INTRODUCTION :

La « Page Pratique » vient en général après les « Pages dites fondamentales ». Il est évidemment indispensable d’avoir compris les fondements pour s’engager dans l’aspect pratique. Une partie de l’Eglise actuelle est « au bord du Jourdain et s’apprête à passer le fleuve pour entrer dans le Pays Promis et commencer la conquête ». Autrement dit, l’Eglise des Actes des Apôtres et des Epîtres s’apprête à passer dans le Pays Promis céleste non pas par l’enlèvement qui aura lieu plus tard, mais par la métamorphose du corps pour passer dans la Salle du Trône et procéder à la conquête du deuxième ciel.

La question qui se pose : comment faire ?

Sachant que la métamorphose pour aller dans la Salle du Trône, ne peut s’opérer QUE par la Ste Esprie et par pure GRACE, il faut que le chrétien non seulement ACCEPTE le cadeau de Dieu mais encore le DESIRE ardemment dans l’AMOUR qu’il Lui porte ! Il est aussi évident que pour comprendre le texte qui suit, il faut avoir lu les écrits précédents concernant l’Eglise des Vainqueurs.

Nous reprendrons à partir du grec quelques VERBES situés près des passages principaux relatifs aux aspects de l’Eglise des Vainqueurs qui pourront aider le chrétien à démontrer qu’il accepte et désire ardemment passer à la « Terre Promise » ou à « l’Eglise des Vainqueurs » via la métamorphose du corps.

 

1. Chercher par la persévérance à bien faire.

« …réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité » (Romains 2:7)

Romains 2:7 est un passage clé relatif à l’immortalité. Passer à l’Eglise des Vainqueurs est dans un premier temps une recherche. C’est l’attitude de celui ou celle qui cherche la « perle de grand prix », qui la trouve et qui vend tout ce qu’il a pour pouvoir l’acheter. (Cf. Matthieu 13:44-46)

Il s’agit d’une recherche active et persévérante du Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu n’est accessible que par la Nouvelle Naissance du sein de l’Esprie Sainte (à ne pas confondre avec la conversion) ou la métamorphose du corps (gloire, immortalité, incorruptibilité) en vue du passage dans la Salle du Trône (ou le Royaume de Dieu). Les paraboles du trésor ou de la perle appellent à mettre tout en jeu pour obtenir ce qui est recherché. Le verbe grec dzètéo (chercher, désirer, aspirer à, chercher à rencontrer, à connaître, aller à la recherche de, chercher à obtenir avec zèle) est une expression très forte exprimant ici la recherche de l’honneur, de la gloire et de l’immortalité.

L’expression « …[selon la] avec persévérance dans l’œuvre bonne » (kat upomonèn ergou agatou) montre qu’il ne faut pas se relâcher et rester dans la bonté au niveau des actions. Une recherche dans un mauvais état d’esprit ne peut aboutir. Upomonè outre la persévérance, signifie aussi la patience, l’endurance et la résistance. Il s’agit d’une course de fond qui d’ailleurs aboutit à un changement de fond radical allant jusqu’aux racines de notre nature terrestre à savoir la transfiguration du corps.

 

2. Offrir son corps en sacrifice, ne pas se conformer au siècle présent et être métamorphosé.

« Je vous exhorte donc frères par les compassions de Dieu à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce sera votre culte logique et ne vous conformez pas à cette ère, mais soyez métamorphosés par le renouvellement de votre connaissance. » (Romains 12:1-2)

Offrir son corps en sacrifice est ici une expression spécifique utilisée pour les sacrifices d’animaux. (En grec le verbe paristèmi = mettre à disposition, faire comparaître en justice, montrer, faire voir : l’animal sacrifié « comparaît en justice » prend sur lui le péché à la place du pécheur et est condamné à être sacrifié et brûlé pour rétablir la justice devant Dieu). Il ne s’agit surtout pas du suicide ni de l’usure du corps du chrétien pour le Royaume. En effet, en Jésus notre nature physique pécheresse, notre corps ont été crucifiés.

Si nos membres, notre corps sont porteurs de la loi du péché et de la mort (Romains 7 : 22-24), soit ils doivent mourir, ce qui se passe pratiquement toujours, soit ils doivent être métamorphosés « brûlés » ou transfigurés par le feu divin glorieux.

Les sacrifices devaient être brûlés par le feu sur l’autel. Notre corps doit être immergé ou baptisé de feu divin ce qui sera un culte logique (logikè latreian) ou raisonnable. Il est en effet logique que le corps du chrétien soit métamorphosé (et ne meure pas) puisque Jésus a vaincu la mort.

Offrir son corps au Feu de la Ste Esprie et du Corps glorifié de Jésus, c’est à dire avoir un corps métamorphosé ou transfiguré est logiquement un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ! Autrement dit le corps ne « brûle » plus par le feu ou l’énergie ou la lumière terrestre mais par le feu, l’énergie, la substance, la lumière célestes de la Ste Esprie (baptême dans la Ste Esprie et de Feu) et du Corps glorifié de Jésus. Ce feu céleste ne détruit pas le corps terrestre mais le transforme, le transfigure et le métamorphose.

Le culte « logique » (personnel et collectif ici) qui plaît à Dieu doit impérativement être orienté vers l’obtention de la métamorphose du corps. Le but du culte doit viser à la « délocalisation » dans le ciel, la Salle du Trône. Avoir les yeux physiques ouverts pour voir réellement les réalités célestes, voir Jésus, Le voir bénir, guérir, libérer, parler, avoir des conversations avec Jésus, voir et ressentir le feu céleste, voir le nuage de gloire, voir les anges, entendre leurs chants et chanter avec eux, manger des aliments célestes, sentir les parfums célestes, ressentir le feu céleste sur le corps, ressentir le vent céleste, une fraîcheur agréable, expérimenter la métamorphose du corps pour être saisis par le St Esprit, la « main de Dieu », pour être transportés soit dans les lieux célestes, soit à un autre endroit de la terre, recevoir le Baptême de gloire et la Ste Cène de gloire et enfin louer et adorer en esprie et surtout en vérité (c’est à dire dans les réalités célestes) etc… voilà un culte logique et raisonnable ! Souvent ces manifestations sont précédées par des enseignements relatifs à ces réalités.

L’acte de foi approprié personnel et secret concernant le corps sera le jeûne qui signifiera la foi et la volonté du chrétien d’abandonner l’énergie, la substance, la nourriture terrestres pour rechercher à la place celles issues du céleste !

Ainsi, par ce biais n’étant plus lié aux systèmes et à l’espace/matière/temps (ère, siècle)****, notre corps métamorphosé devient capable de ne plus se conformer (verbe grec : susmatidzomai = se former selon, d’après, être soumis à) réellement et en vérité à cette ère ou siècle présent (aionai) ou aux systèmes liés à l’espace/matière/temps pour aller dans le Royaume, la Salle du Trône, le Céleste.

Non seulement le corps peut en sortir mais il doit en sortir d’après notre texte puisqu’il s’agit ici d’une exhortation forte !

Notre corps sera ainsi un sacrifice vivant**, saint et agréable à Dieu ! Il ne sera plus porteur de la mort mais** vivant**, il ne sera plus porteur de la loi du péché mais** saint et par là sera agréable à Dieu.

Il pourra être ainsi montré (paristèmi = montrer, démontrer, faire paraître, prouver, inspirer, exciter, produire, représenter) voire révélé à la création qui attend la « révélation des fils et des filles de Dieu ».

Se conformer au siècle présent est mis en opposition (grec alla = mais) avec l’expression utilisée ici : « soyez métamorphosés » (verbe grec métamorphoo = métamorphoser, transformé, transfiguré), ce qui n’est apparemment ici pas une option.

Être métamorphosé est identique au fait d’offrir nos corps en sacrifice. La métamorphose est un changement de morphologie et ne peut concerner l’homme intérieur (âme, esprie). Il s’agit de la forme extérieure, de la morphologie de notre être, donc du corps. Celui-ci ne doit plus être conforme au siècle présent.

L’homme intérieur au niveau de sa connaissance, de sa compréhension peut et doit être renouvelé (grec : anakainosis = renouvellement, rétablissement [à ne pas confondre avec métamorphose] ; nous = connaissance, intelligence ; –nosis et nous sont de la même racine signifiant la connaissance et ne concernent que l’homme intérieur).

La connaissance et la compréhension doivent être renouvelées et rétablies selon la Révélation (ou Apocalypse) de Dieu pour ouvrir la porte à la foi en vue de la métamorphose du corps. Tous les écrits sur l’Eglise des Vainqueurs consistent à encourager au renouvellement de l’intelligence et de la compréhension des textes bibliques dont évidemment l’Apocalypse. En général, on ne peut obtenir que ce en quoi on croit préalablement. Pour croire il faut avoir compris et reçu préalablement en révélation le plan de Dieu concernant l’Eglise des Vainqueurs.

Le renouvellement de l’intelligence est ici un moyen en vue d’une foi réorientée et renouvelée suivie de la métamorphose du corps.

La compréhension de l’Eglise des Vainqueurs permet l’interprétation de l’Apocalypse en suivant en toute simplicité le texte de façon chronologique (cf. écrit « La Mission de l’Eglise des Vainqueurs »). Le baptême de feu et de gloire par Jésus glorifié et la Ste Cène de feu et de gloire avec et en Jésus glorifié venant prendre la Cène avec nous en vue de la métamorphose du corps conditionnant l’appartenance à l’Eglise des Vainqueurs, seront la nouvelle donne pour l’Alliance Chrétienne dans sa pratique et son vécu. Le Baptême d’eau et la Ste Cène avec le pain et le vin sont abrogés sachant toutefois que la croix et la résurrection de Jésus-Christ restent et resteront absolument fondamentaux et incontournables. (Cf. écrit « Nouveau mode de vécu et de mise en pratique de l’Alliance Biblique »).

En fait, Jésus s’est « dérangé » pour révéler à l’Apôtre Jean les nouvelles dimensions qu’Il aurait voulu voir vécues par Son Eglise. L’Apocalypse ou la Révélation propose de nouvelles dimensions fondamentales instituées sur l’initiative souveraine de Jésus-Christ glorifié**. Il faut donc comprendre que** l’interprétation des écrits du Nouveau Testament rédigés avant l’Apocalypse change notoirement (cf. écrit « La Révélation »). Au même titre que les chrétiens ont eu une nouvelle interprétation de l’Ancien Testament comparée à celle des Juifs, l’Eglise des Vainqueurs fondée sur l’intervention souveraine de Jésus-Christ glorifié auprès de Jean aura une nouvelle interprétation des textes qui précèdent l’Apocalypse ! C’est cela le renouvellement de l’intelligence qui est finalement une démarche prophétique et qui permettra de discerner quelle est la volonté de Dieu, celle qui est bonne, agréable et parfaite. En effet, nous serons, métamorphosés, rassemblés dans la Salle du Trône, bénéficiaires de la Révélation du Dieu de gloire, donc évidemment du contenu clair de Sa volonté !

 

3. Se tourner vers le Seigneur.

« Lorsqu’on se tourne vers le Seigneur, le voile est ôté » 2 Corinthiens 3:16

Si le voile existe soit sur le visage, soit cachant le Saint des Saints, on ne voit pas. Si le voile est ôté on voit le Saint des Saints, la gloire de Dieu et bien plus : on y entre, on y est baigné. Le verset 18 parle de la métamorphose de gloire en gloire par le St Esprit et est un passage fondamental relatif à l’enseignement de la métamorphose du chrétien voulant faire partie de l’Eglise des Vainqueurs.

Le verbe grec épistrépho est en général traduit à juste titre par « se tourner vers » mais d’autres nuances significatives pourraient être retenues :

« Diriger ses regards vers » montre que le voile n’est pas obligatoirement collé sur le visage mais si l’intelligence est renouvelée le voile est déchiré et la vue sur le Seigneur est possible.

« Se diriger vers », « aller et venir » démontrent une relation d’un autre type à savoir un va et vient Dieu dans la Salle du Trône – terre tel que préconisé par l’Apocalypse pour l’Eglise des Vainqueurs pour laquelle le voile est réellement ôté.

« Rendre attentif », « Ramener dans la bonne voie » va encore dans le même sens. Comment être attentif au Seigneur, comment être sur la bonne voie si le voile est sur les yeux ? Seule la révélation du Dieu de gloire dans Sa plénitude, uniquement possible dans la Salle du Trône, peut nous faire marcher sur la bonne voie. Ici avec notre intelligence limitée, nous louvoyons et nous nous perdons souvent malgré le texte biblique encore abordé avec tellement d’interprétations suivies de tellement de doctrines.

Notre corps terrestre corrompu est en réalité le voile ! Sinon pourquoi aurait-il besoin d’être « sacrifié », « déchiré » ou métamorphosé ? Le verset 18 qui suit parlant de la métamorphose de gloire en gloire démontre évidemment encore une fois cette interprétation.

Ouvrir les yeux, regarder, être attentif aux manifestations visibles par les yeux physiques transformés est un début et un acte de foi pour entrer dans les nouvelles dimensions c’est à dire la bonne voie.

 

4. Lire, entendre, garder, se repentir, se sanctifier et aimer, vaincre, écrire.

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie et qui gardent les choses qui y sont écrites » Apocalypse 1:3

« Repens-toi…celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprie dit aux églises : à celui qui vaincra… » Apocalypse 2:5+7

« Josué dit au peuple : Sanctifiez-vous, car demain l’Éternel fera des prodiges au milieu de vous. » Josué 3:5

« Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite » Apocalypse 1:19

Anaginosko signifie lire mais aussi reconnaître, accepter, distinguer, comprendre. Ici on est appelé à lire, reconnaître, distinguer, accepter, entendre et enfin garder pour bénéficier de ce bonheur (« Heureux… » – béatitude). C’est en fait la démarche concrète pour le renouvellement de l’intelligence qui rend heureux. Cette démarche est précédée de la repentance c’est à dire la métanoia (cf. méta – nous, noia = changement, retournement de connaissance). Par la repentance, il faut laisser ce qui est ancien et entrer dans ce qui est nouveau. Il faut changer d’avis et de comportement.

Le verbe tèréo est traduit par « garder » mais le dictionnaire propose aussi « conserver, défendre, observer ». La prophétie de la Révélation, si elle est non seulement gardée mais aussi défendue, observée, vécue, conservée, rend heureux. Si cette prophétie ne fait que l’effet d’un feu de paille, alors le bonheur n’est pas au rendez-vous. Elle doit être l’objet d’un combat persévérant, d’une surveillance sans faille pour qu’elle ne nous soit pas volée ! Il est toujours plus confortable et sécurisant, pour maintes raisons, de marcher sur le chemin large et reconnu par tous mais le chemin étroit de l’explorateur, du prophète, de l’inconnu mais de la liberté est beaucoup moins confortable…. L’apprentissage de la liberté et de la responsabilité est insécurisant et déstabilisant ! Ce n’est pas pour rien qu’il est écrit en 2 Corinthiens 3:17 « Or le Seigneur c’est l’Esprie ; et là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté » et « comme par hasard » tout de suite après, en 2 Corinthiens 3: 18 il est écrit : « …nous sommes métamorphosés en la même image de gloire en gloire par le Seigneur l’Esprie. » La métamorphose nous rend libres mais nous mène sur des chemins nouveaux.

Nous sommes appelés à vaincre pour bénéficier des promesses qui sont en fait liées au devenir de l’Eglise des Vainqueurs et notamment la liberté ! La victoire consiste à prendre et à dominer la forteresse de l’espace/matière/temps avec ses limitations et ses prisons liées à la chute et au péché (cf. écrit « La Création intermédiaire »).

Cela commence par la démarche concrète pour le renouvellement de l’intelligence dont nous avons parlé plus haut. Ensuite avant de « passer le Jourdain pour le Pays promis » (= lieux célestes pour nous), il faut se sanctifier, c’est à dire abandonner le péché, se « mettre à part » pour Dieu. Dans le cadre de la sanctification, de la « mise à part pour Dieu » nous dirons : comme Dieu est amour, seul l’amour pour Lui et pour notre prochain est et restera la voie par excellence (Colossiens 3:14 : « Mais par-dessus toutes ces choses, revêtez l’amour qui est le lien de la perfection »). Devenir comme Lui par la métamorphose pour le rejoindre dans la Salle du Trône doit toujours être motivé par l’amour, car sans l’amour nous ne sommes rien c’est à dire nous n’existons pas donc rien n’est possible. L’amour met en nous un désir incompressible de voir le Seigneur d’être près de Lui « en vrai », en réalité !

Il fallait aussi que Jean écrive, fixe par écrit : cela a permis après de longs siècles d’ignorance face à l’Apocalypse, de découvrir l’identité de l’Eglise des Vainqueurs et ses missions, clé de l’interprétation du dernier livre de la Bible.

Aujourd’hui nous aussi, nous écrivons pour que le message ne se perde pas. Nous voulons comme l’Apôtre Jean recevoir les paroles de Jésus-Christ glorifié et vivre les dimensions et les bénédictions qu’Il a instituées Lui-même. Nous voulons par nos écrits considérer avec respect et déférence l’initiative de Jésus-Christ glorifié qui est apparu à Jean non pour faire de la figuration ou faire faire de la figuration, mais bien pour transmettre un message puissant pour Son Eglise qui doit absolument passer aujourd’hui.

 

Conclusion

 

Réellement en Jésus tout devient possible. L’immensité de Son sacrifice sur la croix et l’immensité de Sa résurrection impliquent l’immensité des bénédictions et des grâces qui en résultent. Pour que cela ait lieu, il est nécessaire et indispensable d’entrer dans Sa Révélation pour entrer dans Son plan. L’impossible du point de vue humain est digne du possible de Dieu.

 

En Jésus-Christ,

Martin BUSCH