144. Jérusalem

INTRODUCTION

 

Jérusalem est la ville de David (2 Samuel 5:9 ; 2 Rois 9:28 etc.…), la capitale de la terre promise d’Israël choisie par YHWH ELoHiM Lui-même (Genèse 14:18 ; Psaume 76:2 ; Hébreux 7:1ss…). 

De par la figure typologique messianique de David, elle ne peut qu’être associée notamment dans les écrits bibliques prophétiques, aux accomplissements liés au destin du Peuple Élu Israël, de l’Eglise, du déroulement apocalyptique de révélation de la fin et au-delà, de l’Éternité, ce qui n’est pas peu dire !

Le Nouveau Testament, parle de la Jérusalem « d’en-bas » et de la Jérusalem « d’En-Haut » ou céleste. L’Ancien Testament parle tour à tour d’une Jérusalem apostate, adultère et d’une Jérusalem parfaite, merveilleuse, ce qui revient à dire à peu près la même chose.

Par ailleurs, la Terre d’Israël préfigure le Paradis et la « Nouvelle Terre » de l’Eternité (Apocalypse 21:1). Le Temple préfigure la « Salle du Trône », le « Nouveau Ciel » (Apocalypse 21:1), le Saint des Saints avec l’Arche de l’Alliance, le Trône divin. Mais qu’en est-il de Jérusalem, la ville ?

Nous essayerons de l’identifier au mieux dans la perspective de notre propos constant relatif à l’Eglise des Vainqueurs

 

1. Signification du nom de la ville d’après le dictionnaire hébreu-français

Jérusalem en hébreu est une contraction de YeROUSHaH signifiant possession, peuple, habitation, maison, famille d’une part et de SHaLOM signifiant entier, complet, en parfait état de santé, de bien-être, de paix, heureux, plénitude, repos, bien-être, tranquillité, salut, prospérité, bonheur, paix, concorde, amitié, d’autre part.

Ainsi nous obtenons :

YeROUSCHaLaYiM ou YeROUSCHeLeM : possession, peuple, habitation, maison, famille du ShaLOM.

Le verbe ShaLaM nous oriente dans le même sens : être achevé, fini, intact, heureux, en paix ; achever, terminer, être récompensé, être parfait, accompli, achevé, être ami, restituer.

Souvent la montagne de Sion est identifiée à Jérusalem : « Réveille-toi ! réveille-toi ! Revêts ta parure, Sion ! Revêts tes habits de fête, Jérusalem_, ville sainte ! Car il n’entrera plus chez toi ni incirconcis ni impur ». (Esaïe 52:1 ; cf. aussi 2 Chroniques 5:2 ; Apocalypse 21:8 ; Apo 22:15 ; Segond 1910).

Sion : TziYON signifie étonnamment lieu aride, désertique. En fait cette montagne (+800 m env.) aride où fut construit le Temple et le cœur de la ville c’est à dire « l’habitation du SHaLOM » où était d’ailleurs amené l’eau (2 Samuel 5:7 ; Jean 4:13 ; 9:6…), fut transformée, métamorphosée en un magnifique lieu de rafraîchissement, de plénitude et de bonheur notamment avec fontaines et piscines… !

Rien que par ce biais, nous nous approchons d’emblée d’un aspect significatif de notre propos… !

En général, tout homme avec sa femme cherche normalement à fonder une famille, une descendance qui fait partie d’une collectivité, d’un peuple, d’une nation. Pour ce faire, il s’attachera à créer un environnement le plus favorable possible dont la maison, dans une ville ou village, de par le travail qui lui procurera les moyens, la richesse. C’est pourquoi nous retrouvons ces significations en réalité très liées et proches les unes des autres, notamment en ce qui concerne Jérusalem.

 

2. Jérusalem : Épouse et Mère

 

Jérusalem, d’après sa signification, n’est pas seulement une ville avec bâtiments et murs d’enceinte mais désigne aussi ses habitants et au-delà le Peuple d’Israël dans son ensemble. De plus elle est « maison » et/ou famille (« maison » = « famille et descendants » par ex. 2 Samuel 2 :3) et aussi, dans ce cas, Épouse, indispensable dans ce contexte, donc faisant logiquement partie de la famille… et par conséquent potentiellement Mère

a. Jérusalem : Epouse

« Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu_,_ la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux (anèr, andros : mari, époux, homme). » (Apocalypse 21:2 ; Segond 1910)

Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint et il m’adressa la parole, en disant : Viens, je te montrerai l’épouse (numphè : épouse [jeune, belle] ; cf. nymphe), la femme (gunè : femme, épouse) de l’agneau. Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu_._ (Apocalypse 21:9-10 ; Segond 1910) 

La Jérusalem d’En-Haut est donc identifiée à la femme, l’Épouse de Jésus.

Déjà dans les textes de l’Ancienne Alliance, nous retrouvons très souvent cette thématique du couple entre Jérusalem-Sion, Israël par extension, et YHWH ELoHiM.

La venue en humanité de YHWH ELoHiM en Jésus démontre Son désir de compatibilité avec Son Épouse, rendant effectivement concevable et possible la réalité de ce couple. En endossant pleinement notre humanité, Jésus-Christ est justement venu nous chercher en-bas pour nous sauver de notre condition terrestre pour nous faire monter ou nous emmener (Éphésiens 4:7-10).

En montant Il a préalablement été glorifié, c’est pourquoi, en tant qu’Épouse « prisonnière des profondeurs de la terre », nous devons impérativement nous laisser libérer et emmener sachant que pour ce faire, le processus de glorification en vue de la montée n’est évidemment pas une option !

 C’est une des raisons pour lesquelles nous prônons de ce fait sans relâche, justement par nécessité de compatibilité glorieuse avec Lui, la glorification indispensable des chrétiens par la métamorphose du corps et la montée auprès de Lui pour Le rejoindre dans Sa Maison et ceci sans « l’aide » de la Mort notre ennemie… ! Il a vaincu la Mort et a payé pour notre salut total corps-âme-esprit sur la Croix, signant par là avec nous avec Son Sang précieux dans la plume ou le stylo, l’acte de mariage non pas devant Monsieur le Maire, Curé, Pasteur ou autre mais devant le Père céleste Lui-même !

En général le mariage implique un changement du NOM de famille ou de PATROnyme de l’Épouse :

« Le vainqueur_, je ferai de lui une_ colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le Nom de mon Dieu et le Nom de la ville de mon Dieu, de la NOUVELLE Jérusalem qui descend (katabaïno : descendre, atteindre, arriver au but, au terme) du ciel d’auprès de mon Dieu et mon Nom NOUVEAU. Que celui qui a des oreilles entende ce que la Pneuma dit aux Églises ! » (Apocalypse 3:12-13)

Le texte est clair : il faut être préalablement vainqueur, autrement dit faire partie de l’Eglise des Vainqueurs qui se trouve où ?

Montée au ciel, notamment au Temple, mieux, faisant partie intégrante de la « Maison familiale-Temple » de l’Époux en tant que « colonne » c’est à dire « support » indispensable du lieu de vie au cœur de la Jérusalem céleste dont elle porte le nom donc l’identité et peut donc être identifiée à elle ! Sans colonnes, le toit, voire l’édifice s’écroule d’où la nécessité absolue de cette montée de l’Épouse ! Un foyer, une maison sans femme n’est ni un foyer, ni une maison… Tout a commencé par un couple et tout doit s’achever par un couple notamment dans l’annonce de l’Evangile complet !!!

Jésus fera une « séance d’écriture » pour écrire sur Son Épouse victorieuse le nouveau NOM de famille divine, notamment Celui qui l’identifie pour notre propos à la « Nouvelle Jérusalem ». Elle sera marquée à jamais par son Epoux !

Il se trouve que celle-ci « descend » d’auprès de Dieu ce qui veut dire qu’elle avait « atteint le but, était arrivée à terme, à maturité, au sommet » c’est à dire qu’elle était préalablement montée siéger sur le Trône en tant que « Vainqueur » aux côtés de son Epoux (cf. Apocalypse 3:21).

Elle aura bénéficié de la grâce d’être ainsi la « maison-famille royale » par le lien du Sang, de recevoir le même nom par l’identification à la « Nouvelle Jérusalem » qui descend parce que PREALABLEMENT montée et arrivée sur le Trône, portant de surcroît le nom du Père et le NOM « nouveau » du Fils, le divin Marié !

Vu cette « descente » d’auprès de Dieu, donc du Trône, au moment de l’instauration de l’Eternité, cette splendide Épouse-Nouvelle Jérusalem aura une place spéciale dans le nouveau ciel et la nouvelle terre. Elle aura la place des « premiers nés » de la Pneuma Sainte (Hébreux 12:23) par conséquent nés avant celles et ceux qui naîtront après.

Apocalypse 21: 23-27 et 22:3 (Segond 1910) est une démonstration supplémentaire de cette position spéciale sur la nouvelle terre parfaitement connectée au nouveau ciel : « La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière et l_es rois de la terre_ y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit. On y apportera la gloire et l’honneur des nations. Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’agneau … Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face »

Bref, elle aura pu entrer pleinement dans sa vocation auprès de son Epoux « car les nations marcheront à sa lumière et les rois de la [nouvelle] terre y apporteront leur gloire » pour l’Éternité (Apocalypse 21:20). Ces rois, serviteurs, nations à différencier de la Nouvelle Jérusalem seront celles et ceux qui seront ressuscités et sauvés suite au jugement dernier c’est à dire inscrits dans le livre de vie (Apocalypse 20:11-13).

Nous pensons aussi au reste de la descendance de la femme (femme et mère glorieuse qui, avec Jésus son Mari, enfantera de nombreux chrétiens à savoir ceux qui seront enlevés [Apocalypse 12:5c+12a] d’une part, et d’autre part ceux qui seront restés sur terre [Apocalypse 12:17 et 13:7]) qui se trouve encore sur terre au commencement du règne de l’Anti[é]-Christ.

Être la Nouvelle Jérusalem (Eglise des Vainqueurs), c’est CROIRE aujourd’hui pour obtenir cela aujourd’hui ou tout au moins le plus rapidement possible par grâce. L’exemple du père s’étant adressé à Jésus pour son enfant est tout à fait édifiant : « Jésus lui dit : Si tu peux !… TOUT est possible à celui qui CROIT_. Aussitôt le père de l’enfant s’écria : Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité ! » (Marc 9:23-24).

Dieu ne fait acception de personne, ne fait pas de favoritisme (Romains 2:11) et Il VEUT LE FAIRE ! Toutefois Il respectera nos choix et donc ce en quoi nous choisissons de croire ou pas dans l’étendue plus qu’infinie des bénédictions proposées par Sa grâce. C’est pourquoi la foi sincère rend aussi possible le fait d’être métamorphosé et de devenir la Jérusalem céleste – Épouse de Christ – Eglise des Vainqueurs ! Cela fait partie du « TOUT » dont parle Jésus !

Pour mieux identifier l’Eglise des Vainqueurs-Nouvelle Jérusalem, et à titre de rappel, suite aux démonstrations des Rubriques précédentes, elle apparaît dans l’Apocalypse comme

  • vainqueurs qui écoutent et entendent ce que la Pneuma Sainte dit, bénéficiant des promesses de l’Alliance Nouvelle de Révélation et de Gloire ou lettres aux sept églises ([1] Éphèse : Arbre de Vie ou immortalité ; Apocalypse 2:7b ; [2] Smyrne : Couronne de Vie ; Apocalypse 2:10c ; [3] Pergame : Manne cachée ou restauration totale esprit, âme et corps du Vainqueur, Pierre blanche nom nouveau ou Identité nouvelle, Gloire du Vainqueur ; Apocalypse 2:17 ; [4] Thyatire : Pouvoir sur les nations, Verge de fer, Étoile du matin ou prophétisme apocalyptique ; Apocalypse 2: 26-28 ; [5] Sardes : vêtements blancs ou sanctification et métamorphose par le revêtement ; Apocalypse 3:4-5 ; [6] Philadelphie : montée, couronne, colonne dans le Temple céleste, nom nouveau, Jérusalem céleste ; Apocalypse 3:10-12 ; [7] Laodicée : or, vêtements blancs ou métamorphose du corps, vision céleste, Ste Cène de Gloire, montée sur le Trône divin ; Apocalypse 3:18-21)
  • sacrificateurs et rois (Apocalypse 1:6 ; 5:10 ; première montée ; Eglise des Vainqueurs initiale)
  • cavalier-guerrier sur son cheval blanc couronné et vainqueur, envoyé par Christ sur le Trône dans l’espace matière-temps pour vaincre (Apocalypse 6:1-2),
  • la foule qu’on ne pouvait compter (juifs messianiques et croyants issus des nations) qui passera au Trône (Apocalypse 7 ; deuxième montée), résultat de la victoire du cavalier-guerrier ou réussite de l’évangélisation mondiale durant la Grande Tribulation demandée par le Ressuscité en Actes 1:8 et Matthieu 28:19,
  • les « deux Témoins » ou l’Eglise des deux Témoins adorateurs au 3ème Temple et témoins de Feu très puissants (Apocalypse 11 ; troisième montée [v.12] ; typologies de Moïse et d’Élie étant apparus aux côtés de Jésus lors de la Transfiguration),
  • la femme de Christ couronnée victorieuse et glorieuse donnant naissance à son fils et celui de son Epoux Jésus-Christ Glorifié à savoir la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée (Apocalypse 12 ; enlèvement [v. 5b] – suivi de la victoire sur le Dragon dans les lieux célestes [v.7-11]),
  • l’Église des Vainqueurs globale et/ou « nouvelle génération » installée au grand complet aux cieux (Apocalypse 12:12a),
  • les juifs messianiques montés (Apocalypse 7:4-8 +9b+14b-15), apparaissant à Sion avec Christ, porteurs du patronyme céleste (Apocalypse 14 :1ss),
  • les compagnons d’armes de Christ lors du règne de l’Anti[é]-Christ (Apocalypse 17:14),
  • l’Épouse qui se prépare pour la célébration de la fête des noces (Apocalypse 19:7),
  • une parmi les armées du ciel sur des chevaux blancs (Apocalypse 19:14 ; cf. Apo 6:2),
  • ceux qui sont assis sur les trônes s’apprêtant à juger et régner avec Christ et les Martyrs lors du Millénium (Apocalypse 20:4a+9 ; cf. aussi Psaume 149:6-9 ; 1 Corinthiens 6:2-4),
  • le camp des saints régnant avec Christ dans la ville bien-aimée durant le Millénium (Apocalypse 20:9),
  • le vainqueur héritier et fils-fille du Père et de la Pneuma Sainte suite à l’adoption devenue filiation via la Nouvelle Naissance En-Haut (Apocalypse 21:7 ; cf. Jean 3:5ss).
  • la Jérusalem céleste, la femme de l’Agneau (Apocalypse 21:2+9 à Apo 22:5)

 

Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas ici d’une succession de symboles et/ou d’images par définition liés à la réalité déchue, espace-matière-temps mais bien de la réalité céleste selon YHWH ELoHiM correspondant aux diverses formes ou morphologies via la métamorphose ou la transformation ou encore la transfiguration (en grec métamorphoo : changer de morphologie) de gloire en gloire opérée sans cesse par la Pneuma Sainte (2 Corinthiens 3:18). En effet nous sommes là en présence d’une constante dans la Bible et notamment dans les cieux tant pour l’Eglise des Vainqueurs – Nouvelle Jérusalem que pour YHWH ELoHiM Lui-même.

Elle n’est malheureusement pas bien comprise par les églises à ce jour. Nonobstant, il en subsiste quelques restes malheureusement faussés parce que dépassés par l’institution effectuée par Jésus-Christ Glorifié de la Nouvelle Alliance eucharistique (Ste Cène de Gloire) de Gloire d’Apocalypse 3:20c.

Effectivement nous les retrouvons dans les doctrines eucharistiques de la trans_substantiation et de la consubstan_tiation ou transformation de l’hostie et du vin. En fait nous sommes là, vers le 2ème siècle, peu après 92 (rédaction de l’Apocalypse), dans une problématique réductrice parce que dépassée, devenue en quelque sorte fausse parce qu’encore « terrestre » sous forme de pain et de vin. Le Corps et le Sang glorifiés de Jésus ne sont plus liés au temps, à la mémoire, à l’image, au symbole ni même à une cons- ou trans- substantiation du pain et vin n’ayant jamais existé !

Cette croyance a automatiquement entraîné, au fil des siècles, une mystique idolâtre et magique devant des éléments pourtant purement restés « matériels » (pain, vin, soi-disant ayant une autre « substance » ; cf. Ceci est mon corps, ceci est mon sang) par la force des choses… entraînant des divisions et des conflits souvent gravement meurtriers… !

Le « ceci est mon Corps et ceci est mon Sang » est une projection prophétique et pédagogique à la fois mémorielle et à la fois tournée vers l’avenir en attendant la vraie Ste Cène de Gloire d’Apocalypse 3:20c où l’on peut vraiment et réellement manger le Corps et le Sang de Gloire de Jésus sans une pratique sacrificielle mortifère.

Jésus n’a sûrement pas réduit Son Corps et Son Sang à un bout de pain et une coupe de vin !!! Il n’a pas davantage voulu qu’on Le mange concrètement comme les Israélites le firent avec l’agneau pascal !

Pourquoi ces divisions et ces conflits ? Tout simplement parce que l’eucharistie (= action de grâce) par souci d’actualisation mémorielle est carrément devenue réitération du « sacrifice » de soi-disant communion « d’unité offert, sacrifié par l’Eglise » via le « prêtre » qui procède de l’évêque lequel procède du Pape, le soi-disant successeur de Pierre… ! Quelles conséquences néfastes sur la conception des ministères… ! Très rapidement intervint la notion de « corps eucharistique du Christ » que le prêtre « offrait et sacrifiait » à tour de bras pour les défunts et aussi pour résoudre problèmes de la vie des fidèles en échange d’offrandes en nature et de plus en plus en espèces sonnantes et trébuchantes… !

Il s’agit d’une sorte calque analogique religieux sur les sacrifices juifs, voire païens, donc d’un retour en arrière ne tenant pas compte de la victoire définitive de Jésus sur la Mort une fois pour toutes par Son sacrifice unique !

Le sacrifice répété introduit par définition à chaque fois la Mort étant alors de fait au cœur de la célébration soi-disant chrétienne. En effet on « mange » et « boit » le corps et le sang soi-disant « réel » donc on redonne par-là la Mort à Jésus par cette réitération alors qu’Il S’est livré à elle pour nous, à notre place, pour notre justification sur la croix une fois pour toutes !!!! (Romains 6:10 ; Hébreux 7:27 ; 9:12+28 ; 10:10).

La Mort est vaincue, disqualifiée et anathème par Jésus-Christ ! Il ne faut donc surtout pas vouloir la réintroduire notamment au centre de la célébration chrétienne, ni justifier de sa présence néfaste !!!

De même Hébreux 9:27 est souvent mal interprété devant soi-disant rendre pour les hommes la Mort obligatoire : « Et comme il est réservé (apokeimai : être mis de côté, réservé, étendu de côté, gardé, être mis à l’écart, méprisé, délaissé) aux humains de mourir une seule fois et après vient le jugement ». Ici la Mort n’est pas obligatoire et de plus le verbe apokeima comporte aussi une signification peu glorieuse de mépris et d’abandon correspondant au « néant ».

Le texte signifie qu’on ne meurt qu’une seule fois, comme Jésus est mort une fois pour toutes, et après vient le jugement, c’est à dire qu’on n’a pas de deuxième chance une fois décédé via la réincarnation ou le purgatoire. Si la mort était obligatoire pour TOUS les hommes qu’en serait-il d’Élie ou d’Hénoch eux aussi des humains ayant de plus vécu avant la Croix et la Résurrection ? Considérons par ailleurs tous les passages parlant d’immortalité que nous avons maintes et maintes fois traités et cités.

En fait, le seul vrai Corps et seul vrai Sang de Jésus qu’il est possible de recevoir en réalité ou vraiment substantiellement est le Feu et la Lumière de Gloire céleste composant Son Corps et Son Sang actuels qu’Il nous propose (Apocalypse 1:13ss ; 3:20c). Ceci doit entraîner notre propre métamorphose ou salut de notre corps ou immortalité par un partage, une absorption et/ou « transfusion » de Feu et de Lumière de Son Corps et de Son Sang glorifiés dans notre corps. C’est en cela même avec des « sacrifices de louanges » ou eucharisties que nous deviendrons en Lui et par Lui « sacrificateurs » de gloire SANS la Mort et ce qui y mène !

Nous en retrouvons une « trace prophétique » par la négative relative à notre mauvaise santé corporelle en rapport avec le « non-discernement, la non-vue » du vrai corps et du vrai sang de Gloire, de Lumière et de Feu de Jésus-Christ Glorifié en fait déjà un peu d’actualité prophétique en 1 Corinthiens 11:28ss !

Le baptême d’eau est tout autant dépassé par le baptême de gloire apocalyptique. Il a entre autres provoqué la confusion entre la conversion-repentance où l’on devient chrétien et la Nouvelle Naissance En-Haut de la Pneuma Sainte où l’on devient la Jérusalem d’En-Haut. Cette expérience apocalyptique fut donc occultée. Pourtant l’Apôtre Jean l’a vécue quand il est tombé COMME mort (oos nekros ; Apocalypse 1:17) mais n’était pas mort ! Jésus-Christ Glorifié l’a relevé. Son « corps de mort » fut métamorphosé, transfiguré à ce moment-là, le rendant apte à supporter tout d’abord la présence de Jésus-Christ Glorifié puis la montée en Apocalypse 4:1-2.

Pourquoi cet excursus relatif aux évolutions terribles de la Cène et du Baptême ? Tout simplement parce que l’Eglise a payé très très cher le fait de n’être pas véritablement passée de la Jérusalem d’en-bas à la Jérusalem d’En-Haut !!!

Notons que la métamorphose de notre corps suite à celle du Corps de Jésus respecte et respectera entièrement l’intégrité de l’identité propre de chacune et de chacun d’entre nous pour l’Éternité.

La métamorphose de gloire en gloire s’opèrera lors de notre Nouvelle Naissance En-Haut par notre Maman céleste, de Feu, la souveraine Pneuma Sainte (2 Corinthiens 3:18).

Ce processus de transfiguration est à notre portée par grâce dès ici-bas pour celles et ceux qui y croient en vue de l’immortalité plus particulièrement corporelle (Romains 2:7 ; 8:23+30) et pour l’Éternité. Des « formes diverses individuelles et/ou collectives » de l’Eglise des Vainqueurs et/ou de l’Épouse de Jésus-Christ, la Jérusalem d’En-Haut, seront ainsi manifestées, selon la Gloire accordée par la Pneuma Sainte dans Sa souveraineté. 

b. Jérusalem : Mère

Dans la liste des diverses morphologies de la Jérusalem céleste – Eglise des Vainqueurs, apparaît dans le ciel physique, la femme couronnée glorieuse, victorieuse, Épouse de Jésus-Christ Glorifié, qui accouche de l’enfant mâle (Apocalypse 12:5) ou de la nouvelle génération enlevée de l’Eglise des Vainqueurs et aussi d’une descendance qui sera malheureusement restée sur terre à la merci du Dragon (Apocalypse 12:17 ; 13:7+10).

Ici il s’agit du rétablissement de l’Épouse comme de la Mère Jérusalem alors probablement déjà passablement glorieuse en tant que merveilleuse préfiguration à l’époque de Melchisédek, son Roi de Justice (Jésus d’après l’épître aux Hébreux), le Roi de Salem : « Melchisédek, roi de Salem (= Jérusalem), fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut. » (Genèse 14:18).

Nous notons une apparition glorieuse significative en quelque sorte de prémices de cette Jérusalem céleste avec Jésus-Melchisédek lors de la Transfiguration (emploi du verbe métamorphoo ; Matthieu 17:1ss et textes parallèles) avec Élie qui n’est pas mort et Moïse dont le corps ne fut pas livré au Diable donc pas au démon de la Mort d’après Jude v.9 ! Pensons en outre à l’Eglise des deux Témoins (3ème montée) qui révèlent clairement des typologies de Moïse et d’Élie ! (Apocalypse 11).

Le prophète Esaïe avait clairement prophétisé ce rétablissement de Jérusalem en tant que mère :

« Sion (Jérusalem) disait : L’Éternel m’abandonne, le Seigneur m’oublie ! Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l’oublierait, moi (Jésus) je ne t’oublierai point. Voici, je t’ai gravée sur mes mains ; tes murs (fortifications de Jérusalem) sont toujours devant mes yeux. TES FILS accourent… (Esaïe 49:14-17 ; Segond 1910).

« Ainsi parle l’Éternel : Où est la lettre de divorce par laquelle j’ai répudié votre mère ? Ou bien, auquel de mes créanciers vous ai-je vendus ? Voici, c’est à cause de vos iniquités que vous avez été vendus, et c’est à cause de vos péchés que votre mère a été répudiée. » (Esaïe 50:1 ; Segond 1910).

« Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes plus ! Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n’as plus de douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit l’Éternel…. Ta postérité envahira des nations, et peuplera des villes désertes. Ne crains pas, car tu ne seras point confondue ; ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée ; mais tu oublieras la honte de ta jeunesse, Et tu ne te souviendras plus de l’opprobre de ton veuvage. Car ton créateur est ton époux : L’Éternel des armées est son nom et ton rédempteur est le Saint d’Israël : Il se nomme Dieu de toute la terre ;Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. Quelques instants je t’avais abandonnée, mais avec une grande affection je t’accueillerai ; dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel….Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Éternel, qui a compassion de toi. » (Esaïe 54: 1-10 ; Segond 1910)

Nous voyons clairement que le texte fait clairement la distinction entre la mère et ses fils. Jérusalem, abritant le Temple, le Saint des Saints, la présence et gloire de YHWH ELoHiM, « engendrait » le Peuple, ses fils et filles qui y venaient en pèlerinage pour adorer, en quelque sorte y « naître » d’elle.

Jérusalem « abrite », « porte en elle », telle une mère, la semence de Jésus (Melchisédek), YHWH ELoHiM son Mari, son Créateur, son Rédempteur, le Saint d’Israël pour accoucher de leurs fils et filles ! Cette réalité d’engendrement, familiale, entre YHWH ELoHiM et Jérusalem était et reste toujours profondément ancrée dans le cœur et l’identité du Peuple d’Israël.

Jérusalem occupe la place spéciale de mère, de « cœur du foyer », d’Épouse de YHWH ELoHiM Jésus dans le cœur, l’identité, la foi du Peuple élu composé de leurs fils et filles. Cette vie et vitalité « existentielles » clairement divines lui auront permis et lui permettront de traverser les siècles malgré tous les aléas terribles de l’histoire l’ayant durement frappée.

Jérusalem l’Épouse et la Terre Promise furent « délaissées un temps » à la fois par YHWH ELoHiM Jésus et par voie de conséquence par leurs fils et filles d’Israël. La famille fut déchirée mais avec l’Aliyah, le retour au Pays des Juifs, Jérusalem est à ce jour partiellement restaurée et son Temple sera assurément reconstruit ! Un processus clairement prophétique messianique de Jérusalem, mère des fils et filles d’Israël, est dorénavant en marche ! Il indiquera la préfiguration merveilleuse de la Jérusalem céleste c’est à dire la femme de l’Agneau, mère de leurs enfants !

Ainsi Israël et ici particulièrement la Jérusalem-mère deviennent une fois de plus un vecteur prophétique de révélation et d’accomplissement formidable pour l’Eglise des Vainqueurs-Nouvelle Jérusalem qui est elle aussi une mère.

Cela fait presque 2000 ans que l’Eglise n’est pas auprès de son Epoux. Elle Lui a infligé un « râteau » quand Il a institué l’Alliance de Gloire au début de l’Apocalypse pour qu’elle puisse monter Le rejoindre et mettre en route ses maternités abondantes. C’est pourquoi comme la Jérusalem terrestre, elle vit loin de la Face de son Epoux, déshonorée, persécutée, comme une veuve dans l’opprobre de la colère divine, une femme délaissée. Elle ne peut donc pas engendrer les milliards de personnes qu’elle aurait dû engendrer ! Il suffit de connaître l’Histoire de l’Eglise pour comprendre ô combien la situation d’éloignement était et est toujours terrible ! Mais ce temps est terminé ! On passe d’Agar à Sarah, de l’esclave à la princesse, de la Jérusalem d’en-bas à la Jérusalem d’En-Haut !

 

c. De la Jérusalem d’en-bas à la Jérusalem d’En-Haut

« Dites-moi, les sous la loi voulant être, n’écoutez-vous pas la loi ? Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, un de la jeune esclave (paidiskè : jeune fille esclave, servante prostituée, petite, jeune) et un de la libre ([eleuteras] eleuteros : libre, affranchi, délivré, dégagé). Mais celui de la jeune esclave naquit selon la chair (sarx ; cf. sarcophage) et celui de la libre naquit suite à la promesse (eppangelia : promesse, annonce, bénédiction ; cf. euangelia évangile, bonne nouvelle). Celles-ci sont allégoriques (allègoréo : apporter d’une autre manière, parler par allégorie alla=autre, gorie=observation ; métaphore) ; car celles-ci sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, engendrant vers la servitude qui est Agar. Cette Agar, est le mont Sinaï en Arabie, elle correspond à la Jérusalem de maintenant, elle est esclave avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, laquelle est notre mère ; car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantais pas ! Éclate et crie, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux que ceux de celle ayant un mari. Vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse et de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait (dioko : poursuivre, persécuter, accuser, intenter un procès, presser contraindre, chasser) celui qui était né selon l’Esprit, encore maintenant. Mais que dit l’Écriture ? Jette la jeune esclave et son fils dehors, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec le fils de la femme libre. C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de la jeune esclave, mais de la femme libre. » (Galates 4:21-29 ; trad. litt.)

Dans ce passage l’Apôtre Paul lutta contre les tendances judaïsantes légalistes des Galates, c’est à dire contre une forme de « retour en arrière » mettant la foi en Jésus-Christ à la sauce de la Loi justificatrice du Sinaï (Galates 4:21).

Il reprend le passage d’Esaïe que nous avons cité plus haut. La Jérusalem d’En-Haut (femme glorieuse Apocalypse 12:1) mère de la nouvelle génération de l’Eglise des Vainqueurs enlevée (Apocalypse 12:5), est aussi très justement la mère des chrétiens sur terre (cf. Apocalypse 12:17 est à mettre en rapport avec Galates 4:26) comme la Jérusalem d’en-bas fut et reste la mère des « enfants d’Israël » sur leur Terre.

Ainsi il n’est pas étonnant que l’Apôtre Paul parle d’Arabie et d’Agar.

Le Sinaï, où fut donnée la Torah, est HORS de la Terre Promise comme l’Eglise qui est HORS de sa « Terre promise céleste ». Quand on est en-dehors de la Terre Promise Céleste, on finit toujours dans les lois écrites, ou non d’ailleurs, permettant certes une certaine cohésion organisationnelle des dénominations ou œuvres mais institue les divisions. D’où, une fois encore, la nécessité de la montée hors du désert du Sinaï seule solution pour vivre pleinement la promesse !

Isaac, l’enfant de la promesse, n’est justement pas mort à Morija, lieu du Saint des Saints et fut le seul patriarche à être resté en Terre promise toute sa vie !!!

Agar fut l’ancêtre des Arabes via Ismaël, certes le fils d’Abraham, mais aussi l’ancêtre des musulmans !!! Notons que dans la Jérusalem actuelle sur le site du Temple se trouve « comme par hasard » la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher !!!

Il se trouve en plus que les « enfants de la promesse » de l’époque de Paul ont été persécutés par les Juifs ayant encore leur Temple au début de l’ère chrétienne, puis par les Romains et bien d’autres par la suite mais de nos jours, ils le sont, comme par hasard, principalement par les musulmans !!!

En outre, des chrétiens des premiers siècles ayant une foi « apocalyptique », dont déjà l’Apôtre Jean (3 Jean 9 avec Diotrèphe ; Apocalypse 1:9 persécuté, exilé à Patmos par les Romains mais, d’après certaines sources, ne fut pas particulièrement « aidé » ni par les Juifs, ni par les chrétiens d’Éphèse où il résidait alors), furent persécutés et en tous cas rejetés par l’Eglise « majoritaire » déjà sclérosée légaliste déjà focalisée sur l’épiscopat et la prêtrise judaïsante, célébrant d’ailleurs très tôt le sacrifice eucharistique, comme dit, calqué sur les rites sacrificiels de l’Ancienne Alliance et même païens (cf. déjà vers l’an 100 : Didachè et écrits des Pères de l’Eglise des premiers siècles).

L’Apôtre Jean et de ce fait Jésus-Christ Glorifié ne furent pas écoutés par l’Eglise que certains historiens appelleront « majoritaire », rejetant déjà les « prophètes », qui deviendra l’Eglise catholique-universelle de prêtres, épiscopale et au 4ème siècle, papale romaine, avec les conséquences légalistes que l’on connaît notamment avec la réitération du « sacrifice » de la messe.

Quand on est dans la Terre promise céleste, quand on est la Jérusalem d’En-Haut, la persécution n’est plus à l’ordre du jour !

Les enfants de la promesse ou de la Jérusalem d’En-Haut sont encore sur terre à l’époque de Paul. Ils sont encore persécutés, mais sont appelés très rapidement à vivre l’accomplissement de ladite promesse pour être transfigurés en la mère-épouse du Messie et par là « physiquement » devenir les fils et filles révélés et héritiers du Père et de la Pneuma Sainte (Romains 8:16-24).

La promesse ne trouve en effet son accomplissement (= être transfiguré en la Jérusalem d’En-Haut la mère) QUE dans la Terre promise céleste où l’on devient la Jérusalem d’En-Haut en rapport avec la REVELATION du Seigneur Jésus-Christ encore attendue par Paul et par les chrétiens de Corinthe, notamment (1 Corinthiens 1:7-8 ; Apocalypse 1:1ss). Cette révélation est évidemment liée à l’accomplissement de la promesse décrite et contenue dans les lettres aux sept églises, Nouvelle Alliance de Gloire basée VRAIMENT sur la Croix et la Résurrection impliquant obligatoirement la Glorification REVELANT les Vainqueurs c’est à dire la Jérusalem céleste mère dont ils porteront le nom ! (Apocalypse 3:12c).

Paul prône une solution radicale exclusive, basée sur l’Écriture, selon l’exemple d’Abraham et surtout de Sarah… ! (Galates 4:30)

Ici les enfants de la promesse nés SELON (kata) la Pneuma (= conversion, métanoïa où la Pneuma convainc ici de péché, de justice et de jugement Jean 16:8-10) ne sont pas la Jérusalem d’En-Haut qui est effectivement leur mère !!! La Jérusalem d’En-Haut, mère ou Eglise des Vainqueurs est née DE (ek) la Pneuma Sainte sa Mère divine (Jean 3:5-6 ; Nouvelle Naissance En-Haut, montée) qui a accouché d’elle En-Haut.

En tant qu’enfants de la promesse (contenu de la promesse = devenir puis être la Jérusalem d’En-Haut, la Mère), ils sont par conséquent à distinguer de leur mère la Jérusalem d’En-Haut qui est Femme et Épouse de Christ, siégeant sur le Trône. Mais ils peuvent bénéficier de la promesse et devenir à leur tour la Jérusalem d’En-Haut puisque la promesse leur a été faite !

La Jérusalem dans le Pays promis terrestre était déjà plus ou moins protégée des « descendants » d’Agar habitant le désert ! Ce n’est pas pour rien que Paul parle du Sinaï dans l’Arabie désertique ! Nous rejoignons ainsi le parallèle entre Israël au désert avant la conquête du Pays promis et l’Eglise sur terre hors du Pays promis céleste pouvant « encore maintenant » (v.29) subir la persécution. Paul, en effet, savait que cela devait prendre fin en principe rapidement, et il ATTENDAIT ladite glorification, mais… : « En effet notre citoyenneté [cité] est dans les cieux d’où NOUS attendons notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ qui transformera NOTRE corps de misère en un corps CONFORME à son corps de gloire selon l’énergie du pouvoir qu’il a de se soumettre toutes choses. » (Philippiens 3:20-21 trad. litt.). Quelle merveilleuse attente de passer de l’état d’enfants de la promesse à l’état de la Jérusalem-mère glorieuse !

La Cité des cieux dans le Pays promis céleste complètement débarrassée de la chair ou « corps de mort » (Romains 7:24) ne peut être persécutée (cf. Esaïe 1:8 ; 54:14ss) puisque hors de portée du Prince de ce monde.

C’est la raison pour laquelle la Jérusalem d’En-Haut est LIBRE parce que glorifiée pouvant de la sorte enfanter librement abondamment, victorieusement et parfaitement comme jamais : elle sera à l’origine du plus grand réveil d’Israël et mondial d’Apocalypse 7 !

 

d. La situation de proximité du Trône de l’Eglise sur terre

« Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée. Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ! Mais vous vous êtes approchés (proserkomai : aller vers, près, approcher) de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’église (ekklèsia) des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. » (Hébreux 12:18-24 ; Segond 1910).

Nous retrouvons nombre d’aspects décrits plus haut et notamment la situation de l’Eglise encore sur terre qui s’est seulement approchée de la Jérusalem céleste ou l’Eglise des « premiers-nés » ou des esprits des justes parvenus à la perfection ou l’Eglise des Vainqueurs. Elle est certes plus proche que le Peuple d’Israël à cause de la justification de Christ mais elle n’y est pas encore ! Elle est dans une situation intermédiaire proche du Lieu Céleste très Saint !

L’Évangile complet de la Nouvelle Alliance de la Révélation du « sang qui parle mieux (Sang de Feu et de Gloire de Jésus) que celui d’Abel le juste », dont les parents venaient pourtant juste de sortir du glorieux Paradis de Feu et Lumière divins, démontre que le retour effectif et réel au Trône est vraiment à portée de main ! (Cf. aussi Hébreux 6:1-3). La preuve : le texte dit que l’Eglise encore sur terre s’est approchée de la Jérusalem céleste, la Cité du Dieu vivant ! Toutefois si on persiste à se cantonner sur terre par incrédulité ou peut-être davantage par ignorance ou aveuglement, si on ne progresse pas, on finit par retomber et le Trône risque de redevenir carrément inaccessible !!! (Hébreux 6:4-8).

 

3. La Gloire de la Jérusalem d’En-Haut

 

« Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël (cf. Apocalypse 7:4-8) : à l’orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l’occident trois portes. La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’agneau. Celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. La ville avait la forme d’un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades ; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, qui était celle de l’ange. La muraille était construite en jaspe, et la ville était d’or pur, semblable à du verre pur. Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce : le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste (cf. Exode 39:9ss ; Esaïe 54:11-13). Les douze portes étaient douze perles ; chaque porte était d’une seule perle. La place de la ville était d’or pur, comme du verre transparent (cf. Esaïe 54:11-13). Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire et l’agneau est son flambeau (cf. Esaïe 4:5-6). Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire_. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n’y aura point de nuit._ On y apportera la gloire et l’honneur des nations (cf. Esaïe 60:9-14). Il n’entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l’abomination et au mensonge ; il n’entrera que ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’agneau (cf. Esaïe 4:3-4 ; Apocalypse 20:15). » (Apocalypse 21:9-27 ; Trad. Segond 1910).

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et des deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie_, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient aux serviteurs (therapeia : ici gens du service, suite, serviteurs ; cf. Luc 12:42 therapeia traduit par « gens » ; guérison ne peut être acceptable ici puisqu’il n’y aura plus de malades) des nations. Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront et verront sa face et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit et ils n’auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles. (Apocalypse 22 :1-4 ; Segond 1910).

 

a. La sainteté de la ville glorieuse et régnante pour l’Eternité

La Jérusalem d’En-Haut ou l’Eglise des Vainqueurs est sainte, c’est à dire pure, sans péché comme une pierre précieuse parfaite, mise à part, car elle est l’Épouse de l’Agneau et siège sur le Trône avec Lui duquel elle recevra la Gloire suprême. Elle descendra d’auprès de Dieu du nouveau ciel vers la nouvelle terre pour pouvoir accueillir la gloire et l’honneur des nations, ces dernières, d’après ce texte, existeront pour l’Éternité, donc aussi après le Millénium ! Les rois de la nouvelle terre y apporteront leur gloire.

Elle exercera par conséquent l’autorité royale de puissance (murailles) et de richesse (or) non seulement durant le Millénium mais pour l’Eternité ! (Apocalypse 5:10)

 

b. La Sacrificature et la Famille réunie

Elle sera dotée des pierres précieuses qui étaient fixées le pectoral du Grand-Sacrificateur, Jésus, son Epoux.

Elle fera UN avec le Seigneur Dieu Tout Puissant et l’Agneau étant son Temple dans le cadre de la fonction sacerdotale d’accueil et de représentation permettant aux nations de Le voir face à face (Apocalypse 22:4).

Le Feu-Lumière divin, la Pneuma Sainte, l’imprégnera et l’éclairera. Cette dernière sera aussi le Fleuve d’eau limpide qui sortira du Trône de Dieu et de l’Agneau (aussi Arbre de Vie) et sera en bénédiction aux serviteurs venant des nations.

Ainsi la Famille sera au grand complet : Le Père céleste, la Mère céleste (de Jésus le Fils de toute éternité, des premiers nés ou des « Vainqueurs » nés de nouveau En-Haut ou Jérusalem céleste), la ROUaCH KoDeSCH, le Fils, l’Époux et Son Épouse, la Jérusalem-mère libre parce que montée et leurs enfants (nations de l’Eternité).

 

c. Israël et les Vainqueurs issus des nations

 Il est important de remarquer que les noms des douze Tribus d’Israël étaient notés sur les douze portes de la ville ainsi que les noms des douze Apôtres de l’Agneau sur les fondements des murailles.

L’élection du Peuple d’Israël fut, est et restera pour l’Éternité. La Nouvelle Jérusalem, l’Épouse de l’Agneau formera une UNITE indissociable composée des Juifs messianiques montés (Apocalypse 7:4-8 ; 14:1ss) et des chrétiens issus des nations montés (Apocalypse 5:9-10 ; Apo 7:9ss). Rien ne se fera sans ladite unité qui seule pourra composer l’homme nouveau dont parle Paul en Éphésiens 2:15-16 (cf. REdV 130 : « L’Homme Nouveau »).

L’homme nouveau ne peut être vraiment nouveau qu’en étant la nouvelle Jérusalem céleste ou l’Eglise des Vainqueurs dans une réconciliation parfaite entre Israël et l’Eglise issue des nations parce que bénéficiant de la Nouvelle Alliance de Gloire Apocalyptique nécessitant le Corps glorifié de Jésus-Christ impliquant la glorification du corps de l’Epouse, la Jérusalem Céleste dans le Pays Promis céleste ! La foi juive est « allergique » au spiritualisme. Il lui faut en effet concrètement sortir de l’Exil pour rejoindre son Pays Promis, sa Terre, sa Ville, son Messie révélé et glorieux décrits et promis maintes et maintes fois par les prophètes ! C’est pourquoi le Juif ne pourra qu’être comblé en découvrant la Nouvelle Alliance de Gloire, tangible, réelle, concrète et efficace mettant clairement à l’ordre du jour les merveilleux textes prophétiques messianiques de l’Ancienne Alliance ! Ainsi, dans ces conditions, la réconciliation pourra se faire en vue de la formation de l’homme nouveau dans son habitation du SHaLOM (= Jérusalem) dans toute sa plénitude !

 

Conclusion

La magnifique phrase juive pleine de promesses « l’an prochain à Jérusalem » qui pouvait et peut se prononcer lors de la fête du SeDeR prend ici pour nous toute sa valeur voire bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

Nous avons TOUS, en tant qu’enfants de la promesse ou enfants de la Jérusalem d’En-Haut notre mère, la possibilité de « devenir » à notre tour cette Mère, l’Épouse, la Femme du Messie, de l’Agneau ou l’Eglise des Vainqueurs !

En fait il ne s’agit pas seulement d’une possibilité mais bien plutôt d’une exhortation divine très pressante de Jésus-Christ Glorifié Révélé (Apocalypse 1 à 3).

Passons franchement, à commencer au niveau du contenu de notre foi et de nos enseignements pour finir par en faire l’expérience, d’Agar à Sarah, d’Ismaël à Isaac, de l’esclavage terrestre à la liberté céleste, du désert du Sinaï au Pays Promis, de la Jérusalem d’en-bas à la Jérusalem d’En-Haut !

 

En Jésus, Martin Busch

143. Polarité et polarités

INTRODUCTION

 

En électricité il faut un + et un –, une « polarité » bien branchée et installée pour obtenir de la lumière et/ou faire tourner un moteur, un appareil etc…

Nous pourrions donner ici d’autres exemples et illustrations tels le pôle nord et le pôle sud absolument « indispensables » pour que la terre tourne dans son axe etc…

Pour aider à la compréhension de notre propos nous nous tiendrons aux fils conducteurs de la polarité + et – qui s’appliquera sous de nombreux angles, plans ou encore dans des perspectives diverses d’où le titre Polarité au singulier et Polarités au pluriel, sachant qu’on peut considérer la polarité comme un principe général « UN » et les polarités dans des diversités multiples.

Au fil de cette Rubrique nous évoluerons dans une dialectique en « spirale ». Certains passages apparaîtront répétitifs (cercle dans la spirale) devant à chaque fois aider à éclairer de nouveaux aspects du sujet pour faire avancer (ligne dans la spirale) la compréhension dans ladite spirale.

Précisons d’emblée qu’il n’y a ni d’hiérarchie de valeurs ou de position, ni un côté moral et spirituel positif ou négatif à attribuer au pôle + et au pôle –.

Je dédie ce texte à un ami et frère, Benoît, qui, après une réunion l’année passée, m’avait posé la question à propos de la polarité de Dieu. J’espère ouvrir ici quelques pistes de réflexion et d’édification.

 

1. La polarité de la Création selon le texte biblique

a. La polarité des cieux et de la terre

La polarité peut d’emblée s’appliquer au premier verset de la Bible à savoir ELoHiM créa les cieux, le +, et la terre (et/ou l’univers), le -.

Ainsi, d’après le texte biblique, cela signifie entre autres, selon la volonté souveraine du Créateur, que les cieux (lieux célestes pas le ciel physique) ne peuvent être sans la terre et la terre ne peut être sans les cieux et pourraient être assimilés à une polarité comme le + et le – en électricité nécessaires pour que cela fonctionne (mal branchés cela ne fonctionne pas ou peut donner un court-circuit). Les deux pôles sont à la fois fondamentalement différents et forment à la fois une unité de par leur complémentarité nécessaire.

Il s’agit là d’une affirmation biblique absolument fondamentale face à celles et ceux qui voudraient nier les cieux et ne considérer que ce qu’ils peuvent « scientifiquement » voir et observer à savoir la terre et/ou l’univers (cf. à ce sujet Romains 1 : 20-21).

Il est donc important de comprendre que ce type de polarité + et -, peut être une approche intéressante pour rendre partiellement compte de la création tant céleste (+) que terrestre (-).

b. La polarité de l’être humain

Cette polarité dans sa différence et son unité-complémentarité se retrouve aussi au niveau de l’être humain, homme intérieur, le + et corps le -, ou encore mâle, le +, et femelle, le – à la ressemblance de YHWH ELoHiM. De là on peut immédiatement penser à la question de la polarité divine.

 

2. La polarité du Créateur

a. Le Créateur à la fois au-delà et hors de la création et à la fois dans la création

Cette polarité est également caractéristique du Créateur : « Moi je suis l’alpha (le +) et l’oméga (le -), dit le Seigneur Dieu, le étant (le +), l’était et le venant (le -), le tout-puissant (le + et le -) » (Apocalypse 1 :8 trad. litt.).

Pour être l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin, il est indispensable d’être le TOUT AUTRE en quelque sorte « HORS, AU-DELA » du commencement et de la fin, c’est à dire être le « Je suis Celui qui suis », YHWH, « l’Etant », le +, le « UN » qui EST.

Celui-ci est indispensable pour la possibilité d’un – qui est le commencement et la fin et ce qui est ENTRE les deux à savoir la terre et l’univers. Sans cette polarité, Il ne pourrait y avoir ni de Création ni de Créateur et bien entendu pas de Tout-Puissant. S’il n’y a pas de Création (le -), il n’y a pas de Créateur (le +) puisqu’Il n’aurait rien créé et inversement s’il n’y a pas de Créateur (le +), il n’y a pas de Création (le -) puisqu’elle serait là par un incroyable hasard, ce qui nous paraît honnêtement difficile à soutenir ! Quel dieu, le hasard !!! « Le hasard fait bien les choses », dit-on : quelle affirmation surtout si on assimile le hasard à une espèce de « néant originel » ! Bref tout vient soi-disant de rien et rien ne peut en principe que donner du rien ! Pour ma part je préfère YHWH (le +) ELoHiM (le -).

Cette réalité divine de « l’Etant » ou YHWH (le +, le UN) implique « l’Etait » et le « Venant » (le -) c’est à dire Celui qui se trouve AUSSI DANS la création (le -) à savoir ELoHiM (le – ;Dieu Trinitaire au pluriel signifiant la diversité, la pluralité que l’on retrouve dans la Création : la Paternité divine, le Père (+), la maternité divine, l’Esprie Sainte (-) qui se retrouvent en Jésus Fils de Dieu et Fils de l’Homme (+ et -)).

Le Créateur doit être « au-dessus, en-dehors » (YHWH le +) de la création sinon Il ne pourrait ni la penser, ni la créer, ni prendre du recul par rapport à elle et en même temps se trouver « en » elle (ELoHiM le -) car Il ne peut être tout à fait Tout-Puissant s’Il ne la connaît pas de « l’intérieur », s’Il n’est pas en capacité de s’y intégrer réellement. En effet en tant que création du Créateur, elle ne peut que porter Sa « marque de fabrique », Ses traces, Sa réalité et Sa vérité.

Nous parlons de deux pôles où se trouve obligatoirement quelque chose ENTRE, sinon nous ne pourrions pas parler de « pôles ». Ils sont reliés par ce que nous pourrions appeler la RELATION, le contact, la vie, l’amour, la REALITE ou encore l’énergie, un peu comme en électricité.

b. Jésus-Christ vrai YHWH et vrai Homme

Ainsi Jésus-Christ, fondamentalement vrai YHWH, « l’Etant », le + (hors, au-delà, « Je suis », Tout Autre, le « UN »), et vrai Homme « l’Etait »et le « Venant », le – (dans l’espace-matière-temps) est un aspect supplémentaire de l’affirmation biblique de cette polarité divine. Celle-ci est donc à notre avis existentiellement nécessaire, bien qu’apparemment logiquement impossible. On ne peut en effet être à la fois YHWH, sans limite aucune et à la fois Homme limité, et pourtant c’est indispensable pour l’existence, la relation et/ou la réalité… Comme dit, être Tout-Puissant, c’est justement être à la fois hors, « au-dessus » d’une part et au-dedans d’autre part. Il faut en effet connaître et expérimenter toutes les réalités tant illimitées, plutôt au-delà, que limitées pour être Tout-Puissant !

c. YHWH et ELoHiM

YHWH, le +, le « UN », le « Je suis » et ELoHiM, le -, le Pluriel (Trinité « émanant, engendrant » la Création tant des cieux que de la terre ; Genèse 1:1), l’Universel par la diversité relève d’une polarité existentiellement nécessaire.

d. La masculinité du Père et la féminité de l’Esprie-Sainte

La masculinité du Père céleste, le +, et la féminité de l’Esprie Sainte ou de la ROUaCH KoDeSCH, le -, sont une polarité divine vue sous un autre angle, notamment celui de l’engendrement. Celui-ci trouve son summum dans l’Incarnation de Jésus-Christ : le Père céleste (le +), la Mère divine (le – divin), l’Esprie-Sainte (engendrant Jésus YHWH) avec la mère terrestre (le – humain), Marie (engendrant Jésus Homme). Sans cette polarité divine masculin-féminin nous adorerions un dieu auquel le couple humain mâle (le +) et femelle (le -) ne pourrait ressembler, d’où la qualification biblique « d’abomination » de l’homosexualité ne touchant pas seulement le genre humain mais se veut aussi de toucher et d’atteindre notre Dieu. (Lévitique 18:22 ; Romains 1: 26-28). Le couple humain porte indiscutablement la « marque », « l’image » de YHWH ELoHiM et est aussi appelé à abondamment engendrer (Genèse 1:26-28).

 

3. Ruptures de polarités et nouvelle restauration

a. Fausse polarité

Souvent les penseurs, voire même des théologiens, parlent de polarité au niveau du BIEN absolu, le +, et du MAL absolu, le –, pour essayer de décrire LA réalité où nous sommes, que nous voyons et étudions scientifiquement, en apparence incontournable, ou ce qu’ils appellent aussi « la nature » ou « le monde » voire la « création ». Dans le même ordre d’idées, ils considèrent le côté incontournable de la polarité de la vie, le +, et de la mort, le -. Citons Dietrich Bonhoeffer :« …le Diable (ici soi-disant le -) ne peut que servir le Christ (ici soi-disant le +) ; celui qui désire le mal (ici soi-disant le -) en est réduit à faire le bien (ici soi-disant le +) … » (« Ethique » p.164 ; Ed. L&F – Genève). Cette affirmation ne peut être que l’aboutissement logique, certes extrême, de cette polarité fausse qu’il a admise comme nombre de théologiens.

Il s’agit là en fait d’une des tromperies les plus subtiles de Lucifer qui voulait pour commencer fausser la compréhension du pôle – et faire croire que ce pôle –, à savoir le mal absolu et la mort (aussi ténèbres) étaient absolument NECESSAIRES pour comprendre la création, grâce à ce que sont leurs CONTRAIRES à savoir le pôle +, le bien et la vie (aussi lumière). Mais cette polarité vue sous cet angle est inacceptable car le mal et la mort n’ont strictement rien à voir avec YHWH ELoHiM, ne peuvent en aucun cas faire partie de Lui ni de Sa Création, sous cette forme et compréhension du pôle – qui serait donc le mal absolu et la mort. (Cf. Jean 14:30).

Les adages « on ne peut faire une omelette ( soi-disant le +) sans casser les œufs (soi-disant le -) », « la fin (soi-disant le +) justifie les moyens (soi-disant le -) », « la mort (soi-disant le -) fait partie de la vie (soi-disant le +)», « le mal (soi-disant le -) nécessaire (soi-disant le +) » résultent de la pensée que le mal et la mort seraient effectivement nécessaires pour rendre visible et possible le bien et la vie, expliquer la réalité du monde, voire pire, que le mal et la mort auraient été créés et intégrés dans la création et de ce fait voulus par YHWH ELoHiM !

On pourrait aussi dire que si Lucifer, chérubin, créé par YHWH ELoHiM, a pu choisir le mal absolu, c’est que le mal devait nécessairement préexister quelque part. Mais le mal n’a justement pas préexisté parce qu’en tant que vide, néant, mort, tohu-bohu, non-existence, il ne peut justement pas « ex-ister » au vrai sens du terme.

 

b. Le mal n’est qu’une possibilité mais pas une nécessité

En fait, la liberté, condition de possibilité de l’amour devait permettre le choix entre la révolte, le refus orgueilleux ou l’acceptation dans la soumission d’amour à YHWH. Si cette liberté n’avait pas existé, les êtres créés (anges, êtres humains) n’auraient été que des robots préprogrammés et non des êtres libres donc responsables.

Le refus orgueilleux de Lucifer (Ezéchiel 28:12ss) avec son mauvais choix a alors activé la possibilité du vide, du mal, du tohu-bohu, du néant, des ténèbres, de la non-existence.

Ainsi à cause de la liberté, le mal sous tous ses aspects, n’est qu’une POSSIBILITE de type nihiliste et non une nécessité existentielle et ne peut donc en aucun cas être une création de YHWH ELoHiM.

En effet le mal n’a pas d’existence en soi et a en quelque sorte « besoin » du bien parce qu’il ne peut que se manifester dans la destruction de ce bien et n’aboutir qu’à « rien, au néant, au vide absolu ». Par contre le bien ou l’existence n’a absolument pas besoin du mal ou de la non-existence pour se définir et existe parfaitement sans le mal. Le bien et l’existence, créés par YHWH ELoHiM se suffisent à eux-mêmes dans leur DEPENDANCE ET RELATION existentielle polaire par rapport à Lui et donc se définissent uniquement par rapport à Lui. Ils n’ont pas besoin du mal ou du néant pour se définir et exister. Si c’était le cas, le bien et l’existence ne pourraient exister et n’existeraient pas puisqu’ils se feraient automatiquement annihiler, engloutir par le mal et le néant. Nous aboutirions à la conclusion honnête du philosophe athée J.-P. Sartre : « Rien n’existe », ce qui est visiblement une affirmation très problématique… mais un aboutissement logique voire « courageux » de son athéisme.

Ainsi désobéir, refuser orgueilleusement YHWH ELoHiM et vouloir prendre Sa place, active en quelque sorte le néant puisqu’il s’agit de la rupture de la dépendance et de la relation de vie existentielle à Lui.

Ainsi là encore, le mal, le tohu-bohu, le néant, la non-existence ne peuvent avoir été créés par YHWH mais ne sont qu’une POSSIBILITE pouvant être choisie, activée mais en aucun cas ne sont une NECESSITE existentielle.

La possibilité du mal n’est pas le mal, comme l’arbre de la connaissance du bien et du mal n’est pas davantage le mal. (Cf. aussi Genèse 4:6 ; Parole de YHWH ELoHiM à Caïn).

YHWH ELoHiM a créé ce qui existe mais pas le mal qui n’a aucune substance parce que vide, néant, sans vie, mort.

Ce qui existe porte en soi une dynamique créatrice de vie et de substance. La non-existence, le mal n’est qu’une possibilité qui certes peut être « activée » par le choix des créatures dotées du libre-arbitre à savoir Lucifer, les anges, Adam, Eve, Caïn etc… Mais la dotation du libre-arbitre n’implique en aucun cas que YHWH ELoHiM aurait créé le mal. Celui-ci ne peut qu’être activé pour détruire, ronger ce qui existe et au final en dépend.

A titre d’exemple : la pourriture (mal soi-disant pôle -) a besoin du fruit (bien soi-disant pôle +) car sans fruit il n’y a pas de pourriture. Il ne peut s’agir ici en aucun cas de la polarité divine.

Si les êtres dotés du libre-arbitre activent le mal, il détruit et dévore un peu tel un « trou noir ».

YHWH ELoHiM veut toujours remettre à plus tard le jugement dans Son amour, Sa bonté et Sa patience malgré le mauvais choix (péché, non-repentance) de Ses créatures. Le jugement, Sa « colère » signifient qu’Il respecte leur choix en Se retirant de la polarité Créateur (+) Création bonne (-). Il laisse alors la place à la polarité vouée automatiquement à la destruction parce qu’opposée, antinomique et diabolique bien (+) mal (-) qu’elles ont librement activée pour leur malheur et leur destruction.

 

c. Les stratégies de l’Ennemi face à la perspective de la suppression du mal par YHWH ELoHiM

Si Jésus nous demande de prier le Père « Délivre-nous du mal », c’est que le mal ne peut en aucun cas avoir été créé par Lui, ni émaner de Lui !

Par ailleurs, le processus du salut, de rachat, de rédemption consiste au bout du compte à aboutir à l’élimination du mal pour l’Éternité (Matthieu 6:13 ; Apocalypse 20:9-15, Apo 21:8). Donc le bien, le pôle +, n’a pas « besoin » du pôle – qui soi-disant serait le mal absolu. L’Eternité dans la félicité ne pourrait évidemment absolument pas être mise en place dans ce cas de figure puisque le mal y serait présent ! Au contraire ADoNaÏ fait tout pour supprimer le mal et s’Il l’avait créé à l’origine pour ensuite le supprimer, Il ne serait absolument pas crédible !

Ainsi le mal n’est qu’une possibilité de type non existentiel mais pas une nécessité existentielle comme voudrait nous le faire croire le Trompeur !

Le pôle – ne peut donc pas être le mal absolu face au pôle + le bien absolu pour rendre compte de la réalité-vérité ! La réalité-vérité se trouve évidemment dans les polarités de la Création et du Créateur SANS le mal, telles que nous les avons décrites plus haut.

A titre de test : si l’enseignement biblique de l’immortalité du corps (Jean 3:16 ; Jean 11:26 ; Romains 2:7 ; 8:23 ; 1 Corinthiens 15:53-54 ; 2 Timothée 1:10) n’entre pas en ligne de compte au niveau de votre foi et de vos prières, alors vous êtes clairement dans la polarité diabolique « bicéphale » (à deux têtes voire davantage, comme les têtes du Dragon) décrite plus haut !

Si nous nous situons dans cette polarité diabolique, nous ne pourrions avoir qu’un dieu irresponsable parce que responsable des souffrances, maladies, malheurs et catastrophes de ce monde, ne cherchant qu’à se faire « mousser » par la suite en se posant comme un soi-disant christ-messie-sauveur… !

En fait ce sera la stratégie de l’Anti[é]-Christ, qui, après avoir provoqué la Grande Tribulation, « bloqué le monde », se présentera comme le faux christ-messie-sauveur en remettant d’abord un certain « ordre » apparemment indispensable et d’apparence salutaire, mais passera très rapidement à l’oppression et la dictature absolues, moyens pour prendre rapidement le pouvoir au niveau mondial et instaurer son règne de mal atroce quasi absolu (Apocalypse 12:17 et la suite jusqu’à 19:17ss).

Ce sera d’ailleurs son avant-dernière tentative majeure de s’emparer et de dominer ce pôle -, la création terrestre avec entre autres une analogie mensongère de pôle – : la femme, Babylone la Grande, l’anti-église des vainqueurs, sachant que la dernière tentative se situera après le Millénium (Apocalypse 20 :7ss). Il savait que s’il arrivait à réellement et totalement prendre possession du pôle – (via la deuxième bête ou faux prophète imitation de l’Esprie Sainte Apocalypse 13:11 ; 16:13), voire le pôle – divin qui est l’Esprie Sainte, la Puissance, il pense qu’il pourrait avoir une chance de s’emparer complètement du pôle + par court-circuit-débranchement absolu et définitif à savoir dans le néant, prendre la place de YHWH ELoHiM Lui-même.

Actuellement nous savons qu’il occupe indûment une partie de la création céleste (pôle + ; 2ème ciel), actuellement l’Enfer, le Séjour des morts d’où il peut provoquer des dysfonctionnements terriblement efficaces (courts-circuits-débranchements des pôles + et -) au niveau de la création terrestre et aussi céleste-spirituelle (2ème ciel) toujours en vue du tohu-bohu total. Il a de surcroît accès à la Salle du Trône (3ème ciel) pour accuser (Apocalypse 12:10c) !!! Il s’agit là de son arme favorite malheureusement la plus efficace.

Revenons au début.

Entre le verset 1 et 2 de la Bible, dans sa révolte avec ses acolytes, Lucifer a provoqué le tohu-bohu sur terre c’est à dire s’est emparé du pôle – de la création. Son but était d’abord non seulement de conquérir la création terrestre-univers, le pôle -, mais aussi le pôle – de YHWH ELoHiM Lui-même, c’est à dire Sa féminité, la ROUaCH KoDeSCH, le – qui y a été rattachée, entre autres par analogie polaire (pôle -) ! Un des résultats de cette attaque était de faire de LA ROUaCH KoDeSCH, LE Saint-Esprit au lieu de l’Esprie Sainte ou la Sainte Esprie… Il fallait que le pôle féminin, le – de YHWH ELoHiM Lui-même soit faussé et occulté : le Saint-Esprit passerait au pôle + divin masculin et transformerait YHWH ELoHiM en un dieu homosexuel ! Le pôle – divin est de la sorte en fait remplacé aux yeux des humains au profit du mal absolu, le pôle – diabolique !

Pourtant c’est justement la ROUaCH d’ELoHiM qui, dès le départ, « couvait », planait au-dessus, de ce qui Lui avait été volé, usurpé et gâché à savoir le pôle – de la création terrestre et de l’univers, correspondant plus spécifiquement à Son « domaine de responsabilité » vu qu’Elle est le pôle – divin.

Lucifer avait provoqué une sorte de « court-circuit » et/ou un « débranchement-coupure de courant » entre le + et le – initiaux, entre les cieux et la terre-univers qui entraîna les ténèbres, le néant total, le manque d’énergie, de relation, de vie et de lumière sur terre et dans l’univers. De plus, il a osé s’attaquer à la ROUaCH KoDeSCH, le pôle – divin, ce qui ne lui sera pas pardonné car il fut définitivement condamné dès le début (Jean 16:11). Ce faisant, il n’a pas pu dominer le – fondamental créateur divin et Le transformer en mal absolu. Il a juste pu débrancher ou court-circuiter la création terrestre initiale émanant du Créateur.

La ROUaCH d’ELoHiM, pôle – divin, a alors « réparé » la panne due au court-circuit-débranchement en rétablissant la Lumière suivie de la restauration de la création terrestre initiale, pôle – de la création du verset 1 par la Parole, DaBaR métamorphosante du tohu-bohu en Paradis. L’être humain mâle, le +, et femelle, le -, sera CREE par la suite à la ressemblance de YHWH ELoHiM.

N’ayant pas réussi à vaincre et détruire le – divin à savoir la ROUaCH d’ELoHiM, ni le – de la création initiale restaurée en Paradis, Lucifer tentera une nouvelle attaque contre le pôle – humain en coresponsabilité de la création terrestre à savoir la femme Eve. Il y réussira en partie et provoquera la chute et ses terribles conséquences. La plus grave aura été de lui ouvrir à nouveau l’accès aux lieux célestes, même, comme dit, à la Salle du Trône, le +, comme accusateur, d’où il détruit dans le pôle – (terre, univers, humanité).

Dans cette perspective, n’oublions pas les infinies souffrances et le mépris à l’égard des femmes, le -, de la part des hommes, le +. Elles « incarnent » soi-disant le mal ou sont tout au moins considérées comme instrument exclusif de la chute, source de souffrances et de malheurs à travers les siècles… ! Dans cette perspective déplorons l’état catastrophique du mariage, les fœtus de sexe féminin avortés dans certains pays, les femmes opprimées, violées, assassinées, sans compter par ailleurs l’homosexualité légalisée mettant un désordre familial et social inimaginable. Nous ne pouvons que constater la rupture-court-circuit catastrophique entre ce + et ce – parce que le premier Adam n’avait pas fait son travail auprès d’Eve pour s’occuper d’elle et la protéger du Serpent qu’il aurait dû vaincre et expulser du Paradis !

En effet la chute d’Adam et d’Eve, le deuxième grand court-circuit-débranchement, a fait que la création terrestre actuelle soit constamment exposée à des courts-circuits-débranchements dont par exemple les guerres et conflits de toutes sortes, les épidémies, les catastrophes naturelles etc… Elle a plongé de ce fait la création dans une situation intermédiaire (polarité diabolique bien (+) mal (-)) certes plus ou moins vivable selon les cas et les circonstances, la beauté de la nature, des gestes de solidarité et d’amour humains entre autres cohabitant avec les catastrophes et les horreurs de toutes sortes. Ainsi nous ne sommes pas dans le tohu-bohu total mais sur la pente glissante y menant tout droit, à terme.

 

d. Le processus du salut complet

A partir de cette situation difficile, YHWH ELoHiM avait décidé par grâce d’entamer un processus de salut à l’égard de l’être humain dans l’Histoire, ce dernier ayant été aussi une victime dans sa désobéissance à cause d’une certaine dose de naïveté, contrairement au Serpent qui savait exactement ce qu’il faisait.

Jésus-Christ opéra la justification (Jésus a par Sa mort littéralement été « court-circuité » et « débranché » sur la croix à notre place ; cf. « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ») suivie de la résurrection et de la glorification, ce qui correspond à Son « rebranchement » assuré par l’Esprie Sainte. En tant que Sa Maman céleste, Elle était devant ce corps sans vie du Sauveur comme devant le tohu-bohu du début de la Genèse : et le Feu et la Lumière métamorphosante de la Résurrection fut ! Jésus-Christ ressuscité avait alors un corps semblable, encore avec Ses marques de Crucifié, mais glorifié ! (Actes 2:24 ; Romains 1:14 ; 8:11).

Au bout du compte, avec le second ADaM mâle (Jésus-Christ Glorifié sur le Trône, le +) et avec la seconde EVE femelle (L’Église des Vainqueurs métamorphosée, rebranchée par l’Esprie Sainte, montée sur le Trône, le -) la restauration sera effectuée par le rétablissement général du courant et/ou le fonctionnement normal du + et du – correctement identifiés et connectés. Il s’agit là de tout le sujet de l’Apocalypse qui, au final, aboutira à l’Éternité avec un nouveau ciel, le +, et une nouvelle terre, le – (Apocalypse 21:1).

 

4. Qu’est-ce que la réalité ?

Au vu de la confusion générale actuelle, se pose évidemment la question de la réalité !

 

a. Jésus-Christ la réalité-vérité

Lors du procès de Jésus, Pilate posa la question « Qu’est-ce que la vérité ? », en grec alèteia que l’on peut aussi traduire par réalité. Jésus lui avait dit en effet qu’Il est venu rendre témoignage à la vérité/réalité (Jean 18: 37-38).

Nous savons qu’Il est la vérité/réalité (Jean 14:6). Dans la perspective de la polarité comme déjà énoncé, Il est vrai Dieu, le +, et vrai (parfait) Homme, le -, à savoir la réalité/vérité fondamentale révélée et existentielle qui est encore une fois décrite de façon polaire par Paul : « Il est l’image (le -) du Dieu invisible, le premier-né de toute la création (le -) …Tout a été créé par lui (le +) et pour lui (le -). Il est avant toutes choses (le +) et toutes choses subsistent en lui (le +) » (Colossiens 1:15-17).

C’est pourquoi il est important de préciser, au risque de nous répéter, que le pôle – n’a rien à voir avec le mal absolu, le « négatif » mot utilisé habituellement pour désigner le Malin et ses acolytes. En Jésus-Christ la polarité + et – nous est rendue visible, révélée indispensable, nécessaire, existentielle et fondamentalement « positive » pour ne pas dire « vitale ».

Le – est en effet une polarité absolument nécessaire et nécessairement de type positif et/ou créatrice de vie et de relationnel en complémentarité avec le +. C’est Jésus-Christ LA REALITE-VERITE !

b. La polarité selon YHWH ELoHiM est nécessairement complémentaire

L’erreur monumentale, conséquence de la séduction et de la tromperie diabolique, est et fut de considérer le – comme une polarité à OPPOSER nécessairement au +, alors qu’il s’agit d’une COMPLEMENTARITE dynamique vitale !

L’Ennemi veut par-là infester la polarité à commencer par le – à travers la division, la rupture, l’infection et la confusion autant dans ce que YHWH ELoHiM a créé (cieux le + et terre le -) que dans notre conception même de YHWH ELoHiM, à savoir la négation de Jésus-Christ vrai Dieu (+) et vrai Homme (-) et aussi, comme dit, à travers l’oubli de la féminité et donc du rôle maternel métamorphosant de l’Esprie Sainte, le pôle – divin, notre maman en nous ( Sang de Feu-Lumière via le cordon ombilical) et autour-sur nous ou en Son sein (utérus de Feu-Lumière).

L’Ennemi veut faire croire que la création et la nature actuelles intermédiaires sont normales, normatives fassent partie de la « vie » et de la réalité incontournables. Quel leurre !

Comme dit, certains penseurs et même certains théologiens la considèrent comme telle et la prennent fondamentalement et existentiellement en compte en tant que telle.

Mais cette réalité-là n’est ni la création du verset 1 de la Bible, ni sa restauration, le Paradis des versets suivants ! Elle est la création infectée, corrompue suite à la chute qui peut constamment être court-circuitée, débranchée et infestée (cf. Romains 8:19ss).

Celle-ci est dominée et tenue pour réelle et incontournable par le Prince de monde (Jean 12:31 ; 15:11) notamment dans sa polarité faussée avec ses courts-circuits-débranchements constants. Elle ne peut donc être la réalité/vérité !

Cette confusion cherche en fait la rupture, la division entre les deux pôles pour aboutir à l’anéantissement le plus rapidement possible, vu que deux pôles opposés finissent toujours par se détruire mutuellement.

 

c. La réalité-vérité intermédiaire ne peut être la véritable réalité-vérité

Alors reposons la question « qu’est-ce que la réalité/vérité » ? Elle ne peut être la réalité intermédiaire, corrompue, court-circuitée, coupée, divisée, mortelle dans laquelle nous survivons puisqu’en fait elle porte en elle la « non-création », le néant, le « rien », la corruption, le morbide et ne peut qu’y aboutir complètement (Apocalypse 20:11b).

C’est pourquoi la réalité/vérité, sous peine de ne pouvoir exister, ne peut être que dans la polarité effective, branchée produisant la Lumière et non pas dans les court-circuitages à terme totalement mortifères provoqués par la fausse polarité !

d. La réalité-vérité avec Jésus-Christ et l’avantage de l’Esprie-Sainte

Nous sommes invités à aller réellement et véritablement dans la polarité de la vérité et de la réalité par et en Jésus-Christ avec l’avantage (Jean 16:7) de pouvoir accepter et expérimenter la maternité, l’engendrement de notre Maman l’Esprie-Sainte, la Réalisatrice, qui accouchera de nous dans la véritable polarité divine (cieux) et terrestre (Paradis) parfaitement connectée.

La métamorphose du corps et la montée sont le passage obligé d’une réalité mensongère, fausse, à la Réalité de la Vérité ! Ce passage est la condition possibilité que le Serpent-Dragon avec ses acolytes soient éjectés de la partie céleste et de la terre-univers qu’il occupe indûment. Il s’agit du processus de l’élimination du mal par l’Époux et l’Épouse décrit dans l’Apocalypse (cf. Apocalypse 12:7ss ; Apo 17:14 ; Apo 19:11ss etc.…).

Autrement dit, le salut total en Jésus-Christ esprit, âme (+) et corps (-) n’a rien à voir avec la réalité mensongère et faussée de laquelle il faut impérativement être sauvé et dégagé. Jésus est devenu péché de façon substitutive, à notre place et Il a absorbé et porté en Sa chair sur la Croix les conséquences du péché, à savoir selon notre propos, cette rupture de polarité + et – que nous n’avons juridiquement plus à subir grâce à Lui.

Mais pourquoi la subissons-nous encore ?

La réponse est claire : par manque de connaissance impliquant une foi mal orientée. Cette dernière est par conséquent suivie de prières ne demandant ni la métamorphose ou transfiguration de notre corps ni la montée en résultant pour pouvoir EFFICACEMENT agir à partir du Trône dans les lieux célestes et sur terre occupés par l’Ennemi.

Nous croyons être des soi-disant électriciens qui ne connaissent malheureusement pas ni les bonnes connections ni les bons branchements à réaliser notamment à travers l’Esprie-Sainte ! Dans la polarité mensongère (bien + et mal – ; Esprit Saint +), de par notre péché et notre manque de connaissance et donc de foi mal orientée, nous provoquons de concert et souvent malgré nous avec le Trompeur, une multitude de courts-circuits.

 

5. L’Esprie Sainte, le pôle – divin mis au placard

a. L’application de la justification par l’Esprie-Sainte

Nous n’allons pas revenir sur la démonstration de la féminité de l’Esprie-Sainte dont nous avons parlé dans notre écrit « Le visage et le corps du Saint-Esprit » (Ecrit n°131). Cela représenta un bouleversement notoire dans notre compréhension de certains textes bibliques et de l’enseignement en résultant.

Il se trouve que la féminité de l’Esprie-Sainte est le pôle divin – s’approchant par analogie plus spécifiquement de la création « terrestre », le pôle – de la création, sachant que la création des cieux en est le pôle + où Elle évolue aussi pleinement puisqu’elle « sonde tout, même les profondeurs de Dieu » (1 Corinthiens 2:10).

La féminité de l’Esprie-Sainte Lui permet en outre, en tant que notre Maman céleste, de nous intégrer en Son corps pour y métamorphoser notre corps (pôle -) de gloire en gloire et concrètement accoucher de nous dans les lieux célestes ou nous y faire monter (cf. baptême, immersion, imprégnation dans la Pneuma Sainte ; Actes 1:5 ; Jean 3:3-8 ; Nouvelle Naissance d’Esprie et 2 Corinthiens 3:18). C’est la raison pour laquelle Jésus parle de l’avantage de Sa venue après Lui. Elle est l’accomplissement, la solution concrète, l’APPLICATION de la justification que Jésus-Christ nous a acquise.

Une autre tromperie de l’Ennemi est de provoquer la confusion entre la justification, le + issu de la croix, de la résurrection et de la glorification de Jésus, et son application le – issu tout particulièrement de l’action et de l’engendrement de la Pneuma Sainte (repentance, dons spirituels, ministères, sanctification, métamorphose du corps, montée ou Nouvelle Naissance, capacité de mener les combats victorieux apocalyptiques à partir du Trône).

b. Attaques systématiques du pôle – par l’Ennemi et nécessité du repositionnement du pôle – pour l’application de la justification

C’est pourquoi Lucifer est constamment en prise directe contre la ROUaCH ELoHiM (pôle – divin) car il veut absolument empêcher ladite application (le -). Il sait qu’il est juridiquement condamné mais il s’en moque en attendant, vu qu’il n’y a pas d’application juridique notoire et effective à ce jour.

C’est pourquoi la destruction du pôle – est son obsession car il représente pour lui une tête de pont à conquérir pour finalement prendre la place de YHWH ELoHiM.

Le pôle –, aussi l’Epouse-Fiancée (Osée 2:16ss ; Esaïe 54:6 ; Esaïe 62:5) de YHWH ELoHiM (pôle +) à savoir Israël, Peuple Elu, avec Jérusalem et sa Terre promise (pôle -), indicateur prophétique majeur pour l’Eglise, et par bien d’autres aspects vecteurs de bénédictions et de révélations énormes, est constamment sous le feu des attaques de Lucifer, et pour cause… !

Dans le Nouveau Testament, il s’attaqua d’abord au pôle – de Jésus-Christ Homme, à savoir Son Corps affamé et affaibli par le jeûne de 40 jours, avec la tentation de la transformation des pierres en pains.

La Passion fut l’attaque la plus terrible contre Son Corps, une fois de plus Son pôle -.

Après Sa résurrection et Sa glorification, échec patent de Lucifer, celui-ci s’attaqua à l’Eglise, le pôle – et aussi l’Épouse de Jésus par le sceau du Sang de la Croix.

Il n’hésitera pas à attaquer l’Eglise des Vainqueurs, le pôle – humain glorifié, en Apocalypse 12:1ss qui accouchera de la nouvelle génération de cette église laquelle, avec les anges, l’éjectera des lieux célestes qu’il occupe encore indûment.

Il dominera alors violemment un temps le pôle – de la création terrestre (règne de l’Anti[é]-Christ avec la quasi destruction du pôle – de l’Eglise restée sur terre ; Apocalypse 12:17 ; 13:7+ 10) notamment avec une imitation du pôle -, la femme Babylone la Grande (Apocalypse 18).

Pourquoi s’attaque-t-il constamment aux pôles – depuis le début ? Parce qu’il sait que l’application, la finalisation de la restauration et en même temps l’exécution de sa condamnation passe par le REPOSITIONNEMENT du pôle – divin l’Esprie-Sainte ET de l’Épouse du Christ, l’Eglise des Vainqueurs, pôle – humain glorifié !

S’il déconnecte, disqualifie le pôle -, il ne peut y avoir de contact, de branchement complémentaire et efficace avec le pôle + pour laisser passer l’énergie donnant la Puissance et la Lumière.

Ainsi le pôle -, dans son ensemble, doit impérativement être restauré, rebranché, repositionné pour qu’il puisse fonctionner avec le pôle + et que la Lumière soit pour chasser les ténèbres.

L’attaque, comme dit, consiste principalement à faire croire que le pôle – tant divin qu’au niveau de la création terrestre soit nécessairement un pôle OPPOSE et non COMPLEMENTAIRE à savoir la mort, les ténèbres, le mal, le tohu-bohu, histoire par contraste de pouvoir soi-disant identifier la vie, la lumière et le bien. Deux pôles opposés, en conflit, ne peuvent que finir par s’éliminer mutuellement, c’est à dire se court-circuiter et ce seraient les ténèbres garantis. Comprenons qu’il s’agit là d’une stratégie et d’une tromperie monumentales de l’Ennemi !

 

c. La Nouvelle Alliance apocalyptique face à la Grande Tribulation

C’est pourquoi il a réussi à faire « mettre au placard » la ROUaCH KoDeSCH le pôle – divin, par les églises manquant de connaissance et de foi bien orientée, car elles ne connaissent ni Son identité féminine divine, ni Son rôle véritable, ni sa position de pôle – divin, solution effective à tous nos problèmes !

Aujourd’hui Elle « plane » au-dessus de notre presque tohu-bohu tant humain que de l’espace-matière-temps, elle « couve » tout cela pour qu’Elle soit envoyée sur toute la terre, pôle -, (Apocalypse 5:6c) et que la Lumière issue de la Nouvelle Alliance des sept lettres introduisant la restauration par la métamorphose (Apocalypse 5:10 ; Apo 6:2 ; 7 ; Apo 11:11-12 ; cf. Pneuma dzoès : Esprie de Vie) soit, éclate pour pouvoir faire face pour commencer à la Grande Tribulation.

Cette dernière comprendra des blocages progressifs sur toute la terre (blocages MONDIAUX) avec ses crises, épidémies, guerre, misères et souffrances incommensurables. Ce seront les ouvertures des différents sceaux après le premier qui est l’envoi sur terre de l’Eglise des Vainqueurs (Pôle – glorifié ; Cavalier d’Apocalypse 6:2) précédé de celui de l’Esprie-Sainte (Apocalypse 5:6c) TOUJOURS à partir du Trône.

Ce n’est pas pour rien que Jésus-Christ Glorifié exhorte inlassablement à écouter ce que la Pneuma Sainte dit aux églises dans les sept lettres. Elles contiennent la Nouvelle Alliance apocalyptique établie par Jésus-Christ Glorifié Lui-même.

L’Eglise, parce qu’elle met l’Esprie-Sainte (pôle – divin) au placard, ne peut se mettre dans la perspective de la restauration-rebranchement du pôle –, à savoir la création restaurée suite à la métamorphose du corps humain rendu vraiment immortel et de ce fait rendu capable de monter à la Salle du Trône.

L’Eglise ne vit dans la réalité-vérité fondamentale et existentielle ni par l’intégration EN Elle, ni par la Nouvelle Naissance En-Haut d’Elle. L’Esprie-Sainte, la Maman divine du Fils et la nôtre, parle, dirige, organise, coordonne, réalise, concrétise, finalise, accouche, engendre, ressuscite, métamorphose, transfigure… clairement grâce à ce que Jésus nous a acquis dans la perspective apocalyptique ou de la Révélation… On ne peut vraiment pas S’en passer ! Malheureusement l’Eglise a effectivement mis l’Esprie-Sainte au placard !!!

 

6. Qu’est-ce qui relie le pôle + au pôle – ?

a. Disqualifier la fausse réalité-vérité

Ce qui relie le pôle + au pôle – est la REALITE – VERITE. Jésus-Christ, vrai YHWH, pôle + et vrai Homme parfait, pôle – en est le « prototype ». Par Son Œuvre, Il ouvre le « Chemin » ou le lien d’amour à la compréhension de l’identité féminine de l’Esprie-Sainte (pôle – divin) et à Son action en plénitude et/ou en « maternité » en faveur des pôles + et –, création céleste et terrestre. En effet, comme dit, le Dragon doit encore être éjecté du ciel et de la terre, ce qui l’en éliminera. Nous obtenons de la sorte la réalité-vérité connectée et branchée pour un fonctionnement parfait et éternel

Il ne s’agit pas de nier ou d’ignorer la réalité faussée court-circuitée, débranchée issue de la chute dans laquelle nous nous trouvons, mais nous devons impérativement la DISQUALIFIER à commencer au niveau de notre discours chrétien, de notre foi et de son contenu et de nos prières ! O combien souvent assistons-nous à une quasi déification de « mère nature », de la mort, délivrance, porte du ciel etc.…, y compris dans le discours chrétien !

« La Mort : approche fête suprême sur le chemin de l’éternelle liberté, Mort rompt les chaînes et les murs importuns de notre corps passager et de notre âme aveugle… » (Dietrich Bonhoeffer Préambule p. II « Ethique » cité plus haut).

Une réalité même intermédiaire parce que très souvent débranchée, court-circuitée ne peut être LA réalité-vérité qui existe vraiment. La réalité intermédiaire veut constamment s’imposer à nous : « Chassez le naturel et il revient au galop ». Elle nous force et nous oblige à assumer notre quotidien comme tout le monde et nous ne pouvons ni ne devons absolument pas y couper, bien entendu (1 Timothée 5:8…).

Toutefois notre investissement de foi et d’annonce de l’Evangile complet doit aller au-delà d’un lifting avec de bonnes intentions et actions comme le fait l’Eglise en général ! Il lui faut une délivrance, une métamorphose de la part de l’Esprie Sainte, pour retrouver son éclat originel dans la Révélation des fils et filles de Dieu ! (Romains 8:18ss).

b. La dialectique sans issue et la dialectique d’une polarité restaurée

La question qui se pose indiscutablement : vers quoi notre enseignement biblique et par voie de conséquence notre foi sont-ils orientés ?

Nous pouvons évoluer dans une dialectique interminable parce que tournant finalement toujours en rond en ne considérant que la réalité débranchée à savoir la polarité + (bien) et – (mal) constamment court-circuitée et mensongère de l’Ennemi. En effet quand on croit avoir progressé on finit malgré tout toujours dans une impasse qui nous oblige à retourner en arrière pour n’aboutir que dans une autre impasse et ainsi de suite, bref un labyrinthe sans sortie.

Nous pouvons aussi évoluer dès aujourd’hui dans une dialectique de polarité + et – restaurée, telle que nous avons essayé de la pratiquer ici, en vue de trouver l’issue, la bonne connexion produisant la Lumière de la vérité-réalité selon YHWH ELoHiM !

Le passage, la montée promise dans cette vérité-réalité est le seul moyen de disqualifier la réalité mensongère où le pôle – serait le mal. Cette disqualification se continuera dans les victoires de l’Eglise des Vainqueurs-Epouse obtenues à partir du Trône jusque dans l’Éternité en passant par le Millénium !

 

Conclusion

A quoi comparerions-nous la réalité-vérité entre les deux pôles + et – selon YHWH ELoHiM ?

A des cordes d’instruments de musique tendues entre les deux pôles émettant des sons justes, des émotions, des vibrations, à des cordes vocales émettant aussi des sons musicaux extraordinaires, des paroles créatrices divines de substances glorieuses, d’explosions de vie, de joie et d’amour, à des fils bien connectés transmettant l’énergie, le Feu pour la Lumière, le mouvement et l’être, des gravitations interactives de connaissance et de relation parfaites, harmonieuses etc…

Comprenons la réalité-vérité merveilleuse ou « cordes » ou « fils » tendus entre les deux pôles + et -, grâce à la justification de Jésus-Christ et par son application, sa réalisation et sa finalisation opérées par l’Esprie-Sainte !

En Jésus, Martin Busch

142. David

INTRODUCTION

 

David fut oint roi d’Israël une première fois par Samuel sur ordre de YHWH ELoHiM suite aux désobéissances de son prédécesseur le roi Saül. Mais bien des années et des difficultés séparèrent ce moment quasi confidentiel et l’établissement effectif de son pouvoir royal sur le pays. Il fut oint roi une seconde fois roi de Juda et une troisième fois roi de tout Israël. Dans un premier temps, nous nous attacherons à tirer des premiers enseignements de ces trois onctions.

Sa manière d’être et de faire selon YHWH ELoHiM pour arriver à la concrétisation royale à Jérusalem dans l’ensemble du Pays Promis considérée par les textes bibliques comme étant d’ordre messianique porte en elle de RICHES ENSEIGNEMENTS.

Il veilla aussi au rétablissement de la sacrificature en bonne et due forme d’abord par l’introduction de l’Arche à Jérusalem puis par Ses préparatifs minutieux pour la construction du Temple que son fils Salomon n’eût qu’à concrétiser.

Par parallélismes, nous proposons des applications typologiques de ces enseignements au Fils de David, Jésus-Christ, Grand Sacrificateur et Roi des rois et aussi à l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise, Épouse, devant elle aussi concrétiser sa fonction royale et de sacrificateurs en Jésus-Christ Glorifié sur le Trône céleste, dans la Jérusalem céleste et dans le Pays promis céleste. (Apocalypse 1:6 ; Apo 3:11-12+21 ; Apo 5:10).

Le chemin « messianique » que l’oint David dut parcourir ne fut pas une sinécure, c’est le moins qu’on puisse dire… !

 

1. Les trois Onctions de David : le fondement

David fut oint trois fois pour devenir au final roi de tout Israël seulement après la troisième onction ! On l’oublie trop souvent… !

  • La première onction

Nous avons déjà évoqué l’onction de David par Samuel au sein de la famille de son père Isaï à Bethléhem appelée par la suite, comme Jérusalem, « la ville de David » (Luc 2:4+11).

La ROUaCH YHWH Se saisit de Lui, le fit devenir, réussir, prospérer (= TsaLeaCH ; 1 Samuel 16:13). En même temps Elle se retira de Saül qui fut abandonné à une ROUaCH mauvaise, issue du 2ème ciel, de lieux célestes toujours encore occupés par l’Ennemi, qui le tourmentera (1 Samuel 16:15 MeHeTH [YHWH] ou MiN : à l’origine, issu de ; malencontreusement traduit par « de ou auprès de ». Il s’agit d’un ange révolté puis déchu dont YHWH était certes le Créateur donc « à l’origine » mais n’était plus « auprès de » ou « de » Lui).

Cette onction était une onction prophétique, d’origine, paternelle céleste engendrant un processus telle une semence qui allait inexorablement se développer en vue d’une concrétisation future.

Nous pouvons d’emblée faire le parallèle avec l’Incarnation de Jésus, le moment où l’Esprie Sainte se saisit, incorpora de la part du Père céleste la semence pour former en Elle le « fœtus » en tant que Mère céleste avec Marie la mère terrestre (Cf. Jésus-Christ vrai YHWH et vrai Fils de l’homme).

Cette onction-semence fut accordée à Jean (Apocalypse 1:10) puis à ceux de l’Eglise qui se seront repentis et auront écouté ce que l’Esprie dit aux églises (Apocalypse 2:5-7 etc…). Il s’agit en fait de l’onction de « fécondation » de notre Père céleste dans le sein de notre Mère céleste l’Esprie Sainte. On peut aussi parler du baptême ou immersion DANS l’Esprie Sainte dans laquelle s’opèrera la métamorphose du corps.

  • La seconde onction

Après bien des péripéties et notamment la mort de Saül et de Jonathan, David fut oint une seconde fois roi de Juda par les gens de cette tribu (2 Samuel 2:4). Il avait dorénavant la terre de la tribu de Juda et pouvait de ce fait se défendre à armes plus égales. Sa puissance augmenta d’ailleurs de plus en plus face à la maison de Saül.

Cette deuxième onction est évidemment à mettre en relation avec la manifestation de Jésus, le « Lion de JUDA » (Apocalypse 5:5), de sa naissance à Bethléhem à l’Apocalypse plus particulièrement avec Son apparition glorieuse à l’Apôtre Jean ensuite métamorphosé (Apocalypse 1:17) et qui montera (Apocalypse 4:1) puis avec celles et ceux de l’Eglise qui seront métamorphosés (cf. Romains 8:23+30 ; 2 Corinthiens 3:18 ; Apocalypse 3:18) et par là même pourront ensuite monter à la Salle du Trône.

Comme David régnait dorénavant sur une partie de la terre promise, nous pouvons nous autoriser à faire le parallèle avec la première montée de l’Eglise des Vainqueurs. Par les manifestations initiales de Jésus-Christ, les bases de la reconquête ont pu très nettement être posées.

David et ses hommes comme l’Eglise initiale des Vainqueurs prennent de la force et de la puissance face au camp adverse et le processus final vers la royauté sur l’ensemble du pays est clairement engagé. (Cf. 2 Samuel 3:1ss ; Apocalypse 6:2)

  • La troisième onction

Après 7 années de règne à Hébron sur Juda, David fut encore une fois oint roi sur TOUTES les tribus d’Israël.

2 Samuel 5:1-3 relatant cet événement nous invite à une réflexion intéressante :

 

a) La première mention des Israélites venus vers David « nous voici TON OS et TA CHAIR » (Trad. litt.) démontre que l’argument initial, le préalable de tout, notamment de l’UNITE du Peuple sous la houlette du roi David préfigure la réalité effective à titre d’exemple de la métamorphose de l’Eglise des Vainqueurs initiale d’ores et déjà montée (cf. 2ème onction – terre de Juda).

Pour ces Israélites il était logique d’avoir le même CORPS, les mêmes gènes que David, la même « origine ou ascendance patriarcale. Pour l’Eglise c’est exactement pareil : pour l’unité sous la houlette du Roi Jésus-Christ, il faut avoir le même corps, les mêmes gênes que Lui et pouvoir récupérer à la fois tous les lieux célestes (cieux) et puis la terre.

Ainsi l’accouchement de l’Esprie Sainte En-Haut ou de la montée permise par la métamorphose du corps préalable dans Son sein (2 Corinthiens 3:18) nous accordant le même corps glorifié, nous rend de ce fait, compatibles avec le Corps de notre Roi et Epoux céleste. Nous constatons qu’il s’agit incontestablement de la condition de possibilité de l’UNITE du Peuple de YHWH ELoHiM à la fois sous la houlette de David, l’ex-berger à l’époque, et du Divin Berger dans l’avenir apocalyptique (Jean 17:21-24).

La montée opérée par l’Esprie Sainte devient ainsi absolument indispensable (2 Corinthiens 3:18 ; Apocalypse 3:11-12 ; 18+21 sans compter toutes les promesses faites aux sept églises) en vue de la finalisation de la restauration du Peuple de Dieu dans sa Terre promise céleste.

b) La mention de ce que David a fait en termes d’exploits militaires déjà sous le règne de Saül : il avait non seulement fait sortir mais aussi ramené avec succès les combattants des multiples batailles.

C’est ce qui se passera avec Israël-Eglise des Vainqueurs sous la houlette de Jésus-Christ Glorifié, le Roi, Fils de David (Apocalypse 6:2 ; Apo 12:7ss ; Apo 17:14 ; Apo 19:11ss) menant des sorties à partir du ciel vers le 2ème ciel et l’espace-matière-temps contre le Prince de ce monde et ses acolytes et ramenant Son armée, 8ème Eglise avec les anges, à bon port céleste. La ROUaCH YHWH de par Sa Puissance de Feu et de Transmissions-Communication-Communion coordonnera les opérations et achèvera définitivement le travail en Apocalypse 20:9b-10 (Feu du Ciel).

 

c) L’évocation de la Parole [DaBaR] prophétique créatrice de par la ROUaCH de YHWH ELoHiM (par ex. Genèse 1:2-3) établissait déjà David berger ou roi d’Israël.

Pour Jésus nous pensons à la résurrection (Romains 8:11), l’ascension et la glorification annoncées et opérées par l’Esprie Sainte. Par les prophètes, les écrits du Nouveau Testament et particulièrement par l’Apocalypse résonne cette Parole prophétique de la ROUaCH ELoHiM qui établissait le Messie Jésus-Christ Glorifié Berger d’Israël ou Roi étant à la fois d’origine céleste et davidique (Jésus-Christ vrai YHWH et vrai Homme).

Les textes bibliques annoncent par ailleurs tout autant la glorification et la « domination-royauté » d’Israël comme de l’Eglise (Deutéronome 26:19 ; Romains 8:30 ; Apocalypse 2:26 ; Apo 3:21 ; Apo 7:4-8 ; Apo 12:1-5 ; Apo 14:1-5 ; Apo 19:7 etc.…).

L’Eglise des Vainqueurs expérimentera suite à la montée l’accession au Trône opérées par l’Esprie Sainte (2 Corinthiens 3:18 ; Apocalypse 3:11-12 ; 18+21 ; Apo 5:10 sans compter toutes les promesses faites aux sept églises).

Pour Jean nous pensons à sa montée à la Salle du Trône et la Révélation toujours encore opérée par l’Esprie Sainte (Apocalypse 4:1-2 et la suite).

 

d) L’Alliance devant YHWH.

L’Alliance DEVANT LA FACE (PhaNiM : face, visage, devant, en face) de YHWH ne peut être en réalité qu’une Alliance scellée par le Baptême de Feu et de Gloire (Apocalypse 1:17-18) et la Ste Cène de Feu et de Gloire (Apocalypse 3:20) introduisant justement dans la Gloire céleste de la Plénitude de Puissance et de Gloire des Sept Pneumas du Trône (Apocalypse 4:3b-6a ; Apo 5:6c). Les modalités et le contenu de cette Alliance apocalyptique nouvelle sont énoncés dans les lettres aux sept églises du début de l’Apocalypse.

e) L’onction opérée par les anciens d’Israël.

Ils représentaient le Peuple et avaient l’autorité de la collectivité qu’ils transféraient par l’onction au roi préalablement choisi par YHWH ELoHiM, l’autorité suprême. Cette onction devait, sous forme de bénédictions, de SHaLoMs retourner au Peuple via le roi, les sacrificateurs et les anciens.

Ce n’est pas pour rien que Jésus-Christ Glorifié s’adressa par les sept lettres aux anciens ou anges ou envoyés des sept églises. Ceux-ci devaient être les instruments au service à la fois de Jésus-Christ Glorifié et à la fois des communautés chrétiennes qu’ils représentaient ! Ils devaient servir l’onction selon l’Alliance de Gloire contenue et décrite dans les sept lettres aux églises ! Ils devaient « consacrer », reconnaître donc « oindre » Jésus-Christ Glorifié dans Son identité de Gloire chaque fois rappelée en introduction à chaque lettre. En même temps les conditions et les promesses de l’Alliance à transmettre et à respecter contenues dans les sept lettres devaient amener à la consécration et à l’onction des vainqueurs en vue de leur devenir de rois et sacrificateurs dans les lieux célestes (ou Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise).

C’est le rôle, l’investissement et le travail majeurs demandés par Jésus-Christ Glorifié aux ministères qui a souverainement institué et énoncé cette NOUVELLE Alliance de Gloire devant l’Apôtre Jean, rendue possible par le rachat de Son Sang !

Par ailleurs, les anciens autour du Trône « oignaient » par leurs louanges et adoration Jésus-Christ Glorifié sur le Trône (Apocalypse 5:11-14).

De même Jésus-Christ Glorifié a « fait », intronisé c’est à dire obligatoirement oint les « rachetés de toute tribu, langue, peuple et nation comme sacrificateurs (cf. Lévitique 4:3) et rois » (Apocalypse 5:9b). Ils chantent un chant (odè : chant ; cf. ode) NOUVEAU (kainos : nouveau, non usé, récent, différent de ce qui s’était produit jusqu’alors, innové, inattendu, étrange, extraordinaire, imprévu ; Apocalypse 5:9a) donc non seulement avec une nouvelle mélodie mais aussi avec des Paroles nouvelles, inédites, extraordinaires scellant et célébrant l’Alliance nouvelle dorénavant en vigueur soulignée par la troisième onction royale davidique et celle des sacrificateurs !

Ainsi nous reconnaissons la spécificité de l’action, de la réalisation et de la finalisation DANS le Feu et la Gloire de la ROUaCH ELoHiM, l’Huile divine, dans cette troisième onction. Le Peuple de Dieu est UN dans la Gloire de la Pneuma Sainte prêt à se mettre en marche derrière son Roi, l’Oint, le Fils de David !

 

f) L’onction

MaCHaCH, MaCHiaCH signifient respectivement oindre, enduire et Messie, Oint, Christ, Choisi. MaCHaCH est un revêtement d’huile, un revêtement de brillance, d’éclat, de lumière suite à un choix à la fois de YHWH ELoHiM au départ et à la fois de l’être humain acceptant ce choix. Quand il s’agit de la Pneuma Sainte, l’Huile céleste de Feu et de Lumière, on peut à peine imaginer la Gloire que cela représente.

 

2. Une clé de compréhension de l’être et du comportement de David

– Retour à la Genèse

Pour essayer de saisir cette clé, il nous faut retourner à la Genèse où l’être humain a mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Avant la chute, l’être humain ne connaît que YHWH ELoHiM. Il ne connaît son semblable, ce qui l’entoure et lui qu’à travers et que dans l’unité de sa connaissance de YHWH ELoHiM. Il connaît tout en YHWH ELoHiM SEULEMENT et YHWH ELoHiM en TOUTES choses.

Après la chute, l’être humain ne peut plus se comprendre et se percevoir dans la réalité de sa définition et son être originels mais seulement dans sa propre définition et possibilité d’être par lui-même bon ou mauvais ! Il se connaît à côté voire en-dehors de YHWH ELoHiM. Il ne considère que sa propre petite personne et il ignore YHWH, car il ne peut Le connaître qu’en Le connaissant exclusivement LUI SEUL.

Ainsi la connaissance du bien et du mal de et par l’être humain d’abord et exclusivement, est le « divorce » d’avec YHWH et il ne connaît le bien et le mal qu’en-dehors de Lui et donc obligatoirement CONTRE Lui. Ainsi l’être humain se conçoit à présent comme l’origine du bien et du mal alors qu’en réalité il ne peut existentiellement et de façon vitale s’affranchir de son origine vraie à savoir son Créateur ! C’est ce qui explique tout simplement la MORT.

Par son « coup d’état » contre YHWH ELoHiM, il se fait son propre « créateur » et par conséquent son propre juge. L’être humain n’a en réalité pas acquis davantage de connaissance, comme l’avait suggéré en quelque sorte le Tentateur, mais il a procédé à un catastrophique RENVERSEMENT de connaissance en s’arrogeant la soi-disant connaissance du bien et du mal. Il a procédé à une rupture, à la division, à la destruction de l’unité, alors que cette dernière ne peut découler que de son origine réelle à savoir le Créateur, l’UN. Il se fait lui-même juge et partie d’où le déchirement et l’injustice.

Ce déchirement, cette division étant établis, l’être humain ne peut plus connaître YHWH ni même se connaître lui-même puisqu’il s’est coupé de son origine. Il ne peut se connaître que comme son propre dieu et juge donc un anti-dieu automatiquement opposé à YHWH ELoHiM !

– Saül et David

Si on a compris et saisi cette clé, on comprend la différence entre Saül et David, entre le pharisien qui juge et le publicain qui se repent, entre ceux qui ont dit à Jésus « n’avons- nous pas en ton nom… » et ceux qui Lui ont dit « quand t’avons-nous … », entre celui prie, donne l’aumône, jeûne dans la rue au su et à la vue de tous pour pouvoir bien se juger et se faire bien juger et celui qui le fait discrètement, entre celui qui juge et voit la paille dans l’œil de l’autre et celui qui se repent pour retrouver le chemin vers YHWH ELoHiM pour pouvoir ainsi aimer inconditionnellement etc…

Saül a « joué » par derrière, biaisé avec YHWH et Samuel quasiment du début jusqu’à la fin avec la sorcière et son suicide en passant par la non-exécution des ordres relatifs à Amalek (1 Samuel 15) et en refusant l’onction royale accordée à David de par ses persécutions incessantes… Il était fondamentalement divisé, ne se connaissait pas vraiment lui-même ni YHWH ELoHiM. Il s’adonnait à la duplicité et s’arrogeait le droit de décider de ce qui était bien et de ce qui était mal pour essayer de mieux conserver par lui-même son onction et donc sa couronne royale alors qu’il était dorénavant tourmenté par un démon et le Diviseur ou Satan.

Saül le religieux même charismatique (1 Samuel 19:22-24) était un homme DIVISE parce qu’il biaisait, voulait être et faire comme David et Samuel mais ne le pouvait et/ou ne le voulait pas vraiment, bref, il a procédé à un renversement de la connaissance du bien et du mal pour lui en s’octroyant la capacité de décider par lui-même hors de son « Origine » ou de son Créateur et de l’onction royale divine qui lui avait été accordée.

Chaque fois que David l’avait épargné, il était partagé, dans le remord et la division mais pas dans la repentance authentique pour revenir le cœur uni, entier à YHWH ELoHiM et aussi à David, l’oint.

Il refusait par conséquent de reconnaître l’onction accordée à David et n’écoutait pas la Parole de YHWH ELoHiM. Saül voulait manœuvrer dans la duplicité et de façon malhonnête, autonome, selon ses intérêts humains propres en voulant, à la façon de nombre de politiques, soit « récupérer et se servir » de Samuel, de David et au-delà, même de YHWH ELoHiM (1 Samuel 15:30 ; 1 Samuel 16:22-23 ; 1 Samuel 18:25-29 etc.…), soit carrément tuer ou faire tuer David voire Samuel (1 Samuel 16:2).

David avait au contraire un cœur uni, entier et cherchait authentiquement la Face et la Gloire de YHWH ELoHiM, l’UN pour ne dépendre que de Lui. Les psaumes en sont la preuve et l’illustration évidentes. Il cherchait constamment à connaître le bien et le mal à partir de, à travers, par et en YHWH ELoHiM.

Le combat contre Goliath (1 Samuel 17) en est une illustration flagrante de son état d’esprit issu de sa première onction (1 Samuel 16). Il était entier dans sa confiance en ADoNaÏ. Il ne pouvait concevoir que Goliath insulte l’armée d’Israël et YHWH ELoHiM.

Alors qu’il apportait de la nourriture à ses frères et s’enquerrait de leur état, Eliab, l’aîné, le traita de présomptueux et de vaurien (TzaDoN : orgueil, insolence, présomption, arrogance ; RoaH : méchanceté, vaurien, nullité). Au-delà de ces paroles décourageantes, injustes et fausses, Eliab n’avait que faire de l’onction royale faite peu auparavant par Samuel et ne le considérait que comme un freluquet, un petit berger de nul incapable de garder son troupeau ; il prouvait par là sa jalousie et son dépit issus d’une conception du bien et du mal selon lui-même et pas selon YHWH ELoHiM.

Loin de se décourager, David continua sa démarche en se renseignant sur la situation militaire et en allant jusqu’au bout jusqu’à sa victoire sur Goliath non sans avoir proclamé et honoré YHWH ELoHiM face aux insultes et au mépris de « l’incirconcis » d’en face et de ses dieux.

C’est là que se révéla son cœur un, uni avec YHWH ELoHiM car il considéra ce qui est bien et mal à l’unisson totale avec la ROUaCH KoDeSCH YHWH et l’onction royale reçue qui l’animait. Cela allait plus loin que d’avoir les mêmes pensées que son ADoNaÏ. Il ETAIT, EXISTAIT littéralement EN Lui car l’onction royale lui avait d’emblée donné une nouvelle identité qui l’unissait à Lui. C’est précisément celle-ci qui lui permettait surnaturellement de ne pas avoir d’état d’âme face au géant surarmé et surentraîné alors que le bien et le mal selon la sagesse humaine, comme celle d’Eliab et probablement celle de bien d’autres soldats israélites, à juste titre submergés par la peur, aurait été de fuir et pour David de se réfugier bien loin auprès de ses moutons… !

David ne cessa de respecter l’onction royale accordée par YHWH à travers Samuel à Saül et le servit fidèlement au début bien que ce dernier essayât de le piéger pour qu’il soit tué au combat contre les philistins (1 Samuel 18). David respecta cette onction royale dans sa fuite devant Saül alors qu’il avait l’occasion de le tuer. Il la respecta même jusqu’après la mort de Saül en faisant du bien à Mephiboscheth (2 Samuel 9) par exemple et en étant impitoyable vis à vis de l’amalécite menteur qui aurait soi-disant achevé Saül (1 Samuel 31:4 ; 2 Samuel 1 :1ss).

Pourquoi a-t-il étrangement respecté l’onction royale de Saül, pourtant son ennemi mortel, possédé par le démon ? Parce qu’il savait qu’à l’origine elle venait de YHWH et, selon le bien et le mal conforme à YHWH, il n’avait pas le droit ni la compétence de mettre fin de sa propre initiative à ce qui avait été divinement accordé à Saül quelle que soit les circonstances ultérieures. Par contre, il ne faisait pas de quartier avec les ennemis d’Israël… même si son séjour de fuite devant Saül chez les Philistins pose quelques problèmes… (1 Samuel 27 :1ss).

Quoi qu’il en soit, voilà David muni de la première onction royale sans terre, simplement accompagné de quelques guerriers courageux, considérés comme des moins que rien (1 Samuel 22:2), entrain de fuir comme une bête sauvage pourchassée. C’est très exactement notre situation actuelle de l’Eglise selon ADoNaÏ sans terre, souvent clandestins, étrangers, méprisés, critiqués, voire pourchassés sur cette terre.

Après la mort de Saül et de Jonathan, David fut oint par les gens de Juda de la seconde onction royale (2 Samuel 2:4) et s’installa suite à la directive d’ADoNaÏ à Hébron. Il avait dorénavant une terre ! Il dut faire face à Abner qui avait installé comme roi un fils de Saül, Isch Boscheth, sur les autres tribus d’Israël.

Mais David devint de plus en plus puissant et finalement Abner se tourna vers lui, pour des raisons certes douteuses, mais il permit que les autres tribus le rallient (2 Samuel 3:7ss).

Ici le parallèle avec la première montée suite à la métamorphose coule de source comme déjà évoqué plus haut.

Nous nous trouvons en présence du cavalier COURONNE ET VAINQUEUR sur le cheval blanc (Apocalypse 6:2) qui obtiendra les premières grandes victoires (Apocalypse 7 et 11:1ss) durant la Grande Tribulation.

A partir de la terre de Juda les choses ont passablement bien changées pour David comme les choses changeront suite à la première montée de l’Eglise des Vainqueurs initiale agissant à partir de la Salle du Trône conduisant à la seconde montée (Apocalypse 7:9), la troisième montée (Apocalypse 11:12) et l’enlèvement (Apocalypse 12:5c+12a) à savoir, comme pour David, le ralliement des « autres tribus » et évidemment la « terre promise » qui va avec !

C’est là que se situe comme évoqué plus haut, la troisième onction l’établissant roi de l’ensemble du Peuple d’Israël.

S’en suivirent la remise en ordre des choses avec la prise de Jérusalem, la mise en place de l’Arche de l’Alliance dans la « ville de David » et le projet de la construction du Temple (2 Samuel 6 et 7). Il s’agit de la préfiguration de la 8ème Eglise auprès de son Seigneur notamment avant le Millénium (Apocalypse 14:1ss ; Apo 15:1ss ; Apo 17:14 ; Apo 19:1ss…).

En fait le SUMMUM pour David, à défaut de pouvoir construire le Temple, fut de danser de toute sa force (OZ : force, puissance, manière osée), habillé de façon peu cérémonielle, classique, voire légère (juste un éphod, une espèce de cape « légère » en lin qui pouvait voler au vent… cf. 2 Samuel 6:20), pas digne de son rang, devant l’Arche amenée à Jérusalem. Il y allait esprit, âme et aussi corps, peut-être un peu découvert par moments sans penser à autre chose qu’à son AdoNaÏ (2 Samuel 6). Notons que David était vêtu de lin, exactement comme l’Épouse qui se préparera pour les noces de l’Agneau… ! (Apocalypse 19:8).

Son cœur et son CORPS pour son AdoNaÏ étaient totalement entiers, unis, sans retenue aucune, sans arrière-pensées pour Le célébrer, L’adorer, d’une certaine manière faire UN avec Lui. Il n’en avait plus que pour Lui ! Il n’avait que faire de son amour propre, de son image de monarque… ! Il voulait non seulement manifester sa joie mais aussi son humilité tout en étant conscient de l’importance des onctions reçues de YHWH (2 Samuel 6:20ss). Bref c’était tout David !!! Il aimait son AdoNaÏ !

Mical, sa femme, au contraire, le méprisa et lui fit des reproches à ce sujet. L’image et l’autorité du monarque lui semblait entachée car il n’avait pas montré de « dignité cérémonielle » conforme à son rang pour ne pas dire à la « morale ». David aurait dû revêtir un habit royal doré d’apparat et marcher lentement dignement devant l’Arche avec la couronne sur la tête et le sceptre à la main ou paradant sur son étrier… David en réalité aurait ainsi pris la place et la Gloire de YHWH d’une certaine façon.

Le bien et le mal selon Mical n’était pas le bien et le mal selon YHWH ELoHiM. Mical n’avait en fait rien compris et avait un cœur partagé, divisé comme son père Saül. Elle dût subir ce qu’il y avait de pire en Israël à cette époque : elle resta stérile et ne put par conséquent pas avoir de chance d’être la mère ou l’ancêtre du Messie.

Dans les lieux célestes la 8ème Eglise sera très certainement dans la même adoration, recherche de s’approcher de YHWH ELoHiM car seule une chose comptera : faire UN avec l’Époux ! Cela ne pourra que se passer dans la Jérusalem céleste devant et aussi sur le Trône ! (Apocalypse 4:10-11 ; Apo 5:8ss ; Apo 11:15-19 ; Apo 19:7ss)

Ensuite David s’occupa sous la direction de YHWH ELoHiM des ennemis extérieurs et les assujettit (2 Samuel 8:1-14), ce qui correspond aux combats et victoires de Jésus et de l’Eglise des Vainqueurs avant l’instauration du Millénium (Apocalypse 19 :11ss).

Enfin il mit en place les structures de l’exercice de son règne (2 Samuel 8:15-18) et son désir de manifester de la bienveillance (2 Samuel 9 et 10). Cette période préfigure l’exercice de la royauté de Jésus-Christ Glorifié sur terre avec l’Eglise des Vainqueurs et les Martyrs à partir de Jérusalem dans le Temple durant le Millénium (Apocalypse 20:4ss).

Là nous constatons que David essayait de régner selon le bien et le mal dans, par, à travers son Créateur.

Le Seigneur Jésus-Christ Glorifié fut Lui aussi toujours dans cette optique par rapport à Sa dépendance vis à vis de Son Père mais de façon parfaite contrairement à David qui eut de très sérieuses failles mais qui sut s’en repentir avec un cœur uni, entier et sincère ! (Cf. Psaume 51).

 

Conclusion

Les trois onctions accordées à David furent capitales. Son cœur était entier et non divisé dans le respect des trois Onctions divines correspondant successivement au Père, au Fils du Père et de David et de la ROUaCH KoDeSCH ! Il est resté dans l’UN, l’EHaD et nous encourage à avoir un cœur uni comme lui qui passe par, à travers, en, à partir de YHWH ELoHiM qui Seul en tant que Créateur peut décider de ce qui est bien et de ce qui est mal. Or nous savons par-là que connaître parfaitement le bien et le mal selon YHWH ELoHiM ne peut se faire qu’auprès de Lui, réellement devant Sa Face et dans Sa Gloire. Pour que cela puisse être réalité la métamorphose du corps et la montée dans notre Pays Promis, dans les lieux célestes, la Salle du Trône sont absolument indispensables. Nous avons besoin non seulement de la première onction (Eglise charismatique actuelle) mais aussi de la deuxième onction (Eglise initiale des Vainqueurs) et enfin de la troisième onction (Eglise des Vainqueurs au grand complet En-Haut).

 

En Jésus, Martin BUSCH

141. La terre de mon identité

INTRODUCTION

 

Néhémie 9 est un chapitre extrêmement riche en enseignements. Tout commence par la repentance (v.2-3) sans laquelle il ne peut être question de vouloir commencer quoi que ce soit avec YHWH ELoHiM : c’est la base de départ relationnelle fondamentale, essentielle et existentielle absolument incontournable de l’être humain avec Lui. Précisons que la repentance n’est ni l’autoflagellation, ni l’autodénigrement, ni le remord qui ne sont que le résultat de l’orgueil plus ou moins déguisé parce qu’on s’inflige soi-même des souffrances ce qui est de l’auto-justification par une forme d’auto-expiation.

Seule la véritable humilité dans la foi-confiance-obéissance et l’amour envers YHWH ELoHiM qui Seul peut nous justifier par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ sur la croix, est le résultat d’une véritable repentance. Ensuite une relation style enfants Parents (Notre Papa céleste et l’Esprie Sainte, notre Maman céleste, qui nous aura convaincu au départ de péché, de justice et de jugement) et/ou fils prodigue-Père, peut mener à un abandon du péché sincère, véritable et à un retour authentique auprès de Lui.

Pour notre propos, nous nous sommes attachés aux versets 7 et 8 parlant d’Abraham. Presque chaque mot utilisé en hébreu est incroyablement riche en significations et enseignements, d’où les indications données entre parenthèses dans le texte suivant permettant une approche nous ouvrant des perspectives essentielles et existentielles :

« Toi, YHWH ELoHiM, tu as choisi Abram (AbeRaM : père élevé, haut placé [situation morale et sociale]), tu l’as fait sortir (YaTZa : faire sortir, délivrer, conduire hors de) d’Ur en Chaldée et l’as établi (SOUM : mettre, établir, donner, placer, planter, fonder, marquer) dans le nom (SHeM : nom, renommée, réputation, identité, gloire, caractéristique) d’Abraham (AbeRaHaM : père d’une multitude). Tu parvins (MaTZa : parvenir, acquérir, recevoir, trouver, recueillir) à son cœur (LeBaB : cœur, centre, conscience, âme, intelligence ; cf. LeV : amour, bonté, siège des sentiments, de la volonté) vrai (AMaN cf. AMeN : vrai, digne de confiance, fidèle, assuré, certain, sincère) devant toi, tu fis alliance (BeRITH : alliance, pacte, contrat, amitié ; cf. BaRaH : créer, faire naître, produire, défricher, couper, choisir) avec lui pour donner (_NaTHaN : donner, présenter, offrir, attribuer, accorder, rendre, placer, établir, mettre) à sa_ postérité (TzeRaH : semence, enfant, postérité, descendance, famille) la terre (EreTZ : terre, pays, contrée, territoire, sol) des Cananéens, des Héthiens, des Amoréens, des Phéréziens, des Jébusiens et des Guirgasiens. Et tu as prouvé (QUOUM : se lever, élever, se maintenir, confirmer, prouver, s’accomplir, stabiliser) tes paroles (DaBaR : parole, mot, promesse, ordre, conseil, commandement, sentence, annonce, fait, événement, action, cause), car tu es juste (TzaDiQ : juste, équitable, vrai, miséricordieux). » (Néhémie 9:7-8 ; trad. litt.).

Nous avons effectivement dans ce texte tous les ingrédients essentiels et existentiels pour connecter non seulement la Terre Promise et l’Identité familiale Juive mais encore la Terre Promise céleste et l’Identité familiale de l’Eglise des Vainqueurs ou 8ème Eglise montée, rentrée à la « Maison ».

Le contexte du retour et de la réinstallation du Peuple Juif en Terre d’Israël, entre autres avec l’aide du prophète Néhémie à la fin de l’exil à Babylone, met encore davantage en évidence ce rapport fondamental et existentiel de l’Identité familiale juive avec la Terre Promise.

1. Sortir d’Ur en Chaldée-Babylone et monter au Pays promis

Abram fut choisi et appelé à sortir de la Chaldée-Babylone, de sa famille, relations d’amitiés, fortune, position sociale élevée, contexte culturel etc.… bref, ce qui fit son identité familiale, culturelle et cultuelle païenne de départ. De surcroît il eut probablement à affronter la forte désapprobation familiale et celle de ses amis d’enfance et autres.

Il sortit et fut « sorti » par YHWH vers l’inconnu, sans savoir où il devait aller. Il partit uniquement sur la Parole de YHWH ELoHiM au Pays qu’Il lui montrerait !

De même l’Église fut, est et sera appelée à sortir de sa « Chaldée-Babylone » c’est à dire de l’espace-matière-temps pour aller au Pays Promis céleste qui, malgré les indications bibliques et des témoignages poignants (cf. certains EMI), reste passablement inconnu !

A partir de là, elle reviendra ensuite sur terre pour y accomplir les missions de salut dans des conditions glorieuses garantissant notamment les fruits et l’efficacité prévus par YHWH ELoHiM (Apocalypse 6:2 ; Apo 12:11 ; Apo 17:14 ; Apo 19:14 ; Apo 20:4a etc.).

Cela correspond exactement au Peuple d’Israël qui, d’après de nombreux textes bibliques, est destiné à accomplir des missions de salut auprès des nations à partir de la Terre Promise (cf. Psaume 96 etc.… ; Apocalypse 7:4-8 ; Apo 14:1-5 Israël racheté, glorifié ayant lavé sa robe dans le Sang de l’Agneau Apocalypse 7:14).

Ainsi les Juifs sont aujourd’hui appelés à sortir des nations et faire leur Aliyah en montant en Terre d’Israël, une des conditions majeures selon les textes prophétiques pour pouvoir jouer leur rôle, notamment prophétique et messianique auprès des nations.

Le rôle messianique d’indicateur prophétique d’Israël en tant que Peuple- Serviteur de YHWH ELoHiM pourrait s’esquisser en parallèle de la manière suivante :

  • Croix avec la Shoah précédée de toutes les atroces persécutions millénaires,
  • Résurrection avec la Création de l’Etat d’Israël en 1948,
  • Glorification et Ascension de Jésus et glorification et montées de l’Eglise des Vainqueurs avec les Aliyahs juives,
  • Guerres, conflits Israël-nations avec ceux de la Grande Tribulation et du Règne de l’Ant[é]i-Christ,
  • Millénium, retour en Gloire sur terre aux yeux de tous, règne du Christ et de l’Eglise des Vainqueurs et des Martyrs, Son Épouse, avec la Restauration messianique mondiale à partir de la Terre d’Israël, de Jérusalem et du Temple,
  • Eternité avec l’Eternité mais avec la spécificité d’élection éternelle non abolie attribuée à Israël et la cité céleste toujours appelée Jérusalem (Apocalypse 21:10-14).

Précisons qu’aucun autre nom n’a été donné si ce n’est Jésus-Christ pour nous sauver (Actes 4:10-12), mais en même temps, n’oublions jamais que le Peuple d’Israël l’a « porté » en son sein depuis environ un millénaire et demi pour Lui donner Son humanité et rendre possible Sa mission salvatrice sur terre.

 

2. Sortir l’exil des Juifs et des chrétiens est plus difficile que de sortir les Juifs et les chrétiens de l’exil

L’expression consacrée « sortir l’exil des Juifs est plus difficile que de sortir les Juifs de l’exil » est une vérité actuelle aiguë concernant de nombreux Juifs bien installés à travers le monde hors de leur Terre Promise. Pour diverses raisons, même théologico-bibliques douteuses, humainement bien compréhensibles, ils excluent totalement de faire leur Aliyah.

Déjà Abram, avant de se mettre en route, devait comprendre dans sa tête et son cœur qu’il était en exil ce qui, au premier abord, semblait complètement ridicule vu qu’il ne connaissait même pas le Pays Promis et qu’il était si bien installé dans son lieu de naissance, là où il avait grandi ! Humainement parlant, sa démarche n’était que pure folie ! Ce n’était absolument pas raisonnable !

Mais son cœur de vérité, vrai, « d’AMeN », authentique, fiable développa en lui des raisons ou motifs supérieurs à la raison et au raisonnable habituel de la réalité terrestre. L’AMeN ou la vérité du cœur d’Abraham comprenait non seulement la prise en compte de la réalité espace-matière-temps mais aussi et avant tout la réalité de YHWH ELoHiM et de Sa Parole qui venait tout juste de se révéler à lui !

L’AMeN du cœur d’Abraham issu de la Révélation de YHWH ELoHiM doit se manifester autant dans le cœur des Juifs pour leur Aliyah que des chrétiens pour leurs Montées dans les lieux célestes.

Ainsi « sortir l’exil des chrétiens est plus difficile que de sortir les chrétiens de l’exil ». Jésus-Christ Glorifié, en n’étant pas entendu ni écouté par les sept églises en 92, en a fait les frais et nous avec, y compris toutes les générations de chrétiens depuis lors !

En fait, le but de tous nos écrits est de « sortir l’exil des chrétiens » (de leur tête, de leur cœur et aussi de leur corps) !

Les chrétiens se sont si bien installés dans l’espace-matière-temps aussi dans leur corps terrestre avec ses repères et contours incroyablement puissants, ainsi que dans leurs différentes dénominations !

Humainement parlant, la démarche d’amour et de foi pour la métamorphose du corps et la montée au Pays Promis céleste pour sortir de « notre » Chaldée-Babylone terrestre n’est que pure folie ! Ce n’est absolument pas raisonnable, car philosophiquement et scientifiquement impossible !

Ainsi au niveau du « sens commun de l’Eglise », passer au Royaume de Dieu, c’est uniquement « spirituel », « intérieur » accompagné de l’expression paradoxale du « déjà et du pas encore », c’est à dire on y est sans y être vraiment… Ensuite c’est faire partie d’une dénomination chrétienne, nouveau « pays » organisationnel et associatif soi-disant protégé et pour certains même idéal et donc exclusif pour ne pas dire impérialiste… Ils ne comprennent pas qu’il est nécessaire de monter au ciel, au Royaume de Dieu avec leur corps vivant métamorphosé et/ou glorifié.

De même les Juifs doivent s’installer avec leur corps vivant dans le Pays promis et ne pas rester dans le système synagogal spiritualiste dispersé, exilé à travers le monde. Ils doivent passer à terme au culte central du Temple à Jérusalem. Celui-ci en réalité a déjà sa description et son contenu dans l’épître aux Hébreux… (Hébreux 6:13 à 10).

Les chrétiens ne savent même pas que le projet majeur de Jésus-Christ Glorifié depuis quasiment 2000 ans est de les faire monter sans mourir (Cf. Jean 3:3-7 ;16) dans leur Terre Promise céleste avec leur corps métamorphosé et glorifié, né En-Haut de l’Esprie Sainte !

Bref, une partie du Peuple d’Israël comme la quasi-totalité du Peuple chrétien ne savent pas qu’ils sont prisonniers de l’exil parce qu’ils l’ont dans leur tête, leur cœur et par voie de conséquence aussi dans leur corps. Bref le Peuple se meurt réellement faute de connaissance (Osée 4:6), il ne connaît pas le projet de vie et de salut total en Jésus-Christ de YHWH ELoHiM !

Nous mesurons ainsi l’immense disposition fiable ou « d’AMeN » du cœur d’Abram sorti d’Ur pour monter en Terre inconnue que YHWH ELoHiM lui montrerait seulement après coup (Genèse 12:1) !!!

 

3.Parole créatrice, Alliance, changement du SheM, postérité ET Terre

Le SheM (nom, identité…) Ab-ram (père élevé) signifiait qu’il était bien installé à Ur-Charan dans une situation sociale voire morale élevée. Il était « bien vu » et « bien en vue » (Genèse 12:5a). Il était « père » (AB) ou à l’origine de ses richesses acquises, de sa réputation, de sa situation sociale élevée, de sa position au top.

YHWH ELoHim par l’Alliance contenant le DaBaR ou la Parole créatrice, lui donna, bien plus, l’établit, le positionna dans le nouveau SheM ou l’identité de gloire d’Ab-raham, c’est-à-dire « père » (AB) d’une multitude, d’une descendance nombreuse (Genèse 17:4). Son corps, suite à la circoncision de l’Alliance (Genèse 17:23ss), ainsi que celui de Sarah (passage de Saraï ma princesse à Sarah princesse : elle n’était plus la « possession » d’Abram donc libre) évidemment par voie de conséquence au sein du couple UN, fut pour partie miraculeusement métamorphosé pour rendre possible la naissance d’Isaac alors qu’ils avaient respectivement 90 et 100 ans !!!

Il fallait que la chair liée au SHeM d’Abram soit coupée, circoncise et « proclame, concrétise » le SheM ou l’identité de gloire miraculeuse d’Abraham devenu potentiellement père d’une multitude à 100 ans, ce qui préfigure et est pour partie la métamorphose du corps ou tout au moins le début du processus miraculeux avec sa concrétisation : Isaac (cf. aussi Genèse 25:1ss en ce qui concerne la forme physique ultérieure d’Abraham encore plus âgé… !).

Ainsi la postérité est en rapport avec la matérialité du corps, elle-même par ce biais en rapport avec la matérialité d’un environnement, d’un Pays, d’un territoire dont il fait indiscutablement partie par nature et dont il est dépendant.

Dans le cas d’Abraham et de ses descendants, le Pays fut souverainement choisi par YHWH ELoHiM Lui-même ! Nous remarquons que ce choix, cette promesse, cette « élection » ne concerne pas seulement la postérité, le Peuple mais aussi cette Terre d’Israël !

C’est effectivement au niveau et dans le choix souverain de YHWH ELoHiM, le Créateur, nous dirions aussi EN Lui et PAR Lui, dans Son Alliance, Sa Parole créatrice ou DaBaR ou encore EN Jésus-Christ, le Logos (Parole) fait corps au sein du Peuple Juif élu, de la descendance d’Abraham ET SUR la Terre Promise que se situe le rapport indissociable entre notre identité (SheM de chrétien né de nouveau En-Haut de l’Esprie Sainte) nouvelle impliquant par conséquent obligatoirement notre nouveau corps sauvé, glorifié ET la Terre promise céleste ou 3ème ciel. Il s’agit d’une métamorphose du tohubohu actuel par la Lumière à la ressemblance de la métamorphose du tohubohu mettant alors en place le Paradis !

Comme Abraham, Sarah et ses descendants élus (Israël) avaient besoin d’un environnement choisi, voulu et promis par YHWH ELoHiM pour concrétiser la multitude et les missions, nous aussi en tant qu’Eglise des Vainqueurs, nous avons besoin d’un environnement choisi, voulu et promis pour « enfanter » des multitudes et accomplir les missions dont il est entre autres question en Apocalypse 7(Evangélisation mondiale réussie), 12 (Enlèvement d’une multitude et éjection du Dragon et de ses acolytes des lieux célestes) et 20 (Millénium : règne sur la multitude après éjection du Dragon et de ses acolytes de la Terre).

Voici la nécessaire Terre de mon identité identifiée !

4. Qui suis-je ?

Pour compléter notre démonstration, il est indispensable de se poser la question identitaire fondamentale : « Qui suis-je ? »

En effet si je suis incapable de répondre complètement à cette question sur mon identité alors c’est la preuve par neuf qu’il manque quelque chose.

Qu’est-ce qui manque ? Tout simplement « l’Original » de ce que nous sommes, à savoir notre Créateur YHWH ELoHiM, notre Père et notre Mère célestes ainsi que notre divin Epoux. Il nous faut impérativement réellement connaître l’Original puisque nous en sommes la copie (créatures à Sa ressemblance, Son image).

Aussi longtemps que nous ne connaissons pas l’Original, nous ne pouvons en aucun cas répondre à la question posée. Comment connaître l’Original si ce n’est Le contempler, voir face à face dans la « demeure céleste » où Il nous a préparé une place dès maintenant ! Cette demeure céleste se trouve dans notre Terre promise céleste où il est indispensable de monter auprès de Lui pour obtenir une réponse satisfaisante à notre question : « Qui suis-je ? ».

Parallèlement, de nombreux témoignages de Juifs ayant fait leur Aliyah en Terre Promise expriment déjà leur sentiment d’exister vraiment, de respirer, de revivre, de commencer à savoir qui ils sont. Ils ressentent à présent ce qu’ils n’avaient jamais ressenti auparavant. Cela leur semble souvent inexplicable. Toutefois une première explication est bibliquement fondée : ils vivent sur la Terre divinement choisie de leur Identité abrahamique.

 

Conclusion

La Terre de mon Identité est la Terre céleste de mon Créateur où je suis à la maison et j’apprends qui je suis, notamment Sa créature ! Elle est imprégnée de la Vérité messianique pleine et entière qui dépasse la réalité de l’espace-matière-temps. Elle est là où YHWH ELoHiM a choisi d’être « tout en tous ». Sa Parole s’accomplira très certainement comme pour Abraham et Sarah car Il est JUSTE !

En Jésus,
Martin BUSCH

140. Kavod et Hadar

INTRODUCTION

 

« Tu l’as diminué de peu par rapport à ELoHiM et tu l’entoures (TeHaTeReHou ; verbe HaTaR : entourer, environner, couronner) de KaVOD (gloire, ESPRIT, COEUR noblesse, dignité, honneur, lourd, qui pèse, puissant, riche) et de HaDaR (PARURE, ornements, REVETEMENT magnifiques, [CORPS], splendeur, éclat, majesté, gloire, solennité). Tu lui donne le pouvoir (MaSHaL : régner, dominer, gouverner, présider, commander, avoir le pouvoir, comparer) sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds… » (Psaume 8 :5-6).

Moi, être humain (ADaM), quand je me regarde dans la glace, quand je fais une introspection sincère, je me dis que David, l’auteur de ce psaume, devait souffrir de myopie par rapport à mon corps et de réalisme dans son analyse de mon cœur humain… !

Mais vu l’emploi des verbes au passé, on peut légitimement penser qu’il s’est attaché à voir et à considérer l’ADaM mâle et femelle créé par YHWH ELoHiM avant la chute après avoir merveilleusement clamé la gloire et la magnificence de Son Nom. Pourtant il proclame aussi la victoire sur l’Ennemi « réduit au silence », ce qui ne sera effectif qu’à la fin. De ce fait, ceci ne peut que nous projeter prophétiquement sur ce que sera l’ADaM apocalyptique ou révélé revêtu, couronné, entouré de la KaVOD et de l’HaDaR !

 

1. L’ADaM d’AdoNaÏ YHWH ELoHiM

a) KaVOD : la gloire « intérieure » ou du cœur ou de l’esprie et de l’âme

Cette Gloire intérieure fut insufflée à l’ADaM par YHWH (Genèse 2 :7). Le Souffle de Vie (NePHeSCH) provoqua la KaVOD. La KaVOD donna la capacité à l’ADaM d’appeler (KaRaH : appeler, proclamer, crier, publier, annoncer, convoquer, élire, déclamer) par un « nom » (SHeM : nom, renommée, réputation, identité, gloire, caractéristique) les animaux. Autrement dit, tel un Hérault, voire un héros, il devait finaliser la création animale de YHWH en nommant, identifiant, glorifiant et caractérisant les animaux par la Parole créatrice proclamée de son choix ! Cette activité le plaçait en situation de pouvoir et de domination pour pouvoir les appeler, les faire obéir et les gérer. Quelle confiance de YHWH ELoHiM accordée à l’ADaM !

D’ailleurs le substantif SheM est énormément associé à YHWH ELoHiM dans la Bible signifiant entre autres Son identité de KaVOD (gloire) terme aussi très souvent associé à Son Nom ! (Psaume 8 :9)

Ainsi quelles connaissances, capacités et responsabilités incroyables pour l’ADaM à la ressemblance de son Créateur ! Quelle gloire « intérieure », quelle intelligence, quelle âme, quel[le] esprie[t], dès le départ !

 

b) HaDaR : la gloire « extérieure » ou corporelle

L’acte créateur de l’ADaM opéré par YHWH ELoHiM Lui-même d’aspect incroyablement glorieux, ne pouvait qu’aboutir à un être glorieux non seulement intérieurement mais aussi extérieurement (Genèse 1 :26-28 ; Psaume 8 : 5ss).

Ainsi l’HaDaR, la gloire extérieure, corporelle, la parure, le revêtement de l’ADaM mâle et femelle, en capacité de ce fait de « [pro]créer », ou même de « créer » de la « descendance » semblable à lui en abondance multipliée et illimitée sans douleur et problème quelconque étaient de peu inférieure à celle de son Créateur. C’est entre autres aussi pourquoi l’ADaM était en capacité de parfaitement dominer aussi physiquement la création, y compris les créatures animales énormes de la mer et de la terre, par exemple.

 

c) KaVOD et HaDaR associées

Par la KaVOD et l’HaDaR associées (cf. Psaume 82 :6 ; Jean 10 :34) l’ADaM était surtout capable de dominer par l’intelligence et la puissance le « Serpent ancien » ou Dragon, l’ancien chérubin Lucifer et donc de l’expulser du Paradis ou tout au moins de réduire à néant son influence. Pour ce faire, il lui fallait rester soumis à l’ordre de YHWH ELoHiM de ne pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Il devait en effet rester dans son rôle de créature et non vouloir prendre celui du Créateur en usurpant Son NOM et Son Identité divine comme l’avait fait Lucifer. Mais nous connaissons la suite…

 

2. La corporéité de l’esprie-âme ou la spiritualité-psychisme du corps de l’ADaM mâle et femelle initiaux et finaux

La KaVOD et l’HaDaR du psaume 8 chez l’ADaM sont en réalité plus qu’associées, plus que mélangées, elles sont totalement UNES. La chute a malheureusement provoqué la forte diminution de Gloire et de Lumière divines par leur division qui s’avèrera mortelle même après plus de 900 ans de vie terrestre au début, puis beaucoup moins par la suite.

La gloire intérieure et extérieure, une, fut par conséquent remise en question par le péché. Mais comme le péché est effacé par le Sacrifice parfait de Jésus sur la croix, la corporéité de l’esprie-âme ou la spiritualité-psychisme du corps de l’ADaM mâle et femelle initiaux et/ou leur unité à la ressemblance du Créateur devrait normalement être restaurée suite à la repentance. C’est loin d’être complètement le cas… ! Il y a certes une amélioration merveilleuse pour celles et ceux qui se tournent vers le Seigneur Jésus-Christ mais… !

Romains 8 :19-23 montre que l’ADaM pécheur responsable de la création l’a livrée, soumise contre son gré à la corruption (mataïotès : vanité, faiblesse, corruption, fragilité ; v.20) c’est à dire à des cycles de vie successifs aboutissant constamment à la mort pour renaître ou dans l’intermédiaire de tension entre la vie et la mort à la fois cyclique et linéaire caractérisant l’espace-matière-temps. Le même texte nous révèle que la seule solution est la révélation des fils et filles de Dieu qui bénéficieront du salut ou de la rédemption du CORPS (v.23).

C’est évidemment dans ce contexte quelques versets plus loin que nous devons comprendre le fameux « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu », « CAR Il les a prédestinés à être conformes à l’image de Son Fils… il les a appelés, JUSTIFIES (ADaM intérieur) ET GLORIFIES (ADaM extérieur) ! » (Romains 8 :29-30). Nous retombons évidemment sur nos pieds avec la KaVOD et l’HaDaR caractérisant non seulement la Gloire totale intérieure et extérieure unie de l’ADaM initial mais aussi et surtout celle de l’ADaM d’aujourd’hui devant bénéficier de l’œuvre salvatrice de Jésus ! Voilà notre prédestination pour maintenant, aujourd’hui !

Cette création attend impatiemment cette révélation des fils et des filles de Dieu (Romains 8 :19) telle une femme gémissant dans les douleurs de l’enfantement (Romains 8 :22) depuis bien des millénaires… ! En effet c’est l’ADaM initial par sa chute qui l’a entraînée dans la fragilité et la corruption mais c’est l’ADaM attendu, appelé, justifié et glorifié au corps sauvé qui l’en sortira. En effet le salut du corps de l’ADaM entraîne le salut de la création (cf. Apocalypse 20 :6), ce qui lui permettra l’enfantement d’une nouvelle création qui sera parfaitement connectée au ciel purifié des lieux célestes alors occupés par l’Ennemi (2ème ciel ; cf. Apocalypse 12 :7ss ; 20 : 10+11b+13-15 ; 21 :1).

Le corps d’argile à la base de l’ADaM correspond par nature à la matière de la création. Sa glorification ou métamorphose de gloire en gloire par l’Esprie Sainte correspond obligatoirement à celle de la création initiale à cause de la corporéité de l’esprie-âme ou de la spiritualité-psychisme du corps de l’ADaM mâle et femelle non seulement initial mais aussi final à cause de la rédemption !

Nous savons que de notre environnement, de la création dépend la continuité provisoire actuelle de notre corps qui est de la même nature où vie et mort se succèdent et s’enchevêtrent. S’il reste dans un environnement espace-matière-temps, il est malgré tout perdu et finit toujours par mourir malgré la justification intérieure.

Seulement si notre corps se trouve dans un environnement éternel, céleste de gloire, il sera sauvé, glorifié et bénéficier de l’immortalité. C’est uniquement dans et par la REVELATION des fils et filles de Dieu que la libération de la création devient possible.

La Révélation ne peut être que d’En-Haut, HORS de la mouise, pour un salut total avec la KaVOD et l’HaDaR unes accordées à l’ADaM.

En effet, comment un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Comment un homme pris dans les sables mouvants peut-il sauver un autre homme lui aussi pris dans les sables mouvants ? Comment un ADaM englué dans l’espace-matière-temps peut-il sauver un autre ADaM tout autant englué et d’autant moins la création fragile, corrompue qui les tient tous deux prisonniers pour finir par les engloutir ?

Bref la corporéité de l’esprie-âme ou la spiritualité-psychisme du corps dans son unité restaurée dans la Révélation et dans la KaVOD et l’HaDaR suite à la montée au Trône est le salut EN Jésus-Christ, rien de moins.

Ceci entraînera la restauration tout au moins partielle de la création millénariste pouvant enfin mettre au monde la nouvelle création, bref l’aboutissement à l’Éternité mais en passant d’abord par tout le processus apocalyptique ! Voilà l’Evangile véritable, la Bonne Nouvelle complète !

Notons toutefois que la baisse, voire la quasi disparation de la KaVOD et de l’HaDaR liées au péché chez l’ADaM entraîne les catastrophes de la création (cf. déluge, dangers écologiques actuels, catastrophes décrites dans l’Apocalypse). Pourquoi ? Parce que la gestion de la création lui a été confiée et s’il la gère selon l’Ennemi et le péché, elle ne peut que sombrer dans le tohu-bohu.

Seule la restauration de la KaVOD et de l’HaDaR chez l’ADaM aboutira à la création du Millénium (Apocalypse 20 :6) qui devra malgré tout laisser la place (Apocalypse 20 :11) dans « l’enfantement » (Romains 8 :22) de la nouvelle création de l’Éternité (Apocalypse 21 :1).

 

3. L’effacement de l’espace-matière-temps, un but majeur

Nous avons vu que le Seigneur Jésus-Christ par Son incarnation est venu dans l’espace-matière-temps, résultat de la chute. Nous avons vu qu’il s’agit d’une prison marquée par le cycle de la matérialité et de l’espace avec naissance, mort, renaissance, mort dans la linéarité du temps et de l’histoire apparemment interminable (cf. ressort ou vis sans fin). Par Sa naissance, Sa mort et Sa résurrection, Il a non seulement pris notre péché mais a intégré, porté ce cycle matériel infernal et ce temps interminable et ainsi dépouillé TOUTES les dominations dont l’espace-matière-temps et les a livrées en spectacle (Colossiens 2 :15). Il est entré jusque « dans les régions inférieures de la terre pour emmener des captifs (nous), en montant En-Haut » (Ephésiens 4-8-10). De ce fait, Il a aussi vaincu et ouvert notre prison espace-matière-temps.

Jusqu’à présent, même dans l’Eglise, la nature, la création, l’espace-matière-temps étaient considérés comme bons parce que soi-disant créés comme tels par YHWH ELoHiM, leur beauté certes qu’intermédiaire révélant tout de même le Dieu invisible (Romains 1 :20).

Mais la création initiale n’a pas été créée comme telle. La chute a entraîné sa « pollution destructrice ». Ainsi la situation intermédiaire ou polluée de cette création « gémissante » comporte aussi de nombreux phénomènes catastrophiques (tremblements de terre, raz de marée, inondations, feux, éruptions volcaniques, pollutions etc.…) et de surcroît nous enferme dans des limites temporelles et spatiales infranchissables et catastrophiques dont la pire est la Mort.

YHWH ELoHiM ne peut se satisfaire de l’intermédiaire, du plus ou moins parfait, du plus ou moins acceptable, du plus ou moins vivable, du provisoire.

En Jésus, Il venu pour nous sortir de là et nous redonner la KaVOD et l’HaDaR, de la création parfaite glorieuse qui ne peut se recevoir qu’au 3ème ciel, l’environnement parfait. Selon Son plan, Il finalisera avec nous à travers différentes étapes dont la création quasiment restaurée du Millénium puis la mise en place de la nouvelle création de l’Eternité non pas à partir de la « prison » terrestre mais à partir du Trône céleste. Cette mise en place signifie ni plus ni moins à terme l’effacement, la fuite de cette création intermédiaire de devant la Face de YHWH ELoHiM même placée sous l’autorité millénariste du Christ, de la 8ème Eglise et des Martyrs (Apocalypse 20 :11).

Comme l’ADaM mâle et femelle est au sommet de la création, le salut ou la rédemption préalable de son corps, partie composée des éléments de l’espace-matière-temps, ne peut que PRECEDER la finalisation. N’oublions pas que le premier signe de la chute se constata au niveau de la « nudité » du corps qui n’était alors plus couvert du revêtement du Feu et de la Lumière de Gloire (Genèse 3 :7).

Le corps sauvé, glorifié, monté signifie donc pour nous la séparation d’avec l’espace-matière-temps pour qu’il n’en soit plus dépendant et que retourné au Paradis-Ciel doté de la KaVOD (Gloire intérieure) et de l’HaDaR (Gloire extérieure) l’ADaM puisse être capable dès maintenant de finaliser le travail correctement sous la houlette du Seigneur Jésus-Christ et que YHWH ELoHiM soit alors « tout en tous » (1 Corinthiens 15 :28).

 

Conclusion

David était un prophète et un visionnaire extraordinaire et nous le prouva entre autres par le Psaume 8 ! Il nous a communiqué la foi et la vision réelle du projet parfait du Créateur. Il nous offre l’essentiel, le fondamental, l’ontologique, l’être, le vrai dans un relationnel personnel et personnalisé d’amour et de collaboration parfaites.

Que cette foi et cette vision nous transcendent et nous projettent au-delà de la réalité intermédiaire qui n’est pas la vérité. La vérité est la réalité parfaitement créée que nous trouvons uniquement par et dans notre Seigneur Jésus-Christ,

 

En Lui, Martin BUSCH