que les prémices de la Ste Esprie (Romains 8: 23). Devant Dieu révélé dans l’Apocalypse, nous pouvons recevoir toute la plénitude maternelle (plèroma) de la Ste Esprie (7 Esprits de Dieu ; NB : En Ephésiens 3:19 la plénitude est encore à recevoir).

Nous découvrons le Père dans Sa gloire qui paraissait jusqu’alors si inaccessible. Son Amour paternel est si proche et si merveilleux !

Nous découvrons Jésus-Christ glorieux et vainqueur qui reste et veut rester proche des Siens. Il introduit et institue une nouvelle ère qui permet l’accès au Trône dans la gloire par la métamorphose ou transfiguration (Baptême de feu et de gloire et Ste Cène de Feu et de gloire) sans passer par la Mort. Il nous veut dès à présent dans Son Amour et Sa gloire !

Nous découvrons la Ste Esprie dans Sa plénitude et Sa gloire qui veut nous révéler Jésus-Christ glorieux en nous métamorphosant en accouchant de nous En-Haut de Son sein divin maternel ! Cette découverte est la Révélation réelle par excellence (1:1). La Ste Esprie est à présent répandue sur terre, c’est Elle qui est dans l’accomplissement maintenant !!!

Qu’un élan d’amour envers Jésus-Christ nous entraîne dans Sa réalité et vérité actuelles. Il ne demande que ça !

 

En Lui,

Martin BUSCH