INTRODUCTION
Généralement la nature est considérée comme un idéal, une sorte de perfection en soi. Elle est quasiment « divinisée » par certains. La question qui se pose : la nature, l’univers, la Création, est-ce une réalité qui correspond à la Création parfaite originelle ? Le corps de l’homme tel que nous le connaissons aujourd’hui était-il comme celui d’Adam et d’Eve ? Si ce n’est pas le cas quelle fut la réponse de Dieu en Jésus-Christ par rapport au salut issu de la croix et de la résurrection ?
1. Création originelle et création après la chute
La Création, quand elle fut créée par Dieu, était parfaite : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre ». (Genèse 1:1). Puis il est question du tohu-bohu que l’on traduit par « informe et vide ». Il est clair que YHWH ELoHiM n’a pas créé le tohu-bohu. Cela signifie que la chute de Lucifer a eu lieu entre le verset 1 et le verset 2 de Genèse 1. Il a mis le chaos sur la terre. La ROUaCH ELoHiM s’est chargée de métamorphoser cela par la Parole et par la Lumière.
La perfection de cette restauration peut être constatée en Genèse 1:3,4 : « Dieu dit : que la lumière soit et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne »
Le soleil (v.16) ne fut créé que par la suite après l’herbe et les arbres (v.11,12). La lumière divine véritable préalable à toute vie permettait par conséquent à l’herbe et aux arbres de pousser. Sans lumière pas de vie et notamment pas de vie végétale. Toute cette nature ainsi que l’homme et la femme créés étaient bons ou parfaits c’est à dire dans la lumière divine. En Apocalypse 22: 5 après la disparition du premier ciel et de la première terre (Apocalypse 21:1) seule la lumière de Dieu illuminera « le nouveau ciel ».
La chute ou la désobéissance de l’homme entraîna la poussière liée à la malédiction du sol, la souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort. Le fait que l’homme ait mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal c’est à dire qu’il a voulu se mettre à la place de Dieu en décidant de ce qui est bien et de ce qui est mal, a entraîné l’atténuation voire la disparition de la lumière divine et l’introduction de la mort (« Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux et leur lumière a disparu » Jérémie 4:23). Cette dernière commença tout de suite à « officier » quand Dieu revêtit l’homme et la femme des habits de peau [d’animal – par déduction puisqu’il n’y avait que des animaux en-dehors du couple humain]. La nudité était apparue à cause de la disparition du revêtement de lumière ou de gloire, d’où la honte. Cette lumière originelle sur le corps de l’homme disparut ou du moins faiblit : il eut peur, honte et il alla se cacher de devant Dieu et dû être revêtu de « matière-peau » issue de la mort ou de la « fin » de vie d’un animal à la place d’un revêtement de lumière originelle ou divine. Adam et Eve étaient en effet avant la chute, des êtres glorieux et puissants imprégnés, habillés de la lumière divine capables de dominer et de nommer les animaux, d’assujettir la terre (Genèse 1:26 ; 2:19-20) ! Actuellement l’homme ne domine, ni ne gère correctement ni les animaux, ni la terre. Il est entrain de détruire et d’ouvrir la voie à la mort… La chute préalable de l’homme (souffrance du travail, de l’enfantement et de la mort) a entraîné la chute de la création (mort des animaux, malédiction du sol).
La matière telle que nous la connaissons, issue de la mort, de la notion de fin de vie implique évidemment aussi un début c’est à dire le temps ou l’Histoire. Enfin la séparation d’avec Dieu et de l’arbre de vie par le fait que l’homme fût chassé du jardin d’Eden implique une notion d’espace, de distance ou de distanciation ou encore de « vide » (Genèse 3:10-24).
C’est ainsi que les notions de base espace – matière – temps tels que nous les subissons aujourd’hui nous placent directement dans la situation de la création déchue en situation intermédiaire ! En fait, il s’agit de la nature, de l’univers tel que nous les observons. La création originelle n’était pas polluée par la malédiction du sol et la mort introduites par la chute. L’homme comme « gérant » de la création a failli. La création originelle était « paradisiaque » imprégnée par la lumière, le feu divin. Elle était illimitée, sans oppression, sans catastrophes. Après la chute, la création « gérée par l’homme » est assujettie à l’espace, matière, temps : quelle prison ! Elle est assujettie aux rythmes des saisons, des cycles, des systèmes en tous genres, de débuts et de fins. La création actuelle est belle et en même temps redoutable quand les éléments naturels se déchaînent et tuent comme les tremblements de terre, raz de marée, inondations entre autres.
De même l’homme est capable de réaliser de belles choses, d’avoir des comportements qui engendrent la vie et le mieux vivre et il est capable du pire. C’est pourquoi la création déchue est en situation intermédiaire avec du bon et du mauvais pour, malgré tout, laisser la place à un processus de salut dans le cadre de la durée, de l’Histoire. Il en est de même du corps de l’homme, partie matérielle, tangible, visible de l’être humain faisant partie intégrante de la création, en situation intermédiaire, déchue, avec un superbe fonctionnement hyper compliqué d’une part tout en étant d’autre part malheureusement aussi soumis à la maladie, à la vieillesse et à la mort.
2. La réponse de Dieu en Jésus-Christ
a) La substance divine
« Jésus leur parla encore disant : « Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie… » (Jean 8 :12)
« …c’est que Dieu est lumière et qu’il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1 : 5)
Ici il s’agit de la lumière céleste de la vie originelle qui manque depuis la chute à la Création tombée en « situation intermédiaire de corruption » et surtout qui manque au corps de l’homme lui aussi toujours en « situation intermédiaire de corruption » comme nous l’avons décrit plus haut.
Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ permet un retour à la lumière originelle qui élimine les ténèbres. Ces ténèbres ont mis la création et le corps de l’homme en situation intermédiaire de corruption, revêtu de la peau de mort au lieu du revêtement de la lumière de vie. Mais par la lumière de Dieu nous voyons la lumière : « Par ta lumière, nous voyons la lumière » (Psaume 36: 9). Par Jésus-Christ la lumière, nous voyons réellement la lumière, nous y avons réellement accès !
Tout a été créé par Lui, pour Lui et en Lui (Colossiens 1:16). Jésus-Christ aujourd’hui à nouveau corps glorieux de feu, de lumière et de gloire contient toutes choses qui sont dans les cieux et sur la terre. Cette lumière céleste est Jésus-Christ. Elle est la vie.
Jésus est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui (Colossiens 1:17).
« Dieu…nous a parlé par le Fils…par lequel il a fait les mondes (tous aionas = univers et lieux célestes) lui qui étant le resplendissement (grec : apaugasma = éclat, rayonnement ; cf. lumière) de sa gloire et l’empreinte (grec : karaktèr = expression, empreinte, caractère) de sa substance (grec : upostasis = substance, essence, être) portant l’univers (grec : panta = la totalité, la globalité) par sa parole… » (Hébreux 1 :2-3).
En fait en Genèse 1, il y avait l’Esprie qui planait (Puissance), la Parole (Dieu dit ; cf. aussi son, fréquence divine) et la Lumière en résultant (…la Lumière fut). La puissance, la fréquence du son de la voix de Dieu, de Sa Parole provoquent la lumière, l’énergie, une sorte d’explosion (cf. big bang).
Genèse 1, Jean 1, Ephésiens 1, Colossiens 1 et Hébreux 1 et autres sont des textes extraordinaires qui se rejoignent. Ils traduisent l’immensité extraordinaire, cosmologique, totale et globale du salut parfait en Jésus-Christ. Jésus est l’éclat de la gloire du Père et la caractéristique ou la composition « tangible céleste » de Sa substance divine pour un retour à la Création originelle. Voilà le « pain venu du ciel » que nous sommes invités à manger !
Ce processus de re-création est d’abord le resplendissement, le rayonnement de sa gloire. La Ste Esprie plane au-dessus du « néant et du vide » des êtres humains. La foi salvatrice vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole du Christ (Romains 10 :17). La Lumière – Jésus-Christ rayonne et imprègne la création et le corps humain en situation intermédiaire, corrompue, de compromis. Par là elle donne le CARACTERE DE LA SUBSTANCE DIVINE. Autrement dit, il y a là très exactement le processus inverse alors provoqué par la chute. La Lumière de vie est redonnée à la création intermédiaire en Jésus-Christ pour qu’elle redevienne création originelle ou paradisiaque. Cela commence par la rédemption du corps des croyants car la création attend d’abord la révélation des Fils de Dieu, c’est à dire des croyants dont le corps est appelé à posséder le caractère, les données, l’essence de la substance divine !
« Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à cause de celui (=l’être humain par sa vanité de vouloir remplacer Dieu) qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi qui avons les prémices de l’Esprie, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Romains 8 :19-23).
« … il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils…ceux qu’il a justifiés, il les aussi glorifiés… » (Romains 8 :29-30).
Actuellement, nous qui avons les prémices de l’Esprie, nous soupirons en nous-mêmes, nous avons l’Esprie qui intercède pour nous, nous avons le salut intérieur, la justification, le droit juridique d’aller au ciel après la mort. Mais nous attendons le salut de notre CORPS dès ici-bas ! La rédemption de notre corps fait que nous devenons visiblement aux yeux de tous des fils-filles de Dieu, c’est à dire révélés en tant qu’êtres glorieux caractérisés par la substance divine pour qu’en tant que gestionnaires de la création souffrante ou intermédiaire, nous l’affranchissions de la servitude de la corruption. Dieu avait confié à Adam et à Eve la gestion de la création (dominer, donner le nom aux animaux etc…) et Il ne lui a pas retiré cette gestion. Mais cette gestion devint pénible à cause du travail rendu pénible, de la malédiction du sol, de la mort parce que la lumière de la vie et de la gloire étaient retirés. La création intermédiaire est soumise à la servitude de la corruption c’est à dire qu’elle est soumise à la mort ou encore à l’espace – matière – temps. Seule la gloire des enfants de Dieu rend libre !!! Cette gloire, cette lumière nous libèrent des contraintes de l’espace – matière – temps parce que nous avons un corps transformé, métamorphosé, portant les caractéristiques de la substance divine. Le retour de la Lumière divine nous accorde la liberté réelle c’est à dire physique pour nous-mêmes afin que nous puissions gérer selon le plan initial de Dieu la création et la faire passer de la situation « intermédiaire de corruption » à la situation correspondant à la création parfaite originelle. Là où Adam a failli, Jésus a réussi non seulement en ce qui concerne la réception des prémices de l’Esprie mais en ce qui concerne la rédemption totale rétablissant le croyant dans la position d’Adam avant la chute !
La position qui convient est celle de réellement se positionner CORPORELLEMENT EN Christ par lequel Dieu a parlé. Nous avons été créés EN Lui, DANS la Lumière initiale. Nous subsistons EN Lui !
Il est un passage que l’on avait de la peine à interpréter : « Que personne ne vous juge au sujet du manger et du boire ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, MAIS LE CORPS (grec : soma) EST EN CHRIST » (Colossiens 2: 17).
Paul parle de la « prison religieuse ». Quelle est la solution à la prison religieuse ? Le corps du croyant qui est réellement en Christ ! En fait le corps du croyant métamorphosé en Christ comme nous l’avons décrit plus haut est tout simplement la solution !!!
Nous sommes en effet prédestinés à être semblables à l’image du Fils. Après la justification (prémices de l’Esprie, salut intérieur) vient la glorification c’est à dire la caractérisation par la SUBSTANCE de Dieu de notre corps dorénavant réellement situé EN Christ. Et la mort dans tout ça ?
b) L’immortalité
L’immortalité concerne aussi notre corps généralement caractérisé de mortel. S’il est question de rédemption de notre corps, si Jésus a tout accompli alors notre corps doit devenir immortel ! S’il est vrai que seul Dieu possède l’immortalité et habite une lumière inaccessible que nul homme n’a vu et ne peut voir (1 Timothée 6: 16 : verset écrit avant l’Apocalypse), il est aussi vrai qu’EN Jésus-Christ dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance (cf. écrit du même titre) institué par le Seigneur Lui-même dans le livre de l’Apocalypse, nous avons dorénavant accès à ces réalités par la volonté du Père et du Fils et par l’œuvre et l’action de la Ste Esprie ! Il est capital de comprendre que Jésus dans Sa souveraineté a introduit un nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance. Cela vise à enlever tout obstacle au retour au paradis, au ciel dont la mort qui est une ennemie et non une alliée pour aller au ciel. Elle ne doit pas être un passage obligé pour aller au ciel. Si nous sommes réellement plongés, baptisés dans la substance du corps glorieux de Jésus, si nous mangeons réellement la substance de Son corps glorieux et si nous buvons réellement la substance de Son sang glorieux, à savoir le feu et la lumière célestes, alors la mort et ce qui y mène (vieillissement, maladie) sont caduques.
« … notre Sauveur Jésus-Christ qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile » (2 Timothée 1 :10).
« Puisque donc les enfants ont eu en commun le sang et la chair et Lui (Jésus) pareillement partagea les mêmes choses afin que par la mort Il rendit impuissant celui qui a le pouvoir de la mort, c’est à dire le diable et Il délivrât ceux qui par la crainte de la mort durant leur vie étaient par là exposés à l’esclavage » (Hébreux 13 : 14-15).
L’Évangile au rabais reconnaît certes la destruction de la mort mais après qu’elle ait tout de même rempli son office c’est à dire provoqué le décès du croyant (première mort) qui alors va au ciel et ne connaîtra plus la mort (seconde mort).
Si Jésus a détruit la mort, Il a mis en évidence l’immortalité c’est à dire qu’il n’y a ni de première mort, ni de seconde mort. C’est possible à condition que l’on passe dans le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance, que l’on y croie, que l’on vive dans la sanctification et que l’on recherche l’immortalité : « …réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ».
La gloire (grec : doxa) est la réception du feu, de la lumière, de la métamorphose (cf. écrit sur la métamorphose – changement de morphologie ; écrit Eglise des Vainqueurs n°2) de la caractérisation de notre corps par la substance divine comme nous l’avons décrit plus haut.
L’honneur (grec timè : honneur, dignité, révérence, réputation) résulte de la gloire. Si nous sommes semblables au Fils, si nous sommes métamorphosés de gloire en gloire nous serons honorés parce que nous serons révélés à la création comme Fils-Filles de Dieu et présents dans la Salle du Trône assis sur le Trône avec et en Jésus-Christ.
L’immortalité (ici en grec : aphtarsia = incorruptibilité ; grec : atanasia = immortalité 1Cor.15 : 54) ou l’incorruptibilité signifiant la même chose est le résultat de fait donc une vraie Bonne Nouvelle : l’Evangile).
c) Le nouveau statut
« …vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière… »
(1 Pierre 2: 9).
« …tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu et ils régneront sur la terre… » (Apocalypse 5: 12).
Pour avoir ce nouveau statut, il faut évidemment sortir de la CAPTIVITE espace-matière-temps.
Paul écrit clairement : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Ainsi donc moi-même je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu et je suis par la chair esclave de la loi du péché » (Romains 7 : 24-25).
Ici il ne s’agit pas du mépris à la grecque du corps mais d’une prise de conscience qu’il manque le salut du corps. En Romains 8 il dit clairement qu’il n’y a plus aucune condamnation pour ceux qui sont EN Jésus-Christ ! Le chapitre 8 est une confession de foi en vue de la rédemption du corps par l’Esprie ! Mais Paul reconnaît toutefois qu’il n’a que les prémices de l’Esprie (v.23).
Qu’a fait Jésus ? Par Lui il n’y a qu’un seul CORPS (Ephésiens 4: 4). Il est monté en haut, il a emmené les captifs (Ephésiens 4: 8). Captifs de quoi ? Captifs de la captivité de Paul et de la majorité d’entre nous. Captifs de la création en situation intermédiaire de corruption.
La délivrance nous donne le nouveau statut ou la nouvelle position EN Christ.
De quoi s’agit-il ?
Une race élue (grec : genos eklektos ; cf. des gènes éclectiques) fait de nous des personnes au corps transformé, métamorphosé avec des gènes célestes de la lumière originelle !!!
Un sacerdoce royal (grec : basileion ierateuma = rois, prêtres ou sacrificateurs) fait de nous à la fois les rois et des prêtres qui avons l’autorité et le pouvoir pour régner notamment sur la terre (rois ; cf. trône) et le rôle de vecteur, de ministère pour annoncer et amener les hommes des ténèbres à la lumière (prêtres), bref la totale comme Jésus à Sa suite !
Une nation sainte (grec : ethnos agios cf. ethnie sainte) qui est en FAMILLE dans la sainteté, c’est à dire justifiée et liée par le sang (= feu, lumière, gloire divins).
Tout cela parce que nous avons été acquis par le sang précieux versé sur Golgotha et que nous pouvons manger les ingrédients de gloire et de feu du Corps de notre Seigneur Jésus-Christ ! Nous avons la possibilité de passer par le nouveau mode de pratique et de vécu de l’Alliance au statut de l’Eglise des Vainqueurs !
3. Passage de la création en situation intermédiaire à la création nouvelle et éternelle
La fin de la création intermédiaire est annoncée en 2 Pierre 3:7-13 : « …les cieux et la terre d’à présent sont réservés pour le feu au jour du jugement…en ce jour-là, le ciel (univers intermédiaire) disparaîtra dans un fracas effrayant, les éléments embrasés se dissoudront…nous attendons selon la promesse des cieux nouveaux et une terre nouvelle où la justice habite. » En Apocalypse 20:11 : « …Alors je vis un grand trône blanc et celui qui y siégeait : devant sa face la terre et le ciel s’enfuirent et il fut pas trouvé de place pour eux ».
Cette création « intermédiaire » est jugée et condamnée parce que corrompue et ce malgré le règne du Christ et des élus durant le Millénium (Apocalypse 20: 1-7) ! Elle est remplacée par le nouveau ciel et la nouvelle terre (Apocalypse 21: 1 « Alors je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre car le premier ciel et la première terre ont disparu et la mer n’est plus. »)
Le passage entre la création en situation intermédiaire, corrompue et la création nouvelle et éternelle aboutit à ce qui est relaté dans ces versets cités. Ce passage est décrit dans le livre de l’Apocalypse où le but majeur de Dieu est d’équiper l’Eglise en Eglise des Vainqueurs, ceux qui entendent ce que l’Esprie dit aux églises, dans le but de la faire participer aux combats finaux, combats qui aboutissent non seulement à vaincre l’Ennemi dans les lieux célestes (Ephésiens 6:12 ; Apocalypse 6:2 ; 12: 7ss ; 19:11ss) mais aussi de façon corollaire et primordiale d’amener le maximum de personnes au salut en Jésus-Christ (Apocalypse 7: 4ss ; 11: 13c ; cf. écrit La Mission de l’Eglise des Vainqueurs).
Pour que ce combat, pour lequel le Seigneur nous attend, puisse avoir lieu, il faut que le croyant dans son intégralité à savoir esprie, âme et corps, puisse être équipé, revêtu du feu et de la lumière originelle, caractérisé par la substance divine, posséder les gènes « choisis ou éclectiques », divins, afin d’être totalement et réellement uni à Jésus-Christ. Il faut qu’il soit physiquement de la même nature que Jésus-Christ par opposition à la nature en situation intermédiaire. Il faut qu’il soit couronné, vainqueur pour vaincre, pour être en capacité d’engager un combat victorieux ! Le Feu et la Lumière de Dieu sont à la fois jugement pour la création intermédiaire et corrompue ou ténèbres et à la fois bénédiction pour le corps du croyant par la métamorphose qu’ils provoquent.
CONCLUSION :
La destruction de la mort, la délivrance de la captivité de notre corps de mort, la caractérisation de notre corps par la substance divine, la glorification sont juridiquement accomplies sur la croix donc nous y avons droit.
Au nom de la liberté et de l’amour de Dieu, l’application de ce droit, sa réalisation concrète ne peuvent se faire que par la foi, la persévérance et la recherche à bien faire de l’être humain qui doit obligatoirement désirer ardemment ces bénédictions et ces responsabilités réelles et effectives ! Passons au salut total en Jésus-Christ !
En Lui,
Martin BUSCH