129. Le devenir pour l’accomplissement

INTRODUCTION

« Tout est accompli » s’écria Jésus sur la Croix juste avant de mourir (Jean 19:30).

Il se trouve qu’un accomplissement de l’être Jésus suite à un « devenir » se soit opéré à ce moment-là. Même si l’accomplissement se définit aussi dans l’achèvement de tâches, d’œuvres, de projets, il se définit aussi dans « l’essentiel, l’existentiel » c’est-à-dire dans ce que l’on est fondamentalement, dans l’identité véritable. L’expression un « être accompli » souligne cette facette « existentielle » dont nous voulons nous entretenir.

L’expression « tout » signifie une globalité et une unité encore une fois non seulement par rapport à l’œuvre et la mission accomplies mais encore par rapport à l’identité, l’être du Seigneur Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

Comment Jésus pouvait-Il être à la fois homme obligatoirement limité dans l’espace-matière-temps, mortel et de ce fait en constant « devenir » ou évolution comme nous tous, condition sine qua non pour être véritablement homme, et Dieu ou YHWH ELoHiM, non limité, omniscient, omnipotent, immortel donc « accompli » ? Voilà la question qui en engendre une autre : quelles sont les conséquences pour nous dans le « devenir » et « l’accomplissement » du Seigneur Jésus-Christ ?

 

1. Le « devenir » de Jésus, Fils de l’homme

Le « devenir » est lié à une évolution dans le temps. Si Son Incarnation par Sa naissance miraculeuse liée à l’union entre le Père céleste, l’Esprie Sainte et Marie est miraculeuse (Matthieu 1 :18-25), Jésus était un vrai bébé puis un petit enfant comme les autres bébés et enfants dans leur croissance et leur évolution en général car Il était véritablement un être humain.

Nous ne savons pas grand-chose de la période se situant entre la naissance entourée d’événements certes exceptionnels tels l’annonciation, les bergers, les anges, les mages, la présentation au Temple avec Siméon et Anne et la fuite en Égypte, les rêves de Joseph d’une part, et l’âge de 12 ans de Jésus où Il était monté à Jérusalem en famille à la fête de Pâques (Luc 2:41-52) d’autre part. Il est fort probable que Marie et Son père adoptif Joseph lui aient parlé de tous ces événements car Il savait à ce moment-là en tous cas qui était Son véritable Père (Luc 2:49).

Notons qu’à deux reprises il est écrit que Jésus grandissait, croissait en force, sagesse, stature et que la grâce de Dieu reposait sur Lui (Luc 2:40+52). Cela implique que l’enfant Jésus était véritablement un enfant qui progressait, évoluait comme tout enfant. Il était donc pleinement un être humain dans l’espace-matière-temps limité et où l’on évolue ! Ensuite on ne sait plus grand-chose de la période située entre les 12 ans de Jésus et Ses 30 ans environ du début de Son ministère.

Le baptême de Jésus par Jean-Baptiste (Matthieu 3:17 et parallèles) et la transfiguration (Matthieu 17:5 et parallèles) représentèrent des étapes supplémentaires par la voix directe du Père et la manifestation de l’Esprie Sainte (Colombe, Nuée, Lumière) en vue de la prise de conscience en termes de révélation pour Jésus relative à Sa propre identité « d’Agneau de Dieu » et « de Fils Bien Aimé de Dieu le Père ».

Pour l’Apôtre Pierre, c’est à la transfiguration que Jésus reçut honneur et gloire de la part de Dieu le Père (2 Pierre 1:17), en ce sens que son identité et statut de « Fils » encore une fois révélée par le Père Lui donnait une position qui allait bien au-delà de Moïse et d’Élie étant alors apparus auprès de Lui dans la nuée sur la montagne ! Quelle prise de conscience : être « au-dessus » d’Élie et de Moïse !

Hébreux 5 :8 évoque clairement que Jésus, bien qu’Il fût Fils, dut apprendre l’obéissance par la souffrance et c’est seulement après être parvenu à Son accomplissement ou la perfection qu’Il devint cause de salut éternel !

Jésus eut, d’après l’Evangile de Jean, la prise de conscience qu’Il était non seulement le « Fils » du Père céleste mais encore et carrément YHWH (« Je suis ») ELoHiM (Jean 10:38 ; 13:19 ; 14: 9-11…).

Nous constatons par conséquent clairement qu’il y avait un « devenir », une progression, une maturation, une prise de conscience de plus en plus marquée soulignant la condition véritablement humaine donc limitée de Jésus dans l’espace-matière-temps mais allant dans le sens d’une révélation de plus en plus évidente de Sa divinité en vue de l’accomplissement.

 

2. La récupération de ce que le Seigneur Jésus-Christ a abandonné

Jésus était-Il en même temps YHWH ELoHiM alors qu’Il devait progresser, évoluer, apprendre, prendre progressivement conscience de Son identité divine et même mourir, donc logiquement ni omniscient, ni omnipotent, ni immortel ?

Comment alors affirmer l’unité (Deutéronome 6:4 Écoute, Israël ! YHWH, notre ELoHiM, YHWH est UN ; EHaD) de la personne de Jésus-Christ, deuxième personne de la Trinité UNE, vrai YHWH ELoHiM et vrai homme statuts identitaires par définition incompatibles ? C’est là toute la difficulté de notre propos.

 

a) De l’incarnation à la résurrection

Paul nous dit en Philippiens 2: 6-11 : « … Christ Jésus, qui, se trouvant dans la nature (morphè : forme, morphologie, apparence, nature, attribution, essence) de Dieu, n’a pas considéré comme une prérogative (arpagmos : bien, propriété, possession, prérogative, rapt, vol, butin, proie) de faire valoir d’être égal (isos : identique, égal, pareil) à Dieu, mais s’est vidé (kenoo : vider, évacuer, abandonner, faire sortir, enlever, ôter, rendre vain, sans effet, se dépouiller ; cf. kenos : vide, privé de, vain) lui-même, en ayant pris une nature (morphè : forme, morphologie, apparence, nature, attribution, essence) d’esclave (doulos : esclave_,_ asservi, soumis ; cf. douleur) en étant devenu semblable (omoioma : conforme, semblable, comparable, identique) aux hommes et trouvé quant à son aspect (skèma : aspect, schéma, figure, manière d’être, constitution, maintien, posture) comme un homme, il s’abaissa (tapeinoo : humilier, abaisser, amoindrir, diminuer, appauvrir, affaiblir, aplatir ; cf. tapis) lui-même, se rendant obéissant (upèkoos : qui prête l’oreille, obéissant, docile, soumis, qui écoute ; cf. acoustique) jusqu’à la mort, la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a surélevé (uperupsoo : élever outre mesure, à la majesté suprême, exalter, prôner au plus haut point) et lui a offert le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse Jésus Christ Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. »

Au moment où Jésus est né, Il devint homme, donc à l’image et à la ressemblance de Dieu, faisant intégralement partie de la création par Son abaissement, Son obéissance, Son humiliation, Son acceptation de l’esclavage.

Il a, dans l’obéissance, accepté d’ABANDONNER la nature divine, Il s’en est littéralement vidé en prenant intégralement la nature humaine d’esclave (Cf. Romains 8 :3). Pourquoi esclave ? Parce qu’Il fut soumis à l’espace-matière-temps et ses terribles aléas, notamment l’exposition aux terribles tentations et attaques du Dragon et celles de la Mort !

Mais cet abandon ne remet-il pas en question l’unité de YHWH ELoHiM ?

Faisons tout d’abord un excursus sur l’unité trinitaire de YHWH ELoHiM.

Elle réside dans Sa nature de Créateur, le « Je suis » existentiel basé sur le relationnel fondamental « en interne » nécessairement autosuffisant condition de possibilité de l’existence de Dieu. Il Lui faut donc être au minimum trois personnes Père, Fils et Sainte Esprie à cause de cette nécessité impérative du relationnel. Le relationnel ne peut être non seulement dans le vis-à-vis (deux) mais doit encore comporter une possibilité comparative relationnelle entre deux « autres » que soi et à partir de soi. Il faut donc être au minimum trois « personnes » pour pouvoir exister et se suffire à soi-même dans la relation et finalement aussi être un, condition de possibilité de la toute-puissance incompatible avec toute forme de division (Cf. écrit « Preuve ontologique » pour une démonstration plus approfondie).

Pour mieux comprendre l’unité de YHWH ELoHiM, prenons l’exemple de l’être humain créé à la ressemblance, à l’image de YHWH. L’être humain est un, tout en étant trois : âme (correspond au Père), corps (correspond à Jésus-Christ) et esprie (correspond à l’Esprie Sainte) !

Fondamentalement il se trouve que Jésus-Christ a la nature du Créateur, de YHWH ELoHiM (Colossiens 1:16 : « Tout a été créé par lui ») et Il a la nature humaine étant à l’image de Dieu donc homme dans la création (Colossiens 1:15 : « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. »).

Il aura fallu qu’Il se dépouille, abandonne, se vide de Sa nature divine, car il est « techniquement » impossible qu’Il soit homme de chair comme nous et YHWH en même temps au niveau de Sa nature (état, condition, aussi environnement). Toutefois ce n’est pas le cas au niveau de Sa personne (identité). Cela démontre que YHWH ELoHiM en Jésus-Christ a mis « Ses mains, pour ne pas dire son corps entier, Sa nature dans le cambouis » (Cf. 2 Corinthiens 5:21), si vous permettez l’expression, et ne « S’est pas débiné » pour prendre des risques inimaginables dans le but de nous faire sortir d’une situation inextricable !

Il aura fallu du temps, une prise de conscience toute « humaine » qui L’aura progressivement mené vers la RECUPERATION de la nature divine par la METAMORPHOSE ou la GLORIFICATION de Sa nature humaine au moment de la RESURRECTION.

Par cette récupération Il put pleinement à ce moment-là, et seulement à ce moment-là, être YHWH ELoHiM et vrai homme à la fois. Il pouvait alors monter auprès du Père avec Son corps humain glorifié et redescendre sur terre auprès de Ses disciples sans problème. Il pouvait être touché, manger, vu (homme glorifié avec les marques de la crucifixion Jean 20:27-28), tout en pouvant passer les murs et se déplacer instantanément d’un endroit à l’autre (aspect divin). Il pouvait apparaître sous une autre forme donc Se métamorphoser ! (Cf. morphè ; Après cela, il apparut, sous une autre forme, à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Marc 16:12). Bref, Il avait récupéré, son attribution, sa nature, Ses attributs divins non liés aux lois de l’espace-matière-temps qu’Il avait temporairement abandonnés pour venir nous sauver tout en gardant sa nature humaine mais glorifiée. Les deux natures sont devenues COMPATIBLES donc pouvaient s’unir.

 

b) La dépendance et la soumission vis-à-vis du Père, moyens de préserver Son être entier dans l’unité et de vaincre

Tout aurait volé en éclats si Jésus avait péché, si Sa fidélité, Son obéissance et Sa soumission dans Sa nature humaine n’avaient pas été parfaites et absolues dans Sa dépendance consentie vis-à-vis du Père (Esaïe 53:9 ; Jean 8:46 ; 14:30 ; 2 Corinthiens 5:21 ; 1 Pierre 2:22 ; 1 Jean 3:5). Bref, s’Il avait succombé à la tentation et au péché, c’eût été cataclysmique, un retour au tohu-bohu. Quels risques n’a-t-Il pas pris pour nous sauver ! L’Ennemi le savait évidemment, d’où ses stratégies et stratagèmes à Son égard pour Le faire pécher et chuter.

Gethsémané est l’illustration par excellence de la tension terrible qu’il y a pu y avoir entre Sa nature humaine qui ne voulait tout « naturellement » (instinct, pulsion de vie) pas mourir sur la croix et la personne et la nature divine du Père qui voulaient cette mort expiatoire de substitution pour le salut de quiconque croit, mission pour laquelle Il S’était justement incarné !

Sa soumission à la volonté du Père démontrant Sa dépendance humaine parfaite fut plus forte, fort heureusement pour nous, et le Seigneur Jésus-Christ dans sa nature humaine de chair chargé de notre péché, devenant même Lui-même péché (2 Corinthiens 5:21), accepta d’aller sur la croix.

Le summum de Sa fidélité et don de Soi au Père et à nous se manifesta dans Son « DEVENIR de péché » en vue de « l’ACCOMPLISSEMENT » ! D’où cette parole avant de mourir : « Tout est accompli » (Jean 19 :30).

Son unité fut malgré tout préservée puisqu’Il réussit à maintenir durant Sa vie terrestre sa dépendance absolue et parfaite vis-à-vis du Père dans Lequel était aussi préservée Sa nature divine de par Son « héritage filial » de Fils de Dieu. Mais à cause de Son « devenir de péché », Il dut en plus renoncer à ce qui fondait Sa dépendance à l’égard de Son Père. Il s’agit de l’abandon total du Père qui le fit passer entre les griffes horribles de l’Ennemi en enfer ou séjour des morts : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27: 46 ; Marc 15:34). Lui qui avait abandonné Sa nature divine, dut encore expérimenter cet abandon total du Père, c’est-à-dire boire la coupe jusqu’à la lie et cela jusqu’en enfer !!!

Pourtant Il persévérait dans Sa confiance et Sa dépendance vis-à-vis du Père en disant : « Père, je remets mon esprie entre tes mains » (Luc 23:46). En d’autres termes, Il remit sa personne, son identité aux bons soins du Père sachant que non seulement Sa nature humaine, devenue péché pour nous, allait mourir (1 Pierre 3:18) mais que Son esprie, Sa personne à cause de l’abandon du Père allait encore devoir faire un tour très désagréable au séjour des morts (1 Pierre 3:19-20).

Il y fut peut-être d’abord accueilli par un rire sarcastique de Son Ennemi croyant à tort qu’il avait gagné mais celui-ci dut vite déchanter car il fut obligé de Lui remettre les clés de cette prison et laisser sortir celles et ceux qui y écouteraient Sa prédication (Apocalypse 1:18c ; 1 Pierre 3:19).

En effet le péché que Jésus était « devenu », n’était pas le Sien, Il ne méritait par conséquent pas la mort, ni l’abandon du Père impliquant Son entrée au séjour des morts. Il n’était donc plus possible (il n’y avait plus de puissance -dunatos- pour qu’Il y fut retenu ; trad. litt.) qu’Il y fût retenu par la mort (Actes 2:24-27).

Delà Il fut par conséquent délivré des liens de la mort pour être ressuscité par le Père et le Saint Esprit. Son âme et Son esprit ou Sa personne furent libérés du séjour des morts et Sa nature humaine ou son corps fut métamorphosé de cadavre meurtri en corps vivant de gloire.

Pour résumer : cette dépendance consentie dans la perfection permit envers et malgré tout le maintien de l’unité de YHWH ELoHiM dont Il resta la deuxième personne malgré Son abandon temporaire de Sa nature divine, Son obligation d’aller dans le « devenir humain », le « devenir péché » impliquant la mort de son corps et Son passage en enfer. Le néant de la mort ayant injustement touché Jésus-Christ n’a pas pu avoir raison de l’unité de YHWH ELoHiM qui va au-delà de tout, même de l’enfer, de par Sa Toute-Puissance résidant dans l’Amour parfait.

Au bout du compte, cela aboutit à « l’accomplissement » du salut expiatoire et de substitution sur la croix pour nous, confirmé et prouvé par la Résurrection, et la glorification, un accomplissement suite au « devenir » du Jésus terrestre pré-pascal.

La résurrection opérée par Son Père et Sa Maman céleste l’Esprie Sainte est par ailleurs aussi la démonstration de la préservation de l’Unité non seulement de l’être Jésus-Christ mais celle de la Trinité.

 

3. La récupération

a) La récupération de la nature humaine de Jésus par la résurrection implique celle du croyant en son être entier

Comme Jésus savait que tout était accompli (Jean 19 :30) par Son sacrifice expiatoire et de substitution pour nous, Il savait aussi qu’Il allait pouvoir récupérer Sa nature divine tout en gardant sa nature humaine mais glorifiée (Jean 20 :27).

Il savait aussi que par la récupération de Sa nature humaine par la résurrection, Il allait aussi pouvoir récupérer notre nature humaine déchue et corrompue par « extension » de Sa nature à notre nature en l’englobant grâce à l’expiation rendant possible la substitution salvatrice.

Sa nature humaine fut rendue compatible avec Sa nature divine dans la résurrection, la glorification, la métamorphose de Son corps. Les deux natures pouvaient dorénavant être totalement unifiées.

Comme dit, la récupération de Sa nature humaine par la glorification dans la résurrection sont les prémices d’une extension des effets du salut total esprie, âme et corps pour les hommes qui croient.

Il a pu faire passer la nature humaine héritée de Marie et de ses ascendants au ciel. La force de substitution de Son sacrifice permettant le passage de Sa nature humaine, ouvrit telle une brèche le mur infranchissable de séparation qui empêchait l’accès au ciel non seulement pour l’esprit et l’âme du croyant mais aussi pour sa nature ou corps ! Jésus n’est pas ressuscité uniquement avec Son esprit et Son âme mais aussi avec Son corps, Sa nature humaine ! C’est pourquoi Il put entraîner à Sa suite, dans Son sillage non seulement l’esprit, l’âme du croyant mais aussi son corps ou nature à travers le mur de séparation.

Ainsi Il put dorénavant ENGLOBER et RECUPERER par EXTENSION rétrospective, présente et future NOTRE nature corporelle humaine d’esclave. La nature-création corrompue devra elle aussi être obligatoirement sauvée et glorifiée par la révélation des fils et des filles de Dieu glorifiés aussi par extension vu que c’est l’être humain glorifié (comme Adam avant la chute) qui devra dorénavant « gérer » correctement ladite création (Cf. : Colossiens 1:20+28 ; 2:10 ; Romains 8:21ss…).

Pourquoi non seulement pouvons-nous mais devons-nous parler d’extension ? Parce qu’au moment de la création c’est PAR la Parole (le Logos ou le DaBaR) et la Lumière (Phos et OR), c’est-à-dire EN Lui, que tout a été créé, fait et métamorphosé (à partir et suite au tohubohu sur terre Genèse 1 :2…) : « Car EN lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16).

Cette extension englobant le TOUT au moment de la création implique la validation concrète visible immédiate de la récupération totale englobant le TOUT au moment du salut. Par conséquent, à commencer l’être humain esprie, âme ou « personne » et nature ou forme (morphè) c’est à dire le corps doit bénéficier dès maintenant de ce salut.

 

b) La récupération de ce qu’Adam et Eve ont perdu

Au même titre que la chute entraîna une extension de la malédiction mortelle au niveau du corps-nature d’Adam et d’Eve et de leurs descendants suivi de celle de la nature-création, au même titre le salut en Jésus-Christ doit entraîner l’extension de bénédiction et de salut au niveau du corps-nature des croyants suivis de ceux de la nature-création.

Nous avons parlé d’une démarche d’expiation et de substitution en notre faveur de la part de Jésus parfait dans Sa dépendance au Père et la puissance de la Sainte Esprie.

Cela a une conséquence majeure :

« Et comme tous meurent EN Adam, de même aussi tous EN Christ seront vivifiés (dzoopoieo : vivifier, animer, rendre vivant, faire la vie ; litt. : poieo faire ; dzoon : vivant : cela ne concerne pas un mort qui ressusciterait mais cela concerne un être humain dans son corps mortel transfiguré dans un corps immortel – cf. 1 Corinthiens 15 :51a immortalité et les versets suivants pour l’enlèvement avec le même processus de transformation – donc PAS egeiro : ressusciter, se lever, se réveiller, revenir à la vie, malgré le contexte parlant de la résurrection) » (1 Corinthiens 15:22).

Le premier Adam a perdu la nature humaine de lumière divine et de gloire initiale (nephech de YHWH insufflée dans son corps d’argile rouge Genèse 2:7) à cause du péché et de la chute qui s’en suivit. Cela n’eut pas seulement des conséquences pour Adam et Eve eux-mêmes mais elles furent aussi étendues à leurs descendants « génétiquement contenus EN eux » de par leur nature corrompue et mortelle héritée, à savoir la mort au bout du compte et tout ce qui préalablement y mène bien évidemment (=souffrances, vieillissement) !

Le dernier Adam, Jésus-Christ (1 Corinthiens 15:45) vivifiera c’est-à-dire métamorphosera, transformera, transfigurera celles et ceux qui seront « contenus EN Lui » DANS l’extension de Sa nature humaine glorifiée et Sa nature divine récupérée à présent compatibles.

Qu’est-ce qui rend possible ce « transfert » du premier Adam au dernier Adam ? L’expiation et la substitution opérées sur la croix, confirmées efficaces par la Résurrection, la Révélation et la Glorification acceptées par la foi !

En effet de même qu’Adam a entraîné toute l’humanité et la création dans sa chute, de même le Seigneur Jésus-Christ veut entraîner dans la glorification celles et ceux qui L’acceptent, par Sa nature humaine ressuscitée et glorifiée dans laquelle Il veut les englober !

Par la résurrection Sa nature humaine d’esclave a été glorifiée et rendue compatible avec Sa nature divine récupérée, les deux furent alors totalement unifiées aussi avec la nature divine du Père et celle de l’Esprie Sainte au titre de l’unité globale (EHaD) de YHWH ELoHiM.

Par l’expiation et la substitution, il est donc obligatoire dès à présent que notre nature humaine de lumière et de gloire initiale perdue EN Adam soit récupérée EN Jésus-Christ le dernier Adam, si nous croyons évidemment.

Comme nous avons hérité d’Adam la nature corrompue d’esclave de l’espace-matière-temps, nous pouvons récupérer aujourd’hui par l’expiation et la substitution EN Christ d’ores et déjà accomplies, ce qu’Adam a perdu.

Qu’a perdu Adam ? Il a perdu le paradis (environnement glorifié, terre-univers glorifiés parfaitement connectés aux lieux célestes dans la lumière), la gloire, la lumière divine, la beauté, la perfection, la puissance et l’autorité sur la création, le contact direct avec YHWH ELoHiM et l’immortalité. Il n’a pas perdu sa personne (conscience, esprit, âme, identité).

Précisons en passant qu’Adam est resté Adam après la chute, comme ce fut le cas d’Eve, de nous tous, de tout être créé et aussi du Seigneur Jésus-Christ. Tout être garde sa personne-identité même s’il change de morphologie ou se métamorphose.

Que devons-nous récupérer en Christ ? Ce qu’a perdu Adam à savoir le paradis, la gloire, la lumière divine, la beauté, la perfection, la puissance et l’autorité sur la création, le contact direct avec YHWH ELoHiM et l’immortalité.

Pourquoi devons-nous récupérer cela en Christ dès maintenant ? Pas seulement pour notre petit confort et notre petite personne, ce qui serait déjà une grâce merveilleuse, mais bien pour le service à partir du Trône en vue du déclenchement du processus ou « devenir » apocalyptique et/ou de révélation et son « accomplissement » c’est à dire l’aboutissement à la victoire finale sur notre Ennemi à tous et la mise en place de l’Eternité dans la félicité.

 

4. Le « devenir » dans la gloire en vue de l’accomplissement

Préambule :

« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés en Christ (Cf. Apocalypse 5 :10), mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ (Cf. Apocalypse 5:10 ; 7:9b ; 11:12 ; 12:1+5), lors de son avènement (Cf. Apocalypse 5:6 ; 11:15). Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance (Cf. Apocalypse 19:11ss ; 20:9b). Car il faut qu’il règne (Cf. Apocalypse 5:6 ; 6:1 ; 17:14) jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort (Cf. Apocalypse 20:14). Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. (Cf. Apocalypse 21:3+7 ; 22:3-5 » (1 Corinthiens 15:22-28 Trad. Segond 1910 env.).

Voilà déjà une belle introduction au « devenir » en gloire APRES la résurrection et l’ascension. Il s’agit clairement d’éléments que nous retrouverons dans l’Apocalypse écrite bien après la première épître aux Corinthiens ! Le fameux chapitre 15 relatif à la résurrection se projette aussi de façon évidente dans l’apocalyptique dont l’immortalité (v. 51a+55-56), l’enlèvement (v.51b-54), la vivification ou métamorphose du corps des croyants, l’avènement de Christ, Sa souveraineté et ses combats jusqu’à la victoire finale sur Ses ennemis dont principalement la Mort, jusqu’à ce que Dieu soit tout en tous. Bref déjà un véritable programme ou « devenir » dont nous retrouverons bien plus de précisions dans le livre de l’Apocalypse. L’Apôtre Paul savait ce que l’obéissance de Jésus allait avoir comme conséquences finales par Son abandon de Sa nature divine et les souffrances subies en résultant.

Là nous n’en sommes pas simplement au niveau de la résurrection, de l’ascension, de la pentecôte ou encore même au premier retour en gloire auprès de l’Apôtre Jean ! Nous en sommes bien plus à Sa montée sur le Trône, Son retour en gloire aux yeux de tous d’Apocalypse 19 et bien entendu au-delà dans l’Eternité.

En effet la seule preuve que Jésus soit « surélevé » est le fléchissement de TOUT genou à la proclamation de Son nom ainsi que la confession qu’Il est Seigneur ou YHWH ELoHiM ! Quand nous parlons de preuve nous sommes dans le contraire de ce qui est caché, c’est-à-dire de ce qui est révélé !

Nous avons clairement démontré qu’il y avait un processus de « devenir » au niveau du Jésus pré-pascal terrestre en vue de « l’accomplissement », mais il y aura encore un « devenir » en gloire du Seigneur Jésus-Christ d’après 1 Corinthiens 15:22-28 et évidemment l’Apocalypse entre autres.

Par ailleurs il se trouve que les épîtres mais aussi et surtout le livre de l’Apocalypse décrivent parallèlement un processus de « devenir », de prise de conscience des croyants en vue de « l’accomplissement » de leur salut total et de leur véritable identité, plus particulièrement d’Épouse de Christ glorifiée sur le Trône et/ou d’Église des Vainqueurs montée à la Salle du Trône pour faire UN avec Lui.

 

a) La nécessité du « devenir » en gloire du croyant pour le déclenchement du processus apocalyptique

Au même titre que le Jésus prépascal avait dans Son devenir besoin de révélations (voix céleste du Père, Colombe du Saint Esprit, transfiguration etc…) au même titre le croyant a besoin de la révélation (=Apocalypse) du processus aboutissant à l’accomplissement final à commencer de ce qu’il est appelé et exhorté à être aujourd’hui dans la gloire ! Il lui faut une prise de conscience pour mettre sa foi en action dans la bonne direction !!!

Il se trouve que les lettres aux 7 églises exhortent à la « métamorphose » suivie de la « montée » pour la formation initiale de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Épouse du Christ.

Quand celle-ci sera formée (Apocalypse 5:10) alors seulement l’Agneau pourra se « dresser », prendre autorité (Apocalypse 5:6b istèmi : se placer debout, se tenir debout, se lever, se dresser, se soulever, se pousser en avant, se fixer, se placer à son poste) au milieu du Trône, où Il se trouvait d’ailleurs déjà, pour enclencher les opérations par l’ouverture des sceaux (Apocalypse 5 :9 ; 6 :1) et envoyer l’Eglise des Vainqueurs vaincre (Apocalypse 6:1-2) ! Pourquoi fût-il trouvé digne de cela ? Simplement parce qu’Il a racheté pour Dieu des hommes par Son Sang (Apocalypse 5:9) : très exactement ce que l’Apôtre Paul écrivait alors !

Seulement au moment où l’Epouse se trouvera avec l’Epoux sur le Trône (Apocalypse 3:21), seulement au moment où elle sera « sacrificateurs et régnants potentiels » (Apocalypse 5:10), seulement au moment où elle pourra être envoyée en mission en tant que vainqueur sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2), alors seulement s’enclenchera le processus ou devenir en vue du fléchissement de genoux généralisé de tous devant le Seigneur Jésus-Christ (Apocalypse 19:4c ; 22:3) où justement l’Agneau sera Roi, servi et adoré au même titre que le Père. C’est là le véritable accomplissement !

 

b) Le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ parallèlement au « devenir » de l’Eglise des Vainqueurs montée dans l’Apocalypse

Le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ n’est donc pas terminé dans les lieux célestes mais ce « devenir » sera intrinsèquement lié à celle avec laquelle Il fera UN, à savoir Son Epouse à la nature-corps récupérée par Lui et glorifiée sur le Trône en vue de « l’accomplissement » final d’Apocalypse 22:3.

Pourquoi ce « devenir » subsistera-t-il encore dans les lieux célestes ? Tout simplement parce que l’Histoire dans l’espace-matière-temps ne sera pas encore terminée et se continuera encore durant la période dite « apocalyptique » ou de révélation (Cf. 1 Corinthiens 15:24-27a ; Apocalypse 20:14). La terre et/ou l’univers subsisteront encore sous la forme actuelle jusqu’en Apocalypse 20:11b.

Quel est le « devenir » du Seigneur Jésus-Christ dans l’Apocalypse ?

Tout d’abord Il apparaît glorieux à Jean mais Il est en manque de Son Épouse, l’Eglise, qu’Il exhorte par les 7 lettres à venir Le rejoindre sur le Trône par la métamorphose et la montée, conséquences et bénédictions incluses dans le « package » de Son sacrifice de substitution sur la croix !!!

Comme dit plus haut, une fois que l’Eglise initiale des Vainqueurs sera montée (première « montée » ; Apocalypse 5:10), Il pourra alors se DRESSER au milieu du Trône pour prendre autorité parce que le livre des sceaux lui sera remis par la droite du Père (Apocalypse 5 :7). Il pourra alors déclencher par l’ouverture du livre les événements liés à ces sceaux (Apocalypse 5:6-9 ; 6:1-2). Il recevra aussi la louange, l’honneur et l’adoration de la même manière que Son Père avec Lequel Il est assis sur le Trône (Apocalypse 5:13 ; cf. aussi 6:16 ; 7:9-10).

La victoire du cavalier couronné et vainqueur sur le cheval blanc (Apocalypse 6:2) aura comme conséquence la conversion en masse d’Israël en premier puis des nations, issus de la Grande Tribulation (Apocalypse 7). Ce sera la réussite (=victoires) de l’évangélisation mondiale qu’Il avait ordonné à Ses disciples en tant que Ressuscité peu avant l’ascension (Marc 16:15a ; Actes 1:8).

Ces personnes d’abord sur terre dans la Grande Tribulation se retrouveront « montées » devant le Trône céleste (Apocalypse 7:1c+9b+14bc).

Il s’agira de la seconde « montée ».

L’Agneau tel un Bon Berger s’en occupera tout spécialement et les consolera des épreuves atroces subies précédemment sur terre (Apocalypse 7:17).

Nous constatons que l’Époux et l’Epouse travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Après la troisième montée de l’Eglise des Deux Témoins (Apocalypse 11 :12), complétant l’Eglise des Vainqueurs ou l’Épouse, nous retrouvons cette dernière « complète » et glorieuse en Apocalypse 12:1ss entrain d’accoucher du garçon qu’elle a conçu avec l’Epoux (Cf. Esaïe 9:6 Jésus deviendra « Père éternel » à son tour). Ce fils-nouvelle génération sera enlevé (Apocalypse 12:5c ; cf. « enlèvement » qui n’est pas à confondre avec les montées précédentes et qui n’aura donc pas lieu avant ces trois montées mais après elles ; cf. 1 Corinthiens 15:51b-54 ; 1 Thessaloniciens 4:15-17 ; Apocalypse 11:15 : trompette du 7ème ange ; 12:5c enlèvement ; Apocalypse 12:12a = 1 Thessaloniciens 4:17b).

Cette « génération-fils » avec les anges vaincra le Dragon par le Sang de l’Agneau et le Logos ou Parole (= Jésus ; Apocalypse 12:11 ; cf. Jean 1:1ss) pour l’éjecter des lieux célestes (Apocalypse 12:9c+12b-13). En fait ce « fils » sera encore plus fort puisqu’il sera porteur des « gènes » de son Père Jésus par filiation c’est-à-dire que le Sang (nature, corps de Feu) et la Personne (Logos, identité, perfection spirituelle et morale) feront totalement partie de son héritage filial, de son être et de sa manière d’être et de combattre. Il aura définitivement dressé sa tente (corps) dans les cieux (Apocalypse 12:12a ; 1 Thessaloniciens 4:17b).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Plus tard l’Agneau avec les juifs convertis et montés (144 000 partie juive de l’Epouse Apocalypse 7:4-8, faisant partie de la deuxième montée ; 14:1-5) apparaîtra à Sion, à Jérusalem. Cela enclenchera une « évangélisation » généralisée supplémentaire par un ange et aussi des jugements et/ou une « moisson » (Apocalypse 14:6ss).

La mise en valeur glorieuse à Sion de l’élection et de la pôle-position du Peuple d’Israël, horloge de l’Histoire du Salut, déjà considéré comme « épouse-fiancée » de YHWH ELoHiM dans le Pays promis, sera une étape supplémentaire du processus : non seulement la chute annoncée de Babylone capitale du règne de l’Anti[é]-Christ sur terre à ce moment-là, mais aussi une gloire encore intensifiée suivie des jugements des « fléaux » (Apocalypse 15 et 16).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Le combat dans cette période atroce du règne de l’Anti[é]-Christ sur terre (Apocalypse 12:12b à 19:10) se poursuivra. La chute de Babylone sera effective (Apocalypse 17 et 18). La collaboration de l’Agneau (Epoux, Père, Seigneur des seigneurs, Roi des rois) et des élus, des fidèles (Epouse, Reine, Enfant mâle, « fils », nouvelle génération enlevée) dans leur combat contre le Dragon et ses acolytes se poursuivra victorieusement (Apocalypse 17 et 18 ; notamment 17:14).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Viendra ensuite le combat victorieux pour la reconquête définitive de la terre avec le retour glorieux visible de tous du Seigneur Jésus-Christ suivi de Ses armées dont l’Épouse revêtue de fin lin blanc et pur (Apocalypse 19:8+14) ou encore le cavalier sur son cheval blanc (Apocalypse 6:2 ; 19:14).

Nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Viendra enfin l’instauration du Millénium avec le règne de Jésus-Christ sur terre avec Son Épouse et fils (Apocalypse 20:4a) et les martyrs (Apocalypse 20 :4b-6).

Là encore, nous constatons que l’Époux et l’Épouse et leur « fils » avec les martyrs travailleront « main dans la main » dans leur devenir à présent commun durant le Millénium et c’est efficace, c’est le moins qu’on puisse dire… !

Après la descente du Feu sur l’Ennemi et ses acolytes (Apocalypse 20:9b) suite au Millénium, viendra le jugement final (Apocalypse 20:10-15) et l’Eternité : l’accomplissement final :

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a surélevé et lui a offert le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse Jésus Christ Seigneur pour la gloire de Dieu le Père. » (Cf. aussi Apocalypse 21:7+3ss)

 

Conclusion

Le « devenir » pour « l’accomplissement » est un processus inauguré par le Seigneur Jésus-Christ Lui-même pour nous donner l’exemple à suivre. Nous pouvons librement Le suivre à cause de Son sacrifice expiatoire de substitution.

Il se trouve que le bénéfice de ce sacrifice permet notre « devenir » et notre « accomplissement » avec le « devenir » et « l’accomplissement » de notre Seigneur Jésus-Christ là où Il se trouve à savoir sur le Trône !

Voilà Son désir et Sa volonté ! Le voulons-nous aussi ? Si nous le voulons commençons par y croire, par proclamer clairement cette bonne nouvelle et prier de tout notre être pour que cela ait lieu pour nous et les autres !

 

En Jésus, Martin BUSCH

128. Survie ou Vie ?

INTRODUCTION

Sommes-nous en situation de « survie » ou de « vie » ? Quelle réponse donner selon que l’on se situe dans une perspective purement terrestre et humaine ou celle de l’immortalité et de la gloire ?

La survie, de caractère provisoire, comporte par définition une perspective incontournable de mort plus ou moins proche. Celle-ci se situe par conséquent dans une situation intermédiaire provisoire entre le néant et la vie.

La Vie en principe comporte par définition une perspective assurée d’immortalité et d’éternité contrairement à l’adage bien connu « la mort fait partie de la vie » !

 

1. La perspective de survie terrestre et humaine.

La base des comportements, organisations, pensées, mentalités, spiritualités etc… des êtres humains est, si on va au fond des choses et en allant au fondamental le plus simple, la survie et avant tout la survie physique.

 

On va d’abord chercher à manger, protéger son corps des aléas agressifs et destructeurs de la nature et des entités sociologiques humaines négatives en s’adaptant et en luttant de mille et une manières pour simplement survivre.

 

Ce que l’on appelle les civilisations avec tous leurs aspects, sont des démarches complexes de mutualisation collective évoluant au cours de l’histoire pour se faciliter la tâche et s’assurer la survie le plus longtemps voire le plus agréablement possible.

 

Mais cela ne peut se concrétiser qu’au prix de « morts » d’autrui, d’autres éléments y compris de « morts » au sein de la nature notamment de par l’utilisation de certaines technologies à la fois porteuses de solutions (productions alimentaires suffisantes, éléments de soins et de confort divers) et à la fois dévastatrices (pollutions dues à certaines productions, empoisonnements progressifs par additifs et pesticides etc…). On retrouve parallèlement, de diverses façons plus ou moins évoluées et complexes, ce processus de survie dans le monde animal, végétal voire minéral (Cf. problématique des « trous noirs » ???) d’après certains chercheurs mais au prix encore une fois de « morts » d’autrui ou d’éléments autres.

 

Il s’agit d’une lutte pour la survie contre la mort, tout en sachant que la mort est nécessaire à la perpétuation de la vie sous des formes semblables et/ou nouvelles selon les cas. Pour schématiser : les lions, par exemple, donnent la mort en tuant et en mangeant leurs proies souvent chétives ou malades pour survivre et perpétuer leur espèce. En même temps par cette sélection dite naturelle et mortifère, l’espèce des proies est aussi davantage préservée vu que seuls les plus forts survivront pour se multiplier.

 

Les semences des plantes doivent mourir en terre pour la perpétuation et la multiplication de leur espèce végétale.

 

Le cycle alimentaire « naturel » perpétuant la vie tout en étant mortifère, doit impérativement être maintenu pour assurer la survie.

La science et ses applications se veulent elles aussi d’assurer la survie et elles arrivent à la prolonger et en même temps, elles aussi détruisent ou risquent de détruire des parties de la nature ou des hommes (Cf. Tchernobyl). On surexploite (« mort ») les richesses de pays en voie de développement pour prolonger le confort donc la survie allongée des habitants des pays dits riches.

 

Pour permettre la survie, l’écologie voudrait atténuer le plus possible les « morts » catastrophiques qui se constatent de plus en plus au niveau du globe, à cause de certaines technologies s’avérant dangereuses. Mais l’écologie est-elle socialement acceptable et viable (précarité et « mort » sociale), justement au nom de la survie des classes les plus défavorisées ? Va-t-on privilégier la fin du monde ou la fin du mois ?

 

Une problématique semblable se pose de par les conflits générationnels. Au discours habituel des « vieux » : « Il faut faire de la place aux jeunes » s’ajoute malheureusement celui, davantage « dégagiste » voire extrémiste et méchant de la part de certains « actifs plus jeunes » qui consiste à dire : « Poussez-vous les vieux, vous occupez trop de place, vous nous coûtez trop cher, dépêchez-vous d’aller au cimetière ou au crématorium, cela fera quelques charges et problèmes en moins et éventuellement des héritages en plus, etc… ». On pourrait multiplier les exemples plus policés mais non moins réels…

 

La mort est donc « étrangement » nécessaire à la survie.

 

Bien entendu la morale, les lois, les religions et plus généralement les civilisations sont censées tempérer cette radicalité mais uniquement parce que la société humaine, par confort compréhensible, veut tout de même plus ou moins éviter le chaos ou la loi de la jungle ou celle du plus fort dans sa plus simple expression… justement pour survivre ! Il faut en effet essayer d’éviter d’avoir un comportement extrême vis-à-vis de l’autre de peur que cela ne nous retombe aussi dessus un jour ou l’autre.

 

Malgré tout, au bout du compte, la loi du plus fort prédominera tout de même mais de façon plus subtile. Celui qui saura utiliser au mieux les réalités de la civilisation ou des systèmes du moment en place à son profit, sera malgré tout le plus fort pour utiliser et, si nécessaire, discrètement écraser (mort) l’autre pour survivre plus confortablement !

 

Bien entendu des gens de bonne volonté et notamment ayant les prémices de l’Esprie atténuent fort heureusement cette triste réalité et permettent une survie un peu plus allongée voire confortable fort heureusement (Situation actuelle intermédiaire de la création qui permet encore la survie). Toutefois la mort reste l’aboutissement ultime, ne serait-ce que par le vieillissement et la maladie. De même, la nature est magnifique sauf quand il y a des tremblements de terre, des typhons, des sécheresses voire des comètes percutant la terre ou autres catastrophes…

 

L’extrême de la guerre ou de conflits violents ouverts divers consiste à donner la mort à « l’ennemi » pour soi-disant pouvoir soi-même et/ou l’ensemble collectif auquel on appartient, de continuer à survivre !

 

Les religions et les superstitions presque infiniment diverses sont nées à l’origine face à la réalité de la mort pour essayer de la conjurer tout au moins dans l’au-delà. En effet, outre les objectifs pour codifier les vivres ensemble et la survie soi-disant meilleure de « civilisations » allant des tribus (aux mythes fondateurs ancestraux) aux nations les plus puissantes par des croyances en des dieux ou réalités supranaturelles devant expliquer le monde, le principal objectif religieux sera de tenter d’assurer une vie après la mort (Cf. tombeaux égyptiens par ex.).

 

Comme dit, les religions furent inventées à la base pour tenter de libérer l’homme de l’angoisse mortelle incontournable. Mais le comble est que les systèmes sacrificiels religieux notamment humains, démontrent qu’il faut donner la mort pour pouvoir éventuellement survivre religieusement parlant. Il faut en effet s’attirer les faveurs du(es) dieu(x) vénéré(s) pour ici-bas et pour l’au-delà. Il s’agit de le(s) « payer » et/ou « apaiser » par divers types de rituels et/ou de sacrifices mortifères comportementaux, de végétaux, d’animaux et d’êtres humains. Il faut que cela « coûte » pour que ce soit un sacrifice digne de ce nom !

 

Nous retrouvons les mêmes types de sacrifices humains (Cf. avortements, morts par l’exploitation au travail, scandales écologiques etc…), écologiques ou autres effectués au profit des religions dont les « dieux » s’appellent argent, capital, collectivisme, idéologies diverses y compris l’athéisme où l’homme est dieu, pour tenter d’améliorer la survie de certains au détriment d’autres.

 

Bref, la réalité mortelle nécessaire à la survie se retrouve en filigrane absolument partout et devient au bout du compte la source et le modèle de base généralisé, certes sous des formes infinies.

 

Quel cercle vicieux, quelle prison, quel système atroce : d’une part on lutte contre la mort tout en sachant d’autre part qu’elle est nécessaire à la survie celle-ci aboutissant tout de même au bout du compte à la mort !

 

Nous sommes parfaitement conscients que dans notre bref propos nous frôlons peut-être le « simplisme » et que les différentes disciplines scientifiques et humaines démontrent d’une bien plus grande complexité analytique relative au sujet évoqué ici.

Toutefois la nécessaire radicalité mortelle pour la survie dont nous avons voulu rapidement faire la démonstration, reste à notre avis incontournable. Les faits sont têtus et « on ne fait pas d’omelette (survie) sans casser les œufs (« mort ») ».

 

Ce survol « radical » pouvant apparaître simpliste n’en porte pas moins, si on va un peu au fond des choses, un certain bien-fondé. (Cf. Psaume 90: 2ss ; Ecclésiaste 1:1ss ; Romains 8:19-20).

Donc, inutile de se voiler la face pour voir et constater que le cercle vicieux dans lequel nous sommes enfermés à savoir la mort nécessaire à la survie semble à vrai dire totalement infranchissable.

 

2. La perspective de vie

Si rien, ni même la religion comme nous l’avons vu, ne nous permet d’accéder à la vie sans la mort quelle est la solution ?

 

« Je suis » (YHWH) le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14:6), Parole de Jésus-Christ, nous ouvrirait une autre perspective mais qui se doit d’être tout aussi radicalement substitutive pour bénéficier de l’immortalité (Vie) et effective que celle mortelle décrite dans le paragraphe précédent pour être LEGITIME !

  1. La religion chrétienne

YHWH en Jésus est Lui-même entré par l’incarnation et la croix dans ce cercle vicieux de la mort incontournable pour « payer » le prix de la sortie et de la délivrance et permettre l’accession à la Vie !

 

La religion chrétienne cautionne et proclame cette affirmation ! Elle parle de bonne nouvelle, d’Évangile et c’est en effet quelque chose de merveilleux. De plus, les adeptes de la religion chrétienne, souvent femmes et hommes de bonne volonté, bénéficiant des « prémices de l’Esprie » atténuent merveilleusement les souffrances de la survie.

 

Mais que constatons-nous en même temps dans le discours de ladite religion chrétienne ? La mort est une délivrance et le passage obligé pour accéder à la vie. Nous sommes exactement sur le même modèle du cercle vicieux et de la prison dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent. La mort est nécessaire à la Vie uniquement située dans l’au-delà. En réalité on reste dans le régime de la survie !!!

 

La religion chrétienne, même en croyant en la mort expiatoire et la Résurrection de Jésus-Christ, part par-là dans son discours d’en-bas, du cercle vicieux uniquement à travers la mort du croyant pour essayer d’aller en-haut dans la Vie ! Son discours est ni plus ni moins calqué sur la réalité mortifère implacable du monde ne pouvant pas aller au-delà de la survie. C’est pourquoi elle finit toujours par n’être qu’une religion avec plein d’additifs et de pesticides religieux incontournables et inévitables ! Elle proclame, exhorte, prêche quelque chose qui ne peut qu’aboutir à un système religieux de survie fût-il pentecôtisto-charismatique ou autre en attendant la délivrance pour la Vie par la mort… salvatrice… !!!

 

  1. Passer de la survie de type religieux à la Vie

Le Seigneur Jésus-Christ a effectivement payé le prix de substitution totale pour nous faire passer réellement de la survie à la Vie. C’est la raison pour laquelle, il n’y a plus rien à payer par nos œuvres, souffrances et mort pour passer à la Vie. Il faut donc commencer par changer de discours et de foi pour sortir de la religion chrétienne.

 

Ainsi les points de départ légitimes de tout discours et enseignement ne pourront être que la Résurrection et surtout la Glorification révélée actualisation de la Résurrection, preuve et authentification objectives et vraies accordant la légitimité à l’Evangile. Il faut pour cette raison partir du livre de l’Apocalypse, Révélation de la Glorification de Jésus-Christ et des croyants pour être légitime et crédible. Il est indispensable de se « projeter » d’emblée dans les aboutissements, dans le but, dans les révélations ultimes pour être dans le plan de Dieu et ainsi espérer passer de la survie religieuse à la Vie. Autrement dit pour pouvoir avancer il faut s’inspirer, se nourrir des aboutissements, des objectifs ultimes, de la destination, du but car il faut savoir où l’on va !

 

La mort ne peut être par conséquent ni une délivrance, ni un passage obligé pour la Vie, car Jésus l’a vaincue ! (Apocalypse 1:17-18). Si elle intervient malheureusement, Jésus nous ressuscitera pour la Vie (Jean 6:39-40, 54 ; 11:24-25). Il s’agit pour Jésus d’un terrible pis-aller : « Je suis la résurrection et la vie ; le croyant en moi, MEME (Kan = kai ean : et même, même si, malgré le fait, quand même) s__’il est mort, vivra » (Jean 11:25). En réalité, ce qui L’intéresse, ce sur quoi Il Se focalise c’est la Vie sans la mort pour nous ! (Jean 3:16 ; 6: 50-51+ 57-58 ; 11:26).

 

Nous avons démontré que la religion avec ses infinités de rites et de superstitions naquit de par la confrontation à la mort. La mort est la base, le ferment de la religion. Mort et religion sont totalement indissociables.

 

Le discours de Jésus nous invite à nous passer de la mort DONC de la religion ! Ses propos sont de ce fait les plus anti-religieux possible.

Si par Son sacrifice de substitution (« Je suis », YHWH, Dieu et en même temps Fils de l’homme parfait a pris la place des croyants humains dans la mort), nous avons la possibilité de nous passer de la mort alors de même nous sommes invités à nous passer de la religion. Cela signifie que nous sommes invités à penser, parler, enseigner à partir de Sa Glorification révélée (Apocalypse, Révélation), l’actualisation de Sa Résurrection, bref de la Vie pour non pas survivre mais vraiment vivre éternellement à travers NOTRE glorification (immortalité, métamorphose du corps, perfection, montée) qu’Il veut nous accorder aujourd’hui même ! Il s’agit du seul moyen pour sortir du cercle vicieux de l’espace-matière-temps, de la religion et de la mort.

 

Le passage d’Hébreux 6:1-3 est une merveilleuse introduction à la libération de la religion chrétienne : « C’est pourquoi laissant (aphièmi : abandonner, laisser en arrière, lâcher, renvoyer, faire partir, négliger, laisser aller, rejeter, renvoyer, congédier, répudier, déserter, abandonner toute obligation vis-à-vis de) le point de départ (arkès : archaïsme, commencement, origine, premier, principe, point de départ ; cf. archaïque) de la parole (logos : parole, dire, entretien, raisonnement, propos, raison divine, verbe, discours, fondement, motif, valeur, analogie, opinion) de Christ, portons-nous (pherometa du verbe phero : porter, se tourner vers, tendre vers, se rendre vers, aller vers, se porter vers, se précipiter vers, conduire vers, s’élever vers, obtenir pour soi, se guider vers) à la perfection (teleiotès : achèvement final, accomplissement, perfection, complet, à point, à terme, réalisation, à maturité, plein développement du corps, absolu) en ne posant (kataballo : poser les fondements, exposer, disposer, abattre [les cartes], jeter) pas à nouveau le fondement (temelion : fondation, fondement, ce qui est posé, grave, sérieux, important) de la repentance, des œuvres mortes et de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts et du jugement éternel. C’est ce que nous ferons, si du moins Dieu le permet. »

 

D’après le contexte (Hébreux 5:11-14) passons du petit lait des enfantillages et du pis-aller des religions juive et chrétienne à la prêtrise éternelle (sans mort) du Seigneur Jésus-Christ à la manière de Melchisédek (Roi de justice ; là où la justice règne effectivement donc éternellement = d’emblée projection dans le règne de Christ durant le Millénium puis l’Eternité), c’est-à-dire révélée (Apocalypse, actualisation de Sa Résurrection), de gloire, victorieuse sur la mort (Cf. Genèse 14:17-20 ; Abraham vainqueur en présence de Melchisédek ; cf. Eglise des Vainqueurs) devenant ainsi pour nous « cause de salut éternel » (Salut éternel = Vie sans mort ; Hébreux 5:6-10).

Nous remarquons par ailleurs que le thème de la « résurrection des morts » parmi les autres cités, tout de même considérés comme capitaux, fait partie de ces « enfantillages » de la religion chrétienne !

 

Il doit être laissé de côté au profit de la Vie éternelle, de l’Immortalité, perspectives d’une toute autre dimension relevant justement non pas des religieux de Dieu, bébés vulnérables buvant du lait, mais des fils et des filles adultes de Dieu REVELES bénéficiant de la liberté de la gloire à venir ayant par-là du recul et une vision d’ensemble.

C’est pourquoi il est écrit en Romains 8: 18-23 (Segond 1910) : « J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des FILS de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprie, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. »

Quand cette gloire à venir dont Paul parle, a-t-elle été révélée ? Au moment de la révélation de la Gloire de Jésus-Christ à Jean (Apocalypse 1:1ss).

Qu’implique cette révélation ? Elle implique la révélation des fils et filles de Dieu qui doivent bénéficier de la rédemption du corps c’est-à-dire de la métamorphose et de la montée engendrant l’immortalité ou la VIE ou encore la plénitude de l’Esprie.

A quoi la création est-elle soumise ? Elle est soumise à la servitude ou esclavage de la corruption c’est-à-dire à la mort (Cf. paragraphe 1).

Qu’attend la création dans les douleurs et la souffrance ? Elle attend d’avoir part à la liberté de la gloire des fils et filles de Dieu.

Qu’est-ce que la liberté de la gloire ? La capacité d’être en relation directe visible, tangible et d’amour avec YHWH ELoHiM dans la Salle du Trône (Apocalypse 5:10) et sur le Trône (Apocalypse 3:21) et à partir de là pouvoir agir dans l’amour parfait et la puissance parfaite dans la plénitude de l’Esprie (non plus les prémices de l’Esprie) pour vaincre l’asservissement et la corruption (Apocalypse 6:2).

Nous savons que la victoire n’est possible que sans les entraves de la création asservie par la corruption et la mort à savoir les limitations de l’espace-matière-temps. Ces entraves ne peuvent être ôtées que par la libération de cet environnement terrestre par la montée au ciel sans mourir et la liberté de la gloire qui ne peut se situer qu’en-dehors et « au-dessus » du cercle vicieux de la mort (=limitations de l’espace-matière-temps) dans lequel est enfermé la création.

 

Qu’est-ce qui permet la liberté de la Gloire attendue par la création asservie ? La révélation des fils de Dieu agissant à partir du Trône en vue de la délivrance finale.

Ici nous touchons le cœur du problème car la religion chrétienne n’en reste qu’à l’œuvre parfaite de Jésus-Christ l’Époux, totalement indispensable et fondamentale certes, mais qui doit à partir de Sa Résurrection et de Son Ascension aboutir à Sa Glorification REVELEEE engendrant obligatoirement la révélation des fils et filles de Dieu, c’est-à-dire la révélation de l’Épouse adulte immortelle, glorifiée assise et régnante sur le Trône, l’Eglise des Vainqueurs !

 

Voilà le but immédiat auquel Jésus-Christ nous exhorte à passer et c’est pour maintenant ! Alors pourquoi s’occuper des enfantillages, de la crèche et de la maternelle ?

 

C’est tout simplement terminé : il faut passer, investir, s’occuper, partir de et se projeter dans la révélation de Jésus-Christ Glorifié qui doit obligatoirement entraîner la révélation des fils et filles de Dieu ou l’Eglise des Vainqueurs. L’un ne va pas sans l’autre, l’un n’a pas de sens sans l’autre. Pour cela il faut abandonner, laisser derrière soi les prémices, le béaba de la Parole de Christ pour passer à la Parole de Christ. Pour la Parole de Vie et Christ, le béaba est dépassé depuis 2000 ans ! Que ce soit dit, enseigné et écrit une fois pour toutes ! La religion chrétienne-système telle que nous la connaissons est dépassée et doit être abandonnée ! Les thématiques pour lesquelles les chrétiens ont polémiqué, se sont divisés, se sont même entretués doivent être laissées en arrière et remplacées !

 

Ainsi nous passons de l’imperfection à la perfection, de la repentance à la rencontre réelle de Jésus-Christ Glorifié, des œuvres mortes aux œuvres de Vie efficaces et parfaites à partir du Trône, des prémices de l’Esprie à la Plénitude de l’Esprie, de la foi à la révélation objective, visible, tangible du Trône, de la doctrine des baptêmes au baptême de gloire, de l’imposition des mains pour les bénédictions, délivrances et guérisons à la métamorphose par le Feu divin de la Sainte Esprie et la montée à la Salle du Trône, de la résurrection des morts à l’immortalité et la Vie éternelle, de l’attente du jugement éternel à la glorification immédiate pour l’éternité auprès de l’Epoux sur le Trône, de la survie à la Vie, de l’enfantillage à l’état adulte, du lait à la nourriture solide, de la religion chrétienne avec entre autres la Ste Cène ou Eucharistie à l’Eglise des Vainqueurs qui mange le Corps et le Sang de Feu ou glorifié de Jésus durant la Ste Cène de Gloire (Apocalypse 3:20c), de la création asservie à nouvelle création éternelle, etc…!

 

Conclusion

C’est ainsi et seulement ainsi que nous seront en mesure de faire des choses plus grandes que le Seigneur par l’Esprie Sainte que le monde ne peut justement pas recevoir (Jean 14:12-17). Lâchons les béquilles religieuses même chrétiennes et courront PLEINS DE VIE vers la liberté de la gloire des FILS ET FILLES de Dieu ! Passons de la survie à la Vie ! Seulement ainsi nous pouvons être dans le plan révélé de YHWH ELoHiM notre Bien-Aimé !

En Jésus, Martin BUSCH

127. Ressuscité et Glorifié

INTRODUCTION

La Résurrection du Seigneur Jésus-Christ se doit d’être un fait historique réel, objectif et impliquer la résurrection des morts des croyants (Jean 6 :54 ; 1 Corinthiens 15 :20-22), mieux encore, leur immortalité dès à présent (Jean 3 :16 ; 6 :48-51 ; 8 :51 ; Romains 2 :7 ; 1 Corinthiens 15 : 51a ; 2 Timothée 1 :10).

La Glorification du Seigneur Jésus-Christ et Sa manifestation par la Révélation se doit tout autant d’être un fait historique réel, objectif et impliquer l’immortalité, la glorification des croyants esprie, âme et surtout corps (2 Corinthiens 3 :18).

Pourquoi surtout corps ? Simplement parce que le corps est concret, visible, tangible, une réalité objective indiscutable et n’est ni une idée, ni une idéologie, ni même une vue de l’esprie. S’il meurt (1ère mort ; Apocalypse 20 :6ab) le croyant ne bénéficiera pas de l’immortalité éternelle dès maintenant pour former l’Eglise des Vainqueurs mais seulement de la résurrection des morts, ce qui est certes capital…

Autant le Seigneur Jésus-Christ est ressuscité corporellement, physiquement, réellement, autant la résurrection du corps des croyants aura lieu.

Autant le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fut, est et sera révélé, autant l’immortalité par la glorification pour les chrétiens y croyant, aura lieu corporellement, physiquement et concrètement. Ceci évidemment au titre du bénéfice de la justification et/ou expiation et/ou substitution obtenues sur la croix.

 

1. La Résurrection, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

Si Jésus n’est pas ressuscité notre foi est totalement vaine (1 Corinthiens 15 :14+17-19).

Pour démontrer la Résurrection auprès des disciples plusieurs événements ont eu lieu avant l’Ascension suivie de la Glorification suprême à la droite du Père sur le Trône : l’apparition d’anges et leur annonce de la résurrection de Jésus aux femmes, la découverte du tombeau vide avec les linges pliés, les nombreuses apparitions du Ressuscité durant 40 jours (Actes 1 :3).

En Actes 1 :3 le mot « preuve » (Tekmèrion : preuve, évidence incontestable, démonstration, indice probant, témoignage, signe, symptôme) est employé. Là le texte ne parle pas de foi en la résurrection mais veut insister sur l’objectivité historique du fait incontestable et indiscutable de la Résurrection !

Elle doit ainsi être le sceau absolu et le fondement incontestable de la vérité de l’Evangile de Jésus-Christ ! Pour les Apôtres il n’est plus question à ce moment-là de foi ou éventuellement d’une idéologie ou vue de l’esprie mais bien d’un fait objectif, d’un vécu concret indiscutable avec le Ressuscité dont ils devront être les témoins avec la puissance de la Sainte Esprie (Actes 1 :8). Leur parole et leur témoignage seront principalement fondés sur ce qu’ils ont vu, sur le fait objectif concret de la Résurrection (Actes 2 :30-33).

L’Esprie Sainte, notamment à la Pentecôte, sera par la suite Celle qui donnera l’objectivité au témoignage apostolique de la Résurrection de Jésus par Sa puissance (Cf. Actes 2 :32 « comme vous le voyez et l’entendez »). D’autres « objectivisations » de la Sainte Esprie seront données par les miracles, signes, prodiges et délivrances avec d’autres événements surnaturels visibles, évidents et constatables notamment durant la période de l’Eglise charismatique primitive et plus généralement durant les « réveils » de l’Histoire de l’Eglise.

L’Apôtre Paul se réfère lui aussi à ces « objectivations » de sa Parole prêchée par la puissance de la Sainte Esprie (Romains 15 :17-19 ; cf. aussi Marc 16 :16-18).

C’est évidemment excellent, même très excellent et les églises soupirent toujours après cela ! Mais il se trouve que l’Histoire de l’Eglise nous a prouvé l’aspect « fluctuant » de ces « objectivations » ou « preuves » au gré des périodes de réveils suivies de périodes de non-réveils ou d’endormissements. Cela prouve ni plus ni moins qu’à chaque fin de réveil, il y a des butoirs empêchant la pérennisation de ces « objectivisations » merveilleuses. Alors on invoque, probablement à juste titre, le manque de foi, d’obéissance, de sanctification, d’amour, etc… des chrétiens. Toutefois nous savons de quoi la « pâte humaine » est faite … La Bible l’illustre avec lucidité tout au long de ses pages… Quelle est la solution ? Elle réside pour commencer bien entendu dans les manifestations glorieuses tangibles, objectives, historiques du « Je suis » comme Il est aujourd’hui, à savoir Jésus-Christ Glorifié révélé justement en vue de métamorphoser ladite « pâte humaine » !

 

2. La Glorification de Jésus-Christ, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

2a) La révélation de Jésus-Christ Glorifié à Jean : une « objectivation »

L’Apôtre Jean au moment de son exil à Patmos était dans un summum pour ne pas dire le summum de sa vie charismatique car « l’Esprit le saisit » pour une expérience nouvelle et pour le moins la plus extraordinaire et exceptionnelle comparée à ce qu’il avait vécu jusqu’à présent (Apocalypse 1 :10ss) !

Ce fut la manifestation ou la révélation de Jésus-Christ Glorifié ! Autrement dit l’Esprie Sainte mena le « charismatique » plus que confirmé, témoin oculaire de la Résurrection, l’Apôtre Jean, vers une étape supplémentaire à savoir la rencontre et la révélation de Jésus-Christ Glorifié. Il s’agit là de la mission majeure de la Sainte Esprie !

Ce n’était ni une idée, une vue de l’esprie, voire une vision mais bien une « objectivisation » ou la Révélation tangible suite à l’action de la Sainte Esprie qui l’avait préalablement saisi !

Il s’agissait bien d’un événement réel, objectif, concret :

Jean entendit, se retourna, vit, tomba comme mort, sentit la main droite de Jésus-Christ Glorifié et reçut la mission d’écrire les sept lettres aux sept églises, sans compter par la suite le reste du livre de l’Apocalypse !

 

2b) Le lien entre la Croix et la Résurrection d’une part et la Glorification d’autre part

Il se trouve que Jésus-Christ Glorifié établit Lui-même ce lien quand Il dit à Jean : « Ne crains pas ; moi Je Suis le Premier et le Dernier et le Vivant, je fus mort (croix) et voici, vivant Je Suis (Résurrection) pour les ères des ères et je tiens les clés de la Mort et de l’Hadès. » (Apocalypse 1 :17b-18 ; Trad. litt.).

Cette auto-identification devant Jean établit clairement le rapport étroit, indissociable et voulu entre « l’objectivation tangible glorieuse » de Sa Résurrection et celle de Sa Glorification révélée. En effet Jean n’a pas à craindre ici une entourloupe de l’Ennemi mais bien au contraire, il doit expérimenter puis transmettre la Révélation de Jésus-Christ Glorifié, la nouvelle donne pour l’objectivation du message de l’Evangile.

Jésus-Christ Glorifié veut se révéler constamment à chacun d’entre nous à condition que nous reconnaissions que la mission majeure de la Sainte Esprie est de nous mener à Lui ! Autrement dit, le Seigneur veut passer à une objectivation glorieuse, tangible, constante, répétée, constamment actualisée de Sa Personne auprès de nous !

Il exprime cette volonté d’objectivation glorieuse constante à travers les lettres aux sept églises dans la présentation de la Gloire lui correspondant en introduction à chacune d’elles (Apocalypse 2 :1+8+12+18 ; 3 :1+7+14). Jésus veut que nous Le considérions, Le rencontrions et Le voyions comme tel, c’est-à-dire comme Il est aujourd’hui depuis Sa Glorification révélée !

Sa Résurrection fut objectivement confirmée auprès des Apôtres de façon unique et exceptionnelle durant 40 jours de diverses manières à titre de preuve incontestable. De même, ladite Résurrection ne pouvait être objectivement confirmée auprès des générations suivantes de l’Eglise, dont celle de l’époque de l’Apocalypse jusqu’à nous voire au-delà, que par Sa Glorification révélée, manifestée objectivement et concrètement de façon répétitive à titre de PREUVE incontestable.

En effet Dieu ne fait pas de favoritisme ou acception de personne (Galates 2 :6) car faire du favoritisme est un péché (Jacques 2 :9).

C’est à ce titre que YHWH ELoHiM veut accorder la preuve de la Résurrection de Jésus-Christ non pas seulement aux Apôtres mais à tous par la Révélation ou la manifestation glorieuse concrète de Jésus par l’action de la Sainte Esprie qui veut nous saisir et nous mener à Lui. Mais cela ne s’arrête pas là !

Depuis cette Glorification, il est important de noter qu’Il a vaincu la Mort et l’Hadès puisqu’Il est le détenteur des clés de leur puissance mortifère quasiment inévitable jusqu’alors (Hénoch et Elie exceptés) ! Par conséquent cela introduit et fonde d’emblée Son discours aux sept églises notamment par rapport à la métamorphose du corps et de l’immortalité du croyant qu’Il appelle de Ses vœux pressants, vu cette victoire complète et inédite jusqu’alors !

 

3. La Glorification des croyants, un fait objectif, de l’ordre du tangible et non une idée ou une vue de l’esprie, voire une vision.

3a) Les promesses contenues dans les sept lettres (cf. Ecrit Vol.2 Eglise des Vainqueurs où nous développons et justifions les affirmations suivantes).

  • Pour Ephèse, il s’agit de l’immortalité (Apocalypse 2:7b ; Genèse 3:22b)
  • Pour Smyrne, il s’agit du règne des martyrs durant le Millénium (Apocalypse 2 :10c-11 ; Apocalypse 20 :4b-6).
  • Pour Pergame, il s’agit de la restauration de l’esprie (manne, pain céleste : Jean 6:63), du corps (manne, pain céleste ; nourriture issue du Corps Glorifié de Jésus, Ste Cène de Gloire ; Apocalypse 3 :20c) et de l’âme du croyant (nom nouveau gravé sur la pierre, nouvelle identité céleste ; Apocalypse 2 :17bc).
  • Pour Thyatire, il s’agit d’être prophète des nations (Etoile du matin) et du règne de l’Eglise des Vainqueurs sur les nations durant le Millénium (Apocalypse 2:26-28 ; Apo 12:5b ; Apo 20:4a ; 2 Pierre 1:19-21).
  • Pour Sardes, il s’agit du poids-valeur-sanctification, de la dignité, de l’honneur et de la gloire (Apocalypse 3 :5 ; concerne particulièrement l’âme).
  • Pour Philadelphie, il s’agit de l’autorité, de la gloire (nom nouveau, âme renouvelée, nouvelle identité), de la sacrificature et de la montée impliquant l’habitation effective dans la Jérusalem céleste et le Temple céleste (Apocalypse 3 :12-13 ; 12 :12a ; 19 :6-8 ; concerne particulièrement la thématique du Pays promis céleste, de l’environnement céleste, de la Salle du Trône).
  • Pour Laodicée, il s’agit de la métamorphose du corps par le revêtement de Pureté, de Feu et de Gloire, puis de la Ste Cène de Gloire qui est en fait la fête de mariage de l’Épouse avec l’Époux pour être suivie de l’accession au Trône à Ses côtés résultant de ce mariage. (Apocalypse 3 :18-21 ; 5 :10 ; 6 :2 ; 12 :1+5b+c ; 19 :6-8 ; 20 :4a).

Ces promesses de glorification étaient pour les églises de la fin du premier siècle, ainsi à plus forte raison, elles le sont pour l’Eglise d’aujourd’hui puisque YHWH ELoHiM ne fait pas de favoritisme.

Une promesse contenant des bénédictions doit simplement s’accepter par la repentance et l’écoute de la Sainte Esprie (Apocalypse 2:5+7 ; 16-17 ; 22b+29 ; 3 :3b+6 ;13 ; 19b+22).

La repentance (métanoïa : méta = autre ; noos = connaissance) est un changement (autre) radical de connaissance, de doctrine, d’enseignement, de conception, de mentalité, de pratiques, de vécu, d’état d’esprit dont l’abandon réel du péché avec la métamorphose (méta = autre ; morphosis = morphologie, forme, aspect extérieur) de notre corps. Cette métamorphose donnant accès au ciel accordera aussi un changement de connaissance et de conception particulièrement, à partir de ce moment-là, par la possibilité d’une écoute parfaite de la Sainte Esprie et l’immersion dans la Gloire du Trône (Apocalypse 5 :10).

Tout cela se passera aux niveaux de l’esprie (délivrance spirituelle), de l’âme (identité, enseignements, conceptions, mentalité) et aussi du corps (glorification, métamorphose du corps), que Jésus veut sauver de la Grande Tribulation qui atteindra tous ceux restés sur terre (Apocalypse 3 :10) ! Seule la montée dans les lieux célestes avec un corps nécessairement et préalablement métamorphosé, transfiguré (1 Corinthiens 15:50-51) sera la solution concrète et réelle (Apocalypse 3 :10) face à la Grande Tribulation (Apocalypse 6+8+9+11+12 :1).

La glorification de Jésus-Christ implique indubitablement de par Ses promesses très exhortatives la glorification des croyants ou la constitution de l’Eglise des Vainqueurs. Ainsi, avec les manifestations et révélations répétées de Jésus-Christ Glorifié, preuves de Sa Résurrection, l’Eglise des Vainqueurs glorifiée et révélée constituera elle aussi une suite de preuves et d’objectivations face au monde !

 

3b) L’objectivation de la glorification, la preuve indispensable pour une évangélisation efficace et des combats victorieux

L’Eglise des Vainqueurs montée (Apocalypse 5 :10 ; 6 :2) permettra par ses actions parfaites et ciblées sur terre à partir du ciel une évangélisation efficace (Apocalypse 7) accompagnée d’une suite de combats victorieux pour dégager le Dragon des lieux célestes et de la terre (Apocalypse 12 :10-12a ; 17 :14 ; 19 :14).

4. Les preuves et les évidences de la gloire ne peuvent se passer de la foi et de l’amour

4a) Les objectivations dues aux preuves et évidences de la gloire ne furent, ne sont et ne seront pas à 100% efficaces

En Romains 1 :18-21, Paul avance l’objectivation fournie par la création qui révèle Dieu, Sa puissance, le monde invisible. Il parle d’égarement et de cœur sans intelligence des êtres humains qui refusent Dieu.

Aujourd’hui, il existe des démonstrations philosophiques imparables quant à la l’existence de YHWH ELoHiM et la véracité de l’Evangile de Jésus-Christ. Mais l’adage dit bien : « Ne voit que celui qui veut voir » …

En Jean 9, Jésus relie la guérison de l’aveugle-né à la manifestation (Jean 9:3 : phanéroo : manifester, révéler, montrer, prouver, rendre évident, clair, notoire) des œuvres de Dieu. Il s’agit clairement d’une objectivation opérée par la guérison. Le bénéficiaire de cette guérison a fini par voir physiquement, psychiquement et spirituellement. Les adversaires de Jésus par contre, qui ne voulaient pas « voir » ont fini par devenir aveugles par rapport à la manifestation glorieuse de Dieu (Jean 9:39-41).

Le Ressuscité même dit à Thomas qui bénéficiait de l’objectivation de la Résurrection par une de Ses apparitions : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29). Toutefois Il lui a aussi dit : « Parce ce que tu m’as vu, tu as cru ». Autrement dit c’est par l’objectivation de la Résurrection que Thomas a cru et il a exprimé une des plus belles confessions de foi de la Bible adressée à Jésus : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Lucifer, le chérubin « protecteur » probablement le plus glorieux, beau et puissant que YHWH ELoHiM a jamais créé, avait bénéficié du maximum d’objectivation de la gloire et de la sainteté du Trône. Mais au lieu d’aimer et de faire confiance à son Créateur, il pécha par orgueil. (Ezéchiel 28 :13ss).

L’Apocalypse, malgré les objectivations, les évidences de gloire et de jugements devant amener les hommes à la repentance et la foi, fait état de leur refus de repentance (Apocalypse 6:15-17 ; Apo 9:20-21 ; Apo 11:9-10 ; Apo 16:11+21…).

Combien de personnes sont placées devant les preuves et les objectivations venant du ciel mais par mauvaise foi, méchanceté et orgueil nient l’évidence.

La question qui se pose alors : « A quoi servent les objectivations, les preuves, si cela ne fonctionne pas ? » En fait cela ne fonctionne pas à tous les coups, ce qui veut dire que cela fonctionne aussi pour un très grand nombre, nous le verrons plus tard.

Même le Millénium sous le règne de Christ sur terre avec l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs qui sera une objectivation généralisée merveilleuse sur terre dans la perfection, permettra de la sorte un jugement dernier tout à fait juste, objectif. En effet les êtres humains de cette époque à venir, auront l’occasion de penser et d’agir en totale connaissance de cause face à l’évidence de la gloire et de la perfection de ce règne. Malgré cette objectivation, nombreux seront ceux qui suivront Satan le Séducteur relâché pour combattre les élus (Apocalypse 20 :7-10)

Tous ces arguments et événements ont conduit l’Eglise à progressivement se passer des objectivations en insistant exagérément sur la foi et l’amour du croyant et en valorisant l’être intérieur au détriment du corps. Le martyre sera « glorifié » pour produire des héros et au-delà des Saints, des « Pères » auxquels on pourra « s’identifier », ce qui est une idolâtrie… ! On se passe alors « héroïquement » pour ne pas dire « orgueilleusement » des bénédictions, délivrances, de la gloire surnaturelles et au final de l’apocalyptique bref, de l’objectivation céleste de la manifestation de la glorieuse Révélation alors qu’elle est clairement prévue dans le plan de Jésus-Christ le Ressuscité apparu et le Glorifié révélé !

 

4b) Les objectivations due aux preuves et évidences de la gloire sont indispensables

Parmi bien d’autres objectivations, aussi dans l’Ancien Testament (cf. Buisson ardent, Passage de la Mer Rouge, Sinaï, colonne de Feu et de Fumée, juges, prophètes dont Elie et Élisée etc…), nous retiendrons celle accordé à Saul devenu l’Apôtre Paul sur le chemin de Damas (Actes 9 :1ss). L’apparition glorieuse en Lumière de Jésus a clairement provoqué un retournement de situation chez celui qui fut un persécuteur acharné des chrétiens. Paul utilisera d’ailleurs cette apparition de Jésus-Christ Glorifié pour témoigner ultérieurement de sa foi (Actes 22 :1ss).

L’Apôtre Pierre qui a pourtant assisté à nombre de miracles, de signes et de prodiges opérés par Jésus, retiendra dans sa deuxième épître la métamorphose ou transfiguration glorieuse de Jésus pour justifier le fait que lui et les apôtres ne racontent pas de « fables habilement conçues », le contraire de l’objectivation céleste démontrant la VERITE. Il insiste sur le fait que lui et les autres apôtres présents sur la montagne L’ont vu de leurs propres yeux (2 Pierre 1:16-18).

L’Apôtre Jean écrit clairement en introduction de sa première épître : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. » (1 Jean 1:1-4 ; Trad. Segond 1910)

L’Apôtre Jean part directement sur l’objectivation de Jésus sur terre auprès des apôtres avant et après la Résurrection. Il l’associe clairement à la communion, à la vie et à la joie.

Dans le livre de l’Apocalypse, en tant que témoin (Apocalypse 22:8a), il posera l’ensemble des fondements de l’apocalyptique chrétienne c’est-à-dire l’objectivation de plus en plus forte de l’Evangile par la Gloire manifestée en vue de l’établissement éternel du Royaume de Dieu.

Il démontrera l’efficacité de l’Eglise des Vainqueurs (1er cavalier) envoyée du ciel (Apocalypse 6:2) engendrant la réussite de l’évangélisation mondiale (Apocalypse 7), une objectivation merveilleuse, tant attendue, s’il en est.

L’objectivation de la femme glorieuse, l’Eglise des Vainqueurs – Epouse de Christ (Apocalypse 12 :1ss) en phase d’accouchement, apparaissant comme un signe visible pour tous dans le ciel donc objectif, aboutira à l’expulsion du Dragon des lieux célestes.

Les objectivations suivantes dont l’apparition terrestre en Sion des Juifs glorifiés (cf. 144 000 ; Apocalypse 14:1ss), d’un ange évangélisant volant dans le ciel (Apocalypse 14:6ss), les victoires des élus avec le Roi des rois (Apocalypse 17:14), aboutiront à la victoire de Jésus-Christ Glorifié sur terre et au règne du Millénium avec à la clé à ce moment-là, nombre de convertis (Apocalypse 19:11ss).

Pourquoi ces objectivations apocalyptiques sont-elles indispensables ? Elles démontrent le souci de vérité et d’authenticité qu’a le Seigneur auprès des hommes. Jésus-Christ est LA vérité. Sa personne et Son œuvre ne peuvent être fondées sur des fables, des légendes, des symboles ou des mythes comme c’est le cas de la plupart des religions et croyances.

Ces objectivations sont indispensables car elles seules font avancer l’Histoire du salut (cf. naissance virginale, ministère de puissance de Jésus, croix, résurrection, ascension, pentecôte, glorification-révélation). L’avancement de cette Histoire est bloqué depuis environ 92, moment où les sept Eglises refusèrent d’entrer dans le processus apocalyptique ou de Révélation par la repentance, en écoutant la Parole de Jésus et celle de la Sainte Esprie.

Jésus n’a-t-Il pas dit : « Amen, amen, je le dis à vous, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la mort jusque dans l’éternité » (Jean 8:51 ; trad. litt. ; cf. Apocalypse 3:10). Cela signifie qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui a gardé Sa Parole !..

Les promesses faites aux sept églises portent par la restauration, la transformation, la métamorphose ou la transfiguration sur l’ensemble du croyant esprie, âme et corps. Cela concerne par conséquent à la fois l’amour, la foi-confiance et les objectivations, preuves, évidences, concrètes et glorieuses. L’un ne va pas sans l’autre, nous l’avons démontré.

Écouter, garder les Paroles de Jésus Glorifié et de la Sainte Esprie implique l’immortalité c’est-à-dire la transformation intérieure et la métamorphose ou glorification du corps permettant la montée et la constitution de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Épouse de l’Époux divin.

Dans un couple, une relation « platonique » (uniquement une sorte de confiance-foi-amour sans sexualité) mène généralement au désastre et il ne peut y avoir en tous cas de fruits ou d’enfants ou d’objectivations concrètes et visibles. Cela ressemble au désastre qui dure depuis 2000 ans entre l’Eglise et Jésus. L’Histoire du Salut est bloquée depuis.

De même s’il n’y a pas de foi-confiance-amour accompagnant la sexualité, on peut penser viol, violence, prostitution aux pires des cas. Dans un couple, s’il n’y a pas de sexualité, il manquera la communion (union commune, proximité, osmose, unité : être un EN Christ), la joie, la vie et sa transmission (Cf. Proverbes 17:6 ; Ezéchiel 24:25 ; Psaume 144:12 etc…), preuves objectives de vérité, d’authenticité et au final de « gloire ».

Comme il faut les deux dimensions pour former un couple, il faut de même qu’elles soient effectives et réelles entre Jésus-Christ Glorifié et l’Eglise Glorifiée son Épouse sur le Trône unique solution pour porter du vrai fruit et changer les choses par l’enclenchement du processus apocalyptique.

 

Conclusion

« Le Seigneur est l’Esprie ; là où est l’Esprie du Seigneur, là est la liberté. Nous tous le visage ayant été voilé, la gloire du Seigneur s’y mire, en cette même image nous sommes métamorphosés de gloire en gloire, aussi (Kataper : de même, aussi, comme) par le Seigneur, l’Esprie. » (2 Corinthiens 3 :17-18).

L’Esprie Sainte veut nous ôter le voile, nous libérer, nous métamorphoser de gloire en gloire en présence et sous l’effet de la Gloire du Seigneur Jésus-Christ Glorifié révélé qui se mire dans notre visage !

Alors, Jésus-Christ Ressuscité, oui et mille fois oui ! Jésus-Christ Glorifié révélé, oui et mille fois oui ! L’un ne va pas sans l’autre.

YHWH ELoHiM veut ainsi rétablir et établir la vérité de Sa Parole que nous avons à garder et qui nous affranchira de la sorte de la prison espace-matière-temps. Redécouvrons et expérimentons la véritable actualisation et l’objectivation de la Résurrection par la Glorification révélée.

En Jésus, Martin BUSCH

126. Joseph ou Juda ?

INTRODUCTION

Jusqu’à nos jours, il existe une opposition de fond pas vraiment levée au sein du Peuple d’Israël et par extension au sein de l’Église entre Joseph et Juda, ou plutôt de ce qu’ils représentent. Cette opposition, qui n’a pas lieu d’être, subsiste d’une façon catastrophique et nous plonge dans une réalité extrêmement grave. Il est grand temps de commencer à mettre le doigt sur ce point sensible pour pouvoir enclencher la délivrance !

 

1. Les retrouvailles entre Joseph, premier ministre de Pharaon et ses frères

a) L’espionnite

Lors des retrouvailles entre le premier ministre de Pharaon, Joseph, et ses frères dont Juda, qui l’avaient vendu comme esclave, l’ambiance fut plutôt tendue. Les frères de Joseph ne le reconnurent pas, ce qui paraît logique : Joseph, qu’ils croyaient mort (Genèse 42:13), ne pouvait être pour eux le « premier ministre », juste placé sous Pharaon ! Il était de surcroît habillé comme un prince d’Egypte… ! C’était une situation totalement inimaginable !

Ce que nous retiendrons pour notre propos, c’est l’accusation grave de Joseph à l’égard de ses frères pouvant entraîner une condamnation à mort ou tout au moins un emprisonnement à vie ! Il traita ses frères d’espions, de RaGeLiM (pluriel de RaGaL : espion, explorateur, calomniateur, manipulateur ; cf. verbe RaGaL : calomnier, médire, manipuler, aller çà et là, explorer, voyager, porter des nouvelles plus ou moins fausses, se faire passer pour qui on n’est pas ; cf. ragots).

D’ailleurs les frères de Joseph ont très vite fait le rapport entre cette accusation grave et ce qu’ils avaient fait alors à l’encontre de Joseph et de Jacob leur père auquel ils avaient justement rapporté des « ragots » concernant Joseph. Ce dernier aurait pu trouver un autre prétexte pour se venger en les faisant condamner sans autre forme de procès. Mais il les traita indirectement par « pédagogie » en fonction de ce qu’ils lui avaient fait dans le passé et à leur père Jacob et non pas en fonction de leurs intentions présentes non condamnables d’acheter du blé en Egypte simplement pour survivre.

Le terme RaGaL a certes deux significations : l’une à connotation plus neutre à savoir explorateur, voyageur, migrant ici pour survivre et l’autre beaucoup plus péjorative voire dangereuse à savoir espion, calomniateur, manipulateur, menteur. L’accusation de Joseph comprise dans ce dernier sens était de la sorte vraie, justifiée alors que ses frères pensaient évidemment d’abord à la signification neutre. En fait nous pensons, comme la sémantique indiquée dans le dictionnaire nous l’indique, que les deux significations peuvent être intimement liées et les frères de Joseph en ont d’ailleurs rapidement pris conscience.

 

b) Le mensonge et la peur

Les frères de Joseph étaient au fond d’eux-mêmes des manipulateurs, des calomniateurs, des menteurs, bref des RaGeLiM vis-à-vis de Joseph et de Jacob. Ils avaient hérité de l’esprit de mensonge et de manipulation de Laban leur grand-père et aussi de Léa leur mère qui, elle aussi, trompa sans vergogne Jacob durant la nuit de noces en se faisant passer pour Rachel. Ils continuèrent à mentir à Jacob en cachant toujours encore ce qu’ils avaient fait dans le passé lors de leur premier retour d’Egypte en Canaan (Genèse 42:21ss). Nous connaissons la suite de l’histoire lorsque Joseph se fit reconnaître par ses frères et l’arrivée de Jacob en Egypte. Tout semblait aller comme dans le meilleur des mondes mais … !

En Genèse 50:15ss après la mort de Jacob, nous constatons que la peur des fils de Léa ne s’était pas tout à fait estompée car ils craignaient toujours encore la vengeance de Joseph, une fois Jacob décédé !!! Leur cœur de RaGeLiM n’était pas vraiment transformé. Toutefois Joseph les rassura car son cœur et ses intentions étaient purs.

 

c) La survie

A l’époque, la famine sévère et très longue ne finissait pas de sévir dans la région. Beaucoup de personnes moururent de faim. Le rôle de Joseph prévu de la part de YHWH était de sauver le clan de cette catastrophe humanitaire grave. Les eaux du Nil, les pâturages, les terres fertiles et les semences au pays de Goshen en Egypte lui furent mis à disposition, non seulement de quoi survivre mais encore de quoi bien vivre, de se nourrir et même de se multiplier pour finalement former le Peuple Hébreu nombreux pour ne pas dire puissant au fil des années !!!

Joseph était l’instrument de YHWH pour placer Son Peuple dans un ENVIRONNEMENT protégé. Cela leur permettait de devenir un Peuple nombreux et fort à tel point que bien plus tard, le Pharaon de l’époque de Moïse, prit peur et prit des mesures en faisant tuer les nouveaux nés mâles hébreux pour provoquer le mélange par mariage de leurs sœurs survivantes avec le peuple égyptien et ainsi assurer à terme la disparition dudit Peuple !

Quoi qu’il en soit, sans l’intervention de YHWH à travers Joseph, c’était la mort et la disparition pures et simples du Peuple Hébreu dans le contexte de famine de l’époque.

 

d) Une belle âme dans un beau corps

La privation du corps par la famine, entraîne la mort même chez les bergers hébreux dirigés par le « juste » patriarche Jacob-Israël. Ils avaient, certes comparés aux égyptiens idolâtres, une « belle âme » dans leur orientation générale vis-à-vis de YHWH, malgré leur état d’esprit peu glorieux. Mais en l’occurrence il leur fallait obligatoirement aller survivre dans la riche Egypte pour le moment. C’était un problème du domaine du corps, de la nourriture d’abord et Joseph l’avait bien compris (Genèse 45:11).

Sans le « salut du corps » indissociable d’un environnement favorable, pas de vie possible ! Il est donc important d’avoir d’abord un « beau » corps dans un contexte et environnement viables et favorables pour pouvoir ensuite avoir une belle âme (mens sana in corpore sano…) ! Le reste n’est que blabla !

 

e) D’abord le corps et ensuite l’âme-esprit : l’ordre divin de la création

Joseph était le fils de la belle Rachel que Jacob aimait (Genèse 29 :17-18). Léa avait les yeux (AYiN : œil, AME, facultés mentales et spirituelles, source) délicats (RaQ : délicat, tendre).

Rachel au beau corps, mère de Joseph et de Benjamin aurait dû, selon la demande de Jacob à Laban et aussi selon le plan de YHWH, passer AVANT Léa à la belle âme (cf. yeux) ! Cela correspondait à l’ordre de la Création divine d’Adam (ADaM : sol, terre glaise, rouge) auquel YHWH ELoHiM a d’abord donné un beau corps tiré de la terre avant de lui insuffler dans ses narines Sa NiSCHeMaTH (Genèse 2 :7 ; cf. NePHeSCH : âme, gloire, souffle, respiration, esprit).

Ezéchiel 37:7-10 reprend le même ordre de « recréation » dans le contexte mortel de l’exil babylonien où le Peuple d’Israël était en quelque sorte « mort » hors de son Pays. Dans la vision du prophète, les os se rassemblèrent, puis les nerfs et la chair poussèrent dessus d’abord et seulement ensuite l’Esprit fut donné à cette armée !

Un amour qui reste « platonique », théorique, sans acte physique sexuel, d’ordre corporel entre un homme et une femme ne donnera jamais une fécondation suivie d’une naissance… ! L’acte corporel intervient d’abord pour qu’il puisse s’en suivre la conception d’un bébé doté immédiatement d’une âme et d’un esprit !

Laban, le loup blanc, le manipulateur, instrument du Serpent, a donc inversé l’ordre divin de la création en trompant Jacob par le fait qu’il lui a d’abord donné Léa et seulement ensuite Rachel. Dès le départ dans le processus de création du Peuple d’Israël l’ordre des choses divin fut inversé ! Le fait que Léa fut « refilée » à Jacob en premier faisait passer chronologiquement l’âme avant le corps et son environnement. Ce qui est logiquement mortel et d’ailleurs a failli l’être !!!

Les fils de Lé a, au vu du droit d’ainesse et vu que cette dernière avait accouché des aînés, ne pouvaient accepter que le jeunot Joseph, le petit freluquet rêveur, pourri gâté, bien habillé, puisse passer AVANT eux, les diriger pour devenir leur « patriarche » ! La relation filiale de préparation au patriarcat intime et pédagogique qu’avait établie Jacob avec Joseph ainsi que ses rêves inspirés où ses frères se prosterneraient devant lui, démontraient que le projet de Jacob et de YHWH allait dans ce sens. Il fallait que le fils aîné de Rachel, femme choisie et « dirigeante » dans le clan vivant d’ailleurs au quotidien dans la tente de Jacob, passe devant et avant, aussi à ce titre !

L’ordre divin des choses que Jacob voulait changer, fut de nouveau remis en cause par la vente de Joseph par ses frères et leur mensonge à Jacob. Ils ne se rendaient pas compte qu’ils coupaient la branche vitale corporelle et environnementale sur laquelle ils étaient assis. C’est pourquoi Joseph les traita plus tard de RaGeLiM !

Joseph put certes rétablir l’ordre des choses en ce qui concerne le corps des membres de son clan en leur fournissant pour l’instant et d’abord la nourriture et l’environnement dont ils avaient besoin au pays de Goshen, mais il savait qu’il n’avait pas rétabli l’ordre des choses en ce qui concerne le bon environnement définitif, vu que le Pays promis par YHWH était situé à Canaan ! L’esclavage à terme mortel du Peuple Hébreu en Egypte nous le prouva bien assez par la suite. C’est pourquoi il demanda évidemment à ce qu’il soit enterré en Terre Promise (Genèse 50 :25) comme le fut Jacob avant lui (Genèse 50:1ss).

Qu’en est-il de Juda, le fils de Léa mais finalement aussi l’ancêtre du Messie !

 

2. Juda (Genèse 37 ; 44 ; 49:8-10)

a) Le sauveur et le roi

Même s’il était complice des autres et à vrai dire contre Ruben qui voulait en fait sauver Joseph en douce (Genèse 37: 21-22 ; cf. aussi 42:22), Juda proposa en l’absence momentanée de Ruben (Genèse 37: 29-30) sa vente aux Ismaélites de passage. Il voulait éviter de répandre le sang de celui qui était malgré tout leur frère (Genèse 37: 26ss). Il sauva d’une certaine manière la peau de Joseph et par là s’imposa d’ailleurs déjà un peu comme le véritable chef de clan aux dépens de Ruben, l’aîné. Il prit d’ailleurs son indépendance vis-à-vis de Jacob un peu plus tard (Genèse 38) avec un comportement pas très louable au demeurant… !

Pourtant lors de la terrible famine avant le second voyage en Egypte, Juda s’imposa même face à Jacob en prenant l’initiative de se porter garant de Benjamin fils de Rachel (Genèse 43: 3ss) qu’il fallait impérativement amener en Egypte sur ordre de Joseph. En outre il plaida efficacement devant Joseph la cause de Benjamin pourtant son « concurrent au statut de chef de clan » en tant que fils de Rachel, accusé de vol. Juda proposa en outre de prendre la place de l’accusé par amour pour son père Jacob (Genèse 44:16ss). Nous voyons là une préfiguration messianique de Juda. Il prit non seulement ses responsabilités de chef ou « royales » en plaidant (avocat) au nom de ses frères mais encore celles de sauveur en se proposant de se « sacrifier » à vie comme esclave à la place de Benjamin. Il ouvrait en fait logiquement la voie de chef de clan à Benjamin, fils de Rachel au corps magnifique, comme le désirait à ce moment au fond de lui-même Jacob à défaut de Joseph.

Par ce biais, l’ordre des choses de la création divine semblait rétabli : d’abord l’aspect physique, matériel (Rachel, Joseph-Benjamin) puis l’aspect psychique et spirituel (Léa, Juda).

 

b) La bénédiction de Jacob-Israël pour Juda

« Juda, tu recevras les hommages de tes frères ; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. _Les fils de ton père se prosterneront devant toi. Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain_ d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schiloh (Shiloh : le Pacifique cf. SHaLOM : paix ; SCHaLaH : envoyer en mission, cf. Le Messie, l’Envoyé) et que les _peuples lui obéissent. Il attache à la vigne son âne et au meilleur cep_ le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement et dans le sang des raisins son manteau. Il a les yeux rouges de vin et les dents blanches de lait. » (Genèse 49:8-10 ; Segond 1910).

Juda le fils de Léa, prend littéralement et étonnamment la place de Joseph dans la bénédiction de Jacob. Il devient le « patriarche », l’héritier et aussi l’ancêtre de la tribu de Juda qui permettra aux Juifs de continuer à traverser les millénaires jusqu’à nos jours. Il sera l’ancêtre du Roi David et du Messie Jésus-Christ, le Shiloh. En effet les tribus du Royaume du Nord et leurs descendants dont Manassé et Éphraïm, fils de Joseph, ont été largement disséminés et mélangés aux nations à partir de -722 par les Assyriens. Seule la tribu de Juda, le Royaume du Sud, assurera la continuité juive même à Babylone, au retour d’exil en Israël et dans le monde suite à l’exil dû aux romains. Il est clair que Juda, le fils de Léa, avait malgré tout une « belle âme », nous l’avons vu. Il était aussi censé avoir un « beau corps » de lion aussi dans un « bel et bon environnement » de vignobles, de pâturages et d’élevage d’après la bénédiction de Jacob ! Bref une belle âme dans un beau corps de lion au Pays promis par YHWH où coulent le lait et le miel (Nombres 13:27) ! D’ailleurs il portera en lui et préfigurera de la sorte le Shiloh qui fera obéir les peuples… !

Autrement dit il est impérativement nécessaire d’avoir d’abord un contenant entier (corps, environnement, Pays promis) pour pouvoir profiter ensuite d’un contenu (âme, esprit, Jérusalem, Temple, etc…).

Mais que s’est-il passé ? L’entourloupe de Laban a-t-elle vraiment été résolue avec la bénédiction que reçut Juda ? Y-a-t-il encore eu des RaGeLiM ?

3. Les RaGeLiM de Moïse

a) Les espions manipulateurs

En Nombres 13 nous lisons l’histoire très connue des 12 espions-explorateurs représentant les 12 tribus d’Israël dont Caleb pour la tribu de Juda et Josué pour la tribu d’Éphraïm, fils de Joseph. Au retour, les espions rapportèrent de l’abondance dont bénéficiait le pays mais ils décrivirent aussi des habitants forts et puissants, des géants qui ne se laisseraient probablement pas faire. Caleb tenta de redonner la foi en YHWH ELoHiM et d’encourager à la conquête. Mais les autres, exceptés Josué et évidemment Caleb (Nombres 14:5-10), « décrièrent » (DiBaH : mauvais propos, médisance, mauvaise réputation, outrages, propos injurieux ; verbe : calomnier, décrier, donner mauvaise réputation) le Pays. Autrement dit, le Pays donné par YHWH était considéré comme mauvais, nul, inadapté pour le Peuple à cause de ses habitants. Bref, ils se sont attaqués par là à YHWH Lui-même à Ses capacités de les rendre victorieux, à Ses promesses et projets ! (Nombres 14:27).

Le résultat ne se fit pas attendre : les RaGeLiM, exceptés Caleb et Josué, qui ont décrié le Pays, moururent dans la foulée (Nombres 14:36-38). Le Peuple fut condamné à errer dans le désert pendant 40 ans et y mourir à terme, exceptés Caleb et Josué, une fois encore (Nombres 14:24+30 ; 34-35 ; 26:65). Le Peuple essaya alors d’attaquer tout de même les habitants du Pays mais ils furent battus (Nombres 14:39-45).

 

b) Josué le descendant de Joseph et d’Éphraïm désigné pour faire la conquête du Pays d’Israël et le cas Jéroboam

Selon l’attitude de foi de Caleb, un descendant de Juda, celui-ci aurait tout autant pu être désigné pour la conquête. Mais il n’en fut pas ainsi. Il reçut toutefois Hébron en Juda en héritage (Josué 14:13-14 ; 15:13). Cette ville n’était pas trop éloignée de Jérusalem et donc du futur Temple… !

En fait la conquête était encore du domaine de Joseph ou plus exactement de son descendant Josué. Selon le plan de YHWH ELoHiM, il était là pour assurer d’abord la vie corporelle, l’environnement, la Terre promise, « le pain, le lait, le miel, le vignoble » pour le Peuple par le combat et la conquête.

Ce n’est que bien plus tard que le roi David descendant de Juda, le roi Salomon, jusqu’à un certain point, et bien entendu le Messie, « couvriront » vraiment les deux dimensions.

Certes une fois à l’abri dans le Pays promis, il ne s’agit pas de se détourner de Jérusalem et du Temple ou du ministère de Juda comme l’a fait et fait faire le roi Jéroboam, Éphraïmite, donc descendant de Joseph. Il créa des hauts lieux avec des cultes sacrificiels à Béthel et à Dan, avec deux veaux d’or devant symboliser la sécurité matérielle et territoriale (1 Rois 12:25-33 ; 1 Rois 13:1-10). Il a ainsi trahi son ancêtre Joseph et son ministère. Le jugement divin ne tardera pas à s’abattre sur lui et sa descendance (1 Rois 13 à 16). La trahison du roi du Royaume du Nord, Jéroboam, a conduit une fois de plus les Juifs, notamment descendants de Juda, à jeter le discrédit sur « Joseph » et son rôle par rapport au don du Pays promis et à devenir beaucoup plus religieux spiritualistes. Ce déséquilibre s’est perpétué jusqu’à nos jours tant chez certains RaGeLiM juifs par rapport à la Terre promise que chez certains RaGeLiM chrétiens par rapport à la Terre promise céleste.

Mais sans Pays promis PREALABLE pas de Jérusalem et pas de Temple, sachant que négliger par la suite Jérusalem et le Temple implique aussi à terme la perte du Pays promis d’où les exils !!! Les deux sont intrinsèquement liés et indispensables. En fait le résultat du aux RaGeLiM comme aux idolâtres est le même : la mort en exil, hors du Pays promis !

 

4. Les RaGeLiM du Peuple d’Israël à notre époque

 

1948, nous le savons, est une date capitale dans l’Histoire du Salut : la création de l’Etat d’Israël. A ce moment jusqu’à nos jours, il y eut toujours des RaGeLiM juifs qui ne voyaient pas et ne voient toujours pas encore la nécessité de l’Aliyah, du retour au Pays promis. Même aujourd’hui encore, ils se sentent tellement bien ailleurs dans le monde… ! Pourtant il s’agirait pour eux d’entrer dans la réalisation des promesses de YHWH ELoHiM clairement énoncées dans les textes bibliques !!! Ils ne voient pas que vivre sur leur Terre leur assurera la vie de leur corps d’abord nécessitant absolument un environnement favorable pour eux et seulement de leur âme-esprit ensuite à plus ou moins long terme ! Ils ne voient pas qu’il s’agit pour eux de la seule issue pour la vie vu les projets meurtriers du Dragon de plus en plus évidents partout ailleurs dans le monde ! Ils inversent l’ordre de la création divine et sont des « religieux spiritualistes » !

Ces RaGeLiM sont clairement les descendants idéologiques de Laban, des fils de Léa et des explorateurs incrédules et calomniateurs de l’époque de Moïse !

Ils sont des menteurs par rapport au texte biblique et font de la sorte de YHWH ELoHiM un menteur ! Ils sont des manipulateurs et des incrédules auxquels YHWH a accordé « d’explorer » en quelque sorte le Pays promis par la Torah et les Ecrits Prophétiques qu’Il leur a révélés !

D’ailleurs certains sages juifs actuels disent que si leurs pères avaient écouté Theodor Herzl, auteur du manifeste sioniste en 1896, en faisant tout pour créer l’Etat juif en Terre promise avant l’accession au pouvoir de Hitler, la Shoah n’aurait probablement pas eu lieu. Les Juifs auraient effectivement eu un « refuge » voire des moyens de défense et d’attaque pour davantage se protéger. Mais comme dit, on ne refait pas l’Histoire ! Quoi qu’il en soit, quelle affirmation terrible mais significative !!!

 

5. Les RaGeLiM de l’Église et leur mensonge

a) Les RaGeLiM de l’Église

Les premiers RaGeLiM de l’Église sont clairement les membres des sept églises citées au début du livre de l’Apocalypse qui ont refusé le ministère de l’Apôtre Jean (le Joseph-Josué de son époque) et son message de la part de Jésus-Christ Glorifié qui les exhortait à rejoindre le Pays promis par la métamorphose du corps et la montée à la Salle du Trône pour former l’Église des Vainqueurs, celle de la conquête qui vaincra le Dragon dans tous les « espaces » qu’il occupe toujours indûment.

Ils furent des menteurs et des calomniateurs et par là engendrèrent des misères sans nom durant des millénaires et des perdus sans nombre pour le Royaume de Dieu !!!

Il y a quelques années, un homme de Dieu véritable et fidèle sur son lit de mort ayant vu Jésus-Christ Glorifié assis sur le radiateur de sa chambre d’hôpital, dit un peu plus tard à des proches présents : « Nous sommes tous des menteurs » !

Parole incompréhensible pour des gens engagés à fond pour l’Evangile de Jésus-Christ !!! Aujourd’hui ces paroles deviennent plus compréhensibles.

Nous n’annoncions qu’un tiers voire qu’un quart dudit Evangile (cf. Ecrit « Les trois sacrifices » n°125) et étions des menteurs en nous référant à un soi-disant « plein Evangile » !!! Nous n’étions que des « spiritualistes charismatiques » ou des RaGeLiM par manque de connaissance probablement ! (Cf. Osée 4:6)

Les spiritualistes charismatiques ou RaGeLiM de l’époque de l’Apôtre Jean, ont provoqué la catastrophe du catholicisme romain ou plutôt gréco-romain dont les racines idéologiques et philosophiques helléniques et romaines se sont fortement étendues dès le 2ème siècle au sein de l’Église ! La mise de côté de l’Apocalyptique, de la Révélation, ouvrant réellement, physiquement la porte du ciel, en général qualifiée de « mysticisme » irréaliste et irrationnel, perdure jusqu’à nos jours !

Aujourd’hui, nous étions ou sommes encore des RaGeLiM, nous avions ou avons le témoignage de l’Apôtre Jean, le texte de l’Apocalypse à disposition sans compter les autres textes bibliques notamment prophétiques, qui nous exhortaient ou exhortent à pénétrer dans le Pays promis réellement, concrètement avec le corps glorifié !!!

L’Evangile de Jésus-Christ comprend en effet un salut pour l’être humain tout entier ! Pour cela il ne peut que comprendre la dimension concrète et indispensable préalable du Pays promis offerte par Joseph puis Josué suivis de David et du Messie Jésus-Christ Glorifié !

La gravité des conséquences de la vente quasi meurtrière de Joseph aux Ismaélites (leurs descendants s’opposent d’ailleurs avant tout à la soi-disant « occupation » d’une terre qui, d’après eux leur reviendrait au titre du droit d’aînesse d’Ismaël, le « véritable héritier » d’Abraham et de ce qu’ils considèrent aujourd’hui comme « terre d’Islam »), du refus d’aller à la conquête du Pays promis, du refus du témoignage apocalyptique de révélation ou d’ouverture, de dévoilement, donc d’accès au ciel par l’Église est incalculable. _Sans accès au Pays promis ou au ciel PREALABLE, pas de Jérusalem ou de Jérusalem céleste et donc pas de Temple ou de Salle du Trône_.

Seule alors règne la mort du désert destinée aux RaGeLiM puisque l’environnement espace-matière-temps « désertique » en est totalement imprégné ! Sans Joseph, Juda et les siens étaient morts et enterrés.

L’Apocalypse ou le dévoilement (voile déchiré, accès au Saint des saints, Salle du Trône) annonce clairement la Grande Tribulation suivie du règne de l’Anti[é]-Christ où les chrétiens restés sur terre seront persécutés et tués à tour de bras. Jésus [Joseph-Josué] voudrait nous en préserver, encore faudrait-il que nous « gardions Sa Parole » pour devenir des vainqueurs et nous retrouver au ciel, notre refuge et Pays promis, dans la nouvelle Jérusalem et le Temple céleste (Apocalypse 3:10-12).

 

b) Le mensonge de certaines confessions et professions de foi chrétiennes
  • La christologie

En général dans les confessions ou professions de foi chrétiennes apparaissent les affirmations suivantes concernant Jésus-Christ : Sa naissance virginale, Sa divinité de Fils unique du Père céleste, Sa mort expiatoire sur la croix, Sa résurrection, Sa montée au ciel pour siéger sur le Trône à la droite du Père et Son retour en gloire pour « juger les vivants et les morts ». Ensuite on passe au Saint Esprit et à l’Église universelle sur terre. Nous sommes carrément dans le mensonge par omission !

Il manque en effet un élément majeur et capital entre Son accession au Trône d’une part et Son retour en gloire d’autre part (Apocalypse 19:11ss) !

C’est Jésus-Christ GLORIFIE (Apocalypse 1:12-16 ; Apo 2:1+8+12+18 ; Apo 3:1+7+14) REVELE ou APOCALYPTIQUE (Apocalypse 1 :1) !

C’est comme si on effaçait Apocalypse 1 à 19:10 : on « saute » directement au retour en gloire alors que le plan de YHWH comporte quelques chapitres entre les deux, c’est le moins qu’on puisse dire, dont la glorification du corps des croyants pour accéder dès à présent sans mourir au ciel ou Pays promis céleste et ensuite ACCOMPLIR le plan divin prévu et décrit dans l’Apocalypse !

Il y a là une atteinte non seulement aux effets et conséquences de la croix et de la résurrection pour le croyant mais une atteinte encore beaucoup plus gravissime à l’IDENTITE de notre Seigneur Jésus-Christ Porteur de la plénitude de la divinité (plèroma ; Colossiens 1:19 ; 2:9), c’est à dire Jésus-Christ Dieu, le Tout Puissant !

Seul le VRAI MESSIE, selon les textes bibliques vétérotestamentaires notamment, règne comme un VRAI ROI puissamment, visiblement et effectivement, comme son ancêtre David le fit. Sans cette visibilité il ne peut être le VERITABLE (Apocalypse 3:7 ; Apo 19:11), c’est-à-dire le vrai Dieu. Mais Il a choisi de ne combattre et de régner qu’avec Sa « Reine-Épouse », l’Église des Vainqueurs montée à la Salle du Trône siégeant avec Lui sur le Trône (Apocalypse 3:21). Mais comme elle ne monte pas, il y a évidemment un problème… !

En effet il se trouve que l’Église, comme Israël, fut et est une foule de RaGeLiM qui professe une vérité partielle donc partiale et de ce fait un mensonge d’abord sur l’identité de son Seigneur Dieu et de Ses capacités toutes puissantes plus particulièrement dans Sa manifestation de règne visible et tangible à partir du ciel sur la terre ! C’est cela la dimension apocalyptique ou révélée de Jésus-Christ mais dépendante de Sa volonté et de Son plan préalables (cf. : Joseph) avec l’Église des Vainqueurs !

Ainsi confesser Jésus-Christ monté au ciel, siégeant à la droite du Père ne suffit pas : il faut clairement ajouter ou tout au moins préciser : « Jésus-Christ Glorifié révélé ».

« Révélé » est le contraire de caché, de secret, d’invisible, d’inaccessible. La révélation (=Apocalypse, dévoilement) démontre que le « voile est déchiré », que l’accès au ciel est réellement ouvert pour pouvoir vraiment « circuler » dans les deux sens et surtout se rencontrer visiblement, concrètement, effectivement, converser et pas seulement « spirituellement » où nos prières ressemblent bien souvent à des monologues !

Une autre caractéristique identitaire de Jésus-Christ Glorifié révélé est celle de l’EPOUX (2 Corinthiens 11:2 ; Apocalypse 21:2). Si un époux n’est pas accessible, ce n’est tout simplement pas un époux. Il se dévoile, se découvre, bref se REVELE à Son Épouse dans l’intimité totale pour ne plus former qu’un avec elle ! Et ce n’est pas une image ou un symbole !

Jésus-Christ est l’EPOUX qui veut prendre concrètement soin de Son Épouse, l’Église, en la mettant à l’abri, en la protégeant ! Il n’est pas Celui qui veut la larguer dans le désert de l’espace-matière-temps, des tribulations ce monde ici-bas ! Il veut au contraire la mettre en position victorieuse dans ce monde à partir du ciel et du Trône ! Pour ce faire celle-ci doit habiter le Pays Promis céleste et agir à partir de lui, exactement selon le modèle d’Israël qui doit exercer son ministère de Peuple élu à l’égard du monde à partir de sa Terre (Cf. : Joseph) !

Mais il se trouve que l’Église de RaGeLiM a infligé et continue d’infliger des « râteaux » à son Amoureux et Époux divin qui n’arrête pas de lui faire non seulement des avertissements mais encore des propositions, des promesses et des déclarations d’amour pour qu’elle Le rejoigne à la Maison céleste !

Cela va encore plus loin : il s’agit de la remise en question de son identité de Père éternel qui est clairement énoncée en ce qui Le concerne en Esaïe 9:6 ! Apocalypse 12:1ss décrit la naissance de Son Fils qu’Il aura avec Son Épouse glorifiée ! Le processus apocalyptique et l’accomplissement du plan divin dont la naissance de l’enfant mâle est capitale. Celui-ci bénéficiera de l’enlèvement et procèdera à la conquête de la partie des lieux célestes encore indûment occupés par l’Ennemi (=enfer) puis celle de la terre pour aboutir à l’instauration du Millénium dont on ne voit d’ailleurs souvent pas grand-chose dans les confessions de foi en général.

Ainsi nous constatons que la christologie comporte aussi la dimension de Joseph (Terre, corps, multiplication, révélation).

  • Le rôle du Saint Esprit et l’ecclésiologie (doctrine de l’Église)

Le troisième article du Symbole des Apôtres qui ne fut d’ailleurs pas rédigé par les Apôtres, parle de l’Église universelle, c’est-à-dire l’Église située partout dans l’univers ou de l’espace-matière-temps. Rien n’apparaît de l’Église des Vainqueurs ou de l’Église glorifiée « montée ».

Cette omission « limite » par conséquent l’action du Saint Esprit dont la mission et le rôle majeurs sont de nous métamorphoser et nous amener via les dons et ministères charismatiques auprès de Jésus corps, esprit, âme hors de l’univers dans les lieux célestes !

Nous voyons clairement que les confessions de foi sont l’œuvre des chrétiens RaGeLiM, héritiers des sept églises citées dans l’Apocalypse, qui ont refusé comme les frères de Joseph et la majorité des espions de Moïse de passer à la conquête et à l’installation dans le Pays promis ! Certes on peut concéder le manque de connaissance (Osée 4:6), de négligence ou encore d’ignorance suite à la succession des générations où l’on a « oublié » tout cela mais avouons que les conséquences furent et sont vraiment catastrophiques.

Quoi qu’il en soit les confessions de foi du début de notre ère, sont la preuve par neuf du refus de l’Apocalyptique des chrétiens de la fin de premier siècle et de leur état de RaGeLiM. Ils ont, jusqu’à nos jours, influencé l’Église à travers les siècles !

  • Le passage du mythe à la réalité historique

La définition de mythe est un récit relatant des faits imaginaires non consignés objectivement par l’histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d’ordre philosophique, métaphysique ou social.

Malheureusement non seulement dans les milieux athées, agnostiques mais encore dans les milieux dits chrétiens libéraux voire plus « orthodoxes » la totalité ou tout au moins des parties des textes bibliques sont de l’ordre du mythe, du symbolisme et plus particulièrement les textes apocalyptiques dont évidemment principalement l’Apocalypse. Là nous côtoyons par voie de conséquence nombre d’interprétations de RaGeLiM très éloignées de l’histoire alors que la « dimension de Joseph » nous fait clairement passer du mythe à la réalité historique et très concrète de la vie !

La métamorphose du corps, la montée permettant à une partie de l’Église d’être dans les lieux célestes pour ensuite agir sur terre tout en sachant qu’il y aura durant cette période une église restée sur terre subissant beaucoup de souffrances, la non confusion de la Grande Tribulation avec le règne de l’Anti[é]-Christ, l’enlèvement, le Millénium et bien d’autres aspects dont nous ne cessons d’écrire et de parler, nous permettent de dérouler chronologiquement donc de façon tout à fait historique l’Apocalypse, comme du « papier à musique » !

Comme Joseph, Josué nous passons du mythe générateur d’incrédulité à la réalité historique génératrice de foi pour le salut du corps par la survie concrète en Egypte (Joseph) et/ou la conquête, l’installation au Pays promis (Josué) !

Sans réalisation concrète et réelle messianique révélée, visible, tangible du passage au Pays promis céleste, l’Église passe obligatoirement partiellement ou totalement à terme au mythe et au symbolisme dans son vécu et sa pensée ! Il faut en effet bien tenter de trouver des explications et des interprétations plausibles et humainement raisonnables à ces textes… La foi, même charismatique, doit impérativement passer de l’incantatoire au concret réel apocalyptique ou de la révélation.

Seule la REPENTANCE reste l’issue positive et unique pour passer de l’état de RaGeLiM au Véritable qui nous affranchit réellement et concrètement de la servitude et de la vulnérabilité !

 

Conclusion

La question « Joseph OU Juda ? » doit obligatoirement trouver sa réponse en « Joseph ET Juda », c’est-à-dire dans le Messie qui regroupe parfaitement les deux, encore faudrait-il que nous l’acceptions en tant que tel !

Le merveilleux texte prophétique messianique d’Ezéchiel 37:15-28 met en avant cette réunification de Joseph (Éphraïm, Royaume du Nord) et de Juda (Royaume du Sud). Ezéchiel doit en effet maintenir ensemble dans sa main un bâton brisé pour préfigurer et signifier cette réunification dans le Pays promis. « Le Serviteur David », le Messie Jésus-Christ, sera leur roi et y règnera dans une Alliance de paix éternelle.

Etonnamment, un commentateur de l’Apocalypse de tendance évangélique considère que dans la situation actuelle il y a des « anomalies à rectifier » : « … l’Église qui devrait être dans les cieux ; Israël qui devrait vivre en paix dans tout le pays qui lui a été promis… ». Nous dirions qu’il ne s’agit pas d’anomalies mais bien de catastrophes bimillénaires dont les effets perdurent et s’étendent de plus en plus dans notre situation d’exil hors de notre Pays promis céleste !

Comprenons que la dimension de Joseph est simplement aussi au programme des textes prophétiques apocalyptiques, de l’Apocalypse et bien d’autres textes, encore faudrait-il considérer les choses dans leur globalité et notamment dans l’ordre divin comme c’est décrit entre autres dans la Genèse et l’Apocalypse : d’abord Joseph ensuite Juda pour finalement trouver la réconciliation et l’union parfaites des deux EN Jésus-Christ !

Si Jésus-Christ Glorifié ne S’était pas révélé à l’Apôtre Jean pour nous exhorter à la métamorphose du corps et à la montée pour la formation de l’Église des Vainqueurs au Pays promis céleste, Il n’aurait pas été le vrai Messie. En effet Esaïe 11 et Ezéchiel 37, avec nombre d’autres textes associent clairement le règne du Messie davidique à venir au Pays promis c’est-à-dire au « ministère » de Joseph-Josué PREALABLE SUIVI bien entendu de celui de Juda avec Jérusalem et le Temple !

« C’est pourquoi tu diras : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : je vous rassemblerai du milieu des peuples, je vous recueillerai des pays où vous êtes dispersés et je vous donnerai la terre d’Israël (ministère de Joseph d’abord) Je leur donnerai un même cœur et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes ordonnances et qu’ils observent et pratiquent mes lois et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu (ministère de Juda ensuite). » (Ezéchiel 11:17+19 ; Trad. Segond 1910).

En Jésus,

Martin BUSCH

125. Les trois sacrifices

INTRODUCTION

Exode 29:10-28 relate de trois sacrifices. Le sacrifice de Jésus englobe tous les sacrifices prescrits pour Israël et tout particulièrement ceux que nous allons commenter. Il est aussi le Souverain Sacrificateur pour l’éternité auprès du Père (Cf. Hébreux 7 et 8).

Les buts et effets de ces trois sacrifices nous révéleront probablement que nous ne prenons pas la mesure de l’étendue que recouvre le sacrifice complet de Jésus en notre faveur. Autrement dit, les églises ne considèrent et ne prêchent en général que le tiers de l’Evangile issu de la croix et de la résurrection !

 

1. Le sacrifice pour le péché ou justification et la Pentecôte (Exode 29:10-14)

Il s’agit du sacrifice dont la dimension est reprise en général par les églises et qui est évidemment fondamental et capital.

« Tu amèneras le taureau devant de la tente de la rencontre. Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du taureau. Tu égorgeras le taureau devant YHWH à l’entrée de la tente d’assignation. Tu prendras du sang du taureau, tu en mettras avec ton doigt sur les cornes de l’autel et tu répandras tout le sang à la base de l’autel. Tu prendras toute la graisse qui couvre les entrailles, le grand lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel. Mais tu brûleras au feu à l’extérieur du camp la chair du taureau, sa peau et ses excréments : c’est un sacrifice pour le péché. (HATaH : sacrifice pour le péché d’une victime expiatoire, sacrifice de culpabilité, de purification) ».

 

a) L’identité et le rôle des sacrificateurs et la justification par le sacrifice de substitution expiatoire

Le péché, la culpabilité, l’impureté du Peuple « absorbés et donc portés » par les sacrificateurs parce qu’ils sont ses représentants, intermédiaires, médiateurs et ambassadeurs, doivent être transférés sur le taureau à sacrifier via l’imposition des mains (acte de foi) sur sa tête (cf. Lévitique 16:21). Celui-ci « absorbera » ainsi le péché et par conséquent le portera à son tour à la place des sacrificateurs et par extension du Peuple. Sa mort sacrificielle de substitution aura alors un effet expiatoire. Le feu brûlera la plus grande partie du corps du taureau à l’extérieur du camp, autrement dit le péché sera de la sorte exclu, chassé du camp, un peu comme on traite des détritus et des excréments. Le feu consumera, purifiera, exterminera tout ce « paquet » fondamentalement négatif. Notons que les entrailles, le foie, les rognons devaient aussi d’emblée être brûlés sur l’autel pour empêcher préventivement toute lecture d’augure et de divination, pratiques très répandues dans l’Antiquité païenne mais sévèrement interdites pour le Peuple d’Israël (Cf. Deutéronome 18:10-12). Seul YHWH est habilité à connaître l’avenir et le destin de tout un chacun et du monde et Il le révèle à qui Il le veut et comment Il le veut.

Nous retrouvons évidemment des thématiques attribuées à Jésus-Christ non seulement Sacrificateur et donc représentant, ambassadeur, intermédiaire ou médiateur (1 Timothée 2:5 ; Hébreux 7 et Héb 8:6 ; Héb 9:15 ; Héb 12:24) mais aussi victime expiatoire de substitution qui nous purifie et nous justifie si nous croyons (par la foi). Par Sa perfection, Il est le représentant des croyants auprès du Père et celui du Père auprès des croyants c’est-à-dire le Sacrificateur-Médiateur-Ambassadeur !!! Lui par contre n’a pas transféré le péché sur une autre victime expiatoire à sacrifier mais accepta Lui-même d’être ladite victime sur la croix tout en n’ayant pas péché (Hébreux 7:28) et donc ne méritant pas de châtiment ! C’est la raison pour laquelle Il put pleinement et de façon satisfaisante aux yeux du Père subir le châtiment à notre place. S’Il avait péché, Il n’aurait pas pu être puni à notre place puisqu’Il aurait dû être châtié pour son propre péché et uniquement celui-là selon la justice de YHWH, donc pas de transfert ni de substitution possible. En effet le salaire du péché, aussi petit soit-il, c’est la mort pour celui qui l’a commis.

L’animal sacrifié ne pouvait de même être coupable de péché vu qu’il n’avait pas de libre arbitre et donc ne pouvait être responsable.

C’est pourquoi il pouvait provisoirement prendre le péché sur lui. Son sacrifice était pour cette raison provisoirement agréé par YHWH. L’animal fut toutefois marqué par les effets généralisés de la chute de l’homme lui, doté du libre arbitre, responsable et ambassadeur de la création dont les animaux. Par ce fait l’ensemble de création fut touché par la corruption contrairement à Jésus né du Père céleste et parfait à tout point de vue. Ainsi seul le sacrifice de Jésus pouvait être de substitution et expiatoire et pouvait englober tous les sacrifices de l’Ancienne Alliance. Il est le seul vecteur expiatoire pouvant au final être agréé du Père en absorbant (prenant sur Lui) et en pouvant porter tout péché !

 

b) Le sang libère la puissance et le don de l’Esprie Sainte

Le sang est répandu sur les cornes de l’autel par le doigt du représentant, médiateur ou intermédiaire de YHWH auprès du Peuple à savoir le sacrificateur. Les cornes représentent la puissance de bénédiction qui pourra de la sorte être libérée en faveur du Peuple grâce au sang versé et appliqué aux endroits prescrits.

De même le sang versé de Jésus libère la puissance de la Sainte Esprie sur les croyants par le « doigt » ou l’autorité-puissance de YHWH qui pourra s’exercer en notre faveur (Exode 8:19 ; Exo 31:18 ; Luc 11:20).

Il est aussi répandu autour de l’autel (cf. croix), passage obligé, pour pouvoir approcher YHWH ELoHiM dans le Sanctuaire. Tout doit être purifié par le sang d’expiation, de rédemption et de réconciliation.

Enfin la graisse doit « fumer » (KaTaR : faire un sacrifice de fumée, brûler. Cf. quand la graisse brûle cela donne beaucoup de fumée. Cela fait penser à la catharsis la purification, cf. Cathares = les purs) parce que la purification permet la libération de la puissance et de la bénédiction (cf. : dons spirituels, ministères et services, fruits de l’Esprit dans le N.T.) par le feu et la fumée ! Nous pensons aussi à l’huile, la graisse à mettre en rapport avec l’Esprie Sainte, le Feu et la Fumée que nous retrouvons dans la colonne de Feu et Fumée dans le désert et dans le Temple lors de sa Dédicace.

Pierre reparle de ces éléments lors de son discours à la Pentecôte qu’il a repris du prophète Joël (cf. Joël 2:30) : « … je donnerai des prodiges en haut dans le ciel et des prodiges en bas sur la terre, du sang, du feu et des nuages de fumée » (Actes 2:19). La Pentecôte, le don de l’Esprie Sainte est clairement à mettre en relation avec ce premier sacrifice comme première conséquence de la justification et doit mener, nous le verrons, à la suite, c’est à dire au second sacrifice !

Jusqu’ici nous sommes dans la ligne de ce qui est généralement enseigné dans les églises, tout au moins les églises charismatiques.

 

2. Le sacrifice de l’offrande ou la métamorphose du corps (Exode 29:15-18 ; cf. Romains 12:1-2).

« Tu prendras l’un des béliers et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu en prendras le sang et tu le répandras sur l’autel tout autour. Tu couperas le bélier en morceaux, tu laveras les entrailles et ses pattes que tu mettras sur les morceaux et sur sa tête. Tu feras fumer tout le bélier sur l’autel ; c’est un sacrifice complet pour YHWH, c’est un sacrifice consumé par le feu, d’une odeur d’apaisement pour YHWH. »

a) Transfert du charnel et de la mortalité du corps non encore sauvé sur le bélier

Contrairement au premier sacrifice, celui-ci était consumé non pas à l’extérieur du camp mais sur l’autel. Il ne s’agissait par conséquent pas du péché impur et sale qui devait être « transporté » hors du camp pour y être « fumé », brûlé, par substitution. La fumée hors du camp n’était pas d’une odeur agréable à YHWH !

Le transfert de la mortalité et du charnel sur le bélier qui devait être sacrifié par substitution se faisait par l’imposition des mains (acte de foi).

Les meilleurs morceaux et la tête du bélier furent recouverts par des entrailles lavées et/ou vidées des excréments et les pattes lavées des saletés. Ces derniers représentaient la chair ou sarx héritée de la chute. Les meilleurs morceaux représentaient le corps (soma à différencier de la chair sarx), la tête, domaine de la pensée, avec ses cornes, puissance et capacités humaines propres. Ceux-ci n’auront pas le dessus parce que de plus en plus infectés par la sarx dominante, placée au-dessus.

Une illustration : mettez deux pommes ensemble, l’une « infectée » par la pourriture et l’autre saine : c’est la pourrie qui aura le dessus en infectant la saine… ! Il en est exactement de même pour le corps mélangé à la chair dans l’espace-matière-temps ! Nous sommes exactement dans la situation des chrétiens actuels, certes justifiés, mais dont le corps n’est pas sauvé, ni préservé !

Cette présentation sur l’autel, au premier abord étrange, nous permet donc d’identifier ici le corps des sacrificateurs transféré sur le bélier sacrifié, recouvert par la chair mortelle dominante.

Le bélier portant ainsi la mortalité charnelle du corps des sacrificateurs ainsi préparé et présenté devait être brûlé au final sur l’autel. Par-là, le corps du sacrificateur était transformé, consacré, glorifié par le Feu à l’intérieur du camp.

En effet sous peine de risquer la mort au Saint des Saints, le sacrificateur devait préalablement recevoir la gloire de la Fumée et du Feu. Le bélier de ce second sacrifice devait donc être complètement brûlé sur l’autel et il était d’une agréable (NiCHoaCH : agrément, ce qui est agréable, apaisant, serein, qui plaît) odeur à YHWH.

Le sang devait être répandu sur l’autel et tout autour. A nouveau la puissance pouvait être libérée puisque les cornes signifiant la puissance ne pouvaient qu’y être incluses.

De même notre corps et notre chair devront être « offerts » en sacrifice (Romains 12:1-2) EN Christ, DANS Son Corps glorieux de Feu de gloire à « l’intérieur », sur l’autel (croix), dans la victime expiatoire où tout sera « fumé » ou brûlé. Ainsi la mortalité charnelle de notre corps devra être transférée par la foi dans Son Corps glorieux de Feu et de Lumière (Cf. Baptême de gloire et de Feu : Apocalypse 1:17-18 ; et Ste Cène de gloire : Apocalypse 3:20). Notre corps pourra ainsi être métamorphosé, changer de morphologie. D’ailleurs le Feu, sa chaleur, la Lumière et le nuage de gloire et les bonnes odeurs parfumées (bonne odeur agréable pour YHWH) et d’autres manifestations commencent à avoir lieu dans des réunions et moments de prières et sont à rechercher et à recevoir dans une intensité telle qu’elles aboutissent réellement et concrètement à la métamorphose du corps en fait opérée par la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18).

b) Le lavage par l’eau : confirmation que le premier sacrifice était accompli et efficace

Les parties du dessus, visibles, apparentes dites viles ou la chair (sarx) devaient être lavées en vue de la régénération par le Feu. En effet les excréments des entrailles, les saletés des pattes ne pouvaient avoir leur place sur le Saint Autel. Il fallait impérativement procéder au lavage et par là les éloigner de l’Autel car ils avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice.

Ce « lavage » par l’eau confirmait simplement que le premier sacrifice pour le péché était accompli. Les saletés et les excréments avaient déjà été brûlés à l’extérieur du camp lors du premier sacrifice. Ils ne pouvaient donc « revenir » dans le processus du deuxième sacrifice qui a une toute autre signification.

Pour nous cela préfigure la « transformation » (=métamorphose, transfiguration) de notre corps qui est aussi le « bain de la régénération » et le renouvellement en une forme et substance nouvelles par la Sainte Esprie (cf. 2 Corinthiens 3:18 ; Tite 3:5). Nous savons tous que ce n’est effectivement pas le baptême d’eau qui sauve mais bien la repentance et la foi pour commencer (cf. Actes 8:13-24).

Par conséquent, l’eau de ce sacrifice prépare au bain de régénération du deuxième sacrifice parce qu’il confirme que le premier sacrifice a d’ores et déjà été efficace. Il ne peut donc s’agir du baptême d’eau ne sauvant pas, mais bien du baptême de gloire vécu par l’Apôtre Jean (Apocalypse 1:17-18) , dont il est aussi question en Tite 3:5 : « … non en vertu d’œuvres celles de justice que nous nous aurions faites mais selon sa miséricorde, il nous sauve par un bain (loutros : bain, lavage, baignade non pas avec de l’eau mais de régénération ou encore de Feu) de régénération (palingenisia : [palin adv. de nouveau, retour à un état antérieur] nouvelle genèse [retour à l’état d’Adam et d’Eve avant la chute], nouveau commencement, nouvelle naissance, naissance En-Haut, rétablissement, renouvellement, re-création, régénération, restauration, rénovation, production d’une nouvelle vie) et le renouvellement (anakainosis : renouvellement, ana re-, nouveau, autre ; kainos : FORME et SUBSTANCE [nouvelles]) de l’Esprie Sainte. »

c) Nécessité du salut du corps

Les sacrificateurs, transféraient, transmettaient au bélier par l’imposition des mains (foi) qui ils sont et ce qu’ils sont, non seulement leur « partie chair, sarx » mais encore les parties dites nobles consommables et qui, comme dit, déjà infectées, s’altèreront totalement aussi avec le temps donc dans l’espace-matière-temps. Ce bélier absorbait ce « mélange intermédiaire mortel » que furent le corps et la chair des sacrificateurs et cela leur permettait le service du Temple, surtout l’approche de YHWH ELoHiM au Saint des Saints.

A ce stade, nous, nous sommes certes juridiquement donc potentiellement des sacrificateurs par le premier sacrifice de par le pardon des péchés et le don de l’Esprie Sainte, mais nous n’avons pas encore « sacrifié-brûlé-fumé-transfiguré » notre propre corps mortel en un corps glorieux immortel. Il s’agit de la condition incontournable pour devenir totalement et réellement sacrificateurs au sens signifié en Apocalypse 1:6 et 5:10 pouvant aller dans le Saint des Saints ou la Salle du Trône.

Notre corps doit donc être « fumé », brûlé c’est à dire métamorphosé, sauvé par le Feu divin dans le sacrifice vivant (Cf. Romains 12:1-2) et donc, comme dit, devenir pleinement par ce sacrifice à notre tour des sacrificateurs métamorphosés, transformés esprie, âme et aussi corps (Apocalypse 1:6 ; Apo 5:10).

 

d) Sacrifice vivant ou métamorphose (transfiguration, transformation)

Précisons qu’il s’agit d’un sacrifice VIVANT (turian dzosan) d’après Romains 12:1 c’est-à-dire que la mort ne nous touchera pas dans ce processus ! En ce qui concerne les sacrificateurs, le bélier est sacrifié à leur place par substitution et nous, nous bénéficions du sacrifice de Jésus-Christ à notre place « afin que nous ne périssions pas » (Jean 3:16). Notre corps mortel disparaîtra certes dans sa morphologie actuelle parce qu’il sera transformé, transfiguré, métamorphosé par le Feu divin (2 Corinthiens 3:18) mais il bénéficiera par-là de l’immortalité !

Par la foi (l’imposition des mains à la victime à sacrifier est un acte de foi) et l’œuvre de la Sainte Esprie (2 Corinthiens 3:18) nous transférons notre mortalité corporelle sur Jésus, la victime expiatoire !

Il s’agit d’un sacrifice parfait d’apaisement, agréable et qui plaît à YHWH ELoHiM ! Pourquoi Lui plaît-il ?

Simplement parce qu’il permettra dorénavant le passage, l’accès et l’élévation à la sacrificature réelle laquelle nous permettra de Le rejoindre réellement dans le « Saint des Saints » !

En d’autres termes, l’Epouse pourra alors rejoindre l’Époux divin et par cette rencontre réelle et uniquement ainsi, l’amour pourra s’exprimer parfaitement. L’Époux Jésus-Christ Glorifié sera apaisé, satisfait et heureux (cf. odeur agréable » pour YHWH le Fils) ! Quel bonheur !

L’expression de Son amour dans tous les sens du terme pourra parfaitement et pleinement se manifester en faveur de l’Épouse dans une communion et une union parfaites. L’Épouse pourra ainsi tomber enceinte pour accoucher plus tard d’un fils ! (Apocalypse 12:1-5)

Mais auparavant, suite à la métamorphose du corps, il faudra être investi, intronisé et élevé pour la communion, l’union et le partage : c’est le troisième sacrifice qui suit.

 

3. Le sacrifice d’investiture puis d’élévation et de communion

L’Apocalypse donne un nouveau « statut », une nouvelle « dignité » à l’Eglise des Vainqueurs à savoir rois et, pour notre propos ici, sacrificateurs (Apocalypse 1:6).

 

a) Le sacrifice en vue de l’investiture : première partie (Exode 29:19-21)

Le sacrificateur devra être investi, consacré, reconnu comme tel par tous, à commencer par YHWH Lui-même. Il reçoit par là la dignité, le statut (comme les « galons » en milieu militaire, reconnaissance, autorité et gloire octroyés par le nouveau grade) de gloire reconnus au sacrificateur au sens plein du terme. C’est le but de la première partie de ce sacrifice.

De même, le sacrificateur de l’Apocalypse métamorphosé devra, comme il se doit, être introduit, intronisé, investi dans son nouveau statut ou encore nouvelle « dignité » (cf. Nombres 27:20) et ses nouvelles fonctions y afférant.

« Tu prendras le deuxième bélier, et Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. Tu égorgeras le bélier ; tu prendras de son sang, tu en mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, sur le pouce de leur main droite et sur le gros orteil de leur pied droit et tu répandras le sang sur l’autel tout autour. Tu prendras du sang qui sera sur l’autel et de l’huile d’onction et tu en feras l’aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et sur leurs vêtements. Ainsi seront consacrés (QaDaCH : introniser, GLORIFIER, sanctifier, consacrer, préparer, choisir, faire sortir de l’ordinaire) Aaron et ses vêtements, ses fils et leurs vêtements.

  • Le lobe de l’oreille droite, le pouce de la main droite, le gros orteil du pied droit et les vêtements

Le côté droit de l’être humain est en général considéré comme plus « noble », plus a_droit_ (par opposition : gauche ou _mal_adroit) parce qu’il dirige le geste (écriture, travail manuel etc. par exemple) plutôt d’abord avec la main et le pied droits. Il est aussi question de la « droite de YHWH » désignant Sa puissance et Son autorité (Exode 15:6). La notion de droite domine majoritairement l’ensemble des actions du corps et au-delà de l’être humain.

Le côté droit signifie par conséquent le statut, la dignité, les fonctions et capacités en découlant.

Ce texte nous donne davantage de détails par rapport aux conséquences de la métamorphose.

Le lobe de l’oreille fut percé avec en général le placement d’un anneau pour identifier un esclave (cf. Deutéronome 15:16-17).

Par ailleurs, l’oreille et son lobe furent à l’époque considérés comme le siège de l’intelligence (cf. âme), de l’entrée et de la sortie des espries (cf. esprie humaine). Les anneaux fixés à l’oreille étaient censés protéger des mauvaises espries dans les milieux païens, ce qui implique qu’ils pouvaient être considérés comme un signe d’idolâtrie.

Ici le lobe est recouvert de sang (aussi d’huile lors d’autres sacrifices ; cf. Lévitique 15:25+28). Cela signifie que le sacrificateur est considéré comme libéré de son esclavage, de ses pensées limitées tant au niveau rationnel que sentimental (cf. âme) et du monde spirituel négatif (cf. esprie). Le sang et l’huile le libéraient de son esclavage notamment celui de son intelligence humaine limitée, de l’idolâtrie ou de spiritualités fausses et oppressives, donc de tous les obstacles qui l’empêchaient d’approcher YHWH ELoHiM. Bref ici il s’agit clairement de la libération « officielle donc réelle et objective » de son AME et de son ESPRIE de par son nouveau statut et sa nouvelle dignité ! Le sang et l’huile sur le lobe de l’oreille droite sont les « marqueurs » de ce nouvel état de fait !

Le parallèle avec le sacrificateur de l’Apocalypse coule de source. Ce sacrificateur est effectivement et réellement libéré des esclavages et des limitations que l’espace-matière-temps impose par aveuglement tant à l’âme (psychè, psychique), siège des sentiments et de l’intelligence, qu’à l’esprie (pneuma, pneumatique, vent, esprit), siège des spiritualités. (Cf. Apocalypse 3:18c ; Collyre pour les oindre les yeux et recouvrer la vue tant psychique que spirituelle mais aussi physique aux réalités célestes, l’un ne pouvant se passer de l’autre ; Romains 12:2 : renouvellement de l’intelligence ou connaissance pour discerner la volonté parfaite, bonne et agréable de YHWH ELoHiM).

Le pouce ou « doigt » est une unité de mesure correspondant à la largeur du pouce c’est-à-dire 2 cm environ (cf. Jérémie 52:21). Il est aussi un membre indispensable de la main pour travailler, saisir des outils, objets et nourriture, mesurer, écrire, manger etc… Le sang « consacre, sanctifie, glorifie » tous ces aspects « actifs de nature corporelle » donc de capacité d’action, de travail et de puissance du sacrificateur (cf. Exode 8:19 ; Exode 31:18 ; Deutéronome 9:10 ; Luc 11:20 où le doigt de Dieu est considéré comme Sa puissance).

La « mesure » des gestes des sacrificateurs et de leur travail était alors considérée comme juste, parfaite et agréable par YHWH ELoHiM.

Nous sommes clairement dans la pérennisation « officielle et donc réelle et objective » du CORPS glorifié des sacrificateurs de par leur nouveau statut et leur nouvelle dignité avec lesquels ils pourront travailler et agir selon YHWH.

Le sacrificateur de l’Apocalypse de par la glorification préalable de son corps (Apocalypse 3:18 ; Apo 6:2 ; Apo 12:1 : glorifiés montés, or purifié par le Feu ; Apocalypse 1:13-16 aspect du corps de Jésus glorifié.) pourra travailler « correctement » selon la « mesure de la taille de la plénitude de Christ » (Ephésiens 4:13). Bref, il aura le « doigt » ou les « moyens et les capacités physiques glorieuses » d’accomplir correctement le service de YHWH.

Le gros orteil est quasiment indispensable pour se déplacer particulièrement pour la marche, notamment pied nu ou même en sandales et par là englobe, représente le pied.

Le sacrificateur était appelé à fouler le Lieu Saint et le Lieu très Saint. Pour cela il fallait que le gros orteil représentant le pied soit sanctifié par le sang de la victime d’investiture. Le Peuple d’Israël doit lui aussi fouler la Terre Sainte (Deutéronome 11:24 ; Josué 1:3). C’est pourquoi il est fort probable que la restauration du Temple soit intrinsèquement liée à la restitution totale de la Terre d’Israël promise maintes fois au Peuple d’Israël par YHWH ! Sachons toutefois que s’il devait y avoir de nouveaux sacrifices dans le troisième Temple, ils ne contribueraient plus à aucune bénédiction vu l’œuvre de Jésus sur la croix.

Le pied du sacrificateur de l’Apocalypse doit fouler les lieux célestes promis et particulièrement la Salle du Trône, Lieu Très Saint par excellence !

Le gros orteil du pied droit sert à « fouler l’environnement » glorieux, promis, mis à part pour nous par YHWH où nous serons autorisés à nous déplacer et vivre sans les limitations de l’espace-matière-temps dont nous serons libérés de par le nouveau statut et la nouvelle dignité !

Les vêtements du sacrificateur recouvraient la nudité honteuse d’ordre charnel (cf. Genèse 3:7-11). Ils devaient être aspergés du sang de l’autel et de l’huile d’onction. Ce furent les « détergents » parfaitement efficaces qui seuls pouvaient effacer la honte de la nudité par des vêtements conformes rendant possible de supporter la sainteté de YHWH ELoHiM au Lieu Saint et surtout au Lieu très Saint !

Le vêtement au paradis était l’éclat de gloire et de lumière revêtant les corps nus d’Adam et d’Eve qui avaient été créés à la ressemblance ou à l’image de YHWH glorieux ! Donc il n’y avait pas de honte à cause de ce « revêtement » de Gloire, de Feu et de Lumière. A cause du péché, la nudité honteuse du corps en découlant, révéla la disparition progressive de ladite gloire ou ressemblance à YHWH puisqu’elle était de plus en plus entachée et polluée par des ténèbres charnelles et de mort.

D’ailleurs par peur de YHWH, Adam et Eve essayèrent de couvrir leur nudité dorénavant honteuse, entachée perdant la Lumière avec des feuilles de figuier. Mais ensuite ils furent « recouverts », habillés de peaux d’animaux qui furent malheureusement préalablement tués pour ne pas dire sacrifiés par YHWH Lui-même (Genèse 3:7+21). Là encore nous remarquons le caractère de sacrifice de substitution pour permettre au moins une durée de vie provisoire et donc une nouvelle chance de salut.

Les sacrificateurs de l’Apocalypse porteront des vêtements blancs de gloire et de lumière qui manquaient d’ailleurs cruellement à l’église de Laodicée.

Ils seront libérés de la honte de la nudité de par leur vêtement blanc marquant leur nouveau statut, leur nouvelle identité et leur nouvelle dignité (Apocalypse 3:18-21) !

Nous constatons en outre que la femme d’Apocalypse 12:1 qui est bien entendu l’Eglise des Vainqueurs (ou les sacrificateurs) sera revêtue du soleil ou portera des vêtements brillants comme le soleil c’est-à-dire sera à l’image de Jésus-Christ Glorifié son Epoux. Elle accouchera d’un enfant mâle, leur fils, la nouvelle génération qui pourra être enlevée (Apocalypse 12:1-5 ; cf. Esaie 9:6 où Jésus est appelé « Père éternel »).

 

b) Le sacrifice pour l’élévation et la communion : seconde partie (Exode 29:22-28).

La seconde partie sera l’élévation (montée) avec le partage, la communion (vie dans la Salle du Trône) avec YHWH ELoHiM.

« Tu prendras la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvre les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons et la graisse qui les entoure et le gigot droit, car c’est un bélier de d’inauguration (MiLouHiM : investiture, inauguration, consécration, dédicace ; cf. MiLoH : plénitude, gloire) ; tu prendras aussi une couronne de pain, un gâteau à l’huile et une galette du panier des azymes placé devant YHWH. Tu mettras toutes ces choses sur les paumes d’Aaron et sur les paumes de ses fils et tu les feras tournoyer vers le haut (NOPH : élever en agitant et balançant de façon circulaire de bas en haut, faire tournoyer vers le haut, faire faire un tournoiement vers le haut) devant YHWH. Tu les ôteras ensuite de leurs paumes et tu les feras fumer (brûler) sur l’autel, sur l’holocauste ; c’est un holocauste d’une odeur agréable devant YHWH.

Tu prendras la poitrine du bélier d’investiture d’Aaron et tu le feras tournoyer vers le haut devant YHWH : ce sera ta portion (MaNaH : part, portion).

Tu mettras à part la poitrine et le gigot du bélier qui aura été prélevé pour la consécration d’Aaron et de ses fils, la poitrine en la faisant tournoyer vers le haut, l’épaule en la présentant par élévation (TeROUMaH : offrande par élévation).

Ce sera pour toujours la part des fils d’Israël et pour Aaron et ses fils une offrande d’élévation et des sacrifices d’élévation en vue de la paix (SCHaLOM – ici SCHaLeMeHeM : entier, complet, paisible, en parfait état de santé, paix, action de grâce, bien être, tranquillité, bonheur, amitié) pour YHWH. »

Le sang aura coulé et aura été répandu là où c’était prescrit pour l’investiture : c’était chose faite. Certains éléments du bélier la graisse du bélier, la queue, la graisse qui couvraient les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons, la graisse qui les entourait et le gigot droit, avec le pain en couronne, le pain azyme et le gâteau à l’huile furent déposés dans la paume des mains d’Aaron et de ses fils. Alors intervint le premier tournoiement-balancement vers le haut devant YHWH.

Élever en agitant, balançant en tournant, nous fait penser à une spirale ou à un ressort en verticale. Cette partie à brûler revenait de droit à YHWH et il fallait bien entendu que ces éléments « montent » En-Haut auprès du Très Haut (couronne de pain : royauté du Père ; pain azyme sans le « levain du péché » : incarnation de J-C ; gâteau à l’huile : Ste Esprie). Cette partie du sacrifice partagée fut fumée-brûlée par là en quelque sorte reçue et « consommée » par YHWH ce qui fut d’une odeur agréable pour Lui. C’est la part de YHWH ELoHiM dans ce partage-communion.

Ensuite la poitrine justement issue du sacrifice d’investiture, de consécration, de « dignité nouvelle » doit aussi être saisie pour être tournoyée vers le haut. Ce sera la part des sacrificateurs ! Cette partie du bélier dans laquelle les sacrificateurs se trouvent par identification et transfert sur la victime via l’imposition des mains, s’élève en tourbillonnant et font penser à Elie qui est monté au ciel dans un tourbillon et dans le Feu (2 Rois 2:11). En effet il s’agissait de leur part qui montait, donc d’eux-mêmes puisqu’ils l’avaient absorbée, mangée, intégrée en partage avec YHWH ELoHiM !

L’épaule et le gigot devaient de même être « agités par tournoiement vers le haut et présentés par ELEVATION » pour les fils d’Israël « inclus, incorporés » dans les sacrificateurs, leurs représentants et donc aussi cette part du bélier. Ainsi il était prévu que les sacrificateurs, leurs précurseurs, entraînent dans leur sillage l’ensemble du Peuple qui était en quelque sorte « incorporés » en eux et leur part du bélier !

Les sacrificateurs de l’Apocalypse seront réellement, physiquement incorporés en Christ, la Victime expiatoire, le Sacrificateur, le seul Médiateur (1 Timothée 2:5), le Précurseur et Celui qui est monté au ciel pour les précéder. Ils monteront (élévation) en trois étapes (Apocalypse 5:10 (1) ; Apo 7:9+14 (2) ; Apo 11:12 (3)) et apparaîtront en gloire en Apocalypse 12:1 en tant que femme couronnée. Sur le Trône (Apocalypse 3:21) celle-ci aura à son tour « incorporé » l’enfant mâle de par son union avec son Epoux, Jésus-Christ Glorifié. Elle accouchera de cet enfant qui alors sera ENLEVE dès sa naissance (Apocalypse 12:5).

En effet pour qu’il puisse y avoir l’enlèvement il faut préalablement que les sacrificateurs ou l’Epouse de Christ aient incorporé la génération suivante pour lui donner naissance. Ensuite seulement, l’enlèvement pourra avoir lieu ! En effet l’enlèvement ne pourra se faire qu’après la montée des « précurseurs » !

Ce sacrifice d’élévation (de montée, toujours contenu dans le sacrifice de Christ) sera pour toujours (pour l’éternité) la part des « sacrificateurs montés » (Eglise des Vainqueurs, Epouse de Christ, Femme glorieuse) et la part du Peuple (enfant mâle, nouvelle génération issue de l’Eglise des Vainqueurs initiale) enlevé ! L’aboutissement sera de vivre dans le SHaLOM éternel auprès de YHWH.

 

Conclusion

A ce jour seul un tiers des effets du sacrifice de Jésus est pris en compte et prêché ! Ceci explique que l’Eglise est bloquée et prisonnière dans l’espace-matière-temps depuis 2000 ans et a souvent combattu le sang et la chair alors qu’elle aurait dû combattre dans les lieux célestes contre les espries méchantes (Ephésiens 6:12). Mais pour mener ce combat, il faut affronter l’Ennemi là où il se trouve : justement dans les lieux célestes ! Donc il n’y a qu’une seule solution : monter esprie âme et corps glorifié dans la Salle du Trône au troisième ciel pour qu’à partir de là le deuxième ciel actuellement occupé par l’Ennemi puisse être dégagé !

Il ne le sera définitivement qu’avec la nouvelle génération enlevée issue de l’Eglise des Vainqueurs préalablement montée ! (Apocalypse 12:7-11).

Le sacrifice de Jésus englobant ces trois sacrifices a des effets et des conséquences beaucoup plus larges et importants que ce que l’on prêche et croit habituellement ! On ne reçoit que ce que l’on croit. Comme la foi vient de la Parole, il faut que cette dernière apporte le « plein Evangile » qui nous apparaît à travers ces trois sacrifices. Une fois que le « plein Evangile » est prêché, la foi peut alors pleinement s’en saisir et se manifester en vue de recevoir ce que notre Seigneur Jésus-Christ nous a effectivement acquis sur la croix ! « Qu’il te soit fait selon ta foi » (Matthieu 8:13 ; cf. aussi Marc 9:14-29).

En Jésus, Martin BUSCH