INTRODUCTION
« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin que le pouvoir d’eux soit sur le bois de la vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (Apocalypse 22:14 – Trad. litt.).
Après que l’ange ait montré le ciel et la cité céleste et dit ses dernières paroles à Jean en Apocalypse 22: 10 –11, Jésus prend le relais en disant « Voici, je viens bientôt… je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22:12-13).
Jésus conclut le livre de l’Apocalypse en revenant en quelque sorte en arrière au début du livre. Il s’adresse comme au début de l’Apocalypse par Ses recommandations à l’Eglise sur terre des Actes et des Épîtres de l’époque de Jean, aux sept églises et aussi par voie de conséquence à nous qui ne sommes pas encore devenus l’Eglise des Vainqueurs. La preuve est qu’Il revient sur le destin de ceux qui restent dans le péché (Apocalypse 21:8) alors que le récit du jugement dernier avait déjà été relaté précédemment (Apocalypse 20:11ss).
Le Seigneur dans le livre de l’Apocalypse a révélé ce qui doit arriver dans l’ordre chronologique jusqu’à la fin (Apocalypse 20:7-15) et maintenant, en guise de conclusion, Il fait encore un appel, des proclamations et des recommandations finales (Apocalypse 22:14-21).
Il s’agissait en effet pour les chrétiens contemporains de Jean de suivre ces recommandations et comme ce ne fut pas le cas, ces recommandations sont et resteront valables jusqu’à ce qu’elles soient réellement et effectivement suivies et vécues.
De quoi s’agit-il ? Il s’agit pour le Seigneur d’avoir une église selon Lui et non pas une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre ! Actuellement l’Eglise veut ramener le Seigneur à ses dimensions humaines limitées, ce qui est une forme d’idolâtrie, alors que le Seigneur veut ramener l’Eglise à Ses dimensions illimitées et célestes !
1. Heureux
Le Seigneur dans Son amour veut que nous soyons heureux ! Son but initial fut et reste le bonheur de Ses créatures ! Mais au bonheur, il faut impérativement associer la liberté, car un bonheur imposé n’est plus le bonheur. Il faut donc que ceux qui aspirent au bonheur démontrent qu’ils le désirent vraiment en faisant un acte volontaire et libre proposé par le Seigneur ! Nous sommes donc loin du « dolorisme » d’une église incrédule faisant de Dieu un « père fouettard » ! Autrement dit une église heureuse est une église selon Dieu. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église fondée sur son apologie de la souffrance et de l’auto-flagellation et surtout sur son état de souffrance perpétuel soi-disant éducateur et auto-salvateur selon certains.
2. La « lessive » selon Dieu
L’acte volontaire pour le bonheur est la lessive selon Dieu. Pour pouvoir faire une lessive, il faut d’abord avoir quelque chose à laver ! Il se trouve que les chrétiens de Laodicée étaient « nus » et étaient invités à « acheter » auprès de Dieu des vêtements blancs (Apocalypse 3: 18). Le vêtement ou le revêtement est le Seigneur Jésus Lui-même (Romains 13:14). On est invité à être EN Christ. On peut seulement être EN Christ glorifié car c’est ainsi qu’Il est à présent (Apocalypse 1:13-16). Il est fait de feu et de lumière. Son sang glorifié est le Feu céleste. C’est pourquoi seul un vêtement blanchi par le sang glorifié de Jésus peut entrer en ligne de compte (Apocalypse 7:14). Tout autre vêtement ne peut être blanc ou de noce, il faut en effet qu’il soit de même facture ou nature que celui de Jésus glorifié, l’Époux (Matthieu 22:11-13).
Quel est notre « nudité » ou « vêtement sale » ? C’est notre peau de mort, notre chair, [re]vêtement sale que nous avons hérité d’Adam et d’Eve après la chute. Il faut donc laver ou transformer ou métamorphoser ou transfigurer notre corps afin qu’il soit débarrassé de la chair. Il faut que le corps de mort corruptible revête l’incorruptibilité, que ce corps mortel revête l’immortalité (1 Corinthiens 15:53).
Par conséquent une église qui a lavé ses vêtements est une église selon Dieu. Elle est revêtue de Christ, elle a un corps métamorphosé, glorifié, elle est sauvée esprie, âme et corps. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église qui est n’est pas comme son Epoux, elle est minée par la maladie, le vieillissement et la mort, conséquence du péché et elle tient davantage un discours pollué par les réalités de l’espace-matière-temps d’ailleurs largement admises par le « monde » parce que facilement visibles et constatables avec nos cinq sens et surtout « raisonnables ».
3. Le pouvoir et la liberté de l’Arbre de Vie antidote à l’esprie religieux
Le bois de vie ou l’arbre de vie est cité dans la Genèse et permet d’obtenir l’immortalité : « L’Éternel Dieu dit : voici l’homme est devenu comme l’un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger et de vivre éternellement. (Genèse 3:22 ; cf. aussi 2:9 ; Apocalypse 2:7 ; 22:2).
L’autorité, le pouvoir, la puissance et la liberté (cf. ici grec : exousia) de l’homme qui a lavé son vêtement reposent sur le bois de la vie. Parce que Jésus fut pendu cloué au bois et est par conséquent le Chemin, la Porte, l’homme n’est plus soumis à l’espace-matière-temps puisqu’il peut passer, « monter » dans les lieux célestes. Son corps glorifié, incorruptible, immortel avec comme conséquence toute la puissance, l’autorité, le pouvoir et la liberté, vient de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ ! Pouvoir passer dans les lieux célestes est la preuve de l’autorité, du pouvoir, de la liberté et de la puissance du chrétien conférés par le Saint Esprit (cf. 2 Corinthiens 3:16-18). Le pouvoir de choisir la liberté, le droit de passage (cf. grec : exousia) dans les lieux célestes est fondé sur le « bois de la vie » ou « l’arbre de vie ». C’est un miracle !
C’est pourquoi une église qui bénéficie de l’immortalité donc de l’autorité, du pouvoir, de la liberté et de la puissance dus au droit de passage, est une église selon Dieu. L’Arbre de Vie, Jésus-Christ, est son fondement et sa base. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre est une église mortelle dans tous les sens du terme, impuissante, sans autorité, sans pouvoir, emprisonnée dans l’espace-matière-temps qui est axée sur toutes ses pratiques religieuses de par l’esprit religieux. Ses représentations du Christ encore cloué sur la croix alors qu’Il est ressuscité, libre et glorieux sont très significatives !
4. Entrer par les portes de la cité
La cité brille de la gloire même de Dieu et elle a douze portes avec douze anges (Apocalypse 21:11ss). Par conséquent : n’entre pas qui veut dans la cité. Chaque porte est une perle (Apocalypse 21:21ss). Si nous faisons le rapprochement avec la parabole des perles (Matthieu 13:45-46) relative au Royaume de Dieu, entre par ces portes celui ou celle qui « vend tout ce qu’il a pour acheter la perle trouvée ». Le chrétien aussi, « devra tout vendre pour pouvoir acheter » le vêtement blanc auprès de Dieu afin de ne pas rester « nu » et dans la « honte de la nudité » qu’avaient Adam et Eve après la chute. Bref, entrer dans la gloire divine de la cité avec sa place d’or pur comme un cristal limpide (Apocalypse 21:11ss) c’est tout investir pour passer ces portes. Cela signifie qu’il faut tout faire pour laver ses vêtements avec le sang glorieux de Feu de Jésus, pour être immortel, avoir de l’autorité, de la puissance et du pouvoir, bref être l’église selon Dieu !
C’est la raison pour laquelle Jésus introduit ici son avant-dernier discours par la soif (Apocalypse 21:6ss ; 21:9ss ; 22:12ss) ! Si on n’a pas soif, c’est de toute façon peine perdue !
« A celui qui a soif je donnerai de la source d’eau de la vie gratuitement. Le vainqueur héritera de cela et je serai son Dieu et lui sera mon fils » (Apocalypse 21:6b)
Quand on a vraiment soif dans le désert par exemple, on est prêt à tout donner et vendre pour boire et vivre !
Avec Jésus, pas de problème : c’est gratuit, il y en a en abondance pour tous ceux qui ont soif ! C’est une eau d’une qualité parfaite : l’eau de source non polluée. En plus c’est l’eau de la vie (tou oudatos tès dzoè) : mieux que la fontaine de jouvence qui permet seulement de rajeunir dans un corps limité, c’est la source de vie sans fin, de métamorphose donc d’immortalité et donc de pouvoir monter, entrer et vivre dans la merveilleuse cité !
Voilà l’héritage du Vainqueur ou de l’Eglise des Vainqueurs ou de l’Eglise selon Dieu !
N’hérite pas qui veut ! Il faut être fils et fille ! Pour ce genre d’héritage il faut être fils et fille de Dieu. En général un fils ou une fille ressemble, est semblable, est de même nature que ses parents_. Un fils ou une fille_ vit en famille avec ses parents et a la clé de la maison pour pouvoir entrer et sortir librement. Avec Dieu cela doit être pareil et ainsi Il est vraiment notre Dieu. Nous entrons dans la cité glorieuse pour y vivre dans la maison préparée à l’avance par Jésus (Jean 14:3). En effet Il est revenu (Apocalypse 1:12 – 16 ; 3:20-21 ;4:1c), Il veut encore revenir et nous prendre avec Lui afin que là où Il est, nous y soyons aussi ! La gloire de Dieu illumine la cité : pas besoin de lune ni de soleil (Apocalypse 21:23 ; 22:5). Cette gloire sera révélée à la création par les fils et filles de Dieu ayant bénéficié de la rédemption de leur corps (Romains 8: 19-23).
Une église dont les membres font tout pour entrer maintenant dans la cité céleste glorieuse parce qu’assoiffés pour boire l’eau de la vie, réellement fils et fille de Dieu, est une église selon Dieu. Une église qui veut faire du Seigneur un seigneur selon elle sur terre, est une église qui reste en l’état dans sa prison espace-matière-temps et qui n’a absolument pas envie ni soif de rien ou de pas grand chose.
CONCLUSION
Parce que nous avons soif, le mot à dire à l’instigation de Jésus Lui-même doit être : « Viens ! »
« Que celui qui entend dise : Viens ! Que celui qui a soif, dise : Viens ! Que celui qui le veut reçoive de l’eau de la vie gratuitement ! » (Apocalypse 22:17ss).
En Lui, Martin BUSCH